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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:15
Enterrement de 1er Classe des vins Parker « lourds comme des bouteilles de butane » Michel Rolland tiendra-t-il les cordons du poêle ?

L’ami Dupont, le rédacteur de la Revue des 2 Rives, est en état de siège permanent alors il ne faut pas venir lui casser les cojones et, comme la meilleure défense c’est l’attaque, il vient de sortir sa sulfateuse.

 

« Parker a fait perdre 10 ans à Bordeaux ! »

 

2 quinquennats, ça sent la lourde charge électorale !

 

Ça fleure bon l’Audiard dans les Tontons Flingueurs

 

« Mais il connaît pas Raoul, ce mec ! il va avoir un réveil pénible. J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule. Mais maintenant c'est fini, je vais le travailler en férocité, le faire marcher à coup de lattes ! À ma pogne, je veux le voir ! Et je vous promets qu'il demandera pardon, et au garde-à-vous ! »

 

Bernard Blier, Les Tontons flingueurs

 

« J'ai connu une Polonaise qu'en prenait au p'tit déjeuner. Faut quand même admettre : c'est plutôt une boisson d'homme… »

 

Lino Ventura, Les Tontons flingueurs

 

Extraits non sur-extraits :

 

« Tout le monde, doté de cojones ou pas, n'a pas suivi la mode Parker et, parmi ceux qui l'ont fait, tous ne renient pas l'apport de celui-ci au commerce du vin de Bordeaux. Encore moins, ce propriétaire médocain qui nous a offert le titre de de cet article et qui n'a jamais cédé aux charmes des sirènes parkériennes. Certes, avec le millésime 2016 – et c'en était déjà l'amorce avec le 2015 –, une page semble bel et bien tournée : celles des vins « trop, plus ou sur… » Sur maturité, sur extraction, plus d'alcool, trop de boisé envahissant...

 

Les vins « lourds comme des bouteilles de butane », comme dit le poète d'Astaffort, disparaissent aussi vite de nos paillasses de dégustation qu'un jeu de cartes dans la main de David Copperfield. Des monstres qui, encore en 2014, nous agressaient la bouche à coups de tanins atomiques et de boisé à rendre jalouse la maison Lapeyre sont devenus de gentils minous-calinous, caressants et fruités. Le changement est vraiment étourdissant. Nous ne citerons pas de nom, mais quelle surprise quand après nos dégustations nous découvrons dans la liste que nous remet le (ou la) responsable de l'appellation les noms de ceux que nous avons qualifiés de frais et élégants… Que sont nos patapoufs devenus, que nous avions de si près tenus ?* « Par chance, on vient à des choses plus simples, plus pures car ça lasse, ces vins boisés. Le très extrait, les vins confiturés étaient d'un abord plus facile et on avait construit une machine de guerre autour de ces vins, avec Parker qui aimait ces vins très riches, très épais », déclarait dans le spécial vin du Point en septembre 2016 Nicolas Vivas, technicien, chercheur, spécialiste du rapport entre vin et barriques.

 

Faut-il aujourd'hui tout oublier et jeter le Boby avec l'eau du bain ?

 

Pour le savoir lisez ICI 

 

Autrefois, tenir les cordons du poêle, c'était tenir les cordons reliés au drap funéraire qui recouvrait le cercueil.

 

Car le poêle, entre autres significations, désigne aussi le drap mortuaire ou la grande pièce de tissu noir ou blanc dont on couvrait le cercueil pendant les cérémonies funèbres. Il disposait auparavant de cordons généralement cousus aux coins et sur les bords, cordons qui, alors que le cercueil était amené à l'autel pour la cérémonie funèbre, étaient tenus par des proches ou membres de la famille, ou des personnes de haut rang, selon le défunt.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:00
La logistique du dernier centimètre du rosé d’agence : il fait trop chaud pour travailler.

Nul besoin de feuille de présence lorsqu’une agence organise un voyage dit de presse, comme les 100 fleurs du Grand Timonier poussent dans ce que l’on dénomme la presse du vin, sur les réseaux sociaux, des papiers chantant les louanges de la puissance invitante.

 

Tel fut le cas en ce mois de mars plein de giboulées avec la maison RUINARD.

 

Soyons bref comme disait Pépin, c’est ainsi que ce petit monde vit…

 

Pour ceux qui n’aiment pas les voyages de groupe, où il faut supporter certaines tronches de cakes, les éternels ramenards, les préretraités, les qui ne sont jamais contents, reste la tartine déjà embeurrée par une agence.

 

Au temps lointain des premiers blogueurs certains s’efforçaient de faire accroire que leur plume glissait sur la feuille blanche telle un patineur exécutant des figures libres, double salto et triple axel, en jouant de la souris qui grignote dans la tomme de gruyère de l’agence.

 

Ces braves défricheurs ont disparu dans la géhenne de leurs illusions perdues. Et pourtant nos braves agences continuent, moyennant finances, à faire trimer des petites mains tout justes sorties des écoles de commerce.

 

Ça s’appelle COMMUNIQUÉ DE PRESSE.

 

Qu’en faire ?

 

Plus personne ne se risque à faire du copié-collé, les féroces réseaux sociaux en feraient des gorges chaudes. Les seuls utilisateurs ou utilisatrices sont les pigistes de la presse de cuisine qui s’en servent dans leurs fameux accords-mets-vins. Ça compresse un max les coûts de production et comme le lectorat n’est guère regarder tout le monde est content : le cochon de payant (vigneron ou négociant), l’agence qui pourra ainsi appâter de nouveaux clients.

 

Une forme d’économie circulaire où le chien se mord la queue sans trop savoir si celle-ci est une partie de lui-même ou un leurre.

 

Avec le courrier électronique, une fois que ton adresse est dans la base de données, en dépit de tes suppliques, tout le monde te balance des invitations à la con.

 

Ainsi, moi-même, vieux blogueur blanchi sous le harnois, je continue d’être sollicité par mon ami Hubert de Boüard de Laforest ou par ce cher Gérard Bertrand qui m’a traité de sénile car j’avais osé charrier sa brillante agence de presse. (il en a depuis changé).

 

Avec avril, l’irruption des premières caresses du Dieu soleil peuple les terrasses, les tonnelles de jardin, les balcons des urbains et bien évidemment c’est l’heure du rosé notre nouvelle gloire nationale.

 

Pour preuve, ce vendredi, jour de ponte de cette chronique, deux communiqués de presse :

La logistique du dernier centimètre du rosé d’agence : il fait trop chaud pour travailler.
La logistique du dernier centimètre du rosé d’agence : il fait trop chaud pour travailler.
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:00
Photo : Jérôme Bonnet pour Télérama

Photo : Jérôme Bonnet pour Télérama

Télérama j’y suis abonné depuis que j’ai quitté le sein de ma mère ; j’exagère à peine ça remonte à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître celui où Télérama était un fleuron de la Bonne Presse.

 

Couston c’est le genre de mec à écrire à propos des hauts de Vauxrenard : « Pas le genre de paysage monotone et monochrome typique des vignobles de la plaine de Villefranche (et d’autres) où l’alignement des parcelles évoque les cimetières militaires. Ici, les vignes dégringolent des vallons mais ce sont les arbres, omniprésents, qui gagnent aux points. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu, à l’automne dernier, pour que l’immense forêt qui domine le village ne soit défigurée par un « parc de loisirs motorisés », projet manigancé par le maire mais très vite battu en brèche par ses administrés, attachés à leur calme et à leur nature. »

 

Il a une très bonne descente… sur son vélo comme en des lieux plus improbables…

 

Très belles photos de Jérôme Bonnet pour Télérama

 

Isabelle et Bruno Perraud je ne daterai pas au carbone 14 notre première rencontre à Montreuil car, avec le temps qui passe, votre Taulier à la mémoire qui flanche. Pour autant il ne perd pas les pédales, même s’il lui arrive d’être parfois déjanté, et il revient toujours à ses premières amours. En l’occurrence, dans le cas présent, c’est Isabelle qui a répondu avec enthousiasme à ma sollicitation de venir présenter le domaine des Côtes de Molière sur mon espace de liberté.

 

Avant de lui laisser la plume je mets comme elle en exergue la belle citation de Goethe : « La matière n'est rien, ce qui compte, c'est le geste qui la faite » qui est sur le site du Domaine.

 

C’était une chronique du 16 juillet 2012 Les vins de la Maison Perraud Isabelle et Bruno c’est beau comme des Côtes de la Molière en Beaujolais ICI 

 

Isabelle est redoutable : elle chronique sur son blog  , elle twitte et retwitte plus vite que son ombre, like sur face de bouc, embrasse des causes avec fougue, détermination et pugnacité.

 

Bruno et Isabelle sont des amis, des vrais, j’y ajoute Élodie la seule de la bande des 4 enfants que je connaisse.

 

A Vauxrenard, Yohan, apprenti vigneron, fait ses classes auprès de Bruno et Isabelle, un couple qui a rompu avec la viticulture industrielle en 1999 après une intoxication au pesticide. Heureux de cultiver autrement, dans un métier et une région où tout est à (re)faire.

 

« Avant de rencontrer les Perraud, Yohan aussi s’était toujours « promis de ne jamais devenir viticulteur ». Il avait vu ses parents souffrir dans les vignes de Brouilly, son père arrêter le métier de vigneron, trop stressant, pour se reconvertir en simple ouvrier viticole. S’il a décidé malgré tout de faire un bac pro, c’était avec l’objectif de devenir technicien de la vigne : chef de culture, gérant de domaine, maître de chai, mais pas viticulteur. Quant au bio, il ne voulait pas en entendre parler.

 

La rencontre avec les Perraud sera encore plus décisive. Adepte des vins nature, c’est-à-dire sans intrants, ni à la vigne, ni au chai, hormis une dose homéopathique de soufre dans certains cas, Bruno et Isabelle convertissent leur jeune apprenti en quelques semaines. « Ils m’ont transmis la passion, avoue Yohan avec une touchante humilité. Avec eux, j’ai retrouvé l’envie de cultiver la vigne. Je ne critique pas les méthodes d’avant, car le contexte était différent, mais quand je vois des jeunes de 25 ans qui continuent à désherber dans le but de faire du vin, j’ai du mal à comprendre leur démarche. En BTS, on nous apprend au contraire à penser par nous-mêmes, à être curieux pour aller plus loin, à ne pas avoir de préjugés, à savoir se défaire de l’influence de ses parents. »

 

Lire tout le Couston ICI

 

Lire aussi :

 

Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !

 

ICI 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 08:00
CHAP.18 en vrac, face à MLP si c’est Fillon, ce qui est tout à fait possible, il devra rassembler à gauche… ce qui ne sera pas simple, beaucoup moins simple que pour Chirac en 2002.

L’opération Chartrons visait juste : elle misait sur le désir d’alternance des Français tout en mettant en avant un candidat de droite capable de rassembler au deuxième tour une majorité cohérente pour gouverner le pays. Bayrou partageait cette analyse mais c’était sans compter sur la mécanique des primaires qui, à droite en premier lieu, on permis au candidat le plus clivant de l’emporter ; à gauche même effet : Hamon a rassemblé les déçus de Hollande. Le retrait de celui-ci a permis cet effet boomerang et Valls aurait été bien inspiré, mais le sera-t-il un jour, de passer son tour. Ce double clivage a ouvert un boulevard à deux compétiteurs hors primaires : Mélenchon et Macron, ce dernier profitant de l’appel d’air des affaires de Fillon et du ralliement de Bayrou. Les fameux sondages, s’ils captent l’humeur de l’opinion, humeur très volatile, ils ont bien du mal à pronostiquer quels seront les 2 qualifiés ou, pour les plus pessimistes, le qualifié face à MLP : Fillon ou Macron ?

 

Édouard Philippe, député et maire LR du Havre, proche d’Alain Juppé, pose excellemment le problème :

 

« Tout a été écrit dans les bons manuels de science politique sur les raffinements stratégiques qu’implique cette caractéristique rare dans les grandes démocraties. On peut les résumer en deux principes simples et presque symétriques : le candidat doit rassembler son camp au premier tour et l’élargir au second. L’électeur doit choisir au premier tour et éliminer au second.

 

On peut aussi remarquer que le second tour venant après le premier, il est préférable d’envisager l’exercice avec méthode, en commençant par le premier tour. La présidentielle est une course d’obstacles et elle exige que l’on passe une haie après l’autre, sous peine de tomber très tôt et ne pas finir. Raymond Barre en 1988 ne pensait qu’à Mitterrand et ne vit pas revenir Chirac. Lionel Jospin en 2002, obsédé par son futur second tour contre le même, ne sut empêcher la dispersion de la gauche au premier et fut éliminé brutalement.

 

Même cause et mêmes effets avec l’échec de Juppé à la primaire : il a voulu, et nous avec, convaincre bien au-delà de son camp qu’une action réformatrice déterminée était possible. Tout en étant conscients de l’impatience, de l’exaspération et du désir d’alternance de l’électorat de droite, nous avons fait une campagne de second tour. En connaissance de cause. Pari estimable, mais pari raté, pas pour cette seule raison sans doute. Donc il y a des règles, et il faut les respecter. Mais on peut aussi, sans se déconcentrer avant la première haie, penser à la suivante.

 

Et j’observe que, dans l’hypothèse où Le Pen serait présente au second tour, celui (par construction ce serait un homme, sauf à ce que Mme Arthaud nous réserve la plus grande surprise de l’histoire des élections démocratiques) qui se trouverait en face d’elle aurait besoin de rassembler pour gagner. Si c’est Macron, ce qui ne me semble pas certain, il devra rassembler à droite, et il sera probablement en mesure de le faire. Si c’est Fillon, ce qui est tout à fait possible, il devra rassembler à gauche… ce qui sera moins simple. Beaucoup moins simple que pour Chirac en 2002. La ligne, les mots et ce que Fillon choisit d’incarner mobilisent à droite, mais horripilent au-delà.

 

La logique obsidionale qui s’exprime dans la campagne Fillon, qu’elle soit volontaire ou subie, peut lui permettre, bien plus que ne le disent les sondages, de passer le premier tour. Il serait regrettable, et même dramatique, que cette même logique condamne le candidat LR à l’échec au second. »

 

Je suis inquiet, très inquiet, de la tournure prise par cette campagne, je m’accroche à mes fondamentaux pour résister à cette sourde crainte qui m’habite et je me laisse aller à mes amours impossibles…

 

« Si j’analysais les motifs de la séduction (involontaire) que vous exercez sur moi, vous seriez fort surprise. Sans doute suis-je sensible à la forme d’un visage, à l’éclat d’un regard, à la lumière d’un sourire, à la gravité d’un silence, quand ce visage, ce regard, ce sourire, ce silence appartiennent – c’est comme ça même si ça tombe mal ! – à mon impossible – et chère –... » Le 8 décembre 1963.

 

« Quelle chose étonnante ! Depuis que j’ai l’âge d’homme aimer avait un sens lié à la possession, sans laquelle il me semblait que tout était faux. Votre présence en moi me ramène à ce que j’attendais quand le pressentais l’amour sans le connaître. Je n’ai rien de vous. Et tout ce qui est vous, je le désire et l’accepte. Et j’aime sans savoir qui vous êtes. Imprudence ? sottise ? folie ? Peut-être. À moins que le cœur n’ait la divination plus sûre que les sens. » Le 20 janvier 1964

 

Macron, l’héritier de Giscard et de Mendès France

 

Analyse. Ce modernisateur réformiste devra, comme « VGE », recomposer une « majorité présidentielle ». Il semble pour cela s’inspirer du « contrat de législature » porté par « PMF », explique Patrick Roger, journaliste au service Politique.

 

Le rapprochement entre Emmanuel Macron et François Bayrou a suscité de nombreux commentaires sarcastiques. Une alliance contre nature ? Pas si sûr.

 

Certes, M. Bayrou a dû accepter de forcer un peu la sienne pour renoncer à concourir une quatrième fois à l’élection présidentielle. Mais le principe de réalité l’a bien aidé à se faire une douce violence. En outre, cette association avec le fondateur du mouvement En marche ! n’est pas sans lui rappeler la manière dont Valéry Giscard d’Estaing, chantre d’une « société libérale avancée », bouscula en 1974 le jeu politique à droite, jusqu’alors sous domination du mouvement gaulliste.

 

Tout comme M. Giscard d’Estaing, M. Macron apparaît comme un modernisateur réformiste, réceptif aux aspirations d’une société en mutation. Tout comme le furent, d’une certaine manière, les deux premières années du septennat giscardien, marquées par des réformes significatives. Même si le coup de jeune des débuts vira rapidement au coup de barre à droite. Cela se traduisit, sur le plan sociétal, par l’abaissement de la majorité, et donc du droit de vote, à 18 ans, le divorce par consentement mutuel, le remboursement de la contraception par la Sécurité sociale, la légalisation de l’avortement.

 

Sur le plan social, le plan de relance de 1975 s’accompagna de créations massives d’emplois publics, de fortes augmentations des prestations sociales et du smic et de transferts aux entreprises nationalisées.

 

La Sécurité sociale fut étendue aux non-salariés et, en ce qui concerne le traitement du chômage, les licenciés économiques furent indemnisés sur la base de 90 % de leur dernier salaire pendant un an, et les licenciements soumis à une autorisation administrative.

 

Enfin, sur le plan institutionnel, une réforme majeure de la Constitution élargit la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel à soixante députés ou soixante sénateurs. Avant cette révision, seuls le chef de l’Etat, le premier ministre et les présidents des assemblées détenaient cette prérogative.

 

Les communistes hier, le FN aujourd’hui

 

Toutes ces réformes visaient en premier lieu à contenir la montée en puissance de la gauche, dans une société encore animée par le souffle de Mai-68. Cependant, si M. Giscard d’Estaing parvint à battre en brèche la citadelle gaulliste, c’est parce qu’il offrait une perspective plus réformatrice.

 

Lors de la présidentielle de 1974, la « nouvelle société » défendue par Jacques Chaban-Delmas, candidat de l’UDR, était pour une partie des gaullistes irrecevable. Bénéficiant du ralliement de Jacques Chirac et de 43 parlementaires et ministres de l’UDR, M. Giscard d’Estaing s’était imposé comme le seul candidat capable de faire barrage à la coalition « socialo-communiste ». Aujourd’hui, c’est le Front national (FN) qui est « aux portes du pouvoir ».

 

M. Macron, s’il était élu, se trouverait rapidement confronté au même problème que M. Giscard d’Estaing quarante ans plus tôt : à savoir trouver une majorité parlementaire pour soutenir son projet réformateur.

 

A la différence près que, lorsqu’il est élu en 1974, « VGE » hérite d’une majorité issue des élections législatives de 1973 dans laquelle l’UDR se taille la part du lion avec 183 députés, dans une assemblée de 490 membres, tandis que les différentes composantes – républicains indépendants, démocrates sociaux ou centristes – n’en regroupent que 119.

 

Une « majorité de coalition »

 

L’inversion du calendrier électoral, mise en œuvre à partir de 2002, qui fait intervenir les élections législatives dans la foulée de l’élection présidentielle, peut laisser espérer à M. Macron de réussir ce que M. Giscard d’Estaing n’était pas parvenu à faire : recomposer une « majorité présidentielle ».

 

Mais il se heurtera à cette règle déterminante de la Constitution de la Ve République qui a imposé le scrutin majoritaire à deux tours aux législatives ; il pousse à la bipolarisation, offre une prime aux partis majoritaires et oblige chacun à « choisir son camp ».

 

La question est de savoir comment pourrait se constituer cette coalition et quels rapports s’instaureraient entre l’exécutif et le législatif

 

C’est un des principaux axes d’attaque de ses adversaires, qui ne cessent de l’interpeller sur son incapacité à réunir une majorité parlementaire. Le candidat d’En marche !, non sans raison, rétorque qu’aucun des candidats à la présidentielle ne disposera d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale avec son seul parti.

 

Quel que soit le président élu, il estime qu’il aura besoin d’une « majorité de coalition » pour gouverner. La question est de savoir comment pourrait se constituer cette coalition et quels rapports s’instaureraient entre l’exécutif et le législatif.

 

« Contrat avec la nation »

 

Une coalition de gouvernement formée autour du parti majoritaire d’un des blocs opposés ? Une coalition centrale devenant le pivot d’une majorité plus large ? M. Macron fait le pari de réussir à imposer cette dernière option, là où M. Giscard d’Estaing avait échoué face à l’opposition de l’UDR.

 

Quant à la pratique du pouvoir, M. Macron s’inscrit davantage dans une lignée mendésiste qui veut que l’exécutif tire sa force d’une majorité assise sur l’acceptation d’un programme qui forme une référence commune au gouvernement et à sa majorité parlementaire. Ce que Pierre Mendès France résumait dans l’idée d’un « contrat de législature » et que M. Macron appelle « contrat avec la nation ».

 

Pour l’ancien président du Conseil de la IVe République, comme il l’expliquait dans La République moderne (1962, Gallimard), ce contrat « associe étroitement l’action, la tâche et la durée de l’Assemblée à l’action, à la tâche et à la durée du gouvernement ». M. Macron semble s’inspirer de cette conception. Il apparaît ainsi comme un lointain héritier de « VGE » et et « PMF ». Dans les deux cas, l’histoire s’est mal terminée.

 

 

« Si toutes les réformes proposées par Macron étaient réalisées, la France serait en bien meilleure forme »

 

Par Olivier Blanchard (Professeur émérite du Massachusetts Institute of Technology et « senior fellow » du Peterson Institute for International Economics (Washington))

 

TRIBUNE. Il y a peu de slogans plus dangereux en politique que « le changement ne peut pas être pire », avec ses variations « tous pourris » ou « tout vaut mieux que les politiciens qu’on a eus jusqu’à aujourd’hui ». Demandez-le aux Allemands de 1933, déçus par la faiblesse de la République de Weimar et qui élurent le candidat du changement. Demandez-le aux millions d’Américains de 2016 qui ont voté pour Trump et qui ont failli perdre leur assurance-maladie. Non, le changement pour le changement peut être désastreux.

 

Pourquoi y a-t-il, aujourd’hui, un tel désir de changement ? Parce que, dans les pays riches, la plupart des problèmes économiques et sociaux n’ont pas de solutions simples. Les gouvernements cherchent les meilleurs ou au moins les moins mauvais compromis, mais ces compromis apparaissent souvent aux électeurs comme des demi-solutions, des abandons. Dans ce contexte, le défi pour les hommes ou les femmes politiques responsables est d’offrir une vision claire du but à atteindre, et de convaincre que le progrès viendra non pas de solutions miracles, mais d’une stratégie de réformes réaliste.

 

« Flexisécurité »

 

Pour moi, et en me limitant au domaine économique et social, le but est clair. Il a deux dimensions. D’abord, donner aux entreprises la capacité d’entreprendre. Les gains de niveau de vie ont une seule source : la capacité des entreprises à innover, à augmenter leur productivité. Ensuite, et tout autant, assurer la sécurité des travailleurs, tout au long de leur vie. Leur donner la formation dont ils ont besoin. Leur permettre l’accès au premier emploi. Leur permettre de se développer professionnellement, de se reconvertir quand c’est nécessaire et enfin d’avoir le droit à une retraite sûre.

 

Si cela rappelle la notion de « flexisécurité », ce n’est pas un hasard. C’est peut-être un cliché, mais ça doit rester le but. Certains pays ont largement réussi à le faire. La France peut s’en rapprocher. Mais il est clair qu’elle est encore assez loin du but.

 

L’entrée sur le marché du travail est difficile pour la plupart, presque impossible pour certains. Cela est à la source du découragement des jeunes et du manque d’intégration des banlieues. CDD et stages se succèdent, sans progression professionnelle. Même une fois en CDI, les reconversions sont difficiles. La formation professionnelle est médiocre, préparant mal les travailleurs aux changements auxquels la plupart seront exposés.

 

Entreprises frileuses à l’embauche

 

Les petites entreprises ont du mal à grandir. L’incertitude judiciaire sur les conditions de séparation amène les entreprises à être frileuses à l’embauche, à ne pas recruter ceux qui sont à la marge du marché du travail, à privilégier les CDD, à ne pas investir suffisamment dans leur formation.

 

Les cercles vicieux sont évidents, leurs effets désastreux : un taux de chômage au-dessus de 8 % pendant trente-trois des trente-cinq dernières années, le mal-être des jeunes, les taux de chômage délirants dans certaines banlieues. Face à ce constat, certains proposent des solutions magiques, comme la sortie de l’euro. Que peut-on en espérer ?

 

IL NE FAUT PAS SE FAIRE D’ILLUSIONS : LA SORTIE DE L’EURO SERAIT TERRIBLEMENT COÛTEUSE, TERRIBLEMENT COMPLIQUÉE

 

Sortir de l’euro redonnerait à la France plus de flexibilité en matière de politique monétaire et de taux de change. Cela résoudrait-il les problèmes que je viens d’identifier, l’éducation, l’emploi des jeunes, les problèmes d’intégration des banlieues ? Pas de manière évidente. Cela permettrait-il de diminuer le taux de chômage ? Marginalement, car l’expérience des trente-cinq dernières années (dont vingt en dehors de l’euro) indique que le chômage en France est largement structurel.

 

Il ne faut pas se faire d’illusions : la sortie de l’euro serait terriblement coûteuse, terriblement compliquée. Et surtout le retour à la flexibilité des changes n’est pas une panacée : la faillite du système de changes flottants qui a précédé l’euro, la crise des monnaies de 1992 faisaient partie des motivations du passage à l’euro. On peut imaginer des circonstances où une sortie de l’euro serait raisonnable. Mais ce ne sont pas les circonstances auxquelles est confrontée la France aujourd’hui.

 

Le poids trop destructeur des impôts

 

Quelles mesures permettraient de s’attaquer aux problèmes ? Pour moi, la liste est claire. Elle n’est pas nouvelle, mais cela ne veut pas dire qu’elle soit fausse : un effort d’éducation beaucoup plus important dans les zones d’éducation prioritaire ; une vraie formation professionnelle ; des incitations plus fortes aux entreprises à investir dans les compétences de leurs salariés ; une simplification des procédures de séparation ; une plus grande part laissée aux négociations au niveau de l’entreprise, avec des minima fixés au niveau sectoriel ou national.

 

Au niveau macroéconomique, une utilisation plus intelligente et plus agressive de la politique budgétaire, en particulier pour faciliter les réformes, mais, en même temps, une réduction progressive des dépenses de l’Etat. Même si on pense que toutes les dépenses de l’Etat sont justifiées, un pays ne peut pas fonctionner quand elles représentent 57 % du PIB : le poids des impôts que cela implique est simplement trop destructeur.

 

Ces réflexions m’amènent à me sentir le plus proche du programme d’Emmanuel Macron. Je ne crois pas à l’homme providentiel, je sais d’expérience que les programmes annoncés sont rarement totalement réalisés, et je n’adhère pas nécessairement à toutes ses mesures. Mais, quand je lis son programme, j’y vois une vision et un diagnostic largement similaires aux miens. J’y vois le désir à la fois d’aider les entreprises et de protéger les travailleurs. Je vois un but, et des mesures réalistes.

 

Certains critiquent ce programme pour son manque d’ambition. Je ne partage pas ces critiques. Je n’ai guère de doute sur le fait que si toutes les réformes proposées par Emmanuel Macron étaient réalisées, la France serait en bien meilleure forme à la fin de son quinquennat.

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:00
J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre

Suis comme le sieur Dupont du Point j’ai du nez, du pif pour repérer le talent… Lui c’est un cumulard puisque son appendice nasal est son instrument de travail et que de surcroît il est membre d’un jury littéraire présidé par Jean-Louis Debré, l’ex-président du Conseil Constitutionnel, qui décerne le prix du polar européen. Moi je suis du type nullard pour ce qui est classement de pinard mais je suis assez démerdard en ce qui concerne le polar. Il me faut ma dose.

 

C’était un lundi 13 du mois de mars, je maraudais avant d’aller m’acheter une poêle lorsque je suis tombé en arrêt devant La Daronne d’Hannelore Cayre.

 

Vous ça ne vous dit rien Hannelore Cayre, le Jacques Dupont compris, mais moi je savais tout d’elle : à vérifier ICI

 

J’ai acheté, embarqué et lu d’une seule traite La Daronne d’Hannelore Cayre.

 

Sous le charme :

 

Comme le dirait Stéphane Pigneul le bassiste d’Oiseaux Tempêtes, groupe de rock alternatif, « Elle envoie du lourd la Hannelore ! »

 

Son bouquin étiqueté Noir n’est pas cette fois-ci un polar mais une plongée trash dans le petit monde des stups. Comme pour Olivier Norek ça vaut toutes les enquêtes de nos éminents sociologues. C’est du cru puisé aux bonnes sources. C’est troussé sans prendre de gants. La Hannelore n’envoie pas dire ce qu’elle a envie de dire. C’est très politiquement incorrect. Ça va faire chier une tapée de monde à la maison poulagas, au Palais de Justice, dans les maisons de vieux. Tout le monde en prend pour son grade. C’est bien construit. C’est bien écrit. C’est un bouquin à lire absolument.

 

Et voilà t’y pas qu’ « Hannelore Cayre déboule sur son vélo électrique, au métro Jourdain, son quartier parisien. Insolite, mais inratable. La Daronne, c'est elle. Une grande tige de 54 ans qui rappelle l'actrice Anémone, avec la coupe juvénile de Jane Birkin. Qui pose sur la couverture du roman avec deux sacs Tati et signe le personnage haut en couleur de ce fabuleux roman noir qui va chercher, plutôt que du côté de Simenon, chez Balzac, à l'ère de la PlayStation, et Joyce Carol Oates, son idéal littéraire – « parce qu'elle fait palpiter la chair avec les 26 lettres de l'alphabet », nous dit-elle. »

 

C’est le 29/03/2017 à 18:00 au POINT car elle a raflé le prix « Le Point » du polar européen 2017 !

 

Lire la suite ICI 

 

Je ne sais si mon choix, en primeur, a influencé le juré Dupont, celui-ci bien évidemment ne peut révéler sa votation ni nous éclairer sur les délibérations du jury. Mais, je l'avoue, je ne suis pas peu fier d'avoir reconnu avant tout ce beau monde le talent d'Hannelore Cayre!

 

Et comme je suis un bon garçon je vous propose l’INTERVIEW d’HANNELORE CAYRE : «LE DEAL, JE CONNAIS ÇA PAR CŒUR» 

 

Par Sabrina Champenois

— 24 mars 2017 à 17:56

 

Au regard du reste de la production polar qui abonde en pavés, «la Daronne» est maigre, 172 pages. «La Daronne» est en réalité plein, pléthorique, et autant poignant que bidonnant.

 

Extrait :

 

La religion en prend pour son grade.

« Ah oui, je le revendique, je suis antidieux, tous. Ça n’existe pas, la croyance, c’est un truc pour crétins, c’est parce que l’homme panique à mort qu’il reproduit le seul schéma qu’il connaît, à savoir le père. Et je n’ai aucune compassion pour les mecs endoctrinés. OK ce sont des pauvres débiles, mais à cause d’eux, la société que j’aime a changé, on fouille les sacs, il y a l’état d’urgence permanent, je leur en veux à mort. Nous, dans le cabinet, on refuse de défendre ces gens-là qui crachent sur les lois de la République. Ce livre, avec la vie de cette femme, c’est aussi un témoin d’une société qui change en l’espace de quarante ans, qui devient grave. Moi, je resterai toujours la gamine qui, à 17 ans, skiait les seins nus sur les glaciers. Voile, burkini, burka : moi, je m’en fous, si une femme a envie d’en porter, c’est son problème. Par contre, je dois garder le droit de skier seins nus. »

J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre
J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 06:00
Adresse d’1 courtier de grand cru bordelais à 1 autoproclamé journaliste ennuyeux et très ennuyant.

Suite à la publication de Chronique vacharde et ironique sur le courtier de grands crus ICI j’ai reçu en réponse cette lettre d’un courtier bordelais.

 

Monsieur le journaliste autoproclamé, ennuyeux et très ennuyant,

 

Manier la dérision est malaisé, n’est pas polémiste qui veut, il vous manque l’essentiel : le talent de plume, vous « puttez »* plus haut que votre cul, vous êtes besogneux, votre prose est pesante, poussive comme un diesel.

 

Vous me qualifiez d’espèce en voie de disparition, libre à vous mais permettez-moi de vous signaler, jeune prétentieux, que votre pérennité est bien plus en danger que la mienne. Qui vraiment en notre beau et grand vignoble a besoin de vos lumières ? Croyez ma vieille expérience : pas grand monde !

 

Avec l’irruption du cheval-vapeur, les cochers, les fabricants de pied de fouet ont disparu, alors croyez-vous vraiment, ou êtes-vous tout bêtement jaloux de ma notoriété, que si nous n’étions que des sangsues inutiles se gavant du sang du haut terroir bordelais, ces chers propriétaires continueraient de faire appel à nous.

 

Vous endossez avec facilité les brailles usées de psychologue de comptoir pour affirmer que nous sommes des ignorants, que nous ne connaissons rien à la viticulture, que nous nous contentons de disserter, de contempler notre nombril pour vanter nos mérites, pour nous auto-reproduire, que nous nous irritons des commentaires de certains journalistes : les vôtres je suppose, sur ce point vous faites péché d’orgueil : tout le monde à la propriété se fout de ce que vous écrivez !

 

Vous faites état, dans votre poulet ampoulé, d’un de ces fameux dîners en ville, dont nous nous repaîtrions, où vous auriez été invité. Loin de moi l’idée de remettre en doute la réalité de ce que vous contez, même si vous êtes coutumier du flou dans la relation de vos déboires.

 

La caricature, tout comme la dérision n’est pas à la portée du premier venu, n’est pas Cabu ou Wolinski qui veut. Je ne nie pas qu’il puisse y avoir des cons dans notre profession mais tout de même affirmer que « durant tout le repas, ce ne fut que génuflexions et circonvolutions pour nous expliquer la qualité de son travail, sa valeur ajoutée, son dévouement personnel. Il est comme cela, le courtier de grands crus, il ne compte pas sa passion, juste son argent. »

 

Là vous êtes insultant !

 

À force de forcer le trait vous tentez d'endosser le rôle de Pignon dans le dîner de cons. Vous n'êtes pas à la hauteur du rôle. Que n’avez-vous, du haut de votre suffisance, claqué le bec de ce coq de basse-cour ? Est-ce par couardise ou par sous-développement intellectuel ?

 

Sans doute étiez-vous trop heureux d’être en bout de table chez un bourgeois rance pour qui le vin n’est qu’un faire-valoir. Comment avez-vous pu vous mêler, vous le grand dégustateur, aux convives d’un affreux pour qui peu importe que le vin soit bon ou mauvais, ce n'est qu'un relégué à une ligne dans un catalogue qu’il convient d’optimiser au maximum. Point de qualité de dégustation, non, seul l’aphorisme compte. Cette sentence énoncée en peu de mots est claire : «2016 est grand, augmenter tu dois »

 

Je vous plains vraiment, vous avez dû souffrir face à un tel cuistre, vous avez du bouillir, atteindre un point de fusion où votre bile a pris le dessus sur ce qui vous reste de raison.

 

Comme je n’ai jamais eu l’occasion de vous croiser, vous, l’homme de terrain que je ne suis pas à vos dires, je ne conclurai pas cette adresse par une quelconque formule de politesse, vous laissant à vos phantasmes tout en vous souhaitant d’être toujours présent dans dix ans.

 

Un courtier de salon

 

* Sur le rapport entre ennuyant et ennuyeux, le Littré fait l'observation suivante :

 

« L'homme ennuyant est celui qui ennuie par occasion; cela est accidentel; l'homme ennuyeux est celui qui ennuie toujours; cela est inhérent. Un homme ennuyant peut n'être aucunement ennuyeux. »

 

Mais le fait est que dans l'usage ces deux mots se confondent; seulement, ennuyeux est plus usité qu'ennuyant.

 

* Je fais ici allusion au putting, coup majeur du golf, puisque selon vous nous passons notre précieux temps sur les greens « Cloitré dans (par) un hiver particulièrement gélif blanchissant le gazon impeccable de (son) parcours de golf, le courtier de grands crus bordelais a trouvé le temps long. Impossible de taquiner la balle blanche, pourtant l’essentiel de son travail. Fort heureusement, le printemps revenu, le courtier s’égaye (s’égaille), sort son minois apaisé par un millésime d’exception et la sensation printanière que l’été sera chaud et bon….en trésorerie. »

 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:00
La gastronomie est le révélateur des pulsions d'un peuple Jean-Claude Ribaut nous livre sa vision du petit théâtre politicien français, à la façon des Lettres persanes

L’ami Jean-Claude Ribaut, qui savait se servir aussi bien d’une fourchette à poisson que de sa plume, signa chaque semaine du 8 octobre 1993 au 17 novembre 2012 une chronique consacrée à la table et au vin avec la complicité graphique de Desclozeaux.

 

Sa première chronique gastronomique est parue en 1980 dans Le Moniteur des Travaux Publics, sous le pseudonyme Acratos (celui qui ne met pas d’eau dans son vin). Il collabore au journal Le Monde, depuis 1989, au temps du magistère de La Reynière, puis aux côtés de Jean Pierre Quélin. Jean-Claude Ribaut est né à Valence (Drôme). Architecte D.P.L.G. et élève titulaire de l’Ecole pratique des hautes études (E.P.H.E.), il a fait ses premières armes journalistiques dans Combat, et participé à la création d’un magazine d’architecture qu’il a dirigé jusqu’en 1996.

 

Il a livré ICI , depuis novembre, une vision du petit théâtre politicien français, à la façon des Lettres persanes, roman épistolaire publié anonymement par Montesquieu en 1721, qui rassemble la correspondance fictive échangée entre deux voyageurs persans, Usbek et Rica, et leurs amis restés en Perse...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec sa permission en voici quelques extraits, la lecture intégrale est possible en cliquant sur le lien en commençant par la fin.

 

  1. La gastronomie est le révélateur des pulsions d'un peuple. Beaucoup dénoncent ici ces débats comme un calcul politique destiné à exacerber les passions. Je ne crains rien pour une nation dont l’un des candidats, auteur d'une biographie de Montesquieu, écrit dans la préface de la nouvelle édition : « A l'heure où les tenants de la rupture cèdent à la tentation de la table rase, l'esprit de modération de Montesquieu est une leçon pour tous. » Voilà un propos raisonnable pour ceux qui, comme moi, cherchent à satisfaire le légitime désir de délicates agapes où ils aimeraient que figurassent huîtres fines, foie gras d'oie frais et chapons dorés.

 

  1. Elle nous incite à prendre un peu de hauteur et à rouvrir le Catéchisme du Japonais (in Dictionnaire philosophique de Voltaire. 1764) dans lequel un Indien et un Japonais débattent des mœurs de table et des interdits religieux. L’Indien s’étonne du fait que l’empire du Japon possède douze factions de cuisine :

 

« Vous devez avoir douze guerres civiles par an ? »

Le Japonais lui répond qu’à la table du cuisinier pacifique chacun est libre de manger ce qui lui plait « lardé, bardé, sans lard, sans barde, aux œufs, à l’huile, perdrix, saumon, vin gris, vin rouge. »

 

L’Indien insiste : « Mais enfin il faut qu’il y ait une cuisine dominante, la cuisine du roi. »

 

Le Japonais admet : « Il n’y a que ceux qui mangent à la royale qui soient susceptibles des dignités de l’Etat, tous les autres peuvent dîner à leur fantaisie mais ils sont exclus des charges […] Le dîner est fait pour une joie recueillie et honnête, et il ne faut pas se jeter les verres à la tête. »

 

Depuis Voltaire, le progrès a singulièrement rétréci le globe, mais il n’a pas eu raison des barrières, fussent-elles électorales, qui divisent ses habitants.

 

  1. Le dernier en date de ces intrépides est un homme encore jeune, formé aux meilleures écoles, mais qui court le monde à la recherche de soutiens pour sa candidature. On l'a vu à Londres, où j'ai tenté en vain d'établir une ambassade, réunir dans des banquets de charité nombre de ses compatriotes acquis aux idées libérales pour recueillir des subsides, car l'Angleterre, réfractaire à l'influence des Jansénistes et des Jésuites, est avide de ce genre d'agapes fraternelles. Le paradoxe est que ce benjamin de la politique porte le même patronyme qu'un haut fonctionnaire de l'Empire romain : Macron (Quintus Naevius Cordus Sutorius Macro), né vers 21 avant notre ère mort en l'an 38, qui a passé sa jeunesse sous le règne d'Auguste, lequel avait créé, à sa mesure, un modèle de gouvernement républicain, gouverné... par lui seul. Auguste, ne l'oublions pas, avait d'abord refusé de porter un titre monarchique, se qualifiant de Premier Citoyen (Princeps Civitatis).

 

  1. Ajustant ses salves contre le Premier Vizir de l'époque, Dominique de Villepin attaquait avec appétit les assiettes de charcuterie et de fromages :

 

«En 2007, François Fillon disait être à la tête d'un Etat en faillite. Qu'a-t-il fait ? Il a augmenté la dette même avant le début de la crise et depuis elle a bondi de 700 milliards d'euros».

 

La sentence tomba : «L'irresponsabilité ne peut pas rester dans l'impunité. Ils ont menti aux Français et, ça, ça va se payer.»

 

Au moment de quitter Rungis, il lança à ses hôtes, conquis par sa fougue : «C'était roboratif et ça met en jambes. Je reviendrai.» Le peuple de France, Mon cher Usbek a la mémoire courte : ses ainés et ses bigots ennemis des Lumières, viennent de désigner François Fillon à la candidature suprême.

 

 

  1. La table comme arme politique ou diplomatique fut employée par tous les régimes. C'est une fatalité française. On a retenu le mot fameux de Talleyrand, s'adressant à Louis XVIII avant de partir pour le Congrès de Vienne : « Sire, j'ai plus besoin de casseroles que d'instructions écrites ! »

 

  1. C'est le destin de ce pays de considérer la table comme le support nécessaire de l'ambition. Brillat-Savarin, ancien conventionnel, prophétisait bien avant José Bové que « la destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent ». A un point tel que l'histoire de France s’apparente à une succession de festins, depuis le « Triomphe des pauvres » institué par les Jacobins de Rodez, jusqu’aux banquets organisés, sous Louis-Philippe, par les partisans de la Réforme, ou, d’après Flaubert, on mangeait du dindon froid et du cochon de lait.

 

  1. De là à imaginer que la table peut réconcilier les Français au centre, je suis bien perplexe, comme le philosophe Alain : « Quand on me dit qu'il n'y a pas de différence entre la gauche et la droite, la première pensée qui me vient est que celui qui me dit cela n'est certainement pas de gauche ».

 

  1. Intrigué, je prolongeai ma méditation en consultant le Dictionnaire du Diable, publié naguère aux Amériques par un esprit libre du nom d'Ambrose Bierce, et fus aussitôt éclairé : « Un militant, c'est un militaire qui porte son uniforme à l'intérieur. » Pour la première fois, je me mis à douter de la sagesse des Français, tant leurs mœurs sont éloignées du caractère et du génie persan.

 

  1. Les causes de la décadence du régime de l'actuel Grand Shah tiennent à la corruption grandissante introduite par le luxe et l'argent. Les ministres se succèdent et se détruisent, ici, comme les saisons. Tel haut intendant du budget cachait son magot, m'a-t-on rapporté, au pays de Calvin, chez les Helvètes, peu regardants – quoi qu'ils disent – sur les turpitudes de leurs voisins français. Un autre, au nom cocasse de Thévenoud, ne conserva la charge du commerce extérieur que pendant neuf jours parce qu'il ne payait ni son loyer, ni la dîme, ni la taille, ni la gabelle.
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:20
Journal d’1 chroniqueur de campagne(18), les haines ordinaires au PS, supprimer la Cour des Comptes, Dieu n’est pas bien Desproges

J’ai vécu physiquement le Congrès de Rennes en les 15-18 mars 1990, à l’époque Mélanchon et Dray faisaient cause commune au sein de la Gauche Socialiste, soufflaient sur les braises des haines ordinaires du PS. Nous les rocardiens comptions les points car c’était le camp mitterrandien qui se déchirait et dénommions les 2 larrons Gueule de Raie et Méchancon. En ce temps-là Didier Migaud, porte-serviette de Louis Mermaz au Conseil Général de l’Isère, était fabiusien. Bonjour l’ambiance dans les restaurants de Rennes devant lesquels stationnaient de grosses R25.

 

Belle transition avec les vannes de François Hollande, lui-même rattaché à la Cour des Comptes, sur cette vieille institution présidée par Didier Migaud nommé par Sarko. Belle carrière pour ce sombre besogneux !

 

La Cour des Comptes coûte très cher pour des résultats inexistants, je suis depuis toujours partisan de la supprimer pour confier ses missions à des auditeurs privés. Notre Flamby a raison « Je connais bien cette institution, aurait-il dit d’après Le Figaro qui a relaté la scène, sans être démenti. Je l’ai choisie après l’ENA [au début des années 1980] pour pouvoir trouver le temps de faire, parallèlement, de la politique… D’ailleurs, les membres y sont deux par bureau, pour que chaque personne puisse vérifier que l’autre n’est pas en train de dormir. »

 

Lorsque je dirigeai le cabinet du Ministre celui-ci, un beau jour, me déclara qu’il voulait accueillir un jeune conseiller de la Cour des Comptes. Je compris que c’était à la fois pour faire joli, les politiques sont fascinés par les têtes d’œufs des grands corps de l’Etat formé par l’ENA et parce que ce jeune et sémillant garçon, bien sous tous les rapports, grenouillait dans les couloirs de la rue de Solférino. Il vint donc car rien ne vaut l’épreuve des faits. Et celle-ci vint aussi, cette tête bien faite se vautra sur un dossier social et s’avéra fabiusien. Fin de la séquence.

 

Ainsi fonctionnait le PS, somme de haines ordinaires alors pourquoi s’étonner de ce qui se passe actuellement entre Hamon et Valls, ce n’est pas une découverte mais la révélation au grand public des mœurs de la grande famille du PS

 

Le Congrès de Rennes (15-18 mars 1990), s'était terminé sans synthèse majoritaire entre courants socialistes, après des affrontements féroces entre ténors du PS.

 

Guerre de succession

 

Resté comme un cauchemar dans la mémoire du parti, ce Congrès n'avait pas pu régler la guerre de succession qui opposait Laurent Fabius et Lionel Jospin, longtemps avant la fin du second mandat de François Mitterrand.

 

Cette rivalité se doublait d'une autre entre le président de l'Assemblée Fabius et le Premier ministre Michel Rocard pour une éventuelle candidature à l'Elysée, avec Jacques Delors en embuscade.

 

Devant une assistance qui huait, insultait et adressait des bras d'honneur aux intervenants, les discussions avaient été marquées par une âpreté rappelant le congrès de Metz (1979) où Mitterrand et Rocard s'étaient affrontés pour la candidature à l'Elysée.

 

A Rennes, le pôle Fabius recueille 30% des suffrages des militants, faisant jeu égal avec la direction sortante, empêchant tout compromis.

 

Problème de personnes

 

Le PS est alors plongé dans une crise sans précédent, condamné à prolonger les négociations à Paris, pour sortir de l'impasse créée par un problème de personnes plutôt que par un débat politique.

 

Outre le fonctionnement du parti, le Congrès de Rennes avait pourtant à son programme les relations avec le gouvernement et la politique sociale.

 

Mais au dernier jour du Congrès, une nuit entière de négociations n'avait pas permis de régler la répartition des postes de direction. Les Fabiusiens estimaient avoir fait une concession majeure en renonçant au poste de premier secrétaire et s'opposaient aux Jospiniens qui exigeaient plusieurs secrétariats nationaux clés du parti.

 

Dans la désolation des 7.000 participants face à la foire d'empoigne - un cadre du PS parlant même de "haines" - le Congrès de Rennes s'était terminé sans accord entre motions, ni composition de la direction, ni orientation politique.

 

Le président Mitterrand, le premier jour, avait demandé aux socialistes de rester « unis » et « fidèles à l'oeuvre entreprise en commun ».

 

 

Quand la Cour des comptes s’émeut d’une plaisanterie du chef de l’Etat

LE MONDE | 28.03.2017 par Bertrand Bissuel

 

Un président ne devrait pas rire de ça. Surtout lorsqu’il s’agit d’institutions qu’il est censé protéger. Pour avoir pris des libertés avec cette règle, François Hollande s’est attiré les foudres de la Cour des comptes qu’il avait brocardée en petit comité. Un accroc supplémentaire avec la haute juridiction et, plus largement, avec la magistrature.

 

Révélés par le magazine Acteurs publics sur son site Internet, les faits remontent au pot organisé, en février, à l’Elysée, à l’occasion du départ de plusieurs collaborateurs du chef de l’Etat, parmi lesquels Vincent Feltesse. Jusqu’alors conseiller politique de M. Hollande, celui-ci venait d’être nommé conseiller-maître à la Cour des comptes. Une prestigieuse « maison » que le président de la République a intégrée au tout début de sa carrière et à laquelle il reste lié puisqu’il est toujours conseiller référendaire, en « service détaché ».

 

Prenant la parole durant les libations, M. Hollande a évoqué, de façon moqueuse, son passage à la Cour : « Je connais bien cette institution, aurait-il dit d’après Le Figaro qui a relaté la scène, sans être démenti. Je l’ai choisie après l’ENA [au début des années 1980] pour pouvoir trouver le temps de faire, parallèlement, de la politique… D’ailleurs, les membres y sont deux par bureau, pour que chaque personne puisse vérifier que l’autre n’est pas en train de dormir. »

 

La boutade n’a, bien sûr, pas été tellement appréciée, rue Cambon, où siège la Cour des comptes. Son premier président, Didier Migaud, l’a dit, dans une lettre datée du 16 mars : « Si vous les avez bien prononcés, vous comprendrez que ces propos ne peuvent qu’être mal interprétés », constate-t-il, en soulignant, au passage, que la plaisanterie porte « préjudice à une juridiction à laquelle » M. Hollande appartient. Un quasi-rappel à l’ordre, en somme… M. Migaud fait également remarquer que, si lui et ses pairs roupillaient, « certains de [leurs] interlocuteurs, parmi lesquels des ministres, ne seraient pas amenés à regretter la fréquence ou la sévérité de [leurs] travaux. » Allusion explicite au fait que la Cour a froissé, à maintes reprises, le gouvernement en jugeant exagérément optimistes ses prévisions budgétaires.

 

« NATURE » PROFONDE

Le chef de l’Etat s’est empressé de répondre à M. Migaud pour exprimer, par courrier, « le plus grand respect » qu’il éprouve à l’égard de cette « grande institution ». « Je sais l’importance et le dévouement des magistrats qui [la] composent », assure-t-il dans cette correspondance en date du 20 mars. Il félicite même la Cour qui s’est « modernisée au point qu’elle [constitue] une référence pour nos administrations ». Un éloge trop appuyé pour être complètement sincère ? Peu importe : « Pour Didier Migaud, l’incident est clos », indique-t-on rue Cambon, où l’on parle désormais de « malentendu, qui avait été provoqué par une phrase malencontreuse sortie de son contexte, et qui a été vite dissipé ».

 

La saillie de M. Hollande évoque d’autres déclarations, qu’il avait faites, il y a très longtemps, sur un ton beaucoup plus sérieux. C’était en 1989, pour le magazine télévisé « Edition spéciale » : il expliquait en substance qu’il était possible de peu travailler à la Cour tout en touchant une rémunération confortable. De telles considérations correspondent « à une situation qui, à l’époque, n’était pas rare », confie un magistrat financier en disponibilité. « Mais la Cour a beaucoup changé depuis, poursuit-il. Je crains que le président n’ait pas résisté à la tentation de faire une blague. Une mauvaise blague, en l’occurrence. » Une de ses paires y voit la énième illustration de la « nature » profonde du chef de l’État : « Il ne peut pas s’empêcher de faire un bon mot, c’est du François Hollande dans le texte. » Et d’ajouter : « Un président de la République n’a pas à dire des choses pareilles en tant que garant des institutions. »

 

L’épisode a suscité un certain « agacement », rue Cambon. On est loin, toutefois, de l’émoi que le chef de l’Etat avait causé en nommant au rang de conseiller-maître Etienne Champion, l’ex-directeur de cabinet de la ministre de santé, Marisol Touraine, malgré l’avis défavorable de M. Migaud (Le Monde du 24 février). Et on est encore plus loin du tollé soulevé par sa petite phrase sur la justice, cette « institution de lâcheté », rapportée dans le livre des journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Un président ne devrait pas dire ça…, Stock, 2016). La galéjade sur la Cour n’est pas ressentie comme une « attaque » contre elle, rapporte un conseiller-maître. Mais à ses yeux, elle s’inscrit dans un air du temps, une sorte de climat de « décomposition institutionnelle » où les piliers de la République sont tournés en dérision ou cloués au pilori.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:00
Avis à la population : on a enlevé mon chenin de jardin, Jérémie Mourat promet une belle récompense à qui le dénichera !

Le Front de libération des nains de jardin (FLNJ) ne date pas d’aujourd’hui, en juin 1996, les premiers nains de jardin étaient enlevés à Alençon.

 

Des FLNJ surgissent ici ou là, sans concertation. Un communiqué dit:

 

«Nous, nains de jardin, nous voulons notre liberté (et des copines)

 

Un autre: «Pour accroître la nécessaire confusion, les actions d'éclat à venir ne seront pas toutes revendiquées par le canal historique.» Des promeneurs retrouvent des nains sur des rochers, sur un radeau au milieu d'un étang, ou dans des sous-bois.

 

«Orphelins.» Chez les victimes-propriétaires de gnomes, c'est l'incompréhension. L'affolement, parfois. L'un d'eux se déclare «orphelin» de ses nains, les plaintes tombent en rafale, des voix s'élèvent pour protester. Parmi elles: Fritz Friedmann, docteur en nanophilie, président de l'Association internationale de protection des nains de jardin. C'est que l'octogénaire suisse n'est pas du genre à prendre les choses à la légère question nains. Initiateur de neuf procès envers des fabricants de figurines accusés de ne pas se conformer aux canons du nain dûment publiés par sa Gazette du nain, il écrit au ministère de l'Intérieur. S'indigne de cette «nouvelle criminalité». Et proclame: «Les nains sont nés pour vivre dans les jardins.»

 

La suite ICI 

 

Jérémie Mourat c’est un gars de chez moi mais je n’irai pas jusqu’à écrire que je lui fais du plat, ce serait mal perçu dans notre pieuse Vendée, mais j’ai beaucoup chroniqué sur ses vins qui comme je l’écrivais le 10 février 2010 portent très haut l’étendard vendéen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fief des vins de Mareuil : chez les Mourat on porte très haut l’étendard des vins vendéens. ICI 

 

À la maison, au Bourg-Pailler, le vin rouge de Mareuil et de Rosnay jouissait d’une très belle réputation auprès de mon père. C’était du vin bouché servi pour les grandes occasions. Pour aller de la Mothe-Achard à Mareuil s/Lay nous passions par la Chapelle-Achard patrie de maman, Grosbreuil où nous avions des cousins, Saint Avaugourd des Landes et les Moutiers les Mauxfaits. Le Mareuillais, comme l’écrit Jean Huguet dans Vignes et Vignerons de Vendée est « en partie bocain » et il occupe « un pan du modeste versant occidental hercynien, incliné, depuis les hauteurs de la Mainborgère, vers les sillons de l’Yon, du Graon, du Lay surtout, paraphe hydrographique d’un paysage à la fois sincère et altier. » Plus au sud s’étend la plaine de Luçon (siège de l’évêché le plus crotté de France cher à Richelieu) puis le marais poitevin. Neuf communes pour ce fief : au nord Saint Florent-des-Bois, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Château Guibert, Le Tablier, Rosnay ; au sud Mareuil « la capitale du royaume », La Couture, Champ-Saint-Père et Corpe. Cette énumération sonne à mes oreilles comme une leçon de géographie de la Vendée avec le frère Pothain.

 

 

26 juin 2010

Les œufs au plat, la poêle Minérale de Buyer et le Chenin de Jérémie Mourat ICI

 

 

12 février 2013

Moulin Blanc de Rosnay au milieu des vignes, avec Jérémie Mourat une aventure vendéenne avec son côté d’île… ICI 

 

 

Jérémie ne reste jamais les deux pieds dans le même sabot, il est fait partie de ceux qui participent intelligemment à l’extension du domaine du vin en proposant aux petites louves et aux petits loups pas encore débourrés des vins qui leur permettront d’attiser leurs jeunes papilles.

 

Son Chenin de Jardin 2016, répond très exactement à cette fonction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ancien combattant de 68, souvenirs :

 

Marie, son prénom, son scooter vert et son grand frère arrogant, voilà en tout et pour tout ce que je savais d'elle et l'affaire était pliée. J'allais passer ma vie avec cette grande fille droite et simple. Nous étions allés manger des berniques et des sardines grillées dans un petit restaurant aux volets bleus. Le serveur avait allumé des bougies. Elles grésillaient. Marie était aussi fraîche et belle que Françoise Hardy. J'adorais Françoise Hardy. Je le dis à Marie. Elle rit : « et moi tu m'adores comment ? »

- Comme le beurre de sardines...

 

Le Chenin de Jardin 2016 de Jérémie Mourat, droit et simple, cadre bien avec un déjeuner d’amoureux, berniques et des sardines grillées, dans un petit restaurant aux volets bleus

 

Pour les amateurs éclairés qui ont encore du mal à admettre qu’on fait des beaux vins en Vendée. C’est :

 

1 IGP Val de Loire

100% Chenin

Terroir de schistes

Certifié Agriculture Biologique

Prix public conseillé : 8 € TTC

 

Où le trouver ?

 

Distribué en exclusivité par la Maison Richard à Paris

Chez les cavistes : Nord et Nord-Ouest de la France

& aux Vignobles Mourat à la boutique et au caveau de Mareuil sur Lay 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:30
La nouvelle chasse au bitard sur les 2 rives de la Gironde : James Suckling ou l’art du traquenard pour gogos…

Pendant que nos deux missionnaires Dupont&Bompas se cassent le cul des journées entières sur des sièges de faneuses datant du plan Marshall, à humer, mirer, à se gargariser, à cracher des sans-papiers par milliers ICI  , le dénommé James Suckling, un étasunien, sans foi ni loi comme il se doit, le cul bien calé dans une somptueuse limousine, se goberge *, accueilli à bras ouverts qu’il est par les propriétaires, ou leurs portes-flingues, de Grands Crus Classés, afin de délivrer vite fait, mais pas forcément bien fait, une chiée de notes qui, telles une nuée de moineaux, s’envoleront sitôt, au-delà des mers et des océans, pour éclairer les pauvres lanternes de centaines de gogos.

 

Ainsi va la vie de ce que, le grand critique gaulois Yohann Castaing, qualifie de presse du vin, française et internationale. La presse, lorsqu’elle sent la bonne odeur de la fraîche sonnante et trébuchante a toujours eu ses stipendiés.

 

Ce pauvre Castaing s’étrangle pourtant entre deux gorgées, il torche une chronique amusée des primeurs de Bordeaux, en l’occurrence ici le rire est jaune, pour vilipender cet impérialiste américain comme on le disait au bon vieux temps de la guerre froide.

 

Comme je suis un bon chrétien à la sauce de mon pays Retailleau, je vous donne le lien ICI avec son homélie furibarde, digne des missionnaires qui venaient en ma Vendée imprégnée d’eau bénite nous admonester de ne pas suivre les mauvais bergers.

 

Que tout cela est VAIN !

 

Comme le proclamait le grand Jacques, reprenant Henri Queuille : «Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.»

 

Pour moi tout ce battage s’apparente à la chasse au bitard, dénommée aussi chasse au dahu, qui est l’art du traquenard pour jobards.

 

Que James Suckling s’y adonnât sans l'ombre d'une honte y’a vraiment pas de quoi être furibard.

 

* « Cependant les boches se gobergeaient en France, mangeaient notre cuisine, prenaient du ventre, buvaient nos vins, avaient bonne mine.

 

Cendrars, Bourlinguer, 1948 source CNRTL

 

Je vous livre une citation en fin de chronique pour, comme l’ami Dupont, parfaire votre culture.

 

« Les propres du vin sont saveur, âge, cru, chaleur, force acquise par la fermentation, le temps devenu qualité, une douceur transformée en énergie, tout cela fondu ensemble, multiple et un, natif et opéré. (…) Le buveur distingue et unit avec délectation ou, comme on dit, déguste, ces différentes espèces et y puise un relèvement de sa tension vitale, le sentiment d'une vigueur supérieure à l'obstacle momentané. »

 

Paul Claudel.

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