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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 00:09
J’Écluse de Gordon Zola : un inspecteur de la sûreté nationale, amateur de vers de vin, embringué dans un complot historique à l’origine de l’Affaire Dreyfus

« Quand un Français est con, on dit :

« Quel sale con ! »

Quand un Juif est con, on dit :

« Quel sale Juif ! »

Je revendique pour les Juifs,

le droit d’être cons ! »

 

Pierre Dac

 

La rue Daguerre est un repaire de marchands de vins, 5 sur 630 mètres, 3 dans la portion piétonne pas les meilleurs, 2 sur la partie avec autos avec la célébrissime cave des Papilles. Paradoxalement les cafés, eux, sont pas plus nombreux et ils sont presque tous accoumussés sur le secteur piétonnier. J’y fais parfois mes courses car il y a de bons commerces de bouche. Je ne m’aventure guère au-delà de la cave des vins nus sauf un beau dimanche un peu frisquet, pas le dernier qui fut très ensoleillé, où je l’ai remonté à pied pour aller repérer un nouveau restaurant La Cantine du Troquet Daguerre, de Christian Etchebest et Nicolas Gras.

 

Et je suis tombé nez à nez avec une devanture un peu rétro tout de jaune vêtue et affichant en bandeau « Les éditions du Léopard démasqué ». La maison n’avait rien de compassée, elle affichait au contraire des titres déjantés, parodies de Tintin « Le 13 heures Réclame le Rouge » et autres opus aux titres évocateurs « Le père Denoël est-il une ordure ? » tous signés par un auteur unique signant Gordon Zola.

 

Petite photo, retour at home et dès le lundi j’ai poussé l’huis de ce qui est aussi une librairie pour faire l’emplette de quelques bouquins. Ensuite je suis allé manger en face à la Cantine du Troquet tout à côté d’un couple d’huissiers dont la conversation valait son pesant de propos réactionnaires. Du côté assiette, honnête sans plus, vins sans grand intérêt. Ce ne sera pas ma cantine.

J’Écluse de Gordon Zola : un inspecteur de la sûreté nationale, amateur de vers de vin, embringué dans un complot historique à l’origine de l’Affaire Dreyfus

Retour at home, j’ai feuilleté les 4 bouquins achetés du dénommé Gordon Zola. Je dois avouer que ses parodies de Tintin me sont un peu tombées des mains car y’a du lourd, du lourdingue même, des calembours par charretée, des jeux de mots comme s’il en pleuvait, ça lasse un peu. Cependant, dans ses romans historico-déconnant lorsqu’il abandonne son penchant déconnant, par trop répétitif, l’auteur s’appuie sur fond historique très bien documenté. L’homme pond beaucoup, il commet 5 à 7 romans par an, mais l’ensemble est assez bien ficelé.

 

Je me suis donc attelé à la lecture de celui qui m’apparaissait le plus abouti J’Écluse dans lequel Émile Bonplaisir*, Inspecteur de la sûreté nationale, pochtron limite délirium « très mince » en parodiant le parodieur, addict à l’absinthe, va se retrouver impliqué malgré lui dans un complot historique à l’origine de l’Affaire Dreyfus. Au cours de son enquête imbibée, chez son pote Clopin le bistroquet il croisera des gens illustres tels Edmond Rostand, l’autre Zola, Félix Faure, Louise Michel, Gustave Eiffel, Theodor Herzl, le capitaine Esterhazy et bien sûr l’ignoble Édouard Drumont. « Drumont le sauvage ! […] le fondateur de la Ligue nationale antisémitique […] le déboucheur de saloperies […] l’homme de « la France aux Français ! »

 

« Il existe chez l’énorme majorité des militaires un sentiment de répulsion instinctive contre les fils d’Israël. On reconnaît en ceux-ci l’usurier qui consomme la ruine de l’officier endetté, le fournisseur qui spécule sur l’estomac du soldat, l’espion qui trafique sans pudeur des secrets de la défense nationale. Partout et toujours, en paix comme en guerre, l’armée a vu le Juif se dresser contre elle, contre ses devoirs, contre son bien-être, contre son bonheur. »

 

La Libre Parole de Drumont

 

Tout d’abord un petit focus sur le héros :

 

« Pourtant, l’Émile, il en avait eu du flair avant que son tarin se fleurisse et s’épate aux mille vins sucrés des bistroquet (…) Aujourd’hui, plus bon qu’à démusquer un coteau prometteur, à dénicher une bonne poire… »

 

« - T'as aucune poésie, Clopin ! T'as l'esprit turgescent, voilà ce que t'as ! L'esprit pleurnicheur et turgescent d'un mémorialiste aigri et salace ! Tu te dilates dans la médiocrité ! Je te parle magie éthylique, caressage de goulot, passion viticole, tu me réponds Mauricette, Gertrude ou Nana ... Tu sais pourtant que l'alcool et l'alcôve ne font pas bon ménage ! Tu as l'âme du petit ... Troquet étriqué !

- Je vends du vin, j'fais pas des vers !

- Justement, tu devrais ! Oui, tu devrais servir des vers de vin ! »

 

« Les petites orphelines que tu nous débouches tous les matins, c’est du réel, du palpable ! C’est aussi doux, aussi frais que les petites fringuettes de chez madame Léonce… Mieux, peut-être ! Moins vachardes, moins perverses… plus attentives à nos misères, à nos désirs ! »

 

Ensuite un petit florilège des sévices textuels de Gordon Zola la bête humaine de l'humour

 

«… des tripes à l’air à la mode des chefs de camp… Tous ces destins grêles… »

 

L’inspecteur Louis Javert-Héson

 

« … cet acerbe à cerveau croate ? »

 

« … Je parie le tonneau de rhum d’un saint-bernard contre un haut-marc thermidor qu’il s’agit d’un stylet ! »

 

« …les absinthes ont toujours tort »

 

« … fluctuat sex vergeture, comme dit si mal la fumeuse locution latrine… »

 

« … Ramassis d’âmes rassis… »

 

« Le commerce de spiritueux du père Pouillot qui fait l’angle (de deux rues) était ouvert aux quatre vins… »

 

« Tout travail malhonnête ne mérite-t-il pas sale air ? »

 

« - Oui, mais pas à la fausse Commune ! »

 

« … l’évidence, elle en voulait plus à sa vie qu’à son vit ! »

 

« 25 novembre 1892 – entre 1 heure moins le kir et 2 heures Ricard »

 

« En Israël, tout finit par des Samson ! »

 

« Chez lui, le vin n’était pas vérité comme le disait le vieil adage latin, mais vers il était. In Vino vers et tasse ! »

 

« L’Opération bouc à misères »

 

Enfin, un zeste de la face de Gordon Zola que je préfère

 

A propos de Sainte-Pélagie « prison des intellectuels, des dissidents, des endettés aussi… les plus nombreux. »

 

« Courbet, le peintre qui n’avait jamais voulu se plier aux diktats des Académies, celui qui n’avait pas eu peur d’appeler un chat une chatte… »

 

« Il arriva rapidement au carrefour du « Puits d’Amour ». Nom charmant… Autrefois, lorsque la vanité des hommes ne les poussait pas encore à attacher leurs noms aux rues de leurs villes, on pouvait comprendre l’histoire des lieux… Rue de la Grande-Truanderie, rue des Petites-Boucheries, ruelle Casse-Cul, rue Joli-Cœur, impasse de la Putte, rue du Chat-qui-Pêche, rue des Femmes-Fraîches… Que des choses qui fleuraient bon la vie. »

J’Écluse de Gordon Zola : un inspecteur de la sûreté nationale, amateur de vers de vin, embringué dans un complot historique à l’origine de l’Affaire Dreyfus
J’Écluse de Gordon Zola : un inspecteur de la sûreté nationale, amateur de vers de vin, embringué dans un complot historique à l’origine de l’Affaire Dreyfus

« Notre choix s’est porté sur un certain Alfred Dreyfus. Une transparence… Capitaine stagiaire dans les différents services du Deuxième bureau. Type intelligent, officier brillant, bien marié, petite fortune personnelle du côté de sa femme. Voix désagréable, plutôt arrogant, peu apprécié de ses collègues… »

 

Correspondance entre le colonel Schwartzkoppen attaché militaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris au major Panizzardi son homologue à l’ambassade d’Italie :

 

« Mon gros artilleur,

 

Quel souvenir que ce fût brûlant où mon obus s’est bien éclaté ! Tu as pu, de ton côté, constater que mon frein n’était pas qu’hydraulique… Aux prochaines grandes manœuvres, je te ferai découvrir un nouveau canon qui tire à boulets rouges.

 

Avec toi, c’est de la bourre, toujours de la bourre… »

 

Alexandrine

 

Gordon Zola a du talent, sa verve sait se faire impitoyable lorsqu’elle se débarrasse de la facilité, l’homme est cultivé, bien documenté, il sait pourfendre « les vérités admises et les lieux communs en une fantaisie jubilatoire (comme le dira un jour Patrick Besson) ! Quand l'Histoire nous prouve qu'elle sait être burlesque ! »

 

En APÉRITIF de J’Écluse il prévient le lecteur :

 

« Ce n'est pas, à proprement dit, l'affaire Dreyfus que vous verrez exposée dans cet ouvrage de facture policière, cette affaire mille fois exposée et commentée, mais la mécanique implacable qui porta un innocent à être sacrifié sur l'autel de... Enfin, vous verrez bien !

 

Mais attention, il va falloir vous accrocher au pinceau de la fantaisie parce que nous allons enlever l'échelle du raisonnable ! Nous ouvrons là des portes dangereuses, désoclons des certitudes, violons des préjugés...

 

Aux détracteurs qui se demanderont une fois de plus si on peut rire de tout, je répondrai comme mon ami Grégoire Lacroix : «Oui, si c'est drôle !»

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:36
Tempête dans un verre de sauternes à l’eau de Perrier : un remake moderne d’une pratique de  Philippe de Rothschild qui mettait en furie Bertrand de Lur Saluces

La Toile est un lieu merveilleux où, au hasard d’une lecture vous découvrez un lien sur l’un des grands sujets qui agitent notre bas monde mondialisé sous la plume d’un roi du name dropping, l’énumération de ses chers amis, j’en ai compté 9 : Xavier Planty Château Guiraud, Denis Dubourdieu château Doisy-Daëne, Magrez à Clos Haut-Peyraguey, Denz à Lafaurie-Peyraguey, Paul-Henry de Bournazel Château de Malle, Bérénice Lurton à Climens, Alexandre de Lur-Saluces à Fargues, Pierre Lurton à Yquem Alain Déjean et son merveilleux rousset-peyraguey, qui se sent soudain zadiste face à l’affront fait au sauternes « le plus raffiné, le plus compliqué, transformé en ingrédient de «mixologie» (encore un joli néologisme, tiens). Cette manière unique de toujours prendre le consommateur pour un demeuré. » En clair, une « idée monstrueuse : mettre du Perrier dans mon sauternes. »

 

Pauvre chou, comme je le plains !

 

L’échange entre le susdit et Florence Cathiard vaut aussi le détour.

 

La transgression papa ça ne se commande pas !

 

Ce petit courroux m’en a rappelé un autre d’un tout autre niveau, celui du marquis Bertrand de Lur Saluces à l’endroit du baron Philippe de Rothschild.

 

Je l’avais conté dans une chronique du septembre 2010 : Déjeuner de courtiers chez le baron Philippe, « je souhaite qu’il soit étouffé par les serpents, piétiné par les éléphants et dévoré par les tigres ! » 

 

« Le dessert était une tarte aux pommes maison, légèrement caramélisée. Le maître d’hôtel servit des petits verres emplis d’un liquide topaze. On aurait dit une liqueur. Édouard Minton connaissait la marotte de son hôte pour l’avoir expérimentée. Le baron affectionnait de faire mettre une bouteille d’Yquem, débouchée er placée debout, dans le compartiment à congélation du réfrigérateur. En trois heures de temps, le vin se dissociait, son eau devenant glace tandis que l’alcool et l’essentiel des autres principes restaient à l’état liquide. Cette concentration par le froid produisait un extrait qui était versé à chacun en faible quantité, pour une qualité très particulière. Lorsqu’il avait appris le traitement infligé à son cru, le marquis Bertrand de Lur Saluces était entré dans une colère monstre. Les deux seigneurs des vignes se détestaient de tout cœur. Mis à part l’originalité du sous-produit d’Yquem ainsi obtenu, Philippe de Rothschild jubilait à l’idée que le marquis eût immanquablement vent de cette pratique et qu’il en éprouvât quelque furie. »

 

Le retour à l’envoyeur de Bertrand de Lur Saluces : apprenant le prochain voyage en Inde de son ennemi intime Bertrand de Lur Saluces déclara sur un ton calme et féroce : « Ah ! En Inde ? Eh bien, je souhaite qu’il soit étouffé par les serpents, piétiné par les éléphants et dévoré par les tigres ! »

 

Autre temps autre mœurs, sans doute serait-il plus utile de se poser la question de la chaptalisation des sauternes, mais cela n’intéresserait que le populo qui l’achète chez Métro pour le revendre aux gogos !

 

Sur la photo  Robert Mondavi et le baron Philippe dans les vignes...

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 00:09
Mais où sont passés les mécènes d’antan : les interprofessions aux abonnés absents de la Culture pour soutenir le «Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes» de Pierre Galet

Touche pas à mon vin produit de culture et de civilisation !

 

Face aux hordes ignorantes, aux vieux chevaux de retour de l’ANPAA, aux actuels et futurs dirigeants de la France venus caresser le cul des vaches et trinquer à l’occasion, le fleuron, l’élite dirigeante de la vigne France et de ses vins, pourfend Evin au nom de la Culture.

