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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 06:00

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Démonstration que sur Twitter il peut s’écrire autre chose que des horions, en 10 messages @pierrehaski explique simplement une page d’Histoire qui permet de mieux comprendre l’imbroglio de Taïwan.

 

MERCI PIERRE HASKI !

 

Un détail dans cette photo de Nancy Pelosi et de la Présidente taiwanaise Tsai Ing-wen : le portrait derrière les deux femmes résume toute la complexité et l’ambiguïté de la situation. C’est celui de Sun Yat-sen, le père de la République en Chine, mais qui n’a jamais mis les pieds dans l’île de Taïwan. Et pour cause, Taïwan est devenue japonaise, sous l’empire des Qing, lorsque Sun Yat-sen (photo) n’avait que 24 ans, et l’était toujours à sa mort, en 1925.

 

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Pourquoi ce portrait à la présidence à Taipei alors ?

 

C’est toute la subtile complexité historique de cet imbroglio. Taïwan est la continuation de la République de Chine (ROC selon son acronyme anglais), fondée à Pékin en 1912 sur les décombres de l’empire. Sun Yat-sen en fut le premier président.

 

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En 1949, à l’issue de la guerre civile, Mao Zedong proclama la naissance (photo) de la République populaire de Chine (RPC), tandis que Chiang Kai-chek, le dirigeant de la ROC, s’enfuyait à Taïwan avec l’espoir de reconquérir le continent.

 

Malgré cette opposition idéologique et militaire, aussi bien Pékin que Taipei honorent la mémoire de Sun Yat-sen, un rare trait d’union entre le continent et l’île.

 

Mais la présence du portrait de Sun constitue aujourd’hui une présence paradoxale à Taipei où l’on cultive une identité « taiwanaise » distincte de l’identité « chinoise », pour résister aux pressions de Pékin en faveur de la réunification.

 

C’est l’héritage du Kuomintang de Chiang Kai-chek (photo) qui a imposé sa dictature à Taïwan pendant deux décennies, tandis que son rêve de reconquête de la Chine s’évaporait…

 

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Les Taïwanais d’aujourd’hui  se sont construits contre cette histoire, à partir de leur lutte pour la démocratie, qui en fait aujourd’hui un pays véritablement démocratique, pratiquant l’alternance, sans prisonniers politiques, la liberté de conscience, et une société libre et ouverte. Sun Yat-sen et tout ce qui rattache Taïwan à son passé chinois est loin et refoulé, ce qui agace considérablement la Chine !

 

De nombreux Taiwanais, parmi les partisans du parti de la Presidente Tsai, aimeraient bien se débarrasser de cet encombrant symbole, même si le personnage de Sun Yat-sen est infiniment plus sympathique que son successeur, le sinistre Chiang Kai-chek. Mais ce « wokisme » taiwanais fournirait à Pékin le prétexte d’un procès en « Indépendance » qui vaut casus belli pour les dirigeants chinois.

 

Voilà pourquoi cette cérémonie de défi entre la Présidente de Taïwan et la Speaker de la Chambre des Représentants des Etats-Unis s’est déroulée sous le regard de l’homme qui incarne paradoxalement un lien historique, politique et culturel avec une « mère patrie » dont les Taiwanais ne veulent plus.

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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 06:00

ANCIEN CAHIER DE devoir de vacances écolier EDIP old school french book EUR  34,90 - PicClick FR

Les cahiers de devoir de vacances existent encore pour la marmaille, ils devraient être imposés aux élus de la NUPES pendant le temps où ils ne vont pas siéger sur les bancs de l’AN. Le sujet à l’ordre du jour : L’EMPLOI.

 

Comment, pour certaines tâches difficiles et peu attractives, comment trouver de la main d’œuvre adaptée ?

 

Bien sûr, la réponse risque d’être, dans la bouche de Sandrine Rousseau et comparses : « y’a qu’à les payer mieux et le tour sera joué ! »

 

Si c’était aussi simple que pondre des amendements, de twitter à tour de bras, de déverser jusqu’à plus soif des « éléments de langage » prémâchés, ça se saurait.

 

Je les invite à lire ce reportage du Monde pour éclairer leur lanterne qu’ils estiment être le phare du Monde des travailleurs.

 

 

SOCIÉTÉ  IMMIGRATION ET DIVERSITÉ

A Figari, en Corse, les ouvriers marocains font vivre la vigne

 

Par Julia Pascual (Figari (Corse-du-Sud), envoyée spéciale)

 

REPORTAGE

 

Depuis de nombreuses années, les vignerons corses, confrontés au manque de main-d’œuvre locale, font venir des travailleurs saisonniers du Maroc.

 

Jean-Baptiste de Peretti se lève tôt. Et le jour, peu avant lui. Au volant de son pick-up, l’esprit encore cotonneux, il descend le long de son vignoble, qui s’étend sur 15 hectares vallonnés. En piémont de la splendide chaîne montagneuse de l’Omu di Cagna, en Corse-du-Sud, il détaille les vignes qu’il a commencé à planter en 2013 et qu’agite un timide vent venu de la mer.

 

Entre les rangées des plus jeunes ceps, le vigneron de 52 ans salue ses deux ouvriers agricoles marocains, Abdou et Morad (ils ont requis l’anonymat). Depuis 6 heures, les deux hommes s’affairent à installer un système de goutte à goutte qui viendra rafraîchir la vigne naissante. Il n’a pas plu depuis trois mois à Figari. Chemin faisant, Abdou et Morad se courbent pour fixer les tuteurs des pieds encore frêles, d’un geste répétitif. Enfin, ils arrachent à la main les rares mauvaises herbes qui s’accrochent encore à la terre granitique tout juste labourée. Dans peu de temps, il fera plus de 30 °C sous le soleil.

 

Un « métier difficile », concède Jean-Baptiste de Peretti. Sûrement l’une des raisons pour lesquelles le domaine a du mal à recruter des saisonniers. Ici comme ailleurs, la main-d’œuvre se fait rare alors, comme d’autres avant lui, M. de Peretti s’est tourné vers le Maroc pour embaucher.

 

Tradition familiale

 

En 2022, un nombre croissant d’employeurs ont fait venir des saisonniers de l’étranger. Ainsi, la direction générale des étrangers en France (DGEF) a déjà délivré 22 000 autorisations de travail saisonnier, deux fois plus qu’en 2021. Une croissance qui s’explique par « la levée des contraintes sanitaires et par des tensions accrues sur le marché du travail », avance la DGEF.

 

M. de Peretti s’est rendu dans la région viticole de Meknès en janvier 2019. Il voulait choisir sur place des saisonniers ayant « une vraie connaissance de la vigne » pour son exploitation labellisée AOC et en conversion bio. Là-bas, il a croisé une dizaine d’ouvriers, et parmi eux, Morad. Le patron corse a demandé au Marocain de faire une marche arrière en tracteur et l’affaire était conclue.

 

Après trois saisons, Morad, 38 ans, a signé un CDI à temps plein au domaine de Peretti della Rocca. « C’est quelqu’un de très important pour moi », insiste le vigneron. « Jean-Baptiste, c’est comme la famille », lui retourne l’ouvrier. Maintenant qu’il est à l’année en Corse, Morad aimerait faire venir sa femme et ses quatre enfants. Pour cet homme, la migration s’inscrit dans une tradition familiale. Issu d’une fratrie de quatorze enfants, il compte un frère ouvrier agricole comme lui, en Haute-Corse, deux frères mécanicien et chauffeur de poids lourds sur le continent, un autre frère dans le bâtiment en Espagne et un autre encore qui exerce comme coiffeur aux Pays-Bas. Deux frères qui font les saisons agricoles en Corse complètent cette diaspora.

 

Son collègue Abdou, 45 ans, a décroché son premier contrat saisonnier grâce à l’entremise de son frère, Tareq, installé sur l’île depuis 2008. Leur père avait avant eux travaillé cinquante ans dans la vigne en France. « Il n’y a que des Marocains qui font [ce travail]. C’est dur », explique Abdou, qui effectue sa deuxième saison d’affilée au domaine de Peretti della Rocca. Ici, les ouvriers sont logés et gagnent 1 500 euros net par mois, contre environ 300 euros au Maroc pour le même travail.

 

Tensions diplomatiques

 

Si les Corses, en revanche, ne se bousculent pas, « c’est sûrement une question de salaire », veut croire M. de Peretti, qui évoque tour à tour l’augmentation du prix de l’essence, des taux bancaires et la cherté des loyers dans la région. Mais lui ne peut pas offrir davantage, « ou alors il faut baisser les charges », suggère-t-il.

 

Le vigneron souligne aussi le besoin d’organiser des formations professionnelles de qualité sur l’île, « pas des voies de garage », alors qu’il regarde, fataliste, tous les jeunes bacheliers partir « faire du droit à Corte pour devenir avocats ».

 

L’an prochain, M. de Peretti aurait besoin de trois saisonniers et il s’inquiète déjà de ne pas les trouver. Un frère de Morad devait venir cette année en renfort, mais, en dépit de l’autorisation de travail qu’il avait obtenue, le visa lui a été refusé en avril par le consulat de France au Maroc. « On n’a vraiment pas compris », lâche, dépité, M. de Peretti, qui s’est laissé dire que des tensions diplomatiques entre Paris et Rabat expliqueraient ce tour de vis. En septembre 2021, le gouvernement avait annoncé réduire drastiquement le nombre de visas accordés aux ressortissants du Maghreb, une mesure de rétorsion face au peu de diligence de ces pays à faciliter l’expulsion de leurs nationaux en situation irrégulière.

 

Cette année-là, M. de Peretti s’en souvient. Il avait dû monter au créneau pour débloquer les choses. « Le préfet nous avait refusé la main-d’œuvre étrangère et il y avait eu du gel dans les vignes, rapporte-t-il. J’étais allé voir la directrice de l’agriculture et je lui avais dit : “Vous voulez qu’on se pende ?” Le préfet était finalement revenu sur sa décision. Il s’était déplacé sur l’exploitation et m’avait demandé pourquoi je n’allais pas à Pôle emploi. Mais on n’a jamais personne par le biais de Pôle emploi ! »

 

« Surenchère »

 

Même pour faire tourner la maison d’hôtes qu’il a lancée en 2020, M. de Peretti a dû recruter en dehors de l’île. Une Argentine et un Sénégalais font notamment le ménage des chambres de juin à octobre. Et il peut faire appel à des prestataires portugais en cas de besoin supplémentaire. Le patron peste contre les propriétaires de grosses villas à Porto-Vecchio qui font de la « surenchère en payant des femmes de ménage 25 euros de l’heure au noir ». Ou contre Pôle emploi, encore, qui est devenu à son sens « une pension ». « Les gens ne veulent plus travailler », finit par croire le vigneron.

 

Il se demande s’il ne va pas investir dans une machine à vendanger, même si le résultat sera moins qualitatif. C’est déjà le choix qu’a fait Jean Curallucci, un autre vigneron de Figari, âgé de 64 ans et qui a racheté dans les années 1990 avec son cousin le domaine de 50 hectares de Petra Bianca. Les contrats de saisonniers étrangers, il y a toujours eu recours dès qu’il n’a plus suffi de descendre au petit matin sur la place de Porto-Vecchio pour trouver des ouvriers. Ses travailleurs sont marocains, mais aussi polonais et italiens. Et certains se succèdent de père en fils. M. Curallucci en a un besoin essentiel pour la taille de son vignoble en conduite bio. Mais pour gagner en « indépendance », il essaye de « mécaniser au maximum » sa production. « Ça coûte cher, mais c’est le prix à payer », concède-t-il. Le matin où nous le rencontrons, son fils est justement parti dans une concession de matériel agricole découvrir un tout nouveau robot viticole.

 

Julia Pascual

Figari (Corse-du-Sud), envoyée spéciale

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 06:00

https://charliehebdo.fr/wp-content/uploads/2019/09/1268-04-boucq-bordeaux.jpg

Le 6 juillet 2022, les 500 plus grandes fortunes de France ont été révélées par Challenges.

 

À Bordeaux (Gironde), le commerce du vin fait le bonheur de nombre d'entre elles.

 

Au niveau national, l’indétrônable Bernard Arnault (groupe LVMH), avec ses 149 000 millions d’euros, domine le classement. Il est suivi des héritiers de la maison Chanel, Alain et Gérard Wertheimer (80 000 millions d’euros) et de la famille Hermès (78 700 millions d’euros).

 

Le vin, première source de richesse en Gironde

À la première place des Girondins les plus riches (10e au classement national), Pierre Castel, qui contrôle 80 % du troisième négoce de vins au monde. Sa fortune est estimée à 13 500 millions d’euros.

 

S’ensuivent une vingtaine de propriétaires de vignobles et/ou négociants en vins et spiritueux dans le bordelais, parmi lesquels :

 

Patrice Pichet, 75e fortune de France avec 1 500 millions d’euros

 

Bernard Magrez (propriétaire de 42 vignobles) 104e avec 1 100 millions d’euros

 

Philippe Sereys de Rothschild (Mouton Rothschild), 128e avec 900 millions d’euros

 

Jean-François et Jean Moueix (maison de négoce Duclot et 80 % du Pétrus), 193e avec 625 millions d’euros

 

La famille de Boüard de Laforest (château Angélus), 373e avec 320millions deuros

 

Le top 20 des fortunes ayant des propriétés en Gironde

- Pierre Castel (10e national)

- Patrice Pichet (75e)

- Bernard Magrez (104e)

- Michel Ohayon (104e)

- Philippe Sereys de Rothshild (128e)

- Éric et Robert de Rothschild (128e)

- Jean-François et Jean Moueix (193e)

- Jean-Jacques Frey (227e)

- Sébastien Breteau (232e)

- Gérard Perse (283e)

- Famille Ballande (291e)

- Jean-Hubert Delon et Geneviève d'Alton (326e)

- Christian et Edouard Moueix (354e)

- Bruno et Marie Borie (362e)

- Jean-Michel et Sylvie Cazes (362e)

- Famille de Boüard de Laforest (373e)

- Philipe Castéja (389e)

- Famille Manoncourt (420e)

- Famille Labruyère (420e)

- Franck Allard (426e)

 

Il faut

TRIBUNE

Il faut "éviter une déprise viticole anarchique" à Bordeaux

Sa moustache est l’inévitable poil à gratter de toutes les réunions d'instances politiques des vins de Bordeaux. Dans cette tribune, retranscrite en intégralité, Dominique Techer est moins le porte-parole de la Confédération Paysanne que d’un vignoble en souffrance qui demande des solutions d’urgence. Sans oublier de s’attaquer aux Cotisations Volontaires Obligatoire (CVO).

 

Bordeaux traverse une crise historique et la question de l’arrachage s’invite enfin à la table. Il aura fallu pour cela un mouvement spontané des vignerons eux-mêmes, pour bousculer une institution fossilisée. Le spectacle des vignes abandonnées, comme le drame social silencieux qui va avec, n’échappent visiblement qu’aux officiels. Tous les prétextes et les faux -arguments ont été utilisés pour faire espérer le retour des « jours heureux » à des vignerons qui ne savent plus à quoi croire : le Covid, les taxes Trump, la Chine etc. On a usé et abusé des respirateurs bancaires pour retarder les échéances. Mais les faits sont têtus : Bordeaux a un potentiel de production de 5 millions d’hectolitres et en vend 4 au mieux. Ce chiffre est probablement surestimé, vu la récession déjà en cours et les restrictions énergétiques majeures prévues à partir du deuxième semestre. Au bas mot, comme nous le disons depuis des années, il y a autour de 30 000 hectares de vignes qui n’ont déjà plus de marché. Les chais sont pleins et les trésoreries à sec.

 

Il faut être clair sur le diagnostic. Le vin n’occupe plus structurellement l’espace comme au vingtième siècle. La France a terminé sa déchristianisation, le repas familial comme institution assez patriarcale a fait place à la restauration hors domicile et au réfrigérateur en libre-service. La génération du baby-boom, clientèle historique, arrive en fin de course et le vin a perdu sa place prépondérante dans l’imaginaire des jeunes, qui sont les amateurs de demain. Ce monde du vin s’est industrialisé, rationalisé, robotisé et a perdu son âme, sa place symbolique de rapport à la terre et au vivant. Ce sont les petites brasseries de bière artisanales qui ont repris ce flambeau. L’idéal du wine business c’est maintenant l’intelligence artificielle, les outils autonomes, guidés GPS, si possible sans intervention humaine. Certains nous proposaient même de « vinifier avec notre smartphone » ! On recherchait autrefois les vins de vignerons passionnés et originaux. Qui va aujourd’hui rêver aux vins des robots ? Va-t-on ré-enchanter le vin en passant du rapport à la terre au mirage de la technologie 2.0 ? Là encore, on a une représentation professionnelle totalement décalée par rapport aux idées et préoccupations qui travaillent en profondeur toute la société.

 

 

Un tel aveuglement des instances chargées d’orienter stratégiquement les appellations de Bordeaux étonne. Un ancien président de l’interprofession, siégeant à FranceAgriMer, déclarait encore récemment que la crise était conjoncturelle et pas structurelle ! Ce qui explique la politique expansionniste du CIVB de « restructuration du vignoble-modernisation des chais » qui a lourdement endetté les vignerons, au moment même où le marché se contractait.

 

 

Consentement aux taxes

 

L’interprofession se contente donc maintenant d’assurer l’administration du désastre, de faire « comme si » elle orientait quelque chose d’autre que des intérêts particuliers. Ça ne l’empêche pas de demander, comme si de rien n’était, la reconduction de l’accord triennal validant le niveau des Cotisations Volontaires Obligatoire (CVO). Mais avant de demander cette reconduction, en toute honnêteté, il faudrait demander à tous les cotisants un vote de confiance explicite. Il va bien falloir s’assurer du consentement aux taxes et de la confiance dans la gouvernance actuelle. Et si cette confiance n’était pas confirmée, il faudrait alors mettre fin au jeu de chaises musicales entre quelques dizaines de personnes pour se répartir les postes.

