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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 00:04

 

La terre remuée fumait dans l’air frais du matin et des achées rouge brun se tortillaient dans les raizes. Nous venions tout juste de terminer le bêchage sous un soleil naissant qui m’avait mis en nage. Pendant tout notre ouvrage nous n’avions pas échangé une seule parole. Perchés sur les branches des arbres fruitiers environnant les passereaux  guettaient notre départ pour aller se repaître dans le garde-manger dont nous venions d’extraire leur pitance favorite. J’avais soif. Raymond s’épongeait le front et le cou avec son grand mouchoir à carreaux. « Bonjour tonton ! » La voix était enfantine. Elle provenait d’une jeune et belle plante, aux joues rose tendre tachées de son, rousse flamboyante, juchée sur un vieux vélo rouge dans l’intervalle du barreau que j’avais laissé ouvert. « Bonjour petite fleur » lui répondait mon Raymond. Sa jupe corolle laissait voir des genoux harmonieux qui annonçaient des cuisses fines et fermes. « C’est Marie-Églantine, la fille de ma sœur Lucette… » Avant même que Raymond n’embraye sur ma présentation la mignonne, en plantant ses yeux verts dans les miens, lui demandait « et lui tonton qui c’est ? »

- Quelqu’un de pas très fréquentable petite fleur…

- Alors pourquoi tu le fréquentes tonton ?

- Parce que je suis vieux mon cœur…

- Et moi je suis jeune…

- T’as tout compris ma cocotte.

- Oui tonton mais il est beau.

- C’est bien ça le problème mon Églantine…

Appuyé sur mon manche de bêche je me gardais bien d’intervenir dans leur échange trop content que j’étais de laisser Raymond faire son petit numéro. Je contemplais Marie-Églantine. Elle avait une taille fine soulignée par une large ceinture et, lorsqu’elle descendit de sa bécane, en se penchant pour la poser tout contre l’un des piliers du barreau, la fente de sa poitrine me donnait le vertige. Raymond se marrait en douce. En quelques enjambées de cabri Marie- Églantine venait se planter face à moi. Je lui tendais la main. « Embrasse-là crétin ! » Je m’exécutais de bonne grâce en m’entêtant du parfum sucré de sa peau de rousse.

L’irruption de Marie- Églantine bouleversa nos plans. Elle nous fit du café. Raymond m’observait du coin de l’œil en trempant sa tartine beurrée. Pour ne rien vous cacher mon imagination galopait sur fond du babillage de la jeune effrontée. « Tonton Raymond me traite toujours comme une gamine mais je vais avoir dix-huit ans. Je passe mon bac en juin… Et toi, tu fais quoi ? » « Des affaires… » répondait goguenard Raymond. Elle s’en fichait. Enchainait « c’est quoi ton prénom ? »  « C’est un secret d’État petite fleur… »  pouffait le Raymond. « Tu es un espion ? » Je dodelinais de la tête en prenant un air de cocker triste. « Je t’ennuie avec toute mes questions stupides » enchaînait-elle en papillonnant des sourcils « quand tu en auras envie tu me diras… »  Raymond se gondolait « méfies-toi petite fleur, c’est un prédateur. Il te dira tout quand tu lui auras tout donné… » Je le coupai un peu furibard «  tu pousses le bouchon un peu loin papy. Tu me tailles un costar qui ne me va pas. Moi je ne m’attaque jamais aux jeunes filles en fleur… ». Marie- Églantine me fusillait du regard et se regimbait « te fais pas de mouron beau gosse c’est moi qui décide ! ». Ça coupait la chique au Raymond. Je tendais ma tasse pour que la rebelle me serve du café et j’enchainais sur un tout autre sujet : le couple infernal, formé par les deux poitevins, Marie-France Garaud et Pierre Juillet, qui sévissait auprès du président Pompe.

Le Tout Paris bruissait de leurs manœuvres et de leurs intrigues. La vieille garde gaulliste ronchonnait, elle renâclait face aux initiatives du sémillant Chaban pour desserrer l’étreinte du contrôle des médias, Desgraupes et sa clique les exaspéraient. Le père de Marie, lorsque nous avions passé notre soirée avec lui nous avait dit pique pendre sur ces réactionnaires. La Marie-France était redoutablement méchante. Telle une araignée elle tissait patiemment sa toile pour engluer le père de la Nouvelle Société et l’éliminer du jeu. Des amis de Chaban, inquiets de son influence néfaste auprès de Pompidou, m’avaient fait discrètement contacter, à mon retour de croisière, pour que je monte un coup tordu pour la discréditer. Avant de leur répondre j’avais fait procéder à une petite enquête par les fouilles-merdes de la grande maison. Conclusion : la plante était hautement vénéneuse, carnivore, perverse et suffisamment tordue pour déjouer une attaque par la bande. En dépit de ce diagnostic catastrophique j’avais donné mon accord mais, comme je ne souhaitais pas mouiller Chloé qui aurait pu m’introduire au Secrétariat Général, grâce à sa chère mère, je ne savais pas comment m’y prendre pour pénétrer dans l’entourage de l’éminence grise en jupon. En m’écoutant, Raymond se marrait en tétant sa roulée du matin. Marie-Églantine, qui s’était posée sur le coin de la table, prenait un air mutin et susurrait « on le lui dit tonton ? » Raymond opinait. « Maman pourrait vous aider, elle s’occupe du pool des secrétaires de l’Elysée… »

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 00:04

  

Cette chronique s’adresse à ceux qui, avec constance et ténacité, continuent de lire mon petit roman en ligne du dimanche (je rappelle qu’on peut toujours en obtenir la version intégrale en me la demandant sur jberthomeau@hotmail.com). Mon « héros », agent dormant infiltré dans la Gauche Prolétarienne par les services (RG et DST) du Ministre de l’Intérieur de l’époque : Raymond Marcellin, présente celui-ci comme un obsédé du complot international. Le hasard de mes pas m’a fait découvrir un samedi  après-midi, sur les quais, chez un bouquiniste, le numéro de Mai 1978 du magazine LIRE dont le rédacteur en chef était notre ami Bernard Pivot. Au sommaire, le livre de Raymond Marcellin : « L’importune vérité ». J’achète.

