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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 10:59

GammeAutreRouteFiche

 

Ce soir, au Bristol, à Paris, c’est le grand jour, la consécration d’une saga sans précédent. Mieux qu’un Oscar ou un Award l’onction de la RVF, institution de l’establishment des vins fins vaut bien une grand-messe pour ces mécréants des Corbières.


Ils sont sur leur 31. Un puma s’est posé ce matin sur la Grand-Place d’Embres, direction Villacoublay. Les enfants des écoles agitent des petits drapeaux. Le grand président Patrick Hoÿm de Marien a sorti son smoking de la naphtaline et Bernard Pueyo est allé chez le barbier faire tailler sa barbe fleurie. Seul le camarade VPO sera absent. Comme moi-même et Hervé Bizeul qui ne sommes pas en odeur de sainteté chez la vieille dame permanentée.


Félicitations anticipées aux heureux récipiendaires à qui je demande simplement de présenter mes civilités au Président Lubot et rédac chef Saverot. Nous fêterons ça à Embres.


Excellente soirée à toutes et à tous… J'embrasse mes amis de la RVF sans les citer bien sûr 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 08:54

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« Tu veux que je vive en usine, mais moi je suis une vache, je ne suis pas une machine » chantent de drôles de personnages déguisés en vache dans cette vidéo inspiré du clip Blurred Lines de Robin Thicke.


Ce clip parodique créé par plusieurs associations et la Confédération paysanne dénonce le projet d'un grand patron du BTP qui va investir 11 millions d'euros dans la ferme géante « des 1 000 vaches », en Picardie.


Une ferme dimensionnée pour mille vaches link


« C’est en février 2013 que le préfet de la Somme autorise la ferme géante mais pour seulement 500 vaches. Elle doit être construite à cheval sur les communes de Drucat et Buigny-Saint-Maclou dans la Somme. Plusieurs associations dont la Confédération Paysanne s’inquiètent malgré tout car la ferme est dimensionnée pour mille vaches. Elles s’interrogent sur les conséquences pour l’environnement d’une ferme aussi grande. Sa taille est inédite en France.

 

A l’initiative du projet, Michel Ramery, le patron d’une entreprise de travaux publics qui emploie 3.500 salariés à Erquinghem-Lys, près de Lille. L’homme est issu d’une famille d’agriculteurs du coin. Il a investi plus de 11 millions d’euros dans la ferme.

 

Il a toujours affiché ses ambitions. Commencer avec 500 vaches puis trouver d’autres surfaces d’épandage pour monter à mille têtes. Malgré de nombreuses manifestations et de multiples recours devant la justice, le chantier débute. La ferme aux 1000 vaches pourrait ouvrir en avril prochain. »


Rien ne permet de s'opposer à ce modèle selon le député socialiste Germinal Peiro : « Il faut savoir qu'en Europe, il y a des exploitations agricoles dans l'est de l'Allemagne qui ont déjà plus de mille vaches, ou deux mille vaches. Et aujourd'hui la réglementation européenne est très précise et la législation française ne permet pas de s'y opposer ».


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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 00:09

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La bonne vieille RVF, présidée par le beau Lubot, qui adore courir après l’audimat n’y va pas avec le dos de la cuillère : Olivier Cousin héraut d’Anjou, entretien de Sylvie Augereau avec maître Olivier Cousin à paraître dans la RVF de mars, à quand le pèlerinage en Anjou avec distribution de liquide consacré.


Toujours en retard d’une guerre la mémère : « Vins de Paysans éclairés : tiens v'là Olivier Cousin ! » link 


L’avenir des AOC serait-il entre les mains du « bienheureux* » Olivier Cousin ?

 

* au sens du film Alexandre le bienheureux


Certains dans notre vieux pays qui n’aime rien tant que les hommes providentiels le pensent.


Moi pas, et je ne suis pas le seul un vigneron bourguignon m’a appelé pour me demander « qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »


Franchement je ne sais pas mais en attendant je republie ce que j’avais écrit en 2008.


Je le fais avec un grand plaisir car je vous l’ai proposé il y a quelques jours sous un titre qui ne vous a pas semblé alléchant.  Comme quoi s’il n’y a pas un zeste de provocation dans l’accroche vous n’allez pas plus loin.


Mes excuses anticipées pour ceux qui ont déjà lu ce texte.

 

Le collectif a mauvaise presse. L’action collective est moquée. Le chacun pour sa peau prévaut. Et pourtant, depuis ses origines notre système d’appellation d’origine est une forme d’organisation collective, un bien commun géré en commun. Certains vont me trouver fort paradoxal puisque très souvent je mets en avant des vignerons qui s’écartent du sentier commun. J’en conviens. Aujourd’hui, ayant suffisamment donné pour le collectif, c’est à certains d’entre eux que je m’adresse.

 

L’original, certes, est souvent solitaire mais, hormis le besoin que certains éprouvent de se retrouver à quelques-uns, très vite l’action collective se résume à un esprit de tribu. La tribu a ses codes. La tribu est assez fermée ou du moins pas très ouverte. La tribu se positionne souvent en opposition à d’autres tribus jugées soit trop molles, soit pas assez fermes sur les principes, ce qui vous me direz revient au même mais qui dans ces mouvances peut avoir force d’excommunication. Je force volontairement le trait bien sûr mais lorsqu’on souhaite faire progresser ses idées j’ai la faiblesse de croire qu’il faut savoir s’entendre sur l’essentiel pour tenter de convaincre le plus grand nombre. Se draper dans sa vérité est bien plus commode, plus confortable que de se colleter à l’action collective. C’est aussi plus payant, à titre individuel, dans nos sociétés où la communication prime : les médias adorent les postures individuelles.

 

Le collectif c’est ringard, sauf quand ça fait pleurer les foules ou quand ça permet aux individus de se dédouaner par le don à une œuvre caritative qui s’occupe de tout.  Lisez-moi bien, ce n’est de ma part que le constat d’un simple observateur. Ni producteur, ni vendeur, je ne suis qu’un consommateur de vin parmi d’autres dans la grande ville. Je ne jette donc d’anathème sur qui que ce soit. Toute cette diversité, cette inventivité, ce retour aux sources me plaît mais force est de constater que tant d’énergie, d’intelligence sont gaspillées sur les autels de petites chapelles qui font le miel de l’élite, où de la prétendue telle, mais laisse la base dans sa mouise. Ce chacun pour sa peau, cet entre-soi douillet, m’attriste seulement, ça me navre et je l’écris.

 

Que voulez-vous je suis de ceux qui préfèrent le contrat négocié à la loi imposée. La règle générale lorsqu’elle se pique de s’intéresser au détail est carcan alors que le contrat met en forme les avancées des parties, qui bien sûr ne sont jamais en stricte position d’égalité, ajoute ou retranche une pierre à l’édifice commun, tâtonne, s’adapte, c’est la méthode que souhaitait René Renou avec la réécriture des décrets. Certains m’objecteront que c’est se soumettre au diktat d’une majorité pas toujours éclairée.

 

La réponse est souvent oui si la minorité, dite agissante, se situe au-dehors ou si elle refuse toute forme de compromis. Le vilain mot est lâché compromis traduit en langage tribal par compromission.

 

J’adore !

 

Comme si la vie que l’on vit n’était pas une longue suite de compromis. L’intransigeance c’est la guerre, froide ou ouverte. Le divorce érigé en mode de résolution des conflits. Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Alors tout en restant ferme sur ses principes, ceux qu’on s’applique librement à soi-même, je ne vois pas pourquoi il serait « inadmissible » d’admettre que la règle commune soit fondée sur un compromis entre les parties en présence. Dans la sphère publique, tant décriée, ça s’appelle se mettre en position de pouvoir gouverner la collectivité et, comme le disait mon maître, lui aussi vilipendé par les purs et durs, Pierre Mendès-France : gouverner c’est choisir.

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 10:00

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François le facteur de « Jour de Fête » le film de Jacques Tati sorti sur les écrans en 1949 est depuis fort longtemps rangé au rang des accessoires inutiles. Même que pendant un temps pour faire chic je ne sais qui avait cru bon de les rebaptiser préposés et même qu’un vague secrétaire d’Etat aux PTT sous Jacques Chirac 1er Ministre de Giscard, un certain Pierre Lelong, breton de son état, a même dit que le travail des centres de tri était idiot.


À la Mothe-Achard le facteur était une factrice qui trimballait le courrier dans une énorme besace de cuir, buvait beaucoup de café et passait beaucoup de temps à raconter ses peines de cœur au Bourg-Pailler.


Depuis que le souriant Paul Quilès, injustement surnommé Robespaul, a fait pété les PTT en deux, que le téléphone n’a plus de fil, que le courrier se promène sur la Toile, nos facteurs sont en danger.


Bien sûr, Olivier Besancenot, qu’aime bien poser pour la photo sur son vélo dans la bonne ville qu’avait pour maire Sarko va nous dire que tout ça c’est la faute aussi bien des socialos que des gars de Sarko.


«  Pour la première fois, l’activité courrier ne couvre plus les coûts du service universel postal. » Ce service universel postal fait partie des 4 missions de service public assignées à La Poste, au même titre que la distribution de la presse, l’accessibilité bancaire et la contribution à l’aménagement du territoire. Pour les usagers, cela se traduit notamment par une collecte et une distribution du courrier 6 jours sur 7, sur l’ensemble du territoire, et en J +  1 dans 90 % des cas.


Cette mission a un coût pour La Poste, notamment pour garantir l’accessibilité du service postal même dans les zones rurales les plus reculées. Sans cette mission de service public, La Poste, en se concentrant sur les zones les plus rentables, pourrait en théorie employer moins de facteurs et fermer des milliers de bureaux de poste. Des modèles ont été bâtis pour calculer ce coût : selon un administrateur, il aurait été évalué à 448 millions d’euros net cette année, et 471 millions l’année prochaine.


Pourtant, si la distribution de la presse ou l’accessibilité bancaire font l’objet de compensations financières de la part de l’Etat, ce n’est pas le cas – jusqu’à aujourd’hui – pour le service universel. Car l’activité courrier a longtemps assuré à La Poste de solides résultats, qui ne justifiait pas que l’Etat mette la main à la poche.


Mais le recul régulier du nombre de lettres expédiées a peu à peu sapé ce modèle. Et un cap vient d’être franchi. Selon la direction, l’excédent brut d’exploitation du courrier (hors filiales) est désormais inférieur à ce que coûte le service universel postal. Cette mission de service public devient donc en théorie comme les autres éligibles à une compensation. » link


Comme l’Etat est raide comme un lacet pas sûr que dans quelques temps, si vous habitez dans notre France profonde des terroirs, votre facteur dans sa petite auto jaune vienne déposer dans votre boîte aux lettres le courrier.


Alors, même si je n’ai jamais été philatélistes je vous propose en soutien à nos chers facteurs d’acheter un carnet de 12 timbres présentant les races de vaches françaises à très faibles effectifs, peu connues du grand public. Ce carnet vachement timbré sera présenté le 22 février 2014, à l'occasion du Salon de l'Agriculture, au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. link 


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Les cépages oubliés, les races de vaches françaises à très faibles effectifs, les boucs locaux qui n’auront plus le droit d’engrosser les chèvres du coin, les semences anciennes interdites de séjour de votre potager link ça commence à bien faire va falloir quand même lever un chouïa le nez de nos verres camarades sinon nous allons vivre dans un écomusée pour chinois en goguette. 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 00:09

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Clap de fin !


« Trousse-Chemise »… l’appellation fait rêver. C'est la plus petite forêt domaniale de l'île de Ré, ce n'est ni la plus belle, ni la plus grande, ni le plus ancienne de cette île.  « Trousse-Chemise » invitation à l’amour depuis que Jacques Mareuil a écrit en 1962 les paroles chantées par Charles Aznavour.


Cette dénomination renvoie pour certains à l'époque où il fallait relever sa chemise pour traverser le gué de Loix à marée basse sans se mouiller et pour d’autres ce serait un hommage rendu à celles et ceux qui avaient montré leurs fesses aux Anglais enfin chassés de l'île.


Qu’importe, ce petit bois a même été cultivé. On voit, ici et là, des vignes, vestiges des temps anciens, qui poussent au milieu des arbres.


Et dans la chanson on y boit 2 bouteilles de vrai muscadet.


« En quatre ans, en certains endroits, les dunes de Trousse-Chemise ont reculé de 120 mètres, et la forêt a suivi le mouvement. Pour essayer de limiter les dégâts, on a entassé des branchages juste derrière la place. Ils sont censés faire office de piège à sable pour permettre la reconstitution du cordon dunaire.


Les arbres poussent derrière, et les plus avancés se trouvent maintenant au bord de la plage, dessinant une frontière fragile et poreuse entre le monde de la mer et celui de la forêt. » notait en janvier 2013 PIERRE TILLINAC dans Sud-Ouest.


« Ces derniers jours, alors qu’on était loin de la force du vent de Martin ou de Xynthia. Il y avait certes de gros coefficients de marée (108, vendredi 3 janvier) mais pas la marée du siècle non plus. Pourtant, une nouvelle fois, le littoral charentais a souffert en ce début janvier. Et, en particulier, sur ses côtes les plus exposées, celles des îles de Ré et d'Oléron.


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Christian Bourgne, le maire des Portes-en-Ré, parle de Trousse-Chemise, régulièrement mise à mal par les offensives de l'océan. Les racines des pins maritimes qui marquaient la frontière entre la plage et la forêt, y sont régulièrement mises à nu.


« Cette fois, ce n'était pourtant pas une grosse tempête. On en a connu de bien pires. Mais elle a encore mis au jour la fragilité grandissante du littoral. Il faut protéger notre île. » L'exposition au vent ? Trousse-Chemise est plein nord et subit donc les effets des vents d'ouest, nord-ouest.


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Et si le bois de « Trousse-Chemise » disparaissait comme le vrai Muscadet…

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 10:00

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Le 2 janvier 2014  à 9:00 Bob Parker à Twitté 15 fois sur mon compte pour me faire bénéficier de ses hautes pensées de gourou du vin mondialisé positionné définitivement sur une voie de garage (normal pour l'inspirateur des vins de garage).


J’ai retenu la prédiction n°11, qui n'est pas une prédiction d'ailleurs mais un foutage de gueule, car elle me concerne et que je la trouve très pertinente.

 

11. Wine bloggers will continue to complain about their failure to monetize their sites and earn respect:) 


En effet, pour savoir comment récolter un max  de pognon en une petite poignée d’années il est une vérité première : mieux vaut s’adresser à un expert du changement  du vin en blé du calibre de Robert Parker Junior qu’au fils du charpentier de Nazareth qui lui se contentait de faire des miracles en changeant l’eau en vin et en multipliant les pains.


Comme disait ses apôtres en Espagne, les honorables Jay Miller et Pancho Campo qui n’étaient pas des enfants de chœur « mieux passer à la caisse que de passer à la trappe »link Ces moissonneurs-rabatteurs ont pendant tout un temps fait le bonheur de son fonds de commerce avant que ce cher Bob, très Ponce-Pilate, ne les abandonne en rase campagne. Normal, avant de vendre la boutique fallait bien mettre les détritus sous le tapis.


Que t’ai gagné beaucoup de pognon, et en ai fait gagner un max aux GCC de Bordeaux peu me chaut ! Si tu estimes avoir réussi ta vie grand bien te fasse mais de grâce fiche nous la paix avec tes aigreurs  d’estomac provoquées par ces petits blogueurs de merde qui ne savent même pas faire du blé.


C’est leur problème Coco !


Tes prévisions à la noix Bob, tout le monde ou presque s’en tamponne. Il faut dire qu’elles volent très haut, si haut que j’ai comme l’impression qu’elles atteignent la hauteur des lieux communs les plus éculés.


Il y a un temps pour tout Robert, il faut savoir remiser ses gants à temps, ne pas faire le combat de trop, la posture de gourou ne s’accommode guère avec le genre comique  et t’es même pas capable de faire correctement un smiley. C’est dire.


Tu devrais venir faire un petit séjour à Paris chez ta compatriote journaliste à Neswweek Janine di Giovanni qui vit depuis dix ans dans le très huppé 6e arrondissement de Paris et qui scolarise son fils dans la prestigieuse Ecole alsacienne qui enfile de jolies perles sur la France link comme toi tu dévides tes saucisses, pardon tes prédictions.


J’aime bien la réponse d’Anne Sinclair, tu devrais l’inviter à déjeuner elle adore les GCC… link

  

Allez Bob, bonne retraite, et si tu achetais un bout de vigne à Pomerol pour nous montrer ton savoir-faire ça aurait plus de gueule que tes 15 malheureux Twitte assemblant des choux et des navets.


 

"1. More resistance to very expensive wines from mediocre vintages-think Europe 2011, 2012, and 2013


2. California profits from two glorious years of quality and quantity-2012 and 2013


3. The undefined scam called "natural" or "authentic" wines will be exposed as a fraud-(most serious wines have no additives)


4. Argentina will continue to excel for malbecs and their crispy whites from Torrontes


5. Spain, southern Italy and France will dominate for high quality wines under $20


6. Pinot noir lovers will go bonkers over Oregon 2012s and California 2012s and 2013s


7. Wine will continue to become less elitist and populists will rule the day over insufferable snobs


8. Wine Fraud will reach into the sanctus santorum of several auctionhouses which will be found to have turned a blind eye to red flags


9. The Coravin wine preservation system will profoundly change the way we drink rare and limited production gems


10. The government will finally require all wine labels to reveal caloric and ingredients


11. Wine bloggers will continue to complain about their failure to monetize their sites and earn respect:)


12. Eastern & mid-Atlantic wineries will pick up consumers support based on the strength of 2012 & 2012, &c onsumers seeking new "experiences"


13. More BYO high quality bistros & trattorias will burst on the scene in response to over-priced,excessive mark-ups at other restaurants


14. Expect more mobile food trucks-featuring Korean,Mexican, South American, and Asian fusion offerings


15. Look for Prosecco and Cava sparkling wine sales to erode some of the profit and glamour from Champagne"

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 00:09

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En préparant mon plat de macaroni (sans S pour le sieur Feuilly qui me lit la nuit) hier à midi mon esprit d’escalier a sévi. En effet, de ma cuisine je contemple 2 cours de récréation : la plus proche est celle d’une école maternelle et les bambins sont rentrés ; la plus éloignée est celle de prisonniers de la prison de la Santé qui eux ne sont pas sortis.


Cour de récréation,  prisonnier, ballon prisonnier, jeu du drapeau… le souvenir d’une chronique de décembre 2008 remontait dans ma mémoire et elle collait pile poils à celle que je venais de mettre en ligne : « Patrick Baudouin monte au créneau de l’INAO pour défendre Olivier Cousin et surtout l’esprit de l’AOC »


Je vous la livre, sans  aucune modification…


« Dans la cour de récréation de l’école Sainte-Marie à la Mothe-Achard, lorsque nous jouions au jeu du drapeau, les grands, certains jours, décrétaient le « chacun pour sa peau » ce qui signifiait que nul ne pourrait se planquer dans le cocon du collectif, c’était le un contre un ou pire le tous contre un lorsque soudain l’esprit de meute prévalait.


 

Les plus faibles, les moins astucieux, les j’en foutre, étaient éliminés les premiers. Ensuite venait un temps de flottement, d’observation, où ceux qui s’estimaient les plus aptes à gagner s’observaient, se jaugeaient, certains lançaient des fausses pistes, des contrats se passaient d’un simple regard : tu sacrifies ta peau en échange d’une poignée de marbres (billes d’argile vernissée), petit à petit la meute fondait comme neige au soleil. Lorsqu’elle atteignait le chiffre 5, en basket on dit un 3 contre 2, avec mon copain Dominique le fils du boulanger, qui jouait arrière au foot, un teigneux, lorsque nous avions décidé de les laisser se bouffer entre eux et que nous étions encore dans le lot, nous activions notre plan d’une grande simplicité.


 

Nous filions au petit trot chacun dans l’un des 2 coins. Les 3 restants hésitaient sur la conduite à tenir : le 1 contre 1 mais alors le troisième économisait ses forces ou le 2 contre 1 pour l’un et le 1 contre 1 pour l’autre. À tout coup ils choisissaient la seconde solution car comme c’était chacun pour sa peau à leurs yeux aucune coalition ne s’avérait possible. Je ne dis pas que Dominique et moi nous gagnions à tout coup, ce serait mentir, mais comme j’étais un assez bon basketteur, dans le dernier un contre un, alors que Dominique se sacrifiait, je mettais souvent, avec mon jeu de jambes, mon adversaire plus lourd et moins mobile dans le vent. Ce qui m’a toujours stupéfait c’est que, notre stratégie étant connue, jamais ces abrutis n’ont pensé à élaborer entre eux un pacte pour nous contrer. À deux unis on peut gagner contre trois qui pensent qu’ils vont gagner tout seul.


 

Le collectif a mauvaise presse. L’action collective est moquée. Le chacun pour sa peau prévaut. Et pourtant, depuis ses origines notre système d’appellation d’origine est une forme d’organisation collective, un bien commun géré en commun. Certains vont me trouver fort paradoxal puisque très souvent je mets en avant des vignerons qui s’écartent du sentier commun. J’en conviens. Aujourd’hui, ayant suffisamment donné pour le collectif, c’est à certains d’entre eux que je m’adresse.


 

L’original, certes, est souvent solitaire mais, hormis le besoin que certains éprouvent de se retrouver à quelques-uns, très vite l’action collective se résume à un esprit de tribu. La tribu a ses codes. La tribu est assez fermée ou du moins pas très ouverte. La tribu se positionne souvent en opposition à d’autres tribus jugées soit trop molles, soit pas assez fermes sur les principes, ce qui vous me direz revient au même mais qui dans ces mouvances peut avoir force d’excommunication. Je force volontairement le trait bien sûr mais lorsqu’on souhaite faire progresser ses idées j’ai la faiblesse de croire qu’il faut savoir s’entendre sur l’essentiel pour tenter de convaincre le plus grand nombre. Se draper dans sa vérité est bien plus commode, plus confortable que de se colleter à l’action collective. C’est aussi plus payant, à titre individuel, dans nos sociétés où la communication prime : les médias adorent les postures individuelles.


 

Le collectif c’est ringard, sauf quand ça fait pleurer les foules ou quand ça permet aux individus de se dédouaner par le don à une œuvre caritative qui s’occupe de tout.  Lisez-moi bien, ce n’est de ma part que le constat d’un simple observateur. Ni producteur, ni vendeur, je ne suis qu’un consommateur de vin parmi d’autres dans la grande ville. Je ne jette donc d’anathème sur qui que ce soit. Toute cette diversité, cette inventivité, ce retour aux sources me plaît mais force est de constater que tant d’énergie, d’intelligence sont gaspillées sur les autels de petites chapelles qui font le miel de l’élite, où de la prétendue telle, mais laisse la base dans sa mouise. Ce chacun pour sa peau, cet entre-soi douillet, m’attriste seulement, ça me navre et je l’écris.


 

Que voulez-vous je suis de ceux qui préfèrent le contrat négocié à la loi imposée. La règle générale lorsqu’elle se pique de s’intéresser au détail est carcan alors que le contrat met en forme les avancées des parties, qui bien sûr ne sont jamais en stricte position d’égalité, ajoute ou retranche une pierre à l’édifice commun, tâtonne, s’adapte, c’est la méthode que souhaitait René Renou avec la réécriture des décrets. Certains m’objecteront que c’est se soumettre au diktat d’une majorité pas toujours éclairée.


 

La réponse est souvent oui si la minorité, dite agissante, se situe au-dehors ou si elle refuse toute forme de compromis. Le vilain mot est lâché compromis traduit en langage tribal par compromission.


 

J’adore !


 

Comme si la vie que l’on vit n’était pas une longue suite de compromis. L’intransigeance c’est la guerre, froide ou ouverte. Le divorce érigé en mode de résolution des conflits. Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Alors tout en restant ferme sur ses principes, ceux qu’on s’applique librement à soi-même, je ne vois pas pourquoi il serait « inadmissible » d’admettre que la règle commune soit fondée sur un compromis entre les parties en présence. Dans la sphère publique, tant décriée, ça s’appelle se mettre en position de pouvoir gouverner la collectivité et, comme le disait mon maître, lui aussi vilipendé par les purs et durs, Pierre Mendès-France : gouverner c’est choisir.


 

Allez les amis de mes amis, un petit effort pour faire entendre ensemble votre petite musique en dehors de cénacles choisis… »


 

* Au XVIIIe siècle, teinture de tournesol qu’on ajoutait aux vins peu colorés. Le goût de drapeau était fréquent dans les vins de cabaret.

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 10:02

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Juste avant la Noël, rendant une petite visite impromptue du côté d’Avize à Anselme Selosse en compagnie de mes copines Magalie et Cassandre, celui-ci évoquait avec moi la naissance et la vie mouvementée de Sève link.


Les filles nous ont sans doute pris pour des anciens combattants un peu nostalgiques d’un temps qu’elles n’ont pas connu. Je ne vais pas l’évoquer, ni regretter que le goût immodéré que nous avons pour nous diviser ait laissé le champ libre aux médiocres, mais simplement affirmer qu’ayant toujours été aux côtés, depuis les premières heures de ce qui était alors « vignerons dans nos appellations », le combat continue.


Hasard du calendrier, dimanche j’écrivais à propos d’un énième projet de Crémant « Nous n’avons pas totalement épuisé le modèle AOC.  Usons-le jusqu’à la corde et ensuite nous nous étonnerons qu’il ne permet pas au vignoble français de tirer tous les avantages de son statut de vignoble généraliste. Nous pouvons tout faire à condition de bien le faire. C’est simple, mais la simplicité ne fait pas parti de notre génie national. Reste les espaces de liberté qui permettent de faire des pieds de nez aux chargés d’écriture qui règnent dans les zinzins à financement obligés. »


N’étant ni vigneron, ni partie prenante du monde du vin au sens où mon devenir ne dépend en rien du sien, j’ai toujours soutenu le combat collectif et dénoncé le bal des egos de certains défenseurs autoproclamés des vignerons.

Bref, dans l’affaire d’Olivier Cousin qui a fait l’objet d’une émission hier sur France Inter link  je laisse donc la plume au camarade Patrick Baudouin l’un des animateurs de Sève.


« L'Inao, la Fédération Viticole de l'Anjou, ont tort de poursuivre Olivier, je leur ai dit, c'est refuser de voir les vrais problèmes. La profession n'a pas voulu mettre en application ce qu'elle avait elle-même voté (Comité National de l'Inao 1 et 2 juin 2006) :

 

Le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'Institut National des Appellations d'Origine s'est réuni les 1 et 2 juin sous la présidence de René RENOU.


Dans le cadre de la réécriture des décrets des Appellations d'Origine Contrôlées, le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'INAO s'est prononcé sur une segmentation de l'offre des AOC. Ceci afin de répondre au mieux aux attentes du marché et des consommateurs et ouvrir de nouvelles perspectives à l'ensemble des producteurs....en segmentant leur offre en deux catégories:


- la première répondant à des critères stricts de production relatifs à un lien fort au terroir, une notoriété établie alliés à des facteurs humains et naturels. Il s'agit des vins jouissant actuellement d'une forte valeur ajoutée.


Comme rien de sérieux n'a été fait, les AOC explosent un peu dans tous les sens. Sur les solutions, j'ai un point de vue un peu différent de celui d'Olivier : je ne suis pas pour une « sous-catégorie » de « vins artisanaux ». Pourquoi nous mettre hors AOC, en sous-catégorie ? L'enjeu, ce n'est pas l'artisanat, c'est le lien au terroir. Il y a de petits domaines qui font du tout chimique, du tout chaptalisation. Et en Anjou, plusieurs domaines entre 30 et 50 ha font de forts beaux vins, en bio, avec un bon lien au terroir, un respect de l'environnement et du consommateur. L'enjeu, ce n'est pas un « sous-catégorie », c'est une catégorie « d'excellence » telle que nous étions nombreux à vouloir avec René Renou. Et que nous voulons encore....Nous n'avons pas à sortir de l’AOC, c'est à l’AOC de nous faire une place justifiée... »

 

Ce matin Stéphane Le Foll était sur France-Inter, il a évoqué le débat de sa future loi d’avenir : et pourquoi diable l’esprit de l’AOC n’y est même pas évoqué ? Vous ne trouvez pas cela étrange ? Moi si, mais je ne jetterai pas la pierre au Ministre : ses interlocuteurs du monde de la vigne et du vin sont majoritairement dans le camp de l’AOC pour tous…

 

2014 l'année du rebond des vraies appellations ?


 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:09

En voilà t’y pas une belle enseigne.


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Ce matin, me levant du bon pied, je me suis dit Taulier tu vas plutôt faire de l’Audiard que du Godard avec un D pour causer du petit commerce de Fleur Godart avec un T.


Pour Noël 2012 j’avais déjà sorti mon Audiard « Heureux sont les fêlés car ils laisseront passer la lumière » link 

 

Comme je ne souhaitais pas récidiver j’ai sorti ça de mon panier de Taulier.


« Le détail qui tue ! L'œil de Léon, aussi acéré que celui de Christine Clerc – la reine du potin vachard sur le microcosme politique parisien – l'avait repéré dès l'entrée du plus jeune des longs qui, en dépit d'un costar correct, se payait des écrase-merdes plus André que chez André, bien plates, bien avachies, avec chaussettes négligées incorporées. Sans contestation, les pieds trahissent les poulets. Donc, l'ignorer ! Tout en repliant ses jambes pour reprendre une position plus conforme aux conventions en usage dans le monde, Léon, d'un geste ne souffrant pas la contestation, intimait à Carlotta de bouger ses sublimes fesses afin de porter à ces messieurs de quoi déposer leur postérieur. Elle s'exécutait avec grâce et suggestivité, le drapé, outre ses épaules dénudées, laissait voir sur le flanc gauche son compas immense jusqu'à l'attache de la cuisse. Du haut et du beau, un développé enchanteur, Bourdalou flirtait avec l'implosion, entre pivoine et incarnat, en état d'apnée il ruisselait. »


Comme vous vous en doutez ce n’est pas de l’Audiard mais une des nombreuses chroniques pochtronnes publiées par le Taulier. Mais que voulez-vous, je suis assez fier de ce « Sans contestation, les pieds trahissent les poulets »

 

Foin de digression revenons aux Godart :


-        Le père Étienne « Chez les Godart on est aviculteur, à la ferme des Grands Champs, en Dordogne, de père en fils depuis 1928. C'est sans doute pour cela que Fleur Godart, la fille d'Étienne, n'est pas avicultrice – je plaisante bien sûr – mais éleveuse de vins – je plaisante toujours car elle fait plutôt vendeuse-livreuse-diseuse de belles quilles sur son scooter parisien. Qui c'est cette Fleur ? Tout le monde connaît Fleur dans le Terroir Parisien. Elle n'oublie pas son papa en prospectant les bons bistros, pour parigots tête de veau, afin d'y placer les volailles de Qualité Fermière de la Ferme des Grands Champs. » link 


-        La fille Fleur a même eu, pendant un temps, un panier chez le Taulier link 


Tout ça pour vous dire que maintenant Fleur est installée à son compte : Vins & Chapons.


Du côté vins la Fleur est naturiste, alors tout naturellement elle vend des vins nature tels ceux du Chateau des Bachelards de Lilian et Sophie Bauchet.link 


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Si vous souhaitez vous approvisionner en solides et liquides du côté de chez Fleur Vins & Chapons, faites-moi signe je transmettrai, non pas vos commandes bien sûr, mais vos demandes à Fleur qui fait du scooter.


Sur Face de Bouc Fleur est ICI link

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 07:00

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Pendant qu’à Paris « longueurs et pointes », blouson de cuir, crinière au vent, se la jouait gore en grillant une clope sur les quais avec un SDF, déchainant les lazzis  des réseaux sociaux, je me remettais doucettement de mes ennuis respiratoires. Sur mon écran de smartphone les messages d’Adeline devenaient de plus en plus pressants. Je résistais au nom de la préservation de la santé publique mais sans convaincre. Jasmine et les enfants avaient regagné Paris sitôt le réveillon du  Nouvel An. Mon isolement, loin de me peser, m’apportait une sérénité nouvelle, j’avais de nouveau envie de me bouger le cul. Les proportions prises par l’affaire de la quenelle et surtout le faux-pas des conseillers de Valls sur l’interdiction des spectacles de la grosse enflure me faisaient pressentir que les bons et loyaux services des vieux briscards allaient être sollicités. Face à  ce type de racaille les instruments de droit sont des épouvantails à moineaux inefficaces alors que l’entrisme et la manipulation permettent de retourner la situation et surtout de placer des bombes à retardement dans la mécanique financière du soi-disant humoriste. Comme me le disait un vieux du service, à mon arrivée : « t’as beau te dire de gauche, de brûler des cierges pour les droits de l’Homme, rappelles-toi que ce sont Mollet et Lacoste qui ont ordonné le déclenchement de la bataille d’Alger. Quand tu veux éradiquer la vermine mec, faut taper là où ça fait mal, se plonger les mains dans la merde, ne se priver d’aucun moyen, tout le reste c’est de la littérature pour fiottes… » Bien évidemment dans la note que je venais de pondre et d’expédier au cabinet du Ministre, ce type de références étaient absentes. Le temps des anciens séides de Vichy recyclés à Alger puis à Paris au temps de Marcellin et de sa phobie du complot gauchiste, était loin derrière nous. Seules les techniques restaient d’actualité. C’était d’autant plus vrai que le pognon régnait en maître et que ça restait le moyen le plus efficace pour retourner comme des crêpes les zélateurs de l’enflure. J’attendais la réponse le nez plongé dans un bouquin d’Alain Dugrand, au titre évocateur, « Libération : un moment d’ivresse » L’histoire de la feuille de chou, titre de l’organe de propagande de la Résistance, racheté à Louba la veuve d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie, me replongeait dans le fumet des années 70 et de ses groupuscules gauchistes avant-garde de la reconstruction d’un « communisme véritable ».


J’en étais à la page 89. La porte-fenêtre ouverte donnant sur le balcon laissait entrer de fraîches bouffées et les rideaux se gonflaient comme les voiles d’un galion vénitien se hâtant de regagner le port. Une légère faim me tenaillait. Tout le monde dormait. Il me fallait entreprendre une expédition vers la cuisine. Nu-pieds, en caleçon, dans l’obscurité, je quittai mon refuge. Tout se passa sans encombre. Je revins avec une panière chargée de victuailles et de quelques bouteilles que je déposai sur la table de mon balcon. Je passais un gros pull et un pantalon large puis j’allumai un photophore. Ce pique-nique nocturne m’excitait. Le pain était frais car Matteo venait juste de le cuire. Je rêvassais en mordant dans mes épaisses tartines. Rentrer à Paris, reprendre du service, en découdre, m’enchantait. Le petit matin  jetait sur mes épaules un voile de fraîcheur. Je frissonnais. Un dernier verre et j’allais me réfugier sous la couette. Dormir, un peu. Le lit était encore chaud. Je m’étirais. Je baillais. La vie était belle. Sans prendre ma position en chien de fusil je basculai dans un profond sommeil. Ce qui m’éveilla c’est un léger parfum, son parfum. Ma main tâtonnait. Elle rencontrait une douce chaleur. S’attardait. Glissait. Le temps des retrouvailles était venu. Je décidai de laisser à Adeline la direction des opérations. Ce que je ne regrettai pas. Mattéo nous apporta le petit-déjeuner sans qu’on ne lui ai rien demandé. Le complot avait été bien monté. Fort de mon statut de reclus je demandai à Adeline de me faire la lecture. Ce qu’elle fit de bonne grâce. Elle chaussa de ravissantes lunettes ce qui me fit bander. Je restai pourtant de marbre afin de ne pas dilapider mon avantage.


Avant d’entreprendre la lecture Adeline avait lu la quatrième de couverture et m’avait posé quelques questions. « En quelque sorte tu me fais joindre l’utile à l’agréable mon grand. Nous allons sans doute reprendre du service actif… » Je souriais niaisement en opinant du chef. Mon érection perdurait. Je me calais dans mon oreiller. Adeline se lançait « Se réclamant des thèses de la révolution ininterrompue chère à Léon Trotsky, le gros des étudiants communistes selon les chapelles se répartissaient en multiples sacristains de la Ive Internationale. Ils se divisaient, à grands traits entre posadistes, pablistes, frankistes, bourdiguistes ou lambertistes. Sous pseudonyme – les « faux blazes » –, la piétaille avait l’embarras du choix : Organisation communiste internationale (OCI), ses segments, Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), Comité de liaison des étudiants révolutionnaires (CLER). C’était encore l’énigmatique Lutte Ouvrière (LO), jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), Voie communiste (VO), enfin une foldingue alliance marxiste-révolutionnaire (AMR). Un Who’s Who discret permettait d’identifier sympathisants trot’s et notables recrues. Chez les lambertistes OI, dits « lambertos », on comptait un futur Premier Secrétaire du PS, Lionel Jospin, beaucoup de gens du spectacle, Alain Corneau, Nadine Trintignant, Pierre Arditi  et Bertrand Tavernier. À chaque congrès syndical, un fort détachement OCI renouvelait l’état-major de l’antistalinienne Force Ouvrière, ainsi les bureaucrates et futurs parlementaires socialos Cambadélis, Assouline ou Mélanchon. « Lamberto » alors est une expression dépréciative en usage chez les militants JCR qui deviendra Ligue Communiste révolutionnaire (LCR) après sa dissolution d’État en 1968. »

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