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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, « C'est de la bombe, ça… c'est dans les industries d'armement» Hollande fait le buzz un verre de bergerac à la main
CHAP.15 opération Chartrons, « C'est de la bombe, ça… c'est dans les industries d'armement» Hollande fait le buzz un verre de bergerac à la main

De suite, sitôt reçue, j’ai posé sur mon bureau la photo qu'elle venait de me poster, alors j'étais gai « comme un italien quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin… tu ressemblais un peu à cet air d'avant, où galopaient des chevaux tous blancs, ton visage était grave et ton sourire clair, je marchais tout droit vers ta lumière, aujourd'hui quoi qu'on fasse, nous faisons l'amour, près de toi le temps parait si court… » La chanson de Nicole Croisille, annexée à mon seul profit, tournait en boucle dans ma tête. Je me surprenais même à la chanter mezzo voce. Dans la foulée je donnais congé à ma petite troupe en l’invitant gentiment à aller arpenter les allées du Salon de l'agriculture afin de laisser traîner leurs grandes oreilles pour me rapporter leur moisson d’informations de première main. Ils se marraient tous plus ou moins discrètement, et c’était Ducourtioux qui se dévouait en leur nom en plaçant une bourre qui m'allait droit au cœur  « Putain que c’est bon d’avoir un patron amoureux… » Je souriais. Avant qu’ils ne partent je sortais de ma réserve personnelle une belle bouteille de champagne d’Emmanuel Brochet. Nous levions nos verres. Ducourtioux sur sa belle lancée portait un toast en trinquant avec moi « à vos amours qu’ils durent toujours… » Sur un petit nuage, aux anges j'étais, la semaine allait me paraître un peu moins longue. En dépit de mon allergie pour le grand barnum je m’embarquais guilleret sur la ligne 12, cap sur le salon qui sent la bouse !  

 

 

 

CHAP.15 opération Chartrons, « C'est de la bombe, ça… c'est dans les industries d'armement» Hollande fait le buzz un verre de bergerac à la main

Là-bas c’était la ruée. Ils sont venus, ils sont tous là, pelotant le cul des vaches, flattant la nuque laineuse des moutons, grattant les têtes de biquettes belliqueuses, verre à la main pour certains, avalant cochonnailles grasses et fromages qui puent avec des cris d’extase, tentant à tout moment de présenter au bon peuple leur meilleur profil, les carnassiers souraient, faisaient de bons mots, dans un décor de carton-pâte à la porte de Versailles. Comme on l’écrivait à tout bout de champ, c’est le cas de le dire dans ce terroir image d’Epinal, le salon de l’Agriculture est devenu un évènement incontournable de la gente politique. Avec l’irruption de Twitter c’est la mitraille permanente, ça tombait comme à Gravelotte, l’immortalisation du foirail était si fugace que je ne savais à quoi servait ce flux interrompu. L’exécutif à deux têtes – souvenir de l’aigle à deux têtes de Cocteau, avec Edwige Feuillère et Jean Marais – jouait sa partition en avant-première, à la Corrézienne pour le boss, à la catalane pour le fondé de pouvoir comme l’aurait dit Fillon le cocker. Face à eux la cohorte des Présidents de tout ce que la France des vaches, cochons, couvées, et autres joyeusetés, défile, courbe l’échine, fait le beau, n’en pense pas moins, flatte, c’est le bal des faux-culs dans toute sa splendeur agraire. Comme avait fait dire à Pétain, Emmanuel Berl, la Terre ne ment pas, ses représentants si. Ils me sortaient par les yeux, les trous de nez, je les fuyais pour aller faire des photos des animaux.

 

De ce salon deux informations de la plus haute importance surnagaient : tout d’abord un François Hollande à son aise, samedi, lors de son inauguration marathon, alors qu’il faisait station au Pavillon des Vins, subissait le lamento d’un Président que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, face à un sommelier bavard et verbeux comme à l’ordinaire, quand les fera-t-on taire, a réussi à placer, un verre de bergerac rouge à la main : « C'est de la bombe, ça… c'est dans les industries d'armement» Bien évidemment, les éternels ramenards de la Toile ont poussé des hauts cris en dénonçant un affreux coup de com ! Jamais contents, quand l’autre n’en buvait pas c’était l’horreur absolue, et quand celui-ci en boit ils le traitent de menteur. Bande de cons !

 

La seconde, fait exceptionnel, Nicolas Sarkozy a bu un verre à la santé de la filière viticole, le 25 février au Salon. Un crémant d’Alsace et un mercurey attendaient Nicolas Sarkozy sur le pavillon des vins au Salon de l’agriculture, ce 25 février... Ainsi qu’une brochette de responsables professionnels. But de la visite pour la filière : lui faire part de ses revendications, mais surtout le voir trinquer à la santé de la viticulture, alors qu’il ne boit pas. Je me régale :

 

« Il est 11 h 45 lorsque le président de l’UMP arrive sur le stand. Jean-Marie Barillère, président du Cniv, Jérôme Despey, président du conseil des vins de FranceAgriMer, et une dizaine d’autres présidents ou directeurs d’interprofessions ou de syndicats l’accueillent. Rapidement, les deux responsables l’invitent dans l’espace fermé du stand, dédié aux réceptions, plutôt qu’au bar ouvert au public où François Hollande puis Manuel Valls s’étaient prêtés au jeu de la dégustation quelques jours plus tôt. « Nous avons préféré discuter au calme », explique Jérôme Agostini, directeur du Cniv. » Bien sûr, ils n’ont que ça à la bouche la loi Évin. Jean-Marie Barillère, Audrey Bourolleau, directrice de Vin et Société, et Jérôme Despey prennent tour à tour la parole pour lui rappeler que la filière refuse toute nouvelle restriction de la publicité pour le vin et qu’elle demande une définition de la publicité. Le petit Nico n’en a rien à cirer. Impatient de prendre la parole, il a répondu en noyant le poisson : « Vous, les viticulteurs, vous avez fait quelque chose que les autres secteurs de l’agriculture n’ont pas su faire : garder le contact avec le consommateur. » Puis il a soutenu que l’administration et les tribunaux français produisent trop de normes. « La première mesure que nous prendrons (sous-entendu, si nous revenons au pouvoir) sera : toute la réglementation européenne, mais seulement la réglementation européenne. Ce sera une façon de repenser à la loi Évin. Je sais que les ravages de l’alcool chez les jeunes, c’est la bière et les alcools forts, pas le vin, pas le champagne. » Une déclaration qui a piqué le président et la directrice du BNIC, présents dans l’assistance. » Pendant ce temps, le crémant ne cessait de se dégazer. Revenant à l'essentiel, Jérôme Agostini a invité le sommelier à le servir. Nicolas Sarkozy a levé son verre à la santé de ses hôtes, sans plus de commentaire. Il l’a bu en deux ou trois gorgées. Puis, d’un coup, il a bondi de son siège comme si l’épreuve avait assez duré ! Apparemment, il était hors de question pour lui de boire un second verre, fût-ce du mercurey. »

 

Pour le reste notre poulain conforte sa place au zénith des sondages : le tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio JUPPÉ ET BAYROU, ENSEMBLE AU SOMMET

 

« C’est le duo choisi par les Français. Alain Juppé et François Bayrou trônent, pour la première fois, respectivement à la première (66%, +1) et à la deuxième place (57%, stable) Certains y verront peut-être l’équation magique de la prochaine présidentielle. Les compères bordelais et béarnais disposent en tout cas d’un atout : ils sont populaires auprès de l’ensemble des Français et, surtout, ils dépassent leurs camps naturels. Alain Juppé bénéficie d’une bonne opinion auprès de 61% des sympathisants de gauche et François Bayrou auprès de 65% quand Nicolas Sarkozy en réunit 19%. Attention toutefois à ne pas tout focaliser sur le pourcentage de bonne opinion. Quand Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont testés en duel par l’IFOP auprès de l’ensemble des Français, le maire de Bordeaux l’emporte largement (61/34), mais moins fortement que précédemment (64/30 en janvier). Lorsque la mesure ne concerne que les sympathisants UMP, l’ex-président devance toujours le maire de Bordeaux et dans les mêmes proportions : 62% pour Sarkozy contre 38% pour Juppé. Preuve donc que le patron de l’UMP –malgré un retour moins flamboyant que prévu– reste toujours le favori incontestable de la primaire. »

 

Vivement mardi ! Je t'attendrai à la porte du garage dans ma superbe auto !

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:09
Le donneur de recettes adore les poissons droitiers comme les poissons gauchers et il n’en fait pas tout un plat
Le donneur de recettes adore les poissons droitiers comme les poissons gauchers et il n’en fait pas tout un plat

Je suis droitier mais ambidextre sur le clavier, ne pratique jamais le ni-ni en politique, ai toujours pensé que le centrisme était un simple cache-sexe pour les mous et comme le soutenait, à contre-courant, dès 1954 dans son livre La Droite en France, René Rémond, je crois toujours que la dualité gauche/droite structure la vie politique française, que la droite comme la gauche est plurielle, que la droite est composée de trois familles nées de la Révolution : le légitimisme droite contre-révolutionnaire, l’orléanisme droite libérale et le bonapartisme droite césarienne. La gauche, depuis la scission du Congrès de Tours, pendant très longtemps se scindait en communiste et non-communiste, cette dernière, après un long temps d’émiettement, s’assemblait autour du PS avant que l’émergence des extrêmes menace son leadership. Le même phénomène menace la droite traditionnelle, avec la renaissance et la montée en puissance du FN héritier du nationalisme et populisme qui avait pris corps, dès 1882, dans le mouvement antisémite, xénophobe, antidreyfusard. Rien de nouveau sous le soleil d’Austerlitz !

Le donneur de recettes adore les poissons droitiers comme les poissons gauchers et il n’en fait pas tout un plat

Tout ça pour vous causer des poissons plats droitiers et gauchers.

 

Dans les océans et les mers, comme en Angleterre et sur le continent, il est des poissons qui conduisent à gauche et d’autres à droite. Je plaisante à peine, en effet si l’on observe attentivement certains d’entre eux, on voit que les soles donnent toujours l’impression de regarder à droite, tandis que d’autres, semblent regarder à gauche.

 

Pourquoi ?

 

Tout simplement parce que leurs yeux changent de place.

 

« Ces poissons naissent comme les autres, avec une symétrie bilatérale verticale et donc un œil de chaque côté de la tête. Mais quand le jeune poisson plat atteint de 1 à 2 cm de long, l’un de ses yeux se met à migrer par-dessus sa tête pour se rapprocher de l’autre, et il doit alors nager sur le côté pour maintenir les deux yeux vers le haut.

 

Ensuite, la forme du poisson s’aplatit progressivement et ses nageoires se structurent tout autour du corps, de sorte que ses flancs droit et gauche – à la naissance – deviennent sa face « dorsale », qui porte les yeux, et sa face « ventrale », qui est devenue aveugle.

 

En outre, la pigmentation du poisson se différencie : elle prend une teinte foncée, souvent bariolée ou tachetée au-dessus, et claire et unie au-dessous, ce qui assure au poisson un bon camouflage, aussi bien sur les fonds marins, que lorsqu’il est vu du dessous, nageant sur le fond clair du ciel. »

 

Le mystère c’est que ce basculement du corps au cours de la croissance se fait, d’un côté ou de l’autre selon les familles : les Scophthalmidés (environ 8 espèces) le turbot, la barbue et la cardine qui regardent à gauche, et les Soléidés (environ 130 espèces) la sole, le céteau, les Pleuronectiformes (60 espèces environ) la limande, la limande-sole, la plie, le carrelet, le flet, le flétan, qui regardent à gauche.

Le donneur de recettes adore les poissons droitiers comme les poissons gauchers et il n’en fait pas tout un plat

Toute ma science je la tire de la somme d’Henriette Walter et Pierre Avenas « la fabuleuse histoire du nom des poissons » chez Robert Laffont

Le donneur de recettes adore les poissons droitiers comme les poissons gauchers et il n’en fait pas tout un plat

Ce phénomène est vraiment extraordinaire.

 

« Cette perte du plan de symétrie de la naissance chez les poissons plats est un phénomène unique, non seulement parmi les poissons, mais aussi parmi les vertébrés : on ne connaît pas de cas semblables, ni chez les mammifères, ni chez les oiseaux, ni non plus chez les reptiliens et les amphibiens. »

 

Mon goût va vers les poissons droitiers : sole et céteau mais j’aime aussi le turbot et la barbue

Le donneur de recettes adore les poissons droitiers comme les poissons gauchers et il n’en fait pas tout un plat

Table le restaurant où le produit est roi propose une magnifique sole de roche de l’Ile d’Yeu.

 

J’y mange de temps à autre à midi au bar pour 25€ entrée + plat + dessert

 

Buvez avec ça un vin de Paul Reder par exemple Grigri : vin postmoderne

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 00:09
La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust

« On ne peut pas ne pas raconter la scène où la mère de Pier Giorgio a ouvert fièrement un placard dans la cuisine de son enfance. C’était un nécessaire à piadina, une sorte de galette réalisée à base de farine de froment, de saindoux, de sel et d’eau, spécialité d’Émilie-Romagne. Elle se façonne traditionnellement sur une plaque de pierre. On l’a goûté quelques heures plus tard dans une petite échoppe de Rimini. Elle était fourrée d’épinard, de mozzarella et de chair à saucisse, une nourriture rassurante, un délice. L’une des nombreuses madeleines du cuisinier. »

 

La piadina, pida en dialecte romagnol, est un aliment lié à la tradition étrusque connu depuis le XVIème siècle. On raconte qu’en 1839, une bande de voleurs s’étant introduit de nuit dans une maison et n’ayant trouvé rien de valeur, se consolèrent en mangeant de la piadina qu’ils trouvèrent dans la cuisine. C'est l'ancêtre de la focaccia. Contrairement à la pizza qui a fait le tour du monde, la piadina est restée en Italie. Pendant longtemps elle a été le pain des pauvres de cette région car elle avait l'avantage de coûter peu, de cuire rapidement et surtout de couper la faim.

La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust
La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust
La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust

Nous sommes en Emilia-Romagna région alliant deux provinces historiques l'Émilie au nord et la Romagne la Romagne comprise dans le delta du Pô, de Bologne à Rimini, patrie des belles italiennes avec plein de chevaux sous le capot : Ferrari à Maranello, Maserati à Bologne et Modène, Lamborghini à Sant'Agata Bolognese. C’est l’une des régions les plus fertiles d’Europe située entre l’Apennin ligure et toscan et la rive gauche du Pô : elle est bordée à l’est de la mer Adriatique, à l’ouest du Piémont et de la Ligurie, au nord de la Vénétie et de la Lombardie, au sud de la Toscane, des Marches et de la République de Saint Marin. Bologne est la ville-capitale.

 

C’est un annuaire de grands cinéastes : Michelangelo Antonioni, Marco Bellocchio, Bernardo Bertolucci, Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini y sont nés.

 

C’est aussi une superbe brochette du bel canto Arturo Toscanini, Giuseppe Verdi, Renata Tebaldi, Luciano Pavarotti y sont nés.

 

Certes, il y a aussi Benito Mussolini né à Dovia di Predappio dans la province de Forlì-Cesena.

 

C’est Ferrare qui resta sous la domination de la famille d'Este jusqu'à la fin du XVIe siècle. Elle fut une grande ville d'art sous les Este, réputée dans toute l'Europe dès le bas moyen-âge et pendant la renaissance. A la fin du XVe siècle, elle connaît un des plus grands projets urbains de l'Europe moderne, entrepris par son duc Hercule Ier d'Este, et le premier de planification raisonnée des espaces citadins. Son enceinte et sa belle forteresse médiévale sont très bien conservées et de nombreux édifices et palais datant de la Renaissance sont particulièrement intéressants. Ce patrimoine lui a valu d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco pour d'une part son centre historique et en outre pour son delta sur le Pô.

 

C’est Bologne dont les origines remontent au moins à un millénaire avant Jésus-Christ. Elle a toujours été un important centre urbain, d'abord sous les Étrusques (Felsina), ensuite sous les Romains (Bononia), puis au Moyen-âge, en tant que une importante commune indépendante (pendant un siècle elle fut la cinquième ville européenne par sa population). Très ancienne ville universitaire célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval le plus grand d'Europe après celui de Venise. La sauce bolognaise massacrée par les mauvais fabricants de pizzas et de conserves y trouve son origine.

 

C’est aussi un superbe garde-manger de luxe :

 

  • Le Parmigiano-Reggiano DOP (Dénomination d’origine protégée), appelé « Parmesan » dans le langage courant français.

  • Le Jambon de Parme, Prosciutto di Parma Appellation d’Origine Protégée, exclusivement élaboré dans le sud de la province de Parme; 5 kms au sud de l’antique via Emilia, entre les rivières Enza et Stirone, dans les collines - les Apennins - à 900 mètres d’altitude maximum.

  • Le vinaigre balsamique produit en Italie, dans les provinces de Modène et de Reggio d’Emilie.

 

​Mais revenons un instant à Pier Giorgio Parini, l’ami Bruno Verjus, le 22 mai 2010 nous demandait « Connaissez-vous la tomate de Pier Giorgio Parini ? » et s’exclamait Tomatissime !

La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust
La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust
La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust

« Ouh là, là, quelle découverte ce Pier Giorgio. Un véritable talent pour un plat déjà emblématique, sa tomate.

 

Imaginez, des tomates italiennes séchées tendrement au four durant 6 heures. Pendant ce temps l'on confectionne un bouillon de viandes et d'herbes aromatique. Corsé à ce point que les arômes tambourinent au palais. Et puis ? L'on réhydrate les tomates dans ce jus de baptême. Elles reprennent forme et paressent en miroir.

 

Une crème onctueuse de fromage de frais et de citron comme un lac apaisant pour contenir toute leur vie incandescente. Une poudre d'agrume (comme un Niac de Michel bras) pour seul fard et voilà la belle rouge sans autre artifice. »

 

Je sais, vous m’attendez au tournant : et les vins d’Emilia-Romania ils sont où ?

 

Réponse L’Emilie Romagne a 1 DOCG l’Albana di Romagna, 19 DOCS dont le célèbre Lambrusco sous 3 dénominations et 10 IGT.

 

« En Emilie, le vin principal est donc le Lambrusco, tout en nuances mousseuses du pourpre au rosé, fait à partir de raisins élevés dans de hautes treilles, essentiellement dans les plaines au sud du Pô. Les vins de Romagne sont surtout issus de Sangiovese, Trebbiano et Albana, le cépage qui contribue à la première DOCG de blanc d’Italie.

 

Le Lambrusco est produit en volume dans les quatre zones DOCs autour de Modène et de Reggio. La majeure partie du Lambrusco expédié à l’étranger est demi-doux (amabile) ou doux alors que ce qui est consommé sur place est sec, et pas toujours issu d’une DOC. En effet, le sec authentique est considéré comme l’accord parfait avec la riche cuisine régionale, mais il faut noter que bien peu d’amateurs à l’étranger ont eu l’occasion de goûter ce vin dans ce style. »

 

Vous me connaissez je ne suis pas très amateur de grosses bombasses fardées alors je suis allé puiser chez mon ami Alessandra une petite IGT Emilia produit dans l’Azienda Agricola Al di là del Fiume Dagamó rosso 2013

 

  • Vin de culture biodynamique
  • 100% Barbera
  • Macération sur peaux en amphores en terre de Toscane de 8 hl pendant 3 à 4 mois
  • Gabriele aime la terre, Danila aime les gens, ensemble, ils ont décidé de changer leur vie :

« Créer des liens?

Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… »

Saint-Exupéry 

La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust
La piadina de la mama de Pier Giorgio Parini Osteria Del Povero Diavolo à Torriana Émilie-Romagne :  sa madeleine de Proust
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:53
Modérer les commentaires ce n’est pas les censurer… non au «journalisme de l’encens…»

Longtemps sur mon espace de liberté j’ai laissé les commentaires se mettre en ligne sans en consulter le contenu jusqu’au jour où l’un d’entre eux a mis en cause, très gravement et nommément, une personne connue dans le monde du vin. Par bonheur j’étais face à mon écran et, de suite, j’ai pris la décision de modérer les commentaires.

 

Pour autant modérer les commentaires ne signifie pas les censurer.

 

Ce filtre qu’est la modération a un fondement juridique : c’est moi qui suis responsable de tout ce qui se publie sur mon blog y compris les commentaires : jurisprudence Free/Libération. En conséquence toute attaque, dénonciation, insulte et autres joyeusetés passent à la trappe sans autre forme de procès.

 

En revanche, le débat vif, argumenté, surtout s’il me met en cause, est immédiatement relayé.

 

Ce billet est motivé par ce qu’a écrit Jérôme Perez de la LPV en commentaire sous ma chronique relais de celle de Michel Bettane où je faisais mon travail d’information vis-à-vis de mes lecteurs. J’ignorais qui était l’auteur de l’appellation « journalisme de promenade », en effet je lis beaucoup mais n’étant pas un grand amateur je ne suis pas le fil de la LPV de manière assidue.

 

« Chacun vient tirer la couverture à soi, c'est vraiment navrant.

 

Je tiens quand même à préciser certaines choses puisque mon propos est déformé et que je suis censuré sur le site de Bettane qui ne peut s'empêcher de publier un éditorial me fustigeant ces derniers temps, l'un après l'autre. »

 

Sans entrer dans une quelconque polémique ou mettre de l’huile sur le feu l’accusation, qui doit sans doute être fondée, mérite une réponse circonstanciée car elle décrédibilise ceux qui pratiquent un tri basé sur le contenu des commentaires en laissant accroire, en ne choisissant que l’encens, à une approbation des propos publiés.

 

Même si le Figaro papier l’a banni de sa manchette « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur…

« Il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits.»

 

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

 

Ma maison, qui est une petite entreprise qui ne connait pas la crise, est grande ouverte, ni verrous, ni volets, quiconque peut y venir y discuter même en s’envoyant des volées de bois vert mais, tout à la fin, dans le respect des convictions de chacun, on s’y salue, on peut même prendre un verre en commun et partager le pain et le sel…

 

Modérer les commentaires ce n’est pas les censurer… non au «journalisme de l’encens…»

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:09
Sur Face de Bouc des vinolâtres errent la bite et le couteau en bandoulière : « les mots qui font mâles »

Manger, boire et baiser est, selon eux, leur seule Trinité. Forts de leur virilité aiguisée par la bonne chère ils ne ratent jamais une occasion de défourailler des mots qui font mâle, bien troussés, avec ce qu’il faut de gras, de salacité – ne pas confondre avec la sapidité – et, bien entendu, de supériorité. Le doute n’est pas permis, ils en ont, ils sont bons, et si Bob Parker les notait ce serait à tout coup du 100/100.

 

Des as, des cracks, des Phoenix de ces bois, quoi !

 

Comme le notait avec justesse Pierre Desproges « L’amour… il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire. » Fonds de tiroir Seuil

 

« On devrait porter le sexe autour du cou comme une relique, en médaillon sur les barettes. N’est-ce pas l’artère qui alimente le fleuve des humains, l’ambroisie qui calme la soif du monde depuis l’origine des temps. »

 

L’Arétin 1492-1556

 

Jean Feixas et Emmanuel Pierrat dans leur petit lexique littéraire et poétique  du sexe masculin : « Les mots qui font mâle »

 

Sur Face de Bouc des vinolâtres errent la bite et le couteau en bandoulière : « les mots qui font mâles »

Pour vous présenter cet opus, à mettre absolument entre les mains de nos vinolâtres en manque de mots, je préfère m’en remettre à une spécialiste de la chose Agnès Viard du blog Les 400 Culs

 

Plus près de toi, mon pieu

 

« Qu’il soit nommé «pieu» ou «épine», «gourdin» ou «asticot», «anguille» ou «nouille», le pénis met toujours les lexicographes en joie. En témoigne un livre répertoriant plusieurs centaines de citations et de mots d’esprit : «Les Mots qui font mâle», aux éditions Hoebecke. Florilège…

 

Dans un ouvrage tout entier consacré aux «Mots qui font mâle», Jean Feixas et Emmanuel Pierrat répertorient les manières les plus inventives de défendre son cas. Il y a ceux qui vantent la taille de leurs attributs. Certains désignent leur sexe en usant d’unités de mesures équivalentes à 25 centimètres : le chibre, par exemple, serait – à l’origine – l’équivalent d’un empan, c’est-à-dire la distance séparant l’extrémité du pouce et celle du petit doigt. Vantardise. »

 

La suite ICI 

Sur Face de Bouc des vinolâtres errent la bite et le couteau en bandoulière : « les mots qui font mâles »

Le vin de bagnole (Antonin Iommi-Amunategui/Rue89)

 

 

De mon côté en hommage à un vin-culte « On s’en bat les couilles » de Pascal Simonutti je ne puis que me préoccuper de La malédiction des couilles.

 

« Par rapport au pénis qui n’a jamais souffert d’un symbole dévalorisant, les couilles, lestées, c’est vrai, de la vertu du courage (en avoir ou pas), sont davantage ballotés dans leur honneur et prennent souvent, sous leur dérivé de couillon ou couillonnade (coïon et coïonnade, en vieux français, proviendraient de l’italien coglione, testicule), un tour franchement péjoratif.

 

Mais même en restant couilles, elles ne sont pas flatteuses : « Tu n’es qu’une couille » signifie qu’on est un imbécile. Un peu comme le con féminin et son dérivé de connasse. Et ce ne sont pas les burettes, ces ridicules petites fioles, les balloches (méprisantes), les dépendances ou les sonnettes qui peuvent remonter le niveau, pas plus que les bibelots ou la bimbeloterie, qui font bazar.

 

Restent les burnes, qui ne manquent pas, phonétiquement, d’allure. Les génitoires, qui font sérieux, et les billes, qui font pimpantes. »

 

En tant qu’ancien enfant de chœur j’ai un faible pour les burettes :

 

« Il s’y ajoutait le plaisir de couillonner les femelles : si elles savaient qu’on se décharge les burettes entre copains, elles en feraient une gueule ! »

 

Jean Genet, Querelle de Brest Gallimard 1953

 

  • Pour Denis qui aime les contrepèteries
Sur Face de Bouc des vinolâtres errent la bite et le couteau en bandoulière : « les mots qui font mâles »
  • Et celle-ci pour le ruban vert
Sur Face de Bouc des vinolâtres errent la bite et le couteau en bandoulière : « les mots qui font mâles »

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:09
Beaucoup de bruit pour rien : à force de ruer face aux chiffons rouges de l’ANPAA les gens du vin lui donnent une importance qu’elle n’a plus…

L’ANPAA je connais. Je la connais de l’intérieur : j’y ai adhéré et j’ai été, très tôt, l’un des rares à décortiquer ses comptes et à analyser sa stratégie de harcèlement via des plaintes ciblées.

 

La fameuse loi Evin aurait dû être baptisée au nom de son vrai père : Claude Got. ICI  et ICI 

 

Après une longue période d’aphasie, les professionnels du vin se sont réveillés puis organisés autour de Vin & Société.

 

Fort bien, et je n’ai rien à dire sur les messages qu’entendent faire passer les professionnels auprès du grand public si ce n’est qu’ils devraient prendre en compte toutes les questions que celui-ci se pose sur la vigne et le vin ; très clairement occulter ou réagir en défense sur les problèmes des pesticides n’est pas de bonne politique surtout lorsqu’on avance des raisons économiques. La santé publique commence d’abord dans la vigne pour ceux qui y travaillent et vivent dans son environnement.

 

Parer la loi Evin de tous les maux de la terre est un peu commode car la puissance de feu de la publicité pour le vin est si infime que si toutes les vannes étaient de nouveaux ouvertes se serait presque un coup pour rien sauf pour ceux qui en ont les moyens : les grands groupes de spiritueux et de la bière.

 

Ceci écrit, la réécriture de la loi s’impose car son indéfinition du contenu de la publicité a donné lieu à une jurisprudence sans queue ni tête. Attention, la fâcheuse tendance de certains plumitifs du vin à confondre journalisme et publipromotion nuit gravement à la crédibilité de l’argumentation selon laquelle la liberté d’expression serait menacée.

 

Alors, j’ai du mal à me joindre au ramdam auquel a donné lieu le projet de loi de Marisol Touraine…

 

1-Bordeaux fait de la résistance ! via Jacques Dupont du Point

 

Bernard Farges, président du conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux et de la CNAOC, pousse un coup de gueule argumenté contre l'ANPAA.

 

QUELLE VISION DU VIN VOULEZ-VOUS POUR VOTRE PAYS ? [...]

 

Celle défendue par l'ANPAA, avec ses 75 millions d'euros de fonds publics, ses procès permanents et ses amendements remis en main propre au rapporteur de la loi ! Vous aurez peut-être lu avec intérêt le récent entretien de M. Rigaud, président de l'ANPAA, dans lequel il propose, en somme, de limiter la communication pour le vin sur Internet au même titre que les sites pédophiles ou nazis...

 

Oui, voilà à quoi l'ANPAA associe notre communication sur Internet ! C'est une honte !!! C'est une honte... et c'est récurrent !

 

Le directeur de l'ANPAA l'avait déclaré avant lui dans le Wine Spectator et M. Rigaud nous a dit les yeux dans les yeux : « En 1943, les vins français étaient réquisitionnés pour l'armée allemande. C'était une grande année pour la lutte antialcoolique en France ! »

 

Maintenant, ça suffit !!

 

Dans les amendements proposés par l'ANPAA, il est proposé :

 

- de restreindre la communication sur Internet,

 

- de supprimer la référence à la notion d'abus dans le message sanitaire et de mettre donc en garde contre toute consommation d'alcool,

 

- d'interdire les noms de domaine, cuvées, marques qui seraient considérés incitatifs.

 

Ou encore des propositions aujourd'hui au stade de notes internes :

 

- de limiter la publicité à la radio de 22 heures à 6 heures du matin,

 

- de consacrer 20 % de l'espace de tous nos visuels aux messages sanitaires, d'interdire les fêtes viticoles...

 

En bref, des énormités forcément inacceptables qui ne régleront en rien les vrais problèmes ! Mais enfin... la ficelle est grosse ! On nous promet du très douloureux pour mieux nous faire accepter le moins douloureux... l'effet cliquet ! »

 

 

J’avoue que je trouve ce discours bien étrange car il semble ignorer le contenu du projet de loi adopté en Conseil des Ministres et faire de l’ANPAA le cheval de Troie du Gouvernement. Ça frise le procès d’intention, la suspicion, une forme désagréable de combat politique contre un pouvoir qui n’est pas en odeur de sainteté dans les organisations professionnelles du vin. Les mots étaient bien plus mesurés et policés lors de la discussion du projet Bachelot bien plus redoutable. Et qu’on ne vienne pas me dire que je fais moi-même des procès d’intention : mon long séjour à l’Hôtel de Villeroy m’a instruit sur les pratiques de certains.

 

 

L’ANPAA agite des chiffons rouges, l’ANPAA a des alliés au Ministère de la Santé, l’ANPAA cherche à mobiliser des parlementaires sensibles à sa cause : ce n’est pas nouveau et prendre à partie l’exécutif sous le couvert de la nuisance de l’ANPAA n’est pas pour moi de bonne politique face à l’opinion publique. Face à une adversaire, aussi stupide et borné soit-il, il faut savoir raison garder et ne pas se tromper de cible.

 

2-Dans les travées du SIA : le Président de la République et son Premier Ministre dégustent à qui mieux.

 

 

Bien sûr j’entends monter la voix des sceptiques ou des jusqu’au-boutistes : la loi Evin est toujours debout et in faudra la réformer ou l’abattre. La seconde branche de l’alternative m’apparaît improbable. Pour la réforme, au risque de passer pour un optimiste naïf, je suis persuadé  que le fruit va être bientôt mûr. Patience et longueur de temps, ce n’est pas au son du tambour qu’on y arrivera mais par un travail de persuasion intelligent et subtil. À chacun de prendre sa part et, croyez-moi le pouvoir de lobbying de l’ANPAA est sur le déclin, ce qui explique son jusqu’au-boutisme. Le monde du vin a eu aussi les siens, croyez ma vieille expérience. 

Beaucoup de bruit pour rien : à force de ruer face aux chiffons rouges de l’ANPAA les gens du vin lui donnent une importance qu’elle n’a plus…
Beaucoup de bruit pour rien : à force de ruer face aux chiffons rouges de l’ANPAA les gens du vin lui donnent une importance qu’elle n’a plus…

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 10:06
« Le Journalisme de promenade » le plaidoyer pro domo de Michel Bettane pour sa « petite entreprise »

Dans sa dernière livraison my bettane + desseauve le magazine du vin Michel Bettane face à l’attaque des ON, l’anonymat de combat, contre-attaque, et, sous un titre très Macron-Valls « Entrepreneur, ce gros mot », prononce un plaidoyer pro-domo en faveur de sa petite entreprise qui, selon lui, ne connaît pas la crise.

 

C’est son droit d’actionnaire, et n’attendez pas de moi ni une analyse pointilleuse, ni une critique en règle des propos de Michel Bettane même si je serais très à l’aise dans la mesure où je ne fais pas partie des ON et ne pratique pas l’anonymat : je signe, je nomme et n’hésite pas à cibler le cireur de pompes patenté qui bave sur le « journalisme d’investigation » qui déplaît tant à ses amis.

 

Si je vous soumets ce texte c’est qu’il est révélateur d’une forme de malaise latent de « la presse du vin », sous toutes ses  formes, face à la suspicion qu’elle inspire à certains, disons pour faire court, d’amateurs de vin, sans frontière de génération.

 

La presse, les médias en général, n’ont pas « bonne presse » auprès de l’opinion publique et le métier de journaliste est tout autant vilipendé par le « bon peuple » que les élus de ce même « bon peuple ». Le capital de confiance a fondu comme neige au soleil depuis le temps d’Albert Camus qui exerça le métier de journaliste à l’Alger républicain, au Soir républicain, à Combat et à L’Express et qui considérait les journalistes comme des «historiens au jour le jour, dont le premier souci est la vérité» et le journalisme comme « le plus beau métier du monde » en justifiant son affirmation «parce qu'il vous force à vous juger vous-même »

 

Dans le vin, le journaliste est à la fois critique et se veut parfois aussi reporter mais comme je l’ai écrit hier le publi-reportage est souvent au bout du chemin avec plus ou moins de subtilité dans la présentation. Alors l’indépendance est un territoire extrêmement difficile à baliser pour les nouveaux journalistes « entrepreneurs ». Michel Bettane écrit « L’indépendance est certainement un concept sacré pour la presse, mais pas forcément dans le domaine que l’on croit. Elle n’a pas grand-chose à voir avec les pressions économiques dont on peut toujours se libérer par la démission. Elle commence et finit dans la sphère de l’éthique individuelle et certainement pas collective. L’indépendance véritable nait chez le journaliste d’une ascèse qui repose sur deux grandes bases :

 

  • La première est le savoir…
  • La seconde est peut être encore plus importante, c’est un travail sur soi…

 

Je m’arrête là et vous laisse le soin de penser ce que bon vous semble tout en soulignant que la critique du vin touche une infime proportion des consommateurs de vin et que ce débat à un petit goût de « cabine téléphonique » concept cher aux railleurs des radicaux cassoulets. Lorsque la presse généraliste s’empare du sujet ça donne ça 

 

La parole est à Michel Bettane :

 

« Décidément dans un pays fantasmé aussi pourri que le royaume du Danemark, bien entendu entretenu dans son immoralité par une presse tout aussi contaminée, il n’y a que les citoyens libres, quand ils assument avec fierté leur liberté d’expression sous un anonymat de combat, pour défendre les vraies valeurs de la République.

 

Les Lumières ?

 

Vous plaisantez.

 

Le Savoir Libérateur n’est plus de mode. Au contraire point trop n’en faut, l’authenticité de l’approximation, voire de l’erreur et du dogme sont bien plus respectables. L’enquête devient même suspecte chez les journalistes, de même que l’information de première main pour les experts.

 

Notre travail, chez Bettane et Desseauve, a récemment été qualifié de journalisme de promenade, formule désormais immortelle dont il était facile pour nous de nous moquer sans la même méchanceté, d’ailleurs. Mais voilà qu’on dénonce avec nostalgie dans les mêmes cercles la disparition du journalisme à l’ancienne (et on oublie toutes les suspicions passées). Les mêmes laissent entendre que les nouveaux journalistes « entrepreneurs » sont bien moins indépendants, prisonniers du conflit d’intérêt et d’annonceurs manipulateurs ou vaches à lait, au choix, à moins que les deux réunis ne soient la base du Grand Complot. Quelques esprits influençables peuvent évidemment mordre à la rhétorique de mots dont ils ne connaissent parfois pas la définition exacte, ce qui me conduit ici à rappeler quelques faits et les principes qui ont présidé au développement actuel de notre « petite entreprise ». Celle-ci, j’en profite pour rassurer nos détracteurs, ne connait pas la crise.

 

La suite ICI 

 

Pro Domo : se dit du plaidoyer d'une personne qui se fait l'avocat de sa propre cause, qui plaide pour soi-même.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 00:09
La cuisine contemporaine : esbroufe ou créativité ?

Pourfendre la cuisine contemporaine ou l’idolâtrer, entre ceux qui l’exècrent et ses zélotes il est difficile d’en placer une. Comme toujours en notre vieux pays si tu n’es pas pour ou contre tu es forcément un allié objectif du camp d’en face. C’est un sujet clivant comme le disent les gens qui causent riches. Dans la petite blogosphère, le Pierre de Lagarde du manger et du boire dans la haute tradition c’est Pousson  qui se promène avec une tête de cochon sous un bras et un litron d’Hubert de Montille sous l’autre.

 

C’est son droit, je ne lui conteste pas mais de là à me ranger dans le poulailler de ses ouailles il y a un pas en arrière que je ne franchirai pas, tout comme d’ailleurs je ne m’esbaudirai pas face à des créations qui ne sont que des gestes pour la galerie. Je n’ai jamais eu de goût ni pour les chapelles, ni pour les conservateurs souvent réactionnaires, ni pour les révolutionnaires en peau de lapin qui passent rapidement à la caisse pour empocher les dividendes de leur esbroufes.

 

Il n’en reste pas moins vrai que cette forme de cuisine existe, elle a des adeptes qui ne sont pas tous des snobs ignorants, des bobos en quête de chichis, des vieux dans mon genre qui veulent séduire les jolies filles, et que tous ses pratiquants ne sont pas à fourrer dans le même sac sous prétexte qu’ils mettent des fleurs dans leurs assiettes ou qu’ils adorent les légumes oubliés.

 

Contemporain- contemporaine : « Qui appartient au temps actuel (par rapport au moment envisagé dans le contexte). »

 

Le monde, l'âme, l'époque, la pensée, la vie contemporain(e); l'art, le roman, le théâtre, la prose, la philosophie, la sociologie, la psychologie, la littérature, la mathématique, la logique contemporain(e); l'histoire, les récits, la pensée, les institutions, les mœurs contemporain(e,s); la civilisation, l'architecture, la scène, la production contemporaine.

 

Alors me direz-vous la cuisine d’aujourd’hui est forcément contemporaine sauf que, à l’image de l’art contemporain, elle est traversée par des gestes qui bousculent vraiment l’ordre ancien.

 

« Nous devons nous rendre à cette évidence, quoi qu’en aient à souffrir les puristes : l’art en train de se faire n’a pas toujours été « contemporain ». Ou encore : on ne s’est pas toujours senti contemporain de l’art en train de se faire. En effet, « art contemporain » est une expression qui s’est imposée surtout à partir des années 80, supplantant alors « avant-garde », « art vivant », « art actuel ». Elle possède les qualités des expressions toutes faites, suffisamment large pour se glisser dans une phrase lorsque l’on manque d’une désignation plus précise, mais suffisamment explicite pour que l’interlocuteur comprenne que l’on parle d’une certaine forme d’art, et non  de tout l’art produit par tous les artistes aujourd’hui vivants et qui sont donc nos contemporains. »

 

Catherine Millet L'art contemporain histoire et géographie Champs arts

 

Le parallèle me semble pertinent car la cuisine contemporaine se veut et se vit comme conceptuelle, l’assiette relève de l’installation, comme le relève le blog des frères Pourcel. 

 

 « Quand le contenant l’emporte sur le contenu.

 

  • Privilégier le message et l’assemblage plutôt qu’une vraie cuisine.

  • Décomposer les préparations, les rendre complexes et ludiques, alors que finalement le plat est souvent basique.

  • Minimalisme : Dessiner l’assiette, jouer sur les couleurs et texture, ne pas oublier le croustillant et la gelée en cube (que l’on trouve partout)…

« Un peu partout dans le monde, la jeune cuisine fait sa révolution, de Tokyo à Madrid, de Londres à New York, de Paris à Melbourne, de Milan à Singapour… l’assiette fait une sorte de coming-out, elle s’efforce de balayer le passé, d’être vraie et de s’ouvrir à d’autres univers.

 

Le naturel, le locavore, l’esthétisme version bio, la transgression d’un territoire, la betterave du jardinier du coin, la viande de l’éleveur génial du fin fond de la province, … l’esprit  « 50 Best  » envahit nos assiettes, à tels points que tout cela donne l’impression que pour être reconnu et faire partie des tables dont la presse parle, il faut se calquer sur quelques fondamentaux très en vogue actuellement… »

 

Point de vue de professionnels de la profession qui, comme celui des galeristes et des agents d’artistes, barbotent dans le même marigot d’ego. Nous vivons tous dans le même monde où, les vendeurs de vent, les agents, les communicants, les blogueurs asservis, les twitteuses qui disent toujours oui, font reluire ces ego pour que les fourneaux puissent faire rapidement bingo. Le storytelling règne en maître sous le joug des géants de l’agro-alimentaire. Il faut bien vivre monsieur, Omnivore, le Shira, etc. ne sont que des vitrines qui ont de plus en plus de mal à cacher l’origine de leurs gros bienfaiteurs.

 

Pour autant je ne conteste pas la pertinence de certaines de leurs remarques mais je trouve l’analyse un peu courte et surtout énormément réductrice lorsqu’elle fourre tout le monde dans le même grand sac des bobos des villes qui ne jurent que par le naturel, le locavore, le bio, voir ce qu’ils écrivent plus haut.

 

La haute-cuisine des anciens maîtres, dans son isolement élitiste, semblait hors le monde du commun, seuls les privilégiés pouvaient avoir accès aux produits d’excellence du terroir ou de la mer. Le chichi, le prout-prout tralala, le décorum, initiés par le vieux guide rouge ne diffusaient guère dans le manger populaire. Nos petits nouveaux de la cuisine contemporaine ne se sont pas totalement libérés de tous ces codes et leur esthétisme n’a rien à envier aux fanfreluches pour nouveaux riches qui encombrent les salles de beaucoup d’étoilés. Leurs additions sont aussi salées que celles de leurs prédécesseurs avec des rations qui frisent le foutage de gueule, j’en conviens aisément.

 

Pour moi, la question n’est pas là où la place le petit monde des chefs en place et de ceux qui gravitent autour des chefs, aussi bien ceux qui exècrent la cuisine contemporaine que ceux qui l’idolâtrent.

 

Ce qui me paraît intéressant et important dans cette tendance, qu’il ne faut pas réduire à une simple mode pour urbains friqués, c’est son effet de diffusion sur les nouvelles générations. Il est si facile de railler le bio, le locavore, les amap, l’économie sociale et solidaire, les produits équitables, les fruits et légumes oubliés, les espèces animales en voie de disparition… dans un monde où des gens crèvent de faim ou ont du mal à boucler leur fin de mois. En revanche, si l’on souhaite vraiment promouvoir des modes de production alternatifs pour alimenter de nouveaux circuits de distribution, il faut être en capacité de remettre sur le chantier une cuisine simple de produits simples.

 

Rappelons que « pour réduire leur budget alimentation  au minimum, 98 % des Français ont modifié leurs comportements. Ainsi, 87 % d’entre eux déclarent cuisiner leurs restes pour éviter de gâcher, 85 % affirment comparer systématiquement les prix des produits selon les marques (66 % préfèrent d’ailleurs les marques de distributeurs aux grandes marques). Pour aller plus loin dans les économies possibles, 84 % des personnes interrogées privilégient les produits en promotion et 81 % disent utiliser régulièrement des coupons de réduction.

 

Toujours dans une perspective de réduction des coûts, ils sont 75 % à limiter leurs sorties au restaurant (versus 56 % pour les foyers aux revenus supérieurs à 3 500 euros et plus). Dans ce domaine d’ailleurs, 44 % des Français estiment que le budget dédié aux loisirs gastronomiques est en baisse par rapport à l’an passé (versus  22 % qui le considèrent en hausse et 34 % qui le jugent stable). »

 

La partie est loin d’être gagnée puisque 87 % des Français privilégient la grande distribution pour faire leurs courses (37 % en supermarché, 36 % en hyper et 14 % en hard-discount). Preuve que ces canaux de distribution classiques séduisent davantage que les circuits courts : seuls 5 % des Français s’approvisionnent au marché et 2 % directement auprès des producteurs.

 

La bataille se joue bien sûr dans les assiettes de nos chefs de haute cuisine, anciens ou contemporains, mais elle se mène bien plus en profondeur dans l’immense étendue de la Toile. Et c’est à ce niveau que les petits nouveaux excellent, ils occupent le devant de la scène, irritants, surexposés mais imprimant le tempo.

 

Leur discours touche bien plus que le long lamento des fous de tête de veau. Le réduire aux petites fleurs, poudres, pousses, minis-herbes c’est se laisser aller à la facilité, faire ce qu’on fait un temps les anti-bios avec les bio-cons, se crisper, entrer dans un déni de réalité des attentes de la société. Sur le temps long la tendance lourde, des modes de consommation et de distribution, ne va pas s’inverser mais ce qui était considéré comme marginal va peser et induire des inflexions.

 

Dans la bataille de la mondialisation notre capital de création de valeur, nos vraies différences compétitives, se situent dans ces produits que l’on estimait jusqu'ici ringards, tués par la normalisation, l’hygiénisme, la standardisation… Il ne s’agit plus de les défendre mais de les promouvoir, de les revisiter, de les faire aimer.

 

Alors, par-delà les excès, les ego, les outrances, les dérapages, les provocations, de ces nouveaux Rastignac des assiettes se dessine un modèle alimentaire qui introduira des coins dans la toute-puissance des faiseurs de bouffe emballée, aseptisée, normée. Je ne sais si ces minuscules anfractuosités ébranleront le système, je ne le crois pas et, de toute façon, ne le verrai pas, mais ce dont je suis sûr et certain c’est qu’une agriculture que l’on croyait morte et enterrée va avoir de beaux jours devant elle.

 

Au lieu de geindre à nous de jouer car nous sommes aussi le système ! 

 

La cuisine contemporaine : esbroufe ou créativité ?

La cuisine responsable et engagée de Colombe Saint-Pierre Le Bic Canada  

 

« Colombe raconte un produit, puis un plat, au détour d’une anecdote. Comme ce cochon d’une redoutable gourmandise. Un médaillon de porc donc, lardé de pancetta, servi avec un ravioli de porc et feta et une poêlée de cerfeuil tubéreux et chanterelles. Un bon morceau de « fesse » comme le décrit Colombe avec sa spontanéité pétillante. « Ce cochon, c’est celui que mangeaient ses grands-parents » ajoute Alex. Il est cuit comme un rôti, enroulé de pancetta maison. « J’ai mis cinq ans à maîtriser la charcuterie » raconte-t-elle, comme l’un de ses challenges évidents. »

 

La cuisine contemporaine : esbroufe ou créativité ?

 

« Mon fil conducteur est devenu très simple : vous devez pouvoir lire mes plats facilement. Je suis là pour vous montrer le travail des fermiers, vous devez comprendre le produit sans avoir la technique. »

 

In Itinéraires d’une cuisine contemporaine n°1/10

La cuisine contemporaine : esbroufe ou créativité ?

Gros tambour et petite trompette : un débat à la Française

 

Périco Légasse

 

« C’est un guide rouge, on pourrait le croire prolétarien, voire marxiste, mais pas du tout, les étoiles sont donné dans les quartiers les plus luxe… l’étoile c’est la compétence du cuisinier pas la qualité de la nappe … 

 

C’est quoi la gastronomie française ? … c’est un pays agricole de paysannerie, avec une diversité de produits, de paysages c’est la fonction de l’air et de la terre qui a généré ce patrimoine… c’est la bonne bouffe contre la malbouffe… 

 

Ce pays est en train de crever, de la mondialisation industrielle …

 

Indépendamment de Wall Street de grandes cours de Bruxelles…. quand vous mangez, vous votez … vous faites du bien à votre environnement, vous faites du bien à votre pays … mangez des produits de la France 

 

« Le guide n’a pas arrêté d’encenser des cuisiniers étrangers en Espagne, au Danemark … qui ne sont pas des cuisiniers mais des chimistes.

 

En France aujourd’hui on mange la cuisine du moment, la cuisine soixantuitardisée, libérée… qui a reniée toutes les valeurs fondamentales, tout l’ADN de la cuisine française … 

 

Le guide Michelin fut une institution, il fait du suivisme, une sorte de renonciation, de démission, pour suivre l’air du temps, pour quelque chose qui se lèche, qui se suce …

 

Les cuisiniers ont abandonnés leurs statuts d’artisans …pour devenir des artistes, les gens leurs ont dit dont Gault Millau sortez des cuisines, devenez des artistes, faites des œuvres d’arts dans vos assiettes….

 

La cuisine d’aujourd’hui c’est une espèce de bouillie de chat, multicolore, décorée, …

 

le problème, c’est que Michelin, c’est le seul tribunal qui n’explique pas ses verdicts, vous avez deux ou trois étoiles, vous ne savez pas pourquoi … 200 ou 300 euros dans une addition, on a envie de savoir pourquoi, pour quelle raison, cette année, c’est un jeu de massacre … Il demande que Michelin commente ses décisions … toujours pour les artistes, jamais pour les artisans … »

 

Franck Pinay-Rabaroust

 

« Périco il y va un peu fort, il y va de sa faconde, le guide Michelin, lui ce qu’il fait c’est qu’il essaye de s’adapter, de coller au rythme de la gastronomie qui va de plus en plus vite.

 

On a taxé durant de nombreuses années le guide Michelin de conservatisme, … Périco était déjà à sa place et gueulait contre le guide Michelin, au moins le guide Michelin essaye d’évoluer …

 

La gastronomie va trop vite, le guide Michelin essaye de suivre ….

 

Il y a une volonté d’avant-gardisme du guide Michelin, qui effectivement perd son identité, chaque guide, chaque média à un positionnement éditorial, on est bien placé pour le savoir, le guide Michelin est en train de le perdre, d’autre comme Omnivore ou le Fooding ont incarné le renouvellement, la nouvelle cuisine, les jeunes chefs tatoués, poilus … le guide Michelin est sommé d’évoluer, sinon il va mourir…

 

Il a la dimension économique, on lui as dit – tu gagnes de l’argent, sinon tu vas passer sous d’autres mains – … le guide Michelin c’est une grand-mère, donc il avance doucement … il s’en sort pas si mal que ça …

 

Le guide Michelin, c’est la référence …. La critique c’est très subjectif, c’est un regard à un moment donné … »

La cuisine contemporaine : esbroufe ou créativité ?
La cuisine contemporaine : esbroufe ou créativité ?

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 00:09
J’adore les publi-reportage de Terre de Vins : « Val d’Orbieu : portait d’un géant du vin »

En France, et surtout dans le South of France, on est toujours impressionné par les hectos : « 11 caves coopératives et 60 domaines, 17 000 ha de vignes, 3 millions d’hectolitres commercialisés : le 3ème producteur négociant français, derrière Castel et Grands Chais de France, est un géant discret du nom de Val d’Orbieu. »

 

Sans vouloir ramener ma science je ne suis pas sûr que le Val d’Orbieu soit sur le podium des plus 3 grands négociants de France avec ses 280 millions de CA, l’encore plus discret groupe du bourguignon Jean-Claude Boisset me semble dépasser les 300 millions après l’acquisition d’Henri Maire (à vérifier).

 

En revanche, une quasi-certitude y’a pas photo pour la profitabilité, détail qui n’intéresse guère le Publi-reporter de Terre de Vins « Le groupe affiche en 2014 une insolente santé financière et commerciale… Et revient de loin. Après des années de difficultés (…) Val d’Orbieu avait réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros. En 2014, ce chiffre est monté à 280 millions. Le groupe doit cette progression à ses achats autant qu’à la progression de ses ventes… »

 

J’adore les publi-reportage de Terre de Vins : « Val d’Orbieu : portait d’un géant du vin »

Un petit coup d’encensoir pour Bertrand Girard recruté en 2010 pour « diriger une réforme drastique et mettre en œuvre un plan ambitieux de retour à la croissance. Manager visionnaire, spécialiste des marchés asiatiques, Bertrand Girard n’est pas issu de la coopération et est fort d’un parcours international, dans la promotion et le commerce de produits agroalimentaires chez Danone, puis à la Sopexa. »

 

Faut dire que le groupe avait bien besoin d’une remise en ordre, mais où est donc passé Cordier-Mestrezat ? Son président serait-il toujours un audois ? Lire ICI le publi-reportage de Terre de Vins.

 

Je note avec satisfaction que « Bertrand Girard revendique le statut de Val d’Orbieu : producteur marketeur de vins du Languedoc, et plus largement du sud de la France, première winery de France, avec une équipe technique capable de produire des vins de marques comme des cuvées parcellaires de caractère, en travaillant notamment avec des domaines particuliers. » mais en terme de lisibilité commerciale ça me semble rester au stade conceptuel. « La marque emblématique du groupe reste la Cuvée Mythique en IGP Pays d’Oc et La Mythique Languedoc en AOP Languedoc. » ne peut guère se targuer d’un vrai statut de marque. Son niveau de bruit médiatique relève du bas bruit qui font d’elle une parmi d’autres dans les rayons de la GD.

 

J’adore les publi-reportage de Terre de Vins : « Val d’Orbieu : portait d’un géant du vin »

Mon bon ami, Olivier Dauga, « Le faiseur de vins » http://www.olivierdauga.com/ , l’œnologue qui n’est pas allé à l’école… « ce créatif pur jus, doublé d’un aventurier » de glisser 50 nuances de monnaie dans le beau portrait de l’ancienne maison d’Yves Barsalou. Mais comme au départ notre tonitruant homme, aux chemises à la Antoine, a fait de la danse classique, je suis prêt à le suivre lorsqu’il vient élargir sa palette avec l’extraordinaire variété des terroirs du Languedoc, aux expressions si marquées. Mais, mon cher 2e ligne le marketing c’est du pognon, des ronds derrière chaque col et les sous il faut d’abord en gagner pour les investir dans une marque internationale.

 

L’expérience malheureuse de Chamarré, marque qui se voulait internationale, dans laquelle le Val d’Orbieu était partie prenante, est là pour prouver qu’on ne peut mettre la charrue avant les bœufs.

 

Lisez-moi bien je ne donne de leçons à qui que ce soit et je comprends fort bien que les ambitions de Bertrand Girard pour le groupe qu’il dirige se traduisent par une communication aux petits oignons, l’affichage de belles ambitions, la mise en œuvre de plein de chantiers : le développement de l’œnotourisme, auprès des caves comme des domaines, par exemple, et qu’il veuille tirer avantage de sa taille et de la variété inouïe de ses terroirs.

 

C'est son job de boss d'un groupe, à lui de mettre en face de ses ambitions les moyens pour les concrétiser.

 

Le problème pour moi c’est que Terre de Vins se contente de relayer le message avec une fidélité sans faille. L’information ça se collecte, ça se traite, ça s’analyse, ça se met en perspective, ça n’est pas la pure compilation de la communication d’entreprise.

 

Faut faire le job, la crédibilité de la presse du vin est à ce prix…

 

Les Echos de ce jour :

 

Boisset emploie 740 personnes, dont 300 en Bourgogne et 160 aux Etats-Unis et estime son chiffre d'affaires consolidé à 250 millions d'euros (65 millions à l'export) pour 2014, pour un résultat net de 6 millions d'euros.

 

La vérification est faite, simplement j'aimerais que l'on fasse le podium de la profitabilité :-)
 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:09
La RVF me veut vraiment : 55% de réduction + le guide rouge des bonnes affaires du vin + 6 verres Reveal’Up Soft : 61€ seulement pour 1 an : racolage !

Cher Denis  Saverot et toute l’équipe de la RVF,

 

Je dois vous l’avouer : je suis vraiment très ému de votre extrême sollicitude à mon égard, bouleversé même. Pensez-donc, chers lecteurs, moi qui sais encore faire des additions, des soustractions et des pourcentages (je me vante) je n’en croyais pas mes yeux face à l’énormité du cadeau qui vous m’avez proposé :

 

84,20 € + 16 € + 53,40€ = 153,60€ c’est de total du prix du lot sur le marché (certes ce n’est pas le prix de gros)

 

Et là-dessus vous ne me demandez que 61€ ce qui nous donne une réduction de 92,60€ en cadeau soit 55% de réduction selon votre coupon.

 

Un peu éberlué j’ai refait le calcul 92,60€ x 100 : 153,60€ pour moi ça fait 60,2% de réduction sauf si je ne sais plus faire des pourcentages.

 

Mon cher Saverot, c’est trop !

 

En plus, cerise sur le gâteau, vous m’offrez une invitation pour 2 personnes au Salon de la RVF qui se tiendra les 5 et 6 juin au Palais Brongniart à Paris. Y’a longtemps que vous ne m’invitiez plus à votre pince-fesses. Suis touché par votre délicate attention. Je pourrais même y amener une fiancée.

 

Les comptes fait, vous le savez, un tel cadeau somptuaire est contraire à ma déontologie de blogueur, je ne voudrais pas que votre PDG, le Lubot notre ami commun avec Pierre Jancou, vienne vous reprocher de m’avoir invité et m’accuser d’avoir profité de vos largesses.

 

Et puis, je dois vous faire un aveu mon cher Denis je n’ai pas besoin de guide car je ne m’en sers jamais ; quant à vos 6 verres c’est gentil de me les fourguer mais à mon âge on n’en est plus à se constituer une liste de mariage.

 

Bref, sans vouloir être mauvaise langue, vos petits cadeaux sont un peu là pour faire gonfler la note, faire péter le pourcentage, alors qu’en fait vous me proposez de payer 61€ pour 12 numéros de la RVF soit 5€ le numéro ce qui vaudrait 84,20€ chez mon kiosquier soit 7€ le numéro.

 

 

 

La RVF me veut vraiment : 55% de réduction + le guide rouge des bonnes affaires du vin + 6 verres Reveal’Up Soft : 61€ seulement pour 1 an : racolage !

Avouez qu’ainsi c’est un peu plus riquiqui comme solde.

 

Si vous m’aviez proposé une caisse du nectar d’Hubert de Boüard de Laforest classé A + les œuvres complètes du blogueur de l’année Antonin Iommi-Amunategui + le portrait de Laurent Fabius dédicacé, je suis sûr que j’aurais craqué.

 

Je me serais alors vautré dans la dégustation chic et choc et ainsi je serais entré de plain-pied dans le cercle très étroit des amateurs éclairés. J’aurais enfin pu me débarrasser de ma couche d’ignorance crasse, tenir le crachoir à des petites louves et des petits loups émerveillés par mon bagage, être invité dans tous les nouveaux chais haut comme des cathédrales, accueilli par des hôtesses en mini-jupe à ma descente d’hélicoptère, m’abonner à l’académie des vins vieux de François Audouze, aligner des grosses notes sur 1OO comme Bob Parker, rivaliser avec Bettane, vanner plus encore JM Quarin, faire blêmir de rage plus encore le de Rouyn, colloquer avec le Pr Pitte, donner des cours dans les écoles de commerce, courir le monde sur les traces toutes fraîches de Stéphane Derenoncourt, devenir conseil comme Hubert, peut-être même m’installer dans un garage à la manière d’un Jean-Luc Thunevin, postuler à la présidence de l’INAO, pour enfin commettre un brûlot à la manière d’Isabelle Saporta titré MOI.

 

Voilà ce à quoi vous avez échappé mon cher Denis en voulant m’appâter avec votre bimbeloterie, vous voilà donc maintenant rasséréné et apaisé.

 

Un petit détail mon cher Denis Saverot : il est très malséant d’écorcher le nom d’un personnage tel que moi, dont la surface médiatique est immense, en effet mon patronyme c’est BERTHOMEAU avec M comme Marcel et non BERTHOREAU avec un R comme Robert.

 

J’attends de votre part Denis SAVEMOT pardon SAVEROT de plates excuses par écrit.

 

Par avance merci !

 

Avec mon meilleur souvenir et des bises aux quelques rédacteurs de la RVF que j’aime bien…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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