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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 00:02


Comme je ne suis pas sectaire je lis "Campagnes solidaires" organe de presse de la Confédération Paysanne. Dans son numéro de septembre, une contribution au débat engagé sur le thème "Aoc : le marché contre l'authenticité" n°219 de juin 2007, signé par André Gasson (Calvados) enseignant, ancien paysan, m'est apparue très intéressante. Outre qu'il aborde deux thèmes cher à mon coeur d'amateur de camenbert au lait cru, en pronant l'élimination de l'ensilage de la ration des vaches produisant du lait pour cette Aoc et en soulignant que le "normandisation" du cheptel doit aller au-delà du pur effet d'annonce car, comme il le fait malicieusement remarquer : " une normande qui produit 10 000 litres de lait par an a-t-elle un lait de meilleure qualité qu'une prim'holstein ?" Donc je verse cet extrait au dossier, et même s'il concerne un fromage, le Livarot, les remarques développées par l'auteur valent aussi pour les producteurs de vin. Si vous souhaitez lire l'intégralité de ce point de vue : www.confederationpaysanne.fr/ c'est à la rubrique courrier du n° 221 de Campagnes solidaires.
 

" (...) A propos de la vague porteuse des valeurs traditionnelles, il faut aussi s'interroger sur l'authenticité réelle des méthodes. Par exemple, le livarot est un fromage qui se faisait avec un caillage lent et un lait partiellement écrémé : le lait reposait dans des récipients évasés pendant une journée, le temps que la crème remonte. Il fallait alors peu de présure pour entraîner la coagulation. Cette méthode est révolue chez tous les fabricants de livarot traditionnel, mais ils se gardent bien d'expliquer la méthode anscestrale ! Le caillage rapide, c'est plus facile à maîtriser.
Les moyens techniques des fromages industriels posent un autre problème. Ils sont capables de sélectionner des souches parmi la flore lactique ambiante leur permettant de fabriquer un fromage au goût typique et régulier, à partir d'un lait thermisé ou pasteurisé. Par contre, si un germe pathogène se glissait dans leur culture microbienne, ses effets seraient amplifiés par l'importance des quantités produites. Mais cette stratégie a une autre conséquence perverse : le producteur fermier peut être tenté d'employer les mêmes méthodes, sauf qu'il devra faire appel aux quelques laboratoires capables de lui fournir les ferments (certains d'entre eux ajoutent déjà des ferments lactiques à leur crème crue fermière, sans le mentionner sur l'étiquette). De ce fait, les fromages fermiers seront finalement davantage normalisés que les fabrications industrielles, puisqu'ils utiliseront pratiquemment tous les mêmes souches (...) "

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 00:03

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Comme aux Galeries Lafayette il se passe toujours quelque chose dans les Deux-Sèvres de Ségolène : le 7 octobre, le fil AFP, annonce : " des agriculteurs du centre de la France ont posé nus pour un calendrier dont les bénéfices seront reversés au Téléthon, dont 6 avec leurs compagnes soucieuses de tordre le coup (sic) aux idées reçues sur les épouses d'agriculteurs..." 

Quelles sont donc ces idées reçues ?

Patrice Boinot, 35 ans, éleveur laitier à l'origine du projet, fournit une étrange explication " Ce n'est pas parce qu'on est femme d'agriculteur qu'on est forcément agricultrice. Sur les 6 femmes qui ont posé, on trouve une vétérinaire, des aides soignantes ou encore une esthéticienne. De plus en plus, elles travaillent à l'extérieur de l'exploitation..."

Sans vouloir couper les cheveux en quatre, ce cher encore JA, semble suggérer que pour poser nue pour son calendrier il vaut mieux ne pas exercer la profession d'agricultrice.

Pourquoi ?

Je n'ose avancer la réponse qui me vient tout de suite à l'esprit car je m'exposerais à une lecture malveillante mais, tout de même, cher Patrice Boinot, ce que vous dites n'est pas très flatteur pour toutes celles qui exercent cette profession soit comme chef d'exploitation ou comme épouse de celui-ci. Mais j'ai bien conscience en écrivant ce que je viens d'écrire de poser le doigt là où ça fait mal, car en creux, ce qui fait problème, c'est l'image peu valorisante de la profession d'agriculteur et surtout la  vision négative qu'en ont les intéressés, face à un environnement urbain où la beauté des corps, l'allure, le paraître sont érigés en valeurs suprêmes. La télévision y est pour beaucoup. Pour preuve, en 2005, les promoteurs d'une telle initiative, 14 jeunes agriculteurs de la région de Parthenay, ont posé nus dans leurs champs, toujours pour le Téléthon, avec l'idée d'exprimer " leur ras le bol de passer pour de ploucs..."

