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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 06:00
icône de Saint Modeste

icône de Saint Modeste

Au temps de mes écritures rapporteuses Bernard Magrez m’avait dans ses petits papiers, pensez-donc il est même venu se poser sur une modeste chaise dans mon modeste bureau du 3e étage à l’Onivins, rue de Rivoli. Un jour il me fit part de son ras-le-bol de Carole Bouquet qui exigeait des bouteilles bleues.

 

Même qu’il m’avait confié son numéro de portable et qu’il m’y répondait. En ce temps-là il rêvait encore de se muer en un Pierre Castel du vin pour atteindre les sommets du vin versus Nouveau Monde.

 

Même que lors d’un Vinexpo il m’embarqua dans la soirée qu’il organisait pour la GD des indépendants : Super U et Intermarché à son château Pape-Clément. Ce fut un grand moment, y’avait même un sous-Ministre, une cantatrice, et aussi des demoiselles à chaque table sauf la mienne. Côtoyer et contempler le comportement des acheteurs de la GD et des directeurs de magasins est fort instructif sur les méthodes utilisées pour acquérir du métrage de linéaire.

 

Il a même répondu à mon questionnaire de Proust en 2009 ICI là aussi un grand moment !

 

Mais ce temps est révolu, Bernard Magrez se délesta de ses marques : Malesan, Sidi Brahim auprès du roi du rouge Pierre Castel pour se hisser vers les sommets des GCC et autres avec son compère Gérard Depardieu.

 

L’homme aime les bœufs mais pas le bio à Bordeaux, cette amusette n’étant bonne que chez les gueux du Languedoc où il possède des arpents de vigne du côté du célèbre village de … Il aime aussi les drones, l’art pompier…

 

En ce moment nos grands esprits de la politique utilisent à tout bout de champ l’expression roman national. En effet, savoir l’écrire serait un moyen de nous séduire, de nous redonner le souffle qui nous fait défaut.

 

Bernard Magrez, lui, sait à merveille fabriquer les lignes de son roman personnel. Pour preuve, parmi bien d’autres, une Préface pleine d’humilité, lui, homme venant d’un autre milieu que celui de la place des vins de Bordeaux, « plus modeste » et qui a « vu vivre et souvent très bien vivre ces grandes familles bordelaises issues de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie. »

 

Pas de quartier pour elles « certaines ont subi, sans réagir, les épreuves et les aléas de ce métier de propriétaire (ndlr est-ce un métier que la propriété ?) très valorisant mais jamais facile. »

 

« Accrochées à leurs certitudes… la plupart ont disparu de la scène économique : quelques-unes, grâce à des héritages somptueux, sont encore là. C’est une chance pour elles. Le méritent-elles ? »

 

Notre Bernard, fort diplomate, concède que d’autres « beaucoup plus conquérantes, tant dans le négoce que dans le vignoble, sont toujours devant et ont abandonné les postures qui les auraient empêchées de prospérer. »

 

Un capitaine d’industrie donc qui, selon ses dires restera à la barre de son paquebot jusqu’aux derniers instants. Et ne venez pas me mettre dans les gencives qu’en écrivant ses lignes je me laisse aller à un penchant bien Français : détester ceux qui réussissent. Loin de moi cette mesquine envie, j’aime les bâtisseurs, ceux qui créent, innovent et, dans une certaine mesure, tel fut le cas de Bernard Magrez.

 

Connaissant bien son histoire ce matin, à l’image du rédacteur de Vitisphère ci-après, je trouve que le Bernard surjoue son côté Folies des Grandeurs sa nouvelle cuvée « Modestement baptisée Clos Sanctus Perfectus, la nouvelle acquisition viticole de Bernard Magrez tient de la création d'orfèvre. C’est du moins l’ambition de l’entrepreneur girondin, qui vise une distribution ultra-sélective pour valoriser une production limitée à 3 200 cols/an en appellation Saint-Estèphe. « Beaucoup de grands initiés dans le monde sont désormais en quête d’étiquettes très rares produites en toute petite quantité, qui leur procurent des émotions exceptionnelles » explique Bernard Magrez dans un communiqué des plus succincts (ne donnant aucune précision sur la parcelle achetée, si ce n’est qu’elle est située au lieu-dit La Peyre). »

 

Ça doit plaire aux nouveaux riches mais la nouvelle lubie du Bernard s’apparente à un remake des vins de garages chers à mon ami Jean-Luc Thunevin qui, lui, est vraiment parti de rien pour créer son vin alors que ce n’était pas le cas du père Magrez qui s’est fait sa pelote avec des spiritueux vendus à la GD.

 

Reste enfin que la mainmise de Bernard Magrez sur le château La Peyre marque la disparition d’un cru artisan et c’est bien triste.

Reliques de saint Modeste, corps saint provenant des catacombes romaines, chapelle St-Nicolas

Reliques de saint Modeste, corps saint provenant des catacombes romaines, chapelle St-Nicolas

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 08:00
CHAP.17 extrait sec, « je n'ai eu qu'une vie de souffrance. Tout ce que j'ai fait en politique s'est mal fini. » Alain Juppé

Dans un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître je dînais chaque mois chez Anne-Marie car j’étais copain avec son amant du moment. Elle était alors adjointe au maire de Paris chargée de la propreté, les petites voitures vertes. Autour d’un pâté de pomme de terre, spécialité de la Creuse, une tourte feuilletée ou briochée, garnie de pommes de terre, de crème et de lard, de chair à saucisse et de persil, nous l’interrogions bien sûr à propos du grand Jacques qui courrait sec le jupon pour fuir sa pincée de Chodron de Corcel, mais parfois nous la titillions sur celui qui tenait la haute main sur l’Hôtel de Ville, adjoint aux Finances, Alain Juppé. Elle ne l’aimait pas mais lui reconnaissait une réelle droiture qui confinait à la rigidité. Lorsque celui-ci prit les rennes de Matignon elle fut nommée Ministre et échappa au grand coup de balai des Jupettes.

 

Et puis ce fut la descente aux enfers, Matignon droit dans ses bottes face à la rue, une dissolution foireuse, jusqu’à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. L’homme n’attirait pas d’emblée la sympathie même si son immersion bordelaise l’avait un peu libéré. Il n’y a rien d’étonnant que lui et Michel Rocard aient fait, sous Sarko, cause commune. Leur intransigeance cadrait mal avec les petits jeux de ceux qu’ils considéraient l’un et l’autre, à juste titre, comme un ramassis d’incompétents prétentieux. Les portes de l’Elysée ne sont jamais ouvertes à eux, pour Rocard le verrou mitterrandien pervers eut raison de sa fidélité au PS, du côté de Juppé la claque fut bien plus violente, presqu’injuste, sonné par le résultat l'ex-Premier ministre n'aurait pas encore « digéré » la chose. Il semblait même carrément déprimé, comme l'illustre cette confidence lâchée au téléphone auprès d'un parlementaire qui le soutenait et rapportée par Le Figaro : « Je n'ai eu qu'une vie de souffrance. Tout ce que j'ai fait en politique s'est mal fini. »

 

Je ne vais pas plaindre Alain Juppé mais je persiste à croire qu’il constituait le meilleur rempart à un tête à tête des 2 droites favorisé par l’émiettement des multiples gauches. Qui vivra verra mais un Fillon grignotant une partie du potentiel de la Marine n’est pas pour autant en capacité d’ouvrir le jeu à la gauche traditionnelle. Reste l’inconnue Macron qu’il ne faut ni surestimer ni railler, le vieux théorème de Giscard reste toujours d’actualité dans un pays déboussolé, la victoire se joue au deuxième tour avec l’électorat flottant et celui-ci constitue de plus en plus aujourd’hui une masse indécise. Si, Fillon est « mal élu » parce qu’une partie des électeurs de gauche ne souhaiteront pas renouveler leur vote à la Chirac, que sa majorité de députés soit elle-même polluée par le Front National, créera dans ce pays, déjà dépressif, de nouvelles tensions. Rêver encore d’un état de grâce post-élection pour « réformer » aux forceps le droit du travail, les régimes sociaux, la fiscalité jettera dans la rue bien plus que les habituels marcheurs syndicaux, la génération précaire, type nuit debout, fournira le gros des bataillons avec à sa lisière une extrême-gauche zadiste incontrôlable. Politique fiction peut-être mais nous sommes un pays qui n’aime rien tant que de se réveiller en sursaut.

 

Maintenant, avec la trêve des confiseurs et l’insignifiance de la primaire de la gauche, je vais prendre du champ, soigner mon petit jardin d’intérieur, lire, écrire, me consacrer à ceux que j’aime. L’indifférence, notre indifférence aux souffrances de ceux qu’on nomme les populations civiles, bombardées, déplacées, errantes, me trouble car je me sens impuissant. Les bonnes paroles, la compassion, les manifestations, les gestes ne changeront rien à la folie de nos soi-disant stratèges. L’ONU c’est la SDN, grosse machine incapable de mettre du contenu concret dans la résolution des conflits.

 

Alors, je me suis replongé dans La guerre d’Espagne d’Hugh Thomas, une lourde somme de 1000 pages sur papier bible de la collection bouquins de Robert Laffont, imprimée en petits caractères qui fatiguent mes vieux yeux. Pourquoi se pencher sur cette effroyable guerre civile qui ne fait même plus partie de notre mémoire collective ? D’ailleurs, qu’est-ce que la mémoire pour une génération qui pense que le monde est né avec eux ? Mon intérêt pour ce conflit si proche de notre pays, l’au-delà des Pyrénées, tient à l’extrême déchirure du tissu social de ce pays, entre une extrême-gauche puissante, balkanisée avec ses anarchistes, ses communistes, ses socialistes révolutionnaires et autres groupuscules régionaux, une extrême-droite aigre et revancharde : phalangistes, carlistes, cléricaux, une République parlementaire molle et indécise, une église confite et toute puissante, une Catalogne et un Pays basque rejetant Madrid, une armée quasiment mexicaine rêvant de la grandeur passée. Rien de commun avec le monde d’aujourd’hui me direz-vous, j’en conviens mais ce qui m’intéresse c’est que cette guerre civile espagnole fut la matrice de la future guerre mondiale qui allait se déclencher quelques années plus tard. Face aux visées belliqueuses de l’Allemagne et de l’Italie, de l’impuissance des vieux empires traditionnels anglais et français, l’indifférence des USA et le double-jeu de Staline, ce conflit régional, inextricable, barbare, sanglant, long cortège d’exécutions sommaires, constitua le terrain d’expérience pour les partisans de l’ordre, d’un régime à poigne qui étouffe les aspirations, certes contradictoires, du petit peuple pour redonner la main à un Caudillo.

 

C’est aussi pour moi un retour à mes premières lectures de jeunesse où je lisais tout ce qui me tombait sous la main et ce qui me tombait sous la main c’était des bouquins comme Les cadets de l'Alcazar d’Henri Massis et Robert Brasillach. Des fascistes, des futurs collabos, je n’y comprenais pas grand-chose de cet héroïsme vain, barbare, dénué de toute humanité mais je me forgeais une solide aversion contre les extrémismes de tout bord qui se nourrissaient du sang des autres.

 

La conversation téléphonique entre le colonel Moscardo, le chef des retranchés de l’Alcazar de Tolède et Candido Cabello, chef des milices faisant le siège est ainsi relatée par Henri Massis et Robert Brasillach.

 

- Colonel Moscardo ? Interroge une voix au bout du fil [...]. Votre fils est notre prisonnier... Si vous ne vous rendez pas, nous le fusillerons.

 

À peine le colonel Moscardo a-t-il répondu :

 

- Je ne me rendrai jamais ! Qu'il reconnaît, au téléphone, la voix de son fils, un jeune homme de dix-huit ans qui faisait ses études d'ingénieur à Madrid et dont il ignorait qu'il fût à Tolède entre les mains de l'ennemi.

 

- Père, entend-il soudain, les hommes qui sont là disent qu'ils vont me fusiller... Rassurez-vous, ils ne me feront rien...

 

- Pour sauver ta vie, mon fils, ils veulent me prendre l'honneur et celui de tous ceux qui me sont confiés... Non, je ne livrerai pas l'Alcazar... Remets donc ton âme à Dieu, mon enfant, et que sa volonté soit faite.

 

[...] D'une main tremblante, le colonel Moscardo n'a pas raccroché l'appareil qu'il entend un feu de salve déchirer l'air du soir, puis retentir jusqu'au fond du ravin qui cerne la citadelle.

 

Les Rouges ont tué son fils, qui est mort en criant :

 

- Vive l'Espagne ! Vive le Christ-Roi ! »

 

Robert Brasillach et Henri Massis, Les Cadets de l'Alcazar, Plon, 1936, p. 1-3)

 

Comme on dirait aujourd’hui c’est un fake, de la pure propagande, cette version de l'histoire présente une similitude étonnante avec la légende du XIIIe siècle d'Alonso Pérez de Guzman (1256-1309), dit Guzman el Bueno, qui sacrifia aussi la vie de son fils, devant les murs de la forteresse de Tarifa assiégée par les musulmans au temps de la Reconquista. Herbert Southworth s'efforce de démontrer que la mort de Luis n'avait absolument rien à voir avec l'affaire de l'Alcazar : Luis Moscardo aurait été exécuté le 23 août à la puerta del Cambrón avec 80 autres prisonniers, officiellement en représailles d'un raid aérien.

 

Dans cet océan de sang, la voix des poètes tentait de soulever un peu d’humanité, telle celle de W.H. Auden rappelant l’urgence de se mobiliser pour la liberté.

 

Beaucoup l’ont entendu dans leurs péninsules lointaines,

Leurs plaines endormies, leurs îles de pêcheurs perdues

Ou du fond de leur métropole corrompue,

Ils l’ont entendu, et ont entrepris leur migration pareille à celle des mouettes

ou du pollen des fleurs.

 

Ils se sont accrochés aux longs express, qui traversent avec lenteur

Les pays de l’iniquité, la nuit et les tunnels des Alpes ;

Ils ont franchis les océans ;

Et les cols des montagnes. Tous offraient leur vie.

 

Dans cette terre aride, ce fragment séparé de l’Afrique brûlante,

Soudé si grossièrement à l’inventive Europe ;

Sur ce plateau profondément incisé par les fleuves,

Nos pensées ont pris corps ; les formes menaçantes entrevues aux heures de fièvre.

 

Deviennent précises, vivantes. Car les craintes qui nous rendaient sensibles

Aux prospectus pharmaceutiques et aux brochures de croisières d’hiver

Sont devenues des bataillons de choc ;

Et notre visage, ce visage anonyme de la foule, l’uniprix, la ruine.

 

Projettent leur ardeur comme l’escadron d’artillerie et la bombe.

Madrid est le cœur. Nos instants de tendresse fleurissent

Comme l’ambulance et le sac de sable ;

Nos heures d’amitié fleurissent en l’armée d’un peuple.

 

Je ne sais si les conflits actuels, éloignés géographiquement mais si proches de nous par l’exportation de la violence dans nos villes, vont être le creuset d’une nouvelle forme de conflit larvé, insidieux, impossible à cerner, latent, mais ce que je sais c’est que l’espoir d’un monde en paix, démocratique, reste une utopie inatteignable. Nous régressons…

 

 

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 06:00
Chez les Faizant, le père aurait aimé avoir Cabu comme fils, alors son fils a décidé de faire du dessin politique un peu de gauche pour le séduire mais peine perdue il a été à gauche toute pour l’emmerder.

Le Figaro n’a jamais été ma tasse de thé mais de temps en temps les vieilles dames de Jacques Faizant me plaisaient bien.

 

Et puis le temps passant, lors de l’attentat contre Charlie-Hebdo je me suis abonné sur Twitter à une flopée de dessinateurs politiques et celui qui m’a de suite époustouflé ce fut Chimulus.

 

Chaque jour je recevais sur mon film son dessin du jour, féroce mais si pertinent. Une véritable addiction à ce dessinateur doué. Ses « croquis vite fait bien fait » pointaient là où ça fait mal. Comme il le disait : « vaut mieux un dessin enlevé qui fait marrer qu’un dessin chiadé qui fait chier ».

 

Je trouvais qu’il y avait du Bosc, du Reiser, du Wolinski, dans ses dessins, mais aucune trace de Faizant.

 

Et puis, un jour, rien, le lendemain rien et ainsi toute la semaine rien. Je m’inquiétais. La nouvelle est tombée Chimulus était mort d’un cancer. Il avait 70 ans.

 

J’ai découvert qu’il se nommait Michel Faizant le fils de Jacques.

 

Il confiait avec humour comment sa vocation lui était venue :

 

« Quand j’ai compris que c’est Cabu que mon père aurait aimé avoir comme fils (il admirait beaucoup Cabu), je me suis dit (bêtement) « tiens je vais faire du dessin politique et un peu de gauche pour le séduire ». Peine perdue, alors j’ai été à gauche toute pour l’emmerder. »

 

Il racontait aussi cette scène dans rue 89 :

 

« Mon père : « Chérie, hier soir j’étais au Pop Club de José Artur, il y avait Topor et il n’a pas voulu me serrer la main !

 

Ma mère : « Quelle peau de vache, pire que Bedos, pourtant tu dessines mieux que lui ! Et Siné, il était là ?

 

Mon père : « Non, tu vois bien que j’ai encore toutes mes dents ! «

 

Je suis sorti de table tout chamboulé d’admiration. Il aurait été capable de casser la gueule de mon père ? Un homme qui déjeunait avec De Gaulle, Pompidou, Giscard ?

 

« Quand je serai plus grand, je rencontrerai Siné », je me suis dit ! C’est fait ! Et je ne le regrette pas !»

 

Mais pas un seul album de Chimulus à se mettre sous ma dent !

 

Mais vous me connaissez j’ai cherché et j’ai trouvé.

 

« Ne comptez pas trop sur moi pour la promo et les signatures » nous avait-il prévenu. Avec James Tanay, on préparait la publication de son premier livre de dessins. Chimulus a hélas tenu parole, il est mort le 17 septembre 2016 d’un cancer qu’il avait caché à tous. Le livre paraîtra fin octobre comme prévu même si on est profondément tristes et c’est rien de l’écrire.

 

Alors j’ai guetté et un jour Iconovox l’éditeur a fait une pré-souscription et j’ai commandé.

 

Le colis est arrivé par la poste cette semaine.

 

Voilà un beau cadeau utile à glisser dans les souliers de nos chères têtes blondes…

 

Chez les Faizant, le père aurait aimé avoir Cabu comme fils, alors son fils a décidé de faire du dessin politique un peu de gauche pour le séduire mais peine perdue il a été à gauche toute pour l’emmerder.
Chez les Faizant, le père aurait aimé avoir Cabu comme fils, alors son fils a décidé de faire du dessin politique un peu de gauche pour le séduire mais peine perdue il a été à gauche toute pour l’emmerder.
Chez les Faizant, le père aurait aimé avoir Cabu comme fils, alors son fils a décidé de faire du dessin politique un peu de gauche pour le séduire mais peine perdue il a été à gauche toute pour l’emmerder.
Chez les Faizant, le père aurait aimé avoir Cabu comme fils, alors son fils a décidé de faire du dessin politique un peu de gauche pour le séduire mais peine perdue il a été à gauche toute pour l’emmerder.
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:55
Piqure de rappel : les AOC n’ont pas toujours été ce que vous croyez, l’exemple des côtes-du-rhône de comptoir…

Croire ou laissez croire que les AOC au temps des beaux jours du vin de table étaient des produits chers et valorisés, est une absurdité.

 

Dans une chronique du 4 septembre 2009 j’écrivais à propos du côtes-du-rhône de comptoir ce qui suit. Mais c’était aussi valable pour les petits bordeaux, les corbières et les minervois qui se vendaient au prix du vin de table et parfois moins cher.

 

« Le côtes-du-rhône de comptoir a existé j’en ai embouteillé plusieurs millions de litrons étoilés du côté de port de Gennevilliers. Mais pourquoi diable exhumer en plein été ce brave vin de comptoir disparu, ou presque dans les oubliettes des bistrotiers ? Deux raisons, tout d’abord j’en ai « croisé » un au hasard d’une mes lectures : 69, année politique, publié au Seuil, de Francis Zamponi, un ancien du SAC, sur la fameuse affaire Markovic destinée à éclabousser le couple Pompidou (c’est pour les besoins de mon roman du dimanche qui a ses adeptes. Ceux qui voudraient obtenir l’intégrale peuvent me la demander par les voies électroniques habituelles) ; ensuite parce que l’irruption dans notre univers des AOP-IGP devrait inciter de grands bassins de production, tel que celui de la vallée du Rhône, et d’autres bien sûr, à réfléchir, et surtout à décider, s’il ne serait pas temps de sortir de l’ambigüité en donnant des successeurs à ces braves vin de comptoir. En clair à ne plus fourrer dans le même tonneau des AOP des vins qui auraient mieux leur place en IGP. Je pose la question. La réponse ne m’appartient pas mais comme maintenant tout ce beau monde se retrouve à l’INAO elle sera sans aucun doute donnée très prochainement. »

 

La suite ICI 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:00
Non avec le vin de France le vin de table ne prend pas sa revanche n’en déplaise à ceux qui pensent que l’histoire commence avec eux…

J’en appelle à la mémoire de mon ami languedocien Jeff Coutelou pour remettre le fameux vin de Table, quasi-mort et enterré, en perspective.

 

Même si ça fait vieux con, j'assume mon humeur !

 

Le vin de table à l’ancienne est quasi-mort, sans fleurs ni couronnes, et l’irruption du Vin de France dans le paysage ne procède en rien de ce qu’il fut.

 

Il ne s’agit en rien d’un nouveau nom de baptême pour le vin de table mais d’une nouvelle approche du vin popularisée par une nouvelle génération de vignerons qui ne trouvent pas leur compte dans les catégories existantes et qui se sont engouffrés dans un espace de liberté.

 

Les derniers consommateurs de ce qu’on appelle dans le jargon communautaire : les vins sans indication géographique ex-Vin de table n’ont rien à voir avec les licheurs de Vin de France.

 

Certes, « Cette catégorie de vins plaît beaucoup à l’international », se réjouit Valérie Pajotin, directrice de l’Association nationale interprofessionnelle des vins de France. « Elle a été rebaptisée dans ce but, car le nom de notre pays est à lui seul une référence. Et puis il s’est passé quelque chose de singulier : les vignerons y ont vu un espace de liberté, un refuge pour des vins atypiques absents des appellations classiques. »

 

Mais là aussi nous sommes loin des vins à 2 balles qui constituaient la masse des vins populaires chers à Roland Barthes.

 

La catégorie Vin de France est, comme son nom l’indique, une dénomination géographique alors que dans le fourre-tout des VSIG il est possible de tout mélanger.

 

Vous me direz c’est compliqué. J’en conviens, mais les Français adore classer, constituer des catégories…

 

Ce qui prime, et c’est une réelle novation, même une révolution dans la conception française, avec le Vin de France c’est la notion d’espace de liberté. Pas celle de faire n’importe quoi, mais le retour à la main du vigneron tout au long de la chaîne production et vente.

 

Le vin de Table, avec ses marques moquées : Préfontaines, la Villageoise, le vin des Rochers (le velours de l’estomac), Kiravi, était un vin de négociant, ce qui n’est pas forcément un péché mortel mais change l’approche du vin.

 

Ce qui me plaît dans les Vins de France de vignerons parfois rebelles c’est leur approche de la vigne et du vin. Ils sont parfois raillés par les dominants parce qu’ils sont les promoteurs des vins dit nature mais par-delà ces débats, pas toujours bien argumentés, ce qui est fort et intéressant c’est cette nouvelle proximité très éloignée des grosses machines à vendre le vin.

 

Ils ne sont donc pas les fils des vins de table, ils n’ont recueilli aucun héritage, bien au contraire, et ils n’offrent à ce quasi-défunt aucune revanche. Ceux qu’ils emmerdent, permettez-moi l’expression, ce sont les tenants du tout AOC à deux balles. Ben oui, les Vins de France au Lapin Blanc comme chez Philippe au Lieu du Vin bataillent dans la catégorie allant de 10 à 30 euros ce qui n’a rien à voir avec le jaja en litres 6 étoiles que j’embouteillais à la SVF.

 

Voilà c’est dit, pour ceux qui veulent bien accepter que le monde ne commence pas avec eux, remettons l’Histoire à l’honneur. Ça aide à comprendre je vous l’assure.

 

Comme je vous l’ai déjà dit, en France on vénère les catégories.

 

Nos aïeux inventèrent les AOC sous la houlette du baron Le Roy avec un Institut : l’INAO, les VDQS Vins Délimités de Qualité Supérieures pour faire plaisir à Philippe Lamour et dénommèrent les autres vins sans particules : V.C.C. Vins de Consommation Courante avec son Institut l’IVCC.

 

Et puis vint le Marché Commun où nos hauts fonctionnaires imposèrent, dans ce que l’on nommait les OCM, notre classification. À cette occasion les VCC changèrent de nom et devinrent les Vins de Table. Jacques Chirac après les évènements de Montredon créa l’ONIVIT : l’office des vins de table. Les vins d’AOC et VQPRD entrèrent dans un sac dénommé VQPRD : vin de qualité produit dans une région déterminé.

 

Mais l’irruption de nos amis italiens dans le jeu des vins populaires, en substitution des vins de l’Algérie perdue, imposa le coupage économique et une catégorie émergea : les VDPCE les vins de différents pays de la Communauté.

 

Très sexy comme dénomination et surtout accueillant des jajas assez abominables. Bref, jusqu’au jour où les Italiens eurent la bonne idée pour renforcer leur piquette d’ajouter du méthanol. Résultat : quelques morts dans la Péninsule. Alors, apparurent les Vins de Table Français.

 

Entretemps étaient apparus les vins de pays, qui pouvaient être de département : l’Hérault par exemple, de petite région : vin de pays des collines de la Moure par exemple et enfin ceux de grandes zones, qui se développèrent suite aux accords de Dublin qui pénalisaient les hauts rendements par une distillation obligatoire, avec un poids lourds les Vins de Pays d’Oc.

 

Mais la chute du vin populaire inexorable n’ouvrait qu’une seule voie celle de la dénomination, avec une voie royale celle de l’AOC et une autre peu valorisante celle des Vins de Pays.

 

Et puis les barbares du Nouveau Monde débarquèrent avec leurs vins de cépages bouleversant le paysage à l’exportation où ils nous taillèrent des croupières.

 

Un Ministre, ça arrive, s’en émut.

 

Ça donna lieu à une vraie réflexion stratégique qui déboucha sur un document Cap 2010 le défi des Vins Français.

 

« Notre ambition est toute autre ; nous voulons tirer le meilleur parti de notre antériorité, de notre tradition, tout en innovant sur les segments les plus porteurs ; nous voulons être créateurs de vins à vivre pour nos clients présents, de vins bien dans leurs baskets pour les nouvelles générations ; nous voulons une fois pour toute dire à ceux qui sont en charge de la chose publique que le vin, que nos vins, sont des produits de civilité, de convivialité, de bien vivre ensemble et que nous sommes tout autant qu’eux soucieux de la santé publique, de la sécurité de nos concitoyens. »

 

Je vous passe les détails du document mais il déboucha au plan communautaire sur une nouvelle classification : AOP - IGP - VSIG soit nos ex-AOC –VDQS, nos vins de pays et nos vins de table.

 

Mais, dans ce document stratégique les auteurs appelaient de leur vœu l’émergence d’un espace de liberté qu’ils dénommèrent prudemment vin des cépages de France.

 

Et c’est ainsi, malgré les tirs de barrage des maîtres du jeu il fut créé, sous l’impulsion d’un certain négoce, une dénomination Vin de France pour justement démarquer des vins qui n’étaient pas les héritiers des anciens vin de table.

 

Le plus drôle dans cette histoire c’est que ce sont des vignerons iconoclastes ou rejetés qui ont créé la notoriété de cette nouvelle dénomination voulue par le négoce…

 

En fait, le Vin de France est un superbe pied-de-nez à la banalisation des A.O.C sous la forme de signes de qualité. Quelle qualité ? C'est le fond d'un débat que rejettent les dominants de l'I.N.A.O dans les 2 comités A.O.P et I.G.P... 

 

Rappelons qu'autrefois on déclassait les vins d'AOC en Vin de table alors qu'aujourd'hui certains producteurs d'AOC choisissent la catégorie Vin de France, ça fait une sacrée différence, non !

 

Actualité

Entre producteurs de vins du Languedoc-Roussillon et producteurs de vin Espagnols, la tension monte. Hier, les producteurs de vins de pays d'Oc ont dénoncé une concurrence ibérique déloyale.

«Le phénomène d'entrée de gros volumes espagnols en grande distribution en France est très spectaculaire depuis deux ans sur les vins premiers prix et se renforce», a expliqué Florence Barthès, directrice du syndicat des producteurs de vins d'indication géographique protégée (IGP) Pays d'Oc qui tenait hier son Assemblée générale à la Grande Motte (Hérault).

«Les coûts de production et la fiscalité française ne permettent pas à la France de produire des vins sans indication géographique (ex-vin de table) à bas prix», souligne-t-elle, expliquant que «de ce fait, la grande distribution (…) s'est tournée vers un approvisionnement espagnol».

 

La revanche du vin de table : 

M LE MAGAZINE DU MONDE | 
 
 

 

 

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 06:00
Les lignes frontalières « des millions d’hommes sont morts à cause de ces lignes » Georges Pérec…

Les migrants !

 

Qu’est-ce qu’une frontière ?

 

Une ligne tracée par la main de l’homme !

 

Qui se souvient de la ligne Oder-Neisse ?  

 

Et le rideau de fer ?

 

L'expression « Rideau de fer » a été popularisée par Winston Churchill lors d'un discours prononcé le 5 mars 1946 à Fulton (USA) lorsqu'il a déclaré que « un rideau de fer s'est abattu sur le continent européen de Stettin à Trieste »

.

Et celle tracée par les accords Skype-Picot au Moyen-Orient ?

 

« Malgré les promesses d’indépendance faites aux Arabes, la France et la Grande-Bretagne découpent ainsi le Moyen-Orient : une zone rouge formée par la Mésopotamie est sous administration directe de la Grande-Bretagne tandis que la France s’approprie une zone bleue comprenant le Mont-Liban, la côte syrienne et la Cilicie. La Palestine est pour sa part internationalisée, Jérusalem étant une ville sainte pour les trois monothéismes.

 

Pour le reste, les Etats arabes indépendants gérés par les Hachémites sont partagés en deux zones d’influence et de tutelle : la zone A au nord revient à la France et la zone B, au sud, à la Grande-Bretagne. Cent ans plus tard, à l’exception de la Palestine et de la Transjordanie devenue Jordanie (la déclaration Balfour de novembre 1917 prévoyant la création d’un Foyer national juif), les lignes créées par les accords Sykes-Picot sont toujours en place, tant bien que mal. « Ces découpages territoriaux ont été d'une importance capitale puisqu'ils ont déterminé arbitrairement pour chacun de ces Etats sa superficie, sa configuration géographique, la structure de sa population, ses potentialités économiques, ses possibilités d'accès à la mer, l'identité de ses voisins*. »

 

Tim Ingold, anthropologue anglais, dans son livre : Une brève histoire des lignes écrit :

 

« Comment pourrait-il avoir des lieux si les hommes ne se déplaçaient pas ?

 

La vie sédentaire ne peut pas engendrer d’expérience du lieu, donner le sentiment d’être quelque part. Pour être d’un lieu, il faut que tous ces « quelque part » se retrouvent sur une ou plusieurs trajectoires de mouvement qui proviennent ou s’orientent vers d’autres lieux.

 

… nous passons notre vie, non seulement dans des lieux, mais aussi sur des chemins. Or les chemins sont en quelque sorte des lignes. C’est aussi sur des chemins que les individus se forgent un savoir sur le monde qui les entoure, et le décrivent dans les histoires qu’ils racontent.

 

C’est pourquoi le colonialisme ne consiste pas tant à imposer une linéarité à un monde non linéaire qu’à imposer sa ligne au détriment d’un autre type de ligne. »

 

[…]

 

« Suivre un trajet est, je crois, le mode fondamental que les êtres vivants, humains ou non humains, adoptent pour habiter la terre. L’habitation ne signifie pas selon moi le fait d’occuper un lieu dans un monde prédéfini pour que les populations qui y arrivent puissent y résider. L’habitant est plutôt quelqu’un qui, de l’intérieur, participe au monde en train de se faire et qui, en traçant un chemin de vie, contribue à son  tissage et à son maillage. Même si ces lignes sont généralement sinueuses et irrégulières, leur entrecroisement forme un tissu uni aux liens serrés. »

 

[…]

 

« Mais il y a eu des époques où les puissances impériales ont tenté d’occuper le monde habité, en jetant un réseau-filet [network] de connexions sur ce qui à leurs yeux, ne ressemblait pas à un tissu de pistes mais à une surface vierge. Ces connexions sont des lignes d’occupation. Elles facilitent le passage d’homes et de matériel vers les sites de peuplement et d’exploitation, et assurent l’acheminement en retour des richesses qui y ont été extraites. Contrairement aux chemins tracés par des pratiques de trajet, ces lignes sont contrôlées et construites en prévision de la circulation qui va y passer. Elles sont généralement droites et régulières et lorsqu’elles se croisent, c’est en des points nodaux qui symbolisent une forme d’autorité. Tracées à travers champs, elles font généralement comme, par exemple, une route nationale, une voie de chemin de fer ou un gazoduc coupent les routes secondaires que les hommes et les animaux fréquentent dans les peu de cas des lignes d’habitation qui ont été tissées dans le pays ; elles les coupent découpant la surface occupée en plusieurs blocs de territoire. Ces lignes frontières, plutôt construites pour contenir le mouvement que pour le faciliter, peuvent sérieusement perturber la vie des habitants dont les chemins croisent ces dernières. Comme l’a écrit Georges Perec, « des millions d’hommes sont morts à cause de ces lignes » (Perec, 1974, p.147). »environs. Les lignes d’occupation relient des points, mais elles divisent également,

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 09:55
Jacques Dupont préfère-t-il le saucisson Fleury-Michon à celui du charcutier de son quartier ?

La question, essentielle, capitale pour éclairer le débat entre les ayatollahs qu’ils soient nus ou barbus, a le mérite d’être posée, chez All About Burgundy (je croyais que seuls les bordelais avaient été un temps anglais, mais bon ça fait chic, comme un air de Parker a minima).

 

En effet, notre bas-Bourguignon qui se dit inquiet pour la Bourgogne est un anti-pétiste, adorateur de Roger Dion, n’est pas des plus clair sur la question de ses préférences pour le choix de son saucisson.

 

Sur Face de Bouc, les naturistes, qui le trouvent sympa, l’ont chambré sur cette interrogation.

 

Voici les faits :

 

  • Côté production,  vous évoquez la vogue de la dénomination « vin nature » ou « naturel ». Dogme ou pas ?

 

Le vin c’est le génie humain. Le premier signe de civilisation, c’est la maitrise de la fermentation. Dire que l’idéal c’est le vin naturel, qu’il serait une génération spontanée, comme une espèce de résurgence divine… Oui, tout ça m’emmerde complétement. A partir d’un même terroir, l’homme va apporter des choses différentes, suivant son intelligence, sa perception. C’est un équilibre entre la nature et l’homme. Les grands terroirs sont toujours dans des zones marchandes, de commercialisation. Les évêques d’Autun n’ont pas développé la Côte de Beaune ou de Nuits parce qu’un jour Dieu leur est apparu disant : « Vous avez là de grands terroirs sous les cailloux ». Ce n’est pas Neptune qui a suggéré aux gens autour du port de Bordeaux d’aller planter du cabernet-sauvignon. Vous ne verrez pas de grands vins dans les zones où il n’y a pas de circulation.

 

  • Pourquoi ces réactions épidermiques de la part de certains amateurs ou producteurs quand on rappelle ces évidences ? 

 

 C’est ce que le sociologue Gérard Mermet appelle le culte du « petisme ». Si vous dites dans une conversation : « Oh je connais un industriel qui fait un saucisson formidable ! », on va vous regarder avec des yeux comme ça. En revanche si vous dites : « Oh je connais un petit producteur qui fait un saucisson formidable ! ». Là, on vous demande l’adresse. Le côté naturel s’opposant au mythe de l’industrie… Quand on lit sur des blogs qu’il y d’un côté les vins naturels et de l‘autre des gens qui mettent des produits chimiques dans leur vin, c’est insupportable.

 

Blague dans le coin je vous invite à lire cette interview ICI 

 

De mon côté, même né dans la patrie de Fleury-Michon, comme pour le tango, je suis 100% saucisson corse !

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:06
« Contrairement à ce qui arrive d’ordinaire en Turquie, on n’éprouve aucun désenchantement en pénétrant dans Alep. »

Comment parler d’Alep par-delà notre impuissance de citoyen et sans entrer dans les affrontements idéologiques qui ne sont que trop souvent le reflet de notre inhumanité et de notre confort.

 

Halap : le lait frais, nom sémitique, Alep représente le poste avancé des Sémites.

 

Dans sa plus ancienne histoire d’Alep le R.P Dhorme écrit en 1927 :

 

« Alep ! Il est peu de cités, dans tout le Proche-Orient, qui produise sur le voyageur une plus forte impression. Ses admirables bazars voûtés, où le passant circule à l’abri des pluies d’hiver et de l’ardent soleil d’été,  ses khans somptueux, où s’amoncelle toute la Syrie, l’Anatolie, la Mésopotamie produisent de plus précieux ; ses places larges et bien aérées, où se coudoient les échantillons les plus purs de nomades et de citadins de toutes races ; autant d’attraits qui retiennent l’étranger et lui font apprécier, comme il convient, l’hospitalité légendaire des habitants. Ceux qui ont visité cette ville n’hésitent point à prendre à leur compte ce qu’écrivait, en 1848, Jules David dans l’Univers Pittoresque : « Contrairement à ce qui arrive d’ordinaire en Turquie, on n’éprouve aucun désenchantement en pénétrant dans Alep. »

 

La situation de la ville est l’une des raisons de sa prospérité et de son charme. C’est là que confluent les caravanes qui viennent de la Mer Noire ou de l’Euphrate. C’est là que le monde méditerranéen rencontre les avant-gardes de la Mésopotamie, de la Perse et des Indes, qui choisissent ce chemin pour éviter le désert syrien qui barre l’accès à Damas. Les eaux du Koweik permettent à une grande agglomération de cultiver la campagne aux alentours, cependant qu’un tell  majestueux, surmonté encore d’une citadelle incomparable, pouvait servir d’acropole, surveiller la plaine environnante, défendre la cité contre les invasions. Pareil site interdit à ceux qui, de tous temps, l’occupent, d’être de ces peuples heureux qui n’ont pas d’histoires. Et, instinctivement nous nous demandons jusqu’où nous pouvons remonter, à travers les siècles, pour retrouver la cité d’Alep mêlée aux grands évènements du monde oriental ? »

 

Plus prosaïquement Alep c’est le savon d’Alep, qui depuis le VIIe-et VIIIe siècles, où les savonneries s’y développent. Il est à l’origine des premiers savons durs au monde. Son procédé de fabrication originel, fait appel aux produits locaux abondants dans cette région: l'huile d’olive et l'huile de baies de laurier. Le savon d’Alep est uniquement fait à base d’huile végétale.

 

La fabrication est restée artisanale: transmission du savoir-faire de la saponification de père en fils. La découpe artisanale et manuelle de ce savon, son mode de séchage en tours, à l’abri du soleil pendant 9 mois minimum en font un savon tout à fait authentique, aux contours irréguliers, mais respectueux de votre peau et de l’environnement. Suivant sa composition, son degré de séchage, et sa qualité, la couleur du savon peut varier du jaune très pâle au vert sombre.

 

Très doux, il peut être utilisé en toilette quotidienne aussi bien pour le corps que le visage et les cheveux. A 20% d’huile de baies de laurier et au-delà, ce savon pourrait être considéré comme un savon de soin, un savon traitant. Sa formule ancestrale, sa fabrication artisanale, l’évidence de ses composants d’origine locale et ses qualités propres d’utilisation ont fait l’histoire de ce savon.

 

Voici le mien :

 

Et si je savais prier, mais je ne le sais pas, je prierais leur Dieu, un singulier bien trop pluriel, mais je n’en reconnais aucun d’eux...

« Contrairement à ce qui arrive d’ordinaire en Turquie, on n’éprouve aucun désenchantement en pénétrant dans Alep. »
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 06:00
Le champagne vu de Gauche à Droite en passant par le Centre : de Télérama au Monde en passant par le Point…

Longtemps, tel Claude Imbert, le fondateur du Point, j’ai ingurgité des « champagnes de pot de départ à la retraite » et, plus encore, des bordeaux « de banquets de planteurs de betteraves ou autres… fruits de la terre.» Pour moi ce n’était que des bulles que je noyais dans le jus d’orange et du vin que je laissais discrètement dans mon verre.

 

Et puis vint le bas-bourguignon du vin qui, chaque année, prenait son bâton de pèlerin pour aller à l’automne arpenter les terres girondines en des hameaux ne respectant pas toujours son auguste fessier et, sitôt son labeur achevé, entamait une nouvelle mission entre Reims et  Épernay en passant par Aÿ ou Cumières.

 

Pas le temps pour lui d’aller se recueillir en la cathédrale ND de Reims où, de 816 avec Louis le Pieux à 1825 avec Charles X, nos rois de France furent sacrés ou de tremper son biscuit rose de la maison Fossier dans sa coupe de champagne en compagnie de quelques permanentées…

 

Non, lui, il goûte !

 

Il le connaît jusqu’au bout des doigts son vignoble champenois :

 

« C'était avant. La bonne blague que se répétaient dans les Salons professionnels les vignerons des autres régions : « Ça va mal en Champagne, ils ont eu le gel de printemps, la grêle en juillet. - Oui, cette année, ils ne feront que 30 % de plus que le rendement maximal autorisé... »

 

Le seul vignoble où on ne calcule pas la récolte en hectolitres mais en tonnes a connu en effet des temps d'abondance où, dans certains lieux, on totalisait 30 000 kilos à l'hectare quand le plafond était fixé à moins de la moitié. Il n'était pas rare alors de voir des parcelles non vendangées, car le producteur avait déjà fait le plein de sa cuverie avec les vignes les plus proches de la maison. »

 

Il sait se faire pédagogue :

 

« La Champagne possède un fabuleux avantage sur d'autres vignobles : celui de pouvoir mélanger les années. La très grande majorité des bouteilles qui sortent d'Épernay ou de Reims est désignée par les professionnels sous la dénomination de brut sans année (BSA). Cela représente plus de 80 % de la production. Le travail du vigneron ou du chef de cave consiste à assembler les vins sans bulles de différentes années pour obtenir un champagne qu'on pourra déguster dès sa mise en marché. »

 

Tout ça pour aborder le sujet chaud : le réchauffement climatique

 

« Moins de récolte, mais en contrepartie des raisins plus mûrs, plus sains, de meilleure qualité et des conséquences en cascade sur les vins, les approches œnologiques, les goûts et même les prix… »

 

« C'est d'ailleurs pour cela, pour équilibrer, pour compenser cette acidité parfois mordante, qu'on « dosait », qu'on ajoutait du sucre après dégorgement. Dans la plupart des grandes maisons, il y a une vingtaine d'années, ce dosage variait entre 12 et 14 grammes de sucre par litre pour un brut. Ce qui semblait alors ridicule par rapport aux 20 ou 30 grammes qui étaient la mode dans l'entre-deux-guerres. Aujourd'hui, tout le monde a revu ces ajouts à la baisse. Pour un brut, on évoque plus souvent des fourchettes de 8 à 10 grammes et on voit se multiplier les cuvées « nature » (sans aucun sucre ajouté) ou « extra-brut » (très faiblement dosé). »

 

Cette évolution correspond aussi à un goût plus affirmé chez les consommateurs pour de « vrais vins », ceux qui racontent leur origine, leur terroir, leur cépage sans le maquillage parfois outrancier d'autrefois. « La beauté se raconte encore moins que le bonheur », disait Simone de Beauvoir.

 

Lire Changement climatique oblige, l'heure n'est plus à la forte production : moins de récolte, mais des raisins plus mûrs, plus sains et de meilleure qualité. ICI 

 

Position centrale, donc centriste, un tantinet Macronienne, avec juste ce qu’il faut de hauteur pour embrasser l’ensemble de la situation champenoise au regard de son histoire et de son modèle économique.

 

Tout nouveau arrivé, sur le flanc gauche de Jacques Dupont, le sieur Couston de Télérama, ardent défenseur des naturistes, avec un penchant Mélanchonien non révisé.

 

Mais pourquoi diable ce diable de garçon qui arpente les vignobles sur son vélo aux pneus ballons vient-il prêcher la bonne parole dans un organe de l’ancienne Bonne Presse passée dans les rets du groupe le Monde de B.N.P, consacré à la Télé et au cinéma ?

 

Les mauvaises langues, j’en connais beaucoup, vont répondre que c’est parce que les bobos constituent le socle du lectorat de Télérama. Ce n’est pas tout à fait faux mais ça n’épuise pas la question. À mon sens cet intérêt est bien plus large, il participe à l’extension du domaine du vin par une nouvelle génération de consommateurs.

 

Ça ne plait pas à tout le monde, pour preuve dès que l’on met les pesticides, herbicides, intéressant ne sort de cette foire d’empoigne.

 

En bon encerclé du périphérique le Jérémie Couston explore les vignerons de la périphérie du champagne, les gueux de l’Aube et de l’Aisne ! La lutte des classes toujours et encore !

 

Mais je vous laisse lire la prose de Couston.

Le champagne vu de Gauche à Droite en passant par le Centre : de Télérama au Monde en passant par le Point…
Le champagne vu de Gauche à Droite en passant par le Centre : de Télérama au Monde en passant par le Point…
Le champagne vu de Gauche à Droite en passant par le Centre : de Télérama au Monde en passant par le Point…

Le champagne avant la Noël possède aussi une rare vertu : celle d’attirer la publicité sur le papier journal. Le Monde ne fait plus exception.

 

L’ex-feuille de référence d’Hubert Beuve-Méry fait maintenant dans le people chic, genre charme discret de la bourgeoisie de Buñuel, pour nous offrir en Une de son Monde des Vins un déjeuner Les Rémois passent à table

 

J’ai lu.

 

Je me suis forcé à tout lire, faut dire que j’étais dans le TGV.

 

Six personnalités rémoises ont -déjeuné, le 24  novembre, aux Crayères, restaurant étoilé de Reims, pour parler du champagne. Au menu : risotto de courge et noix de saint-jacques, pièce de veau rôtie au beurre demi-sel, soufflé chaud praliné amande. Autour de la table : Claire Peillod, -directrice de l'Ecole d'art et de design de Reims ; Cécile Oudiette, directrice d'Innovact, qui soutient les start-up ; -la chanteuse -Milamarina ; Catherine Vautrin, députée (Les Républicains) de la Marne ; l'avocat -Gérard Chemla et le philosophe Gérard -Lemarié. Nous restituons leur conversation.

 

Gérard Chemla : Vous savez ce qu'on dit à Reims : " Ouvrez un robinet, et regardez ce qu'il en sort, c'est du champagne. " Il n'y a pas une manifestation dans la ville, même la plus simple, sans une coupe.

 

Catherine Vautrin : Tenez, dimanche dernier, j'étais à l'inauguration d'une caserne de pompiers, à 9 h 30. On aurait bien pris un café ou un thé, eh bien, on nous a offert une coupe de champagne. Certains ont bu un jus de fruit, mais c'était loin d'être la majorité. Boire une flûte à 9 h 30 fait partie de la tradition locale. C'est difficile d'éviter une petite coupe par jour. La légende veut que, lors d'une naissance, on trempe son doigt dans un verre de champagne pour le mettre dans la bouche du bébé.

 

Gérard Lemarié : Quand je suis arrivé ici, je jouais au football le dimanche matin. Une chose m'a étonné. A la fin des matchs, on ne sortait pas le pastis ou la bière. C'était champagne. Même quand on perdait. Et quand tu vas au stade pour voir les pros, c'est champagne dans les tribunes. Pareil pendant un concert de rock. Enfin, peut-être que j'exagère…

 

Catherine Vautrin : C'est Churchill ou Mme  Bollinger – au choix –, qui disait : " Du champagne il en faut quand je gagne pour fêter, et il en faut quand je perds pour me consoler. Et puis l'après-midi pour se donner du courage ! "

 

Milamarina : J'ai fait mes études à Reims, et on se retrouvait souvent en soirée entre étudiants. Normalement, à cet âge, pour des questions d'argent, c'est plutôt le pack de bières. Mais on a toujours un copain, un cousin, qui a son papa ou son oncle qui possède une petite propriété dans le coin. Je me souviens de nombreuses soirées au champagne avec la bouteille sans étiquette piquée dans la cave de tonton.

 

Cécile Oudiette : Habiter la région et ne pas aimer le champagne, c'est jouable, mais c'est compliqué. J'ai vécu pendant treize ans à Vertus, un village de la côte des Blancs. Les gens que je côtoyais, notamment beaucoup de fils et filles de vignerons, prenaient relativement mal que mon ex-mari ne boive pas d'alcool. Qu'il ne fasse pas l'effort de goûter. Pour eux, le champagne, ce n'est pas de l'alcool.

 

Gérard Lemarié : Il faut quand même dire que l'on trouve dans des dîners des amphitryons qui n'aiment pas le champagne – ça me perturbe toujours. Je connais une personne qui en a trop bu, n'en peut plus, et est passée au bordeaux. J'ai aussi un ami qui boit du pastis, c'est vraiment incongru.

 

Gérard Chemla : C'est un cas exceptionnel.

 

Claire Peillod : Il y a une chose qui surprend quand on arrive dans la région : le moindre bistrot du coin a du champagne à la flûte. C'est le demi local ! C'est une boisson populaire.

 

Gérard Lemarié : Je ne dirais pas populaire. Tu t'éloignes de 200  km, les gens n'en boivent pas ! Pour eux, c'est presque du luxe.

 

Claire Peillod : Mais ici, ça n'a rien à voir avec le luxe. On s'en rend compte lors du traditionnel " concert pique-nique ", l'été, au parc de Champagne. La société rémoise, dans toutes ses -dimensions sociales, a une coupe à la main. Ça a une incidence sur le budget familial, quand même. Et même sur celui des institutions !

 

Gérard Chemla : A l'apéritif, tu ouvres facilement une, deux, trois bouteilles. Quand tu les paies, ça fait cher ! Mais ça s'offre beaucoup.

 

Catherine Vautrin : Quand on quitte la -région, il faut faire attention. Ailleurs, cette -habitude d'offrir du champagne à l'apéritif te fait vite passer pour bling-bling ou nouveau riche.

 

Cécile Oudiette : J'ai vécu dans la Drôme et j'ai arrêté d'offrir du champagne à l'apéritif parce que les gens, qui sont plutôt clairette de Die au dessert, trouvaient ça acide !

 

Gérard Chemla : Si vous me servez un champagne avec de la bulle qui ressemble à une eau gazeuse, j'aurai du mal… Mais il y a de moins en moins de mauvais champagne, et dans la -région, on sait les éviter. On les boit souvent bons et on les boit bien. Quand je suis arrivé ici, on le prenait en dessert avec un boudoir sucré. C'était extrêmement mauvais. Personne autour de cette table n'est spécialiste, mais on a appris à distinguer entre ce qu'on aime et ce qu'on n'aime pas.

 

Tous : Oui !

 

Si vous êtes abonnés vous pouvez aussi le faire ICI 

 

Si vous ne l’êtes pas je peux vous transmettre le texte par e-mail.

 

Qu’en dire ?

 

Rien !

Je m’abstiens…

 

J’aime trop le champagne !

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 06:00
Moi j’aime le fût boujut court et ventru pour faire le Pur Jus de la Juju et de la Fleur !

Laissons de côté celui du canon, pour ne s’intéresser qu’à la barrique qui, selon Pierre Boujut avec un T pour ne pas le confondre avec Patrick Bouju sans T, la star des naturistes, est « une invention loufoque, burlesque, à contre-courant, à contre-raison, à contre-utilité »

 

Comme il le fait justement remarquer, il n’y a pas de modèle dans la nature de ce montage de morceaux de bois, les fameuses douelles, forts difficiles à assembler, pour recueillir et conserver du liquide.

 

« Le récipient naturel, c’est l’amphore, le vase, fabriqué à la façon de l’arbre creux, de la pierre creuse que l’on copie en moulant de l’argile humide ; ou bien, c’est l’outre que l’on trouve toute faite en cousant de la peau de bouc. »

 

Comme le fait malicieusement remarquer Pierre Boujut « Les Grecs et les Romains, éminemment rationnels et utilitaires, ne pouvaient pas inventer autre chose. Tandis que les Celtes, peuple de rêveurs, insoucieux du temps et de la vie pratique, imaginèrent le fût, qui, comme quelques autres inventions de poètes, s’avéra pourtant plus utile, plus adéquat à son but que tous ses équivalents ; et ils lui donnèrent sa forme définitive dès l’origine, puisqu’il n’a subi aucune modification essentielle au cours des âges. »

 

Donc ce sont les Celtes qui ont inventé la barrique en bois, quelques décennies avant l’ère chrétienne. C’est en Gaule que les Romains en ont appris l’usage. Le célèbre tonneau de Diogène n’était qu’une grosse amphore. Les peintures antiques en font foi. »

 

Mais, si la barrique n’a pas changé de forme, elle est de nos jours largement entre les mains froides des robots et aussi entre celles des faiseurs d’arômes.

 

Je vais donc m’en tenir au large éventail des mots pour le désigner.

 

Chez nous, en Vendée voisine des Charentes, on parlait de tonneau ou de tonne, ce qui est assez normal vu que l’art de la barrique c’est la tonnellerie

 

Selon la contenance de l’objet, on dit :

 

  • Le demi-muid, fut gros et court de 600 à 800 litres ( le muid état une vieille mesure pour  marquer 18 hl)
  • Le tierçon, fût  de de 550 litres, mas plus étroit et plus allongé ;
  • La barrique, de 200 à 450 litres ;
  • La demi-barrique, de 10 à 180 litres ;
  • Le quart ou quartaut, de 50 à 90 litres ;
  • Le barrillage ou barricot, de 10 à 40 litres.

 

Laissons de côté le baril ça fait pétrole, pour évoquer le tonnelet et le foudre ( de fuder en allemand) qui est un tonneau de grande capacité, souvent de forme ovale.

 

Du côté du négoce, on parle de pièce, synonyme de tierçon, « la pièce de vin ».

 

Pour terminer revenons sur le fût boujut dénommer ainsi parce qu’il a du bouge, c’est-à-dire du ventre.

 

Enfin, vous pouvez vous reporter à une chronique de la nuit des temps le 8 octobre 2008 : Vive le kitch Berrichon : « entonnailles »  ICI

Moi j’aime le fût boujut court et ventru pour faire le Pur Jus de la Juju et de la Fleur !
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