Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 08:00

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/5602/67814_335106.jpg

Je sentais poindre à l’horizon des commentaires du genre « Sœur Anne ne vois-tu rien venir ? » Pensez-donc, le sieur Pax avait depuis des jours et des jours disparu des radars de la DGSE.

 

Pour ma part, je n’étais pas angoissé : je savais.

 

Je savais qu’Overblog jouait un mauvais tour au sieur Axelroud en lui refusant l’accès à mon œuvre qui illumine les matins de mes fidèles lecteurs.

 

Rien à faire Overblog était et reste aux abonnés absents.

 

Je me languissais, je cherchais la méthode pour contourner l’obstacle : changer de cheval !

 

Ce que fit Pax et au soir d’hier la lumière revint.

 

Pour fêter le retour du fils prodigue je ne tuerai pas le veau gras, je n’en ai pas sous la main, mais je désincarcère 2 vieilles chronique de derrière les fagots :

 

 

2 juillet 2013

Le vin « nature » est-il un vin de bouseux ? ICI 

 

Dans ma Vendée crottée, au temps de mes culottes courtes où je gardais les vaches du pépé Louis dans les pâtis qui bordaient le chemin de la Garandelière, de paisibles normandes aux yeux tendres, je me souviens que certaines filles du bourg, des pimbêches, traitaient les gars des fermes de bouseux. Mon activité purement bucolique ne m’incluait pas à leurs yeux dans cette appellation qu’elles voulaient méprisante car j’étais un gars du bourg mais, si ça avait été le cas, ça ne m’aurait pas vexé vu que ça venait de la bouche de filles que je n’aurais jamais invité à danser (je n’allais pas encore au bal vu mon jeune âge mais il m’arrivait de m’y glisser pour voir les grands frotter).

 

Et en bonus et je sais Pax l'adore : 

 

17 décembre 2014

 

Le « cahier du camion » de Marguerite Duras : une cuisine populaire et conviviale. ICI 

 

Marguerite Duras aimait faire la cuisine et l’affirmait volontiers avec un plaisir non-dissimulé… C’est ce qu’affirme Michèle Kastner l’auteur de la Cuisine de Marguerite… Une cuisine populaire «  Je n’ai pas du tout la prétention de faire une cuisine extrêmement raffinée… Je fais  une très bonne cuisine mais c’est tout… » et conviviale… « Je ne suis pas très expansive, mais les gens ne se trompent pas là-dessus parce que je leur donne à manger… Je ne dis pas que je les aime, je ne les embrasse pas, je ne suis pas quelqu’un de tendre, alors je fais à manger pour les autres… »

 

 

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 06:00
Poubelle de l’Histoire : À PROPOS D'UN PROCÈS le 26 janvier 1977 Le Monde publiait 1 communiqué « si une fille de treize ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ? Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit » cosigné par une soixantaine d'intellectuels, dont Kouchner, Lang, Sartre, de Beauvoir, Barthes, Gluksmann, l'académicienne Danièle Sallenave.

Autre temps, autres mœurs disaient certains, absolument faux, ces mœurs étaient celles revendiquées et défendues par une nomenklatura « intellectuelle » qui se sentait au-dessus de la loi, dont la transgression confortable se fondait sur un sentiment d’impunité de l’élite.

 

La quête des signatures fut menée par Matzneff, avec l’aide de Guy Hocquenghem. Selon lui, la plupart des personnes contactées se montrèrent favorables. Parmi les refus, Marguerite Duras, Hélène Cixous, Xavière Gauthier, et Michel Foucault.

 

En 2013, Matzneff ne renie en rien les valeurs exprimées par cette pétition : « J’en suis très fier et, si je l’écrivais aujourd’hui, je n’en modifierais pas le moindre mot, car elle est encore plus actuelle, nécessaire aujourd’hui qu’en 1977. »

 

Le communiqué :

 

Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d'assises des Yvelines, vont comparaître, pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckhardt, qui, arrêtés à l'automne 1973, sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de la liberté des inculpés.

 

Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de " mœurs ", où les enfants n'ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d'instruction qu'ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse.

 

Aujourd'hui, ils risquent d'être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels.

 

Nous considérons qu'il y a une disproportion manifeste, d'une part, entre la qualification de " crime " qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés ; d'autre part, entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d'une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l'existence d'une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ?).

 

La loi française se contredit lorsqu'elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu'elle peut juger et condamner, alors qu'elle lui refuse cette capacité quand il s'agit de sa vie affective et sexuelle.

 

Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhardt ne retrouvent pas la liberté.

 

Ont signé ce communiqué :

 

Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon, psychosociologue, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d'Eaubonne, docteur Maurice Eme, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste, docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Monteil, docteur Bernard Muldworf, psychiatre, Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Griselidis Real, François Régnault, Claude et Olivier Revault d'Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Thérame, Marie rhonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Vedrines, Jean-Marie Vincent Jean-Michel Wilhelm, Danielle Sallel nave, Alain Cuny.

 

L'amour est-il un crime ?

Par GABRIEL MATZNEFF.

Publié le 08 novembre 1976

 

L'AN dernier, une plainte pour détournement de mineurs, actes contre nature et incitation de mineurs à la débauche - qui, selon le code pénal, sont des " crimes " justiciables de la cour d'assises - avait été déposée contre un écrivain que je connais un peu, pour des propos sur l'adolescence tenus à l'émission télévisée de Bernard Pivot, " Apostrophes ". Menacé de la sorte, l'écrivain s'attendait à être défendu par les spécialistes de la pétition en tous genres, les durs de durs de la conscience universelle, et à voir se constituer un comité de belles âmes qui se chargerait de collecter les signatures en sa faveur et de publier un communiqué indigné.

 

Curieusement, ce fut le silence. Les chers confrères, si prompts à s'émouvoir de la moindre atteinte à la liberté d'expression commise à Madrid ou à Moscou, se bouchaient les yeux pour ne pas voir ce qui se passait du côté du jardin du Luxembourg. Soudain, la cécité complète. La raison en était double. D'abord, cet écrivain n'appartenait à aucune chapelle, à aucune coterie, à aucune secte : un homme isolé, un homme libre, autant dire un homme sans importance. D'autre part, la liberté sexuelle des enfants et des adolescents est un thème qui n'inspire guère les partis politiques. La droite, à cette seule évocation, grince des dents. Quant à la gauche, son idéal secret demeure la planche à clous et la continence de Rachmétoff, le héros de Que faire ? de Tchernychevski, bible des marxistes russes : comme on dit en charabia d'aujourd'hui, l'amour est " démobilisateur ", il distrait les chères têtes blondes et brunes de la nécessaire lutte des classes. L'oncle Lénine veut des disciples chastes. Et, de fait, la gauche n'a pas entièrement tort : une passion amoureuse, quand on s'y donne à fond, cela prend du temps.

