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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 00:09

Ce n’est en rien une déclaration de guerre à la Provence toute rose de rosée voir ICI, ni une déclaration d’amour d’ailleurs, mais tout simplement un léger rappel à l’ordre à ceux qui donnent des leçons à la terre entière ou traitent mon petit espace de liberté de torchon car il conteste leur ton afin de leur mettre sous le nez la seule publication qui vit sa vie à la manière du Taulier sans avoir rien à demander qui que ce soit. J’ai nommé le Rouge&le blanc. Y’a pas de pub, y z’organisent pas de salons, y vendent pas de vin link y z’aiment le vin et en parlent bien. C’est une référence, une vraie et pour qu’elle continue son petit bonhomme de chemin, je vous conseille vivement de vous y abonner jmgatteron@wanadoo.fr c’est 48€ pour un an et 90€ pour deux. Il y a 4 numéros par an.


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L’édito du dernier numéro : Diversité contre uniformité signé comme toujours par François Morel évoque le livre qu’il a écrit sur l’œuvre de l’ampélographe Pierre Galet « ampélographe de terrain ». Comme j’ai eu gentiment droit à Vinexpo de recevoir cet opus dédicacé par Pierre Galet et l’auteur je chroniquerai au cœur de l’été sur ce sujet majeur.


Deux portraits de vignerons que j’aime : Vincent Laval et Muriel Giudicelli. La champagne et la Corse, Patrimonio et Cumières.


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Cumières en bref « Cumières dont le nom signifie, dit-on, « vin pur du sommet », est située sur la rive droite (nord) de la vallée de la Marne et porte – selon « l’échelle des crus » qui prévaut en Champagne – un vignoble classé en Premier Cru. La commune couvre 299 ha, dont 250 de vignes réparties entre 65 et 210 m d’altitude. Les sols sont argilo-calcaires, avec parfois du limon, et reposent sur un socle de craie. On y compte une vingtaine de vignerons récoltants-manipulants (RM). »


Muriel Giudicelli présidente d’UVA Corse « Présider UVA Corse depuis 2009, rien de plus simple! Pour s’en convaincre, il faut savoir qu’en son sein, celui de l’UVA…, se regroupent 35 domaines, 35 domaines avec des logiques différentes, des vins bio, des vins en biodynamie, des vins de vignerons et aussi certains un peu moins vignerons. Des superficies de domaines différentes, sur des appellations différentes et pour comble – on aurait envie de dire, mais on ne le dit pas… – 35 personnalités corses… !

Assurance d’implosion permanente et pourtant, Muriel réussit avec cette force apaisante et conciliatrice à perpétuer une cohésion exemplaire.»


Champagne Les Chênes Cumières Premier Cru 2002 Brut Nature 17/20


Patrimonio rouge 2010 100% Nelluccio 16/20


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Deux AOC : Moulin-à-vent et Gigondas


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Ma feuille vineuse « Jules Chauvet nous manque ! Ce vigneron-négociant-chercheur-dégustateur hors pair entretenait une relation originale avec Moulin-à-Vent. Gamin et fieffé gourmand, avec ses copains, il buvait en douce les moulin-à-vent 1915 de la cave de son oncle ! Les deux-tiers des bouteilles y passèrent… Jeune gourmet, il s’arrête de fumer à la suite d’une erreur de dégustation. Plus tard, son père lui place douze verres de >Beaujolais : il reconnaît au premier coup de nez le moulin-à-vent. […] Son credo, c’était la sélection massale, la culture de la vigne, les petits rendements, les levures indigènes. « Le sol doit dominer le plant » disait-il. Marcel Lapierre mit ses préceptes en application, et on ferait bien de mettre ses conseils au goût du jour ! »


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Petite histoire de Gigondas : « véridique ou légèrement enjolivée, l’histoire ne manque pas de sel. En 1967, le jour de l’enterrement du baron Le Roy – célèbre propriétaire à Châteauneuf-du-Pape (Château Fortia), père du système des AOC françaises et président de l’INAO –, un vigneron de Gigondas croise un membre éminent du syndicat des producteurs locaux habillé comme un milord :


-          Oh, d’où tu viens habillé comme ça ?

-          Hé, de l’enterrement du baron Le Roy…

-          Quoi ? Toi un Gigondassien, tu as été rendre hommage à ce type qui a toujours refusé l’AOC aux vins de Gigondas ?

-          C’était juste pour être sûr qu’il soit enfin vraiment mort… »

 

Voilà un tout petit aperçu pour le plaisir de lire. Bon vent au Rouge&le Blanc, à toute l’équipe et à sa toute nouvelle dégustatrice Sonia

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:00

Magalie mon amie qui vit à Bruxelles, et qui vend des beaux fromages fermiers aux alentours link, m’a dit avec sa perspicacité habituelle c’est une véritable épidémie : le Pape, la reine des Pays-Bas puis le roi des belges… très tendance en effet, mais à Rome on vote alors que, même dans les royautés constitutionnelles, comme le note Dimitri Verhulst, citoyen du royaume de Belgique, le sceptre revient à quelqu’un qui l’a bêtement hérité. Notre ami Hervé Lalau, citoyen français expatrié au royaume d’Albert II, qui ne niaise jamais en route et qui ne perd jamais une occasion de mettre en avant la cause du vin, sur les 5 du Vin en « profite pour saluer chaleureusement ses amis Belges, sujets d’un roi débonnaire et même jovial, qui, à ce qu’on dit, ne dédaigne pas les bons vins. » Bravo Hervé, tu me donnes l’occasion de démontrer que t’as tapé juste et bien sûr d’étaler ma science comme d’habitude ce qui ne va pas arranger mes affaires de blogueur en chaise longue.


Lorsque j’ai lu « l’Entrée du Christ à Bruxelles » de Dimitri Verhulst, auteur belge de langue néerlandaise, dont le livre « La merditude des choses » m’avait ravi (le film aussi), j’avais beaucoup aimé la station 8 (le livre suit le déroulé d’un chemin de croix) qui abordait les timbres belges qui excellent en deux thèmes : le portrait du roi et les petits oiseaux. » car ce il dressait un portrait éminemment sympathique, d’Albert II, bien sûr dans un style que n’aurait pas désapprouvé l’internationaliste Luc Charlier.


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Pour saluer l’abdication d’Albert II je vous livre donc un bref extrait de la prose du sieur Dimitri Verhulst :


« Si je peux parler pour moi-même : moi, je n’aurais pas la moindre objection à aller casser la croûte avec notre roi. Il est au fond, si je peux juger de son caractère, un bon type tout à fait ordinaire, un type comme vous ou moi qui, chez lui, trempe en cachette ses doigts sales dans la lèchefrite. Un joyeux tartufe, habile à chiper des bonbons (pas vu pas pris), à créer des occasions pour boire un verre de vin de plus. Un homme affecté d’une telle constipation que souvent, lorsqu’il quitte la toilette, l’encre du journal a imprégné ses genoux. Bah, au contraire des bardes, nos poètes auront à immortaliser notre roi sous les traits d’un petit monsieur doté de défauts sympathiques, d’une et provision de blagues quelque peu osées pour le moment du pousse-café, d’un appareil auditif et d’un taux trop élevé de cholestérol. Un type qui avait fait quelques accrocs au contrat de mariage et ressentait des remords pour le chagrin causé à sa femme, la reine, qui fut  jadis mannequin mais s’était depuis considérablement craquelée… »


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Même si le roi des Belges n’a pas grand-chose à faire dans la vie politique fort agitée de nos voisins c’est tout de même le chef de l’Etat. Imaginez une seule seconde, en notre vieux pays où l’on parle encore de prérogatives régaliennes, une telle description du nôtre, quel qu’il fut, d’hier comme d’aujourd’hui, ce serait de suite la Bastille pour l’auteur pour crime de lèse-majesté. Bonne retraite « Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie de Belgique (né le 6 juin 1934 au château du Stuyvenberg), 6e roi des Belges depuis la mort de son frère Baudouin. Titré à sa naissance prince de Liége, il est le second fils du roi Léopold III et de la reine Astrid, née princesse de Suède »


« Partisan d'une société multiculturelle, il dénonce régulièrement dans ses discours le racisme et la xénophobie et soutient activement le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme. Depuis son accession au trône, il n'a reçu en audience aucun représentant de l'extrême-droite et ne les convie pas aux réceptions du Palais royal […] Le roi Albert II garde ses convictions religieuses sur le plan privé et respecte les choix démocratiques du Parlement : il a ainsi apposé sa signature sur la loi dépénalisant l'euthanasie et sur la loi autorisant les mariages homosexuels, malgré l'opposition de l'Église catholique. Les baptêmes de tous ses petits-enfants sont célébrés en privé et ne donnent lieu à aucune cérémonie officielle. Cette attitude est conforme aux vues des défenseurs de la laïcité de l'État. »


Hier donc Albert II a déclaré « Je constate que mon âge et ma santé ne me permettent plus d'exercer ma fonction comme je le voudrais. Ce serait manquer à mes devoirs et à ma conception de la fonction royale que de vouloir me maintenir en exercice à tout prix. Sans être en mesure d'assumer pleinement mon rôle, c'est une question élémentaire de respect envers les institutions et envers vous, chers concitoyens. Après vingt ans de règne, j'estime donc que le moment est venu de passer le flambeau à la génération suivante. Je constate que le prince Philippe est bien préparé pour me succéder... C'est donc avec sérénité et confiance, que je vous fais part de mon intention d'abdiquer ce 21 juillet 2013, jour de notre fête nationale, en faveur du Prince héritier, mon fils Philippe. »

 

Et pour finir une toute nouvelle chanson Bruxelles -  de Sophie-Tith link

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 00:09

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« J´ai sauté la barrière, Hop! Là » chantait Johnny Hess en 1938 alors, lorsqu’Emmanuel Giraud me convoqua du côté de l’Eglise de Pantin dans le neuf3, moi qui ne saute guère le périphérique, qui enserre Paris sur l’ancien tracé des fortifications, je me suis dit toi mon coco tu vas t’y rendre en métro. Ce que je fis.


Emmanuel adore les lisières, les lieux improbables, là, dans une salle blanche du restaurant Le Relais, au 61 rue Victor Hugo, à Pantin, derrière une table, elle aussi juponnée de blanc, Ingrid Astier & Jacques Genin allaient, nous avait-il déclaré pour nous appâter, nous interpréter : « Noir c'est noir... », une drôle d’histoire, sans « angle mort », entre une conteuse d’histoires et un fondeur de chocolat. Moi, comme le disait ironiquement Chaissac à propos de Dubuffet lorsqu’il  parla d’art brut, captant l’œuvre de l’Hippobosque du bocage » je n’avais pas envie de rester chocolat en plein neuf3.


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Ben oui, je n’en menais pas large, car, dans son superbe ouvrage « cuisine inspirée » publié en 2007, Ingrid Astier avait portraituré Henri-Gagey et j’en avais outrageusement profité tel Dubuffet. Voir ICI link  et ICI link. Faut me comprendre car notre passionnée de mets et de mots ces derniers temps fait dans le polar en 2009 elle a publié « Quai des enfers » dans la prestigieuse collection Série Noire : une révélation qui a obtenu de nombreux prix. Son dernier roman, « Angle Mort », vient de paraître aux éditions Gallimard


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Restait pour me sauver d’une mise en examen que Jacques Genin le fondeur en chocolat. « Chocolatier, pâtissier, caramélier, confiseur : à travers ses créations, il se montre avant tout rêveur il a  ouvert en 2008 une chocolaterie 133 rue de Turenne, à Paris www.jacquesgenin.fr « où l’on se bouscule pour les guimauves tendres comme des nuages, les caramels aux reflets d’ambre, le vitrail des pâtes de fruits et le défilé des chocolats » nous dit Emmanuel. 

    ‎

J’ai donc été sage comme une image, bu les paroles et le chocolat chaud de Jacques Genin, mais je n’ai pas pu m’empêcher de ramener ma fraise en rappelant que pour moi le chocolat c’était celui qu’émiettait mémé Marie sur ma tartine beurrée pour mon goûter d’écolier et celui, à cuire, qui nappait le riz au lait de la tante Valentine. Bien sûr, du Menier mais Jacques Genin a pu ainsi rappeler que « Antoine Brutus Menier qui fonda en 1816, l’entreprise chocolatière qui porta son nom. À l’origine, celle-ci qui installée dans le quartier du Marais à Paris (rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie), vendait des produits pharmaceutiques, mit en vente des médicaments à base de chocolat aux vertus thérapeutiques. En 1825, la firme déménage à Noisiel, sur le site de l’ancien moulin. Puis, en 1836 est la première à créer la tablette de chocolat. »


Bref, comme j’étais pressé par le temps, votre Taulier est tellement sollicité, et que Pantin c’est le bout du monde j’ai dû m’éclipser avant la fin des festivités. Pour me faire pardonner je n’ai rien trouvé de mieux que de vous offrir des morceaux choisis du portrait de Jacques Genin un confiseur chocolatier qui ne laisse pas de marbre d’Ingrid Astier dans « cuisine inspirée »


« L’évidence fausse parfois la perception : Jacques ne fut pas toujours chocolatier (on l’aurait pourtant volontiers vu naître dans un cacaoyer comme d’autres élisent les roses. Chef affairé autour de dressages salés et sucrés, il commence par ravir les palais ; et abandonna au seuil de la première étoile, fier d’une certitude : le chocolat méritait l’exercice de toute une vie. Maurice Bernachon lui insuffla l’envie de travailler le chocolat, Michel Chaudin lui montra l’exemple. »


« Travailler le chocolat » c’est pour lui « travailler l’élément féminin » Sentimentalité, douceur, sensualité, doivent accompagner chaque geste : « le chocolat ne fait que renvoyer ce que tu lui  donnes, si tu bâcles ton travail, c’est toi-même que tu agresses » Respecter, toucher, caresser : « sentir le produit, lui donner ton âme au moment où tu travailles, lui infuser des sentiments et  de la confiance », sont pour Jacques la clé de voûte du chocolatier. »


« Les couvertures de Jacques sont au contraire uniformes, brillantes, coruscantes.  On  dirait de sombres galets vernis par une bruine. »


« Je veux restituer les goûts de ceux qui fabriquent mes couvertures, être fidèle à l’esprit de perfection : on ne doit pas abîmer les produits par de la nonchalance. »


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Mais pouvais-je en rester à la simple aventure des mots sans mettre sous leurs couvertures – j’aime ce nom – la douceur, la sensualité du chocolat en situation ? J’en rêvais, je l’ai fait. Enfourchant ma flèche d’argent je me suis porté tout au haut de la rue de Turenne pour entrer dans l’antre du fondeur de chocolat qui s’élance vers le ciel telle une proue de navire. Calme et sérénité, beauté et pureté des matières brutes, tout porte au recueillement gourmand. Je m’assois, seul gaulois dans ce temple du chocolat. Mon choix est fait ce sera un Mille-Feuilles au chocolat, double péché assumé, revendiqué, sans besoin de contrition, pire en me tapissant la bouche de l’onction tendre du chocolat je m’imagine, une fois atteint les lisières de la petite mort gustative, basculant dans une douce ivresse impulsée par la vivacité pure du brut nature de Georges Laval  www.georgeslaval.com. Amen ! Jacques Genin, fondeur tentateur n’est pas de ceux qui permettront au péché de gourmandise d’être rayé de sitôt de la liste des 7 péchés capitaux car avec lui on frôle la luxure, qu’il en soit remercié.


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« Les beaux yeux de ma voisine

Me rivaient soir et matin

Près de la haie de glycines

Tout au bout de mon jardin

Ah! Ces yeux

Ces cheveux

Ah! Ce cou

Quel bijou!...


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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:20

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Le photographe Gaston Bergeret assigne en justice «Les Restaurants du cœur » link pour les droits d'auteur de la photo de Coluche prise il y a trente ans illustrant l'affiche de l'association caritative. Il avait donné, en 1986, l'autorisation de «manière orale et à titre gratuit».


Minable, Bergeret rompt l'engagement moral qu'il avait conclu avec Coluche, lequel a eu le tort de faire confiance à sa prétendue générosité. Toutes les raisons invoquées par lui ne tiennent pas : comment peut-il reprocher à l’association d’utiliser ce cliché pour engranger des recettes supplémentaires. C’est normal et ce réveil tardif est un geste de pure cupidité.

 

 

D’autant plus que, comme le souligne le site Numérama link« Cette générosité paraît d'autant plus naturelle qu'elle ne coûtait rien. Dans le cadre d'un reportage réalisé en 2011, que nous a signalé La Parisienne Libérée, Gaston Bergeret présentait différentes photographies prises lors de sa carrière. « Celle de Coluche, c'est 10 secondes », racontait-il. « Le temps qu'on se croise, que je lui demande les faveurs d'un portrait, et bien ça a mis dix secondes ».

 

« Je crois que c'est le portrait le plus rapide que j'ai fait de toute mon existence », ajoutait-il, avant de hausser les épaules, dans ce  que l'on comprend aujourd'hui être de l'énervement et non une fierté. » C'est celui que l'on voit chaque année, qui dure... qui réapparaît comme un bon petit diable à chaque hiver ».

 

Navrant,  désolant, bien dans l’esprit de ce temps, j’espère que les juges renverront sans un rond ce piteux photographe à la contemplation de « son œuvre », l’heure de la retraite approche arrondir les fins de mois devient une nécessité.

 

Pas vu ce gus avide lorsque les Restos furent en péril « État d’urgence : la seconde mort de Coluche, ils* veulent couper l’aide européenne aux Restos du Cœur* » link


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Photo du taulier©

 

 

« Dieu a dit : Je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit»

 

« L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres. Ce qui est la moindre des choses. »

 

« Bien mal acquis ne profite qu'après.  »

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:29

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C’est une citation glanée dans un commentaire chez un confrère blogueur.


Réponse : qu’est-ce que t’en sais ?


Oser écrire aussi « il s'est rendu là-bas (en Chine ndlr), il a gouté toute la production » (sic) fort ce journaliste cité par celui pour qui, bien-sûr le blogueur, est un petit ou un vieux con qui ne bouge pas le cul de sa chaise parce qu’il n’a pas de pognon.


Pour pallier cette indigence financière crasse reste le voyage payé à une fournée de blogueurs mais ça reste cantonné à nos misérables frontières.


Votre Taulier a les moyens de voyager, il paye ses billets d’avion, de train, ses hôtels et son carnet d’adresses vaut largement celui du mec qui dit rencontrer régulièrement les nouveaux investisseurs chinois. C'est son métier souligne-t-il, ça je ne le savais pas.


Donc il y a ceux qui savent de quoi ils parlent et les autres, les minables, les traine-lattes, les demi-soldes…


Ben voyons, c’est le moyen classique : tu discrédites ton contradicteur « le  bloggeur qui la ramène sur tous les sujets sans trop bouger le cul de son fauteuil, faute de moyens... » pour te parer des plumes de paon de l’expertise.


Ça fait très VRP ce genre d’approche comme si les « les costumes sur mesures et dents blanches qui descendent de leurs limousines, prêts à entamer une journée de travail avec leurs ordinateurs chez JP Morgan ou Goldman Sachs », éprouvaient le besoin d’aller poudrer de poussière leurs richelieu sur mesure dans une soupente miteuse de Vinexpo. Je rigole grave. Vraiment je n’avais pas jusqu’ici mesuré le degré de morgue de certains.


Libre à eux, moi je n’ai a aucun moment mis en doute leur expertise, leur savoir, j’ai simplement contesté, au vu de ce que je lisais dans un compte-rendu, le TON, la manière de dire qui ne me convenait pas. Alors pourquoi tant de mépris ?


Je ne sais, ou je ne sais que trop, mais je m’interdis d’aller au-delà, je garde ma liberté de plume et je revendique, sans fausse modestie une expertise qui vaut largement celle de mes contradicteurs. Le niveau du débat ne gagne rien lorsqu’on y introduit trop d’affect. Ce n’est pas mon cas. Je respecte ceux à qui j’apporte la contradiction, je ne cherche pas à les mettre plus bas que terre pour les piétiner, je ne qualifie pas leurs dires de torchon.


Qui vivra verra… mais je sens poindre un petit parfum de mesures de rétorsions adressées aux blogueurs qui ne prendraient pas les bons plis de leurs éminents confrères. Peu me chaut ma petite entreprise vogue et prend les vents portant, elle se moque des menaces et comme j’y tiens la barre je n’ai de compte à rendre qu’à moi-même. Ceci écrit, même après une passe d’armes virtuelle, se serrer la main fait, je l’espère, toujours parti des règles de la courtoisie. Sauf à estimer que nous sommes dans un monde de brutes mal dégrossies et que le vin n’est plus un produit de convivialité mais un « produit toxique pour les bien mis, les requins de Wall Street » qui allèrent les vendre à des pêcheurs du cercle arctique.


Bien le bonjour à tous, mes billets sont sur le Net pas au fond des barriques...

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 00:09

Comme vous le savez je n’ai que peu de goût pour la technique mais beaucoup en revanche pour les sujets qui peuvent faire débat. Nous sommes, depuis le buzz européen « touche pas à mon rosé » à propos du projet de l’extension du mélange rouge-blanc aux autres vins qu’AOC link, inondé de rosés link. Je fuis donc mais pour autant je ne mets pas tous les vignerons dans le même panier et lorsque je dégotte un vrai rosé je m’empresse de m’informer sur ce qui le différencie de ces jus fabriqués. C’est ce que j’ai fait auprès de Philippe Pouchin, voici sa réponse. Qu’il en soit remercié.


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Bonjour Jacques


Marie-Lyne me dit que tu es en attente d’info sur notre gamme de rosé Temple.


Je vais essayer d'être le plus synthétique possible sur ce sujet que je suis depuis un moment.


D'abord préciser d'où  je parle. J'ai démarré ma « carrière » au début des années 80, au moment où l'on commençait dans certaines propriétés du Var à « débourber »* les rosés, par ruissellement, les premiers groupes de froid n'avaient pas encore fait leur apparition. Dans les coopératives, point de tout cela, le rosé était vinifié un peu comme ça vient, avec des méthodes que plus personne aujourd'hui ne saurait plus mettre en œuvre (4par4 ...) qui a dit « heureusement » ?


Toujours est-il que, dans les années 80 avec l'apparition simultanée de l'inox italien moins cher, des groupes de froid (subventionnés : refroidissez, refroidissez disait-on alors aux caves qui ne savaient pas se servir de ces outils, il en restera toujours quelque chose)  et des œnologues frais émoulus des z'écoles (deux ans seulement après le bac à l'époque) le rosé entame doucement son évolution vers ce qu'il est devenu aujourd'hui.


Seulement voilà, les techniciens se sont pris au jeu, les fabricants de levure et d'adjuvant aussi, le rosé est devenu : un empilement de technique. Dans les colloques, avec un air profond, les praticiens disent : « c'est un vin technique »


Il y a quelques temps un ami journaliste me demande :


« Philippe c'est quoi pour toi un grand rosé ? »


D'abord je me dis qu'on ne poserait pas cette question pour du blanc ou du rouge, mais bon ...


« Et bien je vois deux réponses, que je lui fait, d'un côté, les rosés actuels, qui sont des empilements de techniques, à tel point que nous recevons tous les ans au mois de juin, de la pub pour des levures encore plus aromatiques que celles de l'an passé, qui étaient-elles même plus aromatiques que celles de l'année précédente » à ce jeu-là nous avons aujourd'hui des rosés à peu près tous semblables, mais pire, tous délocalisables pour peu qu'une région du monde s'y mette et y engage des moyens. J'ai même vu apparaître le mot biotechnologie (voir pub jointe, ça fait froid dans le dos) link 

 

D'un autre côté, il me semble possible d'explorer une autre voie, celle du dépouillement. Ne garder du process (brrr … quel mot) que ce qui est indispensable : date de vendange, raisins bien murs, vendange manuelle, débourbage à froid etc. …


Je vinifie ainsi depuis 1996, mais en 2008, pendant la réforme des AOC, je me suis dit que, si les AOP étaient stricts (on peut toujours rêver : aucun intrants issu de l'extérieur de l'appellation) la plupart des vins rosés deviendraient ipso facto des IGP. Serait-il possible alors de vinifier encore cette couleur ? Le Temple rosé actuel est né de cette réflexion.


Qu'il rentre aujourd'hui dans la sélection de la Rvf est plutôt une victoire pour nous.link  et link 


Maintenant, en élargissant le champ de la réflexion, le constat est le suivant. Toutes les régions françaises élaborent des vins rosés, à une question que j'ai posée plusieurs fois à des professionnels :


« Sur quoi est basé la hiérarchie des vins rosés ? » la réponse, après un silence gêné, est le plus souvent … le prix ! Plouf !


Que la profession soit incapable, alors que tous les tableaux de bord sont au vert de laisser la notoriété se construire au fil de l'eau me paraît extrêmement dangereux. Que se passerait-il si, après une grosse récolte, les cours s'effondraient ? Alors que les seuls Languedoc élaborent à nos portes des flots de rosé en IGP avec une marque forte (Pays d'Oc) et des prix 20à 30 % moins élevés que les nôtres, si le seul prix constitue la pyramide de la notoriété …


Mais les choses bougent. Le concours des vins de Saint-Tropez vient d'ouvrir une catégorie « vin de garde »


F Millo déclare au Figaro que : « C'est justement là où les rosés de garde présentent aussi un véritable intérêt ». Comme le souligne pertinemment François Millo : « en envisageant le rosé comme un rouge ou un blanc, pouvant être dégusté jeune ou bien après quelques années, cela permet de diversifier la consommation du rosé et donc de la pérenniser ».link et link

 

 

Ça fait des années que je le dis, mais sûrement moins fort ! Quant au Centre du Rosé, s'il travaille sur les rosés de garde, c'est avec une grande discrétion …


Voilà  présenté le contexte. Je n'ai pas trop parlé des vins, mais je te fais passer le texte que j'ai écrit dans le livre le vin rosé et qui donne tous les détails de l'élaboration de ces cuvées.link 


La seule question qui compte pour moi est la suivante : Quand on approche son nez d'un verre de vin la seule question qui vaille est la suivante : « ce que je sens, d'où ça vient ? » si la réponse est « du raisin » alors on se trouve dans un univers d'AOP, si la réponse est : « un peu du raisin, un peu des levures, un peu des enzymes, un peu des collages un peu … » alors on est où ?


Bon courage et amitiés


Philippe Pouchin


*débourbage : première décantation du jus de raisin


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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 11:00

J’ai connu Jacques Damitio par le rugby, plus précisément par un ancien joueur du PUC qui me présenta ce notaire, ancien président de la section rugby du club parisien, reconverti en vigneron languedocien au château le Thou. Il fut des 20 pères fondateurs du club « Sans Interdit ». Excellent cuisinier voir ICI link ce cher Jacques, avec qui j’adore me prends le chou en politique, lui aussi d’ailleurs, a ouvert il y a quelque temps, associé à l’un de ses complices, un restaurant « Pouic Pouic » dans l’une des rues qui enserre le Marché Saint-Germain  (9, rue Lobineau, VIe. Tél. : 01 43 26 71 95. Fermé dim. et lun. Menu au déjeuner à 16€).link 


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Je précise pour les petites louves et les petits loups ignorants des choses du 7e Art que « Pouic Pouic » est film de Jean Girault (1963), lui-même tiré de la pièce de Jacques Vilfrid (« Sans cérémonie », 1952) et surtout le premier rôle de Louis de Funès. Ce film est la première collaboration entre Louis de Funès et Jean Girault. S'ensuivront plus de dix films, dont la célèbre série des Gendarmes de Saint-Tropez.


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Bien évidemment j’ai posé, à plusieurs reprises, mes fesses sur le velours rouge des banquettes du Taulier Damitio mais ma réserve naturelle – plus exactement mon incapacité à faire le critique aussi bien pour les tables et pour les vins –  me retenait de faire un papier sur l’excellente table et la belle carte des vins de l’ex-notaire cordon bleu (il ne fait pas la cuisine à Pouic Pouic). Et puis, ce matin dans mon courrier électronique tombait une chronique de François Simon sur son blog « PARIS. POUIC POUIC, RESTAURANT DE CONNIVENCE... » Banco me dis-je, mais qu’est-ce donc une table de connivence ?


« Ce sont des tables de connivence où les ingrédients fonctionnent comme dans une chanson : les harmonies sont justes, le son clair, les paroles ingénues et les musiciens de bonne humeur. » la suite de la chronique ICI link


Dernières précisions : Pouic-Pouic est le coq qui a donné son titre au film. Un titre prétexte en forme de clin d'œil puisque le joyeux volatile n'a qu'un petit rôle : élevé par Jacqueline Maillan, la mère lunaire et ingénue dans le film, il se promène en laisse à ses côtés. C’est un clin d’œil au sieur Damitio : voir ci-dessous. Enfin, même s’il n’en est plus propriétaire Jacques Damitio sert toujours, et me dit-il avec succès, du château Le Thou à Pouic Pouic.


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Pouic-pouic - 1963 par mariodelpais

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 00:09

Dans ma Vendée crottée, au temps de mes culottes courtes où je gardais les vaches du pépé Louis dans les pâtis qui bordaient le chemin de la Garandelière, de paisibles normandes aux yeux tendres, je me souviens que certaines filles du bourg, des pimbêches, traitaient les gars des fermes de bouseux. Mon activité purement bucolique ne m’incluait pas à leurs yeux dans cette appellation qu’elles voulaient méprisante car j’étais un gars du bourg mais, si ça avait été le cas, ça ne m’aurait pas vexé vu que ça venait de la bouche de filles que je n’aurais jamais invité à danser (je n’allais pas encore au bal vu mon jeune âge mais il m’arrivait de m’y glisser pour voir les grands frotter).


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Comme j’ai l’esprit de l’escalier alors que je rentrais hier d’une dégustation au Paul Bert, organisée par l’une des égéries des vins nus, dit natures, Solenne Jouan, et qu’en ce moment au musée de la Poste il y a une exposition, du 27 mai au 28 septembre 2013, de Chaissac - Dubuffet, entre plume et pinceau link je me suis souvenu que, dans mon petit jardin d’intérieur, l’Hippobosque du bocage, dans sa cabane aux épluchures, avait remisé un texte qui irait aux petits oignons aux vins nus. Me restait plus, en dépit du désordre qui règne toujours dans ce type de lieu, qu’à le retrouver. Pas simple mais rien ne peut arrêter votre Taulier lorsqu’il s’est foutu quelque chose en tête. Et, bien sûr, j’ai retrouvé, il s’agit d’une lettre à l’abbé Pierre Renou daté du 3 octobre 1962.


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Lisez-là attentivement, prenez le temps et, pour faire plaisir à Luc Charlier, commentez !


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« Mon mode d’expression en peinture, qui n’a rien à voir avec quelque chose d’épuré, de correct, est assez comparable à un dialecte et même au patois avec lequel on peut s’exprimer et qui peut même être particulièrement savoureux. Parmi ceux qui le goûtent il y a certes des bouseux sensibles à mon art et des gens d’un savoir infiniment plus étendu à qui il reste fermé. Moi-même je me suis assez analysé pour savoir que je ne suis pas autre chose qu’un bouseux. Il m’arrive même de dire très sincèrement à des campagnards : « De nous deux c’est moi le bouseux. » Il y a d’ailleurs dans mes dessins du temps où j’en savais encore moins qu’aujourd’hui des choses parfaitement valables. Certains ont même dit avec conviction que l’ignorance ne s’apprend pas. […]

P ;-S. – Mais vous ne conduirez pas les gens à goûter ma peinture sans éducation artistique. Et vous ne ferez pas leur éducation artistique en leur présentant ma peinture d’abord. Pour me faire des partisans je ne peux pas me passer de Saint-Sulpice. »


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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 11:00

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C’est Magalie qui le dit, et elle sait de quoi elle parle puisqu’elle vend des beaux fromages dans le plat pays et de l’autre côté du Channel link  : « Un fromage fermier, c'est un fromage fait à la ferme, non ? »


Et à chacun le soin d’imaginer la petite Perette qui mène ses vaches à la traite, moule à la louche ses bries et vendra ses fromages sur un petit marché local. Tout ça fleure bon la comptine pour enfant.


Mais si derrière les termes « fromage fermiers » il y a bien le lait d'un seul troupeau transformé sur le lieu de l'exploitation, la taille des exploitations et les techniques de transformation du lait varient grandement. De la petite famille savoyarde et ses 30 vaches à la ferme employant 40 personnes en région parisienne qui possède 130 vaches, 400 chèvres et une unité de transformation digne d'une laiterie, il y a un pas.


Mais tant que nous n'aurons pas en France les grandes étendues du Far West américain, le terme fermier restera tout de même un gage de qualité. D'abord la qualité du lait produit, puisque le producteur soigne et nourrit ses bêtes. Mais aussi et je dirais avant tout, la qualité éthique de l'achat du consommateur. En achetant un produit fermier, nous n'achetons pas nécessairement un produit gustativement supérieur, mais nous soutenons des familles, qui travaillent, matin et soir à l'heure de la traite, à transmettre un savoir faire à leurs enfants. Parce que n'oublions pas, les vaches ne cessent pas de donner du lait les dimanches et jours fériés, ne partent pas en vacances (sauf peut-être dans les alpages du Beaufortin) et n'envoient pas de cartes postales.

 

En bref : mangez fermier, mais avec modération (n'oublions pas que sur certaines AOP, à l'instar du comté, la production fermière est tout simplement exclue par l'AOP « Par respect pour les usages locaux, loyaux et constants, le Comté ne peut être fabriqué qu'à partir d'un mélange des laits de plusieurs exploitations et de plusieurs troupeaux nourris, gérés et traits de manière indépendante, de fait la fabrication de Comté fermier n'est pas possible », mais ce sera l'occasion d'une autre chronique)


Votre Taulier, qui ne peut s’empêcher de la ramener, dit à Magalie :


-          C’est bien joli Magalie mais y’a pas que des fromages au lait de vache ?


-          Bien sûr, c'est même parmi les chèvres que la production de fromage fermier s'est le plus maintenue avec 1/3 de la production de fromage de France AOC.


-          Tu me donne la liste ?


-          Je te la copie en bas de page mais sache que pour le Pélardon les 75  producteurs de fromage fermier représentent 66% de l’AOC !


-          Bien joué Magalie et du côté des brebis ça donne quoi tes histoires de fermière ?


-          Eh bien mon cher, plus aucun fermier pour l'AOC Roquefort mais dans ta Corse chérie 66  producteurs fermiers produisent 14% de l'AOC Brocciu et chez les basques 8% de l'AOC Ossau-Iraty est produit par 155  producteurs de fromage fermier.


-          Très bien mais revenons à tes braves ruminantes que je t’imagine traire, qu’en est-il  des fermières et des fermières ?


-          Ne m’en demande pas trop car la liste est longue mais sache que sur la plus haute marche il y a, et comme tu le sais ça ne peut pas en être autrement, 100% de l'AOC Salers avec 92 producteurs de fromage fermier mais seulement 6 fermiers en Salers Tradition avec des vaches de race Salers. Mais aucun fermier pour les AOC Bleu de Gex, Bleu des Causses, Comté, Fourme de Montbrison, fromage Mont d’Or où il existe semble-t-il une exception en avec un producteur fermier. Enfin la palme revient donc aux producteurs de Saint-Nectaire qui sont encore 260 à fabriquer du fromage fermier traditionnel.


-          Merci Magalie les fermières et les fermiers te sont reconnaissant de ta contribution à la défense de leur belle production.

 

Fromages de chèvre :


- AOC Chevrotin des Aravis ou des Bauges 34 fermiers 100%

- AOC Pélardon 75 fermiers 66%

- AOC Pouligny-Saint-Pierre 16 fermiers 41%

- AOC Rocamadour 38  fermiers 37%

- AOC Valençay 26 fermiers 35%

- AOC Picodon 124  fermiers et AOC Sainte-Maure-de-Touraine 58  fermiers 34%

- AOC Crottin de Chavignol  69  producteurs de fromage fermier 28%

- AOC Selles-sur-Cher 28  fermiers 20%

- AOC Banon de Banon 17 fermiers 14%

- AOC Chabichou du Poitou 6  fermiers 6%.


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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 00:09

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Combien de fois ai-je écrit sur un formulaire : nom, prénom, date et lieu de naissance : 12 juillet 1948 à La Mothe-Achard ?

 

Je ne sais.

 

Ce que je sais c’est que cette date, dite anniversaire, m’a privé de bulletin de vote lors de l’élection présidentielle des 1 et 15 juin 1969.  Je n’avais pas encore les 21 ans fatidiques. Pour me venger, ou pour pouvoir exprimer mon choix, je l’avoue, j’ai fait voter ma mémé Marie, qui m’avait demandé « pour qui faut ’y que je vote mon petit gars ? »,  pour Michel Rocard au premier tour (816 471voix 3,61 %) et bien sûr je n’en éprouve aucun remord puisque, par la suite, alors que j’aurais pu lui apporter mon suffrage, mon poulain resta au paddock pour laisser la place à Tonton. Ce fut donc une forme de vote par procuration qui ne changea rien au cours de l’Histoire mais qui marqua mon premier engagement derrière Michel Rocard.


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Ensuite, ou par la suite, je n’ai jamais été vraiment soucieux de mon âge, et d’ailleurs je ne le suis toujours pas, mais dans notre beau pays où nos dirigeants et les syndicalistes s’écharpent, et vont encore s’écharper sur l’âge légal du départ à la retraite, je suis contraint de tourner la page en ce mois de juillet 2013.               

 

Au premier août donc je serai officiellement à la retraite même si j’ai décidé de continuer de travailler pour le compte du Ministre de l’Agriculture : mes vaches toujours mes vaches.

 

Bref, puisque juillet débute cette année un lundi j’ai décidé, pour que vous entamiez avec moi ce dernier mois de travail officiel, de vous offrir cette belle chanson d’Angélique Kidjo « Il faut tourner la page » (ci-dessous) Si vous souhaitez écouter l'ensemble de l'album sur Deezer c'est ICI link merci Olivier... avec surtout une superbe reprise de Summertime link


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