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Lundi 24 novembre 2014 1 24 /11 /Nov /2014 00:09

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Dans cette chronique mon objectivité « reconnue et légendaire » va être prise en défaut : Catherine d’abord ma voisine car née sur un arpent de la Vendée militaire où coule le Muscadet fut d’abord mon intervieweuse de choc pour la Tribune à propos du rapport éponyme, elle me tira même le portrait, avant d’émigrer dans les vignes à Saint-Drézéry dans cet Hérault macho – souvenir du bougon  des cépages son perfecto, ses ray-ban, ses santiags et son double langage – est aujourd’hui une grande amie au sens de Montaigne et de La Boétie.


Catherine c’est Catherine Bernard en sa Carbonnelle où j’ai eu cette année le plaisir de pique-niquer, dans l’obscurité, au milieu de ses vignes, afin de finaliser et de porter son nouveau projet : sa cave ouverte à tous les vents.link


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Comme j’ai, contrairement à elle, un égo surdimensionné, Catherine me voue une reconnaissance éternelle, qu’elle renouvelle chaque année, puisqu’elle élabore une cuvée Vin de France en rosé.


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Je m’enivre de mon propre encens alors que notre Catherine fait une entrée remarquée dans la Bible des naturistes : la saison 2 des Tronches de Vin. Consécration suprême pour elle que de recevoir l’onction du Pape des vins nus Olivier Grosjean, dit Olif pour les intimes de son blog jurassien, aussi vieux que le mien.  


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Bien sûr je ne déflorerai pas les lauriers tressés par notre Olivier à Catherine me contentant de dévoiler un énorme scoop : à Montaud grâce à plusieurs plantiers de terret bourret, cépage autochtone languedocien, Catherine va revenir à ses amours de jeunesse faire du blanc, enfin !


Donc, comme vous pouvez vous en douter c’est officiel, Tronches de vin 2 – le guide des vins qu’ont d’la gueule sortira dans toutes les bonnes librairies le 13 mars 2015 !


Au menu :


-         120 portraits inédits de vigneron-ne-s issu-e-s de quelque 12 pays différents,


-         un sixième auteur : Patrick Böttcher, amoureux fou des Vins Libres, j’atteste !


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-         un préfacier qu’a d’la gueule Jonathan Nossiter, réalisateur de Mondovino ou, plus récemment, de Résistance Naturelle, suis pas très fan…


-         un carnet de cavistes très largement consolidé, avec plus de 250 adresses en France, en Europe et dans le monde,


-         une nouvelle couverture  toujours conçue et réalisée par Michel Tolmer himself… et pas mal d’autres surprises !


Vous avez la possibilité de précommander dès à présent un ou plusieurs exemplaires de notre ouvrage, en téléchargeant et renvoyant ce bon de souscription ICI link


Vous bénéficierez ainsi d’un tarif préférentiel (17 euros franco de port, contre 22 euros) et contribuerez directement au succès de ce deuxième opus !


Souscrivez, souscrivez, faites du crownfunding c’est très tendance, ouvrez les cordons de votre bourse largement, placez votre argent dans l’éloge des vins nus vous pourrez ainsi dire à vos petits enfants émerveillés : j’en étais !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 23 novembre 2014 7 23 /11 /Nov /2014 07:00

L’opération mobilisation des réseaux de gauche pour faire voter massivement Juppé à la primaire de l’UMP fut baptisée, à mon instigation : « opération Chartrons ». Je convoquai ma fine équipe vendredi soir au Lapin Blanc rue de Ménilmontant. Prévenus ils étaient tous en jeans et perfecto, des vrais loubards d’opérette versus 9 cube. Claire nous fit du Parmentier de canard et nous nous rinçâmes abondamment au Lestignac. Comme amuse-bouche nous visionnâmes la prestation de Sarko devant les militants du Sens Commun. Avant la projection je gratifiai mes troupes d’un petit speech qui fut très apprécié.


Mes chers collègues,

 

Pour ne rien vous cacher j’ai bu du petit lait…


Rires


Façon de parler bien sûr… Comment aurais-je pu ne pas goûter avec délice la performance de notre Ex ? Notre matamore nous a gratifiés d’une prestation quasi-unique dans l’histoire des meetings politiques. Exceptionnel que de découvrir enfin sous le petit Sarko une pauvre baudruche à la Benito, dégonflée en moins d’une minute chrono, le coup de ce pauvre Conducator Nicolae au balcon de son immeuble bunkérisé, éberlué par l’audace de la piétaille…


-         Z’êtes chaud bouillant patron !


-         Normal je suis amoureux Stéphane… Énorme jouissance que de voir notre Nico, le mec au karcher, tétanisé par la pugnacité des énervés de son camp, soudain paniqué face à la bronca, « abolition, abolition… », qui perd pied et qui, croyant se sauver, tout à trac lâche tout, plie ses petits genoux cagneux, concède, se couche. Dans son langage de maquignon qui se croyait madré il s’humilie. S’enfonce. Coule…

 

-         Ok mais la bête n’est pas morte chef. Elle n'en est que plus dangereuse.

