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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:00

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La meilleure défense c’est l’attaque !


Feu sur le quartier général !

 

Piqure de rappel link


Allez tous sur le site link pour bombarder avec tout ce qui vous tombera sous la main : vos députés, vos sénateurs, vos élus en général, les Ministres et le Premier d’entre eux, le Président de la République, le Président de la Commission Européenne,  les commissaires dont celui à l’agriculture, les parlementaires européens…


Faites suivre l’information à votre entourage, dans votre milieu de travail, au café, au  restaurant, à l’église, au temple, à la mosquée, à la synagogue, dans la rue,  où que vous soyez défendez l’héritage de Coluche.


TWITTEZ TOUS comme EVA pour les Restos du Cœur et leurs compagnons de misère : les banques alimentaires, la Croix Rouge et le Secours Populaire…

 

Faites chauffer Face de Bouc pour alerter vos amis


Arborez tous comme moi votre AirFood !

 

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Faites votre petite vidéo et inondez You Tube !


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Ne lâchez rien !


Le dernier mot à Coluche :


« Qu’est-ce qu’ils font du fric !

Ils le dépensent ! »


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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 00:09

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Certains vieux routiers de la dalle en pente répondront : « T’es qu’un petit con ou une petite conne ! » mais avouez que ce type de réponse ne va pas pisser loin et que l’extension du domaine du vin pâti largement d’absence de discours audible par une population qui voit dans le vin une boisson de vieux, même de vieux cons, avec ses codes, son langage incompréhensible et sa pédagogie de spécialistes. Attention, je ne verse pas dans le jeunisme, le genre « les pauvres petits choux il faut leur proposer une cellule de soutien psychologique » bien au contraire on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif mais, ayant conduit un âne dans les Cévennes sur le sentier Stevenson, je sais d’expérience que l’âne est un animal intelligent et que si on instaure avec lui un lien de compréhension le bénéfice sera commun. Comme diraient les pigeons, qui sont aussi des ramiers sur le Net, gagnant-gagnant.


Le pire c’est que ces petits loups et petites louves, pour la plupart, n’ont jamais trempé leurs lèvres dans notre nectar. Comme le vin est une boisson qui, de tout temps, ne s’abordait qu’au seuil de sa vie de jeune homme, la transmission familiale jouait un rôle déterminant. Elle perdure mais elle s’estompe de plus en plus du fait des nouveaux modes de vie et de la transformation radicale de la cellule familiale. On peut se complaire dans le regret du bon vieux temps où l’on teintait l’eau de vin, tempêter contre les hygiénistes, vouloir pendre Evin avec sa loi, s’en prendre aux alcools forts, mais pour autant ce n’est pas avec ça que l’on fera changer l’a priori négatif de certains jeunes face au vin. Alors, que faire ? Les endoctriner ? Les séduire ? Les éduquer ? Par tempérament et par expérience je n’ai pas une âme de prosélyte et je ne supporte pas les communautaristes du vin qui prêchent pour leur seule paroisse en jetant des excommunications sur ceux qui ne pensent pas comme eux. Quant à la séduction pure et simple elle se heurte au mur des moyens que déploient les boissons concurrentes : non alcoolisées ou très alcoolisées (les gens du vin n’ont pas de ronds pour faire de la publicité de masse). Il ne nous reste plus que l’éducation et là c’est coton.


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La question du comment éduquer, de la méthode, de la pédagogie peuvent trouver assez facilement des réponses si tous nos grands experts du vin, qui écrivent des livres, veulent bien se mettre à la portée de quelqu’un qui n’a aucune idée sur ce que c’est que le vin ou qui n’a que des a priori sur lui. Pour avoir au début de ma carrière enseigné à tous les échelons : de la 6iem jusqu’à des classes de BTS puis en 3iem cycle à la Fac, pour intéresser les jeunes à un sujet dont ils se tamponnent la coquillette il n’y  a qu’une seule méthode ne pas leur asséner des vérités première mais les amener par des chemins détournés à s’intéresser à un monde qui n’est pas le leur. C’est un peu la méthode que j’expérimente sur cet espace de liberté en racontant des histoires, en abordant des sujets qui ne sont pas exclusivement centrés sur le vin. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Le plus difficile c’est où ? En quel lieu, en qu’elle circonstance, faire que ces rétifs puissent être mis en situation d’écoute ? Toutes nos manifestations, nos évènements s’adressent, et c’est bien normal, à ceux qui aiment le vin. De plus nous n’aimons rien tant que d’être entre nous pour nous congratuler, nous plaindre aussi de l’ostracisme dans lequel soi-disant on nous tient.


