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15 août 2021 7 15 /08 /août /2021 06:00

Histoire d'une lutte - Les congés payés

« Je prends relâche, je repose mes yeux, je rêve à d'autres choses, je me remets à neuf »

Alain, Propos, 1924, p. 615

À celles et ceux qui, gentiment, me demandent : « Tu pars quand en vacances ? » je réponds « Je suis en vacances éternelles ! »

 

L'histoire des congés payés en France | Rue de la Paye

20 juin 1936

Le Front populaire généralise les congés payés ICI 

 

Un mois après son arrivée au pouvoir, le Front Populaire généralise les congés payés en France. La loi est votée à l'unanimité par les députés le 11 juin 1936 et promulguée le 20 juin 1936. Elle prescrit un minimum de deux semaines de congés par an pour tous les salariés français liés à leur employeur par un contrat de travail.

 

https://images.ladepeche.fr/api/v1/images/view/5eeed0793e4546331d11c977/large/image.jpg?v=1

 

En 1942, Léon Blum a contribué à forger ce mythe en déclarant devant ses juges du procès de Riom : « Je ne suis pas souvent sorti de mon cabinet ministériel mais, chaque fois que j'en suis sorti, j'ai traversé la grande banlieue parisienne et j'ai vu les routes couvertes de ces théories de tacots, de motos, de tandems, avec des couples d'ouvriers vêtus de pull-overs assortis, et qui montraient que l'idée de loisir réveillait, même chez eux, une sorte de coquetterie naturelle et simple; tout cela me donne le sentiment que, par l'organisation du travail et du loisir, j'avais malgré tout apporté une espèce d'embellie, d'éclaircie dans des vies difficiles, obscures; qu'on ne les avait pas seulement arrachés au cabaret, qu'on ne leur avait pas seulement donné plus de facilité pour la vie de famille, mais qu'on leur avait ouvert la perspective d'avenir, qu'on avait créé chez eux un espoir. »

 

LES CONGÉS PAYÉS, C'EST UN DROIT ! | L'HUMAIN D'ABORD DOUAI

Vive l'été, le soleil et les congés payés - YouTube

 

État providence

 

De ce point de vue, les bourgeois conservateurs ont fait preuve de lucidité. Keynes, l'un des précurseurs de l'Etat providence avec Lord Beveridge, était un grand bourgeois. Il écrivait en 1931, à propos de la doctrine communiste : « Comment puis-je adopter une doctrine qui, préférant la vase au poisson, exalte le prolétariat crasseux au détriment de la bourgeoisie et de l'intelligentsia - qui, en dépit de tous leurs défauts, sont la quintessence de l'humanité et sont certainement à l'origine de toute oeuvre humaine? »

 

Bismarck fut le premier, dans l'Allemagne des années 1880, à faire voter les grandes lois ouvrant la voie de l'Etat providence. Il n'avait certes rien d'un socialiste, et écrira dans ses Mémoires : « Messieurs les démocrates joueront vainement de la flûte lorsque le peuple s'apercevra que les princes se préoccupent de son bien-être. »

 

La Rochefoucauld-Liancourt, en juin 1790, déclarait devant le Comité de mendicité : « Nous savons tous que si la propriété est la base des sociétés politiques [...à, il est de l'intérêt public de prévenir les désordres et les malheurs où seraient conduits un grand nombre d'hommes sans ressources qui, maudissant les lois dont ils n'avaient jamais senti les bienfaits, pourraient, par l'excès de leur misère, être entraînés d'un moment à l'autre à servir les entreprises des ennemis de l'ordre public; ces considérations politiques se réunissent aux cris impérieux de l'humanité pour qu'un gouvernement sage compte au rang de ses premiers devoirs le soulagement de la pauvreté. »

 

L'histoire lui a donné raison. La pression populaire seule n'explique pas le développement de l'Etat providence. La découverte, au XXVIIIe siècle, des lois de la probabilité permit la maîtrise des risques et la naissance des systèmes d'assurance et de sécurité sociale. Mais ses véritables promoteurs se trouvent au sein de la bourgeoisie éclairée, depuis longtemps convaincue que ces conquêtes ouvrières deviendraient le meilleur rempart de l'ordre social.

 

Bref, si je touche une belle retraite c’est que j’ai à la fois cotisé au régime général dit de répartition et à des régimes complémentaires par points.

 

Ma seule activité étant l’érection journalière de chroniques sur mon blog, je vais cette année innover en faisant relâche jusqu’au début septembre.

 

Pour autant vous n’aurez pas forcément un écran blanc mais sans doute de vieilles chroniques ou des chroniques brèves mijotées avant mon départ.

 

Bonnes vacances et à bientôt sur mes lignes…

 

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 06:00

 

1966, l’année de mes 18 ans, je viens de boucler ma première année de Droit à la Fac à Nantes. Ma bourse plate me permet tout de même de me gaver de me gaver de cinéma au Katorza où le tarif étudiant : 3 francs c’est le prix de 2 sandwiches au jambon. Beaucoup d’entre nous vivions de peu mais nous étions fichtrement heureux de goûter à la liberté. Nous faisions la fête, fréquentions assez peu les amphis, commencions à refaire le monde.

