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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 06:00

Peut être une représentation artistique de 2 personnes et intérieur

Napoléon, bicentenaire de la mort d'un génie controversé

Robert Colonna d'Istria © Marianne Tessier

- Attendu que l’auteur de cette première autobiographie imaginaire de l’Empereur est corse, un corse au nom illustre, Colonna d'Istria, Robert, un corse dont j’ai beaucoup apprécié Une famille corse 1200 ans de solitude chez Plon (1)

 

 

- Attendu que «Moi, Napoléon Bonaparte, le plus illustre personnage de l’histoire de France, je vais vous raconter mon histoire, mon histoire vraie, pas la légende. Sainte-Hélène : je viens de dicter les Mémoires, la version officielle de ma vie, mais je rédige secrètement pour la postérité, un autre texte. Destiné à n’être publié que longtemps après ma mort, ce récit dit toute la vérité sur mon épopée

Peut être une image de 1 personne, vêtements d’extérieur et livre

 

- Attendu que JPK est l’auteur de La Chambre Noire de Longwood et d’Outre Terre (2)

photo--27-.JPGJean-Paul Kauffmann n’écrit pas de romans et pourtant j’ai lu son dernier livre OUTRE-TERRE comme un roman.

 

- Attendu que Lisa d'Orazio et Frédéric Bertocchini – d’Alta Frequenza ont reçu l'auteur et historien Robert Colonna d'Istria pour son ouvrage intitulé Moi, Napoléon Bonaparte, aux éditions Tohu-Bohu. « L'auteur a réalisé le pari audacieux d'écrire une autobiographie imaginaire dans laquelle l'empereur Napoléon Ier révèle des aspects plutôt méconnus de sa vie privée. Un ouvrage écrit à la première personne donc, qui permet au lecteur d'approcher au plus près Napoléon Bonaparte. Le texte est illustré de reproductions et accompagné de quarante fac-similés de documents historiques, comme par exemple l'acte de naissance de Napoléon, son diplôme d'officier, des lettres ou encore des ordres de mission » ICI 

 

           

 

- Attendu que vous avez échappé au titre Dans la peau de Napoléon en référence au film Dans la peau de John Malkovich, Being John Malkovich, de Spike Jonze, sorti en 1999. Clin d’œil à Ciné Papy dont je ne suis pas certain que ce fusse sa came…

 

Dans La Peau De John Malkovich - Univers-L

 

- Attendu que le dit  Napoléon fut l’érecteur du Conseil d’État vous avez eu droit aux attendu que du dit Conseil d’État : Que reste-t-il du Conseil d’État napoléonien ? ICI 

 

Les origines du Conseil d'État

 

 

 

(1)

4 avril 2013

À Sainte-Hélène les anglais ne servaient que du bordeaux à Napoléon alors qu’il avait une prédilection pour le bourgogneICI

 

La chambre noire de Longwood

 

(2)

21 février 2016

Jean-Paul Kauffmann n’écrit pas de romans et pourtant j’ai lu son dernier livre OUTRE-TERRE comme un roman. ICI

 

 

Peut être une image de 1 personne, vêtements d’extérieur et texte qui dit ’Robert Colonna d'Istria NOUVEAUTÉ AVRIL 2021 moi, NAPOLÉON BONAPARTE MOI, NAPOLÉON BONAPARTE r AUTOBIOGRAPHIE IMAGINAIRE DE L'EMPEREUR PAR ROBERT COLONNA D'ISTRIA LIVRE BROCHE DE 240 PAGES FORMAT 80ILLUSTRATIONS COLLECTION BIOGRAPHIE THEMES CLIL 3660 5 MAI 1821 5 MAI 2021 BICENTENAIRE DE LA MORT DE NAPOLÉON BONAPARTE Autobiographie imaginaire de l'Empereur 19€ SBN 978-2-37622-202- B TOHUBOHU 9782376222026 EDITION’

Aucune description de photo disponible.

Peut être une image de 1 personne et vêtements d’extérieur

Peut être une image de 1 personne

Peut être une image de 2 personnes

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’REMISE EN VENTE AVRIL 2021 sollle PROCL AMA TION DU GENERAL Le, Brumaire, onze heures BONAPARTE. CHEF EE du du soir.’

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 06:00

UN NOUVEAU CHEF AU RESTAURANT BOURGUIGNON ÉTOILÉ LES CLIMATS – PARIS 7 –  Les bonnes adresses de Vanessa

Enfin, ce 9 juin vint, un jour neuf, libération des confinés, les restaurateurs ouvraient grandes leurs portes et fenêtres, l’heure des mets et des nectars raffinés sonnait.

 

Cap sur la rue de Lille, au 41, à 12 heures pile je descendais les marches menant au jardin secret des Dames des Postes.

 

La Maison des Dames des Postes, Télégraphes et Téléphones date de 1905. Construit par l’architecte Eugène Bliault dans le style Art nouveau, l’édifice cache un charmant jardin secret à l’arrière. C’est aujourd’hui un restaurant réputé, les Climats. ICI

 

L’établissement était destiné aux opératrices qui géraient les communications. Il comprend un foyer, 111 chambres individuelles chauffées, des douches, un restaurant.

 

 

Sur la rue, l’immeuble présente une belle façade brique et pierre. Pourtant, ne vous fiez pas à ce parement, car l’immeuble est un des premiers construits à Paris avec une structure béton. Au rez-de-chaussée, des ouvertures simples ou doubles sont ménagées dans des arcades surbaissées en pierre.

 

À l’intérieur, le décor Art nouveau d’origine a été sublimé par la décoratrice Bambi Sloan pour servir de cadre au restaurant Les Climats. La plus belle pièce, la salle Sarah Bernhardt, abrite la salle de restaurant. Elle conserve des plafonds voûtés agrémentés de motifs floraux, ainsi que des superbes vitraux.

 

Les Climats

 

 

A l’arrière, une verrière abrite le jardin d’hiver donnant sur un charmant jardin secret où l’on peut déjeuner (fermé le soir). Un bar très cosy complète l’établissement.

 

LES VINS — Les Climats

41 rue de Lille – M° Solférino – Tel : 01 58 62 10 08

 

On m’installa avec tous les honneurs dû à mon rang de déconfiné amateur de gamelle et de bonnes gamelles.

 

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 06:00

Musée SACEM: Couverture de partition "J'ai deux amours"

1930 les années folles s’essoufflent, Joséphine Baker revient à Paris après une tournée mondiale de deux ans. Henri Varna, propriétaire du Casino de Paris, où Mistinguett triomphe, propose une nouvelle revue à Joséphine Baker, au titre bien dans l’esprit de l’époque : Paris qui remue.

