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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:00
En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.
En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.
En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.

Le dimanche 23 août un très violent orage s’est abattu sur Montpellier et ses environs. Il a causé de gros dégâts et endommagé tous les accès à la nouvelle cave en finition de notre chère vigneronne Catherine Bernard sur la commune de Restinclières.

 

Toujours vaillante et déterminée Catherine, avec son humour habituel, nous écrit:

 

« Les pompiers ont pompé.

 


Une entreprise de terrassement et de maçonnerie est à l'œuvre.

 


Le processus d'indemnisation est en cours (Restinclières sera probablement classé catastrophe naturelle), mais pas abouti et sera compliqué et long.

 


Les banquiers suivent.

 


Nicolas, revenu de Bourgogne, l'équipe de vinification et des amis, nous nous attelons à en refaire une cave pour rentrer la vendange.

 


L’ampleur des dommages est la rencontre de trois facteurs : la violence même de la pluie et du vent (224mm en 6 heures), le fait que la cave n’était pas tout à fait achevée (les gouttières n’étaient pas posées, la terre fraîchement remblayée s’est affaissée et a provoqué des coulées de boue), et enfin une sous-estimation de l’écoulement des eaux. Ce à quoi les travaux en cours devraient remédier.



Cela aurait pu être pire, arriver pendant les vendanges, ou les barriques pleines ... »

 

Même si ça fait vieux jeu, mais c’est un fait je suis vieux, quel bel exemple de courage et d’optimisme à mettre en contrepoint de l’humeur de notre époque portée sur la morosité.

 

Merci Catherine, je suis fier de vous et je me félicite plus encore aujourd’hui d’être à vos côtés dans cette belle aventure humaine.

 

Je vous souhaite bon courage, mais je sais qu’il ne vous fait pas défaut. Sachez que nous répondrons toujours présent pour qu’au-delà de ce coup du sort votre pari qui, dès l’origine paraissait aux beaux esprits du coin, insensé, se matérialise et se pérennise.

 

Allez Catherine, haut les cœurs, bonne vendange et bonne vinification !

 

Je vous embrasse.

 

À bientôt pour partager le pain et le sel lors de l’inauguration de votre cave.

 

Votre vieil ami Jacques.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 06:00
L’irruption de la chimie dans la vigne alsacienne par M.Burger : la naissance de la « viticulture moderne »

C’était au temps je récitais la liste des départements avec la préfecture et les sous-préfectures et de ce temps-là seul le Bas-Rhin est resté bas. Les autres les Basses-Pyrénées et les Basses-Alpes n’ont pas supportés l’outrage ils se sont rebaptisés : Pyrénées-Atlantiques et Alpes-de-Haute-Provence. La Haute-Saône, comme le Haut-Rhin sont restés hauts, mais les inférieures : Loire, Seine, Charente se sont haussées pour être : Atlantique, et Maritime.

 

Les Alsaciens sont ainsi, ils ne changent pas facilement d’avis. 

L’irruption de la chimie dans la vigne alsacienne par M.Burger : la naissance de la « viticulture moderne »
L’irruption de la chimie dans la vigne alsacienne par M.Burger : la naissance de la « viticulture moderne »
L’irruption de la chimie dans la vigne alsacienne par M.Burger : la naissance de la « viticulture moderne »
L’irruption de la chimie dans la vigne alsacienne par M.Burger : la naissance de la « viticulture moderne »

Je vais remplir PAX d’aise, d’autant plus que ce n’est pas moi qui écris.

 

Le vignoble alsacien « s’étend, avec une remarquable continuité, sur les versants des collines sous-vosgiennes qui s’alignent sur le bord faillé de la montagne, depuis le débouché de la Doller, en plaine au pont 5haut-Rhin), jusqu’à celui de la Mossige à Wasselonne, en Bas-Rhin. »

 

« Dans cette région, écrit le professeur Vélain, le vignoble a marqué dans le paysage son empreinte d’une façon aussi impérieuse qu’en Champagne, de part et d’autre d’Épernay, ainsi qu’en Bourgogne sur les « Côtes » à grands crus de beaune ou de Nuits »

 

Partout on ne voit que lui, entre les gros villages blancs à maisons serrées. Il suffit ensuite qu’une vallée s’ouvre dans la montagne pour que, à son débouché sur la plaine, la vigne en profite pour s’y infiltrer et pour étager ses belles rangées de ceps sur les flancs bien exposés au midi et face au soleil levant.

 

Elle monte jusqu’à cette altitude de cinq cents mètres, favorisée par les vents chauds descendus des Vosges qui y déterminent une douceur de température telle que les gelées printanières n’y sont plus à redouter. En sorte que, en automne, de belles journées permettent aux vignes de parvenir au degré de maturité qui les rend capables de donner des vins vifs et nerveux.

 

C’est sur les pentes marneuses que s’étagent les vignes, tandis que les crêtes de la plate-forme calcaire qui couronnent ces pentes sont couvertes de bois au milieu desquels se profilent, pittoresquement, les ruines d’anciennes demeures féodales. »

 

Nous sommes alors dans les années 20, une révolution est en marche : « la viticulture n’est plus seulement un métier. Une révolution toute scientifique s’est accomplie, de laquelle est née la viticulture moderne, moins simple que l’ancienne, qui était basée que sur l’observation et l’empirisme des périlleux essais. Les maladies de la vigne, qui n’ont jamais été si nombreuses et si dommageables, ont incliné la viticulture à se considérer comme une science. »

 

Viticulture moderne vous avez dit viticulture moderne !

 

Faites chauffer les commentaires !

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, «Hollande est tellement traumatisé qu’il ne veut plus entendre parler de « première dame »

Je suis colère car je suis un vieux con, un pauvre idiot !

 

« Casse-toi, vieux con ! » me dis-je.

 

Bienheureux ceux qui marchent sur la gueule des autres sans même s’excuser, ils sont les rois du monde.

 

Être soucieux des autres est la pire incongruité de notre époque, tout pour ma gueule, rien pour les pauvres idiots qui s’efforcent de privilégier le cœur, la sensibilité, une forme de poésie courtoise faite d’attention et de sincérité.

 

Exercer mon droit de retrait !

 

Gagner l’île de mon imaginaire, loin de tout ce qui me touche et me déglingue. Ne pas geindre, se plaindre, le corps se charge de vous rappeler que la vraie douleur se niche en lui.

 

Résister !

 

« … Se côtoyaient en lui toutes sortes de contradictions et d’anomalies, comme chacun de nous : mais il semblait courtiser les extrêmes de l’existence avec plus d’envergure que les autres. » Franck Harris dans La Bombe.

 

Le même : « La vue de son visage me coupa le souffle. C’était celui de mes rêves – même yeux sombres, même cheveux noirs, même sourcils ; le nez le plus fin, peut-être, les contours plus anguleux ; mais c’était bien la même expression volontaire et assurée ; et ses yeux d’un brun noisette étaient divins. »

 

« … ce jour-là, sa beauté provocante me parcourut les veines avec la chaleur du vin.»

 

Mais pourquoi diable les humains s’ingénient-ils à se faire du mal pour des petits riens?

 

Ma décision est irrévocable : je pars !

 

«Suzanne et le Pacifique » de Jean Giraudoux.

 

« C’était dimanche. Échangeant leurs dieux, équipages allaient entendre la messe dans les églises, et citadins aux paquebots. Je m’embarquais. Il y avait entre mon navire et le quai deux mètres d’océan incompressible et deux mètres de lumière entre l’extrême mer et l’horizon. Des voyageurs retour de Damas qui partaient pour l’Océanie regardaient avec émoi, symbole de la vie errante, des mouettes qui n’avaient jamais quitté Saint-Nazaire. Le soleil étincelait. Les flammèches et les pavillons doubles pour le jour saint battaient l’air, et de chaque élément, de chaque être aussi l’on sentait doublée l’épithète, la même épithète ; le navire était blanc, blanc ; la mer bleue, bleue. Seule, abandonnée dans le dock, parmi ses bagages, une jolie petite femme, au lieu d’être brune, brune, était brune, rose. Je lui proposai mon porteur, déchargé de ma grosse malle, et qui, de voir ces petits sacs, rapprochait déjà les bras comme un compas. »

 

Suis-je si vieux pour ne plus être aimé ?

 

Relégué dans un no man’s land antichambre de l’asile dernière case avant le retour à la terre.

 

Désolé je n’en suis pas, vous ne me piègerez pas avec vos faux-semblants, votre autisme du cœur, votre égoïsme maquillé sous vos bons sentiments, vos velléités, vos petits mecs étroits d’esprit, votre incapacité à aimer tout simplement…

 

Alors je me replie dans le silence puisque mes mots ne sont que des cendres que le vent disperse.

 

Vie privée, vie publique, la césure est une vue de l’esprit bien commode pour les puissants.

 

Nous vivons à l’étroit entre esprits étroits, le temps des grands récits qui jalonnèrent l'histoire humaine, d'Homère à Tolstoï et de Sophocle à Shakespeare, qui racontaient des mythes universels et qui transmettaient les leçons des générations passées, leçons de sagesse, fruit de l'expérience accumulée, est passé à la trappe pour croupir aux oubliettes.

 

Vive le storytelling qui parcourt le chemin en sens inverse, qui plaque sur la réalité des récits artificiels, bloque les échanges, sature l'espace symbolique de séries et de stories. Il ne raconte pas l'expérience passée, il trace les conduites et oriente les flux d'émotions. Loin des « parcours de la connaissance » que Paul Ricœur décryptait dans l'activité narrative, le storytelling met en place des engrenages narratifs, suivants lesquels les individus sont conduits à s'identifier à des modèles et à se conformer à des protocoles ».

 

«Sarkozy était cohérent avec la mutation de l’Homo politicus, de Clinton aux Etats-Unis à Berlusconi en Italie. Il a été le premier à installer en France la figure de l’homme d’Etat qui ne puise pas sa légitimité dans ses actions, son programme ou ses alliances politiques, mais dans sa crédibilité personnelle. Le petit Louis, Cécilia qui fuit à New York avec Richard Attias et revient pour la campagne de Nicolas, le divorce à l’italienne. Disneyland en Ray-Ban, «avec Carla c’est du sérieux»… «On est passé de la mise en scène de l’image de l’homme politique à des engrenages narratifs où ce dernier n’incarne plus l’autorité et la souveraineté du pouvoir, mais doit se comporter comme un bon acteur pour faire de l’audience» c’est Christian Salmon décrypteur du storytelling qui l’écrit.

 

Dans le storytelling, le dernier épisode efface les précédents.

 

«L’électeur spectateur finit par se connecter émotionnellement avec un personnage dont il prédit et critique le comportement. Pour lui, seule compte l’issue, le dénouement.»

 

François Hollande pour les besoins de cette cause « a fini par opérer une synthèse entre Ségolène Royal et Julie Gayet. La mère de ses quatre enfants sur la scène officielle et l’actrice rive gauche au plan personnel. L’une est politique et publique et l’autre pudique et privée. Après des mois d’hystérie, les Français se sont accoutumés à la présence discrète de l’actrice à l’Elysée, révélée par des photos volées dans Voici. »

 

Ségolène Royal tient sa revanche, elle triomphe de la Trierweiler répudiée en «18 mots glaçants» via un communiqué «personnel» du chef de l’Etat à l’AFP, promue ministre de l’Ecologie en avril 2014 après l’éviction de sa rivale.

 

Au côté du Président, l’ex assure «symboliquement la fonction imaginaire de « première dame » et de « vice-présidente » sans que cela coûte un centime aux Français», analyse le psychanalyste Gérard Miller dans un récent article du New York Times. Ce que Royal dément mollement : «Je ne suis pas la reine de France même si mon nom est Royal !» C’est elle qui a accueilli le pape à Strasbourg en novembre, représenté la France en Israël lors des funérailles des victimes juives de l’attentat de l’Hyper Cacher en janvier, et se tenait au côté de Hollande sur le perron de l’Elysée lors de la visite du roi et de la reine d’Espagne en juin. »

 

« Des millions d’êtres se révoltent en silence contre leur sort. Nul ne sait combien de rébellion fermentent dans la masse de vie que les gens enterrent. On suppose que les femmes sont très calmes ; mais les femmes sentent de la même façon que les hommes. Elles ont autant que leurs frères besoin d’exercice pour leurs facultés et d’un terrain pour leurs efforts ; elles souffrent d’une contrainte par trop inflexible, d’une inactivité par trop absolue comme en souffriraient les hommes ; et c’est étroitesse d’esprit chez leurs semblables plus privilégiés, de dire qu’elles devraient se borner à faire des puddings et à tricoter des chaussettes, à jouer du piano et à broder des sacs.»

 

Une chambre à soi

Virginia Woolf

CHAP.15 opération Chartrons, «Hollande est tellement traumatisé qu’il ne veut plus entendre parler de « première dame »

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 06:00
C’était au temps où Romain, dit Sylvère Maës, se baignait à la rivière en slip kangourou bleu…

L’heure est la baignade en mer.

 

Certains mâles, tannés par le soleil, s’exhibent sur la plage en slip minimalistes pour mettre en valeur leurs bijoux de famille. 

 

Selon Marc Beaugé le slip de bain, successeur de la grenouillère des années 20, est « l'apanage des « ringards » et des « malotrus », tels Christian Clavier dans Les Bronzés ou Franck Dubost dans Camping. Dévoilant trop souvent une pilosité incontrôlée et des cuisses grasses, le slip de bain suscite même aujourd’hui une quasi forme de malaise. »

 

Pour lui, il n’assure qu’une fonction technique : « tenir le paquet »

 

Obligatoire à la piscine, sur la plage le clivage se fait entre le boxer à la Jean Dujardin ou Daniel Craig et le long short des surfeurs qui n’est pas un bermuda.

 

 

Illustration de Bob London in Marc Beaugé de l'art de mal s'habiller sans le savoir 

 

Le slip, en tant que simple sous-vêtement, « apparaît dans le catalogue de Manufrance dès les premières années du XXe siècle, et il est en laine douce, conseillé « aux athlètes ».

 

« Le slip permet de stabiliser ce que la nature lassait imprudemment pendouiller : c’est donc sans équivoque, un instrument de culture, très supérieur à l’étui pénien des primitifs, qui ne traite la totalité du sujet et peut, par sa rigidité emphatique, se révéler extrêmement casse-couilles. »

 

Comme vous le voyez Jacques Gaillard traite avec doigté sa chronique sur le slip kangourou dans son charmant opus « Qu’il était beau mon meccano ! 21 leçons de choses » chez Mille et Une Nuit.

 

Avant lui régnait en maître le caleçon long en rude lainage. Les pionniers de l’Ouest américain s’y ensachaient tout comme mon pépé Louis. « John Wayne, dit-on, ne détestait pas ces unions suits… mais il céda au charme du caleçon anglo-saxon, dit « boxer », en fin coton, qui impressionna durablement les jeunes filles de chez nous à la Libération… »

 

« Mais c’est en France, semble-t-il, à troyes, que sous la marque Jil apparut le premier slip digne de ce nom, en 1927 »

 

Mais le slip kangourou, avec son ouverture horizontale, c’est Éminence qui a montré la voie en France.

 

Moi j’en portais des blancs qu’il fallait faire bouillir dans la lessiveuse pour qu’ils retrouvent leur blancheur. Les hommes de la maison en portaient des bleus, comme celui de leur tricot de corps, assortis à leur cotte de travail.

 

Chez moi, à La Mothe-Achard, Romain Guilbaud, dit Sylvère Maës, portait lui aussi des bleus et lorsqu’il se baignait à la rivière, ça pendouillait à la sortie comme pour le personnage fétiche de Reiser.

 

 

C’était au temps où Romain, dit Sylvère Maës, se baignait à la rivière en slip kangourou bleu…

Le blanc pour les cols blancs ; le bleu pour les travailleurs…

 

Dans une chronique du 12 février 2014 provocateur je titrais : « La principale cause de la chute de consommation du vin est le renoncement à la lutte des classes »

 

« Je suis sérieux comme un Pape, en effet il est loin le temps où Roland Barthes dans Mythologies célébrait le vin comme la boisson-totem des Français en notant qu’il était senti par la Nation comme un bien qui lui est propre.

 

C’était en 1957 et, avec les années 60, les fameuses Sixties, ce fut le début d’un déclin inexorable qui bien sûr n’avait rien à voir avec la fameuse loi Evin qui n’intervint que dans les années 90.

 

Au risque de choquer les âmes sensibles et prudes j’affirme que cette chute s’accompagna de l’abandon du slip kangourou et du marcel bleu qui peut se lire comme un renoncement à la lutte des classes. »

 

Lire la suite ICI et vous saurez tout sur le slip kangourou

 

La vidéo ci-dessous contient, tout à la fin, des images à voir absolument...

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:00
En dévers et contre tout, courtes chroniques d’un ramier emplumé…

Dévers : « qui n’est pas d’aplomb. »

 

Ramier : paresseux, inefficace…

 

« Bouboule passe son temps assis à la table. C'est un ramier de première. » José Giovanni Le Trou.

 

Si j’en ai le courage, pendant 3 semaines, chaque jour que Dieu fait, face à la mer, je pondrai une courte chronique sur tout et rien, au petit bonheur du matin.

 

« On peut vivre de sa plume, ça dépend où on la met. » Joséphine Baker

 

Surtout, ne me dites pas que je suis en vacances, j’y suis pour la vie, du moins ce qu’il m’en reste.

 

Je voyage en dévers et contre tout car disait Flaubert « De toutes les débauches, c’est le voyage que je préfère. »

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 06:00
« On faisait du Rudolf Steiner avant l’heure, dans ces petites fermes, qui étaient de vrais organismes autonomes » Jacques Dupin chef de culture au château Palmer…

En 1980, j’ai fait visiter le château Palmer à un groupe d’énarques, en ce temps-là Thomas Duroux était encore en culottes courtes, si tant est qu’il en eut portées. J’ai dîné, il y a un petit paquet d’années, avec Thomas chez des amis communs. Ce jeune homme, avec sa « tête d’énarque » décontracté – qualificatif antinomique avec ce que sont devenus les élèves de l’ENA – m’a séduit par son ouverture d’esprit, sa curiosité intellectuelle, sa dynamique positive. Et puis, un amoureux de la musique ne saurait être mauvais.

 

Et puis la vie s’écoula jusqu’au jour où en 2014 je découvre que Thomas déclarait «Ne plus exploiter Palmer, mais le vivre»

 

Thomas Duroux : Fin 2007 nous avons pensé avec Sabrina Pernet, qui me seconde, qu’il fallait éviter tous les produits de traitement de la pétrochimie, et au-delà, comprendre les tenants et les aboutissements d’une agriculture alternative.

 

Nous nous sommes lancés dans une expérimentation, la mise en œuvre de certains principes de Rudolf Steiner, ceux que nous comprenions. Nous hésitions entre la culture biologique et la culture biodynamique. Mais qui peut le plus peut le moins, et nous avons décidé de passer 1 ha en biodynamie. Puis 3 ha en 2009, en lisant et relisant le Cours aux Agriculteurs de Rudolf Steiner, nous être entourés des conseils de Matthieu Bouchet, le fils de François Bouchet, avoir rencontré Paul Barre (Château La Grave), Alain Moueix (Château Fonroque) et Jean-Michel Florin (Mouvement de l’Agriculture Biodynamique).

 

Petit à petit nous nous sommes mis à vivre la biodynamie d’une manière différente. En 2010 nous étions convaincus que c’était la bonne direction. Et en août de cette même année, nous avons décidé de convertir les 55 ha de Palmer. Et convaincu les propriétaires du Château que c’était la bonne décision. Qu’il n’y avait là rien de sorcier ou de magique. Il s’agissait juste de quelques grands principes, comme regarder l’endroit où nous nous trouvions de manière différente, considérer que Palmer était un tout une entité, et qu’il ne fallait plus exploiter Palmer mais le vivre. Un retour aux principes anciens. »

 

In PLUS BELLE LA VIGNE BIO 

 

Et puis, je viens de recevoir L’œil de Palmer tout de bleu vêtu, le fameux bleu de l’étiquette de Palmer. Le vieil amoureux du bleu d’Yves Klein que je suis a bien sûr été séduit mais ce qui a attiré mon œil c’est le portrait de Jacques Dupin le chef de culture du château.

« On faisait du Rudolf Steiner avant l’heure, dans ces petites fermes, qui étaient de vrais organismes autonomes » Jacques Dupin chef de culture au château Palmer…

Beau portrait d’un homme né dans l’une de ces grandes familles d’autrefois, onze enfants, sur une petite exploitation familiale de 15 ha dont 4 en vignes. Je me sens en proximité avec cet homme qui se définit ainsi sans fard « Le vin est monde de la sensualité. Je suis formaté sur l’efficacité, la pratique. Ça me demande beaucoup d’effort de m’arrêter, de contempler… »

 

Alors, avant le changement opéré par Thomas, avec les méthodes traditionnelles des « 4 façons » et les « prix-faiteurs », des gens payés à la tâche, souvent en couple, avec une répartition des taches immuables : à l’homme la taille, le palissage, les chausserons ; à la femme, l’acanage, le pliage, le levage… ce système lui convenait bien « J’étais à l’aise avec cette méthode. L’enfance continuait… »

 

Il reconnaît « qu’il a mis du temps à adhérer… Je reconnais que j’ai résisté un peu… Le changement n’est évident pour personne… Mais toute cette herbe dans les vignes… C’est vrai que j’aimais que ce soit « propre », les pieds. Je suis traditionnaliste, mes parents ne remettaient rien en cause. Ils appartenaient à une génération qui a passé son temps à se battre contre les mauvaises herbes. Peut-être se sont-ils trompés. Mon père, les premiers désherbants qu’il a utilisé, en avait-il envie ? Lui a-t-on fait croire à des intérêts qui n’étaient pas les siens ? »

 

Franchise simple qui me fait penser aux débats entre mon père et le pépé Louis son père « on a toujours eu fait comme ça… »

 

« En tant qu’être humain, il est important de moins se considérer comme des vedettes de cette planète. D’être humble face à la nature, de ne plus la voir comme un ennemi mais comme un partenaire, de tolérer quelques bestioles, de l’herbe… »

 

Alors, aujourd’hui, Jacques Dupin est même allé à une conférence de Pierre Rabhi à Pessac… Je m’intéresse de plus en plus aux questions environnementales. Même si j’ai le sentiment que ce n’est pas moi et mon travail qui vont changer le monde. »

 

Merci Thomas pour cette approche sensible et intelligente, dont devrait s’inspirer le CIVB au lieu de se braquer contre les « khmers verts ». Comme quoi il est possible de bien communiquer même lorsque l’on fait partie du gotha des GCC…

« On faisait du Rudolf Steiner avant l’heure, dans ces petites fermes, qui étaient de vrais organismes autonomes » Jacques Dupin chef de culture au château Palmer…

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:00
Le Bonheur est dans le pré, au bord  de l’océan, n’en déplaise aux pharisiens qui n’aiment pas les bobos parisiens…
Le Bonheur est dans le pré, au bord  de l’océan, n’en déplaise aux pharisiens qui n’aiment pas les bobos parisiens…

Sans pousser le bouchon trop loin, il existe sur Face de Bouc des spécialistes du « délit de faciès » qui, pour exhaler leur rancœur, pour tout et rien, vilipendent le bobo parisien, bourré de thune, bourré tout court à grandes lampées de vin nu, snob, qui bouffe bio ou dans des crèmeries qui servent la carotte au prix du caviar, qui ne savent pas s’amuser entre gros copains, qui ne savent pas bien boire bien sûr, qui ne vont pas se taper de l’andouillette locavore chez belle-maman, et j’en passe pour ne pas rallonger la sauce des sous-Blondin.

 

Qui sait où se trouve Lucinges ?

 

Moi depuis pas longtemps...

 

J’y suis allé dîner et j’y ai découvert une superbe carte de vin nu et pourtant y’a pas beaucoup de bobos dans le coin. J’y ai bien mangé et bien bu, merci petit Jésus et, en restant poli, merde aux pharisiens qui se prennent pour Blondin.

 

C’est chez Cyril & Ludyvine Marcillon 2011 route de Bellevue, 74380 Lucinges Le bonheur est dans le pré, ancienne ferme du XIXème, havre de paix entre lac et montagne.

nous

 

Voilà la carte des Vins

 

Savoie: Domaine Les vignes de Paradis (Dominique Lucas)*, Domaine Belluard*, Domaine des Ardoisières, Jacques Maillet*, Domaine l'Epervière (Julie Portaz)

 

Bugey: Yves Duport*

 

Jura: Jean François Ganevat*, Domaine Pignier*

 

Vallée de la Loire: M&S Bouchet*, Domaine de la grange Tiphaine*, François Chidaine, Sébastien Bobinet*, Frederic Mabillaud, Noëlla Morentin*, Domaine de la Tour Grise*, Le Rocher des Violettes*...

 

Vallée du Rhône: Dard & Ribo*, Château de la Selve*, Domaine du Joncier*, Natacha Chave, Domaine de la Soumade*, Domaine Gramenon*, Domaine Viret*, Thierry Allemand*, la Ferme des 7 Lunes*, Domaine de la Roche Buissière*, Domaine de Marcoux*, Domaine Chaume Arnaud, Domaine de la Grange Louiset*...

 

Languedoc Roussillon: Domaine Olivier Pithon*, Vila Symposia, Domaine Léon Barral*, Roc d'Anglade, Mas Coutelou*, Domaine Gauby, Domaine de la nouvelle donne, Domaine Clos Massotte*...

 

Bourgogne: Philippe Pacalet*, Domaine Sarnin Berrux*, Domaine Valette*, Arnaud Ente, Domaine François Lumpp, Sylvain Pataille, Jean Claude Boisset...

 

Beaujolais: Yvon Métras*

 

Alsace: Domaine Gérard Scueller*

 

Corse: Domaine Leccia

 

Provence, Nice: Domaine de Trévallon*, Domaine de Toasc, Elodie Balme*, Domaine de Lauzières*, Domaine de Fondrèche, Domaine de la Camarette, Henri Milan*, Domaine le Béates*, Domaine Turenne*

 

Champagne: Bourgeois Diaz*, Hersccher, Krug, Dom Pérignon

 

* Domaine en vin nature

 

Voilà c’est écrit et ça me fait du bien.

 

Ceci écrit avant d’aller marier Eva et Laurent j’ai eu envie d’aller voir l’Océan. J’ai bien fait le soleil était au rendez-vous et j’ai pu déjeuner dehors et dîner face à la mer dans 2 charmants établissements : Le Poisson d’Avril et les Rochers

 

Accueil jeune et sympathique, dynamique, sans chichi, où l’on dit « bon appétit » et non « bonne dégustation », nourriture d’une grande fraîcheur, excellente, bien cuisinée, prix raisonnables, reste que pour le vin la Bretagne est encore une terre de mission pour les vignerons naturistes, les cartes y sont bien classiques. Je fais passer le message à la fois aux restaurateurs et aux défricheurs de vin nu. Un peu de fantaisie avec ces belles tables ne ferait qu’ajouter au bonheur d’être face à l’Océan.

 

Merci à cette génération de faiseurs à manger, grâce à eux nous sommes encore le pays de la bonne table…

Le Poisson d'AvrilLe Poisson d'Avril
Le Poisson d'AvrilLe Poisson d'Avril

Le Poisson d'Avril

Les RochersLes Rochers
Les RochersLes Rochers

Les Rochers

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 06:00
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»

Se rendre depuis Paris en Suisse Romande c’est facile, y’a même un TGV Lyria qui pousse des pointes à 300 km devant de braves charolaises qui n’ont même plus le temps de voir le train passer. Bien sûr il est bien loin le temps du wagon-restaurant avec service en gants blancs où Pierre Jancou trempait son croissant dans son chocolat fumant.

 

Bon il faut s’habituer à compter en septante [70], octante [80] et nonante [90]. Quelques cantons de Suisse utilisent huitante au lieu d’octante. Et puis, eux ils ont toujours leur franc, nous devrions, comme au temps de l’Édit de Nantes, y expédier tous nos souverainistes, Jacques Sapir en tête lui qui bécote la fille Le Pen.

 

 

Mais y’a aussi des vignes chez nos voisins suisses, des belles en terrasses, classée par l’UNESCO, et même des naturistes, oui, oui, donc même en escapade vous voyez bien que le vin me tient.

 

Pour preuve : un bel exemple d’échange épistolaire, la correspondance ça se perd, c’est bien dommage…

 

www.24heures.ch Image: Patrick Martin

 

Le 28 août,

 

Cher Gilles Wannaz, (pour l'entendre c'est ICI)

 

Ce n’est pas par hasard que nous sommes passés devant chez vous l’après-midi du 15 août, l’un de vos vins avait séduit les jeunes gens qui nous y ont conduits. Nous pensions ne point vous trouver mais nous nous sommes pourtant arrêté et, bien nous en a pris car nous avons été accueilli par une charmante jeune femme avec chaleur et courtoisie. Elle nous a même ouvert une bouteille de Dézaley Grand Cru 2012 pour que nous goûtions.

 

Et puis vous êtes arrivé. Notre commune réserve naturelle aidant nous avons peu échangé mais de bonnes ondes ont été, elles, échangées. Pour ma part je suis peu bavard, c’est ma plume qui l’est. Il me faut ajouter que le lieu où vous vivez, où vous cultivez vos vignes, où vous élaborez vos vins, est splendide et que j’étais tout empli de ce que l’on coutume d’appeler l’esprit du lieu.

 

Et nous sommes reparti lestés de précieux flacons.

Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»

Et puis, ô surprise quelques jours ayant passés vous m’avez écrit via mon petit espace de liberté :

 

« Bonjour,

 

Ravi d'avoir croisé votre regard moi qui croise vos mots depuis des hectares...

 

Qu'entendez-vous par traitement de la vigne?

 

Comme toute porte qui s'ouvre s'offrant à un nouvel univers, la biodynamie ouvre à la réponse. Au plaisir de vous relire et au regret de ne vous avoir reconnu… mais l'écureuil a retrouvé une jolie noisette qui fait du bien.

 

Merci.

 

Gilles

 

Ça fait toujours plaisir de recevoir ce genre de message.

 

Le seul point qui m’intrigue c’est votre question à propos du traitement de la vigne.

 

Je pourrais vous répondre, à la manière de Pierre Dac dans le sketch cultissime avec Francis Blanche, que je n’entends rien par là mais ce serait céder à la facilité et je me dois d’être plus explicite.

 

Le terme traitement ne fait pas vraiment parti de mon vocabulaire pour ce qui concerne mon corps, disons, qu’autant que faire ce peu, j’en prends soin en m’alimentant sainement et en baguenaudant sur mon vélo. Ma pharmacopée personnelle se réduit à l’aspirine, je n’avale rien d’autre. Alors pour ce qui concerne le végétal comme l’animal je suis très attentif aux formes de soins que le vigneron, dans votre cas, ou l’éleveur, procure à sa vigne ou à son cheptel.

 

Pour faire simple je m’en remets à ce qui est naturel et non intrusif. Le respect de l’intégrité de son terroir et l’authenticité du vin exigent cette philosophie.

 

Je ne sais si ma réponse vous satisfera mais mon peu de goût pour la technique, et mon absence de savoir-faire, font que je ne peux guère aller au-delà de ce que je peux expliciter.

 

Comme nous n’avons fait que croiser nos regards il m’est à ce stade difficile de prétendre dire à mes lecteurs qui vous êtes. Alors, je m’en tiendrai, en attendant de mieux vous connaître lors d’une prochaine visite, à une citation.

 

« Gilles Wannaz est un explorateur qui aime repousser les frontières du possible.

 

À la tête d’un domaine cultivé en biodynamie, le vigneron vaudois multiplie les expériences pour sortir des sentiers battus. Le chasselas qui recouvre 60% de ses 4,5 hectares de vignes, est son sujet de prédilection. « Ce cépage est le bonheur et le drame de notre région estime-t-il. Dans une monoculture, il y a le risque que tout le monde fasse la même chose. Pour l’éviter je me suis lancé dans un processus de redécouverte du chasselas. »

 

Sa quête, qui s’appuie sur l’utilisation exclusive des levures indigènes pour la fermentation du raisin connaît plusieurs déclinaisons : un chasselas classique, un chasselas primeur pétillant et deux vins doux issus de techniques de vinification différentes : des « vendanges tardives et un « vin de plafond », jolie expression qui définit le séchage du raisin sur des fils suspendus sur le modèle du vin de paille du Jura ou des « vino santo » ou « passito » italiens. »

 

Voilà, cher vigneron, ce que je puis écrire pour aujourd’hui car je n’ai pas pris le temps d’ouvrir les flacons car au mois d’août Paris est vidé de mes amis et le vin ça ne se boit pas ça se partage.

 

À la revoyure, bonne vendange, bonne vinification naturelle, et avec mon meilleur souvenir et à bientôt j’espère.

 

Jacques

 

PS : pour les qui veulent tout savoir

 

- Article de David Moginier 24 heures

 

- Origine du nom Lavaux

 

« On dit Lavaux sans article et non « le » Lavaux, que l'on parle « de » Lavaux et non « du » Lavaux, de même que l'on dira « en » Lavaux et non « dans le » Lavaux. Ceci vient de l'étymologie de Lavaux. En effet, en arpitan « la vau » signifie « la vallée ». La lettre « x » a été rajoutée à la fin pour signifier que le dernier son voyelle, ici « au », doit être prononcé. Cette règle s'applique à tous les toponymes de langue arpitane »

 

 

Comme je ne vais pas faire l’intéressant en faisant accroire que je suis incollable sur le vignoble de Lavaux, pour les précédemment cités je leur conseille d’aller ICI 

Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 06:00
Bourguignon rime  avec vigneron, Bordeaux rime avec châteaux… le poids des mots…

Dans ses ouvrages baptisés Monseigneur le Vin la maison Nicolas en 1927 consacrait aux 2 B du vin français : Bordeaux et Bourgogne, deux opus :

 

  • Le Vin de Bordeaux
  •  
  • Le Vin de Bourgogne

 

Dans le premier, il n’est question que de commerce et de châteaux, pas la moindre trace de ceux qui cultivent la vigne et de ceux qui font le vin.

 

Dans le second, 4 pages et demi sont consacrées au vigneron « robuste et jovial, le regard clair et droit, la face épanouie, le teint vif… »

 

« Le vigneron bourguignon est l’enseigne de sa vigne

 

Elle exerce sur lui son influence bénigne et favorable. Elle lui donne cette rondeur, cette cordialité, cette gaieté expansive des gens que le bon vin gouverne. »

 

Qu’écrirait-on aujourd’hui ?

 

Si des plumes vives, pertinentes et impertinentes veulent s’y coller, je suis preneur…

Bourguignon rime  avec vigneron, Bordeaux rime avec châteaux… le poids des mots…
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Bourguignon rime  avec vigneron, Bordeaux rime avec châteaux… le poids des mots…

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 08:00
La cuisine naturelle compagne naturelle du vin naturel… qui se souvient de Joseph Delteil ?

L’étroitesse d’esprit qui règne en maître sur les réseaux sociaux me glace.

 

Pour exorciser cet effroi j’emprunte des chemins de traverse, loin du bruit, de la fureur journalière, du bal des ego, du mépris des autres…

 

Bienheureux ceux qui marchent sur la gueule des autres sans même s’excuser, ils sont les rois du monde.

 

Être soucieux des autres est la pire incongruité de notre époque, tout pour ma gueule, rien pour les pauvres idiots qui s’efforcent de privilégier le cœur, la sensibilité, une forme de poésie courtoise faite d’attention et de sincérité.

 

Exercer mon droit de retrait !

 

Gagner l’île de mon imaginaire, loin de tout ce qui me touche et me déglingue. Ne pas geindre, se plaindre, le corps se charge de vous rappeler que la vraie douleur se niche en lui.

 

Résister !

 

Dans une chronique du 18 septembre 2010 je notais :

 

J’aime les originaux, les gentilshommes en sabots, les francs-tireurs, ceux qui ramène la langue à l’essentiel en la dépouillant des artifices inutiles : économe, comme le petit couteau du même nom servant à éplucher les légumes, car la saveur n’est pas dans la quantité mais le peu.

 

Son titre : « La cuisine émoustille l’âme : je choisis mon pain entre cent, à des lieues, et je foule mon vin moi-même... » 

 

J’y évoquais Joseph Delteil à propos de son livre La cuisine Paléolithique.

 

Celui-ci avait préfacé le seul livre écrit en français par Henri Miller J’suis pas plus con qu’un autre 

 

« J’ai des amis du haut en bas comme le ramoneur, de toutes gueules et de toutes couleurs » déclarait l’homme de Pieusse dans l’Aude.

 

Lorsqu’il recevait aussi bien de grands écrivains comme Henry Miller que des gens de peu, il levait son verre de Blanquette, en utilisant la formule rituelle audoise au moment de trinquer :

 

« A la bonne tienne.

- Sensible.

- Mêmement. »

 

« La cuisine paléolithique, c’est la cuisine naturelle, celle qui apparut dès le commencement par pur instinct, simple appétit entre l’homme et le monde. La nature des choses. »

 

[…] « La civilisation moderne, voilà l’ennemi. C’est l’ère de la caricature, le triomphe de l’artifice. Une tentative pour remplacer l’homme en chair et en os par l’homme robot. Tout est falsifié, pollué, truqué, toute la nature est dénaturée. Voyez ces paysages métallurgiques, l’atmosphère des villes corrompue (les poumons couleur de Louvre), les airs et leurs oiseaux empestés d’insecticides, les poissons empoisonnés jusqu’au fond des océans par les déchets nucléaires, partout la levée des substances cancérigènes, la vitesse hallucinante, le tintamarre infernal, le grand affolement des nerfs, des cœurs, des âmes, à la chaîne, à la chaîne vous dis-je… »

 

[…]

 

« Quant à l’alimentation… le pain, le vrai pain est mort. Vous savez comment on dégerme, énerve, décervelle le brave blé (après quoi il reste il est vrai l’amidon, sans doute pour les lavandières du Portugal). Comment on sophistique toutes choses, à force de bromures, de carbonates de magnésie, de persulfates d’ammonium, etc. Vous consommez le lait conservé à l’aldéhyde formique, les épinards verdis au sulfate de cuivre, le jambon au borax, le vin fuschiné, etc.

 

C’est l’alimentation chimique !

 

Ils appellent ça le progrès. Mais entre l’hippopotame dans son marigot, le lézard au soleil et l’homme au fond de sa mine, où est le progrès ?

 

Il s’agit de faire front, de retrouver terre, de redevenir des sauvages, vierges de sens et d’esprit comme au premier matin…

 

À l’origine, les nourritures naturelles de l’homme sont les bêtes et les plantes de son territoire, le mammouth, le caviar, l’huître, la truffe, les insectes, les fruits…

 

Tout cela spontanément, à la fortune de l’heure. Le premier lièvre fut un lièvre brûlé dans un feu de forêt. La pomme d’Eve était un fruit, tout simplement. Le fameux rouget aux olives noires a jailli tel quel de l’écume de la mer, comme Venus.

 

L’alimentation n’est que la respiration de l’estomac, une fonction, un jeu.

 

L’homme mange comme le lion, la libellule, la dionée ou l’h²O. Les saveurs les plus ingénues, les mariages de saveurs les plus simples sont les plus parfaits.

 

A ces naïves époques, attraper un poisson était aussi important que de faire l’amour, et roupiller au soleil aussi savoureux que de lire Baudelaire. Entre la nature et la nature de l’homme il y a métabolisme exquis, entière transsubstantiation, par longueur d’onde, ambiance, osmose, sympathie, écho.

 

D’où que la nourriture a double fonction, elle répond au rêve de notre âme, comme à l’appétit de nos entrailles. Elle nourrit, mais aussi, mystérieusement, elle guérit. »

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