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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 00:09

Pour le profane retrouver ses petits dans le dédale international des AOC. Ainsi, dans la bataille dite du Gruyère le gruyère suisse a remporté en 2010 une victoire importante contre son homonyme français en obtenant l'exclusivité de l'appellation d'origine contrôlée (AOC). Les hostilités ont été déclenchées par la France qui a voulu, en 2007, faire reconnaître l'AOC accordée à son gruyère au niveau européen. Retoquée la demande Bruxelles a jugé trop léger le dossier français et a recommandé à la France de se contenter de l'indication géographique protégée (IGP). Pour autant, rien ne change vraiment puisqu’il existe depuis les années 1930 un accord entre la France et la Suisse accordant le droit aux deux pays d'utiliser le même nom pour les deux fromages très différents.


« Le gruyère et l'emmental ont en commun d'être des fromages à pâte pressée cuite fabriqués en France et en Suisse. Pour le reste, les deux fromages n'ont pas grand-chose à voir l'un avec l'autre.


La meule d'emmental française pèse entre 80 et 100 kilos et a de gros trous, alors que ceux du gruyère français sont petits et que le suisse n'a pas de trous.


Les noms des deux fromages ont une origine suisse : Emmental vient du nom de la rivière Emme, qui coule dans le canton de Berne, et du mot "tal" (vallée, en allemand). Gruyère est le nom d'une bourgade du canton de Fribourg, dans l'ouest du pays.


Le gruyère, dont la recette comprend 20 pages, est un fromage au lait cru provenant de deux traites (matin et soir), tandis que l'emmental est surtout fabriqué avec du lait chauffé à 60-65 degrés. Mais les deux sont concurrentiels car faisant appel à une fabrication artisanale. Plus de 60 % de la production d'emmental en France est consommé sous forme râpée.


En Suisse, où il est fabriqué partout, l'emmental bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée (AOC). En revanche, il n'a pas d'AOP (appellation d'origine protégée, l'équivalent de l'AOC mais au niveau européen). »


Revenons au sujet du jour nos chers « petits suisses » Gervais qui ont bercé nos desserts d’enfance, ces 6 petits cylindres en boîte de carton enveloppés d’un papier paraffiné, si frais, aspergé de sucre ou nappé avec la confiture de mémé Marie.


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Ce qui m’intriguait c’est qu’ils provenaient de Normandie qui n’est pas un canton suisse même si, comme là-bas, il y avait beaucoup de vaches paissant l’herbe des prairies. La clé du mystère, sans faire de jeu de mots, se trouvait dans le canton de Vaud en Suisse où le  le procédé pour faire ces petits fromages était utilisé depuis le Moyen Âge.

 

C’est à Gournay-en-Bray où commence l’histoire. Etienne Pommel y fabriquait, dès 1828, des fromages frais, en forme de cylindre enrichis de crème, qu’il vendait dans une fine bande de papier paraffiné (papier Joseph favorisant l'évaporation de l'eau en excès) placés par six ou douze dans de petites caissettes de bois. Dans les années 1850 un employé vacher de nationalité suisse de la ferme de Madame Hérould à Villers-sur-Auchy près de Gournay-en-Bray, suggéra de reprendre la recette de Pommel.


La Normandie étant le garde-manger de Paris, où les consommateurs étaient friands de fromages gras, Madame Hérould expédia chaque jour ces petits fromages enrichis à un mandataire des Halles de Paris. Mais le « petit-suisse » du son succès à un commis du mandataire, nommé Charles Gervais qui très vite compris que la production fermière ne suffisait plus à alimenter le marché de la capitale. Pour fournir il s'associa à Mme Héroult, reprit une laiterie en 1852, à Ferrières-en-Bray, embaucha d’abord des suisses et produisit les « petits suisses », qui se dénommait alors que « suisse », et qui pesaient 60g pièce, de manière industrielle. Pour un produit frais la logistique est capitale, si je puis m’exprimer ainsi, le développement du chemin de fer aida donc largement à la propagation du produit à Paris.


Charles Gervais compris l'importance des marques ainsi apparut sur l’étiquette Fromages à la crème Ch. Gervais dits Suisses (l'industriel, dit-on, revendiquait l'origine suisse de ses fromages, prétendant qu'« ils arrivaient directement par courrier de Vaud ». Sa grande innovation fut d’adopter des emballages à usage unique jugés plus hygiéniques. Enfin il annexa la ferme Hérould en mariant son fils à la fille de la fermière et racheta la société de Pommel en 1938. La suite est à lire du côté de Danone qui mangea Gervais avant d’aller se jeter dans les bras de BSN…


Mais, chers lecteurs, il faut que vous sachiez que la France n’utilise pas la dénomination « petit suisse » de manière usurpée. En effet, le 14 mai 1974, un Traité entre la Confédération Suisse et la République Française sur la protection des indications de provenance, des appellations d'origine et d'autres dénominations géographiques a été conclu link. Et dans le protocole annexé il est indiqué : « La protection du nom «Suisse» résultant de l'article 3 du traité, alinéa 1, n'exclut pas l'utilisation en France de la dénomination «Petit Suisse» pour des fromages fabriqués en France. »


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Reste un point important les Petits Suisses Gervais ne sont plus ce qu’ils étaient car, diététique oblige, ils sont un peu maigrelets. Nostalgie aussi, un conditionnement en plastique : c’est plus pratique pour les mamans mais mon Dieu que c’est moche !  « Le savoir-faire Gervais depuis 1850 ! » un peu vite dit les petits loups du marketing…


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Pour défendre la tradition il y a les Petits Suisses Malo 40%link « Produit historique de l’entreprise, le petit suisse MALO n’a pas pris une ride depuis 1950 !

 

Toujours fabriqué selon le même procédé, conditionné en boite carton et enroulé dans son papier, on le déshabille délicatement pour l’aromatiser sucré ou salé.

Lui aussi fait l’objet de toutes les attentions de nos Maîtres laitiers puisque la pâte de suisse est égouttée lentement dans des sacs de toile comme autrefois….C’est cet égouttage statique qui confère au produit son goût inimitable. »

Pour ma part je les trouve bon mais pas assez crémeux donc j’y rajoute de la bonne crème fraîche crue de vache Jersiaise.


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Votre Taulier, tel un fox-terrier, est toujours à l’affut pour dénicher le produit authentique. Il vient de le trouver sur la rue des Martyrs à la fromagerie Beillevairelink Qui fabrique un Grand Suisse qui est un vrai petit suisse qui est servi en dessert avec un coulis de fruit au Cul de Poule une de mes cantines favorites.


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Délicieux ! Un vrai régal.

 

« L’aventure de la fromagerie Beillevaire commence il y a 30 ans, à Machecoul, au sud de la Loire Atlantique. Agriculteur à ses débuts, comme ses parents, Pascal Beillevaire fait les marchés pour vendre le lait et la crème de la production familiale. Durant les premières vacances, Pascal, accompagné de son épouse Claudine, partent sur les routes de France afin de dénicher les meilleurs fromages de chaque terroir et les proposer à leur clientèle.


Chaque jour, nous collectons le lait cru chaud à température de l’animal dans une quinzaine de fermes se situant à proximité de la fromagerie. Ce procédé est quasiment unique car les contraintes sont fortes. En effet, c’est par deux fois qu’il faut récolter le lait après chaque traite des vaches. Mais le résultat est notre différence, des fabrications avec du lait cru, chaud, sans aucun traitement thermique.


La réplique des vérités de terroir que nous revendiquons constamment chaque jour.


Nous fabriquons à la fromagerie, multiples produits frais comme le beurre cru, la crème crue, du fromage frais en tout genre, yaourts et des laitages ancestraux comme le riz au lait, œufs au lait, crème brûlée … Et pour compléter notre gamme, nous fabriquons 6 fromages à technologies différentes comme le Machecoulais, le Mojette, le Brun de noix, le Rocher nantais, le Secret du couvent ou encore le Pont d’Yeu, fromage de chèvre. »

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 07:00

Matteo me tendit une clé USB qui avait la forme d’un minuscule rasoir mécanique. « Mets-là dans ta trousse de toilettes. Tu as tout là-dedans. Je t’engage d’abord à lire attentivement le Patriot Act, ce n’est pas très digeste mais ça te permettra de mieux comprendre ce à quoi tu t’exposes en frayant avec ce cher Antoine. Un bon conseil tu évites toute correspondance électronique et sur ton cellulaire tu te contentes de parler de la pluie et du beau temps. Nous revenons aux bonnes vieilles méthodes manuelles mon coco car les grandes oreilles ne savent pas lire. Les cons qui pensaient que la fin de la guerre froide nous avait mis au chômage se fourraient le doigt dans l’œil jusqu’à l’os comme vous le dites, vous, les Français. Les affaires reprennent. Il faut toujours investir à contre-cycle pour profiter au maximum de la reprise. Maintenant je vous laisse découvrir la lagune en amoureux… N’allez pas au  Danieli, profitez de ma garçonnière c’est plus discret» Matteo nous accompagna jusqu’à sa vedette privée qu’il mettait à notre disposition. Adeline était sur son petit nuage. Je remerciai mon ami qui me redonnait une accolade très expansive. Nous nous installâmes à l’arrière de la vedette et le pilote mis les gaz pour se diriger vers la fameuse garçonnière de Matteo car Adeline souhaitait prendre une douche avant le dîner. Celle-ci était niché Vialle Guiseppe Garibaldi dans un quartier calme et verdoyant à l’extrême pointe du Castello. Une Mini-Cooper bâchée nous attendait au débarcadère. Adeline s’extasiait.


La garçonnière de Matteo était un superbe petit palazzo meublé avec goût et raffinement. Nous fûmes accueillis par un maître d’hôtel, un grand noir d’ébène, vêtu de blanc, bermuda et tee-shirt, sandales à lanières. Il nous mena à notre chambre en empruntant l’escalier extérieur qui donnait sur un patio luxuriant. Adeline, comme une enfant ravie, me tenait la main. Aucun luxe, une sobriété chaude fait de meubles d’époque, de tissus anciens et de tableaux contemporains. Alphonse, car tel était le prénom du grand jeune homme originaire de la Casamance, dans un français impeccable nous donnait toutes les indications pour que notre séjour fut agréable. Adeline le suivait dans la visite en poussant des petits oh de stupéfaction. « Viens voir ! » la salle de bains, ocre jaune sur un dallage de granit poli, s’ouvrait sur le patio par une large baie aux vitres coulissantes. Alphonse profitait de ma venue dans la salle de bains pour prendre congé. Des senteurs exotiques montaient du jardin, je fermais les yeux pour m’en imprégner et lorsque je les rouvrais Adeline était nue. « Je te plais?

-         Tu es très raccord avec le décor !

-         Te fous pas de moi !

-         Je suis sincère Adeline c’est moi qui suis de trop ici…

-         Je t’interdis de sortir !

Bras croisés sur ses beaux petits seins fermes elle me toisait d’un air qui se voulait féroce.

-         Tu veux quoi au juste bébé ?

-         Que tu me regardes !

-         Facile…

-         Déshabilles-toi !

-         Pour quoi faire ?

-         Venir sous la douche avec moi.

-         Que tu dis…

-         J’ai envie que tu me frottes le dos avec le gant de crin…

-         Je sais faire.

-         Ne bouge pas !

Adeline se plantait face à moi et s’attaquait à mes boutons de chemise. Je me laissais faire. Pour le jean je dû coopérer. Lorsqu’elle fit glisser mon slip le long de mes cuisses je ne pus masquer mon état.

-         Ça va, je suis rassurée…

Notre douche fut joyeuse. Nous nous essuyâmes mutuellement. Les peignoirs de bain étaient doux. Adeline m’entraîna sur le lit. « Nous n’avons pas de change nous sommes donc condamner à rester ici… Nous allons en profiter pour lire le Patriot Act» me dit-elle d’un air sérieux. Et elle était sérieuse car c’est ce que nous fîmes.

 

“The USA PATRIOT Act broadly expands law enforcement's surveillance and investigative powers and represents one of the most significant threats to civil liberties privacy and democratic traditions in U.S. history.

The USA PATRIOT Act (officially the Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate

Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act) was quickly developed as anti-terrorism legislation in response to the September 11 2001 attacks. The large and complex law received little Congressional oversight and debate and was signed into law by President Bush Oct. 26 2001.

PATRIOT gives sweeping search and surveillance to domestic law enforcement and foreign intelligence agencies and eliminates checks and balances that previously gave courts the opportunity to ensure that those powers were not abused. PATRIOT and follow-up legislation now in development threaten the basic rights of millions of Americans.”

« UNIR ET renforcer l'Amérique en fournissant les outils appropriés nécessaires à l'interception et entraver TERRORISME (USA PATRIOT ACT) Act de                                   2001 »

TITLE III--INTERNATIONAL MONEY LAUNDERING ABATEMENT AND ANTI-TERRORIST FINANCING ACT OF 2001

Sec. 311. Mesures spéciales pour les administrations, les institutions financières, ou            opérations internationales de blanchiment d'argent primaire

Sec. 312. Due diligence spéciale pour les comptes de correspondants et privés            comptes bancaires.

