Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 07:00

Décomposition, Bayrou trouvait dimanche soir le mot juste pour qualifier l’état du paysage politique de la France, que des perdants face à celle qui est du « même niveau que Nadine Morano ou Rachida Dati… » celle qui « écrit en phonétique », celle dont les devoirs étaient dramatique »… dixit Jean-Claude Martinez ex-FN, ex-professeur de droit de la nouvelle Jeanne d’Arc du Pas-de-Calais, en plus grasse, plus vulgaire, plus violente, elle qui « ne porte pas la grandeur en elle » toujours selon ce bon Jean-Claude. Donc dimanche, comme prévu, la grosse branlée pour presque tout le monde : le Mélanchon larmoyant qui ne ramassait pas la mise de son Hollande bashing,  ne parlons pas des cocos y ne savent plus où ils habitent, quant aux  khmers verts à poil sans le père Dany seul le José Bové recentré sauvait les meubles, ne parlons pas l’UMP de Copé quasi-coulée prête à imploser sous la déflagration Bygmalion, tout au fond du trou les socialos en si basses eaux qu’ils ne pouvaient même plus couler, restait le Bayrou lesté de l’abruti de Morin mais avec l’héritage Borloo qui lui sortait la tête au-dessus du niveau, la grande satisfaction c’était la déroute de l’excitée du bénitier la mère Boutin, comme celle de miss je mange à tous les râteliers Corinne Lepage, ne parlons pas par charité chrétienne du facteur Besancenot, bref on se console comme on peut ces soir-là.


Ma chérie d’amour le lendemain me charriait gentiment :


-         T’aurais dû  rester à l’UMP ! Comme aux Galeries farfouillettes y s’y passent toujours quelque chose…


-         Affreux, sales et méchants, c’est petits meurtres entre amis. Ils s’adorent !


Même les bloqués du col du très sérieux Les Échos, propriété du pisse-froid Bernard Arnault, font des gorges chaudes :


« Personne n'y était, mais tout le monde sait ce qu'il s'y est passé. Les pièces du puzzle de la réunion du bureau politique de l'UMP ayant mené à la démission de Jean-François Copé, et à celle de toute la direction du parti, se mettent peu à peu en place. Un scénario qui n'est pas sans rappeler celui du «Crime de l'Orient Express» d'Agatha Christie où le détective découvre que chaque passager du train a porté un coup de couteau à la victime...

Entre alors en scène le farouche rival de Jean-François Copé, François Fillon. L’ex Premier ministre met les formes pour porter son attaque. Un long discours, finement travaillé, dont le langage châtié n'enlève rien à la violence. Il y évoque la responsabilité collective dans le «funeste résultat» des élections européennes, la tromperie subie par les militants et «l'honneur de la famille politique». Un discours posté sur son blog pendant la tenue de la réunion, pour que le propos puisse être consulté et relayé à l’extérieur. Une arme de communication bien pensée, bien maîtrisée. Un règlement de compte de haut niveau.

Après avoir précisé à Jean-François Copé qu'il doit prendre ses responsabilités en démissionnant, François Fillon met alors sa propre démission dans la balance. Un «all-in» politique avec lequel il va ramasser la mise deux heures plus tard en accédant à la présidence par intérim aux côtés de deux anciens Premier ministres du parti, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. «Les sages» comme l'ont rappelé plusieurs membres du bureau politique une fois cette décision prise.

 

Mais voilà, Jean-François Copé n’est pas vraiment d’accord. « Je ne quitterai pas la tête de l’UMP » lance-t-il en pleine réunion. Une ligne de défense face à laquelle les barons de l'UMP vont travailler au forceps pour obtenir la démission tant souhaitée. Bernard Debré, député filloniste, parlera même d’une UMP « en salle d’opération », tant l’intervention s’avère délicate. « Tu ne peux pas rester président, c’est une question de survie » aurait ainsi lancé Xavier Bertrand.


La résistance de Jean-François Copé lui a même valu un brutal « Barre-toi ! » du député Dominique Dord. « Pas dans un sens accusateur », précisera plus tard le député de Savoie, qui confirme avoir bien utilisé ces mots. Filloniste, il avait démissionné de son poste de trésorier de l’UMP après l’élection contestée de Jean-François Copé. François Baroin aurait, à son tour, enfoncé le clou face à Jean-François Copé en lançant « nous ne nous serrerons plus la main ».


Ces assauts répétés auront finalement raison du président de l’UMP. Il est presque 11h. Après plus de deux heures de bras de fer, Jean-François Copé accepte de quitter la présidence du parti le 15 juin, entraînant avec lui la démission de l’ensemble de la direction de l’UMP. Un soulagement s’installe. Bernard Debré souffle. Pour le député, Jean-François Copé « plombait » l’UMP. « Il nous mettait dans une situation invivable ». Nadine Morano, soutien du président tout juste débarqué, se dit pour sa part « triste ».


La prime de l’exécration revint sans contestation à la douce « longueurs et pointes » notre NKM qu’on ne voit même plus dans notre bon XIVe «On ne te croit pas. Tu as servi tes amis, ça se retourne contre toi!», et de commenter avec sa fraîcheur hypocrite habituelle « C'est vrai que c'était une ambiance très délétère (au bureau politique) (...) mais c'est la situation qui l'est. » La battue en profitait aussi pour tacler le très catholique Charles Beigbeder, qui lui a fait beaucoup de mal, « actionnaires des sociétés de cette nébuleuse et possible bénéficiaire de cette affaire. Ces gens-là, de notoriété publique, n'étaient pas mes amis, m'ont combattue et depuis longtemps » de toute façon les réjouissances commencent, les flics et les juges sont dans la place, on peut leur faire confiance ils ne vont pas lâcher le nonos de sitôt.  


Alors décomposition, oui mais c’est la loi de la vie, le corps politique n’y échappe pas, l’irruption des héritiers de Pétain va accélérer le processus mais, rassurez-vous, ils ne nous feront pas passer par la case prise de pouvoir, bien au contraire ils vont jouer les catalyseurs d’un renouveau. Je rêve ? Non, les Français, le peuple que les éditorialistes  nous servent à toutes les sauces va, non pas se ressaisir, mais tout bêtement, lorsque les enjeux  sont lourds, se réfugier dans les bras d’un sauveur dispensateur de belles promesses. Si nous n’avions pas généré ainsi une offre politique aussi misérable, aussi minable, aussi lamentable, par paresse, conservatisme, défense de nos droits acquis, au soir du triomphe en trompe l’œil d’un ramassis de clampins un homme ou une femme se serait levé et élevé au-dessus de la mêlée pour nous remettre à notre place, nous demander de cesser de geindre, de pleurnicher, de vouer l’Europe aux gémonies et dire tout bêtement à notre voisine allemande, nous ne quitterons pas l’Union mais simplement la table en attendant que l’on entende une autre voix que celle des boutiquiers. Ça s’appelle faire de la politique de la chaise vide. C’est gaullien… et de Gaulle n’a jamais eu de goût pour le petit sous-lieutenant « aux mains sales » de l’Algérie Française ni d’ailleurs pour les Lacoste et consorts dont un certain Guy Mollet…

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
commenter cet article
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 00:09

1236383_10201287542663236_1800588050_n--1-.jpg

La photo est signée Armand Borlant photographe des stars

 

Au Bourg-Pailler, aux portes du bourg, sur le bord d'une Nationale passante, chez nous, la nuit comme le jour, les portes étaient toujours ouvertes, c’est-à-dire jamais fermées à clé.

 

Qu’avions-nous à voler ?

 

Pas grand-chose certes, mais cette attitude reflétait surtout une façon d’être. Seule la tante Valentine pestait sur ce qu’elle considérait comme du laisser-aller. Je dois dire que tout le monde s’en fichait. S’encombrer de clés, se barricader, n’était pas inscrit dans notre ADN de bons campagnards.

 

J’aime toujours les portes ouvertes où l’on frappe et où l’on répond : entrez ! Quand j’étais mioche, du fait du métier de mon père : entrepreneur de battages et de travaux agricoles la salle commune était très souvent occupée par des clients qui venaient soi-disant régler leur note mais qui, très souvent, après avoir éclusé quelques verres et bavassé repartaient comme si de rien n’était.


Cette forme de table ouverte dans une maison où l’on entre et l’on sort sans façon, le ballet matinal des bonnes à tout faire qui venaient quérir le lait pour leurs patronnes (tous les ragots venaient à mes oreilles), m’ont marqué à jamais.

 

De plus, mon pays étant un pays d’épais bocage où la clôture de fil de fer n’existait pas : les hauts et épais buissons entouraient les prés et les champs et il était toujours possible de sauter les échaliers qui étaient comme des fenêtres sur.

 

Vous comprendrez donc plus aisément tout le plaisir que j’aurai à accueillir du monde sur cet espace de liberté pendant cette période de roue libre.

 

Vigneronnes et vignerons, lectrices et lecteurs, vous êtes donc en permanence les bienvenus ici alors, faites de belles photos et profitez-en pour laisser libre-court à votre plume.

 

Vous êtes les bienvenus.

 

Merci par avance de votre aide...

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 08:40

992905 10200638028366047 685903467 n

 

C’était mon objectif et j’y suis arrivé : tenir le rythme jusqu’au 30 juin 2014 date anniversaire du lancement officiel de ce blog.

 

 9 années !

 

Un sacré bail...


Les statistiques de mai 2014 ont récompensé mes efforts : 32197 visiteurs/ 57261 pages lues.


Et pourtant un record de ponts mais beaucoup de grisaille qui favorise la lecture, l’audience de mon blog a de nouveau sauté un palier. Depuis le début il en  est ainsi, à chaque fois que je pense que l’intérêt va fléchir la conjonction des fidèles lecteurs et de nouveaux arrivants donne un coup  de pouce aux statistiques.


Ces chiffres, somme toute modestes, sont un encouragement bien sûr mais pas une raison suffisante pour continuer en appliquant le même modèle.


J’ai besoin de me renouveler, de trouver de nouveaux angles, de relever de nouveaux défis.


En début d’année j’ai envisagé de tout laisser tomber. Je me suis ravisé en me donnant comme butoir la date anniversaire de ce blog, la fin d’un bail agricole de 9 ans.


Permettez-moi un rapide retour en arrière :


L’acte d’état-civil de Vin&Cie l’espace de liberté était court link

 

Mes premières chroniques de Juin 2005 ont sombré avec le site myspace : le 1er juin Adriana /le 2 Juin : Parker /le 3 Juin : Wine Attitude /le 6 Juin : Comme un lundi /le 7 Juin : Mobylette /le 8 Juin : vins de propriétaires /le 9 Juin : le retour du bon pain /le 10 Juin : la Logan /le 13 Juin : Carré de Vigne /le 14 Juin : Cinémascope / le 15 juin : Archives Nationales/ le 16 juin : Pollinisation Croisée/ le 17 juin : Vinexpo/ le 24 juin : Audimat / le 27 juin : Elevés à l'ancienne / le 28 juin : Noa Otello Clinton / le 29 juin : immeubles à la découpe.


Ma première vraie chronique chez mon nouvel hébergeur fut : décavaillonneuse date du 3 août 2005 link

 

En fin de bail :


4350 chroniques au compteur : trop sans doute, qu’importe !

 

Pages vues :      3 422 064 

 

Visites totales :               1 576 101

 

Abonnés : 1167


Le 30 mai 2011 j’écrivais « J’ai 6 ans et pas encore toutes mes dents : Vin&Cie l’espace de liberté vogue doucement vers la puberté » link


« Pour autant Vin&Cie l’espace de liberté n’est qu’une minuscule chiure de mouche à peine visible sur l’immensité de la Toile, il faut savoir raison garder. Ma chance initiale c’est que, suite à mon rapport en 2001, que certains ont rebaptisé Rapport Berthomeau, Google me référence très bien : j’ai un côté GD irritant. Les blogueurs sont courtisés, hameçonnés, en l’absence de modèle économique la tentation est grande pour eux de céder aux sirènes et aux joueurs de fluteaux. Pour ma part je n’ai aucun mérite à m’en tenir à une position hors des sentiers battus : j’ai un job, je file vers la retraite et j’ai toujours eu un goût prononcé pour l’indépendance. Simplement, je me permets de dire à tous ceux qui nous bombardent de communiqués de presse à copier-coller que l’ennui naquit de l’uniformité. Si vous souhaitez, et c’est compréhensible, mettre en avant vos vins, ne nous demandez pas de mettre nos pas dans ceux de nos confrères papier si conformistes.


La maison Berthomeau produit beaucoup, trop sans doute, mais sa production étant virtuelle l’empreinte carbone reste modeste. La Toile présente le grand avantage – certains estiment que c’est un inconvénient mais ils n’ont qu’à être prudents sur ce qu’ils mettent en ligne – elle stocke tout et les chroniques germent ou renaissent au gré de l’actualité via les mots-clés. C’est fascinant de voir resurgir une chronique oubliée, de celle que vous aviez négligée alors qu’elle m’avait demandé beaucoup de sueur. Alors, je biche !  L’Internet est ce que l’on veut qu’il soit : ce n’est qu’un moyen de communication qui ne recèle en lui-même aucune perversion. Moi je le prends pour ce qu’il est : une large ouverture sur le Monde. Contrairement à ce que certains pensent je ne passe pas ma vie devant mon écran je travaille par séquences lorsque l’envie ou la nécessité me prennent. L’Internet, Facebook ne me fascinent pas, je m’en sers. »


Et maintenant, après neuf années à chroniquer, que vais-je faire ?


Je n’en sais fichtre rien ou, pour ne rien vous cacher, je vais d’abord concrétiser mes nouveaux projets tout en chroniquant au fil de l’eau.


De toute façon vous verrez bien.


Bonne journée à tous.

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 00:09

Il est des beaux livres comme de celles qui ensorcellent, vous les découvrez alors que vous êtes en état de faiblesse du cœur, en apesanteur, loin de l’envie de conquête, de possession, perméable, prêt à se laisser séduire, envouter. Bien sûr j’exagère un peu à propos des livres mais j’ai avec eux de prime abord une relation charnelle.


Casteau-titre.gif

 

Lorsque j’écris beaux livres je ne sous-entends pas forcément qu’ils sont beaux comme ces beaux livres offerts en cadeaux, lourds par leur poids, riches par leur iconographie. Leur beauté est pour moi bien plus qu’esthétique, elle se nourrit du désir de la découverte, de l’attrait de territoires inconnus, de gourmandise et de goût pour des nourritures à déguster au lit car je lis au lit.


Ainsi je glane, je moissonne, au gré de mes virées dans le Paris profond. Ce jour-là  je me rendais à La cave à bulles 45 rue Quincampoix dans le IVe arrondissement pour quérir ma Cantillon. En face, au 46 est sise la Librairie Wallonie Bruxelles link  et bien sûr j’y suis entré.


Entre autre livre j’ai fait l’acquisition d’une pièce rare « Ouverture de Cuisine par Lancelot de Casteau » commentée par Jacques Kother. « Lancelot de Casteau est un Montois qui fut au XVIe siècle maitre-cuisinier de trois Princes-évêques successifs de Liège : Robert de Berghes, Gérard de Groesbeek et Ernest de Bavière. Il a publié en 1604 un réceptaire dont il ne reste qu'un seul exemplaire, témoignage de la gastronomie du XVIe siècle en Principauté de Liège ; l'ouvrage est le premier livre de recettes publié en français dans cette région et constitue le seul chainon en langue française entre la cuisine médiévale et la cuisine classique du XVIIe siècle. »


Lancelot.jpg

 

« Brillamment commentée par notre estimable confrère Jacques Kother, cet ouvrage, qui n'avait jusqu'ici connu qu'une seule réédition contemporaine aujourd'hui presque introuvable, constitue un document irremplaçable pour tout gourmand curieux (…)


Les fastes de ces Princes-Evêques, qui avaient pour ambition de proposer une table et une cave dignes des plus grandes maisons royales et princières de l'Europe balbutiantes de l'époque, confèrent, à celui qui en fut responsable, une autorité toute particulière dans le domaine de la grande cuisine de l'époque.


Cet ouvrage passionnant, publié la première fois en 1604, est organisé en 3 grands chapitres, comportant 181 recettes et le menu de 2 banquets. Ne nous y trompons pas : même si nous nous trouvons à Liège, l'influence italienne est évidente dans cette œuvre et de nombreuses recettes semblent venues tout droit de la Botte. On y évoque aussi bien la moutarde de Crémone que la saucisse de Bologne, mais aussi plusieurs recettes de pâtes (comme les rafioules, (des raviolis) ou les agnoilen (les agnolett) ! » link


Ce matin j’ai choisi de vous faire découvrir « la crème lombarde » de Richard II dont il est question pages 24-25 de ce beau livre.


« À la fin du  XIVe siècle, le roi d’Angleterre Richard II apprécie (notamment)  des chapons au lait et au miel et la crème lombarde dont un spécialiste britannique du Moyen Age, Loma F. Sass nous a donné une adaptation moderne très réussie dans La cuisine des Ethnologues (1981) »


« Cette crème aux fruits bien épicée fut servie au roi Richard au cours d’un festin qu’il donna le 23 septembre 1387 en compagnie du duc de Lancaster. C’est un de mes plats médiévaux préférés, et toujours un succès auprès de mes invités. La moelle ajoute une saveur riche et délicate, tandis que la douceur des fruits secs contraste agréablement avec le persil frais. »


Pour 8 personnes :


-          1 pâte brisée pour un moule à tarte de 27 cm de diamètre : 120g de beurre et 240 g de farine.


-          10 pruneaux, 10 dattes, 10 figues sèches coupés en morceaux.


-          1 cuillérée à soupe et demie de moelle de bœuf crue et émiettée (demander au boucher de couper l’os en long pour pouvoir la retirer facilement).


-          2 cuillérées à soupe de persil frais haché ;


-          240 g de crème fraîche épaisse


-          1 cuillérée à soupe de sucre brun.


-          2 œufs battus.


-          1 pincée de sel.


-          ½ cuillérée à café de zeste d’orange.


-          1 cuillérée à café de cannelle.


-          1 pincée de macis (« fleur de muscade »)


Faire cuire la pâte 10 mn thermostat 7 et laissez-là refroidir avant de remplir le fond des morceaux de fruits secs.


Parsemez ensuite de moelle et de persil.


Mélangez le reste des ingrédients et battez bien.


Versez le mélange sur les fruits secs et faites cuire 40 mn thermostat 5


La surface de la croustade doit être bien dorée.


Laissez tiédir quelques minutes avant de la servir.


J’ai choisi pour accompagner dignement ce plat rare une cuvée rare 1 Coteau Champenois En Valingrain 2011 d’Olivier Horiot dégustée lors d’un dîner de haute qualité organisé O Château par Alexandre Savoie avec Olivier Horiot. Très belle soirée, passionnante, autour d’une table avec un vigneron qui nous a captivés Claire et moi.


10362468_10152480159615645_382245281_n.jpg

 

« Étonnant Champenois qui se flatte d'élaborer certaines années davantage de vins tranquilles que de champagnes! La passion de ce vigneron installé en 1999? L'expression des terroirs, ce qui le conduit à proposer des cuvées «intimistes» — entendez confidentielles — comme ce blanc En Valingrain »


10364292_10152480159620645_925765531_n.jpg

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:00

lapinos.jpg

 

« Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse. » Matthieu 12-30


Dark Vador lance à Obi-Wan Kenobi « Si tu n'es pas avec moi, alors tu es mon ennemi. »


Vieille technique qui fut beaucoup utilisé pendant la guerre froide par les dignitaires du PCF alignés sur Moscou pour ceux qui émettaient des critiques ou des réserves sur l’URSS et ses satellites les démocraties dites populaires au-delà du rideau de fer.


Technique éprouvée qui vise à disqualifier celles et ceux qui osent porter un regard critique sur une belle unanimité de façade, pour l’image.


Ainsi dans le grand vignoble bordelais un vigneron-paysan de Pomerol s’est fait vertement tancer comme un quasi-traître à la bonne image de Bordeaux pour avoir choisi de ne pas revendiquer le millésime 2013 pour son château.


À un niveau beaucoup plus modeste, certaines bonnes âmes estimaient que ma concierge de Saint-Émilion avait la langue trop bien pendue, ça ne se fait pas, ça ne se dit pas… en agissant ainsi elle brouillait la belle image d’une appellation où tout le monde entonne en chœur « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… »


Hypocrisie chère à la bonne bourgeoisie de province qui se reçoit, pudibonderie hypocrite des bien-pensants qui défilent dans la rue à tout bout de champ avec leurs enfants, retour en force d’un ordre moral qui ne dit plus son nom.


Confondre la bienséance et la politesse c’est faire le jeu des puissants, maintenir sous le boisseau ce qui déplaît, ce qui écaille le vernis des apparences, ce qui met en lumière la réalité du jeu social.


La bienséance, c’est la qualité de ce qui sied bien, qui est bienséant mais surtout qualité de ce qui répond aux normes morales d'une société donnée : « Avec le XVIIe siècle commencent des mœurs sociales, sinon meilleures au fond, du moins plus sévères en apparence; le mot de pudeur, inventé par Des Portes, représente désormais quelque chose, et le sentiment de la bienséance va naître et se développer. Il n'est plus permis de tout nommer avec une sorte d'effronterie naïve, et l'obscénité, qui a conscience d'elle-même, devient clandestine en même temps que coupable. Sainte-Beuve, Poésies, 1829, p. 143. »


Les mots crus ne sont pas forcément des gros mots, moquer le ridicule des nouveaux riches n’est pas manquer à la politesse, aller à contre-courant du flux dominant, braver la chape imposée par ceux qui verrouillent le système c’est faire œuvre utile, en appeler au réveil de la citoyenneté. Le discrédit qui touche les politiques, les auto-proclamées élites, trouve sa source et s’alimente de la morgue et d’une forme d’obscénité des parvenus.


Je ne juge pas, tout bêtement je n’aime pas, ce n’est pas mon monde, ce n’est pas le système de valeurs que l’on m’a imprimé au cours de mon « élevage » vendéen. Je suis poli, oui, oui, oui… bien élevé même si pour certains vous en doutez… mais j’ai toujours eu peu de goût pour la bienséance formelle, d’apparence, le cher ami suivi de la flèche assassine dès que le susdit a le dos tourné.


C’est dit. Passons aux choses sérieuses :


1-      Le sieur Michel Smith, qui se bonifie plus encore avec l’âge, nous apprend : « Et une fois de plus, c’est le service alerte du site de Decanter qui me l’apprend en premier - et en Anglais s’il vous plaît ! – vers 11 heures ce mercredi matin. Au passage, je me demande ce que foutent nos sites Français côté infos ! Allons droit au but car la nouvelle est de taille. Jugez donc : Hubert de Boüard et sa ravissante fille, directrice générale de surcroît, Stéphanie, ont choisi Vinexpo Asia pour annoncer qu’ils allaient célébrer à leur manière le millésime 2012. En effet, pour marquer leur passage cette année-là en GCCA (les initiés comprendront), ils ont trouvé un gadget monumental qui ne manquera pas de faire grimper (encore !) les prix de leur monument, le Château Angélus. Chaque étiquette de ce millésime portera une inscription en or de 21.7 carats ! Bon, même si ça peut faire craquer les braguettes de nos collectionneurs millionnaires, pour ma part, comme dirait ce brave Chirac lorsqu’il cause à sa chère Bernadette, ça m’en touche une sans faire remuer l’autre. Je vous laisserais donc glaner si le cœur vous en dit les dernières infos et les indispensables précisions concernant les bijoux de famille de ce brave Hubert dans la sphère mondiale qu’est devenue Internet. »


La suite est vendéenne alors ça va : link


2-      Le sieur Dupont Jacques, dégustateur aux fesses fragiles, stakhanoviste du verre de Bordeaux dans tous les états miré, humé, gargarisé, craché, portraitiste chaleureux de vigneronnes et de vignerons, fait le Point dans le POINT.


 

-          La dégustation « Cinq semaines passées dans le Bordelais à goûter une fois, deux fois, et plus parfois quand on a un doute. Cinq semaines, c'est beaucoup, mais... c'est aussi très tôt. Les vins ne sont pas finis, il leur reste une étape déterminante à subir, celle de l'élevage, qui dure de douze à vingt-quatre mois. Il s'agit donc d'une indication pour l'achat primeur, d'une photo d'enfance et non de commentaires et jugements définitifs. » link


-          le contrat de confiance « Malgré le peu d'intérêt à l'international pour ce millésime en demi-teinte, les très grands crus n'ont guère baissé leurs prix par rapport à l'an passé. Cette attitude est justifiée avec plus ou moins de bonne foi par la faiblesse des rendements et la nécessité de ne pas dévaloriser encore plus l'image du 2013. En vérité, les marges dégagées les années de folie (2009, 2010) permettent de supporter les stocks des millésimes moins bons. C'est sans doute une occasion ratée de relancer les achats en Europe. Pour les autres vins, 90 % des volumes, les prix sont bas et stables. Comme tous les ans, nous avons aussi sélectionné des châteaux en dehors du devant de la scène : crus bourgeois, crus artisans, graves, bordeaux supérieurs, côtes-de-bordeaux, fronsacs, lalande-de-pomerol, saint-émilion, etc. Avec l'appui et l'aide des syndicats d'appellation, nous avons demandé à chaque producteur de garantir son prix primeur. » link


-          Jacques aime beaucoup les vigneronnes Caroline Artaud link  Marielle Cazaux link


-          Jacques aime bien les couples de vignerons Alain et Dolorès Bessette link  Joseph et Bernadette Arbo link


-          Jacques aime aussi les vignerons Arnaud d'Arfeuille link  Léopold Valentin link David et Laurent Siozard link

 

La photo par les bons soins de Michel Smith


DSC-0011.jpg

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 00:09

img-0624.jpg

 

Dans ma prime jeunesse vendéenne, où ne nous sortions guère de notre petit cercle villageois, les images du vaste monde se résumaient en quelques photos  glanées dans des magazines de la Bonne Presse, aux plans souvent tournés en studio des films de fictions vus au Rex de la Mothe-Achard.


Les nouvelles du monde parvenaient à mes oreilles par la radio et par les missionnaires venant prêcher pour collecter des fonds pour l’évangélisation des peuplades lointaines link Nous étions à des années-lumière de l’instantanéité de la Toile.

 

Les premières vraies images du monde, de l’Afrique tout particulièrement, je les ai découvertes lors des séances de cinéma de « Connaissance du monde », un organisme fondé en 1945 par Camille Kiesgen. Il s’agissait de documentaires de qualité qui nous étaient projetés à la salle paroissiale. L’énorme projecteur à lampes était installé au fond de la salle sur un trépied. Ça m’impressionnait. Nous vivions ces projections comme une longue récréation, beaucoup d’entre nous découvraient les premiers seins nus des femmes africaines.


Pour ma part, ce qui m’étonnait c’est que l’on désignait les peuples colonisés, dans les commentaires, d’indigènes avec une connotation péjorative, désignant des individus ou des arts « non-civilisés », ou avec un sens équivalent à celui de barbare ou de sauvage.


La supériorité supposée du colonisateur sur les gens du lieu, les indigènes me troublait : n’étions-nous pas nous aussi les vendéens crottés des indigènes ? J’admirais Jess Owens, le roi Pelé, les grands jazzmen noirs… Hitler, Staline, les collabos étaient des blancs.


Tout ça pour vous dire que les mots ne sont jamais innocents.


Le distinguo conflictuel entre levures sélectionnées et cultivées (voire transgénèse ou OGM) et les levures indigènes ou naturelles, contribuant à la fermentation alcoolique, c’est-à-dire la transformation du sucre du raisin en alcool, relève consciemment ou non d’un affrontement d’ordre culturel entre supérieur et inférieur.


D’où la violence des prises de position, la confusion des débats, les irréductibles de chaque camp s’employant à travestir la réalité pour mieux masquer l’indigence d’un combat dont il serait bon d’éclairer le sens.


Dans ma petite tête ce combat est pourtant simple à résumer : il s’agit de l’affrontement classique entre l’uniformité et la diversité.


Notre monde post-moderne est niveleur : tout partout à l’identique pour favoriser les échanges dans notre monde mondialisé. L’empire des marques mondiales insoucieuses de la main qui fait, la sous-payant pour mieux s’engraisser, jettent sur le marché des produits uniformes, formatés.


Avec le vin nous sommes dans le domaine du vivant, la fermentation alcoolique ne démarre que sous l'action des levures (celles de l'espèce Saccharomyce cerevisiae) à une certaine température. Ces champignons unicellulaires décomposent la matière, en l'occurrence le glucose, pour produire l'alcool, en diffusant du gaz carbonique qui échauffe le moût et qui stimule un peu plus les levures...


Dans notre monde, où tout s’achète et tout se vend, les marchands d’intrants cernent beaucoup de viticulteurs-vinificateurs,  les « conseillent », débitent des ordonnances rassurantes, on s’assure, on se réassure. C’est normal le monde économique est si dur.


Affirmer que le choix des levures est laissé au seul libre arbitre du vinificateur constitue un abus de langage, un déni de la réalité : beaucoup sont contraints, obligés, pieds et poings liés avec les exigences économiques auxquelles ils sont confrontés. Prendre le risque de ne pas obtenir ce que l’on souhaite comme résultat n’est pas à la portée de tous.


Et là on en revient à ce qui fâche, pour les vignerons qui font le choix des levures indigènes il s’agit d’un respect de ce que la nature confère au vin, le reflet de l’apport de la vigne, de la baie. Une forme d’idéal qui remet le terroir au cœur du travail du vigneron, conférant au vin une plus grande authenticité.


Est-ce contestable ? La démarche de ces vignerons n’est-elle pas tout simplement, non pas un retour en arrière, ni la recherche d’une naturalité antinomique avec toute l’histoire du vin, mais une volonté de retrouver la grandeur et la beauté de ce que fait la main avec le moins d’artifice possible. Prendre le risque, l’assumer, sans pour autant revendiquer une quelconque supériorité. Retrouver le temps de faire, prendre le temps de faire, être attentif, soigneux et intelligent.


Nous jugerons l'arbre à ses fruits est un bon adage que je fais mien… Nous trierons le bon grain de l’ivraie sans nous référer aux goûts dominants reflets d’un autre temps.


Choix de buveur, et non de  dégustateur, primauté à la liberté d’apprécier, d’aimer…


L’irruption dans le monde du vin d’une génération de vignerons plus respectueux de leur terroir, de leur vigne et de l’élaboration de leur vin, est un progrès. Condamner une démarche respectable au nom d’une supériorité de pratiques qui ne disent pas leur nom me semble une bataille d’arrière-garde.


Que chacun assume ses choix, chanter le vin comme un produit de civilisation tout en se fondant dans le grand océan des produits formatés en est un que je respecte et j’assume. Il a ses contraintes, ses risques aussi. La fameuse segmentation des marchés implorée pour régler l’absence de choix à la vigne et aux chais de beaucoup de nos appellations et autres IGP de masse, est un cache-misère. Ce ne sont pas les vins dit naturels qui menacent l’avenir des vins de France mais l’incapacité dans laquelle nous sommes de sortir d’une vision d’un autre temps. L’AOC pour tous ou presque c’est la dilution, le meilleur moyen de détruire de la valeur.


Pour le débat je vous propose 3 liens :


1-      « Levures indigènes et maîtrise des fermentations spontanées » Institut Français du Vin link


2-      « La supériorité des levures «indigènes»: un fantasme de naturistes ? » David Cobbold link


3- « Levures indigènes : révélatrices de terroir mais pas que ! » Amicalement Vin link

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 10:00

Bien évidemment c’est de Jean-Bénigne Bossuet, Évêque de Meaux, prédicateur et écrivain, « le plus grand orateur que le monde ait connu » pour certains, dont il s’agit puisqu’il fut surnommé l’aigle de Meaux.


brie-de-provins-2010.jpg

 

L’idée de cette chronique je la dois à Fabrizio Bucella, Docteur en science et professeur ordinaire à l'Université Libre de Bruxelles, sommelier, spécialiste du vin et de la bière, qui a commis une chronique dans le Huffpost d’hier : « Brie de Meaux: le vin qui va bien »


Elle commence ainsi :


« Jean-François Copé à peine débarqué de l'UMP, le voilà qui reprend du service à temps plein dans sa bonne ville de Meaux. En supposant qu'il aurait envie de fêter son retour à une vie plus calme et plus saine, nous pourrions lui conseiller quelques accords inédits avec le fromage tutélaire, celui qui était surnommé le "Roi des Fromages et Prince des dessert", le brie de Meaux. »


La suite est ICI link


Pour ma part je m’étais intéressé de près au Brie dans le même esprit « Quand un Rothschild fait dans le fromage ça fait le brie de Provins ® et avec lui quel vin ? » sauf que contrairement au Brie de Meaux, celui de Melun est fabriqué avec du lait de vaches qui paissent paisiblement en Seine-et-Marne.


« Le Brie tout court on peut en faire partout dans le monde (tombé dans le domaine public en 1926) comme le Camembert d’ailleurs. En revanche, le Brie a deux AOC depuis 1980 : le Brie de Meaux (Décret du 29 décembre 1986) et le Brie de Melun Décret du 29 décembre 1980 et il existe aussi le Brie de Nangis, le Brie de Montereau et le Brie de Coulommiers pour lequel le chevalier blanc du lait cru, notre Périco Légasse, a lancé un cri d’alarme en  avril 2009 : « Il faut sauver le brie de Coulommiers » depuis je ne sais pas ce qu’est devenu son titanesque combat et s’il a sauvé le brie de Coulommiers des « griffes de Besnier » Reste celui dont je vais parler ce matin le Brie de Provins®

Avant de me rendre sur les anciennes terres d’Alain Peyrefitte quelques mots sur la Brie pour les nuls en géographie. « Entre l’Aisne et la Marne, à l’est du Valois, se montrent déjà, au-dessus du gypse et du calcaire grossier, le calcaire et les meulières de la Brie, qui occupe l’autre rive de la Marne.


Entre la Marne et la Seine s’étend la Brie, divisée par le Grand-Morin en Brie champenoise ou pouilleuse, et Brie française. La première, plus élevée que la seconde, manque du manteau de limon qui fait la fécondité de cette dernière » Vidal de La Blache» link


Même si l’ancien maire de Melun, Alain Peyrefitte, ne fut pas de mes amis politiques, il avait au moins le grand mérite d’être un vrai écrivain visionnaire avec en 1973 : Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, essai. Alors que l’actuel maire de Meaux me semble n’être d’un tout autre calibre, autre temps autres mœurs.


Rien ne vous empêche, bien sûr, de critiquer les choix de Fabrizio Bucella et de faire d’autres propositions d’accords avec le Brie de Meaux ou d’ailleurs…


« Tout le mal de ce monde vient de ce qu’on n’est pas assez bon ou pas assez pervers. » Nicolas Machiavel

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:09

bidoche-003.JPG

 

Il est fort ce Roger, elles le citent toutes dans leurs soirées de filles où elles étanchent largement leur large soif. Pour preuve elles se gondolent, non pas à Venise mais sur leur mur de face de Bouc : pas vrai Nathalie et Claire. Y’ a pas à dire il sait leur causer aux filles d’aujourd’hui le Feuilly, les mots qu’il faut là où il faut. Ça commence à éveiller des jalousies dans le Tout Paris de la nuit. Moi je ne boude pas mon plaisir car, ramier comme je suis, la saillie de l’ami Feuilly je la mets à profit pour ne pas en fiche une rame. En clair, repasser les plats. « I love bidoche so British made in YM Le Bourdonnec » pour un dîner de filles.


avatar-user-5409652-tmpphpuh9coT.jpeg

toutnestquelitresetratures


Je vous la ressers cette chronique pleine de gras où le poids des mots se confrontent au choc des photos !


bidoche-004.JPG

 

« Après l’effort le réconfort et, comme nous étions dans la tanière chic et choc de mon ogresse préférée nous avions décrété, de concert, que nous allions nous offrir la Rolls de la bidoche, la long-horn maturée d’Yves-Marie Le Bourdonnec. En fin de journée, flanquée de miss G link venue de sa banlieue chic et choc du 92. Mademoiselle G était à l’heure munie de son charme naturel qui fit que toute la boucherie, dont elle est une habituée, se mit à bruir autour d’elle. Votre Taulier hésitait sur le choix des morceaux mais elle, en trois coups de cuillers à pot, décidait on prend ça et ça, en ajoutant qu’en penses-tu ? Moi, comme moins j’en fais mieux je me porte, je m’empressais d’entériner le choix de mademoiselle G »


La suite ICI link 


L’amicale du gars link


1003702_10151609079521107_306094966_n--1-.jpg

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:00

J’ai reçu ce texte de Bernard Pueyo le directeur de la coopé d’Embres&Castelmaure, je le publie sans commentaire puisque depuis la publication de mes 2 chroniques je me suis abstenu de participer au jeu  des réseaux sociaux.


Je persiste à croire qu’avec de la bonne volonté le projet La Coopérative pourrait voir le jour.


castelmaure_1--1-.jpg

 

« Plutôt que restaurateur, j’aurais aimé être éducateur !!!!!


C’est en ces termes, entre autre, que Vincent Pousson justifie son départ. link


Il nous dit qu’il voulait nous faire «  comprendre qu’il fallait aller de l’avant »

 

Mais nous on voulait juste ouvrir un restaurant, pour mieux accueillir nos clients, pour mettre en valeur nos vins et pour partager les valeurs de vins simples et abordables de chez nous.


Nos valeurs de paysans accrochés à leurs vignes.


Patrick de Marien a convaincu Isabelle de démissionner de Monvinic, je rêve, c’est toi Vincent qui nous a dit il y a moins d’un an, ça y est, on va pouvoir faire le resto, j’ai quelqu’un, Isabelle envisage de démissionner.


C’est là que le projet est né, d’abord dans des containers au fond de la cour (projet du 16/07/2013) modifié par un autre le 28/09/2013 (Patrick, Bernard ne m’en veuillez pas pour ce silence, mais depuis un mois je réfléchis ……). Deux jours avant les premiers apports du millésime 2013 à la cave.


Un projet comme ça, ça se chiffre, ça s’organise, une coopé n’a pas dans son objet social la capacité juridique d’exploiter un restaurant, et ça se finance notamment par la recherche d’aides à l’investissement.


Le 25/10/2013 nous recevons le devis estimatif de Vincent pour le resto 116300€. Bien sûr ne sont pas inclus dedans la création des nouveaux bureaux qui doivent accueillir les 4 personnes qui occupent le local envisagé pour le resto.


Le 20/12/2013 Vincent demande un rdv début janvier pour travailler sur le dossier.


Le 16/01/2014 je cite


« Hola Bernard,

Bravo, il parait que tu as été impérial (L'Altesse dixit) hier soir! Maintenant, il n'y a plus qu'à…

Deux choses:

1°) veux-tu que nous fassions vite une réunion avec le bureau de Dornier pour tous les aspects techniques.

2°) faut-il te préparer un texte d'intention (rapport à Leader) sur le contenu du lieu?

Dis-moi.

VPo »


Trouvez-vous là une ombre d’angoisse de quelqu’un qui allume le warning ou qui se tracasse sur la suite du projet.


Le 04/02/2014 : prise de contact avec l’architecte et le bureau d’étude et retour vers le Groupement D’action Locale pour monter le dossier de demande d’aide.


Le 07/02/2014 : problème avec le dossier, le co-financeur (le département) vient d’exclure les restos lors de leur dernier Comité Technique. Ils sont en cours de rédaction des programmes 2014-2020 pour application 2015.


Là s’arrête le projet d’ouverture en Juin 2014, projet différé à début 2015.


Désolé Vincent mais je suis effectivement parti en vacances à la Réunion deux jour après.


Le 18/03/2014 Le conseil valide l’ouverture de la Guinguette, l’achat d’un Food Truck et le budget de 20 000 euros pour lancer le projet n°2.


On est dans un investissement sans aides, mais une partie des achats seront récupérés dans la structure définitive.


Le 09/04/2014 : ta première démission Vincent (et si on arrêtait tout), suite à une demande de ma part sur le fait de tenir le budget de 20 000€, tu dis que le président s’est trompé et que tu lui avais dit 30 000€. Ce n’est pas un problème pour moi, il faut juste que nous tenions le conseil au courant. Ça se règle le soir même par une entrevue fixée pour rencontrer le conseil.


Le 16/04/2014, le conseil accepte le budget à 30 000€ et le prévisionnel de fonctionnement, l’association est créée le soir même.


Du 16/04/2014 au 17 Avril 2014, nous avons confirmé et payé la quasi-totalité des éléments indispensables à la mise en place du resto (28 000€), restaient encore d’autres investissements à prévoir qui passeraient largement le cap des 30 000€ mais cela ne nous posait pas de problèmes.


Mais toi Vincent pendant ce temps là depuis le 16/04, tu « donnais le change et faisais comme si de rien n’était » (c’est toi qui écrit ça !!!).


Le 13/05/2014 j’ai reçu à sa demande Isabelle Brunet en compagnie de Fanny, pour aborder le côté concret du fonctionnement de l’association pendant la période d’été. Réunion à laquelle tu n’as pas assisté bien qu’au bas de l’escalier !!


N’ayant pas l’habitude de la restauration, je leur ai demandé à elles, les professionnelles, de me retourner rapidement un descriptif de leurs heures de présence (pour la rédaction du contrat) et leurs prétentions salariales.


Nous avons évoqué aussi avec Isabelle les formations à faire pour la demande de licence grande restauration, formation que nous financions.


Le seul retour à ma demande a été ce SMS laconique « Pour moi à cette heure le projet la coopérative a définitivement, clairement cessé d’exister. Gestion des reliefs et explications suivront. Bonne journée à tous les deux ».


Fin de l’histoire.


Ça ce sont les faits Vincent, ils sont tracés.


Les explications on les attend toujours mais je vais te dire, on s’en fout.


Depuis tu as choisi de te répandre sur internet en salissant ton ancienne coopé chérie, c’est ton choix.


Moi ce qui m’importe, c’est que tes suiveurs aient au moins notre version des faits, ils jugeront par eux même.


Nous étions prêts à aller jusqu’au bout avec toi, et Patrick de Marien a beaucoup pris sur lui pour faire aboutir ce projet, il s’en est d’ailleurs excusé lors de notre dernier conseil d’administration se sentant responsable.


Je comprends bien que ton égocentrisme viscéral a dû en prendre un coup, mais s’il te plait ne soit pas aussi pervers maintenant.


Allez salut l’artiste et bonne route nous on reste ici à Embres, c’est notre vie.


Ps : je te joindrai sur ta boite privée pour ta dernière demande de Vitisphère.

 

dieu.jpg

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 00:09

Les vieux font de la résistance, avec talent comme l’ami Michel Smith dans la revue 180°C#3 lorsqu’il nous livre, d’une belle plume, un beau portrait de Noëlla Morantin vigneronne en Touraine. Mais n’allons pas plus vite que la musique (infernal galop d’Offenbach), je chroniquerai un de ces 4 sur le terroir ligérien cher au Michel après lecture attentive de sa contribution à la revue.


Fourme.jpg

 

Ce matin c’est d’une autre femme dont je vais vous parler : Catherine Griot 1ière productrice de fourme de Montbrison bio.


Pour plein de raisons, la première pour envoyer paître ceux qui passent leur temps à vilipender les parigots en affirmant qu’ils sont des gens d’en haut qui ne comprennent rien aux gens d’en bas ; la seconde c’est que j’ai un faible pour la fourme de Montbrison voir « modeste contribution au soutien des producteurs de lait de la Fourme de Montbrison » link  et  « Les Monts du FOREZ : ses vins, son lait, sa fourme de Montbrison… le taulier reprend du collier » link ; la dernière c’est que j’aime les belles histoires et celle que raconte Philippe Toinard dans 180°C, avec de splendides photos d’Éric Fénot, en est une.


Fourme1.jpg

 

Le grand-père de Catherine Griot, son père fabriquaient, à l’époque sous l’appellation « Fourme d’Ambert et de Montbrison » héritiers de l’époque lointaine des jasseries où pendant la saison d’estive, les femmes des éleveurs « montaient avec leur fille aînée accompagnés de leurs troupeaux de race Ferrandaise. Une race authentique d’Auvergne, blanche avec de grandes taches rouges, qui fut en voie de disparition il y a une trentaine d’années et qui aujourd’hui, bien que sauvegardée, n’est plus très visible sur l’aire d’appellation de la fourme de Montbrison. »


« … elles fabriquaient et affinaient de 120 à 500 fourmes entre le 6 juin jour de la Saint Claude, et le 4 octobre jour de la Saint-François. Elles descendaient ensuite dans la vallée les vendre sur le marché de Montbrison. »


Fourme2.jpg

 

Catherine elle aussi vend ses fromages « sur les marchés de la région : Boën le vendredi, Montbrison le samedi et Saint-Just-Saint-Rambert le dimanche » mais son histoire est celle d’une passionnée. En 1983, elle reprend la suite de l’exploitation, « elle produisait à l’époque essentiellement des briques du Forez et rigottes. » Et puis les aléas de la vie, en 2004 elle quitte la maison pour se faire aide-soignante à l’hôpital de Boën et pendant 7 ans elle sillonne la région pour aider médicalement les personnes âgées. En 2001, elle décide de « revenir à ses premières amours, la fourme, la brique, le vachard et la rigotte. »


C’est cette histoire que conte avec justesse Philippe Toinard. Si vous souhaitez la découvrir il vous suffit d’acheter la revue 180°C#3 trimestrielle 19,90€.


180-C.jpg

 

J’aime beaucoup la question que pose Catherine aux anciens « les vaches doivent-elles manger des genêts ou des pissenlits pour obtenir une pâte plus jaune ? »


Et puis il y a Jacques l’ancien de Forez-Fourme devenue après la liquidation l’Entreprise laitière de Sauvain…


Il y a aussi, Stéphane Griot, le cousin éleveur bio installé à Saint-Bonnet-le-Courreau qui fournit à Catherine « les 600 litres de lait bio entier non pasteurisé qui lui permettront de produire des fourmes mais aussi ses fameuses rigottes, son vachard et sa brique du Forez. »


Au bout de l’envie, Catherine participe « à la préservation d’un savoir-faire fromager dont on sait qu’il existe dans la région depuis le IXe siècle. Mais surtout, en ajoutant ses fourmes à l’édifice, elle concourt  à la sauvegarde d’une appellation que l’on peut considérer en danger avec seulement 5 fabricants et une mainmise effrayante des industriels. »


En voilà un pluriel bien singulier cher Philippe Toinard, car il a un nom LACTALIS.


Bon Michel au boulot, qu’est-ce que tu nous conseilles comme nectar de Noëlla Morantin avec une tranche de fourme de Montbrison de Catherine Griot sur une « bechée » de pain ? Pour te donner du coeur à l'ouvrage je t'offre un p'tit coup d'Offenbach.


Pour en savoir plus sur fourme de Montbrison bio de  Catherine Griot link


Clairette-0032-1024x679.jpg

 

Contact :

Fromagerie la griotte

Les aubépines

42990 Sauvain

Tél : 04 77 76 84 67

Mails : fromagerielagriotte@orange.fr

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

Articles Récents