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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 06:00
Pour entrer dans « Best Restaurants Paris » gros pavé plein de publicité faut raquer…

Récit : je déjeunais tranquillement seul dans l’un de mes restaurants favoris ouvert le lundi, c’était complet et mon amie Mareva avec son beau sourire devait gentiment répondre aux gens de passage ou du quartier « qu’il valait mieux réserver. » avant de leur dire qu'elle serait heureuse de les recevoir une autre fois.

 

Je lisais, c’est-à-dire je bossais, entre chaque plat lorsque survint un coursier harnaché tenant dans ses mains gantées une grande enveloppe blanche.

 

Les figatelli puis la pintade étaient succulentes.

 

Alors que je m’acquittais d’une addition bien légère le chef me rejoignait et me tendait la grande enveloppe ouverte. « Voilà un bon sujet de chronique pour toi… »

 

Je désincarcérais le contenu de l’enveloppe.

 

Feuilletais, salivais…

 

C’était du lourd mais toujours prévoyant j’étais muni de ma sacoche dans laquelle j’enfouissais « la surprise du chef »

 

Quelques jours plus tard j’évoquais auprès d’une amie restauratrice étoilée le contenu de l’enveloppe. Elle s’esclaffait : « Ils me harcellent pour que je me paye une insertion dans leur guide ! »

 

Le fond de dossier :

 

  • Tu reçois par un coursier une grosse enveloppe blanche qui contient : un courrier, le guide Best Restaurants Paris de l’automne-hiver 2016 (tiré à 30 000 exemplaires)7,50€, le petit guide bilingue Best Restaurants Paris 2016 (tiré à 50 000 exemplaires) 4,95€, un dépliant qui te dis que sur Google Best Restaurants Paris sur le haut de la première page, qu’il existe une application Best Restaurants Paris, que la page Face de Bouc a plus de 100 000 fans, les 2 guides déjà évoqués et cerises sur le gâteau 2 mini-guides 2017 (tiré à 230 000 exemplaires. Et bien sûr la dernière page est toute à la gloire du génial inventeur de ce juteux biseness : Richard Brault.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout ça est bel et beau, c’est bourré de publicité pour des vins et champagne, chaque page est affublée d’un vin conseillé qui sent la sponsorisation, bref ça douille sec dans les caisses de Best restaurants Paris.

 

Mais attention la chasse aux pépettes n’est pas terminée en effet dans la missive accompagnant l’envoi il est dit :

 

Cher…

Votre restaurant … réunit tous les critères qui lui permettraient de rejoindre « Best Restaurants Paris » et ceci dès maintenant sur notre site internet www.bestrestaurantsparis.com, ainsi que sur l’ensemble de nos application…

 

Pourquoi ce conditionnel ?

 

Parce que tout bêtement il s’agit d’un démarchage commercial :

 

« Je n’hésiterai pas à vous contacter très prochainement par téléphone afin de convenir d’un rendez-vous qui, bien sûr, ne vous engage à rien, avec notre éditeur, Monsieur Richard Brault et ceci à votre convenance. »

 

J’entends le doux son du tiroir-caisse mais j’en resterai-là, aucun des restaurateurs qui accepte de raquer n’est obligé de le faire mais je trouve assez contre-productif pour beaucoup d’entre-eux d’en être.

 

AGAPÉ Laurent Lapaire se targue, à juste raison, de proposer une des plus belles cartes de vins nature, se voit affublé comme vin conseillé : 1 château Peyrat-Fourton Haut-Médoc, y’a de la friture dans le message.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détail, j’ignorais jusqu’à l’existence de Best Restaurants Paris avant cette petite histoire.

 

Chacun fait comme bon lui semble mais j’ai du mal à comprendre, même s’ils estiment que tous les moyens sont bons pour emplir leur maison, les chefs ou leurs attachés de presse qui nourrissent ce type de publication… Ce n’est pas dans ma culture et il faudra me démontrer l’efficacité de ce qui apparait comme une sélection alors que ce n’est qu’une forme de publipromotion payante.

 

C’est dans l’air de ce temps où l’on avance masqué pour mieux attraper les gogos, les affaires sont les affaires pourquoi s’embarrasser de principes. Les principes c’est aussi lourds que les pavés de papier et bien évidemment inutiles.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 06:00
Le plaidoyer de Lilian Bauchet pour laisser aux hybrides un espace de liberté, la parole vous est donnée, prenez-là !

« Ces vignes de Clinton, d’Isabelle, d’Herbemont et de Jacquez poussent au voisinage du mûrier, « l’arbre d’or », celui qui a apporté la richesse, et près du châtaignier, « l’arbre pain », celui qui a évité la famine… »

Les vins mythiques Freddy Couderc

 

Je suis né dans le pays d’un des apôtres des hybrides, le frère Bécot, lire ICI  et les vignes de mon pépé Louis c’était noah, baco et des cépages à numéro.

 

« Pépé Louis avait une vigne sur le haut de la Mothe-Achard, commune qui avait peu de hauts et beaucoup de bas, complanté surtout en noah. J’ai donc décavaillonné, vendangé, mais pas vinifié vu qu’une fois pressuré le moût vivait sa vie en toute liberté – il serait privé de la dénomination nature vu que pépé souffrait à mort ses barriques pour lutter contre les fleurettes, et pourtant c’était un vin nu de chez vin nu – et bien sûr bu ce breuvage titrant les meilleures années 8°. Aux battages, les bouteilles de noah désoiffaient les gars des gerbes et du pailler. Ce n’est pas pour rien que j’habitais au Bourg-Pailler. »

 

Mais ce passé dans les vignes de la Vendée crottée n’a pas fait de moi un gars capable de causer le bout de gras sur le métier. Lors de mon passage à l’ONIVIT, où il y avait une division bois&plants de vigne, je dois avouer que je ne me passionnais guère pour la sélection massale ou clonale.

 

Ce n’était pas du désintérêt mais le constat de mon incompétence crasse sur les sujets dit techniques.

 

Mais, comme au temps du basket à la Vaillante Mothaise j’ai gardé un goût prononcé pour le rôle de passeur.

 

C’est donc avec un grand plaisir et un réel intérêt que mon espace de liberté accueille ce matin l’ami Lilian Bauchet vigneron en Beaujolais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'INRA vient d'annoncer un programme de grande ampleur de déploiement des cépages résistants en France.

 

Les cépages résistants sont le fruit de croisements entre vitis vinifera et la vigne américaine. Ils héritent des capacités de résistance naturelle de leur géniteur américain, et des qualités organoleptiques de la vigne européenne. Ces cépages résistants, nommés aussi cépages interspécifiques ou cépages hybrides, ne nécessitent peu, voire pas de traitements. On comprend dès lors l'intérêt grandissant des viticulteurs dont je se suis pour ces cépages.

 

L'offre de cépages résistants d'obtention étrangère est riche, notamment en Allemagne et en Suisse où la recherche est très active. Par rétrocroisement successif avec Vinifera, leur qualité gustative a été améliorée au fil des années. De nouvelles variétés très prometteuses d'obtention suisse sont annoncées pour 2017.

 

Si la France a été pionnière dans ce domaine, les travaux de nos hybrideurs ont été brusquement interrompus. J'ai lu sous la plume de Pierre Galet que c'est le Comité de Sélection des Plantes Cultivées, qui, en imposant aux obtenteurs privés des dispositions financières très importantes pour l'homologation de leurs futurs croisements , les a condamnés à disparaître.

 

En France, c'est donc au sein de la seule INRA que les travaux d'hybridation sont désormais prolongés. Alain Bouquet, chercheur aujourd'hui décédé, a consacré sa carrière à la création de variétés résistantes par techniques d'hybridation classique, quand ses confrères de notre institut de recherche agricole orientaient leurs travaux d'amélioration de la vigne vers les techniques OGM.

 

Ce sont ces variétés Bouquet que l'INRA se propose d'expérimenter à travers son plan de déploiement, ainsi que quelques rares variétés étrangères.

 

Si on regarde le verre à moitié plein, on ne peut que saluer le volontarisme nouvellement affiché de l'INRA en faveur des cépages résistants.

 

Mais si on regarde le verre à moitié vide, on ne peut qu'être songeur devant l'usine à gaz imaginée par notre recherche publique. Car le protocole de déploiement présenté par l'INRA est tellement restrictif et encadré qu'il nécessitera de très longues années d'expérimentation avant que chacun puisse librement cultiver les cépages résistants.

 

L'INRA justifie la lourdeur du protocole par les possibles risques de contournement des résistances et l'apparition de nouvelles souches mutantes de pathogènes plus virulentes et dangereuses pour la vigne. Les variétés actuelles de cépages hybrides, de résistance monogénique, ne présentent pas toutes les garanties. Les nouvelles variétés polygéniques en cours de création par l'INRA offriront un avenir plus sûr. On autorise donc les premières expérimentations à très petite échelle, mais on invite surtout à la patience, en attendant que soient prêtes les variétés hybrides de nouvelle génération.

 

Vincent Pugibet, vigneron dans le Languedoc, et fervent défenseur des cépages résistants, voit dans cette prudence affichée par l'INRA autre chose qu'une saine application du principe de précaution ; « Presque 100% des plants cultivés en France sont des plants vendus sous une marque de l’Institut national de la recherche agronomique. L’INRA et l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) touchent sur ces plants des royalties : à la fois sur le porte-greffe, la partie racinaire, et le greffon, la partie aérienne. Ils ont une situation de quasi-monopole. Avec l’arrivée de cépages résistants aux maladies mis au point en Allemagne, en Italie, en Suisse, ils le perdent et voient cela d’un mauvais œil. »

 

Difficile de vérifier l'exactitude des propos tenus dans la presse par Vincent Pugibet, notons toutefois que l'INRA et l'IFV ne lui ont pas intenté un procès en diffamation.

 

On peut dès lors se demander avec lui si l'INRA et l'IFV ne cherchent effectivement pas à jouer la montre, le temps de rattraper le retard enregistré sur nos voisins européens et maintenir cette rente de situation. Au-delà des aspects financiers, nos chercheurs doivent également considérer le vignoble français comme leur terrain de jeu, où nul joueur d'autre nationalité n'est autorisé à pénétrer.

 

Au sein même de l'INRA, des voix s'élèvent pour mettre en doute le risque de contournement ; « L’argument théorique de la résistance monogénique ne tient pas devant une décennie de pratique » affirme le professeur Carbonneau. « Il doit y avoir autre chose. » Du côté de l'épigénétique, territoire immense à peine défloré par les scientifiques ? Ou les gènes de résistance réels ne sont-ils pas définitivement connus ?

 

Si risque de contournement des cépages hybrides il y a, pourquoi nos chercheurs ne vont-ils pas le vérifier dans les vignes cultivées par nos voisins étrangers belges italiens suisses, allemands etc. et nous éviter ainsi ce protocole de déploiement d'une incroyable lourdeur et de longues années d'attente ? Pourquoi ne s'appuient-ils pas sur les observations réalisées par leurs collègues étrangers ?

 

Ce que je ne comprends pas, au-delà de tout, c'est l'amnésie qui semble frapper nos chercheurs. Ils nous présentent les cépages hybrides comme des espèces variétales nouvelles, dont le caractère de nouveauté doit nous inciter à la plus grande prudence. Mais comment font-ils pour oublier que les cépages hybrides ont déjà été très largement cultivés en France avant nous ? Très tôt, dès l'arrivée du phylloxéra, on remarqua les capacités de résistance naturelle de la vigne américaine au mildiou et à l'oïdium, très tôt on eut l'idée de l'hybrider à Vinifera, très tôt on cultiva les hybrides. En 1958, d'après le casier viticole, ce n'est pas moins de 400 000 hectares de cépages hybrides qui sont vinifiés!

