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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 06:00

 

25 août 2015

 

Humour d’été : les saillies de De Gaulle « Alors Massu, toujours aussi con ? Oui toujours gaulliste mon général ! »

 

Les plus fidèles de mes lecteurs, pas sûr que Pax soit du lot, se souviennent sans doute du De Gaulle à la Plage de Jean-Yves Ferri.

 

Humour d’été : les saillies de De Gaulle « Alors Massu, toujours aussi con ? Oui toujours gaulliste mon général ! »

 

« Juin 1956. Le capitaine Lebornec, aide de camp du général de Gaulle, chargé de recueillir les mémoires du grand homme durant les vacances que ce dernier s’est octroyées en famille sur les plages bretonnes, fait l’inventaire du contenu du cabas qu’il transporte. L’attirail semble complet : thermos, protection solaire, de quoi écrire, des tongs …

 

Des quoi ?

 

« Des tongs mon Général ! »…

 

Le capitaine Lebornec l’aide de camp du Général dans la BD est le capitaine de corvette François Flohic l’aide de camp du Président de la République, la Ve, de 1959 à 1963, puis de 1965 à 1969, date  du retrait du Général suite au désaveu du  référendum.

 

De Gaulle intime

 

Son aide de camp raconte chez Archipoche 

 

En novembre 1958, François Flohic, capitaine de corvette, est désigné par la Marine pour être l’aide de camp du chef de l’État. Il le restera jusqu’en 1969, avec une interruption de deux années.

 

C’est un intime qui, de l’homme qu’il a connu au quotidien, donne ici « une image différente de celle qui apparaissait en majesté sur les écrans de télévision ». Et atteste, à l’inverse de Malraux, « qu’il n’a cessé d’exister un Charles qui regardait agir le Général, l’encourageait et le jugeait ».

 

Du fondateur de la Ve République, on découvre les habitudes et les réflexions, sur fond de retour aux affaires, de drame algérien ou de contestation sociale. Dès le 28 avril 1968, à quelques jours de l’embrasement, la lassitude lui fait dire : « Cela ne m’amuse plus beaucoup ; il n’y a plus rien de difficile ni d’héroïque à faire. » Un mois plus tard, seul témoin et organisateur de la « fuite » à Baden-Baden, François Flohic décrit un chef désemparé, inquiet de sa « déchéance », songeant même à l’exil en Irlande où il l’accompagnera sitôt son retrait du pouvoir.

 

« Le Président Coty invite De Gaulle à reprendre la barre du navire « France ». Bientôt installé à l'Élysée, le couple De Gaulle se met en quête d'un nouveau « chef » aux cuisines. Sachant d'expérience que l'on mange bien sur les bâtiments de la Royale, le nouveau Président charge son aide de camp, l'amiral Le Flohic*, de lui dénicher la perle rare. Ce fut Marcel Le Servot. La République est en déshérence. La cave de l'Élysée aussi, que le nouveau « chef » se met en devoir de regarnir. Oh, pas avec des « Petrus » et autres « Yquem ». Madame de Gaulle, la parcimonieuse « Tante Yvonne », ne l'aurait pas admis. Des Bordeaux à des prix abordables, il en est, n'est-ce pas ? Entre autres, un « Château Poujeaux », un rouge de Moulis de bonne extraction. »

 

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*François Flohic terminera sa carrière comme vice-amiral mais à l’époque que capitaine de corvette, il est mort le 5 septembre 2018 à Toulon.

Ce petit livre est passionnant.

 

Laissant de côté les grands événements, j’ai choisi de vous citer les passages de l’intimité de tante Yvonne et de Charles…

 

  1. Le 26 décembre 1959, Pierre de Gaulle, frère du Général, meurt d’une rupture d’anévrisme dans le bureau de Jacques Foccart. Profondément affecté de gaulle décide après les obsèques de se rendre à l’hostellerie de l’abbaye de la Celle, proche de Brignoles dans le Var.
  2.  

Le trajet s’effectue par la route le 4 janvier 1960.

 

Madame de Gaulle a fait préparer un panier en prévision d’un pique-nique. À l’heure du déjeuner, près de Tournus je fais obliquer le convoi dans les monts du Mâconnais afin de trouver un endroit favorable. Nous découvrons une jolie clairière. Sans plus de façons, le Général s’assied sur une souche, le sandwich à la main. Un petit soleil hivernal éclaire la scène. Et voilà que des bûcherons descendent vers la vallée, leur travail terminé. Ils ont repéré les deux DS immatriculées 75 mais n’ont pas reconnu le président de la République.

 

Goguenards, ils s’adressent à notre groupe :

 

- Alors, les Parisiens, on se les chauffe ?

 

De Gaulle ne bronche pas et les laisse poursuivre leur descente.

 

  1. L’attentat du Petit Clamart le 22 août 1962

 

Le Général, après avoir passé en revue le piquet d’honneur (ndlr à l’aéroport de Villacoublay) comme si de rien n’était, déclare cependant que « cette fois, ça été tangent » avant de monter dans l’avion.de son côté, Mme de Gaulle s’enquiert de ses poulets achetés chez Fauchon pour le déjeuner du lendemain, et qui étaient dans la voiture d’accompagnement. Elle pense à ses poulets et non pas aux policiers qui se trouvaient dans la même voiture !

 

  1. Voyage officiel en URSS du 20 juillet au 1er juillet 1966 messe dite à Saint-Louis-des-Français.

 

Peu avant la communion, je vois, en effet, le responsable de l’organisation du voyage s’Approcher de Mme de Gaulle et lui parler à voix basse ? Par un signe de tête, Mme de Gaulle acquiesce à ce qu’il vient de lui dire. Elle entraîne alors son mari à la sainte table où tou deux reçoivent la communion. Cela me paraît proprement extraordinaire et provocant de sa part : étant chef d’un État laïque, jamais au grand jamais, je ne l’ai vu communier dans une cathédrale lors d’une célébration officielle.

 

À peine sortis de l’église et monté en voiture, il m’interpelle :

 

- Pourquoi m’a-t-on fait communier ?

 

 

Je n’en sais rien et je n’y suis pour rien !

 

 

À la résidence qui nous a été réservée, l’organisateur du voyage essuie une sévère réprimande. Mme de Gaulle, pour atténuer l’admonestation, recueillera le coupable au sortir du bureau de son mari.

 

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  1. Le voyage en Roumanie pendant les évènements de 1968

 

J’apporte ces mauvaises nouvelles au Général qui reçoit le choc sans broncher. Une fois seulement, Mme de Gaulle, sortant de sa réserve habituelle, déclare, sibylline :

 

- Il ne faudra pas tarder à référer.

 

C’est-à-dire à organiser un référendum.

 

  1. La mise en bière du Général

 

Le signe le plus évident de la rupture définitive entre les deux hommes, c’est Mme de Gaulle qui le donne en faisant fermer la bière de son mari, le10 novembre 1970, avant l’arrivée à la Boisserie de Georges Pompidou, président de la République.

 

  1. De Gaulle en Irlande un reportage de MATCH

 

Il aura fallu que son photographe rampe dans les buissons pour tâcher, en vain, de surprendre le Général et sa femme dans leur retraite protégée. Sur l’une des deux photographies de la chambre, on voit une silhouette que la légende indique comme étant celle de Mme de Gaulle. Celel-ci, choquée, remarque :

 

- Je ne me charge pas de faire les vitres.

 

  1. En Irlande lady Grosvenor au Dairy Cottage du château de Kenmare

 

Par trois fois Lady Grosvenor refuse jusqu’au moment où Childers, ministre de la santé, trouve enfin l’argument convaincant :

 

- Bah, vous n’êtes qu’une vieille fille qui ne s’intéresse qu’à votre troupeau de vaches hereford.

 

D’une visite de courtoisie chez Lady Grosvenor que j’ai organisée sur ordre, à l’heure du thé, Mme de Gaulle revient amusée :

 

- Vous avez vu, me dit-elle, cette vieille fille ! Pas étonnant qu’elle n’ai pas trouvé de mari.

 

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8- Brigitte Bardot

 

C'est Brigitte Bardot qui, selon moi, a produit la plus forte impression sur lui. André Malraux, ministre des Affaires culturelles, avait convaincu le Général de donner une réception pour les Arts et Lettres. Le président de la République reçoit donc, des Ambassadeurs. La réception est déjà bien avancée quand appariassent Brigitte Bardot et Gunther Sachs. Brigitte Bardot, habillée en hussard de la mort avec brandebourgs dorés, est véritablement éblouissante. Alors qu'elle attend d'être annoncée par l'huissier, le Général, l'apercevant, donne un coup de coude à Malraux :

- Chic, un militaire.

Il avance ensuite vers elle et lui dit :

- Je suis un militaire en civil et vous, une civile en militaire.

Puis il l'entraîne au buffet de la salle des Fêtes.

L'huissier n'aura pas eu à présenter et crier :

- Madame Brigitte Bardot

 

Humour d’été : les saillies de De Gaulle « Alors Massu, toujours aussi con ? Oui toujours gaulliste mon général ! »

 

 

« De Gaulle », le Général entre Yvonne et la France

Gabriel Le Bomin met en scène « l’homme du 18 juin », incarné par Lambert Wilson, et le mari et père de famille, mêlant la grande et la petite histoire. ICI

Par 

 

En choisissant l’homme du 18 juin, Gabriel Le Bomin et sa scénariste, Valérie Ranson Enguiale, n’ont pas seulement fait le choix prudent de limiter l’action du film à la période allant des mois de mai à juillet 1940, en évitant de se lancer dans une lourde fresque historique. Ils ont aussi épinglé de Gaulle, interprété par Lambert Wilson, à un moment de sa vie où, à 50 ans, fragile et romanesque, il doute de son destin.

