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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 07:00

Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.


Fipé et Collion et leurs affidés jouent la guerre de position, le premier avec son Rump dans l’hémicycle et l’autre dans son bunker rue de Vaugirard. Ils se voient en conclave au Palais Bourbon, se foutant comme de leur première chemise de l’ultimatum de l’agité à talonnettes, insensibles au  désamour de l’opinion. Les troupes sont désemparées et Ayrault peut continuer à patiner dans la choucroute en toute tranquillité. Le veuf joyeux de Haute-Marne a tenté de jouer le monsieur bons offices en pure perte pendant que l’adipeux de Saint-Quentin se frottait les mains. Dans ce joyeux bordel les vieux concepts se refont la cerise : ainsi sont arrivés sur le marché, le foirail plutôt, les « non alignés » de l'UMP, conduits par Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet qui ont demandé mardi qu'une nouvelle élection pour la présidence du parti se tienne dans les trois mois ainsi que la dissolution du groupe R-UMP à l'Assemblée. « Nous refusons le statu quo. Nous ne voulons pas que la situation se fige. Nous demandons du même mouvement un nouveau vote rapide et la dissolution du groupe qui est en train de se créer », a déclaré la sémillante Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une conférence de presse où Bruno Le Maire, toujours aussi chaud qu’un serpent à sonnettes, lui tenait compagnie flanqué du Lou ravi David Douillet et de Jacques Myard dit « le con sanguin». Un sacré attelage dont l’UMP a maintenant le secret de fabrique : je crois même que je vais déposer un brevet. Rien que pour me contredire Le Maire la banquise a pris soudain, chez Bourdin, un coup  de chaud « Je DÉTESTE ce terme : je ne suis pas un non-aligné ! Les non-alignés sont des gens qui n’ont pas de ligne, pour ne pas dire « des gens qui n’ont pas de couilles » ! Pauvres Tito, Nehru, Nasser… and Co pas couillus pour deux sous. Va falloir que tu révises tes classiques Bruno même si ce n’était que pour faire un bon mot. T’es bon en analyse mon grand « On a tenté un exercice démocratique, c'est bien, cet exercice démocratique, malheureusement a été raté. Pourquoi? Parce que nos statuts ne sont pas adaptés à un fonctionnement démocratique ouvert transparent moderne. Donc je crois vraiment que la priorité absolue c'est de redéfinir ces statuts. » mais quand tu patauges avec tes potes dans le marigot mieux vaut enfiler des cuissardes que des idées. Même remarque pour NKM mais là je rengaine sinon je vais me faire accuser de sexisme : elle les porte bien la Nathalie et perchée sur des talons hauts aussi longs que sont courtes les idées de Copé.


Rachida Dati a annoncé sa candidature à la mairie de Paris en 2014 ce qui lui donne une nouvelle occasion de déverser son vomi sur Fillon. Elle a la rage Rachida depuis que le cocker triste a déserté sa circonscription de la Sarthe pour venir sur ses terres parisiennes lui disputer le fauteuil de député. Pendant des mois, sabre au clair, elle a fait le tour des radios et des télévisions, dénonçant l'ambition des puissants désireux de pantoufler et justifier son devoir de résistance. Tout y est passé : les insultes, les insinuations, les pleurs et les grincements de dents, elle a joué sur tous les registres pour contraindre le futur Fipé à renoncer, en pure perte. Le soir du grand succès de son poulain Copé elle s’est déchaînée comme une poissonnière lubrique toute à l'ivresse de la victoire, elle s'est aussi livrée à une déjection fétide sur le cursus honorum électoral de son ennemi qui, à l'en croire, n'aurait rien eu d'honorable : « Si vous regardez sa vie parlementaire, il avait pris le fauteuil de quelqu'un d'autre, qui était décédé, ensuite il est parti au Sénat. C'est la première fois qu'il avance à visage découvert. » Rachida déconne, comme toujours, car assistant parlementaire de Joel Le Theule, figure du gaullisme, plusieurs fois ministre des vingt premières années de la Ve, Fillon a vu celui-ci, à la fin du mois de décembre 1980, être victime d’une crise cardiaque. Il lui a donc succédé suite à son décès imprévu et imprévisible, donc tragique, en 1981, à vingt-sept ans, en pleine vague rose mitterrandienne. François Fillon, considéré par tous, dans la Sarthe, comme l'héritier politique direct de Joel Le Theule, fut amené à reprendre un à un tous ses mandats électoraux. Il n'a pas « pris le fauteuil de quelqu'un d'autre qui était décédé », il s'est inscrit dans une filiation politique légitimée par les électeurs durant trente ans. Carton rouge à Dati, honte sur toi et tu peux déverser ta bile sur Fillion « Les militants, et les Français plus globalement, le voient maintenant tel qu'il est, susceptible et orgueilleux », as-tu déclaré au Parisien avec une nouvelle couche sur France Info : « Ceux qui se disent hommes d'État et supérieurs à d'autres devraient nous montrer l'exemple parfois. » te fais aucune illusion tu ne seras jamais Maire de Paris.



Dans l’affaire Cahuzac ça pu le Plenel à plein nez, trotskyste un jour trotskyste toujours, qui manipule qui, lui-même n’en sait fichtre rien. C’est un frustré pervers l'ex-directeur, imperator de la rédaction du Monde et co-fondateur de Médiapart qui ne s’en cache pas, il en jouit même «  Il y a d'abord une phase d'enquête assez longue, puis la publication d'un grand article pour révéler l'affaire, au moment où l'on a le sentiment que l'on possède un récit qui tient bien la route. Ensuite, on attend une réaction. Celle des mis en cause pourra permettre d'affiner certains points de l'enquête. De potentielles nouvelles sources pourront, elles aussi, se manifester et amener de nouvelles informations. » C’est la méthode du grill à petit feu. Coupable or not coupable le Cahuzac peu importe au Savonarole moustachu ce qui compte pour lui c’est l’éclaboussure, la salissure des puissants qu’il a côtoyé et qu’il exècre. Alors on feuilletonne, on met en scène l'information, on la découpe par épisodes, en gardant de nouveaux éléments sous le coude. Outre le supplice chinois que doit subir la personne mise en cause, ce procédé affaiblit et porte atteinte à la crédibilité du média qui l'emploie. « Considérant que l'affaire, engageant le ministre d'un gouvernement de gauche, peut avoir de graves répercussions sur le cours de la vie publique (...) pourquoi ne pas publier, sans attendre, l'ensemble des documents (...) Compte tenu des enjeux, pour une fois, faites une exception. Une petite exception. Renoncez au feuilletonnage, aux effets de manche pour prétoires télévisuels, au storytelling de l'info 2.0 »: s'il vous plaît, les preuves, c'est maintenant »écrit le chroniqueur Bruno Roger-Petit. Mais ça ne fait pas ciller le Fouquier-Tinville au petit pied « Je considère que je n'ai pas à m'expliquer là-dessus. Médiapart travaille comme il a toujours travaillé, sur l'affaire Bettencourt, l'affaire Karachi... ». Et de conclure: « Le jour où la presse française se penchera sur les informations plutôt que sur les méthodes de ses confrères, elle se portera bien mieux! ». Comme me le fait remarquer un vieux de la vieille de la Grande Maison « lorsqu’il aura une belle casserole attaché à sa petite bite il fera sans doute moins le fier le Plenel… Avec ce genre de gonze faut savoir être patient… »

