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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, « le SAC c’était le bon dieu sans les curés». Pasqua était vice-président, la Garantie Foncière refuge des rentiers de la France qui avait tant aimé le Maréchal

J’ai toujours détesté les préavis, les départs programmés, lorsque la routine pointe son nez je me casse, je me tire. Nul besoin de déballer les tenants et les aboutissants de mon départ, je n’aime pas les mouchoirs, seule l’urgence de me mettre à nouveau en danger primait. Nul regret, une mue radicale, le minimum syndical en baluchon, la tête libre, le cœur en fête, bientôt je serais accoudé au bastingage du ferry qui traverserait le détroit de Messine. Mettre de la distance avec les médiocres, écrire…

 

Pour autant je ne rompais pas toutes les amarres, ma fine équipe restait opérationnelle et, avec mes instructions, je leur laissais un mémento historique pour fortifier leur capacité à voir un peu plus loin que le bout de leur nez.

 

Qui se souvient de la tuerie d’Auriol ? 

 

1981, l’élection de Mitterrand est en passe de devenir une réalité, on annonce des communistes au gouvernement. Alors que la droite la plus radicale redoute de voir arriver les chars soviétiques, le SAC est aux abois et se prépare à une guerre civile. Aussi ridicules que puissent paraître ces craintes aujourd’hui, elles sont réelles à l’époque et expliquent la forte tension qui règne en France. Les membres de l'officine droitière font alors campagne contre Giscard, avec le raisonnement suivant, d'une piètre lucidité : si les socialo-communistes gagnent, ce sera le chaos et les gaullistes reviendront vite au pouvoir...

 

Le SAC (Service d’Action Civique) voit le jour le 4 janvier 1960, date de son enregistrement à la préfecture de Paris, son but officiel est d'apporter un soutien inconditionnel à la politique du général de Gaulle. Dirigée par Pierre Debizet, l’officine barbouzarde est au service de Jacques Foccart, l’homme de l’ombre de De Gaulle. « Les membres sont chargés d’assurer la sécurité des personnalités du RPF, mais également le service d’ordre des manifestations ou le collage des affiches. Très polyvalents, les membres du Sac sont occasionnellement briseurs de grève et assurent plus largement toutes les basses œuvres du régime gaulliste. Largement composé d’anciens résistants, on sait bien que ces héros de 1940 ne sont pas tous des saints, le SAC recrute parmi les militants gaullistes mais aussi dans le milieu, dans la police, la gendarmerie. Parmi ses fondateurs, on trouve Alexandre Sanguinetti, Charles Pasqua qui en devient vice-président, ainsi que son ami Étienne Leandri. Des criminels de l'époque ont possédé une carte du SAC, à l'instar de Jo Attia ou de Christian David (dit « Le Beau Serge ») ; certains éléments de la pègre avaient en effet conservé des liens avec le gaullisme en raison de leur passé de résistant ou de déporté durant la Seconde Guerre mondiale, on compte aussi des truands comme Georges Boucheseiche, anciennement membres de la Gestapo de la rue Lauriston, désirant être proche du pouvoir politique pour profiter de la protection de ce dernier. »

 

Et qui se souvient de la « Garantie Foncière » ?

 

Les fondateurs de la Garantie Foncière : Robert et Nicole Frenkel pour séduire les rentiers de la France profonde, celle qui avait tant aimé Vichy et le Maréchal, de façon caricaturale offrait un échantillon représentatif de cette France éternelle qui osait de nouveau affirmer son attachement aux valeurs du bon monsieur Guizot. Ces petits bourgeois, boutiquiers ou notaires, maquignons ou petits patrons, ralliés bon gré mal gré au grand escogriffe de Colombey, qui après tout, en dépit de son reniement algérien et de ses fantaisies d’indépendance nationale, avait ramené la stabilité et l’ordre, trouvaient en Pompidou un bon syndic de succession. Après la grande peur de mai l’heure était de nouveau au recyclage des bas de laine et des lessiveuses dans la pierre pour les accédants à la propriété.

 

Robert Frenkel, qui se présentait comme le simple directeur financier de la Garantie Foncière, animait des tables rondes, où certains journalistes stipendiés de la presse financière lui servaient la soupe moyennant bakchich. Face aux hésitants, le petit homme rondouillard ne lésinait pas sur le calibre des arguments choc « Nous avons parmi nos actionnaires un lauréat du Nobel. Nous avons en portefeuille des décisions de juges des tutelles qui ont autorisé le placement de biens de mineurs à la Garantie Foncière… ». Le Figaro, qui en ce temps-là honorait sa devise, leva le lièvre dès septembre 1969 : « S’il l’on en croyait certaines publicités tapageuses, il existerait, pour reprendre l’expression d’un analyste-financier, des sociétés-miracles. Elles permettraient des rendements nets si élevés – plus de 10% pour certaines d’entre elles – qu’on voit mal comment ils pourraient être effectivement obtenus. On le voit d’autant moins que la gérance prélève le plus souvent une partie des fonds versés par le souscripteur et une partie également des loyers versés par elle. Pour donner du 10%, cela supposerait une rentabilité des capitaux investis de l’ordre de 14 à 15%, bien peu probable, surtout pour des locaux commerciaux d’acquisition trop récente pour qu’une indexation ait pu déjà jouer ; quant aux locaux d’habitation, cela apparaît à peu près impossible. »

 

Le groin du Prince Poniatowski fouissait déjà la fange, où se vautraient quelques compagnons des gaullistes, pour le compte de son mentor Giscard tenu par la solidarité gouvernementale en tant que Ministre des Finances. En janvier, à la suite d’une lettre du jeune déplumé de Chamalières, le procureur général de Paris avait ouvert une information judiciaire contre X à l’encontre de la Garantie Foncière visant des délits d’ « abus de biens sociaux, abus de confiance et autres infractions à la législation ». Le grand public l’ignorait mais pas nous qui attendions notre heure pour précipiter le processus de décomposition et faire que l’explosion de la bulle éclabousse au maximum le régime. Quand j’écris ces lignes je ne peux m’empêcher de penser que l’adage populaire, selon lequel l’histoire est un éternel recommencement, s’applique toujours à merveille à celle des escrocs financiers. Plus c’est simple, plus c’est gros, plus ça passe comme une lettre à la poste.

 

« Il connaissait tous les secrets de la République. Il n’en révéla aucun pour se défendre lorsqu’il fut attaqué. Question d’honneur, énonce Guaino des sanglots dans la voix. On l’accusait de “diplomatie parallèle” et d’être peu regardant sur les moyens. Il l’était, en effet, quand il s’agissait de sauver une vie ou de défendre l’honneur de la France. Mais personne ne l’a jamais vu accomplir un acte dont la France put avoir honte. » Puis il rappelle « l’écho des colères homériques et des immenses éclats de rire de Charles Pasqua et de Philippe Seguin résonnent encore dans les têtes de beaucoup d’entre nous. »

 

Derrière l’épouse et les petits-fils du défunt, des secrétaires et des collaborateurs étouffent un sanglot. Un chœur de voix d’hommes s’élève alors, chantant en corse le Dio vi salve Regina : « Voi dei nemici nostri/A noi date vittoria/E poi l’Eterna gloria/In Paradiso » (« Sur nos ennemis, donnez-nous la victoire et puis l’Eternelle gloire au Paradis… »).

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:00
« Les morts ne portent pas de costards » de la disparition de Charles Pasqua aux moutons d’Uber les accros des réseaux sociaux alimentent les poubelles

Je n’avais aucune sympathie particulière pour Charles Pasqua, dont j’ai suivi le parcours politique depuis plus de 30 ans, et je n’ai aucune sympathie pour la grande majorité des chauffeurs de la corporation des taxis parisiens mais j’avoue que la médiocrité et la petitesse des écrits de certains accros de Face de Bouc et de Twitter me donne la nausée.

 

Que des minables procureurs, des juges autoproclamés, qui se servent des réseaux sociaux pour déverser leur acrimonie, le vide de leur vie, l’inanité et la pauvreté de leur pensée.

 

Si dans le film loufoque « Les morts ne portent pas de costards » de Carl Reiner, sorti en 1982(Dead Men Don't Wear Plaid) le héros Rigby Reardon interprété par Steve Martin constate que cette affirmation « Les morts ne portent pas de costards » ne veut rien dire, moi je la reprends à mon compte à propos de la disparition de Charles Pasqua.

 

L’infatigable graphomane Bruno Roger-Petit écrit dans Challenges :

 

« La gauche n’est pas à l’aise avec Charles Pasqua. Entre fascination et répulsion. Charles Pasqua, le Ricard, le SAC, les réseaux et surtout, Malik Oussekine. A peine la nouvelle de la disparition de l’ancien ministre tombait, qu’un élu communiste parisien lançait l’une de ses polémiques dont les réseaux sociaux ont le secret. »

 

Pour ma part, alors que je n’ai aucune sympathie pour le défroqué mitterrandiste Mélanchon, je suis sur la même longue d’ondes que lui « Sans doute plus sensible au poids de l’histoire, tribunal du monde, Jean-Luc Mélenchon (sur France Info) tout en évoquant le cas Oussekine, se montre plus équilibré sur le bilan Pasqua : « Dans ma génération, son souvenir est surchargé par la mort de Malik Oussekine. Et par l'enfer qu'il a créé pour les gens qui sont comme moi nés en Afrique du Nord puisque nous sommes des suspects chaque fois qu'on change de papiers d'identité (...) Mais je ne voudrais pas résumer à ça sa vie ».

 

Résumer la vie d’un homme, la compresser en quelques signes sur Twitter ou en quelques lignes assassines sur son mur Face de Bouc, voilà bien la triste réalité de notre temps asservi à l’instantanéité.

 

Le silence n’est plus de mise.

 

Le petit peuple des moutons bêle, laissons le bêler, hormis le petit cercle des « amis » qui se congratule, like, ce ne sont même pas des scories de l’histoire qui seront charriées dans l’oubli.

 

L’Histoire, connaît pas chez ces gens-là !

 

Charles Pasqua y entrera avec sa part d’ombre mais aussi sa part de lumière… Laissons faire leur travail aux historiens, gardiens du temps long…

 

Pour en revenir à l'enquête loufoque et incompréhensible du film, « Les morts ne portent pas de costards » beaucoup de répliques sont hilarantes et j’adore le comique de répétition comme lorsque Rachel Ward suce les plaies par balle de Steve Martin pour récupérer entre ses dents le projectile… (voir la vidéo ci-dessous) 

 

C’est jouissif !

 

Tout ça pour vous dire que face à cette médiocrité crasse nous ne pourrons être sauvés que par le rire et l’intelligence.

 

Et j’en reviens à UBER : « Raphaël Enthoven démonte la mécanique Uber » 

 

Uber et le mouton

 

« Uber joue sur le développement de l’autonomie, sur le sentiment qu’avec Internet et l'essor de l’économie collaborative, chacun va avoir le sentiment de se construire lui-même sa petite vie. C’est une illusion. Cette célébration de l’autonomie va de pair avec une uniformisation des comportements. En réalité, plus les individus veulent être l'origine radicale de leur petite existence, plus ils adoptent les comportements de tout le monde, plus la prestation qu’ils reçoivent et qui leur semble spécifiquement destinée est une prestation absolument standardisée. Et c’est ce double mouvement qui est intéressant chez Uber, on flatte l’individu en vous, mais c’est le mouton qu’on caresse.

 

Pour finir j'avoue adorer dans la même brassée :

 

  • Les révoltés de comptoir qui dans le même mouvement glorifient UBER et conchient la dérégulation du monde mondialisé…

  • Les ardents défenseurs, communistes français et compagnons de route, du référendum grec, sommet de démocratie. Moi je veux bien, mais pourquoi ne pas l’avoir aussi ardemment demandé aux camarades Brejnev, Honecker and Co pour que les peuples asservis puissent disposer d’eux-mêmes. C’est le syndrome des alcooliques repentis…

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 06:00
Comme un petit air d’Antoine Arena : le droit mène à tout « Les vins corses parlent une langue à part » —Éric Asimov The New York Times

Comme vous le savez, avant de quitter ma soupente du Ministère rue de Vaugirard, dénommé, avec une certaine pertinence, par les jeunes turcs : le gagatorium, j’ai ensilé la plupart de mes dossiers, mais il en est quelques-uns que j’ai mis de côté : en tête celui de la Corse où, au temps du Comité Interministériel de Michel Rocard, j’allais, avec « l’arrogance » d’un Pinzutu représentant le pouvoir central, tenter de démêler les affaires corses, agricoles bien sûr même si l’inscription à la MSA là-bas n’est pas obligatoirement la garantie d’un fort lien au terroir. Sur l’Ile je n’ai pas eu que des bonnes fréquentations, on ne choisit pas ses interlocuteurs, mais j’y ai aussi croisé des hommes de bonne volonté. Pour ne rien vous cacher, même si ce ne fut pas tous les jours une mission gratifiante, j’ai attrapé le virus de la Corse…

 

S’il est un Corse qui le sait c’est bien Antoine Arena.

 

Alors, lorsqu’Éric Asimov, critique gastronomique d’une « petite feuille confidentielle » de la Grosse Pomme, The New York Times, écrit dans l’édition du 4 juin, un article titré Les vins corses parlent une langue à part, où il n’y va pas avec le dos de la cuillère pour couvrir les vins corses de miel, en effet pour lui « l’île est devenue l’une des régions viticoles les plus passionnantes et les plus remarquables au monde. », comme lui je sors mon Antoine Arena.

 

Pourquoi ?

