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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 11:10
Le jour où j’ai connu Étienne Hugel nous avons évoqué l’histoire de sa famille qui se confond avec celle de l’Alsace.

Face à la mort les mots me manquent, je suis un taiseux préférant le silence et le recueillement face à la peine et la douleur de ceux qui restent.

 

Lorsque celle-ci est brutale, frappant un homme dans la force de l’âge, la stupeur et l’incompréhension prévaut et le seul antidote que je trouve c’est d’évoquer le disparu au présent.

 

Adieu donc Étienne Hugel, que ta famille, tes proches, tes amis, tous ceux qui t’étaient chers, sachent que ce lundi est un jour où j’aurais envie de t’entendre conter avec passion l’histoire de ta famille, l’histoire de vos vins d’Alsace.

 

Amitiés et sincères condoléances à vous.

 

 

C’était le jeudi 21 octobre 2010, je poussais la porte d’un restaurant de la rue de Verneuil, chère à Gainsbarre. Accueilli par un Étienne Hugel « dont l’adolescence baba-cool avait inquiété son père » primesautier et avenant je cherchais la place favorite des cancres : bien au chaud près du radiateur.

 

Notre hôte fut disert, très disert, appuyant ses propos sur la saga des Hugel par de magnifiques photos familiales que vous pourrez découvrir sur le site de la maison Hugel&fils 

 

« À l’image de leur « Sainte-Catherine » - foudre de 8800 litres affichant 294 millésimes au compteur -, la dynastie Hugel affiche une résistance à toute épreuve. Fondée en 1637 par Hans Ulrich Hugelin, elle a traversé la guerre de Trente ans, survécu aux famines, à la peste, aux épidémies, aux batailles napoléoniennes comme à celle de 1870 et est sortie miraculeusement des guerres de 1914-18 et 1939-45. Tantôt française, tantôt allemande, toujours debout : l’histoire de la famille se confond avec celle de l’Alsace. »

 

La suite ICI 

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 06:00
Mode d’emploi pour virer 1 directeur de l’INAO : toute ressemblance avec des personnes existants ou ayant existé est volontaire

Nos amis du LeRouge&leBlanc dans leur épais dossier « Appellations, la qualité en danger », où je suis abondamment cité (ça va déplaire à mes amis de la LPV), ce sont gentiment pris les pieds dans la hiérarchie de l’INAO, en rappelant le vidage d’Alain Berger en 1995, ils lui ont accolé le titre de Président alors qu’il n’était que directeur ; et feu René Renou est lui affublé du titre de « dynamique directeur »

 

Pas grave, sauf à faire remarquer qu’à l’INAO le directeur porte la serviette du Président.

 

Une colle à deux balles : qui est Président, qui est directeur de l’INAO en ce moment ?

 

Retour sur images.

 

Le sieur Berger Alain avait à propos d’uen dégustation comparative de vins français d’AOC et de vins étrangers destinés à étayer un article de Que Choisir avait déclaré « On peut trouver sur le marché des produits scandaleux auréolés de l’AOC. »

 

Scandale !

 

Du rififi dans la vieille maison de l’avenue des Champs Elysées.

 

Le Président de l’époque, l’inamovible Jean Pinchon, était bien emmerdé car Alain Berger était son poulain, il l’avait fait nommer directeur après que celui-ci eut fait un séjour de conseiller-technique au cabinet d’Henri Nallet (où il fit le bonheur de Chablis) dont j’étais le directeur adjoint.

 

Alain Berger connaissait bien la maison car, le même Pinchon, l’avait déjà recruté avant sa nommination au cabinet, en provenance de l’INRA, pour mettre un peu de réflexion économique dans la boutique.

 

Le Ministre de l’époque était l’Aveyronnais, Jean Puech qui se tamponnait le coquillard des histoires de vin. Son directeur de cabinet était Pierre-Olivier Dregge IGREF de service plus porté sur le blé que le cep.

 

Bref, moi je coulais des jours paisibles de PDG de la SIDO sise avenue Victor Hugo tout près de la boucherie maintenant gérée par Yves-Marie Le Bourdonnec. Un soir, Jean Pinchon débarquait dans mon bureau pour m’exposer ses états d’âme : il lui fallait exfiltrer Alain Berger en douceur pour calmer la vieille garde des professionnels menée par Hubert Bouteiller le bordelais du château Lanessan.

 

Le madré normand me proposa d’emblée de candidater. Ma réponse, qu’il connaissait, fut simple comme un refus. Qu’irais-je faire dans cette galère ! Sous-entendu, vraiment pas envie de me farcir les vieilles barbes de l’INAO.

 

Pinchon, il était venu tester sa manœuvre, m’exposait alors son jeu de chaises musicales.

 

Point 1 : le cabinet du Ministre cherche à caser l’un de ses conseillers techniques (j’ai oublié son nom) à l’ONILAIT.

 

Point 2 : le titulaire du poste à l’ONILAIT, Jean-Daniel Bénard, plutôt bien vu des professionnels, ne pouvait être débarqué, alors pourquoi pas le proposer à l’INAO puisque les produits laitiers faisaient partie de la maison depuis la réforme des AOC conduite par ma pomme.

 

Point 3 : on recase Alain Berger au FIOM Fond d’Intervention et d’organisation des marchés des produits de la pêche Maritime et de la Conchyliculture dont le directeur Michel Laneret, serait expédié à l'Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l'horticulture (Oniflhor) pour remplacer Guy Geoffroy qui serait, selon la formule consacrée, appelé à de nouvelles fonctions ( je ne me souviens plus lesquelles).

 

Dans le jeu des chaises musicales il y a toujours quelqu’un qui se retrouve le cul par terre, ce fut ce brave Geoffroy.

 

Ainsi va la République et je puis vous assurer qu’aucun des intéressés ne fut ravi de ce tourniquet lié aux humeurs des gardiens du Temple. Manœuvre sans intérêt car, comme je l’ai souligné, le directeur de l’INAO n’est qu’un exécutant supérieur qui n’a que peu de prise sur les orientations de la maison. Les Tauliers sont les membres influents du Comité National.

 

Suivez mon regard, et je ne crains pas de me faire sonner les cloches…

 

Libé avait titré :

LES AOC PERDENT LEUR TUTEUR. ALAIN BERGER QUITTE LA DIRECTION DE L'INSTITUT DES APPELLATIONS D'ORIGINE.

 

Par Vincent Noce

 

— 13 février 1996 à 01:22

 

« Thierry Desseauve, rédacteur en chef de la Revue du vin de France, se demande si «le gouvernement n'a pas cherché à se débarrasser d'un importun qui a lutté sans relâche, et souvent contre les caciques du vignoble, pour revitaliser un système d'appellation largement dévoyé». Il espère que l'Inao ne va pas préférer «un statu quo dramatique à une évolution peut-être douloureuse mais indispensable».

 

 

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 08:00
CHAP.16 code acratopège, Alain Juppé est «un handicapé des rapports humains. C’est un être solitaire. » selon son fils Laurent

« L’amour, c’est comme les oreillons, plus on l’attrape tard, plus c’est grave. »

 

Affection, les deux sens, nous disons je suis tombé malade, il est tombé amoureux. Mon état est stationnaire, un entre-deux tendu, sans fièvre, jaloux, je baigne dans mon imaginaire, n'espère aucune rémission.

 

Elle peuple mes rêves, les hante, les illumine, les irradie, je suis fou d'elle à  perpète...