 

Cette gêne, teintée de réprobation, voire d'hostilité, explique que dans la France de 1976 des hommes, pour s'être livrés " à des actes immoraux et à des attentats à la pudeur sans violence sur des mineurs de moins de seize ans, garçons et filles ", puissent moisir en prison depuis plus de trois ans, sans avoir été jugés, et que ce scandale ne scandalise personne, ou quasi. Arrêtés en octobre 1973 (1), le docteur Gallien et ses amis auront subi une détention préventive de près de quatre ans lorsque, l'été prochain, ils comparaîtront devant la cour d'assises de Versailles. Je ne suis pas juriste, mais une si longue détention préventive, pour instruire une simple affaire de mœurs, où les enfants n'ont été victimes de la moindre violence, mais au contraire ont précisé au juge instructeur qu'ils étaient consentants et que cela leur avait été fort agréable, me paraît une injustice monstrueuse. Le 20 octobre dernier - trois ans jour pour jour après son arrestation, - l'un des trois accusés, M. Bernard Dejager, a enfin obtenu de la chambre criminelle sa mise en liberté provisoire. Je l'ai rencontré à sa sorte de la prison de Fresnes. C'est un homme cassé, écorché vif, révolté par le traitement subi, que pétrifie l'attente de la cour d'assises, qui peut-être le condamnera à une peine de cinq à dix ans de réclusion criminelle.

 

Cinq à dix ans de réclusion criminelle ! En vérité, c'est la justice du père Ubu, et il est urgent que le législateur modifie les articles du code pénal qui regardent la protection de l'enfance et de l'adolescence, - singulièrement le courtelinesque article 330 et l'article 331 qui établissent que " tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sur la personne d'un enfant de l'un et l'autre sexe âgé de moins de quinze ans sera puni de la réclusion criminelle à temps de cinq à dix ans ". Articles d'autant plus odieux qu'ils opèrent une discrimination entre l'hétérosexualité et l'homosexualité : l'ordonnance du 25 novembre 1960 et la loi du 6 août 1942, signée de Pétain, Laval et Abel Bonnard, validée par une ordonnance du 8 février 1945, qui constituent respectivement les articles 330 § 2 et 331 § 3 de l'actuel code pénal.

 

Que les viols et les violences soient punis avec rigueur, les amoureux de l'extrême jeunesse sont les premiers à le souhaiter. Ce que nous combattons, c'est cette idée, qui semble être la pierre d'angle de l'actuelle législation, que l'éveil de l'instinct et des pratiques sexuels chez la très jeune fille ou chez le jeune garçon soit nécessairement nuisible et funeste à leur épanouissement. Cela n'est pas vrai. Ce qui est néfaste, ce sont les contacts sexuels mécaniques, sans tendresse, sans amour ; mais les lettres de l'adolescente que j'ai publiées dans les Moins de seize ans témoignent, me semble-t-il, qu'une relation d'amour entre un adulte et un enfant peut être pour celui-ci extrêmement féconde, et la source d'une plénitude de vie. Aimer un être, c'est aider à devenir celui qu'il est. Or cette quête d'identité, qui a pour but la possession et la connaissance de soi, est aussi une quête d'identité sexuelle. Une relation amoureuse, dès lors qu'elle est fondée sur la confiance et la tendresse, est le grand moteur de l'éveil spirituel et physique des adolescents. Les perturbateurs des moins de seize ans ne sont pas les baisers de l'être aimé, mais les menaces des parents, les questions des gendarmes et l'hermine des juges.

 

(1) Le Monde du 30 octobre 1973

 

GABRIEL MATZNEFF.

L'enfant, l'amour, l'adulte

Par PIERRE GEORGES.

Publié le 29 janvier 1977

 

Trois hommes, un médecin, un visiteur médical, un employé de la R.A.T.P., ont comparu, jeudi 27 janvier, à Versailles, devant la cour d'assises des Yvelines. Motif : attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de quinze ans. Cette affaire a été évoquée à deux reprises dans le Monde. Une première fois, sous la signature de M. Gabriel Matzneff, dans un point de vue, plaidoyer pour la pédophilie au titre choc " L'amour est-il un crime ? " (Le Monde du 7-8 novembre 1976). Une seconde fois sous forme d'un communiqué-pétition signé par une soixantaine de personnalités indignées du sort réservé aux trois inculpés maintenus en détention provisoire depuis trois ans " pour des caresses et des baisers " (le Monde du 27 janvier).

 

N'ayant ni la conviction de l'un, ni l'autorité des autres, nous avons assisté à la première audience de ce procès à Versailles, pour lequel le président, M. Ramin, malgré le caractère délicat des débats, a jugé nécessaire de ne pas prononcer le huis clos. Tant mieux : cela aura permis, à d'autres qu'aux seuls jurés de se faire une opinion sur la nature des faits reprochés aux trois inculpés et de savoir ce que recouvraient exactement les mots " caresses et baisers " ou cette notion d'amour.

 

Eh bien, disons-le, il est inadmissible que deux hommes, deux adultes, soient maintenus en détention provisoire pendant plus de trois ans, le troisième n'ayant été libéré sous caution que depuis quelques mois, avant d'être jugés. Quelle que soit la nature des faits qui leur sont reprochés. Là s'arrêtera l'indignation.

 

Ce procès n'est pas celui d'une société qui refuserait de prendre en compte la sexualité des adolescents, des préadolescents même, d'une société ultra-répressive, face à la sexualité des plus jeunes. Il est simplement celui de trois hommes qui ont repris en compte à leur profit, et pour leur plaisir, les pulsions sexuelles de très jeunes garçons et filles.

 

Ce procès est celui de trois adultes qui ont appris l'amour à six jeunes âgés de douze à quinze ans : l'amour avec un grand A, " photos et films naturistes avec conclusions érotiques ", c'est-à-dire pornographiques, caresses, c'est-à-dire masturbation réciproque, baisers, c'est-à-dire fellations réciproques, partouzes, c'est-à-dire une fille de treize ans et deux garçons dont son frère du même âge, nus dans un même lit pour des exercices pratiques, allant jusqu'à la sodomie.

