Lundi 6 juillet 2009

 

Le Cognac n’échappe pas à la crise mais, au-delà du phénomène de mode, il semble bien incrusté dans le paysage de la consommation d’une certaine Amérique comme en témoigne l’extrait que je propose à votre lecture ce matin. Il est tiré d’un polar « Les Jardins de la mort » de George P. Pelecanos un best-seller aux USA (Barry Awards du meilleur roman policier).

Petit résumé pour comprendre l’action dans l’extrait que je vous propose :

Conrad Gaskins qui a débuté très tôt dans le trafic de drogue, a été collecteur de fonds, avant de tomber pour coup et blessures et port d’armes à feu sans autorisation. Il est en conditionnelle et veille sur son cousin Roméo Brock, une petite frappe qui rêve de se faire un nom dans le milieu. Un indic lui a filé un tuyau de première : « un mec, qui essaie de passer pour un gros, Tommy Broadus, va toucher de la blanche. En conséquence il va se trouver détenteur d’un gros paquet de fric pour la payer. » Gaskins et Brock planquent devant sa ville puis s’introduisent chez Broadus en prenant en otage Chantel Richards, sa maîtresse, alors qu’elle était sortie chercher des cigarettes.

-         Attache-les, dit Brock.

Gaskins lui passa son arme. Brock se la coinça à la taille, tout en continuant à tenir Broadus en joue.

Pendant que Gaskins immobilisait les mains et les pieds de Broadus et de Reese avec du ruban adhésif, il se dirigea vers un minibar installé à côté de la télé. Broadus avait mis en évidence divers alcools sur l’étagère du haut, notamment du Rémy Martin XO et du Martell Cordon Bleu. Au-dessous, dans un compartiment séparé, on reconnaissait du Courvoisier et du Hennessy.

Brock prit un verre et se versa une rasade de Rémy Martin.

-         C’est le XO, dit Broadus, qui eut l’air troublé pour la première fois.

-         C’est pour ça que j’ai l’intention d’y goûter.

-         Ce que j’en dis, c’est que vous ne voyez pas la différence et que vous n’avez donc aucune raison de boire du cognac à cent cinquante dollars la bouteille.

-         Tu crois que je ne vois pas la différence ?

-         Nullard, laissa échapper Edward Rees, sourire aux lèvres.

Brock croisa son regard, mais Reese continua à sourire.

-         Bâillonne-le aussi avec du ruban, dit Brock.

Gaskins s’exécuta. Puis il prit du recul. Brock but une lampée de cognac et fit tourner l’alcool dans son verre pendant qu’il lui parfumait la langue.

-         Pas mal du tout, ce machin-là, déclara-t-il. T’en veux un peu, mon pote ?

-         Non ça va répondit Gaskins.

[…] Brock but encore un peu de cognac, posa le petit verre t s’approcha de Chantel Richards. Il lui posa un doigt sur le visage, le glissa lentement sur sa joue. Elle piqua un fard et tourna la tête.

Broadus resta impassible.

-         Je te laisse le choix, reprit Brock. Ou bien tu me files ton fric ou bien je nique Chantel ici-même, sous tes yeux, d’accord ? Qu’est-ce que tu en penses ?

-         Allez-y. Si ça vous dit, invitez tout le quartier. Vous pouvez aussi vous l’envoyer.

Chantel le fusilla su regard.

-         Fils de pute !

-         Tu l’aimes pas ta copine ? s’enquit Brock.

-         Eh merde. La plupart du temps, elle ne me plaît même pas, la pétasse.

Brock se tourna vers Gaskins.

-         Sers un verre à la dame.

-         Qu’est-ce que tu veux, ma fille ? lui demanda Gaskins.

-         Du Martell, répondit Chantel Richards. Mettez-moi le Cordon Bleu. »

QUESTION N°4 : D
-         D comme Duras, les Côtes, mais pour Marguerite, qui écrivit son premier roman au château de Duras et lui emprunta son nom d’écrivain, quel était son patronyme de naissance ?

 

-         D comme Jacques Dupont Merveilleux du Vignoble, quel est le patronyme exact de l’Amiral à qui j’ai emprunté une partie du nom pour en affubler Jacques Dupont ?

-         D comme Dame-jeanne, qu’est-ce donc ?

 


Précision
 : dans la question N°3, concernant Carrefour, qui était fort imprécise, je précise que le dernier-né dont je demande le nom est une gamme de vin de pays. Vous pouvez rectifier votre réponse pour ceux qui auraient eu du mal à comprendre.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 5 juillet 2009

La IVe, avec ses gouvernements éphémères, souvent nés d’improbables combinaisons parlementaires, laissait, car le temps était à la reconstruction, les mains libres aux hauts fonctionnaires des grands corps d’Ingénieurs de l’Etat, ces grands planificateurs détenaient, bien plus que les industriels du CNPF, les manettes du pouvoir économique. L’avènement du gaullisme, avec ses désirs de grandeur, d’indépendance nationale allait, avec la création de l’ENA par Michel Debré, amplifier cette mainmise et surtout ouvrir grandes les portes du politique à des palanquées de hauts fonctionnaires issus des cabinets ministériels. L’accélération des carrières, le pantouflage dans les entreprises nationales, les parachutages dans de bonnes circonscriptions parlementaires, conférait à l’école de la rue des Saints Pères une aura sans précédent. L’énarque généraliste, s’attribuant le droit de tout faire tout en ne sachant rien faire de très précis, allait s’engouffrer dans tous les plis du pays, tout contrôler, tenir l’Etat avec une froide détermination et un esprit de corps indéfectible. Aux réseaux de l’après-guerre, nés de la Résistance, des conflits coloniaux, où se mêlaient baroudeurs, condottieres, têtes brulées, fils de famille en rupture de ban, aventuriers de haut vol ou de petit calibre se substituaient ceux de nos grandes écoles méritocrates, monstres froids, calculateurs, sans expérience de la vraie vie, qui allaient mailler le monde des affaires et de la politique et le verrouiller.

Et pourtant, lorsque sous le président Pompe, dans le gouvernement Chaban, je me retrouvai bombardé conseiller technique au cabinet du Ministre de l’Equipement et du Logement, par l’entremise de l’amant de l’ambitieuse Yvette – Ava dans l’intimité de la couche de cet aristocrate désargenté – le comte Charles Henri de Bourson, la vieille garde des barons du gaullisme, avec ses portes-flingues, semblait tout contrôler alors qu’ils réchauffaient en leur sein de jeunes aspics déjà venimeux. Les circonstances de mon recrutement, jugées à l’aune du temps présent, relèvent du n’importe quoi, d’une forme de j’m’en foutisme à nul autre pareil. Le comte m’invita à déjeuner chez Lipp où le Tout-Paris de la politique se bousculait. Nous déjeunâmes à l’étage, là où seul le gratin avait accès, et en bonne place non loin de François Mitterrand, de ses amis Patrice Pelat et de Georges Dayan. Avant de m’y rendre j’avais réussi à joindre Chloé à Milan par le réseau protégé du Ministère de l’Intérieur. Comme convenu, la veille au soir je lui avais fait parvenir un télégramme : « le petit à la varicelle – stop – température stabilisée – stop – traitement en cours – stop – tendres baisers – Marcello ». En clair dans notre code : urgence – mais pas de problèmes – situation en évolution – besoin de te parler. Un tel luxe de précautions peut prêter à sourire sauf que Chloé évoluait dans un essaim de frelons hautement dangereux où se mêlaient, sans vraiment se distinguer, le fous de l’extrême-gauche des futures Brigades Rouges et les implacables néo-fascistes de la Loge P2, les multiples cercles de la Démocratie Chrétienne, les groupes maffieux et les communistes. Au bout du fil elle m’apparut lasse, tendue, je m’inquiétais. Chloé me rassura, ce n’était que la conséquence d’une nuit de palabres avec la branche la plus extrémiste des Milanais, dissidente d’un groupuscule lui-même partisan de la lutte armée radicale et qu’une bonne nuit la remettrait d’aplomb. J’en acceptai l’augure sans trop y croire et je lui fis part du nouveau tournant que prenait ma vie. Sa réponse fut sans ambigüité « Fonce mon grand ! Tu vas te retrouver au cœur du pouvoir et c’est le meilleur endroit pour le véroler. Dès que tu peux, viens me voir… »

Foncer ! Chez Lipp, signe du destin, la seule femme présente à l’étage était Catherine Nay qui faisait face à un jeune loup UDR. Tout le monde savait que, sauf moi ! De Bourson la gratifia d’une courbette pleine de déférence. Carnassière elle l’ignorait et me déshabillait sur pied. Je lui souriais bêtement. Le nouveau marigot où je me risquais pullulait de prédateurs bien plus redoutables que mes petits frelons de la GP mais je pressentais leur point faible : le cul ! Ma connexion avec les RG, très friands de tout ce qui touchait aux parties fines ou aux déviances sexuelles, me donnait un avantage certain sur mes futurs collègues de cabinet. En observant de Bourson, très fin de race, bellâtre prétentieux, je me remémorais mon étrange parcours et je diagnostiquais, à un terme proche, l’éclatement de ce bubon purulent. Comment ce type pouvait-il me proposer un poste dans le cabinet d’un baron du gaullisme sans se soucier de savoir qui j’étais, d’où je venais, rien que pour les belles miches d’Yvette ? Je m’attendais à quelques questions, il n’en fut rien. Pire, de Bourson sollicitait mon imagination pour me trouver une position dans l’organigramme du cabinet : « que pourriez-vous bien faire pour nous ? » J’aurais pu répondre porte-flingues mais la réponse qui fusa de ma bouche me surpris moi-même par son caractère incongru : « nègre ! » De Bourson cilla. Sourit. Frisa sa petite moustache à la Clark Gable. « Vous voulez dire, je suppose, que vous vous sentez une âme de faiseur de discours… » J’opinais.  De Bourson, ravi, me congratula chaudement « vous tombez bien cher Monsieur, nous cherchions une plume… »      

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Samedi 4 juillet 2009

Je suis un cycliste urbain. Au temps où j’avais migré dans la forêt d’Ermenonville tout au long des week-ends sur la départementale qui passait devant mon « château »  défilaient des pelotons de cyclistes de tous âges harnachés comme des pros. Dieu qu’ils étaient moches dans leurs maillots clinquants, bariolés, simples hommes sandwiches des sponsors de leurs équipes favorites ou braves licenciés de leur club local avec tunique vantant la pizzéria de Gif-sur-Yvette.

Moi, l’affreux modeux, je repensais aux maillots épurés de l’âge d’or du cyclisme les années soixante, soixante-dix, tel le célèbre damier noir et blanc de PEUGEOT. Lorsque j’ai exhibé pour notre bonne Amicale le chapeau de papier vantant les mérites de l’apéritif Dauré j’ai évoqué le temps où Jacques Anquetil portait les couleurs de St Raphael et Federico Bahamontès celles de Margnat (voir reportage photos en Wine News N°53 Bis). Et puis, conversant avec Thierry Desseauve, cycliste dominical, après la dégustation à Grains Nobles nous avons évoqué ces beaux maillots vintage.


Alors vous commencez à me connaître comme je suis un « défricheur de tendance » je suis allé aux nouvelles sur la Toile et je me suis aperçu que la mode s’intéressait aux cyclistes du dimanche pour leur proposer de véritables bijoux. Pas en France bien sûr, où tout en étant détenteurs des trésors nous roupillons. Il faut aller sur l’Internet. Qu’y découvre-t-on ?

1° « Que le top du top est RAPHA (www.rapha.cc). Le site est magnifique, la gamme est complète (été comme hiver), la coupe est superbe et la sobriété des couleurs est à couper le souffle.

Il n’y a pas de superlatifs suffisants pour exprimer la fascination que la marque londonienne peut engendrer. Le choix du nom RAPHA en référence au célèbre sponsor de Jacques ANQUETIL Saint Raphaël traduit la passion des deux créateurs de la marque pour toute une époque. Pourtant on ne trouvera pas des maillots « réplica ». Copier ou refaire n’est pas le genre de la maison.

Au-delà de sa gamme de vêtements cyclistes, RAPHA propose tout un art de vivre la petite reine. Unique » 

 2° Que si « on recherche la réplique exacte de maillots portés par d’anciennes gloires du cyclisme il faut aller visiter www.vintagevelos.com. Ce site marchand propose notamment la marque suisse WOOLISTIC (maillots 100% laine mérinos). On pourra y trouver de très belles répliques FAEMA, MOLTENI et CINZANO. »


Fort bien me direz-vous mais où voulez-vous en venir madré secrétaire-perpétuel de l’Amicale des Bons Vivants ?

Tout bêtement à prendre mon bâton de pèlerin pour aller rendre visite à Jean-Pierre Cayard Président de la Martiniquaise qui a acquis auprès du
groupe Boisset l'ensemble de son activité spiritueux composée des marques : Duval, Casanis, L'Héritier-Guyot, St Raphaël, Valauria, Rapha, Manor, Avèze, ainsi que la société Bruggeman en Belgique.

L’idée est simple : voir avec lui si on pourrait rééditer en collector le maillot emblématique de Jacques Anquetil en partenariat avec l’ABV ? Clin d’œil fantastique : le St Raphaël est un ABV ! Pied de nez extraordinaire de voir sur les routes de France des papy-boomers arborer cette belle tunique ! Comme vous le voyez je suis prêt à toutes les aventures pour secouer le cocotier et donner des démangeaisons aux hygiénistes…

Qu’en pensez-vous chers « amicalistes » que vous soyez cyclistes ou non ?

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 3 juillet 2009

 Les médias s’enflamment vite : Dany le Rouge devenu vert, longtemps symbole de ce mai vilipendé en haut lieu comme le marqueur de la permissivité mère de toutes les tares et dérives de notre époque, par la grâce d’un score historique de la mouvance écolo aux européennes, est porté sur le pavois. Moqué lors de son improbable alliance avec Eva Joly et José Bové et les amis de Nicolas Hulot, le voilà chanté, encensé, invité à porter la parole d’une opposition en plein désarroi. Voilà même que sur France-Inter Thomas Legrand s’interrogeait doctement sur la survie de la notion même de parti politique. Rien que ça, les radicaux existent encore, d’ailleurs le Tapie du club Med l’avait investi pour son coup politique et JL Borloo en est aussi. Sans vouloir jouer les rabats joies lorsque Rocard mordit salement la poussière sous les coups de la liste Energie Radicale de Bernard Tapie le paysage politique n’en avait pas été transformé pour autant, même si Noël Mamère pointait déjà son tarin sur la liste. Cohn Bendit n’est pas Tapie – bon comédien comme lui, la gouaille et le foot en facteur commun – et la tendance verte, versus Home, semble bien implantée dans le paysage français.

Rassurez-vous je ne vais pas aller au-delà de mon petit édito politique qui m’a juste servi à introduire mon billet de ce matin. Je vais vous compter ma petite aventure de petit chroniqueur solitaire sur la Toile. Comme je vous l’ai déjà confié le blog est très tendance, tout le monde nous tombe dessus comme si nous étions les nouveaux gourous de l’information. Faut pas pousser pépé tout de même mais c’est ainsi. Même que, dans ma boîte électronique, une invitation émanant rien moins que de l’Agence Publicis m’invitait au lancement d’un nouveau produit [N.A !] une gamme 100% fruits le 16 juin à midi sur la Terrasse Publicis au 101 avenue des Champs Elysées. Au téléphone j’ai fait remarquer à la charmante Isabelle, « la NAttachée de presse de NA ! » que je faisais plutôt dans le jaja. Ça ne l’a pas troublé, elle m’a rétorqué : « Venez je suis de Béziers. » J’y suis allé. Bien sûr, j’entends déjà certains ironiser que si j’y suis allé c’est parce que je subodorais qu’il y aurait plein de « Nattachées de presse de NA ! ». Oui, c’est la vérité y’en avait plein, plus d’une demi douzaine, en tee-shirt blanc avec « NAttachée de presse de NA ! » floqué en noir dessus. D’ailleurs, tout dans le lieu était épuré, blanc, très santé, chez Publicis z’ont les moyens de recevoir les journalistes.

De ce côté-là z’étaient tous là, plutôt des femmes rubrique conso-santé-forme, très soucieuses de nos corps et de ceux de nos enfants. À l’accueil, comme y trouvait pas mon nom, j’ai feuilleté le listing des invités avec l’hôtesse,  et j’ai pu voir que c’était le bottin, je n’ai pas écrit le gratin, des médias écrits, parlés et télévisés. Moi j’étais en liste complémentaire comme le cousin de la campagne qu’on rajoute au crayon de papier au dernier moment. Bien accueilli le gars de la Mothe-Achard, prévenantes les « Nattachées de presse de NA ! ». J’ai goûté le produit sous sa forme liquide : la pêche, bon, désaltérant. Comme j’avais un autre truc à faire du côté de la Gare du Nord et que même chez Publicis quand c’est écrit à midi ça commence tout juste à la demi j’ai demandé à une charmante « NAttachée de presse de NA ! », pas son numéro de téléphone bande de canaillous, si, comme j’étais « un homme très occupé » je pouvais m’éclipser avec le dossier de presse sous le bras. La « NAttachée de presse de NA ! » s’est excusée de ce retard bien français et m’a dit que j’avais droit à un petit coffret. Je l’ai remercié et, devant les yeux éberlués des hôtesses je suis reparti sitôt arrivé.

Qu’est-ce qu’y dit ce dossier de presse (lisez c’est instructif) :

À l’heure où :

-         89% des Français sont convaincus du lien entre alimentation et santé,

-         L’obésité et le surpoids sont des problématiques de santé publique,

-         80 % des Français connaissent le message « 5 fruits et légumes »,

-         mais seulement 26% d’entre eux respectent cette recommandation.

Parce que :

-         On NAdore les péchés mignons, les gourmandises,

-         On NA aussi envie de Naturel, de produits sains…

-         On NA pas toujours des fruits sous la main.

[N.A ! *] dit NON : aux sucres ajoutés, aux colorants artificiels, aux arômes artificiels, aux édulcorants de synthèse, aux conservateurs, aux procédés de fabrication chimiques.

Un esprit gourmand dans un corps sain !

Faut-il nécessairement se faire du mal pour se faire du bien ? [N.A ! *] répond NON !

Mise au point avec la participation active de la nutritionniste Béatrice de Reynal, [N.A ! *] est une gourmandise autorisée qui contient des éléments essentiels pour le corps et rien de superflu ! Sans sucres ajoutés, ni graisses, [N.A ! *] participe à une alimentation gourmande et saine.

[N.A ! *] le fruit in ze pocket !

Ces petites merveilles vont se retrouver disponible en GMS, en devant de caisse et dans les réseaux de proximité (pétroliers, épiceries, boulangeries)…

-         les pépites : 30 g prix conseillé 1,59 euros

-         les barres doubles : 2x15 g prix conseillé 1,75 euros

-         les barres simples : 15 g prix conseillé 1 euro

 

Je ne sais si ce nouveau produit va faire un malheur car les plus beaux lancements ne sont pas forcément gage de la réussite mais si ça marche la marge sera bonne et le goût de fruit pèsera son prix au kg dans le porte-monnaie des mamans de nos enfants ou petits enfants.

Je fais un calcul, grosse maille, étant entendu que le prix du fruit brut servant de comparaison n’est pas identique pour le transformateur qui s’approvisionne en direct production (je ne sais où d’ailleurs) que celui payé par nous chez le marchand de fruits.

Puisqu’il faut, selon le dossier de presse, 800 g de fruits frais pour élaborer 100 grammes de produit fini à 4 euros le kg de fruits frais par exemple nous aurons donc :

-         un coût de revient au gramme du produit fini brut qui sera de : 0, 005 euro soit 0,5 euros les 100g et 5 euros le kg.

Alors que, ramené au gramme, le produit fini acheté par le consommateur est de 0,053 euros soit 5,3 euros les 100 g et 53 euros le kg.

Oui mais les nutritionnistes vont me rétorquer que c’est du fructose naturel que les chères têtes blondes vont grignoter debout dans la cour de l’école et les vendeurs vont souligner que c’est plus commode à transporter dans un cartable qu’un abricot mûr, une poignée de mûres ou des barquettes de fraises. J’en conviens mais, n’en déplaise à mes chères « Nattachées de presse de NA ! » 53 euros le kg soit presque 350 patates ça fait lourd dans le cartable et, après avoir grignoté ces petites choses, je ne suis pas sûr qu’à la maison ils se ruent sur les fruits frais vus que ceux-ci, grâce à nos amis de la GD, sont pour les pêches par exemple dans le genre consistance boule de pétanque…

Après ce que je viens d’écrire je ne suis pas sûr que les Nattachées de presse de Publicis vont me convier de nouveau à un de leur pince-fesses chic mais j’attends avec curiosité de lire les rubriques des news-magasines pour voir comment ce beau dossier de presse sera digéré par tout ce petit monde affairé. Enfin, sans vouloir jouer le donneur de leçons mais il est tout de même étonnant de constater, qu’au non d’un retour au naturel, du manger, bouger, les « nutritionnistes » promotionnent des produits qui sont loin de l’état nature dont le bilan carbone ne doit pas être top : extraire de l’eau ça mobilise des calories.

 

QUESTION N°3 : C

 

-         comme C.A.C, déclinez les initiales de cet organisme que j’ai qualifié de croskill des AOC.

-         comme Carrefour, quel le patronyme et le prénom du dernier né du Mammouth endormi de la GD ?

-         comme Croix, quel le nom du château de l’Appellation Pomerol qui s’est vu attribuer l’Oscar du meilleur second rôle pour son millésime 2006 par mon jury de dégustation ?

Le concours continue lundi. Vous pouvez vous reporter à la Wine News N°57 pour les 2 premières questions...
 

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 2 juillet 2009

 

Non, non je n’ai pas dès le matin abusé de la dive bouteille, mon orthographe parfois défaillant, comme se plaît à le remarquer un de mes lecteurs belges, n’a pas dérapé. Le i grec donne à l’ivresse encore plus de volupté. La phrase, entre guillemets, qui me sert de titre est tirée des Essais de Montaigne livre II, chap. II. Avant d’aller plus avant sur un sujet qui peut, de prime abord, paraître « sanitairement incorrect » je vous livre la citation complète de Michel Eyquem de Montaigne, issu d'une famille de négociants bordelais, anoblie deux générations auparavant, dont la statue en marbre blanc, trône sur l’esplanade des Quinconces à Bordeaux.

« Platon défend aux enfants de boire vin avant dix-huit ans et avant quarante de s’enyvrer ; mais à ceux qui ont passé quarante, il ordonne de s’y plaire et mesler largement en leurs convives l’influence de Dionysos, ce bon dieu qui redonne aux hommes la gayeté, et la jeunesse aux vieillards, qui adoucit et amollit les passions de l’âme comme le fer s’amollit par le feu. Et en ces loix trouve telles assemblées à boire (pourvu qu’il y aie un chef de bande à les contenir et à les régler) utiles, l’yvresse estant une bonne espreuve et certaine de la nature de chacun. »

Carmen Bernand, anthropologue, professeur à l’Université Paris X exprime bien la fonction sociale de l’ivresse « Toutes les sociétés qui ont élaboré des boissons enivrantes ont cherché à transcender la réalité quotidienne par l’ivresse. Mais celle-ci a été soumise à des normes sociales qui ont prescrit les comportements des buveurs, leur participation ou leur exclusion ainsi que les moments où les beuveries pouvaient être réalisées. Les enivrements collectifs ont scandé le calendrier saisonnier et le cycle de la vie ; l’ivresse étant considérée comme un privilège, seules certaines catégories sociales ou statutaires pouvaient atteindre cet état. Bien évidemment, il n’est de règle sans transgression, mais il ressort des multiples exemples choisis dans la diversité des cultures que l’ingestion de breuvages ébrieux, parce qu’elle provoque l’égarement de la conscience, est une expérience trop dangereuse pour qu’elle soit laissée à l’arbitraire des comportements. »

Sans vouloir utiliser de raccourci, l’éternelle question posée semble bien être : « Dis-moi donc qui tu bois et je te dirais qui tu es. Mais si tu bois seul, tu n’es plus qu’un pochard, un ivrogne rejeté en marge de la société… » S’enivrer ensemble est le meilleur moyen d’inclure ou d’exclure.

L’idée de cette chronique m’est venue à la lecture de l’excellent article de Claudine Galbrun « Quand l’ivresse est devenue politiquement incorrecte » inspiré par le livre d’un historien et sociologue suisse, Gabriel Bender, « Ivresse, entre plaisir et discipline ». Celui-ci, qui apprécie le vin, se garde « d’attribuer à l’ivresse les louanges qu’elle ne mérite pas » elle serait tout au plus « une révolte désordonnée, éphémère et pathétique contre le statut d’homme. » Mais bien plus que la fonction de l’ivresse ce que Bender aborde avec pertinence ce sont les codes sociaux qui l’encadrent et délimitent les risques. À juste titre, il fait remarquer qu’il est difficile de raisonner une passion – ce que je conteste en dehors de l’amour – mais qu’il y a un fossé entre la cuite et le phénomène d’accoutumance. Ce sont les moments de consommation qui dictent les règles, est en danger celui « qui boit en dehors des usages sociaux ».

À propos du binge drinking il souligne à juste titre : « Personne ne songe à se demander pourquoi ces jeunes boivent. Pourtant la réponse est évidente : parce que la sortie de l’enfance est douloureuse, qu’ils sont seuls. Et ce n’est pas en choisissant la voie de la répression que les choses changeront. Plus celle-ci augmente et plus la consommation d’alcool devient secrète et anarchique et donc dangereuse. »

Sur le discours de modération Bender prend aussi tout le monde à contre-pied : « Quelque chose toutefois a considérablement changé. Le milieu œnologiques ont adopté le même discours que ceux que j’appelle les préventologues, un discours entièrement basé sur la discipline. Les sommeliers capables de reconnaître en une seule dégustation u terroir, un cépage, un millésime sont présentés comme des bêtes sportives. Ils s’entraînent, ne mangent ni trop salé, ni trop poivré. Une vraie discipline pour courir le marathon. Et leur savoir, porteur d’une très grande violence symbolique, fascine et intimide. Quand aux œnologues, ils organisent des cours et sont de ce fait eux aussi entrés dans la discipline, en prenant bien soin d’évacuer toute notion d’ivresse. Un discours d’esthète a supplanté le discours bachique, réduisant même le vin au statut de condiment d’un repas. On est entré dans une société de la norme et du contrôle. Les concours de poésie ont été remplacés par des concours d’orthographe. »

Là où je rejoins totalement Bender c’est que tout le discours des esthètes du vin passe largement au-dessus de la tête du consommateur moyen. Si nous souhaitons que le vin retrouve une place dans l’imaginaire de nos sociétés urbaines il nous faudra le rendre à nouveau populaire et, comme chacun sait, c’est une tâche malaisée que de s’adresser au plus grand nombre car « on si bien entre soi » pour se conforter, se chamailler de chapelle à chapelle, entretenir son petit fond de commerce. Comme me le faisait remarquer un de mes collègues pour me provoquer, moi étiqueté « homme de gauche », le problème de la démocratisation c’est la promiscuité, les papiers gras sur les plages, la foule dans les musées, les bouchons sur les routes, les avions et les TGV pleins au ras bord… Nos petits copains d’en face, eux, l’ont bien compris, c’est sur les grandes peurs de l’opinion publique qu’ils s’appuient pour développer le discours des facteurs de risques et agiter le principe de précaution. Alors, reste le seul antidote c’est le bien vivre où, sans risque d’addiction, entre amis, en famille, se donner de la gaité, rire un bon coup en buvant de bons coups, se lâcher, égaie un quotidien bien gris. Moi qui adore danser le rock jamais je l’ai aussi bien dansé qu’avec un petit coup dans le nez…

Merci à Claudine Galbrun membre de l’Amicale des Bons Vivants à laquelle vous pouvez adhérer même pendant l’été : voir la Wine News N°48 en haut à droite du blog c’est gratuit et gage de convivialité. Ouvrez vos portes et fenêtres les amis, laissez entrer le soleil, vos amis, buvez de bons coups et venez nous joindre à nous.

QUESTION N°2 : B

 

-         comme Baco, quelle AOC française conserve dans son encépagement cet hybride ?

-         comme Bizeul Hervé, hormis d’être tous les deux des blogueurs émérites, dans quel annuaire national à la couverture rouge nous retrouvons-nous classés à la lettre B.

-         comme Bordeaux fête le vin en quelle année s'est déroulée la première édition de cette manifestation ? 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 1 juillet 2009

Juillet, le mois où j’engrange une année de plus chaque année, le mois où mon saint patron, le Jacques de Compostelle, est inscrit au calendrier, le mois des flonflons et des feux d’artifice de la fête nationale, le mois des juillettistes moins célèbres que les aoûtiens, un mois donc où certains d’entre nous vont faire relâche, chausser leurs tongs, enfiler leurs shorts, oser le Marcel, exhiber leurs Ray Ban, se pavaner coiffé d’un panama, nager, boire des petits vins sous la tonnelle, s’offrir des méridiennes d’enfer, lire mes petites chroniques en prenant son petit-déjeuner aux premières heures du jour…

 

Comme je me suis autoproclamé Secrétaire Perpétuel de l’Amicale du Bien Vivre dites Amicale des Bons Vivants je ne puis que tenir compte de cette réalité et vous proposer de vous adonner aux délices d’un petit concours d’été baptisé bien sûr, car je ne recule devant aucune outrance, le Grand Concours de l’été de Vin&Cie.

 

Ce concours aura pour fil directeur l’abécédaire : chaque jour je déclinerai des questions sur la base d’une lettre de l’alphabet. Les réponses, pour la plupart, seront contenues dans mes chroniques du passé. Une occasion comme une autre de les lire ou les relire pour vous y référer. Pour ce faire il suffit de consulter les Archives ou cliquer sur le lien liste complète des Articles.

 

L’ensemble des questions sera, au fur et à mesure, regroupé dans le N°57 des Wine News, ainsi vous pourrez à tout moment vous y référer si vous avez zappé une chronique.

Comme tout concours qui se respecte Le Grand Concours de l’été de Vin&Cie sera doté de prix. Des belles boutanches, bien sûr, mais pour la beauté du geste je n’en révèlerai la liste que lorsque j’aurai engrangé vos réponses.

 

Bonne pioche à tous ! Pour répondre merci d’utiliser soit la rubrique CONTACT au bas du blog ou mon adresse e-mail berthomeau@gmail.com

 

QUESTION N°1 : A

 

-         comme ABV : Amicale du Bien Vivre, ces 3 initiales sont, à l’origine, celles d’un groupe de produits, lequel ?

-         comme Olivier Ameisen : quel le nom du médicament générique avec lequel il s’est guéri de son alcoolisme ?

-         comme Aramon : un jeune vigneron sur les hautes terres de Comberousse vinifie un Aramon en rosé : quel est le nom de baptême de sa cuvée ?

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 30 juin 2009

Nous les Bons Vivants sommes, comme tous les bons français de toutes nos belles provinces réunies, jamais à l’heure et gentiment bordéliques alors mieux vaut que nous laissions la discipline, qui fait la force des armées, aux militaires et l’exactitude aux rois. Bref, mardi 23 juin, à midi, rendez-vous était pris face à la librairie Mollat au centre du Hall 1 de Vinexpo pour nous assembler afin de trinquer au bien vivre. Les détails d’intendance vous lasseraient alors venons-en aux faits : une belle poignée d’entre-nous s’est retrouvée sur le stand des amis de Sieur d’Arques, Pierre et Alain, amicalistes de la première heure pour faire péter les bouchons de 1ière Bulle de Blanquette avec tout ce qui va avec. Merci aussi à tous ceux, coincés sur leur stand comme Erwan, Miren et bien d'autres, ou  plongés dans des dégustations qui ont oublié l'heure, où notre reine Margot tant demandé, qui étaient de tout cœur avec nous.

La fête fut belle et joyeuse. En voici les photos. Elles témoignent que le Bien Vivre n’est pas un vainc mot à l’Amicale des Bons Vivants. Nous retrouverons d’autres occasions. Nous twitterons. Nous pique-niquerons à Paris, à Bruxelles, à Londres, à Montréal, à Losse-en-Gelaisse, à Nouillorc… Bref nous serons les pieds de cuve du plus formidable réseau citoyen (il faut toujours savoir rêver pour soulever les montagnes de l’indifférence) jamais connu dans nos vieilles contrées où, partager le pain et le sel, en trinquant, reste la base du partage et de la convivialité.

Merci au beau noyau de Bons Vivants de cette première.

Pour les autres un petit coucou au bas de cette chronique réchaufferait nos cœurs et nos âmes de Bons Vivants.

 

Merci à Olivier de www.ochato.com  pour les photos.

Merci à P. Masson pour la belle bouteille qu’il a apporté un Pouilly-Fuissé "Cuvée  Prestige" 2007 du domaine Nadine Ferrand à Solutré-Pouilly (71960)C'est une talentueuse vigneronne et une bonne-vivante.
Tél : 0609051974 - Email :
ferrand.nadine@club-internet.fr
Merci aux 3 éminents représentants d’Embres&Castelmaure : Patrick, Roger, Vincent pour leur magnum d’Antidépresseur.

Merci une nouvelle fois aux amis de Sieur d’Arques www.sieurdarques.com  pour leur accueil toujours aussi chaleureux.

L'adhésion à l'Amicale du Bien Vivre dites des Bons Vivants est ouverte en permanence, c'est gratuit, ludique, c'est le premier geste qui sauve face à la sinistrose des prohibionnistes. Il vous suffit de m'envoyer votre adhésion à mon adresse berthomeau@gmail.com pour faire parti de ce grand et beau réseau citoyen dont vous pouvez lire la charte en rubrique Wine News N°48 en haut à droite du blog.
Faites adhérer vos proches, vos amis, vos relations professionnelles à cette juste cause, notre nombre et notre détermination joyeuse fera la différence dans le futur.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 29 juin 2009

 

D’un côté : le faiseur de Vin, Olivier Dauga, né dans les vignes, sa carrure de rugbyman, ses lunettes, ses santiags, un style qui décoiffe l’establishment bordelais, une philosophie fondée sur l’harmonie entre terroir, raisin et la personnalité du propriétaire, une conception de l’environnement du produit résolument moderne pour toucher le consommateur, un vision très haute-couture par le sens du détail, une passion de l’excellence, des aphorismes percutants « la plus grande bouteille est celle qui se boit. »

 

De l’autre : le terroiriste de Rhône Valley, Michel Tardieu, Luberonais pur jus, son sourire, sa rondeur, sa modestie : « j’ai appris le vin lorsque j’étais chauffeur d’hommes politiques du gouvernement français en les conduisant autour de la vallée du Rhône » autodidacte donc, un éleveur-assembleur de vins qu’il aime structurés, colorés, soyeux, racontant leur terroir : Condrieu, Châteauneuf-du-Pape, Hermitage…, l’ homme de la cuvée C n°3 de mes amis d’Embres&Castelmaure, une réputation d’excellence.

 

Une première rencontre, la leur, un déjeuner chez Guy Samutt à Lourmarin, en 5 minutes ils se comprenaient, le courant passait, une belle osmose entre deux passionnés, complémentarité des talents, un vrai couple de terroiristes était né pour se lancer dans de nouvelles aventures. Encore fallait-il trouver une terre d’aventure ? Ce fut la seconde rencontre, grâce à J.Ch Meyrou, à l’Envers du décor, à St Emilion, avec Sylvie Richert du Château Vieux Pourret un Saint Emilion Grand Cru, le seul vignoble labellisé Demeter dans l’appellation Saint-Emilion Grand Cru. Olivier Dauga, par sa proximité géographique suit le raisin et la vinification, alors que Michel Tardieu prend en main l’élevage.

 

Château Vieux-Pourret c’est 6 hectares de vignes d’un âge moyen de 35 ans, 80% de merlot et 20% de Cabernet franc, conduites en biodynamie (Bernard je sais que je vous énerve mais…) vendanges manuelles, triées au panier et sur table de tri, vinification sur la base d’une sélection parcellaire dans de petites cuves de 25 à 30 hl. Fermentation à basse température et extractions douces. La cuvée 2008, baptisée DIXIT, que j’ai dégusté, est à la hauteur des ambitions de ses auteurs : le vin est élégant, soyeux, fin, sur le fruit, avec un goût de revenez-y qui augure bien de la montée en puissance vers l’excellence de Château Vieux Pourret.

 

Et pour la suite une question : " l’expérience est-elle à renouveler ? "

 

Réponse de Michel Tardieu : pourquoi pas, dans ce genre d’aventure il faut savoir gérer les ego…

 

Réponse d’Olivier Dauga : s’il y a un  1ier Cru candidat !

" C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas."

 

Victor Hugo

 

affaire à suivre prochainement...
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 28 juin 2009

 

Mon entreprise de séduction, même discrète, n’était pas dépourvue de risques eut égard au caractère ombrageux du compagnon corse d’Yvette. Curieusement, mes bonnes manières, ma distance, mes propos très mesurés, mes silences aussi, semblaient le rassurer et, à aucun moment, il ne décela le trouble de sa concubine. Raymond, en bon allié, ne ménageait pas ces efforts pour le distraire et, à ma grande surprise, Marie-Églantine, elle aussi, mettait tout en œuvre pour que sa mère tombât dans mes bras. Dès le début du repas elle avait annoncé la couleur : « après le dessert je sors… » et surtout elle avait convaincu son « beau-père », vu l’heure tardive, de lui servir de chauffeur. Cette annonce et cet accord, même si je n’y avais pas été sensible sur le moment, avaient placé Yvette dans une situation idéale pour parvenir à ses fins. La fenêtre de tir, si je puis m’exprimer ainsi, serait ouverte dans des conditions idéales et pour un temps suffisamment long. À chaque fois qu’Yvette se levait pour vaquer à ses devoirs de maîtresse de maison, et surtout lorsqu’elle se rasseyait, le frôlement de ses jambes contre les miennes ne me laissait aucun doute sur la suite des évènements. Stoïque je lançais à Raymond des regards résignés qui manifestement le mettaient en joie. Alors que nous dégustions notre part d’omelette norvégienne sous la véranda, avant de prendre congé, Marie-Églantine vint me claquer deux bises sur les joues et en profiter pour me susurrer « Bon courage… »

Ce qui m’excitait le plus dans la situation c’était de voir comment Yvette allait me prendre d’assaut. Le départ de son cher et tendre déblayait certes le terrain mais restaient les autres invités, deux collègues d’Yvette flanquées de leur mari et un de leur voisin célibataire qui ne pensait qu’à bouffer et picoler. Ce fut du grand art. Le premier acte fut bref mais violent : le temps d’un aller-retour à la cuisine où elle m’avait demandé de l’accompagner pour, dixit, « l’aider à faire du café… » L’assemblée n’y trouva rien à redire et nous laissa filer. Le dos appuyé à la porte du frigo je la laissais faire. Lorsque nous revîmes, comme si de rien n’était, elle portant le café, moi le plateau avec les tasses, nul se soucia de notre état, le mien surtout. Naïvement je pensais que nous resterions-là. Que nenni, le second acte me tomba dessus sans que je n’y prenne garde. Yvette décrétait qu’elle avait envie de danser. Raymond se transformait illico en disc-jockey. Ce salaud embrayait en direct sur Procol Harum. Sans aucune gêne Yvette sortait le grand jeu du slow et sollicitait très vite mes lèvres. J’étais mal mais je cédais. Manifestement il n’y avait que moi qui m’offusquais. Les petits bourgeois tiraient les dividendes de la « libération sexuelle » des soixante-huitards.

Le dernier acte, à l’heure du départ, vit mon atterrissage en détresse sur le ventre. Mon orgueil de mâle en fut certes blessé mais la suite des évènements versa sur lui beaucoup de douceurs. La séquence me prit de court, alors que je pensais basculer Yvette sur le capot de la 403 de Raymond, une Yvette me confiant qu’elle adorait qu’on l’appela Ava dans les désordres de l’amour, elle me repoussait, glaciale, et sans détour, exigeait de moi que je devienne l’instrument de ses amis du cabinet du Ministre de l’Equipement et du logement, plus précisément de son amant, Charles-Henri de Bourson. J’aurais pu l’envoyer au pelotte en lui rétorquant que ses exigences elle n’avait qu’à se les mettre dans sa petite culotte ; qu’elle n’avait aucune prise sur moi ; que j’étais déjà dans une partie de billards à bandes et que je n’allais pas en rajouter. Au lieu de cela j’acquiesçais. Pourquoi ? Je ne saurais le dire, mais ce qui est sûr c’est que la perspective de pénétrer dans le Saint des saints des pots de vin, chasse gardée des grands prédateurs constructeurs de routes, d’autoroutes et de logements, dont les noms s’étalent maintenant au sommet du CAC 40, y fut pour beaucoup. Dans la vie, les blessures d’amour-propre sont celles qui cicatrisent le plus vite sans laisser de traces. Sur l’instant je l’ignorais mais ma vie venait de prendre un virage brutal qui allait me mener tout droit à Sainte Anne.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Samedi 27 juin 2009

 

Jamais dans ma vie je n’ai passé autant de temps à Bordeaux et ses environs : pensez-donc 5 jours à crapahuter, à serrer des pinces, à signer des autographes – joke ! – à déguster, à bavasser, à interviewer, à photographier, à filmer même puisque Vin&Cie vient de se doter d’un bijou de micro-caméra HD Sony (ouais, ouais, je sais Hervé c’est Japonais fabriqué au Japon mais l’optique est Carl Zeiss), à prendre la température du patient, à transpirer donc, alors l’idée m’est venue qu’il eut fallu, dans le Hub mondial de Vinexpo, que je m’installât comme marchand de glaces, ça aurait dégagé un chiffre d'affaires d’enfer, bien plus que mes petites chroniques sur la Toile.

Je plante le décor. Avec mon chapeauté de l’ABV comme façonneur de boules, j’aurais affiché mon produit phare : « le Granité au Bordeaux » avec toutes les déclinaisons possibles :


Les couleurs
d’abord : rouge, blanc botrytisé et claret car c’est plus chic que rosé…

Les millésimes

Les bonnes notes Parker…

Les « tendus » de Jacques Merveilleux du Vignoble

Le Granité de base rouge ou blanc : Bordeaux et Bordeaux Sup ;

Le Granité des appellations :

-         en rouge : entre autres Graves, Haut-Médoc, Lalande de Pomerol, Listrac, Margaux, Médoc, Pauillac, Pomerol, Saint-Emilion, Saint-Estèphe, Saint Julien, toutes le Côtes…etc

-         en blanc botrytisé : Sauternes&Barsac, Ste Croix du Mont.

Le Granité des G.C.C. : Latour, Lafite-Rothschild, Margaux, Mouton-Rothschild, Haut-Brion, Ausone, Cheval Blanc, Pétrus et mes chouchous Pontet-Canet, Cos d’Estournel, Léoville Las Cases, Vray Croix de Gay…

Le Granité, Granité, Granité comme son nom l’indique se distingue par sa consistance grenue qui s’obtient en remuant légèrement la préparation pendant la congélation pour obtenir des flocons de glace qui font sa particularité.

Du côté ingrédients, hormis le vin et le sucre cristallisé (la dose est selon votre goût pour la sucrosité entre 50 et 170 grammes pour le poids de fruit indiqué ci-dessous) c’est simple :

-         pour le Granité rouge il faut 120 grammes de framboises fraîches pour 60cl de vin ;

-         pour le Granité Claret il faut 180 grammes (les queues) de fraises Mara des Bois pour 60cl de vin ;

-         pour le Granité Blanc botrytisé il faut 200 grammes (les noyaux) d’abricots mûrs.

La Préparation :

-         Réduire les fruits en purée en les écrasant ou en les mixant puis passer la pulpe au chinois ;

-         Verser 10 cl d’eau dans une casserole et ajouter le sucre. Faire chauffer à feu doux jusqu’à dissolution complète du sucre. Laissez bouillir le sirop 5 mn puis laissez-le refroidir. Mélangez-le ensuite avec la purée de fruit et le vin ;

-         Versez la préparation dans un récipient métallique à fond plat peu profond.

-         Faites glacer jusqu’à ce que les bords soient fermes et le centre encore liquide.

-         Remuez à la fourchette, des bords vers le centre, puis remettez la préparation au congélateur jusqu’à ce qu’elle soit presque ferme.

 

Le Service : dans un beau verre bien sûr et consommation à la petite cuillère…

Que mes amis de South of France, de Rhône Valley ou de Loire Valley ou de Burgundy, je n’ose pas citer la Provence car mon truc sent le coupage, d’Alsace, du Jura, de Savoie, du Sud-Ouest se rassurent je suis tout à fait disposé à étendre ma gamme de granité vers leurs beaux vins… Je pourrais d’ailleurs commencer mon petit commerce lors du prochain VINISUD…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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