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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 00:09

Comme me le soulignait à juste raison Jean-René le lecteur qui m’a fait parvenir ce texte de Lucien Rebatet tiré des Décombres « Ce n'est pas votre lecture favorite,  j'imagine  :-)

 

Et l'alcoolisme – même qualifié de mondain –  n'est pas . . . votre tasse de thé,  si j'ose dire ! »

 

Pour ceux d'entre vous qui ne savent pas Lucien Rebatet fut un journaliste collaborateur forcené, critique à « Je suis Partout» Voici un échantillon de ses écrits ignominieux « Je ne verrais aucun inconvénient, pour ma part, à ce qu’un grand virtuose musical du ghetto fût autorisé à venir jouer parmi les Aryens pour leur divertissement, comme les esclaves exotiques dans la vieille Rome. » Mais attention : « Si ce devait être le prétexte d’un empiètement, si minime fût-il, de cette abominable espèce sur nous, je fracasserais moi-même le premier des disques de Chopin et de Mozart par les merveilleux Horowitz et Menuhin. »

28116425.jpgDurant mes années de FAC je me suis coltiné les Décombres et, après avoir vu « Le Chagrin et la Pitié »  des tonnes de livres d’Histoire publiés chez Fayard sur cette période très sombre de notre Histoire. Si je vous propose ce texte c'est pour un tas de raisons sur lesquelles je reviendrai dans de prochaines chroniques.

 

« Monsieur Barnarat, lyonnais d'origine, offre un type superbe de citoyen démocratique. Son emploi du temps quotidien mérite une petite narration.

Levé sur le coup de neuf heures, M Banarat commence se traiter par deux ou trois chopines de vin blanc. Vers onze heures et demie, il consulte son horloge et proclame que l'instant des apéritifs sérieux a sonné. Homme de règles et de principes, il a sa marque de pernod, dont le choix a été le fruit d'une longue expérience, qu'il fait venir de loin, et qu'il est seul à boire dans Romans, où l'on fabrique une douzaine d'anis considérés. Il en étanche cinq a six verres jusqu'aux environs d'une heure et demie où il rompt le pain, en débouchant du Beaujolais. Le déjeuner ne va point, cela s'entend, sans une bonne demi-tasse de marc ou d'armagnac. M Barnarat s'autorise le petit verre avec la clientèle jusqu'au moment où il se rend à la partie de boules, qui occupe le principal de son après-midi. Avec les boules, le vin rouge du pays est obligatoire. Il ne m'a pas été donné d'estimer en personne par quel nombre de pots M Barnarat lui rend hommage, mais je lui fais confiance, d'autant que le jeu de boules est altérant. Je ne parle naturellement point des jours de championnat, où le gosier de notre héros défie toutes les statistiques.

 

Aux alentours de six heures M Barnarat regagne son café. Un cercle d'amis fidèles l'y attend pour célébrer le sommet de la journée, le grand, véritable et solennel apéritif. C'est le moment où, volontiers, M Barnarat entame le récit de sa dernière campagne, qu'il a faite en septembre en qualité de lieutenant de garde-voies entres Saint-Vallier et Saint-Rambert d'Albon. Il a été renvoyé à ses foyers au bout de trois semaines, et son amertume s'exhale chaque soir à neuf au quatrième verre de son pernod. Car je n'ai point besoin de dire que le pernod préside la séance. M Barnarat, je le jure, ne sera point quitte qu'il n'en ait vidé ses dix verres où l'eau tient la moindre part, et la tablée du compère lui tient tête vaillamment. Chacun a son cru de pernod favori, mais la purée d'absinthe est de même couleur dans tous les verres. Un seul des chevaliers n'y goute point. Tourmenté par ses viscères, il avait vu un docteur qui lui dit : « supprimez votre pernod ». Il s'est mis depuis au noir mandarin. Je dois dire pour l'histoire que de toute la compagnie, il est de loin le plus maltraité, la face lie de vin, bavant, la main tremblante, ouvrant péniblement un oeil strié et glaireux, d'un gâtisme accusé à moins de quarante-cinq ans.

 

Le ton s'échauffe et s'envenime. Bousculant l'homme au mandarin dont la salive file, les buveurs s'affrontent, se vouant mutuellement à la male mort. M Barnarat vitupère l'intolérance religieuse à la face du tailleur, qui lui réplique par une diatribe forcenée sur la quadrette victorieuse au concours de boules de Pâques 1925.

 

On boit la tournée de réconciliation vers neuf heures ou dix heures ! Il n'est point si rare que la cérémonie se prolonge jusqu'à minuit, et non plus qu'on atteigne le quinzième ou vingtième pernod. M Barnarat s'en va manger la soupe avec quelque morceau dûment arrosé de boudin ou de caillette. Enfin, avant de clore sa porte, il vide avec les derniers clients quelques couples de demis bien tirés, qu'il entremêle plaisamment d'un ou deux chasse-bière, à moins que les bouchons de champagne ne sautent en l'honneur d'une « Fanny » retentissante, d'une belote magistrale ou de quelque autre grand évènement.

