Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:09

Ne décrochez pas, allez au-delà de ce titre certes un peu provoquant car, même si je suis un ramier, mon intention n’est pas ce matin de vous pigeonner. Bien au contraire, mon but est de vous faire goûter aux choses simples, de vous amener à mettre dans votre assiette un plat du dimanche.


« Les cuisiniers raffolent de cette viande rouge et subtile qui se marie aussi bien avec les petits pois qu’avec des herbes amères, l’ail, les légumes de terre, les champignons, les agrumes et les céréales » nous dit à Camille Labro journaliste du Monde link 


« Ce n’est ni une volaille ni un gibier, c’est un oiseau » précise à la journaliste Rémy Anézo un éleveur respectueux de ses animaux.


Ils sont monogames, « les couples de pigeons produisent deux œufs par portée, qu’ils couvent pendant 17 jours avant de les nourrir avec « le lait de jabot » (secrété par le mâle comme la femelle) »


Chez Rémy Anézo éleveur à Mesquer en Loire-Atlantique les pigeonneaux sont nourris à base d’un régime céréalier, sans OGM, et abattus sur place par étouffement sans être saignés, entre 30 et 35 jours.


Comme vous en douter il ne s’agit pas des « pigeons » étouffés par l’hydre socialiste mais du pigeon domestique, d’élevage, issu du croisement de races telles que le Carneau, le Texan, le Mondain ou le Montauban.


mesquer_2.jpg

 

À ne pas confondre avec le sauvage, le pigeon ramier (Columbia palumbus ou palombe) abondamment chassé dans le Sud-Ouest pour le plus grand déplaisir d’Alain Bougrain-Dubourd.


image_011.jpg

 

Mais au-delà de ce petit volatile les colombiers ou pigeonniers que l'on rencontre dans les campagnes françaises sont un patrimoine remarquable, de véritables trésors architecturaux, témoignages de la vie rurale, qui sont la ponctuation des paysages. Beaucoup sont abandonnés car les paysans ne font plus l'élevage des pigeons mais ces petits édifices résistent au temps et de plus en plus, comme les lavoirs, ils font l’objet d’opération de rénovation.link


image_543.jpg

 

Dans le Sud-Ouest, où ils sont nombreux, les Pigeonniers se classent en plusieurs types.


-        Le plus classique est le type « Toulousain » ou « Pied de Mulet », du fait de sa forme rectangulaire et de ses deux toits successifs.


-        Les Pigeonniers sur des piliers de pierre, avec la partie habitée de forme carrée, en maçonnerie ou faite de colombages et torchis .D'autres sur des piliers sont de forme polygonale, et de construction massive.


-        Les Pigeonniers sur arcades et tour carrée comme sur les photos suivantes, le pigeonnier à tour carrée, et à tour cylindrique,


-        D'autres enfin sont proches des habitations, situés en façade, ils se retrouvent parfois jouant le rôle de Porche d'entrée.


Les Pigeonniers sont parfois pourvus de protections afin d'éviter que des prédateurs envahissent les lieux, aussi les piliers possèdent des sommets en pierre en forme de champignons. Les lucarnes sont les seuls points d'entrée pour les Pigeons, ces derniers dorment dans des casiers, ou bien des paniers en osier, appelés « Boulins ».


image_009.jpg

 

Un point d’Histoire avec la colombine en Auvergne viticole.


« Lorsqu'en 1884, le phylloxéra touche le vignoble français du Languedoc et du Bordelais, les viticulteurs auvergnats sourient car ils se croient à l'abri du fléau. Mal leur en pris, car en 1886, leurs vignes seront détruites, au moment où les autres régions commencent de se relever grâce aux plants américains prenant par là-même les marchés auvergnats.


Le vignoble disparaît en Auvergne et avec lui sont abandonnés une partie des colombiers. Utilisée avec parcimonie, car elle aurait « brûlé » la vigne, la colombine était un engrais naturel formidable. La venue des engrais artificiels plus faciles d'emploi signe l'arrêt de mort définitif des pigeonniers. »


Et dire que vous avez échappé à ce titre « un tiers mondiste, deux tiers mondain… » car je n’ai pas trouvé de chute crédible ce qui après-tout est tout à fait normal s’agissant d’un volatile s’apparentant à la girouette en l’occurrence Bernard Kouchner.

 

L'Histoire, les petites histoires, les grosses vannes ça ne nourrit pas son homme alors je passe illico aux fourneaux. 


Avec le pigeonneau de réforme, âgé de 4 ans ou plus,  Rémy Anézo nous dit qu’« en pot-au-feu, avec des légumes d’hiver et une cuisson longue, c’est un plat de roi à peu de frais ! »


Votre Taulier, en bon vendéen qu’il est, a décidé de se faire un pigeonneau aux choux.


C’est simple comme tout sauf qu’il faut trouver des choux de ventre à choux link  dans la bonne ville de Paris où tu trouves de tout mais pas facilement des choux à nous, des choux à vaches, des choux fourragers hauts sur tige comme ceux que nous allions couper avec le pépé Louis. Nous ne mangions que les feuilles du cœur.


Tout l'art de la cuisson du chou est dans le blanchiment. Faut être patient ou patiente, se colleter un grand faitout et passer les feuilles dans au moins 3 ou 4 rincées d'eau bouillante. Après faut embeurrer le choux. Ce n’est pas aussi simple que ça paraît. D'abord faut un bon beurre salé, comme sur les pâtes faut jeter les feuilles sitôt sorties de l'eau bouillante sur la noix de beurre qu'est saisie et qui exhale ses arômes et sa pointe de sel.


La recette du pigeonneau aux choux est donc simple : vous faites cuire la bestiole dans un faitout à feu doux dans du beurre salé puis tout à la fin vous ajouter les choux préparés comme indiqué ci-dessus.


