Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 08:00

Le PCF ne se remettra jamais de Mai | Le Club de Mediapart

Ça se bouscule au portillon, même si y’a plus de portillon dans le métro, du côté gauche, la sinistra frenchie regorge de candidats, en tête y’a bien sûr le Mélenchon  qui se rêve en Tonton gagnant au 3e essai, y’a un certain Piolle avec ses JPP (jeunes pour Piolle) très Verts-Rouges, y’a bien sûr le Jadot de la pétroleuse, qui en rêve la nuit, mais on peut faire confiance à ses camarades pour lui couper les jarrets, y’a notre maire, Anne Hidalgo qui, dans son petit marigot parisien couve des rouges-verts, mais qui, passé le périphérique, n’a guère la cote chez les ploucs, et puis on peut faire confiance aux héritiers de l’Arlette Laguiller pour présenter une travailleurs-travailleuses.

 

Reste, sur le Titanic de la place du colonel Fabien, un certain Fabien Roussel qui déclare au Monde que pour la Présidentielle 2022  qu’il ira jusqu’au bout.

 

Au bout de quoi ?

 

D’un ralliement ?

 

à qui ?

 

Candidat, il serait candidat à une dégelée, même pas une veste, un caleçon, même si faire mieux que Marie-George Buffet, en 2007 où, la secrétaire nationale d’alors avait brigué l’Elysée. Elle avait obtenu 1,93 % des voix, mieux que la verte Dominique Voynet  1,57%, le José Bové 1,32%, l’Arlette Laguiller 6e et dernière mouture 1,33% mais moins bien que le facteur Besancenot 4,08%

 

Discours du centenaire du PCF – jeudi 17 décembre 2020 – Moissac au Coeur

Présidentielle 2022 : Fabien Roussel veut « aller au bout »

Le secrétaire national du PCF a proposé sa candidature à l’investiture communiste. La gauche de gouvernement aura potentiellement quatre candidats en 2022.

Par Abel Mestre

 

C’était attendu. Le Conseil national du Parti communiste français (CN, le « parlement » du PCF) a décidé de présenter une candidature autonome pour l’élection présidentielle de 2022. Cela n’était pas arrivé depuis 2007, puisque, en 2012 et en 2017, les communistes avaient soutenu Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour.

 

Trois candidats briguent l’investiture : le secrétaire national Fabien Roussel, Emmanuel Dang Tran (militant « orthodoxe » parisien du 15e) et Grégoire Munck (de la fédération du Val-de-Marne). « Nous refusons de nous résigner à ce que 2022 soit un nouveau rendez-vous manqué pour notre pays. Nous agirons pour créer les conditions d’un changement de politique dans la vie quotidienne et pour sortir de la crise, peut-on lire dans le texte du CN. Comme des millions de nos concitoyen·ne·s, nous ne voulons pas être enfermé·e·s dans le piège du duo Macron-Le Pen. »

 

Ce texte va maintenant être amendé par les militants communistes avant d’être débattu lors d’une conférence nationale les 10 et 11 avril. Ensuite, ils voteront du 7 au 9 mai pour l’adopter (ou non) et désigner leur candidat.

 

« Il faut donner envie »

 

Parallèlement au lancement de leur candidature, le PCF veut également s’adresser à ses partenaires de gauche, afin de mettre en place un « pacte » pour les élections législatives. « Nous allons associer la présidentielle et les législatives. Nous voulons des propositions communes à défendre à l’Assemblée nationale », explique Fabien Roussel au Monde. Le plus important est, en effet, pour les communistes, de sauver leur groupe parlementaire. C’est un élément essentiel sur lequel ils s’appuient pour peser dans le jeu politique malgré l’érosion des votes en leur faveur.

 

Il y a quelque chose de contradictoire dans la position communiste : affirmer vouloir faire gagner la gauche à la présidentielle, tout en contribuant à son émiettement – Jean-Luc Mélenchon est déjà candidat, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) devrait se présenter sous ses propres couleurs, et les socialistes sont aussi tentés – alors même que cette famille politique est historiquement faible. Mais pour M. Roussel, cet argument n’a pas de sens.

 

« Ce n’est pas de ma faute si Jean-Luc Mélenchon est tombé à 11 % dans les sondages, que le Parti socialiste a déçu les électeurs ou qu’EELV n’arrive pas à retrouver sa dynamique des élections européennes de 2009 ! On doit tous s’interroger. » A l’écouter, la pluralité des candidatures pourrait même parvenir à convaincre des abstentionnistes de venir voter. « Je veux qu’il y ait un candidat communiste, Mélenchon, un ou une écologiste, un ou une socialiste. Il faut donner envie. »

 

La vaine séduction de LFI

 

Fabien Roussel n’a jamais caché sa volonté d’être candidat. Il a accédé à la tête du parti en 2018 sur la promesse d’une autonomie du PCF lors des élections, notamment vis-à-vis de La France insoumise (LFI). Les mélenchonistes auraient, eux, bien vu leurs frères ennemis de la place du Colonel-Fabien les soutenir une troisième fois. Mais les communistes estiment avoir été trop mal traités par les « insoumis » depuis dix ans.

 

Les tentatives de séduction récentes ne les ont pas du tout convaincus. Le fait que LFI ait scellé un accord avec EELV dans les Hauts-de-France alors qu’ils étaient supposés soutenir la candidature de M. Roussel n’a fait que renforcer le PCF dans sa volonté d’indépendance.

 

Pour l’instant, le secrétaire national du PCF veut croire en ses chances. « J’ai envie, je suis prêt. J’irai au bout », promet-il. « On veut bousculer les pronostics et faire le score le plus important possible. On porte les valeurs de la gauche authentique et sincère. On mettra en avant un candidat normal, nouveau et qui ressemble aux Français. Ce sont des atouts », avance-t-il encore.

 

Mais avant de partir « à l’assaut du ciel » élyséen, M. Roussel doit forcément avoir en tête le scénario de 2007 où la secrétaire nationale d’alors, Marie-George Buffet, avait brigué l’Elysée. Elle avait obtenu 1,93 % des voix.

 

Abel Mestre

 

Partager cet article
Repost0
18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 06:00

 

Marre d’être, en tant que baby-boomer, la tête de turc d’un jeune branleur de 22 ans, Maxime Lledo, qui parle la bouche pleine, enfant trop choyé, pleurnicheur, collaborateur du Front populaire, la revue de « tous les souverainismes », chroniqueur régulier aux « Grandes Gueules » sur RMC, contempteur  des « vieux » dont « la vie est davantage derrière eux que devant eux », ces baby-boomers qui ont connu le meilleur, souligne l’auteur, sans se soucier de ce qu’ils laisseront derrière eux : « Ils ont voyagé, ils ont pollué, ils ont endetté le pays, ils ont ruiné l’économie. (…) Ils ont profité, ils ont vécu, ils ont joui. Ils ont interdit d’interdire, mais ne peuvent s’empêcher désormais de supprimer. »

 

Petit retour en arrière pour ce jeune homme sûr de lui :

 

  • Louis Berthomeau mon grand-père : 7 ans sous les drapeaux, 3 de service militaire + les tranchées de la boucherie de 14/18

 

  • Arsène Berthomeau mon père : blessé dès le début de l’offensive allemande, hôpital à l’arrière dans le casino de Royan, même pas un rond de pension, ne s’est jamais plaint.

 

  • Alain Berthomeau mon frère aînée : 24 mois sur la ligne Morice à la frontière algéro-tunisienne, revenu traumatisé par les horreurs de cette guerre sans nom…

 

Alors, mon gars, génération quoi ?

 

Certes, moi, je n’ai pas tenu de fusil, pas de guerre pour moi, simplement pour payer mes études j’ai commencé les petits boulots à 18 ans, mangé des nouilles, ramé, mais bien sûr je suis un privilégié, j’ai profité, profité de quoi ? De rien, j’ai vécu dans un monde que je souhaitais changer mais que les citoyens n’ont pas voulu changer : ils ont voté pour les immobilistes. Qu’aurais-je pu pour qu’il n’en soit pas ainsi ? Pas grand-chose monsieur le caqueteur des Grandes Gueules, profiteur d’une société du paraître.

 

T’es content parce qu’Isabelle Saporta a publié « Génération fracassée », un coup de gueule contre les baby-boomers

 

Dans un livre coup de poing, « Génération fracassée », Maxime Lledo, étudiant âgé de 22 ans, alerte sur le mal de la jeunesse depuis le début de la crise sanitaire. Et lance un cri de colère contre les mesures de restrictions qui sont prises pour protéger les « vieux ».

 

Tant mieux pour toi tu as la vie devant toi et je ne serai pas là pour voir ce que tu en feras…

 

J’ai un petit-fils de ton âge, en prépa, et je suis très conscient de la détresse de certains étudiants mais je ne te donne pas le droit de t’ériger en porte-parole, commence par te mettre en question avant de me donner des leçons.

 

Je n’écris pas ce qui plaît aux gens en place, je suis vacciné, mis au placard par le pouvoir pour écrits politiquement incorrect, et demande à ton éditrice chérie qui est  allé témoigner à la barre de la 7e chambre ?

 

 

Je suis un vieux con de 73 ans, 53 ans de cotisations, à la retraite, 40 ans de vélo à Paris, rocardien non-révisé, passeur pour les générations futures, et je suis exaspéré par la facilité, l’absence de recul, l’incapacité à dépasser l’émotionnel, ce goût immodéré du buzz.

 

Mais comme je suis aussi un grand lecteur de livres, la présentation du tien me le fais tomber des mains, j’espère que tu verseras tes droits d’auteur aux Restos du Cœur du défunt Coluche, je t’offre la promotion de la BD de l’année : RHAPSODIE EN BLEU.

 

Que la vie soit douce et belle pour toi... 

 

Rhapsodie en bleu

 

Lis-là, c’est de la vraie littérature, ça t’évitera de te prendre au sérieux, ça relativisera la portée de ton petit pamphlet.

 

Trois cousins juifs, Andrea, Martino et Cati, sont persécutés par les lois raciales de Mussolini à l’aube de la seconde guerre mondiale. Forcé de quitter Trieste pour New York, Andrea essaiera de retrouver une vie normale, hanté par les fantômes du passé.

 

À travers le destin d’Andrea Goldstein, jeune homme juif, Andrea Serio nous fait percevoir avec douceur et empathie, l’intensité, la violence, la bêtise crasse et innommable de cette sombre époque, comme les prémisses mortifères de ce qu’à nos portes, certains de nos contemporains vivent aujourd’hui.

 

«À dater du jour du 15 octobre 1938, Victor Emmanuel III, par la grâce de Dieu et par la volonté de la nation, roi d’Italie, empereur d’Éthiopie, ayant entendu le Conseil des ministres, décrète que tous les enseignants de race juive seront suspendus de leur service, et ne pourront être inscrits les élèves de race juive.

 

Sont considérées comme de race juive les personnes nées de parents tous deux de race juive, quand bien même elles professeraient une autre religion que la religion juive…»

 

L’immigration et le racisme sont au cœur de ce récit subtil et contemplatif. Rhapsodie en bleu est un authentique choc esthétique. Andrea Serio retrace toutes les nuances des émotions qui nous portent à la lecture du livre par la grâce et la variété de ses couleurs pastel qui rappellent celles de Lorenzo Mattotti.

 

Rhapsodie en bleu est l’adaptation libre du roman de Silvia Cuttin, inédit en France, (Ci sarebbe bastato) qui s’est inspirée de l’histoire douloureuse de sa famille pour écrire ce récit.

Rhapsodie en bleu de Andrea Serio - BDfugue.comEditions Futuropolis - Bande dessinée - Rhapsodie en bleu (Andrea Serio)Rhapsodie en bleu de Andrea Serio - BDfugue.com

Rhapsodie en bleu, unique et éclatant ICI

 

C’est un titre qui est aussi celui d’une œuvre majeure de l’un des plus grands compositeurs américains Georges Gershwin. Rhapsodie en bleu est désormais celui d’un album unique au charme et à la puissance évocatrice incomparable signé par Andrea Serio. Y’a-t-il un lien ? Peut-être à travers le roman Ci sarebbe bastato de Silvia Cuttin inédit en France que Serio a librement adapté. L’Amérique est la destination d’évasion vitale pour Andrea Goldstein, un jeune juif italien parti de son pays à cause des lois raciales fascistes en 1938 promulguées par Mussolini. ​On se retrouvera donc à New York, comme Gershwin, avec Andrea Goldstein pris au piège d’un retour au pays pour cause de guerre. Une dénonciation à la foi subtile et violente du racisme, de l’antisémitisme à travers le destin authentique d’Andrea et de sa famille sur des pages au charme et au talent graphique qui en font autant de tableaux évocateurs, émouvants et éclatants.

 

Partager cet article
Repost0
17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 08:00

 

Va-t-il  se pointer à Paris en débarquant à la gare Montparnasse ?

 

Est-ce dû à la dangerosité du breton Vincent Bolloré patron de Canal+

 

Est-ce dû à la réélection du Guingampais  Noël Le Graët avec un score nord-coréen de à la tête de la FFF pour 4 ans ?

 

Est-ce dû au retour de l’exilé de Crémone ?

 

Est-ce dû à la promotion de l’Astra Zeneca dans un pays de beurre salé ?

 

Est-ce la faute aux bobos licheurs de chouchen nu ?

 

Est-ce la faute à Macron qui n’a pas de chapeau rond ?

 

Il va m’être reproché de plaisanter à propos de notre Santé Publique ?

 

Mais que voulez-vous déconner sur son écran ne fait pas circuler le fameux virus alors que les ducons qui refusent le masque, se tapent la cloche dans des rades clandestins, eux sont des criminels.

 

 

Bref, un nouveau variant du SARS-CoV2 a été détecté à l'hôpital de Lannion dans les Côtes d'Armor. Des investigations sont en cours pour évaluer la transmissibilité et la dangerosité de ce « variant breton ».

 

Un cluster à l'hôpital de Lannion.

 

La Direction générale de la santé a annoncé lundi qu'un nouveau variant du SARS-CoV2 avait été détecté en Bretagne, quelques jours après les premières informations révélées par le "Télégramme". L'alerte est donnée à l'Agence régionale de santé fin février par le centre hospitalier de Lannion : un cluster est apparu dans l'établissement, mais certains patients présentant des symptômes réalisent plusieurs tests PCR qui reviennent tous négatifs. « Ce qui nous a préoccupés, c’est le fait que des malades ont fait jusqu’à quatre tests PCR négatifs. Nous avons donc suspecté un nouveau variant, dont la spécificité semblait se traduire par une quasi-absence du virus dans la zone naso-pharyngée, ce qui le rendait donc indétectable… », affirmait le 10 mars au quotidien régional breton une source hospitalière. Le journal précise que plusieurs malades avaient déjà contracté le virus par le passé. L'ARS Bretagne a donc fait remonter ces préoccupations à la Direction générale de la Santé. Trois semaines plus tard, 79 cas de Covid-19 sont identifiés, chez des patients et des soignants, dont huit sont porteurs d’un variant non répertorié, confirmé après séquençage.

 

Pas d'information sur une plus forte sévérité ou transmissibilité.

 

La DGS a pu livrer lundi de nouvelles informations suite aux premières analyses menées par l'institut Pasteur. Ce nouveau variant serait porteur de « 9 mutations dans la région codant pour la protéine S mais également dans d’autres régions virales », a-t-elle écrit dans un message adressé aux professionnels de santé. Selon l'agence sanitaire, rien ne permet pour l'instant de conclure à une gravité ou à une transmissibilité accrue. Elle attend désormais des études supplémentaires pour évaluer la transmissibilité, la sévérité et le risque éventuel d'échappement immunitaire. L'hôpital de Lannion a pour sa part pris des mesures en isolant l'ensemble des cas positifs au Covid-19 ainsi que leurs contacts. Cette quarantaine imposée aux soignants réduit les effectifs disponibles et a entraîné la suspension des admissions dans les services concernés. "Les patients sont réorientés vers les autres établissements du territoire", précise l'ARS.

 

Des milliers de variants à suivre.

 

L'apparition de variants du virus est un processus naturel puisque ce-dernier acquiert des mutations au fil du temps, pour assurer sa survie. A ce stade, 3 variants dans le monde sont considérés comme particulièrement préoccupants :

 

  • les variants détectés en Angleterre, en Afrique du Sud et au Japon (communément appelé variant brésilien car présent chez des voyageurs venus du Brésil.

 

  • Le variant anglais a par exemple mis le système hospitalier anglais à rude épreuve de par sa contagiosité environ 50 % plus élevée. Il a progressivement remplacé la souche originelle du SARS-CoV2 : entre septembre 2020 et janvier 2021, il a prospéré pour représenter 60% des nouvelles contaminations. 

 

  • A côté de ces trois variants, il existe une deuxième catégorie de variants « à suivre », surveillés par la communauté scientifique internationale à cause de leurs caractéristiques génétiques potentiellement problématiques mais qui ne circulent encore qu'à moindre échelle. Le « variant breton » a été classé dans cette catégorie qui regroupe déjà des milliers de variants qui apparaissent à travers le monde.

 

Pourquoi le « variant breton » est sous surveillance sans être inquiétant

Marcus Dupont-Besnard ICI

16 mars 2021 - Médecine

 

 

Le nouveau variant apparu en Bretagne n'est ni plus grave ni plus transmissible, il semble en revanche être plus difficile à détecter par un test RT-PCR.

 

Il est naturel pour un virus de muter, d’autant plus lorsqu’il circule activement. Le coronavirus SARS-CoV-2 a connu des milliers de mutations, mais la plupart n’ont causé aucun changement majeur. En revanche, c’est lorsque certaines mutations provoquent une vraie modification génétique que l’on parle de « variant ». Dans le langage courant, on nomme alors ces variants par leur région d’apparition. Le « variant anglais » (VOC2020 ou B.1.1.7), par exemple, est préoccupant car il est plus transmissible. Tous les variants ne déclenchent pas le même niveau d’inquiétude, il existe différents niveaux de surveillance

Partager cet article
Repost0
17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 06:00

 

Le Montana est l’incarnation du Grand Ouest américain, avec son vaste paysage intact qui ne demande qu’à être exploré. Avec seulement un million d’habitants et plus d’animaux sauvages que d’êtres humains, le Montana donne un nouveau sens à la notion de « grands espaces ». Depuis les sommets vertigineux des Rocheuses à l’ouest, avec leurs lacs et leurs prairies alpines vierges, jusqu’aux plaines vallonnées et aux badlands spectaculaires à l’est, le Montana regorge de possibilités infinies pour découvrir ses paysages époustouflants, sa faune envoûtante, son riche patrimoine culturel ainsi que le charme de ses petites villes.

 

En 1998, Robert Redford tourne L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Adapté du best-seller de Nicholas Evans, il raconte l'histoire vraie de Buck Brannaman, un soigneur "chuchoteur" qui dialogue avec les chevaux…

 

 

Il s'agit du cinquième film en tant que réalisateur de l'acteur américain. Avec cette adaptation tirée d'une histoire vraie, ce passionné d'environnement livre une ode à la nature et l’écologie. Les magnifiques paysages du Montana apportent un charme indéniable à ce film humaniste.

 

Robert Redford évoque Buck Brannaman, l'homme qui a inspiré le héros de son film : « C'est un cowboy qui vit au milieu des chevaux, il les connait bien. Mais il passe le plus clair de son temps à animer des stages pour apprendre aux gens à se comporter différemment avec leurs chevaux. Les gens peuvent se connecter et communiquer avec leur animal, à ne plus les battre ou les attacher, à ne plus en faire des esclaves ».

 

Buck Brannaman décrit ainsi sa pratique : « C'est un mode de communication entre l'homme et le cheval, plus subtil, plus fin. Ils ont tous deux un rôle : le cheval suit, l'homme est le leader mais ça ne rend pas l'homme meilleur que le cheval pour autant ».

 

 

Kristin Scott-Thomas, en français, évoque ainsi sa rencontre avec Redford : « Quand je suis arrivée à Los Angeles pour le rencontrer, je me suis trouvée comme toute midinette, complètement idiote avec les genoux qui tremblaient… en train de glousser. Épouvantable. Il m'a sauvé – parce qu'il a l'habitude de voir des femmes un peu gags devant lui – il m'a remonté… Mais c'était surtout le metteur en scène qui m'intéressait. »

 

L'Homme Qui Murmurait À L'Oreille Des Chevaux (1998), un film de Robert  Redford | Premiere.fr | news, date de sortie, critique, bande-annonce, VO,  VF, VOST, streaming légal

 

À noter : L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux marque également le premier grand rôle, à tout juste quatorze  ans en 1998, de la jeune Scarlett Johansson.

L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux

1998 américain Réalisé par Robert Redford 2h43 avec Robert RedfordKristin Scott ThomasSam Neill

Drame

On aime beaucoup

 

Télérama

Critique par Pierre Murat

 

Un cheval blessé. Une adolescente. Un guérisseur sage. L’étonnant, c’est que Robert Redford ait métamorphosé ce roman-photo vaguement new age en drame au lyrisme tranquille, à la manière d’un John Ford, par exemple, avec son sens de l’espace et la beauté des sentiments. De toute évidence, le personnage principal, c’est Annie, la mère, qui va chercher ce mec bizarre qui a la réputation de « murmurer à l’oreille des chevaux » pour mieux les guérir. Parce que Annie est interprétée par Kristin Scott Thomas et le guérisseur par Robert Redford, on devine bien que ces deux-là seront attirés l’un par l’autre. Mais la naissance du sentiment amoureux entre cette New-Yorkaise snob et ce solitaire un peu triste est filmée avec sensibilité et drôlerie. C’est cette fragilité qui séduit. Cette capacité à saisir au vol, entre deux moments contemplatifs, des instants apparemment insignifiants mais pourtant intenses.

L'homme qui sait parler aux chevaux » de Monty Roberts - Mémoires : plongez  dans l'intime avec notre sélection de livres - Elle

Voici l'homme qui murmure à l'oreille des chevaux

Par Sébastien Morelli 

Le 2 mars 2007

 

IL EST L'HOMME qui a inspiré le best-seller de Nicholas Evans, « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux », adapté au cinéma par Robert Redford. Monty Roberts, le célèbre chuchoteur américain, créé l'événement en venant pour la première fois en France, et c'est le haras des Grands-Champs à Bois-le-Roi qu'il a choisi. « Je suis très flatté, savoure Marcel Rozier, le propriétaire du haras. Je ne connais pas ce type, mais il a une cote incroyable, je suis vraiment curieux de le voir travailler.»

 

Il déchiffre le langage des mustangs sauvages

 

Ce n'est pas la première fois que Marcel Rozier accueille un chuchoteur. « Avant, je n'y croyais pas spécialement. Chacun a sa manière d'aborder un cheval. Mais eux, ils en prennent un qu'ils ne connaissent pas, ils l'étudient avec des gestes... c'est impressionnant. J'en ai vu un s'occuper d'un cheval qui refusait de monter dans un van. Au bout d'une heure, le problème était réglé. »

 

Monty Roberts est né en 1935 à Salinas, une petite bourgade de Californie. Ses parents tiennent un ranch et le petit Monty apprend très tôt à monter à cheval. Il débutera sa carrière en doublant des stars de cinéma dans des westerns, ou James Dean dans « A l'est d'Eden ».

 

Mais c'est pour sa méthode de dressage qu'il est aujourd'hui mondialement reconnu. Son père, dresseur, traitait les chevaux à la rude en soumettant l'animal à l'homme par la peur, raconte Monty dans sa biographie. Il va prendre le contre-pied de cette méthode.

 

En étudiant des mustangs sauvages, il déchiffre leur langage, qu'il baptise « Equus » et fonde sa méthode de dressage et de débourrage sur la confiance entre l'homme et l'animal. Cette façon de faire, le « join up » (la rencontre), est exempte de brutalité, faite de gestes doux, de chuchotements... En quelques heures, Monty Roberts vient ainsi à bout des chevaux les plus récalcitrants.

 

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 15:00

 

Né à Saint-Nazaire en 1939, cet ancien gardien avait remporté les 2 premiers titres de champion de France du club, en 1965 et 1966, sous les ordres de José Arribas. Il a gardé le but du FC Nantes pendant 12 saisons, de 1956 à 1968, participant à 144 matches sous le maillot jaune et vert.

 

Nous ne sabrerons pas le champagne : le «football sans vedettes» de José  Arribas contre le «football des lopettes» de Raymond Domenech - Le blog de  JACQUES BERTHOMEAU

 

Daniel Eon a été international français à trois reprises, étant même capitaine contre la Roumanie (1-2) et l'URSS (2-4) en 1967. Il devait participer au Mondial 1966 mais il s'était rompu le tendon d'Achille lors de la 38e et dernière journée du Championnat contre Cannes (5-1). Il s'était blessé en sautant de joie pour célébrer le 36e but de Philippe Gondet.

 

Destins brisés (6/10) : Daniel Éon, une joie éphémère ICI 

Pressenti pour garder le but des Bleus à la Coupe du monde 1966, le Nantais se rompt le tendon d'achille en fêtant le but de son partenaire Gondet.

C'est un moment de joie et de communion, comme seules les fins de saison peuvent en réserver, parfois, aux équipes en pleine réussite. Il y a quelques secondes, Philippe Gondet, l'avant-centre du FC Nantes, a inscrit son troisième but personnel du jour contre l'AS Cannes. On joue la 38e et dernière journée, le score est alors de 5-1. Les Canaris, sacrés champions de France depuis quelques semaines déjà, paraissent irrésistibles au soir de ce 11 juin 1966.
«Quand les gars reprirent leur calme pour regagner leur place afin d'engager au centre du terrain, on constata que Daniel demeurait à terre...»
Dans son but, le gardien Daniel Éon n'y tient plus, il veut participer aux réjouissances. Sans que ses coéquipiers y prêtent attention, il se précipite hors de sa surface de réparation pour fêter Gondet qui atteint à ce moment précis le total de 36 buts, le record absolu sur une saison en D1 ! Arrivé près de ses coéquipiers, Éon saute en l'air pour célébrer son ami buteur. Patatras, le tendon d'Achille de sa cheville droite cède. Douleur, stupeur, il s'effondre. Catastrophe ! «On ne s'en est même pas aperçu, racontera plus tard François Magny, le milieu nantais. Mais quand les gars reprirent leur calme pour regagner leur place afin d'engager au centre du terrain, on constata que Daniel demeurait à terre...»

à gauche : Eduard Streltsov / à droite : Jean-Jacques Marcel /  France - URSS le 21/10/1956 à Colombes (L'Equipe/L'Equipe)

14 janvier 2007

Nantes-Rennes à Marcel Saupin en mai 68 ICI 

 

 

Avec Marie, en cette fin de journée, nous sommes assis dans les tribunes du vieux Stade Marcel Saupin, au bord de la Loire, tout près de l'usine LU pour assister au match de solidarité en faveur des grévistes, entre le FC Nantes et le Stade Rennais. En ce temps-là, les footeux, parties intégrantes de la vie des couches populaires venant les supporter match après match, osaient mouiller le maillot, prendre parti  pour eux. José Arribas, l'entraîneur des Canaris, républicain espagnol émigré, à lui tout seul personnifiait cette éthique.

 

 

Le stade semblait abasourdi, comme si on venait de lui faire le coup du lapin. Les Gondet, Blanchet, Budzinsky, Le Chénadec, Suaudeau, Simon, Boukhalfa, Robin, Eon, conscients de la gravité du moment, nous offraient un récital de jeu bien léché, à la nantaise comme le dirait bien plus tard, un Thierry Rolland revenu de ses déboires de mai. Il fera partie de la charrette de l'ORTF.

 

 

Comme quoi, mai, ne fut pas, contrairement à ce nous serine l'iconographie officielle, seulement un mouvement de chevelus surpolitisés. Marie, ignare des subtilités de la balle ronde, applaudissait à tout rompre. A la mi-temps, en croquant notre hot-dog, dans la chaleur de la foule, sans avoir besoin de nous le dire, nous savions que ce temps suspendu que nous venions de vivre marquerait notre vie. Nous ne serions plus comme avant. Lorsque l'arbitre siffla la fin du match, l'ovation des spectateurs, surtout ceux des populaires, sembla ne jamais vouloir s'éteindre. C'était poignant. La fête était finie, personne n'avait envie de retrouver la routine du quotidien. Dans la longue chenille qui se déversait sur le quai, le cœur serré je m'accrochais à la taille de Marie comme à une bouée.

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 08:00

 

Un commentateur masqué sous le pseudo de Séraphin Varga, le genre Séraphin Lampion l’assureur de Tintin combinée  avec  l’admiratrice de Battesti aux mains rouges Fred Vargas, idole des fans de Télérama, me sert du vinaigre :

 

« Des vins nus, aussi nus que quand je vais à la plage nudiste en caleçon ... »

 

https://www.leparisien.fr/resizer/zap7h4lKkR9XMcmdtVve4KDQCSY=/932x582/arc-anglerfish-eu-central-1-prod-leparisien.s3.amazonaws.com/public/EG5UKV6IVLHG3C5HMSBN3JGELY.jpg

 

La France, malade des Parisiens ?

 

Par Marion Messina publié le 14/03/2021 dans Marianne, l’hebdo du marchand de charbon polonais, c’est plus chic que le plombier, drivé par le couple que le monde entier nous envie : Natacha Polony&Périco Légasse.

 

Privilégiés, méprisants et opportunistes, les “Parisiens” cristallisent les névroses d’un pays centralisé qui a longtemps fait de sa capitale son unique étendard pour mieux imposer son rayonnement sur le monde.

 

Fatalité ? (n’étant point abonné à ce torchon, je n’ai pu aller au-delà)

 

En résumé, selon tous les parigots sont des bobos qui ont des goûts de chiottes, ils se shootent au vinaigre, lichent des vins d’évier, parole de l’astre du Sud, le Pousson.

 

Moi je veux bien, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre, parole du grand Jacques qui serait bien triste d’être privé de son salon où il pelotait le cul des vaches, je m’en tamponne le coquillard, je ne demande à qui que ce soit de partager mes goûts indignes.

 

Je n’ai pas fui Paris lors du premier confinement, ni du second, j’y suis, j’y reste comme disait Mac Mahon, et j’y vis, n’en déplaise à ceux qui nous fourrent tous dans le même sac.

 

Peut être une image de Jacques Berthomeau, cheveux, barbe et vêtements d’extérieur

 

Pourquoi y suis-je ?

 

Parce que c’est la capitale, avide de pouvoir j’y suis monté, je m’y suis installé, j’ai piétiné tous ceux qui se plaçaient sur mon chemin, à moi la gloire, surtout ne leur dites pas que je suis vendéen, un ex-plouc crotté du pays du charmant Philippe de Villiers, tel le Pierre de Jésus je renie, le coq pattes dans le fumier chantera 3 fois, bien sûr j’ai gardé les vaches du pépé Louis, suis même allé à l’école d’agriculture chez les bons frères, j’ai commis une thèse sur le cochon, fui par deux fois l’ENA, j’ai sucé la roue d’Hamster érudit qui n’a pas su se hisser jusqu’à l’Élysée, suis tombé un jour dans le vin, la bibine du Christian Bonnet, j’ai fait le bonheur des bordelais en alignant des méchancetés sur leur nectar de château, je me suis même occupé des quotas laitiers qui, comme chacun le sait, sont le soucis des éleveurs parisiens, on m’a placardisé, alors j’ai erré dans Paris, à vélo, et je suis un beau jour tombé amoureux, mais ça c’est une autre histoire qui a beaucoup à voir avec les vins nu, mais seul Pax le sait !

 

Hamster Jovial- Hamster Jovial et ses louveteaux

 

N’étant qu’un graphomane compulsif, j’ai choisi comme porte-parole : CIORAN, qui « avouait au temps béni des trente Glorieuses : « Je ne peux vivre qu’à Paris et j’envie tous ceux qui n’y vivent pas. »

 

 

Je ne vous présente pas Cioran.

 

Emil Cioran (1911-1995) Le plaisir d'en finir

 

Quelques photos seulement.

 

 

 

 

Emil Cioran et Patrice Reytier, « On ne peut vivre qu'à Paris » (Rivages) : Les comprimés du Docteur Cioran

L'illustrateur Patrice Reytier a mis en comic strips quatre-vingts aphorismes inédits d'Emil Cioran.

Par Jean-Claude Perrier,
Créé le 28.02.2021 à 08h00,

C'est Pierre Alechinsky qui, en 1978, avait eu l'idée de demander à son ami Cioran, l'un des grands solitaires du XXe siècle avec Michaux ou Beckett, quatre aphorismes, comme des « petits comprimés », pour un ouvrage de bibliophilie. Ce fut Schismes, paru chez  Maeght. Mais l'écrivain, poète, moraliste, philosophe, avait livré quinze textes, au choix du peintre. Celui-ci, plus tard, les a confiés à l'illustrateur Patrice Reytier, lequel les a mis en comic strips, en ajoutant soixante-cinq autres, inédits, tirés des archives Cioran déposées au CNL ou de deux de ses correspondances. Le résultat a été prépublié en 2017 dans La Nouvelle Quinzaine littéraire, en feuilleton. La ligne claire de Reytier, dans le droit fil d'Hergé, fait merveille avec les phrases de Cioran, ciselées, lapidaires, comme un haïku parfois : « Se figurer... le monologue d'une hyène. »Installé à Paris depuis 1937, écrivant toute son œuvre en français à partir de 1949 et de Précis de décomposition, mais demeuré apatride jamais naturalisé, le Roumain d'origine Cioran (1911-1995) entretenait avec sa ville d'adoption des rapports ambigus. Peu de choses trouvaient grâce aux yeux de ce misanthrope de la rive gauche, que Reytier promène au Luxembourg, le long des quais de la Seine, à Notre-Dame et même, à la fin, à Montmartre, où il lui donne un compagnon. Serait-ce un autoportrait, l'artiste entrant dans son livre ? Mystère.

Emil Cioran, Patrice Reytier
On ne peut vivre qu'à Paris
Rivages
Tirage: 3 500 ex.
Prix: 12 € ; 96 p.
ISBN: 9782743652326
Partager cet article
Repost0
16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 06:00

ANCIEN CHAUFFE PIEDS À  CHARBON

Envié et redouté, dédaigné et sollicité, parfois célèbre et aussitôt oublié, tel est le journaliste. « Si le Français aime son journal, il n'aime pas les journalistes », a écrit un jour Louis Gabriel-Robinet.

 

Il est même allé plus loin, et on a pu lire sous sa plume, dans un livre de souvenirs, une page douce-amère de variations sur cette malsonnante épithète de « Robinet d'eau tiède » dont il fut souvent gratifié. Ce médiocre calembour, exposait-il, en s'interrogeant sur les avantages comparés des robinets d'eau brûlante et d'eau glacée, traduit l'ironie que s'attire l'homme du juste milieu qu'il avait toujours voulu être.

 

Signé PIERRE VIANSSON-PONTÉ ICI 

 

En mes jeunes années je lisais le Figaro-littéraire. Le Figaro était la propriété de Jean Prouvost. En 1975, le journal est racheté par Robert Hersant, un copain de Mitterrand. Le supplément du week-end Le Figaro Magazine, est lancé en 1978, Le Canard enchaîné l'appelle Le gai FroMage nazi, anagramme très polémique, en raison de la présence de nombreuses plumes proches de l'extrême droite intellectuelle. Robert Hersant rachète dans ce début des années 1980 ce qui subsiste du groupe Boussac : le quotidien L'Aurore. Le nom de ce journal, puissant dans les années 1950-1970, figure toujours associé à celui du Figaro. En 1985, L'Aurore est en effet complètement intégrée dans Le Figaro. Ce titre survit un temps dans celui de l'édition sans supplément du samedi Le Figaro - L'Aurore. Ce second titre disparaît pour cette édition en  2012. En juin 2004, le groupe Dassault (GIMD) est autorisé à prendre le contrôle de la Socpresse, maison mère du Figaro  FOG, transfuge du Nouvel-Observateur en mal de notoriété et de blé, devient de 1998 à 2000, directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro. Il quitte ses fonctions en septembre 2000, et entre à l'hebdomadaire Le Point en tant que directeur. Depuis, une indépendance éditoriale qui suscite un débat.

 

Paris-Match, le poids des mots, le choc des photos, un rédac-chef Bruno Jeudy sponsorisé par ses godasses de coureur à pied, grand amateur de plateaux télé, celui du dénommé Gilles Martin-Chauffier qui en 1980 y est entré comme journaliste, y gravissant peu à peu les échelons de la rédaction. Depuis plusieurs années, il est le responsable du cahier « Culture » et l'un des rédacteurs en chef de l'hebdomadaire.

 

En décembre 1973, la baisse du tirage de Paris-Match est telle que Jean Prouvost fait acheter par la société propriétaire du Figaro les parts (49 %) que détenait encore Ferdinand Béghin dans Paris-Match et Marie-Claire, pour 35 millions de francs. Hachette rachète en juin 1976 Télé 7 jours et Paris-Match, cédé ensuite à Daniel Filipacchi, qui fut photographe à Paris Match au début de sa carrière, pour 20 millions de francs. En 1980, Matra présidée par Jean-Luc Lagardère prend le contrôle de Hachette et du groupe de presse de Daniel Filipacchi, donnant naissance à Matra Hachette. En 2019, Paris Match intègre le pôle news du groupe Lagardère nommé « Lagardère News » rejoignant ainsi Le Journal du dimanche et Europe 1.

 

Les destins d’Europe 1, de « Paris Match » et du « JDD » et les tractations entre Lagardère, Arnault et Bolloré ICI 

 

Arnaud Lagardère n’exclut pas de vendre son pôle médias. A l’approche de la présidentielle de 2022, le sort de ces médias intéresse et inquiète, jusqu’à l’Elysée.

 

Et pendant ce temps-là, le pépère LMC, le petit réchaud, verse dans la petite provocation à 2 balles contre le vélo et, bien sûr Anne Hidalgo.


 

 

Une urgence : interdire le vélo à Paris ICI 

Paris Match | Publié le 15/03/2021

 

La chronique de Gilles Martin-Chauffier

 

« L'air du temps », la chronique hebdomadaire de Gilles Martin-Chauffier dans notre magazine.

 

Vous devriez venir faire un tour à la Bastille. Je vous préviens : c’est à vos risques et périls. Ce n’est plus une place, c’est devenu un vélodrome. Casqués et profilés vert fluo, des courants d’air à écouteurs filent en tous sens. Franchement, il leur faudrait des Klaxon. Mais sauraient-ils seulement s’en servir ? Je me demande si leur QI atteint vraiment deux chiffres. Les règles de la vie en ville sont pourtant simples : trottoirs pour les piétons et chaussée pour les autres. Tout le monde l’a compris, sauf les cyclistes. Les environs sont nervurés de pistes à leur intention mais les vélos les négligent. Naturellement, personne ne dit rien. On a bien compris que remonter les rues en sens interdits, envahir les trottoirs, griller les feux et affoler les grands-mères rend service à la planète. On ne s’attaque pas à des bienfaiteurs de l’humanité. Surtout qu’ils ont l’air d’être en pleine forme. Ils n’ont plus de jambes, ils ont des roues et ils font des « rides ». Seraient-ils dopés à l’EPO ? Sans doute pas. Je dirais plutôt à l’air du temps.

 

La suite ICI 

 

En tant que vieux cycliste, 40 ans au compteur, celui que loue le chauffe-pied « La bonne vieille bicyclette a vécu. Des objets roulants non identifiés parcourent les rues. » Je concède à l’outré des beaux quartiers :

 

 

1- Que c’est depuis l’irruption des néo-cyclistes du Covid 19, les Vélibistes avaient ouvert le bal, sur les pistes cyclables concoctées à la hâte par les nuls des services de la ville : l’enfilade Bastille-rue de Rivoli est plus qu’une caricature, c’est le grand foutoir, le chacun pour soi, l’incivilité portée à sa quintessence, quand je les emprunte je planque mes abattis.

 

2- En dépit de mon lourd passé de boomers-68 hard-socialo-communiste tendance Rocard, je n’ai guère d’atomes crochus avec l’équipe verts-rouges-socialos de notre maire et je ne manque aucune occasion de le l’écrire.

 

 

En revanche, le redresseur de torts LMC est pour moi totalement discrédité et ce pour 5 raisons :

 

  • Les bagnoles dans Paris sont une calamité, les SUV en particulier (rien à voir avec une aigreur de classe), leurs spécialités : klaxon à tous les étages, passer à fond la caisse lorsque l’orange a viré au rouge (en moyenne 3 ou 4 autos, je les compte, portière ouverte sans s’aviser si je vais la prendre dans la gueule, stationnement en double-file ou pire carrément sur la piste cyclable lorsqu’elle est non protégée, rouler à fond les ballons dans des rues 30 km, ignorer la priorité à droite pour les cons de cyclistes… j’en passe et des pires, certains sont des meurtriers en puissance ! Qu’en dit notre ulcéré ? Rien !

 

  • Les gros scoots, montés par des gros lards, genre je suis bon du poignet pour mettre les gaz, qui vous double à droite, passe eux aussi au rouge, empruntent, comme certains cyclistes, les trottoirs qu’ils encombrent de leur stationnement sauvage, leur boucan infernal, leurs doigts d’honneur, qu’en dit le chauffe-pied ? Rien !

 

 

  • Les piétons, scotchés à leurs Smartphones, traversant fièrement les passages alors que le petit bonhomme est rouge, se baladant au milieu des pistes cyclables, sont aussi cons que les cyclistes qui traversent les grands carrefours au péril de leur vie. En effet, dans Paris piétons et cyclistes ne bénéficient d’aucune protection carénée.

 

  • Beaucoup de chauffeurs de VTC, comme de taxis, et certains chauffeurs de la RATP, vouent je ne sais pourquoi une haine pour les cyclistes, ça ne date pas d’aujourd’hui. Sans doute enrage-t-ils de nous voir rouler en toute liberté en prenant soin de nos abattis.

 

  • Quant aux forces dites de l’ordre, les gardiens de la paix, elles sont bien loin les hirondelles à vélo, leur inertie face aux incivilités de toutes natures, de la part de tous les usagers de la chaussée, est stupéfiante. Verbaliser, bordel ! Les parigots comme les franchouillards y’a que la peur des pandores qui les calme.
  •  

https://www.leparisien.fr/resizer/aTIHrgY76tzeKm3-pShe6Du1LA0=/932x582/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/LO7K2DTRMY3GZXME66IVZBNTGU.jpg

 

Voilà, sieur Chauffier, moi cycliste par tous les temps, 40 ans, longtemps en costard, 73 balais, pas Vert pour 2 sous, vous me faites chier, vos vapeurs du plus pur style bourgeois de NAP ne valent pas mieux, à mes yeux, que celles des bouffeurs de carottes et de navets, ces bobos que vous exécrez, vous feriez mieux de vous inquiéter du sort des pauvres cyclistes de Deliveroo, qui suent sang et eau, pour livrer la bectance à des biens lotis, oui mais, m’objecterez –vous ce sont des autoentrepreneurs, la nouvelle économie  qui les extrait de leurs banlieues pourries. Et comme vous faites dans la page CULTURE, au lieu de nous gonfler avec vos petits mots sur les vélos, je vous recommande la lecture de Tous complices de Benoît Marchisio Éditeur : LES ARÈNES (06/01/2021)

 

Tous complices par Marchisio

 

Allez à 8 ième minute de la vidéo !

Partager cet article
Repost0
15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 08:00

 

© Crédit photo : Gallimard

… Rome porte en elle une ivresse particulière qui brûle les souvenirs. Plus qu’une ville, c’est un repli secret de soi, une bête sauvage dissimulée. Avec elle, pas de demi-mesures, ou bien c’est le grand amour ou bien il faut s’en aller, car la tendre bête exige d’être aimée. C’est le seul péage qui vous sera imposé, d’où que vous veniez,  des routes vertes et escarpées du Sud, des lignes droites vallonnées du Nord ou des abîmes de votre âme. Aimée, elle se donnera à vous comme vous le désirez et vous n’aurez qu’à vous laisser aller aux douces vagues du présent, flottant à deux doigts de votre bonheur légitime. Et il y aura pour vous des soirées estivales percées de lumières, de vibrants matins printaniers, des nappes de cafés comme des jupes de filles agitées par le vent, des hivers acérés et des automnes interminables où elle vous apparaîtra sans défense, malade, exténuée. Et il y aura les escaliers éblouissants, les fontaines tapageuses, les temples en ruine et le silence nocturne des dieux révoqués, si bien que le temps ne sera plus qu’un élan puéril qui fait trotter les horloges. Insi vous aussi, attendant jour après jour, vous deviendrez une part d’elle. Ainsi vous aussi vous nourrirez la ville. Jusqu’au jour ensoleillé où, humant le vent venu de la mer et regardant le ciel, vous découvrirez qu’il n’y a plus rien à attendre.

 

Le dernier été en ville Gianfranco Calligarich roman Gallimard page 18-19

 

 

Découvert par Natalia Ginzburg, ce premier roman de Gianfranco Calligarich, Italien né à Asmara, en Érythrée, en 1947, connut un joli succès à sa sortie en 1973, puis disparut. Fort de son statut de livre culte, il reparut en Italie en 2010, puis en 2016, et fut traduit dans de nombreux pays. «Petit bijou», «chef-d’œuvre»: la presse italienne s’extasie, et nous lui donnons raison.

 

Paru en 1973 et resté inédit en France, ce roman de l’écrivain et scénariste italien met en scène un héros mélancolique dans sa quête vaine de sens. Une maestria confondante.

 

Bien que la France soit l’un des pays au monde à se montrer depuis des années le plus remarquablement prolixe en matière de traductions, il n’en demeure pas moins que parfois, de loin en loin, certains mystères intriguent. Ainsi de la sortie ces jours-ci du premier roman de l’écrivain, journaliste et scénariste italien Gianfranco Calligarich

 

Nous sommes à la fin des années 1960 et Leo Gazzarra, le narrateur de ce très beau roman, est un jeune Milanais qui s’est installé à Rome dans l’espoir de vivre de sa plume. Des mois plus tard, il continue à enchaîner les piges sans intérêt et autres boulots alimentaires pour la chaîne de télévision Rai.

 

Vieille Rue De Trastevere à Rome, Italie Banque D'Images Et Photos Libres  De Droits. Image 41693655.

 

Dans ses moments de liberté, il erre dans Rome et boit pour oublier on ne sait quoi. Dès les premiers mots – “Du reste, c’est toujours pareil” –, son monologue est teinté d’une tonalité désenchantée qui ne le quitte pas.

 

Ainsi Gianfranco Calligarich nous entraîne dans de longues et magnifiques déambulations nocturnes dans Rome, à la suite de son antihéros et ses amis, vieil écrivain ou jeunes snobs aussi égarés que lui. Une fille, Arianna, le fascine, mais leur incapacité à communiquer n’a d’égale que leur difficulté à entreprendre la moindre action concrète dans leur vie.

Partager cet article
Repost0
15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 06:00

 

10 corbillards d'enfer ! - Blog Autosphère

Ce dernier jeudi, il ventait très fort sur Paris, mon balcon, tel la passerelle d’un cargo, essuyait de violentes rafales, j’étais fort contrarié car j’avais programmé des semis de fleurs pour gazon japonais, de Lupin, d’Ipomée, de Cobée grimpante bleu violet, de Capucine grimpante.

 

Face à l’adversité du ciel je dus faire retraite à l’intérieur. Après avoir pondu quelques chroniques, je me suis dit : et si tu écoutais sur nibuniconnu L'interview de @EricMorain  sur l'INAO.

 

  • La Loi peut-elle protéger le Terroir ? L’INAO doit-elle se mêler du goût ? A-t-elle su choisir entre la valorisation du patrimoine et la protection d’intérêts financiers considérables ?

 

  • Lien vers le podcast : ICI  

 

Ce que je fis.

 

N’attendez pas que je commente cette interview par de gentils et braves pioupious, je ne suis plus dans le coup et surtout, pour moi,  l’INAO a passé l’arme à gauche en même temps que son ancien président réformateur René Renou.

 

20 juin 2006

Rupture sans préavis

 

René Renou est mort. En cette circonstance, moi qui les aime tant,  je n'aime pas les mots : ils sont trop petits ou trop boursouflés, je leur préfère le silence du recueillement. Alors ce matin je m'incline devant ton courage face à la maladie René, je salue en connaisseur ton anticonformisme : nous nous sommes tant côtoyés à la tribune, je m'associe à la douleur et à la peine des tiens, je me permets de t'offrir la chanson du bougon enterré dans le cimetière marin de Sète les copains d'abord  et le premier vers d'une tragédie de Sophocle « C'est une vérité depuis longtemps reconnue des hommes, que nul ne peut savoir, pour aucun mortel, avant l'instant de sa mort, si la vie lui fut douce ou cruelle » Adieu René, avec ceux qui t'aimaient bien nous lèverons nos verres car la vie continue et nous essayerons de faire fructifier ton héritage...

 

Je me trompais lourdement, avec la reprise en mains de la Droite-RPR, commencée avec Hervé Gaymard, le complexe agricolo-politique personnifié par la FNSEA de Jacques Gravegeal allait mettre la main sur les AOC devenue AOP, fourguer ses IGP, porter sur le pavois le dénommé Despey ex-président du CNJA et vice-président de la FNSEA. Les syndicats d’appellation trépassaient pour laisser aux ODG où les vignerons sont obligés d’adhérer, la maison INAO, devenue INAOQ, se dépouillait au profit des professionnels des contrôles (contrôleur-général je fus chargé d’auditer les organismes de contrôle, 15 jours après le directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture  intimait l’ordre à mon chef de corps de m’exfiltrer, je dérangeais), cette vieille maison n’était plus que le bras de l’administration. Comme le dit plaisamment Me Morain, une tranche supplémentaire du millefeuille bureaucratique.

 

L’INAO subsiste mais comme nous le disions à propos du vieux crabe stalinien  Althusser : Althusser à rien !

 

Je l’ai dit avant son départ à la retraite à un Jean-Luc Dairien fort mari de mes positions sur le classement de Saint-Emilion (il fut conseiller technique au cabinet dont j’étais le directeur)

 

La nouvelle directrice de l’Institut, Marie Guittard, celle qui m’a dit après la première lecture de mon rapport : « on ne va pas publier ça ! », et ce fut publié sur le Net sans une virgule de changée, qui a tenu le quinquennat de Hollande à Matignon comme conseillère agricole, bis repetita, est allé se fourvoyer à nouveau dans cette galère, sans doute sous l’amicale pression de la conseillère du Président.

 

La notion d’appellation d’origine est morte par dilution, je ne vais pas entonner mon éternelle chanson. Ça fait un bail que les GCC de Bordeaux s’en sont exonérés, le nom de leur château est une marque bien plus puissante que l’AOP et, il est assez cocasse, de voir le bel Hubert de Boüard, et son Angelus, jouer les vierges effarouchées quant à son rôle au Comité National de l’INAO pour la genèse des règles du dit classement.  

 

Par ailleurs je ne vois le bénéfice pour les vignerons de vin nu de s’être pliés aux désidératas de l’INAO et de la DGCRF, pour leur syndicat des vins méthode nature. Pour l’heure, je n’ai encore jamais croisé chez les cavistes de vin nu, un flacon estampillé du logo.

 

L’INAO est verrouillé par le complexe politico-professionnel, et sans vouloir jouer les rabat-joie je ne vois pas qui, le rapport de force est bien trop inégal, sera en capacité de le réformer en ouvrant grandes ses portes et ses fenêtres afin que les minoritaires aient voix au chapitre. À quoi bon user son énergie dans un combat sans issue.

 

L’issue, elle existe, elle est sous nos yeux de consommateurs, c’est à nous consommateurs d’imposer nos choix, nos goûts, en acceptant de nous tourner vers des vins qui nous agréent, en étant conscient que les contraintes, auxquelles se soumettent les vignerons pour nous proposer des vins nu, ont un coût qui doit se répercuter dans le prix des vins, nul besoin de label pour nous rassurer, nous réassurer – l’AOC des pères fondateurs n’en était pas un – à quoi bon se blottir sous le pavillon d’une maison qui estampille la masse des AOP-IGP à deux balles vendus dans les tristes rayons de la GD ?

 

Dans Cap 2010 nous avions osé lancer un pavé dans la mare : le vin de France territoire d’un espace de liberté, beaucoup de vignerons s’y sont engouffrés, se sont fait un nom, une notoriété, ont créé un lien de confiance avec leurs clients, une proximité qui a déjoué les railleries des prescripteurs patentés, c’est une brèche que les conservateurs n’ont pu colmater, que les politiques devront prendre en compte. Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage. Foin des ayatollahs des deux bords, ils calcifient le débat, font le lit de l’immobilisme. Marquons l’INAOQ à la culotte face à ses velléités uniformisatrices, enterrons la typicité air de famille, laissons les barbons des OPA faire leur petite tambouille dans leurs vieux pots.  

 

L’avenir est là, les petits ruisseaux peuvent vivre leur vie loin des grands lacs de vin, et comme je suis un provocateur-né j’affirme que les vins nu seront les GC de demain et je veux bien aller à Montreuil sous les fenêtres de l’INAOQ chanter le Dies Irae…

ou mener à la baguette comme Désiré Dondeyne dirigeant L'Orchestre des gardiens de la paix

 

La Grande Symphonie funèbre et triomphale

 

d'Hector Berlioz.

 

Image associée

7 avril 2019

Que voulez-vous, je suis accroc de cette symphonie qui pète, pardon, les cuivres, les percussions, caisses claires, timbales, cymbales. J’aimerais qu’on me porte en terre en la jouant mais ce n’est pas très discret et je n’ai pas les moyens de m’offrir plusieurs centaines de  musiciens : instrumentistes et choristes.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 08:00

 

Les enterrements, à la Mothe-Achard, c’était l’après-midi des jours dit ouvrables, ce qui, pour mon statut d’enfant de chœur, était une aubaine : sécher l’école pour la cérémonie, ha, le Die Irae !, puis aller de l’église au cimentière, ouvrir le cortège, en portant la croix encadré de deux enfants de chœur – le curé-doyen ne lésinait pas sur le petit personnel –précédant le corbillard tiré par un cheval étique. C’était l’occasion de troquer la soutane rouge pour la noire et de garder nos godasses. Nous passions devant le logis familial du Bourg-Pailler puisque le cimetière était situé à l’entrée du bourg sur la route de la Roche.

Le rituel, l’encens, l’eau bénite, les cordons du poêle, le fossoyeur au bord du trou fraîchement creusé, le cercueil sur les tréteaux, les familles éplorées, et pour nous, je l’avoue : la routine.

Mon rêve c’est d’être enterré en musique, joyeusement !

Michel Gautier dans son dictionnaire de Vendée, la lettre E n’accueille que les Enterrements.

Je laisse de côté le rituel des enterrements modernes pour revenir à l’important : être vu par la famille.

« Il faut que l’hommage que vous rendez au mort soit vu de la famille qui occupe les premiers rangs de l’assemblée. Le défilé dure plus ou moins longtemps selon l’importance de l’assistance. Je me souviens qu’autrefois on sonnait les cloches « à l’offrande » On baisait la croix* présentée par le prêtre et on déposait une offrande en argent*. Beaucoup n’entraient à l’église que pour ce moment-là et en sortaient dès le rite accompli, pour retrouver le bistrot d’où ils étaient partis. L’important était de montrer à la famille et à la communauté qu’on était-là, qu’on avait laissé l’ouvrage qui pourtant n’attend pas, pour venir rendre hommage au disparu. »

Caractéristique d’une société paysanne où chacun pouvait s’accorder des libertés.

*La croix était fixée  sur une plaque que le curé essuyait après chaque baiser (geste barrière déjà)

*À la droite du curé je tenais la gamelle en fer blanc où les paroissiens déposaient leur offrande, ça tintait pour les pièces alors que pour les billets même pas un froissement. Bien sûr, je notais dans ma tête le niveau de générosité de mes concitoyens.

Les enterrements civils causaient scandale…

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents