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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 00:09

photoVB.jpgEn notre beau pays, qui se veut aussi celui du vin, la place de Bordeaux concentre sur sa manière d’être, une somme d’allergies provoquant des prurits violents. Et pourtant, avec leur mise au château, même si parfois ceux-ci ne sont qu’en carton pâte, ils ont su flatter, brosser dans le sens du poil, le populo. Pour preuve une publicité récente du CIVB qui déclarait « Offrez-vous un château pour une petite pincée d’euros ». La populace a applaudi lorsque la Terreur a raccourci Louis le Seizième et sa Marie-Antoinette mais chez nous il est de bon ton de parler de pouvoirs régaliens, d’adorer la pompe et l’apparat hérités de la royauté, de révérer les particules : Giscard dit d’Estaing, de rêver de souper chez la baronne ou la comtesse, d’acheter un Baron de Lestac et, bien sûr, de s’extasier devant la télé lorsque les acheteurs de GCC font péter les milliers d’euros bien mieux que les fayots.

 

Tout ça c’est vieux comme la France ! Pour preuve les écrits de notre Emile Zola : d’un côté la Gervaise la blanchisseuse de l’Assommoir, qui gage sa robe au mont de piété pour inviter ses voisins à fêter son anniversaire. Elle leur fait péter la sous-ventrière mais, quand arrive le « vin cacheté », le grand-frère des mises à la propriété, les ouvriers qui cassent du bourgeois et de l’aristo se lèvent pour porter un toast, sacrifiant, avec dignité et politesse, au rituel de leurs ennemis de classes (1). De l’autre, Nana, la dévergondée, la poule de luxe, la courtisane, qui organise une soirée pour fêter son succès au théâtre et sert des grands vins pour impressionner ses invités (2).

 

Le vin est symbole de classe sociale. C’est un marqueur et tous ceux qui poussent des cris d’orfraies à propos des Primeurs de Bordeaux sont a-historique. La qualité du vin, au sens ancien du mot, et la manière de le servir, de le déguster, symbolise, aussi bien pour les nantis que le populo, le luxe, la richesse, le prestige, le gaspillage, la débauche. Toutes les belles phrases ampoulées, emphatiques, les cris d’amour pour le vin n’y changeront rien, il faut impressionner la galerie, en jeter un maximum, faire comme si...

 

(1) « Et le vin donc, mes enfants, ça coulait autour de la table comme coule à la Seine. Un vrai ruisseau, lorsqu’il a plu et que la terre a soif. Coupeau versait de haut, pour voir le jet rouge écumer ; et quand un litre était vide, il faisait la blague de retourner le goulot et de le presser du geste familier aux femmes qui traient les vaches. Encore une négresse qui avait la gueule cassée ! Dans un coin de la boutique, le tas des négresses mortes grandissait, un cimetière de bouteilles sur lequel on poussait les ordures de la nappe.

[...] Mais brusquement, Gervaise se souvint des six bouteilles de vin cacheté ; elle avait oublié de les servir avec l’oie ; elle les apporta, on emplit les verres. Alors, Poisson se souleva et dit, son verre à la main :

- Je bois à la santé de la patronne.

Toute la société, avec un fracas de chaises remuées, se mit debout ; les bras se tendirent, les verres se choquèrent, au milieu d’une clameur »

 

(2) « Purée d’asperges comtesse, consommé à la Deslignac murmuraient les garçons, en promenant des assiettes pleines derrière les convives.

[...] On se serra encore, Fourcamont et Louise obtinrent pour eux deux un petit bout de table ; mais l’ami dut rester à distance de son couvert ; il mangeait, les bras allongés entre les épaules de ses voisins. Les garçons enlevaient les assiettes à potage, des crépinettes de lapereaux aux truffes et des gnocchis au parmesan circulaient.

[...] On servait les relevés, une carpe du Rhin à la Chambord et une selle de chevreuil à l’anglaise.

[...] Un grand mouvement avait lieu autour de la table. Les garçons s’empressaient. Après les relevés, les entrées venaient de paraître : des poulardes à la maréchale, des filets de sole sauce ravigote et des escalopes de foie gras. Le maître d’hôtel, qui avait fait verser jusque là du Meursault, offrait du Chambertin et du Léoville. »

 

Kazum Ogoura souligne dans son livre La dégustation du vin à travers la littérature française :

«  Les trois vins qui apparaissent dans Nana ont plusieurs éléments communs : ce sont tous de bons crûs, mais ce ne sont pas des vins des plus prestigieux. Ceci signifie que l’on peut se procurer ses vins assez facilement dur le marché. Ainsi dans le roman, ces trois vins, de par leur qualité et leur facilité d’accès, symbolisent à la fois la qualité du festin que Nana organise et la banalité qui entoure de dîner.