17547-117x461-bouteille-domaine-saint-germain-mondeuse-la-p.png

 

Sur plat j’ai choisi une belle Mondeuse, la Perrouse du domaine des frères Saint-Germain. La Perrouse c’est le nom du lieu-dit où il est produit, des pierres rouges, terroir argilo-calcaire bien exposé situé près de Miolans où la mondeuse, cépage savoyard par excellence, s’épanouit. C’est du fruit, expressif, tendre et léger tout ce qu’il faut pour égayer ce plat de satiété.


mesquer.jpg

 

Les Pigeons de Mesquer (élevage)

Route de Campzillon 44420 MESQUER

Tel. /Fax. : 09.64.43.25.31.

Courriel : remyanezo@hotmail.fr  

Visite des volières, parcours initiatique « de l’œuf à l’assiette » et vente directe link

 

Boucherie Terroirs d’avenir 6-8 rue du Nil Paris 2e

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 07:00

Les places des capitales, Tahrir au Caire, le Maïdan place de l’Indépendance à Kiev sont devenues le cœur des soubresauts des révolutions où le peuple, plus ou moins infiltré par des émeutiers de groupes extrêmes dit de gauche ou de droite, religieux ou politiques, engage une résistance, qui se veut pacifique, entrainant le cycle infernal de la répression des forces policières. Maintenir l’ordre, quel ordre ? Il est bien difficile de dénouer les fils, d’informer lorsque les prises de parole ne proviennent que du camp des opposants ou des officiels. Les journalistes réfugiés dans les hôtels sont à la remorque, harcelés par leur rédaction, surtout celles des chaînes d’infos permanentes, pour fournir des réponses à des questions qui n’en sont pas. Seuls quelques photographes, plus mobiles, plus casse-cou, se mêlent à la foule des manifestants et peuvent, là où ils sont, saisir sur le vif une partie de la réalité de la situation. Alors sur les plateaux les grands spécialistes de l’Ukraine dévident leur savoir, nous assènent leur interprétation en fonction de leur propre histoire qui les a reliés ou non à un engagement aux côtés des communistes ou du camp que ceux-ci qualifiaient avec mépris de l’impérialisme. Le pékin moyen face à sa télé n’y comprend rien, il compte les morts, s’indigne avec BHL, tombe à bras raccourci sur la frilosité de l’Union Européenne. Ce qui manque à tous c’est de resituer ce soubresaut dans l’Histoire de ce pays qui fut doté dès le IXe siècle d’un Etat la Rous kiévienne, autour de la ville de Kiev. C’était alors le plus grand et le plus puissant des Etats d’Europe, stratégiquement placé à un important carrefour commercial, qui prospéra pendant trois siècles, avant de se dissoudre sous le double effet de luttes intestines de successions et de l’essor de l’empire mongol. L’Ukraine fut au cœur des luttes d’influence et de constitution des grands ensembles européens avant qu’une partie  de son territoire, à partir du XVIIIe siècle, fut intégré à l’empire tzariste et l’autre au royaume de Pologne.

 

A partir du XVIIIe siècle, une partie de l’Ukraine actuelle se trouve intégrée à l’empire tsariste russe et soumise à une russification, une autre partie devenant polonaise. De ce joug les ukrainiens chercheront toujours à se défaire et même si les soubresauts de la révolution d’Octobre 1917 permettront la naissance d’une éphémère république ukrainienne, suivie d’une guerre civile, de famines catastrophiques dans les années 20 et 30, Staline éliminera l’intelligentsia ukrainienne. La  Seconde Guerre mondiale, qui coûta à l’Ukraine plusieurs millions de vies, verra une partie des Ukrainiens accepter de s’allier avec le diable. Lorsque les troupes du Reich pénètrent en territoire ukrainien, après la rupture du pacte germano-soviétique, elles sont accueillies en libératrices. « Le droit pour l’Ukraine à disposer d’elle-même devint l’un des leitmotivs de la propagande hitlérienne. Engagement purement tactique et circonstanciel, on le sait, car lorsque les troupes allemandes envahirent l’Ukraine durant la Seconde Guerre mondiale, elles se livrèrent à des exactions telles que, rapidement, la satisfaction d’avoir secoué le joug soviétique fit place à un esprit de révolte contre l’occupant.

 

Le 25 avril 1942, Goebbels constatera dans son journal : " Au début, la population de l’Ukraine était plus que portée à reconnaître dans le Führer le libérateur de l’Europe et accueillit à bras ouverts les forces allemandes. Tout cela changea complètement après quelques mois. Nous frappâmes très sévèrement les Russes, et spécialement les Ukrainiens avec notre système de domination. Frapper à la tête n’est pas toujours un argument convaincant, spécialement en ce qui concerne les Ukrainiens.” » écrit l’historien Éric Roussel dans la préface à la réédition de l’ouvrage «Ukraine, le fantôme de l’Europe», parut avant la 2d guerre, de l’historien-collabo Jacques Benoist-Méchin. De très nombreux Ukrainiens collaboreront avec l’occupant nazi, y compris au sein des unités de SS, et se rendre coupables ou complices d’abominables crimes de guerre. Leurs héritiers du parti d’extrême droite Svoboda, dont on voit beaucoup flotter le drapeau sur le Maïdan à Kiev, revendiquent le passé collaborationniste avec les nazis et ils ont commémoré le 70e anniversaire de la création de la division SS Halychyna, désormais 1ère division ukrainienne, qui a combattu dans les rangs des Allemands lors de la bataille de Brody en juillet 1944). »


41zbQ1k86tL._BO2-204-203-200_PIsitb-sticker-arrow-click-Top.jpg

 

