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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 06:00

J’avoue que j’ai lu avec gourmandise l’interview d’Hubert donné à Sud-Ouest ICI, dans un temps où le chacun pour soi triomphe voilà un homme fort occupé dans ses vignes, dans son chais, dans les vignes et les chais des autres par le monde, qui n’a eu de cesse de consacrer toutes les forces qui lui restaient à défendre, promouvoir, vendre la belle appellation de Saint-Émilion.

 

Un moine civil cet Hubert, il est partout là où il faut être, il collectionne les présidences comme d’autres les œuvres de Caillebotte ou les timbres-poste, c’est un stakhanoviste du dévouement, jamais il ne met en avant ses intérêts propres, tout pour les autres, sans doute faudra-t-il un jour le proposer à la béatification et cotiser à un ex-voto en l’église de Saint-Émilion.

 

 

Mais pourquoi diable vient-on chercher des poux dans sa magnifique crinière blanche ?

 

Je ne sais, je ne suis ni juge d’instruction, ni procureur, ni avocat en défense, ni maître Morain, mais ce que je sais c’est que ce cher Hubert, l’homme au petit sécateur, dans son plaidoyer pro-domo nous prend pour des idiots, il nous fait prendre des vessies pour des lanternes et il se brûle.

 

Lors de son procès perdu contre Isabelle Saporta devant la XVIIe chambre du TGI de Paris, cité comme témoin par la défense j’ai pu tout à loisirs répondre aux questions pertinentes de la Présidente et, en tout premier lieu, que sa nomination au Comité National Vins et Eaux-de-vie de l’INAO ne devait rien au hasard mais relevait d’une stratégie à long terme.

 

Dans son interview ce bon Hubert déclare : « Je n’ai rien demandé. Un jour le Préfet m’a appelé pour m’informer que le Ministre de l’Agriculture avait sollicité ma nomination. » Roulez carrosse, tapis rouge, pour avoir manié la mécanique des nominations à l’INAO je ne puis que sourire face à une telle présentation. Que je sache, ce dévoué Hubert était président du Comité Régional de l’INAO pour la beauté du geste sans aucun doute, surtout pas pour en faire un tremplin vers Paris. Il a fallu que le Ministre – lequel cher Hubert ? – le sollicite, lui fasse dire par le Préfet « vous êtes si représentatif des appellations bordelaises, si dévoué à leur cause, que votre présence dans le cénacle du comité national s’impose… »

 

Être là où il faut quand il le faut, permet de cultiver les liens à la fois avec les autres membres du Comité National, son président en particulier – Christian Paly en a fait la démonstration devant la XVIIe chambre en évoquant les petits échanges de services – et avec la technostructure de l’INAO. Le Directeur de l’INAO de l’époque, dont j’oublie volontairement le nom, a partagé avec moi la naphtaline du gagatorium du CGEER, et a évoqué devant moi tout le soin que prenait Hubert à inspirer, suivre, approuver l’élaboration du texte organisant le fameux classement.

 

L’intérêt général, bien sûr !

 

Je n’irai pas au-delà, mes déclarations devant la XVIIe chambre ont été consignées, j’ai juré de dire la vérité rien que la vérité, je n’ajoute ni ne retranche rien, je crois simplement qu’elles ont contribuées à mettre en lumière la réalité de la partie immergée de l’iceberg. Tout se passe avant à l’INAO, la mécanique délibératoire ne fait qu’entériner ce qui a été mijoté dans l’arrière-cuisine.

 

En conclusion deux remarques :

 

  • Notre cher Hubert défend avant tout sa marque : Angelus, je ne lui reproche pas loin de là c’est son patrimoine, l’appellation Saint-Émilion n’est là que comme support du fameux classement de 1955.

 

  • Que ce classement n’est qu’un classement commercial, ce n’est pas un gros mot dans ma bouche, et que j’ai toujours soutenu que l’INAO n’a rien à faire dans ce type de procédure. Hubert enfonce mon clou, il a raison lorsqu’il déclare « Si dès l’instant où on est membre de l’INAO, il y a prise illégale d’intérêt, il n’y a plus d’institution. » Oui, mettre sur le même plan, le fameux terroir et la qualité des hôtesses d’accueil c’est transformer cette vieille institution en une entente entre initiés permettant de d’ajouter des zéros à son capital. Comme me l'a déclaré le précédent directeur de l'INAO avant son départ à la retraite : plus jamais ça !

 

Je me rendrai à l’audience du TC de Bordeaux pour suivre le procès…

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 06:00

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« L’improbable renaissance des trains de nuit en Allemagne »

 

Ce titre d’un article du Monde signé par Jean-Michel Hauteville  et publié le 06 août 2019, éveille en moi à la fois des souvenirs et une certaine rancœur à notre grosse SNCF incapable de gérer l’infiniment petit.

 

Je vais sans doute chagriner les défenseurs intraitables du service public ferroviaire mais un zeste de concurrence maîtrisée, et c’est possible, permettrait de faire revivre les trains de nuit que le monstre SNCF a laissé mourir.

 

Ce qui se passe chez nos voisins allemands a le mérite, pour qui n’est pas enfermé dans l’idéologie, de bien poser le problème.

 

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Donnés pour mort en 2016, ils se relèvent grâce à la compagnie autrichienne ÖBB, qui transporte 1,4 million de passagers par an.

 

En Allemagne, le train de nuit revient pourtant de loin. En 2016, la Deutsche Bahn sonnait le glas de sa City Night Line, lourdement déficitaire (31 millions d’euros de pertes en 2015). Une pétition signée par 29 000 usagers, suppliant le Bundestag d’intervenir, n’y avait rien fait : la compagnie ferroviaire allemande jetait l’éponge.

 

Dix lignes desservies

 

Mais l’espoir renaît en octobre 2016, lorsque ÖBB rachète à la Deutsche Bahn une cinquantaine de wagons-couchettes et wagons-lits et reprend la moitié de ses liaisons nocturnes – les plus viables. Le transporteur autrichien dédaigne des trajets comme Cologne-Prague ou Amsterdam-Munich, à forte valeur sentimentale, mais trop peu rentables. Il rafraîchit ses trains couchettes d’une couche de peinture bleu nuit et les renomme « Nightjet », « l’avion de nuit ». ICI 

 

Mes souvenirs :

  • Mon premier train de nuit fut le Nantes-Vierzon en juillet 1965 alors que je venais de réussir mon bac et que je rejoignais l’Yonne, du côté d’Arcy-sur-Cure, rejoindre la colonie de vacances des Vendéens de Paris comme moniteur. Ça sentait le jus de chaussettes et le slip mal lavé mais comme je quittais pour la première fois le giron familial c’était un parfum d’aventure.

 

  • Mon seul voyage en wagon-lit cabine de 1ière classe Compagnie des Wagons-Lits fut un Paris-Marseille alors que je regagnais l’Algérie en bateau. Confort et luxe un peu désuet j’en ai gardé un souvenir étrange pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec ce sleeping.