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 00:09

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J’ai reçu dans mon courrier, sans que je m’y sois abonné, ce qui est contraire aux règles de la CNIL - chez moi lorsque madame Michu et monsieur tout le monde s’abonnent mon hébergeur leur envoie un lien pour confirmer leur inscription à éthique, éthique et demie - la charmante bafouille, dite newsletter, ci-dessous.


Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer le texte de la charte de ce qui est un Agence de Communication. Si je voulais m’amuser, mais je n’ai pas de temps à perdre avec ces broutilles, je pointerais des incongruités étonnantes telle que le fait que ces braves gens ne veulent que des propriétaires classés en AOC Française. Exit les cons de fermiers, de métayers en vignes AOP comme bien sûr en IGP et encore plus en vin de France ils sont indignes d’être traités par cette agence d’un Troisième Type. Je me demande donc si Romain Paire du Domaine des Pothiers, dont tous les blancs élaborés à base de Chardonnay sont des Vins de Pays d’Urfé, en sera-t-il pour autant tricard chez VE2F ?


Bref, si vous avez quelques minutes à perdre je vous invite à me livrer vos impressions sur ce nouveau type de Buiseness pseudo-militant.


Je signale aux vignerons qu’ICI chez le Taulier tous les services sont gratuits. L’espace de liberté est ouvert aux quatre vents, sans ségrégation, de manière équitable, avec des lecteurs à la clé comme dirait mes potes d’ebuzzing link, à tous les vignerons qui veulent se faire connaître sur la Toile. 8 ans d’expérience ce n’est pas si mal. « Le taulier qui n’est pas mou du genou fait une proposition indécente aux vignerons : venez faire de la réclame gratis sur Vin&Cie ! » link 


Je n’ai rien contre ceux qui veulent rendre des services aux vignerons, libre à eux de choisir avec qui ils veulent travailler, avec les critères qui leur semblent bons, mais de grâce prière de ne pas se parer et de s’emparer du mot ÉQUITABLE et de rejeter dans les ténèbres extérieurs mes chers vignerons de la Coopérative d’Embres&Castelmaure ou ceux de la Coopérative d’Estézargues. Merci pour eux.


Je suis un vieil adepte du commerce équitable : Tout ça pour mes Veja...link 


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Bonjour,


 Voici la première newsletter de Vin Equitable de France. Retrouvez tous les 15 jours des informations sur le monde du vin, les nouveaux membres de la communauté mais aussi l'actualité interne de Vin Equitable de France (VE2F).


Nos engagements vis-à-vis du vigneron


Cette charte s’adresse aux vignerons sensibles aux nouvelles technologies de communication et de e-commerce désireux de développer leurs présences sur Internet.


Elle concrétise un engagement pour des valeurs et des objectifs communs et constitue le lien qui unit tous ses signataires vignerons avec Vin Équitable de France.


Elle précise les orientations de notre projet de service dans le but d’une communication et commercialisation plus équitable des vins de terroir qui répondent aux attentes légitimes de la société.


Les signataires, s’engagent au travers de leurs actes à soutenir et privilégier cette dynamique, afin de promouvoir une proximité entre le consommateur et le producteur.


I. Les conditions d’acceptation de la charte :


Être propriétaire récoltant et réaliser la mise en bouteille au domaine.

 

Être producteur dans une des AOC Française.

 

Privilégier les arômes terroirs aux arômes cépages.

 

Cultiver la vigne en respectant l’environnement.

 

Respecter et être solidaire des autres domaines de la même appellation.

 

Être favorable à l’accueil client au domaine (œnotourisme).

 

Tenir à jour son catalogue des vins et ses informations domaine destinés aux Internautes.

 

Fournir des photographies libres de droit afin d'illustrer toutes les rubriques de son espace sur Vin Équitable de France.

 

II. Vin Équitable de France s’engage à :

 

Fournir aux vignerons un outil de communication (Internet), simple d’utilisation, efficace en termes de référencement et de technologie, qui comprend les pages et moteurs de recherche nécessaires pour une communication complète sur le domaine et ses vins.

 

Être à la pointe des technologies internet en termes de communication et e-commerce. (QR code, mobile, réseaux sociaux…).

 

Accompagner le vigneron dans sa démarche internet (création contenu et diffusion).

 

Être réactif et disponible pour le vigneron qui pourra contacter Vin Équitable de France par téléphone ou mail.


Fournir en option un outil sécurisé et fiable pour réaliser des ventes en ligne.

 

Ne pas prendre de commission sur les ventes, mais à préférer une rémunération équitable sur les services apportés.

 

Fournir les mêmes droits d’accès à tous les signataires.

 

Vin Équitable de France est le partenaire privilégié pour la réalisation d’une communication internet et e-commerce optimale avec des vignerons réalisant des vins de terroirs, de qualité et respectueux de l’environnement.

 

Nos engagements vis-à-vis du consommateur

Les consommateurs raisonnables et éclairés sont toujours à la recherche d’informations pertinentes à jour sur les produits qu’ils affectionnent ou sur de nouveaux produits à découvrir.

 

Le vin (AOC) n’est pas un produit comme un autre, c’est un produit plaisir, un produit passion, un produit festif, un produit qui relie les Hommes entre leur savoir-faire, la terre, la plante, le climat et leur savoir-être.

 

Le vin (AOC) est un produit qui mérite une communication la plus précise possible, la plus technique possible, Vin Équitable de France a comme mission de rapprocher par Internet le consommateur du vigneron en le transformant en consom’acteur.