 

-        Bonne remarque, ne nous laissons pas aller au péché mignon de notre proie : la suffisance. Rien n’est jamais gagné avec lui. Même à terre il mord. Nous pouvons faire confiance dans la capacité de cet homme à utiliser toutes les astuces, les plus grosses ficelles de la communication marchandisée, pour séduire, plaire. Certes il s’essouffle, toujours aussi agité il lasse et surtout il perd de plus en plus le contrôle de lui-même. Ses points faibles nous les connaissons mais l’important pour nous est de repérer les traîtres en puissance, ceux qui quitteront le navire à la première voie d’eau. Comme notre bateleur raille en permanence ses « amis » bien plus que ses ennemis, tous des cons, des nuls, lui le beau, l’élégant, qui a une belle gonzesse, le petit rouleur de mécaniques sur talonnettes portant des costards griffés qui se croit bien sapé alors qu’il n’a pas plus d’allure qu’un pingouin pataugeant sur une banquise molle. Nous jouerons le centre d’accueil et de recyclage des déçus du petit Nico. Je suis persuadé qu’ils ne vont pas manquer…


 

-         Le pingouin sur la banquise celle-là je la replacerais… Patron on peut faire les fonds de chiottes ?


 

-         Tout est permis mais moi seul décide des suites à donner à la collecte. Compris ! Pour l’heure jouons dans la cour des culs bénis et balançons dans les présentoirs d’églises des feuilles de choux où nous nous offusquerons qu’un mec, qui collectionne les divorces, trois femmes au compteur, des enfants en pagaille, vienne nous faire la morale sur le mariage socle de notre société pour plaire à ceux qui croient en son indissolubilité. J’ai pondu un édito au vitriol « mariage outragé, mariage brisé, mariage martyrisé. Ça devrait plaire aux chaisières…


 

-         Ouais je trouve que ça a un petit côté film de Jean-Pierre Mocky avec Bourvil qui pillait les troncs en soutane…


 

-         Un peu de sérieux, pour l’heure la tendance est bonne pour nous puisque dans le sondage Odoxa pour i>Télé et Le Parisien/Aujourd’hui en France d’aujourd’hui : 63% des sympathisants UMP, contre 73% il y a un mois, souhaitent voir Nicolas Sarkozy élu à la présidence de l’UMP, contre 31% (+5) qui préfèrent Bruno Le Maire et 5% (+4) Hervé Mariton (1% sans opinion). Auprès de l’ensemble des Français, Bruno Le Maire dépasse largement Nicolas Sarkozy : 48% contre 34%, tandis que 12% préfèrent Hervé Mariton (6% sans opinion), pour cette élection à laquelle ne participent toutefois que les adhérents de l’UMP (et non les sympathisants).


La cave du Lapin Blanc termina sa nuit à sec même que sur le coup de trois heures du matin une brave patrouille de la Territoriale pointa son museau enfariné dans le terrier. Elle fut accueillie par un mur de cartes tricolores qui la fit refluer dans un désordre penaud. Je bloquai tout ce petit monde pour leur offrir une tournée de bulles. Nos collègues en uniforme levèrent le siège à 5 heures et ils raccompagnèrent Claire chez elle avec leur voiture de service. En cette soirée je pense avoir bien contribué à la compréhension entre notre belle jeunesse et la Police nationale.


De retour at home face à un café brûlant je fis part à Émilie d’une proposition qu’elle accueillit avec une grande stupeur. Après l’avoir prévenu, qu’en dépit de mon taux d’alcoolémie élevé, mes propos étaient tout ce qu’il y a de sérieux, je déclinai mon projet :


-         Je suis marié…


-         Oui je le sais


-         Je suis marié devant le maire…


-         Rien de très original.


-         J’en conviens mais je ne suis pas passé devant le curé.


-         Ça n’est pas obligatoire.


-         Bonne remarque mais ça m’ouvre une perspective…


-         Laquelle ?


-         De te mener à l’autel.


-         C’est quoi ce délire ?


-         Je veux faire avec toi un mariage en blanc…


-         Un mariage blanc ?


-         Non, en  blanc, tu sais une belle robe de mariée avec un voile, une traîne et tout le toutim.


-         Tu es cinglé !


-         Non très sérieux. Je suis allé voir le curé de Saint-François Xavier dans le 7e et tout est au carré.


-         Je refuse !


-         Tu ne peux pas Émilie !


-         Pourquoi ?


-         Les faire-part sont déjà expédiés.


-         M’en fiche !


-         Ne monte pas sur tes grands chevaux même si ça te va bien. Ce mariage ne t’engage en rien. Le soir même après la fête tu seras libre comme l’air…


-         Alors pourquoi tout ce cirque ?


-         Pour faire une grande fête pour que je puisse tirer ma révérence en beauté.


-         Et pourquoi veux-tu tirer ta révérence en beauté ?