 

Du 31 mai 1968 jusqu’au 27 février 1974, date à laquelle il quitte la Place Beauvau pour faire un très bref séjour rue de Varenne au Ministère de l’Agriculture du 1er mars au 28 mai 197, Raymond Marcellin aura été le Ministre de l’Intérieur qui aura tenu ce poste-clé le plus longtemps sous la 5ième République. Membre des Indépendants et Paysans sous la IVe, il sera 6 fois Secrétaire ou Sous-secrétaire  d’État. Décoré de la francisque sous le régime de Vichy le député-maire de Vannes est, comme l’écrit LIRE  un « Homme de droite, homme d’ordre, il ne cache pas son irritation devant les lenteurs et les « faiblesses » de la justice. Il admire Cavaignac, qui réprima dans le sang la révolution de 1848 et proclame son horreur de la Commune. Il donne l’image de ce que l’on appelait sous la III ème République, un « bon Ministre de l’Intérieur ». Quand il succède à Christian Fouchet, les sources bien informées rapportèrent que le Général de Gaulle l’aurait accueilli, ce dont je doute très fort, d’un « Enfin Fouché, le vrai ». Il est sûr qu’il y avait du Fouché dans cet homme qui aimait se définir comme « premier flic, premier préfet et premier maire de France ».

 

Dans son livre : « L’importune vérité » il explique que : « rien n’a été tout à fait pareil depuis ce mois de mai 1968 où les pouvoirs publics ont flanchés ». Alors, après avoir contribué à faire élire la « Chambre introuvable » notre « nouveau Fouché va, toujours selon LIRE : « Persuadé que la subversion est partout. Que la moindre manifestation dissimule un vaste complot, Raymond Marcellin crée les brigades spéciales entraînées aux affrontements de la rue, dissout les organisations révolutionnaires et fiche trois mille dirigeants et militants, notamment gauchistes, quitte à féliciter les groupements d’extrême-droite qui, dans les universités, prêtent main-forte à la police par de « courageuses interventions ». Si les agitateurs français ne sont qu’une antenne des forces révolutionnaires mondiales manipulées par l’URSS, la Chine, Cuba ou la IV e Internationale, il faut s’attacher la collaboration des polices étrangères. »

 

Comme vous pouvez le constater mon cher « héros » patauge vraiment dans l’Histoire…

 

Pour terminer cette chronique je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait du livre dans lequel Marcellin parle du Général : « J’ai assisté, sous la IVe République et la Ve, à quelques cinq ou six cents conseils des Ministres, sous les présidences de Vincent Auriol, René Coty, Charles de Gaulle et Georges Pompidou.

Avec le Général, c’était autre chose. Pendant sept années, de 1962 à son départ en 1969, je fus subjugué par la vigueur de son intelligence et de son caractère. Le général Franco, en présence de notre ambassadeur à Madrid, me demandait un jour : « Mais comment gouverne-t-il ? » et, tout de go, je répondis : « À l’intelligence ! »

Lorsqu’il concluait un débat, après que chacun eu le loisir de s’exprimer avec la plus grande liberté, ses décisions s’imposaient dans nos esprits non pas à cause de son seul prestige mais parce qu’elles paraissaient évidentes. Il connaissait à fond ses dossiers. On l’a dit mal entouré. C’est faux. Le choix des membres de son cabinet, comme celui de Georges Pompidou, a toujours été excellent et s’est porté sur des hauts fonctionnaires de qualité et d’un grand savoir.

De Gaulle éprouvait une violente allergie pour les exposés qui tournaient autour du pot. Quand un ministre n’était pas clair dans une communication, il tapotait sur la table avec le bout de ses  doigts. Si le ministre ne comprenait pas, la tambourinade devenait de plus en plus forte et, tout à coup, c’était la remarque cinglante, ou, un « Ouais » assez insolent, ou, encore, la question embarrassante qui mettait fin à l’exposé diffus.

Le Général de Gaulle aura été le Français le plus français de son temps. »


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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 00:05

« Il s’est donc avéré que cette vie « divine » en France bénéficiait toujours d’un attrait magique » écrit Étienne Van Steenberghe. À propos de qui, ce magique attrait, s’exerçait-t-il ? De vignerons belges, mais c’est bien sûr, plus précisément des flamands, normal lorsqu’on est doté d’un patronyme qui sonne comme celui du mythique rouleur de ma jeunesse Rik Van Steenbergen. Dans un très bel album « Vignerons belges en France » éditions Lanoo www.lanoo.com Étienne Van Steenberghe constate dans sa préface qu’à l’aube du nouveau millénaire « pas moins de septante-cinq » de ses compatriotes « étaient actifs sur la scène viticole française ». Il ajoute que « les années nonante ont en effet constitué le cadre d’une véritable invasion des nouveaux dieux du vin. Ils sont apparus comme des dei ex machina. The Big Belgian Boom in France.» Et d’énumérer les Frère (Cheval Blanc), Bonnie (Malartic-Lagravière), Pauwels (domaine du Théron à Cahors), Onclin (Prieuré-Lichine), Fourcroy (Franc-Mayne), Vranken (champagne éponyme) et « de nombreux autres candidats vignerons disposant de moyens financiers importants ont vu généreusement pleuvoir la manne viticole. Un milliard de plus ou de moins ne représentait qu’une question de détail ». L’étendard noir jaune rouge flottait donc principalement sur le vignoble bordelais et « sur le front viticole international, la présence viticole belge est particulièrement bien illustrée par quelques valeurs établies, comme le Pin de Jacques Thienpont qui n’a fait qu’une bouchée du Pétrus aux prix prohibitifs. ». Mais il y a aussi des originaux tel « le prodige » Jean-Marie Guffen « aux créations parfaites ». Donc, comme l’écrit très justement Étienne Van Steenberghe « une chose est bien établie dans le panorama du vin français : la présence belge dans le paysage français n’est plus un « fait-divers » mais est devenu un fait bien enraciné. »