 

Mais, comme le chantait avec son accent inimitable Dalida : paroles, paroles, paroles… lorsqu’il s’agit d’entrouvrir leur gousset empli par le pognon des cotisations des vignerons ils sont abonnés absents. Faut pas gâcher dirait le Guy Roux du chablis ! Les picaillons c’est pour étaler de belles affiches dans les couloirs du métro pour conquérir le populo. À quoi bon mettre 3 francs six sous dans le «Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes» de Pierre Gallet, pour quel revenant bon ? Que voulez-vous ma bonne dame le Culture ça ne rapporte pas gros, c’est pour les intellos.

 

Vous allez me dire que j’exagère, que tout ce beau monde se voue corps et âme à la défense de la culture et de la civilisation du vin, qu’ils joignent le geste à la parole lorsqu’il s’agit de mécénat pour soutenir une publication qui permettra aux générations futures de s’instruire.

 

Eh bien non, je n’exagère pas, le 5 décembre 2014 j’ai pris ma plume pour commettre une Lettre aux présidents des Interprofessions du Vin : faites œuvre de mécène aidez à la réédition du Dictionnaire encyclopédique des cépages de Pierre Galet, en pure perte !

 

Que l’on ne me réponde pas à moi ça ne me vexe pas. En revanche que pas un seul Président ne prenne la peine, même via son directeur ou je ne sais qui de leur maison, de solliciter l’éditeur Jean-Paul Barriolade les éditions Libre & Solidaire dont j’avais pris le soin de mentionner toutes les coordonnées dans ma lettre libre.solidaire@gmail.com j’en suis resté estomaqué.

 

Oui, j’espérais un minimum d’attention de la part de certains d’entre eux pour soutenir la pugnacité et le risque pris par un tout petit éditeur mais à l’évidence je ne suis pas allé frapper à la bonne porte. Et pourtant, c’est dans le monde du vin c’est dans les interprofessions qu’il y a le plus de pognon. En mettre une pincée serait ni le gaspiller, ni le détourner de son objet.

 

Mais il ne faut jamais lâcher, s’accrocher et rappeler aux discoureurs que leur crédibilité passe par des actes concrets. Alors Jean-Paul Barriolade, nous en avions discuté à l’époque, a recours au crowdfunding sur la plate-forme Fundovino.

 

 

Au jour où j’écris cette chronique, à J – 44, la bouteille est un peu plus qu’à moitié pleine 57% des 20 000 € sollicités. Nous sommes donc au milieu du gué et la bouteille est encore à moitié vide. Il est temps de donner un coup de rein, un coup de mains, en diffusant l’information autour de vous, y compris pour les vignerons auprès de leurs Interprofessions.

 

Les ouvriers de la 25e heure seront accueillis à bras ouverts, nul ne demandera aux présidents de se couvrir la tête de cendres, de se battre la coulpe, l’important c’est de remplir le contrat pour bien montrer que la Culture du vin passe encore par les livres, des livres telle que la Somme de Pierre Gallet.

 

Merci de votre attention et de votre aide

Mais où sont passés les mécènes d’antan : les interprofessions aux abonnés absents de la Culture pour soutenir le «Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes» de Pierre Galet
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 00:09
Je viens d’hériter d’un pré, de vignes et d’un tonneau : aidez-moi je suis noyé sous la paperasse de mon notaire !

I love Macron. J’ai été à deux doigts de l’inscrire sur l’enveloppe qui contenait une simple procuration : + de 100g, paraphage sur toutes les pages, bon pour pouvoir, avec la énième copie de ma carte d’identité, posté à l’attention d’un cabinet de notaires de Sommières. Vous me direz que c’est la règle sauf que je venais juste d’en poster une, la semaine d’avant, avec les mêmes mentions sauf les fameux paraphes des pages et la copie de CI. Cerise sur le gâteau celle de mes chers notaires était antidatée vu qu’ils devaient avoir omis de me la demander à l’époque. Bravo pour des officiers ministériels ça vaut d’être souligné. J’ai retenu ma main vengeresse par égard pour ma chère vigneronne. J’espère au moins qu’ils ne passeront pas mon courrier au broyeur comme c’est la coutume dans cette étude.

 

Mon petit couplet poussé j’en viens à l’essentiel : mon héritage…

 

Je soumets à votre sagacité 2 problèmes algébriques :

 

Je viens d’hériter d’un pré, de vignes et d’un tonneau : aidez-moi je suis noyé sous la paperasse de mon notaire !
Je viens d’hériter d’un pré, de vignes et d’un tonneau : aidez-moi je suis noyé sous la paperasse de mon notaire !
Je viens d’hériter d’un pré, de vignes et d’un tonneau : aidez-moi je suis noyé sous la paperasse de mon notaire !

Désolé de vous avoir dérangé mais je viens de m'apercevoir que j'ai les réponses à la fin du fascicule mais je ne suis pas le seul à proclamer I love Macron car Macron s’envole dans le dernier sondage IFOP-Paris-Match : + 6 points... Le FOLL fait mieux : + 8pts mais là je ne dis rien c'est encore mon patron...

 

Si ça vous dit vous pouvez faire tourner vos neurones et m'envoyer vos réponses. J'en doute mais bon l'espoir fait vivre...

 

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, même si nous n’avons pas appuyé sur la gâchette comme dit Fillon, Poutine n’a pas tout à fait tort lorsqu’il affirme « Vous avez tué Kadhafi! »

Je déteste février, chaque année j’attends la chute de ce petit mois du calendrier avec impatience ; elle me ravit, car il a beau être raccourci, tout rabougri, cet entre-deux teinté de gris m’amène sur des rives d’ennui qui me bouffent l’âme. Le cru 2015 fut, plus encore, redoutable : au spleen traditionnel s’ajoutât l’absence, son absence. Elle partait, à l’époque des grandes marées, tout à la fin de la Terre voir sa grand-mère et sa mère. Grand seigneur, je m’armais d’une patience de fer, que je rêvais à toute épreuve ; elle le fut sauf que, plus les jours passaient plus mon désir d’elle montait. Je le réfrénais. Mes jours, s’effilochaient. Je les comptais la tête pleine de ce que je lui déclarerais à son retour. Faire des déclarations d’amour ça je savais faire mais, face à elle, elles me fuyaient me laissant désarmé. Paradoxalement cette incapacité à lui dire tout ce je voulais lui dire m’apaisait, me rendait sans doute aimable. Notre déjeuner à son retour fut un de ces moments qui vous donnent ou redonnent le goût de vivre. De vivre au présent, intensément. Regonflé à bloc j’ai convoqué in petto ma bande de joyeux drilles tout juste remise de la tournée des provinces au Salon de l’Agriculture : ils avaient bouffé et picolé à s’en faire péter la sous-ventrière.

