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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 08:00
CHAP.17 extrait sec, mon père est hongrois, mon grand-père maternel est grec, je parle français… cherchez l’erreur dans la gauloiserie de Sarkozy…

Je suis très triste Chimulus mon illustrateur préféré est mort...

 

« Ne comptez pas trop sur moi pour la promo et les signatures » nous avait-il prévenu. Avec James Tanay, on préparait la publication de son premier livre de dessins.

 

Chimulus a hélas tenu parole, il est mort le 17 septembre 2016 d’un cancer qu’il avait caché à tous. Le livre paraîtra fin octobre comme prévu même si on est profondément triste et c’est rien de l’écrire. »

 

Fils du dessinateur du Figaro Jacques Faisant, Chimulus avait commencé au JDD et au magazine ELLE avant de contribuer ensuite à La Tribune, Le Post et plus récemment pour l'OBS.

 

 

Retour sur la terre : je ne dirai plus un mot de trop à propos de Michel Onfray depuis que j’ai lu : L'hommage de Michel Onfray à Michel Rocard

 

Prospérités du vice et malheurs de la vertu : le philosophe loue la rigueur protestante de Michel Rocard, qui l'a protégé... et perdu.

PAR MICHEL ONFRAY

Publié le 07/07/2016 à 06:52 | Le Point

 

« Je ne suis pas sadien, on le sait, mais le marquis avait, hélas, raison de constater que, dans le monde, il y avait prospérités du vice et malheurs de la vertu. La mort de Michel Rocard en permet une illustration. Les morts sont tous des braves types, on le sait. Déluge d'hommages, de Le Pen l'ennemie de la gauche à Mélenchon l'ami de Mitterrand, qui était l'ennemi de Rocard. Laissons cela.

 

Rocard n'a pas été président de la République, au contraire de Mitterrand, en partie parce qu'il était protestant et que le fils du vinaigrier de Jarnac était catholique. De même, Jospin a manqué l'élection parce qu'il était lui aussi parpaillot alors que Hollande l'a gagnée car il était catholique - du moins : d'origine et d'éducation catholique.

 

Je m'explique : les protestants économisent les intermédiaires entre eux et Dieu. Ce qui est dit ou fait, péché ou bienfait, est su par Dieu, qui s'en souviendra le jour du Jugement dernier. On peut être athée mais éduqué par une famille ou dans un pays protestant et penser selon cet ordre, on vit imprégné par cette vision ontologique du monde : Dieu voit ce que nous sommes.

 

Les catholiques installent une multitude de chicanes entre eux et Dieu. Dont celle de la confession auriculaire : on pèche, on se confesse, on obtient l'absolution (jadis on pouvait même acheter des indulgences pour accélérer le processus du pardon divin, ce qui a fâché Luther, on le sait...), on sort du confessionnal avec l'obligation de réciter des pater et des ave - et l'on peut recommencer. Dieu n'est pas regardant.

 

Mitterrand a menti, trahi, trompé : il a été élu et réélu. Rocard, en disant la vérité, est resté fidèle à ses idéaux : il n'a pas été élu.

 

Voilà pourquoi dans les pays protestants, notamment dans les pays nordiques, les journaux sont en accès libre dans la rue, à charge pour l'acheteur d'en prendre un et un seul, puis de le payer en glissant sa monnaie dans une boîte à l'air libre, alors qu'en pays catholique, en France par exemple, pareil dispositif serait ravagé par un type qui embarquerait la collection de journaux, la caisse avec l'argent et qui irait revendre plus loin les journaux en empochant les bénéfices - avant d'aller se confesser. La repentance est aujourd'hui la forme postmoderne de cette logique.

 

Des manifestations d'extrême droite de sa jeunesse au dernier déjeuner élyséen au cours duquel il entretient Jean d'Ormesson de la puissance du lobby juif, Mitterrand a menti, trahi, trompé, mystifié, abusé, dupé, escroqué, berné : il a été élu et réélu. Rocard s'est refusé au vice, notamment en disant la vérité, en ne mentant pas, en restant fidèle à ses idéaux : il n'a pas été élu. Jospin a été digne, il n'a pas fait un concours du plus gros mangeur de tête de veau, il a refusé les mains au cul des vaches dans les comices : il n'a pas été élu. Chirac a été élu et réélu.

 

Plus tard, c'est Hollande, l'homme de toutes les ondulations vipérines présentées comme un art de la synthèse, de tous les renoncements maquillés en fidélités, de toutes les compromissions exhibées tels des compromis, qui a été élu. En France, on aime les voleurs de journaux, pourvu qu'ils volent à grande échelle. Je me sens chez moi dans les pays scandinaves. »

 

 

Le 24 septembre 2000 la France adoptait le quinquennat présidentiel par référendum avec le tandem Jospin #Chirac, pour la première fois de ma vie de citoyen je ne suis pas allé voter et je regrette cette abstention : j’aurais dû voter contre mais je ne voulais pas mettre ce brave Jospin dans la panade.

 

Le résultat est là : 5 ans de tunnel, un Président qui ne pense qu’à se représenter, le perdant du tour précédent à se venger, une opposition bête à manger du foin, une majorité qui s’étripe, plus aucun recours démocratique pour redonner de l’air au système parlementaire favorisant ainsi les aboyeurs démagos exclus du jeu. La Ve a été taillée pour De Gaulle contre ce qu’il qualifiait, à juste raison, le régime des partis, alors le package élection présidentielle-élections législatives, qui aurait dû lier la nouvelle majorité au programme du nouveau président, transforme l’Assemblée Nationale en lieu de résistance au couple exécutif.

 

Dans le bordel des Primaires de la Droite, comme dans celles de la Gauche, des écolos, nouvel échelon dans la désagrégation gaullienne, tout le monde semble oublier que la victoire s’obtient au deuxième tour de scrutin et que c’est l’électorat central qui fait pencher la balance du bon côté. Sarkozy en mettant la barre à l’extrême-droite fait la même erreur que lors du premier tour de la Présidentielle, sans doute arrivera-t-il en tête mais où seront ses réserves de voix pour vaincre au second tour. De plus, une Primaire ouverte est par définition ouverte à tous ceux qui y trouvent un intérêt : plus Sarko met la barre à l’extrême-droite plus il motive les électeurs de gauche à aller voter à la Primaire pour lui faire barrage et s’éviter un second tour de la Présidentielle : Sarko-Le Pen. Pour la Gauche : imaginez un seul instant Mitterrand se présenter à une primaire ? Impensable !

 

Et puis, supposons que le Sarko passe la barre des Primaires puis soit élu au ras du cul à la Présidentielle face à la Marine (je ne participerai pas au second tour et je ne serai pas le seul), aux législatives il n’est pas assuré de trouver une majorité dans les urnes face à un FN qui mettra les Républicains au pied des désistements circonscription par circonscription. Bref, le risque d’un beau bordel en perspective. Je ne sais si nous sommes des Gaulois mais je ne suis pas loin de penser que l’autre enflure de Depardieu n’ait pas un peu raison dans les colonnes du journal italien «Corriere Della Sera», où notre Gégé ex-national s’est offert une énième sortie médiatique où il tacle sévèrement la France et plus largement le peuple français. L’acteur star, en promotion pour son livre «Innocent», commence fort en déclarant : «Je ne me sens plus français mais citoyen du monde». Mais pourquoi ? Il s’explique. «La France risque de devenir un Disneyland pour les étrangers, peuplé d’imbéciles qui font du vin et du fromage qui pue pour les touristes. Il n’y a plus de liberté, les gens sont manipulés».

 

Même si le fil qui me retient est de plus en plus tenu, elle souffle le chaud et le froid, pourquoi refuse-t-elle obstinément d’être heureuse, je m’en tiens là sinon je prendrais deux sacs et je me casserais vite fait bien fait au soleil dans une grande maison sur les hauts de Monticello où j’accueillerais mes vrais amis !

 

Et un petit coup de misogynie corse :

 

« … Je connais une flopée de vieilles qui s’habillent comme des jeunes filles et qui sont toujours désirables. Le temps d’une nuit d’aveuglement. Si on fait abstraction du lard qui dégouline et de l’usure des chairs. Trajan prétend quant à lui qu’il y a une luminosité particulière qui permet de mettre une vieille en valeur dans une chambre. Mais je crois que, même dans l’obscurité, l’image d’une carcasse livrée aux e ne quitte pas votre esprit, et que les types comme moi, laids mais présentables – propres en tout cas – s’en iront en courant plutôt que de supporter le supplice des effluves de chair pourrissante. Peu importent les tartines de pommades qu’elles se balancent sur la tronche, et leur string coincé entre leurs fesses flasques, tout ce qu’on veut c’est avoir le droit de regarder dans d’autres directions.

 

Je sais, je pourrais me mettre à la place de ces vieilles peaux, j’aurais l’air moins misogyne. Mais que m’apporte de me mettre à leur place ? D’autant que je suis convaincu qu’elles sont aussi vénales et corrompues que les plus jeunes. Peut-être davantage encore, on ne peut leur trouver l’excuse de la candeur. »

Marc Biancarelli

 

Et pour finir un petit coup de Macron pour la route rien que pour faire bisquer la hollandie !

 

Macron : « Ne surtout pas faire le même coup que Le Maire »

 

L'ancien ministre de l'Économie et probable candidat pour 2017 sera à Lyon samedi, avant de présenter son "diagnostic" pour la France. Au compte-gouttes.

PAR CHARLOTTE CHAFFANJON

 

Emmanuel Macron s'attendait à prendre des coups. Avant même sa démission du gouvernement, alors que les polémiques se multipliaient comme des petits pains, celle de son ISF payé rétroactivement notamment, il nous lâchait : « Ce n'est que le début... » Il voyait juste. Alors qu'il sera demain à Lyon pour un colloque des sociaux-démocrates européens, plusieurs responsables ont renoncé à venir pour ne pas apparaître à ses côtés. Deux d'entre eux assument publiquement. Le commissaire européen Pierre Moscovici et le président de la fondation Terra Nova, qui confie au Monde : « Nous ne pouvons pas participer à ce qui est devenu une réunion de soutien à Emmanuel Macron. »

 

La suite ICI 

 

La présence de Macron fait fuir les invités du colloque des réformistes

Par Arthur Berdah Mis à jour le 23/09/2016 à 16:11 Publié le 22/09/2016 à 15:19

 

Le leader d'En Marche!, qui prononcera le discours clôturant ce rendez-vous européen, risque de se retrouver face à un public amoindri. Ses proches accusent l'Élysée de ne pas y être étranger.

 

La campagne est bel est bien lancée. Tandis que le désormais ex-ministre de l'Économie a quitté le gouvernement à la rentrée pour se consacrer pleinement à son mouvement En Marche! et préparer une éventuelle candidature à la présidentielle, les embûches se multiplient déjà sur sa route. Dernière en date: le colloque des de réflexion, et au cours duquel il est censé prononcer le discours de clôture.

 

Mais le public face auquel Emmanuel Macron s'exprimera sera plus réduit que prévu. Comme l'a révélé cette semaine Le Canard enchaîné, plusieurs défections de personnalités soucieuses de ne pas croiser l'ancien banquier d'affaires ont été constatées. C'est notamment le cas du premier ministre italien Matteo Renzi ou du vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel. Selon l'hebdomadaire satirique, ces désistements seraient dûs à une intervention de l'Élysée: François Hollande aurait téléphoné en personne aux deux dirigeants. »

 

Collomb dénonce la «foudre obsidionale» des soutiens de Hollande

La suite ICI 

 

Macron : Henry Hermand, l'ami qu'on ne voudrait pas avoir

 

Le "mécène" d'Emmanuel Macron se lâche dans une interview au "Figaro". L'ex-ministre doit ruminer l'adage de Voltaire : "Mon Dieu, gardez-moi de mes amis..."

PAR EMMANUEL BERRETTA

Modifié le 20/09/2016 à 11:51 - Publié le 20/09/2016 à 09:46 | Le Point.fr

 

« Emmanuel Macron a eu de quoi s'étouffer en découvrant, lundi, dans Le Figaro, l'interview d'Henry Hermand, celui qu'on présente comme son « mentor » en politique. Un entretien au ton paternaliste qui infantilise l'ancien ministre... C'est l'interview que François Hollande aurait rêvé écrire tant le « mécène » de Macron, qui a fait fortune dans la grande distribution, y multiplie les maladresses et les critiques envers son poulain...

 

Cela commence dès la deuxième question quand Le Figaro lui demande quel rôle il joue auprès du présumé candidat à la présidentielle. « Je ne le quitte jamais ! » lâche tout de go le vieil homme. Et de révéler (si c'est bien vrai) qu'il est à l'origine de l'adoption par Macron de l'expression « progressiste » et l'abandon des notions de « social-libéralisme » ou « social-réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce genre de conseils, en principe, sont de nature à rester discrets. Hermand, lui, les affiche haut et fort, comme s'il avait peur de ne plus être sur la photo. »

 

Les pro-Hollande jubilent

 

La suite ICI 

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 06:00
Hé oui moi le pinzuti je connaissais les douceurs corses de Geronimi bien avant qu’il ne s’installât à Paris.

- Tu vas où en Corse ?

Question rituelle qui amène la réponse : « à Tiuccia… »

 

Qui provoque un « c’est où Tiuccia ? »

 

- Tout près de Sagone…

 

 

La grande majorité des pinzutu savent tout juste situer Ajaccio et Bastia sur une carte de Corse, pour les plus snobs d’entre eux en dehors de Saint-Florent, Calvi, Porto-Vecchio, c’est l’ignorance la plus noire. Alors il ne faut pas s’étonner que Sagone soient pour eux l’équivalent de Trifouillie-les-Oies.

 

 

 

Sauf que le petit monde parisien bruit : Pierre Geronimi « Maître-artisan peu connu du grand public mais grandement respecté par la profession s’installe début novembre dans la capitale avec une enseigne qui porte son nom située rue Férou dans le 6ème arrondissement. »

 

Soit à deux pas de chez moi !

 

Le rédacteur d’Atabula écrit

 

« À 47 ans, Pierre Geronimi est connu pour sa technique ainsi que pour les ingrédients pointus qu’il utilise pour réaliser ses produits : en Corse, le melon de Pascal Colombani, le miel de Florence Marsili, le safran d’Anna Nocera, les plantes sauvages de Paul et Jean-Pierre Caux ou encore les figues de Barbarie issues de la partie est de l’île et au-delà , les amandes et pistaches de Sicile de Rossella Carusa, la date Medjool, les raisins de Sorrente, l’ail confit d’Aomori au Japon… »

 

« … salades sophistiquées avec crabe, champignons japonais, cédrat confit, le tout surmonté de sorbets salés (anchois, moutarde, oignons…), croque-monsieur au jambon corse accompagné d’un sorbet tomate-bergamote le midi. »

 

 

Ben oui sur sa terrasse à Sagone ça donne ça !

 

 

C’est extra ! Je suis très content qu’il vienne s’installer à Paris ça permettra aux pinzutu de réviser leur a priori sur le talent des Corses.

 

Un détail d’importance pour ma pomme : la carte des vins à Sagone n’est pas à la hauteur du talent de Pierre Geronimi. J’espère qu’à Paris il nous présentera des vins corses plus top comme ceux-ci.

 

 

 

Même si ça n’a rien à voir avec ce qui précède, moi qui traine mes guêtres en Corse depuis un bail et fais mes courses à Sagone je peux vous raconter ce que je raconte à mes amis qui ne savent pas situer Sagone sur la carte. C’est people et ça éveille soudain leur intérêt.

 

En 2011 « Pierre Sarkozy a soufflé ses 26 bougies à Sagone, en Corse-du-Sud, sous un beau soleil non loin de la villa de la famille Culioli, où il séjournait avec sa mère (la discrète Marie-Dominique Culioli). Pour fêter l'événement dans cette région où il passe ses vacances depuis sa naissance, le héros du jour avait choisi le restaurant de son ami d'enfance Pierre Geronimi. Ce dernier n'est autre que le compagnon de Christine Colonna, soeur d'Yvan Colonna… »

 

Je précise que j’ai bien connu à l’Assemblée Nationale en 1981 le père d’Yvan et de Christine Colonna, Jean-Hughes, député socialiste des Alpes-Maritimes proche de Pierre Joxe.

 

Le site de Pierre Geronimi est ICI

 

Pierre Geronimi Paris. Ouverture début novembre. 5 rue Férou 75006 Paris. 7h30-20h (horaires d’hiver).

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 06:00
Extension du domaine du vin dans 1 enclave chic du 7e : la Rive Gauche tient enfin sa cave des Climats !

Le jour où Carole Colin et Denis Jamet ont enjambé la Seine sur le Pont Royal, en provenance de la Rive Droite, pour mettre la main sur les demoiselles des Postes, pardon sur la cantine des demoiselles des Postes, et ouvrir une belle boîte à manger, Les Climats, entièrement dédiée aux vins de Bourgogne, la Basse et la Haute, les railleurs patentés ont comme il se doit raillés.

 

Votre serviteur lui s’est dit « certes le pari est un peu fou mais c’est une première : un restaurant qui, avec panache, met le vin en avant c’est excitant. » J’y ai cru et comme le disait le Tonton de Jarnac il faut savoir laisser le temps au temps.

 

La maison s’est mise doucement en place, a trouvé ses marques, avec Julien Boscus au piano, une équipe de salle, des  sommeliers, sympathiques, attentifs, vifs, compétents et la première étoile est venue sans que par la suite l’encens du succès monte à la tête des tauliers.

 

Carole et Denis aiment le vin, c’est certain, et ils s’emploient à le faire aimer en traçant leur sillon sans ostentation ni supériorité. Pour moi ils sont d’excellents artisans de l’extension du domaine du vin.

 

Le seul hic, si je puis dire en étant à jeun, c’est que bien sûr, même si nous sommes tous fiers d’être Bourguignons, comme le dit la chanson, la France du vin ne se réduit pas à la seule Bourgogne.

 

La question n’étant pas soluble dans un verre de DRC il nous a fallu compter sur l’âme de dénicheurs de nos deux compères. Dans ce beau quartier, où la masse imposante de la Caisse de Dépôts&Consignations borde la Seine, le caviste était une espèce en voie de disparition, ils ont déniché, à deux pas de leur belle crèmerie des années 20, au 35 rue de Verneuil, des murs qui leur allaient comme un gant. J’adore cet expression elle peut être mise à toutes les sauces « Ses chaussures lui vont comme un gant ». Précisions : Carole est Heschung et Denis Paraboot.

 

Pour votre serviteur, ventre à choux pure origine, la rue de Verneuil se résumait à celle où a habité 22 ans « l’homme à la tête de chou » Serge Gainsbourg.

 

« Quand le désordre est intérieur, l’ordre doit régner à l’extérieur » disait Serge Gainsbourg. De son hôtel particulier au 5 bis rue de Verneuil où il a vécu de 1969 à 1991, il avait fait la parfaite illustration de cette phrase. Dans les pièces aux murs noirs, chaque oeuvre, chaque bibelot, chaque livre est à sa place immuable. Mais à l’extérieur le désordre règne, un désordre amoureux, bien sûr. La façade sur la rue est devenue au fil du temps un haut lieu de l’art mural où se côtoient portraits, dessins, petits messages personnels et grandes déclarations d’amour. »

En trois coups de cuillère à pot, emballé c’est pesé Carole et Denis donnaient naissance à la cave des Climats, qui sera dès que la cuisine sera équipée une cave à manger. Le petit caviste se nomme Thierry et il a la pêche.

 

Vous allez me dire qu’il n’y a pas de quoi en faire un plat !

 

Détrompez-vous chères lectrices et chers lecteurs, dans cette enclave chic du 7e arrondissement c’est un évènement car ça change le chaland des éternels Nicolas qui trustent les trottoirs. Chez les 2 larrons bien sûr on trouve des flacons de haute extraction pour les grands amateurs mais surtout des flacons de vignerons moins huppés pour des Barbares dans mon genre. Denis y ajoutera sans doute un B comme bobo.

 

Un seul exemple de cette belle ouverture à la France des vins roturiers, la cave des Climats propose des vins de Thierry Michon mon voisin des Fiefs Vendéens.

 

Le Domaine Stéphane Tissot est aussi en bonne place, le renouveau des vins du Jura en blancs, rouges et bulles...

Extension du domaine du vin dans 1 enclave chic du 7e : la Rive Gauche tient enfin sa cave des Climats !

18 belles références du Domaine Prieuré-Roch, de 2002 à 2014, en bouteilles et magnums.

Extension du domaine du vin dans 1 enclave chic du 7e : la Rive Gauche tient enfin sa cave des Climats !

Je m’en tiens là car je ne suis pas préposé à la réclame pour le compte du tandem Carole Colin-Denis Jamet.

 

Jeudi soir dernier c’était l’inauguration de la Cave, j’y ai fait une descente pour vérifier le niveau de ma descente. J’ai bien aimé observer la sociologie du quartier, y’avait même un prof de Droit International à Sciences-Po.

 

J’ai fait quelques photos.

 

J’attends avec impatience d’aller poser mes fesses sur les tabourets du bord de bar pour manger et boire tout mon saoul.

 

Paris : ouverture d’une cave bobo dans le chic 7ème arrondissement ICI

Extension du domaine du vin dans 1 enclave chic du 7e : la Rive Gauche tient enfin sa cave des Climats !
Extension du domaine du vin dans 1 enclave chic du 7e : la Rive Gauche tient enfin sa cave des Climats !
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:45
Pour le rédacteur-en-chef d’En Magnum la justice de classe est passée : Hubert de Boüard débouté de ses demandes à l’encontre d’Isabelle Saporta.

Ce matin au réveil j’ai lu sur le mur Face de Bouc d’un ami ceci :

 

Voilà ce que m'écrit Nicolas de Rouyn au sujet du procès perdu par Hubert de Boüard contre Isabelle Saporta : (copier/coller)

 

« Je lis le papier de Terre de vins et je suis effaré de voir à quel point les insinuations les plus dégoûtantes ne trouvent pas leur fin en justice. Un juge de gauche repêche une scribouilleuse de gauche. Tout est en ordre. C'est juste dégueulasse »

 

Signalons à cet ignare que la 17e Chambre est composée de 3 juges et que son amitié envers ce cher Hubert ne justifie en rien ses insinuations sur leur couleur politique qu’il ignore bien évidement.

 

Ce monsieur, qui dirige pour le compte du groupe Bettane&Dessauve, un organe de presse En Magnum n’a bien évidemment pas lu le jugement. S’il l’avait fait, mais est-il en capacité de le comprendre, sa diatribe venimeuse apparaîtrait pour ce qu’elle est : la confirmation de l’entregent d’Hubert de Boüard de Laforest dans le petit marigot du vin Français.

 

J’ai lu la copie de travail du jugement et lorsque celui-ci sera publié j’y reviendrai pour que tout un chacun puisse se faire une opinion. C’est la mission d’un journaliste, ce que ne semble pas être le rédacteur-en-chef d’En Magnum.

 

Rappelons tout de même le droit, car nous vivons dans un Etat de Droit et non dans une République soumise au bon plaisir de ceux qui se vivent comme des puissants.

 

« La démonstration du caractère diffamatoire d’une allégation ou d’une imputation suppose que celles-ci concernent un fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne identifiée ou identifiable.

 

Si une offre de preuve de la vérité des faits diffamatoires est formulée, elle doit, pour produire l’effet absolutoire prévu par l’article 35 de la loi du 29 juillet 1881, être parfaite, complète et corrélative aux imputations dans toute leur portée et leur signification diffamatoire.

 

Les imputations diffamatoires peuvent enfin, être justifiées lorsque leur auteur établit sa bonne foi, en prouvant qu’il a poursuivi un but légitime, étranger à toute animosité personnelle, et qu’ils s’est conformé à un certain nombre d’exigences, en particulier de sérieux de l’enquête, ainsi que de prudence dans l’expression, étant précisé que la bonne foi ne peut être déduite de faits postérieurs à la diffusion de propos et que l’ensemble des critères requis est cumulatif. »

 

Voilà le cadre juridique dans lequel le Tribunal a statué.

 

Je signale à l’imprécateur qu’une autre enquête est menée par la Gendarmerie, dont les conclusions ont été données à l’audience par la Présidente, je suppose que nos gendarmes sont tous d’affreux suppôt de la gauche aussi.

 

Bref, Hubert peut faire appel.

 

Attendre et voir.

 

AFP :

 

Un puissant vigneron perd son procès en diffamation contre une journaliste 

 

ICI 

 

« VinoBusiness » : Hubert de Boüard perd son procès en diffamation

 

ICI 

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 06:00
Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Oh les filles, oh les filles

 

Elles me rendent marteau

 

Oh les filles, oh les filles

 

Moi je les aime trop…

 

En 2005 ce fut le refrain du tube du groupe Au bonheur des dames mené par Ramon Pinpin et je trouve qu’il va bien au teint des deux filles : Justine Saint-Lô et Fleur Godart, Godart avec un T qui viennent d’accoucher d’une BD d’un nouveau type baptisée, au vin nature bien sûr, Pur Jus.

 

Que vient faire le teint des 2 filles dans ce road-movie dans le monde des vins nus, ou presque, me direz-vous ?

 

Rien !

 

Simplement j’imagine la tête que vont faire les bonzes du vin face à cette BD d’un nouveau type, ils vont en perdre leur latin de cuisine, tirer le nez, avaler leur gorgée de travers, manquer s’étouffer avant de se réfugier dans un silence excédé.

 

En résumé elles vont les rendre marteau.

 

Pensez-donc, voilà t’y pas que deux petites nanas, plutôt bien gaulées, ont trouvé le moyen pour se « barrer tous les week-ends dans les vignes, mettre les mains dans la terre, dormir à la belle étoile, sauter dans les lacs… se marrer comme des baleines, manger comme des ventres à pattes et boire du jus de raison fermenté. » (Sic)

 

Pas en voyage de presse drivées par les proprios des châteaux, mais sur leur tandem – j’écris ça parce qu’au départ leur projet se nommait Viticycle – sac à dos, nez en l’air, cheveux au vent (note du Taulier : sauf que la Fleur qui a fait table rase), cœur léger… hé, hé !

 

Pas très convenable tout ça s’exclamerait notre cher Hubert Le Forestier, ça ne se faisait pas dans les vignes de mon grand-père et que maintenant les filles se la jouent globe-trotters, elles vont casser le métier de winemaker !

 

Et puis, pire encore les voilà, ces gourgandines, qu’elles nous parlent savamment de l’esca ! 

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS
Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Ce n’est pas Dieu possible, mais où allons-nous, elles vont tout nous prendre, nous dépouiller de notre supériorité naturelle…

 

- De grâce Hubert évitez de prononcer ce mot satanique vous faites le lit de ces va-nu-pieds qui sont capables de venir nous importuner en plaçant sur des belles tables, y compris, étoilées, leur pur jus qui pue !

 

Prenez ce Jeff Coutelou de Puimisson dans l’Hérault, cette contrée barbare du grand Sud, là où le fleuve rouge versus degré hecto coulait à grands flots, il vend la mèche :

 

« Chez les voisins les vignes sont en taille mécanique sous perfusion pour l’irrigation, mais aussi pour les produits phytosanitaires et les engrais.

 

« Quand tu plantes une parcelle, on te donne 7000 euros, mais si tu arraches et replantes, on te donne 10 500 euros. Donc grosso modo, c’est plus intéressant pour les mecs d’arracher et de replanter.

 

- Elle dure combien de temps leur vigne alors ?

- 15-20 ans

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Et puis ce Lilian Bauchet : un révolutionnaire ! Un confédéré paysan ! Un plus que rouge !

 

Écoutez-moi ce qu’il déclare, y’a de quoi donner des idées à nos employés mon cher !

 

« Le truc, c’est que je voulais travailler seul.

 

- Pourquoi ?

 

- Parce que je ne suis pas un bon manager. C’est compliqué de gérer une équipe, je trouve.

 

« Quand t’as envie de glander, tu peux pas parce que tu es le patron, et quand t’as des gens qui glandent, tu gueules parce que tu es le patron… Et je voulais de la liberté. Et puis travailler au cheval, moins courir et avoir plus de temps sur chacune de mes vignes. Faire du jardinage, quoi ! »

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Glander, faire du jardinage, et pourquoi la sieste obligatoire pour le peuple, ça nous mène tout droit à Mélanchon

 

Mais ce n’est pas tout mon cher ami, j’en frémis lorsque je lis les propos de ce Jérôme Galaup de Castelnau-de-Montmirail dans le Tarn.

 

- Vous m’en apprenez de belles : Ils font du vin dans le Tarn ?

 

- Hé oui mais ils ont des vaches aussi et ce trublion ose dire que « les vaches m’ont expliqué le végétal. On a une sensibilité avec l’animal plus proche avec le végétal. »

 

- Incroyable, ce sont des vaches sacrés !

- Ne plaisantez pas mon cher je le crois sincère « Si j’avais pas eu les vaches, j’aurais mis beaucoup de temps à me sentir proche de mes vignes… »

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Elles sont même allées en Champagne chez un certain Vincent Charlot qui leur a raconté des horreurs qui vont mettre ce pauvre Bernard Arnault en fureur, pire encore que pour Merci Patron.

 

« Beaucoup de viticulteurs en conventionnel ont des problèmes de ventes. Ce sont les coopératives qui prennent leurs bouteilles et qui collent leurs étiquettes dessus. »

 

« Le groupe LVMH achète entre 60 et 70% de la production champenoise. Ça représente quelques millions de bouteilles. »

 

« Et puis bon, ça toujours été des magouilles, ici !

 

Par exemple, quand il y a surproduction, les viticulteurs sont obligés d’envoyer le surplus à la distillerie.

 

De gros négociants leurs proposent donc de couper gratuitement le raisin plutôt que de payer des gens pour le faire. Du coup ils reclassent les excédents dans leur appellation à eux et personne ne dit rien.

 

Personne ne parle de la Champagne. Les journalistes le savent mais ne peuvent pas en parler et tout se fait verbalement pour que rien ne sort de la Champagne.

 

Ce qui se passe en Champagne reste en Champagne. »

 

L’omerta, la Corse quoi et si En Magnum virait révolutionnaire, y z’en sont capables vu que Desseauve a viré bio, ça ferait du dégât dans le Landernau des châteaux…

 

Mais ce n’est pas tout, y’a même une cerise sur le gâteau, Tampon, le pirate parisien ami du vin qui fait de la vigne dans le Neuf 3 !

 

- Non !

- Si ! avec l’association Clinamen « qui réveille les pratiques paysannes en territoire urbain » (sic), ils investissent un terrain de l’université de Villetaneuse pour y planter des vignes expérimentales. Ils sont aidés par des bénévoles de tous horizons, récompensés en unités TU (Tampon Usufruit), qui seront ensuite autant d’unités de partage des fruits du travail collectif. »

 

- Mais c’est la porte ouverte au communisme, vraiment ce Le Foll distribue des droits de plantation à n’importe qui…

 

Vous comprenez mieux maintenant mon accroche « elles vont les rendre marteau » même si, comme un Saint-Simon du jaja pur jus, j’ai lu la BD des 2 filles avec un parti-pris évident de vieux garnement.

 

Je n’ai fait qu’effleurer le contenu, le texte de Fleur est riche, dense, documenté… c’est du lourd… mais les aquarelles de Justine sont aériennes, légères comme des libellules, elles attirent la lumière et donnent à ceux qu’elle croque une joie de vivre qui réconcilie avec la vie que l’on vit où il y a beaucoup trop de gris.

 

Plaisir des yeux, activation naturelle pour neurones, les 2 donzelles au look d’enfer vont vous mener tout droit au paradis des vignes du Seigneur où chantent les petits oiseaux, les abeilles butinent, les vermisseaux bronzent au soleil.

 

Y’a d’la joie comme chantait le fou chantant Trenet.

 

Comme l’écrit le sage François Morel dans sa préface Le vin en poupe

 

« Fleur et Justine aiment le vin dans sa plus authentique définition, avec ce que ça suppose d’exigence culturale, et elles sont parties – stylo, crayons et pinceaux dans la besace – à la rencontre des vignerons qui partagent la même passion. »

 

Passion, le mot est lâché et j’ai le souvenir de ce repas partagé avec les 2 filles pleines d’idées, d’envie, où Justine m’a montré ses premières planches, où je leur ai dit « allez-y ! Foncez ! » Pour sûr que c’était une aventure mais voilà c’est le bonheur que de faire, d’accomplir, d’aller au bout de ses rêves… »

 

Bravo les filles ! Je vous aime trop…

 

NB. BD d’un nouveau type ai-je écrit, ce n’est pas pour faire joli une appellation en l’air, c’est la réalité de cet opus au format agréable qui marie avec bonheur un dessin joliment troussé avec un texte qui donne à réfléchir.

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:00
Appel à candidature je cherche 1 contradicteur pour 1 débat sur la nature révolutionnaire du vin nu…

De mon temps, expression favorite de mon pépé Louis pour fustiger le modernisme des machines qui avaient mis ses grands bœufs blancs au rencard, le débat était au cœur de la vie de la cité. C’était souvent musclé mais nul ne se réfugiait dans le confort douillet qui prévaut aujourd’hui sur les fameux réseaux sociaux.

 

De la part des courageux manieurs de claviers il est facile de railler ce rappel au passé mais peu me chaut. Affronter l’adversité, s’expliquer, expliquer, tenter de convaincre des agriculteurs, des viticulteurs chauds bouillants, peu disposés à se ranger aux arguments d’un représentant du pouvoir socialo-communiste, j’ai pratiqué.

 

Les débats entre soi ne m’intéressent pas, ça ressemble à des messes chantées pour paroissiens zélés.

 

Alors, lorsque Antonin Iommi-Amunategui, l’homme des vins nus tout poilus qui puent, m’a demandé de participer au débat qu’il organise lors de la 3e édition les 5-6 novembre de son salon des vins actuels et naturels à Lyon au Palais de la Bourse : « Sous les pavés la vigne » sur le sujet « Le vin peut-il changer l'agriculture ? » ce qui traduit en langage pour non-initiés signifie « est-ce que les trublions des vins nature sont en mesure de mettre un petit caillou dans la godasse du géant vert ? »

 

C’est en gros la thèse de Nossiter.

 

Sont aussi invités me précise-ton : Antoine Gerbelle ex-RVF et Vincent Wallard qui fait du vin en Argentine et dans la Loire.

 

Après bien des réticences, je n’ai plus vraiment envie de monter sur les planches, j’ai finalement dit oui à Antonin mais en lui demandant que soit présent sur le plateau un contradicteur adepte de ce que l’on nomme, avec une certaine facilité, l’agriculture conventionnelle.

 

Comme aime à le dire une de mes copines vendeuse de vins nus : ulala…la…la, je sais que c’est beaucoup demander à un tenant de cette viticulture majoritaire que d’aller se jeter dans la fosse aux lions, même si en l’occurrence ce ne sont que de gentils chatons, la gente des vins nus est de tendance pacifiste, cool et rigolarde.

 

Mon ami Éric Rosaz peut en témoigner, lors de la dernière séance du salon à la Bellevilloise à paris, alors qu’il représentait l’INAO, il a pu s’exprimer dans la plus grande sérénité et exposer ses arguments qui ont éclairé l’assistance.

 

Donc il ne s’agit pas d’un match de catch entre l’Ange Blanc et le Bourreau de Béthune mais plutôt de la partie intello d’un salon où les gens viennent plutôt pour le jaja que pour le bla-bla.

 

Bien sûr, je me doute que mon appel a peu de chance d’être entendu par les habituels pourfendeurs de la gente qualifiée de bobos-parigots-mélanchono-and Co qui préfèrent se réfugier dans un courageux courage fuyons lorsqu’il s’agit de faire autre chose que d’aligner des phrases torchées à la truelle pour donner le trajet habituel des vins nature : l’évier.

 

Ceci écrit je reste persuadé qu’il se trouve encore des gens de bonne volonté pour venir débattre sur un sujet qui en vaut la peine et, sans utiliser de grands mots, d’accepter d’aborder des sujets de société qui certes fâchent certains mais que l’on ne peut évacuer en prétendant que seul le modèle en place est viable.

 

Ce qui est certain c’est que le vin, produit non indispensable à l’alimentation, qui se revendique produit de terroir, qui affirme son authenticité, se doit d’être le fer de lance de pratiques respectueuses de l’environnement et des consommateurs. Quant à savoir si le combat minoritaire qui se mène dans le vin, et ailleurs aussi, peut vraiment bouleverser la donne de l’ensemble du secteur agricole ce sera l’objet du débat si débat il y a.

 

Pour se faire j’espère qu’un contradicteur viendra nous rejoindre à Lyon le samedi 5 novembre. C’est mon vœu le plus cher.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:00
Êtes-vous plutôt calendrier Clara Morgane que guide Bettane ?

Pour ceux qui me suivent et me lisent, pas vrai Sébastien Demorand, je reviens de Corse et au cours de mon séjour pour pondre mes polygraphies corses j’ai surfé sur le net et un jour je suis tombé sur ça : PIRELLI, UN CALENDRIER CORSÉ.

 

Pirelli a présenté les clichés du calendrier 2012. Cette année, Mario Sorrenti a succédé à Karl Lagerfeld et réalisé cette série de photographies sur l'île de beauté.

 

C’est ICI 25 clichés où la Corse tient une place bien riquiqui mais les belles y sont à leur avantage.

 

Pour ceux qui l’ignorent Pirelli est une marque de pneus italienne et comme il fut un temps où le calendrier un peu hard était le quasi-monopole des routiers vous noterez la relation de cause à effet qui a transformé un truc kitch en un must pour esthètes ou prétendus tels.

 

Toujours pendant mon séjour sur Face de Bouc, les railleurs ont raillés après qu’Antonin Iommi-Amunategui ait publié le 9 septembre, 17:16 · Paris ·

 

« Michel Bettane avoue être très fier d’avoir découvert 70 % des meilleurs viticulteurs qui ont émergé depuis les années 1980, inconnus avant qu’on en parle. »

 

On va dire que je m'acharne, mais, mec... t'as le melon classe Titan !

 

Cette déclaration capitale fut recueillie religieusement par l’ex-miss Glou-Glou pour le compte du journal le Monde.

 

Ha ! la notoriété…

 

Ha ! les faiseurs de notoriété…

 

Mais oh horreur, malheur il n’est pas inscrit Parker sur les fronts de nos faiseurs de guide François.

 

J’ai laissé se dérouler le match de catch  lui préférant la contemplation des poissons.

 

Et puis de retour at home jetant un regard sur les infos du jour je suis tombé sur une nouvelle dans Paris-Match qui m’a remis la puce à l’oreille : Clara Morgane, toujours plus sexy pour son calendrier 2017  c'est ICI 

 

Et d’y découvrir que chaque année, le calendrier de Clara Morgane est un véritable succès, avec près de 100.000 exemplaires vendus.

 

Pour cette édition 2017, elle a choisi une ancienne demeure, ambiance Helmut Newton. «L’univers d’Helmut Newton m’a depuis toujours influencé mais ma passion pour ses images se lit réellement dans cette édition. Pour la première fois, trois autres personnages entrent en scène pour créer une ambiance particulièrement érotique et déstabilisante», explique Clara. «C’est mon 15e calendrier ! C’est un rendez-vous artistique annuel mais aussi l’occasion de me réinventer et de créer à chaque fois un nouvel univers.

 

Pour les âmes pieuses et les coeurs  purs la vidéo ci-dessous est très soft : 

Ma petite machine à relier des fils éparpillés s’est reconnectée.

 

Et voilà le résultat :

 

Du côté des guides de vin, les chiffres sont un secret d’État, même si dans le milieu vineux il se dit que le mieux vendu est le Guide Hachette qui, étonnamment ne bénéficie pas de la notoriété des grandes plumes du vin.

 

Comme chacun sait un guide a pour fonction de guider celles et ceux qui ne savent où aller ou se débrouiller tout seul, il peut-être en chair et en os comme un guide de haute montagne ou un préposé au remorquage d’un groupe du 3e âge juste descendu en escale d’un grand bateau qui va sur l’eau, ou de papier et maintenant sous la forme d’applications diverses et variées.

 

Ça va du choix du pays à visiter, de l’hôtel ou du restaurant, du musée ou du site remarquable, jusque bien sûr de leur bouteille de vin.

 

Bref, en posant l’étrange alternative : le calendrier de Clara Morgane plutôt que le guide Bettane il n’est pas question pour moi de contester l’utilité des guides même si j’ai toujours beaucoup ri en entendant ceci.

Dans mon propos de ce matin je me contente de m’interroger sur le périmètre de la population des acheteurs des guides de vin.

 

Pas de chiffres bien sûr, rien que des impressions, pour ma part là où j’ai croisé le plus de guides de vins c’est chez les vignerons eux-mêmes, dans les interprofessions, parfois chez les négociants et, sauf à être démenti par les faiseurs de guides ou leur éditeur je pense qu’ils constituent le noyau dur des acheteurs de guides papier.

 

Mais on va m’objecter que tout cela est du passé et que maintenant la génération Y va se ruer sur les applications pour faire le bon choix de son vin.

 

Je n’en sais fichtre rien mais je ne vois pas en quoi ce nouveau moyen va contribuer à l’extension du domaine du vin. La profusion des applications est telle que les utilisateurs sont contraints de faire des choix et je ne suis pas certain que le vin soit une priorité pour une majorité des jeunes pékins. 

 

Tout ça pour vous dire que tant que le petit monde du vin, et tout particulièrement ceux qui se disent et se veulent prescripteurs, n’auront pas compris qu’ils ne s’adressent qu’à un cercle restreint, qu’en entonnant toujours les mêmes quatrains, ils ne participent en rien à l’extension du domaine du vin, ils se contentent de faire fructifier leur petit fonds de commerce. La monoculture est mère d’appauvrissement.

 

Ouvrez les portes et les fenêtres que diable ! Arrêtez de vous contempler le nombril avec vos FAV et vos éternels marronniers, vos notes, utilisez les réseaux sociaux à bon escient car grâce à eux nul besoin de faiseurs de Roi pour se faire une place au soleil !

 

C’est dit je vais encore me faire une floppée d’amis mais pour me faire pardonner toutes ces beautés dénudées je vous propose de consulter un journal très pieux : La Croix pour mieux connaître Les différents calendriers utilisés dans le monde.

 

Le calendrier en usage aujourd’hui dans la plupart des pays est directement issu du calendrier romain. Celui-ci avait été réformé en 46 av. J.-C. par Jules César (d’où son nom de calendrier julien) afin de remédier au décalage existant, alors, entre l’année du calendrier romain traditionnel (366,25 jours en moyenne) et l’année astronomique (365,24219 jours) nécessitant un système complexe de jours et mois intercalaires souvent mal appliqué.

 

S’inspirant des observations des astronomes alexandrins, Jules César, en tant que pontifex maximus et plus haute autorité de la religion romaine, introduit donc l’année bissextile et obtient une année moyenne (365,25 jours) beaucoup plus proche de l’année astronomique.

 

La suite ICI

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:00
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…

Certains d’entre vous pourraient penser que je passe ma vie à me bâfrer au restaurant. C’est inexact, le plus souvent je cuisine chez moi pour me nourrir.

 

Et le plus souvent, au déjeuner, je cuisine de la pasta sèche.

 

Pourquoi ?

 

La pasta sèche est diverse et facilement stockable dans la durée, donc il suffit à midi d’ouvrir son placard à provisions et de choisir : spaghetti, penne, macaroni, coquillettes, fettuccine, tagliatelle, pappardelle… etc.

 

Il suffit de poser sur le gaz une grande casserole d’eau où l’on jette une poignée de gros sel gris de Guérande. Lorsque l’eau bout c’est le tour de votre pasta à cuire al dente et le tour est joué. On peut aussi cuire la pasta dans du vin rouge ICI ou du vin blanc ICI 

 

Après égouttage de la pasta le choix est très ouvert :

 

- Beurre, huile d’olive, sauce tomate simple ou bolognaise, all arrabattia, en bocal ou de fabrication personnelle.

 

- Parmesan ou pecorino ou gruyère râpé.

 

- Pesto de Genovese ou Rosso, en conserve ou frais.

 

- Avec des restes de volailles, de pot-au-feu, effiloché de porc…

 

- Avec des moules, des coquillages, des calamars, achetés chez son poissonnier en allant quérir son pain ou en conserve.

 

- Avec de la ratatouille, des champignons...

 

 

J’en oublie certainement mais j’ai gardé pour la bonne bouche le plat tendance dans toutes les cantines des nouvelles pousses italiennes de Paris : la pasta al ragù.

 

Pour eux c’est aussi simple que chez vous, car la portion est réalisée minute, et surtout avec une marge confortable eu égard au coût de la matière première et à la quasi-absence de restes.

 

 

La seule différence avec chez vous c’est l’art de confectionner le ragù.

 

J’en conviens mais je vous suggère une solution simple et peu onéreuse.

 

Démonstration !

 

Si vous avez, comme moi, un bon boucher (pour moi Lilly de Terroir d’avenir rue du Nil) ou charcutier (Vérot rue ND des Champs) ou un charcutier vendeur de comestibles (Pelé rue de Tolbiac), en faisant vos courses vous achetez une terrine de veau à la pistache par exemple.

 

Ensuite explication par l’image :

L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…

Pour le vin qui va avec c’est simple vous le choisissez selon l’humeur du moment, avec mes spaghetti à l’effiloché de terrine de veau à la pistache je me suis liché ça :

L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 06:00
Religion, politique et gastronomie : où trouver des fraises le 27 novembre 1655 à Mantoue pour le repas donné par le duc Charles II de Gonzague-Nevers en l’honneur de Christine de Suède ?

Les guerres de Religion, entre religions, la catholique romaine et les réformées, au XVIIe siècle déchirent l’Europe.

 

En 1644, Christine, qui a hérité du royaume de Suède quand elle avait à peine six ans, monte sur le trône. Elle a 18 ans et manifeste de suite un tempérament fort et un caractère imprévisible hors du commun.

 

Pensez-donc, « elle refuse de se marier malgré les pressions du parlement, elle a une longue histoire d’amour avec une dame de la cour, et cerise sur le gâteau, sollicitée par des membres de la curie romaine, elle abandonne la religion luthérienne et abdique en 1654 après s’être attribué une rente importante. »

 

Elle quitte la Suède la même année et, après quelques haltes, elle se dirige vers Rome, où le nouveau pape, Alexandre VII, l’accueille à bras ouverts. Elle s’installe à Rome en 1688.

 

 

Au cours de son premier voyage en Italie, le 27 novembre 1655, elle est à Mantoue, à la cour du duc Charles II de Gonzague-Nevers, qui organise pour elle un banquet somptueux préparé par le Bolonais Bartolomeo Stefani, chef des cuisines de Gonzague.

 

 

Dans son traité sur L’arte di ben cucinare, et instruire i men periti in questa lodevole profession « L’art de bien cuisiner, et instruire les moins expérimentés dans cette louable profession » publié en 1662, il souhaite laisser une trace de son travail et enseigner les bases à travers des recettes, des menus et des descriptions de repas.

 

Bien sûr il se souvient avec fierté du banquet en l’honneur de Christine à Mantoue : «Moi-même, je la servis avec des triomphes, des rafraîchissements et d’autres plats. »

 

« … Stefani entend rendre compte de son métier, plus que des évènements mondains, de la technique plus que du théâtre – ou, pour être plus précis : de la technique qui rend possible le théâtre. »

 

Sa première description concerne un plat de fraises « lavées avec du vin blanc », saupoudrées de sucre et entourées de coquilles de sucre remplies de fraises, alternant avec des petits oiseaux en massepain « qui paraissent vouloir becqueter les fraises »

 

 

« Aucun détail n’est épargné au « lecteur idéal » de Stefani, un homme de métier davantage qu’un amateur de frivolités mondaines. »

 

« Ses notes « personnelles » donnent à ce texte la dimension concrète d’un journal intime : il décore la tête de sanglier « avec une chevelure de pistaches décortiquées », qu’il a lui-même « très patiemment tissés avec du fil de sucre. »

 

« Ces préparations poussent à l’extrême le goût du Moyen Âge et de la Renaissance pour le mélange du salé et du sacré, de l’aigre et de l’épicé : la cuisine baroque de Stefani est un amalgame surprenant, mais pas imprévisible, de saveurs apparemment inconciliables. La « soupe royale » est exemplaire à cet égard : « faite de biscuits secs de Pise, fourrés de tranches de fromage gras et de tranches de gâteau de potiron, agrémentée de morceaux de blanc de chapon et couverte d’une escalope de viande faisan, garnie de laitages frits dans du beurre, d’yeux de veaux farcis et de viande de veau découpée en très fines tranches : la soupe fut assaisonnée avec du bouillon gras de chapon et de la crème de lait, arrosée de jus de citron et recouverte d’un couvercle de pâte fine ».

 

« Le compte rendu de Bartolomeo Stefani, axé sur l’activité de cuisine et de buffet, nous ferait presque oublier que, de l’autre côté de la table, quelqu’un est en train de manger – ou au moins d’admirer – ces beautés et ces délices. Essayons d’adopter le point de vue de sa Majesté et de ses hôtes. Que se sont-ils dit, quelles émotions ont-ils éprouvées en participant à un tel banquet ? »

 

« Par exemple : comment ont-ils accueilli en début de repas cet innocent petit plat de fraises au vin blanc, fut-il accompagné de sculptures en sucre des plus raffinées ?

 

« Nous ignorons en vérité de quel produit il s’agissait. Des fraises des bois ? Aujourd’hui, elles feraient certainement meilleur effet que les fraises cultivées, plus grosse et plus belles, mais aussi plus communes et moins savoureuse. Mais dans l’Europe du XVIIe siècle, ces dernières étaient encore rares : les tables médiévales ne connaissaient que les petites fraises sauvages, car l’autre espèce, d’origine américaine, ne fit son apparition qu’au XVIe siècle. Stefani avait probablement choisi les fraises «nouvelles » pour éblouir les yeux et flatter l’imagination des convives.»

 

«Examinons le calendrier. La visite de Christine au duc Charles Gonzague (...) a lieu le 27 novembre 1655. Où trouver, le 27 novembre, une provision de fraises fraîches à servir à l’illustre invitée ? Ce ne serait pas difficile aujourd’hui – le marché global ne connaît pas de saisons. Mais en 1655 ?»

 

[…] « Grâce à des novateurs comme La Quintinie, l’agronomie et l’horticulture font d’énormes progrès, accentuent la tendance déjà répandue à diversifier et à multiplier les espèces cultivées afin de « couvrir » la plus grande partie de l’année. Une sorte de stratégie pour « étirer le temps », en allongeant les cycles de production et en modifiant la notion même la notion même de « produit saisonnier ».

 

«Dans certains cas, cette pratique atteignait des sommets de virtuosité : nous ne savons pas où ces fraises ont été produites, mais c’était un véritable exploit d’en servir à Mantoue, dans les brouillards de la plaine du Pô, à la fin du mois de novembre. Contrairement à nous, qui avons en grande partie perdu le contact avec la terre et le sens des saisons, ces hommes savaient parfaitement quand poussent les fraises, les asperges ou les artichauts. Voilà pourquoi ce petit plat de fraises, que nous avions qualifié d’ « innocent », ne l’est en fait pas du tout. »

 

« Ce plat est un défi. Avec une telle entrée en matière, Stefani a déjà gagné. »

 

«À première vue. Mais c’est une idée qui ne peut venir qu’à « ceux qui n’ont jamais franchi le fleuve de leur patrie […] et qui aiment trop le pain de leur ville natale ». Que ces personnes apprennent qu’aucun produit n’est jamais vraiment hors saison. « Ceux qui ont de valeureux destriers, et une bonne bourse, trouveront en toute saison toutes les choses que je leur propose, et aux périodes dont je parle. »

 

« Même si nous nous limitons à l’Italie, songeons à tous les merveilleux produits que les côtes du royaume de Naples et de la Sicile offrent à a saison froide : cédrats, citrons, oranges, artichauts, asperges, choux-fleurs, fèves fraîches, laitues et fleurs. Des produits qui sont ensuite vendus et envoyés dans tout le royaume. Les mêmes primeurs quittent Gaète pour approvisionner Rome, tandis que la Riviera de la Ligurie ravitaille Milan, Florence, Bologne, Turin et la plupart des villes lombardes. De beaux fruits poussent dur les rives du lac de Garde et dans les potagers de Venise, « fertiles en asperges blanches, en artichauts et en petits pois, en particulier aux mois de janvier et février ». De merveilleux fenouils et de gigantesques cardons s’épanouissent en hiver dans la campagne bolonaise. »

 

Et si à Paris, Alessandra Pierini, était la digne héritière de Bartolomeo Stefani !

 

Source : Le Défi des fraises : Un déjeuner pour Christine de Suède dans Les Contes de la Table de Massimo Montanari aux éditions du Seuil, à lire absolument !

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 08:00
CHAP.17 extrait sec, « Vous disiez, madame que ce procès est celui de la trahison. C'est vrai, il a trahi ses parents, sa famille, ses amis de la politique, ce monde qui est si transparent… »

« Je t'ai détesté, Jérôme. Je me suis dit : Pas ça, pas toi. Celui qui nous a présentés l'un à l'autre doit se retourner dans sa tombe », démarre l'avocat, évoquant sans aucun doute le constitutionnaliste Guy Carcassonne, décédé quelques semaines après les aveux de Jérôme Cahuzac en 2013 « Vous disiez, madame", dit-il en regardant la procureure Éliane Houlette, « que ce procès est celui de la trahison. C'est vrai, il a trahi ses parents, sa famille, ses amis de la politique, ce monde qui est si transparent… » ironise-t-il.

 

C’est ainsi que Me Jean-Alain Michel, l’un des avocats de Jérôme Cahuzac, commença sa plaidoirie pour le défendre, avec les mots les plus durs qui soient, et l'ancien ministre du Budget s'effondra en larmes note le journaliste.

 

Quelle peine pour son client ?

 

« Me Jean-Alain Michel ne rigole pas du tout lorsqu'il s'adresse à la cour de Jérôme Cahuzac qui cherche à affronter « sans peur et sans colère ce qu'il lui reste de vie et ce qu'il lui reste d'avenir ». « La juste peine est celle qui n'accable pas plus que nécessaire un homme fini, cassé, fracassé. C'est celle qui permet le rachat, qui autorise un avenir. »

 

Il raconte enfin que dans un petit village corse, où Jérôme Cahuzac passe désormais le plus clair de son temps dans la maison familiale, les habitants n'attendent que lui pour reprendre le cabinet médical qui va fermer. Eux, comme Cahuzac, connaîtront le verdict jeudi 8 décembre, à 10 heures. »

 

L’intégrale ICI 

 

Qui savait ? Le secret était celui de Jérôme Cahuzac uniquement, la plaidoirie est ici uniquement politique, sur un ton qui ne laisse plus la place à aucune plaisanterie. Sont visés François Hollande et ses proches.

 

« L'homme le mieux informé de France ne savait pas ? Dont acte. Son meilleur ami, avocat de Médiapart, parrain de ses enfants [Jean-Pierre Mignard] ne savait pas ? Dont acte. Le journaliste [Edwyn Plenel] ne lui a rien dit ? Dont acte. Le président n'a pas dit à Jérôme Cahuzac : « J'ai besoin de toi pour trois lois capitales qui se profilent à l'assemblée » ? Dont acte. »

 

Lire ICI Procès Cahuzac : l'amitié pour défense

 

 

Derrière Cahuzac, y-a-t-il vraiment la main de Rocard?

 

Le 14.09.2016 à 10h44

 

Les récentes révélations de l’ex-ministre du Budget sur l’origine de son compte suisse, ont été balayées d’un revers de la main, y compris par ses juges. Quand on regarde le dossier, elles ont pourtant un air de crédibilité qui mériterait d’avantage d’attention.

 

En 1992, Cahuzac évolue parmi les proches du système rocardien

 

Que sait-on aujourd’hui de la situation et du rôle joués par les principaux acteurs du dossier. En 1992, on l’a dit, Michel Rocard était, pour la troisième fois de sa carrière, candidat potentiel à l’investiture des socialistes pour une élection présidentielle. Pour celle de 1981, il avait renoncé. Pour celle de 1988, il s’était encore effacé devant François Mitterrand après avoir déclaré, urbi et orbi, qu’il serait en lice «jusqu’au bout». Pour celle de 1995, il pensait avoir enfin le champ libre.

 

A ceci près que le contrôle du PS lui échappait encore largement. Pour faire vivre son courant, pour constituer une équipe de campagne digne de ce nom, il ne disposait pas des moyens indispensables à quiconque nourrit d’aussi hautes ambitions. D’où la nécessité d’une cagnotte. D’autres que lui, à la même époque, n’ont pas procédé différemment. Dans le respect de la loi? C’est toute la question.

 

Dans la promotion du système rocardien, deux hommes ont occupé à l’époque une place centrale, côté recettes. L’un s’appelle Tony Dreyfus, futur député-maire du 10ème arrondissement de Paris. C’est un avocat d’affaire prospère qui suit Michel Rocard depuis l’époque du PSU. Il a hérité en 1988 d’un secrétariat d’Etat qui est celui des dossiers que l’on dira spéciaux. Son cabinet est la plaque tournante de la rocardie hors parti. Le constitutionnaliste Guy Carcassonne, ami intime de Jérôme Cahuzac, y a gite et couverts.

 

L’autre pilier du système s’appelle Claude Evin. Lui aussi a fait ses classes au PSU. Député de Loire-Atlantique, il a cumulé les postes de porte-parole du gouvernement et de ministre des Affaires sociales lorsque Michel Rocard siégeait à Matignon. Autour de lui s’active la fraction du courant la plus hostile à la mitterrandie. L’un de ses conseillers est Jérôme Cahuzac. Il est chargé de suivre l’activité des laboratoires pharmaceutiques. C’est une tâche à laquelle il se consacre avec une énergie et une poigne qui annonce déjà celle dont il fera preuve, après 2012, au ministère du Budget.

 

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Qui s’approche de la vérité ? Sûrement pas Bazin, vieux journaliste de couloir, avec ses petites fiches bien tenues et ses copinages, oui il sait, il sait ce qu’on lui a distillé complaisemment dans l’oreille mais que sait-il au fond : rien de bien nouveau. Les dernières vérités de Cahuzac touchent elles bien plus à la réalité : que son premier compte fut ouvert sur la base de « bonnes intentions » : financer la future campagne de celui qu’il avait choisi comme poulain, c’est crédible.

 

« Jérôme Cahuzac est heureux et fier. Il prépare les synthèses et est chargé des collectes [financières] auprès des mastodontes de l'industrie pharmaceutique. Ce n'est pas suffisant. Il faut préparer la cagnotte, le trésor de guerre. Pourquoi Jérôme Cahuzac accepte-t-il de mettre les mains dans la boue ? Il entre davantage dans le saint des saints. Il est flatté que l'on le lui demande à lui. »

 

« C'est vrai que c'est du financement politique. Des preuves ? Non il n'en a pas donné. Mais qu'est ce qu'on aurait dit s'il avait donné des noms ? Les quelques hommes qui sont concernés par cet antique financement sont bien vivants et dans les allées du pouvoir. Ceux qui savent se taisent. Fallait-il briser leurs vies pour ça ? Mais Jérôme Cahuzac n’est pas seulement un tricheur. C’est quelqu’un qui a été adoré par ses électeurs ».

 

La plaidoirie est habile mais montre crûment ce qu’est Jérôme Cahuzac : un ambitieux qui sait où il va, qui sait ce qu’il fait, aimable avec ceux qui lui assureront sa juste place, impitoyable avec les autres qui pourraient lui barrer la route. C’est un homme avec sa part d’ombre et ses contradictions, ni plus, ni moins, quant à Michel Rocard nul besoin de le béatifier, il en sourirait, mais au temps où Cahuzac prenait sa roue, ses préoccupations, je puis l’assurer étaient bien loin du petit monde qui l’entourait. Laissons ça de côté, ça n’a que peu d’intérêt, nous sommes au tribunal correctionnel pour l’une des plus grosses fraude fiscale d’un personnage public pas à un procès de financement politique.

 

Avec Sarko, le nouveau climato-sceptique, il faut être arrogant comme l’homme pour penser que c’est nous qui avons changé le climat ». « On a fait une conférence sur le climat. On parle beaucoup de dérèglement climatique, c’est très intéressant, mais ça fait 4,5 milliards d’années que le climat change. L’homme n’est pas le seul responsable de ce changement », nous sommes à un autre niveau d’arrogance, de mensonge et de girouette s’adaptant à son auditoire.

 

Plusieurs mensonges sur l’affaire Bygmalion

 

CE QU’IL A DIT

 

« J’ai été mis en examen, ce sera facile de vérifier, pour le seul délit formel de dépassement du plafond de la campagne. »

 

Nicolas Sarkozy a raison sur un point : il est facile de vérifier. Mais pas dans le sens où il l’espérait. Il a été mis en examen pour « financement illégal de campagne électorale » (article L113-1 du code électoral). Ce motif de mise en examen recoupait cinq faits différents, dont celui d’avoir « recueilli et accepté des fonds en violation du code électoral » et non pas seulement d’avoir « dépassé le plafond des dépenses électorales ». C’est pour ce même motif que le parquet de Paris a requis son renvoi devant un tribunal correctionnel.

 

L’affirmation de Nicolas Sarkozy selon laquelle il aurait été « lavé de toute accusation mettant en cause [sa] probité dans l’affaire Bygmalion » a donc de quoi surprendre.

 

L’ex-chef de l’Etat a également assuré que le Conseil constitutionnel s’était déjà prononcé sur le dépassement du plafond. Un argument déjà développé par son avocat récemment, mais qui occulte plusieurs choses. Tout d’abord, le dépassement constaté en 2013 n’avait aucune mesure avec ce que l’enquête sur l’affaire Bygmalion a ensuite révélé :

 

 

 

Par ailleurs, de nouveaux faits sont reprochés à l’ex-président par rapport à 2013, comme par exemple d’avoir « fait état, dans le compte de campagne ou dans ses annexes, d’éléments comptables sciemment minorés ». Autrement dit, le Conseil constitutionnel n’avait pas connaissance du système de fausses factures que l’enquête a ensuite montré.

 

L’ex a coutume de placer sa citation fétiche :« Quand je m'ausculte, je m'inquiète. Quand je me compare, je me rassure. » et nous, nous ne sommes pas rassurés du tout de le revoir s’agiter du haut de ses talonnettes et de son arrogance : ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Que sera, sera, il sera toujours temps d’aller voter à la Primaire de la droite et du Centre pour lui faire barrage.

 

Ce qui est sûr c’est qu’il n’aura jamais ma voix même au second tour face à la fille du borgne, qu’il se démerde pour aller à la pêche aux voix lui qui est si doué pour dire tout et le contraire de tout.

 

J’émigrerai.

 

J’épouserai Emilie !

 

Ma vie est un roman que je suis en train d’écrire :

 

- Qu’est-ce qui t’arrive ?

 

- Rien de grave. Je ne suis pas d’humeur à rester seul. Et puis, comme ça, on pourra parler de l’enquête.

 

Elle accepta. Alberto passa la prendre en bas de chez elle.

 

Chiara avait beau se montrer méfiante, elle se présenta dans une tenue suspecte, propre à embraser les fantasmes : jupe moulante, s’arrêtant quatre doigts au-dessus du genou et qui remonta de plusieurs crans lorsqu’elle prit place dans la voiture, ne laissant pas grand-chose à couvert. Alberto ne se fit aucune illusion : Chiara était comme ça, d’une beauté fracassante qu’elle se plaisait àexhiber, elle savourait les sensations brûlantes qu’elle déclenchait chez les hommes.

 

« Bon, mais là, quand même… » fit-il semblant de protester, les yeux rivés sur ses jambes, qui faisait prendre un peu d’air à la chair située plus haut que la lisière des bas autofixants.

 

Chiara sourit. Sans se soucier de remettre de l’ordre dans sa tenue.

 

Alberto reconsidéra la situation :même si, depuis un an, Chiara tuait dans l’œuf toutes ses tentatives d’approche, une exception restait possible, du genre une fois n’est pas coutume, il lui trouvait d’ailleurs un regard un peu fébrile. Pendant qu’il déjeunaient au restaurant panoramique, il eut l’impression que sa fièvre grimpait. Il se dit que ça valait la peine de la titiller à l’aide du vin : quand elle en buvait trop, elle devenait plus libre, moins inihibée. Si elle se laissait faire et acceptait ensuite de passer chez lui pour jeter un coup d’œil au dossier, ça pourrait se conclure par un bout de viande sur le gril.

 

Chiara but joyeusement. Et se déclara d’accord pour étudier le dossier. Chez elle. Où, vautrée sur son sofa, elle offrit des paysages dignes des plus belles estampes. Quand une feuille glissa au sol et qu’elle se baissa pour la ramasser, de son chemisier échancré juste d’un bouton de trop pointa librement un sein nu et ferme. Chiara se mit à rire tout en le rangeant à sa place. Elle se laissa aller contre le dossier du sofa. Bomba le torse et leva les bras bien haut. Ses seins, aplatis par la tension du tissu, révélèrent des mamelons dont on aurait dit qu’ils venaient d’être taillés en pointe.

 

Alberto apprécia d’un froncement des lèvres. Il jeta ostensiblement une autre feuille par terre.

 

Chiara soupira malicieusement et se baissa pour la ramasser, interrompant son mouvement à mi-chemin pour offrir le même spectacle.

 

« Ne bouge plus, ne bouge plus, reste comme ça », fit Alberto.

 

Elle rit. D’un rire rauque. Resta penchée. Sans cesser de le regarder.

 

Alberto glissa une main – Chiara frémit –, puis il la releva et l’allongea sur le sofa.

 

Chiara le laissa faire, docile, abandonnée. Il se mit à la fouiller ici et là, dans son chemisier, entre ses jambes. Elle poussait de chauds soupirs, se contorsionnait sous ses doigts légers, le laissait poser des baisers n’importe où. Soudain, elle sursauta comme sous l’effet d’une décharge électrique : elle tenta de se retirer, mais sans grand succès, la passion l’avait déjà poussée trop loin. Elle se débattait, lançaient des protestations pétries de désir, gémissait entre plaisir et dépit, sentait sa chair s’abandonner, sa raison perdre du terrain. Alberto lui arracha tous ses vêtements, bien décidé à la posséder, sord à ses résistances hésitantes, ponctuées de halètements, de petits cris, de hurlements de colère contre elle-même. Les quelques secondes où Chiara baissa la garde, par lassitude, suffire pour qu’Alberto s’introduise, afin qu’ils ne forment qu’une seule chair. Chiara s’accrocha à lui. Quand ce fut fini, elle se cacha sous les draps.

 

Alberto ne savait quoi faire. Il craignait d’avoir passé la mesure. Et n’osait pas s’approcher d’elle qui, toute nue, lui tournait le dos. Sans qu’elle émette pourtant aucun son, il comprit qu’elle pleurait. Il tendit la main pour lui caresser la joue : elle était baignée de larmes. Chiara éclata brusquement en sanglots.

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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