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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 06:00
Traité de l’art bousier par Hannelore Cayre appliqué aux bavards du pinard

Si vous me suivez avec la même attention que Pax vous devez savoir que je suis un accroc d’Hannelore Cayre qui n’a ni sa plume ni sa langue dans sa poche.

 

Elle dézingue.

 

Elle sulfate grave !

 

ICI et ICI 

 

Dans l’émission Boomerang d’Augustin Trapenard elle nous lit un passage de son futur livre : Traité de l’art bousier.

 

Je trouve que sa conclusion : « Lorsque l'on regarde de près sa création, lorsque l'on lit entre les lignes qu'il a laborieusement pondu, c'est le spectacle d'une petite vie brute animé d'une immense détermination face à l'adversité qu'il nous offre et c'est ça qui est merveilleux. » s’applique merveilleusement bien aux besogneux de la plume (voir plus bas)

 

« L'art bousier désigne la production artistique des personnes dénuées de génie mais animées d'une puissante nécessité intérieure conjuguée à une obstination hors-norme. Il tire son nom du Scarabée Bousier, un insecte robuste de couleur noire de type Cafard qui se sert de ses pattes antérieures pour façonner des boules de merde qu'il déplace en les faisant rouler sur le sol. Un spectacle passionnant que son quotidien minuscule. Il pousse sa boule, la perd, la rattrape, se fait écraser par son fardeau : n'abandonner jamais quelque soit les obstacles et les péripéties rencontrées.

 

Ainsi l'art bousier n'est pas le fruit de la spontanéité de l'artiste secoué par la divine inspiration, mais le résultat d'un tragique effort de travail. Le niveau est plus ou moins correct, les normes esthétiques du moment respectées. Mais lorsque l'on sait l'effort déployé pour arriver à l'oeuvre finale, même s'il ne s'agit que d'un court paragraphe, c'est juste triste.

 

A la manière de son homologue Bousier, le Cafard artiste est capable d'endurer n'importe quoi pourvu qu'il arrive à conduire sa daube jusqu'au bout. C'est sa foi inébranlable conjuguée à son entêtement navrant à créer, saupoudré d'un zeste des erreurs de choix de son lectorat qui finissent par le rendre transgressif. Lorsque l'on regarde de près sa création, lorsque l'on lit entre les lignes qu'il a laborieusement pondu, c'est le spectacle d'une petite vie brute animé d'une immense détermination face à l'adversité qu'il nous offre et c'est ça qui est merveilleux. »

 

L’énergie, marqueur majeur du vin de lieu

 

Jacky Rigaux le 19 avril 2017

 

« Quand Einstein, après de longs travaux, proposa une nouvelle théorie où une certaine matière devenait énergie, initiant une troisième physique aux côtés de la physique mécanique conceptualisée par Descartes et de la physique électromagnétique inventée par Hertz et Helmholtz, la communauté scientifique établie était sceptique. Cependant, le grand mathématicien et épistémologue Paul Painlevé (1863-1933), parlant du petit groupe des scientifiques de la future physique nucléaire, déclara : « si ce qu’ils font nous échappe, ils se comprennent ! » Il en va de même aujourd’hui autour de la question de l’énergie dans le vin. Pour les tenants de l’œnologie objectivante, en quête d’énumération des composants du vin comme pour les promoteurs de l’analyse sensorielle, en quête de l’identification objective des arômes, parler d’énergie dans le vin ne s’appuie sur aucun fondement scientifique validé, donc ne peut relever que d’approches imaginaires, voire ésotériques ou farfelues, surtout quand ce sont des vignerons biodynamistes qui s’expriment.

 

« Et pourtant elle tourne », avait déclaré en son temps Galilée, sommé par le pape de renoncer à sa théorie de l’héliocentrisme et des mouvements satellitaires qui contredisait la thèse officielle d’un géocentrisme stable et d’un ordre immuable des éléments défendue par les théologiens jésuites de l’Eglise catholique romaine. Autres temps, autres mœurs… On ne risque plus le bûcher en parlant d’énergie dans le vin, simplement un regard amusé des tenants des sciences officielles de la vigne et du vin. On n’enseigne ni la biodynamie, ni la dégustation géo-sensorielle, dans les facultés d’œnologie et dans les grandes écoles d’agronomie, mais on n’interdit pas aux étudiants de s’y initier ailleurs.

 

Dans le vin, comme en physique nucléaire, l’énergie, c’est de l’information en mouvement. La transformation du raisin en vin, par le processus de la fermentation, produit de l’énergie… Cette énergie peut sans doute être plus ou moins évidente selon les pratiques mises en œuvre dans la culture de la vigne et dans les processus de vinification et d’élevage. Elle peut être masquée où révélée, voire transcendée ! Gomme arabique, tanins industriels, acide tartrique ajouté, brûlage excessif des tonneaux, et autres ajouts œnologiques, associés aux résidus de pesticides, acaricides, herbicides, fongicides, masquent à n’en point douter l’énergie naturelle du vin… »

 

La suite ICI

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:00
Messieurs les Anglais tirez les premiers : Jay Rayner critique culinaire in The Observer défonce le Cinq, le restaurant de l’hôtel George V

Si vous maîtrisez la langue de Shakespeare allez droit au but et lisez la prose acide de Jay Rayner publiée dimanche dernier 9 avril dans The Observer. ICI C’est plus intéressant que de s’en tenir aux saillies les plus sanglantes.

 

Il n’empêche que le bougre n’y va pas avec le dos de la cuiller “It’s like eating a condom that’s been left lying about in a dusty greengrocer’s,”

 

Traduction du Courrier International :

 

Ma commensale grimace : « On a l’impression de manger un vieux préservatif oublié par terre au fond d’un magasin de fruits et légumes. »

 

C’est à propos de « La mise en bouche par laquelle on nous intime de commencer consiste en une bille transparente posée sur une cuillère : la chose, dans la vogue de la sphérification mise au point il y a vingt ans par Ferran Adriá dans son restaurant El Bulli [en Catalogne], ressemble à un implant mammaire en silicone taille Barbie. Quand elle éclate en bouche, la bille lâche une odeur de renfermé goût gingembre. »

 

Vu du Royaume-Uni. « Je n’ai jamais rien mangé de plus immonde » : récit d'un repas au George V

 

Lire ICI

 

La charge est lourde mais attention The Observer n’est pas un tabloïd de caniveau c’est le plus ancien des journaux du dimanche (1791) est aussi l’un des fleurons de la «qualité britannique». Il appartient au même groupe que le quotidien The Guardian mais est d’obédience libérale.

 

Sitôt posté sur mon mur face de Bouc cette chronique s’est attiré la réaction indignée d’une préposée à la défense de l’honneur outragé du chef Christian Le Squer : c’est toute la France de la Haute Cuisine qui serait blessée dans son honneur par cette charge outrancière d’un trublion de la perfide Albion.

