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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 00:00

Ce garçon, Pierre-Louis Colin, pourrait être mon fils : 34 ans, « normalien défroqué » selon la quatrième de couverture – y’a des jours où je me demande dans ma candeur à quoi sert Normale Sup : à formater des Ministres, des écrivains ou des énarques plutôt qu’à former l’élite de nos professeurs de lycées – et, comme il vient de pondre le Guide des jolies femmes de Paris, vous vous doutez aisément que, ne pouvant revendiquer une paternité biologique, je me contenterai d’en faire mon fils spirituel. L’écriture est aérienne, légère, jamais vulgaire même lorsque cet adepte de la contemplation des jolies femmes aborde, je devrais écrire effleure, des sujets que le « politiquement correct » juge scabreux. Ce petit opus se goûte, se savoure à la terrasse d’un café et, je puis vous assurer, je l’ai vérifié, dès que les belles du voisinage, l’air de rien, zieutent sur le titre, vous avez droit à des sourires ravis, et même parfois, forme de « sésame ouvre-toi », à l’accroche d’une conversation.

 

 

 

 

Si je m’estime, à l’image du jeune Colin – et non le petit Colin qui est l’appellation d’origine contrôlée du baigneur, rose et poupin, de nos sœurs –  fin connaisseur de la gente féminine, je vous connais bien aussi, alors, afin de tuer dans l’œuf les accusations de parisianisme éhonté, je me permets de vous faire remarquer que l’étude précise de la géographie et de la sociologie des belles de Paris, nouvelles consommatrices de vin en diable, fait parti de vos devoirs de vacances. Pour les séduire, les attirer dans vos rets du terroir profond, je l’affirme, toute honte bue, il vous faut mettre au rebut la prose obscure et prétentieuse de vos experts es-œnologie, réinventer la volupté de la poésie du vin, trouver les mots qui les feront rire. Entre la jeunesse branchée, la trentaine épanouie, la jeunesse studieuse ou dorée, la bourgeoisie active ou oisive, la jeunesse salariée, la maturité cochonne, la jeunesse marginale et la vieillesse souriante et la maternité innocente et j’en passe, l’étude de cette taxinomie des belles parisiennes, utile et pertinente, devrait motiver vos commerciaux fourbus de leur triste tête à tête avec les tristes acheteurs de la grande distribution.

 

En amuse-bouche, pour vous faire saliver, je vais vous livrer des extraits des toutes premières pages de ce guide, qui n’en est pas un d’ailleurs, que l'auteur à juste raison qualifie de « carte routière raisonnée »

 

 

        « Les plus grandes merveilles de Paris ne sont pas au Louvre.

 

Les plus grandes merveilles de Paris sont rue Montorgueil. Là, dans une ambiance étourdissante de feu d’artifice et de jardin d’Éden, les jeunes femmes les plus belles arborent les tenues les plus indécentes et font admirer au rythme de leurs pas pressés des jambes nues et des poitrines hautes. Là, les fesses rebondissent en souriant, les teints hâlés distillent des promesses de luxure et des voilages légers laissent deviner jusqu’à l’extase des petits tétons sautillants.

 

           La règle du jeu est simple, rue Montorgueil : le mouvement compense l’impudeur. Le rythme urbain donne en effet à cet étonnant spectacle une furtivité permanente et lui impose une tension inouïe. À peine entr’aperçues, les filles disparaissent à jamais, laissant au spectateur haletant le sentiment d’un holocauste perpétuel. Dans chaque silhouette qui s’éloigne résonne ainsi tout le tragique de l’humaine condition : la finitude de l’expérience et l’irrémédiable cruauté du temps.

 

            Si les beautés du Louvre, celles du moins qui ornent les murs, ont parfois des grâces supérieures à celles de la rue Montorgueil, elles pâtissent avant tout de leur permanence. Rien n’est plus éloigné de la violence de la beauté que la molle certitude d’être là à jamais, velléité bourgeoise des musées qui tentent de capitaliser jusqu’aux émotions les plus pures.

 

           L’esthète incandescent n’a pas le temps d’aller au Louvre, qui n’aura pas bougé dans dix ans, quand chaque minute passée loin des terrasses de la rue Montorgueil est une insulte au génie de la race humaine.

 

           Car il faut bien l’avouer, nulle part et en nul autre temps les femmes n’ont été aussi belle qu’ici et maintenant. »

 

Propos attribué par l’auteur à un Parisien raffiné.

 

Cependant, pour que certains d’entre vous ne fantasmiez pas trop, ce guide n’est en rien un guide de la drague. L’auteur est très clair à ce sujet : il s’agit de pure contemplation et celle-ci « n’est pas la rencontre » et « n’est pas la séduction » prévient-il.

 

« Là est sans doute la profonde originalité du contemplateur en ces temps consuméristes : sa quête n’est pas de possession. Elle se nourrit de l’instant, elle sait la vanité des choses et c’est dans la certitude du destin contraire qu’elle trouve sa plus sûre motivation. Le contemplateur verse de l’eau sur le sable sans espoir d’y créer une flaque, juste pour la voir scintiller avant de disparaître. Il est semblable à ces rares amateurs qui parcourent les musées sans se sentir obligés d’en ressortir les bras chargés de guides ou de cartes postales. Il sait que l’on ne thésaurise pas ses émotions, pas plus que l’on ne possède la beauté qui passait. »

 

Dernière grande interrogation – plus subtile que celle d’Ardisson à Michel Rocard – « contempler, est-ce tromper ? »

 

La réponse interrogative de Pierre-Louis Colin me va bien «  Y-a-t-il plus belle preuve d’amour qu’un amateur conscient de toutes les beautés de la rue et décidé, à la lumière de cette enivrante multitude, à en adorer une seule ? »