 

S’il est un film qui a éveillé en moi les premières questions sur l’amour conjugal, le carcan de la fidélité, c’est bien le film de de Pierre Granier-Deferre « Paris au mois d’août »

 

affiche-Paris-au-mois-d-aout-1965-1.jpg

 

La suite ICI 

 

Paris au mois d'aout - René Fallet

 

Dans le roman, René Fallet dit que son personnage ressemble à Charles Aznavour. Pierre Granier-Deferre ne se l’est pas fait dire deux fois. En adaptant Paris au mois d’août, il confie le rôle principal à l’acteur de Tirez sur le pianiste. C’est un été en noir et blanc. Il fait beau. Sa femme et ses enfants sont en vacances à Concarneau. Plantin travaille au rayon pêche de la Samaritaine. Ce petit vendeur en blouse grise a l’air de sortir d’un dessin de Sempé. Il rêve, se promène mains dans les poches, tombe sur une touriste anglaise qui cherche le Panthéon. C’est parti.

 

Extrait du film Paris au mois d'août - Paris au mois d'août - Les 5  premières minutes - AlloCiné

 

Patricia est blonde, mannequin. Elle balance son sac au bout du bras, se demande à quoi sert l’Académie française, s’interroge: «Qu’est-ce que c’est, un brin?» Ils se promènent dans le VIe arrondissement et leur errance rappelle celle du Feu follet.

 

L'amour éphémère de Charles Aznavour dans Paris au mois d'août

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 06:00

 

Dans ma dernière moisson de livres j’ai récolté un tout petit livre, 26 pages, d’Amos Oz Jésus et Judas

 

Jesus et Judas, de Amos Oz | Éditions Grasset

Source ICI 

 

Le grand écrivain Amos Oz, récemment disparu, s’est intéressé à la figure du traître toute sa vie – comme son œuvre romanesque en témoigne. Dans un discours prononcé à Berlin en 2017, il a voulu revenir sur le plus célèbre d’entre eux, et réfléchir au rôle qu’a joué la prétendue trahison de Jésus par Judas dans la naissance de l’antisémitisme chrétien. Il se fait conteur en nous présentant une version alternative de l’histoire connue, et en nous interrogeant sur les liens entre les deux grandes religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme. Sa réflexion est iconoclaste, irrévérencieuse, romanesque, mais toujours nourrie d’une connaissance profonde des textes fondateurs des deux religions.

 

Cet ouvrage, le premier inédit publié depuis le décès d’Amos Oz en décembre 2018, condense une certaine philosophie du dialogue qui était au cœur de l’œuvre et de l’engagement d’Amos Oz. Sa parole demeure d’une actualité brûlante.

 

En préambule, la rabbin Delphine Horvilleur s’adresse directement à l’auteur disparu, dans une émouvante lettre. Elle nous offre un éclairage passionnant de la conférence d’Amos Oz, en nous parlant des prophètes et des traîtres, du rôle de la littérature dans nos vies, et du besoin de dialogue pour surmonter les fanatismes de toute sorte.

 

Amos Oz : « Judas, le seul, le premier et l'unique chrétien » | L'Humanité

Amos Oz : « Judas, le seul, le premier et l’unique chrétien »

Jeudi 27 Octobre 2016

Du maître écrivain israélien Amos Oz, Gallimard publie Judas, un livre qui bouscule des idées reçues et fait grincer des dents ici et là-bas. Entretien.

 

- Ce livre semble autant un roman qu’une parabole. Peut-on utiliser ce mot ?

La suite ICI 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 06:00

 

Sitôt posé le pied à terre, je lui ai fait le coup, dans le style tonitruant de Gabin dans la traversée de Paris avec son Jambier, de le héler ainsi « Jancou ! »

 

Ça faisait un sacré bail qu’on ne s’était vu, 3 ans pile poils, depuis mon passage au café des Alpes à Chatillon-en-Diois.

 

Brèves de comptoir au café des Alpes : Pierre Jancou prend Racines à Chatillon-en-Diois… Le Taulier toujours le premier !

8 août 2018

Brèves de comptoir au café des Alpes : Pierre Jancou prend Racines à Chatillon-en-Diois… Le Taulier toujours le premier ! ICI 

 

Le ciel, ce dimanche 8 août, en milieu d’après-midi, hésitait, des échancrures de bleu offraient au soleil un peu d’espace, le vent charriait des masses grises de nuages, alors je décidai de traverser Paris sur un chemin tant de fois emprunté au temps du Pavillon des Canaux puis ces derniers temps pour d’autres amours. Je passai la Seine sur le Pont d’Austerlitz, longeai le bassin de l’Arsenal, Bastille, Richard Lenoir et je stoppai mon fier destrier noir face à la Chambre Noire.

 

Accolade, joie des retrouvailles, Pierre, toujours aussi chaleureux, me présente au boss de la Chambre Noire : Oliver Lomelli et à la  belle Johanna qui met avec lui la main à la pâte. Nous papotons en terrasse, mais je ne vais pas vous en parler, c’est entre nous.

 

 

Je m’installe.

 

La suite en images :

 

 

 

 

 

Prendre le temps, observer les clients, je commence toujours par les grolles, ici les filles sont très birkenstock, les garçons tennis, décontraction, la terrasse est blindée, je suis un peu pompette mais la nourriture est savoureuse, goûteuse, et les vins sont tellement nus que je serais prêt à prendre un abonnement à La Chambre Noire pour y puiser de nouvelles découvertes. Ce dimanche soir était le dernier service avant la coupure aoûtienne. Je reviendrai dès la réouverture en septembre.