 

À d’autres, le petit chroniqueur que je suis ne veut pas engager ses moyens pour aller vérifier les dires de Jay Rayner car la douloureuse « Meal for two, including service and modest wine: €600 (£520) n’est pas dans mes désirs du moment. Si vous souhaitez que je me dévoue pour faire le job rien ne vous empêche de vous syndiquer pour m’offrir un déjeuner au V.

 

Sans être un grand partisan de la descente en flamme du travail de qui que ce soit ce que j’apprécie dans le brûlot de Jay Rayner c’est la bouffée d’air frais qu’il me procure dans l’atmosphère de la critique gastronomique française ( et je ne parle de celle des vins, qui est pire) qui baigne dans l’encens et se complait dans la génuflexion.

 

Je mets de côté les multiples stipendiés qui sont à la critique gastronomique ce que sont les lasagnes Findus au cheval à la gloire de la cuisine des mammas italiennes…

 

Chez les autres, ceux qui se parent dans les habits de la vertu, tout n’est que louanges, courbettes et copinage… C’est lassant, inintéressant, sans angles, trop souvent du mou pour les chats…

 

Quant aux exégèses, commentateurs un peu branleurs de Face de Bouc, c’est dans la même tonalité : entre regret d’un soi-disant French-bashing post-Brexit et la défense des chichis pour nouveaux riches… ils me plongent dans une profonde hilarité.

 

Comme l’éloge à la vulgarité d’un luxe de pacotille…

 

Quant à aimer le pigeon à point ce n’est pas un goût de British mais celui de beaucoup de jeunes et jolies femmes qui n’apprécient pas le sanguinolent. C’est le droit du client et ça ne mettra pas en péril le génie du chef.

 

Avis de tempête pour les beaufs !

 

Enfin, rien n’interdit à un triplement étoilé de proposer dans sa carte des vins autre chose que des GCC avec plein de zéros derrière. Y’a tout ce qu’il faut en magasin, s’il ne choisit pas ces vins c’est par paresse ou bêtise.

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 06:00
James Dean reading poetry, 1955. Photograph by  Dennis Stock

James Dean reading poetry, 1955. Photograph by Dennis Stock

« La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires. »

 

Georges Clemenceau

 

En ce temps de confuse bataille électorale j’applique la férocité du Tigre à la politique.

 

Loin du brouhaha, des brouettes de mensonges, des charretées d’invectives, d’insinuations, de coups bas, de débats qui n’en sont pas, de meetings préfabriquées, de litanies de promesses intenables, dessous ma tente je mange, je bois, je lis, j’écoute de la musique, je dors, en me disant que dans tout ça je ne pèse qu’une voix.

 

J’utiliserai ma voix par deux fois.

 

En attendant je ne vais pas me cailler le lait…

 

« Tu as trouvé à ton foyer la contre-mère dont les deux seins sont acides. La présure de la tendresse, qui fait cailler le lait dans l'estomac des enfants du bonheur, tu ne la connais pas. »

 

H. Bazin, Vipère au poing 1948

 

Alors jouir, jouir de la beauté froide et austère des mathématiques loin de la pornographie des chiffres ajustés, des pourcentages bricolés !

 

« Les schémas du mathématicien, comme ceux du peintre ou du poète, doivent être beaux ; les idées, comme les couleurs ou les mots, doivent s'assembler de façon harmonieuse. La beauté est le premier test : il n'y a pas de place durable dans le monde pour les mathématiques laides ».

 

G.H Hardi (1877-1947, Angleterre)

 

« Bien considérée, les mathématiques possèdent la vérité, mais encore la beauté suprême – une beauté froide et austère, comme celle de la sculpture, qui ne s’adresse en rien à notre faible nature, et qui, dépouillée des attraits somptueux de la peinture et de la musique, est cependant sublimement pure et empreinte d’une perfection sévère que seul manifeste l’art le plus élevé. Le véritable esprit de joie, l’exaltation, le sentiment d’être plus qu’humain, qui est la pierre de touche de la plus haute excellence, se trouve en mathématiques aussi sûrement qu’en poésie. Ce qu’il y a de meilleur en mathématiques mérite non seulement d’être appris comme un devoir, mais aussi d’être assimilé comme une partie de la pensée quotidienne et d’être rappelé sans cesse à l’esprit en guise d’encouragement toujours renouvelé. Pour la plupart des hommes, la vie réelle constitue un pis-aller, un compromis perpétuel entre l’idéal et le possible, mais le monde de la raison pure ne connaît pas de compromis, de limitations pratiques d’obstacles à l’activité créatrice incarnant en d’admirables constructions l’aspiration passionnée à la perfection qui est encore source de toute grande œuvre. Loin des passions humaines, loin même des misérables faits de nature, les générations ont graduellement crée un cosmos ordonné, que la pensée pure peut habiter comme sa demeure naturelle, et où l’une au moins de nos pulsions les plus nobles peut échapper au morne exil du monde réel.

 

[…] L’excellence propre aux mathématiques ne se trouve que là où le raisonnement est rigoureusement logique : les règles de logique sont aux mathématiques ce que sont les règles de structure à l’architecture. Dans l’œuvre la plus belle, chaque maillon d’une chaîne d’arguments possède sa propre importance qui lui assigne un air de facilité et de clarté, et les prémisses conduisent par des moyens qui semblent naturels et inévitables à des résultats qui n’auraient pas paru possibles. La littérature pare le général de circonstances particulières dont la signification universelle transparaît à travers leur vêtement individuel ; mais les mathématiques s’efforcent de présenter ce qu’i y a de plus général dans sa pureté, en dehors de tout ornement inutile. »

 

Bertrand Russell, Mysticisme et Logique

Lire :

La beauté froide et austère des mathématiques : sous la feuille de vigne il y a beaucoup de puissance créatrice

 

ICI 

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:21
Titre pour ne pas fâcher

 

Se faire élire par ses concitoyens n’est pas chose aisée. Autrefois les candidats se contentaient des préaux d’école, de banquets, de quelques affiches, de poignées de mains dans les comices, de canons dans les estaminets. De nos jours ce qui compte c’est la mise en scène pour l’œil inquisiteur des caméras de télé. Alors ceux qui sollicitent nos suffrages remettent au goût du jour les vieilles recettes sauf que les hérauts discourent devant des parterres de supporters qui ne sont pas là pour écouter et comprendre mais faire la claque.

 

« Candidats néophytes et hommes politiques chevronnés trouveront dans ce texte de judicieux conseils pour remporter les élections, du rôle de la poignée de main à la nécessité d'avoir des amis riches, en passant par les vertus du mensonge. »

 

Ainsi parlait Marcus Tullius Cicéron, alors qu’il venait d’être élu consul, à propos du livre de son frère cadet Quintus.

