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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (8),  Jacques Dupont aime autant le polar que le pinard en compagnie de JL Debré ils font le casse du siècle…

Le ciel, le soleil et la mer nous serinait François Deguelt en des années que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître…

 

Là où je suis niché pour la fin de l’été le compte est bon et chaque année je m’offre la dégustation d’un polar. Pas facile de choisir car il en sort une flopée.

 

Comment faire ?

 

Les critiques, comme dans le pinard où y’en a que pour la crème, frisent le nez sur les polars considérés comme mineurs tout juste bon pour le populo ignare.

 

Choisir au hasard ?

 

Baguenaudant dans ma librairie favorite d’Ajacciu je suis tombé en arrêt, tel un épagneul breton, devant un bandeau alléchant : « Prix Le Point du Polar Européen 2015 »

 

 

Dans ma tête de ramier aux neurones fatigués les connections se sont opérées : Le Point-Jacques Dupont-le pinard-le polar…

 

Le beau nez du vin du Point, par ailleurs GO de Vino Bravo, intervieweur de président sur tracteur, est aussi grand amateur de littérature policière et, à ce titre, membre du jury de ce grand prix présidé par notre Jean-Louis Debré national lui-même auteur de romans policiers.

 

Je me suis, ces deux gars-là, qu’aiment le jaja, ne sauraient mentir et me conseiller un nanar pourri frappé d’inconstitutionnalité tel un vulgaire cavalier législatif…

 

J’ai donc acheté les yeux fermés.

 

Bien m’en a pris, je l’ai consommé d’un trait comme un mort de faim ou un bois sans soif pour faire plaisir aux croisés combattant les Sarazins de la loi Evin.

 

Un bijou que ce polar qui est bien plus qu’un polar, pour preuve les flics y pointent tout juste le bout de leur groin chafouin. Mené de main de maître l’intrigue est ficelée au millimètre, comme une saucisse au couteau de Chevassieux, pas de déchets, écriture fluide et efficace, du style, de l’humour, de la finesse, un vrai et beau roman tortueux à souhait. Un thriller moderne et efficace.

 

« Il règne sur ces pages un réconfortant parfum d’immoralité. »

 

« Il mène son suspense à la cravache, ne néglige pas les digressions, évoque sans le citer le film Old Boy. Tout est léger, rapide, malin. Quelques lignes suffisent à expédier un destin, comme les enquêteurs ratent le coupable en une seconde. La vérité, pour quoi faire ? « Qu’est-ce qui différencie les policiers des criminels, les êtres civilisés de ceux qui ne le sont pas, à part la brutalité de leurs instincts et la durée de cuisson de leurs œufs du matin ? » En chemin, on croise parfois des phrases douces, magiques : «Si Honor ne lui avait pas retiré avec douceur le manuscrit des mains, ses larmes l’auraient transformé en aquarelle. »

 

« La vérité et autres mensonges » Sascha Arango chez Albin Michel, c’est son premier livre.

 

 

 

Henry, Martha, Betty et les autres…

 

Martha : « La littérature ne m'intéresse pas, je veux juste écrire. »


Henry «Le succès n'est qu'une ombre qui se déplace avec le soleil. »

« À un moment ou un autre le soleil se couchera, songeait Henry avec anxiété, et on se rendra compte que je n'existe pas. »

« Il n'y eut rien de particulier à prouver car un auteur, comme chacun sait, n'est capable de rien d'autre que d'écrire, et écrire est à la portée de n'importe qui. Pas besoin d'avoir des connaissances ou des compétences spécifiques, ou des choses particulières à dire sur soi, aucune information digne de ce nom qui s'impose, il suffit d'avoir un peu vécu, personne ne vous demandera de présenter un diplôme. »

 

Betty « Elle voulait le succès et en même temps la discrétion, l'aventure dans la jungle, mais avec le chauffage central. »

 

« Un suspense qui éblouit autant par son style sobre, drôle, sec, maitrisé, que par son intrigue retorse, imprévisible et jubilatoire. Le portrait d’un usurpateur, d’un manipulateur cynique que l’on devrait haïr mais que l’on ne peut parvenir à détester.

 

C’est la grande force de ce formidable coup de maître. »

 

Lire un extrait ICI

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 06:00
« Les pâtes sont contemporaines de la Déclaration des Droits de l’Homme. C’est la seule institution démocratique et républicaine de nature gastronomique »

Jean-Claude Ribaut est un érudit.

 

Dans le bel ouvrage « Le goût de Stendhal » signé par Gonzague Saint-Bris et Guy Savoy il est l’auteur de plusieurs chroniques dont une superbe consacrée à l’Amour de la Pasta.

 

 

C’est un véritable bijou, que l’amoureux de la pasta que je suis a savouré avec délectation, mais que je ne puis vous transcrire dans son intégralité.

 

En Avant-Goût, pour vous faire saliver, vous donner envie, je vais vous citer quelques passages :

 

« Le goût de Stendhal pour les pâtes : maccheroni, ravioli, tagliatelle, cette dénomination variée existe déjà au XIVe siècle, tandis que spaghetti, vermicelli, fettucine, penne, papardelle, fusilli et d’autres encore, constituent une litanie coruscante et tintinnabulante pour dire la même chose… »

 

« Ce sont les reines Médicis, dit-on communément, qui ont apporté en France, le melon, les haricots et le jambon de Parme, la pasta asciutta et aussi leurs amants, parmi lesquels Marc-Hannibal de Coconnas. L’illustre Nignon, célèbre cuisinier, nous dit que c’est au milieu du XVIIe siècle qu’apparaît la profession de vermicellier, premier métier du père Goriot. La révolution française accomplit le triomphe des pâtes, et Nignon d’ajouter avec emphase : « Les pâtes sont contemporaines de la Déclaration des Droits de l’Homme. C’est la seule institution démocratique et républicaine de nature gastronomique » (Les Plaisirs de la table)

 

« Est-ce la raison du goût de Stendhal pour les pâtes ? »

 

« Napoléon avait un faible pour le maccheroni all’Italiana ; la timbale de macaronis est l’une des rares concessions de la table bourgeoise française du XIXe siècle à la cuisine italienne. La coutume associe l’amour de la pasta asciutta et celui de l’opéra, non point tant par dérision que pour les beaux souvenirs de soupers en plein air. Car la cuisine italienne est définitivement baroque, comme Norma ou Lucia di lammermoor. »

 

« Qu’est-ce que les pâtes ?

 

Un chef d’œuvre culinaire fait de farine et d’eau, au goût neutre, associé à l’ingéniosité e’un insondable mystère de l’origine des macaronis, et des pâtes en général. »

 

« La table d’Italie a toujours signifié pour le Stendhal de La Chartreuse de Parme. Depuis, les Français ont tous une Italie au cœur. La cuisine de la région de parme, dans sa variété provinciale, est – souvenir des liens avec la France – une cuisine riche, au beurre et parmesan (parmigiano reggianno) qui requiert comme le jambon, des produits sélectionnés et la patience du fromager. Le lait de la vache est employé à la fabrication du fromage, mais le petit lait est la première nourriture du porc. Image d’une chaîne alimentaire dans laquelle, pour une fois, l’industrie a pris place avec sagesse, en « laissant aux choses le goût de ce qu’elles sont. »

 

« Stendhal n’ignore pas que les Romains vont prendre le frais, l’été, sur les hauteurs des Castelli Romani

 

Quant au vin des Castelli, le poète latin Horace prétendait qu’il avait réussi à dérider Caton le Censeur, natif il est vrai de Tusculum, l’actuelle Frascati, tandis que Juvénal, habitant de Tivoli, prétendait que les aubergistes gardaient les vins de la région pour eux, ne servant aux voyageurs « qu’un vin imbuvable qui aurait dû être utilisé pour dégraisser la laine. »

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (7), il faut toujours brosser les vaches dans le sens du poil… pour les veaux ce n’est pas la peine Virginie Calmels

Je vais être gentil, car j’aime bien le Juppé nouveau qui est en train d’arriver, je ne vous qualifierai pas de « juppette » Virginie Calmels, comme tout novice en politique, vous en faites des tonnes dans la pêche aux voix des agriculteurs, vous tombez dans la démago à propos du bio.

 

Virginie Calmels est la tête de liste LR aux régionales dans une région toute neuve taillée par les socialos qui font tout pour embêter le monde.

 

Cette femme dynamique a poussé une pointe jusqu’à Benassay dans la Vienne sur les terres conjointes de la Ségolène et du Jean-Pierre, pour tailler des croupières aux affreux, sales et méchants qui pondent des normes rien que pour embêter les paysans.

 

Si mes souvenirs sont bons c’est depuis le Grenelle de l’environnement cher à NKM que tous ces embêtements leur sont tombés dessus.

 

Mais bon le chef redevenu petit chef du parti a dit qu’au temps où il s’occupait de tout au château ses goumiers avaient poussés le bouchon trop loin et qu’à l’avenir il leur foutrait sur la gueule s’il leur prenait l’envie de faire la chasse au Rond-Up.

 

Donc madame Calmels n’y va pas avec le dos de la cuillère :

 

« Il ne faut pas que ce soit un diktat du bio », martèle la candidate devant des dirigeants syndicaux un peu embêtés par cette charge, vu qu'ils ont pas mal d'agriculteurs bio parmi leurs adhérents.

 

Tout de suite, la candidate se rattrape : aider le bio, d'accord, l'écologie, non : « C'est politique d'avoir autant donné à l'écologie. Il faut dénoncer le principe de précaution. » Les agriculteurs boivent du petit-lait. Virginie Calmels n'a pas fait le déplacement pour rien. »

 

Dixit le localier de la Nouvelle-République

 

Alain en son temps, affrontant les vents contraires post-mairie de Paris, eut la tentation de Venise, aujourd’hui avec l’épuisement du modèle agricole français les agriculteurs français ont celle de la fille du borgne qui profite de leur désarroi pour raconter, comme d’habitude, n’importe quoi.

 

Comme me disaient, au temps où j’arpentais les 2 Charentes lors de la dernière grande crise du Cognac, les démagos de service : « y’a qu'à fermer les frontières ! »

 

Virginie Calmels, qui fut chef d’entreprise, ferait mieux de s’intéresser d’un peu plus près aux conséquences de la fin des quotas laitiers, décidée sous Nicolas, avec un enthousiasme non dissimulé, dans la région où elle souhaite être élue. Le grand large risque fort d’y balayer la plupart des exploitations laitières bien plus que les khmers verts.

 

Bref, mes souvenirs de ma dernière mission dans cette région sont assez vivaces pour en être persuadé…

 

Revenons un instant au brossage des vaches, pratique aujourd’hui obsolète, je l’ai pratiqué à la ferme de l’école d’agriculture de la Mothe-Achard sur de paisibles normandes.

 

Le frère Guibert voulaient qu’elles aient le cul propre alors étrille dans une main et brosse dans l’autre nous œuvrions vaillamment en évitant les coups de queue. Je suis donc un as du brossage de poils mais chère madame, même si les Français sont des veaux, dixit l’inspirateur – il détestait les partis – de votre mouvement au nom à géométrie variable, je pense que pratiquer ce sport au XXIe siècle est bien à la hauteur de ce que sont devenus nos élus ou ceux qui souhaitent le devenir.

 

 

Blog : Le blog de perrico http://perrico.over-blog.com/

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 06:00
Après avoir bien mangé spaghettis au brocciu et bien bu mon 100% fait main du pur Sciacarellu nu je vais faire la mariennée à l’ombre d’un cocotier…

Je plaisante, en Corse il y a des palmiers mais pas de cocotiers.

 

Il est une expression « secouer le cocotier » dont peu de personne aujourd’hui comprennent le sens originel et beaucoup l’emploient à contre-sens pour qualifier une personne qui dérange l’ordre établi.

 

Cette expression remonte au XIXème siècle et elle puiserait ses origines dans le milieu de certaines ethnies polynésiennes où il était d’usage d’éliminer les vieilles personnes qui devenaient trop faibles pour grimper sur les cocotiers et réaliser la cueillette.

 

En argot « secouer le cocotier » c’est se débarrasser des vieux, faire de la place pour les jeunes et Galtier-Boissière dans « Mon journal dans la drôle de paix » en 1947 écrivait « Une fois de plus, l'Etat fait banqueroute, ruinant les braves gens qui lui ont fait confiance : les pensionnés, les retraités, les vieux sont délibérément sacrifiés. Ainsi qu'après chaque guéguerre, les gens en place secouent le cocotier… »

 

De nos jours, les DRH, après avoir parlé plaisamment de «dégraissage» font des plans sociaux qui mettent les seniors sur le carreau.

 

En politique, les jeunes loups surtout, rêvent de secouer le cocotier pour voir le chef et ses affidés tomber.

 

Mais revenons au sujet du jour : la mariennée.

 

Qu’est-ce ?

 

En Anjou, dans l’Anjou cher à Patrick de la Chaudefonds sur Layon, c’est « le repos de midi, la sieste après le repas et avant la reprise du travail « à chaque fois qu’il faisait mérienne, c’était la même chose… […] il rêvait » Étienne Pérochon, Nène.

Dans le Vendômois c’est la mérienne aussi et dans ma Vendée profonde : la mariennée sans doute parce que dans l’Aunis tout proche mérienner se dit « des brebis qui, à midi, se serrent toutes ensemble, la tête de l’une sous le ventre de l’autre, pour sommeiller, un peu à couvert du soleil » (in les mots du passé de Marcel Lachiver).

 

Mon pépé Louis, pendant tout l’été, faisait la mariennée à l’ombre du pailler.

 

Matisse - Intérieur à Collioure, la sieste -

 

Dans son opus « L’art difficile de ne presque rien faire » chez Denoël, Denis Grozdanovitch, qui vit entre Paris et la Nièvre, écrit à propos de la sieste méridienne :

 

« Le moment préféré de mes journées d’été demeure celui où, après le repas de midi, je m’achemine tranquillement jusqu’à notre ponton au bord de la rivière, sous le grand marronnier où j’ai installé mon hamac. Je m’y installe alors confortablement, un gros livre de philosophie (de préférence bien abstrus) à la main, et la lecture distraite d’une dizaine de ligne suffit amplement, en général, à me faire glisser dans ce que j’appellerais un sommeil de surface – très différent en cela de la profonde et souvent angoissante plongée nocturne – au cours duquel ma conscience, engourdie par une sorte d’agréable hypnose, continue d’enregistrer avec une sourde volupté le bruissement de la brise dans les feuillages, les dialogues entrecroisés et compliqués des oiseaux , le doux ronronnement du nid de guêpes dans l’aulne voisin et même le subtil friselis du courant le long des berges.

 

Je goûte alors – plaisir de la vraie vacance – au luxe suprême du demi-sommeil et de la demi-conscience qui sont les meilleures voies pour rejoindre ce fameux « cours des choses » si cher aux taoïstes de l’ancienne Chine, lesquels aimaient précisément à répéter que pour bien vivre il valait mieux ne vivre qu’à demi. »

 

L’auteur donne ensuite la définition par le Littré du mot « dormition » qui est un terme ecclésiastique, Le mot dormition, est utilisé, dans le vocabulaire chrétien pour désigner la mort des saints et des pieux fidèles, quand ce n'est pas une mort violente. Le mot cimetière exprime la même idée de sommeil provisoire.

 

Au son du Tango Corse, cher à Fernandel, après avoir mangé mes spaghettis au brocciu et bu un verre du vin nature de mon propriétaire « 100% fait main du pur Sciacarellu nu… »

 

« Qui n’en a pas goûté ne connaît pas l’île » affirme Émile Bergerat dans son livre Souvenirs d’un enfant de Paris 1887. Le brocciu ou encore broccio est une « friandise » qui se consomme tout au long de son vieillissement. Frais, il se prête à toutes les fantaisies, nature ou agrémenté de sucre, d’eau-de-vie, de fruit ou de confiture sur une belle tranche de pain. Avec l’âge, il s’affermit et son goût s’affirme, et alors le brocciu s’allie avec tous les moments du repas, chaud, froid, frit : entrées, légumes, pâtes, poissons, viandes, œufs et, bien sûr, desserts. »

Après avoir bien mangé spaghettis au brocciu et bien bu mon 100% fait main du pur Sciacarellu nu je vais faire la mariennée à l’ombre d’un cocotier…
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 08:45
Merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !

Je l’admets sans honte, je suis plus con que la moyenne, je ne comprends rien à rien à l’humour titrant 2°. Et pourtant j’ai tété le lait de Coluche et de Desproges, m’en suis goinfré, jamais rassasié. L’âge venu, mes neurones ne sont plus aussi pointus et je suis passé à côté du contre-pied d’un Outre-Quiévrain qui cause du vin. Je me couvre la tête de cendres, bat ma coulpe, implore le ciel de me rendre ma lucidité.

 

Qui plus est, me dit-on, le Baudouin du Chenin de l’Anjou Noir est ravi.

 

Que demander de plus, embrassons-nous folle ville, le chenin va ressusciter !

 

Quel magnifique entre soi, c’est beau comme un pèlerinage de convaincus.

 

C’était tellement gros que, selon l’auteur, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il adorait ce foutu chenin cher au cœur du Patrick Baudouin. Oui, sans nul doute pour ses quelques paroissiens habituels mais les autres, ceux qui n’en sont pas, les cons dans mon genre qui par hasard entrent dans l’église, ils ne bitent que dalle à son humour étiqueté au 2ième degré.

 

Sur le Net y’a ceux qui ne lisent que les titres, des très cons sans doute mais majoritaires, ceux-là retiendront que le chenin n’est pas un grand cépage. Je comprends que Patrick soit content. Même tarif pour les moteurs de recherche, dont le gros Google, qui traquent les mots-clés : pour eux c’est simple comme une courte-vue : le chenin n’est pas un grand cépage.

 

Les regrets ne servent à rien c’est ainsi sur le grand barnum du Net et des réseaux sociaux où chalutent monsieur et madame tout le monde, emballé c’est pesé et ce petit monde qui lit tout au premier degré passe à autre chose. Bon, je sais le clergé du vin ne s'intéresse guère à la piétaille ignare, mais y boivent du vin ces locdus.

 

J’admets que c’est beau de se faire plaisir entre soi, on colloque à plaisir, on invite quelques membres du clergé du vin chargé du buzz médiatique et ce n’est pas un vieux con ramenard, qui ne comprend rien au film, qui va troubler la béatitude commune.

 

Même si, comme le proclamait le mec de Nazareth, qui changeait l'eau en chenin, pardon en vin « bienheureux les pauvres d’esprits… car ils veront Dieu »

 

Bon, sans encore ramener ma fraise de veau, faut pas s’étonner que les églises se vident, que les lecteurs des chapelles en papier du vin se raréfient, que le clergé du vin se désespère : comment faire pour attirer des ouailles dans leurs lieux saints ? Même le denier du culte, la publicité, se fait rare ou alors faut se transformer En Magnum pour subsister.

 

Écrire sur le Net ça n’a jamais nourri son homme mais ça permet d’aller chercher les brebis égarées, celles qui n’ont pas inventé l’eau chaude, celles qui n’en ont rien à branler des cépages et autres joyeusetés. Des cons sans doute, des consommateurs sûrement, mais ceux-là on les laisse entre les mains des foires aux vins chères à MEL le grand récupérateur.

 

J’ai confessé ma faute, récité 3 pater et 2 ave en pénitence, et le pire c’est que je ne regrette rien poursuivant mon petit bonhomme de chemin en n’en pensant pas moins.

 

Comme la tendance est à informer le consommateur, merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !

 

Pour relancer le chenin peut-être devrait-on en faire le cépage unique et obligatoire du vin de messe !

Merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, Onfray se pâme pour Mylène Farmer, Carla plaint la Trierweiler répudiée, Houellebecq  emmerde "le Monde"

« Quand je m'éveille, ma bouche est ouverte. Mes dents sont grasses : les brosser le soir serait mieux, mais je n'en ai jamais le courage. Des larmes ont séché aux coins de mes paupières. Mes épaules ne me font plus mal.

 

Des cheveux raides couvrent mon front. De mes doigts écartés je les rejette en arrière. C'est inutile : comme les pages d'un livre neuf, ils se dressent et retombent sur mes yeux.

 

En baissant la tête, je sens que ma barbe a poussé : elle pique mon cou. La nuque chauffée, je reste sur le dos, les yeux ouverts, les draps jusqu'au menton pour que le lit ne se refroidisse pas.

 

Le plafond est taché d'humidité : il est si près du toit. Par endroits, il y a de l'air sous le papier-tenture. Mes meubles ressemblent à ceux des brocanteurs, sur les trottoirs. Le tuyau de mon petit poêle est bandé avec un chiffon, comme un genou. En haut de la fenêtre, un store qui ne peut plus servir pend de travers. »

 

« Je n’avais pas l’intention de mourir, mais inspirer de la pitié m’a souvent plu. Dès qu’un passant s’approchait, je me cachais la figure dans les mains et reniflais comme quelqu’un qui a pleuré. Les gens, en s’éloignant, se tournaient.

 

La semaine dernière, il s’en était fallu de peu que je me fusse jeté à l’eau, pour paraître sincère

 

Ça c’est de l’Emmanuel Bove dans Mes Amis.

 

Et l’autre alors ?

 

« Comme romancier, on ne l’a pas vu venir. Qui l’annonçait ? Près de nous, je ne vois que Bove ou Perec ou l’un de ces romanciers sacarstico-glauques de l’après-guerre, créateurs de mondes gris et de personnages défaits d’avance. Il a lui-même cité Le Solitaire, l’unique roman d’Ionesco. Si l’on remonte un peu, on tomberait peut-être sur le Sartre de La Nausée ou le Camus de L’Étranger ou sur Beckett. Sur Céline ? Ce n’est pas vraiment le même monde. Plutôt, plus avant, sur le premier Huysmans, le naturaliste un peu sordide des Sœurs Vatard (dont Valéry écrit dans Variété : « On eût dit que le dégoûtant et l’horrible dans tous les genres le contraignissent à les observer, et que les abominations de toute espèce eussent pour effet d’engendrer un artiste spécialement fait pour les peindre dans un homme créé spécialement pour en souffrir. » ; et qu’il décrit par ailleurs fumant des cigarettes « à peine pincées par le milieu entre ses doigts minces » ! Et sur Zola, oui Zola, à cause de la crudité sexuelle et de l’acuité de l’analyse sociale, à cause aussi, bien sûr, puisqu’il est de toute façon l’ancêtre des plus grands – le Flaubert de L’Éducation sentimentale et de Bouvard et Pécuchet. »

 

C’est Dominique NOGUEZ sur Houellebecq juste après les Particules Élémentaires

 

« Savoir dans quel Monoprix je fais mes courses n’a pas une importance nationale » précise-t-il à propos des 6 papiers d’Ariane Chemin sur lui.

 

Nous vivons une époque formidable où le rien fait la une…

 

C’est alors qu’éclate la grande nouvelle via le compte Twitter de l’Onfray « qu'il a fait appel à l'interprète de Libertine pour les illustrations de ce conte philosophique L'Etoile Polaire, à paraître en novembre prochain »

 

Michel ONFRAY @michelonfray

 

Mylène Farmer illustre un conte philosophique de Michel Onfray. Parution en novembre.

16:01 - 24 Août 2015

 

Normal sur Radio Classique en avril dernier, le philosophe, qui boit, mange, se pâme aussi « Je trouve qu’il y a chez Mylène Farmer une voix extraordinaire, une sensualité, une volupté. Mylène Farmer c’est aussi un corps, une mise en scène, c’est aussi une façon d’être dans le système. Elle n’est pas du tout au-devant de la scène, elle est un peu secrète, discrète, on ne sait pas grand-chose. Et j'aime assez que les gens produisent leur art et soient sur scène puis disparaissent et n'exploitent pas le filon de leur vie privée. »

 

Et puis y’a la madame de l’ex, la Carla qui vole au secours de l’ex du Président, la Trierweiler. Elle a confié à Philippe Labi, qui écrit un énième livre sur la madame, à propos du livre de la répudiée

 

Ce livre m’a semblé une mise au point. Il répond d’abord à une humiliation. L’infidélité, c’est déjà quelque chose de douloureux. Alors lorsque cette infidélité est publique, ça double la peine en quelque sorte. On se sent humilié. Valérie Trierweiler est une femme de son temps qui a été placée dans un endroit sans y avoir été préparée. C’est une journaliste pas une personnalité publique. Elle ne connaissait pas ces vagues incessantes de médisances et de diffamations. Elle n’était pas en position de légitimité, n’étant ni mariée ni pacsée. Dans un endroit aussi protocolaire que l’Elysée c’est délicat. Elle s’est donc sentie extrêmement seule. Ses difficultés viennent de là, je crois. Ce n’est pas un endroit où l’on peut aller sans amour, plaide Carla. Voilà, à mon sens, ce que raconte son livre. Et quand, en prime, cette histoire est arrivée, elle a craqué. Elle a été dévastée. Aucune femme n’aurait tenu le choc »

 

Bonne nouvelle

 

Le poids des dépenses de retraites dans le produit intérieur brut (PIB) reculerait «fortement» d'ici à 2060, la France se trouvant ainsi en position plus favorable que ses voisins européens face au vieillissement de la population, prédit une étude de l'Insee publiée jeudi. Globalement stable jusqu'en 2025, le poids des dépenses de retraites s'allégerait surtout entre 2025 et 2060, pour représenter 11,2 % du PIB, contre 13,8 actuellement.

 

« Grâce aux réformes adoptées depuis plus de 20 ans », la part des dépenses de retraites dans le PIB devrait ainsi baisser de 2,6 points sur cette période, selon les projections de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et de la direction générale du Trésor. La France se trouverait ainsi « dans une position relativement favorable par rapport à ses partenaires européens pour faire face au vieillissement de sa population ».

 

La France mieux lotie que l'Allemagne

 

L'étude révèle ainsi que si l'on tient compte du « poids des pensions » (retraites mais aussi pensions d'invalidité), seule mesure permettant de comparer les différents pays européens, la France aurait la baisse la plus marquée (- 2,8 points de PIB) » par rapport aux principaux pays de la zone euro entre 2013 et 2060. À l'inverse, le poids des pensions de l'Allemagne augmenterait de (+ 2,7 points) et celui de la Belgique (+ 3,3 points).

 

Une bonne nouvelle pour les finances publiques françaises, mais pas forcément pour les retraités, avec le recul de l'âge de départ à la retraite et l'allongement de la durée de cotisation, décidés dans le cadre des récentes réformes. Les retraités pâtissent également d'une « baisse relative du montant de la pension moyenne par rapport aux revenus d'activité moyens », due notamment à l'indexation des pensions sur l'inflation, qui augmentent moins vite que les salaires.

 

En outre, de 2025 à 2040, « par rapport aux générations plus anciennes, les nouvelles générations auront eu des carrières plus fragmentées et ainsi acquis moins de droits à la retraite ».

 

Les projections au niveau européen diffèrent de celles réalisées par l'organisme servant de référence en France, le Conseil d'orientation des retraites (Cor). Fin 2014, il prédisait une baisse du poids des retraites deux fois moindre (- 1,3 point du PIB). Le scénario sur lequel s'appuie l'étude Insee prévoit à long terme un taux de chômage de 7,5 %, une croissance de 1,5 % et une population de 76 millions de personnes en France d'ici à 2016.

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 06:00
Bien avant The Voice 4 j’ai découvert et apprécié la voix soprano colorato de Battista Acquaviva le rossignol de Corsica

Je ne sais plus trop bien quand je baguenaudais je ne sais trop où lorsqu’une affiche a attiré mon regard.

 

The Voice 4 pour moi c’est du mandarin vu que ça fait un bail que je ne regarde plus la TV. Mais curieux j’ai cherché sur le Woueb et j’ai su que c’était un bouzin, genre radio-crochet revisité, importé des USA, et animé par Nikos Aliagas et un jury avec Florent Pagny, Zazie, Jenifer, Karine Ferri...

 

« Battista Acquaviva a marqué les téléspectateurs de "The Voice" saison 4. Encensée autant que critiquée, la chanteuse originaire de Corse a convaincu les quatre coachs lors de la première audition à l'aveugle. Grâce à sa voix hors normes sur le "Paume de David", elle a fait se retourner MIKA, Zazie, Florent Pagny et Jenifer. Solidarité oblige, c'est cette dernière qui a accueilli Battista dans son équipe. Eliminant Rany Boechat lors d'une battle émouvante sur "Hijo de la Luna" de Mecano, elle a gagné son ticket pour la demi-finale grâce à ses interprétations aériennes de "Greensleeves", "A Whiter Shade of Pale" de Procol Harum ou encore "S'il suffisait d'aimer" de Céline Dion. Mais malheureusement, Battista a quitté l'aventure samedi soir. »

 

Moi ça fait un bail que je l’ai découverte Battista : très précisément le 10 mars 2011 lors d’une dégustation d’UVA Corse

 

« Maintenant permettez-moi de vous présenter Battista Acquaviva, fille du frère de Pierre Acquaviva du Domaine d’Alzipratu qui nous a régalé a capela d’un chant d’amour Culomba. Elle est née à Bastia, a étudié « pendant dix ans le violon classique et baroque sous la direction d’un professeur particulier. Parallèlement, elle étudie le chant avec son père Nando Acquaviva, qui l’initie à l’écoute des intervalles spécifiques de la pratique du chant traditionnel corse, à la performance et au placement de voix correspondant. » Élève de l'école de musique de Pigna Scola di cantu. Sa tessiture est soprano, mezzo et colorature. Battista a choisi pour thème de sa thèse de doctorat la « mystique féminine et mythes de la femme dans le XIXème littéraire D'H.de Balzac » au sein de l'école doctorale de Julia Kristeva, sous la direction de José-Luis Diaz. »

 

Le 18 octobre 2012, je récidivais :

 

« Le plus bel accord avec les vins corses se nomme Battista Acquaviva : le rossignol de Corsica » 

 

Après cette audition je vous propose de lire 2 des 11 pages que Robert V. Camuto consacre à Pierre Acquaviva « Le sang d’un frère » dans son livre « Un Américain dans les vignes » chez Michel Lafon.

 

 

« Après avoir été déjeuné Chez Michel à Calenzana au soir du vendredi saint, de retour à l’hôtel à Calvi y trouve un message urgent attend Camuto qui fait finement remarquer que ça le choque « car il n’est pratiquement jamais personne dans ce pays pour estimer qu’il y a urgence. » Le billet demande de rappeler Pierre Acquaviva du domaine d’Alzipratu. Camuto appelle le numéro griffonné sur le bout de papier et apprend que ce n’est pas Pierre qui a appelé mais son père Maurice. Celui-ci a 72 ans « maigre, trapu, avec une touffe de cheveux clairs et bouclés, des yeux verts, un regard vif Mais, contrairement à son fils, il parlait le français avec un fort accent corse, outre une autre différence frappante : quand je lui tendis la main, il la saisit de sa main gauche, et la prit maladroitement. Je regardai sa main droite. De sa manche, sortait une prothèse verte, en plastique, de la main et de l’avant-bras. » Camuto lui propose de venir à 18 heures à son hôtel sur le port. Arrivé en avance, Maurice Acquaviva, pour parler sans être dérangé, entraîne Camuto dans un appartement appartenant à des cousins. « Ignorant mes protestations, il commença par la façon dont les français avait conquis la <corse indépendante, plus de deux cents ns auparavant, puis passa plus d’une heure à me décrire les mauvais traitements que les Français leur avaient fait subir, des guerres du XVIIIe aux taxes du XXe sur les vins corses en passant par la gestion étatique du ferry reliant le continent.

 

Ce système de ferry, qui met Marseille à une demi-journée de la Corse, a pour effet d’augmenter le coût des exportations de vins en direction du continent et de rendre ridiculement cher le transport depuis la France du matériel nécessaire pour la mise en bouteille.

 

- Pour nous, dit-il, acheter la bouteille, l’étiquette, le bouchon et la capsule, ça coûte 6 francs.

 

Comme la plupart des personnes d’un certain âge vivant en France, il se destinait à parler « en francs » pour le restant de ces jours.

 

- Mais ici, au supermarché, ils vendent du bordeaux à 6 francs. C’est la même bouteille, la même étiquette, tout. La seule différence, c’est le vin qu’il y a dedans ! Comment est-ce possible ?

 

Il continua :

 

- Ils ont le monopole. Ils ont fait en sorte que nous restions pauvres et à genoux.

 

Il cracha.

 

- Les Français, les colons, ils…

 

Sa voix se brisait. Il avait soudain les yeux rouges. Il dressa son pouce sous le menton, et appuya jusqu’à ce que l’extrémité du pouce devienne blanche.

 

Il batailla ensuite pour parvenir à caler sur ses genoux, avec sa prothèse en plastique, son paquet de cigarettes. Il en sortit une avec sa bonne main, la glissa entre les doigts de sa prothèse et lui présenta un briquet. La cigarette allumée, il l’ôta de la prothèse avec sa main gauche et commença à fumer.

 

- Chirac n’a rien à dire aux États-Unis, lâcha-t-il en se lançant dans une comparaison entre les présidents français et américain – Entre Chirac et un George W. Bush que l’Europe vouait aux gémonies. Chirac a fait en Corse dix fois pire que Bush en Irak.

 

Il apparut que Maurice était un séparatiste – ou, pour employer son langage, un « résistant ». Lui, il agissait publiquement, dit-il. Dans l’ombre opéraient les clandestins du FLNC qui accomplissaient des missions contre l’État français et contre les profiteurs étrangers (c’est-à-dire les non-Corses).

 

- Je ne les connais pas et, si je les connaissais, je ne le dirais pas, mais nous pensons la même chose.

 

Pierre m’avait parlé de la mort de son frère aîné, Jean Battiste, qui avait dirigé la cave vinicole avant lui. Cependant, j’ignorais les circonstances de son décès.

 

- Jean Battiste faisait parti des clandestins, reprit Maurice. Il posait des bombes.

Il suspendit sa respiration. Je tournai les yeux vers les rideaux de dentelle et remarquai que le lumière méditerranéenne, à l’approche du soir, tournait à l’orange.

 

Ainsi, quand il ne supervisait pas le domaine familial ou les opérations de vinification, le fils aîné de Maurice plastiquait des bâtiments administratifs, les maisons des « colons » et le siège des « spéculateurs » qui voulaient « bétonner » la côte avant de s’envoler avec le butin – en s’assurant toujours que les habitations étaient vides.

 

Un matin de 1987, alors qu’il avait vingt-sept ans, Jean Battiste partit pour une mission « contre une maison ».

 

- Mais quelqu’un m’attendait, expliqua Maurice. I a été tué par balle. On ne sait pas qui a fait le coup. La police ou le colon qui habitait là. On a demandé une enquête pour savoir comment il a été tué. Ils n’ont jamais rien fait.

Tandis qu’il poursuivait son récit, je fus frappé par cette description de son fils partant faire sauter une maison. Le propos était détaché, comme on aurait dit : « Un matin, il est allé acheter une miche de pain… »

 

Quand il eut fini, je me sentis épuisé. Des heures avaient passé. Je rassemblai mon courage pour poser à Maurice la question gênante : comment avait-il perdu sa main ? Lors d’une mission, lui aussi, en posant une bombe ?

 

Il considéra sa prothèse, puis la bougea comme si elle avait pu signifier que les dégâts physiques n’étaient pas si graves. C’était un accident d’enfance, expliqua-t-il. Ça lui était arrivé en jouant avec une grenade de l’armée italienne après l’Occupation. »

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (9), le clergé du vin me saoule, on ne fait du vin avec des mots…

Comme au temps d’Avignon certains se disputent le titre de Pape du vin pendant que le reste du clergé, haut et bas, monte en chaire pour admonester les mécréants, les hérétiques, les schismatiques, et les athées comme ma pomme.

 

Ça me fait penser au temps des prêcheurs qui venaient dans la paroisse Saint-Jacques pour la Mission, beaucoup de calvaires en Vendée témoignent de ces passages pour raviver la foi des braves paroissiens.

 

Ces prêcheurs, très dans le style de ce que pratiquent les gourous des sectes américaines, ne faisaient pas dans la dentelle, ils terrorisaient, surtout les femmes gardiennes de la religion dans nos campagnes ; les hommes, eux, attendaient que l’orage soit passé.

 

Le missile le plus redoutable, celui qui touchait au cœur les femmes, était le péché de chair, le plaisir, les filles, la lessive à la main et patin couffin…

 

Cette engeance ayant fait le vœu de chasteté je me disais qu’en savaient-ils, puisqu’officiellement ils ne pratiquaient pas ?

 

Sauf que, comme le notait Gustave Flaubert dans son Dictionnaire des Idées reçues :

Prêtres : On devrait les châtrer. Couchent avec leurs bonnes, et ont des enfants qu’ils appellent leurs « neveux ».

 

Le clergé du vin – tous ceux qui grenouillent autour des vignerons – n’a même pas cette porte de sortie, cette échappatoire, en dehors de branler sa plume ou d’astiquer son clavier elle ne mets pas les pieds dans un chai pour faire le vin.

 

Nul besoin de savoir faire du vin pour écrire sur le vin j’en conviens.

 

La blogosphère a étendu le domaine de ceux qui, en long en large et de travers, étalent leur science du vin. Ma pomme, qui grenouille dans le même bénitier, confesse depuis longtemps, qu’il n’y connait rien, qu’il s’en porte bien, ce qui lui attire les foudres d’un des Papes du vin, le Roux de Roux&Combaluzier dit B&D.

 

Ces écrivaillons me saoulent, ils n’en ratent pas une, ils fondent sur les « levures » comme la vérole sur le bas-clergé. Ils se permettent de donner la leçon, y compris aux vignerons, d’étaler leur savoir-faire, de tancer leurs collègues, de faire étalage de leur science du vin, de leur culture, de se positionner comme des détenteurs de vérités révélées.

 

Que savent-ils ?

 

En général, ce qui traine un peu partout sur les réseaux sociaux, les épluchures qui font le buzz et dont ils se gavent.

 

Écrire, quoi de plus facile !

 

« Un auteur, comme chacun sait, n'est capable de rien d'autre que d'écrire, et écrire est à la portée de n'importe qui. Pas besoin d'avoir des connaissances ou des compétences spécifiques, ou des choses particulières à dire sur soi, aucune information digne de ce nom qui s'impose, il suffit d'avoir un peu vécu, personne ne vous demandera de présenter un diplôme. »

 

Alors, écrivons, contentons-nous d’écrire, informons-nous comme tout un chacun, pour choisir en fonction de nos goûts, de notre volonté de boire ce que nous estimons bon, sain, authentique, mais de grâce ne faisons pas de la technique l’alpha et l’oméga du vin.

 

La dérive techniciste, surtout pour un produit comme le vin, dit de culture, non indispensable à la ration alimentaire, masque des combats beaucoup plus terre à terre, des non-choix, des postures bien commodes… Le clergé qui, comme toujours, vit sur la bête, soit se masque hypocritement les yeux pour ne pas s’aliéner une grande part de sa clientèle, soit pour celle d’en face faire comme-ci la vigne France n’était pas un ensemble complexe, avec une histoire, des pesanteurs et des contradictions.

 

Et si nous en revenions à une vision esthétique du vin ?

 

« La qualité du beau n’a de signification qu’en référence à une espèce capable de l’éprouver, c’est-à-dire, aux êtres humains. Est belle toute perception ou sensation susceptible de provoquer une émotion agréable sans lien direct avec une quelconque fonction d’utilité et sans qu’il soit nécessaire d’en fonder l’origine en raison. Il est possible de demander à quelqu’un s’il trouve un objet ou une idée beaux, mais certainement pas d’exiger de lui qu’il nous en démontre les raisons objectives. » Axel Kahn

 

On va me rétorquer qu’en l’espèce il s’agit de bon plutôt que de beau, j’en conviens mais, comme il s’agit dans les 2 perceptions d’une question de goût personnel je persiste à croire que mettre des mots mécaniciens sur sa perception, sa sensation, n’apporte rien aux autres.

 

Et c’est là que les athéniens s’atteignirent, les mots du clergé du vin ne sont là que pour faire miroir à leurs auteurs : voyez comme je suis supérieur à la piétaille, moi je sais, moi je dis, moi j’écris, moi je vous fous la honte…

 

AMEN

 

Cette chronique écrite, comme souvent est tombée le lendemain la confirmation sous la plume d’un petit cureton du vin qui, dit-il, à la fin de sa chronique, ne veut pas qu’on le prenne pour un con. Qu’il se rassure grâce à sa prose prétentieuse et minable nous avons la réponse. Selon lui, du haut de sa chaire branlante qui va se casser la gueule dans quelques temps, le chenin ne serait pas un grand cépage. Libre à lui mais, comme juge au racolage non-artistique on fait beaucoup mieux que lui. Quand est-ce que cette espèce en voie de déclin va-t-elle cesser de se tortiller pour subsister ? Je ne sais, mais ce que je sais  c’est que n’est pas en se payant méchamment la fiole de Patrick Baudouin, en croyant faire de l’humour, qu’il sauvera sa corporation. Et dire que j’ai fait route commune avec ce genre de crétin ! Mais qu’est-ce que nous en avons à foutre que le chenin soit ou non un grand cépage ? Nous buvons du vin et nous n’avons nul besoin pour le faire de nous référer à un plumitif qui lui, sans contestation possible, est d’une cuvée bien médiocre.

 

La patrouille me signale que c'est du second degré : du lourd sans doute moi je suis athée et je déteste les curés même belges... n'est pas Desproges qui veut... ça ne s'adresse qu'aux paroissiens de la Paroisse comme en témoignent les commentaires. Les non-initiés bitent que dalle mais ça tout le monde s'en branle...

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 06:00
Les tonnelets de scabecciu ont longtemps constitué avec le vin le premier produit d’exportation du Cap Corse.

Musarder, quel beau verbe, si rare, perdre son temps, flâner le long du sentier douanier du Cap Corse, contempler l’ourlet du rivage, s’imprégner des senteurs, rencontrer les hôtes du maquis.

 

Les éditions Actes Sud sont, sans conteste, de celles qui savent nous proposer de beaux et précieux petits livres.

Les tonnelets de scabecciu ont longtemps constitué avec le vin le premier produit d’exportation du Cap Corse.

Michel Delaugerre écrit :

 

« Il faut longer le rivage pour se rendre au hameau de Tollare. Sur les rochers, le statice et la criste marine affrontent les embruns et, juste en arrière, l’immortelle Italie croit en un ourlet pâle qui embaume le curry. Une pétarade tranquille sur la mer ; c’est un pêcheur relevant ses filets. L’automne est une bonne saison pour les rougets et les pageots. Si le vent ne souffle pas trop. Quelques anciens savent encore lancer l’épervier pour prendre les saupes ou les mulets aventurés en bancs près du bord. »

 

Nous sommes à l’extrême pointe du Cap Corse, de Centuri à Macinaggio en passant par Tollare, où aujourd’hui encore la pêche occupe une place importante dans la vie économique et culturelle… « … seule région de l’île avec Bonifacio à posséder une authentique tradition de pêche. »

 

Pêche mais aussi commerce maritime des patrons capcorsins qui entreposaient leurs marchandises dans les magazzini, et plus particulièrement les tonnelets de scabecciu (scabechju) qui ont longtemps constitué avec le vin le premier produit d’exportation du Cap Corse. Ce produit étant très apprécié en Provence ou en Toscane.

 

En 1839 Guillaumin écrit dans son « Dictionnaire du commerce et des marchandises, « On prépare dans quelques localités, le thon, la sardine et les huitres, que l’on vend ensuite en Italie »

 

« Les jarrets (ou picarels) étaient pêchés en grand nombre à la cala pescatoria de la Giraglia ; ces poissons bleus étaient ensuite étêtés, frits et marinés dans le vinaigre (à l’escabèche), les couches de poissons alternant avec les feuilles de myrte. L’âge d’or du scabecciu a culminé vers 1835, pour décliner ensuite avec la concurrence de la boîte en fer blanc et s’éteindre tout à fait vers 1920. »

 

Les jarrets nommés zerri en Corse, ont donné leur nom à l’île de Zerlaia… qui s’est déformé en Giraglia.

Les tonnelets de scabecciu ont longtemps constitué avec le vin le premier produit d’exportation du Cap Corse.

« On pratique toujours la pêche à la tonnara, et les pêcheurs affrontent encore aujourd’hui la mer dans d’exigus « pointus », les bateaux de pêche traditionnels. C’est à leur bord que l’on capture la langouste, ressource à l’origine de la notoriété du port de Centuri. La pointe du cap est un des rares endroits où le plateau continental se poursuit au large, c’est-à-dire que les eaux restent longtemps peu profondes. C’est la raison pour laquelle les pêcheurs de Centuri et de Barcaggio calent leurs filets et palangres loin des côtes. Ce plateau est aussi favorable au développement des herbiers de posidonies, véritables prairies sous-marines qui servent de refuge à des milliers d’espèces. »

 

Michel Delaugerre écrit

 

« Les pêcheurs du cap… ont su à la fois tirer parti de potentialités liées à l’existence d’un plateau continental vers le nord, adapter leurs embarcations et leurs modes de pêche à des vents fréquents et des houles importantes et innover dans la commercialisation de leurs produits en devenant pêcheurs-restaurateurs, comme à Centuri. » 

Les tonnelets de scabecciu ont longtemps constitué avec le vin le premier produit d’exportation du Cap Corse.

U Marinaru Centuri Port, 20238 Centuri

 

« Une petite merveille que ce restaurant qui vaut vraiment la peine de s'éloigner des quelques centaines de mètres qui le "préserve" du port. En cuisine, le patron et son épouse, en salle une magnifique vue sur la mer. A table, une bouillabaisse mémorable, des poissons pêchés le matin par le patron lui-même… »

 

Les pêcheurs du Cap Corse «... ont jusqu’à présent évité une surexploitation d’un petit nombre d’espèces en pratiquant une pêche diversifiée. »

 

« Au fil de l’année se succèdent :

 

  • Les thonaires calés à la côte pour les sérioles ;

  • Les chapelets de nasses en myrte pour les tanuti ou dorades grises;

 

  • Les filets trémails ou droits, les palangres de fond ou de surface… ainsi que les prises : dorades roses, saint-pierre, araignées de mer, langoustes rouges, pageots, sars, dorades grises, denti, corbs, mostelles, mérous… »
  •  

Ça donne faim !

 

Et quand on mange ça donne soif.

 

Alors, 

 

Domaine Arena,

Cuvée Lisandra,

2013Blanc - 0,75L

Domaine Arena, Cuvée Lisandra, 2013

Antoine Arena fait cette cuvée Lisandra blanc spécialement pour Lavinia. Epuré de tout artifice, ce vermentinu dégage des notes citronées, anisées, florales… Une palette aromatique saine et joyeux. Une Lisandra à boire dans sa jeunesse

Les tonnelets de scabecciu ont longtemps constitué avec le vin le premier produit d’exportation du Cap Corse.
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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (5), le parti socialiste n’est pas plus socialiste que le crédit lyonnais n’est lyonnais…

Au 78 rue de Varenne affirmer que le Crédit Agricole n’était pas plus agricole que le Crédit Lyonnais n’était lyonnais était l’une de nos plaisanteries favorites. Nous savions bien que, dès que les vents politiques seraient favorables, à droite donc, le couple Barsalou-Douroux s’empresserait de jeter l’État hors de la Caisse Nationale pour ramasser la mise. Ce qui fut fait sous Balladur et, ironie de notre petite formule CASA racheta le Crédit Lyonnais privatisé pour le baptiser LCL afin de lui redonner une virginité perdue. Mais, bien plus encore, le mutualisme fut mis sous le boisseau, vive le grand large des acquisitions : Grèce, Portugal et autres pays faciles pour ramasser au bout du compte des ardoises salées. Depuis la maison se recentre sur ses métiers de base dit-elle et nous serine qu’elle est une banque mutualiste.

 

Mais la question n’est pas là, revenons au socialisme du Parti Socialiste auquel le Cambadélis 1er Secrétaire souhaite apporter, en ces temps de désamour populaire, un supplément d’âme.

 

Le socialisme a-t-il une âme ?

 

Je ne vais pas engager une nouvelle controverse de Valladolid…

Je plaisante bien sûr mais quand j’entends les braiements de certains petits frondeurs évoquant à propos des 35 heures égratignés par Macron les mannes de Jaurès, Blum, Mitterrand, Jospin et pourquoi pas Martine Aubry je me dis drôle d’attelage !

 

Socialisme vous avez dit socialisme !

 

Le Congrès de Tours, la grande césure de la première Internationale Socialiste, qui s’en souvient ?

 

PCF et SFIO…

 

Rocard sans aucun doute, intarissable sur le sujet, lui qui ne pouvait pas piffer la SFIO de Guy Mollet avec sa parole dure et sa pratique molle, et qui a tenté de driver un Parti Socialiste qui se disait Unifié alors qu’il n’était que divisé, avant de rejoindre celui d’Épinay accouché par le charentais de Jarnac dans le lit commun des cryptocommunistes du CERES de Chevènement et des qui bouffaient des communistes comme le Gaston Deferre de Marseille.

 

 

Appellation récente donc que ce Parti Socialiste qui, pour se hisser au pouvoir, a joyeusement pompé les voix des communistes empêtrés dans leur soutien au « socialisme réel » qualifié de « globalement positif » par la clique de Marchais.

 

Qui se souvient des 110 propositions de Mitterrand en 1981 ?

 

Socialistes vous avez dit socialistes ?

 

Vous m’expliquerez…

 

Même qu'ils sont obligés de ressortir ce pauvre Joxe caricature du Mitterrandisme...

 

Et du virage de la rigueur chère à Jacques Delors qui s’en souvient ?

 

Beaucoup d’éléphants j’en suis certain mais ce ne devait être qu’une péripétie dans la longue marche vers le socialisme, celui qui se situait entre le marché et le communisme selon Fabius au Congrès de Metz.

 

Ne riez pas…

 

Autre congrès fameux, celui de Rennes, où les éléphants du PS s’étripèrent comme jamais, Julien Dray et Mélenchon étaient copains comme cochon, sur la même ligne disons. Aujourd’hui le premier vote Macron, le second Varoufakis-Marinière et fait des risettes aux « khmers verts » en draguant le petit Laurent fils de son père.

 

Colonne vertébrale, vous avez dit colonne vertébrale !

 

Opportunisme oui, bonne vieille pratique mollétiste, c’est dans les vieux pots qu’on fait le bon beurre.

 

Allons, allons, c’est bien le Tonton qu’adulait Mélenchon qui a mis le gauchiste Tapie dans les pattes de Rocard pour lui faire ramasser une gamelle et l’exterminer politiquement.

 

Allons, allons, rappelons que c’est le Lolo qui a voté Non au référendum sur la constitution européenne qui est notre Ministre des Affaires Étrangères.

 

Allons, allons rappelons aux jeunes cons du MJS qui ont scandé à La Rochelle le nom de Christiane Taubira, pour remplacer Valls à Matignon, que c’est elle qui a fait prendre une gamelle à ce pauvre Jospin dont Mélenchon fut un sous-Ministre.

 

Liste non exhaustive à compléter si vous le souhaitez…

 

Accéder au pouvoir est une ambition légitime pour un parti politique dont c’est la raison d’être et l’alternance peut constituer la respiration de la démocratie si elle correspond à l’expression de choix clairs.

 

Du côté du PS, après la divine surprise de 1981 puis le bis de la France Unie où Mitterrand n’eut de cesse de virer son 1er Ministre trop populaire, puis une autre belle surprise avec la dissolution ratée de Chirac et une cohabitation inversée dont Jospin espérait tirer les marrons du feu, ce fut une longue traversée du désert avec un double effet : la prise du pouvoir local par une nouvelle génération de notables et l’installation dans une opposition frontale sans vrai projet d’alternance.

 

Résultat la rue de Solferino, qui déjà ne volait pas très haut, a enfanté une génération de petits apparatchiks pendant que les barons régionaux se constituaient des fiefs entourés de petites mains.

 

Résultat : une synthèse bouillie pour les chats comme projet et une impréparation dramatique à tenir les rênes du pouvoir d’État.

 

Voilà pour mon constat.

 

Je ne fais pas parti des déçus, j’assume mes choix.

 

J’ai été de ceux qui ont fait partie de la « 2e gauche » qualifiée par les plus sympas d’américaine, par les plus virulents de social-traîtres, derrière Rocardestaing, dixit le ressuscité Chevènement compagnon de route de Dupont-Aignan, et j’en suis fier.

 

De Rugy et Placé disent avoir abandonné EELV pour cause de dérive gauchiste, ils se trompent d’appellation, ils se trompent absolument, leurs ex-copains campent dans la maladie des partis groupusculaires : le sectarisme.

 

L’extrême-gauche française le cultive comme un bonzaï le sectarisme.

 

L’autre, celle de droite, n’a pas changée de nature, elle est xénophobe, raciste, démagogue, incompétente, pour moi infréquentable.

 

L’abstention est le premier parti de France !

 

De Gaulle a fait fabriquer par Debré une Constitution pour lutter contre le régime des partis et de leurs appareils. Nous sommes en plein dedans. Le récent épisode de l’ex-président, reprenant la tête de son parti, qui fut celui de De Gaulle, est édifiant.

 

Alors, socialiste le Parti Socialiste, je n’en sais fichtre rien car dans tout mon parcours citoyen je n’ai jamais vu ou lu, au-delà d’un étatisme de plus en plus inopérant et illusoire, le début d’un corps de doctrine me précisant ce qu’était ce fameux socialisme à la française.

 

On n’adhère plus au PS pour ses idées mais pour se faire élire, y’a qu’à vérifier le CV de ses élus pour être édifié. Pour ma part, j’ai adhéré à une section du XIIIe, celle de Paul Quilès, j’ai tenu 2 ans et j’ai fuis face au grenouillage et aux petits marquis.

 

Alors de gauche ?

 

Oui, par choix et conviction, mais pour gouverner et gouverner c’est choisir, ce n’est pas louvoyer, égrener des promesses pour se faire élire puis faire comme Tsipras ou notre Président, sous la pression de l’UE majoritairement favorable à une politique d’inspiration allemande, comme les autres : subir les évènements.

 

La césure n’est plus pour moi entre une Gauche et une Droite, par ailleurs fragmentées en de multiples chapelles ou écuries, mais entre les conservateurs de tous poils qui y campent et ceux qui veulent réellement réformer nos sociétés complexes aux opinions publiques velléitaires et traversées de désirs contradictoires.

 

Mon interrogation du moment est donc de savoir où sont ces femmes et ces hommes de bonne volonté prêt à s’engager pour gouverner la cité en lui permettant de s’adapter au monde tel qu’il est et non tel qu’on le rêve ?

 

Pour l’heure, comme sœur Anne, je ne vois rien venir et d’expérience je sais malheureusement que ceux qui parleront vrais n’auront aucune chance d’être élus.

 

Que faire alors ?

 

Pour tout vous dire je n’en sais fichtre rien ou, plus exactement, l’heure du choix n’étant pas encore venue je me contente, comme simple citoyen, de cultiver mon jardin loin du bruit et de la fureur du petit marigot politique si, disons-le tout net, très décevant.

 

En fait je ne suis guère optimiste car je sais qu’au bout du bout de l’élection présidentielle, suivi des législatives par la grâce d’un quinquennat renouvelable 1 fois, merci Jospin, les Français auront le Président et la majorité qu’ils méritent et ça ne me tirera pas une larme pour les plaindre, car croyez-moi, sitôt l’élection ils se plaindront…

 

 

la CROIX

la CROIX

En Corse, je me lève tôt pour écrire sur la terrasse face à la mer. En prenant mon café je fais le tour de l’actualité. La photo de cet enfant gisant sur une plage était partout. La mort m’impose toujours le silence, le recueillement, les mots sont de trop, impuissants, mal venus. Les pensées face à ce drame chaque jour renouvelé sont intimes, nul besoin d’en faire étalage. Ce soir je sais que cet enfant avait une grande sœur, noyée elle aussi, comme leur maman. Le père reste seul avec sa douleur. Ils fuyaient la Syrie pour tenter de rejoindre le Canada. À l’heure où il est si facile pour nous d’aller et de venir, eux, pour s’extraire de leur pays ravagé, ils ont été contraints de se mettre entre les mains de bandits. L’émotion ne suffit pas, une émotion chasse l’autre dans la fuite en avant des médias. Notre devoir d’humanité nous impose de combattre notre frilosité, nos peurs, nos murs, d’accueillir celles et ceux qui fuient la barbarie. Ce n’est pas simple loin s’en faut mais, sans pour autant accueillir toute la misère du monde, prenons toute notre part. Nous pourrions, face à un tel drame, esquisser une réelle et utile union nationale.

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