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 00:09

 

Chez moi, à la Mothe-Achard, l'entrepreneur de maçonnerie, se nommait Cocu et, sa femme Ginette, la coiffeuse de maman, qui venait chercher son lait à la maison à des heures indues ne s'offusquait pas que je la salue d'un : " bonjour madame Cocu..." Les Cocu changèrent de nom, pour des raisons que j'ai oubliées, mais pas parce que le port de leur nom les indisposait, pour s'appeler bêtement Dubreuil. Vous comprendrez donc que ma relation avec l'appellation cocu est empreinte d'une nostalgie particulière. En revanche, Alors, quand au temps de mes culottes courtes Brassens chantait le Cocu, je ne pouvais m'empêcher de penser en voyant le jeune brigadier de gendarmerie pédaler comme un fou pour aller rejoindre la jeune épouse du gros Arnaud, que le cocuage touchait toutes les corporations et ne s'appliquait pas qu'au sexe dit fort. Nous sommes tous des cocus en puissance et réciproquement : en clair trompeur-trompé comme le bien et le mal, le bonheur et le malheur, sont les deux faces d'un même état.
Vous comprendrai donc aisément que la réthorique du sieur Amalric me laisse de marbre, si je puis m'exprimer ainsi, et si j'ai décidé de la publier c'est qu'elle me semble représentative d'une forme bien française d'impuissance. C'est toujours la faute de l'autre car dans le cocuage c'est l'autre qui est pointé du doigt alors que bien souvent le dit cocu pourrait d'abord s'en prendre d'abord à lui-même. Pas vrai Pomponnette...

Comme elle n'aime pas beaucoup la solitude
Cependant que je pêche et que je m'ennoblis
Ma femme sacrifie à sa vieille habitude
De faire, à tout venant, les honneurs de mon lit

Eh ! oui, je suis cocu, j'ai du cerf sur la tête
On fait force de trous dans ma lune de miel
Ma bien-aimée ne m'invite plus à la fête
Quand ell' va faire un tour jusqu'au septième ciel

Au péril de mon cœur, la malheureuse écorne
Le pacte conjugal et me le déprécie
Que je ne sache plus où donner de la corne
Semble bien être le cadet de ses soucis (...)
 
Bien content qu'en partant ces mufles ne s'égarent
Pas à mettre le comble à leur ignominie
En sifflotant " Il est cocu, le chef de gare... "
Parc' que, le chef de gar', c'est mon meilleur ami



"La nouvelle OCM
s’installe peu à peu sans bruit. La profession navigue en admirant la partie émergée du système (la gouvernance régionalisée, la restructuration, les aides, la recherche et la communication). Par contre, la partie immergée, qui va couler la plus grande partie de la viticulture française, n’est pas évoquée.
La profession a-t-elle pris la mesure des effets pervers de la forte libéralisation de la production, de la diminution des contraintes, ou de la clarification de la segmentation de l’offre ?

Pour les vins de pays, l’option, d’accepter la cohabitation d’une viticulture à deux vitesses, tuera à terme l’ensemble de la production, en rabaissant dans un premier temps les IGP au niveau des prix des sans IG. Juste le temps, que les sans IG soient contrés et mis à mal à leur tour, par la concurrence de nouveaux vins produits en Chine, au Brésil ou en Inde. C’est une évolution inéluctable. A vouloir satisfaire les demandes d’un certain négoce qui ne travaille que sur le prix, en croyant que la libération des cépages, des rendements, et la suppression des contraintes de production vont résoudre les problèmes, la France va brader une partie de son vignoble compétitif des vins de cépages, au profit de vins de table sans positionnement marketing et sans aucune espérance de rentabilité. On reste dans une approche d’avant guerre, privilégiant le profit immédiat, menée par un négoce dépassé, incapable de s’aligner sur la concurrence mondiale. On se trompe une nouvelle fois de combat. La solution n’est pas dans le prix payé à la production, ni dans l’approvisionnement, mais dans la spécificité française d’une politique de terroirs.
Après les cocus producteurs de vins de pays, un autre pan de la viticulture française constitué des « petites AOC »va subir un sort similaire. Le Languedoc en premier, une grande partie du Sud Ouest, mais aussi la Provence et les Bordeaux génériques, pour ne citer que les principaux, vont se retrouver avec les vins à IGP simple. Ne nous leurrons pas; ce n’est pas le contenu des cahiers des charges en cours d’élaboration qui pourront les sauver. Autrement dit, avec une image amoindrie, ils devront faire face à la nouvelle concurrence des vins de pays, dont ils auront à supporter le positionnement et le prix sans avoir les armes pour y faire face.
Triste avenir en perspective, pour la mise en place d’une politique malthusienne, qui va brader une part importante de notre viticulture. A rapprocher du fiasco, il y a quelques années, de notre industrie textile. Pour reprendre cet exemple, nous allons saborder la confection, pour garder le privilège de la grande couture...
Indispensable, la nouvelle OCM, malheureusement sur les bases où la France l’envisage, risque d’offrir à beaucoup, un billet de sortie avec des primes d’arrachage. Les jeunes, notamment dans le Sud, auront peut être pour perspective l’entretien du territoire. Car, tous ces hectares de vignes n’auront plus pour remplaçants que garrigues et forêts. Un patrimoine, dont l’entretien et la mise à l’abri des incendies va nécessiter des sommes très supérieures à celle actuellement déployées pour la viticulture. Une nouvelle paupérisation en vue, avec en guise de consolation, pour les générations futures, un espace naturel au bilan carbone satisfaisant.
Quand on est cocu, il faut savoir se consoler de ce qui reste..."
R. Amalric