 

« En 64 avant J.-C., Marcus Cicéron est candidat au consulat. Son frère cadet Quintus rédige pour lui un Petit manuel de la campagne électorale, qui expose les rouages d’une élection à haut risque, et détaille les démarches attendues du candidat, offrant ainsi un tableau saisissant du système politique romain. Chemin faisant, il pose des questions toujours d’actualité : comment concilier séduction électorale et fidélité à soi-même et à ses principes ? Comment rassembler le plus grand nombre autour de sa candidature, et ménager les intérêts des diverses classes sociales ? Quelques années plus tard, Quintus dirige la province d’Asie : Marcus lui adresse alors deux longues lettres, qui examinent son exercice et brossent le portrait du gouverneur idéal, autour d’autres questions fondamentales : comment exercer un pouvoir absolu sans verser dans la tyrannie ? L’éducation intellectuelle peut-elle garantir la moralité du dirigeant et lui imposer le souci des valeurs humaines ? »

 

Le pire de tout était l’arrogance. Donner aux gens l’impression de ne pas les prendre au sérieux, insister, au cours de la campagne électorale, sur la distance sociale entre le candidat distingué et l’électeur de base, et la bataille était perdue d’avance.

 

Il fallait avoir l’air sympathique, même quand on ne l’était pas. À la manière d’un Gaius Cotta, considéré comme un grand maître en matière électorale, le secret d’un bon acteur en campagne consistait à pratiquer la dissimulation pendant un temps à la veille des élections et pouvoir jouer le double jeu. Selon Cicéron, si cette attitude est contestable d’un point de vue moral, elle est indispensable. Pendant la campagne électorale, être à la fois un bonus vir « un homme honnête, irréprochable » et un bonus petitor « un bon acteur de campagne » était plutôt un handicap. Sans fard, il avoue honnêtement : « la première attitude est celle d’un homme bon, la deuxième, celle d’un bon candidat. »

 

Au fond, ce qui a cours, c’est l’opportuniste formule passe-partout permettant de « dire le maximum de oui et le minimum de non », en promettant tout à tous. C’était la technique de C. Cotta, le maître incontesté. Il était certain de pouvoir toujours trouver une raison ou un prétexte pour ne pas devoir honorer sa promesse.

 

Dans une campagne électorale axée sur la popularité et la proximité personnelle, ce n’est pas la vérité que l’on voulait entendre, car cela aurait cassé l’ambiance. « Tout le monde est ainsi : on aime mieux un mensonge qu’un refus. »

 

Avoir une ligne politique claire était beaucoup moins important que jouir d’une cote personnelle auprès des électeurs, tout en leur faisant croire qu’avec l’autorité, l’intégrité et l’intelligence qui vos caractérisaient « on travaillerait pour leurs intérêts. »

 

Chaque fois que tu apparais en public, conseille Quintus Cicéron à son frère, veille à avoir une garde rapprochée, composée d’hommes issus d toutes les familles en vue, de toutes les classes et de tous âges, cela produit une impression colossale sur la foule.

 

La présence constante des candidats auprès des électeurs dans la campagne électorale, leur disponibilité permanente est exigée avec véhémence par Cicéron – autant que possible avec un abondant cortège qui les escorte lors de leurs apparitions publiques. Car c’est se tailler une grande réputation et s’assurer un grand prestige. »

 

V.16. Lorsqu'on est candidat à une magistrature, il faut porter son attention sur deux points : le dévouement de ses amis et l'assentiment du peuple. Le dévouement de ses amis doit être le fruit des bienfaits, de l'obligeance, de l'ancienneté, de l'affabilité et d'un certain charme naturel. Mais dans une campagne électorale, le sens du mot "amis" est plus large que dans le reste de la vie (...)

 

17. Il faut ensuite que tu t'appliques fortement à ce que chacun de tes proches, et surtout chaque membre de ta famille, t'aime et te souhaite la plus grande réussite. Il en sera de même avec les citoyens de ta tribu, tes voisins, tes clients, tes affranchis, et même avec tes esclaves ; car les propos qui établissent la renommée d'un homme émanent presque toujours des gens de sa maison (...)

 

XI.41. Comme j'en ai assez dit sur la manière de gagner des amitiés, il me faut à présent te parler des rapports avec le peuple, qui forment l'autre partie d'une campagne. Elle exige de connaître le nom des électeurs, de savoir les flatter, d'être constamment auprès d'eux, de se montrer généreux, de veiller à sa réputation, d'avoir grand air, de faire miroiter des espérances politiques.

 

42. Tout d'abord, montre bien l'effort que tu fournis pour connaître les citoyens. Chaque jour, étends cette connaissance et approfondis-la. Il n'y a rien, à mon sens, d'aussi populaire et d'aussi agréable. Ensuite, mets-toi dans l'esprit qu'il te faudra feindre de faire naturellement des choses qui ne sont pas dans ta nature. Ainsi, par exemple, tu n'es pas dépourvu de cette affabilité qui sied à un homme aimable et bon, mais tu as grand besoin d'y ajouter la flatterie. Elle a beau être un vice infâme en d'autres circonstances de la vie, elle est cependant nécessaire dans une campagne électorale. De fait, elle est détestable lorsqu'elle pervertit quelqu'un à force d'approbations continuelles, mais elle est moins répréhensible lorsqu'elle réconcilie des amis, et elle est vraiment indispensable au candidat dont le visage, la mine et le discours doivent changer et s'adapter aux sentiments et aux idées de tous ceux qu'il rencontre (...)

Il s'agit bien sûr d'extraits pour le texte intégral il est publié chez Rivages poche n°559 sous le titre Petit Manuel de campagne électorale et c'est traduit par Nicolas Waquet.

 

FRANÇOIS PROST UNIVERSITÉ PARIS SORBONNE

 

QUINTUS CICÉRON : LE PETIT MANUEL DE LA CAMPAGNE ELÉCTORALE (COMMENTARIOLUM PETITIONIS)

 

PRESENTATION – EDITION- TRADUCTION

 

ICI

 

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:00
La de Buyer 1 vosgienne culottée comme une vieille pipe, votre Taulier tente de se forger une notoriété en fer forgé !

Sans flagornerie j’aurais pu titrer ma chronique : j’aime les belles vosgiennes culottées !

 

J’en connais une…

 

C’eut été « jouer » avec les mots, un peu à la manière des titres du Libé des origines, ce qui, convenez-en, n’aurait pas été péché mortel.

 

Mais comme j’ai un esprit d’escalier hypertrophié, que je suis aussi un brin culotté, j’ai préféré rebondir sur un récent article de Jacky Durand dans Libé pour proclamer mon amour, qui n’est pas de fraîche date, aux belles vosgiennes culottées.

 

En effet, dès 2010, je chantais les louanges de la poêle la Minéral de De Buyer 

 

Elle a tout pour elle : écologique, recyclable, durable et française : vosgienne.

 

C’est la poêle des chefs.

 

Plus elles sont culottées (noire du cul) meilleure est la cuisson. Elles se bonifient avec le temps.

