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Lundi 26 janvier 2015 1 26 /01 /Jan /2015 00:09

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Ai-je été de mauvaise foi dans mon compte-rendu de « la pire dégustation » de JM Quarin ?


La mauvaise foi est le fait d'affirmer quelque chose tout en sachant que cela n'est pas vrai.


« La mauvaise foi fait violence à la vérité, mais d'une manière qui en fait une espèce particulière de mensonge. Le mensonge prend la forme de la mauvaise foi lorsqu'il est refus entêté de reconnaître une évidence, quelque chose qui, manifestement, est […] Elle consiste à refuser ce qui ne peut pas l'être, en une sorte d'ultime recours contre le désagrément imposé par la réalité, la volonté opposant son entêtement à l'entêtement des faits. […] Faire preuve de mauvaise foi serait ainsi le contraire de « prendre acte », « prendre en compte », en un mot « assumer» Site philo pour tous : link

 

Foi vient du latin fides : confiance, loyauté, promesse, parole donnée. En latin chrétien c’est la notion de confiance, confiance en Dieu, mais c’est dès la fin du XIIe siècle, avec le sens de loyauté, que l’on parle de bonne foi puis plus tard de male foi qui ne se transformera qu'au XVIe siècle en mauvaise foi. La « bonne foi » désigne selon le Grand Robert, une « qualité d'une personne qui parle, agit avec une intention droite, avec la conviction d'obéir à sa conscience, d'être fidèle à ses obligations ».


Alors suis-je existentialiste à la sauce Sartre ?


Est-ce ma manière de vivre ?


Revendiquerais-je la paternité de mes actes si ces derniers sont gratifiants, et la rejetterais-je lorsqu'ils sont plutôt sources de reproches ?


Bien évidemment je suis le plus mal placé pour juger de ma bonne ou de ma mauvaise foi mais ce qui me met en joie, me fais jouir, c’est la mauvaise foi de ceux qui mettent en doute ma bonne foi.


En fait dans cette chronique c’est mon ignorance crasse qui était en cause dans la mesure où n’étant ni un dégustateur patenté, ni un « masturbateur » de vin de la LPV, et moins encore un « amateur » de vin, La Grange aux pères et Gauby Muntada connais pas. Jamais acheté et jamais bu !


Ma faute c’est d’avoir osé écrire que JM Quarin « n’aime ni les vins nature c’est son droit, ni les financiers incultes au goût du vin »


Crime de lèse-majesté que de laisser supposer que ces vins de « haute expression » selon Michel Bettane puissent être rangés dans une catégorie quisent l’étable, la bouse de vache et les pieds du fermier… pour ne rien dire de la petite culotte de la fermière  

 

Chiffon rouge !

 

Carton rouge !

 

Expulsé !


Même si j’ai lu Machiavel, approché de près le François de Jarnac, je n’attribuais là aucune filiation à ses 2 vins de « haute expression ».


En effet, je ne passe pas mon temps sur cet espace de liberté à me tripoter la nouille à propos de telle verticale ou de telle horizontale, j’y écris sur tout et rien : le vin aussi comme le chantait Bourvil pour Félicie.


Ma position d’ignorant, qui n’est pas une posture mais une réalité, je la revendique depuis toujours et nul ne pourra me coller impunément l’étiquette d’amateur de vin.


En 2008 j’ai commis une chronique « Les positions du Vin : debout, assis, couché… » link

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Voici quelques extraits :


DEBOUT

 

-         La position du buveur : position à l’origine exclusivement masculine très pratiquée dans les caves de Vendée qui s’est modernisée et un peu féminisée chez certains vignerons, dit paysans éclairés, qui ne répugnent pas d’amener au cul de la barrique leurs poteaux pour s’en jeter un ou deux derrière la cravate – façon de parler - dans des verres Duralex. Attention, ne pas confondre avec la position suivante car ici on ne recrache pas : on boit. La fonction sociale de cette position était très marquée : lieu d’échanges, où l’on se racontait des histoires, l’on concluait des affaires. Elle tend à se folkloriser pour séduire le bobo amateur d’authenticité.


 

-         La position du dégustateur : très en vogue de nos jours aussi bien chez les pros que chez les amateurs éclairés. Exige une certaine forme de résistance physique lorsqu’on la pratique dans les salons : RVF, Grand Tasting, VIF car elle peut s’apparenter à une lutte du type de celles que les femmes affectionnent au moment des soldes. Exige aussi une science consommée du crachement dans des récipients divers et variés si l’on ne veut pas se retrouver constellé de taches de vin. Exige enfin dans les salons une grande faculté de commentaires pour conforter sa position. Cette position se pratique aussi dans des quasis salles blanches, dites salles de dégustation, entre experts patentés. Chez certains vignerons ou même dans les châteaux se pratique dans la cave ou le chais, à la pipette, et il est de bon ton de reverser, ce qui reste dans le verre, dans la barrique. À noter que cette position est la position favorite des « acheteurs » mais qu’elle ne procure guère les mêmes sensations que celles éprouvées par le consommateur.


ASSIS

 

-         la position du mangeur : elle fut pendant des décennies la position majoritaire à l’image de la position dite du missionnaire pratiquée par nos pères et nos mères mais elle tend à refluer sous la poussée du grignotage, du plateau télévision ou de l’eau minérale. Dans les milieux aisés ou intellectuels, composés d’esthètes ou de gens se prétendant tels, elle tend à rejoindre la position du dégustateur dans la mesure où les convives comme les hôtes d’un dîner n’ont de cesse de faire assaut de leurs connaissances de la science du vin qu’ils qualifient à tort d’œnologique. Bien évidemment dans cette position on ne crache pas son vin dans la soupière sauf que, très souvent, l’on peut constater, à la fin de ces repas, un niveau anormalement élevé de verres pleins.

 

COUCHÉE

 

-         la position du jouisseur : a pratiquement disparue avec les banquets et les orgies romaines. Aucun indice sérieux ne laisse à penser que cette position revienne à la mode comme d’ailleurs le port de la tunique au-dessus du genou pour les hommes.

 

Allez ne nous fâchons pas comme le titrait Lautner, soyons zen autour des verres, buvons-les, dégustons-les, trouvez-moi de mauvaise foi mais comme le disait Woody Allen « Ne dites pas tant de mal de la masturbation. Après tout, c’est une façon de faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime. » Citation détournée en toute mauvaise foi dans mon titre.


Faites l’amour pas la guerre, surtout pour une histoire de vin… Si vous ne goûtez pas mes chroniques, ne vous pas mal au foie, ne les lisez pas !

 

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Fernandel - Félicie Aussi par Skyremax

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 25 janvier 2015 7 25 /01 /Jan /2015 00:09

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Émilie a attrapé la crève lors de notre marche dominicale aux étangs de Commelles. Elle se soigne toute seule, remèdes de grand-mère, avec une efficacité relative. J’en profite pour m’astreindre à une ascèse alimentaire radicale, comme un besoin de mieux maîtriser mes envies. Le feu intérieur, loin de s’apaiser, s’amplifie, me consume sans laisser de cendres. Apaisé et heureux mon goût immodéré des sensations fortes laisse la place à une patience sans limite. Ce doit être sans doute cela l’amour, celui dont on dit qu’il dure toujours. Il était temps !


