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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 00:09

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Notre Michel l’a bien dit Guy :


« Tu es parti bien vite, en blaguant jusqu’au dernier moment, et sans souffrir. C’est intelligent et ça te ressemble… »


Du Rocard pur sucre.


Yves Colmou, l’homme de l’ombre du Michel et maintenant de notre Premier Ministre a raison :


« … Guy était un joueur. Mais armé du droit, c’était un joueur qui savait construire sa chance


Merci  Guy de tes paroles post-mortem qui te ressemblent tant et qui me vont si bien à moi, ton discret ami, compagnon des nuits de 1981 au Palais Bourbon, nos macarons du petit matin, voisin de bureau galerie Sully au 78 rue de Varenne où toi le parisien revendiqué, au look décalé, tu as si bien réussi. Tes biddies qui ont fait des trous  à mes pulls toujours au même endroit. Ce déjeuner avec Claire et Dominique Lavanant que tu me demandas d’organiser pour les initier au vin.


Merci de m’avoir donné ce billet d’excuse, comme toi je n’ai que peu de goût pour les funérailles et les cérémonies d’hommages.


Toi, grand prof de droit constitutionnel, fidèle à ta Fac de Nanterre, les hommages que t’ont rendu de hautes personnalités, des confrères, lors du colloque tenu au Conseil constitutionnel le 20 avril 2014 tu les méritais grandement.


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J’y étais invité, je n’y suis pas  allé même si j’aurais eu plaisir d’y croiser beaucoup d’amis et tout particulièrement notre Michel. La raison est intime mais je sais que Guy aurait approuvé mon choix car il se fondait sur un clin d’œil à notre complicité.


Car comme toi je suis fidèle, un fidèle.


Comme l’a souligné ton grand ami Olivier  Duhamel : fidélité en politique « il ne s’y inséra qu’avec et pour Michel Rocard. Il la quitta dès que celui-ci perdit toute perspective de revenir au sommet de l’Etat. »


« Guy était de gauche, mais pas égalitariste, liberté oblige. Il était profondément attaché à la méritocratie républicaine, laquelle, bien que déclinante, lui avait donné  sa chance. Qu’une beurette atteigne l’excellence l’enthousiasmait.


Je reviens Guy sur ton texte lu au cimetière de Montmartre le 3 juin 2013 :


« Voici donc réunis les gens que j’ai aimés, sans qu’aucun ne puisse me reprocher ma propre absence, que je serai le premier à regretter. Comme vous savez, j’ai toujours refusé les célébrations dont j’aurais pu être le centre, anniversaires, décoration ou autres, car ça m’aurait mis mal à l’aise. Cette fois-ci, c’est bien autour de moi que vous êtes rassemblés, et j’y suis d’autant plus sensible que je ne peux, pour le coup, en ressentir la gêne.


Certains, sans doute, n’auront pas pu, voire pas voulu, venir. Je le comprends d’autant mieux que j’ai moi-même toujours eu tendance à éluder ce genre de rencontres pour lesquelles je n’avais aucun goût (…) »


« J’ai toujours été chanceux, très chanceux, heureux, très heureux. Ma chance première est d’avoir très tôt perçu, sans trop savoir comment, la vanité et l’absurdité de la vie puis, du coup, de m’être décidé à en profiter au maximum. Plutôt raisonnable par nature, d’autres diraient tiède, j’ai même été à l’abri des passions dévorantes, celles dont on est par définition esclave, des enthousiasmes ou des abattements, excessifs dans les deux cas, ce qui aide à bien vivre (...) »


« Bref, soyez sincèrement contents pour moi. Je suis mort comme j’ai vécu : heureux, et heureux grâce à vous. »


Il ne s’agit que d’un extrait bien sûr mais j’y trouve mes marques et je me dis que chroniqueur sur la Toile je vais m’atteler à un au-revoir tout aussi optimiste.


Pour l’heure je glisse mes lignes dans les mots de Michel Rocard


« Guy mon ami, mon complice de haute proximité, ta trace est forte, bien marquée indélébile. Elle est finalement beaucoup plus imposante que ne pouvait le laisser croire ce personnage gai, plein de drôlerie et de simplicité que nous fûmes nombreux à aimer côtoyer.


En fait tu mettais ton immense science du droit au service de l’art de vivre en commun en humanité. Sur ce chemin la gauche a encore à faire, toute la France au demeurant.


Tu vas nous manquer.


Salut Guy. »


Guy tu étais plus jeune que moi, né en 1951 et tu le resteras éternellement puisque tu nous as quitté à l’âge de 62 ans alors que moi je vais atteindre mes 66 ans dans quelques jours.


Ton ami Olivier Duhamel a eu les mots les plus beaux « Les larmes ne donnent pas d’encre. Quarante ans que nous vivions amis. Amis absolus, à s’appeler jour ou nuit, pour un oui de question juridique, pour un non d’interrogation de vie, ou l’inverse. Nous déjeunions tous les trois une fois par mois, et blaguions sur qui écrirait le premier la nécrologie de l’autre… »


Ta passion de la liberté Guy t’a fait suivre le conseil de Jacques Duhamel – le père d’Olivier qui fut Ministre de l’Agriculture puis de la Culture – de se « doter d’un filet de sécurité garantissant le boire et le manger, juste pour rester libre… »


Professeur d’Université tu étais donc fonctionnaire Guy, et fier de l’être. Permets-moi de dédier cette fierté à la cohorte  des sots qui passent leur temps sur les réseaux sociaux à conchier les fonctionnaires.


Tu étais un bon vivant Guy et oui tu nous manques vraiment…

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:38

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André Deyrieux, qui voue sa vie à l’œnotourisme, toujours bien informé, nous alarme « Or, si Edonys TV a, dès le début, reçu nombre de soutiens, ils sont restés moraux. La filière n’a pas su voir quel outil de promotion s’offrait à elle. Aujourd’hui, la petite chaîne s’essouffle financièrement. Et si on parle de « filière », c’est qu’une dernière lettre circulaire a été adressée le 14 mai à tous les « éminents représentants du vin », malheureusement sans aucune réponse à ce jour. »


Suis un peu vénère, eu égard à ma large « surface médiatique », à mes anciennes fonctions de petit rapporteur, de notre passé commun, même si tu fus un temps membre d’un groupuscule néo-mollétiste qui conchiait mon Michel, t’aurais pu me mettre en copie de ta lettre circulaire.


Ceci dit, t’as eu raison d’envoyer une lettre circulaire aux grands mamamouchis du vin ou supposés tels car comme tu le sais mieux que moi : ils tournent en rond, ils tournent en rond, vu que la plupart n’ont jamais vendu le moindre litron. Pour preuve leur énorme plan stratégique à l’Horizon 2025 en 73 mesures.


Je sais que tu n’as pas un goût prononcé pour les fonctionnaires mais ces gars-là, professionnels de la profession, sont pires que les ronds de cuir dont je suis. Rappelle-toi : « le haut-fonctionnaire parisien ». Je peux leur envoyer mon relevé de retraite : 5 caisses…


Bref, mon cher Jean-Michel que j’aime bien, ta chaîne est dans le potage et tu te démènes pour l’en sortir. Je connais ta pugnacité mais si j’ai un conseil à te donner : ne soit pas petit bras, 120 000 €, pour eux c’est l’épaisseur du trait, demande-leur une brique ça les réveillera après leur sieste postprandiale suite au petit banquet de la salle à manger de FranceAgrimer.


Je suis mauvaise langue, je sais mais je les connais comme si je les avais fait, avec l’argent des autres ils sont très bons pour coucher les millions de subventions ou des bonnes CVO.


Vu ma cote élevée auprès de cette coterie je ne te propose pas mes services pour t’en sortir mais sache que je suis, cher Jean Mimi, de tout cœur avec toi.


Ce n’est qu’un début, continuons le combat !


Amitiés


Le Taulier


La chaîne est ici : www.edonys.tv

 

La filière vin enterre sa chaîne link


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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 00:09

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Est-ce l’effet FranceAgrimer Jérôme Despey, depuis sa dunette, nous avait promis un plan de longue vue pour éclairer la stratégie du secteur-clé qu’est le vin.


Cap 2025, ils n’ont pas osé se contentant d’évoquer les perspectives à l’horizon 2025.


La gestation fut longue et difficile, en chambre, veillée comme du lait sur le feu par la fine fleur du monde du vin.


Qui s’en attribuera la paternité et la maternité, je ne sais mais Anne Haller, qui semble être la marraine, nous affirme que « Les débats ont été assez intenses au sein du Conseil Spécialisé, mais on est bien arrivé à un consensus : en mai le plan stratégique a été voté, dans sa rédaction actuelle, à l'unanimité (sans abstention, ni vote contre)


Je n’ai jamais eu beaucoup de goût pour le consensus, souvent mou, tout le contraire de choix clairs qui seuls sont porteurs d’action.


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La stratégie est, et reste, un art militaire qui ne s’accommode pas des petits arrangements entre amis et qui ne supporte bien évidemment pas l’évitement des sujets qui fâchent.


Gouverner c’est choisir !


Tout le reste n’est que piètre littérature qui ne troublera guère les générations futures.


73 mesures, et pourquoi 80, ça nous aurait permis de faire un jeu de mots à  2 balles sur les 4 vins : le rouge, le blanc, le rosé et le nature.


32 pages, Dieu que c’est long ! Confus, sans hiérarchie, ennuyeux. link


Du souffle messieurs !


Ça sent la technostructure, l’externalisation, un plan stratégique n’est pas un catalogue balayant un peu tout pour faire plaisir à tout le monde et ne déplaire à personne, mais un travail sur soi-même permettant d’intérioriser ce qui unit, ce qui rend fort, entreprenant. Se mettre en mouvement, osons le mot gagner ! Gagner ou regagner des parts de marché.


Y z’auraient dû consulter Dédé, notre Deschamps national qui a su coacher sa bande de loustics d’une main de maître, lui faire partager ses choix, ses options stratégiques, mettre les egos dans la poche et retourner les éternels râleurs de Français.


Quel que soit le résultat qu’obtiendra son équipe, et d’ailleurs qu’importe, il a choisi, il a bâti, il a fait que l’avenir soit ce que l’on fait.


« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:00

Troisième  et dernier épisode de La fabuleuse histoire des vignobles de la Petite Camargue conté par notre Jacques qui ne confond pas ballets roses et flamands roses car il a connu le président André Le Troquer. Avantage des sages sur les margoulins de la Toile qui n’ont pas un beau cœur d’acier.


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Vue aérienne du Mas Listel. © DR

 

« Passé le Grau-du-Roi, ses plages assez chargées en matériel humain bronzé et son urbanisme tout autant envahissant, on est un peu surpris et désorienté. Plus de beaux immeubles en béton faïencé avec balcon du même métal donnant sur la route menant au rond-point qui conduit au port. Pas loin de la mer, terminées les villas Ker Marcel avec parasol et coin barbecue, nul parking géant où rôtissent les Mégane... »

 

La suite ICI link 


En cadeau Bonus une  dégustation de 4 vins de 4 domaines. Merci Jacques les vignerons t’en sont reconnaissants.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 10:00

En 1978 je débarquais au 232 rue de Rivoli dans les locaux  du tout nouvel Office National des Vins de Table créé, sur les vestiges de l’Institut des Vins de Consommation Courante, par le gouvernement de Jacques Chirac suite aux évènements tragiques de Montredon.


Dépoussiérer la baraque tenue par des ingénieurs passionnés de bois&plants de vigne mais peu au fait des questions économiques. Le Vin de Consommation Courante rebaptisé Vin de Table par la grâce de l’Europe déclinait, les vieux barons du Midi rouge s’accrochaient, ferraillaient, manifestaient, les CAV maniaient la mèche lente, et l’INAO vivait sa petite vie tout en haut des Champs Elysées.


Je ne vais refaire le match mais ce morceau d’histoire ne peut être ignoré si l’on veut comprendre la structuration actuelle de la production viticole et l’approche très française du marché du vin.


Le tout AOC  prenait son envol, la création des vins de pays procédait de la même logique, le grand négoce embouteilleur sur les lieux de consommation se délitait. Place aux régionaux de l’étape, essentiellement bordelais et bourguignons.


Au milieu de ce grand maelstrom il y avait LISTEL  appartenant à « La compagnie des Salins du Midi qui a développé un grand vignoble moderne, car c'étaient à la fois des industriels avec une claire notion de rentabilité et un repaire d'ingénieurs dotés d'une vision très planificatrice et mécanique : parcelles les plus grandes possibles, vastes chais de 13 mètres de large (longueur maximum des poutres), moyens techniques impressionnants, pompes, pressoirs. " C'était une société dominée par les polytechniciens, les centraliens... " Plus que Les Temps modernes de Chaplin où le travail à la chaîne constitue la condition du progrès, les " géniaux ingénieurs ", comme dit Boris Vian, s'en sont donné à cœur-joie pour inventer la nouvelle modernité rurale. »


Jacques Dupont a raison, lorsque je suis allé visiter à l’époque Listel avec Pierre Marcoux, chef du centre de Montpellier, c’est la réflexion que je lui ai fait « tout ça, pour ça… » J’y suis retourné à l’invitation d’un Yves Barsalou fasciné, au temps du Val d’Orbieu conquérant et triomphant. Là, je me suis dit « pourrait vraiment mieux faire… » et quelque temps plus tard, par la grâce du Crédit Agricole, le baron Vranken récupérait la marque.


Le process industriel de Listel ne pouvait qu’aller à un champenois, même de fraiche date, sauf que pour la vente le savoir-faire de Castel se révélait la meilleure arme pour placer Listel en GD.


Voilà pour mon petit couplet perso, mais l’essentiel est dans les 2 articles du sieur Dupont :


(1) Listel : sous les pieds de vigne, la plage


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Domaine de Jarras, parcelle du Commandeur © DR

 

« Bon, si on avait écrit en titre " La fabuleuse histoire de Listel ", avouez que vous cliquiez vers la sortie. Comme nous peut-être, d'ailleurs, avant d'y aller et de rencontrer Martial Pelatan, crinière aussi blanche que celle des chevaux de Camargue qui vivent là en liberté, le boss technique et la mémoire du lieu. Il avoue presque gêné avoir " un peu " travaillé sur l'histoire des salins et, d'une voix calme au débit qui ne s'emballe jamais, raconte sa Camargue depuis Saint-Louis et même avant » la suite ICI link


(2)  Listel, îlot de sable gagné sur la mer, ne devrait pas accueillir de la vigne, ennemie du sel.


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Listel, roubine et paysage de vigne. © DR

 

« Les responsables de Listel ont deux ennemis qu'ils doivent en permanence surveiller : le sable, qui sous l'effet du vent se déplace et peut former des dunes, et l'eau salée, qui, si elle atteint les racines de la vigne, la trucide sans l'ombre d'un remords. Tout autour sont exploités en effet les marais salants, et ce n'est pas tout à fait par hasard si les anciens propriétaires de Listel s'appelaient La Compagnie des salins du Midi ! »  la suite ICI link


(3)  Troisième et dernière partie aujourd’hui sur Le Point.fr Jacques Dupont

 

Dieu que j‘adore ces chroniques écrites par un autre où je n’ai rien à faire…

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 00:09

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Desproges est une institution, pour preuve on le dégaine pour se démarquer des hordes ordinaires qui sont légion en ce temps de Coupe du Monde.


Sur Face de Bouc et sur Twitter c’est le temps de la bêtise ordinaire, bien lourdingue, bien grasse, universelle…


Dans sa « Chronique de la haine ordinaire » du 16 juin 1986 « À mort le foot » concluait :


« Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »


Presque 30 ans après les femmes s’y s'ont mises et la bêtise ordinaire est unisexe.


Les réseaux sociaux se vautrent dans l’outrance et la bêtise ordinaire.


Il y a outre dans outrance et, comme chacun le sait ou pas, plein comme une outre signifie bourré comme un coing, beurré comme un petit Lu, saoul comme un Polonais…


En effet, en novembre 1808 les forces françaises sont arrêtées au col de Somosierra, dernier bastion espagnol sur la route de Madrid, défendu par 8000 hommes avec 20 canons. Après plusieurs attaques infructueuses, Napoléon décide d'y envoyer les chevau-légers polonais de la Garde, au nombre de 150, sous les ordres de Jan Kozietulski. Au bout de quelques minutes de combat les Espagnols sont défaits.


Napoléon, admiratif, aurait alors dit: « Il faut être saoul comme un Polonais pour accomplir cela. »


Une autre version dit que les maréchaux français, voulant minimiser le rôle des Polonais, indiquaient que ceux-ci étaient ivres. Napoléon leur aurait alors répondu: « Et bien la prochaine fois messieurs, soyez saouls comme des Polonais ».


Mais revenons à l’outrance :


À outrance, à toute outrance, jusqu’à l’excès.


Excès : degré qui est au-delà des bornes habituelles.


Les bornes « Quand les bornes sont dépassées il n'y a plus de limite » le sapeur Camenber, Pierre Dac, Georges Pompidou…


No Limit !


Après des années de tolérance amusée de la pochtronerie ordinaire les grands chefs du vin se sont convertis à la modération à la consommation responsable.


« La consommation de boissons alcoolisées, même avec excès, était vue d’un œil bienveillant, pour autant que les acteurs soient de sexe masculin »


Nous vivons dans le temps du « politiquement correct » qui est sans aucun doute la plus belle expression de l’hypocrisie collective.


« Au risque de choquer : modération et tolérance ne sont guère mes tasses de thé … j'suis tendance bon vivant et accueillant... » link


Le bien-vivre ne signifie pas à l’évidence se retrouver souvent le nez dans le caniveau ou au-dessus de la cuvette des chiottes, les bons vivants ne sont pas des pochtrons, ni même des avinés  journaliers, mais des gens savent faire la fête et pour qui le vin est le meilleur allié de la convivialité. Mais pour autant arrêtons de jouer aux mijaurées outragées la consommation excessive de vin conduit à l’alcoolisme.


« Le vin peut relever l’âme, mais il peut bousiller le foie et il est aussi responsable d’un fléau tel que l’alcoolisme.

L’amour peut bonifier l’âme, mais il est aussi coupable de maux comme le crime passionnel, la violence conjugale, la maltraitance des enfants. »


Michel Froidevaux, commissaire de l’exposition Eros Bacchus.

 

Le trop de jusqu’à l’excès me fait penser au petit plaisir subversif de Jean-Pierre Marielle dans le film culte de Bertrand Blier CALMOS « L’intérêt, avec le sucre, c’est que ça donne de remarquable caries, surtout le soir… Ça macère toute la nuit et ça attaque bien l’émail… »


La « gestion » de nos excès relève de la sphère privée me direz-vous à juste raison sauf qu’au nom de notre santé, de son coût lorsqu’elle se détériore la puissance publique vient y mettre son grand nez pour nous dicter de « bonnes pratiques »… Nous sommes cernés par une communication nutritionnelle très incantatoire et hypocrite puisqu’elle se résume à faire dérouler des bandeaux sous les publicités des grandes marques de bouffe et de boissons.


Le vin, boisson alcoolisée, est cerné par 2 géants : les multinationales de la bière et celles des spiritueux et il est bien difficile de faire entendre sa petite musique.


Tout l’enjeu pour le monde du vin dans sa communication, face aux hygiénistes et aux pouvoirs publics, consiste à sortir de l’ambiguïté d’une approche bien trop globale, trop culturelle, trop autocentrée sur les bons vins, les vins chers qui sont si chers aux critiques, posture qui ne tient pas assez compte d’une réalité économique et sociale incontestable : dans la GD le vin reste encore une boisson alcoolisée peu couteuse.


Nier la réalité ne change pas la réalité, le vin est une boisson alcoolisée comportant des risques qui ne doivent être ni niés, ni exagérés. Les modes de consommation ont lourdement évolués mais plutôt que de continuer à nous auto-congratuler ou à nous vivre comme des citadelles assiégées par les hygiénistes essayons d’être plus convaincants auprès de l’opinion publique.


Un conseil, prenez le temps d’écouter ce que disent sur ce sujet les mères de familles, y compris lorsqu’elles sont vigneronnes, vous réviserez sans doute votre façon d’aborder la perception de certains de nos comportements…

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 00:09

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Même si ça vous paraît un peu désuet je trouve ça très beau et, à mon sens, en le déclamant à la Malkovich, avec le vouvoiement, « Que vos seins soient pour moi comme des grappes de vigne… » c’est d’un érotisme torride.


C’est dans la Bible, Le Cantique des Cantiques, ce qui m’évitera de me faire taxer par les prudes et les culs pincés de pornographe.


À propos de pruderie, Face de Bouc et Instagram prohibent les photos de poitrines dénudées alors qu’une décision de justice du 7 juillet 1992 dans l'Etat de New York a reconnu ce droit aux femmes, au nom de l'égalité. «Aucune mesure de maintien de l'ordre» ne doit donc être prise contre «des individus, homme ou femme, qui se montrent en public sans vêtement au-dessus de la ceinture»


Alors, pour dénoncer cette censure Robyn Graves et Michelle Lytle, les créateurs de la marque The TaTa Top viennent de lancer lance un maillot de bain « effet seins nus »


Couleur chair, la particularité du bikini réside dans les deux faux tétons dessinés à l’endroit dédié.  Le « breast bikini » donne ainsi une impression de seins nus.

 

Le maillot aux seins nus est devenu une sorte de symbole de la campagne #freethenipple, « libérez le mamelon » (selon le mot-dièse utilisé sur Twitter)


Donc ce matin je vous offre :


1-     Une vieille chronique  de septembre 2008 « Plaidoyer en défense de la grappe de raisin » link


2-   L’extrait du Cantique des Cantiques 4 :7-10


LUI :

« Que tu es belle, que tu es charmante ô mon amour,

sources de délices !


Ta taille est souple comme un palmier

et tes seins ressemblent à des grappes.


J’ai dit : je veux monter à la cime de ce palmier,

j’en saisirai les rameaux !


Que tes seins soient pour moi

comme les grappes de la vigne,

et ton haleine comme la fleur parfumée

des pommiers ! »

 

ELLE :


« Que ta bouche me verse un vin généreux,

oui, un vin qui coulera que pour mon bien-aimé,

et qui rafraîchira nos lèvres à l’heure du sommeil ! »


3-   Une p’tite photo du maillot de bain « effet seins nus »


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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 10:00

J’adore les enchaînements fluides, rien à voir avec les chaînes du SM, mais rythmés à la  manière d’un bon vieux rock and roll dansé avec une partenaire qui se laisse mener par une simple impulsion du poignet.


Je m’explique.


Hier, dans le beau geste du semeur je lance sur la Toile une proposition pour sortir Olivier Cousin des rets de ses pairs, regroupés en pack derrière l’INAO, pour défendre la pureté de nos belles origines. Pensez-donc, s’il venait à l’idée d’un gars de la Napa Valley de baptiser son cabernet d’En Joue afin de capter la notoriété de cette belle appellation.


L’après-midi, à 17h22, que vois-je s’afficher sur l’écran de mon IPhone ma tronche de cake face à un titre alléchant du POINT  « Avec la Trop, la pression monte en zone AOC » signé par Jacques Dupont. J’ouvre et je lis « L'affaire Cousin inspire le blogueur Jacques Berthomeau, qui lui conseille de se lancer dans la production d'une bière un peu spéciale... » link


J’en rosis de plaisir.


Ce matin place à ces coquins de Suisses.link


Philippe Margot, citoyen suisse et fidèle lecteur nous indique que l’Exposition Eros Bacchus link est ouverte depuis le mai 2014 pour se terminer le 28 février 2015


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Négligemment avant de prendre ma douche je feuillette l’opus Eros Bacchus et je tombe en arrêt face aux décapsuleurs.


« En général plat, le décapsuleur se construit autour de son orifice, de sa bouche métallique qui va venir croquer le fourreau métallique qui clôt le flacon…


L’acte de décapsuler, de procéder donc au décapsulage fait peut-être quelque part écho à l’acte de dépuceler. D’où sans doute le désir d’accompagner ce décapuchonnage de sons plus tonitruants…


Le décapsuleur a été parfois un vecteur d’excitation de l’imaginaire érotique… »


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Nos amis suisses n’ont pas peur des mots mais, n’étant pas encore gagnés par le naturisme, je me dois de leur signaler que pour eux, lorsqu’ils font de la mousse, pour leurs Pet’nat le décapsuleur est exigé.


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Du côté de la future bière rosée d’Anjou La Gabernet® j’invite les esprits inventifs à laisser libre cours à leur créativité. Dans le langage moderne ça s’appelle un produit dérivé.


 Bonne journée et large soif comme dirait Roger…  


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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 00:09

Ils ont osé !


« Après de nombreuses années d’approche, de discussions, de réticences, de caresses verbales, de « si jamais », de « pourquoi pas », de « on verra, mais laissez-moi le temps… », soit de « fréquentation » comme disait les Vaudois, la Fondation Finale de Lausanne et le Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle ont fait le pas…


Eros-Bacchus, une exposition et un livre ( chez Humus) à consommer sans modération. »

 

Signé Nicolas Isoz, conservateur du Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle.


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« Le langage du vin est le français. La langue de la littérature érotique est aussi le français. Non pas qu’il n’existe ailleurs des vins magnifiques ou  des récits libertins captivants, mais il se trouve que, pour des raisons historiques et de terroir, c’est l’Hexagone qui, au fil des siècles, a développé, sur une telle amplitude, une culture du vin et de l’amour. »


Signé Michel Froidevaux, commissaire de Eros Bacchus.

 

C’est tout pour aujourd’hui, il fait beau, il fait chaud, c’est le temps d’Eros dans les rues de Paris alors comprenez-moi j'ai mieux à faire que de m'échiner sur ma grimoire.

 

Cependant afin d'exciter vos ardeurs je vous offre 3 clichés pris au hasard de l’ouverture du livre catalogue de l’exposition Eros Bacchus.


Rassurez-vous je reviendrai puiser à pleines mains dans les trésors cachés de ce gros livre coquin.


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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 10:00

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« Cousin, cousine » c’est un film français réalisé par Jean-Charles Tacchella, sorti en 1975 et prix Louis Delluc.


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Ce matin, puisque je vois la vie en rose, je ne vais pas vous faire mon cinéma, vous faire un remake de l’affaire Cousin et de la défense de nos belles appellations d’origine contrôlée contre les usurpateurs du Nouveau Monde, des émergeants…


Je n’ai jamais contesté cette défense, bien au contraire, nous l’avons renforcée lorsque nous avons fait du ménage dans les textes de nos AOC sous Rocard 1er Ministre (loi du 2 juillet  1990 link


Bref, il me semble assez facile d’aller chercher des poux dans l’abondante tignasse du placide Olivier Cousin et je lui propose, à l’image de son inventif confrère Thomas Carteron propriétaire récoltant dans le Golfe de Saint Tropez qui a créé LA TROP® La première bière rosée de Provence « un mariage entre le raisin et la bière. Une belle alliance qui rappelle la fraîcheur d’une bière et la délicatesse et la légèreté d’un vin rosé de Provence. Une bière maltée innovante qui doit sa couleur à l’ajout des Tanins et des arômes caractéristiques de SYRAH », de créer une bière rosée d’Anjou : LA GABERNET®


Après ça rien ne s’opposera à une rosée de Champagne, une rosée d’Alsace, une rosée de Bordeaux, une rosée du Jura, une rosée de Bourgogne, une rosée du Languedoc, une rosée du Roussillon… Suffira de suivre la marche à suivre de la provençale :


« Pour créer cette nouvelle recette,  à mi-chemin entre la bière et le rosé, les Créateurs de vins de Provence C&D Saint Tropez, dans le Golfe de St-Tropez ont souhaité substitué le sucre de betterave, traditionnellement utilisé en brasserie, par du Moût de Raisin Concentré, une matière première sucrante issue du raisin. »


« Equilibrée, gourmande et fraîche, la TROP contient une eau de source, d’une qualité exceptionnelle, qui apporte un profil franc et équilibré. Et c’est tout en finesse que les tanins structure les arômes naturels fruités de ce doux breuvage pour stabiliser sa robé rosée, également d’origine naturelle. » 


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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