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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 00:09

Pépé Louis avait une vigne sur le haut de la Mothe-Achard, commune qui avait peu de hauts et beaucoup de bas, complanté entièrement en noah. J’ai donc décavaillonné, vendangé, mais pas vinifié vu qu’une fois pressuré le moût vivait sa vie en toute liberté – il serait privé de la dénomination nature vu que pépé souffrait à mort pour lutter contre les fleurettes, et pourtant c’était un vin nu de chez vin nu – et bien sûr bu ce breuvage titrant les meilleures années 8°. Aux battages, les bouteilles de noah désoiffaient les gars des gerbes et du pailler. Ce n’est pas pour rien que j’habitais au Bourg-Pailler.


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Élève à l’école d’agriculture de la Mothe-Achard du frère Henri Bécot, grand défenseur du noah link et link j’ai taillé et vendangé, mais pas vinifié, les rangs de « Noé » nouveau nom de baptême donné par mon maître-vigneron pour faire échapper à la faux de l’arrachage obligatoire des cépages interdits Clinton, Noah, Jacquez, Herbemont, Othello, Isabelle.link Coup de Jarnac des tous puissants viticulteurs du Midi pour étouffer l’autoconsommation de vins locaux.


Alors, lorsque je découvre au détour de la toile, exhumé par je ne sais plus qui, une chronique du sieur Cuq Philippe «Je suis fan de noah, et alors ?» publiée le 30 Juin 2013 mon sang de vendéen ne fait qu’un tour, j’ausculte ses écrits.

 

« Et alors ? Si vous croyez venir lire une chronique sur le dernier vainqueur français de Roland-Garros, vous vous êtes fourvoyés...


Le Roland-Garros que je préfère, de plus, c'est clairement l'aéroport de Saint-Denis (là-bas, aux antipodes et au pays du vin de Cilaos, que je vous présenterai un jour. Si, si).


Le noah que je vénère, c'est une madeleine. Une de Proust. Pour moi qui n'aie pas été élevé à Combray mais dans une vallée encaissée aux limites de l'Aveyron, du Lot et du Cantal, j'ai une madeleine agricole. Une madeleine viticole, même : le noah.


N'en déplaise aux blogueuses d'outre-Quiévrain (que je vous recommande d'ailleurs, c'est là link : et puis si vous pouvez la chatouiller un peu, ça fait toujours marrer...), le noah est mon cépage préféré. Bon, en cépage de bouche, d'accord et d'abord.


J'adore ce côté acide, la baie ferme et la peau, qui chez moi attire la pruine et lui donne un côté cireux, puis la verdeur, même pour les baies mûres, qui ont quelque chose d'un autre de mes cépages fétiches : le fetească Neagră. A tel point que je me demande si je n'aime pas ce dernier grâce au premier. » La suite ICI link


Cher Philippe Cuq, je suis sûr et certain, que dans le fin fond de la Vendée il subsiste encore quelques ceps de Noah. Où, je n’en sais fichtre rien faut enquêter. Faudrait demander aux gars qui font de la vigne dans la nouvelle Vendée du vin… et dès que nous en aurons trouvé nous pourrons chanter « non, non, non, le noah n’est pas mort car il b…. encore… »

 

PS. le noah fait le meilleur raisiné link du monde !

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 11:00

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Cher François,


J’ai longuement hésité à n’employer que votre prénom car certains de mes lecteurs auraient pu penser que je m’adressais au locataire actuel du lieu-dit l’Élysée qui n’est pas vraiment votre tasse de thé. Mais le parallélisme des formes – le juriste qui sommeille en moi y tient – puisque vous m’avez adressé un cher Jacques, me fait un devoir de procéder ainsi.


Rassurez-vous François Audouze je n’ai jamais fumé la moquette mais ai été un grand amateur de cigares (lire la chronique Mes vices cachés link) même que j’ai accompagné à Bordeaux, avec Zino Davidoff, une fournée de journalistes parisiens membres du Club des Journalistes Amateurs de Cigares (CIJAC link pour qu’ils dégustent des GCC. Nous avons excellemment déjeuné dans la bibliothèque de Philippine de Rothschild.


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Quelques années auparavant c’était de futurs énarques que j’avais cornaqués au royaume des GCC et là nous avions dînés à Cos d’Estournel chez mon ami Bruno Prats à l’invitation de l’UGCC.


En mai 1981, alors que le bruit des chenilles de l’Armée Rouge raisonnait dans le lointain d'au-delà du rideau de fer, je me suis retrouvé à l’Hôtel de Lassay, résidence du Président de l’Assemblée Nationale, où l’on me confia les clés de la cave que Jacques Chaban-Delmas avait dédié exclusivement qu’au GCC de Bordeaux. Bon petit soldat, adepte de l’extension du domaine du vin, j’ai passé des achats dans l’ensemble de notre France du vin. Lorsque je rendis mon tablier la cave s’était enrichie et diversifiée.


Tout ça, cher François Audouze, n’a pas fait de moi un grand amateur. Je suis et je reste un honnête buveur, chroniqueur, qui a horreur qu’on le soumette à la question. Chez moi, en Vendée, nous gardons nos émotions dans notre for intérieur.


Alors, lorsque très gentiment, avec un réel panache, vous m’invitez à venir à la séance de l'académie des vins anciens du 5 décembre, vous prenez un risque majeur, non que je ne sache pas me tenir à table – comme le fit remarquer en 1981 mon Président, ami d’un autre François natif lui de Jarnac, nous savons nous servir d’un couteau à poisson et nous ne buvons pas l’eau du rince-doigts en guise de trou normand – mais parce je suis un réel mécréant qui n’a pas sa langue dans sa poche. C’est comme si vous faisiez entrer le diable par la sacristie pour l'introduire dans le Saint des saints de votre académie.


Vous me dites qu’ « On y boira des vins anciens, comme son nom l'indique, en les vénérant en ce qu'ils représentent de la formidable aventure de la vinification. Quand tous ceux qui imaginent avoir inventé la façon de faire du vin expliquent qu'avant eux c'était l'obscurantisme, des bouteilles presque centenaires prouvent que ces gens-là (au sens de Brel) savaient avec humilité, en écoutant la nature, faire des vins qui défient le temps. »


Mon passé d’enfant chœur jureur ne me prédispose guère à la vénération mais s’il est un principe auquel je suis très attaché c’est le respect. Le respect du travail et du génie de ceux qui font, de ces hommes et de ces femmes qui nous ont transmis leur savoir-faire.


Vous êtes un fidèle lecteur de Vin&Cie François Audouze, je dois souvent vous donner de l’urticaire et vous-même énervez certains de mes lecteurs –Léon en tête –, moi-même parfois aussi, mais peu importe le vin c’est « un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes... » ai-je écrit au fronton de mon « espace de liberté ». Alors je me rendrai donc à votre académie des vins anciens, sans sabre ni habit vert, simplement à vélo.


A bientôt donc.


Jacques Berthomeau dit le Taulier

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 00:09

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« Entre dépendance et abstinence, y a-t-il une troisième voie ?" Cette question vient d'être posée lors de la dernière Matinée scientifique de l'Institut de recherches scientifiques sur les boissons (l'Ireb, fondé en 1971 à l'initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, pour contribuer à la recherche alcoologique). Certes, on pourra toujours arguer que les professionnels des boissons alcoolisées ont beau jeu d'inciter à la consommation, même modérée, de leurs produits. Mais ce serait ignorer la lame de fond qui traverse - depuis quelques années déjà - la prise en charge des patients dépendants. Ces changements sont liés à l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments, dont le désormais célèbre baclofène. » Par ANNE JEANBLANC Le Point.fr - Publié le 24/10/2013 Traitement de l'alcoolisme : une alternative à l'abstinence ICI link  

 

« Les industriels producteurs d’alcools s’intéressent à l’alcoolisme. Jusqu’à financer des travaux pour résoudre un mystère: trouver les raisons qui font que leurs produits peuvent être hautement toxiques pour certains de leurs clients. En France, ce financement se fait par l’intermédiaire d’une structure méconnue vieille de plus de quarante ans: l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (Ireb) (1). Parmi les sociétés qui financent cet organisme doté d’un comité scientifique prestigieux: Bacardi Martini France, Brasseries Kronenbourg, Cusenier, Heineken  France, Rémy Cointreau, Pernod et Ricard.