Pour faire en ce moment l’expérience avec une classe du lycée professionnel Jean Lurçat près des Gobelins qui aborde sous une forme ouverte un sujet difficile : les jeunes et l’alcool par le biais d’un film dont ils sont les acteurs sous la houlette d’une réalisatrice, je puis vous dire que c’est par la vigne qu’on peut les prendre par le bon bout si je puis m’exprimer ainsi. Pour leur faire découvrir la vigne je les ai amenés à Issy-les-Moulineaux, un après-midi, découvrir la vigne du chemin des vignes chère à Yves Legrand. Ce fut passionnant. Les questions qu’ils nous ont posées nous ont parfois désarçonnés mais leur attention, au départ un peu molle, fut captée. Leur première découverte fut que derrière les ceps de vigne il y avait des hommes et du travail, ça peut paraître évident pour nous mais pour eux qui ont la tête pleine d’images de pub ce fut une révélation. Le résultat c’est qu’ils ont décidé d’aller à la rencontre d’une vigneronne en Bourgogne pour la vendange. L’un d’eux voulait faire la vendange mais avec tous les règlements qui… ce ne fut pas possible. Tout ceci est filmé nous verrons le résultat lorsque le film sera terminé.


Bon, je suis comme le petit Larousse « je sème à tout vent » mais j’avions point d’argent et je me dis que nos beaux comités nourris de CVO pourraient, sans beaucoup piocher dans leurs finances, soutenir des initiatives de ce type. Comme je suis mauvaise langue j’affirme qu’un voyage de jeunes pousses dans les vignes serait un bien meilleur investissement d’avenir qu’un voyage de presse. Bref, sortir des sentiers battus, ouvrir les portes et fenêtres, écouter et répondre à  des questions qui nous paraissent étranges, aller les chercher sans leur prendre la tête avec nos trucs compliqués, dire les choses simplement. Moi je suis partant pour faire le Gentil Accompagnateur dans l’autocar… surtout si ce sont des jeunes filles qui n’aiment pas le vin que l'on trimballe dans les vignes.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 14:00

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Mon professeur d’histoire à l’école d’agriculture de la Mothe-Achard, le frère Bécot, royaliste et homme du vin, avait en sainte horreur ceux qu’ils qualifiaient de « sanguinaires révolutionnaires » : plus particulièrement : Mirabeau, Danton et Marat. À Paris, le premier donne son nom à un pont rendu célèbre par Apollinaire

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

            Et nos amours

       Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine

 

Le second à une rue du côté de la Place Saint-André-des-Arts, mais le dernier que nenni il faut sauter le périphérique et se plonger, dans ce qui reste de la banlieue rouge, à Ivry-sur-Seine, pour tomber dès qu’on émerge du métro d’Ivry sur la rue Marat.


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Pas étonnant que nos chères têtes blondes ignorent qui était Jean-Paul Marat, médecin, physicien, journaliste député montagnard à la Convention à l’époque de la Révolution assassiné dans sa baignoire par  Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont, issue de la noblesse de Caen et descendante en droite ligne de Pierre Corneille. Atteint d’une grave maladie de peau d’origine herpétique, il n’apparaît plus en public et il prend continuellement des bains curatifs au soufre dans sa baignoire sabot en cuivre, ainsi qu'à envelopper sa tête d'un mouchoir trempé de vinaigre pour soulager ses migraines. C’est de cette baignoire équipée d'une écritoire qu’il envoie régulièrement des lettres à la Convention et où il terminera sa vie transpercé par la lame du couteau de Charlotte Corday.


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Samedi, que d’eau, que d’eau, et sans mauvais jeu de mots : la rue Marat menant à la Cave de Paco prenait des allures de baignoire mais, comme de bien entendu, elle ne sentait pas le soufre. Équipé de mon ciré chic que seul l’œil connaisseur d’Isabelle Perraud sut apprécier à juste valeur sur Face de Bouc alors que le camarade Armand Borlant ironisait sur l’incompatibilité de sa couleur jaune avec les convictions supposées du taulier. Que n’avait-il vu le bel appariement de l’écharpe verte et du ciré jaune, couleurs emblématiques d’un FC Nantes pataugeant maintenant dans la Loire-Inférieure. Donc, tel un poussin mouillé votre serviteur canotait dans les eaux troubles de la rue Marat pour gagner les rives de la Cave de Paco où il fut accueilli par le sémillant Fabrice Le Glatin à qui, comme chacun le sait, on octroie vin sur vin surtout lorsqu’il s’agit de se retrouver entourer de drôles de vigneronnes.


Contrairement à lui votre Taulier ne se laissait pas tourner la tête par cette agréable assemblée il entrait dans le vif du sujet en cadrant et les vins et les vigneronnes. C’est le fruit de ce labeur acharné que je vous livre aujourd’hui sans commentaire car le choc des photos suffit, le poids des mots viendra dans les jours prochains au fil des chroniques. La seule confidence que je puis vous faire c’est que je ne fus point déçu du voyage, le plateau était de qualité et j’ai emmagasiné dans ma petite musette plein de bonnes idées pour chroniquer. Au cours de cette matinée, où le rouge était majoritaire, hormis l’arrivée tardive de notre Sonia la néo-vinificatrice, j’ai pu aussi voir beaucoup de clients défiler car il faut le souligner, avant d’être bu et pissé, le vin doit être acheté : nos charmantes vigneronnes, hormis l’intense plaisir de me voir en chair et en os, aiment beaucoup voir leurs vins prendre le chemin de gosiers en pente raide.


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Donc le rouge était mis à Ivry chez Paco, normal c’était déjà indiqué sur le chemin du Taulier lorsqu’il changea de ligne Porte d’Italie. Comme vous pourrez le constater ci-dessus Mélanchon ne recule devant rien pour séduire, ça me rappelle le temps où il était pacsé au PS avec Julien Dray. Moi je serais le petit Laurent je me méfierais. Donc ouverture en rouge majeur.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 00:03

Je voulais titrer « Salauds de Pauvres ! » puisque sous le « ils* » de mon titre se cachent 7 pays européens : l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas, la République Tchèque, la Suède et le Royaume-Uni qui ne comprennent pas l’intérêt d’une aide alimentaire européenne. En clair : que chaque pays se démerde avec ses pauvres !


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Le programme historique d’aide alimentaire européen (PEAD) adopté en 1987 c’est l’héritage de l’action de Coluche. Avec seulement 1 € par Européen celui-ci permet depuis 25 ans d’assurer les besoins vitaux de plus de 18 millions de personnes en grande difficulté.

   

Ces 500 millions d’euros par an étaient issus de la PAC dont le budget total est de 60 milliards d’euros. Concrètement les crédits du PEAD étaient destinés à la transformation, à l’acheminement et à la distribution de produits issus des stocks des surplus communautaires (poudre de lait, sucre, beurre, blé, etc.). Les Etats membres pouvaient utiliser ou non ces denrées selon leur choix. En France, les stocks d’intervention mis à disposition sont troqués contre des denrées alimentaires grâce à des appels d’offres réalisés par FranceAgrimer.  


Pour les * Banques Alimentaires, la Croix Rouge Française, les Restos du Cœur et le Secours Populaire cette aide représente de 23 à 50% des denrées alimentaires distribuées, soit 130 millions de repas.


La quasi-disparition des stocks d’intervention issus de la PAC a entraîné une remise en cause du PEAD en 2011 par la minorité de blocage des pays cités ci-dessus qui considéraient que cette aide ne relevait plus de l’UE mais des Etats membres.


Le 14 novembre 2011, un accord franco-allemand a donné un sursis de 2 ans au PEAD mais en excluant la possibilité de sa prolongation dans le cadre de la PAC. La seule solution c’est que cette aide renaisse dans un nouveau programme.


Il y a donc état d’urgence sur  2 niveaux :


-         Le principe d’une nouveau programme : Avant décembre 2012 il faut que ce nouveau programme soit avalisé par les chefs d’Etat et de gouvernement à l’occasion de la finalisation du budget européen pour les 7 ans à venir.


-         Le montant des crédits affectés à ce nouveau programme : le montant envisagé de 2,5 milliards d’euros sur 7 ans est bien en-dessous des 3,5 milliards d’euros qui permettraient de maintenir l’aide à son niveau actuel et loin des 4,5 milliards d’euros recensés dans les pays participants.


Que faire ?


Comment agir ?


Aller sur le site www.theairfoodproject.com qui vous expliquera tout.


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J’en appelle :


-         à mes amis vigneronnes et vignerons dont je connais le grand cœur, le sens du partage et l’esprit de solidarité.


-         à mes collègues blogueurs : « nous qui passons notre temps à parler de bonne chère et de bons vins, levons un instant le nez de nos belles assiettes et de nos beaux verres pour soutenir l’action des 4 grandes associations françaises d’aide alimentaire aux personnes les plus démunies.


- à vous tous lecteurs de toute nationalité, amateurs, buveurs, flaneurs, gens d'en bas et gens d'en haut, rats des villes et rats des champs, au féminin comme au masculin...


-         à Stéphane Le Foll Ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire pour qu’il se souvienne  que les Restos du Cœur de Coluche font partie de l’ADN de son Ministère depuis le jour où Coluche est venu présenter à Henri Nallet son projet. À cette époque nous nous sommes mobilisés, nous avons retroussé nos manches pour un projet qui ne faisait pas l’unanimité. J’en étais et je ne comprendrais pas que cet héritage soit dilapidé. Puisque notre nouveau Ministre à l’oreille de notre nouveau Président je lui demande d’être notre porte-parole actif et efficace.


Voilà, il est 23 heures, je suis rentré sur mon vieux vélo hollandais de la présentation de l’action, quai de Jemmapes, par les bénévoles des 4 associations et d'Havas et je me fais le porte-parole de Véronique Colucci qui était présente ce soir pour que nous nous bougions le cul. Je le lui ai promis. Ne me faites pas mentir.


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D’avance je vous remercie.

 

Mobilisons-nous !

 

Moi je le suis…

 

à bientôt sur mes lignes.

