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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 06:00

 

Certains de mes lecteurs m’écrivent, ainsi j’ai reçu, alors que je tapais sur mon clavier, tel un bûcheron sur un fût (Partie du tronc d'un arbre située entre le sol et la première grosse branche), une énième chronique, un court texte accompagné d’un lien par Messenger :

 

Bonsoir  M. Berthomeau, comment la France n’a pas su mettre cet homme président de la république ... cordialement

Lamé Delisle Boucard sur Face de Bouc

 

Je clique sur le lien c’est dans le POINT

 

Algérie : Michel Rocard a sauvé des milliers de vies

 

Sur France 5, Une histoire algérienne, le documentaire de Ben Salama, diffusé dimanche, revient sur les destins de la guerre d'Algérie.

Par Emmanuel Berretta

 

Publié le 18/03/2012 à 09:16 | Le Point.fr

 

En février 1959, Michel Rocard n'est alors qu'un jeune inspecteur des finances. Le rapport qu'il remet à sa hiérarchie sur les conséquences dramatiques du déplacement des populations paysannes va sauver des centaines de milliers de vies. Ce rapport alerte les autorités françaises sur la famine qui sévit dans les camps de regroupement. Auront lieu alors les premiers soins et l'afflux de vivres. Parmi ces enfants musulmans sauvés par le rapport Rocard se trouve Ben Salama, l'auteur du documentaire, Une histoire algérienne, diffusé, dimanche, à 22 heures sur France 5.

 

« J'ai mangé grâce à lui, se souvient le documentariste que Le Point.fr a rencontré. Le matin, quand on se levait le ventre vide, nous n'étions pas sûrs de pouvoir manger. Grâce à Michel Rocard, la nourriture est arrivée au printemps. »

 

C'est un aspect assez méconnu de la guerre d'Algérie : à partir de 1957, l'armée française a déplacé jusqu'à deux millions de paysans pour les soustraire à l'influence du FLN, soit la moitié de la population musulmane rurale. Ce faisant, on privait ces chefs de famille de leurs terres, de leur bétail, et donc de leurs moyens de subsistance.

 

L'horreur des camps de regroupement

 

« J'ai été déplacé de 1957 à l'indépendance », raconte Ben Salama. Nous avons vécu à six dans une petite pièce avec ma mère, car mon père travaillait en France. Les gens agglutinaient du matériel de récupération pour se fabriquer des baraquements de fortune. « À l'époque, il vivait en Kabylie, près de Bougie (aujourd'hui Bejaïa). « Mon avis, c'est que sont mortes de faim 200 000 personnes et en majorité des enfants », conclut Michel Rocard devant la caméra de Ben Salama.

 

Le parcours du documentariste est singulier et lui permet de réaliser un film où toutes les douleurs sont respectées : celle des musulmans, celle des harkis, celle des rapatriés, celle des appelés, comme l'ancien ministre Jean-Pierre Soisson jeté dans l'horreur d'une guerre qu'il ne comprend pas... Né français sous la colonisation, Ben Salama devient algérien à l'indépendance. Passionné de cinéma, il fréquente la cinémathèque d'Alger, y croise Truffaut, Godard, etc. Si bien qu'en 1972 il réussit le concours de l’IDHEC, à Paris, et vient étudier le cinéma grâce à une bourse. Au début des années 1980, il décide alors de réintégrer la nationalité française de sa naissance. « Parce que ma vie était à Paris, que j'aime la France, ses valeurs », lâche-t-il.

 

Juger les gens à leur enfer

 

Dans sa famille, les liens avec l'Hexagone sont anciens. En 1917, durant la Grande Guerre, son grand-père déjà avait quitté l'Algérie et travaillait dans le sud de la France pour le compte d'une usine qui fabriquait du gaz de combat. En 1938, ce grand-père est rejoint par son fils de 16 ans. Le père de Ben Salama, disparu en 2003, n'est jamais retourné en Algérie. Tout le documentaire de Ben Salama traduit la complexité, les choix de ces destinées prises au piège des événements et de l'enchaînement infernal à partir du moment où la guerre s'enclenche. « Dans tous les conflits armés, ce sont les ultras des deux bords qui mènent la danse », observe Ben Salama.

 

Une histoire algérienne recueille les témoignages dépassionnés de ceux qui ont, de tous côtés, connu l'horreur de cette danse macabre. Zohra Drif, la poseuse de bombes du FLN, devenue depuis la présidente de l'association Algérie-France au sénat algérien, fait part de sa compassion pour les victimes du camp adverse : « On imagine ce que l'autre a souffert, parce que nous, dans notre chair, on l'a vécu depuis très longtemps » Témoignage également bouleversant de Raphaël Draï, politologue français, rapatrié, absolument dépourvu de ressentiment, qui livre sa réflexion à travers une citation de l'écrivain Marcel Arland : « Il faut juger les gens à leur enfer. » « Ce film m'a servi de thérapie », confie l'auteur qui, dernier mouvement de balancier à l'âge mûr, vient de récupérer un passeport algérien en plus de sa nationalité française. « J'ai senti qu'il y avait une envie chez mes enfants de ce retour aux origines, » glisse-t-il.

 

Je ne vous révèle pas ma réponse à mon fidèle lecteur mais comme bien évidemment, dans ma bibliothèque le Rapport sur les camps de regroupement et autres textes sur la guerre d’Algérie publié par Mille et une nuits, 2003. Edition critique établie sous la direction de Vincent Duclert et Pierre Encrevé, avec la collaboration de Claire Andrieu, Gilles Morin et Sylvie Thénault, figure à la bonne place j’ai décidé d’en offrir un exemplaire à ce vigneron de Bourgueil.

 

 

Mon lecteur c’est Boucard Philippe du domaine Lamé Delisle Boucard

 

Clin d’œil de l’Histoire « Mon père Arsène Berthomeau, entrepreneur de travaux agricoles et de battages au Bourg Pailler de la Mothe-Achard, à ses débuts était associé pour le battage avec Marius Boucard de St Georges de Pointindoux. Parfois j'accompagnais mon père chez les Boucard.

 

1 mai 2008

Le flacon à liqueurs et le buffet Henri II des Boucard ICI 

 

HISTOIRE  DE  NOTRE  DOMAINE Lamé Delisle Boucard ICI

 

Révélations sur les « camps » de la guerre d’Algérie par Yacine Tassadit

 

Avec la publication de ce rapport (1) s’ouvre le dossier brûlant des « camps » de regroupement de la guerre d’Algérie. Au moment où ce texte paraît dans les journaux, en 1959, en raison d’une fuite, il produit un grand choc. Car c’est la première fois qu’une enquête sur les regroupés voit le jour, et c’est de surcroît le fait d’un membre du Parti socialiste SFIO, de la minorité certes, qui s’appelle Michel Rocard. Ce jeune énarque, ancien militant aux Jeunesses socialistes, ne prend pas de gants lorsqu’il s’agit de rendre compte d’une politique inhumaine à l’encontre de civils, complètement ignorée par l’opinion publique, par les autorités politiques.

 

Fait d’une politique arbitraire de la seule armée, le regroupement affecte les paysans les plus démunis, et parmi eux des femmes et des enfants sous-alimentés, dont le nombre s’élève à plus d’un million de personnes, puisque les « parqués » sont, par définition, privés de tout moyen de production : « La situation alimentaire est donc préoccupante dans la quasi-totalité des centres de regroupement. Des moyens d’existence doivent être à tout prix fournis à ces populations pour éviter que l’expérience ne se termine en catastrophe. »

 

Destiné à alerter les responsables politiques sur ce « génocide » qui ne dit pas son nom, ce rapport situe le problème à un niveau autre que celui du conflit armée française/FLN, et pointe la responsabilité de la France face à la question des droits de l’homme jusque-là bafoués, car la répression et la torture sont dénoncées de façon claire. La radicalité politique de ce texte est manifeste, ce qui est alors franchement inattendu à la SFIO, « même dans la minorité », dans la mesure où Michel Rocard est de ceux qui ont réellement revendiqué l’indépendance de l’Algérie dès 1954.

 

C’est en sens que l’on peut dire que ce rapport est révolutionnaire, car non seulement il décrit la situation désastreuse d’une population civile déracinée, humiliée (le nombre de ces déshérités s’est élevé jusqu’à deux millions vers la fin de la guerre), mais il attire l’attention des pouvoirs publics et de la communauté internationale sur la menace quotidienne qui pèse surtout sur les enfants, victimes de malnutrition, de manque d’hygiène et de soins : il en mourait plus de 500 par jour.

 

Modèle de courage politique et d’intégrité, le livre de Michel Rocard est d’un apport essentiel à la connaissance de la guerre d’Algérie telle qu’elle a été vécue par les populations les plus démunies, mais aussi à l’histoire d’une formation politique comme le PS. Rocard nous montre comment ce petit nombre appelé « la minorité » au sein même de la SFIO s’oppose à la politique de son premier secrétaire, devenu, en février 1956, président du conseil des ministres, et qui va, paradoxalement, faire la pire des politiques en embrassant la cause des ultras. On peut, dès lors, comprendre comment une probité intellectuelle et un courage politique sans nuance, qui ont de tout temps caractérisé la pensée et l’action de Rocard, peuvent effacer les meurtrissures des victimes de cette guerre et aider à renouer avec les politiques intègres d’une certaine gauche, vraiment de gauche, pour pasticher Bourdieu. La lecture de ce rapport y a largement contribué.

 

Yacine Tassadit

Directrice de la revue Awal, cahiers d’études berbères.

 

Michel Rocard, par Pierre Joxe

7 JUIL. 2016

 

Autre figure des combats fondateurs de la gauche socialiste, Pierre Joxe a confié à Mediapart son hommage à Michel Rocard. Evocation de l’« audacieux militant anticolonialiste » et du « talentueux serviteur de l'Etat » que fut Rocard, ce texte est aussi une critique de ceux qui, aujourd'hui, « encensent sa statue mais tournent le dos à son exemple en détruisant des conquêtes sociales pour s’assurer d’incertaines "victoires" politiciennes ».

 

Michel Rocard, in memoriam      

 

A l’annonce de la mort de Michel Rocard, la plupart des réactions exprimées par les hommes politiques au pouvoir - et par ceux qui espèrent les remplacer bientôt - ont été assez souvent purement politiques ou politiciennes.

 

A gauche, l’éloge est de règle. A droite, l’estime est générale.

 

Mais deux aspects de la personnalité de Michel Rocard semblent s’être volatilisés : avant de réussir une grande carrière politique, il a été un audacieux militant anticolonialiste et un talentueux serviteur de l’Etat.

 

Il lui fallut de l’audace, en 1959 pour rédiger son Rapport sur les camps de regroupement en Algérie.

 

Il fallait du talent en 1965, pour être nommé  secrétaire général de la Commission des comptes et des budgets économiques de la Nation .

 

Je peux en témoigner.

 

Pour la Paix en Algérie

 

Quand je suis arrivé en Algérie en 1959,  jeune militant anticolonialiste d’une UNEF mobilisée contre la sale guerre coloniale, le prestige de Rocard était immense parmi nous. C’était comme un grand frère, dont on était fier.

 

Car il avait rédigé – à la demande de Delouvrier, le délégué du gouvernement à Alger – un rapport impitoyable sur les « camps » dits « de regroupement » que les « pouvoirs spéciaux » de l’époque avaient permis à l’Armée française, hélas, de multiplier à travers l’Algérie, conduisant à la famine plus d’un million de paysans et à la mort des centaines d’enfants chaque jour…

 

Le rapport Rocard « fuita » dans la presse. L’Assemblée nationale s’émut. Le Premier ministre Debré hurla au « complot communiste ». Rocard fut menacé de révocation, mais protégé par plusieurs ministres dont le Garde des sceaux Michelet et mon propre père, Louis Joxe.

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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 06:00

Le sieur Piton, ci-devant vigneron dans le Luberon, membre du comité stratégique Cap 2010, président du Conseil permanent de l’INAO, médiateur du compromis camembert normand vilipendé par les adorateurs du lait cru, se devait de contre-attaquer en organisant le jeudi 30 janvier, conjointement avec Michel LACOSTE, Président du CNAOL* d’organiser un colloque scientifique intitulé «Fromages au lait cru, entre risques et bénéfices : la diversité au cœur du débat ».

 

*Le CNAOL : Conseil national des appellations d’origine laitières

 

Bien sûr, il ne m’a pas invité moi qui pourtant aime dans le même mouvement les fromages et les vins qui puent, je sens le gaz, la fidélité se perd dans les Ministères…

 

Pire il a laissé de côté le Périco chantre du camembert au lait cru… et la madone Richez-Lerouge…

 

Je plaisante bien sûr, j’ignore si ces immenses personnalités furent invitées, et pour ma part je n’y serais pas allé vu que tous ces scientifiques ça m’aurait fait mesurer l’étendue de mon ignorance.

 

« Pendant une journée, des interventions d’experts et de scientifiques ont permis d'apporter un éclairage sur les bénéfices et les risques des fromages au lait cru, mais également sur leurs dimensions économique, territoriale et patrimoniale.

 

Ce colloque est organisé avec le partenariat scientifique de l’INRA, de VetAgro-Sup, du RMT Fromages de Terroirs et avec la participation du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et de la Direction générale de la Santé. »

 

9h45 : Conférences inaugurales

 

Marc-André SELOSSE, Muséum national d’Histoire naturel : « Vivre avec les microbes, enjeux dans notre alimentation » Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris et professeur invité aux universités de Gdansk (Pologne) et Kunming (Chine)

 

Notre évolution biologique et notre évolution culturelle ont au moins un point commun : elles se sont faites en présence de microbes (bactéries et champignons, qui incluent  les levures) qu’elles ont mobilisés. Dans notre corps comme dans nos aliments, les microbes accomplissent des fonctions nutritives (digestion, synthèse de vitamines) et de protection (contre les toxines ou contre l’installation de pathogènes indésirables).

 

La diversité de ces fonctions repose sur celle des espèces présentes – 500 à 1000 espèces forment le microbiote du corps de chacun d’entre nous, par exemple. Si l’hygiène a, ces dernières décennies, protégé des maladies contagieuses, l’érosion de diversité de notre microbiote a favorisé  l’émergence de maladies de la modernité qui touchent : le système immunitaire (allergies, asthme, maladies auto-immune), le métabolisme (diabètes, obésité) ou le système nerveux (syndromes autistiques). On estime qu’en 2025 plus de 25% des européens seront concernés ! Bien plus, l’exemple du staphylocoque doré montre que la santé dépend moins de l’absence de l’agent pathogène que du microbiote complexe qui l’encadre et en limite le développement.

 

Dans ce contexte, l’alimentation et son rôle de pourvoyeur de microbes est en déclin critique. A l’inverse, des indices (par exemple, la cohorte Pasture en Europe) suggèrent qu’une alimentation non pasteurisée de l’enfant, mais aussi de la mère, renverse le risque de maladie de la modernité. Ces résultats récents montrent qu’on ne peut envisager la stérilisation ou l’inoculation d’une diversité microbienne réduite comme solution technique sans mettre en péril la diversité microbienne qui nous construit. La mise en péril des fonctions écologiques par la baisse de biodiversité commence dans notre organisme et notre assiette ! Il est temps de retrouver ce que j’appelle une « saleté propre », cette contamination de notre environnement et de notre corps indispensable à nous maintenir en bonne santé. La route n’en sera pas simple, mais les pratiques traditionnelles, notamment en termes de spécialités fromagères, offrent un héritage et des sources d’inspiration à considérer avec attention.

 

L’ensemble des interventions ICI 

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 07:00

Le chanteur  et acteur belge Arno. | Photo : Youtube/ micasa65

Le 12 juin 2011 j’écrivais :

 

Je suis 100% addict d’Arno et je n’en éprouve ni culpabilité, ni remord et bien sûr je ne me soigne pas. Bien au contraire j’estime qu’Arno est le seul antidote à mon allergie pour les pisses-menus qui viennent, de temps à autre, se soulager sur mes chroniques. Pour sûr qu’ils se déboutonnent avec élégance mais je sens chez eux le rance du convenu. Je leur préfère les chiens qui lèvent la patte face aux belles louloutes qu’ils veulent séduire car eux au moins ils ne cachent pas sous le gourmé leur drague éhontée... Oui, oui, moi aussi je me soulage, ça me fait du bien. Et encore je suis discret car si je vous racontais ce que me disent mes copines sur le compte de cette engeance vous seriez édifiés. Mais, comme il me reste encore un soupçon de charité chrétienne je suis le muet du sérail.

 

Depuis j’ai pondu une chiée de chronique sur ce rocker déglingo.

 

22 mai 2016

 

 

Et moi, pendant ce temps-là, je me retrouve dans une salle de concert, Le Trianon, pleine à craquer, c’est la première fois depuis la nuit du Bataclan que je retrouve au pied d’une scène, au coude à coude, comment ne pas y penser puisque lorsque j’avais réservé ma place j’avais noté « Les dates d'Arno, initialement prévues au Bataclan, sont reportées au 19 et 20 mai 2016 à 20h00 Le Trianon 80 boulevard de Rochechouart. Tous les âges, toutes les conditions, Arno a mis le feu pendant deux heures avec ses musiciens qui envoyaient du bois, même que la salle a chanté juste avec lui Putain, putain, nous sommes tous des Européens et, bien sûr, tout à la fin, les filles du bord de mer, nous ont permis de reprendre en chœur : et encore, et encore… de faire tchouin, tchouin… que du bonheur. Y’a pas d’âge pour ça et ça c’est aussi Paris…

 

29 septembre 2019

Une tournée l'attend à partir de janvier 2020, Le Trianon- palace à Paris le mardi, 11 février 2020 20:00, j’y serai.

 

ARNO

 

Et puis :

 

Le chanteur belge Arno annonce être atteint d’un cancer du pancréas dans une interview au quotidien flamand De Standaard publiée samedi. Il doit reporter des concerts de sa tournée pour se faire opérer.

 

Diagnostiquée à « un stade précoce », la maladie ne fait pas peur à Arno, qui raconte comment il a appris la nouvelle : « Début novembre, ma copine m’a dit que j’avais le teint jaune. Je suis allé chez mon médecin traitant et il m’a fait une prise de sang. Peu de temps après, j’ai reçu un coup de téléphone. Je devais me rendre à l’hôpital de toute urgence. Sur place, ils m’ont diagnostiqué un cancer du pancréas à un stade précoce»». Depuis, le chanteur a effectué plusieurs séances de chimiothérapie et sera opéré la semaine prochaine à Bruxelles. Arno ne devrait pas rester éloigné de la scène plus de six semaines.

 

« Les gens qui savent que j’ai un cancer se demandent pourquoi je suis sur scène. Mais il faut savoir que c’est la scène qui me donne de le plus d’énergie. Quand je sais que je vais jouer, je me sens galvanisé. La musique m’a toujours sauvé la vie. Les concerts sont importants pour moi, autant que pour le public ».

 

.En tournée en France, aux Pays-Bas et en Suisse pour son album «Santeboutique» sorti en septembre dernier, Arno a dû subir un traitement, dont une chimiothérapie. Cela ne l’a pas empêché de se produire sur scène.

 

L’artiste à la voix rocailleuse et à la crinière blanche sera mardi au Trianon à Paris, avant d’être opéré à Bruxelles, puis d’être en convalescence durant six semaines. Il devra ensuite reporter 13 concerts, selon un communiqué cité dans la presse belge. »Hier est mort, demain n’existe pas, je suis vivant aujourd’hui. Je veux être positif et profiter de la vie, en tenant compte de la situation», conclut-il.

 

«Les gens qui savent que j’ai un cancer se demandent pourquoi je suis sur scène. Mais il faut savoir que c’est la scène qui me donne le plus d’énergie. Quand je sais que je vais jouer, je me sens galvanisé», explique-t-il.

 

«Hier est mort, demain n’existe pas, je suis vivant aujourd’hui. Je veux être positif et profiter de la vie, en tenant compte de la situation», conclut-il.

 

Le grand soir est arrivé. Je prends le métro, la ligne 4 jusqu'à Barbès-Rochechouart, mon cheval risquerait d’attirer des convoitises, d’ailleurs à une station un couple monte puis soudain le type se tâte les poches et s’écrie « on vient de me voler mes 2 téléphones, c’est le type qui était près du portillon ». La ligne est en voie d’automatisation les porte sont bouclées, le type veut tirer la sonnette d’alarme, je l’en dissuade.  Je me rends pédestrement jusqu’à la salle Le Trianon, passe les contrôles de sécurité, la salle s’emplit doucement. Il y a deux balcons où l’on peut poser ses fesses mais en dépit de mon grand âge je ne conçois pas d’assister à un concert assis. Je me poste à quelques mètres de la scène pour pouvoir « communier » avec le rocker déglingo (je resterai ainsi plus de 2 heures, ma rotule a tenu le choc). Un super guitariste nous fait patienter l’ambiance est bon enfant. Vers 20 h 30 c’est parti.

 

 

 

Yohann Desplat dans le Parisien traduit bien l’ambiance électrique du concert, tout vibre, Derrière lui, son quatuor joue à en faire trembler les murs...

 

Le 12 février 2020 à 00h11

 

« Je suis très content que tout le monde ait payé. Et je suis belge, pas anglais ». C'est ainsi qu'Arno salue son public ce mardi soir. Rien ne laisse penser que cette icône du rock belge a été touchée, tant l'énergie qu'elle dépense sur scène est folle. Et fait plaisir à voir.

 

Il n'en aura pas dit un mot (ndlr de son cancer) sur la scène du Trianon, lors d'un concert à la saveur particulière qui, sans surprise, affichait complet.

 

Comme à son habitude, le chanteur à la crinière blanche entre dans l'arène vêtu de noir. Le sourire aux lèvres. Derrière lui, son quatuor joue à en faire trembler les murs. Dans la salle, les effluves de bière se mêlent aux sons du rock'n'roll. Avec sa voix rocailleuse à la Tom Waits, Arno est invulnérable.

 

Enchaînant les chansons pendant près d'1h45, l'ancien membre du groupe TC Matic synthétise sans faiblir les titres de son dernier album et son répertoire de plusieurs décennies. De « Court-circuit dans mon esprit », « Lady alcohol » ou « Ostende bonsoir », il revient à ses classiques qui font toujours mouche. « Putain, putain », « Je veux nager », « Les yeux de ma mère »…

 

Arno n'a rien perdu non plus de son humour. « J'ai arrêté de boire depuis trois mois. Un bistrot a fait faillite. Même deux bistrots. Mon foie est en grève », lâche-t-il devant un public hilare. Le Belge rigole du bio et de « tous ces trucs en o ». Les hommes politiques aussi en prennent pour leur grade. Donald Trump, Boris Johnson, Jan Jambon, le ministre flamand à la culture. »

 

J’ajoute, il nous fait le coup de « Vive Macron ! » qui recueille une bordée de sifflets.

 

Il nous beaucoup parlé de sa mémé en pointant le doigt vers le ciel…

 

J’aurais aimé que nous entonnions alors qu'il tire sa révérence « ce n’est qu’un au-revoir Arno… »

 

Nous n’avions pas envie de quitter le Trianon, les spectateurs, mélange de tous les âges, sont restés longtemps au bar à échanger. J’ai même acheté un tee-shirt.

 

Ce n’est pas dans mes habitudes mais j’ai fait des vidéos : « putain de putain nous sommes tous des européens », « les yeux de ma mère » et bien sûr « les filles du bord de mer » en finale 7 minutes de bonheur. J’en ai posté 2 sur face de bouc pour mes fans. Par bonheur la RTBF était là et vous pourrez  écouter un peu Arno.

 

Suis rentré en métro et je me suis fait une carbonara en écoutant mes vidéos.

Arno : “Tu savais que c’est un Belge qui a écrit ‘La Marseillaise’ et ‘L’Internationale’ ?”

 

Cinquante ans que le bluesman d’Ostende écume la scène. Le plus européen des chanteurs, qui a le goût des autres, parle crevette, LSD et french cancan.

Votre première fois sur scène ?


En 1969, dans un vélodrome à Ostende, au festival Folk & blues, avec mon premier groupe de blues. J’étais au chant et à l’harmonica et mon copain Roland Robaye, à la guitare. Il est devenu saxophoniste de jazz. On avait repris Trouble in Mind, du pianiste de La Nouvelle-Orléans Richard M. Jones, et on avait nos propres chansons en anglais. Ouille, ouille, ouille, c’est loin tout ça !

 

Pourquoi avoir d’abord chanté en anglais ?
Dans ma famille, on parlait flamand, français, anglais et ostendais, qui est un mélange de ces trois langues. J’ai du sang anglais du côté de ma grand-mère et mon père était membre de la Royal Air Force pendant la guerre. Ses bouquins étaient en anglais. Mais j’ai aussi vite chanté en ostendais, comme sur Een Boeket met Pisseblommen (« Un bouquet de pissenlit »), et je suis fier d’avoir adapté en flamand les chansons de Randy Newman pour la BO de Toy Story. Je fais de la musique européenne.

 

En 1981, vous devenez cuisinier de Marvin Gaye…


Il avait besoin de se reposer et mon copain Freddy Cousaert, un DJ et producteur de concerts, l’avait invité pour plusieurs mois à Ostende. Marvin, à qui je faisais la cuisine chez moi le midi et le soir, voulait surtout manger du poulet au curry. Il a composé Sexual Healing aidé de musiciens ostendais et enregistré une partie de son album Midnight Love dans un studio à Bruxelles. Autrement, tu savais que c’est un Belge qui a écrit La Marseillaise ? Et on ne t’a pas dit non plus que c’était un Belge qui avait composé L’Internationale ? [Rires.]

“Je suis allergique aux fruits de mer. Mais une fois j’ai vu une crevette danser le french cancan sur une tomate. J’avais pris un buvard de LSD.”
 

Sur « Santeboutique », votre nouvel album, il est beaucoup question d’alcool et de dépression…

 

C’est un album de septembre, comme un tableau de Spilliaert. Pas trop triste, j’espère. Lady Alcohol est une chanson d’adieu à l’alcool. Mais ce n’est pas que mon histoire. Les gens m’inspirent : tu ne trouves pas que Donald Trump a une coiffure comme le cul d’un lapin ?

 

Sur cet album, il y a pas mal de soudures électros…


Avec le bassiste Mirko Banovic, qui m’accompagne depuis vingt ans, on est ouvert comme des vieilles putes. Dans les années 1980, à l’époque de mon groupe TC Matic, on utilisait déjà la musique électronique. Il y en a toujours eu en Belgique avec des groupes comme Telex, Front 242, et la new beat… Peut-être que je suis un rocker électronique. Mais je suis aussi un bluesman.

 

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 06:00

Résultat de recherche d'images pour "film sur l'enlèvement de Getty"

J’ai regardé sur une chaîne du câble : Tout l’argent du monde (All the Money in the World), de Ridley Scott
sorti  en 2017 avec Michelle Williams, Mark Wahlberg, Christopher Plummer, Romain Duris, Timothy Hutton, Charlier Plummer. 2h12.

 

Résultat de recherche d'images pour "film sur l'enlèvement de Getty"

 

En 1973, à Rome, la mafia calabraise kidnappe John Paul Getty III, 16 ans. Une demande de rançon de 17 millions de dollars est adressée à son grand-père, John Paul Getty, industriel milliardaire, considéré comme l’homme le plus riche de la planète. Celui-ci refuse de payer, histoire de ne pas susciter de vocations chez les malfrats. Les ravisseurs s’impatientent, coupent l’oreille du captif pour faire pression. La somme est revue à la baisse et le vieil avare accepte d’avancer l’argent : 2,2 millions qui sont déductibles des impôts, les 800 000 restants sont un prêt à 4% consenti au père de l’adolescent.

 

C'est Picsou que l'on crucifie

 

« L’affaire est passionnante, le film trouve son rythme, suivant alternativement les parties en présence. D’un côté, le jeune John Paul Getty III, désespéré, bientôt mutilé, moisit chez ses cerbères, une bande de brutes dont se dégage la figure de Cinquanta (Romain Duris), personnage complexe tiraillé entre empathie et code d’honneur. De l’autre côté, Gail Harris (Michelle Williams), la mère, se démène pour faire fléchir le vieillard avaricieux. Elle est accompagnée dans ses démarches par Fletcher Chase (Mark Wahlberg), un ancien de la CIA qui arrange les bidons de J. Paul Getty et finit par renier son boss, l’excommunier d’un cinglant «Avec tout l’argent du monde, vous restez un vieux fils de pute !».

 

La morale est sauve

 

Ce n’est pas un grand film mais on le visionne avec intérêt. J’ai beaucoup aimé l’interprétation de Romain Duris :

 

Résultat de recherche d'images pour "film sur l'enlèvement de Getty"

 

Romain Duris en kidnappeur sensible dans « Tout l'argent du monde »

 

« Plutôt habitué à des rôles de séducteurs ou de jeunes rebelles (L’Arnacœur, L’Auberge espagnole), Romain Duris se distingue cette fois là où on ne l’attend pas. Pour sa première apparition dans un blockbuster, il campe dans « Tout l’argent du monde » un rôle à contre-courant. Celui de Cinquanta, petit mafieux calabrais pris d’affection pour son prisonnier. Le film retrace en effet l’enlèvement rocambolesque du petit-fils du magnat américain du pétrole John Paul Getty. »

 

La suite ICI 

 

Christopher Plummer à la gueule de l’emploi pour camper la vieille ordure avaricieuse de John Paul Getty

 

En fait, Scott voulait à l’origine Christopher Plummer dans le rôle du magnat du pétrole qui devint le premier entrepreneur milliardaire du monde. Mais les studios lui imposèrent Spacey : un curieux retour des choses qui va au bénéfice du film, tant la prestation de Plummer est remarquable, sans que l’on ne sente, à aucun moment, un décrochage d’une mise en images à l’autre.

 

Résultat de recherche d'images pour "film sur l'enlèvement de Getty"

 

L'Américain le plus riche dès 1957

 

 

En effet, dès la fin des années 1950, la réputation de l’industriel américain n’est plus à faire. Dès 1957, le magazine Fortune l’élit l’Américain le plus riche. C’est même, à cette époque, l’un des premiers milliardaires en dollars. Grâce à la compagnie Getty Oil, et à la holding spécialisée dans l’hôtellerie de luxe et la télévision qu’il fonde dans les années 1960, il continue de grimper les échelons dans la hiérarchie de la richesse mondiale.

 

Ce titre d'homme le plus riche du monde lui est même attribué par anticipation dès 1961, dans un reportage de Cinq Colonnes à la Une diffusé en France. C'est que John Paul Getty, , est non seulement un capitaliste de première classe, mais aussi un bon communiquant, qui sait mettre en scène sa puissance économique. Ainsi, dans ce reportage de 1961, le journaliste Michel Péricard est déjà reçu « par l'homme le plus riche du monde » dans son château sous haute surveillance de soixante pièces, en Angleterre. « L’homme le plus riche du monde ne vit pas tranquille », prévient déjà l'envoyé spécial, en décrivant les cinq bergers allemands qui veillent au grain, et les systèmes d’alarme qui quadrillent la propriété.

 

Si leur patronyme est devenu synonyme d’opulence dans les années 50, la fortune des Getty s’est bâtie des décennies auparavant.

 

En 1906, George, le père de John Paul premier du nom, décroche le jackpot en investissant dans une des plus grosses réserves de pétrole des États-Unis. Le fils, lui, développe deux passions en grandissant : une fascination pour l’or noir qui lui vaudra de devenir millionnaire à 23 ans, et une obsession pour les nymphettes qu’il paiera au prix fort. Persuadé de son incompétence et voyant d’un très mauvais œil ses multiples divorces, son père ne lui laisse que 500 000 dollars d’héritage à son décès en 1930. « Paul s'est senti blessé et floué à la mort de son père, et s'est forgé une armure protectrice », raconte son biographe Ralph Hewins dans Tout l'argent du monde (de John Pearson, éditions Harper Collins). L’homme d’affaires se donne pour mission de déjouer ses prédictions : il transforme l’entreprise familiale en empire mondial, acquérant des sociétés concurrentes et s’implantant en Arabie saoudite ou au Koweït. Il sera désigné en 1957 l'homme le plus riche du monde par le magazine Forbes, puis en 1966 par le Guinness Book des records (sa fortune est évaluée à 1,2 milliard de dollars).

 

Dans les années 70, John Paul Getty est plus prospère que jamais grâce au boom des prix du pétrole, mais vit en totale autarcie dans son manoir de Sutton Place. Une demeure du 16e siècle, composée de 72 pièces et perdue dans la campagne anglaise, qu’il a achetée au duc et à la duchesse de Sutherland. Il rêve de créer une dynastie, mais sa famille n’est, pour cet homme froid et rancunier, qu’une source de déception : sa belle-fille Talitha Getty meurt d’une overdose d’héroïne le 11 juillet 1971 et son fils aîné George se suicide deux ans plus tard (en ingérant des médicaments et en se poignardant avec une fourchette à barbecue). Quelques mois après, le 10 juillet 1973, son petit-fils John Paul Getty III est kidnappé au petit matin sur la Piazza Navona à Rome. Dans la capitale italienne, le Golden Hippie comme on le surnommait - pour son style bohème et patronyme prestigieux - était devenu une star locale : « il sortait en boîte, courrait les filles, fumait du haschisch et jouait à l'artiste », relate John Pearson. Ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention...

 

 

Deux jours plus tard, sa mère Gail Harris reçoit une demande de rançon de 17 millions de dollars, puis le message suivant : « Chère maman, depuis lundi je suis tombé entre les mains d’un ravisseur. Ne me laissez pas être tué. » Mais voilà, John Paul Getty refuse de payer, croyant d’abord – comme les autorités l’ont un temps soupçonné – à un stratagème de l’adolescent pour lui extorquer de l’argent. Réputé pour son avarice - il avait installé un téléphone payant dans l’aile réservée à ses invités - il fait de son refus une question de principe : « J’ai 14 autres petits-enfants. Si je paie un centime, j’aurais 14 petits-enfants enlevés. » C'est aussi une manière, pour lui, de condamner le mode de vie du garçon : « Sa morale puritaine réprouvait les mœurs prétendument hippies de son petit-fils (...) De plus, il lui en voulait d'être la victime d'un enlèvement parce que cela le mettait lui, le grand-père, dans la ligne de mire de la mafia »

 

L’histoire s’est bien terminée, l’adolescent a été relâché – il n’a toutefois jamais réussi à surmonter le traumatisme et a connu des problèmes d’alcoolisme et de drogue qui ont fini par le tuer. Pour crucifier le Picsou, Ridley Scott lui réserve une fin renvoyant à celle de Citizen Kane: le vieillard erre dans les couloirs de son Xanadu en appelant à l’aide des gens qui ne viendront pas. Il meurt dans son fauteuil en serrant contre lui une Vierge à l’enfant, tableau volé dont il a acquis à prix d’or la jouissance égoïste.

 

Source ICI et  ICI 

Décès du milliardaire
Sir J. Paul Getty Jr ICI

Le milliardaire et philanthrope britannique d'origine américaine Sir J. Paul Getty Jr., est mort jeudi à l'âge de 70 ans, selon son médecin.


Getty, qui soutenait de nombreuses bonnes causes en Grande-Bretagne après avoir renoncé à la drogue, est décédé à l'hôpital londonien où il était soigné depuis lundi pour une infection récurrente à la poitrine, a précisé le Dr. John Goldstone.


«Sa famille aimerait remercier tous ceux qui ont exprimé leur sympathie, qui est grandement appréciée», a fait savoir le médecin dans un communiqué.


Getty avait été fait chevalier en 1986, deux ans avant de prendre la nationalité britannique.


En plus d'un quart de siècle de sa vie passée au Royaume-Uni, ce grand anglophile a donné plus de 200 millions de dollars à de nombreuses oeuvres, y compris la National Gallery de Londres (50 millions de livres/58 millions d'euros en 1985).

"Héritier d'une immense fortune

Décès de John Paul Getty III, héritier à la vie tragique

 

John Paul Getty III, petit fils du magnat américain du pétrole John Paul Getty, marqué à vie par son enlèvement spectaculaire en Italie à l'adolescence, est décédé samedi au Royaume-Uni à 54 ans, selon un communiqué de son fils mardi.

 

"Il va terriblement nous manquer", a indiqué Balthazar Getty, soulignant que son père -resté paralysé à la suite d'une attaque cérébrale en 1981- "n'avait jamais laissé son handicap prendre le dessus sur la vie".

 

Selon son fils, John Paul Getty III, qui avait 2 enfants et 6 petits enfants "est décédé entouré de sa famille".

 

John Paul Getty III avait été enlevé à l'âge de 16 ans en Italie, et libéré cinq mois plus tard après que ses ravisseurs eurent envoyé à la presse une de ses oreilles, décidant la famille à accélérer le paiement d'une rançon.

 

Comme il s'était marié à 18 ans à peine, son grand-père furieux lui avait coupé l'accès à la fortune familiale. Pendant les années qui suivirent, il vécut à Los Angeles où il plonge dans l'alcool et la drogue. En 1981, une attaque cérébrale le laissa paralysé et presque aveugle.

 

Son père, héritier de la fortune familiale, rechignait à régler les soins et sa mère dut lancer une bataille juridique pour obtenir le paiement des soins.

 

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 07:00

calmos-bertrand-blier-1

Calmos Interjection. (Familier) Demande de rester calme.

 

CALMOS (1976) Un film réalisé par Bertrand Blier ICI 

 

Ce matin je me lève et découvre sur Twitter une vieille photo de Benjamin Griveaux avec d’autres jeunes macronistes en compagnie de DSK avec la mention « J'imagine les folles soirées de benji avec DSK... »

 

Je ne comprends rien  au film.

 

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Et puis, l’heure avançant je découvre avec stupeur l’affaire Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, qui a très vite annoncé qu’il se retirait de l’élection. Cette décision intervient après la diffusion ces derniers jours sur Internet de vidéos à caractère sexuel qui lui sont attribuées. L’ancien porte-parole du gouvernement a expliqué sa décision par une volonté de protéger sa famille.

 

Mais jusqu’où iront-ils dans l’ignominie ?

 

La lettre politique de Laurent Joffrin

 

Infamie en ligne

 

Voilà un dénonciateur russe qui réveille une peu reluisante tradition française : celle de la délation couperet. Pendant la Révolution, Jacques-René Hébert publiait une feuille de dénonciation émaillée de jurons, le Père Duchesne, mélange de vrai et de faux, d’arguments et d’insultes, qui envoyait souvent à la guillotine les victimes de ses diatribes. Ainsi a fait ce Père Duchesne au petit pied, qui a mis en ligne une vidéo sexuelle attribuée à Benjamin Griveaux, ce qui a fait tomber symboliquement dans le panier la tête du candidat. Procédé d’une rare bassesse que rien ne saurait justifier.

 

Le délateur invoque «l’hypocrisie» du leader macronien. S’il fallait se débarrasser de tous les élus coupables d’écarts dans leur vie privée – quoi qu’on pense de ces écarts –, la vie publique se changerait vite en désert. La haine de «l’oligarchie» semble désormais autoriser les coups de Jarnac les plus infâmes.

 

On dit que la vie politique française s’américanise. Plusieurs leaders furent victimes de ce genre de révélation crapoteuse aux Etats-Unis. Gary Hart, candidat démocrate à la présidence dans les années 1970, fut le plus célèbre. L’exposition médiatique de sa liaison avec une certaine Donna Rice lui coûta sa carrière. John Kennedy, Dwight Eisenhower pendant la guerre ou encore Bill Clinton échappèrent à ce sort funeste, soit qu’ils bénéficiaient de la discrétion des journalistes, soit, comme dans le cas Clinton, qu’ils firent front avec succès.

 

Mais, en France aussi, tous les présidents depuis Pompidou ont été attaqués sur leur vie privée, de manière plus ou moins oblique, même si le scrupule des médias «mainstream» – quoique désormais entamé – leur a évité de succomber à l’opprobre.

 

La différence tient aujourd’hui à la vitesse destructrice des réseaux sociaux, dont les démocraties n’ont toujours pas maîtrisé les effets pervers et ravageurs. La dénonciation de Griveaux repose sur une illégalité. Mais la justice, si elle est saisie, statuera au mieux dans plusieurs mois. En attendant, l’exécution du candidat à l’aide d’une guillotine numérique donne une idée désastreuse du processus électoral, qui fait écho aux décapitations symboliques prisées par certains gilets jaunes, aux agressions contre les élus ou leurs permanences, aux insultes «hébertistes» proférées envers Brigitte Macron.

 

La violence verbale inonde l’univers sans loi des réseaux, et dans les algorithmes la mauvaise monnaie de la communication tend sans cesse à chasser la bonne. A quelque chose malheur sera-t-il bon ? L’affaire Griveaux devrait être le point de départ d’une prise de conscience générale et d’une réflexion collective. L’abolition de la distinction entre vie publique et vie privée n’est pas un progrès de la transparence dans le débat. C’est un recul de la civilisation.

 

Eric Morain à Paris en février 2018.

Eric Morain à Paris en février 2018. Photo Jacques Graf. Divergence

 

Me Eric Morain Que pensez-vous de la réaction de ceux qui taclent le comportement du candidat LREM, relevant pourtant de la stricte vie privée ?

 

Mais qui est irréprochable ? Ce discours des purs, ça me rappelle la phrase de Charles Péguy : «Ils ont les mains propres, mais ils n’ont pas de mains.» On peut avoir une appréciation, pour le coup, strictement morale des choses. Mais la morale de la République, moi, je ne sais pas ce qu’elle est. En revanche, je connais la loi de la République. C’est du même acabit que de dire à une victime de viol qu’elle n’avait pas à se promener à 2 heures du matin toute seule.

 

Enfin, cette affaire est peut-être aussi un signal de ce qu’est devenue notre vie politique. Aujourd’hui, on va chercher ce type d’arguments, le ricanement, le clash, la petite phrase, etc. Jusqu’à preuve du contraire, Benjamin Griveaux n’a commis aucune infraction. C'est lui la victime, mais il se retrouve à devoir partir. Triste constat

 

L’interview intégrale ICI INTERVIEW

«En matière de "revenge porn", il y a tout ce qu'il faut dans la loi» 

Qui est Piotr Pavlenski, l’artiste qui a diffusé la vidéo privée de Benjamin Griveaux ?ICI

Il assume d’avoir mis sur internet la vidéo privée à caractère sexuel du candidat à la mairie de Paris. En 2016, « l’Obs » avait brossé le portrait de cet artiste russe qui s’était déjà cousu les lèvres et cloué le scrotum sur la place Rouge.

En novembre 2013, il entreprend de se clouer le scrotum sur les pavés de la place Rouge de Moscou. (LOUISON EDITIONS)

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 06:00

Roland sonnant du cor à Roncevaux

Sonne, sonne, sonne  la trompe de Roland à Roncevaux : le vin français est agressé de toute part par les barbares chevelus blonds Donald&Boris, par les boomers qui ménagent leur foie et passent à trépas, par les chinois masqués, par le climat déréglé, par les bobos qui exècrent le Bordeaux, par les blouses blanches qui veulent mettre Dupont en prison, par le janvier sec, par les khmers verts qui ne veulent plus pisser orange, c’est la Bérézina annoncée…

 

« Au retour d’une expédition contre les Maures d’Espagne, Charlemagne, ayant imprudemment divisé son armée dans le passage des Pyrénées, fut attaqué par les Basques, qui défirent complètement son arrière-garde engagée dans la vallée de Roncevaux.

 

« Les Basques avaient pour eux dans cet engagement la légèreté de leurs armes et l’avantage de leur position. La pesanteur des armes et la difficulté du terrain rendaient au contraire les Francs inférieurs en tout à leurs ennemis. Egghiard, maître d’hôtel du roi ; Anselme, comte du palais ; Rolland, commandant des marches de Bretagne, et plusieurs autres, périrent dans cette occasion. »

 

Voici comment Eginhard, l’historien de Charlemagne, raconte cet échec du grand empereur : « Charles, dit-il, ramena d’Espagne ses troupes saines et sauves. A son retour cependant, et dans les Pyrénées, il eut à souffrir un peu de la perfidie des Basques. L’armée défilait sur une ligne étroite et longue, comme l’y obligeait la conformation du terrain. Les Basques se mirent en embuscade sur la crête de la montagne, qui, par l’étendue et l’épaisseur de ses bois, favorisait leur stratagème. ICI

 

Comparaison n’est pas raison mais sans être désespéré l’avenir du vin français mériterait mieux que le pauvre discours en réponse de ce pauvre Guillaume soi-disant Ministre de l’Agriculture lors du coupé de ruban de Wine Paris-Vinexpo à la porte de Versailles.

 

Entouré des grands feudataires, beaucoup de demi-soldes, des qui se pressent pour être sur la photo, des pré-retraités, des habitués des zinzins à pognon dites interprofessions, bref le gratin du vin genre cache-misère.

 

Je ne suis pas allé à Wine Paris-Vinexpo à la porte de Versailles, je ne fais plus les grands bousins en carton-pâte mais le fil Twitter m’a abreuvé de messages et de photos pour me vanter, le plus souvent en anglais*, l’extrême succès de cette vitrine parisienne du PREMIER GRAND RENDEZ-VOUS DE LA FILIÈRE MONDIALE DU VIN ET DES SPIRITUEUX.

 

*comme l’écrit le critique de vin québécois Marc André Gagnon @vinquebec

Le 11 février

Des Français colonisés et si peu fiers de leur langue. ⁦

@wineparisevent

En anglais et à genoux.

 

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Bref, sur la Toile ça communique sec : on n’est jamais si bien servi que par soi-même, mais face aux turbulences du Monde le journal Le Monde titre : Pourquoi la filière viticole française est pleine de doutes ICI 

 

J’ai beaucoup aimé l’inauguration, les dirigeants des organisations du vin sont, comme les politiques, indestructibles. Le discours du Ministre était à pleurer.

 

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J’ai adoré le débat avec les influenceurs du vin mais la charité chrétienne m’interdit de me poser la question de leur influence en dehors du petit cercle de leurs amis. Il suffit de cliquer pour mesurer leur influence aux nombre de leurs abonnés : c’est sous la barre des patelins fixé par Castaner pour les municipales une misère.

 

L’avenir nous dira si ce salon parisien n’arrive pas trop tard, j’ai en mémoire les discours rassurants des dirigeants de Vinexpo en réponse à nos interrogations. Tant que le thermomètre restera qu’entre les mains des organisateurs nous ne mesurerons pas la réussite ou l’échec de cette nouvelle vitrine.

 

Officiellement tout le monde est content, alors je ne vais pas faire le difficile, ce sont les exposants payant avec leur porte-monnaie, pas ceux qui raquent avec l’argent des autres, qui seront les juges de paix. La petite mousse autour, celle qui bouillonne sur les réseaux sociaux, c’est la méthode Coué, le triomphe de l’entre-soi gaulois, du petit-bras.

 

Toute chose égale par ailleurs, au off d’Angers et à la Dive, avec une économie de moyens, la proportion d’importateurs était bien supérieure à celle du grand barnum parisien. La prescription est essentielle. L’illusion est mortifère. Eux peuvent exporter leurs vins qui puent sur une mobylette bleue, tel n’est pas le cas des vins communs en concurrence avec ceux du Nouveau Monde et aussi de nos voisins italiens bien plus pragmatiques que nous.

 

Le salut ne viendra pas de l’Etat, de subventions à l’exportation, du renforcement des moyens de la Sopexa, mais de l’adéquation de la pyramide de notre offre à la demande du marché Monde, un Monde sur lequel nous n’avons plus la main.

 

Voilà, c’est écrit, à force de cécité, de ne croire qu’il faille que tout change pour que rien ne change, que la ligne Maginot doit être de nouveau érigée, que notre leadership soit éternel, que le vin soit une exception culturelle, nous gâchons l’un de nos atouts créateur de valeur, d’emploi, d’occupation du territoire…

 

Je pourrais dire après moi le déluge vu mon âge mais je ne me résigne pas…  

 

Les organisateurs des salons Wine Paris et Vinexpo Paris affichent un bilan positif de cette première édition commune. Et ont les yeux déjà rivé sur l’édition 2021.

 

S’il n’était pas encore possible de révéler les chiffres de la fréquentation de Wine Paris et Vinexpo à la mi-journée de ce troisième et dernier jour d’événement, le ressenti général était plutôt bon. La plupart des exposants affichaient un bilan positif, relayé par les organisateurs lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce 12 février en milieu de journée. Malgré un environnement international compliqué, « nous sommes assez satisfaits du flux que nous avons pu observer dans les allées » a déclaré Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexpo Paris. « Nous sommes également satisfaits de la complémentarité des opérateurs entre les deux salons » a complété Pascale Ferranti, directrice générale de Wine Paris.

 

Internationaliser davantage

 

Les deux directeurs ont affiché leur ambition commune à développer ce rendez-vous parisien pour l’ancrer dans l’agenda des salons internationaux. Ce qui place l’internationalisation du visitora comme des exposants comme un enjeu stratégique pour le salon. Premier évènement où il est possible de découvrir le millésime de l’année, le rendez-vous parisien semble avoir posé les jalons de son internationalisation lors de cette édition. Près d’un visiteur sur trois était de nationalité étrangère et, ce, malgré la quasi-absence chinoise (seuls 100 visiteurs de cette nationalité étaient présents). Selon Pascale Ferranti, « Américains et Anglais ont répondu présents. Ces acheteurs avaient besoin de la proximité offerte par le salon pour trouver les solutions à poursuivre les importations de vins français ». Côté exposants, « 20 pays étaient représentés de 60 régions viticoles. Mais, nous devons faire mieux pour développer la profondeur de l’offre » a martelé Rodolphe Lameyse. Ce qui passera par convaincre les pays overseas à venir exposer sur le rendez-vous de 2021 qui se tiendra du 15 au 17 février 2021.

 

Un nouveau nom en 2021

 

Ce dernier conservera les fondamentaux qui ont donné une ossature à l’organisation et la présentation de l’offre du salon : une entrée par région, un espace dédié aux spiritueux, un espace international, l’avenue pour la mise en valeur des grandes maisons et des marques. L’événement n’aura plus qu’un seul et même nom, puisqu’il sera un salon organisé par la société en train d’être créée à 50/50 par Comexposium et Vinexpo. Reste à savoir son nom. Un brin espiègle, Rodolphe Lameyse indique : « ce dont on est sûr : c’est qu’il y aura le mot Paris dans ce nouveau nom ! »

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 06:00

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa… À l’époque où la messe était célébrée en latin, jusque dans les années 1960, les fidèles récitaient cette phrase à chaque célébration. Elle est en effet issue du Confiteor, la prière que font les catholiques au début de la messe ou au début du sacrement de pénitence. Aujourd’hui, nous en récitons la traduction française, le Je confesse à Dieu et mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa est devenu « j’ai péché … oui j’ai vraiment péché ».

 

L’expression battre sa coulpe qui signifie se frapper la poitrine en disant mea culpa. Remontant au Moyen Âge, elle exprime à la fois la faute (culpa) et le moyen de s’en repentir (se battre ou se frapper la poitrine). À l‘époque, les membres des communautés monastiques se réunissaient régulièrement dans une grande salle, la salle capitulaire ou chapitre, pour discuter de l’organisation de la vie quotidienne. C’était aussi l’occasion de regarder tous les manquements à la règle de l’ordre et de demander pardon à ses frères (ou à ses sœurs), l’abbé réglait alors les problèmes de discipline et organisait les pénitences (d’où le terme chapitrer : réprimander au cours d’un chapitre). C’était ce que l’on appelait le chapitre des coulpes.

 

« On ne tire pas sur une ambulance »

Françoise GIROUD (1916-2003), L’Express, 24 avril 1974

 

Giroud : « On ne tire pas sur une ambulance. »

 

Le trait d’une charité sans pitié vise Chaban-Delmas dont la cote ne cesse de baisser dans les sondages, début mai 1974. Jeudi 4 avril, avant même la fin du discours d’hommage d’Edgar Faure, président de l’Assemblée nationale, au président défunt, Chaban-Delmas avait annoncé par un communiqué : « Ayant été trois ans Premier ministre sous la haute autorité de Georges Pompidou et dans la ligne tracée par le général de Gaulle, j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République. Je compte sur l’appui des formations politiques de la majorité présidentielle. »

 

Jacques Chaban-Delmas qui fut l’inamovible maire de Bordeaux

 

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Jacques Chaban-Delmas au conseil municipal de Bordeaux, le 28 juin 1991. Il a occupé son poste de maire de Bordeaux durant 48 ans, un record de longévité 

ARCHIVES PHILIPPE TARIS

 

 

Je n’entonnerai pas comme France Gall « Je vous avais prévenu oui, oui, oui… »

 

Entonner est aussi un verbe transitif Verser dans une tonne, un tonneau.

 

Je n’ai jamais pratiqué le soi-disant Bordeaux-bashing, me contentant de poser la question :

 

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ?

 

18 juin 2019

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ? ICI 

 

Voilà ce qu’écrit sur sa page Facebook Thomas Noël qui se définit comme un « Caviste passionné: propriétaire de la Maison des Millésimes à Paris et du Wine Shop à Fronsac (33) »

 

6 février, 14:17 ·

 

« J’aime pas le Bordeaux »

 

Voici une phrase que nous entendons chaque jour. Et de plus en plus.

 

Alors oui. Bordeaux a commis des erreurs dans le passé. En surfant sur les nouveaux riches et le marché chinois, l’envolée des prix des grands crus l’a coupé de son marché national développant très vite une image - peu valorisante il est vrai- de vins pour millionnaires. Bordeaux a commis des erreurs dans l’élevage, l’extraction pour essayer d’avoir la note la plus proche possible de 100.

 

Bordeaux a longtemps vécu sur son passé, se reposant sur ses lauriers, fort peu aidé par des instances de promotion incapables de se remettre en question, faisant de l’immobilisme leur ligne directrice et ayant à leurs têtes des personnes empêtrées dans les affaires.

 

Oui Bordeaux a déconné. Mais nous ne sommes plus en 2000 ni en 2010! Bordeaux ce n’est pas que les premiers grands crus classés possédés par les plus grandes fortunes du monde mais une multitude de petites exploitations familiales avec des gens qui y bossent 7/7 et bougent pour faire évoluer les lignes. Bordeaux c’est une multitude de terroirs, de sensibilités, d’interprétation qui forme une richesse de goût loin des vins standardisés qu’on lui reproche.

 

Les choses bougent à Bordeaux, les derniers millésimes apportent du plaisir même jeunes, les vins sont plus digestes, plus proches de leurs terroirs et ce Bordeaux Bashing permanent est aussi ridicule qu’injuste et désuet.

 

Bordeaux ce sont des vins à la longueur infinie, à la complexité inouïe.

 

Bordeaux ce sont des vins aux formidables capacités de garde où la truffe apparaît dans le bouquet d’un bon Pomerol, où le tabac et les épices nous enivrent dans un Médoc bien né. Bordeaux c’est le souvenir, c’est la bouteille de nos parents, de nos grands-parents, la quille rassurante du dimanche midi posée sur la table en bois. Bordeaux c’est le flacon qui chambre près de la cheminée, c’est le partage, les moments de famille, les repas de Noël, la tradition.

Aimer Bordeaux n’est pas un crime et s’y intéresser de nouveau une nécessité. Bordeaux c’est la France. Vive Bordeaux 🍷🇫🇷

 

La CROIX titre :

 

Alerte rouge pour les vins de Bordeaux ICI 

 

Affectés par les taxes américaines sur les vins français et par les événements à Hong Kong et en Chine, les producteurs du Bordelais font aussi face à un désamour sur le marché national.

 

Simon Barthélémy (correspondant à Bordeaux), le 08/02/2020

 

Les vins de bordeaux boivent la tasse. Depuis l’application le 18 octobre 2019 d’une taxe de 25 % sur les importations de vins français aux États-Unis, ils ont perdu entre 30 et 46 % de leur chiffre d’affaires. S’estimant « victimes collatérales » des rétorsions de Washington contre Paris dans le conflit Boeing/Airbus, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) redoute une taxation de 100 % si la France impose davantage les Gafa, les géants américains du numérique.

 

Le 27 janvier dernier, le CIVB a demandé au gouvernement la création d’un fonds de compensation de 300 millions d’euros, avec le soutien de la ville de Bordeaux : « L’État ne doit pas abandonner les vins et spiritueux, second poste excédentaire de sa balance commerciale, plaide une motion adoptée en conseil municipal ». Sans cette compensation, la filière « ne pourra pas survivre à une taxation inique et pour des conflits commerciaux qui ne la concernent pas ».

 

Le négociant Georges Haushalter déplore n’avoir à ce jour « aucun retour du gouvernement ». Car les États-Unis représentent le premier marché étranger des bordeaux : 310 millions d’euros de chiffre d’affaires, autant que Hong Kong et davantage que la Chine (255 millions), région où le contexte ne favorise pas les affaires.

 

Désamour en France

 

Ces difficultés à l’export (2 des 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires du Bordelais) s’ajoutent à la baisse structurelle de la consommation de vin en France. Les ventes de bordeaux y ont reculé avec de 12 % en 2018-2019. Georges Haushalter souligne que les viticulteurs girondins payent le désamour des consommateurs à la fois pour les rouges (85 % des bordeaux) et pour la grande distribution, où les bordeaux sont massivement en rayon du fait de leurs gros volumes.

 

Sur 5 millions d’hectolitres d’AOC produits en 2018, seulement 4 ont ainsi été écoulés, faisant chuter le cours du vrac à moins d’un euro le litre. Dévastée par le gel en 2017, la production a depuis remonté, et fait baisser les prix.

 

Hétérogénéité des bordeaux

La suite ICI 

Les vins de Bordeaux mis sous pression sur tous leurs marchés ICI

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L’année 2019 va se rajouter au cortège des mauvaises campagnes qui semblent se suivre pour les vins de Bordeaux, avec des ventes en recul dans un contexte international de plus en plus chaotique. Une passe très turbulente qui n’épargne pas le marché domestique. D’où une réduction du budget 2020 du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et l’annonce d’un plan de relance de la stratégie commerciale.

Le vignoble bordelais navigue sur les eaux tumultueuses d'une crise qui n'a pas encore dit son dernier mot, comme l'a confirmée ce lundi 16 décembre l'assemblée générale du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), présidé par Bernard Farges. Après les aléas climatiques qui ont violemment frappé le vignoble en 2017, le CIVB doit faire face à des marchés qui chancellent.

"Bordeaux connaît, depuis plusieurs mois maintenant, une crise sans précédent. Les volumes de commercialisation pour la campagne 2018-2019 sont en baisse de 12 %, et la valeur baisse d'environ 4 %" a exposé le président du CIVB.

Ce qui conduit le conseil interprofessionnel à s'adapter à une situation sous forte contrainte. Avec une première mesure de fond : la réduction du budget de fonctionnement.

Vin : comment Bordeaux a perdu la guerre du goût ICI 

 

Vin : comment Bordeaux a perdu la guerre du goût

ÉDITO. Trop cher, pas assez écolo... Bordeaux n'a plus la cote. En cause, des maladresses, mais aussi beaucoup d'idéologie. Le coup de gueule de Jacques Dupont. Par Jacques Dupont

Modifié le 11/07/2019
Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr
"L'explosion des ventes de rose le demontre : le consommateur s'oriente de plus en plus vers des vins faciles, aux aromes marques et identifiables, qui n'impliquent pas une certaine culture ni de grands efforts"
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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 07:25

Une femme et un homme se tiennent debout dans un champ, une fourche à la main.

12 février 2011

Je viens d’adopter un vieux... Pierre Gagnon de la Belle Province l’a fait sur de belles lignes...

« Je viens d’adopter un vieux...

Il s’appelle Léo, il a quatre-vingt-dix-neuf ans. Je l’ai connu au centre d’hébergement où je visitais ma tante, les dimanches gros. Léo attendait. Il avait bon caractère. Je le sais pour l’avoir mis à l’épreuve plus d’une fois : je lui chipais ses Whippet... Il ne disait rien. Je les lui rendais et aussitôt, il m’en offrait un. »

« Mon vieux et moi » Pierre Gagnon publié chez Autrement ICI 

 

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Paris recèle 38 librairies de langues étrangères dont la librairie du Québec 30, rue Gay Lussac, dans le 6e arrondissement qui, bien sûr publie des ouvrages en français.

 

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J’y passe de temps en temps, c’est sur l’un de mes chemins de retour à vélo, mon itinéraire-bis en cas de manifs, et bien sûr j’achète des livres.

 

Le dernier en date LE NOUVEAU MONDE PAYSAN AU QUÉBEC

 

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Depuis des dizaines d'années, au Québec, des citadins ont choisi une reconversion professionnelle qui les a reconnectés à la terre, qu'ils respectent en revenant à des techniques de production anciennes, mais rentables. Un récit engagé et instructif.

 

Avant de clavarder dessus un peu de linguistique et d’histoire.

 

  • Le français est-il en déclin au Québec ?

 

L’affirmation: «D’abord, le premier mythe : le français est en déclin au Québec. Il y a 94,5 % des Québécois qui sont capables d’avoir une conversation en français. C’est le chiffre le plus élevé jamais vu», a déclaré l’analyste politique de Radio-Canada Michel C. Auger lors de son passage à «Tout le monde en parle», dimanche dernier. Le spin doctor souverainiste Steve E. Fortin lui a répliqué dès le lendemain sur le site du Journal de Montréal, le taxant de «jovialisme linguistique» qui «nuit à la […] pérennité du français au Québec».

 

Alors, est-ce que le français décline dans la Belle Province, oui ou non?

 

La réponse ICI 

 

Si tu parles anglais, tu comprendras sûrement la parlure québécoise mieux que certains Français ! Même si les différences entre le français dit de France et le français québécois sont principalement dans la prononciation, certains mots et expressions québécois sont clairement des anglicismes ou alors des spécialités locales.

 

Le français parlé aujourd'hui au Québec est le résultat d'un mélange de français classique, importé en Amérique du Nord par les colons français au 16ème siècle, et d'influences anglo-américaines et amérindiennes.

 

Achaler – ennuyer, importuner

Ce verbe provient probablement du verbe chaloir qui signifiait approximativement importuner de façon excessive dans un vieux dialecte normand.

 

Un char – une voiture

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce terme ne provient pas de l'anglais car mais fait référence à une voiture romaine à deux roues attelée à des chevaux, de la même racine que charrue, chariot ou encore charrette.

 

Gazer – péter

Il est facile d'imagine l'origine de ce mot puisque l'on dit 'avoir des gaz' en français de France.

 

Les gosses – les couilles

Un autre faux ami qu'il vaut mieux connaître pour éviter des situations très gênantes...

 

  • attendre que le curé se mouche prendre son temps

 

  • avoir la fly à l’air avoir la braguette ouverte

 

  • avoir un pain au four avoir un polichinelle dans le tiroir

 

  • osti de câlisse de ciboire de tabarnak nom de dieu de bordel de merde

 

Lire ICI

 

 

Le général Charles de Gaulle à Montréal le 24 juillet

 

  • « Vive le Québec libre! » Il y a 53 ans, le général de Gaulle mettait le Canada en ébullition

 

Le 24 juillet 1967, de Gaulle, président de la République française, en tenue de général de brigade, lance devant 15.000 personnes sont alors massées sur la place Jacques-Cartier au-dessus de laquelle se dressent des pancartes du RIN (Rassemblement pour l'indépendance nationale) : « Vive Montréal, vive le Québec (ovation), vive le Québec libre (très longue ovation), vive le Canada français, vive la France! (ovation à nouveau) » plongeait le Canada en état de choc et ravissait les indépendantistes

 

Le Canada fédéraliste et anglophone juge ces propos « inacceptables ». « Les Canadiens sont libres, chaque province du Canada est libre. Les Canadiens n'ont pas à être libérés », s'emporte le Premier ministre Lester Pearson.

 

Ce discours fut le paroxysme d'une journée étonnante qui conduisit le général le long de la « Route du Roy », reliant Québec à Montréal par la rive nord du Saint-Laurent.

 

Partout, il est salué comme un libérateur et acclamé par les habitants des villages bordant le fleuve. « Rien ne différenciait ce voyage de ceux qu'il a effectués dans les provinces françaises », note l'AFP.

 

À Donnacona, il lance: « vous êtes un morceau du peuple français qui ne doit dépendre que de lui-même ».

 

À Trois-Rivières, il dit : « nous sommes à l'époque où le Québec redevient maître de son destin ».

 

À Montréal, où il arrive avec retard, Charles de Gaulle monte au balcon de l'hôtel de ville. Il n'est pas prévu qu'il s'adresse à la foule mais il insiste pour s'exprimer et, voyant un micro débranché, il demande de pouvoir s'en servir. Un technicien d'une radio se trouvant sur place lui installe.

 

« Je vais vous confier un secret. Ce soir, ici et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération » lance-t-il. Une phrase qui, ajoutée au camouflet du « Québec libre », blesse profondément Ottawa.

 

Le 25, imperturbable, il poursuit son voyage officiel dans l'ancienne Nouvelle-France. Il visite le métro de Montréal, construit par la France, fustige ceux qui le critiquent, « tout ce qui grouille, grenouille, gribouille et scribouille », se félicite d'être allé, la veille, "au fond des choses".

 

Le 26, coup de théâtre, le Canada décide de ne pas l'accueillir, selon certains historiens, tandis que pour d'autres, c'est lui qui annule sa visite à Ottawa. Il s'envole pour Paris à bord du DC-8 présidentiel. A l'arrivée, l'attendent des ministres stupéfaits, une opposition déchaînée, une presse exceptionnellement véhémente.

 

Le Monde dénonce ce « tapage, cette hostilité exaspérée contre les anglo-saxons, cette jubilation d'un vieillard expert à provoquer l'acclamation des foules ».

 

« Mégalomanie avancée », titre le journal new-yorkais Daily News. « Triste déclin du général », regrette le Times de Londres en le comparant à un jongleur qui poursuit son numéro, bien que la plupart de ses assiettes soient tombées.

 

« Le général a internationalisé la cause du Québec », résumera en juillet 2007 l'ancien Premier ministre indépendantiste québécois, Bernard Landry, racontant qu'un ministre chinois lui a avoué n'avoir jamais « entendu le mot 'Québec' de sa vie avant juillet 1967 ».

 

La question de la préméditation a été souvent débattue, nombre d'observateurs estimant que le général, fatigué, ému, emporté par la foule en liesse, aurait tenu des propos dépassant sa pensée.

 

« Rien ne permet de penser qu'il s'est laissé gagner par l'enthousiasme populaire », écrit pourtant alors l'AFP. « Vive le Québec libre! ne fut pas plus improvisé que l'Appel du 18 juin » assurera des années plus tard l'ancien ministre Alain Peyrefitte, fin connaisseur de la pensée gaullienne.

 

les Québécois rejetteront l'option indépendantiste à deux reprises, lors des référendums de 1980 et de 1995 (de peu dans ce dernier cas).

 

LE NOUVEAU MONDE PAYSAN AU QUÉBEC

 

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L'histoire :

 

Pigeon Hill, un hameau de la municipalité de Saint-Armand, au Québec, à une heure de Montréal. Christian Marcotte y a acheté une ferme, construite aux alentours de 1870, même si elle a, depuis, grandement évolué. Il possède environ 20 hectares. Après avoir été monteur dans l'industrie du cinéma, il a compris que vers la fin des années 70, l'évolution des technologies et la recherche systématique de performances ne le satisferaient pas. Alors il a choisi de devenir un « pousseux d'ail frais ». Il aurait pu faire pousser autre chose, mais sa fierté, c'est d'avoir sauvé cette terre du maïs. Sa fierté, c'est d'exister au milieu d'un coin bourré d'OGM. Alors il se dit que c'est déjà ça de gagné. Avec l'aide de Paulette Vanier et Pierre Lefrançois, un couple de voisins devenus ses amis, il se forme à l'agriculture biologique. Depuis, il a assuré une production respectueuse de l'environnement, au modèle économique rentable. Il fait partie de ces paysans qui ont tout plaqué pour se retrouver et se consacrer à une activité qui rompt avec les valeurs de l'économie de marché. Rien n'est simple ni idyllique, mais le travail se fait en harmonie avec la nature, et avec ses propres valeurs...

 

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

 

Avec Le nouveau monde paysan au Québec, Stéphane Lemardelé signe un récit engagé et instructif. Engagé, car il dresse le portrait, à la façon d'un reportage, d'une poignée de québécois qui ont renoncé à leur vie citadine et industrielle pour se reconnecter à la Terre, via le travail des terres qu'ils ont acquises. L'auteur a donc passé plusieurs mois à leur contact et il a l'art de délivrer le rythme de leur quotidien. Il rend en effet hommage à des travailleurs qui œuvrent bien souvent solidairement et qui servent un intérêt commun : celui d'une agriculture saine, destinée à proposer une alimentation saine. Cette BD est également particulièrement instructive, parce qu'elle nous familiarise avec des techniques de productions qui sont certes une alternative aux pesticides et OGM qui nous empoissonnent au quotidien, mais qui échoient souvent au passé, à la façon dont on a travaillé la terre en la respectant, durant des siècles et des siècles. Attention, n'allez pas croire qu'il s'agit là de décrire une bande de farfelus nostalgiques : si se dispenser de machines agricoles est une chose, établir un écosystème viable et rentable relève souvent du niveau d'ingénieurs agronomes, mais qui mettent toutes leurs forces à ne plus servir une industrie qui empoisonne tout et tout le monde. On en apprend donc beaucoup, y compris du point de vue de l'histoire locale, de ses mœurs actuelles et de la législation qui leur complique bien souvent la tâche. Sans jamais verser dans le rébarbatif intellectuel, l'auteur signe une BD aux frontières de la sociologie et de l'anthropologie. Et comme si ces qualités ne suffisaient pas, elles s'ajoutent à un grand mérite : souligner l'importance qu'ont ces travailleurs qui s'inscrivent dans un monde meilleur et donner de l'espoir au lecteur. La morale ? Les alternatives à l'agriculture polluante existent, pour les producteurs et pour les consommateurs. Alors vive le Québec et son nouveau monde paysan !

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Résultat de recherche d'images pour "le nouveau monde paysan au Québec" Il porte une barbe et un chapeau.

Stéphane Lemardelé, co-concepteur du projet

PHOTO : RADIO-CANADA

 

Un récit graphique pour documenter l’agriculture à petite échelle

Publié le 17 mars 2019

 

Les connaissances agricoles ont beaucoup évolué depuis les célèbres retours à la paysannerie dans les années 1970. L'agriculture est maintenant encore plus appuyée par les nouvelles technologies et la science. Et les petits producteurs en connaissent désormais tous les détails, indique Stéphane Lemardelé, qui vient de publier un documentaire sous forme d'essai graphique : Le nouveau monde paysan au Québec.

 

« Il y a une volonté de ne pas rejeter le système économique, mais de s’inscrire dans [ce] système », explique-t-il à Joël Le Bigot.

 

La démarche documentaire du dessinateur et scénariste s'inspire du roman graphique et de la bande dessinée en proposant de nouvelles formes narratives, « pour ma part assez proches du cinéma », dit-il.

 

« Tout là-dedans est vrai, aussi bien dans les images que les textes », raconte l’illustrateur et documentariste.

 

Pour produire ce livre, il a pris 4 ans et environ 9000 photos, le tout dans un rayon d’environ 50 kilomètres seulement.

 

Dans ma démarche artistique, la société qui m’entoure est très importante; c’est ma matière première. Stéphane Lemardelé, auteur et dessinateur du livre

 

L'artiste explique qu’au cours de sa recherche, il a découvert tout un univers de gens avec une vision d’avenir axée non seulement sur le développement durable, mais aussi sur un nouveau mode de vie où l’entraide, le bon voisinage et le commerce de proximité priment.

 

Ce type de communauté serait aussi de plus en plus commun à de nombreux endroits dans le monde. « Ce microcosme se retrouve partout ailleurs sur la planète », explique Stéphane Lemardelé.

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Le monde paysan de Brome-Missisquoi raconté en bande dessinée ICI

Par Leslie Carbonneau | 17 avril 2019

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:00

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Le phénomène n’est pas nouveau, beaucoup de grands chefs sont des ouvriers de la 25e heure, leur engagement pour les paysans-éleveurs soucieux de la terre, de leurs animaux, des produits qu’ils vendent reste trop souvent de la communication pour gogos, leur melon déborde de bonnes intentions, leur porte-monnaie est pingre pour leurs fournisseurs et largement ouvert pour accueillir le pognon de nos additions.

 

Je n’ai jamais considéré les grands chefs comme les meilleurs vecteurs aidant au nécessaire virage du « porte-avions » agriculture France vers des pratiques dites responsables.

 

Leurs clients, ultra-minoritaires eut égard à l’épaisseur de l’addition, tout comme les critiques gastronomiques, petits ou grands, dont Atabula, fréquentant leurs établissements étoilés (j’espère en réglant l’addition) ne poussent guère leur caddie chez Aldi ou dans les allées de la GD.

 

Ce sont ces pousses-caddies (appellation du sieur Pousson) qu’il va falloir convaincre de changer leurs habitudes de consommation. Payer à leur prix les bons produits qui permettent aux paysans-éleveurs de vivre et non de survivre.

 

Ce qui est nouveau c’est la soudaine envie du site Atabula de se faire un lifting dans le style éthique en « dénonçant » sans les citer ces vilains canards noirs de la haute gastronomie.

 

Ça me fait un peu sourire lorsque je lis l’article d’Atabula du 5 février : Impayés, mensonges, gros melon et étoile verte : quand les producteurs remettent les chefs à leur place.

 

J’ai envie de faire le coup du « lycée de Versailles » a son propos (pas celui du rédacteur) mais c’est dimanche et je n’ai pas le temps de me payer la tronche de monsieur Atabula.

 

Je ne suis qu’un vulgaire petit blogueur qui paye ses additions mais qui n’a pas besoin d’un cornet acoustique pour entendre ce qu’on vient me dire sans d’ailleurs que je pose des questions.

 

Bref l’article est en lecture libre ICI 

 

La photo qui illustre l’article est très vision parisienne des travailleurs de la terre, un petit côté carottes des sables, désolé mais j’ai gratté la terre à l’école d’agriculture de la Mothe-Achard et les mains de mon pépé Louis paysan de son fils Arsène, mon père, étaient calleuses mais toujours nickel chrome.

 

Bonne lecture

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 06:00

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« Et une cuillerée d’huile de foie de morue ! »

 

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Remède miracle de nos grands-mères au goût… discutable !

 

Souvent assimilé à cette huile peu ragoutante administrée de force aux enfants d’antan pour le maintien de leurs défenses immunitaires, le foie de morue a plutôt tendance à faire peur.

 

J’ai dû en consommer car le clan des femmes du Bourg-Pailler qui m’a élevé était soucieux de ma santé, veillait sur moi comme du lait sur le feu, me gavait de foie de veau, de steak de poulain, de cervelles, de poissons  frais des ports des Sables d’Olonne et de Saint-Gilles Croix de Vie, mais je n’en garde aucun souvenir précis, sans doute que ce ne m’a pas asiré.

 

C’est au XIXe siècle que l’huile de foie de morue est devenue populaire. A cette époque, elle servait à lutter contre le rachitisme infantile, encore omniprésent dans la population.

 

Peu à peu, la médecine allopathique l’a remplacée par des traitements plus « conventionnels ». Cependant, elle a fait de la résistance en tant que « remède de grand-mère » jusqu’à la 2e moitié du XXe siècle.

 

Il existe aussi une recette préparée à partir de morues sauvages pêchées durablement au large de l'Islande : un foie de morue nature non fumé est légèrement salé au sel de Guérande pour révéler toutes les saveurs du poisson.

 

Ne soyez pas surpris par l’huile dans la boite, elle est naturellement libérée par le foie lors de la stérilisation. Il s’agit d’huile de foie de morue que vous pouvez consommer. Sa quantité varie fonction de la matière grasse du foie.

 

Lorsqu’une petite faim se pointe subrepticement j’ouvre une boîte de foie de morue fumé, je taille un bout de pain, je l’enduis de beurre salé et je le graisse de foie de morue.

 

Un délice !

 

Pour les petites louves et les petits loups acculturés le foie de morue provient de cabillauds sauvages pêchés dans les mers froides d'Islande. Les côtes islandaises abritent dans leurs fjords une population très importante de cabillauds qui sont reconnus pour leur qualité et leur saveur.

 

La nourriture qu'ils trouvent pendant leur voyage depuis le Grand Nord, et les efforts qu’ils fournissent pour parcourir ces distances prodigieuses, font de ce poisson, un poisson noble à la chair ferme, dont le foie est délicat et savoureux.

 

 

 

On l’appelle foie de morue car le cabillaud, une fois salé prend le nom de morue (Gadus morhua).

 

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Mais c’est du gras me rétorquera-t-on !

 

Oui mais du bon gras : c’est une source de vitamines, parmi les plus notables, la vitamine A qui joue un rôle prépondérant au niveau de la vue, du métabolisme du fer et du système immunitaire, mais aussi la vitamine D dont on sait qu’elle participe activement à la minéralisation osseuse.  riche en acides gras oméga 3, essentiels au bon fonctionnement du cœur, il s’impose réellement comme un véritable allié santé. En outre, sa teneur en protéines est aussi très intéressante : pour 100g de produit, le foie de morue fournit entre 10% et 15% de l’apport journalier recommandé en la matière.

 

Ce produit provient de pêcheries qui ont répondu au référentiel environnemental du MSC pour une pêche durable et bien gérée. 

 

Pour PAX :

 

Cette photo utilisée par le stand islandais pour montrer que l'huile de foie de morue a changé - Radio France

 

L'huile de foie de morue rencontre un franc succès au marché de noël de Strasbourg cette année. Ce produit naturel, fabriqué en Islande, est apporté jusque dans les allées du marché de cette édition grâce à une entreprise, Lysi, basée à Reykjavik. Elle envisage de s'implanter à Strasbourg. ICI  

 

Larguer les amarres

 

« La pêche à la morue est pratiquée en Europe depuis le IXe siècle. Les premiers armements pour la pêche d’Islande furent faits par Dunkerque, qui en conserva pendant de longues années le monopole à peu près exclusif ; mais, la consommation de la morue s’étant notablement accrue, la plupart des ports secondaires du nord de la France ne tardèrent pas à rivaliser avec Dunkerque. Gravelines, Boulogne, Fécamp, Saint-Brieuc, Paimpol, Granville, Saint-Malo, Dieppe, expédient aujourd’hui sur l’Islande un nombre de plus en plus considérable de navires.

 

Si la campagne de pêche est pénible et périlleuse, il en est peu d’aussi rémunératrices pour les armateurs et les équipages : le champ d’exploitation est inépuisable ; la demande, toujours supérieure à l’offre, garantit l’écoulement du produit. Les risques de mer constituent seuls les chances aléatoires de cette industrie doublement digne d’intérêt, car, sans compter l’appoint qu’elle apporte au développement de notre prospérité commerciale, elle contribue puissamment à former pour notre marine militaire une pépinière d’excellents matelots, rompus par la pratique de la plus rude des navigations aux fatigues et aux périls ordinaires de leur profession. C’est de cette classe de notre population maritime et des lieux où s’exerce sa laborieuse industrie que nous nous proposons d’entretenir le lecteur. » ICI 

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Étant gabier, il vivait dans sa mâture, perché comme un oiseau.

 

 

 

Elle restait debout, devant ce bureau, raidie, torturant les franges de son châle brun avec ses pauvres vieilles mains gercées de laveuse.

 

 

 

Avec l'habitude de la continence, les sens aussi s'endorment pendant des périodes bien longues

 

 

 

Quelquefois, ils lançaient bien,, avec un bon rire, une allusion un peu trop franche au plaisir d'aimer. Mais l'amour, comme l'entendent les hommes ainsi trempés, est toujours une chose saine, et dans sa crudité même il demeure presque chaste.

 

 

 

Une grosse pluie, qui était venue, passait aussi tout en biais, horizontale, et ces choses ensemble sifflaient, cinglaient, blessaient comme des lanières.

 

La Grande Pêche

 

Pendant plus d´un siècle, les côtes du Nord et de Bretagne, telles que les villes de Dunkerque, Gravelines, Paimpol, Lorient et Saint Brieuc ont vu des centaines de bateaux quitter leurs ports au début du mois de Février vers les côtes islandaises.

 

 

 

Vers les côtes islandaises

 

 

 

Chaque année, de 1850 à 1930 environ, les Islandais, c´est ainsi qu´étaient appelés ces pêcheurs français, embarquaient à bord de goélettes, dundee et trois-mâts pour de longues campagnes de six à huit mois.

 

 

Les Retour des Islandais

La suite ICI

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