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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:09

  

J’ai découvert en avril 1997 Louise Attaque en écoutant FIP dans mon auto. Choc ! Achat de leur premier album qui se vendra à 2,5 millions d'exemplaires, « un record pour un groupe français connu ou inconnu. Cet album constitue la cinquième meilleure vente d'albums de tous les temps en France et la meilleure vente dans l'histoire du rock français. »

 

Je suis allé à leur premier concert à la Cigale : chaud bouillant !

 

Gaétan Roussel est l’âme et le chanteur de Louise Attaque.

Le nom, « Louise Attaque », fait référence à Louise Michel, anarchiste du XIXe siècle, et aux Violent Femmes, groupe de rock américain. Le leader de Violent Femmes, Gordon Gano, est leur producteur.

 

En 2001, en panne d’inspiration le groupe éclate : Gaëtan Roussel et Arnaud Samuel, le chanteur et le violoniste des Louise Attaque, fondent Tarmac. En 2007, Louise Attaque se reforme pour un troisième album mais en 2008 Gaëtan Roussel participe à l'écriture des chansons et à la production du dernier album d'Alain Bashung, Bleu pétrole, récompensé en 2009 aux victoires de la musique. Il compose la musique de deux films de Benoit Delépine et Gustave Kervern : Louise-Michel et Mammuth. Gaëtan Roussel a écrit aussi pour Rachid Taha et Vanessa Paradis.

 

En 2009, il entame une carrière solo et sort Ginger, dont le premier single Help myself (Nous ne faisons que passer) tourne en boucle sur la bande FM.

 

Gaétan Roussel pour moi une valeur sûre du rock français.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 09:00

« Je viens d’adopter un vieux...


Pensionné, je vivais seul, sans enfant ni parent. J’ai des amis, bien sûr, que je vois à l’occasion. Cela me suffit. Taciturne ? Pas du tout. Faut entendre les anciens collègues : »Toujours le premier à organiser les fêtes au bureau, une vraie dynamo. » Ou encore : « Un cœur grand comme ça ! » Bref, le candidat tout désigné pour le parrainage.


Je ne ressens pas le besoin de posséder un bateau ou une maison à la campagne. Quant à faire le tour du monde... Je partage l’opinion de cet auteur de génie qui a écrit : « Le voyage, ce petit vertige pour couillons. »


Un bonheur paisible, ici, chez moi, avec celui que j’aimerai comme mon enfant, sans avoir à l’éduquer. La voilà, ma retraite !


Il s’appelle Léo, il a quatre-vingt-dix-neuf ans. Je l’ai connu au centre d’hébergement où je visitais ma tante, les dimanches gros. Léo attendait. Il avait bon caractère. Je le sais pour l’avoir mis à l’épreuve plus d’une fois : je lui chipais ses Whippet... Il ne disait rien. Je les lui rendais et aussitôt, il m’en offrait un. »

 

L’auteur de ces premières lignes d’un tout petit opus « Mon vieux et moi » publié chez autrement 9 € est un natif d’Athabaska qui vit depuis 1960 au Québec. Un petit bijou de simplicité, d’amour et de tranquille vérité à lire absolument !


 photo-Gagnon.jpg

 

« Les vieux oublient, s’étouffent, font répéter, voient trouble, tombent, n’en veulent plus, en veulent encore, ne dorment plus la nuit, dorment trop le jour, font des miettes, oublient de prendre leurs médicaments, nous engueulent tant qu’on serait tenté de les engueuler à notre tour, pètent sans le savoir, répondent quand on n’a rien demandé, demandent sans attendre de réponse, échappent puis répandent, ont mal, rient de moins en moins, gênent le passage, s’emmerdent, souhaitent mourir et n’y parviennent pas… »

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 00:09

Le titre de ma chronique de ce matin se veut le pendant de celui du film de Cédric Klapisch « Le péril jeune » sorti sur les écrans en 1995 qui lui-même tire son titre d'une remarque d'une personne du troisième âge entrant dans une boulangerie : « C'est plein de jeunes ici, c'est le péril jeune » par référence au « péril jaune ».

 

« Les personnes âgées ont existé depuis l’aube de l’humanité. Elles étaient rares et faisaient figure d’exceptions. Fait sans précédent, le nombre des personnes âgées est sous nos yeux en train de submerger le nombre des jeunes. Les problèmes politiques, économiques, moraux engendrés par ce nouvel état de la société ne possèdent aucune référence dans l’histoire. Leur acuité est réelle, leur dimension mondiale. La Chine, par exemple, va opérer en 25 ans une mutation des générations qui s’est étalé&e sur 114 ans en France. » constate Jean-Pierre Ollivier dans son livre « Demain, les vieux ! » aux éditions du CNRS.

photoVieux.jpg 

Il pose la question « à quel âge devient-on vieux ou vieille ? »

Il y répond clairement « en 2010 (...) certainement pas à l’âge actuel de la retraite, mais après 75 ans, quand les infirmités, même mineures, commencent à faire sentir leur présence dans le corps et l’esprit, que nous aurions volontiers conçus éternels... »

 

65, 75, 85, 95 ans : des âges dans l’âge ?

 

« Rien de plus « injuste » que la vitesse de survenue et que la gravité du vieillissement. À niveau de risque égal, rien de plus imprévisible chez un individu donné. On ne peut aborder ce sujet qu’en décrivant ce qui survient dans de grands groupes de personnes, ce qu’on appelle en statistique une « population » Il est évident aujourd’hui que beaucoup de personnes restent en forme physiquement et mentalement jusqu’au-delà de 75 ans. La dépendance progresse ensuite soit de façon soudaine, comme par exemple l’AVC, soit par accumulation de handicaps, baisse de la vue, difficulté à marcher... Se souvenir que le vieillissement est bien moindre, à âge égal, que deux générations en arrière »

 

Il y a donc des « niveaux » dans les misères de l’âge :

- «  Ce qui gâche la vie » (sceau de la vieillesse) sans maladie et ne devrait pas faire appel à des médicaments. Il s’agit d’une perte de qualité mais pas de fonctionnement : mémoire, vue/ouïe, sommeil, anxiété « sans objet », sphincters, sexe...

- La dépendance, c’est-à-dire dépendance physique (l’impossibilité d’effectuer certains actes) et dépendance domestique (l’incapacité de vivre sans aide domestique)

- Les enjeux majeurs de santé publique sont représentés par trois maladies chroniques : cardio-vasculaires, cancéreuses et neuro-végétatives. La fréquence et la gravité des maladies cardio-vasculaires et l’hypertension artérielle (à l’origine des risques cérébraux) augmentent avec les années. Les trois principaux cancers chez les sujets âgés sont le cancer du sein chez la femme ; le cancer de la prostate chez l’homme ; le cancer du colon chez les deux. »

 

Arrive bien sûr la grande question : « Chacun peut-il freiner son vieillissement ? ». Peut-on retarder l’échéance ? Encore quelques années monsieur le bourreau ! Aidez-moi à bloquer ma pendule biologique ! Donnez-moi l’élixir d’éternelle jeunesse !

 

« L’espérance, qui gonfle heureusement le cœur de chacun, explique que les recettes de longévité soient écoutées avec intérêt. Mais ces recettes, ce sont aussi souvent d’invraisemblables opinions exploitées par des personnes qui ne possèdent au mieux qu’une connaissance parcellaire de la biologie.

La vérité de l’Être côtoie la mort, ce qui n’empêche en rien de vivre heureux, et d’être habité par la joie. Ce qui est utile, c’est de ne pas se leurrer sur les recettes dénuées de preuve, pour se concentrer sur les bonnes pratiques, à la portée de tout le monde. Souvenons-nous aussi que ce n’est pas à 65 ans qu’il est urgent de changer de mode de vie, mais bien avant, la vieillesse réussie étant un investissement de toute la durée de la vie d’adulte.

Pas de centenaires fumeurs ni obèses : voilà une vérité de base. En revanche, les promesses de régénération appliquées depuis des siècles ne relèvent que de l’intérêt bien compris des promoteurs : fontaines de jouvence, crèmes « anti-âge », docteur Faust et autres, transfusions de sang d’agneau, injections de cellules embryonnaires, d’extraits testiculaires, yaourt bulgare et gelée d’abeille, ginseng, etc... »

 

Et la place du vin dans tout ça ?

 

Bien évidemment je n’ai pas de réponse au singulier comme au pluriel à cette question. De plus, ayant toujours été très réservé sur une approche, dite santé, du vin, qui n’est qu’une défense en réponse aux ayatollahs d’en face, ma chronique d’aujourd’hui n’a pas pour objet d’aborder ce versant. En revanche, cultiver la convivialité et le bien-vivre me semble du plus grand intérêt pour que le vin s’insère dans les bonnes pratiques. Mon propos est plus froidement économique : ayant dans les années 75, lors de mon arrivée à L’office des vins de table, pressenti le grand basculement des Vins de Consommation Courante dans les oubliettes de l’histoire ce qui bien sûr à amené un grand reflux de la consommation par tête : la disparition des gros buveurs n’étant pas compensée par la consommation des occasionnels.  Le « péril vieux » en France étant lié au fait que la classe abondante des baby-boomers, dont je suis, file tranquillement dans la décennie actuelle vers le cap fatidique des 75 ans et, comme c’est elle qui soutient la consommation du vin, il me semble qu’il serait de première importance d’élaborer quelques scénarii sur ce sujet afin de ne pas se retrouver face à une situation du même type.

 

« Allo, je voudrais l’INRA et FranceAgrimer ? »

- le numéro que vous avez demandé n’est plus attribué veuillez consulter l’annuaire... »

 

Affaire à suivre... Une chronique sur le même thème suit « Je viens d’adopter un vieux »

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 00:09

Ne tournons pas autour du pot : autant le saucisson sec occupe une place de choix dans l’image internationale du Français black béret, baguette de pain, kil de rouge et fromage qui pue, le malheureux saucisson à l’ail, lui, est un mal aimé, il pue de la gueule, il sent le gaz, relégué qu’il est en vagues rondelles sur le bord des tas de choucroute de la Taverne de Maître Kanter. Pire encore on le fume, non qu’il fût du belge mais parce qu’on lui inflige le supplice ou le maquillage d’un fumage industriel. Je trouve ce mépris insupportable. J’en appelle à un sursaut national. Je sonne le rappel pour que s’instaure une journée mondiale du saucisson à l’ail. J’invite les défenseurs de la charcuterie artisanale à contribuer au renouveau de cet emblème du bon goût français.

saucissonail.jpgAfin de mieux plaider la cause du saucisson à l’ail en vue de sa réhabilitation je vais puiser aux sources profondes de notre culture française que le monde entier nous envie en rappelant tout d’abord que dans l’un des monuments de notre grande et belle littérature française, « Bravo Docteur Béru » San Antonio, alias Frédéric Dard, l’un de nos auteurs des plus prolifique, nous la coupait sec – la chique bien sûr, pas la rondelle – avec un Bérurier, ex-interne des hôpitaux de Paris qui savait « aussi bien manier le stéthoscope que le saucisson à l'ail » (sic). Je rappelle qu’Alexandre-Benoît dit le Gros lichait essentiellement du Juliénas qu’il considérait comme son médicament quotidien.

 9782265085060

Soyez donc imaginatif chers lecteurs et marriez un bon casse-dalle : baguette-beurre-saucisson à l’ail avec un de ces nectars de chez nous, bien franchouillard. J’attends de votre part une levée en masse, un raz-de-marée pour qu’ainsi dans son prochain roman Michel Houellebecq puisse faire trois pages sur la résurrection du saucisson à l’ail Olida en se souvenant que  Marcel Proust dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs écrivit : « Allez me chercher du jambon chez Olida. Madame m'a bien recommandé que ce soit du Nev'york.» Et pendant que je suis dans un bouillon de haute culture je vous offre l’un des joyaux du Septième Art Français le film culte :

 

Mais où est passée la 7ième Compagnie

 

avec les inoubliables ringards Jean Lefèvre et Aldo Maccione qui magnifient l’emblème de la débrouillardise franchouillarde : notre inégalé et inégalable saucisson à l’ail.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:02

Non je ne suis pas un sniper. Non, je ne tire pas sur tout ce qui bouge. Et pourtant ma position de tireur couché me permet, à couvert, d’observer le théâtre des opérations. Position qui peut sembler confortable et pourtant, n’ayant que des balles à blanc, lorsque l’envie me prend d’appuyer sur la gâchette, ça fait un peu du bruit mais ça n’influe guère sur le cours des choses. Dois-je le regretter ? Suis-je frustré ? Je vais tenter, à ma façon, de bien préciser ma pensée et vous proposer d'agir 

 

« Dans mon boulot, pour l’instant, je suis en train de m’embourber un peu. Des quatre machins attaqués au calme, il n’en reste que deux sur la planche, et encore un peu figés. » Ainsi s’exprimait Jean-Patrick Manchette dans une lettre du 26 août 1977 à son ami Pierre Siniac. Il ajoutait que l’un de ces machins était « une histoire de tueur absolument sans intérêt intrinsèque, uniquement un  exercice technique, de mon point de vue, qui progresse à peu près régulièrement, mais glacialement. » Manchette évoquait en fait son futur roman La Position du tireur couché.

 

Le dessinateur Tardi vient de donner un visage au tireur couché de Manchette.  

 

J’entends certains ricaner : quel rapport avec la choucroute ?

 

JP Manchette d’abord pourquoi Manchette ?

Je pourrais me contenter de répondre parce que Manchette est un marqueur indélébile d’un temps qui est le mien. J’aime Manchette car il fumait des Celtiques, trop, c’était un fou d’écriture qui à réinventé le polar par une rupture radicale avec la Série noire française des années 50/60. Situationniste, Manchette a renoué avec la fonction originelle du roman noir : la critique sociale. Son modèle revendiqué était Dashiel Hammet. J’aime son écriture behaviouriste, « joyau de vérité », pleine de « joyeuse perfidie » et de « provocation allègre ». La dérision aussi comme dans le Petit bleu : « je l’ai tué hier, dit soudain Gerfaut. Je lui ai fracassé son putain de crâne, je lui ai cassé la tête. Et Gerfaut stupéfait fondit en larmes. Il replia ses bras sur la table de formica, posa son front sur ses avant-bras et sanglota nerveusement. Ses larmes s’arrêtèrent tout de suite mais il demeura plusieurs minutes à frémir et à aspirer et expirer de l’air avec un bruit d’instruments de musique brésiliens. »

 

La Position du tireur couché ensuite, parce que Martin Terrier, le tueur à gages, après dix ans d’activités, où il a mis patiemment de côté ses gages, décide de se ranger des voitures et d’aller chercher Alice son amour d’enfance. Terrier a la gueule de monsieur tout le monde, et avant que sa vie parte à vau-l’eau, les bordels, les bars louches, les missions africaines, il a été un adolescent qui essayait de devenir un homme en entreprenant Alice la fille de bourgeois de province.

 

Si j’écris à ce stade de ma chronique que mon métier, si tant est que ce fut un métier, s’est apparenté à celui d’un « mercenaire » vous allez dire que je suis complètement à l’Ouest. Et pourtant, un commanditaire m’a missionné et je me suis exécuté en me portant sur le terrain. Et c’est là que mes ennuis ont commencé car j’avais face à moi des cibles si mouvantes qu’il m’était difficile de les placer dans mon collimateur. J’arrête là ma comparaison non sans préciser que je me dois d’ajouter que mes commanditaires ont souvent changé et que depuis plusieurs années, pour ce qui concerne le vin, mon commanditaire ne me demande plus rien.

 

Face à cette vacance je me suis mis à mon compte en ouvrant, il y a presque 6 ans, un petit espace de liberté sur le bord de l’autoroute du Net. Je mène donc une double vie. Au début ce ne fut pas facile de me débarrasser de mes tics de décideur. J’ai tenté d’ouvrir des brèches, en créant le club Sans Interdit par exemple, mais je me suis très vite aperçu que le champ des décideurs, plein de mines, était le champ clos où s’ébattaient les maîtres du troupeau. En conséquence tout ce que je puis faire maintenant c’est aider, ouvrir plus encore mon espace de liberté à celles et ceux qui, au-delà de la pure réaction émotionnelle du type « sauvetage Olivier B » veulent utiliser à plein l’outil réseau social pour réinitialiser du collectif dans le nuage de points que sont les vignerons et ceux qui tournent autour.

 

S’en tenir à un enthousiasme communicatif : « c’est formidable il est passé à France 3 de je ne sais où ou sur RMC avec je ne sais qui » me semble un résultat, sans doute ponctuellement intéressant, mais qui ne permet pas de tenir la distance. Moutonniers les médias traditionnels se précipitent tous en même temps sur la dernière misère du monde mais comme il y en a beaucoup une misère chasse l’autre et le fusil risque de n’être qu'à un seul coup.

 

Que puis-je faire, que pouvons-nous faire pour jeter les bases d’une plate-forme où nous pourrions mettre en culture des réponses concrètes, aussi modestes soient-elles, aux problèmes posés. Nous mettre les mains dans le cambouis. Avancer à petits pas de concert me semble plus porteur que de s’agiter chacun dans nos petites crèmeries. Objections votre honneur comme on dit dans les prétoires américains : pas le temps, pas de moyens, pas de ceci, pas de cela, et patati et patata... 

 

Ma proposition pour faire avancer les choses est simple : que nous nous retrouvions en Beaujolais dans quelque temps pour une journée de travail et de convivialité, un samedi par exemple, pour concrétiser notre plate-forme qui permettrait à un réseau de fonctionner et d’agir. Chacun y viendrait par ses propres moyens et moi je verrais avec mes amis du Beaujolais comment nous accueillir.

 

Si j’ai choisi le Beaujolais c’est que mon opération Grand Malade lancée par une première chronique datant du 19 mars 2010 link vient de recevoir un premier retour institutionnel datant du 4 février 2011. En effet,  suite à ma chronique sur la bande des 15 : le Délégué Général d’Inter Beaujolais dans un e-mail me fait savoir qu’il lit avec intérêt mon blog et que celui-ci ne laisse pas l’interprofession indifférente. Il m’a invité en Beaujolais et je m’y rendrai avec plaisir.

 

Ceci écrit il n’entre nullement dans mon intention de m’immiscer dans les affaires des vignerons du Beaujolais mais de faire en sorte qu’au travers de mon espace de liberté se fonde avec vous tous une forme nouvelle de solidarité, des liens, des principes d’action, qui bien évidemment ne se limiteraient pas à la région d’accueil. En écrivant ce que je viens d’écrire j’ai totalement conscience de partir sur des terres inexplorées, de prendre le risque du bide total, mais peu m’importe car si je reste dans ma position de tireur couché, indifférent, il viendra le jour où je fermerai la boutique pour cause d’inutilité.

 

Maintenant c'est à vous de jouer.

 

Je prends les noms ! 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:01

images-Pain-amour.jpgimages Gina

Avis aux amateurs de vin : votre chroniqueur préféré cause vin tout à la fin, veuillez ne pas quitter et patienter.

 

Mon frère aîné Alain, grand lecteur de Cinémonde, vouait à Gina Lollobrigida une admiration sans bornes qui valait à la belle italienne d’être épinglée, en tenue légère, sur le mur de notre chambre commune ce qui bien sûr mettait notre sainte mère dans tous ses états. Aguichante elle incarnait le péché de chair : j’adorais ! « Pain, amour et fantaisie » de Luigi Comencini, sorti en 1953, mais jamais projeté au Rex de la Mothe-Achard car classé pour adultes avec réserves par l’OCIC (l’Office Catholique International du Cinéma créé en 1928 à Rome et relayé en France par la CCA). L’Eglise tenait ses ouailles dans nos campagnes, mon frère du donc aller le voir au Modern des Sables d’Olonne. Considéré par la critique comme le meilleur film de Gina Lollobrigida, celui où elle est la plus naturelle, connu une grande popularité et deux suites furent tournées, la première avec Lollobrigida et la seconde avec Sophia Loren : Pain, Amour et Jalousie et Pain, Amour, Ainsi-soit-il. Tout ça pour dire que mon amour pour l’Italie date de mon plus jeune âge et qu’il naquit sur le versant des femmes.

alberto-toscano-sarkozy-me-prend-au-pied-de-la-lettre-alber.jpg« Avoir 20 ans en 1968 », n’en déplaise à Paul Nizan dans Aden Arabie « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. », Alberto Toscano et moi-même partageons un avis contraire, ce fut le plus bel âge de notre vie car lui à Milan, moi plus modestement à Nantes où le FC Nantes de José Arribas ne brillaient pas des mêmes feux que l’Inter (j’adorais le grand Fachetti), nous nous sommes engagés dans ce mouvement à la fois contestataire et promoteur de liberté et de légèreté. Alberto est un Italien de France, en 1986, il s’y est installé définitivement après de nombreux séjours, dont la couverture des élections présidentielles de 1981. Il sera l’un des derniers à interviewer Pierre Mendès-France. C’est un grand journaliste, belle plume et bon débateur, européen convaincu, il fait partie du groupe des polémistes de l’émission On refait le monde sur RTL et il participe régulièrement à l’émission Kiosque sur la chaîne de télévision francophone TV5. Il est également collaborateur du quotidien La Croix, président de l’Association de la Presse étrangère (APE) en 1996-1997, président du Club de la Presse européenne (depuis 2000). Nous sommes rencontrés sur la Net, plus précisément sur mon Espace de Liberté. En effet, lorsqu’Alberto Toscano publia son livre  « Critique amoureuse des Français » chez Hachette en 2009 je pondis en juillet une chronique où j’affichais mon amour pour l’Italie link. Alberto la découvrit et m’appela au téléphone. Je crapahutais en Corse. Nous convînmes de nous retrouver à déjeuner à la rentrée. Et puis pour des raisons propres à nos vies ce rendez-vous fut différé. Et puis mes pérégrinations me menèrent dernièrement jusqu’à un nouveau restaurant italien qui venait de s’ouvrir : le RAP (comme Ristorante Alessandra Pierini celle par qui le lieu est né) au 24 rue Rodier dans le neuvième arrondissement. Heureux de mon repas avant de reprendre le collier je papotais avec Alessandra et dans la conversation j’évoquai Alberto. Bonne pioche, Alessandra avait lu « Critique amoureuse des Français » dans le TGV Paris-Marseille qu’elle empruntait pour venir prospecter afin de trouver le lieu de son restaurant parisien. La suite est facile à imaginer : je contacte Alberto et nous voici autour d’une table chez RAP.

 

Comme tout bon parisien qui se respecte lorsqu’il quitte ses territoires connus Alberto s’est un peu égaré dans le quartier avant de rejoindre RAP. Cette jeune maison est élégante, simple, pas de chichis, l’accueil d’Alessandra est chaleureux et souriant et le service de Giovanni attentionné sans être envahissant. Avant d’ouvrir son restaurant à Paris Alessandra Pierini, native de Gênes, a tenu pendant 17 ans une épicerie « Pasta e Dolce » qui faisait restaurant à midi dans le quartier St Giniez à Marseille (8 arrt). Ici, c’est elle tient restaurant au 24 rue Rodier www.rapparis.fr et épicerie en face au 15 de la rue. Une fois qu’Alberto eut repris son souffle et qu’Alessandra ait obtenue sa dédicace sur son exemplaire de « Critique amoureuse des Français » nous trinquons à la nouvelle année avec une flute de Prosecco frizzante Torbia La Caneva. Les sujets de conversation ne manquent pas : le président du Conseil italien et notre président sont des sources inépuisables pour ce genre d’exercice. Dans son livre Alberto consacre un chapitre à la première dame de France, sa compatriote, sous le titre « Carla Bruni est une chanteuse ». Il écrivait, à juste raison, « Malgré les moqueries de certains, Carla n’est pas un « objet » de décoration de l’Élysée, mais une protagoniste à part entière de la vie politique et institutionnelle nationale » Comme je suis en train de lire le livre d’entretiens avec Carla Mosca et Rossana Rossanda de Mario Moretti, l’une des « têtes pensantes » des Brigades Rouges, « Brigate Rosse » Une histoire italienne j’interroge Alberto sur les années de plomb et nous partageons le même point de vue sur Cesare Battesti. La conservation roule allant de l’huile d’olive au football en passant par Michel Rocard qu’Alberto reçoit régulièrement à son club de la Presse européen.

 L1000404-copie-1.JPG

Rassurez-vous nous mangeons et nous buvons tout en causant. Alberto, tout comme moi, apprécie la cuisine et le vins de RAP. La carte est courte : deux antipasti, deux primi, trois secondi et trois dolce mais offre un réel choix. C’est fin, frais, plein de saveurs préservées. De la vraie cuisine toute en finesse qui ravit et nourrit. Entre autres j’ai beaucoup aimé les Tagiolini in sugo di anatra al cedro (tagliolini, sauce de canard au cédrat), les Filetto di branzino, sugo di vogole e carciofi (filet de bar de ligne, jus de palourdes et artichauts) et la Pastieria napoletana con salsa di arancia rossa (pastieria napolitaine à l’orange sanguine).

Du côté des vins nous avons bu :

- en blanc Ansonaco Isola del Giglio Carfagna link

- en rouge Le Amandole Barbera d’Asti 2006

J’avais bu, lors d’un précédent déjeuner un superbe Montebuono Uno Maga 1986 rouge.

Giovanni est un amoureux du vin : ça se sent et ça se voit. Ses vins, dans la tendance dites « nature » sont de petits bijoux qui se marient très bien avec la cuisine raffinée de RAP. Je reviendrai dans une future chronique sur la cave de RAP (on trouve aussi les vins à l’épicerie) car comme le dit la carte « c’est au fil du temps, à fur et à mesure que notre jeune restaurant grandira, que la carte des vins évoluera avec votre aide et votre appréciation ». Cette simplicité et cette ouverture d’esprit sont à saluer tout comme le prix des vins qui est très raisonnable commence à 19€ avec un beau lot autour des 20 à 25€. De plus pour RAP « le vin reste un élément de fête et de connaissance. Boire du vin avec modération, c’est aussi raviver sa mémoire culturelle. »

2010102616380.jpgansonaco carfagna

 

Tout comme j’ai fait découvrir à Alberto Toscano ce petit bijou italien de Paris qu’est RAP 24 rue Rodier www.rapparis.fr je vous invite à suivre mes bonnes manières : allez-y ! Accueil garanti, cuisine de belle expression et pour les vins du cousu main. De plus à l’épicerie en face vous pourrez faire vos commissions.  

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:00

Ceci est un long commentaire sur mon opération Grand Corps Malade, d'un fidèle lecteur : Sam, qui m'a semblé un peu à l'étroit dans la petite lucarne prévu à cet effet - le commentaire bien sûr - alors j'ai pensé qu'il valait mieux lui ouvrir mon immense espace de liberté.

 

Le Beaujolais

 

L'éclat de rire de la table.

 

            Louis Orizet

 

 Le beaujolais, c’est la nature avec ses parfums, sa lumière, ses infinis, le repos du soir, l’enthousiasme du matin. »

Jules Chauvet (1905-1989)

 

"La bande des 15" voilà le type de démarche que je suggérai dans mon exposé, écrit il y a plus d’un an, une petite réserve, cette bande s’apparente, on ne peut trop à l’élite de l’A.O.C., sans distinction de notion de prix, par exemple : Château de Jacques et Paul Janin à Romanèche-Thorins, nous allons du simple au double, voilà 2 propriétés qui ne s’adressent pas à la même clientèle. Il eut été important de préciser que cette liste n’est pas exhaustive, car nous avons une autre bande de 15, qui pousse très fort et pas loin d’égaler la première.

 

Il convient donc de faire un diagnostic du patient, de bien déterminer les parties du corps malade et la gravité de leur état. Si les neuf crus (J’ai mis le Régnier à part, mais sans vouloir faire d’ostracisme à son encontre, cette appellation a du mal à décoller, c’est une grave erreur d’avoir créé une A.O.C.supplémentaire, dont des terres trop lourdes, anciennement dévolues à la culture du maïs, qui n’étaient pas vraiment prédestinées à la culture de la vigne ?) peuvent faire le dos rond et attendre des jours meilleurs, il n’en est pas de même des Villages, Beaujolais supérieurs et Beaujolais générique. Ces deux dernières nécessitant la thérapie la plus lourde, et laquelle ?

 

D’où une grande disparité d’appréciation chez les vignerons, chacun se sentant peu concerné ayant déjà entrepris une démarche de qualité, pensent que c’est aux négociants d’agir.

 

Toute l’appellation à beaucoup à reprocher à ces deux affaires successives 2006 pour celle reprochée à Georges Dubœuf , (Beaujolais Supérieurs et génériques, baptisés Grands Crus Morgon, Fleurie etc ,,,,,,,,,,,, et 2008 pour les 600 tonnes de sucres achetés par une centaine de viticulteurs, d’ailleurs après le procès des suspects, qui s’est déroulé dans un quasi anonymat, en janvier 2009 à Lyon, des centaines de tonnes de sucre n’ont toujours pas trouvées de destination avec le nom des clients ?

 

Les peines requises ont été d’une mansuétude indigne d’une vraie justice.

 

Pourquoi étouffer le fait que probablement deux à trois cent vignerons aient triché (on ne peut parler de chaptalisation, le sucrage étant clandestin) et faire endosser la suspicion aux 2200 autres vignerons (honnêtes) de l’appellation ?

 

Depuis les exportations ont chutées de manière spectaculaire, le Japon habituellement notre client n° 1, – 22 %, la Suisse – 40 %, avec la toile on peut trouver tous les chiffres.

 

Les deux appellations, le Beaujolais (générique) et le Beaujolais supérieur où nous avons le plus d’invendus, se situe exactement dans la gamme de prix où nos concurrents étrangers ont fait le forcing pour s’implanter en France.

 

Alors que le premier critère pour se développer, est le prix, pourquoi les vignerons des Crus et quelques Villages, s’entêtent-ils à vouloir faire du "Bourgogne"? En créant des cuvées spéciales, des vins passés en fût, ce qui dope les prix, et seules peuvent y prétendre, des appellations comme les Côtes de Brouilly, Moulin à Vent, Morgon, Fleurie dans les bons millésimes, St Amour et Juliénas, quand on sait les attendre plus 5 à 6 ans, ont un air de Bourgogne.

 

Quand je dis "Bourgogne", je veux dire Mâcon-Village ou Côte Chalonnaise et non-pas Gevrey-Chambertin, (faut pas rêver) comme certains écrits y prétendent.

 

On n’a plus le coté friand du Beaujolais et on n’a pas non plus un Bourgogne, seuls restent convaincus les inconditionnels des crus de l’appellation, j’ai fait des essais jusqu’à 10 ans de garde, j’ai eu quelques bons résultats avec des Côtes de Brouilly, Moulin à Vent et St Amour, mais après il est plus judicieux au regard du prix, de s’orienter vers des Hautes Côtes de Beaune ou de Nuits. Si par exemple Paul Janin à Romanèches-Thorins, produit un vin hors du commun à 12 euro, donc acceptable, ou ceux du regretté Marcel Lapierre, mais déjà là, nous sommes dans les prix d’un Savigny les Beaune 1er Cru, à chacun de choisir.

 

Ensuite le Beaujolais-Sud aussi appelé Pays des Pierres Dorées, aussi dénommé "Toscane Beaujolaise", qui démarre à 3 kilomètres au nord de Ville franche sur Saône jusqu’à L’Arbresle au sud, est le berceau des Beaujolais génériques et Supérieurs, avec le cœur Bois D’oing, c’est dans cette partie de la région que sont produit ces vins qui alourdissent les stocks. C’est une (belle) région très accidentée, avec des vallées profondes et des vignes gélives dans les fonds de vallées, qui à maturité optimum, surtout sur les coteaux, donnent des vins légers et friands, autrement ont besoin d’un peu de sucre, mais dans les normes. Mais en cherchant un peu 3 nom sortent du lot pour cette région : Jean-Paul Brun, Domaine des Terres Dorées à Charnay (69380) et Pierre-Marie Chermette à St Vérand (69620) à 6.20 euro et le Vignoble Charmet à Le Breuil (69620). Pourtant ces viticulteurs ne chaptalisent pas et font de grands vins, quand on voit les tables étoilées clientes de Jean-Paul Brun, on reste confondu. Avec mes excuses pour ceux ce que je ne connais pas, je n’ai visité que 4 fois la région.

 

Le beaujolais peut monter jusqu'à 1000 mètres sur les hauteurs qui dominent la vallée d’Azergues.

Nous sommes ici, à 30 kms de la place Bellecour et, si les Lyonnais, en voisins, en sont très amateurs, ce n’est pas suffisant pour écouler autant de volumes

 

Les coopératives, si elles ne cherchaient pas à faire des cuvées spéciales, de part le nombre de leurs adhérents et des coûts de vinification moins élevés qu’un propriétaire-récoltant, ne pourraient-elles pas tirer les prix vers le bas, en se consacrant uniquement à des vins de plaisir, ce qui a fait la gloire de cette appellation, dans son pot traditionnel dans les "bouchons" de la capitale des Gaules.

 

Pour faire la promotion de leurs vins les viticulteurs de l’appellation devraient pouvoir se grouper et créer des structures pour ce faire.

 

Vous me direz, il reste les mini-salons à droite à gauche en provinces, mais voilà  pour un couple, deux nuitées d’hôtel, 4 repas du soir, si on n’a pas prévu le pâté de la mémé, le jésus et quelques chèvres pour le casse-croûte du midi, la location du stand, et 3 salons dans l’année, tout ça fait monter le prix de la bouteille de 1.50 euro.

 

L’idéal serait même d’offrir un sandwich, avec une terrine de campagne d’artisan (ce n’est pas très cher) avec le bag in box à porté, les Français adorent, (il y aura toujours quelques profiteurs) mais sinon c’est largement rentable.

 

Sinon vous trouverez des vignerons sympathiques, faisant bien leur métier, accueillants, avec des prix honnêtes, j’en ai que je suis depuis 40 ans, j’ai des Villages qui s’égalent à des Crus, quel beaux paysages, quelles bonnes tables, enfin tout pour rendre agréable la vie  à un membre de l’A.B.V.

 

La région des grands Cru (Morgon……..etc) ressemble à la région du Barolo, les Langhes en Italie, et comme en Italie on voit les Alpes (Par grand beau temps ici).

 

Cette appellation est un vin de soif et de fête par excellence, comment faire la fête avec le risque d’un contrôle routier ?

 

A l’occasion relisez les  romans de Gabriel Chevallier : Clochemerle et Clochemerle-Babylone, dont le cadre se situe à Vaux en Beaujolais


Ainsi, il écrit, à propos des Beaujolais du Sud : « Puisé à même le tonneau, bu à la température de la cave, le beaujolais paraît glissant et d’une légèreté sans conséquence…Le vin de Clochemerle est à la fois exquis et traître : on s’y laisse piper une narine, un coin du gosier, et tout l’homme y passe…Il provoque une charmante allégresse, si pétillante intellectuellement que le buveur se sent libéré des conventions et des contraintes qui l’enchaînent dans la vie ordinaire. »

 

Un avis assez répandu, voudrait que le Chiroubles soit le plus charmeur, le 2009 et 2010 ne nous feront pas mentir.

 

Monter jusqu'à la table d'orientation sur le col du Fût d'Avenas sur la commune de Chiroubles, vue sur le mont Brouilly, la vallée de la Saône, le Mont-Blanc. En contemplant ce paysage, l'alchimie entre la nature et le vin vous sera alors nettement perceptible.

 

Si demain en plus du Guide Hachette, Bettane et Desseauve, etc ……….la liste de la bande des 15, puis des trente, où est le plaisir de la prospection, de la découverte, en 40 ans j’en eu 5 en cave, mais peut-être le prix de certains m’avaient-ils orienté différemment ?

 

Cela fait beaucoup de littérature, notre seule aide sera de visiter les bons vignerons plus souvent.

 

 Sam         

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 00:09

Ce matin, si vous voulez bien me suivre je vais vous entraîner sur l’un de mes chemins de traverse, un chemin creux bien sûr, comme ceux de mon enfance sauvageonne, englouti dans de hautes haies, bien secret, tout juste percé d’échaliers qu’il faut savoir sauter pour aller de pâtis en pâtis. Ce faisant je vais me livrer, m’exposer, c’est-à-dire faire preuve d’une certaine forme d’indécence que j’espère vous comprendrez. Fait notable en ma faveur : aujourd’hui je vais faire court  

Pouffe 9087Bonheur premier

 

Il est des jours comme ça où, sans prévenir, du bonheur me tombe dessus, m’inonde, m’envahit, m’emporte en des territoires de haute félicité. Soucieux d’y rester le plus longtemps possible je n’en laisse rien paraître. D’apparence sur mon lisse tout glisse mais tout au fond c’est jour de tempête. Force 4, mon fracas intérieur en vagues successives brise toutes mes chaînes, me délie, donne un goût fort à ma vie. Et pourtant ce soudain bonheur n’est qu’un bonheur simple, celui des petites choses de la vie, des riens, un sourire, une complicité naissante, un accord qui se dessine et je retrouve mon cœur d’enfant. Ce bonheur-là est toujours un bonheur premier, natif, toujours renouvelé, car à ce bonheur-là je ne m’y ferai jamais. Mon petit jardin d’intérieur donne sur une grande maison ouverte, accueillante au bonheur, le mien et celui des autres.

 

Par bonheur le bonheur n’est qu’un état sinon il s’affadirait. Reste qu’en ce moment lorsque je sors du bonheur j’ai honte de mon bonheur. Le siècle où je suis né n’a pas été avare d’horreurs, de monstruosités et de Malheur. Le Nouveau, opulent, flamboyant, sans frontières, voit se côtoyer des « bonheurs indécents » et des « malheurs ordinaires », au plus près de nous comme dans des petits morceaux de notre pays ou en de vastes pans du monde. Je suis donc colère contre mon bonheur. Le seul antidote à ce feu intérieur impuissant : le cri du poète !

 

« Prière Rogue » 

 

« Gardez-nous la révolte, l’éclair, l’accord illusoire, un rire pour le trophée glissé des mains, même l’entier et long fardeau qui succède, dont la difficulté nous mène à une révolte nouvelle. Gardez-nous la primevère et le destin. »

 

René Char 1948 Recherche de la base au sommet

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 00:09

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Mars-Avril 1982, le n°2, une belle couverture surprenante, un édito où il est question de sillonner le timbre-poste de Pomerol à vélo « car c’est ainsi, au gré des mollets, que se livrera le mieux cette petite étendue verte, où il est si aisé de se perdre qu’on dirait un labyrinthe plat. C’est à bicyclette, et la fatigue aidant, que vous sentirez le mieux où commence et où finit exactement, ce fameux plateau argilo-graveleux où naissent les meilleurs crus, et toutes ces nuances épidermiques, géologiques dans lesquelles nous promène Jean-Claude Berrouet, notre guide pomerolais. » Ayant pratiqué ce pédalage à la veille du dernier Vinexpo je puis attester que c’est la meilleure manière de s’imprégner du lieu, sauf que moi, c’était un samedi, je n’ai trouvé que des maisons closes, alors que les cyclotouristes de l’amateur ont eu la chance d’y rencontrer les gens.

 

Avec l’aimable autorisation de Georges Bardawil je pourrais vous offrir le fruit de cette promenade mais, comme j’ai un goût prononcé pour la provocation, mon choix s’est porté sur un autre article : les vins-surprise des années cancres. Reste que, ayant de solides attaches et inimitiés pomerolaises link rien ne m’interdit de revenir sur ce périple à bicyclette comme le chantait le grand Montand.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:09

Depuis que nos amis anglais ont bradé leurs bijoux de famille, pour ceux qui l’ignoreraient encore, Austin Cooper est allemand depuis son rachat par BMW. Sans vouloir taxer nos voisins d’Outre-Rhin d’extrême mauvais goût, le dernier coup d’une radio confirme le maintenant célèbre adage de Rémi Gaillard : « C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui... » En effet, Andreas Muller a gagné une Mini Cooper, couleur argent, d'une valeur de 23 000 euros en parvenant à être le plus original dans le cadre d’un concours radiophonique: il a fait tatouer le mot «MINI» sur son pénis. La séance de tatouage ayant été diffusée en direct à la radio, alors qu’une animatrice de la chaîne de radio lui servait de témoin, les auditeurs ont pu entendre le râle de douleur de l'homme tandis qu'il se faisait écrire la marque « Mini » sur le pénis. Il a gagné dit-on, d’une légère avance, mais on ne sait où son poursuivant ou sa poursuivante avait choisi de se faire tatouer.

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Dans les colonnes de l'édition britannique du quotidien Metro, Andreas a expliqué qu'il s'agissait du moment le plus douloureux de sa vie. Cependant, il n'est pas peu fier de son exploit : «Quand je serai assis dans la voiture, ça ne comptera plus. La douleur s'en ira et tout ira pour le mieux ».

 

Certains vont m’accuser de profiter de ce buzz malsain mais si je mets en avant ce fait divers d’un goût douteux c’est pour vous annoncer la toute prochaine chronique d’un vieux livre publié en 1985, réédité par Nova éditions et recommandé par l’infatigable Michel Rocard. Son titre « Se distraire à en mourir » de Neil Postman(1931-2003 »  photo-MR.jpg

« Quand une population devient folle de fadaises, quand la vie culturelle prend la forme d’une ronde perpétuelle de divertissements, quand les conversations publiques sérieuses deviennent des sortes de babillages, quand, en bref, un peuple devient un auditoire et les affaires publiques un vaudeville, la nation court un grand risque : la mort de la culture la menace »

 

AVIS au tombeur de boudins nantais : t'acharne pas pépère bilieux tes épluchures vont direct à la poubelle. Tu peux continuer d'écrire tes oeuvres anonymes ailleurs je ne m'en plaindrai pas. Oui la vieillesse est un naufrage dans ton cas. Embrasse bobonne et le chien !

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