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 09:34

« Fermé pour congés payés », il fut un temps où dans un Paris vidé de ses habitants le non aoûtien devait errer de rue en rue pour espérer trouver son pain quotidien. Portes closes : les grandes entreprises nationales, la Régie Renault en tête, les administrations, les professions libérales, les artisans et commerçants, seuls les paysans semblaient bosser mais, comme y’en a jamais eu beaucoup à Paris, la ville ressemblait à une belle endormie. Bref, même sans Paris-plage, notre belle ville capitale, se prélassait dans le farniente et ceux qui y restaient par choix, par obligation ou faute de ronds, en profitaient. Le cliché du mari solitaire alors que madame et la marmaille se doraient sur la plage de St Brévin-les-Pins, est trop connu pour que je vous fasse un dessin ; à noter quand même que sur la plage les beaux CRS, pour une fois aimés, moissonnaient eux-aussi des cœurs et des corps en jachère.

 

Paris est empli de touristes mais les fameux chassés-croisés de Bison futé montrent qu’entre le 14 juillet et le 15 août l’appel du sud et du soleil draine encore beaucoup de nos concitoyens vers les plages de sable fin. « Les vacances estivales ne sont pas négociables, elles font partie de la norme. Les Français sont attachés à cette trêve, à cette liberté, à ce nettoyage imaginaire du quotidien » explique Jean Viard qui est aux loisirs ce que Robert Parker est au vin. Alors je m’étais dit : sale temps pour mon blog, ça va être un temps de vaches maigres pour l’audience, mes très chers lecteurs vont préférer la crème à bronzer à mes stupidités. Comment ai-je pu douter que je m’adressais à la France qui travaille, laborieuse, celle des vignes et des chais, celle aussi qui sait maintenant manier le Black Berry ? Ce mois de juillet a pulvérisé mes records d’audience :

-         journée record : le 2 juillet = 4183 pages vues

-         mois record : juillet 2008 = 59 413 pages vues

 

Bravo et Merci pour votre fidélité.

 

Ceci étant écrit, comme le dit notre Viard de la Tour d’Aigues – y’a pire comme lieu de travail - entre la Fête Nationale et l’Assomption de la Vierge, même notre Président qui bouge tout le temps s’en est allé se délasser entre le Cap Nègre et le Fort de Brégançon, alors VIN&Cie, sans faire relâche, ni délaisser son nectar chéri, va pendant ce mois d’août batifoler comme l’année passée. Alors sur la plage, à la campagne, à la montagne, au travail aussi, chaque matin vous trouverez mes chroniques d’été pour commencer la journée : le bikini, les bronzés, les tongs du général, le vin de l’île de Ré, la route 66, la grappe de raisin et bien d’autres sujets pour ne pas bronzer idiot. Mais, la grande innovation de ce mois d’août, c’est que ceux d’entre vous qui en feront la demande par les voies habituelles, dont la plus efficace est mon adresse électronique : jberthomeau@hotmail.com, pourront obtenir l’intégralité de mon roman en ligne publié le dimanche, soit 188 pages de lecture dans la continuité. Alors, les nouveaux arrivants, ceux qui ont perdu le fil, ceux qui ne l’ont jamais lu ou ceux qui lui sont fidèle à vos souris et vous recevrez le fichier en PJ.

 

Bonne lecture, bonnes vacances pour ceux qui en prennent, la rédaction de Vin&Cie l’espace de liberté reste mobilisée pour vous informer, vous faire rire ou réagir sur les sujets d’actualité…

Jacques Berthomeau

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 00:03

Les grandes marques sur des panneaux 4x3 affirment sur les murs d’un Paris aoûtien qu’elles sont les seules à innover. De l’anti-Michel-Edouard Leclerc primaire, bien sûr, de la grosse com des familles, ça c’est sûr, moi j’avoue ma fascination pour Coca Cola qui promeut sa nouvelle bouteille à grip comme l’alpha et l’oméga de l’innovation : fondamental mon cher Watson ! Le contenant vaut plus que le contenu. Bref, comme l’eut dit fort à propos Zazie « l’innovation, mon cul ! » et Audiard de surenchérir « qu’il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages » et d’afficher que le Caprice des Dieux est un fromage. Bref, chers lecteurs, tout ça ne vaut un clair de lune à Maubeuge et, sans façon, ni prétention, ce matin je vais vous pondre une vraie innovation, de celles qui affolent les courbes de vente, font péter les compteurs des bénéfices, mettent les concurrents sur le flanc.

 

Comme toute vraie innovation elle est d’une simplicité biblique.

C’est un mélange, pour faire chic et plaire aux adeptes du vocabulaire market : un prémix.

C’est une forme de Canada Dry qui trouvera grâce chez les adeptes du bon produit de terroir « Ça a la couleur du vin, le goût du vin... mais ce n'est pas du vin. »

C’est la seule réponse intelligente à tous ceux qui disent innover en désalcoolisant.

C’est un remake fulgurant des Noces de Cana.

C'est une BRSA : boisson raffraîchissante sans alcool, disons presque sans alcool.
 


J’ai nommé : « Rouge de Plaisir » ®

 

Bien évidemment je pourrais jouer à l’innovateur déposant sa recette de fabrique pour la protéger des contrefacteurs. Détrompez-vous, n’en déplaise aux grands protecteurs de notre santé, je souhaite diffuser au plus grand nombre ma géniale invention.

 

Dose pour Pichet :

- Eau fraîche* : 25 cl

- Vin rouge *13% vol : 5cl

 

Titre alcoolémique du prémix : 2,17 % vol

 

  • *de la fontaine pour les « terroirs profonds », minérale pour les  « exécutives women », de source pour les bimbos, du robinet pour « monsieur et madame tout le monde »
  • * un rouge bien charpenté, très coloré, qui a du corps ou un sur le fruit sans être bodybuildé.