 

L’heure est grave à Bordeaux, mais sans doute aussi dans d’autres vignobles. Il faut prendre acte de la diminution du périmètre économique de la viticulture. Il faut prendre acte du chaos climatique qui s’installe et qui interroge lourdement sur l’agriculture qui restera possible demain : les vignerons présents à Tech&Bio le 7 juillet ont été « sonnés » par les prévisions concrètes d’évolution climatique présentées par les Chambres d’agriculture.

 

Il faut prendre acte de la fin de la mondialisation heureuse, synonyme de libre et fluide circulation des marchandises et des capitaux.

 

Que les professionnels de la représentation viticole arrêtent donc de défendre des petits pré-carrés, des assiettes de cotisations assurant des fonctionnements confortables et d’émollientes rémunérations, et se préoccupent enfin des vrais enjeux et des humains qui sont derrière tout ça.

 

Il n’y aura donc pas de solution purement viticole aux problèmes actuels.

 

 

Monoculture intensive

 

On ne peut pas envisager de tamponner les effets du chaos climatique dans une stratégie purement « filière ». Cette crise peut être l’occasion, si tous les acteurs prennent leurs responsabilités, de restructurer une agriculture girondine trop imprégnée par la monoculture intensive de la vigne. C’est un plan d’ensemble, notamment sur le plan foncier, qui est nécessaire pour éviter une déprise viticole anarchique. L’arrêt de la culture de la vigne ne doit pas déboucher sur des paysages défigurés par une série de confettis de friches, de pseudo « fermes solaires » ou de plantations industrielles d’arbres servant d’alibi « vert » à de gros consommateurs d’énergie fossile. Les terres les plus adaptées à des cultures alimentaires doivent être restructurées dans des unités viables. Et un véritable plan d’accompagnement de ces installations doit se mettre en place.

 

Pour cela, il faut que chacun réalise, à l’heure de la crise alimentaire mondiale où chaque état cherche à retenir ses ressources alimentaires, l’importance d’une agriculture locale et surtout autonome. Le financement de cette mutation doit devenir une priorité.  Avons-nous encore les moyens d’investir 14 milliards d’euros (budget prévisionnel...) dans une Ligne à Grande Vitesse (LGV) pour gagner 30 minutes entre Bordeaux et Toulouse, au moment où des pans entiers de notre société partent en ruine ? Faut-il investir dans un nouveau projet agricole garant de notre sécurité alimentaire ? C’est le véritable choix de société.

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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 06:00

Face à Gaïa - Bruno Latour - Éditions La Découverte

Le britannique James Lovelock est mort mardi à l’âge de 103 ans. En 2018, le philosophe Bruno Latour s’était rendu dans le Devon afin de rencontrer ce savant à l’origine de l’un des concepts écologistes les plus féconds de ces dernières années. Il en avait tiré ce récit que nous republions avec tristesse.

 

James Lovelock à Paris en 2009. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

James Lovelock à Paris en 2009. (JACQUES DEMARTHON / AFP

 

C’est le temps des vacances, de l’indolence, alors pour vous tirer de votre somnolence postprandiale je vous propose du Latour, pas du Louis-Fabrice, du Bruno, le philosophe.

 

Stephan Harding m’avait dit : « Au moindre rhume, on sera obligé d’annuler ; il a eu une bronchite il n’y a pas longtemps ; on ne doit prendre aucun risque. » Comme, malgré le froid polaire qui tombait sur l’Angleterre en février, je n’avais pas la moindre toux, nous avons décidé d’y aller. Par précaution, toutefois, nous nous sommes lavés soigneusement les mains plusieurs fois avec un savon antiseptique. Et nous voilà partis pour la côte du Dorset, dans le sud de l’Angleterre, sur la route de la Cornouailles.

 

James Lovelock est un très vieux monsieur de 98 ans. C’est un penseur aussi important que peu académique, qui fut le premier à théoriser ce que l’on appelle, dans les milieux de l’écologie et des sciences de la Terre, l’hypothèse « Gaïa », que l’on peut résumer provisoirement ainsi à ce stade de mon enquête : la Terre est un ensemble d’êtres vivants et de matière qui se sont fabriqués ensemble, qui ne peuvent vivre séparément et dont l’homme ne saurait s’extraire. Je n’avais jamais prévu de rencontrer le père de Gaïa. J’avais lu tous ses livres, mais ses interventions récentes dans la presse, ses opinions politiques assez loufoques, son amour exagéré pour l’industrie nucléaire, tout cela ne m’attirait pas particulièrement, d’autant que je n’ai jamais eu l’obsession de visiter les lieux où les auteurs que j’aime ont écrit leurs livres.

 

Mais Harding, son ami et disciple, m’avait assuré que Lovelock souhaitait me rencontrer. Il se demandait pourquoi un philosophe français pouvait s’intéresser à la théorie Gaïa au point de lui consacrer un livre [Bruno Latour a publié en 2015 « Face à Gaïa » aux Editions La Découverte, N.D.L.R.]. Et comme j’ai la conviction que la proposition théorique de Lovelock a la même importance dans l’histoire de la connaissance humaine que celle de Galilée, il s’amusait apparemment que j’aille jusqu’à le comparer à cet astronome admiré et inventeur disputé, parce qu’il avait compris avant les autres que la Terre tourne autour du Soleil et non l’inverse.

 

En roulant sur les petites routes du Dorset avant de parvenir à une maison posée en plein vent au bord de la mer, au bout d’une piste couverte de galets déposés par les vagues, je ne pouvais cacher mon inquiétude à l’idée de déranger un homme de 98 ans. Que pouvais-je lui dire qui l’intéresserait ? Que pouvait-il me dire qu’il n’aurait pas raconté des dizaines de fois aux journalistes qui cherchaient régulièrement à alimenter sa réputation d’homme à scandale ? N’avait-il pas récemment traumatisé une journaliste du « Guardian », en lui expliquant que l’humanité n’en avait plus que pour cent ans avant que les robots ne prennent le pouvoir ? Comme j’allais l’apprendre bientôt, ce n’est pas lui qui se fatiguerait, mais c’est moi qui, épuisé par cinq heures de discussion scientifique, me résignerais à quitter la délicieuse hospitalité de « Jim » et de son épouse, Sandy.

 

En regardant, à travers la fenêtre de la salle à manger où nous partagions un repas léger, la tempête de neige qui s’avançait sur la mer en couvrant de nuées sombres le soleil qui se couchait, j’essayais de comprendre le paradoxe de ce vieil homme pugnace à la voix encore fraîche qui avait introduit en histoire des sciences une nouveauté décisive objet de tant de malentendus. En remontant dans la voiture de Stephan, je me demandais si c’était moi qui avais exagéré l’importance de Gaïa, ou si je me trouvais en effet comme quelqu’un qui aurait eu la chance, dans les années 1620, de rencontrer le sieur Galileo Galilei avant que ses idées ne deviennent le sens commun d’une civilisation encore à venir.

 

Un malentendu fondamental la suite ICI 

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 06:00

https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2019/06/10/cover-r4x3w1000-5cfe222ce23d4-capture-d-e-cran-2019-06-10-a-11-24-14.jpg

C’est un vrai et grand débat, où les lanceurs d’alerte tirent la sonnette d’alarme, c’est leur fonction même, le plus difficile, hormis les grandes exhortations, est de baliser la marche à suivre pour assurer la transition. Ça ne se fera pas d’un claquement de doigts, les principaux concernés, les agriculteurs, les éleveurs, les viticulteurs etc…, qui ne sont pas une masse homogène, devront adhérer et l’assurer. Entre le grand chambardement et la politique des petits pas, des solutions innovantes sont à imaginer, ni les politiques ni les représentants professionnels n’y sont près. Quant aux citoyens-consommateurs, ils devront eux aussi changer radicalement leurs pratiques, le temps du tout prêt, vite fait, mal fait, pas cher, vite livré est terminé. Demander aux autres de changer alors que pour soi-même il faut que tout change pour que rien ne change est aussi le vrai défi.

 

https://www.novethic.fr/fileadmin/secheresse-restrictions-d-usage-de-l-eau-arrosoir-interdiction-istock-Corazza.jpg

 

Canicules et sécheresses à répétition, inondations catastrophiques : partout dans le monde, les désastres liés au changement climatique frappent durement les agriculteurs, qui n’ont d’autre choix que de s’adapter.