Il y a cependant un autre élément que le choix du vin qui se cache dans le roman ? Le symbolisme se dissimule dans le fait que les trois vins de première qualité sont choisis par le maître d’hôtel et qu’aucun convive (sauf Daguent qui fait un commentaire sur le poisson et le Léoville) ne semble avoir connaissance de la qualité du vin dégusté. »

 

L’adage populaire « Donner de la confiture à des cochons » est, ici et maintenant, le plus parlant mais ne dit-on pas aussi « cochons de payants ! »  Alors « vin cacheté » maintenant GCC la roue tourne mais rien n’a vraiment changé sauf le prix à payer qui maintenant plus corsé pour une flopée de gens de peu qualité mais fort argenté...

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 00:09

« Pas grand-chose de ses dix doigts... » rétorqueront mes supporters les plus acharnés. Alors pour les insupporter un peu plus encore, profitant de l’envoi du bon à tirer annuel de ma notice biographique du Who’s Who 2012, je vous la balance. Précision : on n’entre pas dans le gros livre rouge parce qu’on le souhaite, on vous le demande. On peut refuser. Je ne l’ai pas fait, par pur orgueil bien sûr  mais aussi rien que pour faire bisquer les qui vous savez.

 

En plus quand Berthomeau est en vacances c'est aussi congés pour les lecteurs, il fait quasiment du copié-collé mais comme c'est un chieur il faut une loupe pour lire le texte. 3 vieilles chroniques pour affiner le portrait (les liens sont au-dessous de cette image).

 

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http://www.berthomeau.com/article-2174302.html CV sans photo

 

http://www.berthomeau.com/article-2186735.html Encore un bout de ma vie

 

http://www.berthomeau.com/article-2243514.html Le bras droit du Ministre

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:09

En dehors de décoconner à longueur de journée sur son Espace de Liberté qu’est-ce peut bien foutre Berthomeau ? Rien pensent certains qui m’adorent : « ils l’ont foutu à la retraite d’office vu qu’il se disait Contrôleur Général des Offices ». Dinosaure, VC, accompagnateur de jeunes filles en fleurs, bavasseur impénitent, emmerdeur patenté, dégustateur imposteur, porteur de costar, d’écharpes, de pulls colorés, fauteur j’en passe et des meilleures.

 

Pour couper court aux ragots colportés par des mals intentionnés je fais des trucs comme ci-dessous.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 00:09

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Pour sûr que Catalogne, qui rime avec Bourgogne, sonne mieux que les PO mais moi qui ai traîné mes sabots dans les PO, entre Banyuls et Maury, couchant à Saint-Jean Lasseille dans la résidence secondaire du Conseil Général, voyageant dans la 305 pourrie du dit Conseil, j’en suis resté à la dénomination départementale : les Pyrénées-Orientales. Donc, très chers lecteurs, quand vous êtes soumis comme moi à de multiples sollicitations et que vous recevez un petit mot et une invitation de la plus belle encre, qu’est-ce que vous auriez fait ? Comme moi vous y seriez allé. Comme moi vous auriez été enchanté. Comme moi vous vous seriez senti fécondé pour pondre une chronique. Donc je ponds ! A vous de couver !

 

Le MOT

Cher ami du Clos des Fées, cher Jacques,

 

Peut-être allez-vous vous rendre cette année à Vinexpo.

 

Le lundi 20, l'envie d'une pause se fera sentir et nous avons pensé que vous pourriez apprécier de nous retrouver chez Michel Portos, à deux pas de Vinexpo, pour déguster nos vins et casser une petite croûte niveau 2* Michelin plutôt que d'avaler un sandwich sur Vinexpo.

 

Et pour le faire en bonne compagnie, nous avons décidé de convier quelques confrères, du Roussillon et d'ailleurs, de grande qualité et tous forts sympathiques, à nous accompagner.

 

L'invitation en p.j. vous donne toutes les informations pour accéder à l'évènement, à 10 mn par la Rocade de Vinexpo et le fichier (format) Excel regroupe toutes les coordonnées de nos invités, ce qui vous invitera de vous surcharger un peu plus de cartes de visite.

 

Nous goûterons 2008, à la vente, le nouveau millésime 2009, à peine en bouteille dont la sortie est prévue en septembre, les 2010 en bouteilles disponibles (Sorcières, De Battre mon Cœur, Vieilles Vignes blanc, le Faune, Images Dérisoires) et surtout, nous l'espérons, nous passerons un agréable moment loin du bruit et de la cohue.

 

Pour tous ceux qui ne seront pas à Vinexpo, à bientôt !