 

100% fer naturel les molécules sont bonnes pour la santé, le processus de fabrication est respectueux de l’environnement et comme elle est fabriqué chez nous son bilan carbone est excellent.

 

En ce temps-là pour frire mes œufs au plat j’utilisais le modèle Ø 20cm/8 ‘’ lire ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop technique mon coco, si tu veux hameçonner les bobos faut que tu trempes, comme Jacky Durand, ta besogneuse plume dans tes souvenirs d’enfance :

 

« C’est une odeur aigrelette, voire un peu rance, qui continue de nous chatouiller les narines quand on en convoque le souvenir. Celle de la poêle réservée aux pommes sautées de l’enfance. Elle était noire comme l’encre quand elle surgissait des entrailles du placard. Il y avait le bruit mat et rassurant de la tôle épaisse quand on la posait sur la gazinière. Les feux de l’enfer pouvaient commencer. De l’huile, et pas qu’un peu, fumait dans le cratère de tôle et ça grésillait grave quand on y précipitait les carrés de patates. Etait-elle cuisinière ou forgeronne, la daronne qui menait son frichti à fond de train, la Gauloise au bec ? A côté, Gabin dans la Bête humaine était un petit joueur. La poêle antédiluvienne faisait des pommes de terre dorées comme une princesse au Levant mais jamais, au grand jamais, elle n’attacha. A peine rincée à l’eau chaude avec trois gouttes de Mir en berlingot, elle était vivement essuyée au torchon et huilée avant d’être remisée sous l’évier. »

 

De la belle ouvrage pour sûr, depuis 2010 ma plume s’est libérée de ses entraves, elle est plus joueuse, moins compassée même si je ne renie pas mes bons conseils de l’époque :

 

Pour le culottage de votre poêle : « Mettre des épluchures de pommes de terre dans votre ustensile, couvrir d’eau, faire bouillir pendant 15 mn. Ensuite, jeter les épluchures puis rincer la poêle à l’eau très chaude, essuyer et refaire bien chauffer ½ cm d’huile dans la poêle, la jeter ensuite. Enfin essuyer avec du papier absorbant et ranger votre poêle dans un endroit sec. Au bout de plusieurs cuissons votre poêle sera culottée, c’est-à-dire devenue noire.

 

Dernier détail : la réaction de Maillard – ne pas confondre avec celle des paillards – lorsque la poêle en tôle d’acier atteint des températures supérieures à 140°C la réaction dites de Maillard se développe : les aliments sont saisis en surface, permettant ainsi la caramélisation de leurs sucs naturels, ce qui donne le bon goût. Une croûte se forme, empêchant l’humidité de s’évaporer. Les aliments deviennent dorés et croustillants en surface, fondants et moelleux à l’intérieur.

 

C’est mon côté ménagère de plus de 65 ans, très je fais mes courses au marché, j’épluche mes légumes, je fais mon riz au lait, je prends soin de mes ustensiles de cuisine…

 

Après la Mauviel de Villedieu-les-Poêles voici donc la De Buyer du Val d’Ajol vue par le sieur Jacky Durand :

 

« L’ADN de De Buyer remonte à l’époque où Balzac s’attablait à la Comédie humaine. C’était hier. C’était il y a presque deux siècles. En 1830, une manufacture métallurgique voit le jour dans le Val-d’Ajol. Elle fabrique des poêles à frire, des brocs, des arrosoirs, des seaux à partir des feuilles de fer-blanc fournies par le maître de forge De Buyer qui rachète cette usine en 1867. Six générations plus tard, De Buyer, labellisé entreprise du patrimoine vivant en 2009, compte plus de 160 salariés (30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015), distribue dans plus de 100 pays ses productions qui sont vendues à 60 % aux professionnels des métiers de bouche et à 40 % au grand public.

 

La suite ICI

 

«Nous faisons tout nous-mêmes. Nous sommes la seule entreprise au monde à travailler sur le même site à la fois l’acier, le cuivre, l’inox, l’aluminium, la silicone et la fibre de carbone. On est capable de fabriquer manuellement à l’unité un moule pour un pâtissier célèbre comme de produire en série.»

 

Moi aussi je fais tout moi-même : demain je vous donnerai un cours d’e-cuisine où la poêle de De Buyer joue son rôle à la perfection…

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:00
J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre

Suis comme le sieur Dupont du Point j’ai du nez, du pif pour repérer le talent… Lui c’est un cumulard puisque son appendice nasal est son instrument de travail et que de surcroît il est membre d’un jury littéraire présidé par Jean-Louis Debré, l’ex-président du Conseil Constitutionnel, qui décerne le prix du polar européen. Moi je suis du type nullard pour ce qui est classement de pinard mais je suis assez démerdard en ce qui concerne le polar. Il me faut ma dose.

 

C’était un lundi 13 du mois de mars, je maraudais avant d’aller m’acheter une poêle lorsque je suis tombé en arrêt devant La Daronne d’Hannelore Cayre.

 

Vous ça ne vous dit rien Hannelore Cayre, le Jacques Dupont compris, mais moi je savais tout d’elle : à vérifier ICI

 

J’ai acheté, embarqué et lu d’une seule traite La Daronne d’Hannelore Cayre.

 

Sous le charme :

 

Comme le dirait Stéphane Pigneul le bassiste d’Oiseaux Tempêtes, groupe de rock alternatif, « Elle envoie du lourd la Hannelore ! »

 

Son bouquin étiqueté Noir n’est pas cette fois-ci un polar mais une plongée trash dans le petit monde des stups. Comme pour Olivier Norek ça vaut toutes les enquêtes de nos éminents sociologues. C’est du cru puisé aux bonnes sources. C’est troussé sans prendre de gants. La Hannelore n’envoie pas dire ce qu’elle a envie de dire. C’est très politiquement incorrect. Ça va faire chier une tapée de monde à la maison poulagas, au Palais de Justice, dans les maisons de vieux. Tout le monde en prend pour son grade. C’est bien construit. C’est bien écrit. C’est un bouquin à lire absolument.

 

Et voilà t’y pas qu’ « Hannelore Cayre déboule sur son vélo électrique, au métro Jourdain, son quartier parisien. Insolite, mais inratable. La Daronne, c'est elle. Une grande tige de 54 ans qui rappelle l'actrice Anémone, avec la coupe juvénile de Jane Birkin. Qui pose sur la couverture du roman avec deux sacs Tati et signe le personnage haut en couleur de ce fabuleux roman noir qui va chercher, plutôt que du côté de Simenon, chez Balzac, à l'ère de la PlayStation, et Joyce Carol Oates, son idéal littéraire – « parce qu'elle fait palpiter la chair avec les 26 lettres de l'alphabet », nous dit-elle. »

 

C’est le 29/03/2017 à 18:00 au POINT car elle a raflé le prix « Le Point » du polar européen 2017 !

