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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

 




 

Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 09:00

 

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En parodiant l'économe et inoxydable Guy Roux, à propos du projet de financement du foudre de Francis Boulard et de Delphine Richard via Fundovino, un seul mot d'ordre : «faut pas lâcher!» link

La moitié du chemin est presque fait puisque la barre des 40 % du budget est dépassée ...6 560 € sur les 15 200 € sont collectés.

Hissez haut fundovino ! 

OUI ça c'est du Hugues Aufray...

Comme le note Francis « si nous pouvions arriver à clore ce projet avant novembre... ça nous permettrait de vinifier les raisins 2014 de Petraea dans ce foudre...»

47 participants ont mis la main à la poche, il reste 70 jours pour faire la seconde partie du chemin.

Faites circuler l'info, parlez-en autour de vous, recrutez « faut pas lâcher camarades ! » 

Faites tourner les hélicos !

Quand je pense que des gros c...nards vont payer 1000 € par tête de pipe pour aller vendanger chez Dom Pé alors que s'ils les alignaient pour le foudre de notre ami Boulard, plutôt que leur 3 malheureux flacons de Dom Pérignon ils auraient ça :

1 000 € et plus

Contrepartie N°11 :

Un remerciement à votre nom sur la Fan page Facebook de Francis Boulard  + 6 bouteilles de champagne Petraea 2007 avec contre étiquette personnalisée à votre nom + 1 plaque à votre nom sur le nouveau foudre (frais de port France inclus).

Avouez que ça une autre gueule, non ?

C'est beau comme un beau geste qui joint l'utile à l'agréable...

J'aime les défis et celui-ci nous allons le gagner !
Affaire à suivre...

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 00:09

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Dans la langue de bois dur des sportifs un mot imagé revient en boucle : la pression, mettre la pression sur, résister à la pression. Dans le cas d’Isabelle Saporta il est très pertinent. Son livre VinoBusiness a déchaîné l’ire du « je suis partout mais je n’y fais rien », l’omniprésent Hubert de Boüard de Laforest. Avant même sa parution, les menaces ont plu sur l’éditeur, puis les affidés du « Sarkozy des vignes », avec en première ligne son petit bedeau mesquin cire-pompe, ont déposé leurs fientes fielleuses sur Face de Bouc et ailleurs.


Rien n’y fit, alors le « J3M des vignes » botté et nœud papillonné a déclenché l’artillerie lourde : plainte contre l’auteur et son éditeur  puis lobbying d’enfer, via l’inoxydable Stéphane Fouks, pour empêcher la sortie du film sur France 3.


Là encore, la politique de la canonnière du sémillant Hubert a fait un bide : la programmation du film en ce mois de septembre sur France 3 en est la preuve. Bien évidemment, son petit roquet a cru bon de lever à nouveau la patte sur les murs de Face de Bouc pour rappeler à son maître que ses petits sucres seront toujours les bienvenus à l’heure des étrennes.


Le bon peuple de France va donc pouvoir visionner ce que notre Hubert de Laforest voulait censurer et c’est heureux.


Isabelle Saporta a beaucoup travaillé, écouté, le ton du commentaire est apaisé, les images parlent d’elle-même : ses interlocuteurs apparaissent décontractés, heureux même d’être face à la caméra, y compris ce cher Hubert, elle ne les cuisine pas, elle leur pose simplement des questions et à aucun moment ils n’apparaissent piégés. Alors, pourquoi donc tout ce tintouin, ces menaces, cette pression ? Tout simplement parce le connétable de Saint-Emilion et des environs pensait faire de la communication, c’est-à-dire donner de lui la belle image d’un homme dévoué à la cause du vin, à sa marque et au bien de ses concitoyens.


Caramba c’est raté !


Tant mieux, c’est du travail de journaliste indépendant. Bien sûr les spécialistes du vin ergoteront à propos de certains points mais je me permets de souligner qu’Isabelle Saporta apporte dans son film un regard extérieur, qu’elle traduit bien l’image  que donne ce petit monde du vin bordelais tourné sur lui-même, nombriliste. De plus, comme vous pouvez vous en douter, étant donné la pression exercée, le contentieux en cours sur le classement, les services juridiques ont tout épluché. Ça arrondi les angles tout en empêchant la réalisatrice d’aller parfois jusqu’au bout de sa démonstration.

 

Qu’importe, le documentaire d’Isabelle Saporta est dédié au grand public d’une chaîne publique, nos petites histoires de spécialistes passeraient largement au-dessus des têtes. Apprendre à se mettre dans la peau de, sans pour autant verser dans le simplisme ou le sensationnalisme, est ce qu’a su faire, mieux que dans son livre, la réalisatrice.


Et puis, il est si rare que, sur un média grand public, la parole soit donnée à ceux qui ne l’ont ne voit jamais. Bien sûr ça déplaira à l’establishment bordelais et à la cotriade des dirigeants qui peuplent les syndicats mais je me permets de faire remarquer que leur stratégie d’évitement, leur incapacité à s’exprimer clairement sur les vrais sujets, ceux qui intéressent le populo, les pesticides par exemple, les décrédibilisent.  Alors, eux qui ont toujours le mot terroir à la bouche, c’est bien mais ça implique qu’on le respecte ce terroir en se rappelant qu’il y a des hommes dans les vignes et autour.


L’enjeu du vin produit de culture et de civilisation, discours très en vogue, ne peut s’accommoder des petits arrangements entre soi, de l’omerta, du mépris de certains, au nom d’intérêts commerciaux parfois légitimes, pour les fantassins de la vigne, ceux qui, bien au-delà de l’image, ont fait la France des AOC. Bien plus que la Résistance à deux balles de Nossiter la prise de conscience par le plus grand nombre de vignerons que, ce que nous croyions être un modèle, est en train de se diluer, de disparaître et que ce ne sont pas les prétentions d’une poignée de propriétaires de « marques patrimoniales » qui permettront au vignoble français de mieux prendre sa place dans le monde mondialisé.


Ce n’est qu’un début qu’Isabelle Saporta continue le combat, que son travail d’investigation s’approfondisse pour que l’information glisse encore son grain de sel dans un océan de communication formaté. Qu’on soit critique sur son travail, sa manière de voir, d’expliquer, me paraît sain, normal dans un débat constructif, mais se contenter de tirer à boulets rouges sur elle, de la traîner dans la boue, relève d’un mépris et d’une suffisance inadmissible.


Moi qui rêve d’écrire un petit opus : « Je veux des paysans pour mes petits-enfants ! » loin du passéisme de la Terre qui meurt de René Bazin ou de celle qui ne ment pas du Maréchal cacochyme, je suis stupéfié par l’indécence de ces parvenus qui, tout en empochant l’héritage de ceux qui les ont précédés, se goinfrent tout en ayant l’impudence de nous donner des leçons, d’occuper des postes d’intérêt général.


Qui sème le mépris récolte la colère !


Et qu’on ne vienne pas me mettre dans les dents que je méprise la réussite, tout au long de ma vie j’ai soutenu les créateurs, les innovateurs, ceux qui font, pour avoir le droit de ne pas m’extasier sur celle de gens qui l’ont engrangée car elle leur est tombée dessus bien plus qu’ils ne l’ont provoquée.


Voilà, c’est dit, maintenant vous savez ce qui vous reste à faire le 15 septembre à 20h45 sur France 3  : vous asseoir un beau soir devant votre écran plat pour visionner le documentaire d'Isabelle Saporta. Ainsi vous pourrez vous faire votre opinion, vous vous poserez des questions et, croyez moi c’est bon pour la santé.Le film sera suivi d'un débat avec l'auteur.


Vous pouvez aussi vous offrir pendant ou après le film une belle bouteille du château Gombaude-Guillot, Dominique Tescher l’a bien mérité…

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Santé et large soif !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 09:00

 

Sans vouloir être bégueule, le courrier que je viens de recevoir (voir ci-dessous) me laisse de glace. Faut me comprendre, mon lourd passé de grouillot de Ministre m'a permis de me faire trimballer dans toutes sortes d'aéronefs pilotées par de beaux militaires de l'armée de l'air, alors m'envoyer en l'air pour aller à l'abbaye d'Hautvillers, très peu pour moi.
Donc voici la bafouille en question :
Chers tous, 

Dom Pérignon propose, à quelques heureux élus, de vivre son acte de création majeure: les vendanges à l'abbaye d'Hautvillers. 

Cette journée inclut une dégustation privée avec Richard Geoffroy, notre chef de caves de beaux millésimes récents et anciens.  
 
Vous trouverez le programme et les modalités de participation sur le lien et dans la brochure jointes : link
  
Les places sont rares; nous avons déjà 20 personnes inscrites qui se rendront en Champagne en hélicoptère privé, en jet privé et en train, pour ceux qui n'utiliserons pas les transports proposés. 

Nous vous invitons à communiquer cette offre à votre réseau relationnel car vous connaissez certainement des "adoreurs" de Dom Pérignon qui souhaiteront saisir les dernières places.
 
Restant à votre disposition pour toute question sur ce programme. 

Bien cordialement

Comme je suis un peu fouineur je suis allé en cliquant sur le lien pour voir ce dont il s'agissait. Bien m'en a pris, la petite balade a un prix : 349 euros x 3 soit 3 bouteilles de Dom Pérignon vintage 1998.

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Pour ne rien vous cacher je trouve ça un peu mesquin ce machin pour parvenus friqués et, sans en rajouter, je trouve aussi qu'il y a dans ce pack vendanges un part d'indécence vis-à-vis des vrais vendangeurs, ceux qui, toute la sainte journée, coupent le raisin.

Elle doit être belle l'abbaye d'Hautvillers, JP Kauffmann, si je me souviens bien, en parle dans son livre : Voyage en Champagne, et déguster avec le chef de caves Richard Geoffroy doit être bien agréable, mais y aller en troupeau sélectionné n'est pas ma tasse de thé.

Si Christophe Navarre, le boss de MH, en souvenir de nos exploits passés dans la région délimitée de Cognac, souhaite m'inviter à l'abbaye d'Hautvillers, je lui signale que les sapeurs-pompiers de Tiuccia, mes voisins, sont dotés d'une plate-forme pour hélico.

Je plaisante bien sûr...« Mes amis, la Corse est une île, et je devrais m’arrêter là… »

 


Francis cabrel - tourner les helicos par bisonravi1987

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 00:09

 

Avec Antoine, le patriarche,  je peux parler de la Corse d’égal à égal car nous avons en commun des souvenirs que les jeunes ne peuvent pas connaître… et avec Marie on charrie Antoine... mais trêve de radotage : place à la jeunesse triomphante ! 


« S’il y a des escargots c’est bon signe, cela veut dire qu’il n’y a pas de pesticides ! » dit Antoine Arena qui surveille le vermentinu qui tombe dans le pressoir. Et prend le même plaisir que lors de sa première vendange. Aux commandes du tracteur qui amène la benne de raisin, le fils, Antoine-Marie. Pour faire descendre ce même raisin, son frère, Jean-Baptiste. Symboles de la reprise de l’AOC Patrimonio par des jeunes, à peine trentenaires souvent. « Ils veulent nous mettre dehors » s’amuse le père Antoine… »


Christophe Laurent de Corse-Matin dimanche nous la fait sur ce registre « coup de jeune sur les vendanges de Patrimonio » link

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C’est l’heure de la passation de pouvoir dans cette AOC phare : 32 vignerons sur 500 ha, un must mondial. La dernière fois que j’ai croisé Antoine au Paul Bert, il revenait de New-York le bougre.


Mais chez les Arena on ne fait rien comme les autres : situation inédite titre le journaliste.

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« Lui – Antoine – verra, cette année, ses fils proposer chacun leur vin. Pas de dispute, pas de séparation. Loin de là. Pour le millésime 2014, le père s’attachera au Carco blanc et à la parcelle Morta Maio. Jean-Baptiste se concentrera sur le Grotte di sole rouge et blanc et le muscat. Enfin, Antoine-Marie conserve un peu de Bianco Gentile, les Hauts de Carco en blanc et le Carco rouge. Les deux fils projetant de créer leur propre cave ! « Ne laissez pas entendre qu’il y a de l’eau dans le gaz entre nous, clame Antoine-Marie. J’aime les vins sur l’acidité, mon frère, des vins plus riches. Ce sont nos goûts et on va continuer de travailler ensemble bien sûr. »


En paraphrasant la célèbre formule par laquelle le politologue André Siegfried ouvrait en Sorbonne son cours d'histoire des îles Britanniques «Messieurs, l'Angleterre est une île, et je devrais m'arrêter là… »

« Mes amis, la Corse est une île, et je devrais m’arrêter là… »

Désolé Antoine, je suis au Sud et le Nord c'est si loin il me faudrait passer le col de Vizzavona et en train je te dis pas....

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 07:00

« Je suis arrivé à bon port… »


Un simple SMS pour la rassurer, comme si du haut de sa jeunesse rayonnante elle assurait ma protection rapprochée. Elle s’inquiétait de moi, ça me rendait plus encore vulnérable mais je n’en laissais rien paraître car j’avais acquis la certitude que plus rien ne pourrait m’arriver. J’étais immunisé. Le temps était en deuil, le cinéma et la lecture s’imposaient. Mon vieux complice le hasard en profitait pour m’asséner deux sérieux rappels à l’ordre : tout d’abord Winter Sleep le film de Nuri Bilge Ceylan, la palme d’or de Cannes que j’allais voir en solitaire à l’Escurial, Émilie souhaitant y aller de son côté. Intuition prémonitoire « La plus grande faute d'Aydin — mais c'est une faiblesse très répandue — est d'avoir considéré ses partenaires de vie comme les figurants d'une pièce écrite à sa gloire. De les avoir méprisés s'ils tenaient mal leur rôle. Et de s'être replié en lui-même à la suite de cette déception. Toute sa vie, il s'est tenu résolument à l'écart. A côté des autres. Non par lâcheté, mais par dédain : pourquoi se mêler à des vies indignes de lui ? C'est sa suffisance que dénonce son épouse lorsqu'elle lui reproche de l'avoir, peu à peu, réduite à l'insignifiance. Et sa sœur, quand elle remarque le mépris tapi dans ses écrits. « Tu faisais notre admiration, lui dit-elle. Nous pensions tant que tu ferais de grandes choses... »


Ce film superbe, dont on ne sort pas indemne, qu'on emporte avec soi pour ne le quitter jamais, provoque, en nous, de la peur et de la mélancolie : angoisse totale à l'idée d'être liés, même de loin, à tous ces personnages en perte d'eux-mêmes. Et tristesse infinie de savoir qu'un jour ou l'autre, on ne leur ressemblera que trop. » notait fort justement Pierre Murat dans Télérama.


Impossible de vivre sans elle !


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Dans le même temps j’achevais de lire le dernier roman de John Irving « In Our Person » et là, tel un retour de flamme violent, le rappel d’un temps très douloureux de ma vie replaçait mes petites douleurs de cœur à leur bonne place : celle d’un enfant gâté par la vie qui n’avait aucune bonne raison de se plaindre.


« … Nous étions encore en 1981, Russell, le jeune amant de Larry tomba malade… Bien des écrivains qui connaissaient Larry le jugeaient gâté et égocentrique, voire pompeux. À ma grande honte, je faisais partie de ces censeurs. Mais Larry était de ceux qui se transcendent dans les heures difficiles…Il aurait mieux valu que ça tombe sur moi… Moi j’ai fait ma vie, lui commence la sienne…


« …La PCP fut la grande faucheuse de ces années-là ; il s’agissait d’une pneumonie, la pneumocystis carinii pneumonia. Chez Russell, comme chez beaucoup d’autres, ce fut le premier symptôme du sida… Il fut le premier malade que je vis dépérir, et encore, il avait de l’argent, et il avait Larry…


« … Je revois Larry en train de lui donner à manger. Il avait des plaques de candidose plein la bouche, et la langue crayeuse.


Lui si jeune et si beau serait bientôt défiguré par les lésions du sarcome de Kaposi ; une boursouflure violette lui pendait au sourcil, comme un lobe d’oreille charnu qui se serait trompé de place ; une autre, plus rouge, lui pendait sur le nez, si proéminente qu’il finit par la cacher sous un bandana…


« … Pourquoi ils sont si jeunes ? » me demandait sans cesse Larry à l’époque où cette hécatombe nous fit prendre conscience que la mort de Russell n’était qu’un début.


Nous vîmes Russell vieillir en quelques mois, cheveux clairsemés, teint plombé, il était souvent couvert d’une sueur fraîche au toucher, et ses fièvres ne tombaient pas. La candidose lui envahissait la gorge, puis ce fut le tour de l’œsophage, il avait du mal à avaler. Ses lèvres se couvraient d’une gerçure blanche, se fendillaient. Les ganglions lymphatiques de son cou enflaient, il ne pouvait presque plus respirer, mais il refusait toujours d’être mis sous respirateur artificiel et d’être hospitalisé. À la fin, il faisait seulement semblant de prendre son Bactrim, Larry retrouvait les pilules éparpillées sous le lit.


Il mourut  dans les bras de Larry ; je suis sûr que celui-ci aurait préféré l’inverse (« Il ne pesait plus rien » me confia-t-il). » 

 

Elle commence sa vie, moi je finis la mienne...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 00:09

Pasquale Paoli affirmait « Tant que nous aurons des châtaignes, nous aurons du pain », a castagna, la châtaigne, fait partie intégrante de l’identité corse. En Haute-Corse, une région naturelle se dénomme la Castagniccia, la châtaigneraie et l’ « arbre à pain », comme est de coutume surnommé le châtaignier, occupe depuis longtemps une place considérable dans la vie des Corses.


La culture de la châtaigneraie s’est développe au Moyen-Âge, « notamment pour l’utilisation du bois et connaît un nouvel essor sous l’impulsion autoritaire de Gênes du XIVe au XVIIe siècle. La châtaigne devient alors l’aliment de base de la population et ses exportations vont bon train.


Cette expansion, la France y mettra fin dès sa possession de la Corse (1768), Louis XV voyant dans le châtaigner un arbre « immoral » qui «constitue l’aliment de la paresse car son fruit supplée a tout : on le ramasse, on le sèche, on le broie et on en fait son pain, leurs chevaux même en sont nourris et la terre est toute négligée» …  


Jusqu’au début du 20ème siècle, le châtaigner conservera toutefois son importance aussi bien en termes d’alimentation, de construction, de fabrication de mobilier ou d’objets.


La première guerre mondiale, l’exode rural et insulaire ont en autres comme conséquence l’abandon de l’exploitation traditionnelle des forêts. Pour la teinture et le commerce du bois et du papier, de très nombreux arbres sont alors coupés sans qu’aucune plantation nouvelle ne soit opérée. De 33 000 hectares de forêts de châtaigniers à la fin du 19ème siècle, on passe à 19 000 en 1936... La poursuite du déclin démographique et l’abandon de la coupe pour l’industrie permettent aux forêts de se reconstituer.


A partir des années 1970, on assiste au redémarrage de la filière castanéicole. Aujourd’hui sur un potentiel de 30 000 hectares, 2000 ha sont récoltés et entretenus par 80 exploitants pour une production de 150 tonnes de farine de châtaigne corse (+ de 50% en Bio) au travers de 35 moulins en activité.


Depuis 2006, le label AOC Farine de châtaigne corse – Farina castagnina corsa garantit à la fois l’origine des fruits à travers une aire géographique bien déterminée et un territoire castanéicole défini par des variétés appropriées (une quarantaine ont été répertoriées), un savoir-faire typique et unique, un goût bien caractéristique. »


Source : Les Maisons de Poghju village de la commune de Luri (Cap Corse)


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1-    Reportage :


« Carine Franchi. L’animatrice de la filière farine de châtaigne corse a l’habitude des routes sinueuses et des reliefs escarpés. Forêts, landes, aplombs rocheux... Les paysages se succèdent et bientôt, la châtaigneraie apparaît au pied du Monte Cinto, le plus haut sommet de l’ile. C’est ici, sur la commune de Lozzi, que Pasquin Flori et Jean-Yves Acquaviva exploitent en Gaec 20 hectares de châtaigniers et élèvent une centaine de brebis allaitantes.


« Ne regardez pas les kilomètres. Ici, on compte en temps de trajet »


« Nos variétés locales ont été sélectionnées depuis des siècles pour faire de la farine. Elles sont plus sucrées et plus savoureuses que les nouvelles variétés à gros calibre »,


« Faire de la farine, c’est une alchimie. Elle doit être fine, fondante, il faut qu’elle colle au palais. Pour obtenir ce résultat, l’étape du séchage est primordiale »


L’intégralité du reportage ICI link


2-   De l’usage de la farine douce de châtaigne en Toscane


« Il n’y a guère qu’en Toscane où les riches convoitent la nourriture du pauvre, et la mange comme friandise ; la pollenta, les necci, les pattoni se vendent dans des espèces de caffés à Lucques, à Pescia et à Pistoïa ; on s’invite pour aller en manger, et l’on en envoie même des présens à Florence et  à Livourne, où la farine douce est peu connue.


« Cette farine fait la principale nourriture des montagnards ; les paysans des collines et de la plaine en achètent aussi d’eux et en font grande consommation ; comme elle est d’un goût très sucré et très agréable elle ne demande pas d’assaisonnement ; dans les trois apprêts principaux qu’on lui donne : la pollenta, les necci, les pattoni, elle n’est unie qu’à l’eau pure.


Pour faire les necci l’on prépare une pâte de farine claire douce et d’eau froide, et on l’a fait cuire entre deux pierres rougies au feu, en l’enveloppant de feuilles sèches de châtaignier trempées dans l’eau. Les necci sont des espèces de gaufres, et un fer à gaufres peut faire l’opération vite et mieux à Florence et  à Livourne, où la farine douce


Tableau de l'agriculture Toscane  par Jean-Charles-Leonard Simonde de Sismondi


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3-   Les necci au brocciu


Pour 6 personnes :

-         300g de farine de châtaigne

-         2 œufs

-         11g de levure chimique

-         700 g de brocciu

-         1 pincée de sel

 

Mélangez dans un saladier la farine avec la levure.

Émiettez le brocciu

Ajoutez les œufs entiers

Mélangez le tout avec un peu d’eau froide afin d’obtenir une pâte homogène un peu épaisse.

Laissez reposer 10 mn à température ambiante.

Faites cuire les necci sur une plaque légèrement graissée.

 

4-   Le Taulier fait ses necci


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 00:09

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Je vous rassure de suite, ne participant pas dimanche dernier au pince-fesses de la Bresse  en compagnie du marin d’eau douce, dont le ramage est aussi flamboyant que le plumage, je n’ai fait l’objet d’aucun remaniement-débarquement soudain et par conséquent je ne suis pas au bord de la dissolution me contentant de cohabiter avec moi-même.


N’étant pas amateur des psychodrames dont sont friands nos actuels gouvernants je fuis ceux qui peuplent les murs de Face de Bouc pour me consacrer corps et âme à ma mission : l’extension du domaine du vin. En proférant une telle affirmation je sens poindre chez certains une once de reproche : « Taulier tu ne chronique guère comme tes éminents confrères sur la robe, les fragrances, la bouche du vin. Tu te dérobes à la cérémonie sacrificielle, au rite de la dégustation, pour nous abreuver de tes histoires… »

 

C’est sûr je ne vous désoiffe guère mes biens chers frères, mes biens chères sœurs, vous avez tout à fait raison, je ne suis pas à la hauteur du sacerdoce inlassable de celles et ceux qui courent de foire aux vins en foire aux vins, se soumettent à de fastidieux déjeuner de presse, usent leur santé en de longs et périlleux voyages de presse, stakhanovistes de l’agitation du verre et de l’absorbé-craché, Paganini des % de cépages, maîtres incontestés d’il n’a pas fait sa malo, chantres inlassables du terroir et adorateurs de la Nouvelle Star Hubert de Boüard pour qui l’amour n’est pas dans le pré mais dans le chais.

 

Et pourtant je continue contre vents et marées, tel notre président sur l’île de Sein, imperturbable, à chroniquer chaque jour que Dieu fait…

Faute avouée étant à demi-pardonnée et pour vous prouver mon dévouement à la cause je vais déguster pour vous et noter l’ensemble de la gamme du domaine du Tariquet.

 

Non je rigole bien sûr, n’ayant aucune vocation à finir comme un martyr brûlé sur le bucher de la Sainte Inquisition des Résistants de salon, ma contribution épluchera un drôle de vin qui affiche « ceci n’est pas un rouge » alors que ce jaja de l’Ensérune une IGP 2013 affiche cette couleur peu prisée à l’UMP et adulée par ce qui reste du PC.


Alors pour éclairer ma pauvre lanterne bien pâlotte je me suis tourné vers notre caviste préféré : j’ai nommé le grand Philippe sis du côté du père Lachaise en un Lieu-dit du vin.


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« Pour Poisson Rouge / Boisson Rouge, nous sommes sur de l'alicante bouschet, cépage teinturier. Un pressurage direct, vinifié en blanc avec léger batonnage, qui amène dans une gamme aromatique à cheval entre rouge et blanc. La bouche, trompé par l’œil croit boire un rouge qui développe des notes de blanc : abricot, fleurs blanches, mais aussi petits fruits... Un régal pour surprendre et pour étonner. Pour les aventuriers du goût, sans a priori... »


Voilà c’est dit et bien dit si vous souhaitez mieux connaître Deborah & Olivier, simplement vignerons allez donc ICI link


La boutanche est signée Deborah Knowland vigneronne exploitante domaine d’O...


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 29 août 2014 5 29 /08 /Août /2014 00:09

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« Il paraîtrait que la France a beaucoup de chômeurs... Ils ne doivent pas exister au niveau agricole, car c'est presque impossible de trouver de la main-d’œuvre agricole... C'est un des plus gros problèmes de l'agriculture aujourd'hui. Et quand, en plus, on est comme nous en agriculture biologique, le besoin en main-d’œuvre est encore plus crucial. On ne trouve pas de main-d’œuvre et les jeunes viticulteurs ne trouvent pas de terres... »


Michel Chapoutier répond à la dernière question de Jacques Dupont : « Si cela vous semble réalisable, indiquez-nous deux ou trois mesures faciles à prendre que le gouvernement devrait adopter pour doper l'activité viticole en France et à l'export ? À moins que vous ne pensiez que les blocages sont davantage du côté de la production et du négoce... »


Étant retiré des voitures je me garderai bien de commenter la substance des propositions du Président de l’UMVIN mais je dois tout de même confesser une certaine déception.


Bonne lecture link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 00:09

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Le bon peuple se gausse de ses politiques qui, après lui avoir vendu des promesses pas fraîches mais soi-disant plus alléchantes que celles de leurs voisins, leur servent des soupes à la grimace au nom du réalisme.


Les atterrissages sur le ventre sont douloureux : à force de semer de l’illusion on récolte de la colère…


Alors, lorsque je lis à propos d’un site de vente de vins en ligne que l’objectif de ses fondateurs, qui par construction sur le Net sont des génies, des innovateurs pointus, des gars qui vont révolutionner la manière de vendre, que leur objectif est de rendre « accessible aux amateurs, des vins habituellement… inaccessibles, soit parce qu'ils sont introuvables ailleurs qu'au restaurant, soit en raison de leur prix. Grâce aux allocations que nombre de vignerons rares ont accepté de leur attribuer, leur site « je te joue du pipeau » propose de réjouissantes pépites. » ça me rappelle étrangement les bonimenteurs de foires qui pour vendre leur presse-purée qui fait aussi de la salade vous noient dans un baratin enjôleur : tout devient possible, tout devient accessible !


Mais alors qu’est-ce donc que l’inaccessibilité ?


Le Larousse qui sème à tout vent répond :


« Dont l'accès est impossible, hors d'atteinte : Une forêt presque inaccessible.


Qui ne peut être atteint, obtenu, réalisé : Se fixer des objectifs inaccessibles.


Qui n'est pas à la portée des facultés intellectuelles ou ne peut être que très difficilement connu, compris : Un ouvrage inaccessible à la plupart des lecteurs.


Avec qui toute relation semble ou est impossible du fait de sa position sociale ou de son comportement : Elle me semblait inaccessible.


Qui est incapable d'éprouver tel ou tel sentiment : Être inaccessible à la compassion. »


Alors, au vu de ces différentes acceptions : existe-t-il des vins inaccessibles ?


La réponse est bien évidemment non, tous les vins sont accessibles à condition d’y mettre le prix et lorsque ceux-ci atteignent des hauteurs stratosphériques leur accessibilité n’est en rien liée à une quelconque petite décote.


Et c’est là où se situe l’entourloupe de ces chers vendeurs en ligne car leurs soi-disant « vignerons rares » sont bien évidemment accessibles par quiconque veut s’en donner la peine et payer le prix. Quant aux fameuses allocations privilégiées qui permettraient de proposer des plus prix alléchants que la concurrence relève de la plaisanterie de garçons de bain.


Les foires aux vins de la GD vont commencer avec la fameuse rentrée, tout ce que le monde du vin compte de critiques a été mobilisé et les commentaires et les notes de dégustation pleuvent sur la base de la sélection opérée par les acheteurs de la GD.


C’est l’automne des bonnes affaires nous dit-on, je n’en disconviens pas mais, n’exagérons pas l’effet d’aubaine pour le consommateur dit amateur qui, en consacrant une grande part de son budget à ces acquisitions, se prive souvent de faire de vraies découvertes au fil de l’année car son porte-monnaie n’est pas extensible.


Alors, lorsque je vois ce site de vente se la jouer GD d’un 3e type je ne puis m’empêcher de  penser à la fable de la Fontaine « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 00:09

Depuis le temps j’en ai connu des présidents du négoce même que j’ai bien connu le dernier, qui a vu éclater en deux morceaux la CNVS, Hervé Bélédin un nantais. Il y eu donc le syndicat des gros robinets de jaja : l’AFED et celui des beaux robinets de grands vins : EGVF qui bien évidemment, à la manière des gars du PS et de l’UMP, passaient le temps à se bouffer le nez. Le premier déclinait doucement et se donnait comme président un gars à la retraite qui tentait vaillamment de canaliser les velléités guerrières de son directeur ; le second, à fort focus bourguignon, en effet les bordelais n’ont guère la fibre syndicale et cultivent leur splendide isolement, surfait sur les succès à l’exportation des grands vins avec une bonne dose de « mépris » pour la piétaille.


Lorsque, prenant mon bâton de pèlerin pour aller ausculter mon patient qui, me disait-on, pétait la santé exception faite des irréductibles rouges du Midi qui adoraient encore tout faire péter, j’ai vécu de l’intérieur ce qu’il faut bien nommer l’impuissance du négoce français à parler d’une seule voix. Lors de l’élaboration de cap 2010 la note stratégique sur les enjeux des vins français ce fut donc courage fuyons ! Mais tout cela relève de l’histoire ancienne, le négoce français a fait son Aggiornamento, uni pour le pire et le meilleur en une Union : UMVIN.


Mieux encore dans la joie des retrouvailles l’Union s’est dotée d’un président de choc : Michel Chapoutier le boss de la maison éponyme qui a la réputation de décoiffer le populo par ses propos iconoclastes. Alors, notre Jacques Dupont par l’odeur du buzz alléché a demandé à Michel Chapoutier, ce qui est une performance le concernant, lui qui ne tient pas en place, de s’étendre sur son diva pour s’analyser.

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martin singer link

 

L’analyse ou le mal français, nous en raffolons, s’étendre, se répandre sur nous-mêmes fait partie de notre ADN national. Nous sommes si intelligents que nous aimons le faire savoir, mais à l’heure des choix c’est la panne d’essence, les propositions d’action sont aux abonnés absents faute, non pas de lieux de concertation qui fourmillent pour drainer les présidents vers Paris, mais de capacité à négocier entre négoce et production, des compromis opérationnels. Le dossier des droits de plantation est l’exemple type du bal des faux-culs entre les 2 parties. J’en sais quelque chose je l’ai vécu au plus près avec madame Catherine Vautrin qui demanda par la suite ma tête à mon Ministre Bruno Le Maire.


J’attends donc sans impatience inutile, sans mettre la pression comme le disent les coachs sportifs, la saison 3 de Michel Chapoutier alléché par la qualité des 2 premiers épisodes de son show.


Chapoutier (1) : «Le mot réforme sonne comme un blasphème !» link

 

 

Chapoutier (2) : «L'Australie a souvent été montrée du doigt !» link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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