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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 07:00

Pax, l'ambigu commentateur de mon blog, m’attend souvent au virage en se disant « je l’aurai, je l'aurai un jour », du regretté Marcel Philippot, l'égérie de la pub MAAF…

 

 

Par ailleurs, l'encyclopédique Taulier pourrait-il nous concocter une chronique sur les vins et dérivés oubliés tel Lillet, Vermouth de Chambéry etc. ? A moins que ce ne soit qu'une illusion Mais ces maisons vivent peut être plus à l'export comme j'ai pu le constater il y a 10 jours à Hambourg ou le Lillet figure bien placé sur les cartes des vins au restaurant ou dans les devantures des cavistes.

 

Et TOC je renvoie la balle :

  • « Tout rappelle chez lui l’île de Beauté. D’abord le sanglier corse qu’Hugo Pozzo di Borgo porte en écusson sur son pull, puis le caractère affable, mais obstiné, et l’ADN. Celui d’Alata, ce village du sud de la Corse dont il est originaire par son père. Alata, c’est d’ailleurs le nom de son vermouth, dont il peaufine la recette depuis 2016 dans la fraîcheur de son atelier montheysan. A 30 ans, le jeune artisan est une tête chercheuse qui dévore les livres d’herboristes à la recherche des plantes qui sublimeront ses prochaines recettes de vermouth. »

Hugo Pozzo di Borgo adore le vin mais abhorre les cadres trop rigides. «La fabrication du vin est beaucoup trop codifiée, souligne le producteur d’Alata, qui ne vient pas d’ailleurs d’une famille viticole. J’avais besoin d’un support plus créatif. Le vermouth me donne la permission d’élaborer des recettes plus barrées.» Le vermouth, cet «alcool de vieux» disparu à l’aube des années 1960, devient pour lui une matière d’expression et d’expérimentations. Car le jeune producteur n’est pas dans la réhabilitation, mais dans la réinterprétation.

 

Alors il se documente. Beaucoup. Sur l’art de la distillation, les plantes et leurs élixirs…

La suite ICI 

 

  • « Proche du vin, l’apéritif Lillet est une pépite que nous avons rachetée en 2008. Il a gardé son caractère artisanal avec une production de haute qualité basée en Gironde. Son potentiel est considérable. Le Lillet rosé, lancé l’année dernière, est par exemple une innovation qui s’avère un énorme succès, que ce soit en France ou aux ÉtatsUnis. »

 

5 août 2015

L’innovation dans « l’industrie du vin » selon Alexandre Ricard, un autre monde… ICI 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 06:00

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Rue d’Odessa rue de la crêpe à Paris, c’est la faute au chemin de fer et à Fulgence Bienvenüe

 

Pas moins de 17 restaurants de crêpes sont répertoriés par les Pages Jaunes dans cette rue : Les Glenan, Manoir Breton, Ty Billig... Vous y trouverez aussi bien les galettes de sarrasin que les sucrées plus conventionnelles, avec des bolées de cidre doux ou brut. ICI 

 

Demat !! (bonjour en breton)

 

A la fin du XIXème siècle, la ligne de chemin de fer Paris-Brest est achevée, des milliers de bretons en profitent pour tenter leur chance à la capitale. C’est autour de la Gare Montparnasse, leur gare d’arrivée à Paris, que beaucoup d’entre eux s’installent et y recréer une véritable petite Bretagne. Peu formés et ne parlant bien souvent que le breton, les nouveaux arrivants forment une main d’œuvre idéale pour les travaux les plus pénibles, nombreux sont ceux qui participent aux percements des tunnels du métro parisien, dont le concepteur n’est autre que Fulgence Bienvenüe, un autre breton dont le patronyme orne logiquement la station de métro du quartier : Montparnasse Bienvenüe.

 

Au fil des générations, l’intégration faisant son travail, les ouvriers sont devenues fonctionnaires, ils ne percent plus les tunnels mais travaillent à la RATP ou la SNCF, deux employeurs importants de la communauté, l’Amicale des Bretons de la RATP en est la preuve.

 

Le sort des femmes ne fut guère plus enviable, les plus chanceuses étaient nourrices, bonnes, gardiennes d’immeuble, alors que d’autres se vendaient leurs charmes sur les trottoirs de la ville, le phénomène fut tel que jusqu’au milieu du siècle dernier une part importante des prostituées parisiennes étaient d’origine bretonne. Pour enrayer le phénomène des comités d’accueil furent créés pour empêcher les proxénètes de recruter dès la descente des trains en gare de Montparnasse, et le Service Social Breton mit en place une structure pour aider ces filles à sortir de la rue. Cette association qui se situe juste derrière la gare, continue d’accueillir de jeunes bretonnes le temps qu’elles trouvent un logement, notamment des étudiantes venues suivre des études à Paris. ICI 

 

Mais au fait, elle vient d'où, cette image des «chars russes place de la Concorde»?

ICI 

L'image des «chars russes à la Concorde» est vaguement implantée dans le cerveau de beaucoup d'électeurs français, y compris ceux qui, comme l'auteur de ces lignes, n'étaient pas nés le 10 mai 1981. Mais d'où vient-elle exactement? On la cite souvent en référence à la victoire de François Mitterrand mais, en réalité, elle a émergé sept ans plus tôt, en 1974. Le futur président socialiste est alors à égalité dans les sondages avec Valéry Giscard d'Estaing, dans une candidature d'union avec le PCF qui annonce, pour la première fois depuis 1947, l'entrée possible de ministres communistes au gouvernement. Quatre jours avant le second tour, le 15 mai 1974, Michel Poniatowski, futur ministre de l'Intérieur de VGE, attaque à la télévision le secrétaire général du PCF:

«Georges Marchais se donne la silhouette d'un démocrate, mais il est, et sera toujours, le dirigeant d'un mouvement soumis à une tutelle étrangère à son pays. [...] Tous les pays européens qui ont un gouvernement communiste sont actuellement occupés par les troupes russes. [...] Le pouvoir communiste est un ticket sans retour.»

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 06:00

Je suis bon garçon, moi qui ne bois plus que des vins poilus qui puent j’ouvre les portes de mon humble demeure aux vendeurs de poudre de perlimpinpin les laboratoires Lallemand ICI 

 

De nos jours tous les vins sont bons grâce à la science œnologique me dit-on, ça veut dire buvables. J’en conviens aisément mais pour autant sont-ils en mesure de séduire les nouveaux consommateurs. La déroute prévisible des bataillons de baby-boomers vieillissants, adeptes du caddies en GD, la faiblesse structurelle de notre offre, la concurrence des vins du Nouveau Monde à l’exportation, l’habileté de nos voisins italiens à tirer parti des tendances, les vins pas chers des Ibériques, la cécité des bordelais, la gonflette des ex-vins de pays d’Oc, l’absence de marques sur les gros volumes, propulse ces vins formatés dans l’univers impitoyable des boissons alcoolisées.

 

Tartiner sur le terroir, psalmodier que le vin est un produit culturel, rouler des mécaniques parce qu’on pèse lourd à l’exportation en oubliant que la valeur provient essentiellement des vins haut de gamme, du champagne et du Cognac, me fait penser aux viticulteurs des PO produisant des VDN, Rivesaltes, Banyuls, Maury… arcqueboutés à leur privilège fiscal, ont vu leur vin apéritif adoré des Français fondre comme neige au soleil, jeté à la rue par le Pastis et le Porto bas de gamme réunis, devenir sic « l’apéritif des concierges ». Ne le restait plus que leurs yeux pour pleurer pendant que les grands amateurs s’extasiaient sur les pépites restantes qui ne représentent plus que l’épaisseur du trait.

 

« L’ennui naquit de l’uniformité », tous ces vins qui se ressemblent, sans âme, formaté, cet air de famille imposé par un concept débile de typicité d’une AOP.

 

« Cent vices n'ont jamais donné autant de vrais plaisirs qu'une seule vertu. »

Proverbe chinois ; La pensée et sagesse chinoise (1784)

 

« Le vice est comme l'amant chéri de l'âme. »

Marivaux

 

Un clin d’œil à l’attention de ceux qui nous bassinent avec le néo-libéralisme en évitant soigneusement de nous dire où se trouve l’alternative :

 

« Le vice inhérent au capitalisme, c'est le partage inéquitable des biens ; la vertu inhérente au socialisme, c'est le partage équitable des maux. »

Winston Churchill

 

Lallemand Tour 2020

INSCRIPTION ICI 

Blagnac. Lallemand, leader mondial des levures ICI
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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 06:00

Résultat de recherche d'images pour "« First Berthomeau, now it’s plan B » photos""

Je n’en sais rien, ou plus exactement afin, vu mon grand âge, d’éviter de radoter je m’abstiens ! D’autres que moi occupent le devant de la scène, c’est reposant avec leur petit côté Ignorants de ce que fut l’histoire du vin. Tout commence avec eux, c’est très dans l’esprit du siècle.

 

Revenons 10 ans en arrière :

 

« Il y a presque 10 ans, le rapport radical Berthomeau proposait ce qui pourrait être fait pour sauver les ventes de vin français d’ici 2010 – pourtant aujourd’hui encore les problèmes subsistent. David Williams demande à des grands noms de l’industrie du vin comment la situation peut être améliorée.

 

Au virage de l’an 2000, le Ministère français de l’Agriculture commissionnait Jacques Berthomeau, consultant public, afin qu’il rédige un rapport pour répondre à une urgence liée à la crise qui frappait les exportations françaises de vin. Ses objectifs, selon les termes du Ministère, consistaient à proposer « une stratégie gagnante pour la France dans la perspective de l’année 2010 », et surtout d’initier un plan afin de stopper l’alarmante chute des exportations qui avait conduit, en moins de 2 ans, à la perte de 5% de parts de marché de la France au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Etats-Unis. La position prééminente de la France sur ces 3 marchés était pour la première fois menacée.

 

Lorsque Berthomeau publiait son rapport, long de 80 pages, l’été suivant, ses recommandations étaient sans équivoques : la France devait s’adapter et apprendre du Nouveau Monde à tous les niveaux – production, commercialisation, organisation de l’industrie du vin – afin de garder son rang en tant que producteur au 21ème siècle et de maintenir, selon Berthomeau, les « barbares » du Nouveau Monde « à la porte ».

 

Cependant, une décennie plus tard, alors que la période visée par le rapport touche à sa fin, Berthomeau doit se demander pourquoi il a consacré presque une année de sa vie pour écrire ce plan. La plupart des perspectives font de 2009 l’annus horribilis du vin Français dans ce qui a déjà été une décennie châtiment. Les premiers chiffres sont terribles : un étourdissant plongeon de 25% des exportations globales pour les six premiers mois de 2009, avec un constat particulièrement sombre au Royaume-Uni. Il y a seulement 12 ans, la France avait plus d’un tiers du marché total du vin et plus du double des parts de marché de ces rivaux les plus proches. Aujourd’hui, « le vin français » (ndt : en français dans le texte) se traîne en 5ème position de l’off-trade anglais, selon Nielsen (Août 2009), avec 2,8 millions de caisses (soit une part de marché de moins de 15%), éclipsée non seulement par ses ennemis familiers que sont l’Australie (à beaucoup de longueurs d’avance avec 4-7 millions de caisses) et les Etats-Unis, mais aussi par l’Italie, et, pour la première fois, l’Afrique du Sud. La performance de la France est bien meilleure sur l’on-trade, planant au sommet aux côtés de l’Italie. »

 

La suite ICI 

 

Fermez le ban !

 

Tout va très bien madame la marquise !

 

Bordeaux surfe sur un volcan voir ICI

 

On se leurre, on se masque la réalité, normal il faut que tout change pour que rien ne change…

Le Spin Dating de Berthomeau

Berthomeau
Tour à tour, les 5 du vin se présentent à vous au fil des posts. Ordre alphabétique oblique, c'est Jacques B. qui démarre...

Comme vous le savez, ou pas, le Spin Dating est un «sport» de célibataires cherchant l’âme sœur qui consiste à se présenter sous son meilleur jour en un minimum de temps. Je m’y colle pour vous.

La suite ICI 

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 06:00

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La France est belle comme une mayonnaise réussie !

 

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Tu prends les mêmes ingrédients : d’abord bien sûr les dignes et purs, ou presque, les conflits d’intérêts de ramassent à la pelle comme les feuilles mortes, défenseurs de notre Santé, perfusés d’argent public, ensuite les indispensables, les inégalables affreux jojos pourvoyeurs d’alcoolos, dénommés commodément : lobbies alcooliers.

 

Tu les places sur la place publique et, tu fais monter la mayonnaise, même pas besoin d’un bon tour de main.

 

Comme la loi Evin ne fait plus recette voilà t’y pas que nos grands communicants de la Santé Publique sont allé chercher dans les fonds de tiroir de nos voisins britanniques un truc qui selon eux pète le feu : « A l’instar du concept britannique, lancé en 2013 par l’association Alcohol Change UK, ces associations invitent à relever « le défi de janvier », et à faire une pause d’un mois sans alcool, afin d’en « ressentir les bienfaits » et de se questionner sur sa propre consommation. Une sorte de bonne résolution pour bien démarrer l’année, de détox après la période de fin d’année.

 

Les associations s’appuient sur des expériences qui fonctionnent depuis plusieurs années dans le monde. Quatre millions de personnes ont relevé le défi du Dry January britannique en 2019, ils n’étaient que 4 000 la première année. En Belgique, en février 2020, ce sera la quatrième édition de la Tournée minérale, qui avait compté plus de 120 000 participants un an auparavant. »

 

Teint plus frais, meilleur sommeil, économies... nous disent-ils.

 

Combien ça coûte ce joujou ?

 

Pour quels résultats ?

 

J’ai osé écrire que ce n’était qu’un gadget de plus le 22 novembre 2019

À qui fera-t-on croire que c’est avec un gadget du type Janvier sans alcool que l’on fera reculer l’alcoolisme ? ICI 

 

Vous imaginez un addict à l’alcool  se ruer sur son clavier pour bénéficier de messages de soutien, de conseils et d’astuces pour se sortir de son alcoolisme ?

 

C’est grotesque !

 

D’ailleurs pourquoi ce site n’existerait que pour un mois ?

 

La lutte contre l’alcoolisme doit être permanente, proche des populations à risques qui ne sont guère sensibles aux campagnes de ce type, c’est une vision des gens d’en haut déconnectés des réalités sociales.

 

Enfer et damnation que n’avais-je écrit, sur les réseaux sociaux les bonnes âmes de la Santé Publique, me tombèrent dessus comme la vérole sur le bas-clergé, me clouèrent sur la croix avant de m’exhiber au pilori.

 

Bien évidemment, ces militants d’une cause qui est bonne se gardaient bien de mettre en avant ma volée de bois vert à leurs adversaires.

 

« Du côté des gens du vin, les réactions violentes m’étonnent tout autant, outre qu’elles accréditent l’existence d’un lobby hostile aux politiques de santé publique, main dans la main avec les grands groupes alcooliers, elles nous prennent, nous, les buveurs que je qualifierais, non pas de responsables, mais de citoyens soucieux de leur santé, de leur bien-être, pour des incapables. »

 

Mauvais citoyen, complice de ceux qui incitent notre belle jeunesse à la débauche, je me mettais en travers de tous ces aidants qui viennent au secours des addicts à l’alcool, j’en passe et des meilleures.

 

Désolé, comme je l’indiquais dans ma chronique je suis un militant de l’antialcoolisme mais je n’ai guère d’empathie pour les zinzins qui disent leur porter secours.
 

Toutes ces injonctions publiques ou privées, ces mois de ceci, mois de cela, black Friday, soit pour acheter des trucs ou des machins, ou pour ne pas boire, ne pas sortir sans cache-nez, se faire vacciner, dire bonjour à ses voisins, signer des pétitions en ligne, du prêt à penser, du prêt à agir, nous infantilisant, des jamais contents, des victimes…

 

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Je persiste et je signe dans mon analyse mais, et c’est un gros MAIS, je suis pour que  ces bonnes âmes fassent l’expérience de leur fameux « Dry January » pour qu’une expertise indépendante fasse ensuite une évaluation de son efficacité.

 

Allez notre Macron fais-leur plaisir !

 

« France Assos Santé, qui regroupe 85 associations de patients et usagers, veut encore y croire. Dans un communiqué, lundi 2 décembre, intitulé « Monsieur le Président, clarifiez votre position », elle appelle Emmanuel Macron à dissiper cet « affreux malentendu » et demande que « ce soit bien à l’agenda de janvier 2020 ». En attendant, France Assos Santé soutient le Dry January à la française. »

 

Comme c’est avec un petit bout de mes ronds je suis en droit de le demander même si je pense que ça équivaut à pisser dans un violon.

 

Mention spéciale au Journal Le Monde qui, tout en pissant de la copie, via ses deux chroniqueuses patentées, et un chouïa stipendiées, à boire du champagne pour les fêtes de fin d’année, enfourchent vaillamment la noble cause du « Dry January »

 

Pochtronne toi en décembre et sois sobre en janvier, bande d’hypocrites !

 

Alcool : le défi du « janvier sec » lancé « malgré les efforts du lobby alcoolier et la pression de l’Elysée»

 

Les associations de promotion de la santé font valoir les bienfaits d’initiatives similaires au Royaume-Uni et en Belgique.

Par Pascale Santi

 

Les associations d’addictologie et de promotion de la santé, dont notamment la Fédération Addiction, Aides, la Ligue contre le cancer… ne baissent pas les bras, loin de là. Elles ont annoncé dans un communiqué commun, mardi 3 décembre, qu’« il y aura bien » une campagne de « Dry January » en France, « malgré les efforts du lobby alcoolier, malgré l’annulation, sous pression de l’Elysée, de l’opération “Mois sans alcool” initialement prévue par Santé publique France ».

 

France Assos Santé, qui regroupe 85 associations de patients et usagers, veut encore y croire. Dans un communiqué, lundi 2 décembre, intitulé « Monsieur le Président, clarifiez votre position », elle appelle Emmanuel Macron à dissiper cet « affreux malentendu » et demande que « ce soit bien à l’agenda de janvier 2020 ». En attendant, France Assos Santé soutient le Dry January à la française.

 

A l’instar du concept britannique, lancé en 2013 par l’association Alcohol Change UK, ces associations invitent à relever « le défi de janvier », et à faire une pause d’un mois sans alcool, afin d’en « ressentir les bienfaits » et de se questionner sur sa propre consommation. Une sorte de bonne résolution pour bien démarrer l’année, de détox après la période de fin d’année.

 

Teint plus frais, meilleur sommeil, économies...

 

Les associations s’appuient sur des expériences qui fonctionnent depuis plusieurs années dans le monde. Quatre millions de personnes ont relevé le défi du Dry January britannique en 2019, ils n’étaient que 4 000 la première année. En Belgique, en février 2020, ce sera la quatrième édition de la Tournée minérale, qui avait compté plus de 120 000 participants un an auparavant.

 

Les bénéfices sont nombreux. Ainsi, « neuf participants sur dix ont ressenti au moins un de ces effets après un mois : reprise d’énergie, perte de poids, teint plus frais, meilleur sommeil, économies… », explique Sophie Adam, de la Fondation belge contre le cancer, qui a créé l’opération et en finance la moitié. « Réticents au départ, certains restaurants et même des marques de bière participent à l’opération en proposant plus de boissons sans alcool. »

 

Même constat des bienfaits au Royaume-Uni : ne pas boire d‘alcool pendant un mois améliore certains paramètres, comme la tension artérielle, la résistance à l’insuline, la glycémie, le cholestérol sanguin, les niveaux de protéines liées au cancer dans le sang, etc., selon une étude menée en 2018 par le Royal Free Hospital, publiée dans le British Medical Journal, qui a porté sur 141 buveurs, de modérés à lourds.

 

Une autre évaluation montre que les participants n’ayant pas bu d’alcool en janvier remarquent une meilleure concentration, un sommeil de meilleure qualité (pour 71 % d’entre eux), plus d’énergie. Autre effet, 88 % ont économisé de l’argent ; 71 % ont réalisé qu’ils n’ont pas besoin d’un verre pour s’amuser, note Richard de Visser, de l’Ecole de psychologie de l’université du Sussex, qui a conduit ces travaux auprès de 2 821 personnes à partir de sondages en ligne. Autant d’éléments qui incitent selon lui à participer.

 

A l’instar de la Tournée minérale belge, l’effet le plus important du Dry January britannique est la baisse significative de la consommation, qui se mesure encore six mois après l’événement : un verre de moins par jour et un jour de plus sans consommer par semaine, selon les études, et un meilleur autocontrôle sur le refus de consommer.

 

« Les lobbys ont eu raison de ce défi »

 

En France, l’opération lancée par le monde associatif et la société civile « est un challenge motivant, positif, non moralisateur et en aucun cas une injonction médicale », rappelle Mickaël Naassila, président de la Société française d’alcoologie (SFA). « On a du mal à parler d’alcool en France, c’est aussitôt manichéen », regrette-t-il.

 

« Ce type de campagne ne vise pas les malades alcooliques, mais plutôt des personnes qui peuvent surconsommer de temps à autre, notamment sous la pression sociale », précise l’addictologue Jean-Pierre Couteron. Sont plutôt concernées les personnes qui boivent généralement en dépassant les repères sanitaires – soit maximum 2 verres par jour, pas plus de 10 par semaine, et au moins deux jours dans la semaine sans consommation. Rappelons que 23,6 % des personnes dépassaient ces recommandations en 2017.

 

Alors pour quelles raisons les pouvoirs publics n’ont-ils pas soutenu cette campagne dont les effets sont prouvés en Belgique et au Royaume-Uni ? Cette opération suscitait depuis plusieurs semaines l’opposition des lobbys de l’alcool. « C’est une réalité, les lobbys ont eu raison de ce défi, puis les arbitrages politiques les ont suivis », dénoncent la plupart des addictologues. Cette opération devait en fait être lancée par Santé publique France (SpF) le 14 novembre, tout était prêt, comme l’indique un document révélé par Europe 1 et que nous avons consulté. Le dossier de presse était en effet bouclé, signé par le ministère de la santé.

 

Hasard du calendrier ou pas, Emmanuel Macron a déjeuné ce même jour avec les coprésidents du comité Champagne et leur aurait dit, comme l’a rapporté le site spécialisé Vitisphère, « il n’y aura pas de Janvier sec ». Si l’Elysée n’a pas confirmé cette version, l’opération n’a en tout cas pas obtenu le soutien des pouvoirs publics. Guylaine Benech, consultante en santé publique et auteure du livre Les Ados et l’alcool (Presses de l’EHESP, 204 pages, 22 euros), ne mâche pas ses mots : « L’absence de soutien des pouvoirs publics à cette campagne est un scandale de santé publique. C’est aussi un grand révélateur de la puissance des lobbys alcooliers sur le gouvernement. »

 

« Une société sans plaisir »

 

Pour toute réponse, Agnès Buzyn avait indiqué sur Franceinfo, le 21 novembre : « Ce format n’est pas aujourd’hui validé par mon ministère. » Pourtant, SpF y travaillait depuis des mois. Revenons en arrière. « J’espère que nous aurons, dès 2020, une première année d’un Dry January à la française », avait déclaré Nicolas Prisse, président de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), en juin, lors du congrès de la Fédération Addiction. La ministre de la santé elle-même avait signé le 6 août un arrêté fléchant les montants alloués par le Fonds Addictions – un fonds public qui sert à financer des actions de prévention – dont 8,9 millions d’euros pour la prévention de l’alcool par SpF.

 

« Courant septembre, les équipes de SpF partent sur l’idée du “Janvier zéro degré”, épaulées par un comité d’appui technique, composé d’une quinzaine d’acteurs du monde associatif et de l’addictologie », nous relate un des participants. Dans un autre document que nous avons pu consulter, SpF anticipe même l’amalgame avec le Mois sans tabac en novembre et les actions des alcooliers pour décrédibiliser l’initiative en accusant les pouvoirs publics d’être « dans une position hygiéniste, une société sans plaisir »…

 

Surprise, quelques semaines plus tard, l’appellation Mois sans alcool est préférée, au motif qu’un sondage mentionnait que les gens comprenaient mieux ce message. Certains y voient la victoire des partisans d’une ligne sanitaire dure. « Stratégiquement, il aurait été plus avisé de ne pas évoquer le “mois sans” ; les alcooliers s’en sont emparés », déplore un participant.

 

Pour preuve, les nombreux courriers émanant des industriels du vin adressés à des députés, dès début novembre, demandant au gouvernement de renoncer à l’opération. « Le fait est que l’Etat n’arrive pas à trouver les bonnes réponses à la prévention de l’alcool, à équilibrer les enjeux économiques, de santé et sociaux d’usage d’alcool », insiste Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération Addiction. Les promoteurs du Dry January en France se défendent d’être des hygiénistes forcenés : pour eux, l’idée n’est pas et n’a jamais été d’interdire de consommer de l’alcool, mais de responsabiliser les Français.

 

Une autre opération intitulée « janvier sobre »

 

Côté belge, pour le directeur de la Fondation contre le cancer, Didier Vander Steichel, « la décision du gouvernement français est surprenante, nous y voyons l’influence plus que probable des lobbys vinicoles et la déplorons. D’autant qu’il ne s’agit pas d’exclure définitivement la consommation d’alcool, mais plutôt d’amener les consommateurs à réfléchir à son impact et à mieux la contrôler. Je suis surpris de voir un chef d’Etat se prononcer contre une initiative de promotion de la santé publique ! ».

 

L’alcool est un grave problème de santé publique, martèle Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie, qui rappelle les 41 000 décès liés à l’alcool, la banalisation des « bitures express » chez les jeunes. Sans compter le fardeau sanitaire et social associé : accidents, violences, suicides, passages aux urgences. Bien que le volume d’alcool pur diminue depuis les années 1960 (il est de 11,5 litres par habitant en 2018), la France reste parmi les pays les plus consommateurs du monde, au 6e rang des 34 pays de l’OCDE.

 

Autre opération qui peut semer la confusion, Janvier sobre a été lancée en septembre par Laurence Cottet, patiente experte en addictologie. « L’objectif est de se questionner sur sa consommation, chacun adaptant ce défi à sa manière, en respectant les repères », souligne-t-elle. Quasiment le même argument que le Dry January à la française.

 

« Ce n’est pas la même chose, explique Michel Reynaud, président du collectif Fonds Actions Addictions, cette opération est dangereuse, car, en incitant à respecter les repères de consommation, cela laisse entendre que c’est la norme. » « Ce sujet est bien trop grave pour qu’il ne soit pas clivant », insiste Laurence Cottet, rappelant qu’elle n’a aucun lien avec l’industrie. Pour Guylaine Benech, « ces deux opérations n’ont rien à voir. Le message de Janvier sobre est grosso modo celui des acteurs de la filière économique, consistant à promouvoir une consommation d’alcool dite “responsable” ». Pourtant, le risque de développer certaines pathologies existe dès le premier verre, souligne l’Organisation mondiale de la santé.

 

Pascale Santi

 

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 06:00

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ?

Comme la Gironde est un grand fourre-tout de vignes toutes estampillées, autrefois AOC, de nos jours AOP,  pensez-donc ce beau terroir ne pouvait que déchoir avec de minables vin de pays et pire encore des misérables vins de table.

 

Le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Sup du président Marinier, créé en 1967, permis d’effacer cette grosse tache rouge sur le beau blason de Bordeaux.

 

Mais, ce sont les vignes qui sont classées AOP, le vin lui, s’il n’est pas chaptalisé, peut se replier, donc être déclassé en vin sans Indication Géographique.

 

C’est en grand classique en cas de crise on l’exporte chez les plus petits que soi.

 

Les grands leaders syndicaux du Midi Rouge voyaient rouge lorsqu’ils voyaient débouler ces vins déclassés.

 

Mais, à Bordeaux, il y a des géotrouvetout,  « une prime de déclassement d’AOC est à l’étude, avec l’objectif de déstocker 200 000 hectolitres du marché des vins de Bordeaux. En pratique, chaque récoltant en appellation Bordeaux (en rouge, blanc et rosé) pourrait toucher une prime de 40 euros par hectolitre d’AOC déclassé en vin sans indication géographique (VSIG). Soit 360 € par tonneau se repliant en vin de France. L’ODG complétant ainsi le prix de vente en VSIG pour s’approcher de la valorisation de l’AOC Bordeaux. »

 

Bravo, sauf qu’en bon français ça se nomme concurrence déloyale !

 

Et puis y’a le j’y renonce !

 

« Ouvert à tous les millésimes, cette prime au déclassement s’accompagne d’une « renonciation » de chaque opérateur bénéficiaire à revendiquer ces surfaces déclassées en AOC, afin de  s'orienter en VSIG ou indication géographique protégée (IGP) sur les trois récoltes suivantes (sans toucher d’autre prime au déclassement). Pour réduire la production de son AOC, le conseil d’administration de l’ODG Bordeaux a également envisagé un arrachage primé de 5 000 hectares dans le vignoble, qui n’a pas été retenu. L'idée d'une mécanique de mise en réserve interprofessionnelle des vins reste par contre à l'étude. » 

Lire la suite ICI

 

La crise est structurelle, il faudra bien que ces messieurs de Bordeaux, comme les gueux du Midi Rouge, passent par la case arrachage plutôt que de venir polluer les autres marchés.

 

Mon appel du 18 juin 2019

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ? ICI 

 

Fait chier ce Berthomeau !

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 07:00

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Pax, toujours d’humeur légère, ironisait sur ce pauvre Bernard Arnault, « Son tonneau Mercier n’est, lui aussi, que le second plus grand foudre de France. Le plus grand de France et du monde et le tonneau Byrrh à Thuir dans les Pyrénées Orientales. Lalalère, lalalère. »

 

Et de conclure, « Pour ce qui est des tonneaux il te faudrait racheter le Groupe Pernod Ricard dans lequel tu as déjà essayé de t’introduire. Mais cela est une autre histoire. »

 

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Là, sieur Axelroud, vous êtes bien informé puisque le Bernard LVMH a indiqué le 29 janvier de cette année, qu’il n'est en rien lié à l'arrivée du fonds activiste américain Elliott au capital de Pernod Ricard, qui a fait irruption au capital de Pernod Ricard en novembre 2018, qui réclame plus de rentabilité au groupe français ainsi que des modifications dans sa gouvernance, et qu’il n'a nullement l'intention de déstabiliser le groupe de spiritueux français.

 

« Je ne connais pas ce fonds activiste et n'ai eu aucun contact avec eux », a-t-il affirmé, ajoutant que sa famille avait des « relations amicales avec Alexandre Ricard » (PDG du groupe) et qu'il ne ferait « rien qui puisse le gêner dans les problèmes qu'il peut rencontrer avec ce fonds d'investissement ».

 

Dans une lettre adressée à ses dirigeants, Elliott laisse aussi entendre que Pernod Ricard devrait rester ouvert à une possible opération de rapprochement avec un concurrent, nourrissant des spéculations sur des schémas de démantèlement entre Diageo et LVMH, tous deux alliés au sein de Moët Hennessy, la filiale de vins & spiritueux du groupe de Bernard Arnault.

 

Peut-être que le Bernard a d’autres chats à fouetter depuis qu’il vient de se goinfrer Tiffany « LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SE (« LVMH »), leader mondial du luxe, et Tiffany & Co. (NYSE : TIF) (« Tiffany »), la maison internationale de haute joaillerie, annoncent aujourd’hui avoir conclu un accord définitif en vue de l’acquisition de Tiffany par LVMH à un prix de 135 dollars par action en numéraire. L’opération valorise Tiffany à environ 14,7 milliards d’euros, soit 16,2 milliards de dollars. » ICI  

 

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GROS COUP !

LVMH x TIFFANY & CO : Pour qui sonne le glas ? ICI 

 

Alors, pour le Bernard, se payer le tonneau de Byrrh à Thuir, la plus grande cuve du monde en bois de chêne : 10 002hl, construit en 1950 qui appartenait  à Cusenier, découpé en rondelles par Pernod-Ricard, c’est possible puisque Byrrh est resté dans l’escarcelle de Pernod.

 

Gageons que notre Hercule Poirot des PO va dénouer les fils de cette histoire.

 

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En attendant, je lui conseille de lire cette succulente chronique : 13 décembre 2007

BYRRH : une vieille marque bien discrète  ICI 

Poster Automoto son équipe boit du Byrrh

 

Et pourtant au lendemain du 2d conflit mondial l'entreprise va entamer, via sa marque phare, un lent et inexorable déclin. Concurrencée à la fois par les VDN qui bénéficiaient - et qui bénéficient toujours pour le premier - d'un privilège fiscal exorbitant et d'un Comité Interprofessionnel issu des lois de Vichy organisant une véritable entente ; et par un autre entreprise, la Compagnie Cinzano-Dubonnet (CDC) qui a su mieux s'adapter au marché qui préfère les vermouths avec les marques Cinzano en France et Dubonnet à l'export, la société va s'endormir sur ses acquis. Elle cesse d'investir et le résultat c'est qu'en 1960 elle ne gagne plus d'argent alors qu'elle s'appuie encore sur un bilan fastueux : des stocks énormes, des disponibilités épaisses et un patrimoine immobilier d'une grande valeur. La CDC absorbe alors la société Violet, liquide le patrimoine immobilier, sauf Thuir et Gennevilliers, et agrège Byrrh à son portefeuille de marque. Bref après de nouvelles fusions, en 1977, la holding Pernod-Ricard se trouve majoritaire au sein de la CDC. Enfin, c'est en 1978, que l'établissement de Thuir est annexé à Cusenier qui est, si mes souvenirs sont bons, maintenant dans l'escarcelle de marques de Pernod. La messe est dite.

Amen !

 

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 06:00

Contrairement à une légende tenace, l'épinard n'est pas un aliment particulièrement riche en fer.

Au Bourg-Pailler point d’épinards, mémé Marie épibossait les feuilles vert pales des côtes de bettes que nous mangions à la béchamelle. C’était doux, j’adorais.

 

Puis vint la pension à l’école d’agriculture : l’horreur !

 

Dans des grands plats une bouillie verte quasi-froide dans laquelle flottaient des œufs durs.

 

Même les œufs durs avaient le jaune cernés de vert, en effet nos bons frères conservaient les œufs dans du sable pour l’hiver.

 

Et, bien sûr, il fallait faire assiette nette.

 

Plus jamais ça !

 

Les épinards furent tricards.

 

Dans le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert : « Je n'aime pas les épinards, j'en suis bien aise, car si je les aimais, j'en mangerais et je ne puis les souffrir, cela me serait infiniment désagréable ».

 

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Et puis vint la découverte de l'irrésistible Popeye et ses biceps d'acier, créé en 1929 par Elzie Crisler Segar, le marin à la pipe toujours en pétard, lorsqu'il avale une boîte d'épinards tirait la force de ses gros muscles de cet anabolisant naturel.

 

L’épinard fournirait  du tonus grâce à sa richesse en fer. Or, avec 2 mg pour 100 g, par rapport à beaucoup d'autres produits comme le persil, certains poissons ou viandes, on trouve peu de fer dans les épinards et celui qui s'y trouve est peu assimilable par l'organisme.

 

C’est le mythe de Popeye.

 

« Pour en revenir à Popeye, celui-ci explique dans une des premières cases de la bande dessinée, en 1932, qu'il mange des épinards car ils sont riches en vitamine A, censés le rendre fort. Un peu plus loin, il parle d'une "santé de fer", un banal raccourci a peut-être fait le lien entre les deux. Par ailleurs, pendant l'entre-deux guerres aux États-Unis, il était plus difficile de se fournir en viande. Le gouvernement a alors ramené l'attention sur les légumes, et notamment les épinards, en profitant de l'image de Popeye qui, s'en nourrissant, devient plus fort. »

 

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Revenons au sérieux qui est la marque de fabrique de ce blog comme le souligne souvent le sieur Pax...

 

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L'épinard (Spinacia oleracea) est une plante potagère, annuelle ou bisannuelle, de la famille des Chenopodiaceae ou des Amaranthaceae selon les classifications. Originaire de l'Iran (il tire son nom du persan اسفناج āsfanāǧ). Le terme anglais « spinach » est le plus proche de la dénomination botanique. Le mot « épinard » vient du latin médiéval spinachium, qui trouve son origine dans le persan aspanaakh et l’arabe isbinakh, qui désignaient la plante et ont donné l’appellation espagnole espinaca. En France, on a écrit « épinart » jusqu’au XVIIe siècle et, dans le langage populaire, on disait volontiers : « espinarde » ou « espinace ».

 

« Mettre du beurre dans les épinards », c’est améliorer sa situation ou son mode de vie et que «Beurrer les épinards» consiste à réconcilier des personnes

 

« Quoiqu'il est dit que la poule ne doit pas chanter plus haut que le coq, je pacifie tant que je veux pour à c'te fin de raccommoder les épinards avant que ça se gâte définitivement » Balzac, Œuvres div., t. 1, 1824-30, page 575.

 

Dans le domaine de la peinture c’est péjoratif, peinture médiocre représentant un paysage où domine le vert.

 

« [Le]mérite du paysage [de M. Le Roy] qui était probablement un plat d'épinards sans perspective aérienne » Stendhal, H. Brulard, t. 1, 1836, page 187).

 

« Lambert. − Tu crois faire de la peinture, tu ne fais que des épinards. Rouquérolle. − C'est vrai, je vois vert... J'ai le malheur de voir vert ! » Labiche, Fourchevif,1859, 10, page 412).

 

Et pour finir une petite citation gastronomico-politique

 

« [La merluche] si vous la voulez verte, vous pilez des épinards dont vous joignez le suc » Grandes heures cuisine française  Grimod de la Reynière, 1838, page 159

 

Un peu d’histoire :

 

L’épinard n’a pas quitté nos assiettes depuis le règne de Catherine de Médicis, friande de « l’herbe de Perse ». Les variétés d’épinard cultivées aujourd’hui sous nos latitudes descendent toutes du « gros épinard », obtenu par sélection végétale au milieu du XVIIe siècle

 

La plante « épinard » a été nommée en 1753 par l’incontournable naturaliste suédois Carl von Linné. Ce dernier s’est probablement basé sur la nature épineuse des fruits de la forme sauvage, venue des régions montagneuses d’Iran, du Caucase et d’Afghanistan, ce qui lui vaut parfois l’appellation d’« herbe de Perse »

 

La culture de l’épinard a débuté au Moyen-Orient, probablement à partir du IVe siècle. Les Arabes ont introduit l’épinard à Séville en Andalousie vers l’an mille, mais il n’est parvenu en France qu’au tout début du XIIIe siècle, sans doute du fait des Croisés. Les fruits agglutinés en pelotes se seraient accrochés aux vêtements ou aux poils des chevaux, voyageant ainsi incognito, jusqu’à l’Europe. Les graines, trouvant un terrain et un climat favorable sous nos latitudes, auraient germé.

 

L’épinard a petit à petit remplacé dans les assiettes l’arroche (Atriplex hortensis), dont le goût est plus rustique. On consommait à l’époque des boulettes d'épinards pressés frais ou cuits sous le nom « espinoches ». Mais il fallut attendre le XVIe siècle et Catherine de Médicis pour que l’épinard devienne vraiment populaire et que sa culture s’intensifie.

 

La suite ICI 

 

C'est donc à la Renaissance que l'épinard s'impose vraiment comme beaucoup de légumes en provenance de l'Italie et au XVIIe siècle on en cultivait déjà plus de dix variétés dont le fameux "monstrueux de Viroflay" et la "merveille de Versailles".

 

En cuisine, une recette « à la florentine » est un gratin de viande ou de poisson réalisé à base d’épinards avec une sauce Mornay. Au début du XVIIe siècle les Français raffolaient des épinards cuisinés… au sucre !

 

De nos jours post-modernes l’épinard se consomme cru ou cuit.

 

Les jeunes pousses peuvent être consommées en salades seules ou en mélange dans les salades composées.

 

Pour le cuit équeutées, blanchies et/ou sautées au beurre, les feuilles d'épinard se prêtent à de multiples préparations.

 

E comme Epinard

 

« Selon Ibn al-‘Awwâm le célèbre agronome andalou du XIIe siècle, l’épinard est le ra’îs, le chef des légumes. Affirmation qui ne manque pas d’étonner lorsqu’on sait que l’isfânâkh ou l’isbânâkh, comme on appelait alors ce natif de la Perse, resté inconnu des Grecs et des Romains, fut acclimaté en Espagne tardivement sans doute vers le milieu du Xe siècle. Et que les Arabes d’Orient eux-mêmes, qui l’y avaient introduit, ne le fréquentaient pas encore assidûment. Dans leur littérature scientifique, on n’en trouve aucune trace avant Razès et Ibn Wahchiyya, l’un et l’autre ayant vécu en Irak au Xe siècle. D’où vient donc la prééminence de l’épinard sur ces « notables des jardins » - et des cuisines – qu’étaient l’aubergine et l’asperge ? Comment expliquer son irrésistible ascension ?

 

La réponse est inscrite en toutes lettres dans l’agriculture nabatéenne d’Ibn Wahchiyya, où l’épinard est considéré comme le plus innocent des légumes. Qu’il en soit devenu le chef en si peu de temps, sans perdre apparemment de son innocence, pourrait fournir matière à une belle fable morale. Une fable qui montre à quel point les humains sont différents des plantes.

Farouk Mardam-Bey La cuisine de Ziryâb

 

La cuisine de Ziryâb

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 07:00

Qui a dit que les réseaux sociaux étaient le refuge des ego.

 

Il reste, et c’est heureux, des partageux !

 

Au tableau d’honneur, croix avec palmes, Lilian Bauchet qui nous a fait partager ses émotions musicales.

 

« J'ai découvert aujourd'hui sur France Musique cette interprétation au piano de la transcription de Liszt de l'ouverture de Tannhäuser de Wagner par Georges Cziffra. Un choc. Comment peut-on faire preuve d'autant de virtuosité et de lyrisme mêlés ? »

 

Wagner 1 Liszt 1

 

La transcription pour piano faite par Franz Liszt de l’ouverture de l’opéra Tannhauser de Richard Wagner. Franz Liszt a admirablement restitué l’ampleur et la magnificence de cette ouverture, apportant des couleurs surprenantes. Cette pièce, de nombreuses fois interprétées et enregistrées, marque toujours par cette forme de majesté et sa fidélité à l’atmosphère si spécifique des opéras de la tétralogie. Le génie de Franz Liszt réside, comme pour beaucoup d’autres pièces qu’il a composées, dans cette capacité à restituer au piano une réelle ampleur et richesse orchestrale.

 

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D'origine hongroise comme son légendaire compatriote Franz Liszt, Georges Cziffra fut un pianiste virtuose dont la vie d'homme fut jalonnée d'épreuves dramatiques.

 

György Cziffra naturalisé français en 1968 est considéré comme un des meilleurs pianistes du XXème siècle.

 

György Cziffra témoigne d'une oreille musicale dès son plus jeune âge. C'est son père, musicien, qui lui donne ses premiers cours de piano à l'âge de quatre ans. A neuf ans, il intègre la prestigieuse Académie Franz Liszt de Budapest, ce qui lui vaut le titre du plus jeune élève de l'établissement. Il est alors formé par István Thomán et Ernő Dohnányi.

 

A 20 ans, alors jeune marié et père de famille, la Deuxième Guerre Mondiale intervient et contraint Cziffra à cesser d'étudier pour aller combattre avec les troupes hongroises sous commandement nazi. Il reprend l'étude du piano cinq ans plus tard auprès de György Ferenczy.

 

En 1950, opposé au régime communiste hongrois, il tente de traverser la frontière clandestinement. Il est fait prisonnier politique pendant 3 ans. En 1953, le pianiste exceptionnel est reconnu par le ministère hongrois des Affaires Culturelles ce qui lui vaut une carrière d'interprète virtuose à travers de nombreux concerts en Hongrie. En 1956, c'est le début de l'Insurrection Hongroise, Cziffra fuit le pays pour exiler en Autriche où il demande l'asile politique et part pour la France avec sa femme et son fils de 14 ans.

 

Installé à Paris, il rencontre un succès auprès public français avec ses interprétations de Liszt, Chopin, Beethoven, Ravel, Rachmaninov et bien d'autres. En 1981, suite à la mort de son fils, chef d'orchestres, ses concerts se font de plus en plus rares. L'un de ses disciples, le pianiste Pascal Amoyel a créé un spectacle-hommage, Le pianiste aux 50 doigts, retraçant sa vie, de l'enfance jusqu'à son dernier concert. Il meurt à l’âge de 72 ans d’un infarctus du myocarde le 15 janvier 1941 à Longpont-sur-Orge en France.

 

Cziffra en six dates

 

• 1921 : naissance de György Cziffra à Budapest

• 1930 : admission à l'Académie Franz Liszt de Budapest

• 1555 : obtention du prix Franz Liszt de la virtuosité pianistique

• 1956 : concert au Théâtre Erkél à Budapest (anniversaire de la Révolution d'Octobre)

• 1966 : création du festival La Chaise-Dieu en Auvergne

• 1975 : création de la Fondation Cziffra qui a pour but de soutenir de jeunes talents

 

Cziffra en six œuvres

 

• Le Vol du bourdon (Rimski-Korsakov - Cziffra)

• Danses hongroises (Brahms - Cziffra)

• Fantaisie roumaine (G. Cziffra)

• Valse triste (F. Vecsey - Cziffra) -

• 19e Rhapsodie hongroise (Liszt - Cziffra)

• Pastorale pour Gerbert (G. Cziffra).

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 06:00

Pan Am promoted the services that passengers received on its trans-Atlantic flights.

À l’heure où le voyage en avion est pointé du doigt par les défenseurs du climat, trotte dans ma tête les paroles de la chanson de Robert Charlebois et Louise Forestier : Lindberg

 

Des hélices

Astrojet, Whisperjet, Clipperjet, Turbo

A propos chu pas rendu chez Sophie

Qui a pris l'avion St-Esprit de Duplessis

Sans m'avertir

Alors chu r'parti

Sur Québec Air

Transworld, Nord-East, Eastern, Western

Puis Pan-American

Mais ché pu où chu rendu

Qui se souvient de la Pan American aujourd’hui disparue ?

 

Et pourtant ce fut dans les années 60 l’une des plus grandes marques du monde.

 

C’est la dure loi du marché, concentration-disparition, ne reste plus que des images, des publicités, des plaques émaillées, parfois des souvenirs d’enfance… La Roche aux fées… Pschitt… Olida…

 

Je n’ai jamais voyagé sur Pan Am, même que j’ai dû attendre longtemps avant de grimper dans une carlingue pressurisée. Prendre l’avion était un luxe, et toujours en chanson on allait le dimanche à Orly : Je m'en vais le dimanche à Orly.

 

Sur l'aéroport, on voit s'envoler

Des avions pour tous les pays.

Pour l'après-midi, j'ai de quoi rêver.

Je me sens des fourmis dans les idées

Quand je rentre chez moi la nuit tombée.

Alors lorsque Le New-York Times ICI sous la plume de  Laura M. Holson  écrit le 26 octobre 2019, je me dis que ça vaut bien une chronique.

 

A Pan Am aircraft departed New York City for Paris on the evening of Oct. 26, 1958 — a trans-Atlantic flight heralded by many as the dawn of the jet age.

 

Le 26 octobre 1958, Pan American World Airways effectue le premier vol commercial sans escale entre New York et Paris. Une fanfare a joué à John Philip Sousa alors que les invités montaient à bord de l'avion, où 111 passagers soupaient en savourant une cuisine de Maxim's à Paris. Vingt-cinq ans plus tard, la compagnie aérienne commémorait ce voyage en invitant à Paris des célébrités telles qu'Eartha Kitt et le champion de boxe Floyd Patterson dans l'un des Boeing 707 d'origine. Une fois sur place, l’équipage a été invité à une fête.

 

Pan Am a cessé ses activités en 1991. Mais pour beaucoup, cela reste synonyme de voyages aériens de luxe. Et bien que le voyage de 1958 ne soit pas le premier vol transatlantique d’une compagnie aérienne, c’est peut-être le plus important, selon les reportages de l’époque. La Pan Am a contribué à l'ère des voyages en avions commerciaux avec des vols quotidiens vers Londres et Paris, qui ont finalement permis aux touristes – pas seulement aux riches clients – de voir le monde.

 

«Cela a changé la donne», a déclaré Gabriella Williams, bibliothécaire à l'Université de Miami, qui supervise la numérisation de l'une des plus importantes collections de brochures, de magazines, de publicités et de rapports financiers panaméricains.

 

«Plus de gens pouvaient se permettre de prendre l'avion. L'aube de l'ère du jet a mis en œuvre la classe économique. » 

 

Le statut de Pan Am comme icône culturelle persiste près de trois décennies après la faillite de la compagnie aérienne, croulant sous une dette écrasante. Des objets panaméricains sont en vente sur eBay, notamment des sacs de voyage, des couverts et les ailes de capitaine. Il continue d'être commémoré à la télévision, au cinéma et dans les documentaires. La Fondation historique panaméricaine propose des circuits au Maroc, en Iran et en Égypte.

 

« La marque, à un moment donné, était la plus grande du monde », a-t-elle déclaré.

 

Pan Am effectua son premier vol international en octobre 1927 et devint la compagnie aérienne américaine la plus reconnaissable, réputée pour son service élégant, ses pilotes courageux et ses voyages aventureux.

 

Le fondateur de Pan Am, Juan T. Trippe avait un flair pour le marketing et les relations publiques. En 1928, il a engagé le pilote Charles Lindberg, qui était devenu mondialement célèbre une année plus tôt lorsqu'il avait effectué le premier vol sans escale en solo entre New York et Paris, en tant que consultant. Lindbergh devait explorer de nouvelles routes en Amérique du Sud, en Europe et en Afrique pour la compagnie aérienne. Au début des années 1930, Pan Am avait étendu ses services dans les Caraïbes et en Amérique latine.

 

La suite ICI

 

Et puis il y eut les compagnies low-cost :

 

 

« Un aller-retour Dinard-Londres pour le prix de deux places de cinéma. Un voyage Rennes-Barcelone ou Nantes-Milan pour l’équivalent d’un plein d’essence. Et un Caen-Londres ou un Lorient-Porto pour le prix d’un jean Levis. C’est avec des tarifs comme ceux-là que les compagnies à bas coût ont bousculé le paysage aérien il y a une vingtaine d’années.

 

On prend de plus en plus l’avion et pour moins cher. Plus de 4 milliards de passagers se sont envolés en 2017, c’est presque un milliard de plus que deux ans auparavant. Et le trafic (+8 % l’an dernier) devrait doubler dans les vingt ans. Les carnets de commandes d’Airbus et Boeing sont pleins à craquer et on commence à manquer de pilotes.

 

Et qui tire ce marché vers le haut ?

 

Les EasyJet, Ryanair, Norwegian, Transavia  ou encore Vueling. « En mettant des prix plus bas, ces compagnies low cost ont contribué à l’explosion de la demande sur les déplacements de loisirs, observe Marc Ivaldi, économiste spécialiste des transports, enseignant à la Toulouse School of Economics. Le touriste peut plus facilement se permettre d’attendre quelques jours pour avoir un vol moins cher. »

 

Avec 1,2 milliard de passagers, les sociétés à bas prix ont enregistré l’an dernier « une croissance plus rapide que la moyenne mondiale, et leurs parts de marché ont continué d’augmenter », souligne l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). « Les compagnies low cost vont représenter 50 % du marché aérien, à terme », estime John Leavy, ancien directeur commercial d’Airbus.

 

La suite ICI 

 

Le moins cher du moins cher mais à quel prix social et environnemental ?

 

Le tourisme de masse, celui des fameuses classes moyennes, comme le faisait remarquer un économiste politiquement incorrect, c’est plus de papiers gras sur les plages.

 

Alors que des hordes se ruent dans les cabines de monstres des mers ou sur les sièges  de compagnies uberisées, certains prônent une économie de la frugalité je ne sais si je verrai le déclin de Ryanair et d’Easy Jet…

 

 

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