 

  • Mon dernier voyage en train de nuit fut un Paris-Venise en 2005 je crois, il partait, il part toujours, de la gare Paris-Bercy, le service est assuré par la compagnie italienne Thello ICI  

 

À l’époque le confort des soi-disant couchettes de 1ière classe (en fait des ex-secondes) était relatif, le matériel était vieux, obsolète, mais arriver à la gare de Venise-Santa-Lucia au petit matin et qu’en sortant de la gare on est face au Grand Canal et à l'église San Simeone Piccolo dont on voit le dôme sur l'autre rive, c’est magique. La restauration dans le train était familiale et succulente. Depuis, le matériel a été  rénové et le confort me semble bien meilleur.

 

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Reste plus qu’à épingler à mon palmarès le train de nuit Paris-Rodez/Latour-de-Carol pour rejoindre Collioure chère à Pax.

 

Départ Gare de Paris-Austerlitz, Paris                     22h08

Arrivée Gare de Collioure, Collioure                         09h38

Terminus  Gare de Port-Bou, Port-Bou                     10h07

 

Le train de nuit Paris-Rodez/Latour-de-Carol sera maintenu et rénové

 

Avec le Paris-Briançon, ce train de nuit occitan est le dernier en France. La ministre des transports a annoncé son maintien ce samedi, et a même promis une rénovation des wagons.

 

Il n'en reste plus que deux, mais elles vont être confortées. Les deux dernières lignes de train de nuit en France vont être maintenues et leurs voitures rénovées pour 30 millions d'euros, a annoncé samedi Elisabeth Borne, la ministre des transports.

 

"L'Etat s'engage pour la pérennité des deux lignes de nuit existantes, Paris-Briançon mais aussi Paris-Rodez/Latour de Carol" a promis la ministre, qui a emprunté le train de nuit Paris-Briançon dans la nuit de vendredi à samedi, pour un déplacement dans les Hautes-Alpes.

 

"La convention actuelle entre l'Etat et la SNCF doit s'arrêter en 2020 : je vous annonce qu'elle sera reconduite au-delà, ce qui veut dire que nos trains de nuit continueront", a indiqué Elisabeth Borne, qui n'a toutefois pas donné de détails sur l'engagement financier futur de l'Etat. Aujourd'hui, il subventionne à 50% le fonctionnement des lignes de nuit, à hauteur de 20 millions d'euros.

 

Nouvelles couchettes, nouveaux sanitaires

 

La ministre a également annoncé la rénovation des wagons à hauteur de 30 millions d'euros, pour des travaux qui commenceront "dès l'année prochaine".  En plus d'assurer "la robustesse et la sécurité des rames", cette rénovation permettra "de remplacer les couchettes, d'installer des prises électriques et de refaire les sanitaires" des 66 voitures qui desservent ces deux destinations. Les trains seront également "équipés du wifi", a ajouté la ministre.

 

Le gouvernement avait annoncé en 2016 l'arrêt des subventions sur six lignes de trains de nuit sur huit, en mettant en avant leur déficit, et le désintérêt des voyageurs (fréquentation en baisse de 25% entre 2011 et 2016).

 

Si dans la région seul le Paris-Rodez/Latour de Carol est maintenu, la région Occitanie mène des négociations avec l'Etat et la SNCF pour remettre sur les rails une liaison Paris-Perpignan-Cerbère, avec une scission du train de nuit Paris-Latour-de-Carol en gare de Toulouse. Une partie du convoi irait à Latour-de-Carol, l'autre à Cerbère.

 

Reste le prix !

 

Pour un aller le 20 septembre

Meilleur prix 37 euros en siège inclinable

76 euros couchette seconde

86 euros couchette première

156 euros le compartiment pour vous seul.

Cinq trains de nuit que l’on peut encore emprunter depuis Paris ICI

Pour des raisons consulaires, il est plus simple d’emprunter le Moscou Express dans le sens Moscou-Paris.

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 06:00
Chez Pierre Jancou au café des Alpes à Chatillon-en-Diois savez-vous qui est le client chouchou ?
Chez Pierre Jancou au café des Alpes à Chatillon-en-Diois savez-vous qui est le client chouchou ?

Ça m’en a bouché un coin, un instant j’en suis resté baba même comme deux ronds de flan, quelle mouche l’a donc piqué me dis-je ?

 

Du réchauffé, du pour micro-ondes et pourquoi pas de la barbaque achetée chez Métro ?

 

Oui, je l’avoue, je me prélasse en ce moment en Corse et, comme je n’ai aucune envie d’en foutre une rame, j’ai mis en réserve toutes les chroniques qui seront mises en ligne pendant cette période, alors de temps à autre je recycle.

 

Recycler est un acte citoyen pour qui veut sauver la planète !

 

Mais, en cuisine, une ratatouille se bonifie lorsqu’on la réchauffe, alors comme chez moi la vengeance se mange réchauffée je me suis mis au clavier pour tartiner une chronique fraîche afin d’échapper aux lazzis du susdit, la mouche bien sûr.

 

Comme Paris est le centre de la France, lorsqu’on la quitte la ville capitale, on monte ou l’on descend.

 

Là, je descendais prendre mon rafiot pour Ajaccio dans ma petite auto. Et puis ça m’a pris comme ça, comme une envie de… - les vieux vous savez ça ose tout - et si j’allais dîner chez Pierre Jancou au café des Alpes à Chatillon-en-Diois.

 

Je déviais donc de ma trajectoire rectiligne pour me taper des départementales, Dieu que ça virounait (patois vendéen) j’en connais un qui doit maronner lorsqu’il se rend avec madame chez le tatoué qu’a abandonné Paname pour la campagne.

 

Mais où vas-tu coucher s’était inquiété Pierre, ma maison est pleine ?

 

À la belle étoile si je ne trouve pas un toit.

 

Ce ne fut le cas car je trouvai du premier coup une chambre dans un hôtel borgne à Die, charmante sous-préfecture de la Drôme : et je m’imaginais, si un jour je m’étais fait recaser par la République, comme sous-préfet aux champs, recevant madame et monsieur l’homme de l’Est, en mes appartements de fonction. Belle vaisselle, service en gants blancs, une flute de Clairette, conversation animée par le susdit. Moi, pour l’émoustiller je raconterais mes beuveries à la buvette de l’assemblée…

 

Mais trêve de digressions, passons à la réponse du berger à la bergère.

 

Douché, je me rendis donc chez Pierre pour 20 heures, m’installai en terrasse en compagnie de néo-ruraux pour tailler une bavette en sirotant des vins nus tout aussi trouble que mon hôtel à quatre sous. Le monde est petit, l’une des convives fréquentait au temps où elle était parisienne, la cantine d’altitude le fameux Lapin Blanc où se rendit un soir pour becter le susdit.

