Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:00

Bonjour Monsieur, Madame,

 

(1)   Bonjour Monsieur ou Madame qui ?

 

Je suis actuellement à la recherche de potentiels partenaires pour le programme de partenariat Lot18


(2)  Disons partenaires potentiels


et de par l´orientation et la qualité de son contenu votre site/blog a attiré mon attention.

 

(3)  De la pommade je veux bien ça ne mange pas de pain mais si tel était le cas vous m’auriez donné du cher Jacques ou du cher Monsieur Berthomeau

 

Nous avons en effet un point commun : notre passion pour le vin et l´envie de la partager avec d´autres.


(4)  Comme c’est étrange pour un gugusse qui pond 2 chroniques par jour sur le vin et pour une boîte qui vend du vin...


C´est pourquoi je suis persuadé que votre site est adapté au programme de partenariat Lot18. Ma question est donc la suivante : Seriez-vous intéressé par une collaboration avec Lot18 ?


(5)  Là il est clair, cher solliciteur, que vous faites la démonstration que vous n’avez jamais lu une ligne de mes chroniques, ce que par ailleurs je comprends parfaitement mais pourquoi venir m’importuner. C’est malpoli.


Avec plus d'1 million de membres, Lot18 France est le N° 1 de la Vente Privée destiné non seulement aux amateurs de vins expérimentés mais aussi aux gourmets occasionnels. Chaque semaine nous proposons à nos membres une nouvelle sélection variée de vins et de champagnes d´exception aux meilleurs prix. L´adhésion à notre plateforme est bien entendu gratuite et sans engagement.


Ce qui nous différencie


De nouvelles offres limitées chaque semaine

100% des vins en stock

Une sélection de vins de qualité à prix direct producteur, jusqu´à –50%

Des domaines et châteaux d´exception disponibles chaque semaine: Pétrus, Cheval Blanc, Yquem, Beychevelle, Lynch Bages

Possibilité de commander à l´unité et de panacher votre panier

Paiement sécurisé

Livraison rapide et fiable, gratuite à partir de 9 bouteilles

Adhésion gratuite, sans obligation d´achat et montant minimum par commande

 

Vos avantages en tant que partenaire


1,30 € de commission (par Lead) + 10€ de commission lors de la première commande.

Durée de vie des cookies: 30 jours

Assistance personnalisée

Valeur marchande du panier d´achat supérieure à la moyenne

Frais de retour à la charge de Lot18 France en cas de rétractation

Taux d´annulation: < 1%

Traitement sous 24 heures des commandes

 

Ai-je suscité votre intérêt ?


(6)  La réponse est NON


Si c´est le cas, il vous suffit d´adhérer au programme de partenariat Lot18 via Zanox et de bénéficier de 1,30 € de commission (par Lead) + 10€ de commission lors de la première commande pour chaque nouveau membre.


(7)  Mais comme je suis bon prince si la proposition intéresse quelqu’un c’est ICI  Pour vous inscrire, cliquez sur notre formulaire d´adhésion Zanox.link


Vous êtes intéressé mais certains points demeurent obscurs. Je suis bien entendu à votre disposition par mail pour répondre à vos questions et faire en sorte que ce partenariat aboutisse.


 Je me réjouis d´avance de vous compter bientôt parmi nous

 

(8) Déçue 

 

Magaye Tochtrop

Affiliate Marketing

t: +49 (0) 30 - 609 841 232

 magaye@lot18.fr

 Lot18 France

4 Place Saint-Germain-des-Prés

75006 | Paris

www.lot18.fr

 

Comme c’est ma semaine de bonté, si vous avez envie d’aller vous balader du côté du Lac d’Annecy : c’est ICI


Capture-d-ecran-2013-04-22-a-09.41.08.png

Partager cet article
Repost0
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 00:00

« Touche pas à mon vignoble ! » et cessons de gaspiller des terres arables pour des grands projets d’infrastructures ou tout bêtement par le mitage pavillonnaire sont deux mots d’ordre auxquels j’adhère à 100%. Cependant, gardons-nous de réduire, comme dans le cas du projet dit CFAL Contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise à une cabale des responsables locaux, régionaux, et les affreux du gouvernement contre notre beau terroir. Si c’était aussi simple ça se saurait et l’article de Lyon Capitale du 24/01/2013 en est la démonstration : « Vers un tracé commun CFAL-contournement autoroutier Est ? »


Plan-train_medium-copie-1.jpg

 

« Les présidents de la Région, du Département et du Grand Lyon ont eu un aparté avec le ministre des Transports, en marge de l'inauguration du nouveau tronçon de l'A89. Selon nos informations, ont notamment été abordés le Contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise et le contournement autoroutier, qui pourraient emprunter le même itinéraire.

Samedi dernier, à l'occasion de l'inauguration du tronçon Alibigny-La Tour de Salvagny, messieurs Collomb, Forissier et Queyranne ont balayé avec le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier les grands projets d'infrastructures touchant à la métropole lyonnaise. Le Contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL) et le contournement autoroutier de Lyon ont été particulièrement développés. »link

 

Pour gagner un juste combat il est nécessaire de bien connaître le dossier et ne pas tomber dans des querelles politiciennes sans intérêt dans le style par exemple : les élus estiment qu'une « décision ministérielle a été bafouée » car en octobre, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, a réintégré dans le périmètre d'étude pour la partie sud du contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL), le fuseau passant par le Val d'Ozon alors que Dominique Perben l'avait retiré en mars alors qu'il était ministre des Transports. Ce genre de combat je connais « Le TGV Paris-Nice dans les vignes : les Ingénieurs des Ponts et Chaussées aiment le béton pas le Terroir… »link  et bien avant que je chronique il y eu le même combat dans le Val de Loire.

Alors pour  l’information de ceux que ça intéresse j’ai fait une petite revue de presse avec :

Les POUR :link et link

 

Les CONTRE : link et link

« Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre, à Monsieur le Ministre des transports et à Monsieur le Ministre de l’Agriculture »link

 

Comme de bien entendu personne n’a été informé de ce projet, M. Fenech signataire de la lettre ouverte le premier, et bien sûr le Ministre Cuvillier l’a totalement ignoré comme le montre le Compte-Rendu de la Séance en hémicycle Assemblée Nationale du 24 janvier 2013 à 9h30 Questions orales sans débat

 

Lire attentivement ce qui suit, sans passion partisane, ne saurait nuire ni au débat, ni à l’information que tout blogueur se doit de respecter.

 

 

Catherine Vautrin UMP, présidente

160--1-.png

La parole est à M. Georges Fenech, pour exposer sa question, n° 89, relative au tracé du contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise.


Georges Fenech UMP

160.png

Monsieur le ministre délégué chargé des transports, ma question porte sur le projet de contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise – le CFAL –, qui constituerait, de mon point de vue et de celui de nombreux élus, une erreur majeure pour l'avenir de toute une région s'il était retenu en son état actuel. J'associe d'ailleurs à cette question les élus du grand Est lyonnais, regroupés au-delà de tout clivage politique au sein de l'association PARFER, ainsi que les riverains, regroupés au sein des associations FRACTURE et Sauvegarde Rive Droite qui rassemblent plusieurs dizaines de milliers d'adhérents, notamment des communes de Chaponnay, Toussieu, Saint-Priest, Mions, Corbas, Vénissieux, Communay, Saint-Symphorien-d'Ozon, Sérézin-du-Rhône, Simandres, Solaize, Ternay, Marennes, Saint-Pierre-de-Chandieu, Loire-sur-Rhône, Saint-Romain-en-Gal, Sainte-Colombe, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Ampuis, Tupin-et-Semons, Condrieu, Vérin, Saint-Michel-sur-Rhône, Chavanay, Malleval, Saint-Pierre-de-Boeuf, Limony et Serrière – pardon pour cette longue énumération, qui montre toutefois l'importance du sujet.

 

Sur la question du report modal, il est, certes, souhaitable de créer pour le fret ferroviaire ce qui a été fait pour le transport des voyageurs, c'est-à-dire des infrastructures spécifiquement conçues pour être performantes et donc réellement concurrentielles par rapport au transport routier. Or, le contournement de l'agglomération lyonnaise pour le fret ferroviaire, tel qu'il est prévu par le projet actuel, impacterait de plein fouet, en le traversant, le Sud-Est lyonnais – une zone en pleine croissance démographique, comme vous le savez – et présenterait une réelle menace pour les populations directement concernées.

 

En outre, comment accepter que les grands crus de la vallée du Rhône, notamment le Côte-rôtie et le Condrieu, deux fleurons viticoles auxquels je ne doute pas que vous soyez attaché, monsieur le ministre…


Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche

Bien sûr !


Jean-Luc Reitzer UMP

160--2-.png

Nous le sommes tous


Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche


…et qui participent à la renommée de toute une région et de notre pays dans le monde – la filière viticole constitue, je le rappelle, la deuxième source de devises en France – soient sacrifiés au profit d'un contournement ferroviaire programmé pour faire passer l'ensemble du fret européen au pied des vignes par un défilé quotidien estimé à environ 300 trains d'une longueur d'un kilomètre ?

 

Jean-Luc Reitzer

 

C'est impossible

 

Georges Fenech


Des alternatives existent pourtant, monsieur le ministre, crédibles et moins nuisibles pour la partie sud du CFAL, notamment celle d'un tracé le long de la ligne LGV existante.

 

J'insiste sur le fait que cette partie sud doit se faire en même temps que la partie nord pour ne pas, pendant des années, déverser tout le trafic sur les lignes existantes déjà saturées, inadaptées – certaines remontent à 1875 – et situées en pleine agglomération. Surtout, il serait responsable de choisir un projet qui ne serait pas plus onéreux que l'actuel si on y intègre le coût des aménagements obligatoires qu'il induit – suppression des passages à niveaux, pont sur le Rhône, protections acoustiques, préservation des nappes phréatiques – et qui résoudrait une fois pour toutes la problématique du noeud lyonnais, tout en garantissant une solution dans le cadre du développement durable, en respectant les aspirations légitimes de la population en matière de sécurité et de qualité de vie, et en préservant les intérêts économiques de toute une région. Or, à ce jour, force est de constater que la concertation est au point mort et que le comité de pilotage n'est plus réuni en préfecture depuis plusieurs années.

 

En conclusion, si nul ne conteste la nécessité de développer le fret ferroviaire et les alternatives au « tout routier », mais aussi de résoudre la question réelle du nœud ferroviaire lyonnais, je souhaiterais savoir si le Gouvernement a l'intention de demander à Réseau Ferré de France de privilégier un autre tracé que celui retenu, un tracé qui, comme je l'ai démontré, ne serait pas plus coûteux et permettait un vrai contournement ferroviaire tout en préservant les populations, l'environnement, notre viticulture et, d'une manière générale, les équilibres territoriaux.

 

Jean-Luc Reitzer


Excellente question !

 

Catherine Vautrin UMP, présidente


La parole est à M. le ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche.

 

Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche

 

Monsieur le député, je connais vos préoccupations quant au tracé envisagé pour la partie sud du contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise, le CFAL. Vous avez d'ailleurs été reçu par mon cabinet à la mi-décembre 2012 afin d'échanger sur cette question. Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de rappeler que la section nord du CFAL a été déclarée d'utilité publique par décret du 28 novembre 2012, à la suite de nombreuses années d'une concertation particulièrement soutenue pour en définir le tracé.


La section aujourd'hui retenue pour la partie sud du contournement, dont le coût s'élève à 1,4 milliard d'euros aux conditions économiques de 2007, est une ligne mixte visant à l'écoulement du fret ferroviaire en transit sur l'axe nord-sud, en évitant le centre de l'agglomération lyonnaise. Elle doit, en outre, contribuer à la desserte des sites de fret existants comme la gare de triage de Sibelin et le terminal de Vénissieux, et permettre l'amélioration de la desserte voyageurs entre Saint-Exupéry et Saint-Étienne – m'étant rendu en région lyonnaise il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de mesurer à quel point cela était nécessaire. La section retenue relie la ligne existante Lyon-Grenoble à la ligne en rive gauche de la vallée du Rhône. En outre, un franchissement du Rhône est prévu au sud du nœud de Givors.


Le choix s'est opéré entre deux grandes familles de scénarios : d'une part, des contournements larges pour éviter le plus possible l'agglomération lyonnaise, d'autre part, des contournements plus rapprochés de celle-ci, valorisant pleinement l'ensemble des fonctionnalités recherchées et le site de Sibelin. Il est apparu que la plus faible longueur des contournements courts autorisait une meilleure insertion environnementale du projet, tout en minimisant le coût de l'opération.


Pour ce qui est de la question qui vous est chère – ainsi qu'à d'autres sur ces bancs, comme j'ai cru le comprendre –,…


Jean-Luc Reitzer

 

Effectivement !


Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche


à savoir la prise en considération de l'impact du projet sur les territoires des grands crus, je rappelle que les vignobles du Côte-rôtie et du Condrieu sont situés en rive droite de la vallée du Rhône, sur les communes d'Ampuis et de Condrieu, au sud de Givors, et sur des coteaux qui ont à leur base deux infrastructures existantes : la RD 386 et la ligne ferroviaire de la rive droite de la vallée du Rhône. Or, les tracés en cours d'étude du CFAL sud se raccordent en vallée du Rhône à la ligne de la rive gauche au niveau de Feyzin et de Solaize, au nord de Chasse-Givors, soit dans un secteur très éloigné des grands crus, comme vous le savez sans doute mieux que moi.

 

De même, les options d'étude pour le nouveau franchissement du Rhône se situent, pour deux d'entre elles, au nord de Chasse-Givors, dans des secteurs ne comportant pas de vignoble en rive gauche ni en rive droite et, pour les deux autres options, au sud de Chasse-Givors, au niveau de la zone industrielle de Loire-sur-Rhône, là encore loin des zones abritant notre patrimoine commun, un patrimoine valorisant pour votre région et, au-delà, pour la France entière.


Permettez-moi de rappeler tout de même que ces études ont été initiées en décembre 2005 par la décision du ministre de l'époque ; sept fuseaux ont été présentés à la concertation publique, au terme de laquelle celui de la « Plaine d'Heyrieux-Sibelin Nord » a été retenu par le précédent gouvernement le 15 avril 2009.

Cependant, ce projet est inscrit à la commission SNIT ou « mobilité 21 » à laquelle j'ai fait référence et qui aura à charge d'en proposer le calendrier réaliste et d'en déterminer la priorité.


Georges Fenech

 

Me permettez-vous de dire quelques mots, madame la présidente ?

 

Catherine Vautrin, présidente

 

Je suis désolée, monsieur Fenech, mais le temps imparti à votre question est largement dépassé.


Partager cet article
Repost0
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 12:00

Même si les prix, les médailles ou autres colifichets ne sont pas ma tasse de thé, j’avoue avoir un faible pour le Prix Raisin® car il met en avant des valeurs essentielles dans notre monde où la concurrence exacerbe l’individualisme, le chacun pour soi. En effet,  le Prix Raisin® défend la solidarité et le partage des compétences : le lauréat remporte non pas un chèque, mais un accompagnement global par cinq professionnels du vin pendant un an ! Chacun à leur façon, ces « parrains » donnent un coup de main, un coup de pouce à des vignerons qui élaborent des vins remarquables mais vivent dans l'ombre des grands noms de la région de Bordeaux. Faire progresser le domaine, lui donner un accès au marché, et permettre aux consommateurs de découvrir de bons vins proposés à des prix abordables, voilà une bien belle entreprise qui va bien au-delà d’un coup de communication.


Le Prix Raisin® est tout neuf : 2 lauréats seulement.


Le lauréat 2012, était Frédéric Borderie du Château Les Gravières de La Brandille à St Médard de Guizières (Bordeaux Supérieur)

En 2013 le prix a été remis à Amélie Durand, jeune vigneronne de 29 ans qui vient de reprendre la propriété familiale de Château Doms dans les Graves.


amelie-durand-remporte-le-prix-raisin-7734708.png

 

J’en arrive à ma proposition initiale : Et si vous veniez discuter avec les lauréats du Prix Raisin® le 25 avril à 18h au Comptoir de Brice Marché Couvert Saint-Martin 31-33 rue du Château d'Eau, 75010 Paris.


Vous feriez une pierre deux coups puisqu’Olivier Dauga*, le faiseur de vins,  initiateur du Prix Raisin présentera le millésime 2012 en primeurs et millésime 2011 sur une sélection de vins provenant de plusieurs régions de France : Bordeaux, Provence, Corbières, Minervois, Madiran entre autres ainsi que quelques-uns des vins issus du vignoble Ukrainien.


Je vous attends donc le 25 avril au Comptoir de Brice Marché Couvert Saint-Martin pour engager la discussion avec Frédéric, Amélie, Olivier sur tous les sujets qui touchent la vie de jeunes vignerons dans une région prestigieuse mais où les grands noms ne font guère d’efforts pour tendre la main à la nouvelle génération moins bien lotie en notoriété. Ce serait une forme de débat libre, autour d’un verre qui nous permettrait d’échanger, de nous confronter, de mieux comprendre les problèmes auxquels sont confrontés des vignerons et des vigneronnes ordinaires.


