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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 06:00

Sophia Loren - "Lady L" (1965) - Costume designer : Jacqueline Guyot |  Sophia loren, Sophia loren film, Lady l

Edmond Bartissol

1841-1916

 

Du canal de Suez à la bouteille d’apéritif

ICI

Aujourd’hui c’est « Lady L» (1965)

 

Lady L - Film (1965) - SensCritique

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour sortir des analyses qui n’engagent que Ciné papy sur la machine à rêves qu’a été  Hollywood et ce qu’elle est devenue. Retour en Europe et parodions Eugène Labiche : Amusons nous Foleville !

 

Quelle est l’histoire ?

 

Comme le gendre de Marx, Paul Lafargue, je revendique le droit à la paresse. Laissons donc parler Wikipédia.

 

À l'occasion de son 80e anniversaire, Lady Lendale raconte sa vie à son biographe, Sir Percy. Lorsqu'elle était jeune, elle quitte son travail de blanchisseuse en Corse pour aller travailler  dans un bordel à Paris. Elle y rencontre l'homme de sa vie, Armand, un voleur et un  anarchiste. Ils se rendent en Suisse, où Armand se trouve impliqué dans un complot visant à  assassiner le Prince Otto de Bavière. Enceinte, Louise se fait passer pour une comtesse veuve  dans un hôtel de Nice, où elle tente de voler Lord Lendale. Bien qu'il sache tout d'elle, Lord  Lendale est si désireux de se marier qu'il lui propose de sauver Armand de la police à  condition qu'elle l'épouse. Elle accepte. Plus tard, elle rejoint Armand en Italie où elle soutient  ses activités grâce à l'argent de son mari. Puis, fatiguée de cette existence, elle rentre en  Angleterre pour tenir son rôle de Lady Lendale. En conclusion, elle surprend Sir Percy en lui  disant qu'elle voit toujours Armand et qu'il est le père de tous ses enfants, Lord Lendale étant  au courant, vu qu'Armand est son chauffeur.

 

Réalisation

 

C’est ce surdoué de Peter Ustinov que l’on trouve derrière la caméra après avoir adapté le  roman éponyme de Romain Gary. Il est également le dialoguiste du film, un régal. Même si la distribution est quelque peu internationale Peter Ustinov nous offre une partie de  french rigolade.

 

Qui fait quoi ?

 

On s’accroche, la liste est longue. C’est en partie pour cela qu’on aime ce genre de film. Voir  comment chacun des acteurs avec sa personnalité finit par ce mettent à l’unisson, comme les  musiciens d’un orchestre.

 

Sophia Loren : Lady Louise Lendale

 

On ne vous fera pas l’injure de vous présenter cette actrice italienne qui rayonna sur le cinéma  international dans tous les registres, de la comédie au film tragique ou historique.

 

Paul Newman : Armand Denis – Il est l’amant de Lady L

 

Même remarque que précédemment. Paul Newman est célèbre pour autre chose que ses yeux  bleus qui ont fait tourner bien des têtes. On se souvient de lui dans « Hombre » 1958, « Exodus » 1960 « Luke la main froide » (1967) « Le Rideau déchiré » 1966 (Alfred  Hitchcock) ou encore « L’arnaque » 1973 après avoir joué « l’Arnaqueur » 1966.  Quelques exemples d’une filmographie qui compte près de 40 succès.

 

1965, Peter USTINOV dirige Sophia, dans le film "Lady L", l'histoire d'une  femme du

 

David Niven : Lord Richard "Dicky" Lendale

 

De 1932 à 1983 près de 80 films pour cet acteur « so british » qui semble être incapable d’être  sérieux dans n’importe quelle situation. Comme s’il faisait toujours à un moment ou à un  autre un clin d’œil au spectateur. Ici, il est au sommet de ce qui vient d’être écrit.

 

 Lady L (1965) - IMDb

 

Claude Dauphin : l'inspecteur Mercier

 

Après avoir débuté au théâtre, bilingue, il mène de 1931 à 1978 une carrière d’acteur de  cinéma des 2 côtés de l’Atlantique. Pour les plus anciens rappelons qu’il est le frère de Jean  Nohain animateur de radio et espèce de Jacques Martin avant l’heure. Il est aussi le père de  Jean Claude Dauphin. Que du beau monde.

 

Philippe Noiret : Jérôme

 

On ne présente plus cet immense acteur français dont la carrière débuta dans les années 50 qui  dura au moins jusqu’en 2007. Un bail !

 

Michel Piccoli : Lecœur

 

Même remarque que pour Piccoli. C’est pratiquement de début de sa carrière commencée en  1950 et qui dura au moins jusqu’en 2015.

 

Marcel Dalio : Satter

 

Ceux qui n’ont pas vu « La grande illusion » 1937 ni « La règle du jeu » 1939 chef d’œuvre  de Jean Renoir doivent, toutes affaires cessantes s’y mettre pour découvrir l’immense acteur  qu’était marcel Dalio. Il est également inoubliable dans « Casablanca » 1942 de Michael  Curtiz ou « Port de l'angoisse » 1944 d'Howard Hawks de sa période américaine ou il dut se  réfugier pour échapper, en tant que juif, aux rafles nazi. C’est toujours un bonheur de le voir  et/ou le revoir. Le retrouver quoi.

 

Cecil Parker : Sir Percy

70 ans de carrière pour cet acteur britannique dont la tête nous est plus connue que ses films. Hitchcock l’utilisa deux fois ainsi que Stanley Donen et Henry Hathaway

 

Jean Wiener : Krajewski

 

Pianiste et compositeur français, on ne compte plus les musiques de film dont il est l’auteur. Jazzman de qualité il est pianiste chez Moysés au Gaya. Cocteau et ses copains cherchaient  un bar pour s’y retrouver régulièrement – un « Stammtisch » comme on dit au pays de  Ciné papy – Moysés accepta de les recevoir chaque samedi. Comme dit Cocteau dans ses  mémoires, il nous prévint, je dois renvoyer mon pianiste, il déplait à ma clientèle. Et Cocteau  de préciser je lui conseillais alors de garder son pianiste et de renvoyer sa clientèle : c’était  Jean Wiener et le Gaya devint « Le bœuf sur le toi »

 

Lady L (1965) - UNCUT

 

Daniel Emilfork : Il est Kobelev

 

Malgré sa tête pas possible et inoubliable cet excellent acteur a joué dans près de 60 films, 18  téléfilms et 16 pièces de théâtre. Il a bien sûr intéressé des célébrités comme Jean Yanne,  Polanski, Fellini ou Robbe-Grillet

 

Jacques Dufilho : Beala

 

Acteur discret, il commença par le théâtre et des sketches humoristiques. Que ceux qui n’ont  jamais entendu «Victorine » la domestique qui fait « La visite du château » interrompent leur  lecture et filent écouter ce texte désopilant et énoncé avec le talent naissant de cet acteur aux 160 films cantonné dans des seconds rôles ou il était vite repéré. On se souviendra de lui dans  « Le Crabe-tambour»1976 de Pierre Schoendoerffer ou la même année « La victoire en chantant » de Jean-Jacques Annaud. Pour ma part, je n’oublie pas le téléfilm « Le Fou du  viaduc » 1982 qui nous raconte l’histoire d’un membre du Cadre Noir et sa jument Milady  mis à la retraite plus ou moins anticipée. Il faut dire qu’avec sa conception d’osmose avec le  cheval pour le dressage, il fait un peu tache, dans la cavalerie. Il prétend que rien dans  l’attitude du cavalier ne doit révéler les instructions données à la monture. Il décide de le  démontrer en traversant un ancien viaduc désaffecté. Il commence son cheminement  impeccable droit sur Milady qui avance au pas et au milieu du viaduc cheval et cavalier, sans  que rien ne puisse le laisser prévoir, chutent dans le vide. (De mémoire)

 

Peter Ustinov : le prince Otto

 

Personne n’a oublié ses compositions d’Hercule Poirot dans « Mort sur le Nil »1978 et  « Meurtre au soleil » 1982. Et pour les moins jeune, les compositions pleines d’humour dans « Quo Vadis » 1955 de Mervyn LeRoy ou il joue Néron. Le Monsieur Loyal qu’il interprète  dans « Lola Montès » 1957de Max Ophüls. Ou encore « Les Espions » 1957 de Henri Georges Clouzot et juste avant « Lady L » « Topkapi » 1964 de Jules Dassin. Des films à voir  ou à revoir avec cet artiste étonnant, autant acteur de cinéma que de théâtre mais aussi  écrivain.

 

Tanya Lopert : Agneau

 

Une belle carrière commencée en 1955 avec « Vacance à Venise » de David Lean. Elle n’a  cessé de tourner avec les plus grands jusqu’en 2017 nous dit sa fiche de Wikipédia. On la  retrouve, entre autre dans « Le diable par la queue » sur lequel nous aurons l’occasion de  revenir.

 

Catherine Allégret : Pantoufle

Fille de Simone Signoret. Sa Présence dans « Lady L » est son premier rôle au cinéma. On l’a  vue aussi dans « Clair de Femme » 1979 un des 36 film qu’elle a tourné avec beaucoup de  grand metteurs en scène français. Elle est aussi actrice de théâtre. Elle est également très  connue comme actrice de téléfilm notamment dans son rôle de cafetière dans la Série  « Navarro » avec Roger Hanin

 

Sacha Pitoëff : le révolutionnaire

 

Fils du couple d’acteur Georges et Ludmilla Pitoëff il joua indifféremment au théâtre – il  dirigea même sa propre trouve interprétant des grands auteurs contemporains – et au cinéma.  Il présente un visage émacié à la Laurent Terzieff et un ton de voix grave et particulier qui  fait qu’il excella dans des rôles ambigus ou de méchants.

 

Joe Dassin : Un inspecteur de police

 

Fils du cinéaste Jules Dassin dont il fut un moment l’assistant ,fit un peu de figuration avant  de devenir le grand chanteur au succès international car ,polyglotte , il chantait en plusieurs  langues. En 16 ans de carrière la vente de ses disques est pharamineuse

 

Jacques Legras : Un inspecteur de police

 

C’est un acteur comique français qui s’est illustré, avec sa petite moustache soignée, dans la  troupe des Branquignols de Robert Dhéry et Colette Brosset. Il collabora avec Jacques Rouland pour « La caméra invisible » qui lui assura la célébrité. Rappelons pour les plus  anciens qu’il personnifiait quotidiennement, à la radio, « L’homme des vœux » pour  promouvoir l’apéritif Bartissol et cela, pendant une vingtaine d’année. Il s’agit de souvenirs  d’enfance de Ciné papy et c’est à ce titre qu’il a droit à ce développement.

 

Temps forts

 

Quand Peter Ustinov, en Prince Otto complètement dégénéré joue à la pétanque avec la  bombe qui vient de le rater.

 

Quand David Niven, le richissime Lord Richard "Dicky" Lendale qui occupe à lui tout seul un  de ces grands palaces suisses vient d’accepter de sauver Armand Denis , malandrin recherché  par la police contre une promesse de mariage. Sa promise s’évanouit et tombe dans ses bras.  Ils montent ainsi le grand escalier quand l’orchestre qui égayait le petit déjeuner de sa  Seigneurie entonne on ne sait pourquoi une marche nuptiale. Surpris mais n’en laissant rien  paraître Lord Lendale avec son flegme tout britannique salut cet à propos.

 

A chaque fois que, en concert, le pianiste Jean Wiener entame « La grande Polonaise » il est  arrêté par l’anarchiste Pitoëff qui lance une bombe en criant vive la Pologne libre !

 

Pax

 

Prochainement « Une femme Disparaît»

Affiches, posters et images de Lady L (1965) - SensCritique

Edmond Bartissol. 1841-1916

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:00

 

- Rien !

 

- …

 

- Rien de productif, je suis au rencart depuis plus de 6 ans, je vis de mes rentes, 5 caisses de retraite, suis un boomer privilégié, je consomme…

 

- Ça n’a pas été trop difficile de passer d’un statut de reconnu à celui d’avoir été ?

 

- Non, je n’ai jamais aimé travailler, mon rêve c’eut été d’être entretenu par un mécène pour me consacrer à…

 

- À quoi ?

 

- D’abord à qui et un peu à quoi ?

 

- Tout ça est bien vague, bien flou…

 

- J’adore le flou !

 

- Facile…

 

- Faux, je suis un être léger, l'exigence de transparence est un leurre, pourquoi diable devrais-je ouvrir le portillon, « le barreau » comme on disait dans ma Vendée crottée, de mon petit jardin d’intérieur ?

 

- Tu le fais quand même sur ton blog ?

 

- Si peu, rien que des souvenirs…

 

- Tu devrais les rassembler dans un livre ?

 

- Trop fainéant…

 

- Coquetterie !

 

- J’assume, je vis au présent…

 

- Certes, mais quand on a occupé, comme toi, de « hautes fonctions » de responsabilité je suis sûr qu’il y a, au fond de toi, de la nostalgie…

 

- Absolument pas, j’ai tourné la page sans problème, je suis suffisamment orgueilleux pour ne pas avoir cédé à  l’encens du pouvoir, je connais bien mes forces et mes faiblesses, j’ai changé…

 

- Han ! bon, explication…

 

- Je me suis dépouillé des oripeaux du paraître, coupé les ponts avec ma vie d’avant, heureux ne plus avoir à supporter les contraintes d’une vie professionnelle et sociale cadenassée… Ceci dit, j’ai eu la chance d’avoir une vie professionnelle riche et heureuse…

 

- Rocard !

 

- Oui, c’est ma fierté d’avoir travaillé 10 ans à ses côtés.

 

- Des regrets qu’il n’ait pu franchir la dernière marche ?

 

- Sur le moment oui, depuis j’ai acquis la conviction, renforcée par ce que nous vivons en ce moment, que ce pays est ingouvernable, contre tout, conservateur, allergique à ceux qui parlent vrai.

 

- Plus de politique alors ?

 

- Ayant vécu dans l’ombre d’hommes politiques, je n’ai jamais été tenté par un mandat électif, la descente aux enfers du PS était inscrite dans ses contradictions, Mélenchon en étant la figure emblématique, la gauche sociale-démocrate n’a jamais pris pied dans le paysage politique français, le pays est profondément de droite, Macron l’a bien compris…

 

- Macroniste ?

 

- Non, même si son exécration par les extrêmes me choque, c’est un anti-Rocard, ce qui pose problème c’est le vide sidéral face à lui.

 

- Revenons à tes moutons, que fais-tu de ta vie ?

 

- J’aime !

 

- Vaste programme !

 

- Le plus beau, mais là encore : silence radio !

 

- T’es chiant ! revenons à ton fond fr commerce, le vin, permets-moi tout de même de souligner que tu as, souvent sur ton blog, la dent dure, tu ne te prives pas de railler les ouvriers de la 25e heure des vins nus.

 

- Pourquoi me priverais-je, ils sont si peu crédibles, toujours en train de s’agiter tels des cabris, des révolutionnaires en peau de lapin, rois de l’entre soi, un petit monde qui n’est pas le mien. Désolé, suis un vieux con et je ne me soigne pas.

 

- Et les affaires du monde, elles ne t’intéressent plus ?

 

- Que si ! Plus que jamais mais il n’y a plus de débat, chacun est dans son camp, défend son bout de gras, les grands médias sont moribonds, la démocratie représentative est en danger. Qui puis-je ? Pas grand-chose, je suis désespéré de l’état de notre planète, du monde que nous léguons à nos petits-enfants…

 

- Guilty or not guilty ?

 

- Je ne me défilerai pas comme Georgina Dufoix, à propos du scandale du sang contaminé, « responsable mais pas coupable », nous portons tous notre part de responsabilité et sommes tous coupables de l’état de notre planète avec bien sûr des degrés différents selon la place qu’on occupe dans la société. À ce propos, je suis effaré par la propension des citoyens à judiciariser les responsabilités, on porte plainte, on se défausse sur des juges qui n’ont de compte à rendre à personne, la République des juges est la pire, je la crains.

 

- Tu la crains mais tu te mets en retrait, je pointe là une contradiction…

 

- Je le concède, mais j’ai déjà donné au temps où j’exerçais des responsabilités, il est un temps pour tout, aujourd’hui, avec les moyens qui sont les miens, modestes, j’épaule ceux qui dans le bain. Quand viendra l’heure du choix, celui de la future présidentielle qui occupe déjà tout l’espace politique, je choisirai : choisir est toujours une douleur.

 

- Donneras-tu des indications sur ton choix ?

 

- Bien sûr que non, je ne l’ai jamais fait, une fois mon choix fait je me rendrai dans l’isoloir et je glisserai sans hésiter dans la petite enveloppe un bulletin. (anecdote, lors de l’élection de Pompidou en 1969, je n’avais pas encore atteint mes 21 ans je ne pouvais donc pas voter alors que j’étais en 3e année de Droit, ma chère mémé Marie me demanda pour qui elle devrait voter, je répondis sans hésiter : Michel Rocard, ce quelle fit. 816 470 voix 3,61 %, il est à noter que Michel Rocard a obtenu près de 7 % des voix auprès des 21−34 ans, un peu mieux que Gaston Deferre 1 133 222 voix 5,01 %, Jacques Duclos éclatait les compteurs du PCF 4 808 285 voix 21,27 % et avec l’art de la formule qualifiait le choix au second tour entre Poher et Pompidou : de blanc bonnet et bonnet blanc)

 

- Tu vois, quand tu y mets du tient tu te racontes…

 

- L’avantage de tenir chronique sur un blog depuis bientôt 16 ans c’est de pouvoir vérifier ce que je racontais au temps où certains me qualifiait de « haut-fonctionnaire parisien »,  9 août 2006

 

Ce matin j'enlève le haut

 

Comme le dit le bon sens populaire : on ne prête qu'aux riches... Ainsi dans les gazettes ou dans les propos des apparatchiks professionnels on me qualifie de haut-fonctionnaire parisien, soit l'abomination de la désolation, la totale : peste, choléra et MST réunis... Ben non, au risque de leur déplaire : je ne suis ni haut, ni fonctionnaire et un parisien d'adoption et heureux de l'être. Je m'explique. ICI 

 

- Comment conclure cette interview ?

 

- Tout d’abord en soulignant que je n’en voyais pas l’utilité et que j’avais raison, la bonne question  était : qu’as-tu fait de ta vie ?

 

- Fort bien, alors réponds !

 

- Oui, mais ce sera sous la forme d’une citation de Milan Kundera : « On sort de l’enfance sans savoir ce qu’est la jeunesse, on se marie sans savoir ce que c’est d’être marié, quand on entre dans la vieillesse, on ne sait pas où l’on va. En ce sens, la terre de l’homme est la planète de l’inexpérience. »

           

 

 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 06:00

 

« 11/09/2001 », d'Art Spiegelman et Françoise Mouly, extrait du premier numéro du New Yorker après les attentats du 11 septembre.

Martin mon premier petit-fils a eu 20 ans le 8 septembre, souvenir d’un coup de téléphone fixe, le 11 septembre 2001, depuis le domicile d’un ami vigneron qui me louait son gîte, pour prendre des nouvelles de la maman et du nouveau-né, face à moi un écran de télévision passant en boucle les images des avions percutant les Twin Towers. Stupéfaction !

 

Dans sa couverture du vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre, Pascal Campion met en scène deux personnes, probablement trop jeunes pour avoir vécu cette journée, partageant un moment de réconfort et de consolation sur le site reconstruit du World Trade Center. "Les émotions peuvent souvent être difficiles à exprimer avec des mots", a déclaré Campion. "Mais je suis un artiste visuel et, dans le médium que j'ai choisi, les émotions peuvent transcender les mots." Derrière le couple, le mémorial des miroirs d'eau, les empreintes des anciennes Twin Towers ; la silhouette en forme d'aile de l'Oculus, le centre commercial étincelant de Santiago Calatrava; et les tours de bureaux illuminées qui composent l'horizon d'aujourd'hui. La vie a continué. Et pourtant, près de deux décennies plus tard, les environs restent imprégnés du souvenir des événements qui se sont déroulés ce jour-là et de l'absence de ce qui était. ICI

Nicolas Vadot est un Franco-Britannico-Australien bien connu des lecteurs belges du Vif/L’Express et du quotidien L’Echo. C’est aussi un chroniqueur pour la radio et la télévision.

Ces dessins de presse venus du monde entier ont été sélectionnés par Chappatte avec l’aide de l’association Cartooning for Peace, basée à Paris. 

Le TOUT ICI

 

Par Le Temps

 

Damien Glez, dessinateur de presse, chroniqueur et scénariste franco-burkinabé basé au Burkina Faso, a dirigé pendant 25 ans l’hebdomadaire satirique Journal du Jeudi.

 

Le Hollandais Tjeerd Royaards est rédacteur en chef du site Cartoon Movement, une plateforme web pour le dessin de presse et le journalisme graphique. Ses dessins paraissent entre autres dans le Courrier international, Internazionale et Politico Europe.

 

Hani Abbas, dessinateur syro-palestinien ayant fui la répression d’Assad, est aujourd’hui réfugié à Genève. On a pu voir son travail dans L’Hebdo et plus récemment Le Temps cet été.

 

Marilena Nardi, lauréate de concours internationaux au Canada et au Portugal, signe dans des publications italiennes.

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 06:00

L'enquête corse - René Pétillon - Le Tourne Page - Le Tourne PageL'enquête corse - René Pétillon - Le Tourne Page - Le Tourne Page

Cette année, je ne suis pas allé en vacances en Corse.

 

Le rosé n’est pas ma tasse de thé.

 

Ce qui manque en Corse, alors que ce devrait être le paradis des vins nu, ce sont des vigneronnes-vignerons naturistes, y’en a peu.

 

L’article qui suis m’a beaucoup réjouis, il est bien documenté, mais so british.

 

Cerise sur le gâteau il ne nomme aucun domaine, ce qui a pour avantage de ne choquer personne, en Corse ça offre bien des avantages.

 

Corsican rosé often has a faintly herbal taste

 

THE DAILY TELEGRAPH - LONDRES  ICI

 

Publié le 11/09/2021 - Les Britanniques connaissent bien les vins rouges de l’île de Beauté. Mais le rosé corse a aussi de quoi les séduire, s’enthousiasme cette chroniqueuse spécialisée dans le Daily Telegraph.

 

C’est grâce à Yapp Brothers, grand importateur de vins français du Somerset, que j’ai découvert les vins corses. L’ADN des Yapp penche résolument du côté de l’épicurisme, et la famille a une solide expérience dans la recherche de bons vins lors de ses voyages de dégustation.

 

La Wine Society propose un rosé de sa propre marque. La Coop [une coopérative de consommateurs britannique] a commencé à en vendre pour la première fois cet été. Sainsbury’s a également lancé un rosé de Corse et présente l’île comme une région de vins à surveiller : « Le rosé corse est actuellement très à la mode en France comme alternative au rosé provençal, [une mode] qui, selon nous, pourrait gagner le Royaume-Uni. »

 

Jack Palmer (tome 12) - (René Pétillon) - Humour [AVENTURES BD, une  librairie du réseau Canal BD]

Plus de deux tiers du vin produit sur l’île

 

La Corse s’étend sur 183 kilomètres de long et 83,5 kilomètres de large. C’est la quatrième plus grande île de la Méditerranée. Située à seulement quelques kilomètres quelques kilomètres au nord de la Sardaigne, après le détroit de Bonifacio, elle est plus proche de l’Italie que de la France.

 

Ce n’est pas une grande région viticole : la Corse ne représente que 1 % de la production nationale et compte environ 5 800 hectares de vignes, contre 26 700 hectares en Provence (à titre de comparaison, le Royaume-Uni compte environ 3 800 hectares de vignes).

 

L’île produit 50 millions de bouteilles de vin chaque année, et la plupart d’entre elles ne quittent jamais la France. Un peu plus d’un tiers est consommé sur place, et 45 % partent sur le continent, ce qui laisse 20 % pour l’exportation. Et si le rouge et le blanc corses sont tous deux excellents, c’est le rosé, qui représente plus des deux tiers du vin produit en Corse, qui a attiré l’attention des acheteurs, la ruée vers le rosé en été les obligeant à chercher à s’approvisionner au-delà de la Provence.

 

À différencier du rosé provençal

 

Le rosé corse ressemble-t-il au rosé provençal ?

 

Pas vraiment. Et c’est plutôt une bonne chose. J’ai remarqué que certains amateurs de vins faisaient une fixette sur certains vins, rosés ou autres, et passaient leur vie à chercher le même vin partout, espérant retrouver son exacte reproduction. Mais ce n’est pas ma conception du vin.

 

Pour moi, le vin, au contraire, prône la différence et la diversité, même s’il existe des similarités entre certains vins. Les rosés corse et provençal sont deux rosés à la robe très claire, secs, délicats et rafraîchissants. Il y a cependant une différence notable. Alors que le rosé provençal a un velouté soyeux comme l’eau d’Évian, le rosé corse est plus proche de la Volvic. (Et si vous trouvez que ces deux eaux minérales ont le même goût, je vous invite à revoir votre jugement.)

 

Penchons-nous sur les vignes corses, dont la diversité est intéressante. Trente-trois variétés différentes sont plantées sur l’île : le grenache, forcément, puisque c’est le principal cépage entrant dans la fabrication du rosé, mais les plus répandus sont le nielluccio, le sciaccarello, le vermentino, l’aleaticu, le biancu gentile et le muscat à petits grains.

 

Le nielluccio est le nom corse du sangiovese, le principal cépage du chianti, un rappel de l’héritage italien de l’île. Le sciaccarello est également italien, une “très vieille variété toscane” connue également sous le nom de mammolo et probablement apportée de Toscane en Corse “pendant la domination de la république de Pise (1077-1284) ou de la république de Gênes (1284-1768)”, selon l’ouvrage de référence sur les cépages de Jancis Robinson, Julia Harding et José Vouillamoz publié en 2012 [Wine Grapes, non traduit en français].

 

Comme le rosé de Provence, le rosé corse est un vrai festival de saveurs : un assemblage qui, dans le cas de la Corse, tourne autour d’un cépage ou d’une combinaison de nielluccio, de sciaccarello et de grenache, et peut également en inclure d’autres, comme le vermentino, un raisin blanc que l’on trouve également en Provence, où il est appelé rolle.

 

Le rosé corse a des notes florales et ne manque pas de texture. Il est vraiment délicieux, mais ne vous en tenez pas uniquement au rosé, vous rateriez quelque chose. Les rouges puissants et mystérieux de l’île, aux saveurs de maquis et de soleil, sont également à découvrir.

 

Victoria Moore

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 06:00

Amazon.fr - Ségo, François, papa et moi - Faure, Olivier - Livres

Je suppose que le feuilleton de la désignation de Ségolène Royal, par le dernier quarteron des dirigeants du PS, pour l’élection sénatoriale, représentante les français de l’étranger, ne passionne pas les foules et, bien sûr, vous chers lecteurs.

 

Mais, en classant les livres de ma bibliothèque j’ai découvert une œuvre impérissable, signée d’OLIVIER FAURE : Ségo, François, papa et moi… 2007

 

 

CRITIQUES

Ségo, François, papa et moi - BD, informations, cotes

 

Ségo, François, Papa et moi | du9, l'autre bande dessinée

 

ségolène royal fâchée avec l'orthographe sur twitter - Closer

 

 

Ségolène Royal, qui avait fait des élections sénatoriales son principal objectif en 2021, et espérait pouvoir briguer l’investiture des Français de l’étranger avec le soutien du Parti socialiste (PS), a appris lundi 6 septembre que sa candidature avait été rejetée. Le PS lui a préféré Yan Chantrel. « C’est bien Yan Chantrel [conseiller des Français de l’étranger basé à Montréal, NDLR] qui a obtenu l’investiture socialiste » lundi, a indiqué à l’Agence France-Presse le PS, confirmant une information du Figaro. De même source, on fait valoir que Yan Chantrel est « le plus à même de convaincre les grands électeurs de gauche ».

 

« Nous sommes un parti démocratique dans lequel il y a eu un débat, long, au cours duquel quatre candidats se sont présentés. Et en fonction de ce que chacun a pu apporter, en fonction aussi du choix des militants des Français de l’étranger, le choix a été d’investir Yan Chantrel », a expliqué sur Public Sénat le premier secrétaire du parti, Olivier Faure. « Ce qui n’enlève rien aux qualités des autres. Mais à un moment, un parti politique c’est aussi là pour dire qui doit y aller finalement sous [nos] couleurs », a-t-il ajouté. Yan Chantrel a remercié mardi sur Twitter sa formation pour cette investiture, qui est la « prise en compte des acteurs de terrain qui se battent au quotidien pour nos compatriotes hors de France ».

 

Auteur de BD, ancien coloc de Hamon, conseiller d'Aubry puis de Hollande...  Qui est Olivier Faure, le prochain premier secrétaire du PS ?

 

Sénatoriales : Ségolène Royal reçoit le soutien de plusieurs personnalités de gauche  ICI  

 

Sur son compte Twitter, Ségolène Royal a partagé une vidéo énumérant quelques soutiens. Parmi eux, José Bové, pour qui l'ex-ministre est "une voix forte et qui a prouvé ses convictions par l'action, tant locale que globale", qui "est nécessaire pour porter les combats climatiques." "Vous pourrez compter sur son engagement total", a promis l'ex-député européen.

 

Ségolène Royal avait également obtenu, avant la décision du PS, le soutien de l'influente présidente de la région Occitanie, Carole Delga.

 

On peut ne pas aimer Ségolène Royal ou ne pas partager ses engagements... Mais ce fut un bon ministre et qui plus est une formidable candidate. Donc la moindre des choses et des corrections, ce n’est pas de jouer à 'je t'aime moi non plus' avec elle... Pas très classe, ce PS", avait aussi déploré mercredi l'ex-député Julien Dray.

 

"Plein soutien à Ségolène Royal, qui a tant donné à la gauche et dont la voix sera précieuse au Sénat, face aux défis du climat et de l'écologie", écrit aussi le député PS de Mayenne et ancien ministre Guillaume Garot.

 

 

Stéphane Le Foll

@SLeFoll

Je suis surpris de voir que @guillaumegarot qui soutient sans faille @faureolivier découvre les méthodes contestables de cette direction. Cela fait 3 ans que je le dis.

 

François Rebsamen

@frebsamen

Comment le @partisocialiste peut-il refuser de soutenir @RoyalSegolene aux élections sénatoriales ?!!? Inacceptable et injuste pour celle qui a porté haut les couleurs du #PS et atteint le deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007, recueillant 17 millions de voix.

Face à cette tambouille interne de cabine téléphonique deux réactions :

 

- Suis d’accord avec Rebsamen, et comme le dit Julien Dray, On peut ne pas aimer Ségolène Royal, mais ce camouflet ce n’est pas très classe !

 

- Sans oser évoquer l’âge de Ségolène, ce ne serait pas très classe, je me dis qu’elle aurait toute sa place au Sénat, qui ne sert à rien, une femme de plus, mais quand est-ce que les politiques, qui ont eu leur heure de gloire, accepteront de prendre dignement leur retraite ?

 

Après la bravitude… la finitude…

La "bravitude" de Ségolène Royal en Chine

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 06:00

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Qu’il est agréable d’avoir des lecteurs fidèles qui, de temps en temps, me postent « un modeste texte » pour parution sur « mon modeste blog »

Ainsi, jean pierre Glorieux

 

Bonjour Jacques

 

Voici ce modeste texte, illustrant des souvenirs fort agréables vus de ma présente retraite normande.

En ces années 60, la Champagne, ma terre natale, voyait les crues de la Marne souvent inonder les herbages* et les mois d'octobre s'animer de bruyantes cohortes de vendangeurs ...

* Le lac du Der n'avait pas encore noyé le vaillant coq de l'église de Chantecoq...

Le ban des vendanges c'est demain mais certains ont commencé en Côtes des Bar (suis connecté à Sophie Claeys qui tient quasi toute l'actualité du champagne)

Après le gel d'Avril et les intempéries estivales, le taux de sucre monte et l'on espère limiter les dégâts.

 

Cordialitudes                                                    jean pierre Glorieux

 

photobelleepok.JPG

 

Nos vendanges…

 

 

Nous nous étions invités chez les cousins du village voisin en cette période active et sacrée des vendanges.

 

Dans ce village de Champagne sur les bords de Marne où les traînées de brume tardent à s’effacer les matins d’automne, il fallait attendre la première semaine d’octobre pour « attaquer » les vendanges.

 

Depuis, elles ont “gagné un mois “ à cause du fameux changement climatique...

 

 

Armés de sécateurs et de paniers légers nous étions considérés comme des adultes du haut de nos douze ou treize ans, honneur certes mais aussi « engagement à bosser comme les grands ».

 

Venus du Nord, beaucoup de saisonniers profitaient de prendre leurs congés à cette occasion. On découvrait l’accent ch’ti, les chansons à boire, l’esprit solidaire et laborieux des mineurs. Une école de la vie rude mais joyeuse.

 

 

Les viticulteurs d’alors ne jouissaient pas de la « force de frappe communicante » des grandes Maisons et chez mes cousins, les raisins partaient vers la coopérative locale qui assurait pressurage et vinification. Leur nom de famille n’apparaissait donc pas sur les bouteilles qui étaient vendues et étiquetées au fil du négoce.

 

 Les Maisons prestigieuses achetaient le raisin livré à leurs chais ou bien le vin aux diverses coopératives.

 

Deux cépages entrant dans la vinification (Chardonnay blanc ou Pinot noir) la technique des assemblages héritée du célèbre moine Dom Pérignon et de la seconde fermentation en bouteille avait installé le champagne sur les tables des grands de ce monde, dans les cabarets parisiens et logiquement dans la classe aisée. Champagne de fête, marque de prestige et d'opulence...

C’est plus tard, sous la Vième République que l’on prit l’habitude de faire sauter le bouchon dans les grandes occasions (réunions de famille, départs en retraite et fêtes de fin d’année).

 

 

Chaque année – la demande augmentant au rythme du niveau de vie – le prix du raisin était âprement négocié par les partenaires. Héritage des anciennes corporations il y avait là une véritable négociation interprofessionnelle.

 

Cela se concluait par un compromis équilibré : les petits producteurs souhaitaient un revenu décent et le négoce ayant grand besoin de la matière première (raisin et vins) on parvenait à un point d’équilibre après quelques tours de table.

  

La date de début des vendanges était fixée en concertation et bientôt, afin de maintenir « la rareté du produit » on consentit à réguler la quantité de raisin autorisée pour chaque vigneron en fonction de sa surface cultivée : ce fut l’apparition des quotas qui, au début, provoquèrent maints grincements et aussi quelques fraudes.

 

Dans ces années, faire les vendanges était surtout la conclusion d’une année marquée par les aléas climatiques.

 

L’épée de Damoclès météorologique est connue de tous ceux qui vivent de la terre.

 

Le raisin avant de parvenir au pressoir a dû échapper aux gelées d’avril et mai qui détruisent la fleur (oui la vigne fleurit, très discrètement) puis aux orages de grêle de l’été et surtout aux maladies qui surviennent en période humide et chaude : mildiou et oïdium traités à coup de bouillie bordelaise.

 

« Quand nous partions de bon matin, avec Sophie, avec Firmin, le jour se levait à peine… ! »

Passage obligé à la salle de réfectoire : Ricorée au lait pour les plus jeunes et un croissant tout chaud fini d’avaler dans la camionnette bringuebalante. 

 

Le froid nous glace les doigts, un panier, un sécateur et les pieds dans l’herbe mouillée. 

 

 - Hein ! C'est dur les petits gars !  

 

Lorsqu’il pleut l’ambiance est plombée mais la pluie n’arrête pas le pèlerin …et la pause de dix heures remet les sourires en place : un feu de sarments est allumé dans un grand bidon, on grille tartines et saucisses, on découvre ce Maroilles odorant offert par les mineurs qui adorent vous le faire sentir et vous coller le nez dessus en éclatant de rire :

 

                          - Alors gamin … y sint’y bon men’  froumage ?!!!

 

Régulièrement, par le froid ou la distraction, il fallait courir à la boîte à pansements quand un doigt avait croisé les lames du sécateur et parfois descendre au village pour quelques points de suture.

 

                        - C’est le métier qui rentre.... tu feras attention la prochaine fois !

 

Travailler en décalage de 50 cm sur le rang évite ces déconvenues et l’on apprend vite à se tenir à distance.

 

Le repas du soir réunit toute l’équipe, près l’apéro du patron :

 

                          - Les gamins un petit verre juste pour goûter !

 

Tu parles on « sifflait » comme les autres, chacun rapportant une anecdote, une histoire à faire rire pas toujours très relevée et l’on passait à table.

 

Pot au feu, poule au blanc ou choucroute, ensuite un copieux plateau de fromage et la tarte aux quetsches de tante Jeanine dont la pâte au goût fumé du saindoux n’attirait que compliments.

 

J’ai souvenir d’un jeune étudiant new-yorkais, tombé là on ne sait comment, qui fut tout ébahi au dessert ; ici on ne change pas les assiettes, on l’essuie d’un morceau de pain ou bien on la retourne pour être servi côté verso propre.

 

Riant aux éclats, le garçon commenta en anglais ce « typical french way of life » et mit toute la table au diapason. Il fallut le porter au lit car les toasts furent nombreux et nous ne tardâmes pas à prendre la même direction, harassés pas cette rude journée.

 

Le repas terminé les hommes sortent fumer pendant que  les dames se mettent à la vaisselle et vers 22 h signal tiré par André :

 

  • Au lit tout le monde, demain on se lève tôt, il nous reste trois grandes parcelles : la Vigne aux Bruyères, la Belle Madeleine et le Champ Jeannot. Bonne nuit la jeunesse !...

 

                    - Bonne nuit André et Jeanine … A demain !

 

On s’endormait sans rechigner, sans entendre les ronflements des autres occupants, tout heureux d’être reconnu dans " le monde des grands" et de garnir la tirelire de quelques billets à l’effigie de Victor Hugo.

 

 

Jean Pierre Glorieux

 

 

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman dans un film devenu culte de Michael Curtis 1943 photoCasablanca.JPG

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 06:00

 

Et je lui répondis : « des amis j’en ai 5000 sur Face de Bouc, si certains ne sont pas contents ils me retirent de leur liste d’amis… »

 

Sur Twitter, où je ne joue pas dans le bac à sable des journalistes, des politiques, de ceux qui se considèrent comme des gens importants, lorsque ça tourne au vinaigre les jouteurs excités se bloquent.

 

Qu’ai-je donc écrit ces derniers jours qui donneraient de l’urticaire à certains de mes « amis » ?

 

- Que les vins  méthode nature sont un gros flop !

 

- Que je n’estime pas très élégant, c’est le moins que je puisse écrire, ceux qui profitent de la disparition d’une célébrité pour afficher leur tronche de cake auprès de lui lorsque celui-ci était encore en vie !

 

J’assume !

 

Ces omniprésents des réseaux sociaux, toujours prompts à faire la morale à leur petits camarades, à donner des leçons à la terre entière, se donnent des verges pour se faire fouetter, alors pourquoi me priverais-je de les utiliser ?

 

Comme je suis vieux et que je radote, le souvenir du cri d’horreur de l’actuelle directrice de l’INAO, qui occupait un poste à l’administration centrale, lorsqu’elle lut mon rapport : « On ne va pas publier ça ! »

 

« Pour ma part je crois que nous sommes en train de récolter ce que nous avons semé, nos échecs à l’exportation trouvent principalement leur source dans un manque de rigueur. En effet, depuis toujours nous sommes, et nous restons encore, la référence dans le domaine du vin. Une telle position, doublée de celle de leader mondial sur le marché des vins et spiritueux, nous oblige à maintenir notre niveau d’excellence sur tous les segments du marché du vin. Sous les grandes ombrelles que sont nos appellations d’origine contrôlée, surtout sous celles qui jouissent de la plus grande notoriété, s’abritent des vins moyens voire indignes de l’appellation. Succès aidant ou pression d’une demande momentanée une grande part de nos vins de pays, petits nouveaux dans la cour, se sont laissés aller, comme certains de leurs grands frères AOC, à confondre rendement administré, moyenne arithmétique, et qualité du produit. On optimisait la déclaration de récolte. Nous étions sur notre petit nuage, grisés, insoucieux telle la cigale de la fable, alors qu’il eût fallu capitaliser les dividendes de cette embellie en investissements commerciaux, en un pilotage fin de chacun de nos vignobles - quel que soit son statut juridique, sa notoriété, - par les metteurs en marché. »

 

Je répondis à la gente dame « c’est tout ou rien… »

 

Le CT du Ministre Glavany fut de cet avis et, cerise sur le gâteau il me dit qu’il allait publier mon œuvre impérissable sur le Net. Je lui répondis, « c’est pour faire joli. » Ben non, ça me valut une notoriété dont je ne suis pas certain qu’elle fut méritée, mais elle fut la mère de ce blog.

 

Ce fut donc tout et ça me valut bien des désagréments auprès des parrains de la viticulture nationale.

 

6 décembre 2019

 

Le 28 octobre 2009 le magazine US Harpers titrait « First Berthomeau, now it’s plan B » qu’en est-il 10 ans après ? ICI

 

 

Je suis ainsi fait, je n’ai pas l’échine souple et, même si ça me vaut des quolibets, je me suis toujours efforcé dans ma vie professionnelle de pratiquer le « parler vrai » cher à Michel ROCARD.

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 06:00

 

le film "Les saveurs du Palais" avec Catherine Frot et Jean D'Ormesson

J’ai même mangé à l’Elysée…

 

Aujourd’hui c’est « Les Saveurs du Palais » (2012)

 

Achat Les Saveurs du palais en DVD - AlloCiné

 

« Est-ce que je me contredis ? C'est bien, alors je me contredis. Je suis vaste. Je contiens des multitudes. »

Walt WHITMAN

 

 

Pourquoi ce film ?

 

 

Souvenez-vous : «  L’avantage d’une télé grand écran et des chaines TNT et cinéma c’est que l’on n’est pas en prise directe avec l’actualité du cinéma. Je peux accessoirement suivre la recommandation de mon Vénéré Maître André Tubeuf  qui vient de mourir et à qui je tiens à rendre hommage - Ne vous précipitez pas sur le dernier film sorti. S’il vaut la peine il sera encore à l’affiche plus tard ; la sédimentation fait son œuvre »

 

Voilà donc un « petit film relativement récent » que  Ciné papy se plait à vous présenter.

 

 

Un film «  gourmand » comme on a pu lire

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

Les Saveurs du palais - Les Inrocks

 

Hortense Laborie – Catherine Frot – une habile et renommée cuisinière périgourdine est appelée à être la cuisinière privée du Président de la République. Elle accepte. Ses mésaventures nous sont comptées en alternance avec sa mission de cuisinière collective pour les membres d’une base en antarctique.

 

 

Réalisation

 

 

Christian Vincent est derrière la caméra. Il s’est fait connaître par « La Discrète » 1990 avec Fabrice Luchini, film dans le style Rohmer. Style qui va être la marque de fabrique de ses autres films.

 

 

Qui fait quoi ?

 

 

Malgré le talent des acteurs, les curieux, c’est un peu la règle indiquée par Cyné papy, se reporteront au générique

 

 

Catherine Frot

 

Cinéma. « Les saveurs du palais » : les secrets d'un festin presque parfait

 

Je voudrais évoquer cette subtile et talentueuse actrice  qui en 2012 aligne déjà trente ans de carrière de succès et de récompenses. 

 

 

Je l’ai découvert dans la trilogie policière de Pascal Thomas – « Mon petit doigt m'a dit » 2005,  « Le crime est notre affaire » 2008. Et « Associés contre le crime » 2012. Dans le rôle  de Tuppence Beresford avec André Dussollier dans le rôle du colonel Bélisaire. Ils forment un couple drôle et plein de charme très british.

 

 

Elle a tourné avec «  les plus grands » Elle excelle dans tous les genres. Qui peut oublier son rôle de Yolande dans  « Un air de famille » 1996 de Cédric Klapisch. Notamment la scène du collier qui lui est offert puisqu’on fête, en famille, son 35e anniversaire et où elle ne cesse de croire que le collier est… pour le chien.

Quoi dire d’autre si ce n’est évoquer ses 10 nominations aux Césars et ses 2 Molières. Vox populi, vox dei.

 

 

Jean d’Ormesson

 

Cinéma & cuisine n°2 : Les saveurs du Palais, le film de Christian Vincent  sorti en 2012 - le miam-miam blog

 

Premier  et dernier rôle au cinéma de ce curieux personnage qui n’a cessé de cabotiner sa vie entière. A 87 ans, il campe un Président de la République, fort honorable. Il peut énerver lors d’une première vision du film mais devient tout à fait acceptable lors de vision ultérieure.

 

 

Claude Rich aurait été pressenti pour le rôle avant de refuser. Malgré toute la sympathie que m’inspire ce très grand acteur, moi non plus je le vois mal dans ce rôle. Sage décision donc.

 

 

Temps forts

 

La lutte à couteaux tirés entre « La cuisine officielle » de l’Élysée qui n’admet pas la présence d’une péronnelle en prise directe avec « Le président »

 

 

Le président, avec l’âge, a des problèmes de santé. Des régimes s’imposent. Hortense est entendue par les médecins officiels de la présidence. Ils apparaissent et se comportent comme des Diafoirus contemporains.

 

 

L’audit d’Hortense  au sujet de activité et du coup de cette dernière *

 

 

L’idée générale qui se dégage du film. Quand on est bon dans sa partie on l’est partout. A l’Élysée comme dans une base polaire.

 

 

* Aussi drôle qu’affligeant ! Ce n’est qu’un petit aperçu du comment est gouvernée La France.

 

 

Benoit Duteurtre, qu’à mon goût on ne lit pas assez – Marianne, Classica et des ouvrages drôles et pertinents sur des sujets de société – Benoit Duteurtre donc, dans ses dernières chroniques, observe et déplore les nominations actuelles aux postes de direction dans des établissements comme le « Conservatoire national supérieur de musique de Paris » On y place des gestionnaires **! Comme si Louis XIV, avait confié la direction de ses ballets au responsable des chandelles en lieu et place de Lully

 

** Dont on découvre à chaque changement de « gouvernement », les dégâts sur l’activité concernée, les dérapages budgétaires, l’inflation de personnel administratif et les frais de fonctionnement et cela, quand l’établissement dont on cache la faillite, par une fusion quelconque, histoire de sauver les meubles.

 

Pax

 

Prochainement « Lady L »



 

 

 

 

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 23:03

À l'occasion de ses 87 ans, Jean-Paul Belmondo adresse un message de  réconfort aux soignants | coronavirus | Epoch Times

Le dernier chic, sur les réseaux sociaux, c’est de publier, à l’occasion de la disparition d’une célébrité, d’une star, de quelqu’un de connu, une photo de soi en sa compagnie alors qu’il était encore en vie.

 

Indécent !

 

Le miroir des vanités !

 

Et dire que certains de mes « amis » de Face de Bouc en sont, la prochaine fois que je les croiserai je leur demanderai que nous fassions, comme on dit, un selfie, comme cela lorsque je défunterai, ils publieront notre « couple ».

 

Peut être une illustration de 1 personne et position debout

 

Je suis un amateur des salles obscures, la Toile, l’obscurité, alors Belmondo, dit Bébel, c’est là que je l’ai connu faire l’acteur et, sans faire concurrence à l’inimitable Ciné Papy, je vous propose un petit tour dans sa filmographie, là où je l’ai aimé.

 

 

Belmondo est parti rejoindre Laura Antonelli ICI

 

Bon voyage...

 

À bout de souffle

Critique : À bout de souffle, de Jean-Luc Godard - Critikathttps://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/7_223244.jpg

Léon Morin prêtre

La seconde vie de « Léon Morin, prêtre » - Le Pointhttps://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/12d92779-1e9f-4ac7-8cad-1ccd924d2dac_2.jpg

Le Doulos

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/380s/public/34a09ef0-1536-4136-9c67-5931c4469906_2.jpg?itok=yV1eUIos

Le Doulos (1962) | Critique du filmLe Doulos - Film (1962) - SensCritique

Un singe en hiver

Un singe en hiver" : le vieux qui enseignait à faire des grimacesAchat Un Singe en hiver en DVD - AlloCiné

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 06:00

 

Peut être une image de 1 personne, position debout et texte

L’ami Olivier de Moor a posté cette vidéo sur sa page Facebook, je vous la propose.

 

Peut être une image de texte qui dit ’Domaine MORGON/ Petite Empreinte CHABLIS Edouard Lepesme VAUX/ François Ecot PEU PARTOUT/ Laurent Mathieu Jérémie Jean DES BAR/ Jeanne Chanudet L'UN COTES Shabbagh Alambic CAHORS 4&5 RHÔNE SEPTEMBRE Calland 2021 Chez AOEURCADETT au Rozes Maxime Barmès Jaybang SACE Barbieux w 47, RUE DU PONT 89450 SAINT PÈRE L'AVTRE DIMANCHE Morgane Fleury COTES DES BAR Raphaël Piconnet COTES DES BAR Quentin Beaufort -COTES DES BAR/ Raphaelle Guyot- -PUISAYE Robert Denogent FUISSE Thomas Pico CHABLIS/ Valentin Montanet- Victor Chardigny LEYNES Vincent Carême Vincent Thomas-’

Comme je n’ai pu, une fois encore, me rendre à Chai l’un chai l’autre, c’est une façon de le remercier de sa précieuse vigie.

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