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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 06:00

Comprendre le “wokisme” et le réfuter»https://resize.marianne.net/r/770,462/img/var/LQ6266267C/564059/075_cotA-notitle160707_np9lz-1.jpg

Longtemps j’ai cru que le woke était le wok, l’ustensile de la tradition culinaire en Chine : la cuisine au wok : on peut faire sauter, faire mijoter, faire cuire à la vapeur, et même frire !

 

La cuisson au wok : comment ça marche ?

 

Caramba j’avais tout faux : sur les réseaux sociaux les belligérants se bombardent à coup  de woke et de cancel culture

 

Philippe n'aime pas "le wokisme, la cancel culture et tout le tintouin"

 

Même notre barbu à l’unilatéral, l’homme au nom qui est un prénom, Édouard Philippe qui s’est fait lourdé de Matignon par son patron Macron, raille lors du lancement de son parti politique : Horizons, un de plus ! ICI 

 

D'où vient la "cancel culture" ou culture de l'annulation ?

 

Qu'est-ce que c'est concrètement et quels problèmes cela soulève-t-il ?

 

Explications.

 

Roman Polanski, J. K. Rowling, Autant en emporte le vent, le tunnel Léopold II à Bruxelles : voici quelques exemples de personnes, d'œuvres ou de monuments visés par la "cancel culture" (culture de l'annulation).

 

Où est né ce mouvement ?

 

En quoi consiste-t-il ?

 

Pourquoi est-il aussi critiqué ?

 

Un mouvement qui vient des États-Unis

 

La cancel culture s'appuie sur le mouvement américain "woke" ou encore le "wokisme". Être "woke", du verbe to wake, "se réveiller", c'est être "éveillé" et conscient des injustices qui pèsent sur les minorités. Une attitude qui se répand en 2013 avec le mouvement "Black Lives Matter" pour dénoncer les actes de ségrégation raciale et de discrimination à l’égard des Noirs américains. La pensée "woke" s'est ensuite popularisée sur les réseaux sociaux. Être woke, c'est avoir conscience du racisme, de la grossophobie, du sexisme, etc. On retrouve logiquement derrière cette pensée les militants antiracistes, féministes, anticolonialistes, ou encore LGBT+.

 

De la "woke culture" naît la "cancel culture", la culture de l'annulation, qu'on appelle aussi la "call-out culture", la culture de la dénonciation ; pour pointer du doigt, en particulier sur les réseaux sociaux, une personne qui aurait eu des propos ou comportements inappropriés. C'est la volonté de faire taire, voire d'effacer une œuvre ou une parole jugées non conformes à la défense d'une cause.

 

Une personne peut être "cancel" pour son comportement, comme c'est le cas pour Roman Polanski, condamné et accusé d'agressions sexuelles, et cible d'appels au boycott lors de la sortie de son dernier film, J'accuse, sur fond de dénonciation des violences sexuelles dans le cinéma. La "cancel culture" est aussi associée à la vague MeToo à l’automne 2017. Le mouvement invitait les victimes d’agressions sexuelles, de viols ou de pédophilie à s’exprimer publiquement et à dénoncer leurs agresseurs.

 

On peut aussi "cancel" quelqu'un pour un tweet, une déclaration jugée sexiste ou encore raciste. Par exemple, J. K. Rowling, autrice de la saga Harry Potter, sous-entend dans un tweet que les femmes transgenres ne sont pas des femmes. Un tweet jugé transphobe sur les réseaux sociaux où les appels à boycotter ses livres se multiplient.

 

 

Enfin la "cancel culture" peut aussi s’attaquer à des œuvres cinématographiques, littéraires ou artistiques en elles-mêmes. Par exemple, en juin 2020, le film Autant en emporte le vent est retiré provisoirement du catalogue de la plateforme en ligne HBO Max, car des historiens avait qualifié le film de "révisionniste" et "porteur de préjugés racistes".

 

Un mouvement aussi critiqué

 

La "cancel culture" est souvent critiquée pour son manque de nuance ou le harcèlement qu'elle provoque sur les réseaux sociaux. En juillet 2020, 150 écrivains et intellectuels, de J. K. Rowling à Margaret Atwood, publient une tribune dans "Harper’s Magazine" pour dénoncer "l’intolérance à l’égard des opinions divergentes, un goût pour l’humiliation publique et l’ostracisme". L'universitaire et féministe américaine Loretta Ross dénonçait en juillet 2020 le manque de nuance d'une pratique qui est parfois utilisée pour "faire honte et humilier publiquement des gens".

 

Le terme de "cancel culture" est aussi parfois utilisé de façon péjorative par ses opposants afin de décrédibiliser le mouvement en l'associant à de la censure. Début mai, des articles et des personnalités disent que la "cancel culture" veut supprimer la scène du baiser dans le dessin animé Blanche-Neige et les Sept Nains parce que l'héroïne endormie ne donne pas son consentement au prince charmant. Il s'agit en réalité d'une critique publiée par deux journalistes de SF Gate, la version en ligne du quotidien San Francisco Chronicle, qui donnent leur avis sur la nouvelle attraction du parc Disneyland au moment de sa réouverture. Quelques lignes qui enflamment les réseaux sociaux, mais qui n'ont rien à voir avec le mouvement.

La statue d'Egerton Ryerson abattue par des manifestants - Nouvelles Du  Monde

Plutôt de la dialectique que du marbre blanc

LA CHRONIQUE D'AURÉLIEN BELLANGER par Aurélien Bellanger

 

Je me souviens d’un beau livre de Cocteau, qui tentait peut-être de faire oublier son amitié avec Arno Breker, un livre à la gloire des statues détruites sous l’occupation nazie.

 

Ça ressemblait à la Porte de l’Enfer de Rodin, avec des morceaux de bras et de tête dans tous les sens.

 

Ce chaos, entreposé je ne sais plus où, était essentiellement destiné à être fondu, moins à la demande de l’occupant, d’ailleurs, qu’à celle de Vichy qui voyait là l’occasion idéale de faire sa révolution nationale tout en fayotant avec l’Allemagne, question matière première.

 

Les fascistes d’aujourd’hui, on l’entend, s’en prendraient aujourd’hui à Voltaire, à Colbert ou à Jules Ferry — tous des héros nationaux, tous des personnages qui entretiennent des rapports peu clairs à l’esclavage et la colonisation.

 

Et après tout, pourquoi pas : le seul vrai bien, dans un pays démocratique, c’est la dialectique. Arracher ces statues au néant où elles survivent péniblement, et les rendre à l’histoire en train de se faire, pourquoi pas. Ce n’est pas spécialement pire que les pluies acides ou que la corrosion due à la fiente de pigeon, et ça a la mérite de remettre les personnages historiques ainsi représentés sur l’échiquier politique contemporain — la tête de Nixon, dans Futurama, échangerait volontiers un corps contre un nouveau Watergate.

 

Étonnante surprise, pour les adversaires autoproclamés de la soit disant cancel culture, qui se fantasment en démocrates exemplaires : l’espace public, au sens géographique redevient sous leurs yeux un espace public, au sens politique.

 

Mais ce qu’ils reprochent, n’est-ce pas plutôt l’absence de débat, et que n’importe qui peut renverser la statue de son ennemi politique du moment ?

 

C'est Gradiva qui vous appelle

 

Convenons peut-être d’abord que la statuaire urbaine est un art plutôt en déclin — contrairement, par exemple, au street art, qu’on a vu plusieurs fois, notamment à l’occasion de panthéonifications, accéder au statut d’or officiel.

 

En vérité, les statues nous ennuient, comme les kiosques à musique ou les discours du 11 novembre : plus personne ne les regarde vraiment et il faut en général ou bien Jeff Koons, ou bien des attentats à la peinture rouge pour qu’on s’y daigne s’y intéresser encore. Combien de militaires oubliés ont vu leur carrière relancée d’avoir été pris un instant pour le capitaine ACAB en personne…

 

 

Les statues, c’est un fait, étaient depuis longtemps sorties de l’espace public du regard : elles dormaient. Mais leur sommeil était plus agité qu’il n’en avait l’air. Car ce que les débats les plus vifs du moment, sur le général Bugeaud, en France, ou sur Christophe Colomb, en Amérique, ont révélé, c’est que ces statues à défaut d’être vraiment regardées, nous empêchaient de voir.

 

On connaît la fameuse réflexion de Benjamin, dans ses Notes sur le concept d’histoire : “si l’ennemi triomphe, même les morts ne seront pas en sécurité.”

 

Mais Bugeaud et Colomb ont eu leur siècle de gloire, tandis que leurs victimes demeuraient, éclipsées dans leur cône d’ombre.

 

On dit de notre façon d’envisager l’histoire qu’elle est victimaire : il s’agît, tout au plus, de laisser s’exprimer, après les idéaux aux yeux crevés de ces conquérants, la plainte de leurs victimes oubliées.

 

Et ces statues qu’on renverse, c’est en dernier lieu ce souffle, leur dernier souffle comme un vent venu des profondeurs de l’histoire qui s’en charge.

 

Ainsi, chaque statue qui tombe aujourd’hui vient nous rappeler que la porte du temps n’est jamais tout à fait fermée. Et alors que les forces historiques se déchaînent à nouveau autour de nous, cette façon, très lente, qu’ont les statues de revenir à la vie juste le temps qu’on les achève, le temps qu’elles tombent de leur piédestal, nous procure l’une des rares joies politiques de la période : nous pourrions bien mourir, être cancellés par un Papacito quelconque, mais nous savons que la main imparable du temps est déjà posée sur l’épaule de notre éphémère vainqueur.

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 06:00

 

Sur Face de Bouc le 24 octobre

 

Laura Vidal se sent chanceuse.

 

C'est pas un secret pour beaucoup, mais je suis sober depuis + de 2 ans now and it's freaking amazing! Oh... I still taste ans spit and carry a spitoon around with me wherever I go

 

Le lien avec l’AVIS du Vin du Figaro ne fonctionne plus alors je vous livre l’info :

 

Laura Vidal, elle, a choisi, après d’innombrables soirées de fête qui tournaient au vinaigre, d’arrêter complètement de boire, et ce depuis deux ans. Le constat d’une vie plus apaisée, d’un sommeil plus profond, d’une énergie retrouvée, l’a convaincue de ce choix radical. L’accès à la cave est trop tentant, le stress trop intense. D’autres acteurs de la restauration ont fait ce choix, comme David McMillan, à Montréal, qui a beaucoup parlé du versant sombre de l’alcool dans le milieu de la restauration et qui a fait aussi le choix de rester sobre. ICI 

 

Laura Vidal est sommelière au restaurant La Mercerie à Marseille ICI 

 

Laura Vidal fut Première femme sommelière de l’année 2020 Gault & Millau ICI 

Zéro alcool : quand les professionnels du vin arrêtent de boire

« Les critiques de vins sont-ils tous alcooliques ? », Antonin Iommi-Amunategui en était arrivé à la conclusion que, si certains d’entre eux sont « bien rougeauds », d’autres pouvaient rester « plusieurs jours sans boire une goutte ». Le métier de critique n’aurait rien à voir avec le fait de boire pour s’enivrer, mais plutôt d’étudier son objet par petites touches, comme des coups d’œil furtifs à un tableau avant de révéler les secrets du peintre. Il y aurait donc les moments d’étude, sérieux, où le plaisir jouxte l’analyse, et des moments de détente, où le jugement du critique est suspendu le temps d’un repas, et où l’on boit pour boire. Vraiment ? N’y a-t-il pas des moments de dégustation où, le liquide roulant dans la bouche avec sa belle suavité, l’idée de le cracher apparaît comme un sacrilège ? Je me rappelle d’un dilemme particulièrement cornélien où, découvrant pour la première fois « Pulpes » de Sylvie Augereau, l’idée de cracher l’adorable venin au fond de son chai me semblait surhumain. C’était une cuvée particulière, oxydée par accident (un oubli d’ouillage pendant une nuit avait permis ce miracle), et j’ai préféré garder discrètement le liquide en moi, comme une denrée d’or.

 

Comme je ne suis ni critique, ni caviste, ni négociant, ni acheteur de GD, qui eux doivent choisir ce qu’ils vont revendre, je n’exprime ici que l’opinion d’un consommateur de vin, nu exclusivement. Chacun est libre de choisir la sobriété et, l’alcoolisme règne en maître dans le milieu du vin et de la restauration.

 

Pour moi, je le répète cochon de payant de consommateur, un vin doit être bu et non craché, pour ce faire reportez-vous à cette chronique :

 

PUBLIÉ LE 14 MAI 2010 PAR MISSGLOUGLOU

Crachons le vin, c’est bon pour lui (et pour nous) ICI

 

Afterwork du taulier : Des rafales de chiffres pour les vins de France à  l'export... - Le blog de JACQUES BERTHOMEAU

 

Ma réponse furibarde :

15 mai 2010

Lettre ouverte au Président de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse à propos de Miss Glou Glou...

 

Monsieur le Président et cher Jérôme Quiot,

 

 

 

Vous avez accueilli récemment dans votre beau château Miss Glou Glou – Ophélie Neiman dans le civil – qui commet des chroniques sur blog le Monde « Les tribulations vinicoles de Miss Glou Glou » Cette charmante personne s’est payée une semaine de vacances pour «apprendre à boire du vin, « genre t’as besoin de cours pour apprendre à picoler », m’a perfidement glissé une amie sur mon profil Facebook. On verra bien. » Elle a vécu s’enthousiasme-t-elle « une semaine incroyable » ce qui me réjouit vraiment d’autant plus qu’elle a pris « un pied pas possible lors des dégustations ». Son objectif initial est atteint puisqu’elle a structuré sa façon de goûter le vin « apprendre à analyser chaque détail, les arômes, l’alcool, l’acidité, les tanins, la fin de bouche... » Fort bien car elle est heureuse de mieux comprendre pourquoi un vin lui plaît et de pouvoir analyser son potentiel d’évolution. Pour faire court, c’est comme si après une retraite de préparation au mariage elle comprenait mieux pourquoi son fiancé lui plaît.

 

 

 

Je plaisante bien sûr.

 

 

 

Tout cela et bel bon me direz-vous. J’en conviens sans problème sauf qu’en ouvrant l’édition du Monde électronique du vendredi 14 mai je découvre ce titre accrocheur, racoleur et étonnant : « Crachons le vin, c’est bon pour lui (et pour nous) »

 

La suite ICI 

 

Pour finir je signale que Miss Glou Glou reçut alors le soutien de François O 13, le Pape des vins anciens ICI  qui crache son vin au restaurant dans une timbale en argent.

 

Académie des vins anciens | Wine-dinners.com et l'Académie des vins anciens  | Page 20

22 juin 2010

Un «enchaîné» de la dégustation crache son vin dans une timbale d’argent au restaurant tel Clint Eastwood son jus de chique dans «Impitoyable» ICI 

« Je suis mille fois d’accord avec miss glou glou. Cette idée, je l’ai depuis longtemps, et j’essaie d’en convaincre les autres. Enchaînant les repas avec de nombreux vins les uns après les autres, c’est un atout pour la santé. J’ai un gobelet en argent (mais l’argent n’est pas obligatoire bien sûr) qui me permet de le faire avec une discrétion totale, puisque quelqu’un à ma table m’a demandé : « mais pourquoi buvez-vous le vin dans cette timbale au lieu de le boire dans votre verre ». Donc, c’est discret. Ensuite, je quitte le repas l’esprit léger, même quand on s’est partagé nettement plus d’une bouteille par personne en moyenne. Enfin, on goûte mieux quand on recrache car l’air qui pénètre en bouche exacerbe le final. De plus, ça devrait intéresser les vignerons, car on boit beaucoup plus quand on recrache : on ouvre toujours une bouteille de plus. Si on veut avoir le délicieux picotement du vin que l’on avale, eh bien, on avale une fois sur trois et on a l’excitation du vin sans la lourdeur. Oui, je recommande l’extension de cette pratique qui n’a que des avantages. » François Audouze

Moderniser les rouges du Languedoc me dit-on, mais jusqu'où ira-t-on dans  la tambouille au chai pour retrouver la faveur des marchés ? - Le blog de  JACQUES BERTHOMEAU

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 06:00

 

 

 

Aujourd’hui c’est «Le Procès du siècle » (2017)

 

 

Pourquoi ce film ?

 

Vous vous rendez compte, un film très contemporain ! Vieux d’à peine 4 ans !

 

Il infirme les préjugés de Ciné papy à propos d’une soit disant sédimentation par le temps pour qu’émergent les bons films. Rien que pour cela c’est déjà une excellente raison.

 

Parce que le sujet est grave mais traité, avec une infinie délicatesse. Ce n’est pas un film à thèse. On y voit que des faits, rien que des faits.

 

Au regard de la tragédie qu’il sous-tend, on a du mal à utiliser le mot enchantement. Mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Comme au bon vieux temps, une fois la projection terminée, chacun, pour des motifs aussi divers que personnels, reste songeur.

 

Deborah Lipstadt: «Les génocides ne commencent pas avec des balles, mais  avec des mots» - Le Temps

 

Quelle est l’histoire ?

 

Ce  paresseux de Ciné papy cède la place à Wikipédia.

 

Deborah Lipstadt, historienne américaine et auteur reconnu, enseigne l'histoire et la mémoire de la Shoah. Elle se voit confrontée à un écrivain extrémiste, avocat de thèses négationnistes sur le régime nazi, le Britannique David Irving, qui la met au défi de prouver l'existence de la Shoah. Deborah Lipstadt ayant dénoncé dans un livre les manipulations et les préjugés idéologiques de David Irving, celui-ci l'assigne en justice pour diffamation. Elle se retrouve dans la situation incroyable de devoir prouver que ce qu'elle a écrit sur Irving est vrai et fondé, notamment qu'il ment sciemment en niant notamment l'existence des chambres à gaz. Comment, en restant dans les limites du droit, faire face à un négationniste prêt à toutes les bassesses pour obtenir gain de cause, et l'empêcher de profiter de cette tribune pour propager ses théories nauséabondes ?

 

Elle est d’autant désappointée que, assignée en Grande Bretagne, c’est là que va se dérouler la procédure et qu’elle n’y connaît rien en droit anglais. Les verdicts sont rendus par un juge unique ou collégial qui se prononce sur les faits, en son âme et conscience et des jurisprudences existantes. Cette affaire passionnante va se dérouler sur de plan. Les points de procédure d’une part et les faits d’autre part.

 

Le Procès du siècle, négationnisme à la barre

 

Réalisation

 

Inconnu jusqu’à la rédaction de cette fiche. À cette occasion Ciné papy apprend que ce réalisateur/producteur anglais est le metteur en scène de « Bodyguard » 1952 avec Kevin Costner et Whitney Houston dont c’est le premier film. C’est un énorme succès mondial tout comme la chanson « Will Always Love You » (signée musique et parole par Dolly Parton) et la bande originale. Elle est signée d’un des plus grands noms de compositeur de musique de film contemporain : Alan Silvestri

 

Qui fait quoi ?

 

Le procès du siècle», classique et brillant | Tribune de Genève

 

Rachel Weisz                     Deborah Lipstadt

 

Une quarantaine de films pour cette actrice anglais naturalisée américaine depuis son mariage avec Daniel Craig. Selon l’expression consacrée elle a tournée et tourne avec les plus grands - Bernardo Bertolucci, Wong Kar-wai1.En 2005, elle joue dans The Constant Gardener, une adaptation cinématographique du roman homonyme de John le Carré dont l’histoire se déroule dans les bidonvilles kenyans de Kibera et Loiyangalani (glaçant !). Elle décrochera un Oscar pour son rôle

 

Tom Wilkinson                 Richard Rampton

 

«Le Procès du siècle», pour en finir avec le négationnisme - Le Temps

 

Un des deux avocats maniant tour à tour le sérieux de leur mission réservant une affectueuse bienveillance à Deborah. Il semblerait tenir le rôle de  « l’avoué »

 

Timothy Spall                   David Irving

 

Les lecteurs de Ciné papy connaissent à présent cet excellent acteur britannique. Il en a été question dans la fiche  « Le discours d’un roi ». Ici, il est hallucinant, totalement convaincu de la qualité de ses travaux d’historien. Imbu de sa personne, il n’a confiance qu’en lui-même. C’est sans doute pour cela qu’il compte assurer sa défense seul, malgré les mises en garde du magistrat

 

Andrew Scott                     Anthony Julius

 

Le second avocat qui mérite les mêmes commentaires que pour Tom Wilkinson ci-dessus. Son rôle serait celui de l’avocat qui plaide. Sous toute réserve, Ciné papy n’étant pas un spécialiste du fonctionnement de la justice britannique

 

Alex Jennings                         Sir Charles Gray

 

Une note particulière pour cet acteur qui interprète le « juge unique » de ce procès

 

Temps forts et bons moments

 

Quand les avocats de Deborah lui signifient que la parole ne sera pas donnée aux survivants de la shoah qui pensent que leurs témoignages seuls  confondraient Irving. Les reproches qu’elle doit endurer, elle dont le métier est d’enseigner l’histoire dont celle de la shoah.

 

La manière dont elle est acclamée par les mêmes quand, à la fin du procès, ils se rendent compte que justice leur a été rendue.

 

Le cheminement, serein mais déterminer des avocats fonctionnant en binôme. Si j’ai bien compris ils fonctionnent, comme autrefois en France. D’un côté l’avoué qui prépare le dossier et, de l’autre, l’avocat qui plaide.

 

Quand Deborah, en cours et en fin de procès, comprend le travail de ses avocats qui ne lui parlaient pas de l’affaire et pourquoi ils ne lui disaient rien.

 

Ou l’on voit que le thé ne semble plus être à la mode. Il semble que toute rencontre soit l’occasion de boire du vin qui est servi dans des grands verres. La bouteille est rangée dans l’armoire, comme pour éviter de se resservir la dose dans  le verre devant suffire.

 

Conclusion : Un film toute en intelligence et en équilibre pour aborder un sujet grave mais sans pathos. Il est tout en élégance Il sait illustrer les pires choses avec délicatesse et certaine légèreté. À voir et à revoir. Un très bon moment surtout avec un grand verre de vin à portée de main.

 

Pax

 

Prochainement « Dresser pour tuer »

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 06:00

Recycler du papier pour faire des bouteilles de vin - étapes:

Je ne crois pas !

 

Les bibs sont déjà en carton ce qui n’altère pas le vin.

 

Les flacons de verre ne se justifient que par l’image qu’ils portent, ils ne sont que des costumes, le costume fait-il l’homme ? Bien sûr que non ! Même prévention que pour la capsule à vis au lieu du bouchon de liège, la conservation du vin n’est pas en cause.

 

Les producteurs bio devraient être pour, peut-être que le Grand Gégé,  toujours sur l’action, va y aller ? J’en doute !

 

Enfin, argument massue, les vins de GD ultra-majoritaires, vendus moins d’une petite poignée d’euros, devraient adopter la bouteille en papier.

 

Pour les GCC, les climats bourguignons et autres grands vins, la réponse est plus délicate mais pourquoi pas !

 

La bouteille en papier prête à conquérir le monde du vin ICI

 

Vendredi 08 octobre 2021 par Sharon Nagel

 

 

Les gros industriels rivalisent d’ingéniosité pour conditionner leurs produits dans des packagings susceptibles de réduire leur empreinte carbone. Mais c’est une entreprise britannique aux origines modestes qui entend révolutionner le conditionnement du vin avec sa Frugal Bottle en papier recyclé.

 

Fin 2020, un sondage auprès de 1 741 consommateurs britanniques de vins a révélé que près des deux tiers d’entre eux étaient disposés à acheter du vin conditionné en bouteilles en papier. Fait marquant : ce sont plutôt les 55-64 ans qui se montrent les plus réceptifs (67 %) à ce packaging novateur, qui pèse seulement 83 g, soit cinq fois moins qu’une bouteille en verre, offre une empreinte carbone jusqu’à six fois inférieure, se fabrique sans chimie à partir de carton recyclé et se démonte entièrement pour être recyclé.

 

La suite ICI

 

 

Une bouteille de vin en papier débarque sur le marché européen ICI

Les bouteilles de vin en papier recyclé, est-ce l'avenir

La bouteille de vin en papier

 

 

testée en Angleterre

 

 

ICI

 

 

Par Agathe Petit

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 06:00

Carrefour Catalogue actuel 01.07 - 31.08.2019 [48] - catalogue-24.com

"Au-delà de l'Unesco, le Prosecco pollue"

J’ai découvert que le prosecco était devenu un vin à la mode le jour où un ami m’a invité dans un “bar à prosecco” sur les quais des canaux de Milan. C’était en 2013.

 

Je suis né et j’ai grandi à Vérone et pour moi ce breuvage a toujours été, fondamentalement, un simple ingrédient du Spritz. On en trouvait dans tous les bars, mais si on voulait un vin avant de dîner, il y avait presque toujours un choix plus séduisant et surtout plus cool.

 

Dans notre famille bourgeoise, à Noël et au nouvel an, nous trinquions au mousseux Ferrari et je ne me souviens pas d’avoir vu, ne serait-ce qu’une fois, l’oncle grand amateur de vins arriver aux réveillons avec des bouteilles de prosecco millésimés.

 

C’est qu’en réalité, dans ma région de Vérone, ce vin n’était pas de ceux qui égayent les fêtes de la province et, en dehors des bars, on le trouvait généralement en supermarché, où on l’achetait à trois euros la bouteille pour le noyer dans l’Aperol et l’eau gazeuse.

 

Tout ceci était appelé à changer lorsque j’ai pénétré dans le petit bar milanais décoré de faïences vertes et de briques creuses, où les serveurs en bretelles et longue barbe ne demandaient qu’à raconter la vie et l’œuvre de bouteilles très recherchées de ce vin pétillant.

 

Ce jour-là, j’ai appris que le prosecco était devenu branché.

 

Près de dix ans et trois milliards de bouteilles plus tard, le Prosecco n’est plus seulement un vin à la mode. C’est l’un des produits italiens qui rencontrent le plus de succès à l’international et il dégage un chiffre d’affaires annuel qui se compte en milliards d’euros. Les acteurs de Hollywood en boivent, tout comme les influenceurs qui se photographient sur Instagram. Plus de la moitié des bouteilles de prosecco sont exportées. Chaque année, un quart de l’ensemble de la production part ainsi au Royaume-Uni et finit dans les bars londoniens très sélects fréquentés par les oligarques de la moitié de la planète. De grandes marques et des stylistes célèbres ont créé leur propre ligne de prosecco, depuis Vera Wang jusqu’à Hello Kitty.

 

“Une gigantesque opération de marketing”

 

L’industrie est si prospère et importante qu’il y a quelques jours, le président de la région Vénétie en personne, Luca Zaia, appuyé par tout le gouvernement, est monté au créneau, menaçant de déchaîner le feu et sa fureur contre la Croatie, qui a demandé à l’Europe de protéger le label de son Prosek, un vin doux dont le nom même constitue une intolérable menace de concurrence pour le puissant consortium du prosecco.

 

En 2013, j’ignorais que les ventes de prosecco enregistraient une croissance vertigineuse depuis déjà cinq ans. La production est passée d’un peu plus de 100 millions de bouteilles en 2008 à 700 millions aujourd’hui.

 

L’autre chose que je ne savais pas, c’est qu’en réalité, le prosecco n’a strictement rien de cool. Le discours est simple, presque arithmétique. Si la production d’une quelconque boisson est multipliée aussi facilement par cinq en une décennie, alors il ne s’agit plus d’un produit de tradition artisanale, haut de gamme ou de qualité particulière, mais plutôt d’une gigantesque opération industrielle et de marketing.

 

“Il se boit plus facilement que le champagne”

 

Le prosecco est aussi et surtout cela. Le glera, le cépage blanc qui compose le vin à 85 %, est un simple raisin de cuve, peu durable mais qui présente un formidable rendement à l’hectare. La méthode de vinification est industrielle : les grappes sont mises à fermenter dans d’immenses autoclaves pouvant contenir plusieurs tonnes de vin. Le processus ne dure pas plus de vingt jours.

 

Le résultat, comme l’écrit la BBC dans son guide actualisé des meilleurs proseccos, “est une boisson bien meilleure que le champagne pour des événements comme les mariages”, parce qu’elle est moins chère et plus légère”, moins “acide”, plus “douce” et, partant, “se boit plus facilement”. Une description qui pourrait tout aussi bien s’appliquer au Bacardi Breezer [mélange de jus de fruits et de rhum qui était très populaire chez les adolescents italiens], et donc tout aussi flatteuse.

 

Tout au long de ces années de succès spectaculaire, la polémique contre le prosecco est pratiquement devenue un genre littéraire dans lequel se sont mesurés œnologues et commentateurs. Mais l’auteur de cette polémique est un habitant de la Vénétie, qui donc ne saurait s’inscrire dans la catégorie mythique du “préjugé antivénète” (même si, étant de Vérone, on pourrait m’accuser de venir de l’unique province de la région qui ne produit pas de prosecco).

 

En réalité, il est grand temps de tordre le cou au lien fallacieux établi entre un vin en grande partie industriel et médiocre, et une supposée mythique “tradition” de la Vénétie. La “tradition” du prosecco est plutôt un cas d’école de “l’invention d’une tradition”. Le pedigree du prosecco, fabriqué de toutes pièces, voudrait qu’il descende directement d’un antique vin romain cité par Pline l’Ancien. Or, c’est en réalité un produit moderne, issu d’une méthode industrielle de fabrication des vins pétillants mise au point au début du XXe siècle.

 

Ce que nous pourrions reconnaître comme un prosecco moderne commence à se propager dans les années 1990, et le cœur de sa production est la Vénétie, et plus particulièrement la province de Trévise. Avec le soutien du puissant Luca Zaia [président de la région], le Prosecco et sa zone de production sont devenus le nouveau mythe de la Vénétie, un symbole branché et international d’une région jadis florissante, mais dont la grandeur industrielle est désormais un souvenir.

 

Ce processus a atteint son apogée avec le classement des coteaux de Valdobbiadene sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est sans doute le meilleur coup de génie depuis l’époque où, il y a quatre-vingt-dix ans, certains de mes concitoyens de Vérone ont eu l’idée de s’inventer une maison de Juliette, avec son incontournable balcon, appliqué sur la façade d’une maison restaurée avec des pièces récupérées dans une vieille décharge.

 

Pas plus que la maison de Juliette n’est le palais d’une ancienne dynastie médiévale, les collines vertes de Valdobbiadene ne sont pas un paradis de vignobles onduleux et de villages pittoresques.

 

C’est un paysage de monoculture industrielle ou chaque lopin de terre est couvert à perte de vue de rangs de vigne parfaitement identiques, comme l’arrière-plan infini d’un jeu vidéo. Une région qu’un panneau publicitaire déconseille de visiter juste avant la saison des vendanges, à cause des nuages de produits phytosanitaires et de désherbants disséminés dans les champs des fermiers, et dont les effets sur la population soulèvent régulièrement des débats.

 

Les sept cents millions de bouteilles de prosecco n’ont strictement rien à voir avec l’esprit ou la tradition de la Vénétie, pas plus que Coca-Cola ne fait partie du bagage culturel des habitants d’Atlanta, où se trouve le siège de l’entreprise. Le prosecco et son consortium ne sont rien de moins qu’une méga-corporation, avec tous les problèmes sociaux, industriels et éthiques que cela comporte, à commencer par les liens qu’elle entretient depuis vingt-cinq ans avec la politique et la classe dirigeante Vénète, qui l’a protégée et soutenue.

 

Si donc les Croates veulent utiliser le label Prošek pour leur vin, grand bien leur fasse. Et pas seulement parce que leur vin est un vin doux qui n’a rien de commun avec le pétillant italien. S’ils le souhaitent, ils devraient également pouvoir prendre la dénomination de prosecco. Le moment est venu de partager l’honneur et la charge qu’il peut y avoir à produire ce vin industriel plus vanté qu’il ne le mérite.

 

Davide Maria De Luca

 

 

Dégustation de Prosecco dans la vallée du Valdobbiadene, zone de production de ce vin, dans le nord-est de l’Italie, le 4 juillet 2018. REUTERS / Manuel SILVESTRI

Dégustation de Prosecco dans la vallée du Valdobbiadene, zone de production de ce vin, dans le nord-est de l’Italie, le 4 juillet 2018. REUTERS / Manuel SILVESTRI

Le côté obscur du prosecco

 

 

ICI

Les collines où est produit le célèbre vin pétillant italien ont été inscrites le 7 juillet au patrimoine mondial de l’Unesco. Alors que les institutions célèbrent cette décision, des voix s’élèvent pour dénoncer les ravages causés par cette monoculture.

 

“Nous ne porterons pas de toast, parce qu’il n’y a pas grand-chose à fêter. Nous, les mères de Revine Lago [petit village de la région], nous voulons laisser à nos enfants un patrimoine plus important que celui du prosecco : le respect de notre terre.” Lisa Trinca ne se joint pas à l’allégresse de la Vénétie, où, en ce dimanche 7 juillet après-midi, on débouche des bouteilles, on lève son verre et on se complimente à tour de rôle de la décision de l’Unesco qui vient d’inscrire les collines qui vont de Valdobbiadene à Conegliano sur la liste du patrimoine naturel mondial.

 

“Le problème, c’est justement ça : quelle nature? On ne peut pas considérer uniquement le paysage, il faut aussi prendre en compte les dimensions sociales et sanitaires. Et l’Unesco ne le fait pas. Autrement, elle nous aurait écoutés.” Gilberto Carlotto, référent local du WWF, tient lui aussi un discours discordant, dans une région où la réalité agricole est celle de la monoculture. Une monoculture qui produit les bulles du prosecco. Ce phénomène œnologique et économique qui comptabilise 0,5 milliard de bouteilles produites en 2019 et 2,3 milliards de chiffre d’affaires en 2018. Ce vin connu dans le monde entier, cette source extraordinaire de richesse.

 

Seuls des hommes et des femmes armés de bonne volonté peuvent s’opposer à cette formidable machine de guerre qui vient d’atteindre son objectif à Bakou, en Azerbaïdjan [lieu où la décision de l’Unesco a été prise], après l’échec de l’an dernier. Pour le plus grand bonheur du président de la région de Vénétie, Luca Zaia (Ligue), qui, né dans la région, est sorti diplômé de l’école d’œnologie et donne désormais des interviews inspirées : “Il y a dix ans, j’avais un rêve… Je l’ai réalisé. Et après les Jeux olympiques de Cortina [ville de la région qui coorganisera avec Milan les JO d’hiver en 2026], maintenant, il ne reste plus que mon troisième grand objectif, l’autonomie de la Vénétie.”

 

12 kilos de pesticides par hectare contre une moyenne nationale de 5 kilos

 

Peu avant le vote de l’Unesco, à Bakou, une seule voix s’élevait pour s’opposer à l’inscription des collines de Vénétie au patrimoine mondial. Celle du représentant de l’ONG antipesticides PAN : “Cette candidature prévoit la culture intensive des terres et l’emploi de pesticides avec de graves effets sur la santé de la population et sur la qualité de vie. Est-ce le message que vous voulez transmettre aux nouvelles générations?” La question a été couverte par les acclamations pour le dossier italien.

 

Évidemment, personne d’autre que lui n’avait lu les documents qu’associations et défenseurs de l’environnement fournissent depuis des années. Le dernier en date remonte à la semaine dernière, quand une délégation d’une trentaine d’associations de Vénétie et du Frioul s’est rendue à Venise pour remettre une lettre de sommation à la région de la Vénétie, avec une copie à Icomos Italia (International Council on Monuments and Sites), qui a instruit le dossier sur le prosecco. La sommation de l’avocate Alessandra Cadalt reprend les motifs des marches contre les pesticides et les produits phytosanitaires qui ont eu lieu en mai en Vénétie, au Frioul et au Trentin [trois régions du Nord-Est], avec le soutien du WWF.

 

“La province de Trévise [en Vénétie] consomme en moyenne 12 kilos de pesticides par hectare, contre une moyenne nationale de 5 kilos, écrit l’avocate. Dans toutes les zones de viticulture, entre le mois d’avril et les mois d’août-septembre, la population est prise en otage : elle doit rester séquestrée chez elle. Les gens ne peuvent pas utiliser leur jardin, étendre leur linge dehors, prendre le soleil…” Les pesticides sont disséminés partout, ils sont pulvérisés sur les vignes, puis ils sont transportés par le vent et contaminent l’eau.

 

Le prosecco a bouleversé le territoire, défiguré les collines, détruit les prairies

 

Tandis que les délégués de l’Unesco admirent la beauté des collines, les défenseurs de l’environnement, eux, tirent la sonnette d’alarme : “La situation des zones allouées à la viticulture est dramatique. On ne voit aucune autre culture, seulement des vignes, des vignes au bord des routes, des vignes à côté des écoles, des vignes jusque sur les ronds-points, à proximité des zones résidentielles.” Et c’est l’un des reproches adressés au prosecco : il a bouleversé le territoire, défiguré les collines, détruit les prairies et les arbustes.

 

Silvia Benedetti, une parlementaire de Padoue, n’y va pas par quatre chemins : “La région de la Vénétie finance à tout-va le prosecco, elle y injecte des millions d’euros [depuis mai 2018, la région y a consacré 40 millions d’euros]. Mais elle ne s’intéresse pas aux conditions de culture.”

 

À Conegliano, dans la province de Trévise, Gilberto Carlotto, du WWF, dénonce la partie qui s’est jouée avec l’Unesco. “Tout s’est fait en secret. Pendant des mois, j’ai demandé le dossier qui avait été envoyé à Paris, mais le Consorzio del prosecco [Consortium du prosecco] ne l’a jamais rendu public. Le plan de gestion non plus n’est pas connu.” Quand des écologistes ont manifesté contre les pesticides, le service de presse du Consorzio a publié un communiqué enflammé : “Ces accusations sont des fake news. Le protocole viticole que nous avons adopté interdit l’usage du glyphosate, alors que les réglementations italiennes et européennes en autorisent l’emploi.”

 

”On installe des vignes même à côté d’écoles maternelles”

 

Réponse de Carlotto : “D’abord, le contenu du protocole n’est pas obligatoire; libre à chacun de l’appliquer. Ensuite, ils n’utilisent pas de glyphosate pour le prosecco supérieur AOC, mais la région l’autorise pour tous les vignobles. Et c’est un désastre. Et puis il y a les dérogations du ministère de la Santé.” Lisa Trinca, l’une des mères de Revine Lago, s’indigne elle aussi : “L’Unesco donne sa caution à une zone où les cultivateurs ne se convertissent pas à l’agriculture biologique. Où les vignes occupent de plus en plus d’espace. Où les collines sont saccagées. Où il n’y a pas de zones tampons entre les cultures et les zones habitées, où on installe des vignes même à côté d’écoles maternelles.”

 

Pendant ce temps, le prosecco poursuit son ascension. En 2019, on prévoit d’allouer 3000 hectares de plus à sa production pour satisfaire la demande. Ces dernières années, aux États-Unis et au Royaume-Uni, ses ventes ont progressé de près de 30 %. Qu’en sera-t-il maintenant, après la bénédiction de l’Unesco

Giuseppe Pietrobelli

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 06:00

badinter

J’étais présent, au bas de la tribune, à gauche, lorsque Robert prononça son célèbre discours. Moment historique !

Vers l'abolition | Criminocorpus

Loi n° 81-908 du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort

 

(Journal officiel du 10 octobre 1981)

 

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

 

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

 

Art. 1er. – La peine de mort est abolie.

 

Art. 2. – La loi portant réforme du code pénal déterminera en outre l’adaptation des règles d’exécution des peines rendue nécessaire pour l’application de la présente loi.

 

Art. 3. – Dans tous les textes en vigueur prévoyant que la peine de mort est encourue, la référence à cette peine est remplacée par la référence à la réclusion criminelle à perpétuité ou à la détention criminelle à perpétuité suivant la nature du crime concerné.

 

Art. 4. – Les articles 12, 13, 14, 15, 16, 17 du code pénal et l’article 713 du code de procédure pénale sont abrogés.

 

Art. 5. – Le 1° de l'article 7 du code pénal est supprimé. Les 2°, 3°, 4° et 5° de cet article deviennent en conséquence les 1°, 2°, 3° et 4°.

 

Art. 6. – Les articles 336 et 337 du code de justice militaire sont abrogés.

 

Art. 7. – L’alinéa 1er de l'article 340 du code de justice militaire est remplacé par l'alinéa suivant :

"À charge d’en aviser le ministre chargé de la défense, l’autorité militaire qui a donné l’ordre de poursuite ou revendiqué la procédure peut suspendre l’exécution de tout jugement portant condamnation ; elle possède ce droit pendant les trois mois qui suivent le jour où le jugement est devenu définitif."

 

Art. 8. – La présente loi est applicable aux territoires d’outre-mer ainsi qu’à la collectivité territoriale de Mayotte.

 

Art. 9. – Les condamnations à la peine de mort prononcées après le 1er novembre 1980 seront converties de plein droit suivant la nature du crime concerné en condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité ou en condamnations à la détention criminelle à perpétuité.

 

Lorsqu’une condamnation a fait l’objet d’un pourvoi en cassation, les dispositions de l’alinéa précédent ne sont applicables qu’en cas de désistement ou de rejet du pourvoi.

 

La présente loi sera exécutée comme loi de l’État.

 

Fait à Paris, le 9 octobre 1981.

 

FRANÇOIS MITTERRAND.

Par le Président de la République :

 

Le Premier ministre,

PIERRE MAUROY.

 

Le ministre d’État, ministre de l’intérieur et de la décentralisation,

GASTON DEFFERRE.

 

Le garde des sceaux, ministre de la justice,

ROBERT BADINTER.

 

Le ministre de la défense,

CHARLES HERNU.

Il y a 40 ans, l'abolition de la peine de mort était votée puis promulguée. Cet anniversaire a été commémoré au Panthéon, samedi 9 octobre, par l'actuel chef de l'État, Emmanuel Macron et celui qui a mené sans relâche ce combat, Robert Badinter.

 

 

Robert Badinter et son épouse ont été accueillis par Emmanuel Macron au Panthéon (Paris), samedi 9 octobre. Les marches du Panthéon des grands hommes pour celui qui, il y a tout juste 40 ans, était le plus détesté de France. Pour Robert Badinter, l'abolition de la peine de mort c'est le combat de sa vie, son œuvre. C'est un combat qui continue avec toujours la même conviction à 93 ans. « La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde parce qu'elle est une honte », a déclaré l'ancien ministre.

 

"La France va relancer le combat pour l'abolition universelle"

 

Après son discours, de longs applaudissements ont retenti comme il y a 40 ans, lorsque ses mots résonnaient à l'Assemblée nationale pour un discours historique. C'est un combat qu'Emmanuel Macron souhaite réactiver : "Je vous annonce donc, en ce 9 octobre 2021, que la France va relancer le combat pour l'abolition universelle". Son ambition est de convaincre les autres pays du monde entier de renoncer à la peine capitale. Selon les chiffres officiels, en 2020, près de 500 personnes ont été exécutées.

 

SCRUTIN (N° 59) Sur l’article premier du projet de loi portant abolition de la peine de mort

 

Ont voté pour :

 

MM. Adevah-Pœuf, Alaize, Alfonsi, Anciant, Ansart, Asensi, Aubert (Emmanuel), Aumont, Badet, Balligand, Bally, Balmigère, Bapt (Gérard), Bardin, Barnier, Barrot, Barthe, Bartholone, Bas (Pierre), Bassinet, Bateux, Battist, Baylet, Bayou, Beaufils, Beaufort, Bêche, Becq, Beix (Roland), Bellon (André), Belorgey, Beltrame, Benedetti, Benetière, Benoist, Beregovoy (Michel), Bergelin, Bernard (Jean), Bernard (Pierre), Bernard (Roland), Berson (Michel), Bertile, Besson (Louis), Billardon, Billon (Alain), Bladt (Paul), Blanc (Jacques), Bockel (Jean-Marie), Bocquet (Alain), Bois, Bonnemaison, Bonnet (Alain), Bonrepaux, Borel, Boucheron (Charente), Boucheron (Ille-et-Vilaine), Bourguignon, Bouvard, Braine, Briand, Briane (Jean), Brune (Alain), Brunet (André), Brunhes (Jacques), Bustin, Cabé, Mme Cacheux, Cambolive, Carraz, Cartelet, Cartraud, Cassaing, Castor, Cathala, Caumont (de), Césaire, Mme Chaigneau, Chanfrault, Chapuis, Charpentier, Charzat, Chaubard, Chauveau, Chénard, Mme Chepy-Léger, Chevallier, Chirac, Chomat (Paul), Chouat (Didier), Coffineau, Colin (Georges), Collomb (Gérard), Colonna, Combasteil, Mme Commergnat, Couillet, Couqueberg, Dabezies, Daillet, Darinot, Dassonville, Defontaine, Dehoux, Delanoë, Delehedde, Delfosse, Delisle, Denvers, Derosier, Deschaux-Beaume, Desgranges, Dessein, Destrade, Dhaille, Dollo, Dousset, Douyère, Drouin, Dubedout, Ducoloné, Dumas (Roland), Dumont (Jean-Louis), Dupilet, Duprat, Mme Dupuy, Duraffour, Durand (Adrien), Durbec, Durieux (Jean-Paul), Duroméa, Duroure, Durupt, Dutard, Escutia, Esdras, Estier, Evin, Faugaret, Faure (Maurice), Mme Fiévet, Fillon (François), Fleury, Floch (Jacques), Florian, Forgues, Forni, Fourré, Mme Frachon, Mme Fraysse-Cazalis, Frêche, Frelaut, Fromion, Fuchs, Gabarrou, Gaillard, Gallet (Jean), Gallo (Max), Garcin, Garmendia, Garrouste, Gascher, Mme Gaspard, Gatel, Gengenwin, Germon, Giovannelli, Mme Goeuriot, Gosnat, Gourmelon, Goux (Christian), Gouze (Hubert), Gouzes (Gérard), Grézard, Guidoni, Guyard, Haesebroeck, Hage, Mme Halimi, Hamel, Mme Harcourt (Florence d’), Hautecoeur, Haye (Kléber), Hermier, Mme Horvath, Hory, Huguet, Hunault, Huyghues des Etages, Ibanès, Istace, Mme Jacq (Marie), Mme Jacquaint, Jagoret, Jans, Jarosz, Join, Josephe, Jospin, Josselin, Jourdan, Journet, Joxe, Julien, Koehl, Kucheida. Labazée, Laborde, Lacombe (Jean), Lagorce (Pierre), Laignel, Lajoinie, Lambert, Lareng (Louis), Lassale, Laurent (André), Laurissergues, Lavédrine, Le Baill, Le Bris, Le Coadie, Mme Lecuir, Le Drian, Le Foll, Lefranc, Le Gars, Legrand (Joseph), Lejeune (André), Le Meur, Lengagne, Leonetti, Loncle, Lotte, Luisi, Madrelle (Bernard), Mahéas, Maisonnat, Malandain, Malgras, Malvy, Marchais, Marchand, Marette, Mas (Roger), Masse (Marius), Massion (Marc), Massot, Mazoin, Méhaignerie, Mellick, Menga, Metais, Metzinger, Michel (Claude), Michel (Henri), Michel (Jean-Pierre), Mitterrand (Gilbert), Mocoeur, Montdargent, Mme Mora (Christiane), Moreau (Paul), Mortelette, Moulinet, Moutoussamy, Narquin, Natiez, Mme Neiertz, Mme Nevoux, Nilès, Noir, Notebart, Nucci, Odru, Oehler, Olmeta, Ornano (Michel d’), Ortet, Mme Osselin, Mme Patrat, Patriat (François), Pen (Albert), Pénicaut, Perrier, Pesce, Petit (Camille), Peuziat, Philibert, Pidjot, Pierret, Pignion, Pinard, Pinte, Pistre, Planchou, Poignant, Poperen, Porelli, Portheault, Pourchon, Prat, Préaumont (de), Prouvost (Pierre), Proveux (Jean), Mme Provost (Eliane), Queyranne, Quilès, Ravassard, Raymond, Renard, Renault, Richard (Alain), Rieubon, Rigal, Rimbault, Robin, Rodet, Roger (Emile), Roger-Machart, Rossinot, Rouquet (René), Rouquette (Roger), Rousseau, Sablé, Sainte-Marie, Sanmarco, Santa Cruz, Santrot, Sapin, Sarre (Georges), Schiffler, Schreiner, Séguin, Seitlinger, Sénès, Mme Sicard, Soisson, Souchon (René), Mme Soum, Soury, Stasi, Stirn, Mme Sublet, Suchod (Michel), Sueur, Tabarou, Taddei, Tavernier, Testu, Théaudin, Tinseau, Tondon, Tourné, Mme Toutain, Vacant, Vadepied (Guy), Valroff, Vennin, Verdon, Vial-Massat, Vidal (Josseph), Villette, Vivien (Alain), Vouillot, Wacheux, Wilquin, Worms, Zarka, Zeller, Zuccarelli.

 

Ont voté contre :

MM. Alphandery, Ansquer, Aubert (François d’), Audinot, Barre, Baudouin, Baumel, Bayard, Bégault, Benouville (de), Bigeard, Birraux, Bizet, Bonnet (Christian), Branger, Brial (Benjamin), Brocard (Jean), Brochard (Albert), Cavaillé, Chaban-Delmas, Charié, Charles, Chasseguet, Clément, Cointat, Cornette, Corrèze, Cousté, Debré, Deniau, Deprez, Desanlis, Durr, Falala, Fèvre, Flosse (Gaston), Fontaine, Fossé (Roger), Fouchier, Foyer, Frédéric-Dupont, Gailey (Robert), Gantier (Gilbert), Gastines (de), Gaudin, Geng (Francis), Gissinger, Goasduff, Godefroy (Pierre), Godfrain (Jacques), Gorse, Goulet, Grussenmeyer, Guichard, Haby (Charles), Haby (René), Hamelin, Harcourt (François d’), Mme Hauteclocque (de), Inchauspé, Jalton, Julia (Didier), Juventin, Kaspereit, Krieg, Labbé, La Combe (René), Lafleur, Lancien, Lauriol, Léotard, Lestas, Ligot, Lipkowski (de), Madelin (Alain), Marcellin, Marcus, Masson (Jean-Louis), Mathieu (Gilbert), Mauger, Maujoüan du Gasset, Mayoud, Médecin, Mesmin, Messmer, Micaux, Million (Charles), Miossec, Mme Missoffe, Mme Moreau (Louise), Nungesser, Perbet, Péricard, Pernin, Perrut, Pons, Proriol, Raynal, Richard (Lucien), Royer, Santoni, Sautier, Sauvaigo, Sergheraert, Sprauer, Tiberi, Tranchant, Valleix, Vivien (Robert-André), Vuillaume, Wagner, Weisenhorn, Wolff (Claude).

 

Se sont abstenus volontairement :

MM. Couve de Murville, Dassault, Delatre, Mestre, Rocca Serra (de).

 

N’ont pas pris part au vote :

MM. Houteer et Rigaud.

 

Excusé ou absent par congé :

(Application de l’article 162, alinéas 2 et 3, du règlement)

M. Caro.

 

N’a pas pris part au vote :

M. Louis Mermaz, président de l’Assemblée nationale.

 

ANALYSE DU SCRUTIN

 

Groupe socialiste et apparentés (286) :

Pour : 283.

Contre : 1.

M. Jalton .

Non-votants : 2.

MM. Houteer, Mermaz (président).

 

Groupe R.P.R. et apparentés (88) :

Pour : 16 .

MM. Aubert (Emmanuel), Barnier, Bas (Pierre), Bergelin, Chirac, Fillon (François), Gascher, Mme Harcourt (Florence d’), Marette, Narquin, Noir, Petit (Camille), Pinte, Préaumont (de), Séguin, Toubon .

Contre : 68 .

Absentions volontaires : 4 :

MM. Couve de Murville, Dassault, Delatre, Rocca Serra (de).

 

Groupe U.D.F. et apparentés (62) :

Pour : 21 .

MM. Barrot, Blanc (Jacques), Bouvard, Briane (Jean), Daillet, Delfosse, Dousset, Durand (Adrien), Esdras, Fuchs, Gengenwin, Hamel, Koehl, Méhaignerie, Ornano (Michel d’), Rossinot, Sablé, Seitlinger, Soisson, Stasi, Stirn .

Contre : 38

Abstention volontaire : 1

M. Mestre .

Non-votant : 1

M. Rigaud.

Excusé : 1

M. Caro.

 

Groupe communiste et apparentés (44) :

Pour : 44.

 

Non-inscrits : 11 :

Pour : 5 .

MM. Giovannelli, Hory, Hunault, Patriat (François), Zeller .

Contre : 6 :

MM. Audinot, Branger, Fontaine, Juventin, Royer, Sergheraert.

 

SCRUTIN (N° 60)

 

Sur l’ensemble du projet de loi portant abolition de la peine de mort

 

Ont voté pour :

 

MM. Adevah-Poeuf, Alaize, Alfonsi, Anciant, Ansart, Asensi, Aumont, Badet, Balligand, Bally, Balmigère, Bapt (Gérard), Bardin, Barnier, Barrot, Barthe, Bartolone, Bas (Pierre), Bassinet, Bateux, Battist, Baylet, Bayou, Beaufils, Beaufort, Bêche, Becq, Beix (Roland), Bellon (André), Belorgey, Beltrame, Benedetti, Benetière, Benoist, Beregovoy (Michel), Bergelin, Bernard (Jean), Bernard (Pierre), Bernard (Roland), Berson (Michel), Bertile, Besson (Louis), Billardon, Billon (Alain), Bladt (Paul), Blanc (Jacques), Bockel (Jean-Marie), Bocquet (Alain), Bois, Bonnemaison, Bonnet (Alain), Bonrepaux, Borel, Boucheron (Charente), Boucheron (Ille-et-Vilaine), Bourguignon, Bouvard, Braine, Briand, Briane (Jean), Brune (Alain), Brunet (André), Brunhes (Jacques), Bustin, Cabé, Mme Cacheux, Cambolive, Carraz, Cartelet, Cartraud, Cassaing, Castor, Cathala, Caumont (de), Césaire, Mme Chaigneau, Chanfrault, Chapuis, Charpentier, Charzat, Chaubard, Chauveau, Chénard, Mme Chepy-Léger, Chevallier, Chirac, Chomat (Paul), Chouat (Didier), Coffineau, Colin (Georges), Collomb (Gérard), Colonna, Combasteil, Mme Commergnat, Couillet, Couqueberg, Dabezies, Daillet, Darinot, Dassonville, Defontaine, Dehoux, Delanoë, Delehedde, Delfosse, Delisle, Denvers, Derosier, Deschaux-Beaume, Desgranges, Dessein, Destrade, Dhaille, Dollo, Dousset, Douyère, Drouin, Dubedout, Ducoloné, Dumas (Roland), Dumont (Jean-Louis), Dupilet, Duprat, Mme Dupuy, Duraffour, Durand (Adrien), Durbec, Durieux (Jean-Paul), Duroméa, Duroure, Durupt, Dutard, Escutia, Esdras, Estier, Evin, Faugaret, Faure (Maurice), Mme Fiévet, Fillon (François), Fleury, Floch (Jacques), Florian, Forgues, Forni, Fourré, Mme Frachon, Mme Fraysse-Cazalis, Frêche, Frelaut, Fromion, Fuchs, Gabarrou, Gaillard, Gallet (Jean), Gallo (Max), Garcin, Garmendia, Garrouste, Gascher, Mme Gaspard, Gatel, Gengenwin, Germon, Giovannelli, Mme Goeurlot, Gosnat, Gourmelon, Goux (Christian), Gouze (Hubert), Gouzes (Gérard), Grézard, Guidoni, Guyard, Haesebroeck, Hage, Mme Halimi, Hamel, Mme Harcourt (Florence d’), Hautecoeur, Haye (Kléber), Hermier, Mme Horvath, Hory, Huguet, Hunault, Huyghues des Etages, Ibanès, Istace, Mme Jacq (Marie), Mme Jacquaint, Jagoret, Jans, Jarosz, Join, Josephe, Jospin, Josselin, Jourdan, Journet, Joxe, Julien, Koehl, Kucheida, Labazée, Laborde, Lacombe (Jean), Lagorce (Pierre), Laignel, Lajoinie, Lambert, Lareng (Louis), Lassale, Laurent (André), Laurissergues, Lavédrine, Le Baill, Le Bris, Le Coadie, Mme Lecuir, Le Drian, Le Foll, Lefranc, Le Gars, Legrand (Joseph), Lejeune (André), Le Meur, Lengagne, Leonetti, Loncle, Lotte, Luisi, Madrelle (Bernard), Mahéas, Maisonnat, Malandain, Malgras, Malvy, Marchais, Marchand, Mas (Roger), Masse (Marius), Massion (Marc), Massot, Mazoin, Méhaignerie, Mellick, Menga, Metais, Metzinger, Michel (Claude), Michel (Henri), Michel (Jean-Pierre), Mitterrand (Gilbert), Mocoeur, Montdargent, Mme Mora (Christiane), Moreau (Paul), Mortelette, Moulinet, Moutoussamy, Narquin, Natiez, Mme Neiertz, Mme Nevoux, Nilès, Noir, Notebart, Nucci, Odru, Oehler, Olmeta, Ortet, Mme Osselin, Mme Patrat, Patriat (François), Pen (Albert), Pénicaut, Perrier, Pesce, Peuziat, Philibert, Pidjot, Pierret, Pignion, Pinard, Pinte, Pistre, Planchou, Poignant, Poperen, Porelli, Portheault, Pourchon, Prat, Préaumont (de), Prouvost (Pierre), Proveux (Jean), Mme Provost (Eliane), Queyranne, Quilès, Ravassard, Raymond, Renard, Renault, Richard (Alain), Rieubon, Rigal, Rimbault, Robin, Rodet, Roger (Emile), Roger-Machart, Rossinot, Rouquet (René), Rouquette (Roger), Rousseau, Sablé, Sainte-Marie, Sanmarco, Santa Cruz, Santrot, Sapin, Sarre (Georges), Schiffler, Schreiner, Séguin, Seitlinger, Sénès, Mme Sicard, Soisson, Souchon (René), Mme Soum, Soury, Stasi, Stirn, Mme Sublet, Suchod (Michel), Sueur, Tabarou, Taddei, Tavernier, Testu, Théaudin, Tinseau, Tondon, Tourné, Mme Toutain, Vacant, Vadepied (Guy), Valroff, Vennin, Verdon, Vial-Massat, Vidal (Josseph), Villette, Vivien (Alain), Vouillot, Wacheux, Wilquin, Worms, Zarka, Zeller, Zuccarelli.

 

Ont voté contre :

 

MM. Alphandery, Ansquer, Aubert Emmanuel, Aubert (François d’), Audinot, Barre, Baudouin, Baumel, Bayard, Bégault, Benouville (de), Bigeard, Birraux, Bizet, Bonnet (Christian), Branger, Brial (Benjamin), Brocard (Jean), Brochard (Albert), Cavaillé, Chaban-Delmas, Charié, Charles, Chasseguet, Clément, Cointat, Cornette, Corrèze, Cousté, Debré, Deniau, Deprez, Desanlis, Durr, Falala, Fèvre, Flosse (Gaston), Fontaine, Fossé (Roger), Fouchier, Foyer, Frédéric-Dupont, Gailey (Robert), Gantier (Gilbert), Gastines (de), Gaudin, Geng (Francis), Gissinger, Goasduff, Godefroy (Pierre), Godfrain (Jacques), Gorse, Goulet, Grussenmeyer, Guichard, Haby (Charles), Haby (René), Hamelin, Harcourt (François d’), Mme Hauteclocque (de), Inchauspé, Jalton, Julia (Didier), Juventin, Kaspereit, Krieg, Labbé, La Combe (René), Lafleur, Lancien, Lauriol, Léotard, Lestas, Ligot, Lipkowski (de), Madelin (Alain), Marcellin, Marcus, Masson (Jean-Louis), Mathieu (Gilbert), Mauger, Maujoüan du Gasset, Mayoud, Médecin, Mesmin, Messmer, Micaux, Million (Charles), Miossec, Mme Missoffe, Mme Moreau (Louise), Nungesser, Perbet, Péricard, Pernin, Perrut, Pons, Préaumont (de), Proriol, Raynal, Richard (Lucien), Royer, Santoni, Sautier, Sauvaigo, Sergheraert, Sprauer, Tiberi, Toubon, Tranchant, Valleix, Vivien (Robert-André), Vuillaume, Wagner, Weisenhorn, Wolff (Claude).

 

Se sont abstenus volontairement :

 

MM. Couve de Murville, Dassault, Delatre, Marette, Mestre, Ornano (Michel d’).

 

N’ont pas pris part au vote :

 

MM. Houteer, Jalton et Rigaud.

 

Excusé ou absent par congé :

 

(Application de l’article 162, alinéas 2 et 3, du règlement)

M. Caro.

 

N’a pas pris part au vote :

 

M. Louis Mermaz, président de l’Assemblée nationale.

 

ANALYSE DU SCRUTIN

 

Groupe socialiste et apparentés (286) :

Pour : 283 .

Non-votants : 3 :

MM. Houteer, Jalton, Mermaz (président).

 

Groupe R.P.R. et apparentés (88) :

Pour : 11 :

MM. Barnier, Bas (Pierre), Bergelin, Chirac, Fillon (François), Gascher, Mme Harcourt (Florence d’), Narquin, Noir, Pinte, Séguin.

Contre : 73 .

Absentions volontaires : 4 .

MM. Couve de Murville, Dassault, Delatre, Marette.

 

Groupe U.D.F. et apparentés (62) :

Pour : 20 :

MM. Barrot, Blanc (Jacques), Bouvard, Briane (Jean), Daillet, Delfosse, Dousset, Durand (Adrien), Esdras, Fuchs, Gengenwin, Hamel, Koehl, Méhaignerie, Rossinot, Sablé, Seitlinger, Soisson, Stasi, Stirn .

Contre : 38

Abstentions volontaires : 2 .

MM. Mestre, Ornano (Michel d’) .

Non-votant : 1 .

M. Rigaud.

Excusé : 1 .

M. Caro.

 

Groupe communiste et apparentés (44) :

Pour : 44.

 

Non-inscrits (11) :

Pour : 5.

MM. Giovannelli, Hory, Hunault, Patriat (François), Zeller .

Contre : 6 .

MM. Audinot, Branger, Fontaine, Juventin, Royer, Sergheraert.

Machine proposée à l'Assemblée par Guillotin.  © BNF Gallica

Chronologie de l’abolition de la peine de mort en France ICI

Dès le XVIIIe siècle, des intellectuels, des philosophes, des juristes, des hommes politiques illustres plaident en faveur de l’abolition de la peine de mort. En 1981, l’abolition est votée. Elle est inscrite dans la Constitution en 2007. Depuis, la France se mobilise pour l’abolition universelle de la peine capitale.

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 06:00

Ciase - Rapport du 5 octobre 2021Pédocriminalité dans l'Église : 330 000 victimes estimées depuis 1950,  selon le rapport de la commission Sauvé – Madinin'Art

Pédocriminalité : Au moins 5,4 millions de victimes en France depuis 1950,  d'après une étude

Après deux ans et demi de travaux, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, installée depuis le 8 février 2019, a rendu public son rapport le 5 octobre 2021 ICI 

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 06:00

 

Società Agricola Cau & Spada - Best of The AppsSocietà Agricola Cau & Spada - Best of The Apps

LE PASTIFICIO PASSERINI, ICI est sis à quelques mètres du restaurant, il propose ravioli, lasagnes, pâtes fraîches, antipasti, charcuterie italienne, etc.

 

J’y achète mes pâtes fraîches, mais récemment j’y ai repéré un fromage qui avait une bonne tronche, je l’ai goûté, exceptionnel !

 

Étiqueté Cau e Spada, cette dénomination m’a étonnée, en fait il s’agit du nom de la fromagerie, je vous la présente.

 

Cau & Spada - Triglia Di Bosco

 

« Respect de la nature, soin et expérimentation » tels sont les traits distinctifs des fromages Cau et Spada. 

 

Cau e Spada est une petite entreprise née au cœur de Montefeltro - entre les Apennins et la mer, spécialisée dans la production de pecorino depuis 1973. Une histoire de bergers, liée aux traditions du passé mais projetée vers l'avenir !

 

« Le troupeau n'est pas une machine qu'on peut éteindre et rallumer quand on veut, le troupeau produit du lait et le lait doit être transformé » .

 

L'entreprise a été fondée en 1973 lorsqu’Antonino Spada, a rejoint son partenaire commercial Antonio Cau de Sardaigne dans la région des Marches ; un jeune garçon qui part d'un petit village de Sardaigne avec son troupeau de 200 moutons en quête de fortune sur le « continent » !

 

Peut être une image de nature

 

« L'histoire de l'entreprise s'est alors immédiatement mêlée à celle de la famille car la sœur de mon oncle Antonio (ma mère) est tombée amoureuse de mon père et donc… nous voilà tous ! Moi, mes frères et mes cousins ​​sont ravis d'accompagner les seniors dans ce fantastique voyage, ça fait plaisir de voir comment chacun de nous a trouvé sa propre dimension au sein de l'entreprise ! »

 

Alessandra

 

« Lorsque nous sommes entrés dans le domaine, nous avons pensé à quel point il était important de poursuivre la recherche et l'expérimentation, en interprétant le lait d'une manière différente. Mon frère Emilio a toujours été un expérimentateur autodidacte et cela nous a permis de fortement diversifier notre production. »

 

« Mais l'éthique de base de Cau et Spada existe depuis 1973 : nos moutons n'ont jamais été des numéros mais des animaux à respecter et nos champs sont cultivés en bio, sans additifs ni conservateurs. La terre, l'eau, l'air sont les ingrédients fondamentaux qui garantissent la qualité, la pureté et l'authenticité de nos produits finis ! »

 

« L'entreprise a commencé avec la seule production d'un fromage frais, d'un assaisonné et d'une ricotta. À ce jour nous disposons d'une quinzaine de types de pecorino, tous différents les uns des autres ... une rareté dans ce secteur ! Très populaires sont le Classic Seasoned , le Primo Sale  et aussi le Barrique & Walnut Cheese mais je crois que notre produit phare est le Pecorino vieilli à Fossa , un fromage né d'une découverte complètement désinvolte. »

 

« Il y a dix ans le propriétaire d'un bâtiment - un ancien couvent de 1200, en rangeant le sous-sol trouva une fosse juste en dessous de la chapelle qui abrite les reliques de la Saint-Valentin, nous demanda d'y mettre notre fromage... le résultat fut extraordinaire ! Nous avons rebaptisé ce fromage « Pecorino degli Amanti », c'est un pecorino aphrodisiaque et nous aimons à penser que ceux qui le goûtent sont des amoureux de la bonne chère… quel autre nom aurions-nous pu lui donner ? »

 

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- Mais expliquez-nous mieux… comment est fait un fromage en fosse ?

 

Alessandra :

 

« La technique est très simple, il suffit de respecter la tradition sans exaspérer le produit. Il est essentiel que le fromage soit bon - nous mettons nos meilleurs fromages, la manière dont la fosse est isolée est également importante - la paille doit être exclusivement d'orge et de battage frais, et enfin le mois où nous enterrons le fromage. »

 

« Le creusement se fait en août car le fromage a besoin de chaleur pour démarrer la fermentation anaérobie. Nous fabriquons la sfossata après cent jours de fermeture hermétique du fromage, en novembre. Un événement tout à fait unique : lorsque le cercueil de tuf s'ouvre sur l'environnement, une de ces senteurs qui reste dans votre mémoire se répand ! »

fossa di sassocorvaro emilio spada et la sfossatura

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 06:00

Cacolac produit les canettes de vin signées Le Star.

Cacolac lance son vin en canette

 

La célèbre société Cacolac, connue pour son lait chocolaté créé il y a près de soixante-dix ans, va construire une nouvelle usine à proximité de la première, à Léognan (Gironde), mais cette fois exclusivement tournée vers la production de vin en canette (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération…). Depuis plusieurs années, la marque travaille de façon confidentielle ce concept venu des États-Unis et a décidé de passer à l’offensive avec la fabrication de 35 millions de canettes par an dès que l’usine sera prête à fonctionner en 2022.

 

J’adore les clins d’œil :

 

-          J’ai terminé ma carrière comme médiateur dans le secteur du lait, celui du vin m’étant interdit pour cause de mauvais esprit…

 

  • Cacolac me permet de me la jouer intello :

 

11 janvier 2008

Le Vin et le lait

 

Rassurez-vous je ne vais pas, à nouveau, vous infliger mes réflexions sur les sentiments des vaches mais vous offrir un extrait sans coupure d'un texte  - il est un peu long pour mon format - très intéressant de Roland Barthes tiré de Mythologies, livre dont je vous ai causé dans ma chronique du 3 janvier "Être Bête" :

 

MYTHOLOGIES - COLLECTION POINTS CIVILISATION N°10 | Rakuten

 

« Le vin est senti par la nation comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C'est une boisson totem, correspondant au lait de la vache hollandaise ou au thé absorbé cérémonieusement par la famille royale anglaise. Bachelard a déjà donné la psychanalyse substantielle de ce liquide, à la fin de son essai sur les rêveries de la volonté, montrant que le vin est suc de soleil et de terre, que son état de base est, non pas l'humide, mais le sec, et qu'à ce titre, la substance mythique qui lui est le plus contraire, c'est l'eau. »

 

La suite ICI 

 

Cacolac Original , boisson chocolatée - Cacolac

 

Cacolac, possède une division dédiée aux vins en canettes depuis 2011. Cette division baptisée « In Can We Trust » prend de l'ampleur. Aujourd'hui, un tiers des Français dit avoir déjà consommé du vin en canette ou se dit prêt à l'essayer. Et puis, avec le confinement, la moitié des Français de la génération Z (moins de 25 ans) a adopté le vin en canette (Source : Enquête réalisée par Norstat en Juin 2021 publiée par Ball corporation). Pour accompagner cette tendance, « In Can We Trust » a lancé le projet de construire un nouveau bâtiment de 2000 m2 dédié à ce savoir-faire, qui sera implanté sur le terrain de Cacolac, à Léognan (Gironde).

 

Cacolac va créée une usine de 2.000 m2 dédiée au remplissage de vin en canette.

 

40 millions de canettes de vin

 

Avec un investissement de 5 millions d'euros, cette division "vins" va augmenter ses capacités annuelles de production, en passant de 9 millions de canettes de vin et de boissons aromatisées à base de vins (BABV) aujourd'hui, à 25 millions dans un premier temps et jusqu'à 40 millions à terme. Opérationnel fin 2022, ce site devrait permettre de recruter de 10 à 15 collaborateurs et atteindre un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros en 5 ans.

 

 

De la conception graphique en passant par le suivi du produit, jusqu'à l'entreposage et la livraison, "In can we Trust" propose une offre complète. Son outil de production est adapté aux vins et à toutes sortes de boissons alcoolisées plates ou gazeuses à différents degrés d'alcool, tels que les Wine Seltzer ou les Hard Seltzer. Il est en mesure de carbonater sur place les vins reçus plats ou les réceptionner déjà fermentés, jusqu'à 2 bars, et propose deux formats : 20 ou 25 cl.

 

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 00:06

La Femme au Tableau | Le Cabinet de Curiosités de Madeleine Miranda

 

J’ai beaucoup aimé Elizabeth McGovern dans « Il était une fois en Amérique »

Aujourd’hui c’est « La femme au Tableau » (2015)

 

Pourquoi ce film

 

Et pourquoi Ciné papy, féministe de toujours ne commencerait-il pas une série de films incluant le mot femme ? Plus sérieusement évoquons le cinéma de pur divertissement mais qui n’a rien à voir avec « Les Charlots » ni tire à la ligne avec « Les gendarmes » Surtout quand ces films sont faits avec beaucoup d’intelligence, de sensibilité et parle de faits historiques.

 

La Femme au Tableau": un combat pour la restitution du "trésor nazi" -  rts.ch - Culture

 

Quelle est l’histoire ?

 

Maria Altmann, rescapée de la shoah, vit en Amérique. Elle apprend que, en Autriche, le Musée du Belvédère de Vienne qui abrite une riche collection de tableaux s’enorgueillit de posséder, entre autre, un superbe Klimt connu sous le nom de la « La femme en or » Ce nom a été attribué pour cacher son vrai nom « Portrait d’Adèle Bloch-Bauer » la tante de Maria. Elle reconnaît le portrait de sa tante que celle-ci lui avait donné. La famille de Maria a été exterminée par les Nazis. Son oncle, parti un peu avant la rafle, a pu la sauver. Elle se remémore alors ce que fut cette période, les inquisitions nazies dans les habitations, les confiscations de tableaux de « peintres dégénérés » mais aussi le mobiliers, l’argenterie, les bijoux et tout ce qui pouvait avoir une valeur marchande.

 

Maria décide de demander la restitution de ce tableau ainsi que quatre autres inventoriés dans la succession « Ferdinand et Adèle Bloch-Bauer »  dont elle a été spoliée. Elle s’adresse au musée qui fait la sourde oreille. Elle se rend sur place et s’adresse au gouvernement qui à son tour oppose une fin de non-recevoir. Maria porte l’affaire devant les tribunaux. C’est l’histoire de cette procédure qui nous est contée là. Pour l’Autriche, tous les coups sont permis, des points de droit pour savoir quel tribunal, dans quel pays est compétent jusqu’aux mensonges les plus éhontés en passant par le déni de réalité et la mise en accusation de Maria dont la vrai motivation serait une basse vengeance.

 

La femme au tableau avec Helen Mirren : Un combat (juridique) décevant

 

Réalisation

 

Simon Curtis, est un réalisateur et producteur de cinéma britannique. Il est notamment connu pour son film « My Week with Marilyn » 2010. Il fait aussi beaucoup de mise en scène de théâtre. Cela semble être habituel dans le monde du spectacle britannique qui paraît moins cloisonné qu’en France. Actuellement il travaille sur « Downton Abbey 2 » dont la sortie est attendue pour 2022. Accessoirement Ciné papy qui ne crache pas, de temps en temps, sur les potins, indique que Simon Curtis est le mari d’Elizabeth McGovern depuis 1992.

 

Qui fait quoi ?

 

Helen Mirren                                Maria Altmann

La Femme au tableau - Film (2015) - SensCritique

 

C’est l’une des plus grandes actrices anglaises actuelles. Tout ceux qui ont vu « The Queen » 2006 de Stephen Frears se souviennent de son interprétation de la Reine Elisabeth II rôle pour lequel elle reçut un Oscar. Elle a également été remarquée dans  « Gosford Park » 2001 de Robert Altman.

 

Ryan Reynolds                  E. Randol Schoenberg

Ryan Reynolds Biographie Filmographie - CinéDweller

 

Un acteur qui se cherche et dont le début de carrière est aussi tumultueux que sa vie sentimentale. Toutes pleines de hauts et de bas. Il touche à tout, longs ou courts métrages, comédies ou drames, série ou blockbusters. Il est très convaincant dans le rôle d’Éric Randol Schoenberg, avocat américain qui va défendre la cause de Maria Altmann. Éric Schoenberg est le petit-fils du Musicien Arnold Schoenberg Là, il change de registre par rapport au film d'action « Sécurité rapprochée » 2012 avec Denzel Washington film assez convaincant lui-même. Depuis 2010 il collectionne un certain nombre de nominations à différentes récompenses

 

Daniel Brühl                                  Hubertus Czernin

 

Acteur prolifique, peu connu de Ciné papy. Sa prestation dans le rôle du journaliste autrichien mérite d’être soulignée

 

Katie Holmes                                 Pam

 

Avec une méchanceté que certains ne soupçonneraient pas ciné papy dirait que cette actrice est connue pour sa notoriété. Elle tient un certain nombre de rôles dans des séries télévisuelles qui assurent autant cette notoriété que les faits divers qui entourent sa carrière. C’est la série « Dawson » qui constitue sa plus célèbre participation. Elle a joué également dans une trentaine de longs métrages dont aucun, sauf erreur, n’a marqué l’histoire du cinéma

 

Elizabeth McGovern                   la juge Florence-Marie Cooper

 

C’est toujours un régal de voir ou revoir cette actrice au jeu particulier. Ciné papy qui n’est pas à une goujaterie près, souligne qu’elle a 60 ans. Sa carrière ayant débuté avec un film de Robert Redford en 1980 comprend une trentaine de film. D’abords « Ragtime »1981 : de Milos Forman  puis « Il était une fois en Amérique », 1984 de Sergio Leone ou encore « La Servante écarlate » 1990 de Volker Schlöndorff. Sans oublier, bien sûr, son rôle de Cora Crawley, Comtesse de Grantham dans « Dowton Abbey » série anglaise au succès planétaire de 2010 à 2015

 

Temps forts

 

La vie d’une grande famille juive dans la Vienne d’avant le désastre.

 

La panique des Autrichiens peu de temps avant le verdict. Ils redoutent à présent de tout perdre et qui propose une transaction, eux qui hautainement, avaient jusque-là refusé.

 

LA FEMME AU TABLEAU de Simon Curtis : la critique du film [Champs-Élysées  Film Festival]

 

Remarque

 

Ce film a le mérite de mettre en lumière, sans pathos ni fioriture, un problème auquel l’Autriche n’est pas prête à mettre fin. L’Autriche n’a pas été dénazifiée. Elle a immédiatement joué le rôle de victime annexée, oubliant le caractère festif et généralisé de « l’Anschluss ». Les Américains, par peur de voir ce pays rejoindre le bloc de l’est, a admis ce mensonge. Et c’est avec ce mensonge que ce peuple vit depuis quelques soixante-quinze ans.

 

Un nazi à l'ONU, le scandale Kurt Waldheim

 

En 1985 démarre l’Affaire Waldheim. Kurt Waldheim est chancelier d’Autriche et/ou candidat à cette fonction. Les recherches d’historiens ou de personnalités éminentes mettent en évidence, non pas la participation directe aux crimes contre l’humanité des nazis mais sa connaissance effective de ce qui se passait . La preuve est faite de son inertie devant ces faits atroces. La polémique fut mondiale. Les faux témoignages abondants, défendus bec et ongles par ses compatriotes. ICI 

 

J’aime l’Autriche, en général tous les pays d’Europe centrale, mais avec un faible pour Vienne, Salzbourg et l’Autriche J’aime les Autrichiens peuple de grande culture qui ont si bien participé à leur façons à la survenance de l’art moderne avec par exemple « la Sécession » mais quand je suis dans ce pays ou parle de l’Autriche j’ai le cœur qui se serre pour cette sourde infamie.

 

Pax

 

Prochainement « Le procès du siècle»

 

 

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