  • Les autres parrains du Prix Raisin sont le restaurateur Jean-Pierre Xiradakis, le tonnelier Jean-Christophe Varron de Vinea, le négociant en vins Benoît Ricaud Dussarget Le Monde des Crus et Marie Mascré de l’agence Sowine.

 

Partager cet article
Repost0
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:00

Même si j’ai depuis fort longtemps passé l’âge si ça continue je vais faire une roséole et ne plus pouvoir voir le rosé en peinture. Qu’importe puisque les chantres provençaux nous le chantent sur tous les tons « tout va très bien madame la marquise… tout va très bien » Que le printemps soit pourri, pas de souci, tout le monde va licher du rosé pour chanter sous la pluie. Pour autant je ne suis pas bonnet de nuit j’en accepte l’augure, simplement nous mesurerons à la fin de l’été la hauteur de la vague du rosé.  

 

En attendant, chantons et pour commencer versifions avec ce cher Ronsard en vieux françois…

Mignonne, allons voir si la rose à Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose/Qui ce matin avoit desclose/Sa robe de pourpre au Soleil,/A point perdu ceste vesprée/Les plis de sa robe pourprée,/Et son teint au vostre pareil./Las ! voyez comme en peu d'espace, /Mignonne, elle a dessus la place/Las ! las ses beautez laissé cheoir !/Ô vrayment marastre Nature,/Puis qu'une telle fleur ne dure/Que du matin jusques au soir /Donc, si vous me croyez, mignonne,/Tandis que vostre âge fleuronne/ En sa plus verte nouveauté,/Cueillez, cueillez vostre jeunesse :/Comme à ceste fleur la vieillesse/Fera ternir vostre beauté.

 

Maintenant chantons !


- Rosa rosa rosam rosae rosae rosa rosarum rosis c’est Jacques Brel (1)

- J'avais oublié que les roses sont roses c’est Adamo (2)


Revenons au rosé dans l’ordre d’arrivée des communiqués de presse (les liens ne s’ouvrent que si vous êtes sur Google +)


1-     La Bégudelink 


agneau-042.JPG

2-    Plaimont link et link

agneau-043.JPGagneau-044.JPG

3-    Gérard Bertrandlink 

Bouquet3Bouteille.jpg

 

 

 

 COTE-DES-ROSES-ROSE.jpg

 

Mon Chouchou ci-dessous


petillant_naturel_rosa.jpg

 

agneau-049.JPG

agneau-045.JPG

 

agneau-046.JPG

agneau-047.JPG

agneau-048.JPG

 

La roséole est une maladie virale bénigne causée par un herpèsvirus type 6 (HHV-6). Courante chez les enfants de 6 à 24 mois, elle devient rare après 4 ans.

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 07:00

Contrucci rentrait d’Auray par le train. Il pestait. Parti à 07h21 dans un Intercités pour rejoindre Redon, il avait changé à 8h05 pour monter dans un TER : direction Rennes. Arrivé à 9h03, le pauvre était tombé dans la nuée des supporters du Stade Rennais qui se rendaient à Paris pour assister à la finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France. Du bruit, des cris, de la bousculade, de la charcutaille, des écharpes ridicules, tout ce qu’il  détestait. Même en première dans le TGV, il avait dû « supporter les supporters », sic, pire vue la cohue il n’avait pu conclure avec une grande brune aux gros nichons, qui se faisait tellement chier  à côté de son con de mari plongé dans l’Equipe et qui n’avait cessé de lui poster des œillades appuyées. Elle s’était pourtant levée pour se rendre aux toilettes, tortillant son cul levé de pouliche enveloppé dans un pantalon tube, et il l’avait rejoint sans pouvoir se glisser dans l’habitacle. Trop de monde sur la plate-forme, il l’avait attendu sur le pas de la porte. Lorsqu’elle était sortie il ne s’était pas écarté. Ça avait beaucoup plu au grand cheval qui, en minaudant, avait forcé le passage poitrine en avant zozotant un timide « le bar c’est z’où ? » Contrucci l’avait précédé. Elle tanguait et, à plusieurs reprises, se raccrochait à lui. Ses grands ongles faits se plantant dans le gras de son bras. « Putain, la trique ! En plus elle embaumait le N°5 de Chanel. Une bombasse à retardement, genre fragmentation… » Dans le wagon-bar bondé, une fois la commande passée, elle s’était insérée entre deux groupes, et Contrucci avait dû carrément se plaquer tout contre elle. Elle lui avait glissé à l’oreille « Lorraine » toujours avec son zézaiement. En veine de confidences, elle ne lui avait pas laissé le temps de répondre, enchaînant « pour mon mari je vais chez ma mère mais en fait je vais rejoindre mon amant… » Contrucci ça l’avait refroidi mais elle avait ajouté, affichant un sourire plein de dents « vous me plaisez, j’en ai marre des jeunes cons. Envie d’un vrai homme ! » Elle avait prononcé z’homme en soupirant et elle avait ouvert son sac pour se saisir son IPhone qu’elle lui tendait « si ça vous dit de me revoir inscrivez vos coordonnées dans mes contacts. Contrucci s’était exécuté. Lorraine l’avait remercié puis l’avait embrassé à la manière des filles d’aujourd’hui, à la commissure de ses lèvres, fortement, avec insistance. Le Corse était tout chamboulé car cet enchaînement mettait le bordel dans son logiciel, d’ordinaire c’est lui qui  dirigeait la manœuvre. Elle l’avait planté, sans même tremper ses lèvres dans son jus d’abricot et, après quelque pas, s’était retournée, avait levé la paume de sa main droite à hauteur de son menton, doigts tendus, et lui avait soufflé un baiser. Contrucci ne s’en était pas remis. Le reste du voyage fut un réel calvaire, Lorraine, plongé dans Voici, ne l’avait gratifié d’aucun regard. Arrivée à Montparnasse, sur le quai, après avoir laissé son mari en plan, elle avait galopé vers la station de taxi et avait disparu dans le fond d’une Mercédès noire qui n’était pas un taxi.


