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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 00:09

Sa tête est large avec le dessus aplati. Sa bouche présente une lèvre supérieure épaisse et de la taille de la pupille. Son dos est dans les tons grisâtres foncés, tandis que ses flancs sont argentés et son ventre est blanc.


photomulet-copie-1.JPG

Votre Taulier, qui n’est point boucher, sauf à l’émeri, garde toute sa tête. En effet, le Mulet dont il s’agit est le Mulet lippu ou Mulet à grosses lèvres. Pour la science, c’est le Chelon labrosus de la famille des Mugilidés. Il  peut peser jusqu’à 7 kg car sa durée de vie est de 25 ans. Ceux que vous voyez vautrés dans la glace chez votre poissonnier – le Taulier n’est pas non plus poissonnier – pèsent en moyenne de 1 à 1,5 kg. Il vit en banc important à son plus jeune âge et atteint sa maturité sexuelle à 4 ans lorsqu'il mesure environ 30 cm. Il frai de mai à juillet. Y’a 80 espèces de mulets, dont bien sûr le Mulet Bobo que l’on ne peut malheureusement pas pêcher à Paris dans la Seine (il arrive aussi au mulet de séjourner dans l’eau douce des rivières…) Il  est implanté du Sud de la Norvège et tout autour des iles Britanniques, jusqu'aux côtes du Maroc et sur toutes les côtes des pays de la Méditerranée.


Mulet-noir-tete.jpg

Le Mulet lippu est goulu, ce n'est pas un poisson très difficile et certainement pas un « gastronome ». Si d'ordinaire il se nourrit d'algues, de petits vers, de petits crustacés et mollusques il ne dédaigne pas une bonne lampée de vase car son système digestif est particulier avec son intestin de près de 2 mètres, il y récupérera les micro-organismes. Vous me direz que c’est mieux que de bouffer des farines animales, sauf que le Mulet à grosses lèvres fréquente dès le printemps les estuaires et remonte jusque dans les ports ou il trouve sa nourriture. Il supporte bien la pollution et son estomac doté de parois musculaires broie tout ce qu’il bouffe.


Le Taulier n’étant pas non plus pêcheur je ne vais pas vous faire le coup des méthodes de pêche au flotteur, à la callée, à la dandine et au lancer avec un leurre. On me dit qu’on appâte le Mulet lippu avec un morceau de pain sur lequel on dépose quelques gouttes d'huile de foie de morue, des petits dés de maquereau ou une moule. Ceci dit, le mulet est un poisson méfiant. Pour le pêcher, la période la plus favorable est de Mai à Octobre.


Le mulet c’est le bar du pauvre ou le loup du pauvre car il compte parmi les poissons assez bon marché. Même si le Taulier n’est ni médecin, ni diététicien sachez que le Mulet est un poisson semi-gras, riche en protéines. Ses lipides sont en majorité des acides gras mono-insaturés ou polyinsaturés (dont les fameux oméga-3), donc très bons pour la santé car ils préviennent, entre autres, les maladies cardiovasculaires. Le mulet a une teneur intéressante en vitamines, notamment du groupe B (B3, B6 et B12), et de vitamine D.


La chair du mulet est maigre, plutôt dense et très blanche. Les fines gueules, les asirés, ne le tiennent pas en odeur de sainteté car il peut dégager une légère odeur de vase. Pour l’en débarrasser, il est nécessaire de le faire dégorger. Éviter de l’écailler avant de le préparer car ses écailles épaisses protègent la chair d’une cuisson trop forte.

 

Le mulet se prépare comme le bar : en court-bouillon, au four ou au grill.


Sur son blog, Bruno Verjus, écrivait link « à vrai dire, la mâche un peu ferme du mulet s’avère peu idéale pour cette découpe façon carpaccio... Je vais essayer de le trancher en fins cubes (comme un tartare) et de l'assaisonner avec une mayonnaise courte, faite d'un jaune d'œuf, moutarde douce (d'Orléans par exemple) et de très peu d’huile de pépins de raisin. De façon à privilégier le crémeux de l’œuf et de la moutarde et d'y adjoindre la fraîcheur des herbes (coriandre, fenouil, sommités crues de brocolis, cives) finement taillées.

Je vais le servir sur du pain baguette toasté, pour le croustillant et ajouter l'acidité fleurie de quelques pétales de pâquerette. »


Petit rappel : c’est avec ses œufs que l’on confectionne la fameuse boutargue ou poutargue, spécialité de Martigues, lire la chronique du Taulier  « La Boutargue, le caviar de la Méditerranée, va bien aux spaghettis arrosés d’un petit vin du pays » link 

 

À propos de vin du pays, ma proposition pour faire suer le Mulet Lippu est d’une évidente simplicité c’est de licher :


-        Du côté de l’Océan : un Gros Plant « Le Gros Plant a ses fidèles, ses passionnés, tel Jean GABIN dont c’était le vin préféré link  , ou Aimé DELRUE qui en 1948 offrit au Canton de Saint-Philbert de Grandlieu un buste unique dédié au « Nantais Moyen buveur de Gros-Plant ». Vincent Caillé domaine le Fay de l’homme link

 

-        Du côté de la Méditerranée : un Picpoul de Pinet… « Par son vote à l’unanimité le 14 février2013, le comité national de l’INAO  a reconnu  Picpoul de Pinet en AOC spécifique au sein de l’AOC Languedoc. » Floriane et Olivier AZAN - 34850 PINET Domaine du Petit Roubié link 

 

-        Du côté de la Vendée, rien que pour faire un pied-de-nez, je propose « Le Grand Ecart » 2012 de Jérémie Mourat. Un chenin d’Afrique du Sud, tient ça me fait penser à quelqu’un !