-         Parce que je t’aime comme un dingo Émilie !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 23 novembre 2014 7 23 /11 /Nov /2014 00:09

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Sur cette photo de classe de l’école Sainte-Marie à la Mothe-Achard, avec le frère Pothin, en 1957, j’avais donc 9 ans, beaucoup de mes petits camarades, une bonne dizaine, fils de paysans disparaissaient de l’école lorsque les bras manquaient à la ferme. Nous, les gars du bourg, nous ne nous en étonnions pas car pour beaucoup de parents en ce temps-là aller à l’école c’était perdre son temps et les temps étaient durs en ces années d’après-guerre.


Alors, lorsque j’ai lu la nouvelle de l’immense auteur suédois Stig Dagerman, « la voiture de Stockholm », la première du recueil « Le froid de la Saint-Jean » chez Maurice Nadeau, j’ai de suite eu envie de chroniquer pour le souvenir des gars qui en revenant en classe « n’avaient pas les mains propres ».


J’ai découvert Stig Dagerman lorsqu’une amie m’offrit, il y a 6 ou 7 ans, un minuscule opus « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » publié en 1952 dans la revue Husmoden numéro 13.


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« Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie ne soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n'ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d'où je puisse attirer l'attention d'un dieu : on ne m'a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui- ci n'était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m'atteindrait moi-même car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier. »link


Vous pouvez aussi écouter le texte déclamé par les Têtes Raides (vidéo ci-dessous)


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Extrait de la nouvelle « la voiture de Stockholm »


« Quand vient l’époque du ramassage des pommes de terre, on tombe régulièrement malade et il faut qu’on reste deux ou trois jours à la maison, sans aller à l’école. Chez les enfants de petits paysans c’est là une maladie incurable. Alors après notre maladie quand nous revenons à l’école, les enfants des gros propriétaires et les enfants des ouvriers d’usine nous chuchotent, mais quand même suffisamment haut pour que le maître puisse entendre, qu’en passant sur la route ils nous ont vu ramper dans le champ de pommes de terre. Ce n’est pas vrai, ils ne nous ont pas vus, car au moment où les enfants qui ont le droit d’être des enfants passaient, nous, on s’allongeait dans les sillons. Mais autrement, ce qu’ils disent est vrai. Impossible d’ailleurs de cacher de quelle maladie nous étions atteints, car nous n’avons jamais les mains propres en automne. Nous avons beau frotter, gratter avec les brosses de chiendent, la terre d’octobre reste là où elle est, dans les plis des articulations et tout autour des ongles »

Croyez-moi, ces « enfants qui ont le droit d’être des enfants », j’en étais un dans mon bas-bocage en ces années 50, un qui se souvient des mains tachées par l’étêtage des betteraves, des ongles noirs de terre, de mes copains : le gros Grollier de la Durandière,  les frères Tenailleau de la Ste Marie, le grand Mathé des Chapelières, le petit Bironneau de Villeneuve qui mourut si tôt, le Bouron tout rond de la Giraudière, le Delaire du Chiron et quelques autres dont j’ai oublié malheureusement le nom.

Tout au long de ma vie professionnelle, ils m’ont, à leur manière, rappelé à l’ordre au cas où j’aurais oublié d’où je venais.


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 00:09

Le fromage c’est d’abord la forme… le moule, une « forme »… la déformation du mot initial le formage… la langue italienne a conservé la morphologie première du mot : formaggio…


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Alessandra Pierini, génoise par son père et émilienne par sa mère, est à Paris l’une des plus sûre référence de ce que l’Italie nous offre d’excellence liquides et solides. Que du bon accompagné d’un large sourire, d’une connaissance profonde de ce qu’elle nous propose dans son épicerie, la voix chante, Alessandra prend le temps de raconter, d’expliquer. C’est rare en ce temps de gens pressés, oublieux de tout ce représente d’amour et de minutieux travail, l’intelligence de ce que fait la main, ces fromages, ces vins, ce lard de Colonatta, ces câpres de Pantelleria, l’or liquide de l’huile d’olive… Dans sa nouvelle caverne d’Ali-Baba, à l’ombre des hauts murs de l’église Notre-Dame de Lorette, 4, rue Fléchier, Alessandra est plus encore qu’auparavant l’ambassadrice de l’Italie de cette Italie que j’aime, celle qui me donne le sourire.


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Pour le chroniqueur que je suis Alessandra Pierini est du pain béni car elle écrit des Petits Précis de la gastronomie italienne : tel son Parmigiano aux éditions du Pétrin.

 

L’enfance à Vesta, à l’heure du déjeuner, la maman d’Alessandra l’appelait « Ale vieni a lavari le mani e gratta il parmigiano ! » Râper le parmesan n’était pas un jeu, gare aux doigts ! Mais, comme tout travail mérite salaire, la jeune gourmande lorsqu’elle atteignait la croute, la crosta di formaggio abbrustolita, la croute toastée du parmesan c'était l'extase. Les goûts premiers de la petite enfance forment le socle du goût.


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Alessandra conte bien, elle laisse place à notre propre imaginaire : la latteria de son grand-père à Gênes, les 8 jolies rousses, vacche rosse, broutant l’herbe  des alpages de Vesta avant de donner leur lait pour faire le parmesan : 600 litres pour faire une meule de 35 kilos, le coltello a mandorla, une sorte de poinçon en forme de goutte pour couper le fameux formaggio. Notre Alessandra malgré sa constitution fluette une meule de parmesan ne lui fait pas peur : traduction elle sait entamer une meule de 35 kg avec un long coltello a mandorla.


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Le prince des formaggio a forgé ses lettres de noblesse dans une longue histoire qu’Alessandra nous relate en la reliant à celle d’aujourd’hui, le Parmigiano Reggiano « est le fer de lance de l’économie laitière italienne (13% du lait produit sur le territoire sert à sa production), ainsi qu’une valeur bancaire innovante. Dans les coffres-forts de certaines banques italiennes, les meules de parmesan sont entreposées tels des lingots  d’or en échange de financements. Ce système unique en son genre permet aux producteurs de contracter des prêts, les meules de parmesan leur servant de garanties. Dans ces coffres-forts aménagés, les meules sont ainsi déposées deux ans en garantie – le temps requis de l’affinage – avant leur mise en vente par leur propriétaire. »


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Mais l’Italie aurait pu être privée de son prince puisque le parmesan a bien failli devenir français… C’est l’histoire de Jean-Baptiste Huzard, vétérinaire et membre de la Société Royale d’agriculture fondée par Louis XV. Je vous laisse découvrir le dénouement de cette histoire vraie dans le petit opus d’Alessandra.


Comme en Italie tout fini par des tortelli (tortelli di patate e parmigiano di San Nicola), Alessandra nous donne quelques recettes où le Prince di formaggio est un merveilleux compagnon.


Rappelons que, 10 ans avant que ne s’achève le grand siècle, en 1690, dans son Dictionnaire universel, Antoine Furetière, écrivait « Quant au fromage de Parme, c’est-à-dire le parmesan, voici bien naturellement aussi l’Italie mise en vedette qui, de tout temps, fut très prisée en matière de fromage. »


Cambacérès, duc de Parme, eut droit à une épigramme hostile :


Le duc de Parme déménage ;

Plus d’hôtel, plus de courtisan ;

Monseigneur mange du fromage ;

Mais ce n’est pas du parmesan…

 

* Manger du fromage pour le peuple : être mécontent, rager, pester…

 

Alessandra qui est aussi Française de cœur conseille, entre autre, pour accompagner le Prince « un verre de champagne non dosé ». Comme elle a raison !

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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 00:09

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Belle découverte en sortant d’une belle rencontre au Chat Noir rue JP Timbaud, la librairie Libralire 116 rue Saint Maur. En devanture deux livres de nouvelles de Stig Dagerman chez Maurice Nadeau. J’entre et je tombe nez à nez avec Yves Camdeborde, sous le trait de Jacques Ferrandez, panier empli de légumes à la main en compagnie de ses «Frères de terroirs».


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Je feuillette à peine : j’achète !

 

Sébastien Lapaque, l’homme de tous les bons coups, l’ami de Marcel Lapierre link dans sa préface est limpide  « Frères de terroirs link est un bande dessinée qui donne faim et soif. Ce livre refermé, on a envie de s’éloigner des grandes villes pour partir à la découverte d’une France rurale disparue des statistiques. Yves Camdeborde a l’art de s’y faire des amis, Jacques Ferrandez celui d’en restituer les couleurs. »


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Comme c’est Lapaque qui a présenté Jacques Ferrandez à Yves Camdeborde et que la dédicace de son livre « Chez Marcel Lapierre » Stock est « pour Yves et Claudine Camdeborde » il ne me restait plus qu’à vous présenter quelques planches de « La mémoire du Beaujolais »


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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 00:09

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Qu’écrire sur le Beaujolais Nouveau qui n’ait déjà été écrit ?


-         Égrener les souvenirs des grands anciens : Fallet, Carmet, Brassens and Co.link


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-         Regretter les grosses fiestas dans les cafés avec petit tonneau et parigots. Se lamenter sur les beaux jours à jamais disparus ou presque.


-         Vanner le goût de banane ?


-         Manquer de respect à celui par qui le Beaujolais Nouveau est arrivé ?


-         Taper sur Cdiscount et ses grosses ficelles ?


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-         Charrier Borloo retiré des autos ? 


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-         Demander au sieur Dupont de refaire sa soirée Beaujolais Nouveau dans les locaux de la rédaction du Point ?


-         Mieux encore exhiber le Taulier nu comme en 2012 ?


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Non, comme je suis rabat-joie je vais parler des chiffres, la foutue réalité :


-         105 000 hectolitres hl en beaujolais nouveau contre 120 000 hl en 2013 et de 60 000 hl en beaujolais-villages nouveaux contre 77 000 hl l’an dernier.


