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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 00:09

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En ce dimanche post-14 juillet votre taulier grisé par les flonflons du bal des Pompiers, la tête détraquée par le pet des pétards, les yeux illuminés par les lucioles multicolores du feu d’artifice, le cœur gonflé par le défilé présidé par notre PNR, verserait-il soudain dans la plus basse démagogie en vouant aux gémonies l’écologie. Rassurez-vous je ne suis pas passé avec armes et bagages à Chasse-Pêche-Nature mais tout bêtement addict de Binet et de son inénarrable couple des Bidochon : la Raymonde et le Robert.

 

L’épisode qui suit est d’une drôlerie très au-dessus de la moyenne et je n’ai pas résisté au plaisir de vous le proposer. C’est désopilant et ça touche au plus juste. Le rire avec Binet c’est le meilleur antidote au politiquement correct, à la balourdise de certains discours plein de bonnes intentions, à la prétention des communicants des campagnes de ceci ou de cela. Pour la petite histoire ces planches ont circulé dans ma très sérieuse maison pleine d’Ingénieurs qui se divisent en 2 camps dont je ne peux évaluer l’importance : ceux qui ont défroqué pour rejoindre le Ministère de l’écologie qui, comme tous les ouvriers de la vingt-cinquième heure en rajoutent pour abjurer le productivisme, et ceux qui sont restés fidèles à l’Agriculture qui tentent pour certains d’entre eux de faire bouger les lignes entre les deux camps antagonistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:00

 

la-colline-de-l-hermitage-a-deja-une-antenne-tnt-geree-par-.jpg

 

Je vous dois la vérité, sauf à de rares exceptions, je ne crois pas à l’efficacité des pétitions. Elles ne dérangent guère ceux à qui l’on veut faire rendre gorge. Ce qui compte, et le Net permet de maintenir la pression, c’est de mettre vraiment l’opinion publique dans sa poche.  Les gens aiment toujours voir David défier Goliath, et ils adorent aussi les beaux gestes, le côté chevaleresque.


Dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de la TNT de l’Hermitage – j’aime, c’est un titre qui pète – face aux grisoulloux érecteurs de cette antenne, les chevau-légers que nous sommes se voyaient opposer, par les gardiens sourcilleux des petits vignerons qui font des vins nature pour les parisiens éclairés, un péché originel : les grands « latifundiaires » Jaboulet et Chapoutier, en l’occurrence un certain Michel et la prénommée Caroline, souillaient le paysage avec d’arrogantes inscriptions publicitaires.


J’avoue que ces réclames, inscrites dans le paysage de la colline de l’Hermitage, au temps du chemin de fer, je les voyais comme le Dubon… Dubonnet… des vieux pignons d’immeubles de Paris…des traces d’un autre âge… le témoignage d’un temps où les gens trouvaient ça normal et même beau. À trop vouloir effacer les scories du passé le risque est grand de perdre un peu la mémoire. Mais, mon esthétique et mon goût de l’Histoire n’entraient pas en ligne de compte et, bien évidemment, je pouvais me mettre dans la peau, et comprendre les objections, de ceux qui s’étonnaient d’une telle présence. Don’t act !


Et puis, alors que je besognais face à mon écran, hier au soir à 22H27 tombait dans ma boîte à mails la missive suivante : « Pour l’aimable information de mes amis, je me permets de vous faire passer une info concernant le problème d’érection d’une antenne TNT en haut de l’Hermitage. Je propose donc pour qu’on soit crédible en parlant de la protection du site et de pollution visuelle que nous (Chapoutier et Jaboulet) démontions les murs publicitaires en échange du déplacement de quelques mètres du projet d’antenne TNT » Michel.


Y était joint un courrier à l’ensemble des vignerons concernés :

 

Bonsoir Caroline, bonsoir à tous,


Ok pour moi de me ranger dans cette logique, mais il va falloir que les maisons Jaboulet et Chapoutier soient cohérentes avec cette demande et avec la volonté collective : c'est-à-dire que nous montrions l’exemple.

Aujourd’hui le classement se heurte au problème des murs publicitaires qui ne sont pas des murs de soutien.  Lors de la construction du chemin de fer, au XIXème siècle, seuls des murs de soutien ont été peints à but publicitaires. Puis, dans la première moitié du XXème siècle, des murs purement publicitaires ont été montés et ceux-là n’avaient aucune activité de soutien des terrasses. Ce sont justement ces murs plus récents et purement publicitaires qui causent problème au classement. De plus on est en position de faiblesse lorsqu’on essaie de défendre  une pollution visuelle par l’antenne alors que nous maintenons nos murs.

Je propose donc que dans cette tractation, pour obtenir gain de cause, et déplacer le lieu d’implantation de l’antenne, que nous proposions le démontage de nos murs publicitaires (qui ne sont pas des murs de soutien). Nous serons cohérents avec notre logique  et les maisons Jaboulet et Chapoutier amèneront ainsi leur pierre à l’édifice pour ce projet.

Je propose qu’on avance ainsi et enfin cette solution devrait satisfaire tout le monde.

 

Viniquement à tous et que la joie sois dans les cœurs…

 

Michel CHAPOUTIER

 

Que voulez-vous, moi je trouve que ça a du panache et je dis bravo Michel !

 

Pour autant rien n’est gagné, le combat reste à mener, mais la proposition de Michel Chapoutier met du beurre dans nos épinards. Restons mobilisés ! L’exemple cité ce matin dans ma chronique du combat gagné par le gérant de la « Dinée » à Port—Lauragais contre les mammouths des autoroutes est la preuve que rien n’est jamais perdu d’avance et qu’il ne faut pas baisser les bras. Et que l’on ne vienne pas m’objecter que nous sommes contre le progrès, que ces minuscules batailles sont d’arrière-garde. Je n’ai aucun goût particulier pour ceux qui sont contre tout et le contraire de tout et surtout lorsqu’il s’agit de leur jardin. En revanche, et je sais de quoi je parle, les soi-disant justifications techniques pour poser des horreurs ici et pas ailleurs relèvent bien souvent de la pure escroquerie intellectuelle et de bonnes raisons bien économiques.

 

Enfin pour ceux qui douteraient encore de l’utilité des commentaires je joins ce message de Michel Chapoutier :

 

De plus c'est quand même les commentaires de ton blog qui ont contribué à me faire faire prendre cette proposition.

 

Envoyé par BlackBerry

Michel Chapoutier


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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 00:09

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Quand je me rendais du côté de Pont-Audemer, au temps de ma présidence des cidres et Calvados réunis, je croisais, un peu avant ma sortie de l’A13, l’autoroute de Normandie, sur l'aire de Bosgouet-Sud une belle bâtisse « La Maison normande » qui a été construite en 1981 par Gilbert Protti. C’est la nouvelle victime des grands groupes autoroutiers. « La Maison normande », l'un des derniers restaurants d'autoroute indépendant, qui depuis 30 ans sert des plats « maison », concoctés à partir de produits locaux, qui faisaient le bonheur des voyageurs de l'A13, va devoir fermer car la concession dont il bénéficie, qui arrive à échéance fin 2012, va être confiée à une grande chaine. Dépôt de bilan … sans même avoir pu postuler à sa propre succession !


Le propriétaire Gilbert Protti vient d’adresser une lettre à la fois aux ministres des Transports Frédéric Cuvillier, du Commerce Sylvia Pinel et des PME Fleur Pellerin, où il raconte ses déboires.  « En 2011, la SAPN-groupe Abertis, société espagnole exploitant la concession de l'autoroute A13 (merci MM de Villepin et Le Maire), lance une « mise en concurrence » pour renouveler les sous-concessions de plusieurs aires. « Après avoir passé l'examen de ses capacités techniques et économiques, Gibert Protti constate avec surprise, à la vue des documents de la seconde phase, qu'il ne pourra pas répondre seul. La société des autoroutes exige une « offre globale » : un restaurant et une station-service.  Il propose alors une alliance à Total, avec qui il partage l'aire depuis 30 ans. Mais en vain. Total m’a laissé croire, début 2011, qu’elle se grouperait avec moi, avant de rompre unilatéralement et sans motif tout contact, au mois de novembre 2011, me laissant dans l’impossibilité de poursuivre. » Bien qu'il soit situé à plus de 100 mètres de la station-service, la Sanef, société des autoroutes, demande une offre regroupant les deux activités et, en dépit de la demande de Gibert Protti de séparer les lots, la Direction des infrastructures (DIT), au ministère des Transports, qui peut remettre en cause le mode d'attribution de la concession, celle-ci s'est pour l'instant s'appuyant sur un jugement technique, estime que la SAPN a le droit de demander une offre groupée.


Le système est conçu pour les grands groupes comme le dit Gilbert Protti, « Les autoroutes ont été concédées à Vinci, Eiffage et Abertis (Sanef). Ces grands groupes internationaux, pour l’attribution des sous-concessions, ne cessent de privilégier les deux seules grandes chaînes internationales de restauration (Elior et Autogrill). Au détriment des restaurateurs indépendants et régionaux qui, pourtant, savent valoriser notre patrimoine. » Un détail d’importance les autoroutes ne sont plus concédées elles ont été vendues par le gouvernement Villepin aux sociétés citées.


La demande d’offre groupée par la Sanef donne toute latitude à Total dans le choix du restaurant et les technos de Total privilégient le groupe Elior avec lequel il cohabite sur de nombreux sites. « Les pétroliers veulent à tout prix éviter de travailler avec des indépendants. Ils veulent avoir un interlocuteur prévisible », explique Georges Bouttes restaurateur a connu du restaurant, « La Dinée », sur l'A63, dont la concession a failli être retirée. « Vinci, qui gère l'autoroute, avait choisi Autogrill pour me remplacer. » dit-il.

 

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Nous sommes au royaume de l’uniformité, de la standardisation, des grandes marques de bouffes sous vide, du fric facile face à des consommateurs captifs. Le terroir local ils s’en foutent les grands de la distribution en tout genre : à propos Christophe de Margerie PDG de Total, puisque nous sommes membres du même Cercle Vendéen, c’est le lieu de naissance qui nous rassemble, pourrais-tu mettre tes paroles en pratique et dire à tes soutiers que ce ne sont pas les 3 sous qu’ils vont gagner sur les frais de gestion qui vont mettre ta boutique sur la paille. Franchement casser une petite graine à la « Maison Normande » ça vaut mieux que bouffer un sandwich mou debout sous ton toit. Te fais passer le message, tu en fais ce que tu veux mais faudra pas nous chanter le couplet de ton amour des pays si tu laisses tomber Gilbert Protti, un petit entrepreneur méritant.


Georges Bouttes et la « Dînée » je connais je suis monté au créneau pour les défendre dès le début de la résistance, pas vrai Antonin, « ASF m’a tué... » les goinfres autoroutiers n’aiment pas le cassoulet ils virent le restaurant « La Dinée » de l’aire de Port-Lauragais,link. À ma connaissance, ils ne sont plus que trois indépendants en France. Face à Vinci, Georges Bouttes a su se défendre. Il a résisté jusqu'à obtenir que Vinci déclare infructueux l'appel d'offre. Surtout, il a poussé Vinci à ajouter une dimension régionale dans le nouvel appel d'offre, lui garantissant une longueur d'avance face à Autogrill et Elior. « Nous servons 400 repas par jour, dont 130 cassoulets. Et 60% de nos approvisionnements se font en circuit court, avec des producteurs locaux », explique-t-il.


Pas de quartier : résistons !


Sauvons « La Maison normande » !


Bombardons tous ceux qui peuvent changer la donne :


Le Ministre des Transports Frédéric Cuvillier Ministre délégué auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche

Grande Arche  Tour Pascal A et B 92055 La Défense CEDEX Téléphone :01 40 81 21 22

 

La Direction des infrastructures (DIT), au ministère des Transports  

Directeur Christophe SAINTILLAN, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts

Téléphone : +33 1 40 81 12 13.Courriel : christophe.saintillan@developpement-durable.gouv.fr  

Pour écrire : la Grande Arche, Paroi Sud 92055 Paris-La-Défense Cedex

 

La SANEF www.sanef.com

 

Un député de l’Eure (1ière circonscription): Bruno Le Maire link 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 14:00

logoSRC.pngRien que pour faire grincer les dents de mes concurrents addict du classement ebuzzing : plus ma notoriété croît et plus je reçois tout et pas toujours n’importe quoi : ainsi va la vie du blogueur indépendant. En cette fin de semaine d’automne, alors que je tente d’endiguer une toux caverneuse, je me suis dit que certains d’entre vous pourraient intéressés tout d’abord par une info de première main : c’est un sondage Opinea pour Serencontrer.com, réalisé du 22 au 25 juin 2012 sur un échantillon de 1 027 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 65 ans et ensuite par un site du genre la Vérité si je mens : www.maVeritesur.com qui propose la lecture de témoignages à propos du site de vente de vins 1855.


Bonne lecture et je persiste à vous dire que vous avez eu tort d’ignorer ceci : link

 

1-      Communiqué

 

Paris, juillet 2012

 

Jeux Olympiques 2012 :

 

Ces corps d’athlètes qui font rêver les Français(es) !

 

70% des Français vont suivre les Jeux Olympiques cette année selon un sondage Internet Opinea¹ mené pour SeRencontrer.com en juin dernier. Ces supporters (et surtout les supportrices) se déclarent particulièrement attentifs au corps des athlètes. La natation, l’athlétisme et la gymnastique sont le trio gagnant sur lequel va se focaliser toute l’attention des Français avec un plébiscite pour Camille Lacourt pour les femmes et Laure Manaudou pour les hommes.


Françaises et Français sont unanimes sur un point essentiel : 82% estiment que la pratique du sport est un atout incontestable de séduction !


Entretenir sa forme, un atout majeur de séduction pour 82% des Français


Ce sont surtout les moins de 35 ans qui considèrent leur activité sportive comme importante pour mener le jeu de la séduction. Cette vision est davantage soutenue par les Français de région parisienne. Un constat également fait par les personnes en couple pour qui il est important de continuer à plaire.

 

Nadège Onderka, Directrice Marketing SeRencontrer.com n’est pas surprise par ces chiffres : «La pratique d’un sport est un des critères déterminants exprimé par les personnes qui s’inscrivent sur notre site et les rencontres se font souvent par «affinités sportives».

 

Les femmes passent à la loupe les athlètes sous l’eau

 

Parmi les 70% de Français qui vont s’intéresser aux Jeux Olympiques, ce sont les hommes (77%) et les couples (72%) qui seront les premiers devant leur écran pour suivre les compétitions.

 

Outre le soutien apporté à son pays, 1 Français sur 10 va se montrer plus particulièrement attentif à l’aspect physique des athlètes. Au bonheur des dames, les représentantes de la gent féminine sont 2 fois plus nombreuses que les hommes à être subjuguées par le côté  «musculaire» des jeux ! Toutefois, les hommes comme les femmes préfèrent regarder les corps des athlètes dans leur ensemble.

 

Ainsi, pour la majorité des Français (61%), la natation est le sport le plus plébiscité pour se rincer l’œil cet été lors des Jeux Olympiques, suivi de près par l’athlétisme (57%) et la gymnastique (54%).

 

Ces corps d’athlètes qui font rêver…

 

En l’absence de David Beckham, c’est le nageur français Camille Lacourt qui est élu avec 20% des suffrages par les sondées comme la personnalité ayant le plus de charme et un physique très avantageux. Les hommes préfèrent (22%) Laure Manaudou qui reste pour eux la sportive la plus attrayante.

 

Le  charme s’avère aller de pair avec un autre atout non négligeable pour séduire : la personnalité. Là, c’est la forte personnalité de Laura Flessel qui se dégage des résultats du sondage : on comprend désormais pourquoi la belle sportive a été choisie comme porte drapeau tricolore pour les prochains Jeux Olympiques 2012 ! Mais qui va rapporter les médailles de Londres ?

 

¹ Sondage Opinea pour Serencontrer.com, réalisé du 22 au 25 juin 2012 sur un échantillon de 1 027 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 65 ans.

 

Contact presse

We agency - Diana Mlazgova

Tél : 01 44 37 22 19 - e-mail : diana.mlazgova@we-agency.fr

 

2-                  Courrier

 

Bonjour,

Oui le vin c'est un peu de douceur et de poésie aussi sauf quand des escrocs s'en mêlent comme pour le marchand 1855, lisez les témoignages sur le site www.maVeritesur.com  c'est vraiment dommage.

 

Cordialement

 

Françoise Pionneau

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 09:43

À mon âge, tout au long du fil de ma vie, j’avoue avoir connu des temps forts, des hauts et des bas, plus de hauts que de bas d’ailleurs, mais pour me préserver j’ai toujours veillé à ne pas donner trop de prise aux autres. Depuis que je m’expose un peu sur la Toile j’ai petit à petit ouvert mes fenêtres et je suis très heureux d’avoir tissé des liens avec vous tous qui me lisez peut-être. Je suis un peu confus de ne pas être aussi attentif à vous tous mais, comme le temps n’est pas extensible, je ne puis à la fois chroniquer tous les jours, exercer mon activité professionnelle et engager des échanges avec vous.


Merci de m’avoir témoigné, au travers de vos messages, une attention à laquelle je suis sensible. Ce 12 juillet 2012, je vous l’assure, fut une belle journée en dépit d’un temps exécrable. Tous ceux que j’aime, via tous ces petits canaux modernes : sms, appels, Facebook, m’ont chaleureusement claqué des bises. Oui touché mais pas coulé : ça fait du bien au cœur, au corps et à l’âme en dépit de ces années qui s’accumulent et qui un jour sans doute, du moins je l’espère, me porteront sur les rives d’une sagesse vive.


C’est déjà demain alors je vous embrasse toutes et tous. Que du bonheur à vous, à nous, pourvu que ça dure…


 Votre chroniqueur dévoué… et parfois un peu déjanté…


Jacques Berthomeau

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 00:09

  

 

Ce texte m’est venu suite à la lecture d’une interview présidentielle dans Vitisphère. Mon premier mouvement fut de vous proposer, en la commentant, cette bouillie pour les chats et puis, réflexion faite, je me suis dit que ça n’en valait même pas la peine : vous m’en auriez voulu. Mais, vous me connaissez, je ne pouvais en rester là ma plume me démangeait. Que faire ? Attaquer bille en tête ? C’eut été sortir l’artillerie lourde pour pilonner une morne plaine. J’optai donc pour la relation d’un beau cas d’école : où comment fait-on pour se faire désigner Président !


Vu mon âge avancé – et comme vous le savez, depuis hier, je vogue paisiblement vers les terres inexplorées de la retraite à 65 ans – j’observe avec juste ce qu’il faut de distance, du moins je le crois, mais toujours avec gourmandise, les mouvements, les bruits et les chuchotements, à la fois de ceux qui font les rois et de ceux qui espèrent être rois. Comme maintenant j’ai pignon sur rue avec mon espace de liberté, que je baguenaude, vais et viens sans contraintes, que je suis urbain, que je n’ai plus le bras long, on se confie volontiers à moi, on m’interroge : « qu’en pensez-vous, vous qui… », on me sollicite. J’écoute. J’engrange. Ainsi, petit à petit, je fais ma petite pelote et je joue au petit télégraphiste avec mes amis.