 

Votre Taulier très remonté

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 14:00

 

 

Comme je suis un vieil adepte de la Beurk attitude : je le prouve ICI link dans une chronique de février 2010 et, comme de surcroît, j’ai vu Jack LANG porter la Semaine du Goût sur les fonds baptismaux, je ne puis que souscrire à l’initiative des petits loups et louves de www.VoyagerMoinsCher.com qui, contrairement aux sinistres habituels qui m’inondent de communiqués ineptes, m’ont transmis un MENU fort alléchant, goûteux à souhait et que je me fais un plaisir  de vous faire suivre.

 

Comment résister à un vin de souris chers amis.

 

Bon appétit !

 

Buvez sec !


Les voyages forment la jeunesse  www.VoyagerMoinsCher.com

 

Tout ceci vous est transmis rien que pour le plaisir d’en rire et non pour de grasses royalties vu que votre Taulier ne se déplace qu’à vélo et que sur ses lignes le bien-vivre n’a pas de prix.

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 00:09

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Afin de prévenir les interprétations fantaisistes imprimées chaque année à la même époque dans les gazettes, couper court aux propos insidieux de personnes mal intentionnées qui circulent sur la Toile, après en avoir délibéré au sein des instances supérieures de notre comité, nous avons voté à l’unanimité le communiqué suivant.


Certes :


L’hiver fut glaciaire et venteux.


Le printemps fut exécrable et pluvieux.


L’été fut pourri et brumeux.


L’automne fut absolument calamiteux.

 

Rien ne nous a été épargné sauf les sauterelles et les criquets. Même le président a changé et nous avons de nouveaux députés.

 

Nous n'avons su à quel saint nous vouer.


Et pourtant le millésime 2012 est prometteur, le dernier mois de maturité s’est déroulé sous les meilleurs hospices* avec un bel état sanitaire venu du diable vauvert, la qualité était au rendez-vous. La vendange concentrée et saine a donné lieu à une récolte de qualité et équilibrée, avec un bon potentiel aromatique pour tous les cépages.


Encore une fois, on peut parler de millésime remarquable en notre terroir d’exception, lié essentiellement aux savoir-faire de nos vignerons et plus particulièrement à leur grande adaptabilité et réactivité face aux conditions du millésime.


Ceci écrit, la grande innovation impulsée par notre Comité, sur les suggestions éclairées de notre service de communication, est de vous informer que grâce au brio de nos œnologues-conseil, de la clairvoyance de nos techniciens de surface, du travail acharné des services de la Chambre départementale d’agriculture et de ceux de la chambre régionale bien sûr, des lumières du directeur de l’ODG, des fulgurances des certificateurs en tout genre, de la vaillance des rédacteurs de cahiers des charges, du dur labeur des contrôleurs chargé de contrôler les contrôleurs, nous sommes en mesure de lire dans le marc de raisin.


Ainsi nous sommes en mesure de vous annoncer en exclusivité que le millésime 2013 s’annonce encore sous de meilleurs hospices que le 2012.


Pour les détails du futur communiqué nos services y travaillent d’arrache-pied  hésitant entre « Des vins friands d'une grande finesse et dotés d'une belle complexité aromatique » et « Des vins gourmands d’une belle finesse et dotés d’une grande complexité aromatique » sans avoir encore tranché. Ce que nous pouvons vous assurer, car nous avons pris une assurance auprès de Groupama, c’est que « Les tanins seront fins et parfaitement intégrés, ce qui apportera structure et longueur en bouche. » Quoi qu’il arrive ne vous prenez pas la tête car la qualité, elle, sera bien au rendez-vous ! Tout est sous contrôle nous tenons la barre de l’interprofession d’une main ferme et nos regards sont scotchés sur l’avenir.


Pour les volumes nous mettons des cierges dans tous les lieux prévus à cet effet car les petits volumes du millésime 2012 vont assécher nos précieuses CVO : « que Dieu protège nos CVO » sera le slogan de notre prochaine campagne d’affichage dans le métro. Nous avons confié notre campagne de promotion à Jacques Séguéla qui a récemment déclaré «Maintenant, ce qu'il me reste, c'est Dieu. J'aimerais faire la campagne de Dieu. Une grande campagne sur la croyance ! Directeur de la création, c'est le titre que l'on partage avec Dieu...»

 

La plupart des éléments de langage utilisés par le taulier ci-dessous ne sont que des copié-collé tirés des communiqués expédiés à jet continu par les comités interprofessionnels. Qu'ils en soient remercié sinon comment pourrais-je chroniquer tous les jours.

 

* hospices : j'ai joué et j'ai perdu c'est la faute à François donc auspices pour les bourguignons


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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 07:00

  Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.

L’automne nous est tombé dessus bien humide, bien grise, bien gluante, sale temps pour les terrasses qui ne sont plus peuplées que par les fumeurs amassés en paquets sous les corolles qui crament du gaz. Cette césure brutale me déprime, je chute dans une forme profonde de cocooning dont je ne sors qu’à l’apparition d’une bouffée de soleil. Alors je saute sur mon vélo pour vaquer à mes occupations extérieures. Jasmine s’est fait embaucher au cabinet d’Aurélie Fillipetti pour s’occuper de je ne sais quoi ce qui a pour conséquence heureuse de faire de moi un homme au foyer. Ça me permet de cultiver mes belles amies en me promenant avec les enfants qui adorent ces errances ponctuées d’arrêt pâtisserie avec soda. Pour alléger ma tâche, sic, Jasmine a recruté un jeune type au pair, François-Xavier, qui est inscrit à Assas, grand et beau gosse, un peu emprunté mais belles tablettes de chocolat, tout ça via Facebook. Bien sûr j’ai ironisé sur son choix, émettant des doutes sur les capacités pouponnière du futur notaire, et en retour j’ai reçu une volée de bois vert « sans doute aurais-tu préféré une grande pouffe blonde que tu aurais sauté dans la cuisine pendant la sieste des enfants… » Pour clore l’incident je lui avais retourné le compliment en la prenant illico sur la table de la cuisine, lui reprocher ensuite d’avoir inondé l’appartement de « baise-moi comme une salope » alors que les enfants dormaient encore à poings fermés et que François-Xavier s’était pointé à la fin de nos ébats pour aller conduire Mathias à l’école.


Entre deux bouillards, donc pendant une belle éclaircie, je suis allé à la Grande Epicerie du Bon marché acheter des trucs qu’on trouve difficilement ailleurs puis je suis monté à la Grande Librairie, où y’a des canapés pour lire et des vieux dessus, pour jeter un œil sur les dernières parutions de la rentrée dite littéraire. Profusion. Le plus drôle, en arrivant dans ce lieu feutré, fut l’avoinée que passait un pépère en Nike à sa mémère éteinte, lui reprochant à haute et intelligible voix de le faire chier. Comment peuvent-ils survivre ensemble ? Souvenir du film de Granier-Deferre, le Chat, tiré d’un bouquin de Simenon, avec Simone Signoret et Jean Gabin. Haine recuite, envie de meurtre rentrée… je les ai laissé à leur déambulation même si j’ai capté dans les yeux de la vieille comme un appel à l’aide. Aujourd’hui je ne me sens pas le courage de clouer le bec à ce goujat. Sur les présentoirs rien de très bandant alors je farfouille pour tomber en arrêt sur Charles qui affiche la tête de notre Président Normal avec un titre alléchant : les Ouvriers de la Politique. Je feuillette. Intéressant ! Je consulte l’OURS pour savoir à qui j’ai à faire. C’est le tout Paris boboïsant sous la houlette de l’inusable Arnaud Viviant flanqué de Bégaudeau, de Beigbeder et de toute une flopée de gus et de nénettes connus du côté de Saint-Germain-des-Prés. Mais, tel un épagneul breton émoustillé, un nom retient mon attention : celui de Bénédicte Martin, mon ancienne voisine dont j’ai vu souvent les petites culottes dans les nuits parisiennes. Son talent littéraire se résume à  trois bouquins, dont Warm Up, où elle montrait justement sa petite culotte en couverture. Bref, j’achète et je file me jeter une mousse, un Pilsen Urquell, sur la terrasse intérieur du Sélect où le troisième âge parisien stationne.

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Je sors mon Charles. Tout en bas je lis : Quand Nicolas Sarkozy s’en prend à une journaliste. Par l’odeur du fumet alléché j’ouvre. C’est signé Ariane Chemin que j’aime bien car elle connaît la Corse profonde. Je plonge dans l’entretien qu’elle a eu avec Anne Laffeter. La scène se passe en 2009, Ariane Chemin bosse à l’Obs. et enquête sur l’attribution des Légions d’Honneur par l’Elysée. Elle a donc rendez-vous avec un conseiller du cabinet de talonnettes, qui s’avérera être Catherine Pégard, l’ex du Point tombé là par la grâce d’une autre ex Cécilia. Ariane Chemin patiente donc dans un petit salon le petit Nicolas se pointe avec son téléphone. Je passe sur les détails intimes mais il y a un détail d’importance : Judith Pérignon et Ariane Chemin ont commis chez Fayard « La nuit du Fouquet’s » en 2007 ce qui bien sûr n’a pas eu l’heur de plaire à l’agité des épaules. Fillon se pointe, premier scud « Méfie-toi de cette journaliste. » Le cocker la queue entre les jambes mais ne moufte pas. Le roquet aboie : avec qui a-t-elle rendez-vous ? Chemin refuse de répondre. Le paltoquet rétorque « Ça me regarde, on est à l’Elysée. » et embarque Fillon par le bras en lâchant « Je n’aime pas le journalisme que pratique cette fille » Alors Chemin prends le mors aux dents, se lève, les suis, se plante en haut de l’escalier, et les mains sur les hanches comme une poissonnière lance « C’est incroyable la façon dont vous parler aux gens, vous êtes très impoli, j’ai le droit d’avoir rendez-vous ici, ce n’est pas chez vous. » Ambiance, imaginez la tronches des huissiers, celle du collaborateur qui brigue maintenant la tête de l’UMP. La suite vaut son pesant de vaudeville, c’est du style café du commerce le président citant le nom de l’ex-mari d’Ariane Chemin, « Et maintenant vous êtes avec qui ? » C’est violent, c’est physique, c’est le sale gamin qui veut toujours avoir le dernier mot.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 00:09

Ce dimanche mes chroniques link ont pour dénominateur commun Bénédicte Martin qui connut son temps de gloire en 2003. Sous le titre LA VIE SENSUELLE DE BÉNÉDICTE M Audrey Diwan, écrivait le samedi 01 Novembre 2003 dans Tecknikart : « Petite nana à croquer, écrivaine douée et phénomène médiatique surhypé : voici la véritable histoire de Bénédicte Martin, auteur d’un recueil de nouvelles érotiques intitulé « Warm Up » qui risque de faire tomber beaucoup de feuilles cet automne. Ou comment devenir un bon coup éditorial en cinq leçons.


« Elle fait du porno espiègle… » À en croire Frédéric Beigbeder, éditeur chez Flammarion, sa dernière recrue est l’instigatrice d’une nouvelle forme de féminisme. Nicolas Rey la compare déjà à Henry Miller. Et Tecknikart consacre trois pages de ce numéro automnal à cette anti-Catherine Millet. La rumeur a bien fait son travail. Warm Up, premier livre de Bénédicte Martin, n’est pas encore sorti que le tout-Saint-Germain-des-Prés est déjà sur le qui-vive. Dans son recueil, chaque nouvelle, courte, percutante, bandante, ressemble à un court-métrage classé X, la poésie en plus. »


Eric Dahan, chroniqueur de la nuit à Libération, remarqua cette étrange nymphette à une soirée hip hop au bowling de l’Etoile : « Le lendemain, je l’ai appelée et lui ai demandé de poser nue pour moi. Ça nous a pris dix minutes, elle était très naturelle.» En prime, elle lui montre ses premiers jets d’auteur. « J’ai été frappé par une certaine maîtrise du récit. Je lui ai dit : « Tu n’as peut-être pas grand-chose à dire mais tu le dis très bien » La photo de Bénédicte en tenue d’Eve illustre la chronique Nuit blanche de Dahan. La petite a pris goût aux flashs qui le lui rendent bien. « J’aime son romantisme caché et son libertinage de surface, continue Dahan. Chez une fille, c’est très excitant. J’ai envie de la faire tourner dans un film érotique dès que j’aurai le temps. Elle est partante. »



De l’eau a coulé sous les ponts de la Seine depuis mais dans le Point, que n’aime pas tante Aline j’ai retrouvé ce texte de Patrick Besson, qui pendant la dernière campagne électorale empruntait la plume d'un écrivain, célèbre ou inconnu, pour nous la raconter.


Ma nuit sans défense avec Jean Sarkozy, par Bénédicte Martin



« Rouge ma bouche sur sa peau blanche. Je l'entends qui jouit, loin de ma nuque.


Derrière la baie vitrée, Tokyo ne dit rien. La ville ne nous regarde pas. Demain, dans l'avion de Singapore Airlines, il relira ses cours de droit.


Je croyais, quand il m'a proposé d'aller avec lui à ce sommet mondial contre les États voyous au Sri Lanka, qu'il avait fini ses études.


Je redresse mes épaules nues. J'aime son regard sur mes cheveux en bataille rangée. Le saké nous attend sur la table de nuit.


On est passés par Tokyo. Ça l'amusait et ça m'amusait qu'il s'amuse. Je marche dans la suite. Il dit que j'ai huit tatouages. Je rectifie : neuf.


Il ne sait même pas compter les tatouages. Il faut dire que ce n'est pas facile, car les filles nues bougent. Sur mon bras, il y a le nom de ma fille. Sur ma fesse, celui de mon chien. Sur la fesse droite. Sur la gauche, il n'y a rien. J'en ai parlé au tatoueur.


- Peut-être, Aurore, faut-il garder une surface libre sur ton corps.


- Libre de quoi ?


J'aime le soleil qui se lève dans ses cheveux sur l'oreiller humide de larmes et de salive.


Il décroche le téléphone. Je lui demande ce qu'il fait. Il me dit qu'il décroche le téléphone. Il a envie d'un petit déjeuner. Comment peut-on avoir envie d'un petit déjeuner ? On peut avoir envie de mourir ou de baiser. Mais un petit déjeuner ?


Je m'appelle Aurore, mais on aurait dû m'appeler Crépuscule. Aucune fille ne s'appelle Crépuscule. Pourtant, beaucoup de filles s'appellent Aurore. Dont moi.


Je promène ma nudité pensive autour du lit. Jean me tend les bras. Je fais celle qui ne comprend pas et ce n'est pas difficile, car je ne comprends pas. Ce que je fais là, où va le monde. Je prends quand même le sexe de Jean dans ma main. C'est rassurant, au moins pour ma main. Pour le reste, je ne sais pas.


L'objet tendre dans son enveloppe de satin : la peau de l'homme que je désire. Au début, sa beauté de fille me gênait. J'étais obligée, pour jouir, d'imaginer qu'il était une fille. Puis j'ai reçu l'homme dans ma personne, l'homme souple et sucré. Je l'ai admis comme une évidence verticale.


Nous ne nous arrêtons pas de faire l'amour quand le serveur japonais apporte le petit déjeuner de Jean. Voyant mon public multiplié par deux, j'en profite pour crier de plaisir. »


 


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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:00

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Poser une telle question peut vous paraître incongru car pour vous la réponse à cette hypothèse relève de l’évidence : c’est inimaginable et impossible que le produit emblématique de la fermentation du raisin puisse être rayé de la surface de notre planète. Même les hygiénistes les plus optimistes, les prohibitionnistes les plus radicaux n’ont jamais posé le problème en termes d’éradication de l’une des sources de ce qu’ils diabolisent : l’ivresse en liant celle-ci avec l’addiction précipitant des millions de gens dans l’alcoolisme. Le vin, en dépit de son statut quasi-divin de boisson fermentée n’est tout d’abord pas la seule boisson fermentée, en effet comme l’écrit Gabriel Bender « des steppes asiatiques aux grandes forêts vierges, toutes les cultures ou presque ont fini par maîtriser le processus de la fermentation, ou de la distillation, son corollaire. Les boissons fermentées n’ont pas cessé pour autant d’inquiéter, tant les transformations sur la matière et l’esprit sont radicales. Parce que le raisin broyé, les grains de blé ou  de riz moulus se mettent à revivre, à gonfler, à chauffer. Quelle drôle d’histoire ! » . Cependant, le raisin de cuve a sur la planète un statut quasi-hégémonique (celui de bouche et les raisins secs restent marginaux) alors que les grains d’orge, de riz, de maïs ou d’autres fruits et même le lait sont des sources majoritairement alimentaire.


Ma supposition ne relève pas de la science-fiction – et pourtant il y aurait matière à roman – mais se veut une réponse radicale à celles et ceux qui nous chargent indument de la responsabilité d’un des maux de notre société en diabolisant un produit qui, pour beaucoup de nous, est un bienfait terrestre, fabriqué par l’homme, qui fait partie de la vie depuis de nombreux siècles. Certes, comme l’écrit Bender, « les boissons fermentées tourmentent le corps social et inquiètent l’autorité, tout comme elles font se tordre de plaisir ou de douleur le corps du buveur » Cette relation de nature conflictuelle, très mal assumée dans nos sociétés qui se veulent aseptisée, propre sur elles, alors qu’elles recèlent des misères extrêmes, faute de pouvoir lutter contre les causes, se contentent d’instrumentaliser le flacon. En France, l’un  des grands pays du vin, celui-ci est une cible commode, un symbole ancien facilement identifiable pour les campagnes de toutes natures : routière tout particulièrement, un bouc émissaire facile qui évite de traiter la source du mal-être des buveurs excessifs ou des jeunes en mal de shoots qui ingurgitent à la vitesse du TGV des mélanges où le vin est aux abonnés absents.


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La bonne question est la suivante : « Quel serait le prix à payer pour vivre dans une société sans vin ? »


La réponse a été donnée depuis  longtemps par un sage expert, Charles Baudelaire, « Si le vin disparaissait de la production humaine, je crois qu’il se ferait dans la santé et l’intellect de la planète un vide, une absence, une défectuosité beaucoup plus affreuse que tous les excès et les déviations dont on rend le vin responsable »


Voilà je me suis permis en ce samedi de vous livrer une démonstration par l’absurde de l’inanité du combat mené par nos ayatollahs « alcoologues » qui, avec une constance révélatrice de leur impuissance, diabolisent la boisson, le vin tout particulièrement, alors que sa disparition pure et simple n’aurait aucun effet significatif sur la difficulté de vivre des hommes. Nous n’avons pas besoin de mécaniciens des corps mais de médecins de l’âme et de panseurs de cœur…  

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 00:09

Primo une nana qui se prénomme Marie-Ange ça a pour moi le petit côté léger des Gazelles, troupe de danseuses de la Mothe-Achard en Vendée où les Solange et les Marie-Ange étaient légion, qui me fait rêver à mes jeunes années.


Secundo une gonzesse qui ose écrire dans l’ambiance très politiquement correcte actuelle « si vous voulez faire chier un maximum  d’innocents, jetez-vous sous une rame de métro à une heure de pointe »  ça force le respect du vieux cycliste parisien que je suis qui, les jours de pluie, obligé de plonger sous terre, à toujours du mal à supporter l’annonce des fameux accidents de personne à la station Odéon.


Tercio j’ai un a priori très favorable pour une madame qui a tiré le portrait de ce cher Pierre Desproges et qui a écrit une biographie de William Sheller.

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Pas sûr pour autant que j’accompagnerais la Marie-Ange avec sa copine « qui fait critique gastronomique » dans le dernier « resto qui se la pète » (page 182) pour fouler « des moquettes de dix centimètres d’épaisseur » et se retrouver « au centre du désert de Gobi, en moins peuplé » Non pas parce que le lieu soit à chier « du gris, du jaune poussin, du design post Feng Shui, une délicate senteur de savonnette à la rose, une musique genre « veuillez patienter quelques instants tous nos conseillers sont en ligne » et qu’il n’y ai âme qui vive dans le binz ou parce que Marie-Ange et sa chroniqueuse ont  « déjà testé trois pinards » et attaquent le quatrième (même si ça m’énerve les gens qui parlent de pinard). Non, tout simplement, parce que je ne suis pas sûr qu’elles aient payé l’addition. Peut-être que je me trompe et je suis prêt à faire acte de contrition.


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Pas sûr non plus que j’aille dîner chez elle, encore faudrait-il qu’elle m’invitât, car vu que « cuisinez sans souci, qu’ils disent » (page 114) lui semble  plus inabordable que la Somme de Thomas d’Aquin, et qu’elle met « vingt seconde pour cramer un steak »  et que lorsqu’elle s’attaque au mijotage elle obtient un « résultat désagréable : les aliments nageaient à la surface du mouillement comme des noyés dans le sas d’une écluse ambiance Maigret. » Faut pas pousser le bouchon trop car ça a tout à fait la même gueule que les mecs qui affirment ne pas savoir faire cuire un œuf.


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Ceci écrit la Marie-Ange avec son « Ça M’énerve » chez LEPASSAGE www.lepassage-editions.fr 17€ fait tout de même, à la manière d’une parisienne non-révisée, œuvre de salubrité publique en traitant des nuisances de tous les jours « les irritations, les furoncles, les gâchis d’humeur, les casse-couilles en tout genre, les hotlines, la feuille de laitue décorative piégée dans la sauce (Gastronomie page 48)… Et puis, comme la Marie-Ange dit MERCI, page 186, «  à Gégé, qui m’a vendu le petit vin sympa avec l’étiquette rigolote. » le secrétaire-perpétuel autoproclamé de l’Amicale du Bien-Vivre dites des Bons Vivants ne peut que vous proposer de lire en amuse-bouche sa chronique « Mon caviste préféré me conseille » et je la dédie à Paco d’Ivry qui ce samedi accueille plein de vigneronnes.


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-         Bonjour Gégé, je voudrais un petit vin sympa.

-         Quelle couleur ?

-         Rouge.

-         Pour aller avec quoi ?

-         Je ne sais pas, je suis invitée… Des nouilles, je crois.

Il a une étiquette rigolote, celui-là. Il est sympa ?

-         Trop charnu pour les nouilles.

-         Ey l’autre, là ?

-         Il est gourmand sur le  fruit mais il a un nez un peu  réduit.

-         C’est grave ?

-         Le nez réduit, ça sent le cul, faut l’aérer. Celui-ci a l’acidité volatile, et l’autre plutôt le nez lactique, qu’est-ce que tu préfères ?

-          ???

-         Sinon, y a celui-là, il est tendu comme un string.

-         Heu…  Ça m’inspire pas trop…

-         Prends l’autre, alors. Tellement c’est minéral, on a l’impression de sucer de la caillasse.

-         Et un vin qui sent le vin, tu as ?

-         Ah oui, le petit nouveau, là. Ç a gazouille et y a de la mâche.

-         De la salade ?

-         Non, de la structure.

-         E dans le genre léger qui fait pas mal demain ?

-         Celui-là ! Il est d’une incroyable buvabilité !

-         Bon, ben je vais prendre celui avec l’étiquette rigolote.

 

P.S. Hormis les mots de la catégorie nouilles, sympa, rouge, etc., tous les termes employés ici sont empruntés au vocabulaire en vigueur dans le métier, sinon c’est pas drôle.

 

Reçu le lendemain de l'écriture d e ma chronique et  ça m'énerve

 

Bonjour Madame,

Je me permet de vous contacter puisque je travaille actuellement au développement du rayonnement de mon site internet de conseils et de tutoriels pour la maison. Dans ce cadre, je développe des partenariats rémunérés avec des sites comme le vôtre, puisqu'ils sont en adéquation avec la démarche qualité que je souhaite mettre en place.


Le partenariat rémunéré que je vous propose pourra se présenter de la forme suivante :

Un partenariat d’une durée significative (au moins 6 mois voire un an) se caractérisant par la mise en place d’un petit texte de quelques mots présent sur votre page d’accueil avec un lien renvoyant vers mon site.

Je reste à votre disposition si vous avez de plus amples questions.
En attendant une réponse de votre part, je vous remercie par avance de votre considération.

Bien cordialement,

 

Elodie

 

Elodie Perrin elodie.darieusec@gmail.com

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