De toute cette belle brochette, dans ma vie, j’en ai croisé quelques-uns mais c’est avec l’un d’eux, Jean-Marie Guffens, « le prodige », que grâce à l’ami Jean-Louis Piton, par une belle soirée aptésienne, juste après la publication de mon rapport, j’ai pu discuter un très long moment autour d’un verre (réemplissable comme il se doit). C’était décapant car l’homme, comme le note Étienne Van Steenberghe a « son style bien à lui, parsemé d’humour, de sérieux, d’ironie et de sarcasme ». Comme le Piton du Lubéron n’est pas lui non plus dépourvu de répondant, ce fut chaud. Moi ça m’allait bien car JM Guffens avait tout compris de ce que j’essayais de dire à la France viticole. J’en garde un excellent souvenir. D’ailleurs, dans mes projets de chroniques futures, un « duel » : Guffens-Piton est programmé. Reste à coincer ces deux grands voyageurs pour les faire causer.
Sans reprendre toute la notice (page 45 à 49) de l’ouvrage, je me permets de vous proposer quelques extraits de ce qu’écrit Étienne Van Steenberghe sur Jean-Marie Guffens pour vous mettre « le vin » à la bouche. Pour plus de précisions sur les affaires de JM Guffens voir www.verget-sa.com/
« C’est dans une 2CV bancale que Mainke Heynen, Jean-Marie-Guffens et Martha, le berger malinois, ont pris la route de France en ce 5 septembre 1976. Ils comptaient y vivre d’amour, de fromage et de vin. Deux enfants amoureux à la recherche d’un avenir en rose […] Ils ont trouvé une petite maisonnette dans le village voisin de Vergisson, une bourgade viticole dominée par deux géants de pierre, La Roche de Solutré et La Roche Vergisson. Des raisins Chardonnay poussent aujourd’hui tranquillement autour du nid d’amour dans la bourgade « En France ».
« Un rencontre avec JM Guffens, le Flamand relativiste de Bourgogne, est toujours un évènement. Il n’est jamais à court de l’une ou l’autre affirmation téméraire. So sourire enjoué et ses yeux pétillants cachent toutefois un sens de la perfection quasi maniaque. Pour lui, la viticulture est une passion. Il maîtrise parfaitement tous les paramètres de la viticulture et n’hésite pas à prendre des risques calculés. Un seul objectif occupe son esprit : produire des vins passionnants et harmonieux. »
«  JM Guffens est un homme de défis. Il cerne très rapidement une situation et fait ensuite reculer ses limites sans le moindre problème. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour son entreprise commerciale Verget à Soligny. Les maisons commerciales fournissaient trop peu d’efforts pour acquérir de bonnes matières de base. C’est convaincu de l’assertion «  le meilleur vin est fait à partir des meilleurs raisins » qu’il est allé à la rencontre des vignobles de la région de Bourgogne. Il a pu les convaincre – autrement dit, le prix était suffisamment élevé – de fournir des raisins de bonne qualité. Il a été l’un des pionniers dans ce domaine… »
« Son nouveau défi s’appelle le Château des Tourettes dans le Luberon (…) Les règles de l’AOC ne lui permettent pas la plantation de cépages modernes et ces vins sont donc vendus sous le label vin de pays. Le Château des Tourettes abrite donc des cépages liés à la région tels que marsanne, roussane, grenache et syrah. En tant qu’enfant de la Bourgogne, JM Guffens a toutefois fait planter des pieds de vigne de Chardonnay car il reste un amoureux inconditionnel de cette variété. Il connaît à fond les qualités de ce cépage. »
Voilà très chers lecteurs, le hasard des rencontres, des voisinages Aptésiens et de ce que la compagnie assidue du vin, de ceux qui le font, permet de nouer comme liens amicaux après des débats passionnés et arrosés puisque, comme chacun sait : la vérité est fond ses verres. Je vous assure, et vous ne serez pas difficiles à persuader, que Jean-Marie Guffens et Jean-Louis Piton sont d’un commerce bien plus agréable que le sieur Patrick Elineau, DG de l’ANPAA (j’en parle en connaissance de cause car, par des hasards familiaux, nos vies se sont croisées il y a fort longtemps chroniquedu 6 juillet 2006 Des mots plutôt que des maux
http://www.berthomeau.com/article-3202480.html  lettre au directeur de l'ANPAA

Voir  L'édito de mars de l'ANPAA : à quel jeu joue-t-on ? que j'ai publié hier http://www.berthomeau.com/article-29778661.html Encore une raison supplémentaire pour adhérer ou faire adhérer vos parents, amis, connaissances à l’Amicale des Bons Vivants.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 12:10

Comme je suis adhérent de l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et et Addictologie (ANPAA) et abonné à leur magazine trimestriel Addictions je vous livre tout chaud l'édito de Patrick Elineau le DG de l'ANPAA " à quel jeu joue-t-on ?" et sous la rubrique décryptages : "Le vin, produit à risque " Sans commentaires à vous de les faire, à chaud. 

Si ça ne vous donne pas envie d'adhérez à l'Amicale des Bons Vivants je me fais moine. Voir la charte de l'ABV à la rubrique PAGES (en haut à droite du blog) N°48. 

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 00:18

Samedi, avec ma petite auto, cap sur Montreuil-sous-Bois pour le salon du développement buvable, et bien évidemment dès que j’ai passé les limites du périphérique, en bon parigot, je me paume. Dans les villes, ex-bastions du PC, quand on cherche son chemin, on a le sentiment de réviser le Who’s who des hiérarques du Kremlin. Je trouve enfin. Je me gare et je me dirige pédestrement vers la maison de l’arbre, un vaste hangar clos qui abrite en tant ordinaire une expo à la dévotion des icones de la gauche extrême d’un mois de mai qui a engendré, dit-on, tous les maux et les dérives dont nous souffrons. Ce matin, foin des souvenirs d’ancien combattant, c’est tout pour le développement buvable. Petit tour de chauffe, bonjour par-ci, bonjour par-là, l’ami Raymond, le Patrick, papotage, c’est si bon de se retrouver en terrain de connaissance. Tout ça c’est bien joli mais si je veux pisser de la copie pour votre compte faut que je m’y colle.

 

Comme toujours j’y vais à l’instinct. Tout au fond, près des sandwiches, le stand d’un savoyard. Y’a un petit paquet de monde devant, dont Jean-Marc http://levertetlevin.com/ un lecteur qui vend des vins bio sur la Toile. Comme je suis tout, sauf un pro de la dégustation, j’ai toujours du mal à me jeter à l’eau si je puis m’exprimer ainsi. Je décrète, est-ce l’ambiance du lieu, que je serai rouge. En clair que je ne dégusterai que les rouges de Jacques Maillet. Les 4 millésimes 2005, 2006, 2007, 2008 sont signés Autrement  sur un fond d’un beau bleu nuit étoilée avec tout en haut à droite de l’étiquette un quartier de lune. Paradoxalement la dégustation commence par Chautagne, le seul vin signé Gérard Maillet, une signature fine et aérienne qui file comme une étoile filante, blanc de nacre sur un fond grey flannel doux et lumineux. J’aime ! Tous sont des Vins de Savoie, assemblage de Gamay, Pinot Noir, Mondeuse.  

Plus je progresse dans la dégustation plus je me dis que cet Autrement affiché par Jacques Maillet n’est pas une posture mais l’expression d’une vraie démarche personnelle qui s’exprime avec une simplicité réelle et désarmante lorsqu’on découvre ses vins. Ils sont à son image, pleins de vie, agréables, discrètement chaleureux, des compagnons amicaux avec qui l’on à très envie de faire un bon bout de chemin ensemble. Vraiment, n’en déplaise aux modérés, je n’ai nulle envie de les recracher les vins de Jacques Maillet. Vin de soif d’abord avec Chautagne, puis millésime après millésime la découverte de vins de plaisir simple qui égayent la bouche, l’enchantent tout en exprimant un charme persistant, j’ai une préférence pour le 2005 qui vraiment à un goût irrésistible de revenez-y. C’est fin, c’est droit sans raideur, c’est du fruit nature. Emballé ! Je ne suis pas le seul en cet état.

 

Restait à lever le voile sur ce vigneron lunaire, discret mais oh combien attachant. Gentiment il me confie que je saurai tout de lui et de son aventure en allant sur le site des vins étonnants www.vins-etonnants.com. J’ose lui demander de faire la photo en compagnie de son épouse. Étonnés, ils se plient de bonne grâce à mes envies de paparazzi amateur. Rentré at home je renoue les fils. En 1991 est coopérateur à Chautagne. Son inclinaison naturelle le porte vers la culture biologique mais les robinets de la finance en disposent autrement. Contre mauvaise fortune bon cœur mais la cohabitation avec les pesticides lui est de plus en plus insupportable. En 1999, c’est le point de rupture il s'intoxique avec les produits de traitement. Trois années lui sont ensuite nécessaire pour récupérer. Pour pouvoir assurer la charge du travail en bio il divise son domaine par 2 pour ne garder que 3 ha 70 sur les hauteurs et se voit contraint de quitter la coopérative pour mieux valoriser son raisin. Le voilà donc sans cuve ni chai et une expérience de la vinification rudimentaire. Il trouve un accord avec la Coopérative : celle-ci lui alloue une cuve et l’oenologue assurera la vinification. Solution a minima une cuve mais 3 cépages noir sur le domaine, le Pinot Noir, la Gamay et la Mondeuse... « Eh bien on assemblera le tout ! Inédit en Savoie mais qu'importe ! » De plus avec une unique cuve, l'élevage de son vin ne pourra dépasser juillet, il faut de la place pour la prochaine vendange. La nécessité fait loi mais le vin de Jacques Maillet n'était pas aussi iconoclaste qu’il n’y paraissait car, avant la création des AOC savoyardes, les vins rouges du pays étaient justement des assemblages. Le cépage roi en Savoie c’est  l’œuvre des syndicats d’AOC. 

 

Jacques Maillet SARL Venaize-dessus 73 310 Serrières en Chautagne tel 04 79 63 74 56 jacques-maillet@orange.fr

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 00:00

« Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts… » Ce slogan « célèbre », qui nous est resté en travers du gosier, ce matin est battu en brèche par un étrange réceptacle en provenance de la perfide Albion qui a eu le très mauvais goût  de nous infliger une déculottée mémorable à Twickenham mais qui a eu le très bon goût  de laisser à l’Irlande un grand chelem qu’elle attendait depuis 1948, grand millésime puisqu’il s’agit de celui de mon irruption en ce bas monde . Dans ma grande sagesse je l’ai élu objet du mois. Je vous livre, pour une fois avec une économie de mots – j’entends certains s’exclamer : merci Berthomeau ! – une série de photos qui vous permettront de vous classer sur l’échelle de Richter de la descente rapide et du lever de coude et de pouvoir interroger vos compagnons de boutanche : « T’es Pig ou t’es Big Pig ? » D’accord ce n’est pas un verre à vin mais un verre à Brandy comme disent les british mais, concédez-moi que c’est un chouette objet que j’ai acquis pour une bouchée de pain à la brocante de la rue des Martyrs.



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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 00:09

Mon nom est Michel Smith et j’ai la chance d’être journaliste spécialisé en vins. D’aucuns me qualifient de critique et je le suis assurément. La saison des dégustations marathons bat son plein. Après le Millésime Bio de Montpellier, après le salon des Vins de Loire à Angers et juste avant Vinitaly à Vérone, il me faut sacrifier au rite annuel et hivernal des dégustations en vue des « spéciaux vins » de fin d’année.

Naguère, lorsque les magazines s’en donnaient les moyens, on allait sur place. C’était génial. On avait le contact direct avec le vigneron, on mettait les pieds dans la vigne. Maintenant, il faut se démerder, faire appel soi-même aux échantillons, gérer les verres, la casse, les cartons, les retards des livreurs et prier Saint Vincent pour que l’on ne soit pas trop envahi de bouteilles. Est-ce mon âge avancé, mais je commence à avoir horreur de ce genre de situation qui dérègle ma petite vie pépère de Parisien exilé dans le Sud profond.

Rendez-vous compte : cela m’oblige à être présent toute la journée pendant une semaine au moins à faire le pied de grue pour recevoir les vins, déballer dans mon réduit du quartier de la gare, au deuxième étage, quantité de cartons blindés de scotch et bourrés de chips, trier les bouteilles et finir par déboucher beaucoup plus de flacons qu’un honnête homme ne saurait boire.

Puis, une fois la première tempête passée (j’en suis là, aujourd’hui), goûter un trop grand nombre de vins, en tout cas beaucoup plus que prévu, se concentrer sur chacun, lui accorder du temps, noter ses impressions de manière claire. Ce n’est pas tout : il faudra ensuite vider les bouteilles dans l’évier, les ranger dans les cartons, les mener à la déchetterie… On ne s’imagine pas la pagaille que cela représente. Sans compter qu’il y a quantité de vins qui agissent tel un marteau piqueur en bouche, de vins fades et sans âme, d’autres bouchonnés ou enrichis en faux goûts…

Mais je ne vais pas pleurer plus longuement. D’autant que j’ai accepté une mission supplémentaire confiée par notre mentor, le Secrétaire Perpétuel Jacques Berthomeau qui souhaite me faire chroniquer un vin. Il pense naïvement que j’ai plus de mots justes que lui pour décrire le jus de la treille alors qu’il le fait si bien depuis des mois. Le pauvre ne sait pas « qu’un vin », pour moi, cela veut dire « plusieurs ».

Bon, j’aurais pu vous sortir trois ou quatre Gaillac, aller du côté de Duras ou de Bergerac dont les flacons attendent sagement dans un coin du bureau, vous parler de mes Jurançon préférés que je viens de re-goûter pour une mission confiée par Cuisine & Vins de France.

J’aurais pu évoquer ce mois d’Avril qui me fait penser à un vin rouge ô combien printanier - vin de table si je me souviens bien - qu’il m’arrivait de goûter jadis au Clos des Papes, à Châteauneuf, dans la cave de Paul Avril. Il me semble qu’il s’appelait le Petit Poisson d’Avril ou quelque chose du même acabit.

Vous parler aussi de ce Vin de Pays d’Oc 2007 que le steward d’Air France m’a servi ce midi sur le vol Paris-Vérone. Il accompagnait un horrible sandwich de dinde et je vous jure qu’il était sacrément bon au point que je l’ai dit au type quand il est passé ramasser les cadavres. Comme pour me remercier du compliment, il m’a fort gentiment tendu une seconde mini-bouteille (187 ml) de ce vin fait par la maison Skalli, ce qui ne me surprend pas d’ailleurs. Content de cette redécouverte, je me suis même promis en mon for intérieur, une fois arrivé à l’Hôtel Leon d’Oro, d’illustrer mon propos avec cette délicieuse petite bouteille qui n’a pourtant rien à voir avec mon sujet.


Mais je m’égare. Revenons donc quelques jours en arrière. Pour toutes les raisons évoquées plus haut, histoire de mettre du baume au cœur, j’ai décidé que ma première série de dégustation serait dédiée à l’Amicale des Buveurs de Vins et qu’elle serait proche de l’idée d’une fête. J’ai donc convié un complice. Emmanuel Cazes, avec qui je partage quelques rangs de Carignan soixant’huitards du côté de Tresserre, lequel a accepté de jouer ce rôle. Fils de Bernard Cazes, lui-même fils de feu Aimé Cazes. Emmanuel est un ami, comme le sont tous les Cazes : ils furent les premiers à m’ouvrir leurs caves dès mon arrivée dans le Roussillon, il y a 20 ans. Des gens biens qui ne disent jamais de mal de leurs voisins et qui sont toujours prêts à rendre service. Emmanuel, qui pourrait être mon fils, participe souvent à mes dégustations m’apportant un éclairage différent, une approche plus moderne du vin. En gros, il est moins chiant que moi et beaucoup plus ouvert. Pour le remercier de son aide, j’avais mis en cocote deux pigeonneaux dodus et parfaitement bardés que j’avais ramené l’an dernier du marché de Libourne et mis en pension au congélateur. Avant cuisson, ils furent dûment truffés de rabasses provençales également congelées, puis posés sur de jeunes poireaux, navets et carottes bio.
Pour les besoins d’un article, le thème de ma dégustation était tout bête : les blancs secs avec un lot conséquent de blancs de Provence, vins dans lesquels le Rolle (ou Vermentino, ou même malvoisie dans certains endroits) avait son mot à dire. Il y avait aussi un petit lot de blancs de Duras pour démarrer. À cause de mes pigeons et des parfums de truffe qui envahissaient la pièce, ce furent les vins de Provence qui tirèrent leurs épingles du jeu. Cinq au total nous régalèrent sur le pigeon, même si nous fûmes d’accords pour convenir qu’un vin de Roussanne, marsanne, grenache blanc et clairette, du style de ceux de la vallée du Rhône, eut été plus approprié, surtout avec quelques années de bouteilles.

Mais passons. Pour rester sur cinq vins, inutile de dire que la sélection a été rude. Elle portait sur une quarantaine de cuvées. Il manquait d’autres domaines, assez réputés, comme le Domaine de Rimaurescq ou encore le Château de Bellet, qui n’ont pas répondu à mes appels à échantillons. Pas de commentaires non plus sur le Domaine Gavoty. En bon pingre, j’ai préféré oublier les quelques flacons que je possède au plus profond de ma cave pour un futur plat de petits rougets, qui sait peut-être un homard. Je considère en effet les blancs de Roselyne Gavoty comme « hors classes » tant ils m’ont prouvé à maintes reprises comme étant capables de tenir bien au-delà de dix ans. Trêve de blabla, je vous livre ici mes commentaires sur les heureux élus de cette amicale matinée de travail.

- Le premier est un quasi pur Rolle (90 %, le solde en clairette) vinifié par une fille, Sophie Cerciello, qui exploite avec son mari, Didier Simonini, le Château Barbanau (www.chateau-barbanau.com) un domaine de 23 ha en bio classé en Côtes de Provence, entre Marseille et Toulon. Leur Clos Val Bruyère, petit bijou hérité de la grand-mère de Sophie, figure déjà au panthéon des plus beaux blancs de Cassis, appellation voisine qui, dans ses décrets, refuse le rolle. J’en reviens donc au Côtes de Provence 2008, assez limpide, marqué au nez par des notes d’ananas et de poire. On le sent droit en bouche, bien décidé, mais fort peu pressé à se livrer, ce qui ne l’empêche pas d’être copieux, épais, frais et persistant. À mettre de côté pour un grand repas. Son prix ? 8 €, comme quoi les meilleurs ne sont pas toujours les plus chers…

- Le second est un Coteaux-d’Aix 2008 issu du décor grandiose des Alpilles. Il s’agit du Mas Sainte-Berthe (www.mas-sainte-berthe.com) où l’on fait aussi un simple mais délicieux Baux en rouge, sorte de provençal aux allures bourguignonnes. Belle attaque pure sur des notes d’agrumes, pamplemousse rose en particulier. Bien sec, un chouïa minéral, dense, ce blanc pas compliqué nous gratifie d’une belle petite longueur. C’est un rolle curieusement associé au sauvignon. Dommage que l’appellation Baux-de-Provence laisse filer son rolle en Coteaux d’Aix, mais cette sorte de « déclassement » nous permet de profiter d’un prix avantageux. À moins de 7 € départ, c’est ce que l’on peut appeler une bonne affaire.

- Vient ensuite La Courtade, joyau bio de l’île de Porquerolles (à visiter) vinifié par un géant Alsacien nommé Richard Auther (www.lacourtade.com) qui fait aussi une jolie huile d’olive pour son patron de propriétaire. L’Alycastre blanc 2008 est un Côtes-de-Provence 100 % rolle très sympathique, génial à boire en plein air, le soir, sur une grillade de poissons ou à l’apéritif. Du dynamisme et des accents de fruits exotiques (mangue) avec une gentille petite longueur. Compter 8 €. Il faut débourser deux fois plus pour une grande cuvée beaucoup plus austère pour le moment, vu qu’elle a bénéficié d’un élevage particulier.

- Du grand style aussi du côté de la famille Combard qui, après une première expérience à Chablis, a repris, depuis 20 ans maintenant, le Domaine Saint-André-de-Figuière qui, déjà dans les années 80, faisait figure de pionnier bio dans le secteur de La Londe-les-Maures (www.figuiere-provence.com). La cuvée « Vieilles Vignes », Côtes de Provence 2008 (8,60 €) aux trois quarts rolle, est la plus réjouissante en dépit de son style assez technique : belle structure minérale, douces notes d’agrumes (mandarine, kumquat) et longueur assurée. Sa grande sœur, « Réserve Delphine » 2007 (près de 10 € de plus) entièrement rolle, affiche quant à elle son élégance et sa fraîcheur rehaussée de citronnelle. On lui réservera les plus grands poissons de Méditerranée cuits au four. Un saint-pierre, par exemple.

- Sur le sol d’origine volcanique du Domaine de Curebéasse, aux portes de Fréjus et de l’Estérel, les Paquette, venus du Jura, ont planté du rolle dès leur arrivée dans les années 50 sans se poser d’autres questions que de faire un bon blanc. Aujourd’hui, leur petit-fils, l’œnologue Jérôme Paquette (www.curbeasse.com), peut faire goûter des bouteilles de pur rolle de plus de 10 ans d’âge sans craindre les critiques, comme ce 1995 au subtiles notes d’épices douces, de miel de fleurs d’oranger et de poire confite. Son « Forum Juli » (il reprend le nom romain de Fréjus), Côtes de Provence 2008 ne dépassant pas 9 € départ cave, est joliment marqué par la fraîcheur et il persiste longuement en bouche pour finir en beauté au fond du palais. Je le sens bien sur une poularde.

Voir la charte de l'Amicele des Bons Vivants à la rubrique PAGES (en haut à droite du blog) N°48. 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:05

 




Dans une récente chronique, en citant le sociologue Gérard Mermet, je m’inquiétais de l’émergence dans notre pays d’une société  « sans contact » qui cultive ses peurs, se recroqueville, se stérilise, pour tenter de vous convaincre que le meilleur antidote à la phobie du risque était l’investissement dans le « bien-vivre ».


 

Mon initiative : la création d’un réseau citoyen avec l’Amical des Bons Vivants a rencontré l’enthousiasme de beaucoup d’entre vous, mais aussi à l’indifférence narquoise de la minorité des revenus de tout, de ceux qui ont autre chose à faire, beaucoup mieux à faire car, eux, ils travaillent, le nez dans le guidon, et qu’ils n’ont pas, bien sûr, de temps à perdre avec les gamineries d’un gugusse comme moi. Après tout rien de plus normal, se plaindre de ses dirigeants professionnels ou politiques, pester contre leurs décisions ou leurs non décisions, est un sport national que pratiquent avec délectation ceux qui se tiennent loin de tout engagement collectif. Reste une dernière catégorie, plus inquiétante, assise entre deux chaises, qui ne souhaite se mettre personne à dos, qui a pour devise vivons heureux vivons cachés, qui a peur des mots et qui se réfugie derrière le parler « socialement correct » qui va si bien avec une société incolore, inodore et sans saveur.


En contestant le langage dominant je m’expose à la réprobation de la majorité silencieuse car je dérange. En débusquant sous les mots « consensuels » leur part de non-dit je lève des lièvres qui cassent le consensus mou si propice à la conduite du troupeau. J’assume et je m’explique…


 

Prôner la modération c’est vouloir faire de nous des individus éloignés de tous les excès, but certes louable mais qui comporte sa part de risque : celui de l’affadissement de la vie. En effet qu’est-ce donc qu’un « modéré » ? Un individu qui, en permanence, préfère le un tout petit peu, se bride, se contraint, se retient, craint la spontanéité, calcule, arrondi les angles, fuit donc toute forme d’aspérités, compose en permanence, cherche toujours à se situer dans un inatteignable juste milieu, adore par-dessus tout le consensus mou. « Si le sel s’affadit avec quoi le salera-t-on ? » Pour autant je ne prône pas l’excès, les excès de vitesse, de table, de langage, mais je souhaite que, dans nos sociétés soi-disant encadrées, la porte reste ouverte à l’expérience, à l’apprentissage de la vie, à l’enthousiasme de la jeunesse, aux échappées belles, aux coups de cœurs, aux passions…


 

Peut-on aimer avec modération ?


 

Non ! Vivre une passion, amoureuse ou non, être sur son petit nuage, c’est prendre le risque d’en tomber, mais c’est le charme de la vie, ses joies ses peines. Dans notre sphère privée, qui se rétrécit de jour en jour, assumer notre part de risque c’est rester en capacité de choisir sa ligne de vie personnelle. Ce choix individuel ne débouche en rien sur l’individualisme, bien au contraire, avoir main sur sa vie personnelle, la gouverner autant que faire ce peu, reste une bonne école de la citoyenneté. L’excès est privatif de liberté, il débouche sur « la dictature » des purs et durs. La modération nous annhile alors, que faire ? Faut-il comme le clamait Vergniaud, le girondin, à la tribune de la Convention en 1793, « si, sous prétexte de révolution, il faut, pour être patriote, se déclarer le protecteur du meurtre et du brigandage, je suis modéré ! » être un modéré ? Je veux bien le concéder, mais sans grand enthousiasme, pour la bonne cause, face aux ayatollahs de l’hygiénisme et aux prohibitionnistes : « je suis un modéré ! » mais avec beaucoup de modération.


 

Pour la tolérance je ne vais pas vous faire le coup de la citation apocryphe de Clémenceau – c’est en réalité du Paul Claudel – « il y a des maisons pour ça » mais simplement noter que « tolérer » quelqu’un, ses idées ou son comportement ne me semble pas une fin en soi, le seul chemin vers meilleur des mondes. Pour preuve la tolérance zéro. Bien évidemment, face aux intolérances de tout poil, être tolérant constitue un progrès dans le vivre ensemble que je ne conteste pas. Mais, ça sent quand même le cantonnement, la mise en lisière, avec ou sans fil de fer barbelés, le « je te concède une petite place à condition que tu ne ramènes pas trop ta fraise et que tu ne contestes pas le discours « socialement correct ».



 

Sans vouloir noircir le tableau, c’est la stratégie choisie et appliquée par les tenants d’une Santé Publique sous contrôle exclusif de la caste médicalo-scientifique. Ils nous tolèrent, comme on tolère les petites bestioles dans une maison de campagne, parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, mais ils ne ratent aucune occasion pour proclamer que nos comportements déviants sont nuisibles à la bonne marche de la société. Pour bien le montrer, ils sortent, à intervalles réguliers, des chiffons rouges, les agitent sous notre nez pour nous faire réagir, suréagir, foncer tête baissée sur la muleta. Ainsi ils entretiennent auprès d’une frange majoritaire de l’opinion publique, la fiction d’un puissant lobby viticole, d’une piétaille irresponsable qui sacrifie la santé publique à ses bas intérêts mercantis. Et pourtant nous sommes minoritaires. Minoritaires en nombre bien sûr, mais surtout minoritaires dans nos têtes. Nous nous comportons en minorité agressée, sur le reculoir, sur la défensive, balkanisée, sans volonté d’union autour des causes communes. Silence : on plante !


 

Sans grande illusion sur la portée de mes plaidoiries répétitives j’entends le silence de ceux qui pensent tout bas ce qu’ils n’osent exprimer tout haut: il radote, laissons le radoter : plantons ! Après tout les planteurs ont sans doute raison. Je suis même prêt à convenir que la primauté du faire sur le dire cloue le bec au semeur d’idées que je suis. Simplement, merci de ne pas venir me dire dans quelque temps, la main sur le cœur, l’air contrit, qu’en d’autres temps « j’avais raison, que j’avais raison trop tôt… » Ça me fait une belle jambe et, d’ailleurs, avais-je raison ? Je n’en sais fichtre rien mais ce dont je suis sûr c’est de n’avoir rien lu, rien vu qui puisse ressembler à des choix, à des propositions d’action. Je comprends les planteurs, ils plantent, ils font leur métier. En revanche, je reste de marbre face à ceux qui occupent des positions de décideurs et qui cultivent le statu-quo. Je n’en suis plus et j’en suis bien aise. En revanche, face à la montée d’une société qui se dit propre sur elle mais sans chaleur, je persiste et je signe pour promouvoir le « bien vivre ».


 

Quand oserons-nous prendre la parole sans modération, sans nous excuser, sans qu’on nous tolère ?


 

Au risque de vous choquer encore – l’idée ne vient pas de moi mais d’un membre de l’Amicale des Bons Vivants – à l’image de la Gay Pride, expression outrée d’une minorité active, oserons-nous faire la fête à Paris, Londres, New-York, pour fêter le Vin ?

 


N’en déplaise aux « on ne peut rien faire » l’idée d’un grand pique-nique convivial vignerons-urbains ou, comme l’avaient fait les Jeunes Agriculteurs avec le blé sur les Champs Élysées, la grande table du bien-vivre sur cette belle avenue, n’a rien de farfelue, ni d’irréaliste.



Pour tous ceux qui baissent les bras avant même de les avoir levés un chiffre : il y a 20 ans, pour la première édition de Toques&Clochers, à Malras, 334 âmes, il y eut tout juste 300 visiteurs, le 4 avril prochain dans ce même petit village, ils seront proche des 50 000. Quand j’étais petit les vieux me disaient « impossible n’est pas français » Mes amis de Sieur d’Arques à Limoux, ont plantés de nouvelles vignes : le Chardonnay par exemple, mais ils ont aussi semés et crus en leurs idées de porter le tonneau de Chardonnay au plus haut, de faire la fête, de glorifier la gastronomie, d’avoir les pieds dans le terroir et la tête dans les étoiles, pourquoi diable ce qui est possible aux portes de la Haute-Vallée de l’Aude, dans cette petite ville de Limoux où, dit-ont, naquirent les premières bulles, celles de la Blanquette,  ne le serait-il pas pour la communauté des femmes et des hommes du vin de notre vieux pays ?  J’attends avec impatience les plaidoiries de la défense et, plus encore, vos adhésions à l’Amicale des Bons Vivants.



 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:05

Petite et grande histoire : le vin sait les emmêler à souhait. Laissez-vous, ce matin, conduire jusqu’au château Mille Secousses, un très agréable Bordeaux Supérieur, en empruntant les arcanes de notre histoire de France.

Comme vous le savez les citoyens français, dans leur grande majorité, contrairement à leurs homologues étasuniens, ne font pas tout un fromage des écarts à la fidélité conjugale de leurs élus. Les secrets d’alcôves font partis de notre patrimoine génétique national. Mardi dernier, France 2 proposait « La reine et le cardinal » version romanesque de la relation entre Anne d’Autriche et le cardinal Mazarin : se sont-ils passionnément aimés ou ont-ils entretenus une relation platonique fondée sur des intérêts communs ? Nos livres d’histoire nous donnaient de Mazarin, avec sa drôle de barbichette, l’image d’un personnage chafouin et fourbe. L’anti-Richelieu. Bref, un Philippe Torreton en Mazarin, amant fougueux d’une belle espagnole, cassait les codes et ça réchauffait bigrement la libido nationale.

Ce léger détour, loin d’être inutile, nous offre une belle ouverture pour aborder l’origine du curieux patronyme de notre château du jour. Pourquoi diable Milles Secousses ? Que nous dit l’actuel propriétaire ? «  Lors du séjour d'un mois que fit la cour de France à Bourg en août 1650. Mazarin, Anne d'Autriche et le roi Louis XIV, alors âgé de douze ans, se sont rendus à plusieurs reprises chez Jean de Ridder, bourgeois de Bordeaux, membre modéré de l'Ormée, propriétaire de l'actuel château Mille-Secousses qui n'était alors qu'un modeste relais de chasse, au milieu des bois, construit sur la rive du fleuve. » Ce jean de Ridder a quitté sa Flandres natale, en 1638, pour s’installer et créer un négoce de vin à Bordeaux, rue Neuve. « Pour répondre au besoin du marché d'Amsterdam, très demandeur, à l'époque, de vins des palus de la Bastide, réputés pour leur vinosité, Jean de Ridder avait acquis la palu du sud-est de Bourg qu'il avait asséchée avec l'aide de ses compatriotes, les ingénieurs hollandais et les aides financières du gouverneur de Guyenne. »

La suite de l’histoire est un peu plus confuse selon que l’on se réfère à la contre-étiquette ou au site du château www.millesecousses.com  mais qu’importe ! Pour la version 1, le jeune roi trouvant les routes mauvaises et les carrosses mal suspendus décidait de se rendre en galère à voile jusqu’au relais de chasse ; pour la 2 le roi, grand amateur de beaux plan d’eaux, appréciait la promenade entre la citadelle de bourg et le débarcadère du futur château Mille Secousses. Bref, la chute de l’histoire est la même : « le vent d'ouest qui lève un méchant clapot sur la rivière rendait le trajet plutôt inconfortable en secouant l'embarcation et ses passagers » Des secousses donc, mais à qui attribuer la dénomination : Mille Secousses ?

Notre contre-étiquette la veut royale « on raconte qu’en débarquant, le roi s’exclama : « Diantre ! Pourquoi donc, dois-je toujours endurer mille secousses pour avoir le plaisir de chasser en ces lieux ! » et bien sûr les courtisans auraient fait le reste. Plus proche de la vérité historique le site du château raconte « Mademoiselle de Montpensier écrit dans ses mémoires "qu'il faisait le plus beau temps du monde" et que la campagne environnante était un lieu charmant de promenades pour tous les courtisans désœuvrés. Les trois kilomètres de mauvais chemin de terre dans les palus de Bourg n'étaient pas plus confortables que la traversée à bord de la galère à voiles. Après avoir enduré mille secousses sur ce chemin creusé de "profondes fondrières" selon le mot de mademoiselle de Montpensier, les gentilshommes et les belles dames de la suite du roi auraient attribué le sobriquet de château des Mille Secousses à la demeure de leur hôte »

Belle histoire me direz-vous, mais les plus attentifs d’entre vous, ceux des premiers rangs, pas ceux tapis au fond ou nichés près des radiateurs, vont me faire remarquer que mon titre : vin de parisien n’a rien à voir avec la choucroute. Faux, et je m’appuie sur les écrits du site pour vous prouver ma bonne foi : Ce travail – travaux de drainage des 120 ha, réseau toujours en fonction et faisant l’objet des plus grands soins de la part de l’actuel propriétaire, Philippe Darricarrère. - associé à la nature argileuse du sol, très intéressante pour la concentration en tanins, apporta aux vins de Mille Secousses une notoriété fabuleuse dans le tout Paris de la fin du XIX° siècle. Encore aujourd'hui le goût des parisiens pour leur Mille Secousses ne faiblit pas puisque la capitale, à elle seule, déguste 100 000 bouteilles par an. »

 

Dernière confidence, lorsqu’avec ma petite centaine de camions de livraisons de la SVF je livrais les humbles épiceries de quartier des 20 arrondissements de Paris j’ai œuvré puissamment à l’entretien de cet engouement parisien : le château Mille Secousses était notre exclusivité. Partenariat avant l’heure, je ne sais si le groupe Castel continue en ce sens mais mes chers épiciers tunisiens d’en face de chez moi distribuent toujours le Mille Secousses et la bouteille de 2005 présentée ici je l’ai acquise chez eux au prix de 8 euros 90. C’est un Bordeaux classique, bien fait, un peu rigide mais de bonne compagnie pour un déjeuner au restaurant de messieurs qui portent encore des cravates au bureau ou un dîner que madame à préparé pour quelques invités de son époux.

 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 00:05

La tristesse ça se noie dès qu’on y plonge sinon elle s’accumule dans votre tête comme de la mauvaise graisse, vous fige, vous englue dans la masse des traîne la vie. Sur la terrasse d’Orly, dès que la Caravelle du Paris-Rome d’Air France s’était arrachée de la piste, emportant mon double, ma Chloé, le grand vide de son départ me donnait envie de tout plaquer pour la rejoindre. Pour ne pas céder je me jetais dans un taxi. Direction Nogent, les bords de Marne pour m’administrer le seul antidote capable de noyer mes idées noires : Raymond Dubosc mon vieux complice. Rappelez-vous, le magasinier du garage Central de la Préfecture de Police lors de mes premiers pas dans le cambouis de ma double vie. Antifasciste, résistant de la première heure, gaulliste puis plus gaulliste après l’épisode du 13 mai 58, républicain convaincu, pécheur à la ligne et carburant au Pommard. Posologie radicale qu’il résumait ainsi  « Que veux-tu, moi je suis de la vieille école, dans la vie y’a que le vin et les filles qui te donnent du plaisir, faut pas en abuser bien sûr, surtout pour le vin, les filles c’est différent y’a pas de limites sauf que je préfère le vin car avec lui y'a pas d’après, sauf si tu te cuites. Moi ce que j’aime avec les filles c’est l’avant et le pendant, pas qu’on s’occupe de mes chaussettes et de mon frichti… »

Dès que nous saturions dans notre marigot infesté de copains et de coquins, avec Chloé, nous débarquions sans prévenir chez Raymond. Même s’il ronchonnait en jouant les jolis cœurs devant Chloé « tu aurais pu me prévenir fiston je me serais fait un brin de toilette. De quoi j’ai l’air avec mes brailles de vieux garçon… » il adorait ça nous voir débarquer à l’improviste avec quelques bonnes boutanches sous le bras. « Vous resterez bien pour le dîner…j’ai une blanquette qui n’attendait que vous » s’inquiétait-t-il pour la forme. Chloé lui claquait trois bises sur les joues en guise de réponse et je le charriais gentiment « si je l’écoutais nous serions là tous les soirs rien que pour tes talents de cordon bleu et bien sûr surtout pour tous les autres. Tombeur de ces dames, tu en meurs d’envie, file te tartiner un coup de Pento et sors nous tes fringues de danseur de tango… Moi je m’occupe de l’intendance.» Bain de jouvence que ces moments partagés, chaleureux, où la conversation prenait, au fur et à mesure que le vin nous libérait de nos soucis, de nos questions, de nos entraves, un envol qui nous menait dans un monde sans frontières où nous revisitions les grands spasmes de l’histoire, les culs de basse fosse de la république du président Pompe tout en nous laissant aller à des histoires plus lestes où Chloé excellait. Nous dormions chez Raymond et le matin il nous portait le petit déjeuner au lit. Chloé lui roulait des pétards.

Quand il m’a vu débarquer seul, à neuf heures du matin, un samedi, Raymond n’a pas pipé mot. Il bêchait un carré de son jardin. Je lui ai dit « je veux du café ». Sans même me regarder il a grommelé « tu sais où se trouve la cuisine ». Je suis resté planté dans l’allée les bras ballants. Raymond a craché dans ses mains avant de reprendre son ouvrage. « T’arrête de faire ta tête de lard Raymond ce n’est pas le jour. Chloé vient de partir pour Rome et j’ai besoin de prendre une cuite… » Il a fait celui qui n’avait rien entendu mais, courbant l’échine et pelletant avec des gestes secs, je sentais que j’allais essuyer une avoinée de première. Elle vint, froide, contenue, mais cinglante « mais bordel de merde à quoi jouez-vous tous les deux ? Vous avez tout. Vous êtes beaux, intelligents, généreux et vous vous vautrez dans la merde. Qu’est-ce que vous cherchez au juste ? Vous voulez vous prouver quoi ? Je ne vous comprends pas. Faites-vos valises. Partez à Tombouctou ou je ne sais où ! Aimez-vous ! Faites des gosses ! Torchez le cul des petits nègres ! Apprenez-leur à lire et à écrire ! Vous êtes des enfants gâtés mais je vous aime. Qu’est-ce qu’elle est partie faire dans ce putain de pays qui, plus encore que le nôtre, n’a pas voulu nettoyer ses écuries des fascistes et des mafieux. J’en pleurerais de rage. Et tu viens me dire, avec des airs de basset artésien, que tu veux te pochetroner. Ne compte pas sur moi mon grand. Tu prends une bêche, tu m’aides ça te remettra les idées à l’endroit. Après on cassera la croute et on discutera de tout ça. »

Et toujours même le dimanche on engrange les adhésions à l'Amicale des Bons Vivants.Voir la charte de l'ABV à la rubrique PAGES (en haut à droite du blog) N°48. 

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