 

Lire la suite ICI 

 

Je ne sais si mon choix, en primeur, a influencé le juré Dupont, celui-ci bien évidemment ne peut révéler sa votation ni nous éclairer sur les délibérations du jury. Mais, je l'avoue, je ne suis pas peu fier d'avoir reconnu avant tout ce beau monde le talent d'Hannelore Cayre!

 

Et comme je suis un bon garçon je vous propose l’INTERVIEW d’HANNELORE CAYRE : «LE DEAL, JE CONNAIS ÇA PAR CŒUR» 

 

Par Sabrina Champenois

— 24 mars 2017 à 17:56

 

Au regard du reste de la production polar qui abonde en pavés, «la Daronne» est maigre, 172 pages. «La Daronne» est en réalité plein, pléthorique, et autant poignant que bidonnant.

 

Extrait :

 

La religion en prend pour son grade.

« Ah oui, je le revendique, je suis antidieux, tous. Ça n’existe pas, la croyance, c’est un truc pour crétins, c’est parce que l’homme panique à mort qu’il reproduit le seul schéma qu’il connaît, à savoir le père. Et je n’ai aucune compassion pour les mecs endoctrinés. OK ce sont des pauvres débiles, mais à cause d’eux, la société que j’aime a changé, on fouille les sacs, il y a l’état d’urgence permanent, je leur en veux à mort. Nous, dans le cabinet, on refuse de défendre ces gens-là qui crachent sur les lois de la République. Ce livre, avec la vie de cette femme, c’est aussi un témoin d’une société qui change en l’espace de quarante ans, qui devient grave. Moi, je resterai toujours la gamine qui, à 17 ans, skiait les seins nus sur les glaciers. Voile, burkini, burka : moi, je m’en fous, si une femme a envie d’en porter, c’est son problème. Par contre, je dois garder le droit de skier seins nus. »

J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre
J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:00
Quand LeRouge&leBlanc passe du vin au pain « la fermentation est 1 animal sauvage qu’on doit apprivoiser » Christophe Vasseur « boulanger nature »

Jean-Marc Gatteron du LeRouge&leBlanc est allé à la rencontre de Christophe Vasseur « boulanger nature » au 34rue Yves Toudic dans le 10e arrondissement de Paris Du pain et des Idées  pour un entretien à bâtons rompus.

 

Avant de vous en proposer un avant-goût il me faut glisser mon grain de sel – ma valeur ajoutée – en citant Marie-Claire Frédéric dans Ni Cru Ni Cuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nous ne saurons probablement jamais exactement quand l’homme sut extraire la farine du grain puis commença à faire du pain à partir de céréales. Il existe un grand nombre d’étapes entre la consommation des grains bruts, le vannage puis l’écrasement ou la mouture de ces grains, et le criblage pour produire la farine, confectionner la pâte et la faire cuire. »

 

« Le pain, né peut-être dans le croissant fertile, s’est répandu dans toute l’Europe et une grande partie de l’Asie. Encore aujourd’hui, l’Asie centrale est une région de tradition boulangère. Même en Extrême-Orient, la pâte levée de farine de blé cohabite avec la tradition céréalière du riz. »

 

« Les vestiges de boulangeries et de pains trouvés en Égypte montrent (que les Égyptiens) perfectionnèrent l’art de la boulangerie et de la pâtisserie en préparant des dizaines de pains différents… Ces pains étaient sans doute fermentés avec un levain naturel…

 

« L’utilisation d’une levure ajoutée remonte au moins à 1500 avant J.-C. On suppose que les boulangers récupéraient la levure lors de la fabrication de la bière, car souvent les deux produits étaient faits dans les mêmes lieux. »

 

« Le plus ancien pain levé connu a été retrouvé, en plusieurs morceaux, en Suisse, près de Neuchâtel, sur le site de Montmirail. Il date de 3719 à 3699 avant J.-C. Un autre, retrouvé à Douanne près du lac de Bienne, est entier et parfaitement conservé. Il a été pétri entre 3560 et 3530 avant J.-C., à partir de froment finement moulu et tamisé, et de levain. Bien rond et gonflé, il a été cuit dans un four et ressemble trait pour trait aux pains actuels. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 extraits de l’entretien

 

- Pourquoi avoir opté pour les levures plutôt que le levain ?

 

C.V. : le problème du levain, c’est un peu comme la barrique, « façon Parker ». Cela donne une expression monolithique. Au départ, j’utilisais deux belles farines très différentes, j’ai fait du pain au levain avec chacune d’elle, et je me suis aperçu que les deux pains avaient le même goût. C’est certes puissant, mais sans complexité, et avec une acidité élevée. Il ne faut pas oublier qu’historiquement l’usage du levain était destiné à masquer les défauts de la farine […]

 

- Vous fermentations sont donc plus longues ?

 

C.V. : mes fermentations sont lentes et longues : elles durent deux jours. C’est du bon sens ; il faut laisser faire le temps. Or, c’est un peu me drame de notre monde moderne où l’on répète que le temps c’est de l’argent, en oubliant les principes fondamentaux, c’est-à-dire la santé, le goût… Si l’on se précipite, il faut avoir recours à des béquilles chimiques. Pour faire un bon pin, il faut maîtriser la fermentation, donc la température, sa durée et la cuisson. Même avec une bonne farine, si vous ne maîtrisez mal le procédé, vous n’obtiendrez jamais un bon pain. C’est comme le vigneron qui récolte de baux raisins, mais qui maîtrise mal sa vinification. En plus, je développe une palette aromatique qui est sans comparaison avec les pains au levain, ou les « pains modernes » qui sont fabriqués en deux heures. Enfin, il existe une étape, absente chez le vigneron, la cuisson. Une cuisson réussie, c’est un pain avec une croûte épaisse, torréfiée mais pas brûlée. Tout l’art consiste à obtenir ce toastage sans sécher, ni cramer le pain. »

 

- Dans votre ouvrage vous abordez les problèmes liés au gluten.

 

C.V. : Il existe une désinformation dramatique autour du gluten, ce qui rend service à nombre d’industriels qui lancent sur le marché des produits sans gluten. Le problème n’est pas le gluten, puisqu’on en consomme depuis des siècles et que l’on s’est bien porté jusqu’ici. En fait, le problème concerne le gluten issu des blés modernes, ces espèces de clones limite OGM qu’on nous fait ingurgiter aujourd’hui […] Plus les rendements ont augmenté, plus la taille des blés a été réduite, car par l’hybridation on cherchait aussi à réduire la paille. Mécaniquement, la molécule de gluten a grossi et, comme la durée de fermentation des pâtes s’est réduite, ne dégradant pas suffisamment cette molécule de gluten, le pain est devenu indigeste. Et ce n’est pas un effet de mode, c’est une réalité. Donc, si le nombre de personne hypersensibles au gluten s’accroît, c’est parce que le pain, dans 99% des cas, est fabriqué en deux heures avec des blés modernes, il est indigeste… »

 

Addendum, qui n’est pas un additif, à l’attention de la rédaction du LeRouge&leBlanc : « Allez encore un petit effort pour ne pas en rester à la monoculture du vin, faites aussi explorer à vos lecteurs d’autres bons produits fermentaires, les fromages qui puent par exemple »

Quand LeRouge&leBlanc passe du vin au pain « la fermentation est 1 animal sauvage qu’on doit apprivoiser » Christophe Vasseur « boulanger nature »

Le Pain de la Terre à la Table / Bread, from the Terrain to the Table

39,00€

Christophe Vasseur

256 pages / 220 x 310 mm

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(17), la Guyane est 1 île économique, la vraie gôche doit voter Mélenchon, Nabilla présidente !

