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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 00:09

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22 v’là les flics !


Ici ils sont 36 en garde à vue avec une écrasante majorité de représentants du sexe masculin, 30, y’a même des étrangers et un exilé, une belle rafle comme dirait les adeptes de l’égrappage.


Officiellement « La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour maintenir à la disposition des enquêteurs le suspect d'un crime ou d'un délit. Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuie ou ne consulte ses complices. »


Entre Série Noire et Quai des Orfèvres, Agatha Christie et James Hadley Chase, Hercule Poirot et San-Antonio, les auteurs de ce vaste coup filet dans le milieu terroiriste valent la peine d’être salués.


De la belle ouvrage que de se prêter au rire des autres car comme le disait un poète « Le rire c’est le bruit d’aile que fait la joie en s’évadant… »


Soyons positif, nos 36 gardés à vue vont tous s’évader eux aussi en toute légalité.


Pour vous j’ai extrait de cette garde à vue 2 femmes méconnues Florence Quiot, Valérie Soutiran, et 2 hommes très connus Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour afin de rétablir la parité et moi aussi de m’amuser.


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Les occasions de rire ou même de sourire se font tellement rares, y compris dans le monde du vin où règne de plus en plus un sérieux papal alors le pape actuel ne l’est plus, lui.

 

Comme vous le savez je ne participe plus à la litanie des dégustations mais j’ai fait une exception car je ne sais pas résister à mes copines.


Merci Eva de m’avoir attiré dans ce Repaire de Bacchus de la rue de Montorgueuil, il y avait de fines gâchettes : Pierre Guigui et David Cobbold qui m’ont guidé pour mener à bien mon enquête.


Merci aussi aux concepteurs de cette sympathique mise en scène : le commissaire Fenouil et l’inspecteur Paolo Bouca Nova et à celles et ceux qui ont acceptés de faire l’actrice ou l’acteur. Je trouve que Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour  sont vraiment entrés dans la peau de leurs personnages.


Ceci écrit, guidé par les 2 meilleurs limiers de la planète l’un très bio l’autre pas j’ai trempé mes lèvres dans les breuvages offerts.


J’en ai flashés 2 ce qui, de ma part, représente un réel effort vu mon état de flémingite aigüe.

-          Mas de Martin « Roi Patriote » vin de Table 2012 provenance languedocienne 11,90€


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-          T.Oinos rouge Cyclades Grèce 2010 22,50€


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Y’avait vraiment du bon, du Trévallon 2004, du Au pied du Mont Chauve blanc 2012, du famille Perrin Coudoulet Côtes-du Rhône 2012…


Un clin d’œil : la famille Quiot avec 4 références : Château du Trignon Viognier 2012, Château du Trignon Rasteau 2010 et Domaine Duclaux Châteauneuf-du-Pape 1998 méritait largement une mise en garde à vue mais j’aurais espérer voir Jérôme s’y coller. Il eut été avec Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour en bonne compagnie.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 06:40

Petits meurtres entre amis, le nouveau sport à tous les étages des Français favorisés par l’irruption de la Toile et de ses réseaux sociaux dans la vie publique comme privée. Tout le monde, du moins ceux qui sont connectés et adeptes de Face de Bouc et de Twitter, s’étale, se répand, en arrive à penser que sa « pensée » tout comme ses hémorroïdes ou la première dent du petit dernier, sont des centres d’intérêt. Le premier abruti venu se croit en droit de délivrer ses sentences, son point de vue sur tout et son contraire, conjuguer ignorance et bêtise, charrier des grossièretés, tourner tout et n’importe quoi en une dérision saumâtre. Le féminin n’échappe pas à la règle. Des égouts. Bien évidemment les chasseurs de voix fréquentent ces sentes peuplées de gobeurs de promesses. Les vieux médias cherchant un second souffle avant de trépasser font la chasse aux éditorialistes transgressifs à même de rebondir sur la Toile, d’alimenter les poubelles où viennent se repaître les gens d’en bas comme les gens d’en haut. Nous régressons en dépit de nos courses folles, sans but, dépourvues de sens. Sur ce terreau des plantes vénéneuses s’épanouissent avant, du moins l’espèrent-elles être cueillies par le peuple, ce peuple mis à toutes les sauces et qui, comme la pile Wonder, s’use parce que l’on s’en sert. La gauche dites de gouvernement, du moins ce qu’il en reste, est subclaquante et la droite sortable est, elle, en état de décomposition avancée. La voie est libre pour des penseurs de pacotille, des demi-soldes, on ne pense plus on bave sur le voisin en espérant gonfler son stock de followers. Le Figaro de Dassault s’érige en phare de la pensée avec sa nouvelle égérie Elisabeth Lévy. On la questionne la nouvelle pythie.


