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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:00

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Nos chers magistrats SM, ceux qui roulent à gauche, qui s’ennuyaient tant au Palais de la Justice, s’amusaient en leur local syndical à épingler leurs cons sur un mur. N’y voyez pas à mal puisqu’il ne s’agissait que des tronches de ceux et celles qui ne faisaient que les embêter. Ce faisant ont-ils dépassé le mur du con ? Je ne sais car qu’est-ce donc qu'un con sans qualification ? Un être ordinaire, un brave type qu’il est de bon ton d’inviter à un dîner de cons. Alors qu’un sale ou un pauvre ou un méchant con il est de bon ton de lui balancer « casse-toi pauvre con ! »


Frédéric Dard, très justement faisait remarquer que « Traiter son prochain de con n’est pas un outrage, mais un diagnostic. » et Michel Audiard faisait dire à Bernard Blier dans Les Tontons Flingueurs « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » avant de balancer « J’parle pas aux cons, ça les instruit. »  Bref je crois que l’on est toujours le con d’un autre et comme le chantait Brassens « Le temps ne fait rien à l’affaire ; quand on est con, on est con »


Reste deux catégories extrêmes et si proches : les jeunes et les vieux cons.


Nul ne sait qui a le premier rendu cette sentence « Le problème, à notre époque, c’est que les vieux cons sont de plus en plus jeunes… » mais il est sûr que le temps qui passe n’arrange rien à l’affaire « Une bonne vieille bouteille de vin est aussi rare, aussi miraculeuse qu’un vieux pas con. Ça arrive, mais mieux vaut ne pas trop y compter. » c'est Topor.

 

Bref, je dois vous avouer qu’à mon âge, « les chiens aboient et la caravane passe ». Je m’applique le « bien faire et laisser-dire… ». Je débranche pour écouter la Lolita aux dents du bonheur la Vanessa qui me susurre sa nouvelle chanson « Les Vieux Cons » (les paroles ICI link ) tiré de son dernier album Love Song.

 

 

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 00:09

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Yves Legrand, un toujours jeune homme, agitateur d’idées au grand cœur, qui me précède d’une courte encolure sur le versant de l’âge, vend du vin et cultive la vigne en territoire santinien aux Chemins des Vignes. Passeur d’Histoire, fin et cultivé, intarissable sans le bagout lassant du commerçant, Yves a le coffre du marathonien et la tête dans les étoiles. C’est un juste qui s’enflamme comme de l’étoupe lorsqu’une cause lui tient à cœur. Les déboires du Muscadet le désolent, prix en berne et notoriété en charpie. Que cela ne tienne, il monte à l’assaut, ferraille argumente, il convainc ses collègues cavistes de se mobiliser pour la cause du Muscadet mais, patatras, la grande maison des vins de Loire leur claque la porte sur le pif. Tout autre qu’Yves aurait rendu son tablier, baissé les bras pour aller aux champignons avec le maire – fine allusion que seuls les habitués pourront goûter.


Que nenni, le petit père Legrand, casque lourd et bandes molletières, remonte à l’assaut pour vendre son idée : « confronter une sélection de Muscadet à quelques très bons vins blancs d’autres régions de France, dégustés à l’aveugle. » à la fois à ses confrères cavistes et a un jury de journalistes. Comme ce bon Yves persiste à me considérer comme une fine gâchette de la dégustation il m’avait invité le 18 avril  au beau milieu des meilleurs. J’avais eu beau protester de ma nullité j’avais cédé. Mentalement je me préparais au désastre de Sedan mais j’en fus sauvé par une circonstance de la vie indépendante de ma volonté. Je n’y suis donc pas allé et j’avoue que ça m’a chiffonné.  La dégustation portait sur 17 vins blancs, dont 7 Muscadets. David Cobbold écrit « Les vins étaient issu de différents millésimes et tous vendus par Yves dans ses boutiques, sauf 6 des 7 Muscadets. Les prix variaient de 8€ à 100€, avec les 7 Muscadets occupant le créneau bas, entre 8€ et 13,50€. Tous les vins étaient mis en carafe à bonne température identique, numérotés, et les dégustateurs fixés sur deux objectifs : (1) Noter son plaisir sur 20 et (2) Indiquer le prix que nous pensions mettre sur chaque vin dans le commerce. »


David précise « Nous ne savions rien de l’origine des autres vins, et le but, bien souligné par Yves, n’étaient pas de dire que le Muscadet écrase tout, ou bien le contraire, mais simplement de donner sa chance à ces vins dans un univers concurrentiel large et ouvert. On l’a découvert pour certains vins pendant le dégustation, pour d’autres après : cet univers (hors Muscadet) était aussi large sur le plan géographique, allant de L’Alsace au Roussillon en passant par la Bourgogne et la Loire que sur celui des prix (10 à 100 euros) ou même de l’âge des vins (1985 à 2011). » La suite ICI link


Le sieur Legrand compatissant m’a expédié, par coursier électronique, les petits crobars agrégeant les résultats des 2 dégustations. Ils sont très instructifs. Comme les supers pros de la dégustation le Taulier se serait fait piéger par le ressenti sur le prix des vins présentés. Cet exercice me semble être la base même de l’exercice de dégustation professionnelle. Du côté des cavistes de toutes tendances il est évident que l’on sélectionne pour revendre des étiquettes et des prix en fonction de sa clientèle, ce qui est parfaitement logique et normal. Mais, et c’est là où ce coquin d’Yves, avec son sourire enjôleur et ses yeux rieurs derrière ses petites lunettes, a fichtrement raison. Les cavistes sont aussi des prescripteurs de prix, ils peuvent contribuer auprès de leurs clients à faire comprendre que des vins sont sous cotés et c’est le cas du Muscadet. Pour les journalistes critiques de vin c’est aussi un exercice salutaire car il participe à une approche consumériste trop souvent oubliée dans le milieu. Bien évidemment je ne porte aucun jugement de valeur sur qui que ce soit dans la mesure où d’une manière générale il est clair que l’exercice de dégustation, dit à l’aveugle, est révélateur des limites de la dégustation.