 

L’air était doux, je me laissai aller à ma satiété lorsque trois charmantes jeunes femmes survinrent, il n’y avait plus de places, je leur proposai de se poser à me table car j’allais lever l’ancre. Ce qu’elles firent. C’étaient des modeuses. Nous papotâmes. Elles me soumirent à un interrogatoire très féminin. Je me fis un plaisir de dézinguer les influenceuses de la Toile. Lorsque je pris congé, elles me dirent d’être prudent, je les rassurai. Bises à Pierre et Johanna, et c’est reparti pour une nouvelle traversée de Paris.

 

Retour cool Raoul, Paris au mois d’août est serein, je pédale le cœur léger, ce fut vraiment une belle soirée.

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 06:00

Les nouvelles règles de l'espionnage | Le Devoir

 

C’est une histoire inspirée de l’Histoire :

 

Francis Gary Powers

 

En 1962, les Soviétiques proposent un marché aux Américains : Rudolf Abel, considéré comme un héros en Union soviétique - son visage sera plus tard immortalisé sur des timbres en Russie - pourrait être échangé contre Francis Gary Powers. C'est le même James B. Donovan qui va mener les négociations avec les Soviétiques, aux côtés de l'avocat de la CIA, Milan C. Miskovsky. Pour libérer Abel, il faut aussi l'intervention du président John Fitzgerald Kennedy, qui commue la peine de prison infligée à l'espion.

 

William Fisher (espion) — Wikipédia

 

Le pont aux espions

 

Potsdam le pont des espions - Photo de Visites Guidees Jean-Erick Guitard,  Berlin - Tripadvisor

 

L'échange se déroulera sur le pont de Glienicke, surnommé le "pont aux espions", reliant Berlin Ouest à l'Allemagne de l'Est. Le 10 février 1962, Rudolf Abel est "troqué" contre Francis Gary Powers et un étudiant américain, Frederic Pryor, emprisonné en Allemagne de l'Est depuis août 1961.

 

Aujourd’hui c’est « Le pont des espions » (2015)

 

Achat Le Pont des Espions en DVD - AlloCiné

 

Pourquoi ce film

 

Parce que c’est un excellent film classé assez haut dans les justifications alambiquées des films préférés de Ciné papy et que cela devrait suffire. Mais aussi parce que ce film illustre assez bien la chronique du Taulier du 18 juin 2021.

 

Et puis, il y a Tom Hanks qui fait plus que son petit bonhomme de chemin au firmament des stars, et cela en toute discrétion.

 

Le sujet

 

C’est un « biopic » c’est à dire un film illustrant la vie ou un moment de la vie d’un individu.

 

Il s’agit du tournant de carrière de l’avocat d’affaire James B.Donovan que son sens profond de la justice amène à préférer les êtres humains plus que les honoraires aussi pharamineux que juteux des grands cabinets d’avocats américains. Du temps ou le monde était plus simple et ou Cinépapy, essayait de s’adapter, on disait film d’espionnage

 

Quelle est l’histoire ?

 

Rudolph Abel, espion soviétique, vient d’être découvert et arrêté par le FBI. Il doit passer en jugement et sa condamnation à mort ne fait pas de doute. Il doit cependant avoir un procès apparemment équitable. C’est Donovan qui s’y colle.

 

Commence alors les embêtements. Campagne de presse déchainée contre ce « communiste » cet «  anti américain ». Les violences s’amplifient, avec menace de mort pour lui et sa famille, attaque armée de sa résidence. Donovan fait face.

 

La défense d’Abel est radicale. Donovan refuse catégoriquement de livrer à la CIA le contenu de ses entretiens avec son client.

 

Comme de bien entendu Abel est condamné à mort. Subtilement Donovan obtient, par ses démarches, que la sanction soit commuée en prison à vie avec un argument suprême. Il s’agit de garder une poire pour la soif, car soyez assuré, un des nôtres ne tardera pas à être découvert.

 

Avec l’affaire de l’avion espion U-2 de la CIA, le pilote Gary Powers dont l’avion a été abattu est fait prisonnier. Donovan sur instruction de la CIA part pour Berlin en vue de voir ce qui peut être fait en matière d’échange. Lorsqu’il arrive sur place les soviétiques et la RDA sont en train d'ériger le mur. À cette occasion, un étudiant américain, au mauvais endroit au mauvais moment, est arrêté en Allemagne de l'Est.

 

Donovan, à l'ambassade d'URSS, le KGB lui présente le procureur général de la RDA lequel lui indique être disposé à échanger Prior contre Abel. La RDA est à la recherche d’une reconnaissance internationale. Il espère ainsi, dans les faits, obtenir cette reconnaissance de l'existence de la RDA parmi les nations.

 

La CIA, n'a rien à faire de Prior, et insiste pour que Donovan se consacre uniquement à l'échange Abel contre Powers. Donovan s’entête et obtient, avec le concours plein d’humanité d’ Abel l’échange de deux contre un sans que la RDA y gagne quoi que ce soit

A son retour aux États Unis l’avocat est reconnu officiellement comme l’agent organisateur de cet échange. Il est alors, fêté comme tel.

 

Réalisation

 

C’est Steven Spielberg qui s’y colle. On ne présente plus ce réalisateur de grand talent comme le montre la liste de ses succès. C’est avant tout un faiseur de film à la recette éprouvée mais sans la moindre parcelle de génie. Il maîtrise à fond les effets spéciaux. C'est un excellent artisan mais sans plus. Au contraire, avec Spielberg, disparaît le cinéma d'auteur au profit du cinéma de studios et/ou producteurs. Il est « le Roi » du divertissement mot qui traduit mal le concept américain de « l’Entertainment » Il est reconnu comme tel par la profession. II sait apprécier ce qui va plaire au public. Par les mêmes « professionnels de la profession » comme rigolait  Godard, Steven Spielberg « est régulièrement cité comme le meilleur représentant de l'industrie cinématographique hollywoodienne dont il a promu, sur le plan mondial, l'efficacité technique, la science du grand spectacle et le pouvoir illusionniste. » selon Wikipédia

 

Ses « produits » sont prémâchés, prêt à consommer. Une fois visionné et dehors, seule se pose la question de savoir comment c’est fait. On ne rêve quasiment pas à ce qui a été montré. Chapeau pour les dinosaures de jurassique Park mais il me semble que l’utilisation des Varans de Komodo dans Le « Voyage au centre de la Terre » (1959) avec James Mason prête plus à la rêverie. Dans le même ordre d’idée, me plait plus les scènes du Berlin et du Check P

 

Avec les effets spéciaux spielbergien on est loin de Marcel Pagnol qui trouvant ses équipes bloquées leur administra une leçon de simplicité. On avait besoin d’un « ciel étoilé » et les idées les plus saugrenues fusaient sans convaincre personne. Derrière une grande toile tendue Pagnol fit installer un projecteur et avec un poinçon commença à percer la toile de trous de différentes tailles. Et voilà dit-il et c’est ce « ciel étoilé » qui fut utilisé.

 

Spielberg a enterré les films d’auteurs. Ciné papy y reviendra, c’est sûr. Mais l’enterrement n’est pas total ni définitif comme le montre, tous les jours encore, des « petits films » au succès plus que d’estime et, on l’aura compris qui ont ma préférence

 

 

Qui fait quoi

 

Tom Hanks :

 

Le Pont des Espions: un extrait inédit du nouveau Spielberg

 

Il est James B. Donovan. Là encore on ne présente plus cet immense acteur prolifique, profondément humain avec une carrière jonchée de succès. Il est deux fois oscarisé et il reçut nombreuses fois d’autres récompenses. Il est, entre autre, l’acteur fétiche de Spielberg et n’en perd pas son âme pour autant.

 

Mark Rylance :

 

Le pont des espions : la véritable histoire qui a inspir�... - Télé Star

 

Il est Rudolf Abel. Je ne connais pas cet acteur mais il est sacrément convaincant dans son interprétation. Quand je pense au film je ne peux dissocier Hanks de Rylance. Il y a d’autres acteurs inconnus de Ciné papy dans ce film. Par exemple celui qui tient le rôle de l’agent brouillon de la CIA, totalement dépassé par ce qui se passe et qui n’a qu’une hâte c’est d’en finir. Le rôle est marquant, l’acteur moins, désolé pour lui.

 

Temps forts et remarques

 

Les dialogues pleins de complicité entre Donovan et Abel ponctué de « Moujiks »

 

Les interrogations récurrentes d’Abel en guise de réponses à Donovan : «  Pourquoi, ce serait mieux ? »

 

La solidarité que montre Abel qui, à quelques minutes d’être échangé, à l’égard des exigences de Donovan qui, au grand dam de la Cia, ne procédera à l’échange qu’après la certitude que le jeune otage occidental de la RDA soit également à nouveau à Berlin Ouest

 

Le « minuscule » Abel par rapport à Powers caricature du jeune, sain et fort Américain blanc, gendre rêvé pour toutes « bonnes » mère américaine. Alors Monsieur Spielberg on distille sa propagande ?

 

 

Pax

 

Prochainement « Le Roi de Cœur »

 

 

Le livre qui a inspiré Le Pont des espions | historia.fr

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 06:00

Noirmoutier : le pays de la Bonnotte ... - Cuisiner... tout Simplement, Le  Blog de cuisine de Nathalie

« J’ai mis cinq heures de Paris.

 

-         Moi une heure et quart de Nantes.

 

-         Tu as pris le pont ou tu as goisé ?

 

-         Le pont, à cause de la marée, et puis il y avait du monde à Bouin alors j’ai bifurqué par St Gervais. Là j’ai pris Saint-Urbain et j’ai filé vers la Barre-de-Monts et enfin l’Océan.

 

-         Je ne sais pas si c’est mieux, mais peu importe, nous sommes là.

 

-         Oui nous y sommes, sur notre chère île de Noirmoutier. »

 

Frédérique Decré, Delphine Boju et Agathe Stefani Goûts du Gois les éditions de l’épure ICI 

 

Goûts du Gois

 

8 mai 2009

Les bonnes adresses de l’Amicale du Bien Vivre : Goûts du Gois et la Bonnotte du 5 mai… ICI 

 

Create your own 'Bonnotte' and charge the Potato Price you want | PotatoPro

 

21 mai 2009

Mesclun de l’Océan aux Bonnottes de Noirmoutier confites et le vin qui va avec… ICI

 

18 juillet 2007

Noirmoutier ICI 

 

Gratin-004.JPG

25 août 2013

Noirmoutier n’est plus une île mais il lui reste son Gois, son mimosa et elle peut toujours faire son cinéma… depuis César et Rosalie ICI 

 

La Bonnotte, la pomme de terre de luxe de Noirmoutier

 

 

LA VENDEE DANS NOS ASSIETTES (1/8) Tout l'été, Les Echos vous emmènent à la découverte des produits locaux vendéens. Premier volet de la série : la pomme de terre Bonnotte, qui a échappé de justesse à la disparition, grâce à des agriculteurs, aidés de l'Inrae et de Monoprix. Elle est aujourd'hui un symbole de l'île de Noirmoutier.