Soit les événements lui concèdent une courte biographie de militaire rebelle, mais snobé par l’état-major, bon mari et bon père de trois enfants, dont Anne, trisomique ; soit ils lui offrent une postérité de chef de guerre et d’homme d’Etat visionnaire. Entre Yvonne (Isabelle Carré) et la France, son cœur balance. Finalement, ce sera la France. La scène d’ouverture où le Général est langoureusement et tendrement allongé contre son épouse apparaît à cette aune comme le dernier repos du guerrier.

« De Gaulle », film français de Gabriel Le Bomin. Avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet (1 h 48).

 

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 06:00

 

En période de crise, ici sanitaire, « le kilo sucre » de nos grands-mères reste l’étalon de la panique qui peut saisir la population, de bas en haut.

 

Pandémie.

 

Confinement.

 

Clusters ?

 

Quarantaine !

 

Recherche éperdue d’un vaccin.

 

Thrombose hospitalière…

 

Ruée  sur les masques et les kilos de sucre…

 

En haut, les Bourses dévissent, Bernard Arnault voit fondre sa pelote comme une motte de beurre oubliée au soleil. ICI

 

En bas, les grands distributeurs ne le clament pas sur les toits mais le phénomène de stockage de produits de première nécessité a commencé même en Suisse. On se prenait pour des êtres avancés? Nous nous replions doucement sur notre cerveau reptilien, celui de la survie, prêts à accumuler des vivres au fond de notre grotte.

 

Au milieu, du point de vue économique, la mise aux urgences d’une bonne partie de la Chine bloque les chaînes manufacturières et d’approvisionnement sur toute la planète. Des composants viennent déjà à manquer dans les usines.

 

« L’Occident prend brutalement conscience que toute la production de ses biens a été délocalisée au point de ne plus pouvoir satisfaire ses besoins urgents en cas de crise sanitaire, comme celui de disposer de suffisamment de masques de protection.

 

Nous sommes tout à coup démunis. La mondialisation nous a rendus migrateurs: que ce soit pour le travail ou nos loisirs, nous avons pris l’habitude de parcourir le monde à bas prix et presque sans entraves. Là aussi, le virus nous impose de réviser nos habitudes et coupe nos ailes. »

 

Le groupe français Sanofi veut créer un leader européen des principes actifs pharmaceutiques, visant un chiffre d'affaires annuel de 1 milliard d'euros, dans un contexte de dépendance croissante des laboratoires mondiaux vis-à-vis de la production asiatique. ICI  

 

Partout, du côté technologie, c’est le même embarras. « Nous avons beau faire partie de sociétés incroyablement sophistiquées, un virus qui s’est transmis d’un animal à un autre puis à un humain se trouve en passe de mettre à terre toute notre organisation savamment pensée. L’intelligence artificielle, CRISP-R et autres prouesses actuelles comme l’informatique quantique témoignent d’une civilisation à l’apogée de son ère technologique.

 

Au quotidien, armés de nos smartphones il n’y a plus aucune friction qui vient entraver le déroulement de notre vie. Mais tous nos arcs et nos flèches du troisième millénaire ne peuvent rien contre un phénomène vieux comme le monde, celui d’une peste qui se propage à toute vitesse et sans contrôle. Pire, notre manière de vivre n’a fait qu’accélérer la propagation du Covid-19.

 

Pensez-donc, nous ne pouvons plus nous serrer la main, mais le faisions-nous avant puisque celle-ci restait agrippée au foutu smartphone ; quand à s’embrasser moi je suis assez satisfait de ne plus avoir à subir les embrassades de certains qui se disent mes amis et que j’ai relégué depuis longtemps dans l’enfer de mon mépris.

Reste plus pour nos chers concitoyens, confinés, qu’à se shooter à la peur devant les chaînes en continue même que Télérama titre Coronavirus : les chaînes info contaminées par l’extrême droite ICI 

 

« L’OMS parle d’une pandémie ! D’une pandémie ! » Gilbert Collard s’épouvante sur le plateau de LCI. Cette semaine, le coronavirus a totalement contaminé les chaînes, qui lui consacrent des heures et des heures de débat avec les plus grands spécialistes en virologie, épidémiologie, pneumologie et démagogie : outre Gilbert Collard, citons Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Éric Ciotti, André Bercoff, Jordan Bardella, Ivan Rioufol ou encore Pascal Praud, pour qui « c’est délicat de ne pas être dans la position de celui qui jette de l’huile sur le feu ». Je compte sur l’animateur de CNews pour en déverser des chaudrons.

 

Je pourrais aussi méditer sur les sages paroles d’Ivan Rioufol, pour qui cette épidémie révèle une véritable crise de civilisation. « Je me demande si c’est le virus qui est le plus dangereux ou l’amateurisme de la classe politique, s’inquiète-t-il sur CNews. Il y a ce rejet du repliement, face à une menace mondialiste. » Un virus mondialiste ? L’éditorialiste du Figaro aurait préféré un virus nationaliste. « Le repliement est un mot interdit chez eux. » « Le repliement, vous y seriez favorable ? », s’enquiert Pascal Praud. « Il existe : on parle de confinement. Donc tous ces mots qui sont des mots interdits, toute cette doxa universaliste, mondialiste, du vivre ensemble, devient inutilisable. » Le coronavirus prouve qu’il faut vivre séparément. « J’ai l’impression qu’il vous plaît, d’une certaine manière, ce coronavirus », note Pascal Praud. Sur France 2, Anne-Sophie Lapix vante la politique du gouvernement avec une « nouvelle étape dans la lutte contre le communautarisme, le séparatisme islamiste ». Et le séparatisme rioufoliste, on en parle ?

 

Enfin 3 sujets toxiques à éviter :

 

  • La réforme des retraites et le 49/3

 

  • Le César de Polanski (voir le témoignage de sa victime ICI

 

  • L’agribashing cher à la FNSEA et aux journalistes stipendiés…
  •  

Bonne journée, lisez mes chroniques elles sont un excellent antidote au Covid-19, elles n’ont nul besoin d’être prise en charge par la SS puisqu’elles sont gratuites.

 

Je vous embrasse virtuellement.

 

Source : 

Ce que le coronavirus dit de nous ICI 
Ce n'est plus une blague, la bière Corona souffre vraiment de son association avec le coronavirus ICI

 

 

Corona

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 06:00

Marinetti en 1933

Marinetti en 1933 devant un portrait de lui avec sa famille ( Gerardo Dottori )

Cette chronique en étonnera certains mais le sujet me semble d’actualité à vous de voir pourquoi…

 

Instagram... pic et pic et colegram...

 

 

Le « Manifeste de la cuisine futuriste » fut publié en 1931 par Filippo Tommaso Marinetti, le père du Futurisme. « Non content des immenses victoires picturales, littéraires, artistiques en somme, qu’il accumule depuis vingt ans, le Futurisme italien vise aujourd’hui à un renouvellement fondamental : il ose affronter une fois encore l’impopularité avec un programme de renouvellement total de la cuisine.»

 

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Ce texte trouve son origine dans le premier des Manifestes du futurisme  publié dans le Figaro en février 1909, qui pose les fondamentaux d’un mouvement dont les maîtres mots sont l’amour du danger, l’audace, la rapidité et l’agressivité.

 

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Le slogan  basta la pastasciutta ! «À bas les pâtes»

 

« Les macaroni, pouah ! » Marinetti fait table rase des traditions du passé il accuse cette « absurde religion gastronomique italienne » de rendre « pessimiste, inactif, nostalgique… » et de laisser « une boule que les italiens portent dans leur estomac comme des forçats ou des archéologues. »

 

« Certes il y a de l’audace, et même de ma témérité à vouloir, dans un pays comme l’Italie, faire triompher un tel slogan – que le Manifeste, fer de lance de la croisade anti-pâtes, n’ait pas connu un authentique succès populaire…

 

« … ce militantisme diététique ne vise nullement au simple bien être individuel (…) il s’agit avant tout, et très explicitement, de nourrir le peuple italien de façon à lui faire retrouver sa pugnacité, sa virilité (car la pastasciutta freinerait les élans amoureux), et la prépondérance mondiale à laquelle à bon droit il aspire. Sans compter que, d’un point de vue économique, l’abandon des pâtes délivrerait l’Italie de sa dépendance envers les blés étrangers.

