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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 06:00
Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion

Les routiers, les mecs avec de gros camions et leurs calendriers, au temps des nationales, avant qu’on cause pollution, avaient leur émission.

 

Lancée par Max Meynier au début des années 70 sur RTL l’émission « Les routiers sont sympas » et diffusée de 20 H 30 à minuit, connue un très vif succès.

 

L’émission et son animateur vécurent une première en France, un évènement qui aurait pu avoir un dénouement dramatique : leur prise en otages.

 

« À RTL, dans la nuit du 8 au 9 février 1974, un homme parvient à entrer dans le studio de Max Meynier alors qu’il présente en direct son émission "Les routiers sont sympas".

 

Armé d’un 7,65 et d’une grenade, Jacques Robert, un déséquilibré multirécidiviste va retenir en otage l’animateur, sa scripte et le technicien-réalisateur présents dans le studio pendant plus de cinq heures. Il réclamait une demi-heure d'antenne sur les trois chaînes de l'ORTF le lendemain soir, menaçant de faire exploser sa grenade dans le studio si sa demande n'était pas satisfaite.

 

Après de longues négociations entre le preneur d'otage, Max Meynier, le président de la radio Jean Farran et le directeur de l'ORTF Marceau Long, Jacques Robert libère les personnes retenues dans le studio.

 

Il n'en était pas à son premier coup d'éclat puisqu'il avait été arrêté en 1953 pour le meurtre de son père, avant d'être acquitté. Quelques années plus tard, il avait enlevé Fernand Raynaud, mais également menacé de mort et réclamé une rançon à Louis de Funès

 

Les Routiers ont aussi un Guide :

 

« Des bons restaurants pas chers et pour tous. Le Guide des Relais Routiers continue avec détermination la route qu’il trace depuis 1934. Il vous conduira le long des nationales et autres départements de la France profonde, là où l’on mange bien, où l’on boit de bons petits vins régionaux à prix sympa.

 

Grâce à ses adresses de restaurants classées par département, par région, par qualité de réception et, bien entendu, par niveau de restauration avec ses fameux Relais Casserole, vous pourrez faire des haltes régionales gastronomiques. »

 

404 pages en couleurs

 

Tout ça pour vous dire que moi, petit artisan du net, avec ma régularité métronomique, j’ai des lecteurs sympas.

 

Lors du dernier salon des vins nus de Lyon certains sont venus me saluer et nous avons papoté mais ce qui m’a poussé à écrire cette chronique ce sont deux petits évènements survenus ces derniers jours.

 

Le 8 NOVEMBRE 08:49 je reçois sur Face de Bouc un message

 

Cher Monsieur,

 

Bravo et merci de célébrer, Jean Follain, Robert Morel et Héros-Limite, un magnifique éditeur suisse avec qui nous ferons une petite cuvée l'an prochain (lui l'étiquette et nous le vin..). Permettez-moi de vous signaler une autre Célébration parue dans cette merveilleuse collection de Robert Morel, celle de la barrique par le fantastique Pierre Bouju, tonnelier à Jarnac, poète et animateur d'une revue poétique célèbre en son temps : La Tour de Feu.  (Il fit même une apparition chez Pivot à l'occasion de la parution de son autobiographie (Arléa). On peut encore trouver cette Célébration de la Barrique aux Editions du Lérot, j'en ai une pile en réserve et si vous voulez je vous en envoie un exemplaire illico, en guise de remerciement pour le plaisir que me procurent vos textes. Bien respectueusement.

Louis Pérot. L'Ostal

 

Je remercie le lecteur en lui indiquant que j’ai déjà l’opus et que j’ai chroniqué  ICI 

 

« Ah ! Bravo ! Je ne vous lisais pas encore à l'époque... j'y trouve avec plaisir le nom de Fernand Tourret. Je vous adresse quand même l'édition du Lérot qui contient quelques photos prises dans l'atelier dudit Boujut (malheureusement on y voit pas l'affiche célèbre accrochée dans son bureau "Ni Dieu, Ni Maître, mais Simone" (Simone vit toujours, je crois) et j'ajoute quelques flacons pour faire plus ample connaissance. Bien à vous. »

 

Et un colis est arrivé avec ceci. Merci voir ICI 

Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion
Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion
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Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion

Dimanche dernier je suis allé déjeuner chez Amarante où mon amie Maréva assure depuis quelques jours le service en salle.

 

Bien installé j’attendais paisiblement. En face de moi sur la droite une table de 4 : 3 jeunes gens et un monsieur que je vois de dos. Je remarque que le vin est aussi invité à cette table. Et puis, alors que ma fraise de veau arrive sur ma table le monsieur de dos se retourne et son visage s’illumine d’un grand  sourire. Il se lève et vient me saluer. Lecteur assidu, c’est un bordelais (d’adoption je m’en apercevrais plus tard) il est à Paris pour le salon des outsiders de JM Quarin. Nous échangeons brièvement et le monsieur se rassied. Je savoure ma fraise de veau lorsque le monsieur se relève et vient m’offrir une bouteille de son château : Larrivet Haut-Brion Pessac-Léognan 2012.

Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion
Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion
Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion

Confus je remercie chaleureusement mais comme je ne suis pas Jacques Dupont je ne connecte pas le nom du château avec son propriétaire. Pire encore j’omets de regarder la contre-étiquette qui me l’indique. Je suis au-dessous du niveau de la mer mais j’ai l’excuse d’une soirée bien arrosée la veille.

 

Alors, cher Philippe Gervoson sachez que si j’avais pris cette peine mes neurones auraient reconnectés et votre patronyme m’est bien connu puisque dans mes anciennes fonctions j’ai eu l’occasion de rencontrer Frédéric Gervoson pour discuter avec lui de problèmes laitiers normands liés à l’usine flambant neuve d’Auneau en Eure-et-Loir.

 

Mais ceci est de l’histoire ancienne, merci de vos mots gentils, de votre simplicité et je ne manquerai pas de faire goûter votre flacon à mes jeunes amis.