 

Très amicalement, Hervé et Claudine Bizeul

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L’INVITATION

« Roussillon & amis » vous invitent à une journée dégustation et de rencontre, sous l’aile généreuse et créative de Michel Portos, dans le cadre enchanteur du restaurant Le Saint-James, le lundi 20 juin, de 11h à 17h.

18 vignerons passionnés pour un moment privilégié, un voyage au cœur des terroirs, l’occasion d’une pause gourmande, un moment de convivialité, de découverte et de partage, loin de la frénésie de Vinexpo.

 

LA CHRONIQUE

Donc, lundi 20 sur le coup de midi, sous un soleil d’enfer, en un petit coup d’auto le cap est mis sur le Saint-James sis sur la commune de Bouliac. Le site domine la Garonne et sur une belle terrasse ombragée sont alignées les saintes tables bien pourvues en divins flacons. Passage en revue tel un général sur le front de ses troupes avant l’attaque : beaucoup d’amis ! Détail d’importance suite à cette prise de pouls : l’ami Michel WS, dit Carignan-story, muni d’un couvre-chef élégant et seyant, déguste. L’animal dégustatif qu’il est a un tel flair que je souligne à ma cour – je ne sors plus jamais sans – que le lieu est bien famé et que je ne l'ai pas entraînée dans un off de Vinexpo de seconde zône.

 

Je ne vais point vous conter la dégustation, je pense que notre Michel WS dit 1sur 5 du Vin fera le taf avec beaucoup plus de talent que moi (suivez-le sur les 5 du Vin), mais vous dire tout le bien de ce off haut de gamme sans pour autant tomber dans le prout-prout ma chère. D’ailleurs nous n’y avons point croisé l’homme aux souliers bien cirés mais peut-être a-t-il attendu notre départ pour se faire annoncer. Sans vouloir ramener ma pauvre petite science je me permets de signaler à l’immense directeur de Vinexpo, l’impérial Robert Beynat, qu’entre son offre in situ à Vinexpo et la qualité du buffet du catalan Michel Portos y’a pas photo ! Un set sec, battu à plates coutures. Même en l’absence de tables nous avons fait cercle autour de Michel WS, dit tonton Carignan, et grâce à son immense entregent nous avons arrosé notre déjeuner des breuvages qu’il fallait pour sublimer les mets. Vous donner le menu serait verser dans la vulgarité mais tout de même monsieur le vendeur de stands à Vinexpo faudrait tout de même qu’un jour vous condescendiez à vous intéresser, non au populo, mais à des initiatives comme celle de mes amis des PO. Je vous l’assure ça redresserait l’image un peu vieillotte de Vinexpo : un peu d’élégance, de décontraction ne nuisent jamais dans un monde qui fait le commerce d’un produit dont l’utilité sociale est la convivialité.

 

Merci à mes amis Hervé, Marc Parcé, Piquemal, Vaquer, Calvet, Deiss de m’avoir convié à leur superbe et réussie dégustation au Saint-James. Si j’étais le président de South of France, qui connaît si bien les PO, je leur accorderais une subvention rétroactive pour saluer et soutenir l’initiative qui donne de sa belle région une image qui n’a rien à envier à celle qu’aime tant cultiver nos amis bordelais.  Désolé mais je n’ai pas eu le temps de compter les couverts et les verres comme mon collègue spécialisé dans la restauration collective je me contente de ramer dans mon petit bateau pour que ceux qui font du bon, du beau, soient reconnus à leur juste place : celle du haut... Pour les photos je les ai prise juste avant notre départ et notre Michel WS, dit l'exilé Perpignanais, s'était esbigné...

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DOMAINES & VIGNERONS

 

ALSACE

DOMAINE MARCEL DEISS

 

BORDEAUX

CHÂTEAU HAUT CARLES

 

BOURGOGNE

ANNE GROS & JP TOLLOT

 

CATALOGNE

 

MAS ESTELA

TERRA REMOTA

LOIRE

CHARLES JOGUET

RHONEP

IERRE JEAN VILLA

ROUSSILLON

CHÂTEAU ST-­ROCH

COUME DEL MAS

DOMAINE DE LA RECTOIRE

DOMAINE DU CLOS DES FEES

DOMAINE GARDIES

DOMAINE LAFAGE

DOMAINE MODAT

DOMAINE PIQUEMAL

DOMAINE POUDEROUX

DOMAINE VAQUER

MAS AMIEL

THUNEVIN-­CALVET

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 02:00

La solitude est un cercueil de verre, le beau titre d’un roman étrange de Ray Bradbury que je lirai bien plus tard, s’appliquait au millimètre près au sentiment de dénuement et d’abandon qui fut le mien dans ce tube de métal aux prises avec les éléments déchainés. À aucun moment au cours du vol je n’ai eu peur tant j’étais subjugué par le feu du ciel qui n’avait de cesse de claquer, de nous mitrailler, transformant l’espace en un océan bleuté, déchiré, tranché, brisé, fragmenté, nous absorbant, nous digérant, nous expulsant sans aucune cesse. Clarisse assurait sa ligne de vol avec un bon tempo et notre bimoteur semblait ignorer le maelström tel une douce colombe traçant son vol hors de la colère du ciel. Lorsque nous étions rentrés dans l’orage, sans doute pour me rassurer, Clarisse m’avait informé que nous ne risquions rien car la carlingue faisait office de cage de Faraday. J’avais plaisanté en la remerciant de rafraîchir mes rudiments de physique mais elle n’avait pas relevé le gant se contentant de me sourire et de lâcher « j’ai un Trotanoy 45, nous l’ouvrirons dès que nous serons sorti de ce cirque... » Du sang-froid elle en avait à revendre et, même si la claustration de ce cercueil métallique ne me plaisait guère, je goutais le spectacle comme si j’étais aux premières loges d’un Opéra de Wagner. Faust ! Que m’importait si, pour une raison quelconque, notre aéronef – souvenir de mes études de droit – las de se faire électrocuter, piquait du nez ou allait se fracasser sur le flanc d’une colline : quelle belle mort ! Si près du ciel, si loin de Dieu.

 

Lorsque nous sommes sortis de l’orage, comme à la suite d’une migraine monstrueuse, un grand sentiment de vide nous a saisis. Nous sommes restés longtemps silencieux puis, sans même que Clarisse ne me le demandât, je me suis levé pour aller préparer un en-cas. J’avais une grande faim douloureuse et, lorsque je revins dans le cockpit mon merveilleux pilote, qui avait trouvé le temps de se remaquiller, me déclarait qu’elle était au bord de l’hypoglycémie. « Tout sauf moi au manche à balai ! » Elle riait de ma répartie avant d’enfoncer ses belles dents dans le sandwiche au poulet que je lui tendais. Sans être un grand cordon bleu je tenais de ma mère l’art d’accommoder les choses simples et de bien les présenter. Clarisse appréciait et me le disait. Dans son œil je pressentais une forte envie de Trotanoy 45. Ouvrir une telle bouteille aussi dans le ciel me semblait un geste plein de panache et ce n’était pas un crime car notre habitacle n’étant pas pressurisé. Le plus difficile restait pour moi restait d’assurer le service sans dégât. J’ouvris la bouteille sans problème, le bouchon sentait bon et ne semblait pas avoir souffert des affres de son âge. Ensuite je coinçai le flacon ouvert dans un seau à glace en l’entourant de serviettes. Restait à trouver des verres à la hauteur du nectar. Clarisse avait pensé à tout : j’en dégotais deux dans un présentoir où ils étaient arrimés. Maintenant restait à déterminer l’ordre des facteurs : un verre vide d’abord à remettre entre les mains de Clarisse, retour en cuisine, approche de la bouteille jusqu’au verre de Clarisse, service du vin à la bonne hauteur dans le verre, retour en cuisine, me servir moi : compliqué mais faisable avec un minimum d’agilité, voyage avec mon verre empli jusqu’à Clarisse sans le renverser, enfin échanger des toasts et déguster. Nous bûmes religieusement. Nous bûmes lentement. Je fis plusieurs allers-retours. Nous le bûmes, ce Trotanoy 1945, jusqu’à la dernière goutte. Nous étions gais.

 

Nous nous posâmes au petit matin sur un petit aérodrome proche de Porto-Allègre. En bout de piste une nouvelle limousine nous attendait : entre puissants tout s’arrange au-dessus de la loi commune. Les vitres étaient fumées je ne vis rien du paysage. Au bout de quelques kilomètres Clarisse s’endormait la tête posée sur mon épaule et je fis tout mon possible pour que son sommeil soit préservé. Et maintenant qu’allais-je faire ? Je n’en savais fichtre rien. Me laisser porter par la volonté de mes belles dames ? Jusqu’ici ça m’avait plutôt réussi alors, à mon tour, aidé par le Trotanoy 45, je me laissais aller dans un profond sommeil. À notre arrivée dans une vaste hacienda je sus que mon destin était toujours entre de bonnes mains. Marie-Amélie nous appelait depuis l’ambassade à Santiago. Elle était bien rentrée ? S’ennuyait beaucoup mais échafaudait milles projets. Dans la conversation elle plaçait, l’air de rien, qu’elle m’avait réservée une cabine sur le cargo-mixte « Le Port-au-Prince » qui assurait la ligne marchande : Porto-Allègre-Belém. Le commandant était un haïtien ami de sa famille et elle ajoutait, sans ironie aucune, « Vous serez comme un coq en pâte et, comme il n’y aura aucun jupon à bord, vous serez dans un état que j’adore lorsque vous êtes loin de moi : la chasteté. Vous n’aimez pas les garçons Benoît alors vous vivrez ces jours de claustration avec le souvenir de nos étreintes. Croyez-moi ça m’aide à tenir le choc mon beau... »

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 00:09

Le rêve : « expédier sur les télescripteurs – mais ça n’existe plus les télescripteurs avec leur bruit de sabots sur les pavés – des clients de l’AFP une dépêche datée du 23 juin relatant le retour de Maxime Le Forestier à San Franscisco 30 ans après sa première traversée de la mer en 1970. Romain RAYNALDY est cet heureux privilégié qui raconte les souvenirs californiens du chanteur qui souligne tout de même qu’il faut « se méfier du passé, prendre garde à ne pas inventer une légende ».

 

Je cite donc Romain RAYNALDY « Il se remémore néanmoins cette parenthèse enchantée d'un mois dans la maison bleue -- dont un ami acteur lui avait donné l'adresse lors d'un concert en Belgique -- où il n'était retourné qu'une fois, au milieu des années 70. « C'était un mois particulier, c'était la première fois que j'allais en Amérique et que je traversais la mer », dit-il.

« En m'y replongeant, maintenant, je me souviens que je ne parlais pas un mot d'anglais, donc je n'ai rien compris à ce qui se passait. Du coup, c'était un autre monde. J'étais chez les Martiens ».

Dans cette communauté de hippies, où il séjourne avec sa sœur Catherine, il ne fait pas de musique mais en écoute beaucoup, découvre de nombreux artistes, et assiste à quelques épisodes « marquants »

« J'ai vu des choses très étranges », s'amuse-t-il. « Je me souviens d'avoir vu (la figure de la beat generation) Allen Ginsberg déguisé en femme, lisant des poèmes en s'accompagnant au violoncelle. Ça ma frappé ! ».

« Ce quartier était quand même particulier, car il y en avait des dizaines, des communautés comme la nôtre », ajoute-t-il. « On avait l'impression d'être dans une ville de jeunes. Et en France, au début des années 70, c'était impossible de ressentir ça ».

 

Mais où était donc cette maison bleue ? Lorsque ses amis l’interrogeaient Maxime Le Forestier répondait « adossée à la colline » car il ne se souvenait pas de l'adresse. « Mais pour les quarante ans de carrière de l'artiste, sa maison de disques Universal décide de retrouver la maison et de la faire repeindre. C'est le chanteur qui retrouvera finalement l'adresse, dans ses archives. Et l'on redécouvre alors une petite maison de style victorien, comme il en existe des milliers à San Francisco.

« Les gens sont parfois déçus de voir que c'est une maison de ville, dans une rue. Beaucoup se l'imaginent isolée sur une colline », dit-il.

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 00:09

L1010574.JPGQue n’a-t-on entendu en son temps sur la raffinerie de Georges Pompidou ou sur l’offense faite au Louvre avec la pyramide de Pei imposée par François Mitterrand ! De Gustave Eiffel, et sa tour éponyme, à Renzo Piano forniqueur de laideur sur le plateau Beaubourg, longue est la cohorte de ceux qui exècrent l’irruption dans leur univers étroit, confortable, de la création. Des conservateurs, des E330 de l’architecture, des dont la vie s’est arrêtée à leur petite ligne d’horizon familière... Le beau et le laid, dans son « Histoire de la laideur » Umberto Eco démontre que cette distinction repose sur une vision simpliste selon laquelle les « goûts communs correspondent peu ou prou aux goûts artistiques de leur temps. » Le laid n’est en rien le contraire du beau, l’affaire est plus complexe et la laideur est rarement le revers de la médaille. Aversion épidermique à tout ce qui tranche sur l’ordinaire, mais comme Wittgenstein l’écrivait « Peut-être la chose la plus importante en ce qui touche l’esthétique est-elle ce qu’on appelle les réactions esthétiques, par exemple le mécontentement, le dégoût, la gêne. »  L1010579.JPG

Tout ça pour vous dire qu’entre le questionnement inconséquent « C’est beau ou c’est moche ou tout le monde s’en fout ? » de ceux qui se veulent profonds mais qui ne remontent jamais de leur abîme insondable et la charge féroce de l’ami Lalau qui, sur la vue de photos dites officielles, très papier glacé : je l’ai dit à Christian de Portzamparc, fait du chai de Cheval Blanc une insulte au paysage, je revendique un autre regard, j’affirme ma place. Je ne me sens ni courtisan, ni procureur, simple piéton en un lieu où je n’avais jamais mis les pieds. Dans les vignes de Saint-Emilion à la lisière de Pomerol, donc à la campagne, loin de mes paysages urbains familiers. Question : faut-il préserver la campagne de tout nouveau geste architectural ? Excellente question mais qui m’amène à répondre qu’avant de mettre le paysage sous cloche encore faudrait-il se préoccuper de la laideur ordinaire des lignes électriques par exemple ou de l’agression de ce que l’on nomme communément ouvrages d’art. De plus faut-il tout figer, momifier, décréter que tout s’est arrêté au XIXe siècle ? Je ne le crois pas et, loin de l’opposition frontale du beau et du laid, je vais tenter d’expliquer pourquoi en vous contant ma visite au nouveau chai de Cheval Blanc.

 

Ce samedi donc, invité par les maîtres du lieu, ayant dormi à quelques encablures, je suis arrivé dans ma petite Twingo noire avant tout le monde et, filant entre de belles hôtesses, j’ai pris possession du lieu, à mon pas, sans idées préconçues. Laissant de côté le côté ventre, là où se fera le vin, je me suis tout d’abord intéressé à l’impact du geste architectural de Portzamparc sur l’environnement. Un détail d’importance : aucun cep de vignes n’a été sacrifié à la construction. Armé de mon petit Leica, en ce petit matin frisquet, la lumière était idéale car en dépit de lourds nuages un fin soleil m’accompagnait. Je m’enfonçais donc dans l’océan de vignes afin de prendre le recul nécessaire pour que mon œil embrassât l’ensemble car c’est à hauteur d’homme, et non vue d’avion ou d’un piédestal, que l’on vit, que l’on voit les choses. M’imprégner, ouvrir l’angle, j’ai pris le temps. J’ai laissé s’installer en moi les images sans retouche et, dans ma solitude je n’ai nullement ressenti d’agression visuelle, bien au contraire, calme, effacement, sérénité, ce lieu nouveau m’est apparu comme un lien, un arc, le crayon de l’architecte s’est fait simple trace s’est inscrit dans l’esprit du lieu. L1010572.JPGQu’on puisse ne pas aimer, c’est le lot du jugement esthétique, je suis le premier à l’admettre mais ce que j’ai du mal à comprendre c’est que l’on puisse contester le fait de construire un chai à côté d’une bâtisse sans grand caractère. Est-ce ostentatoire parce que les deux propriétaires sont très fortunés ? La réponse est non. Je retrouve dans cette prévention la même allergie que celle développée à l’encontre des grands travaux du François de Jarnac (et Dieu sait que cet homme me hérissait). Folie des grandeurs, créations dispendieuses, manœuvres dilatoires d’un Balladur pour ne pas quitter le Louvre, et au bout du compte un enrichissement et une mise en valeur de notre patrimoine. Que Bernard Arnaud et le Baron Frère convoquent le génie d’un architecte, pour construire un nouveau chai s’inscrivant dans son siècle, c’est au-delà du pur investissement d’image, un acte que j’ose qualifier de mécénat. Si notre vieux pays s’enferme dans la pure conservation, la simple préservation, il laissera à d’autres le bénéfice de la vitalité née de la création. Je préfère 100 fois la création à la thésaurisation, au bas de laine ou à l’érection de bâtisses néo machin chose qui ne sont que des ersatz petits bourgeois plaisant au plus grand nombre.

 

L’objection la plus recevable pour moi n’est pas celle émanant des néoconservateurs mais celle des partisans de l’audace toujours plus d’audace ! Pour eux le geste de Portzamparc n’a rien d’innovant, bien au contraire il s’inscrit dans le goût dominant de ce début de siècle. À ce stade se repose la question du respect de l’esprit du lieu ? Y en a-t-il un à Cheval Blanc à la lisière de Saint-Émilion ? Afin d’éviter des constructions intempestives, comme pour le lotissement du coin, faut-il un règlement d’urbanisme dans les vignes de Grand Cru ? Je vois très bien les nouvelles ODG se pencher sur le sujet : combien de tours au château, faut-il un pont-levis, faudra-t-il s’éclairer à la bougie ? Bref, à question idiote réponse idiote. Par le passé nul ne s’est soucié de l’architecture de Cos d’Estournel alors au XXIe siècle laissons éclore les cents fleurs seule l’épreuve du temps triera le bon grain de l’ivraie.

L1010580.JPGEt puis j’ai pris le grand escalier aux marches de bois qui se love au flanc du bâtiment pour m’amener sur le toit. La « colline inspirée » déclare Christian de Portzamparc, un jardin suspendu flottant au-dessus des vignes, un 360°, un grand angle sur le vignoble : la Conseillante, l’Evangile et tout autour de l’herbe et des bleuets, rien d’apprêté, manque que les ruches. Halte au feu me direz-vous, je verse dans le dithyrambe. Rassurez-vous tout ne pas enthousiasmé dans mon périple mais, face à tous ceux qui, sans être venus voir si ce chais respectait l’esprit du lieu je me dois d’écrire qu’à mon sens ils se trompent. Je les invite à venir le constater sauf à ce qu’ils estiment que ce chai n’a aucune raison d’être. Reste que le geste architectural est une chose un chai reste un chai : il se doit de remplir ses fonctions. Pierre Lurton et son équipe ont donc, si je puis m’exprimer ainsi, enserré Christian de Portzamparc dans leur réseau de contraintes techniques. Hormis les cuves, il n’y a pour l’heure rien d’autre, toute la chaîne qui mènera le raisin à son devenir n’était pas en ligne. Le décor est planté reste donc à ce que la vie l’irrigue pour que le premier millésime emplisse les 52 cuves qui sont à l’image des 52 parcelles du domaine Cheval Blanc.  L1010587.JPG

La suite sur mes lignes si je suis convié à Cheval Blanc pour voir comment tout ça fonctionne...  

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 00:09

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Je pars 8 jours en Italie et je ne vais pas perdre mon temps avec un expert en presque rien. Je vous offre simplement une vieille chronique « Rin de Rin... » link 

Entre 2001 et 2004 le débat AOC/cépages a eu lieu sans que les choix soient ensuite faits.

 

La réponse a été donnée dans la nouvelle OCM vin. Ce n’est pas moi qui l’ai votée. « Tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble vers le bas » Bravo les éternels érecteurs de ligne Maginot ! Si vous aviez bien voulu lire les 10 feuillets de Cap 2010 link signés par 6 vrais professionnels du Vin nous n'en serions pas là. Mais les poujadistes ont écrit Non à Cap 2010 sur les cuves des caves coopératives et une de mes lointaines parentes languedocienne Chantal Berthomeau m'a écrit récemment qu'elle avait failli se faire lyncher sur les salons parce qu'elle défendait nos idées.  

 

Alors que le Rin de Rin la ferme à mon sujet, je n'ai aucune leçon à recevoir d'un ouvrier de la 25ième Heure pour moi ce type de ramenard il vaut mieux s’en tamponner la coquillette.

 

Insignifiant !

 

« Trop Tard ! »

 

signé Mac Arthur

 

Bons baisers à vous tous et sachez que la maison continue de publier les âneries du taulier même lorsque le taulier se promène en Italie...

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 00:08

Quand vient l’heure de la fermeture des pavillons de Vinexpo, fourbus, ivres de mots, imbibés de flaveurs, les arpenteurs d’allées comme leurs hôtes se ruent vers leur hôtel, affrontant le remarquable plan de circulation du Parc des Expositions de Bordeaux symbole du génie français seul capable de fabriquer de beaux bouchons là où on n’en a nul besoin. Cette hâte est compréhensible car il leur faut se rafraîchir, se pomponner, s’habiller avant de reprendre la route pour se rendre à la réception du soir, le plus souvent dans un beau château. C’est à qui rivalisera de grandeur et de magnificence et je propose à l’avenir qu’il y ai une notation style Parker des pinces-fesses post Vinexpo afin que chaque invité puisse évaluer son degré d’importance. Le client est roi, alors qu’on le bichonnât, qu’on le gâtât, je trouve cela en phase avec le buiseness. Mes propos ne s’adresseront donc pas à tous ceux qui, venus de loin comme de tout prêt, exercent à Vinexpo l’un des métiers du vin. En effet, n’en déplaise à M. Beynat, Vinexpo est une Foire Expositions, prestigieuse certes, mais composée de stands, grands, moyens, petits. À noter l’amaigrissement de certains stands et la disparition de certains autres, qu’il est loin le faste d’antan, mais tel n’est pas mon propos de ce matin.

 

En effet face à une offre diversifiée mais sélective il en est qui collectionnent les dîners comme d’autres les mignonettes. Ils les hantent, sortes de stakhanovistes de la fourchette qui comptent les convives, répertorient les vins, se tapent des discours interminables et des voisins insupportables, rêvent un brin de remonter dans la hiérarchie des tables pour un soir accéder à la Sainte Table d’Honneur. J’avoue que je trouve ce travail de nuit méritant car affronter ainsi l’horreur ordinaire de la masse, subir de l’évènementiel bien formaté à la chaîne, relève d’une forme d’héroïsme que je salue. Vu mon grand âge et une longue pratique de la représentation, donc des tables d’Honneur au voisinage officiel, je m’abstiens d’affronter ce lourd labeur. D’ailleurs qu’irais-je faire dans ces belles galères ? Rien qui puisse, je pense, nourrir mes chroniques sauf à répertorier les permanentes de certaines dames ou l’embonpoint de messieurs rubiconds. Je laisse donc aux jeunes hommes fringants, bien élevés, à la plume digne, ce calvaire. Laissant donc de côté les charmes ordinaires et répétitifs des dîners au château je préfère me tourner vers les privilégiés, ceux qui n’empruntent pas les autoroutes bien balisées, ceux qui leur préfèrent les chemins de traverse.

 

Ils ne sont plus qu’une poignée, des survivants d’un état aristocratique perdu, des femmes et des hommes, de tous âges, de toutes origines, qui chérissent l’art de la conversation autour d’une belle table loin du bruit et de la fureur des dîners suscités. Et c’est là que Berthomeau, parigot tête de veau pointe le museau de sa tronche de cake, flanqué de ses 2 gardes du corps Magalie et Nathalie, jeunes et jolies, dans bien sûr l’Envers du Décor. Normal, lorsqu’on fuit le devant de la scène, lorsqu’on n’est plus qu’un acteur sur le déclin évitant les sunlights, que l’auteur d’un rapport fripé à force d’avoir été lu et cité, d’être estampillé simple chroniqueur non patenté, trouver refuge dans l’antre de François à Saint-Émilion, à 23 heures passées le jour du Solstice d’été s’imposait. Ce fut grand ! Ce fut immense ! Ce fut beau comme le plaisir de se retrouver. Ce fut un grand bonheur de découvrir la famille de François. Ce fut merveilleux de voir les yeux de mes protectrices s’illuminer. Ce fut d’abord une longue conversation bordée de bouteilles comme nulle part ailleurs. Ce fut François merveilleux conteur : la soutane du curé de Saint-Émilion tirait des Oh et des Ah de l’assemblée. Et ce n’est pas tous les jours qu’un tel tour de table se tenait sous l’arbre de l’Envers du Décor, une forme ludique du CAC 40 de l’esprit, de la plume, du crayon (moi exclus bien sûr). La magie du lieu, rencontre de vieux murs suintant à la fois l’Amour de Dieu et celui plus charnel des hommes, déliait plus encore les langues, ouvrait grandes les vannes de nos cœurs et de nos âmes.

 

N’attendez pas pour autant que je vous révélasse l’identité des comploteurs de cette nuit du solstice où nous avons allègrement sauté dans le nouveau jour pendant que ma chronique se mettait en ligne sous la main anonyme d’un robot froid. Seules des photos pas très nettes témoigneront de ce Banquet. Je vous assure que nous n’avions pas envie de nous quitter. Le temps nous semblait hors du temps, impalpable, voluptueux, nous levions nos verres, le ballet des desserts faisait chavirer Nathalie dans l’extase, la femme de François et sa fille relançaient nos mots et nos rires. Stoïque j’affrontais le bonheur en lui laissant toute la place. Un détail d’intendance : nous n’étions point invités, nous avons fait irruption en plein repas : « mon Dieu ça ne se fait pas ! », nous avons été accueilli dans un flot de sympathie, nous ne nous y sommes pas noyé nous y avons tiré des bords pour rejoindre des rivages inconnus. Privilège absolu qu’aucune nuit du 4 août ne pourra abolir. Et pourtant nous avons du rompre l’enchantement, avant de partir nous avons laissé planer au-dessus de nos têtes les 700 années des voûtes de la chapelle. Nous nous sommes embrassés. Dans Saint-Émilion endormi, indemne de toute trace de musique, nos pas sonnaient sur les pavés et je pensais « Sous les pavés, la plage... » Mes anges gardiens veillaient sur moi.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 18:33

Y’avions point vu Michel Bettane sur le front de Vinexpo mais j’avions croisé Thierry Desseauve sur le stand des Côtes-du-rhône et bien évidemment j’avions entraperçu qui vous savez. De source bien informée il y aura un « chat » sur lemonde.fr demain jeudi à 11 heures, avec « le Bettane »...

faux débat à la française :

http://www.lemonde.fr/societe/chat/2011/06/22/cepage-ou-aoc-quel-avenir-pour-le-vin-francais_1539500_3224.html

Si vous voulez lui poser des questions, ne vous en privez pas ! Moi de retour de la Grande Foire Exposition de Bordeaux je n’aurais point le temps de « chatter » car faut que je m’occupe de « mes vaches, cochons, couvées... »

 

Alors les petits loups et les petites loutes de mon bel espace de liberté tous à vos mulots sur le coup de 11 heures et « faites chauffer la colle ! »

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