 

I. Vin Équitable de France s’engage à :

 

Veiller à ce que chaque adhérent vigneron respecte ses engagements

 

Veiller que toute l’information soit juste, précise et pertinente.

 

Faciliter les échanges directs entre consommateur et vignerons.

 

Permettre d’acheter en direct ou chez un caviste à partir d’un référentiel de prix justes, sans autres intermédiaires.

 

Faire profitez le consommateur des meilleures cuvées, des meilleurs tarifs consentis par le vigneron.

 

Garantir la démarche équitable du service de Vin Équitable de France.

 

Vin Équitable de France est le partenaire privilégié pour accéder par Internet à de l’information de qualité en toute transparence de la part d’une sélection très représentative et unique des vignerons de 320 appellation française, des vignerons réalisant des vins de terroirs, de qualité et respectueux de l’environnement.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 14:00

Le texte de Guy de Maupassant ouvrait une porte que je me devais de franchir : celle des conditions d’extraction du soufre. Je le fais encore une fois au travers du texte d’Andrea Camilleri car celui-ci se fonde lui aussi sur un témoignage d’époque. Petit rappel à l’attention de tous ceux qui ne se soucient guère de l’exploitation de la main d’œuvre qui perdure allègrement dans les pays dit émergents. Tout ça pour acheter à des prix bodybuildés par un marketing flamboyant des fringues, des godasses de sport, des ordinateurs, des téléphones portables…  La délocalisation permet dans beaucoup de cas  le surprofit pour une petite poignée de gens comme au bon vieux temps des débuts de la Révolution Industrielle. Camilleri est un grand écrivain car il sait en quelques paragraphes mettre à nu des plaies sans pour autant jouer de ce que nos sociétés raffolent : l’émotion…


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« Combien sommes-nous d’habitants à Vigàta ? » s’était demandé un jour le baron Raccuglia en discutant avec Lemonnier, l’ingénieur, et avant que ce dernier ait eu le temps d’ouvrir la bouche, il avait déjà la réponse toute prête : « Nous, huit ou neuf familles, plus une trentaine de familles bourgeoises. Trois cents personnes tout au plus.


-          Mais enfin, on compte neuf mille âmes ! avait rebriqué Lemonnier.


-          On compte, on compte quoi ? s’était sincèrement étonné le baron. Le reste ne compte pas, cher ami.


-          Peut-être qu’elles ne comptent pas, mais elles sont là, avait insisté Lemonnier, un peu irrité. Vous n’allez tout de même pas me soutenir qu’elles sont invisibles. »

 

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-          Et puis, c’est, c’est sans danger, vous savez ? Soufre et eau de mer : deux désinfectants qui n’ont pas leur pareil. »

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 00:09

Comme je suis un garçon bien élevé, afin de ne pas tomber dans la vulgarité, j’évite de balancer à ceux qui me gonflent, me prennent la tête et que j’ai envie d’envoyer valdinguer « que je m’en tamponne le coquillard » car au sens premier, attesté au XVIe siècle, c’est depuis le Moyen-Âge, le sens de se moquer de quelque chose, n’en avoir rien à faire, mais comme le coquillard est ce que les humains posent sur le trône, la locution a des connotations scatologiques : ça signifie en clair « s’en torcher »


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Cédant sans doute au politiquement correct je préfère m’en tamponner la coquillette… ». Cependant, à bien y réfléchir, ma référence à la coquillette ne relève pas de la simple substitution du son « ard », qui fait penser au lard, par le son « ette », qui fait lui penser à fleurettes, le léger contre le lourd, mais d’un parfum d’enfance qui n’a rien de scatologique.

Dans sa préface à son petit opus « les coquillettes » aux éditions de l’Épure Sébastien Chambru écrit « Tapies dans le fond d’un garde-manger, enfermées dans leur paquet transparent aux crissement indiscrets, les coquillettes, sont ma « madeleine de Proust ». Comme moi, vous vous en êtes certainement délectés un jour ou l’autre. »

photocoquillettes.JPGLes coquillettes pour votre Taulier c’était des Rivoire&Carret dans des paquets en carton (rappelons que Claudius Rivoire et Jean-Marie Carret sont les inventeurs de l’empaquetage des pâtes alimentaires). Coquillettes au beurre des jours de maladie mangées au lit. Comme le disait ma mémé Marie « ça se mange tout seul ». Souvenir donc de ces petits coudes mangés à la cuillère, chaleur, douceur, réconfort et c’est toujours ainsi lorsque, pris d’une faim d’ogre, j’en fais cuire dans une casserole d’eau salée avant de les embeurrer avec du beurre salée. J’adore les manger debout dans ma cuisine.


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Extrême simplicité donc que je vais contrebalancer avec la recette de Sébastien Chambru baptisée Les boulettes de Sonia qui allient mes chères coquillettes avec de la viande hachée bien sûr mais surtout du foie gras : donc plat de Roi qui « pour les très grands soirs », je n’ai pas écrit le Grand Soir dont rêve Mélanchon, peut même voir les boulettes de Sonia s’enrober d’une chapelure de cèpes.

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Avec les boulettes de Sonia moi, rien que pour emmerder les grands faiseurs d’accords, qui sont plutôt des nanas d’ailleurs, je descends du Muscat Sec, ça permets de bien faire couler les boulettes. Et puis, avec une telle étiquette, Cuvée Goutte d’Or, je me réconcilie avec Mélanchon…


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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:00

L’histoire du type, père tranquille, sans histoire, qui descend un soir en pantoufles avec le chien pour aller acheter un paquet de cigarettes au bar-tabac du coin et qui ne rentre jamais chez lui m’a toujours fasciné. Pas même un bonsoir, ni de valise, se les mettre, se casser, se tirer, se barrer, se tailler, foutre le camp mettre les voiles, larguer les amarres, s’en aller, partir… pour ne jamais revenir. Filer. S’arracher. S’évanouir. Disparaître. Se fondre dans l’anonymat.

 

Je ne fume plus.


« La poésie c'est toujours le récit d'un retour.


Un peu comme le laboureur au bout du champ qui revient accompagnant un nouveau sillon.


Il y a ceux qui ne reviennent pas. »


Dernier stigmate de mon élevage, j’ai toujours eu et j’ai toujours du mal avec la Poésie avec un grand P car trop souvent elle emprunte les chemins de la grandiloquence, de la Pompe ou pire encore ceux d’un ésotérisme abscons, d’une forme de pré-carré pour initiés, mais les poètes, surtout ceux que l’on croise dans la rue sans les reconnaître, les vrais, sont le sel de la terre.