-         La chape de plomb de la bien-pensance semble avoir sauté, et on est loin de l'âge d'or où Plenel dictait la pensée unique dans les colonnes du «quotidien de référence». La rhétorique antiraciste, antifasciste et sectaire semble usée. N'avez-vous pas le sentiment d'avoir gagné la partie? N'est-il pas temps de passer à autre chose?


« Il est certain que si Plenel et Zemmour se présentaient à une élection, notre ami Zemmour gagnerait haut la main. Mais je ne vais pas apprendre à une gramscienne aussi avisée que vous que le pouvoir culturel ne se joue pas au nombre de voix. Par ailleurs, l'intimidation du politiquement correct est sans doute moins forte aujourd'hui, mais elle n'a pas encore disparu: il y a toujours des sujets qu'on n'aborde qu'avec de très grandes précautions de peur d'être traité de raciste, d'homophobe ou autre. Cela dit, il n'est pas mauvais de prendre des précautions: ce n'est pas parce que l'antiracisme contemporain est souvent débile que nous allons devenir racistes! »


-         «Droite décomplexée», «dédiabolisation»: la dénonciation du politiquement correct a tellement réussi qu'elle a fini par se traduire politiquement. Que répondez-vous à ceux qui, à l'instar d'Alain Badiou, vous accusent d'avoir contribué avec Zemmour, Finkielkraut et tous les «néoréacs», à la montée du FN en «libérant la parole raciste»? N'avez-vous pas le sentiment parfois d'avoir, en luttant justement pour le pluralisme, ouvert la boite de Pandore?


« Je réponds que, comme me l'a fait remarquer un lecteur assidu de Causeur, Finkielkraut, Zemmour et les autres ont plutôt eu un effet apaisant car, à travers eux, beaucoup de gens ont été soulagés que l'on arrête de leur dire qu'ils ne voyaient pas ce qu'ils voient et ne vivaient pas ce qu'ils vivent. En revanche, les anathèmes, les leçons de morale, les insultes proférées par le camp du bien ont peut-être fini par créer ce qu'ils dénonçaient, un camp véritablement réactionnaire qui fantasme un monde livré aux syndicats gauchistes et aux adeptes de la théorie du genre, est persuadé qu'on enseigne la masturbation à l'école et rêve d'un improbable retour à un passé qui n'a jamais existé. Bref, Najat Vallaud-Belkacem a fini par susciter Farida Belghoul. Eh bien, je ne veux ni Najat, ni Farida - rien de personnel, bien sûr. Voilà pourquoi nous sommes condamnés à nous battre sur deux fronts! »


L’époque a les penseurs qu’elle mérite, ceux du rez-de-chaussée et des sous-sols ou autres parkings. Les Français, et leurs auto-proclamés intellectuels s’imaginent encore que notre pensée domine le monde, que nous sommes encore à même de l’influencer. Dérisoire, monstrueusement dérisoire, nous allons gentiment passer à la trappe et sombrer dans l’oubli, simple confetti boursouflé de suffisance et d’arrogance. Laissons-le s’enfoncer dans son bourbier, se repaître de ses petites querelles, se réfugier dans son isolationnisme sans avenir.


Moi, en mon jardin de Saint-Anne, je lis.


Je lis « Cul in air » que j’ai acheté samedi à la librairie Compagnie rue des Écoles face au Balzac. C’est édité chez POL.


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« Jeanne Bécu, alias Madame du Barry, disait ceci : « Le croupion, oui, le croupion, toujours bien en l’air, et avec les plumes de la queue éployées en éventail, horizontalement ! »


Suivant à la lettre cette consigne – qui aurait pu devenir un proverbe –, je me suis dit que l’art Cul in air, tel que son nom l’indique, est un art aérien de dosages, de matières, de couleurs, de saveurs, de croisements divers pas toujours saisissables si l’on n’y est pas formé avec tact, délicatesse et entrain.


Ce livre essaie de donner corps à ces vertus  Jean-Paul Manganaro n’y raconte pas les suites du mot de Madame du Barry, mais on y apprendra comment revigorer ce qui ramollit, pourquoi la Sainte Vierge, quelquefois, lève les yeux au ciel ou pourquoi la Dame aux camélias portait des robes larges. Et l’on y saura brider et débrider une poule, farcir ou bourrer le mou à un poulet, renverser un lapin, telle une danseuse ou une crème… Et l’on saura tout aussi de Nicodème et de sa cousine quand ils s’attablent, comment déjeuner dans les nuages, tant d’autres choses encore. Il suffit d’ailleurs de feuilleter la « Table des Matières » – jamais ces deux mots ne furent mieux employés – pour avoir l’eau à la bouche et les larmes aux yeux – de plaisir, bien entendu.


Mais alors, quelle forme pour ce livre ?


