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19 juin 2022 7 19 /06 /juin /2022 06:00

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© Les Acacias

Canicule !

 

Il fait trop chaud pour travailler pour le compte Ciné Papy avant d’aller voter, alors pour cet hommage à Jean-Louis Trintignant je me contente de vous renvoyer à la lecture de critiques.

 

C’était la Rétrospective Jean-Louis Trintignant – à  La Cinémathèque

DU 26/09 au 12/11/2012

 

L’INQUIÉTANT TIMIDE

 

Parcourir, en cinquante films, la carrière cinématographique de Jean-Louis Trintignant, c’est prendre, en toute conscience, le risque de ne découvrir qu’une seule et partielle dimension d’un homme aux multiples passions : le théâtre, la poésie, la mise en scène, la course automobile, les plaisirs de la campagne. C’est pourtant un risque que l’on prendra tant ce parcours suffirait déjà à susciter une admiration sans limites

 

La suite ICI 

 

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Dans sa filmographie Le Conformiste - Bernardo Bertolucci est pour moi l’un de ses grands rôles au cinéma.

 

LA NORMALITÉ DU MAL

 

Adaptation du roman éponyme d’Alberto Moravia publié en 1951, Le Conformiste développe un enjeu qui a sérieusement de quoi inquiéter sur le papier : expliquer, voire justifier, les ressorts psychologiques qui ont conduit un jeune homme à devenir un fidèle serviteur du régime fasciste de Mussolini. En effet, tout dans la vie de Marcello Clerici (interprété de manière glaçante par Jean-Louis Trintignant) trouverait sa racine dans de multiples traumatismes d’enfance qui ont fait naître en lui un profond sentiment de culpabilité et d’anormalité : l’humiliation publique par un groupe d’enfants sous le regard passif de leurs parents, le viol par un jeune chauffeur de maître au physique androgyne, le meurtre de ce dernier dans une tentative désespérée de lui échapper, etc. En résulte un comportement d’une froideur implacable : devenu adulte, Marcello n’éprouve d’empathie pour personne et cultive sa médiocrité dans l’objectif de ne jamais se distinguer de la masse ICI 

 

Jean-Louis Trintignant, à Paris, en 1983.

Jean-Louis Trintignant, à Paris, en 1983. 

 

Jean-Louis Trintignant, l’acteur qui voulait rester clandestin, est mort

D’une timidité maladive qu’il réussit à domestiquer par le théâtre, le comédien au sourire mi-carnassier, mi-charmeur, s’est éteint à l’âge de 91 ans.

 

Par Jean-Luc Douin

 

À l’heure où Jean-Louis Trintignant s’en va, il est malaisé de cerner sa trace, tant l’homme se voulut discret, le comédien masqué, son jeu économe, parfois à la limite de l’absence. Tant dans la vie que sur scène ou au cinéma, il détestait « les numéros d’épate ». Parlant de son métier, Jean-Louis Trintignant, mort vendredi 17 juin à l’âge de 91 ans, aimait prôner le retranchement, l’humilité. « Etre une page blanche, partir de rien, du silence. Dès lors, on n’a pas besoin de faire beaucoup de bruit pour être écouté. » C’est sans affectation qu’il confessait avoir raté son idéal : « Rester un acteur clandestin. »

 

L’acteur de Et Dieu… créa la femme et Amour est « mort paisiblement, de vieillesse, ce matin, chez lui, dans le Gard, entouré de ses proches », a précisé son épouse Mariane Hoepfner Trintignant dans un communiqué transmis par son agent.

 

La suite ICI 

Voici le temps des assassins de Julien Duvivier (1955) - Unifrance

Aujourd’hui c’est « Voici le temps des assassins » 1956

 

Pourquoi ce film ?

Pour mettre en parallèle avec « Avant le déluge » 1954 deux films, deux chefs-d’œuvre illustrant ce qu’était le cinéma français de l’époque. Ici il s’agit d’un « film noir ». On pourra  également le comparer à celui présenté dans une des premières fiches « La femme à abattre » 1951

 

Quelle est l’histoire ?

 

Paris, quartier des Halles, le restaurant à l'enseigne « Au rendez-vous des Innocents » est  exploité par André Châtelin. C’est un homme sans malice, droit, patron paternaliste et le cœur  sur la main. Un matin, une jeune fille arrive de Marseille. C’est Catherine, qui se présente à  lui comme la fille de Gabrielle, première épouse de Châtelin aujourd’hui divorcée. Catherine  annonce la mort de Gabrielle et déclare ne pas savoir où aller. Châtelin l’héberge. Commencent alors les manigances.

 

Elle fait en sorte de le brouiller avec Gérard, un jeune étudiant en médecine sans ressources,  que le restaurateur considère comme un fils. 

 

Puis elle persuade qu’ils sont amoureux et réussit à se faire épouser malgré la réprobation de  Mme Châtelin mère et de la vieille servante Mme Jules, qui voient en Catherine une nouvelle  Gabrielle, femme qu'elles détestaient.

 

On comprend vite les motivations de Catherine : tout faire pour accaparer la « fortune » du  restaurateur. Elle est sous la coupe de Gabrielle qui, en réalité n’est pas morte. En pleine  déchéance, droguée elle manipule sa fille qui apparaît comme complice pour soutirer un  maximum d’argent à Châtelin. Comme le besoin d’argent de la droguée ne fait qu’augmenter,  elles vont fomenter le plan d’éliminer pour accaparer son héritage, le bon Châtelin. Une fois mariée, Catherine séduit Gérard . Avec des plaintes incessantes de la brutalité et des  mauvais traitements de son mari à son encontre Catherine lui demande de l’aider à se  débarrasser de cet horrible mari.

 

Mais, il y a loin de la coupe aux lèvres et tout ne se passe pas comme prévu…

 

Réalisation

Julien Duvivier

 

Avec une filmographie riche de près de 70 titres, parmi lesquels d’incontournables classiques  du cinéma mondial Julien Duvivier est un des très grands réalisateurs de l’histoire du cinéma  et cela, des deux côtés de l’Atlantique. Jean Renoir a dit au sujet de Duvivier : « Si j'étais  architecte et devais construire un monument du cinéma, je placerais une statue de Duvivier  au-dessus de l'entrée. Ce grand technicien, ce rigoriste, était un poète. »  Outre Jean Renoir, Ingmar Bergman et Orson Welles tenaient notamment Duvivier en haute  estime. Excuser du peu.

 

Dans les années 1930, Duvivier entre, pour neuf ans, au service de la société de production  Film d'Art, fondée par Marcel Vandal et Charles Delac, où il pratique le travail d'équipe.  Avec « David Golder, »1931, d’après Irène Némirovskyil réalise son premier film parlant et  la première expérience du parlant pour Harry Baur. C’est son premier succès.

 

En 1934, « Maria Chapdelaine » marque sa première collaboration avec Jean Gabin. Puis,  avec « La Bandera », 1935, il s’attache les talents du dialoguiste Charles Spaak, auparavant  collaborateur de Feyder, Grémillon, Allégret et L'Herbier, avec lequel il travaille souvent. Il  tourne, toujours en 1935, Golgotha, vision originale de la Passion du Christ.

 

Après le tournage du film fantastique, « Golem », 1936, il entreprend le tournage de « La Belle Équipe », avec Jean Gabin, Charles Vanel et Raymond Aimos, une œuvre phare, témoin  de l'esprit du Front populaire, où cinq traîne-savates, ayant gagné à la loterie, achètent une  guinguette au bord de l’eau. La fin ayant été jugée trop pessimiste, les producteurs imposent,  au grand dam de Duvivier, un dénouement plus heureux. Si les deux fins existent toujours,  c'est la version optimiste qui fut exploitée en salle.

 

Trois films s’enchaînent ensuite : « L'Homme du jour », 1936, film mineur avec Maurice  Chevalier, puis « Pépé le Moko »et « Un carnet de bal », 1937, qui sont deux chefs-d'œuvre.  Pépé le Moko, qui nous plonge dans la pègre d’Alger, propulse Jean Gabin au rang de vedette  internationale.

 

En 1938, Duvivier tourne pour la MGM aux États-Unis une biographie de Johann Strauss,  « The Great Waltz. »

 

En 1939, de retour en France, il met en scène « La Fin du jour » dans lequel des acteurs de  théâtre à la retraite luttent pour sauver leur maison de retraite. On y retrouve Michel Simon,  en vieil acteur cabotin, et Louis Jouvet, en vieux « jeune premier » qui croit encore en son  pouvoir de séduction. C’est sans doute le film le plus émouvant du réalisateur et, selon ses  dires, son préféré. Duvivier enchaîne ensuite « La Charrette fantôme », 1939 film fantastique  adapté du roman de Selma Lagerlöf, et, en 1940, « Untel père et fils »avec Raimu, Michèle  Morgan et Louis Jouvet, une chronique familiale qui ne peut être projetée en France qu’à la  fin de guerre. Ce film, malgré sa distribution, est considéré comme mineur, voire raté.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, contrairement à Marcel Carné qui poursuit sa carrière en  France, Julien Duvivier part à nouveau travailler aux États-Unis pour y réaliser cinq films : avec notamment, Charles Boyer et Rita Hayworth ou avec Edward G. Robinson, et Barbara  Stanwyck 

 

À son retour en France, Duvivier éprouve quelques difficultés à renouer avec le succès des  années 1930. En 1946, sort « Panique », adapté du roman « Les Fiançailles » de monsieur  Hire de Georges Simenon. Le film, condensé des instincts les plus vils de la nature humaine,  reste l’œuvre la plus personnelle et la plus noire de son auteur. C'est pourtant un échec  cuisant, tant critique que public, la critique lui reprochant une volonté de retour au « Réalisme  Poétique » d’avant-guerre. Duvivier continue cependant, après un court détour en Grande Bretagne, en 1948, pour « Anna Karénine » et un tournage en Espagne pour « Black Jack »,  en 1950, à tourner en France.

 

En 1951, il réalise « Sous le ciel de Paris, » film d’une grande originalité où, au cours d’une  même journée, on suit, à Paris, des personnages dont les destins se croisent. La même année

 

1951, Duvivier tourne le premier volet des Don Camillo, « Le Petit Monde de don Camillo, » qui rencontre un succès populaire immédiat et auquel il donne lui-même une suite, « Le Retour de don Camillo », en 1953. La série se prolonge sous la direction d’autres réalisateurs.  En 1952, il tourne « La Fête à Henriette », mise en abîmes d'un film en train de se faire dans  lequel il s'autoparodie en compagnie d'Henri Jeanson.

 

Duvivier tourne un autre grand film en 1958, « Marie-Octobre », avec Danielle Darrieux,  Paul Meurisse, Serge Reggiani et Bernard Blier. Un exercice de style où onze personnages  (neuf hommes et deux femmes) évoluent dans une unité de lieu, de temps et d'action avec une  mise en scène omniprésente, inquisitrice, presque menaçante dans un souci constant du  cadrage et de la composition de l'image. La même année, le metteur en scène est invité à  participer au jury du Festival de Cannes.

 

En 1962, il se livre une dernière fois à l’exercice du film à sketches avec « Le Diable et les Dix Commandements » L’année suivante, en 1963, sort « Chair de poule » dont le scénario  est adapté du roman « Tirez la chevillette de James Hadley Chase et dont l'intrigue présente  bien des similitudes avec celle du Facteur sonne toujours deux fois. Une fois de plus,  Duvivier y présente un personnage de garce sans scrupule.

 

François Truffaut, un temps, à l’époque de la Nouvelle Vague, le pape du cinéma français, disait de ce très grand cinéaste : « Duvivier a tourné 57 films ; j'en ai vu 23 et j'en ai aimé 8.  De tous, « Voici le temps des assassins » me semble le meilleur. »

 

Duvivier n’est pas seulement un très grand cinéaste par l’ampleur de son œuvre mais aussi par  son éclectisme. Bien sûr il a marqué le cinéma français de la période 1930-1960. Célèbre  pour sa noirceur et son pessimisme, il connut cependant l'un de ses plus grands succès publics  avec ses comédies des Don Camillo.

 

Don Camillo, pour les moins de vingt ans, a inspiré la publicité pour les pâtes « Panzani ». On  y voit un prêtre, Don Patillo, agenouillé devant l’autel avouant ne manger que quelques pâtes. « Oui mais des Panzani 8» lui répond son dieu.

 

Duvivier est l'inventeur d’un univers d’images où le réalisme le plus cru et souvent très noir  est pénétré d’une fantaisie insolite. Après la Seconde Guerre mondiale, il donne une  représentation tout aussi pessimiste de la société française, qu'il montre dominée par  l'hypocrisie, le cléricalisme étroit, la mesquinerie et la rouerie féminine.

 

Il est un bel exemple de ce qu’on lui reprochera, après-guerre « Le Réalisme Poétique » dont  il participera à la création comme style et qu’il développera. N’oublions pas qu’à l’époque les  grands scénaristes et dialoguistes étaient Prévert et Spaak

 

Comme à la Samaritaine avant qu’elle ne soit transformée en temple de la vulgarité du luxe en  toc par l’ineffable Bernard Arnault on trouvait de tout, ainsi, chez Duvivier les thèmes,  souvent les mêmes sont traités de manière différentes.

 

Ces thèmes sont, par exemple, la bande, le groupe, la microsociété et la façon dont les  individus peuvent évoluer ou pas au sein de leur environnement humain : « La Belle Équipe »  1936 qui donne son titre au film, la petite ville de « Panique », 1946 le village italien des  « Don Camillo » 1951,

 

Mais aussi, à côté de cela on y trouve des personnages à la solitude d'autant plus pesante,  déchirante, qu'un monde grouille de vie autour d'eux * : le Saint-Clair de « La Fin du jour »,  1939 le Monsieur Hire de « Panique » 1946 l'assassin » et la vieille dame aux chats de « Sous  le ciel…, le traître aux abois une fois dévoilé dans « Marie-Octobre… » 1958.

 

* Tout un chacun a pu dans son existence vivre cette douloureuse sensation quand, derrière  les hauts murs d’un cimetière, à l’occasion de l’enterrement dans la stricte intimité de la  famille on se retrouve seul face à une peine triste, profonde et déchirante alors même qu’un  avion traverse le pur bleu d’un ciel ensoleillé rappelant qu’ailleurs fourmille encore la vie.

 

Autre thème, des portraits de femmes particulièrement cyniques dans « La Belle Équipe, »  1936 « Panique », 1946 « Chair de poule… » 1963

 

On trouve aussi On trouve des scènes se passant sur ou sous les toits dans « La Belle Équipe »  « Panique » (notamment la scène finale). « Sous le ciel de Paris » 1951 commence, après  quelques vues aériennes de Paris, par un plan où l'on voit un chat de gouttière marcher sur un  toit ; et l'assassin du film s'est aménagé un atelier de sculpteur dans une mansarde. 

 

Qui fait quoi ?

 

Voici le temps des assassins (Julien Duvivier, 1956) - Allen John's attic

 

Jean Gabin : André Châtelin, restaurateur à l'enseigne Au rendez-vous des  Innocents

Il fut un acteur fétiche de Duvivier lequel contribua à sa gloire par les rôles qui lui confia. On compte près de sept collaborations dans des films devenus cultes.

 

Danièle Delorme : Catherine

Après-guerre, elle se perfectionne avec Tania Balachova et René Simon. Son interprétation de  Gigi d'après Colette en 1949 lui apporte la renommée et, sur cette lancée, elle tourne de  nombreux films où sa grâce, sa pudeur et son engagement dans des rôles d'héroïne fragile,  souvent marquée par le destin, font impression. Dans les années 1950 et 1960, elle joue au  théâtre les grands auteurs tels qu'Ibsen, Jean Anouilh, Paul Claudel, Pirandello.

 

Après un rôle à contre-emploi de femme machiavélique dans « Voici le temps des assassins » elle prend au début des années 1960 quelque distance avec son métier d'actrice pour faire de  la production. On la revoit dans les films d'Yves Robert dans les années 1970 comme « Un  éléphant ça trompe énormément » 1976. On ne peut oublier cette scène et surtout la réplique : « « J'aime vos seins ! Je ne peux pas vivre sans eux, c'est décidé. » quand elle est harcelée par  Lucien, un adolescent de dix-sept ans au discours très affirmé, obsédé par ses seins (surtout le  gauche) joué par le très éclectique Christophe Bourseiller.

 

Voici le temps des assassins | Julien Duvivier, 1956 | Cinepsy - Cinéma et  psychanalyse

 

Gérard Blain : Gérard Delacroix

 

On l’a déjà rencontré dans « Avant le déluge » 1954 d’André Cayatte. Notons pour la petite  histoire que cet acteur anticonformiste et à la personnalité affirmée a été marié deux ans avec  Bernadette Lafont autre personnalité affirmée et tout aussi anticonformiste s’il en fut.

 

Lucienne Bogaert : Gabrielle, logée à l'hôtel Le Charolais

 

Le cinéma a plusieurs fois employé ses talents de tragédienne et sa diction originale en lui  confiant des rôles de mères abusives et inquiétantes, de matrones ou de maquerelles. Trois de  ses rôles sont particulièrement notoires : mère maquerelle distinguée d'Élina Labourdette dans « Les Dames du bois de Boulogne » 1945 de Robert Bresson mère droguée machiavélique de Danièle Delorme dans « Voici le temps des assassins » et mère follement possessive de Jean  Desailly dans « Maigret tend un piège » 1958.

 

Germaine Kerjean : Mme Châtelin mère, qui tient une guinguette à Lagny, près du  canal de halage

Une carrière partagée entre théâtre et cinéma. Au cinéma, elle incarna surtout des personnages  antipathiques comme Goupi-Tisane dans « Goupi Mains Rouges ».1943 de Jacques Becker

 

Gabrielle Fontan : Mme Jules

 

Une carrière d’actrice longue de trois décennies. Habituée des petits rôles, elle déploie sur  trois décennies son talent d'actrice de composition dans des personnages aussi variés que  concierge, mercière, femme de ménage, clocharde, religieuse ou directrice d'école. Elle tourne  plusieurs films aux côtés de Jean Gabin et Gérard Philipe.

 

Jean-Paul Roussillon : Amédée, second de cuisine de Châtelin

 

Élève de l'École de la Rue Blanche, il entre au Conservatoire national d'art dramatique (classe  Denis d'Inès), où il obtient en 1950 un premier prix de comédie classique, qu'il partage avec  Michel Galabru et qui lui ouvre immédiatement les portes de la Comédie-Française. Il y est  élu sociétaire en 1960, et en deviendra sociétaire honoraire en 1982.

Il mena, parallèlement une carrière au théâtre et une au cinéma ou il tourna avec les plus grands. Au théâtre il fut également metteur en scène.

 

Il a reçu trois Molières : en 1991, 1996 et 2002 et le César du meilleur acteur dans un second  rôle en 2009.

 

Robert Pizani : le président

 

Au cinéma, il apparaît à partir de 1924 dans près de 90 films (longs et courts métrages)  toujours pour des seconds rôles et joue son dernier en 1961 dans Le Capitaine Fracasse de  Pierre Gaspard-Huit.

 

Aimé Clariond : M. Prévost

 

De 1931 à 1960, près de 100 films avec de metteurs en scène type Grangier, Molinaro,  Delannoy ou Sacha Guitry.

 

Mais aussi grand acteur de théâtre qui intégra la Comédie Française alors qu’il n'a jamais pu  intégrer le Conservatoire : il est recalé à trois reprises au concours d'entrée. Tout cela ne l’empêcha pas de jouer aussi avec succès sur des scènes hors Comédie Française

 

Robert Arnoux : M. Bouvier

 

Ses débuts coïncident avec l’arrivée du parlant en France. Il tourne d’abord pour la firme  allemande UFA « Tumultes » 1931, « Le Congrès s’amuse »1932), puis pour la Paramount  Pictures « La Perle »1932).

 

Mais il incarne rarement les premiers rôles. Arnoux apparaît malgré tout régulièrement dans  de nombreux films à succès le préfet dans « Lettres d'amour » 1942, le profiteur du marché noir dans « La Traversée de Paris » 1956 Il donne la réplique à toute une génération de  comédiens parmi lesquels Jean Gabin et Claude Brasseur.

 

Gaby Basset : une serveuse de la guinguette

 

Gaby Basset débute comme sténodactylo avant d'orienter sa carrière vers le cabaret et le  music-hall où elle rencontre Jean Gabin3. Ils se marient le 26 février 1925 à la mairie du 18e  arrondissement1. Ils se produisent avec succès dans des opérettes, mais le travail les accapare  et ils se voient assez peu. En 1929, Jean Gabin entame une liaison avec sa partenaire  Jacqueline Francell. Le divorce est consommé à la fin de l'année Bien que séparés à l'amiable,  ils tournent leur premier film « Chacun sa chance » en 1930. Gabin n'oublie jamais celle qu'il  surnommait « Pepette » : lorsqu'il redevient l'un des acteurs du cinéma français les plus  sollicités après la guerre, il s'arrange pour qu'elle ait un petit rôle dans ses films.(Merci  Wikipédia)

 

Robert Manuel : Mario Bonnacorsi, Marseillais connaissant les deux femmes

 

Ses débuts au cinéma datent de 1935 pour un petit rôle dans un film de Jean de Limur, « La Petite Sauvage » Il tournera avec des réalisateurs connus, notamment Sacha Guitry, Julien  Duvivier, Jean Meyer, Gilles Grangier ou Christian-Jaque mais la plupart du temps pour des  rôles secondaires. Jules Dassin « Du rififi chez les hommes » 1955,Patrice Chéreau « Judith Therpauve », 1978 Alain Resnais « La vie est un roman » 1983 feront appel à ses services. Cependant sa principale activité d'acteur fut sur les scènes de théâtre, où il interprétait surtout  des comédies de Molière, de Courteline, de Feydeau ou de Marivaux. Il a à son actif plus de  400 mises en scène, autant de rôles. Il fut une figure majeure de la vie théâtrale et artistique  française.

Son rôle pendant la seconde guerre mondiale mérite d’être signalé

 

Camille Guérini : Gégène

 

Encore un de ces acteurs qui eut une double vie alliant cinéma et théâtre. Près de 70 rôles de  1942 à 1963 dans « Le glaive et la Balance » d’André Cayatte. Pour les autres il les tourna à  la demande des Lautner, Verneuil, Decoin, Delannoy, Carné, Allegret, Clouzot, Duvivier, Le  Chanois dont, pour certains, plusieurs fois. Parmi les plus grands on vous dit.

 

Paul Demange : le client au régime

 

Paul Demange fut second ou troisième rôle durant un demi-siècle dans plus de 200 films. Ses  passages à l’écran sont fugaces, garçon de café, coiffeur, greffier, souvent petit employé,  parfois petit chef de bureau, parfois policier et parfois malfrat.

 

Henri Coutet: l'homme qui annonce l'accident d'automobile à la guinguette

 

Du début de sa carrière en 1943 à sa retraite en 1984, Henri Coutet a tourné dans plus de 100  films et téléfilms ou épisodes de feuilleton télévisuel. Il n'a jamais eu de premier ni de second  rôle, et est resté toute sa vie cantonné aux petits rôles et silhouettes.

 

Le chien César

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

La Complainte des assassins, paroles de Julien Duvivier et musique de Jean Wiener,  interprétée par Germaine Montéro

 

Jean Wiener est un pianiste et compositeur français. Il est l'auteur de plus de 350 musiques de  film, pour le cinéma et la télévision, et d'œuvres de musique classique.

 

Il a, quelque fois interprété quelques rôles comme dans « Lady L » de Peter Dustinov d’après  le roman éponyme de Romain Gary. Il interprète le pianiste Krajewski dont le concert est à  chaque fois interrompu quand il se met à jouer la « Grande Polonaise » de Chopin par un  anarchiste qui lance une bombe.

 

Sans oublier les scénaristes

 

Julien Duvivier, avec Maurice Bessy et Charles Dorat. Duvivier était le scénariste de  pratiquement tous ses films

 

Ni les dialoguistes

 

Julien Duvivier, Charles Dorat, Pierre-Aristide Bréal. Comme ci-dessus. Duvivier était le  dialoguiste de presque tous ses films souvent avec Charles Spaak et/ou Henri Jeanson

 

Quelques bons moments

La scène où un client commande un repas très frugal avec un radis au beurre et une bouteille  d'eau minérale a été reprise quasiment en intégralité dans Le Grand Restaurant, sûrement sous  forme d'hommage.

 

Celle où parmi les clientes du restaurant, deux femmes manifestement en couple (sujet  rarement évoqué à l’époque), l’une faisant une courte scène de jalousie à l’autre à propos de  Danièle Delorme « Dis-donc, chérie, est-ce que tu veux son portrait ? » « Je ne dirais pas non ! »

Pax

Prochainement « L’homme qui tua Liberty Valence »

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 06:00

 

Avant le déluge - Manifestations

18 janvier 2014

 

Qui se souvient de Gabrielle Russier : mourir d'aimer, comprenne qui voudra ICI

actu-societe-Gabrielle-Russier.jpg

 

 

Lorsque le 22 septembre, notre normalien de Président, questionné par Jean-Michel Royer, sur ce qu’il était maintenant de bon ton d’appeler « l’affaire Russier », allait convoquer Paul Eluard pour jeter un étrange voile sur Gabrielle, délivrer, une brève et ambiguë, oraison funèbre : « Comprenne qui voudra… » lance-t-il.

 

 

 

En exergue de son poème, Eluard avait écrit : «  En ce temps-là pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On allait jusqu’à les tondre. »

 

 

 

Pompidou était prévenu, du poème d’Eluard filtre une émotion poignante :

​​​​​​​

Comprenne qui voudra

 

Moi mon remords ce fut

 

La malheureuse qui resta

 

Sur le pavé

 

La victime raisonnable

 

A la robe déchirée

 

Au regard d’enfant perdue

 

Découronnée défigurée

 

Celle qui ressemble aux morts

 

Qui sont des morts pour être aimés                

 

Une fille faite pour un bouquet

 

Et couverte

 

Du noir crachat des ténèbres

 

Une fille galante

 

Comme une aurore de premier mai

 

La plus aimable bête

 

Souillée et qui n’a pas compris

 

Qu’elle est souillée

 

Une bête prise au piège

 

Des amateurs de beauté

 

Et ma mère la femme

 

Voudrait bien dorloter

 

Cette image idéale

 

De son malheur sur terre.

Aujourd’hui c’est « Avant le déluge » (1954)

 

Avant le déluge de André Cayatte (1954) - Unifrance

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour coller quelque peu à l’actualité qui nous parle à tout bout de champs de la guerre nucléaire à venir ou non et vous faire savourer ce qu’était la fameuse « qualité française »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Au début des années 1950, la guerre de Corée implique la France en tant qu'adhérente à l'ONU. Cinq jeunes gens suivent le mouvement de panique générale, dû au risque de guerre nucléaire. Ils projettent d'aller se réfugier sur une île perdue de l'océan Pacifique. Pour se procurer l'argent nécessaire à leur voyage, à l'insu de leurs parents, Daniel Epstein, Jean Arnaud, Philippe Boussard, Richard Dutoit et Liliane Noblet commettent un cambriolage qui tourne mal : Jean tue accidentellement le veilleur de nuit…

 

 

Réalisation

 

 André Cayatte

 

Romancier, avocat, cinéaste, scénariste et/ou dialoguiste André Cayatte est une forte et dérangeante personnalité du cinéma français.

 

Son idée première est celle d'un cinéma interpellant les masses sur des problèmes de société.

 

C’est ainsi qu’il réalise un cycle au cours duquel il analyse les rouages et les enjeux de la justice à ses différentes étapes. En 1950 « Justice est faite », film montrant un jury d'assises prisonnier de ses préjugés, « Nous sommes tous des assassins » 1952, plaidoyer sur l'inefficacité de la peine de mort, « Avant le déluge » 1954, essai sur ce qui pousse la jeunesse à se retourner contre la société, « Le Dossier noir » 1955, qui traite des faiblesses inhérentes à l'instruction. Le résultat est un succès populaire, une citation parmi les quinze cinéastes français qui comptent.

 

Il est aussi à l’origine d’une évolution du cinématographe vers le genre télévisuel, tel qu'il se voit aujourd'hui dans les enquêtes d'actualité. Après divers problèmes  dérangeant les autorités et l’empêchant de tourner un film sur « l’affaire Seznec »

 

Il continue au cinéma jusqu'en 1978, puis à la télévision, à filmer des problèmes de société, voire des sujets d'actualité, comme l'ostracisassion d'un enseignant accusé de pédophilie, cas parmi bien d'autres de délation abusive qu'a eu à défendre Me Cornec « Les Risques du métier » 1967 avec Jacques Brel ou encore l'affaire Gabrielle Russier, une enseignante amoureuse d'un de ses jeunes élèves « Mourir d'aimer » 1971) avec  Annie Girardot. En 1969, ce cas avait interrogé l'inhumanité d'un système judiciaire zélé, pratiquant la peine de mort par suicide, jusqu'au Président de la République qui avait commandé une enquête et terminé une conférence de presse par cette unique citation d’Eluard « Moi mon remord ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts, qui sont morts pour être aimés » .

Truffaut qualifiait le cinéma de Cayatte, avec un certain dédain de film à thèse. Mais les films à thèse, enchantaient cette époque - l’enfance de Ciné papy – d’où le succès public de ce cinéaste qui nous amenait à sortir des sentiers battus. À la sortie de la messe du dimanche on se précipitait sur l’affiche de la critique catholique cataloguant les films allant du « Pour tout public » à « A éviter » en passant par « Pour adultes avertis »

 

Jacques Chabassol, Clément Thierry, Roger Coggio et Jacques Fayet dans Avant le déluge, d’André Cayatte (1952).

Qui fait quoi ?

 

Antoine Balpêtré :                  Monsieur Albert Dutoit

 

Nul, mieux que l’article que lui consacre Wikipédia ne dira la belle et bonne carrière de cet acteur plébiscité en son temps. En outre elle illustre parfaitement cette banale remarque : Il tourna avec les plus grands.

 

Après un Premier Prix au Conservatoire en 1919, il est engagé au Théâtre de l’Odéon avant d’entrer à la Comédie-Française en 19342. Il y enchaine les rôles et est l'interprète de Molière, Pirandello, Hugo, Racine, Edmond Rostand, Shakespeare, Paul Claudel et de bien d'autres auteurs.

 

Au cinéma, après cinq films tournés dans les années 1930, il figure sous l’Occupation dans quelques-uns des films les plus marquants de l'époque : « La Main du diable » 1942 de Maurice Tourneur « L'assassin habite au 21 » 1942 et « Le Corbeau » 1943 de Henri-Georges Clouzot films produits par la firme allemande Continental. Cela lui vaut d’être emprisonné pendant quelques mois à la Libération et d’être révoqué de la Comédie Française. Ensuite, il apparait notamment dans « Justice est faite » 1950 et « Nous sommes tous des assassins » 1952 d’André Cayatte, « Le Plaisir » de Max Ophüls 1952, « Le Rouge et le Noir » 1954 de Claude Autant-Lara, « Katia » 1959 de Robert Siodmak. Sur scène, il trouve l’un de ses derniers rôles dans La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams.

 

Paul Bisciglia :           Jean-Jacques Noblet

 

Ce prolifique comédien, spécialisé dans des seconds rôles, a près de 200 films à son actif. On le retrouve souvent dans des personnages souvent gouailleurs, tel le comédien marié à Micha Bayard en quête de rôles dans « Le Cinéma de papa »1971  de Claude Berri. Il était également le jeune marié dans « Les Vieux de la vieille » 1960 de Gilles Grangier, le curé dans « Hibernatus » 1869 d'Édouard Molinaro, un Français moyen dans « On a retrouvé la septième compagnie » 1975 de Robert Lamoureux et le bagagiste dans « L'Aile ou la cuisse » 1976 de Claude Zidi.

 

Homme de théâtre, il a notamment participé à la création ou à la reprise de plusieurs pièces de Jean Anouilh.

 

On l’a déjà rencontré dans « Un témoin dans la ville » 1959

  

Bernard Blier :                  Monsieur Marcel Noblet

 

Ras le bol ! N’en jetez plus la cour est pleine ! Ciné papy a beau avoir une passion voir une grande tendresse pour les acteurs le père de Bertrand Blier me colle aux charentaises comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Preuve s’il en était d’une magnifique et longue carrière s’étalant de 1936 à 1980 avec d’innombrables films devenus cultes. Pour en savoir un peu plus, sans courir vers l’abondant article de Wikipédia.

 

Before the Deluge (1954) - IMDb

Marina Vlady :                  Liliane Noblet

 

Nous l’avons déjà rencontrée dans « Les bonnes causes »1963

 

Quand elle tourne « Avant le déluge » elle a déjà 12 films à son actif en cinq ans de carrière.

 

Elle a à peine seize ans.

 

Avec un tel pedigree elle se sent devenir et s’avance comme telle sur le plateau. Las, l’accueil de Cayatte et, précise-t-elle, de l’ingénieur du son, est effroyable pour elle et les autres jeunes acteurs de la bande pendant toute la scène du procès. Elle poursuit : « Je crois que Cayatte avait manigancé ce plan de travail pour obtenir le maximum de tension chez ses jeunes interprètes. Il y avait réussi et même bien au-delà. »

 

Ils reçurent le Prix de la Critique au Festival de Cannes. Mais elle ne fut pas autorisée à assister à la projection : le film, jugé trop noir, était interdit… aux moins de 16 ans !

 

Jacques Chabassol :               Jean Arnaud

 

Petite carrière pour cet acteur qui ne participa qu’à 8 films.

 

Après avoir travaillé sous la direction d'André Cayatte, de Julien Duvivier ,de Marcel Carné, de Georges Lautner et de Gilles Grangier,  il quitte les plateaux en 1963 et devient restaurateur

 

Roger Coggio :                  Daniel Epstein

 

Membre de la troupe du TNP de Jean Vilar, il réalisa notamment l'adaptation des Fourberies de Scapin de Molière. Acteur et réalisateur, il se passionna pour « Le Journal d’un fou » d’après l’œuvre de Nikolaï Gogol qu’il interpréta dans diverses version et qu’il monta plusieurs fois Il partagea la vie de Pascale Audret, Élisabeth Huppert et Fanny Cottençon, avec qui il eut un fils.

 

Jacques Castelot :                   Serge de Montessan

 

Acteur de théâtre et de cinéma, il est le frère de l'historien André Castelot. (Animateur de l’émission historique « La Caméra explore le temps » à la télévision.

 

Il a joué dans plus de 80 films entre 1937 et 1988, interprétant souvent des rôles d'aristocrate. Au théâtre, il a notamment créé Les Mains sales de Jean-Paul Sartre et Ardèle ou la Marguerite de Jean Anouilh.

 

Paul Frankeur :                Monsieur Boussard

 

À Saint-Germain-des-Prés, il côtoie Jacques Prévert et Maurice Baquet et se lie au groupe Octobre.*

 

Il tournera dans plus de quatre-vingts films en France et en Italie.

 

Il partageait avec Jean Gabin et Lino Ventura la passion de la bonne chère. La solide amitié qui le liait à ces deux grands acteurs se traduisit par une présence commune dans de nombreux films, parmi lesquels plusieurs classiques. Paul Frankeur reste une figure attachante du cinéma, dans des seconds rôles où sa justesse d'interprétation lui valait d'être distingué. Par son timbre de voix, reconnaissable entre mille, il affirmait sa présence à l'écran.

 

On se souviendra de lui dans « Marie Octobre »  1959 voir fiche et/ou dans l’impeccable « Un singe en hiver » 1962 de Verneuil ou encore  « Le Deuxième Souffle » 1966 de Jean-Pierre Melville

 

* Déjà plusieurs fois évoqué dans les fiches ; Il faudra trouver une opportunité pour fournir explications et dire l’importance de ce groupe issu de « l’agit-prop » des années trente.

 

Isa Miranda :                           Madame Françoise Boussard

 

Une vie cabossée par divers accident pour cette belle actrice italienne.

 

En 1934, elle tourne dans le film de Max Ophüls « La Dame de tout le monde », un succès qui fait d'elle une vedette. Cela lui permet de tourner ensuite avec quelques grands réalisateurs européens et d'espérer une carrière à Hollywood. Elle signe en effet un contrat avec la Paramount en 1938, pour jouer dans « Zaza » 1939 de George Cukor, mais doit y renoncer après un accident de voiture. Elle tourne ensuite deux films qui n'ont pas de succès, et rentre en Italie.

 

La suite de sa carrière en Europe est cependant brillante : elle y tourne à nouveau avec certains des plus grands réalisateurs du continent. Son rôle dans « Au-delà des grilles » de René Clément lui vaut le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes de 1949.

 

Line Noro :                         Madame Arnaud

 

Actrice de rôles de composition, spécialisée aussi dans les « rôles de pleureuses », elle a joué au cinéma dans une cinquantaine de films entre 1928 et 1956, parmi lesquels : « Pépé le Moko » 1937 de Julien Duvivier Goupi « Mains Rouges » 1943 de Jacques Becker « La Symphonie pastorale » 1946 de Jean Delannoy ou encore « Meurtres ? » 1950 de Richard Pottier.

 

Marcel Pérès :                   l'inspecteur Mallingré

 

Il joue dans huit des films de Jean-Pierre Mocky. Au théâtre, Jean Anouilh fait souvent appel à lui, on le voit notamment dans Le Rendez-vous de Senlis, L'Invitation au château, Ardèle ou la Marguerite4, Eurydice et Antigone.

 

Il enchaîne quelques chefs-d'œuvre, comme « Goupi Mains Rouges » 1943  de Jacques Becker, « Les Enfants du paradis » de Marcel Carné en 1945, ou « Justice est faite » d'André Cayatte en 1950.

 

Albert Rémy :                    le garçon de café

 

Il débute au cirque, puis au théâtre en tant que décorateur et metteur en scène4 avant de devenir comédien. Parmi ses films les plus notables, on peut citer « Les quatre cents coups » 1959 de François Truffaut ou « Le Train » 1964 de John Frankenheimer où il joue aux côtés de Burt Lancaster, Michel Simon, Jacques Marin, Suzanne Flon et Jeanne Moreau.

 

André Valmy :            l'autre inspecteur de police

 

André Valmy fréquente le groupe Octobre : Yves Montand, Simone Signoret, et Gérard Philipe, avec qui il tourne dans la baie de Somme dans « Une si jolie petite plage » 1949. André Valmy, joue beaucoup au théâtre, pour les plus grands metteurs en scène (Raymond Rouleau, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar). Il se considère plutôt comme un acteur instinctif. André enchaîne les rôles de flics et de gangsters pour la télévision et le cinéma Mauricet dans « Le Gorille vous salue bien » 1958 de Bernard Borderie avec Lino Ventura, Lucas dans « Maigret tend un piège » 1958 de Delannoy avec Jean Gabin).

 

Maria Zanoli :            Madame Dutoit

 

Elle fait ses vrais débuts au cinéma avec Renato Castellani dans « Zazà » 1944 et a joué dans une soixantaine de films jusqu'en 1961, travaillant, entre autres, avec des réalisateurs tels que Mario Mattoli, Julien Duvivier, Federico Fellini et Luchino Visconti.

 

Gérard Blain :            le lycéen bagarreur

 

Une carrière de 82 films pour cet acteur à la personnalité affirmée. Il est considéré par certains comme un «anarchiste de droite» pour son anticonformisme éthique.

 

À ne pas confondre avec Roger Blin (que nous avons vu dans « Entrée des artistes » 1938)

 

Pour mettre une tête sur le nom de Gérard Blain, souvenez-vous, il faisait partie du trio de « Hatari !» 1962 de Hawks avec Hardy Kruger et l’incontournable John Wayne sans oublier la belle et pleine d’humour Elsa Martinelli. Mais celle-là impossible de l’oublier.

 

Jean Yanne :               un lycéen

 

Né en 1933 notre plus qu’éclectique * Yanne national a 21 ans lors du tournage et 3 films derrière lui.

* Il fut : homme de radio, journaliste, acteur de cabaret, homme de cinéma ( acteur – metteur en scène – producteur – scénariste), Écrivain de scénarios et dialogues de BD, romancier

   

Christian Brocard :

 

Second rôle du cinéma français, il a joué dans plus de cinquante films dont « Si Versailles m'était conté »  1954 de Sacha Guitry,« Les Diaboliques » 1955 de G.H. Clouzot,« Ascenseur pour l'échafaud »  1958 de Louis Malle« Les Quatre Cents Coups » 1959 « La Grande Vadrouille » 1966 de Gérard Oury

 

Jacques Duby:            un manifestant

 

En voilà un qui n’a été qu’acteur dans sa longue carrière, mais quel acteur !

 

Le grand public le découvre notamment grâce au rôle de Camille Raquin qu'il interprète dans le film « Thérèse Raquin » 1953 de Marcel Carné.

Mais c'est à la scène qu'il doit sa notoriété en se faisant remarquer par sa verve dans des pièces de dramaturges de premier plan. Il crée « Voulez-vous jouer avec moâ ? »de Marcel Achard, « L'Œuf » de Félicien Marceau, « Les Oiseaux de lune » de Marcel Aymé, « La Logeuse » de Jacques Audiberti que du beau monde !

 

Le 1er octobre 1968, il apparaît dans la première publicité de marque à la télévision française.

 

Au cinéma, s'il ne tient que des seconds rôles, il a l'opportunité d'être dirigé par des réalisateurs de renom comme André Cayatte ou Julien Duvivier.

 

Cependant, au début des années 1970, sa carrière cinématographique s'appauvrit au profit de la scène où il continue d'obtenir de beaux succès (dopés par la collection télévisée Au théâtre ce soir), fidèle au répertoire de grands auteurs : Félicien Marceau, Jean Anouilh, Eugène Ionesco... En 1971, il joue encore le rôle de Valentin - 16 ans après sa création - dans l'adaptation télévisuelle de Les oiseaux de lune avec Claude Jade et Pierre Arditi, encore réalisé par André Barsacq.

 

En raison de son flegme, il était surnommé « l'Alec Guinness français », notamment lors de la création de la pièce de théâtre L'Œuf de Félicien Marceau en 1956 où le critique Robert Tréno du Canard enchaîné écrit : « Si le cinéma français se mettait un jour à avoir autant d’humour qu’en a parfois le théâtre, nous aurions notre Buster Keaton, nous aurions notre Alec Guinness. C’est indubitable ! »

 

Paul Faivre:                 Eugène

 

Paul Faivre interpréta des rôles de grand-père (Les Grandes Vacances, Le Grand Restaurant, Archimède le clochard, Les Vieux de la vieille, Une aussi longue absence…). Entre 1931 et 1967, il a joué dans 180 films (vingt-huit d'entre eux ont été réalisés par André Berthomieu).

 

Jacques Marin:          l'ouvrier à bicyclette

 

Ancien élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, sa carrière cinématographique démarre vraiment en 1951 grâce à son rôle dans Jeux interdits. Il ne tourne pas moins de 18 films avec son ami Jean Gabin.

 

Physiquement proche du stéréotype français, avec sa rondeur bougonne et sa moustache en brosse, il a joué dans de nombreuses productions américaines. Il maîtrise en effet parfaitement l'anglais, grâce à son épouse Patricia Hutchinson. Cela lui permettra d'approcher de nombreuses stars, telles que Marlon Brando, Audrey Hepburn, Cary Grant, Errol Flynn, Orson Welles, Burt Lancaster, Julie Andrews, Dustin Hoffman, Michael Caine, Anthony Quinn... Il doublera également de nombreux films américains en français, et notamment des dessins animés de Walt Disney.

 

En 1963, il joue le rôle du père dans la première réalisation de Claude Berri, « Le Poulet », qui sera récompensée par une distinction au festival de Venise et un Oscar à Hollywood.

Il a joué aussi dans de nombreuses pièces de théâtre, diffusées à la télévision dans Au théâtre ce soir, et dans des séries télévisées comme Les Cinq Dernières Minutes.

 

Les cinéphiles le reconnaîtront dans le rôle de l'épicier collaborateur dans « Mais où est donc passée la septième compagnie ? »1973 (Merci Wikipédia)

 

Lucien Raimbourg :              un paysan

 

Raimbourg est un nom qui dit quelque chose aux cinéphiles puisque c’était l’état civil de Bourvil dans la vie quotidienne. Lucien est également cousin d'André Raimbourg auprès de qui il ne joua que dans un seul film, « Sérénade au Texas » 1958, cependant sans scène ensemble.

 

Comme pour beaucoup de comédiens de cette époque, c'est surtout le théâtre qui est sa véritable passion. Il se produit au TNP, il participe à la création de En attendant Godot de Samuel Beckett, et joue des rôles du répertoire classique (Corneille, Molière, etc.)

Et si pour une fois on parlait musique

 

Aujourd’hui c’est Georges van Parys compositeur français de musique de film, d'opérette et de musique légère. Il a marqué son époque par des chansons populaires à l'image de sa personnalité : un musicien de Paris. Sa carrière s'étend des années 1930 aux années 1970 lors des quelles il signa près de 300 musiques de film.

 

Plusieurs de ses compositions deviennent des standards de la chanson française telles « Comme de bien entendu » chantée par Arletty et Michel Simon, « C'est un mauvais garçon » « chantée par Henri Garat, « La Complainte de la butte » chantée par Cora Vaucaire, « La Complainte des infidèles » chantée par Mouloudji, etc. La liste de ses interprètes est vertigineuse. Parmi eux, Danielle Darrieux, Albert Préjean, Damia, Fréhel, Maurice Chevalier, Georges Brassens, Ginette Garcin, et plus récemment Patrick Bruel, Rufus Wainwright, Hélène Ségara, etc.

 

Sans oublier les scénaristes

 

André Cayatte et Charles Spaak.

 

Avec Jacques Prévert, Charles Spaak est un des plus importants scénaristes du cinéma français des années 1930 et 1940. Nous les avons déjà rencontrés dans plusieurs fiches.

 

Charles Spaak est le frère de Paul-Henri Spaak, qui sera premier ministre de Belgique est grand européen. Il est aussi le père de la ravissante Catherine Spaak actrice qui fit l’essentiel de son abondante carrière en Italie dont elle finit par acquérir la nationalité.

 

Ni le dialogue :

 

Charles Spaak  - voir ci-dessus

 

L’air du temps                  La censure

 

Wikipédia nous dit : À sa sortie, le film rencontre des problèmes avec la censure qui lui reproche de mettre en scène des adolescents criminels et de montrer un antisémitisme caricatural dans la société française qui donnerait une mauvaise image de la France à l'étranger. C'est pour ces raisons qu'une interdiction initiale aux moins de 16 ans lui est attribuée.

 

Pour atténuer ces griefs le carton explicatif suivant est ajouté au début du film :

 

    « Tous les personnages mêlés à l'histoire qui va vous être racontée sont imaginaires. À travers une intrigue aussi exceptionnelle, les auteurs n'ont voulu, ni tracer un portrait de la jeunesse française, ni montrer que les préjugés raciaux sont répandus en France. Heureusement, un tel drame ne s'est jamais déroulé mais, dans les circonstances évoquées par le film, il aurait pu se produire... et c'est dans cette mesure qu'il est soumis à votre réflexion. »

 

 

Pax

 

Prochainement « Voici le temps des assassins »

André Cayatte, les risques du métier - rts.ch - Carrefour-Soir Information

Redécouvrir André Cayatte, le cinéaste-plaidoyer ICI

 

La rétrospective André Cayatte, très suivie, fut l’un des temps forts du 11e Festival Lumière, en octobre dernier à Lyon. Une belle manière de rendre justice à cet ancien avocat qui se tourna vers le cinéma et fut considéré, à tort, comme un réalisateur démonstratif de « films dossiers » sur les institutions de la France des Trente Glorieuses. Car le cinéma de Cayatte était, et reste, un passionnant cinéma du regard, comme le prouvent deux de ses plus beaux films, Nous sommes tous des assassins (1952) et Avant le déluge (1954), désormais disponibles en Blu-ray.

 

Qui regarde, donc qui juge ? Voilà la grande affaire d’André Cayatte. Après, donc, une courte carrière au barreau dans les années 1930, où il plaidait toujours contre la peine de mort, il comprit que la caméra, peut-être, serait plus efficace qu’une robe noire pour traquer les failles du système judiciaire, creuser l’humanité des prévenus, mais, aussi, rappeler les péchés, non confessés, d’une certaine France d’après guerre. Ainsi, après la fin du mélodrame judiciaire Nous sommes tous des assassins (1952) avec un bouleversant Mouloudji, la voix d’un prêtre humaniste qui s’adresse à chaque condamné à mort résonnera longtemps dans nos consciences. À chacun, en effet, il rend sa dignité avec cette phrase bouleversante : « Tu es unique. »

 

Dans Justice est faite, deux ans auparavant (disponible en DVD chez Gaumont à la demande), c’est l’euthanasie (déjà) qui est au banc des accusés en la personne d’une « étrangère » et, grâce à un casting épatant de jurés (dont le délicieux Raymond Bussières en garçon de café qui s’interroge), Cayatte livre une peinture, certes didactique mais d’une grande justesse, des motivations de ceux qui finissent par livrer un verdict hypocrite. On pense sans cesse à 12 Hommes en colère, de Sidney Lumet, mais, hélas, sans le courage citoyen de Henry Fonda…

 

 

 

Choc encore plus grand devant Avant le déluge (avec Marina Vlady en fille de Bernard Blier, magnifique) réalisé en 1954. Quatre adolescents issus de la bourgeoisie se retrouvent en cour d’assises – un flash-back revient sur les événements qui les ont amenés à tuer. La menace d’une troisième guerre mondiale plane, et c’est aussi la vie de leurs parents respectifs qui poussent ces jeunes à rêver d’ailleurs, et à fuir cette triste France qui pourrit entre idéalisme aveugle, spéculation, relents de guerre d’Indochine, de déportation ou d’antisémitisme. Quand la fin du monde et la guerre nucléaire paraissent proches, que les pères et les mères sont trop occupés à défendre leurs finances, leurs idéologies rances ou leurs coucheries extra-conjugales, comment tourne la jeunesse ? Mal, monsieur le procureur, forcément mal… Les héros d’Avant le déluge sont coupables mais pas responsables, même si ce film étonnamment noir les filme plongeant dans la barbarie. Avec ses dialogues puissants coécrits par Cayatte et Charles Spaak, Avant le déluge est une démonstration implacable.

 

François Truffaut, qui détestait son œuvre, avait écrit à son égard cette perfidie cinglante : « C’est une chance que Cayatte ne s’attaque pas à la littérature, il serait capable à l’écran d’acquitter Julien Sorel ; Emma Bovary en serait quitte pour la préventive… » Le futur réalisateur des Quatre Cents Coups ne croyait pas si bien dire. Car si, avec André Cayatte, la salle de cinéma se transforme en prétoire, c’est celle d’une cour d’appel… à plus d’humanité.

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 06:00

 

Pax me met dans l’embarras, pas dans le débarras, en tressant des couronnes de lauriers à Jean-François Balmer, Didier Bezace et Odette Laure, des saltimbanques comme je les aime.

La DilettanteOdette Laure - Unifrance

 

Si  je choisis Didier Bezace c’est que j’ai écrit une chronique sur lui :

 

Mort du célèbre Didier Bezace, comédien et metteur en scène

15 mars 2020

Didier Bezace, artiste engagé, sa bonté solide, un humanisme fêlé… tout le monde a droit à la beauté…  ICI 

 

Pax en commentaire y déclarait sa flamme à Jack Ralite

 

Jack Ralite, le 11 juin 2013.

Jack Ralite, le 11 juin 2013. 

 

« Jack Ralite, un de ces quatre ministres communistes de Mitterrand qui, pour ces Grands Peureux de Bien-pensant selon Bernanos, devaient constituer la tête de pont permettant aux chars russes de défiler sur les champs Elysée. Ils se sont comportés comme de bons citoyens élus et nommés démocratiquement et respectueux des lois de leurs pays.

 

Ralite, homme très cultivé et amoureux de la culture avait compris et croyait dur comme fer que la culture, la vraie *était un des moyens essentiel pour faire progresser les individus et avancer le « vivre ensemble »

 

Un détail sans importance, Jack Ralite fut dans le gouvernement Mauroy, sous la présidence de François Mitterrand, Ministre en charge de la santé puis ministre délégué à l’emploi. La culture étant le monopole d’un autre Jack.

 

La Dilettante - film 1998 - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « La Dilettante» (1999)

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce qu’il serait temps que Ciné papy arrête de se prendre au sérieux et vous invite à une franche rigolade sans cependant que ne cela tourne à la pantalonnade. De la tenue avant toute chose. Ici il se permettra même de faire le zozo, sans sortir du cadre de l’épure

 

Quelle est l’histoire ?

 

Pierrette Dumortier est une grande bourgeoise qui s’ennuie. Justement, cette femme de caractère mais velléitaire résiste à tout sauf à la tentation et surtout à l’ennui. Elle ne sait quoi inventer pour y échapper. Elle décide un beau jour de quitter son mari et sa vie bourgeoise en Suisse pour retourner à Paris. Elle s’installe, tout d’abord, en banlieue dans l'appartement de son fils OS. Et les péripéties commencent, au grès des opportunités. Elle trouve du travail dans un collège puis dans un bistrot ou sa bonhommie et son allure font merveilles. Elle rencontre la riche famille reconstituée de sa fille. Elle tombe amoureuse d'un prêtre mais couche avec le fiancé de sa fille. À chaque nouvelle embauche elle grimpe dans l’échelle sociale. Elle finit par se faire manipuler par un antiquaire véreux, ce qui la mènera en prison où, là encore son flegme ,sa désinvolture et son nature font merveille. Rien ne semble l’atteindre. Elle a toujours une explication pleine de bon sens pour expliquer ses gestes et qui désarçonne son interlocuteur emberlificoté dans le politiquement correct et la routine.

 

Réalisation

 

De Pascal Thomas, que Ciné papy connaissait mal jusqu’ici, je dirais qu’il possède l’art de faire rire tout en restant sérieux.

Après un court métrage il réalise « Les zozos » 1972 « Pleure pas la bouche pleine »1973 et « Le chaud lapin » 1974, qui contribuent à faire connaître Bernard Menez, puis, « Confidences pour confidences »,1979 « Celles qu’on n’a pas eues » 1981 et « Les maris, les femmes, les amants » 1989 fantaisies proches de l’esprit boulevardier ou une autre « Qualité Française » dans la catégorie humour !

 

Un temps il abandonne le cinéma pour se consacrer aux voyages et à la bibliophilie. C’est en 1998  qu’avec « La Dilettante » il signe son retour à la réalisation.

 

Très actif dans le monde du cinéma Il invente le prix du Carrosse d’or, remis au Festival de Cannes lors de la cérémonie d’ouverture de La Quinzaine. Il sera remis à des cinéastes tels que Jacques Rozier, Clint Eastwood, Nanni Moretti, Ousmane Sembene, David Cronenberg, Agnès Varda.

Il réalisa encore neuf films et occupa divers poste comme la présidence la Commission d’avance sur recettes ou de la Société Française des Réalisateurs de Films.

 

Un homme sérieux qui sait faire rire ou pour reprendre la règle de vie de pax : « Soyons sérieux, ne nous prenons pas au sérieux ».

 

Qui fait quoi ?

 

Catherine Frot :                    Pierrette Dumortier

 

On a déjà rencontré dans la fiche « Les saveurs du Palais » 2012 cette actrice surdouée consacrée par deux « Césars »  deux « Molières ».

 

« La Dilettante » est son premier grand rôle au cinéma. Ce fut un succès critique et commercial appréciant notamment une actrice capable de jouer simultanément dans les tons burlesques et tragiques.

 

Nous la retrouverons certainement dans d’autre fiche. Inutile donc d’en dire plus pour l’instant. Soulignons cependant que ses collaborations avec Pascal Thomas furent à chaque fois un événement dans sa carrière, révélation, accession à un niveau supérieur, confirmation etc. Ces collaborations menant à d’importants et mérités succès, s’interrompis pour « incompatibilité d’humeur »

 

Base de données de films français avec images

Barbara Schulz :                   Nathalie la fille de Pierre Dumortier

 

Une belle carrière pour cette jeune actrice qui fut nominée aux Molières dans la catégorie Meilleur espoir féminin qui intéressa des cinéastes comme Robin Renucci, Robert Hossein, Vincent Lindon. Elle débuta par le télévision. Au théâtre elle eut comme partenaire Pierre Arditi  en jouant sa fille dans « Joyeuses Pâques » rôle pour lequel elle obtint le Molière de la révélation féminine en 2001

 

La dilettante - Comédie sur Télé 7 Jours

Marie-Christine Barrault :           Thérèse Rambert

 

Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1969, lorsque Éric Rohmer l’a choisi pour jouer, aux côtés de Jean-Louis Trintignant, le rôle d'une petite provinciale catholique dans « Ma nuit chez Maud » 1969. Jusque-là, nièce de Jean-Louis Barrault et de Madeleine Renaud, elle s’était consacrée au Théâtre. Elle retrouva Rohmer pour « L'Amour l'après-midi » 1972 et « Perceval le Gallois ». 1978.

 

Tant au théâtre qu’au cinéma elle a eu une carrière internationale aidée en cela par son succès dans « Cousin, cousine »  1975 grâce à quoi elle est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation .Elle tourna avec André Delvaux « Femme entre chien et loup » 1979 elle décide alors de donner une nouvelle impulsion à sa carrière en s'installant aux États-Unis. Woody Allen lui confie alors le rôle d'Isobel dans « Stardust Memories » 1980 qu'il a spécialement écrit pour elle. Viennent « La grande menace » 1978 film de Jack Gold avec Richard Burton, Lino Ventura et Lee Remick.

 

Elle a toujours choisi judicieusement ses rôles. On ne finirait pas de les citer. Elle a su les choisir en accord avec son physique de dame âgée par exemple comme les mères.

 

Éclectique, elle fit de la pub pour « Slim Fast ». Elle fit aussi du doublage ou enregistra des contes pour enfant.

Plus étonnant, en 1976, au Gala de l'Union des Artistes organisé à Los Angeles, à l'issue de six semaines d'entraînement intensif, elle exécute un numéro de trapèze aux côtés de Guy Marchand. Une très grande dame !

 

Pour la rubrique « Potins » Elle s'est mariée deux fois : la première avec Daniel Toscan du Plantier, avec qui elle a un garçon et une fille ; la seconde, avec Roger Vadim, de 1990 jusqu'à la mort de ce dernier en 2005.

 

Elle a été la compagne du réalisateur Michel Boisrond pendant dix ans.

 

L'immense succès de Cousin, cousine (particulièrement aux États-Unis), en, lui apporte la consécration : elle est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation.

 

 

Bernard Verley :                   André Ackermann

 

Quelques cinquante-six films dont quatre avec Pascal Thomas.

 

Il est le frère de Renaud Verley. Comme on dit il joua pour les plus grands Rohmer, deux fois pour Buñuel et Claude Miller, Becker, Berri, Chabrol entres autres ou encore Ozon et Doillon.

 

Il affiche aussi une belle carrière au théâtre au service de grands textes et de grands metteurs en scène.

 

Odette Laure :                 Zoé de la Tresmondière

 

Ciné papy ne connaissait cette actrice de cinéma, de théâtre et de télévision, pratiquement que de nom. Dans la série des « Maigret » avec  Bruno Cremer dans le rôle-titre  elle est inquiétante en vieille dame sournoise et maléfique.

 

Elle participa également à des émissions de variété et, en tant que chanteuse, elle présenta des tours de chants. Avec autant de corde à son arc elle participa à peu de film dans lesquels on lui donnait des petits rôles de complément.

 

C’est fort dommage car dans  « La dilettante » elle est épatante de drôlerie naturelle.

 

Gérard Hernandez :                  L'inspecteur de police

 

Qui ne connaît cet acteur d’origine espagnol presque toujours rigolo avec sérieux.

 

En 2020, En tant qu'acteur, il compte environ 75 ans de carrière dans le monde du cinéma avec des rôles dans 32 séries et 55 films. Il a été nommé deux fois aux Molières en 1992 et 19945. Dans les médias, il a été qualifié de « comédien reconnu » sur RTL et d'« acteur emblématique » par Télé-Loisirs.

 

Actuellement depuis 2009, on peut le voir tous les soirs à la télévision dans le rôle de Raymond de la série télévisée « Scènes de ménages »

 

Jean-François Balmer:            Le président du tribunal

 

Étonnant acteur autant  connu pour ses rôles que pour sa discrétion. Il a une haute idée de son métier et ne comprend pas comment on peut se répandre lors d’interview ou d’articles en donnant un avis sur des sujets ou l’on a aucune compétence du simple fait d’être un acteur à succès. Si on veut le faire parler, il ne vous parlera que de son métier et/ou de ses rôles. Quel plaisir que de pouvoir le revoir, lors de rediffusions. Citons parmi ses quelques quatre-vingt  films « L'Ivresse du pouvoir » 2006 de Claude Chabrol avec il tourna quatre fois ou l’amusant autant qu’intrigant « Le Mouton enragé » 1974 de Michel Deville.

 

N’oublions pas non plus son rôle de flic désabusé, irrémédiablement blessé par les accidents de la vie. Il tient le rôle du commandant Rovère dans la série « Boulevard du Palais » de 1999 à 2017.

 

Jean Desailly :                 Édouard Thibault

 

Son physique de bon bourgeois un peu falot vous est certainement connu. Pour mieux le situer soulignons, dans sa très abondante filmographie trois films ou il tenait des rôles essentiels

 

« Le Doulos » 1962 de Jean-Pierre Melville  « La Peau douce »  1964 de François Truffaut « Le Professionnel » 1981de Georges Lautner et pour faire comme les quatre tiers de l’apéro picon-citron-curaçao de César dans «  Marius », un petit quatrième, très «  qualité française » « Le Baron de l'écluse » 1960 de Jean Delannoy avec Jean Gabin, Micheline Presle, Jacques Castellot et surtout des dialogues de Michel Audiard. De quoi passer un très bon moment.

 

Didier Bezace :               L'abbé Ferro

 

Acteur et metteur en scène français, comme beaucoup il a tourné pour le cinéma et la télévision. Il a déployé une grande activité dans le monde du théâtre. Plus particulièrement, sur une idée de Jack Ralite, il prend la direction du Théâtre de la Commune d'Aubervilliers et ce, depuis 19972, et continue d'être acteur de cinéma et de télévision. Son mandat en tant que directeur du théâtre de la Commune s'achève en 2013. Cela, m’est tout particulièrement cher car ce maire communiste d’Aubervilliers , Ministre de Mitterrand, illustre parfaitement et contrairement aux railleries communes que l’on peut, à la fois, être intelligent, honnête et communiste.

 

La dilettante - Comédie sur Télé 7 Jours

Gisèle Casadesus :               la bénévole

 

Wikipédia nous dit  qu’elle est membre de la dynastie Casadesus, célèbre famille d'artistes, elle est la mère du chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus, de la comédienne Martine Pascal, du compositeur Dominique Probst et de l'artiste plasticienne Béatrice Casadesus, la grand-mère de la cantatrice Caroline Casadesus et l'arrière-grand-mère du musicien de jazz Thomas Enhco . Jusqu’à son décès en 2017 elle a été doyenne de la Comédie Française. Ses rôles sur scène, tant à la Comédie Française que ceux tenus sur scène d’autre théâtres, au cinéma ou à la télévision ne se compte plus. Elle a joué deux fois pour Claude Lelouch , Jean Becker et Pascal Thomas. Un peu cantonné à la fin aux rôles de vieille dame et/ou de grand mère, son allure faisait merveille, un peu comme, chacune dans son style Maggie Smith dans Downton Abbey

 

Armelle :                            La juge d'instruction

 

Cette intello (hypokhâgne et khâgne) n’a pas résisté à l’appel des sunlights. On l’a découvert dans « Caméra Café » à cinquante-deux ans ( Eh, ça va la tête goujat de Cinépapy ! On ne dit pas l’âge des dames. N’empêche elle aligne quelques quarante films au compteur, presque tous des comédies. Il est vrai qu’elle sait se montrer irrésistible et/ou pince sans rire. Bravo, cela nous manque des actrices drôles avec finesse.

 

 

Bons Moments

 

En prison quand elle explique à sa fille qu’elle est mieux incarcérée que chez elle et qu’elle souhaite surtout qu’elle ne vienne pas la voir.

 

Ses tribulations parmi les dames de charité de la paroisse du prêtre dont elle est tombée amoureuse

 

Quand avec naturel elle s’installe à la table du diner mondain au domicile Bcbg de son ex-mari remarié que sa venue surprend car, bien sûr, elle n’était pas invitée.

 

Au tribunal quand sa soit - disant victime tourne les experts et les avocats de la partie civile (son propre fils qui lui aussi en prend pour son grade) et met les journalistes dans sa poche.

 

Avis de Ciné papy.

 

Ce film est une pochade de bon goût avec assez de finesse pour nous séduire.

 

L’abatage tout en retenue de Catherine Frot est un régal et la confirme, si besoin, était au rang d’une des meilleures actrices actuelles du cinéma français.

 

C’est un plaisir que de retrouver Jean François Balmer et son jeu subtil, tout en finesse. A mon goût on le voit trop rarement

 

Cerise sur le gâteau Odette Laure dans un vertigineux rôle de vieille dame à qui on ne le fait pas. Un morceau d’anthologie.

 

Ah ces acteurs !

 

Pax

 

 

 

 

 

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 06:00

 

Il y avait sur les toiles « Le jour le plus long » ; maintenant il y a sur la toile « la fiche la plus longue de Pax »

JANINE DARCEY

 

Date et lieu de naissance:

14-01-1917, à Asnières-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France.

 

Date et lieu du décès:

01-10-1993, à Fontenay-les-Briis, Essonne, France.

 

Cause du décès:

Probablement de mort naturelle à l'âge de 76 ans.

 

Nom de naissance:

Janine Renée Casaubon.

 

État civil:

Mariée en 1937 avec : PIERRE TORRE - divorcée en 1941.

 

Mariée avec l'acteur : GÉRARD LANDRY.

 

Mariée en 1945 avec le chanteur et acteur : SERGE REGGIANI - divorcée en 1955.

 

Ils eurent deux enfants :

 

Stéphan, né en 1945. Chanteur, auteur, compositeur se suicidera en 1980

 

Carine, née en 1951. Chanteuse, qui fera partie de la troupe de Big Bazar de Michel Fugain.

 

Mariée le 6 mars 1957 avec l'écrivain : MICHEL JACOVLEFF.

 

Janine DARCEY a joué dans :

 

1994 - Priez pour nous

1991 - Un Homme et deux femmes

1991 - Une époque formidable...

1991 - La Montre, la croix et la manière

1989 - Moitié-moitié

1987 - Le Complot

1983 - Le Bon plaisir

1979 - L'Adolescente

1978 - La Carapate

1978 - Coup de tête

1974 - Le Fantôme de la liberté

1972 - Le temps d'aimer

1967 - Les Risques du métier

1962 - Le Glaive et la balance

1959 - Un témoin dans la ville

1954 - Du rififi chez les hommes

1953 - Les Enfants de l'amour

1953 - Les Compagnes de la nuit

1948 - Le Mystère de la Chambre Jaune

1948 - Retour à la vie

1947 - Le Dessous des cartes

1946 - Un drame au cirque

1943 - Le Carrefour des enfants perdus

1943 - La Bonne étoile

1942 - Les Petits riens

1942 - Cap au large

1942 - L'Auberge de l'abîme

1941 - Parade en 7 nuits

1941 - Tobie est un ange

1941 - Old Bill and son

1941 - Six petites filles en blanc

1940 - Sixième étage

1940 - La Nuit merveilleuse

1939 - Entente cordiale

1939 - Cavalcade d'amour

1938 - Entrée des artistes

1938 - Remontons les Champs-Élysées

1938 - Je chante

1938 - Le Drame de Shanghaï

1937 - Orage

1937 - Double crime sur la ligne Maginot

1937 - Yoshiwara

1937 - Soeurs d'armes

1937 - La Loupiote

1936 - La Tendre ennemie

1936 - Le Mioche

1936 - L'Assaut

 

Janine DARCEY a joué dans la série ou le téléfilm :

 

1985 - Un Garçon de France

1984 - L'Amour en héritage

1980 - Julien Fontanes, magistrat

1974 - Messieurs les jurés

1971 - Maigret à l'école - Maigret 13/88 1971

1970 - Madame êtes-vous libre?

1967 - Les Enquêtes du commissaire Maigret

 

 

 

 

 

Aujourd’hui c’est « Un témoin dans la ville » 1959

 

TEMOIN DANS LA VILLE, UN" MOVIE POSTER - "UN TEMOIN DANS LA VILLE" MOVIE  POSTER

 

Pourquoi ce film ?

 

C’est souvent selon l’humeur et/ou les caprices de Ciné papy que, semaine après semaine sont rédigées les fiches initialement prévues pour être mises en pages le mercredi.

 

Mais parfois, on peut trouver un fils conducteur après une décision précise.

 

On prétendait coller quelque peu à l’actualité. C’est ainsi que fut proposé un film sur le monde de balle au pied en France profonde. L’acteur vedette de ce film : Patrick Dewaere amena à un film où il formait avec Lino Ventura la vedette d’un film ou éclatait leurs qualités professionnelles autant qu’humaine.

 

Aujourd’hui c’est la présence étonnante de Lino Ventura au film de ce jour véritable ovni dans le cinéma français

 

Quelle est l’histoire ?

 

Pierre Verdier lors d’une dispute tue sa maîtresse Jeanne en la précipitant d'un train en marche. Il obtient un non-lieu au bénéfice du doute et repart libre.

 

Quelques jours plus tard, Verdier rentre chez lui en voiture mais une collision sans gravité avec un autre automobiliste dans le Bois de Boulogne, le contraint à continuer à pied en pleine nuit.

 

Au même moment, le mari de la victime, Ancelin, entre par effraction au domicile de Verdier déterminé à venger le meurtre de sa femme malgré le fait qu'elle l'ait trompé. Il attend Verdier, qui arrive peu de temps après et appelle un radio-taxi mais il se trouve face à face avec Ancelin, qui l'étrangle. Ancelin maquille son forfait en suicide en plaçant un nœud coulant autour du cou de sa victime.

 

Il quitte l'immeuble, mais se heurte à Lambert, le chauffeur de radio-taxi venu chercher Verdier. Ancelin s'esquive, malgré l'insistance de Lambert qui croit d'abord avoir affaire à son client, avant de penser qu'il s'agit d'une erreur.  Mais Ancelin se ravise et revient pour éliminer un témoin gênant, mais le taxi s'éloigne. Il a cependant le temps de noter son numéro d'immatriculation.

 

Alors va commencer une double chasse à l’homme. Ancelin va tout faire pour retrouver Lambert et Lambert, avec ses collèges taxis tout faire pour tenter de l’empêcher de nuire et le livrer à la police

 

 

Réalisation

 

Édouard Molinaro

 

Une soixantaine de films et de téléfilms en 40 ans de carrière pour ce cinéaste que personne ne peut prétendre ne pas connaître tant il rencontra des succès critiques et commerciaux.

 

Il connaît le succès au cours des années 1960 grâce à des comédies, dont « Oscar » 1967 et « Hibernatus », 1969 avec Louis de Funès. En 1969   « Mon oncle Benjamin, » avec Jacques Brel et Claude Jade. Brel est de nouveau en vedette en 1973 dans « L'Emmerdeur », aux côtés de Lino Ventura. « La Cage aux folles », 1978 adaptée de la pièce de Jean Poiret, et dont les rôles principaux sont tenus par Michel Serrault et Ugo Tognazzi, est un grand succès commercial. Le film totalise 5,4 millions d'entrées en France et plus de 8 millions aux États-Unis.

 

Dans les années 1980, Molinaro réalise notamment « Pour cent briques, t'as plus rien... » 1982 avec Gérard Jugnot et Daniel Auteuil. Ce dernier tourne également dans « Palace » 1985 et « L'Amour en douce » 1985, qui révèle Emmanuelle Béart En « Le Souper » 1992,  est l'adaptation du même nom de Jean-Claude Brisville. Molinaro réalise Beaumarchais, l'insolent en 1996, un film biographique consacré à Beaumarchais avec Fabrice Luchini dans le rôle du célèbre écrivain, tourné à partir d'un scénario inachevé de Sacha Guitry. Le film réalise deux millions d'entrées.

 

Ciné papy est persuadé que dans ces titres choisis dans la filmographie de Molinaro chacun retrouvera un film qui l’a marqué. On observera que cet excellent faiseur collectionnait les succès que ce soit sur un mode comique ou plus sérieux.

 

Voilà ce qu'il en est quand on suit son petit bonhomme de chemin sans se préoccuper de l'air ambiant. Il fut contemporain de la Nouvelle Vague mais ne s'associa pas au mouvement.

 

Un témoin dans la ville Film 1959 - Télé Star

 

Qui fait quoi ? (voir la dernière vidéo)

 

Lino Ventura :                         Ancelin, un camionneur qui liquide l'amant et assassin de sa femme

 

Sachez que pour la rédaction des fiches *, Ciné papy va du plus simple au plus compliqué. La présente fiche, l’une des plus longues – 7 pages – une des moins faciles laisse de vieux Ciné  papy, sur le flan. Il a hâte de passer à autre chose.

 

Aussi, aujourd’hui, il fera l’impasse sur la note consacrée à Lino Ventura.

On ne présente plus ce « monstre sacré » du cinéma français que personne n’ignore et dont il a largement été question dans la dernière fiche et quelques autres auparavant.

 

* Il n’est pas  exclus qu’un de ces jours, Ciné papy, en lieu et place de la présentation d’un film, ne s’amuse, comme un petit prétentieux qui se prendrait au sérieux, à raconter « le making of » d’une fiche.

 

Un Témoin Dans La Ville: Lobigo.fr: | Édouard Molinaro (Réalisateur)

Sandra Milo :                           Liliane, la fiancée de Lambert, standardiste des radio-taxis

 

Sa sensualité et sa forte personnalité l'imposent à l'écran dans la deuxième moitié des années 1950. Elle tourne avec Édouard Molinaro, Jacques Becker, Roberto Rossellini, Federico Fellini, Antonio Pietrangeli (qui l'a découverte), Dino Risi, Claude Sautet, et parvient à une notoriété internationale dans une trentaine de film.

 

Daniel Ceccaldi :           le client étranger du taxi

 

Un témoin dans la ville de Edouard Molinaro (1959), synopsis, casting,  diffusions tv, photos, videos...- Télé-Loisirs

Daniel Ceccaldi est avant tout un homme de théâtre, s'illustrant surtout, entre 1946 et 1997, dans des pièces de boulevard.

 

Formé au cours de Tania Balachova, il tourne son premier film, « Le Diable boiteux » 1948, de Sacha Guitry .Il obtient son premier grand rôle en jouant Henri d'Anjou dans La « Reine Margot » 1954 aux côtés de Jeanne Moreau.

 

Daniel Ceccaldi est célèbre pour son rôle de Lucien Darbon, le père de Claude Jade, dans les films de François Truffaut, « Baisers volés » 1968 et « Domicile conjugal » 1970 .Il est aussi connu pour le rôle d'arnaqueur dans « Pouic-Pouic » 1963 de Jean Girault.

 

De plus, il travaille notamment pour les cinéastes Jacques Becker, Édouard Molinaro, Henri Verneuil, Pascal Thomas et Philippe de Broca.

 

UN TEMOIN DANS LA VILLE

 

Robert Dalban :             Raymond, un chauffeur de taxi jovial, qui a trente ans de maison

 

 C'est la tonitruante réplique de son personnage du majordome Jean dans Les « Tontons flingueurs » 1963de Georges Lautner qui marque durablement les esprits. Pour ceux ou celles qui voudrait en savoir plus prié de se reporter à toutes les fiches ou la rubrique « qui fait quoi » mentionnent Robert Dalban. C'est comme ça et pas autrement ! « Yes, sir ! »

 

Micheline Luccioni :             Germaine, une femme chauffeur de taxi

 

Elle est remarquée dans « Gervaise » 1956 de René Clément, son premier rôle au cinéma, mais c'est le théâtre qui lui apporte la consécration avec de nombreux rôles comiques.

 

Janine Darcey :             la propriétaire de l'hôtel

 

Ciné papy avoue un faible en raison de sa présence dans un de ses films cultes « Entrée des artistes » 1938 de Marc Allégret avec Louis Jouvet. Elle tient avec beaucoup d’ingénuité le rôle principal de la jeune première Isabelle. (Voir fiche)

 

Jacques Monod :           l'avocat de Verdier

 

Encore une tronche reconnaissable de ces seconds rôles dont raffolaient les réalisateurs et spectateur du cinéma de Ciné papy.

 

Jacques Monod n’aborde véritablement le septième art que vers le milieu des années cinquante, notamment avec « Je reviendrai à Kandara » 1956, auprès de Daniel Gélin et Bella Darvi, « Les Grandes Familles » 1958, avec Jean Gabin et Pierre Brasseur, et « Les 400 coups » 1959 de François Truffaut.

 

Dans les années soixante, on peut voir Jacques Monod dans un grand nombre de films et/ou de téléfilms, tenant des rôles plus ou moins importants.

 

Jouant des rôles de notables, il a imposé au public une silhouette devenue familière aux spectateurs des salles obscures, d'autant plus que ses apparitions à la télévision se multiplient : Vidocq, les Compagnons de Baal, Les Cinq Dernières Minutes, Les Brigades du Tigre, etc.

Au tournant des années soixante-dix, le cinéma néglige de plus en plus les seconds rôles. Jacques Monod sera victime de cette politique économique préjudiciable à la qualité de notre production.

 

Michel Etcheverry :              le juge d'instruction

 

Brève biographie de Wikipédia pour un très grand acteur de théâtre.

D'abord instituteur, il est renvoyé en 1941 pour avoir refusé de faire chanter aux enfants Maréchal, nous voilà !. Il commence sa carrière au théâtre comme régisseur, puis entre dans la troupe de Louis Jouvet.

Il entre à la Comédie-Française en 1961, est nommé sociétaire en 1964, sociétaire honoraire en 1984. Son répertoire comporte de nombreuses tragédies du répertoire classique.

 

Jean Daurand :             Bernard, un chauffeur de taxi habitué du café

 

Connu du grand public pour son rôle récurrent d’adjoint du commissaire Bourrel à la télévision. Série à succès nommée « Les cinq dernières minutes » L’intrigue se terminait par le dénouement annonce par Raymond Souplex frappant un de ses poings dans la paume de l’autre main : « Bon sang ! Mais c’est bien sur… »

 

René Hell :                       "Grand-père"

 

Quelques 180 films pour ce second rôle traversant les réalisations de pointure comme Verneuil, Autant-Lara, Maurice Tourneur, Duvivier, Guitry et souvent plusieurs fois

 

Jacques Jouanneau :           le propriétaire du garage Magdebourg

 

Il faisait partie de ces acteurs qui donnaient du relief aux plans secondaires, qui existaient davantage par leur visage, leur gouaille que par leur nom, qui ont donné quelques titres de noblesse aux seconds rôles de cinéma. Cet acteur a joué avec de grands réalisateurs : François Truffaut, Jean Renoir ( 2 fois) René Clair , dans l’ombre des Jean Gabin et des Gérard Philipe.

Il s’imposa sur grand écran, mais sans jamais quitter les planches. Tout au long de sa vie, il se partagea entre théâtre de boulevard et cinéma, cumulant plus de trente pièces et cinquante longs-métrages. Il fut un incontournable partenaire de Jacqueline Maillan.

 

Un témoin dans la ville de Edouard Molinaro (1959), synopsis, casting,  diffusions tv, photos, videos...- Télé-Loisirs

Robert Castel :               Bob la Tenaille

 

Essentiellement un acteur de théâtre de boulevard reconnaissable à son accent pied noir. Il formait souvent un tandem avec Marthe  Villalonga. Il fut un personnage récurrent de la série « Les Saintes Chéries » à la télévision

 

Paul Bisciglia :                un chauffeur de taxi

 

Encore un  prolifique comédien, spécialisé dans des seconds rôles, avec près de 200 films à son actif. Beaucoup de cinéma populaire Il était également le jeune marié dans « Les Vieux de la vieille » 1960 de Gilles Grangier, le curé dans « Hibernatus » 1960 d'Édouard Molinaro.

 

Un Français moyen dans « On a retrouvé la septième compagnie » 1975 de Robert Lamoureux et le bagagiste dans « L'Aile ou la cuisse » 1976 de Claude Zidi.

 

Il fut aussi un acteur important pour l’œuvre de Jean Anouilh dont il créa plusieurs pièces et assura la reprise de beaucoup d’autres.

 

Gérard Darrieu :                Pierre, un camionneur collègue d'Ancelin

 

Gérard Darrieu commence sa carrière comme décorateur de théâtre et assistant à la mise en scène4. En 1946, il devient comédien, jouant au théâtre, au cinéma et à la télévision. Au théâtre, Il monte sur les planches des théâtres parisiens sous la direction de Robert Hossein puis de bien d'autres, dont Louis Jouvet, Roger Planchon, Jean Vilar, Luchino Visconti ou Roger Blin .. Son physique athlétique et sa voix grave lui conféraient une forte présence sur scène  immédiatement identifiable. Quand on aura précisé qu’on le trouve bien à sa place, dans « Z » 1968 de Costa-Gavras – rôle : Bonne, militant d’extrême droite et dans « Le professionnel » 1981 de Lautner – rôle : l’instructeur  Picard, plus personne n’aura du mal à mettre une tête sur ce nom.

 

Billy Kearns :                           le soldat américain client du taxi

 

Sa gueule que tous reconnaissent tant il crève l’écran, mérite cette notule reprise de Wikipédia.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, Billy Kearns sert en Europe dans la 10e Division de montagne (Infanterie légère), un corps d’élite de l’armée américaine formé de skieurs et d’alpinistes2. En 1954, iI s'établit en France en tant que comptable pour la American Battle Monuments Commission, une agence indépendante du gouvernement des États-Unis chargée de l'entretien des monuments et cimetières militaires américains hors des États-Unis. L’année suivante, il écrit sur divers sujets (sport, économie…) dans une publication en langue française de l’Agence de l'information des États-Unis. En 1958, il répond à une annonce parue dans The International Herald Tribune cherchant un acteur américain. En dépit de son inexpérience, il est embauché sur le champ. C’est le début d’une carrière d’acteur relativement tardive mais très prolifique, qu'il mène essentiellement en France, où son originalité, son visage qu’il qualifie lui-même de bulldog mug et sa façon de parler parsemée d’américanismes sont appréciés. On fait appel à lui pour de nombreux seconds rôles, alternativement d’Américains ou de Britanniques, dans plus de 150 films, plusieurs téléfilms français et pièces de théâtre. Il effectue aussi le doublage de rôles dans 1 200 films. En 1965, dans la série télévisée Bob Morane, il incarne le personnage de Bill Ballantine, ami inséparable du Commandant Morane incarné par Claude Titre.

 

Dora Doll :                        une prostituée

 

Comme pour Robert Dalban on se reportera utilement aux fiches de Ciné papy tant sa carrière, des deux côtés de l’Atlantique fut riche.

 

Pour une fois on s'attardera à sa vie privée qui ne fut pas moins riche.

 

Elle est la première épouse de l'acteur Raymond Pellegrin, avec qui elle se marie en 1949, ils ont une fille Danielle, l'année suivante. Ils divorcent en 1954, année où elle commence une liaison avec Jean Gabin qui dure deux ans. La rumeur lui prête également une relation avec Marlon Brando. Elle se marie ensuite avec François Deguelt

 

Michel Thomass :                   le client de la prostituée

 

Encore une tronche Reconnaissable par son physique imposant, son crâne chauve et sa moustache, Michel Thomass est notamment connu pour ses petits rôles au cinéma et son travail pour la publicité. Il a tourné dans une soixantaine de films et séries télé entre 1956 et 1977.

 

Il apparaît dans quelques films américains dont « Charade » en 1963 où il joue face à Audrey Hepburn ce qui devrait permettre à tous de mettre un visage sur son nom. Il retrouve l'actrice l'année suivante dans « Deux têtes folles » 1964  où il donne la réplique à William Holden. Entre 1966 et 1969, il apparaît dans trois films réalisés par Terence Young.

 

Henri Marteau :            le client amoureux

 

Les amateurs de cinéma de l'après-guerre, se souviendront du visage d'Henri Marteau, second rôle assez prolifique, mais dont le nom a été quelque peu oublié.

 

Ses débuts, à la limite de la figuration, expliquent son absence de certains génériques. Il apparaît quelques secondes dans « Un témoin dans la ville », dans « Le Grand Restaurant » 1966 avec Louis de Funès où il incarne tout aussi brièvement, le deuxième inspecteur. Dans « Le mors aux dents » 1979, il sera ministre, puis automobiliste en panne dans le film de Jean L'Hôte, « La Communale », 1965 trafiquant dans « Une Sale Affaire » 1981. On notera surtout sa prestation comme colon français et père de Catherine Deneuve, dans « Indochine »1992.

 

On le découvrira plus facilement à la télévision, dans Les coquelicots sont revenus et Poil de carotte de Richard Bohringer. Également au détour de bon nombre d'épisodes des Cinq Dernières Minutes avec Raymond Souplex, mais aussi dans la saison avec Jacques Debary.

 

 

 

Guy Piérauld (ou Pierrauld):              le portier de la boîte de strip-tease

 

C'est grâce à la télévision qu'il se fait connaître du grand public, en participant cinq ans durant à l'émission dominicale « Sérieux s'abstenir » (1965-1973). Poussé par Roger Carel, il se lance dans l'univers du doublage dont il devient l'une des plus célèbres voix, dont celle de Bugs Bunny pendant près de 40 ans, mais aussi de Woody Woodpecker8, Kiri le clown ou Looping (dans Satanas et Diabolo). Il est également la voix régulière de Red Buttons ou de Don Adams dans la série « Max la Menace ». Il prête également sa voix au personnage d'Astérix dans un feuilleton radiophonique diffusé sur Radio Luxembourg en 1960, tandis que celle d'Obélix est interprétée par Albert Augier.

 

Il s'essaye parallèlement à l'opéra (L'Histoire du soldat d' Igor Stravinsky) et enregistre des chansons pour plusieurs livres-disques Disney.

 

Au cinéma, il est notamment apparu dans « Domicile conjugal » 1970 de François Truffaut. Enfin, il a connu une importante notoriété auprès de la nouvelle génération au début des années 1990 en jouant le rôle de Monsieur Albert dans la série télévisée « Le Miel et les Abeilles » (1992-1994).

 

Jimmy Perrys :              un bistrot

 

Après avoir débuté à la fin des années 19203 comme danseur fantaisiste4

 à Bobino, au Moulin-Rouge et à l'Empire puis à l'ABC et aux Deux-ânes, il a été cantonné après-guerre dans des rôles secondaires, voire de figuration, au cinéma à l'ombre de grandes vedettes comme Jean Gabin, Fernandel, Louis de Funès ou Bourvil. Il a tenu le pittoresque rôle du cocher du vin du Postillon, plus vrai que nature, dans « Un cheval pour deux» 1961

 

Jacques Préboist :                 un voyageur du métro

 

Jacques Préboist est le frère de Paul Préboist. Comme celui-ci, il débuta comme jockey, métier qu'exerçait leur père.

 

Il participera durant sa carrière à plus de 300 films et téléfilms, principalement comme figurant. La plupart des films où il est visible voient aussi à l'affiche son frère Paul qui avait des rôles plus importants.

 

Il consacrait l'essentiel de sa carrière aux cabarets, où il présentait des spectacles qui le mettaient en scène.

 

Jean Ferrat :                                      un voyageur du métro

 

Et oui, notre Ferrat national qui fit, au cinéma, deux caméo tel Hitchcock apparaissant dans ses propres films

 

Lucien Desagneaux :                     un chauffeur

 

Surtout connu pour sa participation dans « La Bataille du rail » 1946 de René Clément. Près de 57 films par la suite avec plutôt des seconds petits rôles voir de la figuration intelligente, si l’on peut dire car essentiellement cantonné dans des rôles de policiers ou de gendarmes. Il figure aux génériques de films réalisés par Lang, Tourneur, Duvivier (2fois), Guitry (2fois), Decoin, Reed, Allegret, Sautet (2fois) ,Donen, Costa-Gavras, Denis de La Patelière , Malle, Grangier (2 fois), Cayatte, Gene Kelly. Que du beau monde. Soit il avait un excellent agent soit il faisait vraiment bien dans le décor.

 

 

Bons Moments

 

La dernière scène ou les chauffeurs de taxi, toujours guidés par le central téléphonique, rattrapent et encerclent Ancelin, tous phares allumés au milieu d'une place.

 

Ce dernier refuse de se rendre et, brandissant son pistolet dont les munitions sont épuisées, provoque la riposte des tirs de la police sous lesquels il meurt. Ces scènes peuvent être rapprochées du film devenu culte premier film parlant de Fritz Lang « M le Maudit » 1931

 

 

Sans oublier les scénaristes

 

Édouard Molinaro, Gérard Oury, Alain Poiré, Georges Tabet, Pierre Boileau et Thomas Narcejac.

 

Il a fallu tout ce monde pour confectionner ce film qui, pour Ciné papy constitue un ovni dans le monde du cinéma français, même de cette époque. (Il s’agit là d’une simple observation et nullement d’un jugement qualitatif.)

 

Pax

 

Prochainement « Avant le déluge »

 

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 06:00

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afp.com/PHILIPPE WOJAZER

Et il y a eu un courant d'air… Et Patrick s'est éteint »

Jean-Michel Folon

 


CULTURE

Patrick Dewaere, le destin tragique de l’écorché vif du cinéma français ICI 

Aujourd’hui c’est « Adieu Poulet » 1975

 

Adieu poulet en DVD : Adieu poulet - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Dans la droite ligne de la dernière chronique relative à « Coup de tête » un film permettant d'approfondir tant soit peu la personnalité de Patrick Dewaere. Rassurez-vous n'est pas question de reprendre, même en nombre limité, l'un après l'autre, quelques-uns des 37 films de cet acteur exceptionnel. Celui d'aujourd'hui montrent l'amitié qui pouvait exister entre des acteurs quand ils savaient reconnaître l'un des grands d'entre eux et surtout que cela ne les inquiétait pas.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Nous sommes à Rouen. En pleine campagne électorale. le commissaire Verjeat et les inspecteurs Lefèvre et Moitrier enquêtent dans une maison close : l'un des clients est mort en pleine extase. L’enquête n'a même pas commencé que la tenancière de la maison prévient qu'elle connaît nombre de personnalités importantes. Verjeat, vieux de la vieille à qui on ne la fait pas, comprend que cette enquête n'ira jamais très loin. Il est tard chacun rentre chez lui.

 

Moitrier par un message du Central est informé d’une rixe entre colleurs d’affiches. Il se rend sur les lieux où il a à peine le temps de constater qu'un colleur d'affiches vient d'être battu à mort par un malfrat, il se fait tirer dessus par ce voyou. Arrivé à l'hôpital, Moitrier confie à Lefèvre qu'il a reconnu dans son agresseur Antoine Portor, l'un des hommes de Pierre Lardatte, candidat à l'élection. Puis Moitrier meurt.

 

Le commissaire commence son enquête. Comme il se doit Lardatte dit être attristé par la nouvelle, mais ne pas connaître personnellement les membres de son service de sécurité.

 

Diverses péripéties font que tout cela arrive au grand jours en raison du barouf que fait le père du colleur d'affiches décédé.

 

Mis en cause publiquement, mais sans preuve décisive Lardatte se sent humilié. Usant de ses relations de notables il obtient la mutation immédiate, à Montpellier de Verjeat qui prépare aussitôt ses valises. Lardatte espère pouvoir reprendre paisiblement sa campagne électorale quand il est pris en otage par Portor. C’est Pignol qui a repris l'enquête en raison de la mutation de Verjeat qui tente la libération de Lardatte. Le criminel réclame Verjeat et refuse de discuter tant avec Pignol qu'avec Ledoux. Le contrôleur demande alors à Verjeat de parlementer avec Portor ; le commissaire l’envoi se faire foutre.se saisit du haut-parleur et dit : « Verjeat, il est à Montpellier, Verjeat ! » Puis il se tourne vers Lefèvre et le salue : « Adieu poulet… ». Entre-temps on aura assisté à un jeu de chaises musicales entre la justice, le parquet, le milieu, la police avec ses deux extrêmes l'efficacité d'un commissaire Verjeat ayant le sens de l'État d'un côté et est un petit carriériste trouillard, le commissaire Pignol aux ordres.

 

 

Réalisation

 

Pierre Granier-Deferre

 

Vingt-quatre films de qualité et presque autant de téléfilms en opposition avec la mode de son temps : « La Nouvelle Vague » du camarade Truffaut. Il est aussi vain de prétendre que le classicisme de l’un est supérieur au modernisme de l’autre que de prétendre que Mozart est supérieur à Beethoven.

 

Truffaut et Granier-Deferre, font partie de l’histoire du cinéma et on ne peut que se réjouir de sa diversité.

 

Le style « Granier-Deferre » avait ses supporters quand on voit les « pointures » qui jouaient dans ses films et/ou gravitaient autour de lui. ( Simone Signoret, Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon ou Romy Schneider, Jean Louis Trintignant , Ingrid Thulin. ) Il a également tourné pour la télévision plusieurs épisodes de Maigret avec Bruno Cremer. 

 

Pierre Granier-Deferre pourrait être le fils spirituel de ceux auprès desquels il a appris le métier. En tant qu'assistant-réalisateur de Marcel Carné, mais aussi pendant un long moment en tant qu'assistant de Marcel Camus et de Jean-Paul Le Chanois.

 

Quand on aura précisé qu’il était le scénariste de tous ses films on comprendra que l’on est pas devant un cinéaste mineur car très exigeant.

 

Qui fait quoi ?

 

Le film du dimanche soir : “Adieu poulet”, duo épatant pour film précieux

 

Lino Ventura :          le commissaire principal Verjeat

 

Les lecteurs de Ciné papy savent à présent, à peu près tout de Lino Ventura. On se limitera à ses relations avec Dewaere.

 

La critique d’Adieu poulet (1975) dans Le Point qualifiant de « monstres sacrés » Dewaere autant que Lino Ventura, est flatteuse : « La rencontre Ventura-Dewaere restera dans les annales. Contre le vieux briscard, le poids coq tient crânement le coup : petit poulet deviendra grand »

 

Sa relation avec son partenaire à l'écran est très positive : Lino Ventura insiste même auprès de la production sur le fait qu'il ne soit pas cité seul en haut de l'affiche mais que la mention soit : « Lino Ventura et Patrick Dewaere dans Adieu poulet »

 

En juillet 1979, le chanteur et compositeur François Deguelt souhaite se lancer dans la production cinématographique. Il achève un scénario intitulé Mourir à Brest, en confie la réalisation à Bernard Farrel et propose les rôles-titres à Lino Ventura et Patrick Dewaere qui en ont accepté le principe, mais le film ne se fera pas.

 

Notons l’accord de principe alors que, en pleine gloire, les champions du box-office, Delon et Belmondo, ferment les portes à l’arrivée de Dewaere et Depardieu. Il ne se fera aucun film avec les anciens et les modernes.

 

Patrick Dewaere :            l'inspecteur Lefèvre

 

Pour faire simple, quelques citations de son entourage ou de lui-même.

 

        - Depardieu déclare lors d'une interview :

 

        « Avec Dewaere, c'est bien et c'est pas cher. Avec Depardieu, c'est plus cher et c'est pas mieux »

 

        - Bertrand Blier :

 

        « Patrick avait aussi ce problème-là : il a beaucoup souffert de l'ombre gigantesque de         Gérard. En fait, Gérard et lui n'étaient pas copains. Ils étaient plutôt comme deux   frères. Les frères, souvent, ça ne s'entend pas bien. Entre eux deux, c'était le bras de fer en permanence. Ils étaient très jaloux l'un de l'autre mais, à une époque, ils se partageaient le marché, ils se téléphonaient : « Si tu ne le fais pas, je le fais ». »

 

        - Dewaere sur lui-même :

 

        « Je ne serai jamais vieux, moi. On devient vieux à partir du moment où on a peur du         lendemain, c'est à ce moment-là qu'on devient vieux… J'essaierai de ne jamais avoir peur du lendemain »

 

        - François Chalais à propos de « Coup de tête » 1979

 

        Il écrit dans Le Figaro Magazine, que pour ce « ce petit film [qui] est un grand film »,     « Patrick Dewaere en est l'idéal interprète »

 

        et

 

  • Jean Rochereau dans La Croix commente : « Patrick Dewaere joue cela comme ce fut écrit, avec calme, décontraction, assurance et ce regard lointain des misanthropes qui      ne haïssent même plus les hommes tellement ils les méprisent, tout en s'apitoyant sur eux ».

       

 

        - Dewaere sur lui-même :

 

        « Moi, je crois encore à mon âge qu'on peut parler de choses désespérantes et qu'il faut    avoir le courage de les dire et [Sautet] est arrivé à un âge où il en a marre et il préfère    que les choses se passent bien et que tout soit beau ». (Faisant référence aux épreuves endurées dans la vie réelle en raison de ses addictions à la drogue)

 

        - Catherine Deneuve :

 

        Elle estime qu'il ne joue pas mais qu'il vit réellement les rôles qu'il incarne ajoutant : « C'est l'un des rares acteurs qui m'aient vraiment fait pleurer »

 

        - Dewaere à propos de lui-même et de Philippe Léotard :

 

        Léotard arrive épuisé chaque matin par ses excès nocturnes, Dewaere qui s'est mis intensément au sport pour se préparer physiquement à son prochain film, Édith et Marcel, dans lequel il interprète le boxeur Marcel Cerdan, lui avoue avec un ton         ironique : « Dans un an, tu auras tous mes rôles… Je serai mort »

 

        - Dewaere à propos de lui-même

 

        En février 1982, il confie à Marc Esposito : « Quand tu passes ta journée à faire des    gestes de quelqu'un qui est triste, eh bien quand tu rentres chez toi, t'es pas drôle, mon vieux ! T'as pris le pli ! Quand tu fais cinq films de suite où tu joues un paumé, tu finis     par être un paumé. Alors j'en ai marre ! »

 

        - Dewaere à propos de lui-même

 

        « Je veux faire peau neuve complètement et repartir à zéro. Mon passé, je ne le porte pas comme un panache mais je le traîne comme un boulet »

 

        - Jean-Michel Folon son ami

 

        « Patrick était une flamme. Une flamme, c'est fragile et ça peut s'éteindre au moindre courant d'air. Et il y a eu un courant d'air… Et Patrick s'est éteint »

 

 

 Victor Lanoux :                Pierre Lardatte

 

Victor Lanoux, est un acteur, producteur, scénariste et auteur de théâtre français,

Acteur populaire il a souvent des rôles bonhomme, populaire. On se souviendra de lui dans l’adorable « Cousin, cousine » 1975 avec Marie Christine Barrault, Marie France Pisier et Guy Marchand. Mais aussi « Un éléphant ça trompe énormément » réalisé par Yves Robert, et sorti en 1976 avec la joyeuse bande formée par Jean Rochefort, Claude Brasseur et Guy Bedos.

 

Il fut également le héros de la série télévisuelle à succès « Louis la Brocante »

 

Base de données de films français avec images

Julien Guiomar :             le contrôleur général Ledoux, le directeur de la police

 

Ciné papy ne saurait mieux parler de cet excellent acteur au vaste registre que lui consacre une partie de l’article le concernant. Julien Guiomar tourne deux films avec Philippe de Broca qui sait bien utiliser son côté extravagant. Son interprétation d'un colonel grec, chef de la gendarmerie, dans le film « Z » 1969 de Costa-Gavras est remarquable de brutalité, de même que ses personnages de « La Voie lactée » et de « La Fiancée du pirate », tournés la même année.

 

Ses rôles comiques vont de la fantaisie débridée : « La moutarde me monte au nez » en 1974, « L'Aile ou la Cuisse » 1976 (où il incarne l’infâme Jacques Tricatel), « Les Ringards » 1978, à des compositions pleines de subtilité dans « L'Incorrigible » 1975, aux côtés de Jean-Paul Belmondo).

 

Son activité théâtrale, exigeante, est toujours menée en parallèle de ses tournages.

 

ADIEU POULET – RueDuCine | Notations et Avis de Films

 

Pierre Tornade :               le commissaire Pignol

 

Il fut une grande figure des seconds rôles du cinéma français et du monde du doublage, grâce à son timbre de voix profond. De par sa stature imposante, il se voit fréquemment confier des rôles de militaire ou de policier. On se souviendra de ses rôles les plus marquants : le père de la victime dans « Dupont Lajoie », 1974 le capitaine Dumont dans la série des films « La 7e compagnie » et le commissaire Florimond Faroux dans la série télévisée « Nestor Burma »

 

ADIEU POULET

Claude Rich :                      le juge Delmesse

 

Un Grand Monsieur dans le monde des acteurs avec une classe folle dans l’interprétation des rôles qui lui étaient confiés et qu’il acceptait de jouer.

 

Ce n’est pas uniquement parce qu’il était né à Strasbourg qu’il figure au Panthéon des acteurs chéris de Ciné papy. On se reportera aux fiches déjà rédigées.

 

La présente fiche, est rédigée alors que vient de mourir Jacques Perrin avec lequel il partageait l’affiche dans « Le Crabe-tambour » 1976 de Pierre Schoendoerffer ( avec rediffusion à cette occasion, à la Télé. Cette disparition me coupe l’herbe sous le pied car une fiche sur ce film était en préparation.

 

Claude Brosset :               Antoine Portor (mort jeune à 63 ans)

 

Visage incontournable du cinéma français, il avait ce que l'on appelle dans le métier « une tronche ». Il tourne notamment avec Didier Bourdon et Bernard Campan, dans « Les Rois mages » 2001 ou avec Jean Dujardin dans OSS 117 : « Le Caire, nid d'espions » 2006

Il va jouer dans plus d'une centaine de films pour le cinéma et à la télévision, notamment dans les policiers de Jean-Paul Belmondo, dont il était l'ami.

 

Michel Peyrelon :            Roger Portor (mort jeune à 66 ans)

 

Encore une gueule qu’on ne peut oublier tant il apparaît, en second rôles, dans près de 80 films, presqu’autant de télé et/ou de pièce de théâtre.

 

C'est en tournant sous la direction d'Yves Boisset avec des films comme « RAS » 1973 ou « Dupont Lajoie » 1975, qu'il est remarqué. On le voit alors dans de nombreux rôles secondaires, où il interprète souvent des personnages antipathiques ou inquiétants.

 

Michel Beaune :               l'inspecteur Dupuy        (mort jeune à 63 ans)

 

En 1964, il décroche un petit rôle dans « Échappement libre » de Jean Becker, avec son ami Jean-Paul Belmondo, également parrain de sa fille Caroline Beaune. Les deux compères tournèrent dans une dizaine de films « Flic ou voyou » 1979 « Le Guignolo » 1980« Le Professionnel »1981 « Itinéraire d'un enfant gâté », 1988 etc... Sa carrière cinématographique fut essentiellement constituée de seconds rôles dans de grands films avec les plus grands artistes du cinéma français. Sachant que « Le Professionnel » est un des films les plus rediffusé à la télévision, vous mettrez facilement une tête sur celui  qui, ancien collègue de Joss  Beaumont, lui tend un piège en l’attirant dans son bel appartement. Piège auquel échappa ayant convoqué, presse, radio et télé pour assurer sa sortie.

 

Henri Attal :                       un homme de Lardatte (mort jeune à 67 ans)

 

Plus de 150 films dans lesquels il assumait seul ou avec son compère Dominique Zardi de nombreux seconds rôles.

 

Jacques Rispal :               Mercier                   (mort jeune à 62 ans)

 

Encore un second rôle reconnaissable avec sa calvitie dont le jeu et la présence ont fait qu’il a été recherché, pour ses quelques soixante-seize films tourné avec les plus grands cinéastes.

 

Dominique Zardi :          le blessé hospitalisé

 

Il faut encore que l’on vous présente l’excellent Dominique Zardi second rôle fétiche de beaucoup de cinéaste dont Claude Chabrol. On relit les fiches de Ciné papy SVP.

 

Valérie Mairesse :           la fille cocarde

 

Actrice de cinéma et de théâtre plus cataloguée dans les comédies.  A présent plus cantonnée à des seconds rôles plus ou moins importants Elle fait partie également de l’équipe des « Grosses Têtes » ou elle passe pour une gentille godiche avec beaucoup de conviction.

 

 

Sans oublier le scénariste.

 

Francis Veber, d'après « Adieu poulet ! », un roman de Raf Vallet.

 

Raf Vallet est un journaliste spécialiste des affaires judiciaire et un romancier, entre autres, de romans policiers dont beaucoup ont été portés à l'écran. « Le Pacha »,1968 avec Gabin « Les Bonnes Causes » 1963 avec Pierre Brasseur et Marina Vlady ( Voir fiche de Ciné papy) « Mort d'un pourri » 1977 réalisé par Georges Lautner avec Delon Stéphane Audran, Michel Aumont, Jean Bouise, Maurice Ronet et Ornella Muti.

 

A la lumière des adaptations de qualités qui ont été faites de ses ouvrages on ne peut recommander la lecture.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Philippe Sarde

 

Nommé pour l’Oscars 1981 de la meilleure musique de film pour Tess, contrairement à ses petits camarades comme Georges Delerue ou Maurice Jarre Sarde ne fit qu’une carrière timide aux E.U. En revanche, grâce à son talent et son sens de l’amitié et de la fidélité il signa plus de cent quatre-vingt musiques de films réalisés par les grands metteurs en scène de 1970 à 2011 tel Claude Sautet, il va développer une collaboration très suivie avec certains cinéastes, dont André Téchiné, Jacques Doillon, Pierre Granier-Deferre, Georges Lautner, Marco Ferreri, Laurent Heynemann ou Bertrand Tavernier devenant pour certain le musicien fétiche.

 

Les bons moments

 

A chaque fois que l’on assiste aux stratagèmes de Lefèvre pour retarder le départ de Verjeat et leurs dénouements.

 

Quand en réponse à Lardatte menacé, le commissaire se saisit du haut-parleur de Pignol et dit : « Verjeat, il est à Montpellier, Verjeat ! » Puis il se tourne vers Lefèvre et le salue : « Adieu poulet… »

 

 

Pax

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 06:00

Coup de tête - Jean-Jacques Annaud - Patrick Dewaëre, France Dougnac, Jean  Bouise - Gaumont

Je suis nantais de cœur, j’y ai fait mes études supérieures, mais bien avant cela, je suivais avec passion la vie du FC Nantes, dont le maillot jaune à parements verts les faisait dénommés les Canaris.

 

Le « jeu à la nantaise », a souvent été raillé par les fanas de l’efficacité à tout prix, leur chant « les Canaris sont cuits » n’ont jamais fait dévier de leurs principes les héritiers de José Arribas, Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix.

 

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« Dans le football français dans les années 60 qui suivirent la fameuse Coupe du Monde de 1958 où la France de Kopa et de Fontaine se classa 3ième un drôle de bonhomme chauve, discret, un émigré espagnol, José Arribas, tira le FC Nantes de la 2de Division en 62-63 pour conquérir en 64-65 le titre de « champion de France » avec une équipe « sans vedettes » selon des principes nouveaux.

 

« Faire confiance aux hommes, provoquer une crise de conscience chez tous ceux qui ont accepté de le suivre, telle est la ligne de conduite de José Arribas. Pour lui, l’esprit collectif prime tout. Il n’admet pas qu’un joueur puisse profiter du travail des autres, à son seul avantage.

 

José est bien placé pour savoir qu’un être isolé éprouve des difficultés à survivre. L’expérience des Halles de Bordeaux est constamment présente à sa mémoire : sans le soutien des « forts », il n’aurait pu franchir la plus noire période de son histoire.

 

Parce qu’il a vu la force l’emporter sur la loi, dans son propre pays* il exige le strict respect des règlements sur le terrain. Arribas est l’ennemi de la brutalité, du football purement physique. Le mouvement doit se fonder sur l’intelligence. »

 

François Cavil dans L’Évènement  mensuel d’Emmanuel d’Astier N°2 1966

 

La suite ICI 

 

Et puis, le football professionnel est tombé dans les mains des hommes d’affaires, le FCN a connu des jours difficiles avant, qu’à nouveau au bord du précipice, la relégation, le président Kita appelle Antoine Kombouaré, formé au club, pour sauver le navire. Ce qu’il fit, à l’arrache, pour cette saison, avec le même effectif, faire une belle saison en championnat et ramener la Coupe de France à Nantes.

 

Antoine est un kanak, les Canaris aimaient beaucoup les kanaks dont l’un jouera sous le maillot bleu de la première Coupe du monde gagnée par la France : Karembeu.

Laissons les Nantais de côté pour revenir au film de Jean-Jacques Annaud.

Les Guignols de l'info" s'arrêtent : élisez votre réplique préférée

Guy Roux est crédité au générique de Coup de tête (1979), le film culte de Jean-Jacques Annaud L'ancien entraîneur de l'AJA a été conseiller technique et sportif lors du tournage, à l'hiver 78, réalisé en partie à Auxerre.

 

  • Comment avez-vous décroché ce rôle de conseiller sur le film ?

 

Je savais que Jean-Jacques Annaud cherchait un endroit pour tourner un film sur le football. J'ai tout fait pour rencontrer son assistant. J'ai été persuasif. Ils ont finalement choisi Auxerre. Ils m'ont demandé d'être le conseiller technique. J'ai accepté et j'ai mis l'équipe (qui évoluait à l'époque en deuxième division) à disposition de Jean-Jacques Annaud. Les joueurs et les spectateurs qui ont participé étaient bénévoles, y compris moi. Tous les honoraires ont été versés dans la caisse de l'AJA. Je savais qu'on gagnerait de l'argent. On en avait besoin.

 

  • Quel a été votre rôle ?

 

J'ai fait le scénario des images de foot. J'ai essayé d'apprendre à jouer à Patrick Dewaere.

 

  • Vous lui avez donné des conseils ?

 

(Rires) J'ai essayé de lui apprendre à jouer au foot en deux jours. Il avait pris un peu de leçons à Fontainebleau avant de venir. Mais ce n'était pas bien avancé. Dans une scène, il devait marquer du tibia. Malgré mes conseils, Jean-Jacques Annaud voulait répéter sans tourner. Lors de ces répétitions, Patrick Dewaere a marqué en pleine lucarne d'une frappe... du genou. C'était encore mieux que dans le scénario. Mais ça n'a pas été filmé.

 

Coup de tête - Film (1979)

Aujourd’hui c’est « Coup de tête » 1979

 

Pourquoi ce film ?

 

Par ce qu’il est grand temps pour Ciné papy de parler d’un des plus grands acteurs français contemporains. Tout le monde connaît la passion de Ciné papy pour Gérard Depardieu acteur mais ce n’est pas de lui qu’il s’agit. Aujourd’hui place à Patrick Dewaere !

 

Accessoirement, les élections présidentielles sont passées, la reine d’Angleterre, à l’heure où j’écris ces lignes, est toujours de ce monde, le vieil occident s’habitue aux malheurs de l’Ukraine il faut cependant veiller à coller à l’actualité même si c’est par le petit bout de la lorgnette. La coupe du monde de balle au pied au Qatar va bientôt envahir notre quotidien. Dans ce domaine il n’est pas inutile de se pencher sur le petit monde de balle au pied dans la France Profonde

 

Quelle est l’histoire ?

 

Nous sommes à Trincamp, ville où tout est football. François Perrin est ailier dans l'équipe réserve alors que Berthier en est le joueur vedette. Lors d’un entrainement Perrin, dans le strict respect du règlement fait chuter Bertier. Bien que celui-ci n'ait rien, cet incident vaut à Perrin l'exclusion de l’équipe puis très vite l’exclusion de toute vie sociale à Trincamp.

 

Alors qu'il s'apprête à quitter la ville, il devient le coupable idéal pour endosser une tentative de viol. Le dossier semble lourd et il est incarcéré.

 

Au cours d'un déplacement pour un match important de la Coupe de France, le car des joueurs de l'équipe finit dans le fossé après un accident. Après le tri des blessés, consternation, il manque un joueur de qualité. Les stratèges du staff se souviennent soudain de Perrin en taule.

 

Sous la bonne garde des gendarmes qui doivent le ramener en prison après le match, Perrin joue et fait gagner son équipe en marquant les deux buts de la victoire. Il devient ainsi le héros local, et tous ceux qui le méprisaient avant se transforment en flagorneurs serviles, lui offrant primes et cadeaux.

 

La roue tourne, le réprouvé, ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal est la star de la ville.

 

Il est choyé, gâté, il n’y en a que pour lui. (Le directeur de prison refuse de le réincarcérer)

 

Entre temps il a rencontré la victime du viol dont on l’accuse. Les preuves de son innocence et des faux témoignages s’accumulent.

 

Perrin invite à diner les édiles et « gros bonnets » de Trincamp. Il leur met le nez dans la soupe, menace de tout révéler à la presse, s’ils tentent quoique ce soit contre lui mais aussi de prétendre d’avoir été blessé par l’un d’eux ce qui l’empêchera de jouer le match retour.

 

Enfin, il les menaces qui d’emboutir son garage avec la voiture qu’on lui a royalement prêté, qui de péter les vitrines du café dont il a été exclu. À chacun son paquet. Ces messieurs passent la nuit à protéger son bien, à prévenir les dégâts en, par exemple, commandant un jeu de vitrine pour le café.

 

Le lendemain matin, Perrin, se balade en ville et passe sans rien casser devant les commerçants marris. Le garagiste, par exemple, voulant tester la barricade de pneu qu’il a dressé autour de son établissement, défonce lui-même son bâtiment. Le cafetier lui, se retrouve avec un jeu de vitrine inutile.

 

Comme lors de sa première sortie de prison Perrin va rejoindre Stéphanie qui cette fois l’attend. L’affaire s’est éclaircie. Le coupable était Berthier dont les dénégations se sont trouvées étayées par deux faux témoignage.

 

Bien sûr Perrin ne joua pas le match retour.

 

Ah oui, le score ?  Trincamp battu 6/0

 

Réalisation

 

Jean Jacques Annaud

 

Ce producteur, réalisateur et scénariste français est un homme cultivé et érudit diplômé d’histoire médiévale et de préhistoire. Il est aussi sorti major de l’Ecole Louis-Lumière et de l’IDHEC. S’il a débuté derrière la caméra en tournant des spots publicitaires il est, à présent, mondialement connu pour des films à gros budgets, démontrant au cinéma américain que les Français savent faire aussi bien qu’eux si ce n’est souvent mieux. Pourtant son premier long métrage « a Victoire en chantant » 1976 a eu du mal à trouver son public avant d’obtenir en 1977 l’Oscar du meilleur film étranger.

 

Comme toujours, un cinéaste avec un tel succès international est violemment critiqué notamment par le Monde et Libération qui ne le lâchent pas.

 

Aujourd’hui c’est de « Coup de tête » qu’il s’agit, film dont la réalisation lui a été confiée suite à son Oscar.

 

 

Qui fait quoi ?

 

COUP DE TÊTE • Explication de Film

 

Patrick Dewaere :            François Perrin

 

Trente-sept longs métrages et une soixantaine de personnages différents au théâtre, au cinéma et à la télévision durant trente et un ans. Ciné papy ne se sent pas de taille pour établir une fiche de qualité pour ce « monstre sacré » au sens réel du terme et non comme on se plaisait, mi amicalement, mi respectueusement à qualifier un Jean Gabin, un Pierre Brasseur, une Simone Signoret ou Romy Schneider.

 

De toutes façons on ne présente pas Patrick Dewaere. Chacun garde son image préférer cachée entre son cœur et sa mémoire.

 

Contentons-nous, surtout si elle est bien faite, de la note de présentation de l’article que lui consacre Wikipédia. (Neuf chapitres !)

 

Patrick Dewaere est révélé au grand public avec Gérard Depardieu dans le film Les Valseuses en 1974, devenant une valeur montante du cinéma français, tournant pour différents réalisateurs comme Claude Miller, Yves Boisset, Jean-Jacques Annaud, André Téchiné, Alain Corneau, Henri Verneuil ou encore pour son ami Bertrand Blier.

 

Considéré comme un des acteurs les plus brillants de sa génération, son jeu se caractérise par un naturel, une exactitude et une vérité dans les expressions, dans les gestes et dans les attitudes proches de l’Actors Studio, inventives et généreuses, même si à la fin des années 1970 les critiques préfèrent alors les « rondeurs » et le jeu de son alter-ego professionnel, concurrent et ami Gérard Depardieu.

 

Il est ainsi l'un des grands oubliés de la cérémonie des César, jamais récompensé, malgré une nomination comme meilleur acteur dans un second rôle et cinq nominations au César du meilleur acteur.

 

Il se suicide à l'âge de trente-cinq ans !

 

 

France Dougnac :            Stéphanie Lefèvre

 

Petite carrière au théâtre, notamment au TNP, que cependant elle préférait comme à la télévision (15 ans) ou au cinéma ( 20 ans)

 

En 1971, elle devient une vedette de la télévision avec huit adaptions télévisées dans lesquelles elle joue le rôle principal diffusées cette année-là dont « Nausicaa » d'Agnès Varda.

 

Hothead (1979)

 

Jean Bouise :                      Sivardière, le président du club de Trincamp, patron de la plus                   grosse entreprise de la région

 

C’est un des plus grand second rôle du cinéma français. Soixante-seize films (longs métrages) en trente-trois ans, sans compter les courts métrage, la télévision ou le théâtre. Second rôle dont la présence et l’humanité à l’écran peut effacer la prestation d’un acteur de premier plan. Le Taulier affiche régulièrement des hommages à cet acteur qui emporte tous les suffrages des amoureux du cinéma et des acteurs. *

 

Pour son rôle dans « Coup de tête » Jean Bouise obtint le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1979

 

* Chroniques des 02/06/2019 , 26/02/17, 06/08/2012 entre autres.

 

Coup de tête - Jean-Jacques Annaud - Patrick Dewaëre, France Dougnac, Jean  Bouise - Gaumont

Michel Aumont :              Brochard, le concessionnaire auto

 

Grand acteur de théâtre, au cinéma il est cantonné dans des seconds rôles de policier pas toujours au carré avec la déontologie. On le trouve notamment au côté de Jean Bouise dans « Mort d’un pourri » 1977 de Lautner. Un de ses plus beaux rôles de flic pourri.

 

Paul Le Person :               Lozerand, le marchand de meubles

 

Cinquante ans de carrière pour cette gueule, elle aussi immédiatement reconnaissable. Il joua tant au cinéma qu’au théâtre réclamé par de grand professionnel. On en a déjà parlé dans la fiche « La vie de château » 1966.

 

 

Corinne Marchand :               Mme Sivardière

 

Corinne Marchand est une actrice et chanteuse française, rendue célèbre par le film d'Agnès Varda : « Cléo de 5 à 7 » 1962. Une beauté réservée un peu intimidante elle figure cependant aux génériques de films de réalisateurs d’envergure. Leconte, Lelouche, Pinoteau , De Broca, Deray, Cukor, Delannoy, Demy, Clement, Clouzot. Encore ?

 

Craignant peut être qu’on ne puisse faire son miel d’une vie d’actrice Corinne Marchand passe un diplômée de l'École d'apiculture de Charenton, et se lance, outre son métier de comédienne, dans la production de miel et en produit plusieurs dizaine de kilos par an.

 

Robert Dalban :                Jeanjean

 

Autre second rôle fameux déjà rencontré à plusieurs reprises dans les fiches de Ciné papy. Rôle majeur dans « Tontons flingueurs » 1963 de Georges Lautner

 

Bernard-Pierre Donnadieu :     Lucien, « la bête »

 

C’est toujours avec tristesse que Ciné papy commence à parler de cet acteur « bourré de talent » selon la formule consacré. Il est mort à soixante et un ans ce qui est jeune, croyez-en un qui passe en revue des dizaines et des dizaines de chronologie du monde du cinéma.

 

Quand vous souviendrez de « L’agent Favre » dans « Le professionnel » 1981 avec Jean Paul Belmondo vous saurez de qui je veux parler.

 

Son visage dur, son regard droit et franc, ses traits tirés et inquiétants lui valent souvent d'incarner le méchant, le hors la loi, le subversif.

 

Ses rôles, bien plus nombreux, au théâtre, sont plus sympathiques

Àson enterrement, Yves Boisset évoqua un personnage qui « ne faisait pas de compromis avec sa passion, ce qui ne lui fit pas que des amis dans ce métier », tandis que Fanny Cottençon a parlé d'un « personnage tendre, que le cinéma français ne méritait pas ».

 

Janine Darcey :                 la secrétaire

 

Marc Allégret  remarque cette jeune actrice et lui offre en 1938 un rôle de jeune première, élève du conservatoire, et héroïne dans le film « Entrée des artistes » où elle donne la réplique à Louis Jouvet, elle obtient pour ce rôle le prix Suzanne-Bianchetti qui récompense la révélation la plus prometteuse de l'année. Pour les pages roses, elle fut mariée Dix ans avec Serge Reggiani

 

Catherine Samie :            Mme Brochard

 

Comme quoi, le talent supplée aisément à un physique ingrat. Et il en faut car au cinéma ou l’on est surtout recruté pour un physique lumineux, il faut, comme dans la vie, de tout pour faire un monde c’est vous dire, encore une fois talent aidant, Catherine Samie peut s’enorgueillir d’une riche carrière surtout au théâtre mais qui laisse aussi la place au cinéma et à la télévision.

 

Dora Doll :                  la religieuse

 

Comme déjà dit dans de précédentes fiches elle s'inscrit comme auditrice au Conservatoire dans le cours dispensé par Louis Jouvet qui la prend en sympathie et chaperonne ses débuts sur scène. Une vie d’actrice pleine de talent comme sa vie privée pleine de grand nom. On la trouve au générique de films parmi les plus glorieux de la production française même si au départ, c’est de la figuration. 1938 « Entrée des artistes de Marc Allégret »

1938 « Hôtel du Nord de Marcel Carné » puis tenant de vrais rôles « Quai des Orfèvres » 1947 d'Henri-Georges Clouzot ou aussi en 1959 « Un témoin dans la ville » d'Édouard Molinaro :

 

Maurice Barrier :            Berri, le patron du café « le Penalty »

 

Comme dit Wikipédia, encore un fameux « second couteau » du cinéma français, notamment dans Le Grand Blond avec une chaussure noire, Deux Hommes dans la ville, Flic Story, La Victoire en chantant, Coup de tête ou Le Retour de Martin Guerre, il joue entre autres aux côtés de Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin, Alain Delon, Pierre Richard, Gérard Depardieu et Gérard Jugnot. Après avoir enchaîné grosses productions et films d'auteur comme Rue du départ dans les années 1980, il se fait depuis plus rare au cinéma et meurt en 2020 de la Covid 19

 

Hubert Deschamps :              le directeur de la prison

 

Beaucoup de second rôle au cinéma même si c’était pour des grands metteurs en scène comme Pialat ou Louis Malle. Il n’est pas en reste avec le théâtre, surtout le « boulevard ». Il assure des rôle de « Français moyen » ronchon et bougonnant. Il joue toujours comme si on le dérangeait et qu’il avait autre chose à faire.

 

Il avait démarré dans la vie avec des sketchs joué avec Dufilho.

 

Gérard Hernandez :               l'inspecteur de police

 

Avec sa gueule reconnaissable entre toute, cet acteur français d’origine espagnole totalise, à ce jour, soixante-quinze ans de carrière, au théâtre, au cinéma, à la télévision. Le doublage ne lui fait pas peur. Aujourd’hui il assure un rôle récurrent dans la minisérie « Scène de Ménage » à la télévision.

 

Jean-Pierre Darroussin :    le journaliste Ouest-France

 

Est la première apparition à l’écran de cet acteur qui va finir par afficher une superbe carrière au cinéma.

En 1997, il est récompensé du César du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation dans « Un air de famille » 1996 de Cédric Klapisch, d'après la pièce de théâtre du même nom d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Acteur fétiche de Robert Guédiguian, son « premier rôle » au cinéma est celui du « Poulpe » 1998 d’après le roman policier de J.B. Pouy évoqué dans une chronique par le Taulier.

 

Mario David :            le soigneur

 

Plus de quatre-vingts films au compteur de ce second rôle de choix qu’on trouve beaucoup comme interprétant des hommes de mains un peu benêts. Mais rien que pour cela il vaut la peine d’être cité. En effet, il serait dommage de ne pas trouver la réponse à des questions récurrentes telles : « C’est qui le type qui joue à coté de Mario David ? Des fois Belmondo ou Delon ou De Funès…

 

Claude Legros :                 Poilane, le serveur de l'hôtel

 

Quatre-vingt-dix ans au moment de la rédaction de cette fiche. Un bouille pas possible qui ne peut s’oublier et qui fait dire, à chaque fois qu’il parait sur l’écran, tient le voilà. Et cela arrive assez souvent en ce qui le concerne car il collabora avec de grands metteurs français et/ou européens.

 

Bons Moments

 

Le cynisme de Jean Bouise premier employeur local et président du club :  « J’entretiens onze imbéciles pour en calmer huit cents, qui n’attendent qu’une occasion pour s’agiter. »

 

La réflexion de Dewaere quand il apprend qu’il est accusé de viol : « C’est nouveau ça. Déjà qu’avec celles qui veulent bien c’est pas évident… »

 

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Musique de Pierre Bachelet avec un leitmotiv « sifflé » du tonnerre très « J’m’en balance » de la « Fiancée du Pirate » 1969 de Nelly Kaplan avec Bernadette Laffont.

 

Cet air présente une certaine insouciance comme si Perrin, malgré ses mésaventures était au-dessus de toute cette médiocrité.

 

Point de vue personnel

 

Nous autres parents souhaitons tous le meilleur pour nos enfants. Évitons alors de les rêver « géniaux » Le prix à payer est exorbitant. Certes ils pourront accéder à la gloire et en matière de spectacle, réjouir spectateurs fans ou groupies.

 

Ce que nous appelons succès ne sont, pour eux, jamais que des leurres nullement en mesure de réparer la fêlure qu’ils portent en eux. Des succès ? Mais pour combien de souffrance et une vie cabossée qui, souvent, ne mène nulle part.

 

Pax

 

Prochainement « Adieu Poulet »

 

 

 

 

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 06:00

 

6 destinations desservies par le train de nuit

 

train de nuit wagon lit

Avec le train de nuit, endormez-vous à Paris et réveillez-vous à Nice sur la Promenade des Anglais ou au cœur des Alpes ! Voici notre sélection de 6 destinations à tester sur le mode train de nuit.

 

Le train de nuit n’a pas dit son dernier mot ! Au départ de Paris Austerlitz, partez vers le sud, dès 29 euros en couchette. On peut se rendre à Briançon, Ax les Thermes, Cannes ou Nice en une nuit...Un temps de trajet optimisé, la possibilité de privatiser un compartiment : les avantages du train de nuit sont nombreux. On vous dévoile 6 villes où profiter du voyage.

 

Argelès-sur-Mer (11H15 de trajet)

 

C'est un véritable voyage qui vous amène à Argelès-sur-Mer, tout simplement parce qu’on traverse l’authentique Carcassonne et la chaleureuse Perpignan, correspondance incontournable pour un bain de soleil ou un petit-déjeuner local.

 

Argelès-sur-Mer profite d’une situation géographique idéale, qui l’a fait rayonner dans toute l’Occitanie. Cette ville maritime, limitrophe à l’Espagne (35 min du Perthus), est un petit coin de paradis nichée entre les montagnes des Pyrénées Orientales et la mer Méditerranée…

 

 

À tout moment de l’année on profite simplement du joli paysage marin, les criques de Portells et de l'Ouille sont brutes et natives ! Argelès-sur-Mer déploie aussi une plage de sable fin sur sept kilomètres.

Train de nuit pour Munich - Film (1940) - SensCritique

Aujourd’hui c’est « Train de nuit pour Munich » (1940)

 

Train de nuit pour Munich, un film de 1940 - Télérama Vodkaster

 

Pourquoi ce film ?

 

Tout simplement pour remercier mon metteur en page préféré et lui faire plaisir puisqu’au détour d’une fiche il s’était laissé aller à une confidence avouant qu’il aimait les films qui se passent dans un train.

 

Night Train to Munich (1940) | Cinéma de rien

 

Quelle est l’histoire ?

 

Nous sommes à Prague, exactement le 3 septembre 1939. La guerre est sur le point d’éclater. Le professeur Axel Bomasch, inventeur d'un procédé de blindage, ne voulant pas que sa trouvaille tombe aux mains de l'Allemagne nazie, parvient à s'enfuir à Londres. Il laisse malheureusement sur place sa fille Anna, qui est arrêtée par la Gestapo et envoyée en camp de concentration. Là, elle rencontre Karl Marsen, prisonnier comme elle. Ils parviennent à s'évader et à gagner Londres à leur tour. Par l'intermédiaire d'un agent des services secrets britanniques, Gus Bennett, la jeune femme retrouve son père, mais Karl, en réalité un officier nazi, kidnappe les Bomasch qui sont transférés à Berlin. Gus qui parle couramment allemand se rend alors dans la capitale du Reich, sous l'identité d'un officier allemand du Génie. Il veut enlever Anna et le professeur à la Gestapo et de les ramener en Angleterre...

 

Les lecteurs fidèles des fiches trouveront des ressemblances avec le scénario du film d’Alfred Hitchcock « Une femme disparaît » 1938. Les deux films bénéficient du talent des mêmes scénaristes, Sidney Gilliat et Frank Launder. De plus, on retrouve, dans Train de nuit pour Munich, trois des acteurs du film d'Alfred Hitchcock : d'une part Margaret Lockwood ; d'autre part, Basil Radford et Naunton Wayne qui reprennent leur duo comique d'amateurs de cricket et de golf, Charters et Caldicott.

 

Night Train to Munich (1940) - IMDb

 

Réalisation

 

Carol Reed

 

Reed ne possède ni le génie ni l’aura d’Alfred Hitchcock. Il n’en demeure pas moins un réalisateur de qualité connu surtout pour « Le Troisième Homme » 1949 avec Alida Walli, Orson Welles, Joseph Cotten et Trevor Howard et la ville de Vienne (et ses égouts) superbement mise en scène. Film culte s’il en est, tout comme la musique d’Anton Karas.

 

A propos de ce film Wikipédia reconnait que cette réalisation de Carol Reed est une rareté de qualité qui rappel « Une femme disparaît »1938. Les « ingrédients » sont les mêmes : une partie des intrigues respectives se déroule dans un train, à l'étranger (d'un point de vue britannique) et dans le contexte d'une dictature.

 

Reed est également connu pour des films inspiré de Graham Greene comme : « Première Désillusion » 1948 ou « Notre agent à La Havane » 1959

 

RAREFILMSANDMORE.COM. NIGHT TRAIN TO MUNICH (1940)

Qui fait quoi ?

 

Margaret Lockwood :              Anna Bomasch

 

Nous l’avons déjà rencontré dans « Une femme disparaît » 1938 d’Alfred Hitchcock. Elle tient ici un rôle similaire. C’est une actrice fétiche de Carol Reed (6 films)

 

Rex Harrison :                    Gus Bennett

 

Lui c’est dans « Guêpier pour trois abeilles » 1967 de Mankiewicz qu’il figure pour la première fois dans les fiches de Ciné papy. A propos de sa prestation dans ce film on peut lire dans Wikipédia : « Par son flegme, son audace, son engagement physique et le charme qu'il déploie, Bennett n'est pas sans préfigurer le futur James Bond.

 

Paul Henreid                              Karl Marsen

 

C’est le méchant de l’histoire, fourbe, traitre, agent double, espion. Tout pour plaire quoi !

 

Pour éclairer tout un chacun il suffira à Ciné papy de rappeler son rôle dans « Casablanca » 1942 de Michael Curtiz. C’est lui qui tient le rôle de Viktor Laszlo chef de réseaux résistants tentant d’échapper aux nazis avec son épouse Ingrid Bergman qui n’a jamais été aussi radieuse et émouvante.

Amusons-nous un instant, le vrai nom de Heinreid est Paul Georg Julius Hernreid Ritter Von Wassel-Waldingau. Pas facile à caser sur une affiche non ?

 

Basil Radford :                    Charters

 

Et voici, le retours des « Dupont / Dupond » britanniques déjà présents à la même place dans le casting d’ « Une femme disparaît » et toujours aussi drôle en tant que passionnés de cricket et de golf

 

Naunton Wayne :                      Caldicott

 

Wikipédia précise que ces deux personnages ont toujours l'intellect parfois lent, le patriotisme indéfectible, et l'absolue certitude qu'un Britannique ne doit être traité qu'en gentleman, ce en quoi les nazis les décevront considérablement.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Louis Lévy est connu pour sa collaboration à des films notables de l’histoire du cinéma. Il collabore notamment à plusieurs films réalisés par Alfred Hitchcock, comme « Les 39 Marches » 1935, « Jeune et Innocent » 1937, « Les Amants du Capricorne » 1949, et « Le Grand Alibi » 1950.

Autres films notables : « La Citadelle » 1938 de King Vidor « Capitaine sans peur » 1951de Raoul Walsh, « Moby Dick » 1956 de John Huston .

 

 Pax

 

Prochainement « Coup de Tête »

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 06:00

Critique : La Vie de château, de Jean-Paul Rappeneau - Critikat

Les indépendants du 1er siècle - Biographie de Louis DELLUC

Prix Louis-Delluc

 

Présentation de l'événement

 

Le prix récompense tous les ans, le deuxième jeudi de décembre, le meilleur film français sorti pendant l'année. Son jury est composé d'une vingtaine de critiques et personnalités du cinéma, sous la présidence de Gilles Jacob et les délibérations ont lieu au restaurant parisien le Fouquet's sur les Champs-Élysées. Par analogie, il est souvent appelé le prix Goncourt du cinéma.

 

Il est arrivé quelques fois que le prix récompense un film qui n'était pas encore sorti : ce fut le cas en 1958 pour Moi, un noir sorti en mars 1960, en 1979 pour Le Roi et l'oiseau, sorti en salles en mars suivant, et en 1982 pour Danton, sorti en janvier suivant.

 

Les films récompensés constituent un ensemble particulièrement cohérent de films alliant exigence artistique, cinéma d'auteur et reconnaissance publique. Ils sont indifféremment des premiers films (Rappenau en 1965 ou Sandrine Veysset en 1996) ou des œuvres d'auteurs confirmés et reconnus (Godard en 1987 ou Chabrol en 2000). Parmi ceux-ci, Alain Resnais l'a reçu trois fois (1966, 1993 et 1997) et Michel Deville deux fois (1967, 1988) ainsi que Claude Sautet (1969 et 1995).

 

Il a été fondé en 1937 par Maurice Bessy et Marcel Idzkowski en hommage à Louis Delluc (1890-1924), premier journaliste français spécialisé dans le cinéma et qui avait fondé les ciné-clubs.

 

Depuis 2000, il s'est vu adjoindre un Prix Louis-Delluc du premier film.

Aujourd’hui c’est « La Vie de château » 1966

La Vie de château - Film (1966) - SensCritique

Pourquoi ce film ?

 

Pour se changer les idées après une grosse machine comme « Un témoin dans la ville » 1959.

 

Je pensais que cette charmante irions-nous jusqu’à dire « bluette » ferait passer le morceau.

 

Il n’en est rien. « C’est du lourd » comme dirait Lucchini, contrairement aux apparences. C’est remarquablement bien fait, tout en fausses légèretés. Mais je vous laisse juger

 

Château de sable (La vie de château de J.P. Rappeneau) - le blog pickachu  d'Olivier Facquet

Quelle est l’histoire ?

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans un château de Normandie près d'Arromanches, vivent Jérôme, sa mère Charlotte et sa femme Marie. Julien, un résistant français venu d'Angleterre, leur tombe du ciel afin de préparer la route des parachutistes américains en vue du débarquement.

 

La jeune et belle Marie, fille de Dimanche, le métayer du château, s’ennuie dans sa Normandie loin de la capitale qu’elle désire ardemment connaître.

 

Pourtant, il se passe des choses et le débarquement est imminent. Certains cœurs s’embrasent devant ce bovarysme virevoltant qui ne désire qu’une seule chose : se griser dans la féerie du mouvement.

 

Jérôme, mou et empâté, image d’un châtelain respectueux d’une faune végétale environnante endormie, ne s’investit que modérément dans ce second conflit mondial. Ceci exaspère Marie qui ne rêve que de héros et son père chef du réseau local de la résistance.

 

Julien répond admirablement à ce critère. La tentation est grande de s’abandonner à l’aventure. Marie est également courtisée par un officier allemand, locataire temporaire du château avec ses hommes.

 

Jérôme, enfin conscient du danger, va réagir. (Wikipédia)

 

 

Réalisation

 

Jean-Paul Rappeneau

 

D’ordinaire, dans cette rubrique on s’attend à voir une énumération de films parfois lassante, si si, reconnaissons-le, parfois lassante. Avec ce réalisateur et scénariste, rien de tel. En 49 ans de carrière, il a réalisé seulement huit longs métrages ! Il est connu pour consacrer beaucoup de temps à l'écriture de chacun de ses scénarios. Cela vaut la peine quand on voit le résultat. Des films à la carrière éclatante. « Les Mariés de l'an II » en 1971 avec Jean-Paul Belmondo, Marlène Jobert et Laura Antonelli, « Le Sauvage » en 1975 avec Yves Montand et Catherine Deneuve, « Tout feu, tout flamme » en 1982 avec Yves Montand et Isabelle Adjani. Ils dépassent chacun les 2 millions d'entrées en France. En 1990, Jean-Paul Rappeneau réalise un Monument : l'adaptation de « Cyrano de Bergerac » d'Edmond Rostand, avec Gérard Depardieu en vedette, film - coécrit avec Jean-Claude Carrière - un énorme succès critique et populaire qui fit plus de 4 millions d'entrées. Est-il besoin d’en dire plus.

 

 

Qui fait quoi ?

 

 

Philippe Noiret :              Jérôme, le châtelain

 

Quelques traits glanés çà et là pour esquisser le portrait que son ami Jean Rochefort a dit de lui : « Un grand seigneur nous a quittés. » On se souviendra des « Grands Ducs » 1996 de Lecompte avec Jean Rochefort et Jean Pierre Mariel. Une amitié rare et sans faille réunissait ces trois lascars si différents à la ville. Seuls eux même pouvaient connaître cette alchimie qui fit que lors des obsèques de Noiret, ses amis Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, très affectés, préfèrent ne pas assister à la cérémonie.

 

Pour le reste, chacun de nous garde au fond de lui une préférence pour un film gai comme « Les Ripoux », 1984 de Claude Zidi ou grave, quelques fois les deux ensemble « Que la fête commence » 1975 de Bertrand Tavernier , ou encore tendre et mélancolique :  « Le vieux fusils »  1976 de Robert Enrico - César du meilleur acteur pour ce rôle qui va imposer son physique et son jeu au grand public et fera de lui du fait de cette image le premier homme à faire la couverture du magazine féminin « Elle » en 1978.

 

 

Catherine Deneuve :              Marie, sa femme

 

« La Vie de Château » est le seizième film de Catherine Deneuve dans une carrière qui débuta dans les années soixante et qui continue encore aujourd’hui. Son aura est quasi universelle. On la voit partout. En plus du cinéma elle milite pour d’éminente cause humaniste, mais fait aussi de la pub. N’en jeter plus. Voilà une vie bien occupée pour une personne qui, au départ, contrairement à sa sœur Françoise Dorléac, ne voulait pas être actrice.

 

Il y en a pour tout le monde ce qui peut expliquer son audience car je ne pense pas que le milieu du cinéma soit un tel désert qui expliquerait ce phénomène. Je dois dire que toute cette bourgeoisie mise en avant par les thèmes de ses films qui reflètent bien la période de son ascension m’indiffère.

 

Il est loin le temps de cet adorable rôle qu’elle tient dans ce film. Laissons la parole à France Roche, critique de cinéma : « « La révélation du film, c'est une petite personne exquise qui s'appelle Catherine Deneuve. Discrète, sans être empaillée, proprette sans être banale, ingénue sans être niaise, et jolie, si jolie, sans en avoir l'air de le savoir. » Certes, c’était à propos d’un autre film mais c’est exactement ce que j’ai ressenti à la voir jouer Marie l’épouse de Jérôme.

 

Là encore, inutile d’en dire plus. Depuis elle sait qu’elle est Catherine Deneuve, jusque dans sa manière de jouer. Mais aujourd’hui c’est d’un monument qu’il s’agit et comme tel, cela se respecte. Mais aussi, on reste libre de ne pas le visiter.

 

Pierre Brasseur :             Dimanche, le père de Marie

 

Comme toujours, ce rôle lui va comme un gant. Il est l’opposé du paisible Jérôme mari de sa fille. On comprend le dynamisme et l’envie de vivre de la jeune femme avec un tel père qui, en vertu de son statut de beau-père, parle haut à son gendre (ce dont il ne devait pas trop se priver avant que de donner sa fille au châtelain. Et, en paysan madré, s’il savait ne pas pousser trop loin l’impertinence il ne devait pas moins en penser.)

 

Pour le reste, on se réfèrera aux fiches antérieures comme « Les bonnes causes » 1963 mais aussi « Le Roi de cœur »1966 et « La métamorphose des cloportes » 1965

 

Mary Marquet :                 Charlotte, la mère de Jérôme

 

Une vie ponctuée de grands et petits rôles, tant au cinéma qu’au théâtre qui souvent s’accompagnaient d’histoires de cœur et/ou d’amour. Sarah Bernhardt, amie de sa famille lui donna le rôle du Duc de Reichstadt dans « L’Aiglon » la pièce d’Edmond Rostand dont, dès lors, elle partagea la vie jusqu’au décès de l’auteur. Elle entre en 1923 à la Comédie-Française, et en devient sociétaire en 19282. Elle y interprète pendant 17 ans, tous les grands rôles du répertoire (Marion Delorme, Phèdre, Andromaque, Bérénice, Roxane, Lucrèce Borgia, ...). Mais elle joue également dans des pièces plus contemporaines de d'Annunzio, Geraldy.

 

Sa carrière cinématographique est également bien remplie. Parmi ses films les plus réussis, on peut retenir son rôle de Madame de Maintenon dans « Si Versailles m'était conté » 1954, de Sacha Guitry et celui de Marie-Angélique Guillain dans « Landru »1962, de Claude Chabrol. Elle campe un truculente mère supérieure dans « La Grande Vadrouille » 1966 de Gérard Oury. Dans « Le malin plaisir » 1975 de Bernard Toublanc-Michel en compagnie de Claude Jade et Anny Duperey et Jacques Weber et encore dans Le « Casanova » 1975 de Fellini.

 

N’oublions pas ses participations à la télévision où tourne également pour l'ORTF, des adaptations de pièces de boulevard, quelques Maigret, dans Les Cinq Dernières Minutes, Les Saintes chéries ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de Stendhal, Lucien Leuwen. Cela, pour souligner l’étendu des talents de cette actrice qui semble avoir fait sienne la formule de Jouvet : « Quand le rideau s’ouvre, vous entrez dans la vie, sachez y rester quand il se ferme »

 

Pour la petite histoire elle rencontre, en 1927, le président du Conseil de l'époque, André Tardieu, dont elle devient la maitresse quasiment officielle. Elle lui suggéra, entre autres, de peindre en blanc une partie des troncs des arbres en bordure des routes, pour les rendre visibles la nuit, surtout dans les virages. Et pratique avec ça la dame !

 

Extrait du film La Vie de château - La Vie de château - EXTRAIT "J'appelle  mon mari" - AlloCiné

 

Henri Garcin :           Julien Pontaubert, le résistant

 

Henri Garcin, est un acteur, metteur en scène et auteur de théâtre français d'origine néerlandaise. Âgé au moment où j’écris ces lignes, de 91 ans, sa carrière a démarrée en 1964. Il n’a depuis, cessé de jouer, au cinéma, au théâtre, à la télévision.

 

Aussi à l’aise dans les grands textes que dans la comédie (333 épisodes de la série télévisuelle de « Maggy » il rencontra le succès en servant des auteurs comme, G.B. Shaw, Pirandello, Strindberg, Albee, Oscar Wilde, Obaldia, Guitry, Poiret... Mais aussi Saunders, dans sa pièce « La prochaine fois je vous le chanterai » (1966) au Théâtre Antoine, avec Delphine Seyrig, Claude Piéplu, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, et Jean-Claude Carrière dans « L'Aide-mémoire » (1968) créé en duo avec Delphine Seyrig au Théâtre de l'Atelier. Que voilà un bel entourage qui sanctionne une vraie reconnaissance de ses pairs.

 

Il n’est pas en reste avec le Septième Art. Au cinéma, i est dirigé par Marguerite Duras, Michel Mitrani, Romain Gary, Michel Deville, Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Agnès Varda, Yves Boisset, Patrice Leconte,  et François Truffaut avec « La Femme d'à côté » 1981

 

Carlos Thompson :                  le major Klopstock

 

C’est le dernier film de cet acteur dont la carrière se déroula des deux côtés de l’Atlantique et beaucoup en Allemagne en ce qui concerne l’Europe

 

Christian Barbier :         le colonel

 

Acteur prolifique tant au cinéma qu’à la télévision. Quelques grands rôles « Week-end à Zuydcoote » 1956 de Henri Verneuil, « L'Armée des ombres » 1969 de Jean-Pierre Melville.

 

Il acquiert une certaine notoriété grâce au personnage de Joseph Durtol, héros de « L'Homme du Picardie » feuilleton mythique de la télévision française.

 

Test La vie de château DVD

Donald O'Brien :              l'officier parachutiste américain

 

D’origine irlandaise il sut retenir l’attention de grand réalisateur ce qui lui permis de jouer dans : 1964 : « Le Train »de John Frankenheimer et en 1965 « Week-end à Zuydcoote » de Henri Verneuil . En 1965 « Trois chambres à Manhattan » de Marcel Carné et en1966 : « La Ligne de démarcation » de Claude Chabrol mais aussi en 1967 : « La Nuit des généraux » d’Anatole Litvak et en 1986 : Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud. Pas mal non ?

 

Jean-Pierre Moulin :              le lieutenant

 

Acteur de théâtre plus que de cinéma il s’illustra surtout dans le doublage – Voix d'Anthony Hopkins et de Jack Nicholson

 

Paul Le Person :               Roger, un ouvrier agricole

 

Beaucoup de seconds rôles pendant cinquante ans de carrière pour de grands réalisateurs avec qui ce breton entretenait de réels liens d’amitiés. Ainsi, Lelouch, Chabrol, Jean-Jacques Annaud, et surtout Yves Robert.

 

 

Bons Moments

 

Quand Marie Marquet, du haut du balcon central de la façade de son château houspille les Allemands qui veulent réquisitionner la demeure.

 

Quand Catherine Deneuve manque s’évanouir alors qu’avec moult sourires on lui susurre à l’oreille des propositions d’enlèvement tradition des amours contrariés. Elle se voit déjà à Paris quand l’amoureux lui propose un chaumière et deux cœur à la campagne.

 

 

Sans oublier les scénaristes

 

Jean-Paul Rappeneau, Daniel Boulanger *, Alain Cavalier ** et Claude Sautet ***

 

*    Écrivain, poète, scénariste et/ou dialoguiste – notamment pour la Nouvelle Vague, auteur de théâtre et acteur français.

 

** Cinéaste cheminant hors des sentiers battus  Réalisateur entre autre de

« La Chamade » 1968 d’après Françoise Sagan et, à ses débuts, assistant réalisateur en 1958 pour « Ascenseur pour l'échafaud » et « Les Amants de Louis Malle » en 1958

 

*** Qu’on ne présente plus. Tout cela pour montrer le foisonnement des activités des uns et des autres et qui collaboraient selon les affinités du moment et l’intérêt du projet.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Musique de…. encore et plus que jamais…Big Mike comme l’appelait les Américains.

 

 

Pax

 

Prochainement « Train de nuit pour Munich »

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 06:00

 

8 décembre 2018

C’est au milieu d’un océan de vignes roussies par l’automne que l’on retrouve Jean-Louis Trintignant, sur son domaine viticole Rouge Garance, entre Avignon et Uzès. ICI 

 

- Question : « Vous habitez depuis plus de trente ans près d’Uzès. Provincial, c’est vital ? »

 

 « Dans la famille, personne avant moi n’était monté jusqu’à Paris. C’était loin Paris ! J’y ai vécu vingt-cinq ans. Et puis je suis revenu dans ma campagne, où j’ai grandi et où je me sens beaucoup mieux. Petit-fils et fils de vigneron, je produis, moi aussi, du vin. Je m’y suis mis tard mais je suis content. Je bois toujours du vin. Je suis même un peu « alcoolo » ! Le vin ça m’a aidé à vaincre ma timidité, ça m’a désinhibé dans ma jeunesse. L’ivresse est souvent meilleure que la lucidité. En tout cas je me sentais davantage moi-même quand j’étais ivre… J’ai connu, aussi, les stupéfiants, pendant une dizaine d’années. Lorsque j’ai découvert cela, ce fut comme une religion. Je fumais du haschich et j’ai été jusqu’aux drogues dures, qui m’ont fait du bien, puis beaucoup de mal, à la fin. Mais je ne regrette pas toutes ces expériences.

 

Jean-Louis Trintignant a créé avec un couple de viticulteurs le domaine de Garance Rouge à Uzès (Gard).

Jean-Louis Trintignant a créé avec un couple de viticulteurs le domaine de Garance Rouge à Uzès (Gard). 

 

Jean-Louis Trintignant : « Le vin et la poésie sont toujours liés ICI » 

Quand il ne monte pas sur les planches, l’infatigable comédien est dans ses vignes du Gard, un domaine viticole que travaille et fait progresser un couple d’amis.

Propos recueillis par Laure Gasparotto

Publié le 27 février 2017

Été Violent – Ad Vitam

Aujourd’hui c’est « Été Violent » (2000)

 

Pourquoi ce film ?    

 

Pour répondre à la demande générale souhaitant que soit évoqué le cinéma italien et plus particulièrement du lad qui regrette qu’il n’y ai « jamais rien sur le cinéma italien qui volait quand même à des kilomètres au-dessus des bourrins (certes talentueux) anglo-saxons ? »

 

Mais pour qui prend-on ce pôvre Ciné papy ?

 

Qui est-il pour s’attaquer à des chefs d’œuvre comme « la Dolce Vita » 1960 ou « Huit et demi » 1963  et pourquoi pas « Citizen Kane »* 1941 pendant que vous y êtes ?

 

M’enfin, allons y. Une fois encore Ciné papy va livrer un autre secret tiré des films chers à son cœur.

 

* Qualifié de meilleur film de toute l’histoire du cinéma par une flopée de critiques, académies et autres, faisant profession d’amateurs éclairés de cinéma. (Par exemple, élu « Meilleur film de tous les temps » en 2002 par 108 réalisateurs et 144 critiques internationaux consultés par la revue britannique Sight and Sound du British Film Institute.)

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

En Italie, plus précisément en Émilie Romagne, dans la ville côtière de Riccione, durant l'été 1943. Sans se préoccuper de la Seconde Guerre mondiale qui a épargné l'endroit jusqu'alors, des jeunes gens mènent une vie insouciante. Carlo, l'un d'eux, se lie d'amitié avec une jeune veuve de guerre, Roberta étroitement surveillée par sa belle-mère. Bientôt, la relation de Carla est de Roberta évolue vers une folle passion...

 

Réalisation

 

Valerio Zurlini est un scénariste et réalisateur italien d’une rare sensibilité. Elle lui permet, comme dans « Été violent » de peindre les émotions amoureuses et le désarroi existentiel qui accablent ceux qui prennent conscience de l’agitation incompréhensible du monde auxquels ils appartiennent.

 

Son œuvre la plus forte nous dit Wikipédia est peut-être la fidèle adaptation, écrite par André-Georges Brunelin, du roman de Dino Buzzati, « Le Désert des Tartares », en 1976, dans les décors remarquables de la citadelle de Bam (Iran) et avec une distribution internationale prestigieuse : Vittorio Gassman, Giuliano Gemma, Philippe Noiret, Jacques Perrin, Laurent Terzieff, Fernando Rey, Jean-Louis Trintignant, Max von Sydow, Helmut Griem, Francisco Rabal et, pour la musique, Ennio Morricone.

 

Quelques autre films connurent un succès critique et public tel « La Fille à la valise »1960, avec Claudia Cardinale et Jacques Perrin, et qui mériterait bien aussi que Cinépapy établisse un jour une fiche ou « Le Professeur » 1972 avec Alain Delon, Sonia Petrovna et Léa Massari.

 

ELEONORA ROSSI DRAGO Jean-Louis Trintignant "Un Ete Violent" Zurlini Photo  Cm EUR 17,00 - PicClick FR

Qui fait quoi ?

 

Eleonora Rossi Drago :                         Roberta Parmesan

 

Ciné papy est sans voix et sans voie pour parler de cette actrice. Les termes éculés du genre « superbe créature » n’ont rien à faire ici.

En outre, il n’a ni le talent ni la plume de Frédéric Schiffter *pour vous en parler. Ce philosophe a commis un petit traité avec comme sujet Claudia Cardinale **. C’est en amateur éclairé qu’il en parle. Il est en effet l’auteur d’un opuscule « La Beauté, une éducation esthétique » 2012 dans lequel il prend soin d’expliquer la différence entre une jolie jeune fille et la beauté qui n’appartient qu’aux femmes. Dans cet ouvrage il résume cela par une magistrale et si évocatrice maxime : « La beauté vient aux femmes en automne ».

 

Taisons-nous donc au lieu d’aligner des banalités. Vous n’en saurez pas plus d’Eleonora Rossi Drago sauf à aller sur Wikipédia.

 

Pour ma part je reste sous le charme, ravi, au sens propre du terme ravissement.

 

* Ce n’est pas la première fois que Ciné papy cite ce philosophe véritable dandy de la pensée. Une fois encore on ne peut que recommander de chercher à la fréquenter tans ses réflexions sont originales sans être inutilement provocatrices.

 

Le mot philosophe ne doit inquiéter personne. Ses ouvrages sont minces. Dans son blog du 7 mars il écrivait : « Si j’étais un législateur tout-puissant, je me contenterais d’édicter cette loi très simple: “La publication des livres ayant plus de cent pages est interdite.”». Il serait déraisonnable de ne pas approuver Henri Roorda. À cette loi, j’ajouterais un assortiment de peines en cas de contraventions — de lourdes amendes que devraient se partager auteurs et éditeurs. Seuls les dictionnaires garderaient toute liberté de dépasser mille pages, et encore, à condition de ne pas servir de poubelles aux mots qui traînent partout dans le journalisme, les entreprises, les vestiaires. »

 

** En 1958 à la grande époque de la Dolce Vita, dans un appartement modeste baigné de soleil, Claudia Cardinale tout juste 20 ans pose pour un de ces paparazzi d'agences spécialisées dans les magazines populaires dont on ne saura rien si ce n'est le talent qu'il mit à installer cette complicité, ce flirt photographique. Il s'agit d'instants magiques arrachés au quotidien dans un tourbillon joyeux où éclate toute la fraîcheur, la spontanéité, la sensualité et le talent de Claudia à peine arrivée en Italie après avoir gagné le titre de la plus belle Italienne de Tunis et alors qu'elle s'était mise en tête de ne pas faire de cinéma en manifestant son intérêt pour devenir institutrice.

 

Nous découvrons aujourd'hui cette série avec gourmandise tant Claudia y apparaît radieuse, espiègle et profondément humaine avant qu'elle ne devienne la star que nous connaissons.

 

Cette séance photo sera complétée par une série de photos prises la même année à Venise, à l'hôtel Cipriani.

 

En écho des photographies, le philosophe Frédéric Schiffter propose un petit traité de la starlette dans lequel il évoque de façon personnelle sa passion pour elles et l'audace dont elles firent preuve à leur époque.

 

L'ESTATE VIOLENTA - Festival de Cannes

 

Jean-Louis Trintignant :                      Carlo Caremoli

 

Quelle vie que celle de cet acteur protéiforme. Passant de la gloire « Et Dieu… créa la femme » 1956 de Roger Vadim à l’ombre pour revenir à la lumière « Un homme et une femme » 1966 de Claude Lelouch sans rien laisser paraître de ce que cela pouvait représenter pour lui.

 

Il rencontra à nouveau le succès avec des films d’auteurs, des films politiques mais aussi en jouant au théâtre. Il a beaucoup tourné en Italie avec les plus grands réalisateurs tel Dino Risi dans « Le Fanfaron » 1962 avec Vittorio Gassman et ce que lui-même considère comme son plus beau rôle « Le Conformiste », 1970 un film de Bernardo Bertolucci adaptant un roman de Alberto Moravia et considéré aujourd'hui comme un des meilleurs films du cinéaste.

 

Passionné de sport automobile de part un environnement familial il fit de la course automobile à une époque où cela voulait encore dire quelque chose comme aventure humaine.

 

En ajoutant qu’il est propriétaire exploitant un vignoble dans l’AOC Châteauneuf du Pape on aura presque tout dit de ce touche-à-tout des plus talentueux. Une vie extrêmement bien remplie avec les joies des succès et les peines comme seules vous en réserve les affaires de cœur et surtout la mort de ses filles Pauline et plus tard Marie.

 

Jacqueline Sassard :                               Rossana

 

16 films pour cette actrice française qui a beaucoup tourné en Italie ou elle passa une grande partie de son existence, notamment mariée à Gianni Lancia fils du fondateur de la marque automobile Vincenzo Lancia. Sa carrière n’a duré que treize ans et seul les 4 autres films suivants contribuent à maintenir sa mémoire : « Guendalina » 1957 d’Alberto Lattuada, « Faibles Femmes » 1959 de Michel Boisrond, le si britannique « Accident » 1967 de Joseph Losey dont il faudra bien que Cinépapy établisse un jour une fiche et enfin « Les Biches » 1968 de Claude Chabrol, son dernier rôle *. Elle enflammait mes séances d’adolescent adepte de la classe buissonnière. Ses rôles qui collaient parfaitement à son physique étaient celui d’une jeune femme qui perturbait l’ordre établi, du simple fait d’être là, en ne faisant rien de particulier pour ça.

 

* Dont une affiche ornait tout un pan de mur du Lapin Blanc à Ménilmontant établissement dont le Taulier, un temps, nous donnait des nouvelles par blog interposé.

 

Enrico Maria Salerno :                          Ettore Caremoli, le père de Carlo

 

Grand acteur de théâtre au même titre que Vittorio Gassman il a joué les plus grands auteurs : interprétant les œuvres de : Shakespeare, Pirandello, Vittorio Alfieri, Eduardo De Filippo, George Bernard Shaw, Molière, Carlo Goldoni et Jean Cocteau.

 

Au cinéma il fut un acteur spécialisé dans des rôles de policier dans des drames et le cinéma de l’engagement politique. « Été violent » a été son premier film.

 

Raf Mattioli :                                       Giorgio

 

Jeune acteur italien plein de promesse comme on dit mais mort à vingt-trois ans.

 

Il tourna, entre autre : « La loi » 1959 de Jules Dassin et il écrit le scénario de « Guendalina » 1957d’ Alberto Lattuada sur un scénario de Zurlini

 

 

Bons Moments

 

Il n’y a pas réellement de bons moments. On se laisse porter par la grâce de cette relation unique, hors du temps de deux êtres surpris par l’amour et on appréciera le talent tout particulier de Zurlini déjà évoqué plus haut : « Valerio Zurlini peint avec sensibilité l'effusion amoureuse et le désespoir existentiel d'être conscients des difficultés sociologico-politiques dans lesquelles ils évoluent. La force de Zurlini est de communiquer aux paysages et à l'espace le malaise intérieur de ses protagonistes. »

 

Cette qualité est éclatante quand on compare les douces images du début toutes concentrées sur les deux amants et celles de la fin les exposant au fracas des armes et de la guerre.

 

 

Pax

 

Prochainement « La vie de Château »

 

 

 

 

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 06:00

Bette Davis Eyes est une chanson écrite par Donna Weiss (en) et Jackie DeShannon et rendue populaire par l'interprétation de Kim Carnes en 1981. La chanson reste 9 semaines numéro 1 du Billboard Hot 100 et se classe numéro 1 dans plusieurs autres tops nationaux.

 

Bette Davis eyes / Vinyl single : Kim Carnes: Amazon.fr: CD et Vinyles}Bette Davis'eyes" de Kim Carnes - Le blog de Du soleil sur la page

 

Après que cette chanson soit devenue un single à succès, Bette Davis a écrit des lettres à Kim Carnes et aux auteurs-compositeurs pour dire qu'elle était une fan de la chanson et les remercier de l'avoir « intégrée à l'histoire moderne ». L'une des raisons pour lesquelles l'actrice légendaire a aimé la chanson est que sa petite-fille pensait que sa grand-mère était « cool » d'avoir écrit une chanson à succès sur elle.

 

La voix rauque de Carnes a conduit de nombreux auditeurs à croire que Rod Stewart était le chanteur.

Aujourd’hui c’est « Ève » (1950)

Titre original « All about Ève »

All About Eve [DVD] [1950] by Bette Davis: Amazon.fr: DVD et Blu-rayEve en Blu Ray : All About Eve Blu-ray - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce que c’est un des chefs d’œuvre de Mankiewicz et qu’il a bien fallut en choisir un pour illustrer son talent.

 

Quelle est l’histoire ?

 

À son début le film nous fait assister à la remise d’un grand prix d’interprétation type « Molière pour l’ensemble de son œuvre» à Ève Harrington. Dans la salle Margo Channing, ancienne lauréate déchue n’applaudit pas. Commence alors un flashback * qui nous montre la soirée où c’était Margo Channing qui était couronnée. Lorsqu’elle rejoint sa loge elle y trouve Ève qui lui avoue qu’elle a vue chacune des représentations de la pièce qui vaut à Margo Channing le triomphe de ce soir. La pauvre enfant émeut Margo qui la prend à son service plus ou moins comme secrétaire/dame de compagnie. Ève se montre d’abord «au petit oignons» pour sa bienfaitrice. Elle est d’une prévenance stupéfiante. Elle apporte le thé juste avant qu’il ne soit demandé et à la bonne température. Même chose pour le taxi. Ève informe Margo qu’il est en route au moment même ou Margo exprime le désir d’avoir un taxi. Peu à peu Ève, qui a su se rend indispensable, imite Margo, attitude, vêtements, diction etc. Un soir que, par malchance les circonstances empêchent Margo d’entrer en scène, Ève se propose de la remplacer. Elle connaît parfaitement le rôle pour avoir fait répéter Margo. C’est un triomphe et la carrière d’Ève s’envole éclipsant au fur et à mesure, une Margo à qui on ne propose plus de rôle.

 

Une fois couronnée, Ève, regagnant sa loge et y trouve une jeune admiratrice…

 

C’est une autre façon de raconter, avec talent cependant, cette histoire qui se passe au Kremlin ou une révolution de palais amène l’ancien dirigeant sur le départ à avertir son successeur qu’il a préparé trois enveloppes à son intention ceci, en prévision des coups durs.

 

Arrive un premier coup dur et le dirigeant ouvre la première enveloppe. Il y trouve une note sur laquelle il peut lire : « Dit que c’est la faute à Lénine» et tout s’arrange.

 

Même chose quand le mécontentement gronde à nouveau. Il ouvre la deuxième enveloppe et lit : « Dit que c’est la faute à Staline » et le calme revient.

 

Plus tard, arrive un troisième fort mécontentement dû à une famine qui s’annonce tant les récoltes de blés ont été mauvaises.

Il recourt à la troisième enveloppe contenant la note habituelle mais où il peut lire : «Prépare trois enveloppes»

 

Eve (Joseph L. Mankiewicz, 1950) - La Cinémathèque française

 

Réalisation

 

Joseph L. Mankiewicz – On a presque tout dit ou au moins l’essentiel, pour se contenter de rappeler que c’est un cinéaste hors normes et surdoué. Pour le reste, on se reportera à la précédente fiche « Guêpier pour trois abeilles » 1967

 

Pour la petite histoire son frère, Herman « Man » est le coscénariste de « Citizen Kane » 1941avec Orson Welles lui même

 

* Le flashback, est une technique importée de la littérature, et employée pour la première fois au cinéma par le Français Ferdinand Zecca pour son film « Histoire d'un crime », réalisé en 1901. Il a été, par la suite, très couramment utilisé dans les films muets, Mais les producteurs s’inquiètent… On leur reproche d’interrompre le « flot narratif car le spectateur passe tout son temps à tenter de mettre de l’ordre dans les faits rapportés. Welles a trouvé la parade en faisant précéder les flashbacks de « bandes d’actualité » et/ou « des coupures de presse » relatant les faits dont il va être question dans le flashback.

 

LE FILM CULTE - « Ève » : Tant qu'il y aura des femmes - Maze.fr

 

Qui fait quoi ?

 

Bette Davis :                       Margo Channing

 

Véritable « Monstre sacré » du cinéma elle a longtemps détenu le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars en tant que meilleure actrice (dix fois), avant d'être détrônée par Katharine Hepburn (douze fois) puis par Meryl Streep (16 fois).

 

Elle a obtenu deux Oscars : l’un pour « L'Intruse » 1935 d'Alfred E. Green et le second pour « L'Insoumise » 1938 de William Wyler. Elle n'a jamais réussi, malgré ses fréquentes nominations, à en décrocher un troisième, ni pour ce qui est considéré comme le rôle le plus abouti et le plus talentueux de sa carrière dans Ève de Joseph L. Mankiewicz, ni pour sa dernière grande interprétation marquante, dans « Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? » 1962 de Robert Aldrich.

 

Gena Rowlands, épouse de John Cassavetes et passionnée de toujours par Bette Davis :

La présente comme cela « Elle était dure, elle adorait les conflits, ils lui donnaient son énergie »

 

Elle même déclare à propos d’Ève : « Dès le premier tour de manivelle aucun film ne me donna autant de satisfaction… Ce fut un grand film, dirigé par un grand metteur en scène, avec une distribution idéale… Après la projection, je pus dire à Joe (Joseph Mankiewicz), qu’il m’avait ressuscitée. »

Tout sur Eve | Intrigue, distribution, récompenses et faits

 

Anne Baxter:                      Ève Harrington

 

46 films pour cette actrice. En 1947, elle obtient l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa composition dramatique dans « Le Fil du rasoir » (1946) réalisé par Edmund Goulding. Elle est connue pour avoir été une interprète de prédilection de Joseph Mankiewicz, Jean Renoir, Orson Welles, Billy Wilder, Ernst Lubitsch, Otto Preminger, Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou Fritz Lang. Aucune autre actrice dans l'histoire du cinéma n'aura été dirigée par autant de metteurs en scène de renom.

 

En 1953, elle tourne coup sur coup « La Loi du silence » d'Hitchcock où elle forme un couple émouvant avec Montgomery Clift, et « La Femme au gardénia » de Fritz Lang, deux perles du film noir.

 

George Sanders:              Addison DeWitt

 

Cet acteur britannique qui a partagé sa carrière entre Angleterre et États Unis a remporté l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa composition de critique raffiné et sarcastique dans All About Ève de Joseph L. Mankiewicz.

 

Sanders, qui a si souvent incarné au cinéma les gentlemen au flegme tout britannique et à l’esprit cynique, se suicide le 25 avril 1972 en Catalogne dans sa chambre d'hôtel à pour abréger les souffrances d’une longue maladie. Il laisse ce mot pour expliquer son geste : « Je m’en vais parce que je m’ennuie. Je sens que j’ai vécu suffisamment longtemps. Je vous abandonne à vos soucis dans cette charmante fosse d’aisance. Bon courage » Cynique, vous avez dit cynique ?

 

Céleste Holm:           Karen Richards

 

Surtout actrice de théâtre et/ou de télévision (Téléfilms et série).

 

Comme Thelma Ritter, ci-dessous elle joua également dans cet autre chef d’œuvre de Mankiewicz « Chaines conjugales » 1949

 

Marilyn Monroe :            Miss Casswell

 

Remarquée par Joseph L. Mankiewicz, qui distingue en elle un « grand talent », elle est engagée par ce dernier dans « Ève » aux côtés de Bette Davis. Compte tenu du succès de ses derniers films, Marilyn négocie un contrat de sept ans avec la 20th Century Fox en décembre 1950. Cela ne l’empêcha pas d’être déçue par l’ensemble de sa carrière. Comme Ava Gardner elle est victime de « La machine à rêve » que constitue Hollywood.

 

Thelma Ritter :                 Birdie Coonan

 

Elle fut nominée 6 fois aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, ce qui fait d'elle l'actrice la plus souvent nominée dans cette catégorie. Elle est notamment connue pour son rôle de Stella dans « Fenêtre sur cour » 1954, ou pour celui d'Isabelle Steers dans « Les Désaxés ».1961 de John Huston.

 

Elle joua également dans cet autre chef d’œuvre de Mankiewicz « Chaines conjugales » 1949

 

Walter Hampden :          le vieil acteur

 

Acteur, metteur en scène, producteur et directeur de théâtre américain il s’est essentiellement consacré au théâtre avec beaucoup de succès.

 

Outre « L'Affaire Cicéron » 1952, Joseph L. Mankiewicz l’employa encore dans « Ève ».

 

Il figure également au générique de deux films à succès « Quasimodo » 1939, aux côtés de Charles Laughton et Maureen O'Hara où il tient le rôle de l’Archevêque de Paris; et celui du patriarche Oliver Larrabee dans « Sabrina » 1954, avec Humphrey Bogart, William Holden et Audrey Hepburn. 

 

Solve ALL ABOUT EVE - 1950 - BETTE DAVIS, ANNE BAXTER,GEORGE SANDERS jigsaw  puzzle online with 70 pieces

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

 Ici, il s’agit de Alfred Newman qui composa plus de 150 musiques de films et reçu 9 Oscars.

 

À ses débuts, il a travaillé à Broadway avec George Gershwin et Cole Porter. En 1930 il part pour Hollywood rejoindre Irving Berlin. Un moment il obtient le poste de directeur musical des studios United Artists. En 1931, il orchestre la musique écrite au piano par Charles Chaplin pour Les Lumières de la ville.

 

Pax

 

Prochainement « Été Violent »

 

 

 

 

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