Le photographe niortais Daniel Mar qui a réalisé le calendrier en rajoute une couche " ça permet de démystifier les préjugés " dit-il. J'avoue que cette débauche de justifications pour une initiative qui, somme toute entre de plus en plus dans la banalité depuis qu'elle se multiplie, lui enlève ce qui pouvait en faire le sel : une certaine forme de dérision, d'humour et de joyeuse rigolade. Trop de sérieux nuit. Dès que l'on tombe dans l'expression catégorielle : à quand nos vigneronnes et vignerons en costume d'Adam et Eve, avec ou sans la feuille de vigne, pour protester contre la marchandisation du vin, après tout ce serait peut-être plus porteur qu'une pétition (ça c'est déjà fait dans le bordelais je crois, mais pas dans un but protestataire), même si on le justifie par la participation à une bonne cause, on entre dans une forme étrange de standardisation de l'expression extérieure qui, loin de d'abattre les préjugés du genre les agriculteurs sont comme-ci, les vigneronnes sont comme ça, ne fait que les renforcer ou les badigeonner d'un vernis peu crédible.

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 00:03

Georges Frêche, même s'il lui arrive parfois de déraper grave, est un grand communicateur. Ainsi, lors du dernier SIA, il s'était fendu d'une lettre ouverte au futur Président de la République en défense de l'avenir de la viticulture de sa région, le South of France ou la Septimanie chère à son coeur. Afin d'assurer la promotion de sa missive ouverte il s'était offert le luxe d'un affichage surplombant le périphérique à hauteur de la porte de Versailles. Ainsi les franciliens, les français tout court, les européens en transit pouvaient prendre bonne note - le lieu est très bouchonnant - de l'engagement du grand Georges. Fort bien, me direz-vous, mais pour un gus qui se pique d'être à la pointe de l'info, évoquer un courrier vieux de 6 mois c'est du réchauffé. Bon prince je vous le concède mais il y a un mais par la grâce d'une forme de pied de nez : en effet, samedi dernier, dans un Paris au bord d'une Nuit blanche la prose du héraut de la viticulture méridionale en danger, sous mes yeux ébahis, s'est vue soudain tirée de l'oubli. Explication...

Plantons le décor : the triangle d'or du boboland, aux lisières du Marais, rue Ferdinand Duval, une boutique de produits de beauté bio-bio, clean, fun, que des crèmes indemnes de la chimie ravageuse des corps et des âmes urbaines stressés, le top, le nirvana des belles et du sexe opposé, le must absolu de l'argile rose... A la veille du Grenelle de l'environnement - un peu naphta l'appellation - que vois-je en ce temple de l'extrême futilité ? * : des pochons, munis de deux anses, confectionnés à partir de vieux journaux. Beautiful le recyclé ! Vive la durabilité ! Comme j'exècre la vulgaire poche plastoche des hangars de la GD j'en suis tout bouleversifié - à noter que je suis férocement cabas d'osier. Cependant, je l'avoue, mon plaisir ici tend vers l'extase que de voir bobos et bobotes exhiber, pendu à leur bras, à l'insu de leur plein gré, une missive en défense d'une viticulture, dont une part dit-on - je vous laisse le soin de mettre des noms sous ce on - suprême indécence, servirait de terreau d'un vin contre-nature, élaboré dans d'étranges officines par des chimistes froids, un breuvage formaté, mondialisé, martyrisé, déshumanisé, boisé, naufragé, mais pas chaptalisé, l'abomination de la désolation, un truc à vous redonner envie de signer une pétition coco ou même à se faire une petite révolution, un mai 68 en plus soft, bien sûr, car d'abord y'a plus de pavés à Paris, ou presque, et puis dessous la plage ce n'est plus que Paris-plage, en août...
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Bon, j'entends certains me rétorquer que mon histoire de pochons recyclés ils n'en ont rien à cirer. Y z'ont tort ! Ben oui, réfléchissez une seconde, surtout les gars et les filles des grands bousins qui se piquent de faire de la réclame pour le vin. Mes pochons y sont dans le sens du vent, le bon sens bien sûr, celui du respect de la nature, avec en prime un clin d'oeil qui peut se transformer en pied de nez. Imaginez un scénario en deux temps. D'abord, par l'opération de l'esprit saint, dans un esprit d'ouverture, le Wine of France s'offre des petits placards dans la presse gratuite (la lettre recyclée du grand Georges était publiée dans Métro). Ensuite, parce qu'on a tiré large, très large, on récupère les non-distribués et on s'offre un grand recyclage en petits pochons offerts aux commerçants soucieux de leur environnement et pourquoi pas aux génies de la GD. Premier effet : coefficient multiplicateur du message énorme avec pas beaucoup de ronds ; second effet : verts les visages pâles de l'ANPAA et consorts, piégés par notre contribution désintéressée au respect de l'environnement ; troisième effet : on me porte en triomphe place de la Comédie à Montpellier -:). Le pied, le même que celui que je prenais lorsque notre caravane ministérielle descendait à la Préfecture de Région pour y célébrer une de nos grands messes viticoles et que nous devions déployer des trésors de diplomatie pour que le protocole respectât l'épiderme des grands feudataires pro et pol, surtout ceux de Georges F et de Gérard S...   
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 00:03

Les grands pays du vin

Voyager oenologique ? Cela permet d'aller loin, de voir de beaux paysages, c'est de saison (voici les vendanges) et passionnant. Car les routes du vin offrent davantage que des parcours à flanc de coteau, entre baril de chêne, verre de dégustation et dive bouteille. Il y en a pour tous les goûts, tous les âges aussi. Propositions de découverte des grands pays du vin. Au nord comme au sud, d'un continent à l'autre ; la vigne, elle aussi, aimant voyager.

 

En Californie

Deux vallées, au nord de San Francisco, se sont taillé une réputation mondiale dans le domaine du vin. Napa et Sonoma Valley. Deux voisines, où les domaines viticoles se visitent comme des attractions touristiques. L'une des manières les plus plaisantes de parcourir ces côteaux où le raisin mûrit sous le soleil californien ? En train. Tiré par une ancienne locomotive à vapeur sur une vingtaine de kilomètres, de la ville de Napa à celle de Sant Elena. Une excursion de 3 heures, qui peut s'accompagner d'un repas pris à bord et arrosé de crus locaux. Comme le menu double le prix de l'excursion (passant de 30 à 60 € par personne), si l'on est vraiment amateur de vin, on ira plutôt chez les cavistes. Goûter au pinot noir, l'un des cépages qui fait la réputation des producteurs californiens. Au cabernet-sauvignon, au merlot, pour comparer. Quant aux vins blancs de la région, ils sont à base de zinfandel et de chardonnay. Dégustations gratuites dans certains domaines.
Crédit photo : Julien Nessi.
 

En Afrique du Sud

Destination oenologique par excellence, le pays de Bonne Espérance dispose de plusieurs routes des vins dans la région du Cap. Si vous voulez y aller à l'époque des vendanges, n'oubliez pas que celles-ci se déroulent en février-mars (les saisons sont inversées dans l'hémisphère sud). En avril, c'est aussi le bon moment : les ceps de vigne prennent alors une couleur jaune d'or. En septembre-octobre, vient le printemps, mais cette saison n'est pas à dédaigner pour voyager en Afrique du Sud et goûter du bon vin. De la ville du Cap, faire route en direction de Stellenbosch, à une trentaine de kilomètres à l'est, puis sur les contreforts du Heldeberg, entre montagne et mer. Que déguster, de domaine en domaine ? Des vins rouges de cabernet ou de shiraz (aux arômes puissants, mais pas trop, à l'équilibre délicat), des vins blancs de chenin. Dans des propriétés historiques, comme Vergelegen : une maison hollandaise du XVIIIe, un jardin aux arbres centenaires et une cave superbe, tirée des vignes plantées sur les terres du domaine.
Crédit photo : OT Afrique du Sud.
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Au Portugal

Au Portugal, l'une des régions les plus célèbres pour sa production de vin est aussi l'une des plus variées naturellement. Le porto, de la ville de Porto, est tiré de vignes plantées en terrasses le long des pentes encaissées du Douro. Fleuve et vallée du même nom, traversant le pays d'est en ouest, sur une centaine de kilomètres. Ce vin liquoreux, vieilli en fût de chêne, peut être rouge ou blanc. A déguster en ville (plusieurs cavistes proposent des dégustations payantes) ou sur les lieux de production, en remontant la vallée du Douro.
L'occasion de découvrir un Portugal vert et champêtre, aux parcelles délimitées par des pierres sèches, aux productions agricoles (fruits, légumes, huile d'olive) dont la culture remonte à l'Antiquité. En chemin, faites escale dans un domaine de "vinho verde" (ou "vin vert"). Un vin blanc pétillant qui se boit très frais, en apéritif. Longez le fleuve en voiture ou, plus insolite, prenez un bateau de croisière. Il y a de nombreux départs à la belle saison.
Crédit photo : Jose Manuel, OT Portugal.
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En Argentine

En Argentine, on fête les vendanges fin février (parce que c'est le moment où l'on récolte le raisin). La province de Mendoza, où se récoltent les trois quarts de la production de vin argentin, se situe presque à la même latitude que Buenos Aires. Mais la région est géographiquement plus proche de Santiago du Chili. Les hauts sommets andins forment donc l'horizon des champs de vigne à Mendoza, un paysage dont nous n'avons pas coutume en Europe quand il s'agit de découvrir des domaines viticoles. Et c'est tant mieux. Car au plaisir du palais s'ajoute celui du panorama, immense, mais pas désertique ni privé des joies de la table. Dégustation en "bodega" : c'est ainsi qu'on appelle en Argentine les exploitations de vin qui disposent parfois aussi d'un restaurant. Et quand on a goûté au boeuf argentin, on resterait volontiers plus longtemps que ses vacances. Une destination "grand cru" où l'on peut se rendre toute l'année, en évitant juste le coeur de l'été en janvier (30°C) et le plus froid de l'hiver en août (3°C).
Crédit photo : OT Argentine.
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En Espagne

Terre de soleil, l'Espagne a une prédilection pour les vins capiteux. Malaga, xérès, montilla, manzanilla... Ces noms de crus de la province andalouse signent des bouteilles à déguster avec des tapas, à l'espagnole, à partir de 22 h. De jour, on aura l'embarras du choix pour découvrir, parmi les villages blancs, la vieille ville de Séville, les monuments de Cordoue, de quoi alimenter un parcours historique et culturel. En plein été, difficile de résister à la température de rôtissoire qui sévit sur le Sud espagnol. Aussi attendra-t-on l'automne et ses teintes flamboyantes pour goûter, de domaine en domaine, le vin ou les vins que l'on préfère.
La réputation de l'Andalousie ne doit pas faire oublier que dans le Nord, en terroir de Rioja, on met en bouteille des vins rouges qui sont puissants, riches en tanins, mais harmonieux aussi. De même que des vins blancs, à essayer. D'autant qu'on les déguste dans une autre Espagne, restée plus authentique. 
Crédit photo : OT Espagne.
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En Hongrie

C'est le pays du vin blanc, dont le tokaj (de la province Nord-Est du même nom) est le représentant le plus célèbre. Comme dans de nombreux pays d'Europe, la culture de la vigne a débuté sous l'Antiquité.
On produit du tokaj depuis le XVIe siècle : un vin blanc moelleux qu'on apprécia très vite en France, puisque Louis XIV, grand amateur, l'aurait surnommé "roi des vins". On le fabrique à partir des grains de raisin séchés , méthode qui contribue à lui donner son arôme particulier.
Pour gagner le terroir du tokaj depuis Budapest, on longe des côteaux produisant aussi des vins rouges très charpentés, comme l'egri bikaver (à essayer avec du goulash), ou des vins blancs semi-liquoreux, comme l'egri leanyka. A visiter du printemps à l'automne, en autotour, en circuit accompagné, et même en randonnée.
A condition de réserver la boisson au repas du soir, car les vins hongrois titrent 13 à 14 degrés d'alcool.
Crédit photo : OT Hongrie.
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Au Chili

Cinquante grands domaines viticoles dans ce pays, colonne dorsale de l'Amérique du Sud. Des vignes plantées par les conquistadores. Un cépage, le "pais", spécifique à la destination, une région de production qui s'étend sur 800 km, de Santiago à Osorno, au Sud. Le Chili exporte beaucoup : vins faciles à boire et fameux crus, on trouve une vaste gamme dans une géographie qui s'élance très vite sur les hauts sommets de la Cordilière. Comment visiter ce territoire de géant en gourmet de la bouteille ? Il suffit d'emprunter la route reliant Santiago à Osorno, en s'arrêtant le temps qu'on voudra dans les domaines viticoles rencontrés en chemin. La découverte commence dès Santiago, les environs de la capitale étant pourvus en caves d'intérêt. Direction la vallée du Maipo, pour y goûter du cabernet-sauvignon ou du carménère (ancien cépage originaire du Bordelais). Puis la vallée de l'Aconcagua où nature, architecture coloniale et vins fins (cabernet, syrah, merlot) récompensent tout visiteur d'être venu jusqu'ici.
Crédit photo : Julien Nessi.
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En Allemagne

Du vin allemand ? Ce ne serait pas plutôt de la bière ? Plaisanterie à part, la vigne n'a pas attendu le réchauffement climatique pour être plantée outre-Rhin. Dès l'époque romaine, on défricha des parcelles pour y aligner des ceps qui, en choisissant la bonne exposition et le bon moment pour la récolte, donnent des raisins qui se vignifient comme nos raisins d'Alsace. C'est-à-dire bien. Où aller pour le vérifier ? Dans les régions que l'on rencontre sitôt passé la frontière : la Sarre, la Moselle, la région de Bade. Rouge ou blanc ? Blanc pour les palais frileux, car des terroirs variés en produisent. Arôme, saveur, délicatesse : on trouve toutes ces qualités à un vin blanc allemand. Les rouges sont différents. Légers et fruités à la fois, ils proviennent, pour les meilleurs, de cépage de pinot noir. A tester, même si chez soi, on ne débouche que du bordeaux. Avec un accompagnement approprié : un morceau de jambon grillé ou des tranches de saucisse sèche.
Crédit photo : OT Allemagne