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 07:00

Cette semaine le cocker triste, après un discret passage au milieu des vaches du Salon de l’Agriculture porte de Versailles, est sorti du bois, dans une relative indifférence, à la Mutualité. J’y étais. Le choix de la date et de l’heure pouvait surprendre, un mardi, à 18h30, juste avant les vacances d’hiver des parigots. Et bien c’était plein, les deux mille sièges occupés et les retardataires durent rester debout. Y’avait du beau linge de l’UMP : Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Gérard Larcher, Christian Poncelet, Bernard Accoyer, Hervé Gaymard, François Baroin, Jérôme Chartier, Éric Ciotti, Christian Estrosi, Gérard Longuet, Jean Tiberi, Pierre Lellouche, Jean Leonetti, Éric Woerth, Patrick Devedjian, Bernard Debré…et bien sûr la « guest star » Nathalie Kosciusko-Morizet qui, par sa présence, a apporté son soutien à François Fillon tandis que ce dernier, réciproquement, a apporté le sien à la candidature de l’ancienne ministre à la mairie de Paris. Tout ça a dû le libérer car, paraphrasant André Malraux à propos du gaullisme, François Fillon a même remarqué, pique contre le petit roquet de Meaux : « L’UMP est loin d’être la maison des Français qui se pressent dans le RER de 18 heures. » Le François il s’est taillé un costar de chef d’Etat « J’ai vécu dans l’intensité des responsabilités gouvernementales, au point de me sentir parfois dépossédé d’une part de moi-même. (…) L’épopée du Général De Gaulle, c’est elle qui avait fait de moi un militant… Trente-cinq ans plus tard, vous êtes à Matignon, dans votre bureau, face à votre époque. Les marges de manœuvre sont réduites à néant par la crise. (…) Le pays tape à votre porte pour qu’on l’aide et le protège. Vous l’aidez, vous le protégez du mieux possible, mais vient le moment où vous dites « non ». (…) Mais ce « non » fait de vous un homme qui fait passer ses responsabilités avant ses intérêts. Ce « non » vous transforme. ». Notre Fillon, droit dans ses bottes, à la Juppé, a assumé tout le quinquennat précédent : « Nous avons évité à notre pays le drame que vivent les Grecs, les Espagnols, les Irlandais. ». Mais surtout, péché mortel, il a osé ramener, j’oserais même écrire rabaissé, Nicolas premier, à son niveau de simple collaborateur de l’ancien imprécateur. Quand on perd les élections, on revient tous au même niveau, moi le premier (...) Les lauriers sont à terre, il faut nous réinventer, nous désaccoutumer du passé pour repartir sur de nouvelles bases », nous a-t-il confié.


À la sortie du meeting, faciles à repérer dans la foule des bien permanentées et des messieurs guindés, j’ai de suite repéré mes chers collègues de la grande maison venus laisser traîner leurs grandes oreilles à la Mutualité, des jeunes sauf un, le grand Dufumier, qui lui m’a de suite reconnu et s’est mis à faire des moulinets au-dessus de sa tête déplumée. Comme je ne pouvais ni battre en retraite, ni emprunter une autre issue, j’ai pris les devants en fonçant vers lui pour l’apostropher. « Pas encore au rencart le Jean-Paul… Je suppose que tu n’as pas envie de te coltiner ta Monique pendant toute la journée…

-         Toujours le mot pour rire. Monique elle s’est tirée…

-         Désolé Jean-Paul, ça fait si longtemps que je ne t’avais vu…

-         T’as jamais été un tendre mais je t’aime bien car tu ne m’as jamais laissé tomber quand j’ai été dans la merde.

-         Et si on allait prendre un verre mon Jean-Paul.

-         Pas de refus, ça me changera de ces branleurs en jeans et baskets qui ne boivent que du coca.

J’ai tiré le grand Dufumier par la manche pour l’emmener tout près, rue Saint-Victor, dans le bistro chic de Yannick Alleno « Le terroir parisien » où je suis très pote avec la sommelière. Le grand Dufumier, en se dodelinant sur ses échasses maigres, m’a fait un compliment à sa manière « Putain, ce n’est pas le bar-PMU de la dalle d’Argenteuil mon gars, toi t’as toujours pété dans la soie et enfilé les plus belles gonzesses… » En le regardant de plus près, mal fagoté, mal rasé, avec des écrases-merdes avachis, je l’ai pris en pitié le Dufumier et je l’ai invité à bouffer. Le pauvre j’ai cru qu’il  allait se mettre à pleurer.  Pour se donner une contenance il s’est mouché d’une façon sonore qui a fait sursauter le personnel en train de dresser les tables. J’ai de suite commandé un grand cru Alsace, au nom un imprononçable, de Jean-Michel Deiss. Le Dufumier n’en finissait pas de mater tout ce qui portait une jupe. L’arrivée de la belle boutanche l’a fait soupirer « Toi t’as toujours eu une mémoire d’éléphant. Même si ça fait si longtemps qu’on ne s’est vu tu te souviens que l’Alsace c’est mon jaja préféré… » J’ai fait le service et nous avons trinqué. Dufumier, face à son verre, n’était plus le même, c’était comme si il était en train d’accomplir un rituel. Ses gestes se faisaient précis. Je me suis tu pour le laisser déguster. Ça a duré. Enfin, après avoir redéposé son verre, il a dodeliné de la tête et murmuré « C’est grand mon camarade… vraiment… je suis touché que tu me traites avec autant de considération. C’est si rare de nos jours… » Je l’ai resservi en lui demandant sur quel dossier il marnait. Sa réponse m’a surpris : Tapie.


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Dufumier, avec son air bête et sa vue baisse, n’en n’étais pas moins un des meilleurs connaisseurs des arcanes d’un parti dont tout le monde ignore aujourd’hui, ou presque, qu’il a été un grand parti sous la IIIe république : le Parti radical. Maintenant ce n’est plus qu’un champ de ruines avec les Radicaux de Gauche, petite annexe du PS, où le Nanard a adhéré et la vieille maison le Parti Radical dit valoisien où le Borloo tout naturellement s’est enkysté. Le Jean-Paul lui il sait bien que Bernard Tapie a rencontré, dans les années 60, Jean-Louis Borloo, jeune avocat spécialisé dans le droit des faillites et que pendant dix ans, le duo va écumer les tribunaux de commerce. Premier coup médiatique Manufrance à Saint-Etienne, en venant à la rescousse de la vieille société de VPC en dépôt 
de bilan. Après un épisode rocambolesque, il obtiendra l’exploitation de la marque puis proposera selon son habitude un plan de relance. En définitive le groupe centenaire sera liquidé début 1986. Dufumier égrène : 1981 : La Vie claire et ses magasins bios en difficulté, 1982 : Terraillon fabricant de pèse-personne en dépôt de bilan, 1983 : Look fabricant moribond de fixations de skis de Nevers, 1984 : Wonder avec 30 millions de francs prêtés par sa banque, Tapie s’offre le fabricant de piles en déclin. Il licencie 600 salariés, puis acquiert, avec 
Francis Bouygues, Saft-Mazda. Le tout est revendu 
en 1988 à l’américain Ralston, qui ferme les usines françaises. Gain pour Tapie : 470 millions de francs. Alors que nous entamons le fameux hot-dog parisien à la tête de veau de Yannick Alleno, Dufumier me place sa carte maîtresse « C’est Borloo, éphémère ministre des Finances en 2007, qui est à l’origine de l’arbitrage avec l’Etat dans le dossier Adidas qui a rapporté 390 millions d’euros à son vieux copain. Le Dufumier me tend une clé USB en me disant « si tu as envie de te poiler deux minutes regarde le duo Tapie-Borloo qui, en 1983, vient donner des conseils décoiffants aux étudiants, comme ici en 1983 à l’ISA de Paris.ICI link

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:09

Au_rocher_de_Cancale_Atget.jpg

 

Le magazine Terre de Vins, à l’occasion de la sortie de l’édition 2013 du Guide Michelin, s’est  penché sur la place du vin dans les restaurants étoilés : quelle place occupe-t-il dans ces tables étoilées ? Comment les chefs et les restaurateurs l’appréhendent-ils, le sélectionnent-ils, le valorisent-ils, et à quel prix ? Qui sont les « bons ambassadeurs » du vin parmi les établissements étoilés ? La suite est ICI link


Mon titre vous a sans doute « enduit » en erreur car, comme beaucoup de nos contemporains assez chauvins, peut-être pensez-vous que la gastronomie française est toujours en son âge d’or ? Je ne le crois pas, la haute cuisine française, tout comme sa soi-disant bible, entretiennent une illusion renforcée par le fameux classement au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO de la table gastronomique française.


J’ai joué sur les mots pour, un instant, revenir au vin chanté par tous comme le grand et indispensable accompagnateur du repas, gastronomique ou non. Terre de Vin, en effet, parle de lui comme étant l’autre grand pilier de notre tradition gastronomique. N’est-ce pas là méconnaître l’Histoire ?


La réponse est donnée par Jean-Paul Aron dans Le Mangeur du XIXe


« D’emblée, traversons les idées reçues : le vin, régulateur du repas, fleuron de la gastronomie française : on boit mal à Paris pendant la première moitié du XIXe siècle et plus spécialement à l’âge d’or. La bourgeoisie qui s’applique à se faire reconnaître par la table semble négliger la cave, d’ancienne tradition. La vérité est peut-être économique. La Révolution, en abolissant les droits seigneuriaux, eut pour effet d’accroître énormément la consommation d’alcool dans les campagnes. Les paysans en tirèrent profit d’autant qu’entre les vins de haute lignée et ceux de la dernière catégorie l’écart des prix n’était pas proportionnel à la différence de qualité : ils coupèrent les crus les plus vénérables afin de réaliser rapidement des bénéfices plus consistants. D’où, à Paris, une pénurie de bouteilles rares, un désabusement général qu’expriment suffisamment dans la chronique, les guides, les ouvrages techniques, la profonde carence de l’œnologie et, en ce temps de code alimentaire, le défaut de règles stricte sur l’appropriation de la boisson à la chère. »

 

Et JP Aron de citer l’énoncé des cartes d’établissements réputés – respectant les orthographes douteuses – en soulignant « quel dépouillement, quelle modestie, face à la quantité de plats et des accommodements. »


Les Trois Frères Provençaux


VINS ROUGES

 

Beaune, 2 fr.

De Tavel, 2 fr. 10 s

Pommard, 3 fr. 10 s

Volnay, 3 fr. 10 s

Nuits, 4 fr.

Romanée, 7 fr.

Chambertin, 6 fr.

Clos-Saint-Georges, 5 fr.

Hermitage rouge, 5 fr.

Bordeaux, 5 fr.

Lafitte 1er qualité, 7 fr.

Dus-Clos-de-Vougeot avec le cachet de Tourton-Ravel, 8 fr.

Vin rosé mousseux, 6 fr.

De Porto, 6 fr.

De Côte-Rôtie, 5 fr.

 

VINS BLANCS

 

Chablis, 2 fr.

Mulsault, 3 fr. 10 s

Graves, 6 fr.

Sauterne, 6 fr.

Champagne mousseux, 6 fr.

Tisane de Champagne, 4 fr.

Montrachet, 6 fr.

Hermitage blanc, 6 fr.

Vin blanc de Sillerey, 8 fr

Du Rhin, 10 fr.

 

VINS DE LIQUEURS


Vin de Constance, la ½ bouteille, 12 fr.

Constance, le verre, 2fr.

Vermouth, le verre, 2 fr.

Tokaï, le verre, 3 fr.

Madère sec, le verre, 15 s

Malvoisie, le verre, 15 s

Rota, le verre, 1 fr.

Alicante, le verre 1 fr.

Lunel, le verre, 12 s

Malvoisie la ½ bouteille 4 fr.

Madère sec, la ½ bouteille, 4 fr.

Malaga, la ½ bouteille, 4 fr.

Vin de Tokaï, la ½ bouteille, 18 fr.

 

Le Rocher de Cancale l’une des 3 tables maîtresse du XIXe

 

Porter, 1 fr. 10 s

De Mâcon, 2 fr.

De Beaune, 2 fr. 10 s

Chably, 2 fr.

Première qualité, 2 fr. 10 s

De Meurceau, 4 fr.

De Montrachet, 5 fr.

De Pommard, 4 fr.

De Volnay, 5 fr.

De Nuits, 6 fr.

De Chambertin, 7 fr.

Clos-de-Vougeot de MM. Tourton et Ravel, 8 fr.

De Bordeaux : Médoc, 4 fr.

Latour, 9 fr.

Segur, 5 fr.

Mouton-Lafitte, 6 fr.

Lafitte, 7 fr.

De Porto, 5 fr.

De Juransson, 5 fr.

De Grave, 5 fr.

De Sauterne, 6 fr.

Degoutte, 6 fr.

Tisane de Champagne, 4 fr. 10 s

Champagne blanc mousseux, 6 fr.

Rouge, 4 fr.

Rosé, 6 fr.

Aïmousseux, 6 fr.

Sillery, 7 fr. 10 s

Glacé, 8 fr.

Du Rhin, 7 fr.

Hermitage rouge et blanc, 5 fr.

Muscat la bouteille, 6 fr., le verre, 10 s

Madère sec, 9 fr., le verre 15 s

Malvoisie de Madère, 12 fr., le verre 1 fr.

Alicante, 8 fr , le verre, 15 s

 

Beauvilliers

 

VINS ROUGES

 

Vin de bourgogne ordinaire, 1 fr. 15 s

De Beaune, 2 fr. 5 s

De Pomard 3 fr. 10s

De Volnay, 4 fr.

De Nuits, 4 fr. 10 s

De Chambertin, 6 fr.

De la Romanée-Conti, 8 fr.

De Lebache, 8 fr.

Clos-Vougeot de 1788, 10 fr.

De Vône, 5 fr.

Du Clos-Saint-Georges – de lafitte 1802, 8 fr.

De Berchoux-Lafitte, 6 fr.

