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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 06:00

DVDFr - Cinema Paradiso : le test complet du Blu-ray

Je suis taquin, je saisis une locution que j’adore en y ajoutant le pluriel, ce qui en change le sens. Mais, pour inaugurer le grand retour de Papy-Ciné il me fallait « décoconner » (expression du regretté défunt Camilleri)

 

En effet, « Faire genre » c’est : Faire semblant.

 « La maîtresse de maison, pour faire « genre », recevait devant la porte. »

Raymond Radiguet, Le Diable au corps, 1923

 

Alors que notre Papy-Ciné aborde dans ses derniers devoirs de vacances « Les Genres »

 

 

Papy-Ciné toujours en veine d’originalité nous propose les siens avec ses films cultes en regard.

 

Vaste programme pour reprendre la formule du Général de Gaulle à qui l’on criait « Mort aux  cons ». En effet, on peut en recenser quelques trente-six sans compter les sous catégories et/ou  sous-sous catégories.

 

Le choix est vaste qui va des films de guerre aux films anti-guerre. Des films policiers à ne  pas confondre avec les films de gangsters ni avec les films noirs ou les enquêtes policières.  Les comédies seront musicales, romantiques ou loufoques.

 

On va quand même les passer en revue pour montrer les metteurs en scène qui se sont illustrés  dans l’un ou l’autre genre, voire plusieurs et que les genres, même s’il y a un effet de mode,  traversent les âges.

 

Le Western

 

  • grande époque « La chevauchée fantastique » 1939 de John Ford - tradition « La prisonnière du désert » 1956 de John Ford - spaghetti « Le bon, la brute et le truand » 1966 de Sergio Leone - par l’esprit « Un homme est passé » 1955 de John Sturges - angoissant « No country for Old Men » 2007 des frères Cohen - gay « Le secret de Brokeback Mountain » 2005 de Ang Lee

 

Le Péplum

 

« Ben Hur » 1959 de William Wyler Le Film de guerre « J'ai vécu l'enfer de Corée » 1951 de Samuel Fuller Le Film anti-guerre « La Grande Illusion » 1937 de Jean Renoir Le Film d’action « Piège de cristal » 1988 de John Mc Tiernan Le Film de gangster « Scarface » 1932 de Howard Hawks.

Le Film d’horreur

 

« L’exorciste » 1973 de William Friedkin La comédie musicale « West Side Story » 1961 de Robert Wise La comédie romantique « Casablanca » 1942 de Michael Curtiz La comédie loufoque « La Dame du vendredi » 1940 de Howard Hawks Mélodrame « Ecrit sur du vent » 1956 de Douglas Sirk Le Film Noir « Le Faucon maltais » 1941 de John Huston Le film pour ado « La Fureur de vivre » 1955 de Nicholas Ray Le Jifaigeki « Les Sept Samouraïs » 1954 de Akira Kurosawa (histoire du japon)

 

Le film historique

 

« Le Guépard » 1963 de Luchino Visconti

Slasher « Psychose » 1960 d’Alfred Hitchcock  (sous-catégorie du film d’horreur)

 

Thriller de conspiration

 

 

« Les Trois jours du Condor » 1975 de Sydney Pollack Enquête Policière « Quai des Orfèvres » 1947 de Henri-G. Clouzot

 

Film féministe

 

« Sans toi ni loi » 1985 d’Agnès Varda « Jackie Brown » 1977 de Quentin Tarantino

 

Film catastrophe

 

« L’aventure du Poséidon » 1972 de Ronald Neame

 

Road Movie

 

« Les Fraises sauvages » 1957 de Ingmar Bergman

 

Film d’arts martiaux

 

« Tigre et dragon » 2000 de Ang Lee

 

Blockbuster

 

« Les dents de la mer » 1975 de Steven Spielberg (ce nom vient de l’importance de la file d’attente au guichet qui pouvait faire le tour du pâté – block – de maisons

 

Science-fiction

 

« Soleil Vert » 1973 de Richard Fleischer

 

Thriller psychologique « M le Maudit » 1931 de Fritz Lang

 

Film de super-héros « Robocop » 1987 de Paul Verhoeven

 

Cette liste n’est pas achevée. Il manque ainsi un certain nombre de catégories. Ciné-papy avait  prévenu qu’il ne serait pas exhaustif. Cependant vous les trouverez ci-après pour votre plus  complète information. « Race film » « Documentaire » « Giallio » « Documentaire  parodique » « Film de ghetto » « Cinéma lent »

 

Petite histoire du Cinéma

 

Les amateurs les exigeant pourront satisfaire leur curiosité en consultant la « Petite histoire du  Cinéma » d’Ian Haydn Smith – Flammarion éditeur à laquelle ce devoir de vacances doit beaucoup.

 

Remarque :

 

Les exemples de films illustrant les catégories ne sont pas toujours les plus emblématiques. Par exemple, pour la catégorie « Road Movie » c’est, à l’évidence « Thelma et louise » 1991 qu’il faudrait citer. Mais, nous ne sommes pas ici dans une encyclopédie et/ou un dictionnaire  et on ne s’étonnera donc pas qu’affleurent, ici ou là, les goûts de Ciné-papy

Vidéo à visionner absolument pour le défilé de grands visages du cinéma mondial.

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 06:00

Week-end à Paris de Gordon Parry  (Comédie) : la critique Télérama

Pax a le sens de l’à-propos, en effet, alors que le tenancier quitte PARIS ce dimanche, lui nous balance « Week-End à Paris » dont un des rares critiques note que «  Le titre anglais Innocents in Paris est finalement plus explicite. Des innocents à Paris..... Celui qui est innocent, c'est celui qui croit qu'il va se passer quelque chose à part les folies bergères, et les dîners en amoureux.

On a évité la péniche....

C'est foncièrement ennuyeux à défaut d'être "so charming".

Ce film est une petite curiosité très datée. Je me demande combien de gens regardent ça.

Le plus intéressant finalement c'est M. Rutherford, la meilleure des Miss Parple, avec son histoire de Joconde.

"Que ramenez-vous dans votre sac?

-La Joconde!!!!

 

Bref, comme je quitte mon piano, la maison sera fermée en août, des chroniques sont en boîte jusqu’au 20 août, n’ayant plus de stock de Ciné-Papy celui-ci ne paraîtra pas au générique pendant cette période. Ensuite, ce sera selon mon humeur, chronique or not chronique ?

 

Week-end à Paris - Seriebox

Aujourd’hui c’est « Week-End à Paris » 1953

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour s’amuser car il est vraiment drôle, de cette drôlerie qu’on appelle humour anglais.

 

S’amuser aussi à voir comment nous voient les Anglais

 

Quelle est l’histoire ?

 

Le scénario est des plus minces. Un groupe de personnages, absolument étrangers les uns aux autres, quittent Londres par avion pour passer le week-end à Paris. Nous suivrons les aventures et les tribulations de chacun des passagers de l'avion à son arrivée sur le sol français. Ce film est un parfait exemple de ce que l’on appelle un film choral.

 

Wikipédia nous dit : « Un film choral met en scène une multiplicité de personnages principaux, d'importance relativement égale. Ces derniers évoluent dans diverses sous-intrigues, possédant un certain degré d'autonomie, mais pas aussi prononcé que dans un film à sketches. Il n'y a généralement pas d'intrigue globale, mais plutôt une série de sous-intrigues parallèles reliant les histoires entre elles. Ce qui alimente le récit, c'est la force et la diversité des sous-intrigues, qui se croisent à la manière de fils tissés dans une tapisserie. » L’encyclopédie précise encore : « L'adjectif « choral » au cinéma a été popularisé par certains films italiens (coralita), notamment « I Vitelloni » 1953 de Federico Fellini, Or, les occurrences de films chorals avant les années 1990 sont plutôt rares, même si l'on peut souligner des films comme « Les Uns et les Autres » 1981 de Claude Lelouch, « Nashville » 1975 de Robert Altman ou encore « American Graffiti »1973 de George Lucas. Robert Altman, avec « Short Cuts » 1993 a contribué à rendre le genre aussi populaire à partir des années 1990.

 

Réalisation

 

Gordon Parry est un réalisateur et un producteur britannique né le 24 juillet 1908 et mort le 6 mai 1981. Il est le père de l'actrice Natasha Parry. Sa notice biographique ne nous indique que six films dont seulement trois sont documentés.

 

Qui fait quoi ?

 

Qu’on se rassure, on ne vous imposera pas une notice sur les quelques quatre-vingt-dix acteurs figurants au générique. La liste contient, bien sûr des acteurs, anglais et/ou américains.

Seuls ceux déjà un peu connu des cinéphiles français ont été conservés.

 

Les notices feront largement appel à Wikipédia ou seront «  expédiées » par une pirouette : déplorables conditions de travail obligent.

 

Claire Bloom

 

Elle s'est illustrée au théâtre, au cinéma et à la télévision, aussi bien en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis.

 

En 1959, Claire Bloom rencontre sur scène dans Rashömon, puis épouse en septembre, l'acteur américain Rod Steiger dont elle a un enfant, Anna Justine, née en février 1960 et devenue chanteuse lyrique reconnue, avec laquelle elle entretiendra des relations houleuses1. Claire et Rod vivent en Californie, plus compagnons qu'amoureux, écrira-t-elle, puis divorcent en juin 1969 après des années de vie tumultueuse.

 

Ses difficultés financières la poussent à rentrer à Londres avec sa fille Anna, mais en route pour Hawaï, lors d'une escale à New York, une rencontre fortuite la rapproche de l'écrivain américain Philip Roth avec lequel elle entame une liaison. Elle ne s’installe dans sa ferme du XVIIIe siècle du Connecticut mais sans sa fille Anna que Roth ne voulait pas sous son toit7. Jusqu'en 1988, ils partagent leur temps entre Londres et New York. Elle l'épouse quinze ans plus tard, en avril 1990. Après des problèmes de dépression et de paranoïa, le couple divorce avec pertes et fracas en 199515 et Bloom relate cette relation et sa rupture dans ses mémoires de 1996 Leaving a Doll's House qui défraie la chronique. Peu de temps après, Roth écrit le roman inspiré I Married a Communist, paru en 1998, dans lequel le personnage d'Eve Frame semble représenter Bloom, et qui eut beaucoup plus de succès que l'autobiographie de son ex-femme actrice.

 

Elle a eu des liaisons avec les acteurs Yul Brunner, Richard Burton (cinq années durant) - qui dira à son biographe qu'il n'a « jamais aimé que deux femmes avant Elizabeth: Sybil était l'une, Claire Bloom l'autre » -, Laurence Olivier ou Anthony Quinn.

 

Tout cela en guise de clin d’œil aux fans du dessous des choses.

 

Mais restons sérieux.

 

Son rôle le plus connu au cinéma reste celui de la jeune danseuse suicidaire Terry recueillie et aidée par Charles Chaplin dans Les Feux de la rampe (1952). Après une semaine éprouvante d'auditions et plusieurs mois d'attente, elle remporte le rôle de la ballerine pour ce film de Chaplin qui l'a lui-même sélectionnée. Elle devient une amie proche d'Oona O'Neill, la femme de Chaplin, et de son fils Sydney aux côtés de qui elle joue dans le film. Chaplin explique sa décision de faire de Claire Bloom la co-vedette alors qu'il s'agissait pour elle de son premier film :

 

    « En auditionnant pour le rôle de la fille, je voulais l'impossible : la beauté, le talent et une grande diversité émotionnelle. Après des mois de recherches et de tests avec des résultats décevants, j'ai finalement eu la chance de retenir Claire Bloom qui avait été recommandée par mon ami Arthur Laurents »

 

Limelight fait d'elle une star lors de son ouverture la même semaine où elle a fait ses débuts acclamés en tant que Juliette face à Alan Badel en tant que Roméo à l'Old Vic. Soudain, à vingt et un ans, elle est une star. Elle assiste très émue à une projection exceptionnelle du film Limelight cinquante ans plus tard sur la Piazza Maggiore de Bologne devant quatre mille spectateurs et rappela combien ce chef-d'œuvre avait compté dans sa carrière.

 

Margaret Rutherford :                 Gladys Inglott

 

Elle fut une truculente Miss Marple d'Agatha Christie dans cinq films anglais. Elle fut récompensée par un Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour le rôle de la Duchesse de Brighton dans « Hôtel International » 1964

 

Elle ne vint au métier d'acteur que tardivement, ne faisant ses débuts au Théâtre de l'Old Vic qu'en 1925, à l'âge de trente-trois ans. Son jeu se distingua immédiatement dans le genre comique, et elle devint incontournable des comédies de cette période (1930 à 1950) « Je n'ai jamais eu l'intention de jouer pour faire rire », déclara-t-elle dans son autobiographie, « et j'ai toujours été surprise que le public me trouvât drôle ».

 

Elle a été titrée dame Margaret Rutherford de l'ordre de l'Empire britannique par Élisabeth II en 1967.

 

Claude Dauphin :                            Max de Lonne

 

On l’a déjà rencontré dans « Entrée des artistes » 1938 VCF – (Voir Cette Fiche)

 

Richard Wattis :                     Le secrétaire de Sir Norman Baker

 

Il fut second lieutenant aux Services secrets britanniques du SOE, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est surtout connu pour ses apparitions, portant ses lunettes rondes à monture épaisse, dans les comédies britanniques des années 1950 et 1960, Dans le film le jour le plus long il incarne un parachutiste comme Red Buttons, qui joue le malheureux soldat John Steele. Le 1er février 1975, Wattis décède d'une crise cardiaque dans un restaurant de Kensington à Londres. D'Alfred Hitchcock à David Lean, de Vivien Leigh à Marilyn Monroe, Richard Wattis était un acteur de personnage fiable qui, quelle que soit la production.

 

Jean Richard :                         Un peintre

 

Après avoir suivi les cours du Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1947, Jean Richard exerce ses activités dans le cirque, le cabaret, le cinéma et la télévision. Son premier grand succès au cinéma, « Belle Mentalité » 1952, et Jean Renoir lui offre l'un de ses meilleurs rôles dans « Elena et les Hommes »1956

 

Il est également connu pour sa passion pour le cirque, activité économiquement difficile. Pour financer ses projets coûteux, il se résigne alors à tourner dans de nombreux films à l'accueil souvent mitigé, mais aussi dans des pièces de théâtre de qualité inégale et à se produire en province dans les galas Herbert-Karsenty. À ce sujet, un humoriste dira qu'il est « le seul homme à nourrir des lions avec des navets » phrase qu'il aime répéter.

 

Il finit par rencontrer la célébrité en incarnant pendant plus de vingt ans, à partir d'octobre 1967, le commissaire Maigret à la télévision, sous la direction de Claude Barma, René Lucot, Marcel Cravenne, Denys de La Patellière entre autres dans 88 épisodes dont dix-huit en noir et blanc. Sa stature imposante, son côté naturellement bourru et lent, sa démarche assurée, et le fait qu'il fume la pipe depuis longtemps, lui ont sans doute permis de décrocher ce rôle, en dépit du nombre très important de candidats en lice. Georges Simenon prodigue alors ses conseils à son interprète qui s'impose très vite dans le rôle. La série s'arrête après la diffusion du 88e et dernier épisode en juin 1990.

 

Gaby Bruyère :                        Josette

 

Ce fut son dernier film. Au paravent elle tint le rôle de Frimousse dans « Le Plaisir » 1951 de Max Ophüls

 

Maurice Baquet :                             L'apprenti joueur de croquet

 

Acteur et violoncelliste avec un palmarès de quelques quatre-vingt-dix films sans compter ses rôles au théâtre et à la télévision.

 

Son violoncelle l'accompagne tout au long de sa vie et l'on se souviendra du clin d'œil que lui autorisa Joseph Losey le temps d'une courte mais émouvante séquence dans Monsieur Klein. Au début des années 1930, il côtoie Pierre et Jacques Prévert, Roger Blin et rejoint le célèbre Groupe Octobre, un groupe d'agitprop, très lié au Parti communiste français. Il y installe son métier de comédien et s'adonne aux beaux textes, en particulier les poèmes d'Aragon et Paul Éluard.

 

Sa notice sur Wikipédia vaut le « clic »

 

Georgette Anys :                     La femme de Célestin, le taxi

 

Après ses études secondaires, elle suit les cours de Silvain, doyen de la Comédie-Française. Elle se produit dans les opérettes : « Phi-Phi, » « Le comte Obligado », « Les Trois Filles », « Rosa la rose... » Avant guerre, elle est directrice et animatrice de cabarets : au Pou du ciel, Toi et moi, L'académie des vins, La montagne. Beaucoup de radio et de télévision. Quant au cinéma, elle tourne plus de quatre-vingts films, surtout dans les années 1950, sollicitée en Italie et dans des productions hollywoodiennes. Elle participe aux séries culte du petit écran « Les Cinq Dernières Minutes », « Maigret ».

 

 Grégoire Aslan :                     Le marchand de tapis

 

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il part en Amérique du Sud avec Ray Ventura et son orchestre ou il officie comme chanteur et/ou batteur

 

En 1946, il reprend son activité cinématographique en retrouvant son premier metteur en scène, Jacques Houssin, dans « En êtes-vous bien sûr ? ». En 1949, Claude Autant-Lara lui offre l'un de ses meilleurs rôles, celui du prince de Palestrie, dans « Occupe-toi d'Amélie. » Il tournera dans deux autres films d'Autant-Lara : « L'Auberge rouge, » 1951, et « Le Bon Dieu sans confession »1953.

 

Il joue dès lors dans de nombreux films britanniques et américains où il incarne le plus souvent un personnage étranger, voire exotique : Russes, Français, Italiens, Allemands, Albanais, Proches-Orientaux, le tout avec la même finesse. « Welles, qui l'embaucha pour son Dossier secret en compagnie d'autres trognes apatrides comme Auer ou Tamiroff, ne s'y était pas trompé: Grégoire Aslan a du talent. » nous dit Jean Tulard dans son dictionnaire du Cinéma.

 

Parmi ses apparitions à l'écran les plus remarquées, on citera Hérode dans « Le Roi des Rois » 1961 de Nicholas Ray et Pothinus dans « Cléopâtre » 1963 de Joseph L. Mankiewicz .Dans « Le Diable à quatre heures » 1961 de Mervyn LeRoy aux côtés de Frank Sinatra et de Spencer Tracy, il incarne Marcel, un criminel qui se rachète en donnant sa vie pour sauver d'une éruption volcanique les habitants d'une île du Pacifique. Il sera deux fois chef de la police parisienne : dans « Deux têtes folles » 1964 de Richard Quine, et dans « Le Retour de la panthère rose » 1975 de Blake Edwards

 

Jean-Marie Amato :                       Le serveur

 

Jean-Marie Amato prête sa voix à de nombreux personnages de dramatiques radiophoniques, dont la grande série Signé Furax de Pierre Dac et Francis Blanche, dont il est la voix du rôle-titre (Edmond Furax) et d'autres personnages (Asti Spumante...). Il est tout d'abord un comédien de théâtre. Sa carrière fut courte mais il joua notamment aux côtés de Louis De Funès, alors tout jeune acteur. Il mit fin à ses jours à trente-cinq ans dans son appartement parisien.

 

 Max Dalban :                           Le boucher

 

Acteur français dont la carrière a commencé en 1928 dans un film de Pierre Renoir qui lui confia un rôle dans neuf autres de ses films. En trente ans de carrière «  il tourna avec les plus grands »

 

Laurence Harvey :                          François

 

La carrière au cinéma de Laurence Harvey prend son essor au début des années 1950 : il s'impose progressivement dans des films d'aventures ou réalistes aux budgets modestes. Dans « I Believe in You » (avec Celia Johnson) et « Les bons meurent jeunes » (avec Gloria Grahame et Richard Basehart) signés respectivement Basil Dearden et Lewis Gilbert (qui le dirige à plusieurs reprises), il croise la débutante Joan Collins qui lui réserve plusieurs pages émues dans son autobiographie « Passé imparfait » Ailleurs il a pour partenaires Lois Maxwell, future secrétaire dans James Bond, et Maxwell Reed, futur mari de Joan Collins. À côté il participe aux superproductions historiques « La Rose noire »19501, « Richard Cœur de Lion » 1954et « Les Chevaliers de la Table ronde », 1953dont les stars masculines sont Tyrone Power et Orson Welles, Robert Taylor, son compatriote Rex Harrison.

 

En 1954 il triomphe dans « Roméo et Juliette » Harvey tourne beaucoup par la suite : il apparaît notamment dans « Les Quatre Plumes blanches » 1955, « Les Chemins de la haute ville »1959 qui vaut l'Oscar de la meilleure actrice à Simone Signoret, le western « Alamo » 1960 de et avec John Wayne, « Été et Fumées » 1961 d'après Tennessee Williams avec Geraldine Page, « La Rue chaude » 1962  d'Edward Dmytryk avec Jane Fonda, « Un crime dans la tête » 1962 de John Frankenheimer avec Frank Sinatra, « Le Deuxième Homme » 1963 de Carol Reed avec Lee Remick, « L'Outrage » 1964 de Martin Ritt avec Paul Newman, « Darling » 1965de John Schlesinger avec Julie Christie, « The Winter's Tale » d'après Shakespeare (rôle de Léonte, roi de Sicile), « Maldonne pour un espion » 1968d'Anthony Mann aux côtés de Tom Courtenay et Mia Farrow qu'il achève lui-même après la mort du réalisateur, entouré d'une pléiade de stars (Peter Sellers, Raquel Welch, Ringo Starr, Christopher Lee dans The Magic Christian (rôle d'Hamlet), dans le péplum « Pour la conquête de Rome » 1968 et sa suite mis en scène par Robert Siodmak, auquel participent Orson Welles et Sylva Koscina, dirigé par Mauro Bolognini dont il produit « L'assoluto naturale » 1969 ; l'année suivante Welles l'engage pour The Deep, resté inachevé.

 

Que du beau monde et quelle affiche pour quelqu’un qui est mort à quarante-cinq ans. Non ?

 

Christopher Lee :                            Le lieutenant Withlock

 

C'est l'un des acteurs britanniques les plus prolifiques, avec plus de 225 films à son actif. Il est également célèbre pour sa polyvalence artistique.

 

En 1958, il est révélé au cinéma grâce à son interprétation légendaire du comte Dracula dans une série de films produits par les studios britanniques Hammer Film Productions. Par la suite, sa haute stature et sa voix de basse lui ont valu d'interpréter principalement des personnages inquiétants : il est apparu dans de nombreux films d'épouvante, sans se limiter au genre. En 1974, il incarne le méchant Francisco Scaramanga dans « L'Homme au pistolet d'or » un film de la saga James Bond.

 

Il est aussi familier de l'univers de Sherlock Holmes. Après avoir incarné sir Henry Baskerville dans « Le Chien des Baskerville »1959 il interprète trois fois le célèbre détective, ainsi que son frère Mycroft dans « La Vie privée de Sherlock Holmes »1970.

 

À la fin de sa carrière, Christopher Lee apparaît dans de grandes productions hollywoodiennes telles que « Sleepy Hollow » 1999 et, à plus de 80 ans, dans deux sagas majeures où il se fait remarquer à nouveau dans des rôles d'antagonistes marquants : « Star Wars », où il incarne le comte Dooku, et « Le Seigneur des anneaux » où il interprète Saroumane. Il reprend ce personnage dix ans plus tard dans la trilogie « Le Hobbit » et meurt peu après, à l'âge de 93 ans.

 

Paul Demange :                       Le garçon de café

 

Paul Demange fut second ou troisième rôle durant un demi-siècle dans plus de 200 films. Ses passages à l’écran sont fugaces, garçon de café, coiffeur, greffier, souvent petit employé, parfois petit chef de bureau, parfois policier et parfois malfrat.

 

Louis de Funès :                      Célestin, le chauffeur de taxi

 

Faut-il encore vous présenter Louis de Funès de Galarza ?

 

Albert Michel :                         Un agent de la circulation

 

Il a tourné dans 222 films, séries, et pièces de théâtres télévisées. Il doit principalement sa célébrité à la pièce de théâtre La Bonne Planque, dans laquelle il interprète Péquinet aux côtés de Bourvil. Il avait commencé sa carrière en amateur dans la troupe du Théâtre de La Passion de la paroisse Saint-Joseph à Nancy.

 

Alain Bouvette

 

L’air de pas y toucher quelques soixante-dix films avec selon la formule consacrée, souvent, les plus grands : Grangier, Becker, Hunebelle, Dassin, Le Chanois, Allégret, Verneuil, Cayatte, Guitry, Clair, Christian-Jacques, Lautner

 

Jacques Ciron                                   L’officier de marine

 

Grâce à son allure et à sa voix, Jacques Ciron est un second rôle très populaire au cinéma et au Théâtre de boulevard. Figure du doublage, il prête notamment sa voix à certains dessins animés de Walt Disney ainsi qu'au personnage d'Alfred Pennyworth dans de nombreuses séries télévisées, des films d'animation de Batman et des films où le personnage est interprété par Michael Gough. Il a également fait sa renommée en prêtant sa voix au Clown maléfique Grippe-Sou dans la version française du téléfilm d'horreur « Il » est revenu.

On le trouve à l’affiche de : « Et Dieu… créa la femme » 1956 de Roger Vadim « Maigret tend un piège » 1958 de Jean Delannoy  1958 : « Gigi » de Vincente Minnelli

1959 : « Le Testament du docteur Cordelier » 1959 de Jean Renoir : un passant. Ou encore « Lady L » 1964 de Peter Ustinov

 

Nicole Regnault

 

Nicole Régnault est une comédienne française de théâtre et de cinéma, née Nicole Sasserath dans le 20e arrondissement de Paris1, le 19 mai 1924 (98 ans). Très active du milieu des années 1940 à la fin des années 1950, elle effectue un retour discret à l'écran en 2004 dans la comédie « Brice de Nice » sans oublier qu’elle obtint son premier rôle dans « Les Dames du bois de Boulogne » 1944 de Robert Bresson.

 

Sophie Mallet

 

On ne va pas recommencer la litanie déroulée pour Alain Bouvette mais il est amusant de noter que ce fut un acteur chéri de Sacha Guitry qui savait être fidèle à ses acteurs à défaut de l’être avec ses épouses.

 

The Cancan dancers from Moulin Rouge

 

Vous savez que Ciné papy est n’est pas trop mal renseigné. C’est ainsi qu’il possède le nom, l’adresse et le 06 de toutes ces girls du célèbre corps – si je puis dire – de ballet.

 

N’insistez pas vous n’aurez rien, nada, rien de rien.

 

Au fond d’un Ciné papy qui se fait bonhomme, sachez-le, dort un sale égoïste.

 

Viens, filons la Goulue, Valentin nous rejoindra plus tard…

 

 

 

 

Week-end à Paris (Film) • Programme TV & Replay

Bons Moments

 

Quand le gentleman « so british » costume de gentleman farmer et moustache d’ancien officier de l’armée des Indes répond, au moment de l’embarquement pour le retour, à la question si tout c’est bien : « Paris est formidable quand on connais les bonnes adresses. Alors qu’il a passé son week end dans un bar anglais de la capitale. Bar qui a, pour ceux qui connaissent, l’allure du bar américain « Harry’s Bar » 5 rue Daunou à Paris « thank rou do nou » en phonétique pour les américains qui parlent pas français mais veulent se désaltérer comme à New York . Il date de 1911 et le comptoir en acajou massif a été démonté et importé de Manhattan.

 

Quand on nous fait la grâce de nous apprendre que la vie à Glasgow est moins cher qu’à Paris dans le dernier échange d’amoureux lui regagnant l’Ecosse et elle, mignonne petite Française se promettent de se revoir.

 

Découvrir Louis de Funès en chauffeur de taxi, arnaqueur s’il en fût avant, qu’avec beaucoup de mal, la préfecture de police ne réussisse à y mettre bon ordre ( affiches obligatoires) sur les vitres arrières des voitures indiquant que seul le prix affiché au compteur n’était dû.

 

De Funès nous régal de ses mimiques et grimaces, encore légères mais tout aussi efficaces de ce qui, par moment, n’était plus que des trucs et/ou des tics.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Joseph Kosma

 

La filmographie de Joseph Kosma est longue, abondante (près de 120 films) et variée, dominée par la fidélité amicale avec deux grands de l'histoire du cinéma, Marcel Carné (8 films) et Jean Renoir (10 films).

 

Le palmarès filmique de Joseph Kosma, riche du succès des films de Jean Renoir d'avant la guerre, s'enrichit au contact d'une équipe Marcel Carné-Prévert -Trauner « Les visiteurs du soir », 1942 « les Enfants du Paradis » 1945 reconstituée clandestinement pendant la période la guerre. Mais Prévert, après l'échec des « Portes de la Nuit »1946 et l'abandon en 1947 de « La fleur de l'âge » sur la révolte des enfants de Belle-Île de 1934, et son grave accident de 1948 s'éloigne du cinéma pour se consacrer aux arts graphiques du collage. Au début des années 1950 Kosma et Prévert se séparent sur des problèmes de production du film d'animation « La Bergère et le Ramoneur » 1953 de Paul Grimault, et peut-être aussi des divergences de type engagement politique.

 

Après-guerre, Kosma devient le compositeur attitré d'un cinéma populaire installé dans une tradition de « qualité française » : plus de 60 films dans les seules années 1950, de qualité inégale laissant une large place à des amis anciens résistants comme Jean-Paul Le Chanois (10 films) et Jean Devaivre (6 films), ou aux vieux compagnons du cinéma Marcel Carné et Jean Renoir pour leurs derniers films, avec assez souvent Jean Gabin à nouveau présent sur les plateaux.

 

Une tradition professionnelle du cinéma français qui est bousculée par les critiques de François Truffaut et des Cahiers du cinéma et l'arrivée de la Nouvelle Vague et sa génération de jeunes réalisateurs et de jeunes musiciens (Georges Delerue, Michel Legrand, ou encore Antoine Duhamel) qui renouvelle la scène du cinéma français dans les années 60.

 

C’est un peu long tout cela, je vous l’accorde. Cela, cependant, illustre parfaitement ce que veut dire la périphrase de Ciné papy : il travailla avec les plus grands. Quelques 120 films entre 1936 et 1970.

 

Et pourquoi pas, pour une fois aussi du décorateur

 

Georges Wakhévitch,

 

Un film anglais qui se déroule en France. Soyons simple et prenons un décorateur français.

 

Tout le fairplay anglais non ? Dans une carrière qui dura de 1933 à 1983 Wakhévitch, tant pour le cinéma que les décors et/ou les costumes, collabora avec les plus grands. Une référence qui parlera à tous : « La folie des grandeurs » 1971 de Gérard Oury avec Montand, De Funès et…Alice Sapritch.

 

Pax

 

Prochainement « …*»

 

* Selon l’humeur du moment

   

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30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 06:00

Les Dames du bois de Boulogne Film de Robert Bresson (France, 1945) de  Robert Bresson (Drame

Jamais content le gars ! Note Ciné Papy dans ses « petites fiches de l’été » Le gars c’est Robert Bresson, vous saurez tout sur lui grâce à Ciné Papy qui dans la touffeur, les moustiques pond des chroniques cinématographiques.

Je tiens à le remercier pour sa rubrique pour les costumes de Madame Grès et Elsa Schiaparelli

 

27 septembre 2006

Mon costar Kennedy  ICI 

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Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je suis un type futile. Comme les filles, j'aime les chiffons. Faute avouée est à demi pardonnée aurait dit la tante Valentine comptable des indulgences chez les Berthomeau du Bourg Pailler. Déjà, dans une chronique du 28 septembre 2005 : le beau linge (vous pouvez vous y reporter) j'avais craché le morceau à l'attention des qui m'habillaient pour l'hiver en confection industrielle.

 

 La semaine passée, j'ai de nouveau succombé à la tentation. Je me suis offert, à la manufacture des beaux vêtements, qui fabrique une mode masculine inspirée de la tradition des stars hollywoodiennes, , un costar bleu encre, petit revers, pantalon tube; pour moi un costar culte. Pour ceux d'entre vous, amateurs de la mode 40ties 60ties, vous pouvez choisir entre les costumes Cary Grant, Sean Connery dans Bond, Steve Mac Queen dans l'affaire Thomas Crown ou l'imperméable d'Humphrey Bogart. C'est de la qualité fabriquée en France et, du côté prix, c'est dans la bonne moyenne, entre 400 à 500 euros.

 

Les Dames du bois de Boulogne (1945) - Filmaffinity

Aujourd’hui c’est « Les Dames du bois de Boulogne » 1945

 

Pourquoi ce film ?

 

Par esprit de comparaison. Il est toujours savoureux de voir ce que d’aucun savent faire à partir d’une même chose. Chacun par la suite pourra choisir son camp. Et pourquoi pas, simplement tourner la page – ce n’est pas pour moi – ou, tel l’âne de Buridan, rester sur le trottoir, ticket en main, sans savoir dans quelle salle entrer ?

 

Quelle est l’histoire ?

 

Hélène souffre d'être délaissée par son amant Jean. Elle feint de ne plus l'aimer pour voir sa réaction, et comprend avec horreur qu'il est soulagé par cette révélation mensongère. Ils se séparent, mais Hélène, blessée, décide de se venger. Agnès, la fille de Madame D., est danseuse de cabaret depuis la faillite de sa mère. Hélène paie leurs dettes, installe mère et fille dans un appartement de Port-Royal et organise la rencontre de Jean et d’Agnès au bois de Boulogne, près de la Grande Cascade. Jean s'éprend d'Agnès. Celle-ci repousse d'abord ses avances, puis tente de lui avouer son passé mais sans succès, car Hélène continue de tirer les ficelles.

 

Cela ne vous rappelle rien ?

 

 

Réalisation

 

Robert Bresson

 

Robert Bresson est un cinéaste français du genre drôle d’oiseau.

 

Il a réalisé treize longs métrages et a rédigé un essai important sur le cinéma intitulé Notes sur le cinématographe.

 

Il a notamment reçu le prix de la mise en scène du Festival de Cannes en 1957 pour « Un condamné à mort s'est échappé », le Grand prix de création en 1983 pour « L'Argent » le prix du jury en 1962 pour « Procès de Jeanne d'Arc », l'Ours d'argent au Festival de Berlin pour « Le Diable probablement » en 1977, et le Lion d'honneur à la carrière en 1989 au Festival de Venise.

 

En 1943, il réalise son premier long métrage, « Les Anges du péché ». Puis, c'est une lecture de Jacques le Fataliste de Denis Diderot qui lui inspire Les Dames du bois de Boulogne en 1945, avec des dialogues de Jean Cocteau. Déçu dans ses deux premiers longs-métrages par le jeu des actrices comme Maria Casarès, il décide de ne plus faire appel qu'à des acteurs non professionnels qu'il nomme ses « modèles » qu’il emmerdera de prise en prise jusqu’à qu’ils s’expriment exactement comme il l’entendait pour finir par les faires doubler au montage. « Un fâcheux » aurait dit Molière applaudi par Ciné papy

 

Le film est remarquable par le décalage du son sur l'image : lorsque Maria Casarès raccroche le téléphone et annonce sa vengeance, le son des claquettes se fait entendre, puis l'image d'Agnès (Élina Labourdette) dansant, apparaît, Agnès qui sera le moyen de cette vengeance. Cette technique aujourd'hui courante était à l'époque inédite

 

En 1951, sort « Journal d'un curé de campagne » adapté du roman de Bernanos. L'adaptation de ce roman permet à Bresson d'affiner son style : il montre la vie, ou plutôt le chemin de croix, du jeune curé d'Ambricourt, juste sorti du séminaire, atteint d'un cancer de l'estomac dans une paroisse qui lui est hostile. Le film se compose de petites scènes de la vie quotidienne (Bresson filme un tonneau, du pain…) reliées entre elles par les mots (écrits ou en voix off) du curé sur son journal, modeste cahier d'écolier, qui ouvre le film. On retrouve ce principe, par la suite dans « Pickpocket » ou dans « Un condamné à mort s'est échappé »1956

 

En 1956, justement, il présente à Cannes « Un condamné à mort s'est échappé » ou Le vent souffle où il veut, tiré du récit d'André Devigny, et remporte le prix de la mise en scène. Le récit de l'évasion de Fontaine, résistant à Lyon interné à la prison Montluc, est raconté en détail à travers ses moindres gestes. La précision chirurgicale de la préparation de l'évasion et l'insistance sur les gestes en font un film à part. La Messe en ut mineur de Mozart souligne la répétition de la vie quotidienne. Pourtant, Fontaine n'est pas décrit comme un saint, il est prêt à tuer Jost son camarade de cellule et un gardien allemand. De plus, le parcours de Fontaine n'est pas uniquement une évasion sinueuse de nuit dans une prison mais également un itinéraire spirituel pour atteindre la liberté : un pasteur et un prêtre sont également enfermés et soutiennent Fontaine. Le sous-titre, tiré de l'entretien entre Jésus et Nicodème, vient d'un passage de l'Évangile selon Jean (chap. 3). C'est un grand succès public et critique. Eh oui, même Ciné papy est obligé d’en convenir.

 

Bresson réalise en 1959, « Pickpocket ». Il montre le « drôle de chemin » de Michel, pickpocket persuadé que certains hommes devraient avoir le droit de se mettre au-dessus des lois. La musique de Lully accompagne le film. Le texte en prégénérique annonce : « Ce film n'est pas du style policier. L'auteur s'efforce d'exprimer, par des images et des sons, le cauchemar d'un jeune homme poussé par sa faiblesse dans une aventure de vol à la tire pour laquelle il n'était pas fait. Seulement cette aventure, par des chemins étranges, réunira deux âmes qui, sans elle, ne se seraient peut-être jamais connues. »

 

En 1962, Bresson réalise le « Procès de Jeanne d'Arc », inspiré du procès de révision de Jeanne d'Arc. Bresson se documente durant des mois avant l'écriture du scénario, il cherche à dresser un portrait authentique et réaliste du procès ; il fait dire à sa comédienne les véritables réponses que Jeanne d'Arc donna lors de son procès. Il obtient le Prix spécial du jury la même année à Cannes. Peut-on appeler ça sodomiser les diptères se demande cet iconoclaste de Ciné papy ?

 

En 1966, il signe avec « Au hasard Balthazar » un chef-d'œuvre et son film dramatiquement le plus complexe. Jean-Luc Godard, dans un entretien réalisé peu après la sortie du film, aurait qualifié celui-ci de « film-monde », car il réunissait en son sein toutes les facettes de la vie. À travers la vie et la mort de l'âne Balthazar, Bresson tisse une métaphore de la présence du mal dans le monde. Le titre Au hasard Balthazar est une référence à la devise des comtes de Baux, qui se disaient descendants du roi mage Balthazar.

 

En 1967, il réalise « Mouchette », adaptation du roman de Nouvelle histoire de Mouchette de Georges Bernanos. Dieu sait que Ciné papy « idolâtre » Bernanos mais il se rappelle aussi les roupillions piqués à chaque tentative de visionnage de cette «  Mouchette »

 

En 1969, Bresson tourne son premier film en couleurs, « Une femme douce », dont la photo est assurée par Ghislain Cloquet, qui avait réalisé les noir-et-blanc de « Mouchette » 1967 et « Au Hasard Balthazar » 1966 Le film s'ouvre sur le suicide d'une jeune femme dont le châle vole au-dessus de la rue. Son mari se remémore leur rencontre et leur vie de couple. L'adaptation de cette nouvelle de Dostoïevski est l'occasion pour Bresson de décrire la vie de la petite bourgeoisie parisienne et de dénoncer le cinéma (qu'il oppose à son art, le cinématographe) lorsque le jeune couple voit dans une salle obscure « Benjamin ou les mémoires d'un puceau » de Michel Deville, ou encore lors d'une représentation de Hamlet de Shakespeare. Dominique Sanda interprète son premier rôle dans ce film. Elle est, avec Marika Green, une des rares interprètes de Bresson à avoir ensuite fait carrière à l'écran.

 

En 1971, il adapte pour la deuxième fois une nouvelle de Dostoïevski : « Quatre Nuits d'un rêveur » avec Isabelle Weingarten et Guillaume Desforêts.

 

En 1974, il réalise « Lancelot du Lac », film au budget assez important sur le retour de Lancelot à la cour du roi Arthur après l'échec de la quête du Graal. Le futur producteur Humbert Balsan joue le rôle de Gauvain. Bresson filme en essayant d'éviter la fausse reconstitution historique. Il montre la vie comme s'il filmait celle d'aujourd'hui et sans magnifier les décors et les costumes. Dieu merci, nous avons eu depuis les Monthy Python et Kamellott de cet iconoclaste autant qu’inculte Astier

 

En 1975, il publie ses Notes sur le cinématographe, un recueil dans lequel il défend sa vision du « cinématographe » qu'il distingue du cinéma. Il pense en effet que le cinéma est du théâtre filmé tandis que le cinématographe invente une écriture nouvelle « avec des images en mouvement et des sons » mis en relation par le montage. Cette notion n'est cependant pas inédite, elle fut déjà utilisée par Marcel L'Herbier – nanana – qui utilisait le terme de metteur en image, metteur en film ou œuvres cinéphoniques contre celui de metteur en scène théâtral. Même si Bresson voulait évoquer plusieurs aspects de l'industrie en opposant le cinéma.

 

Avec « Le Diable probablement », Robert Bresson obtient l'Ours d'argent au Festival de Berlin en 1977.

 

Son dernier film, « L'Argent », 1983 est une adaptation d'une nouvelle de Tolstoï, « Le Faux Coupon » Parce qu'un riche fils de famille donne un faux billet de 500 francs à un photographe, un employé entre dans l'engrenage de la prison, du vol, de la déchéance et du meurtre. Sifflé à Cannes, ce film obtient pourtant le grand prix du cinéma de création, en 1983, en ex æquo avec Nostalghia d'Andreï Tarkovski.

 

En 1995, l'ensemble de son œuvre cinématographique reçoit le prix René-Clair.

 

Après « le Journal d'un curé de campagne, » Bresson travaille en priorité avec des acteurs non professionnels, qu'il appelle des modèles.

 

Le modèle ne doit jamais avoir fait ni théâtre ni cinéma afin de donner au réalisateur la possibilité de le "modeler". Son principe-guide était : « L'automatisme engendre l'émotion ». Marika Green, la Jeanne de « Pickpocket », raconte que presque tous les modèles devaient faire leur "apprentissage de modèles", voire se dépersonnaliser, en lisant le texte de « Les Anges du péché » : « Il fallait le lire tout à plat, de la façon la plus neutre possible ». Et Anne Wiazemsky, la Marie de « Au hasard Balthazar », elle aussi passée à travers l'épreuve des « Anges du péché », se souvient que à l'époque elle avait : « spontanément une voix bressonienne, assez blanche, uniforme. Le ton a été donc très facile à attraper. Le tournage fut un des plus beaux étés de ma vie ».

 

On peut résumer l'idée de Bresson et de son cinématographe en quelques points principaux :

 

- utilisation de modèles, acteurs non professionnels, n'ayant jamais joué ;

 

- égalité d'importance entre les images et les sons, travail important du hors-champ à travers la stylisation de ceux-ci ;

 

- multiples prises afin d'obtenir l'absolu, le caché des modèles, stylisation de leurs voix ;

 

- pas de balayage de la caméra, travellings le plus souvent de trois quarts, caméra de plus en plus tournée vers les gestes et les mouvements qui assurent les liens [réf. nécessaire].

 

Jamais content le gars.

 

Bresson a estimé que Les Dames du bois de Boulogne était trop « joué » alors que Maria Casarès, au contraire, ne le trouve justement pas assez joué.

Il a déclaré au sujet de son film : « C'est un très mauvais film. Je ne tiens pas à en parler et je regrette d'avoir accepté que la télévision le programme »

 

Cinéaste à part. Exigeant avec les autres comme avec lui-même. Il finit par vouloir se passer de tous et de presque tout regrettant certainement de ne pas pouvoir transmettre son film directement au spectateur comme par Bluetooth ou quelque chose comme cela. Grand succès critique, à l’époque mais aussi public semble-t-il. Aujourd’hui, il appartient incontestablement à l’histoire du cinéma mais que je sache, les reprises sont plus que rares en salle comme à la télévision.

 

LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE

Qui fait quoi ?

 

Maria Casarès :   Hélène

 

Elle est une des grandes tragédiennes du théâtre français de 1942 à 1996, également actrice pour le cinéma et la télévision : elle est apparue dans de nombreux classiques du cinéma — dont Les Enfants du paradis et Les Dames du bois de Boulogne —, notamment dans les années 1940 et 1950.

 

Maria Casarès est considérée comme l'une des plus grandes tragédiennes françaises de la seconde moitié du XXe siècle. Ses prestations au Festival d'Avignon, pour le rôle de Lady Macbeth notamment, restent une référence. Galicienne de naissance et espagnole de nationalité, elle est une des comédiennes de théâtre les plus marquantes des années 1950 et 1960, passant du drame shakespearien à la primesauterie de Marivaux et d'Albert Camus à Tchekhov.

 

Elle joue dans plus de 120 pièces, aussi bien des classiques que des œuvres contemporaines. André Barsacq lui fait jouer Roméo et Jeannette de Jean Anouilh avec, pour la première fois, Jean Vilar au théâtre de l'Atelier en 1946.

 

De 1952 à 1954, elle est engagée comme pensionnaire de la Comédie-Française, où elle joue notamment dans des mises en scène de Julien Bertheau, Jean Meyer (créations) ou encore Jacques Copeau (reprise).

 

Elle intègre ensuite le TNP de Jean Vilar (1954-1959), et devient ainsi l'une des premières comédiennes à donner au Festival d'Avignon ses lettres de noblesse. Elle participe à certaines créations du théâtre contemporain comme Paravents de Jean Genet, en 1966, ou Quai Ouest, de Koltès, en 19864.

 

La quasi-totalité de sa filmographie est constituée de films français. Certains vont jusqu'à la qualifier de « monstre sacré », expression habituellement réservée à des acteurs ayant une plus grande notoriété que la sienne. Plus objectivement, les cinéphiles s'accordent en général à retenir en priorité les quatre rôles marquants tenus dans les années 1940 : « Les Enfants du paradis » « Les Dames du bois de Boulogne », « La Chartreuse de Parme et Orphée Elle déclare pourtant préférer le théâtre au cinéma :

 

    « Spectatrice pourtant passionnée et émerveillée devant les acteurs de cinéma qui ont su créer à travers leurs films des figures presque mythiques, peut-être parce que je porte en moi une autre forme de narcissisme, je n'ai jamais pu de l'autre côté de la caméra m'attacher à une telle quête. »

 

 

Maria Casarès rencontre Albert Camus le 19 mars 1944 chez Michel Leiris. Ils nouent une relation amoureuse pendant les répétitions du Malentendu, en 1944, où elle joue Martha. L'écrivain, qui met Maria au contact de la Résistance et des exilés espagnols, est pour la comédienne « père, frère, ami, amant, et fils parfois ». La fin de la guerre, le retour d'Algérie de Francine Faure, l'épouse de Camus depuis le 5 septembre 1945, la naissance des jumeaux Catherine et Jean, les séparent : ils rompent. Ils se retrouvent par hasard en 1948 et entretiennent une liaison secrète passionnée qui ne prend fin qu'avec la mort accidentelle de l'écrivain, en 1960.

 

Pour Albert Camus, Maria Casarès sera « l’Unique » ; et il restera, par-delà la mort, le seul homme qu’elle ait véritablement aimé. Elle fut peut-être le grand amour de sa vie

 

Les Dames Du Bois De Boulogne

 

Claude Jade raconte :

 

    « En 1980, je jouais Junie dans Britannicus. Maria était Agrippine. Elle fut étonnante. D'un bout de la pièce à l'autre, elle était habitée, frémissante. Sa manière de dire les alexandrins tenait de l'incantation. Elle cassait les vers avec une violence contenue qui éclatait comme une coulée de lave brûlante. Elle était en larmes, les yeux étincelants, la bouche tremblante. Elle se donnait corps et âme. Quelle actrice unique ! »

 

 

Élina Labourdette : Agnès

 

Est une actrice française, née le 21 mai 1919 dans le 16e arrondissement de

 

Au cours de ses années d’école, Élina Labourdette  prend ses premiers cours de théâtre avec l'actrice Ève Francis. À l’âge de dix-neuf ans en 1938, elle tourne son premier film Le Drame de Shanghaï de Georg Wilhelm Pabst. Elle va ensuite passer six mois en Angleterre où, outre l’anglais, elle suit des cours de théâtre et de chant. René Clair en fait l’héroïne institutrice de son film Air pur mais la guerre arrête le projet. En 1944, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle tourne Les Dames du bois de Boulogne avec Robert Bresson, film pour lequel elle est devenue célèbre et reste connue en France. Elle y incarne avec subtilité et une grande modernité de jeu une danseuse de cabaret tombée dans la prostitution, manipulée par une femme désireuse de se venger d'un amant qui l’a éconduite, en le jetant dans les bras de la danseuse.

 

En 1950, Élina Labourdette rejoint la compagnie de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, avec qui elle joue parallèlement à sa carrière cinématographique. Elle fait également du doublage, prêtant notamment sa voix à Grace Kelly dans la version française de « Mogambo » (1953), et « La Main au collet d'Alfred Hitchcock » 1955. Elle joue sous la direction de Jean Renoir dans « Elena et les Hommes » 1956 aux côtés d’Ingrid Bergman et de Jean Marais.

 

Elle tient un second rôle remarqué dans « Lola » 1961, le premier long métrage de Jacques Demy. Son activité cinématographique s'achève avec « Clair de terre », un film du cinéaste Guy Gilles. Depuis la fin des années 1950, elle est apparue à plusieurs reprises dans des feuilletons et téléfilms français dont le populaire Les cousins de la Constance.

 

Au cours de sa carrière (1938-1970), Élina Labourdette a travaillé pour plusieurs réalisateurs reconnus, notamment G. W. Pabst, René Clair, Robert Bresson, René Clément, Jacques Becker, Gilles Grangier, Jean-Paul Le Chanois, Jean Renoir, André Cayatte.

 

Elle a été la seconde épouse du journaliste et écrivain Louis Pauwels de 1956 à la mort de celui-ci en 1997. Ceci pour ceux à qui le nom de Louis Pauwels dit encore quelques choses alors qu’il fut, à son époque ce qu’on appel une grande plume à l’audience certaine.

 

Paul Bernard :     Jean

 

Paul Bernard interprète de nombreux rôles pour le cinéma entre 1922 et 1955.

 

Après l'avoir vu au théâtre, Colette écrit que Paul Bernard est un « charmant jeune premier, dénué d'humour, incapable de se caricaturer lui-même. ».

 

Lucienne Bogaert :   Madame D.

 

Lucienne Bogaert a fait l'essentiel de sa carrière au théâtre. Après ses débuts avec Jacques Copeau dans la compagnie du théâtre du Vieux-Colombier, elle travaille avec Louis Jouvet à la Comédie des Champs-Élysées, où elle est très remarquée en 1934 dans le rôle du Sphinx lors de la création de La Machine infernale de Jean Cocteau.

 

Le cinéma a plusieurs fois employé ses talents de tragédienne et sa diction originale en lui confiant des rôles de mères abusives et inquiétantes, de matrones ou de maquerelles. Trois de ses rôles sont particulièrement notoires : mère maquerelle distinguée d'Élina Labourdette dans Les Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson en 1945, mère droguée machiavélique de Danièle Delorme dans « Voici le temps des assassins » de Julien Duvivier en 1956 et mère follement possessive de Jean Desailly dans « Maigret tend un piège » 1958.

 

 

Yvette Étiévant : femme de chambre d'Héléne

 

Fille du comédien et réalisateur Henri Etiévant, elle crée au théâtre de l'Athénée « Les Bonnes » de Jean Genet avec Monique Mélinand, dans une mise en scène de Louis Jouvet, dont elle fut l'une des nombreuses conquêtes. Sacré coco notre Jouvet National car au même moment Monique Mélinand était «  la régulière à Jouvet »depuis 1947 date de la rupture avec Madeleine Ozeray inoubliable Ondine lors de la pièce de Jean Giraudoux

 

Sans accéder aux rôles de premier plan, elle impose son talent en composant des femmes soumises, discrètes ou frustrées, transcendées par son regard triste : en témoigne son rôle d'épouse de Jean Gabin dans « Des gens sans importance ». Elle est moins à l'aise dans le contre-emploi (allumeuse écervelée dans « La Mort de Belle »).

 

Son rôle le plus emblématique est celui de la femme de Christian Barbier alias « L'Homme du Picardie » à la télévision.

 

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Jean-Jacques Grunenwald est un organiste, improvisateur, compositeur, pédagogue et architecte français.

 

Selon Bernard Gavoty, Grunenwald était un « musicien vigoureux et sain » qui laisse des « œuvres qui frappent par la netteté de leur plan, le naturel de leurs harmonies, la fermeté de leur dessin, leur expression mélodique »

 

Ce qui importe ici c’est le qualificatif vigoureux. De la vigueur il fallait en avoir quand on est choisi comme partenaire un cinéaste modèle de rigueur et d’exigence par ailleurs.

 

Et aussi du scénariste

 

Robert Bresson, d'après un épisode de Jacques le fataliste de Denis Diderot

 

Peut-être du dialoguiste ?

 

Jean Cocteau

 

 

Ou même du costumier

 

Madame Grès et Elsa Schiaparelli

 

Pour Madame Grès le style vestimentaire personnel est immuable : des pulls à col roulé et un turban dans les cheveux. À l'inverse de Coco Chanel, elle ne porte jamais ses créations mais des vêtements cousus par ses ouvrières. Elle mesure 1 mètre 50.

 

Madame Grès, la couture à l'oeuvre | Maryo's Bazaar

 

Madame Grès a travaillé une étoffe en jersey de soie qu'elle avait commandé spécialement aux fabricants. Le pli Grès est formé pendant la construction de la robe, puis cousu. Il consiste à réduire un lé de tissu de 280 cm de large à 7 cm par la seule création de multiples plis très serrés. Ses robes drapées d'inspiration antique ont fait sa renommée. C'est un des trois types de plis portant le nom de leur créateur.

 

Shocking ! Les mondes surréalistes d'Elsa Schiaparelli - du 6 juillet 2022  au 22 janvier 2023

 

« Elsa Schiaparelli, nous dit Gertrud Lehnert, est l'une des personnalités les plus brillantes de l'histoire de la haute couture. Elle conçoit la mode comme un art, intrinsèquement lié à l'évolution des beaux-arts, et notamment de la peinture »26. Quand elle arriva à Paris, c’est vers les avant-gardes artistiques qu’elle se dirigea avant de se lancer, sans réelle formation, ce que certains lui reprocheront, dans la conception de vêtements. Elle ne cessa ensuite de fréquenter les surréalistes et elle se montrait parfois, dans ses créations, aussi provocatrice qu'eux tant ses créations n’étaient pas toujours très « faciles à porter » ni très « convenables ».

 

Elsa Schiaparelli introduit dans l'esthétique vestimentaire de l'époque une dimension artistique, assumant l'excentricité, qui met la dimension fonctionnelle du vêtement en second plan. « C'est une créatrice de concept ». Elle pratique des détournements de fonctions, notamment en transformant un escarpin en chapeau ou des gants avec des ongles1. À propos des fermetures éclair, qu'elle utilisait de façon très « arbitraire », Jean-Paul Gaultier notait qu'« elle fut la première à placer le zip comme élément décoratif… comme une broderie ». Toujours pleine d'inventivité, elle introduisit la jupe-culotte dans la garde-robe féminine et le tweed pour le soir. Elle présentait également des silhouettes avec des épaules rembourrées9, et n'hésitait pas à utiliser des tissus aux tons très vifs, comme un rose auquel elle se plaisait à donner le nom de Rose shocking.

 

Choquer ne déplaisait pas à Elsa Schiaparelli. En 1936, elle lançait le parfum Shocking dont le flacon conçu par Leonor Fini représente un torse de femme, moulé expliquait-elle, sur celui de Mae West, le sex-symbol hollywoodien de l'époque. Scandale ! Tous ses parfums auront un nom avec la lettre « S », tels « Snuff » parfum masculin au flacon en forme de pipe signé Fernand Guérycolas ou « Le Roi Soleil » au flacon en cristal de Baccarat dessiné par Salvador Dali11. Seul « ZUT » créé en 1948 et dont le flacon représentait les jambes de Mistinguett avec guêpière à sa taille dérogera à la règle.

 

La couturière réalisait également des costumes pour le cinéma, notamment pour les films « Femmes » 1939 de George Cukor ou « Fifi peau de pêche »1937. Elle habille également Arletty dans « Hôtel du Nord » 1938 de Marcel Carne ou Zsa Zsa Gabor pour « Moulin-Rouge »1952 de John Huston

 

Rions sous cape

 

Chapitre inutile. On ne rit pas chez Bresson. Le cinématographe est une affaire bien trop sérieuse pour prêter à rire.

 

P.S.

 

En introduction à sa première fiche Ciné papy avait déclaré qu’il ne fallait pas compter sur lui pour parler de la troisième maquilleuse de la seconde équipe qui avait remplacé la première remerciée en raison d’un profond désaccord entre le réalisateur et le producteur.

 

Mais là, vous m’excuserez il me faut tirer à la ligne

 

 

Et pourquoi pas, pour une fois aussi des décorateurs

 

Max Douy assisté de Robert Clavel

 

Max Douy débute comme assistant décorateur en 1932 et travaille auprès d'Eugène Lourié lors du tournage de La Règle du jeu de Jean Renoir. C'est avec Jacques Becker, en 1942, qu'il devient chef décorateur.

 

Il collabore de façon suivie avec Claude Autant-Lara, réalisant un travail minutieux pour Le « Rouge et le Noir ». Il participe à la réalisation du film à sketches « Les Sept Péchés capitaux » et à « French Cancan » de Jean Renoir1

 

Robert Clavel Il devient lui-même chef décorateur sur « Tous les chemins mènent à Rome » 1949 de Jean Boyer, avec Micheline Presle et Gérard Philipe, dont Léon Barsacq est maquettiste, puis « L'Invité du mardi » 1950 de Jacques Deval, avec Bernard Blier et Madeleine Robinson) et « La Valse de Paris » 1950, de Marcel Achard avec Yvonne Printemps et Pierre Fresnay. Parmi ses films notables dans la vingtaine d'années qui suit, mentionnons « L'Amour, Madame » 1952 de Gilles Grangier, avec Arletty et François Périer, « Le Comte de Monte-Cristo » 1954 de Robert Vernay, avec Jean Marais et Lia Amanda, « Signé Arsène Lupin » 1959 d'Yves Robert, avec Robert Lamoureux et Alida Valli, ou encore « Belle de jour de Luis Buñuel » 1967, avec Catherine Deneuve et Jean Sorel.

 

Les réalisateurs avec lesquels Robert Clavel collabore le plus durant sa carrière (comprenant près de quatre-vingts films français, parfois en coproduction, sont Henri Verneuil , douze films, dont « Un singe en hiver » 1962, avec Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo et André Cayatte ,dix films. Ce dernier réalise notamment les quatre derniers films du chef décorateur, « Verdict » 1974, avec Jean Gabin et Sophia Loren, « À chacun son enfer » 1977, avec Annie Girardot et Bernard Fresson. « La Raison d'État » 1978, avec Jean Yanne et Monica Vitti, et enfin « L'Amour en question » 1978, avec Annie Girardot et Bibi Andersson.

 

 

Pax

 

Prochainement « Ailleurs l’herbe est plus verte »

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 06:00

https://www.avoir-alire.com/IMG/jpg/melle_4.jpg

Le vin d’honneur improbable d’Edouard Baer et François Damiens à Cannes 😭

TWIL on Twitter: "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé mais pas le  spectacle d'Édouard Baer ! 😉 À consommer sans modération. #twil  #thewineilove #edouardbaer #apero #vacances #winelover #winelovers #wine # vin https://t.co/l0tUXud1ec

Edouard Baer très à l’aise dans Le Grand Échiquier

 

Anne-Elisabeth Lemoine est entourée d’invités exceptionnels pour cette nouvelle édition : Francis Cabrel est notamment mis à l'honneur. À ses côtés, on retrouve Thomas Dutronc, Olivia Ruiz, Maxime Leforestier, François Morel, Marie-Claude Pietragalla, Camille Lellouche, Hatik ou encore Edouard Baer.

 

Ce dernier n’a par ailleurs pas laissé les téléspectateurs indifférents et a fait rire la Toile. L’acteur, un verre à la main a marqué les internautes par son attitude nonchalante : « Édouard Baer est le seul à avoir le droit à un verre. Francis et Thomas n'ont pas le droit de boire ». D’autres se demandent ce qu’il y a dans le verre du comédien : « Quelqu’un sait ce qu’il y a dans le verre d’Édouard Baer ? Tchin mon doudou » #LeGrandEchiquier"

Aujourd’hui c’est « Mademoiselle de Joncquières » 2018

 

Mademoiselle de Joncquières en DVD : Mademoiselle de Joncquières - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce qu’il me permet de reparler de ma chère Cécile de France, de découvrir un Edouard Baer hors de son personnage de bouffon à je ne sais quel degré d’humour mais aussi, « Petites fiches de l’été » oblige le casting, hormis les « utilités » est des plus courts

 

Quelle est l’histoire ?

 

L'action se déroule en France au XVIIIe siècle. Madame de La Pommeraye, jeune et jolie veuve se pique de n'avoir jamais été amoureuse. Elle finit cependant par céder aux avances du libertin marquis des Arcis qui la courtise avec assiduité. Après quelques années heureuses, elle découvre que celui-ci s’est peu à peu lassé d'elle.

 

Brisée et blessée dans son orgueil, elle entreprend de se venger en humiliant le marquis. Elle va chercher madame de Joncquières, une femme dont le triste destin lui avait été raconté par une amie : issue d'une union illégitime et abusée par un séducteur, elle et sa fille se sont retrouvées sans ressources et contraintes à la prostitution.

 

Madame de la Pommeraye leur fournit le gîte et le couvert, leur demandant en échange de se montrer désormais pieuses et dévotes, avant de les présenter au marquis des Arcis. Celui-ci, convaincu de la dévotion et de la virginité de mademoiselle de Joncquières, en devient fol amoureux, mais, sur les conseils de madame de la Pommeraye, la mère et la fille le repoussent à plusieurs reprises. Il finit par demander la jeune fille en mariage.

 

Cette dernière souffre énormément de la fausseté de cette situation. Le lendemain du mariage, madame de la Pommeraye les amène par surprise dans l'établissement où la jeune épouse et sa mère se sont prostituées et annonce au marquis qu'il sera désormais la risée de l'aristocratie locale. Profondément humiliée, la jeune épousée tente de se suicider. Le marquis, qui se montre d'abord d'une extrême froideur envers sa jeune épouse, finit par se radoucir devant la sincérité et l'honnêteté de la jeune femme, et par accepter la situation. Rencontrant l'amie de madame de la Pommeraye, il lui dit même qu'il souhaite remercier cette dernière, sans laquelle il n'aurait jamais connu son épouse.

 

Le film se termine sur une ultime rencontre entre madame de la Pommeraye et son amie. Cette dernière lui ment en prétendant que le marquis est parti, sans son épouse, se retirer dans ses terres et ne lui transmet pas ses remerciements.

 

Réalisation

 

Emmanuel Mouret réalise un court métrage à 19 ans, suit à Paris pendant quatre ans des études d’art dramatique et obtient un diplôme en 1998 de la Fémis en section « réalisation ». Son film de fin d'études «Promène-toi donc tout nu !» sort en salle en 1994.

 

À l'instar de Sacha Guitry et Woody Allen, le cinéaste joue fréquemment le rôle principal de ses films, interprétant un jeune homme candide et maladroit. Chaque fois, il signe le scénario.

 

Il écrit et réalise son premier long métrage en 2000, «Laissons Lucie faire !», dans lequel il joue et dirige Marie Gillain. Il enchaîne quatre ans plus tard avec son deuxième long métrage, « Vénus et Fleur » 2004 porté par deux actrices inconnues dans les rôles titres. Le film est sélectionné pour La Quinzaine des réalisateurs en 2004 à Cannes.

 

Il en va de même pour « Changement d'adresse » 2006. Il y offre son premier rôle au cinéma à Frédérique Bel, à qui il donne aussi la réplique. La comédienne devient « sa muse » et jouera dans quatre autres de ses films.

 

Elle le suit ainsi pour une seconde comédie douce-amère, « Un baiser, s'il vous plaît ! » 2007 son quatrième film, où il tient le premier rôle masculin, entouré d'une large distribution comportant Virginie Ledoyen et Julie Gayet.

 

En 2008, en tant qu'acteur, il se laisse diriger par Claire Simon pour le film franco-belge, « Les Bureaux de Dieu », où il tient un second rôle, au sein d'un casting français.

 

Il revient en 2009 avec son cinquième film, « Fais-moi plaisir ! », une nouvelle comédie à la large distribution : il retrouve une troisième fois Frédérique Bel mais dirige aussi Judith Godrèche et Déborah François.

 

Emmanuel Mouret tourne, à l'automne 2010, son sixième long-métrage, « L'Art d'aimer » sort 2017. Ce film choral lui permet de retrouver tous ses acteurs fétiches, dont Bel. Pour la première fois, il ne tient pas le premier rôle masculin, mais le confie à François Cluzet. Ce long-métrage semble aussi boucler une trilogie.

 

Il passe pour la première fois au drame pour son septième long-métrage, « Une autre vie » 2013  mais ne s'éloigne pas pour autant de la romance, formant un triangle amoureux entre Jasmine Trinca, JoeyStarr et Virginie Ledoyen, qu'il retrouve pour une seconde fois.

 

Il revient à la comédie de mœurs et au rôle principal masculin pour « Caprice » 2015. Il s'entoure cette fois d'Anaïs Demoustier dans le rôle-titre, Virginie Efira dans le premier rôle féminin et Laurent Stocker de la Comédie-Française dans le rôle du meilleur ami du héros. Le film est récompensé au Festival du film de Cabourg 2015 par un Swann d’Or du meilleur long-métrage.

 

 

Début février 2021, Emmanuel Mouret reçoit le 31e prix des auditeurs du Masque et la Plume de France Inter pour son film « Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait »

 

La sortie de « Chronique d’une liaison passagère », présenté au festival de Cannes hors compétition, est prévue pour l'automne 2022.

 

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Qui fait quoi ?

 

Cécile de France :           Madame de La Pommeraye

 

Que dire encore de la si belle Cécile de France que l’on ne trouve pas encore dans les fiches consacrées à des films ou elle fait splendeur. Laissons la parole à des gens sérieux.

 

Dans son édition 2020 le dictionnaire Larousse la présente comme : « Actrice ayant changé de registre avec les ans . »

 

 

Édouard Baer :                le marquis des Arcis

 

Édouard Baer, né le 1er décembre 1966 à Boulogne-Billancourt, est une personnalité française de théâtre, de radio et de cinéma.

 

Il est auteur, metteur en scène, comédien et producteur de théâtre, animateur de radio, animateur et producteur de télévision, acteur, scénariste, réalisateur et producteur de cinéma.

 

En 2018, il est maître de cérémonie du festival de Cannes ; son intervention étant très appréciée, une journaliste du Huffington Post écrit : « Est-ce qu’on peut mettre Édouard Baer maître de cérémonie tous les ans s’il vous plaît ? ». En 2019, il est à nouveau maître de cérémonie au festival de Cannes, un « rôle qui lui sied comme un gant ».

 

Pétri de malice il tourne : « Un complot de saltimbanques » 1996 de Jean Labib resté malheureusement inédit en salle alors que le titre lui va si bien.

 

Cécile de France, Edouard Baer… Tourné dans la Sarthe, le film Mademoiselle  de Joncquières au cinéma ce mercredi | Les Alpes Mancelles

 

 

Alice Isaaz :                       Mademoiselle de Joncquières

 

En 2015, elle fait partie de la liste des Révélations de l'Académie des arts et techniques du cinéma. Au cinéma, elle est à l'affiche à trois reprises : pour le drame historique En mai, fais ce qu'il te plaît » 2015 de Christian Carion ; puis la comédie dramatique « Rosalie Blum », de Julien Rappeneau. Elle y tient le troisième rôle principal, aux côtés de Noémie Lvovsky et Kyan Khojandi. Enfin, elle fait partie du quatuor de la comédie de mœurs « Un moment d'égarement », 2015 de Jean-François Richet. Contrairement aux deux autres films, son nom ne figure pas sur l'affiche, qui met en avant les protagonistes masculins, incarnés par Vincent Cassel et François Cluzet.

 

Elle se contente d'un second rôle dans le remarqué thriller « Elle » 2016 première réalisation française de l'acclamé cinéaste néerlandais Paul Verhoeven. En revanche, l'année suivante, elle est propulsée pour la première fois tête d'affiche avec le film indépendant « Espèces menacées » de Gilles Bourdos. Elle y a pour partenaire Vincent Rottiers.

 

Cette même année, elle est de nouveau sur la liste des Révélations de l'Académie des arts et techniques du cinéma.

 

En 2018, elle tient des rôles importants dans deux films très différents : elle seconde Franck Gastambide dans sa première expérience en tant que tête d'affiche d'un drame social, pour « La Surface de réparation » 2017. À la fin de l'année, elle surprend dans le film d'époque « Mademoiselle de Joncquières », écrit et réalisé par Emmanuel Mouret. Elle seconde cette fois Cécile de France et Édouard Baer.

 

Puis, Alice Isaaz est à l'affiche du film « Le Mystère Henri Pick » 2019 aux côtés de Fabrice Luchini et Camille Cottin. À la fin de l'année, elle interprète Emma dans le film « Play » 2019 d'Anthony Marciano, une amie d'enfance de Max joué par Max Boublil, le personnage principal, qui revoit les moments importants de sa vie par le biais de ses prises caméscope au fil des années.

 

 

Natalia Dontcheva :               Madame de Joncquières, sa mère

 

Natalia Dontcheva, née en 1969 à Sofia, est la fille de l'acteur Plamen Donchev.

 

En 1989, elle s'installe en France. Elle joue dans des séries telles que « Nestor Burma », « Julie Lescaut », « PJ », « Une femme d'honneur », « Femmes de loi » ou encore « Joséphine, ange gardien » mais aussi « Doc Martin ».

 

En 2009, Natalia Dontcheva devient blonde et joue avec Michaël Youn dans la comédie « Coursier ».

 

À la télévision, on la retrouve en personnage récurrent dans la série « Doc Martin » avant de la découvrir dans le téléfilm de David Delrieux « L'Ombre d'un flic ». 2011

 

En 2018, elle interprète une poignante Madame de Jonquières dans le film Mademoiselle de Joncquières d'Emmanuel Mouret.

 

 

Laure Calamy :                 Lucienne, l'amie de Madame de La Pommeraye

 

Née en 19751, elle est la fille d'une psychologue et d'un médecin. Elle s'essaie au théâtre durant sa jeunesse.

 

Après le baccalauréat, elle s'installe à Paris et intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique, dont elle sort en 2001. Elle y fait la rencontre d'Olivier Py, qui la dirige dans « Au monde comme n'y étant pas », « Orlando ou l'impatience » 2014 et « Les Parisiens » 2004 de Claude Lelouche.

 

Ses prestations dans des moyens métrages, « Ce qu’il restera de nous » 2012, de Vincent Macaigne, et « Un monde sans femmes » 2012, de Guillaume Brac, pour lequel elle reçoit le prix Jeanine Bazin au Festival Entrevues de Belfort, sont remarquées par les critiques.

 

Son interprétation dans le court-métrage « La Contre-allée » 2014 de Cécile Ducrocq, révélé à Cannes à la Semaine de la critique, lui vaut un prix spécial au Festival de Sundance.

 

On la voit au cinéma, dans un premier temps dans des seconds rôles. Son personnage de Noémie dans la série télévisée « Dix pour cent » en 2015 la fait ensuite connaître du grand public8.

 

Elle est nommée en 2018 au César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son rôle dans « Ava » 2017 de Léa Mysius, et reçoit en la même année le Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé, pour sa prestation dans « Le Jeu de l'amour et du hasard » de Marivaux, mis en scène par Catherine Hiegel au Théâtre de la Porte-Saint-Martin.

 

En 2020, elle joue le rôle principal du film de Caroline Vignal, « Antoinette dans les Cévennes », qui connait un beau succès en salle et lui vaut le César 2021 de la meilleure actrice.

 

 

Bons Moments

 

La tête de Cécile de France, lorsque prenant le thé avec son « amie » Lucienne, celle-ci ne fait rien pour sauver la mise à Madame de La Pommeraye qui se trouve fort mortifiée par la tournure qu’a pris la vengeance, par elle élaborée, du comportement du Marquis des Arcis.

 

Oh la perfide, Oh la chipie ! C’est pas beau de mentir ainsi, même avec l’élégance qu’on savait y mettre au XVIII éme siècle.

 

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Riche bande son Bach, Vivaldi, Scarlatti, Haendel, Richard Heacock, Nick Pynn, Giovanni Mirabassi, Georges Bizet ( Petites fiches d’été peut être, mais il faut quand même meubler)

 

 

Et aussi du scénariste

 

Emmanuel Mouret, d'après l'histoire de Madame de la Pommeraye incluse dans Jacques le Fataliste et son maître de Denis Diderot

 

 

Ou même du costumier

 

César 2019 : César des meilleurs costumes pour Pierre-Jean Larroque

 

 

Rions sou cape

 

La musique entendue au début du film est le menuet de la Suite no 2 L'Arlésienne de Georges Bizet, composée à la fin du XIXe siècle, alors que l'histoire se déroule dans la seconde moitié du XVIIIe siècle – SILENCE DANS LA SALLE !

 

 

P.S. En introduction à sa première fiche Ciné papy avait déclaré qu’il ne fallait pas compter sur lui pour parler de la troisième maquilleuse de la seconde équipe qui avait remplacé la première remerciée en raison d’un profond désaccord entre le réalisateur et le producteur.

 

Mais là, vous m’excuserez il me faut tirer à la ligne

 

 

 

Pax

 

Prochainement « Les Dames du bois de Boulogne »

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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 06:00

Le goût du partage (Film, 2013) — CinéSéries

Faute avouée est à demie pardonnée, j’ai égaré une fiche du prolifique Ciné-Papy : « Week-End à Paris », j’i donc pioché dans le stock.

 

À Paris nous cramons sans avoir vue sur la mer comme ce bienheureux Pax.

 

Je confirme Marie-Louise est un  cordon bleue, Pax, lui a une belle descente.

 

Bref, quand il fait trop chaud pour travailler on fait bref.

 

Le goût du partage: le téléfilm

Aujourd’hui c’est « Le Goût du partage » (2013)

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce que pendant que ce vaillant Taulier, dans un travail surhumain par ces canicules, tient bon la barre, Ciné papy se trouve privé de liaison interlope et ne peut sérieusement travailler à l’élaboration de ses fiches. Entre deux connections improbables, il s’attache à ne pas perdre le sens de ses responsabilités. Voilà pourquoi vous trouverez une fiche concernant, une pochade matinées d’une bluette. Elle est quelque peu d’actualité puisqu’elle intervient au milieu des chroniques que ce fin bec de Taulier nous offre en ce moment et qui tournent, presque toutes autour de la gastronomie et du plaisir de manger.

 

Pour Ciné papy ce sera la portion congrue et on va appeler mes fiches : « Les petites fiches de l’été »

 

Le goût du partage - film 2013 - AlloCiné

 

Quelle est l’histoire ?

 

Victor est un chef cuisinier passionné et tyrannique, propriétaire d'un restaurant gastronomique étoilé qui fait la fierté du village où il est installé. Son médecin lui apprend de but en blanc qu'il est atteint d'une maladie de cœur incurable qui ne lui reste probablement guère plus d'une année à vivre. Il décide de rechercher un successeur. S’ensuit d’amusant «entretiens d’embauche» il démontre aisément que si chacun des postulants à des qualités il possède d’impossibles lacunes d’en d’autres parties. Mais une postulante qu’il a vite fait de traiter de prétentieuse, lui tient tête et va même jusqu’à l’étonner, voir le surprendre. D’escarmouche en escarmouche, notre intérêt ne faiblit pas jusqu’au dénouement.

 

Réalisation

 

Sandrine Cohen

 

Sandrine Cohen est une romancière, scénariste, réalisatrice et actrice française.

 

Elle commence comme actrice (Le Piège afghan en 2011) dans plusieurs films pour la télévision puis devient scénariste (Le Goût du partage en 2013) et réalisatrice (Le Goût du partage en 2013, Ici tout commence en 2020).

 

En 2020, elle publie son premier roman, Rosine : une criminelle ordinaire, avec lequel elle est lauréate du grand prix de littérature policière 2021.

 

Moins d’un an après le séisme provoqué par Meetoo, elles sont 82 femmes réalisatrices, actrices, productrices, à monter les marches pour exiger l’égalité dans le 7ème art.

 

Festival de cannes 2018 manifestation égalité

 

Pourquoi 82 ?

 

C’est le nombre de femmes à avoir été retenues en compétition pour la Palme d’or depuis la création du festival en 1946. La comparaison est vertigineuse : 1 688 hommes ont été sélectionnés.

 

Sur le tapis rouge, elles rappelaient par ailleurs que seules deux femmes ont reçu le prestigieux prix, Jane Campion, pour La Leçon de piano en 1993 (ex aequo avec Chen Kaige), et Agnès Varda qui a reçu une Palme d’honneur en 2015.

 

Depuis, Julia Ducournau et son bouillonnant Titane les ont rejoints… mais le combat pour plus de femmes au cinéma est loin d’être terminé.

 

Le goût du partage, de Sandrine Cohen

 

Qui fait quoi ?

 

Bernard Le Coq :             Victor

 

Il débute au cinéma dès 1967 et obtient un premier rôle en 1969 dans Du soleil plein les yeux, de Michel Boisrond. Son premier grand rôle est celui de Jean-Paul Boursault, fils d'Annie Girardot et frère de Claude Jade dans Les Feux de la Chandeleur en 1972. Depuis la fin des années 1970, il va surtout se consacrer à la télévision. Il est au générique de nombreux téléfilms et séries télévisées, notamment Les Grandes Marées, Les Steenfort, maîtres de l'orge.

 

En 1992 il joue dans la série de TF1 Une famille formidable, au côté d'Anny Duperey. La série durera 15 saisons sur 26 ans, pour se terminer en décembre 2018. Ce qui permettra aux « patates de divan » * de mettre une tête sous le nom de ce plus que sympathique acteur

 

En 2011 et 2013, il incarne Jacques Chirac pour deux productions différentes, au cinéma et à la télévision.

 

Il obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle en 2003 pour son personnage de professeur traitant les troubles de la mémoire d'Isabelle Carré dans Se souvenir des belles choses, de Zabou Breitman, et deux autres nominations dans la même catégorie pour l'incarnation de deux personnages réels : en 1992, Théodore dit Théo van Gogh, le frère de Vincent, dans le Van Gogh, de Maurice Pialat et, en 2012, Jacques Chirac dans La Conquête, de Xavier Durringer.

 

Et puis, cerise sur le gâteau quelqu’un qui est membre de l'académie Alphonse Allais ne peut pas être foncièrement mauvais.

 

* A l’image de Cinépapy

 

Annelise Hesme :           Annabelle

 

Elle a joué dans plusieurs films comme Tanguy en 2001, Le plus beau jour de ma vie en 2004 et Fauteuils d'orchestre en 2006, mais le film au plus gros budget auquel elle ait participé fut Alexandre même si ce ne fut que dans le rôle secondaire de Stateira. Dans le Molière de Laurent Tirard, elle tient le rôle d’une des actrices de la troupe.

 

Par ailleurs, elle est particulièrement connue au Royaume-Uni et en Irlande grâce à son apparition dans une publicité pour la Renault Clio2 en 2005, au côté de Jeremy Sheffield. Un second spot a même été réalisé pour les écrans britanniques au début de l’année 2007. La même année, elle participe à l'expérimental Nos amis les Terriens, de Bernard Werber et à la comédie dramatique Trois amis, réalisée par Michel Boujenah.

 

Elle se contente par la suite de seconds rôles au cinéma : dans les comédies « L'amour c'est mieux à deux » 2010, « Hôtel Normandy » 2013, « Le Père Noël » 2014 et dans les drames « Paris » 2008, « Pas son genre » 2014 et « Un moment d'égarement » 2015.

 

C'est plutôt à la télévision française qu'elle est visible, enchaînant les téléfilms et les séries télévisées. Elle est ainsi au casting de la série « L'État de Grace » 2006, avec Anne Consigny dans le rôle principal, puis de la mini-série historique « Le Réveillon des bonnes » et de la série évènement de Canal + sur le monde de la finance Scalp (2007).

 

Boris Rehlinger :             Richard

 

Acteur de théâtre et de cinéma développe cependant une très grande activité de doublage

 

Morgane Cabot :             Justine

 

Morgane Cabot commence sa carrière de comédienne à l'âge de 16 ans. Elle est alors choisie par Jean-Loup Hubert pour jouer dans le film « Trois Petites Filles » 2004. Grâce à cette première expérience cinématographique, Morgane est repérée par divers professionnels et apparaît dans plusieurs téléfilms et séries TV : « La Battante », « Fête de Famille », « Vénus & Apollon » (saison 2), « Les Oubliées »...

 

Valérie Decobert-Koretzky :      Valérie (Valérie Decobert)

 

Pour ceux qui, un temps, ont suivi Caméra Café, c’est la petite délurée, « Fred » secrétaire de Nancy, qui allume « Vévère » (Bruno Solo)

 

Yves Pignot :                     Ferdinand

 

Autre grand acteur de cinéma et de théâtre. Cinépapy se souvient plus particulièrement de sa présence dans « Garde à vue de Claude Miller » 1981 et « Le Professionnel » 1981 de Georges Lautner 

 

Jacques Chambon :               Le cafetier

 

Il est connu pour son rôle de l'enchanteur Merlin dans la série « Kaamelott » d'Alexandre Astier de 2004 à 2009 et dans le film « Kaamelott : Premier Volet » 2019

 

Grégori Baquet :             François

 

Il est le fils de Maurice Baquet acteur et violoncelliste plein d’humour. Il tourne aussi bien pour le cinéma, la télévision, dans des films et des séries. Pour mettre une tête sous ce nom sachez qu’il fut le lieutenant Ludovic dans la série « Alice Nevers : Le juge est une femme » (saison 2007-2008)

 

Arielle Sémenoff :          Infirmière Clarisse

 

Pour la petite histoire elle est la mère de Mélanie Doutey. Comme beaucoup elle partage sa carrière entre Cinéma, théâtre et télévision.

 

Elle est au générique de : « La Boum » 1980, de Claude Pinoteau 1981 : « Pour la peau d'un flic » 1981 d'Alain Delon, Les Visiteurs » 1992, de Jean-Marie Poiré, « Les Tuche » 2011 de Olivier Baroux et tout dernièrement  « Champagne ! » 2022 de Nicolas Vanier  

        

Le goût du partage, de Sandrine Cohen

 

Bons Moments

 

On peut saliver et se lécher les babines en écoutant Victor livrer quelques-uns de ses secrets de fabrication * ou quand Annabelle et Victor dans un succulent duel se lancent à la tête, idées, inventions puis suggestions puisqu’à la fin ils se rendront compte qu’ils sont sur la même longueur d’onde.

 

Aucun Grands Chefs (avec des majuscules s’il vous plait) tant la mégalomanie sévit dans cette profession, aucun Grands Chefs donc, ne rechigne à vous délivrer ses recettes ni à écrire des livres de cuisine, belle occasion de mettre du beurre dans les épinards. Tout le monde sait bien et l’épouse préférée de Ciné papy ne manque pas de le lui rappeler, l’essentiel est le dosage * et le coup de main.

 

On se souvient de « Bon appétit bien sûr » formule avec laquelle Joël Robuchon, terminait son émission de cuisine à la télévision tout en donnant, apparemment, un demi-tour de moulin à poivre. Mais c’étaient peut-être un quart de tour, un tiers ? ou tout simplement un « geste culinaire » pour faire une belle image pour le réalisateur ?

 

* « C'est la dose qui fait le poison » avertissait Paracelse, un des pionniers de la médecine au XVIe siècle que l’on peut paraphraser, « C’est la dose qui fait la réussite du plat »

 

Remarque

 

Ciné papy qui, question gastronomie s’en remet entièrement à son épouse préférée, est incapable de se prononcer sur la partie des dialogues dans lesquels chacun fait assaut d’invention en déclinant Sa recette, en ajoutant ceci, mais avec moins de cela puis un soupçon de, mais un rien de cela encore, et pour finir… sans oublier…

 

 

Pax

 

Prochainement : « Mademoiselle de Joncquières»

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 06:00

 

Le John Wayne noir de John Ford

 

Le Sergent noir - film 1960 - AlloCiné

Le Sergent noir

Le Sergent noir

 

Réactionnaire, John Ford ?

 

C’est en partie pour donner tort à ses détracteurs (et s’accorder au contexte de l’époque ?) que le cinéaste accepte, en pleine bataille pour les droits civiques des Afro-Américains, de s’emparer de ce scénario : l’histoire du sergent Rutledge, valeureux soldat noir de la cavalerie américaine accusé à tort du viol et du meurtre d’une jeune femme blanche.

 

Critique : Le Sergent noir, de John Ford - Critikat

 

En bon humaniste, Ford ne fait pas les choses à moitié. Théâtral, expressionniste, il exalte la dignité et la droiture morale de Rutledge, ce « John Wayne noir », selon les mots de son interprète (Woody Strode), dézinguant au passage, et souvent avec humour, l’hypocrisie et les préjugés raciaux de la société. Alternant habilement le huis clos du procès et les flash-back sur les faits, ce western de prétoire livre quelques morceaux de bravoure, telles la fameuse contre-plongée sur l’accusé, jusque-là marmoréen, criant soudain sa terreur de retourner à son ancienne condition de « nègre », ou les images époustouflantes des paysages de l’Arizona. Le sculptural Woody Strode, compagnon de route de John Ford, incarne magnifiquement cet homme brisé par l’esclavage à qui l’armée a offert une voie vers l’émancipation et l’estime de soi, fût-ce au détriment d’une autre minorité ethnique : les Indiens.

L'Homme tranquille - film 1952 - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « L’homme tranquille» 1952

 

Pourquoi ce film ?

 

Par ce qu’on ne quitte pas aussi facilement des «  géants » comme Ford et Wayne et pour vous présenter une actrice formidable dont Ciné papy ne vous a jamais encore parlé et, j’en suis sûr qu’on est pas près de l’oublier.

 

Quelle est l’histoire ?

 

À la suite de la mort de son adversaire au cours d'un combat, le boxeur Sean Thornton décide d'abandonner sa carrière en Amérique et de regagner son Irlande natale pour s'y installer et couler des jours paisibles. Il s'attire pourtant rapidement l'animosité de Will « Red » Danaher, en rachetant le cottage que ce dernier convoitait. Les rapports amoureux que vont nouer Sean et Mary Kate, la sœur de Will, ne vont rien arranger.

 

Réalisation

 

John Ford

 

John Ford est l'un des réalisateurs américains les plus importants de la période classique de Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grands cinéastes américains, il est celui dont l'influence est la plus considérable. Sa carrière embrasse celle des studios puisqu'il arrive à Hollywood au moment où les grands majors se mettent en place et réalise son dernier film alors que ces majors commencent à être dirigées par des financiers. Ford est admiré et respecté par les grands patrons de Hollywood dont il est souvent l'ami : il tourne vite et respecte les budgets.

 

John Ford est l'un des réalisateurs effectuant le moins de prises par plan, ce qui lui permet de garder la mainmise sur le montage des films. Le réalisateur Fred Zinnemann dira ainsi : « Nous devons à John Ford le droit accordé au metteur en scène de superviser le montage ». Ford a mis sa notoriété au service du syndicat des metteurs en scène américains, dont il est l'un des dirigeants les plus actifs. De plus, il fait preuve d'une fidélité remarquable tout au long de sa carrière envers sa « famille » d'acteurs (notamment John Wayne), de techniciens et de scénaristes, dont beaucoup sont originaires d'Irlande.

 

Dans  la notice de Wikipédia relative à « L’homme tranquille » on peut lire : « Le premier tour de manivelle s’effectue le 6 juin 1951. Le réalisateur s’entoure alors d’une véritable « famille Fordienne » composée de parents, collaborateurs, anciens et nouveaux amis, dont beaucoup sont des Irlandais de pure souche.

 

Tout ce petit monde émigre en Irlande, pour un tournage en extérieurs de six semaines, dans le comté de Mayo avec pour quartier général le château d'Ashford et tourne dans le village de Cong et de ses environs.

 

Le propre frère de Ford, Francis Ford vedette du muet, fait partie de la distribution dans le rôle de Dan Tobin, le truculent ancêtre du village. Les autres comédiens ne sont pas en reste, ainsi John Wayne emmène avec lui ses quatre enfants qui feront des apparitions dans le film, deux des frères de Maureen O’Hara font partie de la distribution, Andrew McLaglen, futur réalisateur et fils de Victor McLaglen, est l’assistant réalisateur de Ford, Arthur Shields le frère de Barry Fitzgerald est le révérend Cyril Playfair.

 

Dans ce petit village d’Inisfree idéalisé, que les troubles qui agitent l’Irlande ne semblent pas atteindre, et avec tous ces portraits de personnages pittoresques, Ford va créer un petit monde truculent avec une atmosphère onirique et haute en couleur, témoignant d’une connivence et d’une joie de vivre communicatives où les traditions, les coutumes, les conventions y ont une importance capitale.

 

Ford persuadera également Yates à recourir aux caméras Technicolor au lieu du Trucolor, procédé plus économique que la Republic Pictures utilisait avec des « couleurs maison » aux teintes ocre et brunes voir « Johnny Guitare » 1954. Et les couleurs seront sublimées, malgré le crachin irlandais qui persiste pendant le tournage et donnera au film une couleur toute particulière. Ernest Day, assistant opérateur, se souvient « Quand il ne faisait pas beau, on attendait… Dès qu’il y avait une éclaircie, on tournait. »

 

Le film se déroulera dans cette ambiance familiale et chaleureuse. Ford va résumer en un seul film tout son univers et toute sa vision du monde.

 

Critique : L'Homme tranquille, de John Ford - Critikat

 

Qui fait quoi ?

 

John Wayne:                    Sean Thornton

 

Que dire de ce monument surnommé «  the Duke » et qui déclarait : « J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi »

 

Mais sa carrière ne fût pas un long fleuve tranquille.

 

À l'été 1937, John Ford invite Wayne à bord de son bateau, l'Araner, et lui donne à lire un scénario de Dudley Nichols, La Chevauchée fantastique, pour avoir son avis quant à l'acteur qui pourrait endosser le premier rôle. Vexé, il propose néanmoins Lloyd Nolan. Ce n'est que le lendemain que Ford lui demande : « Idiot, tu penses que tu ne pourrais pas jouer le rôle ? » Mais les producteurs envisagent plutôt des vedettes confirmées : Gary Cooper et Marlène Dietrich. Le réalisateur réussit finalement à imposer Wayne et Claire Trevor, ainsi que d'autres acteurs expérimentés, tels que Thomas Mitchell et George Bancroft.

 

Le film est tourné d'octobre à décembre 1938, avec un budget modeste27. Quelques scènes sont filmées à Monument Valley, le reste en Californie. Yakima Canutt double John Wayne, notamment lors de la grande attaque de la diligence. Ce dernier est tout au long du tournage tyrannisé par le réalisateur, Ford le reprenant sans cesse sur sa façon de marcher, de jouer, de parler « Je l'aurais tué. Il me mettait en rage. Mais Ford savait ce qu'il faisait. Il savait que j'avais honte d'être un cow-boy de westerns de séries B et de me retrouver là, en compagnie de ces grandes vedettes. »

 

Ford offre à son acteur vedette « l'une des plus belles entrées de star de l'histoire du cinéma » avec son fameux mouvement de caméra laissant apparaître Ringo Kid, une selle dans une main, un fusil dans l'autre.

 

« La Chevauchée fantastique » 1939.est un succès31 et reçoit sept nominations aux Oscar du cinéma. Les conséquences sont nombreuses : le western comme genre de cinéma est réhabilité (le critique Frank S. Nugent écrit : « Dans un grand geste superbe, John Ford a balayé dix ans d'artifice et de compromis et a réalisé un film qui fait chanter la caméra » et John Wayne sort enfin de l'impasse dans laquelle il se trouvait depuis le début des années 1930.

 

C’est tout Ford c’est tout Wayne dont Maureen O’Hara dira : « « John Ford a demandé à John Wayne et à moi d’accepter une réduction de salaire. Nous avons accepté parce que nous attendions depuis longtemps et que nous avions tellement envie de faire le film. John Wayne accepta cent mille dollars (renonçant aussi à son habituel pourcentage sur les bénéfices) et j’ai touché soixante-cinq mille »

 

L'Homme tranquille - Manifestations

Maureen O’Hara:           Mary Kate Danaher

 

C’est avec un film auquel personne ne croit qu’elle va connaître un de ses plus grands succès populaires. « Le Miracle de la 34e rue »1947, comédie sentimentale qui raconte avec une gentillesse et un optimisme à la Capra  l’histoire d’un vieil homme (Edmund Gwenn) qui prétend être le Père Noël. Succès retentissant, le film recevra 3 oscars et sera l’un des plus programmés de la télévision américaine à l’occasion des fêtes de Noël.

 

Après une décennie variée et marquée par de grands réalisateurs comme Henry Hathaway, Henry King, John M. Stahl, Jean Renoir, William Wellman, Frank Borzage, Nicholas Ray... Maureen O’Hara va aborder les années 1950 avec son réalisateur fétiche John Ford. Il va lui offrir avec les personnages de Kathleen, Mary Kate, Mary et Min ses plus beaux rôles qui donneront au réalisateur une brillante période de maturité dans ses portraits féminins.

 

L'héroïne fordienne

 

Depuis l’expérience heureuse de « Qu'elle était verte ma vallée » 1941, l’équipe du film se retrouve chaque année autour de John Ford. Un lien fort presque familial continuait à unir les interprètes du film et Maureen a même prénommé sa fille, Bronwyn, comme celui du rôle que tenait Anna Lee dans le film.

 

De son côté, John Ford a toujours dans l’idée de retravailler avec son Angharad de Qu'elle était verte ma vallée. Un projet lui tient d’ailleurs particulièrement à cœur.

 

Barry Fitzgerald:            Michaleen O'Flynn

 

Irlandais, Fitzgerald arrive à Hollywood pour participer à une autre œuvre de O'Casey, Révolte à Dublin réalisée par John Ford. Il fait ensuite carrière, jouant dans des films tels que Les Hommes de la mer, Qu'elle était verte ma vallée, Dix Petits Indiens et L'Homme tranquille.

 

Il est le seul acteur à ce jour à avoir été nommé à la fois pour l'Oscar du meilleur acteur et du meilleur acteur dans un second rôle pour le même rôle, dans le film de 1944, La Route semée d'étoiles (Going My Way). Il a remporté l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

 

Deux étoiles à son nom se trouvent sur le Walk of Fame d'Hollywood, l'une pour la télévision, l'autre pour le cinéma.

 

Ward Bond:                      le père Peter Lonergan

 

Ward Bond fait ses débuts à l'écran en 1929 dans « Salute »de John Ford, avant de jouer plus de deux cents fois par la suite. Il interprète des personnages stéréotypés, comme le policier amical ou la brute de service.

 

Il a eu une longue relation de travail avec les réalisateurs John Ford et Frank Capra, jouant dans « La Prisonnière du désert » 1956, « Sur la piste des Mohawks » 1939, et « Le Massacre de Fort Apache » 1948 pour John Ford (avec qui il a tourné en tout vingt-cinq films), et « New York-Miami » 1934 et « La vie est belle » 1946 pour Frank Capra. Parmi les autres films connus de sa carrière se trouvent « L'Impossible Monsieur Bébé » 1938, « Autant en emporte le vent » 1939, « Le Faucon maltais » 1941, « Sergent York » 1941, « Les Sacrifiés » 1945 « Jeanne d'Arc » 1948, dans lequel il tient le rôle atypique pour lui du Capitaine La Hire, et « Rio Bravo » 1959. « Grande Caravane », de 1957 à sa mort.

Ward Bond apparaît aussi dans onze films nommés pour l'Oscar du meilleur film, un record

 

Victor McLaglen:            Will "Red" Danaher

 

La carrière cinématographique de Victor McLaglen commence réellement lorsqu'il rejoint Hollywood en 1920. Il s'impose progressivement auprès des studios et du public en incarnant les bons géants et les alcooliques. Sa rencontre avec John Ford est un tournant. En 1928, Ford lui confie le rôle principal de « Hangman's House » et surtout, en 1934, son premier grand rôle parlant dans « La Patrouille perdue ». Enfin, l'année suivante avec « Le Mouchard, » il remporte l'oscar du meilleur acteur. Victor McLaglen qui vient d'avoir 50 ans devient alors un acteur en vue à Hollywood. Il est sollicité pour de nombreux films d'aventures, des mélodrames ou encore des films de guerre qui lui permettent d'incarner dans des seconds rôles une grande variété de personnages. Mais petit à petit au cours des années 1940, Victor McLaglen se voit proposer des films de plus en plus médiocres.

 

Alors que sa carrière décline, Ford fait appel à lui pour de magnifiques seconds rôles dans son cycle de la cavalerie : « Le Massacre de Fort Apache » 1948, « La Charge héroïque » 1949 et « Rio Grande » 1950. En 1952, dans « L'Homme tranquille », il incarne son dernier grand rôle et décroche une nouvelle nomination aux Oscars, cette fois dans la catégorie du meilleur second rôle. Ses prestations dans les films de Ford le remettent en selle. Cependant, malade, il doit réduire ses apparitions puis mettre un terme à sa carrière en 1958.

 

 

Francis Ford :                   Dan Tobin

 

Frère aîné (de douze ans) du réalisateur John Ford, Francis Ford s'engage en 1898 dans l'armée pour combattre pendant la guerre hispano-américaine, mais il est renvoyé lorsque les autorités découvrent qu’il n'a que dix-sept.

 

Il interprète à plusieurs reprises le rôle du président Lincoln

 

Il signe un contrat avec la Compagnie Universal en 1913 et, en 1914, il engage son frère Jack (le futur John Ford) qui devient accessoiriste, acteur, assistant ou encore cascadeur sur la plupart de ses films, avant d'être à son tour réalisateur à partir de 1917.

Sa filmographie compte près de 200 films comme réalisateur et près de 500 films comme acteur. Quels phénomènes ces ricains

 

Arthur Shields :               Révérend Cyril Playfair

 

Au cinéma, après deux films muets en 1918, il participe à des films américains (étant désormais installé aux États-Unis) entre 1932 et 1962, interprétant souvent des rôles de prêtre ou de pasteur. Ainsi, l’un de ses rôles les mieux connus est, en 1952, celui du Révérend Cyril Playfair dans L'Homme tranquille, où il retrouve son frère, ainsi que le réalisateur John Ford, avec lequel il avait déjà tourné plusieurs fois précédemment.

 

Sean McClory:          Owen Glynn

 

Irlandais de naissance, Il apparaît au cinéma dans quarante-quatre films, majoritairement américains (dont des westerns), à partir de cette même année 1947.

 

Il contribue notamment à quatre films de John Ford, dont « Les Cheyennes » 1964, avec Richard Widmark et Carroll Baker. Parmi ses autres films notables, mentionnons « Des monstres attaquent la ville » 1953 de Gordon Douglas, avec James Whitmore et Edmund Gwenn, « Les Contrebandiers de Moonfleet » de Fritz Lang 1955, avec Stewart Granger et George Sanders, ou encore « Bandolero ! » 1968 d'Andrew V. McLaglen, avec James Stewart, Dean Martin et Raquel Welch. Son dernier film (irlando-britannique) est « Gens de Dublin » 1987, ultime réalisation de John Huston, avec Anjelica Huston

 

Jack MacGowran :         Feeney

 

Membre de la troupe Dublin's Abbey Players, il était connu pour ses interprétations des œuvres de Samuel Beckett.

 

Il joua le rôle majeur du « professeur Abronsius », le chasseur de vampires, dans le film parodique « Le Bal des vampires » 1967 de Roman Polanski

 

Mae Marsh :                      La mère du père Paul

 

C’est une actrice américaine dont la carrière couvre cinquante années d'histoire du cinéma. Elle débute sous la direction de David Wark Griffith dont elle deviendra une actrice fétiche dans les années 1910. Après quelques errements En 1923, elle est à nouveau engagée par Griffith, dans « La Rose blanche » 1923 où elle livre une interprétation pleine de passion.

 

Sa carrière déclinera ensuite mais, contrairement à beaucoup d'acteurs du muet, elle continuera à tourner, jouant notamment plusieurs seconds rôles et caméos dans des films de John Ford. Elle meurt en 1968, aux États-Unis,

Photo du film L'Homme tranquille - Photo 3 sur 8 - AlloCiné

 

Bons Moments

 

Quand Mary Danaher réclame publiquement sa part d’indivision à son frère Will "Red" Danaher. A peine l’équivalent en cash en sa possession sur un site de moisson en pleine activité elle ouvre la chaudière de la machine à vapeur activant la moissonneuse batteuse et y jette tous ses billets. Son frère manque de s’étrangler et pique une superbe colère.

 

Le bruit court et s’enfle à l’annonce qu’une bagarre va avoir lieu entre Thornton et Danaher On assiste alors à l’interruption de toute activité chacun s’empressant de rejoindre le lieu du combat.

 

Toutes les « simagrées » de Mary qui exige que son amoureux américain respecte tous les usages et traditions en vigueur en Irlande.

 

Autour du film

 

C’est presque une affaire de famille. Maureen O’Hara née irlandaise. Ford et Wayne revendiquant d’authentiques origines irlandaises. En tous les cas c’est une famille fordienne au travail.

 

Depuis 1936, Ford a acquis les droits d’une nouvelle de Maurice Walsh, The Quiet Man, qu’il n’arrive pas à monter faute de producteur désireux de le financer  et très vite il voit John Wayne et Maureen O’Hara comme les meilleurs interprètes capables de jouer les rôles principaux mais la production s’éternise à se monter.

 

 

Remarque :

 

En Irlande le village et la maison, décors naturels du film, sont devenus lieux de pèlerinage ou au minimum un incontournable site à visiter pour les touristes.

 

Deux Oscars pour ce film : Oscar du meilleur réalisateur et Oscar de la meilleure photographie 1952.

 

 

 

Pax

 

Prochainement « Week-End à Paris »

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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 06:00

Dal flop all'Oscar: la fotostoria della carriera di John Wayne - Corriere.it

Les petits pieds de John Wayne dit le « Duke »

 

Ce dimanche je fais dans le people.

 

John Wayne. The Duke - Le blog du lignard

 

 

 

Capucine a déclaré : « Il portait des talons hauts; tout le monde en parlait » et Rock Hudson a renchéri « J’ai fait un film avec Duke et j’ai été très étonné de découvrir qu’il avait de petits pieds et qu’il portait un corset et des talonnettes. Hollywood est rarement ce qu’il semble. »

 

L'Homme qui tua Liberty Valance — Wikipédia

 

Aujourd’hui c’est « L’homme qui tua Liberty Valence » 1962

 

Pourquoi ce film ?

 

Par ce qu’il est grand temps d’aborder un genre de films qui occupe un place toute aussi particulière qu’importante dans l’histoire du cinéma .Genre tellement important et divers que, pour lui seul une histoire pourrait être rédigée. Il s’agit du « Western »

 

Certes « Le train sifflera trois fois » 1952 a fait l’objet d’une fiche ou l’on trouvera un développement sur le western lequel conclut que malgré son sujet ce très grand film serait un anti western comme l’affirmait deux spécialistes qui le détestaient : l’acteur John Wayne  et le non négligeable Howard Hawks metteur en scène d’inoubliables chefs d’œuvre comme « Le Grand Sommeil », 1946 « Les hommes préfèrent les blondes », 1953 « Rio Bravo »1959

 

L'Homme qui tua Liberty Valance, un film de 1962 - Télérama Vodkaster

 

Quelle est l’histoire ?

 

C’est l’histoire d’une mystification et de la création d’une légende selon laquelle dans l’Ouest quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende.

 

Un journaliste de Shinbone s’étonne que le sénateur Stoddard fasse le déplacement de Washington à Shinbone pour assister à l’enterrement d’un cow-boy inconnu Tom Doniphon.

 

Le film est la narration du sénateur au journaliste. C'est ainsi qu'on apprend que le sénateur, alors jeune juriste en 1910 est arrivé à Shinbone pour exercer la profession d'avocat.

 

À l'époque, un bandit de notoriété publique, Liberty Valence, dont le seul mode d'expression est la violence règne en maître et se paye toutes ses fantaisies dont réduire la presse au silence en castagnant le journaliste qui fera campagne pour Stoddard

 

Après moult péripéties ce qui devait arriver arriva : un duel au revolver entre le sénateur et le bandit. Il se trouve qu'après un premier échange de tirs et avoir été blessé c'est le sénateur qui tue Liberty Valence. Il se trouve que Tom Doniphon qui sait que Stoddard, partisan du droit et adepte de la non-violence, ne connaît absolument rien au maniement des armes. Il a donc « couvert » l'adversaire de Valence et au moment du second tir c’est une de ses balles qui a fait mouche.

 

L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford (1962) - Olivier Père

 

L'histoire est passionnante car elle émaillée d'intrigues secondaires et de thèmes chers à John Ford. Ainsi le jeune et idéaliste avocat sans le sou qui travaille au restaurant de la ville pour payer sa chambre. Le même qui apprend à lire à Hallie, fille de la maison laquelle est aimée, secrètement, par Doniphone. Le rôle de Pompey ami de Doniphone qui est un noir accepté par cette petite communauté. Il y est intégré sans aucune condescendance.

 

La fin est rayonnante. Le « héros » Stoddard se fait élire contre le candidat subventionné par les riches propriétaires. Il épouse Hallie et poursuit sa carrière qui le mènera au Sénat.

 

L'homme qui tua Liberty Valance (1962) | MUBI

 

Réalisation

 

John Ford  est l'un des réalisateurs américains les plus importants de la période classique de Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grands cinéastes américains, il est celui dont l'influence est la plus considérable.

 

Quatre fois lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur (un record toujours d'actualité), pour « Le Mouchard » 1935, « Les Raisins de la colère » 1940, « Qu'elle était verte ma vallée » 1941 et « L'Homme tranquille » 1952, Ford est avant tout le cinéaste de l'Amérique des simples gens, des pionniers, des fermiers, des émigrants, des ouvriers, des militaires obscurs, des natifs, des personnages tendres, dignes et généreux animés d'un sens aigu de la justice. Par ailleurs, Ford est considéré comme le cinéaste des grands espaces américains aux paysages grandioses et sauvages. Les films de Ford sont également fortement imprégnés par sa foi catholique.

 

Il aborda tous les genres et s’illustra aux côtés des services cinématographiques des armées. C’est au cours de la bataille de Midway qu’il perdit l’usage de son œil gauche et que le bandeau noir de pirate ne le quitta plus.

 

De même que l’on dit souvent d’un acteur qu’il joua pour les plus grands on peut dire de Ford qu’il fit tourner les plus grandes stars auxquelles il resta fidèles.

 

Pendant la période sombre du maccarthisme, Ford dénonce des « méthodes dignes de la Gestapo ». Il s'oppose violemment à Cecil B. DeMille qui souhaite que les membres de la Screen Directors Guild signent un serment de loyauté envers les États-Unis. Un temps, le FBI le soupçonne de sympathies communistes ; il adhère à un mouvement d'opinion très à droite pour se protéger des rumeurs. La présente fiche étant consacrée à un film, les curieux, qui se passionnerons vite pour ce cinéaste d’exception, sont invités à consulter sa notice sur Wikipédia.

 

 

Qui fait quoi ?

 

John Wayne :                  Tom Doniphon

 

Intimidé par ce géant du cinéma mondial Ciné papy cède volontiers la place à l’introduction figurant dans l’article que lui consacre Wikipédia

 

Marion Robert Morrison, dit John Wayne, est un acteur, réalisateur et producteur américain. Au cours de ses cinquante ans de carrière, il a joué dans près de 180 films, notamment des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques ; mais c'est dans ses nombreux westerns que John Wayne s'est réellement imposé, particulièrement sous la direction de deux réalisateurs : John Ford « La Chevauchée fantastique » 1939, « Le Massacre de Fort Apache » 1948 et « Le Fils du désert » 1948, « La Charge héroïque » 1949, « Rio Grande » 1950, « La Prisonnière du désert » 1956 ou encore « L'Homme qui tua Liberty Valance » 1962 et Howard Hawks « La Rivière rouge » 1948, « Rio Bravo » 1959, « El Dorado » 1966 ou « Rio Lobo » en 1970. Il a tourné également plusieurs films sous la direction d'Henry Hathaway, dont « Cent dollars pour un shérif » 1969, qui lui valut en 1970 l'Oscar du meilleur acteur (l'unique Oscar de sa carrière).

 

En 1960, il passe derrière la caméra pour réaliser une fresque historique d'envergure, « Alamo », relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d'indépendance du Texas. Huit ans plus tard, il coréalise « Les Bérets verts » 1968, film engagé justifiant l'intervention américaine au Viêt Nam. Ses deux réalisations ont reflété l'engagement personnel de John Wayne, républicain et ardent patriote.

 

Classé 13e plus grande star de légende par l'American Film Institute en 1999, John Wayne a été certainement un des acteurs les plus représentatifs du western, une incarnation à lui seul de l'Amérique conquérante.

 

Surnommé « The Duke » (« le Duc »), il reste encore aujourd'hui, grâce à ses films, le symbole d'une certaine virilité. Il a interprété ce rôle d'homme viril, dur, solitaire et machiste tout au long de sa carrière, ce qui lui fit déclarer : « J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi. »

 

Petite remarque personnelle qu’on ne trouve pas dans Wikipédia.

 

Quand on aime les acteurs on savoure leurs jeux, on les scrute sous toutes les coutures, on cherche leurs tics habituels – le haussement d’épaule de Jacques François, Gert Fröbe et sa façon de se renverser en arrière comme s’il remontait son pantalon.

 

Ils ont souvent, c’est plus facile à observer chez un homme, une façon très particulière de marcher. La prochaine fois regarder Henry Fonda. Chez John Wayne on observe un léger balancement de droite à gauche et/ou l’inverse. Regarder bien, cet effet est du à ce que Wayne, pour marcher, met un pied l’un exactement devant l’autre.

 

James Stewart:              Ransom Stoddard

 

L’Acteur par excellence ! Légende de Hollywood, il reçut en 1985 un Oscar d'honneur des mains de son ami Cary Grant pour l'ensemble de sa longue carrière. Acteur ayant le plus grand nombre de films présents dans les 100 plus grands films américains de tous les temps, il est aussi classé troisième plus grand acteur du cinéma américain de tous les temps par l'American Film Institute en 1999.

 

Il est un des acteurs fétiches d'Alfred Hitchcock ; Il est à l'affiche dans quatre de ses films : « La Corde »1948, « Fenêtre sur cour » 1954 « L'homme qui en savait trop » 1956 et « Sueurs froides » 1958.Ce qui l'empêcha pas de tourner avec beaucoup des plus grands réalisateurs de son temps : Frank Capra, George Cukor, Ernst Lubitsch, Anthony Mann, Henry Hathaway ou John Ford.

 

Contrairement à la plupart des acteurs, James Stewart eut une vie privée très discrète et détestait toute médiatisation.

 

Vera Miles :               Hallie Stoddard

 

En 1956, John Ford lui offre un second rôle dans le western La Prisonnière du désert avec John Wayne et Natalie Wood. Le succès du film lance sa carrière. Elle tourne alors sous la direction de Robert Aldrich dans Feuilles d'automne, où elle côtoie Joan Crawford et Cliff Robertson, et d'Henry Hathaway pour 23 Paces to Baker Street avec Van Johnson.

 

Un an plus tard, elle signe un contrat de cinq ans avec Alfred Hitchcock, qui voulait en faire une « nouvelle Grace Kelly ». Elle participa d'abord à un épisode de sa série télévisée Alfred Hitchcock présente intitulé Revenge. Très impressionné, le réalisateur lui offre le rôle d'une femme déboussolée, épouse d'Henry Fonda, accusé de crimes à tort, dans « Le Faux Coupable » 1956. Le film est un succès et Miles devient la nouvelle égérie d'Hitchcock. Mais pour diverses raisons la collaboration tourna plus ou moins court.

 

À ne pas confondre avec Julet Mills que nous retrouverons prochainement dans un nouvelle fiche.

 

Lee Marvin :                     Liberty Valance

 

D'abord notoire pour ses seconds rôles et spécialisé dans le registre du méchant, où il incarne souvent des tueurs sadiques dans les films noirs par exemple « Règlement de comptes » 1953 que dans les westerns, il accède à la célébrité avec « Les Douze Salopards » 1967 et obtient l'oscar du meilleur acteur pour son double rôle dans le western « Cat Ballou ».1967

 

Il tourne (en vedette) dans les futurs classiques de l'histoire du cinéma : « Le Point de non-retour » 1967 et « Duel dans le Pacifique » 1968, deux films de John Boorman dont il deviendra un intime.

 

Lee Marvin avait été choisi par Sergio Leone pour incarner la Brute dans « Le Bon, la Brute et le Truand », 1966 mais c'est Lee Van Cleef qui a finalement décroché le rôle.

 

Il avait également un talent de chanteur. C’est lui qui interprète toutes les chansons dans ses films.

 

Edmond O'Brien :         Dutton Peabody    le journaliste violenté par Valence

 

Cet acteur, réalisateur et producteur américain a une solide formation théâtrale, ce qui lui permet d'interpréter de façon shakespearienne le rôle de Casca dans le « Jules César » 1953 de Joseph L. Mankiewicz. Il est souvent utilisé pour des rôles de politiciens, de flics ou de gangsters compte-tenu de son physique. Il a également réalisé plusieurs thrillers, notamment « Le Bouclier du crime » 1954 et « Man-Trap » 1961. Il tient le rôle d'un trafiquant de drogue en 1973 dans « Lucky Luciano » de Francesco Rosi. Il obtient un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « La Comtesse aux pieds  nus » 1955 du même Mankiewicz et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour « Sept jours en mai » 1965.

 

Andy Devine :           Marshall Link Appleyard

 

Au cinéma, Andy Devine impose son physique d'ancien footballeur semi-professionnel et, pour les adeptes des versions originales, sa voix très particulière, dans plus de 150 films américains, entre 1926 et 1977, notamment des westerns. Entre autres, on le retrouve à plusieurs reprises aux côtés des réalisateurs John Ford et William A. Wellman par exemple  « Une étoile est née 1937 ou de l'acteur John Wayne. En outre, il prête sa voix à des personnages de films d’animation.

 

John Carradine:            Cassius Starbuckle

 

Acteur de théâtre et de cinéma Il débute à la scène en 1925, puis à Broadway en 1927. Il devient directeur de sa propre troupe en 1942-1943 .Il a joué dans environ 250 films.

S’il est là c’est pour satisfaire les petits curieux qui pourraient se demander s’il a à voir avec les acteurs David, Robert et Keith Carradine que dans leurs jeunes années ils ont pu voir , à la télévision, dans de nombreuses séries.

 

La réponse est oui : C’est leur père.

 

Woody Strode:         Pompey

 

Il est d’abord une star du football américain universitaire juste avant la deuxième guerre mondiale. John Ford lui offre son premier rôle principal dans « Le Sergent noir » 1960. Il le choisit pour ce film contre l'avis de la Warner qui préférerait un acteur plus connu comme Sidney Poitier. Ford et son acteur vont développer une forte amitié et l'acteur jouera dans trois autres films du réalisateur. Strode déclare plus tard que John Ford « savait l'utiliser comme une harpe » et qu'il l'a « révélé à lui-même. » On le retrouve comme professionnels dans le film du même nom de Richard Brooks en 1966 aux coté de Burt Lancaster, Lee Marvin et Robert Ryan.

Il est notamment célèbre pour avoir incarné le gladiateur Draba dans « Spartacus » 1960 de Stanley Kubrick.

 

Lee Van Cleef :         Reese, complice de Valance

 

Le fait d’avoir tourné de grands ou de moins grands rôles dans des westerns spaghetti fait qu'il a ici sa place

 

Bons Moments

 

Dans le restaurant que tiennent les parents de Hallie, en plein service Valence fait un croche-pied au jeune Stoddard qui  fait le serveur et qui s’écroule faisant rouler assiette et steak dans la poussière. Donishon se lève comme pour affronter Valence mais Stoddard, adepte de la non-violence s’interpose, minimise l’incident, se propose de refaire un steak qu’il règlera de sa poche. C’est alors qu’on entend la voix de Donishon  prononçant, la main sur la crosse de son revolver : «  It was my steak Valence » * d’une voix aussi posée que déterminée

 

* C’était mon steak Valence

 

Et si, pour une fois on parlait du décorateur

 

Au cinéma, principalement pour la RKO Pictures, Darrell Silvera collabore aux décors de près de quatre-cents films américains (dont des westerns), entre 1934 et 1978, le dernier étant « Driver » 1978 de Walter Hill. Durant sa carrière, il obtient sept nominations à l'Oscar de la meilleure direction artistique (mais n'en gagne pas), la première en 1942 pour « Citizen Kane » 1941 d'Orson Welles, la dernière en 1971 pour « Traître sur commande » 1970 de Martin Ritt.

 

 

Pax

 

Prochainement « L’homme tranquille »

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19 juin 2022 7 19 /06 /juin /2022 06:00

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© Les Acacias

Canicule !

 

Il fait trop chaud pour travailler pour le compte Ciné Papy avant d’aller voter, alors pour cet hommage à Jean-Louis Trintignant je me contente de vous renvoyer à la lecture de critiques.

 

C’était la Rétrospective Jean-Louis Trintignant – à  La Cinémathèque

DU 26/09 au 12/11/2012

 

L’INQUIÉTANT TIMIDE

 

Parcourir, en cinquante films, la carrière cinématographique de Jean-Louis Trintignant, c’est prendre, en toute conscience, le risque de ne découvrir qu’une seule et partielle dimension d’un homme aux multiples passions : le théâtre, la poésie, la mise en scène, la course automobile, les plaisirs de la campagne. C’est pourtant un risque que l’on prendra tant ce parcours suffirait déjà à susciter une admiration sans limites

 

La suite ICI 

 

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Dans sa filmographie Le Conformiste - Bernardo Bertolucci est pour moi l’un de ses grands rôles au cinéma.

 

LA NORMALITÉ DU MAL

 

Adaptation du roman éponyme d’Alberto Moravia publié en 1951, Le Conformiste développe un enjeu qui a sérieusement de quoi inquiéter sur le papier : expliquer, voire justifier, les ressorts psychologiques qui ont conduit un jeune homme à devenir un fidèle serviteur du régime fasciste de Mussolini. En effet, tout dans la vie de Marcello Clerici (interprété de manière glaçante par Jean-Louis Trintignant) trouverait sa racine dans de multiples traumatismes d’enfance qui ont fait naître en lui un profond sentiment de culpabilité et d’anormalité : l’humiliation publique par un groupe d’enfants sous le regard passif de leurs parents, le viol par un jeune chauffeur de maître au physique androgyne, le meurtre de ce dernier dans une tentative désespérée de lui échapper, etc. En résulte un comportement d’une froideur implacable : devenu adulte, Marcello n’éprouve d’empathie pour personne et cultive sa médiocrité dans l’objectif de ne jamais se distinguer de la masse ICI 

 

Jean-Louis Trintignant, à Paris, en 1983.

Jean-Louis Trintignant, à Paris, en 1983. 

 

Jean-Louis Trintignant, l’acteur qui voulait rester clandestin, est mort

D’une timidité maladive qu’il réussit à domestiquer par le théâtre, le comédien au sourire mi-carnassier, mi-charmeur, s’est éteint à l’âge de 91 ans.

 

Par Jean-Luc Douin

 

À l’heure où Jean-Louis Trintignant s’en va, il est malaisé de cerner sa trace, tant l’homme se voulut discret, le comédien masqué, son jeu économe, parfois à la limite de l’absence. Tant dans la vie que sur scène ou au cinéma, il détestait « les numéros d’épate ». Parlant de son métier, Jean-Louis Trintignant, mort vendredi 17 juin à l’âge de 91 ans, aimait prôner le retranchement, l’humilité. « Etre une page blanche, partir de rien, du silence. Dès lors, on n’a pas besoin de faire beaucoup de bruit pour être écouté. » C’est sans affectation qu’il confessait avoir raté son idéal : « Rester un acteur clandestin. »

 

L’acteur de Et Dieu… créa la femme et Amour est « mort paisiblement, de vieillesse, ce matin, chez lui, dans le Gard, entouré de ses proches », a précisé son épouse Mariane Hoepfner Trintignant dans un communiqué transmis par son agent.

 

La suite ICI 

Voici le temps des assassins de Julien Duvivier (1955) - Unifrance

Aujourd’hui c’est « Voici le temps des assassins » 1956

 

Pourquoi ce film ?

Pour mettre en parallèle avec « Avant le déluge » 1954 deux films, deux chefs-d’œuvre illustrant ce qu’était le cinéma français de l’époque. Ici il s’agit d’un « film noir ». On pourra  également le comparer à celui présenté dans une des premières fiches « La femme à abattre » 1951

 

Quelle est l’histoire ?

 

Paris, quartier des Halles, le restaurant à l'enseigne « Au rendez-vous des Innocents » est  exploité par André Châtelin. C’est un homme sans malice, droit, patron paternaliste et le cœur  sur la main. Un matin, une jeune fille arrive de Marseille. C’est Catherine, qui se présente à  lui comme la fille de Gabrielle, première épouse de Châtelin aujourd’hui divorcée. Catherine  annonce la mort de Gabrielle et déclare ne pas savoir où aller. Châtelin l’héberge. Commencent alors les manigances.

 

Elle fait en sorte de le brouiller avec Gérard, un jeune étudiant en médecine sans ressources,  que le restaurateur considère comme un fils. 

 

Puis elle persuade qu’ils sont amoureux et réussit à se faire épouser malgré la réprobation de  Mme Châtelin mère et de la vieille servante Mme Jules, qui voient en Catherine une nouvelle  Gabrielle, femme qu'elles détestaient.

 

On comprend vite les motivations de Catherine : tout faire pour accaparer la « fortune » du  restaurateur. Elle est sous la coupe de Gabrielle qui, en réalité n’est pas morte. En pleine  déchéance, droguée elle manipule sa fille qui apparaît comme complice pour soutirer un  maximum d’argent à Châtelin. Comme le besoin d’argent de la droguée ne fait qu’augmenter,  elles vont fomenter le plan d’éliminer pour accaparer son héritage, le bon Châtelin. Une fois mariée, Catherine séduit Gérard . Avec des plaintes incessantes de la brutalité et des  mauvais traitements de son mari à son encontre Catherine lui demande de l’aider à se  débarrasser de cet horrible mari.

 

Mais, il y a loin de la coupe aux lèvres et tout ne se passe pas comme prévu…

 

Réalisation

Julien Duvivier

 

Avec une filmographie riche de près de 70 titres, parmi lesquels d’incontournables classiques  du cinéma mondial Julien Duvivier est un des très grands réalisateurs de l’histoire du cinéma  et cela, des deux côtés de l’Atlantique. Jean Renoir a dit au sujet de Duvivier : « Si j'étais  architecte et devais construire un monument du cinéma, je placerais une statue de Duvivier  au-dessus de l'entrée. Ce grand technicien, ce rigoriste, était un poète. »  Outre Jean Renoir, Ingmar Bergman et Orson Welles tenaient notamment Duvivier en haute  estime. Excuser du peu.

 

Dans les années 1930, Duvivier entre, pour neuf ans, au service de la société de production  Film d'Art, fondée par Marcel Vandal et Charles Delac, où il pratique le travail d'équipe.  Avec « David Golder, »1931, d’après Irène Némirovskyil réalise son premier film parlant et  la première expérience du parlant pour Harry Baur. C’est son premier succès.

 

En 1934, « Maria Chapdelaine » marque sa première collaboration avec Jean Gabin. Puis,  avec « La Bandera », 1935, il s’attache les talents du dialoguiste Charles Spaak, auparavant  collaborateur de Feyder, Grémillon, Allégret et L'Herbier, avec lequel il travaille souvent. Il  tourne, toujours en 1935, Golgotha, vision originale de la Passion du Christ.

 

Après le tournage du film fantastique, « Golem », 1936, il entreprend le tournage de « La Belle Équipe », avec Jean Gabin, Charles Vanel et Raymond Aimos, une œuvre phare, témoin  de l'esprit du Front populaire, où cinq traîne-savates, ayant gagné à la loterie, achètent une  guinguette au bord de l’eau. La fin ayant été jugée trop pessimiste, les producteurs imposent,  au grand dam de Duvivier, un dénouement plus heureux. Si les deux fins existent toujours,  c'est la version optimiste qui fut exploitée en salle.

 

Trois films s’enchaînent ensuite : « L'Homme du jour », 1936, film mineur avec Maurice  Chevalier, puis « Pépé le Moko »et « Un carnet de bal », 1937, qui sont deux chefs-d'œuvre.  Pépé le Moko, qui nous plonge dans la pègre d’Alger, propulse Jean Gabin au rang de vedette  internationale.

 

En 1938, Duvivier tourne pour la MGM aux États-Unis une biographie de Johann Strauss,  « The Great Waltz. »

 

En 1939, de retour en France, il met en scène « La Fin du jour » dans lequel des acteurs de  théâtre à la retraite luttent pour sauver leur maison de retraite. On y retrouve Michel Simon,  en vieil acteur cabotin, et Louis Jouvet, en vieux « jeune premier » qui croit encore en son  pouvoir de séduction. C’est sans doute le film le plus émouvant du réalisateur et, selon ses  dires, son préféré. Duvivier enchaîne ensuite « La Charrette fantôme », 1939 film fantastique  adapté du roman de Selma Lagerlöf, et, en 1940, « Untel père et fils »avec Raimu, Michèle  Morgan et Louis Jouvet, une chronique familiale qui ne peut être projetée en France qu’à la  fin de guerre. Ce film, malgré sa distribution, est considéré comme mineur, voire raté.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, contrairement à Marcel Carné qui poursuit sa carrière en  France, Julien Duvivier part à nouveau travailler aux États-Unis pour y réaliser cinq films : avec notamment, Charles Boyer et Rita Hayworth ou avec Edward G. Robinson, et Barbara  Stanwyck 

 

À son retour en France, Duvivier éprouve quelques difficultés à renouer avec le succès des  années 1930. En 1946, sort « Panique », adapté du roman « Les Fiançailles » de monsieur  Hire de Georges Simenon. Le film, condensé des instincts les plus vils de la nature humaine,  reste l’œuvre la plus personnelle et la plus noire de son auteur. C'est pourtant un échec  cuisant, tant critique que public, la critique lui reprochant une volonté de retour au « Réalisme  Poétique » d’avant-guerre. Duvivier continue cependant, après un court détour en Grande Bretagne, en 1948, pour « Anna Karénine » et un tournage en Espagne pour « Black Jack »,  en 1950, à tourner en France.

 

En 1951, il réalise « Sous le ciel de Paris, » film d’une grande originalité où, au cours d’une  même journée, on suit, à Paris, des personnages dont les destins se croisent. La même année

 

1951, Duvivier tourne le premier volet des Don Camillo, « Le Petit Monde de don Camillo, » qui rencontre un succès populaire immédiat et auquel il donne lui-même une suite, « Le Retour de don Camillo », en 1953. La série se prolonge sous la direction d’autres réalisateurs.  En 1952, il tourne « La Fête à Henriette », mise en abîmes d'un film en train de se faire dans  lequel il s'autoparodie en compagnie d'Henri Jeanson.

 

Duvivier tourne un autre grand film en 1958, « Marie-Octobre », avec Danielle Darrieux,  Paul Meurisse, Serge Reggiani et Bernard Blier. Un exercice de style où onze personnages  (neuf hommes et deux femmes) évoluent dans une unité de lieu, de temps et d'action avec une  mise en scène omniprésente, inquisitrice, presque menaçante dans un souci constant du  cadrage et de la composition de l'image. La même année, le metteur en scène est invité à  participer au jury du Festival de Cannes.

 

En 1962, il se livre une dernière fois à l’exercice du film à sketches avec « Le Diable et les Dix Commandements » L’année suivante, en 1963, sort « Chair de poule » dont le scénario  est adapté du roman « Tirez la chevillette de James Hadley Chase et dont l'intrigue présente  bien des similitudes avec celle du Facteur sonne toujours deux fois. Une fois de plus,  Duvivier y présente un personnage de garce sans scrupule.

 

François Truffaut, un temps, à l’époque de la Nouvelle Vague, le pape du cinéma français, disait de ce très grand cinéaste : « Duvivier a tourné 57 films ; j'en ai vu 23 et j'en ai aimé 8.  De tous, « Voici le temps des assassins » me semble le meilleur. »

 

Duvivier n’est pas seulement un très grand cinéaste par l’ampleur de son œuvre mais aussi par  son éclectisme. Bien sûr il a marqué le cinéma français de la période 1930-1960. Célèbre  pour sa noirceur et son pessimisme, il connut cependant l'un de ses plus grands succès publics  avec ses comédies des Don Camillo.

 

Don Camillo, pour les moins de vingt ans, a inspiré la publicité pour les pâtes « Panzani ». On  y voit un prêtre, Don Patillo, agenouillé devant l’autel avouant ne manger que quelques pâtes. « Oui mais des Panzani 8» lui répond son dieu.

 

Duvivier est l'inventeur d’un univers d’images où le réalisme le plus cru et souvent très noir  est pénétré d’une fantaisie insolite. Après la Seconde Guerre mondiale, il donne une  représentation tout aussi pessimiste de la société française, qu'il montre dominée par  l'hypocrisie, le cléricalisme étroit, la mesquinerie et la rouerie féminine.

 

Il est un bel exemple de ce qu’on lui reprochera, après-guerre « Le Réalisme Poétique » dont  il participera à la création comme style et qu’il développera. N’oublions pas qu’à l’époque les  grands scénaristes et dialoguistes étaient Prévert et Spaak

 

Comme à la Samaritaine avant qu’elle ne soit transformée en temple de la vulgarité du luxe en  toc par l’ineffable Bernard Arnault on trouvait de tout, ainsi, chez Duvivier les thèmes,  souvent les mêmes sont traités de manière différentes.

 

Ces thèmes sont, par exemple, la bande, le groupe, la microsociété et la façon dont les  individus peuvent évoluer ou pas au sein de leur environnement humain : « La Belle Équipe »  1936 qui donne son titre au film, la petite ville de « Panique », 1946 le village italien des  « Don Camillo » 1951,

 

Mais aussi, à côté de cela on y trouve des personnages à la solitude d'autant plus pesante,  déchirante, qu'un monde grouille de vie autour d'eux * : le Saint-Clair de « La Fin du jour »,  1939 le Monsieur Hire de « Panique » 1946 l'assassin » et la vieille dame aux chats de « Sous  le ciel…, le traître aux abois une fois dévoilé dans « Marie-Octobre… » 1958.

 

* Tout un chacun a pu dans son existence vivre cette douloureuse sensation quand, derrière  les hauts murs d’un cimetière, à l’occasion de l’enterrement dans la stricte intimité de la  famille on se retrouve seul face à une peine triste, profonde et déchirante alors même qu’un  avion traverse le pur bleu d’un ciel ensoleillé rappelant qu’ailleurs fourmille encore la vie.

 

Autre thème, des portraits de femmes particulièrement cyniques dans « La Belle Équipe, »  1936 « Panique », 1946 « Chair de poule… » 1963

 

On trouve aussi On trouve des scènes se passant sur ou sous les toits dans « La Belle Équipe »  « Panique » (notamment la scène finale). « Sous le ciel de Paris » 1951 commence, après  quelques vues aériennes de Paris, par un plan où l'on voit un chat de gouttière marcher sur un  toit ; et l'assassin du film s'est aménagé un atelier de sculpteur dans une mansarde. 

 

Qui fait quoi ?

 

Voici le temps des assassins (Julien Duvivier, 1956) - Allen John's attic

 

Jean Gabin : André Châtelin, restaurateur à l'enseigne Au rendez-vous des  Innocents

Il fut un acteur fétiche de Duvivier lequel contribua à sa gloire par les rôles qui lui confia. On compte près de sept collaborations dans des films devenus cultes.

 

Danièle Delorme : Catherine

Après-guerre, elle se perfectionne avec Tania Balachova et René Simon. Son interprétation de  Gigi d'après Colette en 1949 lui apporte la renommée et, sur cette lancée, elle tourne de  nombreux films où sa grâce, sa pudeur et son engagement dans des rôles d'héroïne fragile,  souvent marquée par le destin, font impression. Dans les années 1950 et 1960, elle joue au  théâtre les grands auteurs tels qu'Ibsen, Jean Anouilh, Paul Claudel, Pirandello.

 

Après un rôle à contre-emploi de femme machiavélique dans « Voici le temps des assassins » elle prend au début des années 1960 quelque distance avec son métier d'actrice pour faire de  la production. On la revoit dans les films d'Yves Robert dans les années 1970 comme « Un  éléphant ça trompe énormément » 1976. On ne peut oublier cette scène et surtout la réplique : « « J'aime vos seins ! Je ne peux pas vivre sans eux, c'est décidé. » quand elle est harcelée par  Lucien, un adolescent de dix-sept ans au discours très affirmé, obsédé par ses seins (surtout le  gauche) joué par le très éclectique Christophe Bourseiller.

 

Voici le temps des assassins | Julien Duvivier, 1956 | Cinepsy - Cinéma et  psychanalyse

 

Gérard Blain : Gérard Delacroix

 

On l’a déjà rencontré dans « Avant le déluge » 1954 d’André Cayatte. Notons pour la petite  histoire que cet acteur anticonformiste et à la personnalité affirmée a été marié deux ans avec  Bernadette Lafont autre personnalité affirmée et tout aussi anticonformiste s’il en fut.

 

Lucienne Bogaert : Gabrielle, logée à l'hôtel Le Charolais

 

Le cinéma a plusieurs fois employé ses talents de tragédienne et sa diction originale en lui  confiant des rôles de mères abusives et inquiétantes, de matrones ou de maquerelles. Trois de  ses rôles sont particulièrement notoires : mère maquerelle distinguée d'Élina Labourdette dans « Les Dames du bois de Boulogne » 1945 de Robert Bresson mère droguée machiavélique de Danièle Delorme dans « Voici le temps des assassins » et mère follement possessive de Jean  Desailly dans « Maigret tend un piège » 1958.

 

Germaine Kerjean : Mme Châtelin mère, qui tient une guinguette à Lagny, près du  canal de halage

Une carrière partagée entre théâtre et cinéma. Au cinéma, elle incarna surtout des personnages  antipathiques comme Goupi-Tisane dans « Goupi Mains Rouges ».1943 de Jacques Becker

 

Gabrielle Fontan : Mme Jules

 

Une carrière d’actrice longue de trois décennies. Habituée des petits rôles, elle déploie sur  trois décennies son talent d'actrice de composition dans des personnages aussi variés que  concierge, mercière, femme de ménage, clocharde, religieuse ou directrice d'école. Elle tourne  plusieurs films aux côtés de Jean Gabin et Gérard Philipe.

 

Jean-Paul Roussillon : Amédée, second de cuisine de Châtelin

 

Élève de l'École de la Rue Blanche, il entre au Conservatoire national d'art dramatique (classe  Denis d'Inès), où il obtient en 1950 un premier prix de comédie classique, qu'il partage avec  Michel Galabru et qui lui ouvre immédiatement les portes de la Comédie-Française. Il y est  élu sociétaire en 1960, et en deviendra sociétaire honoraire en 1982.

Il mena, parallèlement une carrière au théâtre et une au cinéma ou il tourna avec les plus grands. Au théâtre il fut également metteur en scène.

 

Il a reçu trois Molières : en 1991, 1996 et 2002 et le César du meilleur acteur dans un second  rôle en 2009.

 

Robert Pizani : le président

 

Au cinéma, il apparaît à partir de 1924 dans près de 90 films (longs et courts métrages)  toujours pour des seconds rôles et joue son dernier en 1961 dans Le Capitaine Fracasse de  Pierre Gaspard-Huit.

 

Aimé Clariond : M. Prévost

 

De 1931 à 1960, près de 100 films avec de metteurs en scène type Grangier, Molinaro,  Delannoy ou Sacha Guitry.

 

Mais aussi grand acteur de théâtre qui intégra la Comédie Française alors qu’il n'a jamais pu  intégrer le Conservatoire : il est recalé à trois reprises au concours d'entrée. Tout cela ne l’empêcha pas de jouer aussi avec succès sur des scènes hors Comédie Française

 

Robert Arnoux : M. Bouvier

 

Ses débuts coïncident avec l’arrivée du parlant en France. Il tourne d’abord pour la firme  allemande UFA « Tumultes » 1931, « Le Congrès s’amuse »1932), puis pour la Paramount  Pictures « La Perle »1932).

 

Mais il incarne rarement les premiers rôles. Arnoux apparaît malgré tout régulièrement dans  de nombreux films à succès le préfet dans « Lettres d'amour » 1942, le profiteur du marché noir dans « La Traversée de Paris » 1956 Il donne la réplique à toute une génération de  comédiens parmi lesquels Jean Gabin et Claude Brasseur.

 

Gaby Basset : une serveuse de la guinguette

 

Gaby Basset débute comme sténodactylo avant d'orienter sa carrière vers le cabaret et le  music-hall où elle rencontre Jean Gabin3. Ils se marient le 26 février 1925 à la mairie du 18e  arrondissement1. Ils se produisent avec succès dans des opérettes, mais le travail les accapare  et ils se voient assez peu. En 1929, Jean Gabin entame une liaison avec sa partenaire  Jacqueline Francell. Le divorce est consommé à la fin de l'année Bien que séparés à l'amiable,  ils tournent leur premier film « Chacun sa chance » en 1930. Gabin n'oublie jamais celle qu'il  surnommait « Pepette » : lorsqu'il redevient l'un des acteurs du cinéma français les plus  sollicités après la guerre, il s'arrange pour qu'elle ait un petit rôle dans ses films.(Merci  Wikipédia)

 

Robert Manuel : Mario Bonnacorsi, Marseillais connaissant les deux femmes

 

Ses débuts au cinéma datent de 1935 pour un petit rôle dans un film de Jean de Limur, « La Petite Sauvage » Il tournera avec des réalisateurs connus, notamment Sacha Guitry, Julien  Duvivier, Jean Meyer, Gilles Grangier ou Christian-Jaque mais la plupart du temps pour des  rôles secondaires. Jules Dassin « Du rififi chez les hommes » 1955,Patrice Chéreau « Judith Therpauve », 1978 Alain Resnais « La vie est un roman » 1983 feront appel à ses services. Cependant sa principale activité d'acteur fut sur les scènes de théâtre, où il interprétait surtout  des comédies de Molière, de Courteline, de Feydeau ou de Marivaux. Il a à son actif plus de  400 mises en scène, autant de rôles. Il fut une figure majeure de la vie théâtrale et artistique  française.

Son rôle pendant la seconde guerre mondiale mérite d’être signalé

 

Camille Guérini : Gégène

 

Encore un de ces acteurs qui eut une double vie alliant cinéma et théâtre. Près de 70 rôles de  1942 à 1963 dans « Le glaive et la Balance » d’André Cayatte. Pour les autres il les tourna à  la demande des Lautner, Verneuil, Decoin, Delannoy, Carné, Allegret, Clouzot, Duvivier, Le  Chanois dont, pour certains, plusieurs fois. Parmi les plus grands on vous dit.

 

Paul Demange : le client au régime

 

Paul Demange fut second ou troisième rôle durant un demi-siècle dans plus de 200 films. Ses  passages à l’écran sont fugaces, garçon de café, coiffeur, greffier, souvent petit employé,  parfois petit chef de bureau, parfois policier et parfois malfrat.

 

Henri Coutet: l'homme qui annonce l'accident d'automobile à la guinguette

 

Du début de sa carrière en 1943 à sa retraite en 1984, Henri Coutet a tourné dans plus de 100  films et téléfilms ou épisodes de feuilleton télévisuel. Il n'a jamais eu de premier ni de second  rôle, et est resté toute sa vie cantonné aux petits rôles et silhouettes.

 

Le chien César

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

La Complainte des assassins, paroles de Julien Duvivier et musique de Jean Wiener,  interprétée par Germaine Montéro

 

Jean Wiener est un pianiste et compositeur français. Il est l'auteur de plus de 350 musiques de  film, pour le cinéma et la télévision, et d'œuvres de musique classique.

 

Il a, quelque fois interprété quelques rôles comme dans « Lady L » de Peter Dustinov d’après  le roman éponyme de Romain Gary. Il interprète le pianiste Krajewski dont le concert est à  chaque fois interrompu quand il se met à jouer la « Grande Polonaise » de Chopin par un  anarchiste qui lance une bombe.

 

Sans oublier les scénaristes

 

Julien Duvivier, avec Maurice Bessy et Charles Dorat. Duvivier était le scénariste de  pratiquement tous ses films

 

Ni les dialoguistes

 

Julien Duvivier, Charles Dorat, Pierre-Aristide Bréal. Comme ci-dessus. Duvivier était le  dialoguiste de presque tous ses films souvent avec Charles Spaak et/ou Henri Jeanson

 

Quelques bons moments

La scène où un client commande un repas très frugal avec un radis au beurre et une bouteille  d'eau minérale a été reprise quasiment en intégralité dans Le Grand Restaurant, sûrement sous  forme d'hommage.

 

Celle où parmi les clientes du restaurant, deux femmes manifestement en couple (sujet  rarement évoqué à l’époque), l’une faisant une courte scène de jalousie à l’autre à propos de  Danièle Delorme « Dis-donc, chérie, est-ce que tu veux son portrait ? » « Je ne dirais pas non ! »

Pax

Prochainement « L’homme qui tua Liberty Valence »

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 06:00

 

Avant le déluge - Manifestations

18 janvier 2014

 

Qui se souvient de Gabrielle Russier : mourir d'aimer, comprenne qui voudra ICI

actu-societe-Gabrielle-Russier.jpg

 

 

Lorsque le 22 septembre, notre normalien de Président, questionné par Jean-Michel Royer, sur ce qu’il était maintenant de bon ton d’appeler « l’affaire Russier », allait convoquer Paul Eluard pour jeter un étrange voile sur Gabrielle, délivrer, une brève et ambiguë, oraison funèbre : « Comprenne qui voudra… » lance-t-il.

 

 

 

En exergue de son poème, Eluard avait écrit : «  En ce temps-là pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On allait jusqu’à les tondre. »

 

 

 

Pompidou était prévenu, du poème d’Eluard filtre une émotion poignante :

​​​​​​​

Comprenne qui voudra

 

Moi mon remords ce fut

 

La malheureuse qui resta

 

Sur le pavé

 

La victime raisonnable

 

A la robe déchirée

 

Au regard d’enfant perdue

 

Découronnée défigurée

 

Celle qui ressemble aux morts

 

Qui sont des morts pour être aimés                

 

Une fille faite pour un bouquet

 

Et couverte

 

Du noir crachat des ténèbres

 

Une fille galante

 

Comme une aurore de premier mai

 

La plus aimable bête

 

Souillée et qui n’a pas compris

 

Qu’elle est souillée

 

Une bête prise au piège

 

Des amateurs de beauté

 

Et ma mère la femme

 

Voudrait bien dorloter

 

Cette image idéale

 

De son malheur sur terre.

Aujourd’hui c’est « Avant le déluge » (1954)

 

Avant le déluge de André Cayatte (1954) - Unifrance

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour coller quelque peu à l’actualité qui nous parle à tout bout de champs de la guerre nucléaire à venir ou non et vous faire savourer ce qu’était la fameuse « qualité française »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Au début des années 1950, la guerre de Corée implique la France en tant qu'adhérente à l'ONU. Cinq jeunes gens suivent le mouvement de panique générale, dû au risque de guerre nucléaire. Ils projettent d'aller se réfugier sur une île perdue de l'océan Pacifique. Pour se procurer l'argent nécessaire à leur voyage, à l'insu de leurs parents, Daniel Epstein, Jean Arnaud, Philippe Boussard, Richard Dutoit et Liliane Noblet commettent un cambriolage qui tourne mal : Jean tue accidentellement le veilleur de nuit…

 

 

Réalisation

 

 André Cayatte

 

Romancier, avocat, cinéaste, scénariste et/ou dialoguiste André Cayatte est une forte et dérangeante personnalité du cinéma français.

 

Son idée première est celle d'un cinéma interpellant les masses sur des problèmes de société.

 

C’est ainsi qu’il réalise un cycle au cours duquel il analyse les rouages et les enjeux de la justice à ses différentes étapes. En 1950 « Justice est faite », film montrant un jury d'assises prisonnier de ses préjugés, « Nous sommes tous des assassins » 1952, plaidoyer sur l'inefficacité de la peine de mort, « Avant le déluge » 1954, essai sur ce qui pousse la jeunesse à se retourner contre la société, « Le Dossier noir » 1955, qui traite des faiblesses inhérentes à l'instruction. Le résultat est un succès populaire, une citation parmi les quinze cinéastes français qui comptent.

 

Il est aussi à l’origine d’une évolution du cinématographe vers le genre télévisuel, tel qu'il se voit aujourd'hui dans les enquêtes d'actualité. Après divers problèmes  dérangeant les autorités et l’empêchant de tourner un film sur « l’affaire Seznec »

 

Il continue au cinéma jusqu'en 1978, puis à la télévision, à filmer des problèmes de société, voire des sujets d'actualité, comme l'ostracisassion d'un enseignant accusé de pédophilie, cas parmi bien d'autres de délation abusive qu'a eu à défendre Me Cornec « Les Risques du métier » 1967 avec Jacques Brel ou encore l'affaire Gabrielle Russier, une enseignante amoureuse d'un de ses jeunes élèves « Mourir d'aimer » 1971) avec  Annie Girardot. En 1969, ce cas avait interrogé l'inhumanité d'un système judiciaire zélé, pratiquant la peine de mort par suicide, jusqu'au Président de la République qui avait commandé une enquête et terminé une conférence de presse par cette unique citation d’Eluard « Moi mon remord ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts, qui sont morts pour être aimés » .

Truffaut qualifiait le cinéma de Cayatte, avec un certain dédain de film à thèse. Mais les films à thèse, enchantaient cette époque - l’enfance de Ciné papy – d’où le succès public de ce cinéaste qui nous amenait à sortir des sentiers battus. À la sortie de la messe du dimanche on se précipitait sur l’affiche de la critique catholique cataloguant les films allant du « Pour tout public » à « A éviter » en passant par « Pour adultes avertis »

 

Jacques Chabassol, Clément Thierry, Roger Coggio et Jacques Fayet dans Avant le déluge, d’André Cayatte (1952).

Qui fait quoi ?

 

Antoine Balpêtré :                  Monsieur Albert Dutoit

 

Nul, mieux que l’article que lui consacre Wikipédia ne dira la belle et bonne carrière de cet acteur plébiscité en son temps. En outre elle illustre parfaitement cette banale remarque : Il tourna avec les plus grands.

 

Après un Premier Prix au Conservatoire en 1919, il est engagé au Théâtre de l’Odéon avant d’entrer à la Comédie-Française en 19342. Il y enchaine les rôles et est l'interprète de Molière, Pirandello, Hugo, Racine, Edmond Rostand, Shakespeare, Paul Claudel et de bien d'autres auteurs.

 

Au cinéma, après cinq films tournés dans les années 1930, il figure sous l’Occupation dans quelques-uns des films les plus marquants de l'époque : « La Main du diable » 1942 de Maurice Tourneur « L'assassin habite au 21 » 1942 et « Le Corbeau » 1943 de Henri-Georges Clouzot films produits par la firme allemande Continental. Cela lui vaut d’être emprisonné pendant quelques mois à la Libération et d’être révoqué de la Comédie Française. Ensuite, il apparait notamment dans « Justice est faite » 1950 et « Nous sommes tous des assassins » 1952 d’André Cayatte, « Le Plaisir » de Max Ophüls 1952, « Le Rouge et le Noir » 1954 de Claude Autant-Lara, « Katia » 1959 de Robert Siodmak. Sur scène, il trouve l’un de ses derniers rôles dans La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams.

 

Paul Bisciglia :           Jean-Jacques Noblet

 

Ce prolifique comédien, spécialisé dans des seconds rôles, a près de 200 films à son actif. On le retrouve souvent dans des personnages souvent gouailleurs, tel le comédien marié à Micha Bayard en quête de rôles dans « Le Cinéma de papa »1971  de Claude Berri. Il était également le jeune marié dans « Les Vieux de la vieille » 1960 de Gilles Grangier, le curé dans « Hibernatus » 1869 d'Édouard Molinaro, un Français moyen dans « On a retrouvé la septième compagnie » 1975 de Robert Lamoureux et le bagagiste dans « L'Aile ou la cuisse » 1976 de Claude Zidi.

 

Homme de théâtre, il a notamment participé à la création ou à la reprise de plusieurs pièces de Jean Anouilh.

 

On l’a déjà rencontré dans « Un témoin dans la ville » 1959

  

Bernard Blier :                  Monsieur Marcel Noblet

 

Ras le bol ! N’en jetez plus la cour est pleine ! Ciné papy a beau avoir une passion voir une grande tendresse pour les acteurs le père de Bertrand Blier me colle aux charentaises comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Preuve s’il en était d’une magnifique et longue carrière s’étalant de 1936 à 1980 avec d’innombrables films devenus cultes. Pour en savoir un peu plus, sans courir vers l’abondant article de Wikipédia.

 

Before the Deluge (1954) - IMDb

Marina Vlady :                  Liliane Noblet

 

Nous l’avons déjà rencontrée dans « Les bonnes causes »1963

 

Quand elle tourne « Avant le déluge » elle a déjà 12 films à son actif en cinq ans de carrière.

 

Elle a à peine seize ans.

 

Avec un tel pedigree elle se sent devenir et s’avance comme telle sur le plateau. Las, l’accueil de Cayatte et, précise-t-elle, de l’ingénieur du son, est effroyable pour elle et les autres jeunes acteurs de la bande pendant toute la scène du procès. Elle poursuit : « Je crois que Cayatte avait manigancé ce plan de travail pour obtenir le maximum de tension chez ses jeunes interprètes. Il y avait réussi et même bien au-delà. »

 

Ils reçurent le Prix de la Critique au Festival de Cannes. Mais elle ne fut pas autorisée à assister à la projection : le film, jugé trop noir, était interdit… aux moins de 16 ans !

 

Jacques Chabassol :               Jean Arnaud

 

Petite carrière pour cet acteur qui ne participa qu’à 8 films.

 

Après avoir travaillé sous la direction d'André Cayatte, de Julien Duvivier ,de Marcel Carné, de Georges Lautner et de Gilles Grangier,  il quitte les plateaux en 1963 et devient restaurateur

 

Roger Coggio :                  Daniel Epstein

 

Membre de la troupe du TNP de Jean Vilar, il réalisa notamment l'adaptation des Fourberies de Scapin de Molière. Acteur et réalisateur, il se passionna pour « Le Journal d’un fou » d’après l’œuvre de Nikolaï Gogol qu’il interpréta dans diverses version et qu’il monta plusieurs fois Il partagea la vie de Pascale Audret, Élisabeth Huppert et Fanny Cottençon, avec qui il eut un fils.

 

Jacques Castelot :                   Serge de Montessan

 

Acteur de théâtre et de cinéma, il est le frère de l'historien André Castelot. (Animateur de l’émission historique « La Caméra explore le temps » à la télévision.

 

Il a joué dans plus de 80 films entre 1937 et 1988, interprétant souvent des rôles d'aristocrate. Au théâtre, il a notamment créé Les Mains sales de Jean-Paul Sartre et Ardèle ou la Marguerite de Jean Anouilh.

 

Paul Frankeur :                Monsieur Boussard

 

À Saint-Germain-des-Prés, il côtoie Jacques Prévert et Maurice Baquet et se lie au groupe Octobre.*

 

Il tournera dans plus de quatre-vingts films en France et en Italie.

 

Il partageait avec Jean Gabin et Lino Ventura la passion de la bonne chère. La solide amitié qui le liait à ces deux grands acteurs se traduisit par une présence commune dans de nombreux films, parmi lesquels plusieurs classiques. Paul Frankeur reste une figure attachante du cinéma, dans des seconds rôles où sa justesse d'interprétation lui valait d'être distingué. Par son timbre de voix, reconnaissable entre mille, il affirmait sa présence à l'écran.

 

On se souviendra de lui dans « Marie Octobre »  1959 voir fiche et/ou dans l’impeccable « Un singe en hiver » 1962 de Verneuil ou encore  « Le Deuxième Souffle » 1966 de Jean-Pierre Melville

 

* Déjà plusieurs fois évoqué dans les fiches ; Il faudra trouver une opportunité pour fournir explications et dire l’importance de ce groupe issu de « l’agit-prop » des années trente.

 

Isa Miranda :                           Madame Françoise Boussard

 

Une vie cabossée par divers accident pour cette belle actrice italienne.

 

En 1934, elle tourne dans le film de Max Ophüls « La Dame de tout le monde », un succès qui fait d'elle une vedette. Cela lui permet de tourner ensuite avec quelques grands réalisateurs européens et d'espérer une carrière à Hollywood. Elle signe en effet un contrat avec la Paramount en 1938, pour jouer dans « Zaza » 1939 de George Cukor, mais doit y renoncer après un accident de voiture. Elle tourne ensuite deux films qui n'ont pas de succès, et rentre en Italie.

 

La suite de sa carrière en Europe est cependant brillante : elle y tourne à nouveau avec certains des plus grands réalisateurs du continent. Son rôle dans « Au-delà des grilles » de René Clément lui vaut le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes de 1949.

 

Line Noro :                         Madame Arnaud

 

Actrice de rôles de composition, spécialisée aussi dans les « rôles de pleureuses », elle a joué au cinéma dans une cinquantaine de films entre 1928 et 1956, parmi lesquels : « Pépé le Moko » 1937 de Julien Duvivier Goupi « Mains Rouges » 1943 de Jacques Becker « La Symphonie pastorale » 1946 de Jean Delannoy ou encore « Meurtres ? » 1950 de Richard Pottier.

 

Marcel Pérès :                   l'inspecteur Mallingré

 

Il joue dans huit des films de Jean-Pierre Mocky. Au théâtre, Jean Anouilh fait souvent appel à lui, on le voit notamment dans Le Rendez-vous de Senlis, L'Invitation au château, Ardèle ou la Marguerite4, Eurydice et Antigone.

 

Il enchaîne quelques chefs-d'œuvre, comme « Goupi Mains Rouges » 1943  de Jacques Becker, « Les Enfants du paradis » de Marcel Carné en 1945, ou « Justice est faite » d'André Cayatte en 1950.

 

Albert Rémy :                    le garçon de café

 

Il débute au cirque, puis au théâtre en tant que décorateur et metteur en scène4 avant de devenir comédien. Parmi ses films les plus notables, on peut citer « Les quatre cents coups » 1959 de François Truffaut ou « Le Train » 1964 de John Frankenheimer où il joue aux côtés de Burt Lancaster, Michel Simon, Jacques Marin, Suzanne Flon et Jeanne Moreau.

 

André Valmy :            l'autre inspecteur de police

 

André Valmy fréquente le groupe Octobre : Yves Montand, Simone Signoret, et Gérard Philipe, avec qui il tourne dans la baie de Somme dans « Une si jolie petite plage » 1949. André Valmy, joue beaucoup au théâtre, pour les plus grands metteurs en scène (Raymond Rouleau, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar). Il se considère plutôt comme un acteur instinctif. André enchaîne les rôles de flics et de gangsters pour la télévision et le cinéma Mauricet dans « Le Gorille vous salue bien » 1958 de Bernard Borderie avec Lino Ventura, Lucas dans « Maigret tend un piège » 1958 de Delannoy avec Jean Gabin).

 

Maria Zanoli :            Madame Dutoit

 

Elle fait ses vrais débuts au cinéma avec Renato Castellani dans « Zazà » 1944 et a joué dans une soixantaine de films jusqu'en 1961, travaillant, entre autres, avec des réalisateurs tels que Mario Mattoli, Julien Duvivier, Federico Fellini et Luchino Visconti.

 

Gérard Blain :            le lycéen bagarreur

 

Une carrière de 82 films pour cet acteur à la personnalité affirmée. Il est considéré par certains comme un «anarchiste de droite» pour son anticonformisme éthique.

 

À ne pas confondre avec Roger Blin (que nous avons vu dans « Entrée des artistes » 1938)

 

Pour mettre une tête sur le nom de Gérard Blain, souvenez-vous, il faisait partie du trio de « Hatari !» 1962 de Hawks avec Hardy Kruger et l’incontournable John Wayne sans oublier la belle et pleine d’humour Elsa Martinelli. Mais celle-là impossible de l’oublier.

 

Jean Yanne :               un lycéen

 

Né en 1933 notre plus qu’éclectique * Yanne national a 21 ans lors du tournage et 3 films derrière lui.

* Il fut : homme de radio, journaliste, acteur de cabaret, homme de cinéma ( acteur – metteur en scène – producteur – scénariste), Écrivain de scénarios et dialogues de BD, romancier

   

Christian Brocard :

 

Second rôle du cinéma français, il a joué dans plus de cinquante films dont « Si Versailles m'était conté »  1954 de Sacha Guitry,« Les Diaboliques » 1955 de G.H. Clouzot,« Ascenseur pour l'échafaud »  1958 de Louis Malle« Les Quatre Cents Coups » 1959 « La Grande Vadrouille » 1966 de Gérard Oury

 

Jacques Duby:            un manifestant

 

En voilà un qui n’a été qu’acteur dans sa longue carrière, mais quel acteur !

 

Le grand public le découvre notamment grâce au rôle de Camille Raquin qu'il interprète dans le film « Thérèse Raquin » 1953 de Marcel Carné.

Mais c'est à la scène qu'il doit sa notoriété en se faisant remarquer par sa verve dans des pièces de dramaturges de premier plan. Il crée « Voulez-vous jouer avec moâ ? »de Marcel Achard, « L'Œuf » de Félicien Marceau, « Les Oiseaux de lune » de Marcel Aymé, « La Logeuse » de Jacques Audiberti que du beau monde !

 

Le 1er octobre 1968, il apparaît dans la première publicité de marque à la télévision française.

 

Au cinéma, s'il ne tient que des seconds rôles, il a l'opportunité d'être dirigé par des réalisateurs de renom comme André Cayatte ou Julien Duvivier.

 

Cependant, au début des années 1970, sa carrière cinématographique s'appauvrit au profit de la scène où il continue d'obtenir de beaux succès (dopés par la collection télévisée Au théâtre ce soir), fidèle au répertoire de grands auteurs : Félicien Marceau, Jean Anouilh, Eugène Ionesco... En 1971, il joue encore le rôle de Valentin - 16 ans après sa création - dans l'adaptation télévisuelle de Les oiseaux de lune avec Claude Jade et Pierre Arditi, encore réalisé par André Barsacq.

 

En raison de son flegme, il était surnommé « l'Alec Guinness français », notamment lors de la création de la pièce de théâtre L'Œuf de Félicien Marceau en 1956 où le critique Robert Tréno du Canard enchaîné écrit : « Si le cinéma français se mettait un jour à avoir autant d’humour qu’en a parfois le théâtre, nous aurions notre Buster Keaton, nous aurions notre Alec Guinness. C’est indubitable ! »

 

Paul Faivre:                 Eugène

 

Paul Faivre interpréta des rôles de grand-père (Les Grandes Vacances, Le Grand Restaurant, Archimède le clochard, Les Vieux de la vieille, Une aussi longue absence…). Entre 1931 et 1967, il a joué dans 180 films (vingt-huit d'entre eux ont été réalisés par André Berthomieu).

 

Jacques Marin:          l'ouvrier à bicyclette

 

Ancien élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, sa carrière cinématographique démarre vraiment en 1951 grâce à son rôle dans Jeux interdits. Il ne tourne pas moins de 18 films avec son ami Jean Gabin.

 

Physiquement proche du stéréotype français, avec sa rondeur bougonne et sa moustache en brosse, il a joué dans de nombreuses productions américaines. Il maîtrise en effet parfaitement l'anglais, grâce à son épouse Patricia Hutchinson. Cela lui permettra d'approcher de nombreuses stars, telles que Marlon Brando, Audrey Hepburn, Cary Grant, Errol Flynn, Orson Welles, Burt Lancaster, Julie Andrews, Dustin Hoffman, Michael Caine, Anthony Quinn... Il doublera également de nombreux films américains en français, et notamment des dessins animés de Walt Disney.

 

En 1963, il joue le rôle du père dans la première réalisation de Claude Berri, « Le Poulet », qui sera récompensée par une distinction au festival de Venise et un Oscar à Hollywood.

Il a joué aussi dans de nombreuses pièces de théâtre, diffusées à la télévision dans Au théâtre ce soir, et dans des séries télévisées comme Les Cinq Dernières Minutes.

 

Les cinéphiles le reconnaîtront dans le rôle de l'épicier collaborateur dans « Mais où est donc passée la septième compagnie ? »1973 (Merci Wikipédia)

 

Lucien Raimbourg :              un paysan

 

Raimbourg est un nom qui dit quelque chose aux cinéphiles puisque c’était l’état civil de Bourvil dans la vie quotidienne. Lucien est également cousin d'André Raimbourg auprès de qui il ne joua que dans un seul film, « Sérénade au Texas » 1958, cependant sans scène ensemble.

 

Comme pour beaucoup de comédiens de cette époque, c'est surtout le théâtre qui est sa véritable passion. Il se produit au TNP, il participe à la création de En attendant Godot de Samuel Beckett, et joue des rôles du répertoire classique (Corneille, Molière, etc.)

Et si pour une fois on parlait musique

 

Aujourd’hui c’est Georges van Parys compositeur français de musique de film, d'opérette et de musique légère. Il a marqué son époque par des chansons populaires à l'image de sa personnalité : un musicien de Paris. Sa carrière s'étend des années 1930 aux années 1970 lors des quelles il signa près de 300 musiques de film.

 

Plusieurs de ses compositions deviennent des standards de la chanson française telles « Comme de bien entendu » chantée par Arletty et Michel Simon, « C'est un mauvais garçon » « chantée par Henri Garat, « La Complainte de la butte » chantée par Cora Vaucaire, « La Complainte des infidèles » chantée par Mouloudji, etc. La liste de ses interprètes est vertigineuse. Parmi eux, Danielle Darrieux, Albert Préjean, Damia, Fréhel, Maurice Chevalier, Georges Brassens, Ginette Garcin, et plus récemment Patrick Bruel, Rufus Wainwright, Hélène Ségara, etc.

 

Sans oublier les scénaristes

 

André Cayatte et Charles Spaak.

 

Avec Jacques Prévert, Charles Spaak est un des plus importants scénaristes du cinéma français des années 1930 et 1940. Nous les avons déjà rencontrés dans plusieurs fiches.

 

Charles Spaak est le frère de Paul-Henri Spaak, qui sera premier ministre de Belgique est grand européen. Il est aussi le père de la ravissante Catherine Spaak actrice qui fit l’essentiel de son abondante carrière en Italie dont elle finit par acquérir la nationalité.

 

Ni le dialogue :

 

Charles Spaak  - voir ci-dessus

 

L’air du temps                  La censure

 

Wikipédia nous dit : À sa sortie, le film rencontre des problèmes avec la censure qui lui reproche de mettre en scène des adolescents criminels et de montrer un antisémitisme caricatural dans la société française qui donnerait une mauvaise image de la France à l'étranger. C'est pour ces raisons qu'une interdiction initiale aux moins de 16 ans lui est attribuée.

 

Pour atténuer ces griefs le carton explicatif suivant est ajouté au début du film :

 

    « Tous les personnages mêlés à l'histoire qui va vous être racontée sont imaginaires. À travers une intrigue aussi exceptionnelle, les auteurs n'ont voulu, ni tracer un portrait de la jeunesse française, ni montrer que les préjugés raciaux sont répandus en France. Heureusement, un tel drame ne s'est jamais déroulé mais, dans les circonstances évoquées par le film, il aurait pu se produire... et c'est dans cette mesure qu'il est soumis à votre réflexion. »

 

 

Pax

 

Prochainement « Voici le temps des assassins »

André Cayatte, les risques du métier - rts.ch - Carrefour-Soir Information

Redécouvrir André Cayatte, le cinéaste-plaidoyer ICI

 

La rétrospective André Cayatte, très suivie, fut l’un des temps forts du 11e Festival Lumière, en octobre dernier à Lyon. Une belle manière de rendre justice à cet ancien avocat qui se tourna vers le cinéma et fut considéré, à tort, comme un réalisateur démonstratif de « films dossiers » sur les institutions de la France des Trente Glorieuses. Car le cinéma de Cayatte était, et reste, un passionnant cinéma du regard, comme le prouvent deux de ses plus beaux films, Nous sommes tous des assassins (1952) et Avant le déluge (1954), désormais disponibles en Blu-ray.

 

Qui regarde, donc qui juge ? Voilà la grande affaire d’André Cayatte. Après, donc, une courte carrière au barreau dans les années 1930, où il plaidait toujours contre la peine de mort, il comprit que la caméra, peut-être, serait plus efficace qu’une robe noire pour traquer les failles du système judiciaire, creuser l’humanité des prévenus, mais, aussi, rappeler les péchés, non confessés, d’une certaine France d’après guerre. Ainsi, après la fin du mélodrame judiciaire Nous sommes tous des assassins (1952) avec un bouleversant Mouloudji, la voix d’un prêtre humaniste qui s’adresse à chaque condamné à mort résonnera longtemps dans nos consciences. À chacun, en effet, il rend sa dignité avec cette phrase bouleversante : « Tu es unique. »

 

Dans Justice est faite, deux ans auparavant (disponible en DVD chez Gaumont à la demande), c’est l’euthanasie (déjà) qui est au banc des accusés en la personne d’une « étrangère » et, grâce à un casting épatant de jurés (dont le délicieux Raymond Bussières en garçon de café qui s’interroge), Cayatte livre une peinture, certes didactique mais d’une grande justesse, des motivations de ceux qui finissent par livrer un verdict hypocrite. On pense sans cesse à 12 Hommes en colère, de Sidney Lumet, mais, hélas, sans le courage citoyen de Henry Fonda…

 

 

 

Choc encore plus grand devant Avant le déluge (avec Marina Vlady en fille de Bernard Blier, magnifique) réalisé en 1954. Quatre adolescents issus de la bourgeoisie se retrouvent en cour d’assises – un flash-back revient sur les événements qui les ont amenés à tuer. La menace d’une troisième guerre mondiale plane, et c’est aussi la vie de leurs parents respectifs qui poussent ces jeunes à rêver d’ailleurs, et à fuir cette triste France qui pourrit entre idéalisme aveugle, spéculation, relents de guerre d’Indochine, de déportation ou d’antisémitisme. Quand la fin du monde et la guerre nucléaire paraissent proches, que les pères et les mères sont trop occupés à défendre leurs finances, leurs idéologies rances ou leurs coucheries extra-conjugales, comment tourne la jeunesse ? Mal, monsieur le procureur, forcément mal… Les héros d’Avant le déluge sont coupables mais pas responsables, même si ce film étonnamment noir les filme plongeant dans la barbarie. Avec ses dialogues puissants coécrits par Cayatte et Charles Spaak, Avant le déluge est une démonstration implacable.

 

François Truffaut, qui détestait son œuvre, avait écrit à son égard cette perfidie cinglante : « C’est une chance que Cayatte ne s’attaque pas à la littérature, il serait capable à l’écran d’acquitter Julien Sorel ; Emma Bovary en serait quitte pour la préventive… » Le futur réalisateur des Quatre Cents Coups ne croyait pas si bien dire. Car si, avec André Cayatte, la salle de cinéma se transforme en prétoire, c’est celle d’une cour d’appel… à plus d’humanité.

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 06:00

 

Pax me met dans l’embarras, pas dans le débarras, en tressant des couronnes de lauriers à Jean-François Balmer, Didier Bezace et Odette Laure, des saltimbanques comme je les aime.

La DilettanteOdette Laure - Unifrance

 

Si  je choisis Didier Bezace c’est que j’ai écrit une chronique sur lui :

 

Mort du célèbre Didier Bezace, comédien et metteur en scène

15 mars 2020

Didier Bezace, artiste engagé, sa bonté solide, un humanisme fêlé… tout le monde a droit à la beauté…  ICI 

 

Pax en commentaire y déclarait sa flamme à Jack Ralite

 

Jack Ralite, le 11 juin 2013.

Jack Ralite, le 11 juin 2013. 

 

« Jack Ralite, un de ces quatre ministres communistes de Mitterrand qui, pour ces Grands Peureux de Bien-pensant selon Bernanos, devaient constituer la tête de pont permettant aux chars russes de défiler sur les champs Elysée. Ils se sont comportés comme de bons citoyens élus et nommés démocratiquement et respectueux des lois de leurs pays.

 

Ralite, homme très cultivé et amoureux de la culture avait compris et croyait dur comme fer que la culture, la vraie *était un des moyens essentiel pour faire progresser les individus et avancer le « vivre ensemble »

 

Un détail sans importance, Jack Ralite fut dans le gouvernement Mauroy, sous la présidence de François Mitterrand, Ministre en charge de la santé puis ministre délégué à l’emploi. La culture étant le monopole d’un autre Jack.

 

La Dilettante - film 1998 - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « La Dilettante» (1999)

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce qu’il serait temps que Ciné papy arrête de se prendre au sérieux et vous invite à une franche rigolade sans cependant que ne cela tourne à la pantalonnade. De la tenue avant toute chose. Ici il se permettra même de faire le zozo, sans sortir du cadre de l’épure

 

Quelle est l’histoire ?

 

Pierrette Dumortier est une grande bourgeoise qui s’ennuie. Justement, cette femme de caractère mais velléitaire résiste à tout sauf à la tentation et surtout à l’ennui. Elle ne sait quoi inventer pour y échapper. Elle décide un beau jour de quitter son mari et sa vie bourgeoise en Suisse pour retourner à Paris. Elle s’installe, tout d’abord, en banlieue dans l'appartement de son fils OS. Et les péripéties commencent, au grès des opportunités. Elle trouve du travail dans un collège puis dans un bistrot ou sa bonhommie et son allure font merveilles. Elle rencontre la riche famille reconstituée de sa fille. Elle tombe amoureuse d'un prêtre mais couche avec le fiancé de sa fille. À chaque nouvelle embauche elle grimpe dans l’échelle sociale. Elle finit par se faire manipuler par un antiquaire véreux, ce qui la mènera en prison où, là encore son flegme ,sa désinvolture et son nature font merveille. Rien ne semble l’atteindre. Elle a toujours une explication pleine de bon sens pour expliquer ses gestes et qui désarçonne son interlocuteur emberlificoté dans le politiquement correct et la routine.

 

Réalisation

 

De Pascal Thomas, que Ciné papy connaissait mal jusqu’ici, je dirais qu’il possède l’art de faire rire tout en restant sérieux.

Après un court métrage il réalise « Les zozos » 1972 « Pleure pas la bouche pleine »1973 et « Le chaud lapin » 1974, qui contribuent à faire connaître Bernard Menez, puis, « Confidences pour confidences »,1979 « Celles qu’on n’a pas eues » 1981 et « Les maris, les femmes, les amants » 1989 fantaisies proches de l’esprit boulevardier ou une autre « Qualité Française » dans la catégorie humour !

 

Un temps il abandonne le cinéma pour se consacrer aux voyages et à la bibliophilie. C’est en 1998  qu’avec « La Dilettante » il signe son retour à la réalisation.

 

Très actif dans le monde du cinéma Il invente le prix du Carrosse d’or, remis au Festival de Cannes lors de la cérémonie d’ouverture de La Quinzaine. Il sera remis à des cinéastes tels que Jacques Rozier, Clint Eastwood, Nanni Moretti, Ousmane Sembene, David Cronenberg, Agnès Varda.

Il réalisa encore neuf films et occupa divers poste comme la présidence la Commission d’avance sur recettes ou de la Société Française des Réalisateurs de Films.

 

Un homme sérieux qui sait faire rire ou pour reprendre la règle de vie de pax : « Soyons sérieux, ne nous prenons pas au sérieux ».

 

Qui fait quoi ?

 

Catherine Frot :                    Pierrette Dumortier

 

On a déjà rencontré dans la fiche « Les saveurs du Palais » 2012 cette actrice surdouée consacrée par deux « Césars »  deux « Molières ».

 

« La Dilettante » est son premier grand rôle au cinéma. Ce fut un succès critique et commercial appréciant notamment une actrice capable de jouer simultanément dans les tons burlesques et tragiques.

 

Nous la retrouverons certainement dans d’autre fiche. Inutile donc d’en dire plus pour l’instant. Soulignons cependant que ses collaborations avec Pascal Thomas furent à chaque fois un événement dans sa carrière, révélation, accession à un niveau supérieur, confirmation etc. Ces collaborations menant à d’importants et mérités succès, s’interrompis pour « incompatibilité d’humeur »

 

Base de données de films français avec images

Barbara Schulz :                   Nathalie la fille de Pierre Dumortier

 

Une belle carrière pour cette jeune actrice qui fut nominée aux Molières dans la catégorie Meilleur espoir féminin qui intéressa des cinéastes comme Robin Renucci, Robert Hossein, Vincent Lindon. Elle débuta par le télévision. Au théâtre elle eut comme partenaire Pierre Arditi  en jouant sa fille dans « Joyeuses Pâques » rôle pour lequel elle obtint le Molière de la révélation féminine en 2001

 

La dilettante - Comédie sur Télé 7 Jours

Marie-Christine Barrault :           Thérèse Rambert

 

Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1969, lorsque Éric Rohmer l’a choisi pour jouer, aux côtés de Jean-Louis Trintignant, le rôle d'une petite provinciale catholique dans « Ma nuit chez Maud » 1969. Jusque-là, nièce de Jean-Louis Barrault et de Madeleine Renaud, elle s’était consacrée au Théâtre. Elle retrouva Rohmer pour « L'Amour l'après-midi » 1972 et « Perceval le Gallois ». 1978.

 

Tant au théâtre qu’au cinéma elle a eu une carrière internationale aidée en cela par son succès dans « Cousin, cousine »  1975 grâce à quoi elle est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation .Elle tourna avec André Delvaux « Femme entre chien et loup » 1979 elle décide alors de donner une nouvelle impulsion à sa carrière en s'installant aux États-Unis. Woody Allen lui confie alors le rôle d'Isobel dans « Stardust Memories » 1980 qu'il a spécialement écrit pour elle. Viennent « La grande menace » 1978 film de Jack Gold avec Richard Burton, Lino Ventura et Lee Remick.

 

Elle a toujours choisi judicieusement ses rôles. On ne finirait pas de les citer. Elle a su les choisir en accord avec son physique de dame âgée par exemple comme les mères.

 

Éclectique, elle fit de la pub pour « Slim Fast ». Elle fit aussi du doublage ou enregistra des contes pour enfant.

Plus étonnant, en 1976, au Gala de l'Union des Artistes organisé à Los Angeles, à l'issue de six semaines d'entraînement intensif, elle exécute un numéro de trapèze aux côtés de Guy Marchand. Une très grande dame !

 

Pour la rubrique « Potins » Elle s'est mariée deux fois : la première avec Daniel Toscan du Plantier, avec qui elle a un garçon et une fille ; la seconde, avec Roger Vadim, de 1990 jusqu'à la mort de ce dernier en 2005.

 

Elle a été la compagne du réalisateur Michel Boisrond pendant dix ans.

 

L'immense succès de Cousin, cousine (particulièrement aux États-Unis), en, lui apporte la consécration : elle est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation.

 

 

Bernard Verley :                   André Ackermann

 

Quelques cinquante-six films dont quatre avec Pascal Thomas.

 

Il est le frère de Renaud Verley. Comme on dit il joua pour les plus grands Rohmer, deux fois pour Buñuel et Claude Miller, Becker, Berri, Chabrol entres autres ou encore Ozon et Doillon.

 

Il affiche aussi une belle carrière au théâtre au service de grands textes et de grands metteurs en scène.

 

Odette Laure :                 Zoé de la Tresmondière

 

Ciné papy ne connaissait cette actrice de cinéma, de théâtre et de télévision, pratiquement que de nom. Dans la série des « Maigret » avec  Bruno Cremer dans le rôle-titre  elle est inquiétante en vieille dame sournoise et maléfique.

 

Elle participa également à des émissions de variété et, en tant que chanteuse, elle présenta des tours de chants. Avec autant de corde à son arc elle participa à peu de film dans lesquels on lui donnait des petits rôles de complément.

 

C’est fort dommage car dans  « La dilettante » elle est épatante de drôlerie naturelle.

 

Gérard Hernandez :                  L'inspecteur de police

 

Qui ne connaît cet acteur d’origine espagnol presque toujours rigolo avec sérieux.

 

En 2020, En tant qu'acteur, il compte environ 75 ans de carrière dans le monde du cinéma avec des rôles dans 32 séries et 55 films. Il a été nommé deux fois aux Molières en 1992 et 19945. Dans les médias, il a été qualifié de « comédien reconnu » sur RTL et d'« acteur emblématique » par Télé-Loisirs.

 

Actuellement depuis 2009, on peut le voir tous les soirs à la télévision dans le rôle de Raymond de la série télévisée « Scènes de ménages »

 

Jean-François Balmer:            Le président du tribunal

 

Étonnant acteur autant  connu pour ses rôles que pour sa discrétion. Il a une haute idée de son métier et ne comprend pas comment on peut se répandre lors d’interview ou d’articles en donnant un avis sur des sujets ou l’on a aucune compétence du simple fait d’être un acteur à succès. Si on veut le faire parler, il ne vous parlera que de son métier et/ou de ses rôles. Quel plaisir que de pouvoir le revoir, lors de rediffusions. Citons parmi ses quelques quatre-vingt  films « L'Ivresse du pouvoir » 2006 de Claude Chabrol avec il tourna quatre fois ou l’amusant autant qu’intrigant « Le Mouton enragé » 1974 de Michel Deville.

 

N’oublions pas non plus son rôle de flic désabusé, irrémédiablement blessé par les accidents de la vie. Il tient le rôle du commandant Rovère dans la série « Boulevard du Palais » de 1999 à 2017.

 

Jean Desailly :                 Édouard Thibault

 

Son physique de bon bourgeois un peu falot vous est certainement connu. Pour mieux le situer soulignons, dans sa très abondante filmographie trois films ou il tenait des rôles essentiels

 

« Le Doulos » 1962 de Jean-Pierre Melville  « La Peau douce »  1964 de François Truffaut « Le Professionnel » 1981de Georges Lautner et pour faire comme les quatre tiers de l’apéro picon-citron-curaçao de César dans «  Marius », un petit quatrième, très «  qualité française » « Le Baron de l'écluse » 1960 de Jean Delannoy avec Jean Gabin, Micheline Presle, Jacques Castellot et surtout des dialogues de Michel Audiard. De quoi passer un très bon moment.

 

Didier Bezace :               L'abbé Ferro

 

Acteur et metteur en scène français, comme beaucoup il a tourné pour le cinéma et la télévision. Il a déployé une grande activité dans le monde du théâtre. Plus particulièrement, sur une idée de Jack Ralite, il prend la direction du Théâtre de la Commune d'Aubervilliers et ce, depuis 19972, et continue d'être acteur de cinéma et de télévision. Son mandat en tant que directeur du théâtre de la Commune s'achève en 2013. Cela, m’est tout particulièrement cher car ce maire communiste d’Aubervilliers , Ministre de Mitterrand, illustre parfaitement et contrairement aux railleries communes que l’on peut, à la fois, être intelligent, honnête et communiste.

 

La dilettante - Comédie sur Télé 7 Jours

Gisèle Casadesus :               la bénévole

 

Wikipédia nous dit  qu’elle est membre de la dynastie Casadesus, célèbre famille d'artistes, elle est la mère du chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus, de la comédienne Martine Pascal, du compositeur Dominique Probst et de l'artiste plasticienne Béatrice Casadesus, la grand-mère de la cantatrice Caroline Casadesus et l'arrière-grand-mère du musicien de jazz Thomas Enhco . Jusqu’à son décès en 2017 elle a été doyenne de la Comédie Française. Ses rôles sur scène, tant à la Comédie Française que ceux tenus sur scène d’autre théâtres, au cinéma ou à la télévision ne se compte plus. Elle a joué deux fois pour Claude Lelouch , Jean Becker et Pascal Thomas. Un peu cantonné à la fin aux rôles de vieille dame et/ou de grand mère, son allure faisait merveille, un peu comme, chacune dans son style Maggie Smith dans Downton Abbey

 

Armelle :                            La juge d'instruction

 

Cette intello (hypokhâgne et khâgne) n’a pas résisté à l’appel des sunlights. On l’a découvert dans « Caméra Café » à cinquante-deux ans ( Eh, ça va la tête goujat de Cinépapy ! On ne dit pas l’âge des dames. N’empêche elle aligne quelques quarante films au compteur, presque tous des comédies. Il est vrai qu’elle sait se montrer irrésistible et/ou pince sans rire. Bravo, cela nous manque des actrices drôles avec finesse.

 

 

Bons Moments

 

En prison quand elle explique à sa fille qu’elle est mieux incarcérée que chez elle et qu’elle souhaite surtout qu’elle ne vienne pas la voir.

 

Ses tribulations parmi les dames de charité de la paroisse du prêtre dont elle est tombée amoureuse

 

Quand avec naturel elle s’installe à la table du diner mondain au domicile Bcbg de son ex-mari remarié que sa venue surprend car, bien sûr, elle n’était pas invitée.

 

Au tribunal quand sa soit - disant victime tourne les experts et les avocats de la partie civile (son propre fils qui lui aussi en prend pour son grade) et met les journalistes dans sa poche.

 

Avis de Ciné papy.

 

Ce film est une pochade de bon goût avec assez de finesse pour nous séduire.

 

L’abatage tout en retenue de Catherine Frot est un régal et la confirme, si besoin, était au rang d’une des meilleures actrices actuelles du cinéma français.

 

C’est un plaisir que de retrouver Jean François Balmer et son jeu subtil, tout en finesse. A mon goût on le voit trop rarement

 

Cerise sur le gâteau Odette Laure dans un vertigineux rôle de vieille dame à qui on ne le fait pas. Un morceau d’anthologie.

 

Ah ces acteurs !

 

Pax

 

 

 

 

 

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