Enjeu de mots, mots fracassés, concassés, brisés, déchirés, jetés en l’air, crachés, maltraités, la poésie se glisse dans toutes les failles, prospère dans l’aridité, l’abandon, les marges, se moque des hauts lieux, vit, survit, dure, perdure loin des douceurs officielles. Elle est éclat, éclat de voix ou simple murmure intérieur sans avoir besoin de mur pour s’exposer. Chaissac peignait avec des épluchures les poètes d’aujourd’hui en sont réduit eux aussi aux miettes de nos tables opulentes.


Oui, il est des jours où face au bruit, au tintamarre de l’insignifiance de ceux qui tiennent la chaire officielle de la parole, l’envie de prendre son sac s’installe, lancinante, lourde, visqueuse… Pour s’en débarrasser, s’en défaire, je ne connais qu’un seul remède : de la musique, c’est le substrat, l’excipient comme dirait les potards, et les mots des poètes sans statut : vous, moi, lui, l’autre ou Serge Pey.


Ici c’est un discours, je hais les discours mais celui-ci c’est un fleuve en cru. Il a été prononcé par Serge Pey en décembre 1994 lors de la remise de la médaille d'or de la ville de Toulouse par les autorités municipales.


Ce matin comme un voleur j’ai déchiré un tout petit lambeau de l’affiche où les officiels l’avaient imprimé pour la coller sur un mur ladre d’une rue oubliée menant nulle part. C’est le sort de la poésie, c’est le destin des poètes, disparaître, se dissoudre, n’être rien ou si peu.

 

Merci Sylvie.

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Je me souviens d'un graffiti magnifique

rue Peyroliere qu'un jour un passant

avait écrit  hâtivement en gros caractères rouges sur un mur :

 

« J'aime une folle ».

 

Quelques jours après,

 

au-dessous,

 

un autre passant avait ajouté : « Moi aussi ».

 

Je trouvais cette écriture des murs plus fondamentale

 

qu'une page de papier,

 

mais qu'elle ne fut pas ma surprise,

 

un mois après,

 

alors que je passais dans cette même rue

 

pour relire ce poème magnifique

 

de voir un troisième graffiti

 

surajouté au bas des deux premiers

 

et qui disait « Et c'est la même »!

 

Ainsi un poème avait surgi dans l'anonymat de l'amour

 

et qui proclamait

 

« j'aime une folle, moi aussi, et c'est la même » !

 

 

Devient poète celui qui n'existe pas.

 

Le but de la poésie est l'anonymat de sa signature.

 

Serge Pey

 

La chanson de Trenet est belle : l’âme des poètes mais ce jour c’est Dave Brubeck qui aujourd’hui m’arrache un morceau de mes souvenirs… et je n’ai même pas de sac pour mettre les bouts…


 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:09

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Il est des jours où votre Taulier, tel un âne bâté, écrasé par les sollicitations de tous ordres, ployant sous les propositions de toutes natures, honnêtes ou malhonnêtes, même que certains ou certaines agitent sous son « muflon » des belles carottes juteuses alors que d’autres, fieffés cons, le menacent de gros bâton merdeux, rêve de la douce chaleur de la crèche de Bethléem où, en compagnie de son gros pote le bœuf, qui lui rumine pour oublier son état – ha les vaches ! –  de la douce et belle Vierge Marie et du charpentier Joseph qui se demande lui ce qu’il fout ici, il se reposerait. Bien sûr viendrait les bergers et leurs moutons, et Dieu sait si les moutons sur la Toile ce n’est pas ce qui manque, puis arriveraient du diable vauvert les rois Mages qui auraient forcés tous les barrages puis sauté le Mur de la honte et enfin, suprême honneur ce serait le temps de porter sur ses flancs la mère du divin enfant pour fuir en Égypte.


Je ne vais pas ici vous dresser la liste de tous ceux qui me demandent de relayer l’information de la naissance de leur  nouveau site de vente sur le web forcément génial, très original, des passionnés, des quasi-mécènes en culottes ou jupes courtes pour braves vignerons. Non, je ne suis et ne serai jamais le BALO (Bulletin d’annonces légales pour les mauvais esprits.)

Je passe aussi sur l’intrusion irritante et constante, les relances de certaines agences pour que je pisse en permanence de la copie conforme à leurs petites exigences. J’ai su manier l’encensoir avec volupté et virtuosité au temps de mes soutanes d’enfant de chœur mais je n’ai nul envie de me transformer en haut-parleur en échange d’un plat de lentilles même cuisiné par un chef étoilé. Les étoiles je les préfère dans le ciel de Bethléem.


Si vous pensez que j’exagère, que je geins pour rien, que je devrais adopter une élégance condescendante à la de Rouyn je vous offre pour la bonne bouche deux sollicitations : l’une vraiment étonnante sans doute liée à ma chronique des Vendredis du Vin de novembre drivés par Olivier Lebaron et l’autre bien plus mercantile conséquence de mon immense et incalculable pouvoir d’influence mesuré chaque mois par ebuzzing.


1-      l’ASSOCIATION POUR LES CERCUEILS ECOLOGIQUES EN CELLULOSE ETAUTRES MATERIAUX NATURELS (ACEC), qui boudée par les pompes funèbres, me demande de faire du lobbying associatif pour le cercueil écolo. Demandez le cercueil écolo !

 

(ACEC). Objet : promotion en France, en Europe et dans le reste du monde, de l’usage des cercueils écologiques en cellulose et autres matériaux naturels (fibres végétales notamment) ; la création d’un réseau d’échange d’informations relatives aux matériaux naturels et d’incitation à leur adoption ; la mutualisation de compétences et de ressources pour encourager la recherche, l’expérimentation et le développement de solutions innovantes en matière de cercueils écologiques naturels ; la formation professionnelle des personnes qui contribuent à l’utilisation des cercueils en matériaux naturels ; la définition des positions et propositions de la profession vis-à-vis des pouvoirs publics, des instances de normalisation et des autres organisations professionnelles. Siège social : 54, route de Mervans, Outre Cosne, 71620 Saint-Martin-en-Bresse. Date de la déclaration : 23 novembre 2012.


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2-     « Les Priceless Soupers » sponsorisés par Mastercard via le Bureau du Fooding

 

Bonjour Jacques,


Je m'appelle … et m'occupe de la communication au Bureau du Fooding. Je me permets de vous écrire afin de vous présenter en quelques lignes « Les Priceless Soupers », une opération qui pourrait intéresser les lecteurs parisiens de votre blog.


