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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:00
CHAP.17 extrait sec, « NKM a toujours trahi ses électeurs, à Longjumeau, elle n’a pas fait long feu, pour être députée de l’Essonne elle a viré Wiltzer» Rachida Dati

Brexit dur, Trump aux commandes, et le n°1 chinois Xi Jinping, qui fêtera bientôt ses cinq ans à la tête de la Chine, a tenu une tribune doublement historique sur la scène du Forum économique mondial (WEF) de Davos. Aucun président chinois avant lui n’avait jamais fait le déplacement pour ce sommet annuel des élites économiques mondiales dans les montagnes suisses; et, surtout, Xi Jinping a délivré un étonnant plaidoyer en faveur du libre-échange.

 

Le chef du dernier empire communiste de la planète s’est posé en champion d’un monde ouvert et connecté, comparant l’économie mondiale à «un vaste océan dont il est impossible de s’échapper». «Toute tentative de stopper les échanges de capitaux, les technologies et les produits entre pays […] est impossible et à rebours de l’histoire», a lancé le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), provoquant la première salve d’applaudissements à travers la salle.

 

«Certains blâment la mondialisation économique comme étant responsable du chaos du monde», a affirmé Xi dans un message destiné à celui qui l’accuse de manipuler sa monnaie, le yuan, pour soutenir les exportations chinoises et de tuer les emplois sur le sol américain, «mais ce n’est tout simplement pas le cas». «Nous devons rester attachés au développement du libre-échange et des investissements, et dire non au protectionnisme. Promouvoir le protectionnisme, c’est comme s’enfermer dans une pièce noire. Personne n’émergera en vainqueur d’une guerre commerciale»

 

Retour en arrière, 50 ans en Chine, «Feu sur le quartier général», « La révolution n’est pas un crime, la rébellion est justifiée»...

 

La «Grande Révolution culturelle prolétarienne» fut officiellement lancée par une lettre du Parti communiste en date du 16 mai 1966, en fait déclenchée par Mao Tsé-toung pour consolider son pouvoir après de grosses difficultés politiques et économiques, liées à l'échec de la politique dite du «Grand Bond en avant».

 

«Nous devons abattre les responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste. Nous devons abattre les sommités académiques réactionnaires de la bourgeoisie et tous les “monarchistes” bourgeois. Nous devons nous opposer à tous les actes de répression contre la révolution. Nous devons liquider tous les génies malfaisants. Nous devons extirper énergiquement la pensée, la culture, les mœurs et coutumes anciennes de toutes les classes exploiteuses. Nous devons réformer toutes les parties de la superstructure qui ne correspondent pas à la base économique du socialisme. Nous devons purger la Terre de toute la vermine et balayer tous les obstacles!»

 

Et pendant ce temps-là dans notre vieux pays fourbu, hormis les débats poussifs de la primaire de la gauche et la macronite aigüe, c’est l’investiture de NKM dans la circonscription parisienne en or pour la droite, celle de François Fillon, qui fait le miel des médias. En effet, elle permet de ressortir de l’oubli Rachida Dati. Comme à son habitude celle-ci n’y ai pas allé de main morte. Après avoir déjà poussé un bon gros coup de gueule dans Le Parisien, jeudi, l’eurodéputée-maire du VIIe poursuit sa charge vendredi 20 janvier sur France info et ça balance pas mal à Paris, beaucoup même.

 

« Au départ, je n’étais pas candidate à l’investiture, assure l’ancien ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy, pour justifier qu’elle n’en fait pas une affaire personnelle. On peut en douter. Elle enchaîne :

 

« Normalement, il y a consultation des élus locaux. Quand il y a un désaccord, il y a un vote. Sur cette circonscription, tous les élus n’ont pas été consultés. François Fillon ne les a pas reçus. Normalement c’est une commission d’investiture indépendante qui décide. Ce n’est pas à François Fillon de désigner un successeur. Je ne crois pas, sauf si on est dans une monarchie, qu’on se transmet des pouvoirs et des charges de droit divin. Aucune consultation des élus locaux ! »

 

Mais Rachida Dati ne s’arrête pas en si bon chemin, elle défouraille. Elle estime qu’il y a, de la part des médias et des politiques, un délit de sale gueule à son encontre dans les bisbilles qui l’opposent à celle qui fut candidate à la primaire de la droite :

 

« Deuxième chose : vous avez quelqu’un, il faut quand même le reconnaître…. Alors, c’est vrai, elle a la bonne image, c’est sûr qu’elle a une meilleure gueule que la mienne. Pardon de l’expression. Elle a fait polytechnique, elle a jamais bossé de sa vie. Moi je trime depuis que j’ai 16 ans et demi. Je sais ce que c’est que de signer un contrat de travail, de négocier un bail, d’obtenir un emprunt, les fins de mois difficiles, d’avoir une charge de famille… »

 

Vous croyez avoir tout lu ? Que Rachida Dati a exprimé toute sa rancœur face à une investiture qui « la peine pour ses administrés » ? Ce n’est pas fini. Sa dernière saillie du jour se concentre encore plus précisément sur Nathalie Kosciusko-Morizet qui, assure-t-elle, « trahira » François Fillon « comme elle a trahi tous les autres » en visant déjà la présidentielle de 2022 :

 

« Madame Kosciusko-Morizet a toujours trahi ses électeurs. Elle a voulu être maire de Longjumeau, elle a pas fait long feu. Elle a voulu être députée de l’Essonne. Puis "je veux que Paris", "je veux reconquérir Paris, je suis courageuse, je vais dans le 14e". Et aujourd’hui, elle dit "tiens, je vais m’écraser là où ça va emmerder tout le monde". La politique, ce n’est pas de la vengeance. Ça me fait de la peine pour mes administrés. Je vais vous dire, elle a déjà négocié son poste de ministre, elle ne sera jamais là, jamais présente. Je préviens les électeurs. A peine élue, elle sera déjà sur le futur combat de la présidentielle de 2022 parce qu’elle trahira François Fillon comme elle a trahi tous les autres. »

 

Comme j’ai l’esprit d’escalier, je dévale de mes propos sur le slogan de Mao « Feu sur le quartier général » pour me retrouver face au désastre annoncé de la maison socialiste. Joffrin dans Libé s’interroge :

 

Faut-il tuer le Parti socialiste ?

 

Bien avant de choisir lequel des candidats aura leur préférence - Valls et sa social-démocratie réaliste, Montebourg et son socialisme «made in France», Hamon et son alter-socialisme, ou encore Peillon et son républicanisme de bon aloi -, c’est la question politique cruciale que doivent se poser les électeurs de gauche et du centre gauche. Qu’ils restent chez eux, qu’ils traînent les pieds, qu’ils décident de sanctionner tous ceux qui ont eu à voir avec le quinquennat, ou au contraire qu’ils désignent déjà Emmanuel Macron, l’une des têtes pensantes du hollandisme quoi qu’il en dise, le résultat sera le même : à moins de 2 millions d’électeurs, on ne donne pas cher des chances de survie pour cette antique machine née en 1971 sur les ruines de la SFIO.

 

Le PS a beaucoup péché. Electoralisme débridé, opportunisme, difficulté à se renouveler, guerre des egos, byzantinisme tactique, impuissance à expliquer les vertus d’une social-démocratie moderne, divisions innombrables : la liste est interminable des errements auxquels les héritiers de Blum et de Mitterrand se sont livrés depuis une ou deux décennies. Mais raisonnons à rebours. La mort du PS une fois prononcée, la gauche se retrouve scindée en deux courants étrangers l’un à l’autre, chacun fondé sur le charisme d’un homme, qui tient un discours collectif mais décide en fait pratiquement seul des destinées d’une moitié du «camp progressiste». Un camp qui n’en est plus un, au demeurant, puisqu’il est divisé en deux moitiés d’orange que personne ne peut réunir pour retrouver le fruit d’origine. Une gauche radicale homogène d’un côté, un centre ambigu tiraillé entre droite et gauche, social-libéral ou libéral-social, de l’autre.

 

Au lieu d’un parti qui tente de trouver tant bien que mal un projet commun, on aura deux organisations sans passé ni héritage, sans mécanisme de synthèse, médiatiques avant d’être militantes, qui assurent à la droite d’avoir en face d’elle une opposition coupée en deux. Peut-être est-ce inévitable, peut-être le glas de l’histoire a-t-il déjà sonné pour les survivants de la rue de Solférino. Mais avant de s’y conformer, la gauche qui ne renonce pas tout à fait à un espoir commun doit y réfléchir à deux fois. Dans un mois, si le candidat désigné ne convainc pas, s’il patauge dans le discrédit, il sera temps de constater le décès de l’ancienne gauche. En attendant, il serait bon de laisser une chance, non à un appareil, mais à une idée. Celle de la gauche, qui peut encore servir en se réinventant.

 

Macron : une dynamique électorale en marche

 

Depuis l’automne, l’ancien ministre de l’économe attire des partisans de tout bord et des abstentionnistes.

 

Absent des débats de la primaire à gauche, Emmanuel Macron s’est glissé tel un fantôme dans chaque interstice de la campagne. Le vainqueur de ce scrutin aura en effet à affronter celui qui veut faire « bouger les lignes » et bouleverse les repères partisans de la Ve République.

 

Se positionnant comme un candidat « ni de droite ni de gauche », M. Macron aurait pu pâtir de ses responsabilités passées. Or ses 5 points gagnés en quelques semaines (17 % d’intentions de vote à la mi-janvier contre 12 % en septembre) confirment qu’il s’est installé dans un fauteuil de troisième homme, prêt à contester la place qualificative du second tour à François Fillon ou Marine Le Pen. Comment, depuis sa démission du gouvernement, fin août, puis sa déclaration de candidature, en novembre, M. Macron est-il parvenu à séduire un électorat encore très hétérogène et ne répondant à aucune grille de lecture des mobilisations partisanes ?

 

En suivant les mêmes Français depuis quatorze mois, le panel électoral du Cevipof permet de répondre à ces questions. Aujourd’hui, M. Macron est crédité de 17 % des suffrages au premier tour de la présidentielle dans un scénario où Manuel Valls remporterait la primaire à gauche, et de 19 % à 21 % en cas de victoire d’Arnaud Montebourg ou de Benoît Hamon. La dynamique Macron repose sur un double mouvement d’électeurs dont l’intention de vote a changé et de mobilisation de nouveaux partisans qui déclaraient jusqu’alors vouloir s’abstenir.

 

Entre septembre 2016 et janvier 2017, 40 % des électeurs ont maintenu leur choix sur la candidature de M. Macron. La trajectoire des 60 % de nouveaux électeurs est plus surprenante car elle illustre la capacité de siphonnage du leader d’En Marche !. En effet, à l’automne, 13 % d’entre eux avaient déclaré voter François Bayrou, 11 % François Hollande, 7,5 % Nicolas Sarkozy, 3,5 % Jean-Luc Mélenchon, et 11 % s’abstenir. Evidemment, ces mouvements reposaient sur une offre électorale qui a depuis profondément évolué.

 

ur une période plus récente – entre décembre et janvier 2017 –, M. Macron parvient à consolider la majeure partie de son électorat (autour de 60 %) et attire 13 % d’électeurs qui déclaraient jusque-là voter M. Valls, 10 % François Fillon, 5 % Marine Le Pen, 4 % Jean-Luc Mélenchon, et 5,5 % s’abstenir.

 

Ces résultats soulignent les contours de l’espace électoral de M. Macron, qui vont d’une gauche sociale-démocrate, orpheline du retrait de François Hollande, à un centre droit, composé de sympathisants de M. Bayrou et de M. Juppé. Par ailleurs, M. Macron parvient aujourd’hui à s’imposer comme le seul candidat capable de (re)mobiliser un électorat qui avait trouvé refuge dans l’abstention, non pas par indifférence pour l’élection présidentielle mais plutôt par contestation de l’offre proposée.

 

D’un point de vue sociodémographique, le profil de ces 40 % de nouveaux électeurs conquis par M. Macron depuis décembre est majoritairement féminin (57 %) et âgé de plus de 50 ans (53 %). Cet électorat volatil se compose avant tout de retraités (32 %), puis d’employés (16 %), de cadres supérieurs (14 %), de professions intermédiaires (14 %), d’inactifs (13 %) et d’ouvriers (8 %). Il attire presque autant de personnes très diplômées (42 %) que faiblement diplômées (37 %).

 

Souvent présenté comme le candidat des bourgeois bohèmes par ses détracteurs, M. Macron continue certes de capitaliser sur le vote urbain (38 % résident dans des villes de plus de 200 000 habitants), mais réalise des gains substantiels dans la France rurale (38 % dans les communes de moins de 10 000 habitants).

 

Enfin, le profil économique de ses nouveaux sympathisants correspond à des catégories sociales favorisées (+ de 50 % perçoivent un salaire supérieur à 2 500 euros par mois), qui disposent d’un patrimoine matériel (77 % sont propriétaires) et financier (21 % possèdent un portefeuille de valeurs mobilières). Par-delà leur origine sociale et économique, les transferts vers M. Macron ne partagent pas les mêmes opinions religieuses, puisque 54 % d’entre eux revendiquent une foi catholique et 42 % se déclarent sans religion.

 

Parangon de la sociale-démocratie ou incarnation d’une démocratie libérale en dehors des partis traditionnels, M. Macron occupe aujourd’hui un espace idéologiquement hybride lui permettant d’attirer des électeurs séduits autant par la nouveauté que l’opposition à la tripartition de la vie politique française. Même s’il est encore trop tôt pour parler de quadripartition, la dynamique en faveur de l’ancien ministre de l’économie s’appuie sur une redoutable mécanique de siphonnage d’électeurs de la gauche et du centre historiques, en manque, chacun, d’un représentant incontesté à l’élection présidentielle.

 

Martial Foucault

Professeur à Sciences Po et directeur du Cevipof

 

Macron lance un appel à ses «marcheurs» pour les investitures aux législatives

 

Emmanuel Macron met un coup de pression aux élus socialistes. A quelques heures du dernier débat de la primaire à gauche et à trois jours du premier tour de ce scrutin, le candidat d’En marche a dévoilé les règles qui régiront les investitures accordées par son mouvement aux législatives de juin 2017. Avec un objectif clair : avertir ceux qui au PS hésitent à le rejoindre qu’ils ne doivent pas compter sur les traditionnels arrangements de dernière minute. «Je ne négocierai aucune circonscription contre un ralliement», insiste Macron qui entend présenter des candidats dans les 577 circonscriptions. «Il n’y aura aucun accord d’appareil entre En marche et quelque parti que ce soit.»

 

Dans la bouche du délégué général du mouvement, Richard Ferrand, le message prend une allure d’ultimatum : «Un élu socialiste qui se décide avant le 29 janvier fait acte de conviction. Après, c’est un acte de contrition.» En clair, si les députés sortants sont les bienvenus, toute étiquette confondue à l’exception du FN, ceux qui tarderaient trop à se manifester pourraient bien se retrouver le bec dans l’eau.

 

C’est qu’Emmanuel Macron a décidé de renouveler profondément l’exercice. Jeudi midi, son mouvement a mis en ligne un appel à candidature pour les législatives. «Tous les marcheurs qui veulent s’engager peuvent s’inscrire en ligne», précise Macron qui se félicite d’être «la seule force politique à avoir établi des formalités aussi claires et accessibles». Une commission nationale des investitures sera mise en place «dans les prochains jours» pour procéder à l’examen des dossiers par «vagues successives» à compter de début février jusqu’au premier tour de la présidentielle de façon à «construire une majorité de projet pour gouverner et traduire en actes notre engagement collectif et citoyen».

 

Pour les sélectionner, cinq critères seront pris en compte. Et d’abord le «renouvellement» : Macron ambitionne ainsi d’attribuer «plus de la moitié» des investitures d’En marche à la société civile «pour faire émerger des personnalités engagées et talentueuses». Les candidatures retenues devront aussi répondre à l’exigence de «parité stricte» au niveau national, de «probité» (une inscription au casier judiciaire ou une condamnation à une peine d’inéligibilité étant rédhibitoires), de «pluralité politique» (toutes les tendances du mouvement doivent être représentées) et enfin d’«efficacité». «Tous les candidats investis signeront le même contrat avec la nation que moi», explique Macron «Ils ne pourront pas exprimer un désaccord avec le cœur de notre projet.» Une discipline, à l’en croire, plus à même que les primaires d’éviter l’apparition de «frondeurs au premier jour».

 

Leïla Slimani : « Je suis féministe et je le revendique »

 

ELLE. Qu'est-ce que le prix Goncourt a changé dans votre vie ?

 

Leïla Slimani. Le regard qu'on a sur moi. Je me suis retrouvée nimbée d'une chose à l'aura et à l'odeur très particulières, qui s'appelle le succès, et qui attire irrésistiblement les gens. Mon livre n'est plus seulement un roman qui s'appelle « Chanson douce », il est devenu « le Goncourt » que les gens viennent acheter pour leur mère !

 

ELLE. Vous êtes seulement la douzième femme à recevoir ce prix et la première enceinte, est-ce que cela a un sens pour vous ?

 

Leïla Slimani. Oui, dans la mesure où je peux témoigner du fait qu'il est possible d'être une femme et de consacrer sa vie à la littérature. Un homme qui écrit, c'est normal, mais une femme qui choisit de faire garder son enfant pour écrire, pour beaucoup, c'est une égoïste. Moi-même, j'ai mis du temps à dépasser une certaine culpabilité. Combien de fois j'ai entendu : « C'est bien, comme tu écris chez toi, tu peux t'occuper de ton fils ! » Eh bien non, justement parce que j'écris, je ne peux pas m'en occuper. Du coup, regardez le nombre d'auteures qui ont dû renoncer à la maternité. Oui, je peux écrire, être enceinte, avoir une vie de famille, sans être une mère indigne. Il me semble que c'est un combat qui en vaut la peine.

 

ELLE. Vous êtes féministe ?

 

Leïla Slimani. Je suis féministe et je le revendique. Je pense souvent à Simone de Beauvoir disant que nous aurions tort de penser que les grands combats sont derrière nous et qu'il ne reste plus que des luttes bourgeoises à mener. Et je me rends compte que, oui, c'est vrai, on devient femme. Dans la confrontation avec la société - dans la façon qu'on a de trouver un travail, d'avoir des relations avec son patron, de s'occuper des enfants -, par petites pierres, s'impose ce qu'on voyait de loin et de manière abstraite comme étant la condition féminine. Et ça m'intéresse aussi en tant que romancière.

 

« OUI, JE PEUX ÉCRIRE, ÊTRE ENCEINTE, AVOIR UNE VIE DE FAMILLE, SANS ÊTRE UNE MÈRE INDIGNE »

 

ELLE. Vous êtes entrée en littérature sans passer par la case premier roman autobiographique, pourquoi ?

 

Leïla Slimani. Parce que je suis maghrébine et que je n'avais pas envie qu'on m'identifie uniquement à ça. Je me disais : tu vas tisser la toile dans laquelle tu vas t'enfermer, alors que tu as devant toi un horizon bien plus large. Toni Morrison a confié que son roman « Paradis » avait été mal compris à sa sortie parce qu'on lui reprochait de ne pas donner la couleur de ses personnages. Comme s'il existait une littérature blanche ou noire ! Je crois qu'il faut montrer qu'on n'est pas conditionné seulement par nos origines, que notre destin, c'est autre chose, c'est l'amour, les sentiments, la peur, la transgression. C'est ça que j'ai envie de raconter, sans rien renier pour autant de ce que je suis. J'aurai bien le temps de raconter mon histoire.

 

ELLE. Quelle est votre histoire ?

 

Leïla Slimani. Ma grand-mère maternelle alsacienne a rencontré mon grand-père pendant la Seconde Guerre mondiale. Il faut imaginer un spahi [cavalier, ndlr], en sarouel, qui traverse la Méditerranée pour venir faire la guerre en France, en Alsace, dans le village où habite ma grand-mère avant d'être envoyé dans un camp en Allemagne. Lorsqu'il a réussi à s'enfuir, il s'est réengagé dans l'armée, juste pour venir la chercher. Il faut aussi imaginer la tête de mon arrière-grand-père, grand bourgeois alsacien et bon vivant, lorsqu'il a vu débarquer ce petit Africain ! Mes grands-parents se sont installés en 1945 dans la médina de Meknès. Ils ont eu trois enfants qui se sont mariés avec des gens de nationalités et de religions différentes.

 

ELLE . Et toutes les religions cohabitaient ?

 

Leïla Slimani. Chacun pratiquait de manière intime sa religion. Ma grand-mère était catholique et, en même temps, elle respectait l'islam, elle a même fait le pèlerinage à La Mecque. À Noël (elle ne rigolait pas avec cette fête, ma grand-mère !), mon grand-père musulman se déguisait en père Noël, juché sur un âne. Et il jurait en arabe pour le faire avancer !

 

ELLE. Vous dites : « Je suis née musulmane », qu'est-ce que cela signifie ?

 

Leïla Slimani. Mes parents m'ont transmis la culture marocaine, ancestrale, hédoniste, avec des valeurs magnifiques : avoir le sens de l'hospitalité, avoir de l'attention pour son prochain, aimer être ensemble, rire avec ses enfants. J'ai été élevée dans l'amour sensuel des paysages, des odeurs, des goûts. Après, dans un pays comme le Maroc, on naît musulman, c'est la religion d'Ètat, on n'a pas le choix, et les actes que l'on commet sont jugés par rapport à ce que l'on est censé être, c'est-à-dire toujours par rapport à cette religion. Pour moi, c'est une atteinte à la liberté. Lorsque je dis cela, certains Marocains y voient une attaque contre le pays, mais non, c'est seulement vouloir vivre en toute liberté. Et je crois que la liberté n'est jamais une menace.

 

ELLE. Après les attentats du 13 novembre 2015, vous écrivez dans la revue « Le 1 » : « intégristes, je vous hais », ne prenez-vous pas un risque ?

 

Leïla Slimani. Si, car j'ai de la famille et des amis au Maroc mais, à ce moment-là, je pensais que c'était important de le dire. On n'est pas obligé d'être dans une allégeance de la culture d'où on vient. Je peux tout à fait être une bonne Marocaine et haïr les intégristes et la charia. Mais je peux aussi très bien ne pas être gauloise et être une bonne Française. La nationalité n'est pas un mérite, c'est un ensemble de valeurs et une inscription dans une histoire.

 

ELLE. Depuis que les attentats meurtrissent la France, vous regarde-t-on différemment ?

 

Leïla Slimani. Oui ! Avant, j'étais une Arabe, avant j'étais maghrébine, avant 'étais une beur. Aujourd'hui, je suis devenue musulmane. Je refuse qu'on m'enferme dans ce qui relève d'un choix privé. Quand on me demande : « En tant que musulmane, vous en pensez quoi ? », ça me rend folle. Peut-être que je suis bouddhiste, c'est parce que je m'appelle Leïla Slimani que vous vous autorisez à me parler comme ça ? 'est toujours dangereux quand une religion devient une identité et 'est entrer dans le jeu des islamistes que d'assigner les gens à être es musulmans. Comment voulez-vous que soient libres des gens ue, d'emblée, on ne voit pas comme libres ?

 

ELLE. Petite fille, avez-vous étudié le Coran ?

 

Leïla Slimani. Oui, c'était obligatoire, même à l'école française. L'islam, tel qu'on le pratiquait autour de moi, plein de joie, de compassion et d'amour, a infusé dans mon éducation et dans ma culture. J'ai fait un mariage musulman au Maroc, une cérémonie magnifique d'un raffinement inouï, avec six robes. C'était quelques années après la mort de mon père, et respecter la tradition m'a donné l'impression qu'il était là, avec moi.

 

ELLE. Quand êtes-vous venue en France ?

 

Leïla Slimani. Je suis arrivée pour faire mes études et j'ai découvert à Paris une solitude profonde, noire, durable. Des soirées qui se succèdent sans personne à qui parler. Tout était si grand, je me sentais mal à l'aise partout. Et, en même temps, les gens avaient l'air si libres. Pour la première fois de ma vie, j'ai vu des couples s'embrasser sur la bouche dans la rue, pendant des minutes et des minutes. Et des femmes très belles marcher seules le soir. Je me disais : ça doit être merveilleux d'être eux, il faut que je trouve le moyen de devenir eux !

 

ELLE. Au Maroc, une jeune fille ne se promenait pas seule dans la rue ?

 

Leïla Slimani. Dans mon milieu, jamais de la vie. À la télévision et au cinéma, les scènes d'amour étaient coupées, du coup, les films étaient très courts et souvent incompréhensibles. Le monde de mon enfance était d'une grande pudeur mais, aujourd'hui, il est devenu moralisateur. On ne s'embrassait pas dans la rue parce que ça ne se faisait pas, aujourd'hui, c'est parce que c'est mal, ce n'est pas du tout la même chose, c'est ça qui me fait peur. Un baiser en public peut vous mener en prison.

 

ELLE. Vous avez écrit un livre de témoignages de Marocaines, pourquoi ?

 

Leïla Slimani. Pour donner une voix à celles qui n'en ont pas. Un jour, à la fin d'une conférence à Rabat, une dame est venue me parler. J'ai trouvé ses mots tellement beaux que j'ai eu envie de les restituer et de rencontrer d'autres femmes, mariées ou célibataires, actives ou pas, qui portent le voile ou pas, pauvres ou riches. Je veux qu'on entende leur souffrance.

 

« LA LITTÉRATURE NE PEUT PAS CHANGER LE MONDE MAIS PEUT-ÊTRE PEUT-ELLE CHANGER CEUX QUI LA LISENT. »

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 06:00
La joie de lire, Maspero, les Maos, le « vol révolutionnaire », les librairies militantes de Paris…

Alors qu’aujourd’hui Amazon saigne à blanc les librairies en distribuant les livres dans les boîtes aux lettres comme les marchandises vulgaires estampillées Made in China, il fut un temps, dans les années 70, où La Joie de Lire, librairie militante, foyer de toutes les résistances, haut-lieu d’ouvrages et de journaux interdits, habituée aux saisies et aux descentes de police, était la plus importante librairie parisienne.

 

La librairie Maspero, car en 1957 François Maspero, fils d’un sinologue professeur au Collège de France, ouvrait, au 40 de la rue Saint-Séverin au cœur du Quartier Latin parisien, la librairie La Joie de Lire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quand je me suis fait libraire, j’ai habité ma librairie comme on habite une halte de passage pour migrateurs... Passages parfois hasardeux et pas toujours non plus d’amitié. Il y a des mauvais livres, médiocres et tristes qui tombent là comme des vilains corbeaux. Et l’on ne sait jamais d’avance si l’individu qui entre dans la boutique ne sera pas, lui aussi, un oiseau de mauvais augure. »

 

En 1959, il créé une maison d’éditions est créée qui publiera Frantz Fanon, rééditera Aden Arabie de Paul Nizan… Clairement engagé à gauche mais inféodé à aucune chapelle, la librairie est au Quartier Latin le point de rendez-vous de plusieurs générations de militants. La guerre d’Algérie fera de François Maspero « l’homme le plus plastiqué de France » selon Paris-Presse.

 

« De 1959 à 1961 François Maspero assure seul la vie de la maison d’édition du graphisme à la correction des épreuves. À l’automne 1961 entrent dans la maison d’édition, Jean-Philippe Bernigaud et Fanchita Gonzales Batlle, rejoints par Émile Copfermann en 1965. Avec les directeurs de collection et quelques auteurs, ils ont construit cette formidable boîte à outils que furent les éditions : Robert Paris, Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Charles Bettelheim, Yves Lacoste, Albert Memmi, Georges Haupt, Roger Gentis, Yves Benot, Maxime Rodinson, Louis Althusser, Maurice Godelier, Christian Baudelot, Régis Debray, Pierre Jalée, Taos Amrouche, Nazim Hikmet, Tahar Ben Jelloun ; une liste impressionnante d’intellectuels, d’écrivains, de poètes…

 

À travers plus de 30 collections, les éditions ont publié 1350 titres et créé 8 revues, véritables marqueurs d’un travail collectif. »

 

« […] Les Éditions Maspero, précisément parce qu’elles n’obéissaient aux ordres de personne, se sont fait coller des étiquettes par ceux qui trouvaient leur liberté suspecte. Traîtres au communisme pour les uns, trotskistes pour les prochinois et inversement, marchands de la révolution pour les situationnistes, ou platement tiers-mondistes. Toutes ces étiquettes sont aussi fausses que réductrices. La seule qui conviendrait, mais elle n’est pas idéologique, serait dérangeante. » Fanchita Gonzales Batle (entretien dans La Femelle du Requin) »

 

Après 1968 La Joie de Lire doit faire face à un péril redoutable et inattendu : le « vol révolutionnaire », pratiqué en particulier par les situationnistes qui accusent François Maspero d’être « un commerçant de la révolution ». Ces vols seront une des causes de la fermeture de la librairie en 1974.

 

Lorsque la FNAC (Fédération Nationale d'Achats des Cadres, une coopérative, ouvre ses portes en 1974, La Joie de Lire est la plus importante librairie parisienne. Après les vols de certains groupes gauchistes, c’est l’extrême droite, qui attaquera la librairie à sept reprises entre septembre 1969 et mai 1970.

 

Venant de l’extrême gauche, ses deux fondateurs André Essel et Max Théret étaient animés par un véritable souci social…Offrir à leurs clients, des adhérents, l’occasion d’entrer sans se ruiner dans la société des loisirs.

 

Entrée en Bourse en 1980, la vieille coopérative va rentrer dans le rang, s’éloignant progressivement de ses origines. En 1985, le groupe est vendu à un assureur, puis à la Compagnie Générale des Eaux et à François Pinault en 1994. En 2016, elle rachète Darty.

 

Mais revenons au bras d’honneur de l’Histoire.

 

En janvier 1967, l’UJC-ML, les thuriféraires du Président Mao pour qui « La Révolution n’est pas un dîner de gala. » ouvre aussi sa librairie. On l’appelle Gît-le-Cœur comme la minuscule rue du 6e arrondissement où elle est installée au 6. Elle est deux pas de la Joie de Lire et d’un cinéma spécialisé dans les films de Tarkovski, Eisenstein ou du prochinois Joris Ivens.

 

Non loin de là, au 9 rue Gît-le-Cœur, le Beat Hôtel (ma chronique ICI  établissement aussi miteux mythique, est le lieu de la contre-culture et de l’underground. « Dans des volutes psychédéliques, les poètes américains, Allen Ginsberg et William S. Burroughs vivent sans Dieu ni maîtres et sans entraves (lire ma chronique ICI  )

 

Deux mondes qui s’ignoraient : les coincés du bocal de la rue d’Ulm, enfants de Louis Althusser (futur Althusser à rien !) et les jouisseurs, les futurs beatniks…

 

La librairie Gît-le-Cœur financée par la riche grand-mère de Tiennot Grumbach, neveu de PMF, qui n’est pas dans le besoin et qui habite un grand appartement dans les beaux quartiers de la rive droite non loin du Figaro, tiendra jusqu’en 1978.

 

« Une nuit, la librairie est la proie des flammes. Attentat d’extrême-droite ? Représailles des communistes ? Cocktail Molotov mal dosé ? Le stock de petits livres en plastique de Mao fond sous la chaleur et se transforme en un long accordéon rouge. « On l’a coupé aux ciseaux et bradé » raconte le gérant Gérard Courtois (futur repenti et auteur du Livre Noir du communisme. »

 

L’extrême-gauche atomisée en minuscules groupuscules aux initiales incompréhensibles séduisait ceux qu’on ne dénommait pas encore les peoples :

 

« Tout comme la syndicaliste du Crédit lyonnais Arlette Laguiller, la voix du jazz Nicole Croisille se revendiquait de LO, tandis que la LCR d’Alain Krivine accueillait le comédien Michel Piccoli, le futur réalisateur néo-com Romain Goupil, les journalistes Hervé Chabalier, Edwy Plenel, le philosophe libertaire Daniel Bensaïd, Philippe Constantin, futur directeur artistique de la firme discographique Pathé, l’Ariégeois moniteur de tennis Jean-Pierre Bel, qui deviendra président du Sénat… Adeptes de l’entrisme dans les associations socialos, «sociflardes », les ateliers « philosophiques », on remarque le futur sénateur européiste Henri Weber, une brassée de secrétaires fédéraux du futur PS, ainsi que l’inspecteur du travail Gérard Filoche, mais encore Julien Dray, préposé de SOS-Racisme, machin mitterrandien communautariste… »

 

« Autour de l’AMR, tendance trot’s-rock’n’roll cultivée incarnée par l’activiste Maurice Najman, journaliste de Libé, on croise le couturier Jean-Charles de Castelbajac, le réalisateur à succès du Père Noël est une ordure Jean-Marie Poiré, puis l’épatante Bernadette Laffont. Toutes les obédiences trostkystes cajolent leurs poulains des Comités d’action lycéens (CAL), parmi ces têtes blondes Véronique Cantor, future compagne de Coluche, la socialiste malouine Isabelle Thomas, le producteur et porte-micro télévisuel Michel Field. Hors du champ gauchiste organisé, on remarque les vétérans considérables André Hessel et Max Théret, cofondateurs de la FNAC… »

 

Une belle brochette…

 

Mais, comme l’écrit Pascale Nivelle, dans son Histoire du Petit Livre Rouge :

 

« Dans les vitrines des librairies en 1967, le visage amène du Président Mao répété à l’infini sur les couvertures en plastic fait penser aux boîtes de soupe Campbell qu’aligne Andy Warhol de l’autre côté de l’Atlantique. À Paris ou Pékin, personne ne fait le rapprochement. Entre la propagande de l’empire du Milieu et la publicité impérialiste, il y a un océan Pacifique, un rift politique !

 

En 1972, Warhol s’inspirera du portrait du Grand Timonier en couverture du petit livre rouge pour réaliser ses 200 sérigraphies de Mao, peut-être les plus célèbres de son œuvre avec ses Marylin Monroe. Culture pop’ et Chine pop (ulaire), Mao, Marylin ou Jackie Kennedy… quelle différence au fond ? Seule la célébrité compte. »

 

Lors d’une vente aux enchères de sérigraphies de Warhol sur Mao en 2015, Sotheby’s annonçait :

 

« dans les mains du maître de la pop, la représentation officielle du président, employée pour la propagande communiste, est devenue une marchandise de l’économie capitaliste, pas plus conséquente qu’une boîte de soupe Campbell’s »

 

Depuis, la liste s’est allongée : Nike, Apple, Calvin Klein et beaucoup d’autres Made in China et le PC Chinois est toujours là…

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 06:00
Gilles Azam&Bob Azzam, Guili Guili&Fais-moi du couscous, chéri…

Dans les fameuses années 60, les sixties, 2 chansons de Bob Azzam, aux sonorités orientales, il est d’origine égyptienne, vont devenir cultes : Mustapha et Fais-moi du couscous, chéri.

Dans Mustapha Bob Azzam chante :

Tu m'as allumé avec une allumette

Et tu m'as fait perdre la tête…

 

Ça ne vous rappelle rien ?

Dans Gaby Bashung chante :

 

Gaby j't'ai déjà dit qu't'es bien plus bell’ que Mauricette

Qu’est bell’ comme un pétard qu'attend plus qu'une allumette

Ca fait craquer, au feu les pompiers

 

Gilles Azam, sur son domaine des Hautes-Terres, à sa manière fait aussi dans l’exotisme, pensez-donc il vinifie du côté de Limoux !

 

Et sa cuvée star c’est Joséphine !

 

Et revoilà Bashung…

Gilles Azam&Bob Azzam, Guili Guili&Fais-moi du couscous, chéri…

Le Gilles il a une belle gueule, mais pas que !

 

Votre serviteur a consacré de belles chroniques au Gilles :

 

Avec mon Paris- Brest, garçon, ce sera une cuvée Joséphine de Gilles Azam... ICI 

 

« Le mariage est une mauvaise action » dixit Voltairine de Cleyre mais les bulles de la cuvée Joséphine chantent pour les mariés : Osez Joséphine… ICI

 

Aujourd’hui je reviens vers lui avec une nouvelle cuvée Guili Guili…

 

Une pépite dénichée chez Giovanni Passerini par la grâce de Cécile Macé l’une des meilleures passeuses de vin de Paris…

 

Qu’en dire ?

 

Du bien, bien sûr, beaucoup de bien, rien que du bien, mais pas plus car ce que j’ai à vous dire relève du bouche à oreille, de la confidence entre initiés.

 

J’adore les pieds-de-nez !

 

J’aime buller !

 

J’aime beaucoup Feydeau !

 

Je ris !

 

Guili-Guili !

 

Même que, le petit génie des Carpates, qui longtemps nous « enduisit » en erreur au pays des kolkhozes audois, reconverti en rienologie, n’a rien vu. Merci petit Jésus…

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet oiseau rare, comme je ne vends ni de notes, ni de commentaires, je vous invite à venir le mercredi à midi chez Giovanni Passerini où, Cécile Macé, vous diras bien mieux que moi que Guili-Guili c’est un Brut Nature qui décoiffe. Normal, c’est un fils des Hautes-Terres du côté de Limoux avec juste ce qu’il faut de transgression.

 

Bien évidemment je vous offrirai un verre de Guili-Guili… c’est super pour ouvrir l’appétit…

 

Gilles Azam&Bob Azzam, Guili Guili&Fais-moi du couscous, chéri…
Gilles Azam&Bob Azzam, Guili Guili&Fais-moi du couscous, chéri…
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 06:00
1 Suisse ça ose tout même ça « et les Français produisent du bordeaux en Chine »

Réponse du berger frenchie que je suis à la bergère anonyme suisse d’hier matin qui, à bon droit, me servait que j’étais un rienologue ? Moi ça ne me dérange pas sauf à lui répondre que rien ne l’oblige à plonger son regard sur mon rien.

 

Mais à toute chose malheur est bon, le même matin je suis tombé sur un titre étrange « et les Français produisent du bordeaux en Chine ». Signé Knut Schwander dans L’Hebdo.

 

« Alors que les investisseurs chinois rachètent les domaines viticoles bordelais, le groupe Moët Hennessy vient de commercialiser son premier cru produit dans l’Empire du Milieu. Une histoire hors norme pour un vin hors de prix. »

 

Ça se passe à Shangri-La, pas l’hôtel parisien, mais une région du Yunnan « ainsi nommée en 2001 par le gouvernement chinois pour évoquer les «horizons perdus» du roman de James Hilton. Rien n’atteste que le romancier situait Shangri-La à cet endroit, mais le but est d’y attirer les touristes dans un paysage magique où les pentes vert intense servent d’écrin au Mékong. »

 

30 ha sur un vignoble, s’étageant entre 2200 et 2600 mètres d’altitude, couvrant 500 hectares. Selon notre suisse francophone il y bénéficie « d’un microclimat apparemment idéal, sec, où l’intensité des rayonnements ultra-violets assure au vin une coloration intense ainsi que des tanins bien mûrs.

 

Tout pour plaire à Michel Rolland !

 

Mais ça ne date pas d’aujourd’hui puisque « des missionnaires français et suisses (des Valaisans, semble-t-il) ne s’y étaient pas trompés. Ils y produisaient du vin depuis 1846… Du vin de messe… »

 

Dixit Maxence Dulou, originaire du Sauternais, formé à Bordeaux, qui n’a pas hésité à partir en Chine avec femme et enfants. « Il est aujourd’hui le vigneron et œnologue en charge du domaine Ao Yun. »

 

C’est bio.

 

24000 bouteilles du premier millésime vendu « au prix coquet de 329francs la bouteille. Une manière efficace de positionner d’emblée ce millésime 2013 dans le segment du luxe absolu. »

 

Sur le site de LVMH on dit que c’est « un projet unique initié par Christophe Navarre, Président-directeur général de Moët Hennessy : la création d’un domaine viticole sur une terre vierge, jamais encore exploitée pour la production viticole. »

 

Et Jean-Guillaume Prats dans tout ça, Cos d’Estournel c’est tout de même plus GCC que … la bière et le Cognac…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous y voilà, nous sommes dans l’empire de notre Bernard Arnault national qui, par sa simple onction de co-propriétaire de sa marque Cheval Blanc transforme un jus de l’empire du milieu en un Grand Cru de Bordeaux.

 

C’est beau comme l’éclatement de la bulle de nos belles AOC, ça a commencé aux States avec Chandon… Oui, nous pouvons dire « Merci Patron » !

 

Notre ami suisse est donc absout de son titre qui relève d’une forme insidieuse du Bordeaux bashing…

 

Quant à l’anonyme d’hier je lui conseille d’aller planter ses choux à Zug, plutôt que dans mon jardin, et d’y boire un bon verre de kirch pour soigner ses aigreurs d’estomac.

 

L’article en entier ICI 

1 Suisse ça ose tout même ça « et les Français produisent du bordeaux en Chine »
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:00
Et si messieurs du vin vous aviez donné des verges pour vous faire fouetter par les prohibitionnistes de l’ANPAA.

Face à l’ANPAA je suis très à l’aise, il y a fort longtemps que je mets en lumière l’échec de sa stratégie médiatique pour faire reculer le fléau de l’alcoolisme.

 

Le 6 juillet 2006

Des mots plutôt que des maux

 

Monsieur le directeur de l'ANPAA,

Je dois vous faire part de mon admiration pour le combat sans merci que vous menez contre les mots. Quel courage ! Quelle pugnacité ! Permettez-moi quand même de m'étonner du retard à l'allumage de votre dernière bataille : dormiez-vous ? Deux longues années avant d'oser croiser le fer dans les prétoires avec ces malandrins de viticulteurs du Val de Loire. De mauvaises gens, des pervertisseurs de notre belle jeunesse de France, grâce à vous ils ont le rouge au front, votre opprobre les poursuit jusqu'au fond de leur cave et ils n'osent plus s'assoir face à leur femme et leurs enfants.

 

La suite ICI 

 

Je ne vais pas vous infliger la liste de mes chroniques sur l’ANPAA, il vous suffit de renseigner le moteur de recherche avec l’acronyme et vous les trouverez.

 

Je fus membre de l'ANPAA pendant 2 années avant qu'ils refusent de me voir cotiser, il vaut mieux aller voir et entendre à l'intérieur pour jauger la démocratie interne de cette pseudo-association où règne la cooptation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 31 mars 2008 dans une chronique : La stratégie du Go de Claude GOT j’écrivais :

 

« La chronique de ce matin vous conte comment Claude Got a fabriqué le lobby des « moines civils pour la défense de la santé publique » qui agit, depuis plus de vingt ans, avec une efficacité redoutable. En résumé c'est : comment travailler, intelligemment et efficacement, l'opinion publique à partir de vrais problèmes : l'alcoolisme, le tabagisme, les accidents de la route mais sans pour autant se donner, la plupart du temps, et c'est surtout vrai pour l'alcoolisme, les vrais moyens d'agir sur le fond de ces problèmes, c'est-à-dire de peser sur les causes économiques et sociales qui les génèrent. Avec une vision anticipatrice de la puissance des mass médias, de la force d'une communication pensée et compassionnelle, Claude Got a, comme dans le jeu de Go, patiemment encerclé ses « adversaires » et les a réduit à une stricte défensive, inefficace et contre-productive. »

 

La suite ICI 

 

La fameuse opinion publique qui, presque 10 ans après commence à se préoccuper de l’effet des résidus de pesticides et des allergènes contenus dans son nectar préféré, et qui dans les zones d’épandage se préoccupe de la dangerosité des pesticides à la fois sur ceux qui sont dans les vignes et à côté des vignes.

 

La directrice de Vin&Société en est témoin, je me suis toujours étonné que les présidents du vin qui ferraillent pour nous dire que boire du vin c’est bon pour la santé n’aillent pas jusqu’au bout de leur préoccupation en allant du cep au verre.

 

Alors pousser des cris d’orfraies lorsque nos « hygiénistes » de l’ANPAA, spécialistes de la récupération de tout ce qui maintient en vie leur fonds de commerce, profitent du fumet de la Présidentielle pour demander « aux candidats de toutes les sensibilités de se positionner sur leurs sujets. Si les Vignerons Indépendants plaident pour une « consommation qualitative et responsable du vin », l’ANPAA vient de présenter cinq propositions « pour faire de la prévention et des soins en matière de conduites addictives une priorité du prochain quinquennat ». Deux recommandations visent particulièrement les boissons alcoolisées : la « mise en place d’une politique de prix minimum de l’alcool » et « rendre obligatoire l’information des consommateurs sur les boissons alcoolisées ».

 

La suite ICI 

 

Se lamenter, vouer les gris de l’ANPAA aux gémonies, accuser les vignerons naturistes d’être, comme le proclamaient à l’envie les communistes au temps de la guerre froide, les alliés objectifs des prohibitionniste (ce qui est débile puisque les vins nus ont plutôt tendances à faire grimper la consommation des addicts), ne sert à rien.

 

Dans un combat de conviction l’important c’est de jouer cartes sur tables, affronter les sujets qui fâchent avant qu’on ait épuisé toutes les arguties et justifications.

 

Le courage, fuyons, est une stratégie perdante qui aboutit à ce que les questions non affrontées reviennent en escadrilles et là comme le disait Mac Arthur « Trop tard ! »

 

L’ANPAA, en perte de vitesse, s’est trouvé, pour se refaire une santé, un nouvel os à ronger, la meilleure réponse à lui donner, en ce temps de votation, c’est d’apporter des réponses aux questions que se posent les consommateurs.

 

« Mon projet, ce n’est pas d’être en bio dans 20 ans, c’est de ne plus traiter. » Claire Naudin vigneronne des Hautes Côtes de Beaune.

 

Lire ou relire ICI 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 06:00
Le « rienologue » de Balzac survit grâce à la blogosphère, 1 baquet de lieux communs qui sent l’odeur des caves vides…

Le grand mérite de Twitter c’est de pouvoir, sans grand effort, dresser le profil d’un rienologue qui, avec 4 ou 5 sujets : les pousses-caddies, les bobos de Paris, les vins nus d’évier, le bon vieux temps du tue-cochon, la pruderie de Face de Bouc… et quelques photos bien léchées ou dénudées, vogue dans un baquet de lieux communs qui sent l’odeur des caves vides…

 

Rienologue, substantif masculin, rare, péjoratif, synonyme de riéniste.

 

« Le Rienologue est le dieu de la bourgeoisie actuelle; il est à sa hauteur » Balzac, Œuvres diverses, t. 3, 1843, p. 572.

 

Riéniste, substantif masculin « Pseudo-littérateur, qui écrit sans avoir rien à dire, ou qui, d'un banal fait divers, confectionne un long roman » Anatole France 1907.

 

La rienologie consiste à étudier le Rien : le scruter sous toutes ses facettes, avec les instruments adaptés, en élaborant les théories adéquates et en effectuant les expériences de vérification, ce qui est la base de toutes les sciences.

 

Honoré n’y va pas de main morte :

 

« Cette école est nombreuse. Le vulgarisateur étend une idée d’idée dans un baquet de lieux communs et débite mécaniquement cette effroyable mixtion philosophico-littéraire dans des feuilles continues. La page a l’air d’être pleine, elle a l’air de contenir des idées ; mais quand l’homme instruit y met le nez, il sent l’odeur des caves vides.

 

C’est profond, et il n’y a rien : l’intelligence s’y éteint comme une chandelle dans un caveau sans air.

 

Le Rienologue est le dieu de la Bourgeoisie actuelle ; il est à sa hauteur, il est propre, il est net, il est sans accidents. »

 

J’ai beaucoup apprécié ce sommet de dolorisme autoproclamé de notre rienologue en chef dans ses vœux pour 2017.

 

« Qu'on m'interdise de tenir un blog, parce qu'en ce début d'année, il ne faut pas non plus oublier les vendeurs de soupe, les empoisonneurs, les aigris, les bande-mous, les jaloux, les attachées de Presse, les coiffeuses, les vendeurs de fringues et même les cocus. »

 

C’est beau comme la rienologie mais que voulez-vous ça plaît beaucoup à ceux qui errent sur les réseaux sociaux pour combler le vide sidéral de leur quotidien.

 

La Rienologie a un bel avenir devant elle.

 

« Superbe et dédaigneux ce garçon s’ennuie et essaie d’ennuyer les autres »

 

« La critique aujourd’hui ne sert plus qu’à une seule chose : à faire vivre le critique.»

 

Félicien Vernou dans Illusions perdues, journaliste cynique et désabusé, déclare que « nous sommes des marchands de phrases, et nous vivons de notre commerce »

 

Mais sur ce point, une question se pose : mais de quoi vit donc le rienologue blogueur d’aujourd’hui ?

 

Il se garde bien de nous le dire car sans doute vit-il de ses rentes comme un vulgaire bourgeois de la Monarchie de Juillet chère à Honoré…

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:00
Grand concours du taulier : quelle est la meilleure des 110 citations fausses ? 2 Magnums en jeu !

Sur Face de Bouc on like avec le pouce, avec 1 cœur, 1 haha, 1 waouah ! 1 triste ou 1 Grrr… On peut aussi commenter. L’ensemble est comptabilisé avec le nom du likeur.

 

Je pourrais vous demander quelle est la citation fausse qui a obtenu le plus de like, plus de 100, mais même si mon ego en fut flatté ce n’est pas l’objet du concours de ce jour.

 

Il s’adresse aux 2 populations qui me suivent : celle de Face de Bouc et celle des lecteurs de mon blog.

 

Je demande donc aux 2, sur leur support favori, de voter pour désigner la meilleure des 110 citations fausses.

 

Je totaliserai les votes sur chaque espace de commentaire et le gagnant sera celui qui aura voté le premier pour celui qui totalisera le plus de vote.

 

Un gagnant donc sur Face de Bouc et un sur mon blog.

 

Que gagneront-ils ?

 

Un beau flacon.

 

Bien évidemment tout ça est conditionné par un vote massif et significatif de votre part.

 

Je ne prends donc pas beaucoup de risques puisqu’en général mes appels au peuple sont des bides !

 

Qui vivra verra !

 

La suite donc :

 

Citations fausses n°46

« L'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois. »

Bachar El Assad

 

Citations fausses n°47

« Je me méfie des vins que l’on garde pour les grandes occasions. Quand on est mort, ce sont les autres qui les boivent.»

Moi

 

Citations fausses n°48

« Il y a des moments où la réalité dépasse l’affliction. »

Alain Juppé

 

Citations fausses n°49

« La censure est en panne, empruntez l’escalier des sévices. »

Recep Erdogan

 

Citations fausses n°50

«C’est au sommet des montagnes que l’alpiniste prend sherpas»

Le Dalaï-lama

 

Citations fausses n°51

« Les ennuis, c’est comme le papier hygiénique. On tire une feuille, il en vient dix.»

Hollande

 

Citations fausses n°52

« C’est dans les vieux pot qu’on fait la bonne soupe »

Godefroy de Bouillon

 

Citations fausses n°53

« On n’est jamais trop méticuleux dans le choix de ses ennemis.»

Manuel Valls

 

Citations fausses ou presque n°54

« J'aime bien aller à la messe parce que, pendant une heure, personne ne vous emmerde »

Alain Juppé

 

Citations fausses n°55

« Appuyez-vous toujours sur les principes, ils finiront toujours par céder. »

Bernard Tapie

 

Citations fausses n°56

« En toutes choses, les commencements sont beaux, les milieux fatigants et les fins pitoyables. »

Nicolas S et François H

 

Citations fausses n°57

« Le mandchou est dur, le mongol fier »

Confucius

 

Citations fausses n°58

« Avant de plonger dans le Yang-tseu-kiang Ma ôta ses tongs »

Moïse

 

Citations fausses n°59

« Si derrière toute barbe il y avait la sagesse, les chèvres seraient toutes prophètes. »

Fidel Castro

 

Citations fausses n°60

« Nous allons tirer la gamète des Rois »

La Pompadour

 

Citations fausses n°61

« Las de lavis, suis acheteur d’aquarelles. »

Van Gogh

 

Citations fausses n°62

« Les hommes sont comme les alarmes de voiture ; ils font beaucoup de bruit, mais tout le monde se fout. »

Isabelle Perraud

 

Citations fausses n°63

« L’oxydant chrétien. »

1 vigneron naturiste

 

Citations fausses n°64

« La terre rote sur elle-même. »

Galilée

 

Citations fausses n°65

« Un ver solitaire est un ver qui vit seul à la campagne. »

1 Vert

 

Citations fausses n°66

« La découverte de l’Amérique a été 1 chose formidable mais, si on était passé à côté, a ne serait pas plus mal. »

Mélenchon

 

Citations n°67

« Adolescent, j’étais pyromane. On m’a placé dans un foyer. »

Un pompier

 

Citations fausses n°68

« Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l'on n'a pas de compte courant. »

Nous

 

Citations fausses n°69

« Certains compositeurs feraient mieux de noyer leurs portées à la naissance. »

Richard Clayderman

 

Citations fausses n°70

« Les chiffres sont accablants : il y a de plus en plus d'étrangers dans le monde. »

Robert Ménard

 

Citations fausses n°71

« Dieu existe, je l’ai rencontré »

Marie de Nazareth

 

Citations fausses n°72

« Un jour faudra m'expliquer pourquoi c'est vous qui avez des cadeaux le jour de mon anniversaire »

Jésus de Bethléem

 

Citations fausses n°73

« Le péché originel, une erreur de genèse. »

Dieu le père

 

Citations fausses n°74

« Comme les vendanges, les amours tardives sont les meilleures.»

Mike Jagger

 

Citations fausses n°75

« Mourir c’est pastis un peu »

Charles Pasqua

 

Citations fausses n°76

« Être de quelque chose, ça pose son homme, comme être de garenne, ça pose un lapin »

Nicolas de R

 

Citations fausses n°77

« Une chose facile à avoir en décembre, du sang-froid »

Poutine

 

Citations fausses n°78

« Plus les galets ont roulé, plus ils sont polis »

Emmanuel Reynaud Château Rayas

 

Citations fausses n°79

« Il s’est tué au goulot »

Marisol Touraine

 

Citations fausses n°80

« Pour savoir si la terre est ronde, y’a pas mieux que mes bars parallèles. »

De Kersauson

 

Citations fausses n°81

« Un Rocard sinon rien ! »

Mitterrand

 

Citations fausses n°82

« Courage Fillon ! »

Sarkozy

 

Citations fausses n°83

« C’est dans les vieux pots qu’on fait le bon beurre… »

Juppé

 

Citations fausses n°84

« On peut se torcher avec un vin. Avec un livre aussi »

Aquilino Morelle

 

Citations fausses n°85

« Un aventurier est toujours de bas étage. S’il est de haut étage, ce serait un homme d’affaires. »

Gattaz

 

Citations fausses n°86

« Finalement, les cochons ce n’est pas méchant, c’est des jambons. »

Un Vegan

 

Citations fausses n°88

« On jamais aussi bien asservi que par soi-même. »

Onfray

 

Citations fausses n°89

« Nous ne pouvons pas toujours changer le monde, mais nous pouvons changer d’idées comme de chaussures. »

Benoît Apparu et Thierry Solère

 

Citations fausses n°90

« L’homme est un chauffage central d’appoint qui ronfle. »

Votre compagne

 

Citations fausses n°91

« Je n’aime pas les gens qui prennent de la drogue, surtout les douaniers. »

Lance Armstrong

 

Citations fausses n°92

«Mieux potard que jamais»

Mon pharmacien

 

Citations fausses n°93

« J’ai commencé ma vie par la faim. »

Un mannequin anorexique

 

Citations fausses n°94

« Les petits pains se vendent-ils aussi bien qu’on le dit ? »

Jean-François Copé

 

Citations fausses n°95

« Le ramadan creuse »

Mon dentiste

Citations fausses n°96

« Pour qu’un poisson d’avril soit réussi, il faut qu’il soit cru »

Cambadélis

 

Citations fausses n°97

« Tous les sots sont périlleux »

Anonyme

 

Citations fausses n°98

« Il est plus agréable de dilapider son talent que de ne pas en avoir. »

Fabrice Luchini

 

Citations n°99

« Le monde est bâti sur l’érection, s’il s’arrête de jouir, il s’écroule »

Casanova

 

Citations fausses n°100

« Tous les égouts sont dans la nature. »

JM Le Pen

 

Citations fausses n°101

« Il faut laisser à Dieu le bénéfice du doute. »

Le pape

 

Citations fausses n°102

« Un mélomane, c’est un mec qui entendant Laetitia Casta chanter dans sa salle de bains, colle son oreille au trou de la serrure. »

Giscard d’Estaing

 

Citations fausses n°103

« Les idées reçues n’exigent pas de remerciements »

Le tout rond bas de plafond

 

Citations fausses n°104

« À la nouvelle que l’Asie était mineure, les missionnaires sautèrent dans leurs embarcations. »

Claude Lévi-Strauss

 

Citations fausses n°105

« Qu’y-a-t-il à l’intérieur d’un jour ouvrable ? »

Myriam El Khomery

 

Citations n°106

« Morand fraude. »

Paul

 

Citations fausses n°100

« Sand, riez ! »

George

 

Citations fausses n°108

« Chassez le naturiste, il revient au bungalow. »

Michel Bettane

 

Citations fausses n°109

« On me dit qu’il faut cueillir les cerises avec la queue, j’avais déjà du mal avec la main. »

José Bové

 

Citations fausses n°110

« Je lâcherai tout, même la proie pour Londres. »

De Gaulle

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 06:00
Les 110 propositions fausses de Berthomeau une forme d’avatar de César…

Et si les fameux « amis » de Face de Bouc voulaient bien sur leur mur s’aimer les uns les autres.

 

Vaste programme !

 

Sur le mien, loin des crêpages de chignon des spécialistes du genre, qui n’hésitent pas à se plaindre des mauvaises manières des autres, un beau matin je me suis décidé, sans savoir vraiment où cela me mènerait, à me lancer dans une entreprise de faussaire.

 

Attention, je ne me suis pas lancé dans la production de fake, j’ai de suite annoncé la couleur en affichant : citations fausses.

 

À la manière de César, le compresseur, je me suis contenté de récupérer des épaves sur la Toile et dans mes bouquins, pardon des citations.

 

Pour autant je ne m’attribue pas l’appellation citations fausses, je n’en suis pas le père.

 

Celui-ci est Alexandre Breffort (1901-1971) qui, lorsqu’il se retrouve à la tête du Canard Enchaîné (qu’aime tant Pax) en 1934, après avoir été chauffeur de taxi, débardeur de péniches sur la Seine et représentant en machines à écrire, s’adonne avec bonheur à ce petit jeu. Il est aussi l’auteur, avec Marguerite Monnot pour la musique, de la célèbre comédie musicale, Irma la Douce, créée à Paris en 1956 et adapté au cinéma en 1963 par Billy Wilder.

 

Je dois cette rencontre à Jean-Louis Chiflet croisé un beau jour à la librairie du Bon Marché et qui m’a dédicacé son petit bijou de bouquin Le Bouquin de l’Humour.

 

Mes débuts dans la citation fausse furent donc d’une grande simplicité.

 

Et puis chemin faisant je me suis pris au jeu et, à la demande de certains de mes fans – oui, oui – je me suis décidé à les regrouper en 2 chroniques.

 

Comme je suis totalement bordélique, que ces citations étaient éparses dans divers brouillons, et que Face de Bouc ne permet pas facilement de retracer un historique, elles ne suivent pas forcément la chronologie de leur publication.

 

Peu importe, tout mon boulot fut : à partir de vraies citations, pas toujours certaines sont de mon cru, de trouver un signataire en phase avec le moment.

 

Mon titre : les 110 citations fausses est le fruit de mon affection émue pour les 110 propositions du père François en 1981. Je vous mets au défi, sans passer par Google, de m’en citer 10 !

 

N°90 - Un grand service public, unifié et laïque de l'éducation nationale sera constitué. Sa mise en place sera négociée sans spoliation ni monopole. Les contrats d'association d'établissements privés, conclus par les municipalités, seront respectés. Des conseils de gestion démocratiques seront créés aux différents niveaux.

Ce que nous, les rocardiens, dénommions le SPULEN, pauvre Savary.

 

N°110 - Établissement de relations étroites avec le Québec. Création d'une académie francophone.

Là, on sent que les têtes d’œufs de Solférino peinaient pour faire le compte.

 

Pour moi le compte est bon :

 

N° 1 « Ça commence bien ! »

Dieu

 

N°2 « Ne forçons point notre talon »

Achille

 

N°3 « Et se signe : un lecteur à cigüe »

Socrate

 

N°4 « Un vent de fronde a soufflé ce matin »

Goliath

 

N°5 « Soyez bref ! »

Pépin

 

N°6 « J’avais pourtant quelque chose dans le buffet. »

Henri III

 

N°7 « L’ai-je bien descendu ? »

Ravaillac

 

N°8 « Manque de pot »

Bernard Palissy

 

N°9 « zut ! J’ai loupé ma correspondance »

Madame de Sévigné

 

N°10 « Tout le monde descend ! »

Darwin

 

N°11 « Attention ! Y’a une marche ! »

Chopin

 

N°12 « C’est plus de l’amour c’est de la rage. »

Pasteur

 

N°13 « La place de la femme est au foyer »

Landru

 

Une fois la mine épuisée j’aurais pu m’arrêter mais je me suis dit pourquoi ne pas détourner de vraies citations en changeant le nom du signataire ?

 

Les Clémenceau, Coluche, Audiard, Desproges et autres sont des mines d’or. Alors, j’ai cherché.

 

Chemin faisant, j’ai aussi inventé des citations, bref chaque jour j’ai posté.

 

Citations fausses n°14 :

 

« Mettez un tigre dans votre moteur ! »

Clemenceau

 

Citations fausses n°15 :

« Un Rocard, sinon rien ! »

François Mitterrand

 

Citations fausses n°16

« J’ai fait un birdie au 7e trou »

Sade

 

Citations fausses n°17 :

« La bible ne fait pas le Moine »

Eddy Mitchell

 

Citations fausses n°18

« Enchanté ! »

Merlin

 

Citations fausses n°19 :

« Trop au lit pour être honnête »

Anonyme

 

Citations fausses n°20 :

« On est prié de ne pas claquer l’apôtre. »

Judas

 

Citations fausses n°21 :

« Tout bu or not tout bu »

Les cavistes alternatifs Paco et ses frères

 

Citations fausses n°22

« Voyons, si Dieu n’existait pas, comment aurait-il eu un fils »

Christine Boutin

 

Citations fausses n°23

« La lune est pleine, mais on ne sait pas qui l’a mise dans cet état. »

Rudolf Steiner

 

Citations fausses n°24

« Tout homme a dans son cœur un cochon qui sommeille. Qui vivra verrat ! »

D.S.K

 

Citations fausses n°25

« Prenez un cercle, caressez-le il deviendra vicieux. »

Cicéron

 

Citations fausses n°26

« Ici le ver de l’amitié c’est à toute heure. »

1 grand caviste près du Père Lachaise

 

Citations fausses n°27

« Je prends l’édit de Nantes pour une anglaise. »

Olivier Techer vigneron de la Nouvelle Aquitaine

 

Citations fausses n°28

« Un éléphant ça Trump énormément »

Hilary Clinton...

 

Citations fausses n°29

« Pas besoin d’avoir pognon sur rue. »

Patrick Balkany

 

Citations fausses n°30

« La papamobile c’est l’immatriculée conception »

François Fillon

 

Citations fausses n° 31

« Pour qu’un poisson d’avril soit réussi, il faut qu’il soit cru »

Jean-Frédéric Poisson

 

Citations fausses n°32

« Je vous ai compris ! »

Nicolas Sarkozy

 

Citations fausses n°33

« J’y suis. J’y reste ! »

Alain Juppé

 

Citations fausses n°34

« C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire ! »

Bruno Le Maire

 

Citations fausses n°35

« Le jour est proche où nous n’aurons plus que l’impôt sur les os.»

Gérard Depardieu

 

Citations Fausses n°36

« J’aimerais être réincarné en écrevisse : on vous suce la queue.»

Rocco Siffredi

 

Citations fausses n°37

« Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre.»

Alain Juppé

 

Citations fausses n°38

« À chaque fois qu’on dépose une plinthe, le parquet n’est pas loin… »

Christiane Taubira

 

Citations fausses n°39

« Qui sème le vin récolte la pompette »

Jésus aux noces de Cana

 

fausses n°40

« En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables. »

François Hollande dans son futur livre

 

Citations fausses n°41

« San Antonio est une œuvre Dard »

André Malraux

 

Citations fausses n°42

«J’accouche mes vins au fort cep»

Hubert de Boüard de Laforest

 

Citations fausses n°43

« On n’insiste pas assez sur le caractère altruiste de Schubert »

L’abbé Pierre

 

Citations fausses N°44

« Baiser ou cunnilingus : courir 2 lèvres à la fois ; »

Brigitte Lahaie

 

Citations fausses n°45

« On dit d’un accusé qu’il est cuit quand son avocat n’est pas cru»

Jérôme Cahuzac

 

à suivre dans 2 heures...

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 06:00
Le désespoir du cidre…

Le Point, qui n’a pas mobilisé pour l’occasion Jacques Dupont, sans doute afin d’éviter une quelconque homonymie avec les excellents cidres et Calvados Louis Dupont, mais pompé, comme c’est la tradition de nos jours, dans une dépêche AFP, titre Le cidre s'offre une cure de jouvence pour séduire une nouvelle clientèle…

 

Cette ritournelle que l’ai-je entendue au cours des 5 années au cours desquelles j’ai présidé, à Caen, l’Interprofession des Calvados, cidres, poirés et pommeau d’AOC de Normandie et Bretagne réunies ?

 

Pourquoi n’ai-je rien vu venir et que je continue de douter que le cure de jouvence annoncée fera malheureusement pschitt !

 

Attention, lisez-moi bien, il y a sur le marché de merveilleux cidres de producteurs artisanaux, ils sont bien valorisés et n’ont aucune peine à séduire leur clientèle.

 

En effet, bien plus visiblement que dans le secteur du vin, il y a dans la production de cidre deux types de production bien différenciés dans leur process : l’industrielle dominante en volume distribuée dans la GD mais aussi dans le CHR, les fameuses crêperies et l’artisanale, souvent méconnue, et vendues chez les cavistes.

 

Le secteur industriel, est dominé par la coopérative Agrial avec ses marques, Ecusson et Loïc Raison 

 

Chiffres clés :

 

194 000 tonnes de fruits à cidre collectés

193 400 tonnes de pommes à cidre

600 tonnes de poires

79 % des fruits issus des vergers d’adhérents d’Agrial

110 millions de bouteilles produites

150 millions de litres vendus (vrac + bouteilles)

 

Eclor est la branche Boissons de la coopérative agricole Agrial, créée en 2004, avec l’acquisition par la Coopérative des entreprises CCLF et CSR (groupe Pernod-Ricard) alors leaders français des cidres et jus de pommes.

 

Eclor est leader sur le marché du Cidre (Loïc Raison et Ecusson), présent sur le marché des softs et de la bière (Breizh Cola et Lancelot) ainsi que sur le marché du jus de fruits (Danao, Sunny Delight et La Passion du Verger.)

 

Eclor est un acteur économique important de l’Ouest de la France. Agrial fédère 10 000 agriculteurs adhérents dont 6 000 producteurs de pommes et de poires à cidre.

 

Eclor présente trois innovations pour 2015 : Cidre blanc et Agrumes et Cidre, vodka et citron vert pour la marque Loïc Raison et cidre et pêche pour la marque Ecusson (voir les photos ci-dessous). Trois nouveautés pour mieux inscrire le cidre au moment de l’apéritif et sortir des historiques cidres doux et bruts très consommés au moment de l'Epiphanie et de la Chandeleur. « Ces nouvelles variétés ont été élaborées pour être plus rafraichissantes que des cidres classiques, détaille Franck Malinowski, directeur général d’Eclor. Notre service R&D a beaucoup travaillé sur la sélection de pommes pour que ces cidres soient faciles à boire, moins saturés en sucre qu'un doux ou un brut ».

 

Depuis 2001, ce leader du cidre avec 35% du marché (15% pour la marque Ecusson, 20% pour Loïc raison) a mené plusieurs vagues de communication, notamment l’été, une saison où les Français ne pensent pas toujours à cette boisson naturelle à base de pommes.

 

Jusqu’ici les Français ignorent qu’ils peuvent commander un cidre dans un bar ou une brasserie. Ils pensent encore que cette boisson ne se trouve que dans les quelques 3500 crêperies de l’Hexagone. « Les bars et brasseries sont un axe de développement. C’est là où les consommateurs s’éduquent », pense Daniel Alcabas directeur du marketing. Pour le moment, ce cidrier est présent dans 3000 bars (sur environ 30 000 en France).

 

À côté de ce « grand » à l’échelle du cidre mais si petit dans l’univers des monstres des soft-drink les producteurs artisanaux vivent leur vie avec les moyens du bord en cultivant leurs différences dans une Interprofession différente de celle des industriels.

 

Pour ceux des consommateurs qui découvrent ces cidres artisanaux chez les cavistes l’image du produit est positive, en revanche pour la grande masse la perception du cidre n’est guère valorisante noyé qu’il est dans le rayon des bières de la GD ou accolé ad vitam aeternam aux fameuses bolées des crêperies.

 

Le gap entre les deux produits est immense, plus encore que dans le vin, le bas bruit des cidres artisanaux bien valorisés n’est pas en mesure d’améliorer la piètre image des cidres de marque.

 

Quant à la stratégie annoncée dans l’article du POINT 

 

« Cidre rosé ou parfumé aux fruits, cidre fines bulles; nouveaux contenants, nouvel habillage : la boisson ancestrale de Normandie et de Bretagne s'offre ces dernières années une cure de jouvence en misant sur la qualité et le naturel pour séduire de nouveaux adeptes.

 

De la petite entreprise au groupe industriel, les initiatives fleurissent… »

 

Elle se perdra dans les sables faute de puissance de communication face aux géants des soft-drink et des spiritueux…

 

Comme je suis vieux, je crois plus en la Jouvence de l’abbé Soury que dans celle des cidres parfumés au kiwi…

 

Désolé !

Le désespoir du cidre…
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 06:00
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?

Avril 68, dans la France qui s’ennuie (dixit Pierre Viansson-Ponté) Jacques Dutronc chantait dans Il est cinq heures Paris s’éveille :

 

« … à la Villette on tranche le lard…

Tout commence avec le baron Haussmann qui affectionne tout ce qui est grand et moderne : pourquoi conserver 5 abattoirs disséminés (les abattoirs de Montmartre, du Roule, de Ménilmontant, de Grenelle et celui de Villejuif). tout autour de Paris et plusieurs marchés à bestiaux ? En 1858, le baron convainc le conseil municipal de Paris de créer un abattoir général sur la commune de La Villette dont l’annexion est imminente. Le complexe construit par Baltard est inauguré en 1867.

 

Celui-ci scindent en 2 les activités : au nord les abattoirs, au sud le marché aux bestiaux ; entre les 2 le canal de l’Ourcq.

 

Tout ça est rendu possible grâce aux chemins de fer : une bretelle de la Petite Ceinture qui encercle Paris est aménagée, elle dessert deux gares distinctes : « Paris-Bestiaux » et « Paris-Abattoirs ».

 

La difficulté pour les trains était d’emprunter le pont-levant au-dessus du canal de l’OURCQ pour atteindre les abattoirs. Certains demandent la fermeture de Paris-Abattoirs car les animaux débarqués franchissent souvent le canal sur une rampe aménagée à cet effet en 1874.

 

Paris-Bestiaux proche de la saturation est ouverte au service de nuit par rames complètes jusqu’à 24 wagons. Un « saut de loup » (fosse) établi sous les voies de sortie en 1892, prévient toute escapade d’un animal en direction des voies de la Petite Ceinture.

 

Un autre problème préoccupant c’est le grave danger que faisait courir à l’élevage français le mélange au débarquement en gare de Paris-Bestiaux des animaux à destination du marché et de ceux destinés aux abattoirs. En effet, la contamination pouvait se produire car du bétail malade pouvait être abattu et il voisinait sur le marché avec des animaux sains qui étaient réexpédié en province propageant ainsi des épizooties.

 

La décision du gouvernement en 1959 d’implanter à la Villette un MIN de la viande pour suppléer le transfert à Rungis des halles centrales de Paris, promet un nouvel avenir au complexe ferroviaire Paris-Bestiaux : nouveaux abattoirs et équipements frigorifiques, le canal de l’Ourcq par un tunnel.

 

Commencé en 1961, pour les travaux de gros œuvre en 1968, sont brutalement interrompus pour des raisons budgétaires en 1971. L’opération n’a plus de raison d’être en raison de la désaffection des utilisateurs. Laissée sans emploi la gare Paris-Bestiaux est fermée définitivement le 31 décembre 1977. Les terrains, y compris ceux du raccordement sont rétrocédés à la Ville de Paris en novembre 1983.

 

« Au moment de son ouverture les abattoirs généraux de La Villette occupaient 20 hectares et pouvaient recevoir dans ses étables et dans ses cours 1 360 têtes de gros bétail, 1 950 veaux, 3 900 moutons et 3 240 porcs. Les abattoirs comptaient alors 151 échaudoirs et 23 ateliers d’abatage; puis un abattoir spécial à porcs y fut établi en 1874. Sont alors concentrés sur un même lieu un marché aux bestiaux, un abattoir et une partie du commerce de gros des viandes mortes. Composé pour l’essentiel d’une halle centrale pour les boeufs (actuelle Grande Halle) et de deux autres halles aujourd’hui disparues, réservées aux veaux et aux moutons et d’un abattoir pour les porcs cette « cité du sang » vivait alors son âge d’or.

 

À l’aube du XXème siècle dans ce lieu consacré au négoce et à l’abattage du bétail trois mille personnes aux noms évocateurs de « sanguins », « pansiers », « fondeurs » ou encore « boyaudiers » travaillaient chaque jour sur près de 50 hectares. Les métiers pratiqués y étaient particulièrement pénibles et firent très rapidement de la Villette la « cité du sang »: 4.000 boeufs, 22.000 moutons, 4.000 veaux et de 7.000 porcs passaient alors chaque jour par les abattoirs de La Villette.

 

… certaines activités sont spécifiquement réservées aux femmes: en triperie et charcuterie notamment, avec la préparation des carcasses de porc, récupération des soies, sang et abats, dégraissage, etc… »

 

Voici ce qu’on peut lire dans Paris-Atlas (1900) de Fernand Bournon « Les étables où les malheureux animaux attendent le coup de massue ou le coup de couteau final y alternent avec les échaudoirs, nom bizarre donné aux salles où se donne la mort. On y tue pendant la nuit, on y prépare et débite les viandes dans la journée. Les ouvriers employés à ce dernier travail sont, non moins étrangement, nommés chevillards, parce qu’ils disposent les bêtes dépecées sur des crocs en fer nommés chevilles. Il parait que ce rude métier, qui exige beaucoup de force et d’adresse, ne porte pas à la mélancolie: les bouchers de La Villette sont d’humeur joyeuse, de santé robuste comme il convient à des gens qui, par métier, font des cures de sang ordonnées aux personnes débiles. »

 

En 1900 le marché aux bestiaux de La Villette est la grande plaque tournante française du trafic des bestiaux de boucherie: 300 chevillards parisiens sont regroupés à la Villette et 2 000 bouchers détaillants se répartissent dans la ville de Paris. 137 881 tonnes sortent des abattoirs cette année là pour nourrir les Parisiens. »

Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?
Lard pour l’art… mais où sont passés les chevillards de la « cité du sang » La Villette ?

De la gare de La Mothe-Achard, les jours de foire de Mothe, j’ai vu embarqués les bestiaux, des bœufs et des vaches, dans les wagons qui avaient servis à de plus sinistres usages. Les maquignons, avec leur blouse noire, ceux que le pépé Louis détestait tant, les embarquaient sans ménagement. On disait : les bêtes partent pour La Villette.

 

Tout là-haut régnaient les chevillards sous la houlette du tout-puissant président Lemaire-Audoire… Mais l’arrivée des wagons-frigorifiques vont rendre le transport des bêtes sur pied jusqu’à Paris obsolète. Place aux abattoirs dans les grandes régions d’élevage. Et pourtant, en 1959, on décide de les reconstruire. Le but ? Installer un marché d’intérêt national de la viande. Mais rien ne se déroulera comme prévu. En 1961, les travaux commencent. Mais le chantier prend du retard et ce n’est que trois ans plus tard, en 1964, qu’est achevé le bâtiment de stabulation et en 1967 que se finit la construction du bâtiment des abattages, prévu pour produire 450.000 tonnes de viande.

 

Entre-temps, les coûts s’envolent et, surtout, avec le développement du transport frigorifique, l’abattage sur les lieux d’élevage est devenu beaucoup plus rationnel… Le chantier est arrêté en 1971. L’ensemble des activités du site sera supprimé trois ans plus tard.

 

L'Affaire de La Villette

 

S'il est une affaire qui a fait couler beaucoup d'encre c'est bien celle qu'on a appelée l'affaire de La Villette. Une affaire grave s'il en fut, la Commission d'enquête parlementaire, créée en vertu de la résolution adoptée par le Sénat, le 14 décembre 1970, ne concluait-elle pas son rapport par cette phrase terrible: « Le renom et l'autorité de l'État pourraient ne pas résister à une seconde affaire de La Villette. »

 

Hé, oui, même sous notre cher Général il y eut des scandales : 1 milliard de francs jetés par la fenêtre, soit actualisé à notre époque le même chiffre mais en euros.

 

Ce fut la folie des grandeurs avec du béton cher aux Ingénieurs du Génie Rural du Ministère de l’Agriculture, des étages avec des rampes par lesquelles les animaux ne pourront même pas monter il faudra construire des ascenseurs, c’est « Chicago sur Seine » 

 

Le 23 octobre 1973, les services du Premier ministre annoncent que le Gouvernement a décidé de mettre un terme à l'ensemble des activités du marché d'intérêt national à compter du 15 mars 1974.

 

Les 54 hectares de La Villette sont alors presque entièrement détruits pour faire place au Parc de la Villette et de nouveaux bâtiments et de nouvelles activités.

 

On ne conserva que la fontaine aux Lions (1811), où les animaux venaient s'abreuver les jours de marché, l'ancien fondoir à suif (1867) reconverti en Maison de la Villette, un espace d'exposition de 1 130m², l'ancien poste de police et bureau de poste, le Pavillon Janvier aujourd'hui siège de l'Etablissement, l'ancienne bourse aux bestiaux à la criée, le Pavillon de la Bourse, siège du Théâtre Paris-Villette, l'ancienne buvette du marché, le Pavillon du Charolais, l'ancienne salle de vente des abattoirs, qui abrite la Cité des Sciences et de l'Industrie, le Pavillon des Maquettes et la Halle aux boeufs, qui est aujourd'hui une merveille de la technologie : une salle de spectacles et d'expositions, dont les plateaux et les passerelles mobiles permettent de moduler les surfaces et dont un mur acoustique permet la tenue de plusieurs concerts en même temps !

 

Aujourd’hui, cet espace de 55 hectares situé entre deux portes de Paris est occupé par des lieux d’études, loisirs et distractions, comme le Parc de la Villette, la Cité de la musique, la Cité des sciences et de l’industrie, le Zénith et dernièrement la Philharmonie de Paris.

 

DIAPORAMA ICI

 

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