 

Il me faut confesser que cet éminent éclectique a pu aborder la soixantaine avec la pupille alerte, le pied encore léger, la taille cavalière, le poil dru et brillant. On a pu voir toutefois qu'il est ménager de ses forces. Sa femme, levée à l'aube, debout quinze heures durant et qui ne boit que de l'eau minérale, porte sur son échine lasse et sa figure flétrie tous les stigmates des maux épargnés à son maître et seigneur. »

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:00

Se faire élire par ses concitoyens n’est pas chose aisée. Autrefois les candidats se contentaient des préaux d’école, de banquets, de quelques affiches, de poignées de mains dans les comices, de canons dans les estaminets. De nos jours ce qui compte c’est la mise en scène pour l’œil inquisiteur des caméras de télé. Alors ceux qui sollicitent nos suffrages remettent au goût du jour les vieilles recettes sauf que les hérauts discourent devant des parterres de supporters qui ne sont pas là pour écouter et comprendre mais faire la claque.

Comme votre taulier est bon prince, et qu’il a lu le Prince de Machiavel, il s’est dit qu’en ce temps de fièvre électorale il se devait d’alléger la peine de nos pauvres candidats qui s’échinent à nous séduire. Comment faire ? Tout simplement en retrouvant dans son tas de livre un petit opus « fièvre électorale à Pompéi »  car là-bas, juste avant la chute « toute la ville semblait obsédée par les élections ». Donc, je vais mettre en ligne les secrets du succès des campagnes électorales à Rome contenus dans « Commenentariolum petitionis » de Quintus Tullius Cicéron, sous la forme d’une lettre à son frère aîné, le célèbre orateur Marcus Tullius Cicéron. Celui-ci, dans sa campagne électorale en 64 av J.C. a dû les mettre à profit, car il fut élu en 63 av J.-C. consul romain.

photopompei.jpg

Les bons conseils à un futur gagnant ça ne se prend pas par-dessus la jambe.

 

« À Rome, la campagne électorale était un long chemin de pèlerinage avec de nombreuses stations : rogare, solliciter le soutien demander des voix aux électeurs, est le mot magique… il faut les solliciter tous avec soin.

 

Le pire de tout était l’arrogance. Donner aux gens l’impression de ne pas les prendre au sérieux, insister, au cours de la campagne électorale, sur la distance sociale entre le candidat distingué et l’électeur de base, et la bataille était perdue d’avance.

 

Il fallait avoir l’air sympathique, même quand on ne l’était pas. À la manière d’un Gaius Cotta, considéré comme un grand maître en matière électorale, le secret d’un bon acteur en campagne consistait à pratiquer la dissimulation pendant un temps à la veille des élections et pouvoir jouer le double jeu. Selon Cicéron, si cette attitude est contestable d’un point de vue moral, elle est indispensable. Pendant la campagne électorale, être à la fois un bonus vir « un homme honnête, irréprochable » et un bonus petitor « un bon acteur de campagne » était plutôt un handicap. Sans fard, il avoue honnêtement : « la première attitude est celle d’un homme bon, la deuxième, celle d’un bon candidat. »

 

Au fond, ce qui à cours, c’est l’opportuniste formule passe-partout permettant de « dire le maximum de oui et le minimum de non », en promettant tout à tous. C’était la technique de C. Cotta, le maître incontesté. Il était certain de pouvoir toujours trouver une raison ou un prétexte pour ne pas devoir honorer sa promesse.

 

Dans une campagne électorale axée sur la popularité et la proximité personnelle, ce n’est pas la vérité que l’on voulait entendre, car cela aurait cassé l’ambiance. « Tout le monde est ainsi : on aime mieux un mensonge qu’un refus. »

 

Avoir une ligne politique claire était beaucoup moins important que jouir d’une cote personnelle auprès des électeurs, tout en leur faisant croire qu’avec l’autorité, l’intégrité et l’intelligence qui vos caractérisaient « on travaillerait pour elurs intérêts. »

 

Chaque fois que tu apparais en public, conseille Quintus Cicéro à son frère, veille à avoir une garde rapprochée, composée d’hommes issus d toutes les familles en vue, de toutes les classes et de tous âges, cela produit une impression colossale sur la foule. 

 

La présence constante des candidats auprès des électeurs dans la campagne électorale, leur disponibilité permanente est exigée avec véhémence par Cicéron – autant que possible avec un abondant cortège qui les escorte lors de leurs apparitions publiques. Car c’est se tailler une grande réputation et s’assurer un grand prestige. »

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:09

J’ai rarement vu l’enseigne d’un débit de boissons afficher : bistrot de la Mairie ou des Tilleuls ou du Départ… comme l’écrit Robert Giraud, grand expert en cette matière, « hors dans les livres, il y a des mots qu’on ne lit jamais, bien que tout un chacun les emploie d’une façon régulière. Sous le néon et les ampoules électriques de certaines vitrines et devantures « Bistrot » n’apparaît pas remplacé par bon nombre d’appellations contrôlées qui toutes le désignent. » Le plus souvent pour le populo c’est le café, avec un petit frère plus fermé, parfois louche ou chic : le bar, qui lui désigne le comptoir lui-même appelé le zinc


C’est pour cela  que ce matin je propose à votre lecture des Gravures sur le Zinc de Jacques Prévert

Ronald-Searle-052.JPGOù les ai-je trouvées ? En chinant à la Foire Nationale à la brocante et aux jambons de Chatou.

Ronald-Searle-053.JPGChineur de livres je suis, un vrai,  pas un collectionneur de vieilles reliures, d’éditions rares, coûteuses - un livre en exposition est un gisant, mort, couvert de poussière –mais un dénicheur de petites merveilles, un jouisseur qui cherche sans ne rien chercher, dont l’œil vagabonde, fouille, baguenaudant, tombant en arrêt, dont la main se pose avec vivacité sur la couverture convoitée. Dimanche, à Chatou, sous un peu de soleil, elle était lie de vin la couverture et elle affichait sobrement Le POINT Revue Artistique et Littéraire BISTROTS

Ronald-Searle-076.JPG

Ce qui m’a frappé de suite c’est qu’au bas de la couverture était indiqué l’origine de cette revue Souillac (Lot) Mulhouse 55 rue Daguerre. La province donc, étonnant une revue artistique et littéraire originaire du terroir profond, une exception française, surtout en 1960 date de ce numéro 57 qui sera malheureusement l’antépénultième du Point fondé en 1936 par Pierre Betz avec son ami Pierre Braun, éditeur d’art et imprimeur à Mulhouse, afin de montrer que la province peut aussi être une terre d’art. Belle tentative de décentralisation artistique et littéraire qui voulait « rapprocher les hommes » à travers la culture...

                 Gravures sur le zinc

Au Diable Vert rue saint Merry, une clochard devant son premier verre en confidence lui dit : - Place toi là pour voir le défilé !

Mais sur le miroir du comptoir un petit écriteau ravive la mémoire de ce client trop empressé :

                            Surtout n’oubliez pas de payer

                                même

                          si vous buvez pour oublier.

Ailleurs dans la ville, sur la grisaille des murs, le socle des statues, les tables des cafés, le plâtre des WC d’autres sentences sont gravées ou titubantes dans les rues à haute voix proférées :

Mon lit c’est le ruisseau

mon trottoir l’oreiller

le flic c’est mon cauchemar

le vin mon rêve doré.          Debout les ivre-morts

                                  révérend-père Ricard

                                 le dernier verre du condamné

                                            beaucoup

                                   l’ont bu dans les tranchées.

                                         Tu m’as quitté

                                                      Beauté

                                                  A m’en rendre

                                                  malade

                                                 je bois à

                                                    ta santé

Buvez ceci est mon eau

signé Saint Galmier 

         quand

le chameau                                           

entre

       le bistrot est désert

L’alcool tue mais pas n’importe qui

Plus le verre est épais

plus le vin est cher et mauvais         

 

 Que de grands verres

 on pourrait remplir avec les

                         petits verres que les larmes ont fait verser

le mauvais buveur

vit sous l’Empire de la Boisson

le bon

dans sa révolution

     Méfiez-vous du Brandy corse

                 Buvez du rouge

            jamais de fine Napoléon

Bacchus ne disait pas que c’était

          son sang

il avait horreur des Appellations

                            Contrôlées

J.C chassa les marchands de

vin du Temple

Son père n’aimait pas la concurrence.

….. et tant d’autres encore choses lues

Et retenues, entendues racontées.

                      Jacques Prévert

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 00:09

 

 

Zazie-027.JPG

Le Parc des Buttes Chaumont à la nuit tombée, son île artificielle en contre-bas, son pont suspendu, sa folie en forme de temple gréco-romain, inspirée du Temple de la Sybille de Tivoli,  juchée sur un promontoire qui domine tout le Parc, les lumières de la ville à la lisière, l’air est frais mais doux, des gens courent sur le bitume – à Paris dans les parcs c’est la ronde des rats des villes brûlant leurs calories et leur stress –, c’est presque le silence sous un ciel pur, nous sommes au printemps, mon imagination vagabonde alors que je progresse vers le pavillon du Lac, Villa Triste à la Modiano. La nuit tout paraît possible, les lignes se floutent, l’arrière-fond se dissout, et de cette matrice surgissent des ludions, des elfes, des esprits de la nuit accrochés à des souvenirs. Mes peurs d’enfant, les grands peupliers dans la nuit, des géants qui tout au fond de ce pré bas me toisaient tels des lanciers d’une armée des ombres ; c’était le soir que parfois la frayeur me nouait les tripes, je prenais mes jambes à mou cou et je courrais à perdre haleine ; le matin, avant que le jour ne se lève, que l’aurore fasse pâlir le bout de la nuit, je les affrontais vaillamment sans doute parce que j’étais heureux de vivre un nouveau jour.

Zazie-013.JPG

Là, en cette soirée doucement printanière, mon cœur est à Toulouse, je n’ai pas l’âme légère et mon imaginaire se fracasse sur la dureté et l’ignominie. Annie m’a dit « viens y’aura Zazie… » et elle a ajouté « elle vient, comme ça, pour les vignerons, pas pour du pognon… » Alors, vous me connaissez, j’ai consenti à monter jusque dans le XIXe en métro, station Laumière pour aller voir le BB de Berticot et, bien sûr Zazie, pas celle du métro, mais une grand belle fille qui chante dans un micro. Avec Zazie je n’avais jusqu’ici que deux points communs : dans le léger le de Varenne, moi c’est comme vous le savez le 78 dans le VIIe tout près de la cantine de Passard ; dans le sérieux un combat qui lui tient à cœur, celui qu'elle mène contre le sida au sein de Sol En Si. À l'origine, une blessure intime : « J'ai perdu un ami d'enfance, Rémi Laurent, au début des années sida. J'ai vu l'état terrible dans lequel il a fini sa vie. Cela m'a traumatisée. C'est une des raisons pour lesquelles je me suis engagée dans Solidarité enfants sida. Et je m'y suis d'autant plus investie en devenant mère » Chez nous ce fut la mort d'un frère chéri qui motiva l’engagement d’Elisa à Aides.

Zazie-017.JPGBien sûr j’étais venu pour Berticot qui sonnait à mon oreille un peu comme en attendant Godot car je ne savais pas trop ce qu’était ce Berticot de Duras. Ben oui, le Berthomeau connaissait pas le Berticot qui, renseignement pris auprès d’Annie, se révélait être la marque de la coopérative de Berticot fondée par une poignée d’hommes en 1965. Pour plus de détails vous allez sur www.berticot.com. Les Côtes de Duras, pour autant, ne m’étaient pas inconnues puisque j’avais commis une chronique le 9 juillet 2008 Le bœuf de Bazas et le vin de Duras link Depuis cette date beaucoup d’eau est passée sous les ponts du Dropt et comme je vous l’ai avoué j’étais sec sur Berticot. Mais comme je suis un bon zig je capte vite et je sais maintenant que le « B.B » de Berticot sonne depuis 2009 avec Bio. Préserver l’environnement, faire des raisins dans des conditions optimales, la démarche a débuté en 2008 par l’intérêt de 3 producteurs pour le bio et qui se lancent sur 36 ha de leur vignoble. La première récolte certifiée AB sera donc 2011. Mais le mouvement ne s’arrête pas en si bon chemin, avant la vendange 2009 6 nouveaux producteurs rejoignent les pionniers portant la surface à 104 ha. Enfin, 8 nouveaux producteurs se sont ajoutés, dont 3 en AOP Bordeaux. Donc au premier septembre 2011 : 234,90 ha en bio dot 168 en Côtes de Duras.

Zazie-005.JPGLe Président de Berticot Jean-François Bruère monte sur une chaise pour nous faire le petit speech d’usage et nous dire quelques sur l’engagement de Zazie aux côtés de Berticot. Le hasard d’une séance de photos pour son dernier album « 7 » dans la région de Duras. Elle tombe amoureuse du sauvignon blanc, « bluffée ! »  dit-elle et c’est un aussi un coup de cœur pour l’équipe de Berticot qui propose des vins « qui ne se la pète pas, qui sont accessibles  et bons… le comble de l’élégance… » souligne Zazie. Vous me connaissez, je suis timide avec les jolies femmes alors je n’ai pas osé lui dire qu'hier au soir « nous rêvions tous d’être des sauvignons blancs… ». Je me suis contenté de faire des photos puis d’apprécier, verre à la main, comme elle, la fraîcheur, la vivacité, la densité, de ce sauvignon « BB de Berticot » Bravo Berticot ! Et moi, sur le retour, dans un parc des Buttes Chaumont sans âme qui vive, je pouvais me dire « sous les pavés la plage… et commencer à chroniquer dans ma tête de Taulier.

Zazie-012.JPGC’est fait et rien que pour le plaisir je vous offre du Zazie… Merci Zazie… Pour Annie, afin que les paroles pleines de sagesse du taulier l’accompagne, un duo Zazie&Thiefaine. Si après ça elle décoconne en mai à quoi bon que le taulier se décarcasse…

Zazie-025.JPGZazie-001.JPGZazie-002.JPGZazie-004.JPGZazie-024.JPG

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 16:00

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« Pour la première fois en France un essai clinique a été mené pour vérifier l’efficacité d’un médicament, le baclofène, contre la dépendance à l’alcool. Il s’agit d’une étude préliminaire, permettant d’affiner le protocole d’un essai plus large qui doit commencer au mois de mai. Ces premiers résultats, obtenus sur 180 patients, montrent un taux de réussite de 58%, ce qui est beaucoup plus élevé que les traitements aujourd’hui disponibles (entre 20 et 25% de réussite). » Plus de 20.000 personnes en France prendraient déjà ce médicament pour des problèmes d'alcool.

 

Comme vous le savez le baclofène est à l’origine un relaxant musculaire, prescrit aux paraplégiques ou aux patients atteints de sclérose en plaques. Je rappelle que c’est le Dr Olivier Ameisen, ancien alcoolique et cardiologue qui a véritablement lancé la controverse dans son livre Le dernier Verre (oui Léon je vais le poster) en révélant qu’ après plusieurs cures de désintoxication et plusieurs rechutes, il avait testé avec succès sur lui-même ce médicament générique qui n’est pas officiellement indiqué en France dans le traitement de l’alcoolisme. Les médecins qui le prescrivent se mettent donc hors-la-loi et beaucoup plaident, pour obtenir une nouvelle autorisation de mise sur le marché, un essai clinique vérifiant et quantifiant ses effets est nécessaire.

 

« Le Dr Renaud de Beaurepaire (Hôpital Paul-Guiraud, Villejuif), l’un des premiers à avoir prescrit le baclofène, et le Pr Philippe Jaury (université Paris-Descartes), ont recruté 181 patients, de gros buveurs prenant le baclofène. Après un an, ils ont évalué les effets du traitement. L’analyse a été possible pour 132 patients : 78 étaient devenus abstinents, 28 buvaient des quantités raisonnables d’alcool. De 80% sur les 132 patients analysés, le taux de réussite est ramené à 58% en tenant compte des patients pour lesquels l’étude n’est pas allée jusqu’au bout. La dose moyenne de baclofène de l’étude est de 129 mg par jour, ce qui est élevé. » En considérant comme échecs les patients perdus de vue, c'est à dire pour qui l'évaluation complète n'a pas pu être possible, le taux de succès atteint encore 58%. Ça permet de dire que ça marche mieux que ce qu'on a actuellement, souligne le Pr Jaury cité par l'AFP. En effet, le taux de réussite au bout d'un an de traitement avec les deux principaux médicaments aujourd'hui utilisés, naltrexone et acamprosate, est estimé entre 20 et 25%. Or, si ces résultats semblent confirmer l'efficacité du médicament, ils vont surtout permettre de poursuivre les recherches.

 

«Le baclofène est le seul médicament que je connaisse avec un schéma posologique aussi complexe», expliquait le Dr Beaurepaire à Sciences et Avenir en mars 2011 (lire Le phénomène blaclofène, n°769 link  ). « Pour certains, 30 md suffiront. Pour d’autres, il en faudra 400 mg. Ce n’est pas une question de corpulence, ni de poids, ni de degré d’alcoolisation. Il est impossible de prévoir la dose efficace».

 

Le baclofène en mettant fin à la sensation de « craving », ce besoin pressant de reprendre un verre et puis encore un autre (lire les témoignages recueillis par Sciences et Avenir link, ce médicament révolutionne le traitement de la dépendance. Il ne passe plus par l’abstinence complète. Il devient possible de boire un verre sans les enchaîner.

 

 

Sciences & Avenir.fr
20/03/12

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 00:09

Pourquoi le Tarn ce matin ?

 

En effet, dans la France de la vigne et du vin le département du Tarn n’est pas inscrit au fronton (pas pu m’en empêcher même si cette appellation est entre le Tarn et la Garonne mais pas dans le Tarn) des lieux où prospèrent les appellations de prestige, il fait plutôt dans la roturière. Et pourtant, les amateurs savent mieux que quiconque qu’on y trouve d’excellents vignerons, des amis du taulier dont je tairais les noms afin de ne pas les compromettre, sauf celui de Michel Issaly qui m'a convié aux Rencontres Nationales des Vignerons Indépendants de France les 12-13 avril à Orange.

 

Et bien c'est à cause de mes vaches. Ces dix derniers jours ceux qui les élèvent dans le Tarn et le Sud-Aveyron faisaient l'objet de mes préoccupations. Qui allait ramasser leur lait ? Mes gars s'inquiétaient au téléphone. Même leur Préfet qui me donnait du Monsieur Berthomeu (sic) sans doute par effet de mimétisme. A force de jongler avec des millions de litres de lait au téléphone j'en devenais chèvre... Mais il ne faut jamais désespérer, il existe encore en notre petit monde des gens de bonne volonté. Je tairais leurs noms, ils travaillent pour de grandes entreprises, mais je les remercie du fond du coeur pour ce qu'ils ont su faire et qu'ils n'étaient pas obligés de faire.

 

 J'en reviens donc aux tables à sacrifices des premiers vignerons de , la Haute Vallée du Tarn qui se situe dans le Sud-Aveyron. Les limites administratives ne s’embarrassent pas toujours des subtilités de nos AOC : Saint-Affrique et Gaillac sont à la même longitude. Donc, en cette Haute-Vallée la tradition populaire appelait des monuments énigmatiques : les « tables à sacrifices ». 

Buoux-040.JPG

La plus célèbre d’entre-elles se situe au lieu-dit Savignac sur la commune de Saint-Affrique. Il s’agit d’une haute table de grès de plus de 3 mètres de longueur sculptée en forme d’écusson. Non loin de là, sur une crête rocheuse dominant le lycée agricole de Saint-Affrique, un bloc mal dégagé présente, dans sa partie supérieure, un grand bassin déversoir. Sur l’une des parois latérales du monument, deux têtes conjointes sont sculptées dans un style naïf. Il s’git d’un homme et d’une femme qui pourraient bien être les anciens maîtres des lieux. À Marzials, sur la commune de Montjaux, dans un petit bois de chênes, le promeneur pourra découvrir un bloc de grès de plusieurs tonnes dont la partie est évidée en forme d’écusson. Non loin de Candas, près de la source d’Aiguebonne, deux splendides bassins contigus, munis chacun d’un déversoir d’écoulement confirment que ce que les gens du cru nommaient « tables de sacrifice » sont des pressoirs ou fouloirs à vins du type le plus archaïque.

 

Ils sont antérieurs aux pressoirs à vis de bois, et « tout porte à penser qu’ils furent aménagés vers le Xe siècle sur les adrets viticoles, partout où la géologie du terrain le permettait. » Le professeur Enjalbert dans une étude parue dans la Revue du Rouergue montre « que l’augmentation de la population et une certaine spécialisation agricole favorisèrent le développement du vignoble sur les versants bien exposés » des vallées de la Muse, du Tarn et du Dourdou. « C’est alors que commencèrent à être édifiés les innombrables murs de vignes en terrasses qui, même en grande partie abandonnée, forcent encore l’admiration par la masse de labeur qu’ils représentent, et qui, des Gorges aux Raspes, constituent des ornements distinctifs du paysage de la vallée. »

 

« Voilà les plus anciennes traces du vignoble local, un vignoble dont la production était acheminée à dos de mulet vers les montagnes du Massif Central et qui, sans être très célèbre, prenait place néanmoins dans toutes les affaires locales. N’est-ce pas « un muid de vin clairet » de la vallée du Tarn que les consuls de Millau offrirent à Jean Chandos, représentant du roi d’Angleterre, lorsqu’il vint prendre possession de la ville en 1362 ? » 

 

Extrait d’un article d’Alain Vernhet chargé de recherches au CNRS Conservateur des Fouilles de la Graufesenque dans « les Bacchanales culturelles autour du pic st Loup » 1981-1982

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:00

La-Chapelle-003.JPGImaginez les rats des villes sans gaz, sans électricité, sans fioul, sans cheminée, sans charbon de bois pour leur barbecue, plus rien à brûler pour cuire leurs aliments… Ravage de René Barjavel 1943 chez Denoël  « Tout cela [...] est notre faute. Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction. »


Tout est si facile pour nous tous : tourner le bouton, programmer le four, le commander depuis son IPhone… Les 4 i trépignent à la moindre rupture du faisceau ! Là, rideau, plus de lumière, plus de chauffage, plus de quoi recharger la batterie de son Ipad, Internet ne répond plus, nous voilà nus et « déjà des meutes de citoyens affamés commencent à attaquer les animaux au couteau. C'est la loi de la jungle qui s'empare de la cité… » Je décoconne me direz-vous ? Pas si sûr, nos grands systèmes intégrés peuvent s’effondrer tels des châteaux de cartes… et alors, n’en déplaise à mon cher lecteur Olivier Legrand, plus d’amis, plus de voisins, plus de collègues, c’est l’exode avec son lot de monstruosités… et sans doute aussi de beaux gestes isolés.


Revenons au feu, à la cuisson de nos aliments : hasard, accident, on ignore comment nos ancêtres ont pu découvrir que le cuit pouvait avoir de meilleur que le cru pour certains aliments issus de la cueillette, de la chasse, sans doute pour les viandes mastication plus aisée, digestion facilitée, goût plus agréable.


Quand l’homme a-t-il maîtrisé le feu ?

 

« Pour l’heure, la seule preuve acceptable de la domestication du feu est la découverte de véritables foyers aménagés. Alors que les premiers outils en pierre remontent à 2,5 millions d’années, les plus anciennes structures de combustion datent d’environ 450 000 ans. La grotte de Menez-Dregan, dans le Finistère, a livré plusieurs foyers dont le plus ancien remonterait à cette époque. Dans le gisement de Terra Amata (Alpes-Maritimes), plusieurs foyers (datés de 380 000 ans) étaient aménagés dans de petites fosses ou sur des dallages de galets. A partir de 350 000 ans, les traces de domestication du feu sont de plus en plus probantes et nombreuses. Par la suite, la fréquence des foyers augmente encore nettement, à tel point que, dans les habitats bien conservés, c’est leur absence qui paraît étonnante… »


La maîtrise du feu est importante dans l'évolution humaine car c'est l'une des premières preuves de notre humanité. En effet, l'homme est le seul animal qui a non seulement domestiqué le feu, mais qui a aussi été capable de le reproduire à volonté.


« Aux environs de 400 000 ans, avec l’apparition des premiers foyers aménagés, se développe vraisemblablement autour du feu une vie sociale plus organisée. Le feu a été un formidable moteur d’hominisation. Il éclaire et prolonge le jour aux dépens de la nuit ; il a permis à l’homme de pénétrer dans les cavernes. Il réchauffe et allonge l’été aux dépens de l’hiver ; il a permis à l’homme d’envahir les zones tempérées froides de la planète. Il permet de cuire la nourriture et, en conséquence, de faire reculer les parasitoses. Il améliore la fabrication des outils en permettant de durcir au feu la pointe des épieux. Mais c’est surtout un facteur de convivialité ». Henry de Lumley 2004.

 

Comment faire du feu ?

Seuls deux moyens simples ont été recensés pour allumer un feu...