Il y a quelques jours, l’Ireb a pris une initiative peu commune dans une communauté scientifique traditionnellement ouatée: critiquer publiquement les résultats de deux groupes d’épidémiologistes; deux équipes réputées travaillant l’une et l’autre pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (2). Il est vrai que ces deux publications ne pouvaient manquer d’étonner. L’une concluait qu’en 2006 le nombre des décès prématurés directement imputables à l’alcool avait en France été de 20.255. La seconde concluait que ce nombre avait été, en 2009, d’environ 49.000. Soit une augmentation de plus de 100% en trois ans! » Jean-Yves Nau sur Slate le 6/04/2013 link


Paris, le 23 octobre 2013 - La 42ème Matinée scientifique* de l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (Ireb) www.ireb.com a été consacrée au traitement de l’alcoolo-dépendance sur le thème : « Entre dépendance et abstinence, y a-t-il une troisième voie ? ». La prise en charge du patient a fait l’objet, ces dernières années, d’une importante évolution. De nouveaux traitements laissent notamment penser qu’il est possible de soigner la dépendance alcoolique sans prescrire une abstinence complète.


Michel Hamon, vice-président du comité scientifique de l’Ireb et professeur de neuropharmacologie, a présenté en introduction une synthèse des voies de recherches actuelles les plus prometteuses sur le traitement de la maladie alcoolique. Les récentes molécules agissent principalement sur les neuromédiateurs qui entraînent la réduction de la consommation spontanée à l’alcool et diminue son appétence. Ces nouvelles molécules, dont le baclofène et le nalméfène, remettent en question le principe de l’abstinence comme seule voie de traitement. De nouveaux traitements, ciblant plusieurs récepteurs, permettent également d’obtenir des résultats avec des doses réduites et des risques diminués d’effets secondaires. Enfin, apparaissent des perspectives encourageantes de traitement agissant au niveau des processus épigénétiques, c’est-à-dire en amont des troubles neurobiologiques à l’origine des comportements addictifs et de la maladie alcoolique.


Pour Raymund Schwan, psychopharmacologue et spécialiste de la médecine des addictions, on assiste actuellement à un changement de paradigme, fondé sur la réduction des risques comme cela s’est produit dans le champ de la toxicomanie. L’abstinence n’est plus la seule voie de traitement des patients présentant un mésusage d’alcool, alors qu’elle a constitué pendant longtemps la référence de l’ensemble du dispositif de soins et d’évaluation des traitements. Non sans effets négatifs. On estime que seulement 8 à 40 % des patients sont traités, en partie parce que nombre d’entre eux ne peuvent pas entendre le message d’abstinence. On sait aussi que 10 à 12 % seulement des patients seront en mesure d’être abstinents pour le reste de leur vie. Enfin, des études épidémiologiques montrent que le bénéfice de santé publique est le plus grand quand on réduit la consommation des plus gros buveurs. Les patients eux-mêmes sont d’abord partisans de la consommation contrôlée et non de l’abstinence. Mais aujourd’hui, il n’y a encore que 10 à 30 % des patients qui bénéficient de programmes de consommation contrôlée et les études sur leurs résultats, plutôt encourageants à ce stade mais insuffisants, doivent être développées.


* Pour toute information : Ireb - (0)1 48 74 82 19, ireb@ireb.com

 

L’IREB


Fondé en 1971, à l’initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, l’Ireb a pour mission de contribuer à la recherche alcoologique, à la fois par les études que l’Institut conduit pour son nom propre (Observatoire « Les Français et l’Alcool », Enquêtes « Jeunes et Alcool ») et par les travaux qu’il subventionne. A la suite d’un appel d’offres annuel, son comité scientifique, composé d’experts indépendants et bénévoles, attribue de manière autonome des subventions aux travaux en alcoologie d’une trentaine d’équipes de chercheurs du secteur public, en sciences biomédicales et sciences humaines. Plus de 500 programmes de recherches ont été subventionnés à ce jour. Dans le cadre de sa mission, l’Ireb entend être à la fois un organisme de recherche, une source de documentation et un lieu d’information sur l’alcool.


Contact presse : Cécilia Larcange – cla@spread-agency.com – 01 47 64 60 67 – 06 84 74 28 00

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 11:00

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En tant qu’auteur en octobre 2011 du « Manifeste du cochon libre »link je peux toute me permettre et donc de m’associer à un projet fou Coch-Coch du l’art contemporain. Voir ci-dessous.


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Citation


« En Catalogne, l’animal pousse l’excès de son autosuffisance et de sa propre redondance, en opérant lui-même le partage et la distribution de son corps dans un testament que l’on prononce pour lui le jour de la tuée, à l’occasion de ses funérailles : « Je donne le plus beau jambon à notre curé au cas où dans sa carcasse, l’âme aurait laissé quelques traces etc. » Et il termine en disant : Je sens que mon esprit s’envole… Alors oui, le cochon est farceur et farci bien sûr aussi, mais l’origine de la farce comique c’est bien la viande ou le met que l’on farcit, si tant est que l’on puisse comparer la très sévère et tragique religion – ou l’art pour ce qui nous concerne – à de la viande. »


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Réflexion


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Nos amis de la Fédération des Industriels Charcutiers Traiteurs sont tout, sauf de dangereux terroristes germanopratins pratiquant la provocation à la Beigbeder, et pourtant ils n’ont pas hésité à profiter de l’évènement international qu’est la FIAC www.fiac.com pour organiser un petit pince-fesses à la Galerie Molière 40 rue de Richelieu. Nourritures de l’esprit, du corps aussi et un excellent côte de Py de Jean Foillard.

 

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Mais qu’est-ce que fiche les terroiristes du vin ?


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Ils ronchonnent, se cantonnent dans leur petit territoire, se regardent le nombril. Pourquoi ne pas sortir une bonne fois le nez de nos verres pour nous faire de la bonne provoc, un évènement dont on cause pas un énième salon avec toujours les mêmes qui y trainent leurs guêtres.

 

Chez moi ce n’est pas nouveau, dans une de mes toutes premières chroniques en 2005 j’écrivais :

 

Mon petit détour chez nos amis les boulangers je le dois à une exposition à la Fondation Cartier  « Pain Couture by Jean Paul Gaultier » c'était en septembre 2004. Organisé sous l'égide de la Chambre Syndicale de la Boulangerie c'était dans le domaine du tout est possible lorsqu'on se laisse aller à la créativité : entre chouquettes, pain et croissant, le célèbre kilt de JPG en pâte à pain et autres sculptures, ça sentait bon et ça donnait envie...


Alors, chers amis du vin, à quand notre exposition à la Fondation Cartier haut lieu de rayonnement culturel international ? Problème : où est la Chambre Syndicale des « faiseurs de vin » ? Chacun dans son terroir et les bastilles seront bien gardées... Bon j'ai lancé l'idée à vous de me dire ce que vous en pensez... Quand même ça aurait plus de gueule que de continuer à se présenter comme un secteur assiégé par les barbares de l'extérieur ou les pisses froid de l'intérieur... »


Un flop, comme d’habitude, nous sommes engoncés dans nos certitudes. Notre truc à nous ce sont les pétitions à la con qui se dégonflent comme les soufflés mal fait.


Les photos


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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 00:09

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Tout a commencé au temps où je déambulais en culotte courte par monts et par vaux dans le bocage avec l’eau oxygénée de mémé Marie pour nettoyer mes petits bobos lorsque je me viandais à vélo, ensuite elle me badigeonnait de rouge (du mercurochrome quoi, pas du jaja).


Vint le temps de mes pantalons longs avec les filles, les nénettes disait-on, qui se décoloraient les cheveux à l’eau oxygénée, blond peroxydé pour se la jouer BB avec chignon incorporé, le comble de la vulgarité pour le jeune gandin que j’étais.


En mai 68, pour mes 20 ans, dans les rues de Nantes, nos amis les gendarmes mobiles casqués, lourdingues et peu mobiles nous firent manquer d’oxygène avec leurs jets de lacrymogènes et mémé Marie n’était pas là pour passer de l’eau oxygénée sur mes cabosses et le rouge était plutôt la couleur des drapeaux que celle de mes genoux.


« Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes »


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Puis, la vie continua comme un fleuve pas aussi tranquille qu’on le dit aujourd’hui lorsqu’au temps du septennat du déplumé de Chamalières la catastrophe arriva en 1976 lorsque Jean-Michel Jarre accoucha d’OXYGÈNE. On ne pouvait plus allumer la radio sans se taper ce sirop électronique sans intérêt. Mais le sirop, comment chacun sait, le populo adore ça et notre gars empocha le jackpot.  Vendu à environ 18 millions d'exemplaires dans le monde, il s'agit d'un des plus gros succès de l'histoire de la discographie française.


Oxygène (Part IV) fut sortie en single.


En 1997, Jarre composa une suite Oxygène 7-13, avec le même style et en utilisant les mêmes instruments auxquels il a ajouté des instruments électroniques plus modernes.


En 2007, il a réenregistré l'album Oxygène avec les mêmes instruments mais dans un studio plus moderne.


Mais me direz-vous nous tes petites histoires d’oxygène ça ne nous empêche pas de respirer, de mettre notre nez dans notre verre de vin.


Oui mais vint enfin le célèbre « oxygénez, oxygénez… » de notre Bon Pasteur Michel Rolland, gimmick dans le Mondovino de Nossiter qui mit en transe le parti des terroirs profonds du leader Vincent Pousson, que voulez-vous la bandaison papa ça ne se commande pas. Votre taulier, nullement affecté, en profitait pour commettre, en 2006 un temps que les petits loups des V.du.V ne peuvent pas ou ne veulent pas connaître, une de ces chroniques prémonitoires.link 


L'oxygène, ce lundi, je l'ai aussi trouvé, le soir venu, à la tribune de l'AG de la coopérative, en écoutant Julie Campos, la directrice de l'entreprise. Propos précis et clairs, sans faux-fuyants, la confirmation d'une orientation stratégique qui, en dépit des difficultés de l'heure, préserve le cap choisi par une entreprise de taille moyenne ancrée dans son territoire, rejette la fuite en avant et conforte les acquis d'une politique commerciale tournée vers les marchés. Notre secteur a besoin de dirigeants, d'entreprenants, hommes et femmes de conviction qui, au lieu de s'adonner au déclinisme, au petit jeu des appareils professionnels, de subir le poids des immobilismes, ne masquent pas les difficultés aux viticulteurs, prennent le risque de déplaire, agissent et se donnent les moyens de nous remettre sur les chemins de la reconquête.


Et puis la vague  rose déferla et l’INRA glosa sur l'importance de l'oxygène dans la vie des Rosés. -link. Trop compliqué pour moi !


Me reste plus pour satisfaire aux injonctions du chef de ce Vendredi du Vin fort technicien à tenter de faire des emplettes pour dénichez de l’oxygène en bouteille.


Ayant de suite écarté l’Air Liquide je me suis orienté :


1)     Vers la cuvée Bordeaux O2 est un fabuleux assemblage, réalisé dans le millésime 2005, de dix appellations et 18 châteaux, vinifié avec les conseils de Michel Rolland. Cette cuvée a été conditionnée en double-magnums, à 70 exemplaires. Un vin exceptionnel dont la vocation exclusive est d’être vendue au profit d’associations caritatives.link


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2)   Vers le rosé Oxygène du château Lamblin AB 11,97€ link

 

N’en concluez pas pour autant que nos amis bordelais ne manquent pas d’air ce serait fort désobligeant.

 


Diane Dufresne Oxygène par blitz3

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:51

La meilleure façon de soutenir les petits producteurs c’est de mettre sa main à la poche, joindre le geste à la parole.


Démonstration par votre Taulier qui est aussi petit producteur de ciné.

Mille et Une productions c’est Anne-Cécile Berthomeau, Edouard Mauriat et Farès Ladjimi link 


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Synopsis : « France, début des années 60. Simon, catcheur, porte le masque blanc, sur le ring il est « Le Spectre ». Il propose à son ami Victor, de retour de la guerre, d’être son adversaire, au masque noir : «L’Equarrisseur de Belleville ».


Mais pour Victor, encore fragile, le rôle paraît bientôt trop lourd à porter : pour une fois dans sa vie, il aimerait être dans la peau de celui qu’on applaudit. Simon suggère alors à son ami d’échanger les masques. Mais on ne trompe pas ce milieu-là impunément… »


Critiques :


1-      Les Inrocks « Manifestement fan de l’âge d’or du catch français et du cinéma de la même époque, David Perrault a voulu recréer ses émotions d’enfant, filant la mise en abyme entre catch et cinéma, combattants et acteurs. Il est bien aidé dans son projet par les excellents Denis Ménochet et Jean-Pierre Martins, qui s’inscrivent dans la lignée des Gabin, Ventura, Depardieu – leur virilité questionnée, leur force d’incarnation et leur gouaille de faubourg. Il serait facile de ranger ce film dans la case poussiéreuse de la “rétro-nostalgie”. Le regard arrière et fétichiste est certes indéniable, mais porté depuis aujourd’hui. Un peu comme chez Wong Kar-wai, la contemporanéité de Perrault est décelable dans un récit plein d’ellipses et de trouées mentales, qui relève du songe éveillé, de l’évocation spectrale plutôt que du naturalisme de The Wrestler. Les héros de cinéma de Perrault sont morts bien avant ce soir, mais la tentative de leur accorder une petite prolongation fantomatique est un geste de cinéma romantique et touchant. » ICI link


2-      Télérama


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Au ciné il ne suffit pas d’être encensé par la critique il faut être bien distribué lors de la sortie du film sinon celui-ci tombe vite dans les trappes de l’oubli. Donc faut aller au ciné aussi pour les films des petits producteurs pour que les petits producteurs fassent un peu de beurre.


Pour ceux qui suivent le ciné je signale que Mille et Une a produit : Le cauchemar de Darwin sorti en salles en France le 2 mars 2005. Il eut un succès dans nombre de festivals de films en Europe et fut sélectionné pour un Oscar du meilleur documentaire long-format. César du meilleur premier film 2006.link

 

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Bande-annonce link et link

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 00:09

« Nous sommes plus des architectes du vin que des médecins de la vigne » plaide Denis Dubourdieu. « Pourtant, on fait appel à ses services comme s'il était capable d'accomplir des miracles. Pour le grand public, Denis Dubourdieu est un parfait inconnu. Dans le milieu, c'est une star planétaire. Avec quelques autres, il fait partie d'un club très élitiste dont le savoir-faire se paie au prix fort, celui des winemakers, les faiseurs de vin. »


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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc


« Le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus était seul à terre. Il vit qu’ils avaient beaucoup de peine à ramer ; car le vent leur était contraire. À la quatrième veille de la nuit environ, il alla vers eux, marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Quand ils le virent marcher sur la mer, ils crurent que c’était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car ils le voyaient tous, et ils étaient troublés. Aussitôt Jésus leur parla, et leur dit : Rassurez-vous, c’est moi, n’ayez pas peur ! Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-mêmes tout stupéfaits et remplis d’étonnement. »

— Traduction d'après la Bible Louis Segond, chapitre 6, versets 47 à 51.


Pour la suite de la parabole des winemakers selon Robert Parker lire tout d'abord « Vigne experts : Les faiseurs de vins » par Jean-Pierre De La Rocque dans Challenges.fr link


Puis la « la complainte » d’Hubert de Boüard de Laforest


Le Figaro. A la suite de ce classement, avez-vous senti les relations changer avec vos confrères de Saint-Emilion, ou de Bordeaux en général ?


Hubert de Boüard  - Vous ne pouvez pas empêcher les gens de jalouser votre position. Si tous mes amis m’ont félicité pour le classement, j’ai senti chez quelques confrères un changement subtil dans nos relations. Certains ont pris un peu de distance avec moi, comme si j’étais devenu inaccessible, alors que je suis resté exactement le même. Je me trouve d’ailleurs dans une situation un peu paradoxale où je n’ai pas non plus été accepté par les 9 grands de Bordeaux (ndlr : les 1ers grands crus ou équivalents, à savoir, Ausone, Cheval Blanc, Haut-Brion, Lafite-Rothschild, Latour, Margaux, Mouton-Rothschild, Petrus, Yquem). Une anecdote à ce sujet. Après l’annonce du classement, Frédéric Engerer, le directeur général de Latour m’appelle pour me féliciter et me propose de rejoindre le groupe technique des 9 grands, un comité de réflexion et de recherche sur la vigne et la vinification. Mais, lors de leur réunion suivante, seul Engerer avait voté pour moi. Qu’importe, cela ne m’empêche pas d’avancer. J’ai du coup décidé de développer mes propres recherches avec mon équipe d’Angélus, notamment sur le rôle des levures dans la vinification, sur les sélections massales…


En savoir plus : link 

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 11:00

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Nous, les gens du vin, dans les vieux pays producteurs de vin, passons notre temps à nous envelopper dans l’étendard de nos traditions du vin, dans les 3 couleurs de notre Histoire, pour nous vanter de le respecter, d’être soucieux de le traiter comme un convive supplémentaire à nos tables.


Est-ce la réalité ?


« Paroles, paroles, paroles… » chantait Dalida.


En prenant des accents gaulliens nous devrions proclamer « Vin, outragé ! Vin brisé ! Vin martyrisé ... »


J’exagère me direz-vous…


Alors lisez donc ce qu’écrit Claude Langlois du Journal du Québec.


« Quand je vais dans un resto chez nous, que je commande une bouteille de rouge et que le garçon me la sert à 30 degrés, je m’énerve.


Mais quand je vais en France, en Italie, en Espagne ou au Portugal, et qu’on me sert aussi ma bouteille à 30 degrés, je ne m’énerve plus. Même si je devrais peut-être, remarquez.


C’est qu’il y a longtemps que j’ai compris que dans les pays producteurs de vins, le vin est une boisson comme les autres, même plus banale encore que les autres si ça se trouve, avec laquelle on est né, mais surtout avec laquelle sont nés les arrière-grands-parents, les grands-parents et les parents (qui en boivent encore, d’ailleurs, les pauvres, mais beaucoup moins les jeunes pour qui il est un peu ringard), et c’est la raison pour laquelle on le sert sans lui porter grande attention. » la suite ICI link


Ça nous donne à nous Français d’autant plus à réfléchir que les critiques de notre cousin de la Belle Province prennent leur source chez nos voisins italiens pourtant réputés pour la qualité de leur accueil et de leur service…


Voilà un beau chantier pour nos belles interprofessions qui pourrait dépenser les picaillons des CVO à bien meilleur escient en finançant d'actions visant à l'amélioration du service du vin aux clients des cafés, des bars et des restaurants...

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 00:09

Comme tout Lyonnais le sait, la capitale des Gaules, est arrosée par trois fleuves, aussi majestueux les uns que les autres : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. Je devrais écrire était car du côté du Beaujolais la source a depuis quelques années un fort petit débit laissant la place aux impérieux côtes-du-rhône même qu’Inter Rhône m’a invité à une dégustation exceptionnelle des Vins des Côtes du Rhône Au musée d'art contemporain de Lyon le mercredi 27 Novembre 2013 de 19h30 à minuit. Pure provocation en pleine saison du bojolo nouveau 2013.

 

Deux questions gigognes : mais jusqu’où iront les côtes-du-rhône et où donc s’arrêtent les côtes-du-rhône ?


J’aimerais le savoir !

 

Y’a des gens à Inter Rhône qui sont payés pour me répondre. J’attends.

 

Mais le sujet du jour n’est pas là.

 

Il est à Lyon et au bord de l’Yon.


Lyon, maire Gérard Collomb, troisième ville de France, tout le monde connaît mais pour moi en toute logique le vin de Lyon devrait être celui des coteaux-du-lyonnais. C’est d’autant plus vrai qu’il existe un pot lyonnais qui est une bouteille au fond très épais ayant une contenance de 46 cl dans laquelle on sert le vin dans les bouchons. Rassurez-vous, je ne suis pas du tout  rond, les bouchons de Lyon ne sont pas les bouchons de liège, mais des lieux de perdition où l’on mange bon.


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« Au Moyen Âge, l'unité de mesure est appelée l'Asnée, cette mesure détermine la charge qu'un âne pouvait porter en un seul voyage, qui correspond à 93 litres Puis, au XVIe siècle l'unité devient le pot; il a une contenance de 2,08 litres. Au XVIIe siècle, sa contenance est encore abaissée à 1,04 litre. Ce n'est qu'une loi du XIXe siècle, en 1843, qui fixe la contenance du pot lyonnais à 46 centilitres. C'est au XIXème siècle que le pot lyonnais fit son apparition. Les canuts ou « soyeux », en effet, avaient droit à 50cl de vin payé par le patron. Ces derniers, pour les exploiter un peu plus, firent réduire la contenance du pot de 50cl à 46cl. De cette manière il était donc possible de remplir, avec 1 litre de vin, 2 pots + le verre du patron ! »


Mais que faisait Mélanchon !


Pour appuyer mes dire je vous mets sous le nez un pot lyonnais édité par les coteaux-du-lyonnais.


Mais l’Yon, qui connaît l’Yon ?


Moi bien sûr puisqu’il coulait sous mes fenêtres lorsque j’ai aménagé dans le chef-lieu du département de la Vendée de nombreuses fois baptisée : La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :


La Roche-sur-Yon, avant 1804 ;

Napoléon-sur-Yon, sous le Premier Empire (de 1804 à 1814) ;

La Roche-sur-Yon, durant une quinzaine de jours en 1814 ;

Bourbon-Vendée, pendant la Restauration (d’avril 1814 à avril 1815) ;

Napoléon, lors des Cent-Jours (d’avril 1815 à juin 1815) ;

Bourbon-Vendée, pendant la Seconde Restauration et Monarchie de Juillet de juin 1815 à 1848 ;

Napoléon, pendant la Deuxième République (de 1848 à 1852) ;

Napoléon-Vendée, durant le Second Empire (de 1852 à 1870) ;

La Roche-sur-Yon, depuis 1870.

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L'Yon principal fleuve côtier du département de la Vendée, 56 km, est un affluent du Lay. La rivière s’y jette dans la commune du Champ-Saint-Père, auprès du lieu-dit Noailles. L'Yon prend sa source à la limite des communes de La Ferrière et de Saint-Martin-des-Noyers. Il traverse Dompierre-sur-Yon et entre dans la retenue d'eau de Moulin-Papon, qui alimente la ville de La Roche-sur-Yon en eau potable.


Mais qu’est-ce donc que Le Sang de l’Yon ?


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C’est un vin de pays de Vendée élaboré en biodynamie à partir du cépage négrette, appelé chez nous ragoûtant, par Jean-Marc Tard de Chaillé-sous-les-Ormeaux domaine des deux jumeaux.link 


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Selon Guy Lavignac, avec qui j’ai travaillé au temps de l’ONIVIT, « la négrette fait partie de la famille des cotoïdes avec le côt ou le tannat. Cette famille est issue du vignoble du Sud-Ouest de la France. Au VIe siècle on trouve trace d’écrits mentionnant un cépage noir du nom de « Mavro = noir en grec », cultivé dans cette région. Au XVIIe siècle, on le retrouve sous le nom de « Negret ». La négrette s’est peu à peu fixée dans la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne, et le Tarn d’où elle a disparu aujourd’hui. Elle est référencée depuis des siècles dans la vallée du Tarn. Jules Guyot la mentionne dans le vignoble de Fronton et celui de Gaillac. Lors de l'accession à l'AOC, seul Fronton la garde, preuve que sa culture avait été délaissée à Gaillac au cours du XXe siècle. »


Pour clore ce grand balayage matinal culturo-vineux je pose deux actes d’importance :


-         J’ai empli le pot de Lyon du Sang de l’Yon par pure provocation ;


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-         Je vous propose de découvrir par pure provocation un coteaux-du-lyonnais blanc 2012 du Domaine Clos Saint-Marc link


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Pour les petits parigots têtes de veaux et leurs petites dévotes je précise que j’ai acquis :


-  Le Sang de l’Yon chez L’amitié Rit à Montreuil link


- Le coteaux-du-lyonnais blanc 2012 du Domaine Clos Saint-Marc à la cave des pailles rue Daguerre link 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 11:00

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C’est Elodie Moreau dans Parents qui donne l’information ICI link« Néanmoins, tous les professionnels ne partagent pas cet avis. Dans les colonnes du Daily Mail, le docteur Allan Pacey, de l'Université de Sheffield (Grande-Bretagne) explique  « que l’anxiété est aussi extrêmement mauvaise pour la fertilité car elle augmente la production des deux hormones : le cortisol et l’adrénaline. Et pour certaines femmes, il est préférable de boire un verre de vin par semaine que de stresser à l’idée de s’en priver ».


Qu’en pense le Dr Charlier ?


Si vous souhaitez avoir des nouvelles de sa Loute c’est ICI link

 

L'alcool plus néfaste pour les femmes que pour les hommes

 

L'égalité des sexes ne passe pas par la boisson. Des chercheurs ont mis en évidence que l'alcool serait plus néfaste pour les femmes que pour les hommes. link

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