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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 07:00

 

Je n’écoute plus, le dimanche soir, Le Masque et la Plume mais il semblerait que les cookies du web, eux, s’en souviennent :

 

La Daronne avec Isabelle Huppert : film sans intérêt ou comédie qui fait la part belle aux femmes ?

France Inter publié le 21 septembre 2020

 

Qu'ont pensé les critiques cinéma du "Masque et la plume" du dernier film de Jean-Paul Salomé qui donne un rôle surprenant à l'actrice française habituée des films dramatiques ?

 

Avec Sophie Avon (Sud-Ouest), Pierre Murat (Télérama), Xavier Leherpeur (7ème Obsession), Éric Neuhoff (Figaro) et Jérôme Garcin (L'Obs).

 

Bien évidemment, je vous propose de lire les critiques qui apportent de l’eau à mon moulin, pour les positives cliquez ICI 

 

Pierre Murat : « Un film pas très bon, écrit pour Isabelle Huppert »

 

« Ce n’est pas très bon parce que ce film rappelle ce qu'il se faisait à Hollywood auparavant lorsqu’on écrivait des films pour une actrice : Bette Davis, Greta Garbo… Elles jouaient ce qu’elles voulaient dans l'histoire.

 

C’est le cas ici. Sans Isabelle Huppert, le film n'existerait évidemment pas. Elle fait donc tout pour qu'il existe avec elle. Elle a dû se dire qu’elle n’avait pas parlé une langue étrangère comme Marion Cotillard depuis longtemps. Elle a dû vouloir tourner à Barbès chez Tati… Et les autres n'existent pas. A côté, Hippolyte Girardot, qui joue un personnage c… comme la lune. Les dealers n'ont pas beaucoup de place non plus.

 

En résumé : ce film, c’est Isabelle Huppert qui parle arabe, qui se déguise, et met des lunettes noires.

 

Si vous êtes fan d'Isabelle Huppert, vous allez être contents parce qu'elle est présente de la première à la 85e minute. Et qu’elle une très grande comédienne. Mais si vous attendez du cinéma autre chose qu'un véhicule, comme on disait pour Bette Davis, Greta Garbo et maintenant pour Isabelle Huppert, vous risquez de la trouver un peu mauvaise.

 

Éric Neuhoff : « Un film sans intérêt où il ne se passe pas grand-chose »

 

« La Daronne n'a pas beaucoup d'intérêt. Mais d'un autre côté, si on pouvait être déçu par Jean-Paul Salomé, cela se saurait ! C'est ce qui manque à ce film. Quand on voit des choses comme celle-ci à la télévision, on se lève au bout d'un quart d'heure, on va dans la cuisine, on prend une bière, on revient s'asseoir sur le canapé. On s'aperçoit qu'il s'est rien passé de neuf. On se relève. On a envie d'une glace, le temps qu'elle fonde, il ne s’est toujours rien passé…

 

Isabelle Huppert joue une traductrice, entourée de demeurés dans ce commissariat. Elle écoute les conversations des truands qui lui disent que « leur cargaison de shit va arriver » qu’elle traduit par « ils ont du mal à garer leur camionnette ».

 

Isabelle Huppert probablement jalouse d'Isabelle Adjani qui s’est déguisée en berbère dans Le monde est à toi a dû vouloir faire la même chose pour l’enquiquiner.

 

Je ne vois pas du tout l'intérêt de ce film. Les clins d’œil sont lourds : quand ça parle de drogue dans le commissariat, on voit une affiche de Traffic de Steven Soderbergh…

 

C’est vulgaire. On entend la fille dire à sa mère « Comment dit-on se mettre un gros doigt dans le fion en arabe ? » Cela vous fait rire ?!

 

Isabelle Huppert s'appelle Patience parce qu'elle est née à dix mois. De la patience, il en faut pour regarder ce film-là jusqu'au bout."

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 06:00

Rock around the banane

Je vais bien, merci.

 

Se sculpter une banane c’est enrouler une mèche et la fixer sur le haut de la tête ; la « coiffure banane» fut popularisé par Elvis Presley dans les années 50. Un vrai symbole rock’n’roll ! John Travolta ne quitte pas son peigne dans Grease. Il se recoiffe constamment afin de garder une « banane » parfaite. 

Dans la bande dessinée Bananes métalliques, de Franck Margerin, les personnages de Lucien, Gillou et Ricky portent également la célèbre coiffure. Ces trois aventuriers, copies conformes d’Elvis, incarnent la rébellion des années 80.

 

 

Récemment j’ai lu : Blue Moon de Damir Karakas Rhapsodie rockabilly dans la Croatie des 80’s.

 

Blue moon - broché - Damir Karakas, Chloé Billon - Achat Livre | fnac

 

« Je venais tout juste de me laver les cheveux et je me sculptais une nouvelle banane devant le miroir quand le téléphone s’est mis à sonner, sans s’arrêter. C’était mon père : il m’appelait de la poste, il m’a dit pour Grand-père :

 

J’ai demandé : On l’enterre quand ?

 

Il m’a dit : Viens m’aider demain pour l’enterrement. Puis il a ajouté : Et ne t’avise pas d’venir dans cet accoutrement..

 

Avoir la banane c’est avoir le sourire, être heureux.

 

Se faire bananer, c’est se faire avoir.

 

Et puis y’ la banane, Rockstar d’Andy Warhol

 

La célèbre pochette à la banane par Andy Warhol de The Velvet Underground & Nico

 

En 1966, Andy Wharol décide de produire un jeune groupe de rock encore méconnu, The Velvet Underground & Nico, composé notamment du célèbre chanteur Lou Reed. Âgé de 38 ans, le pape du Pop Art réalise ce qui est aujourd’hui considéré comme l’une des pochettes les plus connues du monde de la musique : la fameuse banane jaune sur fond blanc.

 

Pochette du Banana album avec le collage original

 

La pochette sérigraphiée originale proposait un collage qui cachait, sous la peau jaune du fruit, une équivoque banane couleur chair. Et comme si l’allusion sexuelle n’était pas assez claire, l’autocollant était accompagné de la formule « Peel Slowly and See », soit « Épluche lentement et regarde ». Une rumeur affirme même que la colle de l’autocollant contenait de la drogue ! Nul doute que la banane de Warhol illustrait parfaitement le credo « Sexe, drogue & rock n’roll » des décennies 60-70.

 

Le bananier, la fleur, le fruit 3/3 - recif tapete

 

C’est Pierre Dac Les Pensées (1972) qui assure la transition

« Ce qui différencie totalement un régime de bananes d'un régime totalitaire c'est que le premier est alimentaire et débonnaire alors que le second est autoritaire et arbitraire. »

 

Voilà à quoi ressemblaient les fruits et légumes avant que l'homme ne les  domestiquent

 

Quand a-t-on découvert les bananes?

 

Réponse de Mathieu Perret Docteur Conservatoire et Jardin botaniques Genève

 

Pour comprendre l'origine de la culture des bananes, il faut s'intéresser d'abord aux bananiers sauvages qui poussent dans le sud-est Asiatique, de l'Inde à la Nouvelle Guinée en passant par la Malaisie et l'Indonésie. Il en existe environ 50 espèces que l'on regroupe dans le genre Musa. Parmi celles-ci, deux espèces, Musa accuminata et Musa balbisiana sont à l'origine de toutes les variétés de bananes connues actuellement.

 

Les premières traces archéologiques de la culture de la banane remontent à 7’000 ans en Nouvelle Guinée. Depuis cette période, les premiers agriculteurs d'Asie du sud-est ont croisé des variétés sauvages issues de différentes régions et les ont sélectionnées pour obtenir des fruits plus charnus et contenant moins de graines. Au cours des siècles, ce processus de domestication a généré une centaine de variétés, dont la banane sucrée qui est largement commercialisée chez nous, mais aussi des bananes plantains que l'on consomme cuites et qui constituent une source importante d'amidon pour les populations des régions tropicale. Toutes les variétés cultivées actuellement sont stériles (il n'y a pas de graines dans les bananes), elles sont propagées par bouturage.

 

La suite ICI 

 

Une légende indienne rapporte que la banane Musa  paradisiaca était originaire de l’île de Ceylan, paradis terrestre duquel furent chassés Adam et Ève, leurs corps couverts de feuilles de bananier. Linné a d’ailleurs donné le nom de Musa paradisiaca au « Bananier du Paradis » (banane plantain) et celui de Musa sapientum au « Bananier des sages » (banane dessert), nommé aussi « figuier du Paradis » ou « figuier d’Adam ». Cette légende est en fait issue d’une tradition syrienne qui fait de la banane un fruit du paradis d’autant plus symbolique que lorsqu’elle est coupée, les fibres de sa tranche semblent dessiner une croix.

 

« On retrouve la trace de la banane pour la première fois dans un texte bouddhiste datant de 600 ans avant Jésus-Christ. Selon certains auteurs, Alexandre le Grand l’aurait découverte lors d’une expédition dans la vallée de l’Indus, en 327 avant Jésus-Christ. Pour d’autres, le bénéfice revient à Marco Polo, lors de son voyage en Chine. »

 

jean-eric branaa on Twitter: "Chiquita Banana est également dans le  collimateur, pour l'image dégradante que cela représente pour les latinos.…  "

La banane, reine des conflits commerciaux  ICI 

 

Depuis près de cent cinquante ans, le fruit aiguise les appétits financiers et se trouve lié à des guerres économiques et politiques

 

Alexandre Steiner Le Temps

Publié dimanche 26 juillet 2020

 

Qu’ils soient indigènes ou exotiques, les Suisses adorent manger des fruits. Durant l’été, «Le Temps» raconte leur histoire, détaille les filières et analyse leur consommation.

 

Elle a donné naissance à l’une des premières multinationales du monde, engendré des coups d’Etat ou des guerres économiques. Si sa présence sur les étals des supermarchés est devenue banale, avec 66 000 tonnes vendues en Suisse l’an dernier, son histoire est loin de l’être. Si sa culture remonte à plus de 8500 ans en Nouvelle-Guinée, il faut attendre le milieu du XIXe siècle et le développement du chemin de fer pour la voir prendre son essor. C’est à cette époque que la banane devient un fruit mondialisé.

 

«République bananière»

 

En 1871, Minor Keith, un Américain envoyé au Costa Rica pour embaucher la main-d’œuvre nécessaire au développement de lignes de train, plante des bananiers le long des chantiers pour nourrir les travailleurs. C’est lui qui donnera naissance en 1899 à l’United Fruit Company (UFCo, ancêtre de Chiquita). Considérée comme l’une des premières multinationales, elle symbolise aussi l’impérialisme américain. L’entreprise s’étend dans d’autres pays d’Amérique latine, où elle demande des terres en échange d’investissements et de services. Elle finance aussi des coups d’Etat pendant cinquante ans pour développer ses activités et n’hésite pas à avoir recours à la corruption, donnant naissance à l’expression «république bananière».

 

Mais l’UFCo n’est pas seule sur ce terrain. Dans le même temps se développent les sociétés Dole et Del Monte aux Etats-Unis, et Fyffes en Irlande. Les trois firmes américaines dominent largement le marché mondial, et les fruits issus de leurs productions se voient surnommés «bananes dollars». Toutes-puissantes en Equateur, au Costa Rica et en Colombie, elles imposent des conditions de travail et de rémunération souvent décriées par les ONG.

 

Conflit commercial inégalé

 

Sur le plan économique, la banane crée aussi des tensions. Ses ventes se chiffrent en milliards et aiguisent les appétits. En 1993 éclate la «guerre de la banane». Elle oppose l’Union européenne (UE) et les pays latino-américains soutenus par les Etats-Unis sur la question des droits de douane. Elle a officiellement pris fin en 2009, lorsque les belligérants ont signé un accord sous l’égide de l’OMC. Il s’agit de fait du plus long conflit commercial de l’histoire récente.

 

Certains redoutent aujourd’hui un nouvel épisode de cette guerre. Les producteurs africains ont lancé en septembre 2019 l’«Appel d’Abidjan». Destiné aux autorités européennes et aux institutions internationales, il demande notamment à l’UE de ne pas favoriser les producteurs d’Amérique centrale par une nouvelle baisse des tarifs douaniers.

 

En mai, place à la banane française équitable ! | MarcelGreen.com

TOUS LES DÉTAILS SUR LA BANANE ÉQUITABLE  ICI 

 

La banane certifiée équitable fait son apparition au Canada en 2004, puis au Québec en 2008. En 2009, 72 organisations de producteurs sont certifiées équitables en Amérique latine. Tant les organisations de petits producteurs que les plantations avec main-d'œuvre salariée peuvent obtenir la certification équitable. Privilégier l'achat de bananes équitables est bénéfique pour les producteurs et l'environnement.

 

 

 

Recueil Statistique Banane 2018 ICI

8/01/2020

Grâce au soutien de l'ODEADOM, Office de développement de l'économie agricole d'outre-mer, vous trouverez ici l'annuaire statistique banane 2018 avec toutes les statistiques de production et d'importation mondiales, les importations annuelles et mensuelles de bananes aux Etats-Unis, au Japon, en Russie et sur le marché de l'Union européenne. 

L'épopée de la banane : exploitation, propagande et coup d'État ICI

 
 

VIDÉO. Dans un fruit, il y a parfois l'histoire du monde. C'est la leçon à tirer du passionnant documentaire "La Loi de la banane", diffusé sur Arte.

 

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 06:00

La Chapelle-Saint-Mesmin : le retour en force de Duralex

La cristallerie Baccarat passe sous pavillon chinois - Challenges

J’aimais, avec mon index, faire chanter les verres de cristal, qui n’étaient pas de Baccarat, de maman lors des repas de fête au Bourg-Pailler et, du côté des verres de la cave du pépé Louis, c’était des petits Duralex bien culottés. Par la suite, au resto U, j’ai beaucoup liché dans ces derniers qui seront les rois des cantines, restaurants d’entreprise dans la langue moderne et dans les mangeoires pour bobos où l’on y sert le café.

 

Loiret : La verrerie Duralex à nouveau placée en redressement judiciaire

 

Question : où sont donc fabriqués les baccarats et les Duralex ?

 

Amiante : une "grande victoire "pour de premiers salariés de la  cristallerie de Baccarat

 

Pour Baccarat pas de problème, c’est un petit bourg, à mi-chemin entre Nancy et Strasbourg, situé dans le département de la Meurthe-et-Moselle, s’est construit une réputation grâce à son histoire et à son savoir-faire en matière de travail du cristal.

 

J’y suis passé, façon de parler, en train en allant au festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges, la ligne de chemin-de-fer longe l’usine de Baccarat.

2 octobre 2006

Le dictionnaire de monsieur Champagne ICI 

 

Connaissez-vous les déodatiens ?

 

La réponse était dans le dictionnaire de monsieur Champagne

 

La Chapelle-Saint-Mesmin : débrayage surprise chez Duralex

 

Pour Duralex c’est plus compliqué, il m’a fallu attendre l’annonce de sa mise en redressement judiciaire, auprès du tribunal de commerce d'Orléans, le jeudi 24 septembre, pour savoir que c’était à La Chapelle-Saint-Mesmin  dans le Loiret.

 

Un peu d’Histoire :

 

« Pour comprendre pourquoi Baccarat est aujourd’hui mondialement connue il faut remonter au XIIIème siècle. À cette date, les productions verrières de Bohême, actuelle République Tchèque, envahissent l’Est de la France. À la demande de l’Evêque de Metz, Monseigneur Louis  de Montmorency-Laval, et ce pour des raisons économiques, le roi Louis XV accorde la création d’une verrerie dans la ville de Baccarat. Après la Révolution Française de 1789 et les guerres de l’Empire, ce qui était la « Verrerie Sainte-Anne » connait un véritable essor et devint cristallerie en 1816. La cristallerie de Baccarat reçut sa première commande royale du roi Louis XVIII en 1823 et cette commande en marqua le début d’une longue série de la part des familles royales et des chefs d’état du monde entier. Fin XIXème, une période de prospérité économique permit à la cristallerie une forte croissance sur le marché du luxe à l’international. »

 

Pour Duralex l’aventure commence dans les années 1930. La société Saint-Gobain acquiert à La-Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, une verrerie qui était autrefois la propriété d’un vinaigrier puis d’un parfumeur qui y produisaient leurs flacons. Quelques années plus tard, la société, pionnière de la technologie du verre trempé, fait ses premières tentatives pour adapter le procédé à la fabrication de vaisselle. Et, en 1945, la marque Duralex est déposée.

 

Les années 1960 et 1970 sont des années d’expansion et de développement international pour la marque. Duralex et ses produits deviennent familiers à des millions de consommateurs dans le monde. Suite logique, l'internationalisation des marchés voit l'apparition de nouveaux concurrents… Et le tournant des années 1990 est difficile. Saint-Gobain prend la décision de céder Duralex pour se recentrer sur ses autres métiers.

 

D’abord propriété d’un verrier italien, la société passe ensuite entre les mains de différents repreneurs qui ne réussissent pas à relancer l’activité. En 2008, l’entreprise est reprise par un groupe d’actionnaires dirigeants. Cette fois, des moyens importants sont investis pour sauver, développer l’outil de production et assainir la gestion de la société. La marque renoue avec les bénéfices, qui profitent notamment à la modernisation des moyens de production et à la mise en place de dispositifs de gestion durable, comme l'installation d’un filtre à particules, le recyclage des déchets, etc. En parallèle, un chantier de rajeunissement de la marque est lancé : nouveau logo, nouveau territoire graphique, des packagings repensés… L’innovation produit est également initiée, avec la priorité mise sur la création régulière de nouveaux modèles et le lancement de nouvelles couleurs.

 

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Une société qui ressemble à un navire sans gouvernail : les propriétaires chinois de la cristallerie Baccarat sont introuvables

 

La cristallerie Baccarat, dont l'usine se trouve en Meurthe-et-Moselle, a été placée sous administration provisoire, car les propriétaires chinois ne remboursent plus le prêt contracté pour racheter l'entreprise en 2018.

 

Ses lustres imposants ou ses verres soufflés par des maîtres verriers font sa renommée depuis sa création en 1764. La cristallerie Baccarat, dont l'usine se trouve en Meurthe-et-Moselle dans la ville du même nom, se porte plutôt bien. Elle a pourtant été placée sous administration provisoire par le tribunal de commerce de Nancy lundi 7 septembre. Deux administrateurs judiciaires vont devoir déterminer qui contrôle l'entreprise et l'état réel des comptes, car depuis quelques mois, les propriétaires ne remboursent plus le prêt contracté pour racheter l'entreprise en 2018 et ils sont introuvables.

 

Une famille millionnaire et introuvable

 

La suite ICI 

 

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L'entreprise Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin, en redressement judiciaire

 

L'entreprise ne sera pas acquise aussi vite que prévu. Souffrant des conséquences de la pandémie et de "l'incident industriel" de 2017, elle a demandé son placement en redressement judiciaire.

 

La société Duralex pensait être sortie d'affaire, et ses 248 salariés avec. Antoine Ioannidès, le PDG, prévoyait, en juin, une acquisition par un industriel parisien. Visiblement, la situation s'est, depuis, dégradée et la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin vient d'annoncer, ce jeudi 24 septembre, son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce d'Orléans.

 

Frédéric Morin Payé, le directeur commercial et marketing, voit cette procédure comme une "chance" de se donner du temps, afin de renégocier ses dettes avec ses fournisseurs, et de retrouver de la trésorerie. Un administrateur va être nommé.

 

"Une lourde perte exceptionnelle"

 

La suite ICI 

Duralex : voici ce que signifient les numéros au fond des verres de cantine... ICI

VIDEO. Baccarat, joyaux de la Lorraine ICI 

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 06:00

À Collioure, tout au bout des PO de l’érecteur de la petite Sibérie, PAX se lamente :

 

Triste fin de saison. Une Tramontane de tous les diables, un soleil pâlichon qu’on ne dirait pas qu’il vient de passer tout l’été en vacance et de la pluie, de la pluie, qu’on en a les larmes aux yeux. Et froide avec ça, comme pour se rappeler à notre bon souvenir. Tu m’avais oublié mauvais drôle et bien voilà comment je m’appelle…

 

Dans l’Hérault, Catherine Bernard  avec la météo, actuelle nous communique « froid, vent, pluie, oui pluie ! Ne nous autorise pas à sereinement nous retrouver à la cave. Nous venons de plonger des chauffages d'aquarium dans les cuves et de les enrouler de couvertures. Le château demeure rustique ! »

 

Covid plus frisquet l’AG du GFA de samedi 3 est annulée. Nous la tiendront à 17h sous forme numérique et Catherine pourra ainsi nous vous faire une présentation des aménagements en cours, soit un petit laïus de son cru.

 

Le dérèglement climatique c’est l’an dernier les vignes de  la Carbonnelle carbonisées, y’a quelques jours déluge dans les Cévennes, torrent de boue du Gardon, Anduze noyé, alerte rouge ! Le rouge est la couleur du temps présent l'Hérault et le Gard sont classés en zone alerte rouge Covid-19 et Paris aussi.

 

Pendant que les maires verts s’intéressent au sapin mort de Noël ou aux forçats survitaminés de la Grande Boucle, ça sent le sapin, ça ne tourne pas rond, rien ne va plus faites vos jeux au Casino du monde d’après.

 

Notre jeune et sémillant Président, qui n’en rate pas une, proclame urbi et orbi qu’il ne faut pas retourner à la lampe à huile, se la jouer Amish ! Lui, ce qui le fait bander ce sont les start-up qui lèvent des fonds aussi facilement que les dragueurs des années 60.

 

Ancienne lampe à huile en laiton – Sélection brocante

Witness - Publicity still of Alexander Godunov & Harrison FordWitness (1985 film) - Wikipedia

 

Alors, comme je suis bon Prince, que j’ai quelques économies à la Caisse d’Épargne, pour me la jouer banco boomers qui vont sauver les retraites de leurs enfants et petits-enfants, sur les fonds baptismaux de la Banque des Territoires j’ai décidé, pour accoter les little entreprises de porter une start-up de couvertures chauffantes pour vin nu.

 

En l’honneur de ma sainte mère qui en possédait une, je l’ai baptisée : Berthe au chaud… Pardon maman, je n’ai pas trouvé mieux, je sais que tu détestais ton prénom qui, accolé au nom de ton époux Berthomeau, choquait ton sens de l’élégance.

 

Pour les petites louves et les petits loups qui ne connaissent que la couette en duvet d’oie je dois signaler que dans nos contrées reculées nos maisons ne disposaient pas de chauffage à tous les étages, seule l’âtre et la cuisinière apportaient des calories, alors nous nous caillions les miches ou les glaouis (désolé !). Couvrepied, édredon, bouillotte, brique réfractaire, bassinoire, ne suffisant pas à réchauffer ma chère mère, elle fit l’acquisition d’une couverture chauffante.

 

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Le père réputé de la couverture électrique était un médecin américain, Sidney Russell, qui a conçu un coussin chauffant électrique en 1912. Russell essayait de trouver un moyen de garder ses patients malades au chaud, et il a mis au point une couverture qui utilisait des fils électriques recouverts d’un ruban métallique isolé pour y parvenir. L’utilisation commerciale d’un produit similaire a commencé dans les années 1920, lorsque des couvertures chauffantes à l’électricité ont été utilisées sur des patients dans des sanatoriums pour tuberculeux.

 

Dans les années 1930, les couvertures chauffantes étaient produites aux États-Unis pour 39,50 $ et en Angleterre, principalement comme un article de luxe ou comme le plus bel accoutrement d’une chambre de malade. Elles étaient généralement plus petites et beaucoup plus épaisses que les couvertures chauffantes d’aujourd’hui, et on les appelait coussinets chauffants ou couettes chauffantes.

 

En 1936, une entreprise avait introduit un édredon chauffant avec contrôle automatique de la température. Un thermostat de chevet réagissait aux changements de température dans la chambre et mettait la couverture en marche et l’éteignait en conséquence. Ces premières couvertures électriques comprenaient également plusieurs thermostats de sécurité qui éteignaient la couverture si une partie de celle-ci devenait dangereusement chaude.

 

Couverture chauffante vintage. - Label Emmaüs

 

Si vous êtes intéressés par mon projet Berthe au chaud pour faire fructifier grassement vos économies, je peux vous faire parvenir la fiche déposée auprès des autorités compétentes du CAC 40, mais soyez discrets les grands prédateurs du vin, Bernard, Gérard, Joseph et les autres me guettent, alléchés par les grosses pépètes…

 

« Pour que vos jolies petites levures sauvages se goinfrent de sucre emmaillotez vos cuves de beaux plaids chauffants Berthe au chaud, votre vin nu nouveau plaira aux bobos ! »  

 

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 06:00

 

Performance !

 

À la fois sportive et artistique…

 

Je suis admiratif !

 

Face à un défilé de belles étiquettes bordelaises bien nées, dont le choix parmi tant d’autres n’est pas précisé – est-ce celui des 2 dégustatrices ou le résultat d’envois des propriétaires ? * – dégustées les yeux grands ouverts, au contraire du sieur Dupont qui lui est aveugle, vient ensuite le temps éprouvant des commentaires.

 

* protocole de dégustation : par ce temps troublé de COVID, où enflent des polémiques dites scientifiques, les chercheurs à juste titre mettent en avant leurs protocoles de recherche, et même leur déclaration de non-conflits d'intérêts, même si déguster du vin n'a rien de scientifique et n'engage pas notre devenir, éclairer notre lanterne serait la moindre des choses, surtout pour un abonné comme moi.

 

Exercice difficile, à haut-risque, imaginez-vous que l’on puisse écrire que les créations de Karl Lagerfeld sont des daubes, que les pitreries de Jean-Paul Gaultier sont nulles, que les décadences de John Galliano sont le fruit de ses délires d’ivrogne ?

 

Impossible, vous n’y pensez pas !

 

Alors, commence la galère de l’écriture à 4 mains – plus précisément le ballet des doigts sur le clavier – après consultation des notes manuscrites, pas simple de trouver les mots adéquats, les qualificatifs variés, le lustrage de grands vins nécessite l’utilisation – comme les poètes amateurs d’un dictionnaire de rimes – d’une palette de senteurs florales ou fruitées ou d’expressions qui pètent ou se la pètent, on n’attrape pas les grands amateurs avec du vinaigre (voir conclusion)

 

Bref, c’est du sport de haute compétition !

 

Genre formule 1 ou Première League rosbif...

 

Chapeau !

 

C’est de l’art pour l’art, avec une petite touche du pied à certains propriétaires en les nommant :

 

  • Le château du XVIIe siècle, qui appartient désormais au spécialiste de la numismatique Trésor du patrimoine

 

  • Ce château, repris par la famille Lurton en 1992

 

 

  • … dont le château se situe à l’entrée de la cité médiévale de Saint-Émilion. Magali et Thibaut Decoster

 

  • Détenu par AG2R La Mondiale

 

 

  • … son producteur, Olivier Decelle, déjà très reconnu dans le Roussillon avec le Mas Amiel, ne cesse de faire progresser la qualité de ce château

 

Mention spéciale : hymne obligé à Hubert même s’il est trop cher !

 

Château Angélus, 1er grand cru classé « A »

 

On aurait aimé une baisse de prix plus franche, car il n’est que de 10 % moins cher que l’an dernier (pour une moyenne de – 20 % sur l’ensemble des primeurs). Mais il est si époustouflant à la dégustation qu’il mérite sa place ici. Angélus ne cesse d’affiner son style. En deuxième année de conversion bio, il émane du verre une grande pureté, mais, surtout, un raffinement extrême. Les tanins, notamment, évoquent le crêpe de soie* tant leur finesse et leur élégance sont remarquables. À garder trente ans. Ou à revendre* dans dix ans si le château poursuit cette trajectoire. Un vrai investissement.

266 euros HT.

 

*Je préfère le crêpe georgette

 

*conseil d’investissement au temps du bordeaux-bashing, de la distillation, de l’arrachage, de la faillite…

 

L’ensemble des critiques réservées aux abonnés est ICI

 

Carnet de Notes Adèle Blanc Sec - (Tardi) [LABEL BULLES, une librairie du  réseau Canal BD]

 

Les Blancs secs comme Adèle

 

 

  • malgré ses notes fleuries capiteuses. Sous la belle structure, il y a une certaine extravagance dans ce vin, une opulence…

 

  • on a la sensation de croquer dans un macaron. Les notes de vanille et de pêche

 

 

  • croustillant à souhait

 

  • Un vin aux belles épaules

 

 

  • Des notes de jasmin et de pamplemousse

 

  • On ne peut plus racé
  •  

Printemps des Liqueurs : les rendez-vous à ne pas manquer - L'Express Votre  Argent

 

Les Blancs liquoreux pas très heureux !

 

  • des notes d’abricot et de coing il fait penser à une charlotte aux fruits jaunes

 

  • aux notes de fruits secs, d’abricot et d’ananas

 

  • un vin dont les notes florales (la rose en particulier) et citronnées viennent réveiller les arômes confits

 

  • dévoile entre autres nombreux arômes une merveille de citron confit, mandarine et tilleul.

 

  • il se pare de notes de mangue, d’ananas, de verveine

 

Anonymous - Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes - - Catawiki

 

Les Rouges chics, distingués, bien bâtis sans vulgarité…

 

  • il se fait apprécier pour sa gourmandise, sa franchise et son honnêteté.

 

  • Tout est à sa place, et le caramel de l’élevage vient chatouiller le palais, rajoutant une note appétissante à l’élégance du vin. Il évoluera en tout cas avec distinction

 

 

  • On sent la vanille et le caramel qui enrobent les arômes fruités. Les tanins sont assez costauds mais sans vulgarité

 

  • Ce vin, certifié biologique, délivre une recherche de complexité, une volonté de personnalité multifacette.

 

 

  • une large gamme, du chocolat à la réglisse. Mais aussi de la prune, de la pêche, des fleurs.

 

  • Un vin construit intelligemment.

 

  • Des tanins épais bien que soignés lui assureront une longue espérance de vie, mais il restera marqué par son élevage. Il ravira ceux qui aiment les vins aux épaules larges.

 

  • l’ensemble est distingué, raffiné

 

  • Très joli nez, enveloppant, aux arômes d’eucalyptus et de violette, crémeux et fleuris

 

  • En sentant ce second vin, on se retrouve au cœur du fruit, dans sa pulpe. Le nez est très sensuel, avec beaucoup de personnalité 

 

  • Cette matière très chic s’impose spontanément comme une surprise. Une affaire à suivre de près tant son élégance est distinguée, évidente et droite.

 

  • on sent du tabac, du santal, de la myrtille. Avec une superbe trame tanique, est à la fois racé et gourmand

 

  • Suave, dynamique, onctueux et délié, il reflète toutes les qualités de son terroir, avec une précision rare. Dans un devenir élégant et généreux.

 

 

  • une expression aromatique de baies type groseille, framboise et myrtille.

 

  • Détail amusant : il évoque, pour ses producteurs, la chanson By the Way, des Red Hot Chili Peppers.

 

 

  • Un primeur au classicisme assumé, élégant, où le bois s’exprime sans surchauffe.

 

  • Vivant et émoustillant

 

  • Avec ses parfums de fruits frais qui émoustillent

 

  • La classe ! Un nez déjà complexe, avec des arômes riches de fleurs, de fruits, de cannelle et de cendre. Les saveurs sont majestueuses, cadrée par des tanins magnifiquement travaillés. Quant à la longueur, elle est éblouissante. Un vin noble et envoûtant, conçu pour l’éternité !

 

  • Un vin plus sympathique que chic.

 

  • Les arômes de fruits rouges (groseille et framboise) sont habillés par un élevage fin

 

  • Ce vin se distingue des autres. Il offre un voyage au fil du verre : on démarre par des fruits rouges précis et jolis, puis l’élevage apparaît, notes de bois de santal, cèdre, et il termine par des fruits noirs type myrtille

 

  • ce margaux qui exhale d’abord des parfums de fruits noirs, mûre et myrtille. Un boisé un peu tabac, un peu épicé. Des tanins policés 

 

  • la structure est super raffinée

 

  • Une grande fraîcheur et une pureté élégante se dégagent immédiatement au nez. L’évidence est là ! Les saveurs sont ensuite bien assises sur des tanins nuancés, gourmands et brillants.

 

Tout ça est bel et beau, j’attends avec impatience la sélection-dégustation par nos 2 « mondaines », pardon du Monde, des grands vins nu qui puent, avec des commentaires du genre « semble issu de l’essorage de serpillère » « n’achetez-plus du vinaigre ! » « Bouse de vache, crottin de cheval, pet de lapin… les 3 mamelles des vins nu » « Droit à l’évier ! » « Ça ne vaut pas les nectars du grand Gégé et du Bernard Magrez… » « Destop ! »

A la recherche du « bon petit bordeaux »ICI

Réputé pour ses étiquettes prestigieuses et ses vins de garde, le vignoble bordelais se modernise. Sans renier la tradition, de jeunes producteurs misent sur le goût avec des crus moins onéreux, à consommer sans attendre.

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 06:00
De bonnes nouvelles dans le nouveau n° LeRouge&leBlanc : sauvé des eaux, Pacalet, Selosse, Rietsch et un appel à candidatures.

Dans l’édito du nouveau numéro, LeRouge&leBlanc, à la veille de son 40e anniversaire et la parution de son 150e numéro, déclare être sauvé des eaux, grâce à la progression de ses abonnés il a acquis une totale indépendance financière.

 

Bravo !

 

À mon modeste niveau de blogueur je me suis toujours efforcé, numéro après numéro, de promouvoir  LeRouge&leBlanc en chroniquant à partir de ses articles.

 

Comme je suis taquin, j’ai, ces derniers temps appelé de mes vœux dans les lignes du LeRouge&leBlanc un soupçon de légèreté, d’humour, de gaité, de glou comme disent les naturistes pas toujours bien vu des dégustateurs-maison, on peut être sérieux sans se murer dans un esprit de sérieux ; autre remarque : ça manque de filles dans la maison, j’espère que le renouvellement, une bonne moitié des rédacteurs ont dépassé 60 ans, permettra d’apporter cette petite touche de légèreté et plus de féminité.

 

Vu mon grand âge, mon côté vieil homme indigne, tout le monde sait que je ne suis pas un grand amateur de dégustations et de notations, ce qui me branche se sont les portraits, les interviewes, les débats, pépé aime la castagne !

 

Le monde du vin, adepte de l’entre-soi, a besoin d’ouvrir ses portes et ses fenêtres pour capter les grandes tendances du monde extérieur particulièrement béotien des codes, des us, du labyrinthe réglementaire du jus fermenté du raisin.

 

Comme on ne tire pas sur les ambulances, surtout en cette période de risque sanitaire, je m’abstiendrai de railler le papier glacé d’une presse spécialisée vin dont la crédibilité doit se situer tout au bas de l’échelle de Richter de la crédibilité de la presse, celle-ci étant elle-même au plus bas.

 

LeRouge&leBlanc de ce mois-ci, comme le disait André Bergeron le patron de FO, nous offre du grain à moudre, de quoi alimenter nos neurones assoupis, mettre des mots sur les choses, sortir des sentiers battus :

 

  • Un grand entretien avec Philippe Pacalet. (1)

 

  • Une journée de Sonia Lopez Calleja avec Marc-André Selosse (bien connu de ce blog)

 

  • Un portrait de l’ami Jean-Pierre Rietsch qui me ravi… (2)

 

1-Vous qui êtes un des pionniers des vinifications sans soufre, comment vous positionnez-vous par rapport à la vogue du vin sans soufre ?

 

Pour faire le lien avec ce que je disais de mon oncle (ndlr Marcel Lapierre), je dois souligner que c’est lui qui m’a déterminé à devenir ce que je suis aujourd’hui. Le premier point, c’est de vinifier en toute liberté et d’utiliser les lois de la nature pour améliorer la qualité des vins. Le deuxième point, c’est, en étant peu interventionniste, d’avoir de bons paramètres « naturels » au départ. Ainsi, si je ne mets pas de soufre, c’est pour permettre une fermentation en levures indigènes et pour cela il faut des grappes entières. Pour travailler de cette façon-là, il faut avoir maîtrisé certaines notions. La vogue du « sans soufre » part d’un bon sentiment. Mais parfois les bonnes intentions ne suffisent pas pour faire du vin. Le vin ne doit pas suivre une quelconque idéologie mais les lois de la nature pour se faire.

 

J’estime aussi qu’il faut refuser l’esprit de système, l’extrémisme. La nature, ça n’est ni gentil, ni méchant. C’est un système. Il faut essayer de l’employer avec discernement. Un peu de science ne peut pas faire de mal. La finalité du processus fermentaire, c’est de décomposer. C’est pourquoi à un moment donné, il faut fixer les choses et mettre sous verre. C’est ainsi que je mets un peu de SO2 en fin d’élevage pour stabiliser le vin, pour le « cadrer », lui permettre de changer de dimension et lui donner une direction. Mais c’est une évidence : le soufre n’est qu’un adjuvant, pas un ingrédient du vin. Il y a eu beaucoup d’excès avec le SO2. L’attention portée à ce sujet est positive.

 

6 juillet 2020

LeRouge&leBlanc devrait étendre sa palette à l’orange en suivant 1 histoire naturelle des tannins de M.A. Selosse… ICI 

 

Les Goûts et les couleurs du monde: Une histoire naturelle des ...

 

2-« Placide et impavide, Jean-Pierre Rietsch poursuit patiemment son chemin exploratoire dans le non-interventionnisme avec rigueur et méthode. Terminées les maturités poussées et la recherche de la concentration, à présent, il a une démarche plus singulière et personnelle, laissant libre cours à sa créativité. »

 

« Les vins de Jean-Pierre Rietsch ont une esthétique à part, originale, singulière, parfois insolite. Que l’on apprécie ou pas le style du vigneron, ces vins ne laissent jamais indifférent et délient les langues. »

 

6 novembre 2014

Fantaisie militaire aux Subsistances : une galerie de portraits pour l’extension du domaine du vin. ICI

 

Le grand Jean-Pierre Rietsch mon chouchou

 

Fantaisie militaire aux Subsistances : une galerie de portraits pour  l'extension du domaine du vin. - Le blog de JACQUES BERTHOMEAU

 

13 avril 2017

Agent double un nouveau job à haut risque dans le milieu naturiste pour le Taulier ICI  

 

Agent double un nouveau job à haut risque dans le milieu naturiste pour le Taulier

Agent double un nouveau job à haut risque dans le milieu naturiste pour le Taulier

Agent double un nouveau job à haut risque dans le milieu naturiste pour le Taulier

Agent double un nouveau job à haut risque dans le milieu naturiste pour le Taulier

 

Cerise sur le gâteau, c’est ce jour-là, aux Bouffes du Nord, que j’ai croisé devant le stand de Jean-Pierre Rietsch l’amour de ma vie…

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 06:00

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Le débat fait rage autour de la dérogation gouvernementale d’accorder aux betteraviers une dérogation pour l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes interdits.

 

Dans la nomenclature du Ministère de l’Agriculture la culture de la betterave à sucre est une culture industrielle.

 

La betterave sucrière est une culture importante en France : en 2019, la production était de plus de 36 millions de tonnes (il faut y ajouter la canne à sucre des départements d’Outre-Mer), soit l’équivalent de plus de 5 millions de tonnes de sucre blanc équivalent. La zone de culture se concentre dans les Hauts-de-France.

 

La fin des quotas sucriers en 2017 avait généré une surproduction, que la demande croissante en sucre au niveau mondial n’avait pourtant pas pu absorber. Les betteraves servent en effet à produire du sucre blanc, en majorité expédié dans des pays de l’UE (Espagne, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, et en Afrique de l’Ouest, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient).

 

 

Les néonicotinoïdes sont une catégorie d’insecticides utilisés en granulés, traitements de semence ou pulvérisation, mais principalement en traitement de semence: ils sont dits systémiques, car ils sont déjà présents dans les semences, ils vont attaquer la plante tout au long de sa croissance, mais une grande partie de la substance contaminerait les sols alentours. Ils sont neurotoxiques, et agissent sur le système nerveux central. Dès le début des années 90, lors de leurs premières autorisations, des inquiétudes fortes sur leur impact indésirable sur la santé des abeilles, du fait de la contamination des pollens que les pollinisateurs butinent. Ils représentent 25% des insecticides vendus dans le monde, la première catégorie de produits, et sont commercialisés par des géants de l’agrochimie, tels que Bayer ou Syngenta.

 

En 2013, suite à des évaluations, la Commission européenne décide un moratoire sur 3 substances (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) jusqu’en décembre 2015: sont concernées les traintements de semence et des sols, à l’exception des cultures sous serre, céréales d’hiver ou après floraison.

 

En 2016, en France, la loi dite pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages – mais ne s’agissait-il pas plutôt de cesser justement cette “conquête”? – interdit à partir de septembre 2018 l’usage des néonicotinoïdes et des semences traitées pour toutes les cultures extérieures, autorisant des dérogations jusqu’au 1er juillet 2020.

 

En avril 2018, suite aux réévaluations des données disponibles par l’EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments), la Commission européenne et les Etats membres votent l’interdiction de l’usage en plein champ des 3 insecticides mentionnés précédemment.

 

Le Ministère de l’agriculture prévoit d’utiliser l’article 53 du règlement européen portant sur les produits phytopharmaceutiques, qui autorise des dérogations en cas de “situation d’urgence”, et la mise sur le marché pour une période de 120 jours maximum de produits interdits, pour un usage “contrôlé et limité”, et en absence d’ “autres moyens raisonnables” permettant de maîtriser le danger.

 

Le ministère présente la seule autorisation des semences enrobées par les insecticides comme un gage de sécurité, contrairement à une autorisation des pulvérisations de néonicotinoïdes, qui entraînerait une dispersion des produits alentours, et potentiellement sur des plantes à pollen: or, on sait que l’enrobage des semences provoque quoi qu’il en soit une contamination persistante des sols, et que les substances ne connaissent pas de limites géographiques.

 

Le gouvernement a annoncé jeudi qu'il vise une modification législative à l'automne pour autoriser les agriculteurs à utiliser dès 2021 et jusqu'en 2023 maximum, sous "conditions strictes", des semences de betteraves enrobées d'un insecticide interdit depuis 2018, afin de "pérenniser" la filière sucrière française, malgré l'opposition des apiculteurs et défenseurs de l'environnement.

 

Betterave et néonicotinoïdes: faute de solution « plus d'industrie sucrière », plaide Pompili

 

« Malheureusement, aujourd'hui on ne peut pas, si on veut garder une filière sucrière en France, agir de manière durable en si peu de temps. Des semis vont être faits dans six mois, si on n'a pas trouvé de solution, ils ne se feront pas et donc il n'y aura pas de betteraves et il n'y aura plus de filière sucrière en France ».

 

« Les solutions pour qu'on n'ait plus à utiliser de néonicotinoïdes commencent à apparaître, mais ce sont des solutions qui prennent du temps », selon Mme Pompili. Elle a dit "regretter amèrement » qu' « il n'y ait pas eu assez de mesures claires" pour appliquer la loi bioversité de 2016 interdisant les néonicotinoïdes, qui s'attaquent au système nerveux des insectes, dont les abeilles.

 

« Comme il n'y a pas eu assez de recherches, assez d'alternatives, aujourd'hui on est dans le mur », a-t-elle expliqué. « Moi je veux bien qu'on dise: +on ferme les sucreries de France, pourquoi pas+ ? Le choix qui a été fait, c'est de les garder ces sucreries. Pour qu'on ait des betteraves, il faut qu'on en plante ».

 

Selon le ministère de l'Agriculture, il y avait urgence à agir sur la jaunisse de la betterave pour sauver le secteur qui en France, premier producteur de sucre européen, concerne 46.000 emplois.

 

Rendements les plus bas en 15 ans -

 

Derrière ce revirement s'inscrivent la survie et la pérennité de la filière agro-industrielle de la betterave à sucre, l'une des plus anciennes et des mieux organisées de l'agriculture française avec plus de 46.000 planteurs, et salariés dans les usines à sucre.

 

Lancée sous Napoléon 1er, la culture des betteraves a permis de garantir l'autonomie de la France en sucre depuis le XIXe siècle et ainsi d'échapper aux guerres commerciales de l'époque, notamment au blocus du sucre de canne importé des Antilles imposé par l'Angleterre.

 

Avec la relance du débat sur l'autonomie alimentaire du pays pendant le confinement, le nouveau ministre de l'Agriculture Julien Denormandie avait indiqué fin juillet que « jamais, jamais, jamais », il n'abandonnerait cette filière. Les planteurs touchés par la maladie devraient d'ailleurs être indemnisés, a indiqué le gouvernement.

 

La CGB anticipe cette année les rendements les plus bas depuis 15 ans: une catastrophe pour les usines françaises de sucre et d'éthanol, souvent situées dans le nord du pays, qui sont menacées de fermeture ou contraintes d'importer leurs betteraves.

 

Car de l'autre côté de la frontière, les planteurs belges, néerlandais ou allemands continuent d'utiliser les néonicotinoïdes, douze pays de l'UE ayant demandé et obtenu des dérogations.

Être tout miel (et tout sucre) :

 

Cette expression signifie séduire en étant d’une grande douceur. Elle caractérise une personne dont l’apparence est douce et gentille mais qu’on soupçonne d’être hypocrite.

 

Être mielleux

 

Cette expression a une signification similaire à “être tout miel”. Effectivement, une personne mielleuse, des paroles mielleuses, sont d’une douceur exagérée et hypocrite.

 

Faire son miel de :

 

L'expression signifie tirer profit d’une situation, se servir des matériaux, des documents que l'on a amassé. En effet, comme les abeilles qui profitent des fleurs pour fabriquer leur miel, une personne peut profiter d’une situation pour en tirer un bénéfice.

La filière de la betterave et du sucre présente un plan de transition pour les néonicotinoïdes ICI 

Ce « plan de prévention » comporte une série d’engagements qui doivent permettre d’« accélérer la transition » et de « protéger les pollinisateurs ».

Champ de betteraves sucrières

[BETTERAVES] PROGRAMME AKERUne diversité variétale élargie pour répondre aux défis de demain ICI 

   Terre-net Média
Alors que le contexte de la filière betterave-sucre est actuellement tendu, le colloque scientifique international, clôturant le 18 septembre dernier le programme d'investissements d'avenir Aker - Betteraves 2020 « L'innovation compétitive », a rendu un bilan très positif au terme de 8 années de travaux menés par 11 partenaires et une centaine de collaborateurs. Des variétés de betteraves plus performantes, issues de ce programme de recherche, pourraient être disponibles dès les semis 2025.

La production et la consommation de miel en France et dans le monde ICI

 

Cette semaine je vous propose quelques graphiques et cartes sur un produit symbole du petit déjeuner : le miel. Vous découvrirez ainsi quels sont les principaux pays producteurs et quelle est l’évolution de leur production, quelle est le niveau de la consommation dans les différents pays du monde, quels sont les principaux flux d’import/export.

 

NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques…

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 06:00

 

Enfant je n’ai jamais mangé à la cantine, y’avait pas de cantine je rentrais manger au Bourg-Pailler. Ma première expérience de restauration collective je l’ai connue pensionnaire à l’école d’agriculture où le frichti n’était guère ragoutant mais parfois mangeable. Le summum du dégoût : les œufs durs aux épinards, genre dégueulis, qui m’ont fait fuir ce légume cher à Popeye pendant de longues années. Le restau U n’était pas un sommet de la gastronomie mais, comme j’avais de quoi faire la cuisine dans mon logement d’abord rue Noire (faudra-t-il la débaptiser ?) puis place Victor Richard, je préférais me gaver de pâtes et de sardines à l’huile plutôt que de bouffer des carottes râpées insipides et des steaks semelles en carton bouilli. Le sommet de l’horreur de la bouffe collective fut atteint lorsque je fis mes 3 jours à Blois pour le futur service militaire, je n’ai rien mangé, j’ai jeûné, la vision de l’andouille baignant dans une mer d’huile rance, l’odeur fade, la malpropreté, furent, hormis mon peu de goût pour l’uniforme, l’un des motifs de mon choix d’opter pour le service civil.

 

Au Ministère de l’Agriculture, la cantine de la rue Barbet de Jouy, gérée par une association du personnel, proposait du manger honnête. En 1981, j’ai fréquenté le restaurant des députés, au dernier étage du 101 rue de l’Université, où nos chers élus se restauraient bien pour pas cher. Puis ce fut la cantine de la SVF sur le port de Gennevilliers où, à mon arrivée il y avait 2 cantines, celle des propres sur eux, celle des ouvrières et des ouvriers, dans la première il y avait la table des cadres, les autres pour la piétaille. Nommé directeur du site, malgré les protestations des secrétaires qui ne voulaient pas poser leurs fesses sur les mêmes chaises que les ouvriers, j’ai unifié les 2 cantines et aboli la table des cadres. On y mangeait bien. Lorsque j’étais sous les ors de la République au 78, j’allais de temps en temps à la cantine, pas trop car les demandeurs de privilèges en profitaient pour me la jouer « monsieur le directeur ». Puis, lorsque j’ai gagné le gagatorium, j’ai mangé au restaurant d’entreprise de la rue de Grenelle géré par un des géants de la restauration collective. C’était propre et honnête. Enfin, pour clore cette litanie cantinière il y eut, suite à mon gadin en vélo, mon séjour de 15 jours en pneumologie de l’hôpital Cochin où l’ordinaire était triste, sans saveur, à pleurer.

 

DESSINS HUMORISTIQUE - HUMOUR DU JOUR ? POUR RIRE DE TOUT...(sans masque !)  - IL N'Y A PAS A SE TROMPER... C'EST ICI ! - C3V

 

Pourquoi mange-t-on si mal dans les cantines ou les restaurants d’entreprise ?

 

Pour faire court : les cuisines centrales, les appels d’offre obligés, la gestion concédée aux géants de la restauration collective.

 

Ce sont des usines à malbouffe gérée pour le plus grand profit des actionnaires, la santé publique, les PNN machin chose, les manger bouger, les 5 fruits et légumes par jours, de la poudre aux yeux dont les premières victimes sont les enfants, les urbains majoritaires, qui n’ont pas le choix.

 

Le livre noir des cantines scolaires

 

En 2018, dans Le Livre noir des cantines scolaires de Sandra Franrenet (Leduc.s éditions), l’autrice avait mené une enquête à la fois passionnante et effrayante sur les grosses machines qui font manger les enfants de la primaire au lycée : rupture thermique pas forcément respectée, trop de sucre, trop de gras, du bio du bout du monde, des plats obligatoirement servis avec de la sauce - pour ainsi mieux les réchauffer - mais où la sauce est pleine de produits innommables, du poisson pané (star des cantines depuis des décennies…) où le poisson n’en a plus que le nom, du gaspillage alimentaire avec des quantités délirantes dans les assiettes ou a contrario des enfants qui ont encore faim quelques heures après le repas et  toujours des politiques qui n’ont pas que cela à faire. Le livre faisait un constat déplorable de l’état de la plupart des cantines scolaires françaises.

 

La suite ICI 

 

Charlie Hebdo : les meilleures caricatures "vertes" du journal satirique |  Bio à la une

 

Marseille : Une journaliste mange un mois à la cantine... et ça fait peur ICI 

 

ALIMENTATION Pendant un mois, Valérie Simonet a mangé les plats préparés dans les cantines marseillaises, et en tire un documentaire qui interroge sur la nourriture servie aux plus petits

Mathilde Ceilles Publié le 25/09/20

 

La vérité sort-elle de la bouche des enfants ? Il y a un an, la journaliste marseillaise Valérie Simonet a voulu en avoir le cœur net. « Ma fille mangeait à la cantine depuis la petite section de maternelle. A partir du CE2, elle a commencé à se plaindre tous les jours. Elle disait que ce n’était pas bon, alors que ce n’est pas du tout une gamine difficile de ce côté-là. »

 

La journaliste a donc décidé de s’adonner à une drôle d’expérience : pendant un mois, à l’aide de complices dont elle protège l’anonymat, Valérie Simonet a récupéré dans des boîtes Tupperware le repas servi dans les cantines marseillaises. Elle a ensuite déjeuné tous les jours exclusivement ces mets et immortalisé l’expérience dans un documentaire, « Y avait quoi à la cantine », diffusée ce samedi sur Public Sénat. Une manière de faire le point sur ce « monstre français » qu’est la cantine marseillaise. Il s’agit en effet du « plus gros marché des cantines de France » détenu par un géant du secteur, l’entreprise marseillaise Sodexo, sous contrat avec la ville jusqu’en 2024.

 

Tout droit à la poubelle

 

Et le constat est sans appel : cette nourriture, parfois préparée des jours à l’avance dans une seule et unique cuisine centrale, est loin de séduire la journaliste, qui finit rarement son assiette. « Le soir, à 19 heures, j’avais super faim, confie Valérie Simonet. Je n’avais qu’une envie, c’était de me mettre à table. » Entre les omelettes caoutchouteuses conservées pendant dix-huit mois, la moussaka qui s’apparente plus à une bouillie sans goût et le riz aux poivrons qui n’a de poivron que la couleur, Valérie Simonet ne s’est pas vraiment livrée à une partie de plaisir. « J’avais un jour sur mon plateau une sorte de sauce marron crue étrange, raconte-t-elle. Je croyais que c’était une vinaigrette… Mais pas du tout, c’était une crème caramel ! »

 

Une expérience qui semble rejoindre le vécu de milliers d’écoliers marseillais. « Dans le cadre du documentaire, j’avais même interrogé des enfants à la sortie d’une école près de la Canebière, rapporte la journaliste. Ils disaient tous se jeter sur le goûter parce qu’ils avaient trop faim. Et de toute façon, il y a une donnée objective : en France, 30 % des repas servis par les cantines partent à la poubelle. Je suis allée faire les poubelles des cantines de Marseille, et elles étaient pleines. Même les SDF le savent, puisqu’ils étaient à côté de moi pour voir aussi dans ces détritus… »

 

« Il faut repenser les choses »

 

La journaliste souhaite à travers son documentaire ouvrir un débat sur la question des cantines, « un vrai enjeu humain, écologique et d’éducation pour sensibiliser les générations futures au bien manger. » « Aujourd’hui, à Marseille, la cantine est gérée par une société privée, une grosse machine dont le but est de faire du profit, note Valérie Simonet. Donc c’est une question de responsabilité politique que de confier ces tâches à des grands groupes privés. »

 

« Il faut repenser les choses, plaide Séverine Gil, présidente de l’association de parents d’élèves MPE13. Choisir le service de Sodexo, il y a quatre ans, c’était la solution de facilité pour gérer autant de repas. Mais ça a amené à un constat : ce qui est servi n’est pas bon. Il faut revenir à des échelles plus petites. »

 

Ce changement de modèle demeure toutefois compliqué, comme le note la journaliste, puisqu’il nécessite, entre autres, la construction de très nombreuses cuisines centrales sur Marseille. Une mesure que réclame dans le documentaire un certain Benoît Payan, alors opposant de gauche à Jean-Claude Gaudin. Aujourd’hui premier adjoint au maire, le socialiste assure vouloir respecter cet engagement, sans pour autant avancer de calendrier. « Nous souhaitons sortir de ce marché unique et on a commencé à travailler là-dessus », affirme-t-il auprès de 20 Minutes.

 

En France, les repas servis dans les cantines scolaires représentent près d'un tiers de la restauration collective.

 

Et 41% de ce marché de 21,1 milliards d'euros annuels, selon Gira Foodservice, est confié à des sociétés dans le cadre d'une gestion "concédée" plus économique, en vogue depuis 30 ans, au détriment de la gestion directe des cantines par les collectivités.

 

Filiale du britannique Compass, Scolarest, n°3 en France derrière les géants Sodexo et Elior, sert quelque 400.000 repas par jour dans 500 établissements scolaires, 

​​​​​​​

 

 

 

 

Les enjeux de la restauration collective en milieu scolaire Adopté à l'unanimité lors de la plénière du CNA du 4 juillet 2017 ICI 

Cantine

Cour des comptes - La restauration scolaire, un service coûteux et mal maîtrisé par les collectivités ICI

 

Avec 720 millions de repas servis en 2017, la restauration collective est un poste conséquent dans les finances des collectivités du bloc local. Un poste que celles-ci “appréhendent mal”. Principalement gérée en direct, la restauration peut-être confiée à un prestataire mais le contrat est “souvent défavorable”. Les collectivités subissent aussi un taux élevé d’impayés (6,4%). C'est ce que constate la Cour des comptes dans son rapport annuel public, consacrant un focus aux "services communaux de la restauration collective".

 

Sur le pont, la restauration collective redouble de précautions face au coronavirus ICI

Elior, Sodexo, Compass, présents sur les trois segments - scolaire, entreprise, santé - sont contraints de redéployer leurs forces vives. Les écoles sont fermées mais la demande explose dans le segment santé tandis que certaines industries restent des sites prioritaires.

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 07:00

Humour - Valls et Le Foll face à la colère des éleveurs - 21 Juillet 2015 -  Les dossiers de Placide - dessins de presse - chaque jour un dessin  d'actualité sarkozy

Je connais bien Stéphane Le Foll, j’ai même participé à son think tank le groupe Saint-Germain, « Il est l'un des meilleurs spécialistes de l'agriculture, en France et en Europe » expliquait François Hollande à France 3. J’en conviens, tout en soulignant son tropisme Grand Ouest et en ajoutant surtout dans l’opposition, arrivé aux manettes du Ministère de l’Agriculture j’ose affirmer qu’il fut bien décevant, très « hollandais » par sa frilosité, son souci de ne pas froisser la FNSEA, sa phrase fétiche dans son bureau tout en tirant sur sa clope « que veux-tu que je fasse ! », sur le dossier de la fin des quotas laitiers j’ai très peu apprécié son inaction renforcée par un directeur de cabinet qui adorait s’écouter parler. Désolé Stéphane, tu prenais plus ton pied comme porte-paroles du gouvernement parce là tu faisais de la politique.

Comme le François des motions de synthèse tu aimes ça et c’est pour ça que ton interview à Ouest-France est intéressante : tu es dans ton élément.

 

ENTRETIEN. Stéphane Le Foll : « Le modèle décroissant des Verts n’est pas porteur d’espoir » ICI

 

C'est réservé aux abonnés que je suis mais l'urgence m'oblige à passer au-dessus du copyright car bien peu de mes lecteurs sont abonnés à Ouest-France. Désolé, faute avouée est à demie pardonnée.

 

Ancien ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement sous François Hollande, Stéphane Le Foll, maire PS du Mans (Sarthe), ne mâche pas ses mots sur sa famille politique et son projet d’union avec les Verts. « On n’est même pas descendu en deuxième division. Là, on est en DH ! »

 

Crise sanitaire, plan de relance, poussée des Verts, présidentielle, état de santé du Parti socialiste… Stéphane Le Foll, maire du Mans (Sarthe), prend la parole. Il en profite pour mettre un tacle appuyé à ses consœurs maires de Rennes et de Nantes.

 

  • Quelle est votre réaction après l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, vendredi 25 septembre ?

 

Encore une fois, la liberté d’expression et la République ont été attaquées. J’apporte tout mon soutien aux victimes et à leurs familles. Mes pensées vont également aux Parisiennes et aux Parisiens dont la mémoire reste vive et meurtrie.

 

  • Quel est votre regard sur la crise sanitaire ?

 

On est dans une crise qui dure et va faire des dégâts. Or, la difficulté pour le politique est de s’inscrire dans la durée, d’inscrire les Français dans la durée. On peut demander des efforts s’ils sont limités dans le temps. Arriver à vivre avec un virus, c’est donc très compliqué. Il faut continuer à se laver les mains, à garder de la distance et à porter le masque, ce que j’appelle les 3 M : main, mètre, masque.

 

  • Et pour les tests ?

 

La bonne option est de ne tester que les symptomatiques de manière rapide et de les isoler. Pour les asymptomatiques, je préconise des tests salivaires rapides et aléatoires dans les lieux de contamination potentielle, les lieux de rencontres fréquentés. Il faut également revenir à des tests sérologiques (prises de sang) pour essayer d’évaluer l’immunité collective.

 

  • Le gouvernement est-il à la hauteur ?

 

Gérer une telle crise énorme n’est jamais facile, mais il faut de la cohérence dans l’action. Essayons de nous poser les bonnes questions. J’en appelle à un débat avec l’ensemble des élus et le parlement pour redéfinir une stratégie. Il faut qu’on se cadre. Un coup on centralise, un coup on décentralise, un coup on recentralise, ce n’est plus possible. Il faut se mettre d’accord sur les règles qu’on veut appliquer. Sinon, les crispations vont être de plus en plus fortes.

 

  • Ce débat que vous appelez de vos vœux doit-il aussi concerner le plan de relance ?

 

Je considère que le plan de relance est dans une démarche très Jupitérienne. Un plan de 100 milliards a été annoncé sans débat, sans concertation. Comment ce plan va-t-il être mis en œuvre ? Quand entrera-t-il vraiment en application ? Personne ne le sait. On a besoin de renouer la confiance entre l’État et les collectivités. Profitons donc des renégociations en cours des contrats de plan État-régions pour signer un vrai contrat de confiance entre les collectivités locales – les métropoles en particulier – les régions et l’État sur la mise en œuvre de ce plan de relance.

 

  • Le gouvernement veut installer des sous-préfets à la relance dans les territoires. Est-ce une bonne idée ?

 

Rajoutez des sous-préfets alors qu’il existe déjà des préfets, ce n’est pas la bonne solution !

 

  • Parlons des prochaines échéances électorales. À commencer par les sénatoriales de dimanche… À quoi faut-il s’attendre ?

 

Ce scrutin sera le reflet des municipales. Il n’y aura donc pas de surprise, notamment pour le parti présidentiel. La République en marche n’a pas été en capacité d’aller chercher des élus locaux.

 

  • La poussée des écologistes vous a-t-elle surpris ?

 

Oui, dans certaines villes, comme Marseille et Bordeaux. Mais elle est la confirmation des européennes. Les Français sont en train d’intégrer pleinement cette préoccupation écologique. L’écologie politique en a donc profité, elle qui est censée porter ce grand enjeu pour demain.

 

  • Censée ?

 

Les Verts peuvent revendiquer le leadership de la gauche aujourd’hui. Mais l’écologie politique telle qu’elle existe n’est pas en capacité de gagner la présidentielle.

 

  • Pourquoi ?

 

Elle s’adresse à une classe sécurisée qui conçoit le monde de demain avec de la sobriété et qui se l’applique : je me déplace à vélo, j’achète bio… Parce qu’elle a les moyens et la sécurité de l’emploi pour le faire. Mais la classe insécurisée, elle, elle vit avec le présent dans la difficulté. Vouloir lui imposer la sobriété, c’est très grave. Que les Verts revendiquent le leadership à gauche, je l’accepte. Mais je ne peux pas laisser passer le fait que, politiquement, il y a quelque chose qui ne marchera pas. Cela risque même de détourner une partie des couches insécurisées du grand enjeu du réchauffement climatique.

 

  • Pourtant, il faut changer notre mode de développement…

 

Oui, bien sûr. Mais il nous faut aussi de la croissance pour financer un modèle social. Dans la sobriété et la décroissance des écologistes, vous n’avez pas la capacité de financer un modèle social. L’écologie politique fait une erreur en s’arc-boutant sur la décroissance. Il faut l’affirmer. Or, le PS aujourd’hui ne dit rien. Moi, je suis pour une croissance sûre, donnant assez de richesses pour financer la transition énergétique et le modèle social. Il nous faut aussi retrouver l’idée du progrès et de l’espoir. On ne peut pas vivre qu’avec les peurs et le désespoir.

 

  • Vous pensez à la 5G, notamment ?

 

Sur la 5G, c’est très drôle. Première déclaration d’Éric Piolle, le maire Vert de Grenoble : La 5G est faite pour regarder du porno dans les ascenseurs. Il faut être assez tordu pour inventer ça ! Pour lui, la 5G c’est davantage de numérique et de consommation, donc c’est déviant…

 

Pour Julien Bayou, le secrétaire général des Verts, il ne faut pas de 5G parce qu’il faut aller vers la sobriété numérique. Les Verts veulent donc refuser ce progrès technique qui est pourtant une continuité de la 2G, de la 3G, de la 4G. S’il y a un problème de santé sur les ondes, qu’on remette alors tout en cause et les portables en premier. Cette logique de la peur est insupportable. Être vigilant sur la mise en œuvre de la 5G est nécessaire, la remettre en cause est un choix que je ne partage pas.

 

  • Yannick Jadot peut-il être le candidat commun de la gauche ?

 

Je ne le crois pas capable de gagner la présidentielle. Il a été battu par la partie la plus radicale de son parti lors de leur dernière consultation interne, comme ce fut le cas par le passé entre Nicolas Hulot et Eva Joly. La culture d’EELV, son noyau dur, c’est la décroissance. Si cette ligne est celle d’Éric Piolle, alors il ne peut pas y avoir d’union.

 

  • Malgré les efforts du premier secrétaire du PS pour faire alliance avec les Verts ?

 

C’est là que je ne suis pas d’accord avec Olivier Faure. Le peu importe qui sera candidat, du PS ou des Verts, c’est n’importe quoi ! Ce n’est pas l’alliance qui compte. C’est le projet qui sera présenté et sa cohérence qui comptent pour les Français. Or, de projet, nous n’en avons pas. Nous n’avons même plus de débat.

 

  • Le PS ne pense plus ?

 

Le parti n’a pas organisé une seule convention ces dernières années. Depuis trois ou quatre ans, c’est alliance, alliance, alliance, et rien d’autre. Croire qu’il suffit qu’on se rassemble pour empêcher un nouveau duel Macron-Le Pen en 2022 est une erreur colossale. Ce n’est pas vrai. Il manque une offre politique aujourd’hui, un projet pensé et construit qui fera réussir les idées de progrès, écologiques et sociales.

 

  • Ce que vous dites là est entendu par vos camarades ?

 

Mes idées sur la stratégie sont largement majoritaires auprès des socialistes, mais totalement minoritaires au sein de l’appareil. C’est tout le paradoxe.

 

  • Comment cela ?

 

Regardez ce qui se passe ! Même les partisans de l’alliance avec les Verts se déclarent candidats aux élections régionales. En Île-de-France, Anne Hidalgo propose qu’Audrey Pulvar y aille, alors que Julien Bayou, le secrétaire national d’EELV, veut se présenter. Ici, en Pays de la Loire, Guillaume Garot vient de se lancer seul. Ils disent partout qu’il faut faire des alliances et ils y vont sans attendre.

 

Vous allez quitter le PS ?

 

Pour aller où ? J’y reste, mais je vais continuer à dire ce que je pense. Je n’aime pas du tout la manière dont ma propre famille politique traite les anciens ministres de François Hollande, dont je suis. Critiquer, c’est tout à fait légitime, mais finir par se convaincre que nous n’avons rien fait de bien depuis quarante ans – années Mitterrand comprises – c’est le summum du déni ! Répéter que le quinquennat de Hollande n’aurait été qu’un échec ne nous permettra pas de nous reconstruire. La jeune génération veut nous mettre de côté.

 

  • C’est un peu fort, non ?

 

Mais c’est ce qui conduit Nathalie Appéré à refuser le grand départ du Tour de France à Rennes, ou Johanna Rolland à demander un moratoire sur la 5G à Nantes ! Si nous nous retrouvons sous domination idéologique, nous allons au-devant de grandes difficultés. Je ne crois pas que le modèle décroissant et anti-progrès des Verts soit porteur d’espoir. La sobriété imposée aux classes populaires s’apparente à un mépris de classe comme l’a dit Yannick Jadot.

 

  • Vous seriez partisan d’un retour de François Hollande à la présidentielle de 2022 ?

 

Non, je n’y crois pas. L’incarnation est certes essentielle, mais il faut d’abord s’entendre sur ce que l’on veut faire avant de décider qui on envoie à la présidentielle. La crise sanitaire a déjà des conséquences sociales graves, nous devons avoir une ligne de gauche claire et affichée. On ne devrait pas se perdre dans la bouillie des alliances, à se demander si les Verts doivent être devant et le PS derrière ou si c’est l’inverse ! Il faut une ligne.

 

  • On vous sent agacé…

 

J’ai envie de secouer le cocotier. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la faiblesse dans laquelle se trouve le parti socialiste aujourd’hui. Quand j’étais au bureau du PS, il y avait Jospin, Strauss-Kahn, Aubry, Delanoë, Frêche, Mélenchon, Fabius, Mauroy… Quand on se réunissait, je peux vous dire que ça volait haut. Vous avez vu qui y siège aujourd’hui ? On n’est même pas descendu en deuxième division. Là, on est en DH !

 

 

 

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 06:00

Citroën Ami6 (1961-1969) | l'automobile ancienne

Souvenir de mon futur beau-frère débarquant au Bourg-Pailler, pour fréquenter ma sœur Marie-Thérèse, dites Zézette, dans une 2 CV camionnette sentant l’huile, normal il était mécano de matériel agricole. Leur première voiture de jeunes mariés fut une AMI 6 Citroën.

 

Par la suite, devenu concessionnaire Fiat il roula en FIAT et lorsqu’il occupa une position dominante dans les machines agricoles de tout l’Ouest et Sud-Ouest de la France, comme de bien entendu, il s’offrit une grosse Mercédès.

 

Les jeunes d’aujourd’hui, qui chevauchent des trottinettes électriques filant à plus 30 km/h, n’ont pas connu Pierre Bercot, le triste et réactionnaire, président de Citroën dans les années 1950, Michelin étant alors le propriétaire de Citroën.

 

C’est sous l’impulsion de l’actionnaire qu’est mis en oeuvre un projet de petite voiture populaire, la 2CV est présentée en 1948 et permet à une clientèle alors délaissée par les constructeurs d’obtenir une automobile. Mais Citroën, c’est aussi le haut de gamme et l’innovation, Michelin ne peut laisser la Traction sans descendance et lui donne la DS, une voiture qui envoie ses rivales au rang des antiquités

 

26 août 2008

La 2CV : voiture de l'année 48, le terroir profond... ICI 

 

 

« Pendant la seconde partie des années 1950, la gamme Citroën jouait donc au grand écart entre une frêle 2CV destinée aux agriculteurs et la luxueuse DS réservée aux cadres de grandes entreprises. Entre les deux modèles, rien…

 

citroen-ami6-7

 

Avant que Citroën lance l’Ami6 en 1961, une petite berline au style décalé… »

 

L’AMI 6, dessinée par le styliste maison, Flaminio Bertoni, également à l’origine de la Traction Avant, de la 2 CV et de la DS. Le modèle est assemblé au sein de la toute nouvelle usine de Rennes.

 

La grande particularité de cette berline tricorps est constituée par son style inimitable qui se démarque de suite par sa carrosserie aux formes atypiques. Outre la lunette inversée, le capot plongeant cerné par deux optiques rectangulaires n’est pas sans critiques.

 

Citroën Ami 6, la familiale francaise née en 1961 - Auto-IES.com

 

L’Ami 6 avait pour cible principale les femmes modernes à qui le catalogue s’adressait en priorité en titrant : «Pour vous Madame».

 

Citroën Ami 6

 

Mais c’est le break Ami6 est validé au début de l’année 1964, ce qui permet de le présenter lors du salon de Paris qui se tient en octobre de la même année, qui arrive à convaincre plus facilement le public avec une ligne classique et un important volume de coffre.

 

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Les chiffres sont sans équivoque par la suite, dès le millésime 1965, l’Ami6 break représente les deux tiers des ventes du modèle, une lancée qui permet à l’Ami6 de devenir le modèle le plus vendu en France en 1966.

 

Recherche mots clés, affiche, documents anciens d'automobiles de  collection, v2.

 

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