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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:09

Bordeaux est synonyme de vin, Nantes est synonyme de rien. Les deux grands ports de l’Atlantique nichés tout au fond d’un estuaire, distant de quelques centaines de kilomètres, s’ignorent et ne s’aiment pas. Et pourtant ils pratiquèrent, Nantes à grande échelle puisque la ville fut le premier port négrier d’Europe, le commerce du bois d’ébène dénommé pudiquement « commerce triangulaire ». Bordeaux est à droite dans un département de gauche, et Nantes le contraire. Nantes a adopté très tôt le tramway, Bordeaux fort tard. Nantes avait son quai de la Fosse mal famé, Bordeaux celui des Chartrons très bien porté. Le bourgeois bordelais est snob, le nantais discret. Dans les temps anciens entre les Girondins de Bordeaux et les Canaris Nantais le derby se résumait dans l’opposition du jeu frustre, britannique des premiers et le jeu bien léché, à la française, des seconds. Nantes avec ses métallos des Chantiers de l’Atlantique fut un haut-lieu de mai 68 (La Commune de Nantes par Yannick Guin chez Maspero) alors que Bordeaux recueillit le gouvernement du Maréchal Pétain, le dernier de la IIIe République. Bordeaux a des Maires Premier Ministre au destin contrarié, Nantes espère que son maire sera un jour Ministre. Je pourrais ainsi m’amuser longtemps mais il est temps que je passe aux choses sérieuses : à la bouillie.

 

Eut égard à mon incompétence noire en chimie, comme d’ailleurs en de multiples domaines, je vais me contenter de vous livrer les définitions de Wikipédia en espérant que des «esprits éclairés » (je sens qu’ils piaffent déjà) prendront le relais. Si j’aborde le sujet c’est qu’il semblerait que la bouillie nantaise, aux dires des experts du Développement Durable, a une action plus curative que préventive, et qu’elle évite l’appauvrissement des sols contrairement à la bordelaise qui à la longue aurait tendance à les intoxiquer.

 

« La bouillie bordelaise est un pesticide (algicide et fongicide) fabriqué par neutralisation d'une solution de sulfate de cuivre par de la chaux éteinte.

Elle contient 20 % de cuivre (exprimé en cuivre métal). Pour garantir un meilleur effet mouillant on y ajoute un surfactant (du savon noir naturel en général).

 

Elle est souvent vendue sous forme de poudre micronisée mouillable (de couleur bleue), de masse volumique d'environ 045 g/ml (± 0,1g/ml), à ne pas confondre avec d'autres matières actives biocides à base de cuivre tels que l'oxychlorure de cuivre, l'oxyde cuivreux ou l'hydroxyde de cuivre).

 

En Europe, la réglementation a évolué en imposant une diminution des doses. »

 

« La bouillie nantaise ou bouillie sulfo-calcique (BSC) est un fongicide polyvalent avec effet insecticide et anti-acariens. Elle a été créée en 1860 pour lutter contre les cochenilles des arbres fruitiers.

 

La bouillie est obtenue par chauffage d'un mélange de lait de chaux et de soufre.

 

On peut l'utiliser du printemps à l'automne comme anticryptogamique en curatif. Elle permet de lutter contre la tavelure, la cloque du pêcher et l'oïdium et stimule la végétation »

 

Nantes, qui n’aime pas le Muscadet, prendrait-il une belle revanche sur Bordeaux qui longtemps ignora ses Châteaux ? En ces temps où beaucoup de nos décideurs, en nous prenant pour des veaux, se contentent de nous livrer de la bouillie pour chat, rajouter quelques louches de bouillie dans le débat, en mettant de l’huile sur le feu, me va bien au teint. Comme l’écrivait, feu Bernard Ginestet, en dédicace de son livre éponyme : « Je dédie cette bouillie bordelaise à mes parents... une cuillérée pour maman... Une cuillérée pour papa. »

 

À vous, je vous cède la louche... car moi je flippe pour ma vigne en cas d'attaque d'oïdium... aidez-moi vous qui savez !  

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:06

Si j’écris que les deux premiers cités ne peuvent se passer l’un de l’autre certains vont croire que je verse dans la gaudriole anticléricale en brocardant la soutane et la barrette du curé fripon qui s’intéresserait de trop près aux jupons. Certes les Nantaises ont de belles mamelles mais jusqu’à ces dernières années elles étaient en voie de disparition. À cet instant je sens poindre chez vous un brin d’exaspération : qu’est-ce-que c’est que cette chanson affirmer que les Nantaises étaient pas en voie de disparition relève de l’élucubration. Non ! 

  

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« Lorsque, en septembre 1979, nous sommes arrivé à la toute nouvelle Ecole Vétérinaire de Nantes, nous nous souvenions qu’il avait existé une race bovine nantaise, dont nous étions persuadé qu’elle avait disparu, absorbée dans l’ensemble Parthenais. Nous n’imaginions absolument pas qu’elle puisse encore exister. Pourtant, dans les semaines qui suivirent notre installation dans l’Ouest, nous recevions une lettre nous demandant d’aider à la sauvegarde de la Nantaise ! Ce fut le début de notre collaboration avec ceux qui, à un titre ou à un autre, se préoccupaient de l’avenir de cette race. » Bernard Denis Pr Honoraire de l’EV de Nantes dans sa préface au beau livre la Nantaise histoire et renaissance.

 

De belles vaches... « C’est ce qui ressort nettement de tous les témoignages même si l’on peine à avoir une description commune, la palette des couleurs est nuancée « la robe n’était pas uniforme, elle était foncée, blonde, froment moyen, un peu rouge ou encore tirait vers le gris ». Pour certains, les Nantaises étaient couleur froment et les Parthenaises un peu plus rouges, les croisements, voire les exigences des concours auraient semble-t-il modifié la robe. Celles qui étaient bien soignées restent dans les souvenirs avec une robe « pommelée, brillante » et les plus rouges étaient moins appréciées. Pour d’autres, ce sont les yeux qui font la différence avec la Parthenaise ! »

 

Le travail des femelles... « Beaucoup de petits agriculteurs, qui exploitent une surface insuffisante pour « tenir » une paire de bœufs mais qui ont plusieurs vaches, font travailler celles-ci. Dans certaines régions du département où cette pratique est très répandue, le fait pour une vache d’avoir été dressée au joug, ou seulement d’être bien charpentée pour le travail et d’avoir une belle cornure, constitue une très nette plus-value.

Les vaches de travail sont surtout des nantaises ou des métisses nantaises, ou parfois des normandes-maraîchines ; » Chaquin Monographie de la Loire-Inférieure 1929

 

Dans son ouvrage Les Meilleures Vaches Laitières 1943 Maurice Jouven cite les Races Parthenaises et analogues

 

- Rendement laitier satisfaisant : 2500 litres par an en moyenne

- Teneur du lait en matières grasses : 4,5% en moyenne. Indépendamment de son aptitude à la lactation, la race Parthenaise présente de grande qualités pour le travail ainsi que pour la production de la viande (53 à 56% de viande nette après engraissement).

- sous-race poitevine,

- sous-race vendéenne,

- sous-race maraîchine,

- sous-race nantaise.

Races analogues : la race d’Aubrac et la race d’Angles (Tarn).

 

Qui dit lait dans ma belle région dit beurre mais aussi, dans une moindre mesure fromage « À Plessé, Francis Blin se rappelle « avoir vu des étagères au mur du cellier des Jaunais pour mettre probablement des fromages. Mon père m’a raconté que quand ma mère a acheté cette maison dans l’entre-deux guerres, la cuisine était carrelée avec des tomettes rouges, une surface lavable. Ce fut sans doute la première laiterie de Plessé. Ensuite elle se déplaça dans le village de Barbotais, puis à la Prairie de la Haie, toujours à Plessé et pour finir elle est devenue la COLARENA sur la route du Coudray. Je me rappelle aussi de Clair Gauthier, ramasseur de lait, venant le dimanche matin après la messe de 11 h, au café Beaupérin, avec sa sacoche de cuir remplie de liasses de billets épinglés pour payer le lait livré. »


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Voilà je suis retombé sur mes pieds et je peux vous parler du Curé Nantais qui, vous vous en doutiez car vous me voyiez venir avec mes gros sabots plein de paille, est un fromage et c'est un fromage de vache à pâte molle à croûte lavée, à pâte pressée non cuite.


« L'histoire du Curé nantais débute en 1880 dans le village de Saint-Julien-de-Concelles sur les bords de Loire, dans le département de la Loire-Atlantique (dénommé alors Loire-Inférieure).


La rencontre entre un agriculteur du pays, Pierre Hivert, et un prêtre de passage (venant peut-être de la région nantaise, une légende dit qu'il venait de Savoie, d'autres sources affirment qu'il s'agit d'un prêtre vendéen fuyant pour sauver sa vie lors de la Révolution français) permet la naissance d'un fromage appelé « Régal des Gourmets ». Quelques années plus tard, en hommage à l'ecclésiastique, ce fromage devint le fromage du curé puis « le Curé nantais ». Certains ouvrages le référencent sous le nom de fromage nantais, et le désignent également sous le nom de fromage du pays nantais, dit du curé.


La famille Hivert a perpétué la tradition de père en filles pendant quatre générations. Après avoir connu son heure de gloire et son lot de médailles de concours, le produit a vu sa production diminuer. En 1987, la famille Hivert cède la marque à Georges Parola, fromager de Pornic descendant d'une lignée de crémiers. La production de Curé nantais a été multipliée par dix pour atteindre 150 tonnes en 2008. » source Wikipédia.

 

Pour plus de détail aller sur le blog http://curenantais.wordpress.com/ et www.lecurenantais.com . Le mien, celui de la photo, je l’ai acheté chez Philippe Alleosse 20 rue Clairaut 75017 Paris www.fromage-alleosse.com

 

« En fabrication, rien n’est compliqué mais tout est important. Il faut faire attention aux petits détails. Par exemple, une cuve mal lavée un soir et c’est la catastrophe le lendemain. » Georges Parola

 

« C’est en cave fraîche et humide, sur planches d’épicéa], qu'il est affiné. Ces planches sont naturellement aseptisées : une étude a tenté d'y inoculer des bactéries listeria mais elles ne se sont pas développées »  thèse menée par Claire Mariani. L'étude qui a duré 3 années a été financée par l’ACTIA (Association de Coordination Technique pour l’Industrie Agro-alimentaire), le CNAOL (Comité National des Appellations d’Origines Laitières), Entremont-Alliance et ACTILAIT. ».

 

En 2008, le Point, titrait Le curé nantais : un fromage culte, les journalistes adorent les titres ronflants, moi j’aurais titré : un fromage rare. 2000 fromages/jour, c’est peu. C’est de l’artisanat. Ce fromage, sous sa forme carrée, semble modeste et pourtant il a du caractère. Sous sa croûte rugueuse, percée de petits trous, sa pâte dorée et onctueuse. Comme tous les fromages qui sentent, le curé nantais est en bouche voluptueux, avec un petit goût fumé. Rien que pour embêter ceux qui adorent JP Coffe je vous propose de visionner la vidéo de l’émission de Drucker car on y voit la fabrication et l’affinage du curé nantais. Cerise sur le gâteau, rien que pour plaire à Saverot, l’invité du dimanche est Roselyne Bachelot à l’époque Ministre des Tranquillisants&Vaccins H5N1.

 

Reste, pour en finir avec cette chronique, à justifier l’étrange affirmation de mon titre : les Nantais n’aiment pas le Muscadet. Ce n’est pas moi qui le dit c’est un jeune et brillant géographe, Raphaël Schirmer, dans son livre « Muscadet. Histoire et Géographie du vignoble nantais » Editions Presses Universitaires de Bordeaux 2010, broché 536 p, 25 €. Même pas une maison des Vins à Nantes pensez-donc ! J’y reviendrai dans une prochaine chronique lorsque je me serai plongé dans cette épaisse somme. « L'ouvrage assez imposant de Raphaël Schirmer débute par l'histoire du vignoble nantais, qui a connu des périodes assez contrastées. Il est par exemple peu connu que la région était productrice d'eaux de vie de grande qualité aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'auteur poursuit par l'analyse de tous les facteurs qui ont entrainé les producteurs dans une course à la productivité. Enfin, le dernier tiers du livre est consacré à l'étude de tous les éléments qui peuvent permettre l'amélioration de la qualité, que ce soit à la vigne, au chai ou dans l'environnement économique et social. L'étude est particulièrement exhaustive, résultat d'un impressionnant travail de recherche. »

 

Comme je ne puis terminer sur une fausse note pour déguster avec mon Curé Nantais de chez Alleosse je vous propose la gamme de Marie-Luce Métaireau au Grand Mouton www.muscadet-grandmoton.com et ce pour deux raisons : parce que ce sont des vins d’exception et pour taquiner Raphaël Schirmer car ses vins dans un article de Nantes Métropole Magazine 2010 sous le titre Trois Femmes dans un terroir. Qui c’est qu’a dit que Jean-Marc Ayrault n’aimait pas le Muscadet ?

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 07:00

  

Je sortais tout juste de ma cambrousse. Une deuxième année de droit un peu tristounette, comme l’écrivais Viansson-Ponté dans le Monde « La France s’ennuie ! » et mon cœur d’artichaut s’effeuillait dans l’indifférence générale. Pour moi l’avenir ne pouvait qu’être beau mais Dieu que le présent était chiant !

 

Alors, attendu qu'en vertu de la force de mes souvenirs, comme je ne peux réfréner ma plume, je confesse que la mort de Liz Taylor me touche au cœur. Ça tient à ma première rencontre avec elle. Rencontre visuelle, dans une salle obscure : en effet la première fois que j’ai vu Elizabeth Taylor à l’écran c’est dans le film de Mike Nichols Qui a peur de Virginia Woolf ? (Who’s Afraid of Virginia Woolf?) la reprise à l'écran de la pièce de théâtre éponyme d'Edward Albee sortie à Broadway, au Billy Rose Theater le 13 octobre 1962.

 

C’était en 1967, dans un cinéma de Tours. Je m’étais échoué dans cette ville sans âme pour une certaine Begoňia, une espagnole aux yeux de braise rencontrée au réveillon du Nouvel An. Il pleuvait des seaux, donc cinéma. Le choc absolu, George Richard Burton et Martha Elizabeth Taylor rentrant d’une soirée arrosée à la faculté où George enseigne et que dirige le père de Martha. Ils ont invité un couple de nouveaux venus à prendre un dernier verre. Mari et femme dans la vie – ils se marièrent même deux fois – entre Burton et Taylor, dans ce huis-clos, tout ce qu’un couple peut accumuler comme rancœur se déverse sans aucune retenue ou pudeur. Monstrueux ! Extraordinaire ! J’en sors bouleversé, chaviré par une Liz Taylor qui, pour interpréter le rôle de Martha, a pris quinze kilos et s’est vieilli de vingt ans. Que ma dulcinée du moment, elle, ressortisse de ce film totalement horrifiée eu l’avantage d’éteindre derechef un feu déjà bien mourant mais je lui étais au moins reconnaissant de m’avoir précipité dans les rets de deux monstres sacrés.

 

Comme la Liz Taylor de Qui a peur de Virginia Wolf ? valait absolument que je fisse Nantes-Tours-Nantes en 2 CV sous la pluie, celle qui vient de nous quitter valait que je lui consacre ce petit billet car, comme le raconte Peter Rainer, ancien président de la National Society of Film Critics aux Etats-Unis. «Elle avait cette présence de star fabuleuse, qui était aussi la cause et la conséquence de sa vie privée. C’était indissociable.» Il ajoutait «Elizabeth Taylor a été lancée par le cinéma, mais devint plus grande que le cinéma»

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:09

Chronique dédiée à Denis Saverot suite à ma chronique de lundi link

« Dès minuit, les percolateurs sont remplis de café et de lait et Chez Clovis, Françoise Cornut attend ses premiers clients : « Quand ils arrivaient, on leur servait le café dans de tout petits verres. On connaissait nos clients et on savait qui le prenait avec du lait, du calva, du kirch ou du cognac, comme la grand-mère de Lucienne Fabre qui commandait un p’tit ben raide. Après c’était le blanc cass’ vers cinq heures du matin, puis ils attaquaient la tête de veau ou les tripes. Mon beau-père préparait aussi de grosses marmites de pot-au-feu, de petit-salé ou de saucisses chaudes qu’il mettait dans des sandwiches avec de la moutarde. Ils mangeaient ça debout au comptoir rt repartaient finir de ranger et faire leur comptabilité. Ensuite, ils redescendaient vers deux heures de l’après-midi faire ce qui était pour eux un vrai repas, après quoi ils rentraient se coucher. Le samedi, comme les commerçants étaient contents de voir s’achever la semaine, c’était folklo, on n’en finissait pas. Tout le monde était heureux et buvait encore plus que d’habitude, c’était la fête ! »

Pour Claude Cornut, comme beaucoup de propriétaires de brasseries, la première boisson des Halles, c’est le champagne. C’est le quartier où l’on vend le plus de champagne en France, ce qui permet sans doute à l’un des représentants de Moët et Chandon de changer de voiture tous les ans.

Robert Meurice fréquente La Cloche, rue Mondétour : « Le patron, Nénès, était un gros savoyard qui avait une préférence marquée pour le champagne Pommery : il en voyait passer dix mille bouteilles par an et on raconte même que le jour de son enterrement, on a glissé un Mathusalem de Pommery dans son cercueil ! »

 

« Certains cafés font également office de vestiaire : ainsi, Chez Clovis, due mandataires viennent se changer tous les jours. A la Tour de Montlhéry, soixante-dix vestiaires sont à a disposition des tripiers qui, en échange, consomment sur place.

Bien que très mélangée, la clientèle des cafés réunit souvent des travailleurs d’un même secteur. Ainsi les volailleux fréquentent plus volontiers La Vallée, les poissonniers Le Grand Comptoir, les tripiers Le Bougnat Blanc ou La Tour de Monthléry, les bouchers de la rue de Montorgueil apprécient quant à eux Le Nid d’Aigle.

Odile Lavenarde et Fernand Devineau fréquentent ce bar-tabac très animé : « Ici les clients se faisaient parfois voler leur portefeuille et le matin, il y avait souvent une descente de police. Des couples louaient des chambres pour quelques heures, souvent des vendeurs qui venaient rencontrer leur maîtresse alors que leur femme était sous les pavillons. Ils disposaient également d’un grand dortoir avec une quarantaine de lits de camp qui permettaient aux transporteurs de se reposer une heure ou deux pour un franc. Il y avait souvent de la bagarre, mais il suffisait de sortir dans la rue en criant « aux bouchers », ils arrivaient avec leur couteau et les mecs se débinaient. Dans le coin, c’est les bouchers qui faisaient la police »

 

Je me souviens des Halles Josette Colin éditions Parigramme. 1998   

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 09:43

Le 10 février avec « le sens de la formule choc que vous me connaissez » (ça enfle mais je me soigne) je commettais une chronique La position du tireur couché : cibles mouvantes et proposition décoiffante ! link au terme de laquelle, comme annoncé dans le titre, je déclinais la proposition suivante :

 

Ma proposition pour faire avancer les choses est simple : que nous nous retrouvions en Beaujolais dans quelque temps pour une journée de travail et de convivialité, un samedi par exemple, pour concrétiser notre plate-forme qui permettrait à un réseau de fonctionner et d’agir. Chacun y viendrait par ses propres moyens et moi je verrais avec mes amis du Beaujolais comment nous accueillir.

 

À ma grande surprise, je reçus des réponses positives. Fort bien mais eu égard à mes capacités d’organisateur limitées et le peu de temps dont je dispose j’ai laissé le temps filer. Bref, plutôt que de me mettre sur le dos un zinzin soumis aux aléas des uns et des autres : sous-entendu le Berthomeau y se décarcasse mais se retrouve en tête à tête avec le dernier carré de ses fidèles, je me suis dit Et si  nous profitions de la BEAUJOLOISE le lundi 11 avril pour nous retrouver ?

 

Qu’en pensez-vous lectrices et lecteurs ?

 

Dite-le moi par retour du courrier afin que je puisse voir avec les organisateurs comment nous pourrions trouver un petit carré pour bavasser !

 

Merci par avance de vos réponses enthousiastes et rapides.

 

Ci-dessous le programme de la :

 

DEGUSTATION BEAUJOLOISE LE 11 AVRIL 2011 EN BEAUJOLAIS

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beaujoloise 2011 site listing

 

beaujoloise_2011_site_acces.png

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:09

Les sceptiques devaient m’attendre au virage : depuis que j’avais lancé l’idée d’une dégustation ludique avec Myriam Huet à l’Annexe link un silence radio pesait sur mon espace de liberté. Et pourtant dans le secret de la correspondance électronique un beau paquet de lecteurs se déclarait partant. Restait à concrétiser, à lancer une date, un horaire qui conviennent au plus grand nombre. Il me fallait choisir. Ce que je fis : ce serait le mercredi 9 mars à 19 heures pétantes. Je relançais donc les candidats potentiels. Les réponses au début arrivèrent au compte-gouttes et puis ce fut l’accélération : 25 personnes se déclaraient partantes. Dans ma petite tête je me disais qu’il y aurait des défections de dernière minute. Que nenni, à une exception près compensée par un candidat de dernière minute, je conservais tout mon petit monde.

 

Ils arrivaient tous avant l’heure dite et en profitaient pour découvrir le lieu. Dix femmes et quinze hommes, des couples, des groupes d’amis, des collègues du Ministère, une majorité de jeunes et pour moi beaucoup de visages inconnus. Myriam Huet, très concentrée, s’inquiétait un peu auprès de moi du nombre qui dépassait largement celui des groupes qu’elle anime habituellement mais je la sentais en train de prendre la mesure de cette situation nouvelle. Nous disposions les « apprentis dégustateurs » en demi-cercle. Derrière sa petite table ronde « haut perché », Myriam, telle une athlète sur sa piste d’élan, appréciait ses marques. Votre serviteur se fendait d’un petit mot de bienvenue, remerciait Corinne Richard-Saier d’avoir accepté de nous recevoir et donnait la parole à celle par qui la bonne parole allait venir.

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Comme me l’a écrit un participant « J’avais souvent entendu parler de Myriam Huet mais je ne l’avais vu en chair et en vin » et ce fut, souligne un autre, « finalement un plaisir toujours recommencé qu'une dégustation de (bons) vins expliqués par un orateur de talent. On se prend à regretter que ça ne dure pas plus longtemps, que le Tour de France soit trop réduit. Mais Myriam HUET est un modèle de didactisme et de simplicité : j'ai eu l'impression de tout comprendre et de retrouver en nez et en bouche ce qu'elle venait de nous expliquer... » L’enthousiasme était au rendez-vous ce que traduit bien l’une des participantes « De la vivacité dans le propos mais avec une rondeur subtile, traces d'années de maturations fructueuses. Pas un copeau de langue de bois ; une langue qu'on avait d'ailleurs voulu nous réduire à 4 étapes de saveurs ordonnées dans l'espace. Et, oh joie, nous découvrîmes avec ivresse que toute honte pouvait être bue de ne pas répondre au standard du bien déglutir. »  

 MYRIAM MODELE

Et Dieu que l’exercice proposé à Myriam Huet s’avérait périlleux car elle se retrouvait face à un groupe dont elle ignorait tout et qui, manifestement était composé à la fois de purs néophytes, d’amateurs débutants et de quelques dégustateurs plus chevronnés. Se mettre à la portée des premiers tout en intéressant les seconds et en étonnant les derniers tel fut l’extrême simplicité de Myriam. Que du talent fondé sur une solide expérience et un sens aigu de l’art oratoire. Comme le confie l’un des jeunes participants « J’ai beaucoup aimé le côté « tout le monde sent des choses différentes », et le fait d'insister sur l'influence du contexte et de l'opinion des voisins sur sa propre appréciation du vin... Car c'est vraiment quelque chose qui se vérifie presque à chaque gorgée de vin ! ». Myriam Huet touche au plus juste, domine si bien son sujet qu’elle permet aux néophytes de se sentir à l’aise, d’entrer de plain-pied dans le monde que l’on dit mystérieux du vin. Ceux-ci ont « apprécié le côté accessible de l'exposé, l'emploi d'un vocabulaire simple et compréhensible, loin des formes pompeuses qui font parfois peur à ceux qui font à peine la différence entre cépage et appellation. »

 

Quelques impressions de participants en vrac.

 

« Quelques intéressantes nouveautés (pour moi) concernant les explications sur les réactions des tanins avec les protéines de la salive (sensation de râpeux) ainsi que sur l'historique de la prise en compte de la maturation phénolique.

Quant aux produits, la typicité des 3 premiers (sauvignon, chardonnay, pinot noir) permettait de faire une bonne révision et mon manque de discernement sur la reconnaissance du haut-médoc m'a ramené à la nécessité de rester humble et de pratiquer régulièrement l'art de déguster entre amis. »

 

« Bien que possédant 1 certaine expérience dans le domaine de la dégustation, j'en apprends toujours et cette soirée fut instructive.

Je salue également l'idée de notre animatrice d'avoir proposé quelques bons fromages en accompagnement. »

 

« Dans un superbe local,  Madame Huet a su trouver les mots justes pour nous guider durant cette dégustation, démontrant brillamment que le bon vin et le plaisir ne sont pas affaire d'étiquette. »

 

« Ce qui m'a, je pense, le plus ravi, c'est de voir vos collègues du Ministère de l'Agriculture, qui étaient juste à côté de nous, réussir à identifier sans trop de mal les 3 premiers vins, mais se planter assez royalement en insistant sur le « ça ce n'est pas Bordeaux, ah non ! » du Médoc de fin... Comme quoi le vin invite toujours à une certaine forme de modestie ! »

 

Myriam sait à merveille « dire le vin », avec pertinence, de l’humour, un soupçon de légèreté teinté d’une pointe d’impertinence, elle n’a pas sa langue dans sa poche et ses mots touchent car elle va droit à l’essentiel. Ce fut donc, de l’avis général, un très bon moment et personne n’a vu le temps passer si ce n’est pour regretter que ça ne dure pas plus longtemps. Le seul bémol est lié à l’organisateur, moi en l’occurrence, qui en assemblant tout ce petit monde n’avait pas prévu, juste avant que Myriam n’officie, de permettre aux participants de se présenter pour mieux faire connaissance. Autant pour moi mais, à ma décharge, j’étais tellement concentré sur le bon déroulement de l’exercice que je n’y ai même pas songé. Je ferai mieux la prochaine fois si l’expérience se renouvelle. C’est le vœu de l’ensemble des participants mais n’oublions pas que Myriam, au terme d’une journée de travail, nous a accordé une belle heure et demie de son temps. Qu’elle en soit vivement remerciée. Elle fut applaudie chaleureusement. Le lieu a séduit, certains y reviendront pour leurs emplettes, Myriam nous a emballé, ce fut donc une très belle soirée avec, j’allais l’oublier, de très beaux plateaux de fromages pour accompagner la dégustation.

 

Certains vont me faire remarquer que j’aurais pu suivre le fil de la dégustation, rapporter en détail les propos de Myriam, narrer les réactions des dégustateurs, vous parler des 4 vins présentés, en un mot jouer au petit reporter. Si je ne l’ai pas fait c’est que, « malgré mon immense talent de plume » – ben oui, on n’est jamais si bien servi que par soi-même –, il m’eut été impossible de restituer la couleur et la saveur de cette belle dégustation. Si j’étais doué pour le maniement des nouveaux joujoux électroniques c’est une vidéo que j’aurais du tourner de la soirée pour la poster sur Dalymotion. Encore une fois je ferai mieux la prochaine fois. Enfin, au risque de paraître aux yeux des grands collecteurs de CVO l’insupportable mouche du coche, ma minuscule initiative démontre à l’évidence qu’avec peu de moyens mais une écoute de l’attente des « consommateurs de base », ceux qui veulent savoir sans pour autant se prendre la tête, il est très simple d’atteindre un objectif vital pour le secteur du vin : assurer la transmission et en cela étendre le domaine du vin.

 

Grand merci à Corinne Richard-Saier pour son hospitalité.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:09

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Reconnaissez que 16 pages consacrées aux « nouveaux jouisseurs » dans le premier numéro d’un nouveau magazine avec un nom à rallonge Grand Seigneur by Technikart ça vaut la peine que le petit chroniqueur « dégustateur imposteur » que je suis s’y arrête. Le rédachef, Olivier Malnuit, dans son édito, énonce tout ce que ce new-magazine ne sera pas : « vous ne trouverez pas les poncifs habituels du journalisme culinaire », pas de recettes ou de bonnes adresses... pour nous affirmer, à propos du vin, « qu’on peut l’aimer sans en faire un sport savant » Fort bien me dis-je puisque ce Grand Seigneur se dit « un magazine qui ne se refuse rien » je vais le lire en appliquant le même principe.

 

Le chapeau de l’article sur les fadas du vin, signé par l’omniprésent Olivier Malnuit, assisté par Chloé Clor, Laure Michel, Sonia Desprez et Barbara Israël commence mal lorsqu’il qualifie The Wine Advocate du Bob Parker de « bible des œnologues du monde entier ». Désolé mais un œnologue c’est un gus ou une femme qui fait du vin, les lecteurs de Parker sont des oenophiles ou des amateurs ou de simples buveurs. Pas grave me rétorquer-t-on ! Ouais, ouais, passons aux dits fadas : pour les sieurs Didier Porte, Laurent Lèguevaque ( voir chronique link), Jay McInerney ou Gary Vaynerchuk (que j’ai vu officier en direct à la journée Web2.0 en fin d’année) sans contestation l’appellation leur va bien au teint. Pour Olivier Magny c’est moins évident : il se vit comme un mec qui ne chalute que dans l’exceptionnel « Paris Wine Bar Ô Château » c’est l’antidote des « petits trucs » servi dans un « petit verre dégeu » avec de la « charcuterie pourrie » dans un petit bar. C’est l’antichambre des châteaux – moi je préfère le château tout court – même si c’est « 260 mètres carrés dédiés à la dégustation, avec des caves du 17 e siècle où Louis XV faisait entreposer les vins de la cour » Très prout-prout ma chère même si le Magny ne dit pas que des conneries loin s’en faut. Reste la seule femme du lot, notre très sérieuse Marie-Christine Tarby-Maire présidente de Vin et Société qu’il me semble osé de classer dans les fadas du vin. Mais l’important c’est qu’elle fut là pour apporter sa modération. J’oubliais « les faiseurs de vin à domicile » de www.crushpadwine.fr avec disent-ils un « vignoble en colocation » soit en vieux français « achat de raisins » pour vinification. Pas très révolutionnaire mais éminemment lucratif (7 à 9000 euros pour faire son vin) et puis en terminant je signale à Chloé Clor assisté de Victor Eugène que Margot dégrafait son corsage mais que Margaux c’est une appellation. Je suis chiant mais bon un peu de rigueur journalistique ne nuit jamais.

 

Dans un vin une pointe d’acidité ne nuit jamais, ça l’empêche d’être mou alors j’espère que mes minuscules piques permettront à Olivier Malnuit et sa petite bande d’agitateurs de tendance de ne pas réinventer de nouveaux codes tout aussi chiants que les précédents. Pour leur prouver mon incommensurable légèreté je vais ici proposer un pot-pourri de fadas pour que mes chers lecteurs s’aventurent sur leurs lignes et les dégustent comme ils en ont envie. Avant de passer à l’exercice je conseille à ces très chers de tenter de sauter l’anneau du périphérique et d’aller, comme il m’arrive de le faire, poser leurs baskets dans la poussière de nos chers terroirs pour y rencontrer des gens tout à fait étonnant, des gens qui décoiffent tout autant que les surfeurs de tendance. Si vous avez besoin de noms je me tiens à votre disposition : va y avoir les primeurs 2010 à Bordeaux vous ne serez pas dépaysé ça se passe dans les châteaux.

 

Didier Porte (le co-viré avec Guillon de France-Inter qui classe un viognier « Cote-du-Forez en Languedoc-Roussillon et n’achète plus de vin à moins de 10 euros depuis des années)

Q : à quand remonte votre passion des vins ?

R : J’ai toujours bu du vin ? Adolescent, je vivais dans la Loire dans un patelin qui s’appelle Montbrisson. Les paysans et les jeunes buvaient du pinard. J’ai commencé par le gros rouge, alors que mes parents n’en buvaient pas. Ils n’y connaissaient rien. Et puis, j’ai commencé à m’intéresser aux grands vins en vieillissant, en même temps que j’ai pris goût à aller au restaurant. J’avais plus de 30 ans quand j’ai commencé à apprécier les vins. C’est une initiation qui dure des années. Maintenant, il y a des petits jeunes qui s’intéressent au pinard très tôt et deviennent sommelier à 24 ans. Mais ça m’épate toujours. Il faut vraiment du temps pour forger son goût. »

 

Olivier Magny www.o-chateau.com

À propos des vignerons « J’adore échanger avec eux, c’est des vrais mecs, des bonhommes, des machins quoi. C’est pas comme les sommeliers et les cavistes qui donnent envie de se tirer une balle, tellement ils ont le melon... »

Son projet « L’idée, c’était de faire un truc un peu original pour parler de terroirs et de cépages à des gens qui n’y connaissent rien. Parce que le monde du vin, tout le monde prétend être différent et convivial, mais quand on les écoute on n’a pas envie de se marrer. »

 

Cougar Town, saison 2 sur Orange Ciné Happy

« Aux jeunes filles qui ne veulent pas salir leur chemisier et sirotent un moelleux devant un poisson basse calorie, le blanc ? Aux cougars qui s’envoient les copains de leur fils dans la cuisine, le rouge ? Voilà une nouvelle étude scientifique qui va peut-être mettre tout le monde d’accord. Selon les chercheurs du Brigham and Women’s Hospital de Boston, les femmes qui ont le plus de chance de garder la ligne après 40 ans, sont celles qui boivent régulièrement mais avec modération (soit deux verres par jour) du vin rouge ou du vin blanc. »

 

Lloyd Cole (l’ex-chanteur culte des Commotions)

Q : vous êtes plutôt vins de Bourgogne ou vins de Bordeaux ?

R : Lorsque j’étais plus jeune, je préférais nettement les Bourgogne et, plus je vieillis, plus les Bordeaux me parlent... »

 

Marie-Christine Tarby-Maire :

Q : Vous voudriez que le CSA autorise la dégustation de vin sur les plateaux de télévision ?

R : Evidemment. Et je ne vois pas au nom de quoi on nous en empêche. La dégustation c’est ce qui a porté la compétition entre les vins, l’amélioration de la qualité, ce n’est pas une incitation à l’abus. La loi interdit de montrer des gens en train de boire, mais boire et déguster sont deux choses différentes, ça n’a rien à voir. Ça nous paraît injuste et totalement délirant qu’on n’est pas la possibilité d’exposer le vin et tout ce qu’il a d’exceptionnel dans les médias comme la TV. Aujourd’hui, on ne peut pas se passer de télévision. »

 

Jay McInerney écrivain étasunien « Bright Lights, Big City » 1984 Journal d’un oiseau de nuit et tout récemment La belle vie

Q : Est-ce que ça a changé votre rapport à l’alcool ? (sa découverte du vin)

R : J’ai toujours été hédoniste. Le vin possède ce plaisir hédoniste associé à toute boisson alcoolisée et je ne l’aimerais pas sans cela. Mais ça va beaucoup plus loin : j’aime les histoires qu’il raconte. Dans le temps, je buvais beaucoup de vodka. On alternait cocaïne, vodka, cocaïne, vodka etc. Le vin a aussi été une façon de contrôler mon hédonisme, en m’apprenant à modérer ma consommation d’alcool. Et puis j’ai découvert avec lui que chaque saveur peut être associée à une autre. Et j’ai également commencé à m’intéresser à la cuisine. »

 

Bien évidemment, Grand Seigneur by Technikart, ne se réduit pas à notre jaja alors si vous souhaitez consulter son Sommaire allez sur www.technikart.com Pour l’anecdote j’ai acheté le premier numéro parce qu’en ce moment j’ai le nez dans la bidoche et que les petits cochons de Technikart prenant le contre-pied des petits cons d’Inroks, suite au livre de Jonathan Safran Foer « Faut-il manger les animaux ? » on consacré 10 pages à la « Culture Bidoche »  avec une couverture un peu plus affriolante que celle du concurrent.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 00:09

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Dans son éditorial du numéro de mars de la RVF Denis Saverot emporté par son élan de défenseur du vin français – je n’ose écrire de tous les vins français – établi un lien de causalité entre la chute de la consommation du vin en France et l’explosion de la vente des tranquillisants dans notre pays.

 

Sa charge contre les autorités sanitaires est lourde : après la mise en avant de l’affaire du Médiator il balance sa bombe à fragmentation « ce petit monde y trouve son compte. Les labos s’enrichissent tandis que nos gouvernants s’offrent la paix sociale en plaçant les citoyens sous tutelle chimique subventionnée. Les antidépresseurs, Ben Ali et Moubarak auraient du y songer pour leurs administrés. » Manque bien sûr le plus fou de la bande : Kadhafi mais bon libre à Denis Saverot de verser dans l’air du temps.

 

Mon combat sur ce terrain étant fort ancien pour preuve une lettre ouverte au directeur de l’ANPAA du 6 juillet 2006 « Des Mots plutôt que des Maux » link et une « Lettre ouverte à ceux qui nous terrorisent » link du 21 mars 2009 (voir biblio de mes chroniques sur ce sujet en bas de page),  je me sens donc très à l’aise pour affirmer que cette virulence extrême et ce type d’allusion au combat de peuples qui ont versé leur sang pour la liberté nuit à notre cause.

 

Mais comme Denis Saverot avec son gros marteau veut vraiment river le clou aux Diafoirus modernes il établit un lien de cause à effet entre la lutte contre l’alcoolisme, la chute de la consommation de vin et l’explosion de celle des tranquillisants. Je le cite :

« Officiellement, il s’agit de lutte contre l’alcoolisme. Le résultat, c’est l’explosion des ventes d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, dont notre pays est devenu le premier client européen. »

« Depuis 1960, la consommation de vin a été divisée par plus de deux dans notre pays. Or, au cours de la même période, les ventes de tranquillisants ont bondi de zéro à plus de 60 millions de boîtes par an. C’est un fait, la France officielle a tourné le dos à son vin, le plus subtil, le plus civilisé des anxiolytiques, celui que le monde entier nous envie, pour gorger son peuple d’antidépresseurs. Avec quel succès ! Plus, ils en ingurgitent, plus nos concitoyens sombrent dans la morosité et le pessimisme, comme l’a souligné un récent sondage international. »

 

Mais de quel vin parlez-vous Denis Saverot ?

Celui de Roland Barthes dans Mythologies (1957) cette boisson totem qui se chiffrait en millions d’hl ou les vôtres, ceux qu’à juste titre vous défendez, qui se comptent en bouteilles ?

Ce passage du singulier au pluriel est capital car cette consommation dont vous regrettez la chute vertigineuse cachait d’énormes disparités : de très gros buveurs de Vin de Consommation Courante, des ouvriers, des marins-pêcheurs, des mineurs, des travailleurs de force qui gonflaient le chiffre de la consommation moyenne per capita et les buveurs réguliers ou occasionnels dont la dose journalière restait modeste. L’alcoolisme se nichait là Denis Saverot et le combat d’un Mendès-France député de Louviers en Normandie, raillé (Mendès lolo : distribution de lait dans les écoles), était légitime. Je suis natif de la Vendée, classée à l’époque de ma jeunesse second département alcoolisé de France après le Calvados et je puis témoigner du nombre impressionnant de mes compatriotes qui allaient régulièrement se faire désintoxiquer à la Grimaudière (aux fous disait-on en ce temps où le langage ne prenait guère de précaution).

 

Bien sûr tout ça est fort loin Denis Saverot mais le slogan de la RVF et de beaucoup « boire moins mais boire mieux », auquel je souscris bien évidemment, est tout autant responsable de cette chute vertigineuse que la loi Evin qui n’est intervenue qu’à la fin des années 80. De plus ayant mis en bouteille des millions de cols de Vin de Table à la SVF (voir photo en bas de la chronique), sous des marques dont vous vous moquiez, je sais d’expérience que tout a été fait pour que ces vins, pas tous exécrables, soient décrédibilisés, dépourvus de tout et qu’il a fallu attendre l’irruption des vins de cépages (accolés aux vins de pays) pour qu’ils retrouvent des couleurs et des clients. Que je sache la conversion de la RVF à ces vins roturiers qui soutiennent la consommation volumique est fort récente et votre capacité à mettre en avant les vins de coopératives s’apparente au ralliement des ouvriers de la vingt-cinquième heure. Entendez-moi bien, Denis Saverot, je ne vous reproche pas de défendre et de promouvoir l’excellence, mais simplement d’appeler en renfort de votre démonstration le gros des vins roturiers qui soutiennent la consommation nationale. Je ne vais pas vous mettre sous le nez les statistiques du prix moyen en GD des vins pour amener beaucoup plus d'eau à mon moulin.

 

Mon combat constant contre les prohibitionnistes de toute obédience me permet aussi de contester le lien que vous faites entre la chute de la consommation de vin et l’explosion de l’absorption de tranquillisants. Que ça vous plaise ou non, Denis Saverot, les causes de cette surconsommation sont de même nature que celles qui poussent nos compatriotes à boire avec excès, y compris du vin. Je ne vais pas avoir l’outrecuidance de vous rappeler que ces causes sont multiples : médicales, économiques, sociales, sociétales : stress, solitude, monoparentalité, modèles de consommation radicaux... etc. Que les prescripteurs de médicaments aient failli à leur mission je suis le premier à le reconnaître mais n’écartez pas d’un revers de main la forte demande des patients qui s’exercent sur eux : le Médiator a été prescrit comme coupe-faim car l’obsession de la ligne est aussi un fait de société. Que la consommation de vin soit un facteur de sociabilité ce n’est pas à celui qui a tenté, dans l’indifférence de la RVF, d’initier l’Amicale du Bien Vivre, que vous allez faire un dessin.

 

A trop vouloir prouver Denis Saverot le risque est grand de prendre un beau râteau dans la tronche, d’alimenter le camp d’en face qui s’appuie, comme le disait avec morgue le Pr Got sur une majorité de nos concitoyens. Certes ça fait plaisir à une partie de vos lecteurs, ça les confortent, eux qui ne boivent, que dis-je, ne dégustent, que des hauts nectars, dans leurs idées reçues. Ce type d’affrontement est vain et inutile car c’est celui des extrêmes qui ne débouche que sur de l’incompréhension et de l’immobilisme. Au risque d’être taxé de provocation j’affirme que ces dernières années le vin, les gens du vin, ont marqué des points dans l’opinion publique et qu’il suffirait pour transformer l’essai - les politiques sont des élus et ils sont fort sensibles au poids des bulletins de vote - de laisser au camp d’en face des arguments éculés du même type que ceux qu'ils utilisent pour nous discréditer. 

 

Ne rien céder sur l’essentiel, se mettre en capacité de peser efficacement dans les temps électifs, utiliser une argumentation précise et sereine, montrer ce que nous sommes vraiment, expliquer à nos concitoyens consommateurs la contribution essentielle des hommes et des femmes du vin (de tous, plébéiens ou aristocrates) à la vie de nos territoires ruraux, cesser de manier des chiffres globaux qui ne leurs parlent pas, ne pas mélanger le buiseness et la défense du bien commun, voilà ce que nous devons faire ensemble pour que les clichés maniés par les communicateurs d’en face laissent la place à des messages s’inscrivant dans la réalité de la consommation des boissons alcoolisées dans notre pays. Les postures ne mènent à rien sauf à se faire plaisir entre convaincus.

 

J’ai bien conscience, Denis Saverot, qu’en commettant ce billet je ne contribue guère à relever ma cote, je n’ose écrire ma note, auprès la RVF mais, vous qui citez Goethe en chute de votre édito, permettez-moi à mon tour de m’adossez à Beaumarchais « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur. »

 

En espérant qu’au nom de ce vin qui « réjouit le cœur de l’homme » vous accueillerez mes remarques impertinentes avec toute la légèreté qui sied au grand amateur que vous êtes et je vous prie d’agréer les salutations d’un contributeur constant et assidu à l'extension du domaine du vin

 

 

Jacques Berthomeau

 

 

Bibliographie : la Croix d’or, le père fondateur Sully Ledermann, ANPAA, Pr GOT et Sandrine Blanchard du Monde

 

- La Croix d’or le 26 novembre 2005 link

   

- Sully Ledermann le 11 octobre 2006 link 

 

- L’ANPAA harcèle les veuves 11 janvier 2008  link

- Dérèglements de Comptes 14 janvier 2008 link

- Une petite bordée de questions à nos amis de l’ANPAA 21 novembre 2008 link

- L’édito de l’ANPAA : à quel jeu joue-t-on ? 2 avril 2009, link

- Les dirigeants de l’ANPAA vus de profil 11 juin 2009 link

- Matricule 17044 au rapport : l’argent de l’ANPAA est aussi le vôtre 30 octobre 2009 link

- La Cour d’Appel de Paris passe une dégelée à l’ANPAA 6000 euros dans le buffet et des attendus meurtriers 3 mai 2010  link 

 

- La stratégie du go du Dr Got 31 mars 2008 link

- 3 questions à Claude Got 9 juillet 2008  link

 

- La complaisante Sandrine Blanchard du MONDE, « Le vin est un alcool, donc cancérigène», est-elle le double féminin de Gérard Blanchard ? 16 avril 2009 link

- Crédibilité zéro Sandrine Blanchard échotière de la vie moderne taille des costars au duo Coffe-Pitte le 16 mars 2010 link

- Fac à vin Sandrine Blanchard du Monde doit vraiment boire l’eau des nouilles le 16 avril 2010 link

  - Sandrine Blanchard du Monde organise une vente privée de vins et de champagnes du 6 au 12 décembre 2010 le 7 décembre 2010 link 

 

- Le dernier verre du Dr Olivier Ameisen un témoignage qui dérange  3 novembre 2008 link

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 02:00

Depuis mon départ du bureau de Poste comme une impression d’être suivi par un type en costume de lin marron coiffé d’un chapeau de paille. Ce qui avait attiré mon attention ce sont ses mocassins blancs qu’il portait pied-nus. À plusieurs carrefours, alors que je m’immobilisais avant de traverser, dans les glaces des vitrines le reflet de ces deux taches blanches captaient mon regard. Me suivait-il vraiment ? Il fallait que j’en aie le cœur net. Après tout ce pouvait n’être qu’un simple détrousseur de touristes qui avait repéré mon manège avec la postière et par l’odeur de mes dollars alléchés. Ma vieille expérience des filatures allait me permettre de lever très vite mes doutes. Surtout ne pas lui faire sentir que je l’avais repéré, je gardais mon rythme de marche mais je prêtais maintenant, comme un bon touriste, un grand intérêt aux échoppes d’artisans. Très vite j’acquérais la certitude que l’homme aux mocassins blancs n’était pas seul, ce qui commençait à m’inquiéter. Était-ce une bande de malfrats, des flics ou des barbouzes de l’armée, rien ne me permettait de choisir entre ces trois options. Dans tous les cas de figure l’urgence c’était de leur fausser compagnie. Mon principal handicap par rapport à eux, quels qu’ils fussent, étaient ma totale méconnaissance de la topographie. Il me fallait donc au plus vite quitter la rue et trouver un lieu où je pourrais facilement repérer l’arrivée de mes poursuivants tout en me laissant la possibilité de leur fausser compagnie sans qu’ils s’en aperçoivent. La quadrature du cercle certes mais envisageable si je trouvais une salle de cinéma ou une église. Des églises il y en avait à tous les coins de rue mais, sitôt ma stratégie de fuite déterminée, alors que je longeais le Parque Italia sur l’avenue Pedro Montt, l’entrée d’un cinéma permanent me tendait les bras.

 

En prenant mon billet je riais sous cape car mes poursuivants allaient hésiter un instant sur la conduite à tenir, se concerter donc me laisser le temps de repérer les lieux. Deux thèses allaient s’affronter chez eux : celle des routiniers qui seraient partisans de m’attendre pénardement à la sortie et celle des suspicieux qui jugeraient plus sage de continuer la surveillance à l’intérieur. Le débat aurait lieu car les premiers objecteraient que de me suivre c’était prendre le risque de se faire repérer car à cette heure-ci de la journée la salle serait sûrement presque vide alors que les seconds répliqueraient que mon entrée dans cette salle obscure cadrait assez mal avec l’emploi du temps d’un touriste normalement constitué et qu’il valait mieux ne pas me lâcher d’une semelle. La salle étant pourvue d’un bacon j’empruntai l’escalier qui le desservait. Comme je l’avais supposé l’accès à la cabine du projectionniste passait par la même voie. Au lieu de pousser la porte du balcon je continuai mon escalade jusqu’à un petit palier d’où j’entendais derrière un lourd rideau rouge grésiller l’arc électrique du projecteur. J’écartais avec précaution les pans du rideau. Il régnait dans la cabine une chaleur intense. Le projectionniste, un type sans âge, en maillot de corps, assis à califourchon sur une chaise, somnolait. Il me fallait agir vite mais sans l’effrayer. Je m’approchais de lui. Il sursautait, sortait de son demi-sommeil, se redressait en me contemplant d’un air surpris puis inquiet. Je plaçais mon index sur mes lèvres. De la salle montait des coups de feu. Le projectionniste s’épongeait le front avec un grand mouchoir à carreaux. J’esquissais un sourire et allait droit au but « Y-a-t-il une autre issue que cet escalier ? » lui demandais-je en lui tendant un billet de 100$. L’homme opinait du chef en pointant son index vers le plafond d’où une échelle métallique pendait de la gueule d’une trappe à demie-ouverte. « C’est l’issue de secours qui débouche sur toit. Ensuite vous pourrez prendre l’escalier de service. Faites vite car je ne pourrai cacher à vos poursuivants que vous êtes passé par là, vous comprenez... » a97b4a5ddb49748d5e50f9d4f3c15760.jpg

En cinq minutes je me retrouvais sur Chacabuco d’où je gagnais la cathédrale toute proche. Il me fallait réfléchir en toute tranquillité à la manière dont j’allais m’exfiltrer de ce traquenard. Je m’embusquai dans l’ombre du transept abritant les confessionnaux. Quelques bigotes y attendaient leur tour.  Ma montre indiquait 19 heures. Nul office ne semblait programmé donc la cathédrale allait fermer ses portes dans une petite poignée d’heures. La porte d’un des confessionnaux s’ouvrait et un jeune prêtre en surplis et étole violette en sortait pour se diriger vers ce qui devait être la sacristie. En prenant une allée parallèle je le suivais à distance. Qu’allais-je faire ? Méthode forte ou vol discret ? J’optais pour la seconde solution car je souhaitais laisser le moins de trace possible derrière moi. Dérober une soutane discrètement valait mieux qu’estourbir un type pour se l’approprier. Encore fallait-il que celui-ci ne me découvre pas. Je poussais la porte. Elle débouchait sur un long couloir percé de portes. De l’une d’elle émanait une lumière jaunasse. Le prêtre devait être en train de se défaire de ses ornements. Je me réfugiai dans la pièce la plus proche et attendis. Par bonheur le prêtre était chaussé de brodequins cloutés et j’entendis ses pas sonores dans le couloir puis très vite une porte claquer. La suite fut un jeu d’enfant. Je trouvai dans une vaste penderie une soutane à ma taille et un col dur. Avant de ressortir de la pièce je décidai d’emprunter aussi un bréviaire. Il ne fallait pas que je traîne car à tout moment un autre prêtre pouvait survenir. Je parcourais le même chemin que le jeune prêtre et découvrais une porte donnant sans doute sur la rue. Elle était munie d’un système d’ouverture intérieure. Je l’actionnais et me retrouvais dehors. Un coup d’œil circulaire pour m’assurer que la voie était libre et d’un pas élastique je remontais la rue Arturo Edwards jusqu’à l’avenue Errãzuriz où je prenais un bus. Je n’avais pas encore réfléchi au mode de locomotion que j’allais emprunter pour regagner Santiago sauf que j’excluais de reprendre le train. Tout comme la cathédrale le bus me semblait un refuge sûr. Je m’asseyais sur un strapontin et me plongeais dans la lecture de mon bréviaire.  

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 00:09

468_1000.jpg« L’humoriste est un homme de bonne mauvaise humeur » Isabelle von Allmen dites ZOUC, humoriste suisse, était le calque parfait de ce trait acéré de Jules Renard qui lui était tout sauf marrant. Cet imparfait accolé à Zouc réveille en vous, du moins ceux qui l’ont connue, le souvenir de son épaisse silhouette enveloppée dans une éternelle robe noire, de ses chausses noires elles aussi, de sa bouille de concierge avec sa raie au milieu et ses cheveux tirés, de ses yeux en perpétuel mouvement, de ses mimiques bougonnes, de son économie de mots. Jean-Michel Ribes estime que « Dès 1970, Zouc […] a inventé une nouvelle façon de faire rire, aux antipodes de la blague et de la vanne ». Elle occupait le haut de l’affiche puis plus rien, le trou noir. Cela fait près de quinze ans qu'on n'a pas revue Zouc. Pourquoi ?

 

« Et pour cause... depuis une opération d'une tumeur au sternum en 1997, à l'hôpital Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson, durant laquelle elle a contracté une maladie nosocomiale (un staphylocoque doré multi-résistant), Zouc a connu le pire. Six interventions auraient été nécessaires pour la débarrasser de l'infection en question, révèle le site de l'Express.fr. C'est à cause de cette maladie nosocomiale, que le regretté Guillaume Depardieu s'est senti contraint e se faire couper la jambe, tant il souffrait... Sauvée de justesse par le professeur Mamoudy, à l'hôpital de la Croix-Saint-Simon à Paris, Zouc se verra affublée d'une insuffisance respiratoire à vie, l'obligeant à rester branchée en permanence à un respirateur artificiel. » Le compagnon d'Isabelle, Michel Rauch, ne cache pas son amertume. « L'équipe de l'hôpital Marie-Lannelongue n'a pas pris les bonnes décisions quand l'infection s'est déclarée, estime-t-il. Jugez un peu: l'état de Zouc est celui d'un soldat de la guerre de 14 qui aurait reçu un éclat d'obus en pleine poitrine. »

 

Sauvée mais handicapée à vie. « La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, physiquement très diminuée, elle réapprend à vivre lentement » pour celle qui fut une très grand humoriste (Molière du meilleur spectacle comique en 1988) pour l’aider à vivre je vous propose de la revoir sur scène.

 

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