 

La boisson peut se servir, si on veut faire genre coketèle avec des glaçons ou des grains de raisin passés au congélateur dans des grands verres ballons mais le must pour le « Rouge de Plaisir » ® reste le bon vieux verre Duralex ® des familles.

 

® « Le Duralex n’a rien de commun avec le verre à pied. Il n’y a pas plus à main que celui-là. Je le rapprocherai pourtant du ballon des bistrots. Le ballon à l’ancienne, dont le fond et le tour épais jettent une note argentée sur le vin le plus ombre. Je les range tous les deux dans la catégorie des godets. Ces verres qu’on n’emplit pas à demi, mais à ras bord (on ne joue pas à la dînette) ; qu’on ne mire pas à la lumière d’un air soucieux (le vin n’y connaît que trois états : rouge, blanc et rosé, tous qualifiés de « petits ») ; qu’on ne fait pas tourner dans sa main (à cause du ras bord) ; enfin qu’on vide d’un trait (deux à la rigueur). Le verre se boit, le godet se creuse. »

 

In Alain Schiffres Inventaire Curieux des Choses de la France chez Plon

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 00:04

Au bar de la Vieille Forge les derniers soiffards, avachis et l’œil vitreux, auréolés de fumée bleue, descendaient sans grand enthousiasme des Picon bière. L’intrusion de Chloé en réanimait quelques uns qui émirent des petits sifflements de satisfaction. Derrière son bar, le patron, un gros type aux cheveux plats et gras, avec une moustache balai de chiottes, plus bougnat que bougnat, la saluait avec la forme de déférence lasse qu’on applique aux habituées. Au bout du zinc, un énorme rouquin hirsute qui tétait une pipe éteinte ricanait dans sa barbe de barde en me toisant de son regard torve : « Faudra que tu la consommes avec les doigts, mec, chez ces grandes poulettes y’a que les os à sucer… » Chloé l’ignorait avec superbe en allant se jucher sur un tabouret tout près de lui. Je la rejoignais. Elle commandait deux demis. Le gros rotait. Chloé se roulait une cigarette. L’allumait avec un Zippo. Le gros pétait. Ça schlinguait. « Je suis quelle n’a pas de culotte c’te grande salope ! » Chloé se déployait. Planté face au gros et d’un geste vif elle lui empoignait les couilles « Les mecs je peux vous dire que cette merde puante lui n’a pas besoin de calbar car il n’a rien à mettre dedans. Chez lui y’a rien à sucer je vous assure… » Le gros bramait et se rebiffait. Je tentais de m’interposer sans grande efficacité. Le patron grondait : « On se calme… » Vacillant sur ses pattes courtes le bûcheron gueulait qu’il allait en faire du petit bois de cette pétasse. Les soiffards se marraient. Chloé remontée sur son tabouret s’envoyait son demi comme si de rien n’était. Moi je décidais qu’il était temps de transiger.

 

-         Patron servez un Picon Bière à ce gentlemen, un double, pour qu’il se remette de ses émotions.

L’hirsute stoppé net dans son élan me contemplait comme s’il venait de se faire traiter de pédé par un compagnon de beuverie. Chloé pouffa dans son bock. Les soiffards s’esclaffaient et prenaient mon parti. Je poussais l’avantage : « Tu ne vas quand même pas nous faire tout un cinoche parce qu’une gonzesse t’as tripoté les burnes mec ! Y’en a qui paye pour ça. Et puis, merde, t’as poussé le bouchon un peu loin avec la demoiselle. Si j’étais corse et si j’étais son frère je te demanderais réparation… » Le gros me regardait, bouche ouverte, débiter ce qu’il devait estimer être des vannes débiles. Chloé me tendait mon bock. « Bois mon cœur ! » Le patron servait le double Picon Bière du gros qui prenait soudain conscience de son extrême solitude dans un milieu qui, sans lui être hostile, le rejetait. En grommelant il battait en retraite. Je pensais qu’avec Gustave, comme saligauds, ils feraient une belle paire.

 

Chloé menait le bal. Ça me plaisait. J’adore me faire trimballer. Après trois bocks elle décrétait qu’il était temps d’aller chez elle. Moi j’avais envie de pisser. Le gros tétait toujours sa pipe éteinte en remâchant sans doute sa vengeance avortée. Chloé décrétait que j’avais qu’à pisser dehors et, suivant une jurisprudence récente, elle me tirait par le bras au dehors. « On y va comment chez toi ? 

-         Avec ma tire.

-         T’as une bagnole…

-         C’est celle de ma mère.

-         Elle te prête sa voiture ta mère.

-         Non je la prends.

-         Faut que je pisse !

-         Te gêne pas beau Légionnaire. Soulages toi !

-         Je n’aime pas pisser dans la rue.

-         Alors pisse dans une bouteille…

Elle joignait le geste à la parole et me tendait une bouteille de champagne vide qu’elle venait de ramasser dans une poubelle pleine de boutanches. Et j’ai pissé dans une bouteille de cordon Rouge en contemplant les hauts murs de la Sorbonne. Chloé se marrait et commentait. Bien évidemment elle ironisait sur ma mousse.