De l’aveu de l’auteur celle-ci est venue peu à peu, filtrant et englobant les quelques idées et pensées qui avaient précédé. Le livre en porte les marques  ça commence par l’ail et l’agneau – dans une suite qui se souhaitait alphabétique – mais qui commençait en fait comme Ésope et La Fontaine, une sorte de renouvellement de la fable du loup et de l’agneau, perçus et perdus dans les lointains. Jean-Paul Manganaro disant ne pouvoir se défaire non plus d’une sorte d’épiderme tragique ou dramatique – cela fait débuter le livre par une écriture mimant une vague Histoire d’O, avec la recréation d’un couple mystérieux, la dame qui cuisine et Onan.


Puis la forme du multiple est apparue, à la fois dans son vacarme et dans son enfantillage : la cuisine devait nécessairement bourdonner, être bordel et fracas, vivante de curiosités et de réalisations. Loin, bien loin du côté « scientifique » et « amidonné » des recettes telles qu’on les lit encore aujourd’hui ; ici on ramasse des envies tant gustatives que littéraires, glanées au cours des années.


Cela donne un livre aimablement polisson où l’on peut entendre des échos de Rabelais, Boccace, Gadda ou La Fontaine – des échos, pas des imitations. Par ailleurs, parce que Jean-Paul Manganaro ne supporte pas que les écrits n’incluent pas des variations formelles, il se livre à un joli mélange de prose et de formes à structure poétique tandis qu’il saupoudre le tout de « proverbes » tout exprès créés pour ce travail. Les protagonistes sont nombreux, présents et virevoltants, prenant la forme d’hommes ou de femmes, jeunes ou âgés – car telle est la condition de l’art Cul in air, universelle et œcuménique – qui ne laisse personne à l’écart. Et même si une voix égotique semble s’élever sur les autres, ce n’est pas pour imiter un « chef », mais pour donner un lieu à l’humour et à la facétie ; cette voix est purement littéraire et fait en sorte que ce court livre de recettes ressemble à un roman qui traverse des régions particulières et où les recettes, sauf indication contraire, ont été inventées et mises à l’épreuve. Oui, un roman de la chose Cul in air, un roman drolatique où l’invention est minutieusement péripatéticienne. Comme pour le Fellini, le titre Cul in air s’est imposé comme le ruban d’un ange qui déploie dans le ciel son annonce. »

 

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 00:09

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Dans le cadre de ma nouvelle politique du « moins j’en fais mieux je me porte » j’externalise sans délocaliser. Aujourd’hui je vous branche sur un papier de Jean-Loup Chiflet  qui « ne manque ni de livres ni d'humour, la preuve, c'est qu'il est éditeur link et aussi auteur d'une cinquantaine d'ouvrages sur l'humour et la langue, dont le fameux Sky my husband! Ciel mon mari! Il se définit lui-même comme « spécialiste, ancien élève et grammairien buissonnier ».

 

Pourquoi ?


2 raisons : la première c’est que j’adore sa chronique que je dédie aux accros de la grammaire, la seconde c’est que c’est un buveur chic ou du moins je le présume.


Donc Jean-Loup  Chiflet écrivait  le 14/07/2011 « Il vaut mieux avoir l'air conditionné que l'air stupide »


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En voici 2 belles rondelles :


« Comment expliquer aussi la présence de l’estomac dans les talons, des pieds dans le plat, du chat dans la gorge, de la confiture chez les cochons, du rubis sur l’ongle, sans parler de la curieuse cohabitation des vessies avec les lanternes !


Drôle de pays en effet où il ne faut pas confondre : scène, cène, Seine, saine ou chair, chaire, cher, Cher et où pendule est masculin entre les mains d’un radiesthésiste et féminin entre celles d’un horloger. Mais il y a mieux : amour, délice et orgue, masculins au singulier et féminins au pluriel ! Ce qui faisait d’ailleurs dire à Courteline : »


Si vous souhaitez savoir ce que disait Courteline c’est ICI link et en prime vous lirez l’intégralité de la chronique de Jean-Loup Chiflet.


Pour le Chiflet buveur chic il vous faudra attendre une prochaine chronique un de ces 4.


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C’est comme ça maintenant depuis que je n’en fiche plus une rame je suis un vieux monsieur indigne à 100%.


* 80 ans d'histoire franco-américaine par l’humour ! Le pari réussi de Jean-Loup Chiflet, qui a rassemblé, traduit et commenté 300 dessins publiés dans The New Yorker entre 1925 et 2006. Les 2 illustrations en sont tirées.

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 10:10

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6 juin : de Gaulle parle!


Le jour J, le général de Gaulle prononce un discours mythique sur les ondes de la BBC : "La bataille suprême est engagée. Après tant de combats, de douleurs, voici venu le choc décisif…".


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A l'heure où nous célébrons le 70e anniversaire du Débarquement, je vous propose d'écouter « Le Chant des partisans ». Composé en 1943, diffusé sur les ondes de la BBC, il devint rapidement l'hymne de la résistance. Catherine Ribeiro l'interprète ici a capella. Magistral !


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A la Une en juin 44 vue par la propagande de Vichy


En juin 44, les actualités officielles, contrôlées par les Allemands, continuent de distiller leur propagande : Pétain devient un modèle, les soldats allemands des héros, les bombardements alliés inhumains et les résistants de dangereux terroristes.


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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 00:09

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Vous aimez les notes sur 20, sur 100, même si ce c’est un peu passé de mode, alors vous allez être servi ce matin car vous allez être noté sur 46. Étrange total me direz-vous, mais il est le résultat d’une addition : 10 + 15 + 11 + 10. Le défi que vous allez avoir à relever messieurs les beaux nez, les filles aussi, est celui que devait relever les élèves de l’enseignement agricole et ménager en 1938. Les questions sont qualifiées d’ardues pour ces braves élèves, alors j’espère que vous vous y collerez avec enthousiasme pour mieux vous situer dans la hiérarchie des bons connaisseurs de  l’univers merveilleux du vin.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 09:34

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Socialter est une toute jeune revue link  qui vient de sortir son N°5  « Bouge Brésil ! Sur le terrain de l'innovation sociale ». Au sommaire, un Mondial de solutions pour accélérer le changement.


J’ai chroniqué sur son N°3 « Les MOOCs, Claire, Socialter, la vérité est au fond des verres… » link et « Le coup du Lapin Blanc : l’éclate totale des « anti-notaires » de Socialter ! »link


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Je reviendrai sur le spécial Brésil, mais ce matin je vous propose une chronique short sur le Désherbator le petit dernier  de Naïo Technologies


1-      Genèse de l’entreprise : link


Mai 2010 – Fête de l’asperge à Pontonx sur l’Adour


« Je veux faire des robots ! » Gaëtan Séverac.

 

A cette fête de l’asperge Gaëtan Séverac rencontra un producteur avec lequel il échangea sur les problèmes liés à la production d’asperges. C’est ainsi que l’étincelle se fit. Il eut de suite l’intime conviction que les robots agricoles représentaient l’avenir.


Mai 2010 – Journée de travail classique en informatique


« Je veux créer une boîte, quelque chose de différent. » Aymeric Barthes.


Non pas que le travail était inintéressant, bien au contraire. C’était surtout l’envie de tenter des expériences nouvelles. De faire des activités différentes, nouvelles tous les jours, d’utiliser sa tête mais aussi ses mains. L’évidence ne mit pas longtemps à apparaître ! La facilité c’était de créer sa propre entreprise.

 

2-      Pour qu’un robot fonctionne, il lui faut de la mécanique et de l’électronique.


Mais pour vérifier que cela fonctionne, il faut faire des tests. Ça c’est le rôle des sorties terrain et des démonstrations.


Une sortie terrain ça se prépare : il faut savoir quoi tester et pouvoir noter les résultats. Cependant, il n’y a pas que les résultats à noter. Pour pouvoir exploiter les retours de tests, il faut pouvoir décrire les conditions dans lesquelles ils ont été réalisé. C’est là que le stagiaire intervient ! (Et le stagiaire, c’est moi ;)


Tout d’abord, il faut concevoir une fiche de suivi, avec toutes les caractéristiques du contexte du test :


Celles de la culture

Celles de la parcelle

Celles des paramètres de réglage du robot


Après, c’est tout simple. Il suffit de cocher les cases correspondantes ou compléter les quelques zones laissées libres.


Ne pas oublier non plus de prendre des photos, de relever les problèmes rencontrés, mais aussi ce qui a fonctionné et les remarques éventuelles des agriculteurs.


Ça c’est la partie terrain.


Une fois le test fini, il faut classer les fiches de retour, les dater (pour faire l’association avec les photos), mais aussi retranscrire toutes les données sur l’ordinateur.


Et ça, c’est la partie bureau.


À terme, ce travail permettra de développer une base de données suffisante pour continuer à améliorer le robot, mais aussi pouvoir réaliser un guide d’utilisation adapté à chaque culture, chaque outil et chaque mode d’utilisation du robot. Cela pourra aussi aboutir à la création de nouveaux outils ou de nouvelles fonctionnalités du robot.


Sébastien


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3-      Oz, le tracteur léger autonome de désherbage et d’assistance au maraîchage link


Oz est un tracteur électrique de petite taille, condensé de puissance et de technologie il est capable de désherber mécaniquement (sans produits chimiques) les rangées de cultures de manière autonome. Il est également utilisé aux côtés du producteur pour transporter les légumes lors des récoltes.


4-      Financements et aides à l’achat


N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’information ou à nous envoyer une demande de devis personnalisé.


Ce produit bénéficie de solutions de financement bancaire pré-négociées (prêt du type « Agilor ») dans le cadre d’un achat. Ce produit est également disponible à la location sous conditions et selon les stocks du moment.