 

Casino de Paris – Josephine Baker – Paris qui Remue Poster (Artiste : Zig  Louis Gaudin) France C. 1930: Amazon.fr: Epicerie

 

Deux jours avant la première, force est de constater qu’il manque dans la seconde partie un titre fort. On sollicite Vincent Scotto, le compositeur français le plus prolixe. Il sèche. Et puis, rue de la Chaussée d’Antin, quelques notes tournent dans la tête de Scotto, il demande à Géo Kruger, son parolier, une feuille de papier. Appuyés contre une porte cochère, ils écrivent, en quelques instants, les paroles et la musique de ce qu’ils intitulent J’ai deux amours.

 

Le 78 tours de J’ai deux amours obtiendra le Grand Prix du Disque.

Osez Joséphine Baker au Panthéon !

Josephine Baker's Paris | Soul Of America | Paris

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 06:00

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/ff209320-c233-4ec4-87c2-7ef544fe8518_2.jpg

Le bon petit vin pas cher, ce fut le vin populaire, dénommé  VCC, de consommation courante, puis de Table sous l’OCM vin, ceux qui le consommaient le trouvaient bons, j’en ai vendu beaucoup dans des litres étoilés, je n’en suis ni fier, ni repentant, autre temps. Le vin bouché, dit AOC, c’était celui des bourgeois, petits et grands, même si les GCC de Bordeaux ne chalutaient pas en ce temps-là dans le CAC 40 et que la Romanée Conti chère à Aubert de Villaine rapportait moins que les propriétés familiales dans le Charolais voisin.

 

Et puis, les classes populaires, terreau des cocos, les travailleurs manuels laissèrent une large place aux cols blancs. Le vin populaire fut enterré sans fleurs ni couronnes, l’heure était venue de démocratiser les AOC, en faire des produits de consommation courante, bien lissés par les œnologues, gorgés de poudre de perlimpinpin. L’ambition des viticulteurs se résumait en une formule triviale : tous en première division ! Plus de mauvais vin, le duo Bettane&Desseauve pouvait enfin recharger ses accus avec les vins du grand Gégé biodynamique.

 

Et puis vinrent, selon la légende des pioupious urbains, les sans-culottes, les hurluberlus en tongs et dreadlocks, ceux qui allaient en faire la Révolution grâce aux vins qui puent. Ce fut, et c’est encore, la ruée vers la Nouvelle Frontière, Nossiter en guide, disparu dans l’oubli aujourd’hui, des pionniers affrontant à leurs risques et périls les affres de dame nature. Je ne raille pas, pour les vignerons qui défrichèrent le terroir il en fut ainsi, mon ironie et tournée vers les apôtres, surtout ceux qui surfèrent, comme Jésus marchant sur l’eau, sur la nouvelle tendance afin de se constituer un petit fonds de commerce.

 

Je n’ai rien contre les fonds de commerce, j’ai le mien, mais ce qui hérisse mes poils blancs de vieux con buveur de vin nu, c’est l’antienne qu’ils entonnent, comme le font les adeptes de la LPV à propos des GCC, : « Rançon du succès, les prix de ces vins ont tendance à flamber. « Il devient de plus en plus difficile pour nous de sélectionner 150 vins à 15 euros maximum, constate Antonin Iommi-Amunategui qui, avec le Glou Guide, espérait démocratiser le courant nature. Certains vins deviennent les nouveaux grands crus et étiquettes d’aujourd’hui.»

 

En creux, dans le non-dit de ce regret, ça signifie que ces zélotes du bon petit vin nu pas cher, se fichent comme de leur première chemise de quoi et de comment les vignerons vivent ou vivront. La révolution par procuration, sur le dos des autres, c’est commode et sans risques. Ça me fait chier !

 

L’article du sieur DAVET du Monde, traduit bien en dépit de son intitulé ENQUÊTE, cet entre soi, si douillet, si rassurant, tout en étant relativement intéressant, il passe à côté des réalités du monde du vin d’aujourd’hui, l’écume n’est que de la mousse, analyser le fond des choses, sortir des analyses faciles, des idées reçues demande de s’en extraire.

 

Comme le disait le Grand Charles à propos de l’Europe « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l’Europe !", "l’Europe !", "l’Europe !", mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. », nos révolutionnaires en peau de lapin, eux aussi, cul sur leur fauteuil, s’agitent comme des cabris, qu’ils sachent que le nouveau vieilli si vite, que leur petit marigot va s’assécher, les laissant sur le flanc. Tant pis !

 

Se poser la question : quel est le vrai prix d’un vin est une ineptie, comme si celui-ci n’était que la résultante de son prix de revient.

 

Pose-t-on la question aux avocats à propos de leurs honoraires ?

 

Si on en veut un bon, on paye le prix, les honoraires de Dupont-Moretti et d’autres, qui se la jouent défenseur de la veuve et de l’orphelin, ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale, ils sont la résultante de leur notoriété.

 

Les vignerons nature, sauf ceux qui ont vraiment choisi un mode de vie sobre, ne sont pas des bienfaiteurs du petit monde des licheurs de vins nu, suant derrière le cul de leur bourrin tirant la décavaillonneuse, vivant d’amour et d’eau fraîche, penser et écrire ainsi c’est aussi pire que de traiter, comme l’immense Bettane, les vignerons bio de CONS.

 

Il n’y a pas de vaccin contre le MÉPRIS, y’en aura jamais, mais ça en est avec une enveloppe de bonne conscience et c’est pire.

 

 

 

Un communiqué de notre ami Lefred-Thouron. | Glougueule

Tous les goûts sont dans le vin nature

 

Par Stéphane Davet

 

ENQUÊTE

 

Autrefois réservé à quelques originaux, le mouvement compte désormais près de 1 500 vignerons portés par une même démarche éthique. Une lame de fond, cadrée par un label depuis mars 2020, et de belles réussites gustatives.

 

 

Longtemps chassé comme un malpropre, le naturel est revenu au galop. La caricature, qui cantonnait le vin nature à une mode pour bobos vantant les mérites de quilles « glouglou » fleurant le poney ou la souris, s’efface aujourd’hui devant une réalité bien plus enthousiasmante.

 

« A mes débuts, il y a onze ans, 5 % de mes clients avaient peut-être entendu parler des vins naturels. Aujourd’hui, seul 1 % d’entre eux n’y connaît rien. » Agnès Baracco, de la cave Au Bon Vingt

 

Ces ovnis (objets vinicoles non identifiés) se révèlent un phénomène de fond porté par un nombre exponentiel de vignerons fuyant les diktats de l’agro-industrie et relayé par une communauté internationale de consommateurs, cavistes, journalistes, sommeliers autant convaincus par la démarche éthique que par les réussites gustatives. Ces bouteilles offrent désormais une diversité capable de plaire aux rebelles fuyant les jajas de papa autant qu’aux amateurs de grands vins, purs, droits, exprimant leur terroir.

 

« A mes débuts, il y a onze ans, 5 % de mes clients avaient peut-être entendu parler des vins naturels, estime Agnès Baracco d’Au Bon Vingt, cave spécialisée du 20e arrondissement de Paris. Aujourd’hui, seul 1 % d’entre eux n’y connaît rien. » « Il y a dix-huit ans, on s’appuyait sur une cinquantaine de vignerons, aujourd’hui nous avons plus de 500 références », abonde Olivier Cochard, incontournable caviste bio et nature de Rennes, qui a ouvert sa boutique, Histoires de vins, en 2003. « Plus d’un millier de caves spécialisées ou favorables aux vins naturels maillent désormais le territoire », se félicite Antonin Iommi-Amunategui, auteur, entre autres, du Manifeste pour le vin naturel (Editions de l’Epure, 2015) et rédacteur en chef du Glou Guide (Cambourakis), sélectionnant 150 vins naturels à « 15 euros maxi ».

 

Un marché qui augmente de 20 % à 30 % par an

 

« Le boom date du milieu des années 2010 », analyse Tegwen Naveos, patron de la cave en ligne Pur jus, lancée en 2013, consultée mensuellement par près de 300 000 lecteurs. « Tout un public a eu le temps de se faire son éducation et la maîtrise des vignerons a beaucoup progressé. Le marché des vins nature augmente désormais de 20 % à 30 % par an. » Alors que celui des bouteilles bio augmente annuellement de 14 %, quand celui du vin en général baisse de 4 %. « Je pourrais vendre trois fois plus que ce que je produis aujourd’hui », constate, comme d’autres de ses confrères, le vigneron aveyronnais Nicolas Carmarans, dont 70 % des 30 000 bouteilles annuelles partent à l’export.

 

 « Le jour où on aura à l’Elysée quelqu’un qui achète du vin nature, il y aura une vraie volonté politique de mettre le sujet sur la table de l’Europe »

 

La création, en mars 2020, d’un label « vin méthode nature », lancé à l’initiative du Syndicat de défense des vins naturels, a mis un peu de clarté dans le flou artistique entourant jusque-là cette mouvance. Sur le cahier des charges, approuvé par les fraudes et l’INAO, le vin méthode nature doit être certifié bio, issu de vendanges manuelles, sans ajout ni modification œnologique lors de la vinification, à l’exception d’un maximum de 30 mg/l de soufre (un vin blanc sec conventionnel peut en contenir jusqu’à 210 mg/l). Ce label permettra ainsi de mieux visualiser la réalité d’un milieu qui concernerait aujourd’hui près de 1 500 viticulteurs en France. Un chiffre certes encore modeste, mais une tendance à l’impact grandissant.

 

Un engagement écologique

 

L’essor de ce mouvement est bien sûr en phase avec un désir croissant de vivre dans le respect de la planète, en mangeant et en buvant plus sainement. L’engagement écologique a été à l’origine de nombre de vocations, comme celle d’Éric Pfifferling, 59 ans, vigneron vedette de Tavel et ancien apiculteur, qui se souvient d’avoir été « extrêmement marqué par la crise de la vache folle, décisive dans notre façon de comprendre et de combattre une agriculture inféodée à un système de production ».

 

Ces convictions sont, dès l’origine, allées de pair avec une quête gustative. Pas un hasard si tous les pionniers de vins qu’on n’appelait pas encore nature – Marcel Lapierre, Thierry Puzelat, Guy Breton, Georges Descombes, Antoine Arena… – ont accompagné la révolution gourmande de la bistronomie. En même temps qu’ils s’éloignaient des produits de luxe et du service guindé, des chefs précurseurs, comme Yves Camdeborde (La Régalade), Raquel Carena (Le Baratin) ou les frères Delacourcelle (Le Pré Verre), ont fui la sommellerie d’étiquettes pour se rapprocher de vignerons qui leur ressemblaient.

 

Une seconde vague bistronomique

 

Eveillant la curiosité d’un nouveau public, cette démarche a encore été amplifiée, dans les années 2000, par une seconde vague bistronomique, menée par des chefs tels Iñaki Aizpitarte (Le Chateaubriand) ou Grégory Marchand (Frenchie), dont la cuisine ultra-créative et les ambiances relax s’alliaient à des vins revendiqués à présent comme naturels. « De la même façon que Bertrand [Grébaud] cherche à s’assurer de l’origine des légumes, des poissons ou des viandes qu’il cuisine, il était logique de défendre des gens qui travaillent leurs vignes, leurs sols et leurs vins dans le respect de la nature », insistait ainsi Théo Pourriat, complice en salle et en cave du chef de Septime, restaurant étoilé du 11e arrondissement de Paris.

 

Bistrots, restos et cavistes n’ont depuis cessé d’être les meilleurs ambassadeurs d’une effervescence qui a pu être à la viticulture conventionnelle ce que le mouvement punk a été au rock standardisé. Une apologie de l’instantanéité, du « small is beautiful », de la prédominance de l’émotion et de l’énergie sur la technique. Avec ce qu’il fallait de provocation, d’envie de tabula rasa. Peu importait, dans un premier temps, les approximations, les dissonances, tant le vent de fraîcheur décoinçait les carcans et brisait l’ennui.

 

Jusqu’à ce que ces appels d’air deviennent eux-mêmes des poses, des tics, des dogmes et de nouveaux standards. Qu’il s’agisse des calembours en guise de noms de cuvée, des déviances vantées comme des qualités, du « zéro soufre obligatoire » dicté par certains ou de la paradoxale uniformisation des vinifications.

 

« Comme beaucoup, à la fin des années 2000, je me suis un peu perdu dans le recours systématique à la macération carbonique », reconnaît Eric Pfifferling. « Elle favorise des notes fruitées, mais gomme les notions de cépage et de terroir. Je m’en suis rendu compte quand, lors d’une dégustation, on m’a demandé si je venais du beaujolais », ajoute celui qui se passionne désormais pour l’élevage longue durée de ses profonds rosés de Tavel, en s’autorisant, à la mise en bouteille, d’infimes doses de SO2.