 

La percussion

« Trois éléments sont nécessaires pour allumer un feu par percussion : du silex, un minerai de fer (de la pyrite ou de la marcassite) et un initiateur (un végétal ou un champignon). La percussion du silex sur le minerai de fer (comme avec un briquet) éjecte des étincelles sur l'initiateur et durent pendant 2 secondes. C'est un temps suffisant pour provoquer des braises qui seront  ensuite entretenues avec des herbes sèches.

 

La friction

« Cette méthode ne nécessite que deux morceaux de bois. Le frottement de l'un sur l'autre génère un tas de sciure échauffé. Ce "nid" de chaleur va générer quelques braises... qui permettront d'allumer des brindilles sèches... »

Bien sûr, rien ne vaut du bois mort et le choix des espèces de bois compte beaucoup selon que l’on souhaite un feu vif ou une combustion lente.

La-Chapelle-002.JPG

Tout ça pour en arriver aux 4 modes de cuisson de nos aliments :

1-      Dans l’eau qui bout ;

2-     Dans la graisse qui fume, l’huile bouillante ou le beurre qui grésille ;

3-     Devant le feu ou dans une enceinte close chauffée mais sèche : la grillade et le rôti ;

4-      Dans une marmite close : cuisson à l’étouffée.

Dans une cheminée on peut aussi cuire sous la cendre : pommes de terre, châtaignes ou truffes…

 

Pour la viande la cuisson à l’eau qui boue c’est : le bœuf à la ficelle !

Du côté de la friture je penche pour celle d’éperlans !

La grillade c’est soit des sardines sablaises ou des côtelettes d’agneau de pré-salé !

Pour le four ce sera le poulet du dimanche cuit à la broche !

Et pour la cuisson à l’étouffée : de la joue de porc !

 

Tout ce feu m’a donné soif je vais m’ouvrir de quoi l’étancher…

 

Les photos sont celles de la cheminée et de la cuisine de mon château au temps où j'étais châtelain dans les bois... les peintures sont de ma main...

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 00:09

Myriam-8136.JPGToutes les victimes sont innocentes, mais l’innocence est l’apanage des enfants et, hier à Toulouse, comme partout ailleurs dans le monde où la folie meurtrière des hommes se déchaîne, c’est du blé en herbe qu’une main a sauvagement coupé, devant leur école, lieu de paix, de transmission. C’est un sanctuaire violé. Les enfants de Toulouse sont nos enfants, mes enfants, la prunelle de mes yeux, la chair de ma chair, je les pleure, je m’incline face à la douleur des leurs et je me tais respectueusement.


Je poste des vieilles photos images de l’innocence et de la joie de vivre, et pour eux un très beau poème de René Char : Cet amour à tous retirés, que leurs yeux à jamais fermés ne découvriront jamais…

 

Sur la terre de la veille

La foudre était pure au ruisseau,

La vigne sustentait l’abeille,

L’épaule levait le fardeau.

 

Les routes flânaient, leur poussière

Avec les oiseaux s’envolaient,

Les pierres s’ajoutaient aux pierres,

Des mains utiles les aimaient.

 

Du moins à chaque heure souffrante

Un écho devait répéter

Pour la solitude ignorante

Un grêle devoir d’amitié.

 

La violence était magique,

L’homme quelquefois mourrait,

Mais à l’instant de l’agonie,

Un trait d’ambre scellait ses yeux.

 

Les regrets, les basses portes

Ne sont que des inductions

Pour incliner nos illusions

Et rafraîchir nos peaux mortes.

 

Ah ! crions au vent qui nous porte

Que c’est nous qui le soulevons.

Sur la terre de tant d’efforts,

L’avantage au vaillant mensonge

Est la franche consolation.

Myriam-8135.JPGMyriam-8131.JPG

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 16:00

Myriam-9060.JPGJe ne résiste pas au plaisir de vous faire lire ce que j’ai reçu ce matin dans ma messagerie. D’ordinaire je mets à la poubelle ce type de messages sans les lire. Ils sont truffés de fautes d’orthographe ou de syntaxe et ne tromperaient même le plus crédule des crédules. Vous en avez tous reçu donc je ne vous décris pas le nombre d’héritages ou de sommes pharaoniques que j’ai ainsi laissé échapper. Bref, ce matin, je ne sais pas pourquoi j’ai jeté un œil mal ouvert sur l’écran de mon IPhone. Pour une fois le texte était écrit dans un français correct et à la troisième ligne j’ai relu pour m’assurer que je ne rêvais pas. Jusqu’où iront-ils ? Dois-je demander une protection au Ministre de l'Intérieur ? Je rigole bien sûr et je vous souhaite une belle fin de journée à tous moi je suis à l'Agro de Dijon peut-être que sûr le quai du TGV le destin m'attendait...


مرحبا


Je veux que vous lisiez ce message très attentivement et que vous gardiez le secret jusqu'à nouvel ordre. Vous n'avez pas besoin de savoir ni qui je suis ni d'où je viens. On m'a fait une avance de 200 000 € pour vous éliminer.  Mes commanditaires dont un est ce que l'on peut appeler un ami, m'ont donné les raisons que j'ai bien notées. Je vous suis depuis plus de 2 mois et je sais maintenant que vous êtes innocent de ce dont on vous accuse. N'essayez pas d'avertir ou de faire parvenir ce message au FBI ou à la police parce que je le saurai et que je serai obligé de faire le travail pour lequel j'ai été payé. Notez que c'est la première fois que je trahis mon employeur.


Ecoutez, je vais faire tout mon possible pour que l'on puisse se rencontrer mais avant j'ai besoin de 50 000 €. Vous n'avez rien à craindre de moi, je peux venir vous voir à votre bureau ou chez vous, c'est à vous de décider. Surtout n'essayez pas d'enregistrer ou de filmer notre future rencontre. Il faudra me faire parvenir les 50 000 € pour que je disparaitre sinon c'est a moi qu'ils auront affaire si je ne fais pas mon boulot. Après je vous dirai ce que vous devez faire.


Une fois le paiement effectué, je vous donnerai le CD qui contient les noms et les requêtes des commanditaires. Ceci est une bonne preuve qui peut vous servir pour les assigner en justice si vous le désirez. Le solde du paiement sera réglé plus tard. Pour l'instant ce n'est pas la peine que je vous donne mon numéro de téléphone car vous allez coopérez.


J'ai votre photo et d'autres informations importantes sur vous. J'ai été engagé avec mon équipe par la République Arabe du Yémen. Vous ne devez me poser aucune question.

Confirmer rapidement pour votre bien

 

أعتقد أنك سوف تفعل ذلك لأنني لا أريد هنا

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:09

Samedi et dimanche matin j’ai fait dans le bio, vigneron à Montreuil-sous-Bois, et généraliste au parc floral de Vincennes. C’est le lot d’un chroniqueur que de crapahuter dans les allées pour emplir sa boîte à malices. Première remarque d’importance : Montreuil s’est gagnée une clientèle, on voit des clients repartir avec leur diable chargé de caisses. Du côté de Vincennes ça me semble l’inverse, alors qu’il y a quelques années du côté des vignerons ça dépotait, je n’ai guère vu dans les allées de Vivre Autrement de trafic de caisses de vins. J’en ignore la raison mais ce que j’ai remarqué c’est qu’à Montreuil les vignerons présents, des habitués pour la plupart, sont rompus à la vente alors qu’à Vincennes, où le coût du stand doit être très élevé, le turn-over des vignerons est plus important, ce qui fait que beaucoup débarquent pour la première fois et sont sans doute intimidés.


Pas facile de faire le commerce du vin dans l’univers de Vivre Autrement où se côtoient des clientèles très diverses : des militants écolos de la plus pure ou parfois pire espèce jusqu’à monsieur et madame tout le monde qui cherchent à bouffer convenable en passant par les j’ai peur de tout de tous âges et de toutes conditions. À Montreuil la chose est plus aisée, la clientèle est plus homogène et sans aucun doute plus conviviale. Ce qui m‘a frappé à Vincennes, hormis les vieux routiers aguerris de château le Puy et de château Cajus, c’est la tristesse des vignerons présents, ils ne donnent pas envie. Ils attendent le chaland avec une certaine hantise et un peu de découragement. Bien sûr, ce ne sont que des impressions mais je n’ai pas retrouvé la dynamique d’il y a quelques années. Sans vouloir être pessimiste je crois que les acheteurs de vins dits bio trouvent de plus en plus leur bonheur ailleurs. Ce que je viens d’écrire n’est en rien contradictoire avec ce qui se passe à Montreuil, vrai marché aux vins qui a trouvé son public, avec un groupe de vignerons de qualité qui a fidélisé une clientèle.


Mon titre se voulait volontairement réducteur et provocateur parce que le vin est un produit qui  se prête mal aux bonnets de nuit, un chouïa de convivialité ne peut nuire à un bon commerce et le seul label bio ne suffit plus à attirer le chaland car là, comme ailleurs, la concurrence s’exacerbe. Les vins dit bios, ils vont l’être tout court bientôt, sont de plus en plus accessibles dans toutes les formes de commerces : la GD comme dans les magasins bio spécialisés alors il ne faudra pas s’étonner si certains évènements ne sont plus adaptés à la vente des vins de cette catégorie. La remarque s’applique d’ailleurs à tous les vins : quand on voit dans certaines brocantes des stands de vins on a comme le sentiment que ce ne sont pas forcément les meilleurs. Dimanche dernier à Chatou le stand d’un vigneron de Bourgogne avait quelque chose de pathétique : il se croyait à la foire du Trône alors que la clientèle était très classe moyenne à la recherche d’un guéridon année 30 ou d’un petit tableau à placer dans le salon.


Pour clore cette chronique un peu douce-amère, où pointe un soupçon de nostalgie des temps héroïques de Montreuil, je pourrais plaisanter sur la taille de sénateur de mon ami Patrick Baudouin ou vanner un éminent salarié de la CNAOC qui se dévergonde avec les bouffons, mais je préfère mettre en valeur deux très beaux sourires de vigneronnes : le vif et rieur de Virginie Maignien et le pétillant et enjôleur d’Isabelle Perraud.

 

Et maintenant photos de quelques stars prises sur les marches du Palais des Congrès, elles ont de l'avenir et vous les retrouverez dans de futures chroniques d'un Taulier revigoré...  

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 Ronald Searle 061 

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