Permettant d’améliorer les conditions de travail (prévention des troubles musculo-squelettiques) et de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires, vous pouvez bénéficier d’aides publiques pour son achat. Selon les régions elles peuvent provenir de différents organismes, (Conseil Général, Agence de l’Eau, MSA, organisations professionnelles, etc.).


Nous vous invitons à vous rapprocher du conseiller technique de votre chambre d’agriculture afin de bénéficier de ces aides.

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 00:09

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Face de Bouc est le royaume de celles et ceux qui, faute de pouvoir gouverner leur propre vie, gouvernent la terre entière en délivrant allègrement des conseils sur tout et le contraire de tout, des sentences sans appel, hachent menu les politiques tous plus incompétents les uns que les autres, pratiquent une forme d’ironie à 2 balles, geignent aussi, se réfugient souvent au cul de quelques gourous de pacotille…


Je ne les qualifierai pas « d’anti-système » car l’appellation est maintenant trop connotée mais de gens qui, dès qu’il y a un pet de travers, une décision qui ne va pas dans le sens de leurs intérêts, une contrariété, un obstacle, accusent le système.


Il a bon dos le système.


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Je vous propose le texte qui suit, qui ne sort pas de ma plume mais de celle d’un homme qui veut garder vivantes « les aspirations d’une jeunesse bouleversée par la lecture de Kant et de Lévinas, et l’inspiration initiatique d’un Christian Bobin ou d’une Christine Singer… » Qui se pose la question « comment peut-on être efficace et utopique, manager et dissident ? » Affirmer qu’ « un autre monde est possible » sans verser dans l’imposture.


 

« Vitre ouverte pour profiter de la tiédeur de ce soir de juin, je suis en voiture, embourbé dans les difficultés du trafic parisien. J’appelle l’ami avec lequel j’ai rendez-vous pour le prévenir de mon retard : « Excuse-moi, je serai là dans vingt minutes : je suis coincé dans un embouteillage. » Amusement d’entendre mon infortuné voisin, dans un élégant cabriolet, passer à  so tour, en mains libres, le même appel : « Je ne sais pas si tu as invité tous les Parisiens, mais on dirait  que tous ces c… ont pris leur voiture pour venir chez toi : il y a un embouteillage monstre. »


Je  réalise : mais c’est de moi qu’il parle ! Une seconde de recul suffit et me revient une phrase lue quelque part : c’est vrai, il a raison, « je ne suis pas dans un embouteillage, je suis l’embouteillage » ! C’est moi, le problème. Ce n’est pas la faute à la météo, de la grève, de la mairie de Paris, des constructeurs automobiles et de leurs publicités racoleuses, ni de celle du crédit à la consommation qui a permis à « tous ces c… » d’acquérir un nouveau véhicule et de le mettre sur la route, ni donc celle du gouvernement qui a dérégulé le crédit. Le responsable de ma situation, c’est moi !


Pour mon confort personnel, j’ai choisi ce soir-là un moyen de transport qui convient pour cinq personnes alors que je suis seul à bord (en Indonésie, on serait dix dans cette voiture). Mon cousin d’embouteillage a visiblement fait le même choix. Et nous sommes nombreux dans ce cas. Nous en assumons les conséquences (et nos amis qui nous attendent, aussi). Si nous recommençons demain, c’est que nous y trouvons chacun des avantages. Alors de grâce, ne nous plaignons plus des embouteillages !


Je ne suis pas victime du système, je suis le système.


Oui, bien sûr, au supermarché, il est difficile de résister à l’attrait  des promotions, à la mise en avant dans les têtes de gondole, à  la voix obsédante et doucereuse qui dirige chacun vers la dernière affaire : « attention, elle durera que quelques minutes encore, chère cliente, cher client ! » Cela dit en substance : « Vous n’avez que quelques instant, ô chanceux privilégié, pour acheter moins cher que d’habitude un produit dont vous n’avez absolument pas besoin maintenant », et ce sentiment d’aubaine supplante tout autre critère de discernement. Ce n’est pas la marque à laquelle vous faites confiance depuis toujours ? Tant pis. Le lot est deux fois supérieur à votre consommation annuelle ? Vous aurez pris de l’avance. Vous ne savez ni d’où ça vient ni comment cela a été fabriqué ? Pas si important que cela après tout, et puis si ce n’est pas moi qui l’achète, d’autres ne laisseront pas passer cette chance, donc ça ne change rien.


Oui, je peux toujours continuer à  accepter ou chercher les prix les plus bas dans mon supermarché, et continuer à critiquer le système qui ne donne plus de travail à mes proches voisins. Mais si l’entreprise locale les a licenciés, c’est parce que je préfère acheter des produits fabriqués au Vietnam et vendus trois fois moins cher. C’est aussi simple que cela, l’économie.


Je suis le système.