Adeline m’écoutait. J’allais rechercher dans mes piles de livres «Les Bienveillantes» de Jonathan Littell. Je le feuilletais. J’avais noté au crayon dans la marge une réflexion de Daniel Cohn-Bendit « En entrant en Ukraine avec la Wehrmacht, c'est une plongée dans l'horreur. J'ai jeté le livre trois fois contre le mur, je n'en pouvais plus. Pour le lecteur, c'est horrible… » et celle de l’auteur « Le nazisme, c'est une possibilité de l'humain, on est tous concernés par ça. Je trouve assez curieux que cette idée qui semblait tellement claire à l'époque se soit perdue après. Ça s'est crispé, les Allemands d'un côté, les Juifs de l'autre. Alors qu'il n'y a pas que les Allemands d'un côté, il y a tous les Européens. Il n'y a pas que les Juifs de l'autre, il y a toutes les autres catégories qui ont été exterminées. Les Juifs effectivement de manière privilégiée, mais aussi les Tsiganes, les homosexuels, les tuberculeux polonais, les malades mentaux allemands les tout premiers, deux ans avant les Juifs. L'autre grande obsession d’Hitler, ce sont les Russes. Il a tiré l'Allemagne dans ce qu'on ne devait jamais faire, une guerre sur deux fronts, une guerre avec l'Union soviétique, une guerre d'extermination, un Vernichtungskrieg. C'est conçu comme ça dès le départ, avec des plans écrits du bureau de Göring, qui prévoit l'extermination d'entre 36 et 51 millions de Soviétiques. C'est beaucoup de gens. On ne peut pas dire que l'obsession allemande se réduisait aux Juifs. » Je lisais à haute voix :


« Plus haut dans le parc, surveillées par des soldats, des vieilles femmes décrochaient un pendu. Au moins, pensais-je en voyant cela, ces Russes que nous pendons ont des mères pour essuyer la sueur du front, leur fermer les yeux, leur replier les bras et les enterrer avec tendresse. Je songeais à tous ces Juifs aux yeux encore ouverts sous la terre du ravin de Kiev : nous les avions privés de la vie mais aussi de cette tendresse, car avec eux nous avions tués leurs mères et leurs femmes et leurs sœurs, et n’avions laissés personne pour porter le deuil. Leur sort c’avait été l’amertume d’une fosse commune, leur festin de funérailles la riche terre d’Ukraine emplissant leurs bouches, leur seul Kaddish, le sifflement du vent sur la steppe. Et le même sort se tramait pour leurs coreligionnaires de Kharkov. »

 

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
commenter cet article
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:09

page-09.jpg

 

 

C’est la terre avec un petit t, celle qui est sous nos pieds, « quel  que soit son statut : terre de jardin, de parc, de terrain vague et autre délaissé ; quelle qu’en soit sa propriété : publique ou privée ; qu’elle qu’en soit sa qualité : souvent jugée hâtivement bonne ou mauvaise ; la terre est toujours bien là, vivante et bien vivante. Même en dessous d’un bâtiment, la terre est en vie. Pour vous en convaincre, il vous suffira, en sortant, d’observer la petite faille restée entre un édifice et le trottoir. Ni le désherbant, ni le jet haute pression, ni l’asphalte, ni le poids de ce bâtiment n’ont eu raison d’elle. Elle pousse la terre. Oui la terre pousse. Ici en ville, et en plein champ. On l’a même observée pousser dans les déserts et, plus proche de nous, sur les dunes littorales… »


Ce texte de Sébastien Argant dans son article « Être à la table du paysage » publié dans le n°25 des Carnets du paysage Actes Sud&Ecole Nationale Supérieure de Paysage : NOURRITURES m’a de suite plu et j’avais prévu de vous le proposer.


C’est chose faite.


Notre homme « né de la source jardinière – la meilleure –, varappeur de toute la filière agricole, praticien pratique, et poète. Tombé tout petit dans la marmite culinaire… » qui cueille de temps à autre des girolles ou des cèpes, dans la forêt lorraine du pied des Vosges affirme à juste raison que « la terre pousse vraiment mieux dans la forêt où il ne peut oublier l’odeur d’humus riche et profond. »


Plus surprenant « des experts vont jusqu’à penser, et on les croit volontiers, que la terre est encore vivante sur les talus ferroviaires, les merlons d’autoroute, les sites d’enfouissement de déchets, les dépouilles de carrière, les stations d’épuration, les friches industrielles de production nucléaire et même les champs de bataille. »


Leçon de choses


 « Partant de cette observation somme toute banale, on peut se pencher sur l’intensité de son apparente vitalité : à quel point la terre est-elle fertile ? Les plantes y poussent-elles bien ? Sont-elles bien vertes ? Comment sont leurs feuilles ? charnues, petites ? De quelles espèces s’agit-il, quelles sont les familles représentées, comment cohabitent-elles ? »


Indifférence : cohabitation sans profit ni nuisance pour les 2 espèces.

Antagonisme : une espèce profite d’une autre jusqu’à nuire à sa vie.

Commensalité : une espèce est l’hôte d’une autre sans lui nuire pour autant.


« En multipliant ces observations de surface, en ouvrant grand nos yeux sur la flore spontanée de cette terre, nous pouvons commencer à percevoir déjà, l’idée même de sa profondeur, de sa compacité ou de sa souplesse, de sa richesse ou de sa pauvreté, de sa teneur en calcaire, en sable, en limon ou en humus. Certes, un œil averti, une connaissance des milieux naturels et des plantes, voire une activité répétée  de jardinage ou de marche à pied peuvent être utile à cette vision perspicace. »


Place au poète


« Si, au lointain, le châtaignier, les pins et les bouleaux indiquent la présence d’un horizon sableux, ailleurs les chênes nous disent que l’argile est bien là, et les frênes que les limons  des rivières et la fraîcheur sont présents. L’ajonc aux fleurs jaunes signale les portes de la Bretagne et les talus sableux du Massif armoricain. Aux portes de la Lorraine, le cornouiller sanguin au bois rougeâtre se manifeste et fixe les premiers talus calcaires des lisières boisées. »


grand_site_naturel_de_ploumanach_imagelarge.jpg

 

Géographie, géologie…


« Ces plantes associées à tel ou tel type de terre nous racontent plus largement la géographie, la géologie. Ces signes nous renvoient aux temps originels, à ceux de la fabrication même de la terre : l’érosion de la roche mère par les éléments et le début de la vie. À l’échelle de l’écorce terrestre (moins de 1% du rayon de la Terre), l’épaisseur de la terre vivante n’est finalement pas bien grande : quelques millimètres, centimètres, à quelques mètres de profondeur, variable suivant les latitudes et la géographie locale. La roche mère altérée, déplacée et déposée forme ce qu’on appelle communément la terre arable, qui peut être facilement travaillée, cultivée ; le temps de sa fabrication peut se compter en centaines, milliers ou millions d’années. »