 

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Placée sous l’égide de Mussolini, cette argumentation épouse parfaitement le contexte politique de l’époque, et l’on y retrouve des principes qui, aujourd’hui, apparaissent comme typiquement fascistes. Principe, par exemple, d’homogénéisation autoritaire de la société par l’imposition d’un même corps pour tous : c’est l’idéal du consensus autoritaire, qui réclame la participation de « toutes les catégories sociales », mais sans qu’il faille pour autant « tenir compte du goût personnel des convives ». Ensuite, un élitisme déclaré, la haine du peuple trouvant son expression dans l mépris de la nourriture populaire, celle qui « tient au ventre », ou du macaroni « dont le nom même évoque le peuple », fruste et huileux comme  le tas d’ordures qui l’a vu naître » et qui « sous ses nouveaux apprêts garde les manières et la vulgarité du parvenu ». Enfin, une xénophobie hautement revendiquée, où le nationalisme exacerbé aboutit au quolibet raciste et, finalement, à cette véritable profession de foi obscurantiste qu’est le texte – pierre de touche du futurisme plus mussolinien – où Marinetti entend soumettre au mot « Italie » ceux de génie, d’intelligence, de culture et de vérité, etc. »

 

Voilà pour le contexte historique, revenons à la cuisine dites futuriste « cette cuisine est donc bien, avant-gardiste en tant que, d’un point de vue culinaire, elle privilégie la transgression des usages alimentaires ; artistique en tant que, utilisée comme un véritable moyen d’expression, elle emprunte ses signifiants au domaine des arts (traditionnels ou potentiels) ; futuriste en tant que la signification des plats ‘inspire fréquemment des thèmes privilégiés du futurisme.

 

Mais est-elle mangeable ? »

 

« … l’esthétisation de la surface poussée au point où la dégustation devient quasiment symbolique ? Et enfin, dans ce qu’on a récemment appelé la « Nouvelle Cuisine », n’y avait-il pas aussi la même ostentation de la petite quantité, du « menu » ramené à sa primitive expression, l’assignation volontaire à la portion congrue ? »

 

« Il semblerait, par conséquent, que cette cuisine futuriste ait en quelque sorte préfiguré des usages ou des modes promis à un réel succès. Et pourtant ce fut un échec : elle n’est pas restée dans les annales de la gastronomie. »

 

Revenons à la question titre: l’artification de la gastronomie

 

« La réponse, on l’aura deviné, est ambiguë. Certes, toutes sortes de signes incitent à considérer que la gastronomie est devenue un art, qu’énumère Roberta Shapiro dans l’article qu’elle a consacré à la question : l’artification de la gastronomie.

 

« En 1998, le magazine spécialisé Beaux-Arts, qui traite de peinture, de sculpture et d’objets précieux, avait inauguré une rubrique « gastronomie ». Le magazine Art Press consacre un numéro spécial à la gastronomie en 2008. En 2007 le magazine M du journal Le Monde avait titré « Cuisine d’auteur » à propos du chef Jean-François Piège. Plus tôt, la même année, avait paru dans Le Monde un long article illustré de photographies à l’esthétique soignée intitulé « De la cuisine au musée ». Sous ce titre impropre, puisqu’il s’agissait non pas de musée mais d’une importante exposition internationale d’art contemporain, le rédacteur célébrait la programmation du chef catalan Ferran Adrià à la Documenta de Kassel, en Allemagne. Mieux : en traçant des parallèles entre les productions du chef et celles des peintres Malévitch, Rothko, Tàpiès, César et Hirst, il veut le faire entrer dans l’histoire de l’art. L’année suivante, c’est un autre rédacteur du Monde qui qualifie les chefs d’ « artistes ». En 2017, lors d’un débat public organisé par le quotidien, Pascal Barbot, chef triplement étoilé et copropriétaire du restaurant du restaurant L’Astrance, évoque longuement des « collections » de carottes et d’agrumes. Il est décrit comme un cuisinier novateur et un artiste. »

 

« Mais quelques exceptions ne font pas une règle, et la spectacularisation de la pratique gastronomique, assortie de la starisation d’un petit nombre de chefs, ne suffit pas à imposer une représentation consensuelle de la cuisine comme étant un art à part entière, jouant dans la même catégorie que la peinture et la sculpture, la littérature ou la musique. »

 

La cuisine futuriste

 

Tous les propos entre guillemets sont de Nathalie Heinich ICI traductrice de La Cuisine Futuriste F.T. Marinetti&Fillia 

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 07:00

Saison d'exposition du printemps 2020 La Piscine - Musée d'Art et d' Industrie André Diligent

J’ai une longue période galeries de peinture, j’y allais tel un collectionneur, bavardait avec les galeristes qui me prenaient pour un connaisseur, j’allais de temps en temps à la Galerie de la Présidence, située face au Palais de l’Elysée, pour m’imprégner des toiles de Marcel Gromaire.

Marcel Gromaire 1892 – 1971. « La Guerre », 1925. Huile sur toile, 130 × 97 cm. Legs du Docteur Maurice Girardin en 1953. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris – Inv. AMVP 649. © ADAGP, Paris, 2019. © Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet.

 

Il y tenait, et il y tient toujours, une place toute particulière pour Marcel Gromaire « Marcel Gromaire, figure majeure du XXème siècle, est représenté en permanence à la Galerie et Françoise Chibret-Plaussu, sa fondatrice, a réalisé en collaboration avec François Gromaire, le Catalogue Raisonné des huiles de Marcel Gromaire (publié en 1993). »

 

Saison d’exposition du printemps 2020 du samedi 14 mars au dimanche 31 mai à La Piscine – Musée d’Art et d’Industrie André Diligent

MARCEL GROMAIRE

 

« Inédite par son ampleur et sa richesse, l’exposition présente d’emblée les racines et les sources de l’artiste, son attachement à son village natal de Noyelles-sur-Sambre, dans le Nord. Elle s’attache aussi à la marque du traumatisme de la Grande Guerre et exprime la dimension primitiviste d’un message artistique très singulier, ses connexions avec l’art nègre ou avec l’art roman et gothique. Entre la rigueur de la grille cubiste qui hanta cette génération sur la scène artistique française et l’expressionnisme flamand qui trahit l’origine septentrionale de l’artiste, des premières recherches aux œuvres des dernières années, l’exposition souligne la définition progressive d’une manière personnelle unique et étonnamment reconnaissable, marquée par une géométrisation vigoureuse des volumes, un cerne graphique très présent et une palette simplifiée. »

 

Marcel Gromaire 1892 – 1971. « Portrait de l’artiste », 1921. Huile sur toile, 55 × 46,5 cm. Legs du Docteur Maurice Girardin en 1953. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris – Inv. AMVP 645. © ADAGP, Paris, 2019. © Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet.

 

« À 19 ans, le jeune homme abandonnera rapidement des études de droit pour se consacrer à la peinture, mais aussi à la gravure, puis au renouveau de la tapisserie d'Aubusson ou encore à la critique de cinéma. 

 

Ami de Matisse qui le conseille au début de sa carrière et de Fernand Léger, Gromaire travaille pourtant à l'écart des groupes et courants de son époque, tout en intégrant les apports de la modernité et en rejetant toute rupture avec la tradition.

 

Son rayonnement intellectuel en fait le porte-parole de l'art indépendant durant les années 1920 à 1950. Il sera un des professeurs de la sculptrice franco-américaine Louise Bourgeois, figure majeure de l'art contemporain. »

 

 « Je suis resté fidèle à mon pays, parce que nulle part je ne me sens plus à l'aise que dans sa magnifique lumière, dans sa couleur profonde; parce que les hommes y sont beaux de travail et d'effort, et que je déteste la facilité. 

 

Parce que de son sol ont jailli les cathédrales et les beffrois; parce que de Jean Mabuse à Henri Matisse en passant par Watteau, il est un pays de peintres", disait l'artiste, né à Noyelles-sur-Sambre (Nord). »

Sélection d’œuvres de Marcel Gromaire disponibles et 

Marcel Gromaire : portrait d’un peintre indépendant

 ICI

Etude de nu au manteau 1929 Musée d’Art moderne de Paris

Les buveurs de bière 1924 :
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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 06:00

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Je n’avais jamais vu le Milliardaire 1960 réalisé par George Cukor 1h59 avec Marilyn Monroe, Yves Montand, Tony Randall.

 

Comédie musicale

 

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Je ne suis pas fan des comédies musicales mais mon petit doigt me dit, mes souvenirs de lecture de Cinémonde, qu’il doit y avoir anguille sous roche entre l’explosive Marylin et le grand Yves.

 

Télérama via Cécile Mury aime

 

Un théâtre de Broadway s’apprête à monter une revue caricaturant plusieurs célébrités. Jean-Marc Clément, milliardaire d’origine française, apprend qu’il fait partie des victimes. Piqué au vif, il se rend incognito à une répétition…

 

Bien au chaud sous un pull irlandais, le cœur de Marilyn Monroe appartenait alors à « papa ». Le monde entier admirait ses entrechats gracieux et maladroits, se berçait aux inflexions ouatées de sa voix magnifique. Une chanson de Cole Porter, un morceau de bravoure au panthéon du music-hall : c’est tout ce qui reste, ou presque, dans la mémoire collective. Plus, sans doute, l’écho lointain de quelques potins sur sa rencontre avec Yves Montand. Pourtant, même si le french lover semble curieusement emprunté, cette pétillante comédie ne se résume pas aux trois scènes qui en ont fait un mythe. George Cukor taquine subtilement la notion de célébrité, joue au jeu des impostures : vraies-fausses vedettes, guest stars dans leurs propres rôles (Gene Kelly, Bing Crosby), mensonges galants à l’ombre de Marivaux. Le propos est drôle, léger, avec ce brin d’amertume sans lequel une comédie n’est pas tout à fait réussie.

 

Suis alors allé fouiner du côté de Paris Match que je lisais à l’époque chez les Remaud et le 16/02/2017  Marilyn Monroe et Yves Montand : récit d'une liaison dangereuse ICI

 

Plus de 50 ans après, Paris Match vous propose une plongée dans les archives d'une liaison mythique d'Hollywood: celle qui a uni, le temps d'une idylle, Marilyn Monroe à Yves Montand.

 

Début des années 60, Marilyn Monroe se prépare pour son prochain rôle dans «Le Milliardaire ». L’actrice aux cheveux peroxydés est déjà une star mythique, une icône. Elle est aussi une femme qui s’ennuie, aux côtés de son intello de mari, Arthur Miller. Lors d’un dîner mondain, elle est placée à côté du «French Lover», Yves Montand. Sa fougue italienne et son élégance française la bouleversent. Elle doit le revoir. L’actrice tanne alors les producteurs du film pour engager un acteur, un seul. Pas Gregory Peck, ni Fred Astaire ni Rock Hudson. «Je choisis Montand!», s’exclame-t-elle à l’époque. «Il ressemble à Di Maggio», le mari qu’elle n’a jamais pu oublier. L’équipe réécrit un peu le scénario et engage Montand.

 

Rendez-vous bungalow n°20

 

Quelques semaines plus tard, Marilyn débarque à Los Angeles. Avec elle, son mari, Arthur Miller. Ils posent leurs valises dans le bungalow n°20 d'un complexe immobilier. Yves Montand et Simone Signoret s'installent face au couple, bungalow n°21. Les deux couples dinent ensemble chaque soir, enveloppés de l’air chaud des rives californiennes. Les affinités se dessinent. Simone et Arthur parlent politique quand Yves et Marilyn échangent des regards de plus en plus étoilés. Simone Signoret le sent, son mari ne peut résister à la lumière de cette déesse fragile. Derrière le sourire de politesse de la Française perce peu à peu les nuages qui vont embrumer leur «merveilleuse complicité». Pourtant, elle doit partir. Elle est appelée en France pour tourner un nouveau film. En même temps, Arthur Miller s’envole pour l’Irlande.

 

On ne pouvait résister

 

La suite ICI très belles photos

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Marilyn Monroe attendait-elle un enfant d'Yves Montand ? ICI

VIDÉO - La photographe Frieda Hull aurait affirmé, avant sa mort survenue en 2004, que l'actrice américaine était tombée enceinte. Son partenaire français dans le film Le Milliardaire de George Cukor en aurait été le père. 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 06:00

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Cette chronique de WE devrait satisfaire PAX pour 3 raisons, il est architecte, il adore Bernard Arnault, et elle ne lui prendra pas la tête.

À mon arrivée à Paris nous logions rue Mazarine, il me suffisait de traverser le Pont-Neuf pour aller marauder à la Samaritaine, et pour sûr qu’on trouvait de tout à la Samaritaine, même des liquettes de pépé.

 

« Une casquette à rabats et le caleçon et la liquette en flanelle… J’étais resapé magnifique! » L.F.Céline, Mort à crédit, 1936.

 

C’était bon enfant, un peu foutraque, mais le lieu était superbe : grand escalier Art Nouveau, magnifiques décors, céramiques, lucarnes, décors composites des poteaux, élégantes marquises, l’atrium, le dôme, les stores éternels, la spectaculaire verrière de 1000 m2 qui affichait en majesté son paon emblématique, les dalles de verre, les laves émaillées, les  bronzes, les stucs, les peintures, les frises, les dorures… il m’arrivait de me perdre car il y avait 4 magasins.

 

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L'art nouveau au début du siècle et l'art Déco dans les années 1930.

 

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La Samaritaine est fondée en 1869 par Ernest Cognacq (1839-1928) et son épouse Marie-Louise Jaÿ (1838-1925), à la place de l’ancienne Pompe à eau de la Samaritaine située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV qui alimentait Paris. Parti d’un petit commerce, le magasin prospère. S’inspirant du modèle du Bon Marché, le couple Cognacq-Jay ouvre en 1900 les Grands Magasins de la Samaritaine. Chaque rayon est géré par un véritable petit patron autonome. Cette immense boutique invente et adapte des techniques commerciales nouvelles. Marchandage banni, organisation des lieux en rayons, possibilité de manipuler les articles puis crédit à la consommation et même vente à distance…

 

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La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m2, devançant de peu les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé d’une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective des Parisiens : « On trouve tout à la Samaritaine ».

 

Et la formule “prend”. Les recettes passent de 840.000 francs en 1874 à 1,9 million en 1877 puis 6 millions en 1882, 17 millions en 1888, 25 millions en 1890 et 40 millions en 1895. En 1925, elles dépassent le milliard de francs.

 

Avec le succès de l’entreprise, des pâtés de maison entiers sont rachetés. Au fil de ses agrandissements, la Samaritaine compte en tout quatre bâtiments numérotés de 1 à 4. C’est le plus vaste des grands magasins parisiens.

 

Le magasin n° 2 est le plus vaste et le plus intéressant. La partie la plus ancienne occupe le périmètre situé entre la rue de la Monnaie, la rue Baillet, la rue de l’Arbre-Sec et la rue des Prêtres Saint-Germain-L’auxerrois. Cette partie est construite entre 1903 et 1907 par l’architecte Frantz Jourdain. Sa décoration extérieure, dans l'esprit de l'Art nouveau, fut confiée au décorateur Francis Jourdain (fils de l'architecte), au peintre Eugène Grasset, au ferronnier Édouard Schenck et au céramiste Alexandre Bigot.

 

Un vaste hall est entouré de six étages de galeries et coiffé par une verrière. Les splendides escaliers Art nouveau relient les niveaux. Frantz Jourdain emploie du fer pour la structure métallique. Séduit par le style Art nouveau, il fait habiller les façades d’ornements polychromes : enseignes en mosaïques, frise de motifs floraux aux tonalités jaunes et vertes, laves émaillées fleuries sur fonds orangés.

 

En 1925, Frantz Jourdain s’associe à l’architecte Henri Sauvage pour concevoir une extension du magasin n° 2 : la façade est tournée vers la Seine sur le quai du Louvre et présente balcons et étages à gradins. L’enseigne "SAMARITAINE" se lit sur le toit. Cette partie Art déco est constituée d’une charpente métallique habillée de pierre. À la demande de la commission esthétique de la Ville de Paris qui ne voulait pas d'éléments métalliques à proximité du Louvre, la charpente en acier fut alors habillée d'une pierre de couleur crème.

 

Le magasin n° 1, en triangle très étiré, est situé sur la parcelle située entre la rue de la Monnaie, la rue du Pont-Neuf et la rue de Rivoli. Sa façade sur la rue de Rivoli est la plus pittoresque. Datant de 1912, elle présente un décor Art nouveau semblable à celui du magasin n° 2.

 

Le magasin n° 3 est situé sur la parcelle entre la rue de Rivoli, la rue du Pont-Neuf et la rue Boucher. Réalisé en 1932 par Frantz Jourdain et Henri Sauvage, il reprend de manière plus épurée l’ornementation et les formes géométriques de l’extension du magasin n° 2, dans un style Art déco. Il est réalisé en six mois grâce à une technique de préfabrication. A l’extérieur, des plaques de marbre rosé masquent la charpente métallique.

 

Le magasin n° 4 est le moins intéressant d’un point de vue architectural. Occupant le périmètre entre la rue de Rivoli, la rue de la Monnaie, la rue de l’Arbre Sec et la rue Baillet, il est constitué d’une succession de façades d’immeubles anciens, dont les volumes sont réunis. Il a été en grande partie rasé dans l’attente de la reconversion de la Samaritaine.

 

Après la disparition des époux Cognacq-Jay, qui créent une fondation caritative à leur nom, leur petit-neveu Gabriel prend les commandes de la Samaritaine, suivi de la famille Renand après la seconde Guerre mondiale. La formule “on trouve tout à la Samaritaine” sacre de nouvelles années fastes.

 

Le déplacement des Halles à Rungis lui aurait porté un coup en réduisant fortement l’activité au centre de Paris pendant un temps.

 

Le chiffre d’affaires de la Samaritaine décline de 6% entre 1990 et 1999 pour atteindre 300 millions de francs en 2000, alors que les autres grands magasins parisien au contraire voient leur chiffre d’affaires progresser de 9% au cours de cette période, note l’Atelier parisien d’urbanisme dans une enquête datant de 2007. Un tiers des effectifs sont réduits. Le magasin 3 est loué à Etam en 1998.

 

En 2001, LVMH déjà propriétaire du Bon Marché, investit 230 millions d’euros et en acquiert la majorité. Deux autres magasins sont loués à Kenzo et Séphora ainsi qu’à Zara. En juin 2005, la direction décide de fermer les lieux suite à un avis préfectoral pointant du doigt la vétusté des lieux et des risques en cas d’incendie.

 

Au moment de la fermeture, plus de 1400 personnes travaillent à la Samaritaine. Entre 10.000 à 20.000 clients viennent tous les jours, un peu plus de la moitié sont des Parisiens. La part des touristes (12%) est moins élevée que dans les autres grands magasins, toujours d’après l’Apur qui note: « il s’agissait d’une clientèle moins aisée que celle des autres grands magasins. »

 

Et puis, BERNARD ARNAULT, sur son beau Cheval Blanc, déclara :

 

« Je suis heureux et fier que La Samaritaine, à laquelle les Parisiens ont toujours été très attachés, retrouve sa beauté et son rayonnement... Je crois pouvoir dire aujourd’hui que La Samaritaine de demain sera plus belle que jamais, retrouvant toute sa place au centre de Paris ».