 

Victimes d'une véritable chasse aux sorcières, nos vieilles variétés hybrides ont quasiment disparu de notre vignoble. Coupables idéales des crises de surproduction qui secouèrent la viticulture, on les accabla de tous les maux, piètre qualité, danger pour la santé... Mais on ne les condamna pas d'avoir vu leurs capacités de résistance naturelle s'éroder au fil des années ! Au contraire, on les jugea trop rustiques, trop faciles à cultiver, trop productives, y compris sous des latitudes où certains jugèrent que la vigne ne devait pas être cultivée ! Leur culture pendant presque un siècle n'a pas non plus entraîné l'apparition de nouvelles souches de pathogènes très virulentes ayant entraîné la disparition de nos fragiles vinifera.

 

Est-ce parce que ces vieilles variétés ont été créées à une époque où la génétique en était encore aux petits pois de Mendel, que leurs gènes ne seraient pas soumis aux mêmes lois et aux mêmes risques de contournement que les variétés nouvellement créées ?

 

Et quid de la pression sélective exercée par l'utilisation des produits phytosanitaires ? Elle serait moins problématique que celle engendrée par l'introduction des cépages hybrides, pour que nos scientifiques ne nous interdisent pas l'usage des pesticides ?

 

Mes propos sont ironiques bien sûr, mais je dois avouer que ce tissu de contradictions apparentes me plonge dans un abyme de perplexité.

 

Qui croire alors ?

 

L'INRA ou Vincent Pugibet ?

 

J'ai commandé l'an dernier en Allemagne des cépages résistants de nouvelle génération. Des plants de Muscaris et Souvignier gris, car de source bien informée, ces cépages d'obtention étrangère étaient au nombre des rares cépages qui devaient être inscrits à notre catalogue national en 2017. Il semblerait que cette inscription soit une fois de plus retardée. On évoque si j'ai bien compris du côté de nos scientifiques des signes rédhibitoires de phylloxéra gallicole et de black-rot qui justifient le retard d'inscription. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.

 

Ce plan kafkaïen de déploiement des hybrides que veut nous imposer l'INRA est en réalité l'énième symptôme d'un mal plus profond. Celui de l'emprise qu'exerce notre recherche publique sur la filière viticole et qui nous étouffe.

 

La manifestation la plus éclatante de cette mainmise est bien sûr l'obligation qui fut faite aux vignerons d'abandonner leur pratique de sélection massale au profit des clones certifiés. Les dépossédant au passage d'un savoir empirique millénaire.

 

L'intention initiale de nos scientifiques de lutte contre le court-noué était peut-être légitime. Mais maintenant que l'histoire est écrite, devant la recrudescence des maladies qui affectent notre vignoble, et les taux de mortalité exponentiel de nos jeunes vignes, nous sommes plus qu'en droit de remettre en question l'intérêt de la sélection clonale et la stratégie passée imposée par nos scientifiques.

 

Notre recherche publique a d'ailleurs reconnu implicitement son échec en assouplissant les règles de la sélection massale, mais en la limitant toutefois pour les viticulteurs qui la pratiquent à leur propre utilisation et en l'excluant des dispositifs primables. Il ne faudrait pas venir perturber le marché des plants certifiés si lucratif et si bien organisé... Il ne faudrait pas non plus montrer que la recherche a fait fausse route et déstabiliser l'édifice.

 

Et voilà que l'INRA avec les cépages résistants veut remettre le couvert. Nous maintenir encore et toujours sous sa coupe, en retardant la libre culture des cépages résistants mis au point par les obtenteurs étrangers, ceci le temps qu'il faudra à notre institut de recherche publique pour construire sa propre offre de cépages résistants.

 

Admettons, dans un ultime effort, que les craintes exprimées par nos scientifiques sur les risques de contournement sont réelles. Mais qui mieux qu'eux pour savoir que nous évoluons dans un monde en perpétuel mouvement, que tout, autour de la vigne, tout ce que compte de vivant son écosystème, mute en permanence, se renouvelle et que nous avons besoin de la même façon de faire évoluer en continu notre matériel végétal.

 

Alors, qu'importe si l'honneur de notre recherche nationale est bafoué par l'introduction à notre catalogue de nombreux cépages d'obtention étrangère, qu'importe dans quelle poche ira l'argent que consacreront les vignerons à l'achat de leurs nouveaux pieds de vignes, ceci est dérisoire face aux enjeux actuels de notre profession et les attentes de la société civile.

 

Faut-il le rappeler, la France est championne d'Europe en terme de consommation de pesticides.

 

Notre viticulture, avec 20% de cette consommation pour 3 % de la SAU porte une lourde responsabilité dans ce titre peu glorieux. Les chiffres de consommation de phytos de 2016 et sa météo catastrophique ne sont pas encore connus, mais ils devraient signer un nouveau record.

 

Comment les pouvoirs politiques peuvent-ils alors cautionner l'empêchement qui nous est fait par notre recherche publique de cultiver les cépages résistants pourtant librement cultivés par tous nos voisins européens depuis de nombreuses années déjà ? Comment peuvent-ils accepter cela, quand leur discours vers la société civile est tout orienté vers la nécessaire réduction de notre impact écologique ?

 

Je voulais terminer par un dernier argument en faveur des cépages hybrides. J'ai découvert il y a peu sur Internet, un document qui fait le point sur l'état de la recherche sur la flavescence dorée. J'ai été intrigué par un constat fait par les scientifiques, certains de nos porte-greffes comme le 5BB et le 41B n'exprimeraient aucun symptôme de la maladie. Comme le phylloxéra, le mildiou et l'oïdium, la cicadelle vectrice de la maladie, S. Titanus fut d'abord inféodée à la vigne américaine avant d'être introduite en Europe. Le long voisinage de la vigne américaine avec S. Titanus a-t-elle développé en elle les mêmes capacités de résistance que celles qu'elle a su développer contre ses autres agresseurs ? En tout cas, ici comme ailleurs, les hybrides sont porteurs des plus grands espoirs.

 

Je remercie Jacques Berthomeau de m'avoir donné la possibilité de m'exprimer sur son blog.

 

J'aimerais que ce message parvienne jusqu'aux oreilles de ceux qui pourraient avoir des réponses à toutes mes questions et de ceux qui ont le pouvoir de changer les choses.

 

Si vous cultivez des cépages hybrides, n'hésitez pas à me joindre à l'adresse mail suivante lilianbauchet@gmail.com . Nombreux sont mes amis vignerons qui avec moi, souhaitent cultiver ces cépages d'ancienne ou nouvelle génération. Nous serions très heureux de pouvoir profiter de vos retours d'expérience.

 

 

 

Le plaidoyer de Lilian Bauchet pour laisser aux hybrides un espace de liberté, la parole vous est donnée, prenez-là !
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:00
De l’irresponsabilité crasse des syndicats d’AOC face à la consultation du Ministère de l’Agriculture sur l’arrêté des produits phytopharmaceutiques.

De la gueule de qui se fout-on ?

 

Et il s’agit bien dans le cas présent de nos gueules, de celles des vignerons, de celles de nos enfants, de celles tous ceux qui sont exposés à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques dans nos campagnes, produits que le grand public entend désigner, depuis que les médias en ont parlé, sous le terme générique de pesticides.

 

Le 13 janvier dernier le Ministère de l’Agriculture a mis à consultation publique un Projet d'arrêté relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime.

 

Le texte est à lire ICI 

 

Ce n’est pas très long et lisible par tous, si vous voulez comprendre la suite lisez-le !

 

La période de consultation était ouverte du 13 janvier au 3 février 2017 inclus et les observations à envoyer à l'adresse électronique suivante en précisant l’objet « arrêté utilisation PPP » : consultations-public.bib.dgal@agriculture.gouv.fr

 

Fort bien me direz-vous, sauf que j’ai reçu de plusieurs vignerons de plusieurs régions le texte type de réponse que leur syndicat de défense leur demandait de transmettre à l’adresse indiquée ci-dessus.

 

Objet : « arrêté utilisation PPP »

Message type :

 

J’exprime ma satisfaction d’avoir vu retirer le projet d’instauration d’une zone de non traitement à proximité des lieux d’habitation par voie réglementaire qui n’aurait fait qu’exacerber les relations de voisinage. Les autorisations de mise en marché prennent en compte le risque riverain. Je respecte les conditions d’application prévue dans ces autorisations et je mets en œuvre des bonnes pratiques. Je tiens compte des contraintes de voisinage comme celles relatives à l’environnement.

 

Par ailleurs, je demande aux pouvoirs publics de ne pas délivrer ou renouveler d’autorisation de mise en marché à des produits qui seraient si nocifs pour les vignerons, leurs personnels et leurs familles qu’il faudrait porter des équipements individuels de protection au-delà des délais de rentrée, voire jusqu’à la récolte.

NOM + PRENOM

VITICULTEUR A … + NUMERO DE DEPARTEMENT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Opération concertée sans doute orchestrée par le niveau national des ardents défenseurs de nos beaux terroirs et de nos magnifiques AOC !

 

Qu’en dire ?

 

Exprimer une saine et violente colère, plus froide encore que celle de Fillon, face à ce que je qualifie, avec une extrême modération, d’irresponsabilité collective.

 

Se rendent-ils vraiment compte de ce qu’ils demandent à leurs mandants ?

 

J’ose l’écrire à leurs moutons à qui je ne ferai pas l’injure de penser que certains d’entre eux ne comprennent pas la portée de ce qu’ils signent.

 

Pour ceux qui le feront en toute connaissance de cause, de leur plein gré, ceux qui polluent le beau métier de vigneron, abrutis de toute sorte, de tout âge, de toute condition, il n’est pas illégitime de leur demander des comptes au nom de la société.

 

Bien sûr, on peut lier cette irresponsabilité, cette lâcheté, au manque d'argent, au manque de moyens, à une procédure perverse qui se cache derrière une science instrumentalisée par le fric, ou aussi à un manque de courage de l'Etat.

 

J’en conviens, et en écrivant ce que j’écris je ne me dédouane pas de ma propre responsabilité politique et citoyenne, sauf que tout cela se fragmente, se diffuse, et que perpétuer ces pratiques nous renvoie à la « banalité du mal » de Hannah Arendt.

 

Celle-ci disait, pour expliquer cette origine du mal, que la procédure, les ordres, le pouvoir ne devaient pas nous faire oublier notre conscience pour distinguer le bien du mal.

 

Pour reprendre le message reçu il y a quelques temps par mes amis vignerons, dont la lecture les a fait bondir et réagir, je me glisse dans leur peau et m’exprime en leur nom.

 

Le premier paragraphe pourrait se traduire par : nous sommes heureux de pouvoir continuer à traiter à côté des lieux d'habitation. En se cachant derrière les AMM (autorisations de mise sur le marché). Et en affirmant que seront respectées les conditions d'application.

 

C'est l'aspect procédural, celui qui nous protège de notre mal ordinaire. Notre duplicité. Ce qui laisse une porte ouverte aux vignerons en vérité : l'usage de pouvoir traiter quand ils le voudront : à 5 heures du soir par grand vent à côté des écoles si nécessaire avec de insecticides justement très toxiques pour tuer les «ravageurs». Le vigneron pour gagner sa croûte doit pouvoir toujours traiter. Même la santé de l'homme est remise en question pour un gain de temps, d'argent à bien court terme.

 

En y réfléchissant bien l'extinction annoncée des singes, dans quelques dizaines d'années, devrait vraiment nous émouvoir dans notre époque géologique qui n'a jamais vu une telle disparition d'espèces à une telle vitesse.

 

Le second paragraphe est similaire. L'abandon de conscience. En utilisant l'argument de l'autorisation des produits, l'AMM par l'Etat. Ces « salauds ordinaires » oublient que ce n'est pas l'État qui les oblige à utiliser ces produits de merde. Ce sont eux, en pleine conscience, qui les choisissent. Ils savent ce qu'ils font.

 

Et ce qu'ils ne veulent pas c'est l'afficher, faire l'aveu de leur choix du danger chimique par l'obligation de porter des combinaisons qui ne manqueraient pas de poser question. D'éveiller des doutes dans la tête des riverains qui n'ont pas suffisamment de curiosité ou d’informations. Le « voire jusqu'à la récolte » amenant le doute jusqu'au fruit et donc au vin : révélant que le risque a persisté.

 

Les dirigeants professionnels n'en veulent pas. Ce qu'ils veulent c’est rester dans l’ambiguïté, c'est conserver les moyens de leur duplicité.

 

Au lieu de se remettre en question, de se réformer. C'est-à-dire qu'à chaque fois que la question de l'usage se pose, de réfléchir à son utilité. Et que si le traitement est jugé nécessaire, que le choix se porte sur le moins mauvais. Cette question dépasse les familles habituelles : Bio, Biodynamie, conventionnelle.

 

De plus, il y a une grosse erreur dans ce texte, c'est l'usage de l'expression « si nocif » En effet, il éveille à la question de la nocivité qui est appréciée scientifiquement, je veux dire mesurée. Même si nous ne connaissons pas suffisamment les conséquences des mélanges des molécules employées.

 

Apprentis sorciers, même cette appellation me semble bien trop gratifiante pour cette engeance d’irresponsables qui jouent avec la santé et le bien-être de leurs concitoyens.

 

Qu’on ne m’accuse pas de les stigmatiser, de dire que c’est trop facile dans mon confort de les clouer au pilori, car ce sont eux qui se placent – en jouant ce drôle de jeu dans une consultation publique – dans une situation indéfendable pour des motifs pas souvent justifiables.

 

La question est bien trop grave pour être laissée entre leurs seules mains et traitée à coup de consignes syndicales débiles !

 

Nous ne nous laisserons pas faire ni aujourd’hui, ni demain, nous sommes pour le dialogue entre toutes les parties prenantes mais à la condition expresse qu’il s’entame sur le terrain d’une responsabilité partagée. Que les pouvoirs publics assument leurs responsabilités. Le vivre ensemble passe par le respect mutuel et rien ne peut justifier la présente désinvolture sournoise de ceux qui se prétendent des responsables syndicaux aussi bien locaux que nationaux.

 

Signé : le collectif des gueux

 

Voici le classement le classement toxicologique de l’ANSES : ICI 

 

Pour vous dire que c’est grave que même le porte-flingue de Bettane&Dessauve sort du bois, même s’il se contente de s’étonner sans faire son bouleau de rédachef d’une publication : enquêter auprès des chefs nationaux qui ont lancés cette réponse-type dans la nature. Peut-être qu’il ignore qui ils sont. Je peux lui donner leurs coordonnées, c'est rue Sainte Anne à Paris...

 

Les lobbyistes de Bayer-Monsanto se marrent

 

« Dans le monde de cinglés dans lequel nous nous débattons, il y a deux, trois sujets qui méritent qu’on torture le clavier pour nous indigner. L’agacement du jour, c’est cette idée largement colportée par les syndicats d’appellation et, au-dessus d’eux, j’imagine, par les autorités nationales, qui consiste à refuser les zones de non traitement (ZNT) à proximité des habitations et à se féliciter que les projets de réglementation ne tiennent aucun compte des riverains. C’est une histoire de fou qui montre à quel point les lobbyistes de Bayer-Monsanto travaillent bien et à quel point nos « responsables » sont faibles. C’est éprouvant.

 

Bref, nous voilà face à une bande qui s’acharne contre les efforts entrepris par le vignoble en matière de santé publique, cette belle évidence. Les autorités de gestion du vignoble français, suivant en cela Donald Trump et tous les climato-sceptiques plus ou moins honteux, se foutent pas mal des conséquences des pesticides sur la santé des riverains alors que plus d’un vigneron s’est lancé dans des investissements pour les protéger, certains allant jusqu’à organiser des journées de rencontre pour expliquer à une population justement ravie ce qu’ils faisaient pour éviter de balancer des pesticides dans les maisons et les cours de récré des écoles qui sont en bordure des parcelles.

 

J’ai du mal à comprendre ce qui guide les représentants du vignoble.

 

Là, ce n’est même pas l’argent, semble-t-il.

 

En tous cas, les lobbyistes de Bayer-Monsanto se marrent.

Bras de fer sur les conditions d’épandage des pesticides autour des habitations

 

Le secteur agricole s’oppose à un projet d’arrêté qui tient compte de la présence de riverains, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, et fixe les distances par rapport aux points d’eau.

LE MONDE | 18.10.2016 à 15h36 • Mis à jour le 19.10.2016 à 06h43 | Par Martine Valo

 

Plus le grand public en apprend au sujet de la dangerosité des pesticides pour la santé humaine et la biodiversité, plus il arrive que les relations de voisinage se tendent dans les campagnes françaises. Surtout lorsqu’un agriculteur pulvérise sur ses champs quelque produit phytosanitaire très près d’un jardin ou d’une maison.

 

Un arrêté interministériel actuellement en préparation s’apprête à donner aux riverains une existence légale, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Ce texte doit remettre à plat les conditions d’épandage de produits phytosanitaires : force du vent ; distances minimales par rapport à une habitation et à un cours d’eau ; délais minimaux à respecter avant que les travailleurs agricoles – les plus exposés aux effets des pesticides – puissent pénétrer à nouveau dans une parcelle ou une serre qui vient d’être traitée.

 

Mardi 18 octobre doit être rendu l’avis du Comité de rénovation des normes en agriculture – un nouvel organisme installé par le premier ministre à la demande des représentants du secteur, qui réunit ces derniers et l’Etat. C’est dans cette enceinte discrète que le débat s’est engagé. Les enjeux sont importants. Les ministères de l’écologie et de la santé suivent le dossier de près. Mais c’est la version du ministère de l’agriculture qui s’impose jusqu’à présent. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) n’a pas l’intention de lâcher grand-chose au nom de la protection des populations.

 

« Taguer les routes »

 

Depuis 2011, la pulvérisation de pesticides aux abords des crèches, des maisons de retraite, des terrains de sport et des parcs publics doit obligatoirement respecter des distances minimales. Dans certains départements, des arrêtés préfectoraux renforcent ces précautions en interdisant par exemple de traiter des parcelles proches d’une école à l’heure de la récréation. Mais c’est la première fois qu’il est question de réglementer autour de toutes les habitations, et, pis encore aux yeux du syndicat agricole majoritaire, autour des jardins des particuliers.

 

Dès le 14 octobre, la FNSEA appelait ses adhérents dans un communiqué à se mobiliser contre « l’arrêté phyto », comme elle le qualifie, incitant « les paysans qui sont en plein marasme économique » à « aller taguer les routes [du] pays avec des messages forts ». Le syndicat estime que ces nouvelles dispositions imposant des zones non traitées larges de cinq à vingt mètres entre les cultures et les habitations priveraient les exploitants d’un « énorme potentiel » de production.

 

« Nous avons calculé que cela va rogner au minimum quatre millions d’hectares de terres agricoles, soit 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, affirme Eric Thirouin, le président de la commission environnement de la FNSEA. Multiplier les parapluies au nom du principe de précaution va créer des distorsions avec nos concurrents. La France peut-elle se payer ce luxe ? »

 

Des zones sans traitement

 

Ces jours-ci, l’organisation a aussi dépêché ses soutiens parlementaires : le député des Hautes-Alpes Joël Giraud (radical de gauche) plaide contre l’arrêté au nom de l’agriculture de montagne, déjà contrainte par la géographie.

 

Au Sénat, Yvon Collin (Rassemblement démocratique et social européen, RDSE, Tarn-et-Garonne) a interpellé la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, lors des questions au gouvernement. Mais c’est son homologue de l’agriculture qui a pris la parole : pas question de sacrifier les intérêts des agriculteurs, mais pas question non plus d’oublier la santé et l’environnement, a répondu en substance Stéphane Le Foll.

 

Voire. Le projet de décret comporte a priori une avancée pour les riverains, mais présente aussi quelques possibles régressions par rapport aux conditions actuelles. Ainsi malgré le rapport alarmant que l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail a publié en juillet sur l’exposition aux pesticides des professionnels du secteur agricole, la FNSEA veut réduire les délais minimaux de retour dans une parcelle traitée avec des produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.

 

Elle demande un laps de temps de six ou huit heures au lieu des vingt-quatre heures à quarante-huit heures actuelles – ce qui est déjà inférieur à d’autres pays –, pour peu que le travailleur porte un équipement individuel de protection.

 

« On va prendre en compte les évolutions des matériels comme des buses directionnelles, la présence de haies, de mur qui sont aussi efficaces », assure un conseiller du ministre de l’agriculture. Avant de soupirer : « Le problème, c’est que les exploitants ne sont d’accord sur rien… » Ni sur la force du vent au-delà de laquelle il est interdit de pulvériser ses parcelles (19 km/heure), ni sur la définition même de « point d’eau », dont les agriculteurs voudraient que les fossés soient exclus, ni sur les distances : rien ne leur convient. Pourtant, « il serait impensable de ne déboucher sur rien, prévient-on au ministère de l’écologie. Ségolène Royal est très déterminée à aboutir à un arrêté équilibré. »

 

Boîte de Pandore

 

Du côté du gouvernement, on se sent d’autant plus légitime à rouvrir ce dossier que c’est l’action d’un des représentants du secteur agricole qui a enclenché ce processus de révision. Toujours prompte à défendre les méthodes de production de ses adhérents arboriculteurs, l’Association nationale pommes poires a entrepris, il y a quelques années, de faire annuler par la justice un précédent arrêté de 2006, qu’elle estimait inapplicable.

 

En juillet, le Conseil d’Etat lui a donné gain de cause pour des raisons de forme : le texte en question n’avait pas été notifié comme il se doit à l’Union européenne. Le gouvernement n’a donc d’autre choix que de prendre rapidement un nouvel arrêté, sous peine de se retrouver bientôt face à un vide juridique. C’est de cette façon qu’a été ouverte la boîte de Pandore. Et celle-ci ne va pas être simple à refermer.

 

Car les associations, après s’être plaintes d’avoir été tenues à l’écart, sont à leur tour entrées dans le débat. Lundi 17 octobre, Eau et rivières de Bretagne, France nature environnement, Générations futures et Soutien aux victimes de pesticides ont été reçues au ministère de l’écologie. Elles ne se priveront pas de diffuser largement l’information. En outre, dans les prochaines semaines, le futur arrêté doit donner lieu à une consultation publique sur Internet.

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 06:00
Le consommateur de vin devient omni et millenial, Vincent Grégoire délivre son éblouissante vision aux braves vignerons…

C’est nouveau ça vient de sortir sur le marché du recyclage des concepts vieillots pour bourrer le moût des gogos. Plus c’est gros plus ça marche, alors pourquoi se priver d’enfoncer des portes ouvertes en faisant accroire qu’elles sont fermées.

 

On sent de suite en lisant la prose de Vincent Grégoire, directeur de création de l'agence NellyRodi, spécialisée dans l'univers du lifestyle et de la mode, que le gus se contente de faire du copié-collé des concepts modeux transposés sur le marché du vin.

 

C’est simple, ça ne lui coûte pas cher en études, c’est commode, ça ne mange pas de pain, et c’est tellement creux qu’on peut sans problème y fourrer tout ce qu’on veut, tout et son contraire.

 

D’expérience je sais que ce genre de fourre-tout plaît beaucoup aux organisateurs de salons, ça fait tendance, ça change du terroir, de la minéralité, le genre « Je suis convaincu que les plus grandes œuvres naissent toujours de la salive de la terre, qu’elles transmettront l’esprit des cailloux. »

 

L’Antonin devrait l’inviter à déblatérer lors de l’un de ses salons des vins nus, je suis persuadé que ce jeune homme très comme il faut se taillerait un franc succès.

 

Trêve de raillerie, je laisse la parole à Vincent Grégoire qui va vous délivrer sa vision des nouveaux consommateurs de vin.

 

Le consommateur devient « omni »...

 

« Évoquer le vin c’est se poser la question de son mode de consommation. Aujourd’hui, toutes les tendances se mélangent. Dans son quotidien comme dans les moments exceptionnels, l’individu est en quête de diversité, d’exploration, d’aventure ! Vouloir tout et son contraire, c’est possible, il n’est pas à un paradoxe près. Cet être complexe et attachant est ainsi devenu un consommateur qui aime expérimenter différents modes de vie. »

 

...et « millenial »

 

« Les consommateurs « omni » sont portés par la génération des 18-35 ans appelée « Millenial ».Toujours connectés, ils veulent montrer qu’ils sont présents et peuvent interagir dans l’instant. Intrigués par les photos et les vidéos, ils adorent savoir ce que les autres sont en train de tester, de découvrir. Les codes des vins tels que les ont appris leurs grands-parents leur échappent parfois mais les intriguent aussi. Ils ont envie d’écrire leur propre histoire, sont ouverts et curieux des nouvelles méthodes et respectent ceux qui se positionnent. »

 

En bonus :

Les 6 moments phares de dégustation du vin à découvrir

 

  • Le brunch, le moment hybride
  • L'apéritif, le moment smart
  • Le déjeuner, le moment ouvert
  • La célébration, le moment story-living
  • Le dîner, le moment exploratoire
  • La soirée, le moment funtaisie…
  •  

Comme vous pouvez vous en douter, à la lecture d’une telle profondeur d’analyse, d’un tel sens de l’opportunité, d’une telle sensibilité à la réalité du marché, je me pâme, j’exulte, je dirais même plus je bande, de toute ma vie, jamais au grand jamais je n’ai jamais eu accès à une telle poussée de génie novateur.

 

Si vous voulez approfondir et partager ce grand moment avec Vincent Grégoire je vous invite à vous rendre au « Premier salon professionnel des vins septentrionaux, VinoVision Paris, se tiendra du 12 au 14 février 2017, dans le hall 4 de la Porte de Versailles, et accueillera plus de 600 exposants sur 15 000 m². Ce salon propose une nouvelle vision du vin, s’inspirant des attentes des acheteurs français et internationaux. »

ICI

 

Vous ne m’y retrouverai pas car je passe mon temps dans les bars à vins lieux privilégiés de la génération « Millenial » à tailler des bavettes avec ces petits loups et louves tout en se lichant des belles quilles plutôt nature…

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 06:00
SOS vigneron je suis perdu sur la Toile cherche désespérément 1 coach digital !

La Toile est immense, mouvante et changeante, dans mon petit tonneau, qui flotte sur l’eau, j’ai beau hisser haut mon pavillon, je me sens perdu, ignoré de tous, je déprime, j’attends désespérément des like, des retweets, mon nombre d’amis, de followers, reste étique, aussi maigre qu’un mannequin de mode anorexique, plus je m’agite et plus je m’enfonce dans cet océan rouge gorgé de concurrents.

 

Que faire ?

 

Comment faire pour sortir de cet anonymat mortifère, me faire connaître, faire connaître mes vins, mieux les vendre, développer mon petit fonds de commerce, jouer dans la cour la plus proche des Grands.

 

Dieu qu’il était bon le bon vieux temps des bons vieux guides en papier, là on savait à qui s’adresser pour se faire torcher de bons papiers, alors que, là, y’a plein de petits frelons qui bourdonnent au-dessus de ma tête pour me piquer mon peu de blé sans que ça change quoi que ce soit à mon isolement.

 

Alors sur l’écran noir de mes nuits blanches je guette, tel sœur Anne, sans jamais rien voir venir ceux qui boosteraient mon audience, faire de moi la nouvelle star des réseaux sociaux, la coqueluche de Face de Bouc, le chouchou des Twittos…

 

J’enrage de voir le cercle des petits copains de la Toile se congratuler, jouer à passe-moi le sel je te passe le poivre. Même qu’il y a des « révolutionnaires » d’opérette qui vantent des vins qui ne valent pas tripettes, des gars qui avancent masqués pour profiter de la vague de la nouveauté. Y sont pas tous d’une propreté exemplaire, je parle de la cuisine du chai.

 

Suis pas jaloux mais faut tout de même pas pousser pépé trop loin sinon je vais me fâcher.

 

Je pourrais faire salon, y’en a une tripotée, des gros, des petits, des officiels, des qui tournent autour, mais pour s’y faire une place faut du blé, parfois beaucoup et du blé y’en a pas beaucoup sous les sabots de mon cheval.

 

C’est fou comme autour de nous y’a du monde qui nous aime. Je ne sais pas si dans ces salons y se vend beaucoup de canons. Faudrait, comme on dit maintenant pour faire joli, de la transparence. Pas des communiqués de presse bien chantournés par des gens qui sont payés par les organisateurs.

 

Je n’ai jamais entendu un confrère qui a claqué son blé dans un salon me dire qu’en réalité il n’en avait pas engrangé beaucoup. C’est humain.

 

Les organisateurs qui ne sont pas des bienfaiteurs me rétorquent que j’y développerais ma notoriété. Moi je veux bien mais encore faudrait-il que ceux qui défilent devant ma table, à qui je file des gorgeons ne soient des retraités, des pseudos-journalistes, des étudiants en goguette, des désœuvrés. Là aussi la politique du chiffre est une grosse supercherie, ces gens-là n’ont aucune audience ou presque dans les médias et sur les fameux réseaux sociaux.

 

Parlons-en des réseaux sociaux qui sont des tuyaux qui bien souvent ne débouchent que sur des petits cercles de gens qui se connaissent et se tiennent par la barbichette.

 

Ne pas désespérer, s’accrocher, et toujours aux aguets, y’a quelques jours, mon écran s’est illuminé, dans le décor de carton-pâte de Vinisud, et tel Zorro, un sauveur est arrivé, sans se presser, sourire aux lèvres, assuré.

 

Je dois avouer qu’avant ce jour je ne l’avais vu ni d’Eve ni d’Adam sur mon écran.

 

Le gars, car c’était un mec, flanqué de braves vignerons tout impressionnés, assurait qu’avec lui, plus de soucis, nous allions tous devenir des Paganini de la Toile, nous deviendrions dans nos petits tonneaux des Francis Joyaux, des winners.

 

J’en suis resté bouche-bée, estomaqué, puis reprenant mes esprits je me dis : comme tu ne peux pas te payer Zidane comme coach alors offre-toi pour 2 balles un coach digital !

 

Mais comme je suis comme saint Thomas je suis allé « rousiner » sur les pages de Face de Bouc ou le compte Twitter de mes confrères et là, patatras, c’était pire que moi, la Bérézina, y jouaient tous en divisions départementales.

 

Déception radicale, encore un qui vendait des salades pas fraîches, du vent, les réseaux sociaux sont à la mode mais, comme leur nom l’indiquent, ce sont des « fils », dont les ramifications, certes peuvent nous permettre de toucher plein de gens, mais à la condition que les interconnections se fassent.

 

Le premier boulot sur un réseau social c’est, comme pour l’épicier ou le restaurateur, de trouver des chalands. Et pour ça il faut du temps, beaucoup de temps tout en sachant que les premiers arrivés ont été les mieux servis et que maintenant ça sent le bouchon, la thrombose.

 

N’en déplaise au coach digital de Vinisud faire de la figuration sur les réseaux sociaux équivaut à pisser dans un violon ou mieux dans un puits sans fond.

 

Que faire pour recruter des amis sur Face de Bouc ou des followers sur Twitter ?

 

Là est le problème et ce n’est pas un coach digital qu’il me faut pour placer les bons hashtags ou meubler mon mur, mais du temps et des idées originales pour sortir de la monotonie qui règne sur les réseaux sociaux…

 

Les vendeurs de conseil, et maintenant les coaches digitaux, n’ont pas compris que leurs vieilles recettes remises au goût du jour tapent à côté de la plaque. Marre qu’ils nous fassent prendre leurs vieilles vessies pour des belles lanternes.

 

Comme vous vous en doutez mon annonce initiale : cherche coach digital désespérément n’avait d’autre objectif que de faire le buzz…

 

Eh oui, je progresse…

 

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 08:00
CHAP.17 extrait sec, Fillon « Ces attaques ne sortent pas de nulle part. Elles ont été soigneusement préparées, mijotées dans les arrière-cuisines de ces officines » comme 1 goût de l'affaire Markovic

Même dans ses références historiques, lui qui se dit gaulliste, François Fillon est à côté de la plaque lorsqu’il déclare à Charleville-Mézières :

 

« Je suis actuellement sous le feu continu des attaques.

Ces attaques contre un candidat investi et légitimé non seulement par les siens mais aussi par des millions de Français, sont d'une violence inouïe ». Le député de la Sarthe évoque une situation inédite dans l'histoire politique récente, « du jamais-vu sous la Ve République et même sans doute sous la IVe, cette dernière était pourtant riche en barbouzeries politiques de toute sorte… »

 

Rafraichissons lui la mémoire, celle-ci me paraît bien défaillante ces derniers jours, et pourtant l’affaire Markovic où, Claude Pompidou fut trainée dans la boue afin de barrer la route de l’Elysée à son époux, ça devrait lui dire quelque chose puisque son mentor, le discret Joël Le Theule, fut soupçonné d’y avoir été mêlé.

 

Petit rappel pour ceux qui l’ignorent :

 

Le 14 décembre 1980, Joël Le Theule, ministre de la Défense, député gaulliste de la Sarthe et maire de la ville de Sablé, meurt à 50 ans d’un arrêt cardiaque à l’hôpital, où il vient d’être conduit en urgence par son jeune assistant parlementaire de 26 ans, François Fillon. Quatre ans plus tôt, le jeune homme poursuivait des études de droit et s’orientait vers le journalisme quand le député, un ami de la famille, lui propose d'occuper à mi-temps ce poste nouvellement créé par Jacques Chaban-Delmas. Le jeune Fillon accepte, par curiosité d’apprenti journaliste plus que par vocation politique. Mais la mort de son mentor change à jamais son destin professionnel puisqu’il récupère son siège de député l’année suivante, entamant ainsi sa carrière politique.

 

« Joël Le Theule avait acquis une réputation de fin politique, rompu dans l'art de la manœuvre. Il sait s'attirer de sérieuses inimitiés dans son propre camp, notamment de la part de Jacques Chirac. Son successeur, François Fillon, dira d'ailleurs : « Le Theule était haï de Chirac autant pour ses penchants que parce qu'il le soupçonnait d'avoir prêté la main dans l'affaire Markovic, qui déstabilisa Pompidou », les penchants faisant référence à l'homosexualité de Joël Le Theule. »

 

Là c’est moi qui ai écrit :

 

« L’affaire Markovic c’est de la merde mon petit cœur, c’est l’exemple même du coup tordu dont raffolaient certains milieux barbouzards gravitant dans les soupentes du régime. Ses instigateurs voulaient barrer la route de l’Elysée à Pompidou. Viansson-Ponté dans son histoire de la République gaullienne écrira que « l’ennemi appartient à la famille, tapi dans l’obscurité, manipulant les cartes et truquant la partie. » Pompidou a tenu bon mais il savait, ou croyait savoir d’où les coups venaient. « Capitant par bêtise, Vallon par méchanceté et Couve a laissé faire. » avait-il confié à son ami Michel Bolloré avec son art de la formule choc. Dans son livre « Pour rétablir la vérité » Pompidou écrira « Ni place Vendôme, chez Capitant, ni à Matignon chez M. Couve de Murville, ni à l’Elysée, il n’y a eu la moindre réaction d’homme d’honneur. » Moi bien sûr, à cette époque-là, je n’étais qu’un petit flic miteux de banlieue mais, par la suite, par la grâce de la mère de Chloé, mon protecteur à l’Elysée, ce très cher Secrétaire-Général qui m’a propulsé là où je suis, savait. Et Pompidou savait qu’il savait. Un biographe du jeune loup Chirac l’affirmait « on sait que Georges Pompidou à toujours gardé sur lui, dans son portefeuille et écrite à la main, la liste de ceux qui, selon lui, avaient eu une responsabilité dans cette odieuse calomnie ». D’après lui trois noms, dont celui du Secrétaire-Général de l’Elysée. »

 

« 69, l’année politique », un ressortissant yougoslave hébergé par Alain Delon finit cadavre dans une décharge. Un assassinat d’où émane une rumeur de « ballets roses » avant que des photos de « partouze » ne finissent dans les rédactions. […]

 

Avec l’annonce par la presse des relations entre Stefan Markovic et l’acteur Alain Delon - il serait son « gorille » - l’affaire fait la une de toute la presse. Très vite, une rumeur court les rédactions et les milieux politiques : des personnalités « de haut rang » seraient impliquées. Ensuite le nom de Madame Claude Pompidou, épouse de l’ex-Premier Ministre, circule. Puis des photos – faux grossiers - censées la représenter en galante compagnie arrivent dans les rédactions et chez des amis de celui dont l’ambition est à l’époque, la Présidence de la République. Bien que la source de ces images n’ait jamais pu être identifiée, les milieux gaullistes proches du Service d’Action Civique (SAC) sont soupçonnés, du fait de leur notoire opposition à la candidature de « l’auvergnat » de Montboudif. Rappelons que les « ultra-gaullistes » reprochaient à Georges Pompidou d’avoir cédé, en mai 68, devant « les anars » et « les cocos ».

 

[…]

 

« Le président Pompe se méfiait, à juste raison d’ailleurs, l’affaire Markovic le démontrera, des « demi-soldes » du SAC où se mêlaient, autour du noyau dur de la diaspora corse, d’authentiques héros de la Résistance et de vrais truands. Comme l’heure n’était plus aux combats de l’ombre contre les « soldats perdus » de l’OAS ou à la défense de la Vème menacée, alors Pompidou avait demandé à Marcellin de débarrasser le SAC des éléments les plus douteux. Tâche malaisée car ce petit monde de reitres désœuvrés, naviguant en marge de la légalité, vivant d’expédients, cultivait un sentiment de toute puissance, au nom des services rendus au Général, et pensait que leur impunité ne saurait être remise en cause. »

 

[…]

 

« Pompidou ne s’en tenait pas qu’au verrouillage du gouvernement Chaban, il bouleversait aussi l’organigramme de l’Elysée en mettant fin à la dualité Secrétariat-Général et Cabinet, le premier absorbait le second. Sous de Gaulle, dans l’ombre, le Secrétaire-Général, jouait un rôle capital. Interlocuteur privilégié du chef de l’Etat il était le seul membre de l’équipe à pouvoir entrer à tout moment dans le bureau présidentiel.

 

Le nouveau Secrétaire-Général était l’énigmatique Michel Jobert flanqué d’un adjoint le byzantin Edouard Balladur. Très vite la césure entre la tendance « rive gauche » décidée à donner ses chances à la « nouvelle société », et la tendance « rive droite » résolue à avoir la tête du folâtre Chaban, se dessinait dans l’entourage de Pompidou. L’ancien mendésiste Jobert, sincèrement européen, qui, selon Viansson-Ponté, « est le personnage le plus important de l’Elysée soutiendra loyalement les thèmes progressistes du chef du gouvernement. Balladur, « solide, subtil, distant, rapide » selon Jobert, dévoué à Georges Pompidou, même s’il jugeait aventureux certains projets de Chaban, fera preuve à son égard d’une grande correction.

 

L’autre tendance est emmenée par un personnage qui cultivait son image de la droite France profonde, ultranationaliste : Pierre Juillet. Il était chargé de mission et flanqué de la redoutable Marie-France Garaud, jeune et ambitieuse avocate, qui avait gagné la confiance de Pompidou en démêlant l’imbroglio de l’affaire Markovic. C’était une passionnée, directe, cynique, qui gardait un chien de sa chienne à Chaban car celui-ci l’avait éconduit sèchement lorsqu’elle postulait à son cabinet de la Présidence de l’Assemblée. Impitoyable, bluffeuse, elle allait de suite tout tenter pour nuire au chef du gouvernement. En marge, à côté de ce beau monde, le très fameux secrétariat général pour les affaires africaines et malgaches tenu par le redouté taulier Jacques Foccart dont les fonctions officieuses couvraient un large champ dans le marigot gaulliste où se mêlaient les services secrets, les barbouzards, les affairistes et tout un petit monde interlope où je nageais comme un poisson dans l’eau. »

 

Extraits du livre Les Pompidou de Henry Gidel publié aux Editions Flammarion

 

« Il en a assez, plus qu’assez, mais il lui faut continuer, et toujours avec le sourire. Mais le plus pénible à ses yeux, ce ne sont pas les fatigues de la campagne. C’est bien autre chose…Pierre Mazeaud, magistrat mais également célèbre alpiniste et vainqueur de l’Annapurna, se trouve à ses côtés dans sa voiture, alors que durant la course à l’Élysée, il parcourt les Hauts-de-Seine.

 

Soudain, à sa grande surprise, il aperçoit des larmes couler de ses yeux. Alors le futur président de la République lui saisissant le bras, lui dit : « Ah ! mon petit Mazeaud, c’est vraiment trop dur, trop dur ! » et il continue à sangloter. Alors que Mazeaud s’imaginait que le candidat faisait tout simplement allusion aux fatigues de la campagne, il est rapidement détrompé : il apprend que des fonctionnaires des RG venaient de lui montrer d’odieux photomontages représentant sa femme qu’il adorait dans des postures particulièrement scabreuses.

 

Autre témoignage : à cette époque, dînant à Lille à l’hôtel Royal, en tête à tête avec Maurice Schumann, il n’ouvre pas la bouche un seul instant, mais se lève continuellement, pour se rendre à la cabine téléphonique. Plus tard, une fois devenu Président, tenant à s’exprimer auprès de lui, il lui révèle, très ému : « C’était le jour le plus triste de ma vie. Si je suis allé téléphoner plusieurs fois de suite, c’est parce que ma femme était au bord du suicide. » Elle venait de recevoir des lettres anonymes truffées d’insultes ordurières. On mesurera le désarroi de Pompidou au moment même où il avait tant besoin de sa volonté, lorsqu’on apprendra qu’il rédigeait alors un petit texte où il évoquait la force de l’amour réciproque qui le liait à son épouse. C’est là certainement qu’il puisait l’énergie indispensable à son combat.

[…]

« La violence, la durée et l’inlassable répétition des attaques sont venues à bout de Claude, d’où l’angoisse permanente de son mari : dans l’état où elle se trouve, elle peut d’un instant à l’autre passer à l’acte.

 

Mais quelle situation pour le futur président de la République !

 

Que doit-il faire ?

 

Que peut-il faire ?

 

Renoncer à sa candidature ?

 

Ce serait d’une certaine façon reconnaître le bien-fondé des rumeurs accusatrices. Il en est d’autant moins question qu’il pense être déterminé dans son action non par une vulgaire ambition personnelle mais par un authentique destin. Il est certain qu’il n’est pas absolument pas libre, qu’il n’a pas le choix, que personne d’autre que lui en ce moment ne doit ni ne peut remplir les fonctions présidentielles telles que les a voulues le général de Gaulle.

 

« Dès 1962, confiera-t-il plus tard, oui, dès mon arrivée à Matignon, j’ai su que je serais un jour président de la République. » C’est pour lui un sort qu’il subit sans plaisir, d’ailleurs, car il ne répond pas à sa vraie nature, celle d’un authentique épicurien. Et il sait bien que la politique ne le rendra jamais heureux

 

Ce petit rappel historique rien que pour dire à François Fillon qu’il devrait changer de registre, à l’inverse de Claude Pompidou Pénélope Fillon n’est pas la victime d’un coup monté par de sombres officines mais la « victime » d’une situation imaginée par son mari pour mettre du beurre dans les épinards de la maison où manifestement elle s’ennuyait. Les faits sont avérés, les sommes en jeu non contestées, alors crier au complot, à une machination ourdie dans de sombres officines relève d’une défense calamiteuse et dangereuse pour son propre camp.

 

Cette victimisation est indécente, indigne de l’homme d’État qu’il dit être, sa réaction relève du niveau petit assistant parlementaire roublard pris les doigts dans la confiture qui enrage de voir s’évanouir son rêve de prendre la place du calife. Il n’y a aucune meute à ses trousses, rien qu’une accumulation de faits soigneusement dissimulés, pas forcément condamnables en droit mais fort peu en adéquation avec son costume de père la rigueur, d’apôtre des sacrifices. Son maintien ne me pose aucun problème, c’est son choix, sera-t-il celui de son camp, seulement je m’interroge de sa capacité, s’il est qualifié pour le deuxième tour face à la MLP, à recueillir des voix de gauche et du centre. La pilule paraîtra encore plus amère que celle du vote pour Chirac qui en la matière était pas mal non plus, Alain Juppé en sait quelque chose. 

Déjeuner impromptu avec elle, je n'en dirai pas plus que le menu...

Déjeuner impromptu avec elle, je n'en dirai pas plus que le menu...

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 06:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne (2) Pénélope femme au foyer, petits bourgeois de gôche, Rocard sans héritiers…

- Pourquoi la radio était-elle si présente dans votre enfance ?

 

- Maman ne travaillait pas.

 

La réponse de Patrick Cohen à notre amie Sandrine Blanchard du Monde, est caractéristique du peu de considération du travail domestique, faire les courses, la cuisine, le ménage, s’occuper des enfants, encore majoritairement effectué par des femmes.

 

Selon la dernière enquête « Emploi du temps » Insee 2010, les hommes vivant en couple effectuent 1 h 17 de travail ménager par jour, et les femmes 2 H 59 ; avec un enfant de 3 ans ou plus, cela devient respectivement 1 h 09 et 3 h 17 (même si ce temps ne concerne pas les soins aux enfants, évalués séparément, mais bien le ménage et les courses).

 

Le déséquilibre est donc extraordinairement résistant au progrès et même si les femmes passent moins de temps dans la cuisine c’est du fait notamment de l’utilisation croissante des plats cuisinés. »

 

Deux politiques se sont exprimés, à leur manière, sur cette question :

 

« Il n'y a nulle part dans la loi une définition de ce qu'est le travail d'un assistant parlementaire », a-t-il expliqué. Et de prolonger son raisonnement avec une démonstration par l'absurde. « Je vais être provocateur: François Fillon dirait à tout le monde « Elle ne faisait que repasser mes pantalons », qu'on ne pourrait rien lui reprocher. »

 

Julien Dray a tout de même nuancé son propos en expliquant qu'il s'agissait là du point de vue juridique et que les actes du couple Fillon pouvaient être vus différemment du point de vue de la morale.

 

Dominique Bussereau, lui, replace la femme mariée là où il faut lorsqu’elle donne un coup de main : si l'on interdit aux politiques d'employer leurs conjoints, « il faut le faire pour les épiciers et les bouchers »

 

Pénélope Fillon, femme au foyer, sans doute dotée de domesticité pour s’occuper du ménage du château de Beaucé  disposait donc de beaucoup de temps pour épauler son politique d’époux qui ne devait pas mettre très souvent les mains dans la farine.

 

Tout ça pour une belle poignée d’euros, de quoi faire rêver ses collègues assistants parlementaires et bien sûr beaucoup de cadres supérieurs du privé comme du public.

 

Le pompon de la justification revient à Gérard Larcher le président du Sénat, lieu de toutes les combines, qui a brandi l'argument de la parité pour saluer un progrès de société. « Un collaborateur parlementaire - c'est un motif de fierté - gagne en moyenne 3250 euros brut pour les femmes et un peu moins de 3000 euros pour les hommes. C'est un des seuls cas où les femmes sont mieux traitées que les hommes! », a-t-il expliqué sans ciller.

 

Restons-en là pour l’instant, tout en soulignant que la femme au foyer a conservé la mission de représentation mondaine, et aussi hérité du service érotique qu’assuraient les bonnes de la bourgeoisie. Au lit, avec son mari, M.A. finit par avoir « le sentiment de faire un deuxième service. » Sophie Divry dans La Condition pavillonnaire.

 

Confirmation de mon analyse du peu de considération de la femme au foyer par Titiou Lecoq (journaliste indépendante et blogueuse sur Girls and geeks. Elle vient de publier Sans télé, on ressent davantage le froid (Fayard). En 2011, elle a publié un roman, «Les Morues» (Au Diable Vauvert), et avec Diane Lisarelli, «L'Encyclopédie de la Web Culture» (Robert Laffont)

 

Il faut vraiment plaindre Penelope Fillon

 

« Comme dirait Mme Lenglet, mon ancienne prof d'espagnol, je voudrais tirer la sonnette d'alarme.

 

Penelope Fillon vit un calvaire. Certes un calvaire bien payé mais un calvaire. Un Golgotha. Bref, tout ce qui porte un nom qui évoque la douleur, voire même les douleurs.

 

Je suis sérieuse. Mais attention, ça ne dure pas depuis quelques jours.

 

Le puits de douleur

 

Penelope Fillon est un puits de douleurs depuis des années et personne ne semble jamais s'en être inquiété. Hier soir, n'écoutant que ma conscience professionnelle et mon amour de la léthargie, j'ai regardé «Envoyé spécial». J'ai vu l'interview de 2007. Je m'attendais à avoir des informations sur une affaire d'emplois fictifs, à la place, j'ai écouté une femme au bord du gouffre. C'était presque gênant.

 

Je ne sais pas pourquoi ce jour-là elle a décidé de se confier, je ne sais même pas si elle a eu conscience de ce qu'elle disait malgré elle, de ce que ses mots révélaient. Une femme qui semblait ne plus avoir de but dans l'existence, une femme qui transpirait une solitude insupportable, et surtout une femme qui se sentait méprisée par ses proches et, en premier lieu, par ses enfants. »

 

La suite ICI

 

Parti socialiste français : bonsoir, faites de beaux rêves

dimanche 29 Janvier 2017 Jacques Julliard

 

Depuis sa création en 1905, le Parti socialiste français est un parti gauchiste dominé par son aile droite. Les deux choses se conditionnent mutuellement. Gauchiste, il l'est en ce sens qu'il entretient une vision de lui-même à gauche de son électorat. Jusqu'aux années 80, il s'est cru révolutionnaire, alors qu'il était réformateur. Il s'est cru ouvrier, alors qu'il était petit-bourgeois. Il s'est cru une solution de rechange au libéralisme, alors qu'il n'en était qu'une variante.

 

Le résultat, c'est une schizophrénie permanente qui lui fait défendre quand il est dans l'opposition un programme maximaliste irréalisable, et quand il est au pouvoir, un programme minimaliste décevant. Inutile, pour en rendre compte, de faire jouer les grandes orgues trotskistes de la «trahison», explication romanesque et psychologisante qui en vérité n'explique rien. A moins d'inventer de toutes pièces un gène social-démocrate de la trahison... Hollande a-t-il plus «trahi» que le Britannique Tony Blair ? Que l'Allemand Gerhard Schröder ? Que l'Espagnol Felipe Gonzalez ? Que l'Italien Bettino Craxi ? Que le Portugais Mario Soares ? Et même - horresco referens - que le Français François Mitterrand ? Bien sûr que non !

 

Mais il a dû subir, en plus des difficultés inhérentes au pouvoir et au déclin de l'industrie française, le harcèlement d'une aile gauche, celle dont Mitterrand, justement, disait - c'était alors le Ceres - qu'elle voulait faire «un faux Parti communiste avec de vrais petits-bourgeois». Pourquoi cette particularité française ? Pour une raison simple : c'est que ce qui tient lieu à la France de social-démocratie n'est pas social-démocrate. Celle-ci, dans le monde entier, est la résultante de la collaboration sur pied d'égalité de puissants syndicats, de coopératives fortement implantées avec un groupe parlementaire socialiste. En France, cette collaboration n'a jamais existé.

 

(...)

 

La conclusion :

 

« On a certes le droit de tout faire, à condition de ce que l’on fait. Dans le cas particulier, de se mettre, sous prétexte de reconstruction utopique du parti, aux abonnés absents en faisant l’impasse sur les problèmes de l’heure, de la réindustrialisation à l’immigration, du terrorisme à la situation nouvelle de l’Europe d’après Trump. C’est-à-dire, disons-le clairement, donner sans combattre le pouvoir à la droite pour au moins dix ans. Comme en Allemagne, en Angleterre ou en Espagne. Ce n’est pas si grave. Mais ce n’est pas mon choix. Bonsoir, faites de beaux rêves. »

 

Je vais être méchant mais voici venu le temps des attachés parlementaires, besogneux, étriqués, hommes d’appareil, sans envergure ni colonne vertébrale, dérivant au fil des soubresauts de notre société, Fillon petite main de Le Theule, Hamon rocardien d’occasion… Lors de l’hommage à Michel Rocard aux Invalides, Valls, Hamon et Macron étaient évidemment présents, à cette époque, le sujet de conversation c’était Hollande va-t-il se représenter ? J’en doutais auprès d’un ami pilier de la Rocardie, conseiller influent à Matignon, qui lui restait dans ses schémas classiques. Depuis, tout a volé en éclats, et Valls en se substituant à Hollande a pris la place du mort : donc lui aussi dehors. Reste Hamon et Macron, qui l’un comme l’autre ne peuvent se prévaloir d’un quelconque héritage du dormeur de Monticello.

 

Hamon veut ressusciter une gauche plurielle, succédané de l’Union de la gauche, avec Jadot et Mélanchon, sauf que le PS est en voie d’implosion et que le Jean-Luc n’est pas prêt d’aller à Canossa ; Macron, lui, est le vecteur de cette implosion et sa capacité à faire émerger la fameuse troisième force, réellement sociale-démocrate, est à la hauteur de ses ambiguïtés, en gestation.

 

Petits potins :

 

  • Gabrielle Guallar, la compagne de Benoît Hamon, ils sont pacsés, mère de ses deux filles, est responsable Affaires publiques du groupe LVMH ; pour les non-initiés l’appellation affaires publiques recouvre l’activité de lobbying auprès des pouvoirs publics. C’est à ce titre que Gabrielle Guallar le 10 mars 2015 a été auditionnée par la commission spéciale du Sénat sur la loi Macron « la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » dont elle dira le plus grand bien. Elle intervenait en tant que chargée de mission pour le secrétaire général, Marc-Antoine Jamet, auprès de la rapporteure du texte au Sénat, Catherine Deroche : le magasin Sephora des Champs-Élysées, filiale de LVMH, avait été condamné en 2013 à fermer ses portes à 21 heures par cour d'appel de Paris alors qu'il disait réaliser 20% de son chiffre d'affaires après cette heure... De quoi alimenter les conversations du couple.

 

  • Affaire Penelope : le baiser de la mort de Lavrilleux à Fillon

 

Jérôme Lavrilleux, l'ancien bras droit de Jean-François Copé renversé par le scandale Bygmalion, lui a envoyé une lettre datée du 1er février.

 

Comme vous aujourd'hui, j'ai moi-même été pris dans une véritable tempête médiatique et judiciaire parfois alimentée par mes propres 'amis politiques'. Aussi, je sais à quel point cela doit être dur pour vous et vos proches.

 

Restez confiant car nous avons dans notre pays la chance de pouvoir compter sur une justice indépendante et compétente qui sait établir la vérité des faits et des responsabilités. C'est au final la seule chose qui compte.

 

Puis, ce sont des valeurs chrétiennes qui m'ont poussé à la compassion.

 

Plus sérieusement :

 

Affaire Fillon : ces « plans B » qui risquent de faire exploser la droite

 

Entre deux mauvaises solutions, laquelle choisir ? Tel est le casse-tête actuel des ténors du parti Les Républicains (LR), qui s’activent en coulisses pour trouver une issue à la crise que traverse leur camp : leur candidat, François Fillon, fragilisé par les soupçons d’emploi fictif visant son épouse Penelope, paraît désormais en mauvaise posture pour l’emporter à la présidentielle. Une situation difficile à vivre pour un parti, qui a longtemps cru cette élection imperdable.

 

Consciente des ravages causés par « l’affaire Penelope Fillon », la majorité des ténors de LR s’inquiète d’un maintien de la candidature de M. Fillon. Cette inquiétude est renforcé après la diffusion jeudi soir sur France 2 d’un document datant de 2007. « Je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre », déclare l’épouse du vainqueur de la primaire à droite dans un entretien filmé accordé alors au Daily Telegraph qu’a diffusé l’émission « Envoyé spécial ». Un caillou de plus dans la chaussure d’un candidat dont nombre de responsables de la droite redoutent désormais qu’il les amène dans le mur.

 

Alors, qui pour sauver la mise? Beaucoup arrivent au même constat : à cette heure, il n’existe pas d’alternative car aucun remplaçant potentiel n’emporte l’adhésion du parti. D’où le statu quo actuel. « Dans l’immédiat, le jeu est bloqué car les prétendants à la succession de Fillon se “canalisent” entre eux », analyse un poids lourd du parti.

 

Juppé veut être « adoubé »

 

Sur le papier, Alain Juppé apparaît comme le candidat de substitution le plus légitime. Arrivé deuxième de la primaire et disposant d’un programme abouti, le maire de Bordeaux est désigné par les Français comme leur favori pour remplacer M. Fillon, avec 33 % des suffrages, contre 13 % pour Nicolas Sarkozy et 7 % pour François Baroin, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, publié jeudi 1er février.

 

S’il a déclaré à deux reprises ne pas vouloir être un recours, M. Juppé n’aurait en réalité pas totalement tiré un trait sur ses ambitions élyséennes. Mais « il veut être adoubé par tous et que Fillon le désigne officiellement comme son successeur », explique l’un de ses proches.

 

Sauf que, M. Juppé doit faire face à un front d’opposants internes, déterminés à lui barrer la route. On y retrouve les sarkozystes, emmenés par François Baroin. Ce dernier, qui entretient des relations glaciales avec le maire de Bordeaux depuis plus de vingt ans, s’est également positionné pour, le cas échéant, succéder à Fillon. « Baroin fait monter l’idée de sa candidature pour empêcher Juppé d’incarner le recours naturel car il sait qu’il sera grillé si Juppé devient président », décrypte un bon connaisseur des rapports de force au sein de la droite.

 

La suite ICI

 

Dans la troisième vague de notre enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud-Radio, le candidat de la droite François Fillon enregistre un net recul.

 

Le candidat qui voulait «casser la baraque» est désormais confronté à ce qui ressemble fort à une dégringolade. Dans notre sondage en continu «La présidentielle en temps réel» réalisé par l'Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud-Radio, François Fillon perd 1,5 point par rapport à l'enquête de jeudi et chute de 2,5 points en trois jours. «C’est un brutal décrochage, rarissime dans une enquête présidentielle en continu. Il recule nettement à droite. Il recueille moins d’un tiers (29%) chez les plus de 65 ans. A titre de comparaison, Nicolas Sarkozy en 2012 avait recueilli 45% en 2012 auprès de ces électeurs», note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. Avec 18,5% des intentions de vote, il est désormais à deux points d'Emmanuel Macron (20,5%, +0,5)

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 06:00
Le Canard Enchainé va-t-il sauver nos médias du discrédit, de la perte de confiance que leur font les Français ?

Plutôt que de crier au complot, François Fillon et ses soutiens, devraient plutôt s’interroger sur les dégâts causés par leurs répliques, plus calamiteuses les unes que les autres, aux révélations du Canard Enchaîné qui, a fait son boulot, n’a rien inventé, et peu importe qui fut la gorge profonde, l’important pour un média c’est de porter à la connaissance des citoyens de l’information vérifiée et, là, elle l’était.

 

En faisant ce constat je ne m’érige pas en procureur, le parquet financier le fait mieux que moi, mais je ne vois au nom de quoi les révélations du Canard constitueraient une « mise à mort » d’un homme politique.

 

« La femme de César ne doit pas être soupçonnée »

 

Les personnalités officielles, les institutions doivent être à l'abri des accusations. Cette signification peut être mal interprétée : il ne faut pas comprendre que les personnalités et institutions doivent être intouchables même si elles sont accusées de quelque chose, mais qu'elles doivent être tellement irréprochables qu'aucun soupçon ne puisse les entacher.

 

Sinon, elles doivent être écartées ou destituées, avant même de savoir si les soupçons sont justifiés ou non.

 

La parole donnée…

 

La confiance !

 

À qui faire confiance pour s’informer ?

 

La côte d’alerte est franchie comme le montre Le Baromètre annuel 2017 « La Croix » Kantar Sofres/Kantar Média sur la confiance dans les médias montre une chute de l’intérêt pour l’information et de la crédibilité des médias, l’intérêt des Français pour l’actualité au plus bas depuis 2002.

 

« Les Français envoient à leurs médias une double alerte : parallèlement à une chute notable de l’intérêt qu’ils portent à l’actualité – qui perd 6 points en un an et se retrouve ainsi à son plus bas niveau depuis 2002, l’année qui avait vu Jean-Marie Le Pen arriver au second tour de la présidentielle–, la confiance s’étiole, elle aussi : la télévision et la presse écrite perdent respectivement 9 et 7 points par rapport à 2016. La radio demeure la plus crédible – et la seule légèrement au-dessus de la moyenne – même si elle perd également 3 points… »

 

À l’orée d’une année électorale majeure dans un contexte de montée des populismes, l’intérêt des Français pour l’information enregistre son plus mauvais score en trente ans. Seuls 64 % (– 6 points sur un an) des Français déclarent s’y intéresser, avec une désaffection marquée des jeunes (56 %) et des moins diplômés (58 %).

 

La confiance dans l’information relayée par les différents médias est elle aussi historiquement basse, particulièrement pour la télévision (41 %, – 9 points), seule la radio restant majoritairement jugée fiable (52 %, – 3 points). Dans ce contexte, la perception de l’indépendance des journalistes vis-à-vis du pouvoir atteint son plus mauvais score, 24 % des Français seulement jugeant qu’ils résistent aux pressions.

 

« Internet recule encore au niveau de la confiance »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette chute des indicateurs s’inscrit dans un bouleversement de la façon de s’informer. « Les usages évoluent très rapidement, relève Carine Macé, qui a coordonné le baromètre pour Kantar. La télévision est détrônée par Internet chez les jeunes (1). De même que chez les cadres et les plus diplômés. Il y a une rupture numérique et générationnelle. 38 % des 18-24 ans s’informent d’abord sur leur smartphone, contre 1 % des plus de 65 ans. » Sur Internet, les réseaux sociaux sont la principale source d’information des plus jeunes (41 % des 18-24 ans). Mais ces derniers, comme la moyenne des Français (73 %), accordent peu de crédit à ce qu’ils y trouvent.

 

« Internet recule encore au niveau de la confiance, alors que sa pratique se banalise. Cette déconnexion entre confiance et pratique n’est pas rassurante dans la perspective de la présidentielle, souligne le sociologue des médias Jean-Marie Charon. On peut craindre que ce climat de défiance et ce report sur des réseaux sociaux auxquels on accorde encore moins de confiance qu’aux autres médias ne soit pas un bon vecteur de qualité du débat public. » Cette inquiétude est partagée par l’économiste des médias Julia Cagé, qui redoute que la France « se retrouve dans une situation à l’américaine, où les médias traditionnels perdent complètement la main face aux réseaux sociaux ».

 

Trop de burkini et de Kim Kardashian

 

« Exposés au « bruit médiatique », notion qui permet de mesurer le degré d’exposition de chacun d’entre nous à tel ou tel sujet d’actualité, les Français tantôt « saturent », tantôt se sentent en manque d’information. Ainsi le vol dont fut victime Kim Kardashian, les polémiques autour du burkini ou l’élection américaine ont semblé excessivement présents à la Une.

 

À noter que le « bruit médiatique » de l’actualité américaine a été considérable, chaque personne y étant exposée en moyenne 38 fois par jour (contre 3 fois seulement pour l’« affaire » Kardashian). Globalement satisfaites du traitement des attentats terroristes de Nice et Bruxelles (intense « bruit médiatique » dans les deux cas), les personnes interrogées déplorent en revanche un déficit d’information concernant la pédophilie dans l’Église ou les manifestations de policiers. »

 

L’intégralité des articles de La Croix

 

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Le Canard Enchainé va-t-il sauver nos médias du discrédit, de la perte de confiance que leur font les Français ?

Les bonnes recettes du « Canard enchaîné »

 

À tout juste 100 ans, l’hebdomadaire se paie le luxe d’ignorer la publicité, les actionnaires, le numérique. Et séduit chaque mercredi 400 000 lecteurs.

 

Par Philippe Ridet

 

Il faut les voir, chaque mardi sur les coups de 15 heures, remonter le boulevard du Montparnasse, à Paris, jusqu’au carrefour Vavin et s’engouffrer par la porte de la brasserie La Rotonde pour un déjeuner tardif, un goûter roboratif ou un dîner précoce. Au choix.

 

Directeur, rédacteurs en chef et journalistes s’en reviennent de l’atelier de photocomposition à quelques rues de là où, jusqu’à la ­dernière minute, le numéro 5013 du Canard enchaîné a été lu, relu, re-relu, titré, retitré, re-retitré. C’est au moment du bouclage, l’épée dans les reins et l’œil sur la pendule, que s’élaborent parfois les meilleures manchettes, les chutes assassines, les jeux de mots les plus nuls qui sont souvent les plus drôles, le dessin qui résumera mieux qu’un édito la problématique du moment.

 

Ils ont le sourire aux lèvres et l’estomac dans les talons. Nous mesurons, à sa juste valeur, l’invitation qui nous a été faite de se joindre à ces agapes : habituellement, Le Canard n’aime pas beaucoup qu’on traîne dans ses pattes palmées.

 

Persifleur et informé

 

Deux jours plus tôt, le 20 novembre, à la surprise de tous – et donc de la leur –, François Fillon a écrasé le premier tour de la primaire de la droite et du centre. Autour de la grande table au fond de la brasserie, la quinzaine de journalistes se passe les photocopies des pages en cours d’impression. Il est trop tard pour changer quoi que ce soit. Les bonnes idées attendront le numéro 5014.

 

« On aurait pu titrer : “Sarkozy l’a dans le Fillon” », s’amuse l’un d’eux, un verre de bordeaux à la main. Finalement, Le Canard a opté pour : « Fillon : moi, je vais ­nettoyer la France au Thatcher ! » Juste au-dessous, un dessin de Kiro : Juppé et Raffarin le poing levé chantant L’Internationale… De chaque côté du logo du journal, dans les « oreilles », ce propos prêté à l’ancien premier ministre de Jacques Chirac à l’adresse de son rival : « Et en plus son programme sent le Poisson ! »

 

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Le Canard Enchainé va-t-il sauver nos médias du discrédit, de la perte de confiance que leur font les Français ?

Le Canard enchaîné raconte : "Dès qu'on s'est intéressé aux revenus de sa femme, Fillon s'est fermé comme une huître"

 

France info : qu'est-ce qui vous a alerté sur les enfants de François Fillon ?

 

Christophe Nobili : Par expérience, lorsqu'on commence à donner des éléments nouveaux dans une enquête cela veut dire qu'il y a sûrement plus grave derrière. C'est à partir des déclarations de Monsieur Fillon qu'on va travailler, essayer de comprendre. Il parle de missions précises, quelles sont ces missions précises ? Au début, on se dit qu'il a peut être demandé une ou deux missions ponctuelles. Et on ne s'attend pas du tout à voir que, lorsque ce n'est pas Penelope Fillon qui est son assistante parlementaire, il prend à temps plein, salarié, pendant la totalité de son mandat de sénateur, d'abord sa fille et ensuite son fils, à des salaires importants ; 3 800 euros brut pour la fille et 4 800 pour le fils.

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 06:00
L’INAO cherche juriste désespérément : le décret Pomerol à nouveau retoqué par le Conseil d’État, le Ministre encore ridiculisé…

Du côté de Montreuil, dans le neuf3, à l’accueil de l’INAOQ, sans doute va-t-il falloir se résoudre à afficher :

 

« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

 

Notre cher Institut, que j’ai connu, dans les temps anciens, brillant et pertinent juridiquement, lorsque nous allions défendre devant le Conseil d’État le texte de loi dépoussiérant les Appellation d’Origine Contrôlée, se laisse de plus en plus aller à la facilité, bien aidé en cela par le Syndicat Agricole et Viticole de Pomerol.

 

Le dossier des « sans chais » par la grâce de l’entêtement et d’une forme d’arrogance de la puissance publique et des responsables de l’appellation Pomerol a pris la tournure d’un feuilleton vaudevillesque qui dure depuis 7 ans déjà.

 

Ça encombre le Conseil d’État, ça engraisse des cabinets d’avocats, ça occupe le service juridique de l’INAO, les services du Ministère, ça coûte cher aux contribuables… Disons-le tout net c’est lamentable…

 

Allons, Monsieur le Ministre un petit effort  avant de quitter la rue de Varenne, embauchez de bons juristes...

 

Le Vaudeville

 

Acte 1 12 juin 2009

 

Les « sans chai » de Pomerol seront virés en 2018

ICI

 

Acte2  scène 1 13 mars 2012

 

Afterwork du Taulier : le Conseil d’État retoque le décret excluant les sans-chais de Pomerol

ICI

 

Acte2 scène 2 14 mars 2012

 

Afterwork du taulier : le dernier considérant du Conseil d’Etat sur les sans-chais de Pomerol en dit plus long qu’un long discours

ICI

 

Considérant que si le ministre de l'agriculture et l'INAO motivent cette nouvelle délimitation, qui aura pour effet de retirer à des vignerons producteurs de vins bénéficiant depuis des décennies de l'AOC Pomerol la possibilité de procéder à la vinification et à l'élevage de leurs vins en dehors de l'aire géographique, par la nécessité de limiter le transport et la manipulation du vin afin de préserver sa qualité, il ne ressort pas des pièces du dossier que le transport sur les distances mentionnées ci-dessus des grappes de raisins, et non du vin, entre le lieu de la récolte et celui du chais de vinification aurait une incidence sur la qualité du vin produit, alors qu'il est par ailleurs constant que certains exploitants sont amenés à transporter leur vendange à l'intérieur de l'aire géographique de production sur des distances parfois plus longues que celles sur lesquelles les requérants transportent leur récolte ; qu'au regard du seul motif invoqué par le ministre de l'agriculture, les requérants sont fondés à soutenir que la délimitation ainsi retenue de l'aire dite de proximité immédiate induit une différence de traitement entre des exploitants qui bénéficiaient jusque-là pour leur production de vin de l'AOC Pomerol, les uns conservant ce bénéfice parce que leurs chais sont implantés sur les parcelles comprises dans cette zone et les autres se voyant retirer ce bénéfice à terme, et qu'il n'apparaît pas que cette différence de traitement serait en rapport avec les objectifs du cahier des charges ; que, dès lors, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de leur requête, les requérants sont fondés à demander l'annulation du décret attaqué homologuant le cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) Pomerol, en tant qu'il a homologué la délimitation de l'aire de proximité immédiate.

 

Acte 3 CONSEIL D'ETAT statuant au contentieux

Séance du 16 janvier 2017

Lecture du 27 janvier 2017

 

5. Pour justifier l’absence de délimitation d’une zone de proximité immédiate pour l’AOC « Pomerol », le ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt, l’Institut national de l’origine et de la qualité et le Syndicat agricole et viticole de Pomerol se bornent à soutenir que l’institution d’une telle zone, qui permet de vinifier les raisins et d’élaborer et élever les vins en dehors de l’aire géographique de production, constitue une simple faculté offerte aux Etats membres par la réglementation de l’Union européenne.

 

6. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le cahier des charges de l’AOC « Pomerol », qui ne comporte aucun élément de nature à justifier la nécessité de localiser les opérations de vinification, d’élaboration et d’élevage à l’intérieur de l’aire géographique de production, se borne à exiger, dans son chapitre IX intitulé « Transformation, élaboration, élevage, conditionnement et stockage », que la vinification s’effectue « conformément aux usages locaux, loyaux et constants » et ne mentionne, dans ses développements consacrés au « lien à l’origine », que les facteurs naturels et techniques de conduite de la vigne. Il ressort également des pièces du dossier que les requérants ont pu, pendant des décennies, réaliser leurs opérations de vinification, d’élaboration et d’élevage en dehors de l’aire géographique de production de l’AOC « Pomerol » tout en bénéficiant de cette appellation. Par ailleurs, il ne ressort ni des pièces du dossier ni de l’argumentation développée par le ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt, l’Institut national de l’origine et de la qualité et le Syndicat agricole et viticole de Pomerol que la localisation de chais comme ceux des requérants, à proximité immédiate de la zone géographique de production, et les opérations de transport de raisin qu’elle implique soient de nature à porter atteinte à la qualité et aux caractéristiques propres aux vins de l’AOC « Pomerol ». Compte tenu de l’ensemble de ces circonstances, en tant qu’il homologue une modification du cahier des charges de l’AOC « Pomerol » qui ne prévoit la délimitation d’aucune zone de proximité immédiate et exclut donc du bénéfice de cette appellation tous les producteurs qui ne procèdent pas aux opérations de vinification, d’élaboration et d’élevage à l’intérieur de l’aire géographique de production, le décret attaqué est entaché d’une erreur d’appréciation.

 

7. Dès lors et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de leur requête, la SCEA Château Siaurac et autres sont fondés à demander l’annulation du décret attaqué en tant qu’il homologue une modification du cahier des charges de l’AOC « Pomerol » s’abstenant de procéder à la délimitation d’une zone de proximité immédiate au titre de cette appellation.

 

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement à la SCEA Château Siaurac et autres d’une somme globale de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 06:00
Si vous voulez vous singulariser à l’apéro invitez-donc les Roche-Mazet !

Mais qui c’est qui ces Roche-Mazet ?

 

Des gens du South of France qui s’affichent à Paris !

 

Des provinciaux, qui font leurs courses à Métro, sur qui je suis tombé nez à nez lorsqu’en sortant de chez moi, juché sur mon fier destrier, j’ai levé mon nez vers les panneaux que la maire Hidalgo a concédé à Decaux.

 

En effet, je suis cerné, à 2 des 3 entrées de mon immeuble, par ces grands et moches placards publicitaires.

 

Donc, je ne peux pas rater la réclame qui y est affichée.

 

D’ordinaire je n’y prête guère d’attention mais depuis quelques jours la réclame de la maison Castel « Aujourd’hui, Roche Mazet s’invite à l’apéritif » m’interroge.

 

Je me dis dans ma petite Ford d’intérieur de bon buveur, genre bobo chic exécré par l’adepte de l’évier catalan, comment peut-on imaginer offrir à son gosier assoiffé un Merlot pour l’apéro ou un Cabernet-Sauvignon, tous 2 du pays d’O ?

 

Peut-être pour faire du vin chaud ?

 

Oui, je sais, j’ai l’ironie facile, mais je sais aussi que l’ambition des malheureux génies du marketing du vin, si peu écoutés, si peu considérés, est de multiplier les occasions de consommation du vin.

 

Comme je les comprends, je compatis même, mais de là à imaginer qu’on puisse ouvrir une bouteille de Roche-Mazet à ses invités pour l’apéro y’a un pas que le dernier des marchands de jaja du coin de la rue ne franchirait pas pour le conseiller même à madame Michu qui achète son vin au Super U.

 

On va me rétorquer que l’important pour la réclame, en vertu du code lessivier, c’est de placarder ROCHE MAZET à tous les coins de rue, dans toutes les villes et les villages de France, le slogan tout le monde s’en tamponne le gosier.

 

Certes, mais comme j’ai mauvais esprit j’imagine les arguments savants des communicants lors du brief de présentation de l’affiche pour convaincre la Castel compagnie qu’adore les chaînes d’embouteillage nickel chrome qui tournent comme des horloges suisses.

 

Je les vois, avec force de slides et de PowerPoint, justifier le slogan « Aujourd’hui, Roche Mazet s’invite à l’apéritif »… Ça fait genre … ça pose une marque dans l’univers post-moderne à des consommateurs, ultra-majoritaires, qui n’entendent rien au vin qu’ils achètent dans la GD sans même regarder le flacon en moins 30 secondes chrono.

 

« Oui, oui, cousins, cousines… La campagne touchera ainsi les jeunes couples de -35 ans en scooter, s’arrêtant à Prisunic, comme dirait le Juppé, afin d’acheter une boutanche de Roche-Mazet pour l’apéro qu’ils ont organisés dans leur colocation du XXe avec quelques copains, copines qui se d’ordinaire se tapent des bières… »

 

Succès garanti !

 

Bravo, bravo, retour sur investissement de la campagne d’affichage : excellent !

 

Et là, à cet instant précis, je suis pris d’un doute : et si c’était moi qui avais tort et les gars de chez Castel qui visaient juste ?

 

Eux, ils dépotent des millions de cols par palettes entières et ils savent mieux que toi ce qui s’achète.

 

Et ce qui s’achète le plus ce ne sont pas les belles quilles des guides mais celles moins glorieuses des catalogues de la GD. Ils n’en ont rien à branler des vapeurs des dégustateurs, héritiers qu’ils sont du jaja en litron étoilé.

 

Mais j’entends déjà les cris d’orfraies des adorateurs du Vin de Pays d’Oc, pardon de l’IGP Oc ! Ben oui, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt les gars, nous la jouer vendanges à la main, chai de barriques, et tout le saint-frusquin cher au terroiristes, faut accepter l’héritage de l’Histoire.

 

D’ailleurs, le logo d’Oc est tout en haut à gauche de l’affiche, preuve de l’onction de la stratégie, au ras des pâquerettes de la maison Castel, par la maison chère à Jacques Gravegeal.

 

Pour étayer mes dires qui ne sont pas des médires sur le cousinage étroit entre les ex-vins de table et les ex-vins de pays d’Oc je vous donne des prix glanés chez Franprix :

 

  • Vieux papes 2,26 € 75cl VSIG France
  • Roche Mazet cabernet-sauvignon Pays d’Oc 3,22€ 75cl
  • Foncalieu cabernet-sauvignon Pays d’Oc 2,49€ 75 cl
  • Gérard Bertrand merlot Pays d’Oc 4,80€ 75 cl

 

Vous me direz que le moins cher reste encore une AOP Languedoc de la maison Jeanjean c’est 2,19€ 75cl.

 

Donc y’a pas photo faut que ça dépote au niveau des rendements dans les Pays d’Oc pour que ça paye la sueur des viticulteurs vracqueurs. Ça passe largement au-dessus des 100 hectos dans le Pays d’O !

 

Bref, on ne change pas une recette qui gagne !

 

Même si le Pierre ce n’est pas avec le jaja qu’il a fait sa belle pelote.

 

Trêve de spéculations sur le compte d’exploitation des vignerons, revenons à l’objet de ma chronique : l’affiche !

 

J’en suis aussi à me demander si sa ringardise n’est pas, elle aussi, voulue par les concepteurs de la campagne. Faut pas les prendre pour des branques les gars de chez Castel, le jaja au mètre sur linéaire c’est leur affaire, c’est gravé dans leur ADN.

 

Faut me comprendre « Concurrent un jour, concurrent toujours… »

 

Comme je suis un gars constructif, mon vœu le plus cher dans cette affaire de vin au mètre bien habillé, les flacons sont même numérotés, c’est que nos grands dégustateurs, autoproclamés indépendant ou non, nous fasse un petit « lichage » dégustatif de ces vins d’Oc qui font le gros des volumes de la vente en GD.

 

L’Interpro de l’IGP Oc, qui n’est pas sur la paille, pourrait organiser ça à Vinisud… ça serait un acte exemplaire d’information du plus grand nombre de consommateurs… et ça permettrait à nos grands dégustateurs de se frotter à la réalité des grands volumes de vins mis sur le marché.

 

Je rêve, je rêve… un jour viendra où Nicolas… mais ça je ne l’écrirai pas… ha ! ha !

Si vous voulez vous singulariser à l’apéro invitez-donc les Roche-Mazet !
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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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