De Clarette, 6 fr.

De Château Latour, 6 fr.

De château-Margot, 6 fr.

De Saint-Emilion, 5 fr.

De Bordeaux Ségur, 5 fr.

De Poro, 6 fr.

L’Hermitage, 8 fr.

De Lafitte première qualité, 10 fr

De Vône, remière qualité, 8 fr.

Richebourg, 8 fr.

Nuits première qualité, 7 fr.

Chambertin première qualité, 8 fr.

Côte rôtie, 6 fr.

 

VINS BLANCS


De Chablis, é fr. 5 s

De Mursaut, 4 fr.

De Grave, 5 fr.

De Soterne, 5 fr.

De l’hermitage, 8 fr.

De Mont Rachet, 8n fr.

De Champagne mousseux première qualité, 6 fr.

D’Aï, 5 fr.

De Champagne non moussu, 6 fr.

Tisane de Champagne, 4 fr. 10 s

Vin de Champagne rosé, 4 fr. 10 s

De Sillery, première qualité 8 fr.

Du Rhin, 8 fr.

Poter anglais 3 fr.

Les vins frappés de glace, 10 s de plus.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:00

  « Jeudi dernier, Karine Le Marchand a reçu la médaille de l'Ordre National du Mérite Agricole, des mains du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. L'animatrice de « L'amour est dans le pré » était venue en compagnie de ses proches, dont Lilian Thuram, son compagnon. » indique le quotidien en ligne Gala.


« C'est Bruno Le Maire, qui avait proposé le nom de Karine Le Marchand pour cette décoration créée en 1883. Plus de 28.000 personnes la portent aujourd'hui pour récompenser leurs « services rendus à l'agriculture ».


Karine Le Marchand au moment de recevoir cette distinction a déclaré : « J’ai été surprise qu’on me la propose. Sur le papier c’est même plutôt risible qu’une citadine comme moi reçoive cette distinction, mais je n’en ris pas, bien au contraire »

 

Amélie de Menou la journaliste de Gala est un peu fâchée avec la géographie parisienne puisqu’elle annonce « Au ministère de l’Agriculture, rue de Varenne dans le sixième arrondissement parisien, elle est comme chez elle. »


La suite, est dans le plus pur style people « Quelques minutes avant d’être intronisée Chevalier de l’Ordre du Mérite agricole, Karine Lemarchand vous accueille avec son habituel sourire «ultrabrite», vous présente le maître des lieux –«Monsieur Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, s’il vous plaît!»- et n’économise pas sa joie de retrouver «ses» agriculteurs, les anciens candidats du programme qu’elle présente depuis 2009 ans sur M6, L’Amour est dans le pré. Thierry, Rémi et Jo les jumeaux, trois Philippe, «Pascalou» le moustachu, Jean-Claude dit «Jojo»… Ils sont tous venus rendre hommage à leur animatrice préférée. Même Pierre, le viticulteur du pays basque et Frédérique, sa fiancée enceinte de sept mois, tenaient à être présents, quitte à délaisser quelques heures leur stand d’Armagnac au Salon de l’Agriculture, porte de Versailles. »


Plus tôt dans l'après-midi, Stéphane Le Foll et Karine Le Marchand s’étaient retrouvés dans l'émission de RTL « A bonne heure », présentée par Stéphane Bern et enregistrée depuis le Salon de l'agriculture. Ce fut l'occasion pour Stéphane Le Foll de confier que, oui, il a regardé L'amour est dans le pré ... mais uniquement pour « être capable d'en parler" au moment de la décoration :


« J’ai fait attention à aller regarder. J’ai regardé un certain nombre d’épisode car, cet après-midi, j’aurai l’occasion de remettre le mérite agricole et donc il fallait que je sois capable de parler de l’Amour est dans le pré ! »


Karine Le Marchand devenue spécialiste des problèmes de cœur du monde agricole en a profité pour lancer à Stéphane Le Foll :


    « Faut qu’il fasse quelque chose pour le célibat des agriculteurs notre ministre !

Stéphane Le Foll, avec humour, lui répondit plus tard dans l'émission :


    « Vous parliez du célibat, le ministre de l’Agriculture a suffisamment de sujets à traiter pour déléguer … Je délègue l’amour ! »


Au 78 de Varenne à 18h30. « Dans le Salon Sully du ministère, les proches de l’animatrice sont dans leurs petits souliers. Au premier rang, sa fille Alya, son amoureux depuis 2007, Lilian Thuram, sa maman Martine. Ses amis, dont Laurent Petitguillaume et Stéphane Plazza, ses collègues de la chaîne et la production de l’émission. Karine a revêtu une «cotte» - la combinaison traditionnelle des agriculteurs– customisée spécialement pour l’occasion. Le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll arrive. Brièvement et dans une ambiance résolument détendue – à l’image de la star du jour- il rend hommage au programme de M6, rappelant qu’il représente toute la diversité des agriculteurs françaises, valorise la ruralité et prouve que tout le monde a droit à sa part de bonheur et d’amour. Epinglée et soudain débordée d’émotion, Karine, à son tour prend la parole et, s’adressant aux ex-candidats de l’Amour est dans le pré, déclare: «Moi qui suis tellement citadine… Ce que j’aime dans la nature, ce n’est pas tout à fait comme vous. Ce n’est pas la terre à laquelle vous êtes si attachés. Moi, ce que j’aime c’est vous. Les gens de la campagne…»


« Il y a eu beaucoup d’émotion. Elle a pleuré au moment de son discours, on ne s’y attendait pas », a confié au Parisien l’une des personnes présentes dans la salle lors de la cérémonie. Karine Lemarchand avait même réservé une partie de son discours à ces derniers : « Vous m’avez fait confiance, vous m’avez ouvert votre cœur. »

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 00:09

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Jean Gabin « parlait dans ses films comme dans sa vie, et vice versa. Dans les grandes occasions, notamment pour les interviews, il savait retrouver un français châtié exempt de tout phrasé imagé. » note Philippe Durant dans sa Petite Introduction à son « Le Petit Gabin illustré par l’exemple » nouveau monde éditions 14,90€. Les Aficionados d’Audiard, dont le sieur Pousson, se délecteront de l’appréciation de l’acteur qui « estimait devoir son naturel à des dialogues qu’il avait « bien en bouche ». Pascal Jardin déclara Gabin ne parle pas le français, il parle une langue à lui et j’ai appris, par lui et par Audiard, à parler Gabin comme on apprend à parler anglais. »


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La formule titre me va bien car elle ramasse ma présente activité. Jean Moncorgé dit Gabin était propriétaire de vaches laitières en Normandie. Il aimait la terre et il fut traité de cumulard par le syndicalisme agricole. Au-delà du liquide vin ou lait c’est autre liquide qui l’intéressait : il aimait calculer ses cachets de film en têtes de vaches.