 

La Com. carbure pour l’ouverture en avril :

 

Un hôtel Cheval Blanc Paris un hôtel, qualifié de « plus bel hôtel urbain du monde », de 26 chambres et 46 suites, un hôtel pensé comme une maison une très grande maison, chef d’oeuvre de l’Art Déco, qui cachera en ses murs un… appartement de 1000 m2 avec piscine privé, un spa, un restaurant gastronomique confié au chef Arnaud Donckele et au chef pâtissier Maxime Frédéric et d’autres offres gastronomiques entre le rez de-chaussée et les terrasses du 7è étage.15 000 m2 de bureaux. 96 logements sociaux confiés à Paris Habitat. Une crèche de 80 berceaux «Les petites canailles».

 

LA SAMARITAINE PARIS PONT-NEUF 2020 –  » ON TROUVE(RA) TOUT À LA SAMARITAINE  » – OUVERTURE ATTENDUE AU PRINTEMPS ICI 

 

Vous comprendrez que je n’y mettrai pas les pieds.

 

SOURCE : ICI  

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 06:00

 

Il était une fois un gars baguenaudant dans les travées des Anonymes, pas les AA, alcooliques anonymes, mais les anonymes érecteurs de vins poilus qui puent à l’attention de chevelus et de barbus, à Angers, au lieu de continuer de licher, laissant en plan ma dégustatrice patentée, je me suis arrêté au rayon des livres.

 

La corne de vache et le microscope - Christelle PINEAU

 

L’air dégagé de celui à qui on ne la fait pas, je feuilletais la corne de vache et le microscope de Christelle Pineau, en indiquant à la jeune femme assise derrière la table que ça dépassait largement ma comprenoire. La dite jeune femme afficha un large sourire en me répondant « monsieur Berthomeau, Christelle Pineau, l’auteur… » Mon Dieu que j’avais l’air couillon, je balbutiai des banalités, indiquai que j’avais lu son interview au LeRouge&le Blanc, que j’allais acheter son livre. « Vous souhaitez une dédicace ? » Je répondais oui mais à l’attention de … »

 

De retour à la maison, perdu face à une montagne de livres je repoussais chaque jour le moment de me jeter dans cet ouvrage savant.

 

Me contenter de la 4e de couverture ne serait pas convenable.

 

La corne de vache et le microscope

Le vin « nature », entre sciences, croyances et radicalités

Christelle PINEAU

 

Dans les années 1980, des vignerons en dissidence avec le modèle vitivinicole productiviste et l’utilisation de produits chimiques de synthèse ont transformé leurs pratiques pour devenir des vignerons « nature ». Très implanté en France, ce réseau ne cesse depuis d’engendrer de nouveaux adeptes.

 

Cette nouvelle paysannerie militante et hétérogène fonde son identité commune sur le respect des sols, du milieu, privilégiant les actions de prévention dans le but de tendre vers une autonomie du végétal et des vins. Chaque étape nécessite un investissement total de ces « vignerons-chercheurs » qui peuvent avoir recours à la biodynamie (compost fait à partir de bouse de vache introduite dans des cornes par exemple) et/ou à la microbiologie (observation des levures indigènes au microscope). Par-delà les frontières des savoirs renvoyés soit dans les catégories du sensible ou de l’ésotérisme, soit de l’intelligible ou de la raison, ils tissent des liens.

 

Phénomène de société éphémère pour les uns, point de départ vers une redéfinition des façons de faire et de boire du vin pour les autres, les vins « nature » s’invitent dans les débats sur l’écologie et la santé publique. Entre attraction et répulsion, ils provoquent des réactions contrastées, rarement neutres ou pondérées.

 

Partie dans les vignobles de France où se concentrent majoritairement ces vignerons (Anjou, Ardèche, Beaujolais, Jura, Minervois, etc.), Christelle Pineau a cherché à comprendre les motivations profondes de leurs choix radicaux et exigeants qui les conduisent à élaborer ces vins si singuliers et pluriels.

 

Dans Revue Projet 2019/3 (N° 370), pages 92 à 93

 

S’il y a des vins « nature », c’est que d’autres ne le sont pas ! Le vin « nature » dérange parce que son existence révèle en miroir la réalité des vins d’aujourd’hui. Sulfites, acide ascorbique, acide métatartrique, crospovidone... le vin ne contient pas que du vin. Pourtant, les additifs ont montré leurs limites pour la santé comme pour l’environnement. Christelle Pineau part sur la route des vignes dissidentes, celles qui ne figurent pas parmi les débouchés de l’industrie des produits chimiques. Dans son sac, une pelote de questions, qu’elle va dérouler au fil de ses rencontres. Un vin naturel est-il réellement différent d’un vin biologique ? Quelles sont les motivations profondes des vignerons qui le fabriquent ? Qu’ont en rapport une corne de vache remplie de bouse et des fleurs d’achillée mille-feuille insérées dans une vessie de cerf ? Que celui qui doute y goûte : « une révolution du palais », pour reprendre les mots de l’auteure. « Dans bien des cas, le buveur de vin ne porte attention qu’à un ou deux sens préjugés principaux : l’odorat et le goût. Or les vins “nature” ont cette propension à déstabiliser tous les sens et à les stimuler ». Ce type de viticulture ne mobilise à ce jour que moins de 1 % des vignerons français. Plus qu’une simple technique, la philosophie qu’il porte renvoie l’homme à sa condition d’être parmi les êtres. Accompagner le vivant ou le dégrader ?

 

Le monde diplomatique décembre 2019

 

Le voici enfin, l’ouvrage érudit, précis et détaillé que l’on attendait sur le vin dit « nature », appellation très en vogue mais qui ne s’en inscrit pas moins dans une histoire longue : celle de vignerons décidés à produire un vin propre, loin des breuvages sulfités nourris aux pesticides. Depuis la révolte des vignerons du Languedoc-Roussillon, en 1907, jusqu’à nos jours, plusieurs générations ont poussé leurs expérimentations pour s’inscrire dans la bio, la biodynamie, et enfin le « nature ». On retrouve ici de subtils portraits de M. Pierre Overnoy, pionnier du « nature » dans le Jura, ou de Mme Anne-Marie Lavaysse, vigneronne dans le Minervois, un terroir hier voué aux quolibets et qui recèle désormais des trésors insoupçonnés, portés par des vignes centenaires. Récit aussi d’une solidarité hors norme, l’ouvrage de Christelle Pineau se fait le porte-voix rigoureux et enthousiaste de pratiques que l’on souhaiterait voir s’installer dans toutes les vignes, pour des vins que l’on espère demain sur toutes les tables.

Pierre Puchot

 

Pouvais-je en rester là, à ce service a minima, ne serait pas digne de mon statut de chroniqueur émérite ?

 

La réponse est non !

 

Comme disent les gars des AOP à étages il me restait une position de repli : l’interview de Christelle Pineau à Sonia Lopez Calleja du LeRouge&le Blanc.

 

 

2 Questions et 2 Réponses :

 

- Avez-vous rencontré des difficultés pour définir le mot « nature » ?

 

- Lorsque j’emploie le mot « nature », je l’encadre toujours de guillemets, car c’est un mot polysémique et que tout le monde s’approprie. Peut-être encore plus aujourd’hui, à cause du plus grand besoin de nature. Encore faut-il savoir que quelle nature parle-t-on. C’est devenu un objet de désir, d’espoir et de crainte. C’est une notion qui est le réceptacle de tellement de choses, mêlant angoisse et espérance. Et, soyons clairs, qui a aussi une valeur marchande. C’est un mot qui pousse à la désorientation. Nous sommes donc obligés de prendre des précautions pour parler de la notion de nature. Pas par facilité, mais juste pour exprimer que la « nature », cela ne va pas de soi. C’est une notion qui est à la fois naturelle et artificielle. La es dans une période où nous assistons catégorie des vins « nature » est relativement récente. Nous sommes dans une période où nous assistons à une accélération dans la volonté de  définir le terme. Certainement parce que ce type de vin commence à prendre un peu d’ampleur et que le mot est employé par un ensemble de personnes très différentes : vignerons, négociants, industriels, professionnels de la commercialisation. C’est le mot le plus utilisé avec « naturel » pour qualifier ces vins, il s’est popularisé et il est difficile de s’en passer. Les consommateurs ont donc très logiquement envie d‘avoir des réponses relativement précises. Certains domaines sont également en procès avec l’administration. Les professionnels se retrouvent donc acculés à devoir proposer des définitions du vin « nature ». Il y a aussi ceux qui n’aiment pas le mot « nature » et vont donc employer d’autres termes comme « sincères » pour qualifier leurs vins. « Nature » se comprend comme « sans intrants chimiques dans les vignes et à la cave », mais avec une grande diversité de pratiques. Je m’amuse souvent à dire que si la définition du vin « nature » n’existe pas encore, même si l’on peut s’en approcher, les vins, eux,  existent. Ils sont leur propre définition.

 

- Vous qualifiez les vignerons « nature » de vignerons-chercheurs, qu’entendez-vous par là ?

 

- Je les qualifie ainsi car ils sont en réflexion permanente afin d’élaborer des solutions naturelles pour augmenter la résistance de la vigne face aux maladies et aux changements climatiques. Ils essayent de trouver des parades aux différents problèmes rencontrés ou pour essayer de diminuer les risques. Cellesci sont très variées, cela peut-être l’homéopathie, la complantation, ou la réintroduction d’anciens cépages délaissés dont l’acidité se révèle aujourd’hui intéressante, voire une recherche plus spirituelle comme le chamanisme. Ces réponses ne sont pas forcément déballées sur la place publique, cela reste très personnel, mais elles sont échangées par petits groupes affinitaires. Il y a des groupes de travail sur des expérimentations ou de groupes de paroles informels. Les recherches peuvent aussi porter sur la vinification avec un échange de savoirs provenant d’autres pays, comme pour les macérations ou les élevages en amphores. Ils construisent ainsi également des réseaux internationaux de groupes affinitaires.

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 06:00

 Thierry Delabre  néo-boulanger, fondateur de Panadero Clandestino

Parlons pain :

 

Au Bourg-Pailler, le pain c’était du pain de 4, 4 livres, échangé chez le petit Louis Remaud le boulanger, on lui fournissait l’équivalent blé pour la farine (il y avait un minotier Brianceau à la Mothe-Achard) et nous avions en échange notre pain : la comptabilité se faisait sur une coche (lire Quand on payait le pain à la taille ICI 

 

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Le pain, avant la première entame, était consacré par une croix tracée à la pointe du couteau, alors vous pensez bien qu’il était hors de question de le jeter ; seule exception la mémé Marie le trempait dans du lait pour nourrir les poules à la mue afin de les requinquer, une forme d’économie circulaire avant l’heure.

 

Bref, le pain rassis était l’ingrédient quotidien de la soupe.

 

1 novembre 2010

Peut-on boire du vin en mangeant sa soupe et, si oui, lequel ? ICI

 

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La soupe est par essence populaire même si la soupe populaire n’est pas vraiment l’honneur de nos sociétés de bien ou de trop nourris.

 

Deux écoles s’affrontent :

 

- la première coupe le pain sec en tranches ou en petits cubes dans l’assiette avant d’y verser le bouillon ;

 

- la seconde fait « meloter » le pain dans le bouillon avant de le servir dans l’assiette. Reste aussi la question du bouillon qui pour un puriste comme moi doit se réduire à son plus simple appareil de l’eau et un gros oignon ou de la cébette. Pour ma part je suis soupe melotte, c’està-dire que je fais bouilloter à feu très doux mon bouillon dans une casserole recouverte ce qui fait gonfler les morceaux de pain les rendant ainsi très onctueux : d’où le nom de soupe melotte.

 

Parlons vin :

 

Le vin des vignes du pépé Louis, pressuré par le pressoir familial à vis, entonné dans des tonneaux rincés à la chaîne et méchés, virait très vite à la piquette en se couvrant de fleurettes et vu mon âge je n’en buvais pas. En dépit de sa culture totalement indemne de chimie, le soufrage des tonneaux lui  aurait interdit l’accès au grand label du Syndicat de défense des vins naturels.

 

21 février 2020

La deuxième réunion avec la DGCCRF avait lieu ce matin : le « vin méthode nature » est né. Un grand pas !

 

Sans doute le grand pas des bourgeois de Calais… je plaisante bien sûr mais je doute de la compréhension des gabelous de tous poils, fraudes comprises, sans doute l’ADN de mon père Arsène, bouilleur ambulant qui jouait à cache-cache avec les indirects pour faire la goutte de ceux qui avaient perdu le droit des bouilleurs de cru. Souvenir de la bonne odeur de l’eau-de-vie illégale stockée dans le grand grenier.

 

 

Parlons du livre d'Aurélie Thérond Le pain & le vin, le livre de cuisine anti-gaspillage (Ed. de La Martinière)

 

Belle initiative : « faut pas gâcher » comme disait le madré bourguignon Guy Roux entraîneur de l’AJA, 60 recettes pour utiliser le pain et le vin qu’il vous reste c’est bien, j’aurais préféré un format plus modeste mais chez La Martinière on aime le cartonné genre à poser sur un pupitre.

 

  • Que faire avec le pain qui vous reste, 30  recettes salées et sucrées

 

C’est la partie la plus originale.

 

Avec le pain rassis on peut faire bien sûr de la chapelure, des croûtons nature, frits, à l’ail…

 

Les classiques : escalopes panées, Welsh, Pain perdu salé ou sucré

 

Les découvertes : pangratto, knödel, Ajo blanco, salmojero…

 

 

J’ai choisi le pangrattato, en italien le «pain gratté». C'est ce que râpaient sur leurs pâtes les paysans du Sud pour remplacer le parmesan, trop cher. L'idée c'est d'apporter du croustillant. «Faites-les revenir avec un peu d'huile et d'ail», nous suggère même Aurélie Thérond.

 

  • Que faire avec le vin rouge ou blanc qui vous reste 30  recettes salées et sucrées

 

 

 

C’est la partie la moins originale, y’a faire chabrot bien sûr ou le miget poitevin, mais avec le vin chez moi y’a rarement de restes, les vins nus, contrairement aux horreurs proférées par le sieur Dupont, supportent le rebouchage (les mauvaises langues diront normal ils sont aussi imbuvables).

 

On peut aussi avoir un vinaigrier (la remarque précédente s’applique aussi à cet usage)

 

Mais le grand oubli ce sont le vin chaud ICI et les granités au vin rouge, blanc, effervescents…

 

 

Bref, belle initiative, mais dans tous les cas de figure, la règle est d’acheter du bon pain en miche chez un boulanger qui fait lui-même son pain en suivant la méthode traditionnelle (le temps) et du vin nature chez un bon caviste de quartier et là nul besoin de logo certifiant « la méthode naturelle » chère aux poseurs de barbelés sur le Far West.

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 06:00

 

Je passe souvent devant la terrasse du café de Flore lorsque je vais accrocher mon vélo au poteau face à l’une de mes cavernes à livres : l’écume des pages mais je n’y mets plus les pieds vu que ce n’est plus qu’une pâle vitrine, pour touristes étrangers, vieux révolutionnaires amortis, jeunes petits bourgeois en mal d’émotions type Juan Branco, de ce que fut Saint-Germain des Prés.

 

SAINT-GERMAIN-DES-PRES: CARACALLA JEAN-PAUL

 

Le Saint-Germain des Prés de Jean-Paul Caracalla 

 

Cafés littéraires, ferment intellectuel et éditorial, vivier de jurys littéraires, foyer des étrangers dans un Paris existentialiste, site de nombre de théâtres célèbres, Saint-Germain-des-Prés aura eu de nombreuses fonctions, depuis toujours pourrait-on dire, tant le quartier a essaimé ses atouts tout autour, sur les boulevards, dans les rues environnantes (Saint-Benoît, Rennes, Visconti, Buci, de Seine…).

 

Il est tellement  de figures aussi qui incarnent Saint-Germain-des-Prés : de Léo Larguier, le poète arpenteur, à Gréco, sa muse dès 1947, Vian, Luter, Sartre, de Beauvoir, en passant par les comédiens Dufilho, Raimbourg, les peintres Picasso, Dali, Masson…

 

On vient à Saint-Germain. On fréquente les cafés : Le Procope, Le Voltaire, Les Deux Magots, Le Flore. On y boit, on y discute, on y refait le monde, on parle politique, on décerne des prix. Une effervescence de toujours aussi remue le quartier, un véritable appel d’air et d’art dans tout le quartier.

 

Caracalla dresse dans ce petit volume, fécond, documenté, vraie ethnographie des lieux et des époques, une histoire culturelle d’une zone circonscrite qui a fait d’elle un esprit, un lieu à vivre, inoubliable.

 

La suite ICI 

 

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Il écrivait dans l’édition originale de 1993 :

 

« Le Flore plus que centenaire demeure aujourd’hui, dans son décor inchangé depuis 1930, avec ses banquettes de moleskine et ses appliques de Lalique. On y sert comme avant-guerre le welsh rarebit, les œufs frais de Marans et les vins de Bordeaux, de Pouilly et de Fleurie. » écrit Jean-Paul Caracalla dans son livre Saint-Germain-des-Prés. »

 

Alors, blogueur à l’affût de tout, le 4 novembre 2010 je pondais :

 

4 novembre 2010

Pèlerinage : Œufs coque de Marans, welsh rarebit, millefeuilles et un verre de Pouilly Ladoucette au Flore ICI 

 

« Quand la France s’ennuie... » écrivait Pierre Viansson-Ponté dans le Monde du 15 février 1968…

 

« Attention, je ne suis pas en train d’écrire que nous sommes à la veille d’un de ces spasmes violents dont nous sommes si friands, je n’en sais fichtre rien, mais de constater que le malaise actuel trouve en grande partie ses origines dans une somme de peurs, d’angoisses, d’absences de perspectives et que je pourrais titrer une chronique, en paraphrasant Viansson-Ponté, « Quand la France à peur... »

 

Mais, comme je ne suis qu’un petit chroniqueur, sans responsabilité publique, simple citoyen-électeur, je ne m’aventurerai pas sur ce terrain. Bien au contraire, ce matin, à la manière d’un antidote à la morosité, je vais m’efforcer d’être léger, inconséquent, parisien au meilleur sens du terme, en vous contant mon dernier pèlerinage en un haut lieu du parisianisme germanopratin : le café de Flore sis comme il se doit au bord du Boulevard Saint-Germain. »

 

Ce matin je remets une couche de frivolité  en me contentant de faire des phrases sur les fameux œufs de Marans.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement parce que j’ai acheté une boîte de 6 œufs bio de Marans provenant la Ferme du Mont-Saint-Père.

 

 

 

Ludovic Rigoreau compose, avec sa sœur cadette, la quatrième génération à travailler dans l’entreprise familiale de la Ferme du Mont-Saint-Père, installée près de la ville du Mans. Après des études de mathématiques, il décide de retourner vivre au grand air et s’investit dans l’exploitation, aux côtés de ses parents. Débordant d’idées, il lance plusieurs projets de développement de la ferme…

 

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La poule de Marans a beaucoup de succès, notamment pour la particularité de son œuf extra roux. Ce sont en effet ses œufs couleur chocolat qui lui ont permis d'avoir le succès que cette poule a aujourd'hui. Mais ce succès a ouvert la porte à beaucoup d'arnaque et de contrefaçon. On trouve aujourd'hui beaucoup d'annonces de vente de poules de Marans sur différents sites, j'entends aussi beaucoup de personnes qui se plaignent d'avoir acheté des poules de Marans pondant hélas des œufs crème comme dans le commerce...

 

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Alors escroquerie du vendeur ignorance de l'acheteur, essayons de faire le point. ICI 

 

L'œuf de la Marans est sans aucun doute l'œuf de poule le plus foncé qui soit, particularité partagée avec la race espagnole Penedesenca mais qui s'accompagne, chez la Marans, de façon exclusive, d'une forme globuleuse, d'une grosseur et d'une brillance hors norme.

 

ORIGINE GÉNÉTIQUE

 

            La ponte d'œufs à coquilles brunes (on emploie toujours le terme d'œuf extra roux chez la Marans) est due à la présence inéluctable de gènes héréditaires qui sont complexes et, à ce jour, non découverts (on parle ainsi du "linkage" de ce caractère qui est donc inconnu).

 

            Par ailleurs, l'hérédité de l'œuf extra-roux serait consécutive à la présence de plusieurs gènes et non pas d'un seul, dont certains seraient dominants alors que d'autres seraient récessifs.

 

            Dans ces conditions, cette hérédité n'est donc automatiquement reproduite que si les différents gènes responsables des coquilles brunes sont réunis ensemble dans le génotype d'un sujet considéré.

 

Nous sommes donc bien en présence d'une caractéristique raciale, parmi d'autres d'ailleurs, pour lesquelles les lois de la génétique nous réservent encore bien des secrets.

 

          Nous pouvons encore noter par ailleurs que les caractères génétiques occasionnant les œufs "blanc-crème" (eux même non décodés à ce jour et peut-être tout aussi complexes?) seraient plutôt dominants par rapport à ceux occasionnant les "œufs bruns".

 

          De plus, si l'affirmation parfois entendue d'une : plus grande efficacité de la transmission de l'œuf extra-roux par les coqs que par les poules, s'avérait être une réalité au cas d'espèce chez la Marans, alors il serait possible d'imaginer que l'un au moins des gènes inconnus provoquant l'œuf extra-roux serait du type "lié au sexe", c'est à dire présent à l'état double chez le coq pour être exprimé, et à l'état simple chez la poule pour être autant exprimé.

 

En conséquence de quoi, dans les croisements améliorateurs pour l'œuf extra-roux, le coq transmettrait visiblement, avec des poules impures, ses gènes à toute sa descendance pendant que la poule, quant à elle avec un coq impur, ne pourrait le faire visuellement qu'à la moitié de ses descendants.

 

Ceci pourrait expliquer l'impression d'une plus grande efficacité des coqs à transmettre la caractéristique de l'œuf foncé en première génération. Ceci n'est théoriquement vrai qu'en première génération.

 

            Attention, cette situation est en effet trompeuse; elle ne fait que décrire un accouplement de sujets que l'on peut supposer impurs, au moins pour partie quant aux gènes liés au caractère "œufs extra roux". A terme, les gènes récessifs réapparaîtront.

 

 Une règle existe, strictement mathématique et incontestable :

 

Si l'on accouple un coq 100% pur pour les gènes considérés ici, avec une poule tout aussi pure pour ces mêmes gènes, on obtiendra toujours 100% de sujets purs, et avec une transmission tout aussi influente par le coq que par la poule, et cela pour n'importe quel type de caractère, qu'ils soient dit "lié au sexe" ou "autosomal". Et c'est à condition qu'un gène lié au sexe soit absolument associé au même gène lié au sexe avec le souci du strict maintien à l'état pur du caractère dont il est question.

La suite ICI 

 

 

Faut-il conserver les oeufs au réfrigérateur ?

 

Réfrigérateur ou température ambiante ?

 

La question se pose bien souvent pour conserver ses oeufs dans les meilleures conditions : doit-on mettre les oeufs au frais ou les garder à température ambiante ?

 

Selon la législation européenne, les oeufs doivent être conservés au frais au risque de developper des bactéries sur la coquille si une condensation se forme à température ambiante.

Les œufs réfrigérés laissés à température ambiante peuvent se couvrir de condensation, ce qui favorise la prolifération des bactéries sur la coquille et probablement leur pénétration dans l'œuf. C’est pourquoi il convient de préférence que les œufs soient stockés et transportés à température constante et, en règle générale, qu’ils ne soient pas réfrigérés avant leur vente au consommateur final.

Il faut donc les garder au frais, idéalement en dessous de 11°. Le frigo ou la cave reste donc les meilleures solutions, surtout si vous vivez dans une région où les températures sont chaudes.

La coquille de l'oeuf est précieuse

En moyenne, l'oeuf peut se consommer dans le mois qui suit le jour de sa ponte. Toutefois, il est important de respecter d'autres règles de conservation que la température. En effet, si vous avez l'habitude de laver la coquille des oeufs que vous utilisez pour des raisons d'hygiène, sachez que ce n'est pas une bonne idée.

La loi européenne préconise de les laisser dans leur coquille naturelle :

Il importe, en principe, que les œufs ne soient pas lavés ou nettoyés, étant donné que ces pratiques peuvent endommager la coquille, qui, dotée d'un ensemble de propriétés antimicrobiennes, constitue une barrière efficace contre les contaminations bactériennes.

La coquille de l'oeuf est également fine et perméable. Elle est très sensible aux odeurs. Il faut donc garder les oeufs de préférence dans une coquille " sale " et dans leur boite de conservation qui agira comme un filtre anti-odeurs.

 
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 06:00

une vache de race ferrandaise installée sur la chaussée devant un restaurant de la rue Vaugirard, dans le 6e arrondissement de Paris.  

Mais c’est où papy le « pays du lait » ?

 

- Je te le dirai ma choupinette mais avant je vais causer aux grands, ceux qui achètent du lait UHT demi-écrémé en pack de 6 chez Lidl…

 

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En ce temps de belles cartes postales envoyées depuis la Porte de Versailles où les vaches, cochons, couvées, peu de fermières, ravissent les enfants des villes et des banlieues, où les politiques glosent en alignant des kilomètres, où les dirigeants agricoles, prennent la pause pour la photo face de bouc&Twitter, « moi avec le Président », brossent le dit Président de la République dans le sens du poil, ce qu’il adore, où les gilets jaunes se font conspuer et virer, dans ce temple d’une campagne de nos grands-mères le nouveau concept d’agribashing est à la peine car là on n’expose pas les gorets et les poulets bourrés, mais où est passé ce pétrole vert qui a des soucis face au monde mondialisé, vitrine où les gens du vin pleurent, implorent, du pognon du pognon pour compenser la chute vertigineuse de leurs ventes chez le Grand Blond qui porte des chaussures noires, cimetière d’une PAC qui part en quenouille par la faute de l’autre blond ébouriffé, en dépit de la ligne Maginot de la FNSEA et des JA, un constat s’impose :

 

Notre Président, qui a bien du mal à redescendre sur terre, proclame dans la PQR : « Notre modèle agricole doit changer »

 

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« Nous avons à accomplir une révolution aussi profonde que celle qui fut accomplie dans les années 60 lorsque nous avons bâti une agriculture pour nourrir les Français. Notre modèle doit progressivement changer ».

 

Du côté des chevelus moustachus, José en tête, même alarme :

 

« Il est urgent de changer de modèle agricole »  ICI 

 

Bien sûr la marge est très large entre les 2, il ne suffit pas de tirer le signal d’alarme, comme sur les trains de notre SNCF, pour que le lourd tombereau de l’agriculture, dite productiviste, s’immobilise avant de modifier sa trajectoire.

 

Changer de cap ne se fera pas avec des mots (les lanceurs de mots sont nombreux dans notre vieux pays, prendre le manche est plus difficile) mais lorsque les citoyens-consommateurs changeront leur comportement.

 

Je ne vais pas de nouveau vous chanter ma chansonnette vous la connaissez par cœur.

 

J’en reviens à la question de ma choupinette qui n’aime rien tant que son biberon de lait pour éclairer votre lanterne sur ce « pays du lait » évoqué dans le titre.

 

C’est le Wisconsin.

 

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Un État du Midwest des États-Unis. Il est bordé au nord par le lac Supérieur et le Michigan, à l'est par le lac Michigan, au sud par l'Illinois et à l'ouest par l'Iowa et le Minnesota. ICI

 

Un État que je connais bien puisque ma fille y est allée lorsqu’elle était adolescente vivre un mois dans une famille dont le père travaillait dans l’industrie laitière.