Ce matin je suis totalement politiquement incorrect, j’ai de bonnes raisons que, bien sûr, je ne donnerai pas.

 

En 1988, lorsque je suis revenu au 78 rue de Varenne, via la SVF, comme directeur-adjoint du cabinet, le Ministre me confia, en plus du suivi de la gestion du Ministère, les dossiers patates chaudes : la Corse, les DOM-TOM, la représentativité syndicale…

 

La première chose qu’il absolument nécessaire d’intégrer lorsqu’on traite ce type de dossiers : le langage. Pour la Corse éviter, lorsqu’on parle de l’hexagone, de dire la France mais parler du continent, pour les DOM-TOM c’est la métropole.

 

Tout ça, non pas pour excuser la bourde géographique de Macron mais pour souligner, qu’au-delà du fond des dossiers, et ils sont chaud ces dossiers, il est nécessaire de bien maîtriser son langage afin de ne pas heurter les sensibilités des uns et des autres.

 

La Guyane n’est certes pas 1 île au sens géographique mais elle en est une au sens économique, comme tous les territoires ultra-marins, mais qui parle dans le débat actuel sur l’état de la Guyane des dégâts de l’économie de comptoir où des groupes, comme Le Groupe Bernard Hayot, qui est présent aux Antilles, en Guyane, en France métropolitaine, au Maroc, en Algérie, en Chine, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie, autour de trois principaux pôles d'activité : distribution automobile, grande distribution et activités industrielles. Le Groupe Bernard Hayot (GBH) c'est près 2 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel, profitent de cette situation monopolistique. C’est la 155e fortune de France… Personne !

 

Bien évidemment, je n’ai pas traité ces dossiers le cul dans mon fauteuil, je suis allé sur place : en Corse une fois par mois, 3 fois à la Réunion, 1 fois à la Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna.

 

En Guyane deux dossiers m’ont mobilisé : la liquidation définitive du Plan Vert de Jacques Chirac et la riziculture.

LE MONDE | 19.09.1981

 

Les agriculteurs guyanais dénoncent l'" échec catastrophique " du " plan vert "

 

Poursuivant sa première tournée d'information outre-mer, M. Henri Emmanuelli, secrétaire d'État aux DOM-TOM, est arrivé mercredi soir 16 septembre à Cayenne pour une visite d'une semaine en Guyane. À l'occasion de sa venue, les deux parlementaires locaux, MM. Raymond Tarcy, sénateur, et Elie Castor, député, tous deux apparentés socialistes, demanderont la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour " déterminer les responsabilités, tant locales que parisiennes, de l'échec du plan vert lancé en 1976 ".

 

Les agriculteurs qui, il y a cinq ans, avaient répondu favorablement à la campagne gouvernementale pour le développement de la zone forestière guyanaise viennent, en effet, de constituer un groupement de défense placé sous la présidence d'un riziculteur de Sinnamary, M. Guy Pou-part. Pour la plupart éleveurs et forestiers, ils soulignent que le bilan de ce " plan vert " - un plan spectaculairement annoncé par M. Olivier Stirn, alors secrétaire d'État aux DOM-TOM dans le gouvernement de M. Jacques Chirac, mais " mal conçu et mal réalisé " - est aujourd'hui trop " catastrophique " pour demeurer supportable.

 

" Les agriculteurs, tant guyanais que métropolitains, qui ont cru à ce projet et investi leurs capitaux sont en grande majorité ruinés et ne survivent aujourd'hui que très difficilement, dans des conditions souvent dramatiques, indiquent-ils. La canne à sucre est un souvenir ; les céréales, faute d'organisation coopérative cohérente et de circuit de distribution adapté, un échec ; le maraîchage, marginal ; l'arboriculture fruitière, un rêve onéreux. Seul l'élevage a atteint partiellement ses objectifs par le doublement de sa production. Encore faut-il remarquer que les chiffres sont modestes et que seule une minorité d'éleveurs se trouve dans des conditions d'exploitation normales. "

 

Sollicitant l'intervention du Parlement, le groupement souhaite que M. Emmanuelli " puisse dresser un constat personnel des effets désastreux de la politique menée jusqu'à présent en Guyane " et il s'en remet " à la clairvoyance du nouveau gouvernement".

 

13/05/2010 - page 1183

 

M. Georges Patient attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la situation critique de la filière rizicole de Guyane qui nécessite de sa part une intervention urgente. A maintes reprises, les pouvoirs publics ont été alertés sur cette crise grave que traverse ce secteur qui a longtemps été l'un des fers de lance de l'économie guyanaise.

 

Malheureusement, aujourd'hui, l'activité rizicole est sur le point de disparaitre du territoire. Et pour cause!

 

- deux entreprises sur les trois restantes sont en liquidation judiciaire;

- la troisième entreprise s'apprête à quitter le polder rizicole.

 

Ce départ marquera inéluctablement la fin de l'activité avec toutes les conséquences qui découleront de l'abandon d'un polder de 5731ha qui produisait jusqu'à 30 000 tonnes de riz par an et impactait toute l'économie locale.

 

A l'heure où l'on incite au développement endogène dans les outre-mer, ainsi que le Président de la République l'a formulé notamment lors du conseil interministériel de l'outre-mer (CIOM), cette production locale ne mérite pas d'être abandonnée. Cela, d'autant plus que le rapport d'octobre 2008 de la mission d'inspection commandée conjointement par le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, le ministre de l'agriculture et de la pêche et le secrétaire d'État à l'outre-mer, rappelait que « le riz est la seule spéculation soutenue par l'État au cours des différents plans qui ne s'est pas soldée sur un échec pur et simple et que malgré toutes les difficultés auxquelles elle doit faire face, non seulement cette filière subsiste mais elle produit un riz de qualité représentant la seule exportation significative de Guyane ». Le rapport indiquait également que « la riziculture guyanaise peut se développer de manière viable si un certain nombre de conditions sont réunies et d'autres engagées » et concluait à « son maintien ».

 

Il existe des propositions de restructuration de la filière qui vont dans le sens d'une meilleure intégration de cette activité. Les services de l'État en charge de ce dossier en Guyane sont informés de la situation. Il ne reste maintenant plus qu'à agir de façon concrète et urgente, la gravité de la situation l'impose. Il aimerait avoir des réponses précises sur les mesures à prendre pour pallier cette crise.