Devant mes troupes assemblées je fais le point de la situation :  


L’onde de choc passée, le paysage politique chamboulé, les cartes maîtresses redistribuées c’est une nouvelle donne qui va se jouer et le petit Nicolas, condamné à se pousser du col et à jouer des coudes pour être au premier rang d'une photo historique de la marche des Grands, a bien du mal à exister. Lui, l’ex, le voilà ravalé au rang de petit patron d’un parti mal en point, coincé entre un PS qui retrouve quelques couleurs et unité, et une Marine Le Pen qui attend son heure en dépit des errements du père, de ses ultras et de la petite blondasse la Marion Maréchal nous voilà. Son passage, au 20 heures de la 2, face à un Pujadas au-dessous du niveau de l’à-plat-ventrisme, fut un fiasco lamentable, sanctionné par une audience inférieure au feuilleton « Plus belle la vie », sur France 3. Comme le note méchamment une chroniqueuse « Nicolas Sarkozy n'en finit pas de ne pas parvenir à revenir […] On est loin du pont d'Arcole et des rêves de gloire qui l'anime. Pour le moment, le chemin ressemble à une impasse dans laquelle, par impatience et précipitation, il s'est lui-même conduit. » Le voilà réduit à se retrouver « chef de guerre » des futures cantonales, dur à avaler pour notre arrogant. Pas sûr que la grande sauterelle de Carla ait beaucoup appréciée d’être trimballée, comme une vulgaire moitié, par son impérieux époux ; si en plus le pauvre doit affronter l’ironie de madame il va nous faire une jaunisse.


Comme un malheur n’arrive jamais seul, les sondeurs, qui n’aiment rien tant que d’enfoncer des clous dans les plaies d’amour-propre béantes, on refait le match, comme dirait Eugène Saccomano, entre les deux anciens ministres de l’Intérieur, sur les questions de sécurité. Nicolas et Manuel, sur ce terrain, ont tous les deux une bonne image.


1ière question d’Odoxa le sondeur pour le compte de CQFD, Le Parisien et Itélé : auquel des deux les Français font-ils le plus confiance «pour proposer des mesures efficaces pour assurer la sécurité des Français ?


Valls l’emporte d’une courte tête à 52% contre 47% pour Sarkozy, 1% des personnes interrogées ne se prononçant pas. Valls «doit sa victoire symbolique à sa meilleure performance relative auprès des supporters de son adversaire. Dans ce domaine sécuritaire, 16% des sympathisants de droite font davantage confiance à Valls qu’à Sarkozy alors que les sympathisants de gauche faisant davantage confiance à Sarkozy qu’à Valls sont moitié moins nombreux, à 8%. » note le président d’Odoxa Gaël Sliman.


Pire encore pour l'homme qui devait nettoyer « la racaille au Karcher » et qui dénonçait le glissement sémantique de Manuel Valls sur l'apartheid, se voit là aussi désapprouvé par une majorité de Français. Pour 54% des personnes interrogées, Valls a eu raison d’utiliser cette formule d’« apartheid territorial, social et ethnique ». Un chiffre qui monte à 73% chez les sympathisants de gauche, contre 40% chez ceux de droite. Le coup de grâce, qui met à mal sa stratégie fébrile et creuse, une majorité de Français jugent que Nicolas Sarkozy a eu tort de critiquer le gouvernement, selon un sondage publié vendredi soir. 73% des sympathisants de gauche donnent raison à Manuel Valls ainsi que 40% des sympathisants de droite.


Cette nouvelle donne à droite rétrécit-elle le champ de Juppé ou au contraire lui offre-t-elle un boulevard ? Difficile de répondre à chaud à cette question car deux facteurs se neutralisent : à droite la cote de Juppé reste bonne mais à gauche le regain de popularité du couple exécutif, peut-être passager, risque de freiner l’enthousiasme des sympathisants de gauche pour aller voter Juppé aux primaires de l’UMP. Nous allons faire pédale douce, rester en-dedans tout en maintenant notre travail de déstabilisation. Pour meubler, j’aborde le cas d’école d’Hervé Gaymard que j’ai bien connu au 78 rue de Varenne en 2002 « la famille avait pris ses aises dans l'hôtel particulier du ministère de l'agriculture. En condamnant quelques bureaux de fonctionnaires afin d'aménager, selon le bon goût d'un décorateur d'intérieur, des chambres pour les enfants « neuf chérubins scintillants : Thaïs... Etait-ce la cadette de Faustine ? Celle née entre Philothée et Jérôme-Aristide ? L'aînée d'Amédée, d'Eulalie, d'Angelico, de Marie-Lou et de Bérénice ? »


« Le 2 octobre, à l'émission de David Pujadas « Des paroles et des actes », il y eut la figure épanouie, oui, c'est tout à fait possible, d'Hervé Gaymard, 54 ans, dans l'axe de la caméra, derrière Alain Juppé, l'invité vedette qui a fait sensation, dans l'optique de la présidentielle de 2017. C'est une tradition française, un revenant politique devient la coqueluche des âmes tendres. Alors, pensez... Ce n'est pas le bac à sable qu'Hervé Gaymard a traversé mais le Sahara, le Kalahari et l'Arizona, d'une seule traite et sans anesthésie.


« En 2004, Chirac n'a plus qu'une idée en tête, endiguer la déferlante Sarkozy. Sauf qu'il est bien démuni depuis qu'Alain Juppé a été condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Depuis 2002, Gaymard a impressionné à l'agriculture, alors Chirac lui colle un réacteur à propulsion nucléaire sous les fesses et le bombarde à Bercy. Maintenant, Matignon se profile. Gaymard, 44 ans, c'est encore Bambi dans l'arène du cirque politique mais le couple a de l'ambition pour douze, alors il se laisse glisser dans les desseins de son mentor. Sarkozy flaire la manoeuvre à cent kilomètres. « Hervé pouvait devenir ministre de l'économie mais pas le challenger de Sarkozy. Il lui manquait le logiciel de combat », analyse Jean-François Tricaud, son ancien chef de cabinet.


A l'époque, Sarkozy est très jaloux. On lit des indiscrétions dans la presse. «Gaymard, c'est une fausse valeur », ou encore : « Des deux, Clara est la plus douée. » Gaymard a sa petite réplique : « La politique, c'est pas du cinoche. » Il faut en finir, les Sarkoboys se répandent dans les dîners en ville. On entend : vous savez quoi ? Les Gaymard louent aux frais de la princesse un appart' grand comme un terrain de foot. Oui, parfaitement. Ils sont onze. Gaymard ? Trop facile à ratatiner. »


Les Gaymard ressortent du placard par Laurent Telo du Monde link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 25 janvier 2015 7 25 /01 /Jan /2015 00:09

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C'est dimanche je suis en roue libre vous avez donc droit au service minimum


Le Malheur what it is?


Je vous propose donc ce conte chinois qui peut se poursuivre à l’infini :


«  Un paysan chinois perdit un jour son cheval.


-         Quel malheur ! dit son voisin.

-         Qu’en savez-vous ? répondit le paysan.

 

Et en effet, le fils aîné ramena outre le cheval perdu trois chevaux sauvages.

 

Le voisin dit :


-         Quel bonheur !

-         Qu’en savez-vous ? répliqua le paysan.

 

Et en effet, le fils aîné se brisa une jambe en dressant l’un des chevaux sauvages.


Le voisin dit alors :


-         Quel malheur !

-         Qu’en savez-vous ? rétorqua le paysan.

 

 

Et en effet des soldats vinrent dans le village, afin de recruter parmi les jeunes gens et le fils aîné, alité, fut épargné… »

 

(…)

 

Ray Charles by LiamMcClukkin


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 24 janvier 2015 6 24 /01 /Jan /2015 00:09

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Cher Michel Smith,


Lorsque tu écris dans ta chronique du 22 janvier des 5 du Vin « Le vin peut-il se complaire à jamais dans l’ignorance ? » :


« Ce n’est plus aussi évident de parler du vin. Du moins, c’est ce que je ressens aussi. Moi-même je suis confronté presque chaque jour à cette expérience qui fait que je doute de plus en plus de la manière dont j’écris sur le sujet. Ça ne passe plus. En dehors de quelques amoureux et professionnels, mis à part les érudits qui viennent sur notre site pour débattre entre gens de bonne famille et de bonne compagnie, entre connaisseurs, est-ce que nous avons nous un réel public, une audience ? Perso, je suis convaincu que non. Combien, parmi ceux qui nous lisent, ont-ils encore la volonté profonde d’apprendre, de découvrir, de nous accompagner dans nos dégustations, de partager notre enthousiasme comme nos déconvenues ? »

 

Ne t'offusque pas du titre Michel je l'ai pondu pour faire plaisir à un autre Michel, Bettane 


Je crois que tu as à la fois  raison et tort car nous assistons à une mutation qui n'a rien à voir avec l'éternel conflit de générations. De mon point de vue il ny a pas recul, et pas forcément de progrès, dans l’intérêt que portent ceux qui aiment le vin, ou ceux qui l’abordent en tant que néo-consommateur, à l'appétit de connaissance sur le vin. La culture du vin s'élabore différemment, loin de la pure transmission familiale, de façon multiforme et parfois surprenante. L'irruption des filles dans le milieu du vin est aussi un élément important qu'il ne faut pas traiter avec la suffisance des mecs qui savent.


Dans une chronique récente je m’expliquais à ce sujet « N’étant ni 1 amateur pointu, aigu, obtus je me contente du bouche à oreille pour choisir mon vin : vive la toile ! » link  je ne reviendrai donc pas sur mon argumentaire.


Étant l’un des créateurs des 5 du Vin – même s’il n’y a plus de trace de cette paternité partagée sur le site – je te rappelle les débats que nous avons eus sur ce sujet, vifs mais toujours amicaux. N’étant pas un professionnel de la profession je ne partageais pas votre volonté de vous cantonner dans une approche, disons classique, du vin. C’est pour cette raison que je me suis retiré et, d’une certaine façon, je le regrette, mais mon temps n’est pas extensible.


Bref, avec mes 10 ans d’expérience sur la Toile, et ma petite expérience de prof tout au long de ma carrière : de la 6e à l’enseignement supérieur, je crois que le potentiel d’intérêt sur le vin n’a pas faibli mais que l’art et la manière de le faire partager sont bien trop figés.


Eveiller l’intérêt d’un lectorat hyper-sollicité, qui, je ne le conteste pas, trop souvent, lit en diagonale sans chercher à comprendre, zappe, réagit en fonction de ses à-priori, ses idées reçues, sur des pages Face de Bouc où les commentaires sont souvent affligeants, exige une remise en cause de la manière d’aborder la fameuse culture du vin.


Depuis l’origine sur cet espace de liberté j’ai choisi d’ouvrir la focale, de ne pas me contenter d’aborder le vin pour le vin, style LPV, d’aller chercher un lectorat chez ceux pour qui le vin n’est pas l’amour de leur vie, et ils sont majoritaires. Pour la énième fois je vais évoquer ce que répondait mon pépé Louis à mémé Marie lorsque le curé en chaire pestait contre ceux qui ne venaient pas à la messe « pourquoi y nous en parle puisqu’eux ne sont pas là pour l'enetendre ? » Que du bon sens !


Faut aller au contact mes cocos ! Sortir de vos cercles forts sympathiques mais un peu vieillissants, pour fréquenter d’autres mondes. C’est mon cas, je me bouge le cul, certains me le reprochent assez, surtout lorsqu’il s’agit de charmantes et jolies jeunes filles, aller au contact pour comprendre et mieux expliquer.


Les Ignorants de Davodeau link, Mimi, Fifi & GlouGlou link Les tronches de vin sont de vrais succès de librairie et ne me dites pas que ce ne sont pas des vecteurs de la culture du vin.


Quant aux buveurs d’étiquettes, aux gus qui achètent des bouteilles au prix du caviar pour faire reluire leur statut social, ce n’est pas nouveau. J’ai été marchand de vins en 1986 à la SVF propriétaire de la vieille maison bordelaise Cruse, et j’ai livré des caisses bois bordelaises à la pelle pour les chers amis de notre actionnaire. Ce qui a changé depuis c’est l’échelle des fortunes et des prix des GCC, comme de certains crus bourguignons. Le seul qui ait voix au chapitre c’est le Bob des Amériques.


Enfin, j’éviterai, pour ne pas fâcher plus encore, de parler d’une certaine presse du vin, de prescripteurs qui sont sous la botte de leurs annonceurs, qui pratiquent sans vergogne le conflit d’intérêts en mélangeant biseness et soi-disant notations.


Dernier point, cher Michel, la catégorisation de certains consommateurs de vin pas comme les autres, au rayon de bobos parisiens par une engeance qui regrette la boucherie du village qu’elle a, comme tout le monde, fuit, me gonfle absolument. Ces nanas et ces mecs : ils boivent du vin qu’ils achètent à des cavistes ou des vignerons, se moquer grassement d’eux c’est se tirer des balles dans le pied. Tous les consommateurs, de l’acheteuse chez Franprix au pépère qui pointe depuis tout le temps chez Nicolas comme la petite nana qui achète son vin nature au Lieu du Vin du grand Philippe ou chez le Paco d’Ivry, ça se respecte. C’est le B.A.-BA du commerce ! Le client à toujours raison... ou presque...


Tu dis Michel que « pour s’en remettre, il faudra attendre une ou deux générations. Attendre qu’une société s’écroule pour mieux se reconstruire sur de nouvelles bases. Le temps de reformer des générations d’amateurs rompus à l’érudition, à la curiosité. Le temps de redonner soif à un monde aveuglé par le paraître. Le temps de privilégier la connaissance face à l’ignorance. Quand je vous disais que j’étais un éternel optimiste… »


Mais s’en remettre de quoi ?


D’un monde dévasté par les Barbares ?


Pessimiste actif je ne te suis pas tout à fait sur ce terrain, comme Alessandro Baricco je constate qu’ « On s’épuise déjà à comprendre sa petite motte de terre, on n’a donc plus guère de forces pour comprendre le reste du champ » link


Mais qui sont ces barbares ?


Les prédateurs de la Toile sans culture ni Histoire répondent les anciens dominants de la culture.


Baricco n’est pas convaincu « dans le monde où je vis (ndlr. Les intellectuels), si l’honnêteté intellectuelle est une denrée rare, l’intelligence ne l’est pas, elle. Ils ne sont pas devenus fous. Ce qu’ils voient existe. Mais ce qui existe, je n’arrive pas à le voir du même œil. »


Simple conflit de générations : « les anciens qui résistent à l’invasion des plus jeunes, le pouvoir en place qui défend ses positions en accusant les forces émergeantes » ?


Non, pour Baricco « cette fois, ça semble différent. Un duel si violent qu’il paraît nouveau. D’habitude, on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical, qui va plus en profondeur : ils sont en train de redessiner la carte. C’est peut-être déjà fait. »


« Nul déplacement de troupes, nul fils tuant le père. Mais des mutants, qui remplaçaient un paysage par un autre et y créaient leur habitat. »


Quant au monde du paraître, celui des puissants ou des autoproclamés tels, exacerbé par la mondialisation, il est le fait d’une infime minorité surexposée, et il serait temps pour le monde des sachants du vin de se retrousser les manches afin de s’adresser au populo dont tout le monde se fout, y  compris les qui se lamentent, aujourd’hui comme hier.


Bon Michel, ce n’est pas tout ça je t’invite, pour te remonter le moral, au Terrier de la rue de Ménilmontant, Le lapin Blanc, moi je tirerai le petit pignon de mon vélo de vieux bobo pour y monter, toi le vieux sage du  vin tu pourras y venir à pied, à cheval ou en voiture, référence à Noël Noël une icône culturelle de notre époque Michel, et tu verras que mes copines, pas bobo pour deux sous, ont un appétit de connaissances sur le vin inextinguible tout comme leur soif de la vie et des plaisirs…


Je t’embrasse et continue d’écrire comme sur 180°C et l’amour du vin se portera bien…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 00:09

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Comme Francis Blanche dans le sketch cultissime avec Pierre Dac, le sar rabindranath duval, je pourrais répondre du tac au tac « je n’entends rien par là ! »


Mais comme il me reste encore un zeste de sérieux je cite Michel Bettane :


« Il est à la mode aujourd'hui de détourner le sens des mots ou de l'ignorer, ce qui est moins grave, pour frapper l'opinion. Qu'entends-tu cher Jacques par vin nature quand tu appliques les mots aux deux vins à « haute expression » (voilà les mots justes) « flingués » (pas de blessure grave au demeurant) au cours de cette dégustation. » *


Ma réponse pourrait se contenter du simple constat que je n’ai rien détourné du tout, et surtout pas le sens des mots, je me suis contenté d’écrire que « JM Quarin n’aime ni les vins nature c’est son droit, ni les financiers incultes au goût du vin… ». L'humour n'est pas aussi le fort de certains balourds de la LPV mais ce ne sont que de grands amateurs de vin il ne faut pas trop leur en demander.


Comment aurais-je pu qualifier de nature 2 vins, de si haute expression qu’ils fussent,  car je n’en sais fichtre rien ?


« Pour ma part je suis très à l’aise : je n’achète ni les uns ni les autres, mon bonheur est ailleurs… »


Je ne les ai donc ni achetés, ni bus, et je ne sais donc pas de quelle chapelle ils sont ?


Mon esprit moqueur se contentait de vanner JM Quarin qui goûte que très modérément qu’un cuistre de mon espèce conteste son savoir-faire d’éminent goûteur de vin.


Passons à ce qui m’est demandé par ce cher Michel : Mais qu’est-ce donc concrètement un vin nature pour moi ?


Sur le mode ironique je pourrais lui répondre « un vin qui n’a pas l’honneur des gazettes bien comme il faut… » mais là je risquerais de me faire accuser de bashing à l’égard des guides de grands amateurs pointus, éclairés…


Sur le mode de la vie que les institutions du monde du vin font vivre à certains vignerons je pourrais aussi constater que « ce sont des vins qui sont refusés à la dégustation, des laissés pour compte qui vivent leur vie dans le monde des Vins de France… ». Le dernier cas en date étant le je suis Viré de Philippe Valette link mais, là encore, ce serait m’exposer à des sarcasmes de la part de l’establishment.


Sur le mode vachard je pourrais aligner une démonstration pleine de mauvaise foi « puisque le blogueur de l’année pour la RVF est un fou de vin nature, c’est un vin vanté par la vieille dame permanentée via Sylvie Augereau… » mais je n’irai pas jusque-là dans la mauvaise foi.


Le seul mode que je connaisse sur cet espace de liberté c’est le mode personnel, car je ne suis adepte ni de la dégustation, ni de la notation, et moins encore des commentaires qui vont avec.


Je bois.


Pour vanner Michel Smith, que je vannerai mieux demain, avec tout l’orgueil qui est mien et une fausse-modestie surjouée, je me complais depuis toujours et à jamais dans l’ignorance.


Je bois du vin, loyal et marchand qui a payé ses droits de circulation hors toute chapelle, oukase, coterie ou cercles d’initiés triés sur le volet.


Ce vin je le découvre au gré de mon baguenaudage parisien chez des cavistes, au restaurant, chez des amis ou bien lors de périples dans la France profonde des terroirs.


S’il me plaît j’y fais parfois référence dans mes chroniques ; sinon je n’en parle pas : mes goûts et, plus encore, mes dégoûts, n’ont qu’un très faible intérêt pour mes lecteurs.


Dans la palette des vins que j’achète, il se trouve des vins qui proviennent très largement de la mouvance des vignerons que l’on classe commodément dans la catégorie des vins nature. Donc, les vins nature que j’achète sont des vins que j’aime : et c’est pour moi la meilleure réponse que je puisse te donner cher Michel Bettane.


Je les reconnais comme tels, n’en tire aucune gloire personnelle, et j’assume leur choix sans avoir à me justifier.


Pour autant je n’aime pas le vin nature en général, ni tous les vins nature en particulier, j'en achète sans pratiquer un quelconque prosélytisme, ni aucune ségrégation, en réponse au bashing des détracteurs de ces vins.


Comme je l’ai souvent écrit ici je ne mêle pas mes goûts personnels à l’analyse et au regard que je porte sur le secteur du vin, et tout particulièrement à son économie.


D’ailleurs, sans trop insister là où ça fait mal, l’échantillon sur lequel les critiques de vin exercent leur art est fort restreint par rapport à la réalité de la production française. Alors les batailles picrocholines à propos des vins nature, qui ne sont que des confettis de l’empire, me semblent bien dérisoires. Il est des consommateurs pour les acheter et les boire, grand bien leur fasse et, qu’on le veuille ou non, laissons faire le temps. Rappelons-nous les bio-cons !


Quant à la dénonciation du bashing que subirait les vins de Bordeaux de la part des Languedociens, je ne vois pas ce que ma faible part de voix viendrait y faire. Mes amis bordelais, j’en ai beaucoup, sont assez grands pour se défendre, ils n’ont pas besoin d’un allié aussi encombrant que moi. Ce n’est pas le sémillant Hubert qui me démentira.


Donc ma définition, qui n’en est pas une, des vins nature, est sans doute une approche simpliste, primaire, personnelle, mais elle est en phase avec un mouvement qui déplaît car il remet en question le modèle dominant, sécurisé et correspond à une tendance qu’il serait faux de réduire comme étant portée que par une poignée de bobos urbains.


Pour autant l’acte de boire n’est pas pour moi un combat. Je n’ai que peu de goût pour les rebelles en chaise longue mais je suis attentif à ceux de nos vignerons qui doutent, se posent des questions, cherchent à sortir du prêt à produire. Leur voix porte peut, sauf médiatisation exceptionnelle, aussi bien dans les enceintes officielles que dans la presse. Certains se revendiquent du nature, du biodynamique, du bio, d’autres pas et peu me chaut, au salon rue89 du sémillant Antonin, nouvelle coqueluche de la RVF, les présents n’arboraient aucune étiquette mais proposaient des vins de cette mouvance responsable et bonne vivante. Loin des bandits-manchots du vin que dénonçait Hervé Bizeul lors d’un Tasting bordelais. link


Récemment j’ai fait mon coming-out en avouant que : « j’ai mes têtes mais je ne vous dirai pas lesquelles » link 


Il est des gens que je ne fréquente plus. Pendant très longtemps, fonction oblige, je fus un garçon fort civil et j’ai subi le voisinage d’une cotriade d’imbéciles heureux. Blogueur j’ai fait le tour de la petite planète des scribes du vin. Je n’en suis plus. Vieux monsieur indigne je ne fais que ce qui me plaît, je ne rends de compte à personne et bien évidemment je ne donne aucune leçon à qui que ce soit. Parfois je raille un chouïa des importants un peu trop voyants ou des cireurs de pompes trop obséquieux ou venimeux mais nul n’est obligé de me lire.


Je chronique chaque jour sur mon espace de liberté au gré de mes envies et de mes humeurs, ne détient aucune vérité tout en restant fidèle à ce qui m’a construit. Mes valeurs que je cherche à partager avec mes lecteurs. C’est ma vie et, j’avoue que je l’aime bien.


Et plus dure sera la chute, c’est d’autant plus vrai pour cette chronique, alors sur le mode plaisantin, qui est trop souvent le mien, j’affirme qu’un vin nature est un vin qui me va bien au teint


PS : flingués c’est au sens des Tontons Flingueurs dont les dialogues sont d’Audiard, cher Michel, on y défouraille sec avec humour et sans dégâts…


* Le commentaire de Michel Bettane sur ma chronique : « La pire dégustation de JM Quarin : la Grange des Pères et Gauby flingués mais pas si mal notés… »


« Il est à la mode aujourd'hui de détourner le sens des mots ou de l'ignorer, ce qui est moins grave, pour frapper l'opinion. Qu'entends-tu cher Jacques par vin nature quand tu appliques les mots aux deux vins à "haute expression"(voilà les mots justes) "flingués" (pas de blessure grave au demeurant) au cours de cette dégustation. Il n'y a pas que les premiers ministres ou les critiques incultes à employer le procédé, les blogueurs donneurs de leçon connaissent aussi le "truc". Par ailleurs je n'ai pas eu connaissance que tu aies mis autant de fougue à condamner le bordeaux bashing des pro Languedoc-Roussillon  lui aussi à la mode et tout aussi inculte que celui-ci ! Je ne doute point de la sincérité du compte rendu de Quarin qui m'interpelle autant que toi mais cela fait partie de notre fondamentale liberté d'expression. Et qui bien entendu peut être soumise à discussion, raillerie et blasphème! »    

 

Pompettes : Francis Blanche et Pierre Dac dans le Sar Rabin Dranath Duval Une vieille chronique de 2007 link


Ce sketch, devenu une anthologie de l'humour, a été créé par Pierre DAC et Francis BLANCHE en Janvier 1957, à l'occasion du 10ème anniversaire du music-hall "Les Trois Baudets". La version la plus fameuse sera enregistrée en 1960 à Lyon au cours de l'émission "Musicorama" de Europe N° 1. Juste avant de passer en scène, Pierre et Francis sortaient d'un gueuleton particulièrement "arrosé", d'où les fous rires et certains trous de mémoire devenus  célèbres, à écouter absolument ICI link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 00:09

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JM Quarin  annonce la couleur « Ce devait être une grande et belle soirée de dégustation des vins les plus rares et les plus chers du Languedoc Roussillon. Ce fut la pire dégustation jamais faite bouteilles achetées. »


De là à avoir titré sa CHRONIQUE 182 : QUAND LES VINS DU SUD VONT MAL il y a un pas que lui seul peut franchir, comme si ces deux domaines représentaient à eux seuls la quintessence des vins de South of France. L’inculture économique des critiques de vin est portée là à un niveau maximal.


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JM Quarin n’aime ni les vins nature c’est son droit, ni les financiers incultes au goût du vin mais alors pourquoi organiser des dégustations pour cette population qui, à Zurich, autour de la table se gaussait maladroitement ? Tant bien que mal ils essayaient de faire bonne figure, tiraillés entre la valeur financière, le dégoût suscité et la honte d'afficher socialement sa profonde méconnaissance… ».


Son attitude vis-à-vis des vins chers semble, elle, fonction de leur origine. Bordelais un jour bordelais toujours.


Je suis bien d’accord, autour de 100 euros H.T. la bouteille de la Grange au Père rouge, vin de Pays de l'Hérault et 70 euros H.T. la bouteille pour du Domaine Gauby la Muntada, c’est cher, d’autant plus qu’un consommateur ordinaire, lui, contrairement au sieur Quarin, se tape les taxes en sus. Le consumérisme n’est pas la tasse de thé de nos éminents dégustateurs.


J’adore la question de Quarin faussement naïve de JM Quarin « Pourquoi des vins si décevants peuvent-ils être si chers ? »


La réponse est d’une simplicité biblique : tout bêtement parce qu’il se trouve des consommateurs pour le payer ; ce n’est pas un scoop les GCC sont aussi dans cette position.


Objection votre Honneur : les GCC, eux, même chers sont sont rarement décevants !

 

Pas si sûr !


La déception c’est un espoir déçu, êtes-vous si sûr monsieur Quarin qu’un amateur de vin nature ne vous renvoie pas votre question en boomerang à propos des nectars chers sur lesquels vous vous extasiez ?


Pour ma part je suis très à l’aise : je n’achète ni les uns ni les autres, mon bonheur est ailleurs…


Comme chez JM Quarin on ne déguste pas à l’aveugle, ça permet à l’organisateur de faire mousser ses choix « Au milieu de ce désastre j'ai introduit l'excellent Clos Louie 2011. Ce bel Outsider a fait son effet et réintroduisant à la fois du goût, du plaisir et du « bien élaboré ». Idem pour Seguin 2007, délicieux en ce moment. Soit deux vins valant entre 15 et 25 euros la bouteille ! »


Quel homme ce JMQ !


Mais là où le bât commence à blesser c’est que les notes des 2 flingués, sauf un 9 pour le Domaine de La Grange des Pères 2011, tournent toutes autour de 14-15-16…

 

Certes, un grand amateur, ne pète que dans le 18-19 ou mieux dans les 98-99 du grand Bob, mais tout de même voilà bien une attitude caractéristique de dégustateur : on dit que c’est quasiment imbuvable, facile puisqu’on ne boit pas, on crache, et après on se permet de noter sur l’échelle 20 avec une étrange mansuétude. Bien sûr, ce n’est pas la gloire mais  La Petite Sibérie 2004 du Domaine du Clos des Fées n’a que 16 et le goûteux outsider Chante Cocotte 2010 15,75.

 

En principe, la note de dégustation n'est pas fonction du prix...


Pour le consommateur que je suis la seule note qui peut être attribuée à un vin « nez réduit, animal et feuillu. Peu agréable. Bouche ample et juteuse au départ, mais évoluant sèche après quelques secondes. Note verte dans la persistance. » c’est la note évier, le genre zéro pointé.


Titrer « les vins du Sud vont mal » avec pour échantillon « représentatif » aussi réduit  des verticales 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005 sur 2 domaines et sur la base d’une telle confusion entre commentaires de dégustation et notation, je pèse mes mots, discrédite ce type d’exercice.


Affligeant !


Jugez par vous-même :

 

1ière  série


-          Domaine de La Grange des Pères 2005 14 // 85

 

Non décanté

Couleur sombre et évoluée, d'intensité moyenne. Nez fruité et vif avec une note végétale de type feuilles froissées. Bouche caressante au départ, savoureuse, mais après le milieu la saveur devient végétale. Dommage.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2003 14 // 85


Non décanté

Couleur sombre et évoluée, d'intensité moyenne. Nez réduit, animal et feuillu. Peu agréable. Bouche ample et juteuse au départ, mais évoluant sèche après quelques secondes. Note verte dans la persistance.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2004 13 // 81


Non décanté

Couleur évoluée et moyennement intense. Nez fruité, animal et végétal. Bouche simple et verte en finale.


 

2ième  série


-          Clos Louie 2011                             16,5 // 92

 

Décanté.

Couleur sombre, intense et belle. Nez fruité, mûr, frais, pur. Bouche grasse, au toucher soyeux se développant très fruitée, juteuse, avec de l'éclat dans le goût et des tannins fins. Enfin du bon vin ! C'est délicieux et incrachable.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2011 9 //68

 

Décanté.

Couleur sombre et légèrement évoluée. Nez animal, végétal et feuillu. Bouche imbuvable tant elle est dominée par la sècheresse et le végétal.


 

-          Domaine Gauby La Muntada 2011    15 // 87

 

Décanté.

Couleur sombre, intense et belle. Nez fruité et poivré. Bouche grasse, fruitée, savoureuse, un peu animale, mais malheureusement gazeuse. C'est dommage car la saveur est bonne.


 

3ième  série


-          Domaine Gauby La Muntada 2010    16 // 90

 

Décanté

Couleur sombre, intense et belle. Beau nez mûr, frais, fruité et fumé. Jolie entrée en bouche savoureuse. Très fruité, le vin se développe parfumé, sur un toucher noble et une bonne longueur. Aucune perception gazeuse.


 

-          Chante Cocotte 2010                     15,75 // 89

 

Décanté.

Couleur intense, vive et belle. Nez fruité, frais, mûr. Note de goudron. Bouche savoureuse, grasse, très fruitée, au corps moyen. Persistance réglissée à la saveur nette. Longueur normale. Pour son premier millésime, ce vin étonnant à 100 % merlot s'en sort plutôt bien.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2010           14,5 // 86


Décanté.

Couleur intense et belle. Nez végétal. Jolie entrée en bouche, puis le vin se développe ample. Mais il se déconstruit après le milieu et finit sec.

 

 

4ième  série


-          Domaine Gauby La Muntada 2009    17 // 94

 

Décanté.

Couleur sombre, intense et belle. Beau nez frais, fruité, mûr, de fleurs, réglisse et violette. Bouche soyeuse, très parfumée et très savoureuse. Elle est légèrement gazeuse en milieu de bouche, mais le gras, l'équilibre et les nuances de réglisse et violette dans la persistance sont superbes.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2009           12 // 77

 

Décanté.

Couleur sombre, d'intensité normale et légèrement évoluée. Nez curieux. La bouche se présente végétale avec un fruité oxydé.


 

5ième  série


-          Domaine du Clos des Fées La Petite Sibérie 2007  15,75   // 89


Décanté.

Couleur intense et jeune. Nez fruité, mais avec une pointe d'acidité volatile. Suave à l'attaque et au développement, fruité, ce vin évolue agréable, mais simple en finale. J'espérais plus.


 

-          Domaine Gauby La Muntada 2008    15,5 // 88


Décanté.

Couleur évoluée d'intensité moyenne. Le nez sent le Sud. Notes d'amande et de porto. Bouche fruitée, savoureuse au départ, un peu légère et un peu granuleuse dans la persistance.


 

6ième  série


-          Domaine de La Grange des Pères 2007          14 //  85


Non décanté.

Couleur intense, belle et légèrement évoluée. Nez fruité, un brin feuillu, mais moins que d'autres millésimes. Goudron. Bouche d'abord juteuse, suave, soyeuse, mais après le milieu la saveur verte domine.


 

-          Seguin 2007                                   16 // 90


Non décanté.

Couleur intense, belle et jeune. Nez au fruité mûr. Goudron. Bouche juteuse, suave, au toucher subtil avec enfin du goût ! C'est incrachable et tout en nuances.

 

-          Domaine Gauby La Muntada 2006    13 // 81


Non décanté.

Couleur d'intensité moyenne et claire. Nez discret et parfumé comme un vin blanc sec. Certains participants lui trouvent une odeur de pomme et de cidre. La bouche a un goût de cerise, de vanille, de porto, mais malheureusement elle pétille beaucoup.


 

7ième  série


-          Domaine Gauby La Muntada 2005    15 // 87


Décanté.

Couleur d'intensité moyenne et évoluée. Nez fruité de cerise. Bouche savoureuse, fruitée, suave, mais gazeuse.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2008           15 // 87


Décanté.

Couleur sombre et intense. Nez fruité, truffé et goudronné. Pour une fois la texture est bonne et sans assèchement, mais la saveur reste verte.


 

-          Domaine de La Grange des Pères 2006           13 // 81


Décanté.

Couleur sombre et intense. Nez fruité et vif. Bouche fruitée au départ, mais évoluant sèche. Vin non construit.


 

Pendant le repas


-          Domaine Peyre Rose Clos des Cistes 2003       15,75 // 89


Décanté. Servi en magnum.

Couleur évoluée. Nez de fruits mûrs. Bouche caressante, fruitée, tendre, de corps moyen. Tannicité fondue. Finale simple. Longueur moyenne.


 

-          L'Archange 2005 (Saint-Emilion grand cru)       16 // 90


Décanté.

Couleur sombre, intense et belle. Nez de fruits mûrs. Truffé. Bouche juteuse, parfumée, grasse, savoureuse, évoluant légèrement ferme dans la persistance. Belle longueur. Attendre. Il s'agit d'une micro production (1,2 ha) élaborée par Pascal Chatonnet : 100 % merlot sur un sol argilo-sableux.


 

-          Domaine du Clos des Fées La Petite Sibérie 2004  16 // 90


Décanté.

Couleur sombre, intense et belle. Nez de fruits mûrs. Truffé. Bouche de suite ample et grasse, évoluant très fruitée, puissante, mais avec une pointe d'alcool légèrement asséchante dans la persistance. Longueur normale.

 

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Cette publication est éditée par Jean-Marc Quarin Sarl, 10 allée de Ginouilhac, Le Taillan-Médoc. France. - E-mail : jmquarin@quarin.com

Les médias et les distributeurs de vins peuvent utiliser ces notations à condition de ne pas les déformer et en citant l'origine de leur source : www.quarin.com  ainsi que son auteur : Jean-Marc Quarin (JMQ).


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Mercredi 21 janvier 2015 3 21 /01 /Jan /2015 00:09

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Je ne vais pas vous faire le coup de « je vous l’avais bien dit » mais me contenterais de rappeler que souvent je vous ai demandé de réfléchir avec le recul nécessaire.


La profondeur chère à Alessandro Baricco, tout le contraire des barbares qui ont inventé l’homme horizontal qui consacre tout son temps, son intelligence à voyager en surface, au lieu de se damner à plonger en profondeur.


Le surf, l’instant, l’absence d’effort, le flux tendu, la superfiacilité…


-          En février 2008 j’avais écrit une petite chronique à propos de La société de défiance.


C'est le titre d'un petit opus (99 pages format 14x18) qui a été élu par le magazine Lire MEILLEUR ESSAI 2007, il est sous-titré : « Comment le modèle social français s'autodétruit » il est signé par Yann Algan et Pierre Cahuc du Centre Pour La Recherche et ses Applications dirigé par un économiste dont j'apprécie les analyses Daniel Cohen.  


« Même si je ne suis pas très amateur de grandes enquêtes internationales menées par des officines spécialisées, les grandes tendances qu'elles dégagent sont significatives et donnent une grille d'analyse intéressante. Pour avoir vécu en direct, les mains dans le cambouis, le blocage des routes par les camionneurs, le « siège » de Paris par les tracteurs de la « Coordination Rurale », les exactions en tout genre des CAV, des producteurs de pomme de terre bretons, des éleveurs de moutons contre les camions anglais... Je partage largement le diagnostic avancé par les auteurs dans la seconde partie de l'ouvrage. Comme à l'accoutumé je vous livre des extraits de l'introduction pour vous inciter à lire l'ensemble.


Pourquoi les Français ne se font-ils pas confiance ? Pourquoi se méfient-ils autant de leurs voisins que des politiciens, de la Justice, ou des médias ? Et surtout quelles sont les conséquences pour notre capacité à faire société et à dégeler notre économie ?


La suite ICI link


-          La Chronique de Brice Couturier du 09.09.2014 La société de défiance


« Pourquoi les Français ne se font-ils pas confiance ? Pourquoi se méfient-ils autant de leurs voisins que des politiciens, de la Justice, ou des médias ? Et surtout quelles sont les conséquences pour notre capacité à faire société et à dégeler notre économie ?


Dans une étude devenue classique de 2007, « La société de défiance, comment le modèle social français s’autodétruit », les économistes Yann Algan et Pierre Cahuc pointaient le rapport étroit entre défiance et incivisme. La France, selon un sondage du World Values Survey est le pays où la plus forte proportion de personnes interrogées ne trouvaient « pas injustifiables de réclamer indûment des aides publiques ». Et c’est aussi l’un des trois pays où la méfiance envers les autres et les institutions est la plus élevée.


Explication : dans une société où chacun soupçonne son voisin de tirer avantage du système, chercher à en faire autant n’apparaît pas comme fautif. Quand les règles passent pour universellement tournées, ceux qui les respectent se sentent floués. Quand les simples citoyens apprennent qu’un député, voire un ministre, ne paye pas ses impôts, ils sont incités à frauder eux-mêmes. Le niveau élevé de la fraude, fiscale et sociale, dans notre pays, qui contraste avec la vertu des Scandinaves, pourtant bien taxés, eux aussi, s’explique de cette manière. »


La suite ICI link


-          « La Fabrique de la défiance... et comment s'en sortir », de Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg : le pessimisme, un mal français


Cinq ans après la sortie de leur premier livre commun, La Société de défiance (Ed. Rue d'Ulm, 2007), salué par la critique, Yann Algan et Pierre Cahuc revisitent, avec leur confrère André Zylberberg, le pessimisme français. A partir des résultats d'une série d'enquêtes internationales comme le World Values Survey ou européennes comme l'European Social Survey, et des travaux de recherche en sciences humaines les plus récents sur le capital social, les auteurs insistent sur l'ampleur du mal-être des Français, qui "grandit".


« Des informations, disséquées par des milliers de chercheurs montrent que le bien-être dépend de la qualité des relations sociales", soulignent les auteurs... Ils observent que, depuis l'après-guerre, la hausse des niveaux de vie dans les pays industrialisés ne s'est pas accompagnée d'une hausse significative du bien-être. Ce paradoxe, ils l'expliquent pour la France par la conviction que « la défiance est au cœur de notre mal » et « détruit notre lien social ». Ils décrivent une société « refermée sur elle-même » dont « la défiance par indifférence réciproque s'entretient d'elle-même ».


Comment expliquer ce travers français ? D'abord par notre école, « archétype de l'enseignement vertical ». « Nous sommes les champions de l'absence de travail en groupes », déplorent les auteurs, dont deux sont enseignants, en insistant sur le coût de ce dysfonctionnement, à savoir des résultats médiocres et des inégalités. « Nos méthodes pédagogiques et la formation de nos enseignants favorisent un élitisme forcené qui se révèle contre-productif. Y compris dans l'entreprise », écrivent-ils.


La suite ICI link 

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Mardi 20 janvier 2015 2 20 /01 /Jan /2015 00:09

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J’ai bien connu Laurent, ses chaussons*, ses croissants, du côté de la Place du Panthéon vu que Tonton nous avait fait don, en 1984, du plus jeune Premier Ministre qu’ait connu notre vieille France sous la Ve République. L’homme du fameux congrès de Metz : le deuxième jour, le samedi 7 avril 1979, à midi, le jeune député mitterrandiste monta à la tribune, 32 ans, énarque ayant choisi le Conseil d’État, parfait dans le rôle du tonton flingueur de Mitterrand en matière économique, là où le Tonton ne touchait pas une bille face à Rocard, lâcha une formule qui se voulait assassine : «Entre le Plan et le marché, il y a nous, le socialisme ! ».


Bon il ne reste plus que le marché Laurent ça vaut bien un coup de Blanc 


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> Congrès de Metz, 1979. Fabius, Jospin, Quilès, Mitterrand

 

ses pantoufles


« Lui c'est lui, moi c'est moi » sacré Laurent un vrai rebelle 


Le long parcours de Laurent dans le marigot politique ne fut pas un long fleuve tranquille, et je ne vais pas m’échiner à vous le décrire par le menu car je ne serais pas forcément objectif même si je l’ai toujours défendu à propos d’une triste affaire que tout le monde ou presque a oubliée.


Bon le Laurent, dans son nouveau job du côté du Quai, il assure et il rassure avec son côté vieux briscard revenu de tout ou presque mais de là à accepter de se faire couronner comme l’Homme de l’Année du Vin de France j’en suis resté comme deux ronds de flan. Après la moto dans le Gers, où le « bonheur est dans le pré », Lolo fait son coming-out « il boit peu mais aime le bon vin et avoue un petit faible pour le Bordeaux… » link


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Laurent vraiment j’ai beaucoup aimé ta photo, où tu tiens élégamment ton diplôme, aux côtés de mon grand ami Jean-Paul Lubot link, qui est bien sûr Charlie tout en blacklistant le petit blogueur que je suis pour délit d’irrévérence. J’avais pourtant reçu les excuses de sa patronne madame Evelyne PROUVOST du groupe Marie-Claire, mais ce vaillant défenseur de la liberté de la presse a oublié que « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur. »


J’espère mon cher Laurent que tu as apprécié à sa juste valeur révolutionnaire le discours d’un jeune blogueur rebelle bien comme il faut, très j’aime les petits vignerons artisans, ça t’aura rappelé tes jeunes années où tu chevauchais, à 23 ans, un fier destrier pour l’émission de télé populaire « La Tête et les Jambes » avec Pierre BELLEMARE et Jean Paul ROULAND.

 

Un sans-faute c’est Antoine Gerbelle qui va être content.

 

Très belle coiffure à cette époque Laurent... un petit côté VGE... je peux te charrier car le Che nous a fait le coup de Rocard  d'Estaing...  

 

Attention les vidéo de l'INA se déclenchent dès l'ouverture de cette chronique : clouer leur le bec avant de lire et ensuite visionnez-les 


 


Laurent Fabius : "Il faut être fiers du vin" par larevueduvindefrance

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Lundi 19 janvier 2015 1 19 /01 /Jan /2015 00:09

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Brève chronique, votre Taulier voyage.


Pour faire le pendant à ma chronique de samedi  dernier  « Le vin hollywoodien selon Alessandro Baricco » link voici une illustration très démonstrative.


Visionnez  la vidéo de «Winemaking and filmmaking are two of California's great art forms»   ICI link


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La biographie de Francis Ford Coppola


« Atteint à l'âge de dix ans de la poliomyélite et perdant ainsi l'usage de son bras gauche, Francis Ford Coppola apprend très vite à développer son imagination : durant sa convalescence, il met en scène des marionnettes, regarde beaucoup la télévision et réalise ses premiers films amateurs en 8mm. En 1960, il entre au département cinéma de l'UCLA (University of California, Los Angeles). Trois ans plus tard, Roger Corman lui confie la seconde équipe technique sur le tournage de The Young Racers, et lui permet par la même occasion de réaliser son premier long métrage : Dementia 13.


 

En 1966, il entre dans la compagnie Seven Arts et écrit plusieurs scénarios dont Propriété interdite de Sydney Pollack et Paris brûle-t-il ? de René Clément. Il contribue également à l'écriture de Patton de Franklin J. Schaffner, qui lui vaut l'Oscar du Meilleur scénario en 1971. Il fonde ensuite la société American Zoetrope en collaboration avec George Lucas et produit son premier film THX 1138. Le succès arrive en 1972 avec la réalisation (néanmoins laborieuse) du film culte Le Parrain qui lui permet ensuite de mettre en scène une œuvre plus personnelle : Conversation secrète, qui remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1974. La réalisation du deuxième volet du Parrain lui vaut à nouveau un succès critique et commercial.


 

Francis Ford Coppola entreprend en 1976 le tournage le plus éprouvant de sa carrière : Apocalypse Now. Le film demande trois ans de travail et offre au réalisateur en 1979 sa seconde Palme d'Or. Après la réalisation de Coup de cœur en 1982, Coppola doit faire face à de très gros soucis financiers. Il enchaîne ensuite avec diverses réalisations de qualité mais sans grandes retombées, parmi lesquelles Cotton club (1984), qui est lui aussi un désastre commercial. C'est notamment la création de sa propre société de production de vins (Francis Ford Coppola Winery) qui permet au cinéaste de venir a bout de ses dettes.


 

Il faut attendre le troisième et dernier volet du Parrain, film de commande qu'il ne devait pas réaliser au départ, pour que Coppola retrouve une renommée artistique, critique et commerciale, lui permettant de sauver sa société American Zoetrope. En 1993, Coppola réalise Dracula, nouvelle version du roman de Bram Stoker au sein de laquelle il fait considérablement évoluer le célèbre vampire, qui prend notamment une dimension très érotique. En 1996, il est choisi pour présider le 49ème Festival de Cannes.


 

Francis Ford Coppola adapte en 1997 un roman de John Grisham, L'Idéaliste, dans lequel il confie le premier rôle à un acteur encore débutant, Matt Damon. Près d'une décennie s'écoule avant que le cinéaste ne repasse derrière la caméra avec L'Homme sans âge. Dans l'intervalle, Coppola - avec sa société American Zoetrope - reste néanmoins un producteur influant. Il produit par exemple Sleepy Hollow, Jeepers Creepers, la série Les 4400, ainsi que des films de sa fille Sofia (Virgin suicides, Lost in Translation, Marie-Antoinette, Somewhere) et de son fils Roman (CQ). Dans ce même intervalle, Francis Ford Coppola abandonne le projet de ses rêves, un ambitieux film de science-fiction intitulé "Megalopolis".


 

En 2009, il fait son retour dans le cinéma d'auteur avec Tetro, saga familiale en noir & blanc, présentée à la Quinzaine des Réalisateurs, puis réalise Twixt en 2011, film personnel à petit budget dont l'idée lui est venue à la suite d'un rêve récurent. Il y dirige notamment Val Kilmer et la jeune Elle Fanning, qui avait déjà tourné sous la direction de sa fille Sofia. »

 

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Dimanche 18 janvier 2015 7 18 /01 /Jan /2015 07:00

J’entamais le briefing du lundi par un sarcastique « Dimanche, lors de la marche parisienne, toute la classe politique fut impeccable sauf Sarkozy qui fut lamentable. Même la grosse Marine fut plus digne, c’est dire… » Ducourtioux, jamais en reste d’une vanne, rebondissait sur mon propos en ironisant.


-         Le problème de Sarko c’est qu’il est trop petit, on ne voyait que sa grande bringue de Carla…


-         Putain, le nain à talonnettes s’est vraiment surpassé, Bizot surenchérissait. Ouais, môssieur tout président de l’UMP qu’il est refuse de prendre au téléphone le Premier Secrétaire du PS. Même qu’il fait la chochotte outragé auprès de Valls qui lui balance « Alors, tu refuses de prendre Cambadélis au téléphone ? »: « Je ne connais pas Monsieur Cambadélis. Si Hollande veut prendre de la hauteur, il n'a qu'à m'appeler. » Prendre de la hauteur, la France est victime d'une attaque terroriste, et ce nabot en est encore à refuser de parler à quelqu'un qui n'est pas de son niveau. Je rêve !


-         Il n'a pas changé, le monde n’existe qu'au travers du prisme de son égo. Moi, moi, et encore moi. Moi sur le perron avec Hollande, Juppé, Raffarin Fillon, Balladur. Moi sur la photo, avec Hollande, Merkel et les autres… Dal ‘Oglio cite même Raymond Aron « Ils ont oublié que l'Histoire est tragique. » et concède que le pâteux Bruno Roger-Petit a tapé juste lorsqu’il a écrit « à l'heure du rassemblement national et républicain, Nicolas Sarkozy avait brillé par son comportement pour le moins décalé. Personne ne l'oubliera, tel le Don Salluste de la Folie des grandeurs, pour se hisser au premier des grands, chefs d'État de de gouvernement, qui défilaient aux côtés de François Hollande dans les rues de Paris, lors de la Marche républicaine. »


Je rebondissais en demandant à mes équipiers de diffuser la brillante conclusion BRP « Du 6 mai 2012 à aujourd'hui, Nicolas Sarkozy n'a pas travaillé. Il s'est contenté d'attendre le moment de revenir, sans tirer aucune leçon, et pour lui-même, et pour cette France qui a bien changé depuis son départ. Nicolas Sarkozy s'agite, mais il est en vérité, il est immobile. »


Ducourtioux vannait : « Avec un tel concurrent le Juppé n’a pas à se faire des cheveux… »


Je calmais le jeu en demandant à ma petite troupe d’être surtout attentive aux premiers accrocs à la belle façade de l’unité nationale.


Le premier vint, comme de bien entendu, de l’intérieur de la grande maison où, depuis plusieurs semaines, les relations entre le sommet de l'exécutif, et les chefs de nos deux services  de renseignement Patrick Calvar pour la DGSI et Bernard Bajolet pour la DGSE, étaient fort tendus. En  effet, « selon des sources concordantes : les interdictions de procéder à des interceptions de communications à l'intérieur et à l'extérieur du territoire français, édictées par une proche collaboratrice du Premier ministre Manuel Valls, chargée de les autoriser ou de les interdire, après avis consultatif de la CNCIS (Commission nationale consultative des interceptions de sécurité). Selon les cas qui nous ont été rapportés, ces interdictions préalables ont frappé des écoutes sur au moins une ambassade étrangère en France et sur des « cibles » de nationalité française se trouvant en territoire étranger. »


Dimanche dernier, l'ancien directeur de la DCRI, transformée aujourd’hui en DGSI, le préfet Bernard Squarcini, « a lâché le morceau lors de son passage dans l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde. Selon ses propos, confirmés au Point par d'autres sources, les services avaient bien écouté l'un des frères Kouachi, « mais ça ne donnait rien, et ensuite intervient le gros dispositif juridique qui existe en France : le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) vous dit de vous arrêter parce que l'objectif que vous avez demandé dans cette écoute n'apparaît pas ou n'est pas actif. Aux yeux de Squarcini, il s'agit bel et bien d' »une faille du dispositif dans son ensemble ». « Le service de renseignements ne peut travailler qu'avec la boîte à outils qu'on lui fournit. Si vous devez réparer une 403, ça va, si vous devez réparer une BMW, il faut peut-être changer de boîte à outils. En clair, les services auraient demandé à ce que les écoutes qui leur avaient été accordées sur la « cible » Kouachi soient étendues à son entourage. Cette mesure aurait été refusée. Une source connaissant cette affaire explique : « Ils sont extrêmement stricts, limite obtus. Ils autorisent la cible stricto sensu en appliquant les textes à la lettre : pour eux, c'est l'individu qui peut être écouté, pas le clan. Alors qu'on est en guerre ! » Pourtant, les exégètes avaient remarqué que, dans ses rapports d'activité, la CNCIS avait fait évoluer ses textes.


Sans aucun doute tout cela vient du clan du nain, nous archivons l’article de Jean Guisnel du Point link


De même nous fléchons le vieux Philippe Tesson « Du haut de ses 87 ans, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) a éructé en évoquant les incidents signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : «Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !». Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images, en interpellant l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : «C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! » Interrogé par sur l'amalgame qu'il faisait en disant « les musulmans », le polémiste avait alors lancé, provocant : « non, c'est vrai, c'est l'Eglise catholique », puis « c'est les Juifs ». Lorsque l'animateur lui explique qu'il ne peut pas dire « les musulmans », qu'il s'agit de « fanatiques », Philippe Tesson se transforme en parfait sophiste : « Oui, mais les fanatiques se revendiquent de l'Islam, donc ils sont musulmans. » Oui, mais l'inverse n'est pas vrai. »


Mon équipe prend congé pour aller déjeuner au Baratin. Moi je mange sur le pouce en lisant « Chronique d’Hiver » de Paul Auster. Émilie l’a lu aussi, en anglais, alors que moi je le fais dans ma vieille langue maternelle. Je pense à elle. Je pense tout le temps à elle et ma hantise c’est, qu’un jour, je ne puisse plus croiser son regard. Avant elle « combien de coup de foudre et de passions, combien de flammes et de tentatives de conquête, combien de délires et de folles embardées du désir ? Dès le début de ta vie consciente, tu as été un esclave consentant d’Éros » Auster, mieux que moi, décrit mon absolue aptitude à tomber amoureux. Oui «  ce qui comptait c’était la lumière intérieure que tu détectais chez une femme, l’étincelle de singularité, le flamboiement du soi révélé, et cette lumière la rendait belle à tes yeux même si d’autres étaient aveugles à la beauté que tu percevais, et alors tu brûlais d’être avec elle, près d’elle, car la beauté féminine est une chose à laquelle tu n’as jamais pu résister. » Et puis Émilie vint. De suite, dès le premier regard je compris que ma vie, du moins ce qui m’en restait, allait être bouleversée. C’était la femme que j’attendais depuis trente ans. Trop tard !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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