En Italie

Nos voisins transalpins nous auraient dépassés de quelques bouteilles, devenant ainsi le premier producteur de vin au monde. On entend déjà les mauvaises langues chuchoter que le vin italien vaut bien celui du Languedoc, rien de très bouleversant. On entend certains préciser doctement que lorsqu'on choisit des cépages italiens pour planter de nouvelles parcelles, c'est pour garantir la qualité du vin : sans jamais être mauvais, celui-ci ne fera pas non plus millésime. Comme l'Italie figure parmi les dix premières destinations visitées par les Français, et que nos compatriotes, en plus de bien manger, adorent bien boire en vacances, il doit y avoir plus d'un vignoble de qualité dans la Botte. Epicuriens rêvant de rouge ou de blanc, allez donc en Piémont, en Emilie Romagne, en Toscane. Pensez donc au chianti pour vous mettre l'eau à la bouche, et sachez que sur place les noms qui sont peu familiers à vos oreilles, mais qu'on vous recommande dans un bar à vins, ont toute chance d'être fort appréciables.
Crédit photo : OT Italie.
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Note de l'auteur : 

En France prière de prendre sa petite auto et de se démerder tout seul...
 
 
 
 
 
En Afrique du Sud
En Italie
Au Chili
En Allemagne
En Espagne

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 00:03


Mouiller le vin, sucrer le vin, allonger la quantité ou augmenter le degré, semble à la portée du premier venu,
 
mais le plâtrer relève d'une terminologie étrange qui suggère que ce pauvre jus fermenté du raisin frais, à grands coups de taloche * se verrait statufié, isolé dans un sépulcre blanchi. Trêve de plaisanterie, le plâtrage du vin est une pratique d'un autre âge, le XIXème siècle, l'irruption de nouveaux procédés chimiques dans l'univers du vin.

" C
ette dernière pratique, qui consiste à introduire dans le vin du sulfate de potasse, est traditionnellement utilisée dans le Midi, en Espagne et en Italie pour éviter que les vins tournent en cas de changement de température. Les caractéristiques de ces vins méditerranéens (forts en acidité et en teneur alcoolique) impliquent aussi des conditions difficiles de transport ; le plâtrage permet de mieux garder le vin. C'est dire que cette technique ne peut être abandonnée qu'au prix d'investissements importants en caves et en procédés de vinification.
Cependant, après le phylloxéra, le plâtrage commence à être utilisé aussi pour rendre les vins plus solides, brillants et colorés. Comme l'observe le Journal des chambres de commerce, " nos pères obtenaient le même résultat d'une façon naturelle en laissant vieillir le vin et en faisant deux ou trois soutirages "
Le plâtrage r^épond donc en partie à un problème ancien puisque, à un niveau de technique donné, il permet de se protéger de certains risques de production. Mais, à partir des années 1880, ce procédé acquiert une autre fonction : il sert à accélérer le processus de fermentation du vin, il vise dès lors plutôt la quantité (éventuellement au détriment de la qualité). De ce fait, on ne peut parler d'un lien univoque entre technique de production et qualité du produit. La même technique, en l'occurence le plâtrage, peut s'accompagner de perceptions différentes de la qualité du produit et implique des biens effectivement différenciés. En France, le plâtrage est pratiqué surtout dans le Midi, pour faire face aux températures élévées et changeantes. Cependant, dans le Bordelais aussi, il est courant d'importer des vins italiens et espagnols plâtrés, notamment au tournant des années 1880-1890 (...) extrait de "Histoire de la qualité alimentaire " Alessendro Stanziani pages 84-85.  

La photo ci-dessous n'a rien à voir avec la chronique de ce matin. Elle illustre celle de vendredi dernier : Mi fugue Mi-raisin, retournez la consulter, car il y a une seconde photo que je trouve très marrante  http://www.berthomeau.com/article-12834189.html  mais comme ma connexion internet était en rideau je ne pouvais charger des photos. Je le fais ce dimanche depuis un jardin public connecté Wifi. Merci monsieur le maire de Paris.
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 00:03
Dans ce chapitre 4, mon héros se jette à l'eau, une eau trouble, bien sûr, où se mêlent, se croisent, s'interchangent, des âmes pures, des âmes damnées, de vrais salauds, des opportunistes, des traîtres, des mouchards, des polices parallèles, des internationalistes de paccotille, ça grouille. Cette période, post 68, est étrange, en Italie on baptisera ces années : de plomb. Les attentats aveugles, la gare de Milan, le cadavre d'Aldo Moro, les brigades rouges et la loge P2. Ici, hors les folies d'Action Directe, Rouillan et Ménigon, l'assassinat de Georges Besse, on occulte ce temps comme s'il était imprénétrable. C'est du dedans que vous allez y pénétrer. Bonne lecture. Pour ceux qui souhaitent lire les chapitres précédents se reporter à ma chronique de dimanche dernier qui vous fournit tous les liens.