Complicité…


« C’est ainsi l’histoire de la terre, sa complicité avec les plantes, et leur décomposition génératrice d’humus : matière vivante. Comprendre la terre au travers de ce qui y pousse spontanément devrait nous inviter parfois à s’en contenter, avec patience, à  s’adapter à elle, plutôt qu’à s’évertuer à lui en demander plus sans raison apparente… »

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:00

affiche_58925.thumb53700.1392226002.jpg

 

Porte de Versailles le Salon International de l’agriculture va ouvrir ses portes dimanche 23 février. Si vous souhaitez sortir des sentiers battus, ne pas vous faire piétiner par les hordes des politiques environnés de journalistes en campagne de serrage de louches, ne pas vous contenter des vaches, des cochons et  des couvées, allez donc à la découverte des produits de terroir de l’Afrique et de l’Asie.


Votre Taulier, qui les a déjà dégustés (petit veinard mais c’est son boulot) vous offre la possibilité de vous inscrire à des dégustations de ces  produits, en présence des producteurs. Pour ce faire vous cliquez sur ce lien inscrire: link 

 

Je peux mettre à disposition des 2 premiers commentateurs 2 invitations pour entrer gratuitement au SIA simplement il vous faudra faire l'effort de venir les récupérer au plus près de mon domicile.


CAMEROUN - Poivre de Penja  (1ères IGP d’Afrique) et Miel d’Oku (1ères IGP d’Afrique),


CAMBODGE - Poivre de Kampot (IGP) et Sucre de Kampong Speu (IGP,


LAOS - Café des Bolovens,


SAO TOME - Café de Sao Tomé,


GUINEE - Café Ziama Macenta (1ères IGP d’Afrique),


PALESTINE - Huile d’Olive des Territoires Palestiniens,


TUNISIE - Dattes Deglet Nour (IGP) et Huile d’Olive de Teboursouk.


Ces dégustations et rencontres avec les producteurs auront lieu du dimanche 23 février au samedi 1er mars, le matin de 10h30 à 11h30 et l’après-midi de 15h00 à 16h00 en présence d’un expert du goût, Eric Roux, et d’un spécialiste de l’analyse sensorielle du Cirad, Laurent Berthiot sur le Stand AFD Cirad - Hall 4 - Allée E - n° 127.


Bonne dégustation !

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:09

009.JPG

 

Contrairement à Philippe Ridet, jamais de ma vie je laisserai le soin, à qui que ce soit, d’acheter et de cuire mes pâtes. J’insiste sur le possessif. Il est extrêmement rare lorsque je fais les courses que je n’ajoute pas un ou plusieurs paquets dans mon panier. Pour ce qui est du vin aujourd'hui c'est notre Eva qui s'occupe de la quille (c'est tout à la fin).


-        Philippe Ridet (devant le rayon) : J’ai regardé avant de partir. Nous avons déjà deux paquets de linguine, des tagliatelle, des spaghetti,  des penne, des orechiette


-        Sa femme (qui est italienne remplissant le chariot) : On ne  sait jamais.


Comme vous le savez « j’ai longtemps rêvé d’être italien. À défaut, j’ai cherché à en avoir l’air ».link 


Résultat je suis  plus italien que madame Ridet.


« Le placard de la cuisine en déborde : des longues, des courtes, des tortillées,  des dodues, des effilées, des plates, des convexes et des creuses… »


Pourquoi ?


Je ne suis pas de ceux qui ont peur de manquer ou qui font des stocks en prévision d’une quelconque pénurie. Non, c’est qu’à tout moment, si une envie pressante me saisit, je puisse choisir les pâtes qui conviennent à mon appétit.


« Le premier mérite  des pâtes est de bien nourrir – et à peu de frais. Le second est de symboliser l’abondance et par conséquent la générosité. En comptant un paquet de cinq cents grammes pour quatre personnes, deux paquets suffisent à assurer un dîner de huit couverts. »


Reste à les accommoder.


« Personne ne préparant les pâtes comme son voisin, la façon de les accommoder fournira alors un sujet du repas lui-même. Cuisiner en Italie est d’abord un art de la conversation et ensuite une leçon de géographie. »


Tous aux fourneaux !


« D’autant qu’on ne laisse pas l’homme ou la femme officier seul aux fourneaux. On participe, on investit les lieux, on suggère, on goûte. Jamais d’ordres, mais des conseils parfois insistants. Un congrès d’ethnologues comparant les mérites respectifs de leurs tribus amazoniennes ne susciterait pas moins d’échanges et de disputes :


« Dans les Pouilles, ma mère les fait comme ça.

-        Chez moi à Avellino, on ajoute ceci ou cela… »

 

Passons aux travaux-pratiques :

 

1° Gentile Gragnano Napoli link 


006.JPG

 

Les pâtes de Gragnano sont célèbres. Pour les fabriquer on utilise de la semoule fine de blé dur Senatore Cappelli et les pâtes sont séchés à basse température selon la «méthode Cyril. »


Cyril de Torre Annunziata, un ingénieur, en 1919, a estimé qu’il était impossible de continuer à sécher les pâtes dans la rue et il a inventé une méthode artificielle qui reproduit le phénomène naturel. C’est la « Méthode Cyril  qui combine chauffage et ventilateur, et réduit le temps de séchage et libère la production des aléas météorologiques (dix jours de séchage dans la rue trois / quatre jours dans les cellules à l'intérieur des usines).


La fierté de la production est la fusilli travaillée entièrement à la main. Le « fusillare » roule nouille après nouilles sous l'avant-bras pour lui donner une forme hélicoïdale et une extrême diversité de chaque fusillo individuel. (Voir absolument la vidéo)


photo749.jpg

 

ICI l’épicerie locavore link 


004.JPG

 

L’épicerie locavore est une jeune fabrique de produits d’épicerie biologiques et locavores, implantée à Bagnolet (93).