 

Mon propos liminaire fut décapant :

 

Et plus dure est la rechute pour le couple exécutif « Les sondages se suivent et se ressemblent pour le président de la République et son Premier ministre. François Hollande perd quatre points de confiance, à 25 %, en mars par rapport à février, tandis que Manuel Valls fait une chute de sept points, à 37 %, selon un sondage CSA/Les Echos/Radio classique* publié vendredi. », avec en prime une déculottée magistrale aux départementales. Se prendre une veste ne va pas être du goût des notables locaux du PS qui vont devoir abandonner voitures de fonction, notes de frais, cabinet pléthorique, et se retrouver dans leur misérable permanence ignorés de tous. Quand tu n’as plus le pouvoir : tu n’es plus rien ! Mon analyse fut radicale : ce gros parti, assoupi, sourd, lourd, mêlant des bien-assis conservateurs à de jeunes loups qui n’ont même plus de dents tellement elles ont rayés le parquet, d’ailleurs comment osent-ils se baptiser les frondeurs, regardez ce pauvre Christian Paul tout avachi, mou comme du beurre, ce parti, donc, a besoin d’un bon lavement. Vous savez le clystère dans le cul ! Ça dégage ! L’ex-premier secrétaire le sait, l’as de la synthèse va se retrouver juché sur un tas de décombres face aux survivants tétanisés qui n’auront plus que lui pour se raccrocher. L’heure des choix radicaux sonnera, les termes de l’alternative seront simples : retour à la balkanisation que le père Mitterrand a cassé, dans l’ambigüité, au Congrès d’Epinay ou l’érection d’un vrai parti social-démocrate fondé sur les nouvelles aspirations de la société. Comme c’est dans les vieux pots qu’on fait le bon beurre, Hollande n’aura que le choix que de la seconde voie pour entrer vraiment dans l’Histoire. Le petit père Queuille adoubera l’héritier de Clémenceau, le Manuel dont il nous faut préserver l’avenir en ouvrant la voie à une droite présentable représentée par le vieux Juppé.

 

Mes troupes apprécièrent ce discours musclé. Pour détendre l’atmosphère je changeais de registre en annonçant une nouvelle que venait de me transmettre une de mes gorges profondes non dépourvue d’humour : « Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis et le Premier ministre Manuel Valls se déplacent jeudi en Haute-Vienne dans le cadre des élections départementales. Au programme, la visite de France Confection, spécialisée dans le vêtement sur mesure de haut de gamme. » Mon correspondant, en verve, notait :

 

  • ETONNANT, ALLER VISITER UNE FABRIQUE DE VESTES À LIMOGES POUR SOUTENIR DES CANDIDATS AUX DÉPARTEMENTALES !

Quelle idée ! Pour une élection ?

 

Aller visiter une fabrique de vestes !

 

Ohé les communicants de Matignon ! Vous ignorez l’expression ? Pourtant, avec les anniversaires de la grande guerre …

 

Aujourd’hui, cette expression signifie subir un échec. Curieusement, la veste dont il est question était à l’origine un capot ! Si le rapport entre le vêtement et la carrosserie de la voiture ne semble pas évident, rassurez-vous, c’est qu’il s’agit d’un jeu de mots datant de 1867. Pour commencer, le terme capot désignait le manteau long qu’on appelait « capote », comme la capote militaire que portaient les poilus pendant la première guerre mondiale.»

 

Pertinent autant qu'impertinent il avait conclu « Même si une entreprise française dans le domaine du vêtement est devenu une rareté. Je suis sûr qu’en ce domaine, ceux qui gagnent le plus sont ceux qui collent leur marque (leurs étiquettes) sur les produits de l’entreprise. »

 

Passé ce moment de détente, je rebranchais mes troupes sur l’actualité en évoquant la tentative quasi-désespérée de ce pauvre Fillon pour tenter de surnager dans le bourbeux marigot de l’UMP. Difficile car Talonnette à ressort, dont il a été le chef de rayon pendant 5 ans, a repris ses thèmes usés jusqu’à la corde pour tenter de doubler Juppé sur son extrême-droite. Son interview au nouveau magazine Society est un modèle du genre looser absolu.

 

Morceaux choisis :

 

Pourquoi il n'a pas quitté Matignon en 2010

 

« François Fillon explique pourquoi il a refusé de démissionner en 2010 au moment du large remaniement opéré par Nicolas Sarkozy : « C'est compliqué de répondre à cette question. Premièrement parce que les relations (avec Nicolas Sarkozy, Ndlr) n'étaient pas exactement celles que la presse décrivait. C'est un mélange de complicité et de différences. Sur beaucoup de sujet, je n'ai pas hésité, en réalité, à entamer un bras de fer avec le président de la République. Deuxièmement, j'étais extrêmement populaire au sein de ma majorité durant cinq ans. Il faut se rendre compte de ce que c'est. Vous avez un président de la République pas très populaire et vous, à l'Assemblée nationale, les gens se lèvent dans l'hémicycle à chaque fois que vous prenez la parole, c'est grisant. Vous vous dites : « Merde, je ne vais pas m'en aller! Pourquoi je m'en irais? » Je ne saurai jamais si j'ai eu raison ou tort. »

 

La colère de Poutine sur la Libye

 

« Je me souviens d'une discussion très violente avec Poutine, fin 2011 :

- Je ne vous croirai plus jamais', disait-il. Vous m'avez trompé une fois, c'est terminé.

- C'est faux, on s'est contentés de bombarder les colonnes de chars...

- Vous avez tué Kadhafi !

- Mais ce n'est pas nous qui avons tué Kadhafi.

Bref, il m'a fait tout une démonstration : les avions français qui bloquent la colonne de Kadhafi, les forces spéciales sur le terrain... Même si c'est ce n'est pas nous qui avons appuyé sur la gâchette, l’honnêteté m'oblige à dire que ses arguments n'étaient pas tous fallacieux »

 

François Fillon et son ami Poutine 

CHAP.15 opération Chartrons, même si nous n’avons pas appuyé sur la gâchette comme dit Fillon, Poutine n’a pas tout à fait tort lorsqu’il affirme « Vous avez tué Kadhafi! »
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:09
Histoire d’ELLE

Ce matin échappée belle pour elles ce féminin pluriel… Elles de tous les jours, elles qui riment avec amour, elles à qui je ne sais qui ne leur a accordé qu’un seul jour…

 

Pour elles, pour elle, j’ai brodé ou plus simplement assemblé, comme ma couturière de mère, des mots, pour un petit patchwork léger et sans prétention.