Dans mon cas " se mettre dans le bain "  commençait tout au fond d'une fosse du garage central de la Préfecture de Police. Je regardais des carters rouillés pisser de l'huile noirâtre dans un entonnoir, genre écremeuse, vissé sur une bonbonne à roulettes cabossée tout en me bouchonnant les mains avec un chiffon graisseux. Le dessous de mes ongles, en dépit d'un brossage énergique et de la pâte Arma, stockait une pellicule noire. Le métier rentrait. Grabowski, le chef d'atelier, m'avait filé une salopette beaucoup trop ample et j'avais l'air de ce j'étais vraiment, un acteur minable pas du tout fait pour ce rôle foireux. Quand je m'étais pointé, pour une fois pile à l'heure, dans le cagibi vitré de Grabowski, celui-ci m'avait jeté un regard méprisant. Pour lui, avec ma belle gueule, mon tee-shirt blanc, mon jeans et mes baskets, je représentais tout ce qu'il détestait : les jeunes ; plus exactement, ces jeunes cons, casqués et cagoulés, qui avaient brulé des bagnoles et cassé du flic sur les barricades. Sans même me tendre la main et daigner répondre à mon bonjour, il me balançait, d'un ton rogue, en pointant son index, boudiné et poilu, en direction de mes baskets Aigle : " T'as pas autre chose à te foutre aux pieds ? "
- Si, des pataugas...
- Tu les a mis où ?
- Dans les sacoches de ma Mob !
La simple évocation de cet engin de petit loubard lui tirait un soupir si puissant qu'il faisait frémir ses baccantes roussies par le jus de chique de ses clopes roulées dont un exemplaire éteint pendait collé à sa lèvre inférieure. Adoptant un profil bas, empressé et conciliant, j'en rajoutais dans le genre lopette obéissante "Je descends les chercher tout de suite..."
- Prends cette salopette !
D'un coup de menton énergique il me désignait, sous le tableau d'entrées-sorties des véhicules, une main-courante encombrée de paperasses imprégnées de traces de doigts graisseux. C'était la marque de fabrique du lieu, le graisseux, sauf pour Grabowski le bureaucrate. La salopette, pliée en quatre, propre mais usagée, d'un bleu délavé, me donnait le sentiment que j'allais revêtir une tenue de détenu. Relégué, privé de ma liberté d'aller et venir, prisonnier d'une cellule sans barreaux, je gambergeais. Un cadenas jaune était posé sur la salopette. Face à mon inertie Grabowski, qui venait de poser son gros cul sur son minuscule bureau, m'apostrophait  : "  Magne-toi ! Le vestiaire est au sous-sol.  Ton armoire  la 22.  Tu te changes et tu remontes pour que je te file ta  feuille de service..."
- Oui, chef !
Ca m'avait échappé. Grabowski me toisait. " Joue pas au plus fin petit con ! Ici t'es rien. On sait pas qui t'es. Tu ne fais que passer. Du balai..." Sur le pas de la porte je ne pouvais m'empêcher de lui rétorquer, sans éclat de voix : " Que vous le vouliez ou non, Grabowski, on fait le même métier, à la seule différence que vous vous êtes un planqué, moi je vais au charbon..." S'il avait pu me sauter à la gorge Grabowski l'aurait fait. Il se contentait de rallumer sa clope.






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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 00:08


J'adore les clins d'oeils de l'Histoire. Dimanche dernier je chinais près de la Maison de la Radio, dans le XVIe, lorsque mon regard tombe sur un bel album, fond gris, chic avec un titre choc :
Les 60 jours de Jospin,  publié aux Editions de la Martinière. Ce sont des photos, en noir et blanc, de Stéphane Ruet, de belles factures. Des visages connus défilent. Soudain, le scoop, la photo pied de nez, celle qui met le doigt où ça fait mal, rétrospectivement bien sûr, pas d'hésitation, j'achète ! Comme le Jospin est un peu dévalué j'obtiens un petit prix : 8 euros et me voilà avec l'album sous le bras. Succès assuré auprès des brocanteurs. On me charrie. Comme quoi il faut peu de choses pour ranimer l'amour de la conversation. Nous papotons. Un grand barbu se gondole en me parlant de l'union de la gauche. Bref, je rentre et je vous livre, toute chaude, la dite photo. Comme quoi il se passe toujours quelque chose sur le blog Berthomeau. Dites-le à vos amis ! Abonnez-les ! C'est la petite case à gauche : inscription à la newsletter. Deux clics et hop, c'est fait. Merci d'avance chers lecteurs...
S--gol--ne-001-copie-1.jpg" L'après-meeting est un
moment de détente. A Marseille, ses enfants Hugo et Eva le rejoignent dans sa loge. Les deux jeunes adultes suivent la campagne avec une certaine angoisse. " Parce que, cette fois-ci, il a toutes les chances de gagner", dit Eva."  C'est la photo amuse-bouche. Passons à la suivante."
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Notre Yoyo déclenche l'hilarité d'une Ségo pliée et bien en dents, d'Eva qui y va de bon coeur, de Menucci, verre en main, dont les yeux mi-clos, couvent déjà sa Ségo. Hugo, lui, sourit en surveillant son père qui apparaît en flouté sur le flanc gauche de la photo. Imaginez, la même photo, au printemps 2007, inversée, avec deux des rejetons de Ségo... C'eut été beau. Allez ça fait du bien de rêver, surtout un samedi matin... Bon week-end chers lecteurs !
 

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 00:03

A Paris on est toujours pressé alors, si l'on veut faire des découvertes, il faut savoir lever le nez. Que de fois en allant au ciné suis-je passé rue Delambre, devant cette vitrine de caviste, sans m'arrêter pour lever le nez. Je ne sais ! Samedi dernier, j'étais pourtant pressé, j'allais au ciné, je l'ai fait et, surprise, l'enseigne annonçait : mi-fugue mi-raisin. Alléché, j'ai pris le temps de jeter un coup d'oeil circulaire sur la vitrine : effectivement entre nos dives bouteilles on présentait des CD de musique dite classique. En coup de vent je suis entré. Accueilli par la musique, et une jeune homme charmant, ça m'a donné envie d'y revenir. C'est ce que j'ai fait hier après-midi avec la ferme intention d'acheter le CD qui m'accueillerait et, bien sûr, quelques flacons de pur jus. La boutique se situe à l'angle d'Edgar Quinet, une petite enclave pleine de vie, de cafés, de commerces, pas tout  à fait un village mais encore un quartier tout proche du Montparnasse défiguré.
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Mi-fugue mi-raisin existe depuis décembre 2006, fondé par deux amis : Serge et Pierre, le
premier vient de l'industrie du disque, l'autre est un homme du vin, les deux des passionnés. Plus que le mariage de la musique et de notre divin nectar, toujours possible bien sûr, ce qui fonde la démarche des deux compères c'est le concept de label indépendant. Je le trouve pertinent aussi bien pour le vin que pour la musique : on soutient, on promeut, ceux qu'on aime, les coups de coeur, ceux qui ont une âme, loin des grosses machines à vendre. La proximité, le commerce de quartier y retrouve sa raison d'être car, chez mi-fugue mi-raisin, musique aidant, on a envie de prendre son temps pour découvrir, d'abord les vins bien sûr, à des prix abordables et, pourquoi pas, parmi les 500 références, le coup de coeur musical. Et puis, arriver chez des amis, ou chez sa petite amie, ou chez soi avec, comme je l'ai fait, sous le bras, une jolie boutanche Les Copines Aussi * et La Senna Festeggiante de Vivaldi *, vous me le concéderez, c'est un bon plan. Comme le vin et la musique adoucissent les moeurs : un peu de douceur dans ce monde de brutes c'est toujours bon à prendre et nos amis de mi-fugue mi-raisin me semblent être dans le bon tempo pour séduire ces urbains, jeunes ou moins jeunes, si pressés, si stressés.
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* Pour Les Copines Aussi c'est un Gamay vendanges 2006, wine table, issu de raisins bios, pas chaptalisé, ni levuré. J'adore le texte de l'étiquette, tout comme le visuel (si ma petite machine accepte de charger la photo vous pourrez juger par vous-même). Donc va pour le texte : " Les lampions brillent à la guingette. L'accordéon nous rend polisson c'est le rendez-vous des copains avec qui on refait le monde autour d'un verre en toute amitié. Le vin est source de convivialité " et c'est signé Christine et Joëlle Ménard.
* Pour La Senna Festeggiante, d'Antonio Vivaldi, elle était sur la platine à mon arrivée et, comme je me l'étais promis je l'ai acheté et, comme vous commencez à me connaître, écrire sur la musique est pour moi encore plus difficile que de le faire sur le vin, donc rideau, place à cet opéra miniature pour le plaisir, un verre à la main... 