Gamme de produits : plusieurs variétés de pâtes classiques ou originales, des légumineuses, et des mélanges de farines à pain. La proximité des fournisseurs de la région Île-de-France vous assure la qualité et la traçabilité de nos produits.


 

Mezzi Paccheri di Gragnano con peperoni cruschi di Senise fonduta di cacioricotta e cioccolato link


 002.JPG

photo714

 

Penne au Gaperon link 

Lors d'un dîner des Tronches de vin votre Taulier aux fourneaux avait préparé des plâtrées de macaroni au Gaperon (les penne vont bien aussi à ce plat) et notre Eva en rêve encore la nuit. C'est pour cette raison que je lui ai demandé de choisir le vin ce qu'elle a fait avec un Chorey-les-Beaune 2007 de la maison Sylvain Loichet.

 

«Un chardonnay bien mûr, ample, gras comme il faut, qui ne s'endort pas en bouche grâce à une belle vivacité. On enrobe le gratin de macaroni au gaperon et on le réveille grâce au vin. »

 

Excellent choix que mes amis italiens comprendront aisément.

 

Pour eux je rajoute le 27-07 Sauvignon 2010 - Lazio IGT blanc Azienda Matteo Ceracchi – Piana dei castelli link adoré par une autre tronche de vin : le ouistiti des vins natures Guillaume Nicolas-Brion


« La vendange de ce sauvignon a eu lieu le 27 juillet 2011. D'où le nom de 27.07 : ce n'est pas un agent secret, mais un vin quasi secret, 9300 bouteilles. Les vignes sont cultivées en biodynamie mais on ne le dit pas trop. Résultat ? Forcément inattendu. Bien sûr, une forte acidité mais pas dérangeante, au contraire : rafraîchissante. Une finale très minérale. Ce vin n'est pas vert : le fruit est mûr, le jus est précis, la quille taillée pour quelques belles années. Assurément, on l'a bu trop tôt. C'est une sacrée découverte. »


 photo754.jpg

 

Ceracchi-004.JPG

003.JPG

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 19:16

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll,

 

Il est un vieil et bon adage chez les plaideurs : un bon compromis vaut mieux qu'un mauvais procès.


Dans ce qui est devenu l’affaire Giboulot il me semble qu’il est temps que vous disiez halte au feu !


Je ne reviens pas sur le fond de l’affaire car vos services déconcentrés : DRAAF Bourgogne et le Préfet vous ont sans aucun doute informés.


Emmanuel Giboulot a contrevenu à un arrêté préfectoral et il comparaîtra le lundi 24 Février 2014 devant le Tribunal Correctionnel de Dijon.


Au-delà de l’émotion et de l’importance d’une pétition, du fond même de l’affaire, il me semble important que le Ministre, sans déjuger qui que ce soit, services/ organisations professionnelles, sans interférer sur la séparation des pouvoirs, puisse demander que cette affaire quitte le prétoire pour revenir là où elle aurait dû rester : au plan d’une action proportionnée à la réalité des risques encourus par la non-application de l’arrêté préfectoral.


Nul dans cette affaire ne détient la vérité car il n’y a malheureusement aucune vérité et ce qui compte c’est que les parties en présence puissent à l’avenir s’entendre et se comprendre pour mettre en œuvre des actions concertées et efficaces pour éviter que la flavescence dorée se propage.


En prenant une telle position de pacification, sans jouer le Ponce-Pilate ni le Salomon, Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, vous ramèneriez de la sérénité dans une affaire qui n’aurait jamais dû prendre de telles proportions.


Comme vous le savez je crois, car je l’ai pratiqué avec un certain succès, aux vertus de la médiation pour dépasser les antagonismes et les positions trop rigides qui figent tout et entretiennent des conflits stériles.


C’est une proposition constructive ménageant l’avenir comme les susceptibilités, car elle ne présente que le risque de réussir. L’important dans ce combat n’est pas de donner tort ou raison à qui que ce soit mais de mettre en place un dispositif proportionné aux risques.


En espérant être lu et compris, recevez Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, à la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, les respects d’un vieux et parfois turbulent serviteur de l’Etat.


 

Jacques Berthomeau

 

071.JPG

 

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:29

Angers.png

 

Ce titre n'est pas de moi. En ce temps d'élections municipales où certains prétendants au siège de maire tentent de nationaliser le scrutin pour emporter la mise. C'est le cas à Paris où NKM face à sa difficulté à faire des propositions qui conviennent à la coalition hétéroclite tente de profiter de l'impopularité du gouvernement, en revanche à Bordeaux Alain Juppé mène une remarquable campagne locale : il faut dire que son bilan est lui aussi remarquable. 

 

Ce goût pour une sanction collective est stupide. Le pas de temps de la démocratie ne peut se résumer à une sorte de répétition générale de la Présidentielle. À Paris je voterai pour Anne Hidalgo, si j’étais Bordelais je donnerais mon suffrage à Alain Juppé. Ironie de l'Histoire Alain Juppé fut le Premier adjoint aux finances de Jacques Chirac maire de Paris et il l'a chèrement payé. La gestion de la ville, de la commune, de la cité (j'aime cette appellation) où nous vivons mérite mieux que des empoignades débiles, des promesses et des postures d'apparatchicks nationaux cherchant un tremplin pour leur carrière. La proximité est le moyen le plus sûr pour réconcilier nos concitoyens avec la chose politique qui consiste à se mettre au service du bien commun.

 

Quelles sont les villes les plus vertes de France ?


En apparence anodine, cette question est en réalité essentielle : dans un monde où l’urbanisation galopante grignote sur les campagnes et les espaces naturels, les Français aspirent à des cités verdoyantes. Ils sont 7 sur 10 à rechercher, en priorité, la proximité d’un espace vert lorsqu’ils emménagent. Et 9 sur 10 assurent « ne pas pouvoir se passer du contact avec le végétal » dans leur vie quotidienne.


En réponse à ces attentes, un certain nombre de villes de grande taille se rêvent aujourd’hui en « éco-cités ».


Mais qu’en est-il réellement ?


C’est la question à laquelle nous répondons à travers ce Palmarès 2014 des villes les plus vertes de France.


sans-titrevert.jpg1.jpg

 

Notre évaluation s’appuie sur l’analyse de plus de 1 500 données extensives, allant de la part du budget communal dédiée aux aménagements paysagers, en passant par l’existence d’un plan « biodiversité » à l’échelle de la ville ou encore l’incitation au compost.


Nous n’avons pas poussé l’analyse jusqu’à faire une comparaison européenne, mais un rapide aperçu montre que celle-ci n’aurait sans doute pas été à l’avantage de la France : les Berlinois disposent chacun de 21 m² d’espace vert en moyenne, et même 68 m² pour les Madrilènes, alors que les Parisiens doivent se contenter de 14 m² à peine2… Mieux : à Stockholm 95% des habitants disposent d’un espace vert à moins de 300 m de chez eux !


La place accordée aux aménagements paysagers est un sujet brûlant à l’approche des municipales. C’est un enjeu sociétal autant qu’environnemental : les espaces verts ne sont plus seulement des éléments décoratifs. Ils sont devenus de véritables biens publics, facteurs de bien-être et de lien social. Les études montrent que ce sont également des investissements utiles pour améliorer la santé de nos concitoyens.


Pour devenir véritablement durable et répondre aux problématiques de son temps (cadre de vie, gestion des déchets, pollution, préservation de la biodiversité…), la ville du XXIe siècle ne doit plus opposer béton et végétal. La réintroduction de la nature en ville est une formidable opportunité que doivent saisir les élus. Ils doivent changer leur regard sur les espaces verts : les voir comme un investissement, non comme une dépense, et faire du végétal la trame même de l’aménagement urbain, dès la phase de conception.


Pour voir la vie en rose, pensons nos villes en vert !


Catherine Muller, Présidente de l’Unep – les entreprises du paysage –

 

Pour télécharger l'infographie du Palmarès

 

Découvrez les résultats de ce palmarès 

 

ICI link


BX.png

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:09

 

Mon brillant passé d’enfant de chœur à la paroisse Saint Jacques le majeur de la Mothe-Achard au temps du curé-doyen Bailly qui m’a vu monter jusqu’au haut de la hiérarchie me permettant de porter la croix lors de nos sorties pour les manifestations extérieures : rogations, la fête Dieu, enterrements… de couvrir le dos du curé de la chape à l’instant de l’élévation du saint-sacrement… de lui tendre le goupillon ou l’encensoir… de faire la quête et la distribution du pain béni… j’ai gardé une grande aversion pour la génuflexion.


170px-Giacomo_di_Chirico_Ministrant.jpg

 

Sans proférer de blasphème je me dois d’avouer que mes collègues et moi-même n’étions guère pieux. La fonction d’enfant chœur était perçue par nous comme une forme de loisir, en un temps où dans notre Vendée crottée y’en avait peu, et une façon facile de se faire de l’argent de poche. En effet, les enterrements et les mariages se célébraient en semaine donc nous séchions l’école pendant une matinée ou un après-midi. Nos maîtres de l’école « libre » trouvaient ça normal (aucun gars de la laïc ne pouvait accéder à la fonction). Pour les « pécuniaux » (expression sicilienne) nous quêtions pour notre compte lors des mariages et des baptêmes et le curé nous octroyaient des étrennes. Ça mettait du beurre dans nos épinards, certains ouvraient un livret de Caisse d’épargne, moi j’allais au ciné au REX rêver face aux beaux yeux de Debra Paget.


paget025.jpg

 

Bref, la règle absolue, incontournable comme l’écrivent à tour de bras les communicants, était de génuflexionner lors de tout passage devant le tabernacle. Comme le plus souvent à cette époque le curé célébrait la messe dos au peuple chacun d’entre nous cultivait son style. Comme le parquet ciré par les petites sœurs de Mormaison ressemblait à une patinoire des Jeux olympiques et que nous étions équipés de chaussons à semelle de feutre tout l’art consistait à arriver en glissade et d’esquisser au passage la génuflexion. Les plus balourds se prenaient des gamelles mémorables qui leur valaient les gros yeux du curé. Pour leur défense je rappelle que nous portions une soutane rouge ordinairement et noir pour les enterrements. Vu ma taille d’asperge (celle de Lavillenie) je préférais opérer la génuflexion dans la foulée tête raide comme un passement de jambes au basket (je rappelle que j’officiais comme passeur à la Vaillante Mothaise).


photo752.jpg

 

Tout ce long préambule pour faire remarquer que dans notre petit marigot vineux les adeptes de la génuflexion sont légion. Dès que celui qui leur accorde ses faveurs est un tant soit peu égratigné, moqué ou pris les doigts dans la confiture, ils quittent, mus par un irrépressible ressort, leur position de soumission pour monter bravement au combat. Sans barguigner ils font don de leur corps, prennent d’assaut les murs de Face de Bouc par la face Nord, lancent des bordées d’injures, couvrent de boue celui qui a oser s’aventurer en zone interdite.


Ce sont des obligés travestis en « honorables » dégustateurs, blogueurs, critiques ou attaché (e) de ceci ou de cela. Tant qu’il y a de la bonne avoine dans le râtelier il n’y a aucune raison de se priver mon bon monsieur. Comme je les comprends mais « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur. » Le simple passage de plats, tarifé ou gratifié, c’est dit-on de la «bonne» communication mais cet exercice n’autorise en rien ceux qui pratiquent ce genre d’exercice à venir baver sur ceux qui s’essaient à informer, à exprimer un point de vue, à faire le métier quoi.


Que je sache il n’y a pas de vaches sacrées dans notre beau pays et ceux qui pensent tenir entre leurs rets tout leur petit monde devraient calmer cette piétaille. Qui plus est, certains d’entre eux, ne savent même pas lire ou tout au moins ne lisent pas, dès qu’ils voient le nom de leur maître ils se ruent comme des morts de faim qu'ils ne sont pas pour mettre à l’index l’affreux qui ose relayer des propos «immondes» sur sa noble personne.


Dans le cas du livre d’Isabelle Saporta VinoBusiness j’ai pu vérifier que tout ce petit monde perd complètement les pédales et tout sens de la mesure.


Je rappelle à ceux qui savent lire ou qui prennent le temps de lire :


1-    Que je n’ai pas été tendre avec ce livre : chronique du 18 février link 


« Comparaison n’est jamais raison mais le brulot annoncé à grands coups de formules chocs (voir ci-dessous) après l’avoir lu me laisse le même sentiment d’un bric à brac savamment et complaisamment étalé où se mêlent l’accessoire et l’essentiel, l’anecdote érigée en cas général, l’approximation, les jugements péremptoires et sans appel, des choux et des navets, le petit bout de la lorgnette, les vrais et graves problèmes, les pinces-fesses, une forme bien contemporaine du tout commence avec moi…


Tout n’est pas bon à jeter dans ce livre, bien au contraire, tout y est, mais en vrac, sur le même plan, sans hiérarchisation et j'estime que le fond du sujet, les problèmes posés, méritaient mieux, beaucoup mieux que ce soi-disant brulot, qui ne révèle rien de très nouveau, toutes les informations étaient déjà sur la table, cette charge qui ne porte pas le fer, faute d’une analyse approfondie, là où il faut car elle ne s'en tient qu’à la surface des us et des coutumes d’un microcosme qui dispute l’arrogance à l’indécence. »


2-  Que la chronique du 19 février « Les déboires d’Hubert de Boüard « le Sarkozy des vignes » ou les costars taillés par Isabelle Saporta » était une compilation de citations tirées du livre hormis la petite histoire vacharde recueillie par moi de la bouche d’un responsable d'un très grand cru à l'humour corrosif. link 


Je ne dois rien à qui que ce soit. Je n’insulte pas qui que ce soit. Ce n’est pas moi qui ai accueilli à bras ouverts l’auteur. Comme dirait l’autre ce sont les risques d’une communication trop habituée au copié-collé, à la révérence et la génuflexion.


Qui puis-je ?


Rien, ce n’est pas ma tasse de thé tout comme d’ailleurs les procédés d’Isabelle Saporta. Alors de grâce que les supplétifs laissent leurs idoles monter au front pour contrer les allégations de l’auteur d’un livre qui fut de tous les pinces-fesses où ils adorent se faire inviter.


Je peux, pour qu’ils me foutent la paix, leur expédier des boîtes de cirage dont ils feront bon usage.

 

Deux remarques pour terminer :


- les conseils en communication de ces messieurs sont vraiment en dessous du niveau de la mer pour n'avoir pas su informer leurs clients de là où ils mettaient les pieds : zéro pointé 

 

- je ne fais pas parti des gorges profondes qui ont informé celle que tous ces messieurs vouent aux gémonies  désolé moi vous savez je suis très mal informé...

 M20000818903_2.jpg

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:09

L’appellation « vigneron-paysan » accolée à son patronyme est du cru de la Rouletabille des GCC Isabelle Saporta dans son petit brulot VinoBusiness. Dans cette chronique je ne vais pas tirer le portrait de Dominique Techer, nous ne connaissons pas assez même si au travers de discussions passionnées sur le forum de Sève j’ai apprécié sa droiture et les raisons de son combat qu’il mène avec Claire Laval son épouse. Claire  a pris en main le destin de Gombaude-Guillot en 1983, Dominique l’y a rejoint un peu plus tard.


vignetteb72a47d62fb85ffaa9a518fbe182bb3c.jpg

 

Moi, qui suis un parigot tête de veau, je croise souvent au Lapin Blanc, le terrier des naturistes, Olivier Techer qui, sur Face de Bouc décline son pedigree ainsi Olivier Techer De  Latécherie directeur artistique/agent de surface, à Château Gombaude-Guillot Pomerol link 


1459331_10201707489921655_217358420_n.jpg

 

C’est lui qui sur son compte Twitter a posté le 12 février la nouvelle ‎ « Pas de millésime 2013 pour Gombaude-Guillot, soyons lucide, le niveau espéré n'y est pas. Vivement 2014! #vin #bordeaux #pomerol ». En clair pas de premier vin le château Gombaude-Guillot en 2013.


« On ne peut pas produire la qualité que l’on désire cette année. Nos vins ont vocation à s’épanouir sur 20 ans, cette année la structure est trop légère. On ne veut pas prendre le risque de décevoir » explique Olivier Techer. Lire la suite ICI link 


Le château s’étend sur 7 hectares pour élaborer entre 25 et 28.000 bouteilles par an. S’y ajoute le clos Plince, une propriété de 1 hectare 15, situé dans le secteur des sables de l’appellation.link 


1176391_10151571683431360_470091438_n.jpg

 

 

Dans l’opus de la grande copine d’Hubert, le Sarkozy du vignoble, Dominique Techer est cité à plusieurs reprises en contrepoint de la bonne conscience et de l’hypocrisie ambiante.


Page 103 « il y a ceux qui ne travaillent correctement leurs sols qu’aux abords immédiats du château et pour le reste de leurs parcelles, c’est banzaï. On sort l’artillerie lourde…. Ça leur permet de prendre de jolies photos et de faire une brochure réussie dans laquelle ils vantent leur attachement à l’écologie »


Page 235 « cette année, les viticulteurs vont crever, mais les vendeurs de peur vont se faire des couilles en or… Quand les vignerons vivent mal, le business des petits chimistes se porte à merveille »


En novembre 2012, à la suite la bénédiction des cloches d’Angélus par Mgr Ricard « devant un parterre de négociants et de journalistes forcément éblouis, dans une scénarisation tout à la fois bling-bling et grotesque, grandiose et ridicule, kitch assurément… » je lui avais donné la parole le 8 novembre 2012 dans une chronique « Après son envol dans les cieux de Saint-Emilion faut-il sonner les cloches de Mgr Ricard : François des Ligneris, Dominique Techer répondent… » link


Comme les voix du Seigneur sont toujours aussi impénétrables, et celles de ses serviteurs simples mortels bien plus encore, je me suis adressé à deux hommes du terroir profond de la Rive Droite pour les scruter.


Je les connais tous les deux et je sais que ce sont des hommes de bonne volonté. Fortes têtes, certes, peu adeptes de génuflexions civiles, mais leur fierté en ce monde si vénal trouvera, sans nul doute, une oreille attentive de celui que mon brave curé doyen de la Mothe-Achard appelait Le Très Haut.

 

Et que les thuriféraires des capitaines d'industries des GCC, ces supplétifs trop contents de grapiller les miettes du festin, ne m'accusent pas de cracher sur la brillante réussite de faiseurs de vin pour nouveaux riches. J'aime le talent, l'esprit d'entreprise, celles et ceux qui innovent, qui crééent... mais dans le cas d'espèce je n'ai rencontré que des voraces qui n'éveillent guère l'admiration.


photo750.jpg

Magnum de Chateau Gombaude Guillot 1997 en vente chez le meilleur caviste de Paris : Philippe Cuq Le Lieu du Vin link 

 

Intervention divine à Saint-Emilion.


La cérémonie de bénédiction du carillon du Château Angélus de Hubert de Boüard par l’archevêque de Bordeaux a irrésistiblement réveillé en moi le souvenir de pratiques passées, peu glorieuses, de l’Eglise catholique : les indulgences. Elles consistaient à racheter ses pêchés, et par là s’assurer une place au ciel, au moyen de dons sonnants et trébuchants à l’Eglise. Comme le disait un ecclésiastique vénal du 16e siècle : « Aussitôt que l'argent tinte dans la caisse, l'âme s'envole du Purgatoire ».

 

Qu’un notable parvenu fasse admirer par le Rotary Club local et ses plumitifs l’étendue de sa réussite financière,  qu’il fasse se pâmer les sommités de la sous-préfecture en étalant le montant des travaux entrepris, qu’il les éblouisse par une débauche de vins prestigieux, de mets raffinés et de spectacles grandioses, rien que de plus banal.

 

Par contre, en ces temps  de spéculation financière indécente et de paupérisation d’une part croissante de la population dans notre pays lui-même, comment un archevêque peut-il accepter, de venir faire la promotion médiatique d’un vin vendu plus de 300 € la bouteille, soit près de la moitié du minimum vieillesse ?   Quelle humiliation pour lui d’être ravalé au rang d’acteur de cinéma perché dans une nacelle et de devoir attendre pour officier, la dissipation de la brume matinale afin qu’arrive de la belle lumière pour les photographes !

 

On espère que la participation à cette farce n’a pas eu pour simple compensation les quelques bouteilles d’Angélus promises à la cave de l’évêché. Se damner pour si peu !

 

Des miracles à la pelle !

 

Mais Monseigneur Ricard aurait pu profiter de l’occasion pour édifier les populations locales en leur révélant les nombreux miracles survenus lors des opérations de classement des grands crus classés de Saint Emilion. Miracles qui, par leur ampleur, attestent incontestablement d’une intervention divine!

 

Miracle, la transmutation du modeste terroir de Château Quinault en Grand Cru Classé. Situé sur les « sables de Saint-Emilion», ce grand cru a été racheté dernièrement par Bernard Arnault et Albert Frère, et devrait voir sa valeur marchande fortement revue à la hausse.

 

Miracle, le classement direct du Château Valendraud et de La Mondotte en Premier Grand Cru Classé B, sans passer par la case Grand Cru Classé !

 

Miracle à rebours que le déclassement de La Tour du Pin Figeac pourtant situé sur un excellent terroir juste en face de Cheval Blanc, propriété de Bernard Arnault et Albert Frère. Dans leur malheur, les propriétaires actuels seront assurément réconfortés par de charitables propositions de rachat émanant de très pieux voisins.

 

Divine et totale surprise que l’accession au rang de Premier Grand Cru Classé A du Château Angélus d’Hubert de Boüard, président du Comité Régional de l’INAO, membre du Comité national de l’INAO, président de l’ODG Saint Emilion, Premier Jurat de Saint-Emilion, administrateur du Conseil des vins de Saint-Emilion, membre du CIVB et consultant de plusieurs crus promus. Parmi ceux-ci, celui du président du Conseil des vins de Saint-Emilion.

Divine surprise que la promotion en Grand Cru Classé de nombreux domaines possédés par de grandes fortunes, promotion il est vrai, légèrement favorisée par une grille d’évaluation génératrice de gros investissements de prestige.

 

Enfin, intervention divine pour que l’INAO laisse se dérouler sans broncher un classement où la grille de cotation n’existait pas à la remise des dossiers et n’a été connue de l’ensemble des candidats que huit mois plus tard.

 

Que de miracles ! Que de miracles !

 

Et s’il lui restait des forces à Dieu, ne pourrait-il pas aussi chasser les marchands du temple ?

 

Dominique Techer, vigneron à Pomerol, soucieux du devenir des Appellations d’Origine, plus très Protégées de la cupidité ambiante


photo751.jpg

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:09

morvan-2007-044.jpg

 

Désoiffer : calmer la soif de…, désaltérer…


Soiffard : personne abusant des boissons alcoolisées.


Plein comme une outre : ivre.


Outre, tonneau, j’extrapole pour vous proposer de dérouiller vos cellules grises engourdies depuis le cours élémentaire en vous plongeant dans deux exercices d’arithmétiques préparatoires au Certificat d’Etudes de 1923.


Des fractions en folie… des problèmes de mélanges… retrouvez l’esprit arithmétique d’autrefois… éventuellement proposez ces 2 petits exercices à vos chères petites têtes blondes…


Je n’ai pas choisi les plus difficiles.


À vos cahiers !

Vos réponses en commentaires…


Bonne journée à tous.


021.JPG

025.JPG

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute liberté pour l'Extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents