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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 07:00

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

En effectuant des recherches pour une chronique je suis tombé nez à nez avec un titre d’Ouest-France (je suis abonné) publié le 18/04/2015 : L'héritage familial de Jean Neveu-Dérotrie par Philippe GILBERT.

 

Jean Neveu-Dérotrie, ancien antiquaire challandais, défend aujourd'hui le livre de sa grand-tante, Michelle, sur l'île d'Yeu.

 

Quel livre !

 

Regards de femme est en effet constitué de clichés pris au début du XXe siècle, par Michelle Neveu-Dérotrie, installée alors sur l'île d'Yeu.

 

« Dès le milieu du XIXe siècle, mon arrière-grand-père, issu d'une petite noblesse bretonne, est arrivé comme médecin sur l'île, où il a épousé Reine Cantin, fille d'un capitaine au long cours, rappelle Jean. Mon grand-père est, lui, devenu médecin à Challans. »

 

Jean « mon marchand de vermoulu » avec qui j’ai travaillé sur l’île à la Ferme des 3 moulins en juillet-août 1968

 

C’est donc une bouteille que je jette à la mer depuis Port-Joinville en espérant qu’elle flottera jusqu’à l’embarcadère de Fromentine pour être repêchée et portée à Jean Neveu-Derotrie avec qui, en juillet-août 1968 j’ai fait « marchand de vermoulu », appellation des marins qui transportaient nos meubles, désignant la profession de Jean : entre antiquaire et brocanteur à la Ferme des 3 moulins. J’étais son homme à tout faire : comptable-cuisinier-arpète, nous circulions en C4, j’avais un mini-solex, notre chien s’appelait Achille (un jour il me suivit alors que je repartais sur le continent embarquant sur la Vendée, je le découvris sur le pont, les marins le prirent en charge pour le retour. Jean, pipe au bec, pantalon de tergal, chemise blanche en nylon, sandales plastic aux pieds, est, comme le confie à Ouest-France (ci-dessous » le raté de la famille, ne passait pas inaperçu sur l’île. Son père, venait nous voir pédestrement depuis Port-Joinville pour s’inquiéter auprès de moi de la bonne tenue des affaires de Jean.

 

 

Jean m’a dégrossi, m’a tout appris sur l’art et la manière de chiner, de restaurer les meubles, lui qui, avant de s’installer, se baladait dans la France profonde en camionnette pour placer des matelas anti-escarres dans les hôpitaux et chiner de quoi alimenter son futur fonds de commerce.

 

 

Une anecdote qui résume bien Jean.

 

27 janvier 2007

 

Enchères à l'américaine ICI 

 

Artisan

 

L'héritage familial de Jean Neveu-Dérotrie ICI 

 

Le Dr Neveu-Dérotrie est mort en 1946, tandis que son fils, « mon père », fut stomatologue, toujours à Challans, et disparu en 1980. Une tradition médicale « qu'ont poursuivie mes frères et ma soeur ». Et Jean ? « Je suis le raté de la famille », s'amuse-t-il. Car notre fringant septuagénaire, qui fut brocanteur puis antiquaire, connaît la formule de Roger Martin du Gard : « On t'a dit qu'il fallait réussir, moi je te dis qu'il faut vivre ! »

 

En attendant, ce livre, édité en 2010, « grâce à mon neveu Hervé Neveu-Dérotrie », vient d'être réédité, tant son succès a été fort. « Ma grand-tante a fait partie des pionnières de la photo en Vendée. » Michelle est née en 1873, à Challans, et a obtenu son appareil photo en 1902, avec tout le matériel pour développer ses clichés. Tous en noir et blanc.

 

Photos de famille mais pas que... Avec un tirage étonnant, celui du Maréchal Pétain, en 1921, alors en pleine gloire après la Première Guerre mondiale, que l'on voit devant la maison où il mourra trente ans plus tard. Étonnant !

 

 

 la photo du Maréchal Pétain, alors en pleine gloire, puisque nous sommes en 1921. Il est alors le vainqueur de Verdun et sa visite à l'île d'Yeu ne préfigure en rien sa fin de vie. Car sur ce cliché, il passe devant la maison, la maison « Luco »,  où il mourra à l'âge de 95 ans, après avoir été écroué de la forteresse de Pierre-Levée en 1945. Michelle Neveu-Derotrie, la photographe, avait pris ce cliché, tout simplement, parce qu'à cette époque, elle habitait la maison quasiment en face !

 

Il est en compagnie du Ministre de la Marine Gabriel Guisth’au (qui faut aussi maire de Nantes, et dont un lycée porte son nom, là où j’ai passé mon oral de Bac) 

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

 

Regards de femme : Île-d'Yeu au début du XXe siècle :

Photographies de Michelle Neveu-Dérotrie

 

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

 

Présentation du contenu : Hervé Neveu-Dérotrie, lui-même photographe, est l'arrière-petit-neveu de Michèle Neveu-Dérotrie et dépositaire de son oeuvre. Née en 1873 à Challans, d'un père, Victor, médecin de marine, et d'une mère, Reine Cantin, fille d'un capitaine au long cours de l'Ile-d'Yeu, Michèle Neveu-Dérotrie arrive sur l'île avec sa famille en 1893 et se lance dans la photographie à partir de 1902. Elle pratique son art une quinzaine d'années, puis occasionnellement jusqu'aux années trente. Très vite, elle édite des cartes postales à l'imprimerie Saint-Amand d'Anne-Thérèse Nolleau, sa cousine. Ses photographies, qui témoignent de la vie quotidienne à l'Ile-d'Yeu au début du XXe siècle, sont ici accompagnées d'extraits du bulletin paroissial de l'île et de la correspondance de Michèle avec sa famille. 

 

« Le fait marquant des années 60 est sans aucun doute l'arrivée de l'eau courante et le début du tourisme de masse. Encore que de vieux islais se plaignaient dès les années 20 d'une certaine invasion :

 

« L'île d'Yeu est bondée d'étrangers, c'est une invasion ! Tous les beaux coins même l'anse des vieilles où, samedi nous avons passé une joyeuse journée en pique-nique, sont visités. Ce n'est plus l'île d'Yeu sauvage ! et ça nous navre. »

 

Propos relevés dans le livre "Regard de femme", photo de Michelle et réalisation de Hervé Neveu-Dérotrie ICI 

Regard d'une photographe sur Yeu au début du XXe siècle ICI

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 06:00

 

Mon pays Henri-Pierre Troussicot ICIme fait parvenir une carte postale du champ de foire de La Mothe-Achard et nos écoles (lui à la laïque de Mr Colliau ou Coyeau qui habitait pas loin du Bourg Pailler (orthographe non vérifiée), moi à la libre des frères de St Louis Grignon de Montfort, rabat bleu).

 

« Nostalgie, l'époque où La Mothe se limitait à un petit bourg, le Bourg-Pailler et Monte à peine étaient peu excentrés, aux Essais on était à St Georges... »

 

Carte détaillée La Mothe-Achard - plan La Mothe-Achard - ViaMichelin

 

De notre temps, La Mothe c’était un peu plus de 1000 habitants, un gros bourg avec des commerçants, une grande halle, des grandes maisons bourgeoises avec des vieilles filles, 2 pharmacies : Denis et Mignen, 2 vétérinaires Comps et …, 2 toubibs Martin et…, 2 marchands de grains : Martin et Plissonneau, 1 photographe : Neveu, 2 poissonniers Mousseau et Églantine Tesson, 1 sabotier… faisant office de sacristain, 1 boucher Ratier, 2 charcutiers  Morineau et..., Louise Proux qui vendait des caramels à 1 sou,1 maréchal-ferrant Prosper Deniau, 1 flopée de Bistrots, 1 équipe de foot le FCM et une équipe de basket La Vaillante Mothaise, 2 boulangeries : Remaud et Maudet, 1 coopérative de boulangerie à Monte à Peine, 1 caserne de pompiers, une clique de musique, 1 gare de voyageurs et de bestiaux, des bonnes à tout faire, une minoterie, 1 curé-doyen : Bailly, 1 école d’agriculture renommée, un vieux château avec plus de château le dernier de Barbe-Bleu, 1 salle des fêtes, 2 hôtels-restaurants Cabanétos et… est la plus petite commune du canton 832 hectares mais chef-lieu du canton.

 

 

29 janvier 2013

003.JPG

Histoire : Site de la commune des Achards

*HPT qui est la mémoire de la Mothe complétera les pointillés…

 

La Mothe c’est maintenant 3000 habitants, des lotissements, des usines, des grandes surfaces, on ne dit plus mairie mais hôtel de ville comme à Paris…

 

Blason la mothe-achard

 

La commune tire probablement son nom de la motte (butte) qu’ Acardus de Mota, premier seigneur du lieu, édifia au XIe siècle au confluent de l’Auzaire et de l’Auzance.

 

La commune tient son nom du seigneur féodal Mathieu Achard, originaire de Normandie qui, au IXe siècle, a bâti un plessis sur une butte. Ce plessis est devenu par la suite château-fort au XIe et XIIIe siècles.

 

 

Des outils de pierre polie, de bronze, des poteries, un fourneau à minerai découverts à l’est de la commune attestent une activité humaine à l’époque gauloise et même avant.

 

Au XIe siècle il y avait 3 églises : 2 pour La Mothe-Achard, Saint-Jacques et la chapelle du château, et Ste Marie à Bourg-paillé qui devint prieuré au XIIIè siècle. Elles furent incendiées par les Protestants en 1569. A la même époque, il y avait une maladrerie (hôpital pour lépreux) de fondation royale. L’église Saint-Jacques fût épargnée de l’incendie de 1794, pendant les guerres de Vendée où elle servait de dépôt de munitions et d’écurie. Menaçant de s’écrouler en 1898, elle fût démolie, puis reconstruite quelques années plus tard.

 

A La Mothe-Achard, le premier plessis (château entouré d’une palissade en bois) au IXe a été remplacé aux siècles suivants par un château fort en pierre, avec murailles et tours fortifiées. Au XIVe siècle, la famille Achard s’étant éteinte, l’héritage est revenu au petit fils du châtelain, le célèbre Gilles de Rais, maréchal de France et compagnon d Jeanne d’Arc, il sera pendu et brûlé à Nantes en 1440. En 1420, le château a été démoli par les troupes royales de Charles VI.

 

Le bourg de La Mothe-Achard fut incendié par les Colonnes Infernales de Turreau. Après leur passage, il ne restat pas plus de 150 habitants dans le bourg.  Seules l’église Saint Jacques et château, qui servaient pour les garnisons, ont été épargnés.

 

Le seul combat notoire sur le territoire a lieu au point de la Grassière, le 7 avril 1793, le Général Républicain Boulard y força les retranchements des insurgés et s’ouvrit la route de La Mothe-Achard.

 

 

En 1773, la famille de Brandois a fait construire l’actuel Vieux Château sur l’emplacement du château fort démantelé en 1420.

 

Après la Révolution, le château qui avait été confisqué et vendu comme bien national est revenu à la famille Foucher de Brandois.

 

En 1868, Paul Foucher, baron de Brandois (1832-1887), a fait construire un autre château à La Forêt. En 1908, Olivier de Brandois, maire de La Mothe-Achard, a dû vendre le château du bourg devenu « Vieux Château ». M. Erieau d’Aizenay, le nouveau propriétaire, en a supprimé le 2ème étage en 1912.

 

Les écuries du château sont d’abord devenues la salle de patronage (théâtre), avant de devenir une imprimerie. Elles ont conservé les formes des portes permettant aux chevaux de passer, gardant ainsi leur âme.

 

Au XIXe siècle, La Mothe-Achard vécut un réel essor commercial après l’achèvement de la route Saumur-Les Sables en 1825, (après la route Nantes-Les Sables en 1750), la construction de la gare et l’arrivée du train en 1866.

 

 

A la même époque, fut aménagé un vaste marché à bestiaux sur l’actuelle place de l’Hôtel de Ville. D’autres espaces étaient réservés aux porcs et aux volailles. Les foires mensuelles, le premier jeudi du mois, étaient réputées bien au-delà des limites du canton et perdurent encore aujourd’hui.

 

Vendée. Les Halles, l'ancien coeur de La Mothe-Achard. Sport - La Roche sur  Yon.maville.com

 

En 1924, les halles à structure métallique de l’architecte Libaudière remplacèrent les anciennes halles en bois datant du 1er Empire. Les halles et les nombreux magasins, des hôtels dont le « Lion d’Or » sans oublier de nombreux cafés étaient le reflet d’une activité commerciale prépondérante. L’artisanat était varié et florissant : forgerons, menuisiers, maçons, teinturiers, modistes…

 

Eglise-La-Mothe-Achard

 

L’église Saint Jacques actuelle est la troisième église de La Mothe-Achard. Sa construction a commencé en 1898. Elle a été bâtie dans un style néo-gothique avec des pierres de Luçon et de Charente. Les pierres de l’ancienne église ont été réutilisées dans le chœur et la façade. La flèche culmine à plus de 50 mètres.

 

L’église porte le nom de Saint Jacques car elle était située sur le chemin de St Jacques de Compostelle.

 

Photo à La Mothe-Achard (85150) : église Saint-Jacques - La Mothe-Achard,  295854 Communes.comPhoto à La Mothe-Achard (85150) : église Saint-Jacques - La Mothe-Achard,  295866 Communes.com

Photo à La Mothe-Achard (85150) : église Saint-Jacques - La Mothe-Achard,  295860 Communes.com

A l’intérieur, au-dessus du chœur, on peut voir trois vitraux représentant trois faits de la vie de Saint Jacques.

 

On trouve aussi trois statues en bois polychrome du XVIII siècle : la statue de Saint Jacques le Majeur, représentant St Jacques de Compostelle, celle de Saint Pierre et celle de Saint Paul. Les trois statues sont inscrites à l’inventaire.

 

On y trouve également deux tableaux peints par Bougenier en 1837, l’un représente le Martyre de Saint Sébastien et l’autre représente la Vierge du Rosaire. Ils proviennent de l’ancienne église où ils étaient enchâssés dans des retables de l’autel. Les deux tableaux sont inscrits et ont été restaurés en 1997.

 

LE PLESSY D’ARLANGES (LA MOTHE-ACHARD)

Ce site était déjà habité sous la Gaule romaine : c’était un fort gaulois rebelle au pouvoir romain, installé au camp de La Chapelle-Achard.

 

 

Le premier châtelain, mentionné dans les sources en 1180, serait Acardus LANDRY. Plusieurs familles se sont succédées au château : POITEVIN, DE LEZARDIERE... Une des propriétaires, Suzanne, DE LEZARDIERE, mariée avec Jacques Louis de la ROCHEFOUCAULD-BAYERS, fût guillotinée à l’âge de 68 ans. Ses descendants ont aussi également soutenu les insurgés vendéens. C’est pour cette raison que le premier château du Plessis a été pillé et brûlé au cours des Guerres de Vendée et réparé en partie début du XIXe siècle.

 

Le Plessis-Landry a été vendu en 1827 au marquis Eugène d’ARLANGES qui a reconstruit le château en 1845. Son épouse, Julie Nathalie Morisson de la Bassetière, a fondé l’école des garçons Ste Marie en 1883 à la Mothe-Achard. Leur fille, Adèle Noémie Julie d’ARLANGES, a contribué à la construction de l'école des filles en 1896 et de la nouvelle église en 1898.  A sa mort, en 1911, le château a été vendu à la famille MORISSON DE LA BASSETIERE. Antoine de la BASSETIERE (1897-1965) fut maire de La Mothe-Achard de 1932 à 1959.

 

En 1999, le château a été acheté par la famille LE CLERC, qui a aménagé un gîte rural de haut de gamme dans les dépendances en 2005.

 

LES BELLES DEMEURES DE LA COMMUNE

 

  • La « Touche de Villeneuve », près de Ricordeau, est l’une des plus anciennes habitations de la commune. Richard Surineau y est mentionné en 1526. Maitre Jean Dorion, procureur de la Baronnie de Brandois, y meurt en 1775. La Touche fut ensuite la demeure de la famille Lansier, François-Alexandre Lansier né en 1761, était médecin, maire de La Mothe-Achard pendant la Révolution, puis maire de La Roche sur Yon où il y reçut l’Empereur Napoléon 1er en 1808. La même année, il épousa Marie-Anne Dorion petite fille de Jean Dorion. Il est mort dans sa propriété de la Touche en 1821.

 

  • « Bellevue » maison de maître construite en 1870 par Auguste Lansier se situe entre la route de la Gare et la rue qui mène au foyer-logement Béthanie.

 

  • « Villeneuve » est une autre maison de maître construite au XIXè siècle, route de la Gare.

 

  • Une maison noble de 1812 située rue Victor Hugo, appartint à la famille de Gazeau du - Plessis-Gâtineau de La Chapelle-Achard, puis à Maître Raguet, notaire.

 

  • LE LAVOIR (LA MOTHE-ACHARD)

 

Le-Lavoir-La-Mothe

 

Ce lavoir est considéré comme enclave puisqu’il appartient à la commune de La Mothe-Achard, mais se trouve géographiquement sur celle de St Georges de Pointindoux.

 

Construit en 1866, le lavoir était réservé aux habitants de la Mothe-Achard. Les femmes du bourg pouvaient s’y rendre pour laver leur linge, mais aussi pour discuter des événements de la commune. Ce lavoir possède 5 travées qui pouvaient chacune accueillir 5 laveuses. Chaque bassin avait son utilité, certains pour les couleurs, d'autres pour les seconds lavages... Certaines femmes étaient rémunérées pour cette activité. On appelait les laveuses les lavandières mais aussi les bavasses.

 

Histoire : Site de la commune des AchardsLa Mothe-Achard - Carte postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui -  Geneanet

La Mothe Achard - LA MOTTE ACHARD FAUBOURG DES ESSAYS ROUTE DE ST. GEORGES  - Carte postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - Geneanet

La Mothe-Achard - Carte postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui -  Geneanet

LA MOTHE ACHARD : la gare - bon état (un léger pli d'angle) - Cartes  postales anciennes - Clément Maréchal  (Achat-Vente-Expertise-Estimation-Partage Successions) boutique-magasin en  ligne

 

La Mothe-Achard - Jour de Marché à La Mothe Achard - 85- - Carte postale  ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - GeneanetLes Halles de La Mothe-Achard - Meconnu.fr - Vendée

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 06:00

Y aura-t-il des cèpes cet automne en Corrèze ? "Rien n'est perdu" selon le spécialiste Benoît Peyre

Avec des sols très secs en raison de la sécheresse, les Corréziens se demandent s'ils pourront ramasser des cèpes cet automne 2020. Réponse avec Benoît Peyre, un Briviste spécialiste des champignons.

 

Dordogne : quelques cèpes qui relancent les spéculations

 

Y aura-t-il des cèpes cet automne en Corrèze ? ICI 

 

« Rien n'est perdu » selon le spécialiste Benoît Peyre

Le mycélium en latence #Corrèze

Il y a eu quelques cèpes fin août 2020, après la pluie, mais en ce mois de septembre 2020, on en trouve peu sur les marchés, seul un cageot de cèpes venant d'Uzerche était en vente à la Halle Gaillarde.

 

Un trafic de cèpes au départ du col du Bonhomme dans les Vosges.

 

Jeudi 10 septembre, quatre hommes ont été interpellés après avoir cueilli 120 litres de cèpes dans le secteur. La quantité tolérée est en général de deux à cinq litres par personne. Ces hommes, dont certains venaient d'Italie voulaient commercialiser les champignons.

Le code forestier encadre la cueillette de champignons. Elle doit se dérouler dans un cadre familial. La récolte ne peut pas être revendue.

Marchandise saisie

Les gendarmes ont saisi la marchandise, ainsi que 1.000 euros en liquide et le véhicule. Après quelques heures de garde à vue, les quatre hommes ont été libérés. Ils seront jugés prochainement par le tribunal correctionnel de Colmar.

 

J’ai acheté mes cèpes à Terroirs d’Avenir.

 

 

J’ai débarrassé leurs pieds de la terre, brossé délicatement leur corolle et je les ai fait suer à la poêle, essuyés puis stockés au réfrigérateur.

 

Et puis, un soir j’ai décidé de faire une omelette aux cèpes.

 

J’ai fait d’abord revenir dans une grande poêle mes cèpes dans du beurre salé grésillant, puis j’ai battu dans un bol 4 gros œufs frais, salé, poivré, puis j’ai versé mes œufs battus sur mes cèpes.

 

La cuisson de l’omelette exige du doigté si on la souhaite baveuse à l’intérieur et dorée à l’extérieur. Dans le cas présent, le rapport cèpes/œufs battus était trop en faveur des premiers pour retourner dans de bonnes conditions mon omelette.

 

Je me suis donc contenté de publier sur Face de Bouc la photo de sa cuisson dans la poêle et, à mon grand étonnement, mes amis ont aimé et, comme on dit, likés.  

L’image contient peut-être : plante, texte et plein airAucune description de photo disponible.L’image contient peut-être : texte, nature et plein airL’image contient peut-être : nourriture

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 06:00

 

 

Dans mes vieux papiers, un papier de Valeurs Actuelles, à droite en ce temps-là mais avec panache, datant du 26 mars 2009 titré : Les années Pompidou.

 

 

En cadeau Bonux :

 

  • Un texte inédit d’Alain Peyrefitte

 

 

  • Un entretien avec la Marie-France Garaud

À lire !

Caillou-8379.JPG

La résistible ascension de Benoît H Marie-France Garaud, jeune et ambitieuse avocate, qui avait gagné la confiance de Pompidou en démêlant l’imbroglio de l’affaire Markovic (112)

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 06:00

 

Comme prévu, ça continue.

 

Les vieilles coupures !

 

Rien ne vous sera épargné, certains vont juger mon melon démesuré, d’autres estimer que mes chevilles enflent de plus en plus, les plus sympas vont ricaner : la vieillesse est un naufrage, mes détracteurs vont persifler : ça ne nous étonne pas, un type qui ne boit que des vins nu qui puent ne peut qu’en arriver là, du vinaigre !

 

Très chiraquien, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre !

 

Si vous êtes capable de repérer Luc Guyau et ma pomme sur la photo de classe à l’école d’agriculture de La Mothe-Achard je vous offre une belle bouteille de vin nu qui pue !

«Vice-Ministre» rien que ça !

 

Le moins connu de la pépinière ICI

 

Amazon.fr - La terre, les paysages et notre alimentation - Guyau, Luc -  Livres

Les lois d’orientation de 60 et 62 matrices du « productivisme » ont pour père Edgard Pisani, j’ai fréquenté l’Ecole d’Agriculture de la Mothe-Achard dans ces années-là assis sur les bancs de la même classe qu’un certain Luc Guyau futur président de la FNSEA et maintenant des Chambres d’Agriculture, j’ai commis sur cet espace de liberté une chronique du 21 février 2007 : « l’exploitation familiale » ICI  qui explicite à la fois nos oppositions mais aussi ma compréhension de ce qui partait à l’origine d’une bonne intention « la défense de l’exploitation familiale à 2 UTH ». Sans vouloir faire de parallèle audacieux : on ne fait la paix qu’avec ses ennemis, et pour ce faire il faut entretenir des passerelles, discuter avec tout le monde, proposer des avancées, j’ose : des compromis, faire progresser des solutions auxquelles adhèrent le plus grand nombre.

7 novembre 2005
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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 06:00

 

Profitant, façon de parler, du temps pluvieux, venteux, l’automne quoi, je tri les papiers que j’ai accumulé dans des cartons tout au long de ma vie professionnelle. Alors que je suis plutôt cigale du côté pognon, je suis très fourmi pour les coupures de journaux, les photos… j’accumule.

 

Bref, vous allez avoir droit à une séquence « vieux papiers ».

 

Thierry Roland l'appelait « mon petit Jean-Mimi » c’est Jean-Michel Larqué ICI

 

J’étais un milieu de terrain relayeur. À l’AS Saint-Étienne, j’étais celui qui, a priori, récupérait le moins de ballons et puis j’étais chargé des coups de pied arrêtés. J’ai toujours pris modèle sur Rachid Mekhloufi. Il était aussi milieu de terrain, un peu plus offensif, il avait dix ans de plus que moi. En fin de carrière, il courait un peu moins, il a eu un parcours un peu en dents de scie avec la guerre d’Algérie, mais je me reconnaissais beaucoup en lui. J’ai essayé de l’imiter

 

Source de cette chronique : Débordements : sombres histoires de football, 1938-2016 d’Olivier VILLEPREUX, Samy MOUHOUBI, Frédéric BERNARD, William GASPARINI.

 

Le mien, si je puis m’exprimer ainsi, je l’ai connu lorsqu’il était rédac-chef  de la RVI, la Revue Vinicole Internationale, un magazine qui traitait de tous les vins, à l’opposé de la vieille RVF, toujours en retard d’une guerre, qui elle campait du côté des grands vins. Fallait pas mélanger les torchons et les serviettes, les amateurs ne lichant que du nectar estampillé AOC et grand cru classé.

 

Mon Jean-Mimi, c’est Jean-Michel Peyronnet qui était en avance sur son temps, si la RVI avait survécu, il pourrait aujourd’hui surfer sur les Vins de France, sans trop s’aventurer du côté des vins nu qui puent bien sûr.

 

Je ne ferai aucune déclaration sur le parcours politique de l’ami Jean-Mimi mais, comme Rocard qui, au temps de Sciences-Po, trouvait Chirac plus à gauche que lui, il avait signé l’appel de Stockholm, une pétition contre l'armement nucléaire lancée par le Mouvement mondial des partisans de la paix — d'inspiration communiste — et par Frédéric Joliot-Curie, Jean-Michel fut un temps plus à gauche que le rocardien que j’étais et que je suis toujours.

 

Si je vous parle ce matin de l’ami Jean-Michel c’est que j’ai retrouvé un édito de lui :

 

 

Hervé Gaymard, sympathique, qui nous a porté aux nues à ses débuts, il citait notre travail de réflexion stratégique en exemple aux autres secteurs agricoles, jusqu’au moment où du côté du château le grand Jacques Gravegeal fit siffler la récréation. Terminé, placardisé, les membres du groupe stratégique, tous bien à droite, sauf Jean-Louis Piton étiqueté à gauche, écœuré.  

 

 

Il est présent sur Face de Bouc où il poste de belles photos de Saint-Etienne, cité minière et ouvrière.

 

Compagnie des aciéries et forges de la Loire, chez "Barrouin"

 

Pour finir sur les Verts et les verres j’exhume aussi des clichés du football au temps où il était un sport populaire.

 

 

En novembre 1957, L’AS Saint-Etienne était 4e de la D1, alors que le FC Nantes était 19e en D2.

 

Jean-Michel vit à Amboise, ça fait un sacré bail qu’on ne s’est vu.

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 06:00

Un sommelier qui déguste | Glougueule

Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire,

On peut toujours aller gueuler dans un bistrot,

Parler de son voisin qui n’a pas fait la guerre,

Parler de Boumediene et de Fidel Castro,

Parler parler, parler… pour que l’air se déplace,

Pour montrer qu’on sait vivre et qu’on a des façons,

Parler de son ulcère ou bien des saints de glace,

Pour fair’ croire aux copains qu’on n’est pas le plus con.

 

[…]

 

Du Pape et du tiercé, des antialcooliques,

Du cancer des fumeurs et des machines à sous,

Des soldats, des curés, d’la musique militaire,

De la soupe à l’oignon, de l’île de la Cité.

Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire

On arrive au sommet de l’imbécillité.

 

Bernard Dimey

 

Je suis moins radical que Bernard Dimey mais j’en ai ras la coupe du questionnement récurent : que boire avec les tomates farcies ou avec la panse de brebis farcie ?

 

Lorsque je fabrique mon frichti at home ou lorsque je pose mes fesses sur une chaise de restaurant la seule question que je me pose c’est : aujourd’hui qu’est-ce-que je bois ?

 

Y’a de jours chez moi où je bois de l’eau, plutôt avec des bulles ? Rarement de la bière.

 

D’autres où, en bonne compagnie au restaurant, j’indique à la sommelière ou au sommelier ou à celle que j’aime qui a tout goûté ou presque dans la palette des vins qui puent : la couleur, le profil, la jeunesse ou la vieillesse du nectar, la vigneronne ou le vigneron, ce que j’aimerais boire et je me repose sur leur avis.

 

Bon ce que j’écris sur les accords mets-vins qui meublent les colonnes des magazines papier glacé ne vaudra de la part des auteurs une réponse drue à la Chirac – à qui on a érigé une statue en Corrèze aux côtés de Flamby et posé une plaque de cuivre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la 65e de l'hémicycle, apposée au-dessus du siège 99, a été dévoilée sous les applaudissements par sa fille Claude et Richard Ferrand, « en hommage de la représentation nationale à celui qui, devant l'Histoire, sut incarner l'essentiel de la France ». J’ai passé plus de 3 ans dans l’hémicycle 81-83 je n’y ai guère vu le grand Jacques, sauf le mercredi pour les questions d’actualité diffusée sur la 3 jusqu’en Corrèze –

 

 

« Cela m’en touche une sans faire bouger l’autre »

 

Suis raccord mais ça me fait du bien aux bronches de vanner les beaux nez du vin en soulignant que celui-ci n’a besoin de rien qui va avec pour être choisi  et, pour enfoncer plus encore mon petit clou, j’affirme qu’en suivant cette tendance on file tout droit vers les conseils de l’IA, intelligence artificielle et ses algorithmes.

 

Je propose aux accordeurs d’ouvrir aussi une rubrique pour les vegan : que boire avec un faux-steak ? Un vin vegan du grand Gégé qui est le géotrouvetout du vin, bien sûr !

 

Question subsidiaire aux accordeurs : si on boit du vin avec rien serait-on un pochtron qui se murge seul dans sa cuisine ou au pied d’un bar devant un ballon de rouge ?

 

Les prohibitionnistes doivent se gondoler grave.

 

Bon appétit et bonne buvaison !

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 06:00

Regards d'Antan sur les glaneuses

Dans le grand chaudron de Bruxelles, je fais référence ici au siège des institutions européennes, grenouille toute une faune au statut flou, conseils faux-nez de groupes de pression, professeurs autoproclamés, lobbyistes affichés, experts de tout et de rien, scientifiques de deuxième main, bons clients des restaurants, adeptes des petits cadeaux… Leur CV est vague, flou, prenons David Zaruk dit Le Risk-Monger, son blog, dans sa fiche Likedin il se présente ainsi en anglais (mauvaise traduction). ICI 

 

 

« J'ai toujours été un peu une anomalie - un Canadien travaillant sur la politique de l'UE, un universitaire travaillant dans l'industrie (ou un universitaire basé sur l'industrie), un philosophe moral faisant du lobbying sur les questions de l'industrie chimique, un non-scientifique représentant la position scientifique sur l'environnement problèmes de risque pour la santé ... J'ai attrapé le bug du risque lorsque j'ai participé à la mise en place de greenfacts.org - attirée par l'illogique justifiée de plusieurs de nos perceptions du risque. Après 12 ans de travail dans les débats politiques, j'ai décidé à la fin de 2006 de `` prendre ma retraite '' - me concentrer sur la recherche sur ces questions, donner des cours (lobbying européen, communication d'entreprise, relations publiques), proposer des sessions de formation et des prises de parole en public

 

Spécialités: Communication des risques sur la gestion des problèmes de produits chimiques, affaires publiques européennes, questions politiques transatlantiques, communication scientifique, éthique et recherche. J'écris un blog sous le pseudonyme: The Risk-Monger - une sorte d'approche de la mouche socratique envers les gens qui pensent tout savoir et sont prêts à tout dire pour gagner une campagne (certains me disent que c'est offensant).

 

Pourquoi n’indique-t-il pas qu’il a été actif dans les affaires publiques sur les questions chimiques depuis 1995 chez Solvay, Cefic & Burson-Marsteller ?

 

Pourquoi cette omission, est-ce un péché originel que d’avoir bossé dans les « affaires publiques », c’est-à-dire être un lobbyiste de l’industrie chimique auprès des décideurs publics ?

 

Y aurait-il une filiation directe avec son nouveau job clair comme du jus de chique ?

 

Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que n’étant pas un « scientifique » je vais me faire claquer le bec par cette engeance qui se drape dans la science pour disqualifier ceux qui n’emprunte pas des voies dites conventionnelles. Je ne disconviens pas qu’en face il y eût des charlatans, des diseurs de bonne aventure, mais il y a aussi des gens qui font : c’est-à-dire des femmes et des hommes qui travaillent la terre, récoltent, vendent ou élèvent des animaux, en pratiquant des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Leur avis vaut bien celui d’un bien assis, d’un bien nourri, qui n’a jamais fait autre chose qu’aligner des mots pour son employeur ou pour pondre des sentences sur un blog.

 

Ayant pratiqué cette population de propre sur eux lorsque j’étais assis dans mon fauteuil de directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture la seule expertise que je revendique est celle que leur brillante argumentation de l’époque s’est avérée fausse avec l’implacable réalité : ce sont eux aussi des vendeurs de vent et, après tout je préfère les vendeurs de rêves car contrairement à eux ils n’ont fait de mal à qui que ce soit. Je pense ici à la chlordécone.

 

L’outrance n’est jamais un bon signe lorsque le sieur Zaruk fait référence à Lyssenko il se disqualifie.

 

Mais, comme je suis bon prince, je livre à votre lecture sa libelle, pas très bien écrite, sans doute mal traduite (je plaisante), quand on tire à boulets rouges mieux vaut s’assurer que les minutions ne soient pas des pets de lapin.

 

.GLANEUSES

 

Comment l’agroécologie va affamer des millions de personnes

 

L’agroécologie est la solution lorsque les paysans n’ont pas d’autres moyens. Malheureusement pour elle, nous disposons de technologies qui peuvent facilement être appliquées pour résoudre les problèmes auxquels les petits exploitants sont confrontés.

 

Le monde est fait de soleil et de papillons, de roses et d’arcs-en-ciel. Si nous pouvons empêcher le Père Profit de violer Mère Nature, nous aurons ce monde dont nous avons rêvé… merveilleux, sans produits toxiques, plein d’amour, de paix, d’espoir et de bonheur.

 

C’est la maladie du rêveur qui sous-tend l’idéologie de l’agroécologie. Tout ce que nous avons à faire est de nous débarrasser du mal, de l’humain, et la nature nous fournira en abondance toute la nourriture et la subsistance nécessaires. Cette rêverie se fonde uniquement sur la conviction que la nature est incontestablement bonne et que l’Homme… eh bien… l’Homme n’a rien fait d’autre que de détruire la nature de manière insensée.

 

Mais dans sa promesse de justice sociale (déguisée en science écologique), l’agroécologie cache une sinistre faiblesse politique que le monde n’a pas vue depuis Lyssenko.

 

  • L’agroécologie prétend être une science ; ce n’est pas le cas.

 

  • L’agroécologie prétend qu’elle va nourrir le monde ; elle ne le peut pas.

 

  • L’agroécologie prétend qu’elle a les solutions que l’agriculture conventionnelle n’a pas réussi à trouver ; ce n’est pas le cas.

 

Les atouts de l’agroécologie sont l’activisme politique, des financements et un public qui veut croire à ses affirmations : trois éléments essentiels pour permettre aux zélotes imprégnés du dogme fondamentaliste de s’épanouir en dehors de la raison et des preuves.

 

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

 

La suite ICI 

 

Le coin des risques : de Wakefield à Portier, protéger la méthode scientifique

 David Zaruk*

 

 La méthode scientifique est attaquée aujourd'hui sur au moins cinq fronts, ce qui porte atteinte à la réputation et à la confiance accordées aux preuves scientifiques et aux scientifiques eux-mêmes. La force de la « méthode » réside dans son approche auto-correctrice (avancement continu grâce à des outils tels que l'examen par les pairs, les analyses critiques de méthodologies, les tentatives de falsification (réfutation) et la validation de paradigmes par la résolution de problèmes). Nous constatons aujourd’hui des menaces qui sapent non seulement les progrès de la science et de la technologie, mais également la valeur même de la science pour la société.

 

La suite ICI 

 

 

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 07:00

 

Je n’écoute plus, le dimanche soir, Le Masque et la Plume mais il semblerait que les cookies du web, eux, s’en souviennent :

 

La Daronne avec Isabelle Huppert : film sans intérêt ou comédie qui fait la part belle aux femmes ?

France Inter publié le 21 septembre 2020

 

Qu'ont pensé les critiques cinéma du "Masque et la plume" du dernier film de Jean-Paul Salomé qui donne un rôle surprenant à l'actrice française habituée des films dramatiques ?

 

Avec Sophie Avon (Sud-Ouest), Pierre Murat (Télérama), Xavier Leherpeur (7ème Obsession), Éric Neuhoff (Figaro) et Jérôme Garcin (L'Obs).

 

Bien évidemment, je vous propose de lire les critiques qui apportent de l’eau à mon moulin, pour les positives cliquez ICI 

 

Pierre Murat : « Un film pas très bon, écrit pour Isabelle Huppert »

 

« Ce n’est pas très bon parce que ce film rappelle ce qu'il se faisait à Hollywood auparavant lorsqu’on écrivait des films pour une actrice : Bette Davis, Greta Garbo… Elles jouaient ce qu’elles voulaient dans l'histoire.

 

C’est le cas ici. Sans Isabelle Huppert, le film n'existerait évidemment pas. Elle fait donc tout pour qu'il existe avec elle. Elle a dû se dire qu’elle n’avait pas parlé une langue étrangère comme Marion Cotillard depuis longtemps. Elle a dû vouloir tourner à Barbès chez Tati… Et les autres n'existent pas. A côté, Hippolyte Girardot, qui joue un personnage c… comme la lune. Les dealers n'ont pas beaucoup de place non plus.

 

En résumé : ce film, c’est Isabelle Huppert qui parle arabe, qui se déguise, et met des lunettes noires.

 

Si vous êtes fan d'Isabelle Huppert, vous allez être contents parce qu'elle est présente de la première à la 85e minute. Et qu’elle une très grande comédienne. Mais si vous attendez du cinéma autre chose qu'un véhicule, comme on disait pour Bette Davis, Greta Garbo et maintenant pour Isabelle Huppert, vous risquez de la trouver un peu mauvaise.

 

Éric Neuhoff : « Un film sans intérêt où il ne se passe pas grand-chose »

 

« La Daronne n'a pas beaucoup d'intérêt. Mais d'un autre côté, si on pouvait être déçu par Jean-Paul Salomé, cela se saurait ! C'est ce qui manque à ce film. Quand on voit des choses comme celle-ci à la télévision, on se lève au bout d'un quart d'heure, on va dans la cuisine, on prend une bière, on revient s'asseoir sur le canapé. On s'aperçoit qu'il s'est rien passé de neuf. On se relève. On a envie d'une glace, le temps qu'elle fonde, il ne s’est toujours rien passé…

 

Isabelle Huppert joue une traductrice, entourée de demeurés dans ce commissariat. Elle écoute les conversations des truands qui lui disent que « leur cargaison de shit va arriver » qu’elle traduit par « ils ont du mal à garer leur camionnette ».

 

Isabelle Huppert probablement jalouse d'Isabelle Adjani qui s’est déguisée en berbère dans Le monde est à toi a dû vouloir faire la même chose pour l’enquiquiner.

 

Je ne vois pas du tout l'intérêt de ce film. Les clins d’œil sont lourds : quand ça parle de drogue dans le commissariat, on voit une affiche de Traffic de Steven Soderbergh…

 

C’est vulgaire. On entend la fille dire à sa mère « Comment dit-on se mettre un gros doigt dans le fion en arabe ? » Cela vous fait rire ?!

 

Isabelle Huppert s'appelle Patience parce qu'elle est née à dix mois. De la patience, il en faut pour regarder ce film-là jusqu'au bout."

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 06:00
Rock around the banane

Je vais bien, merci.

 

Se sculpter une banane c’est enrouler une mèche et la fixer sur le haut de la tête ; la « coiffure banane» fut popularisé par Elvis Presley dans les années 50. Un vrai symbole rock’n’roll ! John Travolta ne quitte pas son peigne dans Grease. Il se recoiffe constamment afin de garder une « banane » parfaite. 

Dans la bande dessinée Bananes métalliques, de Franck Margerin, les personnages de Lucien, Gillou et Ricky portent également la célèbre coiffure. Ces trois aventuriers, copies conformes d’Elvis, incarnent la rébellion des années 80.

 

 

Récemment j’ai lu : Blue Moon de Damir Karakas Rhapsodie rockabilly dans la Croatie des 80’s.

 

Blue moon - broché - Damir Karakas, Chloé Billon - Achat Livre | fnac

 

« Je venais tout juste de me laver les cheveux et je me sculptais une nouvelle banane devant le miroir quand le téléphone s’est mis à sonner, sans s’arrêter. C’était mon père : il m’appelait de la poste, il m’a dit pour Grand-père :

 

J’ai demandé : On l’enterre quand ?

 

Il m’a dit : Viens m’aider demain pour l’enterrement. Puis il a ajouté : Et ne t’avise pas d’venir dans cet accoutrement..

 

Avoir la banane c’est avoir le sourire, être heureux.

 

Se faire bananer, c’est se faire avoir.

 

Et puis y’ la banane, Rockstar d’Andy Warhol

 

La célèbre pochette à la banane par Andy Warhol de The Velvet Underground & Nico

 

En 1966, Andy Wharol décide de produire un jeune groupe de rock encore méconnu, The Velvet Underground & Nico, composé notamment du célèbre chanteur Lou Reed. Âgé de 38 ans, le pape du Pop Art réalise ce qui est aujourd’hui considéré comme l’une des pochettes les plus connues du monde de la musique : la fameuse banane jaune sur fond blanc.

 

Pochette du Banana album avec le collage original

 

La pochette sérigraphiée originale proposait un collage qui cachait, sous la peau jaune du fruit, une équivoque banane couleur chair. Et comme si l’allusion sexuelle n’était pas assez claire, l’autocollant était accompagné de la formule « Peel Slowly and See », soit « Épluche lentement et regarde ». Une rumeur affirme même que la colle de l’autocollant contenait de la drogue ! Nul doute que la banane de Warhol illustrait parfaitement le credo « Sexe, drogue & rock n’roll » des décennies 60-70.

 

Le bananier, la fleur, le fruit 3/3 - recif tapete

 

C’est Pierre Dac Les Pensées (1972) qui assure la transition

« Ce qui différencie totalement un régime de bananes d'un régime totalitaire c'est que le premier est alimentaire et débonnaire alors que le second est autoritaire et arbitraire. »

 

Voilà à quoi ressemblaient les fruits et légumes avant que l'homme ne les  domestiquent

 

Quand a-t-on découvert les bananes?

 

Réponse de Mathieu Perret Docteur Conservatoire et Jardin botaniques Genève

 

Pour comprendre l'origine de la culture des bananes, il faut s'intéresser d'abord aux bananiers sauvages qui poussent dans le sud-est Asiatique, de l'Inde à la Nouvelle Guinée en passant par la Malaisie et l'Indonésie. Il en existe environ 50 espèces que l'on regroupe dans le genre Musa. Parmi celles-ci, deux espèces, Musa accuminata et Musa balbisiana sont à l'origine de toutes les variétés de bananes connues actuellement.

 

Les premières traces archéologiques de la culture de la banane remontent à 7’000 ans en Nouvelle Guinée. Depuis cette période, les premiers agriculteurs d'Asie du sud-est ont croisé des variétés sauvages issues de différentes régions et les ont sélectionnées pour obtenir des fruits plus charnus et contenant moins de graines. Au cours des siècles, ce processus de domestication a généré une centaine de variétés, dont la banane sucrée qui est largement commercialisée chez nous, mais aussi des bananes plantains que l'on consomme cuites et qui constituent une source importante d'amidon pour les populations des régions tropicale. Toutes les variétés cultivées actuellement sont stériles (il n'y a pas de graines dans les bananes), elles sont propagées par bouturage.

 

La suite ICI 

 

Une légende indienne rapporte que la banane Musa  paradisiaca était originaire de l’île de Ceylan, paradis terrestre duquel furent chassés Adam et Ève, leurs corps couverts de feuilles de bananier. Linné a d’ailleurs donné le nom de Musa paradisiaca au « Bananier du Paradis » (banane plantain) et celui de Musa sapientum au « Bananier des sages » (banane dessert), nommé aussi « figuier du Paradis » ou « figuier d’Adam ». Cette légende est en fait issue d’une tradition syrienne qui fait de la banane un fruit du paradis d’autant plus symbolique que lorsqu’elle est coupée, les fibres de sa tranche semblent dessiner une croix.

 

« On retrouve la trace de la banane pour la première fois dans un texte bouddhiste datant de 600 ans avant Jésus-Christ. Selon certains auteurs, Alexandre le Grand l’aurait découverte lors d’une expédition dans la vallée de l’Indus, en 327 avant Jésus-Christ. Pour d’autres, le bénéfice revient à Marco Polo, lors de son voyage en Chine. »

 

jean-eric branaa on Twitter: "Chiquita Banana est également dans le  collimateur, pour l'image dégradante que cela représente pour les latinos.…  "

La banane, reine des conflits commerciaux  ICI 

 

Depuis près de cent cinquante ans, le fruit aiguise les appétits financiers et se trouve lié à des guerres économiques et politiques

 

Alexandre Steiner Le Temps

Publié dimanche 26 juillet 2020

 

Qu’ils soient indigènes ou exotiques, les Suisses adorent manger des fruits. Durant l’été, «Le Temps» raconte leur histoire, détaille les filières et analyse leur consommation.

 

Elle a donné naissance à l’une des premières multinationales du monde, engendré des coups d’Etat ou des guerres économiques. Si sa présence sur les étals des supermarchés est devenue banale, avec 66 000 tonnes vendues en Suisse l’an dernier, son histoire est loin de l’être. Si sa culture remonte à plus de 8500 ans en Nouvelle-Guinée, il faut attendre le milieu du XIXe siècle et le développement du chemin de fer pour la voir prendre son essor. C’est à cette époque que la banane devient un fruit mondialisé.

 

«République bananière»

 

En 1871, Minor Keith, un Américain envoyé au Costa Rica pour embaucher la main-d’œuvre nécessaire au développement de lignes de train, plante des bananiers le long des chantiers pour nourrir les travailleurs. C’est lui qui donnera naissance en 1899 à l’United Fruit Company (UFCo, ancêtre de Chiquita). Considérée comme l’une des premières multinationales, elle symbolise aussi l’impérialisme américain. L’entreprise s’étend dans d’autres pays d’Amérique latine, où elle demande des terres en échange d’investissements et de services. Elle finance aussi des coups d’Etat pendant cinquante ans pour développer ses activités et n’hésite pas à avoir recours à la corruption, donnant naissance à l’expression «république bananière».

 

Mais l’UFCo n’est pas seule sur ce terrain. Dans le même temps se développent les sociétés Dole et Del Monte aux Etats-Unis, et Fyffes en Irlande. Les trois firmes américaines dominent largement le marché mondial, et les fruits issus de leurs productions se voient surnommés «bananes dollars». Toutes-puissantes en Equateur, au Costa Rica et en Colombie, elles imposent des conditions de travail et de rémunération souvent décriées par les ONG.

 

Conflit commercial inégalé

 

Sur le plan économique, la banane crée aussi des tensions. Ses ventes se chiffrent en milliards et aiguisent les appétits. En 1993 éclate la «guerre de la banane». Elle oppose l’Union européenne (UE) et les pays latino-américains soutenus par les Etats-Unis sur la question des droits de douane. Elle a officiellement pris fin en 2009, lorsque les belligérants ont signé un accord sous l’égide de l’OMC. Il s’agit de fait du plus long conflit commercial de l’histoire récente.

 

Certains redoutent aujourd’hui un nouvel épisode de cette guerre. Les producteurs africains ont lancé en septembre 2019 l’«Appel d’Abidjan». Destiné aux autorités européennes et aux institutions internationales, il demande notamment à l’UE de ne pas favoriser les producteurs d’Amérique centrale par une nouvelle baisse des tarifs douaniers.

 

En mai, place à la banane française équitable ! | MarcelGreen.com

TOUS LES DÉTAILS SUR LA BANANE ÉQUITABLE  ICI 

 

La banane certifiée équitable fait son apparition au Canada en 2004, puis au Québec en 2008. En 2009, 72 organisations de producteurs sont certifiées équitables en Amérique latine. Tant les organisations de petits producteurs que les plantations avec main-d'œuvre salariée peuvent obtenir la certification équitable. Privilégier l'achat de bananes équitables est bénéfique pour les producteurs et l'environnement.

 

 

 

Recueil Statistique Banane 2018 ICI

8/01/2020

Grâce au soutien de l'ODEADOM, Office de développement de l'économie agricole d'outre-mer, vous trouverez ici l'annuaire statistique banane 2018 avec toutes les statistiques de production et d'importation mondiales, les importations annuelles et mensuelles de bananes aux Etats-Unis, au Japon, en Russie et sur le marché de l'Union européenne. 

L'épopée de la banane : exploitation, propagande et coup d'État ICI
 
 

VIDÉO. Dans un fruit, il y a parfois l'histoire du monde. C'est la leçon à tirer du passionnant documentaire "La Loi de la banane", diffusé sur Arte.

 

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