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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Photo du Taulier de Ludovic Carème © http://www.ludoviccareme.com/ 




 

Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 09:06

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Nous adorons être contre, nous n’aimons rien tant que de vitupérer contre les gros producteurs, pour les plus vieux d’entre nous nous évoquons le bon vieux temps où à chaque coin de rue, dans le plus petit des villages, il y avait des petits quelque chose, pour les plus jeunes ils pétitionnent à tour de bras et de like sur Face de Bouc pour défendre les petits, pour les entre-deux ils poussent tristement leurs caddies.


Nous sommes bougons, grognons, chon-chon tout en nous vautrant dans les délices de la société de consommation.


Exemple, hier au soir, dans la file d’attente du concert auquel j’allais assister, mon voisin de devant maniait avec délice 3 téléphones : 1 IPhone, 1 Samsung, 1 BlackBerry et une tablette. Il était un bon résumé de notre asservissement à la pression de l’immédiateté.


Bref, quand allons-nous quitter nos pauses, mettre un peu de cohérences dans nos actes ?


Je ne sais !


En revanche ce que je sais c’est qu’aujourd’hui c’est l’heure de la sortie (allusion fine à un sommet de ringardise de Sheila).


Bougez-vous le cul : allez au cinéma !


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Les films d'auteur: «leur programmation est de plus en plus difficile» Face à une standardisation croissance des programmations, des distributeurs indépendants livrent bataille pour que les films d’auteur trouvent leur public dans les salles... Etienne Ollagnier, cogérant de Jour2Fête et coprésident du Syndicat des distributeurs indépendants, a répondu à vos questions. link


Aujourd’hui en effet sort sur les écrans un film de petits producteurs indépendants : Les Chèvres de ma mèrelink 


Si vous souhaitez que ces petits producteurs indépendants survivent joignez le geste à la parole, n’attendez pas que le film passe à la télé.


En plus c’est un excellent documentaire, vous ne perdrez pas votre temps.


1-      La Croix : Sophie Audier, réalisatrice du long-métrage « Les chèvres de ma mère », explique les raisons qui l’ont amenée à entreprendre un documentaire sur sa mère, éleveuse s’apprêtant à prendre sa retraite. « Garder une trace de cette expérience de vie » link 


2-    Le Monde « Les Chèvres de ma mère » : l'agriculture, une affaire de femmes link

 

3-    Libération « mes chèvres et tendres » link

 

Bonne toile chers lecteurs !


Je signale à Pax que ça passe à Strasbourg link


Les séances en province (3 salles dans les PO) ICI link Ce film est projeté dans 48 salles en France.


Merci pour votre contribution à la défense des petits producteurs indépendants…


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 00:09

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Pendant que Bernard Arnault faisait l’acquisition du Clos des Lambrays,

 

Un domaine de 8,66 hectares d’un seul tenant premier Grand Cru de la côte de nuits et un puligny-montrachet Premier Cru « Clos du Cailleret »


Je ne rendais à Aÿ,


Goûter des vins clairs…


Suis-je assez clair ?


Délaissant le bruit et la fureur du village toute la sainte journée j’allais donc me tapisser les papilles de vin tranquille avant qu’il ne devienne éruptif.


Beau symbole !


Là-bas, en mon absence, Jacques Perrin citait Cantona  «Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est parce qu’elles pensent que des sardines seront jetées à la mer…» Alfred Tesseron serait-il une sorte de nouvel Éric Cantona?


Et l’autre Jacques, très serein, se muait en homme vert pour se faire le descripteur des mots de l’année. Pas de doute ce Jacques Dupont a un cœur d’acier.


Et puis le scoop de l’année Alain Vauthier, en son Ausone, se prêtait au jeu de l’entretien.


Vous pensez-bien que j’allais bien en faire un vrai patin-couffin...


1ère glane :


« Qu'est-ce qu'un grand vin ? Un vin serein. Produit dans un endroit où l'on se donne du temps. C'est ce qui saute aux yeux quand on fait la tournée des premiers grands crus du Médoc. Le classement de 1855 a fait un cadeau fantastique à ces exploitations en les installant définitivement tout en haut de la hiérarchie. Quoi qu'il arrive, ils peuvent résister aux crises, traverser les périodes de doute en faisant le gros dos et attendre des jours meilleurs. Surtout ne pas subir les modes. »


« Mais la clef de voûte de leur réussite est à chercher dans cette sérénité qu'apporte la durée. À l'abri des changements, on peut s'endormir ou travailler pour l'avenir. On pourrait penser que la pression créée par les dégustations internationales, le rendez-vous des primeurs, les marchés émergents, la nécessité de convaincre les nouveaux consommateurs les ont contraints à choisir la seconde option. Mais il y a aussi le désir de pérennité, l'envie de conserver au château sa place et, quand on en est le propriétaire, de n'être pas celui du déclin. C'est tout de même plus confortable de disposer de l'éternité, celle qu'offre l'inviolabilité du classement établi en 1855, que de devoir tous les dix ans repasser son permis de s'asseoir à la table des dieux au risque de devoir s'aligner sur la tendance du moment ou celui de remplir un questionnaire concernant les salles de séminaire ou les places de parking… »


2ième glane


« En fin de matinée, nous avons rendez-vous à Ausone où nous attendent Alain et Pauline Vauthier. Compte tenu des conditions du millésime, il n’y a pas à mégoter, c’est très bon. J’admire la forme fuselée, le dynamisme et l’aromatique très pure de l’Ausone 2013 dont il y aura 9000 bouteilles.


Le chef Guy Savoy est là. L’équipe de tournage qui nous accompagne souhaiterait l’interviewer. Il est d’accord. Oui, il aime le charme de ces vins, leur caractère délicat et aromatique. Oui, ce serait l’occasion pour les grands vins de Bordeaux de revenir en force sur les cartes des restaurants français. « A quel prix ? » Un ange passe.


C’est au tour d’Alain Vauthier de se prêter au jeu de l’entretien. Le réalisateur souhaite que l’on parle de l’agitation suscitée par la parution du livre Vino Business d’Isabelle Saporta.


On pouvait présumer de la position d’Alain Vauthier par rapport au classement controversé de 2012 (on a classé des marques davantage que des terroirs) : pourtant, ce qu’il nous a dit à ce propos du dernier classement est percutant. Mais, hélas,  la déclaration a eu en partie  lieu hors caméra…


Cela dit, on comprend mieux que Saint-Emilion – qui  quelque part est restée une structure assez médiévale, avec des fiefs, des clans et des factions – soit quasiment à feu et à sang.


3ième glane :


Citations : les mots de l'année


-         « On a privilégié l'harmonie et la finesse. » Traduction : « C'est maigrichon, mais on ne pouvait pas faire mieux. Si on avait extrait davantage, tu ne pourrais même plus me poser de questions tellement ta langue resterait collée au palais... »


 

-         En cas de défaillance mémorielle, il convient de rappeler qu'en 2013 il a plu jusqu'à la mi-juillet, si bien que Noé revendait les plans de son arche sur eBay. Optimiser la date de vendange. C'est ce qui revient en boucle. Chacun a optimisé celle-ci et a mobilisé les vendangeurs avant la grande pourriture. Sauf le voisin qui, éternel optimiste béat, n'a rien optimisé du tout et, telle la cigale prise au dépourvu quand la bouse fut venue, s'est retrouvé tout démuni. »


 

-         La qualité du vin dépendait incroyablement de cette réactivité. À partir de là, deux profils se distinguent. Au moins deux, mais il s'agit ici de simplifier. Mon premier est autonome, maître chez lui de ses décisions. Comme il pleut, il n'est pas en cette fin de semaine de fin de mois de septembre à bronzer "sur le bassin" d'Arcachon. Sa réactivité ne fait qu'un tour depuis que son chef de culture a tiré la sonnette d'alarme et lui a montré les premières baies crevassées. Il commande auprès des entreprises de main-d’œuvre spécialisée une troupe de vendangeurs opérationnelle au plus vite (dans certains châteaux, comme chez les Barton de Léoville, tout le personnel, même administratif, « et le peintre » ont pris les sécateurs). D'autres, d'après leur voisin, ont attendu que le consultant international et fortement sollicité donne son avis depuis Hongkong ou Beyrouth, villes qui possèdent, d'après des sources bien informées, une météo assez peu comparable à celle de Bordeaux. Dans ce cas, petite hésitation du côté de la réactivité et perte importante de volume et de qualité. Mais, rassurons-nous, c'était comme indiqué plus avant, chez le voisin...

 

-         4ième glane


LVMH fait l’acquisition du Clos des Lambrays


Publié le 14/04/2014 par Stéphane Reynaud


« Le groupe LVMH vient de faire l’acquisition du Clos des Lambrays, un domaine de 8,66 hectares d’un seul tenant. Le Clos des Lambrays est le premier Grand Cru de la côte de Nuits. Le Domaine produit également des Morey Saint Denis Premier Cru et de grands vins blancs en Puligny Montrachet Premier Cru "Clos du Cailleret" et Premier Cru "Les Folatières". Le Clos des Lambrays produit chaque année 35 000 bouteilles (le millésime 2012 est vendu 120 € la bouteille). Il était propriété de la famille Freund, dont le patriarche est mort il y a trois ans. Sa veuve, octogénaire, ne souhaitait pas conserver la propriété. Le groupe LVMH a été choisi pour ses capacités à garantir une continuité dans l’excellence.


C’est la nouvelle que le monde du vin attendait depuis des mois. Quel nouveau domaine de prestige allait tomber dans l’escarcelle d’un de nos grands patrons ? Après Bordeaux et la Champagne, les capitaines d’industrie veulent aujourd’hui acquérir leur propriété viticole en Bourgogne, sur cette langue de terre large d’à peine un kilomètre qui s’étend au sud de Dijon et fait fantasmer les amateurs éclairés de pinot noir et de chardonnay.


Mais la région ne se livre pas facilement. Depuis l’achat en 1991 par François Feuillet, le patron de Trigano, de quelques ouvrées (une ouvrée correspond à 1/24 d’hectare ndlr) de Nuits-Saint-Georges premier cru Les Thorey, celui du château de Pommard par Maurice Giraud en 2003, et surtout en 2006 l’acquisition du domaine Engel par François Pinault, suivie de celle fin 2012, du château de Meursault et du château de Marsannay par Olivier Halley, peu ont réussi à s’offrir le domaine rêvé dans la région.


Philippe Pascal, un des anciens bras droit de Bernard Arnault chercha pendant dix ans le domaine qui lui convenait avant de trouver son Cellier aux moines, à Givry. Aujourd’hui, les acheteurs sont à l’affût. Bernard Arnault le premier. Il y a peu, ce dernier mettait un terme aux négociations engagées en vue de l’achat du domaine Henri Rebourseau , à Gevrey-Chambertin. Le gérant de la propriété aurait alors décidé de faire monter les enchères au-delà du raisonnable. Avec l’acquisition réussie du Clos des Lambrays, le patron de LVMH peut savourer. »


Œuvres complètes :


1-     Jacques Dupont link  et link 


2-   Jacques Perrin link 


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 12:40

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Face à l’avalanche de qualificatifs, plus ou moins abscons, pour décrire le millésime 2013, j’avoue hypocritement que je ne sais plus à quel saint me vouer (ne croyant ni en Dieu et encore moins à ses Saints j’use de cette formule pour frapper les esprits)


Quelle pilule dorée veut-on me faire avaler ?


Quel suppositoire bien lubrifié essaie-t-on de m’enfiler ?


Lorsque je dis : je j’ajoute une couche supplémentaire à mon hypocrisie dans le mesure où tous ces discours formatés je m’en tamponne le coquillard.


Cependant, cette fois-ci l’exercice prend des proportions jamais égalées. Normal mon bon monsieur nous sommes dans l’ère de la communication. Poils au menton !


Le sieur Dupont, qui me fait une concurrence éhontée en chroniquant depuis les vignobles bordelais, se lâche. « Que ceux qui ont le devoir de vendre le vin, de faire vivre leurs entreprises fassent l'article et gonflent l'argumentaire de quelques superlatifs, soit. Ils sont dans leur rôle. Les autres, ceux qui s'adressent aux futurs acheteurs, non. Ils se doivent d'être critiques dans le sens noble du terme et le plus justement possible renseigner ceux qui les écoutent. Il y aura de jolis vins en 2013 avec des fruités présents et de la fraîcheur. Il n'y aura pas de vins excellents capables de rivaliser avec ceux des grands millésimes. Comme nous le disait Anthony Barton (Léoville Barton) lors d'une dégustation, des 2006, une année en demi-teinte : « On ne peut pas faire des vins exceptionnels tous les ans, sinon ils ne seraient pas exceptionnels ! »


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Tout ça serait donc de bonne guerre – existe-t-il de bonnes guerres ? – dans le genre bouillie bordelaise au sens du livre de Bernard Ginestet, écrit en 1975, dans lequel il parlait de la montée excessive du prix des Bordeaux, de millésimes annoncés comme étant quasiment « du siècle » qui se révèlent bien fades deux années plus tard, de pratiques douteuses de coupages ou de substitutions et aussi des buveurs d'étiquette, si la bataille du millésime n’éveillait dans le Languedoc profond un réel désir de revanche.


Tel me semble être le sens du courrier de Jérôme Villaret directeur du CIVL adressé à ses vignerons : en clair nous nous avons eu du soleil !


Madame, Monsieur,

 

Dès la fin des vendanges 2013, le CIVL a souhaité s’engager activement pour défendre le millésime 2013.


Il fallait réagir pour démontrer que le climat dont a bénéficié le Languedoc Roussillon en 2013 a permis non seulement de faire des vins de bonne qualité mais également de maintenir une récolte à l’équilibre, même si les stocks sont faibles, contrairement à certaines régions françaises.


 

Les premières actions engagées ont toutes rencontré un très bon écho auprès de la presse, des professionnels de la filière et des vignerons, tant sur le site internet millesimelanguedoc.com qui a donné la parole aux vignerons sur leur « vécu » du millésime 2013, que lors de conférences de presse à Paris ou en Région.


Pour poursuivre cette démarche autour du thème « 320 jours de soleil, comme nulle part ailleurs », nous avons réalisé un argumentaire simple pour rappeler les bonnes conditions climatiques, les orientations positives de notre vignoble et quelques verbatim encourageants de la presse. Ces argumentaires existent en 3 langues : français, anglais et allemand, vous trouverez ces fichiers en pièces jointes.


N’hésitez pas à les diffuser auprès de vos contacts acheteurs ou prospects pour affirmer ce message le plus largement possible.(NDLR c'est ce que je fais).

Nous vous remercions de votre confiance et de votre implication.

 

Jérôme VILLARET

 

L’argumentaire en français link 

 

La réponse d’un vigneron qui a tendance à mettre de l’Aude dans son vin :

 

Cher Monsieur,


Je suis navré que mes cotisations servent à construire une réalité qui ne corespond ni de prés ni de loin aux faits. Nous savons tous quel fut le millésime 2013. D'ailleurs, merci de m'indiquer pourquoi l'immense majorité des parlementaires de la région Languedoc-Roussillon ont demandé une dérogation pour que les vignerons puissent chaptaliser?


Une bonne communication ne s'organise pas autour d'un déni.


Cordialement.


Jean-Baptiste Senat


Je rappelle aux petites louves et loups que la bataille d'Hernani est le nom donné à la polémique et aux chahuts qui entourèrent en 1830 les représentations de la pièce Hernani, drame romantique de Victor Hugo

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 08:45

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Lorsque j’ai lu à sa parution « Extension du Domaine de la Lutte », alors que l’auteur n’était qu’un inconnu publié chez Maurice Nadeau, ce Houellebecq m'avait dérangé. Il m’exaspérait, même si son style atone, minimal, s'élevait parfois jusqu'à se hisser à la hauteur d’Emmanuel Bove.


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« Arrivé à St Lazare je trouvais refuge dans un café graisseux où un garçon aux cheveux pelliculeux et aux ongles sales, c'était la journée, me gavait de demi de bières tiédasses. Quand j'eus fini ma lecture j'allai pisser. Les toilettes étaient à la hauteur du standing de l'établissement ce qui ne m'empêcha pas de me poser sur la lunette. J'étais mal à l’aise. Cette espèce de putain de petit bouquin, que je tripotais nerveusement, avait remué en moi des zones d’ombre. Je fuyais, à quoi bon, mieux valait en finir le plus vite possible. Mon regard se posait sur les graffitis obscènes qui maculaient les murs des chiottes. La lie du monde, mon ambition d’y patauger pour oublier était-ce une meilleure voie que le suicide ? J’étais persuadé que oui car je voulais expier je ne sais quelle faute. C'est alors que je découvrais sur la jaquette le nom de l'auteur : Houellebecq. Etrange, il sonnait comme un nom d'abbaye, le Bec-Hellouin. Ce Houellebecq m'avait dérangé. Il m’exaspérait, même si son style atone, minimal, s'élevait parfois jusqu'à se hisser à la hauteur d’Emmanuel Bove. Son Tisserand, son personnage central, venait de réduire en miette mon postulat de la laideur. Houellebecq, que je sentais dans la peau de Tisserand, écrivait que ce type était condamné à la perpétuité des moches qui est de ne pouvoir aimer que des moches lui « dont le problème – le fondement de sa personnalité, en fait – c'est qu'il est très laid. Tellement laid que son aspect rebute les femmes, et qu'il ne réussit pas à coucher avec elles. Il essaie de toutes ses forces, ça ne marche pas. Simplement elles ne veulent pas de lui... » Ce type grotesque, minable, lamentable, n’avait pas l’ombre d’une chance alors que moi qui, avait tout pour réussir, par un masochisme morbide, je me jetais à corps perdu dans une vie sans perspectives.


Je suis 100% Aubert !


Le couple Houellebecq-Aubert, qui peut paraître improbable aux détracteurs nombreux du premier comme  aux admirateurs du second, c’est l’histoire d’une rencontre entre un livre, plus précisément d’un recueil de poèmes « Configuration du dernier rivage », acheté par hasard « sans préméditation » par Jean-Louis chez son buraliste, et d’un lecteur qui, à la page d'« Isolement » (devenu un clip irrésistible), prend sa guitare. « Dans l'instant, une mélodie surgit. Évidente. Trois jours plus tard, il a arrangé sept autres poèmes de l'ouvrage, surtout extraits du chapitre « Les parages du vide »


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« Laissez-moi donner des ailes à vos mots... ». demande-t-il à l’auteur !

 

Belle déclaration d’amour


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« L'histoire a commencé en mai dernier. Jean-Louis Aubert est le premier chanteur à consacrer un album entier aux textes du sulfureux et génial Michel Houellebecq. Il a agencé des mélodies autour du lexique houellebecquien, qui n'avait jamais aussi bien sonné jusqu'à présent. Le chanteur et guitariste, pionnier du rock français avec Téléphone, gagne une densité qu'on ne lui connaissait pas. Parolier de l'adolescence éternelle, Aubert acquiert au contact du réalisme cru de Houellebecq une dimension plus complexe. À l'écoute des chansons, Houellebecq séduit, se serait écrié: «C'est plus beau que ce que j'ai écrit!»


« Jean-Louis Aubert capte ce qui échappe généralement aux détracteurs de Houellebecq, la perte, l’abandon, l’amour, la mort. Dans ce disque, le musicien poursuit ce qu’il avait entamé avec ''Roc éclair'' sur la perte et la mort, il ne pouvait être que touché par les mots de Houellebecq qui tendait alors un propre miroir à la douleur du chanteur, qui avait perdu son père. Comme un frère jumeau ou un frère qui compléterait ce qui manque à l’autre, Jean-Louis Aubert habille les mots de Houellebecq en instillant une chaleur généreuse. Généreuse car délicate. Aubert fait la proposition d’un rééquilibrage aux mots désabusés de l’écrivain, en les portant avec des mélodies douces, tendres. Comme d‘habitude avec l’ancien leader de Téléphone, la guitare est omniprésente, le son rock aussi. » Olivier Nuc le Figaro link 


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 00:09

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Puisque le Sénat vient d’adopter à l'unanimité, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, un amendement de Roland Courteau au projet de loi d’avenir sur l'agriculture reconnaissant que « le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France » j’ai décidé de prendre le sujet à bras le corps en m’adressant directement aux enfants dès leur plus jeune âge.


Ils sont l’avenir de notre vieux pays poussif, la transmission passe par eux. Dans les manuels de l’école de Jules Ferry le vin et la vigne étaient abordés sans interdit.


La bien-pensance, le politiquement correct des prohibitionnistes, en toute hypocrisie, imposent à nos enfants « le cachez moi ce vin que je ne saurais voir… »


Nous ne nous laisserons pas faire : je suis pour le vin dans les maternelles, le vin lu et non pas le vin bu bien sûr !


Et je commence par le vin clair.


Pourquoi le vin clair ?


Tout bêtement parce qu’aujourd’hui je suis aujourd’hui à Aÿ à Terres et Vins de Champagne et que je vais en déguster.


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Comme je suis, vous le savez, d’une nullité crasse dans les domaines techniques  je me suis référé à un ouvrage de grande qualité Champagne Le rêve fragile de Samuel Cogliati.


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« Un vin clair est un vin de Champagne qui  a terminé sa fermentation alcoolique et qui est prêt à être assemblé avec d’autres vins avant d’être mis en bouteille où il redémarrera à nouveau sa fermentation pour la prise de mousse. »


En Champagne les règles  de l’AOC  imposent les vendanges manuelles.

 

« Autrefois, le raisin était transporté dans des paniers en osier appelés « mannequins ». Aujourd’hui, il est  véhiculé dans des cagettes en plastique perforée, puis porté le plus vite possible au pressoir pour éviter l’oxydation.


1900 centres de pressurage en Champagne.


2 types de pressoir :


1-      Le pressoir traditionnel  vertical carré ou rond, plus large que haut, qui permet un écoulement lent des jus.


2-      Le pressoir pneumatique.

« Les 4000 kg de raisins, appelés un marc, sont pressés en 2 fois »


1-      Une première presse ou « cuvée » ou « serre » (le meilleur jus) représente 20,50 hl (10 pièces champenoises de 205 l)


2-      Une deuxième presse ou « taille » représente 5 hl (2 pièces)


« L’excédent constitue les rebêches, destinées à la distillation. Autrefois, elles étaient traditionnellement laissées à la consommation des vignerons et de leurs ouvriers. »


« Par le passé, entre la taille et les rebêches était effectuée une deuxième taille, écartée de nos jours en raison de sa petite qualité »


« Si nécessaire – en fait très fréquemment –, les moûts sont chaptalisés avec du sucre (1% d’alcool potentiel maximum), afin d’atteindre idéalement un vin de base de 11-11,5%. »


« Dans un premier temps, on élabore un vin blanc sec tranquille, appelé « vin clair », dont la fermentation alcoolique et parfois malolactique se déroule en cuves (le plus souvent des cuves en acier inoxydable thermrorégulées d’un volume variant de 5à à plusieurs centaines d’hl), plus rarement en fûts. La pièce champenoise (205 litres) était autrefois largement utilisée ; depuis quelques années elle connaît un certain regain. »


« Sauf, de très rares exceptions (chez certains vignerons indépendants notamment), l’ajout  de levures et de bactéries industrielles  pour les fermentations est effectuées »


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Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 07:00

Adeline a un compte Facebook. Elle est y passe les ¾ de son temps à s’empailler avec sa floppée d’amis ; et Dieu sait si elle en a des amis ! Sa plastique et ses réparties attirent une nuée de petits mecs qui n’ont que ça à foutre dans la vie. Jusqu’ici je ne jetais qu’un œil distrait par-dessus son épaule lors de nos longs séjours au lit. Elle Twitte aussi. Pendant la campagne des municipales mon intérêt s’est aiguisé et je suis devenu accroc de Face de Bouc. Ce qui m’a de suite étonné c’est la virulence des échanges. Les amis ne font pas dans la dentelle, ça s’insulte grave. Tout de suite je me suis aperçu que le % de connards était beaucoup plus élevé que la moyenne générale, ça frise même la concentration. Les donneurs de leçons pullulent, ils sont tous aptes à redresser la France, un véritable vivier d’experts sur tous les sujets. J’hallucinais. Le moindre vendeur de BOF, plus ou moins mal baisé, que sa femme fait chier, qui fait du black, paye ses fournisseurs quand ça l’arrange, ses salariés des clopinettes, se révèle sur Face de Bouc un parangon de vertu. J’ai toujours adoré depuis ma campagne des barricades de mai 68 les verbeux de la gauche extrême toujours bon à noircir des tracts, à organiser des manifs de la République à la Bastille, de pondre des programmes incompréhensibles. Ces mecs adorent la droite au pouvoir et bien sûr conchient la gauche molle lorsqu’elle est au pouvoir. Du côté de l’extrême-droite, même s’ils ont ravalés la façade, rien de très nouveau sous le soleil et, comme leur seul passage au gouvernement date du Maréchal, on ne peut pas les taxer d’incompétents. J’adorerais les voir aux manettes, ça ferait du bien à ceux qui  disent voter pour eux parce que les autres sont des pourris. Toute cette bande de va-de-la-gueule commençaient à m’échauffer et me donnaient envie d’en découdre.


Le problème c’est que je ne pouvais intervenir en lieu et place de ma très chère Adeline qui se désespérait de me voir m’échauffer le sang pour cette bande de trous-du-cul. Pour me détendre elle multipliait les entreprises de séduction qui se finissaient bien évidemment dans le mitan du lit.


-         Dis-moi mon grand qu’est-ce que tu leur répondrais à ces révolutionnaires en chaise-longue ?


-         Qu’ils fassent la Révolution ! Qu’ils renversent la table !


-         Ce n’est plus possible…


-         Pourquoi ce n’est plus possible, parce que ça dérangerait leur petit confort à ces branleurs qui donnent des leçons à la terre entière leur gros cul assis sur une chaise en face de leur écran !


-         T’es dur !


-         Non, tu peux vérifier…


-         Gros cochon.


-         Tu crois que c’était facile en mai 68 avec le grand Charles, le père Pompe, les CRS, la CGT et le PC ? Putain, vous avez la mémoire courte les jeunes. Vous nous avez assez brocardés avec notre petite révolution d’opérette. Vous avez chargé la mule à bloc. Et pourtant, la France s’est arrêtée pendant presqu’un mois, plus de transport, plus d’essence, la chienlit… Je voudrais voir la gueule des petits de Face de Bouc et de Twitter si on les privait de leur joujou. La crise, ils se retrouveraient face à leur petite vie  de merde. De nazes comme ce pauvre Merluchon qui  se la pète mais qui n’est qu’un apparatchik de la pire espèce. J’ai plus de compassion pour le petit Laurent, j’ai connu son père. Quant au facteur il est supporter du PSG, c’est dire !


-         Tu souhaites vraiment la castagne ?


-         Je ne souhaite rien du tout ma belle. Si, qu’ils ferment leur grand clapoir, qu’ils arrêtent de nous le jouer révolutionnaires en peau de lapin, ce n’est pas dans les urnes qu’ils prendront le pouvoir. Ils le savent très bien. La déculottée qu’on a pris aux élections législatives de juin 68 ça c’est la meilleure preuve. Ce pays est conservateur jusqu’à la moelle.


-         Que faire mon amour ?


-         L’amour !


-         Mais encore…


-         Cessez d’alimenter ces forums de merde. Foutre le feu à Face de Bouc, faire  sauter Twitter au pain de plastic !


-         Tu as raison je vais lever le pied…


-         Non je n’ai pas raison mais tous ces gugusses et ces nénettes qui savent à peine lire et écrire me font chier. À quoi ça sert l’école, dis-moi ?


-         A faire des chômeurs…


-         Sans doute mais les démagogues ne vivent que sur le terreau de l’incapacité de nos dirigeants d’avoir du courage. C’est déprimant. J’en ai plein le cul. Si tu le veux bien nous allons nous tirer d’ici.


-         Pour aller où ?


-         Je ne sais pas. Sur une île…


-         Pourquoi une île ?


-         Parce que c’est entouré d’eau…


-         Je ne te suis pas très bien.


-         Moi non plus j’ai du mal à me suivre moi-même. J’ai envie d’être enterré face à la mer…


-         Tu déconnes complètement.


-         Regarde Baudis 66 ans, terminé !


-         Arrête !


-         Je voudrais mourir dans tes bras…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 00:09

C’est le journal La Croix qui l’écrit, il ne saurait mentir


Le Monde surenchérit « un film admirable »


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Le mercredi 16 avril, à 14h, la réalisatrice de « Les Chèvres de ma mère » sera au MK2 Beaubourg pour une séance spéciale de son film. Une dégustation de fromages de chèvre proposée par le distributeur aura lieu à chaque séance de la journée du mercredi 16 avril.


Sophie Audier la réalisatrice filme sa mère Maguy bergère singulière qui, il y a 40 ans a troqué ses habits des villes pour ceux des champs. Je devrais écrire des prairies naturelles de Saint-Maymes, plateau d’altitude sauvage près des gorges du Verdon.


Elle filme un passage de témoin. Maguy, comme votre serviteur, doit faire valoir ses droits à la retraite auprès de la MSA mais pour ce faire elle doit transmettre son exploitation à un jeune éleveur. Celui-ci, celle-ci plutôt c’est Anne Sophie, jeune femme discrète et obstinée, fraîchement diplômée qui désire devenir à son tour éleveuse.


Au fils des mois, avec Blanche Neige, Cachou, Caféine, Danette, Clochette, Nuage… les chèvres du troupeau de Maguy se noue une relation entre les deux femmes pas toujours simple. Maguy aime son troupeau, le nourrit, le sort, le soigne, vêle les femelles, entretient avec ses animaux des liens forts, puissants. Elle trait dans la chèvrerie. Fabrique ses fromages avec un savoir-faire qu’elle maîtrise parfaitement.


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Maguy est une rebelle, une femme libre qui a choisi ce métier difficile et ingrat qu’elle exerce dans des conditions qui, bien sûr, ne sont pas du goût de nos chers normalisateurs nationaux et communautaires. Entre les deux femmes de deux générations très éloignées, la transmission n’est pas chose aisée, elle passe bien sûr par les mots, par les gestes mais aussi leurs non-dits, leurs silences et parfois par une forme de gêne. Maguy se sent dépouillée, Anne Sophie d’une certaine manière lui prend la plus grande part de sa vie.


Pour Anne-Sophie est pleine de bonne volonté, calme et déterminée, elle aussi aime les bêtes. Ce métier elle l’a choisi. Mais les choses ne sont pas simples, les dossiers de demande d’aides : la DJA, les autorisations diverses, les permis, les prêts qui se débloqueront si l’ensemble reçoit la bénédiction de l’Administration.


Le choc de simplification serait le bienvenue, cher Stéphane Le Foll, du côté de tes services du Var, comme d’ailleurs. En dépit de ton emploi du temps fort lourd je te conseille d’aller voir « LES CHÈVRES DE MA MÈRE » ou de te le faire projeter dans la salle de la cinémathèque du 78 rue de Varenne.


Ce documentaire, par son écriture, sa beauté pudique, l’émotion qu’il dégage, son intelligence simple aussi, nous happe pour nous entraîner dans le dur de la réalité.

 

Et pourtant nous sommes au cinéma, cela vaut bien des fictions...


S’il passe près de chez vous, allez-y.


Pour ce faire consulter la page Facebook du film link tous les renseignements pratiques y sont répertoriés.


À toutes fins utiles sachez aussi que LES CHÈVRES DE MA MÈRE  sont un peu aussi les chèvres de ma fille dont la petite société de production Mille et Une productions link produit ce beau documentaire.

 


Les Chèvres de ma mère, documentaire de Sophie... par LesBAdeVivalaCinema

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 10:17

Ce samedi, afin de célébrer le « pesto genovese », à Paris est organisé la première édition d'un concours qui élira le meilleur pesto réalisé au mortier.


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Ça se passe dans un espace au nom qui fleure bon ma jeunesse : Le Purgatoire 54, rue de Paradis 75010.


Le lauréat (choisi par le jury parmi 30 candidats) sera qualifié d'office - et invité tous frais payés - au championnat du monde de pesto à Gênes en 2016, manifestation qui attire des chefs du monde entier.


Télérama écrit « Pour préparer le meilleur pesto du monde, oubliez les mixeurs aux lames acérées qui tranchent sans amour les feuilles de basilic. Préférez le mortier! Le vrai pesto, à la fois onctueux et granuleux, crémeux et légèrement croquant en bouche, fait appel à vos bras musclés pour pilonner bouquets de basilic à petites feuilles en provenance directe de Gênes, pignons, parmesan affiné 24 mois, pecorino sarde, gousses d'ail de Vessalico, sel, ainsi qu'une bonne rasade d'huile d'olive de la Riviera ligure. »


Votre Taulier, qui a un superbe mortier en marbre, y sera, non comme candidat mais en tant que reporter. Son amie Alessandra Pierini, Génoise d'origine et fondatrice de l'épicerie-cave italienne RAP à Paris a voulu que ce soit « un événement ludique et sérieux… » Elle a tenu à ce que «cette journée soit gratuite afin que le public puisse découvrir et déguster les produits de cette région. »


Alessandra rappelle « que le mortier est à la base de toutes les cuisines ancestrales à travers le monde ».


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Outre le basilic de Ligurie qui est maintenant une AOP, il faut de l'huile d'olive de la Riviera Ligure DOP du Frantoio Sant'Agata d'Oneglia Cette huile obtenue à partir d'olives taggiasche, variété autochtone, est de couleur jaune or, son arôme légèrement fruité, sa saveur délicate d'amande fraîche et de pignons en font l'assaisonnement idéal pour les poissons et la cuisine de la région, sans parler du pesto cela va sans dire !


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La petite oliva Taggiasca est caractéristique des collines d’Oneglia. Cueillie à la main, elle est mise en saumure avec du thym, du laurier et du romarin comme autrefois. Elle n'est dénoyautée qu'ensuite. L'olive Taggiasca ne pousse que dans la province d’Imperia.


Bien évidemment votre serviteur a accouché d’une chronique en juillet 2012  sur le « pesto genovese »


« Le pesto est vraiment un plat original de la cuisine ligure, on pourrait même dire que c’est notre plat national. Il est composé d’ingrédients qui poussent ici, chez nous, et qui ne coûtait rien autrefois ; un plat de pauvres. Le nom de pesto provient de pestare, écraser, car autrefois on pilait les ingrédients dans un mortier en marbre… » ainsi s’exprime Larissa Bertonasco dans joli petit livre de recettes de sa grand-mère : La nonna La Cucina La vita. « Toute la Ligurie, écrit-elle embaume des senteurs de mon enfance. Mes souvenir sont mêlés à l’odeur de la mer et du bois, du romarin et de la sauge, de la naphtaline aussi, et de l’alcool rectifié. » Pour ceux qui ignorent la géographie, la Ligurie forme un arc de cercle autour du golfe de Gênes partie de la mer Ligure. C’est l’une des plus petites régions d’Italie par les Alpes et l'Apennin très ouverte sur la mer et largement montagneuse. Elle touche la France à l’ouest et La ville portuaire de Gênes, située au centre, domine démographiquement la région, avec plus de 600 000 habitants sur le 1,6 million du total. »

 

Pour tout savoir sur le « pesto genovese » vous rendre ICI link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 00:09

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J’aime l’irrévérence, le détournement, la légèreté, le décalage, autant de qualités qui exigent de trouver la bonne distance, cette hauteur qui fait la différence entre la pure provocation et le geste créateur.


1-    Nos voisins flamands, mal connus, encore plus mal considérés que les wallons francophones, avec leur campagne d’affichage Les Flamands osent dans le métro parisien nous changent des placards ringards, fades, sans relief, convenus que nous proposent les comités touristiques régionaux ou départementaux de notre vieux pays assoupi.


Ras la coupe des paysages !


Dans le flux abondant de l’offre touristique démarcation absolue de la destination Flandre avec sa campagne qui détourne sans complexe les codes de la peinture flamande avec ses visuels anachroniques qui attirent les regards.link


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Les Flamands avec élégance nous la jouent direct en alléchant aussi bien nos papilles que nos petits neurones fatigués.


J’aime !


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Bref, en une soudaine inversion d’image, la Belgique nous gagne ! Elle est légère et spirituelle alors que nous nous enfermons dans une position de peuple ronchon.


2-  Après le sourire, le rire grâce à une seconde contribution provenant d’un citoyen plat pays. Place à l’ironie salutaire avec Charline Vanhoenacker du 5/7 de France Inter. Ça va mieux en le disant


Objectif : zéro gluten « La première réforme de l’exécutif, c’était quand même « Objectif zéro gluten » à la cantoche. »



3-    Et pendant ce temps-là…. Un  jeune auteur de bandes dessinées Joann Sfar link   nous régale avec des perles d’humour. « Drôle tendre et bigrement bien pensé » nous dit La Libre Belgique. Ostende d'Arno en prime...


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Les 14 meilleurs dessins de Joann Sfar sur la vie privée de François Hollande link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 09:00

J’avoue, je fais un nouveau coming out, j’ai un grain, un gros grain (hommage à ma mère couturière) de folie et j’ose écrire que j’en suis très fier quand je croise certains petits notaires étriqués de la blogosphère à la plume érodée. C’est clair comme dit l’amie Claire !


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C’est par elle que le scandale est arrivé, qu’elle en soit remerciée de m’avoir projeté dans l’univers des anti-notaires de Socialter !


Qu’est-ce donc que cette histoire « d’anti-notaires » ?


Un coup des nouveaux zazous du XXIe siècle !


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Se référer aux zazous, pour mes jeunes amis de Socialter équivaut à une plongée en apnée dans la préhistoire mais lorsque j’étais en culottes courtes le zazou fut pour moi la référence absolue à l’anticonformisme.


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Pensez-donc, ces jeunes gens, sous l’Occupation, lorsque les lois raciales de Pétain obligèrent les Juifs à porter l'étoile jaune, un certain nombre de zazous, par défi, s'affichèrent avec une étoile jaune marquée Zazou, Swing ou Goy. Ils furent arrêtés et conduits au camp de Drancy avant d'être relâchés.


Et puis, moi qui suis très chiffons, ces zazous par bravade portaient des vêtements trop longs à une période où le tissu était rationné, gardaient les cheveux longs alors qu'un décret vichyste faisait des cheveux récupérés chez le coiffeur une matière première d'intérêt public pour la confection de pantoufles. Enfin, ils mettaient un point d'honneur à être toujours équipés d'un parapluie qu'ils n'ouvraient jamais.


Aux faits, aux faits, Berthomeau, accouche de ta pensée fumeuse : pourquoi qualifies-tu ces jeunes pousses de Socialter d’anti-notaires ?


C’est la faute à Johnny Hess qui a utilisé le terme de zazou la première fois en France en 1938 dans sa chanson ils sont zazous!


Un jour un brave notaire/De son pays débarquant/Venait pour de grosses affaires/De legs et de testaments/Il avait l'allure très digne/Mais comme les modes de maintenant/Ont à peu près la même ligne/Que celle de dix-neuf cent/Deux jeunes zazous s'écrièrent en l'apercevant/ « Ce qu'il fait distingué/Son col haut de dix-huit pieds/Ah ! C' qu'il est zazou !/Il a, ce brave notaire, /L' veston qui traîne, traîne par terre/Ah ! C' qu'il est zazou ! »/Il ne se doutait pas, ce très digne notaire, /Qu'il pouvait être à ce point zazou/Car tous ses vêtements lui venaient de son grand-père/Le col, le veston, et tout, et tout/Il fut tout étonné/De s' voir ainsi remarqué/Par tous les zazous…

 

Vous l’avez compris, pour moi le notaire est l’archétype du conservateur, tout comme le conservateur des hypothèques, ça sent la poussière, tout le contraire de mes loulous de Socialter !


Démonstration foutraque s’il en est mais que voulez-vous, à mon âge, on ne se refait pas. Les chemins de traverse c’est mon nirvana surtout lorsqu’ils me font tomber nez à nez avec des jeunes qui me remuent les méninges.


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Pour fêter la sortie du N°4 de Socialter Travail l’éclate totale, mes anti-notaires avaient choisis la meilleure et la plus haute tanière de Paris : le Lapin Blanc !


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Il faisait beau, Paris sentait le sable chaud, sur ma flèche d’argent je pédalais élégamment, altier et fier, même si à mi-pente de la rue pentue de Ménilmontant je reprenais mon souffle en une autre tanière pleine de livres Le Monte en l’air link 


Cette symphonie en R divers m’allait bien au teint tout comme à l’édito de Socialter qui nous exhortait : Prenez l’air !


Bouffée d’oxygène, ils sont jeunes et beaux, au féminin comme au masculin, un verre à la main, y’avait même notre Antonin et son petit frère Nicolas qui signe des papiers dans Socialter. Y’avait  aussi l’ami Jérémie link, Olivier le rédac-chef, ceux par qui, avec une petite poignée de passionnés, Socialter est né et prospère en âge et en sagesse.


C’était beau, trop beau pour travailler du côté de votre Taulier qui se plaisait à bavasser en sirotant du Jo Pithon et du Landra pur jus tout droit venus de chez l'ami Philippe link


Allais-je en fin de soirée entonner un avec Diana Filippova « Lâchez-nous avec la valeur travail ! » ?


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Bien sûr que non puisque moi, pur produit des années dites glorieuses, je ne suis tout juste bon qu'à chanter « le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver… »


Le mieux que vous puissiez faire c’est d’acheter Socialter, je vous assure qu’il y a matière à réfléchir.


Croyez-moi elle se lâche Diana : l’éclate totale !


Des morceaux choisis :


-        « Vous affirmez que le travail est la voie de conquête de notre liberté et de notre indépendance. Nous constatons que les conditions du travail s’améliorent uniquement pour une mince couche de super-héros… »


-        « Nous cherchons en vain autour de nous les quelques survivants de ce paradis perdu du siècle dernier. »


-        « Aujourd’hui, votre discours a perdu le ton enjoué du siècle dernier et s’est teinté d’intonations culpabilisantes, moralisatrices, prescriptrices. Il faut travailler à tout prix, dites-vous, car l’effort mène au salut psychologique et que l’inactivité condamne notre société à l’assistanat permanent. »


-        « Au fond vous vous réjouissez de savoir que faire travailler les autres coûte de moins en moins cher tandis que ces autres produisent de plus en plus… »


Et moi pendant ce temps-là je me gavais des burgers de Claire en sirotant les verres de jaja de l’amie Gaëlle


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Le temps était venu pour moi de passer aux choses sérieuses : me transformer en reporter de Socialter !


Travailler : l’éclate totale quoi !


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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