 

« Larrivet Haut-Brion est une chartreuse du XIXe siècle. Réputé à l’époque, le château a longuement décliné jusqu’à son rachat en 1987 par Philippe Gervoson (groupe Andros). Il a d’abord entrepris un travail de fond pour reconstituer la propriété telle qu’elle était du temps de sa splendeur […]

 

Par rachats et replantation, le vignoble est ainsi passé de 17 à plus de 70 hectares, disposés sur deux belles croupes de graves. Le foncier reconstitué, il restait à bien s‘entourer. Au détour d’un dîner, il convainc l’ami de longue date, Bruno Lemoine, de le rejoindre. Il devient la pierre qui manquait au nouvel édifice. Ingénieur agronome, passé par la Chine puis par plusieurs châteaux du Médoc, Bruno Lemoine prend ses fonctions en 2007. Le duo peut compter sur d’autres talents, dont le réputé Michel Rolland, qui prête son palais aux assemblages depuis 1995, et désormais la nouvelle génération, celle des filles de Philippe Gervoson, de plus en plus impliquées dans le domaine. »

 

Lire ICI

 

Et puis, si vous voulez vous gondolez comme une tête de gondole chez Carrouf lisez la prose du sieur Dupont extraite de son Guide des Vins de Bordeaux. Ça pourrait même dérider un chouïa le père Fillon grand amateur de vroum-vroum et que je verrais bien faire le rallye Andros.

 

Je signale au bas-bourguignon qu'il est réconfortant de voir un propriétaire bordelais attablé dans un lieu de très bonne cuisine française avec une carte de vins 100% nature... qui fait honneur au liquide et au solide...

Mes lecteurs sont sympas ! Louis & Charlotte Perot L’Ostal – Philippe Gervoson château Larrivet Haut-Brion
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 06:00
La définition du vin nature existe je l’ai rencontrée dans le livret de leçon  de choses de l’Éducation Nationale

« Le Maître n’a pas à faire de cours ; il doit, en classe et en promenade, faire observer, faire expérimenter. »

 

Telles étaient les Instructions Officielles de l’Éducation Nationale pour Les Leçons de choses destinées aux enfants du Cours Élémentaire.

 

Les auteurs : L. Pastouriaux Inspecteur Général, E. Le Brun  Directeur d’École Normale et S. Blin institutrice précisent que le Maître pourra atteindre ce but « par une application constante de la méthode socratique. »

 

Dans l’étrange bataille que livrent certains faux-nez, comme ce vendeur de trucs et de machins qui, sur le papier glacé d’En Magnum, nous livre ses hautes analyses hautement contestables en ne signant que sous son simple petit nom sans ajouter ce qu’il fait dans la vie,  pour accréditer que laisser-faire la nature ce serait  mission impossible.

 

Et si le retour à l’observation messieurs les Diafoirus modernes était un concept moderne porteur d’avenir ?

 

Vos trucs et vos machins, vos poudres de perlin-pinpin dites-nous à quoi ça sert pour faire du vin ? Pourquoi, cette absence d’informations, d’explications, ce volonté de ne pas révéler ce qui se cache dans la boîte noire ?

 

Votre seule réponse c’est que ces produits sont autorisés et ne nuisent pas à la santé. Encore heureux mais ça ne répond pas à mon interrogation : pourquoi ça ici, pourquoi ça là ?

 

Votre silence me paraît étrange et mal venu, le dossier de la fabrication d’un vin devrait être à tout moment consultable par tout consommateur désireux de s’informer sur le produit qu’il va acheter et consommer.

 

C’est simple comme la consultation d’un « dossier médical »l sur Internet !

 

Le vin ne pourra pas éternellement être une exception sinon il risque fort, un jour ou l’autre, d’être amené au banc des accusés pour de mauvaises ou de bonnes raisons.

 

Revenons à la définition :

 

« Le raisin  est le fruit de la vigne. C’est un aliment sain et délicieux. Son jus sucré se change naturellement en vin. »

 

 

 

La définition du vin nature existe je l’ai rencontrée dans le livret de leçon  de choses de l’Éducation Nationale
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 06:00
Si t’as pas goûté plus souvent que tu ne l’as voulu du Château Latour, pauillac 1961c’est que t’as raté ta vie…

Je savoure avec une délectation gourmande la prose d'un heureux élu, au sens biblique du mot, que dis-je du maître, extrême pointe de la crème des goûteurs de nectars rares, lorsqu’elle dresse le palmarès des dix chefs d’œuvre éternels du dieu cabernet-sauvignon.

 

Découvrir ce palmarès un peu plus bas !

 

C’est beau comme l’antique, sauf que cet exercice d’une vanité rare, si l’on prend la peine de lire le commentaire sous chaque nectar choisi, est d’abord un monument érigé à la gloire de celui qui le pratique. 

 

Bienheureux les privilégiés qui sont invités aux saintes tables !

 

Je m’explique : dans le domaine des arts, jusqu’au 7e, les chefs d’œuvre éternels marquent notre histoire, intemporels, permanents, visibles de tous, et s’il est possible d’en dresser un palmarès, exercice bien sûr purement subjectif, l’accès à ces pièces uniques est libre : n’importe qui peut vérifier du bien-fondé ou non du choix de l’autorité classifiante.

 

Dernier en date de ce genre d’exercice, d’accès facile pour le plus grand nombre, Les 100 meilleurs films de l'histoire selon Télérama.

 

Lire ICI 

 

Explications des ex de la Bonne Presse de mon enfance :

 

« Un top 100 qui, pour les journalistes votants, a viré au casse-tête, comme Pierre Murat vous le raconte ici. Quand on adore un réalisateur, on voudrait citer tous ses films. C’était évidemment impossible – mais alors, lequel choisir ? Pour que la liste soit la plus pertinente possible, il ne fallait pas se limiter aux films hollywoodiens et français – vous verrez que l’Italie, le Japon, et la Russie autres grandes terres de cinéma, mais aussi la Turquie ou Hong-Kong sont également représentés. Nous devions aussi couvrir le plus possible les cent vingt ans de création du 7e art : impossible d’établir un top 100 sans au moins un classique du muet, ni un film réalisé au cours des cinq dernières années. Il ne fallait pas négliger les documentaires, ni le cinéma d’animation. Et ne pas oublier que cinéaste s’écrit aussi au féminin. Un casse-tête, on vous dit ! »

 

Contestable, critiquable, mais c’est une œuvre collective, reflétant, dans la limite du microcosme de Télérama, la diversité d’une ligne éditoriale. À chaque cinéphile de le contester, de l’approuver, de le rectifier.

 

1 – Sueurs froides  réalisé par Alfred Hitchcock (1958)

 

« Le chignon de Kim Novak s'enroule en une spirale hypnotique. James Stewart le traque dans les rues de San Francisco. Bouleversant film d'amour, authentique chef-d'œuvre. »

 

Un vin, aussi grand fut-il, n’est pas une pièce unique, même le classificateur concède, pour l’un d’eux, le premier  « je peux affirmer qu’il varie hélas trop de bouteille à bouteille », il est même amené à disparaître physiquement, et pour y accéder, faute d’être un invité privilégié, il faut disposer de moyens confortables.

 

Un vin peut être considéré comme une œuvre au sens de la main de l’artisan et je ne conteste pas qu’il puisse exister des chefs d’œuvre même si je me sens bien incapable de les identifier par moi-même.

 

Dans le cas présent, et ce n’est pas un reproche, le palmarès est l’œuvre d’un seul homme qui, c’est incontestable, a pu tout au long de sa vie de goûteur professionnel se constituer l’une des plus belles bibliothèques de la mémoire de ce cépage : le cabernet-sauvignon.

 

Il est donc possible de considérer que ce palmarès est, d’une certaine manière, un legs aux jeunes générations, sauf que celles-ci doivent le prendre pour argent comptant.

 

Alors me dis-je pourquoi cette érection de chefs d’œuvres quasiment inaccessibles ?

 

Quel est le but poursuivi par l’auteur ?

 

Faire rêver me rétorquera-t-on !

 

Rêver à l’inaccessible étoile je veux bien mais je ne vois pas en quoi l’exaltation de ces monuments contribue à l’éducation des générations futures et participe à l’extension du domaine du vin.

 

Dans un temps où l’élitisme est brocardé, parce que certaines élites ont largement prêté le flanc, la presse du vin, ou du moins ce qu’il en reste, ne trouve rien de mieux à faire que de nous mettre sous le nez des vins inaccessibles ou presque.

 

Moi ça ne me fait pas rêver même si j’en ai bu beaucoup lors de mon parcours professionnel.

 

De grâce parlez-nous du monde des vivants et non que de mausolées abritant sans doute des Géants !

 

Entendez-moi bien, lisez-moi bien, qu’un grand érudit du Vin qui, sur le long chemin lui ayant permis, lui ayant donné l’extrême privilège, de se constituer une imposante bibliothèque de « grands vins », à l’image de Georges Pompidou en 1961, pour la Poésie française, nous écrive une Anthologie des « chefs d’œuvre » du vin du Monde Entier.

 

Je suis pour, dit sans aucune ironie...

 

Ce florilège de morceaux choisis, relié plein cuir, je plaisante bien sûr, pourrait ainsi trôner dans les bibliothèques des grands comme des jeunes amateurs alors que ses 10 chefs d’œuvre du Cabernet-Sauvignon, reçus via la Toile, s’envoleront aussi vite que les aigrettes de la Fleur du Pissenlit sans féconder le terreau des jeunes œnophiles.

 

Château Latour, pauillac 1961

 

« Ce millésime est une légende à Latour ou ailleurs en Médoc, car une toute petite récolte due à un terrible gel tardif a concentré les raisins comme jamais depuis. Mais, pour l’avoir goûté plus souvent que je ne l’aurais voulu (pour conserver une mémoire de l’exceptionnel), je peux affirmer qu’il varie hélas trop de bouteille à bouteille et que ce n’est pas au château qu’il s’est montré le plus mémorable. Sans doute mis en bouteilles par petits lots de barrique, il m’est vraiment apparu incomparable en Médoc, dans un lot ayant appartenu à un ancien directeur du château, avec une intensité de constitution, une noblesse et une pureté aromatique qui défient tout commentaire. Il y a, en plus des arômes truffés, cassissés et épicés classiques des très grands vieux cabernets, une sorte de minéralité ferreuse (je n’ai pas d’autres mots pour la qualifier) qui lui donne une tension comme aucune autre dans ma mémoire de dégustateur. Il semble bâti pour l’éternité. »

 

La suite ICI

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 08:00
CHAP.17 extrait sec, « courage Fillon ! »

Les boussoles s’affolent, dans la dernière ligne droite les sondeurs cassent la certitude du duo annoncé, au secours Fillon revient !

 

« Depuis quelques semaines, la géographie électorale est en train d'accoucher d'un nouvel ensemble : la droite Fillon. On croyait les choses définitivement figées idéologiquement entre deux représentations de la société et du monde, a priori inconciliables, qui ont pour incarnation Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Deux droites françaises, aux forces plus ou moins égales. Ouverte et multiculturelle ; identitariste et autoritaire. Sur l'économie, elles peuvent s'entendre, mais là n'est pas, pour elles, l'essentiel. Elles sont d'abord des attitudes à avoir, des discours à tenir face à la mondialisation et ses corollaires. À Juppé, nous dit-on, les électeurs urbains, centristes de gauche et de droite, les chiraquiens et, plus largement, ceux qui ont foi dans l'Europe et la diversité. À Sarkozy, la droite soucieuse des racines chrétiennes de la France, quelques électeurs frontistes, des ruraux et, bien entendu, la fan base, c'est-à-dire les sarkozystes purs et durs, revanchards ou anti-Juppé. Or, désormais, les plaques bougent et on voit poindre lentement mais sûrement une droite qu'on pourrait qualifier de souverainiste-libérale, une nouvelle droite, en somme. »

 

Fillon fils de Seguin ?

 

Lire ICI 

 

« Pour les partisans de François Fillon, le doute n’est plus permis : leur champion sera qualifié pour le second tour de la primaire de la droite et, quel que soit son adversaire, sera son candidat à l’élection présidentielle. Pour son dernier meeting de campagne, vendredi 18 novembre au Palais des Congrès de Paris, les 4 000 supporteurs présents dans le grand amphithéâtre étaient littéralement galvanisés.

 

Et lui-même, sans se départir de son indéfectible retenue, a laissé percer comme un sentiment de jouissance, donnant à son discours un souffle, presque une exaltation, inhabituel. « Il nous a surpris, reconnaissait à la sortie l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer. Ce n’est pas le plus lion que l’on connaisse mais, là, on sent qu’il est habité, transcendé. »

 

Nous verrons bien ce soir, si c’est le meilleur d’entre nous ou le fils de  Seguin qui boute Sarko hors du jeu ? N’était-ce pas là l’objectif premier de l’opération Chartrons. Rappelons tout de même que les résultats des derniers sondages se situent dans la marge d’erreur et tout va dépendre pour Juppé de la mobilisation de son flanc gauche qui irrite tant les partisans de Sarko.

 

Ma semaine fut quasi-monacale. J’ai remis la main sur l’un des plus grands romans américains, publié en 1977, A place to come to, Un endroit où aller dans sa version française publiée en 1991 par Actes Sud. Son auteur, Robert Penn Warren, l’avait écrit alors qu’il avait plus de 70 ans. Je l’avais acheté, je l’avoue humblement, pour la portrait peint par Hopper qui ornait la couverture de la version Babel, lu avec passion lors de sa parution française, et dans ma thurne je l’ai relu avec une gourmandise extrême. L’histoire est superbe, imprégnée de la propre vie de l’auteur : l’amour, l’aventure et bien sûr le Sud !

 

Je retrouvais la main invisible qui m’avait conduit là où je voulais aller depuis qu’Émilie était entrée dans ma vie.

 

« Je ne veux pas ici parler simplement d’attirance sexuelle. Je ne veux pas parler de l’automatisme rigide d’une habitude sexuelle bien établie. Je ne peux faire allusion à ce qu’on appelle « tomber amoureux ». Vous connaissez ces choses comme la plupart des gens. Ces choses existent dans le contexte de la vie et du monde tel que nous le connaissons. Ce dont je veux parler n’a aucun contexte, ça existe en soi ; c’est en soi un univers que cet élan qui se satisfait de lui-même »

 

« Vous êtes-vous jamais trop éloigné de la rive quand la houle est très forte après une tempête, et que la grande vague déferlante arrive sur vous avec fracas, vous dominant des tonnes de sa masse de marbre gris-vert, glacée et cependant en fusion, qui glisse vers vous car c’est bien de cela qu’elle a l’air avec sa frange emplumée d’écume qui fouette le bleu étincelant du ciel ? La masse se dresse et vacille sur le ciel juste au-dessus de vous. Vous savez que, si elle vous atteint dans sa chute, elle vous brisera les reins.

 

Mais plongez dessous. Percez-la. Entrez dans ses profondeurs. Insinuez-vous au plus intime de ses ténèbres frémissantes. C’est votre seul espoir. Alors vous entendez le fracas de la masse mortelle qui s’effondre derrière vous. Non, pas un bruit exactement ; une sorte d’exaspération des nerfs suivie par un silence, et dans ce silence vous entendez, littéralement maintenant, le grincement creux, susurrant, des galets écrasés au-dessous de vous dans la profonde aspiration de l’eau. »

 

Ce dont je parle ressemble à cela. Si vous y êtes passé, vous comprendrez. Sinon, vous avez sans doute eu de la chance… »

 

Trois années sont passées, j’ai fait du sur place, comme tétanisé, en attente, tel Jed Tewksbury, d’un lieu où aller, face à la très belle Rozelle Hardcastle, toi, le temps s’est suspendu, incomparable, et la plus belle, la seule, chance de ma vie ne pourra trouver trace que dans mes écrits.

 

Tu seras donc Rozelle!

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 06:00
Pouvez-vous imaginer une seule seconde que De Gaulle ou Mitterrand se présentassent à une Primaire ?

Notre Constitution, la 5ième de notre République, donne au pouvoir exécutif à deux têtes tous les instruments pour transformer sa majorité parlementaire en godillots et, comme le disent doctement les commentateurs, l’élection au suffrage universel du Président de la République au suffrage universel, depuis 1975, donne à celui-ci une légitimité supérieure à l’agglomérat de députés élus au scrutin d’arrondissement à 2 tours.  

 

Tout ce dispositif, concocté sous la houlette de Michel Debré, avait pour objectif de mettre fi à la « dictature des partis »

 

Lors d’une conférence radio-télévisée du 13 juin 1958 de Gaulle déclarait en effet :

 

« Depuis douze ans, le régime des partis, flottant sur un peuple profondément divisé, au milieu d’un univers terriblement dangereux, se montrait hors d’état d’assurer la conduite des affaires, non point par incapacité ni par indignité des hommes. Ceux qui ont participé au pouvoir sous la IVe République étaient des gens de valeur, d’honnêteté, de patriotisme. Mais, ne représentant jamais autre chose que des factions, ces gouvernements ne se confondaient pas avec l’intérêt général […] »

 

Après de Gaulle il y eu Pompidou qui s’imposa aux barons du gaullisme, puis Giscard avec la complicité de Chirac écrasa ce pauvre Chaban. La machine de guerre mis en place en 76 par le grand Jacques : le RPR n’était rien d’autre qu’un instrument de conquête du pouvoir et non un parti de gouvernement. Avant d’accéder à la fonction suprême, le nouveau maire de Paris dû s’y reprendre à 3 fois barré par le Florentin qu’il aida à faire élire en 1981. Celui-ci inventa la cohabitation en 1988, laissant la bulle Balladur gonfler avant de tirer les marrons du feu avec la France unie.

 

Premier accroc à l’œuvre du grand Charles.

 

Le Chirac enfin élu eut la bonne idée de dissoudre, en 1997, une assemblée qu’il  ne trouvait pas à sa main pour se retrouver en tête-à-tête avec le souriant Jospin. Nouvelle cohabitation qui allait déboucher sur 2002 : un second tour droite/extrême-droite accouchant d’une écrasante majorité de façade et de l’UMP. Jospin avait été désigné après une primaire interne face à Emmanuelli.

 

2007 Sarkozy s’imposait à l’UMP en dépit de l’aversion du grand Jacques et se débarrassait de Ségolène qui avait pris de vitesse les éléphants du PS : rappelez-vous  elle fut désignée à une très large majorité dès le premier tour de scrutin (60,6 % des s.e. contre 20,8 % à Dominique Strauss-Kahn et 18,6 à Laurent Fabius), marqué par une forte mobilisation des adhérents (le taux de participation s’élève à 82 %), alors qu’un an plus tôt, sa candidature paraissait encore incongrue.

 

Les partis avaient repris la main.

 

2012, le sortant y allait sans passer par la case primaire alors venant du diable vauvert Hollande s’imposait face à Martine Aubry au 2d tour de la première primaire ouverte.  Six candidats, François Hollande, Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet se présentent et arrivent dans cet ordre au premier tour du scrutin. Au second tour, François Hollande l'emporte face à Martine Aubry. Avec près de 2,7 millions de participants au premier tour et 2,9 millions au second, cette primaire est considérée comme un succès par la plupart des éditorialistes.

 

Nous voici aujourd’hui avec une nouvelle primaire ouverte celle de la Droite et du Centre avec 7 candidats : Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy.

 

De Gaulle à Colombey doit se retourner dans son caveau.

 

À gauche c’est largement encore la bouteille à l’encre mais arrêtons-là ces considérations et faisons un bilan :

 

  • 2 présidents de la République en compétition, l’ex c’est sûr, le sortant c’est probable.

 

  • 3 premiers Ministres en lice : deux ex Juppé et Fillon et peut-être le titulaire actuel Manuel Valls.

 

La coupe est pleine, elle déborde, les partis qui donneront les investitures aux législatives ne sont plus que des coquilles vides et le recours au peuple provoque des turbulences : et si ces fichus électeurs en profitaient pour faire le tri en transgressant les frontières partisanes classiques.

 

Ça sent le sapin tout ça !

 

Attendons ce soir en feuilletant le Journal pour Anne de François Mitterrand

 

Un François Mitterrand qui pourfendait dans le Coup d’État Permanent le nouveau régime gaullien pour mieux se glisser dans la peau d’un président-souverain.

Pouvez-vous imaginer une seule seconde que De Gaulle ou Mitterrand se présentassent à une Primaire ?
Pouvez-vous imaginer une seule seconde que De Gaulle ou Mitterrand se présentassent à une Primaire ?
Pouvez-vous imaginer une seule seconde que De Gaulle ou Mitterrand se présentassent à une Primaire ?
Pouvez-vous imaginer une seule seconde que De Gaulle ou Mitterrand se présentassent à une Primaire ?
Pouvez-vous imaginer une seule seconde que De Gaulle ou Mitterrand se présentassent à une Primaire ?
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 06:00
La parabole de la table de tri …

1ière épître de Saint Jacques le Majeur retrouvée dans une amphore dans une grotte de Saint-Émilion…

 

« En ce temps-là, le dénommé Jésus, fils d’un charpentier-tonnelier, accompagné de ses 12 apôtres, Judas compris, venait tout juste de boucler son miracle des Noces de Cana  et profitant du buzz  il se mit à haranguer la foule de ses amis de Face de Bouc :

 

« En vérité je vous le dis, après avoir potassé Émile Peynaud et consulté Michel  Rolland, lorsque le vin est tiré il faut le boire. La vérité est au fond des verres mes amis, mes frères n’oubliez jamais qu’avant le vin il y a le raisin qu’il vaut mieux vendanger mûr et sain.

 

Alors, je vous le dit, sans relâche trions !

 

Écartons les grains pourris avant qu’ils ne gâtent notre divin nectar !

 

Oui, mes amis, mon père, Dieu le père, grand amateur de GCC, m’a enseigné que dans la Gaule moderne, celle de vos ancêtres les Gaulois, blonds et ripailleurs, un Général, grand par la taille, nommé de Gaulle, revenu d’un lieu où il y avait 2 églises, proclama dans une drôle de lucarne : « Pour faire marcher droit les Gaulois j’ai décidé de mettre sous le boisseau à la fois ceux que je dénomme mes godillots et ceux qui vous promettent le paradis sur terre.

 

Ce furent les Tables de notre LOI !

 

Mais le temps passant, comme souvent dans la vie des hommes, ses héritiers dilapidèrent son héritage jusqu’à en arriver à se bouffer le nez sur des plateaux de télé pour récupérer le fromage de Hollande.

 

C’était la chienlit. Une chatte n’y retrouvait même plus ses petits. C’était patin couffin. Le peuple y perdait ce qui lui restait de latin de cuisine, même si les grands oracles modernes sondaient sans cesse leurs cœurs et leurs âmes.

 

Et puis, un matin, venue de terres lointaines au-delà des mers, une nouvelle jeta plus encore le trouble, un grand Diable rouquin, déjouant tous les oracles, venait d’être porté sur le pavois par le peuple.

 

Les oracles françois désarçonnés se mirent, pour défendre leur petit commerce, à proclamer :

 

« Y aurait-il des Judas qui masqueraient leurs intention de votes pour porter en loucedé sur le pavois celui qu’on n’attendait plus ? »

 

Mais en vérité je vous le dit puisque les maîtres du jeu ont grandes ouvertes les portes, ne vous demandant que 2 deniers et de signer sans vous renier un morceau de papier, pour accéder à la grande table de tri, je vous en conjure allez-y !

 

C’est le moment ou jamais de trier le bon grain de l’ivraie.

 

Oui, en vérité je vous le dis, allez donc dimanche passer quelques minutes à la table de tri de votre quartier ça vous évitera de vous retrouver à choisir entre une petite peste et un gros choléra. 

 

Bienheureux ceux qui prennent une table de tri pour ce qu’elle est : un lieu où l’on trie, rien ne les empêchera à l’heure du grand choix de proclamer « bon choix madame, bon choix monsieur… », désolé mes amis je n’ai pu m’en empêcher, et de déposer l’élu de leur cœur ou de leur raison dans le récipient prévu à cet effet. »

 

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite…

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 06:00
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte

Beau !

 

Ce petit livre est beau.

 

Trop beau comme le disent les petites louves et les petits loups d’aujourd’hui.

 

Son auteur Alesia Serafini est née à Ferrare.

 

Ferrare c’est pour moi « Le Jardin des Finzi-Contini » de Giorgio Bassani romancier et poète italien né le 4 mars 1916 à Bologne, et mort le 13 avril 2000 à Rome, adapté au cinéma par Vittorio De Sica.

 

Lire ICI 

 

Ce beau petit livre je  l’ai savouré d’abord avec les yeux.

 

Puis je l’ai lu. 

 

J’ai noté :

 

« On apprenait à cuisiner en regardant, en écoutant et ensuite, en répétant. »

 

Les chutes des rubans dorés de Lucrèce : les maltagliati « mal coupés »

 

« On peut bien manger avec peu et préparer soi-même, comme par le passé »

 

Mon credo.

 

Choisir ses ingrédients, ne rien jeter, jongler avec les restes, la fortune du pot comme on le disait chez moi.

 

Moi aussi je mets la main à la pâte mais pour d’autres pâtes que les belles pâtes italiennes… Elles je vais les manger chez Giovanni Passerini.

 

Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte

À Paris le meilleur de l’Italie nous envahi, même qu’à Table Bruno Verjus m’a présenté des gnocchi d’anthologie à la truffe blanche d’Alba !

Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte

Chez moi je me contente de faire des gammes italiennes avec les pâtes sèches achetées chez Alessandra Pierini.  

Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte

Mais jamais je ne me suis risqué à m’attaquer au millefeuille préféré des romains, laganum, qui dans la tradition d’Émilie-Romagne « les couches de pâte verte préparées avec des épinards alternent avec le ragù, la béchamel et le parmesan »

 

Pourquoi ?

 

Parce que ce plat demande une longue préparation et que j’aurais trop peur de faire une forme de gloubiboulga.

 

Je vais peut-être me risquer au mariage de la pâte et du haricot. En effet je suis né dans un pays de fayot, le lingot et le coco, et je me vois bien utiliser les fameux « mal coupés », les maltagliati avec le bouillon des fagioli.

 

Voilà, vous savez ce qui vous reste à faire : allez ICI

 

 

Pour les vins qui vont avec j’irai piocher dans la cave d’Alessandra chez RAP.

 

Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
Un livre à savourer d’abord avec les yeux  avant de mettre la main à la pâte
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 06:00
Être « un jaune » qui boit un vin sous voile est-ce de nos jours politiquement correct ?

Dans notre beau pays réputé pour cultiver une forme de syndicalisme révolutionnaire, « un jaune » c’est un non-gréviste, donc un « traître » à la cause de la classe ouvrière.

 

Pour plus de détail je suis allé sur le site d’un bastion du syndicalisme à l’ancienne : le web du rail.

 

Le « syndicalisme jaune » (connu également sous les noms de : Mouvement jaune, Syndicats jaunes, les Jaunes ou « Droite prolétarienne », selon l'expression de Zeev Sternhell) est un mouvement syndicaliste français, mais connu sous cette dénomination dans d'autres pays, comme les pays francophones, mais aussi anglophones (yellow unions). Cette forme de syndicalisme (constitué en opposition aux syndicats « rouges », c'est-à-dire socialistes ou communistes) refuse certains modes d'action comme la grève et l'affrontement contre le patronat. Ce terme vient du mouvement créé par Pierre Biétry le 1er avril 1902, la « Fédération nationale des Jaunes de France ». Pour les grévistes, les jaunes étaient les non-grévistes. Ce qualificatif s'est généralisé et a pris un sens péjoratif, désignant les « traîtres ».

 

La suite ICI

 

Michel Pastoureau, grand spécialiste des couleurs présente le tableau suivant de la signification de la couleur jaune dans la culture occidentale.

 

  1. Couleur de la lumière et de la chaleur :

 

  • La plus lumineuse des couleurs ; on peint de jaune ce qui doit bien se voir les balles de tennis ;

 

  • Les enfants sur leurs dessins font toujours la lumière de couleur jaune : portes ou fenêtres éclairées.

 

  • Couleur du soleil, des vacances…

 

  1. Couleur de la prospérité et de la richesse :

 

  • Autrefois les épis de blé symbole de la richesse ;

 

  • L’or, les trésors, les pièces de monnaie ;

 

  • Couleur des riches et des puissants : couleur de l’empereur de Chine ;

 

  • Maillot jaune du premier du Tour de France.

 

  1. Couleur de la joie et de l’énergie

 

  • Goût des enfants pour la couleur jaune ;

 

  • Médicaments toniques de couleur jaune ou orangé.

 

  1. Couleur de la maladie ou de la folie :

 

  • Couleur de la bile, du mal au cœur, de l’acidité : jaune-vert ;

 

  • Couleur du soufre : mauvaise réputation (sic)

 

  • Couleur de la folie associée au vert depuis le XIIIe siècle ;

 

  • Couleur de l’extravagance et du déguisement.

 

  1. Couleur du mensonge et de la trahison :

 

  • Couleur de Judas et de la Synagogue Moyen Âge ;

 

  • Couleur imposé aux Juifs étoile jaune et aux exclus et aux réprouvés ;

 

  • Couleur des traîtres, des chevaliers félons, des faux-monnayeurs : on peint leur maison en jaune au XIVe siècle.

 

  1. Couleur du déclin, de la mélancolie, de l’automne :

 

  • Tout ce qui est «jauni »

 

Le jaune c’est aussi dans le plus grand désordre :

 

-           La couleur  du Ricard : le petit jaune

 

-           La couleur du maillot des Canaris du FC Nantes…

 

-           La couleur du bouton d’or

 

-           La couleur de l’or

 

-           La couleur du tournesol de Van Gogh

 

-           La couleur du citron

 

-           La couleur du beurre

 

-           La couleur du curry

 

-           La couleur de Renault et de la Poste

 

-           La poubelle jaune

 

-           Le jaune d’œuf

 

-           2 maladies : la jaunisse et la fièvre jaune

 

-           La couleur des ajoncs, des jonquilles et du mimosa

 

-           La couleur des bananes mures.

 

-           L’ocre jaune

 

-           La Chartreuse jaune

 

-           La marque jaune de Blake et Mortimer

 

-           La croisière jaune

 

-           Le carton du même nom

 

-           La couleur du sous-marin des Beatles : Yellow Submarine

 

Et puis c’est aussi un drôle de vin qui est élevé sous un voile dans le Jura : le vin jaune.

 

Et, comme de bien entendu, le sieur Olif natif de Pontarlier, s’est fendu d’un opus sur ce fameux vin jaune.

 

Comme je suis un ramier et que ma bourse contribue grandement au maintien de nos libraires dans nos quartiers je pourrais me contenter de vous renvoyer  au sieur Jacky Durand qui a déjà encensé l’œuvre le 26 octobre de cette année.

 

VIN JAUNE : IL JOUE DU CLAVELIN DEBOUT

 

 

« Gros plan sur le fleuron du vignoble jurassien et sa bouteille singulière à l'occasion de la sortie d'un opuscule signé par un «terroiriste hédoniste naturiste jurassique».

 

C’est un morceau de bravoure : « Résumé des épisodes précédents : on aime le vin jaune, que dis-je, on en raffole, on en est raide dingue, marteau, épris, on l’a dans la peau. Alors pour un flirt avec lui, on s’est offert le nouveau livret couleur d’or que viennent de lui consacrer les éditions de l’Epure (1). Et en découpant les pages avec notre Opinel, on est vert de jalousie contre son auteur Olivier Grosjean, le créateur-ciseleur de ce bijou dédié au pinuche qu’est leblogdolif (2). C’est vrai quoi, voilà un gonze élevé au vin d’Arbois et à la cancoillote qui soigne autant les corps que les âmes puisqu’il est tout à la fois médecin et «terroiriste hédoniste naturiste jurassique»

 

Je pourrais en rester là mais comme je suis un bon garçon sous mes grands airs et que je n’y connais rien je me  suis pointé sur mon fidèle destrier au 25, rue de la Sablière pour acquérir l’opus jaune.

 

La Sablière, il ne fait pourtant pas un temps de légionnaire qui aime tant le sable chaud. Je fais mes emplettes.

 

Première remarque le jaune d’or de l’opus me rappelle une belle amie qui parsemait ses pommettes, et parfois sa gorge, de paillettes d’or. Ça me ravi !

 

- Savagnin ?

 

- Non ça va pas !

 

Désolé mais je suis en pleine période de fausses citations.

 

Revenons à la raison :

 

  • Durée de la gestation sous voile en fût sans ouillage a minima 6 ans 3 mois. Bien mieux que l’éléphant.

 

  • Le clavelin 62 cl (mon correcteur affiche clavecin)

 

  • L’éthanal et le sotolon : consulter le vieux blog d’Olif.

 

  • 1 seule AOP jurassienne exclusivement dédié au divin jaune (ne pas confondre avec le petit jaune) mais il peut être produit sur l’ensemble de l’aire Jura.

 

Grande question qui me dépasse : vin populaire ou vin d’initié ?  

 

En revanche pour les compagnons de route du grand blond sans chaussure noire le camarade Olivier balance entre le chic : morilles, foie gras, homard et le populaire : comté, grenouilles rousses, cancoillotte avec un zeste d’exotisme thaï.

 

Mais, ce cher vieux blogueur qu’est Olif connaît mon goût immodéré pour une forme de snobisme parisien et il termine son opus sur le vin jaune avec rien.

 

Moi ça me va bien mais cher Jurassien pourquoi restreindre le champ d’application de la buvaison du vin jaune en terrasse « au bord d’un lac jurassien » ?

 

Ma terrasse au  9e étage sent-elle le gaz ?

 

Les hauts de Ménilmontant au Lapin Blanc sont-ils zone interdite ?

 

Ok Olivier je suis raccord : buvons le vin jaune seul mais pas tout seul !

 

Avec Houellebecq je suis partisan de l’extension du domaine du vin jaune !

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 06:00
L’arrivée du  beaujolais nouveau le troisième jeudi de novembre est-il encore une fête populaire ?

La réponse est non, parole de vieux con !

 

Je vais vous épargner d’égrener les souvenirs des grands anciens : Fallet, Carmet, Brassens and Co…

L’arrivée du  beaujolais nouveau le troisième jeudi de novembre est-il encore une fête populaire ?

Regretter tout de même un chouïa les grosses fiestas dans les cafés enfumés avec petit tonneau et parigots. Nous refaisions le monde et on ne peut pas dire que ce soit une grande réussite.

 

Je pourrais vanner la GD qui, après l’avoir surexploité, bousillé, le vend aujourd’hui presqu’avec des pincettes.

 

Me lamenter  de ne plus pouvoir charrier Borloo car il est retiré des autos ?

L’arrivée du  beaujolais nouveau le troisième jeudi de novembre est-il encore une fête populaire ?

Pleurer la disparition des dégustations du sieur Dupont dans les anciens locaux de la rédaction du Point, à Montparnasse…

 

M’exhiber nu comme en 2012. Oui, oui, vous pouvez aller voir ICI  

 

Acheter quelques arpents de vigne en Beaujolais pour me lancer dans le naturisme pour faire de la concurrence aux Perraud et à Lilian Bauchet avant de fomenter la Révolution chère à Nossiter.

 

Non, je vais me contenter de pondre une chronique de vieux con qui aimerait faire à nouveau la fête.

 

Résumons la situation :

 

Ivre de son succès international le Nouveau Bojolo s’est cassé durement la gueule et la fête populaire avec lui. Nous ne buvions pas que du bon mais c’était joyeux, bon enfant, sans façon.

 

Je ne dis pas que c’est complètement cuit, il y a encore quelques îlots de résistance dans certains bars à vins ou chez certains cavistes, et bien sûr au chemin des Vignes à Issy-les-Moulineaux chez le camarade résistant Yves Legrand, mais ailleurs ça sent la tribu, le cercle d’initiés, place aux dégustateurs qui, pour une fois, ne nous feront pas chier à nous demander, avec l’air supérieur : « tu reconnais le cépage ?» puisque le Bojolo c’est que du Gamay.

 

Y’a maintenant une forme de course à l’échalote : faut se taper un max de dégustations dans le tout Paris du wine qui compte, pour pouvoir briller en société. « T’as pas dégusté le sitôt bu sitôt pissé de Bérurier c’est du super glou… une tuerie… je te dis pas… t’es vraiment à la ramasse avec ton Bojolo Lisse moi les roustons des frères Couston… Et ne me dis pas que le gaz part de Yamatochi Yamamoto ramassé en tongs est à tomber, je le trouve surfait, trop glouton...»

 

Ça me gonfle un peu vu que, même bien fait, naturliche, le Bojolo Nouvo reste tout de même un vin fait vite fait bien fait sur le gaz pour désoiffer les gosiers pas pour faire une Master Class animé par Butane&Degaz ou consorts.

 

Faut se lâcher camarades !

 

Enlevez les cale-pieds !

 

Desserrez les freins !

 

Buvez !

 

Murgez-vous gentiment entre camarades car, par les temps qui courent, si maussades, si déprimants, ça ne peut que vous faire du bien au cœur et à l’âme.

 

Je ne vous demande même pas de chanter mais seulement de vous laisser-aller à faire la fête.

 

Ne me prenez pas pour un rabat-joie que je ne suis pas, je ne demande qu’à être contredit en ce mercredi.

 

Soyez sans crainte, j’irai sur le terrain, comme disent les politiques qui n’y mettent jamais les pieds, sauf le temps d’une élection dans des visites guidées, voir ce mercredi de Bojolo Nouvo est un jour de fête.

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 06:00
Magnifique andouillette à la fraise de veau ! – à Le Baratin. par Didier Feuillet
Magnifique andouillette à la fraise de veau ! – à Le Baratin. par Didier Feuillet

Magnifique andouillette à la fraise de veau ! – à Le Baratin. par Didier Feuillet

Rassurez-vous je ne vais pas vous entraîner dans les arrière-cuisines politiques dans lesquelles les fumets ne sont pas toujours très ragoûtants, ça sent l’huile de friture en ce moment…

 

Ma citation est liée à mon récent passage dans la ville de Lyon pour le congrès annuel  des naturistes. Édouard Herriot, grande figure du Parti Radical et de la IIIe République, en fut le maire de 1905 à 1940, puis de 1945 à sa mort, en 1957. 

 

Dans son Bloc-notes, François Mauriac a tracé de ce politicien lettré le portrait suivant : « En vérité, Édouard Herriot était un gros homme charmant. Son charme naissait de ce contraste entre la culture, tous les dons d’une intelligence royale et la ruse, disons la finesse, politicienne ».

 

Et puis mardi matin j’ai reçu en message privé, à propos de ma chronique sur le petit livre « célébration de la pomme de terre » un commentaire fort sympathique qui évoquait les éditions Robert Morel. Mes neurones se reconnectaient et je me souvenais qu’au temps où je chinais j’avais acquis plusieurs opus de cet éditeur dont « célébration de l’andouille ».

 

Dans mon foutoir je retrouvai l’ouvrage que je feuilletais pour en arriver à « comment démêler la question de l’Andouille et de l’andouillette. »

 

Je cite :

 

« À Lyon, où l’on ne parle jamais d’andouille mais seulement d’andouillette, l’on m’a assuré que ce problème se réduisait à une histoire de mots. Au pays  de la bonne chère et de la bonne société, si fidèlement dépeinte par Jean Dufour, où l’on ne se prive de rien en sauvegardant les apparences, la chose n’aurait rien que de plausible. « Puisque le mot d’andouille fait penser à des sots, nous réservons celui d’andouillette pour désigner la chose succulente dont il n’est pas question de se priver, m’écrit une Lyonnaise qui a de l’esprit à revendre, et le tour est joué. Il ne viendrait à aucun de mes compatriotes l’idée de déprécier quelqu’un en le traitant d’andouillette : le terme ne suggère que le souvenir  d’un délice. »

 

Le Littré la définit « Petite andouille faite avec de la chair de veau. »

 

La Grande Encyclopédie de Diderot … devient soudain lyrique quand elle aborde l’andouillette « Connue de toute l’antiquité, chez les Hébreux et les Musulmans, la robe de l’andouillette est prise dans les intestins d’un bœuf sain et sans tare. De nos jours, elle est fort appréciée et figure honorablement dans un menu de déjeuner. Les andouillettes de France sont les plus recherchées. Les plus renommées : Cambrai, Nancy, Troyes. Chaque fabricant a son secret. »

 

« L’andouille est de vile qualité mais l’andouillette reçoit des Encyclopédistes ses quartiers de noblesse ! Ils affirment sans vergogne que les andouilles de veau sont plus délicates que celle de porc, qu’elles soient faites de fraise de veau cuite et fourrée dans le boyau de cochon, ou de la même fraise fourrée dans un boyau de mouton. »

 

Mais revenons à Lyon où François Mailhes dans la Tribune de Lyon le 02 septembre 2015 écrivait :

 

 « En matière d’andouillette, il y a autant d’écoles et de points de vue définitifs que de chauvinismes de clocher. Mais les vrais Lyonnais, ceux qui ont des soyeux et des patrons de bouchons dans leur arbre généalogique, savent bien que la meilleure andouillette, entre toutes, c’est la lyonnaise. Pourquoi ? Parce qu’elle est à base de veau et non de cochon, ce qui est loin d’être une nuance.

 

DU FAIT MAIN Depuis lundi 24 août, une date historique de la gastronomie locale, le charcutier star de l’andouillette lyonnaise Bobosse a jailli comme un ressort en réutilisant le veau et en reconstituant une filière qui rouillait dans les abattoirs. Le premier à immédiatement l’intégrer dans son menu est le bouchon Le Café des Fédérations. Nous avons donc pu la dévorer après 15 ans d’abstinence. Le constat est net : l’andouillette à la fraise de veau est à la fois d’une saveur beaucoup plus délicate et d’une texture beaucoup plus fondante que la cochonne. Bobosse la fait mariner pendant trois jours dans de la moutarde et du beaujolais, ce qui apporte du caractère et de la douceur en bouche. Attention, elle n’est pas hachée comme les succédanés que l’on vous vend sous blister pour barbecue. Les morceaux de fraise – une partie de l’intestin particulièrement chiffonnée – sont introduits à la main (autrefois à la ficelle). »

 

Lire le tout ICI 

 

La consommation de vin à Lyon : 18 janvier 1964

 

Ce sujet est une enquête sur la consommation de vin à Lyon. Bernard FRANGIN interviewe le Docteur GENETI (?), médecin sportif, sur la consommation de vin et la santé. Selon lui, pour un quidam, 3/4 de litre de vin par jour est une quantité raisonnable. Le régime des sportifs de haut niveau est plus strict, un verre par repas. Pendant les compétitions sportives internationales, il ne leur interdit pas la consommation de vin, bien au contraire. Le Docteur GENETI (?) précise que les sportifs français sélectionnés aux Jeux Olympiques de Londres avaient manqués de vin ce qui avait créé des incidents psychologiques. Donc ceux qui seront sélectionnés aux Jeux Olympiques de Tokyo emmèneront du vin. Dans des débits de boissons, il interviewe deux cafetiers sur les vins préférés des Lyonnais, Beaujolais en tête, et leur consommation. Images d'archive INA

Institut National de l'Audiovisuel

 

- Le journaliste : Docteur Généti êtes-vous pour ou contre le vin ?

 

- Le Docteur Généti : Je suis pour le vin mais on ne doit jamais de toute façon dépasser 3/4 de litre par jour. On peut dire aussi qu'une notion qualitative du vin intervient et les vins frelatés et un peu tourmentés par les uns et par les autres seront des vins plus nocifs.

 

- Le Journaliste : D'autre part vous êtes médecin sportif donc vous devez avoir pour les sportifs des normes encore plus sévères ?

 

- Le Docteur Généti : Les sportifs peuvent boire du vin même en période de grande compétition et même s'ils ont la classe internationale mais du vin en quantité très restreinte pendant les repas seulement. D'ailleurs aux JO de Londres les français avaient manqué de vin et cet incident avait joué sur leur état d'esprit pendant un certain temps.

 

- Le Journaliste : Ça n'avait pas amené des contre-performances tout de même ?

 

- Le Docteur Généti : Non pas de contre-performances tout de même mais des incidents psychologiques. A Tokyo les français emmènent leur vin.

 

 

Faisait suite à cette interview une «Enquête sur la consommation de vin à Lyon.»

 

- Le journaliste s'adressant à un spécialiste du vin : Avez-vous l'impression qu'on boit moins de vin dans la région ?

 

- Le spécialiste : Ha, j'ai l'impression oui, très nette même, très nette, très nette ; d'abord les bonnes maisons de vin sont de plus en plus rares, que les anciens bistrots où on était vraiment recommandé pour le vin ont disparu, et puis d'un autre côté la jeunesse n'en boit pas.

 

- Le patron du bistrot : Il se boit quand même moins de vin que d'habitude. Chez nous nous vendons du vin c'est des vins d'AOC, du Beaujolais, des Mâconnais et des Côtes-du-rhône.

 

- Le journaliste : Quel est le vin qui a la prédilection de vos clients ?

 

- Le patron : C'est le Beaujolais. A Lyon les clients ce sont des connaisseurs, d'abord parce qu'ils habitent prêt du Beaujolais et ils ont l'occasion d'aller souvent le dimanche en voiture s'y promener. C'est une région très agréable.

 

- Le journaliste s'adressant à nouveau au spécialiste : Les amateurs alors penchent pour quel vin ?

 

- Le spécialiste : Ah be en principe les amateurs aiment le Beaujolais, le Mâconnais et tout ça...

 

- Le journaliste : Vous avez l'impression que vos clients sont des connaisseurs ?

 

- le spécialiste : Ah oui oui ! Les miens oui, la preuve vous n'avez qu'à les regarder voyez la bougie qu'ils ont (rires) ah ils ne viennent pas ici pour les 1/4 Vittel eux !

« La politique, c’est comme l’andouillette, il faut que ça sente la merde mais pas trop » Édouard Herriot à Lyon les buveurs de vin ont la bougie…
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