 

Asimov fait le lien

 

« En 1975, Antoine Arena poursuit de brillantes études de droit à Paris quand le mouvement indépendantiste corse bascule dans la violence. Il entend parler de combats armés entre les CRS et les séparatistes, et prend une décision : il quittera la fac de droit et retournera dans son petit village du nord-est de la Corse où sa famille vit depuis des générations. Il fera pousser de la vigne et deviendra producteur de vin.»

 

L’esprit du droit nous uni, et comme le droit mène à tout Antoine s’en ai retourné faire le vigneron à Patrimonio et moi faire tout autre chose que du droit…

 

« Quarante ans plus tard, longeant la pente abrupte de son vignoble dans le lieu-dit Carco, il se souvient : « Tout le monde pensait que j’étais devenu fou. » Au loin se dessinent les pics enneigés des montagnes du sud, à l’ouest le bleu de la Méditerranée. Le littoral dentelé de la Corse compte parmi l’un des plus beaux du monde, mais nulle part on n’échappe au regard menaçant de la montagne. « Quand j’ai arrêté mes études, mon père ne m’a pas adressé la parole pendant un mois, poursuit-il. Personne ne croyait à la viticulture. Seuls ceux qui ne réussissaient nulle part ailleurs se lançaient là-dedans. »

 

Après ce départ peu encourageant, Antoine Arena est néanmoins devenu un grand nom du vin corse. Accompagné de quelques grands pionniers de la viticulture, tels Christian Imbert, du domaine de Torraccia, et Jean-Charles Abbatucci, du domaine Comte Abbatucci, Antoine Arena a fait de la Corse une des régions viticoles les plus passionnantes et les plus remarquables au monde.

 

Pourquoi les vins corses sont-ils si spéciaux ?

 

« La Corse est très complexe », dit Yves Canarelli, du clos Canarelli, qui produit des vins purs et précis dans les régions de Figari et de Bonifacio. « Elle est française mais en même temps elle ne l’est pas. Nous sommes corses avant d’être français. Quand vous vivez sur une île, vous ne pensez pas comme sur le continent. »

 

« Nous possédons 40 variétés de cépages et tous les jours nous en découvrons de nouveaux”, se réjouit Christian Imbert, propriétaire du domaine de Torraccia [Lecci] depuis plus de cinquante ans. En 1972, il a fondé une association de vignerons corses dont la principale activité est de cultiver des cépages indigènes. »

 

Dans toute l’île, on ressent l’énergie et la passion de jeunes vignerons tels que Gérard Courrèges. Il y a Sébastien Poly, du domaine U Stiliccionu, qui pratique la viticulture biodynamique et cultive presque tout seul ses 7 hectares de vignes. Gérard Courrèges, lui, pratique la viticulture biologique, tout comme Marc Imbert, du domaine de Torraccia, qui a pris la succession de son père. « Nous essayons de travailler suivant les méthodes traditionnelles des paysans, comme avant la guerre »

 

Antoine Arena a lui aussi laissé la place à ses fils Antoine-Marie et Jean-Baptiste. « Mes fils ont apporté de la finesse aux vins, reconnaît-il. J’avais l’habitude de les faire trop lourds. » Il continue toutefois de défendre la culture corse à travers ses vins. « C’est parce que nous sommes corses que nous pouvons faire les choses différemment, dit-il. Nous sommes riches de nos différences. Il ne faut pas confondre unité avec uniformité. »

 

L’article ICI

www.bichel.dk

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 06:00
Pas si con ce Taulier lorsqu’il affirmait en avril 2014 « Non l’ANPAA n’a pas définitivement gagné dans l’affaire qui l’oppose à la publicité du CIVB. »

Pourquoi aurais-je le triomphe modeste puisque je ne suis pas modeste ?

 

« On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même… » S’envoyer des fleurs ne fait de tort à personne si ce n’est permettre à ses détracteurs d’épancher leur excédent de bile. Ça leur fait du bien et ça ne mange pas de pain. »

 

Sur Face de Bouc pullulent des médiocres, des illettrés du droit, qui ne savent que brailler, astiquer leur ego, se taper sur leur bedaine rebondie qui leur tient lieu de cerveau. Ils ne refont pas le match comme Eugène Saccomano mais ressassent à l’infini leurs obsessions, touillent le vide insondable qui leur tient lieu de pensée.

 

Oui, ne leur en déplaise, le 15 mars 2012, je chroniquais : « Non l’ANPAA n’a pas définitivement gagné dans l’affaire qui l’oppose à la publicité du CIVB » 

 

J’ai suivi cette affaire avec attention.

 

J’ai lu les considérants de la Cour d’Appel de Paris:

 

Non l’ANPAA n’a pas définitivement gagné dans l’affaire qui l’oppose à la publicité du CIVB : le taulier éclaire votre lanterne 

 

« La cour d'appel de Versailles a confirmé, le 3 avril 2014, que la campagne de publicité « Portraits de vignerons » ne contrevient pas aux dispositions du Code de la santé publique. Lancée par le CIVB, cette campagne d'affichage mettait en scène des professionnels de la filière vitivinicole, verre à la main et sourire aux lèvres, censés véhiculer l'image d'un univers du vin moderne, investi par les jeunes et ouvert aux femmes. La cour a considéré que :

 

« Les annonceurs ne peuvent évidemment être tenus, sous le prétexte de satisfaire aux exigences légales, de représenter des professionnels grincheux, au physique déplaisant et paraissant dubitatifs, afin d'éviter au consommateur toute tentation d'excès ». Voilà pour la forme.

 

Sur le fond, il y a lieu d'espérer, en attendant l'examen de la prochaine loi de santé publique prévue à l'été 2014, la cour ayant conclu que la démarche du CIVB est « pleinement en accord avec les dispositions légales autorisant une référence aux facteurs humains liés à une appellation d'origine ».

 

Comme dirait l’autre le ver était dans le fruit, les juges de Versailles avaient mis avec intelligence le doigt où ça faisait mal en reprenant les attendus des juges de la cour d’appel de Paris : « le caractère avenant, souriant, jeune, en tenue de ville, de personnes ou groupe de personnes, présentant différentes marques de vins en levant le bras en tenant un verre, avec une impression manifeste de plaisir ne peuvent être utilement reprochés dès lors que les autres exigences de la législation et réglementation applicables sont respectés, une telle représentation n’étant pas, par elle-même de nature à inciter à une consommation abusive et excessive d’alcool étant observé que par essence la publicité s’efforce de présenter le produit concerné sous un aspect favorable pour capter la clientèle et non pour l’en détourner. »

 

Voilà la messe est dite le 2 juillet 2015, la Cour de cassation reprend une partie des attendus du jugement : « Attendu que l’arrêt relève que les personnages figurant sur les affiches, expressément désignés comme des membres de la filière de production ou de commercialisation des vins de Bordeaux, ne sont pas assimilables au consommateur (…) que l'impression de plaisir qui se dégage de l'ensemble des visuels ne dépasse pas ce qui est nécessaire à la promotion des produits et inhérent à la démarche publicitaire proprement dite, laquelle demeure licite, et que l'image donnée de professions investies par des jeunes, ouvertes aux femmes et en recherche de modernité, est enfin pleinement en accord avec les dispositions légales autorisant une référence aux facteurs humains liés à une appellation d'origine… »

 

Pour le reste prière de lire « Affaire CIVB : la cour de cassation déboute l’ANPAA »

 

Fin d’un marathon judiciaire qui dure depuis 10 ans. Les prohibitionnistes déboutés et condamnés aux dépens.

 

PAR JACQUES DUPONT ICI 

 

Nouvelle donne donc, à la fois du contenu de la loi Evin, encore un mauvais coup de ces socialos incapables qui ne savent pas tenir un verre de vin par le pied et de la jurisprudence de cette loi, à l’épreuve de la réalité économique et financière des annonceurs du vin et de la capacité de ceux qui se disent journalistes du vin à ne pas verser dans la facilité du publi-reportage… ou du mélange des genres…

 

Merci de ne pas nous resservir une platée de Rafale...

 

Sur le bandeau de ce blog je tiens quoi dans mes mains ?

 

Un verre...

 

S'il est vide, c'est que je l'ai vidé car lorsque le vin est tiré il faut le boire !

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 06:00
Le rosé est-il un vin moderne ?

 

La semaine passée je zieute sur un panneau Decaux une publicité LISTEL MODERNE* mais comme je suis pressé je ne prends pas le temps de la mettre dans ma petite boîte à photos mais je me dis que je le ferai à un prochain passage. Sauf que les entreprises du vin en France croulent sous l’énormité de leurs budgets publicitaires et que leurs affiches durent le temps que durent que vivent les roses (désolé je n’ai pas pu m’en empêcher). Place cette semaine aux géants de la bière et bingo avec la canicule ça va dépoter sur les terrasses des cafés.

 

Bref, je suis allé sur le site de Listel choper le panneau. 

Le rosé est-il un vin moderne ?

Qu’y lit-on à propos de ce qualificatif Moderne ?

 

« Se dit d’un vin qui correspond aux goûts et aux exigences de ses contemporains »

 

Listel va être présent en affichage, radio et presse tout l’été.

 

Nous avons voulu tout simplement remettre Listel dans son terroir… le sable de Camargue amené des Alpes par le Rhône et déposé sur les plages par les courants de la mer Méditerranée !

 

Moderne adjectif (bas latin modernus, du latin classique modo, récemment)

 

Qui appartient au temps présent ou à une époque relativement récente : Science moderne. Peintres modernes.

 

Qui bénéficie des progrès les plus récents : Équipement très moderne.

 

Qui est fait selon les techniques, les règles et le goût contemporains, par opposition à ancien : Appartement moderne.

 

Qui s'adapte pleinement aux innovations de son époque, qui est de son temps : Avoir des idées modernes.

 

Si l’on s’en tient aux chiffres* et plus particulièrement à la progression des vins rosés depuis plus de 10 ans, tendance lourde, le vin rosé est bien un vin moderne.

 

Mais, tout comme dans l’édition avec les best-sellers, pour séduire le plus grand nombre les vins rosés ne sont-ils pas en train de pousser le bouchon un peu trop loin dans leur adaptation et pour la majorité d’entre eux rejoindre l’univers impitoyable des boissons industrielles rafraîchissantes et alcoolisées ?

 

Pour introduire le débat 2 chroniques

 

Les rosés pâles tout comme les pantacourts sont un mauvais compromis… il faut choisir ! 27/07/2013

 

3 juillet 2013 « À ce jeu-là nous avons aujourd'hui des rosés à peu près tous semblables, mais pire, tous délocalisables »

Toujours est-il que, dans les années 80 avec l'apparition simultanée de l'inox italien moins cher, des groupes de froid (subventionnés : refroidissez, refroidissez disait-on alors aux caves qui ne savaient pas se servir de ces outils, il en restera toujours quelque chose) et des œnologues frais émoulus des z'écoles (deux ans seulement après le bac à l'époque) le rosé entame doucement son évolution vers ce qu'il est devenu aujourd'hui.

 

Seulement voilà, les techniciens se sont pris au jeu, les fabricants de levure et d'adjuvant aussi, le rosé est devenu : un empilement de technique. Dans les colloques, avec un air profond, les praticiens disent : « c'est un vin technique »

 

Il y a quelques temps un ami journaliste me demande :

 

« Philippe c'est quoi pour toi un grand rosé ? »

 

La suite ICI 

 

La vie en rose

 

« Tout commence en 1945 quand Édith rejoint, à la terrasse d’un café, Marianne Michel, une bonne copine elle aussi chanteuse qui se plaint auprès de son amie de ne pas rencontrer le succès. Marianne n’est pas venue seule. Elle est avec son nouveau fiancé qui tape tout de suite dans l’œil d’Édith. Pour consoler Marianne, Piaf griffonne sur un coin de table : « Quand il me prend dans ses bras/ qu’il me parle tout bas / je vois les choses en rose. » Marianne lui fait remplacer « les choses » par « la vie ». Quelque temps plus tard, Édith lui donne la chanson qu’elle trouve trop mineure pour son répertoire et lui pique son fiancé. Mais Marianne fait un tabac dans les cabarets avec cette Vie en Rose… Vexée de son erreur de jugement, la môme lui reprend son cadeau et l’enregistre le 9 octobre 1946. Quant au fiancé, l’histoire ne dit pas si elle l’a rendu… »

 

In Miscellanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir) Agnès Michaux&Anton Lenoir chez Autrement 12€

 

* En 2013 les Français 9 millions d'hectolitres de vin rosé, soit 37% des 24 millions d'hectolitres de la consommation mondiale.

 

Les Français sont les premiers consommateurs de vin rosé, devant les Etats-Unis avec 12% de la consommation mondiale, et l'Allemagne 9%.

 

Les habitants des Pays de la Loire se classent en tête des amateurs de rosé. Près de la moitié 43,5% de la population de la région déclarant en consommer au moins une fois par semaine. La région Midi-Pyrénées 42,4% et le Languedoc-Roussillon prennent respectivement la deuxième et troisième place.

 

Les Français sont aussi les premiers producteurs devant l'Italie et l'Espagne. La production mondiale est estimée à 23,8 millions d'hectolitres en 2013. La France en a produit à elle seule 7 millions en 2013, et 7,5 millions en 2014. La région Rhône-Provence regroupe 35% de la production française de vin rosé. Le Languedoc-Roussillon la suit de très près, avec 34%.

Le rosé est-il un vin moderne ?

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:00

 

Le plus difficile fut de vider mon bureau, de remettre le nez dans les dossiers sanglés, de trier cet amoncellement de papiers et puis, d’en jeter la grande majorité. Aucun regrets, rien que des scories d’une part de ma vie professionnelle. Ce qu’il en est resté, les dossiers de mes missions, Vins doux naturels, Cognac, Châteauneuf-du-Pape…, de la Journée Nationale du Cheval que j’ai créé, le chrono de mes correspondances en temps de Directeur de Cabinet va être ensilé aux archives nationales.

 

J’ai gardé par devers moi, quelques coupures de presse, mon dossier Corse, un dossier avec 1 gros tampon SD, et mon premier rapport datant de mon premier séjour en 1977 au Ministère de l’Agriculture, à mon retour du service national comme coopérant en Algérie à Constantine.

 

RAPPORT SUR LA LIMITATION DES ÉLEVAGES HORS SOL

 

60 pages

L’heure de ma sortie a sonné en ce 1er juillet et j’ai exhumé mon premier rapport qui n’était pas très UBER POP…

J’ai relu mes conclusions :

 

Voici l’ultime « Un des mérites essentiels d’une mesure de limitation serait son rôle de « butoir » : ce butoir permettrait d’éviter certains conflits d’intérêt entre les agriculteurs et de puissantes firmes extérieures à l’agriculture.

 

  • Les firmes intégratrices aliments du bétail plus particulièrement en aviculture…

 

Mais l’enjeu est tout autre. Il s’agit en fait d’un choix entre deux modes de développement économique : les productions hors-sol doivent-elles demeurer une activité agricole ou au contraire doivent-elles tendre à s’intégrer au secteur industriel ? Le principe de la limitation tranche sans équivoque en faveur du premier terme de l’alternative. »

 

Rapport d’un chargé de mission contractuel de 29 ans à Bernard Auberger Directeur de la Production et des Échanges, Inspecteur des Finances, Christian Bonnet étant Ministre de l’Agriculture jusqu’au 30 mars 1977. C’est Pierre Méhaignerie qui lui succédera.

 

Deux Ministres bretons, donc en premier ligne sur ce sujet important.

 

J’écrivais aussi que « la limitation peut favoriser la protection de l’environnement en empêchant le développement de sources de pollution trop importantes (…)

 

Je soulignais que ce qui comptait le plus en la matière « c’est la densité géographique que la taille des ateliers. Il est plus efficace de contrôler cette densité. Il est certain néanmoins que la taille des ateliers est facteur d’accroissement de la densité. Signalons qu’une mesure imposant l’épuration des effluents, sous certaines conditions de dimension de densité géographique pourrait avoir un effet limitant puisqu’elle contribuerait à accroître le coût de production des élevages concernés. »

 

Comme vous pouvez le constater j’étais un affreux interventionniste, pas un poil UBER POP

 

Adieu vaches, cochons, couvées, dérèglementer c’est desserrer les liens, exit quotas laitiers, ça donne dans un premier temps de l’air, une forme de liberté, puis vient le temps où les plus forts, les plus résistants, prennent le dessus sur la piétaille et le produit devient un « minerai ». Certains, évoquerons la régulation pour retrouver une nouvelle forme de protection mais sans outils de régulation il ne peut y avoir de régulation.

 

Bonne journée à vous…

L’heure de ma sortie a sonné en ce 1er juillet et j’ai exhumé mon premier rapport qui n’était pas très UBER POP…

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:00
Les plaisirs de la taverne. Faits et dits mémorables de Valère Maxime ( 1er s.), XVe s. - Paris, BnF

Les plaisirs de la taverne. Faits et dits mémorables de Valère Maxime ( 1er s.), XVe s. - Paris, BnF

43000 débits de boissons en 1790 à Paris

 

Ce sont des lieux de sociabilité populaire mais le cabaret est le creuset de la corruption du peuple pour les moralistes et les hygiénistes.

 

Le souci de ces derniers, qui allie moralisme alimentaire et santé publique, repose sur des réalités : « Les cabaretiers distribuent ordinairement le vin dans des pichets d’étain qui contient beaucoup de plomb ; ils le débitent sur des « bureaux entourés de lames de plomb » (Darluc 1782) ; ils ne goûtent pas le vin, se contentent de vérifier l’intensité de la couleur aux taches violacées qu’il laisse sur la nappe. »

 

« Par ce moyen, ils distribuent au peuple un poison lent qui peu à peu détruit entièrement leur santé. » (Hallé 1835)

 

« La boisson vendue n’est pas du jus du pressoir : « On fabrique une boisson qu’on appelle le vin pour le malheureux qui ne peut pas dépenser, avec de l’eau, du genièvre et du pain de seigle sortant du four ; et on le colore avec une infusion de bettes rouges, par l’eau chaude. On en fabrique une autre avec un mauvais cidre qu’on fait bouillir dans des chaudières de cuivre, jusqu’à ce que trente-six pots soient réduits à huit ; on mêle cette espèce de sirop avec de l’eau ; on laisse fermenter ce mélange et on colore de même. On ajoute souvent à ces boissons de la sauge crispée pour leur donner un piquant ; et quelques fois même, des marchands de vin ignares et peu délicats substituent à cette plante des substances narcotiques, pour donner au vin une qualité enivrante, ou y jettent des morceaux de cuivre pour le rendre moins dur. » (Fodéré 1813)

 

« À Marseille, on procède de même manière : on met dans la cuve de la chaux vive, du plâtre, du sel marin, de la fiente de pigeon « pour lui donner un goût piquant » (Darluc 1782)

 

Le cabaretier altère ou sophistique son vin.

 

Cela se nomme du gargotage selon Ducreux, et « ce n’est pas une négligence, mais le fruit d’une double nécessité, technique et économique : sans gargotage, le marchand de vin de la rue de Vaugirard ne pourrait entretenir sa famille. Il ne fraude pas, puisque aucune loi, pendant très longtemps, n’a encadré le vin. »

 

En 1767, la Société Royale d’Agriculture de Limoges met au concours un sujet sur la fermentation du vin et celui-ci est défini ou indéfini de la façon suivante :

 

« Le vin est un nom générique que l’on donne à toutes les liqueurs qui ont subi la fermentation spiritueuse », étant entendu qu’en Limousin il est fait à partir de raisins ou « d’autres fruits ». Personne ne songe sérieusement à mettre en question la liberté de fabrication. Tout au plus les hygiénistes aimeraient-ils que se mette au point une liste noire des additifs dangereux. »

 

Extrait d’Histoire des Peurs alimentaire du Moyen Âge à l’aube du XXe siècle Madeleine Ferrières

 

Les plaisirs de la taverne. 

 

Toute agglomération, au Moyen Âge, possède ses tavernes, lieux de sociabilité mais aussi d'excès...

 

De boisson bien sûr mais pas seulement...

 

DEUX LIEUX SYMBOLISENT les plaisirs déviants : le bordel et la taverne. Cette dernière permet de s'abreuver, de jouer aux dés et parfois de faire l'amour si quelques chambres sont disponibles à l'étage. Chaque ville, qui dispose normalement d'un bordel, comporte de nombreuses tavernes.

Marchand de vin rouge, Tacuinum sanitatis d'Ibn Butlân, XVe s. Paris, BnF,
Marchand de vin rouge, Tacuinum sanitatis d'Ibn Butlân, XVe s. Paris, BnF,

Marchand de vin rouge, Tacuinum sanitatis d'Ibn Butlân, XVe s. Paris, BnF,

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:00
Racolage dans les chais : dialogue entre le racoleur Masters of Wine et le racolé vigneron of Chardonnay

Racolage péjoratif

 

1. Action de racoler, de recruter par des moyens plus ou moins honnêtes. Faire du racolage.

 

« M. Bouchard se livrait, au Ministère, à un racolage semblable; peu à peu, il avait soufflé aux employés une haine féroce contre M. de Marsy; il gagnait jusqu'aux garçons de bureau, il faisait soupirer tout ce monde dans l'attente d'un âge d'or, dont il parlait à l'oreille de ses intimes » (Zola, E. Rougon, 1876, p. 188).

 

2. [En parlant d'une personne se livrant à la prostitution] Action de racoler, d'accoster les passants dans un but de prostitution. Synonyme péjoratif retape. Racolage sur la voie publique.

 

« À deux heures du matin dans Paris, on ne peut plus guère compter que sur le racolage d'une fille qui aura (...) tellement envie de dormir que ce n'est pas dans sa chambre qu'on devra attendre grand'chose de la vie » (Nizan, Conspiration, 1938, p. 21).

 

Bonjour,

 

  • Je vous envoie un court e-mail pour vous inviter à participer…

  • Comment ça participer ? je suis de jury ?

  • … aux Global Chardonnay Masters 2015, organisés par le magazine The drinks business, magazine leader…

  • C’est quoi le contraire de leader ? Vous voyez un document de ce genre de ce genre émis par une structure qui ne serait pas leader ?

  • … de la presse professionnelle dédiée au vin. Le concours aura lieu à Londres, au mois de Septembre. Cette dégustation à l’aveugle de Chardonnay (minimum 50%) est jugée par un jury exclusivement composé d’experts en vin et d’acheteurs, tous Masters of Wine…

  • Ça devient tautologique : existe-t-il des experts en vin qui ne soient pas master of wine ? Enfin, je veux dire des gens crédibles, bankables, quoi. Maintenant, imaginons le contraire : peut-il exister un master of wine qui ne serait pas expert en vin ?

  • … incluant notre éditeur Patrick Schmitt MW…

  • Sublime, ce MW. Une nouvelle aristocratie est née !

  • Le jury attribuera des médailles de bronze à or, avec la possibilité de gagner un Master pour les vins exceptionnels…

  • Parce que les autres en or ne seront pas exceptionnels ! pour dire le niveau des producteurs.

  • … Nous cherchons à inclure les meilleurs vins Chardonnay de votre région, c’est pourquoi je souhaiterai vraiment que vous participiez cette année…

  • Ils sont touchants : s’ils savent qu’ils font partie déjà les meilleurs, pourquoi éprouvent-ils encore le besoin de goûter ? Moi personnellement, pour me rassurer, ça me suffit…

  • … Les Global Chardonnay Masters vous permettront d’avoir un avis indépendant

  • … on y croit ! Ils sont experts ou acheteurs ?

  • … sur vos vins, et d’obtenir une référence qui accompagnera les consommateurs dans leurs choix. Avec plus de 50 000 abonnés dans 80 pays du monde et 500 000 visiteurs uniques par mois sur notre site internet, la compétition des Chardonnay Masters 2015 sera médiatisée…

  • RVF, EN MAGNUM, Vino veritas, le GJE ?

  • …Nous nous servirons de toutes nos plateformes multimédias pour promouvoir l’événement. Les résultats et analyses seront publiés dans le magazine the drinks business, sur notre site internet ainsi que dans notre édition Hong Kong. Je vous envoie en pièce jointe la fiche d’inscription qui vous expliquera les modalités ainsi que l’article publié sur la dernière édition des Chardonnay Masters. Je tiens juste à vous préciser que vous n’avez pas de TVA à payer, et que l’envoie de 3 échantillons par cuvée inscrite est requis.

Je serai ravie de vous accueillir dans la compétition.

 

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

 

Bien cordialement,

 

Elsa Baillet

 

Sales Assistant The Drinks Business Unit 122, 30 Great Guildford Street London

Tel: +44 (0) 20 78 03 24 33

Fax: +44 (0) 20 78 03 24 21

elsa@thedrinksbusiness.com

www.thedrinksbusiness.com

 

 

Racolage dans les chais : dialogue entre le racoleur Masters of Wine et le racolé vigneron of Chardonnay

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, pantouflage et magouillage sont les deux mamelles de la haute-fonction publique sous la Ve République… François Pérol l’Écureuil et les Populaires

« En souffrance » la dénomination me convenait bien car elle me permettrait de nommer et de compacter, en un lieu circonscrit et impénétrable, un recoin de mon ordinateur, tout ce qui venait de me tomber dessus en si peu de jours. Le risque d’un total effondrement me guettait, j’étais à deux pas d’être submergé, de perdre pied. Afin d’éviter l’effet de propagation j’appliquais la théorie des dominos à mes soucis. En priorité, confiner la jalousie qui me minait. Mes craintes se révélaient fondées. Comment pouvait-elle se laisser séduire par lui ? Lui ou un autre, je n'avais rien à dire même si pour moi elle méritait beaucoup mieux. Me taire. Fuir ce déjeuner. Mais elle était si belle, si rayonnante, si aérienne, et comme mon corps me lâchait ma lutte se portait sur un autre terrain. En fait, je réalisais que je n’étais pas jaloux au sens habituel du terme, mon désir ne puisait pas sa source dans la possession de son corps, bien sûr la sentir, l’embrasser, la déshabiller, lui faire l’amour, en d’autres temps m’aurait obsédé, mais dans mon souci de la voir aimée par quelqu’un à sa hauteur. Il n’y avait aucune trace d’amour-propre dans ma déception de la voir en compagnie de ce garçon mais une forme de rage, l’impuissance de la vieillesse. De l’orgueil sans doute, à croire que, si la donne du temps m’avait donné une chance, moi seul était capable de la rendre heureuse. C’était une certitude qui me rendait fort. L’important c’était elle, mon Emilie. Alors pour elle, il fallait que je me batte contre un ennemi intérieur, bien plus redoutable, dont je savais depuis des années qu’il guettait le bon moment pour se ruer sur mes défenses affaiblies et me terrasser. Du courage elle m’en infusait, loin des petits frelons sans importance je m’accrochais.

 

« Il n’y a d’amour éternel que contrarié… »

 

L’amour paisible est un leurre dont il faut se méfier, c’est quand c’est difficile, tout le temps difficile, que l’amour reste vivace, ne s’éteint pas. Le mien, si tardif, unique, entrait dans ce cercle restreint, alors pour m’aider à survivre j’allais le cultiver avec passion, avec soin, loin des petits prédateurs. La distance est mon seul talent.

 

« Anne était vive, intelligente, passionnée d’art. C’était une mince brunette pétillante aux yeux verts, très gaie et au sourire enchanteur. Elle le captivait. Il la charmait. « Il était intéressant, se souviendrait-elle. Il y a tant de gens qui ne sont pas intéressants. Vraiment pas ! Les gens supérieurs… vous multiplient la vie par leur savoir. »

 

« Mais Anne lui offrait ce renouveau – une « régénération », dira-t-elle – que peut connaître un homme plein de vigueur à l’approche de la cinquantaine quand son existence se trouve soudain bouleversée par une passion dévorante et réciproque pour une fille qui a la moitié de son âge. »

 

Le François de Jarnac avec qui je n’ai jamais eu d’affinités retrouvait au travers de cet amour romantique une épaisseur humaine, charnelle…

 

Quel champ me restait-il alors à couvrir entre ma bataille vitale et mon désir de la voir s’épanouir ?

 

En clair, devais-je abandonner toute activité ?

 

Les petits jeux intérieurs sont si minables, si misérables, si mesquins, alors que tout autour de nous, au plus près de nous, la barbarie, l’ignorance, la bêtise, s’étalaient, s’épandent, me désespèrent. Est-ce monde là que je vais quitter ? Est-ce monde là dans lequel ceux que j’aime vont vivre ? Je n’arrivais pas à m’y faire, à accepter l’impuissance, le renoncement. Alors, même si je n’en avais plus très envie, je m’accrochais aux manchons de la charrue et je suivais le sillon.

 

L’entrisme chez les Républicains s’imposait, je renouvelais ma carte au nouveau parti accompagné de l’ensemble de ma fine équipe. L’heure s’y prêtait car l’essentiel se jouait en interne.

 

« Janus aurait adoré la vie de Nicolas Sarkozy. Deux visages pour un même homme, l’un concentré sur le présent, l’autre tourné vers l’avenir. Un même corps, un même esprit, tendus vers deux horizons : la présidence du parti, un épisode qui n’est pas fait pour durer. Une sorte de présent imparfait. Le futur ? Une candidature à la primaire qui montre déjà son nez. Et pour l’heure un impossible choix puisque l’ex chef de l’Etat se doit d’être les deux. Président de tous et candidat d’une partie. Les vies de Nicolas Sarkozy ne sont décidément pas simples à conjuguer.

 

Certes la fonction de "big boss" des Républicains lui apporte pas mal d’avantages. C’est, en effet, à lui que revient la tâche d’organiser l’épreuve finale, lui qui en fixe les règles et les contours. Certes, les pressions sont fortes de la part de ses concurrents mais au final c’est bien lui qui tranche et part donc avec un léger avantage. Son job de président de parti lui donne aussi une surface médiatique bien supérieure à celle de ses concurrents. Le chef de l’opposition c’est lui. Rien que lui. Il est maitre des débats et du calendrier. En revanche, certains de ces avantages peuvent se révéler à double tranchant. »

 

Le maillon faible de la stratégie de Sarkozy c’est l’UDI, alors nous n’allions pas nous priver de faire feux de tout bois sur le plus con de la bande : Hervé Morin. Je rappelais à mes troupiers un petit épisode au temps où je m’étais infiltré dans les rangs de l’UMP.

 

 

« Alors, à la grande surprise de la pouponnière sarkozyste j’attaquais en rase campagne « Comment notre président a-t-il pu confier le portefeuille de la Défense à un Hervé Morin ? Moi qui suis un héritier de la pensée du Général, pensez-donc j’ai défilé sur les Champs en 68 pour protester contre la chienlit et renvoyer la racaille gauchiste à ses débats fumeux, je ne comprends pas ce choix. Les centristes sont des couilles molles et ce Morin un j’en foutre ! » Mes interlocuteurs étaient médusés et tétanisés. Que me répondre ? Aller dans mon sens c’était d’une certaine manière mettre en doute l’infaillibilité de Nicolas 1er. Nul n’osait s’aventurer sur ce terrain mouvant. Le mime agitait ses petites mains mais restait coi. Et c’est alors qu’une petite voix flutée s’élevait « Comme le dit mon père : Morin est aussi con que ses bourrins ! » J’approuvais bruyamment la petite blonde, car c’était elle qui venait de faire cette saillie, en qualifiant de plus le maire d’Epaignes de traître. Mes interlocuteurs approuvaient. L’agité-bis, stupéfait de la prise de parole de sa dulcinée, se dandinait d’une fesse sur l’autre, avant de proférer une grossièreté « Jeanne-Marie, ne t’en déplaise, ton père est aussi un sombre con... »

 

Pantouflage et magouillage sont les deux mamelles de la haute-fonction publique sous la Ve République…

 

« En cet hiver 2009, les pouvoirs publics désespèrent de trouver une solution au problème de gouvernance des Banques populaires et de l’Ecureuil. Les groupes, en très grande difficulté, vont fusionner, mais leurs patrons ne s’entendent pas sur un nom de dirigeant. Ces « chamailleries » exaspèrent les pouvoirs publics et le seul moyen d’y mettre un terme est de désigner une personne « neutre ». Encore faut-il la trouver. A Paris, les candidats disponibles ne sont pas légion. Quelques noms circulent, mais les banquiers buttent sur la solution. Or le temps presse. Et « c’est ce qui fait au final que le président de la République a demandé à François Pérol » de prendre la tête du futur groupe, explique Claude Guéant.

 

« Le président de la République lui-même a beaucoup hésité, poursuit-il. François Pérol était pour lui un collaborateur extrêmement précieux. Mais il fallait sauver les deux établissements bancaires. »

 

Le président du tribunal veut être certain d’avoir bien compris : « Donc c’était une idée du président de la République ? » « Oui », répond Claude Guéant.

 

A ce moment, il y a comme un flottement dans la salle. Non pas que Claude Guéant vienne de faire une révélation fracassante. A l’aune de ce que fut le quinquennat de Nicolas Sarkozy, en ces années d’hyperprésidence, ce « oui » n’étonne personne. Mais, au regard des débats de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, où M. Pérol comparaît pour « prise illégale d’intérêts », il prend en revanche une tout autre épaisseur. »

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 06:00
http://www.reprenezlescommandes.com/notre-appareil-digestif/

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Imaginez, vous êtes en train de dîner chez Pierre Jancou, vous vous apprêtez à le clore en beauté avec la charlotte fraise-cerise-amande préparée avec amour pour moi par Marion Goettle accompagnée d’un Prosecco de derrière les fagots.

 

Que va-t-il se passer ?

 

C’est le début d’un grand voyage qui va d’abord mobiliser vos yeux, votre nez, votre bouche avant d’emprunter à un carrefour de tous les dangers, celui des voies respiratoires et digestives, le pharynx, et de disparaître dans l’œsophage.

 

Giulia Enders va nous servir de guide :

 

Tout d’abord nous mangeons avec les yeux : « les particules de lumière qui rebondissent sur la part de gâteau sont projetées sur la rétine et activent des nerfs optiques. À l’issue d’une petite promenade dans les circonvolutions cérébrales, cette « première impression » est envoyé au cortex visuel, situé au centre du cerveau, à peu près à la même hauteur qu’une queue de cheval haute.

 

Bricolage d’une image par le cerveau à partir des signaux nerveux : « nous voyons enfin notre part de gâteau, cliché alléchant transmis ailleurs : le centre salivaire, qui contrôle la sécrétion de salive, reçoit une lettre d’information, et nous en avons aussitôt l’eau à la bouche… »

 

Question stupide du Taulier : la vision d’un beau nectar vermillon déclenche-t-elle l’eau à la bouche ?

 

« … de même, à la seule vue de cette gâterie, notre estomac s’en lèche les babines et sécrète un peu de suc gastrique. »

 

Place au pif !

Voyage d’une bouchée de charlotte fraise-cerise-amande de Marion Goettle au bout de votre œsophage qui fait la holà

Le nez est profond, ses cavités vont bien au-delà où peut aller notre doigt. « Plus haut, nous entrons dans le royaume des nerfs olfactifs qui sont recouverts d’une couche protectrice de mucus. Tout ce que nous sentons doit d’abord être dissout dans ce mucus pour pouvoir atteindre les nerfs.

 

Les nerfs olfactifs sont de vrais spécialistes : il y a pour une multitude d’odeurs différentes toute une série de récepteurs spécifiquement dédiés.

 

Y’en a qui pendant des années pendouillent sans avoir rien à faire pour se réveiller un jour et lancer fièrement au cerveau : « Muguet ! » et se retrouver au chômage technique pendant une nouvelle floppée d’années.

 

Question stupide du Taulier : pourquoi des dégustateurs renifleurs pour 1 même vin lui trouvent des flaveurs différentes et contradictoires ?

 

Inspirer !

 

Soyez inspiré !

 

« Notre organe olfactif est un goûteur chevronné. Plus la petite cuillère chargée d’une bouchée de gâteau se rapproche de la bouche, plus il y a de molécules qui s’en détachent et affluent vers les narines. Sur les derniers centimètres de ce parcours, si nous décelons la présence d’alcool, le bras peut alors faire demi-tour, les yeux peuvent entamer une inspection plus approfondie, la bouche peut demander s’il y a de l’alcool dans ce gâteau ou depuis combien de temps il traîne dans le frigo. »

 

Remarque stupide du Taulier : que fait un beau nez de dégustateur patenté face aux fragrances bestiales d’un vin nu ?

 

« Et une fois que le cerveau a donné sa bénédiction : snip, snap, gobe, gobé, par le gosier de l’intéressé la bouchée de gâteau est passée – et le rideau se lève sur la première scène du ballet. »

 

Pour le glou la deuxième scène vaut le détour mais là n’est pas notre propos du jour, prière de s’adresser aux grands dégustateurs aveugles.

 

La bouche c’est du costaud, « elle aime les superlatifs. »

Voyage d’une bouchée de charlotte fraise-cerise-amande de Marion Goettle au bout de votre œsophage qui fait la holà

« Le muscle le plus puissant du corps humain se trouve être celui de la mâchoire

 

« … avec notre mâchoire, nous exerçons sur une molaire une pression qui peut aller jusqu’à 80 kg, soit le poids d’un homme adulte ! Pendant un repas, quand nous tombons sur quelque chose de très dur, c’est comme si nous ordonnions à toute une équipe de footballeurs professionnels de piétiner l’aliment incriminé pour que nous puissions l’avaler. »

 

Pas étonnant que l’émail de nos dents soit « le matériau le plus dur que nous soyons capable de fabriquer.

 

La langue elle est le muscle strié le plus agile.

 

La mastication commence et « pour notre morceau de gâteau quelques joueurs de l’équipe des minimes devraient suffire. »

 

La langue entre en scène, c’est le coach : « quand de petits morceaux de gâteau craintifs s’égarent loin des chaînes de broyage-concassage, la langue les remet gentiment sur le droit chemin. »

 

Quand tout est bol alimentaire, on passe à la déglutition :

 

  • La langue attrape un chouia du bol : 20 mml et le propulse vers le palais mou, juste avant l’œsophage ;

  • C’est l’interrupteur : il suffit d’appuyer dessus pour mettre en branle le programme de déglutition ;

  • La bouche est alors verrouillée et notre gâteau mâché est repoussé tout au fond dans le pharynx.

Les portiers : le voile du palais et le muscle constricteur supérieur « qui se chargent de fermer cérémonieusement les derniers accès au nez (…) les cordes vocales sont priés de se taire et l’épiglotte, tel un chef d’orchestre, se dresse majestueusement (le mouvement est perceptible au niveau du cou) tandis que la bouche s’abaisse. »

 

Remarque stupide du Taulier : d’où l’expression on ne parle pas la bouche pleine.

 

Alors une vague de salive emporte votre bouillie de gâteau et la fait disparaître en 5 à 10 s dans l’œsophage.

 

Rideau.

 

Applaudissements.

Voyage d’une bouchée de charlotte fraise-cerise-amande de Marion Goettle au bout de votre œsophage qui fait la holà

« Pendant la déglutition l’œsophage fait la hola. Quand le bol alimentaire arrive, il s’élargit, et quand il est passé, il se referme. C’est ce qui permet à notre menu de ne pas repartir dans l’autre sens (…)

 

« … Sans se soucier un seul instant de la pesanteur, notre morceau de gâteau descend donc avec grâce le long de notre buste (…)

 

« … Le premier tiers de l’œsophage est enveloppé de muscles striés, ce qui explique que nous avons encore conscience de la première étape du chemin. Le monde de l’inconscient commence qu’après le petit renfoncement que nous pouvons palper tout en haut du sternum. À partir de là, l’œsophage n’est plus entouré que de muscles lisses (…)

 

Tout en bas : le sphincter œsophagien « se détend pendant 8 s et le bout de gâteau saisit l’occasion pour plonger. »

 

Fermeture et à « l’étage supérieur, dans le pharynx, on respire à nouveau. »

 

Le premier acte du spectacle est terminé, le parcours exige un « maximum de concentration et une bonne coordination. C’est un travail d’équipe, qui nécessité d’être soigneusement étudié. »

 

« Dans le ventre de nos mères, déjà, nous nous entraînons à déglutir et pouvons avaler jusqu’à un demi-litre de liquide amniotique… »

 

« … À l’âge adulte, nous déglutissons entre 600 et 2000 fois par jour. Ce faisant, nous activons plus de 20 paires de muscles. En vieillissant, nous avons tendance à avaler plus souvent de travers : les muscles qui coordonnent le spectacle ne respectent plus aussi bien la chorégraphie, le muscle constricteur supérieur et l’épiglotte a besoin d’une cane pour se lever… »

 

La suite est dans Le charme discret de l’intestin Giulia Enders Actes Sud

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