 

La capitale est Madison et la plus grande ville Milwaukee

 

En 1979 Arnaud Leparmentier, libéral bon teint, dans le Monde titrait Le Wisconsin, « Normandie américaine » face à la crise du lait

 

Avec la chute des cours du lait, le nombre de fermes laitières a été divisé par deux en quinze ans pour tomber à 7 800 tandis que le nombre de vaches par exploitation est passé de 90 à plus de 140 en dix ans.

 

Bienvenue dans le Wisconsin, « America’s Dairyland », terre laitière de l’Amérique. Jusqu’en 2010, tout allait très bien dans cet état vallonné du nord des Etats-Unis : après avoir été déboisée par les hardis pionniers, la région s’était spécialisée dans la production laitière, laissant le maïs et le soja aux mornes plaines voisines de l’Iowa et du Nebraska. De petites exploitations familiales, bien éloignées des ranchs géants du Texas et de la Californie.

 

Mais voilà qu’elles ferment inexorablement, au rythme de deux par jour. Acculées à la faillite, frappées par la baisse des cours du lait. Et vendues aux enchères avec leurs vaches. « C’est pire que dans les années 1980, car leur valeur est au plus bas », déplore Darin Von Ruden, éleveur laitier en bio et président du syndicat agricole du Wisconsin, alors que le nombre de fermes laitières a été divisé par deux en quinze ans pour tomber à 7 800 tandis que le nombre de vaches par exploitation est passé de 90 à plus de 140 en dix ans.

 

Terre d’élection de Trump en 2016

 

La région suscite une attention particulière : avec la Pennsylvanie et le Michigan, le Wisconsin fait partie de ces trois Etats dits de la « ceinture de la rouille », la Rust Belt, à la fois ruraux et désindustrialisés qui ont fait la victoire de Donald Trump en 2016 ; 22 748 voix de retard pour Hillary Clinton, qui n’avait pas jugé utile de visiter l’Etat. Le vote rural, comme le vote ouvrier, peut de nouveau tout faire basculer. Pour l’heure, l’urgence est ailleurs. Les réunions publiques sur la santé mentale des agriculteurs se multiplient tout comme les appels à l’aide.

 

La suite ICI 

 

THE ECONOMIST - LONDRES ICI 

Publié le 23/02/2020

 

 Dessin de Sondron paru dans L'avenir, Namur

Agriculture. Au Wisconsin, le lait prend un goût amer

 

 L’État se présente toujours comme “le pays du lait” (même si cela fait longtemps que la Californie en produit davantage) et transforme l’essentiel de sa production en fromage. Les fermes laitières ont aujourd’hui le choix entre la disparition ou l’industrialisation. Ici, elles ferment au rythme de presque deux par jour. En 2019, cet État a perdu 10 % de ses fermes laitières.

 

Une visite dans la ferme de Dan Wegmueller, dans le sud du Wisconsin, ressemble à un voyage dans le passé. Propriétaire d’une cinquantaine de vaches brunes – occupées à faire tinter leurs cloches et à remuer le bout de leurs oreilles blanches –, il nous explique que chacune d’elles a sa propre personnalité. Monté sur un tracteur John Deere, il roule sur un tapis de neige et fait le tour de sa grange rouge surmontée d’un élégant toit arrondi. Sa petite ferme a un charme fou, mais elle pourrait bientôt trouver sa place au musée.

 

Nichée au milieu de petites collines, cette propriété d’un peu plus de 140 hectares appartient à sa famille depuis les années 1930, âge d’or des fermes laitières, où les États-Unis recensaient 3,6 millions d’exploitations. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 37 000, dont un peu plus de 7 000 dans le Wisconsin. L’État se présente toujours comme “le pays du lait” (même si cela fait longtemps que la Californie en produit davantage) et transforme l’essentiel de sa production en fromage. Les fermes laitières ont aujourd’hui le choix entre la disparition ou l’industrialisation. Ici, elles ferment au rythme de presque deux par jour. En 2019, cet État a perdu 10 % de ses fermes laitières.

 

Economies d’échelle

 

 

Le Wisconsin est touché par un mouvement de consolidation qui frappe d’autres États, notamment du sud et de l’ouest, depuis plusieurs décennies. Ce phénomène arrive tardivement, car les fermes du Wisconsin restaient relativement productives, mais aujourd’hui les plus petites tirent le rideau.

 

Les exploitations industrielles profitent de la technologie, d’économies d’échelle et d’un accès plus facile aux capitaux. À quelques minutes de la ferme de Dan Wegmueller se trouve la laiterie Pinnacle. Inaugurée en 2018, elle possède 5 000 vaches, réparties dans six énormes hangars blancs. Dans un entrepôt voisin, plusieurs réservoirs en acier sont constamment alimentés par des pompes. Pinnacle appartient au groupe laitier Tuls Dairies, qui possède six autres exploitations géantes dans le Wisconsin et le Nebraska. D’après un rapport de l’année dernière, ces grands établissements (comptant au minimum 200 vaches) représentent déjà au moins les deux tiers de la production du Wisconsin. Une part qui devrait encore augmenter.

 

Plusieurs raisons expliquent l’actuel mouvement de concentration.

 

- Structurellement, la faute revient au vieillissement de la population rurale. De nombreux exploitants âgés n’arrivent pas à convaincre leurs enfants de prendre leur suite. Pourquoi le feraientils ? Il est de plus en plus dur de tirer des revenus d’une petite ferme. Le prix du lait est en baisse constante depuis des décennies, en bonne partie parce que les progrès techniques, la génétique et la technologie assurent une augmentation continue de la production.

 

 

- Dans le même temps, les gens consomment de moins en moins de lait. En 1975, un Américain en avalait en moyenne 109 litres par an, contre moins de 70 litres en 2018.

 

 

- Tina Hinchie, propriétaire de 220 vaches sur une autre ferme coquette, évoque d’autres problèmes, plus récents. Elle parle de l’instabilité météorologique et notamment des inondations à répétition ces dernières années. Et même si l’essentiel de la production est vendu localement (90 % du lait du Wisconsin est destiné à des fabricants de fromage de la région), les exportations, qui représentaient autrefois entre 15 % et 18 % des ventes nationales, ont beaucoup diminué.

 

L’an dernier, la Chine a boudé de nombreux produits laitiers, y compris le petit-lait, qu’elle utilisait auparavant massivement. Une épidémie de grippe porcine a tué la moitié des cochons chinois et la demande de produits alimentaires à base de petit-lait s’est effondrée. Les exportations de fromage à destination du Mexique ont elles aussi souffert. Tina Hinchie pointe du doigt les “horribles” conflits commerciaux créés par Donald Trump, même si le secteur connaît aussi d’autres difficultés.

 

- Il est difficile de trouver de la maind’œuvre, disent les éleveurs, même en augmentant les salaires. Dan Wegmueller ne parvient à attirer des travailleurs à temps partiel qu’en leur proposant un logement gratuit. L’an dernier, Tina Hinchie a investi dans une trayeuse guidée par laser à 3,3 millions de dollars, le “Taj Mahal” de la technologie, ditelle. Avec cette machine, elle n’a plus besoin de quatre employés mais d’une seule personne pour faire le travail. Elle augmente ses revenus en proposant des visites de sa ferme aux citadins et reçoit près de 10 000 visiteurs par an. Dan Wegmueller est lui aussi convaincu que les séjours à la ferme lui rapporteront bientôt plus que le lait. Les petites exploitations qui ne se diversifient pas sont menacées.

 

La suite ICI 

 

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Donald Trump mise sur l’électorat rural

 

Cela aura-t-il une incidence en cette année électorale ? Donald Trump mise sur l’électorat rural pour conserver cet État en 2020. Les démocrates, eux, se concentrent sur la crise du lait pour élargir leur base au-delà des villes. L’élection se jouera à peu de voix près. Travis Tranel explique que les producteurs de lait ne représentent que 200 000 voix, mais ces suffrages seront peut-être déterminants quand on sait que Donald Trump a remporté le Wisconsin avec un peu plus de 22 000 voix d’avance en 2016.

 

Lactalis a atteint les 20 milliards d'euros de CA en 2019

 

Le géant français Lactalis a atteint les 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires lors de son exercice 2019 et va investir 200 millions d'euros «tous les ans» dans ses 70 sites français, annonce son PDG Emmanuel Besnier dans un entretien au Journal du Dimanche. ICI 

 

Emmanuel Besnier, dans les bureaux parisiens de Lactalis, vendredi soir.

Emmanuel Besnier, président de Lactalis : « Nous voulons nous ouvrir »

 

«Notre activité s'est bien développée, avec une progression de 8%. Nous atteignons pour la première fois les 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires, objectif que nous avions fixé pour 2020», déclare le président du numéro un mondial des produits laitiers, qui avait engrangé 18,5 milliards d'euros au cours de l'exercice précédent.

 

«Plusieurs acquisitions nous ont permis de grandir plus vite en 2019. Nous sommes désormais le numéro un des produits laitiers au Brésil et le leader du yaourt bio aux États-Unis», ajoute Emmanuel Besnier.

 

La suite ICI

 

Faudra-t-il que je fasse un dessin pour que les tenants de la compétitivité volumique à tout prix comprennent qu’ils sont à côté de la plaque.

Les dix principaux états américains

selon le niveau de production de lait en 2015 et 2017*

Le Wisconsin, Etat-clé pour la présidentielle et laboratoire de l'économie sous Trump ICI 

Dans cet Etat clé pour la présidentielle, les politiques commerciales du Président ont nui à l’industrie manufacturière et à l’agriculture, mais le taux de chômage reste faible

 
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