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 00:06

 

Le poulet au vinaigre se rattache pour moi à deux souvenirs. Tout d’abord, dans la chronologie, celui du volatile cuisiné au Pied de Fouet
 http://www.berthomeau.com/article-2186483.html ,
une découverte et un délice, c’était l’un des plats cultes du petit resto de la rue de Babylone : un jour un professeur de l’Université de Louvain, attablé à mes côtés, m’assura qu’à lui seul, ce poulet acidulé, pouvait le faire venir à Paris. Les diplomates de l’ambassade du Japon se pourléchaient les babines avec beaucoup de dignité en le savourant. Andrée, la patronne, avait droit à une longue séquence de courbettes. Ensuite, à ma première avant première, lors du défunt festival du film policier de Cognac, où le « Poulet au vinaigre » de Claude Chabrol fut projeté en début d’après-midi aux festivaliers happy few. Le déjeuner ayant été bien arrosé je ne dénoncerai personne mais, je puis vous assurer, que les siestes postprandiales touchèrent une grande part de ce public huppé.

 

Le plat est d’une préparation simple et rapide.


Demander à son boucher ou son volailler de découper en 8 morceaux un poulet d’un kilo 5. Pour ma part je vais chez Hugo Desnoyer, le boucher des étoilés, www.régalez-vous.com et j’achète un Coucou de Rennes http://www.slowfood.fr/bulletin/coucouderennes.pdf une volaille sauvée de l’extinction par une association La Sentinelle regroupant 18 éleveurs.



 

Achetez une bouteille de vinaigre de cidre augeron http://www.toustain-barville.com/Public-Produits-Vinaigre-Saveur.html

Achetez 6 bouteilles de cidre

Domaine de la Gentilhommière Félix et Marion PLATEL
30, route de Neufchâtel 76 660 OSMOY-SAINT-VALERY
Tél : 02-35-94-61-92 / 06-84-01-27-64
Fax : 02-35-94-34-70
E-mail :
felix.platel@wanadoo.fr

 

http://www.gentilhommiere.net/vergers.htm

 

 

Autres ingrédients : 6 gousses d’ail, 2 tomates mûres, moutarde de Dijon forte, huile d’olive douce, beurre salé et crème fraîche crue.

Pour l’accompagnement 1kg de pommes type Reinette

 

 

Dans une sauteuse Le Creuset faites chauffer l’huile d’olive (2 cuillerées à soupe) et le beurre saké (50g). Y faire dorer les morceaux de poulet que vous aurez au préalable salé et poivré et les gousses d’ail. Versez 1dl de vinaigre de cidre et laissez-le s’évaporer. Ajoutez 1,5dl de cidre brut et les tomates ébouillantées et épépinées. Rectifiez l’assaisonnement et laissez cuire 45 mn.

Pendant la cuisson mélangez dans un bol une cuillerée à café de moutarde et 150 g de crème fraîche.


Dans une sauteuse faites cuire dans du beurre salé les pommes entières à feu doux pour qu’elles gardent leur structure.


Lorsque le poulet est cuit, retirez les morceaux et tenez-les au chaud.


Filtrez le jus de cuisson avec une passoire fine en écrasant les gousses d’ail.

Faites le réduire sur feu vif pendant environ 5mn.


Ajoutez le mélange crème-moutarde et laissez bouillir encore 2 mn à feu vif jusqu’à l’obtention d’une sauce onctueuse.


Nappez-en les morceaux de poulet et servez-les accompagnés des pommes.


Pour la boisson le cidre du domaine de la Gentilhommière bien sûr mais pour les irréductibles : un Picpoul de Pinet de la cave de Florensac

http://florensac.free.fr/pages/caveframe.htm

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 00:08

Madame la Présidente d'AREVA, chère Anne Lauvergeon,

 

Rassurez-vous je ne suis ni Vert, ni anti-nucléaire primaire, rien qu’un écrivain public du vin qui s’adresse à vous en utilisant la Toile. Je vous ai croisé dans le bureau de mon Ministre alors que vous occupiez l’envieuse position de sherpa de Tonton. À l’époque nous causions du GATT, de l’Uruguay Round, maintenant c’est l’OMC et le cycle de Doha qui vient d’être enterré. Bref, nous réformions la PAC dans une ambiance quasi-insurrectionnelle et au château on nous surveillait comme du lait sur le feu. Mon ami Jean-François, vous répondait avec sa pertinence habituelle pendant que Louis vous taquinait pour votre anglais.

Foin de souvenir, pour vous femme d’un Grand Corps je dois représenter l’équivalent d’un microgramme de déchet nucléaire à recycler et pourtant ce que je vais écrire vous devriez prendre le temps de le lire et de le méditer. On vous a vu boire un pastaga à l’eau du Tricastin pour rassurer les populations anxieuses mais, hormis l’inutilité d’un tel geste télévisuel, pour ceux qui, au nom de leur terroir revendiquent l’appellation Coteaux-du-Tricastin, le mal est fait. Sur Google lorsque je tape Tricastin la première rubrique qui s’affiche c’est : Fuite nucléaire et l'ensemble de la page est entièrement occupée par l'affaire. Peut-on rêver mieux pour booster une déjà bien fragile notoriété de cette jeune appellation. Vous allez me rétorquer que le temps va effacer l’outrage, que l’oubli va faire son oeuvre, que la valse des catastrophes va prendre la place à la une. Pas si sûr et sûrement pas pour demain. Alors que peuvent faire ces braves vignerons qui subissent votre manque de vigilance ? Changer le nom de leur appellation ? Moi je veux bien mais que peuvent-ils trouver d’autre qu’un nom de fantaisie, on ne modifie pas par décret la géographie. Imaginez-vous que, pour une raison proche ce genre de plaisanterie douteuse, la même chose arrivait près de la prestigieuse appellation de Pauillac envisagerait-on un tel changement avec la même légèreté. La réponse est bien sûr non, Château Mouton Rotschild à Pauillac n'est pas le Château la Décelle à St Paul Paul-les-Trois-Châteaux.

 

Que la Centrale EDF et votre dépotoir mal tenu changent de nom, c’est bien sur possible mais, c’est à mon avis, trop tard. En clair, il me semble qu’il ne vous reste plus madame qu’à payer le prix de votre impéritie. Vu l’épaisseur de vos moyens pour vous c’est moins que l’épaisseur du trait. Pour démontrer votre volonté de réparer je vous demande, non de signer un petit chèque pour solde de tout compte, mais de vous engager ferme sur une période indéterminée, à accompagner les efforts des vignerons de cette petite appellation pour se sortir du mauvais pas dans lequel vous les avez précipité. Ça ferait beaucoup de bien à votre image de marque. Ça ferait enrager Pascal Kron votre cher collègue et ami d’Alsthom. Ça montrerait à la France d’en bas que ses élites se préoccupent de leur modeste quotidien. Ça ferait grand plaisir à notre Ministre de l’Environnement qui est un amoureux du vin. Ça ne serait surtout que justice pour les vignerons des Coteaux-du-Tricastin.

 

Bien sûr nous sommes au mois d’août et ma lettre risque de finir aux oubliettes, de disparaître dans le grand océan de l’indifférence médiatique. J’en suis conscient mais qu’importe madame la Présidente, chère Anne Lauvergeon, je dépose sur votre vaste bureau ma contribution en défense de notre patrimoine AOC dont nous revendiquons la protection à l’OMC. Pour terminer je me permets d’en appeler à la mémoire d’Henri Michel grand ami du François que vous avez servi, cette région c’était la sienne, il l’aimait, la défendait avec sa passion bonhomme. Ne lui faites pas l’injure de l’indifférence.

 

Dans l’espoir de la prise en considération de la présente et dans cette attente je vous prie d’agréer, madame la Présidente, chère Anne Lauvergeon, l’expression de mes cordiales salutations.

 

Jacques Berthomeau

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 00:14

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Red Wines

 

Collection Red Wines


1)                FRANCE : 33


a)  30 Bordeaux


Hors catégorie: Château Petrus 1992: 2595 euros, Château Lafite 95 : 2484 euros.

 

4 tranches de prix :


          - les plus de 1000 euros : 5, Château Margaux 97, Lafite 85, Mouton-Rothschild 88, Mouton-Rothschild 98, Latour 88, 1390 euros pour les 2 premiers, 1279 euros pour le suivant et 1186 euros pour les 2 autres.


          - les plus de 500 euros : 8, Cheval Blanc 99 : 908 euros, Ausone 98: 880 euros, Mouton-Rothschild 2001  et Haut-Brion 95 : 834 euros, Léoville Las Case 88 et Lafleur 97 : 556 euros, Pichon Baron 99 et Palmer 98 : 510 euros.


          - les entre 200 et 500 euros :  12, Gruaud-Larose 78 : 464 euros, Angélus 2001 : 445 euros, Pichon Baron 99 : 370 euros, Giscours 2002 : 306 euros, Cos d’Estournel 99, Talbot 96 et Lynch Bages 2001 : 278 euros, Haut Bailly 99 : 260 euros, Pontet-Canet 93, Beychevelle 2002 et du Tertre 2002 : 230 euros, d’Armailhac 99 : 204 euros.


         - les moins de 200 euros : 3, Lagrange 97, Cantemerle 95 : 174 euros et Duhart Milon 2002 : 148 euros


Prix moyen (hors le HC) : 1000 euros


12 Pauillac, 5 St Julien, 4 Margaux, 4 St Estèphe, 2 Pomerol, 2 Pessac-Léognan et 1 Haut Médoc.

 

b)  2 Bourgogne


Clos Vougeot Grand Cru Louis Jadot 2001 : 278 euros


Côte de Nuits-Villages Pierre Bourée Fils 1976 : 390 euros

             

c)   1 Rhône


Côte Rôtie La Landonne Guigal 2003 : 788 euros

 

2)             Les autres :


a.     USA : 3, prix moyen 392 euros


b.     Italie : 2, prix moyen 403 euros


c.     Australie : 1, 742 euros

 

Les autres Red Wines

 

1)                FRANCE : 46

 

Bordeaux : 25,


    Le n°1 : Les Forts de Latour* 2004 : 483 euros

                 

                 3 tranches de prix :


- de 200 à 300 euros : 6, Pavillon Rouge* 2004 : 306 euros, Carruades de Lafite* 2004 : 279 euros, Château Citran 98 : 260 euros, Château Potensac 90 : 258 euros, Château La Grave 2001 : 221 euros, Pauillac de Latour* 2003 : 204 euros


- de 100 à 200 euros : 8, Château Chantalouette 2000 ; 221 euros, Château d’Angludet 99 et Chasse Spleen 98 : 167 euros, Château la Serre 2002 : 156 euros, Château Pibran 99, La Louvière 2002 et Les Pagodes de Cos* 2001 : 140 euros, Château Haut Marbuzet 2001 : 128 euros.


- moins de 100 euros : 10, de 46 La Patache 2002 à 91 euros Pomerol de JP Moueix 2002.

 

Prix moyen (hors n°1) : 145 euros

 

5 Pauillac, 3 St Emilion, 3 Pomerol, 3 Ht Médoc, 3 Médoc, 2 St Estèphe, 2 Margaux, 2 Pessac-Léognan, 1 Moulis et 1 Cotes de Bourg.

 

Bourgogne : 9,


Le N°1 : Corton Grand Cru Bouchard Père et  fils 2000 : 325 euros

 

Tranches de prix

- de 200 à 300 euros : 2, Corton Grand Cru Pierre Bourrée Fils 98 et Beaune 1er Cru L’Enfant Jésus 2000 Bouchard Père et fils : 279 euros


- de 100 à 200 euros : 4, Beaune 1er Cru Les Epenottes 2003 Pierre Bourée fils : 162 euros, Nuits-Saint-Georges 1999, Louis Jadot : 156 euros, Gevrey-Chambertin 2003, Bouchard Père et Fils : 147 euros, Santenay Clos de Malte 2000, Louis Jadot : 110 euros


- moins de 100 euros : 2, Côte de Beaune-Villages 2003, Bouchard Père et Fils : 88 euros et Côte de Beaune-Villages 2004, Louis Jadot : 82 euros.

 

Prix moyen (hors n°1) : 128 euros

 

Rhône : 5

 

Le n°1 : Hermitage La Chapelle 2001 Paul Jaboulet ainé : 231 euros

 

Tranche de prix


- plus de 100 euros : Châteauneuf du Pape La Bernardine 2004 Chapoutier : 139 euros, Châteauneuf du Pape Les Cèdres Paul Jaboulet Ainé : 128 euros.


- Moins de 100 euros : Gigondas Château de Saint Cosme 2003 : 90 euros, Côte du Rhône Saint Cosme 2005 : 44 euros.

 

Prix moyen (hors n°1) : 80 euros

 

Loire : 2

 

- Chinon Domaine Sourdais-Taveau 2006 Henri Bourgeois : 51 euros


- Saumur Domaine Les Salaises 2005 : 37 euros

 

Languedoc : 2


               - Daumas Gassac 2005 : 155 euros


               -  Corbières Château d’Aussières 2004 : 90 euros

 

 Buzet : 2


- Château de Gache 2003 : 51 euros


- Château de Gueyze 2000 : 78 euros

 

               Beaujolais : 1


                  -Morgon Domaine Jean Descombes 2003 : 63           euros.

 

    2) AUSTRALIE   22                                   

 

N°1: Jacob’s Creek Centenary Hill Barossa Valley Shiraz: 174 euros

 

Tranches de prix

 

d.      Plus de 100 euros: 6, prix moyen 130 euros


e.     50 à 100 euros : 11, prix moyen 77 euros


f.       Moins de 50 euros : 2, prix moyen 40 euros

 

Remarques


g.     5 vins ne sont pas millésimés dont le plus cher tous de la filiale de Pernod Ricard Orlando Wyndam


h.    Millésimes de 2001 à 2006


i.       5 Barossa Valley, 4 South Australia, 2 Mac Laren Valley, 2 Clare Valley, 2 Margaret River…

 

Prix moyen (hors n°1) : 85 euros

 

3)              CHILI : 5,

 

N°1: Maipo Valley Baron Philippe de Rothschild Escudo Rojo 2004: 63 euros

 

Prix moyen : 50 euros

 

4)              ARGENTINE: 3,

 

N°1: Mendoza, Caro (Château Lafite and Catena) 2003: 130 euros

 

Prix moyen: 80 euros

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 00:04

 

 

C’est un scoop : n’irai pas à Beijing pour assister à la cérémonie d’ouverture des JO. Mais comme Vin&Cie ne recule devant aucun effort pour satisfaire son exigeante clientèle une envoyée spéciale a été dépêchée sur place pour voir ce qu’un des restaurants chics de la capitale chinoise : LAN www.lanbeijing.com  proposait comme vins à ses clients.
 

 

1 yuan chinois ou RMB = 0,0923960896 euros

 

 

En résumé :


-         pour les 28 vins blancs proposés : 12 sont Français, 5 Bourguignons dont le plus cher 370 euros. J’ai calculé le prix  moyen (hors le plus cher) de chaque origine ce qui donne un indice de notoriété : Bourgogne 140 euros, Loire 64 euros, Rhône 54 euros, Languedoc 41 euros, USA 80 euros, Italie 80 euros, Nouvelle-Zélande 70 euros et Espagne 38 euros.


 

-         Pour les 115 vins rouges proposés : 85 sont Français et 58 Bordelais dont le plus cher 2484 euros. La carte distingue 2 catégories : Collection et autres.


 

Dans la catégorie Collection : sur 39 vins 33 sont Français et 30 Bordelais. Pour le prix moyen, Bordeaux : 1000 euros, Bourgogne : 338 euros (que 2 vins),  Italie : 403 euros (que 2 vins) et les USA avec 3 vins : 392 euros.


Dans la catégorie autres : sur 76 vins 46 sont Français et 25 Bordelais, l’Australie en a 22, les USA sont absents. Pour le prix moyen, Bordeaux : 145 euros, Bourgogne : 128 euros, Rhône : 80 euros, Loire : 44 euros (mais que 2 vins), Australie : 85 euros, Chili : 50 euros, Argentine : 50 euros (mais que 2 vins)

 

Pour les détails et les remarques plus pointues consultez le tableau ci-dessous  


 

White Wines

 

1)                FRANCE : 12


-         5 Bourgogne : de 370 à 110 euros


N° 1 : Corton Charlemagne Grand cru Bouchard Père et fils 2004 : 370 euros

Prix moyen (hors n°1) : 140 euros


2 Louis Jadot : Chablis 1er cru Fourchaume 2005 et Meursault 1999


2 Pierre Bourrée Fils Auxey Duresses 2001 et Meursault 2001

 

-         4 Loire : de 230 à 28 euros


N°1 : Sancerre L’Exception Pascal Jolivet 2005 : 230 euros


Prix moyen (hors n°1) : 64 euros


2 Sancerre, 1 Pouilly-Fumé et 1 Jardin de la France De Neuville Chenin Blanc 2005

 

-         4 Rhône : de 70 à 46 euros


N°1 : Côtes du Rhône Saint Cosme 2005 : 70  euros


Prix moyen (hors n°1) : 54 euros


3 Côtes du Rhône dont 1 Guigal 2001 et 1 Crozes Hermitage 2005 Petite Ruche de Michel Chapoutier

 

-         3 Languedoc : de 167 à 41 euros


N°1 : Daumas Gassac 2006 : 167 euros


Prix moyen (hors n°1) : 41 euros

 

2 Pays d’OC St Cosme

 

2)        USA : 6


                 De 260 à 51 euros


N°1 : Sononoma Valley, Kistler « Les noisetiers »     Chardonnay 2005 : 260 euros


Prix moyen (hors n°1) : 80 euros


-         Sonoma Valley : 2

-         Nappa Valley : 3

-         Washington State : 1

 

 3)          ITALIE : 6


De 80 à 46 euros


N°1: Alto Adige, Alois Lageder, Benefizium Porer Pinot Grigio DOC 2004: 80 euros


Prix moyen (hors n°1) : 56 euros


1DOCG, 1DOC, 2IGT, 2 sans indication

 

   4)        NOUVELLE-ZELANDE : 2

 

Prix moyen : 70 euros

 

    5)        ESPAGNE : 2

 

Prix moyen : 38 euros

Attention la carte des Rouges à suivre dans le n°2 que vous avez reçu (cause poids du fichier)...

 

 

 

 

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 00:04

 

Qui peut encore ignorer le célèbre sigle rouge de Virgin, la marque du milliardaire britannique libertarien : Sir Richard Branson. Grâce au phénoménal succès de son label dès la publication de Tubular Bells de Mike Oldfield : 10 millions d’exemplaires en 10 ans, qui va assurer l’essentiel des bénéfices de Virgin, puis le changement d’image assuré par la signature des Sex Pistols et la diversification pop-rock consacrée par l’arrivée de Phil Collins ou de Culture Club, va lui permettre d’engager dans les années 80 une série de diversifications : livres, vidéo, restauration avec les Virgin Mégastores, dont celui des Champs Elysées, puis après avoir vendu son label à EMI de développer Virgin Airways : Atlantic (compagnie transatlantique) et America (compagnie intérieure low coast). La liste n’est pas close puisque l’entreprenant Bronson touche aussi à la téléphonie mobile, le tourisme spatial : Virgin Galactic, les boissons non alcoolisées : Virgin Drinks et bien sûr, le vin, avec Virgin Wines site de vente de vins sur internet et maintenant Virgin Vines les vins de Richard Branson : un Chardonnay et un Shyraz.

Créé au début de 2000, La nouvelle entreprise, Virgin Wines se voulait comme la suite normale des activités de Virgin Group qui en permanence cherche à tirer profit de son expertise dans les relations clients et de sa stratégie de marque globale. Celle-ci consiste à offrir des produits existants au moyen d'une approche personnalisée. En créant un nouveau magasin virtuel de vins point-com., qui s'adressait au grand public et était géré à partir du Royaume-Uni, les dirigeants de Virgin Group croyaient que Virgin Wines pouvait attirer les consommateurs qui achetaient du vin par les canaux traditionnels, et finir par révolutionner la façon de vendre et d'acheter le vin.
www.virginwines.com/

“We set up our Discovery Wine Club to share the wines we love with you - the most delicious, the most exciting and the best value wines from new, up and coming winemakers. People   who make their wine with love and passion. You can rest assured that you won’t come across any, mass-produced, supermarket wines in our Wine Club. Instead, just pure handcrafted wines, specially selected for you.” Andrew Baker, Wine Buyer, Virgin Wines “so many great wines”
Louise, Edinburgh

Prenez le temps d’aller visiter le site il est très bien fait mais, en soi, il n’a rien de révolutionnaire.

Pour Virgin Vines  www.virginvines.com/ qui un négoce de vins californiens avec Brown –Forman Wines International, cliquez sur le lien et vous verrez, c’est encore little mais ça mérite réflexion. Pourquoi ?

Virgin
est une marque mondiale très connue de la nouvelle génération.
C’est une marque entre les mains de différents propriétaires : le label c’est EMI, le mégastore des Champs-Elysées appartient au groupe Lagardère qui vient de changer l’appellation de sa radio FM : Europe2 en Virgin radio. La conséquence est que les frontières et les barrières législatives nationales seront inopérantes pour maîtriser sa communication. À la manière de la ligne de vêtement Marlboro Classics, avec son sigle universel Virgin pourra communiquer à sa guise en contournant tous les interdits. En France, alors que le législateur croit pouvoir cadenasser la publicité des vins et spiritueux sur l’Internet, il est clair qu’il s’agira d’une nouvelle ligne Maginot qui permettra aux sites basés hors de nos frontières de s’en affranchir. Le résultat en sera, bien évidemment, de donner une prime aux sites étrangers et de contraindre nos sites à s’expatrier s’ils ne veulent pas disparaître ou végéter. Les questions de logistique et de livraisons pouvant se régler par des partenariats avec des distributeurs situés sur notre territoire.

Pour ce qui concerne le négoce de vins, Virgin Vines, je me pose une question qui va sans doute vous surprendre : alors que nous cherchons désespérément à capter l’attention des jeunes consommateurs en leur proposant de venir vers le vin en le situant dans l’univers des marques pourquoi n’inciterions nous pas la compagnie de Richard Branson à venir chercher aussi sa ressource vin en France pour lancer un Virgin Viognier ou un Virgin Pinot Noir dans notre beau pays. La concurrence a du bon pour réveiller un marché ! Ou bien, si nous souhaitons que notre chasse gardée nationale reste inviolée, pourquoi l’un de nos grands négociants nationaux ne chercherait-il pas à exploiter la marque Virgin sous licence ? Le défi est lancé : qui le relèvera ? Entre nous ça vaudrait mieux que de lancer des marques bidon sans grands moyens…

 

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