Pour résumer: Trop de restaurants sont devenus inaccessibles à moins de s’y prendre des semaines, voire des mois à l’avance. Ou d'être prêt à se présenter bien avant l'ouverture, quand ils ne prennent pas de réservation...


Pour remettre un peu de simplicité et de spontanéité au menu, Le Fooding a créé les Priceless Soupers, un service qui permet aux gastromaniaques de réserver dans les restaurants préférés du Guide (souvent les plus inaccessibles) sans façon et sans logistique infernale, à la dernière minute.


Plus que des simples soupers, les Priceless soupers sont de véritables festins surprise, comme en témoigne le prochain rendez-vous, spécialement dédié aux amateurs de vin :

Le Jeudi 6 décembre,  à l'inénarrable Chateaubriand : un menu en 9 temps accords mets et vins 100% René Mosse, pour lequel le vigneron culte d'Anjou viendra ambiancer la salle en présentant ses vins, avec la complicité de la pop singueuse australienne Nadeah, qui signera là, en live, son premier bistrot-concert.


Donc, pour booker l'imbookable, deux liens : www.priceless-soupers.com  et www.priceless.com/paris

 

Je me tiens bien sûr à votre entière disposition pour tout complément d'information.

 

Merci beaucoup, et à bientôt,

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Priceless Souper #02

Jeudi 6 décembre 2012 à 19h30

Au restaurant Le Chateaubriand

Iñaki Aizpitarte

Nadeah en bistrot-concert + présence du vigneron René Mosse

Menu en 9 temps

120 € par personne avec accord mets & vins (100% René Mosse !)

129, avenue Parmentier

Paris 11 (75011)

MÉTRO : Goncourt, Parmentier

 

Manifeste


C’est peu dire que le sketch du « super resto où il est impossible d'avoir une table » a fini par en épuiser plus d’un. Et le Fooding plus que quiconque, conscient de contribuer à la procréation de ces nouvelles gymnastiques de réservation : « Chez nous on peut réserver maximum 25 jours ouvrés à l'avance. Je vous explique : le 5 du mois, vous pouvez réserver pour le 8 du mois suivant. Puis le 6 pour le 9. Et ainsi de suite. C'est simple non ? Donc il faut juste nous rappeler jeudi en 8 entre 11h et 11h15 et il ne devrait pas y avoir de problème. »

Et si on remettait un peu de simplicité dans tout ça ? Une envie soudaine d'un bon repas, une résa, et en voiture Simone ! Engagés, comme toujours, dans une croisade pour plus de spontanéité, le Bureau du Fooding a donc décidé de mettre son grain de sel dans les flux réservatoires.


Les Priceless Soupers, que nous lançons avec nos chers amis de MasterCard (avantage est donné à leurs détenteurs), vous permettront de réserver dans vos restaurants préférés sans façon et sans logistique infernale. Au dernier moment, ou presque, comme quand l’appétit vous prend. Naturellement, on a quand même demandé à nos chefs préférés d’en profiter pour vous concocter quelques surprises… Bref, guettez lefooding.com et sautez, toutes les deux semaines environ, sur l’occasion qui fait toujours le lardon.

Sincères dégustations,


Le Bureau du Fooding


Voilà un petit morceau de la vie que je vis, petit blogueur de merde, confetti ou con tout court, sur l’immensité d’une Toile où les mercantis badigeonnés aux belles couleurs pastel de la tendance main sur le cœur je suis un défenseur de… voudraient me transformer en homme-sandwich. Désolé, je ne suis pas là pour ça. D’ailleurs, parfois je me demande ce que je fais-là mais tant que je suis là je fais ce que je veux et je dis merde à tous ceux qui viennent me faire la danse du ventre.


Mais comme je ne suis pas pour autant un bonnet de nuit je finis par où j’aurais dû commencer : un courrier de Karène Martel-Dumas co-fondatrice d’In Vino Veritas Agence de voyages2960, rue Huguette Wentworth-Nord, J0T 1Y0 Québec, CANADA. Et, une fois n’est pas coutume le Taulier lui passer les plats pour la seule cause qui vaille ici : l’extension  du domaine du vin.


Bonjour Monsieur BERTHOMEAU,


Je viens tout juste de découvrir votre blog et je vous en félicite. Je sais qu’en tant que bloggeur il y a toujours un tourbillon d’idées dans notre tête en tentant de trouver un sujet à apporter sur la table et de s’exprimer sur celui-ci.


Je tente ma chance en tant que nouveau sujet, peut-être pas nouveau mais chose sûre nouvelles personnes et une nouvelle dynamique pour l’œnotourisme.


Je suis la co-fondatrice de l’Agence de Voyages In Vino Veritas, notre but est de dépasser l’épanouissement «du bon verre de vin», nous voulons faire voyager les gens dans les régions viticoles d’un pays ou même d’un continent. Nous voulons casser les frontières des pays mais aussi casser le mythe que le tourisme viticole est réservé à une certaine élite. Nous travaillons donc à chaque jour pour proposer 3 formules d’hébergements, à 90% dans les vignes, qui conviendront à toutes sortes de budgets.


Nous proposons des séjours déjà préétablis qui sont modifiables sur mesure selon les intérêts de l’amoureux du vin, du néophyte ou bien du débutant.


Nous avons la conviction que ce monde mérite d’être découvert de tous!


Que ce soit pour votre information personnelle, pour vos amis ou pour les gens qui vous suivent à chaque jour, In Vino Veritas est présent pour créer un séjour idéal.


www.invinoveritas.travel

 

Jetez-y un coup d’œil!


Karène Martel-Dumas

 

C’est ce que j’ai fait : cliquez sur www.invinoveritas.travel puis sur Français et voilà un aperçu :

 

1-      Pour Noël, offrez un rang de vignes! (France, région Bordelaise)

— Adoptez un rang de vignes, suivez l'évolution durant 3 ans et dormez au domaine!

Forme de voyage : Libre

Période de l’année : Toute l'année; hâtez-vous seulement 50 rangs de vignes disponibles!

Profitez du temps des fêtes pour offrir tout un rang de vignes et une nuitée au domaine. Suivez l’évolution de votre vigne durant 3 ans!


Rang-de-vigne-et-nom3-470x230.jpgrang-de-vigne-51-470x230.pngrang-de-vigne-9-470x230.png

 

2-     Tour des vignobles de la Bourgogne à Vélo ! 4, 6 ou 8 jours


shutterstock_551888111-470x230.jpgVelo-vigne-21-470x230.jpg

 

Et voilà le travail mes chers lecteurs… Comme le dit un slogan affiché sur les murs de Paris pour une enseigne : « On va tout Fêter » Laissez venir à moi nos amis québécois

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 14:00

220« Promis cette année le père Noël fait tout fêter » c’est l’accroche de Monop le roi de la proximité parisienne. Votre Taulier, grand humeur de tendance, piste depuis 2007 les Monop qui ont mis leurs quilles au goût des petits loups et surtout des petites louves du quartier, toujours pressés et qui rentre tard pour dîner.


1-     Les demi-soldes sur deux demi-mètres à Monop link 


2-      MONOP : inspirez, respirez, sus au CO2, mais où c'est t'y qu'est le vin ? link 


3-     " Une cave en ville " de Monoprix : le cave se rebiffe link


4-     À « Grains Nobles » une labellisation « Gourmet Monoprix » avec Bettane&Desseauve au pupitre link 


5-     Sur les Champs Elysée Monoprix passe 3 petites quilles de vin à 0 à Franprix ! link


Cette dernière chronique d’août 2011 était un clin d’œil puisque les actionnaires de ces deux enseignes JC Naouri pour le groupe Casino propriétaire de Franprix et Philippe Houzé le président des Galeries Lafayette se querellait sur la valorisation de Monoprix qu’ils détenaient à parts égales depuis 199 où le groupe Casino était venu épauler Monoprix pour le rachat de Prisunic.


La hache de guerre est enterré depuis le 29 juin dernier, Philippe Houzé, le président des Galeries Lafayette, et Jean-Charles Naouri, son homologue chez Casino, « ont signé un protocole d'accord prévoyant « la cession par Groupe Galeries Lafayette de cette participation d'ici au 30 octobre 2013, au prix de 1,175 milliard d'euros ». Le transfert commencera à être, symboliquement, opéré, à la fin de l'année lorsque Jean-Charles Naouri prendra la présidence du conseil de Monoprix. »


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Lire la suite dans les Echos ICI :link


Dans la bataille de la proximité le groupe Casino a pris, du moins à Paris, de belles longueurs d’avance sur la concurrence. Va-t-il faire fructifier intelligemment le capital d’image accumulé par Monoprix : affaire à suivre !


Vous pouvez écouter ICI une interview du DG de Monoprix du Samedi 23 Juin 2012 sur France Info : link

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:00

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Ben oui les petits loups, les louves aussi, le Taulier a passé deux bachots avant de monter à l’étage supérieur et, comme il faut toujours qu’il se distingue, la première partie de ce bachot a été supprimée l’année qui a suivi le passage du jeune et sémillant Taulier.


« Passe ton bac d’abord ! » c’est du Pialat du meilleur cru…


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Donc au fameux bachot, mot d’argot, ce qui comptait d’abord bien sûr c’était de l’avoir mais surtout pour les machines à concours de décrocher une mention.


Assez Bien – de moins de 14 à 12 et +

Bien – de moins de 16 à 14 et +

Très Bien 16 et plus

Les + de 10 c’est Passable


Bref comme votre Taulier aime bien les grosses cotes, les gros coefficients qui vous permettent de passer à l’aise, le défi fut pour lui pour le premier bachot la dissertation de français et pour le second : celle de philo. Mon chiffre magique fut donc 18 sur Vin, pardon sur 20.


Cette mise au point faite j’en reviens au guide de Rémy Poussard Le Grand Classement des Vins de Bordeaux millésime 2008.


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La meilleure note est 17,8/20 pour le château du Gaby link qui aurait mérité de se hisser jusqu’à la note fétiche du Taulier.


Trêve de plaisanteries, en vertu de la grille du bachot français :


1-   60 vins du GCVB ont la mention TB


2-  227 vins du GCVB ont la mention B


3-  263 vins du GCVB ont la mention AB


4-  45 vins du GCVB sont passables


5-   1 seul vin du GCVB est recalé avec 9,2/20


Donc chez l’ami Poussard c’est le bachot pour tous et même plus c’est le bachot avec mentions pour un sacré paquet de prétendants. C’est mieux que Chevènement et Jack Lang pour une fois réunis à notre Éducation Nationale. Bien sûr à Bordeaux tout est grand et tout est beau mais moi cette distribution me chiffonne un chouïa. J’avoue que, l’importance du ventre mou des notes moyennes, 308 vins sur 586 donne de cet ensemble une impression de peloton de porteurs d’eau. Mais bon c’est sans doute la méthode Poussard qui veut cela.


Une dernière remarque mon cher Rémy Poussard : une présentation plus aérée et plus légère ne nuirait en rien à votre Grand Guide qui a un côté sous-sol du Bazar de l’Hôtel de Ville : on y trouve tout mais putain faut s’y coller.


De façon purement arbitraire j’ai extrait 5 lauréats du Top100 de Poussard : 4 mention TB et une B.


J’adore les commentaires ils me laissent songeur. Mais tout de même le pompon c’est sans contestation la « Finale en queue de paon » du Virginie du camarade Jean-Luc vraiment ça vaut son pesant d’érotisme évocateur du style de celui de la célèbre Baronne G


Château Chantegrive Graves n°4 17,4/20 16€ 180 000 bts. www.chantegrive.com


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Robe rubis dense presque noire, avec un halo pourpre. Nez hyper puissant de bois de cèdre, vanille, graphite, suie, torréfaction, anis, myrtilles, iris et mauve. Splendide  bouche ample, puissante aux tanins robustes mais nobles. Matière sur le cuir et des épices orientales, de la mûre, du cassis et des framboises sauvages. Longueur poivrée. Un vin complexe d’une grande complexité aromatique. Finale longue et florale.


1-    Virginie de Valendraud Saint-Émilion n°12 16,9/20 37€  15 000 bts. www.thunevin.com


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Robe rubis à pourpre très dense, limpide et très brillante. Nez hyper expressif de bois de cèdre, boîte à cigares, réglisse, fumé, moka, grillé, marmelade de cassis et fraises des bois. Magnifique bouche ample et charnue concentrée sur le cassis très mûr. Matière immense aux tanins nobles avec de la torréfaction, du pain grillé et des notes toastées. Longueur sur les épices orientales et la vanille. Finale en queue de paon.


2-  Le Clos du Beau-Père Pomerol n°28 16,6/20 35€ 7000 bts. www.thunevin.com


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Robe rubis dense avec halo pourpre. Nez fin et complexe de café, chocolat, torréfaction, vanille, cuir, grillé, humus et suie. Splendide bouche explosive de complexité avec des tanins raffinés, de la torréfaction, du chocolat au lait et du grillé. Matière florale, violette et réglisse. Longueur droite et bien structurée. Finale complexe. Un grand vin.


3-  Château Vray Croix de Gay Pomerol n°57 16/20 44€ 10 000 bts. www.baronneguichard.com


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Robe très sombre, cerises noires avec des refllets tirant vers le bleu foncé. Nez délicat et expressif de fruits noirs avec du café, du chocolat au lait et du cacao. Très jolie bouche s’ouvrant sur de la marmelade de mûres, cassis et pruneaux. Matière toute en finesse avec du grillé, du boisé et des tanins granuleux. Belle longueur fruitée et café noir.


4-  Château Franc-Patarabet Saint-Émilion Grand Cru n° 81 15,7/20 15€ 2500 bts. www.franc-patarabet.com


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Robe rubis dense, limpide et brillante. Nez velouté, fruits rouges et noirs, torréfaction, grillé, vanille, moka, bois et pain grillé. Bouche ferme aux tanins robustes encore en devenir avec de la noix. Matière très épicée avec du poivre et du grillé. Longueur impressionnante un peu chaude

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:00

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C’est Roger Feuilly qui sait tout qui l’écrit ICI link  la chaîne parlementaire LCP, un truc qui nous coûte la peau du cul comme celle du Sénat d’ailleurs vient de priver notre cher Périco de son émission « Toques et Politique » qu’il animait depuis septembre 2009 sous la pression des lobbies de l’agroalimentaire dit-il dans sa missive qu'il rend publique aujourd'hui.


Affirmer que notre ami Périco soit un animateur impartial prêterait à sourire, j’en ai fait les frais suite à mon rapport lors d’une émission d’Yves Calvi C dans l’air mais c’est de l’histoire ancienne. Que je le suive dans tous ses combats loin s’en faut mais quand je lis dans le papier de Feuilly que « Catherine Vautrin, députée UMP de la Marne et ancienne secrétaire d'Etat de Jacques Chirac, et Jean-Christophe Lagarde, député Nouveau Centre / UDI de Seine-Saint-Denis, émirent des doutes quant à l'opportunité d'une émission mêlant politique et gastronomie. » je sors ma sulfateuse pour de bonnes raisons que j’éviterai d’agiter ici pour m’éviter à nouveau du papier bleu.


Touchez-pas à l'émission de Périco c’est une question de principe !


Le Taulier se porte à ses côtés avec, ce que tout le monde reconnaît, son indéniable pouvoir d’influence dans les arcanes de l’État.


La Taule du Taulier, Vin&Cie rappelons-le a inscrit à son frontispice « Espace de Liberté »


Comme j’ai connu un placard étatique je suis solidaire d’un viré de la République.


Tu peux compter sur moi pour ton combat Périco ma crémerie t’es ouverte et je me ferai un plaisir, avec les armes qui sont les miennes, mes petits mots, de te donner un coup de main comme on disait dans ma vieille Vendée crottée…


Salut à toi Périco « ce n'est qu'un début continuons le combat… » en espérant que nous ferons mieux qu'après Charléty....

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 00:09

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J’ai hésité entre Roussillon et Catalogne puisque dans ce département des PO certains se se revendiquent catalans mais je trouve que le Roussillon, avec la partie française de la Cerdagne, le Conflent et le Vallespir qui a été rattaché à la France lors du traité des Pyrénées signé le 7 novembre 1659 est géographiquement plus représentatif. En effet, le Roussillon (en catalan : Rosselló) est limité au sud par le massif des Albères, à l'ouest par le massif du Canigou, au nord par les Corbières, à l'est par la Méditerranée.


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Marie-Pierre, le site d’un restaurant La Robe link, la situe très précisément en affichant sa filiation « Le Domaine de Blanes, créé en 1958 par Jean-Pierre et Rose-Marie Bories est repris en partie par Marie-Pierre …. » et elle d’écrire «Tout un symbole à mes yeux car le vin est un chemin, le chemin de la vie. C'est un détour qui, à chaque virage, vous laisse des impressions (...) toujours porteur d'un message.» C’est ainsi que je l’ai rencontré, une seule fois, à dîner chez Rose-Marie et Jean-Pierre Bories à Pézilla-la-Rivière dans les Pyrénées-Orientales. « Après avoir exploré d'autres paysages viticoles (Argentine, Chili, Australie pour Chapoutier), » Marie-Pierre Bories s'est installée en 2000 sur la propriété de ses parents 15 hectares rattachés à une exploitation familiale de plus de 80 hectares. En quelques années, elle a développé un ensemble très cohérent de vins qui expriment sincèrement leur origine et ne cèdent pas aux modes caricaturales qui ont malheureusement cours dans cette région. » c’est la LPV qui le dit donc le taulier est impressionné car il ne peut se targuer, lui, de connaître Marie-Pierre dont il a perçu, lors de ce dîner, la très forte et affirmée personnalité.


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Jean-Pierre, son père, lui je l’ai bien connu lors de ma médiation Vin Doux Naturels puisqu’il était président de l’Interprofession des Vins du Roussillon, les vins secs comme on dit là-bas. En effet, en ce temps-là, à Perpignan siégeaient deux interprofessions : le CIVDN, présidée alors par Bernard Dauré, et l’autre donc. Entre les deux ce n’était le grand amour, les VDN sur le déclin avaient régnés en maître pendant quelques décennies alors que les vins secs du Roussillon restaient dans une modeste confidentialité. Mon but : les fusionner et donc négocier le sabordage du CIVDN et la transformation de l’interprofession des vins secs en interprofession de tous les vins du Roussillon. Ce fut long car les dominions de cette belle région : Banyuls et surtout Maury renâclaient à se fondre dans le pot commun. Bref, comme à son ordinaire le taulier rama dans sa petite barque avec sa petite rame pour arriver à ses fins. Cependant, avec Jean-Pierre Bories, son plus grand souvenir fut leur montée à Maury, un vendredi en fin d’après-midi, pour tenir une réunion publique à la salle polyvalente afin de discuter de l’avenir de Maury : vin sec or not vin sec. Jean-Pierre, natif de Maury, et dont le père Jean-Pierre fut le premier président de la cave je crois, m’épaulait. Je plaidais la cause de la diversification ce qui provoquait l’ire du président de la cave, Jean-Guy Pujol, qui régnait en maître sur Maury en s’appuyant sur sa position de membre du CN de l’INAO.  La suite est connue mais je ne m’accrocherai pas de médailles pour autant, pas vrai Bernard Rouby.


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Fernand Vaquer, le beau-père de Frédérique, lui je l’ai connu, toujours bien sûr au cours de ma mission, lors d’une des réunions publiques que je tenais dans la zone Rivesaltes pour expliquer la situation catastrophique des VDN. C’était dans les Aspres, dans une salle, à Trouillas je crois, une grosse centaine de vignerons. Je logeais moi tout près à Saint-Jean Lasseille dans une propriété du Conseil Général et le président du Syndicat des Vignerons était JR.link Ambiance tendue car « ici on fait le vin doux »le Taulier se voulait convainquant alors, pour détendre l’atmosphère, il se lançait dans une comparaison hasardeuse  avec le rugby à l’ancienne et le rugby moderne en faisant bien sûr allusion à l’USAP. C’est alors qu’au dernier rang Fernand Vaquer s’est levé et à tirer de sa poche de veste une coupure de presse qu’il a déclamé. Il s’agissait bien sûr du JO des PO : l’Indépendant. Si mes souvenirs sont bons Fernand Vaquer s’y insurgeait contre le style de jeu de l’USAP. Grand moment : pour la petite histoire Jacques Séguéla, auteur d’une célèbre campagne pour les VDN, à cette époque avait l’ambition de mettre la main sur l’USAP et je le croisais dans l’avion d’AOM (Perpignan se payait le luxe de 2 compagnies aériennes : AOM et Air Liberté). Bref, je dus par la suite me rendre, un matin, à Tresserre au lieu-dit « Pla del Rey » site de la bataille historique dite du « Boulou » en 1794… afin d’y déguster les vins du domaine Vaquer qui s’illustrait par la mise en bouteille de ses vins secs. Fernand Vaquer était un  précurseur des vignerons du Roussillon. « Le premier millésime date de 1968… nous avons encore quelques bouteilles « collection » de ces vieux vins et ils se goûtent encore de façon très surprenante. A l’époque, il était inscrit sur l’étiquette « Roussillon dels Aspres » et VDQS puisque l’appellation Côtes du Roussillon n’existait pas encore … » souligne Frédérique dans Anthocyanes.


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Frédérique Vaquer, la belle-fille de Fernand, son mari Bernard Vaquer prématurément disparu Frédérique a repris le flambeau,  donne la clé : « Le Domaine Vaquer est un domaine familial depuis 4 générations. Dans cette tradition familiale, je suis « la belle-fille de Bourgogne ». Le domaine a été acheté en 1912 par le grand-père de mon beau-père, qui avait également un commerce de « tartres et lies de vin ». L’année prochaine, nous fêterons donc les 100 ans du domaine! Le père de mon beau-père, Fernand Vaquer (et j’ajoute « 1er » car son fils s’appellera aussi Fernand) s’est occupé de la propriété de son épouse, mais aussi était international de rugby et a été champion de France avec l’USAP plusieurs fois : la dernière fois en 1955 en tant qu’entraineur. Il était surnommé « le maréchal » et est encore très connu dans le département. Je mentionne ce fait comme un clin d’œil, car dans le département, l’équipe de Perpignan a un énorme succès et le nom de « Fernand Vaquer » est immanquablement associé au rugby; mais pour vous c’est un détail qui n’a que peu d’importance au niveau du vin. Au niveau du domaine, « Fernand 1er » a replanté le vignoble à partir de 1947 avec mon beau père… »


Frédérique je l’ai croisée à Bordeaux, lors du dernier Vinexpo, le lundi 20 juin, au Saint-James de Bioulac où à l’initiative d’Hervé Bizeul, une belle palette de vignerons et vigneronnes, majoritairement catalans, présentaient leurs vins. J’ai donc dégusté les vins de Frédérique et je dois le dire, en toute franchise, je les ai apprécié ce qui ne fut pas toujours le cas avec ceux de Fernand II. Bernard et Frédérique se sont rencontrés en Bourgogne à Dijon en 1985  pendant leurs études d’œnologie. « Le couple débute en 1991 et Frédérique se souvient « d’avoir eu les coudées franches » pour mettre en œuvre l’expérience bourguignonne avec des terroirs argilo-siliceux, un climat très chaud et des cépages autochtones. «  Art et passion des vins «  est leur devise. D’une sélection par parcelle, voire par rang de vigne, à l’élevage en barriques, Frédérique allie aujourd’hui le savoir-faire de Fernand et sa volonté de produire des nectars révélant le caractère des coteaux des Aspres. » dixit Anthocyanes


Toujours dans Anthocyanes Frédérique Vaquer : se situe « J’ai la volonté de vinifier des vins reflétant la finesse et l’élégance; le fruit et la structure; enfin des vins qui ressemblent à leur terroir et qui me ressemblent. Je n’aime pas la surmaturité ou la surextraction. C’est pour ces raisons que je privilégie en vinification pour les rouges les remontages doux aux pigeages et que la vendange est toujours totalement éraflée. Dans la mesure du possible, ce sont les levures présentes sur le raisin à la récolte qui assurent la fermentation alcoolique. De même, comme la vinification se fait en cuve ciment non détartrée, ce sont les bactéries lactiques du chai qui assurent la seconde fermentation dite « malo » ; je pense que la cuve ciment garde la « mémoire » du vin de l’année précédente… Pour l’élevage, selon les millésimes, il y a un peu de barriques d’un ou deux vins… rarement de la barrique neuve car je souhaite par l’élevage « ouvrir » le vin aromatiquement parlant et surtout pas le « boiser ».


Le fil de mes souvenirs a été tiré, un soir, dans une banlieue lointaine, Ermont, où les cafés sont fermés dès la nuit tombée comme si la main invisible des tristes avait décrété un couvre-feu de la convivialité, par deux bouteilles côte à côte sur l’étagère du caviste Aux cépages d’Ermont link qui nous accueillait pour une verticale du domaine Milan. J’ai tendu la main j’en ai saisi une, puis j’ai tendu l’autre pour attraper l’autre flacon. Lorsque je les ai posées sur le comptoir je savais déjà ce que j’allais écrire.


C’est fait…

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