Sec. 313. Interdiction des États-Unis correspondant comptes avec des  banques fictives étrangères.

Sec. 314. Des efforts concertés pour dissuader le blanchiment d'argent.

Sec. 315. L'inclusion des infractions de corruption à l'étranger ainsi que le blanchiment d'argent   des crimes.

Sec. 316. Protection de la confiscation anti-terroriste.

Sec. 317. Juridiction du droit de suite sur les blanchisseurs de capitaux étrangers.

Sec. 318. Le blanchiment d'argent par le biais d'une banque étrangère.

Sec. 319. Confiscation des fonds dans les comptes interbancaires aux  États-Unis.

Sec. 320. Produits de la criminalité étrangère.

Sec. 321. Les institutions financières indiquées dans le sous-chapitre II du chapitre 53 du titre 31, United States Code.

Sec. 322. Société représentée par un fugitif.

Sec. 323. Exécution des jugements étrangers.

Sec. 324. Rapport et recommandation.

Sec. 325. comptes de concentration dans les institutions financières.

Sec. 326. Vérification de l'identité.

Sec. 327. Examen du dossier de la lutte contre le blanchiment d'argent.

Sec. 328. La coopération internationale sur l'identification des auteurs de            virements.

Sec. 329. Sanctions pénales.

Sec. 330. La coopération internationale dans les enquêtes d'argent            blanchiment, les crimes financiers et la situation financière des groupes terroristes.

 http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/PLAW-107publ56/html/PLAW-107publ56.htm           

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 00:09

Depuis le début de ce mois d'août, comme je le notais ce matin,  j’ai beaucoup fait dans le pays basque : Beigbeder à Guétary, Camdeborde à Saint-Jean-de-Luz et voilà t’y pas que le M style le Monde nous ressort le Jokari qui est né sur une plage du Pays basque. « Le Bayonnais Louis-Joseph Miremont invente ce cousin éloigné de la pelote basque (jokari signifie "joueur" en basque), composé de deux petites raquettes en bois et d'une petite balle en caoutchouc rattachée à un socle en bois par un élastique. "C'est dans les années 1950-1960 que ce jeu est devenu incontournable en France et aux Etats-Unis", rappelle Nicole Masson, auteur du livre Les Secrets des jeux de notre enfance (éditions Chêne). »link


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J’ai un  Jokari, un vrai, mais je n’y joue plus car l’élastique est foutue…


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Mes vacances 87, 26 ans déjà, je les passais sur le port de Ciboure face à St Jean-de-Luz. Mon envie de connaître le pays basque m'était venue, lors de mon séjour à l'Hôtel de Lassay – résidence du Président de l'Assemblée Nationale – entre 1981 et 83, de mon compagnonnage avec les huissiers à chaîne qui, pour la grande majorité, en étaient originaire. Gérant la cave de la maison, goûtant les vins avant chaque réception, les occasions de tailler des bavettes avec eux ne manquaient pas. L'aridité des noms de famille basques : des plus simples Etchegaray, Etchegoyen aux plus complexes Etxabebarrena, Eguzquiaguirre, m'a toujours fasciné. De bonnes vacances, bain de mer, balades dans le Labourd intérieur avec ses pottok, la basse Navarre et la Soule, et bien sûr le bien manger : les chipirons, la piperade, la bakalao "pil-pil", l'Ossau Iraty avec de la confiture de cerises noires d'Itxassou et bien sûr, le piment d'Espelette, qui n'était pas encore une AOC, pour le plaisir des yeux surtout. Quand venait le soir, la fraîche sur les terrasses, mais surtout, le mur à gauche, avec les basques bondissants et leur chistera magique. J'étais fan.


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Ossau-Iraty  site Androuet link 

 

« Dès le Ier siècle, l'écrivain latin Martial mentionne la présence de fromages pyrénéens sur les marchés toulousains. Au XIVème siècle, le fromage de brebis devient une valeur d'échange reconnue dans de nombreux contrats de location ou de vente et constitue la première source de revenus des bergers.


Cette production ancestrale s'est développée et perdure encore aujourd'hui. Jusque dans les années 70, le lait de brebis collecté en Béarn et en Pays Basque était ainsi transformé en pains de Roquefort. Ce débouché a eu une influence majeure sur le développement de la production laitière ovine sur le territoire qui a vu ses volumes s'accroître de façon importante.


A partir des années 70, la production locale de Roquefort a fortement chutté et a été remplacé par la fabrication laitière du fromage de brebis traditionnel local. Dès 1975, devant le risque de voir le fromage traditionnel de brebis devenir un produit de diversification de l'AOC Roquefort, les producteurs du Béarn et du Pays Basque ainsi que les autres acteurs de la filière se sont constitués en syndicat de défense afin d'obtenir la reconnaissance du fromage Ossau Iraty traditionnel en AOC. »


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Irouleguy

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« Un Irouleguy, oui, mais un blanc et un grand ! Dans un magnifique millésime, ce Pantxuri 2010 du domaine Arrextea fera date. Très tendu et minéral dès maintenant, il sera ravi que vous le mettiez le en cave quelques années pour vous délecter de sa complexité sur un beau poisson ou une volaille. Le grand blanc du Sud-Ouest est ici ! »


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Ramiro ARRUE 1892-1971 grand peintre basque


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Jean Dujardin jouant au jokari dans OSS117 Le Caire nid d’espions


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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 11:00

« Oglio gli indifferenti » c’est le titre original d’un livre d’Antonio Gramcsi. Je l’ai repris pour titrer ce post où je me contente de relayer la colère froide et salutaire d’Hervé Bizeul dans sa chronique « Après le feu » link qui faisait suite à «Grêle pour les uns, incendies pour les autres »link


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« Si l'on peut lutter, si l'on voit un avenir, alors tout est possible, rien n'est vraiment douloureux, même si la situation est terriblement difficile.


Quand on vend mal ou pas du tout, quand on vend en bradant son travail, son terroir, son patrimoine, clairement en dessous des coûts de revient, depuis des années parfois, et qu'en plus une telle catastrophe vous tombe dessus, cela doit être terrible. Ce n'est pas mon cas, loin de là. Et je suis donc très mal placé pour en parler. Mais il y a aujourd'hui nombre de situations désespérées et je regrette que certains ne les décrivent pas davantage. Dans le plus terrible malheur, les paysans seraient alors moins seuls. Je regrette aussi, en fait je ressens même ça comme une offense, le silence de la presse spécialisée. En vacances au lieu d'être en reportage, bien au frais, le cul dans la graisse, les journalistes préparent leur longue complainte de la « mort de la presse » ayant bouclé leur « spécial foire au vin » dont les ficelles sont vraiment trop grosses... Mais ne seraient-ils pas plus à leur place dans l'entre deux mers, au chevet des vignerons blessés, pour raconter leur détresse, climatique et économique, (eux qui vendent le tonneau de Bordeaux au prix d'il y a...26 ans !) au lieu d'être à quelques kilomètres de là parfois dans la maison de vacances même d'un cru classé 1855 où ils sont « invités » ? Et ces mêmes « 50 marques » sur qui l'argent dégouline depuis dix ans, ne se grandiraient-elles pas en montant un petit fond de solidarité, en envoyant un peu de personnel pour aider, en garantissant auprès des banques quelques prêts, collectivement ou mano à mano ? Bon, j'arrête là, je vais encore me faire des amis ou me faire insulter de la pire façon : « idéaliste, va... »

 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 00:09

J’ai débuté le mois d’août avec deux stars de la Rive Gauche, la première notre Frédéric Beigbeder « Et comme en ce moment ça va plutôt bien, je mange, je bois, je grossis, je suis amoureux… » link qui vient de reprendre le magazine LUI en main c’est « un titre qui m'a toujours fait fantasmer, avoue-t-il. Au moment de sa création (par Daniel Filipacchi en 1963, NDLR) et à son apogée au début des années 1970, la France n'était pas en crise. Je suis jaloux de tous ceux qui ont vécu cette période bénie». Bref, notre homme qui tient table ouverte chez « l’Ami Jean » 27 rue Malar dans le 7e « J’aime les romans d’Alexandre Dumas et je pense que cet endroit aurait pu être une cantine pour les trois mousquetaires. Un lieu où Portos vient boire des bouteilles de vin comme des verres, où Athos, Aramis et d’Artagnan et lui avalent trois jambons entiers à quatre. On imagine bien Depardieu siffler ici une bouteille cul sec ! Il faut retrouver à Paris des endroits comme « l’Ami Jean » où l’on a l’impression d’être dans une auberge à l’ancienne. C’est cette cuisine-là que j’aime. Les nouvelles cuisines compliquées, genre Fooding, ce n’est pas mon truc. » Propos recueilli par l’infatigable Olivier Malnuit, monsieur 80% de Grand Seigneur.


« L’Ami Jean » c’est Stéphane Jego qui nous confie que « Le destin fit en sorte que M. Christian Constant chef de l'hôtel Crillon repêcha son CV dans une corbeille bien remplie et il le donna à M. Yves Camdeborde qui à partir de la eut la tâche difficile d'en faire cuisiner ! « Il a même réussi à me faire gagner un concours du meilleur jeune espoir en 1994. Je dois vraiment dire que cette rencontre fut, après mon épouse, un moment capital dans ma vie car jamais je n'aurais pu être où j'en suis sans ces deux personnes : mon épouse Sandrine et Monsieur Yves Camdeborde. Depuis 2002, nous avons repris la plus vieille institution basque de la place de Paris, dans laquelle nous faisons du mieux possible pour satisfaire la plus large et la plus agréable des clientèles. »


Le 2 août j’enchaînais sur « J’aime l’ivresse, j’aime me saouler ! C’est une vraie jouissance… » link d’Yves Camdeborde qui a maintenant sa Taule : le Comptoir au 9 carrefour de l’Odéon dans le 6e.  J’y passe très souvent sur ma flèche d’argent et je m’arrête parfois lire aux Éditeurs (les fauteuils sont confortables) qui fait face à sa terrasse. Je suis fasciné par le spectacle que décrit très bien Olivier Malnuit à qui rien n’échappe.


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Photo prise par le taulier le 8 août à 11h 55

 

« C’est ouvert ? » « Pas encore, madame, il n’est pas tout à fait midi ! » Chaque jour c’est la même histoire. Au 9 carrefour de l’Odéon (Paris 6e) patiente une petite vingtaine de personnes devant la porte du Comptoir du relais, le restaurant d’Yves Camdeborde, sympathique cuistot parisien  à l’accent du sud-ouest surtout connu pour ses interventions enflammées dans l’émission Masterchef (TF1). Un spectacle à couper le souffle pour qui connaît la difficulté de remplir un restaurant en semaine dans cette période de crise. Merci la télé ? Même pas. Entre l’âge de certains clients et l’accent japonais des autres, la plupart n’ont en réalité jamais vu Masterchef et connaissent à peine le maître des lieux lorsqu’il passe en coup de vent sur le trottoir. »

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Photo prise par le Taulier le 8 août à 12h

 

Pertinent ce Malnuit, j’en témoigne. Été comme hiver (il fournit des couvertures), midi et soir c’est Camdeborde au pays des Soviets : la queue. J’ai une sainte horreur de la queue et pourtant je me suis assis un soir à la terrasse du Comptoir sans avoir eu à la faire. Privilège me direz-vous ? Non, j’étais invité par un type qui a le bras long, sacré Adolphe, et nous dînions en compagnie d’une jeune femme russe ravissante. Yves Camdeborde vint papoter avec nous. Bref, l’homme est prolixe et bon vivant mais la question n’est pas là. L’autre soir, en observant la queue, je me suis dit : je n’ai jamais vu Yves Camdeborde derrière son Comptoir. Est-ce important ? Je ne sais, mais tout de même ça me chagrine un peu. Lorsque j’ai enfourché ma flèche d’argent qu’ai-je vu sur le trottoir faire un AR rapide et bougon : ce cher Yves Camdeborde.


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Photo prise par le Taulier le 8 août à 12H 05

 

L’année dernière, Yves Camdeborde, à repris « le Suiss », « le Madrid » et « la Txalupa » à Saint-Jean-de-Luz sur la célèbre place Louis XIV. Un nouveau Ducasse J sans doute. Ça ne me dérange pas mais j’avoue ne plus avoir envie de me poser au Comptoir alors que je vais aller à la rentrée à « l’Ami Jean » avec deux belles fourchettes. Au passage je salue mon jeune ami Sébastien Demorand, le compère de Camdeborde à Masterchef, qui va sans doute trouver que pousse le cochonnet un peu loin.

 

Les 3 photos prises un jour assez creux sont représentatives du phénomène Camdeborde : lorsque le service s'est mis en place 20 personnes formaient la queue... Mais que viennent-ils chercher sur cette terrasse bruyante, assez peu agréable ? La cuisine de Camdeborde ? Pour répondre à cette question il va falloir que je prenne sur moi et que je me tape la queue - oui je sais ça fait vulgaire  - pour juger le frichti et les vins du Pape de la bistronomie.

 

à bientôt donc sur mes lignes...

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 11:00

Si vous avez deux sous de considération pour moi, je vous en prie, allez à l’essentiel, laissez de côté mes petits mots, lisez les 2 extraits de « Mãn » de Kim Thúy aux éditions Liana Levi 14, 50€.link . C’est une merveille de sensibilité, d’humilité, de curiosité et de passion pour la beauté du monde.


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« Pour moi, dit-elle, la beauté est dans l’invisible. Quand je reçois des invités à la maison et que je leur prépare un repas cinq services, je veux que tout semble fait sans effort. Et je n’ai pas besoin qu’on me complimente. Je préfère qu’on parle d’une épice ou d’un aliment. En lisant Man, j’espère que les gens ne me verront pas. Je veux qu’ils voient mon univers, mais pas ma personne, ni mon travail. Je veux mettre de l’avant l’histoire et les mots. »


« Mon but ultime est d’être légère comme une caresse et que les gens la ressentent sans effort. »


C’est une suite de très courts chapitres dont le titre est un mot vietnamien traduit en français : xích lô : cyclo-pousse (1) et Ðông-Tay : Est-Ouest (2) par exemple.


(1)              Extrait  Dans le nouvel appartement-atelier de cuisine aménagée par son amie Julie la narratrice un mur de livres « Julie m’a tenue la main pour longer ce mur. Autrement, je serais tombée à genoux lorsque j’ai vu la dernière étagère, sur laquelle elle avait placé une rangée de romans dont je n’avais lu qu’une page ou deux et parfois un chapitre, mais jamais la totalité.

Beaucoup de livres en français et en anglais avaient été confisqués pendant les années de chaos politique. On ne connaîtrait jamais le sort de ces livres, mais certains avaient survécu en pièces détachées. On ne saura jamais par quel chemin étaient passées des pages entières pour se retrouver entre les mains de marchands qui les utilisaient pour envelopper un pain, une barbotte ou un bouquet de liserons d’eau… On ne pourrait jamais me dire pourquoi j’avais eu la chance de tomber sur ces trésors enfouis au milieu de tas de journaux jaunis. Maman me disait que ces pages étaient des fruits interdits tombés du ciel. 

[] et puis sans connaître le début ni la fin de l’histoire de Marius, des Misérables, je le portais en héros parce que, une fois, notre ration mensuelle de cent grammes de porc avait été drapée dans cette phrase : « La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté sont des champs de bataille qui ont leurs héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres. »


(2)  Extrait « Mon gâteau aux bananes à la vietnamienne était un délice mais effrayait par son air costaud, presque rustre. En un tour de main, Philippe l’a attendri avec une écume de caramel au sucre de canne brut. Il avait marié l’Est et l’Ouest comme pour ce gâteau dans lequel les bananes s’inséraient tout entières dans la pâte de baguettes de pain imbibées de lait de vache. Les cinq heues de cuisson à feu doux obligeaient le pain à jouer un rôle de protecteur envers les bananes et, inversement, ces dernières lui livraient le sucre de leur chair. Si l’on avait la chance de manger ce gâteau fraîchement sorti du four, on pouvait apercevoir, en le coupant, le pourpre des bananes gênées d’être ainsi surprises en pleine intimité. »

 

Kim Thúy, née à Saïgon pendant l’offensive du Têt, a fui le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de 10 ans pour rejoindre Montréal. Elle a été couturière, interprète, avocate, propriétaire du restaurant Ru de Nam, chroniqueuse culinaire pour la radio et la télévision. Elle vit aujourd'hui à Montréal et se consacre à l'écriture. Ru, son premier livre, est paru aux Éditions Libre Expression en octobre 2009. Best-seller au Québec et en France, ce livre a vu ses droits vendus dans vingt pays, grand prix RTL-Lire 2010.  

 

Je commence par la fin :


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Boat people « À l'effondrement du régime du Sud Viêt Nam en mars 1975, 143 000 premiers réfugiés quittent le pays avec les Américains, fuyant le régime communiste. Rapidement des vagues d'autres réfugiés partent ensuite par leurs propres moyens sur des embarcations de fortune. Après la réunification en 1976, de nombreuses vagues d'émigration clandestines ont lieu avec la radicalisation socialiste progressive du sud.


À partir de 1978, une forme particulière de départ maritime, qualifiée de semi officielle, voit le jour. Moyennant une somme d'argent aux autorités locales et aux organisateurs, la minorité ethnique souvent commerçante des sino-vietnamiens peut fuir sur des bateaux au fur et à mesure des tensions avec la Chine, notamment pendant la guerre sino-vietnamienne, jusqu'à la fin des années 1980. Beaucoup d'entre eux sont dirigés vers des camps de Hong Kong. Les images de milliers de réfugiés parqués dans ces camps derrière des barbelés et des barreaux dans des conditions déplorables soulèvent l'indignation des médias occidentaux de l'époque.


Parmi ces millions d'émigrants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu'entre 200 000 et 250 000 d'entre eux ont péri, victimes des garde-côtes, des pirates ou de noyades. Ce fut un fait marquant de la fin de la guerre froide que les partis communistes ne pouvaient arriver à dissimuler. 

 

Les mass media de l'époque se font l'écho de drames survenus en mer et surtout des conditions d'accueil des réfugiés dans des camps. Jean-Paul Sartre, déjà fort âgé, se rallie à cette cause. Raymond Aron, en allant soutenir la cause des boat-peoples à l'Élysée devant Valéry Giscard d'Estaing en juin 1979, demande aux hommes politiques de résoudre le drame de l'accueil des réfugiés, repoussés par de nombreux pays (en particulier par Hong Kong, l'Indonésie et l'Australie). La France accueille donc un quota officiel de réfugiés des camps. C'est la première grande vague d'immigration en France d'origine asiatique. » Wikipédia


Pour les petits loups et les petites louves Indochine c’est un groupe de rock français, formé en 1981 autour de Nicolas Sirkis.


Pour les fans de Marguerite Duras c’est l’Amant publié en 1984 - Les Éditions de Minuit -Prix Goncourt dont Jean-Jacques Annaud a tiré un film sorti en 1992.


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Pour les calés en géographie l’Indochine c’était la péninsule indochinoise asiatique située au sud de la Chine et à l'est de l'Inde. Elle comprenait : la Birmanie, le Cambodge, le Laos, Singapour, la Thaïlande, le Viêt Nam et la Malaisie péninsulaire.


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Pour les nostalgiques de l’Empire Colonial L'Indochine française c’était les protectorats du Tonkin et de l'Annam et la colonie de Cochinchine, regroupés à partir de 1949 au sein de l'État du Viêt Nam (territoire identique à celui de l'actuelle République socialiste du Viêt Nam) ;  le protectorat français du Laos ; le protectorat français du Cambodge ; et le comptoir du Kouang-Tchéou-Wan.


Pour nos soldats, le contingent ne fut pas engagé ce fut la guerre d’Indochine se termina lors de la cuisante défaite de Diên Biên Phu qui se déroula du 13 mars au 7 mai 1954 et qui opposa au Tonkin les forces de l'Union française aux forces Việt Minh, dans le nord Viet Nam actuel. Cette défaite accéléra les négociations engagées entre les deux parties. La France quitta la partie nord du Viêt Nam, après les accords de Genève, signés en juillet 1954, sous l’égide du gouvernement Mendès-France, qui instauraient une partition du pays de part et d'autre du 17e parallèle Nord.


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La guerre du Viêt Nam opposa de 1954 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam soutenu  par le bloc de l'Est et la Chine — et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (ou Viet Cong), et d'autre part, la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines. Elle se terminera en début avril 1975, la région de Saïgon est encerclée. La reddition des troupes du Sud a lieu le 30 avril, qui est acceptée par le Nord. Les hélicoptères américains surchargés évacuent la ville et les premiers boat-people font leur apparition.


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À 7 h 53, le 30 avril, lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon, des milliers de candidats à l'exil se pressent encore dans les jardins. Plus de 305 000 réfugiés finiront néanmoins par se retrouver à bord des navires américains qui croisent au large.


Les gens de ma génération se souviennent de la scène de panique le 30 avril 1975, sur le toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon. Le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viêt Nam, gouvernement du Viêt Cong, s'installe à Saïgon. Divisé depuis 1954 le Viêt Nam est réunifié le 2 juillet 1976 pour créer la «République socialiste du Viêt Nam ». et Saïgon est renommée Hô-Chi-Minh-Ville.

 


Kim Thúy - Man par Librairie_Mollat

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 00:09

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Toujours commencer par l’essentiel : ici par « la guerre  des buvettes » qui se déroula en  septembre 1977, quelques mois avant les élections législatives, sous le règne du grand déjà déplumé de Chamalières, dit VGE, qui déclara « l’alcoolisme le plus important des fléaux sociaux » et promis un plan de 10 ans (1978-1988) de lutte contre ce fléau. Pour mener à bien cette tâche il fit appel au professeur Jean Bernard hématologue de renommée mondiale qui constitua un groupe de travail. Le rapport (encore un) fut remis en juillet 1980 au Président de la République. En Conseil des Ministres, Raymond Barre étant le Premier d’entre eux, 35 des 101 propositions (le Raymond l’aurait dû se méfier le futur Tonton allait lui piquer l’idée).


L’une d’elle, du genre à mettre de l’ambiance chez les parlementaires* de la vigne, consistait à augmenter de 50% les taxes sur les alcools de vins et de fruits, notamment le Cognac, l’Armagnac et le Calvados.


  • « À la buvette des parlementaires, ne seront servies gracieusement que des boissons non alcooliques : la consommation d’alcool sera payante. » (Le Monde, 17 février 2007)

Mais le feu s’alluma dans une région où les ceps de vigne étaient rares, mais où les buveurs levaient le coude plus que de raison : la Bretagne. En effet, un procureur de la République, estimant que la région était la plus touchée par l’alcoolisme,  annonça l’interdiction de la vente des boissons alcoolisées sur tous les stades de sport.


Le conflit embrasa alors les Côtes-du-Nord, pas encore d’Armor mais déjà du porc, opposant les pouvoirs publics aux élus et aux dirigeants des associations sportives. Grève des matchs de football. Face à cette fronde, l’approche des élections présidentielles aidant, le Garde des Sceaux, numéro 2 du gouvernement, Alain Peyrefitte, bat en retraite et suspend les interdictions. Les buvettes des stades de foot sont sauvées.


« Selon la loi du 10 janvier 1991, dite loi Evin, la vente de boissons alcoolisés est interdite dans les stades, les salles d’éducation physique, les gymnases et, d’une manière générale, dans tous les établissements d’activités physiques et sportives (c.déb.boissons, art. L49-1-2).


Pour le ministère de la jeunesse et des sports, un établissement d’activités physiques et sportives s’entend de la mise à disposition d’équipements sportifs, même mobiles, le cas échéant d’un enseignement ou de l’animation, de l’entraînement ou de l’accompagnement en vue de la pratique régulière ou occasionnelle d’une activité physique ou sportive (instruction du 4 mars 1997).


Cette réglementation a été renforcée par l’interdiction d’introduire des boissons alcoolisées sur les lieux où se déroule une manifestation sportive, sous peine d’une amende de 50 000 F et d’un an d’emprisonnement (loi du 16 juillet 1984 modifiée, art.42-5).


En tout état de cause, il est possible d’installer, dans une enceinte sportive, une buvette permanente dotée d’une licence de première catégorie qui permet de vendre des boissons sans alcool à consommer sur place »


Il existe des dérogations voir ICI link


Mais en France on adore tourner les interdits et faire des pieds de nez à la maréchaussée : HAUTES-PYRENEES. BIEN QUE LA LOI L'INTERDISE, ELLES VENDENT, TOUS LES DIMANCHES, DE L'ALCOOL SANS MODÉRATION.


« Les stades ne sont pas que des lieux voués au sport. Ils sont aussi des endroits où l'on boit et pas que de l'eau. À chaque rencontre, pratiquement, une buvette propose de l'alcool aux supporters. Pourtant, la vente régulière de ces boissons est interdite par la loi. Elle n'est autorisée qu'aux seuls détenteurs d'une licence IV. Par décision municipale, les clubs ont seulement le droit de céder, dix fois par an, des sodas, des eaux, de la bière, du cidre, du vin et des vins doux (Muscat…). En aucune manière ils sont habilités à proposer des alcools plus forts. Pourtant…link 


L’expression buvette est de moins en moins usité, sauf :


1° au musée Chagall à Nice : la buvette du musée link 


2° à Paris La Buvette alimentation 67 rue Saint Maur dans le 11e


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3° à Montréal Buvette chez Simone: « un bistro bo-bo pour notre époque « Si j'habitais ce quartier, je m'y retrouverais souvent, c'est clair. Le menu, aux prix raisonnables, n'a rien de compliqué - viandes froides, huîtres, poulet grillé - et peut-être que je finirais par m'en lasser, mais probablement pas, car c'est l'atmosphère relaxe, moderne sans chichi, et surtout la certitude de rencontrer des gens sympathiques qui finiraient par m'y ancrer. D'autant plus que de grandes tables à partager avec des inconnus ou un grand groupe d'amis encouragent cette communication simple de type très post-krach. Bref, un lieu tout à fait pour notre époque. »

Côté vin, la carte est remplie de petits choix au verre, sympathiques et hors des lieux communs. Et on fait une belle place aux crus français. »


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4° et bien évidemment à Embres&Castelmaure, le nombril du monde, où le Pousson des Corbières made in Barcelona, chantre des hommes de la terre, écumeurs de bars, pourfendeurs de la cuisine fusion, nous rappelle les origines profondes de La Buvette « C’est ainsi que les vignerons appellent le vin friand et souple et sincère qu’ils viennent chercher à la cave comme on cueille un bonheur quotidien. » Ça me rappelle une histoire vraie qui se déroula du côté de Leucate. Le président, éminent dirigeant viticole, décida que ce vin serait non plus commercialisé à la tireuse mais en cubitainer et soumis sa décision au vote de son CA. Un jeune s’abstint. Le président lui demanda pourquoi ? Réponse laconique « J’en bois pas ! »


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À Embres&Castelmaure « ce jus paysan, joyeux et libre, sorte d’entrée en matière aux crus élevés dans les chais de notre village » coule à flot surtout lors des fêtes où les belles Embrémauraises font tourner les têtes. Même que notre David Cobbold, le des 5 du Vin qui chronique le lundi, a été séduit par ce nectar chanté par le barde des idées liquides et solides ICI link   


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Pour finir et en revenir à mes vaches La Buvette est aussi une entreprise spécialisée dans l’abreuvement des animaux www.labuvette.fr/

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:00

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Pourquoi diable suis-je poursuivi par Limoges alors que je n’y ai jamais posé mes belles chaussures bien cirées ? Serait-ce un sort que m’aurait jeté un certain Olivier, un garçon très  branché, mais non pourvu d’un interrupteur Legrand, obsédé du panier percé de Beaublanc, qui ne fait que Twitter ?


Je ne sais…


En revanche, ce que je sais c’est que samedi dernier passant rue Madame, posé sur ma flèche d’argent, j’ai fait une halte chez Melinda Gloss qui est une marque pour homme malgré son nom féminin. Je revenais de déjeuner au Cul de Poule rue des Martyrs, il faisait très chaud et, loin de Paris plage, nulle trace de sable chaud.


Pourquoi cette halte en ce haut-lieu de la mode parisienne que d’aucuns qualifieraient de bobo ?


Ses deux promoteurs Rémi de Laquintane et Mathieu de Ménonville, «étudiants en philosophie » ont fondé Melinda Gloss il y a quatre ans avec l'idée de recréer chaque saison une « garde-robe quotidienne, effortless chic et désinvolte. » Waouh !


Tout bêtement pour le bleu pastel qu’affichait la plupart des pièces visibles depuis la rue et comme le bleu du ciel, pas celui de l’âme, me donnait des envies de tâter des chiffons légers je me suis arrêté.


Bien sûr, ce n’est pas donné mais comme le fait remarquer Rémi de Laquintane leurs  vêtements sont créatifs, de bonne facture mais avec « des prix réalistes pour quelqu'un qui paie un loyer parisien »


Le fils de couturière qui sommeille en moi confirme : le chic se niche dans le détail et le détail demande beaucoup de travail. C’est donc « simple et singulier ». Pour autant je ne vais pas jouer dans la cour des trentenaires vu que je le suis à la puissance 2. Simplement mon slogan est simple « plutôt Melinda Gloss qu’Hugo Boss ! »


Mais pourquoi diable cette chronique me direz-vous ?


Plein de raisons :


-         La première c’est que la mode des défilés est généralement déconnectée de la réalité. Elle n’est sur les estrades que pour le buzz, les tia-tia-tia des chroniqueurs, la croiser dans la rue relève de l’illusion. Chez Melinda Gloss on n’est pas dans l’exhibition.


-         La seconde est à l’attention des jeunes gens du vin frais émoulu des écoles de commerce : belle étude de cas.


-         La troisième c’est que j’ai acheté en solde un tee-shirt bleu qui m’a permis de remettre ma tronche de cake en photo (himself) en en-tête de mon espace de liberté.


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-        La dernière est que nos 2 philosophes reconvertis ont « des exigences de qualité, de savoir-faire et de proximité. Melinda Gloss est produit à Limoges, Venise et Porto... »


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Non OLIVIER pas ça ! Epargnez-moi !


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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 00:09

« Quand tu prépares à manger pour quelqu’un et qu’il ne veut pas en manger, c’est comme quand tu veux embrasser quelqu’un et qu’il se détourne » déclarait une Française interrogée dans une enquête (Masson 2001). Un livre très savant vient d’être publié chez Odile Jacob 24,90€ sous la direction de Claude Fischler « Les Alimentations Particulières Mangerons-nous ensemble demain ? »


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« Ainsi, dans des situations et des sociétés très diverses, le refus de la nourriture offerte revient à un refus de la relation : il produit une déception, voire une blessure et une offense grave. Car ne pas accepter un aliment, un plat ou une boisson peut purement et simplement signifier la méfiance » écrit Claude Fischler.


Dans ma Vendée natale, le refus de prendre un verre de vin ou de goutte s’apparentait en effet à une offense. Pourtant il fallait un certain courage pour affronter certains vins issus de la production locale.


« Allergies alimentaires, intolérance au gluten, intolérance au lactose ; régime de santé divers (groupes sanguins, living foods, instinctivorisme ou crudivorisme, macrobiotique, etc.) ; régimes éthiques et spirituels (végétarisme, véganisme, etc.) ; néoadhésion à des pratiques religieuses ; régimes sélectifs et restrictifs divers : pour des raisons diverses, une part importante de la population des pays développés adopte et revendique une alimentation particulière. »


Les ménages ne comportant qu’un seul adulte sont de plus en plus nombreux : 9,2 millions en 2009 et 2,5 millions de ménages monoparentaux, soit 42% des ménages. Les repas pris à l’extérieur du domicile augmentent constamment. Manger seul devient de plus en plus fréquent (aux USA, 71% des repas sont pris seul). « D’autre part, la transformation croissante des aliments par l’industrie, le fait qu’ils nécessitent de moins en moins de préparation, qu’ils soient de plus en plus souvent prêts à manger, favorisent une consommation individualisée, libérée des contraintes et des normes commensales. »


« En plusieurs siècles et surtout depuis plusieurs décennies, l’alimentation a profondément changé et le rapport à l’alimentation s’est totalement transformé. Grâce à l’industrialisation agroalimentaire, on est arrivé à produire à bon compte des aliments en abondance : en comparaison avec le chasseur-cueilleur ou même l’agriculteur du XIXe siècle, le mangeur moderne consacre bien peu de temps à la recherche et à la préparation de la nourriture, et les incertitudes de l’approvisionnement sont pour le moins réduites. Mais cette liberté laisse la place à de nouvelles interrogations, à de nouvelles anxiétés. »


Question : « sommes-nous arrivés à un état de la société et de la civilisation qui, à force d’individualisation, semble porter exception, sinon contradiction aux règles de la sociabilité et du partage ? »


On pourrait le penser note Claude Fischler mais « il convient d’introduire une distinction fondamentale : le monde développé et l’ « Occident » ne sont pas des catégories uniformément pertinentes. Des différences apparaissent d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre, y compris entre pays occidentaux voisins ou dont le niveau socio-économique est par ailleurs très proche. »


Et de se référer à l’enquête OCHA (Observatoire CNIEL des habitudes alimentaires, centre de ressources pour l’Interprofession laitière et les chercheurs) de Fischler et Masson de 2008 :


« En comparant des échantillons français et américains (ainsi que 4 autres pays européens), nous observions de très nettes différences dans la manière d’appréhender la nourriture et le « bien manger»


« Pour les Américains, l’alimentation est presque exclusivement une affaire de santé, discutée dans un vocabulaire toujours emprunté à la nutrition. C’est aussi une affaire essentiellement individuelle et personnelle, qui relève de la liberté et de la responsabilité (de la culpabilité souvent) de chacun. »


Peu de référence au partage, la convivialité, au temps passé à table en famille ou entre amis, les Américains se distinguent « par l’importance qu’ils accordent à l’abondance du choix (à laquelle ils ramènent volontiers la liberté) et comme les Britanniques, par leur tolérance aux particularismes alimentaires (entre 91 et 97% des répondants), ils considèrent normal qu’un invité annonce à son hôte ses dietary requirements. La tolérance des Français (et des autres continentaux) est nettement moindre et varie selon les motifs de restriction (médicaux, éthiques ou religieux, de préférence personnelle), les raisons médicales étant les mieux acceptées. »


Distinction entre deux conceptions : le repas communiel à la française où la convivialité implique « que la tablée communie : elle partage et incorpore la même nourriture, et rassemble ou cimente ainsi une communauté, transitoire ou durable » et le modèle contractuel américain (et dans une large mesure britannique) « ce sont les individus adultes consentants (consenting adults), qui se rencontrent pour passer un moment ensemble à l’occasion d’un repas »


Ouvrage collectif passionnant donc pour ceux qui s’intéressent à une approche qui ne s’en tient pas au sempiternel « je pense que » ou se fondant sur des jugements à l’emporte-pièce. En France nous n’aimons rien tant que de défendre, de guerroyer contre les barbares sans nous soucier que les nouvelles générations sont souvent à 100 lieux des exceptions culturelles que nous proclamons. Pour autant il ne s’agit pas de plier le genou, de se soumettre à une forme de « terrorisme » alimentaire défendu par des minorités agissantes et parfois vindicatives, mais tout à la fois d’admettre les différences et de cultiver sereinement la nôtre.


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Pour terminer cette chronique le dessin humoristique paru dans le New Yorker (Roz Chast, 22 novembre 2010) intitulé The Last Thanksgiving « Nulle dinde au centre de la table. L’explication de ce vide et du titre du dessin réside dans les bulles qui surmontent les têtes des 10 personnages : « mange ans sel », « intolérant au lactose » ; « végétarien » ; « végan » ; « macrobiote » ; « traditionnaliste fanatique » ; « en cure de détox » ; « strictement casher » ; « gourmet ultra-difficile » ; « allergique au gluten »…


(1)   « Être végan, c’est refuser l’exploitation animale. Cela implique de be pas consommer de chair animale, de laitagen d’œuf, de miel ni de produits de la ruche, de ne pas porter de vêtements faits de matières premières provenant d’animaux (fourrure, cuir, laine, soie, etc.) de ne pas utiliser des produits d’hygiène testés sur les animaux. »


(2)  « La compagnie Air France offre des menus spéciaux sur les vols d’une durée de plus de 2h 35. La variété de l’offre n’a pas cessé de croître. On distingue aujourd’hui entre les « repas adaptés à un problème médical » et les « autres repas spéciaux : végétarien, casher… » avec de nombreuses variantes : « végétarien indien (avec laitages sans œufs) ; végétalien (sans laitages ni œufs) ; végétarien (avec laitages et œufs) ; hindou : sans porc et sans alcool ; casher ». Il n’est rien précisé au sujet du poisson). L’offre reste moins diverse que celle d’autres concurrents. British Airways offre as moins de 18 options, y compris un bland meal (littéralement « repas fade », sans irritants) et un repas exclusivement « marin » (sea food meal). »

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 11:00

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L’été pour les congepés c’est le temps des jeux dans les magazines. Votre Taulier qui n’est jamais en reste de faire l’intéressant vous propose une légère agitation de vos neurones un peu anesthésiés par l’impact du cagnard.


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1° je ne suis même pas cousine germaine de la Brunswick rougeâtre, de la Bourjassotte noire, figue violette (75 % de la production française) qui a maintenant une AOC et une AOP, de la Blanche d'Argenteuil ou Blanche de Versailles couleur jaune orangé à verte, de la Dalmatie, grosse figue verte à chair rouge vif, de la Dottato, d'origine italienne, se consomme principalement séchée, de la Figue de Kabylie, de la Goutte d'or, grosse figue précoce jaune dorée, chair rose, la Grise de Saint-Jean ou Cotignane ou Grisette ou Coucourelle grise ou Célestine ou Cordelière, figue grise bifère, elle est très bonne séchée, de la Madeleine des deux saisons ou Angélique, figue verte, de la Marseillaise, petite figue unifère à la peau jaune-vert ayant une chair rose très sucrée de bonne qualité gustative souvent utilisé comme figue séchée, de la Ronde de Bordeaux, petite figue noire unifère, de la Sultane ou Bellone ou Noire de juillet.


les végétaliens m’ignorent


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3° je coûte 4,80€ pièce.


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Qui suis-je ?

 

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