 

« Il était dommage que les vins naturels soient d’abord reconnaissables à leurs défauts », rappelle Antoine Sunier, jeune espoir du Beaujolais, célébré pour ses régniés et ses morgons. La moindre déviance lui « prend vite la tête ». « Je recherche des vins droits, insiste-t-il, du fruit, de la dentelle, mais avec une belle structure. »

 

Encore quelques punks

 

Certes, il reste quelques punks dans les vignobles. Et des fans pour les apprécier. « Une génération a grandi avec ces vins, certains goûts jugés déviants par certains peuvent être la norme pour d’autres », explique Antonin Iommi-Amunategui en défendant une notion de défaut dont le curseur peut être subjectif. « Certains vins flirtent avec ces complexités et nous n’avons pas tous la même tolérance à l’aventure. »

 

Les cavistes jouent un rôle-clé en termes de conseil et de pédagogie. Olivier Cochard, à Rennes, peut ainsi orienter ses clients, des vins les plus faciles – les fameux glouglou, à la buvabilité toujours très en vogue – aux plus libres. « Comme ceux de Daniel Sage, entre Rhône, Ardèche et Loire, que j’adore, mais pas forcément à mettre entre toutes les mains. »

 

Les vins nature semblent pourtant sortir en majorité de leur crise d’adolescence. Un peu comme quand un groupe comme le Clash signait des chefs-d’œuvre de variété stylistique (London Calling [1979], Sandinista ! [1980]) après les brûlots ébouriffés de leur début, les chiens fous de la viticulture aspirent désormais à de grands vins.

 

Leur soif de liberté les contraints parfois à quitter leur appellation d’origine contrôlée. Malgré la plus-value commerciale qu’auraient pu représenter pour lui les différentes AOC bourguignonnes des hautes-côtes-de-nuits, Yann Durieux a finalement décidé de se passer de ses renommées AOC quand il a créé son domaine, Recrue des Sens, au début des années 2010 : « Je n’étais pas d’accord avec ce que les représentants de l’AOC voulaient mettre dans le verre et “être comme tout le monde” n’est pas le genre de la maison. » Il revendique vouloir faire, sans soufre, « des choses magnifiques, exacerbant quelques-uns des plus beaux terroirs du monde ». Sous leurs noms primesautiers, Pif and Love, Black Pinot, Les Ponts, ses cuvées s’arrachent dans le monde entier (75 % de ventes à l’export) à des tarifs de grands crus.

 

D’autres se sont battus pour intégrer leur AOC. « J’avais vécu comme un déni d’existence le fait d’en être exclu » se souvient Eric Pfifferling, si attaché aux veines calcaires de son terroir. Ironie de l’histoire, il fait désormais partie du comité de dégustation agréant l’AOC de tavel. La qualité de ses vins sert désormais de marqueur à une appellation qui, avant cela, faisait surtout recette dans les restaurants chinois.

 

Des prix qui flambent

 

Le travail de fond de la génération des vignerons bio et nature a, de la même façon, hautement profité à des régions qui avaient perdu de leur prestige, en particulier en Alsace (citons Pierre Frick, Bruno Schueller, Patrick Meyer, Christian Binner) et dans le Jura (la légende Pierre Overnoy, Jean-François Ganevat, Stéphane Tissot ou le regretté Pascal Clairet).

 

Après s’être méfiés de leurs déviances et instabilité, les restaurants étoilés mettent maintenant volontiers les vins naturels à leur carte. « Ces vins possèdent une originalité qui peut surprendre des clients en quête d’expériences. Mais aussi, souvent, une finesse, une profondeur d’expression permettant des accords pointus et précis », raconte Jean-Baptiste Klein, sommelier (MOF 2018) et chef de cave du Chambard, hôtel-restaurant deux macarons, à Kaysersberg (Haut-Rhin). Grand amateur de vins orange, il les associe, par exemple, à des asperges ou à une choucroute végétarienne.

 

Rançon du succès, les prix de ces vins ont tendance à flamber. « Il devient de plus en plus difficile pour nous de sélectionner 150 vins à 15 euros maximum, constate Antonin Iommi-Amunategui qui, avec le Glou Guide, espérait démocratiser le courant nature. Certains vins deviennent les nouveaux grands crus et étiquettes d’aujourd’hui. »

 

Stéphane Davet

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 08:00

Comme souvent, je joue sur les mots, Télérama dit avoir un peu aimé Être Cary Grant, l’essai de Martine Reid, en effet en amour je suis toujours dans l’excès : beaucoup, à la folie, pas du tout, le un tout petit peu n’est pas ma came. En effet, j’ai acheté ce livre en pensant commettre une chronique dans le style : j’ai toujours rêvé d’être Cary Grant. Pourtant je n’ignorais rien de ce que fut la vie de Cary Grant.

 

Être Cary Grant

12 janvier 2020

James Ellroy lève le voile sur la face caché de l’élégant Cary Grant « S’il avait le menton « en fesses d’ange », Cary Grant n’en était certes pas un » ICI 

 

L’essai de l’universitaire Martine Reid m’a fatigué : à trop vouloir prouver on lasse, et ce livre m’a fatigué. Je suis allé au bout avec l’espoir que l’autrice m’apportât plus pour étayer son portrait en partie double d’Archibald Leach, enfant pauvre d’une étrange famille de Bristol, Cary Grant, acteur immensément riche et célèbre grâce à Hollywood.

 

Pages 21-22

 

« Pas question pourtant de lui conserver son prénom et son patronyme d’origine. Il lui faut un nom de scène, « easy tosay, hard to forget ». Dans la comédie musicale où il figurait à Broadway quand il a été repéré par l’agent de la Paramount, Archibald Leach incarnait un personnage  du nom de Cary Lokwood. L’acteur se verrait bien porter ce faux nom mais Lokwood est déjà utilisé au cinéma. Zukor lui aurait présenté une liste de noms possibles qu’il tenait à la disposition des jeunes comédiens. « Cary »  ce serait décidé pour le premier nom venu, « Grant ». Il serait « Cary Grant. Drôle d’assemblage en vérité, qui attribue un nom de comédie à un général de la guerre de Sécession devenu ensuite le dix-huitième président  des Etats-Unis (il figure sur les billets de 50$). Certaines publicités pour le nouveau « Grant » ne manqueront pas de faire le rapprochement.

 

Ce qui arrive à Leach n’est pas bien original.

 

La liste est longue « les patronymes qui ne sont pas anglais, et qui signalent une ascendance étrangère ou une origine juive, sont le plus généralement modifiés :

 

  • Fred Astaire : Frederick Austerlitz
  • Greta Garbo : Greta Gustafsson
  • Joan Crawford : Lucille Le Sueur
  • Rita Hayworth : Margarita Cansino
  • Lauren Bacall : Betsy Perske
  • Tony Curtis : Bernard Schwartz.

 

La liste est longue.

 

Alors pourquoi le cas de Cary Grant serait-il un cas, un sujet d’étude universitaire ?

 

C’est toute l’ambiguïté et la difficulté de l’exercice.

 

Cary Grant

© Visual

 

À l’écran, il demeure l’incarnation de l’idéal masculin, « élégant, séduisant, drôle, riche et tout sourire, décidément heureux sans l’ombre d’un doute ». Mais à la ville, « celles qui le quittaient utilisaient les mêmes mots pour évoquer les mêmes problèmes : cruauté mentale, violence physique, alcoolisme, dépression chronique, infidélités ». La vie de Cary Grant (1904-1986) évoque un ­remake de Docteur Jekyll et Mister Hyde à l’ère de la société du spectacle. Né pauvre dans une famille dysfonctionnelle de Bristol en Angleterre, Archibald Leach est devenu immensément riche et célèbre aux États-Unis une fois pourvu par Hollywood de son pseudonyme de fantaisie, « comme un chien porte un collier, un prisonnier son matricule ».