Par Olivia BASSI

Publié le 3 août 2021

 

 

Elle a bien failli disparaître de nos assiettes. Aujourd'hui, la Bonnotte, une pomme de terre ronde, à la peau très fine et au goût iodé, cultivée sur l'île de Noirmoutier, s'exporte jusqu'au Japon ou à Dubaï. Le tubercule n'a dû son salut qu'à la détermination, à la fin des années 1980, d'une coopérative de producteurs, soutenus par l' Inrae et Monoprix. Ensemble, ils décident de sauver cette variété fragile, qui ne peut être plantée et ramassée qu'à la main, rendant la mécanisation de sa culture impossible.

 

La pomme de terre la plus chère du monde ?

 

Sa production reste d'ailleurs limitée à 100 tonnes, qu'il faut vendre vite, la primeur, récoltée entre le 8 et le 20 mai, ne se conservant qu'entre trois et six jours. Pas étonnant dès lors qu'elle a été déclarée pomme de terre la plus chère au monde lors d'une vente à Drouot !

 

A Noirmoutier, la production de pommes de terre ne se limite pas à la Bonnotte. Avec son microclimat, sa terre sablonneuse, nourrie de goémon et naturellement salée par les embruns, l'île offre des conditions idéales - il y gèle rarement - pour obtenir des pommes de terre hâtives et primeur. Récoltées tous les jours, sept variétés se succèdent sur l'île, du 15 mars au 15 juillet : Sirtéma, Lady Christ'l, Zen, Bonnotte, Laurette, Anna lisa, Iodea.

 

Marins patates

 

« La pomme de terre est une tradition à Noirmoutier depuis le XIXe siècle. Aliment complet pour les familles, elle était produite jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale par des « marins patates ». Des Noirmoutrins à la fois pêcheurs, sauniers, éleveurs et agriculteurs selon la saison », explique Nicolas Paille, directeur de la coopérative agricole de Noirmoutier.

 

En 1945, pour s'affranchir de l'intermédiaire des courtiers agricoles, 350 de ces « marins patates » se regroupent en coopérative pour conditionner et vendre en commun leur production. Mais aussi se défendre face à la pomme de terre bretonne, préférée car moins coûteuse, par la grande distribution. Pour faire face, les producteurs décident de se faire connaître et d'investir, à la fin des années 1980, 5 % de leur chiffre d'affaires dans de grandes campagnes de pub. Leur combat paie. La pomme de terre primeur de Noirmoutier est finalement reconnue par un arrêté réglementaire et, en 1996, fait son grand retour sur les étals.

 

Label Rouge et IGP

 

De quoi encourager toute la filière locale, qui poursuit sa montée en gamme et obtient, en 2018, un label rouge obtenu pour quatre des sept variétés, et deux ans plus tard, la précieuse Indication Géographique Protégée (IGP). Sous l'impulsion du cahier des charges de l'IGP, les producteurs sont aujourd'hui engagés dans une démarche d'agriculture durable et zéro pesticide pour une partie de la production. « Limités en termes de périmètre par l'insularité et l'IGP, nous avons trouvé un équilibre économique. Sur 12 tonnes produites, un tiers de la production est réservé aux restaurateurs, aux maraîchers et aux grossistes en fruits et légumes et les deux-tiers vont en grande distribution ». En saison, la coopérative emploie 80 personnes pour le conditionnement et la vente des pommes de terre et 150 en comptant les renforts chez les producteurs.

 

Olivia Bassi

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 06:00

cailles

Alors que je souhaitais aller dîner à la Chambre Noire où officie le révérend père Jancou ICI le ciel de Paris prit un ton d’anthracite, tonna, demi-tour immédiat sur mon fier destrier noir, le déluge, une bordée de grêlons s’abattit sur la cohorte des débiles antivac.

 

 

Replié sur mes terres, vautré sur mon canapé, je m’emparai de la télécommande de mon écran noir, le tripotai, pianotais, tombais sur l’annonce du Festin de Babette, faute de la tortore du bistrotier suisse Jancou je décidai de me replier sur  le cinéaste danois Gabriel Axel.

 

Achat Le Festin de Babette en Blu Ray - AlloCiné

 

Dans mon souvenir, Stéphane Audran, en Babette Hersant, ex-chef de cuisine du Café anglais de Paris, est stupéfiante, ses Cailles en sarcophage

 

cailles

 

En 1871, une Française chassée par la Commune a trouvé refuge au Danemark, dans un village très pieux. Chaque année, elle achète un billet de loterie. Après quinze ans, elle remporte le gros lot de 10 000 francs et, alors qu’elle s’apprête à quitter la famille qui l’a accueillie, plutôt que d’améliorer son sort, elle consacre tout son argent pour reconstituer, en une seule soirée et pour douze couverts, le faste de la grande cuisine parisienne. … Il y aura douze personnes à table, autant que d’apôtres. Et la cuisinière offre avec ce repas la part la plus belle de son histoire : « Prenez, ceci est ma vie », semble dire Babette…

 

La symbolique religieuse rencontre ici celle de la chair fraîche : les mets, diablement sophistiqués, ont le goût de toutes les tentations.

Un incroyable dîner : Le festin de Babette - 7detable.com

Le menu :


Soupe de tortue géante
Blinis Demidoff
Cailles en sarcophage farcies au foie gras et sauce aux truffes
Salade d'endives aux noix
Fromages
Baba au rhum et fruits confits
Fruits frais (raisins, figues, ananas...)

Les vins :
Amontillado avec la soupe
Veuve Clicquot 1860 avec les blinis
Clos de Vougeot 1845 avec cailles et fromages
Eau avec les fruits
Café et Fine champagne

 

Le festin de Babette de Gabriel Axel | argoul

« Le Festin de Babette », sur Ciné+ Classic : un film pour l’œil et l’oreille ICI 

 

 Le Festin de Babette (1987), de Gabriel Axel, d’après le conte de Karen Blixen, demeure glaçant et poignant dans sa peinture du refus du désir et du plaisir dont témoigne une petite communauté religieuse ultra rigoriste, réunie dans un hameau sinistre de la côte déserte du Danemark.

 

La pudibonderie de ses membres va être secouée par le défi magnifique, et purement français, que leur lance Babette Hersant (Stéphane Audran, stupéfiante), une chef de cuisine parisienne réfugiée : afin de remercier les deux sœurs qui l’ont accueillie et de célébrer l’anniversaire de la mort d’un pasteur révéré par tout le hameau, elle cuisine un somptueux dîner français dans les règles.

 

Les blinis Demidoff du Festin de Babette - La kitchenette de Miss TâmLa  kitchenette de Miss Tâm

 

Les villageois, qui se nourrissent de soupe à la bière et de poisson séché, voient, terrifiés, se profiler les dangers de la tentation. La langue est faite pour parler, pas pour jouir, dit en substance un membre de cette austère congrégation, ébaubie devant les cargaisons de victuailles, de vaisselle raffinée et de grands crus arrivés de Paris par bateau.

 

THE END

 

 

Alors je me dis je vais faire concurrence à Ciné Papy puisque celui-ci boude mes agapes parisiennes aussi bien chez Giovanni Passerini ICI qu’à la TABLE de Bruno Verjus, ICI et ICI et  en vous offrant ce Festin de Babette. Certes, ce sera avec moi le service minimum, ce n’est pas écrit ici, comme La Poste, c’est Ciné Papy.

 

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8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 06:00

La Dalmatie, 3 régions en une : un condensé de la CroatieLa Dalmatie, Croatie - Vakance Travel

*secret des délibérations

 

* opinion  partagée par Irène Frain membre du jury

 

J’achète toujours le bouquin du lauréat du Prix « Le Point » du Polar européen, c’est de la bonne came.

 

Cette année, plus encore, bonne pioche.

 

 

 

 

Le cold case, en matière de polar, c'est toujours un peu la même rengaine. Une découverte fortuite, une rencontre hasardeuse et un enquêteur qui, des décennies après un crime, se métamorphose en justicier. Il ouvre des archives poussiéreuses, remonte des généalogies plus torses qu'un chêne pluriséculaire et ne lâchera pas le morceau avant d'avoir coffré celui qui a fait le coup. Avec L'Eau rouge, Jurica Pavicic a choisi d'exploser les codes du genre et il a si bien réussi que, séance tenante, c'est son passé à lui qu'on a envie de fouiller.

 

La suite ICI 

 

Jurica Pavicic, Prix << Le Point >> du Polar europeen

L'Eau rouge, un polar croate de Jurica Pavičić: une quête dévorante sur fond de Yougoslavie déchiré

Le 11 mars 2021 par  Karen Lajon

Jurica Pavičić - La Croatie diverse

 

Septembre 1989. L'année de tous les bouleversements : le dernier automne communiste croate. Le mur de Berlin tombera le 9 novembre et l'équilibre des forces au plan international en sera à jamais modifié. Dans la famille Vela, l'onde de choc n'est pas encore arrivée jusque-là. La vie coule, heureuse, faîte de milles petites habitudes. Le port, le poisson saboté à la cuisson par Jakob mais que Vesna regarde avec un amour apaisé. "Puisque ça lui fait plaisir." Silva a 17 ans, c'est la pin-up indomptable de Misto, un bled sur la Côte dalmate. Elle est la soeur jumelle de Mate, un garçon un peu sans relief pas comme elle, la fille de tous les espoirs, de toutes les audaces.

 

 

Une tragédie familiale

 

Silva est à la fois partout et nulle part dans le roman de Pavicic puisque dès le départ, elle disparaît. C'est le début d'une tragédie familiale qui va courir sur trois générations. Le flic Gorki Sain, la trentaine, venu tout spécialement de la grande ville Split, va s'occuper de ce qui sera dans un premier temps, une histoire de fugue, avant de devenir "la" grande affaire de tous les protagonistes. On est dans la Yougoslavie de Tito, les canons n'ont pas encore pulvérisé la nation communiste rétive au grand frère russe moscovite.

 

La suite ICI 

 

Jurica Pavicic mêle admirablement bien ce drame familial et intime, aux bouleversements d’un pays qui connaitra les turpitudes de l’Histoire, et ses conséquences.

 

De la chute du communisme, à la guerre, en passant par crise économique et un libéralisme à tout crin qui ne manquera pas d’altérer les liens sociaux de cette petite communauté villageoise, l’auteur nous offre une fresque remarquable qui court sur près de trois décennies.

 

C’est beau, c’est triste, c’est poignant, c’est une magnifique littérature que les éditions Agullo nous ramènent de Croatie

Josip Broz Tito image éditorial. Image du yugoslavia - 106735235

La Croatie face à son passé fasciste - La LibertéStream OUSTACHIS by Andreane Detienne | Listen online for free on SoundCloud

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 06:00

File:Le Cochon Prodigue 1919.jpg - Wikimedia Commons

La citation est à la littérature ce que la rondelle est au saucisson. dixit  M. Brûlé.

Comme je ne suis pas à une contradiction près je vous offre un chapelet de citations sur le saucisson...

 

 

Bérurier, ex-interne des hôpitaux de Paris ? Ça vous la coupe, hein ? Et pourtant vous allez voir que le Gros sait aussi bien manier le stéthoscope que le saucisson à l'ail. 

La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson, c&#39;est une grande  loi de la nature.

« Je n'avais pas eu le temps de prendre mon petit déjeuner. J'aurais préféré qu'elles me montrent du saucisson ou du lard au lieu de leurs attributs. Dieu merci, les homosexuels n'ont pas eu l'idée de faire pareil. »

Vladimir Poutine

Citation Paul Claudel seul : Avec un saucisson à l&#39;ail, on se sent moins  seul....

11 février 2011

Réhabilitons le saucisson à l’ail et marions-le avec un vin ! ICI

 

 saucissonail.jpg

J&#39;apprécie plus le pain, le pâté, le saucisson, que les limitations de  vitesse.

C’est mon amie Alessandra Pierini qui m’a sur Face de Bouc donné l’idée de mettre le saucisson à l’honneur

 

« C’est une idée reçue qu’en Italie on coupe toute la charcuterie très fine. Surtout des charcuteries tendres comme la soppressa, il salame, la finocchiona, la ruffiana, la porchetta se coupent au couteau et avec une certaine épaisseur pour pouvoir apprécier d’avantage le travail artisanal et faire en sorte que la mâche contribue à sublimer le goût de chaque pièce.

 

Derrière la découpe très fine, se cachent parfois des produits de basse qualité: trop de sel, affinages médiocres, matières premières banales… quand c’est tranché très très fin, tout parait bon, même le mauvais.

 

Certains paysans/producteurs disent même que un saucisson est bien coupé quand ses tranches tiennent début toutes seules … sans en arriver là mais ça fait réfléchir.

 

La première règle fondamentale c’est que la coupe doit respecter la structure du produit et aider sa dégustation optimale. »

 

 

Il existe une multitude de variétés de saucissons. Les procédés de fabrication mais également les viandes et les épices utilisées, diffèrent selon les traditions et les régions.

 

Une origine confuse

 

Beef and Pork in the Middle Ages - Medievalists.net

 

Certains affirment que le saucisson est une invention gréco-romaine, d’autres pensent plutôt qu’il aurait été inventé par de fiers gaulois. On avance même que le saucisson serait né de l’invasion de la Gaule par les Romains, passés maîtres dans l’art de la salaison et qui auraient découvert les extraordinaires qualités gustatives de nos cochons. Quoi qu’il en soit, cela s’est passé il y a plus de 2000 ans et le saucisson devint très rapidement une des bases de l’alimentation gauloise.

 

Traditionnellement, le saucisson est composé d’une ou de plusieurs sortes de viandes hachées qui seront salées et agrémentées d’épices avant d’être fourrées dans des boyaux de bœuf ou de porc (on parle d’embossage). Il existe une proportion recherchée de gras et de maigre dans le saucisson : 25% de chair grasse pour 75% de maigre. Enfin, un saucisson peut être sec, c'est-à-dire cru (il aura passé 1 à 3 mois au séchage), ou cuit.

 

Selon les régions, il arrive que l’on mélange des fruits secs, du fromage ou de l’alcool à la viande et qu’elle soit saumurée. Il existe ainsi une multitude de saucissons : aux noix, aux olives, au piment, aux figues...

 

Le saucisson français

 

Plutôt devrait-on dire, les saucissons français ! Car plusieurs régions françaises sont réputées pour leurs saucissons, aussi délicieux les uns que les autres. La différence se fait au niveau du type de viande utilisé, de la salaison et maturation, et bien sûr, des épices et ingrédients utilisés.

 

Greta Garbure

 

Parmi les plus célèbres, on peut citer le Jésus de Lyon, 10 cm de diamètre pour un poids de 500 grammes, offrant une explosion de saveurs en bouche grâce à une sélection de viande et à un affinage de qualité. Toujours à Lyon, on trouve aussi la rosette. La vraie rosette de Lyon se compose d’un hachis de viande de porc aromatisé à l’ail, au poivre et aux épices, le tout embossé dans un boyau spécifique : le fuseau. Elle séchera ensuite 6 mois pour au final proposer une saveur marquée et authentique.

 

Rosette de Lyon Bobosse 1kg - Vente en ligne de rosette | Charcuterie  Bobosse Lyon

 

Le saucisson de Lacaune est un saucisson maigre épicé aux poivres en grain, à l’ail et arrosé de vin rouge. Il a une belle couleur rouge vif. Bien qu’il soit composé d’un hachis de viande maigre, on y incorpore volontiers des lardons entiers coupés en cube.

 

Le saucisson de Lacaune IGP - Originel

 

La Corse est connue pour ses saucissons, notamment de porcs élevés en semi-liberté dans le maquis ou la forêt. La viande est aérée, rincée au vin, assaisonnée, séchée puis fumée au feu de bois. On trouve également des saucissons corses au sanglier.

 

Saucisson Corse fermier Porc Noir - Charcuterie Corse Porcu Nustrale

 

inissons enfin ce rapide tour de France avec le salami de Strasbourg. De petite taille, c’est un saucisson pur porc, fameux pour son arôme fumé et la texture de sa viande très finement haché.

 

Salami

Les saucissons italiens
Les couleurs de l'Italie dans les saucissons ICI
Les saucissons espagnols
Des saucissons aux couleurs rouge et jaune ICI
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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 06:00

 

Dans son livre L’Art de nourrir, Bruno Verjus, dresse son Autoportrait avec ce que fait la main ICI 

 

L'art de nourrir

 

Pour lui l’art de nourrir c’est son ADN, sa vision,  sa vie « Car cuisiner, c’est ne jamais quitter des yeux le vivant. C’est le respecter à chaque étape, à tout instant, dans le choix des produits, l’art des découpes et le respect des équilibres. La cuisson vient les honorer pour célébrer cet art dans chaque bouchée.

 

Ne jamais perdre de vue l’identité des produits. Ne jamais trahir. Car telle est ma devise : aimer et servir. Transmettre, aussi. Pour ne pas confisquer  le plaisir. »

 

Tout naturellement, appliquant le précepte d’un de ses maîtres Alain Chapel « La cuisine, c’est beaucoup plus que des recettes. » Bruno Verjus nous livre « ses recettes qui sont plus que des recettes. »

 

La Cuisine, C'est Beaucoup Plus Que Des Recettes   de Chapel A  Format Relié

 

« Elles naissent de mes frottements incessants aux goûts, aux couleurs et aux senteurs. Plus essentiellement, elles traduisent mes sensations et mes sentiments. »

 

« Au commencement est ma palette. Les couleurs, leur profondeur… Le vert et ses nuances les plus denses m’inspirent. À lui seul, quelle variété, d’une huile de persil frit aux tonalités électriques, à celles printanières, d’une jeune pousse de verveine ! Puis viennent les rouges. L’ombre intense de l’hibiscus ou le rouge vibrant d’une tomate mûre piégeant le soleil. Que dire des rouges plus orangés et mystiques, à l’égal d’un rayon de lumière frappant l’or d’un vitrail ? Ah ! et le rouge cinabre d’un petit rouget farfouilleur ! »

 

« Après la magie des couleurs, la transmutation des cuissons. Elles font chanter le feu. Me Voici à l’écoute… quel sens des modulations ! À beurre chantant, à beurre infusé, à four humide  d’eau de mer, à eau de mer froide ou encore au gros sel gris des  Salines de Millac… Sans oublier le sautoir, la cocotte lutée, la grille ou la braise. Autant de bonheurs pour l’oreille qui orchestre la symphonie du feu. »

 

Après une telle lecture il ne me restait plus qu’à me mettre à table à TABLE  pour voyager au pays au pays du petit rouget farfouilleur et du beurre qui chante.

 

Ce que je fis mercredi, à la grande table d’hôte circulaire qui me permettait de contempler de profil la brigade dans ses œuvres.

 

J’ai confié mon chemin à Bruno Verjus, il côtoya surtout la mer, celle qui cerne notre Ile d’Yeu, du thon rouge, du homard, un petit rouget farfouilleur, du bar de ligne à la Rossini, et puis un peu de terroir : les lentilles rouges, la pintade, la tartelette aux framboises piquetées de groseilles

 

Le reportage en images.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bandeau du livre de Bruno Verjus, qui indique en sous-titre : itinéraire d’un amateur devenu professionnel, me semble réducteur, cet homme, est et reste un esthète, dont la trajectoire professionnelle est à l’opposé de celle des Intellectuels en chaise longue que pourfendait, en 1974, Georges Suffert, il fait, prend des risques, inventeur de saveurs, exhausteur de goût, il joue, avec bonheur et maestria, met en musique, l’intelligence de sa main. Moi qui ai suivi, depuis l’ouverture de Table, son parcours, il ne cesse de m’étonner, et je me dis dans ma petite Ford d’intérieur : « mais jusqu’où ira-t-il ? » Je ne sais, mais ce que je sais c’est qu’il est, tel un peintre, dans sa période verte et rouge... sans doute la plus aboutie de sa palette.

 

J’ai mangé, je ne suis pas un goûteur, mangé d’abord avec les yeux, mangé avec soin, respect,  attention, intériorisé, bu bien sûr, j’ai saucé, glissé avec douceur dans une satiété paisible, un peu de douceur dans ce monde de brutes.

 

 

 

Service attentionné, souriant et efficace, un sommelier qui sait écouter pour dénicher le bon flacon, une brigade jeune précise, aux gestes sûrs, je me demande toujours comment dans un si petit espace ils se meuvent avec autant de grâce.

 

Enfin, le Pacha, au sens maritime, le commandant d'un navire, Bruno Verjus, à la manœuvre, chef d’orchestre habité, inventeur de saveurs et de couleurs… 

 

MERCI à tous...

Disponible via SIRPA

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