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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:55
Le blog « pourri » de « l’odieux vieillard » à 10 ans et toutes ses dents pour croquer la vie que l’on vit

Elvire Popesco sur les formulaires officiels, à la case « née le… », écrivait «oui».

 

Je n’ai pas cette coquetterie ma page Face de Bouc affiche mon âge et une photo avec ma tronche de cake est surmontée de cheveux blancs.

 

Je chronique depuis 10 ans c’est mon hébergeur qui vient de me l’annoncer.

 

À l’origine bien solitaire puis petit à petit environné d’une nuée de petits nouveaux qui allaient tout bouffer mais doucement le soufflé s’est dégonflé, Face de Bouc est arrivé, et comme le Twette avec sa pertinence habituelle Fabrice Luchini (@LuchiniFan):

 

«Le drame de notre temps, c'est que la bêtise se soit mise à penser.»

Jean Cocteau

 

Y’en a une flopée à qui je ne confierais même pas la conduite de la mobylette que je n’ai pas alors qu’ils passent leur temps à vilipender les approximatifs conducteurs du char de l’État…

 

Le vieil homme indigne que je suis, rit et écrit au gré de ses envies, de ses amours et de ce qui fait la vie de tous les jours.

 

Merci au millier de lecteurs journaliers qui viennent butiner sur mon espace de liberté…

 

Je les embrasse.

 

Ça s’arrose ces dix années, toujours prêt à trinquer… à la nôtre... et à la bonne vôtre !

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 06:00
« Il n’est guère de poisson plus connu que l’anchois, de tous ceux qui aiment la bonne chère » anchoïade, boquerón, boquéron, garum…

En bon naturaliste teinté de politique Lacépède n’y allait pas par 4 chemins, et moi, en bon petit vendéen du bord de mer nourri à la sardine sablaise frite au beurre salé, j’ai jusqu’à mes premières épousailles ignoré les joies des filets d’anchois, salés ou marinés.

 

Collioure et ses anchois, où la pêche et le conditionnement de ces poissons ont commencé au XIIIe siècle, et où il y eut, à la fin du XIXe siècle, jusqu’à 150 barques, dites catalanes, de pêche. J’y ai passé mon voyage de noces dans des conditions spartiates mais tellement agréables. De nos jours, pour le plus grand bonheur des technocrates de Bruxelles ou d’ailleurs, les anchois de Collioure ne sont plus qu’une dénomination de provenance imprimée sur la boîte en fer blanc ou le bocal. Les techniques traditionnelles sont appliquées à des anchois venus d’ailleurs.

 

Aujourd'hui, il n'en reste plus que deux, dont la maison Roque. Fondée en 1870, cette entreprise emploie encore 38 employés, dont un quart est lié à la famille. L'anchois fait partie intégrante de leur vie comme de leur table.

 

La pénurie d'anchois menace les saleurs de Collioure 

 

« Les filets argentins n'ont péché que 750 tonnes de poisson cette année. C'est 90% de moins que l'an dernier et les saleurs de Collioure comptaient sur cette production qui représente une grosse part de leurs importations. »

 

Origine basque ou génoise ?

 

« Le nom génois ancien, anciöa, serait donc à l’origine du nom de l’anchois dans les langues romanes : acciuga en italien, anxova en catalan, anchoa en espagnol, anchova en portugais, un nom qui se retrouve en anglais anchovy, en allemand anchovis ou anschovis et en néerlandais ansjovis. Mais pour les langues germaniques, on a aussi fait l’hypothèse d’une origine basque (un ancien nom basque, anchu et néerlandais vis « poisson ».

 

L’Anchoïade ou l’Anchoyade : « nom qui vient du provençal, pour un hors-d’œuvre à base d’anchois, d’échalote, d’ail, de persil haché, d’huile d’olive et d’un peu de vinaigre, et qui est un classique de la cuisine méridionale. »

 

Boquerón désigne en espagnol l’anchois mariné dans le vinaigre (boquerones en vinagre) avant d’être mis dans l’huile. Ce nom est « un augmentatif de boquera lui-même dérivé de boca « bouche », et qui prend plusieurs sens liés à l’ouverture d’une bouche ou d’une lucarne. Le nom boquerón a été appliqué à l’anchois à cause de sa grande bouche, largement fendue jusqu’en dessous de l’œil. De l’espagnol, boquerón est passé au catalan, et également au français, dans le Roussillon, où l’on écrira plutôt boquéron. »

 

La préparation du garum chez les Anciens

 

« Les Grecs et les Romains préparaient les anchois en filets et produisaient à partir de la tête et des viscères du poisson une saumure (garos ou garon en grec, et garum en latin). Il faut aussi du garum pour réussir la curieuse recette du loir farci d’Apicius.

 

Cette technique de préparation du garum a été considérée par certains auteurs anciens comme l’origine même du nom grec de l’anchois, enkrasikholos, par exemple chez Aristote (VI, 15), dans lequel on croyait reconnaître kras « tête, extrémité » et kholê « bile ». Cuvier s’en fait l’écho : « Il est probable que le nom d’Encrasicholus (qui a le fiel dans la tête) n’a été imposé qu poisson que parce qu’on lui arrachait le foie avec la tête. »

 

Le garum des Anciens était sans doute assez semblable à l’actuel nuoc-mâm, cette sauce au poisson qui permet de relever le goût des plats de la cuisine vietnamienne, et dont la forme la plus prisée est justement celle qui est fabriquée exclusivement à partir d’anchois. »

 

L’anchois du Pérou est le poisson le plus pêché au monde mais il est essentiellement transformé en farine et en huile de poisson. Ce sont le Chili et le Pérou qui assurent l’essentiel de cette pêche.

 

Voici trois recettes typiques avec des anchois :

 

  • de la cuisine juive italienne bigoli in salsa (pâtes en sauce à l’anchois),

  • de la cuisine croate, incuni iz pecnice (anchois cuits au four),

  • de la cuisine turque, hamsi (anchois en papillotes).

Depuis 2010, Luc Charlier élabore un vin blanc de maccabeu, la Cuvée Civale, patronyme de sa compagne, issue d’une vieille famille d’agriculteurs et vignerons, originaire de Campanie, émigrée à la Montagne Noire dans la deuxième moitié du 19ème siècle où elle a fondé la carrière de pierre calcaire de Saint-Pons.

 

L’essentiel des raisins provient d’un vieux maccabeu (1950) au lieu-dit « Rec d’en Cruels », une combe schisteuse sur Estagel où Luc a aussi du vieux carignan. 

« Il n’est guère de poisson plus connu que l’anchois, de tous ceux qui aiment la bonne chère » anchoïade, boquerón, boquéron, garum…
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 13:53
La Pentecôte de Denis Saverot boss de la RVF qui surfe sur les mots « 7 cuvées d’auteur issues de cet esprit naturel qui souffle sur le vignoble français »

Mea culpa, mea maxima culpa... Denis Saverot bat sa coulpe, celle d’un peu tout le monde, loin des bio-cons de la maison d’en face qui va dégainer son Magnum.

 

« Comment l’essentiel du vignoble a-t-il pu le refuser si longtemps ? On reste pantois devant les erreurs accumulées dans les années 60, 70 et 80. Un aveuglement collectif. Pour produire davantage en dormant plus tranquilles, beaucoup de vignerons se sont mis à planter des clones ultra-productifs, cultivés à grands coups de traitements chimiques. Et la plupart des critiques, les clients même, ne voyaient rien, ou si peu. Les ravages ont été considérables : la dégustation des crus des années 70, robe orangée et palais sec et décharné, en témoigne. Et que dire des atteintes sévères à la santé des vignerons manipulateurs de produits phytosanitaires ? »

 

Il se tortille un peu le Denis, voir ICI, bio dans les vignes, biodynamie, vin bio, et il esquive le débat de chiffonniers sur le « vin naturel » cher à l’Antonin pour l’introduire par la porte du Jeu de Quilles, restaurant hautement naturiste.

 

« Aujourd’hui, on est émerveillé par la qualité du travail accompli. J’ai l’autre jour pu le vérifier à la table d’hôtes du Jeu de Quilles…

 

Des blancs séveux et digestes, des rouges subtils et nuancés. Sept cuvées d’auteur issues de cet esprit naturel qui souffle sur le vignoble français, sept vins envoûtants, profonds et tellement digestes.

 

En sortant rue Boulard, dans la nuit de Paris, l’on était fier de mesurer la formidable énergie gourmande du vignoble français. »

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:00
The Hallelujah Trail : le combat d’une ligue de tempérance contre l’eau-de-feu et des Sioux se murgeant au Pol Roger

Se payer une semaine de claustration à la maison pour cause de cordes vocales en capilotade ça a du bon car ça permet, entre 2 grogs, de s’envoyer dans la musette quelques westerns de derrière les fagots. Ça ne prend pas la tête et la mine est inépuisable. Ainsi j’ai découvert The Hallelujah Trail de John Sturges, réalisateur des Sept Mercenaires, sorti sur les écrans en 1965.

 

Bonne pioche : Télérama n’aime pas, western poussif, donc c’est que du bon… même si ce n’est pas un chef d’œuvre…

 

Un Burt Lancaster, colonel des tuniques bleues, grand seigneur débonnaire, légaliste et fataliste, porté sur le whisky, flanqué de sa jeune et jolie fille grande admiratrice d’une énergique jeune veuve patronne d’une ligue de tempérance, adepte des bains en plein désert, Lee Remick toujours bien maquillée et bien coiffée en toute circonstance.

 

Le scénario est d’une grande simplicité : « Denver, en 1867. L'hiver approche alors que les stocks de whisky et de champagne de la ville sont presque épuisés. Le ravitaillement de la clientèle doit être assuré et l'on décide de faire venir un convoi spécial de quarante chariots de Julesburg… »

 

Le convoi est placé sous les ordres de Frank Wallingham, un homme capable de déjouer tous les dangers. Mais Frank et son équipe doivent faire face à plusieurs menaces : d'une part les Indiens qui, très avides d'«eau de feu», rêvent de s'emparer du chargement. D'autre part, une certaine Cora Templeton Massingale, qui dirige avec énergie une ligue anti-alcoolique... et enfin la milice des mineurs de Denver venue à la rescousse qui n’entend pas se retrouver au régime sec.

 

Bien sûr, l’armée va se retrouver au milieu de la mêlée et c'est à Burt Lancaster chef de cavalerie de gérer tout ce petit monde et d'amener le convoi à bon port.

The Hallelujah Trail : le combat d’une ligue de tempérance contre l’eau-de-feu et des Sioux se murgeant au Pol Roger

Le très sérieux John Sturges s'essayait donc au western comique avec ce délirant The Hallelujah Trail. énorme pastiche des grandes épopées de l'Ouest à la John Ford, Hawks ou le Convoi de Femmes de Wellman.

 

Je dois avouer que, même en dépit de longueurs, ça fonctionne assez bien car les divers protagonistes sont tous plus délirants les uns que les autres : Lee Remick est habitée et tellement femme, Donald Pleasence totalement allumé en Oracle à la clairvoyance développée par le whisky, Martin Landau en chef sioux particulièrement déjanté, et Brian Keith le propriétaire accompagnant sa cargaison tout en excès en caricature de républicain capitaliste réactionnaire.

 

Bref, je ne me suis pas ennuyé.

 

Rassurez-vous je n’ai pas décidé de me reconvertir dans la critique cinématographique. Si je vous parle de ce film c’est que dans la scène finale ce n’est pas l’habituelle « eau-de-feu » qui est à l’honneur dans les chariots mais de belles et grandes caisses bois de champagne : estampillées Pol Roger et Gosset. (Voir dans la vidéo de la bande annonce).

The Hallelujah Trail : le combat d’une ligue de tempérance contre l’eau-de-feu et des Sioux se murgeant au Pol Roger

Les Sioux découvrent, avec surprise, en ouvrant les caisses ces étranges bouteilles aux bouchons qui pètent et dont les goulots projettent une drôle mousse… Breuvage à haute température, celle du désert, pétillant, y’a pas à dire ça vaut toutes les master-class de B&D, c’est plus hilarant.

 

Le champagne toujours une longueur d’avance, ce malheureux Hubert n’a vraiment rien inventé et d’ailleurs il n’y aurait rien de très drôle à voir des Indiens se siffler une rasade d’Angélus en plein désert.

 

Un film à projeter lors du prochain Vino Bravo en présence des hautes instances de Vin&Société : en effet tout à la fin la belle Lee Remick jette aux orties sa tempérance pour s’adonner aux joies de l’amour avec son beau colonel. Qui pourrait résister à un Burt Lancaster ?

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 08:00
Mr et Mme Cocu, les sobriquets et rien d’autre… rien de rien…

Dans mon pays crotté, la Mothe-Achard, au temps où je trempais mes tartines dans mon Banania, vivait un couple très estimé : les Cocu, lui entrepreneur de maçonnerie, elle, madame Ginette, coiffeuse. Jamais au grand jamais, même les plus grossiers du pays, nul ne se serait risqué à se moquer de ce patronyme pourtant pas très aisé à porter. Et ils l’ont porté sans problème pendant longtemps jusqu’au jour où, le frère de Francis Cocu je crois, pour cause de professorat d’Université, souhaita en changer. Ils en changèrent par la procédure ordinaire, choisirent le patronyme de Dubreuil et ce fut inscrit au JO de la République. Jamais ils ne se sont offusqués que pendant encore un temps nous les appelions toujours Mr et Mme Cocu.

 

En revanche, toujours dans ce pays de paysans, fleurissaient à tout bout de champ, des sobriquets, des surnoms…

 

Le plus célèbre étant « Bite au dos »

 

Sobriquet : « surnom familier que l'on donne à une personne avec une intention moqueuse ou plaisante, faisant référence à des particularités physiques ou à des traits de caractère de cette personne, à son origine sociale ou géographique, à son métier, à une anecdote de sa vie ou encore formé sur un jeu de mots.

 

Le sobriquet peut être grotesque, peu flatteur, immérité ou mérité…

 

Napoléon « Son nom, que son accent corse lui faisait prononcer à peu près Napoilloné, lui valut des camarades le sobriquet de la paille au nez (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 79)…

 

Le Canard enchaîné, grand amateur de cet exercice, donnait du Président Pompe à Georges Pompidou…

 

Au temps  du Congrès de Rennes du PS il y eu : gueule de raie et méchant con pour qui vous savez...

 

Notre Président tant aimé les collectionne… flamby, capitaine pédalo

 

Moi-même j’ai affublé le Sarkozy de Saint-Émilion d’un surnom : Norbert Le Forestier.

 

Bref, il est une grande différence, entre se moquer d’un nom pas forcément simple à porter et d’affubler quelqu’un au nom bien ordinaire, même précédé d'une particule, d’un sobriquet, ironique ou non, justifié ou non, jouant sur son petit nom ou non.

 

Dans le premier cas c’est pure goujaterie, dans le second cas c’est le jeu de tout temps dans les médias satiriques mais pas sûr que notre homme soit très Charlie...

 

Ce distinguo est sans doute trop subtil pour celui que j’ai affublé de divers sobriquets en cour dans la petite cour des blogueurs ou autres journalistes du vin. Je n’en ai inventé aucun, je ne suis pas assez doué pour ce genre d’exercice. Ils m’ont tous été soufflés par des confrères qui, soit dit en passant, pourraient le confirmer. Mais le courage est fort mal porté dans notre société.

 

J’assume, et les sobriquets, et mes propos peu amènes vis-à-vis d’un personnage qui n’a pas pris de gants pour rouler dans la boue, avec des mots sales, Isabelle Saporta à propos de son livre et de son film. L’employé de la maison B&D ne doit donc pas s’étonner, monter sur ses petits chevaux, que je lui rende et que je lui rendrai coup pour coup lorsqu’il se permettra ses « fantaisies » de cour de récré.

 

Je ne vais pas me gêner… Je persisterai et je signerai.

 

Quand à mon âge « Vieillir, c’est le seul moyen qu’on ait trouvé pour vivre longtemps. » disait Sainte-Beuve et c’est tout le mal que je souhaite à ce plumitif arrogant en vertu de l’appellation d’odieux vieillard qu’il me colle et que j’assume sans problème puisque je me qualifie moi-même de « vieil homme indigne. »

 

Je fais du vélo, lui du scooter... et ma photo est à jour... les rides de l'esprit sont bien plus profondes que celles du visage et elles n'ont rien à voir avec l'âge.

 

Voilà c’est écrit sur mon « blog pourri » qui lui n’est pas assis sur les 5 millions d'euros de CA du groupe B&D qui est une petite entreprise qui ne connaît pas la crise « avec une activité Média-presse qui représente 40%, une activité événementielle (Grand Tasting, Winelab, salons à Hong Kong et Shanghai) qui pèse 40%. Les 20% restant proviennent de notre travail de prescripteur auprès des distributeurs. »

 

Mais tout de même permettez-moi de m’étonner : pourquoi diable la maison B&D continue-t-elle à m’inviter à ses pinces-fesses professionnels ?

 

C'est la vie, juste un peu de bruit dans les branches de sassafras, bien faire et laisser dire... et comme le disait Le Tigre Clémenceau qu'aime tant notre Manuel de Matignon « Le Maréchal Lyautey ? Voilà un homme admirable, courageux, qui a toujours eu des couilles au cul même quand ce n'était pas les siennes ! »

 

La prose du « Bon Vivant »

 

« Le plus violent, comme toujours, c’est l’innommable Papy Zinzin qui, sur son blog pourri, m’insulte gravement parce que j’ai esquissé l’ombre d’un jeu de mots sur le patronyme dudit vigneron. Il s’appelle Pire.

Je conseille à l’odieux vieillard de relire ses logorrhées et se souvenir enfin, avant de l’ouvrir, de ce qu’il fait depuis des mois, sinon des années, de mon patronyme à moi. Et si ce monsieur Pire a, comme moi, traversé des années de cour de récré, il est largement vacciné contre ce genre d’humour, comme moi. Rien de grave, en somme.»

 

PS. Je sais que ce n'est pas bien mais une gorge profonde me sussure depuis plusieurs jours à l'oreille un sobriquet collectif dont on a affublé une petite entreprise dont je tairais le nom : Félix&Popotin, vraiment les gens sont méchants...

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 06:00
Défi à Marion Goettle d’Heimat : revisiter à sa manière la Charlotte à la poire de maman !

Mon cordon bleu de mère avait aussi un vrai talent de pâtissière.

 

Sa Charlotte à la poire hante encore mes rêves culinaires les plus fous…

 

Mon plaisir commençait dès sa confection avec les effluves sucrées du rhum dans lequel maman imbibaient les boudoirs. Opération hautement délicate, trop c’est mou, pas assez c’est sec, du doigté donc… le tour de mains...

 

J’aimais bien aussi la forme tarabiscotée du moule à Charlotte avec ses profondes et rondes rainures…

 

Mais bien sûr l’extase survenait lorsque maman coupait délicatement, avec la pelle à gâteau au manche de nacre, les parts, avec toujours une certaine tendance à m’attribuer la plus belle… et que je taillais avec la fourchette à gâteau la première bouchée de la Charlotte à la poire que je portais à ma bouche. Je fermais les yeux pour mieux la savourer.

 

Avec Joris-Karl Huysmans, la nouvelle idole de Michel Houellebecq, je peux poser la question : « Peut-on, sans blesser Dieu, savourer une charlotte ?

 

Il y a bien des œufs dedans, mais si battus, si mortifiés que ce plat se révèle presque ascétique ; […]. »

 

Depuis ce temps d'enfance je suis en manque, en manque radical, bien incapable que je suis de faire revivre la Charlotte à la poire de maman…

 

Graphomane impénitent j’en suis réduit à me replier sur l’histoire de la gastronomie anglaise pour écrire que le nom donné à ce gâteau est celui de la reine Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (1744-1818), épouse de George III, roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande.

 

La Charlotte apparaît en Angleterre à partir de la fin du XVIIIe siècle et est alors composée de mie de pain, de compote de pommes et de cannelle. Antonin Carême, cuisinier de Talleyrand, la perfectionne en lui ajoutant les fameux boudoirs qu’il a composés pour son maître (pour qu'il puisse les tremper dans son Madère). Le nom fait référence à la diplomatie du boudoir dont Talleyrand est friand. Il augmente également cette « charlotte à la parisienne » de crème à bavarois, qu’il substitue à la compote. »

 

Pour faire mon intéressant je rappelle que la charlotte est aussi une sorte de bonnet féminin, très populaire dans les classes modestes du XVIIIe au XIXe siècle. Confectionnée en batiste ou en mousseline avec une bordure froncée elle servait à cacher les cheveux afin d'indiquer la respectabilité.

 

De nos jours la charlotte est aussi portée par les officiels lors de leurs visites d’établissements : industries agro-alimentaires, pharmaceutiques et parfois chimiques pour des raisons d'hygiène. C’est du meilleur effet.

 

Pour ceux qui sont passés sur le billard, avant d’aller rêver sous anesthésie, tout le petit monde de la chirurgie en est aussi coiffé avec une tendance à la couleur verte.

 

Pour mémoire Charlotte CordayMarie-Antoinette-Charlotte de Corday d'Armont... portait une charlotte et assassina Marat l'ami du Peuple...

 

« Charlotte avait le feu sacré de l’indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu’elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, c’était inutile, elle n’avait jamais de doutes, jamais d’incertitudes. Son parti une fois pris, elle n’admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m’en a parlé dans les mêmes termes, comme d’une personne qui avait un caractère d’homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur… Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l’énergie dont elle était douée, elle s’imposait et n’en faisait jamais qu’à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n’y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l’eût bien mené, cela se devine . »

 

Pour finir un morceau d’anthologie : Charlotte interprété par le regretté Pierre Vassiliu :

 

« Toc toc toc qui qu'est là/Qui qui frappe à ma porte/ Est-ce toi la Charlotte »

 

Pour le reste c’est « à votre bon cœur pâtissières de mes cantines préférées ! »

 

Je ne donne pas de nom, Marion…

 

Du côté boire je laisse le soin à Pierre Jancou de faire sauter un bouchon de Pet Nat’… En attendant je vous propose un de mes chouchous : un champagne d'Emmanuel Brochet...

Défi à Marion Goettle d’Heimat : revisiter à sa manière la Charlotte à la poire de maman !
Damien Cabanes, Charlotte fond rouge, 80 x 71 cm, huile sur toile, 2015. Collection privée. Courtesy galerie Éric Dupont, Paris

Damien Cabanes, Charlotte fond rouge, 80 x 71 cm, huile sur toile, 2015. Collection privée. Courtesy galerie Éric Dupont, Paris

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:00
Edizione del 26 maggio 2015 d'Il Manifesto

Edizione del 26 maggio 2015 d'Il Manifesto

Ce lundi de Pentecôte, sous un soleil incertain et un petit vent virevoltant, les trottoirs de Paris grouillaient de monde, les terrasses étaient bondées, les magasins regorgeaient d’acheteurs, consommation, consommation…

 

Je file sans vraiment les voir. J’accoste. Razzia à l’Écume des pages, une brassée de livres et je repars pour une consommation immédiate loin de tout ou presque…

 

Je me plonge dans « La mer couleur de vin » (nouvelles écrites entre 1959 et 1972)

La Sicile de Léonardo Sciascia avec sa mer couleur de vin… et Thierry Desseauve jette les idées reçues très parisiennes sur le carreau du Temple
La Sicile de Léonardo Sciascia avec sa mer couleur de vin… et Thierry Desseauve jette les idées reçues très parisiennes sur le carreau du Temple

« Pourquoi ai-je recueilli et publié ces récits ?

 

Parce qu'il me semble avoir ainsi composé une somme, un condensé de mon activité jusqu'à maintenant, et il apparaît (je ne peux cacher que j'en suis, d'une certaine façon, satisfait, dans le cadre de ma plus générale et constante insatisfaction) que, pendant toutes ces années, j'ai poursuivi ma route sans regarder ni à droite ni à gauche (c'est-à-dire regardant et à droite et à gauche), sans incertitudes, sans doutes, sans crises (c'est-à-dire avec beaucoup d'incertitudes, avec beaucoup de doutes, avec des crises profondes), et que, entre le premier et le dernier de ces récits, il se dessine une certaine ligne circulaire qui n'est pas celle du chien qui se mord la queue. » -

Léonardo Sciascia

 

« Un grand écrivain italien du XXe siècle. Maître de culture et de langage, intelligence supérieure, citoyen « engagé », mais jamais dans un parti ou un parti pris, toujours dans l'exigence de vérité, député pendant 5 ans, témoin et acteur de l'histoire dans un pays lacéré par tant d'impostures des pouvoirs établis : l'église, les partis clientélistes, la mafia et les intérêts privés. Un grand penseur. D'une totale singularité, toujours actuelle, anticonformiste, hérétique, incommode. Dans la grande tradition classique européenne. Parmi les grands auteurs que sa Sicile natale a donné. Il en a fait un observatoire du monde.

 

Que diriez-vous sur lui pour donner envie de le lire ?

 

« C’est un auteur qui surprend constamment. Narrateur et essayiste en prise avec l’histoire, avec la vie, son écriture est à la foi digressive et ciblée. L’alternance et le mélange des genres étaient revendiqués. Il refusait tout enfermement et il renouvelait les thèmes qu’il approchait : récit historique, chronique et réflexions partant de faits divers, roman policier, fiction. Il aide à comprendre le monde qui a été et ses évolutions déroutantes. Il souligne l’impensé de ces évolutions et les diverses impasses d’une modernité qu’aucune rationalité ne semble plus orienter. Moraliste au sens classique. Maître d’ironie. Il ne se hausse jamais du col. Constant et tenace. Il parlait bas, mais sa voix portait loin. Par quel mystère ? La magie de l’écriture et de la pensée maitrisée et mise en mots dans la joie du travail accompli. Au cœur de l’aventure humaine. »

 

Extrait de Joseph Donato, dans les pas de Leonardo Sciascia : « Joseph Donato nous offre une traduction forte de Leonardo Sciascia, La difficulté d’être sicilien, de Matteo Collura (L’Écarlate, octobre 2012). 

 

De retour à la maison je fais un grand ménage dans mes « amis » de Face de Bouc, j'en virais à la pelle et j’inscrivais Il parlait bas, mais sa voix portait loin…

 

Un sentiment d’urgence : plus le temps de perdre mon temps avec une flopée de crétins…

 

Ça m’a fait un bien fou.

 

L’examen

 

- En réalité, plus les gens partent, plus le pays devient pauvre.

 

- Cela n’est pas possible, dit le chauffeur qui appliquait à l’économie la simple arithmétique.

 

- Ce n’est pas comme quand on est assis à beaucoup sur un banc, serrés, pressés les uns contre les autres, et que quelqu’un se lève ; alors, les autres respirent et s’installent plus à l’aise… Chez nous, personne n’est assis : et si quelqu’un s’en va, les autres ne s’en aperçoivent même pas ; ou il s’aperçoivent que le pays se vide »

 

La mer couleur de vin

 

«On ne peut avoir foi dans la technique sans avoir foi dans la vie : on ne peut aller se mettre sur orbite autour de la Terre que pour cette raison qu’il y a des enfants de quatre ans, des enfants qui naissent et des enfants qui naîtront (…)

 

L’important est de voir que les enfants ne sont pas un problème. Une société qui les voit comme un problème se détache d’eux, provoquent une solution de continuité… »

 

« Les études classiques ! À propos de tout, il faut que nous nous référions à la Grèce.» « Mais si, c’est un fait : en Suisse, on voit en chaque enfant le Suisse qu’il deviendra ; en Grèce, l’individu, l’homme… Et aussi en Sicile, j’imagine : ces deux enfants… » « Ce sont des endroits où il n’y a pas d’éducation : il n’y a pas de règles, de techniques, d’habitudes d’éducation ; il y a les sentiments affectifs : et les Grecs, les Siciliens croient qu’il n’y a pas de problèmes dans la vie que l’affectivité ne puisse résoudre. » « Ils résolvent ainsi même la mort », pensa-t-il… »

 

« La mer couleur de vin : où ai-je entendu cela ? se demandait l’ingénieur. La mer n’est pas couleur de vin, le professeur a raison. Peut-être aux premiers moments de l’aurore ou au crépuscule ; mais pas à cette heure-ci. Et pourtant, cet enfant a saisi quelque chose de juste : peut-être l’effet que produit, comme le vin, une mer telle que celle-ci. Elle n’enivre pas : elle s’empare de la pensée, elle éveille l’antique sagesse. »

 

Et quelles sont-elles ces idées reçues Thierry Desseauve ?

 

« Il y a quelques grandes tendances à Paris: les vins natures dans les bistrots, et les vins de bordeaux sont considérés comme un monde de gros bourgeois avec des bouteilles chères! L'idée du Winelab est de montrer qu'il y a une autre réalité. Nous faisons cela avec curiosité et sans a priori. Nous avons l'impression que les professionnels ont des idées reçues plus fortes que le grand public. »

 

La suite ICI 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:00
Avec l’arrogance des méprisants sommes-nous en train d’oublier que le vin est d’abord une boisson !

Un ami vigneron m’écrit « Révélateur le torchon sur Guillaume Pire ! D’une bêtise sans nom, et dans le propos sur la personne et dans le contenu de la critique : quelle est la place du cidre dans l’imaginaire de ce monsieur ? Un truc pour gueux ? D’une insulte, il s’exhibe deux fois, et ce n’est pas beau à voir. »

 

Certains dégustateurs patentés et/ou autoproclamés, juchés sur leur art qui n’en est pas un, au fur et à mesure que leur influence s’effrite sous les coups de boutoir des « libertins » du vin qui se contrefichent de leurs notules pour choisir ce qui est bon pour eux, laissent percer, sous leur vernis de maîtres à « penser », tout le mépris qu’ils ont pour ces vignerons qui suivent d’autres chemins que ceux bien balisés.

 

Dérapage contrôlé ou incontrôlé, peu importe, ce qui compte c’est leur goût immodéré pour ce que nous aurions appelé dans les années 60 : l’impérialisme de leur manière de faire. Imposer la norme, calcifier le dogme, excommunier les déviants, et pire encore afficher avec morgue leur soi-disant supériorité.

 

Que des dégustateurs se réunissent en des forums, libre à eux, je n’en suis pas même si, lorsque je m’aventure sur leurs lignes, je ne puis m’empêcher de penser que c’est l’art d’ériger des propos de café du commerce en vérité avec ce qu’il faut de méchanceté : « j’écris donc je pense donc je suis ». Si ça les amuse et comble des vides dans leur vie, bien faire et laisser dire.

 

Reste, comme l’aurait mieux dit que moi le Général, le quarteron des faiseurs de guides qui, pour amorcer la pompe de leurs beaux salons où les grands amateurs se pressent, sont obligés d’aller à la pêche aux cochons de payants.

 

Alors, tout est bon pour se faire remarquer même le pire c’est le cas de le dire…

 

Quand vont-ils comprendre qu’après leur échec cuisant face à la déferlante Parker nous sommes en train de changer d’ère, que le temps des pontifiants est derrière nous et qu’il faut renouveler le genre en commençant par s’écouter et s’entendre ?

 

Mare des « bonne dégustation » lancées à la volée dans nos mangeoires et nos abreuvoirs !

 

Nous mangeons, nous buvons, nous apprécions ou non sans avoir besoin de béquilles pour appuyer nos choix…

 

Mon propos n’est en rien une condamnation du métier de critique mais une simple exhortation à un peu plus modestie et de politesse de leur part. Ce n'est tout de même pas trop leur demander.

 

Comme le disait, avec sa cruelle ironie, Sacha Guitry « Les critiques de théâtre sont comme les eunuques : ils savent parfaitement comment ça se fait, mais ils sont incapables de le faire. »

 

Alors, de grâce, si tout un chacun a le droit d’aimer ou de ne pas aimer, un vin, un cidre ou une bière, épargnez-nous, chers éminents critiques, vos saillies, vos oukases, vos hauteurs de vue qui se situent au-dessous de la ceinture et gardez-les pour vous et vos petites cours.

 

Les réseaux sociaux ne sont pas les bassins déversoirs de vos détritus… Allez Twitter ailleurs. Vos relents d’après boire ne présentent aucun intérêt.

 

Par avance : merci !

 

Pour finir ce billet d’humeur, permettez à l’ancien Président des cidres et des Calvados réunis élu alors qu’il n’avait jamais ni produit de pommes, ni élaboré de cidre ou du calvados, de conseiller à l’ignare de la maison B&D de lui conseiller de lire le Traité du vin et du sidre (De vino et pomaco) de Julien Le Paulmier de Grantemesnil, né en 1520, à Agneaux, près de Saint-Lô et mort en décembre 1588 à Caen, est un médecin français. Traduit en français par Jacques de Cahaignes. Réimprimé avec une introduction par Émile Travers. Rouen et Caen, H. Lestringant et P. Massif, 1896

 

Ça comblera son immense et insondable inculture.

 

« Persuadé, dit E. Haag, qu’« il était guéri par l’usage du cidre de palpitations du cœur qui lui étaient restées à la suite des journées de la Saint-Barthélemy où il avait vu périr plusieurs de ses amis et où il avait couru lui-même de grands dangers, il écrivit un traité sur le cidre pour préconiser cette boisson, que selon lui, on devait préférer au vin

 

Après diverses considérations historiques et médicales, il s’attarde dans ce traité sur les différents vins de l’époque en donnant leurs vertus : les vins de l’Île-de-France, vins de Château-Thierry, vins d’Orléans, vins de Bordeaux, vins de Montmartre et vins d’Argenteuil, vins de Bourgogne et vins d’Anjou. »

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 06:00
Bette Davis stars en 2008 Timbres-poste

Bette Davis stars en 2008 Timbres-poste

Cette chronique sent le stupre et la fornication, que les âmes pures et sans tache s’éloignent et que les pharisiens me jettent la première pierre.

 

Tout ce qui va suivre est de la plume de James Ellroy dans son dernier roman Perfidia.

 

Si je publie ces extraits ce n’est pas pour leur côté hard ou sulfureux ou scandaleux mais parce que l’auteur met en scène nommément des actrices et des acteurs célèbres, un ancien président des USA, la femme d’un ancien président des USA : imaginez un auteur français se livrant à ce genre d’exercice ?

 

Scandale !

 

« Une bonne mexicaine apporte des huevos rancheros. Elmer prépare les gin-fizz. Je suis perchée sur un canapé dont s’est servi Gary Cooper pour sauter Barbara Stanwyck. Brenda jure que cette rumeur est vraie. » page 122

 

« Eleanor Roosevelt arrive, annonce Bowron. Elle voudra sans doute qu’on lui organise un défilé.

 

- Il paraît qu’elle est lesbienne, dit Bizcailuz. C’est mon adjoint Dot Rothstein qui me l’a dit. Dot est au courant de tout ce qui se passe chez les lesbiennes. C’est encore elle qui m’a appris que Barbara Stanwyck broute des chattes. » page 208

« Jack Kennedy sourit. Il est enseigne de vaisseau. Il va venir à L.A. Il veut sauter Ellen Drew. Il veut baiser Gloria Swanson mieux que son père n’en a été capable.» page 213

 

« Harry (Cohn) se gratte les testicules. Son bureau ressemble au tombeau d’un pharaon. Sur le plancher, il a mis un coussin pour que les starlettes n’aient pas mal aux genoux quand elles le sucent. » page 274

 

« Ruth Mildred Cressmeyer adore les photos de femmes en tenue légère. Son cabinet de consultation glorifie ses penchants saphiques et son statut de toubib franc-tireur. Admirez les cadres accrochés aux murs qui abritent des diplômes médicaux et des tirages sur papier glacé.

 

Elle désigne Rita Hayworth.

 

- C’est moi qui l’ai fait avorter. Elle avait une touffe bien fournie. » page 363

 

Elle reluque Ginger Rogers.

 

- Je l’ai fait avorter. Le bébé avait deux têtes. » Page 364

 

Ruth Mildred reluque Carole Lombard.

 

- Je l’ai fait avorter. Le papa était un moricaud. » page 364

Ruth Mildred reluque Barbara Stanwyck.

 

- Je l’ai fait avorter. J’ai vendu ses poils de chatte à Franck Capra. » page 365

 

Elle reluque Lupe Vélez.

 

- Je l’ai fait avorter. Le papa avait une queue de soixante centimètres. Il a fallu que je recouse Lupe. » page 366

 

« Son mari habite au-dessus du garage. Bette (Davis) l’a surpris en train de sucer son chauffeur le soir de leurs noces. Elle l’a banni aussitôt. Il l’escorte à des évènements mondains et se rend de son côté à des bals masqués de tantouzes. Il existe pour satisfaire aux obligations morales imposées à Bette par le studio dont elle est l’une des vedettes. Le chauffeur a une grosse bite (…)

 

Bette rit.

 

- J’ai couché avec Leslie Howard. Il a l’air d’une tapette, mais je peux t’assurer qu’il aime les femmes. » page 408

 

  • Joe Kennedy m’a fait des avances, un jour. Il présidait la R.K.O. à ce moment-là. Il paraît que Jack est encore plus coureur que lui, mais qu’il est monté comme un têtard. » page 409

 

Jack revient. Sa braguette est ouverte.

 

- Joe Junior la baise, je la baise. Bobby est trop pieux pour la baiser, et teddy est trop jeune…

 

- Ça ne me console pas. Je le hais quand même. Elle m’a obligé à la sauter au bord de la piscine, et maintenant j’ai coup de soleil sur les fesses. » page 414

 

Jack Kennedy à propos de Gloria Swanson et de son père Joe

 

« Le petit mari échange des regards ardents avec le serveur. À quelques secondes d’écart, ils se dirigent l’un et l’autre vers les vestiaires.

 

Le mari ouvre la porte et disparaît. Le serveur fait de même quelques instants plus tard. Dudley s’approche du vestiaire et clle son œil au trou de la serrure. Le petit mari a la bite du serveur dans la bouche. » page 437

 

C’est le petit mari de Bette Davis (cf. plus haut)

 

« Ils s’embrassent sur le seuil. Dudley dégrafe la robe verte. Les bretelles restent sur les épaules de Bette. Dudley les fait glisser et tire le tissu de sa robe jusqu’à la hauteur de sa poitrine. Elle se tortille pour refermer la porte. Elle se dresse sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Champagne et tabac – il connaît son haleine, à présent.

 

La bouche de Bette sur lui. Sa bouche à lui, en elle – voilà ce dont il a envie. Il la prend dans ses bras, la soulève et la porte. Il cherche un endroit pour s’agenouiller.

 

Un canapé recouvert de velours. Oui – c’est ce qu’il te faut.

 

Il pose Bette. Il relève sa jupe. Elle dit : Dudley Liam Smith. Ses bas sont tenus par un porte-jarretelles. Il attaque avec les dents les pinces qui le retiennent. Il met en pièces bas et lingerie fine qu’il repousse jusqu’aux pieds. Bette répète : Dudley Liam Smith. Elle l’attrape par les cheveux et soulève ses hanches vers lui.

 

Il trouve cette partie d’elle qu’il désirait. Elle dit son nom. Il découvre ce goût qu’il voulait connaître. Il s’accroche à  ses seins. Elle lui tire les cheveux. Elle pousse ses hanches en avant et répète le nom de Dudley. Elle se démène et ne parle plus et se met à haleter. Elle se cambre et pousse le canapé contre le mur. Son dernier soubresaut renverse une lampe. » page 437

 

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, le Audiard, quand même, c'est le programme de Sarkozy quand il voulait nettoyer les banlieues au Karcher.

Ma semaine commençait sous des auspices incertains. Mon impatience, que je masquais sous un détachement apparent, frôlait la braise, l’incandescence. Je sais que ça sonne un peu désuet, c’est du La Rochefoucauld, mais ça m’allait bien au teint en ce moment charnière : « L’absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et rallume le feu. » Et puis, comme pour enfoncer le clou dans le béton de ma passion, à propos de son film Mon roi présenté à Cannes, Maïwenn déclarait un truc du genre : « Dans la vie, on est toujours le gentil ou le méchant de quelqu’un. Je voulais parler du fait qu’on ne choisit pas les gens qu’on aime. Il arrive de tomber amoureux de gens qui nous rendent malheureux : on ne peut pas vivre avec, on ne peut pas vivre sans... » Oui, je ne peux vivre avec mais je ne peux vivre sans...

 

Et puis mardi, en fin de journée, un rendez-vous mystérieux m’était donné au métro Jaurès à 20 heures. Le ciel charriait de lourds bubons. En avance, je me réfugiais à la terrasse d’un rade crade. Que boire ? Je commandai un Kir. Fade, mou, sans étincelle. Le ciel se déchirait. Soudain la grêle crépitait. Mon guide arrivait sous la tourmente. Nous papotions un bref instant, le temps qu’elle ne me serve une petite histoire de détour à faire pour une affaire de carte Métro, tout près, chez l’ami Claire. Bon prince je gobais. Nous marchions d’un bon pas. Mon guide rajoutait avec aisance plusieurs couches à son histoire. J’opinais. Elle sonnait. Claire nous ouvrait. Nous montions à l’étage. Je les suivais jusque dans la cuisine. Le choc ! La surprise absolue ! Debout, elles m’attendaient. Mon vieux cœur encaissait le choc. D’un seul coup d’un seul j’accueillais que du bonheur. Soirée merveilleuse et délicieuse, de celles dont on souhaiterait qu’elles ne finissent jamais. Aucun plaisir ne me fut épargné. Bien évidemment elle était là. La quintessence de mes rêves les plus fous me gonflait à l'hélium. Lui dire simplement je t'aime...

 

A propos de Cannes où les petites culottes font la une de la presse, « le philosophe et réalisateur Ollivier Pourriol laisse traîner son oreille sur la Croisette, dans les lobbies des hôtels et à l'issue des projections. Il en ressort de drôles de conversations, discrètes plongées dans les jupons de Cannes à l'heure du festival. »

 

- Le Audiard, quand même, c'est le programme de Sarkozy quand il voulait nettoyer les banlieues au Karcher. Un Sri Lankais qui vient faire le ménage façon puzzle chez les petits voyous de banlieue, c'est la guerre civile comme à la télé. J'ai lu une critique qui disait: « BFM en rêvait, Audiard l'a fait. » Et une autre qui prétendait qu'Audiard avait choisi un sujet social exprès pour avoir la Palme.

 

- C'est méchant et faux. Les critiques manquent de sommeil, ils tirent sur tout ce qui bouge, sans discernement. A Cannes ils se croient au ball-trap.

 

- N'empêche. C'est long de faire un film, ça prend au moins trois ans de ta vie. Je ne comprends pas qu'Audiard perde son temps avec un sujet aussi poisseux, son obsession pour les voyous me déçoit.

 

- A chacun ses obsessions. Audiard est un artiste véritable, sans concessions, qui suit son propre fil. Tu ne les partages pas, c'est ton problème. Mais pour ce qui est du temps perdu, ne me dis pas que tu n'as jamais passé trois ans de ta vie ou même plus sur quelque chose qui n'en valait pas la peine aux yeux des autres.

 

- Même à mes propres yeux.

 

- On ne parle pas d'amour.

 

- Pourquoi ? Parlons-en. Quand on se roule dedans, rien n'est plus important. Dès qu'on en sort, on a l'impression d'avoir perdu son temps. Le Sorrentino, c'est l'inverse: plus j'y repense, plus je l'aime. Il y a des images qui me reviennent. C'est la marque d'un grand film quand le souvenir que tu en as s'améliore de jour en jour.

 

- Et quel style inimitable. On dirait un mélange de Fellini et de Peter Sellers.

 

- C'est une très bonne définition. Tu permets que je la reprenne à mon compte ?

 

- Avec plaisir. Ce n'est pas de moi.

 

J’adore !

 

Tout comme le pur bijou, à la pointe sèche : Le portrait du Fou du Puy dans le Monde par Alexandre Lemarié journaliste en charge du suivi de l'UMP et Ariane Chemin grand reporter.

 

Si vous êtes abonnés Laurent Wauquiez, le « bad boy » de la droite

 

Quelques morceaux choisis :

 

« Depuis 2004, date de son élection comme député de Haute-Loire, cet as du storytelling peaufine autant sa statue que son curriculum vitae. A l’en croire, il est un pur enfant du plateau du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), cette terre protestante qui a sauvé un millier d’enfants juifs pendant la guerre. « Quand on est originaire d’un territoire comme celui-là, la politique ne se vit pas n’importe comment… » « C’est en face de chez moi qu’on a accueilli et protégé Elie Chouraqui… » Il explique aussi parfois qu’il est passé par le fameux Collège cévenol du bourg. Faux. « Il était à Victor-Duruy », confirme sa mère devenue justement en 2014… maire de la commune. C’est elle qui, lorsque son époux Philippe est muté à Lyon, en 1980, achète deux corps de ferme sur ce plateau, dans un hameau nommé Devesset, en Ardèche, pour y passer les vacances. Y compris lorsque, contrainte au divorce, elle quitte Lyon pour Paris afin d’élever son « quatrième » et petit dernier.

« Stage à l’ambassade de France au Caire, où il raconte « se mettre » à l’arabe (littéraire), commence un mémoire sur « l’Orient des lumières » et ne jure que par l’islamologue Louis Massignon.

 

Il en revient auréolé de sa plus belle légende : l’amitié de Sœur Emmanuelle. « Avec elle, j’ai passé plusieurs mois en Egypte, raconte-t-il à la presse dès qu’il le peut. Je m’étais engagé dans un quartier du Caire, le Moqattam. Quand sœur Emmanuelle me voyait, elle me regardait droit dans les yeux et me disait : “Mon petit Laurent, qu’as-tu fait de bon depuis que je t’ai vu ?” » Problème : personne, sauf lui, ne se souvient de ces rencontres entre la fondatrice des Chiffonniers du Caire et le stagiaire de l’ENA. A chaque nouvel article, ses camarades du Palais-Royal scotchent, moqueurs, les détails de sa geste égyptienne sur les colonnes de la salle Parodi. Est-ce la peur de se voir un jour passé au crible du fact-checking, ce cauchemar des approximatifs ? En décembre 2007, le tout frais porte-parole de Nicolas Sarkozy se rend dans une maison de retraite du Var où la religieuse, intubée, à moitié-consciente, attend sa mort : il ne sera pas dit qu’ils ne se sont pas rencontrés. »

 

L’Europe. La grande transgression. Un numéro déjà rodé à Paris, lors d’une réunion des ténors de l’UMP avant les européennes. Ce 15 avril 2014, Laurent Wauquiez entonne son nouveau refrain eurosceptique. « Parler de protectionnisme, c’est une idée stupide », assène Alain Juppé. « Un sparadrap dont on ne se défait jamais », renchérit Jean-François Copé, alors président du parti. « Irresponsable », peste Michèle Alliot-Marie. « Cela revient à flatter le peuple dans ses peurs, ajoute Jean-Pierre Raffarin. Je trouve invraisemblable qu’un quadragénaire comme toi, sorti d’une grande école, veuille que la France se recroqueville sur elle-même. » Même François Fillon rappelle son affidé à l’ordre : « Quand on est au pouvoir, on ne quitte pas Schengen comme ça. » « Ce jour-là, on lui a réglé son compte pour l’ensemble de son œuvre », résume un participant. »

 

« Qu’importent les contradictions, les volte-face, les reniements. « C’est simple : il est tellement rapide que le coq n’a pas le temps de chanter une première fois qu’il s’est déjà renié », lâche le nouveau patron de l’AP-HP Martin Hirsch, qui l’avait accueilli naguère dans la commission chargée d’inventer le RSA. « Je sais ce qu’il disait de moi avant et ce qu’il dira de moi après », explique aussi Nicolas Sarkozy, qui n’a pas oublié comment, en 2013, Wauquiez avait rendu ses « réformettes » responsables de la défaite. Sait-il que, avant que n’explose publiquement la bombe Bygmalion, Laurent Wauquiez donnait rendez-vous à des journalistes dans des bars, expliquant, avec des airs de conspirateur, qu’une brûlante affaire pourrait mettre la Sarkozie en feu, les incitant à mettre leur nez dans « les affaires du Qatar » ? « Je l’ai acheté très cher, ce qui m’oblige à lui lâcher des trucs », soupire l’ex-président quand on l’interroge sur l’investiture du jeune loup dans la région Rhône-Alpes. A Michel Barnier, furieux d’avoir vu la tête de liste lui échapper, il a répondu par cette formule étrange : « Je n’ai pas pu ouvrir ce front. »

 

Envie de gerber !

 

Je file acheter François Mitterrand, portrait d’un ambigu aux éditions Nouveau monde où Anne Pingeot raconte pour la première fois sa relation cachée avec l’ancien président de la République. Elle explique également comment le médecin Jean-Pierre Tarot aurait aidé l’homme de sa vie à mourir.

 

Dans cette biographie de près de 900 pages, réalisée en collaboration avec Philip Short, un journaliste de la BBC, Anne Pingeot révèle ses 32 années passées à aimer dans l’ombre François Mitterrand. Elle évoque sa cohabitation avec Danièle Mitterrand, l’épouse du président, mais aussi l’ultimatum qu’elle a posé à François Mitterrand : « Tu me fais un enfant ou je m’en vais ! ». Quelque temps plus tard, le 18 décembre 1974, naîtra Mazarine Pingeot dans une clinique privée d’Avignon.

 

Anne Pingeot fait une autre grande révélation dans cet ouvrage. Elle parle des dernières heures de Mitterrand et de l’accord passé entre l’homme politique et le docteur Tarot, qui veilla sur lui jusqu’à la fin : « François lui avait demandé : 'Quand mon cerveau sera atteint, vous me liquidez, je ne veux pas être dans cet état.' […] Et dans la nuit, (Tarot) a dû lui donner une injection pour terminer les choses. Donc à la fois je me sens coupable de l'avoir condamné, mais en même temps il y avait ce refus absolu de devenir inconscient, ce que je comprends ». François Mitterrand a-t-il été aidé à mourir ? « C’est ce qu’elle croit, mais le docteur Tarot n’a pas confirmé » a commenté Philip Short sur Europe 1. Toutefois, « c’est absolument vrai que Mitterrand a dit à plusieurs reprises, à Anne Pingeot et à d’autres, qu’il ne voulait pas être un légume. Il disait ‘épargnez-moi ça ! », précise l’auteur du livre.

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