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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:52

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« La Nouvelle Vague » ça ne dit peut-être pas grand-chose aux petites louves et petits loups même si un film de Godard, l'enfant terrible de la Nouvelle Vague devenu un mythe du 7e art,  Adieu au langage est présenté au festival de Cannes. Le vieux briscard a étrillé Tarantino en le traitant de faquin et s’est fendu d’une bafouille à Gilles Jacob et Thierry Frémaux : « Mon cher président, mon cher directeur, chers vieux camarades, encore une fois merci de m'inviter à monter vos augustes 24 marches (...) Vous le savez bien, je ne fais plus, et depuis longtemps, partie de la distribution et je ne suis pas non plus où je suis encore là où vous croyez que je suis encore »


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Bref, l’une des égéries de la Nouvelle Vague, Alexandra Stewart, née dans une famille anglophone de Montréal, arrivée à Paris en 1958, d’où elle n’est jamais repartie, compagne du cinéaste Louis Malle, et qui, bien sûr, a fait partie de ce Tout Paris honni par la Terre entière et la Province réunis. « Pour elle, devenue avec les décennies la plus parisienne des Nord-Américaines « Boris Vian était d’une drôlerie irrésistible, il était d’une méchanceté hallucinante ! » et c’était un compliment suprême pour Louis-Bernard Robitaille auteur du livre Les Parisiens sont pires que vous ne le croyez.


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Je suis assez d’accord avec ce qu’il écrit :


« En bord de Seine, ayez l’humour méchant, personne ne vous en tiendra rigueur, sauf peut-être ceux qui ont été victimes de vos brillants sarcasmes, et encore. La galerie applaudira vos bons mots, on assistera pour vous prêter de l’argent, on recherchera votre compagnie. Si l’on dit de quelqu’un c’est un vrai méchant, il faut l’entendre comme un compliment. Car s’il était un méchant banal et vulgaire, on dirait plutôt : c’est un sale con. La preuve : si l’on préfère dire lui c’est un méchant con, le choix de la formule comporte une nuance presque admirative, suggérant que la connerie du susdit dépasse les normes habituelles et atteint des proportions épiques. Être méchant à Paris signifie avoir du caractère, savoir ce qu’on veut, ne pas s’embarrasser de scrupules inutiles. À l’inverse, si l’on dit de vous il est gentil ou c’est un gentil garçon, vous avez du souci à vous faire. Cela veut dire qu’on vous prend à tout le moins pour un naïf, voire pour un benêt ou un idiot. Le gentil, ne sait jamais rien, même pas qu’il est cocu, le méchant est malin, au courant de tout ce qui se passe d’important dans les arrondissements qui comptent. Les Parisiennes fantasment volontiers – un peu à la blague – à propos du grand méchant loup. Le méchant a bonne presse. Surtout s’il est drôle,  ce qui souvent le cas. »


« Les Nord-Américains et bien d’autres étrangers, notamment d’Europe du Nord, croient volontiers que tous les Français parlent comme Dominique de Villepin – mais le Villepin du célèbre du célèbre discours si noblement tourné devant le Conseil de Sécurité en février 2003, pas celui déclarant à ses conseillers « La France est comme une femme, il faut la prendre par le bassin ! »


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« Rassurons-nous pourtant : quand on entendit une bande de mâles surexcités scander « Baisse ton slip, salope ! » pour saluer le passage de Dominique Voynet, alors Ministre de L’Environnement du gouvernement Jospin, ce n’était pas l’Assemblée Nationale, mais au Salon de l’Agriculture en 1998, où de braves militants syndicalistes de la FNSEA entendaient faire connaître leur hostilité aux politiques écologistes. »


Lors de la célèbre émission Droit de Réponse de Michel Polac sur ce qui était alors la 1ère chaîne « Le « milliardaire rouge » Jean-Baptiste Doumeng, en plein état de siège en Pologne, se permit d’injurier copieusement un représentant de Solidarnosc, arguant du fait que les Polonais sont les Mongoliens de l’Europe ».


Je ne cite pas bien sûr le féroce Stéphane Guillon qui fit les beaux jours de la matinale de France Inter de Nicolas Demorand viré par Philippe Val ex-patron de Charlie-Hebdo lui-même viré en  direct par le nouveau patron de Radio-France…


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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:09

En ce moment je suis comme le temps, changeant. J’alterne sans préavis grand soleil et plein de gris. C’est la vie, ma vie, jamais je ne gémis. Pas de souci, ni de soucis, rien à voir avec mon âge, j’ai toujours fonctionné ainsi à tous les âges de ma vie, insoucieux de l’avenir, trop orgueilleux sans doute, je doute. J’attends. Muer. Changer de peau.


Qu’importe, je suis disponible pour tout, ouvert à de nouvelles aventures, libre intensément libre, indifférent aux égratignures de l’amour-propre. Je dis. Je m’ouvre. Je donne. Aucune entrave, je vais sauter l’échalier pour découvrir, au-delà de la haie, un nouveau territoire.


Je suis un vrai privilégié et je ne vais pas m’inventer des maux imaginaires mais continuer de cultiver mes mots.


Ce jeudi matin éclaircie, le soleil m’inonde. Relever le courrier ! Surprise une grande enveloppe kraft : domaine de Chevalier. Étonné je suis, avant même d’ouvrir je connecte : Olivier Bernard, actuel président depuis 2013 de l’UGCB.


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C’est un livre : « La magie du 45e parallèle » signé par Olivier Bernard&Thierry Dussard et préfacé par Jean-Paul Kauffmann.

 

Content je suis, j’aime tant les livres !

 

Je dois à la vérité de vous dire que j’ai de suite pensé que je devais ce service d’auteur à JPK. Tout faux, le livre était dédicacé par Olivier Bernard que je remercie.

 

En 1976, le géographe Yves Lacoste proposait une analyse iconoclaste avec son livre « La géographie, ça sert d’abord, à faire la guerre ». Il contribuait à la soudaine apparition d’un nouveau vocable : la géopolitique, concept qui allait faire florès avec l’irruption de la mondialisation.


Je ne sais si le 45e parallèle, plutôt celui du Nord qui passe « nord de Bordeaux à Saint-André-de-Cubzac, traverse le Massif central, franchit le Rhône au nord de Valence à Pont-de-l ‘Isère et les Alpes au sud de Grenoble et au nord de Briançon. » est la latitude idéale des grands vins du monde, mais ce que je sais c’est ce que l’énoncer relève de la stricte intelligence économique, un produit à haute valeur ajoutée dans ce que l’on qualifie de « guerre économique ». Comme le faisait très justement remarquer Michel Rocard dans son entretien avec Laurent Delahousse link , « après 500 ans que les européens et leurs frères culturels américains dominent le monde, ça change dans 30 ans… »


Belle entreprise que celle d’Olivier Bernard que de mettre des mots sur cette « ligne à haute tension » porteuse pour lui de l’idéal climatique des grands crus. « 26 sommités du vin »  apportent leur expertise. Fort bien mais hormis le philosophe Michel Serres nous restons dans le sérail. Les gens du vin  n’aiment rien tant que de vivre entre eux. J’eusse aimé que la question soit posée à un échantillon plus large dans sa sociologie, plus jeune, plus féminin…


Foin des regrets, je n’ai pas encore pris le temps de lire les 26 contributions mais j’ai feuilleté et beaucoup admiré leurs portraits très épuré issus de la main de Chantal Cazin.


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Me reste plus qu’à vous offrir la préface de Jean-Paul Kauffmann

 

Rien de Trop

« Le 45e parallèle, ligne à haute tension des grands vins… Pourquoi tout s’est-il joué autour de ce cercle médian de la sphère terrestre, à mi-parcours entre le pôle et l’équateur, où dans un effort et une application soutenus les vins expriment une essence supérieure ? Les explications sont multiples et vous allez les découvrir dans ce livre. Des conditions favorables, une géographie où tout s’équilibre, se compense et se répartit. Sans doute. Mais cette trouée miraculeuse, ce sont les hommes qui, à l’origine, l’ont trouvée et ouverte, entre la limite nord, le 50e parallèle et la limite sud, le 35e parallèle. Trouver la ligne juste… Cela n’a pas été sans mal.


La vigne se sent bien dans le bassin méditerranéen, elle est chez elle, au chaud, foisonnante, n’éprouvant aucune gêne. Pour tout dire, trop à son aise. Peu à peu, au fil des âges, la viticulture s’est mise en quête de nouveaux territoires, se dirigeant vers le nord, recherchant la qualité, incitant les hommes à réfléchir, à prendre des risques. Ils ont beaucoup tâtonné. Bien sûr, ils ne se sont pas arrêtés un jour sur le 45e  parallèle, décrétant comme les sourciers avec leur pendule que ce trait constituait la ligne magique, la démarcation miraculeuse marquant je ne sais quelle voie étroite et prioritaire des grands vins. Non, cette constatation, on le sait, s’est faite sur la longue durée. Décisif fut le rôle des monastères, et notamment des bénédictins, dans cette recherche méthodique et audacieuse, fruit d’un savoir lentement acquis.


Paradoxalement, cette viticulture de qualité s’est imposée à la longue comme une cosa mentale, expérience concrète autant que principe spirituel, conforme à l’idée aristotélicienne de classer et de hiérarchiser. Bien sûr, un grand terroir n’est pas une vue de l’esprit, mais il est indéniable qu’il constitue aussi une réalité pensante, une construction procédant de l’intelligence et de la raison.


Espace resserré, lumière qui filtre entre deux masses opaques, le septentrion et le midi, ce 45e parallèle est vraiment une échappée, un bref moment, un court intervalle où la vigne s’est risquée. Elle s’est imposée, et a fini par triompher. Le paysage était de peu d’extension, juste, contraint, périlleux même, mais la percée a réussi. S’est alors imposée l’idée que la vigne donne le meilleur d’elle-même dans des conditions limites. C’est une condition nécessaire, elle n’est pas suffisante. Néanmoins, les terroirs exceptionnels doivent beaucoup à un handicap naturel surmonté, comme le gel printanier en Bourgogne, et les redoutables pluies d’automne à Bordeaux, qui souvent mettent en danger la vendange. D’autres grands vignobles comme la Champagne ont choisi de se servir des contraintes plutôt que de s’en affranchir. L’imperfection du climat est à l’origine de cette trouvaille que constitue l’assemblage.


Toutes ces conditions domptées contribuent à donner à ces vins un caractère unique, non reproductible. Comme l’a écrit le géographe Roger Dion « Le terroir est le résultat d’une victoire chèrement acquise et non pas la réponse aux invites d’une nature bienveillante ». C’est le vouloir humain qui a rendu intelligible cette nature. On ne saurait les opposer. Un grand vin n’existe que dans ce rapport d’échange et de conciliation. Les hommes qui élaborent ces bouteilles d’exception ont compris qu’il fallait savoir s’effacer devant le terroir sans pour autant être sous son emprise absolue. L’œnologue Denis Dubourdieu a parfaitement résumé l’enjeu : « Une technologie minimaliste éclairée par une œnologie savante et précise, au service de la sensibilité du vinificateur. » Une leçon d’équilibre et de modération.


Dans les grands vins que le 45e parallèle a suscités prédomine un caractère d’ordre et de retenue. Le triomphe du tempéré. Émile Peynaud acceptait parfaitement l’idée d’un profond changement du goût mais se refusait à remettre en cause les notions d’équilibre et de finesse qui caractérisent les plus grands vins. « Rien de trop », formule de sagesse inscrite au fronton du temple de Delphes, précepte de la masure, éloignée de tout excès, dont La Fontaine a tiré une fable. Ni trop, ni trop peu.


« Il a tout et rien de plus ; » Non sans esprit, l’homme de Haut-Brion, Jean-Bernard Delmas, définit ainsi le grand Bordeaux. Qu’y a-t-il derrière ce « tout » qu’il évoque ? Rien n’est plus difficile à définir qu’un garnd vin. Décrire un bon vin est chose relativement facile. Des bons vins, on en élabore aujourd’hui à peu près partout. Ils procurent une satisfaction, un état de contentement où l’on désire rien de plus, rien de mieux que ce que l’on déguste. Un grand vin, c’est une autre affaire. On parvient à identifier qu’il est différent. Bien cambré, parfaitement ajusté, délié, net, sans ornements et pourtant impénétrable. Dans le plaisir et la délectation qu’on éprouve entre un état affectif fondamental. Ce profond rapport de connivence entre le vin et le dégustateur (ndlr petite correction du texte typographié dégustation) s’appelle l’émotion, sentiment tout aussi malaisé à décrire.


Je vois dans cette entente parfaite quelque chose qui ressemble à la complicité, et à une forme de gratitude. La dégustation d’un garnd vin apporte ce sentiment de plénitude qu’on espérait. Une sensation de bien-être, avec un effet de surprise même si on s’y était préparé. Cet élément d’étonnement face à ce qui est attendu et se révèle pourtant inattendu est fondamental et relève de ce saisissement que procurent les vins d’exception.

Essayons de décrire cette émotion. L’attaque est soyeuse, tandis que viennent se déployer crescendo deux perceptions antinomiques, la finesse et la puissance, que seuls les grands vins savent unir. L’idée que toutes ces sensations se tiennent, ménagent ensuite ce moment intermédiaire qui n’est nullement un passage à vide mais au contraire une phase décisive, un renchérissement, une sorte de recommencement. Cet état peut apparaître comme une pause, alors qu’il constitue un nouvel élan, une impulsion intérieure que les dégustateurs connaissent bien, cet instant parfait où l’intuition que l’on a de ce vin semble se réévaluer comme une nouvelle promesse. C’est peut-être à ce stade de la dégustation où toutes les sensations se combinent harmonieusement que se manifeste cet état énigmatique de plénitude et de retenue tout à fait exaltant. Retenue et non réserve, car chaque grand vin, tout en assumant sans restriction ses pouvoirs de séduction, doit se garder de la moindre exagération. Nous les connaissons bien ces vins qui ont bâti leur réputation sur l’absence de nuances, ou l’arôme, le gras, et l’extraction du bois ont été poussés trop loin.


Rien de trop. Telle est la leçon de sagesse et d’équilibre du 45e parallèle. »


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Après cette lecture je me sens à la fois un irréductible mécréant n’ayant que peu de peu de goût pour la dégustation, cher Jean-Paul Kauffmann, mais aussi un grand amoureux de plus en plus déçu par le trop de trop, le trop de tout, l’excès, le plus assez d’âme. Les grands vins ne sont-ils pas devenus d’inaccessibles étoiles hors de portée du commun, des marques véhicules d’un produit étiqueté de luxe…


Mais comme je suis un irréductible réaliste je me contente de revenir à mon propos initial : la géopolitique, la tectonique des plaques induite par la mondialisation, et alors je plaide depuis toujours pour un monde du vin français fer de lance, porteur de valeur au sens économique mais aussi au sens premier. Reste aux grands vins à redescendre sur terre, sur leur terroir, et à se préoccuper vraiment de l’avenir de leurs voisins, moins prestigieux, moins gâtés, mais tout aussi méritant. L’équilibre, l’harmonie ne doit pas se nicher que dans le vin elle doit aussi régner au sein d’un même territoire entre les hommes qui font qu’ils soient riches ou misérables. Ce serait la sagesse...

La magie du 45e parallèle, latitude des grands vins du monde

Collectif Aux éditions Féret Collectif Olivier Bernard&Thierry Dussard préfacé de Jean-Paul Kauffmann

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 10:00

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Olivier Bompas a déclaré « C’est tricoté, tricoté ! » propos recueillis par Jean-Pierre Stahl, journaliste spécialisé viticulture à France 3 Aquitaine. link 


C’était, mardi soir dernier, au bar à vin du CIVB à Bordeaux en présence de Jacques Dupont, « ce grand sage à qui on ne raconte plus d’histoires… »


Et moi, et moi, et moi pourquoi je n’y étais pas ? Je sens le gaz sûrement !


Comprenez mon étonnement, moi qui suis la Paganini du tricot j’avais toute ma place dans le jury de la coupe des Crus Bourgeois.


Quand je contemple la liste des jurés : 4 filles pour 22 mecs, c’est beau la parité chez les fins gosiers. Bien sûr je sais que Myriam Huet compte triple comme au Scrabble. Que du beau monde bien sûr, mais tout de même 2 gars de chez Carrouf mais pas de place pour la pipelette de Saint-Émilion. Sans doute par peur du délit d’initiés au cas où j’eus été retourné par Norbert le Forestier.


Alors j’ai décidé de bouder. Ça fera plaisir à Madame Rolland qui estime que j’ai la langue trop bien pendue, façon de causer.


Dans un dernier élan tout de même sachez que  « And the winner is «Chateau Labadie» : le vainqueur de la Coupe des Crus Bourgeois ! »


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J’adore l’utilisation intensive par les gaulois de la langue-valise de la mondialisation. Ça fait genre même si du côté de Bordeaux ça peut se comprendre vu qu’ils ont été longtemps Pacsé avec les Anglais.  


Bref, comme disait Pépin, je laisse aux vrais journalistes le soin de vous informer sur ce Tournoi de Bourgeois.


C’est ICI link 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 00:09

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Là, j’en suis sûr, je vais me mettre tout le monde à dos : les vignerons naturistes, les tauliers de restos et de bars naturistes, les petits cavistes naturistes et pas naturistes, les bobos forcément naturistes, Jonathan Nossiter nouveau converti au naturisme, les tronches de vin tous 5 naturistes, tous les garçons et les filles en plus jeune âge qui agitent leur verre de vin naturiste et puis, bien sûr, toute la maison Castel maison mère de Nicolas qui n’en a que faire de mes réflexions à la noix, la CNAOC, le CN de l’INAO et celui des IGP, les Interpros, les ODG, les OC, les marchands d’engrais, de phyto et de produits œno, les fabricants de machines à vendanger et les vendeurs de matos, le vigneron de Fronton qui me traite de con, n’en jetez plus je n’ai aucune vocation à me poser en martyr car ma fin de vieil homme indigne chroniqueur impénitent est proche.

  

Mais en attendant le clap j’ai des excuses :


1-      Lorsque j’officiais à la Société des Vins de France entre 1986-1988 à Gennevilliers, charmant port de pêche, j’ai embouteillé le jaja de la maison Nicolas à la suite d’un appel d’offres gagné haut la main sur les gars de Castel. À cette époque-là Nicolas était entre les mains du groupe Rémy-Cointreau et officiait à Charenton.


2-      J’ai bien connu Pierre Boisset l'acheteur des vins de la maison Nicolas.


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« PENDANT PLUS DE CINQUANTE ANS, Pierre Boisset a été l'acheteur des vins de la maison Nicolas. De cette vie passée à arpenter les vignobles armé de son tastevin pour déguster des milliers d'échantillons où les piquettes voisinaient avec les vins loyaux et marchands, de cette expérience qu'il fut à peu près seul à réaliser à cette époque, il extirpa de savoureux souvenirs dans un livre paru au milieu des années 1980, Millésimes et Campagnes. Les carnets d'un acheteur de vins. Dans sa conclusion, cet observateur d'un monde viticole paysan et humble confiait son plus grand étonnement : « Jamais je n'aurais pu penser, en commençant mon métier, qu'un jour on vendrait des vins au prix des parfums de luxe. » Qu'aurait-il dit aujourd'hui en voyant un flacon de Pétrus se négocier autour de 3 000 euros, des Lafite ou des Latour dépasser allègrement les 1 000 euros ou en égrenant les chiffres des records de vente aux enchères de grands crus à Londres, New York ou Hongkong ? Il avait mis le doigt sur le phénomène le plus profond et le plus marquant de l'histoire de ce secteur économique depuis le milieu du XIXe siècle, quand le développement du chemin de fer fit du vin une boisson nationale, bon marché et quasi industrielle. Le passage, très rapide, d'un mode de consommation à un autre et le changement de statut qui s'ensuivit, la fin du « vin boisson » et l'émergence d'un produit transmettant autant d'émotions culturelles que de sensations gustatives, porteuses de valeurs statutaires et hédonistes. Certes, il reste aujourd'hui une large place de la production viticole dédiée à la mise en marché de vins accessibles mais, même dans ces catégories, la dimension « expérience émotionnelle » est importante pour les consommateurs. » THIERRY DESSEAUVE


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3-      Les « Petites récoltes de Nicolas » existent depuis 1995. Un concept qui avait donné un sacré coup de jeune au vin de table. Le principe était simple, des bouteilles aux étiquettes « comme à la main » qui jouaient sur le mythe de la découverte du petit producteur. Un mythe qui s'écoulera à plusieurs millions de bouteilles tous les ans.


4-      J’ai confié récemment à une boîte spécialisée, qui me l’avait demandé, mon analyse gratis sur la stratégie de Nicolas. Bien évidemment je n’en ferai pas ici état c’est mon affaire et celle des dirigeants du groupe Castel qui, je n’en doute pas un seul instant, ont dû apprécier mes réflexions à la con.


Que les naturistes intégristes se rassurent, en évoquant une collection « les petites natures » dans cette maison très conservatrice je ne lance aucun pavé dans la mare, je me contente de constater que les voies de l’extension du domaine du vin sont impénétrables et que dans ce domaine ceux qui savent anticiper les tendances sont toujours les grands gagnants. Après tout le Vin de France, que Cap 2010 a préconisé, est l’héritier du Vin de Table, en mieux, et les vignerons naturistes en sont les fers de lance. Moi ce que j’en dis c’est pour causer et ramener ma fraise alors que l’on ne me demande rien.


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Gus et Bilal

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 10:00

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C’est l’histoire d’un pauvre garçon parti sur les chapeaux de roue, doté d’un pseudo ridicule à la hauteur de ses ambitions, qui se voyait déjà dominer la blogosphère du vin mais, chemin faisant, il est à la peine, noyé dans le gros du peloton, sa surface médiatique se rétrécissant comme une peau de chagrin. Restait pour lui, afin d'émerger de l’anonymat, à tenter une échappée en suçant les roues des honnis, ceux qui l’exaspèrent, ces journalistes en mal de lecteurs, ces blogueurs voulant se faire connaître ces vignerons incapables de prendre du recul et de goûter sereinement leur production. « Bref, nous disait-il, comme on dit à la mode germanopratine, le sujet des vins naturels m’énerve. »


Grand bien lui fasse à ce brave garçon, même si Saint Germain des Prés n’est en rien un territoire de naturiste, au Flore c’est la maison Richard qui régale, mais sa charge outrée m’a semblée si cafouilleuse que sagement après l'avoir parcouru je me suis contenté de la virer sans faire de commentaires.


J’avoue que j’avais oublié l’énervé et son sujet « Les vins natures, une mode bobo-écolo ? » lorsque le sieur Grosjean lui portait un estoc tout à fait à mon goût « J'aime le vin naturel et je vous emmerde! »


Je trouve ça très reposant, « très cool », de voir se faire le boulot alors que moi je me dore le cul au soleil sur mon balcon « dans notre bonne capitale parisienne » (sic) en sirotant des vins d’évier bien frais comme aime à les qualifier un autre énervé niché de l’autre côté des Pyrénées.

 

Un détail : affirmer j'aime les vins nature ne signifie pas je n'aime que les vins nature...


Grand merci Olivier, moins j’en fais et mieux je me porte. Je mets tes lignes sur mes lignes.


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« C'est curieux chez les soi-disant critiques de vin cette manie de faire des phrases ... anti vins natures. Le bashing, dénigrement à la mode, touche toutes les classes du Mondovino. Yohan Castaing, auparavant connu sous le pseudonyme pompeux d'Ambroise Chambertin, directeur éditorial de la revue Anthocyanes, rien ne l'exaspère plus que d'entendre sans arrêt parler de vin "naturel". Alors, comme il est énervé, il en parle.


Ben voyons!


Son texte n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle charge contre les biocons, article fondateur du plus grand dégustateur français du monde, dont il se réclame. On n'est pas près de grimper d'un level au jeu du plus (bio) con! Mais, n'est cependant pas Michel Bettane qui veut! Petite nouveauté, les blogueurs et les journalistes vendus à la cause du "nature" en prennent gentiment pour leur grade, de vils êtres en mal de « (re)connaissance ». Les amateurs de vins naturels? Forcément des bobos écolos, bonjour le poncif! On tient donc les responsables: les cavistes, sommeliers (non, pas toi Manu!), journalistes, blogueurs, qui, en encensant ce type de production, incitent les vignerons à en produire davantage. Je n'arguerai pas sur le fait qu'un journaliste d'un tel standing, soucieux de s'en prendre à l'étymologie, devrait un peu mieux soigner son orthographe, ce serait bas. Mais le soufre avec deux « f », c'est quand même disqualifiant d'entrée de jeu, surtout pour un professionnel du vin. »


La suite ICI link 


Olivier l’histoire de SolangeTeParle c’était aussi ICI  le 15 mars «Je suis bobo et vous emmerde !» j’achète mes poireaux à des retraités à casquette Place des Fêtes » link 

 

* Après le bain de William Bouguereau 

 

 

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 00:09

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Comment soigner les êtres vivants contre les maladies ?


« Chaque créature vivante doit être considérée comme un microcosme – un petit univers, constitué d’une multitude d’organismes qui se reproduisent, inimaginablement petits, et aussi nombreux que les étoiles dans le ciel. » écrivait Charles Darwin.

 

« Nous sommes tous, au-delà de nos différences superficielles […] un paysage pointilliste composé de minuscules êtres vivants, poursuivait la biologiste Lynn Margulis plus  d’un siècle plus tard,  quand se révéla le degré de parenté jusque-là insoupçonné, qui nous unit à l’ensemble du vivant.


Durant toute notre existence, nous portons en nous le sentiment de notre unicité, de notre irréductible individualité. Pourtant nous savons aussi que, comme l’ensemble des êtres vivants qui nous entourent, les oiseaux, les fleurs, les papillons, les arbres, les colonies de bactéries et les colonies de levures, nous sommes, chacun, composés de cellules : les plus petites entités vivantes, microscopiques, capables de puiser leurs ressources dans l’environnement et de  se reproduire. Et chacun d’entre nous ne représente que l’une des innombrables variations que les cellules ont réalisées sur le thème de la diversité et de la complexité. »


Ainsi s’exprime Jean-Claude Ameisen dans l’introduction de son grand livre « La sculpture du vivant »


L’homme du XXIe siècle, les plantes qu’il cultive et les animaux qu’il a domestiqué sont maintenant soignés par une pharmacopée et une chimie intensive, brutale parfois. Tout, même la maladie, doit être sous contrôle, maté, éradiqué. C’est rassurant mais aussi inquiétant « La résistance aux antibiotiques est « une réalité », s'alarme par exemple l'OMS link

 

L’excès « Pour l'OMS, l'usage inapproprié des antimicrobiens est une des principales causes de résistance aux antibiotiques : dans les pays pauvres, les doses administrées sont trop faibles et, dans les pays riches, leur utilisation est au contraire excessive. L'organisme dénonce aussi le manque de surveillance de l'usage des antibiotiques chez les animaux destinés à la consommation. »


Je suis frappé dans les débats, ou le non-débat plutôt, sur l’utilisation intensive des pesticides dans la vigne, par notre incapacité à sortir de nos à priori, de nos idées reçues, notre ignorance aussi, nous régressons vers un obscurantisme bien plus profond que celui supposé du Moyen Age.


Revisiter le passé n’est pas un retour en arrière, une régression, mais une approche nourrie de l’expérience de nos excès, de nos erreurs, de nos succès aussi.


Moqueries par exemple sur les tisanes des vignerons pratiquant la biodynamie, alors profitant de l’actualité j’ai décidé de vous parler des herboristes.


« Tout le monde connaît la potion magique d'Astérix. Et c'est justement de Bretagne, terre des druides, que vient l'idée de ressusciter l'herboristerie. Le sénateur PS du Finistère, Jean-Luc Fichet, vient de déposer une proposition de loi visant à recréer le diplôme d'herboriste, supprimé par Pétain en 1941. « A l'époque, Vichy a considéré que les pharmaciens devaient seuls prendre le relais, que les remèdes de grand-mères étaient dangereux », commente l'élu breton. Seuls ceux qui étaient déjà herboristes pouvaient exercer jusqu'à leur mort. »


« Aujourd'hui, il en reste officiellement un ou deux, qui ont autour de 90 ans», remarque Clotilde Boisvert, ethnobotaniste et fondatrice de l'Ecole des plantes, où l'on transmet le savoir des plantes, mais sans que le diplôme ne soit validé par l'université.


En 1514, l’année précédant le célèbre 1515 et sa bataille de Marignan chère aux vieux moutards rois du par cœur qui récitaient les dates des batailles en chantant, Louis XII fera cette distinction révélatrice : « Qui est espicier n’est pas apothicaire et qui est apothicaire est épicier »


Voilà une formule qui chagrine plus encore le Michel-Edouard Leclerc qui est épicier mais voudrait faire l’apothicaire, le potard quoi !


Mais les potards bénéficient d’un numérus clausus qu’ils défendent becs et ongles même si leurs officines sont de véritables épiceries à parapharmacie.


« Tous les pharmaciens ont écrit herboristerie sur leur boutique. Mais ils ne sont pas plus herboristes que je suis pape !  Ils vendent des gélules ou des mélanges tout prêts dont ils ne connaissent même pas la composition. »


Les officines surfent sur la lourde tendance du retour à la nature. Les plantes médicinales, délaissées au XXe siècle pour les molécules de synthèse, retrouvent aujourd'hui les faveurs du grand public. Échaudés par des affaires mettant en cause des médicaments (Mediator, Diane 35), la moitié des Français ont désormais recours à la phytothérapie pour se soigner. Et le commerce des plantes médicinales augmente de 10 à 20 % chaque année en Europe (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages). »


Le métier d'herboriste n'existe donc pas officiellement. Le diplôme et l'activité ont été supprimés en 1941, au profit des officines. Depuis, l'ordre des pharmaciens veille sur son monopole en attaquant systématiquement les contrevenants. Michel Pierre, gérant de l'Herboristerie du Palais royal à Paris, condamné à une amende avec sursis en 2013, ou l'Herboristerie Cailleau de Chemillé (Maine-et-Loire), fermée par l'Affssaps en 2011, en ont fait les frais. »


« La plante concentre une multitude de principes actifs, et il est difficile de déterminer lequel est à l'origine de l'effet sur l'organisme, surtout sans étude clinique. « Pour certaines plantes, il est très probable que ce soit l'ensemble des molécules qui soit responsable de l'effet, comme l'artichaut », explique Julie Subirana, médecin, diplômée en phytothérapie.


C'est l' « effet totum », souvent vanté par les herboristes. « Nos préparations ne changent pas la nature de la plante : pas de modification de la composition, de la concentration de telle ou telle molécule particulière, pas de dosage scientifique de principe actif. C'est d'ailleurs ce qui distingue une préparation herboristique d'une préparation pharmaceutique », soutient Thierry Thévenin, porte-parole du Syndicat des simples, qui regroupe une centaine de producteurs de plantes médicinales en France.


« La tisane a l'avantage de libérer un maximum de principes actifs qui passent immédiatement dans l'eau et qui sont rapidement diffusés dans l'organisme », renchérit Michel Pierre.


Tisanes, crèmes, huiles de massage..., depuis une dizaine d'années les remèdes de grand-mère ont le vent en poupe. Face à une demande de plus en plus forte du public pour des "soins plus naturels", la quinzaine d'herboristeries recensées en France ont du mal à se faire une place officielle aux côtés des 22 000 pharmacies. Souvent inclassables, héritiers d'une image médiévale de "sorciers" manipulant des plantes de manière artisanale, les herboristes sont au carrefour de la pharmacie, de la botanique, de l'agriculture, de la médecine et de l'anthropologie. A quoi l'herboristerie sert-elle ? Ses remèdes sont-ils efficaces ?


Qu'en dit la science ?

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 10:00

Le soleil, ce samedi matin, était de nouveau au rendez-vous sur le boulevard Saint-Jacques alors que mon cabas au bras j’allais quérir un produit essentiel au bon fonctionnement d’une maisonnée dont je tairais le nom afin  de ne pas outrager les oreilles des constipés.


J’avais le cœur léger, je venais de publier une chronique sur un vigneron ami Michel Issaly, un homme engagé, discret, à cent lieues des qui blablatent mais ne mettent jamais la main à la pâte. Je savais que ceux-ci allaient me tomber dessus, me tancer, pour avoir osé me préoccuper des soucis de mes amis d’Embres&Castelmaure.


Je leur rappelle que je suis un vieux monsieur indigne et que ça me va bien au teint. Tous ceux que ça dérange passez donc votre chemin, laissez-moi vivre. Vous faites de l’ombre à mon soleil. Je ne file aucun mauvais coton, je vis ma vie et, qu’ils se rassurent, plus jamais nos chemins ne se croiseront.


Je vaquais donc dans les rayons lorsque je tombais nez à nez avec mes vaches paissant paisiblement dans les herbages de la vallée du Lot. Pour être honnête il n’y en avait qu’une qui me fixait droit dans les yeux. Coquette elle posait sur son pack.


Cantaveylot.jpg

 

Le tenancier de la crèmerie annonçait la couleur : « Fraîchement arrivé » en jouant sur les mots car le lait était du lait UHT demi-écrémé. Il se poussait un peu du col : « Franprix soutient 26 producteurs locaux »


Cantaveylot3.jpg

 

Moi j’en connais quelques-uns de ces éleveurs du Cantal, de l’Aveyron et du Lot regroupés en une petite société « Cantaveylot » link. Des clients à moi si je puis m’exprimer ainsi, des gars qui se sont pris en mains pour se sortir du pétrin. Je puis vous assurer que ce n’était pas si simple et que leur vie n’est pas tous les jours un long fleuve tranquille. Lire « Il n’y a qu’un problème philosophique sérieux : le suicide » Albert Camus et si vous vous intéressiez un peu à la vie quotidienne des «Fils de la Terre»link


Ils ont fait aussi un choix celui de la filière bleu-blanc-cœur link


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Ils nous assurent que leurs vaches sont bien nourries et en bonne santé.


Je suis rentré avec ma vache sous le bras et j’ai décidé de vous parler d’elle car elle le vaut bien…

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 00:09

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Dimanche matin je pars chercher du pain sur ma flèche d’argent rue de la Glacière. Au retour mon regard acéré tombe sur une publicité affichée sur les grands panneaux Decaux déroulant (3 pubs défilent dans un sens puis dans l’autre).


J’ai entraperçu une bouteille, donc j’attends le retour de l’affiche.


Je n’en crois pas mes yeux lorsque je parcours le slogan de la campagne « Son caractère* se révèle quand ses larmes* commencent à couler »


Les astérisques en petit caractère décryptent deux mots :


-          Caractère : se dit d’un vin de qualité dont les traits sont particuliers ;


-          Larmes : traces laissées par le vin sur les parois du verre lorsqu’on l’agite ou l’incline.


C’est une pub pour Saint-Nicolas-de-Bourgueil, le vin AOC bien sûr !


St-Nicolas-de-B.jpg

 

Qu’en dire ?

 

Très je m’adresse aux amateurs ce slogan long comme un jour sans pain et difficile à comprendre même si on a le temps, ou si on le prend, de lire les explications. Je rappelle que l’affiche n’est pas fixe, il faut au moins deux passages pour la décrypter.


Peut-être va-t-on me répliquer que le slogan va accrocher le regard des passants, les intriguer, leur faire prendre le temps de s’arrêter pour comprendre de qui de quoi il s’agit.


J’ai beaucoup de doute dans mon cœur.

 

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

* la photo en une est typique d'une bonne stratégie pour se différencier et attirer le chaland.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 10:00

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Même si ça indispose certains, ceux dont d’ailleurs je me demande toujours pourquoi ils se fourvoient sur mes lignes, mais libre à eux, après avoir visionné dimanche à 13h 15 l’entretien accordé par Michel Rocard à Laurent Delahousse sur France2, oui je suis fier d’avoir travaillé aux côtés de Michel ROCARD.link


J’avoue avoir été profondément ému, touché, au bord des larmes.


« Je suis un militant qui a essayé de comprendre ce qu’il faisait » confie-t-il et ça a toujours été la réalité de mon travail à ses côtés.


Merci Michel Rocard pour ces belles années.


Si ça vous dit vous pouvez, si vous ne l’avez déjà fait, visionnez cet entretien de 35 mn link

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 00:09

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Je suis fidèle en amitié, et Vincent Pousson le sait tout comme Patrick Hoÿm de Marien et Bernard Pueyo, et entre amis on doit s’expliquer, parfois avec rudesse, toujours avec franchise, ne pas laisser à d’autres le soin de jouer les petits télégraphistes.


Alors foin de ceux qui savent tout et qui ne savent rien, notre passé commun reste intact, rien ne pourra en effacer sa trace, quant au futur il ne faut jamais dire jamais. Il est des ruptures violentes, douloureuses, qui font des brisures nettes, franches, mais qui se consolident avec le temps sans laisser de trace.


Ce beau projet, dont Vincent était l’âme, est-il définitivement, irrémédiablement enterré ?


Mon âme de médiateur, de raccommodeur de vaisselle brisée, m’incite à croire que non.


Comme on dit chez moi dans ma vieille Vendée : « j’ai eu fait… »


Pourquoi, une fois la catharsis passée, la colère, la déception surmontées, les rancœurs digérées, ne pas se retrouver autour d’une table, à tête reposée, pour se parler, s’entendre, se comprendre et reprendre le cours d’une vie commune.


Mission impossible me direz-vous ?


Je ne le crois pas, tout est toujours possible entre frères soudain devenus « ennemis » si la bonne volonté est au rendez-vous, si ce qui uni est plus fort que ce qui divise.


Alors pourquoi pas !


Je suis prêt à y contribuer, à faire en sorte que cette coopérative d’un 3e type se refonde, existe, ouvre ses portes sur des bases solides.


Prétention de ma part, peut-être, mais à tous ceux qui se sont contentés de regrets je dis : « vous qui affirmez que vous attendiez avec impatience la concrétisation de ce projet, venez donc contribuer concrètement à sa réalisation. Joignez le geste à la parole… »


C’est un appel, pas une bouteille à la mer car Embres est niché dans les Corbières. Même si ça vous paraîtra un peu nunuche dans notre monde dur et inflexible c’est une colombe de la paix.


En ce lundi matin plein de soleil, lumineux, j’espère qu’elle trouvera un rameau d’olivier juste avant de se poser sur la Coopé.

 

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