 

Dans un essai biographique souvent vif et stimulant, Martine Reid analyse le « leurre » qu’a constitué l’existence de l’acteur de La Mort aux trousses. Comment, par exemple, les studios qui l’employaient ont tout fait pour cacher sa bisexualité au grand public — l’homme qui faisait tomber les femmes dans presque tous ses films a longtemps été le compagnon de bamboche (et plus, car affinités), de Randolph Scott, autre archétype de la virilité dans le cinéma américain.

 

L’universitaire montre à quel point la belle image cinématographique d’un être parfaitement sain de corps et d’esprit n’était qu’apparence : « un individu sans corps véritable, sans pensée propre, sans autre vie que celle que le cinéma raconte pour lui dans les films où il apparaît ». La tragédie d’Archibald Leach est qu’il a tenté jusqu’au bout de jouer ce personnage de fiction dans la vraie vie — « Tout le monde rêve d’être Cary Grant. Même moi, je rêve d’être ­Cary Grant », avoua-t-il un jour. Dommage que l’autrice, si pertinente dans son étude de la persona de l’acteur, consacre trop de pages à des généralités rebattues sur le système hollywoodien.

 

| Éd. Gallimard, 160 p., 16 €.

 

Samuel Douhaire

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 06:00

Pierre Dumayet : "Relire c'est aussi naturel qu'aimer"

« J'ai décidé d'être vieux. Continue sans moi », lui avait dit son complice Pierre Dumayet (1923-2011), disparu un 17 novembre : drôle de cadeau que faisait l'homme de Lectures pour tous à son ami de trente ans Robert Bober né un 17 novembre, aussi, mais en 1931, à Berlin. Mais rien ne devait pourtant les séparer, même pas la mort.

 

La preuve, Bober, révélé comme écrivain par Quoi de neuf sur la guerre (POL) prix du livre Inter 1994, fait revivre Dumayet dans son nouveau livre, Par instants, la vie n'est pas sûre.

 

Un livre « épatant », de ce mot d'avant, ce mot charmant qu'affectionnait Pierre Dumayet et que les lecteurs enfin réadmis dans les librairies vont pouvoir déguster – il faut fêter ça ! – en entrant dans l'histoire de cette grande amitié, parce que c'était Robert parce que c'était Pierre. ICI  

 

Ce matin je ne fais pas dans la nouveauté littéraire, je vous propose 2 livres, que j’ai beaucoup aimé, qui sont déjà de la bouteille :

 

  • Tribulations d’un précaire d’Iain Levinson 2007 chez Liana Levi

 

Tribulations d'un précaire - Iain Levison • Éditions Liana Levi

 

« Au cours des dix dernières années, j’ai eu quarante-deux emplois dans six États différents. J’en ai laissé tomber trente, on m’a viré de neuf, quant aux trois autres, ç’a été un peu confus. C’est parfois difficile de dire exactement ce qui s’est passé, vous savez seulement qu’il vaut mieux ne pas vous représenter le lendemain. Sans m’en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. À deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : “Je suis ouvrier agricole”. Moi, je n’en sais rien. L’autre différence, c’est que Tom Joad n’avait pas fichu 40 000 dollars en l’air pour obtenir une licence de lettres.

 

Plus je voyage et plus je cherche du travail, plus je me rends compte que je ne suis pas seul. Il y a des milliers de travailleurs itinérants en circulation. »

 

Iain Levison, romancier américain, né en Ecosse, a connu cette vie précaire, ces itinéraires de picaro, d’apprentissage sur le tas, live, de la survie, des petits boulots, des gagne (peu de) pain. Entre le Figaro de Beaumarchais, si l’on veut rendre le tableau littéraire, et le tocard, Dude, Big Lebowki des frères Coen, pour le pan cinématographique. Ses romans offrent la peinture sans concession d’une Amérique loin des clichés, celle d’une permanente Grande Dépression, tant financière qu’existentielle, celle où les self-made-men ne sont que des laissés pour compte et repris pour contes, dans ces romans entre fable et réalisme, chronique et loufoquerie. Du roman social mâtiné de drôlerie.

 

La suite ICI 

 

Quelqu'un d'autre - Tonino Benacquista - SensCritique

 

  • Quelqu’un d’autre de Tonino Benacquista 2002 Gallimard folio

Pour l’anecdote, celui-ci il m’a été offert par la FNAC alors que j’allais y retirer un paquet sur le présentoir des livres gratuits à prendre sans restriction. Il s’avère, qu’en ce temps de Rolland, le livre commence par un match de tennis et se termine par un match de tennis entre les deux héros : Blin et Gredzinski

 

« Tonino Benacquista excelle dans l’analyse psychologique. Ces deux portraits d’hommes parvenus au milieu de leur existence tiennent par la grâce du détail, des gestes du quotidien, de leurs réflexions désabusées. En allant ainsi fouiller les tréfonds de l’âme de ses personnages, Benacquista vise juste et bien. Construit en alternant les deux destins, ce roman prouve à quel point son auteur maîtrise parfaitement son sujet. Et cette histoire donne franchement à réfléchir. Faut-il libérer l’"Autre" qui sommeille en nous ou bien le laisser en paix ? La réponse fournie par Benacquista n’est pas franchement tranchée. Et c’est justement cette incertitude qui est savoureuse ! » ICI  

 

Le fameux passing shot de revers d’Adriano Panatta à Rolland Garros en 1976

 

1976 - UN JOUR, UN POINT CULTE : LE PLONGEON DE PANATTA ICI 

 

Service-volée, évidemment. Le retour "let" de Hutka déstabilise l'Italien, dont la remise approximative l'expose à un lob de revers. Panatta "jumpe". Mais son smash de revers est un peu court. Hutka est là. Il tente le coup de grâce en glissant un malicieux passing de revers court croisé. Adriano est débordé, mais il n'est pas battu. D'une extension de félin, il se jette sur la balle comme on se précipite vers son destin. Et la catapulte dans le court vide

 

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 08:30

Le dos - Lamuscusoft

Avoir bon dos signifie être le coupable idéal

 

Cette expression serait née dans le courant du XVIIe siècle de la comparaison avec les charges que devaient parfois porter les paysans ou les ouvriers. Il arrivait en effet que ces derniers doivent transporter des fagots de bois ou des matériaux de construction très lourds sur leurs dos. On disait alors qu’ils avaient «bon dos», dans le sens où ils étaient assez forts pour assumer la charge de travail, si bien que certains employeurs profitaient d’eux.