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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:03

Depuis quelques années, pêle mêle, au nom d'un retour aux bons produits d'autrefois, de la lutte contre la malbouffe, mais aussi d'un hygiénisme étroit, d'une médicalisation de l'alimentation, d'une recherche de la pureté des produits, on se paye de mots : dans notre secteur certains glosent sur le vin naturel, le législateur se croît obligé d'accoler à l'INAO le qualificatif "et de la qualité", le "bio" se voit paré de toutes les vertus, le "vin industriel" resurgit des entrailles du négoce via les pratiques oenologiques importées du Nouveau Monde, les messages de santé publique se multiplient y compris sur les contenants, les alicaments sont propulsés au rang d'antidotes à la surconsommation de médicaments... Nous pataugeons dans la confusion, dans une certaine forme de charlatanisme, et tout au bout de la chaîne alimentaire le consommateur lambda, lorsqu'il tente de comprendre, a bien du mal à faire la part du vrai risque alimentaire et de ce qu'est la qualité d'un produit. Alors, afin d'éviter de prendre des vessies pour des lanternes un petit coup de rétroviseur me paraît intéressant. Pour ce faire, je recommande aux courageux de lire  : Histoire de la qualité alimentaire XIXe-XXe siècle d'Alessandro Stanziani. C'est un peu aride, parfois inutilement jargonnant dans le plus pur style chercheur au CNRS, mais ça a le mérite de mettre les problèmes posés par les normes (normes de production, certifications de qualité, règles de droit, normes sociales et conventions) en perspective. Pour vous mettre en bouche je vous livre un extrait de l'introduction de ce livre où la réglementation sur le vin tient une très large place.
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" Le code alimentaire européen s'inspire dans une très large mesure de la loi française sur les fraudes et les falsifications alimentaires adoptée en 1905 et abrogée seulement en 1993, précisément au moment où elle a été intégrée aux normes européennes. Cette même loi a permis, en 1907, de créer le service de la Répression des fraudes, dont le statut, l'organisation et les compétences, sont à peu près inchangés depuis. Les questions de fraude et de sécurité alimentaire telles qu'elles sont discutées et résolues de nos jours doivent beaucoup aux institutions du tournant du siècle. Ce livre se propose d'en retracer les conditions historiques d'émergence et la signification au XIXe et au XXe siècle. En effet, c'est seulement en connaissant les enjeux qui sont à l'origine des normes qu'il est possible d'en comprendre la portée et les modalité d'application, donc la force et les limites. Jusqu'à quel point peut-on, par exemple, limiter la liberté économique au nom de la sécurité alimentaire(c'est ce qui se passe dans le cas, parmi d'autres, du maïs transgénique)? Pour quelles raisons le "principe de précaution" auquel il est explicitement ou implicitement fait référence dès le XIXe siècle, est-il si difficilement pris en considération dans le cadre des normes existantes ? Et pourquoi l'addition d'eau dans le vin (qui n'est certainement pas nuisible à la santé) est-elle intredite alors que la vente d'alcool ne l'est pas ?
Afin de répondre à ces questions, il est nécessaire de comprendre l'émergence de catégories qui se placent à l'intersection de l'économie, du droit et de la politique, telles que celle de "produit naturel", de "responsabilité du fait des produits" ou encore de "produit nuisible à la santé", auxquelles il faut bien entendu ajouter les notions de fraude et de falsification. Par exemple, le "produit naturel" peut se définir aussi bien comme un produit agricole qui n'est pas soumis à transformation après la récolte (en ce cas une pomme serait naturelle, mais pas le vin) que comme un produit sans additifs chimiques.Mais il faudrait encore distinguer ceux qui sont ajoutés pendant ou après la récolte, tels les anticrytogamiques, des inputs de production, tel que des semances transgéniques.
Les denrrées alimentaires offrent sur cette question un point de vue privilégié :pour quelles raisons évoquent-on pour ces produits la "falsification" alors que pour les produits manufacturés on parle plutôt d'innovation ? Cette dernière, moteur de la croissance marchande et capitaliste, serait-elle remise en question dès lors que l'alimentation est concernée ? Ou bien, inversement, la sécurité alimentaire sert-elle de justification à la discipline de la concurrence ? (...)

Alessandro Stanziani aux éditions du Seuil 

Si vous le souhaitez vous pouvez lire du même auteur dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine un article sur : La falsification du vin en France 1880-1905 copier le lien : www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=RHMC&ID_NUMPUBLIE=RHMC_502&ID_ARTICLE=RHMC_502_0154

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 00:03
A juste raison, on peut me reprocher de faire, pour des gens occupés comme vous, un peu long. Aujourd'hui, changement de jurisprudence, je fais court. J'aurais pu titrer pour que ça claque : LAPORTE ! Non, aujourd'hui je délaisse le poids des mots pour le choc des photos avec l'espoir secret de vous tirer de votre silence... 
Précision d'importance j'aime l'appellation Gaillac pour plein de raisons : le souvenir du papa de Michel Pons, ce cher Président Jean-Claude Sabin (prononcer Sabaingue) et bien d'autres encore que je ne nommerai pas afin de  ne pas les compromettre...
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