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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 10:15
Journal d’1 chroniqueur de campagne (7), épuration selon MLP, guerre civile selon Fillon, Mélenchon «lamberto un jour, lamberto toujours», les fossoyeurs de Jospin en 2002

MLP sera, selon les sondages, présente au 2d tour des présidentielles et de surcroît en tête.

 

Qui s’en étonne ?

 

Pas grand monde, selon certains elle est devenue fréquentable parce qu’elle ne dérape pas comme son obsessionnel de père, et j’ai même entendu de jeunes électeurs anti-Macron dit de gauche me dire : si c’est elle que les Français veulent, pourquoi pas, au moins ils comprendront ce qu’elle est vraiment et ce sera le bordel.

 

J’en suis resté pantois et hier j’ai découvert les propos suivants qui ont été tenus par Marine Le Pen le 26 février 2017

Journal d’1 chroniqueur de campagne (7), épuration selon MLP, guerre civile selon Fillon, Mélenchon «lamberto un jour, lamberto toujours», les fossoyeurs de Jospin en 2002

Daniel Cohn-Bendit qui était l’invité, dimanche 26 février, de l’émission « Questions politiques » (France Inter, Le Monde, France Télévisions) a lui déclaré qu’« au jour d’aujourd’hui », il voterait pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, « le mieux placé » pour battre largement Marine Le Pen.

 

Cohn-Bendit votera en avril pour la première fois à une élection présidentielle française, après sa naturalisation en 2015.

 

« Qui peut aujourd’hui le mieux battre Marine Le Pen au 2e tour ? Si c’est François Fillon qui est au 2e tour, la gauche ira très difficilement voter ; si c’est Benoît Hamon, la droite n’ira pas voter, donc si vous voulez vraiment nous éviter Marine Le Pen, Emmanuel Macron au jour d’aujourd’hui est le mieux placé », a-t-il analysé.

 

« Ce que j’espère, c’est que le candidat sera devant Marine Le Pen » dès le premier tour, a aussi déclaré M. Cohn-Bendit. « Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70 %-30 %, je vote contre Marine Le Pen », a-t-il martelé.

 

Un mariage et un divorce en à peine 24 heures.

 

Après l'officialisation, dimanche après-midi, du ralliement de l'écologiste Yannick Jadot, Benoît Hamon a écarté dans la foulée la perspective d'une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Invité du journal de 20 heures de TF1, le candidat socialiste a affirmé qu'il avait secrètement «vu» son rival de la France insoumise vendredi, et que ce dernier lui avait «confirmé (...) qu'il sera candidat». «Dont acte, la situation est maintenant claire, et c'est pour ça que je me tourne vers les Français», a-t-il embrayé.

 

N’en déplaise à ceux qui clamaient, chacun dans leur camp, « union de la gauche… union de la gauche… » pas un seul instant je n’ai cru à ce PACS de dernière minute.

 

Le PS subclaquant, cornaqué par Cambadélis, a eu la bonne idée de mettre dans les pattes du Président sortant une primaire ouverte qui a eu pour résultat de l’obliger à jeter l’éponge et propulser son Premier Ministre dans l’arène. Et c’est Hamon, le frondeur qui est sorti du chapeau.

 

La gauche du PS et la gauche de la gauche à la sauce Mélanchon chassent sur les mêmes terres avec l’ambition pour les gens de Solférino de maintenir en son sein ceux qui ont soutenu Hollande et pour la Méluche d’annexer ce qui reste du PCF.

 

Conséquences :

 

- Si Hamon se retirait pour Mélanchon l’aile modérée du PS passait avec armes et bagages chez Macron.

 

- Si Mélenchon se retirait pour Hamon le cœur de son électorat foutait le camp.

 

Reste qu’au PCF ses derniers élus doivent se faire du mauvais sang.

 

Les 3 périodes de Mélenchon qui ont précédé la création du Parti de Gauche.

 

Entre 1968 et 1977, avant d’adhérer au Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon a été militant de l’Organisation communiste internationaliste (OCI), le courant trotskiste de Pierre Boussel-Lambert. Comme les socialistes Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, ou l’historien Benjamin Stora. Commentaire d’un ami de 20 ans :

 

« Il n’est plus trotskiste aujourd’hui. Mais, comme on dit, « lamberto un jour, lamberto toujours » : il en garde une façon de fonctionner, il est très carré. Quand il est convaincu qu’une idée est la bonne, il n’en dévie jamais. »

 

En 1992, Mélenchon était opposé au traité européen de Maastricht, mais a voté pour, par discipline de parti et par amitié pour François Mitterrand. « Je ne pouvais pas lui faire ça », a-t-il justifié auprès de ses amis. Il avait aussi la conviction que le « non » serait trusté par les nationalistes.

 

En Mars 2000, il entre au gouvernement Jospin (1997-2002) comme ministre délégué à l'enseignement professionnel. L'ironie, c'est que selon lui, ce gouvernement était sous influence de la gauche du PS, au moins « au début » :

 

- La gauche du PS que vous animiez a-t-elle pesé entre 1997 et 2002 ?

 

Sous Lionel Jospin, c'est la gauche du PS qui a donné le tempo, avec 35 heures sans pertes de salaires et l'alliance rouge-rose-verte notamment. Nous avons eu une contribution utile. A la fin de la législature, le rapport de forces s'est dégradé. Le mouvement socialiste a fini par être contaminé par l'orientation blairiste social-libérale, à laquelle François Hollande est d'ailleurs très lié.

 

Pour sourire un peu, même si l’hypothèse est bien improbable :

 

Guide de survie en cas de second tour Le Pen-Mélenchon

 

Jean-Marc Proust — 25.02.2017 –

 

Dans quelques semaines, nous regarderons, effarés, s’afficher sur nos écrans les visages des vainqueurs du premier tour. Dans cette campagne qui ressemble à un blockbuster avec des rebondissements tous les jours, une finale Mélenchon–Le Pen est très possible. Si c’est le cas, il sera alors trop tard. Le 23 avril, des millions de Français se poseront la même question: partir ou rester ?

 

À lire ICI  je trouve ça savoureux et très réaliste.

 

Enfin, petit rappel à tous les jeunes électeurs de gauche : qui a fait trébucher Jospin en 2002 ?

 

Résultats du premier tour :

 

  • Chirac 19,88%

 

  • JM Le Pen 16,86%

 

  • Jospin 16,18%

 

Les fossoyeurs de Jospin : Chevènement 5,33% et Taubira 2,32%.

 

Merci à eux !

 

Le candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, a "accusé" dimanche le gouvernement de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne, après des incidents visant plusieurs candidats.

 

"En tant qu’ancien Premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes", estime M. Fillon dans un communiqué. 

 

"Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle", ajoute-t-il.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 06:00
«De péter en pissant ne faites pas mystère. C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire.» Vive le régime de l’escole de Salerne !

Dès que les premiers rayons de soleil s’annoncent les magazines féminins et aussi masculins dégainent leurs régimes : sus au gras, aux bourrelets, aux poignées d’amour, à la petite bedaine, à la cellulite !

 

Toujours à la pointe du combat de la conjugaison des délices de la bonne chère avec les splendeurs des chairs je vous propose d’adopter le Regimen Sanitatis Salernitanum.

 

« Le régime de vie particulièrement y fait beaucoup, comme aussi le choix des vins & des viandes, l’abstinence des excès, & l’usage opportun des medicamens, tant purgatifs, alteratifs, que confortatifs. »

 

« Contre ventre affamé les raisons sont frivoles / Tu perds à discourir ton temps et tes paroles. »

 

« J’ai décidé de tester moi-même le Regimen Sanitatis Salernitanum. Durant une semaine et demie, j’ai suivi, du mieux que j’ai pu, les conseils des médecins de Salerne. J’ai bu du vin dilué au dîner et parfois au déjeuner, j’ai mangé du pain à presque tous les repas, j’ai opté pour de riches plats de viande en sauce dès que j’ai pu. Toutefois, le régime ne se contente pas d’énumérer ce qu’il faut manger (ou non). Il donne également des préceptes d’hygiène de vie à suivre au quotidien.

 

J’ai eu l’impression de vivre dans Game of Thrones. Certains jours, il m’a semblé que je vivais comme un roi du XIIIe siècle. Malgré toute la quantité de vin que j’ai bu, je n’ai jamais été ivre! Pour tout dire, je me sentais vraiment bien. »

 

Ce n’est pas moi qui cause aussi riche mais Sarah Laskow, traduit par Florence Delahoche — dans SLATE le 20.02.2017.

 

« Le régime de santé de l’école de Salerne reposait sur la théorie humorale, selon laquelle une bonne santé réside dans l’équilibre des quatre humeurs du corps –le sang, le flegme, la bile jaune et la bile noire. Les médecins de l’époque considéraient que les aliments possédaient des qualités –chaud, froid, sec ou humide– qui permettaient de préserver cet équilibre. Ces idées trouvent leurs origines dans le monde méditerranéen, à l’Antiquité, plus particulièrement chez le médecin grec Galien. Elles furent ensuite transmises aux médecins du monde arabe avant de faire leur réapparition en Europe. »

 

« Le premier conseil du régime est simple et plein de bon sens: chasser de son esprit les «soucis» et éviter «la colère». Il faut aussi ne pas trop manger, ne pas faire de sieste l’après-midi et ne pas boire trop de vin non dilué. Pour rester en bonne santé, trois grands principes: «le repos modéré, l’esprit gai et la diète».

 

« Quelques aliments sont toutefois particulièrement recommandés : les œufs frais, le vin rouge et les bouillons gras. Les figues fraîches et les raisins sont bons; les pommes, les poires et les pêches un peu moins, puisqu’elles sont «mélancoliques», humeur qui est associée à la bile noire. Le blé et toutes les sortes de viande «fournissent bien le corps de graisse et d’aliment». Les fromages frais sont également considérés nourrissants, mais les fromages affinés sont déconseillés, car considérés «grossiers, froids, durs et astringents».

 

« Les conseils du poème à propos des légumes sont pratiques: l’ail et les radis sont des antidotes aux poisons, la soupe au chou a des propriétés laxatives et les navets donnent des gaz et envie d’uriner. Les pois sont, en revanche, «un bon aliment».

 

L’intégralité de la chronique ICI 

 

Regimen Sanitatis Salernitanum est l'œuvre la plus célèbre de Salerne, du XIe siècle ou XIIe siècle, reproduite et augmentée jusqu'au XVIIIe siècle. Elle est attribuée à Jean de Milan ou le Milanais, personnage imaginaire, mais plus probablement à un collectif, car il s'agit d'un texte à visée pédagogique, destiné à être appris par cœur.

 

C'est un poème en hexamètres latins, une sorte de mémento bréviaire pour le médecin médiéval qui, après la Renaissance, servira de modèle à toute une littérature populaire de santé, car le texte ne parle pas tant de maladie que d'hygiène de vie et de régime diététique selon les saisons.

 

On en connait une centaine de manuscrits et plus de 300 éditions imprimées dans toutes les langues d'Europe (la première à Pise en 1484). La version française retenue est généralement la traduction en vers français de Charles Meaux de Saint Marc, parue à Paris en 1880.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'école de médecine de Salerne a été la première école de médecine du Moyen Âge. Elle a fourni la plus importante source locale de connaissances médicales européennes de l'époque. L'école a gardé vivante la tradition culturelle de la Grèce antique et de la Rome antique, la fusionnant harmonieusement avec les cultures arabes et juives.

 

Un poète du XIIe ou du XIIIe siècle est l'auteur du Regimen Sanitatis Salernitanum (Régime de santé de Salerne), c'est une sorte de poème didactique sur la manière de préserver sa santé, et qui détaille un grand nombre d'aliments, les épices, les vins, le sommeil... L'école de Salerne : la première faculté de médecine.

 

Les étudiants viennent de toute l’Europe et de la Méditerranée y suivre un cursus laïc. Leur diplôme leur confère une estime et une réputation sans pareils. Il semblerait que des femmes aient suivi l’enseignement de l’école de Salerne. L’une d’entre elles, appelée Trotula, y enseignait même la gynécologie.

 

L’école de Salerne doit son âge d’or, entre le XIème et le XIIIème siècle, à l’introduction de la médecine arabe par Constantin l’Africain. Les textes qu’il apporte viennent s’ajouter au corpus de textes grecs et latins issus de l’Antiquité jusqu’alors étudiés.

 

Lire : Jacqueline BROSSOLLET, « SALERNE ÉCOLE DE MÉDECINE DE », Encyclopædia Universalis 

«De péter en pissant ne faites pas mystère. C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire.» Vive le régime de l’escole de Salerne !
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:00
CHAP.18 en vrac, Simone Veil : François Bayrou « est le pire de tous » le 17 mars 2007

Rions un peu, nous n’avons guère d’occasions de le faire ces derniers temps :

 

« Je suis très heureux de participer au développement et au rayonnement international de Accor Hôtels, un des fleurons des entreprises françaises, déclare Nicolas Sarkozy dans ce communiqué. La réussite de ce groupe et la qualité de son management en font une des plus belles vitrines du paysage économique français. »

 

De son côté, le PDG du groupe, Sébastien Bazin, également cité dans le communiqué, estime que « l'expertise internationale de Nicolas Sarkozy et sa parfaite connaissance des enjeux géopolitiques mondiaux seront de formidables atouts pour le groupe ».

 

« Accor Hôtels exploite sous ses 20 marques Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis, HotelF1 mais aussi Raffles, Fairmont et Swissôtel, plus de 4.000 hôtels, dans 95 pays. »

 

Imaginons le général, suite à l’échec de son référendum torpillé par Giscard, claquant la porte de l’Élysée pour, non pas aller marcher en Irlande mais se réfugier dans le Conseil d’Administration de la Compagnie Internationales Wagons-Lits pour lui faire bénéficier de sa vision go-stratégique !

 

On nous prend vraiment pour des cons.

 

Après avoir occupé différentes fonctions pendant cinq ans dans le secteur de la finance à New York, San Francisco et Londres, Sébastien Bazin prend en 1990 la direction de la banque d’investissement Hottinguer Rivaud Finances, puis en 1992 la direction de la société Immobilière Hôtelière, en France. En 1997, il rejoint en tant que directeur général Europe la société d’investissement privée Colony Capital et mène de nombreuses opérations principalement dans le secteur de l’hôtellerie (La Générale des Eaux, Club Méditerranée, Lucien Barrière, Fairmont & Raffles, Buffalo Grill, Château Lascombes, Stadia Consulting, etc…).

 

Il rejoint le conseil d’administration d’Accor en 2005. En 2006, Sébastien Bazin devient l'un des actionnaires du Paris Saint-Germain, via Colony Capital, puis en prend la présidence en 2009.

 

En août 2013, il met fin à tous ses mandats au sein de Colony Capital et est nommé Président-directeur général de Accor Hôtels.

 

Le meilleur investissement de Sarkozy c’est sa place dans la tribune des VIP du PSG, à noter que le sieur Bazin est celui qui a vendu le club aux Qataris…

 

Dernier exploit du patron d'Accor Hôtels, il a déclaré sa flamme, à Donald Trump. « Pour le business, un pays a besoin d'avoir un boss, comme une société a besoin d'avoir un patron », a lancé Sébastien Bazin au Forum économique mondial de Davos (Suisse), mercredi 18 janvier.

 

Nous vivons une époque formidable, tellement formidable que tout le monde est déboussolé et que nous risquons de nous éveiller un de ces 4 avec une lourde gueule de bois.

 

Suite à son PACS avec Macron, Bayrou voit ressortir des profondeurs de la Toile des scuds redoutables :

 

« L'ancienne ministre centriste Simone Veil, qui a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, considère que « Bayrou, c'est le pire de tous » les candidats.

 

Selon le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France du samedi 17 mars, Simone Veil, qui était invitée vendredi matin par le grand rabbin de France, Joseph Sitruck, élevé au grade de commandeur de la légion d'honneur dans les salons de l'Elysée, a qualifié la candidature de François Bayrou d' « imposture ». « Tout ce qu'il a été capable de faire lorsqu'il était ministre de l'Education nationale, c'est de mettre un million de personnes dans la rue », au moment de la remise en cause de la loi Falloux sur le financement de l'école privée.

 

« Aucune base »

 

« Personne ne semble voir les conséquences que ce vote aurait sur la démocratie », poursuit l'ancienne membre du Conseil Constitutionnel. « Quand il n'y a plus de partis, on installe un système totalitaire. Son projet de cohabitation ne repose sur aucune base. » Car pour Simone Veil, la situation politique française est très différente de celle d'outre-Rhin: « quand il y a une alliance en Allemagne, cela se discute longtemps à l'avance et sur un vrai projet politique. »

 

« Je connais tout son passé et ses trahisons successives », assène Simone Veil, qui raconte comment, au lendemain de la qualification de Jacques Chirac au premier tour, en 1995, le très balladurien François Bayrou lui avait annoncé qu'il appelait sur le champ le vainqueur. Elle a jugé indécent de se précipiter de la sorte « juste pour rester ministre de l'éducation nationale et continuer à ne rien faire ».

 

Le succès de M. Bayrou dans les sondages ? « Je crois que cela vient d'un rejet du politique ». La vieille règle qui veut que l'on ne se déchire jamais aussi bien qu'en famille n'est en tout cas pas démentie. L'UDF n'a rien à envier à l'UMP qui n'a rien à envier au PS. »

 

Simone Veil est aussi revenue sur son désaccord avec la proposition de Nicolas Sarkozy, dont elle préside le comité de soutien, de créer un ministère de « l'immigration et de l'identité nationale »: « J'aurai préféré de loin Immigration et Intégration. Le choix des mots, c'est important en politique », commente-t-elle.

 

L'ancienne ministre de la Santé d'Edouard Balladur précise qu'elle n'était déjà pas d'accord avec les termes de « Karcher » et « racaille » employés par le ministre de l'Intérieur, mais affirme: « il faut choisir et j'ai choisi. Je ne suis pas socialiste et Bayrou c'est pire ».

 

Et puis un texte retrouvé sur la Toile :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JE HAIS LES INDIFFÉRENTS, PAR ANTONIO GRAMSCI.

 

Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre signifie être partisans ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.

 

L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est le boulet de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte où se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants, c’est l’étang qui entoure la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides, mieux que les poitrines de ses guerriers, parce qu’elle engloutit dans ses remous limoneux les assaillants, les décime et les décourage et quelquefois les fait renoncer à l’entreprise héroïque.

 

L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre. Elle est la fatalité; elle est ce sur quoi on ne peut pas compter; elle est ce qui bouleverse les programmes, ce qui renverse les plans les mieux établis; elle est la matière brute, rebelle à l’intelligence qu’elle étouffe. Ce qui se produit, le mal qui s’abat sur tous, le possible bien qu’un acte héroïque (de valeur universelle) peut faire naître, n’est pas tant dû à l’initiative de quelques uns qui œuvrent, qu’à l’indifférence, l’absentéisme de beaucoup. Ce qui se produit, ne se produit pas tant parce que quelques uns veulent que cela se produise, mais parce que la masse des hommes abdique devant sa volonté, laisse faire, laisse s’accumuler les nœuds que seule l’épée pourra trancher, laisse promulguer des lois que seule la révolte fera abroger, laisse accéder au pouvoir des hommes que seule une mutinerie pourra renverser. La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est pas autre chose justement que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent dans l’ombre, quelques mains, qu’aucun contrôle ne surveille, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas. Les destins d’une époque sont manipulés selon des visions étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse des hommes ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas. Mais les faits qui ont mûri débouchent sur quelque chose; mais la toile tissée dans l’ombre arrive à son accomplissement: et alors il semble que ce soit la fatalité qui emporte tous et tout sur son passage, il semble que l’histoire ne soit rien d’autre qu’un énorme phénomène naturel, une éruption, un tremblement de terre dont nous tous serions les victimes, celui qui l’a voulu et celui qui ne l’a pas voulu, celui qui savait et celui qui ne le savait pas, qui avait agi et celui qui était indifférent. Et ce dernier se met en colère, il voudrait se soustraire aux conséquences, il voudrait qu’il apparaisse clairement qu’il n’a pas voulu lui, qu’il n’est pas responsable. Certains pleurnichent pitoyablement, d’autres jurent avec obscénité, mais personne ou presque ne se demande: et si j’avais fait moi aussi mon devoir, si j’avais essayé de faire valoir ma volonté, mon conseil, serait-il arrivé ce qui est arrivé? Mais personne ou presque ne se sent coupable de son indifférence, de son scepticisme, de ne pas avoir donné ses bras et son activité à ces groupes de citoyens qui, précisément pour éviter un tel mal, combattaient, et se proposaient de procurer un tel bien.

 

La plupart d’entre eux, au contraire, devant les faits accomplis, préfèrent parler d’idéaux qui s’effondrent, de programmes qui s’écroulent définitivement et autres plaisanteries du même genre. Ils recommencent ainsi à s’absenter de toute responsabilité. Non bien sûr qu’ils ne voient pas clairement les choses, et qu’ils ne soient pas quelquefois capables de présenter de très belles solutions aux problèmes les plus urgents, y compris ceux qui requièrent une vaste préparation et du temps. Mais pour être très belles, ces solutions demeurent tout aussi infécondes, et cette contribution à la vie collective n’est animée d’aucune lueur morale; il est le produit d’une curiosité intellectuelle, non d’un sens aigu d’une responsabilité historique qui veut l’activité de tous dans la vie, qui n’admet aucune forme d’agnosticisme et aucune forme d’indifférence.

 

Je hais les indifférents aussi parce que leurs pleurnicheries d’éternels innocents me fatiguent. Je demande à chacun d’eux de rendre compte de la façon dont il a rempli le devoir que la vie lui a donné et lui donne chaque jour, de ce qu’il a fait et spécialement de ce qu’il n’a pas fait. Et je sens que je peux être inexorable, que je n’ai pas à gaspiller ma pitié, que je n’ai pas à partager mes larmes. Je suis partisan, je vis, je sens dans les consciences viriles de mon bord battre déjà l’activité de la cité future que mon bord est en train de construire. Et en elle la chaîne sociale ne pèse pas sur quelques uns, en elle chaque chose qui se produit n’est pas due au hasard, à la fatalité, mais elle est l’œuvre intelligente des citoyens. Il n’y a en elle personne pour rester à la fenêtre à regarder alors que quelques uns se sacrifient, disparaissent dans le sacrifice; et celui qui reste à la fenêtre, à guetter, veut profiter du peu de bien que procure l’activité de peu de gens et passe sa déception en s’en prenant à celui qui s’est sacrifié, à celui qui a disparu parce qu’il n’a pas réussi ce qu’il s’était donné pour but.

 

Je vis, je suis partisan. C’est pourquoi je hais qui ne prend pas parti. Je hais les indifférents.

 

11 février 1917

 

Enfin, petit bonheur familial Merci Patron produit par Mille et une productions la boîte de ma fille et de son mari : César du meilleur documentaire très heureux !

 

François Ruffin, patron du journal “Fakir”, a reçu le césar du meilleur documentaire pour son film “Merci Patron !”, qui a fait plus de plus de 500 000 entrées en 2016. Arborant un t-shirt à l'effigie de Vincent Bolloré (à la place de son habituel t-shirt Bernard Arnault), il s'est lancé dans un discours forcément très engagé.

 

ICI 

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:00
La disparition des seconds rôles dans le cinéma français, ils avaient des gueules de populo…

Les seconds rôles n’ont pas vraiment disparu mais, sans tomber dans la nostalgie, il fut un temps où le cinéma français regorgeait d’un vivier de très grands seconds rôles qui avec leur humour, leur humanité, leur gouaille, mettait en scène le peuple avec une forme de génie.

 

J’ai toujours eu un faible pour les seconds rôles dans le cinéma français et à mon Panthéon j’inscris en tête :

 

Jean Bouise, Charles Denner, Georges Géret, Bernard Fresson, Marcel Bozzufi, Maurice Biraud, André Pousse, Hubert Deschamps, Robert Dalban

 

Ils avaient des gueules de populo, ils avaient des voix reconnaissables entre toutes…

 

Pourquoi j’évoque soudain les seconds rôles aujourd’hui ?

 

Tout bêtement parce qu’ils ne meurent jamais.

 

Pour preuve, je me suis fait piéger sur la Toile par l’annonce de la mort de l’acteur Julien Guiomar « qui s’est éteint le matin à l’âge de 82 ans. Originaire de Morlaix (Finistère), il a joué dans une centaine de films pour le cinéma et la télévision. Souffrant de problèmes cardiaques, il est décédé chez lui, à Monpazier en Dordogne.»

 

Sauf que je n’ai pas vérifié la date de la parution de l’article et j’ai posté «la nouvelle» sur mon mur Face de Bouc.

 

Et puis, pris d’un doute je suis retourné voir et l’article datait du 27/09/2013.

 

Mais la machine à chroniquer était lancée et comme la disparition du peuple des écrans radars politiques est d’actualité je n’ai pas coupé mon élan.

 

Julien Guiomar, fils du dentiste morlaisien n’a pas suivi les traces de son père. «Quand on était jeunes, on allait beaucoup au cinéma. Et dès que j’ai pu, je suis monté à Paris suivre les cours Simon et ceux de la Rue blanche, comme tout le monde (!) » déclarait-il dans nos colonnes en 1985. »

 

C’était dans Ouest-France ICI 

 

Ha ! Monter à Paris, ses chambres de bonne, ses petits boulots, manger des nouilles, les copains, les petits rôles…

 

Il y avait une floppée de Jacques : Dufilho, Legras, Monod, François, Fabbri, Jouanneau, Marin, Morel…

 

Des Marcel : Bozzufi, Dalio… Des Maurice : Biraud, Baquet, Barrier… Des Robert : Dalban, Le Vigan… Des Paul : Crauchet, Frankeur, Le Person… Des Pierre : Vernier, Mondy… Des Michel : Constantin, Beaume, Duchaussoy… Des François : Chaumette, Maistre… Des Charles : Denner, Gérard…

 

André Pousse, Roger Carrel, Henri Garcin, Claude Pieplu, Daniel Ceccaldi, Jean-Pierre Darras, Daniel Ivernel…

 

Et beaucoup d’autres ICI 

« Tu seras toujours un second, un brillant second certes, mais un second. Repère bien tes limites. Et n’en sors pas. C’est comme ça qu’on dure. » - réplique de Julien Guiomar dans Mort d’un pourri.

 

« Ses paupières tombantes sont surmontées de lunettes à large monture. L’irrégularité de ses dents se laisse deviner sous l’épaisse moustache noire qui s’étend au-delà de la commissure des lèvres. Il ne quitte jamais son costume terne, le plus souvent gris ou noir, qui lui donne l’air affable d’un notable de province. Posé et terre-à-terre, à la démarche sûre et contrôlée, Jean Bouise impose cette image auprès du grand public dans Le Retour du Grand Blond (1974), Le Vieux fusil (1975) et Le Juge Fayard dit Le Shérif (1977). Couronné d’un César pour sa performance dans Coup de tête (1979), l’acteur excelle lorsqu’il joue avec retenue et ambiguïté, sans laisser transparaître ses pensées, en déployant une gestuelle et une voix très maîtrisées qui forgent sa présence à l’écran. Du début des années soixante à la fin des années quatre-vingt, il incarne une grande variété de personnages qui ne le figent jamais dans un caractère unique. Son visage évolue d’un film à l’autre, barbu, moustachu, glabre, sans ou avec lunettes, et se modèle selon les professions qu’il interprète : ministre ou député, directeur d’usine ou garagiste, gangster ou homme d’église, magistrat ou commissaire, etc. Ce second rôle brillant est un professionnel, un homme de métiers, qui dévoile rarement son intimité et sa vie privée. Enfin, les rôles de Jean Bouise sont souvent connectés, de près ou de loin, à des événements sociopolitiques de premier plan, qui structurent profondément la filmographie de l’acteur. La révolution cubaine, la dictature franquiste, les scandales de la Vème République, le régime de Vichy, la société post-Mai-68 et l’héritage colonialiste contraignent directement ou indirectement l’action de ses personnages. »

 

« Dans Les Granges brûlées (1973) qui prend pour cadre un petit village enneigé du Jura, l’acteur défend ce territoire sauvage, déserté par les jeunes qui s’en vont vers les villes. « Notre beau pays du Haut Doubs est calme, traditionnellement tranquille, et ses paysans sont peut-être les derniers à pouvoir porter avec fierté ce qualificatif », dit-il à Alain Delon »

 

« Il est également admirable dans Coup de tête dans la peau de l’inoubliable Sivardière, directeur d’usine et président du club de foot de Trincamp. Malgré son influence dans les décisions politiques et la législation de cette petite ville imaginaire, il se retrouve piégé par la soudaine popularité de Patrick Dewaere, érigé en dieu du foot par la population locale. »

 

« Je fais ce que je crois pouvoir faire. Et tout se fait en se faisant. C’est souvent en regardant les autres qu’on apprend le mieux. En se taisant. Je ne sais jamais rien au moment où je vais jouer. J’ai une vague idée mais je me méfie des indications trop précises. Un seul mot parfois me met bien mieux sur la voie : l’exemple d’une couleur, d’un son... Jouer c’est aussi mystérieux, aussi indicible que lire un poème. On ignore pourquoi ça vous touche tant, mais on devine que c’est essentiel... »

 

Portrait de Jean Bouise ICI 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:00
Lorsque 2 financiers suisses agités du bocal cuisinent des légumes moches ça m’intéresse…

« Si la Suisse était bien repassée, ce serait un grand pays »

 

Signé Jean-Luc Godard binational franco-suisse, son père Georges Godard, issu d'une ancienne famille protestante de Sancerre, en 1916, déménage avec sa famille en Suisse par conviction pacifiste et s'installe à Vevey, puis à Genève.

 

J’apprends par le journal Le Temps que « Patrick Bante et Luca Kuettel se sont rencontrés sur les bancs de l’Université de Saint-Gall. Après deux masters en banque et finance suivis de quelques expériences professionnelles dans le monde des affaires, les deux amis décident de sacrifier à leur passion: la cuisine. »

 

Ils créent « Oggi », qui veut dire "aujourd’hui" en italien, ne fait pas seulement référence à un menu, mais célèbre surtout l’essence même du style de vie et de la culture culinaire en Méditerranée.

 

Sixtine les a rejoints en Septembre 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

En Italie «oggi si mangia» correspond à la «suggestion du jour» du chef. Elle est inspirée par les arrivées du jour pour assurer une première fraicheur.

 

« Chez Oggi, les plats cuisinés sont d’inspiration méditerranéenne. Ils se composent d’ingrédients locaux et saisonniers et notamment des fameux légumes moches pas assez sexy pour la grande distribution mais dont la qualité reste au top. Un procédé économique qui évite le gaspillage alimentaire et qui colle à la philosophie «zéro déchet» des deux associés. »

 

Le Menu de la semaine 20.02. - 24.02.2017 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment Ça Marche ?

 

Deux Genevois qui en ont dans le bocal (gastronomique) ICI

 

Lors de mon prochain séjour sur les bords du Léman j’irai mettre mon nez dans les bocaux d’ « oggi si mangia » pour ensuite tester le rapport qualité-prix.

 

Pour convertir le Franc Suisse CHF en euros c’est ICI

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 06:00
Que boire lorsqu’on avale des couleuvres ? Sans contestation : une Vipérine de Vendée !

Là je fais connexion entre Bruno Retailleau, le croisé de François Fillon.

 

Le p’tit Bruno de Saint-Malô-du-Bois dans la Vendée militaire ICI , l’ex porte-flingue du ricaneur du Puy-du-Fou, en a bien besoin pour se remonter le moral.

 

Imaginez le chemin de croix de son mentor, ce pauvre François Fillon se rendant au déjeuner qu’il a sollicité chez son ancien maître Don Sarkocorleone, l’abomination de la désolation, ce n’est pas des couleuvres qu’il a dû avaler mais un boa constrictor.

 

« Faire accepter n’importe quoi à n'importe qui comme une vérité. Infliger des humiliations, des désagréments à longueur de temps à quelqu’un… »

 

Devoir accepter de subir des choses désagréables sans rechigner était autrefois le lot de toutes les personnes en position d'infériorité (comme le personnel de maison, par exemple).

 

Tel fut le lot de François Fillon Premier Ministre tout au long du septennat du parrain de la Droite dure. Alors qu’il tenait sa revanche en ayant renvoyé sèchement son maître, le collaborateur pris dans la tourmente judiciaire se voit obligé de revenir, la queue entre les jambes, plier le genou et faire à nouveau bonne figure.

 

« L'essentiel dans cette manière d'arriver est d'agréer maints soufflets et de savoir avaler une quantité de couleuvres : M. de Talleyrand faisait grand usage de ce régime des ambitions de seconde espèce. »

Chateaubriand - Mémoires d'outre-tombe.

 

Mais accordons à François Fillon, comme à tous ceux qui exposent leur vie dans le domaine public, un peu d’indulgence. Qui de nous peu lui jeter la première pierre ? En effet, bien hypocrites ceux qui se targueraient de n’avoir jamais avalé des couleuvres dans leur vie privée ou professionnelle.

 

Indulgence ne signifie pas absolution, simplement un rappel à celles et ceux qui sur les réseaux sociaux se drapent dans des postures de redresseurs de torts.

 

Sur Face de Bouc ça dézingue sans sommations mais beaucoup de ces snippers avancent masqués ou se fabriquent un beau profil.

 

C’est facile.

 

C’est commode.

 

Ça permet de laver plus blanc que blanc en planquant ses petits ou grands accommodements, toutes ces couleuvres, plus ou moins grosses, avalées dans le secret de son métier ou de sa vie privée.

 

Libre à eux de faire la Révolution en affichant une photo de profil en tee-shirt Che Guevara même si ça ne les empêche pas de faire commerce avec le bourgeois, qu’il soit bobo ou de l’ancienne espèce. Faut bien vivre !

 

Libre à eux de ne pas être très regardant sur le profil de leurs amis, ça peut toujours servir.

 

Mais de grâce cessez de nous la jouer les pères la morale du haut de votre mince bagage de la vie. Un chouïa d’humilité vous permettra d’avaler votre lot de couleuvres.

 

Ainsi va la vie que l’on vit, l’important c’est de ne pas se renier, de nous vendre de la soupe pas fraîche, de pratiquer le copinage avec des gratte-papier stipendiés.

 

Et là y’a du ménage à faire, du balayage devant sa porte avant de s’autoproclamer nettoyeur des écuries d’Augias.

 

Vous allez me dire tout cela est bien obscur et bien lointain du monde du vin.

 

Pas si sûr, ma chronique, sans nommer qui que ce soit, touche le cœur de la critique du vin, de ses relations, de ses pratiques, qui font que trop souvent les gens se tiennent par la barbichette, que tout le monde avale des couleuvres.

 

Sur les réseaux sociaux, comme dans la vie, c’est trop souvent le bal des faux-culs et des hypocrites.

 

Mais revenons à la Vipérine de Vendée !

 

Au café d’Aubigny, on assurait dans les années 80 qu’il s’agissait d’une recette traditionnelle du haut-bocage vendéen, mais aux Essarts, au cœur même de ce bocage on affirme que c’est un usage propre à Vieillevigne au confit du département et du pays du Muscadet.

 

Ange Bastiani raconte que Jean Cettour, le patron du bar, Bar des BOF (Beurre-Œuf-Fromage), au 7 rue des Innocents, à Paris, avait toujours en bonne place une bouteille d’alcool de vipères, en principe non destinée à la consommation courante.

 

Sa recette « Capturer une vipère vivante dans les collines de Chainas… les murs des restanques des vignobles sont truffés de ces reptiles. Enfermez-là dans une bouteille vide close par un bouchon coupé en biseau. Laissez jeûner l’animal durant 2 ou 3 jours puis emplissez le flacon de marc de beaujolais et bouchez-le cette fois avec un bouchon plat. Vous n’avez plus ensuite qu’à laisser macérer pendant 6 mois au bout duquel le breuvage sera à point. »

 

L’introduction de la vipère vivante dans la bouteille fait que le reptile s’enroule dans la bouteille, essaye de remonter et que lorsqu’on l’occis avec l’eau-de-vie elle reste enroulée la tête en eau.

»

Pour J. Luneau de Vieillevigne c’est un élixir de jouvence, il précise qu’il faut que ce soit une vipère femelle. »

 

Dans les 101 Conseils de Médecine Naturelle du Dr Jean-Yves Péron-Autret :

 

« Qui n’a vu dans les vitrines des apothicaires de province, le flacon d’alcool où une vipère capturée vivante est immergée (dans une bouteille contenant de l’alcool de fruit porté à ébullition) ? On boit un petit verre à alcool de cette préparation chamanique et magique tous les matins. Le roi François 1er la jugeait indispensable au maintien de sa souveraine santé contre les rhumatismes. »

 

Une recette italienne du XVIIe siècle :

 

« Beaucoup pour prolonger la jeunesse et retarder la vieillesse, utilisaient le vin de vipère et la chair de la vipère préparée et assaisonnée avec d’autres aliments. »

 

Pour clore cette chronique politico-gastro-vino… il semble que l’expression « avaler des couleuvres » trouve son origine d'une ancienne signification de 'couleuvre' qui désignait aussi une insinuation perfide, le genre de chose à laquelle il n'est pas toujours simple de répondre et qu'on doit alors subir sans piper mot.

 

Ce sens du mot était bien entendu lié au comportement du serpent, cet animal qui a convaincu Ève de croquer la pomme.

 

Cet emploi aurait été renforcé par la confusion avec 'couleur' qui, du XVe au XVIIe siècle désignait une fausse apparence, encore symbole de perfidie (une bonne couche de peinture peut dissimuler bien des défauts).

 

Si le cœur vous en dit vous en prendrez bien une larme… de crocodile...

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne (6) le pari de la recomposition de Mr X au PACS Macron-Bayrou en passant par l’ouverture de Rocard en 1988.

SOUVENIRS

 

Acte 1 : La grande affaire. : Monsieur X contre de Gaulle.

 

Ce titre barre la Une de l'hebdomadaire l'Express le 19 septembre 1963.

 

L'hebdomadaire joue aux devinettes avec ses lecteurs : « Il s'agit d'un homme politique exemplaire : il possède une équipe dynamique, il a beaucoup d'amis dans le milieu, de très bonnes relations avec les dirigeants des grandes entreprises ».

 

En fait, les dirigeants de l'hebdo, Servan-Schreiber, Ferniot, Françoise Giroud ont décidé d'inventer un candidat contre de Gaulle. Les supputations vont bon train. Le président du Sénat Gaston Monnerville, le radical Maurice Faure, Mitterrand, Antoine Pinay…

 

Une semaine plus tard, Le Canard Enchaîné annonce «Monsieur X est un homme Defferre». Triomphalement réélu aux municipales de Marseille, Gaston Defferre entame une tournée nationale et veut créer une fédération allant du centre droit aux communistes.

 

Guy Mollet, patron de la SFIO, lui barre la route en juin 1964. Defferre renonce mais soutient en coulisse Mitterrand. À l'été 1965, assuré qu'il n'y aura pas de candidat communiste, obtenant le ralliement des radicaux, ce dernier se déclare. « Il s'est inventé candidat » conclut l'Express.

 

J’EN ÉTAIS

 

Acte 2 : La France Unie de Mitterrand 2 en 1988 : Rocard à la barre

 

« La campagne présidentielle mitterrandienne, puis le premier gouvernement Rocard, ont mobilisé parallèlement des concepts-slogans «La France unie», «L’ouverture», «Gouverner autrement» qui ont laissé entendre que la porte restait ouverte, pour l’exercice du pouvoir, aux modérés aux « centristes » disposés à saisir la main tendue. »

 

Nous sommes en 1988. François Mitterrand, qui fait campagne pour sa réélection à la présidence de la République, promet un gouvernement "d'ouverture". Il envisage des débauchages individuels chez les centristes.

 

Une fois réélu, François Mitterrand nomme le socialiste Michel Rocard à Matignon. Son premier gouvernement comprend deux ministres UDF, Michel Durafour et Jacques Pelletier. Quatre personnalités non partisanes y figurent aussi: Pierre Arpaillange, Roger Fauroux, Jacques Chérèque et Hubert Curien.

 

Après les élections législatives de juin, le deuxième gouvernement Rocard compte dans ses rangs autant de socialistes que de non-socialistes. Parmi eux, le barriste Jean-Pierre Soisson, le centriste Jean-Marie Rausch, un CDS, une giscardienne et des personnalités comme Léon Schwartzenberg et Alain Decaux.

 

Le résultat très serré des élections législatives a donné encore plus d’acuité à cette idée de recomposition des forces ou des alliances politiques, en ne dégageant pas de majorité absolue pour le Parti socialiste (PS), alors que le Parti communiste (PC), contrairement à 1981, était dans une posture de prise de distance critique et de refus de participation à un gouvernement d’union de la gauche.

 

Avec 275 membres ou apparentés, le groupe PS n’avait que 47,8 % des effectifs de députés ; il lui manquait treize sièges pour atteindre la majorité absolue. La gestion politique de la situation par le gouvernement supposait donc, malgré l’existence de garde-fous constitutionnels, de réduire au maximum les « passages en force ».

 

D’où l’importance capitale des petits groupes parlementaires pouvant, par un vote positif ponctuel, ou par leur abstention, permettre de « passer en douceur ». Le PC possède alors 24 députés (4 %) et obtient de pouvoir reconstituer un groupe.

 

La plupart des députés membres du CDS fondent également leur propre groupe, la décision étant prise dès le 15 juin : 42 parlementaires s’y inscrivent ou s’y apparentent, soit un peu plus de 7 % des députés, le groupe enregistrant trois départs « d’ouverture », en 1988 et en 1990.  »

 

LIRE ICI 

 

L’ACTUALITÉ

 

Acte 3 : François Bayrou et le pari de la recomposition avec Macron

 

En se ralliant à Emmanuel Macron, le Béarnais espère prendre à revers la droite et la gauche et faire triompher, face au FN, une alliance des progressistes.

 

De l’art de transformer du plomb en or : crédité de 5 % à 6 % des suffrages dans les sondages d’intention de vote, François Bayrou ne pouvait aucunement prétendre emporter l’élection présidentielle de 2017.

 

En tentant sa chance pour la quatrième fois, le Béarnais pouvait en revanche faire chuter l’ovni Macron ; ce dernier est devenu la bête noire de la droite et de la gauche car leur électorat est très proche. Mais cela aurait été un choix négatif.

 

Il n’a pas pris cette option préférant au contraire surprendre et prendre une nouvelle fois la droite à revers en scellant une « alliance » avec celui qu’il appelait naguère le « candidat des forces de l’argent ».

 

On aurait tort d’interpréter cette décision à l’aune du seul dépit d’un sexagénaire sûr de son destin qui se serait fait doubler sur le tard par un trentenaire déluré. Le choix de François Bayrou se veut fondateur. Il repose sur la certitude qu’une recomposition politique est à l’œuvre depuis des années et qu’elle est arrivée à maturité.

 

Complexification du paysage politique

 

Les prémices étaient apparues lorsque, entre les deux tours de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal avait tendu la main au centriste pour tenter de battre Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, c’est le Béarnais qui, par détestation du même homme, appelait à voter, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, et à titre personnel, pour François Hollande.

 

La lune de miel s’était cependant rapidement interrompue, faute de réciprocité. Le nouveau président n’avait rien fait pour aider le centriste à sauver sa circonscription face aux assauts du Parti socialiste (PS). Pire, il avait négligé sa proposition d’organiser, à peine élu, un référendum portant notamment sur la moralisation de la vie politique et la réforme du mode de scrutin législatif, afin d’ouvrir le jeu et trouver « des majorités d’idées » alors que la France était confrontée au défi du désendettement et bientôt du terrorisme.

 

C’est ce projet que François Bayrou est allé vendre avec succès à Emmanuel Macron en y ajoutant un codicille sur la protection de « la rémunération du travail ». Dont acte.

 

En topant, les deux hommes complexifient un peu plus le paysage politique et précipitent la décomposition à l’œuvre sous le quinquennat : on ne compte plus comme naguère deux grandes forces politiques ni même trois mais cinq qui se disputent le podium : le Front national (FN), la droite, le centre, la gauche et la gauche radicale.

 

Union des progressistes

 

Cela veut dire que la qualification pour le second tour se jouera aux alentours de 20 % et qu’il faudra ensuite créer une majorité de rassemblement face au FN qui ne cesse de progresser.

 

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, avait été le premier à théoriser cette union des progressistes sans parvenir à séduire l’électorat de la primaire de la droite et du centre qui lui avait préféré le très droitier François Fillon.

 

François Bayrou reprend le flambeau en prêtant main-forte à Emmanuel Macron qui commençait à donner des signes de faiblesses.

 

Les deux hommes sont persuadés que le traditionnel clivage entre la gauche et la droite est désormais noyé par une opposition plus structurelle sur la mondialisation et le rôle de la France en Europe. Une opposition qui travaille les deux camps.

 

Leur pari repose sur le fait qu’au PS comme chez Les Républicains, les digues sont tout prêts de lâcher et que les électeurs ont déjà franchi le pas. Réponse le 23 avril.

 

Françoise Fressoz éditorialiste LE MONDE | 23.02.2017

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 06:00
Trop de salons tuent les salons !

L’avantage des formules qui pètent c’est justement qu’elles pètent, font du bruit, rompent le silence convenu qui règne  sur le marigot, on les retient facilement même si elles réduisent la réalité à un petit paquet de mots.

 

Si j’avais été aussi provocateur que certains le disent j’aurais titré, en parodiant un célèbre slogan 68 hard : les salons pièges à cons !

 

Mais comme toutes les formules lapidaires celles-ci mettent le doigt sur une part de la réalité sans l’exprimer totalement. En effet, la prolifération des salons ne tue pas tous les salons mais met à mal certains d’entre eux.

 

Quant aux cons, le sens de mot nous échappe souvent, il en est de toutes sortes et il nous arrive de nous écrier dans certaines circonstances : «Qu’est-ce que j’ai été con !» Toutes les études le prouvent : tout le monde est ou sera, un jour où l’autre, une espèce de con.

 

Revenons au fond de mon affirmation pour soulever la question que tout le monde se pose dans le monde du vin sans jamais oser la poser franchement.

 

Exemple flagrant du je tourne autour du pot, parce que j’ose pas fâcher ceux qui nous font vivre, glané dans un organe de presse du vin :

 

- Tiens, comme on se retrouve ! Dis-moi, on se suit dans le tour de France des allées de salons du vin !

 

- Que veux-tu, comme toi je faisais partie des 20 775 visiteurs de Vinisud, des 4 850 visiteurs de Millésime Bio, des 8 500 du salon des Vins de Loire…

 

- Et maintenant des 3 300 visiteurs de Vinovision ! Ne manquerait plus que Pink pour compléter la collection...

 

- On ne peut pas dire, les salons se multiplient plus vite que mes allocations de Pétrus.

 

La politique du chiffre est un bien mauvais indicateur de l’impact réel d’un salon.

 

Et c’est là que le bât blesse : comment le savoir ?

 

Mission quasi impossible car à la sortie tout le monde affiche une satisfaction de bon ton, les organisateurs balancent des chiffres de fréquentation qui ne veulent pas dire grand-chose, les exposants invariablement disent qu’ils sont contents, les communicants, qui sont payés pour ça, graisse la tartine.

 

Sous cette satisfaction de façade se cache un dilemme pour beaucoup de vignerons en recherche de clients et de notoriété : y aller ou ne pas y aller ?

 

Mais attention il y a salon et salon, je m’explique.

 

Au temps où j’étais aux manettes rue de Varenne j’ai délesté le Ministère du Salon de l’Agriculture en le vendant à un organisateur de salon. Certains ont poussé des hauts cris sauf que soucieux de l’argent du contribuable – oui ça existe – le déficit était tel qu’il fallait changer de format et que le nouveau format n’était pas inscrit dans la mission de service public d’un Ministère.

 

En effet, comme je l’écrivais en 2007, le Salon de l’Agriculture n’était plus vraiment celui des agriculteurs mais celui des urbains qui viennent voir les vaches, les cochons, les moutons, les chevaux, la volaille, les chiens et les chats… etc. Le Ministère continue de subventionner le côté bestiaux car il est prisé par les éleveurs et il coûte cher.

 

« Les gars de chez moi, quand y montaient à Paris pour le Salon c'était pour deux raisons avouables : voir les bêtes et le matériel et deux, qui ne l'étaient pas : se prendre quelques mufflées carabinées dans le couloir de la mort (l'actuel hall des provinces) et aller trainer du côté de Pigalle. Je ne veux pas être mauvaise langue mais, comme leur moyen de transport exclusif dans Paris était le métro, beaucoup d'entre-eux, en dehors du quartier de la Porte de Versailles et des lieux de perdition, ne connaissaient rien des splendeurs de notre capitale, exception faite peut-être de l'Eiffel Tower. Ces temps sont révolus, la machine agricole a émigré à Villepinte et notre Salon de l'Agriculture attire plutôt les urbains, les enfants des écoles et les étrangers, que les agriculteurs. »

 

Tout ça pour vous dire qu’il faut trier dans les salons entre ceux qui sont organisés par des organisateurs professionnels et ceux qui sont le fait des vignerons eux-mêmes.

 

Y’a d’abord les Mammouth bien essoufflés : Vinexpo à la peine, il est loin le temps de la débauche, Vinisud qui se la joue sans vraiment convaincre, le Salon des vins de Loire quasiment subclaquant…

 

Y’a les petites bêtes qui montent, qui montent : les fameux off qui tournent autour des pachydermes. Ceux de la Loire vont sans doute achever la bête malade.

 

Y’a ceux des VIF, des poids lourds, à l’ancienne qui devraient se préoccuper du vieillissement de leur clientèle

 

Y’a la partie vin du Salon de l’Agriculture, ringarde de chez ringarde, une horreur absolue.

 

Y’a le nouveau qui surfe sur la vague du « propre » : Millésime Bio qui devra sans doute affronter un de ces 4 sa crise de croissance.

 

Y’a les salons chics parisiens : la RVF et le Grand Tasting de B&D des vaches à lait qui présentent toujours les mêmes têtes, attendre et voir…

 

Y’a le salon des vins nus de rue89 Sous les pavés la vigne, très militant, qui essaime : Lyon puis Bordeaux… lui aussi devra assumer ses boutons d’acné…

 

Y’a un nouveau à Paris avec un nom à la con : Vinovision qui a beaucoup blablaté mais ne semble pas avoir trouvé la bonne cible.

 

Y’a le Vin de mes Amis que j’aime bien qui fait son petit bonhomme de chemin.

 

Et puis y’en a plein de tout petits, des régionaux, des locaux, des parigots, dont je ne peux dresser la liste.

 

Question : y’en a-t-il trop ?

 

Je n’en sais fichtrement rien !

 

La bonne question, la seule qui vaille, est-ce que les exposants y trouvent ce qu’ils sont venus chercher en payant leur place de leurs deniers.

 

Du côté des gros salons avec organisateurs professionnels (ce qui ne signifie pas forcément compétents surtout lorsque des enjeux politiques s’en mêlent) le socle est constitué par les maisons de négoce, les propriétés bien déjà bien dotées et, bien sûr, les zinzins interprofessionnels qui y trouvent le moyen de dépenser l’argent de leurs cotisants.

 

Pour les vignerons c’est une autre paire de manches mais dans une première approche je ne vois pas quel est le bénéfice pour eux d’aller faire nombre, faire de la figuration dans les gros salons.

 

Alors où faut-il aller ?

 

Pour aider à dénouer ce dilemme il faudrait que les vignerons puissent disposer d’informations fiables, d’analyses sérieuses, sur le panel d’acheteurs qu’ils vont pouvoir ou espérer rencontrer.

 

Là c’est morne plaine et bourrage de mou, ceux qui se qualifient de « journalistes du vin » ont un fil à la patte, ils font partie du jeu, vendre la mèche tiendrait pour eux à se faire hara-kiri. Alors tout ce petit monde nage dans la même ambiguïté.

 

Ne comptez pas sur les organisateurs pour en sortir car ils le feraient à leur détriment.

 

De plus, dans les enceintes officielles, là où soi-disant se prennent les grandes décisions, beaucoup de grands présidents n’ont jamais mis la main à la pâte de la vente du vin, ce qu’ils aiment dans les salons c’est poser sur la photo officielle lors du coupage du ruban.

 

Pour moi, l’avenir des gros salons est en bout de piste à Roissy ou dans les grands hubs pour capter les acheteurs internationaux… Pour ceux qui veulent faire du tourisme ou de l’œnotourisme un petit coup d’ailes et c’est emballé.

 

Pour les petits salons un danger tout de même : vampiriser par la vente directe une grosse part de la clientèle des cavistes qui assurent tout au long de l’année le service de proximité.

 

Chez moi, à la Mothe-Achard, un dicton disait « ça durera aussi longtemps que les foires de Mothe… » sauf qu’elles ont disparues…

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:30
Pourquoi, en amont du jeu de rôle entre « partenaires » orchestré par l’INRA, les viticulteurs, les consommateurs,  n’ont-ils pas droit à la parole pour exprimer leurs demandes de recherche ? signé le comité des gueux

Au salon de l’agriculture les chercheurs de l’INRA pensent pour vous : agriculteurs, viticulteurs, consommateurs… suivez sur twitter !

 

Que nos brillants chercheurs agronomiques innovassent, qu’ils fassent avancer la science me semble aussi évident que moi je pédalasse pour faire avancer mon vélo…

 

Alors quoi de plus normal qu’ils profitassent du grand barnum qu’est le Salon de l’Agriculture pour colloquer, pour je cite la communication de l’INRA des rencontres qui restituent le produit des réflexions à un large public de partenaires : professionnels agricoles, acteurs du système français de R&D, etc.

 

Nos chercheurs vont donc restituer le produit de leurs réflexions

 

Pour le Larousse, restituer c’est « Rendre quelque chose à son propriétaire légitime »

 

« Rendre ce qui a été pris ou ce qui est possédé indûment, injustement. »

 

Étrange formulation ou tout simplement une formulation qui traduit l’ambiguïté de notre recherche publique qui, contrairement à la recherche privée, à une mission que l’on peut qualifier de service publique.

 

Mais en est-il vraiment ainsi ?

 

À qui s’adressent-ils dans ces rencontres ?

 

À un large public de partenaires : professionnels agricoles, acteurs du système français de R&D, etc. nous dit-on.

 

Ce public est-il aussi large que cela ?

 

N’est-il pas au contraire l’expression publique d’un entre soi à des fins de Communication ?

 

Où sont, non pas les acteurs, en effet ceux qui mettent « les mains dans la farine » ne jouent pas un rôle, mais ceux qui au jour le jour sont confrontés à des questionnements qui mettent en jeu leur avenir, leur vie ?

 

Pourquoi en amont de ce jeu de rôle orchestré par l’INRA n’ont-ils pas droit à la parole pour exprimer leurs demandes de recherche ?

 

Ne serait-il pas primordial de leur restituer le pouvoir d’influencer l’offre de recherche de l’INRA ?

 

Mais je me doute que ça perturberait les rapports de l’INRA avec certains de ses partenaires ici innommés mais que l’on peut retrouver dans les participants à ces rencontres bien formatées.

 

Je vous donne le programme :

 

- Construire la viticulture de demain lundi 27 février 2017 ~ de 14h30 à 16h30

 

- L'innovation alimentaire : vers une alimentation sur mesure Mercredi 1er mars 2017 ~ de 10h à 12h

 

L'agriculture biologique, les enjeux d’un secteur en pleine croissance Jeudi 2 mars 2017 ~ de 16h30 à 18h30

 

- Alimentation durable Vendredi 3 mars 2017 ~ de 14h30 à 16h30

 

  1. Construire la viticulture de demain
  2.  

Cette rencontre associe la recherche dans les sciences biotechniques et socio-économiques et les acteurs économiques pour brosser la construction de la viticulture de demain.

 

Lundi 27 février 2017 ~ de 14h30 à 16h30

 

Suivez cette rencontre sur Twitter #Vigne

 

La production viticole est une production agricole majeure en France, à la fois par l’importance des surfaces, plus de 770 000 ha, son importance économique, en particulier à l’exportation et son empreinte sur les territoires. C’est une production qui a une composante culturelle très forte, qui explique à la fois sa place à l’exportation et les attentes des consommateurs.

 

Portés par la place des grands crus et des grands cépages, les professionnels du secteur viticole expriment des exigences qualitatives très fortes et un besoin de s’adapter aux évolutions du marché, tout en répondant également aux attentes exprimées par la société d’une réduction forte des produits phytopharmaceutiques largement utilisés pour la protection de la vigne.

 

A ces attentes sur le court terme, la viticulture doit également prendre en compte la montée en puissance des conséquences du dépérissement qui touche aujourd’hui la plupart des vignobles, et qui exige de considérer simultanément de nombreux leviers technologiques et organisationnels.

 

Enfin, en raison de sa pérennité, mais aussi de la forte typicité des produits viticoles associée à leurs terroirs d’origine, la viticulture doit anticiper dès aujourd’hui les conséquences du changement climatique en cours et imaginer les marges d’action.

 

Au travers de cette rencontre associant la recherche dans les sciences biotechniques et socio-économiques et les acteurs économiques, la construction de la viticulture de demain sera brossée.

 

Programme

 

Introduction

 

Christian Huyghe, Directeur Scientifique Agriculture de l'Inra

 

Séquence 1 : Des enjeux à moyen et long terme

 

> L’adaptation au changement climatique : les principaux acquis du projet Laccave

Nathalie Ollat, Inra Bordeaux et Jean-Marc Touzard, Inra Montpellier

 

> La lutte contre le dépérissement de la vigne : les enjeux et les actions mises en œuvre dans le cadre du plan national et de la création de la chaire industrielle de Bordeaux

 

Patrice Rey, Inra Bordeaux, Christophe Riou, IFV et Christian Lannou, Inra-SPE et président du CST de l’IFV

 

Discussion avec la salle

 

Séquence 2 : Les transitions à court terme pour répondre aux ambitions du plan Agroécologique et du plan Ecophyto

 

> La création et le déploiement de variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium

 

Didier Merdinoglu, Inra Colmar, François Delmotte, Inra Bordeaux et Carole Caranta, Inra-BAP

 

> Les transitions dans le monde viticole et l’adoption de nouveaux cépages

 

François Hochereau, Inra Ivry

 

Discussion avec la salle

 

Conclusion

Philippe Mauguin, PDG de l’Inra

 

  1. L'innovation alimentaire : vers une alimentation sur mesure

 

Cette rencontre vise à initier le dialogue avec les acteurs socio-économiques dans l’objectif de co-construire des projets ambitieux autour d’un domaine porteur d’innovation : l’alimentation sur mesure.

 

Mercredi 1er mars 2017 ~ de 10h à 12h

Suivez ce colloque sur Twitter #Food

 

En France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés, les habitudes alimentaires ont beaucoup plus changé au cours des cinq dernières décennies qu’au cours des siècles précédents. L’évolution de l’alimentation accompagne les transformations de notre société : modifications des modes de vie, évolutions sociologiques, développement socio-économique, progrès technologiques, changement des goûts des consommateurs et des modes de consommation.

 

Cette mutation des habitudes alimentaires offre un champ de développement porteur de valeur ajoutée, notamment en matière d'aliments fonctionnels adaptés à un mode de consommation particulier ou à des besoins nutritionnels spécifiques, ainsi qu’en matière d’aliments « sur mesure » destinés à répondre à des demandes particulières de certaines catégories de populations telles que les séniors, les nourrissons et jeunes enfants, les femmes enceintes et allaitantes, les populations souffrant de syndromes allergiques ou les sportifs.

 

Les progrès scientifiques dans la connaissance des besoins nutritionnels et hédoniques, ainsi que la meilleure compréhension des préférences alimentaires et des comportements de consommation de différents groupes de population permettent de proposer des démarches de conception d’aliments mieux adaptés à la demande de ces groupes.

 

Par ailleurs, le développement des technologies de l’information et de la communication permet d’envisager de « personnaliser » l’alimentation, à travers des applications intégrant des données sur la composition des aliments, leur provenance, les indicateurs de santé de l’individu, son mode de vie et ses préférences.

 

Le principal objectif de l’Inra est de fournir les éléments scientifiques permettant d’améliorer la santé et le bien-être en encourageant le développement d’aliments mieux adaptés à l’Homme. Les recherches se situent dans un compromis entre le bien-être individuel et le contexte économique et socio-professionnel.

 

Par cette rencontre, nous souhaitons initier le dialogue avec les acteurs socio-économiques dans l’objectif de co-construire des projets ambitieux autour d’un domaine porteur d’innovation : l’alimentation sur mesure.

 

Programme

 

Introduction

 

Jean Dallongeville, Inra

> Alimentation sur mesure: rôles du microbiote intestinal

 

Patrick Veiga, Danone

> L’offre alimentaire personnalisée

 

Matthieu Vincent, WeCook / DigitalFoodLab : présentation des acteurs de type startup et innovant autour de l’alimentation personnalisée

 

Séverine Gailler-Legendre, WeCook / Alantaya : 2 exemples d’acteurs du coaching alimentaire ciblant à la fois le grand public et les pathologies

 

Discussion avec la salle

 

> Le projet de recherche Nutriperso: alimentation personnalisée et prévention du diabète de type 2

 

Louis-Georges Soler, Inra

 

> Utilisation d'additifs sensoriels naturels pour moduler l'appétit et le plaisir alimentaire : démonstration d'impact au niveau du cerveau et des comportements chez le modèle porcin. Collaboration Inra & Laboratoires Phodé

 

David Val-Laillet, Inra

 

Discussion avec la salle

 

Conclusion

 

Christine Cherbut, Directrice scientifique Alimentation et Bioéconomie, Inra

 

  1. L'agriculture biologique, les enjeux d’un secteur en pleine croissance

 

Cette rencontre aborde plusieurs questions sur les formes de gouvernance de l'agriculture biologique, l’appui des politiques publiques, mais aussi le soutien à la conversion ou l’organisation et la sécurisation de la production.

 

Jeudi 2 mars 2017 ~ de 16h30 à 18h30

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Au cours des 6 premiers mois de 2016, le nombre d’exploitations en agriculture biologique (32 000) a connu une croissance sans précédent (+10%), croissance équivalente à celle enregistrée sur toute l’année 2015. L’ensemble de la filière, y compris les opérateurs aval (transformateurs, distributeurs…), est concerné par ce développement. Le secteur poursuit sa structuration et plusieurs chantiers d’importance sont à l’agenda sur les formes de gouvernance, d’appui des politiques publiques, mais aussi sur le soutien à la conversion ou sur l’organisation et la sécurisation de la production.

 

Après un retour sur 30 ans de construction de la gouvernance des marchés (normes, certifications, accréditation), on aborde la question des outils de régulation mis en œuvre et de leurs impacts sur la dynamique des marchés. Le développement de l’AB est ensuite abordé du point de vue de l’agriculteur, en se centrant sur les défis qu’il doit relever lorsqu’il opte pour une conversion en AB. Le soutien public est un des ressorts du développement. Envisageant l'hypothèse d'un soutien public à l'AB fondé sur la rémunération de ses aménités, le ministère chargé de l'agriculture a souhaité disposer d'un état des lieux des connaissances scientifiques pour objectiver l’évaluation des externalités de l’AB. On revient sur ce travail, confié à l'Itab, avec l'appui scientifique de chercheurs de l'Inra. L’hétérogénéité en quantité et en qualité de la production issue de l’AB est une contrainte que doivent gérer les transformateurs. Le Réseau Mixte Technologique Transfo Bio présente les questions que cela pose et les pistes explorées par les acteurs de la filière.

 

Programme

 

Introduction

Christian Huyghe, Directeur Scientifique Agriculture de l'Inra

 

Séquence 1 : l'AB demain, quelques pistes de réflexion

 

> Les instruments de régulation de l’Agriculture Biologique (normes, certification, accréditation) et leurs conséquences sur les marchés

 

Allison-Marie Loconto, Inra

 

> Les défis de la conversion en AB : témoignage d’un agriculteur de la FNAB

 

Sébastien Lemoine, FNAB

 

> Les externalités de l’AB, résultats d’une expertise pilotée par l’ITAB

 

Natacha Sautereau, ITAB et Marc Benoit, Inra

 

> Interactions entre production agricole et transformation agroalimentaire : état des lieux et perspectives dans la filière Bio

 

Cyril Bertrand, CRITT Agroalimentaire PACA et RMT ACTIA TransfoBio

 

Séquence 2 :le développement de l'AB par les partenaires de la recherche

 

Stéphanie Pageot, présidente de la FNAB

 

Catherine Decaux, Directrice de l'ITAB

 

Conclusion

 

Philippe Mauguin, PDG de l'Inra

 

  1. Alimentation durable
  2.  

Cette rencontre, co-organisée par l’Inra et l’Ademe, montre que l’alimentation durable est un défi possible à relever et une voie d’avenir.

 

Vendredi 3 mars 2017 ~ de 14h30 à 16h30

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Une attention croissante est portée aux effets environnementaux et sanitaires de la production et de la consommation alimentaires. Un changement en faveur de systèmes et de régimes alimentaires plus durables s’impose pour protéger la santé de l’homme et de l’environnement, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, préserver les ressources naturelles et la biodiversité. Néanmoins, les moyens de la transition vers de tels systèmes restent encore matière à débat.

 

La rencontre, co-organisée par l’Inra et l’Ademe, propose d’apporter un éclairage sur des connaissances récentes et de présenter des actions mis en œuvre par des filières agro-alimentaires et des acteurs territoriaux, qui montrent que l’alimentation durable est un défi possible à relever et une voie d’avenir.

 

Programme

 

Introduction

 

Joëlle Kergreis, direction exécutive des programmes, Ademe

 

> Agrimonde-Terra- Impact des régimes alimentaires sur l’utilisation des terres

 

Olivier Mora, Inra

 

> Écoconception dans les filières agro-alimentaires

 

Vincent Colomb, Ademe

 

> Approche de l’alimentation durable par une filière agro-alimentaire

 

Amina Galiano, Agrosolutions et Flora Schmitlin, Mondelez Europe.

 

Discussion avec la salle

 

> Intégration des qualités nutritionnelles et environnementales de l’alimentation en France

 

Nicole Darmon, Inra

 

> Projet d’alimentation durable territorialisé

 

Nadège Noisette, Adjointe à la ville de Rennes en charge des approvisionnements

 

Discussion avec la salle

 

Conclusion

 

Philippe Mauguin, PDG de l’Inra

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 06:00
Redneck sommelier Konstriktor • Helder Oliveira •

Redneck sommelier Konstriktor • Helder Oliveira •

« Les grands vins feront leur entrée triomphale, et le sommelier annonce avec orgueil des noms et des dates illustres, selon ce qu'aura choisi, pour la solennité du jour, l'amphitryon : Château-Margaux 69, Château-Latour 75...»

 

Clément Jaluzot, sommelier maître d'hôtel du duc de Praslin (Grandes heures cuisine française, Éluard-Valette, 1964, p. 248. CNRTL

 

À l’origine, le sommelier était une personne qui, dans une grande maison, dans une communauté, avait la charge du linge de table, de la vaisselle, de la nourriture et des vins

 

De nos jours, personne qui a la charge des vins et des boissons alcoolisées dans un restaurant.

 

« Sa face était plus blême et son nez plus rouge qu'à l'ordinaire; phénomène qui pouvait s'expliquer par le nombre de bouteilles vides rangées sur le buffet (...) et par le nombre de bouteilles pleines que le sommelier plantait devant lui avec une prestesse infatigable. »

 

Théophile Gautier, Fracasse, 1863, p. 382. CNRTL

 

« Sommelier » provient du moyen français. Le mot trouve ses racines dans le provençal « saumalier », conducteur de troupeau, lui-même issu de « sauma », troupeau.

 

L'origine latine est « sagma », « bât ». Le terme de sommelier signifie à l'origine «conducteur de bête de somme».

 

Le terme de sommelier va remplacer celui d'échanson. On trouve dans les comptes des rois de France, en 1378, un Jacques Mercade portant le titre de premier sommelier de corps du roi. Dans les comptabilités de la maison du roi, on trouve des sommeliers de Paneterie, des sommeliers de la Fruiterie.

 

À la cour des ducs de Bourgogne, à partir du milieu du XVe siècle, il y avait un premier sommelier de corps, six sommeliers de chambre et six sommeliers de corps.

 

Le sommelier de corps avait pour fonction de s'occuper des habits du duc. Le sommelier de chambre devait garder le lit dans la chambre du duc en son absence. Le titre de Sommelier de Corps ou Sommelier du Corps de la cour des ducs de Bourgogne a été introduit à la cour des rois d'Espagne par Charles Quint avec le Sumiller de Corps chargé des parties les plus privées du domaine du monarque.

 

Franck-Emmanuel Mondésir officie au restaurant Les Climats, rue de Lille à Paris, il se situe donc dans la lignée de la cour des ducs de Bourgogne sans que je m’aventure à lui attribuer l’une des appellations citées ci-dessus (même si j’en meurs d’envie).

 

- Pourquoi chroniquer sur lui plutôt que sur un autre ; où se situe donc l’originalité de ce jeune homme ?

 

- Bonne question Elkabbach !

 

- Allez-vous lui passer la brosse à reluire ?

 

- Rassurez-vous Jean-Pierre, bien que mes très anciennes et hautes fonctions d’enfant de chœur chef, en l’église Saint Jacques le Majeur de la Mothe-Achard, m’aient familiarisé avec le maniement de l’encens, je ne me sens pas très à l’aise dans l’exercice du compliment.

 

- Vous savez pourtant que moi-même je suis adepte du cirage de pompes, alors éclairez-moi sur vos dons !

 

- Avec plaisir JPK !

 

- Ce n’est pas à un vieux singe comme vous que j’apprendrai à faire la grimace, l’exercice n’est pas simple car, si l’on n’y prendre garde, il peut facilement verser dans la flatterie. Rappelez-vous Jean-Pierre la morale du corbeau et le renard :

 

Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute :

Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.

 

J’ai connu, sous les ors de la République, un grand spécialiste de la remise de décorations ; il trustait lui-même les grades de commandeur dans 3 ordres : la Légion d’Honneur, le Mérite National et le Mérite Agricole.

 

Cet homme à la stature imposante de hobereau normand savait transformer un curriculum vitae modeste en une quasi-épopée, égrener les mérites du récipiendaire avec ce qu’il fallait d’humour et de malice, placer des incises sur notre belle France du labourage et du pâturage chers à Sully.

 

Que Franck-Emmanuel se rassure, il encore bien trop jeune pour prétendre obtenir le poireau, le ruban vert de la rue de Varenne, alors je ne lui infligerai pas un discours.

 

-  Après toutes ces circonvolutions, il serait de bon ton que vous en veniez aux faits…

 

- Taisez-vous Elkabbach ! Droit au but : Franck-Emmanuel m’a réconcilié avec le métier de sommelier.

 

- Vous étiez fâché ?

 

- À dire le vrai je n’étais pas à proprement parler fâché mais plutôt irrité par la manière dont certains d’entre eux pratiquaient. En clair, ils me gonflaient ! Me prenait la tête. Pire, dans les dégustations, lorsque je les pratiquais au tout début de mon blog, beaucoup m’exaspéraient avec leur côté je sais tout sur tout. Place aux spécialistes, passez votre chemin menu fretin !

 

- Vous vous prenez pour Périco ?

 

- Non, je suis un garçon bien élevé, je les supportais avec courtoisie. Pas un mot plus haut que l’autre, parfois un léger zeste de distance.

 

- Le style bobo quoi…

 

- Vous datez Jean-Pierre mais là n’est pas le sujet. Mon revirement de jurisprudence date du jour où Franck-Emmanuel est arrivé, je ne dirai pas décontracté, car ça pourrait passer pour de la désinvolture, non plutôt comme le petit copain de votre fille, qu’elle vient vous présenter, qui ne sait pas quelle impression il va faire et qui adopte une approche à mi-chemin entre je suis un peu mariole mais je sais me tenir.

 

- Vous causez riche mon cher !

 

- Ne m’interrompez pas Elkabbach ! Ce garçon sous ses airs de Pierrot lunaire, fait d’un mélange d’attention malicieuse souligné par des yeux rieurs et un sourire bien accroché, masque un gros cœur, une réelle sensibilité.

 

- Un amoureux du vin quoi…

 

- Bien plus que ça Jean-Pierre, il cherche à vous le faire aimer sans vous imposer sa science. C’est un ludion sympathique qui, avec son air de ne pas y toucher vous guide avec compétence sur les chemins de traverse de la Bourgogne. En plus cette jeune canaille sait nous faire sortir des sentiers battus. Y'a pas que la DRC dans la vie ! Je n'en dirai pas plus, étant donné mon immense influence dans le milieu de la restauration étoilée je risquerais, en couvrant F.E.M. de fleurs, de lui valoir bien des inimitiés

 

- Vous êtes un vrai politique. Je salives et si nous allions déjeuner ensemble aux Climats cher ami ?

 

- Désolé Jean-Pierre je ne vais aux Climats qu’avec mes belles amies qui sont regroupées en un fan club de Franck-Emmanuel présidée par Claire

 

Ci-dessous le jeune homme en action dans la belle cave des Climats...

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