Deux formules cultes :


« Le Quai des brumes » avec Michel Morgan.

-        « T’as de beaux yeux, tu sais ;

-        Embrassez-moi.


« La Traversée de Paris » avec Bourvil.

-        « Salauds de pauvres ! »


La première, comble du romantisme, summum de la séduction, « ne fut pas prononcé dans le recueillement, ni la concentration. » a raconté Michèle Morgan. Quant à la seconde « Jean Gabin répugnait à la dire… » et … plus généralement il « n’aimait pas son personnage de Grangil. » La suite à lire dans « Le Petit Gabin illustré par l’exemple »


Enfin dans « Rififi à Paname »


-        On t’a pas sonné, grand-père… Dis-donc, pour l’addition, tu diras à ton taulier qu’on repassera demain. On a deux mots à lui dire.


-        Le taulier c’est moi, alors je t’écoute, comme ça, ça t’évitera de revenir.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:00

Le localier est dans la chaîne de l’information le premier et modeste maillon, celui qui est au plus près de la vie des gens. Sans lui les gens d’en bas on ne les entend pas. Bien sûr, trop souvent le localier en est réduit à la chronique des chiens écrasés, des fêtes votives et des banquets même si de temps à autre il se fait photographe des hyménées ou des déplacements du sous-préfet au champ. La pure chronique, celle où il est possible de dire ce que l’on a envie de dire, c’est zone interdite pour le localier : ça pourrait choquer les élus et le clergé. Par bonheur sur la Toile les barrières éditoriales chutent et ainsi, les plumes les plus affutées peuvent s’en donner à cœur joie. Tel est le cas de notre vigneron de Corneilla Luc Charlier.


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Le taulier ne vous le présente pas vous avez le loisir de lire ses commentaires et un jour d’apprécier ses appâts. La présente chronique a été publiée hier ICI link Je vous la propose parce qu’elle met le doigt où ça fait mal et nous fourre le nez dans nos contradictions. Bonne lecture ! Merci Luc je suis sûr que ça va faire plaisir à notre ami Denis Boireau dont j’attends d’ailleurs sans impatience la chronique sur ses choix ligériens.


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Le ban et l’arrière-ban catalans sont privés de dessert : la biscuiterie Lor a été mise en liquidation judiciaire.


Hier matin, la radio locale (service public) consacrait une émission aux réactions des auditeurs à la fermeture de l’usine et à la disparition annoncée de la marque.


Je ne suis pas un analyste financier, même si l’Ecole de Commerce Solvay m’a décerné son brevet du CEPAC en 1992, sorte de « MBA » en abrégé suivant la méthode des cas de Harvard. Je ne dispose pas non plus des bilans et ne souhaite pas me pencher sur le côté chiffré de cette affaire. Mais le sujet est intéressant, à plus d’un titre.


Tout d’abord, quelques informations glanées ci et là, pour ce qu’elles valent.


- Quand vous entrez dans un magasin d’alimentation avec des étagères, du tabac-presse-épicerie à la plus grande enseigne dans une galerie marchande, vous apercevez deux marques de friandises « locales » : Lor et la Biscuiterie du Tech. Toujours.


- Le présentateur de l’émission affirmait : « On avait l’impression que cela se vendait très bien ; il y en a dans toutes les grandes surfaces ».


- Christine, dans une vie précédente, tenait une superette bien approvisionnée en même temps que la boulangerie, adjacente d’ailleurs. Elle était aussi bien achalandée, toute la population historique du village y passant régulièrement. Elle y proposait du Lor, quasiment au même prix qu’au supermarché le plus proche d’ailleurs. Mais, dit-elle : - « Je ne voyais jamais passer le représentant ».


- J’ai mangé souvent du Lor : tourons de toutes sortes, nougats, rousquilles, biscuits secs. Plutôt bon, qualité Delacre® ou Lotus®. Bon, on ne retrouve pas la finesse - et le beurre ! – de chez Dandoy* mais on se fait plaisir, réellement plaisir. Ce n’est d’ailleurs pas bon marché.


- Un ancien salarié (en substance, sur les ondes de France Bleu Roussillon) :

 - « ... Le père Fourquet a créé quelque chose de formidable. On bossait dur, lui aussi, mais on était fier de notre production. Avec le fils et ses méthodes, tout a dégringolé et en plus, c’était un fainéant ».


J’arrête là. Tout cela n’est que de l’anecdote.


Lor (allez voir ICI link ), c’est une marque créée en 1874, fort développée depuis 1962, passée à la génération suivante en 1982, agrandie et diversifiée à toute vitesse entre 1995 et 2005, et sans doute liquidée en 2013.


Or, la marque dispose :


. D’une distribution très bien implantée, au moins localement,


. D’une chalandise enthousiaste, chauvine et gourmande, au moins localement,


. D’une très bonne image de marque et d’une grande visibilité, au moins localement,


. d’un marché dont la tendance n’est pas à l’effritement, la sucrerie s’avale de plus en plus

Mais la marque a dû ou a voulu se délocaliser: Nord /Pas-de-Calais et Vaucluse.


Elle a consacré une partie de ses forces, et de son capital, à des biscuits aux œufs destinés exclusivement à la GD.


Elle a fermé son site de production perpignanais. Ma comptable possède ses locaux juste en face de cet ancien site, qui a été aussitôt rasé et transformé en clapier moderne par les bétonneurs du XXIème siècle.


Elle s’est installée à Montélimar, où cela n’a pas marché, puis elle est revenue sur le zoning du Mas Guerido, un pôle commercial hideux, déglingué, post-moderne dans le faubourg sud.


Je n’en tire aucune conclusion, mais vous soumets quelques pistes : changement d’environnement commercial, changement de style, changement de personnes, prépondérance d’autres paramètres que la qualité, différence entre la perception publique et la réalité économique ou financière et, surtout, influence de la GD.


* Note à l'intention des non-Belges: Dandoy est une biscuiterie artisanale dont le premier magasin historique se situe à 30 mètres de la Grand Place de Bruxelles. Tous les touristes s'y pressent, mais les indigènes aussi. La qualité est remarquable, le choix aussi et les prix sont ... en rapport.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:09

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Hier, avant de partir faire un tour au Salon International de l’agriculture, j’ai lu dans la presse régionale que « le président du Conseil régional de Bourgogne voulait plus d'authenticité pour la prochaine édition de salon. » Ça m’a conforté dans ma première impression lors de mon passage le samedi de l’ouverture lorsque j’avais traversé les travées de ICI c’est la Bourgogne. En effet, les vendeurs de vin m’étaient tombés dessus tels des shrapnells à Gravelotte, pas de la petite drague mais du lourd. De plus, pas un nom tout au long qui m’évoquait des vignerons ou des maisons emblématiques de la Bourgogne. Je m’étais dit Taulier tu te fais des idées et je m’étais esbigné.


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Retour au pavillon des Provinces en croisant cette fois-ci les mêmes musiciens chiliens, non plus congelés mais chamarrés (voir photo) Je me hissais donc par des escalators asthmatiques jusqu’au niveau de la Bourgogne. Pas grand monde mais sur 20 mètres le même cinéma que samedi, vraiment je dois avoir le profil type du parigot gogo : insistants les gugusses, je les ai carrément envoyés chier. Dans une autre allée, profitant que certains avaient capté un pigeon j’ai jeté un œil sur les tarifs : là aussi c’est du lourd. Sans doute faut-il amortir le prix du stand mais je me demande qui est encore assez con pour se faire avoir par de telles pratiques.


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Mon cher François je comprends mieux que tu préféras humer une poignée de foin ou de la paille – normal tu étais vétérinaire – plutôt que plonger ton nez dans un verre. Tu es de goût très classique je le sais et pour ma part dans les Patriat je suis tendance Grégory, mais tout de même ce barnum de tapeurs de vins de Bourgogne écorne la belle image de la région. Je te concède que la plupart des régions, en matière de vin, sont logées à la même enseigne que ta Bourgogne, ce n’est pas la fine fleur qui est présente. D’ailleurs, je trouve que ce biseness du vin n’a rien à faire dans un espace sensé être la vitrine d’une des régions vinicoles la plus prestigieuse de notre vieux pays, ça date d’une autre époque lorsque les péquenots vendéens montaient à Paris et se murgeaient grave dans ce qu’ils avaient baptisé « le couloir de la mort » Il y a maintenant beaucoup d’autres lieux pour vendre du vin à Paris.


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Pour me consoler je suis allé prendre quelques photos de bons vieux bourguignons qui faisaient de la musique et de la danse et qu’ont initiés les parigots tête de veau au ban bourguignon. C’était déjà ça François mais ça ne suffisait pas il va falloir secouer tout ça même si ça fait un peu de poussière. Facile à dire, difficile à faire, mais je me souviens d’avoir entendu chanter « et je suis fier, et je suis fier d’être bourguignon… » Bon courage François, demande à miss France de te donner comme hier un petit coup de main.


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Dépité je m’en suis allé et j’ai même croisé une saucisse de Morteau avant de tomber nez à nez avec l’ami Philippe Bornard, le renard du Jura, qui fut ma première consolation avec un bon gorgeon de savagnin. Quelques pas plus loin des languedociens de ma connaissance m’offraient un petit canon de Picpoul de Pinet avec des huîtres de l’étang de Thau. Je commençais à être un peu rasséréné. Je reprenais ma progression en traversant les stands de nos DOM où l’ambiance était fort joyeuse et j’entreprenais un beau parcours de la biodiversité comme tu pourras en juger ci-dessous.

 


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Et puis je me suis dit, mon cher François, que du côté de la Corse samedi dernier y’avait de l’ambiance : bonne pioche, de la musique un peu plus fun que tes bons bourguignons et un bar à vin où l’on servait du bon vin. Tout pour me plaire, et ça devrait t’inspirer aussi : les corses l’authenticité et l’identité c’est dans leur ADN. Bref, j’ai noté une nette corrélation entre ambiance et assistance. Les temps pas si rose pour venir ce faire ch… dans des travées où soit on te file du papier, soit on cherche à t’arnaquer avec de l’aligoté à 22€ j’oserais écrire le kilo tellement c’est gros.


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Pour finir ma petite tournée mes pas m’ont portés jusqu’à l’Aveyron où j’ai eu le bonheur de trouver André Valadier, l’homme du renouveau du fromage de Laguiole avec sa coopérative Jeune Montagne. C’est un sage, un de ceux qui a pensé et compris ce qu’était une AOC accroché à son territoire pour créer de la valeur. Nous avons longuement conversé autour d’un verre de bière. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes François toi qui es en quête d’authenticité tu peux la trouver chez le toujours jeune André Valadier capable de soulever des montagnes (la photo ci-dessous a été prise par moi lors de l'estive sur le plateau de l'Aubrac)


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Voilà mon après-midi au salon de l’Agriculture François, rien qu’une déambulation d’un Taulier qui, bien que mal parti est plutôt bien retombé sur ses pieds…. sauf qu'il s'était tout de même pris les pieds dans son agenda... son grand âge sans doute...

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:00

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Ce serait un bien beau paradoxe que ces pâtes molles, pressées ou persillées, cuites ou non, tant aimées par Périco Légasse puissent s’allier avec ces vins dépouillés, affranchis dirait Antonin, que notre pourfendeur patenté sur tous les sujets de terroir national, déteste et rejette dans les ténèbres extérieurs, puissent se vautrer dans le lit, sur la couche des vins nus pour forniquer en une bacchanale infernale.  


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Les mauvaises langues de fiel feront remarquer que notre Périco au lait cru n’a pas su reconnaître un camembert au lait cru et le distinguer d’un camembert roturier industrialisé lors d’une récente édition d’On va déguster sur France Inter. Normal, à l’aveugle nos grands dégustateurs du GJE de François Mauss se sont tout autant plantés lorsqu’ils ont lichés des GCC les yeux fermés (façon de parler) puis avec l’étiquette son le nez. C’est encore plus difficile pour les frometons soumis aux aléas saisonniers, à la qualité et la durée de l’affinage, au stockage…


Laissons de côté ces lazzis pour revenir à l’essentiel, au cœur de notre sujet du jour : le lait cru gloire nationale. Ce qui intéresse votre Taulier en ce temps où de belles vaches bien brossées, des petites chèvres choyées, de jolies brebis bouclées donnent leur lait sur la paille parisienne, c’est de mettre des horribles chiffres : le poids des fromages au lait cru dans le plateau de nos fromages nationaux. Nos journalistes dit gastronomiques qui se veulent dégustateurs ne s’aventurent guère sur ce terrain aride qu’est la statistique. Je sais ça emmerde le lecteur de se fourrer le nez sur une encre pas très sympathiques, il n’empêche que nos beaux frometons au lait cru sont des fleurons qui rapportent des pépettes aux trayeurs de lait et à des petites entreprises nichées au creux de nos beaux vallons. Savoir de quoi l’on parle permet de mieux situer les enjeux et des discussions plus crédibles. Nos amis journalistes en déficit de la dite crédibilité ferait bien de s’en inquiéter.


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La part des fromages au lait cru dans l’ensemble des fromages français est proche de 15% en 2011 note Agreste www.agreste.agriculture.gouv.fr Primeur de janvier 2013. 184 470 tonnes sur un total de 1 275 780 tonnes.


Les auteurs de la note notent : « En 2011, les laiteries ont élaboré 184 470 tonnes de fromages au lait cru. Après deux années d’embellie (+4,3% et +5,7% en 2009 et 2010 respectivement), les fabrications de fromages au lait cru marquent le pas en 2011 (+1,7%). C’est également le cas pour l’ensemble des fromages qui progressent lentement de 2010 à 2011 (+1%) après une hausse de près de 4% l’année précédente. Depuis 2009, la part des fromages au lait cru dans l’ensemble des fromages s’est stabilisée à près de 15%. Ceux bénéficiant d’une appellation d’origine sont plus dynamiques que les autres. »


Le camembert au lait cru redresse la tête entraînant l’ensemble des fromages de vache à pâte molle (+3,3%). Après une chute spectaculaire due à l’arrêt de la production par Lactalis et Isigny la dynamique semble de retour : +8,6% de 2008 à 2009 et +13,6% de 2010 à 2011. La part des camemberts au lait cru dans l’ensemble des camemberts progresse de de 5,4% à 6,3%.


En 2011, en revanche le mont d’or baisse de 4%, le munster au lait cru de 9%.

 

Les pâtes pressées non cuites au lait cru sont plus dynamiques +2,6%. Ceci s’explique par la bonne tenue des AOC. Le reblochon et le morbier progressent de 5% et le cantal et assimilés de 7%. En revanche la tomme de Savoie au lait cru chute de 6% et la raclette de 7%.

 

Les pâtes pressées cuites au lait cru se maintiennent avec des évolutions contrastées : le comté +2%, le beaufort +2,4% et le gruyère au lait cru +16% alors que l’emmenthal au lait cru perd du terrain et ne représente plus que 4,3% de la production d’emmenthal et baisse de 11 en 2011.

 

Faible rebond des fromages de brebis au lait cru +1,2% après deux années de chute : -5% en 2009 et -1,2% en 2010. C’est bien sûr le roquefort (93% du total) qui tire vers la croissance : +1,4% après la difficile année 2009. »la suspension de la surtaxe américaine en mai 2011 a permis la reprise des exportations.

 

Concentration des fabrications au lait cru :


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-        Le dixième des établissements représente près de la moitié des fabrications 88000 tonnes ;


-        Parmi ces gros qui produisent plus de 1000T par an se trouvent les producteurs de roquefort de l’Aveyron et de reblochon de Rhône-Alpes ;


-        Le poids des gros progressent au détriment des plus petits : +18 000 tonnes supplémentaires en 2011 ;


-        Les trois quart des établissements sont de petites tailles (- 500 tonnes/an) et contribuent à – de 30% de la production nationale. Il s’agit essentiellement des fruitières du Comté.


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Au plan régional : la Franche-Comté reste la première région productrice avec 82 000 tonnes de fromages au lait cru soit 44% de la production nationale. Le comté avec 56 300 tonnes est la première AOC française et est produite pour trois quart par les fruitières. Comme quoi la taille n’est pas forcément déterminante.


Les deux tiers des fromages à pâte pressée cuite produits en Rhône-Alpes sont au lait cru avec 44 000 tonnes. Reblochon et assimilés 14 200 tonnes, tomme de Savoie 6600 tonnes et Beaufort 5 100 tonnes.


La région Midi-Pyrénées grâce à la reprise du roquefort et du Pyrénées de vache est la troisième région productrice avec 25 800 tonnes.


La Basse-Normandie produit 7 500 tonnes + 13,8% grâce au camembert au lait cru 85% du total.


L’Auvergne connaît une forte progression des fabrications des fromages au lait cru + 12% avec 4 000 tonnes.


Voilà pour la brassée de chiffres qui permet de bien montrer que fabrication au lait cru ne signifie pas obligatoirement de la paille dans les sabots, laitière avec sa louche, petits artisans et ron et ron petit patapon mais aussi, José Bové s’en souvient, grandes boutiques gérées par des grandes sociétés : roquefort Société est détenu par Lactalis qui est le premier opérateur AOC français. Donc nous en revenons toujours à la même chanson et, n’en déplaise à Périco, qui se pique de faire dans l’analyse économique, combien de camembert au lait cru de Normandie sont vraiment fabriqués dans les règles artisanales ? Pas lerche, les doigts d’une suffisent à les répertorier. Alors, bien sûr le combat pour le lait cru est important mais l’exemple des fruitières du comté démontrent que ce n’est pas suffisant. Donc pour clore cette chronique ardue :


1)    Je demande au local de l’étape : Olivier Grosjean de Pontarlier de nous conseiller la bonne hyménée entre le Comté et un vin nu ;


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2)  Du côté du Taulier il vous conseille de vous reporter à sa chronique sur le Bleu de Termignon ICI link qui allie la rareté à l’authenticité de son lait ;


Bonne dégustation et vos commentaires sont les bienvenus…

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 00:09

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Nous étions « 20 ou 30… plutôt près de 30… non pas bandits dans une bande, comme le proclame la complainte de Mandrin, mais une bande d’assoiffés des deux sexes à avoir rallié le Mont Parnasse pour faire la fête. Ne chicanez pas c’était un anniversaire, celui de Franck Merloz, prétexte pour faire la fête au vin de Savoie du côté de Montparnasse « Au petit sommelier de Paris » cher au cœur du grand séducteur qu’est Emmanuel Delmas.


Le Taulier avait été rameuté pour cette fête par deux belles merlettes : Isa et Sonia. Je précise aux féministes patentées, afin qu’elles ne viennent pas me chercher des poux sur la tête, que j’ai un faible prononcé pour les merlettes assoifées. Donc, ceci écrit, nos amis savoyards conscients des mœurs étranges des parigots têtes de veau, avaient mis la pendule du dîner à 9 heures du soir soit 21 heures pour le chef de gare tout proche. En dépit du froid quasi-polaire – j’exagère – j’enfourchai mon vélo et remontai la rue Froidevaux pour me jeter dans le Maine pris par les glaces, pardon l’avenue du Maine que je dévalai sans peine.