 

 

On me servit de tout, privilège de mon statut de critique au bras long. Je bus sans trop d’excès afin de m’éviter un petit passage à la cellule de déguisement de la gendarmerie.

 

 

À la fin de mes agapes succulentes, Pierre qui n’est pas au four et au moulin mais fait tout au café des Alpes vint me rejoindre pour tailler une petite bavette. Un blogueur anglais et son épouse nous rejoignîmes. Pierre nous confia qu’il était sur les rotules mais que cet hiver il irait sans doute officier dans sa Suisse natale.

 

Bref, la conversation en vint enfin sur le susdit qui, lorsqu’il remonte de Collioure dévie pour dîner au café des Alpes, Pierre fut dithyrambique, de quoi me rendre jaloux, Pax par ci, Pax par-là, sans oublier madame, des gens délicieux, charmants, de la crème de clients.

 

Et voilà le travail mes chers lecteurs, l’histoire d’un converti aux vins nus par la grâce du Pierre. Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église des licheurs des vins qui puent…

 

Fatigué je suis...

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 07:00

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Pour de rire, un clin d’œil, à l’Italie et à un critique de vin qui aime l’opéra mais exècre les vins qui puent.

 

Pour épargner la planète, je recycle, je recycle, ici  deux chroniques…

 

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Valentino Monticello a le manger et le boire dans le sang

29 janvier 2009

Pour l’amour du vin, du bel canto et de l’art… ICI

 

Dans le milieu des années 1980, Valentino Monticello, passionné d’opéra – ses racines italiennes : il connaît les acteurs, leurs performances ; il connaît la partition et la libretti en détail ; il connaît les mythes et les légendes qui entourent l'opéra – il a l’ambition de produire un livre « Opera & Wine ».

 

Résultat de recherche d'images pour "photos d'Opéra Wine Valentino Monticello"

 

Les textes seront écrits par son ami Luciano Citeroni, rencontré au Vinaly de Verone. Une fois qu’il a trouvé une scène spécifique, il l’illustre à l'aide d'étiquettes de vin du pays où l'opéra a été écrit. Par exemple, « La Bohème » de Giacomo Puccini utilise uniquement des étiquettes de vin français…

 

Résultat de recherche d'images pour "photos d'Opéra Wine Valentino Monticello"

 

D’autres opéras sont spécifiques à des régions viticoles, par exemple « Il viaggio a Reims » de Gioacchino Rossini propose uniquement les étiquettes de vins de Bourgogne. La confection de ce livre prendra de nombreuses années. Son lancement se fera à la National Gallery de Londres en 2002.

 

Mozart est là

 

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Il en est de la mozzarella, comme du Canon de Pachelbel ou l’adagio d’Albinoni, elle est victime de son succès planétaire. Bien évidemment je ne parle même pas de la mozzarella au lait de vache produite partout, y compris en France, dans des usines. Non, je parle de celle que l’on trouve dans la GD sous l’étiquette Mozzarella di Buffala Campana par des marques comme Galbani qui elle aussi est un produit industriel.

 

La seule, la vraie, celle produite par une poignée de petits producteurs artisanaux, une centaine, et une vingtaine de PME, est celle estampillée AOP ou DOP et qui est produite exclusivement avec du lait frais de bufflonne et bien sûr dans sa zone géographique. L’autre peut être produite avec du lait congelé. Pour les petites louves et loups qui n’ont jamais vus de bufflonnes, ou même de vaches, il faut qu’ils sachent que ces braves ruminants produisent plus de lait en hiver qu’en été alors que les petites louves et les petits loups des villes mangent beaucoup de mozzarella en été. Donc le lait d’été est rare et cher ce qui n’est pas du goût de nos bienfaiteurs les industriels. Je signale aussi  que la maison Galbani appartient au groupe Lactalis sis du côté de Laval.

 

Lire la suite ICI 

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 06:00

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Dieu le Père n’est pas un négociant qui paie le samedi.

 

  • Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

  • Quoi commissaire ?

 

  • Ce qu’elle a dit, la mère de Iodice. Qu’est-ce qu’elle a voulu dire ?
  •  

Maione le regardait inquiet. Cette enquête lui permettait de découvrir un Ricciardi très différent de celui qu’il avait connu jusqu’à présent.

 

« L’histoire du Père éternel et du samedi, vous voulez dire ? J’oublie parfois que vous n’êtes pas napolitain. On dit pas ça chez vous ? C’est un proverbe. Qui signifie que, quand on fait quelque chose, la récompense ou la punition ne se règlent pas à échéance fixe, comme pour les affaires commerciales. Mais je ne crois pas que la Iodice voulait être menaçante. »

 

Maurizio De Giovanni Le printemps du commissaire Ricciardi

Le printemps du commissaire Ricciardi par Giovanni

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 06:00

Les journalistes ne sont pas admis à la buvette de l'Assemblée nationale.

 

Dans la grosse bâtisse du Palais Bourbon qui abrite nos députés, hormis l’hémicycle, la salle des  4 colonnes, la salle des pas perdus, on trouve tout ou presque, un kiosque à journaux, un coiffeur, un médecin, une salle de sport, un parking souterrain, une imprimerie, une magnifique bibliothèque, des bureaux pour les députés privilégiés mais pas de logements pour eux, ni de restaurant qui sont situés hors les murs. L’AN couvre aujourd’hui une surface au sol de 124 000 m2 pour près de 9 500 locaux, elle comprend, outre le palais Bourbon, trois immeubles réservés aux bureaux des députés et de leurs collaborateurs (l'immeuble Jacques Chaban-Delmas, bâtiment de 8 étages et 5 niveaux en sous-sol relié au palais par un passage souterrain et construit en 1974, au 101 rue de l’Université, un autre boulevard Saint-Germain, acquis en 1986, et un dernier, acheté en 2002, rue Aristide-Briand). Ces immeubles abritent les bureaux-chambres de la majeure partie des députés, une grande salle de conférence, des salles de réunions, un restaurant, etc.

 

La bâtisse est reliée à l’Hôtel de Lassay, résidence du Président par une longue galerie, à l’origine en bois, qui sert de salle de réception.

 

Voir ICI 

 

Mais le lieu le plus mystérieux, le plus inaccessible au commun des mortels c’est la BUVETTE.

 

La buvette, bistrot secret des députés

Par Jean-Baptiste Daoulas,

Publié le 14/08/2018

 

« Prix doux, serveurs aux petits soins, les parlementaires sont accros à leur buvette. Pour boire des coups, ou en donner.

 

Un euro l'expresso, à déguster en terrasse ou dans un magnifique décor Art nouveau. Pas de doute, le meilleur plan du VIIe arrondissement de Paris se situe au 126, rue de l'Université, au coeur du Palais-Bourbon. Les prix sont démocratiques. L'accès l'est moins. Seuls les 577 députés ont l'assurance d'entrer à la buvette. Les jours de faible affluence, leurs assistants tentent leur chance, au risque de se faire éconduire par les serveurs. A l'Assemblée nationale, chacun doit rester dans sa caste. La buvette fait partie du folklore local, à mi-chemin du lieu de pouvoir et du self d'entreprise. Indiquée par une jolie horloge en bois sculpté, l'heure du coup de feu est immuable. Tous les mardis et mercredis, en marge des questions au gouvernement, à 15 heures, les députés se pressent contre le bar recouvert de marbre vert. Les plus habiles attrapent un ministre par la manche pour lui glisser quelques mots à l'oreille. Tous ne parviendront pas à se faire servir leur petit noir avant de retourner dans l'Hémicycle. L'affluence décroît jusqu'à l'heure du dîner. Les élus mobilisés par la séance de 21h30 viennent alors s'installer sur les chaises cannées au dossier arrondi, éparpillées autour de petites tables en marbre assorties au bar. »

 

Lorsqu’en juin 1981 les hordes socialo-communistes, surtout socialo car les cocos continuaient leur descente aux enfers, envahirent le palais bourbon : la vague rose, débraillées, le président jeta sa queue de pie aux orties, et moi sur mon grand Batavus je rejoignais son cabinet dans les combles de l’hôtel de Lassay.

 

Le nouveau pouvoir légiférait à jet continue, de jour comme de nuit pour le plus grand bonheur du personnel de l’assemblée qui voyait tomber dans son porte-monnaie les fameuses primes de nuit. Chaque membre du cabinet devait assurer une permanence de nuit afin de pouvoir informer rapidement le président si un incident survenait : et Dieu sait qu’il en eut, la droite menée par le RPR était rageuse, la gauche bien souvent odieuse dans sa suffisance de vainqueur.

 

Les nuits étaient longues mais avec mon compère Guy Carcassonne, alors conseiller juridique du président du groupe PS Pierre Joxe, nous passions beaucoup de temps à la buvette, à manger et à picoler, surtout moi. Nous taillons des bavettes avec les députés qui venaient eux aussi se dégourdir le gosier. Lorsqu’un texte était voté le champagne était de rigueur pour tout le monde, la buvette est un lieu où les étiquettes politiques se dissolvent dans le jaja.

 

À l’époque, les RPR étaient portés sur le whisky, les cocos sur le champagne, les centristes sur l’eau bénite, pardon minérale, les socialos picolaient au rouge, faut dire que l’approvisionnement en jaja étaient sous la coupe de quelques piliers du vignoble, les chefs du groupe vin, dont le plus puissant, l’ami de Tonton, le député de la Drôme Henri Michel. Les questeurs étaient aux ordres.

 

Autre remarque vineuse, le célèbre maire d’Auxerre, Jean-Pierre Soisson qui passa avec Chablis et bagage dans le camp socialo au temps de Tonton II, gouvernement Rocard puis Bérégovoy, s’endormait parfois sur la banquette du fond pour cuver son Chablis.

 

Bref, ce lieu était un havre de paix, de bien vivre, c’est loin mais ce sont de bons souvenirs.

 

De nos jours, avec la nouveau monde à la Macron qu’en est-il ?

 

 

Damien Cuypers pour M Le magazine du Monde

 

A la buvette de l’Assemblée, les pratiques changent de moins en moins entre “ancien” et “nouveau” monde ICI 

Avec le temps et les épreuves politiques, les Marcheurs ont cessé de pratiquer un strict ascétisme.

par Manon Rescan  Publié le 02 août 2019

 

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, la rumeur se répandait depuis le début du quinquennat sur un refrain de tristitude. Le «nouveau monde» ne boirait plus. Le bruit s’est faufilé depuis un lieu secret, interdit au public : la buvette des parlementaires. Vous n’ouvrirez même pas ses portes dans la visite virtuelle proposée sur le site de l’Assemblée nationale. Les visiteurs n’y sont pas les bienvenus. Pas plus que les journalistes ou les collaborateurs parlementaires.

 

Cette salle d’inspiration Art nouveau, isolée par une double porte, est le lieu des trêves politiques et des fraternisations transpartisanes. C’est aussi le sanctuaire de légendes urbaines, comme la petite dernière. L’arrivée des députés de La République en marche aurait mis fin à la convivialité autour du petit blanc, à la bonhomie des repas à rallonge. Quelque chose que d’aucuns appelleraient « l’art d’être français ».

 

Soda contre petit blanc

 

Au comptoir, on a entendu les nouveaux députés dire qu’ils ne « ressembleraient jamais » à leurs prédécesseurs peinant à décrocher du zinc. « Au début, c’était Perrier et Coca zéro », se souvient ainsi une source limonadière. Nous confirmons. Lors de la première soirée à l’Assemblée nationale de la nouvelle législature, en juin 2017, on avait vu surgir en pleine nuit deux trentenaires LRM en quête de canettes de soda. Les stocks à la buvette étaient épuisés. A grand renfort de déclarations dans la presse, la majorité revendiquait son ascétisme. Le regard médusé de certains fonctionnaires de l’Assemblée et des vieux politiques trahissaient alors mal une certaine nostalgie.

 

Loin d’être saluée, la sobriété des novices est venue synthétiser en creux le reproche de l’ancien monde au nouveau. Celui de pratiquer une forme d’hygiénisme à tous les étages. En arrivant au Palais-Bourbon, la nouvelle majorité avait promis de bousculer les codes et de ringardiser au passage tous ceux qu’elle avait poussés dehors. Elle a commencé par adopter une loi de moralisation de la vie politique, ses députés ne jurant que par leur expérience de la « société civile » et leur promesse de ne pas s’encroûter en politique. Elle s’attaquait au mythe de l’élu pantagruélique et collectionneur de mandats, l’une des sources de la crise de confiance des électeurs.

 

Changement générationnel

 

La consommation de vin stagne-t-elle pour autant ? Alors que la pause estivale a débuté pour les parlementaires, les chiffres des ventes d’alcool à la buvette depuis 2016 tendent à affirmer le contraire. « En fait, le nouveau monde picole plus », résume un député de droite face à ces données. Mais cette augmentation est à corréler à la hausse du nombre de repas servis à la buvette. Sa petite cuisine de bistrot est de plus en plus courue par les députés qui sont plus présents à l’Assemblée. « C’est une question de gestion du temps, là, je suis sûre d’y manger en quinze minutes », explique une élue LRM. Les trois plats du jour, les tartines (introduites par les nouveaux députés qui les préféraient à des sandwichs), la traditionnelle assiette de saumon et le buffet sont chéris par une génération pressée.

 

« Ça nous arrive de prendre une bouteille, mais on boit rarement plus d’un verre. » Pierre-Henri Dumont, député LR

 

Pour être tout à fait exact, la proportion des ventes d’alcool dans les recettes de la buvette a diminué par rapport à la fin du quinquennat socialiste. Entre juin et septembre 2017, au début de la nouvelle mandature, elle représentait 21,8 % des recettes, contre 24 % l’année précédente sur la même période. Le signe d’une cohorte d’élus qui, à l’image de la société, a diminué sa consommation d’alcool. Un changement moins politique que générationnel, affirment les députés de tous les groupes. Car, entre-temps, l’Assemblée a perdu cinq ans de moyenne d’âge (48 ans contre 53). Et La République en marche n’a pas été le seul groupe à faire entrer des trentenaires au Palais-Bourbon : ils sont très nombreux dans les rangs des groupes Les Républicains et La France insoumise.

 

« Ça nous arrive de prendre une bouteille, mais on boit rarement plus d’un verre », affirme Pierre-Henri Dumont, député LR de 31 ans qui raconte cette génération soucieuse de son hygiène de vie (« Sur la plage, on a aussi envie d’avoir des abdos ! » confesse-t-il). L’un de ses collègues LR s’inquiète, lui, de ne « surtout pas ressembler à un gros sénateur ». Moins boire, c’est aussi une discipline en circonscription où « si vous êtes chopé pour alcoolisme, vous êtes sûr de ne pas être réélu ». Tous évoquent une génération d’élus de l’ancien monde plus festive. « Par rapport à eux, on a une vie d’une chiantitude absolue », jure un macroniste.

 

Traditionnelle coupe de champagne

 

Au premier semestre 2019, la consommation d’alcool à la buvette a pourtant connu un petit sursaut. Les ventes ont bondi à 27,8 % du total des recettes quand, depuis le début du quinquennat, elles oscillaient entre 21 et 22 %. Effet pervers de la crise des « gilets jaunes » qui a secoué la majorité ou adaptation aux rites d’hier ? Difficile de déterminer la cause et la couleur politique de cette hausse, mais notre source limonadière confirme : les saines résolutions ont vécu.

 

Comme certains LRM rêvent du retour du cumul des mandats ou se comportent en barons locaux, le soir, entre les séances, les Marcheurs ne refusent plus une bonne bière ou un digestif. Et nul ne crache sur la traditionnelle coupe de champagne qui célèbre, avec un ministre et son cabinet, la fin de l’examen d’un texte. « On est invités à beaucoup de cocktails. On est beaucoup plus exposés à la possibilité de boire », raconte une élue LRM. « Les députés venaient avec leurs habitudes de la société civile et sont devenus des députés comme les autres », lâche cette Marcheuse désabusée.

 

« C’est une vie tellement déséquilibrée, forcément les gens ont des béquilles. » Un député

 

« Les pratiques changent de moins en moins », renchérit un macroniste qui a connu l’ancien monde. « Les gens fatiguent, stressent, saturent », analyse ce médecin de profession. L’hygiène de vie d’un parlementaire, c’est un marathon de deux jours au minimum par semaine à Paris, entre des réunions de groupe, des commissions, des questions au gouvernement. Et les séances de nuit qui s’achèvent parfois bien au-delà de minuit. Le reste de la semaine, la pression d’une circonscription, entre électeurs mécontents et médiation de la vie politique locale, met certains élus en surchauffe. La vie privée en prend un coup.

 

« C’est une vie tellement déséquilibrée, forcément les gens ont des béquilles », souffle un autre député. Pas de quoi, loin de là, en faire une armée de députés abusant de la bouteille. « Les consommations n’ont pas non plus doublé ! » insiste-t-on à l’Assemblée. Si on les rapporte artificiellement au nombre d’élus, les ventes d’alcool représentaient en début d’année près de 19 euros par mois et par tête. Loin du prix du Cheval Blanc ou du Mouton-Rothschild servis à la table de François de Rugy. Et aucun homard en vue.

 

Manon Rescan

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 06:00

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Les bêtises de Cambrai sont un  bonbon de sucre cuit battu (étiré), finement parfumé à la menthe Mitcham, sur lequel on applique une rayure de caramel pour en adoucir le goût.

 

L'origine de ce bonbon remonterait au début du XIXe siècle. Deux Maisons se disputent la paternité de l'invention des bêtises de Cambrai. Afchain d’un côté et Despinoy de l’autre. Dans les deux versions, ce bonbon est né d'une erreur de l'apprenti confiseur qui aurait mal dosé sucre et menthe et aurait insufflé de l'air dans la pâte par inadvertance pour la maison Despinoy. Chez Afchain, ce serait le fils des confiseurs qui aurait laissé tomber accidentellement de la menthe, et pour camoufler sa maladresse, il aurait tiré sur la pâte jusqu'à ce qu'elle blanchisse.

 

C’est une querelle que Cambrai n’est pas près d’oublier ! Même la presse de l’époque s’empare de ce fait divers qui se finira tout de même au tribunal ! En 1889, le procès se solde par un subtil compromis : Afchain est reconnu comme « seul inventeur » et Despinoy comme « créateur ».

 

 

Jean-Loup Chiflet dans Le bouquin de l’humour note sous BÊTISE :

« On croit, à tort, que la bêtise concerne systématiquement les autres. C’est souvent vrai, mais le charme de ce défaut d’intelligence et de jugement est qu’il n’épargne personne, pas même des génies qui profèrent des propos d’une invraisemblable bêtise, limpides ou « abscons, comme la lune », dit Verlaine.

 

FLORILÈGES

 

Léon Bloy, Journal, 27 juin 1908

« Appris curieuse monstruosité. Il y a des femmes qui se font endormir pour échapper aux douleurs de l’enfantement. Cela me rappelle une grande dame du XVIIIe siècle, qui se  soûla pour mourir. Mais cette nouveauté est peut-être plus démoniaque. »

 

Jules Michelet, La Mer, 1861

« « L’extrême rapidité des voyages en chemin de fer est une chose antimédicale. Aller, comme on fait, en vingt heures, de Paris à la Méditerranée, en traversant d’heure en heure des climats si différents, c’est la chose la plus imprudente pour une personne nerveuse. Elle arrive ivre à Marseille, plein d’agitation, de vertige. »

 

Ernest Renan, Lettre à Berthelot, 25 août 1847

« Il est désormais pour moi aussi évident que le jour, que le christianisme est mort et bien mort. »

 

P.-J. Proudhon, de la célébration du dimanche, 1850

« Les femmes en Égypte se prostituaient publiquement aux crocodiles. »

 

Théophile Gautier, cité in Goncourt, Journal, année 1857

« Mon opinion sur Molière et Le Misanthrope ? Eh bien ça me semble infect. Je vous parle très franchement : c’est écrit comme un c… »

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 06:00
Au XVIIIe à Argenteuil la vigne avec figuiers et asperges a occupé jusqu’à 3000 ha, produisait un vin léger à base de gamay, le picolo qui faisait le bonheur des guinguettes parisiennes.

C’est le pêcher de vigne – ne pas confondre avec le péché de vigne – qui m’a mis la puce à l’oreille, en effet « … le pêcher, que les Romains tenaient des Perses, a été un fruitier très utilisé en complantation dans les vignes.

 

« La pêche de vigne » n’est d’ailleurs pas une variété, mais un type de petits fruits, colorés et très parfumés, issus d’une population variétale très vaste. Nos voisins italiens, suisses et espagnols ont aussi des « pêches de vigne », nommant ainsi des pêches tardives, de petit calibre, à pulpes diversement colorées.

 

Ces pêchers concurrençaient peu la vigne, supportaient la sécheresse et les soins destinés à la vigne (travail du sol superficiel et sulfatages). Ils l’ont suivie sur toute son aire européenne et, comme tous les compagnons fruitiers, ont fini par sortir au profit de vergers spécifiques, situés, pour les pêches, dans le Sud méditerranéen. »

 

Bravo l’artiste, quelle science allez-vous dire !

 

Que nenni, tout ce je viens d’écrire est puisé  dans La Vigne et ses Plantes Compagnes.

 

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Je crois avoir déjà causé des murs à pêches de Montreuil, alors je me suis dit je vais aller du côté d’Argenteuil.

 

2 juillet 2016

Alerte rouge sur le vert : 1 enfant/3 ne connaît ni poireau, ni courgette, ni artichaut… souvenons-nous de Montreuil-les-Pêches et le petit gris de Bagnolet…

ICI 

 

« … la viticulture des environs de Paris, menée sur des coteaux bien exposés qui produisaient des vins de modeste réputation, peu chers et surtout proches du marché populaire  parisien. Ils venaient de de vignes largement complantées de divers arbres fruitiers qui à l’occasion, pouvaient servir de supports des vignes.

 

« À Argenteuil, la vigne a occupé jusqu’à 3000 ha au plus fort de son expansion au XVIIIe siècle. C’était l’un des plus grands vignobles de l’époque, produisant un vin léger à base de gamay, le picolo, qui faisait le bonheur des guinguettes parisiennes et des clients picoleurs.

 

Ces vignes ont cohabité avec les Figuiers, qui ont peu à peu dominé et ramené la vigne à environ 1000 ha au milieu du XIXe siècle. La complantation a évolué pour des raisons économiques :

 

«Tantôt nous intercalons nos arbres parmi les vignes usées que l’on se propose de détruire prochainement et qui, après l’arrachage, se trouveront converties en figueries ; tantôt, nous établissons de petites figueries sans aucune culture intercalaire. »

Louis Lhérault Asperges, Figuiers, Fraisiers et Vigne cultivées à Argenteuil.

 

« Génial agriculteur et viticulteur, il introduisit aussi l’Asperge entre les rangs de vigne, pour doper les revenus des petits vignerons du coin, alors en baisse, et sélectionna pour ce faire une asperge précoce restée célèbre, l’Asperge Blanche d’Argenteuil.

 

14 avril 2017

La Belle d’Argenteuil de Laurent Bérurier avec bel Épineuil de Dominique Gruhier c’est le pied ! ICI 

 

« Il perfectionna la culture des Figuiers complantés dans les vignes en vulgarisant un savoir-faire très élaboré pour obtenir des fruits de qualité, tôt en été, avec des variétés adaptées dont une est passée à la postérité sous le nom de Violette d’Argenteuil.

L'adieu au cru du vigneron d'Argenteuil. Dernière vendange pour Jacques Defresne sur son petit domaine du Val-d'Oise.

Par Jean-François Dupaquier — 6 octobre 1995 à 09:32

 

Ce mercredi 4 octobre, le soleil achève de sécher les grappes de Seyne-Villard, un plant nantais, lorsque Jacques Defresne, ses voisins et ses amis se mettent gravement à l'ouvrage. Un cinquième d'hectare ne leur demandera qu'une petite journée de travail. La parcelle de la famille Defresne paraîtrait minuscule à un vigneron du Bordelais ou du Languedoc, et pourtant, c'est l'une des plus grandes vignes de la région parisienne, la seule digne de ce nom dans le Val-d'Oise, où les amateurs de tradition vinicole se contentent souvent de presser le jus de la treille qui pend au dessus de leur terrasse, et d'en tirer quelques bouteilles.

 

«Ça me fait quelque chose, la dernière vendange. Vous pensez, ma famille cultive la vigne depuis 1342 à Argenteuil. Quand j'étais petit, mon père ne vivait que de ça, avec les asperges et les fruits. Ce n'était pas l'Argenteuil d'aujourd'hui. Mais l'entretien demande trop de soins. A mon âge, je préfère me consacrer aux arbres.»

 

A 73 ans, Jacques Defresne a choisi de tirer un trait sur un glorieux passé. Depuis le XIVe siècle, de père en fils, la vigne a été leur passion et la richesse d'Argenteuil. «Dès l'époque carolingienne, on trouvait de la vigne sur les pentes des buttes de Montmorency, de Cormeilles-en-Parisis, du Mont Valérien, pour ne citer que les reliefs les plus abrupts», rappelle l'historien Marcel Lachiver, vieil ami des Defresne dont il a reconstitué l'histoire familiale. Jusqu'à l'avènement du chemin de fer, le vin n'était pratiquement pas transportable, sinon par voie fluviale. «C'étaient nos ancêtres qui livraient le vin de Paris», insiste Jacques Defresne.

 

Au XVIIIe siècle, les Parisiens buvaient essentiellement du vin de Su-resnes et d'Argenteuil. Dans cette dernière commune, la vigne occupait alors plus de 3.000 hectares: le plus important vignoble de France! Argenteuil produisait son propre cru, le picolo, un vin rouge de cépage Gamay, qui avait remplacé le pinot de Bourgogne cultivé au Moyen Age. La richesse des vignerons d'Argenteuil en faisait alors une classe à part, la seule de France qui, longtemps avant la Révolution, s'était débarrassée des pressoirs féodaux. Les familles les plus aisées se partageaient d'énormes machines de chêne coûtant plus de 1.000 livres, et en faisaient profiter les autres récoltants.

 

«A cette époque, la concurrence était dure entre les vignerons de la région, tient à rappeler Jacques Defresne. Pour ne pas payer l'octroi parisien (1), nos ancêtres emballaient parfois les attelages et bousculaient les gabelous. On avait aussi fait passer des tuyaux en gomme arabique à travers le mur de l'octroi, pour y faire couler la marchandise non taxée.»

 

Dans le célèbre estaminet de Ramponneau, au XVIIIe siècle, on servait à profusion le vin d'Argenteuil, un liquide pas très alcoolisé et d'une conservation aléatoire. Mais pour apaiser à meilleur compte la soif des Parisiens, les vignerons d'Argenteuil avaient imaginé un dispositif ingénieux: les soiffards venaient boire à l'extérieur des barrières de l'octroi dans des baraques qui, au XIXe siècle, allaient devenir les guinguettes. Et pour attirer davantage de clients, les vignerons vendaient le picolo non pas au pichet, mais à l'heure de consommation, se rattrapant du temps que les ivrognes, foudroyés par l'abus d'alcool, passaient sous la table!

 

La suite ICI

 

Argenteuil s’attache à entretenir la mémoire des cultures de la vigne, de la figue ou de l’asperge. Elles sont un témoignage unique du passé rural de la ville et participent de sa renommée à travers l’histoire.

ICI 

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 06:00

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« Cauda, cauda, cauda la socca ! »

 

Un indice : le journal local fait l’objet d’une bataille féroce pour son contrôle entre le milliardaire Xavier Niel et le milliardaire franco-libanais propriétaire de « Valeurs Actuelles » Iskandar Safa, soit le duel sans merci entre le motard Christian et le chauve Éric pour faire main basse sur l’ancien territoire de Jacques Médecin.

 

Trêve de cachotteries !

 

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Le Comté de Nice – qui n’est pas un fromage sauf pour Christian Estrosi et Éric Ciotti – a été officiellement rattaché à la France en 1860, en même temps que le duché de Savoie.

 

Le 24 mars 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l'annexion du Comté de Nice à la France, en échange d'une aide de Napoléon III pour contenir les Autrichiens et unifier l'Italie.

 

Un plébiscite est voté le 15 et le 16 avril 1860. Le rattachement est officiellement célébré le 14 juin 1860. Le département des Alpes-Maritimes est alors créé par l'addition du Comté de Nice et de l'arrondissement de Grasse.

 

« Dans À propos de Nice, Jean Vigo ponctue le film de de passages où un livreur de socca, zigzaguant sur son vélo, la tourtière sur la tête, apparaît comme une figure emblématique du Vieux Nice. La socca est en effet inséparable des quartiers anciens de la rue Pairolière au cours Saleya et au port. On y appelait socca l’immense béret plat des chasseurs alpins, « les diables bleus », à l’époque où ils déambulaient dans la cité. »

 

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Comme souvent il est assez difficile de retracer l'histoire de la socca avec certitude. Ni provençale ni italienne, la cuisine niçoise emprunte à l'une comme à l'autre pour se forger une identité propre. En l'occurrence, la socca est probablement une forme dérivée de la «farinata», une galette à base de farine de pois chiches que les Italiens font dorer au four depuis le Moyen Age. Le plat a des origines beaucoup plus anciennes dans le bassin méditerranéen et jusqu'au Moyen-Orient.

 

Mais c'est dans les années 1900 que le plat se serait popularisé à Nice, en particulier par l'intermédiaire d'une marchande ambulante de socca, une certaine Theresa, qui « à l'heure des oiseaux et des pêcheurs » se rendait vendre sa production avec un fourneau ambulant.

 

Ainsi, dans la vieille ville ou dans les quartiers laborieux du port ou de Riquier, les ouvriers faisaient leur merenda, casse-croûte en niçois, avec de la socca. Il n'était pas rare dans la vieille ville d'entendre l'appel des vendeurs de rue de jadis : «Cauda, cauda, cauda la socca !»

 

Pêcheurs, dockers, ouvriers de l'usine de tabac usaient alors de leur portion de socca comme garniture en la glissant dans une petite miche de pain. Mais cette façon de la déguster, « à l'ancienne », a quasiment disparu aujourd'hui.

 

« En Ligurie, c’est la farinata, qui s’appelle aussi tortelasso en savonais, devient cecina plus loin vers l’est, pour redevenir simplement torta à Livourne, en abordant la Toscane Enfin, on ne sera pas étonné de trouver en Corse, longtemps sous domination génoise, la bastiaise torta di cecci.

 

« À Livourne, le cinque e cinque, petit pain fourré de torta, est un casse-croûte populaire dont le nom remonte au XIXe (où il signifiait cinq centimes de pain farci avec cinq centimes de farinata).

 

La socca se déguste chaude, si possible juste à la sortie du four, souvent accompagnée de poivre et sans l'aide de couverts.

 

Source : Traité du pois chiche Robert Bistolfi Farouk Mardam-Bey

 

 

Le Petit Larousse n'est pas chiche avec la socca !

le 02/06/2016 Nice-Matin

 

Chez Théresa, marché aux fleurs, Socca

 

Le genre d'article qui ne fait pas un flop comme une crêpe molle. En le publiant, vendredi 13 mai, on se doutait bien à la rédaction, que ce papier, évoquant l'entrée de la spécialité niçoise dans le célèbre dico, porterait bonheur à la repasse. Bien vu.

 

Des mails ont mis de l'huile sur le feu. Enfin, sans trop brûler. Mais suffisamment gratinés, pour qu'on vous les serve tout chauds. On retiendra celui de Jean Digani, « Niçois né dans le Vieux-Nice ». Ce pertinent lecteur, écrit « soca ». Avec un seul « c », car c'est la règle.

 

Celle, en tout cas, d'un dictionnaire différent du Larousse. Le dico nico-français, que Georges Castellana, curé de la cathédrale Sainte-Réparate, rédigea entre 1935 et 1955. L'ouvrage fait toujours référence. « Si ce nom entre dans le dictionnaire français, autant en respecter l'orthographe… »

 

Donc, soca sans double consonne. En revanche, Jean Digani refile « una soca » (une gifle) à Pierre Botticelli : « Le restaurateur manque d'information. Cette tourte qui fait notre bonheur, n'est pas connue de Cannes à Menton (comme l'avait déclaré dans nos colonnes Pierre Botticelli N.D.L.R.), mais de Cannes à Gênes et plus. Elle change simplement de nom et s'appelle « farinata » en Ligurie… »

 

DIX MILLE ANS DE RÉGAL

 

Mesclun terminologique. C'est ce que révèle le savant courrier d'André Giordan, professeur d'épistémologie, Niçois de souche, auteur de conférences sur l'histoire de la cuisine patrimoniale.

 

« Farinata » en Ligurie, « Ceccina » en Toscane, « Fainè » en Sardaigne, « Torta di cheggi » en Corse, « Cade » à Toulon… À chaque contrée, sa socca, que nous continuons à écrire avec deux « c », car c'est plus fort en goût !

 

Le savoir de l'universitaire n'a pas la finesse de la galette locale, mais l'épaisseur d'un millefeuille bien nourrissant. Monsieur Giordan remonte presque au déluge : « Les fritures à base de pois chiches concassés ou de farine de pois chiches, ont une histoire longue de plus de dix mille ans ! » Proche-Orient, Mésopotamie, Phénicie, Égypte… stockent tous du pois en raison de ses « propriétés diététiques et énergétiques ».

 

Voilà de quelle manière cette tête dure miniature prend la grosse tête en devenant l'ancêtre des couscous, kormas, potages, estouffades, houmous, falafels…

 

FINESSE ET CHALEUR SUR FOND CUIVRÉ

 

Comment les pois chiches roulent-ils jusqu'aux rivages niçois ? Grâce aux marins phéniciens, qui, « au début du deuxième millénaire avant Jésus-Christ, les exportent sur tout le pourtour méditerranéen. La tradition de plats à base de farine de pois chiches frite dans l'huile, est attestée dans toute la région ».

 

Sous l'Ancien Régime, la farine se poudre de raffinement à l'instar des perruques blanches. Dès le XVIIe siècle, « les Niçois se mettent à verser la pâte en couche fine dans un plat cuivré qui tient bien la chaleur sur un fond d'huile chauffée et à l'enfourner dans un four très chaud. C'est ainsi qu'est né le plat que nous connaissons aujourd'hui. » Croustillant. Fumé au feu de bois de pin ou d'olivier. Saveur authentique « quand elle est consommée immédiatement à la sortie du four avec un peu de poivre ». Et toujours avec les doigts…

 

UNE DIÉTÉTIQUE QUI SE LA PÈTE…

 

Fine fleur de la farine emblématique, André Giordan, nous donne une leçon magistrale de diététique. On en apprend de belles sur les petites boules : « Traditionnellement, le pois chiche était utilisé torréfié pour prévenir l'impuissance sexuelle des hommes ! Cuit, on le mangeait pour arrêter les diarrhées. Sa farine soignait les plaies, évitant les infections. On en faisait encore des cataplasmes contre les furoncles. »

 

Aujourd'hui, les graines cabossées sont de nouveau à l'ordre du jour de la phytothérapie pour leurs nombreuses propriétés énergétiques, mais pas que. Elles auraient également une vertu « diurétique, antiseptique pour la vessie et surtout stomachique ». On les assimile même à des vermifuges. En outre, « le pois chiche est actuellement considéré comme la légumineuse des régimes. Riche en protéines végétales, minéraux et nutriments, tels que manganèse, cuivre, folate, il est, en revanche pauvre en matière grasse ».

 

Sauf que trop de pois chiches cavalant dans les boyaux, finissent par se la péter dans un délire digne d'un orphéon sonore, qui n'est pas bidon !

 

ICI

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 06:00

J’ai beaucoup écrit sur Noirmoutier, normal c’était l’une des deux îles de mon enfance, alors rien que pour titiller la mouche du coche j’exhume de la naphtaline de vieilles chroniques en y joignant  un  papier de Télérama  « Agnès Varda y tourna plusieurs films. Jacques Demy imaginait les siens dans le moulin familial, ouvert aux quatre vents, face à la mer… Les amants cinéastes ont chéri Noirmoutier. Et l’île vendéenne ne les a pas oubliés. »

 

18 juillet 2007

Noirmoutier

 

En souvenir de mes jeunes années, de la C4 de Louis Remaud, du passage du Gois avec ses balises et ses pêcheurs à pied de coques et de palourdes, des pique-nique au Bois de la Chaise avec maman, Madeleine et les frères Remaud, du mimosa, des marais salants, je vous offre un extrait d'un texte d'Octave Mirbeau qui, à la fin de juillet 1886, fuit l'agitation parisienne et débarque à Noirmoutier. A mes lecteurs noirmoutrins aussi je dédie ce texte...

ICI 

 

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25 août 2013

Noirmoutier n’est plus une île mais il lui reste son Gois, son mimosa et elle peut toujours faire son cinéma… depuis César et Rosalie

 

Mon affirmation tient à deux raisons, l’une d’enfance et l’autre plus administrative.

 

Enfant j’allais à Noirmoutier avec la famille Remaud, dans le C4 qui sentait bon le pain, le p’tit Louis était boulanger, nous empruntions le passage du Gois et je n’ai jamais le sentiment que je me rendais sur île car, pour moi, comme celle d’Yeu, seul un bateau pouvait m’y transporter. J’aime bien ce qu’écrivait Marie Maugeret en 1830 « Un pays qui ne tient à la terre ferme que certaines heures, et, pour ainsi dire, du bout du pied, vraiment c’est comme un rêve. »

ICI 

 

23 mai 2016

Les patates nouvelles des îles Noirmoutier et Ré ce n’est pas donné… 12,95€ et 13,90€ le kg

ICI 

 

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 30/07/2019.

Le plein d'embruns Richard Sénéjoux

 

À Noirmoutier, les plages d’Agnès Varda et de Jacques Demy

 

Les gens d’ici l’appellent l’immortelle des dunes. Quand elle éclôt, l’été, ses petites fleurs jaunes dégagent un parfum chaud et épicé qui, pour le promeneur averti, rappelle le curry. Immortelle, pourquoi au fait ? Ses racines sont solides et très profondes. Et « quand une racine prend, à Noirmoutier, elle a des chances de durer », paraît-il. Un peu à l’image du couple Jacques Demy-Agnès Varda, dont les racines familiales et artistiques poussent sur cette île de Vendée depuis plus de quatre-vingts ans. Précisément au bourg de La Guérinière, au centre. C’est là qu’enfant Jacques Demy, qui habitait Nantes, venait souvent passer week-ends et vacances avec ses parents, adeptes du camping sauvage dans les dunes — il continuera adolescent. Plus tard, à la fin des années 1950, il y emmènera Agnès Varda qui, comme lui, tombera amoureuse du lieu. « Il cherchait une maisonnette de pêcheur, on a trouvé un moulin abandonné », raconte Agnès Varda dans Les Plages d’Agnès (2008). Ils rachètent le moulin en 1962 et lancent d’importants travaux. Planté en haut des dunes, il offre une vue splendide sur la mer et un accès direct à la plage. Le couple y séjournera de nombreuses fois avec ses enfants, Rosalie (Varda) et Mathieu (Demy) — Rosalie a même passé une année à l’école du village. Mais le moulin Nicou, son nom officiel, sera bien plus qu’un simple lieu de détente pour cette famille d’artistes. « Jacques et moi […], on aimait cette île. Y vivre. Y écrire. […]Elle m’inspirait. » (Les Plages d’Agnès, toujours).

 

Lieu de villégiature et d’inspiration constante

 

C’est là que Jacques Demy va écrire dans les années 1960 Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’âne. « J’étais enfant à l’époque, mais je me souviens de Michel Legrand et de Jacques Demy en train d’inventer ce qui deviendra Les Demoiselles, confie Marc Tourneux, yeux bleu océan, rencontré dans la cuisine du moulin voisin (on en compte quatre à La Guérinière), que sa famille possède encore. Michel Legrand était bien sûr au piano, Jacques se tenait juste à côté. Tous les gamins jouaient ensemble, un petit groupe très sympa s’était créé. Tout était ouvert, on circulait beaucoup les uns chez les autres. Il n’y avait pas de chichis. » Michel Legrand reviendra plusieurs fois avec ses deux fils. Pour beaucoup, pas de doute : la chanson Les Moulins de mon cœur, qui ouvre L’Affaire Thomas Crown, de Norman Jewison (1968), lui a été inspirée par le moulin des Demy-Varda.

 

La suite ICI (article réservé aux abonnés) 

 

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