 

 

Histoire d’ELLE

Elle disait s’appeler mademoiselle

 

Elle

 

Elle logeait au rez-de-chaussée

 

Sans eau, sans gaz, ni électricité

 

Au cinq bis de la rue de la Grange aux belles

 

Elle vivait de bric et de broc

 

Comme coloc

 

Dans un bric à brac

 

Tel le fond de son sac

 

De fille de la nuit

 

Elle riait

 

Elle chantait

 

Elle dansait

 

Elle lisait

 

Elle  rêvait

 

Elle marchait

 

Et puis

 

Elle pleurait

 

Sans rime ni raison

 

Ou pour un garçon

 

Ou une fille

 

Elle disait L

 

Sonne comme fidèle

 

Ou infidèle

 

Mais aussi comme aile

 

Ou la marelle

 

1-2-3 le ciel

 

Elle prenait le métro à sept heures

 

Du matin

 

Le soir elle achetait des fleurs

 

Du jardin

 

Elle picorait

 

Butinait

 

Elle émargeait pour un petit salaire

 

Dans un fonds de pension

 

Rue de la Convention

 

Elle écrivait sur un petit carnet

 

Tout

 

Ou presque tout

 

Des riens

 

Le matin

 

Le soir

 

A plus soif sur le comptoir

 

Des miettes de vie

 

De la vie que l'on vit

 

Elle c’est elle

 

Celle

 

Croisée sur un quai

 

Je ne sais

 

Lequel

 

Ou sur une passerelle

 

Tout au bout de la terre

 

Mystère !

 

A Tumai, au Kenya, les femmes ont choisi de vivre entre elles. Depuis 2001, elles s’attachent à construire une vraie démocratie participative, 100 % féminine. Pour avoir la paix, loin des lourdeurs machistes du pays.
Photos de Nadia Ferroukhi,

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:09
Envie de fille, un soir pluvieux et venteux, de la brandade de morue héritière de la branlade de Nîmes de Charles Durand le cuisinier de l’évêque…

Les jeunes filles d’aujourd’hui sont ainsi, elles ne se nourrissent pas que de sushis, de thé vert et de carottes Vichy, quand elles ont une faim d’ogresse, le temps presse, leurs puissantes envies les mènent parfois vers des territoires oubliés. Il en fut ainsi, un soir venteux et pluvieux, pour l’une de mes amies prête à écumer tout Paris pour trouver une brandade de morue. Comme de bien entendu, comme rien ne lui résiste, elle en trouva au coin de sa rue, et elle put ainsi apaiser sa faim, atteindre la satiété tout en haut de son pigeonnier.

 

Comme vous vous en doutez pour faire de la brandade de morue il faut de la morue et, pour ceux qui ne le sauraient pas la morue est du cabillaud séché et salé, il n’y a qu’en France où l'on distingue la morue et le cabillaud.

 

Autrefois populaire et méprisé, ce grand poisson est aujourd'hui présent sur la carte de bien des restaurants pour sa saveur et les mille et une façons de le préparer. Sa chair est particulièrement appréciée car, dépourvue de fines arêtes, elle se détache facilement de l'épine dorsale.

 

La dénomination « cabillaud », d’origine néerlandaise : kabeljauw, apparaît dans la langue française en 1278 Pour les filets de cabillaud (Gadus morhua) séchés à l’air libre c’est le terme d'origine allemande de « stockfish » qui est bien moins usuel.

 

« Le cabillaud est une espèce menacée, non par les phoques comme on le prétend parfois, mais par la surpêche, et de façon plus insidieuse qu'on ne le croit. Ce sont les "pêcheurs" de poisson-fourrage qui font le plus de dégâts. Par poisson-fourrage, on entend des poissons (souvent des harengs, chinchards et autres sprats...) capturés pour nourrir les poissons d'élevage (voire les poulets) ; il faut plus de deux kilos de poisson sauvage (quatre selon Greenpeace) pour faire un kilo de saumon d'élevage; on se demande parfois où la connerie va se nicher, ne cherchez plus... Lorsqu'on sait que les cabillauds juvéniles ont la manie de se balader au milieu de ces bancs de harengs et cousins, on comprend mieux pourquoi l'espèce décline. Bref et tant mieux, la pêche au cabillaud est très réglementée, soumise à quotas. Elle sera probablement interdite un jour, si la gestion des ressources s'arrête au franc-bord des bateaux industriels. »

 

La morue en argot c’est une femme facile, « une fille de joie » comme dirait DSK !

 

« Dis donc, cette morue va nous casser la cabane ! Neutralise-la, Bon Dieu ! Neutralise-la ! « — Michel Audiard, Le cave se rebiffe, 1962.

 

La morue fut découverte sur les côtes d’Islande vers 1850 par des marins basques égarés en poursuivant une baleine.

© Maurice Rougemont, Jean Daniel Sudres

© Maurice Rougemont, Jean Daniel Sudres

Mais d’où vient la brandade ?

 

De Nîmes, comme le denim de nos jeans !

 

L'origine de la brandade de Nîmes viendrait du troc qui se pratiquait avec les pêcheurs de l'Atlantique venus chercher du sel des Salins du Midi.

 

L’invention de la brandade est, elle, attribuée à Charles Durand, cuisinier de l’évêque, natif d’Alès qui, en 1766, utilisa l'idée de la recette de la brandade de morue de monsieur Augier, restaurateur à Nîmes, en mariant la morue salée aux ingrédients régulièrement utilisés dans la cuisine méditerranéenne.

 

Mais le sel de l’histoire c’est que le nom de baptême initial de ce plat fut un détournement du nom avec une connotation paillarde. Il détourne un mot provençal brandado (remuer, secouer) parce que tout l’art de la préparer se trouve « dans un énergique tour de main. »

 

« Sa recette de la « morue à la branlade en pierre à fusil » connaît un vif succès dans son restaurant nîmois. Ses clients chantent, à l’instar du poète provençal Jean-Baptiste Germain :

 

Ce n’est pas tout, il faut de la branlade,

Qui de nous saura remuer le poignet ?

 

Sous le Directoire la branlade de morue apparaît sur les tables parisiennes grâce au restaurant des Frères Provençaux, dont les propriétaires sont deux cuisiniers marseillais installés depuis 1786 dans la capitale. Ils ont apporté la recette de la bouillabaisse et du rouget à la provençale. Lorsqu’ils choisissent de mettre le plat de Charles Durand sur leur carte, ils transforment le mot « branlade » en « brandade ».

 

Monsieur Thiers, Adolphe le « bourgeois orléaniste chimiquement pur » selon Maurice Agulhon, premier président de la IIIe République qui a dit : « la République existe, c’est le gouvernement légal du pays. Vouloir autre chose serait une nouvelle révolution et la plus redoutable de toutes » est un grand amateur de brandade. Il considère, lui l’homme du Sud, que la brandade est « un chef d’œuvre du genre humain ». En dépit de l’interdiction de son médecin, il en consomme des pots entiers expédiés de Nîmes, en cachette de sa femme, enfermé dans son bureau avec son ami l’historien Auguste Mignet.