La dernière fois que je suis allé voir mon banquier, il m’a proposé un produit financier étonnant : un niveau de rendement de 10%, presque garanti. Son nom je ne m’en souviens plus très bien. Il y avait du « turbo », du « dynamique », du « privilège ». Ça avait l’air sérieux. Je me suis senti valorisé. Il faut dire qu’il s’y connaît, mon banquier. Il a le vocabulaire technique qui rassure et sait convaincre. Résultat : nous avons vendu toutes mes obligations sous-performantes (qui ne rapportaient que 3 ou 4% par an)  et acheté plein de ce nouveau produit. J’ai eu un petit pincement au cœur, parce que certaines de ces vieilleries, c’est mon grand-père qui me les avait achetées. Il y a bien longtemps. Mais bon, mon banquier avait l’air très content (il est vrai qu’il touche une commission sur leur vente…)


Je peux toujours critiquer le casino qu’est devenue la Bourse, et me  scandaliser devant le journal de 20 heures, son lot de fermetures d’usines et les profits démesurés des grandes entreprises, mais la réalité, c’est que je ne suis pas allé voir mon banquier pour lui dire : « Au travers de ces produits d’épargne, je suis actionnaire d’entreprises et je finance l’économie. Ces rendements garantis me semblent trop élevés. J’ai bien réfléchi, vendez tout ça, et achetez-moi des produits qui rapportent au maximum 5%. Et je veux savoir ce qu’ils financent. »


Je suis le système… »

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:00

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« Elle est bocage et plage à la fois, schistes et argiles, faîte de landes et de pâturages, peuplée de ventres à choux et de ventres à sardines. Bref, elle est plurielle et singulière, très, très catholique et un chouya protestante, assez royaliste mais beaucoup républicaine. Personnellement, je la trouve optimiste, chaleureuse et dynamique et c’est pourquoi je m’y rends volontiers de temps en temps, histoire de changer d’air. Quant aux rosés, ils ne sont pas chers pécuniairement parlant, mais chers dans mon cœur dans la mesure où ils me procurent du plaisir. » écrit-il. La suite ICI link

 

Il est 5 heures, le jour se lève et la prime lumière me fait penser qu'il sera beau, alors de me jeter dans d'autres écritures je rebondis sur la flamme de Michel. 


Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, né à La Mothe-Achard, à la limite du bocage, là où il bute sur l’océan, entre le chef-lieu, plusieurs fois débaptisé, et la station balnéaire chic des Sables d’Olonne avec son remblai, son sable fin et son casino, je suis vendéen.


Dès mon plus jeune âge, via un baptême en l’église Saint Jacques le majeur, j’ai baigné dans l’eau bénite. Enfant de chœur j’ai porté la soutane et le surplis empesé, manié le goupillon et l’encensoir, tout en étant « dressé » au sein de « l’école libre » sous la férule des frères de Louis Marie Grignon de Montfort.


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Je n’ai jamais aimé notre blason et sa devise « Deux cœurs entrelacés surmontés d’une couronne et d’une croix, avec pour devise « Utrique fidelis » car ils sentaient trop la captation par le camp des maîtres. De plus, ce symbole, comme beaucoup d’autres en 1943, était né sous le Gouvernement de Vichy.


Très tôt je me suis intéressé à l’Histoire des Guerres de Vendée afin de dépasser la légende qui nous était enseignée. Je ne vais pas y revenir ce matin car « l'étude historique de la guerre de Vendée est marquée par une longue tradition conflictuelle, où s'expriment les rivalités mémorielles, les querelles entre écoles historiques et courants idéologiques, entre les historiens universitaires et les érudits, les publicistes ou les académiciens. Le résultat de ces querelles est une immense bibliographie, opposant deux courants, celui des partisans de la Révolution et celui des partisans des Vendéens. »


Je reviens au double cœur :


Le double cœur, surmonté de la croix et de la couronne, comment ne pas y voir une référence claire au soulèvement de 1793 et l’empreinte de Louis Marie Grignon de Montfort qui promut le culte du Sacré Cœur de Jésus dans un bas-Poitou alors fortement imprégnée par le calvinisme.


Quel rapport avec les insurgés de1793 ?


Le Sacré Cœur était l’emblème que les révoltés de 1793 arboraient à la boutonnière. La plupart des insurgés marchaient derrière les bannières de procession de leur paroisse, très peu eurent le loisir de broder des drapeaux spécifiques.


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Les origines


« Il faut remonter à la « guimbarde », broche en forme de cœur ajouré, qui était un accessoire servant d’épingle de col aux hommes, en Poitou, Charente et Saintonge. Cette guimbarde, du nom d’un instrument de musique rudimentaire dont la forme est très proche de la sienne, était fabriquée principalement à Niort et à Nantes, vraisemblablement dès l’Ancien Régime.