 

Quelle est l'origine de l'expression «avoir bon dos» ? | CNEWS

 

Par extension, la formule a ensuite servi à désigner les personnes sur lesquelles on rejette injustement une faute ou une responsabilité lourde. L’expression «avoir bon dos» a été attestée en 1690 par le poète et lexicographe de l’Académie française Antoine Furetière, grand ami puis rival de Jean de La Fontaine, dans son Dictionnaire universel.

 

« Quel bon dos a la mort ! s’écria-t-il. Quelle admirable charge de titres on lui fait allègrement porter, et comme il faut que les hommes aient de l’esprit pour employer ainsi la tombe à la vanité ! »

 

Victor Hugo, Les Misérables, chap. IV

 

Si ce matin je vous accroche avec cette expression surannée c’est pour deux raisons : la première et la seconde :

 

La première est que, pour certains, que je connais, profitant des portes et des fenêtres grandes ouvertes de ce blog, pour aller fouiner dans les coins et les recoins de mon petit roman, qui n’est rien d’autre qu’une fiction à deux balles, où je m’amuse à mélanger réalité et fiction, souvenirs et inventions, j’ai le dos large, tel Modestine, l’ânesse de bat de Stevenson. Je les en remercie, « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre». Suis un vieil homme indigne !

 

Cette allusion à mon âge, me permet d’évoquer la seconde raison qui motive l’érection de cette chronique, en effet : est-ce bien raisonnable de continuer à pratiquer le vélo à Paris à mon âge ?

 

Au vu de mon bilan gamelle la réponse semble être OUI !

 

Sauf que ces gamelles n’ont strictement rien à voir avec mon grand âge mais bien plus à l’absence de prise en compte, par les pouvoirs publics, nationaux et municipaux, du vivre ensemble sur la chaussée et les trottoirs des villes.

 

Aborder ce sujet c’est mettre en branle le grand jeu national : « c’est toujours la faute des autres ! »

 

Tout le monde y a bon dos, chacun se renvoie la balle des responsabilités des incivilités en fonction de sa position de piéton, d’adepte des 2 roues carbonées ou non, des 4 roues, d’opinions politiques, philosophiques, religieuses. Nous sommes un vieux pays de ramenards jamais contents, bourrés de grands principes, jamais mis en pratique.

 

J’en ai plein le dos !  

 

Et pourtant, avec mes gamelles à vélo, je puis vous assurer que le dos, le vrai (du latin dossum) est la face postérieure du corps humain située entre les épaules et le fessier.

 

Anatomie du dos

 

Structure. Le dos a une structure complexe constituée par :

 

  • la colonne vertébrale en son centre, elle-même composé de 32 à 34 os nommés vertèbres,

 

  • des disques intervertébraux positionnés entre les vertèbres,

 

  • des ligaments reliant les vertèbres entre elles,

 

  • la partie postérieure des côtes, fixée en partie sur la colonne vertébrale,

 

  • de nombreux muscles, dont les muscles profonds reliant les vertèbres entre elles et les muscles superficiels,

 

  • de tendons reliant les muscles aux os,

 

  • de vaisseaux sanguins et lymphatiques,

 

  • de la moelle épinière, partie du système nerveux central, située dans la colonne vertébrale.

 

Fonctions du dos

 

Rôle de soutien et de protection. La colonne vertébrale confère au dos un rôle de soutien de la tête et de protection de la moelle épinière.

 

Rôle dans la mobilité et la posture. L’ensemble des éléments constitutifs du dos permet de préserver la posture du tronc et ainsi maintenir la position debout. La structure du dos permet de nombreux mouvements comme les mouvements de torsion du tronc, de flexion du tronc ou encore de traction.

 

Tout ça pour vous dire qu’à la suite d’une gamelle brutale à vélo, moins grave certes que celle qui me vit stationner 15 jours en service de soins intensifs pneumologie de l’hôpital Cochin, le dos joue aussi une fonction essentielle : il permet, dans la position couchée, de passer un long moment de sa vie pour dormir.

 

Et, je puis vous l’assurer, lorsque son flanc droit à pris tout le choc de la gamelle, pendant des jours, et parfois des semaines, la position allongée s’apparente à s’étendre sur une planche à clous. Sauf à dormir debout, le seul remède est la patience agrémentée d’antidouleurs dont il ne faut pas abuser.

 

Never complain, never explain

 

Tel était - dit-on - le conseil donné en 1851 par la Reine Victoria au futur Edouard VII, son fils, alors âgé de 10 ans. Ou, selon d'autres sources, la devise du Premier ministre britannique Benjamin Disraeli. Elle a en tous cas été adoptée depuis par différentes personnalités britanniques, dont Winston Churchill ou la reine actuelle Elizabeth II.

 

Adepte du billard qui, comme chacun le sait, ou non, se joue avec les bandes, je ne souhaite ni tendre le dos à certains voyeurs, ni passer de la pommade dans le dos d’autres plus bienveillants, mais rappeler le principe de réalité à nous tous :

 

« Comment peut-on savoir de quoi est faite une tempête avant de l’avoir sur le dos ? »

Joseph Conrad

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 06:00

Les hommes politiques les plus cités

En commentaire de ma chronique du 27 mai 2021 Mémoire d’Outre-Tombe de Michel Rocard sa déclaration censurée sur le rôle de la France au Rwanda… j’ai reçu un commentaire dont l’accroche : Cher camarade, m’a inspiré celle-ci.

 

Au P.S., encarté on se devait de se donner du camarade et de se tutoyer. Ça m’a toujours mis mal-à l’aise, ça sonnait faux, et le peu de temps 1982-83 où j’ai cotisé, avant et après je fus un sympathisant participant à la CNA (Commission Nationale Agricole du PS), l’esprit de camaraderie dans la section du XIIIe Ouest, celle de Paul Quilès, ne m’a pas sautée aux yeux. Je l’ai d’ailleurs quitté car, dans la section, pour cette raison, j’en avais ma claque de tous ces militants qui, pour les plus jeunes, ne rêvaient que d’être élus, pour les boomers dévidaient leur acrimonie. Par-dessus le marché la section était verrouillée par le couple Quilès, j’étais tricard vu mon rocardisme. Ce que j’ai aimé lors de ce bref passage fut de coller des affiches. Anecdote : j'ai peu usité le camarade et, si j'ai tutoyé Louis Mermaz, j'ai toujours vouvoyé Michel Rocard, ce que pratiquait Mermaz avec Mitterrand.

 

Bref,  ce brave homme m’a de plus stupéfié en déclarant : « j'ai, moi, une vénération béate, non pour Michel Rocard, mais pour Jean Poperen et ce depuis 1969. Et tu connais sûrement le mot de Poperen sur Rocard, "Rocard d'Estaing" ! »

 

Ben voyons, mon colon, tout l’esprit de camaraderie des fameux courants du PS, et Jean Poperen était la tête de file de l’un d’eux.

 

Sans ironiser le dit Poperen a laissé une trace indélébile dans notre histoire de France. L'un de ses adeptes, Jean-Marc Ayrault, alors élu de Saint-Herblain, a eu son heure grâce au capitaine pédalo, le naufrageur du PS des camarades, avant de tomber dans l'oubli.

 

Quand Jean-Marc Ayrault était prof à Saint-Herblain [Vidéo] -  Nantes.maville.com

 

« Homme de convictions dont le goût du débat d'idées allait souvent avec celui de la polémique: à l'égard de ses adversaires de droite, vis-à-vis de ses anciens camarades communistes, mais aussi à l'encontre de ses amis du Parti socialiste qu'il avait rejoint en 1971, au moment du congrès d'Epinay. Ne lança-t-il pas un jour le célèbre «Rocard d'Estaing» quand, en 1979, ses options le conduisirent à en découdre avec celui qu'il avait pourtant longtemps fréquenté dans des combats communs, depuis la création du PSU? »

 

 « Né à Angers, le 9 janvier 1925, «né à gauche» comme il aimait à le dire - son père, instituteur, se revendiquait de la culture anarcho-syndicaliste - Jean Poperen participa aux combats de la Résistance et donna alors son adhésion au Parti communiste français. Agrégé d'histoire en 1947, passionné de Révolution française - il signa notamment un ouvrage sur Robespierre - il fut dirigeant des Etudiants communistes, avant de prendre, petit à petit des distances avec le PCF - notamment à partir de 1956, lors de l'intervention soviétique à Budapest: il le quitta en 1958, déclarant alors: «J'ai adhéré au PC parce que j'attendais le grand chambardement. La façon dont le PC a avalé le coup de force de De Gaulle m'a guéri à jamais»...

 

« Pour Jean Poperen, la gauche est un tissu unitaire qui s'étend du coeur du Parti communiste au vieux jacobinisme républicain de la SFIO en passant par la nouvelle gauche née de la guerre d'Algérie. Dans ce tissu unitaire, un fil rouge : la refondation du rôle central de la démocratie. Cette intuition l'aura conduit à une longue odyssée dans le mouvement socialiste. Mais elle se fondait d'abord sur l'Iliade d'un jeune résistant communiste fidèle à la tradition française du pluralisme et intransigeant dans sa défense du respect des autres.

 

C'est ce qui fait le legs si précieux de Jean Poperen aujourd'hui : on aimerait savoir ce qu'il aurait pensé d'une époque de si grande confluence ou, précisément, parce que les cartes se redistribuent, la première exigence du politique devrait résider dans l'absolue rigueur des choix et la recherche de ce langage pédagogique, celui-là même qu'avaient inventé nos instituteurs et qui est l'enveloppe nécessaire de l'idée démocratique dans notre République.

 

 

« Nous ne pouvons qu'être frappés par la rapide dissolution des identités politiques dans les démocraties de l'Occident »

 

Alexandre Adler le 22/10/2007

 

Pour ceux qui l’ont oublié, et ils doivent être nombreux, le socle électoral du PS c’était les profs de l’Education Nationale :

 

- André Henry, l'ancien instituteur devenu secrétaire général de l'influente Fédération de l'Education nationale, est ICI https://www.marianne.net/politique/retrouve-le-ministre-du-temps-libre-de-1981-et-voici-ce-qu-il-pense-de-hamon nommé dans le premier gouvernement Mauroy 22 mai 1981, Ministre du Temps Libre. Il ne survivra pas au tournant de la rigueur. Exit !

 

Le député-maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas participe, au côté de son épouse Micheline, à la manifestation en faveur «l'école libre», le 22 janvier 1984 dans les rues de Bordeaux. RENE JEAN / AFP

 

- Le grand SPULEN le grand service public unifié et laïc de l’éducation nationale lui ne survivra pas à la grande manif des cathos à Paris. Exit ce brave Savary. ICI 

 

Mitterrand ne goûtait guère Jean Poperen, il ne fut que Ministre des Relations avec le Parlement de mai 1988 à avril 1992. ICI 

 

Jean Poperen, minoritaire pour l'éternité. ICI 

 

Ressource «Le 10 octobre 1976, un meeting avec Claude Poperen ...

M. Claude Poperen : une fidélité déchirée

Le Monde

Publié le 28 janvier 1987

 

Des deux Poperen, le plus ouvert n'est peut-être pas celui qu'on croit. Jean et Claude ont en effet milité ensemble aux Jeunesses communistes puis au Parti, mais Jean devait être exclu en 1967 pour devenir plus tard le numéro deux du PS et incarner dans cette formation le culte unitaire et l'antisoviétisme. Claude, lui, a fait toute sa carrière au PCF, en passant de 1956 à 1967 par la CGT-Renault.

 

Né le 22 avril 1931 à Angers, membre des Jeunesses communistes dès l'âge de quatorze ans, militant au PC dès 1949, responsable syndical ensuite, son ascension commencera véritablement en 1967, date à laquelle il entre comme membre suppléant au comité central, à l'occasion du dix-neuvième congrès. Trois ans plus tard, il en deviendra titulaire et entrera au bureau politique, où il se verra confier le poste clé des fédérations.

 

C'est aussi un vieux compagnon de M. Marchais, d'autant plus fidèle qu'il se voulait lui-même un farouche défenseur du centralisme démocratique, respectueux de la hiérarchie du parti. Ses ennuis vont commencer en 1984, lors de la préparation du vingt-cinquième congrès. Chargé par la direction d'analyser le résultat des élections européennes de 1984, il présente un premier rapport sans complaisance. Dans ce texte, Claude Poperen évalue à sa juste mesure l'étendue des dégâts électoraux enregistrés par le PC et juge que ce recul n'était pas inévitable. C'est en fait une analyse critique de la direction qu'il présente (1), lui reprochant à l'occasion d'avoir davantage cherché à combattre le PS qu'à affirmer l'identité communiste. Il proposait à la direction de reconnaitre ses insuffisances, de pousser sa réflexion sur la société française et de ne pas reculer devant l'analyse du fonctionnement du parti. Enfin, il évoquait la nécessité de modifier la composition du bureau politique, et pas seulement, précisait-il, le poste de secrétaire général.

 

L'imprimatur lui fut refusé et il dut réécrire son rapport. Mais il n'était pas pour autant assimilé au courant rénovateur, ce qui lui valut sans doute d'être réélu lors du vingt-cinquième congrès au bureau politique. Mais le secteur dont il s'occupait lui est retiré, celui de la santé et de la sécurité sociale lui est confié. A l'occasion des élections législatives de 1986, M. Poperen s'abstint, lors du vote au bureau politique, sur le texte analysant le résultat des élections au soir de la consultation.

 

Homme de terrain et d'appareil, affable et d'une grande gentillesse, Claude Poperen avait courageusement accentué son désaccord avec la direction de son parti, la mort dans l'âme, au cours de l'année 1986. (1) Le texte a été publié intégralement dans le livre de Michel Naudy : PCF, le suicide (Albin Michel).

 

Luc et Jean-Pierre Dardenne, prix Lumière 2020. (France 3 Rhône-Alpes)

 

Quant aux frères Dardenne pas sûr que leur came soit du goût de Ciné Papy.

 

"On est du côté des frères Lumière, du côté de l'enregistrement de la vie" : les frères Dardenne reçoivent le prix Lumière 2020 ICI  

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 06:00

 

« La mort annoncée de “cet attribut de la vie citadine, devenu un rite de passage pour tous les visiteurs depuis la création du métro, en 1900 ».

 

« Né il y a cent vingt ans dans le métro parisien, le ticket en papier voit ses jours comptés, alors que la capitale s’apprête à passer à un système dématérialisé d’ici les Jeux olympiques de 2024 », écrit The Times.

 

Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région, a acté le début d’une phase de transition, dont le premier volet mettra fin à la vente des carnets de dix tickets d’ici à mars 2022.

 

La Région Île-de-France a poussé à l’abandon du ticket papier, le jugeant polluant et coûteux. Le Times explique qu’environ 550 millions de tickets sont vendus chaque année, mais que ces derniers se retrouvent souvent jetés sur le pavé. La bande magnétique, quant à elle, pouvait être défaillante, élément avancé pour souligner l’obsolescence du produit.

 

L’objectif est d’orienter les voyageurs vers des tickets dématérialisés sur les cartes plastiques rechargeables ou sur smartphones. Le quotidien britannique déplore la mort annoncée de « cet attribut de la vie citadine, devenu un rite de passage pour tous les visiteurs depuis la création du métro, en 1900 »

 

Malgré la mise en circulation du passe Navigo depuis vingt ans, le ticket papier était toujours prisé des touristes ainsi que des Parisiens explorateurs occasionnels du sous-sol de la capitale. Les “petits rectangles rigides” étaient même devenus un élément à part entière de la culture populaire.

 

Dans un clin d’œil ironique, le journal britannique affirme que « cette évolution pourrait épargner aux responsables politiques une célèbre question piège des campagnes électorales : ‘Combien coûte le ticket de métro?’”.

 

La devinette en avait mis plus d’un dans l’embarras.

 

Chanté par Serge Gainsbourg qui l’a rendu célèbre, mais aussi par les Frères Jacques dès 1958, sur scène à Montmartre ; immortalisé par Bourvil dans le film « La grosse caisse » (1965), le poinçonneur était né pour « faire des trous, des petits trous… » dans les tickets de métro.

 

 

Il a disparu progressivement avec l’arrivée de la piste magnétique testée dès 1968 et la mise en place des tourniquets qui compostent les tickets en modifiant le contenu de la piste magnétique. Le lundi 10 septembre 1973, tous les billets vendus, à l’exception des billets de tourisme et collectifs sont désormais magnétiques.

 

  • Date de naissance, le 19 juillet 1900

 

 

  • dimensions honorables 3 cm x 5,7 cm.

 

 

  • Ses couleurs : pour ses débuts sur la ligne n°1, les couleurs choisies sont le rose pour la 1ère classe, le jaune pour la 2nde classe et le vert pour les tickets aller-retour.

 

 

  • Des carnets de 10 tickets sont vendus à 2,50 francs pour la 1ère classe, et à 1,50 franc pour le carnet de 2nde classe.

 

 

  •  Les tickets à l’unité coûtent 25 centimes pour la première classe, 15 centimes pour la seconde classe et 20 centimes pour un aller-retour.

 

À l’arrivée sur le quai, le billet était poinçonné. La pince faisait une pastille de 6 mm et imprimait au dos, quantième, année et heure. Ces informations permettaient le contrôle des titres de transport dans les voitures. De 1911 à 1942, la pastille fera 4 mm puis à nouveau 6 m m.

 

THE TIMES - LONDRES ICI

Publié le 29/05/2021 - 06:05

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 08:00

Caricature Des Premiers Cyclistes Histoire Du Cyclisme Au Début Du Xixe  Siècle Vecteurs libres de droits et plus d'images vectorielles de 1820-1829  - iStock

Mercredi de la semaine dernière, sur le coup de 17 heures je décidai d’emprunter le nouveau couloir cyclable de la rue de la Rivoli. Temps gris, un peu de pluie, je pédale pépère, en face les grappes de cyclistes s’égaillent, je les surveille. Erreur, je fais un léger écart et mon pneu avant heurte une petite bordure reliquat de la piste d’avant : les services municipaux ne sont guère soucieux de notre sécurité. Je m’étale de tout mon long. Deux jeunes gens viennent à mon secours, m’aident à me relever. De suite je sens que je n’ai rien de cassé. L’un d’eux prend en charge mon vélo, l’autre m’accompagne à la pharmacie d’en face car je pisse le sang. Je m’inquiète de mes lunettes. Elles ont été ramassées, elles sont brisées mais les verres sont intacts. On m’y soigne. De retour dans le magasin où l’on a garé mon vélo le second jeune homme m’indique qu’il a appelé les pompiers. Ceux-ci me font monter dans le fourgon rouge, me palpent, prennent ma tension, consultent le médecin de service, m’entourent la tête d’un bandage. Je reçois mon bon de sortie et je décide de rentrer à la maison en poussant mon vélo. Exercice indispensable pour vérifier que je n’ai rien de cassé. Bref, j’ai le flanc droit tuméfié, ma rotule n’a pas souffert, il ne me reste plus qu’à prendre mon mal en patience. De mon expérience de la précédente chute je sais que le plus difficile sera la position allongée. Tel fut le cas, j’ai donc accumulé les nuits plutôt blanches mais y’a plus grave.

 

Une semaine vient de s’écouler, j’ai toujours le flanc douloureux mais je me suis adapté à la situation. Par bonheur j’avais des séances de kiné pour mon épaule gauche, ce qui m’a soulagé pour mes côtes. Je marche. J’ai levé le pied sur le clavier, si je puis m’exprimer ainsi. Première décision arrêt momentané de mon petit roman qui me semble faire l’objet d’une curiosité malsaine de la part de certains.

 

Bref, j’en suis là. Mon avenir cycliste est-il compromis ? Je ne sais. Lorsque la vieille carne sera de nouveau d’aplomb je prendrai ma décision.

 

Bonne journée sur mes lignes.

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