 

Au Bangladesh, les fermiers, qui subissent la montée de la mer, créent des potagers flottants et sèment du riz résistant au sel. En Inde, par manque d’eau, des fermiers abandonnent le riz au profit du millet et des légumineuses. Aux Etats-Unis, de nombreux exploitants sont contraints de modifier leur irrigation. En France, le sorgho, plante de climat chaud peu exigeante en eau, est maintenant cultivé en Ile-de-France, tandis que dans plusieurs régions, des agriculteurs optent pour des variétés de céréales et des cépages plus résistants à la chaleur.

 

Trois fois plus de pertes agricoles en 50 ans la suite ICI

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 06:00

Draisy pourra être piloté « à vue » comme le sont les tramways en ville.

Draisy pourra être piloté « à vue » comme le sont les tramways en ville. (Draisy Lohr Haiku Design)

J’ai un problème avec nos deux beaux départements alsaciens, suis incapable de savoir où situer le Haut ou le Bas Rhin, donc de situer la résidence hivernale des Axelroud.

 

En conséquence, lorsque je lis dans le journal Les Échos, de Bernard  Arnault, que : « C'est un peu le retour de la Micheline, options moteur de bus et autonomie énergétique. Lohr ICI, spécialiste des transports situé à Hangenbieten (Bas-Rhin) s'attelle à la réalisation d'un train léger d'un nouveau genre pour conserver, voire réhabiliter, des petites lignes régionales. »

 

Nom de code du projet, mené dans le cadre d'un consortium lancé en 2019 par la SNCF : Draisy. Il s'agit d'un véhicule de la taille d'un bus, doté de batteries rapidement rechargeables et pouvant donc circuler sur des voies non électrifiées. Il pourra être piloté « à vue » comme le sont les tramways en ville.

 

80 passagers

 

Draisy a été retenu en mars 2022 dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) sur la digitalisation et la décarbonation du transport ferroviaire. Le volet « trains légers » de cet AMI vise le remplacement des trains régionaux conventionnels, jugés surdimensionnés et trop coûteux, sur les lignes de desserte fine du territoire. C'est un potentiel de 9.100 kilomètres de lignes, à 85 % non électrifiées, qui s'offre aux trains légers.

 

La suite ICI 

 

Conclusion :

 

  • J’imagine que notre SNCFe va faire circuler entre Port-Bou et Argelès-sur-Mer via Collioure, un DRAISY-PAX pour que celui-ci puisse promener Nane zéro carbone
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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 06:00

Peut être une image de 13 personnes, personnes debout, arbre et plein air

L’ami Olivier de Moor qui a certes parfois la tête dans les étoiles – c’est un compliment – ne reste pas les deux pieds dans le même sabot – ça c’est pour les écolos de salon – il les a dans ses vignes et pas que, il cherche, avec d’autres comment « sauver la vigne » face aux dangers qui la menace.

 

Il m’alerte :

 

Bonsoir Jacques,

 

Voilà donc mis bout à bout:  Si on remets l'agronomie et un peu de réflexion face aux nouveaux enjeux, et ben mon petit doigt me dit que y'a du turf dans nos belles appellations. Les moines défricheurs ce qu'on a oublié, c'est que la vigne ils ne la piochaient pas mais la laissaient pousser dans les arbres en lisière de forêt ... Donc tout est à revoir et il va falloir changer le pitch !

 

Ça me motive, c’est tout de même mieux que l’appel de Jean-Marie Fabre le patron des VIF pour un plan Marshall de l’irrigation. ICI 

 

Faire monter la vigne dans les arbres ça me fait rêver d’un vin nu ayant flirté avec les étoiles

 

A Plea From Chablis: Olivier de Moor Speaks Out

 AVIS D'EXPERTS

 

"La biodiversité peut sauver la vigne" ICI 

 

Mauvaise nouvelle : le vignoble français est en danger.

 

Bonne nouvelle : il a la capacité intrinsèque de se sauver. Pour les premiers Assises de l’agroécologie en beaujolais, quatre agronomes « spécialistes du vivant » ont exhorté les vignerons à remettre en question leurs pratiques pour miser sur la vie du sol.

 

Par Bérengère Lafeuille Le 26 juillet 2022

 

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 06:00

Qui a signé l’acte de décès de la République des Soviets ?

 

 Les bureaucrates, la classe privilégiée des apparatchiks !

 

Qui a fait passer la Chine au rang de grande puissance mondiale,

 

« Peu importe que le chat soit gris ou noir pourvu qu'il attrape les souris. » Deng Xiaoping

 

Le réalisme a mauvaise presse mais les bureaucrates restent toujours ceux qui, en parodiant Coluche, « si on leur donnait le Sahara, dans 5 ans, faudrait qu'ils achètent du sable ailleurs. »

 

Gorbatchev le savait trop bien il avait géré les pénuries, les importations massives depuis les riches européens : blé, beurre, poudre de lait…

 

Alors, même si le système du marché libre est plein de défauts, jusqu’à ce jour on n’a pas trouvé mieux et je ne pense pas que le modèle Chavez, cher à Mélenchon, nous sorte de ce pétrin

La République des Professeurs suivi de Les... de Albert Thibaudet - Poche -  Livre - Decitre

Apparatchik, apparatchik… est-ce que j'ai une gueule d'apparatchik ?

 

 

Gilles Heuré

Publié le 15/12/15

Authentique apparatchik bolchévique

 

L’authentique apparatchik nous vient de Russie soviétique. Certes, l’homme investi d’un certain pouvoir, haut fonctionnaire, gouverneur ou autre, était déjà brocardé à l’époque du tsar, mais c’est dans les premiers temps de la révolution russe de 1917, celle d’octobre, que le terme prit toute son ampleur. Dès 1922, une revue satirique comme Krokodil moquait les bureaucrates, favorisés en raison des postes qu’ils occupaient, et ce qui les caractérisaient : grossièreté, cupidité, vénalité.

 

Le terme d’apparatchik revêtit une notion plus politique quand les envoyés du Komintern, la IIIe Internationale communiste, vinrent « conseiller » le Parti communiste français et observer de près la politique française en tant que mandataires adoubés par Moscou.

 

L’un d’eux, Eugen Fried (lire, d'Annie Kriegel et Stéphane Courtois, Eugen Fried, le grand secret du PCF,  Le Seuil, 1997), fut particulièrement efficace, infiltrant réseaux et structures, et portant sur la politique française et sa sociologie des appréciations d’ailleurs pas toutes dénuées de fondement : « Il y a beaucoup de légendes sur l’ouvrier français, écrivait ainsi Fried, l’une d’elles, c’est que l’ouvrier français est facile à gagner par un discours, par l’enthousiasme. C’est une légende […]. La France, c’est le pays de la petite épargne où les questions matérielles jouent un rôle considérable. On peut voir dans toute l’histoire des luttes de classes en France, dans toutes les insurrections, que les questions matérielles jouaient un rôle considérable et même étaient, dans plusieurs insurrections, la base immédiate du déclenchement de l’insurrection. »

 

On voit bien qu’aujourd’hui le terme d’apparatchik n’a plus le même sens et désigne tout autre chose. Le Dictionnaire de synonymes et mots de sens voisin (Henri Bertaud du Chazaud, Gallimard, coll. Quarto, 2007) renvoie d’ailleurs à l’entrée « privilégié ». Les apparatchiks sont de tous les partis, de toutes les opinions et de tous les gouvernements, incarnant une sorte d’élite politique, au sens institutionnel du terme, souvent à l’abri, et ce, quel que soit le résultat d’une élection si tant est, d’ailleurs, que certains d’entre eux passent l’épreuve des urnes, ce qui n’est pas toujours le cas. Ainsi, les apparatchiks d’aujourd’hui seraient ceux qui, dans un parti politique ou une équipe gouvernementale, jouiraient d’une certaine notoriété et d’une certaine influence, voire d’une nomination surprise comme ce fut le cas récemment de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qualifiée par Le Point d’« apparatchik », terme utilisé ici dans un sens péjoratif pour stigmatiser le parcours de personnalités politiques dont l’expérience professionnelle n’est, précisément, que politique.

 

Contrôle et élite

 

Ne faudrait-il pas, dans ce cas, parler plutôt d’élite politique ou plus exactement de sérail ? Ainsi, l’apparatchik d’aujourd’hui aurait bien perdu son sens originel d’homme – ou de femme – d’influence, pour être réduit seulement à un parcours puis à un poste de privilégié.

 

En 1927, dans La République des professeurs, l’essayiste et critique littéraire Albert Thibaudet (1874-1936) (lire, d'Albert Thibaudet, Réflexions sur la politique, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2007) rappelait la difficulté de poser, en démocratie, le problème des élites : « A l’égard des aristocrates de naissance et de fortune, le devoir démocratique est simple : défiance, surveillance, contrôle. » Et celui qui, selon Thibaudet, peut alors le mieux exercer ce contrôle est le « professeur » qui n’est ni aristocrate ni fortuné, mais doté de certaines qualités intellectuelles et morales. Le problème est pourtant que lui-même fait partie d’une élite qui devrait donc, à ce titre, être contrôlée. Car, nous dit Thibaudet : « L’élite reste perpétuellement en danger d’être séduite par le démon, c’est-à-dire par la confrérie des puissants. »

Comment un fermier américain est-il devenu l'ami intime de Khrouchtchev? -  Russia Beyond FR

Khrouchtchev ou la carrière d'un apparatchik ICI 

 

La fin de Khrouchtchev

 

Échecs intérieurs, retraite précipitée à Cuba, désorganisation de l'appareil, menaces sur sa stabilité : dès le début de 1964, un complot s'organise contre Khrouchtchev, fomenté par des hommes que cette accumulation de faux pas inquiète. Les conjurés choisissent pour le remplacer le plus falot d'entre eux, Leonid Brejnev. Le 13 octobre 1964, le Bureau politique fait revenir Khrouchtchev de sa datcha de Pit-sounda dans le Sud de l'Union soviétique, le démissionne et stigmatise sa politique sous la double étiquette de « volontarisme » et de « subjectivisme ». Il ne tente aucune résistance. Dès lors, il se résigne à une retraite désœuvrée mais étroitement surveillée, puis entreprend la rédaction de ses Mémoires, œuvre à la fois roublarde et naïve, approximative et riche en révélations. Il meurt le 11 septembre 1971.

 

Son pale successeur prendra peu à peu l'assurance nécessaire pour éliminer ses concurrents, geler la situation dans un immobilisme rassurant pour les apparatchiks et se constituer une impressionnante collection de voitures de luxe, tout en laissant s'accumuler les éléments d'une crise économique, sociale et politique gigantesque, à laquelle la perestroïka finit par ouvrir les vannes.

 

Pourquoi l'Union soviétique a-t-elle échoué dans la construction de son  propre Disneyland? - Russia Beyond FR

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 06:00

Week-end à Paris de Gordon Parry  (Comédie) : la critique Télérama

Pax a le sens de l’à-propos, en effet, alors que le tenancier quitte PARIS ce dimanche, lui nous balance « Week-End à Paris » dont un des rares critiques note que «  Le titre anglais Innocents in Paris est finalement plus explicite. Des innocents à Paris..... Celui qui est innocent, c'est celui qui croit qu'il va se passer quelque chose à part les folies bergères, et les dîners en amoureux.

On a évité la péniche....

C'est foncièrement ennuyeux à défaut d'être "so charming".

Ce film est une petite curiosité très datée. Je me demande combien de gens regardent ça.

Le plus intéressant finalement c'est M. Rutherford, la meilleure des Miss Parple, avec son histoire de Joconde.

"Que ramenez-vous dans votre sac?

-La Joconde!!!!

 

Bref, comme je quitte mon piano, la maison sera fermée en août, des chroniques sont en boîte jusqu’au 20 août, n’ayant plus de stock de Ciné-Papy celui-ci ne paraîtra pas au générique pendant cette période. Ensuite, ce sera selon mon humeur, chronique or not chronique ?

 

Week-end à Paris - Seriebox

Aujourd’hui c’est « Week-End à Paris » 1953

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour s’amuser car il est vraiment drôle, de cette drôlerie qu’on appelle humour anglais.

 

S’amuser aussi à voir comment nous voient les Anglais

 

Quelle est l’histoire ?

 

Le scénario est des plus minces. Un groupe de personnages, absolument étrangers les uns aux autres, quittent Londres par avion pour passer le week-end à Paris. Nous suivrons les aventures et les tribulations de chacun des passagers de l'avion à son arrivée sur le sol français. Ce film est un parfait exemple de ce que l’on appelle un film choral.

 

Wikipédia nous dit : « Un film choral met en scène une multiplicité de personnages principaux, d'importance relativement égale. Ces derniers évoluent dans diverses sous-intrigues, possédant un certain degré d'autonomie, mais pas aussi prononcé que dans un film à sketches. Il n'y a généralement pas d'intrigue globale, mais plutôt une série de sous-intrigues parallèles reliant les histoires entre elles. Ce qui alimente le récit, c'est la force et la diversité des sous-intrigues, qui se croisent à la manière de fils tissés dans une tapisserie. » L’encyclopédie précise encore : « L'adjectif « choral » au cinéma a été popularisé par certains films italiens (coralita), notamment « I Vitelloni » 1953 de Federico Fellini, Or, les occurrences de films chorals avant les années 1990 sont plutôt rares, même si l'on peut souligner des films comme « Les Uns et les Autres » 1981 de Claude Lelouch, « Nashville » 1975 de Robert Altman ou encore « American Graffiti »1973 de George Lucas. Robert Altman, avec « Short Cuts » 1993 a contribué à rendre le genre aussi populaire à partir des années 1990.

 

Réalisation

 

Gordon Parry est un réalisateur et un producteur britannique né le 24 juillet 1908 et mort le 6 mai 1981. Il est le père de l'actrice Natasha Parry. Sa notice biographique ne nous indique que six films dont seulement trois sont documentés.

 

Qui fait quoi ?

 

Qu’on se rassure, on ne vous imposera pas une notice sur les quelques quatre-vingt-dix acteurs figurants au générique. La liste contient, bien sûr des acteurs, anglais et/ou américains.

Seuls ceux déjà un peu connu des cinéphiles français ont été conservés.

 

Les notices feront largement appel à Wikipédia ou seront «  expédiées » par une pirouette : déplorables conditions de travail obligent.

 

Claire Bloom

 

Elle s'est illustrée au théâtre, au cinéma et à la télévision, aussi bien en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis.

 

En 1959, Claire Bloom rencontre sur scène dans Rashömon, puis épouse en septembre, l'acteur américain Rod Steiger dont elle a un enfant, Anna Justine, née en février 1960 et devenue chanteuse lyrique reconnue, avec laquelle elle entretiendra des relations houleuses1. Claire et Rod vivent en Californie, plus compagnons qu'amoureux, écrira-t-elle, puis divorcent en juin 1969 après des années de vie tumultueuse.

 

Ses difficultés financières la poussent à rentrer à Londres avec sa fille Anna, mais en route pour Hawaï, lors d'une escale à New York, une rencontre fortuite la rapproche de l'écrivain américain Philip Roth avec lequel elle entame une liaison. Elle ne s’installe dans sa ferme du XVIIIe siècle du Connecticut mais sans sa fille Anna que Roth ne voulait pas sous son toit7. Jusqu'en 1988, ils partagent leur temps entre Londres et New York. Elle l'épouse quinze ans plus tard, en avril 1990. Après des problèmes de dépression et de paranoïa, le couple divorce avec pertes et fracas en 199515 et Bloom relate cette relation et sa rupture dans ses mémoires de 1996 Leaving a Doll's House qui défraie la chronique. Peu de temps après, Roth écrit le roman inspiré I Married a Communist, paru en 1998, dans lequel le personnage d'Eve Frame semble représenter Bloom, et qui eut beaucoup plus de succès que l'autobiographie de son ex-femme actrice.

 

Elle a eu des liaisons avec les acteurs Yul Brunner, Richard Burton (cinq années durant) - qui dira à son biographe qu'il n'a « jamais aimé que deux femmes avant Elizabeth: Sybil était l'une, Claire Bloom l'autre » -, Laurence Olivier ou Anthony Quinn.

 

Tout cela en guise de clin d’œil aux fans du dessous des choses.

 

Mais restons sérieux.

 

Son rôle le plus connu au cinéma reste celui de la jeune danseuse suicidaire Terry recueillie et aidée par Charles Chaplin dans Les Feux de la rampe (1952). Après une semaine éprouvante d'auditions et plusieurs mois d'attente, elle remporte le rôle de la ballerine pour ce film de Chaplin qui l'a lui-même sélectionnée. Elle devient une amie proche d'Oona O'Neill, la femme de Chaplin, et de son fils Sydney aux côtés de qui elle joue dans le film. Chaplin explique sa décision de faire de Claire Bloom la co-vedette alors qu'il s'agissait pour elle de son premier film :

 

    « En auditionnant pour le rôle de la fille, je voulais l'impossible : la beauté, le talent et une grande diversité émotionnelle. Après des mois de recherches et de tests avec des résultats décevants, j'ai finalement eu la chance de retenir Claire Bloom qui avait été recommandée par mon ami Arthur Laurents »

 

Limelight fait d'elle une star lors de son ouverture la même semaine où elle a fait ses débuts acclamés en tant que Juliette face à Alan Badel en tant que Roméo à l'Old Vic. Soudain, à vingt et un ans, elle est une star. Elle assiste très émue à une projection exceptionnelle du film Limelight cinquante ans plus tard sur la Piazza Maggiore de Bologne devant quatre mille spectateurs et rappela combien ce chef-d'œuvre avait compté dans sa carrière.

 

Margaret Rutherford :                 Gladys Inglott

 

Elle fut une truculente Miss Marple d'Agatha Christie dans cinq films anglais. Elle fut récompensée par un Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour le rôle de la Duchesse de Brighton dans « Hôtel International » 1964

 

Elle ne vint au métier d'acteur que tardivement, ne faisant ses débuts au Théâtre de l'Old Vic qu'en 1925, à l'âge de trente-trois ans. Son jeu se distingua immédiatement dans le genre comique, et elle devint incontournable des comédies de cette période (1930 à 1950) « Je n'ai jamais eu l'intention de jouer pour faire rire », déclara-t-elle dans son autobiographie, « et j'ai toujours été surprise que le public me trouvât drôle ».

 

Elle a été titrée dame Margaret Rutherford de l'ordre de l'Empire britannique par Élisabeth II en 1967.

 

Claude Dauphin :                            Max de Lonne

 

On l’a déjà rencontré dans « Entrée des artistes » 1938 VCF – (Voir Cette Fiche)

 

Richard Wattis :                     Le secrétaire de Sir Norman Baker

 

Il fut second lieutenant aux Services secrets britanniques du SOE, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est surtout connu pour ses apparitions, portant ses lunettes rondes à monture épaisse, dans les comédies britanniques des années 1950 et 1960, Dans le film le jour le plus long il incarne un parachutiste comme Red Buttons, qui joue le malheureux soldat John Steele. Le 1er février 1975, Wattis décède d'une crise cardiaque dans un restaurant de Kensington à Londres. D'Alfred Hitchcock à David Lean, de Vivien Leigh à Marilyn Monroe, Richard Wattis était un acteur de personnage fiable qui, quelle que soit la production.

 

Jean Richard :                         Un peintre

 

Après avoir suivi les cours du Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1947, Jean Richard exerce ses activités dans le cirque, le cabaret, le cinéma et la télévision. Son premier grand succès au cinéma, « Belle Mentalité » 1952, et Jean Renoir lui offre l'un de ses meilleurs rôles dans « Elena et les Hommes »1956

 

Il est également connu pour sa passion pour le cirque, activité économiquement difficile. Pour financer ses projets coûteux, il se résigne alors à tourner dans de nombreux films à l'accueil souvent mitigé, mais aussi dans des pièces de théâtre de qualité inégale et à se produire en province dans les galas Herbert-Karsenty. À ce sujet, un humoriste dira qu'il est « le seul homme à nourrir des lions avec des navets » phrase qu'il aime répéter.

 

Il finit par rencontrer la célébrité en incarnant pendant plus de vingt ans, à partir d'octobre 1967, le commissaire Maigret à la télévision, sous la direction de Claude Barma, René Lucot, Marcel Cravenne, Denys de La Patellière entre autres dans 88 épisodes dont dix-huit en noir et blanc. Sa stature imposante, son côté naturellement bourru et lent, sa démarche assurée, et le fait qu'il fume la pipe depuis longtemps, lui ont sans doute permis de décrocher ce rôle, en dépit du nombre très important de candidats en lice. Georges Simenon prodigue alors ses conseils à son interprète qui s'impose très vite dans le rôle. La série s'arrête après la diffusion du 88e et dernier épisode en juin 1990.

 

Gaby Bruyère :                        Josette

 

Ce fut son dernier film. Au paravent elle tint le rôle de Frimousse dans « Le Plaisir » 1951 de Max Ophüls

 

Maurice Baquet :                             L'apprenti joueur de croquet

 

Acteur et violoncelliste avec un palmarès de quelques quatre-vingt-dix films sans compter ses rôles au théâtre et à la télévision.

 

Son violoncelle l'accompagne tout au long de sa vie et l'on se souviendra du clin d'œil que lui autorisa Joseph Losey le temps d'une courte mais émouvante séquence dans Monsieur Klein. Au début des années 1930, il côtoie Pierre et Jacques Prévert, Roger Blin et rejoint le célèbre Groupe Octobre, un groupe d'agitprop, très lié au Parti communiste français. Il y installe son métier de comédien et s'adonne aux beaux textes, en particulier les poèmes d'Aragon et Paul Éluard.

 

Sa notice sur Wikipédia vaut le « clic »

 

Georgette Anys :                     La femme de Célestin, le taxi

 

Après ses études secondaires, elle suit les cours de Silvain, doyen de la Comédie-Française. Elle se produit dans les opérettes : « Phi-Phi, » « Le comte Obligado », « Les Trois Filles », « Rosa la rose... » Avant guerre, elle est directrice et animatrice de cabarets : au Pou du ciel, Toi et moi, L'académie des vins, La montagne. Beaucoup de radio et de télévision. Quant au cinéma, elle tourne plus de quatre-vingts films, surtout dans les années 1950, sollicitée en Italie et dans des productions hollywoodiennes. Elle participe aux séries culte du petit écran « Les Cinq Dernières Minutes », « Maigret ».

 

 Grégoire Aslan :                     Le marchand de tapis

 

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il part en Amérique du Sud avec Ray Ventura et son orchestre ou il officie comme chanteur et/ou batteur

 

En 1946, il reprend son activité cinématographique en retrouvant son premier metteur en scène, Jacques Houssin, dans « En êtes-vous bien sûr ? ». En 1949, Claude Autant-Lara lui offre l'un de ses meilleurs rôles, celui du prince de Palestrie, dans « Occupe-toi d'Amélie. » Il tournera dans deux autres films d'Autant-Lara : « L'Auberge rouge, » 1951, et « Le Bon Dieu sans confession »1953.

 

Il joue dès lors dans de nombreux films britanniques et américains où il incarne le plus souvent un personnage étranger, voire exotique : Russes, Français, Italiens, Allemands, Albanais, Proches-Orientaux, le tout avec la même finesse. « Welles, qui l'embaucha pour son Dossier secret en compagnie d'autres trognes apatrides comme Auer ou Tamiroff, ne s'y était pas trompé: Grégoire Aslan a du talent. » nous dit Jean Tulard dans son dictionnaire du Cinéma.

 

Parmi ses apparitions à l'écran les plus remarquées, on citera Hérode dans « Le Roi des Rois » 1961 de Nicholas Ray et Pothinus dans « Cléopâtre » 1963 de Joseph L. Mankiewicz .Dans « Le Diable à quatre heures » 1961 de Mervyn LeRoy aux côtés de Frank Sinatra et de Spencer Tracy, il incarne Marcel, un criminel qui se rachète en donnant sa vie pour sauver d'une éruption volcanique les habitants d'une île du Pacifique. Il sera deux fois chef de la police parisienne : dans « Deux têtes folles » 1964 de Richard Quine, et dans « Le Retour de la panthère rose » 1975 de Blake Edwards

 

Jean-Marie Amato :                       Le serveur

 

Jean-Marie Amato prête sa voix à de nombreux personnages de dramatiques radiophoniques, dont la grande série Signé Furax de Pierre Dac et Francis Blanche, dont il est la voix du rôle-titre (Edmond Furax) et d'autres personnages (Asti Spumante...). Il est tout d'abord un comédien de théâtre. Sa carrière fut courte mais il joua notamment aux côtés de Louis De Funès, alors tout jeune acteur. Il mit fin à ses jours à trente-cinq ans dans son appartement parisien.

 

 Max Dalban :                           Le boucher

 

Acteur français dont la carrière a commencé en 1928 dans un film de Pierre Renoir qui lui confia un rôle dans neuf autres de ses films. En trente ans de carrière «  il tourna avec les plus grands »

 

Laurence Harvey :                          François

 

La carrière au cinéma de Laurence Harvey prend son essor au début des années 1950 : il s'impose progressivement dans des films d'aventures ou réalistes aux budgets modestes. Dans « I Believe in You » (avec Celia Johnson) et « Les bons meurent jeunes » (avec Gloria Grahame et Richard Basehart) signés respectivement Basil Dearden et Lewis Gilbert (qui le dirige à plusieurs reprises), il croise la débutante Joan Collins qui lui réserve plusieurs pages émues dans son autobiographie « Passé imparfait » Ailleurs il a pour partenaires Lois Maxwell, future secrétaire dans James Bond, et Maxwell Reed, futur mari de Joan Collins. À côté il participe aux superproductions historiques « La Rose noire »19501, « Richard Cœur de Lion » 1954et « Les Chevaliers de la Table ronde », 1953dont les stars masculines sont Tyrone Power et Orson Welles, Robert Taylor, son compatriote Rex Harrison.

 

En 1954 il triomphe dans « Roméo et Juliette » Harvey tourne beaucoup par la suite : il apparaît notamment dans « Les Quatre Plumes blanches » 1955, « Les Chemins de la haute ville »1959 qui vaut l'Oscar de la meilleure actrice à Simone Signoret, le western « Alamo » 1960 de et avec John Wayne, « Été et Fumées » 1961 d'après Tennessee Williams avec Geraldine Page, « La Rue chaude » 1962  d'Edward Dmytryk avec Jane Fonda, « Un crime dans la tête » 1962 de John Frankenheimer avec Frank Sinatra, « Le Deuxième Homme » 1963 de Carol Reed avec Lee Remick, « L'Outrage » 1964 de Martin Ritt avec Paul Newman, « Darling » 1965de John Schlesinger avec Julie Christie, « The Winter's Tale » d'après Shakespeare (rôle de Léonte, roi de Sicile), « Maldonne pour un espion » 1968d'Anthony Mann aux côtés de Tom Courtenay et Mia Farrow qu'il achève lui-même après la mort du réalisateur, entouré d'une pléiade de stars (Peter Sellers, Raquel Welch, Ringo Starr, Christopher Lee dans The Magic Christian (rôle d'Hamlet), dans le péplum « Pour la conquête de Rome » 1968 et sa suite mis en scène par Robert Siodmak, auquel participent Orson Welles et Sylva Koscina, dirigé par Mauro Bolognini dont il produit « L'assoluto naturale » 1969 ; l'année suivante Welles l'engage pour The Deep, resté inachevé.

 

Que du beau monde et quelle affiche pour quelqu’un qui est mort à quarante-cinq ans. Non ?

 

Christopher Lee :                            Le lieutenant Withlock

 

C'est l'un des acteurs britanniques les plus prolifiques, avec plus de 225 films à son actif. Il est également célèbre pour sa polyvalence artistique.

 

En 1958, il est révélé au cinéma grâce à son interprétation légendaire du comte Dracula dans une série de films produits par les studios britanniques Hammer Film Productions. Par la suite, sa haute stature et sa voix de basse lui ont valu d'interpréter principalement des personnages inquiétants : il est apparu dans de nombreux films d'épouvante, sans se limiter au genre. En 1974, il incarne le méchant Francisco Scaramanga dans « L'Homme au pistolet d'or » un film de la saga James Bond.

 

Il est aussi familier de l'univers de Sherlock Holmes. Après avoir incarné sir Henry Baskerville dans « Le Chien des Baskerville »1959 il interprète trois fois le célèbre détective, ainsi que son frère Mycroft dans « La Vie privée de Sherlock Holmes »1970.

 

À la fin de sa carrière, Christopher Lee apparaît dans de grandes productions hollywoodiennes telles que « Sleepy Hollow » 1999 et, à plus de 80 ans, dans deux sagas majeures où il se fait remarquer à nouveau dans des rôles d'antagonistes marquants : « Star Wars », où il incarne le comte Dooku, et « Le Seigneur des anneaux » où il interprète Saroumane. Il reprend ce personnage dix ans plus tard dans la trilogie « Le Hobbit » et meurt peu après, à l'âge de 93 ans.

 

Paul Demange :                       Le garçon de café

 

Paul Demange fut second ou troisième rôle durant un demi-siècle dans plus de 200 films. Ses passages à l’écran sont fugaces, garçon de café, coiffeur, greffier, souvent petit employé, parfois petit chef de bureau, parfois policier et parfois malfrat.

 

Louis de Funès :                      Célestin, le chauffeur de taxi

 

Faut-il encore vous présenter Louis de Funès de Galarza ?

 

Albert Michel :                         Un agent de la circulation

 

Il a tourné dans 222 films, séries, et pièces de théâtres télévisées. Il doit principalement sa célébrité à la pièce de théâtre La Bonne Planque, dans laquelle il interprète Péquinet aux côtés de Bourvil. Il avait commencé sa carrière en amateur dans la troupe du Théâtre de La Passion de la paroisse Saint-Joseph à Nancy.

 

Alain Bouvette

 

L’air de pas y toucher quelques soixante-dix films avec selon la formule consacrée, souvent, les plus grands : Grangier, Becker, Hunebelle, Dassin, Le Chanois, Allégret, Verneuil, Cayatte, Guitry, Clair, Christian-Jacques, Lautner

 

Jacques Ciron                                   L’officier de marine

 

Grâce à son allure et à sa voix, Jacques Ciron est un second rôle très populaire au cinéma et au Théâtre de boulevard. Figure du doublage, il prête notamment sa voix à certains dessins animés de Walt Disney ainsi qu'au personnage d'Alfred Pennyworth dans de nombreuses séries télévisées, des films d'animation de Batman et des films où le personnage est interprété par Michael Gough. Il a également fait sa renommée en prêtant sa voix au Clown maléfique Grippe-Sou dans la version française du téléfilm d'horreur « Il » est revenu.

On le trouve à l’affiche de : « Et Dieu… créa la femme » 1956 de Roger Vadim « Maigret tend un piège » 1958 de Jean Delannoy  1958 : « Gigi » de Vincente Minnelli

1959 : « Le Testament du docteur Cordelier » 1959 de Jean Renoir : un passant. Ou encore « Lady L » 1964 de Peter Ustinov

 

Nicole Regnault

 

Nicole Régnault est une comédienne française de théâtre et de cinéma, née Nicole Sasserath dans le 20e arrondissement de Paris1, le 19 mai 1924 (98 ans). Très active du milieu des années 1940 à la fin des années 1950, elle effectue un retour discret à l'écran en 2004 dans la comédie « Brice de Nice » sans oublier qu’elle obtint son premier rôle dans « Les Dames du bois de Boulogne » 1944 de Robert Bresson.

 

Sophie Mallet

 

On ne va pas recommencer la litanie déroulée pour Alain Bouvette mais il est amusant de noter que ce fut un acteur chéri de Sacha Guitry qui savait être fidèle à ses acteurs à défaut de l’être avec ses épouses.

 

The Cancan dancers from Moulin Rouge

 

Vous savez que Ciné papy est n’est pas trop mal renseigné. C’est ainsi qu’il possède le nom, l’adresse et le 06 de toutes ces girls du célèbre corps – si je puis dire – de ballet.

 

N’insistez pas vous n’aurez rien, nada, rien de rien.

 

Au fond d’un Ciné papy qui se fait bonhomme, sachez-le, dort un sale égoïste.

 

Viens, filons la Goulue, Valentin nous rejoindra plus tard…

 

 

 

 

Week-end à Paris (Film) • Programme TV & Replay

Bons Moments

 

Quand le gentleman « so british » costume de gentleman farmer et moustache d’ancien officier de l’armée des Indes répond, au moment de l’embarquement pour le retour, à la question si tout c’est bien : « Paris est formidable quand on connais les bonnes adresses. Alors qu’il a passé son week end dans un bar anglais de la capitale. Bar qui a, pour ceux qui connaissent, l’allure du bar américain « Harry’s Bar » 5 rue Daunou à Paris « thank rou do nou » en phonétique pour les américains qui parlent pas français mais veulent se désaltérer comme à New York . Il date de 1911 et le comptoir en acajou massif a été démonté et importé de Manhattan.

 

Quand on nous fait la grâce de nous apprendre que la vie à Glasgow est moins cher qu’à Paris dans le dernier échange d’amoureux lui regagnant l’Ecosse et elle, mignonne petite Française se promettent de se revoir.

 

Découvrir Louis de Funès en chauffeur de taxi, arnaqueur s’il en fût avant, qu’avec beaucoup de mal, la préfecture de police ne réussisse à y mettre bon ordre ( affiches obligatoires) sur les vitres arrières des voitures indiquant que seul le prix affiché au compteur n’était dû.

 

De Funès nous régal de ses mimiques et grimaces, encore légères mais tout aussi efficaces de ce qui, par moment, n’était plus que des trucs et/ou des tics.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Joseph Kosma

 

La filmographie de Joseph Kosma est longue, abondante (près de 120 films) et variée, dominée par la fidélité amicale avec deux grands de l'histoire du cinéma, Marcel Carné (8 films) et Jean Renoir (10 films).

 

Le palmarès filmique de Joseph Kosma, riche du succès des films de Jean Renoir d'avant la guerre, s'enrichit au contact d'une équipe Marcel Carné-Prévert -Trauner « Les visiteurs du soir », 1942 « les Enfants du Paradis » 1945 reconstituée clandestinement pendant la période la guerre. Mais Prévert, après l'échec des « Portes de la Nuit »1946 et l'abandon en 1947 de « La fleur de l'âge » sur la révolte des enfants de Belle-Île de 1934, et son grave accident de 1948 s'éloigne du cinéma pour se consacrer aux arts graphiques du collage. Au début des années 1950 Kosma et Prévert se séparent sur des problèmes de production du film d'animation « La Bergère et le Ramoneur » 1953 de Paul Grimault, et peut-être aussi des divergences de type engagement politique.

 

Après-guerre, Kosma devient le compositeur attitré d'un cinéma populaire installé dans une tradition de « qualité française » : plus de 60 films dans les seules années 1950, de qualité inégale laissant une large place à des amis anciens résistants comme Jean-Paul Le Chanois (10 films) et Jean Devaivre (6 films), ou aux vieux compagnons du cinéma Marcel Carné et Jean Renoir pour leurs derniers films, avec assez souvent Jean Gabin à nouveau présent sur les plateaux.

 

Une tradition professionnelle du cinéma français qui est bousculée par les critiques de François Truffaut et des Cahiers du cinéma et l'arrivée de la Nouvelle Vague et sa génération de jeunes réalisateurs et de jeunes musiciens (Georges Delerue, Michel Legrand, ou encore Antoine Duhamel) qui renouvelle la scène du cinéma français dans les années 60.

 

C’est un peu long tout cela, je vous l’accorde. Cela, cependant, illustre parfaitement ce que veut dire la périphrase de Ciné papy : il travailla avec les plus grands. Quelques 120 films entre 1936 et 1970.

 

Et pourquoi pas, pour une fois aussi du décorateur

 

Georges Wakhévitch,

 

Un film anglais qui se déroule en France. Soyons simple et prenons un décorateur français.

 

Tout le fairplay anglais non ? Dans une carrière qui dura de 1933 à 1983 Wakhévitch, tant pour le cinéma que les décors et/ou les costumes, collabora avec les plus grands. Une référence qui parlera à tous : « La folie des grandeurs » 1971 de Gérard Oury avec Montand, De Funès et…Alice Sapritch.

 

Pax

 

Prochainement « …*»

 

* Selon l’humeur du moment

   

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6 août 2022 6 06 /08 /août /2022 06:00

Le premier chargement de céréales ukrainiennes a quitté le port d'Odessa

Cucugnan doit sa renommée à Alphonse Daudet.

 

Dans ses Lettres de mon moulin (1886), il raconte l'histoire du sermon du Curé de Cucugnan.  

 

Romans Lettres de mon moulin, Folio Junior Textes classiques | Gallimard  Jeunesse

 

Mais de nos jours c’est Roland Feuillas la star de Cucugnan

 

 

 

« Dans les Hautes Corbières sauvages, en Pays Cathare, sur les hauteurs du petit village de Cucugnan, Roland Feuillas a créé un écosystème de paysans, meuniers et boulangers autour d'un Moulin à vent totémique, d'un conservatoire de blés anciens et du concept de "Pain vivant" respectant une filière dite "100% Nature®". » ICI 

 

Donc, j’y va non pour faire un  stage de boulangerie mais pour niaiser, baguenauder, boire des coups chez Jancou, peut-être croise Marie-Louise, Pax et Nane…

 

Tout ça pour causer avant de partir du prix du blé.

Ukraine: Le premier navire chargé de céréales quitte l'Ukraine pour le Liban

C'EST UN PIC

Inflation : le pic des prix des céréales et autres matières premières agricoles est derrière nous (pour l’instant) ICI 

 

Le cours du blé a retrouvé son niveau d'avant l'invasion russe en Ukraine, fin février. Une tendance que l'on retrouve pour la plupart des matières premières.

 

  • Un navire marchand Ukrainien, le premier depuis cinq mois, a quitté Odessa avec à son bord 26 000 tonnes de grains. De son côté, le marché du blé qui avait fortement augmenté au moment de l’invasion de l’Ukraine semble s’apaiser, que se passe-t-il actuellement ?

 

Il y avait effectivement eu une explosion des cours à partir du moment où la Russie a envahi l’Ukraine, mais il y avait déjà une tendance à la hausse du prix des matières premières qui datait de la reprise post-Covid. Après la première vague, lors de laquelle les matières premières avaient atteint un prix très bas en raison de l’arrêt de l’économie, on avait observé une reprise. Cette dernière, pour le blé, avait démarré mi-2020 et s’était prolongée jusqu’au début de la guerre en Ukraine. Là, si l’on prend en référence le contrat de blé Chicago, le prix a doublé en quelques jours. Il est passé de 800 $ fin février à presque 1400 $ le 8 mars. Depuis la mi-mai, on observe une baisse des coûts. Déjà début juillet et de nouveau maintenant, on voit toute cette hausse post-invasion de l’Ukraine. Toutes les tensions supplémentaires sur le prix du blé ont été effacées et depuis un bon mois nous sommes dans une zone de prix assez stable qui était celle de février dernier.

 

  • Est-ce que c’est un mouvement qui ne concerne que le blé ?

 

C’est un mouvement qui n’est pas propre qu’au blé ou même aux matières premières agricoles. Les métaux industriels, l’énergie (le pétrole mais pas le gaz), suivent la même tendance. L’indice mondial de référence des matières premières, le Bloomberg commodity index, qui avait touché un pic historique début juin, est passé de 136 à 110. Ce niveau efface la hausse entraînée par l’invasion de l’Ukraine. Depuis quelques jours, cela repart légèrement à la hausse.

 

 

Sur les matières premières je pense que nous avons touché un point haut, la guerre en Ukraine touche toutes les matières premières. La Russie produit des métaux industriels, des matières premières, exporte de l’énergie, donc il y a un effet global. Même si la crise se poursuit, on a assisté à un reflux des prix qui laisse entendre que nous avons touché un point haut difficile à franchir à nouveau à moins d’une intensification du conflit et une escalade des sanctions. En l’état, les choses sont stables. Ce qu’il faut voir c’est qu’une grosse partie des tensions est d’origine géopolitique. Le reste était dû à la reprise post-Covid et à l’explosion de la demande mondiale en matière première. Or cette demande s’est nettement affaissée en raison de l’inflation, de la géopolitique, du confinement en Chine. Donc il y a aussi une baisse du prix des matières premières due à un ralentissement de la demande mondiale et une fluidification des chaînes logistiques. Le prix d’un container 40 pieds a été divisé par 2 en douze mois (actuellement à 6000 $). 

 

Partant de cette idée, la question va être de savoir si les Etats-Unis vont entrer dans une récession plus profonde que la récession technique actuelle, si l’Allemagne va entrer en récession, etc. Ce sont des données géopolitiques qui pourraient avoir des conséquences inflationnistes et faire augmenter les prix. Sans cela, on peut considérer que c’est le pic.

 

  • A quel point la reprise des exportations de céréales depuis le port d’Odessa est un symbole fort pour les marchés ?

 

Dans un schéma logistique très tendu, la fermeture des exportations russes et ukrainiennes avait un vrai impact. Donc c’est important, et au-delà du symbole. Les quantités exportées ne sont pas encore très importantes mais le symbole envoie le message que les productions russes et ukrainiennes vont pouvoir sortir. Pour le marché, c’est normalement le signe que cela va se normaliser par la suite. Mais cela reste un équilibre très fragile sur le plan agricole. La Russie et l’Ukraine sont des exportateurs majeurs de céréales, en particulier sur le marché africain.

 

  • Quels effets cette nouvelle donne peut-elle avoir sur l’inflation ?

 

Les matières premières ne sont pas seules responsables de l’inflation, mais elles ont été un vrai booster de cette dernière. Donc une accalmie sur le marché des matières premières aura une implication sur les prochains chiffres de l’inflation. Ils seront probablement un peu plus bas qu’actuellement. Cela ne résoudra pas tout mais conjugué à l’action des banques centrales, on peut sentir que la  tendance va être à la baisse.

cucugnan eglise vierge enceinte | argoul

Le village de Cucugnan est surveillé par le château de Quéribus, dernière citadelle Cathare et sentinelle française aux portes de l'Espagne jusqu'en 1659, date de la signature du Traité des Pyrénées.

 

L'église Saint-Julien et Sainte-Basilisse abrite une Vierge enceinte.

Tout au sommet du village, le moulin seigneurial avait été préservé suite à la Révolution française.

 

Le moulin est bâti à même le rocher en pente.

 

Ce moulin à vent qui est mentionné sur des documents d'archives en 1692, appartient, alors, aux seigneurs de Cucugnan et le restera jusqu'à la Révolution. En 1838, il est en ruines.

En 2003, le bâtiment et le mécanisme sont réhabilités.

 

Ses ailes, de frêne  et de toile, s'orientent grâce à un toit pivotant et les meules sont en granit.

 

Le Château de Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d'altitude.

 

Il surveille le massif des Corbières, la Fenouillèdes et la plaine du Roussillon.

 

Il est classé monument historique depuis 1907.

 

Cucugnan doit sa renommée à Alphonse Daudet.

 

Dans ses Lettres de mon moulin (1886), il raconte l'histoire du sermon du Curé de Cucugnan.

 

Ce bon curé, voulant faire revenir ses ouailles dans le droit chemin, leur raconte un voyage imaginaire au paradis, au purgatoire puis en enfer, où il trouve tous les anciens Cucugnanais.

 

Ce célèbre sermon a existé : c'est celui que l'abbé Ruffié prononce en 1858 à Cucugnan.

 

Blanchot de Brenas, poète en voyage dans les Corbières, le découvre.

 

L'abbé Ruffié devient l'abbé Marti, et Alphonse Daudet affirmera tenir cette histoire de Roumanille dans son célèbre recueil.

En 1884, Achille Mir entreprend de ramener le sermon en langue Occitane.

C'est pourquoi, aujourd'hui, une structure - baptisée "Théâtre Achille Mir" - présente toute l'année un spectacle conté et animé qui s'intitule: Le sermon du curé de Cucugnan.

 

www.cucugnan.fr/

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