Beaucoup d’hommes présents, que des beaux hommes, le Franck Merloz en tête, jeunes et vigoureux, même un Marc Vanhellemont qu’était pas le mien mais qui se tenait fort bien, mais peu de merlettes. Il faut que vous sachiez pour votre gouverne personnelle que, par construction, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, la merlette est en retard. La seule variable d’ajustement pour elles étant l’étendue de ce retard qui, invariablement, est à deux chiffres. Je me sentais un peu seul entourés que par des beaux merleaux. Par bonheur Gabrielle Vizzavona arriva, chat bien botté, hautement emmitouflée.


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Mes deux merlettes retardataires arrivèrent coup sur coup Sonia battant Isa d’une courte encolure. Le Taulier fut bien entouré et la soirée put commencer. Nous étions les invités du CIVS : le Comité  Interprofessionnel des Vins de Savoie dont le président, avec des mots simples et chaleureux, nous accueillit. Comme vous le savez je ne suis pas toujours très tendre avec les interprofessions mais mardi soir il flottait dans la salle du « Petit Sommelier » un petit air de fête décontracté. Je sentais que seuls les vins de Savoie allaient être à l’honneur, que nous allions leur faire honneur pour notre plus grand bonheur. Le secrétaire-perpétuel autoproclamé de l’ABV, l’Amicale du Bien Vivre, dite des Bons Vivants, que je suis captait les ondes favorables et en était bien aise. « Un peu de douceur dans ce monde de brutes »


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Ça avait une allure bonne enfant et ce fut très bon enfant. Nous bûmes. Nous bûmes bon. Face à nous sur la table les petits seaux restèrent à sec tel les sables du désert de Gobi. Votre serviteur suivait le rythme effréné des quilles mais il doit vous confesser qu’il n’a pris aucune note mais que des photos et que vu l’heure tardive où il a levé le siège il a oublié la liste des vins servis. Pour pallier son insuffisance notoire et condamnable il va piller les photos Fesse de Bouc de ses petits camarades. L’important était de participer à cette soirée car les vins n’y furent pas mis en scène mais tout simplement servis comme il se doit lorsqu’on partage le pain et le sel entre amis. Bien sûr nous eûmes le plaisir de la profusion mais, je l’avoue, je ne m’en suis même pas aperçu. Que les mauvaises langues se taisent les merlettes, le Merloz, tous les francs buveurs étaient, à leur sortie, frais comme des petits gardons, y compris votre Taulier sur cycle.


Bien sûr dans ce bel alignement de belles quilles j’en ai préféré certaines à d’autres mais je ne vais pas m’amuser à bâtir un palmarès ce serait sans intérêt et discourtois. Ce dont je puis vous assurer c’est que le Vin de Savoie est bien définitivement sorti de son statut de vin pour ignares sur ski. Tout ça c’est fini. Les petits sourires de commisération sont remballés. Sans vouloir pousser du col la petite bande d’invités de mardi soir, nous faire passer pour des phœnix du monde du vin, des influenceurs au bras long, il n’en reste pas moins vrai que la petite musique des vins savoyards monte en intensité. C'est tout bon. La notoriété ça se construit avec patience et pugnacité. Alors, je n’ai pas peur des mots MERCI et BRAVO à vous tous vignerons présents et au président du CIVS de nous avoir permis d’apprécier une belle palette de leurs vins. À la revoyure chers amis.

 

Bon anniversaire FRANCK et chapeau pour cette belle soirée comme j'aime autour de la palette des vins de Savoie.


Ce qui suit est un publi-reportage de photos de Marc Vanhellemont, de Sonia, de Gabrielle merci à eux. Le Taulier a aussi œuvré. Celle ci-dessous de Sonia se voit attribuer l'Oscar de la photo de la soirée.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:00

capture-d-e-cran-2013-02-25-a-18.09.55.pngTous les clignotants restent au vert : + 10% par an depuis 2010.


« L'indice du coût de la vie de luxe a grimpé de 800% depuis 1976 contre 300% pour l’indice des prix à la consommation... »


«Cette hausse des prix indique simplement la très forte et croissante disponibilité à payer des plus riches pour qui le prix n’est rien d’autre qu’un critère de différenciation et de désirabilité», analyse, Jean-Luc Gaffard, directeur du Département de recherche sur l'Innovation et la Concurrence de l’OFCE dans une note intitulée: «L’insolente santé des industries du luxe: un faux paradoxe».


« Un îlot de prospérité dans un océan de morosité : le luxe ne s’est jamais aussi bien porté :


-        LVMH Louis Vuitton, Givenchy, Dom Pérignon, Bulgari + 22% du CA sur les neuf premiers mois de 2012,


-        Hermès va dépasser pour la première fois la barre des trois milliards d’euros de ventes (+13%)


-        Porsche vient de boucler «la meilleure année de son histoire» avec 141.075 voitures vendues  (+18,7%) ou encore de Rolls Royce avec 3.575 berlines


-        Le groupe suisse Richemont propriétaire des marques Cartier, Mont-Blanc ou encore Van Cleef & Arpels résultats de son premier semestre 2012-2013 : +52%!


-        Montée en puissance du e-commerce à un rythme de 25% par an, et celle des ventes à prix discount des vieilles collections dans des «outlets» et autres «villages» (20 milliards d’euros de recettes cette année, 30% de plus qu’en 2011) ;


-        Le rajeunissement de la clientèle, dont les habitudes de consommation – achats 24 h/24, quête de l’objet unique et ludique – bouleversent les règles de marketing traditionnelles du secteur, reposant sur la mise en avant de «l’héritage» des marques ; et la part en constante progression de la maroquinerie et des chaussures dans le panier moyen, au détriment du prêt-à-porter. Des accessoires dont les hommes sont de plus en plus friands, spécialement dans le haut de gamme.


Les Chinois représenteront en 2015 le principal débouché au monde des biens et services de luxe et de l’ultra-luxe, soit chez eux ou lors de voyages à l'étranger, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG). Lire la chronique « Les chinois sont formidables « Comment faire l’amour dans votre Bentley ou votre Hummer ? » link


Les Russes sont des boulimiques de l’ultra-luxe.


Les Américains sont de retour : les USA sont redevenus le premier marché de Rolls Royce, reléguant les Chinois sur la deuxième marche du podium.


 « En Europe, l’industrie du luxe compte un million d’emplois directs et la moitié indirectement pour un chiffre d’affaires global de 440 milliards d’euros, soit 3% du PIB du vieux continent. Et il prévoit de croître de 7 à 9% dans les années à venir. »


Selon le comité Colbert qui regroupe 75 maisons françaises de luxe, le nombre d’emplois en France a grimpé de 10% entre 2006 et 2010 avec désormais 36.000 emplois directs.

 

Voir les autres tableaux sur :link

 

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