 

Les chiffres clés pour comprendre la situation en Guyane

 

Un appel à la grève générale a été lancé dans le département d’outre-mer où les habitants réclament des investissements pour répondre aux défis socio-économiques.

 

LE MONDE | 27.03.2017 à 19h11 | Par Eléa Pommiers

 

Lire ICI 

 

L’adage selon lequel la copie ne vaut pas l'original s’applique aux appels à l’union-désistement de Mélenchon pour Hamon et lycée de Versailles d’Hamon pour Mélenchon lancés par leurs supporters respectifs.

 

La « vraie gôche » c’est Mélenchon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris: Nabilla crée l'émeute au Salon du livre

 

« Un service de sécurité copieux et sévère »

 

Le salon a eu droit samedi 25 mars à l’arrivée du phénomène Nabilla. A peine entrée au Parc des Expositions, porte de Versailles, dans le XVe arrondissement de Paris, la jeune femme de 25 ans a créé une émeute : ses fans souhaitaient purement et simplement un autographe de Nabilla sur leur livre «Trop vite» (ed. Robert Laffont), un des ouvrages les plus vendus en 2016 en librairie.

 

Dès 18h30, Nabilla, venue avec son compagnon Thomas Vergara, s’est dirigée vers le stand des éditions J’ai Lu, entourée d’une meute de photographes, de cameramen, de la foule de ses admirateurs et de badauds.

 

Protégée par « un service de sécurité copieux et sévère », dixit Le Parisien, la jeune star de 25 ans a enchaîné les selfies et les dédicaces. « Je suis très fier qu’elle reçoive un tel accueil », a confié Thomas Vergara.

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:00
Bruno Verjus crois-moi c’est une bonne question : pourquoi les épices sont-elles épicées ?

Les épices dans la cuisine on en ajoute une pincée, une pointe, qu’on les broie ou qu’on les saupoudre mais on prend rarement le temps de les envisager sous un angle biologique.

 

Ce qui suit sont des extraits du merveilleux livre de Thor Hanson Le triomphe des graines chez Buchet-Chastel traduit de l’anglais (USA) par Cécile Leclère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les universitaires comparent souvent l’historique course aux épices à notre appétit moderne pour le pétrole. Dans un cas comme dans l’autre, les réserves sont limitées, la demande potentiellement infinie, et l’impact sur le marché mondial considérable.

 

Dans l’Égypte ancienne, des grains de poivre venus de la côte de Malabar parvinrent, on ne sait comment, jusqu’aux narines des pharaons décédés – ils comptaient parmi les agents de conservation les plus prisés des embaumeurs royaux.

 

En 408 apr. J.-C., Rome fut cernée par les Wisigoths, les Barbares ayant recours au chantage, exigèrent entre autres trois mille livres de poivre pour mettre un terme au siège.

 

En 795, Charlemagne promulgua un décret ayant pour but de généraliser la culture du cumin, du carvi, de la coriandre, de la moutarde et un ensemble de d’autres graines savoureuses, sur tout le territoire de l’Empire carolingien.

 

Au Moyen Âge il était fréquent de payer la dîme féodale en épices et la pratique persiste : lorsque l’actuel duc de Cornouailles (qui porte le titre de prince de Galles), Charles d’Angleterre, accepta officiellement son titre en 1973, on lui offrit une livre de poivre et une autre de cumin.

 

Durant les cinquante années qui suivirent sa création, la Compagnie hollandaise des Indes orientales domina le commerce mondial de la muscade du macis, du poivre et du clou de girofle, et connut l’une des plus grandes périodes de profit de l’histoire du négoce.

 

Les marges brutes ne descendaient jamais sous les 300% et la société réglait de juteux dividendes, en argent comptant ou en épices.

 

Les actionnaires d’origine qui gardèrent leurs parts obtinrent un rendement annuel en moyenne de 27%, et ce pendant quarante-six ans.

 

Il n’est pas étonnant qu’en 1674 les Néerlandais aient cédé sans hésiter Manhattan aux Britanniques en échange d’une minuscule île productrice de muscade en Malaisie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque Fernand de Magellan prit la mer un quart de siècle après Colomb, il promit à ses mécènes le même résultat (ndlr. que n’obtint pas Christophe) : une route commerciale vers l’ouest jusqu’aux îles aux épices.

 

Trois années plus tard, 4 de ses 5 navires étaient perdus et Magellan mort ainsi que tous ses seconds et 200 membres de son équipage… les 18 survivants qui atteignirent tant bien que mal Séville sur le dernier vaisseau à flots en 1952… arrivèrent chargés de muscade, de macis, de clous de girofle et de cannelle, trouvés sur l’île de Ternate, dans l’archipel indonésien des Moluques.

 

Une fois vendues, ces matières premières rapportèrent largement de quoi rembourser les navires disparus et indemniser les familles des personnes décédées ; ce voyage allia ainsi découverte et profit. Christophe Colomb avait eu le même objectif, mais, n’ayant pas rapporté d’épices, il avait échoué.

 

Mais, le piment qu’il rapporta de l’autre côté de l’Atlantique devint réellement l’une des épices le plus populaires au monde.

 

Séchés puis broyés ou bien ajoutés en entiers, les fruits et les graines du piment Capsicum se retrouvent dans un grand nombre de plats… À partir de 4 espèces sauvages poussant dans le Nouveau Monde, plus de 2000 variétés cultivées furent développées, classées selon la force de leur goût depuis le paprika, le plus doux, jusqu’aux piments habañeros, le plus relevés.

 

Colomb et ses piments transformèrent en profondeur toute l’industrie des épices. Le simple fait de transformer de transporter leurs graines par-delà l’océan permit de prouver que le piment de cultivait, qu’il suffisait que les conditions idéales soient réunies pour le voir se développer et pousser loin de son territoire d’origine.

 

Les prix chutèrent et les épices perdirent leur cachet exotique. Bien qu’encore rentable, le commerce des épices ne fut plus jamais à l’origine de guerres, de la création d’empire ou de voyages d’exploration.

 

Revenons à la question initiale de cette chronique : pourquoi les épices sont-elles épicées ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noëlle Machnicki, à propos des piments de Bolivie qui présentaient une particularité rare : ils semblaient avoir préservé un instant clé de l’évolution du piment. « Nous savons que les premiers n’étaient pas forts. »

 

Le dilemme écologique qui motiva l’apparition du piquant de certains piments semblait toujours exister en Bolivie, où certains changeaient et d’autres pas.

 

Restait à Noëlle Machnicki et à son équipe à percer le pourquoi le piment devient pimenté.

 

Ça vous le saurez en lisant le livre Thor Hanson Le triomphe des graines, chapitre IX Les richesses du goût.

 

Pour ne pas totalement décevoir votre soif de connaissance, en revanche, d’un  point de vue chimique, la réponse est déjà connue.