 

Plan séquence, elle est face à moi.

 

Nous déjeunons ensemble, à sa demande.

 

« Mon père […] me disait que voir ses propres mains dans un rêve était excessivement rare. J’étais sûre de pouvoir y arriver, à condition de me concentrer […] l’invasion de mes propres rêves figurait en bonne place sur ma liste des choses impossibles qu’il faut un jour accomplir. »

 

« … Il m’est alors apparu que, sans aucun doute, notre réalité éclipse parfois nos propres rêves. »

 

« - Mais vos paroles, d’où venaient-elles ?

 

- J’étais persuadée de les cueillir dans l’air ambiant. »

 

« Ce n’était pas facile d’écrire sur rien. »

 

« Ouais, je n’avais pas d’amoureux pour la saint-Valentin, donc le cow-boy avait sans doute raison. Quand on n’a pas de Valentin, n’importe qui l’est potentiellement. Notion que j’ai décidé de garder pour moi, de crainte d’être obligée de passer la journée à coller des cœurs de dentelle sur du papier à dessin rouge, à envoyer de par le vaste monde. »

 

« Puis il y a ces textes où l’auteur semble infuser une énergie vitale dans les mots tandis que le lecteur est secoué comme dans une machine à laver. , essoré et suspendu pour le séchage. »

 

« J’ai toujours détesté l’inachevé. Les phrases qui restent en suspens, les paquets que l’on ouvre pas ou un personnage qui, inexplicablement, disparaît, comme un drap solitaire sur un fil à linge avant l’orage, qui reste à clapoter dans le vent jusqu’à ce que le vent l’emporte et qu’il devienne la peau d’un fantôme ou la tente d’un enfant. »

 

Patti Smith

 

Comme un parfum mauriacien chez les Juppé

 

Laurent Juppé dévoile que son père est «un handicapé des rapports humains. C’est un être solitaire. Les amis, ce n’est pas important pour lui. La famille, si. Je lui ai présenté certains de mes amis mais il ne s’en souvient pas. Il ne se souvient déjà pas des siens».

 

Sa fille Marion évoque ses relations difficiles. «Il ne laisse pas de places aux autres, il n’écoute pas, même en famille. (…) J’ai l’impression de n’avoir reçu aucune affection de mon père dans l’enfance. L’impression d’avoir eu un père trop froid, trop absent, super-rigide, qui n’était pas intéressé par les enfants, même si je suis persuadée qu’il m’a aimée», a-t-elle confié dans l’ouvrage de Tchakaloff. Elle nuance ensuite : «Après réflexion, je peux dire qu’en fait, mon père a vraiment essayé d’être présent au cours de ma jeunesse, mais moi, j’étais dans l’opposition à l’autorité forte qu’il incarnait».

 

Stéphane Le Foll, contre vents et marasme

 

 

Ami d’un président discrédité, porte-parole d’un gouvernement enlisé, ministre d’une agriculture sinistrée… Avec un tel fardeau, d’autres auraient déjà quitté le navire. Lui tient bon et reste fidèle à François Hollande.

 

« Jusqu’à ce moment-là, il faut bien l’admettre, on était un peu déçu. La conversation roulait son flot tranquille et Stéphane Le Foll était aussi aimable et zen qu’un moine bouddhiste sous Tranxène. Loin de sa réputation de grognon ascendant éruptif. Naguère, lorsqu’il n’était que le zélé directeur de cabinet de François Hollande, qui n’était lui-même que le premier secrétaire du Parti socialiste, il était le préposé officiel aux soufflantes « droit dans les bronches » contre les journalistes ayant écrit un mot qui avait déplu. Il était aussi l’homme qui disait « non » quand Hollande disait « peut-être » à celui qui voulait une bonne place sur une liste électorale. Le type carré, doté de tous les angles droits qui manquaient à son patron pour faire le sale boulot. Rue de Solférino, on le surnommait alors « le pitbull ». Cela aurait pu être pire : au moins, il n’a jamais été considéré comme le toutou de son maître.

 

En bras de chemise, face aux agriculteurs en colère

 

Bref, c’est donc au bout d’une demi-heure d’échanges, alors qu’on lui a reparlé du 21 février quand une poignée de militants du syndicat des Jeunes agriculteurs sont venus faire la claque devant sa maison du Mans, un dimanche soir, vers 19 h 30. Stéphane Le Foll a immédiatement cessé de regarder le potager et les ruches du jardin du ministère de l’agriculture d’un air distrait. La machine à grogner s’est enfin remise en route, avec la vibrante puissance d’un tracteur, engin dont il a toute une série de répliques miniatures en plastique sur son bureau de ministre.

« Ces gars devant chez moi, je n’ai toujours pas digéré : ils viennent à mon domicile, entrent presque dans ma maison, accrochent un pendu, pour dire que je tue l’agriculture. Alors oui, je me suis fâché ! Je suis sorti, seul, et j’ai arraché le pendu. Après, on a parlé. » Il n’a pas encore dégluti, non plus, l’absence de solidarité des médias comme de ses collègues : « Les journalistes trouvent ça rigolo. Moi, ça ne me fait pas rire du tout. Un truc comme ça, ça peut déborder. Il n’y a pas un politique, non plus, qui a pris la peine de me soutenir. C’est comme ça. »

 

Emmanuel Macron monte une marche 

 

« C’est la plus forte transgression du quinquennat. Mercredi 6 avril, Emmanuel Macron a profité d’une rencontre citoyenne à Amiens, la ville qui l’a vu naître, pour annoncer le lancement d’un nouveau mouvement politique baptisé En marche ! Construit à partir d’un site Internet, dévoilé en direct sur la plate-forme Dailymotion, ce nouveau mouvement vise à fédérer le plus largement possible, au-delà du clivage gauche-droite.

 

En pratique, il sera possible d’adhérer à En marche !, tout en restant membre d’un parti républicain comme le PS ou LR. Objectif proclamé du ministre de l’économie, encore inconnu des Français il y a deux ans et qui joue à fond la carte de la rénovation : « Refonder par le bas, avoir des idées neuves et construire la majorité sur ces idées neuves pour le pays. » En bref, bâtir « quelque chose de nouveau ».

 

 

Macron a lancé le compte à rebours de la rupture avec Valls 

 

« Macron est en marche, mais vers quoi est-il en route? Sur sa route, il y aura du move, de l'aventure dans le movie, une vie de roots. D’autant qu’il se lance dans un périple qui repose d’abord et avant tout sur la bataille de l’opinion, rançon de l’aventure politique qui s’accomplit hors des sentiers battus de la politique traditionnelle.

 

Depuis qu’En Marche a été lancé, l’interrogation sur les pensées et arrières-pensées d’Emmanuel Macron est l’objet de toutes les supputations. Qu’En Marche soit un acte d’émancipation vis-à-vis de Manuel Valls, c’est acquis. Mais vis-à-vis de François Hollande? Macron le sert-il? Le dessert-il? Est-il Octave vengeant César ou Brutus s’apprêtant à la poignarder? Peu importe ces supputations en vérité. C’est la pratique des prochaines semaines qui dira la vérité Macron, et pour qui veut bien le voir, la stratégie Macron, elle, est assez limpide.

 

La question cruciale est la suivante: quand (et non pas faut-il) rompre avec Manuel Valls de manière nette, franche et définitive en quittant le gouvernement pour passer à autre chose? Ces derniers jours, dans le cœur décisionnaire de la Macronie, la question a été débattue, de telle manière qu’elle est passée du stade d’hypothèse à celle de certitude. Pour accomplir son destin, porter les espoirs qu’il lève, incarner le renouveau, le ministre devra accomplir un acte de violence qui le consacrera. Manuel Valls est le bouc émissaire girardien idéal, puisque désormais tout oppose les deux hommes. La culture. Le tempérament. La philosophie. Le spirituel. Le tellurique. Un proche du ministre est même capable de confier, sous le sceau du secret : « Macron va faire une Sarkozy à Valls ». Bien. Pourquoi pas? »

 

Ce que Hollande veut vraiment faire de Macron

 

« Quiconque voudra savoir ce qu'est la gourmandise lorsqu'elle confine à la jouissance devra désormais se reporter – pour le son et l'image – à ce moment du sommet franco-allemand de Metz, le 7 avril 2016, au cours duquel François Hollande a commenté la création par Emmanuel Macron, la veille à Amiens, d'un mouvement sortant des sentiers battus de la politique. Ce fut court mais intense. Étonnement feint, phrases à double détente, fausse retenue, jeux de regards amusés avec l'intéressé, le tout sous couvert d'une banalisation apparente de l'événement: dans le genre, on a rarement fait mieux et il y avait longtemps, en tous cas, qu'on n'avait pas vu le Président dans un pareil état.

 

Tout cela dit un tempérament et une manière de faire. François Hollande est joueur. Quand il lance la balle, il adore que d'autres viennent courir après elle, surtout si c'est pour la lui rapporter illico. Dans le langage des signes qui est celui de la politique, il voulait accréditer l'idée que sa candidature en 2017 est désormais une évidence. Comme celle-ci précisément ne l'est pas, il fallait que d'autres fassent le travail à sa place. De ce point de vue, Emmanuel Macron est un parfait complice.

 

«En marche!» montre que ça marche ou tout au moins, que ça peut marcher. Ceux qui, plus tard, écriront la chronique des dernières aventures présidentielles de François Hollande, noteront sans doute que tout cela a commencé avec le discours d'Amiens et le commentaire de Metz. Rien ne garantit que cette opération en deux temps ait l'effet escompté par ceux qui l'ont initiée. Au moins signale-t-elle une intention. Ce qui, dans le contexte, n'est pas rien! »

 

L’Elysée et Matignon préoccupés par la persistance des manifestations de jeunes 

 

« L’exécutif a-t-il pris l’exacte mesure de la protestation de la jeunesse, sous toutes ses formes ? Il n’est pas certain que la voie choisie, somme toute classique, et présentée comme celle de « l’écoute » et du « dialogue », suffise à apaiser celle-ci. Après que la mobilisation a semblé quelque peu décroître, mardi 5 avril, au regard des précédentes journées de manifestations, le gouvernement peut certes espérer une issue. Mais les tensions persistantes en marge des cortèges, et surtout le développement du mouvement Nuit debout, à Paris comme en province, sont vus comme de sérieuses menaces par le chef de l’Etat.

 

« On ne jauge la mobilisation pas au sens quantitatif du terme, explique-t-on à l’Elysée. Mais quand les jeunes se mobilisent et s’expriment, quel que soit leur nombre, on y prête toujours une oreille attentive, car la jeunesse est au cœur du quinquennat de François Hollande. On se dit qu’il faut toujours respecter, écouter, dialoguer. » Ce que se sont employés à faire les ministres de l’éducation nationale, de la jeunesse et du travail, Najat Vallaud-Belkacem, Patrick Kanner et Myriam El Khomri, en recevant tour à tour l’UNEF, la FAGE et les organisations lycéennes (SGL, UNL, FIDL) et de jeunesse (MRJC, JOC).

 

M. Hollande l’a rappelé, mercredi, lors du conseil des ministres : « Il faut que le gouvernement dialogue avec les jeunes et que les manifestations se passent bien, ce qui est le cas dans l’ensemble »

 

 

Nuit debout ou En Marche de Macron: quel avenir pour la gauche?

 

« Entre Nuit debout et En Marche, les gauches sont de plus en plus Lacan. Ce qu’elles disent la démasquent. D’un côté, le rassemblement initié et encadré par divers organisations des gauches de la gauche, qui occupe chaque soir la place de la République à Paris depuis le 31 mars dernier. De l’autre, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie qui lance le mouvement En Marche, entamant ainsi un périple dont personne ne peut dire encore quel est le but. Hollande 2017? Macron 2017? Ou 2022? Nous verrons bien.

 

Le fait est que le naming des deux événements dit l’époque que traverse la gauche. Nuit debout et En Marche portent le clivage, pour ne pas dire l’opposition, entre deux visions du progrès et de l’idéal humaniste.

 

Un passage place de la République, après 19 heures, et quelques incursions sur Périscope suffisent à caractériser Nuit debout. « Il se passe quelque chose » diagnostiquent les observateurs bienveillants de l’affaire. Sauf qu’en vérité, il ne se passe pas grand-chose. Nuit debout, c’est la convocation immobile des idéaux de la gauche révoltée. Il faut voir les prises de parole des uns et des autres, place de la République, pour ce qu’elles sont : une madeleine de Proust des années 70.

 

Les intervenants dénoncent l’oligarchie, la banque, l’argent, les ventes d’armes, le mal-logement, les médias, la police, la pollution, les élus et les médias… Liste non-exhaustive. A entendre les uns et les autres, on se souvient des lectures du Libération ou de La Gueule ouverte des années Pompidou et Giscard. Le fil conducteur des interventions spontanées révèle cependant une défiance considérable envers la démocratie représentative, qui ne serait pas « la vraie » démocratie. Cette défiance étant parfois, pour ne pas dire souvent, alimenté par un sentiment complotiste partagé par bien des participants. Ce mercredi soir, par exemple, une oratrice s’interrogeait sur le silence qui entoure les ventes d’armes de la France dans le monde. « Pourquoi les médias n’en parlent-ils pas ? », lançait-elle aux quelques centaines personnes rassemblées là. »

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 06:00
Chaud devant, l’art à table ou humour carnassier d’un croqueur de géniaux barbouilleurs…

Ha, les petits livres, ceux que l’on peut glisser non dans sa poche révolver qui est une poche fessière mais dans celle de son veston qu’elle soit passepoilée ou plaquée, sont des GO, de gentils objets.

 

En effet comme le note Patti Smith « Certains objets inanimés, sont plus gentils que d’autres.»

 

 

Ils m’accompagnent dans mes pérégrinations, se glissent discrètement dans les plis de mon emploi du temps, jamais de temps mort, entre deux plats, entre deux verres, je les extirpe, les feuillette, les lis ou les relis, les annote, y retrouve une phrase soulignée, un mot oublié… que sais-je encore !

 

Après chaque moisson de gros livres je fouine, je renifle, je glane, à la recherche d’un petit nouveau qui viendra rejoindre la fratrie de mes livres à la taille de guêpe.

 

Pour autant ce ne sont des top-modèles anorexiques, leur minceur, leur légèreté, leur brièveté, ne sont pas synonymes de fadeur genre régime Weight Watchers.

 

Coup de cœur, achat d’impulsion certes mais aussi une extrême exigence, plus encore que pour leurs grands frères.

 

Je les veux beaux, divers, étonnants, détonants, mauvais garçons, filles émancipées, carnassiers, verts, délurés, insolents, pas complaisants, des envers et contre tout, des bouillants, des glaciaires, des que ma mère ne m’aurait jamais acheté, des sous le manteau, des sans-grades, inattendus, venus du diable vauvert, perdus de vue, intimes, sans-gêne, des livres de chemin de traverse quoi…

 

Le dernier arrivé est une fort belle prise, inclassable, inqualifiable, forme la plus aboutie de ce je recherche.

 

L’Art à table de Benjamin Chaud est une petite merveille pour 3 francs six sous, 9,90 €, œuvre d’un vrai carnassier qui a croqué sur le vif 32 artistes en les mettant à table.

 

Une « histoire de l'art » aussi pantagruélique qu'humoristique, croquée avec le rare talent de Benjamin Chaud, l'un des auteurs-illustrateurs phare d'Hélium.

 

 

« Son idée : descendre les grands artistes de leur piédestal où la postérité les a hissés, d’Henri de Toulouse-Lautrec à Vincent van Gogh, en passant par Frida Kahlo et Edward Munch, pour les inviter à table ! On rit beaucoup de voir leur vie et leur œuvre ainsi détournées, « croquées » par la mine aiguisée de Benjamin Chaud. »

 

Benjamin Chaud est né en 1975 à Briançon dans les Hautes-Alpes. Après avoir perdu toutes ses chances de réussir un jour dans la compétition de ski, il part faire des études de dessin aux Arts Appliqués de Paris puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg avec Claude Lapointe. Devenu « auteur-illustrateur jeunesse » - c’est-à-dire dessinateur d’éléphants de jardin et autres créatures sympathiques pour Albin Michel, Actes Sud, Hélium, Chronicle Books..., il travaille aujourd’hui dans la Drôme, entouré d’autres illustrateurs. Il profite de ses temps libres pour apprendre le hongrois, mais ce n’est pas de la tarte.

 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 07:00
Le Glourafi (@le_glourafi):  [Primeurs] Hausse des prix pour l'Angélus. Hubert de Boüard se justifie : "Un tel brushing devient hors de prix.

Le Glourafi (@le_glourafi): [Primeurs] Hausse des prix pour l'Angélus. Hubert de Boüard se justifie : "Un tel brushing devient hors de prix.

La perfection n’est pas de ce monde nous rabâchait le curé au caté… Il fallait attendre de monter aux cieux pour le vérifier, je ne suis pas pressé…

 

Dans le monde des « grands vins » chers aux Lpviens, aux snifeurs du Grand Jury Européen, aux notateurs de toutes confessions, chaque année que Dieu fait, à Bordeaux, comme ailleurs dans nos si beaux terroirs, le millésime est toujours parfait, je dirais même plus : plus que parfait même, car la perfection, au monde du raisin cueilli mûr et sain, comme les notes de Bob, monte au firmament du 100%.

 

«Exceptionnel», «jamais vu», «comparable à 2010 ou 2005», «réussi dans toutes les appellations»… dixit le syndicat des grands inséminateurs de GCC du bordelais et d’ailleurs, dit winemakers, Hubert et ses frères.

 

« Le dithyrambe est de rigueur quand il s'agit d'évoquer le millésime 2015. Certes, nous sommes habitués. Chaque année à Bordeaux, les violons – pas ceux des sanglots longs de l'automne – constituent un concert obligatoire en accompagnement de la dégustation des primeurs. »

 

C’est Jacques Dupont, le seul défenseur de la veuve et de l’orphelin, des petits et des sans-grades du vin, le dernier grand arpenteur des 2 rives de la Gironde, l’homme des cinq semaines, non des congepés, mais de vins dégustés avec chaussettes non trouées, qui le dit ICI 

 

Et pourquoi donc le parfait est-il toujours au chocolat ? 

 

Je ne sais pas mais j’en reste chocolat ! (Allez donc voir Chocolat  au cinéma)

 

Bref, ils sont venus, ils sont tous là, au Matmut A, choyés, dorlotés, yeux grands ouverts, penchés sur leurs flopées de verres, notateurs effrénés au ½ point près, même que certains proposent de nous faire payer le fruit d'un labeur acharné...

 

Que de l’encens, c’est entêtant, surtout ne pas fâcher les barons des GCC !

 

Génuflexions !

 

Tous indépendants bien sûr !

 

Panurgisme non assumé…

 

Tout ça pour ça !

 

Alors glisser un peu de vulgarité argotique dans ce cérémoniel bien lissé ne saurait nuire à la notoriété de nos millésimes parfait.

 

Pour rester dans le politiquement correct j’ai écarté :

 

- « Allez vous faire foutre toi et ta putain de famille de tanches ! Et puis, tant que vous y êtes, profitez-en pour vous faire mettre bien profond ! »

 

- « Tu préfères manger bio ? Alors va te faire voir chez les Grecs ! » Atabula

 

J’eus pu faire dans le genre Le cave se rebiffe d’Albert Simonin

 

« Puis, aussi sec mais toujours souriant, il m'a prévenu :

 

- Nos mecs, je les ai envoyés chez Plumeau, comme convenu.

 

- Figure-toi que je m'en doutais. »

 

Mais comme j’adore les fusils à tirer dans les coins j’ai opté pour la dernière lubie des chefs : l’œuf parfait qui « Du bistrot de quartier aux tables gastronomiques et adresses dans le vent est partout.

 

 

Tic et toque, panurgisme chic et choc :

 

« Mais qu'ont-ils tous avec l'oeuf parfait? On le voit sur toutes les cartes et ardoises, il a même prié son rival, l'oeuf mollet, d'aller se faire cuire. Toute la nouvelle génération de chefs s'en est emparée. »

 

« Cuit à basse température, autour de 65°C, l'oeuf parfait est plus tendre et plus onctueux qu'un oeuf dur, plus ferme qu'un oeuf mollet. Son blanc est tremblant et soyeux tandis que son jaune affiche un crémeux coulant.

 

Argument de poids pour les restaurateurs, cette recette est très bon marché et s'accommode avec de nombreux produits. Il se murmure que le prix de vente affiché sur la carte d'un restaurant serait cinq à six fois supérieur à celui de sa réalisation. De quoi marger plutôt grassement... »

 

Comme Éric Fréchon je trouve que « Le blanc de l'oeuf parfait est trop clair, le jaune n'est pas assez crémeux à mon goût; l'ensemble manque de texture. Je préfère un oeuf à mi-chemin des deux, cuit à 68°C, il est plus consistant; ensuite, on l'adapte à son goût: c'est ça, la perfection. Il y a des œufs parfaits correctement cuits mais ratés en termes de recette. »

 

L’esthétisme de l’assiette avec œuf parfait me laisse froid car, si parfait qu’il fut, il arrive souvent froid sur la table et dès qu’on l’effleure il s’ébouse, s’épand, fleuve jaune allergique à la fourchette. Il faut le saucer, l’éponger à grand renfort de bouchées de pain.

 

Si vous voulez tout savoir sur l’œuf parfait c’est ICI

 

« C'est une perfection de n'aspirer point à être parfait. »

Fénelon

 

« Si la perfection n'était pas chimérique, elle n'aurait pas tant de succès. »

Bonaparte

 

« Quelques perfections que vous ayez ne vous en vantez point ; parce qu'on ne vous en croira pas sur votre parole. »

Proverbe oriental

 

 

 

Comme toujours le millésime 2015 à Bordeaux sera parfait  alors je dis « Allez donc vous faire cuire un œuf parfait ! »
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 06:00
I have a dream, et si les GCC bordelais s’inspiraient de la démarche Pontet-Canet… ce serait un grand pas vers la résilience…

Dans le dernier LeRouge&leBlanc, Philippe Barret, à son retour de Pontet-Canet s’écrie par écrit : « C’est à peine croyable ! Quand on découvre qu’après avoir dégusté le Pontet-Canet 2010, Robert Parker le note 100/100 et qu’Emmanuel Zani, sans doute un des moins « bordeauxphiles » des dégustateurs di comité de LeRouge&leBlanc, lui attribue un 18/20 (autrement dit 120/100 à l’échelle de la revue !), c’est qu’il doit se passer quelque chose d’important concernant le vin de ce domaine ! Réconcilier dans le verre, le plus bordelais des critiques et celui qui se délecte souvent dans son quotidien de vins très proches de « Dame nature », n’est pas en effet un mince exploit. »

 

« Une première visite au château fin 2009 (n°96) nous avait donné envie de revenir sur place pour approfondir ce qui apparaissait déjà, à l’époque, comme une formidable aventure. »

 

Comme je suis immodeste, comme sur la cour de récré j’ai fait prem’, en effet le 10 mars 2008 je me déclarais Pontet-Canet addict. 

 

« Au temps, c'était en 1986, où je passais mes jours sur les rives enchanteresses du merveilleux port de pêche de Gennevilliers à mettre du vin en bouteilles – des 6 étoiles et des verres perdus – à le distribuer avec mes petits camions dans le Grand Paris, à discuter avec les syndicats de notre avenir, à ferrailler avec mon PDG et sa cour pour obtenir le financement de mes investissements, le soir venu, fourbu, je rentrais chez moi à Courbevoie. J’avais acquis, en ce lieu merveilleux, sur une dalle de béton recouvrant un complexe commercial érigé sur l’emprise de l’ancienne caserne Charasse, un atelier d’artiste. Il y en avait une douzaine face à une barre UAP, c’était un ilot ignoré, calme et paisible, comme une anomalie dans un urbanisme dévoyé. Sous mes 6 mètres de plafond, comme dans une grosse bulle, je décompressais. Dans ce havre au parfum new-yorkais, mon vin quotidien était le Pontet-Canet. »

 

Et, cerise sur le gâteau 11 mars 2008 Alfred Tesseron acceptait de répondre à mes 3 questions.

 

À lire ICI

 

Morceaux choisis :

 

 

« Tout le travail réalisé à Pontet-Canet est celui d’une équipe soudée avec qui je partage les mêmes valeurs. Avec le Régisseur, Jean-Michel Comme, nous partageons la même passion pour la vigne et le travail bien fait. Nous formons une bonne équipe depuis plus de 19 ans et grâce à ce travail et cette compréhension mutuelle, nous avons pu améliorer la qualité des vins de Pontet-Canet.

 

Il faut de la passion car nous avons eu des périodes difficiles, notamment lorsque mon père, qui était d'une autre génération ne comprenait pas les efforts et les sacrifices que je souhaitais pour monter la qualité. Nous avons toujours essayé de respecter les objectifs que nous nous étions fixés, quel que soit les difficultés rencontrées. Parfois, il a fallu plusieurs années mais on a gardé le même cap. Nous n'avons jamais cédé à la facilité. »

 

« Nous pensons que l'amélioration de la qualité que nous avons connue depuis 20-25 ans notamment à Bordeaux ne peut que nous amener à un palier si on conserve toujours les mêmes « recettes ». Depuis quelques années, Jean-Michel « épure » sa viticulture de toute action agressive pour revenir aux fondamentaux qui ont conduit à la suppression du rognage, de l'effeuillage et des vendanges vertes, qui ne sont plus que des actions chirurgicales. C'est une viticulture ambitieuse mais complexe à mettre en œuvre.

 

Si on veut progresser encore, il faut réellement s'intéresser au terroir; ce qui n'a pas toujours été le cas dans le passé. Pour cela, il faut d'abord le comprendre puis le respecter. Les vrais gains de qualité à venir devront obligatoirement passer par lui, c'est-à-dire par des actions visant à redonner de la vie au sol. Un sol vivant donnera des ceps de vigne en « meilleure santé » qui eux-mêmes produiront des « bons » raisins et donc des vins de meilleure qualité. »

 

8 ans déjà !

 

 

« C‘est en 2004 que tout bascule à Pontet-Canet pour ce qui concerne le travail des vignes. Jean-Michel Comme, entré en 1989 au domaine comme chef de culture, en est devenu en 1999 le régisseur général, supervisant à la fois la viticulture et les vinifications (avec les conseils de Michel Rolland). De formation technique classique (ENITA Bordeaux, complétée par un diplôme d’œnologue), Jean-Michel Comme n’est, à priori, pas un doux rêveur de l’écologie. C’est en reprenant en 1997, avec son épouse Corinne, le domaine familial de Sainte-Foy-Bordeaux qu’il va découvrir avec elle, et sous l’influence de références prestigieuses, comme le domaine Leroy en Bourgogne, l’intérêt d’orienter leur propre domaine vers le bio puis, très vite la biodynamie dès l’année 2000 » note Philippe Barret.

 

Expérience réussie alors pourquoi pas la transposer à Pontet-Canet ? Oui mais là c’est Alfred Tesseron qui décide !

 

Pas facile sans aucun doute mais ce fut fait et ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Philippe Barret retrace avec précision cette longue marche vers un autre monde du vin.

 

Allez donc acheter LeRouge&leBlanc.

 

Mon propos de ce matin, comme l’indique mon titre, est sans ambiguïté : je crois en la vertu de l’exemplarité, sans pour autant faire de Pontet-Canet un modèle, disons plutôt une source d’inspiration pour une refondation.

 

En période de vaches grasses, une saine allocation des profits à l’essentiel me paraît le gage le plus sûr pour asseoir dans la durée la pérennité des marques que sont les châteaux bordelais. Sinon gare, si tout n’est que communication, à ce que celle-ci perde l’essentiel de son intérêt. Trop de luxe tapageur tue le vrai luxe, et Pontet-Canet le démontre en se hissant au niveau d’un must, d’une élégance alliant les codes traditionnels et une modernité authentique.

 

Alors les GCC qui font la Une, ceux dont les critiques de tout acabit se gargarisent, les toujours bien notés, les biens nés, les bien vendus, qui disposent de moyens financiers considérables qu’ils mettent prioritairement au service de ce qui se voit, les signes extérieurs de leur richesse, des chais pharaoniques par exemple, une communication de nouveaux riches, seraient bien inspirés s’ils redonnaient à leurs belles marques un contenu environnemental, sociétal, en étant exemplaire, sinon la même mésaventure que celle de Bernard Arnault piégé dans Merci Patron a de fortes chances d’écorner leur belle image.

 

Que James Bond se rinça la bouche à l’Angélus pourquoi pas mais il me semble que le respect des sols, de ceux qui travaillent dans les vignes, du voisinage et un retour à une œnologie bien plus douce, moins chimique, seront les marqueurs du XXIe siècle dans le monde des vins de haute-couture (les nouvelles stars ne sont plus dans les grandes maisons).

 

Investir c’est préparer l’avenir affichait le Ve Plan mais qui aujourd’hui se soucie de l’avenir ? La goinfrerie immédiate, le paraître ostentatoire, la mise en avant de ceux qui font les paillettes, le ressassement de concepts creux, tel le fameux terroir souvent massacré, marque l’appauvrissement intellectuel et moral de nos sociétés, une forme de tout pour ma gueule de plus en plus insupportable.

 

L’obsession du pognon pour le pognon rend le storytelling des grands châteaux lisse, répétitif, insignifiant. Nous sommes loin du génie des grands bâtisseurs. Créer de la richesse, gagner de l’argent, même beaucoup, ne me pose aucun problème, bien au contraire ça me va. J’applaudis !

 

« Commence par faire le nécessaire, puis fait ce qu'il est possible de faire et tu réaliseras l'impossible sans t'en apercevoir. »

 

Alors sans accoler à Alfred Tesseron une étiquette de visionnaire et le parer de toutes les vertus – il est lui aussi un habile communicant, comme en témoigne l’affaire du déclassement des hauts de Pontet-Canet en Vin de France  – il faut lui reconnaître une réelle capacité d’anticipation, le courage de faire des choix hautement risqués. Tout ce qui manque à la grande majorité des nouveaux investisseurs.

 

« En acceptant de cautionner les projets ambitieux de Jean-Michel Comme, Alfred Tesseron a pris un vrai risque de chef d’entreprise. Mais là aussi la réussite est totale : le prix de Pontet-Canet s’est envolé, bien au-dessus des crus auxquels il était comparé il y a une dizaine d’années et, si les rendements ont légèrement baissé, la part de grand vin ayant considérablement augmenté (de 60 à 90%), il est clair que l’économie de Pontet-Canet est au beau fixe. »

 

À Pontet-Canet c’est 50 employés à plein temps.

 

Bientôt 16 chevaux pour travailler les 81 ha de Pontet-Canet !

 

 

Alors, plutôt que de geindre sur un soi-disant Bordeaux bashing qui ravagerait les ventes et la notoriété, pour une fois solidaire des vignerons d’en-bas et de ceux d’au-dessous, les GCC stars devraient s’engager résolument dans ce type de démarche, ils en ont les moyens, jouer à plein leur rôle de locomotive du grand vignoble bordelais – quand on pense que le sieur Hubert caricature absolue du paraître, représente Bordeaux au CN de l’INAO – entraîner la place de Bordeaux vers les attentes nouvelles de la consommation.

 

Le CIVB, en 2010, avait baptisé son plan stratégique Bordeaux demain, et, sans être mauvaise langue, je n’ai pu que constater qu’il était sitôt né obsolète car originellement à côté de la plaque. Alors, chers amis bordelais, un petit effort, remettez l’ouvrage sur le métier en acceptant d’aborder tous les sujets, même ceux qui fâchent. Et, de grâce, n’allez pas chercher des plumitifs extérieurs pour le faire.

 

Bon courage

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:40
Hommage à Louis  Latour « La variation des couleurs est une tradition bourguignonne »

Le Bien Public de Beaune me l’a appris :

 

« Le père de Louis-Fabrice Latour, qui a dirigé la maison de négoce viticole éponyme de 1958 à 1998, est décédé ce mardi 5 avril, vraisemblablement d’un arrêt cardiaque. Il avait 83 ans. La Bourgogne perd un personnage érudit, mais aussi un homme d’affaires avisé, qui a notamment eu l’idée d’investir en Ardèche. »

 

Le 26 mars 2012 j’avais consacré une chronique à son livre, «Vin de bourgogne Le parcours de la qualité 1er siècle-XIXe siècle»

 

Cette Somme est l’œuvre d’une vie d’homme de la Bourgogne, à la langue dense et précise, au style limpide, élégant, riche de références et d’érudition, livre de référence, de chevet qui étanchera ma soif de connaissances et comblera mes énormes lacunes concernant l’histoire du vin…

 

 

Belles feuilles : la variation des couleurs est une tradition bourguignonne

 

«Au prix de quelques aménagements mineurs (choix de variétés colorés, arrachage des plants de pinot blanc, option en faveur du beurot presque translucide), la production de la Côte a toujours oscillé entre trois pôles, dont les modifications à travers le temps ont été d’une extrême lenteur et ne peuvent être appréciées que sur la « longue durée » entre le XIIIe siècle, date de l’apparition du vin vermeil, et le XVIIIe siècle qui vit l’accentuation de la couleur et la réapparition du vin blanc, comme composant de l’arc-en-ciel bourguignon d’où il avait été évincé depuis la vinification « en rouge ».

 

L’activité viticole des diverses « paroisses » de la Côte, dotées si tôt d’un vignoble fin, par la faveur de quelques puissances établies : l’hôpital de Beaune, le chapitre de la cathédrale d’Autun à Rully et Aloxe, l’abbaye clunisienne de Saint-Vivant à Vosne, l’abbaye de Bèze à Gevrey, le Clos des Ducs à Chenôve, Germolles ou Volnay, de l’abbaye de Mezières à Blagny, etc. des Cisterciens enfin à Vougeot, Meursault, ou Aloxe, toutes ont eu comme dénominateur commun l’élaboration de vins vermeils « typés », selon les directives des cellériers. La diffusion de leur œnologie au-delà des cuveries et des murs d’enceinte des clos, s’est faite progressivement par une contagion facile à comprendre dans le principe, mais évidemment impossible à connaître dans le détail. La continuité œnologique est en ce cas notre seul guide. Elle décrit une sinusoïde difficile à retracer, parfois incompréhensible, autour du thème central qu’est depuis les XIIe-XIIIe siècles l’apparition d’une vinification nouvelle, celle du vin vermeil. Cette évolution fut étalée sur plusieurs siècles. Rappelons par exemple que le vin de Pommard, autrefois décrit comme rosé à l’égal de Volnay, est aujourd’hui considéré comme un vin coloré et tannique. Or cette observation ponctuelle résulte de documents très récents du XVIIIe siècle. Comment pourrions-nous remonter plus loin dans le passé et connaître avec certitude le genre de vins produits dans ce canton viticole trois ou quatre siècles auparavant ?

 

L’œnologie de consommation offre les mêmes incertitudes. Dans une étude sur le train de vie fastueux de Philippe la Hardi, un auteur nous montre le noble duc tournant dans son hanap, le vin de la nouvelle récolte, disponible dès la Noël, dont il admirait le chatoiement. Son choix était orienté, mais était-il en faveur du blanc eou du rouge ? Il suffirait à ses zélés cellériers de limiter ou d’augmenter la durée de cuvaison, de réduire la part de raisins blancs, d’extraire plus ou moins de jus coloré au sortir des pressoirs, pour faire varier une intensité colorante qi dépendait aussi de la saison, de la date des vendanges etc. L’orchestration de la vinification du pinot noirien autour du thème de la couleur assimile la vinification à d’autres aspects du décor de la vie médiévale où le choix des élites jouait un rôle déterminant.

 

Le volontarisme œnologique se heurte en effet à des obstacles souvent insurmontables, car la recherche de nuances colorantes précises et parfaitement « typiques » est souvent décevante. Les experts en dégustation déplorent que leurs efforts soient constamment remis en question par le caprice des saisons. Le vin de Bourgogne, sommé à notre époque de présenter une intensité colorante, « normée », échappe souvent à toute contrainte et offre en revanché la séduction des reflets changeants du vin rouge, variables avec chaque millésime. Les canons d’excellence qu’on veut lui imposer sont souvent désaccordés de la réalité œnologique. Cette particularité explique la variété des différents genres, qui fractionnent les villages de la Côte. Dans les années précoces, la couleur est vive et parfois d’un rouge profond. Elle s’oppose souvent aux nuances moins accentuées de millésimes qui n’ont pas, comme on dit en Bourgogne, le « goût de mûr ».

 

Olivier de Serres insiste sur le volontarisme du vinificateur « Il faut que la couleur réponde au désir » a-t-il écrit. Mais le désir est un souhait qui n’est pas toujours exaucé ! S’ensuivent toutes sortes de conséquences qui font les délices des spécialistes de la dégustation. Dans certains cas, la charge tannique oblige à un vieillissement de quelque durée, afin que les vins perdent leur caractère « rudastre » et trouvent le « droit point » d’une certaine harmonie. Mais les vins vermeils, en réalité des vins blancs, « qui auraient de la couleur », peuvent être appréciés sans délai par les amateurs. C’est donc dès les commencements de la carrière historique du vin vermeil, qu’apparaissent les catégories décrites par l’abbé Arnoux : vins de garde et vins de primeur dont en principe déduits se leur œnologie, manipulés par les vinificateurs de meilleurs crus, issus d’un terroir aux particularités bien connues et d’un stock végétal de pinot fin « immémorial », renouvelé très lentement, surveillé par des vignerons attentifs à la qualité, héritiers d’un savoir-faire millénaire… et surpris cependant à chaque vendange par une nouvelle facette offerte par l’infinie diversité du pinot.

 

On peut dire en tout cas que la limite fixée par ce qu’on peut appeler « l’éthique du vin vermeil », est celui qui sépare le vin fin du vin noir. Toute accentuation excessive de la couleur faisait croire en effet, que le vin vermeil d’une nuance trop accentuée était en réalité un vin commun issu des gouais à la chair colorée qui poussaient au pied des coteaux. Pour les experts le risque de confusion éveillait immédiatement la suspicion. On comprend les raisons de cette défiance, en un temps où la couleur était déjà comme à notre époque le discriminant le plus facilement observable, mais non le seul, de la qualité d’un grand vin. L’infinie variation des couleurs et des genres est la traduction visuelle et gustative d’une très longue histoire œnologique, renouvelée lors de chaque millésime, qui à peu de chose à voir avec les conclusions hâtives, imprudemment tirées de l’étude de la composition de sols qui ne jouent qu’un rôle mineur parmi la multitude d’autres causes toutes aussi importantes. »

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 06:00
Moi consommateur pourquoi CAVB voulez-vous me former à la dégustation, n’est-ce pas me faire perdre mon identité ?

J’ai reçu une réponse * à mon courrier adressé à madame la directrice de Siqocert du 1er avril. Elle n'est pas signée par elle.

 

Datée du 5 avril elle émane du CAVB, qui est le Soviet Suprême des vins bourguignons, et c’est une lettre-type comme le montre la formule « Pour ceux d’entre vous qui valideront cette formation »

 

J’eusse préférer un chouïa de personnalisation du style « Si votre formation est validée. » mais passons sur ce détail de forme pour aborder le fond de cette proposition.

 

Tous les dégustateurs doivent donc faire la preuve qu’ils sont aptes à entrer dans le moule en étant évalués par je ne sais qui d’ailleurs.

 

J’imagine que si Louis-Fabrice Latour, négociant de son état, Claude Chevallier, vigneron émérite, tous deux présidant à, tour de rôle le BIVB, Michel Bettane, énorme dégustateur, Hubert de Bouärd de Laforest le génial wine-maker que le monde entier nous envie et qui rêve de vendre ses éminents services à de beaux Clos bourguignons, postulaient à cette tâche ils devraient se plier à cette forme de figures imposées vu leur absence d’expérience en ce domaine.

 

Mais au-delà de cette remarque, non dénuée de causticité et de réalité, je ne comprends pas bien pourquoi le consommateur que je suis devrait se faire formater ?

 

En effet, ça me semble contraire à la position même du consommateur qui n'est pas un professionnel de la profession, c'est sa singularité au sein de vos commissions. Selon le parours du combattant que vous me proposez je dois perdre ma singularité, m'insérer dans votre univers bien bordé, être des vôtres.  

 

Quel intérêt y-a-t-il à se transformer en clônes ?

 

Naïvement je croyais que cette dégustation avait pour but de mettre sur le marché des vins qui, dans leur diversité, seront aptes à satisfaire le large éventail des goûts des consommateurs. Nous sommes si divers. Au final, ces vins seront vendus pour être achetés et bus par nous, les humbles du bout de la chaîne, ceux qui entrouvrent leur porte-monnaie avant d’entrer dans les statistiques du BIVB si bien commentées autrefois par Louis-Fabrice Latour dans la glaciaire salle des Pôvres le matin de la vente des Hospices de Beaune.

 

Pourquoi diable voulez-vous me faire subir cet entraînement à une technique dégustative ? C’est, hormis le côté « humiliant » pour un vieux cheval de retour blanchi sous le harnois comme moi, vidé cet exercice de sa substance humaine avec un côté je ne veux voir qu’une seule tête.

 

De plus, petit détail d’intendance, vu mon positionnement parisien, je me devrais de payer 4 aller-retour SNCF pour subir vos formations. En clair, de facto, ça rabougri votre échantillon de consommateurs aux seuls Bourguignons. Une forme bien étrange d'autarcie peu conforme au rayonnement international des vins de Bourgogne.

 

Bel entre-soi bien peu conforme à la réalité du marché des vins de la Haute et Basse-Bourgogne.

 

Mais je crois que là je m’aventure dans l’univers des mots qui fâchent, si j'étais admis comme un électron libre mon petit vote original risquerait de troubler les affaires de famille, perturberait l'ordre des choses, ferait peut-être pencher le plateau de la balance du mauvais côté, celui des vins fait pour être déchus de l’identité bourguignonne.

 

Et pourtant, chaque jour que Dieu fait, ou presque, je me fais l’ambassadeur de vos vins, mais est-ce là votre principale préoccupation ?

 

Permettez-moi d’en douter sans pour autant vous faire un quelconque procès d’intention car, comme diraient ceux qui veulent se dédouaner, c’est le système qui eut ça !

 

Mais qui pilote donc ce dit système ?

 

Ceux qui l’ont construit et, que vous le vouliez ou non, en jargonnant comme les économistes : c’est l’aval qui au final pilote le système. Pas vous !

 

Ce n’est pas à vous de décider de soi-disant trier le bon grain de l’ivraie. Ce faisant vous êtes à côté de la plaque, à contre-courant des évolutions de fond qui exigent de la diversité et non de l’uniformité.

 

En prenant cette position ne croyez-pas que je me défile ; ce n’est pas le cas, en effet je ne me vois pas cautionner une mécanique purement technicienne qui me semble contraire à ce que devraient être les fondamentaux d’une appellation d’origine.

 

Je reste donc candidat si je suis pris tel que je suis et non tel que vous voudriez que je sois.

 

J’attends avec impatience la réponse du duo de charme : Louis-Fabrice Latour&Claude Chevallier, les tauliers du BIVB.

 

Qu’ils reçoivent en attendant l’expression de mes salutations les plus bourguignonnes.

 

Jacques Berthomeau

 

 

 

 

Bonjour M.Berthomeau,

 

Un planning des futures formations à la dégustation a été établi. Il s’agit de formations proposées aux dégustateurs pour l’évaluation des vins lors des commissions d’examens organoleptiques dans le cadre de la production des vins d’AOC de Bourgogne (SAQ, SIQOCERT, UPECB).

 

Les formations se composent de 4 séances de 3 heures et demi. Il a été décidé de rapprocher les programmes de formation à la dégustation CAVB (pour dégustation SIQOCERT), Suivi Aval qualité du BIVB et l’UPECB (pour les Crémants) afin de créer un collège unique et de donner accès à tous les professionnels formés aux 3 types de dégustation ensuite. Cette formation fera l’objet d’une évaluation en dernière séance.

 

Pour ceux d’entre vous qui valideront cette formation, nous transmettrons votre dossier à SIQOCERT, au BIVB (service SAQ) et à l’UPECB (Crémant) qui vous convoqueront pour leurs dégustations.

 

Ces formations sont proposées :

 

- A tout nouveau dégustateur qui souhaite participer aux jurys de dégustation UPECB, SIQOCERT et SAQ.

 

Département de formation Dates/horaires Lieu de formation

 

COTE D’OR Groupe 2 Jeudi 7 avril 2016 :

 

8h30-12 et 13h30-17h CITVB, 6 rue du 16e chasseur

21200 BEAUNE

 

Vendredi 8 avril 2016 :

8h30-12 et 13h30-17h

 

Contact à la CAVB pour les inscriptions : Eva Navarro Diego e.navarro@cavb.fr

 

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

 

Cordialement,

 

Eva Navarro Diego

Technicienne - Oenologue CAVB-UPECB

132 route de Dijon 21200 Beaune.

Tel: 03.80.25.00.21 - Fax: 03.80.25.00.27

e.navarro@cavb.fr

www.cavb.fr

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:00
De ce jour, les fascistes désertèrent le bordel. Le fréquenter revenait à se proclamer antifasciste.

Si vous n'avez pas lu les 3 épisodes précédents c'est ICI

 

 

Alors, pour la première fois en soixante ans d’existence, le professeur Santino alla au bordel. Ce fut pour supplier Oriana de lui accorder un quart d’heure.

 

Il sut se montrer convaincant, mais pendant ce quart d’heure il ne consomma pas, se limitât à interroger la jeune femme.

 

Il apprit ainsi qu’Oriana, originaire de Bologne, avait travaillé comme ouvrière à dix-huit ans. On l’avait licenciée parce qu’elle était la fille d'un cheminot, qui lui aussi avait été licencié vingt ans plus tôt pour ses idées socialistes. Accusé de complot contre le fascisme, il avait été arrêté.

 

Le travail d’Oriana constituait la seule source de revenus de la famille, parce que sa mère, institutrice, avait perdu son poste quand elle avait refusé de prendre la carte du parti fasciste.

 

Pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses parents, Oriana avait été obligée de mener cette vie. Mais la police politique s’en était mêlée, craignant que dans l’exercice de sa profession Oriana ne répande les idées socialistes. Par conséquent, pas de contacts prolongés avec les clients, durée maximum un quart d’heure.

 

« La haine mortelle qu’elle voue aux fascistes se concentre chez elle en cet endroit, et les envoie au tapis, expliqua le professeur aux membres du club. J’en veux pour preuve que l’aviateur en est sorti indemne. »

 

De ce jour, les fascistes désertèrent le bordel. Le fréquenter revenait à se proclamer antifasciste.

 

La période écoulée, on ne put renouveler la quinzaine, impossible de voyager sous les bombardements et mitraillages alliés. La maison de tolérance fut fermée. Les filles se dispersèrent.

 

En reconnaissance pour ses mérites, Oriana fut embauchée chez maître Guarnaccia, avocat et vieux député socialistes qui lui aussi avait payé cher ses idées.

 

Quand, trois semaines plus tard, les Américains arrivèrent aux portes de la ville, le comité antifasciste qui les accueillit comptait parmi ses membres Oriana, en pleurs, un drapeau rouge au poing.

 

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 06:00
Depuis que les ricains sont fous des pâtes au vin rouge je bois l’eau des nouilles vu que c’est du Roblet-Monnot

Avoir bu l’eau des nouilles :

 

Être sans intérêt (en particulier de quelqu’un), complètement abruti. « Non, mais t’as bu l’eau des nouilles toi, toi ! » (« tu racontes n’importe quoi »

Dictionnaire du français qui se cause Pierre Merle.

 

Dédié à celui des derviches-tourneurs de la LPV qui estiment que je me tripote la nouille devant mon écran.

 

Ça vole pas très haut dans le cercle des grands vins, rien qu’un vulgaire vol au-dessus d’un nid de coucou.

 

Revenons aux vrais nouilles, la bonne pasta, ici les spaghetti. La nouvelle tendance aux États-Unis c’est de cuire ses spaghettis dans de l'eau bouillante... et du vin rouge.

 

Étrange me direz-vous ?

 

Peut-être mais à en croire les foodistas, qu’aime tant le Pr Tiron l'exilé, cette nouvelle recette qui affole les papilles sans pour autant vous dessécher le gosier

 

Les spaghetti au vin rouge, plutôt étrange comme recette, non, mais au final c’est délicieux, goûteux. À la cuisson, l'alcool s'évapore et les pâtes prennent alors un goût très doux ainsi qu'une couleur tirant vers le pourpre.

 

Côté choix du vin, c’est selon son goût, la novation est dans le volume du récipient de cuisson : d’ordinaire il est recommandé de cuire ses pâtes dans un grand récipient alors que pour cette recette au contraire il faut miser sur un récipient plus petit pour conserver au maximum la saveur du vin rouge.

 

Pâtes au vin rouge : la recette 

 

Ingrédients

 

- Des spaghetti (à votre convenance).

 

- 1 bouteille de vin rouge Pinot noir vieilles vignes domaine Roblet-Monnot

 

 

- 4 petites gousses d'ail.

 

 

- 1/2 cuillère à soupe de piment d'Espelette en poudre.

 

- Du persil.

 

- 1 poignée de noix hachées.

 

- Du parmesan en copeaux ou râpé.

 

Préparation

 

- Dans une casserole, versez les 3/4 d'une bouteille de vin rouge et un grand verre d'eau. Ajoutez du sel et portez à ébullition. Ajoutez les pâtes.

 

 

- Dans le même temps, faites revenir à la poêle dans l'huile d'olive, l'ail haché, le piment d’Espelette et une pincée de sel. Ajoutez-y un peu d'eau de cuisson des pâtes.

 

- Ajoutez ensuite les spaghetti dans la poêle et faites-les revenir jusqu'à ce qu'elles aient presque entièrement absorbé l'eau de cuisson.

 

 

- Ajoutez le persil, les noix, une pincée de sel et de poivre et saupoudrez de parmesan.

 

Pour ceux qui veulent de la viande j’ai mijoté une effilochée de bœuf à la bourguignonne pour accompagner les spaghetti Roblet-Monnot®

Depuis que les ricains sont fous des pâtes au vin rouge je bois l’eau des nouilles vu que c’est du Roblet-MonnotDepuis que les ricains sont fous des pâtes au vin rouge je bois l’eau des nouilles vu que c’est du Roblet-Monnot
Depuis que les ricains sont fous des pâtes au vin rouge je bois l’eau des nouilles vu que c’est du Roblet-MonnotDepuis que les ricains sont fous des pâtes au vin rouge je bois l’eau des nouilles vu que c’est du Roblet-Monnot
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