Contrucci se lamentait « Quand je pense qu’elle en train de se faire sauter par un jeune con, j’en suis malade… Mais qu’est-ce qu’elles ont dans la tête les gonzesses d’aujourd’hui. Elles te lèvent. T’excitent à mort. T’envoient un baiser de midinette avant d’aller, comme si de rien n’était, rejoindre un petit mec à peine sorti des jupes de sa mère. Ça me dépasse… » Pour le consoler je lui servais un double Scotch, son Lagavulin 16 ans d’âge, fleuron des single malts de l'île d'Islay très tourbé et iodé et tentait de le détourner de son obsession ferroviaire en me la jouant connaisseur appréciant sa couleur vieil or à reflets ambrés, vantant le nez ample marqué par des notes animales et d'orge fumée, avec une très légère trace de tourbe onctueuse, soulignant qu’en bouche son côté tourbé révélait des notes marines de poisson fumé sur fond de réglisse. Pour la finale je pataugeais un peu mais Contrucci toujours sur ces rails me balançait, les yeux dans les yeux, après sifflé son Lagavulin « Tu me donnes les moyens de la retrouver pour que je me la fasse ce soir. J’en peux plus camarade j’ai les gonades en fusion… » Estomaqué mais pas étonné, je faisais tournoyer d'une main experte mon fond de scotch. Je prenais mon temps. Contrucci se taisait mais je le sentais très à cran. Il fallait que je fasse tomber la pression.


-         Et tu la retrouves comment ta Lorraine

-         J’ai l’adresse de son puceron sauteur par le fichier des cartes grises

-         Ok et tu fais quoi ?

-         Je l’enlève !

-         T’es sérieux…

-         Sérieux de chez sérieux mais je ne peux pas faire ça en solo. J’ai besoin de deux assistants…

-         T’as mesuré le risque si ça foire ?

-         Oui je prends tout sur moi…

-         Et tes deux porteurs de valise t’en fait quoi ?

-         Je les largue à la première alerte…

-         C’est du bricolage ton plan…

-         T’as mieux en magasin ?

-         Oui, moi !

-         Tu ferais ça pour moi…

-         Intéressé par la seule vision de ta pouliche…

-         Concurrence ?

-         Non simple curiosité…

-         Je prends.

-         Et notre IP 88.169.161.196 comment va-t-il ?

-         Comme une grosse mouche verte il se cogne contre les parois de notre cercueil de verre.

-         Tu m’as rapporté du Rayas

-         Oui, mais vu les tarifs, deux quilles seulement…

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 00:09

photo--48-.JPG

 

Sieur Vincent Pousson c’est bien joli de venir à Paris pour écumer les antres à bobos, dont je tairais les noms afin de ne pas provoquer l’ire de leurs zélotes, dans le but non dissimulé de les hacher menue avec dextérité, férocité et, bien sûr, une part de vérité. C’est très bien aussi de chanter sur tous les tons, arrosé de beaux flacons, le museau vinaigrette, la quenelle de brochet de chez Cartet link ; d’attribuer une quatrième étoile au potager d’Alain Passard link . C’est bien trop commode aussi, une fois de retour chez les Ibères – ils habitaient sur la côte Est et la côte Sud de la péninsule – d’arpenter, en long en large et en travers, les bas et les hauts fonds de Barcelona pour nous tartiner, avec virtuosité certes, des idées liquides et solides, pour nous faire saliver, baver d’envie, nous donner la pépie.


Bon Pousson : et les pauvres dans tout ça ? Ton pote Gabin n’aimait pas sa formule-culte « salauds de pauvres ! » dans la Traversée de Paris et tu ne vas pas t’en tirer à bon compte avec une chronique pour les beaux yeux d’Eva « Et si on pensait aux pauvres gens ? »link 


Comment, toi le dénicheur, as-tu pu laisser passer ça ?


1-      c’est l’histoire d’un routier de 48 ans (tu as un faible pour les Routiers Vincent), Miquel, qui vit maintenant « dans une cabane sans eau courante ni électricité, dans une zone boisée à la périphérie de la ville de Terrassa » près de ton Barcelona.


2-     Le gars survivait grâce « aux services sociaux de la municipalité » 2 sandwichs par jour.


3-     Et puis Miquel, nouveau pauvre, le 22 mars dernier s’est retrouvé grâce à Caritas, au premier restaurent espagnol, La Trobada, qui propose le même menu à 2 types de clients : ceux qui peuvent raquer 6,50 euros et ceux qui peuvent pas mais qui donne la main : mettre le couvert, débarrasser les tables…


4-     La cuisine reste l’apanage de d’Expectación et d’Adolfi, deux cuisinières  de profession (photos obligatoires)


5-     « Elles expliquent : nous travaillons avec des fournisseurs locaux et des produits de la région, dont une partie est issue de l’agriculture biologique et du commerce équitable. Nous offrons un menu de qualité à un bon prix. » Ça devrait te plaire Vincent, cet endroit n’est pas « la soupe populaire, mais un restaurant ouvert à tous… »


6-     Tu vois ce qu’il  te reste à faire Vincent écumeur au bec fin et à la dalle pentue, c’est le secrétaire-autoproclamé de l’ABV qui te somme et comme il n’est pas question de jaja dans les extraits de l’article de Paloma Arenós dans la Vanguardia cités par le Courrier International link  , tu pourras compléter notre information et leur fournir des tuyaux du côté liquide.

Merci Vincent pour ta future et déterminante contribution sur la Trobada in Barcelona.


Les mots des pauvres gens par franceinter

Partager cet article
Repost0
20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:00

Dans l’ancien temps, celui où le Midi Rouge en dépit de son déclin tenait le haut du pavé à coup de grosses manifs, de mèches lentes posées par les cagoulés des CAV, le Midi-Libre s’était fait la spécialité d’être le haut-parleur de damnés de la terre manipulés par des leaders qui se voulaient charismatiques dont le langage et la pratique variaient suivant qu’ils étaient à Paris où chez eux en Occitanie. Temps enfoui, oublié, le vin a heureusement repris de belles couleurs et dans la région phare de notre beau pays assimilée au nom de sa capitale : Bordeaux le journal Sud-Ouest s’est installé en pole position de l’information quotidienne sur le vin. C’est bien mais comme beaucoup de mes lecteurs n’ont pas la possibilité  de le lire je leur propose de feuilleter ma Revue de Presse.

photo (36)

1-      à grand seigneur tout honneur : César Compadre et le mécénat

  

« Ils sont 31 à avoir signé un chèque pour devenir mécène de la future Cité des civilisations du vin (CCV). Soit près de 10 millions. L’objectif étant d’en convaincre une cinquantaine pour en engranger 15. « C’est une proportion considérable et la greffe prend dans le vignoble. À titre de comparaison, le Louvre, à Lens, est un investissement de 150 millions, dont 11 venus du mécénat », rappelle Philippe Massol, directeur du projet »link


2-     ensuite un bel objectif : Viticulture : objectif zéro herbicide link


3-     inévitable la naissance d’un petit rosé (une photo superbe)


« Escale au Cap, dernier-né chez Univitis, léger comme une voile gonflée par les alizés avec une pinasse sur fond de cabane tchanquée, le rosé nouveau est arrivé. Une nouvelle cuvée, dans la tendance des rosés de couleur pâle. La cave Univitis produit environ 100 000 hectolitres de vin par an, dont environ 10 % sont consacrés à l’élaboration de vins rosés, principalement en appellation Bordeaux. » link


4-     enfin une info couleur locale : après le vin de garage le vin de ville link

 

Partager cet article
Repost0
20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 00:09

« Marre de vins élitistes et difficiles à appréhender ? » telle est la question posée par la maison Gabriel Meffre sise à Gigondas.

Fort bien, ça part d’une bonne intention, et la réponse est dans les flacons mais comme je n’ai pas eu l’occasion de tremper mes lèvres dans les jus proposés je ne puis vous dire si la promesse est tenue.

Les communicants de la maison Meffre affirment vouloir casser les codes des linéaires vins et pour ce faire il leur suffit de mettre un hippopotame joufflu, jovial, enrobé, sur le bouteille, genre gros marin vu le tatouage sur l’épaule de sa patte droite. Pour autant ça en fait-il un mauvais garçon en référence à la chanson (1) paroles de Jean Boyer. Musique de Georges Van Parys   1936 interprétée par Berthe Sylva (1936), Andrex (1971), Mouloudji (1974), André Dassary (1977), Renaud (1981), Francis Lemarque (1989). La réponse est non, d’autant plus que les noms des cuvées (2) et les visuels évoquent plus les marlous ou les zazous revisités à la sauce sixties : ganpette, rouflaquette, grosses  lunettes de soleil, petit chapeau tyrolien… Je ne vais pas chipoter mais lorsqu’on joue les décalés il faut aller jusqu’au bout de ses intentions et ne pas tergiverser. Les mauvais garçons c’étaient les blousons noirs, des gars qu’aimaient la baston et qui ne fumaient pas la moquette…  

Reste la surprise sur le gâteau, le rosé étant comme chacun sait une boisson de fille, que vient faire cette meuf avec bandana, cheveux calamistrés, yeux faits et bouche rouge baiser pour booster Cool Raoul ? Serait-ce une mauvaise fille ?

(2)

-         Cool Raoul ! pour le rosé Syrah-Grenache

-         Tranquille Émile ! pour le blanc Chardonnay

-         Relax Max ! Merlot

Bon, moi ce que j’en dis c’est pour causer mais comme toute cette littérature m’a été adressée c’est bien pour me faire parler des « vins sérieux qui ne se prennent pas au sérieux ! » de la maison Gabriel Meffre. Je viens de le faire c’est déjà beaucoup et plutôt que du copié-collé j’ai préféré photocopier les papiers (3). Pour être gentil je me contenterai d’écrire que c’est gentillet, c’est même mignonnet, un peu surjoué, et que je ne suis pas vraiment sûr que ça bouleversera vraiment l’ordre éternel des linéaires de Carrefour ou de Système U. Qui vivra verra ! Y’en a certains qui diront que c’est la faute à Evin qu’on a du mal à vendre du vin dans notre pays. Je pose simplement une question basique : combien de pognon ces mauvais garçons mettent-ils sur la table pour que les petits loups et les petites louves aient envie de licher leurs charmantes boutanches ?

 

(1) C'est un mauvais garçon

Il a des façons

Pas très catholiques

On a peur de lui

Quand on le rencontre la nuit

C'est un méchant p'tit gars

Qui fait du dégât

Si tôt qu'y s'explique

Ça joue du poing

D'la tête et du chausson

Un mauvais garçon

(3)

agneau-039.JPGagneau-040.JPG

Partager cet article
Repost0
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 11:00

Dans « Fleurs de Ruine », du grand Patrick Modiano, le narrateur qui hante Paris en entrelaçant souvenirs, sa vie rêvée, fantasmée, passe devant un hôtel muré de la rue Gay-Lussac, les fenêtres n’ont plus de vitres, « mais l’enseigne demeurait fixée au mur : Hôtel de l'Avenir. Quel avenir ? »


Cette interrogation m’a toujours frappé, elle s’est imprimée dans ma tête. L’Hôtel de l’Avenir existe à Paris, rue Madame, dans le VIe et chaque fois que je passe à vélo devant sa façade je pense à l’interrogation du narrateur de Fleur de Ruines. Si ça vous dit je vous propose de lire, en fin de chronique,  l’extrait de Fleurs de Ruines où se situe cette interrogation.


912411_62_b.jpg

 

Pourquoi me hante-telle ? Tout simplement parce qu’elle n’appelle aucune réponse, ou plus exactement  nul n’est en mesure d’y répondre. C’est quoi l’avenir, la seconde qui suit l’interrogation, demain, le futur, rien de vraiment prévisible à l’échelle individuelle.


Mais pourquoi diable me revient-elle alors que je dis aborder dans le titre de cette chronique la question du débat dans le Mondovino ? Tout bêtement parce que tous ceux qui appellent, souhaitent ou disent le souhaiter, se payent de mots ou se payent tout bêtement notre tête et j’ai envie de faire du Modiano : le débat, quel débat ?


NotreGrand Robert chéri nous dit :


1-      Action de débattre une question, de la discuter, avec un ou plusieurs interlocuteurs qui allèguent leurs raisons… contestation, discussion, explication, polémique. Débat vif, passionné, orageux. Soulever un débat. Entrer dans le vif, dans le cœur du débat : aborder le point le plus important ou le plus délicat du sujet. « Il s’appliquait à ne pas passionner le débat, à lui garder un tour spéculatif. » R. Martin du Gard les Thibault.


Le débat dans le Mondovino n’existe plus, c’est un truc de vieux cons, d’érudits, de mecs ou de gonzesses qui se chatouillent les neurones. Les lieux de vrai débat ont disparu, soit parce qu'ils sont inacessibles comme la télévision où le vin est banni, soit parce que sur la Toile, via Face de Bouc, il s'agit au mieux d'un pugilat, au pire d'une entreprise de destruction. L'important c'est le buzz, le flux, ça ne dure que quelques heures, chacun fait son petit numéro et puis tout le monde rentre sagement chez maman. Reste  tout de même, c'est plus confortable, le débat qui rassemble des convaincus de la même obédience qui déblatèrent tous dans le même sens avec la seule volonté d’imposer leur marque perso dans le marigot. Il faut bien se conforter. Se persuader que le combat continue. C'est plutôt sympatoche mais ça ne fait guère trembler les maîtres du troupeau. 


Dans l’ancien temps que les jeunes gens ne peuvent pas connaître j’adorais débattre et j’aimais aussi assister à des débats, vifs, engagés, rudes. Tout ça c’est de l’histoire ancienne pour nostalgiques, vieux cons dans mon genre, faut s’amuser les cocos, mais entre gens de la même confession, par construction ceux d’en face, d’à côté, parfois même des mecs qui pensent comme eux car sont sont bons pour une bonne exclusion pour déviance – maladie infantile de tous les groupuscules : scission ou exclusion – sont infréquentables.


Donc comme tout ça me fait profondément chier et qu’à mon âge je n’ai pas envie de me cailler le lait je m’abstiens d’aller à ce genre de pseudos-débats. Sans vouloir étendre mes réflexions à l’ensemble des débats, dit de société, bien plus importants que nos petits clapotis du Mondovino, ce que je vois et j’entends en sillonnant sur ma flèche d’argent les rues de Paris m’édifie sur nos capacité à débattre sereinement et démocratiquement. Il règne, ou plus exactement, il flotte un parfum de rue putschiste, comme au temps de la gueuse. C’est le Vendéen qui vous le dit. Quand vous lirez ces lignes je serai sur le chemin des Monts du Forez link  Là-bas, c’est la vraie vie et ça me donne toujours envie d’en découdre, mais pas dans des petits cénacles entre potes, face aux maîtres du troupeau.


Bonne journée et si ça vous dit lisez Modiano :

9782020124508.jpg

 

« Ce dimanche soir de novembre, j'étais dans la rue de l'Abbé-de-l'Épée. Je longeais le grand mur de l'Institut des sourds-muets. A gauche se dresse le clocher de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas. J'avais gardé le souvenir d'un café à l'angle de la rue Saint-Jacques où j'allais après avoir assisté à une séance de cinéma, au Studio des Ursulines.


Sur le trottoir, des feuilles mortes. Ou les pages calcinées d'un vieux dictionnaire Gaffiot. C'est le quartier des écoles et des couvents. Quelques noms surannés me revenaient en mémoire : Estrapade, Contrescarpe, Tournefort, Pot-de-Fer... J'éprouvais de l'appréhension à traverser des endroits où je n'avais pas mis les pieds depuis l'âge de dix-huit ans, quand je fréquentais un lycée de la Montagne-Sainte-Geneviève.


J'avais le sentiment que les lieux étaient restés dans l'état où je les avais laissés au début des années soixante et qu'ils avaient été abandonnés à la même époque, voilà plus de vingt-cinq ans. Rue Gay-Lussac - cette rue silencieuse où l'on avait jadis attaché des pavés et dressé des barricades-, la porte d'un hôtel était murée et la plupart des fenêtres n'avaient plus de vitres. Mais l'enseigne demeurait fixée au mur : Hôtel de l'Avenir. Quel avenir ? Celui, déjà révolu, d'un étudiant des années trente, louant une petite chambre de cet hôtel, à sa sortie de l'École normale supérieure, et le samedi soir y invitant ses anciens camarades. Et l'on faisait le tour du pâté d'immeubles pour voir un film au Studio des Ursulines. Je suis passé devant la grille et la maison blanche aux persiennes, dont le cinéma occupe le rez-de-chaussée. Le hall était allumé. J'aurais pu marcher jusqu'au Val-de-Grâce, dans cette zone paisible où nous nous étions cachés, Jacqueline et moi, pour que le marquis n'ait plus aucune chance de la rencontrer. Nous habitions un hôtel au bout de la rue Pierre-Nicole. Nous vivions avec l'argent qu'avait procuré à Jacqueline la vente de son manteau de fourrure. La rue ensoleillée, le dimanche après-midi. Les troènes de la petite maison de brique, en face du collège Sévigné. Le lierre recouvrait les balcons de l'hôtel. Le chien dormait dans le couloir de l'entrée. »

Partager cet article
Repost0
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 00:09

Petit bouseux de Vendée, avant de monter à Paris, l’asperge était pour moi blanche point c’est tout. Je l’ai déjà écrit « Avec Marcel Proust et Édouard Manet, les asperges blanches sont de bonne compagnie, avec le vin aussi... »link et l’Asparagus n’était qu’un fouillis de branchages vert que la fleuriste de la Mothe-Achard utilisait pour donner de l’ampleur à ses bouquets ; je trouvais ça moche.


Le vert c’était le poireau même si ce cousin éloigné de l’asperge avait le pied blanc et les feuilles d’un vert plus pétant que celui du chou vert. Je dois avouer qu’au cours de mes jeunes années je n’appréciais que du bout des lèvres tout ce qui était vert. J’étais plutôt friand de patates et d’haricots secs que de vert.


photo--44-.JPG

 

Mais les années passant, et avec la Révolution Verte de certains chefs avec au premier chef Alain Passard, les asperges vertes furent au sortir de l’hiver propulsées au rang de stars. Elles sont dans toutes les belles assiettes avec leur goût  de sauvageonnes car elles se prêtent mieux à l’invention culinaire.


Un peu d’histoire sur cette fille du bassin méditerranéen, de la « famille des Liliacées comme l'ail, l'oignon, le poireau ...ou la tulipe et le lis, l'asperge est un légume-tige que l'on trouve à l'état sauvage ou cultivé. Comme la rhubarbe, l'artichaut, le raifort, c'est une plante vivace qui peut produire jusqu'à 10 ou 15 ans de suite.


« Les Égyptiens offraient des asperges en bottes à leurs dieux.

 

Les Grecs étaient grands amateurs d'asperges sauvages de même que les Romains qui les cultivaient aussi en fosse. Caton donne de précieux conseils sur la culture de l'asperge. D'après Pline les asperges cultivées de la région de Ravenne étaient très réputées, mais ce dernier ne semble guère les apprécier: « La nature a voulu que les asperges fussent sauvages pour que chacun puisse les cueillir et voilà des asperges cultivées. »

 

Suétone rapporte que l'empereur Auguste utilisait volontiers la locution : « En moins de temps qu'il n'en faut pour cuire les asperges. »

 

On sait que Jules César les dégustait avec du beurre fondu.

 

Apicius conseille de les cuire en deux eaux pour les rendre plus fermes et en propose plusieurs recettes dont des sortes de gratin,  patinae, purées à l'œuf relevées de garum et d'aromates.

 

On ne reparlera plus de l'asperge jusqu'à ce qu'elle soit à nouveau cultivée en 1300, autour de Paris, Argenteuil, sa terre d'élection, Bezons et Épinay. Ni le Ménagier de Paris, ni le Viandier de Taillevent n'en font mention et on ignore si les asperges sauvages étaient ramassées. Il semblerait que ce soit les Arabes qui aient introduit l'asperge en Espagne d'où elle gagna la France. » La suite ICI link


photo--45-.JPG

 

Pour les petites louves et petits loups qui ne mettent pas souvent le nez dehors je précise :

 

1-      Que l’asperge blanche est blanche c’est qu’elle ne pointe pas son turion dehors, sevrée de chlorophylle puisqu’elle ne voit jamais le jour elle garde son teint laiteux ;


2-     Que l’asperge violette laisse dépasser un peu de son turion de la butte, et c’est sous l'action du soleil qu’elle devient violette ; elle bronze comme bronzent les cachets d’aspirine ;


3-     Que l’asperge verte pousse à l'air libre et donc est verte sur toute sa longueur ; certaines sont carrément sauvages comme l’écrit joliment Bruno Verjus « L’asperge se cueille en sauvageonne dès le mois de mai, dans les talus et les vignes. Auguste, elle dresse un épi, semblable au blé, sur une tige frêle. Sa saveur presque piquante rappelle la sève de sureau ;


Pages-de-110-asperge.jpg

 

4-     Quand ma mère disait que je poussais comme un asperge elle faisait référence au fait, que pour être tendres, les asperges doivent pousser vite. Il leur faut de l'eau et de la chaleur, un sol léger contenant du sable qui se réchauffe plus facilement que l'argile.


La sauvageonne des vignes est la chérie des chefs de cuisine, pour preuve :


1-      Asperges Vertes des Alpilles fleuries au géranium oseille large de Belleville d’Alain Passard


photo--43-.JPG


2-     Asperges vertes de Sénas, œuf imparfait, nombril de Vénus de Bruno Verjus photo Isabelle Spiri


ecb1a49aa2e111e2938522000aaa21ef_7.jpg 


Reste à relever le défi d’Ophélie qui en tant que Miss Glou Glou nous faisait le coup de l’asperge qui « dégaine l’amertume comme James Coburn la dynamite dans Il était une fois la révolution » pour nous affirmer que « Les asperges, il vaut mieux les avoir en photo que dans son verre de vin »


Là mon verdict est sans appel : avec les vertes sauvageonnes c’est NATURE !


Pour preuve ce j’ai bu ci-dessous photo Isabelle Spiri et si vous n’êtes pas d’accord avec ce mariage contre-nature soit vous pouvez,  si vous êtes un peu barjot, descendre dans la rue pour protester, soit nous proposer un vin plus convenable et présentable.


46774746a2e211e2a9d522000a1fb17d_7.jpg

Pour les préoccupés de leur santé c’est ICI link

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents