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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 06:00
L’anti-Manifeste lâchez-nous la grappe « Ces vins sont en train de sauver l’image du vignoble français. » Olivier Roellinger

Pour parodier ce bon François Morel dans sa dernière chronique sur France-Inter, par les temps qui courent il pleut, dans le petit monde du vin, des Manifestes comme à Gravelotte.

 

Chaque camp est solidement retranché, celui des insurgés, qui tient dans un mouchoir de Chollet noué aux 4 coins, fait beaucoup de bruit médiatique, trop, ce qui irrite le camp d'en face celui des tenants de l’ordre établi.

 

Comme l’Islam est très tendance, ces derniers où se mêlent les repentis, les ouvriers de la 25e heure du bio et de la biodynamie, les purs et durs des produits en cides, les Paganini de l’œnologie de confort, balancent leurs scuds sur la piétaille naturiste : ayatollah, fatwa

 

Des mots qui se veulent assassins mais qui, à la manière de la désignation des pauvres automobilistes piégés par la neige sur l’autoroute, pris en otage, sont des abus de langage.

 

Un ayatollah à la mode iranienne n’est pas qu’un prêcheur mais quelqu’un qui impose sa loi au plus grand nombre. Il ne me semble pas vraiment que ce soit le cas des zélateurs des vins qui puent. Dans notre paysage du vin la force et le poids sont plutôt du côté de ceux que l’on qualifie de conventionnels, soit les tenants du modèle dominant.

 

Que la gente qualifiée par l’émigré d’au-delà des Pyrénées de « bobo-parigot-alterno-mélanchoniste » donnât de l’urticaire à l’establishment riquiqui des qui vivaient très bien dans le petit monde du vin de ces 20 dernières années, j’en conviens aisément. Pour autant, l’appel à la résistance d’un autoproclamé gardien du temple, «Contre la bêtise des gourous des vins nature», me fait rétorquer de quoi se mêle -t-il celui-là ?

 

« Viticulteurs, réveillez-vous ! Reprenez le pouvoir, il n’est que temps. » proclame-t-il !

 

Ha ! bon, les viticulteurs auraient donc perdu le pouvoir…

 

Quel pouvoir ?

 

Celui de faire du vin à leur manière ?

 

Il me semble que dans ce domaine, les exclus sont plutôt du côté des vins qui n’empruntent pas les autoroutes de l’œnologie moderne.

 

Mais ce fameux pouvoir, le seul juge de paix du devenir d’un vin n’est-il pas entre les mains de ceux qui le choisissent ?

 

Entre nous soit-dit, qu’est-ce qu’ils en ont à péter les buveurs des cris d’orfraies des défenseurs de ce qui se fait ou ne se fait pas ?

 

Rien !

 

Ils s’en tamponnent le coquillard…

 

Alors pourquoi une telle agitation du côté des défenseurs de la bienséance ?

 

Tout bêtement parce que derrière cet appel à la résistance se cache une volonté, celle d’exclure ces vins dit déviants, d’insinuer que ces vins, dit naturels ou nature, ne sont pas des vins. En effet, il s’agit d’un appel pur et simple à leur exclusion du champ du commerce alors que je sache à partir du moment où un vin est considéré par la répression des fraudes comme étant un produit sain, loyal et marchand c’est du vin soumis à l’acquittement d’un droit de circulation.

 

Si un vin circule pour arriver jusque sur les étagères d’un caviste ou la table d’un restaurant je ne vois pas au nom de quoi il faudrait le vouer aux gémonies parce qu'il ne plaît pas à un auto-désigné juge aux élégances.

 

Alors est-ce la peur de voir ces vins pleins de défauts faire une concurrence déloyale aux vins bien formatés, bien lisses, bien au goût des goûteurs patentés, qui anime la croisade de ce Godefroy de Bouillon du XXIe siècle ?

 

Si tel était le cas, et ça ne l’est pas, pourquoi en appeler à un sursaut des vignerons qui suivent le droit chemin ? De deux choses l'une : soit les vins dit déviants trouvent des consommateurs, soit ils n'en trouvent.

 

Les seuls décideurs ce sont les cochons de payant et non les conseilleurs, patentés ou non. Et c’est heureux…

 

Tous les goûts sont dans la nature dit l’adage populaire et François Jacob dans le Jeu des possibles, Fayard, 1981, rive le clou à tous ceux qui veulent nous imposer le leur « Vouloir séparer le biologique du culturel n’a pas de sens. Pas plus que de demander si le goût de Roméo pour Juliette est d’origine génétique ou culturelle. »

 

Pourquoi, dans ces conditions, instaurer un débat, ce serait du même tonneau que d'en instaurer un sur le sexe des anges ?

 

D'ailleurs je n’ai jamais assisté à un vrai débat entre les deux camps car tout bêtement aucun d'eux ne se risque à affronter l’adversaire, à confronter ses idées, tout le monde préfère l’entre-soi et l’instruction de procès à charges. C’est plus confortable.

 

L’intolérance est partout : essayez donc de contredire Nossiter !

 

Je fais un rêve : si un vrai débat s’instaurait, celui-ci mériterait mieux que l’échange d’horions, de raccourcis faciles peuplant les réseaux sociaux, qui permettent aujourd’hui de jeter principalement le discrédit sur un produit, le vin nature, qui se vend parce qu’il est apprécié par une catégorie, certes minoritaire, de consommateurs qui ne sont ni des déviants, ni des fauteurs de goût.

 

Le vin véritable n’existe pas mais la ligne de partage est bien entre ceux qui veulent définir des valeurs moyennes de composants avec une marge de tolérance et ceux qui affirme qu’un «produit naturel» est par définition soumis à des grands écarts du fait même des caprices de la nature.

 

Que je sache la liberté du consommateur de choisir son vin selon son goût, ses désirs, ses envies, son porte-monnaie, n’est entravé par qui que ce soit.

 

Alors où est le danger ?

 

Qui est en danger ?

 

Ceux qui ont peur de perdre ce qu’ils considéraient comme leur pouvoir, qui se vivaient – et qui en vivaient – défenseurs du bon goût, d’une forme d’académisme. Les gardiens de tous les temples, tous les musées, toutes les chapelles

 

En matière de vin, comme en tout, je suis athée et laïc.

 

Donc « Lâchez-moi la grappe ! »

 

Et je ne demande pas, à qui que ce soit, de me suivre comme les moutons suivent le Bon Pasteur. 

 

Mon phare, ma balise, mo étoile polaire c’est la sincérité. Pas la mienne, celle de ceux qui font le vin.

 

Et je souscris à 100% à ce qu’a déclaré Olivier Roellinger au sieur Sébastien Lapaque qui graphe maintenant dans la pointe avancée de la Résistance aux vins conventionnels : la RVF, environné qu’il est d’encarts vantant les mérites des plus beaux fleurons de ceux-ci. 

 

« J’avais besoin de cette forme de sincérité. Dans une Bretagne massacrée par l’agriculture chimique, il était inévitable que la rencontre se fasse avec des vignerons en train de proposer un autre modèle. J’ai toujours mis un point d’honneur à travailler avec des légumes bio, des œufs bio, des volailles bio. Ma femme Jane a même poussé la démarche jusqu’à exiger des fleurs bio pour nos bouquets. Il était normal que le vin suive. C’est une cohérence qu’on doit avoir. »

 

Dangereux extrémiste ce chef breton d’autant plus qu’il aggrave son cas en prenant fait et cause pour les affreux, sales et méchants naturistes.

 

« Nous avons commencé avec Bruno Schueller, Patrick Meyer, Dominique Derain, Claude Courtois et Pierre Overnoy.

 

… Aujourd’hui au Coquillage on peut boire un vin d’Auvergne de Patrick Bouju, un chardonnay de Noëlla Morantin

 

… Pour suivre il y a du Ganevat, du Arena, du Vallette, du Peron, du Jambon

 

Ces vins sont entrain de sauver l’image du vignoble français. »

 

La patrie du vin français n’est donc pas en danger du fait des vins de chemin de traverse mais plutôt du fait de l’ennui provoqué par l’uniformité des vins dont on peut douter de la sincérité…

 

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 06:00

 

Sur les réseaux sociaux tout un chacun s’essaie à sortir la tête du flux ininterrompu en jouant, avec un bonheur inégal, sur le registre de l’humour, de la vacherie, de la parodie, de la pochade. C’est à qui fera un « bon mot » pour attirer le gogo.

 

Jusqu’à ces derniers temps le monde du vin, toujours à la traîne, se complaisait dans les sempiternels j’aime ton cru, ça sent la pêche melba, ça goûte bien, assorti chez l’exilé d’au-delà des Pyrénées d’une iconographie dans le style LUI des origines.

 

Bref, on s’ennuyait ferme et petit à petit beaucoup de blogueurs jetaient l’éponge ou s’engageaient dans la sous-traitance là où affleure encore le peu de pognon de la presse écrite.

 

Et puis, surgissaient du diable vauvert, la Revue des Gros Vins de France d’un certain Marc Hélalie et le Glourafi sur Twitter. Des pseudos bien évidemment, c’est plus commode, ça évite comme pour moi de se faire blacklister par la RVF et interdire de séjour par B&D.

 

Qu’importe !

 

Mettre un peu d’animation, foutre le bordel dans les conventions, asticoter les prétendues icones, qui souvent rient jaune, se la jouer Canard Déchaîné avec un zeste d’impertinence, une pincée de méchanceté et beaucoup de mauvaise foi, ça ne peut nuire à l’extension du domaine du vin.

 

Bien sûr il leur faudra tenir la distance, durer sans lasser et ça c’est une autre paire de manches…

 

Ce dernier samedi, alors que j’avais d’autres chats à fouetter, façon de parler, en une concomitance étrange, j’ai assisté bien au chaud à une partie de ping-pong sur la Toile.

 

Tout d’abord via Bourgogne-Live voilà t’y pas que l’ami Confédéré Paysan, Lilian Bauchet, du fin fond de sa nouvelle patrie du Beaujolais, sortait de son long silence d’ermite :

 

« Bon, deuxième post de l'année et nous ne sommes pas encore fin janvier. Le moral est bon, les jambes aussi. Ah, j'en ai bouffé des kilomètres de brouillon pendant la morte saison, je suis affûté comme jamais, c'est sûr, le titre de blogueur vin de la RVF 2016 ne m'échappera pas.

 

Qui pour me barrer la route ?

 

Olif ? Trop orienté vins naturels. Escapades gourmandes ? Trop léger, le vin, c'est un sujet sérieux…

 

Du morgon dans les veines ? Au contrôle antidopage, il ne passera pas.

 

Nicolas Lesaint ? Trop sensible, ça se sent dans ses écrits, son côté poète va lui jouer des tours quand ça va frotter dans le peloton à l'approche de l'arrivée, il n'aura pas les nerfs pour rester au contact.

 

Jacques Berthomeau ?

 

La réponse de Lilian, pleine d’à-propos est ICI 

 

Sa conclusion m’a fait sourire « Tu dois te demander pourquoi je te donne tous ces conseils, toi qui es un de mes principaux rivaux pour le titre ? Parce que j'aime trop ce sport pour voir un compétiteur de ton calibre passer à côté de sa carrière. Maintenant, tu en fais ce que tu veux de mes conseils, si tu veux rester le Poulidor de la blogosphère vin, ça te regarde. »

 

 

 

Rassure-toi Lilian, Poulidor n’est pas ma tasse de thé et si le vélo est l’un de mes amours c’est parce que je suis un bobo parigot cher au blogueur de l’année 2016.

 

Et là cher Lilian, tout comme Marc Hélalie, vous êtes largués par le peloton lorsque vous prétendez postuler pour ce titre 2106 déjà attribué par le RP Saverot.

 

Ce sera pour 2017, année des revenants dans une autre compétition. Peut-être face à l’afflux de candidats de droite comme de gauche vous devrez passer par la case des Primaires. Pour ma part, le Soviet Suprême de la RVF sous la férule du petit père du peuple de Marie-Claire, la barbe de 3 jours JP Lubot, m’a assigné au Goulag de la Toile, et je ne pourrai être des vôtres. Ce que je ne regrette en rien, cher Lilian, je préfère mes belles amies du haut de Ménilmontant à l’engeance postulante au titre.

 

 

Pour finir avec toi, un reproche de haute portée politique : comment peux-tu Lilian Confédéré Paysan publier ton blog sur une plate-forme inféodée à l’impérialisme US comme on disait de mon temps.

 

Mais ce samedi me réservait d’autres surprises puisque No Wine is Innocent sur rue 89 L’Obs. publiait :

 

Le Glourafi et La Revue des gros vins de France se moquent du vin par Antonin Iommi-Amunategui. Publié le 23/01/2016 à 14h46

 

« La Revue des gros vins de France et le Glourafi sont apparus récemment, et vite tombés dans les radars des amateurs et pros de vin : deux producteurs d’infos factices, décalées, ironiques, railleuses du « mondovino ».

 

Le premier via un blog, le second sur Twitter exclusivement, où ils se moquent, avec un humour cruello-tendre, des postures, figures et tendances du vin actuel. Mais comme pour les sites parodiques dont ils s’inspirent, sous les délires, il y a le sens.

 

On a donc essayé de faire parler leurs deux créateurs/animateurs. Les réponses sont parfois à prendre avec deux-trois litres de pincettes (notamment celles de la RGVF qui sont toutes, faut-il le préciser, farfelues voire outrancières, à l’image de ce qui est publié sur le blog en question). »

 

La suite ICI 

 

Sitôt, l’Hélalie qui doit fichtrement s’emmerder le samedi, rétorquait :

 

« Une interview de notre cher leader a été diffusé sur le média communiste Rue 89. Malheureusement, le journaliste Antonin Iommi Amunategui a coupé l'interview de notre grand leader, Marc Hélalie. Il a de plus mis côte à côte le glourafi qui est le pendant "gendre idéal" de notre magnifique maître de la pensée, Marc Hélalie, loué soit-il. Nous apportons ICI la version originale pour éclairer cette sombre histoire.

 

MDR le « trio BNP » Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, également principaux actionnaires du Monde, comme le disaient les jeunes avant que ce soit ringard : média communiste Rue 89 !

 

Qu’importe ce genre de détail, l’important c’est que face à ce déferlement, le duo Butane&Degaz sentait le couperet de la faux les frôler. Face à l’échec de leur stratégie d’entrisme chère aux trotskystes, menée par leur bedeau aux Richelieu bien cirées, il leur fallait réagir dans l’heure.

 

Comme je suis bon prince, lisant dans leurs pensées affolées, je leur ai proposé de recruter Lilian Bauchet pour lancer leur contre-attaque avec un titre qui en jette un max : En Bonbonne

 

De Gaz bien sûr !

 

La photo titre est tirée d'ICI 

 

Après Olif, c'est la deuxième grosse prise de guerre, dans le cercle très fermé des vins à poils, de l'infernal duo Butane&Degaz... Inutile de vous signaler que le répondeur de Nicolas 2 R répond inlassablement : j'ai piscine !

 

Désolé Lilian mais aller à vélo le week-end prochain, aux anonymes à Angers, est au-dessus de mes dernières forces. Je mandate donc la cantinière d’altitude du Lapin Blanc, mon amie Claire, elle aussi adepte du vélo de ville, un Poulidor je crois, tu n’y perdras pas au change…

 

 

Pour ton info, jeudi prochain, je vais écouter tes idoles José Bové et Carlo Petrini… Je les embrasserai de ta part…

Face à la résistible ascension de la Revue des Gros Vins de France et du Glourafi, Butane&Degaz lancent En Bonbonne avec Lilian Bauchet aux rennes…
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons « On n’est jamais meilleur qu’au moment de quitter le pouvoir » la contrition versus Nicolas Sarkozy.

Ma gestation est celle des éléphants qui ont la plus longue gestation parmi les mammifères terrestres : elle dure de 20 à 22 mois et ma période d’allaitement de mon bébé risque fort d’être aussi longue 36 à 48 mois. Irais-je cette fois-ci au bout de ma quête d’une impossible étoile ? Faudrait-il utiliser les fers ou pratiquer une césarienne pour vaincre mon indolence coupable ? Je ne le crois pas, une épaule bienveillante sur laquelle me poser suffira.

 

Un des maîtres du cynisme contemporain, Olivier Bardolle, éditeur-écrivain, vient de pondre un petit opus « Le cynisme comme remède au chagrin d’amour »

 

« Le cynisme ayant pour objet de combattre toutes les illusions, il était naturel qu’il constitue l’antidote à la première d’entre elles : l’amour. »

 

« L’énamoration, mot savant pour désigner le coup de foudre, est une période particulière pour les acteurs de la rencontre amoureuse. Elle les met en état de choc, état proche de la sidération, annihile tout sens critique, abrase l’estime de soi, neutralise l’humour un peu trop vif, et rend les amants complètement indifférents au monde et à ceux qui les entourent. Un couple amoureux n’est qu’un bloc d’égoïsme. »

 

« Donc, l’amour est une catastrophe, l’affaire est entendue et c’est sans doute ce que voulait dire Coco Chanel lorsqu’elle énonça cette idée-force : « Une femme qui aime est foutue. »

 

« De fait, la disqualification de l’amour s’exprime pleinement dans la rupture. Comme le disait Zsa Zsa Gabor : « On ne connaît pas un homme tant que l’on n’a pas divorcé de lui. »

 

« En général, l’état amoureux se manifeste par une forme d’idiotie béate qui met le sujet dans l’incapacité d’avoir un œil critique sur l’objet de son amour, devenu comme par magie un dieu / une déesse parmi les hommes. »

 

« Ceux qui sont en proie aux tourments du chagrin d’amour doivent admettre que c’est simplement leur cerveau de junkie qui souffre du sevrage. L’effet de manque est douloureux et générateur d’angoisse. Mais ils peuvent aussi se dire qu’hier, lorsqu’ils aimaient « comme des fous », ils étaient aliénés, assujettis à leur passion, asservis à autrui. La rupture dès lors peut-être vécue comme une libération. »

 

Citant Baudelaire : « Plus l’homme cultive les arts, moins il bande. Il se fait un divorce de plus en plus sensible entre l’esprit et la brute. La brute seule bande bien, et la fouterie est le lyrisme du peuple. Foutre, c’est aspirer à entrer dans l’autre, et l’artiste ne sort jamais de lui-même. »

 

Le milliardaire John Paul Getty Jr., fit cette réflexion désabusée « la fidélité envers une femme n’est concevable que si l’on a échoué en affaires. »

 

À l’autre extrémité Arletty relativisait le malheur « Les chagrins d’amour, c’est comme les régiments, ça passe. »

 

J’ai fait le choix de vie de mettre l’amour en berne alors je ne vais pas me lamenter parce qu’il m’est tombé dessus un beau jour d’été sur les bords du Bassin de La Villette.

 

Sarkozy le retour d’un pénitent.

 

Histoire de créer l’évènement, Nicolas Sarkozy a fait circuler le titre de son ouvrage La France pour la vie quelques jours avant sa publication, et Le Figaro en publie les bonnes feuilles ce 22 janvier. « Sarkozy mise sur un tirage de 120 000 exemplaires et espère en faire la pierre angulaire de sa réélection »

 

« Au creux de l’hiver, tandis que les Français passaient à table pour ce qui s’annonçait comme leur pire Noël depuis des années, l’ancien président Sarkozy écrivait un livre, relate le journal belge De Morgen. Et ce dans le plus grand secret ».

 

« Malheureusement, la France est impitoyable avec ses politiciens. Et personne ne le sait aussi bien que cet ancien chef de l’Etat devenu président du parti conservateur Les Républicains. A ce stade, personne n’a lu l’œuvre, mais au vu des commentaires, la probabilité est forte que la sortie du bouquin, le 25 janvier, n’y change pas grand-chose. »

 

« Pendant ce temps, au sein du parti Les Républicains, “le curseur se déplace vers le centre”, écrit De Morgen. Et cette configuration profite à l’ancien Premier ministre Alain Juppé, qui “est aujourd’hui l’homme politique le plus populaire de France ».

 

« Quant à Nicolas Sarkozy, il a bien sûr toujours une cour de fidèles « qui lui prédisent un soudain regain de popularité. Mais il lui faudrait un miracle pour qu’il remporte la primaire – sans parler de la présidentielle, dans un an et demi ».

 

« 260 pages pour renouer le lien avec les Français. Rejeté selon les sondages, distancé par Alain Juppé dans la course à la primaire, Nicolas Sarkozy joue son va-tout. Voici le contenu de ce livre écrit dans le plus grand secret et tiré à 120 000 exemplaires.

 

Le mea culpa

 

Nicolas Sarkozy fait son mea culpa et cette fois-ci n’y va pas par quatre chemins. Il confie n’avoir pas mesuré « la portée symbolique » du Fouquet’s. Le séjour sur le yacht de Bolloré quelques jours après son élection : « une erreur de jugement incontestable. Je me demande encore comment j’ai pu commettre un tel impair ». Le « casse-toi pauv’con » du salon de l’agriculture en 2008 : «une bêtise que je regrette encore aujourd’hui. J’ai abaissé la fonction présidentielle. Avoir du caractère n’autorise pas tout. »

 

François Hollande

 

Nicolas Sarkozy répète à plusieurs reprises qu’il n’a « ni amertume, ni détestation » à l’égard de son successeur. Pourtant il le cible dès le prologue : « Qui pourra décemment prétendre que la sécurité des Français est entre de bonnes mains? » Puis tout au long son livre : « Il sait dissimuler, masquer, parfois même travestir la vérité (…).Il n'aime ni décider, ni trancher. Son monde est celui de l'ambiguïté sympathique.». Retour aussi sur la passation de pouvoir du 15 mai 2012 où François Hollande n’attendit pas qu’il monte dans voiture pour tourner les talons. Nicolas Sarkozy se montre cinglant. « Son comportement avec Carla (…) fut d’une froideur à la limite de la mauvaise éducation. L’homme amical et chaleureux en privé laissa place à un Président distant, glacial et mal à l’aise. »

 

La suite ICI

 

ON PEUT PAS, ON A PISCINE

 

Les temps sont durs pour Nicolas Sarkozy. Même réussir à organiser un déjeuner avec les nouveaux présidents de région LR semble être une gageure pour le président du parti. Car le "tout sauf Sarkozy" est ressuscité par… la droite elle-même. Et cet épisode en donne une certaine illustration.

 

Ainsi apprend-on ce jeudi 21 janvier tant dans L’Opinion que dans les confidentiels du Point que l’invitation à déjeuner des présidents de région n’a pas reçu l’accueil espéré. Loin de là. Très loin de là même. Nicolas Sarkozy les avait pourtant invités pour un petit gueuleton le 20 janvier. Mais les multiples désistements ont poussé le probable candidat à la primaire à annuler le rendez-vous. Un camouflet.

 

Un proche d’un "édile" ironise ainsi dans Le Point :

 

Ils avaient tous piscine !

 

Premiers à décliner ce déjeuner, Xavier Bertrand, nouveau patron de la grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Valérie Pécresse, nouvelle présidente de l’Ile-de-France et Christian Estrosi, boss de la région Paca à l’antisarkozysme grandissant. Tous avaient annoncé au lendemain de leur victoire régionale l’envie de "faire de la politique autrement". Ceci explique-t-il cela ?

 

Et puisque le président de la grande région Est Philippe Richert s’est mêlé à la cohorte des déserteurs, Nicolas Sarkozy a préféré tout annuler que de faire un dej’ a minima avec seulement deux des six présidents des régions gagnées par son parti, Bruno Retailleau et son nouveau numéro 2 rue de Vaugirard Laurent Wauquiez.

 

Thierry Breton, ancien ministre de Jacques Chirac, était ce matin sur France Inter.

 

Une intervention surprenante durant laquelle il a tour à tour défendu la politique de formation de François Hollande, critiqué Nicolas Sarkozy et lancé l'idée d'une mutualisation des dettes de défense des pays européens.

 

« Interrogé sur les raisons de cette crise sans fin sur le front de l'emploi et celui de l'économie qui touche la France, l'ancien ministre a eu cette réponse surprenante : "On a eu une gestion de la crise entre 2007 et 2012 qui a été la plus mauvaise de tous les pays européens", a-t-il lâché, devant une Léa Salamé prise de court. Et de poursuivre sur la même tonalité : "On a augmenté la dette de la France de 600 milliards d'euros, on a décroché totalement par rapport à l'Allemagne (...) ce décrochage est absolument tragique pour la construction européenne et pour l'avenir de nos concitoyens". Et vlan pour Sarko ! Même les socialistes, depuis leur arrivé au pouvoir, n'avaient osé faire un inventaire si cruel de la gestion sarkozyste de la crise. Il faudra donc rajouter Thierry Breton, à la longue liste de ces hommes de droite qui n'ont plus peur de critiquer le tenancier des LR. »

 

La suite ICI 

 

LA CONFIANCE – Pour être élu président de la République, il faut croire en sa bonne étoile. Et ne pas trop se fier aux sondages. C'est en tout cas ce que l'on veut croire dans l'entourage de Nicolas Sarkozy : la popularité d'Alain Juppé ne veut rien dire et l'ancien Premier ministre finira par se ramasser à un moment où un autre, c'est une certitude.

 

Nicolas Sarkozy lui-même est persuadé que son principal adversaire pour la primaire de la droite et du centre finira par s'écrouler. Pourquoi en est-il sûr ? Parce que l'histoire comporte de nombreux exemples de gens adorés par le peuple mais jamais porté aux responsabilités. Cité par Le Parisien ce dimanche 17 janvier, l'ancien président dit :

 

Les François ont adoré Simone Veil, Jacques Delors, Edouard Balladur et Bernard Kouchner. Mais ils ont voté pour Mitterrand, Chirac et moi !

 

Et Nicolas Sarkozy est plutôt bien placé pour savoir que les gens n'ont pas toujours voté pour les gens populaires, comme Edouard Balladur qu'il a soutenu en 1995, ce qui lui a valu une jolie traversée du désert après la défaite de l'ancien Premier ministre au premier tour de la présidentielle... Mais c'est une autre histoire.

 

ISLAMISME vous avez dit islamisme !

 

« Nos cœurs se serrent un peu plus chaque jour, quand, à Marseille, un enseignant juif est attaqué à la machette par un émule de Daech avant que des islamistes tuent 29 personnes dont des Français dans un hôtel de Ouagadougou, au Burkina Faso.

 

Jusqu'à présent, il régnait à Marseille un esprit bonasse qui permettait de penser que de tels actes y étaient impossibles. De même, le Burkina Faso semblait une oasis dans un océan terroriste. Mais la barbarie islamiste n'a plus de frontières. Elle va nous chercher partout, jusque dans nos retranchements, pour nous saper le moral.

 

L'agonie, c'est long, surtout vers la fin : ce n'est pas seulement vrai pour les civilisations. Elle est d'autant plus pénible que l'esprit du temps, mélange de confusionnisme et d'acculturation sonore, nous empêche de comprendre ce qui se passe. Notez que, à gauche comme à droite, on ne s'exprime souvent qu'en slogans sur l'islamisme. Résultat : l'avalanche des mauvaises nouvelles nous tétanise.

 

Dans ce monde en démolition, Un silence religieux (1), le livre de Jean Birnbaum, est une très bonne nouvelle, le signe que les yeux s'ouvrent enfin, la preuve qu'il ne faut jamais désespérer. Écrit par l'un des piliers du Monde, journal qui a fait preuve d'une incroyable cécité sur le phénomène islamiste, c'est un essai profond et courageux qui bouscule les idées reçues, à faire lire d'urgence dans les universités et les salles de rédaction. »

 

C’est signé FOG le néo-marseillais ICI 

 

La gauche et l’islam : le cas «Libé» le 21.01.2016 l’Hebdo

 

Le quotidien libertaire est accusé par les laïcs de donner des gages aux « bigots ».

 

« Libération a une partie de son avenir qui se joue dans les quartiers populaires. » En d’autres termes, dans les banlieues où vivent de nombreux musulmans. C’est Johan Hufnagel, patron des éditions numériques du quotidien français, qui l’affirme à L’Hebdo. Pour un titre se revendiquant de gauche, viser le lectorat des quartiers populaires, rien de plus normal. Sauf que cette déclaration en forme de positionnement commercial, suppose également une orientation éditoriale, en l’occurrence assez nouvelle. Pour ce journal à l’ADN libertaire, il s’agit désormais d’être islamo-friendly. Au point de faire copain-copain avec les « bigots », pire, avec les « islamistes », ces « ennemis de la laïcité », dénonce, à gauche toujours, le camp laïque, où l’on trouve notamment un ancien rédacteur en chef de Libération, période 1981-1987, Jean-Marcel Bouguereau. »

 

La suite ICI 

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 06:00
Ettore Scola n'est plus, une journée particulièrement triste pour le cinéma et pour moi.

Un des derniers grands maîtres du cinéma italien Ettore Scola, réalisateur de chefs d'oeuvre mettant en scène Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Vittorio Gassman ou Nino Manfredi avec, « Nous nous sommes tant aimés » 1974, « Affreux, sales et méchants » 1976, « Une journée particulière » 1977 est mort mardi à Rome à 84 ans.

 

 

Le 8 mai 1938, Rome en fête organise un grand défilé en l'honneur d'Adolf Hitler, venu en Italie pour consolider son alliance avec le Duce. Dans un immeuble d'un quartier populaire, Antonietta, Sophia Loren, épouse d'un petit fonctionnaire fasciste, se consacre aux tâches ménagères. Son mainate s'échappe et se pose sur le rebord d'une fenêtre. Antonietta en avertit le locataire concerné. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance de Gabriele, Marcello Mastroianni un commentateur de radio homosexuel, récemment licencié, qui attend son arrestation imminente...

 

 

Le décor de ce film prestigieux mais crépusculaire est un immeuble mussolinien filmé comme un tombeau : toute vie semble y avoir disparu en ce jour de mai 1938 où les Romains fêtent la visite de Hitler. Ne restent dans l'immeuble que deux exclus de l'héroïsme fasciste : un homosexuel persécuté et suicidaire, et une mère de famille abandonnée à ses casseroles.

 

Le film est un huis-clos dans un immeuble reconstruit en 1934, selon les critères de la nouvelle architecture fasciste pour les fonctionnaires viale XXI Aprile à Rome. Les distinctions sociales étaient prises en compte dans la répartition des logements. Tout était fait pour que les gens puissent s’épier, s’espionner, dénoncer.

 

 

Histoire d’apparence banale, mais qui ne l’est pas : deux êtres que tout sépare se rencontrent et s’aiment dans une période troublée, où triomphe l’exaltation de l'héroïsme fasciste. Une histoire d'amour qui semble la première pour Antonietta et la dernière pour Gabriele. Le contre-emploi de Sophia Loren, mal fagotée, mère au foyer abandonnée à son train-train quotidien, toute dévouée à sa famille correspond parfaitement au modèle de la mère prôné par le fascisme. Elle ne remet jamais en cause ce système, elle l’accepte docilement. Et le couple improbable qu’elle forme avec un Marcello Mastroianni, en intellectuel homosexuel, et donc forcément célibataire, raffiné et sensible, loin des valeurs viriles défendues par le fascisme, devient bouleversant. Aucun mélo, la peinture des sentiments est juste, sensible, émouvante.

 

J’ai pleuré.

 

Le fossé infranchissable, intellectuel, politique, social, et moral qui sépare ces deux êtres, est balayé par les circonstances exceptionnelles. Tout s’efface, les cases disparaissent, restés seuls dans cet immeuble mussolinien filmé comme un caveau : toute vie semble y avoir disparu en ce jour de mai 1938, Gabriele ne devrait pas pouvoir tomber amoureux d’une femme et Antonietta succomber à l’adultère. Tout devient possible du fait de leur fragilité, fragilité liée à leur solitude. Sans elle chacun serait resté sur ses positions, il n’y aurait pas eu de volonté de se lier à l’autre. C’est elle qui m’a bouleversé. Ce sentiment fort et irrépressible qui naît bouscule le système qui emmurait ces deux êtres si différents. L’amour l’emporte !

 

Tout cela est magnifié par une mise en scène impeccable, c'est du grand cinéma .

 

Les belles histoires sont intemporelles. Une journée particulière fait partie de ces films qui ne vieilliront jamais.

 

Dans un entretien avec Jean A. Gil, auteur du Cinéma italien (La Martinière), Ettore Scola expliquait, au sujet de l'homosexualité, que, «sous le fascisme, celui-ci n'existait même pas comme concept. Le mot n'est jamais apparu sur un journal de l'époque. […] Beaucoup d'homosexuels étaient indirectement accusés et éloignés de leur travail, ils étaient envoyés au confino de Carbonia, en Sardaigne, où étaient détenus également des subversifs non homosexuels.»

 

En 2012, lors une intervention à la Cinémathèque française, après la projection du film, Ettore Scola, cinéaste multi-récompensé, a confié que la distinction qui l'a rendu le plus fier lui a été donné par une association gay italienne, Fuori!, pour son respect des personnes homosexuelles.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 06:00
Henri Vincenot, le bourguignon chouchou de Bernard Pivot, aimait les gaudrioles, moi aussi !

Le maïs en grains au Bourg-Pailler c’était pour les poulets. Il séchait à l’air libre en des silos grillagés avant d’être égrené. Nos seules farines étaient celle de froment et de blé noir. J’ai découvert la polenta à la table d’une amie italienne de maman qui vendait du linge de table de la marque Linvosges.

 

Ha le maïs et ses poupées dont je fumais les « cheveux » séchés !

 

Je ne puis m’empêcher d’évoquer ce secrétaire d’État à l’Agriculture, vétérinaire de son état qui, suppléant le Ministre en titre, Pierre Méhaignerie, IGREF de son état, lors d’un Conseil des Ministres du Marché Commun, lisant un papier d’un conseiller, tout au long de son intervention, évoqua avec le plus grand sérieux le MAIS. Pauvre tréma !

 

Même si j’aime la gaudriole je ne galèje pas, le maïs fut humilié.

 

Mais, en voilà une belle transition, vous allez me dire quel rapport entre le maïs et la gaudriole ?

 

Patientez !

 

Un peu d’histoire et de géographie : comme vous le savez sans doute le maïs cultivé en Amérique centrale il y a 7000 ans, vénéré par les aztèques et les Mayas, arrive en Espagne avec Christophe Colomb en 1493 puis il migre dans la région de Venise vers 1530 où, par ignorance de son origine, il est dénommé «Blé de Turquie». De sa farine naîtra la Polenta chère à Alessandra. Ensuite le maïs traversera l'Italie du nord et les Alpes en empruntant le chemin des espagnols de Milan aux Pays-Bas. Il est attesté en Bresse pour la première fois à Flacey-en-Bresse en 1611, à Louhans en 1625.

 

Pour son haut rendement le maïs était considéré par les paysans comme une plante miracle et pour ne rien perdre, les épis étaient séchés au four à pain et un jour sans doute, certaines furent grillées. Finement moulu, ce maïs donne une farine odorante, colorée et bouillie au goût de noisette qu'on appela : LES GAUDES.

 

Dans son livre Célébration des gaudes, Robert Bichet, à la page168 écrit :

 

« Christophe Colomb rapporta le maïs en Europe à la fin du XVe siècle. La céréale parvint en Bresse deux siècles plus tard et servit initialement à la nourriture du bétail et du réputé poulet de Bresse. Cette variété était appelée blé de Turquie puis maïs jaune de Bresse. Très rapidement les paysans prirent conscience de ses qualités nutritives pour l'homme et commencèrent à en torréfier les épis afin d'en tirer une farine aisée à conserver. Échappant à la dîme, son succès fut très rapide. Au début du XIXe siècle, la pomme de terre devint une alternative et, le niveau de vie s'améliorant avec la diversification alimentaire, les gaudes ne se consommèrent désormais plus qu'au petit déjeuner. L'arrivée du café au lait dans les habitudes relégua les gaudes dès les années 1920 au rang de curiosité folklorique. »

 

À noter que « Les paysans étaient friands de la peau qui se formait à la surface de la bouillie, et pour la "rasure", récupérée au fond de la marmite, et craquant sous la dent.

 

C'est l'abus de gaudes qui est à l'origine du surnom des Bressans "les ventres jaunes". Il faut savoir aussi qu'en latin Gaude signifie Réjouissez-vous.

 

On disait aussi en mangeant quelque chose de bon : c'est de la peau de gaude.

 

 

Dans sa Cuisine de Bourgogne chez Denoël Henri Vincenot est plus prolixe :

 

Les Gaudes.

 

« Je classerai cette bouillie de farine de maïs grillé dans les soupes, car c'est au "souper" (repas du soir - le "diner" étant le repas de midi) qu'on la consomme, au lieu et place de la soupe.

 

Mais on n'en reste pas là et, comme on verra, l’on peut s'il en reste, en faire entremets ou desserts. Les vraies "gaudes" sont tout simplement une bouillie de "treuqué (1)", à l'eau, légèrement salée, de la consistance d'une bouillie pour bébé, assez épaisse. Elle est servie dans l'assiette-calotte "l'écuelle, pour parler français" que l'on n'emplit qu'à moitié. On finit de la remplir avec du lait cru, fraichement trait. On la mange savamment en prenant, dans sa cuiller, un peu de "gaudes", au fond de l’écuelle, et un peu de lait resté en surface et tiédissant au contact de la bouillie. Le raffinement est obtenu par le contraste entre la bouillie chaude légèrement salée et le lait naturellement sucré et frais, et encore entre la rugosité relative de la farine grillée et la douceur du lait, ou enfin, pour l'œil qui lui aussi doit se régaler, entre la belle couleur ocre doré du maïs et la blancheur et l'onctuosité lactique. C'est parce qu'il satisfait pleinement tous les sens épanouis que ce plat est très nourrissant et peut suffire au repas du soir, pour peu que l'écuelle soit d'une bonne contenance. Certains sucrent la bouillie à la cuisson, sans pour autant négliger de la saler légèrement.

 

Autre raffinement. D'autres enfin, en tout cas, y ajoutent, dans l’écuelle même, une cuillerée de crème. Enfin, au refroidissement, s'il en reste, cette bouillie se prend en gâteau. On peut alors, le lendemain matin, la couper en cubes ou en losanges et la faire griller au saindoux (version salée) ou au beurre (version sucrée). C'est, au petit matin, avant de partir au travail, ou à la chasse ou à la pêche, un viatique diablement roboratif, à condition de le compléter d'une tranche de jambon ou de "beursaudes salées"... Mais ceci est une autre histoire...

 

  1. "Treuqué" nom patois du maïs (de la vieille appellation: "turquis", ou "blé de Turquie"

Le « treuqué », maïs soufflé bourguignon

 

Gaudes au froment

 

« À défaut de maïs, mes grand-mères utilisaient, de la même façon, le blé. Nous avons conservé cette tradition. Il est facile, et amusant, de griller les grains de blé, le soir devant le feu, lorsqu'on a la chance d’en avoir un, dans une poêle à frire. Lorsque les grains sont bien dorés, on les concasse au moulin à café, plus ou moins finement selon les goûts et l'on utilise cette farine très grossière pour faire la bouillie de froment. Soit à l'eau, soit au lait exactement comme les "gaudes de treuqué". Cette bouillie de froment grillé est plus digeste que la bouillie de froment nature car le, grillage transforme l'amidon en dextrine très assimilable, comme diraient les diététiciens qui l'ont appris de nos grand-mères. Les "gaudes", (1 racine celtique god ou yod signifiant exactement : bouillie) que l'on baptise volontiers "étouffe-chrétiens", car elles constituent une nourriture solide, quoique délicieuse. »

 

À la table des Vincenot « On mange une cuisine simple, une cuisine familiale et bourguignonne, on n’a pas le droit de se plaindre pour dire que la purée est trop (ou pas assez) salée, on est là pour échanger en harmonie et pas pour se disputer !

 

À la table des Vincenot, les jours de fêtes, chacun met la main à la pâte : marinade, cuisson du sanglier et pauchouse réservées à Henri, le père, allumettes au fromage, desserts et gestion de l’intendance, prérogatives d’Andrée, la mère, assistés des enfants, trop heureux d’avoir « le museau au ras des plats »…

 

 

J’ai mis du temps mais j’y arrive à LA GAUDRIOLE ou plus précisément aux GAUDRIOLES qui sont des sablés aux gaudes,  « mondialement connu sous le nom des gaudrioles. Voici, selon un indigène la recette "ethnologique" de ces sablés à base de farine de maïs, que connaissaient toutes les bonnes grands-mères bressanes.

 

Ingrédients : 250g de gaudes, 250g de graisse végétale ou de beurre, 200g de sucre, 3 œufs, 1/2 sachet de levure chimique, 1 pincée de sel.

 

Préparation : délayer les œufs avec le sucre, incorporer les gaudes en pluie, la levure, ajouter la graisse ou le beurre par petits morceaux, le sel. Laisser reposer 1/2 heure. Étaler la pâte sur 1 cm d'épaisseur, détailler avec un moule ou un verre, poser sur une tôle et laisser reposer à l'abri de l'air 1/2 heure à nouveau. Cuire ensuite 10 minutes à 180°.

 

Si vous souhaitez acheter des Gaudes allez sur le site du MOULIN DE CHAUSSIN qui est l'un des fabricants les plus réputés de Gaudes. 

 

Pour les linguistes : source CNRTL

 

 

GAUDRIOLE, subst. fém

 

  1. Propos licencieux (généralement avec une valeur érotique). Synonymes gauloiserie, grivoiserie, polissonnerie.

Dire, chanter, débiter des gaudrioles.

 

« Les femmes apportaient leurs seaux et leurs terrines, remplis du lait de la veille; (...) le laitier, un petit homme moustachu, aux yeux câlins, leur lançait des gaudrioles » (Arland, Ordre, 1929, p. 32)

 

« Les voix lointaines se faisaient plaintives, les gaudrioles, les couplets obscènes, écorchés par des gosiers que l'absinthe avait brûlés, flottaient doucement, avec des tendresses et des mélancolies pénétrantes. Zola, M. Férat, 1868, p. 281.

 

B. − La gaudriole. L'amour physique. Synonyme la bagatelle le sexe.

 

« Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert » (Zola, Curée,1872, p. 367).

 

« Une femme gentille... bien nippée... et qui ne craindrait pas la gaudriole. Les marins, les militaires, c'est rieur, c'est farceur, c'est bon enfant (...) ça aime le sexe... ça dépense beaucoup pour le sexe... » (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 188) 

 

« ... je reproche à Maupassant son manque de sérieux dans le domaine de l'amour physique qu'il confond souvent avec la gaudriole. Miller a vu plus juste. L'érotisme est sérieux, parfois même tragique. Green, Journal, »1954, p. 244.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:50
Raphaël Schirmer : si je me mets dans la peau des gros vendeurs de vin-PQ, excusez-moi l’expression, je n’irai pas me faire chier à sourcer dans le pays des black-bérets !

Cher Raphaël Schirmer,

 

Merci de me donner une telle visibilité sur le grand média qu'est le POINT.

 

Mon titre est très FOG mais comme le fait remarquer sa biographe Marion Van Rentergheim FOG Don Juan du pouvoir, c’est la clé de la vente.

 

Oui je sais, vendre, ce n’est pas la tasse de thé des Français, comme l’écrivaient certains alters le vin n’est pas une marchandise.

 

Excusez-donc ma vulgarité Fogienne mais comme l’écrivait un grand amateur de Bordeaux, Jean-Paul Kauffmann dans Le Matin de Paris lors de la sortie du roman de FOG en 1982. « Vaste pot-pourri giesbertien, un roman d’initiation sentimentalo-politique, écrit dans un style hussard à la Nimier […] Le paradoxe de FOG est déjà en place : la politique suscite chez lui une fascination dégoûtée. Il renifle une odeur de purin, mais il aime le purin. »

 

Je sais que FOG coule des jours de bienheureux dans la cité phocéenne mais son ombre tutélaire plane toujours sur le Point qui vient d'émigrer dans le XVe...

 

Vous me reprochez de vous avoir mal lu je pourrais vous renvoyer la balle d’un revers, qui ne serait pas forcément gagnant, en vous répondant que la vôtre est bien partielle.

 

Lire ICI 

"La ferme des mille vignes"… Le débat est ouvert !

Jacques Berthomeau a réagi, sur son blog, à l'article "La fin des droits de plantation ou la ferme des mille vignes". Raphaël Schirmer lui répond.

 

Je ne fais pas partie de la « communauté scientifique », comme me le disaient si souvent les chercheurs de l’INRA lorsque j’étais basé au 78 rue de Varenne, et bien sûr je ne suis pas en possession de la boîte à outils nécessaire aux belles démonstrations macro-économiques, aux analyses bien huilées qui ne débouchent sur aucune décision stratégique.

 

Et, ne vous en déplaise, Raphaël Schirmer, celle d’implanter une vigne sur le modèle «du Nouveau Monde» pour faire court, en est une, aussi bien pour les gros zinzins que pour le vigneron de base.

 

La libéralisation, bien relative, des droits de plantation va-t-elle dans les 30 années à venir modifier radicalement le modèle français, en attirant sur nos beaux terroirs des investisseurs avides de beaux retours sur investissements ?

 

Je ne le pense pas, même si, comme vous le faites remarquer il est bien difficile de se risquer, dans un monde en mutation radicale, à faire des prévisions.

 

Au passage me reprocher de n’avoir qu’une vision franco-française sur le sujet relève un peu de l’arrogance du chercheur en chambre. Sans flagornerie j’ai vendu du vin dans une filiale de Pernod-Ricard ce qui me permet de discuter stratégie mondiale avec celui qui reste encore un conseiller important Pierre Pringuet, et du côté du lait j’ai passé ma fin de carrière à dialoguer avec les nains du secteur : Lactalis, Bongrain, Danone, Sodiaal sur la fin des quotas laitiers et les conséquences sur le paysage laitier français.

 

Je suppose que c’est aussi votre cas Raphaël Schirmer car c’est à ce niveau que se prennent les grandes décisions stratégiques d’investissements tout comme au niveau de chacune des entreprises viticoles ou laitières individuelles ou sociétaires.

 

Bref, ma réponse à votre chronique m’a pris 30 mn chrono car je n’ai ni le temps ni le goût d’aller au-delà de cet effort pour contribuer au débat collectif. Je ne suis qu’un petit chroniqueur de la Toile qui s’intéresse à ceux qui boivent le vin au-delà de l’impérialisme intellectuel des sachants.

 

Lorsque j’écrivais que Mondavi a échoué en France je ne faisais pas référence ni à la bataille ridicule d’Aniane, ni au scandale du pinot noir de Sieur d’Arques destiné à la marque Red Bicycle destinée au seul marché US, mais à son échec commercial cuisant sur notre marché domestique.

 

Hé oui, cher Raphaël Schirmer, le commerce du vin en France et dans le monde ne répond pas toujours aux tables de la loi des 5 P du marketing. Ça peut bien sûr changer, je n’en disconviens pas mais ce dont je suis sûr c'est que miser sur l’océan rouge du vrac mondial nécessitera une révision radicale du sourcing à la française 

 

Quant à mon ironie sur les champs de betteraves à sucre ou de céréales des grandes plaines elle n’était qu’un clin d’œil au géographe qui doit sans doute se souvenir de la dualité de la Champagne chère à Vidal de la Blache. Champagne Céréales et Nicolas Feuillatte même combat !

 

Le pire n’est jamais sûr et loin de moi l’idée qu’une partie de notre vignoble, le Languedocien en priorité, retrouve le modèle qui fut le sien à l’époque glorieuse des VCC. Pour l’heure ce n’est pas le choix qui a été fait pour des raisons qui tiennent pour beaucoup au déni de cette période. Je ne fais que le constater : les ex-vins de pays d’Oc chers à Jacques Gravegeal sont les héritiers de ce temps et le «succès» de Gérard Bertrand s’est construit sur le socle de l’incapacité des coopératives viticoles de vendre leurs vins.

 

Si vous me permettez cette expression Raphaël Schirmer descendez de votre socle macro-économique qui, certes est bien utile à l’analyse des tendances, pour aller à la rencontre du terrain des décideurs économiques tels In Vivo qui veut fédérer les coops du Sud, Pernod-Ricard, Grand Chais de France, LF Latour, Christophe Navarre, les grands d'Espagne, les grands Ricains, les winemakers et des vignerons qui savent vendre leurs vins sur les marchés mondiaux.

 

Je vous cite :

 

« J’ai en ce qui me concerne en tête plutôt Walmart (484 milliards de $ !) ou Costco. Costco dont on se souviendra que l’influente Annette Alvarez-Peters avait déclaré que vendre du vin ou du papier toilette, c’est la même chose. Comme quoi, le parallèle avec la bière n’est peut-être pas si bête que cela, certaines font pire. Et d’ailleurs, Starbuck a lancé avec succès la vente de vin dans ses enseignes américaines ; on peut s’attendre à ce qu’il fasse de même en Europe ou ailleurs. Au bas mot, 19 000 sites dans le monde. Il faudra bien les approvisionner. Et je suis prêt à parier que les fast-foods vont suivre d’ici peu. »

 

Bien d’accord avec vous mais si je me mets dans la peau de ces grands vendeurs de vin-PQ, excusez-moi l’expression, je n’irai pas me faire chier à sourcer dans le pays des black-bérets ! La palette de mes choix est telle, et ce n’est pas à l’un des auteurs de l’Atlas Mondial du vin que je l’apprendrai, que je n’aurai que l’embarras du choix, y compris chez nos voisins ibériques.

 

Pour faire des vins aromatisés ou des rosés à 2 balles, le négoce français a lui-même fait ce choix :

 

« Les importations françaises de vins sans indication géographique (IG) ont affiché de fortes hausses au cours des dix premiers mois de l’année 2015 par rapport à la période précédente. Selon FranceAgrimer, les importations de vins sans IG en vrac sans cépage ont progressé de + 13 %. Ceux mentionnant le cépage affichent, de leur côté, + 34 % d’augmentation. Les importations de vins sans IG en bouteilles enregistrent également une progression de + 34 %, mais ce type de vente reste encore limité au profit du vrac.

 

Au total, les vins sans IG, dont la majorité provient d’Espagne, représentent 66 % des importations françaises de vins. Une proportion en hausse de deux points par rapport à 2014. Année au cours de laquelle de nombreuses marques de vins sans IG tricolores ont choisi de s’approvisionner en Europe plutôt qu’en France. »

 

Pour terminer cette discussion bien inégale, si j’ai qualifié de phantasme la crainte d’une ferme des mille vignes ce n’est pas pour affirmer que ce risque n’existe pas, loin de moi cette affirmation, mais pour dire qu’à moyen terme la Vigne France, face aux défis mondiaux, à d’autres sujets de préoccupations bien plus vitaux à affronter. Rien de plus rien de moins, la capacité des dirigeants du monde du vin à exhiber des leurres pour les masquer est un grand classique du genre.

 

Enfin Raphaël Schirmer votre conclusion m’étonne, puisqu’elle évoque les stigmates sur les paysages de notre politique viticole dites régulée par les droits de plantation et autres mesures de gestion.

 

« La « ferme des mille vignes » n’est qu’une image, à ne pas prendre au pied de la lettre. Il est pourtant des secteurs du Bordelais, de la Loire ou de Champagne qui sont complètement banalisés. Grandes parcelles monotones, absence de toute autre végétation que la vigne, et rectitude des horizons. Hélas si, je suis déjà bien « inquiet pour nos chers paysages viticoles ».

 

Je n’ai pas pris votre image au pied de la lettre puisque j’ai écrit que la fameuse ferme des 1000 vaches n’était qu’un cache grossier masquant le choix de beaucoup de fermes laitières du Grand-Ouest toutes tournées vers l’hyper-productivité sourcing des grandes tours de séchage alimentant le marché chinois.

 

Pendant que j’y pense, les soucis du porc breton, face à la concurrence allemande, devraient amener à réfléchir sur le concept de rentabilité d’une exploitation face à la mondialisation.

 

Merci de m’avoir lu attentivement... Mon blog un espace de liberté ouvert à tous les contributeurs qui souhaitent s'y exprimer pour faire avancer les idées... Je forme le voeu que la communauté scientifique s'ouvre elle aussi au grand large plutôt que de rester confinée dans des colloques accadémiques et ennuyeux....

 

PS. Pourriez-vous m'expliquer pourquoi mon rapport tardif de 2001 ait émané d'un type comme moi et non de la communauté scientifique du vin ? 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 06:00
En France on n’a pas beaucoup d’idées mais on a des vins pétrolés vous avez 3 heures pour commenter le texte ci-dessous.

Le texte ci-dessous n’est pas une invention personnelle mais un extrait d’un article bien réel puisé à la meilleure des sources de la presse du vin. Mon découpage n’en change pas le sens.

 

J’ai retiré toute référence au cru concerné afin que vous puissiez le commenter à l’aveugle…

 

Le commentaire devra analyser la richesse du vocabulaire et s’employer à mettre en exergue la pertinence de la description.

 

Votre dissertation ne sera pas noté, ni sur 20, ni sur 100… elle servira seulement à l’édification de celles et ceux qui se destinent au métier de dégustateur de vin.

 

« Dans ce fond de ce petit vallon… où souffle un air plus pur qu’ailleurs, une enclave préservée de toute urbanité… le petit vignoble est en grande partie dévolu au riesling… Les sols pauvres, formés de sédiments amalgamés depuis 250 millions d’années, sont difficiles à travailler… Ces terres exigent un labeur qui eut la faveur des moines, ceux de l’abbaye cistercienne toute proche qui cultivaient la vigne au XIIe siècle… Les énergies et les rayons du soleil s’y concentrent, forgeant des vins de belle étoffe, parfumés, élégants et suaves, capables de vieillir une vingtaine d’années. La partie ouest du cru est la plus sèche. C’est là que se trouvent ses plus intéressantes interprétations, surtout lorsque les vins sont vinifiés secs, sans apport de bois neuf qui masquent leurs nuances. La tension énorme qui s’en dégage appelle la patience, ne libérant qu’au fil des ans le potentiel de ces vins de gastronomie… peu de chances de remplir un baril avec les notes pétrolées du… vous gouterez ainsi plus pleinement l’énergie de de ces vins aptes à s’acoquiner avec de beaux poissons à la crème ou des viandes délicates. »

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 06:00
Marc Hélalie de la Revue des Gros Vins de France fait un carton sur le spécialiste de l’imprécation et de l’exécration…

C’est un homme du sérail, il taille, souvent avec une belle pertinence, de beaux costards à l’engeance qui se la pète sur Internet.

 

Dès qu’il est entré en scène beaucoup m’ont interrogé : qui c’est ?

 

Je ne sais et peu me chaut de savoir qui se cache derrière cette plume acérée qui fait rire jaune les accros du buzz sur tout, le contraire de tout et tout et son contraire. Tout est bon pour que la petite confrérie des adulateurs de Face de Bouc puisse frétiller, poster des commentaires qui se veulent à un degré d’humour qu’une échelle de Richter de l’humour rance ne peut mesurer.

 

Comme l’écrit Marc Hélalie dans sa dernière chronique « s'attaquer « au vin nature. » Je pense que je peux faire au moins 10 000 clics sur ce sujet. Dans un premier temps, je vais prendre des photos de bouteilles très connues dans ce milieu que je vais vider dans mon évier. Par la suite, je pense affirmer que le vin nature n'existe pas et que c'est une escroquerie. En mesurant les sulfites dans les vins dits « sans ».

 

J'avais le choix, soit je partais sur le combo Bordeaux boisé-pesticides-Mouton Cadet-Gérard Bertrand, soit le combo Biodysorciers-vins natures qui puent- bobos. J'ai pris la seconde voie, c'est un choix clairement assumé, et si c'était à refaire, je referais la même chose. Aujourd'hui je me suis fait beaucoup d'amis dans le monde du vin, et je ne pourrais plus faire machine arrière. Je comprends qu'il est parfois dur de prendre une voie, mais maintenant je travaille pour devenir Blog de l'année de la Revue des Vins de France. ( Média confrère qui malheureusement puise nombre de ses sujets dans nos publications, avis aux lecteurs, qui sauront reconnaître l'original à la copie, ndlr) »

 

La Toile permet au plus grand spécialiste de l’exécration, du fond de son exil, de passer ses frustrations sur les cavistes alterno-parigo-mélanchoniens, les fonctionnaires et tous ceux qui ne trouvent pas grâce à ses yeux.

 

Dernière en date de ce redresseur de torts petits bras la Pamela Anderson venue plaider la cause animale devant l’Assemblée Nationale en demandant l’interdiction du gavage pour faire le foie gras.

 

Je mange du foie gras et j’ai peu de goût pour les poitrines siliconées, j’aime le naturel, mais je ne vois pas en quoi les seins boostés de Madame Anderson constituent un argument décisif pour dénigrer sa cause en se vautrant dans une vulgarité qui pue le machisme.

 

« Quand une dinde défend les canards…

 

La politique ne déplace plus les foules, mais on a la recette : pour remplir l’assemblée nationale il faut du nichon ! Quelle honte ! Pourquoi se permet-on d’inviter une actrice de second plan pour militer contre le foie gras ? »

 

Brutalité, vulgarité, mépris hautain teinté d’une bonne dose de couardise, transforment les réseaux sociaux en caniveaux.

 

Je ne suis pas vegan mais je respecte l’expression de ses représentants, y compris une Bimbo, lorsqu’elle s’exprime de façon pacifique. Le bien-vivre c’est aussi le savoir-vivre… En étant mauvaise langue je soupçonne fort, une bonne partie ces railleurs, d’être aussi de grands amateurs de films où les femmes ne sont que des bouts de viande.

 

Les obsédés du clic à n’importe quel prix sont du niveau de la presse de caniveau, celle tout juste bonne à emballer la poiscaille ou à servir dans les feuillets chers à Abel Tiffauges.

 

« Toute cette terre noire et grasse qu’il remuait jour après jour y était peut-être pour quelque chose : depuis son arrivée au camp, et malgré la nourriture chiche et médiocre, il vivait dans une béatitude fécale. Chaque couvre-feu – définitif celui-là – il se rendait aux feuillées pour un temps aussi prolongée que possible qui était peut-être le meilleur moment de la journée et qui le ramenait fortement à ses années beauvaisiennes. Parenthèse de solitude, de calme et de recueillement dans l’acte défécatoire, accompli généreusement et sans effort excessif, par un glissement régulier de l’étron dans le fourreau lubrifié des muqueuses. »

 

Le Roi des Aulnes Michel Tournier

 

Comme l’écrivait avec pertinence et impertinence Bill Watterson peintre, scénariste et dessinateur de bande dessinée américain.

 

« La preuve irréfutable qu’il existe une vie intelligent sur une autre planète, c’est qu’ils n’ont jamais cherché à nous contacter. »

 

 

Marc Hélalie de la Revue des Gros Vins de France fait un carton sur le spécialiste de l’imprécation et de l’exécration…
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:35
Ce n’est qu’un début continuons le combat : ils n’ont pas touché à mon Derain !

Le 16 décembre 2015 je publiais une suite d’attendus pour défendre la juste cause de Dominique Derain.

 

« Aujourd’hui je le fais parce que, par-delà le cas d’espèce de Dominique Derain, se pose un problème de fonds : le droit protège-t-il un métayer face à un propriétaire qui désapprouve ses choix ? »

 

Lire la chronique ICI 

 

Et ce matin dans ma boîte électronique une bonne nouvelle :

 

Salut Jacques,

 

« Les causes sont entendues. Pour faire suite à ta lettre sur ton blog, on annonce toujours les problèmes sans donner les résultats. Aujourd'hui le tribunal a reconnu la sincérité de notre démarche par son jugement. »

 

Il n'empêche que la parcelle est toujours en suspens. Parallèlement nous avons fait un recours au tribunal administratif pour l'attribution de cette parcelle. Nous connaissons la lenteur de l'administration donc la récolte 2016 semble compromise. »

 

Le combat continue, que les juges administratifs accélèrent la cadence sinon nous serons privé du Gevrey-Chambertin « En Vosne » 2016 de Dominique Derain…

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 06:00
Goutte de Poire William passerillée de Laurent Cazottes, « Trois Morceaux en forme de poire » d’Erik Satie mais connaissez-vous la poire d’angoisse et la Poire des papes ?

Cette chronique est dédiée à un Jean-Baptiste fidèle lecteur... lui seul comprendra pourquoi...

 

Commençons avec légèreté : plus le poirier est vieux, plus il est fécond, de son bois les luthiers font des bassons…

 

En avant la musique !

 

En 1864 pour célébrer la première de La Belle Hélène l’opérette de Jacques Offenbach, sur un livret d’Henry Meilhac et Ludovic Halévy, Auguste Escoffier, dit-on, invente la poire Belle Hélène.

 

En septembre 1903 Erik Satie a composé une suite pour piano « Trois Morceaux en forme de poire ». Les critiques estimaient que sa musique manquait de structure alors avec humour, il a expliqué que si sa musique avait une forme de poire, on ne pourrait plus lui dire que ses compositions étaient sans forme ! »

 

En 1959, Sacha Distel, guitariste de jazz, qui vivait une histoire d'amour passionnée avec Brigitte Bardot se lance dans la chansonnette avec « des pommes, des poires et des scoubidous… » l'adaptation française d'Apples, Peaches and Cherries, un tube de Peggy Lee, composé par le poète américain Abel Meeropol alias Lewis Allan.

Mais connaissez-vous la poire d'angoisse et la poire des Papes ?

 

Patience, patience, avant la poire est le poirier : « Le poirier croît avec lenteur, il peut vivre très longtemps.

 

Les luthiers en font des bassons, des flûtes et autres instruments ; les charpentiers l'emploient dans les menues pièces du rouage des moulins, les menuisiers pour en faire des meubles, les ébénistes pour la marqueterie »

 

J’aime le bois, surtout les bois fruitiers…

 

« Le bois du poirier est pesant, d'un grain très-uni, fin, serré et d'une couleur rougeâtre ; il n'est pas sujet à être attaqué par les vers. Il prend la teinture noire on ne peut mieux, et ressemble alors tellement à l'ébène, que l'œil s'y trompe et qu'on ne le reconnait qu'à la différence de pesanteur spécifique. Selon Varennes de Feuilles, le pied cube de ce bois pèse soixante-dix-neuf livres cinq onces quatre gros, quand il est vert, et cinquante-trois livres deux onces, quand il est sec. Il travaille et diminue de près d'un douzième de son volume ; mais il lui arrive rarement de se fendre. Pour la gravure et la sculpture en bois c'est un des meilleurs qu'on puisse employer, après le buis et le cormier. »

 

 

D’où vient notre poirier ?

 

« Le poirier, du temps d'Homère, était déjà cultivé. Dans son Odyssée (1, VII, v. 116), le prince des poètes le cite parmi les arbres qui ornaient le verger d'Alcinoüs. Apios était le nom que les Grecs donnaient ordinairement au poirier cultivé ; les Latins l'appelaient pirus, nom qui tire son origine du celtique peren, bien plus vraisemblablement que du mot grec pur, feu, étymologie fondée sur ce que les fruits du poirier ont la même forme que la flamme qui se termine en pointe. Pline a commis à l'égard du poirier une erreur singulière : il le place au nombre des arbres qui croissent rapidement et durent peu, tandis que c'est tout le contraire : le poirier croît avec lenteur, il peut vivre très longtemps et acquérir, par les années, une grosseur assez considérable. Théophraste, observateur plus judicieux, remarque que plus le poirier est vieux, plus il est fécond ; rien n'est plus vrai. M. Bosc a vu des poiriers auxquels on attribuait trois à quatre siècles d'âge et qui étaient extrêmement productifs. On parle d'un poirier d'Erford, en Angleterre, ayant dix-huit pieds de circonférence. Disséminé dans les forêts de l'Europe tempérée, où il est indigène, le poirier ne forme jamais à lui seul des forêts entières. Moins difficile que le pommier sur l'exposition et la nature du sol, il réussit dans les terrains secs et pierreux ; il y enfonce avec force ses racines et s'introduit jusque dans les fentes des rochers. Cependant une terre grasse et profonde est celle qui lui convient mieux. ».

 

Frédéric Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles, F.G. Levrault, 1826.

 

Originaire, comme beaucoup de fruits, de l’Asie centrale, le poirier Pyrus communis s’est répandu dès l’époque néolithique dans toute l’Europe occidentale (on a d’ailleurs retrouvé des pépins de poire dans de nombreux sites préhistoriques).

 

La culture proprement dite de la poire aurait commencé en Chine, plus de 4000 ans avant notre ère. Les Grecs semblent avoir apprécié les poires, Homère dans l’Odyssée, les décrit comme un cadeau des dieux, grandi dans le jardin d’Alcinoos, roi des marins Phéaciens. Pyrrhus, roi d’Épire, victorieux de deux grandes batailles contre les Romains, est un grand amateur de poires. Il en plantait partout où il allait combattre. Il aurait introduit la poire en Italie. À Pompéi, on a retrouvé des poires dans les ruines de la ville détruite par l’éruption du Vésuve en 79.

 

Ce sont les Romains qui, pratiquant systématiquement la greffe «Greffe tes poiriers, Daphnis, tes petits neveux en recueilleront les fruits», chantait Virgile, développèrent le nombre des variétés : Caton n’en cite que six, Pline déjà plus de quarante, et on en recensait une bonne soixantaine à la fin de l’empire romain.

 

À Rome, on mangeait déjà la poire crue ou cuite ; les moins bonnes étaient transformées en alcool : le Poiré, ou en vinaigre.

 

À Byzance on se délectait de poires en gelée, transformées en confitures ou bien cuites dans du vin.

 

Au Moyen-âge, une liste de 209 variétés de poires est envoyée au Duc de Toscane. Charlemagne aurait constitué la première collection de poires en France. Les meilleures poires s’appelaient «Saint-Rieul», l' «Habisteau» et « Bon-Chrétien ».

 

Louis XI était certain de guérir grâce à ses poires parce qu’à cette époque, on pensait que les poires favorisaient une bonne digestion.

 

Aux banquets de Charles VII à la fin du XVème siècle, on servait des poires au sucre en fin de repas, recommandées par les médecins ! On pensait que la poire était bien plus utile accompagnée de vin rouge et d’épices.

 

Un siècle plus tard, Montaigne qui voyage s’étonne de déguster de la poire fraîche, séchée ou en compote non seulement dans les desserts mais aussi, en Europe centrale et orientale, avec les viandes comme aromate et condiment.

 

Louis XIV aime tant les poires qu’il fait planter de nombreux poiriers dans le Potager du roi. La poire devient un met royal !

 

C’est Jean-Baptiste de la Quintinie qui ayant abandonné sa carrière de juriste pour s’adonner au jardinage (le droit mène à tout) se verra appeler par le roi Soleil pour superviser les vergers et les potagers cultivés pour la table de la cour.

 

Dans son verger on recense 500 poiriers. Dans son ouvrage épique Instructions pour les jardins fruitiers et potagers il décrit la variété dite bon-chrétien qu’on appelait Williams en Angleterre :

 

« … mais particulièrement le coloris incarnat, dont le fond de son jaune est relevé, quand elle est à une belle exposition, luy attire l’admiration de tout le monde ; […] elle réjouit tous les jours le curieux qui veut la regarder, tout de même que la vue d’un bijou, ou d’un trésor, réjouit le maître qui en est le possesseur ».

 

En traversant l’Atlantique pour atteindre les USA elle sera baptisée Bartlett du nom d’un horticulteur local.

 

Jean de la Quintinie, popularisera la poire à travers des variétés aux noms évocateurs : Muscate, Frangipane, Cuisse-Madame, autant de promesses de voluptés…

 

En Angleterre, en 1842, 700 variétés de poires sont cultivées.

 

Le caricaturiste Philippon se moque de Louis Philippe, roi de France, en le dessinant avec une tête en forme de poire…

 

À l’heure actuelle, il y aurait dans le monde plus de 15 000 variétés mais 2000 variétés sont recensées dont une dizaine seulement se retrouve sur nos étals, la plupart datant du XVIIIème siècle et du XIXème siècle : la Guyot et la Williams sont disponibles dès l’été, les autres variétés sont disponibles en automne et en hiver Beurré Hardy, Comice, Passe-Crassane, Conférence

 

 

Certes, certes me direz-vous mais quand saurons-nous ce que sont la poire d’angoisse et la poire des Papes ?

 

Bientôt mais pour vous détendre faites donc le poirier « Tenir en équilibre sur les mains, les pieds en l'air et la tête en bas » et pour parfaire votre culture je vous conseille de lire cette chronique sur la poire de terre 

 

Et puis entre la poire et le fromage

 

« Ne dis pas au maître

 

À quel point le fromage est bon avec les poires »

 

Al padrone non far sapere

 

Quanto è buono il formagio con le père

 

« Ne dis pas au paysan

 

À quel point le fromage est bon avec les poires

 

Mais le paysan, qui n’était pas couillon,

 

Le savait avant son maître. »

 

Al contadino non far sapere

 

Quanto è buono il formagio con le père.

 

Ma il contadino, che non cra era coglione,

 

lo sapeva prime del padrone.

 

J’y viens, j’y viens, en attendant vous prendrez bien une petite Goutte de Poire William passerillée de Laurent Cazottes avant d’aller acheter votre poire chez votre boucher

 

En boucherie, la poire est une pièce qui se situe au niveau de l’arrière-train du bœuf, au-dessus de l’araignée.

 

Ce morceau de première catégorie en forme de poire, ce qui lui donne son nom, est un muscle à fibres courtes pesant de 500 à 600 grammes. C’est un morceau du tende de tranche, ensemble de muscles sur la face interne de la cuisse. Ces muscles, relativement peu sollicités, donnent une viande très tendre, particulièrement fine et fondante. Avec le merlan, l’araignée et la fausse araignée, la poire fait partie des « morceaux du boucher ».

 

Son appellation courante dans les bistros et restaurants de « poire du boucher » n’a rien à voir avec la « poire de boucher », ou de bouchet, qui est une poire grosse, ronde, tendre et blanche, mûrissant à la mi-août.

Goutte de Poire William passerillée de Laurent Cazottes, « Trois Morceaux en forme de poire » d’Erik Satie mais connaissez-vous la poire d’angoisse et la Poire des papes ?

Mais non, mais non, je ne me fiche pas de votre poire… même que je vais vous dire que bien sûr vous pouvez la manger, la poire pas ma pomme, crue, avec sa peau ou pelée, mais aussi qu’elle est aussi succulente cuite :

 

  • Au four : ha, les poires cuites de mémé Marie !

  • À la vapeur

  • Pochée 
photos Thomas Straub in Cuissons éditions Keribus
photos Thomas Straub in Cuissons éditions Keribus

photos Thomas Straub in Cuissons éditions Keribus

Antoine Gerbelle ‏@GerbelleLaVie  Crème b. poire W. sorbet vanille : triple lutz d'un crémeux fruité inoubliable #clapclap #philippemille @lescrayeres

 

  • Rôtie

  • Poêlée

  • En croûte…

 

Avec ça vous prendrez bien un petit coup de Poiré !

 

C'est une boisson traditionnelle de la Haute comme de la Basse Normandie obtenue par fermentation du jus de poires fraîches.

 

Elle était considérée comme la boisson des plus pauvres, le poiré, à base de poires, était fort répandu et, coupé d'eau, constituait une boisson pour les enfants.

 

Il est principalement produit dans les régions de Domfront et de Mortain.

 

Culture des poires et culture de la poire : les peintres ont toujours été inspirés par les poires.

 

Vincent Van Gogh Nature morte aux poires

 

Giuseppe Arcimboldo (1527-1593) fait usage de la forme de poire dans ses portraits fantastiques entièrement constitués de fruits.

 

Goutte de Poire William passerillée de Laurent Cazottes, « Trois Morceaux en forme de poire » d’Erik Satie mais connaissez-vous la poire d’angoisse et la Poire des papes ?

Mais pour finir, en ce temps où l’on nous parle de barbarie, rappelons-nous les raffinements de la Sainte Inquisition :

« Je vous présente des poires de bon-chrétien pour des poires d'angoisse que vos cruautés me font avaler tous les jours. »

 

Molière - La comtesse d'Escarbagnas – 1671

 

Au Moyen-Âge pour ne plus les entendre les hurlements des torturés, un bon moyen consistait à leur enfoncer dans la bouche un instrument qui, selon Larousse, « s'ouvrait au moyen d'un ressort, se développait en forme de poire, et étouffait complètement les cris »

 

La poire d'angoisse était un instrument de torture. 

 

 

 

Elle aurait été inventée au XVIe siècle par un voleur nommé Palioli avec la complicité d'un serrurier parisien.

 

Cet instrument était une sorte de petite boule qui, par des ressorts ou une vis situés à l'intérieur, venait à s'ouvrir et à s'élargir, de sorte qu'il n'y avait aucun moyen de la refermer sauf à l'aide d'une clé. Elle était placée dans la bouche des victimes.

 

Tom Fontana créateur américain de la série “Borgia”, écrit « Dans mes recherches sur l'époque des Borgia, j'ai essayé de trouver des faits authentiques qui soient étonnants pour des hommes d'aujourd'hui. Quand j'ai découvert le supplice de la « poire papale » [une scène particulièrement gore à découvrir dans le deuxième épisode, ndlr], j'ai eu moi-même du mal à y croire. Les débuts de la Renaissance constituent un cadre particulièrement stimulant pour une fiction : c'est la jonction d'une ère de ténèbres, riche en barbaries de toutes sortes, et d'une période humaniste, brillante, où émergent des génies comme Léonard de Vinci. »

 

La poire du pape était réservée aux sodomites, aux femmes soupçonnées d'être coupables d'union sexuelle avec le Diable (sic), aux prédicateurs hérétiques… elle était affublée de dents acérées qui s’écartelaient en tournant une vis… et elle était placée dans le lieu où l’on avait péché…

 

Voilà chers lecteurs, je n’ai pas coupé la poire en deux… je vous ai livré un panier de poires… à vous d’en faire ce que vous voulez…

 

« Cette expression ne semble apparaître dans la littérature qu'après les années 1880. En 1882 Félix Galipaux et Lucien Cressonnois, publient une saynète où discutent deux personnages, intitulée «la poire en deux». Les deux personnes, sont sur une scène et se disputent le fait de pouvoir déclamer chacun leur texte qui est en vers. Après quelques échanges, l'un propose à l'autre de «couper la poire en deux» et de réciter chacun leur tour quatre de leurs vers. Ils finiront par se séparer sans avoir dit leur texte.

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