L’histoire commence bien avant l’alternance, que certains craignaient, que d’autres espéraient, par la libération d’une belle présidence qui s’offrait aux bras serrés d’un homme qui en rêvait la nuit, le jour aussi, depuis qu’il était tout petit. En notre beau pays, et dans certains de nos terroirs profonds, surtout ceux qui comptent, des présidents il y en pousse à foison, élus pour certains, ce qui leur confère une forme de légitimité démocratique, désignés par le fait du Prince pour d’autres. Les hommes adorent être adoubés par les puissants, ça leur permet d’être sur des tribunes officielles avec eux, parfois même de discourir avant eux. Dans la panoplie de la notoriété être nommé par un Ministre de la République ça pose son homme.


Parfois le costume endossé par le nouvel impétrant paraît bien grand pour la carrure de ces hommes qui ont gravi vaillamment, patiemment, petitement, besogneusement, tous les échelons des appareils professionnels. Imaginez les affres par lesquels ils sont passés avant d’être désignés. Que de temps usé à grenouiller, à flatter, à actionner ses réseaux politiques, à déstabiliser la concurrence mais que voulez-vous rien n’est trop beau pour qu’enfin soient reconnus officiellement des mérites pas toujours évidents même pour leurs mandants. Je rassure certains de mes lecteurs qui furent ainsi désignés, ils furent l’exception qui confirme la règle : je puis en témoigner.


Comme vous vous en doutez j’ai connu beaucoup de présidents de toutes origines et de tout acabit, mais au 78 rue de Varenne, il est un must dans les désignations, c’est celui de la présidence d’une vieille maison qui eut son heure de gloire mais qui, à l’image de son implantation, semble s’enfoncer tranquillement dans une triste médiocrité. J’en suis bien triste et lorsqu’au début de cette année j’ai eu, par des sources comme l’on dit autorisées, la chance de suivre, en direct live, les épisodes de la désignation d’un nouveau président, j’ai repris espoir.


D’un côté, le favori, sûr de lui, comme toujours, et de l’autre le pressenti, je souligne trois fois le qualificatif car d’en haut, de très haut, il lui fut dit qu’on le verrait bien prendre possession de ce fauteuil. Manœuvre de diversion, un leurre, les jeux étaient-ils fait ? N’amusait-on pas la galerie ? Pas si sûr, car l’homme possédait le bon profil, la carrure ad hoc pour redonner à la vieille maison du souffle, de l’ambition. Je l’encourageais à y aller, et je n’étais pas le seul : mes grandes oreilles, entendaient que c’était l’avis de beaucoup de ceux qui comptaient dans le Landerneau concerné. J’en étais même étonné. Bien sûr je connaissais le capital de nuisance des défenseurs des droits acquis, ceux qui s’étaient laissé enfiler sans moufter la suppression d’autres droits. Normal ils n’allaient pas troubler le faste d’une présidence française du côté de Bruxelles et déplaire à leurs  amis politiques. Ils seraient toujours temps pour eux de bramer. Ce qu’ils firent d’ailleurs, en chœur !


J’escomptais sur le courage du locataire du 78 rue Varenne. La meilleure personne au bon endroit, le sens de l’Etat. J’ai pratiqué une fois, mais c’était pour le fromage et l’homme avait une belle taille : André Valadier. Le pressenti qui, malheureusement pour lui était frappé d’une couleur pas encore à la mode, avaient des idées, un programme, une vision de l’évolution de la vieille maison, ses supporters se recrutaient dans toutes les régions, tous les secteurs, loin des clivages politiciens. Erreur majeure, en dépit du courage de certains au plus haut niveau, de leur ténacité, ce fut plié du mauvais côté. L’important était de confier les clés de la vieille maison à une personne sûre, du bloc des tenants de l’immobilisme maquillé sous leur soi-disant attachement au système. Attention, ne me faites pas écrire ce que je n’écris pas, l’homme bien en cour, appuyé par quelques barons des grandes régions, n’était pas dépourvu de qualités, bien au contraire, mais ce n’étaient pas forcément celles d’un réel réformateur. Gestionnaire certes mais est-ce bien de cela dont avait besoin la vieille maison perclus de rhumatismes et installée dans les délices d’une bureaucratie frileuse et besogneuse.


Mais qui suis-je donc pour écrire ce que j’écris ? Rien ! Queue de chique ! Rien qu’un petit observateur qui a vu ce qu’il a vu, entendu ce qu’il a entendu, et qui se contente, avec tout de même des précautions de Sioux, de vous livrer les clés d’une désignation. Des preuves m’objectera-t-on ? Aucunes, c’est parole contre parole. Et puis ça n’a plus aucune importance notre homme est Président, il peut se pousser du col, se croire important, donner une conférence de presse où la lecture de ses réponses m’a laissé pantois. Quel souffle ! Quelle vision ! Décoiffant ! Avec un tel élan donné la vieille maison va retrouver tout son lustre, toute son autorité, toute sa notoriété. Valait mieux en rire qu’en pleurer puisque, loin de la bonne langue de bois, nous frôlions, en matière d’éléments de langage, ce qui se faisait de mieux au temps de l’Union Soviétique.


Le bon peuple peut dormir tranquille son destin est entre de bonnes mains. La barre est bien tenue, le navire va se contenter de faire du cabotage pépère le long de côtes sûres. Mais de quel peuple s’agit-il ? De quelles côtes parlais-je ? Là est tout le mystère de cette chronique écrite pour les seuls initiés même si elle me semble assez transparente. Voyez-vous, si j’étais Ministre, ce que je ne serai jamais, j’engagerais de suite une vraie réflexion sur ce système de désignation, à tous les étages. Le système partisan pollue tout. La confusion de plus en plus patente, prégnante, entre le politique, au sens clientéliste, et le professionnel, n’est plus admissible. En effet les équilibres, les garde-fous qui présidaient autrefois à ce genre d’exercice ont été rompu laissant libre-cours à des pratiques qui enkystent le secteur dans un immobilisme mortifère.


Le pire dans cette affaire c’est l’indifférence !


Elle là, bien là, et c’est sur elle que surfent ceux qui tiennent le haut du pavé parisien et ça leur permet de faire accroire qu’ils sont vos représentants. Qui ne dit mot consent ! Ils s’expriment en votre nom. Ils se disent des corps intermédiaires mais ils sont plus connectés par le haut que par le bas. On a les dirigeants qu’on mérite. Par bonheur, privilège de mon âge canonique, je n’ai plus à les subir, à écouter leurs bas débit, leurs flatteries, c’est un vrai bonheur. Je ne suis pas très utilisateur des bras d’honneur je leur préfère l’exercice jubilatoire de la taille d’un petit costar aux justes mesures de la valetaille.


J’assume ce politiquement incorrect mais qu’on ne se méprenne pas j’attaque un système et non les hommes qui l’utilisent, en cela ne ils font qu’adopter une stratégie gagnante. Ils se situent sur le bon terrain, à la bonne hauteur. Ma seule requête de chroniqueur indépendant c’est qu’ils cessent de se draper dans une soi-disant légitimité pour se présenter comme les seuls représentants d’un secteur qui recèle des valeurs bien plus sûres. C’est faux. L’énergie, l’inventivité, l’intelligence sont ailleurs, loin des combats entamés dans une unanimité douillette, comme celui des droits  de plantation. Pour être crédible mieux vaut livrer bataille pendant la bataille pas après. Mais où étiez-vous donc monsieur le président désigné ? À la pêche sans doute, pas aux voix puisque c’est une denrée dont vous n’avez nul besoin pour être désigné. Mieux vaut des amis, comme sur Face de Bouc, que des électeurs c’est plus sûr et plus efficace.


Pour plus de précisions je donnerai une conférence de presse demain 14 juillet en haut des Champs Elysée, au 138 avenue des Champs Elysée pour être précis.

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 16:00

Sur Face de Bouc ça me bise de partout et c’est bon. C’est le bon côté du changement de millésime. Ici c’est pépère, pas d’effusions, même pas la promesse de faire péter le bouchon on reste sur son quant à soi. Je ne vais pas me plaindre mais la chronique de ce matin recélait de belles surprises que certains n’ont pas forcément pris la peine de découvrir en se disant le Taulier y fait que nous bassiner avec ses histoires. C’en était une et elle valait comme d’autres le détour.


Lorsqu’on est né, comme moi, dans un pays de chemins creux bordés de buissons hauts et épais qui menaient à de gras pâtis de glaise profonde, cette Vendée crottée, pays de ventre à choux, les arpents de vigne, cultivés comme des jardins potagers, n’étaient que des pourvoyeurs d’une horrible piquette très nature, alors que le rituel des battages était une vraie et belle fête, la vendange et le pressage du raisin se déroulaient dans une grande indifférence. Nous n’étions pas un pays de vin. Alors, le texte de Ramuz qui suit me plaît bien car, le vin du pépé Louis, j’aimais l’entendre chanter dans la cave pleine de toile d’araignée.

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« Tous les bruits repartent. La petite fille chante ; dans la cuisine, on met la table. Une bande d’enfants court sur le pavé.


Et puis on a entendu aussi le bruit de serrures des caves, car il n’y a pas ici que ce qui est sur la terre, il n’y a pas ici que ce qu’on voit, c’est seulement une moitié de ce qui existe qui se montre, la place fait défaut en largeur, non en profondeur ; et ils ont creusé, ayant des maisons qui sont enfoncées dans le sol, comme les dents de la mâchoire, ou comme l’arbre dont la partie apparente n’est rien encore, parce qu’il y a la racine, la base, le fondement, les en-dessous, l’explication, la raison d’être.


Et tout bouge là-haut, et au-dessus de nos têtes est une espèce de vie – seulement, ici, sous terre, écoutez !


Quand ça recommence là-haut, et tout recommence là-haut, les semelles à clous raclent le pavé, on parle, on rit, on appelle, on crie – lissez-les rire, laissez-les crier, laissez-les parler.


-          Écoutez ! a dit celui-ci en levant le doigt dans la cave, puis il pose la main à plat contre un des ovales.


Il pose la main contre le mur : »sentez-vous »,


Alors il y a un bruit qui s’élève, que d’abord on n’entendait pas tellement il est sourd, d’en-dessous, intérieur, profond ; il a grandi, il a recouvert peu à peu les autres bruits.


Ils auraient beau chanter et crier plus fort encore là-haut sur la terre ; ils ne comptent plus, ils sont sur la terre et ici on est sous la terre.


C’est quand le vin rebouge dans les tonneaux, et sous les douves tout repart en même temps que la sève repart, parce que le vin se souvient, il n’est pas encore complètement coupé de sa mère.


Ils ont fait grincer les serrures des caves, ils s’appellent les uns les autres, ils se sont invités. Ils s’alignent sous la terre de chaque côté de la longueur, contre les tonneaux eux-mêmes alignés et ne laissant entre eux que juste assez de place qu’il faut pour ces deux rangées d’hommes se faisant vis-à-vis.


Le soleil de là-haut éclaire le dehors : le nôtre nous éclaire en dedans. Celui-là les corps, celui-ci les cœurs. Celui-là se couche, le nôtre se lève.


Ils ont dit à Besson : « venez ! » Besson est venu avec eux et prend sa place dans une des rangées, pendant que celui qui remplit le verre est à un bout, et le verre va, revient, repart, tourne en rond. Ils regardent dedans, de haut en bas, ou ils regardent à travers contre la flamme de la bougie, et le vin bouge là pour une chose qu’il a à vous donner. »

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 00:09

« Je suis né en siège, les pieds devant, expression d'ordinaire appliquée à ceux qui quittent la vie alors que moi j'y entrais, le cul en l'air, violacé et suffocant, façon toboggan. Position qui allait marquer durablement ma façon d'aborder la vie que je vis. Me laisser glisser sur la pente de mes inclinaisons les plus fortes. Ma génitrice, si elle aussi s'était laissé aller à suivre ce chemin, aurait dû me prénommer Désiré. Ce fut Benoît, et ce fut ma première exécration. Je hais ce prénom. Bon fils j'ai toujours tenu ma mère dans l'ignorance de cette exécration. Avec moi c'est toujours ainsi, je garde tout à l'intérieur, avec soin. Soigneux et précis pour l'important, je ne suis pas pour autant rigide. Foutoir et bazar sont les fonds de commerce de mon quotidien plein d'histoires insignifiantes.


De ces petits riens mal rangés, en général, je n'en fais rien, sauf pour rêver. Ils sont la trame de mes rêves. Je brode. Depuis mes origines je rêvasse. Mon prénom abhorré, exécration native, c'est mon rêve fondateur, celui par qui tout a commencé. Enfiler des cotriades de rêves, au long de mes jours et de mes nuits, est extatique. Ça m'aide à vivre. Au commencement donc fut l'annonce de mon fichu prénom. Il m'est tombé dessus dans les minutes qui ont suivi mon expulsion. Déjà choqué par la position originale de ma venue je ne m'y attendais pas. Comprenez-moi, tout était allé si vite. Depuis deux cent soixante-cinq jours, à couvert dans la tiédeur de ma bulle amniotique, je baignais dans le ravissement. Alors que je filais des heures heureuses, brutalement, sans préavis ni explication, on me fichait dehors. Ça augurait mal de la civilité du monde où l'on me précipitait.


Pourtant, la détestation de ce prénom, tombé sur ma tronche de fraîchement né, ne trouve pas son origine dans la brutalité de mon expulsion. En effet, sitôt bouté hors de mon paradis, j'étais prêt à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Après tout, ce monde nouveau que j'abordais du bout de mes petits doigts de pied, pouvait lui aussi recéler des charmes identiques à ceux que je venais de connaître ; toutes ces douces heures passées à croître en paix. Mon amertume vient d'ailleurs. Nu, pitoyable et démuni je voyais le jour. Ebloui, en apnée, sans papier en transit, il me fallait du temps pour asseoir ma nouvelle position. Mes concepteurs n'en tinrent aucun compte. Avec une désinvolture frôlant l'arrogance, par-dessus ma petite tête gluante, ils s'arrogèrent le droit de me prénommer. Me consulter s'imposait. D'ailleurs, ils eussent pu le faire au temps béni de ma réclusion.  

 

Lorsque Marthe Regnault, la sage-femme aux mains larges comme des battoirs de lavandière, recueillit, après l'ultime poussée de ma mère, les cinquante-deux centimètres visqueux de mon corps, j'étais à la limite de la cyanose. Par bonheur j'échappais aux fers. Pendu, à bout de bras, par les pieds, je l'entendais proclamer de sa voix de stentor « c'est un garçon ! ». Imaginez-vous la scène. Comprenez mon courroux. D'un coup d'un seul, après un périple dangereux et besogneux, on me faisait passer d'une position de coq en pâte à celle, ridicule et humiliante, de vermisseau gluant exposé à l'air libre tel une vulgaire saucisse. Intolérable ! Révolté je couinais comme un goret pour le plus grand plaisir de cette femme qui n'avait rien de sage. Ce cri primal me valait de me retrouver dans une position plus conforme à mon statut de nouveau-né. On me lavait. Par petites touches je virais au rose bonbon. On m'emmaillotait. Je souriais aux anges bien calé dans la corbeille des bras de ma Madeleine de mère.


« Ce petit salopiaud a du caractère. Il sait ce qu'il veut et, croyez-moi Madeleine, avec un tel sourire ce sera un grand séducteur, un ravageur des cœurs... » Non mais, de quoi je me mêle l'accoucheuse, ce n'est pas ton rayon, garde tes lieux communs pour les lectrices de « Nous Deux ». J'étais vénère. Sous mon sourire ravageur je fis ma première colère rentrée ; une colère fondatrice bien-sûr. « Qu'étais-ce donc ce monde d'apparence ? Mon minois de bébé rose ne préjugeait en rien de mes actes futurs. Etais-je programmé ? Je repoussais avec force ce déterminisme de pacotille... » Chemin faisant je m'apercevais que je me trouvais bien à l'intérieur de moi-même. Ce sentiment m'avait déjà habité lorsque, sitôt les eaux libérées, dans la tourmente de mon périple, si long et si court, à chaque contraction j'avais hâte de retrouver la volupté de mes profondeurs. Ma conviction était faite : c'était le seul lieu où je puiserais la force pour affronter ce monde où, au petit matin, on venait de me jeter.


Libéré du dernier lien, pomponné, prenant goût à l'air que je respirais, je me laissais glisser dans la paix de mon petit jardin d'intérieur. Moment voluptueux, moment que choisit ma mère pour confier au clan des femmes qui s'affairait « ce sera Benoît... » Coup violent et inattendu au plexus solaire. Je réprimais un cri de stupéfaction en engouffrant mon pouce dans ma bouche. Déjà quelle maîtrise ! Quel sang-froid ! Ma succion élégante stupéfiait le clan des femmes. Elles s'esbaudissaient. Je retrouvais le suc de ma bulle. Réfléchissais. Analysais froidement la situation. « Par quelle prescience ma mère avait-elle su anticiper sur mon moi profond ? » Ce Benoît était raccord avec le capital de duplicité que je découvrais en moi. Formidable intuition de Madeleine que d'accoler ce prénom à mon image de chair. Sur la photo Ferlicot, à nouveau nu comme un ver sur un coussin de soie, j'arborais mon sourire de bébé Cadum qui allait si bien avec le secret de mes profondeurs. »

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Le 10 novembre 2006 ainsi commençait mon petit roman en ligne du dimanche… que certains lisent depuis l’origine et que d’autres découvrent sans trop bien comprendre si c’est du lard ou du cochon…


Ma sainte mère voulait prénommer son petit dernier, de sexe masculin, Benoît… pour la bonne et simple raison que ce saint patron était fêté le 11 juillet jour elle entra dans les douleurs de l’enfantement. Mon frère aîné, parrain désigné, s’y opposa. Il décréta : ce sera Jacques le majeur le patron de notre paroisse de la Mothe-Achard !


Ainsi je fus prénommé : Jacques, Alain, Gabriel, Arsène pour faire plaisir à mon parrain mon frère Alain, ma marraine qui se prénommait Gabrielle dit Gaby (déjà Bashung) et mon père Arsène. Par bonheur celui de ma génitrice : Berthe ne disposait pas de masculin.


Bref, comme signe un commentateur PP, lorsque je me lançais pour de rire dans l’aventure d’une écriture à chaud, au fil des semaines, je choisissais Benoît pour mieux me vautrer dans la liberté d’un « auteur » qui créé sa propre vérité. Qu’importe où se trouve la frontière entre mon imagination et la réalité, et j’adore lorsque ma copine la baronne me chauffe les oreilles à propos des lèvres de Roselyne. Elle me dit tu… mais non ce n’est pas moi… c’est lui… c’est Benoît… Ce n’est même pas mon double car je n’ai pas de double étant unique – ça c’est pour exciter Bref, Bof et Bionnet – …


Pour en revenir un petit instant à la vérité historique : la sage-femme qui m’a mis au monde, au Bourg-Pailler, se dénommait bien Marthe Regnault, elle fut par la suite maire de mon pays, mais je ne suis pas né en siège. Alors, c’est ainsi lorsque je me glisse dans la peau de Benoît, qui n’est pas moi, je prends toute liberté avec la vérité… si tant est qu’il n’y en ait qu’une, la nôtre, qui n’est pas forcément celle des autres… Le seul qui ne ment pas, qui ne la travesti pas, c’est l’auteur… ses personnages lui appartiennent et d’eux il sait tout puisqu’il est eux. Donc moi c’est moi, lui c’est lui : allez bon anniversaire Benoît ! Voilà, c’est dit et pour ceux qui débarque ici, sur cet espace de liberté, lorsque l’autre jour j’ai demandé dans mon MOI PRÉSIDENTlink que le 12 juillet devienne un jour férié ce n’était bien sûr pas pour célébrer ma naissance mais, bien sûr, pour marquer d’une pierre blanche, une victoire, celle de 1998, au Stade de France…

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 16:00

Qui pourrait douter, qu’étant donné mes attaches anciennes avec Banyuls, sitôt alerté par un expert en indignation en tout genre, je reste indifférent à la révolte des soutifs initiée par Barbara Frenz, Banyulencque d’adoption pour « soutenir » pour exprimer son opposition à la privatisation et à l’extension du port en étendant des dizaines de soutien-gorge d’un côté à l’autre de la rue Napoléon de Banyuls.


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Je le fais, sans aucune restriction, en hommage à mon ami Michel Jomain (Un dernier mot pour Michel Jomain, homme du vin, 100% rocardien …), récemment disparu, qui fut en son temps candidat malheureux aux élections municipales de Banyuls-sur-Mer contre le bétonneur du port le maire Jean Rède. Bien évidemment les promoteurs du projet vont me rétorquer : de quoi je me mêle, ça n’a rien à voir avec la cause vigneronne, ça ne touche en rien à l’avenir et à la santé de nos enfants si chers à mes amis parisiens. Certes, mais je suis allergique aux bétonneurs de tous poils et de toutes conditions : ce ne sont que des érecteurs de laideur, des goinfres insatiables, des destructeurs sans foi ni loi. Quand le mal est fait il est irréparable : les générations futures supporteront nos inconséquences et nos faiblesses coupables. Oui mais ce n’est qu’un port de plaisance me rétorqueront les partisans du projet qui aligneront tout le profit tiré par le commerce et l’artisanat local du flux des plaisanciers. Permettez-moi d’en douter vu l’état du marché. Et puis je déteste les potentats locaux qui se comportent comme des baronnets à qui tout est permis, même les conneries.


Reste aussi la beauté du geste de Barbara Frenz  et le ridicule achevé du maire se présentant en personne, accompagné de trois policiers municipaux, au domicile de celle-ci. L’homme est prude « tous ces soutien-gorge donnent une mauvaise image de Banyuls et peuvent choquer les enfants »  mais égrillard puisqu’il a ajouté, dans son interview à la radio que « ces femmes feraient mieux de manifester en se promenant les seins à l’air ». Vieux saligaud et comme le note un local à propos de la vidéo ci-dessous « le spectacle d’un Jean Rède assis sur sa borne, balançant nonchalamment sa canne et son pieds au milieu d’un désastre en communication qui fait rigoler les passants, est quand même très précieux pour les générations futures. »


Bien évidemment je soutiens et j’en appelle à mes compères locaux Léon et l’ami Michel forgeron de Dana pour se joindre à moi dans ce juste combat.  Nous pourrions, tels de preux chevaliers, brandir des étendards ornés de ces parures que nous avons toujours aimé extirper des appâts qu’elles étaient censées soutenir.


Haut les cœurs !

 

Mort aux cons !

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El Punt d'Avui en a fait un article en Catalan sous la plume d'Aleix Renyé Ci-dessous la traduction de cet article intitulé "La revolte dels sostens a Banyuls de la Marenda"

 

LA RÉVOLTE DES SOUTIEN-GORGE A BANYULS S/MER


A Banyuls-sur-Mer on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le maire Jean Rède s’occupe de l’animation, il est en train de révolutionner le village avec son projet d’agrandissement du port. Un projet mégalomane qui détruirait la moitié de la baie et ouvrirait les porte à l’urbanisation touristique, selon les accusations de ses détracteurs conduits par l’ancien maire et icône sardaniste Roger Rull.


Autre forme d’opposition municipale ou simplement envie de faire une performance artistique, quoiqu’il en soit une Banyulencque d’adoption, Barbara, a décidé de suspendre un nombre conséquent de soutien-gorge dans son quartier. Des soutiens-gorge de toutes les couleurs et de toutes sortes, avec ou sans fanfreluches, qui ont fini par incommoder certains voisins. En particulier un conseiller municipal inconditionnel soutien du maire Jean Rède Tothom (comme l’avait baptisé un mystérieux rédacteur de la revue satirique El Fiçó aujourd’hui disparu) qui a obtenu que le maire envoie la police municipale avec mission de faire disparaître ce spectacle « indécent » (il serait intéressant de savoir sur quelle base légale s’appuie la police pour retirer la lingerie étendue si aucune ordonnance ne l’interdit). Il n’est pas difficile d’imaginer que plus qu’un acte d’opposition, ce qui incommodait le plus ce vieux banyulenc de souche, bien-pensant et bien de droite, c’est l’humour, la légèreté et « l’indécence » de cette « étrangère » qui leur fait monter la moutarde au nez avec l’intimité d’une pièce de lingerie chargée d’érotisme. Eux qui sûrement reluquent sans en avoir l’air les nichons et les fesses de cette « étrangère », quand ils vont chaque jour s’asseoir sur les bancs devant la plage pour regarder sa poitrine et ses cuisses, se sont ainsi trouvés confrontés à leur misère intime. Et cà, ça fait bien plus mal que quelques débats et oppositions politiques.


Terre de gens têtus qui ont modelé en œuvre d’art les versants de l’Albère marine pour y faire naître leur vin, de femmes solidement campées à l’humeur indomptable – aux corps généreux et sensuels sculptés par Maillol -, le caractère particulier des banyulencs déteint au final sur ceux qui décident d’y vivre.  Josep Pla dans un de ses livres qui, si la mémoire ne me fait pas défaut, s’intitulait « Contrebande », évoquait le caractère particulier des habitants de Banyuls dans un compte-rendu de son voyage, au début du XXe siècle, à bord de la barque « Mistral » quand il aidait son ami Heron Baldiri à charger des marchandises de contrebande "françaises". Les personnages vont de Cadaqués à Salses, et s’arrêtent dans les parages de la côte comme Banyuls, Port-Vendres ou Collioure. Pla affirme que les habitants de deux villages de la côte se distinguaient pour avoir des caractères rebelles, fous, agressifs et difficiles (écris de mémoire, Pla devait utiliser d’autres adjectifs ) à cause de leur isolement, il s’agit de Banyuls et Cadaqués. Quand Pla avait écrit son livre, l’accès terrestre de ces villages était long et difficile, les habitants les prenaient rarement et sortaient par la mer, pour pêcher ou faire de la contrebande. Un siècle plus tard les moyens de communications se sont améliorés mais Banyuls continue d’avoir ce truc, ce je-ne-sais-quoi, qui donne des personnages géniaux et ineffables. En bien ou en mal. Un caractère, une élégance et une beauté qui contamine irrémédiablement ceux qui s’aventurent à y vivre et à fréquenter les banyulencs et les banyulenques.   


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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 00:09

herbicides-regions-france.jpgBeaucoup de données sur la qualité des eaux sont accessibles tant par le grand public que par les professionnels sur des sites publics tels ceux des Directions Régionales de l’Environnement. Certaines font l’objet d’analyses plus fines par des organismes professionnels qui ne sont pas connues par les pékins lambda que nous sommes. Bien évidemment il s’agit d’une littérature qui n’est pas à la portée du premier lecteur venu mais pour les infos accessibles, lorsque Monsieur et madame tout le monde, lisent par exemple sur le site d’une Direction Régionale de l’environnement que « les eaux souterraines de… sont largement contaminées par les pesticides. Pas moins de 55 molécules différentes sont été retrouvées en 2010. 60% des quantifications sont dues aux triazines et à leurs métabolites de dégradation ? Les molécules autorisées représentent 12% des quantifications ; il s’agit principalement d’herbicides. 29 molécules autorisées sont identifiées au cours de cette campagne de prélèvement (janvier à décembre 2010). Quatre herbicides, le métazachlore, la bentazone, les urées substituées (isoproturob et chloroluron) et 3 fongicides, le diméthomorphe, le manèbe et le mancozèbe (fongicides à large spectre ayant notamment des homologations en vigne et grandes cultures) doivent faire l’objet d’une attention particulière). »


« La majorité des contaminations est due à des molécules interdites à ce jour et représente donc des pollutions historiques : 4/5 dans les eaux souterraines et plus de la moitié dans les eaux superficielles. Les phénomènes d’accumulation dans les sols et dans les nappes phréatiques, ainsi que le renouvellement des eaux qui peut être très lent, expliquent cette persistance des contaminants. Les fongicides comme le diméthomorphe et le tébuconazole, et les herbicides comme le glyphosate et l’aminotriazole, sont des molécules toujours autorisées qui génèrent depuis plusieurs années des pollutions récurrentes en eaux superficielles et souterraines. Elles doivent donc constituer la piste d’action prioritaire pour la préservation du milieu, car les contaminations d’aujourd’hui seront probablement encore présentes durant plusieurs années si elles se comportent comme les molécules responsables des contaminations historiques. »


Pesticides ou Produits phytosanitaires ou produits phyto-pharmaceutiques : produits (issus de l'industrie chimique ou d'origine naturelle) destinés à combattre, maîtriser ou détruire les maladies, ravageurs ou végétaux indésirables. Ils sont composés d’au moins d'une substance active (ou molécule) et d'adjuvants pour améliorer leur formulation. Leurs utilisations concernent l’agriculture, l'entretien des voies de communication et des espaces urbanisés et les particuliers.


Molécules herbicides (et produits de dégradation) : terbuthylazine déséthyl et terbutyhlazine, hydroxyterbuthylazine, AMPA et glyphosate, diuron et DCPMU, aminotriazole, simazine, oryzalin, norflurazon et desméthylnorflurazon, terbuméton et déséthylterbuméton, monuron, 2-6 dichlorobenzamide, simazine…


Molécules fongicides (et produits de dégradation) : oxadixyl, tébuconazole, spiroxamine, pyriméthanil, fludioxonil, diméthomorphe, métalaxyl…


Molécules insecticides (et produits de dégradation) : pas dans les plus fréquemment retrouvées.


Métabolite : molécule résultant de la dégradation d’une substance active (ex : l’AMPA est le métabolite du glyphosate).


Contamination : présence d’au minimum une molécule dans un prélèvement, à une dose qu'il est possible de déterminer.


Quantification : détermination de la concentration d’une molécule dans un prélèvement. Le terme quantification indique donc la présence d’une contamination.


Pesticides totaux : somme des quantifications des différentes molécules dans un prélèvement.


Fréquence de quantification : nombre de prélèvements contaminés ramené au nombre total de prélèvements pour une substance donnée.


Molécule interdite : on entend par molécules interdites les molécules interdites à la date de prélèvement, mais également les molécules interdites depuis, partant du principe que l’identification des molécules interdites permet de dégager des pistes d’actions éventuelles sur les molécules autorisées. Par voie de conséquence, les métabolites ou produits de dégradation des molécules interdites rejoignent également le pool de molécules interdites.


Pour vous et moi, les urbains, c’est l’équivalent du mandarin et nous n’y comprenons goutte. Et pourtant c’est accessible à n’importe qui : il suffit de taper sur Google Direction Régionale de l’Environnement suivi du nom d’une région viticole qualité des eaux superficielles et souterraines et le tour est joué. Ensuite il suffit de cliquer sur un département et toutes les données sont accessibles. Mon but ici n’est pas de stigmatiser ou de montrer du doigt qui que ce soit mais de faire remarquer que si l’on souhaite éviter deux phénomènes : faire peur en agitant des constatations absconses ou provoquer de la méfiance injustifiée, il me semblerait bon que les autorités responsables aillent au-delà de cette littérature compréhensible que par les seuls spécialistes. Toutes ces données sont collectées par des agences publiques financées par de l’argent public. Un minimum de pédagogie me semble souhaitable pour que les citoyens que nous sommes puissent, s’ils le souhaitent, s’informer et se forger une opinion sans être soumis aux interprétations de l’une ou l’autre des parties prenantes de ce problème de la contamination des eaux superficielles et souterraines par les pesticides.


Afin de ne pas me faire accuser de mettre en avant une région viticole par rapport à une autre je ne publierai aucun lien précis vous permettant d’accéder à un site plutôt qu’à un autre mais comme je suis bon prince je suis prêt à tenir la main aux novices qui voudraient aller au-delà de mon petit papier. Vous verrez c’est plein de petits crobars colorés, d’une chiée de noms à  coucher dehors, c’est précis et même si, comme moi, vous ne comprenez pas vraiment tout je pense que ça vaut vraiment le coup d’aller y faire un tour.

 

Ceci écrit, mon initiative d’une conférence citoyenne sur ce sujet link , à part quelques bonnes âmes, est tombée dans l’habituelle indifférence du Net. À mon avis, le flou arrange tout le monde, y compris ceux qui de disent les plus ardents défenseurs de l’environnement : surtout ne touchez pas à mon fonds de commerce, sinon qu’est-ce que je vais devenir si je ne peux plus taper à bras raccourcis sur le camp d’en face.

 

Pour plus de précisions sur la carte illustrative allez sur link Vin Québec

 

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