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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 06:00

 

C’est le 9ième !

 

Et pour moi le plus accompli, bien construit, « galerie de personnages hauts en couleur, des dialogues imprégnés de gai savoir et d'allègre insolence, de la force et de la fierté qu'affichent, comme dans tous les récits de Milena Agus, ses héroïnes féminines… »

 

Milena Agus, que je l’ai découverte grâce aux conseils de ma libraire d'Ajaccio. Totalement inconnue à la sortie de son premier livre en 2007Mal de pierres, grâce aux libraires et au public français elle va connaître un succès foudroyant qui va se propager en Italie. Elle est aujourd'hui traduite dans treize pays et vient de sortir son second roman Battements d'ailes. Succès mérité, ses romans sont de petits bijoux. L'écriture est sans afféterie, concise, ciselée, intense, je me suis régalé. Romans étranges, envoûtants, pleins de senteurs et de saveurs, de sentiments vrais, que l'on dévore d'une seule traite et qui vous font du bien à l'âme. C'est publié aux éditions LIANA LEVI

 

Depuis ce jour, j’ai guetté la sortie de ses livres dans la vitrine des éditions Liana Levi ICI,  les ai acquis dès leur parution, lus et presque toujours chroniqué sur eux.

 

6 juin 2008

Vino di Tavola rosso di Sardegna biologico ICI 

 

16 mars 2012

Sexe et Vin l’accord parfait : « Écarte les jambes. Mouille-toi le joni avec du vin et lèche tes doigts. Dis-moi quel goût ils ont. » ICI 

 

29 janvier 2015

C'était toujours mieux que cinquante ans auparavant, quand les journaliers qui allaient vendanger se voyaient affubler d'une muselière pour les empêcher de manger le raisin. ICI 

 

 

31 janvier 2015

Les sœurs Porro qui appelait les culottes « les premières » et les soutiens-gorge « les seconds » Milena Agus « Prends garde » ICI 

 

22 mai 2016

SENS DESSUS DESSOUS : la vieillesse ne m’apparaît plus comme une ombre mais comme un éclat de lumière, le dernier peut-être. ICI 

 

7 mars 2018

 

La Sardaigne, l’Aga Khan, le prix de l’Arc Triomphe, le Meurice, Milena Agus, Terres promises, le pecorino… ICI 

 

 

À propos

 

«Tout est formidable dans cette radioscopie.» L’Express

 

«Milena Agus parle avec vitalité de choses graves et privilégie une écriture pétillante.» Télérama

 

«Sa tendre ironie fait des étincelles.» Le Figaro Magazine

 

«Une version très personnelle et drolatique de la mondialisation.» La Vie

 

«Un grand moment d’humanité.» Le Soir

 

«Un roman qui rend heureux.» Quatre sans Quatre

 

«Milena Agus réussit le miraculeux équilibre entre humour caustique ravageur et profonde humanité.» Le Maine libre

 

«Déjouant les clichés du choc des cultures, Milena Agus nous plonge dans un récit choral, aux allures de conte ou de tragédie grecque.» Page des libraires, Librairie Jeanne Laffitte Les Arcenaulx

 

«L’auteure réussit l’exercice difficile de transformer la grande et douloureuse question des migrants en une histoire simple, avec un regard tendre et décapant.» Il Manifesto

 

Orgosolo, le berger et son troupeau de moutons, murales - Sardaigne

 

EXTRAITS

 

Sardo campidanese
Sardu campidanesu
parlée Italie Italie
régions Sardaigne Sardaigne
(Province de Cagliari-Stemma.png ville métropolitaine Cagliari
Une partie du centre-sud Province d'Oristano-Stemma.png Province de Oristano
Province de Sardaigne Sud
une partie du sud de la Province de Nuoro-Stemma.png Province de Nuoro)

 

 

ou sur le fait que nous, les  Sardes, nous sommes incapables de rébellion et qu’à cause de notre stupidité et  de nos rivalités mesquines, l’île est toujours aux mains des spéculateurs étrangers ; que quand un Sarde a une idée, elle à jeter aux orties tandis que la dernière foutaise venue d’ailleurs est forcément un projet génial. Page 47

 

Et grâce à eux, nous qui en avions par-dessus la tête des moutons sardes, nous commencions à les voir d’un autre œil. Nous découvrîmes que nos moutons étaient magnifiques et que chaque troupeau composait un paysage différent. Certains étaient blancs sur le fond gris des pierriers, en route pour le pâturage, d’autres, des taches dorées à flanc de colline. L’un d’eux, solitaire, à l’écart de ses compagnons, nous observait. De loin, vous pouviez confondre certains troupeaux avec les floraisons printanières. Des brebis formaient une couronne autour de leur berger, qui procédait à la traite vespérale,  d’autres, en chemin, traçaient des géométries le long des chemins de terre. Page 48

 

En filtrant la lumière, les tuiles brisées du toit créaient un clair-obscur semblable à celui  des tableaux flamands que nous avions vus dans nos livres d’école ; à travers leurs trous, voilés de pans d’étoffe fine que le vent remuait, on voyait trembler les étoiles du ciel qui apparaissait, comme dans un planétarium, dans toute sa perfection et sa mystérieuse harmonie. Page 55

 

Nous, nous sentir bonnes nous faisait du bien, même si la vraie bonté est une toute autre affaire. Nous avions simplement eu la chance du bon larron crucifié à côté de Jésus, un individu de petite vertu auquel fut offerte une occasion inespérée de changer. Page 55

 

Après une bataille ente dieux (NDLR. Allah, Notre Dieu, celui des Évangélistes)  le Professeur déclara : « Comment pouvons-nous juger Dieu, et comment peut-il nous juger s’il est une fractale ?

 

- Pardon ?

 

- Vous voyez le chou romanesco ? Eh bien c’est une fractale. Les fractales, expliqua-t-il, sont des objets mathématiques, des figures qui présentent une structure similaire à n’importe quelle échelle : on les dit « auto-similaires », parce qu’en agrandissant une partie de la figure, on la retrouve tout entière. Dieu ne nous a-t-il pas créés, nous les humains à son image ? Ne sommes-nous pas la répétition de Dieu à l’infini ?

 

- Vous êtes en train de dire que Dieu, c’est nous ? » Page 65

 

 

La placidité de la nature fait toujours un effet dans les moments d’inquiétude et de tourment, elle semble confirmer qu’un ordre universel gouverne toutes choses. Réconfortées (NDLR le chœur des villageoises, dont la narratrice) par cette clarté pacifique et par l’idée que tout, dans l’univers, qui que fût son créateur, avait un sens, nous rentrâmes chez nous. Page 74

 

« Ils ne s’entendent pas, pourquoi iraient-ils se marier ?

 

- Sottises ! La vie, c’est l’art de s’adapter au mieux que rien. Page 76

 

Nous nous sentions négligés, ainsi réduites à ne produire que des artichauts et de la biomasse pour le gaz, tandis qu’autrefois, sachant écouter la nature, nous avions instauré un rapport d’amour et de solidarité avec les végétaux que nous cultivions. Vous nous prendrez peut-être pour des folles, mais nous parlions avec les tomates, les laitues, les choux, les melons, le fenouil, et eux, nous répondaient. C’était passionnant et amusant. Notre relation avec la biomasse, en revanche, restait aride, quant aux artichauts, ils nous ennuyaient. Page 79

 

- À cinquante ans bien sonnés, Lina n’a jamais vu de pillona, c’est certain.

 

- Qu’est-ce qu’une pillona ? demandèrent ceux qui ne comprenaient pas le sarde.

 

- En sarde, pillona signifie pénis, répondit docte l’humanitaire du sex-shop. « Elle n’a jamais vu de pillona » se dit d’une femme qui n’a jamais fait l’amour. » Page 88

 

La dernière soirée fut la plus surprenante. Un bal serait organisé dans la demeure de ces Dames. De nombreux Noirs refusèrent hélas l’invitation. Ils ne voulaient pas perdre  un temps précieux et préféraient refaire leurs bagages pour être prêts à partir. En Europe ! Enfin, en Europe ! Mais ils tinrent à nous saluer avec un chant que les humanitaires traduisirent pour nous, sans pouvoir masquer leur émotion ; il racontait la fuite, le désert, la faim, la soif, la prison et les tortures, la décision d’embarquer et de défier la mort en mer.

 

Nous en conçûmes un grand désarroi, et nous eûmes honte d’avoir jugé ingrats leurs visages fermés. Au fond, ils avaient raison, risquer leur vie pour finir dans ce trou perdu, à reboucher les fissures d’une ruine et à cultiver quelques mètres carrés de potager, ça ne valait pas le coup. Mais ce qui nous chagrinait le plus, c’était que nous savions bien que l’Europe, leur terre promise, ne serait pas à la hauteur de leurs attentes.

 

Mais peut-être que si, en fait ? Que savions-nous au juste de l’Europe, nous autres ? Et l’Europe, que savait-elle de nous ? Nous n’étions sûrs que d’une seule chose : l’Europe ne voulait pas d’eux. Page 148

 

Afin de ne pas me faire avoiner par qui vous savez, puisque ce blog est baptisé Vin&Cie je vais consacrer à la suite de celle-ci un petite chronique au bien manger sarde… dans Une saison douce de Milena Agus.

 

 

Une saison douce

Traduit de l’italien par Marianne Faurobert, éd. Liana Levi, 176 p., 16 €.

Roman
 

Une saison douce ICI

Milena Agus

 On aime beaucoup

 

Christine Ferniot

 

 

 

 

ENCRES VAGABONDES : Le tour du monde en 80 jours

 
 
Milena AGUS

 
Une saison douce ICI
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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 08:00

 

 

C’est phonétiquement beau…

 

Qui plus est ces œufs sont l’œuvre des Araucanas, comme un petit air des mapuches Quilapayún…

 

C’est un secret dévoilé dans le Monde, le 26 août 2013, par un certain Hervé Morin (ne pas confondre avec le bourrin normand c’est le responsable du cahier Science&Médecine - Le Monde) voir plus bas

 

J’avoue que les œufs bleus sont passés au-dessous de mon radar de dénicheur…

 

Mais il vaut mieux tard que jamais, après l’acte de contrition : réparation !

 

El Condor Pasa fut le tube des couloirs de métro, à la suite du coup d’État d’Augusto Pinochet au Chili contre Salvador Allende beaucoup de réfugiés chiliens choisirent Paris comme lieu d’exil.

 

 

Les Araucanas ICI sont non seulement d'excellentes pondeuses mais leurs œufs sont d'une couleur inhabituelle, de bleu à bleu-vert. Cette coloration bleue de l'œuf des Araucanas contribue largement à la notoriété de la race.

 

C'est la totalité de la coquille qui est teintée. Elle est donc colorée dans la masse, à la différence des marans par exemple dont la coloration brun-rouge n'affecte que la cuticule, c'est à dire la couche superficielle de l'œuf.

 

 

Jusqu'en 2013 on ignorait l'origine de cette couleur atypique. Deux équipes, l'une chinoise et l'autre internationale, ont alors, coup sur coup, dévoilé la présence d'un rétrovirus dans le patrimoine génétique des Araucanas ainsi que dans le patrimoine génétique de poules chinoises pondant également des oeufs bleus. Les rétrovirus ont la capacité d'insérer leur patrimoine génétique au cœur de celui de leur hôte. Celui qui nous intéresse va conduire à la capture de la biliverdine, pigment biliaire, qui est un produit de la dégradation de l'hémoglobine. Cette biliverdine, intégrée dans la coquille de l'œuf, la teinte en bleu-vert.

 

La suite ICI 

 

Oeuf bleu de poule mapuche.

Le secret dévoilé de la poule aux œufs bleus ICI 

 

L'insertion fortuite d'un rétrovirus dans le génome de "Gallus gallus" serait responsable de la teinte bleutée de la coquille.

Par Hervé Morin

Publié le 26 août 2013

 

Outre-Manche, on peut trouver dans certaines épiceries fines des oeufs dotés d'une coquille bleutée, à plus de quatre livres la douzaine. Certains chefs médiatiques en ont vanté les mérites. Les poules qui les ont pondus sont de lointaines descendantes de celles qui, dans des villages mapuches du Chili ou des communautés du sud-ouest de la Chine, ont été sélectionnées il y a des siècles par des paysans friands d'originalité.

 

Jusqu'à ces derniers mois, on ignorait l'origine de ce prodige. Mais, coup sur coup, deux publications scientifiques viennent d'en livrer la clé génétique. Début 2013, dans la revue PLoS Genetics, une équipe chinoise l'attribuait à la présence d'un rétrovirus dans le génome des poules en question. Une équipe internationale vient de le confirmer, au terme d'analyses génétiques décrites dans PLoS One du 19 août. "Nous avons été un peu déçus d'aboutir juste après les Chinois, confie Olivier Hanotte (université de Nottingham), qui a dirigé ces travaux. Mais c'est aussi une grande satisfaction d'arriver aux mêmes conclusions de façon indépendante."

 

Pourquoi s'est-il consacré à ce sujet ? De nombreuses espèces d'oiseaux - canards, coucous - pondent des oeufs bleus. Etudier ce mécanisme chez la poule pourrait expliquer l'origine de ce phénomène, espérait le chercheur. "On pouvait aussi penser en savoir plus sur l'origine des poulets sud-américains : venaient-ils d'Europe ou plutôt d'Asie, foyer de la poule domestique, après avoir traversé le Pacifique ?" Las, ces deux questions restent en suspens : la mutation observée chez les poules aux oeufs bleus n'a pas son équivalent chez le canard, par exemple. Et, si elle est identique chez les poules chiliennes et chinoises, elle ne se trouve pas au même endroit de leur génome, mais à quelques paires de bases de distance seulement. Il n'y a donc rien à en conclure sur les éventuelles pérégrinations transpacifiques de la poule.

 

"MUTATIONS"

 

"Ces mutations constituent deux événements distincts, intervenus sur une portion génomique quasi identique, souligne Michèle Tixier-Boichard (INRA Jouy-en-Josas), qui a fourni des échantillons issus d'un troupeau de poules aux oeufs bleus constitué dans les années 1970 au centre de Tours. C'était totalement inattendu, comme si la foudre était tombée deux fois au même endroit." La foudre étant dans ce cas un rétrovirus.

 

Les rétrovirus ont la faculté d'insérer leur patrimoine génétique au sein de celui de leur hôte. Les génomes des organismes supérieurs en sont truffés (450 000 chez l'homme), et l'on sait désormais que, si certains sont nocifs et d'autres inoffensifs, ils peuvent jouer à l'occasion un rôle dans la régulation des gènes.

 

C'est le cas chez les poules aux oeufs bleus : le rétrovirus conduit le gène normal qu'il flanque à s'exprimer dans des tissus où il n'est normalement pas actif. "Ce rétrovirus tout à fait inoffensif induit la capture d'un produit de dégradation de l'hémoglobine, la biliverdine, lors de la formation de la coquille", explique Olivier Hanotte. Chez les poules produisant naturellement des oeufs blancs, cette mutation se traduit par une coloration bleue tandis que, chez celles pondant des oeufs bruns, elle les "peint" en vert.

 

Dans les années 1970, Philippe Mérat, à l'INRA, avait montré que la membrane coquillère des oeufs bleus était un peu plus épaisse que celle des oeufs "normaux". Mais la race "bleue" était par ailleurs moins performante, si bien que les grands producteurs ont délaissé cette caractéristique. "Mais, maintenant que l'on connaît précisément le mécanisme génétique, on pourrait concevoir un programme d'introduction contrôlée", estime Michèle Tixier-Boichard, qui y verrait un beau message en faveur de la biodiversité : ou comment des races venues de villages perdus de Chine ou du Chili contribuent à renouveler le contenu de nos assiettes standardisées...

 

Hervé Morin

 

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 06:00

 

Nos vieilles outres des prescripteurs du monde vin, gonflées de suffisance, modèle Butane&Degaz dans l’affaire de la caricature de Régis Franc publiée par Nicolas Groin-Groin dans leur torchon glacé : En Magnum, ont fait la démonstration qu’elles n’avaient rien compris, ou plus exactement qu’elles ne voulaient rien comprendre, circulez, y’a rien à voir, sous le terreau des bio-cons poussaient les bobos-connes.

 

Horreur, malheur, leur petit monde d’entre soi, d’entre mecs, se lézardait, s’effilochait, s’effritait, s’effondrait, obsolescence programmée : leur utilité sociale, déjà proche de trois fois rien, se réduisait à rien et, pire encore pour elles – ce féminin-pluriel, pour désigner ces gonadiers, me ravit – l’espoir de rejoindre le cimetière des éléphants laissait la place au néant de l’oubli. Tout au long de leur vie Parker, ce ricain venu de rien, les avait réduits au rôle obscur de porteurs d’eau, de gregario faisant le nombre dans le ventre mou du peloton, et voilà qu’à la fin de leur parcours, alors que ce cher Bob a tiré sa révérence en empochant la mise, les voici réduits à l’état de zombis enfouis sous les cendres froides de feu leur fonds de commerce.  À la barre de la notoriété, nul repreneur ne se présente même pour le franc symbolique.

 

Je ne force ni le trait, ni n’enfourche des sujets à la mode, je ne joue pas au sociologue de salon, je me permets de poser le doigt là où ça devrait, depuis fort longtemps, faire mal : l’irruption des femmes dans le petit cénacle des prescripteurs de vin, et plus généralement dans les professions du vin, dérange l’establishment, la nomenklatura au pouvoir.

 

Car ce dont il est question, au-delà des questions sociétales, c’est le POUVOIR.   

 

Le problème avec ces « greluches » c’est qu’on les entend, ce sont elles qui portent la culotte, ne demandent la permission à personne pour l’ouvrir, s’affirmer. Elles font chier, elles les font chier…

 

Cependant ne soyons pas trop autocentrés, nous avons déjà perdu beaucoup de terrain dans notre leadership sur la planète vin, le machisme est une pandémie qui touche ce que Sumita Sarma nomme l’industrie du vin.

 

Deux précisions :

 

  • Pour les jeunes gaulois, une jeune Indienne est une ressortissante de la République Indienne et non une jeune squaw genre tipi de western.  Les hindous ne sont autres que les pratiquants de la religion indienne qu’est l’hindouisme. C’est la plus grande religion du pays, car elle est pratiquée par plus de 80 % de la population.

 

  • Au temps où, suite à mon rapport, j’écumais les plateaux des colloques, mes chers collègues anglo-saxons, Paganini du PowerPoint, m’ont familiarisé avec cette dénomination, l’industrie du vin qui choque nos oreilles terroirisées mais qui est la réalité du marché mondial du vin.

 

Si je vous livre la réflexion de Sumita Sarma, c’est qu’elle est représentative d’un courant, celui des nouvelles venues dans le monde du vin que les dominants auraient tort de brocarder ou de railler.

 

Leur ouvrir grandes les portes de ce monde compassé, les accueillir sans suffisance, se nourrir de leurs apports, de leurs différences, c’est anticiper, c’est tracer les voies nouvelles …

 

Bref, elles sont de l’oxygène !

The Buyer

 

Sumita Sarma: how wine can be proud not ashamed of how its diversity ICI

 

 

«Ma réflexion, en tant qu'étrangère qui a eu du mal à trouver un rôle approprié dans cette industrie…

 

… est-elle trop blanche, trop orientée vers les hommes et les hommes qui se ressemblent, agissent et se comportent exactement comme les autres. 

 

Où se situe le reste, une grande partie d'entre nous? 

 

Nous sommes comme des petites mouches essayant de trouver une ancre pour se reposer. Et si nous trouvons une place, nous sommes chassées. 

 

C'est la conclusion accablante que Sumita Sarma a ressentie après huit ans à essayer de faire carrière dans l'industrie du vin. Mais elle n'abandonne pas. Loin de là. Comme elle l'explique dans cet article percutant, stimulant, profondément personnel mais aussi inspirant, elle est déterminée à jouer son rôle pour que l'industrie s'ouvre à des personnes de tous horizons afin qu'elle puisse être fière, plutôt que honteuse de sa diversité. et inclusif.

 

http://2.gravatar.com/avatar/e84c7932856767a1055b5e945b15f2c0?s=35&d=mm&r=gPar Sumita Sarma 23 février 2021

 

L'histoire puissante de Sumita Sarma sur ce que cela a été pour elle en tant qu’«étrangère» essayant de se frayer un chemin dans l'industrie du vin est difficile mais doit être lue.

 

Comme point de départ, il est important pour tous ceux qui vont me lire de savoir que je n'ai pas grandi dans une famille qui a une histoire ou un lien avec les vins, ni que je ne viens d'un pays viticole établi (les choses ont certainement changé pour l'Inde au cours des 20 dernières années mais pas pendant que je grandissais). 

 

Mes parents sont des teetotallers (même aujourd'hui), ce qui signifie qu'aucun alcool n'a jamais été servi dans ma famille. Plus important encore, l'alcool a été historiquement considéré comme un tabou dans de nombreuses sous-sectes de la religion hindoue et pour travailler dans le vin, pour une femme, était complètement impossible, même dans mon rêve le plus fou.

 

Les bienfaits scientifiques du resvératrol des peaux de raisin, aidant à lutter contre une variété de problèmes médicaux, sont ce qui m'a vraiment attiré vers les vins. J'avais bien dans la trentaine lorsque j'ai commencé à étudier les vins, je ne suis donc pas un enfant prodige dans cette industrie d'élite. Au moment où j'ai décidé de faire un pas conscient pour faire du vin ma deuxième carrière, je ne savais pas que de nombreux facteurs allaient contre moi – mon âge, mon sexe, ma nationalité et mes origines.

 

Perception vs réalité: histoire de la diversité

 

J'étais très naïve de supposer que le vin étant un phénomène occidental développé, je ne serais confrontée à aucun problème de changement de carrière. Après tout, j'avais été une banquière à succès, un double Master en Finance et Ressources Humaines, titulaire d'un rang primé en Comptabilité Agréée (qui en Inde a un taux de réussite de moins de 10% dans l'ancien système lorsque je l'ai pris). Celles-ci me seraient certainement utiles et m'aideraient à me tailler une solide carrière dans les vins.

 

Malheureusement, la réalité fut déprimante. 

 

Une série d'au moins 50 demandes ont échoué auprès de plusieurs détaillants et boutiques indépendantes, distributeurs, producteurs de vin et organisations éducatives, m'ont ouvert les yeux sur le fait que je n'étais pas «assez bonne».

 

À qui ces emplois allaient-ils?

 

Que pourrais-je changer pour le rendre «assez bonne»?

 

Je ne pouvais pas changer mon identité, je ne pouvais pas changer mon âge ou mon sexe. La seule chose que je pouvais faire était de travailler plus dur par moi-même, de continuer à étudier et à essayer d'atteindre le summum de la profession du vin. 

 

Pourquoi? 

 

Juste pour prouver ma valeur personnelle.

 

Et la preuve est claire. Je poursuis actuellement les Masters of Wine.

 

Est-ce que cela est venu d'une curiosité «amusante» pour en savoir plus ou d'une promesse d’obtenir de meilleures opportunités ? 

 

En fait, c'est le manque d'opportunités, le manque de soutien et les portes closes qui m'ont poussé dans ce que je fais aujourd'hui. Et je ne regrette pas du tout cette décision. Parce que c'est grâce à ce voyage d'étude pour le Master of Wine, que j'ai trouvé des mentors engageants et des camarades empathiques qui étaient prêts à entendre mon histoire, à me montrer et à partager leurs chemins.

 

Mais le plus gros point n'est toujours pas abordé - qu'en est-il des huit dernières années que j'ai passées dans le monde du vin avec un doute de moi, un manque de clarté et une faible estime de soi? 

 

Est-ce que je parle avec le bon accent, est-ce que je m'intègre?

 

S'intègre dans cette minuscule petite boîte remplie de personnes similaires du même profil, qui se ressemblent, qui se comportent comme les autres. Dans quelle mesure était-ce confortable pour eux? 

 

À quel point cela était-il inconfortable et solitaire pour moi et beaucoup comme moi?

 

Réflexion sur la diversité - Un cas pour l'industrie du vin

 

Sur ce point, je ne rendrai pas justice si je ne remerciais pas Wink Lorch de m'avoir mis à l'honneur lors du séminaire (et je la remercie de tout cœur de l'avoir fait) avec une question, sur ce que j'ai ressenti lorsque j'ai visité des vignobles en L'Europe. C'était la première fois en huit ans dans l'industrie que quelqu'un me posait cette question personnelle d'emblée.

 

Ma gorge s'est asséchée pendant quelques secondes alors que je luttais pour trouver des mots. Des mots qui pourraient le mieux répondre à cette question avec diplomatie et tact, mais heureusement, l'anglais n'est pas ma langue maternelle et donc mes mots étaient simples et sortaient directement de mon cœur – que je me sentais seule et exclue. Et j'ai expliqué comment ces sentiments tournaient comme un tourbillon, dans un réseau vicieux de faible estime de soi.

 

Ma réflexion, en tant qu'étrangère qui a lutté dur pour trouver un rôle approprié dans cette industrie, n'ayant pas de relations ou d'histoire de travail dans les vins, est qu'il est trop blanc, trop orienté vers les hommes et des hommes qui ressemblent, agissent et se comportent exactement comme un. un autre

 

Où se situe le reste, une grande partie d'entre nous ? 

 

Nous sommes comme des petites mouches essayant de trouver une ancre pour se reposer. Et si nous trouvons une place, nous sommes chassées.

 

Le combat pour la diversité et l'inclusion n'est pas nouveau pour les personnes de couleur. Pour eux, il est enraciné, systémique et si profondément marqué dans le sang et le cerveau, ruisselant à travers des générations d'assujettissement. Il n'y a aucun moyen de l'isoler. La cicatrice se manifeste comme une douleur pure à l'intérieur de leur âme vivante, le sentiment d'impuissance et de vide qui l'entoure.

 

Le point de bascule

 

Au fil des ans, la diversité a évolué comme il se doit, embrassant de multiples facettes sous son égide, y compris, mais sans s'y limiter, les personnes de couleur, d'origine, de sexe, de culture, de religion, d’handicap et d'orientation sexuelle. Ce n'est sûrement pas un nouveau concept, alors que le monde s'y réveillait lentement, c'est la mort choquante de George Floyd en 2020 qui s'est avérée être le point de basculement pour que toute action se déroule réellement dans le monde.

 

Pour le commerce du vin, ce moment dur de réveil a été le scandale de harcèlement sexuel à la Cour des Maîtres Sommeliers aux États-Unis.

 

La paille qui a brisé le dos du chameau au Royaume-Uni a été les retombées de l'incident séparé et très différent lorsque les écrits privés de `` Wine Bitch '' sur les membres du commerce du vin britannique ont été rendus publics.

 

Il existe une fragilité flagrante et un cadre non diversifié disjoint dans l'industrie du vin; un manque de voix diverses.

 

Aider au changement

 

À mon avis, il y a deux types de personnes dont nous avons besoin pour aider à changer leur comportement. Ceux qui le font intentionnellement et ceux qui revendiquent l'ignorance et disent qu'ils ne sont pas conscients qu'ils causent une offense.

 

Aucun de ces deux types ne peut s'extirper de l'effet dévastateur qu'une telle discrimination peut causer à leurs victimes; érodant leur estime de soi et leur santé mentale. Cela ne devrait jamais arriver.

 

Je sors aujourd'hui (mieux vaut tard que jamais) pour exprimer ma désillusion face au manque de soutien ou de reconnaissance, que cette industrie offre aux entrants en vin ou d'ailleurs, à ceux qui sont membres de longue date. C'est la vie de chien ici et la survie est aussi simple que le départ. Au fil des ans, malheureusement, le secteur s'est tourné davantage vers l'intérieur que vers l'extérieur; plus en arrière qu'en avant, alors que les événements se déroulent devant nous. Ce qui s'est passé il y a quelques mois donne l'impression que nous vivons dans une histoire ancienne.

 

 
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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 08:00

 

6 décembre 2016

« Ma grand-mère de Crémone pleura lorsque mon père refusa de manger du gorgonzola » Ugo Tognazzi. Son refus était, au fond, l’affront de l’homme qui vient de la grande ville à la province ICI 

 

 

Ça se passe en 1932

 

 « Ma grand-mère de Crémone pleura lorsque mon père refusa de manger du gorgonzola.

 

 C’était ma grand-mère maternelle, c’est-à-dire la mère de ma mère. Elle vouvoyait mon père parce qu’il était de Milan, qu’il était assureur et qu’il l’intimidait. Son refus du gorgonzola était, au fond, l’affront de l’homme qui vient de la grande ville à la province.

 

 On était en 1932. Mon père disait que Crémone lui portait la poisse. Lorsqu’il se déplaçait à bord de sa Fiat 509 Spider (qui n’était pas du tout adaptée à une famille de 4 personnes, raison pour laquelle je voyageais allongé contre la vitre arrière de celluloïd) et qu’il croisait une voiture immatriculée CR, il se touchait les couilles et conduisait d’une seule main. Et pourtant, c’était à Crémone qu’il avait connu ma mère. Il me vient un doute : et si justement c’était pour ça ?

 

 Je pense  qu’il l’avait rencontrée en permission, vu qu’on l’avait envoyé faire le soldat à Crémone. Il devait l’avoir mise enceinte contre un mur entre huit et neuf heures du soir avant de rentrer à la caserne. Et il devait l’avoir épousée deux mois plus tard. Sinon, pourquoi ma mère me racontait toujours le même bobard de ma naissance au septième mois ?

 

 

31 août 2020

Merci à Akira Mizubayashi de m’avoir, dans son Âme brisée, fait découvrir l’art de la lutherie de Méricourt… ICI 

 

La cité vosgienne, héritière d'une tradition née au XVIe siècle chez les maîtres italiens de Crémone, perpétue ce savoir-faire de fabrication d'instruments du quatuor et d'archets. Un marché aujourd'hui restreint qui incite les artisans à rivaliser d'imagination pour survivre.

 

La ville des violons

L'histoire de Crémone

ICI

 

Crémone est aujourd'hui chef-lieu de province. C'est une ville tranquille surtout consacrée à l'agriculture mais aussi à l'industrie agro-alimentaire et à la construction des violons. Située au centre de la Vallée du Po avec un territoire délimité par les fleuves Po, Adda, Oglio et Serio, Crémone a un climat souvent humide, ce qui veut dire brouillard en hivers et temps lourd en été. Le cours des siècles lui a légué en héritage de nombreux édifices très intéressants, autant sacrés que civils. De plus Crémone peut vanter une toute particulière tradition musicale. Celle - ci s'est exprimée au cours des siècles grâce à de grands musiciens et compositeurs. Cette tradition musicale s'est exprimée dans les années 1500 par de nombreux artistes tels que Claudio Monteverdi, Amilcare Ponchielli. Mais c'est dans l'art de la lutherie que Crémone atteignit son plein épanouissement au XVII siècle avec l'incomparable production d'Andrea et Nicolò Amati, ainsi que Giuseppe Guarneri et du plus célèbre Antonio Stradivari. Cette tradition est encore aujourd'hui bien vivante.

 

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 06:00

 

New York

Franck Sinatra chantait: NEW YORK, NEW YORK…

 

I wanna wake up in a city that doesn't sleep

And find I'm king of the hill - top of the heap

 

These little town blues, are melting away

I'll make a brand new start of it - in old New York

If i can make it there, I'll make it anywhere

It's up to you - New York, New York

 

Je veux me réveiller, dans la ville qui ne dort jamais
Et constater que je suis le roi de la colline
Au sommet de l'échelle

Ces déprimes de petites villes, se fondent au loin
Je repartirai de zéro
Dans la vieille New York
Si je peux réussir là-bas, je réussirai partout
Ça dépend de toi, New York, New York

New York la ville qui ne dort jamais :

Avec une pointe de fierté, les New-Yorkais aiment faire remarquer aux touristes que New York est « the city that never sleeps », la ville qui ne dort jamais. Et ce titre est bien mérité, pour 3 grandes raisons : ICI 

 

1/ Le métro roule toute la nuit

2/ Des restaurants ouverts 24h/24

3/ De l’animation toute la nuit

 

Mais à New-York City, en ce temps de pandémie, ICI comme à Paris la nuit venue il vaut mieux rester chez soi et se faire une belle platée de pasta alla vodka

 

À quoi peuvent s'attendre les visiteurs?

 

Les rues animées de New York se sont calmées au début de la pandémie et la reprise a été lente au cours des mois depuis, bien que de nombreuses régions, y compris Brooklyn, soient à nouveau occupées.

 

La restauration en salle, qui avait été interrompue depuis la mi-décembre, a pu reprendre à 25% de sa capacité le 12 février.

 

Les repas en plein air se poursuivent, avec des restaurants et des bars construisant des structures ad hoc. Les clôtures de tente et le chauffage sont utilisés pendant l'hiver. Les bars et restaurants doivent fermer à 23 h

 

Les musées sont ouverts, mais ont commencé à exiger des réservations programmées, dans le but de se conformer aux règles de capacité inférieure. Le MoMA, le Musée d'histoire naturelle et le Whitney appliquent tous une politique de billets pré-achetés uniquement. Les visiteurs doivent s'attendre à des contrôles de température à leur arrivée.

 

La vente au détail non essentielle est ouverte. Les masques sont toutefois obligatoires en public et les directives de distanciation sociale doivent être respectées à tout moment.

 

  • The New York Times @nytimes

 

Adding pancetta brings a salty smokiness, but if you leave it out, you’re still in for a quick and flavorful dish.

 

INGRÉDIENTS

 

  •  Sel casher
  • 1 livres de pâtes rigatoni ou penne
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 4 onces de pancetta en dés, facultatif
  • 1 oignon jaune moyen, haché finement
  • 2 gousses d'ail, hachées finement
  • ½ cuillère à café de flocons de piment rouge
  • ¾ tasse de vodka
  • 1 (28 onces) peuvent tomates concassées
  •  Poivre noir fraichement moulu
  • ¾ tasse de crème épaisse
  • ¼ tasse de Grana Padano ou de parmesan râpé, et plus pour servir
  • 1 cuillère à soupe d'origan frais grossièrement haché
  • 2 à soupe de persil italien grossièrement haché

 

PRÉPARATION

 

Porter à ébullition une grande casserole d'eau salée (2 cuillères à soupe de sel casher pour environ 7 litres d'eau). Ajouter les pâtes et cuire selon les instructions sur l'emballage jusqu'à ce qu'elles soient al dente.

 

Pendant ce temps, préparez la sauce: faites chauffer l'huile dans une poêle profonde ou une casserole de 12 pouces à feu moyen. Ajouter la pancetta, le cas échéant, et faire frire jusqu'à ce qu'elle soit croustillante, en remuant de temps en temps, de 3 à 5 minutes. Ajouter l'oignon, l'ail et les flocons de piment rouge et cuire, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que l'oignon soit translucide, environ 3 minutes. Baisser le feu à moyen-doux, ajouter la vodka et cuire jusqu'à réduction de moitié, 2 à 3 minutes.

 

Incorporer les tomates, puis remplir la boîte à moitié d'eau et la faire tourner pour ramollir les restes de tomates; ajoutez un quart à la moitié de l'eau dans la casserole. Laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce commence à épaissir, environ 10 minutes, et assaisonner de sel et de poivre. Si vous préférez votre sauce un peu plus souple, allez-y et ajoutez le reste de l'eau et laissez mijoter 2 à 3 minutes de plus. Réduire le feu à doux, ajouter la crème et cuire, en remuant, jusqu'à ce que la sauce devienne une couleur rosée uniforme, environ 1 minute. Incorporer les pâtes cuites et 1/4 tasse de fromage mélanger pour enrober. 

 

Assaisonner au goût avec du sel et du poivre. 

 

Répartir dans des bols, garnir de fromage supplémentaire, si désiré, et saupoudrer d'origan et de persil.

 

Rosso Isi 2019 ICI

Cantina Alessandro Viola

IGP Terre Siciliane - Année 2019

 
  • Domaine : Cantina Alessandro Viola
  • Appellation : IGP Terre Siciliane
  • Millésime : 2019
  • Encépagement : nerello mascalese et nero d'avola
  • Contenance : 75cl
  • Degré d'alcool : 13,00%
  • Potentiel de garde : 5 ans
  • Saveur : fruité et gourmand

 

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Giacomo Puccini : 10 (petites) choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur le compositeur ICI 

 

Publié le mercredi 19 décembre 2018

 

Ses œuvres (Tosca, La Bohème, Madame Butterfly) sont immensément connues, mais sa vie et sa personnalité beaucoup moins. Voici 10 (petites) choses à savoir sur Giacomo Puccini.

 

 

Une résistance à toute épreuve 

 

« Vous verrez que j’ai raison » écrit Puccini en 1904 après la désastreuse première de Madame Butterfly. Sifflé, hué par les spectateurs de la Scala de Milan, l’opéra n’en est pas moins une fierté pour son compositeur, et il aura raison de parier sur son succès puisque l’oeuvre est aujourd’hui célébrée à travers le monde. 

 

Quatre ans auparavant, Tosca a été violemment critiqué par la presse romaine, et un peu plus tôt, La Bohème a lui aussi fait l’objet des plus durs jugements. Mais, à chaque fois, les œuvres de Puccini finissent par trouver leur public, en Italie comme à l’étranger, et la pugnacité du compositeur paye, ses opéras faisant de lui le nouvel ambassadeur de la musique italienne, après Verdi. S’il arbore une allure fière et élégante, Puccini n’en est pas moins traversé par de profonds et douloureux questionnements. « J’ai tellement besoin d’un ami mais je n’en ai aucun. [...] Je suis le seul à me comprendre et cela me fait énormément souffrir », écrit-il ainsi à son librettiste Luigi Illica, en 1903.

 

Malgré le succès grandissant et la reconnaissance internationale acquise grâce à ses opéras, le temps apporte aussi à Puccini son lot d’angoisses et de peurs. Aussi lorsqu’en 1921, un journal romain rapporte son décès par erreur (c’est en fait le poète Fucini qui vient de s’éteindre), le compositeur en ressort terrifié, d’autant plus hanté par la mort.

 

1922. En voyage en Allemagne, Puccini avale par mégarde un os de volaille. Une opération chirurgicale est nécessaire pour le lui retirer. Si l’anecdote paraît sans intérêt, elle est pour certains l'élément déclencheur du mal qui l’emportera, deux ans plus tard. 

 

1923. Puccini est en proie à une toux constante et douloureuse. Une première visite chez le médecin, puis une deuxième, une troisième… On finit par lui diagnostiquer un cancer de la gorge, et c’est auprès de grands spécialistes qu’il part se faire soigner à Bruxelles. Il y meurt quelques mois plus tard, le 29 Novembre 1924, son Turandot inachevé. 

 

 

 

 

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 08:00

 

 

Le 1er septembre 1977, Maria Callas est chez elle, dans son grand appartement parisien de l’avenue Georges-Mandel, seule. Rideaux tirés, elle regarde les photos de ses rôles, réécoute ses disques et se souvient de sa vie.

 

Elle disparaît le 16 septembre au matin. On a dit que le grand air de Tosca, Vissi d’arte, vissi d’amore « J’ai vécu d’art, j’ai vécu d’amour » résumait toute son existence : elle a vécu d’art, c’est certain, mais d’amour ?

L'homme qui a détruit leur vie: Maria Callas et Onassis, un souffle de vie et de mort ICI 

 

 

Quand elle lui fut présentée, ce mardi 3 septembre 1957, à Venise, au bal de l’hôtel Danieli, elle portait une robe du soir composée d’un sobre haut noir à fines bretelles et d’une ample jupe en satin à pois, la taille prise dans une large ceinture blanche et les cheveux relevés en chignon, mêlés dans un collier de grosses larmes d’émeraude. Il posa sur elle un regard noir et fiévreux qui la fit légèrement frémir. Il avait alors cinquante-trois ans, un empire et une très jeune épouse, Tina. Elle avait trente-trois ans, le monde à ses pieds et un vieux manager de mari, Giovanni Battista Meneghini. A la fin de son existence, elle avouera avoir été dès le début subjuguée par le charme, et la forte personnalité d’Aristote. «Non seulement il était plein d’entrain, mais il était source de vie.» Et la vie, c’était justement ce qui faisait défaut à Maria. La Callas la dévorait depuis si longtemps. C’est elle qu’on adorait, elle qu’on sacrait, elle qui se mourait d’amour sur scène. Mais qui s’intéressait à Maria? Qui?

 

[…]

 

En 1968, le monde bascula. Maria sombra. De retour de leur traditionnelle croisière dans les Caraïbes, Aristote lui demanda expressément de quitter le Christina. Il devait se rendre à New York «pour affaires». Dans la précipitation, elle oublia ses bijoux dans le coffre – il les offrira plus tard à la nouvelle favorite. A peine rentrée à Paris, elle apprenait que Jackie Kennedy prenait sa place à bord. Elle avala des barbituriques. «Un simple accident», affirmait-elle à ceux qui lui rendirent visite à l’hôpital.

 

Le 17 octobre, la secrétaire de l’ex first lady publiait un communiqué: «Mme John F. Kennedy projette d’épouser Aristote Onassis la semaine prochaine.» Le 20 octobre, à 17h15, sous un crachin tenace, l’archimandrite les mariait à Skorpios. Au même moment, attablée chez Maxim’s, Maria jouait à La Callas et lâchait devant une assemblée hilare: «Mme Kennedy a raison de donner un grand-père à ses enfants», «Onassis est beau comme Crésus!» Mais, dans la limousine avec chauffeur qui la ramena dans la nuit à son domicile, sa silhouette recroquevillée sur la banquette arrière n’était que douleur. Et même si la blessure narcissique trouva quelque satisfaction en voyant Onassis, une semaine seulement après son mariage, revenir sous ses fenêtres et la supplier de le voir – ce qu’elle accepta en dépit de la trahison – la femme qu’il avait fait naître ne se relèverait pas.

 

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 06:00

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Le meilleur moyen de ne pas ce choper la Covid 19 c’est de rester au chaud pénard chez  soi, et comme il fait un temps pourri les balades à vélo se réduisent à un tour dans le quartier pour acheter les carottes et les navets, et un peu plus loin pour les livres.

 

Mon temps se répartit donc entre :

 

  • Le matin : sitôt le caoua écriture de quelques chroniques en musique, ça me bouffe très peu de temps, revue de presse pour dénicher des sujets et m’informer, ablutions, un peu de rangement, parfois courses. Déjeuner sur ma toile cirée.

 

 

  • L’après-midi : selon l’humeur et l’ensoleillement, soit lecture, soit ciné at home.

 

 

  • Entre chien et loup : je regarde ce qui se dit sur le plateau d’Yves Calvi, l’Info du vrai, à propos de l’évolution de la pandémie, ses invités sont de qualité. Je nourris le chat, puis je tortore.

 

  • Soirée : films puis lecture au lit. Extinction des feux…
  •  

 

Donc l’intendance suit !

 

Ma librairie la plus lointaine est sise dans le triste XVe rue de la Convention, c’est une 2 en 1 : Le DIVAN PERCHÉ au 226 et Le DIVAN au 203, la première c’est pour inonder choupinette-Raphaëlle et la seconde pour ma pomme. Lorsque je m’y rends ma carte de Fidélité Gallimard engrange et ma CB chauffe.

 

 

Pour m’y rendre, je rejoins la place Denfert-Rochereau, j’enfile l’avenue du Général Leclerc, au carrefour de l’église d’Alésia je vire à droite pour plonger dans la rue du même nom. Ça descends, ça descends, la rue de Vouillé et enfin Convention. Ce jour-là il faisait un petit soleil, je commence ma razzia par le Divan perché puis je fais une escale au Divan tout court. Avant d’y entrer je jette un œil dans la vitrine qui présente une belle palette de romans policiers. Mon regard acéré tombe sur une couverture au titre intriguant : La Gestapo Sadorski et le nom de l’auteur Romain Slocombe éveille dans ma mémoire  un souvenir visuel.

 

La Gestapo Sadorski

 

L'Homme Élégant - Romain Slocombe / Roland Jaccard

 

J’achète !

 

Je charge ma mule électrique et quand je veux repartir : plus de jus.

 

Ça monte, ça monte, mon destrier est du type percheron, lourd, je ahane sous mon masque, je suis en eau, dur la vie du cycliste maintenant habitué à son petit Bosch. Arrivé sur le plat de l’avenue du général Leclerc je me dis que le plus dur est fait, au feu je tapote sur ma commande et soudain le jus revient.

 

La Gestapo Sadorski c’est du très lourd 554 pages, grand format, petits caractères. Je l’entame dès le soir.

 

Au risque de vous décevoir je ne vais pas vous dévoiler l’intrigue, c’est le premier tome d’une trilogie : la trilogie de la guerre civile qui fait suite à une autre trilogie : La trilogie des collabos.

 

Aujourd’hui, comme maman était couturières, c’est sur la mode sous l’Occupation que je vais tartiner.

 

 

Citations :

 

Jacqueline est vêtue d’une courte jupe plissée écossaise, dévoilant une partie de ses cuisses, sous une jaquette de fin lainage grège, serrée à la taille par des fronces et munie de poches à soufflets. Les gants sont du même tissu écossais que ka jupe. Des mi-bas en laine blanche gainent ses mollets et s’arrêtent sous les genoux, jolis et ronds. Les chaussures jaunes à boucles ont de vraies semelles en cuir. Elle porte un petit sac marron en bandoulière. Page 41

 

Avec ce retour du beau temps qui tient l’automne et l’hiver à distance, les Parisiennes des quartiers de luxe ont ressorti de l’armoire leurs jolis ensembles du mois d’août : blouses transparentes et légères, accompagnées de jupes simples et courtes, froncées régulièrement autour d’une ceinture-corselet ou plissées à gros plis, et robes estivales où l’association de deux coloris et de deux tissus crée des effets aussi nouveaux que seyants – comme il est écrit dans Modes&Travaux ou Marie-Claire, que lisent régulièrement, quai des Célestins, Yvette et Julie. Les manteaux, redingotes ou flottants à partir des épaules, sont en gros tissu de couleur vive, rouge, bleu ou vert, ou au contraire dans des tonalités neutres et fines comme le beige, le gris et le cannelle ; Sadorski aperçoit même quelques manteaux blancs   , il se dit que ça irait bien à sa poulette. Le blanc, ça passe avec tout et en plus ça féminise…Pages 65-66

 

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Mais plutôt grande comme Jacqueline, et vêtue d’une robe de demi-saison gris anthracite à manches longues et col blanc en piqué, coupée d’un plastron et serrée à la taille par une petite ceinture noire à boucle d’argent. Page 73

 

Au bras de son mari, Yvette arbore un nouveau tailleur gris en shantung, un modèle original, dans sa version femme enceinte, et dont la découpe de la jaquette forme des épaulettes. La jupe, droite, s’arrête un peu au-dessous des genoux, laissant admirer le galbe impeccable des mollets et la finesse des chevilles. Le chapeau est à la dernière mode, cadeau de l’inspecteur pour sa fête : s’harmonisant à merveille avec le tailleur,  ce gros tambourin (dixit la vendeuse) en velours  de teinte claire est pourvu d’un ruban de velours noir qui traverse la calotte, pour s’achever sur le côté gauche par un nœud des plus extravagants. L’accessoire suscite des expressions envieuses, et même de la haine, chez les grenouilles de bénitier dans la foule qui se répand autour du parvis. Sadorski les note et se rengorge. Yvette non plus n’est pas peu fière. Les hommes en revanche gardent plutôt les yeux fixés sur sa poitrine opulente pigeonnant sous les revers de sa jaquette, sur sa croupe qui se balance et soulève le tailleur au niveau des fesses, ou sur ses souliers noirs en cuir dont les talons hauts claquent sur les pavés. Page 111

 

Elle a enfilé par-dessus la robe écossaise un élégant manteau de gros tissu pervenche, la taille froncée dans une ceinture du même tissu, le devant croisé et boutonné jusqu’au col ; et s’est coiffée d’un joli feutre marron à bande noire. Un grand sac fourre-tout en cuir jaune est suspendu à son épaule. Page 225

 

Près de la mamie et de la petite perchée sur son roc, une jeune femme, pensive, en fourrure de lapin de couleur claire, blanc et beige mêlés, et gants de laine bordeaux, est penchée au-dessus du rebord, l joue appuyée contre la main gauche. Page 310

 

Elle tire anxieusement sur le bas de sa robe, sous la fourrure de guanaco qui ressemble à du renard roux. Page 329

 

Jacqueline leur ouvre, le terrier écossais sur ses talons. Elle s’est mise sur son trente-et-un pour ce thé dominical : costume deux-pièces marron à petite casaque en fin crêpe de rayonne, très cintrée, pincée sur l’ampleur de la poitrine, et jupe froncée sur le milieu du devant et du dos. Le blanc d’un chemisier en linon dépasse de l’encolure. La jeune fille a les joues cramoisies, l’expression furibarde. Pages 329-330

 

La grande blonde, sous son déshabillé de voile rose qu’elle a laissé largement ouvert, porte une jolie combinaison en crêpe de satin blanc bordée de dentelle incrustée au point de Paris, l’ampleur de la poitrine soulignée par de petites fronces. Le tissu sur les seins est brodé d’un semis de fleurettes. Les bas de soie couleur chair gainent des jambes superbes. Elle n’a pas de souliers aux pieds. Page 419

 

Et puis je me suis mis en chasse sur la Toile (excellent non) où j’ai renseigné : La Mode sous l’Occupation et j’ai trouvé ça

 

Je l'ai commandé par l'Internet à un particulier 

 

 

Affaire à suivre donc !

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 08:00

 

J’ai toujours eu un faible pour Carrefour depuis que l’ami Jean-Louis Vallet, directeur général de Prodis, la filiale vins de Carrefour, membre du groupe stratégique Cap 2010, m’en a fait découvrir les arcanes avant de se faire virer pour cause de désaccords stratégiques.

 

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15 mai 2009

CARREFOUR : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ * et vins compris. ICI

 

Incroyable : la nouvelle est tombée sur mes télescripteurs qui, face à l’énormité de celle-ci, d’abord en sont restés cois, abasourdis, et puis, comme pris par le tournis, ils se sont lancés dans une gigue de cliquetis. Chaude comme la braise la new, à prendre avec des pincettes, renversante, une forme à l’état pur du génie du Mammouth de la GD, un beau cas d’école de la réactivité : le fameux quart d’heure d’avance cher aux « Carrefouriens » des origines, une pépite quoi !

 

Je prends mon élan : comme chacun sait Carrefour est en perte de vitesse, il patine, il régresse donc. Alors, afin de combler son retard Carrefour va adapter ses hypermarchés au niveau de vie de la clientèle locale. Fort bien : c’est le B.A.-BA du métier d’épicier. Mais comme nous sommes, nous les gens d’en bas, un peu lourds d’esprit, les beaux esprits de Levallois-Perret, tapent sur notre petit clou, pour nous le river bien sûr, avec leur gros marteau. En effet, la reconquête va prendre son point d’appui sur l'hypermarché de la porte d'Auteuil, dans le XVIe arrondissement de Paris. Après quatre mois de travaux, ce magasin doit faire office de « laboratoire » pour le groupe. . Objectif : regagner les clients perdus en proposant une offre "sur-mesure", dixit Alain Souillard, directeur exécutif des hypermarchés Carrefour France (j’adore l’empilement des grandes volières : un directeur exécutif comme son nom l’indique c’est quelqu’un qui exécute les directives d’en haut, d’où l’extrême réactivité de ce type d’organisation).

 

 

Je ne suis jamais retourné au Carrefour de la porte d’Auteuil, ni dans aucun Carrefour d’ailleurs même si Carrefour-Drive s’est rapproché de moi, rue de la Santé, mais l’heure est aux bulletins de santé, celui de Carrefour, dopé par la Covid 19, est excellent et l’on comprend l’appétit du groupe canadien Couche-Tard

 

Résultats de Carrefour: « sa meilleure performance depuis 20 ans » ICI  

 

JULIE DELVALLÉE | 

CARREFOURRÉSULTATENTREPRISES

PUBLIÉ LE 18/02/2021

 

RÉSULTAT La publication des résultats de Carrefour pour l’année 2020 vient de tomber. En France, tous les formats affichent une solide croissance, une première depuis près de longtemps selon le communiqué de l’enseigne. Le chiffre d’affaires groupe s’établit à 70,7 milliards d’euros HT.

 

 

L’année 2020 aura de quoi rassurer les actionnaires de Carrefour. En 2020, le chiffre d’affaires est en croissance de +7,8% en comparable (LFL), « Carrefour réalise sa meilleure performance depuis au moins 20 ans », assure le groupe par la voie d’un communiqué. En France (+3,6% LFL), tous les segments sont en croissance : hypermarchés (+1,0% LFL), supermarchés (+6,8% LFL) et proximité (+8,3% LFL). La très bonne dynamique se confirme en Espagne avec +7,1% LFL. Carrefour Brésil affiche une croissance record de +18,2%, portée tant par Carrefour Retail (+19,6% LFL) que par Atacadão (+17,6% LFL). «2020 a été une année décisive pour Carrefour. Dans une crise qui accélère les mutations en cours, notre groupe a franchi un cap. Il y a 3 ans, le plan Carrefour 2022 introduisait une première rupture pour notre Groupe. Aujourd’hui, ce modèle assure de façon pérenne le dynamisme de nos ventes et la profitabilité de notre Groupe, et nous permet de dégager d’importantes capacités de financement pour poursuivre notre développement. Nos résultats 2020 en sont la démonstration. Nous sommes confiants pour l’avenir, et traduisons cette confiance par de nouveaux engagements opérationnels et financiers. », a déclaré Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour.

 

 

Bilan chiffré de l'année 2020 :

 

En France, tous les segments sont en croissance, y compris les hypermarchés (+1%, dont +3,9% au quatrième trimestre). Les supermarchés ont progressé de 6,8% sur l'année, et les épiceries de proximité de 8,3%.

 

La croissance de l'activité e-commerce alimentaire a dépassé les 70% en 2020 à 2,3 milliards d'euros de GMV, contribuant dorénavant positivement à l'amélioration du ROC et du taux de marge opérationnelle.

 

En effet, la profitabilité de Carrefour est un autre point positif de cette publication, le résultat opérationnel courant (ROC) atteignant les 2,173 milliards d'euros, en ligne avec les attentes des analystes, et en hausse de 16,4% à changes constants. Cela inclut un ROC des activités de distribution en hausse de 630 millions d'euros.

 

 

Tout en bas du compte de résultat, le bénéfice net ajusté, part du groupe, ressort ainsi en hausse de 17,9%, à 1,011 milliard d'euros, conforme aux prévisions.

 

Sur le plan financier, Carrefour a fini l'exercice 2020 avec un cash-flow libre net de 1,056 milliard d'euros, contre 324 millions un an plus tôt. La dette nette est, elle, restée stable à 2,62 milliards d'euros.

 

Le distributeur a également annoncé une "normalisation" de sa politique de dividende, puisqu'après presque 10 ans d'option de dividende en titres, il proposera une rémunération de 48 centimes par action, versée intégralement en numéraire.

 

Enfin, Carrefour s'est engagé à réaliser 2,4 milliards d'euros d'économies de coûts additionnelles en année pleine à horizon 2023, l'objectif de 3 milliards d'euros à horizon 2020 ayant été atteint. Le groupe s'est aussi engagé à générer plus de 1 milliard d'euros de cash-flow libre net par an dès 2021. Sur le e-commerce, il vise une GMV de 4,2 milliards d'ici 2022.

 

A la mi-journée, le titre du distributeur gagne 1,15% à 14,89 euros, enregistrant l'une des meilleures performances du CAC 40.

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 06:00

Me Morain 

La Force était exceptionnellement forte en Anakin Skywalker et son histoire est en fait celle de la lutte de tout Jedi entre le côté clair et le côté obscur de la Force.

 

Le vénérable Maitre Yoda « Il continua de conseiller et de transmettre son savoir à Obi-Wan jusqu’à sa mort de ce dernier en l’an 0 et reçu quelques survivants de la grande purge dans le plus grand secret afin de terminer leur formation. Il s'éteignit en l'an + 4 sur Dagobah de mort naturelle après 900 ans d'existence et la légende veut qu'il ne fasse plus qu'un avec la Force … »

 

 

Mes références sont celles de mon petit-fils Martin, avec qui, en juillet 2006, je visitai l’EXPO STAR WARS à la Cité Des Sciences de la Villette, il avait 5 ans et maintenant il est en Prépa, ça ne me rajeunit pas.

 

Me Jean-Yves Moyart, dit Me Mô, je ne l’ai jamais croisé dans les prétoires*, je le voyais voguer sur Twitter – cet océan sans limites trop souvent cloaque fangeux charriant tellement de boue, d’abjection, d’ignominie – tel une goélette, toutes voiles dehors, tirant des bords sous le vent, celui du Nord, son Nord, « y’en a même qui l’ont vu voler… », « Il était  libre M », arborant le pavillon noir, qui n’était pas de complaisance, le noir de sa robe, je le sentais plus pirate que corsaire, un boucanier, un chasseur d’injustice, un hors-norme cinglant loin des vents dominants.

 

 

Ma mémé Marie, elle aussi tout de noir vêtue, me disait « Mon p’tit gars, ce sont toujours le meilleurs qui partent les premiers… »

 

Mémé Marie et sa sœur la tante Valentine 

 

Me Mô, n’était pas homme à aimer se voir couvrir de fleurs, face aux éloges, en levant sa fameuse coupette, emplie de vin de pays de la Marne, extirpant les Fonds de tiroir de Pierre Desproges, aurait rétorqué « Si c'est les meilleurs qui partent les premiers, que penser alors des éjaculateurs précoces ? »

 

 

*à propos de prétoire, ma première expérience en ce domaine fut d’accompagner en audience de comparution immédiate notre jeune coursier de l’Office des  Vins  de Table, auteur de menus larcins, c’était en 1980. J’assistai impuissant à une justice expéditive, défilé de pauvres hères, de paumés, j’en fus marqué à vie. Malheureusement récidiviste, il avait la première fois bénéficié d’un sursis, nous lui évitâmes d’aller en Taule grâce à une intervention de mon énarque de patron auprès d’un  de ses collègues à l’Hôtel Matignon, Directeur des Affaires Criminelles et des Grâces  à la Chancellerie. J’avoue sans aucune honte être fier de ce recours peu orthodoxe.

 

Me Mô fut, en son domaine, hétérodoxe.

 

Me Mô, avant Twitter, fut blogueur, un cher confrère ICI 

 

Me Mô, c’était aussi un « humble géant de près de deux mètres, avec d’immenses oreilles pour écouter le pire et un regard d’enfant pour l’affronter. »

 

Un côté Christophe Salengro,  1er, président de Groland pour l'éternité !

 

 

La face inversée de Philippe Gildas le « petit Breton aux grandes oreilles »

 

 

« C’était il y a deux ans, le cancer était déjà là, Jean-Yves Moyart avait peur mais Maître Mô voulait faire sourire encore. « Si un jour je meurs, ce qui m’étonnerait sincèrement, ne dites pas mes supposées qualités ou ne rappelez pas ce que j’ai fait ou dit ; dites que je vous manque, que vous aimeriez m’aimer encore ou rire avec moi, ou bien ne dites rien du tout. Enfin, sans vous commander », écrivait-il le 5 mars 2019 sur son compte Twitter. Jean-Yves Moyart, avocat au barreau de Lille depuis 1992, est mort samedi 20 février. Il avait 53 ans. »

 

le 16 décembre 2020 

 

Étant incompétent pour aller au-delà, bravant le copyright, je confie ma plume à Pascale Robert-Diard et en lecture libre au célèbre Me Eolas et au buveur de quilles «nu» Me Morain.

 

Mais avant, comme je suis fou de Verdi pour ce bon vivant qu’était, disent ses amis, Me Mô je vous mets en ligne la scène 1 du premier acte d’Ernani avec le célèbre chœur Evviva ! Beviam ! Beviam

 

En traduction libre ça donne :

 

Hourra ! Buvons ! Buvons !/Trouvons du plaisir au moins dans le vin !/Que reste-t-il d'autre au bandit, /évité par tous/S'il n'a pas un verre ?/Jouons, car l'or est un trésor inutile/ qui vient et qui part/Jouons, si la vie/n'est pas rendue plus agréable/par une beauté souriante/Dans les bois et sur les collines/nous avons nos seuls amis/le mousquet et le poignard/Lorsque descend la nuit/dans la triste grotte/qui nous sert d'oreiller/Soyons gais et buvons. Buvons !/Trouvons du plaisir au moins dans le vin.

 

Jean-Yves Moyart, alias Maître Mô, est mort ICI

 

Inscrit au barreau de Lille, l’avocat, qui faisait, sur son blog et dans des textes puissants, le récit de la justice ordinaire, s’est éteint samedi 20 février à l’âge de 53 ans.

 

Par Pascale Robert-Diard

 

C’était il y a deux ans, le cancer était déjà là, Jean-Yves Moyart avait peur mais Maître Mô voulait faire sourire encore. « Si un jour je meurs, ce qui m’étonnerait sincèrement, ne dites pas mes supposées qualités ou ne rappelez pas ce que j’ai fait ou dit ; dites que je vous manque, que vous aimeriez m’aimer encore ou rire avec moi, ou bien ne dites rien du tout. Enfin, sans vous commander », écrivait-il le 5 mars 2019 sur son compte Twitter. Jean-Yves Moyart, avocat au barreau de Lille depuis 1992, est mort samedi 20 février. Il avait 53 ans.

 

« Il y a les élégants, les talentueux, les généreux, les fêtards, les courageux, les fêlés laissant passer la lumière, mais je n’ai connu aucun autre avocat qui soit tout cela à la fois », a écrit l’un de ses confrères et plus proches amis, Eric Morain, en annonçant sa disparition sur le réseau social. Twitter pleure son Maître Mô, qu’il a tant aimé. Son compte affichait 70 000 abonnés. Ce n’est pas un chiffre, c’est une communauté. Il lui a tant donné.

 

Pour comprendre le chagrin, il faut remonter un peu plus de dix ans plus tôt. L’époque est aux blogs. Parmi eux, celui d’un jeune avocat du barreau de Paris connu sous le pseudonyme de Maître Eolas, constitue la référence absolue de tous les passionnés de droit. Dans un de ses billets, Eolas intime l’ordre à ses lecteurs d’aller toutes affaires cessantes découvrir le texte qu’un de ses confrères de Lille vient de publier sur son propre blog né au printemps 2008 et qui propose une « petite chronique judiciaire, ordinaire et subjective, alimentée quand elle le peut. » On clique. On est des milliers à cliquer. Le texte s’appelle Misérable.

 

 « Elle est assise avec les autres sur son banc, prostrée, le regard vide et la bouche ouverte, son vêtement de pluie jaune vif et trop grand pour elle boutonné jusqu’au cou, tache de couleur dans l’océan de bleu des gendarmes des escortes, qui attire immédiatement le regard ; elle est beaucoup trop frêle, beaucoup trop jeune, beaucoup trop absente, beaucoup trop menottée ; on se dit d’emblée qu’elle ne devrait pas être ici. »

 

Une infinie tendresse

 

« Elle », c’est Odile, croisée par Me Jean-Yves Moyart lors d’une audience de comparution immédiate où elle était renvoyée pour une tentative de vol de chaussettes. On lit jusqu’au bout, on ne sait pas encore que ce n’est qu’un début.

 

Après Odile viendront Ahmed, Jade, Omar, Noël et tant d’autres. Toutes les histoires sont vraies, Maître Mô les puise dans son quotidien d’avocat. Il change un prénom, modifie quelques détails, maquille le lieu, mais garde l’essentiel : du brut de vie, du noir très noir, et une infinie tendresse pour les raconter.

 

A chaque fois, on en prend plein la figure. Au Guet-apens, l’un de ses plus beaux textes, l’un des plus âpres aussi sur le métier d’avocat et les claques que l’on y prend, donnera son titre au recueil que Jean-Yves Moyart publie à la Table ronde en 2011. « Tous les pénalistes d’une génération ont grandi en lisant les blogs de Maître Mô et de Maître Eolas », note l’un de ses abonnés. Le compteur de son blog explose, celui de son fil Twitter aussi.

 

Ceux qui le suivaient avaient compris. Derrière le pseudonyme devenu célèbre, le débatteur intrépide, le blagueur impénitent, le grand amateur de « coupettes », il y avait un humble géant de près de deux mètres, avec d’immenses oreilles pour écouter le pire et un regard d’enfant pour l’affronter. Un pénaliste ardent qui aimait plus que tout la cour d’assises, ce centre géographique du malheur, parce que disait-il, « c’est là qu’on y trouve le plus de vérité. » Un colosse fragile qui se consumait pour ceux qu’il défendait, portait la peine des autres et ne riait que de lui. Un avocat bienveillant et ce n’est pas un oxymore.

 

Pascale Robert-Diard

J’avais un confrère et un ami ICI 

Par Eolas le lundi 22 février 2021

 

Jean-Yves Moyart, alias Maitre Mô, nous a quitté le 20 février 2021. Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se sont multipliés, et à raison.

 

Ce n’est pas faire dans l’emphase de dire que c’est un avocat d’exception qui est parti, que la perte pour le barreau est immense, et que le trou béant qu’il laisse dans le cœur de ceux qui l’ont connu et aimé (ce sont forcément les mêmes), incommensurable. C'est la pure vérité.

 

Jean-Yves avait la défense dans le sang, dans les tripes, dans chaque fibre de son être.

 

 

Le Cabinet Moyart ICI 

(Hommage) Un Avocat ICI 

 
 
Par Éric Morain,
avocat au barreau de Paris,
associé, Carbonnier Lamaze Rasle & Associés

 

 

Un avocat qui meurt, c’est une voix qui disparaît et il était une des plus belles voix des avocats.

 

Jean-Yves Moyart, avocat au barreau de Lille, est mort le 20 février 2021. Il avait 53 ans. On le connaissait sous le pseudonyme de Maître Mô.

 

Une pluie d’hommages s’est abattue sur Twitter qui était son terrain de jeu et de mots.

 

Il n’était pas « vu à la télé ». Il était de ces avocats qui avaient investi un autre média, plus libre, plus frais, plus instantanée. Et paradoxalement plus incarné.

 

La suite ICI

Et un dernier pour la route plus oriental 

La Traviata: “Libiamo, ne’ lieti calici” pour la coupette

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 08:00

 

 

 

Je lis, je lis, et plus je lis plus je me lasse de certaines descriptions de lieux, d’immeubles, de rues, surchargées de détails dont on se tamponne, ça fait remplissage, ça n’apporte rien à l’intrigue, ça ne m’inspire pas, c’est lourd, indigeste. Il y a comme un côté Google Maps !

 

Vous m’objecterez que René Lodge Brabazon Raymond dit James Hadley Chase, a écrit la plupart de ses livres en utilisant un dictionnaire d'argot américain, des cartes géographiques détaillées, des encyclopédies et des livres de référence sur les bas-fonds américains. L'action de la majorité de ses livres se déroule aux États-Unis, alors que Chase n'y a jamais résidé.

 

 

J’en conviens aisément mais ce n’était pas le souci du détail qui primait chez lui, Chase se constituait le terreau de son imaginaire, il ne cherchait pas à être vrai, à bien nous montrer l’étendue de ses connaissances, il tramait ses romans noirs.

 

 

Si j’en ai le courage dans une future chronique je tenterai de plus étayer mes dires, ce matin je fais dans la brièveté avec bow-window que certains auteurs placent régulièrement dans leurs descriptions.

 

Les fenêtres en arc, plus connues sous le terme bow-window, trouvent leur origine dans l'architecture gothique. Peu communes en France, elles sont bien plus répandues au Royaume-Uni et aux États-Unis.

 

Les oriels de Saverne  ICI pour PAX

 

Également appelée fenêtre en baie, fenêtre oriel, fenêtre en avancée, fenêtre à l'anglaise ou fenêtre à encorbellement, la fenêtre en arc se compose de plusieurs pans vitrés les uns à côtés des autres, et formant un demi-cercle, un polygone, un rectangle ou un carré. Le plus souvent, elle comporte 3 fenêtres à 2 ventaux disposées en arrondi mais elle peut en compter plus, et à ventaux individuels.

 

Le concept bow-window peut également être appliqué, à la véranda et à la loggia.

 

Héritier lointain des anciennes échauguettes françaises, l'oriel peut aussi être désigné par l'anglicisme bow-window, terme qui sert à désigner actuellement pour les professionnels les châssis vitrés coulissants constitués d'ouvrants en portions de cylindres à vitres pouvant être planes ou cylindriques.

 

L'avantage de ce type de construction, en dehors de l'originalité artistique de la façade du bâtiment, est de pouvoir jouir d'un peu plus de clarté et de chaleur solaire, en plus d'une meilleure vue sur la rue (sa fonction militaire d'origine).

 

Oriel ICI (à voir pour les différentes formes illustrées par des photos)

 

Pour clore cette chronique, il est un mot que je placerai dans mon futur roman : moucharabieh

 

Les moucharabiehs sont des panneaux ajourés faits de petits morceaux de bois tournés et assemblés par emboîtement. Ils étaient utilisés originellement pour fermer les fenêtres et les balcons donnant sur l’extérieur. Ils étaient utilisés pour voir sans être vu ; ils laissent passer l’air tout en préservant des ardeurs du soleil. Les variations des moucharabiehs viennent des différentes formes géométriques obtenues lors du tournage du bois. Ils ont été inventés en Orient et sont attestés chez les Fatimides du Caire dès le 11ème siècle et se sont répandus ensuite en Afrique du nord.

 

Le mot viendrait de l’arabe al-moshrabiyya. Et dériverait de la racine "s.r.b." signifiant boire.

 

 

Presque tous les pays d'Islam en offrent des exemples à usage religieux ou profane. Dans certaines mosquées funéraires, le moucharabieh se présente sous la forme d'un grillage façonné et sert à isoler le cénotaphe d'un défunt vénéré ; il s'apparente alors à la maksoura qui est une grande cloison de bois ajourée. Les plus anciens exemples remontent aux cénotaphes ayyoubides du XIIIe siècle. Dans les maisons privées, ce sont des loggias, en surplomb sur la rue, d'où l'on peut voir sans être vu. Le terme désigne aussi les tourettes polygonales saillantes où l'on place les cruches poreuses servant à rafraîchir l'eau par évaporation. Le Victoria and Albert Museum, à Londres, en possède une fort belle collection.

 

Ornate patterns have been carved into the wooden screens that surround this lakeside villa in western Austria, designed by Viennese architect Alexander Diem

 

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