Quelques remarques sur les tableaux qui suivent :


1-      Du côté des cavistes : ils surcotent tous les Muscadet présenté et tout particulièrement les 3 affichant les plus petits prix. Ils placent en première position le Muscadet 2005 n°2 Domaine de l’Ecu 15/20 note plaisir et au plus haut niveau des prix ressentis 19,2€ en moyenne. Ils n’apprécient guère le Château de Fieuzal  8/20 et 9,25€ prix ressenti pour un prix réel de 100€ et le Pinot d’Alsace 2005 n°1 9,1/20 en lui attribuant un prix identique à la réalité. En revanche, tous les autres vins en compétition avec le Muscadet sont très nettement sous-cotés en termes de prix.


2-      Du côté des journalistes aucune note plaisir inférieure à 11 et supérieure à 14,6 (prudents les gars). Ils mettent six 14, quatre13, six 12 et un seul 1. Pour les prix la grosse décote, hormis le château Fieuzal, est le n°3 Chablis 1er cru 2007 de Dauvissat coté 9,38€ pour un prix réel de 34€. Leur fourchette de prix ressenti, hormis celui du Chablis, est très ramassée : de 10,13€ à 17,75€ (des prudents je vous dis). Tous les Muscadet sont surcotés,  sauf un le n°13, mais du fait de leur prudence dans une moindre proportion que les cavistes. Ils sous-cotent les autres sauf le n°1 coté à 15,13€ face au 10€ prix public. À nouveau c’est un Muscadet, le n°11, un Sèvres et Maine 1999 Château du Coing 14,635/20 note plaisir et un prix estimé de 16€ juste devant le domaine de l’Hortus 2010 (une IGP) n°8 note plaisir 14,4375 et prix estimé 16,08€. Le château de Fieuzal est mieux traité 14/20 mais à 16,50€ au lieu de 100.


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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:00

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Le bel Antonin qui sévit sur Rue 89 via NO WINE IS INNOCENT, l’une des Tronches de Vin, ce fait GO d’une manif où les vignerons et vigneronnes, issus d’une « minorité délicieuse » battront le pavé parisien en un haut lieu symbolique : la Bellevilloise. Flattant mon vieil ego de 68 huitard révisé au 65e km, le jeunot affiche « Sous les pavés, la vigne ! » pour u »ne quarantaine de vignerons réunis, des centaines de vins, venus de France pour la plupart (et de Serbie aussi). Ce ne sera pas un simple salon des vins, mais 48 heures dédiées aux vins actuels, alternatifs, naturels... » Militant sincère, idéaliste et minoritaire, l’Antonin joint le geste à la parole en défendant « les valeurs artisanales et humanistes de l’agriculture ou du commerce » et c’est tout à son honneur. Je l’ai gentiment titillé sur le côté entre-soi de la manif avec des débats entre convaincus mais l’important c’est le faire. Et puis, imaginez-vous que ce sera la première fois que l’ami Francis Boulard fera l’article pour ses Rachais dans Paris intra-muros. Pas sûr pourtant qu’il m’offrira un petit tour du périf sur son Loiseau car les autorités de la PP sont en ce moment sur les dents (c’est la faute au PSG).

 

Vous êtes donc tous invités les 2 et 3 juin prochains au « salon Rue89 des vins » à La Bellevilloise Ménilmontant 19-21 rue Boyer, 75020 Paris le plan ICI via Face de Bouc link 

 

Pour plus de détail adressez-vous au Taulier de NO WINE IS INNOCENT ICI link

 

Le Taulier se hissera donc les 2 et 3 juin sur les hauteurs de Ménilmuche pour exercer ce qu’il sait le moins bien faire : déguster mais il s’abstiendra de faire ce qu’il croyait si bien faire aux temps héroïques : débattre. Ce n’est plus de son âge car sous les pavés de Paris qu’il sillonne sur sa flèche d’argent il ne sent plus la Plage… Dommage, dommage, mais il a une certitude chevillée au cœur : le vaillant N de R viendra porter haut la contradiction aux hérauts des vins nus. Promis, juré je prendrai des photos et pondrai une petit chronique néo-68… hard…


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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 00:09

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Avec tout ce gris du ciel nous faisons tous, en ce moment, grise mine.

 

Cependant, au risque d’apparaître provocateur, eu égard à mon goût pour les couleurs vives, comme Michel Pastoureau, l’historien des couleurs, le gris est la couleur que je préfère. C’est ma couturière de mère qui m’a fait aimer le gris qui est bien, n’en déplaise à certains scientifiques, une couleur. En effet, le gris est le plus beau support pour mettre en valeur les couleurs vives, les rayures, les carreaux des chemises. Avec lui tout est permis, ce qui n’est pas le cas du noir et du bleu marine pour les costumes masculins. Pour autant j’exècre le minimalisme du gris sur gris des mecs qui se la pètent en costard de marques type Hugo Boss. La seule eau de toilette et after-shave que j’ai utilisé au temps où je me rasais fut Grey Flannel de Geoffrey Beene.


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Pastoureau souligne que le gris est « pour les peintres et pour les photographes, la couleur la plus riche, celle qui autorise les jeux de lumière et de camaïeu les plus subtils, celle qui fait « parler » avec plus de précision et  de volubilité toutes les autres couleurs. »

 

Être gris c’est être bourré.

 

La carte grise est grise.

La 2CV était grise.

Le béton est gris.

La souris est grise.

Le marché gris.

 

Enfin je laisse de côté le gris que nos pépés roulaient dans du papier Riz-la Croix. Ha, Berthe Sylva !


J’en viens enfin au vin gris qui pour moi s’identifiait au gris de Toul cher à Jean-Michel Peyronnet. Les fameux Trois-Évêchés des évêques de Metz, de Toul et de Verdun de mon livre d’Histoire de France.


Vins gris: obtenu par pressurage direct de la vendange fraîche et vinification en blanc de cépages à pellicule rouge mais à pulpe incolore (Gamay noir à jus blanc, Pinot noir); puis assemblage des vins.


Vins gris : Art 8 extrait - A.O.C Côtes de Toul

« Le vin gris doit répondre à la définition suivante : produit de la fermentation des moûts obtenus par pressurage direct des vendanges fraîches.


Vins gris des Côtes de Toul : cépages principaux : pinot noir et gamay noir et cépages accessoires : pinot meunier, auxerrois, aubin

 

Il existe aussi le vin « Gris de Gris », encore différent. C’est un vin blanc ou rosé du Languedoc élaboré avec un cépage gris et vinifié comme du blanc et du rosé. Le plus connu est celui provenant du cépage grenache gris le vin de pays des sables du golfe du Lion. Il existe aussi un aramon gris, un pinot gris, un picpoul gris, un sauvignon gris et un terret gris.

 

Mais comme j’ai l’esprit de contradiction aujourd’hui ce sera Gris Bodin 2012 Coteaux du Vendômois

Domaine Patrice Colin 100% pineau d’Aunis link


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Pourquoi ?

 

Parce qu’aujourd’hui Le Syndicat des Coteaux du Vendômois nous invite à déguster l’ensemble de l’appellation à l’Hôtel de Sauroy 58 rue Charlot - 75003 Paris – métro Filles du Calvaire et Patrice Colin y sera


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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 11:00

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Votre Taulier levé tôt a glané pour vous des infos sur la Toile. Elles sont d’importance inégale comme la première : « Gérard Depardieu souhaiterait en effet ouvrir son propre bar à vins dans la ville de Touai. Il aurait déjà contacté les meilleurs agents immobiliers du coin pour qu'ils lui trouvent l'endroit parfait où Gégé pourra proposer des dégustations de son vignoble français. »link mais elles ont toutes le même lien : le VIN. Faites vos emplettes comme bon vous semble entre le Dallas de la Rive Droite, la réaction de Vin&Société face à l’éventualité d’une fiscalité comportementale et le baromètre Sowine 2013 : les Français et le Vin.

Bonne journée à tous.


1-      Suite et fin de ma chronique  d’hier « Le Conseil des Vins de St Emilion serre dur les boulons du St Emilion Grand Cru, votation aujourd’hui »link par Sylvain Petitjean


Une grande famille


Le président n’a pas hésité à jouer la carte sentimentale comparant Saint-Émilion à une grande famille. « On en voit certaines se déchirer par passion, d’autres traversent ensemble les épreuves. J’espère que Saint-Émilion ressemble à cette seconde catégorie et que le balancier penche du bon côté. » link

 

2-      Injuste et inefficace : Vin & Société répond aux sénateurs qui veulent taxer le vin communiqué du Président Joël Forgeau :


« La fiscalité comportementale est-elle efficace pour régler les problèmes de Santé Publique, notamment en direction des populations vulnérables ?


Quelles conséquences économiques pour la filière vitivinicole : 7,6 milliards d’euros d’excédent commercial en 2012 / plus de 500 000 emplois directs et indirects ?


Quelle conséquence pour l’image du vin? Comment expliquer un paradoxe : le vin, produit noble « Made in France », serait pénalisé pour des raisons de santé dans son propre pays mais promu et exporté à l’étranger?


Déclaration de Joël Forgeau, Président de Vin & Société :


Fiscalité comportementale le miroir aux alouettes !


Douce France…. Notre pays est la 1ère destination touristique mondiale avec plus de 81 millions de visiteurs étrangers* accueillis en 2011, un record ! Près de 5 millions d’entre eux en ont profité pour aller à la découverte des vignobles de nos régions et sont repartis naturellement avec quelques précieuses bouteilles de vin, petits concentrés de l’image de la France qu’ils sont fiers de partager en famille ou entre amis à leur retour. Le vin, si désirable à leurs yeux et emblématique de notre culture, est une richesse qu’ils se réapproprient.


Distingué dans le cadre du repas gastronomique à la française reconnu au patrimoine immatériel de l’Humanité par l’Unesco en 2010, le vin s’exporte également, moins que l’aéronautique mais plus que le luxe et la cosmétique, générant 7,6 milliards d’euros d’excédent commercial en 2012.


Prochainement, la Mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) du Sénat va réaliser un rapport consacré à la fiscalité comportementale. Objectif affiché : évaluer l’intérêt de recourir à la fiscalité pour influencer les comportements à risque en matière de Santé Publique. Si cette mission devait établir un lien entre santé et taxation, elle stigmatiserait alors l’image du vin, et donc un peu celle de la France… Car enfin, quel message adresserions-nous au-delà de nos frontières ? Et dans l’hexagone ? La France, premier producteur mondial de vin, taxerait chez elle un produit millénaire au motif qu’il est mauvais pour la santé ? Aucune distinction, le vin serait dangereux même dans le cadre d’une consommation mesurée ?


La filière vitivinicole est particulièrement attentive aux enjeux de Santé Publique. Depuis des années déjà, elle s’est engagée en faveur d’une consommation modérée et de plaisir et souhaite un dialogue sincère avec les pouvoirs publics. Il faut en effet mettre des mots sur les maux : on ne peut que regretter les ravages de la consommation excessive et de l’alcoolisme qui nuisent d’abord aux hommes mais aussi à l’image du produit. La taxation est-elle la solution ?


A cet égard, nos voisins européens nous montrent les écueils à éviter : la Suède, le Danemark et la Finlande ont augmenté les taxes sur les boissons alcoolisées mais malheureusement les buveurs excessifs ont été parfaitement insensibles à la hausse du prix. En réalité, celle-ci entraîne même un report de consommation vers des produits de qualité inférieure, illicites ou addictifs. Plus près de nous, l’Angleterre fait cohabiter taxation élevée et binge drinking. Rien de très convaincant. A contrario en Espagne, les boissons alcoolisées sont moins taxées et la consommation per capita y est 20% plus faible qu’en France et en Angleterre.


Le rapport OMS Europe de mars 2012 livre par ailleurs une analyse tout à fait intéressante : toutes les consommations d’alcool n’ont pas les mêmes conséquences. Tout dépend de ce qui est consommé, et de quelle façon. En clair, la question des moments et des lieux de consommation est pointée car lorsqu’on parle de consommation, il faut naturellement prendre en compte le mode de consommation et le niveau d’éducation…


Les Français l’ont bien compris, ils privilégient de plus en plus la qualité à la quantité. Ils boivent moins et mieux avec une consommation occasionnelle et de plaisir : 70% des Français sont des consommateurs occasionnels de vin et 3 Français sur 4 associent le vin à la convivialité et au partage.**


En réalité, la politique de type nordique : taxation forte, disponibilité réduite et restrictions publicitaires ne réduit pas les méfaits d’une consommation excessive. On le voit clairement, l’application de la fiscalité comportementale est en décalage avec l’évolution des modes de consommation de notre pays et taxerait chaque Français dès le premier verre. L’approche sanitaire ne peut donc être traitée sous le seul angle fiscal : injuste pour les consommateurs occasionnels et modérés dont le nombre est en constante augmentation, cette stratégie est inefficace en matière de santé publique.


Pour sa part, la filière vitivinicole est convaincue que seule l’éducation, la valorisation d’une consommation modérée et de plaisir, et surtout la mise en œuvre de programmes ciblés sur les populations vulnérables devraient être des priorités, discutées par toutes les parties prenantes.


Dans le dernier baromètre Ifop « les Français et le vin »**, 89% des personnes interrogées pensaient qu’une nouvelle taxe sur le vin serait motivée par des raisons financières, l’Etat cherchant de nouvelles recettes dans un contexte économique difficile, contre seulement 11% qui considéraient que ce serait dans un réel objectif de Santé Publique.


Ne lâchons pas la proie pour l’ombre. La filière vitivinicole appelle de ses vœux un véritable espace de concertation et de dialogue ! »


Joël Forgeau / Président de Vin & Société

www.vinetsociete.fr

Paris, le 13 mai 2013

*Source : Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS)

**Source : Baromètre « Les Français et le vin » Ifop 2012

 

 

Voici le lien vers l’infographie réalisée pour illustrer les résultats du baromètre SOWINE/SSI 2013 (4e édition) > http://sowine.com/Barometre_SOWINE-SSI_2013.jpg

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 00:09

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Qui sait en Basse-Bourgogne, comme dans la Grande Bourgogne, où le petit Gamay du Beaujolais contribuait à mon BGO a tout jamais enfoui, qu’à Paris la rue de Lille, après avoir passée à pied-sec la rue du Bac, coupe sans férir la rue de Beaune ?  Je ne sais mais ce que je sais en revanche c’est que la Bourgogne vient de s’installer en excellence tout récemment au 41 rue de Lille à l’ombre immense de la Caisse des Dépôts et Consignations. Pour ne pas vous embrouiller plus encore je ne vous ferai pas le coup du 22 à Asnières, cher au regretté Fernand Reynaud, même si le 41 est l’ancienne Maison des Dames des Postes, Télégraphes et Téléphones construite par Eugène Bliaut en 1905.


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Le lieu, revisité par ses nouveaux occupants est un vrai marqueur d’Histoire de ces années, que l’on disait folles, qui nous ont laissé en héritage des lieux où l’on se prend encore à rêver, à retrouver de la convivialité. Le vieux Télégraphe, rien à voir avec le Châteauneuf-du-Pape, par la volonté de Carole Colin et Denis Jamet s’est transmué en la porte d’entrée de la Bourgogne des vins à Paris, une sorte d’arc de Triomphe aux frontières du petit timbre-poste bourguignon, de ce confetti de terroirs entrelacés en une fine et complexe mosaïque, ce patchwork de vignes où toute une vie ne permet pas d’identifier ceux qui les cultivent et ceux qui font le vin. La Bourgogne est un monde au sens de nos petites têtes blondes qui pianotent sur leurs claviers pour jouer à leurs jeux bizarres auxquels nous ne comprenons goutte. Voir les photos du lieu ICI link et ICI link


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Comparaison n’est pas raison mais pour moi « Les Climats » de Bourgogne, chers à Aubert de Villaine, sont la préfiguration de ces mondes complexes qui nous semblent impénétrables et où, comme l’aurait dit monsieur de La Palisse, il suffit d’ouvrir la première porte pour y entrer. C’est elle qu’ont choisi courageusement Carole Colin et Denis Jamet pour vous faire découvrir la merveilleuse complexité d’une Bourgogne chère à leur cœur. C’est un pari un peu fou que de vouloir faire passer le seuil d’un restaurant à des clients en ne privilégiant qu’une seule origine des vins servis en accompagnement des plats. En effet, le vin au restaurant est souvent le parent pauvre – même si son prix ne l’est pas  – simple marqueur d’une position sociale cher aux buveurs d’étiquettes. 


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Donc, « Les Climats », nouvelle adresse de référence de la Bourgogne à Paris, sis au 41 rue de Lille, brouillent les lignes bordant le monde merveilleux de nos chers collègues critiques gastronomiques comme en témoigne la chronique de François-Régis Gaudry link , qui adore à juste raison la cuisine du chef Phan Chi Tam mais qui s’en tient pour les vins à quelques lignes, certes élogieuses, mais avec une étrange et significative restriction « Les amateurs de champagne devront même se contenter de crémant de bourgogne! » J’ose écrire à ce cher François-Régis : « cachez-moi cette étiquette que je ne saurais voir et le bonheur de ces roturiers de crémant enchantera les palais les plus éclairés ou enjoués. »


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Pour tout dire j’ai fait deux stations en ce territoire 100% bourguignon, l’une au dîner, l’autre au déjeuner, et j’y ai trouvé mon bonheur d’abord dans mon verre mais aussi dans mon assiette. J’y suis allé à chaque fois accompagné, d’abord de Gabrielle qui est une fine lame du vin en général, et des vins de Bourgogne en particulier, puis de mon ami JB, doté du superbe patronyme de Cuisinier, qui lui est un garçon qui sait allier les comptes d’exploitation et le bien-vivre. Sur le versant vin unanimité la carte des Climats est une vraie bible bourguignonne fruit de la recherche personnelle de Carole et de Denis. Les prix y sont raisonnables et chacun peut y trouver son bonheur. Le soir avec Gabrielle nous avons testé le vin au verre sur chaque plat et avec JB nous nous sommes offert une belle bouteille sur l’ensemble du repas. Pour moi y’a pas photo vous pouvez venir aux CLIMATS par la porte des vins vous y trouverez votre bonheur en fonction de vos souhaits et de votre porte-monnaie.


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Reste le miam qui, pour certains puristes, peut sembler à 100 lieux de l’univers culinaire bourguignon. Certes, en disconvenir serait peu réaliste mais en toute nouvelle entreprise il faut se garder de jeter le bébé avec l’eau du bain. Le contenu des assiettes aux Climats est digne de la haute-cuisine : les petits maquereaux du dîner et les sardines crues bretonnes au déjeuner, en entrées, sont des mets d’excellence. Comme l’écrit très justement Gaugry « Le maquereau? Taillé en petits rondins aux chairs fondantes, surmontés d'une gelée incisive au vinaigre de cerisier et parsemés de pickles d'oignons grelots, de coulis de roquette et de pousses de shiso. Précis, joli et diablement équilibré. » qui ajoute « De la cuisine fusion, dites-vous? Oui, et assumée comme telle, troquant les hystéries jetlaguées des années 1990 contre une certaine pureté franco-japonaise, en symbiose avec le patio ravageur au silence apaisant. »


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Fusion, fusion c’est vite dit. Moi j’y ai mangé tout simplement. Mais, comme Carole est une fine mouche, elle a su pour emporter le morceau nous proposer sa the bourgogne touch, lors de notre déjeuner avec JB, qui est venue me conforter dans mon sentiment que cette nouvelle adresse va trouver le bon équilibre et son public. De quoi  s’agit-il ? Tout simplement d’une mousse d’Epoisses à tomber par terre. Nous fûmes JB et moi des cobayes, des cobayes convaincus et enthousiastes. Le bilan de ce double passage est d’une grande limpidité : Les Climats participent d’une démarche engagée pour le vin qui mérite l’intérêt. Ça défrise un peu sans doute les classiques mais dans un tel cadre, avec une telle cave, et une cuisine de haute qualité, ça vaut vraiment le déplacement. Pour les prix, ils sont dans la norme parisienne des établissements de haute cuisine. L’excellence à un prix, ceux des vins sont étonnement abordables pour cette classe d’établissement.


Pourquoi un tel engagement pour un restaurant me direz-vous ? Je n’y ai aucune part ni intérêt, ce qui motive mon plaidoyer c’est le grain de folie de ses géniteurs. J’aime les gens qui font. J’aime les gens qui vont au bout de leur passion. Qu’on ne s’y trompe pas ce type d’entreprise c’est du bon et du bel argent investi, le leur. Alors foin des sceptiques, moi j’ai choisi le parti de dire, non de juger, pour que cette approche qui met en avant le vin puisse être située dans l’écosystème de la restauration parisienne. C’est un pari, un pari risqué certes, mais c’est aussi, et là je m’adresse aux élus nationaux bourguignons qui séjournent à Paris, sénateurs en tête, l’une des plus belles ambassades des vins de Bourgogne dans notre capitale. Alors venez-y, faites-le savoir, ça vaut tous les discours sur le bien-vivre.


Si ça vous dit c’est ICI www.lesclimats.fr

 

Pour ma part je vous offre quelques photos de mes deux séjours dans le charme des CLIMATS de la Bourgogne du 7e arrondissement de Paris. Vraiment les crémants sont excellent et la verrerie à la hauteur.


Affaire à suivre…


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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:00

Votre Taulier, qu’est un grand naïf, chez moi on disait un bon gars, se disait dans sa petite Ford intérieure que du côté de Saint-Émilion vu qu’y avaient su pour leur nouveau classement Grand Cru bien mesurer, en vertu de loi Carrez, avec l’aide de gens compétents venus d’ailleurs, les superficies des salles de séminaire et la longueur des jupes des hôtesses, y ne pouvait faire que du bon. Lire à  cet effet «Après tout y’a que le vin qui compte puisque c’est lui que je bois… démonstration par le classement des Grands Crus de Saint-Émilion »link 

 

J’avions sans doute mal lu les textes puisque je viens de recevoir dans ma boîte aux lettres « La Lettre du Conseil des Vins de Saint-Emilion » sobrement titré : un nouveau dispositif pour AOC Saint-Emilion Grand Cru. D’abord j’ne savions point qui y’avait plusieurs AOC Saint-Emilion, mais bon les gars de l’étage au-dessus font bien sûr chambres à part. Trêve d’étalage d’ignorance, pour me décrotter je me suis attelé à la lecture de ladite lettre puis des 3 pages des Mesures Mises en Œuvre par le Conseil des Vins de Saint-Emilion.  

 

C’est du lourd. Quand j’entends dire que l’Administration Française, sous toutes ses formes, vous savez les bureaucrates sans visage, en manches de lustrines qui adorent couper les cheveux en quatre, passe son temps à pondre des règles diverses et variées qui génèrent des contrôleurs en tout genre, là je trouve qu’ils ont enfin trouvé de sérieux concurrents. Pour contrôler ça va contrôler. Vous me direz, c’est pour la bonne cause : « garantir le consommateur sur l’origine et la qualité ». Moi je veux bien mais je croyais que pour l’origine c’était une évidence : les vignes de Saint-Emilion sont bien toujours situé au même endroit, quoique me dit-on y’aurait des fuites, mais sans doute s’agit-il de contrôler qu’on ne mélange pas les Grands Crus avec les serviettes pour faire des Grands Crus. Quant à la qualité, vaste programme aurait dit le Général mais tout de même, que les vignerons d’en bas de Saint-Emilion se laissassent parfois aller à la facilité, je peux le comprendre mais ceux des étages élevés ça me sidère.

 

J’invite mes petits camarades, mieux dotés que moi en outils d’analyse, à lire ces 4 pages attentivement pour me donner leur sentiment. Ils le feront pour la gloire car tout cela sera déjà emballé par l’AG du Conseil des Vins de Saint-Emilion de ce jour qui, je n’en doute pas, votera comme un seul homme et quelques femmes pour l’adoption de ce corps de mesures drastiques. Certains vont me dire que je m’occupe de ce qui ne me regarde pas. La réponse est bien évidemment oui. Mais, que voulez-vous à mon âge je ne me referai pas j’ai toujours développé une forte allergie pour la paperasserie d’où qu’elle vienne, c’est un mal français. Certains parlent d’usine à gaz. Mon objection classique c’est que celles-ci produisaient du gaz. Là, ça génère au mieux de la bureaucratie et au pire la mise au pas de ceux qui ne veulent pas suivre la même route que les dominants. Serais-je partisan du laxisme ? La réponse est non, j’en reste à l’esprit de responsabilité et d’exemplarité qui devrait être encore plus développé dans « l’élite » des Grands Crus. J’ai encore des illusions mais je les perd chaque jour à la vitesse grand V.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 00:09

J’ai balancé titrer cette chronique « Avinez-vous ! » rien que pour provoquer les visages pâles d’en face, qui nous cataloguent comme le lobby des pochtrons mais, comme leur sens de l’humour est aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette, j’y ai renoncé pour ne pas nuire à la cause du vin, la nôtre, la vôtre. Cette cause, j’ose écrire enfin, est exposée, d’une manière claire, bien argumentée, sans parti pris ou faux-semblant, par Jacques Dupont dans son dernier opus « Invignez-vous » publié chez Grasset.

Jacques Dupont sur Europe N°1 link


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Même si ce n’est pas remboursé par la Sécu achetez et lisez « Invignez-vous » et surtout faite-le lire à celles et ceux qui ne gravitent pas dans notre monde du vin. Comme je ne suis pas de ceux qui font porter à la loi Evin, que j’ai vu naître et combattue dans sa lettre depuis le 78 rue de Varenne, tous les maux de notre viticulture, je me sens très à l’aise pour écrire que le livre de Jacques est sain, salutaire car c’est un hymne à la santé publique, la nôtre, la vôtre, celle de nos enfants car c’est le livre honnête d’un honnête homme qui a longtemps contenu son exaspération face à l’hypocrisie et la mauvaise foi de ceux qui disent vouloir faire notre bonheur à notre place.


Ceci écrit ne jouons pas les chochottes effarouchées, ne donnons pas aux gens d’en face des verges pour nous faire fouetter « Le vin, c’est aussi de l’alcool. La nourriture et le vin modifient les états de conscience et changent les relations entre les individus ; c’est cela la gastronomie »link Assumons le vin pour ce qu’il est, sans arrogance ni fausse honte, soyons nous-même dans un monde qui a bien besoin de lui pour aider à renouer les liens sociaux. Nous ne vivons pas, et nous ne vivrons jamais, dans un monde à risque zéro. Le monde médical, lorsqu’il s’agit de lui-même, le sait fort bien : maladies nosocomiales, les risques chirurgicaux, les médicaments à  risque, l’actuelle transmission du SRAS.


Jacques et moi, qui nous sommes connus au moment de la publication de mon rapport en 2001, partageons la même approche citoyenne et responsable mais, pendant fort longtemps nous nous sommes heurtés à l’absence de stratégie intelligente du monde du vin face aux prohibitionnistes, une stratégie qui viserait à gagner la faveur de l’opinion publique, les fameux électeurs auxquels sont si sensibles nos parlementaires. La préférence de beaucoup dans le monde du vin a été, et est toujours, pour certains soit à l’indignation de salon où tous nos « adversaires » réels ou supposés, sont mis dans le même sac et les politiques vilipendés ; soit à de pures réactions de circonstance face aux provocations des hygiénistes-prohibitionnistes : ceux-ci savent manier avec succès la muleta.


Regagner le terrain perdu n’est, et ne sera pas aisé, dans une société très urbanisée, anxieuse, où une part importante de la population vit dans la précarité, où les soucis de forme et de santé dominent chez ceux qui ne sont pas dans la difficulté. C’est un travail  de fond, lent et patient, qui se heurte au goût immodéré des gens  du vin  de vivre en circuit fermé, entre soi. Nous vivons une situation totalement paradoxale puisque le vin, ces 15 dernières années, a gagné ou regagné ses lettres de noblesse dans les médias mais sans que le monde du vin arrive sous sa forme collective à émettre, dans ces mêmes médias, un discours porteur et audible pour le plus grand nombre de nos concitoyens.


Je le regrette et, après m’être engagé sans ambiguïté, dès l’origine de ce blog, je dois vous avouer que j’ai rendu mon tablier. En effet, j’ai fait face à la plus grande indifférence, normale car je ne suis qu’un vieux et petit con de blogueur, des dirigeants du monde du vin qui, pendant tout un temps, se contentaient de brailler à espace régulier avant d’enfin doter Vin&Société de quelques moyens et bien sûr des médias du vin : ce n’est pas vendeur coco.


Certains journalistes de la presse généraliste m’ont contacté pour, selon leur dire, faire de l’investigation sur l’ANPAA mais très vite à l’étage au-dessus le couperet tombait « pas touche à ça, il s’agit de la santé des Français... » Souvenir aussi du raffut du sieur Chabalier autour de son cas d’alcoolique et de son rapport commandé par son pote Ministre de la Santé : le célèbre Philippe Douste-Blazy et d’une réflexion d’un journaliste du Monde « c’est une vache sacré, on ne touche pas à Chabalier. Encore et enfin, la Sandrine Blanchard du Mondelink


Bref, voici un petit et dernier regard en arrière et que la vie continue.


Ça a commencé le 6 juillet 2006 par une chronique « Des mots plutôt que des maux » qui était une lettre au directeur de l’ANPAA.


Monsieur le directeur de l'ANPAA,


Je dois vous faire part de mon admiration pour le combat sans merci que vous menez contre les mots. Quel courage ! Quelle pugnacité ! Permettez-moi quand même de m'étonner du retard à l'allumage de votre dernière bataille : dormiez-vous ? Deux longues années avant d'oser croiser le fer dans les prétoires avec ces malandrins de viticulteurs du Val de Loire. De mauvaises gens, des pervertisseurs de notre belle jeunesse de France, grâce à vous ils ont le rouge au front, votre opprobre les poursuit jusqu'au fond de leur cave et ils n'osent plus s'assoir face à leur femme et leurs enfants.


Monsieur Patrick Elineau, vous qui par le hasard d'une parentèle - cousin de ma première épouse, sa mère était la sœur de votre père - avez assisté à mes premières épousailles, j'espère que votre vocation de chevalier de l'abstinence contrite ne vint pas du spectacle des banquets servis en cette occasion à l'hôtel du Stade à la Mothe-Achard, que les chansons à boire n'ont pas fait monter en vous le courroux, ou est-ce tout bêtement le hasard qui vous fit débarquer à l'ANPAA où vous faites carrière comme d'autre le font chez Coca Cola ou chez Matra missiles. Bref, vous êtes là, et du haut de votre chaire vous pointez votre doigt vers ces gens du vin par qui tous les malheurs du monde, ou presque, arrivent.


Je caricature à peine, mais vos bataillons fournis de l'ANPAA pourquoi ne les jetez-vous pas en vagues successives dans les banlieues pourries, les solitudes glacées pour lutter contre les causes profondes de l'alcoolisme. Non, il est plus facile de ferrailler avec les mots plutôt que contre les maux de notre société. Depuis que vous êtes à la tête de l'ANPAA l'alcoolisme n'a pas reflué, preuve de l'inefficacité de vos armes. Rassurez-vous, monsieur le directeur, je ne suis pas un pourfendeur de la loi Evin, ni un supporter des campagnes de promotion collective, mes écrits en attestent,  je suis tout bêtement un vivant qui sait depuis qu'il est en âge de penser que le premier risque que lui ont fait prendre ses parents c'est de l'avoir mis au monde et ce risque est, avec certitude, mortel.


De grâce, cessez d'être hypocrite, dites que vous êtes prohibitionniste : n'y touchez jamais dites-vous... Pauvre de vous que cette fuite face à la vie que l'on vit. On ne fabrique pas des individus et des citoyens responsables avec de tels principes. Affrontez la réalité, protégez réellement la jeunesse non avec des mots dérisoires, des campagnes sans impact sur les populations à risque, des messages sanitaires dont tout le monde se tamponne. Si avez le culot de croire que les accidents de la vie ne sont pas les vecteurs essentiels des abus vous vous trompez et vous trompez ceux qui payent les impôts qui soutiennent votre action. Soyez efficace et utile car la lutte contre l'alcoolisme vaut plus que vos amusettes dans les prétoires.


Je vous laisse Patrick Elineau, je suis de ceux qui, autant que vous, vivent avec le souci du bien commun, surtout n'allez pas vous asseoir à la table du Conseil de Modération vous risqueriez d'être contaminé. Restez dans votre bel isolement, vos certitudes, mais de grâce cessez de stigmatiser ces femmes et ces hommes qui, par leur labeur, leur savoir-faire, leur amour de leur bout de terre, font la vigne et le vin, portent haut l'image de notre beau pays, nous font vivre. Respectez-les, ils vous respecteront. Bonjour chez vous et faites attention en traversant la rue vous risqueriez de vous faire écraser.


Jacques Berthomeau


Puis comme je vous l’ai dit j’ai vu naître la loi Evin sous la pression des grandes pontes de la médecine. C’est à lire avant de raconter n’importe quoi.


-          La stratégie du Go de Claude GOT link 


-          3 Questions à Claude Got link 

 

Ensuite je me suis intéressé aux comptes de l’ANPAA « Dérèglements de comptes * »link  et « Une petite bordée de questions à nos "amis" l’ANPAA… »link

 

J’ai même adhéré à l’ANPAA « Matricule 17044 : au rapport ! L’argent de l’ANPAA est aussi le vôtre »link sans être suivi par qui que ce soit et avant de ne plus recevoir d’appel à cotisation de cette grande association au fonctionnement haut combien démocratique.


J’ai commis d’autres chroniques L'édito de mars de l'ANPAA : à quel jeu joue-t-on ? à lire absolument ! link ou La Cour d’Appel de Paris passe une dégelée à l’ANPAA : 6000€ dans le buffet et des attendus meurtriers link


C’est dit et écrit sur la Toile.


Maintenant Invignez-vous avec le sieur Dupont mais remuez-vous, ne restez pas le cul sur vos chaises : la cause du vin le vaut bien ! Pour moi la vie est belle, les filles sont belles et je défie le sinistre Batel, à qui j'abandonne ma bonne quinzaine d'année de handicapavec ma flèche d'argent sur le kilomètre arrêté... 


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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 11:00

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Y’a sans contestation du Tintin reporter chez notre vigneron de Corneilla-la-Rivière, juste un peu plus enveloppé comme dirait Obélix – n’y voyez aucune allusion à un néo-belge qui se glisse en ce moment dans la peau de DSK – et sans le pantalon de golf réservé à l’un des 5 du Vin, autre interpelé par le Taulier sur l’épineux dossier de l’enclave de Llivia qui lui n’en a pas foutu une ramée alors qu’il est doté d’une belle automobile allemandelink.

 

L’ami Luc Charlier, outre son déplacement rapide sur le théâtre des opérations giratoires de Llivia, fait la démonstration qu’il existe encore des journalistes qui savent travailler à l’ancienne, c’est-à-dire tourner 5 fois leur plume dans l’encrier sans céder au goût du temps qui consiste à dégainer avant de savoir sur qui on va tirer pour devancer la concurrence. Moi j’aime la belle ouvrage pas le travail bâclé, la reprise pour la reprise ou les marronniers.  Je remercie Luc pour sa disponibilité, comme le souligne Michel Smith : il part au quart de tour, en effet il n’avait aucune obligation de céder à mes provocations gratuites. Merci aussi à Christine d’avoir participer à ce périple inopiné, je suppose que c’est elle qui a pris Luc en photo.


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Avant de donner à la parole à notre Léon je voudrais profiter de cette occasion, sommes toute ludique, pour faire passer un message personnel à l’ami Hervé Lalau, qui monte assez vite sur ses grands chevaux, à juste raison parfois, pour lui dire que dans le métier qu’il fait, celui de critique, qui est une forme  de journalisme, la ligne de partage passe tout simplement entre ceux qui exercent ce métier avec sérieux, honnêteté intellectuelle et respect du lecteur et les autres. Comme disent les jeunes y ‘a pas photo. Qu’il se rassure, il se situe du côté qui mérite respect et considération au-delà des conditions d’exercice de son métier parfois difficiles. Bien faire et laisser dire Hervé, nul besoin de se justifier les  principaux intéressés, les vignerons, savent parfaitement à qui ils ont à faire. Ils ne sont pas dupes mais les affaires sont les affaires. Enfin, le monde du vin n’est pas une grande famille où l’on devrait se serrer les coudes face à l’adversité, chacun y occupe une place, la sienne, rien de plus, rien de moins, et que c’est la confusion des genres qui sème le doute. Celles et ceux qui gravitent autour de la critique du vin n’ont rien à faire dans l’Association de la Presse du Vin. Restent les blogueurs qui n’en sont pas !  

  

FRANCO-LLÍVIA MON AMOUR


« Au péril de mon repos hebdomadaire, aiguillonné par les injonctions amicales de Jacques Berthomeau et par la curiosité insatiable de Denis Boireau, parmi mes plus belles «cyber-trouvailles», je me suis fendu des deux heures de route qui mènent au Plateau Cerdan. » La suite du reportage de LUC ICI link

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 00:09

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Nul autre que Jean Carmet pouvait dire à Ardisson à la télévision, avec son air bonhomme, qu’un petit chenin sur une tartine de rillettes c’était un vin du matin.


Samedi après-midi dans ma petite tournée cycliste de Paris, au retour en descendant la rue Claude Bernard je me suis arrêté chez l’ami Bruno Quenioux. La porte à peine poussée un jeune homme me proposait un verre. « Pas de refus… »  Chez Bruno on ne fait pas que philosopher on se lubrifie les papilles. C’était la cuvée de Bourgueil Jean Carmet 2011 par Bouvet-Ladubay.


Jean Carmet comme Jean Bouise, Charles Denner, Noël Roquevert, Jeanne Fusier-Gir, Jacques François, Julien Guyomar, Pauline Carton, Pierre Vernier, François Perrot et beaucoup d’autres, des grands seconds rôles qui étaient, naguère, encore le sel du cinéma, surtout français, avec leur gueule et leur gouaille, ou leur art de composer en un plan et une phrase un personnage.


« Les morts ont souvent un visage qui résume leur vie. Jean Carmet avait une figure pleine d'étonnement, comme mon père ; Barbara, des traits lisses, soulagés ; Claude Berri semblait pour la première fois apaisé et Pialat restait Pialat. Mes morts me nourrissent. » du grand Depardieu l’ami de Jean Carmet.


« Depuis plusieurs années, Jean Carmet se promène dans les vignes du Seigneur.

Le verre à la main, il y attend les amis aux enveloppes encore charnelles pour une beuverie spirituelle au creux d'un nuage paradisiaque qu'il aura dégoté en soudoyant quelque hôtesse lassée de n'avoir pas résolu la question du sexe des Anges.

Le « Petit Cycliste » est déjà là, qui leur fait prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards Sauvages, tandis que la « Grande Folle » vient tout juste de signer le registre. « Le Vigneron » a fait savoir qu'il aurait un peu de retard …

En attendant, sur Terre, Donatienne a déniché le livre du fiston Jean-François et nous offre une nouvelle version du dossier que L'Encinémathèque a consacré à cet imbécile heureux d'être né quelque part. » la suite ICIlink 


Dans sa filmographie deux rôles aux antipodes m’ont beaucoup marqué en 1972  Maurice Lefebvre, l'ami ballot et cocu de François dans Le Grand Blond avec une chaussure noire d'Yves Robert qui propulsa Jean Carmet dans la célébrité, à partir de ce moment-là, il tournera 6 films par an, dans des rôles de plus en plus importants et en 1974 Georges Lajoie, le bistrotier ramenard, un salaud ordinaire dans Dupont Lajoie d'Yves Boisset un contre-emploi qui lui a permis de révéler la maturité son immense talent. (Voir la vidéo absolument)


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Pour  la cuvée voir ICI link

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