-         « Nous sommes sur la base d’un recul de 30 000 hectolitres. Un volume manquant qui correspondrait à une chute supérieure à 10 % ! En 2013, la France n’avait connu qu’une légère érosion (-0,73 %), quand l’export cédait déjà près de 10 %. « Avec la vente à la propriété, nous étions à 230 000 hl au total, soit -4,86 % par rapport à 2012. » En 2014, la région ne pourra sauf miracle que déplorer des chiffres largement inférieurs. Bruno Mallet, vice-président d’Inter Beaujolais à la tête de la maison de négoce Aujoux.


-         « Prix moyen à l’achat de 217,80 euros pour les beaujolais nouveaux et de 226,50 euros pour les beaujolais-villages nouveaux. A titre de comparaison, la campagne s’était achevée en 2013 sur un prix moyen de 220,48 euros pour les beaujolais nouveaux. »


« C’est une surprise, tous les voyants étaient au vert. Je ne m’attendais pas une baisse de cet ordre-là » affirme Bruno Mallet


« Il semble que le phénomène s’essouffle. Il n’y a plus l’engouement d’il y a dix ou quinze ans. C’est dommage car nous avons un super millésime, aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif » regrette un vigneron dans Le Patriote.


« Tout n’est pas perdu, la région dispose d’un formidable potentiel avec des vins et des paysages superbes, mais il y a parfois de quoi être en colère. On doit faire du business et nous ne sommes pas bons. On ne sait plus communiquer. » ajoute-t-il ?


Sainte Communication priez pour nous qui avons recours à vous !


Étonnement d'un négociant et constat désabusé d'u nvigneron de base c’est dans la logique d’un phénomène, celui du Beaujolais Nouveau qui, victime de son succès planétaire, s’est inversé faute d’avoir su et voulu maîtriser la dégradation de son image, l’érosion de ses clients historiques sur le marché domestique, et l’irruption d’une nouvelle génération à la recherche d’authenticité et de naturalité.


Le temps des grands flux de vrac dépotée par la GD est derrière vous vignerons du Beaujolais, l’heure est venu de revenir à des cuvées plus vigneronnes, plus rock-and-roll, plus populaire a sens premier. Le mouvement est bien amorcé par toute une nouvelle génération de vignerons qui redonnent une âme au Beaujolais avec son gai Gamay.


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Dans tout Paris aujourd’hui le Tout-Paris des larges soifs va hanter les antres des cavistes. Ce sera la fête, une vraie, avec de la musique aux Papilles link, de la bonne humeur et du cœur chez le Grand Philippe au Lieu du Vin link et bien sûr dans le terrier du Lapin Blanc link où nos belles : la Claire aux doigts d’argent et la Gaëlle qui a de la musique plein le cœur, nous régalerons du Bojolo de notre Téo, le beaujolais nouveau de Raphael Champier et du Lapin de 6 semaines le Muscadet du jovial et sympa Jérémie Mourat et de son acolyte Jérémie Huchet, du Domaine de La Chauvinière.link

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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 15:00

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Je suis de ceux qui portent, depuis fort longtemps, une étiquette politique dans le dos, visible sans être ostentatoire. N’exerçant pas le métier de journaliste mais chroniquant au jour le jour je suis toujours surpris par ceux qui se déclarent apolitique pour mieux avancer, du moins le croit-il, masqués afin de plaire au plus grand nombre et surtout aux versatiles.


Le monde du vin compte très peu de journalistes au sens habituel de cette profession, certains exercent au mieux des possibilités des moyens qui leur sont donnés la profession de critiques. Et puis, il y a les « carambouilleurs », carambouille étant pris ici au sens d’escroquerie intellectuelle, de poudre aux yeux.


Critiques ? Journalistes ? Marchands de vins ? Crédibilité... s’interrogeait à propos de B&D aujourd'hui sur Twitter Antoine Gerbelle de la RVF.


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Capture d'écran de Twitter et réponse du bedeau d'Hubert...

J'ai rêvé ou j'ai pris ce tacle imbécile pour nous ?

 

Il n’y a pas de sot métier disait souvent ma grand-mère mais en faire plusieurs à la fois dans la même sphère d’activité peut aboutir à un étrange mélange des genres flirtant avec le conflit d’intérêts que l’on envoie si souvent dans les gencives de nos politiques.


Libre à eux, leur crédibilité telle qu’évoquée par Antoine Gerbelle se jauge à l’aune de ceux qui le leur accorde. Loin de moi de me draper dans la morale ou d’en donner des leçons. Ce n’est pas mon problème. Ce qui est mon problème c’est d’en recevoir par cette engeance qui se drape soudain dans la tunique de journaliste à  la déontologie impeccable et surtout indemne de tout présupposé idéologique.


Vieux procédé de la meilleure eau stalinienne : déconsidérer son interlocuteur pour mieux se préserver de la critique.


Je fais partie, selon l’un des plus beaux spécimens de la critique à la française, des « amis blogueurs » d’Isabelle Saporta, car je suis, note-t-il, d’une sensibilité proche de la sienne et je suis par ce fait même adoubé d’un brevet de compétence et d’honnêteté professionnelle.link


Dont acte ! Je goûte avec délice le sel d’une telle démonstration, c’est jouissif.


Mais ce que j’apprécie par-dessus tout c’est la chute de ce cher homme dont la modestie est bien connue de tous « L’investigation, la vraie, est une trop noble chose pour qu’on la confie à des Narcisses (des deux sexes, je précise) de la dénonciation ou à des idéologues qui confondent en permanence l’information qui ne néglige aucun fait et le combat politique qui fait qu’on ne choisit que ceux qui l’arrangent. »


Merci c’est beau !

 

C'est grandiose !

 

À encadrer dans mes cabinets à côté de mon ancienne carte tricolore de membre du cabinet de Michel Rocard. Idéologue je suis, idéologue je reste, mon combat sur mon espace de liberté est un combat politique que je revendique et j’assume. Mon vrai bonheur est dans cette distance qui me permet de contempler ce petit monde du paraître gonflé de vanité et de suffisance… Je jouis ce qui, à mon âge, vaut bien de me fendre d’une chronique.


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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 00:09

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Le paquet est lourd. Je n’ai rien commandé. J’ouvre : c’est la XIXe édition du Féret « Bordeaux et ses vins » l’édition du  Bicentenaire 1814-2014.


Je suis fier d’en être destinataire.


Mais qu’en faire ?


En premier lieu la consulter pour colmater mes profondes lacunes sur la vigne et le vin de Gironde.


Chroniquer ensuite !


Sur qui ?


Je feuillette page à page et je tombe page 1229 sur Saint-Émilion et sa région ; ma région de prédilection : j’y ai tant d’amis.


Pour soutenir la conversation avec Jacques Dupont, grand arpenteur de terroir, je me plongeais dans le terroir.


Je note : la topographie de la région de Saint-Émilion est très tourmentée… La main de Dieu sans doute !


La carte géologique montre « une très grande diversité des sols et des sous-sols due à l’érosion. »


-         1934 1 étude de R et A de Villepigue distingue 5 types de sous-sols et de sols : argilo-calcaire, silico-calcaire, silico-argileux, sableux, sablo-graveleux et terres franches alluvionnaires dites de « palus »…


-         1979 « les grands types de sols viticoles de Pomerol et Saint-Émilion » M. Guilloux, J.Duteau et G.Seguin distingue au moins 5 types de sols dont des sols superficiels sur calcaire à astéries (Ausone, Canon, etc.) ou les sols établis sur les croupes formées par les alluvions gravelo-sableuses quaternaires de l’Isle (Figeac, Cheval Blanc, etc.)… Là le Jacques Dupont va me prendre enfin au sérieux.


-         1982 le Pr Enjalbert discernait pour Saint-Émilion 5types principaux de terrains : le plateau calcaire, les côtes et « pieds de côtes », les graves anciennes, les sables anciens et les sols argilo-graveleux.


-         Décembre 1989, Cornelis Van Leuwen publiait la carte des sols des vignobles de Saint-Emilion accompagnée d’une notice explicative de 92 pages.


Je note à cette occasion qu’aucune étude exhaustive n’a été réalisée sur la dimension des salles de réception, le nombre de passages dans un film d'un GCC, la localisation des aires pour la pose d’hélicoptères et la nomenclature du chic vestimentaire des hôtesses.


Ne comptez pas sur moi pour vous parler du classement, c’est un sujet qui fâche en haut lieu.


En revanche je me suis permis de faire quelques notations :


-         Le Féret s’inspire de la typologie d’Enjalbert : plateau calcaire, côtes et pieds de côtes, graves et sables anciens et sables anciens et sols sablo-graveleux récents.


-         Pour les 4 grands classés A : Ausone, Pavie et Angélus sont  classés dans côtes et pieds de côtes et Cheval Blanc en graves et sables anciens.


 

-         L’ordre, qui n’a rien d’alphabétique, Ausone, Pavie et Angélus, est le fait du Féret et non pas de mon mauvais esprit.

 

 

-         Du plus petit en ha jusqu’au plus gros et le nombre de tonneaux : 900l soit 1200 cols soit 100 caisses :


Ausone : 7,25 ha et 24 tonneaux


Angélus : 27 ha et 83 tonneaux


Pavie : 35 ha et 76 tonneaux


Cheval Blanc : 39 ha et 133 tonneaux.

 

-         La surface rédactionnelle dans le Féret en cm2 :


Ausone : 252 cm2


Pavie : 226 cm2


Cheval Blanc : 144 cm2


Angélus : 112 cm2


-         Conduite de la vigne :


Ausone : agriculture biologique et biodynamie


Pavie : lutte raisonnée


Cheval Blanc : lutte raisonnée


Angélus : lutte raisonnée

 

-        Les conclusions du Féret :


Pour Ausone : «  les héritiers de madame Cécile Vauthier continuent son œuvre et voient leurs efforts couronnés de succès. Les ceps centenaires produisent un vin qui  s’est depuis longtemps déjà placé à la tête des grands vins de Saint-Émilion, de Bordeaux, et des plus grand vins de France.

Le commerce mondial, de nos jours, lui accorde une forte prime sur tous les autres vins de la région.

Faveur et reconnaissance, parfaitement justifiées, par les anciennes bouteilles de ce cru merveilleux qui ont conservé leur sève et leur fraîcheur après plus d’un siècle. Privilège accordé à des vins qui possèdent, année après année, toutes les qualités et la magie de ceux issus de la petite dizaine de crus de Bordeau reconnus par la planète. »


Pour Pavie : « À la dégustation, les vins de château Pavie se caractérisent par une grande concentration, beaucoup de puissance et d’intensité. « Il s’agit d’un premier cru, et à ce titre, destiné à entrer dans l’histoire de Bordeaux. Pavie est un vin qui doit donner du plaisir dans dix, vingt, trente ans. »

L’immense potentiel du château Pavie a été sublimé par l’arrivée de Gérard Perse. Désormais au sommet de la hiérarchie de Saint-Émilion, 1er Grand Cru Classé A lors du  dernier classement de Saint-Émilion de 2012, Pavie est également un lieu magique à  découvrir. »


Pour Cheval Blanc : « Ici, des générations d’hommes qui se transmettent un savoir-faire rare perpétuent le style de Cheval Blanc selon les qualités propres à chaque millésime grâce à un travail méticuleux et quotidien. On peut évoquer la précision du geste artisanal car ici rien n’est systématique, tout est adaptation quotidienne au rythme de la nature et à  ce qu’elle offre chaque année.

Ainsi, avec de l’audace, un style engagé et un respect manifeste de son histoire, Cheval Blanc se projette résolument vers l’avenir. »


Pour Angélus : « Aujourd’hui Hubert de Boüard de Laforest et son cousin Jean-Bernard Grenié – la septième génération – se partagent les responsabilités du château : Hubert de Boüard met sa formation d’œnologue au service du cru et le représente à travers le monde, alors que Jean-Bernard Grenié gère et administre la propriété.

Héritiers des privilèges d’Angélus et d’un souci permanent de  la perfection, ils ont pour ambition de maintenir le château  Angélus au meilleur niveau des Premiers Crus classés de Saint-Émilion. »


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Merci à Bruno Boidron pour cet envoi qui va me permettre d’élever mon bas niveau sur Bordeaux et ses vins et me permettre de me mesurer aux cadors de la profession…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 18 novembre 2014 2 18 /11 /Nov /2014 00:09

Innovation, innovation, tel est le mot d’ordre au sein de la rédaction de la RVF pour capter l’intérêt languissant des lecteurs vieillissants ! Classer les vins c’est bien beau mais ça ne suffit pas au sieur Lubot le DG délégué du groupe Marie-Claire, faut du people les cocos !


Alors nous avons eu droit aux 200 personnalités de l’année et au Grand Prix des hommes de l’année pour animer le Mondovino de l’hexagone.


2013 un couple de beaux hommes : Gérard Perse&Hubert de Boüard de Laforest décrochait la timbale.


2014 un couple inattendu : Audrey Bourolleau et Joël Forgeau pour Vin&Société remportait la coupe.


Cependant l’innovation de l’année 2014 fut, sans conteste, la création d’un nouveau prix celui récompensant le blog de l'année, et ce fut, pour son site La Pinardothek, Sandrine Goeyvaerts qui décrocha le titre envié par toute la blogosphère de winebloggueuse de l'année.


Alors, comme s’interrogeait déjà Lénine, « Que faire ? » pour qu’en 2015 la belle cérémonie des Césars du Vin Français sorte du petit cercle confiné des amateurs de vins ?


Je tairais le nom de celui qui, au sein de la rédaction, a suggéré 2 noms qui ont fait du bruit dans le Landerneau du vin en cette année 2014 finissante : Isabelle Saporta avec son brûlot VinoBusiness et Emmanuel Giboulot pour son front du refus face à la cicadelle.


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Il y eut un grand blanc, profond et puissant, un ange est passé. Même que certains ont imaginé que ce couple infernal postula au podium suprême. Quel buzz ! Un coup à se faire le Petit Journal de Canal+, des reprises dans la presse internationale, une vraie tuerie comme disent les jeunes.


I have a dream!


Imaginez une seule seconde la tête de notre cher Hubert ?


Inimaginable, impensable, un truc à se mettre encore notre cher Stéphane Fouks sur le dos…


Nul n’osa rebondir sur cette infernale suggestion mais le ver était dans le fruit, le mal était fait, ne pas profiter d’une telle aubaine serait contraire à une saine gestion des réseaux sociaux, doper les ventes languissantes.


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Depuis, ça phosphore sec du côté d’Issy-les-Moulineaux afin de trouver un nom de baptême à un nouveau prix et, comme j’ai l’âme d’un bon samaritain, ce matin je lance un appel à suggestion.


Chers lectrices, chers lecteurs ouvrez les vannes de votre imagination !


Pour ma part j’ai bien ma petite idée sur la question mais, vu ma cote de popularité du côté du sieur Lubot de Marie-Claire, ce serait tuer dans l’œuf le clou du grand prix 2015 des hommes de l’année…


Affaire à suivre…


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 00:09

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Je n’y suis pas allé cette année vu le traitement de bétail entassé que les organisateurs avaient réservé l’an dernier à la piétaille. La vente ne m’a pas manqué, c’est toujours un peu lassant et surtout depuis le grand show de Lucchini ses successeurs sont riquiqui et tombent dans une surenchère qui n’est pas à la hauteur d’une vente de charité. Ça sent le biseness à plein nez.


Moi ce que j’aimais le jour de la vente c’était la conférence de presse salle des pôvres. On s’y gelait gentiment les glaouis mais on se réchauffait en écoutant Louis-Fabrice Latour officier au pupitre, virtuose, négociant jusqu’au bout de ses analyses, un vrai bourguignon, dévidant des chiffres, des hausses, des baisses, des pays, des pourcentages, des millésimes, formant des vœux, des souhaits, cravate style Valls de guingois, du grand art quoi ! Moi qui ne prends jamais de notes j’étais comme à l’opéra et je me sentais capable de restituer la partition de tête comme on dit.


Mais le boss du négoce bourguignon a passé la main à un jeunot, certes plein de promesses, mais un peu trop manager à l’américaine à mon goût. Je n’ai donc aucun regret. Je suis resté au chaud à écrire mes petites chroniques.


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Louis-Fabrice loin du pupitre me semble bien songeur sur cette photo.

 

 

D’un œil distrait je surveillais les infos sur la vente depuis le compte Twitter de François Desperriers le gentil stakhanoviste bourguignon de l’information, lorsqu’une de mes gorges profondes balançait sur mon mail une bombe : Claude Chevallier, le boss du BIVB montait sur ses grands chevaux, accusait Christie’s d’orchestrer la flambée des prix…


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Du lourd quoi !


Et pendant ce temps-là Albéric Bichot faisait le beau auprès d’Adriana après s’être offert le tonneau de charité pour 220 000 euros !


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« Cela ressemble à une déclaration de guerre. Moins de 48 heures avant la 154e Ventes des Vins des Hospices de Beaune, Claude Chevalier, le Président du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, interrogé par Creusot-infos et Le Parisien / Aujourd’hui en France, a décidé de mettre le feu : «Je sais que je ne vais pas me faire que des amis, mais ce n'est pas grave, j'assume...»


Depuis quelques années, les prix des pièces mises aux enchères, ont flambé de façon irraisonnée. Une flambée des prix constatée depuis l’ouverture sur le monde que la maison Christie’s a offert, il est vrai, à la vente des vins des Hospices.


Les négociants et les professionnels du vin bourguignon ont perdu la main. De 2009 à 2013 le prix moyen d’une pièce a plus que doublé, en passant de 6189 euros à 12.868 euros l’année dernière. +100% en quatre ans, cela ne peut pas se justifier de façon rationnelle et certainement pas au nom de la qualité.


Alors, jusqu’à quand les prix vont-ils continuer de flamber ? C’est la question que se posent les membres de l’interprofession et les négociants un peu dépités par des années d’augmentation.


«Trop c’est trop» s’alarme Claude Chevalier le président du BIVB (bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne). «Dimanche on attend de la stabilité au niveau des cours, si on ne veut pas affoler les marchés», déclare-t-il tout d’abord, interrogé par nos soins. Un discours en forme de refrain car répété tous les ans. »


La suite ICI La suite ICI link

 


Le torchon brûle ! « On n’est donc pas loin du divorce entre l’interprofession et la maison Christie’s »


«Il faudra sans doute arriver à deux ventes. Une privée ouverte au monde entier et à toutes les enchères même les plus folles. Et une vente publique dans le respect des traditions» déclare Claude Chevallier.


Pour un non-initié il peut paraître étrange que l’équivalent de 200 000 bouteilles pèse lourdement sur la fixation des prix de 200 millions de cols. La vente fut très longtemps un signal pour le marché, est-ce toujours le cas ? Certes l’on peut comprendre le souci de « l’interprofession de vouloir envoyer un signe fort de stabilité, en tout cas de fin des hausses. Les déréférencements sont trop nombreux pour que le frein à la hausse des prix soit impératif. » note un fin analyste du marché.


Quant à l’aspect caritatif  du produit des ventes la seule bonne question à se poser, hors le tonneau de charité dont le produit de la vente va à des associations, c’est : est-ce que l’hôpital de Beaune en tire le meilleur profit pour ses patients ?


Si les Bourguignons ont besoin d’un médiateur le boss du BIVB, et son ange-gardien du négoce Louis-Fabrice Latour, savent où me trouver. Ils me lisent au quotidien. J’ai connu pire situation par le passé. J’attends le coup de fil !

 

Crédit photos :

 © Aurélien Ibanez, Bourgogne Live Production, Creusot-infos et infos-Dijon

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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