 

 

Alphonse Daudet, l’homme des Lettres de mon moulin, lui, créé à Paris le « dîner des auteurs sifflés » au café Riche où il est question de manger que de la brandade. « Ce cénacle littéraire est fréquenté par Émile Zola, Gustave Flaubert, Edmond de Goncourt ou encore le Russe Tourgueniev. »

 

Citations tirées de L'Histoire de la casserole Henri Pigaillem Folio 5916

 

Foin des références politico-littéraires, la confection de la brandade passe d’abord par le dessalage de la morue qui consiste à la mettre dans une grande bassine d'eau pendant 48 heures, la peau au-dessus, pour qu'elle ne retienne pas le sel au fur et à mesure qu'il fond. Le poisson ne doit pas reposer au fond de la bassine, où va se déposer le sel, alors on le surélève avec ce qu'on peut. L'eau doit être renouvelée plusieurs fois. L'idéal, c'est le filet d'eau courante, donc si vous avez une source dans votre jardin...

 

Lorsque la morue est pochée, on la met dans de l'eau froide avec le thym et le laurier, puis on chauffe jusqu'à frémissement. Elle cuit ainsi pendant huit minutes. On l'égoutte, et on la dépouille et l'effeuille avant qu'elle ne refroidisse.

 

Pas de patates dans la branlade !

 

Ce ne serait alors qu’un vulgaire Parmentier.

 

Donc pour monter la branlade, pardon la brandade il faut trois casseroles, une grande à fond épais, une moyenne pour tiédir l'huile d'olive et une petite pour tiédir le lait.

 

- Mettre 20 cl d'huile à tiédir dans la casserole 2, ajouter la morue effeuillée, et la travailler jusqu'à en faire une fine purée. Pas facile mais jouable !

 

- Monter sur feu doux la brandade dans la casserole à fond épais en ajoutant alternativement de l'huile et du lait tièdes, jusqu'à la consistance et la saveur recherchée.

 

Mettre au four pour la colorer un peu, puis la servir avec une salade mêlé de roquette et de frisée relevée d'une pointe d'ail. Des rondelles de pain grillé avec des gousses d'ail à frotter dessus, et du piment d'Espelette pour ceux qui en veulent.

 

Si vous êtes pressés vous pouvez acheter de la brandade de morue de Nîmes en boîte  ou chez un traiteur…

Envie de fille, un soir pluvieux et venteux, de la brandade de morue héritière de la branlade de Nîmes de Charles Durand le cuisinier de l’évêque…

Que boire avec la brandade de morue ?

 

Surtout pas des Costières de Nîmes ce serait céder à la facilité d’une appellation sans grande originalité.

 

Un seul vin gardois s’impose : l’Anglore d’Eric Pfifferling

Envie de fille, un soir pluvieux et venteux, de la brandade de morue héritière de la branlade de Nîmes de Charles Durand le cuisinier de l’évêque…
Envie de fille, un soir pluvieux et venteux, de la brandade de morue héritière de la branlade de Nîmes de Charles Durand le cuisinier de l’évêque…
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 09:43
La culture c’est comme la confiture moins on en a plus on l’étale : Robert Parker : « Le vin est une boisson culturelle, la France l'a oublié » en collaboration avec Michel Rolland

Le duo a du charme, le mano a mano dans le Figaro du riant Michel Rolland, qui ne manque jamais d’oxygène, et de Robert Parker, le verre-étalon de l’expert déposé au Pavillon de Sèvres, a de quoi vraiment réjouir : ils ne prennent pas de gants pour parfaire leur belle image de gourous du vin. Ce sont de vrais artistes à la mode d’un certain art contemporain où la cote se bâtit, se cultive, pour le plus grand triomphe des mercantis. Nos deux larrons ont inventé l’or rouge, le fleuve rouge qui s’écoule entre les 2 rives de l’estuaire. Qu’ils s’en congratulassent avec gourmandise, rouerie, espièglerie quoi de plus compréhensible, je les vois mal se battre la coulpe et se flageller pour expier les fautes qu’ils auraient commises contre le « bon goût ».

 

Leur jouissance me plaît, elle a un petit côté strauss-khanien, une forme de lubricité hautaine, de libertinage sympathique, qui leur permet de se congratuler, de briller tels les gros bijoux de la place Vendôme, d’exhiber tel l’ostensoir pendant les processions des Rogations : « le goût Parker »

 

Le chiffon rouge, la muleta, la provocation à deux balles pour faire luire leur image de marque. C’est du grand art, des Paganini de l’exécution d’un opéra-bouffe surjoué pour le plus grand plaisir des buveurs d’étiquette.

 

Bravo les « artistes », tout y est, pas une fausse note, et il n’y a plus d’après, non pas à Saint-Germain des Prés mais aux vins « parkérisé»

 

Allez Bob j’accorde un 100/100 à l’échange qui suit où se glisse un troisième larron Jeffrey Davies, négociant à Bordeaux.

 

R. P. - La question est de savoir s’il existe un goût international ? Oui, en principe, car c’est une question de qualité intrinsèque. Bien sûr, l’éducation, la formation sont différentes, mais, quand les consommateurs du monde entier boivent, par exemple, Château Pavie, ils lui trouvent le même goût.

 

M. R. - Il y a tout de même une évolution du goût à travers le temps. Je vais aller un peu plus loin : avant Robert Parker, il y avait le goût anglais !

 

R. P. - Étonnante évolution. Quand j’ai débuté, les vins étaient un peu minces, secs et astringents. Et lorsque j’ai dégusté la première fois avec Michel Rolland, j’ai compris. Voilà un homme qui cherche le fruit et qui n’a pas oublié cette évidence : le vin est un produit issu du fruit. La viticulture est devenue plus soignée, la vinification plus contrôlée. Si davantage de personnes aiment le vin, c’est parce qu’il donne plus de plaisir que dans les années 1950 ou 1960. Quelle est l’explication des grands millésimes comme 1947, 1949, 1959, 1961 ? Une seule : les raisins étaient mûrs.

 

J. D. - Oui, c’est la compréhension de la maturité. Aujourd’hui, les grands vins sont bons à l’écoulage, en barrique, à la mise en bouteille, et longtemps après. La plage de plaisir s’est élargie.

 

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes mondialisé…

 

Pourquoi pas, c’est ce qui a fait la fortune de Coca-Cola ou de Nike, nous sommes dans un autre univers où le process prime sur la main de l’homme, une viticulture soignée au sens pharmaceutique et une vinification maîtrisée et contrôlée par des Diafoirus modernes. Tous cousins germains comme la gueule des bagnoles post-modernes !

 

Bonjour tristesse !

 

« Beauté » sur papier glacé avec Photoshop !

 

Antoine Gerbelle ‏@AGerbelle Twitte il y a 3 minutes Paris, Ile-de-France

 

« Tjrs #LeFigaro hier Itrw auto congratulation de Bob #Parker & M. Rolland par... sa compagne Isabelle Bunisset #cirage »

 

Celle-ci pourtant tente une molle relance : « Puisque tant de défauts ont été corrigés, n’est-il pas plus difficile d’établir une échelle de qualité ? »

 

Les retours sont mollassons, plus exactement lourdingues, on sent que la ventripotence des deux compères prendre le dessus, comme un coup de vieux :

 

R. P. - Le niveau de qualité moyenne est très haut. Les écarts se resserrent. Le grand défi d’aujourd’hui est d’expliquer les nuances entre un bon vin et un très bon vin.

 

M. R. - Les principaux vainqueurs sont les consommateurs, qui n’en ont jamais bu d’aussi bons qu’en ce moment.

 

R. P. - Une génération de consommateurs gâtés ! Je me souviens de la médiocrité des vins en 1966, en 1978. Michel a tout changé. Il a eu la plus grande influence sur la qualité du vin dans le monde, tant auprès des étudiants que des professionnels. Voilà pourquoi il est tant critiqué, comme moi, d’ailleurs.

 

Mais le pire était au tout début lorsque les compères nous ont gratifiés de leur petit numéro culturel à deux balles non remboursé par la Sécurité Sociale.

 

Michel ROLLAND. - La France, pourtant berceau de la production mondiale et référence de qualité, a voté les lois Évin, scélérates et stupides. Voilà la grande différence avec les États-Unis, qui considèrent le vin comme un produit culturel.

 

R. P. - Le vin est une boisson culturelle, une boisson de modération. La France, je pense, l’a oublié.

 

C’est ça Bob, tu sais ce qu’elle te dit la France ?

 

Devine !

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 00:09
Les bas-fonds du baroque : Bacchus dieu de l’ivresse est associé à l’obscurité de la nuit et à ses mystères, aux pulsions et à l’extase, aux excès et à la démesure…

Vous pédalez courbé sous les giclées des giboulées de mars et soudain vous tombez nez à nez avec les bas-fonds de Rome placardés sur les colonnes Morris. Stupéfaction d’y voir deux ivrognes se murger grave. Mais que font nos amis de l’ANPAA ? Sont-ils KO debout après le choc du Salon de l’Agriculture, le « c’est de la bombe ! » du Président qu’aime tant Bernard Farges ? Je ne sais mais ce que je sais : « C’est bien dans une débauche de peintures « ignobles » que se vautrent les visiteurs du Petit Palais, entrainés, à l’occasion d’une nouvelle exposition, dans les bas-fonds de Rome. « Ignobles » au sens propre (si l’on peut dire) : car certains artistes qui séjournèrent dans la cité au début du XVIIe siècle renversèrent les codes et remplacèrent les dieux et les héros par des gueux et des mendigots. Sous l’égide de Bacchus, ils plongèrent dans le monde licencieux des tavernes et dans la misère patibulaire des quartiers mal famés ou des campagnes alentours… »

 

Renverser les codes voilà un beau geste que les hérauts des vins nus devraient méditer« Et puis il y a celui qui « de son pinceau en arriva à peindre truanderies et gueuseries […], nuées d’ivrognes et de scélérats, gitans […], souillons, vauriens, traîne-misère : l’un s’épouille et l’autre se gratte […], un qui pisse, un qui chie […], un musicien ambulant qui joue […], et le peintre aujourd’hui ne pense faire rien de bon s’il ne peint pas un groupe de loqueteux, si sa peinture n’est pas vile. » Salvator Rosa

 

Oui, cher Antonin, tes nuits du vin nu de la rue Saint-Sabin se doivent d’être orgiaques et voluptueuses…

 

Puise à pleines mains dans Baudelaire pour que :

 

« Les tables d’hôte, dont le jeu fait les délices,

S’emplissent de catins et d’escrocs, leurs complices,

Et les voleurs, qui n’ont ni trêve ni merci,

Vont bientôt commencer leur travail, eux aussi

 

Charles Baudelaire, « Le Crépuscule du soir », Les Fleurs du Mal.

 

« Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,

N’ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins

Le canevas banal de nos piteux destins,

C’est que notre âme, hélas ! N’est pas assez hardie. »

 

Charles Baudelaire, « Au lecteur », Les Fleurs du mal.

 

Oui, Antonin, face aux hordes de visages pâles, aux bandes de bien-pensants, aux processions de culs-bénis, à toutes les engeances qui veulent nous passer le licol, opposons les joies de nos corps, mélangeons nous dans les bas-fonds de Paris.

Les bas-fonds du baroque : Bacchus dieu de l’ivresse est associé à l’obscurité de la nuit et à ses mystères, aux pulsions et à l’extase, aux excès et à la démesure…

Tous ensemble, tous ensemble, célébrons « Bartolomeo Manfredi qui peignit Bacchus et un buveur. Dans un jeu de miroir le dieu mythologique et un homme au costume du XVIIe se font face : le mythe et la réalité sont dans la même espace. Peut-être s’agit-il simplement d’une réunion d’artistes déguisés afin de composer un tableau vivant. La pratique était courante chez les Bentvueghels ou les Schildersbent. Ce groupe, qui se forma à Rome autour de 1629 et s’opposa souvent à l’Académie de Saint-Luc, réunit des peintres de différentes origines, hollandais et flamands pour la plupart, représentatifs de plusieurs courants stylistiques, l’une des grandes figures étant Pieter van Laer, il Bamboccio. Ils avaient pour divinité tutélaire Bacchus et se faisaient baptiser dans le vin

Les bas-fonds du baroque : Bacchus dieu de l’ivresse est associé à l’obscurité de la nuit et à ses mystères, aux pulsions et à l’extase, aux excès et à la démesure…
Les bas-fonds du baroque : Bacchus dieu de l’ivresse est associé à l’obscurité de la nuit et à ses mystères, aux pulsions et à l’extase, aux excès et à la démesure…

Mais qui donc est ce Bacchus ?

 

« Fils de Jupiter et de la mortelle Sémélé, Bacchus, poursuivi par la jalousie de Junon, passe son enfance caché dans une grotte dont l’entrée est dissimulée par une vigne. Il y est élevé par des nymphes au caractère espiègle, avant de recevoir l’instruction des Muses et du vieux Silène, un satyre personnifiant l’ivresse.

 

Dieu de la fécondité de la nature, de l’abondance et de l’allégresse, Bacchus passe pour être l’inventeur du vin, et c’est à ce titre qu’il est sollicité par nos artistes. Depuis la Renaissance, dans la continuité des auteurs antiques (Platon, Horace, Aristophane…) les mytholographes et les théoriciens décrivent les effets de l’ivresse bachique comme le fondamentalement ambigus. Si l’ivresse libère en effet l’homme de ses maux, si elle le réconforte et le console, elle peut aussi être à l’origine d’une folie des sens et d’un furor créateur qui s’apparentent à la révélation d’un savoir occulte et à une intensification de la puissance imaginative.

 

Ce pouvoir d’inspiration artistique prêté à Bacchus se distingue de celui que l’on attribue à Apollon, dieu solaire, dieu de la mesure et de l’harmonie mélodieuse qui vit parmi les Muses sur le mont Parnasse. Le dieu de l’ivresse est quant à lui associé à l’obscurité de la nuit et à ses mystères, aux pulsions et à l’extase, aux excès et à la démesure. Il n’est pas étonnant que Caravage, et après lui ses émules et les artistes turbulents de la Bent, se soient placés sous les auspices du dieu de l’inspiration créatrice et représentés sous ses traits ou sous ceux de ses acolytes, satyres, silènes ou Pan. Ces tableaux sont à la croisée de plusieurs genres : autoportraits, portraits mythologiques, allégories de l’excès comme de l’inspiration artistique dionysiaque. Placés sous le signe de Bacchus, ce sont aussi des manifestes, de la part d’artistes exerçant leur art dans la capitale pontificale du Seicento, du lien entre une autre culture antique, une Antiquité païenne, orgiaque et voluptueuse, celle également du théâtre et plus particulièrement de la comédie. »

Les bas-fonds du baroque : Bacchus dieu de l’ivresse est associé à l’obscurité de la nuit et à ses mystères, aux pulsions et à l’extase, aux excès et à la démesure…

Voilà, encore une fois j’ai accompli mon devoir en célébrant le vice bien plus que la vertu et avec le poète je chante :

 

L’esclat des verres seulement,

Plus brillants que le firmament,

Y rendoit la veue esblouye ;

On n’y vomissoit que du vin,

Et rien n’y possedoit l’ouye

Qu’un chant bachique et tout divin.

 

Extrait de Saint-Amant, « la vigne » 1629

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:09
1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

Il y a quelques jours je suis tombé sur cette annonce : « Ce vendredi 27 Février 2015, Caroline Deschamps vous présente le monde du vin et de l’œnologie online. Avec plus de 400 blogs francophones sur les vins et des milliers de posts sur les réseaux sociaux, l’émission « La politique c’est net » se penche sur le thème du vin sur internet.

 

Comme la cuisine, le vin, ses professionnels et ses amateurs investissent à plein le web et les réseaux. Au programme de l’émission « La politique c’est net »,  l’œnologie online avec 2 blogueurs invités spécialistes du vin sur internet !

 

- Ophélie NEIMAN, Journaliste et blogueuse (« Miss Glouglou » sur Lemonde.fr)

- Antonin IOMMI-AMUNATEGUI, Auteur et blogueur (« No Wine is Innocent » sur Rue 89)

 

Et l’Antonin n’a rien dit, et pourtant l’œnologie c’est de la chimie, le DNO vient en droite ligne de la Faculté de Pharmacie.

 

Le vin nature c’est l’Anti-Œnologique

 

Reste à écrire le pendant de L'Anti-Œdipe de Gilles Deleuze et de Félix Guattari : libérer les flux du désir livre symbole de l'après-68.

 

 

* Du même tonneau percé : Œnologie: trois stages pour devenir un expert en vin par Nicolas Alamone publié le 03/03/2015 à  09:36

 

Pour devenir incollable en vin et épater votre entourage, la meilleure solution est de multiplier les dégustations et les stages d'œnologie. Nous vous présentons nos trois cours favoris. 

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

L'Anti-Œdipe est un ouvrage iconoclaste « En 1969, Gilles Deleuze le philosophe rencontre Félix Guattari le psychanalyste. Trois ans plus tard, ils publient L'Anti-œdipe, un livre étrange écrit à quatre mains. Premier fruit d'une collaboration atypique, L'Anti-Œdipe est un ovni dans le ciel philosophique. Par son style déjà : grossier, diront certains, en tout cas ébouriffant et bien loin du lourd esprit de sérieux qui pèse sur la production philosophique universitaire. « Ça chie, ça baise », lit-on dès la troisième ligne. Par ses idées surtout : L'Anti-œdipe constitue une manière révolutionnaire de penser le désir. Ah ! Cela sent mai 1968, rétorquera-t-on. Sans nul doute. Et même l'échec de mai 68 : porté par le souffle de cette folle équipée et par une soif inextinguible de liberté, L'Anti-œdipe cherche aussi à comprendre ce qui n'a pas marché... »

 

« Le désir n'est donc pas intérieur à un sujet, pas plus qu'il ne tend vers un objet : il est strictement immanent à un plan auquel il ne préexiste pas, à un plan qu'il faut construire, où des particules s'émettent, des flux se conjuguent. Il n'y a désir que pour autant qu'il y a déploiement d'un tel champ, propagation de tels flux, émission de telles particules… » 

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

Vignerons de vins naturels : rebelles !

 

Nossiter parle « de douce révolte contre une société en panne d’éthique (…) de la révolution spontanée de ces paysans, néo-paysans et anciens agitateurs (ou conformistes !) ayant fui la vie urbaine, a réussi en une décennie à accomplir tant de choses dont nous rêvons tous… »

 

Pas très bandant tout ça Antonin !

 

« En vérité, la sexualité est partout : dans la manière dont un bureaucrate caresse ses dossiers, dont un juge rend la justice, dont un homme d'affaires fait couler l'argent, dont la bourgeoisie encule le prolétariat, etc. »

 

Les vins qui ont de la gueule ont besoin de quelqu’un qui gueule !

 

Pas de petits débats gentillets sur la chaîne du Sénat. Le Sénat, Antonin, cénacle des amortis, réceptacle des assoupis, symbole de la débâcle des notables buveurs d’étiquettes sulfités…

 

Franchement ça faisait très promotion du tome 2 des Tronches de Vin

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

L’heure est à passer à la vitesse supérieure, la levée en masse, Valmy… hier Charles-François Dumouriez et François-Christophe Kellermann… aujourd’hui Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion

 

« Camarades, voilà le moment de la victoire ; laissons avancer l’ennemi sans tirer un seul coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette. » Kellermann

 

« Tous ceux qui ont été les contemporains de la sortie de L’Anti-Œdipe en 1972 aux Éditions de Minuit s’en souviennent : ce fut un événement. L’un des événements intellectuels et éditoriaux les plus considérables des années 1970. Au point qu’on a pu dire, non sans exagération sans doute, mais cette exagération était portée par l’enthousiasme, qu’il y avait un « avant » et un « après » L’Anti-Œdipe. »

 

Alors les deux Tronches de Vin, AIA et GNB vous savez ce qui vous reste à faire : écrire l’Anti-Œnologique pour qu’on puisse écrire un jour qu’il y avait un « avant » et un « après » l’Anti-Œnologique.

 

Putain ça aurait d’la gueule ! Ça décoifferait l’establishment du vin ! Ça exhalerait le parfum du cul des vaches ! Ça exploserait les snifeurs de sulfites ! Ça mettrait en transes les buveurs d’étiquettes ! Ça me procurerait une jouissance extatique !

 

Vous péteriez tous les scores de vente, passeriez au petit Journal et à ONPC : Amour, gloire et beauté…

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »
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