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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 06:00

 

« Bouge pas comme ça, tu me fatigues », lance Alexandre à son chien. « Toi aussi, faut que tu remues, que tu cavales, mais qu’est-ce qu’ils ont tous ? On a le temps. Faut prendre son temps. Faut prendre le temps de prendre son temps. »

 

 

Alexandre le Bienheureux c’est Philippe Noiret dans le film d’Yves Robert sorti un an avant 1968, hymne à la paresse à travers le portrait d’un homme qui, à la mort de sa femme, décide de tout plaquer et de se reposer enfin, au grand dam des autres.

 

Bertrand Russell dans son Éloge de l’oisiveté : « Le fait de croire que le travail est une vertu est la cause de grands maux dans le monde moderne ; (...) la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. »

 

J’ai toujours été un paresseux qui a travaillé par pure nécessité, enfant je me rêvais roi fainéant, mollement allongé sur un char-a-bancs tiré par des bœufs indolents.

 

L’heure de la retraite ayant sonné je peux goûter avec délice, sans opprobre, l’art de ne rien faire…

 

Et pourtant, me direz-vous, chaque jour que Dieu fait, je ponds deux chroniques. Pourquoi ?

 

Tout bêtement, pour éviter de voir mes neurones se rouiller, j’écris comme je pédale sur mon vélo, s’arrêter c’est serait me casser la gueule…

 

Donc ce matin j’exerce mon droit à la paresse.

 

L’homme qui voulait faire de Taïwan un pays viticole

Par Alice Hérait

Publié le 02 mars 2021 à 18h00

REPORTAGE Dans son île au climat subtropical, Chien-hao Chen s’est battu contre typhons et moussons pour développer son vignoble. Et produire un rouge et un blanc distingués par les plus grands œnologues.

 

Comment imaginer développer la viticulture sur des terres qui ne connaissent pas l’hiver et sont meurtries par cinq typhons par an en moyenne ? L’île de Taïwan est en effet bien plus réputée pour son thé et sa street food que pour ses vignes. Produire du vin, c’est toujours possible, mais du très bon vin, c’est une autre histoire. Du reste, la plupart des bouteilles que l’on trouve dans le pays sont plus proches de la piquette que des grands crus.

 

C’est dans ce contexte que le Vino Formosa, un vin blanc liquoreux, et le Vino Formosa Rosso, son équivalent en rouge, conçus par l’excentrique Chien-hao Chen, font exception – leur nom évoque l’ancienne appellation de l’île, Formose. Nous avons rencontré le vigneron de 53 ans à la fin du mois d’octobre 2020, sous un soleil qui tapait fort. Le domaine viticole a pour nom Shu-sheng, il est situé en périphérie de Taichung, la deuxième ville de Taïwan avec 2,8 millions d’habitants. Chien-hao Chen nous fait visiter ses cinq hectares de vignes. A l’exception des caractères chinois qui indiquent le nom du domaine, nous pourrions facilement nous imaginer passer un après-midi d’été dans la région de Perpignan.

 

Dans un français quasi parfait et teinté d’un accent taïwanais bien reconnaissable, celui qui cumule les métiers d’œnologue, de viticulteur et de sommelier – ce n’est pas courant – nous résume son parcours atypique. Il part en Suisse pour trouver sa voie et débute sa formation aux métiers de bouche en 1992 à l’école hôtelière Les Roches dans le Valais. C’est de là que date sa première gorgée de vin. Il en retient un épisode qui l’amuse encore : il avait suscité l’indignation d’un de ses professeurs en lui proposant naïvement de couper le vin avec du jus d’orange. Il travaille un an comme chef dans un restaurant asiatique à Lausanne. Puis part en 1996 étudier plus précisément le vin à Dijon et obtient un diplôme universitaire de technicien en œnologie. Il est le seul élève asiatique de sa classe. Et doit s’imposer, faire entendre sa voix parmi les enfants de viticulteurs.

 

Seul diplômé en viticulture

 

Chien-hao Chen peut alors retourner à Taïwan, prêt à travailler la vigne, dans un pays où tout est à faire. Nous sommes au milieu des années 2000. La production d’alcool en indépendant n’y est autorisée que depuis 2002. Auparavant, elle était un monopole d’Etat. Et c’est l’Etat qui invite M. Chen, seul diplômé en viticulture de Taïwan, à diriger la production des vignes du domaine Shu-sheng. D’un abord enjoué, le nouveau viticulteur précise dans un rire : « Après la libéralisation de la production d’alcool, j’étais le seul Taïwanais à avoir étudié l’œnologie et la viticulture en France ! »

 

M. Chen ne possède pas les vignes du domaine Shu-sheng, elles appartiennent à la famille Hung depuis quatre générations. Elles datent de l’époque de la colonisation japonaise, entre 1895 et 1945. « Ce sont les Japonais qui ont, les premiers, choisi la région de Taichung, explique le vigneron. Ils n’ont pas choisi au hasard : ces vignes disposent du meilleur sol, dans une région où les nuits sont les plus fraîches. Mais durant la période du monopole d’Etat, le vin qu’on y produisait était très banal, il y avait peu de recherche œnologique. Et quand les Chinois ont repris l’île, après la Seconde Guerre mondiale, ils ont continué ce système. » La propriété, en réalité, ne faisait pas son propre vin : la récolte était destinée aux entreprises étatiques qui le fabriquaient – un peu comme le système de coopérative en France.

 

Dès son arrivée en 2005, Chien-hao Chen a pour ambition de faire un grand vin. Il lui a donc fallu composer avec le climat, qui a de quoi refroidir les ardeurs. Le principal frein au développement de la production viticole à Taïwan qui, selon une importatrice de vin, se résume à celle de M. Chen, d’un autre vigneron et surtout aux bouteilles sorties des usines nationales.

 

M. Chen a d’abord dû surmonter la chaleur. Il nous montre une souche de cépage riesling, qui pousse très mal. « Le pied souffre, il fait trop chaud. » Il a dû s’adapter aussi aux quatre mètres de précipitations annuelles, ce qui est beaucoup. Mais ce passionné adore expérimenter, tâtonner, trouver. Afin d’aérer au mieux les sols et d’éviter le pourrissement du fruit, les vignes sont alors conduites sur pergola, en hauteur. « Le cycle végétatif de la vigne est de six mois, comme en France, à la différence que nous avons les premiers bourgeons en janvier et les vendanges en juillet. »

 

Mais juillet est lourd en menaces. Qui viennent du ciel. L’été est la saison des typhons à Taïwan et il faut parfois procéder aux récoltes dans l’urgence, trop tôt même, pour éviter une tempête annoncée qui viendrait balayer un long travail. « Il nous arrive de récolter des raisins pas assez mûrs mais l’acidité reste, cela donnera un vin très frais », soutient Chien-hao Chen.

 

Vignes à la sauce madère

 

Le vigneron concède néanmoins qu’avec un climat compliqué à dompter, « les débuts ont été difficiles ». C’est pourquoi il est parti chercher l’inspiration et des réponses dans des régions subtropicales similaires à Taïwan. « J’ai commencé par regarder le plan mondial de la viticulture et j’ai remarqué qu’on faisait du vin à Tahiti, se rappelle-t-il. Un viticulteur, sans doute un peu fou comme moi, y cultivait du grenache et de la syrah. Je n’ai alors pas hésité à débourser 400 dollars pour me faire importer une de ses bouteilles. Mais le vin n’était pas bon. »

 

C’est finalement en 2007, lors d’un voyage à Madère, qu’il trouve la clé pour cultiver sa vigne dans son île natale. M. Chen profite alors de ses multiples casquettes. Il est professeur en sommellerie à l’Institut supérieur d’innovation et culture culinaire de Kaohsiung, troisième ville de Taïwan, et se rend régulièrement à l’université polytechnique de Hongkong pour enseigner la viticulture. M. Chen est aussi journaliste pour des revues gastronomiques taïwanaises, et c’est à ce titre qu’il part en reportage dans l’ensemble des domaines de l’archipel portugais et en profite pour poser toutes les questions techniques. Il revient de Madère convaincu. « Dès 2008, je disais à tout le monde que nous allions gagner des prix avec notre vin ! », se souvient-il.

 

Lors de la visite de son chai, on remarque que les fûts sont importés de Bourgogne, un clin d’œil à sa formation. Le vin doux naturel y mature selon des méthodes similaires aux vins du Sud-Ouest, tel le muscat de Frontignan. Soit autour de huit ans. Sauf que pour ces bouteilles made in Taïwan l’étape du vieillissement doit affronter une autre difficulté climatique : le volume d’alcool qui s’évapore s’élève à 10 %, contre 1 % à 2 % pour des vins français.

 

Dans la cour des grands

 

Mais le travail et l’acharnement paient. En 2014, le Vino Formosa blanc reçoit une médaille d’or au prestigieux concours des Vinalies internationales. En 2019, c’est au tour du rouge d’être primé. M. Chen constate avec fierté qu’il peut jouer dans la cour des grands. Nous lui demandons de décrire son rouge liquoreux : « Il y a une très bonne concentration au nez. Au goût, on retrouve tous les fruits exotiques, des fruits rouges, un peu de fruits confits, du chocolat, du caramel… C’est très complexe, avec une bonne fraîcheur et de l’acidité. »

 

La réputation des vins de M. Chen a passé les frontières, au point qu’ils se retrouvent à la carte du restaurant multi-étoilé des chefs Michel et Sébastien Bras, à Laguiole dans l’Aubrac. Mais les 6 000 bouteilles produites chaque année par le domaine Shu-sheng sont insuffisantes pour répondre à une demande qui désormais fuse. Aussi, à l’exception de quelques restaurants implantés en Asie, les acheteurs sont essentiellement des particuliers à Taïwan. « Nous n’avons pas assez de bouteilles pour les vendre à l’étranger ! », regrette M. Chen.

 

Comme la consommation de vin est en essor dans le pays, les Taïwanais achètent quasi exclusivement des bouteilles importées, françaises avant tout. Les amateurs locaux les plus mordus, qui ne désespèrent pas de partager le travail de M. Chen, doivent s’inscrire sur une longue liste d’attente et patienter jusqu’à trois ans pour recevoir un flacon de Vino Formosa.

 

Alice HéraitTaichung (Taïwan), envoyée spéciale

 

 
Leïla Slimani : « Le vin a fait longtemps partie de la culture musulmane » ICI

 

L’écrivaine à succès, prix Goncourt 2016, cultive un véritable amour du vin, héritage de ses origines alsaciennes et marocaines. Elle parle de la place de la culture de la vigne dans son pays natal, pas exempte de paradoxes.

Propos recueillis par 

Publié le 27 février 2021 

A 39 ans, Leïla Slimani est une romancière prolifique. Après Le Pays des autres (Gallimard), paru en 2020, elle vient de publier son neuvième livre, Le Parfum des fleurs la nuit (Stock, 128 pages, 18 euros). Née à Rabat, au Maroc en 1981, installée en France en 2000, d’abord journaliste, elle publie en 2014 un premier roman remarqué, Dans le jardin de l’ogre (Gallimard) autour de l’addiction sexuelle. Elle connaît un succès mondial dès son deuxième livre, Chanson douce (Gallimard), en 2016, pour lequel elle obtient le prix Goncourt et qui, depuis, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.

 

Une telle renommée attire l’attention d’Emmanuel Macron, qui lui propose, l’année suivante, de devenir ministre de la culture. Elle refuse, préférant, dit-elle, garder sa liberté. Mais elle accepte de devenir la « représentante personnelle » du président de la République pour les questions de francophonie, siégeant depuis à l’Organisation internationale de la francophonie.

 

A la fois marocaine et française, Leïla Slimani envisage la culture du vin comme un patrimoine partagé qui, non sans lien avec son parcours personnel, doit se jouer des frontières. Elle garde une tendresse pour le vignoble du Maroc, un pays où une bonne partie de sa famille est installée. Elle sait pourtant qu’il n’est pas simple, notamment pour une femme, d’évoquer et de défendre une culture viticole dans le monde arabo-musulman.

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 08:00

 

 

Oui, oui, oui je lis l’Alsace, allez donc savoir pourquoi ?

 

Logo l'Alsace

 

Et qu’est-ce que j’y lis : à l'occasion de la fête des grand-mères, ce dimanche, nous vous proposons 5 recettes tirées des "Gâteaux de mamie", un livre publié chez Larousse dans la collection "Les meilleures recettes". ICI 

 

Et dans le tas qu’est-ce que je vois : 4/Le clafoutis aux cerises

 

 

Pour 6 à 8 personnes. Préparation 15 min. Macération 30 min. Cuisson 35 à 40 min

 

Ingrédients : 500 g de cerises noires, 100 g de sucre en poudre, 125 g de farine, 1 pincée de sel, 3 oeufs, 30 cl de lait, beurre pour le moule, sucre glace

 

A noter : Dans la recette du clafoutis, on ne dénoyaute pas les cerises, contrairement à celle de la tarte, pour laquelle on utilise des cerises fraîches équeutées et dénoyautées.

 

Etape 1 : Équeutez les cerises, mais ne les dénoyautez pas. Mettez-les dans un saladier avec la moitié du sucre en poudre. Remuez et laissez macérer au moins 30 min.

 

Etape 2 : Tamisez la farine dans un saladier, ajoutez le sel et le reste du sucre en poudre. Battez les oeufs en omelette, incorporez-les. Ajoutez enfin le lait et mélangez bien.

 

Etape 3 : Disposez les cerises dans un moule beurré et versez la préparation par-dessus. Faites cuire 35 à 40 min à four chaud (180°C).

 

Etape 4 : Laissez tiédir et saupoudrez de sucre glace. Servez froid dans le moule.

 

Et, ni une, ni deux, je me dis, en souvenir de ma mémé Marie, je vais faire un clafoutis aux cerises !

 

Je sens l’objection fuser : ce n’est pas la saison des cerises !

 

D’accord, mais comme  Raphaëlle m’avais dit samedi qu’elle aimait le clafoutis aux cerises, j’ai trouvé des cerises (désolé ! je ne vous dirai pas d’où elles venaient)

 

Le résultat le voilà :

 

 

Pour rester en Alsace on boit ceci

 

 

Elefanta Orange Auxerrois 2017 Macération

Christophe Lindenlaub

Alsace - Année 2017

 
  • Domaine : Christophe Lindenlaub
  • Appellation : Alsace
  • Millésime : 2017
  • Encépagement : auxerrois
  • Contenance : 75cl
  • Degré d'alcool : 12,50%
  • Potentiel de garde : 6 ans
  • Saveur : vif, fruité et complexe

 

La fête des grands-mères a été créée en 1987 par la marque de café le Café Grand'Mère, du groupe Kraft Jacobs Suchard

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 06:00

 

 

Le couvre-feu a sonné, dans la rue les quinquets sont allumés, la patrouille du fourbe Darmanin rode sur les trottoirs, les blouses blanches de Véran ont rangé leurs seringues, dans son château-fort notre souverain bien aimé consulte les astres pour savoir s’ils lui seront favorables en 2022, Carla astique le bracelet-Rolex du petit Nicolas, sur les plateaux des télés la longue litanie des logues, virologues, psychologues, sociologues, déconnologues… défile en débitant ses sombres prédictions, les estomacs crient famine et dans leurs cuisines les gens de Merluchon se posent la question : qu’allons-nous manger ce soir ?

 

 

Alors, le préposé à l’ordinaire, en panne d’idées pour contenter la maisonnée, s’interroge : « et si j’appelais l’inconnu de Crémone, le polytraumatisé du marais, il saurait me tirer de ce mauvais pas… » Bof ! à quoi bon… En désespoir de cause, d’un geste las il ouvre le placard du bas et son regard tombe sur une pile de boîtes de sardines, millésimées bien sûr, côtoyant des paquets couchés de spaghetti, et il se dit, et si je consultais l’idole de Paul  sud: François-Régis Gaudry ?

 

Sitôt dit, sitôt fait, et voici le résultat…

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 08:00

 

Brut : c’est écrit dans l’Équipe, le quotidien sportif que lisait Jacques Delors, à l’heure du petit déjeuner au temps où le Ministère des Finances créchait aux Tuileries.

 

Le 2 juillet 1950 lors du premier Grand Prix de France, disputé sur le circuit de Gueux, près de Reims, deux cousins, passionnés de sport auto, Paul Chandon Moët et Frédéric Chandon de Brailles, ont eu l’idée de faire célébrer la victoire, sur le podium, avec du champagne.

 

 

Après une course enflammée, le victorieux Fangio a été le premier à boire, et non à projeter, du champagne, à cette époque, puis durant des décennies, le champagne sera bu, comme l'a fait Juan-Manuel Fangio le premier en 1950, pas secoué et dispersé.

 

24 Heures du Mans 1967 : L'interview des vainqueurs, Dan Gurney et A.J.  Foyt | Endurance info

 

L'écume et sa projection vont naître d'une fantaisie américaine, toujours en France mais loin de la F 1. Dan Gurney, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1967, secoue sa bouteille qui n'a pas été réfrigérée. Le bouchon saute. Les images sont belles. Depuis, le champagne est devenu, sous la forme d'un jéroboam le compagnon du podium.

 

 

À partir de cette année, il n'y aura plus de champagne sur les podiums des Grands Prix. Le promoteur a passé un accord avec un fabricant de vin effervescent italien du Trentin au nom évocateur... Ferrari, qui n'a rien à voir avec la Scuderia.

 

Vin italien Ferrari Maximum Brut - Achat / Vente pétillant & mousseux vin  Ferrari Maximum Brut - Cdiscount

 

C'est la fin d'une époque. Dans trois semaines à Bahreïn, le vainqueur du premier GP de la saison célébrera sa victoire avec une bouteille de prosecco. Fini le champagne sur les podiums des Grand Prix bouleversant ainsi une tradition aussi vieille que le Championnat du monde.

 

Le couple formé par la F1 et le champagne a déjà connu une rupture, en 2016, avec l’arrivée sur les podiums du vin pétillant californien de Chandon qui prenait la suite du champagne Mumm. Un an plus tard, la maison marnaise Carbon récupère le contrat avant de le céder en 2020 faute de rentabilité à la maison Moët et Chandon

 

« Voici donc le retour surprenant de Moët &  Chandon sur les podiums de cet évènement parmi les plus médiatisés au monde. Après G.H Mumm durant quinze ans, puis la marque Carbon à partir de 2017, qui avait pourtant signé jusqu’en 2021 un partenariat avec Formule 1 (lire ici), sous forme de mécénat, la « grande » maison a offert quelques flacons pour la reprise de cette saison 2020. Une saison bousculée par la crise sanitaire de la Covid 19. » ICI 

 

« Le champagne sur les grands prix de Formule 1, c’est un symbole, regrette Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons de Champagne. Le symbole de la réussite, de la victoire, de la fête. Remplacer le champagne par une autre boisson, c’est enlever une part de rêve, c’est retirer un peu de prestige. Je suis vraiment triste, c’est un symbole qui disparaît. »

 

« Ces podiums, c’était d’abord une belle vitrine pour nous les vignerons, confie Maxime Toubart. Je ne pense pas qu’il y aura un réel impact économique pour le secteur, mais on n’aura plus la fierté de pouvoir dire 'c’est mon champagne que le vainqueur tient dans les mains' ». Selon le président du Syndicat des vignerons, cette décision est d’abord une question d’argent : « Acheter du champagne, ça coûte cher pour les organisateurs. Trop cher peut-être, pour un sport qui n’est pas au top de sa popularité et dont les moyens diminuent. Passer un accord avec une marque moins prestigieuse, c’est peut-être un moyen de faire quelques économies »

 

Le champagne reviendra

 

Malgré tout, Maxime Toubart reste optimiste. « Il y a des cycles, explique-t-il. Il y a quelques années, sur certains Grands Prix, on avait déjà remplacé le champagne par un vin pétillant… puis le champagne est revenu ! Donc je ne perds pas espoir, je pense qu’un jour, le champagne reviendra ! »

 

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 08:00

 

Peinture de Mort Kunstler montrant le général Lee (à droite) accompagné de son célèbre collaborateur mort de ses blessures à la bataille de Chancellorsville: Stonewall Jackson.

J’ai revu Truman Capote de Philip Seymour Hoffman avec Philip Seymour Hoffman.

 

 

Philip Seymour Hoffman a obtenu l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle de l'écrivain Truman Capote dans le film du même nom en 2006, un rôle qui lui avait également valu un Golden Globe la même année.  Il  a été retrouvé mort un dimanche de février 2014 dans son appartement à New York, apparemment d'une overdose.

 

L'acteur américain Philip Seymour Hoffman en 2012

 

Revoir un film qu’on a aimé permet d’accrocher son regard au-delà de l’acteur central pour s’intéresser à ce que l’on nomme les seconds rôles et, dans le cas présent, celui de Catherine Keener qui joue le rôle de Nelle Harper Lee, cette jeune femme l’accompagne dans le Kansas pour l’aider dans ses entretiens et ses recherches. Elle apaise Capote, exerce sur lui une influence, il l’écoute.

 

TRUMAN CAPOTE" : The Truman show - cinemaniac.blogs.allocine.fr

 

Le coffret du DVD contient un petit opuscule très bien fait. Je l’ouvre et le feuillette pour découvrir que Nelle Harper Lee était une descendante du général Robert E. Lee qui s’était illustré durant la guerre de Sécession.

 

Truman Capote signing copies of In Cold Blood with Harper Lee in 1966. Photograph: Steve Schapiro/Corbis

 

Née le 28 avril 1926 à Monroeville, Harper Lee – de son vrai nom Nelle Harper Lee – grandit dans cette petite ville du sud de l’Alabama où l’écrivain Truman Capote (1924-1984) a lui aussi été élevé. Lee et Capote sont d’ailleurs des amis d’enfance. A l’époque, ils vivent à quelques rues l’un de l’autre. Plus tard, à la fin des années 1950, Truman Capote entraînera même Harper Lee dans l’écriture d’un roman sur un quadruple meurtre. Lee l’accompagnera dans le Kansas pour l’aider dans ses entretiens et ses recherches. Et ce livre deviendra De sang-froid (1966), que Capote dédiera à Harper Lee – laquelle apparaîtra également dans plusieurs autres de ses livres, avant que leurs liens d’amitié ne se distendent considérablement, notamment après le succès de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.To Kill a Mockingbird.

 

 

Harper Lee y décrit la vie étriquée de Maycomb, un petit village du Sud profond « où les jours ont vingt-quatre heures mais semblent tellement plus longs » et où « personne ne se presse parce qu’il n’y a nulle part où aller ». Pis, tout plaisir y est péché, même celui qui consiste à savourer le parfum du mimosa, pourtant « aussi doux que le souffle des anges ». C’est dans ce « trou » brûlant, écrasé de chaleur, d’hypocrisie, de pudibonderie et de puritanisme, que le père de la jeune Scout, Atticus Finch, un avocat impeccablement intègre, idéaliste et magnanime – que le lecteur imagine assez semblable au père de Harper Lee dans la vraie vie – décide de défendre Tom Robinson, un homme noir injustement accusé du viol d’une femme blanche.

 

Plaidoyer pour la justice et la compassion, ce roman magnifique paraît à l’époque de la reconnaissance des droits civiques des Africains-Américains. Sa grande richesse, son humour et sa narration généreuse en font un succès instantané. Vendu à 500 000 exemplaires l’année même de sa sortie, le roman est adapté au cinéma par Robert Mulligan en 1962. Le film, Du Silence et des ombres, vaut à Gregory Peck un Oscar pour son interprétation d’Atticus. Quant au livre, il est bientôt étudié dans les collèges (au sens français) et lycées américains, traduit dans quarante langues, et vendu aujourd’hui à 40 millions d’exemplaires.

 

Lire ICI 

 

Comment «Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur» est devenu une religion  américaine | Slate.fr

Mort de Harper Lee, auteure de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur »

La romancière américaine, prix Pulitzer en 1961, s’est éteinte, le 19 février, à 89 ans.

Par Florence Noiville

Publié le 19 février 2016

 

Elle incarnait l’un des contes de fées les plus spectaculaires de l’industrie éditoriale contemporaine. L’écrivaine américaine Harper Lee, essentiellement connue pour son roman To Kill a Mockingbird (1960), prix Pulitzer en 1961 et réédité en France aux éditions de Fallois (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, 2005), est morte dans sa ville natale de Monroeville, en Alabama, vendredi 19 février. Elle était âgée de 89 ans.

 

Le chef-d'œuvre caché de la bibliographie d'Harper Lee | Slate.fr

Sur une photo, on la voit, guillerette octogénaire à lunettes et cheveux blancs, tout sourire au bras de George W. Bush. Paternellement penché vers elle, le président américain vient de lui remettre la médaille de la Liberté – The Presidential Medal of Freedom, la plus haute distinction que puisse recevoir un civil américain – pour sa contribution à la littérature. Cela se passe en 2007. La contribution de Harper Lee se résume alors à un seul livre, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. Mais quel livre ! Une courageuse dénonciation de la ségrégation raciale dans l’Amérique sudiste des années 1930. Un livre qui, dès sa parution, deviendra un classique de la littérature américaine.

 

Catherine Keener née le 26 mars 1960 à Miami (Etats Unis).

 

Biographie de Catherine Keener

 

Actrice américaine d'origine libano-irlandaise, Catherine Keener est née à Miami en 1960. Après des débuts laborieux au cinéma, elle se fait connaître à partir de 1991, grâce à 4 tournages avec le réalisateur Tom DiCillo. En 1999, le succès arrive : l'actrice est nominée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son jeu dans « Dans la peau de John Malkovich ». C'est le début d'un cercle vertueux avec 4 nominations depuis 2006 !

 

Du silence et des ombres

1962 Etats-Unis Réalisé par Robert Mulligan 2h9 avec Gregory PeckBrock PetersJames Anderson

Drame

On aime beaucoup

 

Critique par Guillemette Odicino

 

Mulligan a tout compris de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, le superbe roman de Harper Lee sur la perte de l’innocence… Un avocat, veuf, élève seul son fils et sa fille. Le temps d’un procès, ils vont faire l’expérience douloureuse du monde des adultes, qui comporte peu de figures aussi nobles que leur père, qui défend, seul contre tous, un ouvrier noir accusé du viol d’une Blanche…

 

L’enfance est, pour le cinéaste, un voyage initiatique au pays de la peur. Mais un voyage de proximité : derrière la clôture, devant la maison où il faut abattre un chien enragé, vers un arbre où de petits cadeaux sont déposés par une main anonyme. Plus les deux enfants découvrent la peur, plus l’obscurité et la cruauté stimulent leur courage, et plus on pense à La Nuit du chasseur. Même noir et blanc soyeux, même atmosphère tendue, même talent des deux jeunes interprètes. Gregory Peck fait d’Atticus un tranquille et imprenable bastion d’humanité. Seul et sans arme dans le halo d’une lampe, il monte la garde. Comme la dernière lueur d’une espérance butée en un monde qui laissera en paix les enfants, les oiseaux et les « Nègres ».

Notre série Culture de l’été s’intéresse aux artistes connus à travers une seule œuvre. Comme Harper Lee, dont le premier roman est l’un des plus vendus du XXe siècle. Après Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, elle s’est tue… jusqu’à l’annonce, 55 ans plus tard, de la parution d’un deuxième livre.

 

par Eric Bulliard

 

C’est l’histoire d’une inconnue qui rencontre un succès mondial et décide de se taire. Harper Lee a 34 ans quand elle publie son premier roman, To kill a mockingbird. En français, le livre a été traduit par Quand meurt le rossignol puis Alouette, je te plumerai, avant de devenir, en 2005, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.

 

 

 

Dès sa sortie, il fait figure de classique de la littérature américaine. Prix Pulitzer en 1961, le roman se vendra à quelque 40 millions d’exemplaires dans 40 langues. Un sondage l’a placé au deuxième rang des livres qui ont le plus changé la vie des Américains, derrière la Bible. Tous l’ont lu à l’école.

 

 

La suite ICI 

Harper Lee : et si son héros n'était pas si blanc ? ICI

Nathalie Crom

Publié le 26/09/15

Le chef-d'œuvre caché de la bibliographie d'Harper Lee ICI
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 08:00

 

Julien Denormandie, ci-devant  Ministre de l’Agriculture, peut bien réclamer à corps et à cris que les agriculteurs doivent être justement rémunérés, ça me rappelle l’un de ses prédécesseurs, lors de la dernière grande crise du lait, Bruno Le Maire, en 2010, qui entonnait le même couplet. Martial, il déclarait à Ouest-France : « La loi de modernisation de l'agriculture, votée par le Parlement le 13 juillet, prévoit la mise en place de contrats entre producteurs et industriels d'une durée d'un à cinq ans. Des contrats qui portent sur les volumes et la rémunération. Ce dispositif, qui sera obligatoire au 1er janvier 2011, est un changement radical pour l'avenir de la filière.

 

Tout le monde va jouer le jeu ?

 

Tout le monde devra s'y plier. Et si aucun accord n'est trouvé, l'État fixera lui-même les modalités des contrats. Ces contrats sont la seule façon pour que les producteurs aient de la visibilité sur plusieurs années.

 

En dépit des masques, à droite du Président, le François Patriat, et à la droite de Julien Denormandie, la conseillère agricole, l'ex-madame vin.

 

10 ans déjà, une nouvelle loi, dites Égalim, et Emmanuel Macron, en visite à la ferme d'Etaules, non loin de Dijon, veut que les agriculteurs soient payés au juste prix. Il a apporté mardi son soutien aux agriculteurs qui tentent d'obtenir des revenus décents dans le cadre des difficiles négociations commerciales annuelles avec la grande distribution et les industriels de l'agro-alimentaire.

 

Avec tout le respect que je dois à notre Roi, ça leur fait une belle jambe aux agriculteurs !

 

Le juste prix se heurte au mur infranchissable du plus bas prix que nos capteurs de valeur de la GD ont érigé depuis des décennies.

 

Oui mais c’est pour nourrir les larges masses désargentés, faire qu’elles puissent, en remplissant leurs caddies de machins empaquetés par les IAA, des machins où le minerai agricole ne pèse pas lourd, afin de pouvoir payer leurs abonnements aux PTT modernes.

 

Les politiques peuvent enfiler des lois comme des saucisses de Francfort, tâter le cul des vaches en jurant, main sur le cœur (la gauche s’ils sont droitier, la droite s’ils sont gaucher, l’autre tâtant) que la guerre des prix c’est fini, la course à l’échalote continue.

 

Prenons deux exemples emblématiques : Emmanuel Faber le boss de Danone qui se voulait hors le jeu, les actionnaires l’ont prié de remiser ses bonnes intentions, faut que ça jute, et l’ont délesté de son poste de DG ; Alexandre Bompart, le boss de Carrefour, lui est couvert de fleurs, son front est sert d’une couronne de lauriers, pour avoir bien fait juter les dividendes.

 

C’est le marché, y’a rien à faire, circulez y’ a rien à voir !

 

Pas si sûr, car sur le marché, sur la dernière marche, se trouvent les consommateurs qui ont, pour la plupart, abdiqués face à la GD en cédant à la facilité du caddie bourré de tout. À eux de jouer, au lieu de se lamenter, de plaindre ces pauvres agriculteurs.

 

Et puis, du côté du vin, notre beau modèle, unique au monde, un couple vignerons indépendants&coopératives, flanqué d’un négoce ramasseur, y’a beaucoup de grains à moudre pour que les vignerons reprennent leur destin en mains. Je rappelle aux grands dégustateurs, experts en tout genre, que le vin  se vend très majoritairement en GD à des prix de misère.

 

Au lieu de se gargariser avec la contribution  du secteur à l’exportation, qui le fait de quelques poches et non du grand nombre, de se lamenter sur les Trumperies, de tout mettre sur le dos de la crise sanitaire où, entre nous, les cavistes ont plutôt bien vendu, l’heure est venu de se prendre en mains, d’affronter la réalité.

 

Bref, ce ne sont pas Lidl and Co, avec leurs foires aux vins à la con, qui n’engraissent que les conseilleurs, que cette reprise en mains de leur destin va s’entamer.

 

Lidl lance une foire aux vins bio à prix réduit et met à l’honneur le terroir français

Bordeaux, Bourgogne, Corse… Lidl fait la part belle au terroir français pour sa foire aux vins bio de printemps. Vegan, sans sulfites ajoutés ou labellisées Demeter, vingt bouteilles sont proposées à des prix très doux.

 

Coup d’envoi des traditionnelles foires aux vins de printemps ! Comme chaque année, les enseignes de la grande distribution et les cavistes mettent à l’honneur une sélection de bouteilles coup de cœur à des prix très intéressants. L’occasion idéale pour garnir sa cave sans trop se ruiner. Parmi les foires aux vins qui promettent d’être très attractives, celle de Lidl. Le géant allemand lance en effet les festivités dès ce mercredi 3 mars avec une vente 100 % bio. Particularité : elle se tiendra uniquement sur son site lidl-vins.fr.

 

Des vins bio, vegan, sans sulfites ajoutés ou labellisés Demeter

 

Au menu, vingt références, allant de 5,45 € à 46, 99 € l’unité. Pour cette vente, Lidl met en avant des vignerons français engagés, dont les produits sont vegan, sans sulfites ajoutés ou labellisés Demeter. Les amateurs pourront ainsi dénicher douze vins rouges, six vins blancs, un effervescent et un rosé, issus des régions Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Corse, Languedoc-Roussillon, Loire et Rhône.

 

QUEL AVENIR POUR L’AGRICULTURE ET L’ALIMENTATION BIO ?
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 06:00

 

C’est l’histoire d’un petit gars, « qui s’appelait Armand, l’avait pas de papa, l’avait pas de maman… », tout juste sorti de ses couches, qui passa 6 mois traumatisant comme pion à CHALLANS…

 

Challans qui, en poitevin, est appelé chaland, est la capitale du marais dit breton, célèbre pour ses bourrines, ses maraîchines – les filles, les vaches, la danse – ses grandes ombrelles bleues, René Bazin et sa Terre qui meurt, dans un département dénommé par les Révolutionnaires : la Vendée, alors qu’elle eut pu se nommer les 2 Lay, est flanquée de deux marais, au nord le breton, au sud le poitevin;

 

Le 14 avril 1622, Louis XIII affligea une défaite sanglante au Seigneur de Soubise et ses troupes protestantes, chassés de Luçon et des Sables d'Olonne, à Challans.

 

Au cœur d'un des foyers de l'insurrection vendéenne de mars 1793, la ville est l'enjeu de bien des combats. Le 6 juin 1794, les Blancs, sous les ordres de Stofflet et Charrette, assaillent la ville, mais les Bleus restent maîtres de la place et battent les royalistes lors d'une bataille au lieu-dit « le calvaire ».

 

Le général de Gaulle, président de la République, fait une visite remarquée à Challans, le 19 mai 1965. Il prononce un discours, place des Marronniers, sur le parvis de l'église qui est en hauteur, et qui a servi de tribune. On lui offrit deux canards de Challans.

Aujourd’hui, que reste-t-il de Challans dans la mémoire nationale ?

 

Son CANARD !

 

Appelé également canard nantais

 

photo « on peut considérer le canard challandais comme issu du croisement entre le canard sauvage et le canard de rouen » © ouest france

 

Gabriel Lissot dans son ouvrage : Oies et Canards 1946 écrit que le Nantais est l'objet d'un croisement et d'un métissage, avec le canard sauvage. « Extrêmement utilitaire, il donne lieu à une véritable industrie qui s'est énormément développée dans la région des Marais nantais. » Dans ce livre, M. Robin, Président de la Société Avicole de l'Ouest, à Nantes le décrit : « Le canard Nantais provient du croisement du Rouen et du canard sauvage de la Grande Brière, dit Briéron. Sa couleur est sensiblement celle du Rouen clair, avec une bavette blanche. Son poids : 1,5kg à 2,5kg, est moindre que celui du Rouen. Sa croissance est plus rapide. Dans les élevages spécialisés, on recherche les caractères du standard et de la ponte. La cane Nantaise produit facilement 100 oeufs par an. Les principaux centres d'élevage du canard Nantais sont d'abord la Grande Brière, les Marais de Touvois, Bouin, Bourgneuf où l'élevage est intensément pratiqué.

 

Les ancêtres de l'actuel canard de Challans étaient élevés en quasi totale liberté dans les marais et les innombrables canaux, trouvant seuls une grande partie de leur nourriture composée de vers, de mollusques, ainsi que de micros crustacés. De retour à la ferme, ils étaient nourris avec de la pâtée humide, composée le plus souvent, de son, remoulage, pommes de terre cuites et lait écrémé. A 3 ou 4 semaines, ils étaient parqués pour l'engraissement avant d'être sacrifiés à 7 ou 8 semaines. Toujours selon Gabriel Lissot, en 1936 il s'est vendu de mars à août, 1million de canetons Nantais, et 450.000 d'août à décembre, principalement en Angleterre, en Suisse, en Allemagne, et en Italie.

 

À trop en vouloir, on finit par tout perdre...

 

Comme pour beaucoup de volailles françaises, la deuxième guerre mondiale mit un frein au développement du Challans. Cependant, selon Jean-Claude Périquet, l'élevage de ce canard connut son apogée en 1947 avec l'obtention d'un label "canard de Challans". Afin de répondre à la demande, les éleveurs procédèrent à différents croisements, pas toujours très heureux, afin d'augmenter encore sa productivité, délaissant du même coup les méthodes d'élevage ancestrales qui avaient pourtant fait la renommée du Nantais. La qualité de la chair s'en ressenti et la production chuta. Le "vrai type" du canard de Challans disparut peu à peu, à peine conservé par quelques puristes vendéens amoureux de leur patrimoine avicole…

 

Des souches à bout de souffle!

 

En 1998, Joseph Pineau de Saint-Herblon en Loire-Atlantique entama la relance du canard de Challans. Très vite, il dut se rendre à l'évidence que sa tâche ne serait pas des plus aisée puisqu'il ne restait que deux ou trois éleveurs de ce palmipède en Vendée...

 

Source : LE CANARD DE CHALLANS, UN NANTAIS DEVENU RARE ICI 

 

Le Canard de Challans serait né, selon la légende, vers 1650, du croisement de canards sauvages avec des canards apportés par les Hollandais venus reconstruire les digues. Pour d'autres, il résulterait du croisement entre un canard sauvage de type colvert et un canard rouennais domestique.

 

Avec le développement du train, sa notoriété grandit dans la capitale, d’abord sous le nom de «canard nantais», car son expédition pour Paris s’effectuait depuis la gare de Nantes. La Tour d’Argent, alors l’une des plus prestigieuses « adresses » parisiennes, en fera une star avec son «canard au sang» : étouffé, le canard est cuit à la broche entre 17 et 20 minutes. Il est ensuite découpé par un canardier alors que la carcasse est pressée pour en extraire le sang, qui servira à la fabrication de la sauce, également constituée de bouillon et de foie du canard à laquelle on ajoute du cognac, du citron et du Madère.

 

Le canard au sang a été découvert par hasard

 

Lorsque les éleveurs de Rouen allaient traverser le fleuve pour vendre les canards sur les marchés, ils les enfermaient dans des sacs. Certains ne supportaient pas le voyage et mourraient étouffés. Lorsque ceux qui avaient péri étaient cuisinés, on s’est aperçu que leur chair était restée rouge et leur goût si particulier.

 

Le prince de Galles Édouard VII et l’empereur Hirohito en ont dégusté

 

L’Angleterre était un gros consommateur de canard Challandais, avant-guerre. Elle le considérait comme un produit de qualité, et plus précoce que le canard Aylesbury. Entre 1926 et 1932, deux tonnes par jour de canards partaient en Angleterre. Malheureusement, une commission anglaise composée de vétérinaires est allée contrôler la salubrité des élevages, et aurait trouvé du choléra. Certains prétendent qu’il s’agit ici d’une manœuvre pour sauvegarder l’Aylesbury, puisque les épidémies de choléra étaient extrêmement rares dans le Marais Bretons.

 

Il a été également servi au mariage du prince Rainier avec Grace Kelly.

 

Autres « classiques » : le canard aux navets et le canard nantais aux petits pois.

 

26 novembre 2010

Le Canard de Challans aux navets du Pardailhan : maraichins et languedociens réunis autour du vin. ICI 

 

Bénéficiant du Label Rouge fermier depuis 1965 le canard de Challans est un canard de Barbarie au plumage noir et blanc, élevé selon des méthodes ancestrales. La zone d'élevage du canard de Challans, qui s'étend sur quelques dizaines de kilomètres, convient parfaitement à l'animal grâce à son climat tempéré et ses marais alimentés en eau et en sels minéraux par les canaux de la Loire. Il reçoit une alimentation à base de céréales, mais se nourrit aussi d'insectes, de larves, de limaces, d'escargots ou encore de têtards.

 

Voilà, c’est dit, et avec ça un p’tit coup de Gros Plant pour la route !

 

Domaine Le Fay d Homme Vincent Caille Corbeau Blanc Gros Plant du Pays NantaisDomaine Le Fay d Homme Vincent Caille Corbeau Blanc Gros Plant du Pays  Nantais : Vin bio et naturel Gros Plant du Pays Nantais

Domaine le Fay d'Homme - Vincent Caillé Corbeau Blanc Gros Plant du Pays Nantais

 

Cépage : Folle blanche. Age moyen des vignes : 40 ans. Origine : Monnières. Terroir : Gabbro

 

Vinification : Après un léger débourbage d’une nuit, fermentation alcoolique de 15 jours par les levures indigènes.

 

En 1965, l'historique tournée du général de Gaulle ICI

 

Il y a cinquante ans jour pour jour, Charles de Gaulle, premier président de la Ve République entame un tour de Vendée resté dans les mémoires. Accompagné de son épouse, Yvonne, le général effectuera 32 étapes.

 

C'est dans une ferveur populaire et bon enfant que le président Charles de Gaulle, aussi appelé « Le Grand Charles », va être accueilli en Vendée, qu'il sillonne dans une DS noire, s'arrêtant dans chaque commune traversée pour un petit discours, n'hésitant pas à se mêler à la foule. Ce 19 mai, venant de Nantes, il a pris pied à Falleron, où il est accueilli par le jeune député Vincent Ansquer, mais aussi par un certain Benjamin Favreau, conseiller municipal falleronnais, qui fut surtout un des premiers Compagnons de la Libération !

 

À Froidfond, il embrasse la doyenne qui, à 92 ans, « n'avait jamais embrassé de président ». Puis, son périple l'emmène à Challans, Le Perrier, Saint-Jean-de-Monts, Croix-de-Vie et Saint-Gilles, qui sont alors deux communes ; puis Brétignolles, Les Sables-d'Olonne, Moutiers-les-Mauxfaits, Luçon, Mareuil-sur-Lay et la Mainborgère, commune de Château-Guibert. Là, il s'y arrête d'autant plus volontiers, que le petit Charles Imbert, né en 1963 dans ce village, est le 13e enfant de la famille et donc automatiquement un filleul du président !

 

 

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 08:00

 

Clotilde, dites Cloclo, onze ans et demi à peine, élevée par son géniteur, Jean-Pierre dit papinou, sa mère Véronique, dites Véro, est officiellement partie en Inde se ressourcer, passe souvent ses vacances dans une gare désaffectée, avec son artiste-peintre de père qui l’a achetée.

 

Dans L’Art me ment, de Jean-Bernard Pouy, elle narre sa vie avec son papinou :

 

…Et puis, demain, on part à la gare… Je vais revoir mes poules… Je suis la reine des Poules…

 

Papinou, il y a cinq ans, a acheté une gare, oui, une gare, je déconne pas, sur une petite ligne, genre quatre passagers dans un foutu train qui passe trois fois par jour, en Bretagne, une gare désaffectée, Coat-Plougonnec, elle s’appelle, tu parles d’un nom à la noix, gare de l’Ouest, ça, ça en jetterait, une baraque que papinou a aménagée dans le plus pur style ringard avec des meubles atroces qu’il a achetés, cinq euros  chacun, à la Ressourcerie du coin, mais avec un bon chauffage et une grosse cheminée, parce que, dans le coin, ça flotte comme une vache qui pisse, des vaches, on n’en a pas, mais on a des poules, dix, trois noires, deux blanches et cinq rousses, les meilleures pour les œufs, plus un coq, un beau, un comaque, que papinou appelle Balladur, je ne sais pas pourquoi, et que moi je nomme Maman, c’est le voisin qui s’en occupe quand on est pas là, du coup je passe toute la journée avec Maman et ses poules, j’adore, elles sont plus intéressantes et marrantes que mes copines de classe, de vraies vaches, d’ailleurs elles adorent voir passer le petit train, ce qui n’est pas rien.

 

… dans ma petite gare, maintenant, il y a l’essentiel, je l’adore…C’est comme une toile d’un peintre naïf. Je l’ai achetée pour une bouchée de pain de deux. Pas plus chère qu’une galette-saucisse. Elle ne sert plus. Les trains ne s’y arrêtent jamais, désormais, dans les parages, trois fermes, un dépôt de pain et un bar-tabac, c’est bagnole et compagnie, les quais sont envahis par une herbe qui, heureusement, ne se fume pas. Mais les trains passent toujours, en grondant. Une petite ligne, une des seules en France gérées par la CFTA ? Sous licence SNCF, une ligne qui résiste…

 

 

 

Qu'est-ce que c'est la CFTA ?

 

La Société générale de chemins de fer et de transports automobiles (CFTA) est une filiale de Transdev qui fait partie de la Caisse des dépôts et consignations et de Véolia. C'est un héritage du Réseau Breton, créé dans les années 1890 pour desservir tout le centre-Bretagne. Quand la SNCF a été créée en 1938, le Réseau n'a pas été absorbé et nous sommes restés indépendants. La suite ICI 

 

 

En revanche Coat-Plougonnec est une invention de l’auteur.

 

 

L’Art me ment, de Jean-Bernard Pouy est la première partie de La Mère Noire co-écrit avec Marc Villard, auteur de la seconde partie Véro. Insolite

 

La gare d'Aubusson est à vendre 79.800 euros sur Le Bon Coin ICI 

 

Et si j’achetais une gare désaffectée ICI 

Par Le Particulier Publié le 23/05/2019

 

Ancienne gare datant de 1870. Sur 200 m 2 habitables, elle comprend 6 chambres et 2 salles de bains, avec un grand garage, une cour et un jardin, sur 1 060 m 2 de terrain avec vues. Éléments d’origine (salle d’attente, téléphone, guichets, horloge, sonnerie, pesée de bagages). Située dans le village de Gabian, proche des commerces, à 10 minutes de Pézenas, 20 minutes de Béziers (aéroport) et 25 minutes des plages.385 000 €

 

Je lance donc un appel à mes lecteurs du Grand-Sud : l’arc méditerranéen : pourriez-vous repérer des gares désaffectées dans votre environnement  et me rencarder.

 

Merci par avance, bonne journée…

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 06:00

 

La viande, rouge, blanche, rosée, est sur la sellette des Verts.

 

Dans le même temps, le Salon de l’agriculture, créé en 1964, sous l'impulsion d'Edgar Pisani, ministre de l'Agriculture dans les gouvernements de Michel Debré (1961-62) et Georges Pompidou (1962-1966) ses vaches, ses cochons, ses couvées et autres animaux à poils et à plumes… qui font l’émerveillement des enfants des villes, n’ouvrira pas les portes de sa 58e édition.

 

 

L’expression galvaudée : la plus grande ferme de France, n’est qu’une image d’Épinal loin de la réalité, une vitrine où l’on expose la face bucolique du terroir, un foirail post-moderne pour urbains désenchantés, le dernier salon où les politiques se pavanent  pour soigner leur image de présidentiables.

 

Paradoxe : ces animaux domestiqués offerts aux regards émerveillés de nos bambins ne sont élevés que pour être tués, découpés, transformés, pour être mangés.

 

Les mêmes, lorsqu’ils sont gamers  vont s’exclamer :  

 

« C’est une tuerie ! »

 

Au fait, d’où vient-elle cette tuerie-là ?

 

« Rappelez-vous : autrefois, on disait «c’est trop fort», puis on en vint à s’exclamer «’tain ça déchire», avant de gueuler «ça tue !»

 

De là vient l’expression «un truc de la mort qui tue», qui exprime joyeusement que… c’est vraiment épatant. La tuerie désigne le massacre que l’on commet sur les avatars numériques et celui qui explose le cholestérol ; mais aussi le plaisir que l’on prend à (se) faire du mal. Le mal qui fait du bien, en somme. »

 

Ainsi s’exprimait Didier Pourquery dans une chronique de Libé écrite le 20 DÉCEMBRE 2008, soit une éternité

ICI 

 

 

7 juin 2015

« Cette soirée au Lapin Blanc, ce ragù de Jancou, ce rosé des Riceys d’Olivier Horiot : « Une vrai tuerie ! » ICI 

 

Pour ne rien vous cacher je ne l’aime pas cette expression car elle évoque pour une image d’enfance : celle des tueries particulières de mon enfance évoqué dans cette chronique du 12 novembre 2013 « Je me souviens des « tueries particulières » celle de la Mothe-Achard tout particulièrement. » ICI 

 

 

 « Le terme de « tuerie » ou « tuerie particulière » fut d’abord utilisé pour désigner le lieu où chaque boucher abattait ses propres animaux : dans la cour ou la remise attenante à sa boucherie, parfois même directement sur le trottoir, devant la boutique. Le mot abattoir est apparu dans le langage professionnel et administratif lorsque des locaux spécialisés ont été imposés dans les grandes villes, et d'abord à Paris, pour y mettre à mort les animaux de boucherie. »

 

Les chasseurs-cueilleurs sont apparues pendant le Paléolithique ; l'Homme était un chasseur-cueilleur en Europe jusqu'à il y a 7.500 ans environ, au Néolithique, période au cours de laquelle l'agriculture s'est développée. Pendant 2.000 ans environ, chasseurs-cueilleurs et agriculteurs ont cohabité en Europe, puis les premiers ont disparu.

 

Quand l'homme en a-t-il eu assez de courir après sa nourriture ?

 

Pendant des millions d'années, les hommes s'en sont remis à la providence et à la générosité de la nature. Partout où ils le peuvent, ils collectent des dizaines de variétés de plantes comestibles et chassent les animaux sauvages qui les entourent. Puis, lors des beaux jours, après la dernière glaciation, il y a plus de 11.000 ans de cela, ils décident de construire des villages plus solides. Ils utilisent le mortier, la boue séchée et les roches pour bâtir leurs maisons. Ils se sédentarisent. Alors commence la lente révolution néolithique, fondement de notre civilisation.

 

Les plus anciens témoignages archéologiques de la première grande révolution de l'humanité se situent sur les contreforts des Monts Taurus en Anatolie, au sud de la Turquie actuelle.

 

Après le dernier pic glaciaire, très vif, les régions du Proche et du Moyen-Orient bénéficient d'un climat tempéré chaud et humide. Tout autour du désert de Syrie s'étend une région qui forme un arc qui va de l'Egypte au sud, remonte vers la Turquie, le long des rives orientales de la Méditerranée, puis continue vers l'est et le sud jusqu'à la plaine de Mésopotamie traversée par le Tigre et l'Euphrate. C'est le fabuleux Croissant fertile.

 

[…]

 

Les premiers animaux domestiqués

 

Quelques millénaires plus tard, les habitants de ce même site continuent de chasser les gazelles de Perse. Mais cette fois, l'ordinaire s'installe pour la consommation des plantes. L'alimentation végétale est dominée par deux sortes de blé et d'orge, du seigle, des lentilles et des pois chiches. Les femmes et les hommes continuent de moudre. Puis, vers 7.500 av. J.C., deux nouveaux venus sont invités à l'économie de substance : le mouton et la chèvre. Ce sont les premiers animaux domestiqués.

 

En fait, le premier animal domestiqué est le loup. Le plus ancien témoignage provient de la tombe d'une vieille femme, trouvée à Aïn Mallaha, en Israël, et datée de 10.000 av. J.C. C'est le squelette d'un louveteau ou d'un chiot âgé de 3 à 5 mois, enseveli avec sa compagne. Pour les archéologues, il est difficile de préciser le passage d'un animal sauvage à un animal domestique. En ces périodes entre chien et loup, on peut affirmer qu'un animal est domestiqué lorsque, par exemple, les jeunes sont tués pour leur viande ainsi que les mâles vers l'âge de deux ans, alors que les femelles ne sont mangées qu'à un âge avancé. C'est le cas aussi lorsque des modifications importantes affectent la morphologie, comme la transformation des cornes en forme de cimeterre des chèvres sauvages en cornes torsadées des chèvres domestiquées.

La suite ICI 

 

Ces animaux domestiqués furent en ces temps-là sacrifiés sous les châtaigniers par ceux mêmes qui les avaient élevés… ou dans des petites tueries particulières par les bouchers.

 

Et puis, ceux des villes venus de la campagne voulurent aussi manger des viandes mortes, alors sur les foires et les marchands les animaux furent achetés aux éleveurs pour être transportés sur pieds jusque dans les villes aux portes desquelles ils furent sacrifiés.

 

Sacrifiés dans des abattoirs, ceux de La Villette à Paris, ceux de Chicago aux États-Unis

 

Et puis, la chaîne du froid aidant, les abattoirs ont migré au plus près des animaux, eux-mêmes concentrés dans des élevages hors-sol, premier maillon de la chaîne industrielle. Ces abattoirs, eux aussi ce sont concentrés entre les mains de groupes industriels.

 

Et puis, face au gigantisme, ces usines à tuer, en dépit de ce dit la loi sur l’abattage des animaux,  la France des 265 abattoirs de boucherie (bovins, ovins, caprins, porcins, équins) et 699 abattoirs de volailles et lagomorphes (lapins lièvres…). Tous sont soumis à la loi et doivent respecter des règles spécifiques. ICI, certains éleveurs veulent en revenir à l’abattage à la ferme.

 

Siegrief Giedon dans son livre La Mécanisation au pouvoir, Mechanization takes command, ICI  1948, écrit :

 

« Les grandes plaines à l’ouest du Mississippi, où un homme à cheval domine d’immenses étendues d’herbage et où les troupeaux grandissent presque tout seuls, appellent implicitement l’abattage à la chaîne. Au contraire avec la petite ferme, où chaque vache porte un nom et reçoit des soins individuels au moment du vêlage, des méthodes artisanales s’imposent. »

 

Objection votre honneur, rêve de bobo, tout ça c’est pour nourrir au meilleur prix le grand nombre !

 

En êtes-vous aussi sûr, cette viande, surtout la rouge, n’est-elle pas le sous-produit de vaches laitière réformées puis moulinées pour faire des steaks hachés ? Et tous ces plats cuisinés avec des bouts de poulet venus d’ailleurs ! Ne parlons surtout pas de nos pauvres cochons…

 

Tout ça pour vous dire que :

 

  • Je mange de la viande, des viandes… et que je souhaite que les animaux sacrifiés le soient au plus près de ceux qui les ont élevé. Au Bourg-Pailler, c’est la mémé Marie qui tuaient les poulets, les lapins, on tuait une fois l’an le cochon, nous mangions peu de viande rouge, même si ma chère mère, pour que je pousse me cuisinait du foie de veau et des steaks de poulain.

 

  • Dans ma carrière j’ai visité des abattoirs de porc : Fleury&Michon à Pouzauges, ma thèse de doctorat  de droit sur le cochon ; j’ai visité des abattoirs de bovins : la SOCOPA, de volailles : Doux, Tilly, Bourgoin… donc je sais.

 

 

À l’abattoir, le récit de Stéphane Geffroy, qui travaillait depuis 25 ans à l’abattoir de Liffré, petit bourg de 4 000 habitants près de Rennes. Son établissement de 200 personnes faisait partie d’un groupe industriel qui possède également une unité de 1 000 personnes à Vitré et une autre, de 400 employés, à Trémorel. Geffroy ne précisait pas dans son livre l’identité de ce groupe. Il s’agit de SVA Jean Rozé du groupe Intermarché (Liffré. L’ancien abattoir SVA bientôt démoli ICI 

 

Sur un ton et simple et direct, ouvert et presque naïf, le narrateur révèle la monstruosité d’une vie passée dans un univers éloigné de l’image d’Épinal qu’on peut avoir de la Bretagne. Stéphane Geffroy est affecté à la tuerie, l’un des trois grands ateliers dans un abattoir (avec la triperie et le désossage), où « la bête entre vivante d’un côté, et elle en ressort sous forme de deux demi-carcasses prêtes à être découpées de l’autre ».

 

La tuerie est sans doute le plus difficile des ateliers, à cause du bruit, de la cadence rapide du travail et des températures extrêmes en hiver et l’été. Pour ne pas parler des odeurs, celles des peaux fraîchement arrachées, et celles des graisses qu’on coupe. Et enfin, le sang qui gicle tout au long de la chaîne, qui continue à éclabousser malgré la tentative d’en recueillir autant que possible au début du processus.

 

Les ouvriers rentrent dans un « corps-à-corps avec la bête dépecée », utilisant des couteaux pour la majeure partie du travail, employant de temps à autre des scies électriques ou des pinces pneumatiques. Stéphane Geffroy décrit un « travail de combattant », auquel il applique tout son corps pendant deux ou trois heures d’affilée, les poignets, les bras, le dos, les épaules et les genoux, restant toujours debout.

 

À la tuerie, comme à la triperie ou au désossage, il n’y a aucune ouverture sur l’extérieur. De plus, Geffroy et ses collègues opèrent dans un espace très réduit, la chaîne nécessitant un rapprochement des opérations. À chaque poste, on a une minute quinze pour effectuer le boulot, après quoi une sonnette indique que la chaîne va avancer. Geffroy compare ces conditions à un vieux film « du genre Charlot ». En effet, on y trouve quelque chose d’anachronique, comme si l’abattoir de Liffré sortait directement du XIXe siècle, du Chicago décrit par Jacques Damade.

 

Et pourtant…

LES ABATTOIRS AU CINÉMA : LA MORT ET LA DÉLICATESSE ICI

 

09.12.15 – par Camille Brunel

 

Dans ma tête un rond-point, de Hassen Ferhani (2015) – 100’

La Parka, de Gabriel Serra Arguello (2013) – 29’

Le Sang des Bêtes, de Georges Franju (1949) – 21’

White God, de Kornel Mundruczo (2014) – 119’

Hellboy 2, de Guillermo del Toro (2008) – 120’

Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper (1974) – 84’

 

Au Festival de Turin, qui s’est achevé le 28 novembre dernier, le grand prix du documentaire fut remis à Dans ma tête un rond point, d’Hassen Ferhani – déjà lauréat du grand prix de la compétition française du dernier FID de Marseille. Cette co-production franco-algérienne dresse le portrait d’un groupe de jeunes employés dans un abattoir d’Alger. Ainsi le jury turinois choisit-il de le récompenser « pour la précision, la méticulosité et la pertinence de ses choix, qui transforment un lieu de dur labeur et de mort en une série de tableaux vivants pleins de délicatesse, d’ironie et de chaleur humaine. » Transformer la mort en délicatesse : sacrée prouesse, en effet. Du point de vue de l’animal, qui nous intéresse, la chose n’a cependant rien que de très habituel, voire d’un peu lassant.

 

La transformation de la violence des abattoirs en douceur commerciale est au fondement de la publicité qui, depuis des années, vend saucissons, entrefilets et boulettes comme autant de mignardises. Au cinéma en revanche, l’abattoir est le lieu où la vue se brouille. Qu’est-ce qu’on regarde au juste ? Souvent les images y sont les plus obscènes possibles – agonies, entrailles, flaques de sang. Y apporter la caméra n’offre dès lors que deux alternatives : se prêter à un exercice d’hyper-révélation, montrant ce que l’œil ne veut pas voir, ou d’hyper-mystification, métamorphosant le massacre à la chaîne en « chaleur humaine ».

 

 

Culture
Un livre peut-il changer le monde? ICI

Upton Sinclair a modifié une partie du fonctionnement de la société grâce à un seul roman. C’est exceptionnel. Pourtant, il en gardera un regret éternel.

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 06:00

 

Souvenir du Bureau du cabinet régenté par un dragon à chignon, jugulaire-jugulaire, apportant les parapheurs soumis à la signature du Ministre avec sur le dessus de la pile : les lois&décrets.

 

Ça se dénomme le circuit des signatures.

 

Pour les décrets le pilote c’est le 1er Ministre.

 

Le co-pilote est le Ministre dont les services ont rédigé le décret : ici le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, son rapport est annexé au projet de décret.

 

Vient ensuite la litanie des visas : dans le cas présent 6, le dernier le plus savoureux : vu l’urgence.

 

Puis viennent les articles : 4 pour ce décret, mais l’article 2 qui déroule la liste des commerces essentiels, nos librairies sont baptisées commerce de détail de livres.

 

Enfin les signataires : le 1ier Ministre, le ministre des solidarités et de la santé, le ministre de l’intérieur, le ministre des outre-mer… Ces deux derniers sont là pour l’application territoriale du décret.

 

Le texte file ensuite au JO pour publication.

 

Là c’est un décret court avec peu de signataires mais en règle générale c’est du lourd qui doit être lesté d’une chiée de signatures.  Ce n’est donc pas des TGV mais plutôt des trains de marchandises omnibus.

 

J’espère qu’à l’ère du numérique tout ça pourrait s’accélérer grâce à des clics.

 

Pour notre Roselyne, qui rongeait son frein rue de Valois « cela n’a jamais fait aucun doute » et elle se félicite, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, de cette avancée capitale, genre guerre éclair en taxis de la Marne.

 

Bonne lecture ICI 

 

Depuis le 1er janvier 2016, l'imprimerie parisienne n'imprime plus son titre emblématique, le Journal officiel - Lois et décrets de la République française, qui est désormais 100 % numérique. ICI

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