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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 06:00

 

Nous ne nous sommes pas concertés, sa copie est tombée à 00 H 47 le 23 juin.

 

Avec Jean-François il en a toujours été ainsi, il analyse, argumente, développe, met en lumière les vrais enjeux, avec lui on comprend et l’on se sent intelligent.

 

Le 20 juin, il n’y a eu que des perdants. Un urgent changement de régime politique.

 

Il n’y a pas de vainqueurs des élections départementales et régionales du 20 juin, car nul ne peut se prévaloir d’un résultat obtenu alors que presque 67 % des électeurs n’ont pas voté (69,15% en Île-de-France, 70,38 % dans le Grand Est, 75,78 % en Seine-Saint-Denis…), soit 30 millions sur 47,7 millions d’électeurs inscrits. Mais il y a de nombreux perdants.

 

Les perdants du 20 juin

 

On a beaucoup dit que la démocratie était la première victime de ce scrutin. En vérité, cette défaite est bien antérieure à ce scrutin qui n’a fait que la révéler. Et puis, l’abstention est aussi une forme d’expression politique, nous y reviendrons.

 

Le premier perdant est Emmanuel Macron qui a voulu poursuivre son entreprise de destruction des partis politiques « du vieux monde », comme on disait à LREM, pour imposer son propre mouvement, un mouvement sans ancrage dans le pays, sans histoire et sans programme. Le résultat obtenu dépasse ses espérances puisqu’il a réussi non seulement à accélérer la décomposition des partis traditionnels de droite et de gauche, mais également à infliger une cuisante défaite à son propre mouvement qui n’avait, il est vrai, jamais réussi à exister réellement après l’élection présidentielle de 2017.

 

Il a fait disparaître « en même temps » la droite, la gauche et le centre. En effet, tous les commentaires sur le renforcement après cette élection des Républicains, des Socialistes ou des Écologistes ne reposent que sur l’aveuglement ou la mauvaise foi, car jamais ces partis n’ont représenté une part aussi faible du corps électoral.

 

Il n’est vraiment pas certain que la démocratie en sorte renforcée, mais ce n’était peut-être pas le principal objectif d’E. Macron.

 

L’autre mauvaise nouvelle pour le Président de la République est la mauvaise forme électorale du Rassemblement National qui, malgré des mois de matraquage pour nous convaincre de sa progression inexorable, de ses succès électoraux à venir et de la menace fasciste planant sur le pays, réalise une remarquable contre-performance. C’est ennuyeux pour celui qui déployait tous ses efforts pour que la prochaine élection présidentielle se passe entre lui et Marine Le Pen.

 

Les seconds grands perdants sont les instituts de sondage. Ils se sont trompés une fois de plus, mais cette fois on ne peut même plus parler d’erreurs mais de déroute tant l’écart entre leurs prévisions et la réalité est considérable. Tous donnaient le Rassemblement National largement en tête dans une majorité de régions ; on a vu ce qu’il en était. Les succès annoncés du parti du président dans certaines régions relevaient également de la pure et simple intoxication.

 

Aucun responsable d’institut de sondage n’est venu présenter ses excuses, pas plus qu’il n’a remboursé ses commanditaires.

 

Après avoir rapidement relevé l’importance de l’écart entre la réalité et les pronostics des sondeurs, les commentateurs ne se sont pas appesantis sur leur incompétence, voire sur le rôle très critiquable qu’ils jouent dans la démocratie et dès le lendemain les commentaires autour de… nouveaux sondages ont repris, sans la moindre précaution de langage. C’est ainsi que Le Monde rendait compte longuement dans son édition du 21 juin, d’une analyse sociologique des abstentionnistes réalisée sur la base de… sondages effectués avant les scrutins du 20 juin, en leur accordant un crédit absolu. Il faut bien que les journalistes et les sondeurs continuent à vivre malgré l’adversité.

 

Les éditorialistes et les journalistes parlent depuis dimanche de l’écart entre les sondages et les résultats effectifs des scrutins, non pas pour mettre en cause cet auxiliaire douteux de « la science politique », mais pour essayer d’expliquer l’écart entre les excellents pronostics dont ils disposaient et le mauvais comportement des électeurs.

 

Ainsi se poursuivent, comme si de rien n’était, les bavardages sur les personnalités préférées des Français, selon les sondeurs bien sûr ; voilà qu’apparaît Édouard Philippe à côté de Nicolas Hulot, mais cela n’empêche pas les mêmes sondeurs de penser que Marine Le Pen a encore toutes ses chances.

 

D’ailleurs, toute la vie politique tourne désormais autour de l’élection dans la région PACA dont manifestement dépend le sort du pays, élection qui oppose un transfuge des Républicains, Thierry Mariani qui ne s’est pas remis de n’avoir jamais été nommé ministre par Sarkozy, à Renaud Muselier un grand homme qui a longtemps servi Jean-Claude Gaudin, une référence, avant de se présenter contre lui et d’être battu et de perdre ensuite de nombreuses autres élections.

 

L’abstentionniste voilà l’ennemi

 

Les commentaires les plus entendus depuis le 20 juin déplorent l’abstentionnisme, le manque de mobilisation des électeurs, leur indifférence dangereuse pour la démocratie. Les explications les plus extravagantes sont mobilisées pour expliquer cette abstention : la levée des contraintes grâces à l’amélioration de la situation sanitaire aurait précipité les Français dans des loisirs coupables ; ou à l’inverse la crainte du virus, toujours actif, aurait éloigné les autres des urnes ; les jeunes n’y comprendraient rien et auraient besoin qu’on s’adresse à eux dans un nouveau langage puisque la « grammaire politique » aurait changé, selon E Macron. Les journalistes s’étonnent de l’abstention devant une « offre politique » aussi importante (11 listes en Île-de-France) sans se demander si cette analyse de la vie politique en termes de marché mettant en concurrence des produits très semblables malgré les étiquettes n’était pas une partie du problème.

 

En réalité, il y avait de bonnes raisons pour s’abstenir aux élections départementales et régionales.

 

La réforme des régions de François Hollande

 

François Hollande a procédé en 2014 à une réforme des régions françaises totalement absurde, sans autre justification que la soi-disant nécessité d’avoir de grandes régions pour qu’elles soient compétitives en Europe. Peu importe les moyens dont disposent ces régions pour agir, les compétences réelles qu’elles exercent, la capacité de leurs services administratifs et le soutien dont elles bénéficient ou pas dans la population, ce qui compte c’est la taille ! Les régions françaises doivent pouvoir être comparées aux Länder allemands, pourtant souvent moins étendus et moins peuplés que les régions françaises, ce qui ne les empêche pas de mieux réussir. Le Président de la République d’alors a dessiné hâtivement, sur un coin de table, les frontières des nouvelles régions. Certaines, ont acquis une superficie considérable comme la Nouvelle Aquitaine, mais cette nouvelle géographie administrative ne correspond pas à la réalité économique, historique ou à la vie des Français qui y vivent. En revanche, la Bretagne a été maintenue dans ses limites anciennes parce que le M. Le Drian, ministre hier et aujourd’hui, y a veillé.

 

Bref on voit que tout cela procédait d’un projet mûrement réfléchi et d’une stratégie solide.

 

Je n’ai entendu aucune voix de responsable politique de la majorité s’élever contre cette absurdité lorsqu’elle pouvait encore être évitée.

 

Le résultat de cette réforme a été un grand désordre administratif. Un récent rapport de la Cour des Comptes établit d’ailleurs que loin d’avoir permis des économies, la réforme a coûté de l’argent aux contribuables sans améliorer l’efficacité de l’administration régionale. Les services de l'État, dont les effectifs sont réduits avec constance, sont écartelés sur des territoires trop grands. Leurs responsables passent leur vie en voiture plutôt qu’à travailler. Les régions qui n’étaient déjà que modérément un échelon de proximité sont devenues des autorités presque aussi lointaines que l’État. Les présidentes et présidents de région sont satisfaits de régner sur de vastes territoires qu’en réalité ils ne gouvernent pas. Ils n’ont pas les moyens de leurs compétences en matière de développement économique, ceux-ci restent dans les mains de l’État (pour ce qu’il en reste) et leur autonomie fiscale et budgétaire est strictement encadrée par l’État. La formation professionnelle reste largement contrôlée par l’État, surtout après le vote de la loi de 2018. Les régions financent les bâtiments des lycées mais n’ont rien à dire sur ce qui se passe dans leurs murs. Il n’y a guère que dans le domaine des transports qu’elles disposent d’une influence réelle, même si celle-ci reste partagée. Leurs compétences sont essentiellement déclamatoires et s’expriment par la production d’un grand nombre de documents de planification stratégique parfaitement inconnus du commun des mortels.

 

Le département qui devait disparaître à l’occasion de cette grande réforme des régions voulue par François Hollande ont montré une fois de plus leur capacité de résistance (il y a sûrement de bonnes raisons à cela), même si le mode d’élection des conseillers départementaux a été modifié et rendu lui aussi incompréhensible.

 

Tout cela a été complété par la création des métropoles, une nouvelle catégorie de collectivités territoriales s’ajoutant aux communes, aux communautés de communes, aux agglomérations, aux nombreux syndicats. L’administration du pays est devenue incompréhensible pour beaucoup de nos concitoyens, même assez bien informés.

 

Pourquoi un tel désordre ?

 

Parce que les mesures de décentralisation successives n’ont pas été prises pas pour renforcer la démocratie mais trop souvent pour débarrasser l’État de compétences qu’il ne parvenait plus à assumer. Mais en même temps, l’État veut continuer à contrôler les collectivités territoriales et à brider leur action. Au lieu d’une répartition claire des compétences règne « le partenariat » qui génère la multiplication de « contrats » en tout genre entre l’État et les collectivités, contrats qualifiés depuis longtemps par le juge administratif de « pseudo-contrats », ce qui veut dire en français qu’ils n’engagent à rien. Tout cela crée une irresponsabilité généralisée et une paralysie particulièrement sensible dans les institutions de l’État.

 

Ce tableau trop rapidement dressé, qui n’est hélas pas une caricature, suffirait à justifier l’abstention massive des citoyens en attendant que l’on en revienne à une organisation rationnelle et compréhensible, en un mot démocratique.

 

Une tentative ratée de préparation de l’élection présidentielle

 

Il faut y ajouter le fait que le président de la république, suivi par les commentateurs, a voulu faire de ces scrutins locaux une élection nationale préparant le terrain à l’élection présidentielle.

 

Il a mobilisé nombre de ses ministres pour cela. Plus ils étaient nombreux sur les listes régionales, plus celles-ci ont enregistré de mauvais résultats.

 

Répondant sur le même terrain, un certain nombre de candidats ont fait de l’élection régionale un tour de chauffe pour l’élection présidentielle, comme Xavier Bertrand.

 

Le rassemblement national y a vu l’occasion d’affirmer sa position sur l’échiquier électoral avant l’élection de 2022, d’autant plus que tous les sondages lui prédisaient que cette fois c’était la bonne (c’est un effet bénéfique de ces sondages mystificateurs mais il n’est pas sûr que ce soit délibéré).

 

Tous en ont été pour leurs frais. Les électeurs leur ont tourné le dos ce qui n’est pas forcément une preuve de leur irresponsabilité ou de leur immaturité. Peut-être ont-ils tout simplement voulu dire qu’aucun de ces candidats ne les représentait.

 

Il suffisait d’ailleurs de lire les professions de foi pour constater que sous l’étiquette la marchandise n’était pas si différente à droite et à gauche.

 

La tête de liste « la République en marche » en Île-de-France plaçait en tête de ses propositions « la création d’une police régionale dotée immédiatement de 500 fonctionnaires et des moyens nécessaires ». Peu importe que cela ne soit pas une compétence régionale, que le foisonnement des polices municipales à côté de la police nationale soit déjà un problème. Le reste de son programme était aussi sérieux, il s’agissait pourtant du rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Il a fait un très mauvais score. Mais Valérie Pécresse ne disait pas autre chose en affichant la sécurité comme sa première préoccupation, comme le Rassemblement National, naturellement.

 

À gauche, il s’agissait de s’affirmer comme le candidat le plus écologiste et le plus généreux : transports en commun gratuits (on aimerait déjà qu’ils fonctionnent), promesse de financement de nombreuses dépenses sociales relevant de l’État ou du département. En revanche, aucune proposition pour modifier une situation dans laquelle 80 % des emplois en Île-de-France sont concentrés sur moins de 10 % du territoire, ce qui explique largement les problèmes de transport et en partie la flambée des prix du logement et les mauvaises conditions de vie dans la région.

 

Les citoyens ne sont pas pour autant sans responsabilités

 

Les programmes de la presque totalité des candidats à ces scrutins régionaux témoignaient de l’abaissement de la politique. Ils ne proposent pas un projet, mais une série de mesures censées répondre aux attentes des différents segments de ce qu’ils considèrent comme leur électorat potentiel. Le mot d’ordre est : « Votez pour moi, je m’occupe de tout ! ». La confrontation politique n’est plus celle des idées et des programmes pour rassembler des citoyens, mais un marché sur lequel des vendeurs de solutions tentent de convaincre des acheteurs, le temps d’un scrutin. Ce processus d’infantilisation est engagé depuis longtemps. Il est alimenté par le mythe de l’homme providentiel ranimé à chaque élection présidentielle, pour nous faire croire que de l’élection d’un homme dépend notre bonheur. Mais le problème de la consommation, quel que soit le produit consommé, c’est qu’on finit par être rassasié et même parfois par être pris de nausées. Cela vaut pour la politique comme pour le chocolat. Cette fois, les consommateurs ont massivement refusé de consommer.

 

Dans une démocratie vivante, les responsables politiques ne sont pas là pour régler les problèmes à la place des citoyens, mais pour participer à la vie démocratique, contribuer à l’organisation de la délibération collective, à la prise de décision en faveur de l’intérêt général. Ils n’exercent pas un métier, il y a des fonctionnaires pour cela qui doivent mettre en œuvre leurs directives. Ils remplissent une fonction comme citoyens parmi les citoyens.

 

La démocratie ne peut pas vivre sans partis et syndicats vivants, n’en déplaise à tous ceux qui prêchent depuis des années le dépassement des partis et des clivages politiques. Nous les avons dépassés pour nous trouver dans une impasse.

 

Il faut hâter la réforme profonde de nos institutions, en finir avec le présidentialisme de la Vème République qui a prolongé la survie des partis politiques dits « de gouvernement » avant de les broyer les uns après les autres.

 

Les citoyens ont exprimé leur désapprobation de plusieurs manières ; cette fois-ci par l’abstention. Mais nous irons de mal en pis s’ils ne trouvent pas de nouveaux moyens collectifs leur permettant de s’engager dans la vie publique et de peser sur son cours.

 

Jean-François Collin

22 juin 2021

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 08:00

Biographie : Winston Churchill (1874-1965) - Touteleurope.eu

On prête à Churchill le mot selon lequel « les statistiques sont la forme la plus élaborée du mensonge »

 

« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. »

 

J’applique la saillie aux pourcentages électoraux.

XAVIER BERTRAND - caricaturiste et caricature

 

Nos commentateurs commentent les résultats à coup de pourcentages, Xavier Bertrand écrase la concurrence dans les Hauts-de-France !

 

À y regarder de plus près on s’aperçoit que ce sont plutôt ses concurrents qui se sont écrasés, écrabouillés même, avec un même paquet de voix : 551 068 voix contre 558 420 voix en 2015, il passe de 24.97% à 41.42 %

 

 

En 2015

 

Liste conduite par Marine LE PEN (FN) 909 035 voix 40.64%

 

Liste conduite par Xavier BERTRAND (LR) 558 420 voix 24.97%

 

En 2021

 

Xavier BERTRAND

SE BATTRE POUR VOUS ! LUD - Union à droite 551 068 voix 41.42 %

 

Sébastien CHENU, UNE REGION QUI VOUS PROTEGE AVEC SEBASTIEN CHENU 324 260 voix  24.37 %

 

Belle déculottée… Une saignée de presque 600 000 voix. C'est heureux...

 

 

4 237 939 inscrits en 2015 4 226 927 inscrits en 2021

 

 

Pas de quoi pavoiser donc, mais il pavoise, en 2015 avec le désistement de la gauche il avait recueilli au 2e tour  1 389 340 voix soit 57.77%

 

En 2015 Liste conduite par Marine LE PEN (FN) 1 015 662 voix 42.23%

 

Combien obtiendra-t-il dimanche ?

 

Qui comparera les scores ?

 

Personne !

 

Bertrand le premier, sa région il s’en tamponne c’est la France qu’il veut : il lui suffit d’enlever le haut…

 

Xavier Bertrand au 1e tour en 2015 : 558 420 voix 24.97%

 

INSCRITS : 4 237 939

 

VOTANTS : 2 595 417 voix

61.24%

 

DONT EXPRIMÉS : 2 405 002 voix

92.66%

 

DONT BLANCS OU NULS : 190 415 voix

7.34%

 

ABSTENTIONS : 1 642 522 voix

38.76%

 

Xavier Bertrand au 1e tour  en 2021 : 551 068 voix 41.42 %

 

4 226 927 inscrits

 

Votants

1 388 093 inscrits

32.84%

 

Abstentionnistes

2 838 834 inscrits

67.16%

 

Votes blancs

34 895 inscrits

2.51%

 

Vive les pourcentages !

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 06:00

A jazz band marches down Newcastle's Dean Street during the filming of Stormy Monday in 1987A jazz band marches down Newcastle's Dean Street during the filming of Stormy Monday in 1987

 

Aujourd’hui c’est «Un lundi trouble - Stormy Monday» (1988)

 

 

Pourquoi ce film ? 

 

Parce que Newcastle encore une fois, avec en  plus une actrice selon mon cœur, un excellent acteur qu’on a toujours plaisir à voir et la découverte de Sting.

 

Ce n’est pas un grand film mais une bonne histoire avec ce qu’il faut de suspens. Je le revois chaque fois avec plaisir même si le suspens est un peu éventé.



 

Quelle est l’histoire ?



 

La municipalité de Newcastle, en fête et toute aux couleurs des USA pour l’occasion, s’apprête a accueillir une délégation américaine représentée par Cosmo, promoteur sans scrupules. Il a comme projet d’aménager le quartier portuaire désaffecté suite à l’effondrement de l’économie productive enterrée par la Dame de fer. 

 

Sa petite amie Kate avait été envoyée pour repérer les possibilités d’investir ou, dit plus prosaïquement, blanchir ses dollars. 

 

Seul le Key Club, une boîte de jazz, lui échappe. Son propriétaire, Finney, n’a pas l’intention de céder et ne se laisse pas impressionner par les hommes de main de Cosmo. Sans les locaux du Key Club le projet tombe à l’eau. C’est dire qu’il va y avoir du sport.

 

Brendan, à la suite d'une petite annonce, est engagé au Key Club. Il rencontre par hasard Kate qui est la maîtresse de Cosmo mais veut rompre avec lui. Brendan et Kate se retrouvent entraînés malgré eux dans les règlements de compte entre Finney et Cosmos. Lors d'une ultime tentative, Cosmo tente d'éliminer Finney mais l’affaire tourne au vinaigre contraignant Cosmo à retourner dans son pays.

 

Réalisation

 

Mike Figgis est un réalisateur anglais dont il a déjà été question dans les fiches de Ciné Papy. 

 

On le trouve dans une fiche antérieure : « Les Leçons de la vie » sorti en 1994 soit six ans après.

 

C’est son premier film. Il est né à Newcastle et sait filmer sa ville d’autant que l’histoire se passe en pleine dépression économique et que la ville semble à l’abandon. Il est également le scénariste du film qui n’est pas qu’une histoire de gangster. On peut y voir la soumission des puissants face à l’impérialisme économique américain devant lequel Margaret Thatcher s’était empressée de s’incliner.

 

Qui fait quoi

 

Stormy Monday - Film | Park Circus

 

Mélanie Griffith est Kate. Elle est la fille de Tippi Hedren, souffre douleur d’Alfred Hitchcock qui ruina sa carrière parce qu’elle refusa de coucher avec lui. Mélanie Griffith est une actrice atypique avec une vie privée aussi disparate que sa filmographie où l'on trouve cependant quelques perles comme « Working girl » avec Sigourney Weaver et Harrison Ford. Une bluette certes mais sans mièvrerie.

 

Elle a un jeu bien à elle et servie par sa doublure française. Elle semble toujours en retrait comme peu concernée par ce qu’on lui dit alors que bien sûr elle n’en pense pas moins et qu’elle sait le dire, dès que nécessaire, comme ont voit la scène qu’elle fait à son « fiancé » dans Working Girl. Sa filmographie montre qu’elle a intéressé plus d’un metteur en scène figurant parmi les plus grands de ses contemporains de Woody Allen à Brian de Palma en passant par Sydney Lumet

 

Regard de basilic… Tommy Lee Jones.  Photographie: Robert Gauthier / Contour de Getty Images

 

Tommy Lee Jones est Francis Cosmo. On ne présente plus cet acteur présent dans plus de quatre vingt films dont beaucoup de réels grands succès tant critique que public. Il campe des personnage avec conviction, détermination à la hauteur de ses rôles sans jamais se départir d’un certain humour que les dialoguistes se réjouissent de placer dans sa bouche.

 

Rock star turned film star Sting was beseiged by autograph hunters when he returned to the North East, to shoot scenes for his film, Stormy Monday, in and around Newcastle's Quayside.

Rock star turned film star Sting was beseiged by autograph hunters when he returned to the North East, to shoot scenes for his film, Stormy Monday, in and around Newcastle's Quayside. 

 

Sting est Stephen Finney. Je ne connaissais pas cet auteur-compositeur-interprète et musicien britannique. Ce genre de musique n’étant pas ma tasse de thé. Il est plus que convainquant comme acteur et son jeu tout en ferme discrétion fait pendant à l’exubérance de Cosmo qui croit, parce qu’il a la municipalité dans la poche, que l’affaire est dans la sienne.

 

Temps forts

 

Quand les tueurs à gages de Cosmo venu faire signer Finney de force et qu’ils se trouvent à leur tour confronter aux hommes de mains du patron de la boîte de jazz

 

La mine de Kate quand elle raye, petite chipie l’air entendue, la carrosserie d’une Rolls appartenant à Cosmos




 

Pax

 

Prochainement « Quand j’étais chanteur »

 

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 06:00

MELON CHARENTAIS AUX FLEURS DE SUREAU,

Crème aux fleurs de sureau, melon frais mariné et glace à la vanille de Madagascar.

N’est pas Coluche qui veut… même si l’épisode Coluche ne fut pas très glorieux…

 

Comment sommes-nous descendus aussi bas ?

 

Dans « La tentation du clown », la journaliste Laetitia Krupa explore l’hypothèse d’un candidat hors système à la présidentielle 2022.

 

Mirage ou cas de figure plausible ?

 

Hanouna, Zemmour, Onfray, Raoult…

 

Poussons encore plus bas dans la fange : Bigard, Lalanne…

 

Onfray, l’idole des retraités de l’Educnat, le naufragé de la philo, sans rire, proclame que le peuple le réclame sous ses, « présentez-vous, présentez-vous… » mais que bien sûr qu’il n’y ira pas…

 

L’idéologue d’extrême droite Eric Zemmour, à Paris, le 22 avril 2021.

L’idéologue d’extrême droite Eric Zemmour, à Paris, le 22 avril 2021. 

 

Zemmour, le possible candidat à la présidentielle de 2022 qui inquiète le RN ICI 

 

Le polémiste du « Figaro », qui attire chaque jour près de 1 million de téléspectateurs sur C.News, laisse monter la rumeur d’une participation à l’élection présidentielle et ne décourage en rien ses fidèles.

 

 

Je ne vous ferai pas l’injure de vous dire ce que signifie avoir le melon mais je vais en profiter pour vous parler du melon tout rond qui reste l’un des chouchous des français.

 

 

Le melon ne tourne plus en rond ICI

 

Le melon, madeleine de Proust des estivants, a le parfum des vacances. C’est le complice rafraîchissant des pique-niques familiaux, du régime qu’on se promet de faire durer tout l’été. Et selon une étude commandée par l’Association interprofessionnelle melon, il reste l’un des chouchous des Français. « C’est un produit qui se maintient, il s’en achète toujours environ 8 kg par ménage et par an, précise Marion Mispouillé, animatrice de l’association. En revanche, il est très sensible à la météo. On en produit et on en mange moins lorsqu’il fait mauvais, comme en 2020. »

 

« C’est 90 % d’eau »

 

C’est entre le littoral charentais et le Centre-Val de Loire que se cultivent environ un tiers des 250 000 tonnes de melons produits en France chaque année, le reste poussant dans le Sud, entre l’Aquitaine et la région PACA.

 

« Ici, les melons sont dans tous les potagers, précise Antoine Bertrand. On les accompagne traditionnellement de fleur de sel. Moi, je le taille en cubes que je propose en entrée avec du pineau des Charentes, servi à part dans un verre à shooter afin de ne pas noyer la chair. J’ajoute simplement du pain et du beurre salé pour contrebalancer sa puissance sucrée. Si la saison est belle, je pourrai en proposer jusqu’à fin septembre. »

 

Les grandes civilisations, égyptienne, grecque, romaine, l’ont toutes cultivé. En France, il était réservé, jusqu’au XVIIIe siècle, aux rois et aux grands seigneurs. Mais pendant longtemps, il était assaisonné avec du vinaigre et du poivre ! Cyril Lignac, dans l’une de ses salades, reprend ce mariage aromatique en l’associant à du vinaigre de Xérès, du sel et du poivre.

 

« Quand on travaille le melon, il y a quelques précautions à prendre, c’est vrai, remarque-t-il. Par exemple, quand on le passe sur la planche à découper, il faut bien qu’elle soit propre, car le melon absorberait le parfum de ce qui y a été travaillé. Mais, à partir de là, on peut vraiment s’amuser : ajouter des épices, des poissons légèrement saucés, de l’huile d’olive pure et du poivre torréfié… C’est un produit qu’on croit connaître, mais dont on commence tout juste à évaluer le potentiel ! »

 

Odeur ou pédoncule : comment choisir son melon ?

 

Attention, le sujet divise !

 

« Il faut soupeser les melons et choisir le plus lourd, le plus dense : ce sera le plus chargé en sucre », conseille le chef Adrien Brunet. Son confrère Antoine Bertrand reconnaît pour sa part les choisir à l’odeur – les melons charentais dégagent un parfum typique, d’autant plus fort qu’il est mûr – et vérifie « qu’ils ont le cul craquelé, fendu ». « Le sentir, le peser, c’est du pipeau ! », tranche de son côté Cédric Fargier, producteur des melons des Lonnes sur une quarantaine d’hectares, en Provence, qui fournit le chef Edouard Beaufils. Il n’y a finalement que sur un point que tous les professionnels se retrouvent : le pédoncule, la « queue », doit commencer à se décoller du melon. Il faut aussi garder en tête quelques éléments factuels pour faire son choix. Les premiers melons cultivés sous serre ou en provenance du sud-est arrivent mi-mai sur les étals. Mais la saison pour les melons de pleine terre, les plus goûtus, est juillet-août. Enfin, pour le conserver, emballez-le dans un film plastique et rangez-le dans le bac à légumes du réfrigérateur, mais pas plus d’une semaine. Et si vous voulez mettre de l’été dans votre cuisine d’hiver, vous pouvez conserver des billes de melon dans des sachets hermétiques au congélateur.

 

 

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 10:30

Image

L’ami Laurent Bazin sur Twitter pose le doigt où il faut :

@laurentbazin

 

C’est tout de même génial de s’interroger en boucle ce matin sur les «motivations des abstentionnistes», comme s’ils avaient cherché à envoyer un message politique… Alors que le sujet c’est, précisément, leur manque de motivation, non?

 

Tant que la régionalisation ne sera qu’un transfert de compétences : transports, routes, lycées… elle n’apporte rien aux citoyens… elle ne fait qu’ajouter une couche d’élus « inutiles », une strate administrative tout aussi inutile, qui se superpose au millefeuille départemental.

 

Si l’on souhaite vraiment que le pouvoir central omniprésent, via son Président, trouve un contrepoids, le seul moyen efficace est l’érection d’un vrai pouvoir régional fort.

 

Le Parlement ne joue plus, depuis fort longtemps, ce rôle, plus encore depuis la mise en place du quinquennat, les godillots du grand Charles ont fait des petits ; quant au Sénat, soi-disant émanation de la France profonde, vu son mode de désignation, n’est qu’une assemblée de notables repus, sans pouvoir réel, de Gaulle avait raison : à la trappe !

 

En m’abstenant je n’ai fait qu’exprimer mon désintérêt pour cette coquille vide, voter blanc ou nul ne sert à rien presque. Ce faisant je ne mets pas en péril la démocratie représentative, foin de grands mots, aux élus de se remettre en questions, de me proposer, de nous proposer une profonde réforme constitutionnelle qui redonne à nos votes un sens.

 

Mais plus encore mon abstention fut un choix très politique pour la raison suivante : je voulais minorer la nationalisation d’un scrutin local par les prétendants à la présidentielle, tout particulièrement, la fille du borgne, Pécresse et Bertrand pour leur primaire chez LR dont ils ne sont plus adhérents, les Verts…

 

Olivier Babeau

@OlivierBabeau

 

Rappel : avec 68% d’abstention, un candidat qui obtient 30% des suffrages exprimés n’est choisi en réalité que par 8% environ des inscrits. Autrement dit les futurs gagnants ne sont pas le premier choix de 92% des électeurs.

 

La seule bonne nouvelle c’est la quasi-claque du RN, nos insondables sondeurs ont surexposé le RN, reste à finir le boulot en PACA avec un front républicain sans faille.

 

La prime est aux sortants, LR et le PS conforteront leur base locale.

 

Attention à ne pas confondre scrutin régional et présidentiel ! L'avertissement

Richard Werly

@LTwerly

@letemps repris par @courrierinter

Merci et à dimanche prochain

 

Vu de l’étranger. Aux régionales, Macron et Le Pen “défaits” par le retour des partis traditionnels

 

Publié le 21/06/2021 - 06:26

 

 

 

Le premier tour des régionales, dimanche 20 juin, en France a été marqué par une abstention record, un net recul du Rassemblement national et une piètre performance du parti présidentiel, au profit de la droite et de la gauche. Pour la presse étrangère, cette dynamique pourrait rebattre les cartes de la présidentielle de 2022.

 

Un Rassemblement national (RN) “très en deçà de ses espoirs”, un parti présidentiel qui “peine plus que jamais à s’implanter localement” et des partis traditionnels, de la droite à la gauche, qui “résistent” : le premier tour des élections régionales a été marqué dimanche par une série de “grosses surprises”, résume la correspondante du Soir à Paris, Joëlle Meskens.

 

La très forte abstention – estimée entre 66,1 et 68,6 %, un record tous scrutins confondus en France – a avant tout profité aux présidents de région sortants, de droite comme de gauche. Les Républicains ont totalisé 34,4 % des voix et les socialistes 28,7 %, selon les estimations de l’Ifop. Les premiers espèrent pouvoir conserver leurs sept régions et les seconds leurs cinq en France métropolitaine.

 

En revanche, la défaite est “écrasante” pour Emmanuel Macron et sa formation, note Politico. Le parti présidentiel ne totalise que 11,5 % des suffrages selon Ipsos, un score qui confirme la faible implantation locale de LREM. “Il ne fait désormais aucun doute que M. Macron sera confronté à un défi” lors de la présidentielle de 2022, estime la BBC.

 

Dans un discours, qualifié de “morose” par l’agence Bloomberg, Marine Le Pen a de son côté reconnu que ses électeurs ne s’étaient “pas déplacés” et a appelé “à un sursaut” pour le second tour. Au niveau national, le RN, initialement donné en tête dans six régions sur treize par les sondages, n’arrive finalement en tête qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). La formation d’extrême droite n’a recueilli que 19,4 % des voix au niveau national, contre 27,7 % en 2015.

 

“Le Pen et Macron ne sont plus seuls au banquet”

 

“La surprise est d’autant plus importante que les spéculations éditoriales et les sondages avaient prédit une explosion de l’extrême droite, et vu la droite et les socialistes passer sous la ligne de flottaison. Mais c’est le contraire qui s’est produit”, remarque Eduardo Febbro, le correspondant à Paris du quotidien argentin Página 12. “Si cette dynamique se maintient ou s’accentue dans les prochains mois, le retour des partis ayant une tradition de gouvernement et de présidence (PS et LR) pourrait saper les fondements de la stratégie macroniste, estime-t-il. Les anciens ennemis sont revenus à la table. Le Pen et Macron ne sont plus seuls au banquet.”

 

Le quotidien espagnol El País voit, lui aussi, dans ces résultats le signe que “la vieille politique refuse de disparaître”. Le scrutin du premier tour remet en cause “le diagnostic de Macron et de Le Pen”, selon lequel “les divisions partisanes qui avaient façonné la politique française depuis l’après-guerre – une alternance entre le centre gauche et le centre droit – n’étaient plus valables”. Dimanche soir, Macron et Le Pen ont été “défaits par le vieux monde”, renchérit Le Soir.

 

Gare aux “conclusions trop hâtives”

 

“L’abstention massive […] empêche” néanmoins de “tirer trop de leçons pour le scrutin présidentiel d’avril-mai 2022”, met en garde le journaliste du Temps Richard Werly, qui se méfie “des conclusions trop hâtives”.

 

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les deux grands partis traditionnels ont bénéficié à plein de la “prime aux sortants”, qui ont été à la manœuvre lors de la crise sanitaire. Selon le journaliste du Temps, il faut aussi “bien comprendre que le découpage de la France métropolitaine en treize grandes régions administratives n’est pas bien accepté, ce qui a pu amener de nombreux Français à bouder les isoloirs pour bien montrer leur désaccord et leur manque de confiance en cet échelon politique”. Cette abstention massive est le reflet d’une “France politique […] démotivée”, note-il. Pour lui, la principale boussole de ce pays centralisé demeure la présidentielle”.

 

Noémie Taylor-Rosner

 

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 06:00

Alessandra Pierini et Sonia Ezgulian, à Lyon le 3 septembre. (Photo Félix Ledru pour Libération)

Le chef italien et chroniqueur culinaire Tommaso Melilli. 

Vous le savez, moins j’en fais mieux je me porte, c’est d’autant plus vrai depuis que je suis sur le flanc, gamelle pour gamelle je préfère celle pleine de pâtes, l’enfant de chœur que j’ai été a manqué écrire : pleine de grâces, alors lorsqu’une italienne de Paris, notre Alessandra Pierini, et un italien de Paris qui fait des va-et-vient entre l’hexagone et la Botte, Tommaso Melilli.

 

Et, spaghetti sur le gâteau, les fourneaux c’est sur France-Culture.

 

Fin de ma contribution.

 

Le 13/06/2021

Pâtes : un petit goût d'Italie ICI 

 

Selon que l’on se trouve au Nord de l'Italie, région des pâtes fraîches, à Rome, ville de la carbonara ou au Sud, où l’on raffole des spaghetti au citron ou à la tomate, on ne déguste pas les pâtes de la même façon. Destination l'Italie, donc, à la découverte des pâtes et des manières infinies de les préparer avec deux gastronomes italiens pour nous guider dans ce périple.

 

Pasta saporita : la recette facile et rapide d'Alessandra Pierini

Les "Pasta saporita" d'Alessandra Pierini

 

Ingrédients pour 4 personnes.

 

Temps de préparation : 15 min

 

Temps de cuisson : 15-20 min

 

Difficulté: facile

 

  • 400 g de penne rigate ou mezze penne
  • 40 olives taggiasche dénoyautées
  • 40 g de câpres à l’huile ou au sel dessalés
  • 6 filets d’anchois
  • 2 gousses d’ail pelées et finement tranchées
  • 400 g de tomates cerises type ciliegino ou datterino (ou conserve de bonne qualité)
  • huile d’olive bien fruitée
  • 1 pincée de piment (en poudre ou haché)
  • quelques branches de persil frais ciselé
  • sel, poivre

 

 

1. Faire revenir les olives, les câpres, les anchois, l’ail et le piment avec 4 cuillerées d’huile dans une grande poêle.

 

2. Ajouter les tomates coupées en deux, saler, poivrer et laisser mijoter à feu moyen pendant 15 minutes.

 

3. Porter à ébullition, pendant ce temps, une grande casserole d’eau salée et faire cuire les pâtes al dente.

 

4. Les égoutter et les plonger dans la poêle de sauce chaude, éventuellement détendue avec 1 ou 2 cuillerées d’eau de cuisson (pensez à la reserver).

 

5. Mélanger, laisser mijoter encore 1 minute et servir bien chaud avec le persil ciselé.

 

6. Variante: à la place des anchois on peut utiliser 150 g de thon à l’huile d’olive.

 

Omelette à la ricotta et à la menthe pour 4 personnes - Recettes Elle à  Table

L'omelette de pâtes de Tommaso Mellili

 

150g de spaghetti

3 œufs 

3 cuillères de parmesan rapé 

50g de jambon cuit en lamelles

100g de provolone ou d'un autre fromage à pâte dure 

Huile d'olive, sel, poivre

 

Je vous propose une version presque individuelle de cette omelette de pâtes napolitaine, si vous voulez en faire une plus grande il faudra garder une proportion de 50g de pâtes par œuf, et multiplier les autres ingrédients en conséquence.

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 08:00

Selon l'eurodéputé RN Mariani, Assad veut "dialoguer" avec la France - Le  Point

Selon une tradition bien française, ce scrutin local, régionale-départementale, va en grande partie se jouer sur des enjeux nationaux.

 

Une seule certitude : un taux record d’abstention.

 

J’en serai.

 

Chez moi, le risque RN n’existe pas et, selon les sondages M. Bayou pour EELV, Audrey Pulvar pour le PS et Clémentine Autain pour LFI-PCF – sont dans un mouchoir de poche, aux alentours de 11 % des suffrages. La liste arrivée en tête au premier tour conduira le rassemblement au second. Dans ce cas, et à la condition que Laurent Saint-Martin (LRM) se maintienne et que Jordan Bardella (Rassemblement national) fasse aux alentours de 20 % des suffrages, alors la gauche a une chance (ténue) de gagner.

 

Pour autant je ne suis pas sûr de me déplacer pour le second tour.

 

Le match pour départager Pécresse/Bertrand pour la Présidentielle ne m’intéresse pas.

 

Le seul véritable enjeu c’est le basculement de PACA au profit de Mariani. Je ne comprends pas pourquoi le front républicain ne joue pas à plein.

 

Plusieurs candidats de gauche aux régionales participent à un tournoi de football amical, à La Roche-sur-Yon, le 15 juin 2021.

Plusieurs candidats de gauche aux régionales participent à un tournoi de football amical, à La Roche-sur-Yon, le 15 juin 2021. 

 

Derrière les élections régionales, une bataille pour le leadership à gauche

 

Si le PS et le PCF visent la sauvegarde de leurs cinq régions, les écologistes entendent profiter du scrutin des 20 et 27 juin pour devenir la force centrale à gauche.

 

Par Abel Mestre et Sylvia Zappi

 

Tout faire pour au moins sauver l’existant. A gauche, du Parti socialiste (PS) à La France insoumise (LFI), en passant par Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti communiste (PCF), on ne se fait guère d’illusions : le cru 2021 des régionales risque de laisser un goût amer. Peu de nouvelles régions sont gagnables, et le PS comme le PCF visent avant tout à sauvegarder les cinq régions déjà gérées par la gauche (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bretagne, Centre-Val de Loire, et Bourgogne-Franche-Comté). Mais, dimanche 20 juin au soir, se jouera en filigrane une autre bataille : celle du leadership à gauche.

 

Les écologistes, en alliance avec LFI, espèrent conquérir les Pays de la Loire grâce à leur recrue (ex-macroniste) Matthieu Orphelin. Ce dernier pourrait battre le transfuge écolo passé, lui, à La République en marche en 2017, François de Rugy. Les ténors verts multiplient donc les marques de soutien à la liste de M. Orphelin. Mardi 15 juin, ils ont même organisé un match de foot entre une « équipe nationale » où l’on retrouvait Julien Bayou, patron d’EELV, Yannick Jadot, candidat putatif à la présidentielle, et Delphine Batho, également probable prétendante à l’Elysée face à une « équipe Pays de la Loire » emmenée par Matthieu Orphelin. Résultat ? Un match nul, 3-3.

 

Lire aussi  Régionales, départementales, territoriales : qui vote à quelle élection ?

 

Les écologistes entendent profiter de ce scrutin pour devenir la force centrale à gauche. Parvenir à réaliser un meilleur score que leurs concurrents les placerait en position favorable pour conduire une candidature de rassemblement – par exemple avec les socialistes – pour la présidentielle de 2022. Cela conforterait leur dynamique entamée lors des élections européennes de 2019, confirmée un an plus tard aux municipales où le parti au tournesol a conquis plusieurs grandes villes (Strasbourg, Poitiers, Lyon et Bordeaux). Les Verts sont, en tout cas, très positifs : quoi qu’il se passe les 20 et 27 juin, ils seront en progression. « En 2015, on arrivait à 7 % des suffrages en cumul national. Là, selon les sondages, on est plutôt aux alentours de 15 % », avance Sandra Regol, numéro deux du parti.

 

Briser le relatif isolement de Mélenchon

 

Etre incontournable à gauche, c’est aussi l’ambition de LFI. C’est pour cela que les « insoumis » sont revenus à une stratégie traditionnelle, celle des alliances avec d’autres partis, quand ils avaient choisi de soutenir des initiatives citoyennes lors des municipales. Ils estiment ainsi pouvoir être dans le jeu des tractations de l’entre-deux-tours des régionales. Le but étant de briser le relatif isolement que connaît Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle. Montrer que LFI est apte au dialogue pour faire gagner la gauche permettrait à M. Mélenchon de démontrer qu’il peut aussi incarner un rassemblement.

 

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Elections régionales : à gauche, un accord et beaucoup de désaccords

 

Du côté de la direction du PS, on ne cache pas son amertume devant la désunion affichée dans presque toutes les régions. Pour Olivier Faure – même si, à ses yeux, les sondeurs surévaluent les estimations de vote en faveur de la droite –, la compétition interne affaiblit la gauche dans un contexte d’abstention prévisible. « Il n’y a pas eu de récit d’une gauche qui veut gagner en s’unissant sur l’essentiel. J’espère que le second tour provoquera un mouvement de rassemblement », remarque le premier secrétaire. Les socialistes ont sans doute sous-estimé le peu d’envie des écologistes et des « insoumis » de se ranger derrière eux. « Les Verts ont souhaité se compter en pensant que la vague verte continuerait mais ils se trompent : il va y avoir une sanction des électeurs de gauche via l’abstention », juge ainsi Pierre Jouvet, secrétaire national aux élections.

 

L’enjeu pour le PS est donc de ne pas baisser dans le rapport de forces interne à la gauche au premier tour. Les ténors socialistes multiplient les déplacements dans la dernière ligne droite. Mercredi 16 juin, la presque totalité des têtes d’affiche parisiennes s’est ainsi retrouvée au gymnase Japy à Paris pour soutenir Audrey Pulvar. M. Faure s’est rendu le 17 juin dans le Grand-Est, le lendemain en Seine-et-Marne pour soutenir les candidats aux départementales, autre scrutin vital pour le PS. « Avec le contexte de la crise sanitaire, l’effet prime au sortant va être encore plus fort que d’habitude », se rassure Pierre Jouvet.

 

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Régionales 2021 : cinq enjeux pour l’Ile-de-France

 

Dans cette grande confusion, un scrutin pourrait servir de juge de paix : celui de l’Ile-de-France. Face à la sortante de Valérie Pécresse (ex-Les Républicains), les trois listes de gauche – M. Bayou pour EELV, Audrey Pulvar pour le PS et Clémentine Autain pour LFI-PCF – sont dans un mouchoir de poche, aux alentours de 11 % des suffrages. Si tout se passe comme prévu, la liste arrivée en tête au premier tour conduira le rassemblement au second. Dans ce cas, et à la condition que Laurent Saint-Martin (LRM) se maintienne et que Jordan Bardella (Rassemblement national) fasse aux alentours de 20 % des suffrages, alors la gauche a une chance (ténue) de gagner. Chacun a donc en tête de se démarquer mais sans être (trop) agressif envers ses concurrents, pour ne pas insulter l’avenir. Avec une volonté : faire de ce scénario, s’il est victorieux, un modèle pour la présidentielle de 2022.

 

En cartes : Plongée dans les enjeux des élections régionales

 

Abel Mestre et Sylvia Zappi

 

 

 

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 06:00

Avec plus d'un million cinq cent mille exemplaires vendus en 2017, Guillaume Musso est pour la septième année consécutive le romancier le plus vendu en France. Ses livres sont traduits dans 40 langues et les ventes totales de ses romans dépassent les 32 millions d’exemplaires.

 

Je ne l’ai jamais lu.

 

 

Au détour d’une émission littéraire dans l’Info du vrai, Gérard Collard un libraire et chroniqueur littéraire, que j’ai découvert en 1992, dans sa première apparition télévisée dans l’émission de Bernard Rapp Caractère au cours de laquelle il fit une critique sévère et remarquée de Marguerite Duras : « L’écrivain buvait, les lecteurs trinquaient», dont je partage souvent les goûts, nous a fait le coup du frère : Valentin dont il a encensé le dernier et neuvième roman noir : « Qu’à jamais j’oublie ».

 

Qu'à jamais j'oublie par Musso

 

En vacances dans un hôtel d’Avignon, Nina se jette à la gorge d’un homme au moment où il ouvrait la porte de sa chambre, avec la ferme envie de lui régler son compte. Mais pourquoi cette mère de famille, veuve d’un célèbre photographe, s’en est-elle prise à ce paisible retraité, en villégiature en France ?

 

Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n'a d'autre choix que de plonger dans le passé d'une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d'Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu'à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question...

 

L'histoire bouleversante d'une femme décidée à prendre en main son destin.

 

Un suspense redoutable qui vous manipule jusqu'à la dernière page.

 

Deux remarques au passage :

 

- L’avocat choisi par Théo se prénomme Éric « C’est un avocat hypermédiatique, excellent client de tous les plateaux de télévision, où son sens de la formule fait mouche. Bête noire des prétoires, il a à son actif un nombre impressionnant d’acquittements, qu lui ont valu le surnom risible de Disculpator. Si les hommes politiques empêtrés dans des scandales fiscaux se l’arrachent, il défend souvent au pénal des familles de victimes dans des affaires de meurtre, de viol ou d’enlèvement. » « L’avocat est fidèle à l’image qu’en offrent les télévisions : rude et bourru. On physique est imposant. Il est calme mais ses yeux bleus se durcissent parfois et donnent l’impression  qu’ils vous mettent à nu »Je ne vous fais pas un dessin.

 

 

- Le roman se fonde sur une terrible réalité historique suisse « Jusqu’en 1981 ? au moins 60 000 personnes ont été internées administrativement en Suisse, sans avoir jamais commis aucun délit, au seul motif qu’elles étaient pauvres, mendiantes, alcooliques, réfugiées, mères illégitimes ou jugées dépravées, rebelles ou fainéantes. Ce phénomène de très grande ampleur n’a offert que peu de résistance et a longtemps été entouré d’un silence assourdissant. » Majoritairement des enfants, des adolescents, des femmes…

 

La Commission indépendante d'experts a proposé diverses aides financières en faveur des victimes. (Illustration)

ININTERNEMENTS FORCÉS TERNEMENTS

Selon une commission indépendante d'experts, au moins 60'000 personnes ont été victimes d’internements administratifs durant le 20e siècle en Suisse. Pour les aider financièrement, elle recommande notamment un abonnement général CFF à vie, une exonération d'impôts et une rente à vie. ICI 

 

Quand la Suisse internait les pauvres et les marginaux ICI

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 06:00

 

« J’aime ce légume car il me rappelle les odeurs et les saveurs des ravioli délicieusement aériens découverts dans ma jeunesse après avoir cru que ceux de la mamma, émilienne d’origine, étaient inégalables. Le secret de ces ravioli liguriens résidait dans une sorte d'hybride, mi-herbe, mi-salade, la bourrache. »

 

Au Moyen Âge, la bourrache était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. La bourrache donne de l'assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie permet au séducteur de remporter le succès auprès d'une femme.

 

La bourrache est utilisée depuis des millénaires. Pline la dénommait « plante du bonheur et du courage ». Elle permettait apparemment de retrouver sérénité de corps et d’esprit. La bourrache apparaît dans l’Odyssée d'Homère : son ingestion « […] ne laissait de tout le jour les larmes couler sur ses joues, sa mère et son père fussent-ils morts ». Elle était, par ailleurs, appréciée pour stimuler la lactation. Albert le Grand, savant, philosophe et théologien, la désignait comme « génératrice de bon sang ». Au XVIe siècle, Matthiole, naturaliste italien, la recommandait contre les défaillances du cœur pour soulager les fiévreux. Elle fut pendant très longtemps consommée comme un légume. Ses feuilles agrémentaient soupes et salades, ses fleurs aromatisaient le vin.

 

J’ai semé de la bourrache sur mon balcon :

 

 

La bourrache est une annuelle, dont les graines germent à l'obscurité. Semez en pot dès le mois de mars, ou en pleine terre à partir d'avril. Le repiquage s'avérant délicat (j’ai expérimenté ce fut la catata), ne prévoyez qu'une à deux graines par pot, ou semez directement en place au jardin, en prévoyant 40 cm entre chaque plant.

 

La rusticité de la bourrache est excellente. En effet, la bourrache se ressème toute seule d'une année sur l'autre via ses graines qui tombent au sol à maturité.

 

 

La bourrache, Borago officinalis (famille des Boraginacées), est une plante annuelle dont les tiges velues (son nom vient du latin borra, qui signifie poil) portent de grandes feuilles vert clair qui répandent une odeur de concombre si on les froisse.

 

À l'extrémité des tiges de 30 à 60 cm, ses petites fleurs bleues en étoile sont de toute beauté, avec le contraste des sombres étamines pourpres

 

Salade de riz aux fleurs de bourrache

Salade de riz aux fleurs de bourrache ICI 

 

 

Intérêt culinaire de la bourrache

 

La bourrache est pleine d'attraits lorsqu'on parle cuisine avec les fleurs :

 

  • les jeunes feuilles agrémentent salades, fromage blanc, oeufs...

 

  • les feuilles "adultes" peuvent être cuites en légume à la façon des épinards; elles composent également d'excellents potages

 

  • les fleurs sont comestibles : elles trancheront joliment avec une belle salade claire

 

  • vous pouvez mélanger les 2, à raison de 3 feuilles et 5 fleurs, pour réaliser une boisson rafraîchissante avec 1 litre d'eau, le jus de 2 citrons et quelques cuillerées de miel.

 

Propriétés

 

La bourrache est réputée pour ses propriétés dépuratives, drainantes et sudorifiques. Elle est également appréciée pour aider à soulager les troubles de peau. Avec l’âge, l’organisme manque de ressources en acides gras essentiels, que la bourrache lui apporte en quantité suffisante. Elle aide à lutter contre le vieillissement de la peau et des cheveux, notamment. Enfin, elle contribue à revitaliser les peaux les plus sèches et à redonner souplesse et élasticité à la peau.

 

 Huile de Bourrache Bio - 200 capsules - Orfito

 

L’huile de bourrache est riche en acides gras polyinsaturés de la famille des oméga 6, notamment en acides linoléique et gamma-linoléique, indispensables à la santé de l’organisme. La bourrache en est la source végétale la plus importante. Elle en contient près de deux fois plus que l’onagre. Le nitrate de potassium (salpêtre) confère à la plante son rôle sudorifique et drainant. Le mucilage, contenu dans ses feuilles, la rend utile pour aider à lutter contre les paresses intestinales. Les tanins que renferment ses feuilles présenteraient des propriétés astringentes. La bourrache contient également des alcaloïdes, des flavonoïdes, de la vitamine C, de la saponine et du calcium. Elle est enfin source de prostaglandines, agissant comme calmant et participant au bien-être circulatoire, du cœur et des artères.

 

 

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 06:00

 

Je suis fou de la pasta italienne, chez moi je suis carbonara, Cacio e Pepe, bolognaise parfois, pesto vert et rouge, sèches ou fraîches, au beurre ou à l’huile d’olive, spaghetti, tagliatelle, macaroni, penne, fettucine, linguine, farfalle, fusilli, trofies, pappardelle, casarecce… etc.

 

Au restau je suis 100% Passerini et pour les bons produits italiens chez Alessandra Pierini RAP et la Grande Épicerie du Bon Marché.

 

Selon TripAdvisor, il y aurait 1.500 restaurants italiens dans Paris et sa périphérie – de la pizzeria basique à l'adresse élégante fréquentée par le Tout-Paris. La restauration italienne en France est un millefeuille d'enseignes, du pire au meilleur, décrit Massimo Mori.

 

Combien de ressortissants italiens à Paris ?

 

Je n’ai pas trouvé de statistiques officielles mais sur la base d’un petit calcul ci-dessous (1), ils sont entre 40 et 45 000.

 

(1) Selon les données officielles de l'AIRE (Anagrafe degli italiani residenti all'estero) les citoyens italiens résidant en France étaient 348 722 en 2007, puis 411 839 fin 2017. Ils sont 370 000 selon le rapport Italiens dans le monde 2010 de la Fondation Migrantes

 

Selon les études démographiques en France 1 étranger sur 10 habite Paris.

 

L'écume des pâtes, Tommaso Melilli | Stock

 

 

Alors vous comprendrez que lorsque je tombe sur L’Écume des Pâtes À la Recherche de la Vraie cuisine italienne de Tommaso Melilli, j’achète !

 

 

L’EURO de foot 2020 vient de débuter, en juin 2021, au stadio olimpico de Rome, par un match entre la Squadra Azzura et la Turquie. Reste encore un contentieux entre les footeux italiens et les footeux frenchies : le coup de boule de Zidane à Materazzi lors d’une finale de coupe du Monde perdue par les coqs ; et puis à Rome, autour du ballon rond on est Lazio ou la Roma.

Maillot Lazio Domicile 2020/2021 - 315870G | Footcenter

 

Maillot AS Roma Domicile 2020/2021 - 310370G | Footcenter

 

À Rome, les tifosi se divisent entre «Laziali» et «Romanisti». Un choix qui illustre d'office l'appartenance à une classe sociale et s'impose comme un devoir «civique»

 

«Lorsque je confesse, je m'informe toujours pour savoir si le pénitent est tifoso de la Lazio ou de la Roma. Si la personne contrite m'avoue être «Laziale» les paters ne sont jamais moins de quatre. Pour les «Romanisti» je n'en donne qu'un seul, les supporters de la Roma ont déjà conquis la moitié du paradis», révèle Don Aristide, le prêtre du cercle sportif New Country Club qui rassemble les vieilles gloires de la Lazio et de la Roma. Un «aveu» qui fera trembler le Vatican, distant de quelques kilomètres…

 

Ainsi un rapide sondage révèle que la Lazio est le club de la périphérie, des couches sociales défavorisées, de ceux qui habitent les «castelli» sur les collines qui encerclent Rome; on trouve aussi des tifosi à Viterbo ou Frosinone distantes de 90 km. Une situation logique dans la mesure où le terme Lazio est le nom de la région.

 

A ce stade, c’est le cas de le dire, je sens que la mouche du coche peu portée sur le ballon rond, sauf pour le vin nu, pense que je déraille, il se goure. En effet, dès la page 10 du livre de Melilli, il est question d’un mystérieux tournoi de foot, la ligue des champignons, qui oppose les cuisiniers et les sommeliers qui travaillent à Paris.

 

Mon enclave d'Italie à Paris : le beau reffetorio de Giovanni Passerini où  j'aime me restaurer d'une cuisine joyeuse et inventive. - Le blog de  JACQUES BERTHOMEAU

 

« Notre vétéran s’appelle Giovanni Passerini. C’est le meilleur chef italien de Paris et l’un des plus célèbres de la ville. C’est lui qui, toute l’année conserve les tenues, et c’est aussi lui qui m’a fourni le maillot de la Lazio. Il a joué tous les matchs jusqu’à présent et il est ici en tant que président de notre fédération imaginaire.

 

Il a eu au moins trois vies, dont deux comme cuisinier, et dans ces eux vies il a connu tout le succès qu’il pouvait espérer. »

 

Si vous souhaitez tout savoir sur ces 3 vies vous savez ce qu’il vous reste à faire, c’est pages 17-18 et 29 à 46.

 

Et puis, je ne sais si Tommaso Melilli est complice, mais lorsqu’il traite du tavernier j’ai comme le sentiment qu’il va hameçonner PAX.

 

« Le tavernierl’oste – est un personnage à la croisée des chemins.

 

Ce n’est pas un chef ou un cuisinier, bien qu’il puisse également jouer ce rôle. En tout cas, il représente la cuisine. Ce n’est pas un serveur, mais il apporte les assiettes à table et lave les verres ; et ce n’est pas un sommelier, car – à l’évidence – il serait stupide de demander au tavernier si son vin est bon.

 

Le cuisinier suisse dans son nouveau restaurant parisien: Cest la création qui mexcite dans la vie!

 

L’un des meilleurs taverniers que je connaisse s’appelle Pierre Jancou. Il est suisse, mais il a passé une partie de sa vie en France et l’autre en Italie, comme Michel Platini. Il commence comme cuisinier et, à la viande, il préfère les pâtes et les légumes. »

 

Suivent les pages 168 à 171 sur l’Odyssée du dit Pierre Jancou.

 

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Et puis il y a le chapitre sur le vin de la maison

 

« Nous sommes plutôt d’accord sur la façon dont les choses que nous mangeons devraient être faites, en théorie du moins : les tomates du jardin sont meilleures que celles du supermarché, qui sont fades et dont les racines n’ont jamais connu la terre ; en théorie du moins, nous sommes plutôt d’accord sur le fait que la viande d’un animal élevé en liberté dans les pâturages est bien meilleure que celle d’un animal vivant dans les cruelles conditions de l’élevage intensif. Je parle de théorie, de ce que nous préférons dans l’abstrait. La réalité est autre chose, laissons-là de côté pour le moment. En théorie du moins, nous préférons tous manger de la nourriture produite de manière artisanale.

 

Cependant, allez savoir pourquoi, quand il s’agit de boire, nous avalons allègrement des vins contenant une quantité invraisemblable de cochonneries. Le choix de Pietro, d’Andrea et de ceux qui ont travaillé avec eux chez Consorzio a dès le début été le suivant : servir des vins produits avec les mêmes critères que les légumes, la viande et le fromage qu’ils doivent accompagner. Cela vous semble-t-il logique, évident et cohérent ? Ça l’est.

 

Est-ce habituel ? Cela l’était-il il y a dix ans ? Absolument pas.

 

On peut définir ce type de vin de nombreuses façons : artisanal, paysan, propre, « vrai », naturel. C’est un type de vin qui a toujours été produit en Italie et ailleurs jusqu’au début des années cinquante, c’est donc le vin qu’on buvait durant l’âge d’or des osterie et des trattorias ; par la suite, peu de gens ont continué de le faire, car c’était difficile et pas assez rentable. C’est aussi le vin que certains se sont mis à produire ces dernières décennies. Ce n’est pas la même chose, car les gens qui l’ont fait dans les années cinquante et ceux qui le font maintenant ne sont pas les mêmes. Le vignoble n’est pas traité avec des pesticides ou des produits chimiques. Le vin est fait avec du raisin et, dans l’idéal, rien d’autre. Le jus fermente seul, il n’est ni filtré ni traité pour obtenir une couleur spécifique. Aucun conservateur ou autre produit n’est ajouté pour le rendre plus pétillant ou moins pétillant, plus fort ou plus léger. Parfois il sent mauvais, comme les personnes, et ce n’est pas agréable. Parfois il a le goût et l’odeur de choses que nous avons toujours connues puis oubliées, d’autres fois il a un goût que nous n’aurions jamais imaginé. Pietro et Andrea ont toujours pensé que si l’on ne pouvait pas accompagner leur nourriture avec de tels vins, cela ne valait pas la peine de faire ce travail : c’est grâce à des gens comme eux qu’aujourd’hui on parle de plus en plus de vin naturel. »

Façade d'une librairie italienne à Paris

Les italiens en France : jalons d’une migration ICI 

 

L’arbre généalogique de plusieurs millions de Français comporte une branche italienne, même si celle-ci n’est pas toujours visible ou bien identifiée en raison d’une progressive francisation des patronymes qui, quelles que soient les époques, traduit l’intégration jusqu’à la dilution au sein de la société. L’immigration transalpine est en effet ancienne

Carte postale représentant la ville de Modane

« Je me suis résolu à partir » : les Italiens émigrent en masse ICI

 

Contrairement aux précédentes vagues d’émigration, ce sont surtout les jeunes diplômés italiens qui quittent le pays.

 

Par Marie Charrel

Publié le 04 avril 2019

 

Les « Italiens de Paris » du fascisme à l’après-guerre : artistes et expositions au service du rapprochement franco-italien  ICI

 

Gli «Italiani di Parigi» dal fascismo al dopoguerra: artisti e mostre al servizio del riavvicinamento franco-italiano

Caroline Pane

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