 

La force des piments est liée à la présence de capsaïcine.

 

C’est un alcaloïde. Les plus communs, on trouve certains des stimulants, narcotiques et remèdes médicinaux les plus connus comme la caféine, la morphine, la quinine, la cocaïne.

 

C’est le moyen que les végétaux développent contre les animaux, une défense chimique. Les alcaloïdes agissent aussi sur les humains.

 

Mais alors me dire-vous : pourquoi donc les piments ne sont-ils pas tous forts ?

 

La réponse en 2 formules :

 

« Lorsque la vie se fait humide et moisie, le piment s’enflamme. »

 

« Le goût épicé est finalement le résultat d’une chorégraphie compliquée entre les plantes et leurs adversaires. Sans cette interdépendance, la cuisine serait aujourd’hui très fade à peu près partout dans le monde. »

 

Pour les adorateurs survivants du Grand Timonier, Mao Zedong adorait les piments. Même durant la période où il vécut dans une grotte, il demandait à ce que l’on en ajoute à ses sandwiches, et l’on raconte qu’il en mangeait des poignées pour se donner de l’énergie lorsqu’il lui fallait travailler jusque tard dans la nuit.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 09:00
Hubert de Boüard pratique la novlangue djeune, Jacques Dupont la clef des sols et les « sans-papiers » de la gauche…

Être tout à la fois juge et partie, c’est-à-dire propriétaire et conseil de propriétaires, on les dénomme œnologues-conseils, permet à l’un des plus médiatique d’entre-eux, Hubert de Boüard de Laforest, de dérouler un discours œcuménique mêlant l’expérience du vieux cheval blanchi sous le harnois à la novlangue pratiquée par les djeunes.

 

C’est un cas d’école à étudier dans les fameuses écoles de commerce qui fleurissent un peu partout.

 

Le sieur Dupont et son compère Bompas, eux, mêlent pédagogie et compétence, loin de l’enivrement de l’encens de ce cher Hubert au sécateur doré et des langues de vipères qui prospèrent sur les 2 fameuses rives de la Gironde.

 

« Et nous ne voudrions pas joindre nos voix aux sempiternelles turlutaines distillées par des gosiers qui en fait de dégustation ne savourent que les rumeurs. »

 

La parole est au Père Hubert :

 

Du nord au sud, et de l’est à l’ouest, il y a de très beaux vins, que ce soit en rouge, ou en blanc sec comme liquoreux… des très grands vins sur les deux rives…

 

Rive droite, on a des merlots à tomber tellement c’est bon.

 

Et rive gauche, on trouve des cabernets sauvignons à se damner et des cabernets francs très bons.

 

Le nord-Médoc est absolument exceptionnel

 

Les vignobles de Saint-Emilion sur argiles se distinguent de façon incroyable.

 

Il y a aussi de superbes vins à Pomerol, à Margaux, ou en Pessac-Léognan.

 

Ce millésime va faire le bonheur des consommateurs : ne passez pas à côté, il va y avoir des vins fabuleux et souvent pas chers, avec dans l’entrée de gamme, des vins uniques.

 

2016 a un vrai classicisme moderne, qui se donne facilement, ce n’est pas un classicisme austère.

 

C’est peut-être dans son style l’un des deux ou trois plus grands millésimes d’Angélus que je considère avoir faits sur la propriété, avec 1989 et 2005. Il a cette trame à la fois sur l’élégance, la pureté, une précision diamantaire, il est cristallin et a une grande buvabilité. Des vins tellement construits du début à la fin, c’est juste un vrai bonheur!

 

On a un grand millésime à Bordeaux. Il faut être ambitieux, mais ne pas faire n’importe quoi, être réaliste… il ne faut pas prendre le consommateur pour un pigeon, c’est lui qui nous fait vivre… Il doit y avoir un respect mutuel : le consommateur doit respecter le producteur qui a travaillé, investi et demande une augmentation, tout comme le producteur respecte le consommateur. C’est comme l’amitié, quand un seul donne, ça ne fonctionne pas ! C’est sûr qu’on va avoir une demande dans le monde.

 

Ce millésime doit être un millésime de reconquête de certains marchés.

 

La parole est donnée maintenant aux frères convers Dupont et Bompas :

 

On le sait, une vaste région comme le Bordelais n'est pas composée d'une sorte de socle uniforme recouvert d'une terre idéale qui accueille avec bonheur les ceps offerts là par quelque dieu barbu et jouisseur. Un terroir de vin est d'abord et avant tout une construction humaine. Ce sont en effet les hommes qui ont décidé d'implanter à un endroit la vigne pour souvent des raisons marchandes (facilité de transport, proximité d'une ville, d'un fleuve, d'un port…) Après, ils n'ont pu le faire que si effectivement le relief, le climat et les sols permettaient cette culture. Souvent, il leur a fallu aménager profondément, modifier les lieux de production.

 

La suite ICI 

 

Cela se murmurait dans les « milieux bien informés » bordelais, c'est-à-dire œnologues, courtiers et négociants, qui auscultent verre en main le vin depuis sa naissance : sur la rive gauche, le millésime 2016, à l'inverse de 2015, aurait mieux réagi aux aléas climatiques que sur la rive droite.

 

La rive gauche de la Garonne, ce sont le Médoc et la région des graves. La rive droite, comprend Pomerol, Saint-Émilion and Co. Une limite naturelle qui longtemps a fait office de quasi-frontière. Pour les vieux Médocains, il était hors de question de s'aventurer en terre inconnue, rive droite, sauf pour un enterrement et encore si le défunt figurait sur la liste des très proches. Là-bas, c'était ailleurs. On savait qu'on y faisait une sorte de boisson, du vin peut-être, mais certainement pas du bordeaux.

 

Évidemment, avec le temps et les moyens de communication modernes qui relient, sans fil, tribus et communautés, les mentalités ont bien évolué. On se parle. Mais il n'est guère difficile pour un esprit un tant soit peu taquin de réveiller les vieilles rivalités. Il n'y a pas si longtemps qu'un maître de chai d'un cru classé du médoc nous affirmait : « Pour griller l'entrecôte, il n'y a que les sarments de cabernet-sauvignon qui conviennent ! Même les gars de Saint-Émilion viennent en chercher chez nous. » À Saint-émilion, le cépage merlot domine et le cabernet-sauvignon se fait rare. À la lumière de telles sentences et sur un sujet aussi grave que la cuisson de l'entrecôte, on saisit mieux les difficultés rencontrées pour bâtir une Europe des peuples…

 

Bref, 2016 s'annoncerait globalement meilleur sur la rive gauche. À la lumière d'un premier tour de piste sur 70 échantillons en provenance de toutes les appellations du médoc ce matin, on ne peut que confirmer. Aujourd'hui en effet, on dégustait les « sans-papiers » de cette région.

 

La suite ICI 

 

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