 

Ces jeunes ont aimé ce scénario imaginé par leurs aînés. Ces jeunes n'ont été ni contraints ni menacés. Ils n'ont eu avec deux des adultes que des rapports sexuels limités, fellations et caresses, et consentis. Les adultes aussi ont aimé, au point de se constituer une collection de photos et de films parce que dira l'un " ce qui m'intéressait, c'était de voir la sexualité des enfants ". Mais il est naturel de ne pas aimer cette forme d'amour et cet intérêt.

 

PIERRE GEORGES.

 

Affaire Duhamel : le boomerang de la pétition pro-pédophilie de Gabriel Matzneff ICI 

 

40 ans après, les signataires d’une pétition datant de 1977, parmi lesquels figurent Jack Lang et Bernard Kouchner, sont sommés de s’expliquer.

 

Pédophilie. LesObservateurs.ch ont dénoncé la pédophilie des  "progressistes" depuis de nombreuses années et à de multiples reprises. -  Les Observateurs

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 08:00

 

« Elle ne marche pas vite. Elle a des engelures. Aux pieds. Elle en a tous les hivers ou presque. Il n'y a plus qu'elle pour avoir ça, des engelures… »

 

À l’école Sainte Marie, y’avait des gars, plutôt ceux des métairies éloignées venant à pied, qui l’hiver souffraient d’engelures aux mains, au bout de leur nez, la peau devenait plus pâle que d’habitude prenait une apparence cireuse avec des plaques rouges plus ou moins boursouflées.

 

Je n’ai jamais eu d’engelures et je croyais que sous notre climat, où les hivers sont plutôt cléments, celles-ci ne sévissaient plus, sauf peut-être chez les mal-logés.

 

Et puis voilà t’y pas qu’avec la Covid 19 les engelures sont de retour.

 

La science a découvert pourquoi le coronavirus provoque des engelures

 

Des doigts rouges ou violacés à cause du froid sont souvent le signe d’engelures. Ces atteintes cutanées avaient été observées au début de l’épidémie comme un symptôme du Covid-19. Une étude révèle dans quelles mesures ce symptôme survient.

 

Signe d’une « immunité efficace »

 

Selon l’étude menée en avril par les chercheurs au CHU de Nice sur 40 patients, ces lésions seraient le signe d’une immunité innée « particulièrement efficace » de l’organisme face aux agents pathogènes.

 

Sur les 40 patients étudiés et qui souffraient de ces engelures, les tests PCR s’étaient tous révélés négatifs, et pour seulement un tiers d’entre eux, la sérologie était positive. Ce, alors qu’ils avaient tous été cas contact ou suspectés d’être infectés par le Covid-19 lors des trois semaines précédentes.

 

Pour confirmer ces premiers résultats, les chercheurs ont mesuré et comparé in vitro l’activité des cellules de l’immunité innée entre trois types de patients : ceux qui présentaient des engelures, ceux qui souffraient de formes non-graves du coronavirus et ceux de patients hospitalisés. Ainsi, il s’est avéré que « les cellules des premiers présentent des taux d’expression de l’IFNa bien plus élevés que celles des deux autres groupes. Les taux mesurés dans les cellules des patients hospitalisés, avec des formes sévères de Covid-19, sont même particulièrement bas », explique le Pr Thierry Passeron, qui a dirigé l’étude.

 

Alors que le monde fait face à la deuxième vague de la pandémie, le dermatologue relève de nouveau l’augmentation des cas d’engelures. « Il faut néanmoins rassurer les personnes qui en souffrent : même si elles sont douloureuses, ces atteintes ne sont pas graves et régressent sans séquelles […] Elles signent un épisode infectieux à SARS-CoV-2 qui est déjà terminé dans la majorité des cas. Les patients concernés ont éliminé le virus efficacement et rapidement après leur infection », souligne-t-il, cité par l’Inserm.

 

Ainsi, peut-on lire sur le site de l’Inserm, si les formes graves de Covid-19 semblent liées à un défaut de l’immunité adaptative, qui rend impossible une production suffisante de cellules et d’anticorps spécifiques du SARS-CoV-2, les engelures pourraient se situer à l’autre extrémité du spectre, et constituer l’illustration d’une surréaction de l’immunité innée.

 

L’Inserm précise encore que ces observations vont dans le sens de celles constatées lors de précédentes épidémies à coronavirus (SARS et MERS), au cours desquelles les personnes les moins symptomatiques produisaient peu d’anticorps, fruits de la seconde ligne de défense immunitaire après l’intervention de l’immunité innée. Des questions restent toutefois en suspens, comme la contagiosité des patients qui présentent ces engelures, ou leur capacité à être contaminés une seconde fois. Le décryptage des mécanismes de la réaction immunitaire au niveau de l’épithélium respiratoire pourrait aussi apporter de précieux enseignements.

 

 

SOS engelures ICI 

 

Pas forcément. Mais ça peut vite le devenir dans des situations extrêmes de froid prolongé. Que vous voyagiez dans des contrées glacées ou skiiez par temps très froid, misez plutôt sur la prévention pour préserver vos extrémités. Voici quelques conseils à suivre venus du grand nord.

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 06:00

 

 

Les coopératives sont, selon l'expression de Charles Gide, grand universitaire, oncle de l'écrivain et théoricien des coopératives de consommation, « filles de la misère et de la nécessité » : pour ceux qui sont dépourvus de moyens financiers, le regroupement et la solidarité sont les seules armes disponibles. Charles Gide, en 1890, espérait que les principes coopératifs, en se généralisant, changeraient à la longue la nature même du système social, et qu'une « République coopérative » pourrait ainsi voir le jour, qui permettrait le dépassement des antagonismes de classe et la naissance d'un autre système social, ni capitaliste ni socialiste.

 

Dans ma vie professionnelle j’ai assisté au massacre des beaux principes de la mutualité et de la coopération avec le sommet que fut la privatisation du Crédit Agricole Mutuel, accompagnant l’érection des grosses coops de collecte de céréales, d’approvisionnement, laitières… etc. gérés comme des groupes capitalistes. Quant à la coopération viti-vinicole, elle n’a rien accouché de solide qui puisse contribuer à dynamiser le secteur.

 

Mais là, à propos de Biocoop, il s’agit d’une coopérative de consommation, franchisant des magasins de proximité.

 

Je suis depuis toujours client de Biocoop, pas par militantisme mais parce que j’y trouve des produits qui me conviennent. J’ai assisté ces deux dernières années à la dérive du modèle.

 

Biocoop : quand le modèle coopératif lorgne sur la grande distribution ICI 

 

par Anne-Laure ChouinCellule investigation de Radio France

 

Que se passe-t-il dans le réseau Biocoop ? Les récents conflits sociaux qui ont éclaté sont les révélateurs d’une crise de croissance. En se développant rapidement sur un marché concurrentiel, la coopérative s’est peu à peu éloignée de ses principes fondateurs.

 

Si l’on en croit la publicité que Biocoop diffuse actuellement à la télévision, la façon de commercer de Biocoop est bien différente de celle des autres magasins alimentaires : plus démocratique, plus sociale, et bien sûr : coopérative. Mais dernièrement cette belle image s’est fissurée. 

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 08:00

 

J’aurais pu écrire vins de :

 

  • croulants, barbons, vioques, gâteux, ganaches…

 

Ou bien les qualifier de :

 

  • séniles, décrépits, âgés, anciens, vieillots, archaïques, révolus, démodés, dépassés, surannés, usés, usagés, fatigués, vétustes, rouillés…

 

J’ai choisi Patriarche car c’est une marque de vin vieux avec Champlure.

 

 

Les Caves de Noémie Vernaux sont une marque de la Maison Patriarche en Bourgogne, elle-même propriété de Castel France.

 

2 avril 2007

Vin Vieux ICI 

 

 

Quant à François O’13 c’est ci-dessous :

 

 

10 décembre 2013

VIEILLIR AVEC LE VIN : j’me suis mis sur mon 31 pour aller licher des vins aux âges canoniques à l’académie des vins anciens ICI 

 

Faire vieillir un vin ne le rend pas forcément meilleur

Jean-Christian Tisserand et Nikos Georgantzis — 15 janvier 2021 à 10h01

Quatre-vingt-dix-neuf pour cent de la production mondiale de cette boisson est destinée à être consommée dans les cinq années qui suivent sa production.

 

Acheter des vins trop âgés : une question de goût (du risque)ICI 

13 janvier 2021, 

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 06:00

"Louis XVI éclairant le serrurier Gamain en train de confectionner l'armoire de fer", illustration extraite de l'"Histoire des Girondins" (1866), de Lamartine. Photo © Leemage

Je passe sur l’affaire du Masque de fer pour évoquer au passage l’Affaire de l’armoire de fer de Louis XVI.

 

À l’annonce de la fuite du roi Louis XVI, François Gamain, qui fût son serrurier, dénonce au Ministre de l’Intérieur, Roland de La Platière, l’existence d’une armoire cachée au château des Tuileries : « L’armoire de fer ».

 

L’armoire est un trou, ouvert dans un mur près de la chambre à coucher du couple royal, dissimulé derrière un panneau de lambris et fermé par une porte de fer. Elle était destinée à dissimuler la correspondance secrète de Louis XVI (entre autre, les correspondances avec Mirabeau et La Fayette) et avait été installée par Gamain.

 

Montée en épingle par la presse (Notamment par « l’Ami du peuple » de Marat), l’affaire fera grand bruit et aura un effet désastreux sur l’opinion publique. Si le roi cache quelque chose, c’est qu’il est coupable…

 

« Je viens rapporter à la Convention Nationale plusieurs cartons remplis de papiers qui, par la nature et par le lieu où ils ont été trouvés, m’ont paru de la plus grande importance »

 

Louis XVI y perdra le peu de crédit qu’il avait. La Convention décidera, le 3 décembre, la mise en jugement du roi. Les documents de l’armoire de fer seront produits à charge.

 

Chaque lettre dénonce les ennemis de la nation et parmi eux; Mirabeau.

 

Le 12 septembre 1794, Mirabeau sera exclu du Panthéon et enterré au cimetière de Clamart.

 

Le squelette de Mirabeau sortant de l’armoire de fer

 

La découverte de papiers compromettants pour Louis XVI fut-elle une machination destinée à perdre le roi ?

 

L'énigme de la semaine. ICI

 

La découverte, dans la fameuse « armoire de fer »

 

Tout commence le 20 novembre 1792, à 2h30 de l’après-midi, lorsque le ministre de l’Intérieur, Jean-Marie Roland, annonce solennellement, à la tribune de la Convention, que plusieurs cartons de documents compromettants pour le « ci-devant roi » viennent d’être trouvés dans une cachette dissimulée derrière un lambris, au château des Tuileries. Une découverte rendue possible par les révélations du serrurier François Gamain. Ancien employé à Versailles, ce dernier est, en effet, venu raconter avoir posé aux Tuileries une porte de fer devant une anfractuosité creusée par Louis XVI en personne dans un mur de l’exigu couloir reliant la chambre royale à celle du dauphin. Et avoir vu le souverain placer dans cette petite cavité des liasses de papiers.

 

Déchu le 10 août, emprisonné avec sa famille au Temple le 13 août, Louis XVI attendait, depuis lors, d’être fixé sur son sort.

 

Serait-il jugé ?

 

Selon la Constitution de 1791, qui avait posé le principe de son inviolabilité, il ne pouvait l’être. Mais faisant valoir (au mépris du principe de non-rétroactivité) que la proclamation, le 22 septembre, de la République, rendait cette Constitution caduque, l’avocat Jean-Baptiste Mailhe avança l’idée que l’ancien roi était, au contraire, justiciable « devant la nation tout entière ». La révélation de l’existence de l’“armoire de fer” arrivait à point.

 

Que contenait donc cette fameuse “armoire” ?

 

Au total, 726 pièces, censées accréditer la collusion de «Louis Capet» avec les puissances ennemies de la Révolution.

 

Dans une étude très fouillée, publiée en 1982, Paul et Pierrette Girault de Coursac ont conclu à une forgerie* destinée à perdre le roi.

 

La forgerie est un acte de tromperie qui consiste à fabriquer un faux en écriture, soit de toutes pièces, soit en réutilisant des parties authentiques existantes, auxquelles des parties forgées sont ajoutées habilement de façon à laisser croire que l'ensemble serait authentique.

 

Sans valider totalement cette thèse, la plupart des historiens admettent, aujourd’hui, que de nombreuses zones d’ombre subsistent. Notamment concernant le rôle de Roland Girondin, haï par la Montagne, celui-ci, grâce à l’“armoire de fer”, entendait « [redonner] à son parti le premier rang des accusateurs » ( Jean-François Chiappe).

 

Se livra-t-il, pour cela, à des manipulations de documents ?

 

 

La rumeur en avait couru à l’époque.ne machination contre lui ?

Ne pas confondre l'armoire de fer des Tuileries avec celle-ci

 

L'armoire de fer : ce coffre-fort indestructible au cœur de Paris

ICI

 

L'armoire de fer a été créée pour certains documents particulièrement précieux de l'histoire de France. Elle est visible en de rares occasions aux Archives nationales à Paris.

 

Indestructible et inviolable. L’armoire de fer, réalisée en 1790, est un coffre-fort ultra-sécurisé qui se trouve actuellement à l’Hôtel de Soubise, propriété des Archives nationales, rue des Archives à Paris.

Mais à quoi sert-elle ? 

Des documents d’une valeur inestimable
 

L’armoire de fer des Archives nationales a été réalisée sur ordre de l’Assemblée constituante du 30 novembre 1790 afin d’abriter à l’origine les formes, planches et timbres employés dans la fabrication des assignats, puis l’acte constitutionnel et les minutes des lois et décrets révolutionnaires. 

 

Elle est constituée de deux énormes caissons métalliques emboîtés. Trois clefs, qui étaient réparties entre le président de l’Assemblée, son secrétaire et son archiviste,  la commandent.

La suite ICI 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 08:00

 

Christian Bonnet, conserveur de sardines dans le Morbihan, lors de son passage au 78 rue de Varenne, fit le buzz sur le Minitel, en qualifiant le gros rouge du Midi de bibine

 

APRÈS LES DÉCLARATIONS DE M. BONNET " Dire tout haut... "

 

Le " Qu'ils crèvent " lancé aux producteurs viticulteurs de la " bibine " par M. Christian Bonnet, ministre de l'agriculture (" le Monde " daté 26-27 décembre), n'a pas manqué d'être relevé par nos confrères parisiens lundi 27 décembre.

Le Monde

Publié le 28 décembre 1976 ICI 

 

 

Par la suite, le Bonnet passa place Beauvau, normal comme le dirait la fille du borgne, le Morbihan avec Raymond Marcellin, est une terre bénie pour la matraque. ICI 

Raymond Marcellin, ancien maire de Vannes.

 

Depuis ces temps antiques, le Midi a arraché son océan de vignes, ses aramons, ne fait plus que de la « qualiteu », Bordeaux distille ses beaux cépages, tout va très bien madame la marquise… Les 68hard, ces débauchés ont laissé la place aux bobos, aux gentrifiés des villes qui n’aiment rien tant que de ce rincer le gosier avec des jus qui goûtent bien (Appellation Contrôlée)…

 

Alors vive la piquette !

 

Une piquette 100 % Gamay, domaine des grottes

 

Non, la piquette n’est pas un vin exécrable, mais une boisson fermentée à base de marcs de raisins vierges, consommée depuis des siècles. Très en vogue aux Etats-Unis, elle commence à intéresser les vignerons français

 

Tout plaquer pour fabriquer de la piquette : c’est le pari un peu fou de Gabriële. Après une courte carrière dans l’audiovisuel, la jeune femme a choisi de devenir vigneronne et au fil de ses recherches sur les vins naturels, s’est prise d’affection pour cette boisson oubliée. La technique, elle l’a apprise chez Romain des Grottes et Perrine Stas, dans le Beaujolais. Sur ses 6 hectares menés en biodynamie depuis une vingtaine d’années, ils ont toujours aimé expérimenter et depuis 2016, ils élaborent leur propre piquette.

 

« Ce n’est pas du vin », précise d’emblée Romain des Grottes. Il explique : « Autrefois, le vin était réservé au dimanche. La boisson de tous les jours était plus simple, basée sur le principe de rincer le raisin à la sortie du pressoir. Pour fabriquer notre piquette, on ouvre le pressoir après la première presse, on met de l’eau, on reprise un coup et on fait fermenter ce qu’on récupère. Au moment de la mise en bouteille, on corrige l’acidité avec du jus du citron. » Mais à chaque vigneron, sa recette : certains vont plutôt l’acidifier avec du vin blanc, d’autres en fabriquer à partir de résidus de vins ou de marcs non pressés.

 

La suite ICI 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 08:00

 

Søren Kierkegaard, Friedrich Nietzsche and Jean-Paul Sartre

In vino veritas est un récit de Søren Kierkegaard paru aux éditions de L'Herne dans la collection Les carnets de L'Herne en avril 2011 200 pages, 9,50 €

 

 

Søren Kierkegaard était un écrivain danois né le 5 mai 1813 à Copenhague. Il était aussi théologien (protestant) et philosophe : philosophie postmoderne, basée sur l'expérience qui « influencera la philosophie existentialiste »

 

« Dans le vin, la vérité... Même si je ne crois guère en la réalité de cette sentence, on peut néanmoins affirmer que l'oeuvre de Kierkegaard est d'une rare puissance. Ce philosophe, précurseur de l'existentialisme, met ici son talent au service d'une réflexion sur le souvenir, le bonheur, l'amour. En reprenant l'idéal du banquet platonicien, il s'interroge sur une métaphysique de l'homme très personnelle et très prenante, même si certains passages se révèlent complexes ou parfois répétitifs. Mais il s'agit là sans nul doute d'une oeuvre accessible, à lire pour ceux qui veulent découvrir l'univers d'un auteur dont on connaît, globalement, peu de choses, que du moins qui ne dispose pas de la même notoriété que ses successeurs, parmi lesquels, bien sûr, se distingue Jean-Paul Sartre. »

 

Putain le Sartre du Flore tirant sur sa Boyard maïs

 

 

17 juin 2008

Transgression absolue : la Boyard papier maïs dosée à 2,95 mg de nico ICI

 

 

Le soi chez Kierkegaard et Sartre [article] ICI 

Johan Grooten

Revue Philosophique de Louvain  Année 1952 

 

Celui que Lacan appelait « le plus aigu des questionneurs de l’âme avant Freud » [2] Par référence à l’agalma, que Lacan prélève dans le Banquet de… de l’écriture, cette plume qui a consommé ses nuits, brûlé son héritage, répandu son cri dans un siècle devenu sourd, et consigné l’étendue phénoménale de son fameux journal.

 

Putain v’là maintenant Lacan !

« La diffame », selon le jeu de mot de Lacan dans Le séminaire….

 

La femme, l'écriture et l'existence ICI 

Rodolphe Adam

Dans Revue des sciences philosophiques et théologiques 2009/

 

Les hommes sont avec les femmes aussi embarrassés qu’un poisson avec une pomme, disait Lacan. Kierkegaard écrit parce qu’il la perd : « Car le sens de toute mon activité d’écrivain doit lui revenir, et lui revenir absolument : je suis devenu écrivain par chagrin d’avoir eu à la rendre malheureuse. » [10]

 

Or, de cette opération, Kierkegaard a théorisé le produit en montrant ce qu’il advient d’une femme lorsqu’elle est mise à la place de ce que Freud appelle Das Ding, la Chose. In vino veritas est un texte remarquable à cet égard, sur lequel Lacan avait attiré l’attention dès 1960. Certes, y est lisible une ironie caustique à l’endroit du féminin. Paradigme esthétique de l’éphémère, identifiée à l’illusion, la non-vérité, la femme est cette « matière aussi inflammable faite pour rendre perplexe un assureur » [11]

 

Mais plus subtilement encore, cette objection à se laisser définir est due à une détermination logique, à un positionnement spécifique de la femme par rapport au logos. En effet, Johannes, l’auteur du Journal du séducteur, dit ceci : « Le concept de l’homme correspond pleinement à son idée. Pour cette raison, on ne peut imaginer dans l’existence qu’un seul type d’homme, et rien qu’un. L’idée de la femme, au contraire, est une généralité qu’aucune d’entre elles ne parvient à épuiser. » [13]

 

Le plus remarquable est que Kierkegaard tire de sa découverte une éthique de ce rapport manqué d’un homme à une femme. Victor Eremita pose ce rapport comme devant être négatif. Sa théorie est que les hommes qui devinrent des génies, des héros ou des poètes l’ont été grâce à une jeune fille qu’ils n’ont pas possédée. Ceux qui se sont approprié cette jeune fille ne sont devenus que de vulgaires conseillers d’État car avec elle ils ne devinrent que du général. C’est par « des relations négatives que la femme rend l’homme productif dans l’idéalité »

 

[11]

S. Kierkegaard, In vino véritas, Climats, Castelnau-le-Lez,…, une ruse des dieux pour tromper l’homme. Bref, un convive la dit-femme 

 

[13]

S. Kierkegaard, In vino veritas, op. cit. p. 105. La femme à la différence de l’homme ne s’épuise pas dans son idée. Si l’homme relève d’un type et un seul, tous les hommes se subsument sous le concept, sa catégorie est du côté de l’Un. L’idée de la femme en revanche repose sur le multiple.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 06:00

 

Si je vous dis que c’est une Histoire d’eau vous ne serez sans doute pas plus avancés.

 

Si je vous dis que c’est un Pont qui n’en était pas vraiment un vous allez continuer de sécher.

 

Si je vous dis la Fontaine d'Eure à Uzès peut-être commencerez-vous à avoir la puce à l’oreille.

 

Si je vous dis classé Monument majeur en 1840 par Prosper Mérimée, enregistré Monuments Historiques en 1913, admis au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1985, là vous commencez à brûler, comme nous le disions enfant.

 

Si j’ajoute Nîmes il se peut que vous pensiez au fameux Pont du Gard qui était un aqueduc construit pour amener à Nîmes, à 21 km, les eaux de la Fontaine d'Eure à Uzès. Construit entre les années 40 et 60 sous le règne de Claude et de Néron, le Pont du Gard n’est qu’un petit morceau de cet aqueduc qui sur le reste du parcours est à 90% enterré. Il enjambe le Gardon sur une longueur de 273 mètres, une hauteur de 48 mètres 77 et il se compose de trois étages d'arcades superposées, à plein cintre.

 

 

C'est sur le troisième étage que passe le canal ou aqueduc qui n'a que 1m22 de largeur sur 1m85 de hauteur dans œuvre. Ses murs ont une épaisseur de 0m8344 en vue d'empêcher les infiltrations ; il est recouvert avec des dalles superposées, d'une épaisseur de 0m33 sur 1 mètre de large et partant d'un mur à l'autre, en sorte que leur longueur est de 3m64 débordant en ce sens sur les parois extérieures.

 

La pierre qui a servi à la construction du Pont du Gard appartient au calcaire que les géologues ont appelé vulgairement molasse coquillière ; c'est un calcaire tendre, facile à tailler, sur lequel les gelées n'ont aucune prise, qui durcit plutôt par l'effet du temps et d'un grain très grossier, criblé de petits trous remplis d'une argile ocreuse, jaunâtre, et de débris de coquilles fossiles. Il en existe d'importants dépôts près des villages de Vers et de Castillon, et dans le voisinage immédiat du Pont du Gard.

 

La pierre de Vers typique des façades des maisons du Gard est un calcaire coquillier à la couleur chaude et dorée, qui s'est formée il y a 25 millions d'années lorsque la mer s'est retirée de la vallée du Rhône et a laissé derrière elle des dépôts de coquillage.

 

 

Toutes les pierres qui en font partie ont été extraites d'une carrière distante du monument de 600 à 700 mètres seulement en aval, sur la rive gauche du Gardon. On y accède par un sentier en petite, à la suite dix jardin potager dépendant de la bégude Raymond, on y remarque, à droite, à l'arrivée, déposée en haut du rocher et toute taillée, une des pierres de grand appareil qu'on avait l'intention d'employer à la construction des piles et qui a été laissée sur place, peut-être parce qu'elle était défectueuse. Il s'y trouve aussi un petit réduit triangulaire, entièrement taillé dans le roc, avec une cheminée sur l'un des côtés, destiné, en cas de mauvais temps, à servir de refuge aux ouvriers et à mettre leurs outils à l'abri. Le Gardon coule auprès de ces carrières abandonnées, et c'est de là probablement, comme l'a supposé Émilien Dumas, qu'au moyen de radeaux, les matériaux étaient transportés à pied d'œuvre.

 

 

Ce monument appartient par son architecture à l'ordre toscan. Alors que le troisième rang d*arcades supportant la cuvette de l'aqueduc est bâti, piles et cintres en moyen appareil, les deux premiers rangs ont été construits en très grand appareil romain. Les pierres de taille de leurs piles ne mesurent pas moins de 2m60 de large, occupant en ce sens toute la dimension de la pile, sur 2m65 de loir, et 0m57 de haut. Elles ont été posées sans mortier ni ciment et admirablement jointée. Au dire de Chateaubriand et de Caumont, cette perfection dans les joints a été obtenue ainsi :

 

Après avoir amené les pierres à leur plus juste coupe avec le ciseau, elles étaient promenées légèrement les unes sur les autres, de façon à rendre la surface parfaitement lisse ; ce qui aidait à l'usure des pierres et à leur cohésion finale était la poussière même résultant du frottement et liée avec l'eau que l'on faisait couler entre elles au cours de l'opération. Ces pierres ont des parements à bossages et une ciselure à leurs joints. Les pleins cintres des arches sont formés, pour le premier pont, par quatre tranches d'arcs-doubleaux juxtaposés, par trois tranches pour le second et pour le troisième, tantôt par une, tantôt par deux tranches.

 

La naissance des cintres des arcades repose sur une imposte en forme de cimaise de 0m50 environ de haut et de relief. Les retombées de ces arcades sont garnies de deux assises de pierres de taille, qui ressortent en formant corbeaux et supportent les voussoirs. Les piles du premier rang sont munies d'avant-becs destinés, lors des grandes crues, à atténuer la force du courant en divisant l'eau. Contre les piles et sur le tympan des arcades du second rang sont, à différents niveaux, des pierres en saillie. Beaucoup d'antiquaires n'ont pu les expliquer; Ménard pense qu'elles ont servi à supporter les échafaudages des ouvriers. On aurait pu, l'œuvre terminée, les faire disparaître, car elles nuisent à l'aspect de l'édifice, mais elles paraissent avoir été conservées, d'après Mérimée, pour le cas où des réparations seraient devenues nécessaires.

 

 

Selon Grangent et Durand, « l'on ne sait ce que l'on doit le plus admirer, des dimensions des pierres ou de la précision de la taille de leurs lits et de leurs jointsLe milieu de chaque pierre est encore brut et dès lors en relief sur chaque ciselure, ce qui fait croire à plusieurs antiquaires que les pierres portaient des bossages. Les Romains, jaloux de jouir de leurs établissements publics le plus promptement possibles, s'occupaient d'abord de la construction des masses et ajournaient parfois l'exécution des détails, des ornements extérieurs et des profils d'architecture. C'est pour faciliter la taille des parements et la sculpture des cimaises que les Romains ont laissé les corbeaux en pierres saillantes que l'on remarque à diverses hauteurs. Ces corbeaux ont servi à l'établissement des échafaudages nécessaires à la construction successive du pont. »

 

La suite ICI 

 

Lire ICI 

 

 

Le Pont du Gard, par Hubert Robert - 1787 (Musée du Louvre, Paris)

LES MATERIAUX-

 

Les pierres sont extraites dans les carrières sur la presque totalité du parcours de l’aqueduc. La carte géologique du Gard du Gard de Jacques Larmat et d’André Bonnet montre la présence de carrières tout le long de l’aqueduc, dont des carrières de calcaire tendre coquillier sur la première moitié du parcours.

 

L’argile nécessaire aux joints d’étanchéité se trouve au coeur de quelques vallons. Des noms l’évoque : Argilliers, Clos des Touillers à Vers.

 

Le bois pour le gros oeuvre (échafaudages, coffrages, fabrication des cintres, des boîtes à sable, des instruments de traction, de levage, des barges) pouvait provenir par flottage des forêts cévenoles.

 

On extrayait des minerais de fer indispensables à la fabrication du métal dans des mines du massif Central. Sans fer, pas d’aqueduc, on l’utilise dans la fabrication des outils d’extraction de la pierre, en carrières (escoudes, coins, machines, louves).

 

La chaux s’obtenait par la calcination de la pierre calcaire dont la garrigue est recouverte. On a repéra des fours à chaux au quartier des aires à Vers.

 

Le sable qui entrait dans la composition du béton de tuileau abonde le long des plages des rivières, ou dans les carrières.

 

LES HOMMES

 

Les décideurs – On ne les connaît pas pour l’aqueduc de Nîmes. Mais si on situe sa construction aux années 40-50 ap. J.-C., on peut raisonnablement supposer que les décideurs ont commencé leur projet une vingtaine d’années à l’avance : Tibère, Claude.

 

Les réalisateurs– Le chantier commencé, il faut le financer. On imagine les évergètes nîmois, mais aussi « bien placés » dont le curateur des eaux d’origine nîmoise Domitius Afer, l’empereur d’origine gauloise, le lyonnais Claude.

 

Les acteurs– Parmi eux,

 

Ceux qui ont dégrossi le chantier en s’assurant qu’il existait bien une dénivelée réelle entre le val d’Eure à Uzès et le projeté castellum, au flanc d’une colline à Nîmes. Des géomètres, des débroussailleurs, des gromatiques.

 

Ceux qui ont entrepris la construction de l’aqueduc :

 

  • des géomètres (librator) qui durent déterminer un bon tracé de l’aqueduc

 

  • des ingénieurs, connaisseurs capables de conduire des chantiers : géologues, des gens compétents en matière de résistance des matériaux, des géographes, des hydrauliciens, des hydrologues, etc.

 

  • des contremaîtres (militaires ?)

 

  • des ouvriers tailleurs de pierre, transporteurs, des creuseurs de tranchées, des mineurs (tunnels de Sernhac), des maçons, des hommes d’entretien du matériel, des fontainiers, des contrôleurs,  (cf. Pierre de Chagnon), etc.

 

Nîmes : ces carrières romaines qui ont construit l’histoire locale ICI
Partager cet article
Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:00

 

Je suis nul en électricité, et pas que, le seul engin mobile que j’utilise est, vous le savez, un vélo à assistance électrique (VAE).

 

Je ne suis pas sûr que la fabrication et le recyclage des batteries soient vraiment bons pour l’environnement, l’électrique est un  pis-aller.

 

La voiture électrique est-elle écologique ? ICI 

 

En Europe, le secteur des transports est le principal responsable de la pollution urbaine. La voiture électrique semble représenter une bonne solution à ce problème de santé publique. Mais pour estimer sa véritable empreinte écologique, c'est l'ensemble de son cycle de vie qu'il faut passer au crible.

 

 

25 juin 2007

Les 4 L ICI

 

J'ai eu une 4 L, une 4 L immatriculé en TT sur plaque rouge car je m'expatriais en Algérie, à Constantine, pour faire mon service national comme VSNA à l'Université de cette ville. Avec elle j'ai sillonné l'Est algérien, les Aurès, le grand sud : El Oued, Ghardaïa, la côte : Bejaïa... Pas une panne, une vaillante la ptite Renault, vous comprendrez donc que j'ai un faible pour cette boîte à chaussures sur 4 roues, un vrai must d'une beauté saine, sans prétention...

 

Et puis voilà t'y pas que par le courrier je reçois dans une enveloppe une grande affiche et un superbe et sobre 4 pages sur beau papier m'annonçant la naissance des 4 L de la Méditerranée : L'Arjolle, l'Hortus, La Liquière, La Rectorie. La photo très kitch, tendance rural profond, est d'un goût très sûr. Des quatre domaines j'en connais 3, seule la Liquière manque à mon palmarès.

 

Finie, la période de grâce où tout le monde s'extasiait devant le génie du marketing venu de Seat pour sauver Renault ? Ce jeudi, c'est le vrai baptême du feu de Luca de Meo. Arrivé officiellement le 1er juillet dernier, le nouveau directeur général de Renault passe son grand oral. Il dévoile son plan stratégique pour les prochaines années. Baptisé « Renaulution », il sera présenté dans de grands studios de télévision de la plaine Saint-Denis afin de faire de cette présentation virtuelle un événement. Les futurs modèles des quatre marques du groupe Renault (Renault, Alpine, Dacia, Mobilize, une marque dédiée aux nouvelles mobilités) seront présents sur place. Luca de Meo et Jean-Dominique Senard, président du Losange, ont déjà discuté de ce plan lundi avec l'État actionnaire (à hauteur de 15 % du capital), lors d'une rencontre avec le ministre de l'Économie Bruno Le Maire et la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. Tout se serait bien passé… D'autant que si un renforcement des économies est prévu à la suite des pertes de 2020, il ne concernerait pas la France, mais d'autres régions. Un plan d'économie de 2 milliards d'euros et la suppression de 15 000 postes dans le monde, dont 4 600 en France, ont été annoncés en mai, deux mois avant l'arrivée de l'ex-patron de Seat.

 

La suite ICI 

 

 

AUTOMOBILE - L'électricité pourrait bien refaire vrombir le moteur des R5 et des 4L. Rien n'est encore officiel, mais Renault envisage la renaissance de ces voitures mythiques, dont la production a cessé il y a plus de 20 ans.

13 janv. 07:30 - V. F

 

L’année 2020, un mauvais cru pour le secteur automobile français. Le confinement, les retards de production, mais aussi des ventes en berne, rien ne l'aura épargné. Certains constructeurs sont plus impactés que d'autres, à l'image de Renault qui a présenté ce mardi des chiffres de ventes en chute de 21,3% au niveau mondial, « principalement due à sa forte exposition dans les pays ayant subi un confinement strict ».

 

La firme au losange se devait donc de réagir, et parmi les pistes envisagées pour se redresser, pourquoi ne pas ressortir des tiroirs deux modèles mythiques des années 1960 et 1970, la 4L et la R5 ?

 

Ces véhicules, qui ont bercé l'enfance des plus anciens, pourrait bien renaître en version électrique, selon une source au sein de l'entreprise. Il faut dire que ces voitures ont fait un carton du temps de leur splendeur : 5,5 millions d'exemplaires vendus pour la R5, et plus de 8 millions pour la Renault 4.

 

Pour l'instant, le nouveau président de Renault, Luca De Meo, ne confirme rien, mais des annonces sont attendues ce jeudi. Le successeur de Carlos Ghosn entendrait réitérer le succès de la relance de la Fiat 500 auquel il a participé il y a treize ans quand il travaillait pour la marque italienne. « Il aime les choses iconiques, mais c'est aussi un industriel, un patron, et on ne fait pas des choses juste pour faire plaisir. Donc il faut que ce soit rentable », analyse Agnès Lasbarrères, journaliste chez Auto Plus. « Est-ce que ce sera un modèle un peu d'entrée de gamme, accessible ? Ça peut être le premier modèle pour rentrer dans l'électrique », poursuit-elle.

 

Inventer de nouveaux modèles électriques, cela semble sûr. Et des modèles qui s'inspirent du passé, c'est également une piste vraisemblable, car le néo-rétro à la cote chez les constructeurs automobiles. À l'instar du Britannique Mini qui a été le premier en 2001 à lancer cette mode, en France, le groupe PSA avait lui-aussi réussi à transformer la DS en une marque à part entière. Des succès pour la plupart, mais il y a eu aussi des échecs.

 

La Méhari, par exemple, n'a pas trouvé son public en version électrique. Un nom populaire ne suffit donc pas pour faire le buzz. D'ailleurs en 2013, Renault avait déjà fait croire au retour de la R5, et finalement c'est la nouvelle Twingo qui avait vu le jour.

 

Caramba ce sera la R5 !

 

Pourquoi Renault ne voit pas son avenir en tant que “constructeur automobile” ICI

N’hésitez pas, en revanche, à l’appréhender comme « une entreprise technologique utilisant des voitures ».

 

Publié le

 
Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents

  • Hubert de Boüard à la barre !
    Philippe Castéja (à g.) et Hubert de Boüard, à l’ouverture du procès, le lundi 20 septembre 2021 à Bordeaux. © Crédit photo : Guillaume Bonnaud / SUD OUEST En raison de l’actualité judiciaire d’Hubert, Ciné Papy du mercredi est repoussé à demain jeudi. Hubert...
  • Parlons peu mais parlons vin, et de quel vin : La Romanée-Conti où Aubert de Vilaine passe la main…
    Le reproche récurrent que me font certains, chroniquer rarement sur le vin, est justifié, en défense ma réponse est simple : j’ai le sentiment d’avoir fait le tour de la question et que perdurer ce serait tourner en rond. Bien sûr, je pourrais à la manière...
  • L’ÉCHALIER
    Henry Pierre Troussicot L’échalier, petite barrière fixe, dans une haie, entre deux champs, permettant d’aller de l’un à l’autre. Combien de gars de ferme ont fait sauter les échaliers aux filles en les empoignant par la taille, pour aller danser ou autres...
  • Un dimanche ordinaire au Bourg-Pailler…
    Le dimanche au Bourg-Pailler c’était les habits du dimanche pour aller à la grand-messe de 10 heures. Au Bourg-Pailler, la tante Valentine, était le maître des horloges, elle rappelait tout le monde à l’ordre avec une injonction ritournelle « ça monte...
  • Je m’insurge l’âne bâté n’est pas stupide…
    Rien ne vaut l’expérience, les grands auteurs cités plus bas, n’ont jamais mené de leur vie un âne bâté, moi si pendant 8 jours dans les Cévennes sur le sentier Stevenson, c’était une ânesse, et je peux affirmer qu’elle était bien plus intelligente, plus...