Sa forme en cœur – pas encore double – relève, non pas d’une dévotion au Sacré-Cœur (pourtant fort répandue dans l’Ouest au XVIIIe siècle), mais de la symbolique amoureuse, comme le confirme bien souvent la présence d’une flèche, celle de Cupidon, transperçant le cœur. Ces flèches disparaissent d’ailleurs lorsque la croix apparaît, plus tardivement, au sommet du bijou. Quant à la couronne, attestée avant la croix, elle ne peut symboliser que le mariage, qui « couronne » l’amour. Portée à l’origine par les hommes, cette broche pouvait être un présent amoureux, celui d’une fiancée. 


Au début du XIXe siècle, la symbolique amoureuse de l’accessoire vestimentaire est concurrencée par une référence collective politico-religieuse, en relation avec le Sacré-Cœur de Jésus, arboré par les combattants vendéens et chouans comme signe de reconnaissance.


Ce n’est véritablement qu’après l’équipée de la duchesse de Berry dans l’Ouest, en 1832, que se répand le bijou en double cœur à connotation religieuse et monarchiste que l’on connaît : un cœur pour Dieu (symbolisé par la croix) et l’autre pour le Roi (représenté par la couronne). Fabriqué principalement à Niort et aux Sables-d’Olonne, il connaît un grand succès et, du coup, perd progressivement sa référence politique pour devenir un simple bijou d’ornement, représentatif d’une région.


La vocation « emblématique » de cette broche, due à l’attachement identitaire que lui portent les Vendéens, va aussi fixer définitivement sa forme. Ainsi, la liberté de style propre aux guimbardes fonctionnelles (annulaire ou cordiforme, avec ou sans flèche, avec ou sans couronne, avec ou sans fleur de lys, …) va s’uniformiser en un double cœur couronné et sommé d’une croix. Ce modèle, fixé au milieu du XIXe siècle, ne variera guère et demeurera en usage populaire jusqu’au milieu du XXe siècle, avant de connaître un certain renouveau dans les années 1980. »


Extrait de l’article publié par Fabian de Montjoye, antiquaire en bijoux anciens, « La broche dite « double cœur vendéen », Revue du Souvenir vendéen, juin 2010, p. 15-17 link


 

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 00:09

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C’est une nouvelle rubrique qui va me permettre tout à la fois de souffler et d’extirper des chroniques anciennes, oubliées mais dont l’actualité et l’intérêt me semble dignes de votre intérêt.


« Les cabinets de curiosités désignent au XVIe et XVIIe siècles des lieux dans lesquels on collectionne et présente une multitude d'objet rares ou étranges représentant les trois règnes: le monde animal, végétal et minéral, en plus de réalisations humaines


On définit en général le cabinet de curiosités comme un microcosme ou résumé du monde où prennent place des objets de la terre, des mers et des airs (minéral, végétal et animal), à côté des productions de l'homme.


L'objectif des curieux n'est pas d'accumuler ou de répertorier la totalité des objets de la nature et des productions humaines comme le tenteront les encyclopédistes au XVIIIe siècle, mais plutôt de pénétrer les secrets intimes de la Nature par ce qu'elle propose de plus fantastique. En collectionnant les objets les plus bizarres qui l'entourent, le curieux a la sensation de pouvoir saisir, de surprendre le processus de Création du monde. »


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Mardi 15 septembre 2009


3 Questions à Patrick de Hoÿm de Marien, le hobereau révolutionnaire d’Embres&Castelmaure


« Dali était fou du chocolat Lanvin moi je le suis du vin d’Embres&Castelmaure lieu qui dispute à la gare de Perpignan  le privilège d’être le centre du monde. Savoir être fou, retrouver le goût des chemins de traverse, oser faire « l’éloge de la paresse » c’est redonner au vin son supplément d’âme, l’inscrire à nouveau dans l’imaginaire des gens. Dans le mien de petit vendéen cerné par les particules des de Baudry d’Asson, de Tinguy du Poët, des Boux de Casson, des de Larocque-Latour, des Morrison de la Bassetière, hobereaux châtelains « régnant » sur leurs terres, leurs métairies et leurs métayers : « bonjour notre maître » ces noms à rallonge m’ont toujours fascinés. Alors, au scrabble de ceux-ci, celui de Patrick de Hoÿm de Marien m’ébaffe, m’épatoufle, m’éberluque. »


L’homme est un seigneur, de cette aristocratie qui force le respect car elle tire sa supériorité, non de privilèges, mais de son action. Dans la galaxie postsoviétique des présidents de la coopération audoise, avec son allure à la de Staël, P.H.M jette comme un trait de blanc de kaolin sur leur grisaille. L’homme cultive aussi une forme d’insolence, policée dans ses mots mais luxuriante, provocante, dans ses choix de taggueur pop’art. Osez, osez Joséphine chantait Bashung, dans le scepticisme du Languedoc, dans ce bout du monde des Corbières, Patrick de Hoÿm de Marien et son équipe, au lieu de s’abouser, se sont affanés, « du courage, du courage... » comme le chante la Grande Sophie avec ce qu’il faut de patience, d’intelligence  des choses et des gens, de ténacité pour nous offrir des couleurs pleines de bonheur.


Que des « grands », au long bec et au palais fin, sous la houlette de Michel Bettane, s’intéressassent enfin à l’un de ses vins, l’emblématique N°3, et lui décernassent, dans Terre de Vins www.terredevins.com, le titre envié de meilleur vin du Languedoc-Roussillon, n’a pas de quoi me surprendre mais me donne l’occasion, entre deux comportes de raisin mur, de demander des explications sur ce miracle corbierenc à  Patrick de Hoÿm de Marien, président de Castelmaure. Si c’était Stéphane Bern qui s’y était collé – il aime le vin ce garçon – sans aucun doute l’interview aurait débuté par : altesse...

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 00:09

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« À nous les petites Anglaises » le film de Michel Lang se solda par un impressionnant succès commercial, 5,7 millions de spectateurs, renforcé par celui de la bande originale, signée Mort Shuman. Il est mort le 24 avril à Deauville, des suites de la maladie d’Alzheimer. Il avait 74 ans.



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Cleo Cocos, l’auteur de  Boire Chic en 12 leçons : l’art de l’ivresse chez Autrement, est née à Rio d’un père grec et d’une mère anglaise. Elle vit à Londres, ville de toutes les folies. Elle a été championne de skateboard, comédienne et productrice. « C’est la personne à inviter pour que votre fête soit réussie. » Elle est Docteur ès art de l’ivresse… »

 

Vous connaissez sans doute le dicton «il ne faut jamais boire avant-midi… » assorti de ce qu’aurait répondu Hemingway « il est toujours midi quelque part… »


Miss Coco nous prévient « Ce livre ne vous apprendra pas à prendre une cuite. Il vous apprendra à boire avec discernement. Il s’agit d’une master class d’ivresse joyeuse. Vous découvrirez mes secrets pour éviter la gueule de bois, mes recettes pour qu’un soleil liquide vous réchauffe de l’intérieur, et je vous initierai à cette science ultime : quels breuvages verser dans un verre pour connaître la félicité suprême ? »


En voilà un bien beau programme mes biens chères sœurs et mes biens chers frères, mais il y a un mais.


Miss Coco poursuit son adresse « Je vais vous enseigner l’art de boire comme il faut. D’atteindre ce délicieux état d’intoxication où vous et vos compagnons d’ivresse devenez enfin cette version idéale de vous-même. L’art de métamorphoser le moindre apéritif en une apothéose glorieuse et triomphale. »


Vous allez me dire que jusqu’ici, à part les prohibitionnistes et les hygiénistes ces propos vous réjouissent le cœur.


Ce qui suit va peut-être refroidir vos ardeurs : « les pages qui suivent renferment la quintessence de l’alcool, son esprit le plus pur… »

 

Le mot maudit est lâché : l’alcool !


Moi ça ne me gêne pas car j’aime appeler un chat un chat mais les grands prêtres du vin s’en offusquent. Comme si les gens du vin n'étaient jamais pompette, si c'était vrai ça se saurait !


Est-ce bien raisonnable d’ostraciser l’alcool lorsqu’on milite pour la modération, l’excès, contre l’addiction. Comme le note miss Coco « c’est vrai, boire n’a pas toujours bonne réputation. Mais je vous assure que le problème n’est lié ni à l’acte de boire, ni à l’alcool. Non : ce qui nuit à la boisson, ce sont tout simplement les gens qui s’y adonnent en dépit du bon sens… »


Mais je sens que les adeptes du vin se tortillent en pensant que cette anglaise ne carbure qu’à la vodka, à la téquila, au gin, au whisky et au rhum

 

Faux !


Elle consacre 2 chapitres à nos boissons nationales : à bulles et tranquilles…


-          Mon royaume pour du champagne


-          Le vin : grands plaisirs et petits tracas.


À cet instant précis vous m’attendez au virage : « il va tout nous dire ! » Désolé de vous décevoir mais dans le cadre de ma politique de modération : « moins j’en fais mieux je me porte » vous devrez patienter pour tout savoir des écrits de miss Coco.


Une seule confidence : ayant consommé dimanche au Pavillon des Canaux son texte jusqu’à la page 93 je vous avoue qu’il est passionnant, plein d’humour, précis, intéressant. Si vous êtes pressé vous pouvez en faire l’acquisition ICI pour 15,90€ link


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Pour vous faire patienter je vous offre le baromètre de John Emsley, chimiste et écrivain, qui indique les effets de l’alcool sur l’individu moyen (publié  dans The Consumer’s Good Chemicl Guide)


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A NOUS LES PETITES ANGLAISES (bande-annonce) par ludosan13

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