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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 06:00

"Récolte des pommes de terre", par Jules Bastien-Lepage (1877).

Antoine-Augustin Parmentier Apothicaire royal de l’Hôtel des Invalides, sera le plus grand célébrant et cultivateur de la pomme de terre.

 

Patates et pommes de terre ! Histoire et expressions | Coop'ICEM

 

« À la Saint-Louis de 1784, il peut présenter au roi une vaste corbeille de tubercules choisis et un bouquet des fleurs de la plante. Louis XVI met à sa boutonnière une des fleurs, la reine en décore de plusieurs sa chevelure. La Cour renchérit sur la délicatesse du légume servi à la table royale.

 

Le roi octroie à Parmentier des terrains pour ses expériences, dans la plaine des Sablons. Des pommes de terre y viennent à point, des maraudeurs vont en déterrer, s’en régalent tant que les barrages sont forcés par la foule. Quand les gardiens annoncent ce coup de force à Parmentier, au lieu de s’en fâcher, il exulte de joie et leur donne des pièces d’or pour la bonne nouvelle. »

 

Mais d’où vient cette petite patate ?

 

couverture

 

Jean Follain dans son petit opus Célébration de la pomme de terre en retrace les origines et l’histoire, à travers les continents et les siècles.

 

« Née au Pérou sur les plateaux des Andes qui firent partie de l’Empire des Incas, la pomme de terre s’y trouve encore dans son premier aspect, celui de ces minuscules boules rondes veinées d’orange que j’ai vu vendre sur le marché de Pizac.

 

Au temps de Pizzare, un conquistador envoie quelques tubercules de « PAPA » au roi d’Espagne, celui-ci en fait cadeau de quelques-uns au pape. Charles de l’Écluse, savant français, peint méticuleusement une planche botanique de la plante qu’il baptise taratoufli : petite truffe. »

 

Fichier:Aquarelle de Clusius représentant un plant de Taratouffli  (1588).jpg — Wikipédia

 

Olivier de Serres (1539-1619), l'un des pères de l'agriculture française, au retour d'un voyage en Helvétie, ramena quelques plants de « cartoufle », comme on l'appelait alors. En 1613, la pomme de terre fut même servie à la table du jeune roi Louis XIII qui ne l'apprécia guère. Et, pendant longtemps, ce légume fut cultivé uniquement comme plante ornementale.

 

« Une pharmacopée, parue à Toulouse en 1614, fait état de ces « racines rondes, blanches, tant dehors que dedans, et tendrelettes qui venues à perfection, se couvrent d’une membrane menue et déliée ».

 

« Les premiers, des religieux d’un hôpital sévillan offrent en mets à leurs malades des pommes de terre acquises à des colons d’Amérique »

 

« Dans le premier quart du XVIIIe, la pomme de terre s’implante en France dans l’Est : Franche-Comté, Bourgogne et Lorraine. Elle ne manque pas de détracteurs. Un ouvrage intitulé L’École des Potages, en 1748, l’appelle le plus mauvais des légumes. Quant à l’académie de Besançon, elle en interdit la culture, prétendant qu’elle amène la lèpre. »

 

Et Parmentier vint.

 

Antoine Parmentier, en habit d'académicien et portant la Légion d'honneur. © DP

 © DP 

La citation-titre est extraite de son Traité sur la culture et les usages de la pomme de terre, de la patate et du topinambour, où il souhaite de voir les vignerons, « au lieu de se nourrir d’un pain grossier d’orge, de sarrasin et de criblures où domine l’ivraie, mettre au pied de leurs ceps des pommes de terre », et de préciser « que cette plante ne craint ni la grêle, ni le vent, ni la coulure, ni les autres accidents arrivant à nos champs et vergers ».

 

Dans la postface du petit livre de Jean Follain, Élodie Bouygues présente Jean Follain comme un « poète des splendeurs minuscules et grand ordonnateur du sacré dans la marche des jours » qui « considère sa vie durant la cuisine comme u art et le sceau des civilisations. Se résolvent en elle l’industrie humaine, l’imagination, l’inépuisable pouvoir des métamorphoses, la mémoire et ses alambics, le désir et la quête éperdue de la beauté. »

Pomme de terre — Wikipédia

Sans la pomme de terre, la face du monde aurait changé ICI

Le légume préféré des Français : La pomme de terre, trésor du Pérou - Le  Petit VendomoisPomme de terre - L'incroyable épopée, des Andes à Versailles - Herodote.netFichier:Louis XVI et Parmentier.jpg — Wikipédia

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 06:00
Détail de «La Bataille de Marignan», par Fragonard.

 

C’était au temps où en Histoire nous apprenions les dates de grandes batailles que nous récitions sur le mode recto tono, c’est ainsi que 1515 Marignan – j’ignorais que ce lieu se situait dans le duché de Milan actuelle Lombardie, tout comme j’ignorais que l’Italie n’existait pas en tant qu’État à l’époque – fut gravé dans ma mémoire.

 

Je ne suis pas le seul, Antoine Bourguilleau pose la question :

 

Marignan 1515, c'est quoi, déjà?

 

 

12 septembre 2015

 

Rares sont les Français à ne pas connaître cette date, mais tout aussi rares sont ceux qui peuvent décrire le déroulement de cette bataille. Pourquoi est-elle restée gravée dans l'inconscient collectif ? ICI

 

Le 25 janvier 1515, François Ier accède au trône après la mort de son cousin Louis XII, Valois-Orléans. François Ier a en effet épousé Claude de France, la fille aînée de Louis XII, qui a eu des héritiers mâles, mais dont aucun n’a vécu plus de quelques jours. À son sacre, François Ier est un jeune homme de 20 ans, véritable colosse de près de deux mètres de haut, plein de vigueur –mais l’esprit un peu brouillon.

 

Dès son avènement, une de ses obsessions, comme ses deux prédécesseurs, Louis XII et Charles VIII, c’est l’Italie. La péninsule, qui ne sera pas avant longtemps un pays, fascine par son dynamisme et sa richesse. Les Français y ont déjà conduit des opérations militaires. Mais chacune des campagnes s’est peu ou prou soldée par un échec.

 

Par son arrière-grand-mère, François a des droits dynastiques sur le duché de Milan. Il aimerait les faire valoir et pourquoi-pas, étendre ainsi les terres du royaume de France au-delà des Alpes. Au printemps 1515, il assure ses arrières en établissant des traités de paix avec ses voisins. Il a pour seule opposition celle du duc de Milan, Maximilien Sforza qui, très étonnamment, n’a absolument pas l’intention de céder son duché! Il peut, pour se défendre, compter sur ses alliés des cantons suisses et sur celui, théorique, du Pape.

 

 

Les Suisses, les durs à cuire du XVIe siècle

La discorde règne chez les adversaires de la France

La bataille

Ses conséquences

Une histoire militaire déconsidérée depuis 1945

 

François Ier, vers 1527, par Jean Clouet.

 

L’intérêt scolaire que l’on porte à François Ier remonte aux années 1880

 

Pascal Brioist, historien

 

C’est déjà parce que l’histoire militaire n’a plus très bonne presse en France. «Le désamour pour l’histoire militaire vient de l’Ecole des Annales, dans les années 1930, explique Benjamin Deruelle, maître de conférence en histoire moderne à l’Université de Lille 3. Par rejet notamment des méthodistes, on ne veut plus entendre parler d’"histoire casquée".» Un tournant à lieu dans les années 1960 et 1970. Benjamin Deruelle poursuit:

 

«Après la Seconde Guerre mondiale, la guerre a moins bonne presse dans les circuits scolaires. Il y a un changement aussi avec les années 1970 et les guerres de décolonisation. Le concept de "guerre propre" apparaît. Et au niveau universitaire, on s’intéresse davantage à l’histoire des foules, des masses ou des marginaux, et plus tellement à celle des élites. Dans le secondaire, on préfère que les élèves apprennent la Renaissance de Botticelli et de Vinci plutôt que celle des guerres d’Italie.»

 

Mais si les Français ne connaissent plus que le nom et la date de Marignan, tel n’a pas toujours été le cas. Pascal Brioist, professeur des universités et membre du Centre d’études supérieures de la Renaissance, évoque l’utilisation républicaine de la bataille pour en arriver à des conclusions voisines de celles de Benjamin Deruelle:

 

«L’intérêt scolaire que l’on porte à François Ier remonte aux années 1880. La France vient de subir une cuisante défaire militaire face à la Prusse en 1870, il faut donc redorer l’honneur national. On met alors en avant les figures de Bayard et François Ier. Ce mythe est très représentatif de l’école de Lavisse. Il y a une rupture ensuite avec les années 1960 où l’on sort de l’histoire nationaliste: dans l’Union européenne, plus question de célébrer une France va-t-en guerre. Aujourd’hui, en seconde, on n’étudie plus l’histoire de Lavisse, on ne fait plus d’histoire des batailles.»

 

La mythologie de Marignan

 

Est-ce à dire que l’on a tort ?

 

Pas forcément, estime Pascal Brioist, car ce qui était autrefois véhiculé était de l’ordre de la construction mythologique. Par exemple avec Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche, qui adoube François Ier sur le champ de bataille:

 

«Au XVIIe siècle, c’est en plutôt la figure de Bayard que l’on glorifie. Sous la Révolution aussi: on ne va pas glorifier un roi à cette période. En revanche, pendant la Restauration, François Ier a une bonne image. Louis-Philippe va d’ailleurs commander un tableau de la bataille à Fragonard pour la galerie des Batailles à Versailles.

 

Le mythe de François Ier repose en grande partie sur sa force physique. Il mesure deux mètres, il se rêve en Alexandre le Grand, il est âgé de seulement 21 ans, c’est l’archétype du jeune roi guerrier. C’est aussi un roi qui a une image raffinée, il initie la France à la Renaissance, aux arts et crée une Cour de France.»

 

Benjamin Deruelle surenchérit:

 

«Le mythe de François Ier naît aussi de la littérature. Son rôle est de donner une image du roi aux sujets, et en l’occurrence, une image de roi guerrier. Le Moyen Age et la Renaissance n’ont pas du tout la même chevalerie, on va donc adapter la chevalerie à l’époque. Les rois en ont conscience, ils ont conscience du pouvoir de l’écrit et du verbe. Par la littérature, le roi doit être montré comme le meilleur chevalier du moment.»

 

Un pur produit de propagande?

 

La suite ICI

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 06:00

 

L’énumération de ces grosses bourgades ne doit rien évoquer pour vous alors que pour moi elles sont des scories de ma jeunesse passée au Bourg-Pailler à la lisière du bas-bocage.  

 

  • Les Ursulines de Jésus de Chavagnes-en-Paillers ICI 

 

 

  • Durant la première guerre de Vendée, le 2 février 1794, Charette met en fuite le général Joba et culbute le général La Chenaie à la bataille de Chauché, leur infligeant de lourdes pertes.

 

  • Le Poiré-sur-Vie est située dans le bocage vendéen, sur un promontoire dominant la Vie.

 

  • Enfin, Saligny, la patrie des grands-parents maternels de mon  vieux pote Dominique Remaud où nous allions le dimanche, le grand-père boulanger recevait des lettres de Gaston Chaissac qui habitait alors Sainte-Florence-de-l’Oie où Camille son épouse est institutrice à l’école publique.

 

Reste les mogettes ! mojhette ou mojette…

 

1 août 2011

La mogette de Vendée se la pète grave dans la haute cuisine ICI 

 

Sème à la Saint-Didier et tu récolteras un plein panier.

 

Anthony et Freddy Lardière, 2 frères agriculteurs du Gaec Le Parpounet, à Chavagnes-en-Paillers, ICI respectent chaque année l’adage, « à peu de jour près », lors de la semaine de l’ascension.

 

Dans leurs champs, 22 ha sont entièrement dédiés à la mogette. 6 autres ha permettent de faire pousser des cocos, des flageolets et des haricots rouges.

 

« La mogette est une histoire familiale chez les Lardière. « Quand on plonge dans les archives, on voit que la mogette a toujours été cultivée sur nos terres. On remonte au début des années 1800, mais à cette époque, chaque famille cultivait pour sa consommation personnelle. Ce sont mes grands-parents qui, dans les années 1980, ont commencé à la commercialiser. »

 

Fin août c’est le temps de la récolte de mogettes se termine : 70 tonnes sont prêtes à être dégustées.

 

Anthony Lardière sort la calculatrice et pianote. « Une portion de mogettes, c’est 60 grammes. Là, avec ce qu’on a récolté, on peut remplir plus de 1 100 000 assiettes », s’amuse-t-il. Les clients sont là. « C’est la première fois que nous en faisons autant, mais c’est sûr, on ne pourra pas faire plus ! »

 

Pour en arriver à ce résultat, il y a un sacré travail en amont. Les haricots sont des légumes exigeants. « Une expression dit que pour faire pousser des haricots, il faut aimer haricoter »

 

Dictionnaire Du Monde Rural Les Mots Du Passe de Marcel Lachiver | Rakuten

 

Les mots du passé Marcel Lachiver

 

 

« Une fois les semis réalisés, vient le temps des binages, « environ quatre pendant la période de pousse car on est en agriculture raisonnée, on n’utilise pas de produits phytosanitaires. » Puis l’irrigation, « qu’il faut réaliser régulièrement, six à sept fois. » Mi-août, généralement, « on arrive à la période des demi-secs ». Le coup de jus arrive quelques jours plus tard, « selon l’ensoleillement, plus ou moins rapidement » avec l’arrachage : « On coupe les racines des plantes pour enlever la sève. Le grain va alors finir de sécher ». L’andainage est peut-être le moment le plus délicat, très dépendant de la météo : « On récupère six rangs coupés pour n’en faire qu’un seul. Il suffit d’une pluie ou de trop d’humidité pour tout recommencer ». Viennent ensuite le battage, puis le triage avant que les mogettes ne soient mises en sachets. »

 

Pourquoi la mogette pousse-t-elle si bien ici ?

 

« C’est grâce au type de sol. Nous avons de la terre de limon, de la terre des landes, très poussiéreuse. » Des terres douces qui font « la tendreté du haricot », mais aussi sa couleur, très blanche. « Faites pousser de la mogette dans le sud de la Vendée, où la terre est plus argileuse : le grain sera plus dur, plus difficile à cuire, et il sera gris. »

 

Voilà c’est dit, il ne vous reste plus pour votre petit déjeuner qu’à trancher une belle tartine de pain de quatre, à l’embeurrer avec du beurre salé avant d’y déposer une couche de mogettes tièdes ou froides ICI ; un p’tit verre de vin qui pue pour faire couler la miette est conseillé pour donner de l’urticaire aux pisses-froids modèle déposé, type Stéphane Derenoncourt, le pompier pyromane, l’invité du François-Régis, l’idole des papy-boomers, pour causer du Bordeaux-bashing

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 06:00

PIQUET Visites

Qui en Vendée ne connaît pas le chaos de Piquet ?

 

C’est Ouest-France, Thierry DUBILLOT le 06/09/2020 qui pose la question dans un papier titré : Le chaos de Piquet, un site idyllique de la vallée de l’Yon à préserver ICI 

 

 

Moi qui pourtant y suis né, y est vécu jusqu’à l’âge de 16 ans, y a habité quelques années à la Roche-sur-Yon...

 

Le chaos de Piquet « C’est un paysage des plus romantiques. Un concentré de carte postale. Qui en Vendée ne connaît pas le chaos de Piquet ? Incontestablement, c’est le plus joli coin de la vallée de l’Yon, rivière qui se faufile entre des rochers de granit, jetés là par un jardinier géant. »

 

La Vendée a été suffisamment massacrée dans son bocage par nos chers Ingénieurs du Génie Rural : arrachons ces buissons, nivelons, remembrons, c’est la modernisation, les vaches n’ont plus besoin d’ombre, elles bouffent à l’étable de l’ensilage de maïs qui pue, et le maïs il lui faut de la place, défigurée sur ses côtes, nos belles dunes, par des promoteurs type Merlin plage y jetant des bicoques à deux balles, pour mettre en avant ce site remarquable plutôt que le barnum de cette raclure de De Villiers au Puy du Fou. Sommes pas gâté du côté personnel politique, pensez-donc ce petit couteau de Retailleau se voit un destin national. Comme le disait un vieux latifondiaire vendéen, Boux de Casson, indépendant-paysan, à propos de ses électeurs : « Ils voteraient pour mon âne si le présentait. »  

 

Pour y aller, si on n’est pas du coin, le chaos de Piquet se mérite.

 

Il n’y a pas vraiment de pancarte qui l’indique. On le rejoint un peu par hasard la première fois. Le parcours est presque initiatique. Le plus simple, à partir de La Roche-sur-Yon, est de prendre la route de Luçon. Arrivé à Saint-Florent-des-Bois, on tourne à droite en direction du village du Tablier.

 

À la sortie de la commune, suivre la route sur un kilomètre environ, puis tourner à droite. Une pancarte indique la guinguette de Piquet. On continue sur cette route et l’on tombe sur un groupe de statues monumentales.

 

Vous y êtes presque. Face à la guinguette, deux parkings ont été aménagés, qui dominent le site. Attention à la descente, elle est un peu périlleuse.

 

Comment préserver le chaos de Piquet ?

 

Ce site remarquable « a un succès qui ne se dément pas. Un peu trop d’ailleurs. En 2019, le Département, propriétaire du site, a décidé de le classer en espace naturel sensible. Les interdictions se sont mises à pleuvoir. Interdit de se baigner, interdit de faire du feu, obligation de tenir les chiens en laisse…

Le chaos de Piquet n’est plus vraiment un espace de liberté. Mais il faut l’accepter pour essayer de préserver au maximum ce lieu exceptionnel. »

 

bastien Guilhemjouan, jeune homme éleveur, qui appartient au réseau Paysans de nature, a été chargé par le Département de mettre en valeur ce milieu naturel. Il installe son troupeau de vaches maraîchines (une dizaine) et ses quatre-vingts brebis Landes de Bretagne dans ces espaces.

 

La vie aux champs (1945 à 1950) | Memoiresduncheminotduperche

 

« Cela favorise la biodiversité, tout en permettant de promouvoir les filières d’élevage de races locales »​

 

« Les sols sont peu riches. Si l’on fauche, on ne parvient pas à maintenir cette biodiversité. Le piétinement des animaux est mieux indiqué. »

 

La filature

 

« Parmi les choses insolites qui attirent les promeneurs, il y a les ruines encore spectaculaires d’une filature et d’une teinturerie. « La filature de Piquet, construite en 1861 par Félix Grimaud, teinturier à Champ-Saint-Père, et Léon Beneteau, son beau-frère, instituteur à Luçon, a été acquise sur le 27 mars 1865, par Jean Aimé Drochon, marchand de tissus à La Roche-sur-Yon, place du Marché », ​apprend-on par les historiens locaux.

 

La filature, qui n’aura donc fonctionné que quatre ans, employait cinquante personnes. Rachetée, l’usine est démolie au début des années 1870, et sert de carrière de pierre. Certains matériaux ont été utilisés pour la construction du château de Rosnay.

 

Deux facteurs sont à l’origine de l’abandon de la production : le manque d’eau d’abord dans la rivière, notamment en été. Pénurie qui ne permettait pas d’entraîner la roue à aube et les machines de la filature. Les propriétaires ont tenté de résoudre ce problème en installant une machine à vapeur près de l’usine mais sans succès.

 

L’autre facteur tient à un conflit avec un meunier, qui possédait un moulin en amont et avait lui aussi besoin de l’eau de la rivière… »

 

La guinguette

 

 

On peut aussi en saison aller déjeuner au restaurant de la guinguette dans le cadre idyllique de Piquet. Le 20 septembre, ce sera terminé. Au moins jusqu’en mars 2021.

 

« Comme tout le monde, j’ai ouvert en juin. Comme nous sommes en plein air, je n’ai pas eu de problèmes de distanciation » ​, raconte la propriétaire Kateline Jarin. « Nous avons eu des concerts de musique, mais on n’a pas pu danser. »

 

Kateline est aux premières loges pour voir ce qui se passe sur le site. Et c’est peu dire qu’elle est très en colère.

 

« Sous prétexte de gratuité, les gens font n’importe quoi. Ils ne respectent rien et surtout pas la nature. J’en ai vu qui descendait au bord de la rivière avec un barbecue à roulettes. Ils font des feux, ils laissent leurs chiens divaguer, ils vont jusqu’à piller les nénuphars dans la rivière. Pour quoi faire ? Pour les mettre dans leur lavabo ? Il y en a qui ont cassé mes clôtures pour récupérer des bulbes de cyclamens. »

 

Pour elle, la sauvegarde du site de Piquet passe par une répression accrue. Particulièrement en cette période estivale.

 

« J’ai alerté tout le monde. Sur les parkings qui ont été aménagés, il n’y a même pas de poubelle. Du coup, les gens se débarrassent de leurs déchets n’importe où. Imaginez que dans mon établissement, j’ai retrouvé des couches de bébé sales sous les tables ! »

 

La propriétaire demande un minimum de surveillance, et des actions pour responsabiliser les visiteurs. « Ce qui m’intéresse, ce sont les amoureux de la nature et de la musique. Les autres, je n’en veux pas chez moi ! »

 

 

 

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 06:00

rayon bande dessinée | la petite quincaille de la culture | Page 5

Suis ainsi fait, je tombe dans ma revue de presse sur un nom que j’ai croisé et sitôt mes derniers neurones actifs se connectent, je pars au quart de tour en chasse sur le web.

 

Dans le cas présent c’est un article de Sophie des Déserts Le financier qui murmure à l’oreille de Macron sur le site de Paris Match du 19/09/2020 qui provoque ce réflexe quasi-pavlovien.

 

BADRÉ

 

Je m’explique.

 

En 1988, suite à la réélection de Tonton et la nomination de Rocard à Matignon, après un séjour à la SVF, Société des Vins de France n°1 du secteur, je rentre au bercail pour occuper le poste de directeur-adjoint du cabinet d’Henri Nallet.

 

Nous succédions à François Guillaume qui avait pris le portefeuille de Nallet en 1986, la passation des pouvoirs fut glaciale. Dans l’assistance, les directeurs de l’administration centrale étaient dans leurs petits souliers, surtout ceux, dont Denis Badre, nommés par Guillaume l’intraitable lorrain.

 

Nallet, lors de l’attribution mon portefeuille me confie la gestion du personnel en me lançant « Tu as été patron dans le privé, tu sauras faire ! » Ce ne fut pas une sinécure de se coltiner les 33 000 fonctionnaires du Ministère de l’Agriculture, dont 50 % sont des enseignants.

 

Mon interlocuteur est Le DGA, directeur général de l’administration, Denis Badré. ICI

 

 

Un de mes anciens collègues du cabinet Souchon, un IGREF surnommé « langue de pute », me dit de me méfier : les Badre sont une secte, et de me citer Jean Badré l’évêque, Michel lui aussi IGREF. Je me marre.

 

Denis Badré est un centriste pur jus tendance Méhaignerie, très vite il vient se présenter. Petites lunettes cerclées, souriant, aimable, dress code un peu au-dessus de la moyenne de l’IGREF moyen, il manœuvre pour mettre en valeur ses convictions centristes qui apprécient à sa juste valeur Michel Rocard. Nous passons en revue les dossiers et, au détour d’une phrase, ce cher Denis m’indique qu’un de ses conseillers techniques est un rocardien pur jus, qu’il a toute sa confiance, qu’il le met à ma disposition pour expertiser les dossiers sensibles.

 

Ce garçon, dont j’ai oublié le nom, subtil, énorme bosseur, m’aida à réformer les fameux RIP qui polluaient la gestion des rémunérations des différentes catégories d’ingénieur du Ministère ?

 

Donc le Denis resta en poste jusqu’en 1989, date à laquelle il partit de son plein gré occuper le poste de DG de l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture). Je le retrouvai donc en face de moi lorsque je devins directeur du cabinet pour préparer ce que nous nommions les mardis mensuels : réunion du Ministre avec le président de la FNSEA, du CNJA, de la CNMCCA (Crédit Agricole, Coopération, Mutualité Agricole). Je dois à la vérité qu’il n’y brilla pas par sa connaissance concrète du monde agricole.

 

Bertrand Badré

 

Bertrand BadréPierre Roussel/NEWSCOM/SIPA

 

Ancien de la Banque mondiale et proche du président de la République, Bertrand Badré le met en garde contre l’explosion des inégalités et le déclin des classes moyennes.

 

Je pioche est je trouve que Bertrand est l’un des fils de mon Denis. La boucle est bouclée

 

C’est un inconnu parmi les compagnons de route du président. Lui aussi est énarque, ex-HEC parti pantoufler chez Lazard, au Crédit agricole, à la Société générale avant de devenir numéro deux de la Banque mondiale, puis de créer un fonds d’investissement pour le développement durable au Luxembourg. Un voltigeur de plus, direz-vous. Pas seulement.

 

Bertrand Badré, 52 ans, a de la bouteille, une foi solide et une conscience aiguisée au fil des temps des ravages de la finance. « Nous avons, en 2008, sauvé le système sans le réformer. Près de 40 000 milliards de dollars de valeurs boursières ont été créés aux Etats-Unis, en déconnexion avec l’économie réelle. Les inégalités explosent, si on continue, c’est le chaos. » Il ausculte le moteur du néolibéralisme à la lumière de ses échanges avec les puissants – des patrons du FMI aux maîtres de Davos –, des signes d’espoir, notamment l’émergence de consommateurs et de patrons responsables, et des nouvelles donnes inquiétantes : érosion de la confiance, envolée des monnaies parallèles, taux d’intérêt historiquement faibles… Il prône, entre autres, une autre manière de valoriser les entreprises, de modérer les rémunérations des dirigeants. Tout est développé dans son nouveau livre, « Voulons-nous (sérieusement) changer le monde ? » (éd. Mame).

 

La suite ICI

 

Bertrand Badré avec Christine Lagarde, lors d’une réunion du G20 à Sydney, en février 2014.

Bertrand Badré avec Christine Lagarde, lors d’une réunion du G20 à Sydney, en février 2014. SAEED KHAN / AFP

Bertrand Badré ou la nouvelle vie d’un chantre de la finance durable ICI 

En mai 2017, l’ancien directeur financier de la Banque mondiale a créé la société d’investissement Blue Like an Orange visant à financer des projets susceptibles de générer un impact positif dans les pays émergents.

Par  Publié le 02 juin 2020

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 07:00

The Otherworldly Voice of Soeur Marie Keyrouz | KCRW

Le Liban est tristement et douloureusement à la Une de l’actualité, sans faire un retour de notre histoire commune, bien peu connue des nouvelles générations, je me contenterai d’évoquer deux souvenirs qui me rapprochent du peuple libanais.

 

Le premier, à trait à mes enfants, plus précisément ma fille Anne-Cécile et Édouard son mari ; ce dernier, ancien de la FEMIS, a effectué son service national auprès de l’attaché culturel de l’ambassade de France à Beyrouth. Ils ont rapporté de ce séjour de 2 années le scénario de leur premier film : Autour de la Maison Rose qu’ils ont produit dans leur toute nouvelle société de production : Mille et Unes productions. ICI

 

 

La guerre est terminée. La ville reprend ses droits. Dans un vieux quartier populaire de Beyrouth trône un vieux palais qu'on appelle la maison rose. C'est là que se sont réfugiées pendant la guerre, deux familles, les Nawfal et les Adaimi. Aujourd'hui, les immeubles cribles d'obus cèdent progressivement la place a de vastes projets immobiliers. C'est ainsi que le palais va être démoli, divisant peu a peu les habitants du quartier en deux clans. D'un côté, les commerçants, partisans du développement économique et de l'autre la famille et ses alliées, qui se sentent rejetés.

 

Sœur Marie Keyrouz, du chant sacré au silence habité

 

Le second, ce sont les concerts de Sœur Marie Keyrouz auxquels j’ai assisté, dont le dernier en la Cathédrale Notre-Dame du Liban des Maronites 17 Rue d'Ulm, 75005. C’était en 2012 je crois.

 

Chant traditionnel maronite: Keyrouz, Soeur Marie: Amazon.fr: Musique

Voir la voix. L’Orient et l’Occident de sœur Marie Keyrouz

Propos recueillis par Laurent Aubert ICI

 

Soeur Marie Keyrouz - L'onde Théâtre Centre d'Art

 

 

Sœur Marie Keyrouz : « L’indifférence menace en France, le fossé se creuse et cela me fait peur »

 

INTERVIEW - Depuis trente ans, la religieuse libanaise a enregistré une dizaine d'albums et chante la musique sacrée orientale autour du monde. Elle confie au Figaro le sens de cet engagement et livre sa vision du monde, du sort des chrétiens d'Orient à celui des « gilets jaunes ».  ICI 

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 06:00

Bill Murray fils arrêté pour coups et blessures sur un flic après une manifestation: les rapports

Incorrigible je suis, un petit bout de journée passé à Marseille et, baguenaudant, je tombe nez à nez, un nez masqué, face à une librairie à la mine accueillante : l’odeur du temps, je pousse la porte et, de suite, je sens (normal en ce lieu) monter le délicieux fumet d’une cotriade de petits livres qui se prélassent couchés sur le sable chaud de la plage, mon légionnaire, désolé je déraille c’est le soleil.

 

 

Alors, tel un pécheur du Vieux Port, à la peau boucanée, je lançai mes filets vers les hauts fonds à la recherche des plus beaux poissons et, sans aller jusqu’à dire que ce fut une pêche miraculeuse (Luc 5.1-11), Jésus dit à Simon : « Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher. », j’ai soutiré à la mer Méditerranée Bill Murray.  

 

Un peu comme Antoine Taupin qui, sortant du Picard Surgelés de Villejuif, croît reconnaître la silhouette de Bill Murray, qui s’engouffre dans une limousine. Qu’est-ce qu’une star internationale pourrait bien faire au beau milieu du Val de Marne ? L’apparition du « pape de la mélancolie » incarne-t-elle, pour Antoine, un début de rédemption ?

 

Non, non, ne vous écriez pas « Bonne mère il est devenu fada ! » j’ai bien acquis pour 16 euros, SANS BILL NI MURRAY d’Alexandre Steiger aux éditions Léo Scheer.

 

Sans Bill ni Murray par Steiger

 

Bill Murray est considéré comme l’acteur le plus injoignable au monde. Il n’a pas de portable. Il dispose d’un simple répondeur téléphonique, une sorte de boîte noire, qu’il utilise comme une ligne verte, sur laquelle on peut lui laisser un message comme on jette une bouteille à la mer. Bill n’appartient à personne. Il est maître de ses journées. Il plane autour de sa personne une sorte de mystère comparable à celui des grands saints. Personne ne sait à quoi il occupe son temps entre deux films. Se prélasse-t-il sur quelque plage de sable fin à Miami ? Erre-t-il au milieu des ruines des temples aztèques ? De parcours de golf sous le soleil de Dubaï, un club posé sur l’épaule ? Nul ne peut en témoigner. Il lui arrive parfois de débarquer par surprise dans des soirées branchées où se retrouve le tout-Hollywood, avant de disparaître à nouveau, donnant à chacune de ses apparitions l’impression d’un mirage, alimentant à chaque fois un peu plus sa légende.

 

Bill est une géographie. Il est une position, un déplacement minime dans l’espace. Partie du visage, mais aussi corps en mouvement, venant perturber l’équilibre précaire de l’ordre établi. Il se tient en retrait du monde. Il s’en absente, en même temps qu’il s’absente de lui-même. Bill Murray sait-il seulement qu’il est Bill Murray ?

 

Bill est un pli dans lequel le monde s’est lui-même replié, ne laissant alors paraître à la surface de l’écran que l’émanation d’un être à l’insondable mélancolie. La pellicule comme un saint suaire imprime les contours flous d’un portrait sans visage. Il n’est plus qu’une esquisse, une ébauche de lui-même, un sillage de baleine derrière lequel les chalutiers font naufrage, échappant à chaque fois aux harpons des caméras, punissant l’arrogance de tous ceux qui tenteraient de l’enfermer dans une cas, de le réduire au rôle ingrat de bouffon, d’amuseur public dont on finirait par exposer les ossements dans un musée.

 

Je l'ai lu pendant ma traversée Marseille-Ajaccio sur le A NEPITA

 

 

Une critique de SANS BILL NI MURRAY d’Alexandre Steiger par lehibook   du 10 juillet 2020 que je fais mienne :

 

Antoine Taupin, cinéaste raté, en impasse professionnelle et déshérence amoureuse traîne sa déprime dans Villejuif quand il croise Bill Murray (ou du moins le croit -il) . A partir de là commence une épopée de la « loose » qui l'amène d'un psychiatre qui parle à sa hache au tournage, à Angoulême, d'un film au casting prestigieux avec …Bill Murray ! Excellente surprise que ce court roman, au regard désenchanté, lucide et plein d'humour sur la déprime, l'amour et le monde du cinéma. Et surtout une écriture pleine de saveur. A noter que le film angoumoisin existe bel et bien, il s'agit de « The French Dispatch » de Wes Anderson , dont la sortie est très attendue et le casting d'enfer avec en vedette…Bill Murray !

 

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C’est Le film « Lost in translation » de Sofia Coppola qui a marqué la carrière de l’acteur. Le film raconte la romance entre Bob Harris (Bill Murray), un acteur sur le déclin et Charlotte (Scarlett Johansson), une jeune américaine fraichement diplômée, délaissée par son mari. Les deux personnages sont liés par la solitude qui les transporte dans un Tokyo onirique. Le milieu du cinéma lui attribuera un Bafta et un Golden Globe. « Lost in Translation » marque aussi la première nomination dans la catégorie Meilleur Acteur de Bill Murray aux Oscars. Il est dit que Sofia Coppola, aurait mis plus de 5 mois à contacter l’acteur et aurait même été jusqu’à demander de l’aide à Wes Anderson afin de pouvoir l’avoir dans son film.

 

 

 

Bill Murray est l’acteur fétiche de Wes Anderson, il est souvent au générique de ses films. Leur histoire commence avec le film « Rushmore » en 1998, pour lequel l’acteur n’aurait été payé que 9 000 euros. Wes Anderson dirigera 7 fois « sa muse ». Que ce soit dans un premier rôle (« La Vie Aquatique »), ou juste une apparition (« The Grand Budapest Hotel ») Bill Murray répond toujours présent.

 

Bill Murray est d’origine irlandaise, il fait ses études secondaires dans un lycée privé jésuite et travaille comme caddy pour payer ses études. Le golf, c’est l’une de ses passions et elle le suivra toute sa vie. Il participe régulièrement à des tournois de célébrités et a exposé son amour ce pour ce sport dans un livre paru en 1999 Cinderella Story : My Life in Golf.

 

Dans les années 80, Bill Murray enchaine les comédies à succès comme Le Golf en Folie, Tootsie et SOS Fantômes. Il écrit le scénario de Le Fil du rasoir, film dans lequel il obtient son premier rôle dramatique. C’est un échec commercial. Bill Murray en profite pour prendre ses distances avec le cinéma, il étudie alors l’histoire et la philosophie à la Sorbonne tout en fréquentant la Cinémathèque française.

 

A la fin des années 80, Bill Murray revient sur les écrans avec Fantômes en fête et SOS Fantôme 2. En 1993, il tient le premier rôle dans Un jour sans fin aux côtés d’Andie MacDowell, devenu film culte. Après des apparitions dans Ed Wood et Charlie et ses drôles de dames dans les années 2000, Bill Murray change de registre pour le film de Sofia Coppola Lost in Transaltion en 2003. Ce rôle lui vaut d’être nommé aux Oscars, au Golden Globe et à la British Academy Film Award.

 

On a vu Bill Murray depuis 2010 dans Le Grand Jour, The Grand Budapest Hotel ou encore Monuments Men.

 

La carrière de Bill Murray ressemble à l’homme, simple. Loin d’Hollywood, très peu intéressé par la célébrité, Bill Murray travaille sans agent et choisit ses rôles de façon particulière. Il dispose en effet d’une boite vocale d’un téléphone prévu à ce seul effet et il la consulte de façon irrégulière. Même si Bill Murray n’a pas à rougir de sa carrière, il admet être passé à côté de nombreux films à cause de cette façon de travailler.

 

Bill Murray a eu deux enfants d’un premier mariage, et quatre enfants d’une seconde union. Tous ces enfants sont des garçons, l’aîné est né en 1982 et le plus jeune en 2011.

Quand Bill Murray devient barman pour une nuit à Brooklyn

5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur bill murray ICI 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 06:00

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Mon père était un sage, lorsque nous nous promenions le dimanche dans sa deuche pour aller rendre visite aux paysans ses clients de battages, il me montrait les tas de graviers sur le bord des routes en me disant « ça va bientôt être le temps de leur déplacement », sous-entendu nos chers ingénieurs des P&C rémunérés grassement par des RIP (Rémunérations d’Ingénierie Publique) ICI  faisaient monter la mayonnaise. Je précise que mon père était adjoint aux travaux à la mairie de la Mothe-Achard, il ne parlait pas en l’air mais en toute connaissance de cause.

 

Depuis ce temps lointain les tas de graviers ont été remplacés par les giratoires qui ne sont pas des ronds-points à la française où celui qui y rentre a la priorité, mais à l’anglaise ce sont ceux qui tournent autour qui l’ont.

 

Sans être mauvaise langue l’inflation de giratoires a comme une odeur de pots de vin pour certains élus.

 

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Répartition des ronds-points en France : édition 2018

 

Pour poursuivre la série d’articles sur les ronds-points (qu’il faudrait plutôt qualifier de giratoires), voici l’édition 2018 de l’étude de la répartition de ce type d’intersection en France.

 

La méthodologie reste la même que pour l’édition précédente, à un petit changement près concernant le compte de la population que j’évoquerai  dans la suite de l’article. Voici donc sans plus attendre les résultats, en date du 5 août 2018

 

La suite ICI 

 

nombre_rondpoints_2018

« Le rond-point ou sens giratoire est une maladie incurable, une épidémie. Comme son nom l’indique, cet espace circulaire apparaît à l’endroit où convergent au moins deux routes suffisamment fréquentées pour justifier sn existence. Favorisé par une nouvelle politique européenne de l’urbanisme qui, ces dernières années, a fortement subventionné la suppression des feux tricolores, le rond-point est une particularité des lointaines banlieues et des zones limitrophes (…)

 

Le rond-point est constitué d’un parterre central – presque toujours circulaire, parfois polygonal – autour duquel tourne une route où débouchent d’autres. Dans le parterre inaccessible à pied, nappé d’un brouillard de gaz d’échappement et aussi bruyant qu’une tranchée de la Première Guerre mondiale, personne ne s’arrêtera jamais. Personne ne s’assiéra jamais. Personne ne dormira, ne lira, ne fera l’amour. C’est un parterre d’ « apparat ». Encouragés par le architectes et les paysagistes qui sont de mèche avec des pépiniéristes en mal de publicité prêts à distribuer de généreux pots-de-vin, maires et adjoints ont décidé d’y concentrer le plus grand nombre possible de bizarreries afin de montrer à tous les automobilistes combien la ville annoncée et saluée par le rond-point est à la page, moderne, audacieuse et « culturelle » » (…)

 

Ce qui importe avant tout aujourd’hui, dans notre époque de vitesse qui nous bombarde constamment de mille stimulations, c’est d’ »impressionner », de « choquer ». À la vue de la sphère métallique trônant sur le rond-point, toute personne de bon sens pensera « c’est absurde » ou « c’est horrible », et donc se sentira en devoir de déclarer que c’est « intéressant comme travail », « une œuvre réussie », « une trouvaille » sans se demander si cette boule annonce un stade de foot, représente une orange ou symbolise le mensonge ou l’exaspération. Seul l’automobiliste qui se garera et, au péril de sa vie, traversera rond-point et parterre pour lire l’écriteau pourra découvrir qu’il s’agit d’un monument à la mémoire des victimes de la Mafia. »

 

 

Umberto Pasti Pierre Le-Tan Jardins les vrais et les autres Flammarion

Les questions que l’on se pose sur les ronds-points ICI

Le rond-point de la chaînette à Auxerre a coûté 500 000 euros. Le rond-point de la chaînette à Auxerre a coûté 500 000 euros. © Radio France - Delphine Martin

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 06:00

 

Ni le temps, ni l’envie, je n’achète ni ne lis la prose politique, pourtant je pense que pour ce livre Confusions je vais faire une exception à ma règle.

 

Le vieux rocardien que je suis fait mien ce sage avertissement du secrétaire-général de la CFDT à cette jeune femme qui travaillait à la CFDT, où elle était en charge des discours.

 

« Ces gens-là, ils ne sont pas comme toi, Marie », la prévient Laurent Berger, le jour où elle lui annonce son envie de rejoindre la macronie.

 

« Plus qu'un pamphlet, un repentir. La force de ce livre, Confusions, est dans sa nuance et dans le calme avec lequel Marie Tanguy, ancienne plume d'Emmanuel Macron, narre son expérience. De la déception, oui, de la haine, jamais, ce qui rend ce récit d'autant plus redoutable. »

 

En dépit de ces avertissements, « elle y est allée quand même par goût de l'aventure et pour une certaine idée de l'émancipation, née chez elle à gauche, et qu'elle retrouvait chez l'ancien ministre de Hollande. Elle a passé des entretiens avec Brigitte Macron et Ismaël Emelien. Son profil Sciences Po et les quelques essais qu'elle a rédigés ont joué en sa faveur. Aussitôt, la jeune provinciale, originaire de Cahors et issue d'un milieu modeste, s'est retrouvée membre du pôle Idées de l'équipe de campagne du candidat, partageant un étroit bureau avec Quentin Lafay et David Amiel, au QG rue de l'Abbé-Groult. « David » et « Quentin » (elle les présente ainsi), « cinquante ans à eux deux », sont deux des acteurs centraux du livre. Comme ça, désignés par leurs prénoms, ils rappellent un duo de comiques vu à la télé (« Éric et Quentin »), mais ils peuvent se vanter d'être « les chefs de chantier » du programme présidentiel. Il leur revenait de donner de la substance aux intuitions et aux promesses du candidat, de trouver eux-mêmes des idées pour se démarquer de Hollande, pour faire mieux que Benoît Hamon, plus écolo que les écologistes, mieux que tout le monde. »

 

Elle écrit : « Ceux du sixième étage n'avaient rien à faire avec les bénévoles… » On découvre, effaré, la langue de ces « gens-là ». C'est technique, prétentieux, abstrait, sec, froid. Rien de charnel, rien de vécu, rien de spontané. Un bureau des Idées dans lequel défilent des surdiplômés et si peu d'élus… »

 

Tout est toujours « TTU » – « très très urgent » –, animée par des « mecs », mangeurs de chirashis, qui ne communiquent que sur Telegram, se droguent aux sondages (« Quel est le rolling du jour, Denis ? ») et truffent les discours du candidat de citations de René Char. 

 

L’article Le livre choc d'une repentie de la macronie ICI

 

 

Avec l'ancienne plume de Macron qui a démissionné après un burn-out

 

Après avoir lu le récit de Marie Tanguy, on s’imagine une femme endurcie par la politique qui lui a fait tant de mal. La réalité est tout autre. Lorsque j’arrive dans le café où nous avons rendez-vous, sa jeunesse me frappe. Plus tard, elle me confiera qu’on la confond souvent avec la baby-sitter quand elle va chercher sa fille à la crèche. Pour me saluer, elle se lève précipitamment, faisant tomber son sac à dos qui s’écrase bruyamment contre le sol.

 

Trente-trois ans ? J’aurais parié qu’elle avait moins. Ses grands yeux qui ont, un jour, été cernés de noir me sourient. Son débardeur laisse entrevoir deux larges tatouages sur ses bras. C’est la première interview qu’elle donne pour la promotion de son livre : « Je suis un peu stressée » avoue-t-elle. Posé sur la table à côté d’un expresso, son livre Confusions s’apprête à sortir en librairie. Elle y raconte son ancienne vie de plume pour Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017.

 

« Politiquement, j’y croyais très fort. J’ai vu en Macron quelque chose qu’il n’était pas »

 

« Quand ils parlaient de la classe moyenne et en ricanaient, c’est comme s’ils parlaient de ma mère »

 

L’interview ICI 

 

L’Hommage d’Emmanuel Macron à Michel Rocard ICI 

 

Quand Emmanuel et Brigitte Macron recevaient les Rocard à dîner ICI  

Marie Tanguy a écrit pour le Président pendant deux mois et demi.

ENTRETIEN. Marie Tanguy, la Lotoise qui a écrit pour Emmanuel Macron : "Sa campagne, c'était de l'enfumage" ICI 

Emmanuel Macron, à Paris, en juillet 2016.

Emmanuel Macron et la deuxième gauche, le malentendu ICI 

Parrainé par des rocardiens pendant sa campagne en 2017, le président de la République s’est éloigné des principes de ce courant de pensée.

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:00

Ce matin, premier jour de septembre : « Coup de bambou ! », expression elle-même imprégnée de notre passé colonial « C'est en Syrie que l'atteignit le 'coup de bambou' tant redoutable. Il y fit la connaissance de moines grecs exilés, lesquels s'étaient convertis en secte sataniste […] Depuis ce moment une invraisemblable suite d'atroces désastres jalonne sa vie », je découvre dans ma revue de presse un titre qui me jette dans une déréliction profonde :

 

Comment en 2020 le mot « vanille » est presque devenu une insulte

Repéré par Louise Beda-Akichi — 31 août 2020

 

De la sexualité à la personnalité, cet adjectif n'est jamais flatteur.

 

Moi qui, dans ma cuisine parisienne, collectionne les gousses de vanille de toutes les provenances : Vanille Bourbon de Madagascar, vanille de Tahiti, vanille Tahitensis de Papouasie Nouvelle-Guinée, vanille d’Ouganda etc., j’en suis resté abasourdi, abattu comme deux ronds de flan.

 

 

À  l’heure où l’on débaptise les « 10 petits nègres » d’Agatha Christie, où l’on jette à bas les statues des généraux coloniaux, où l’on découvre que le père Bugeaud et sa fameuse casquette était un salaud, que les missionnaires, dont la position est pourtant toujours adoptée par la grande majorité des couples mariés, étaient des auxiliaires zélés des groupes capitalistes, que Tintin au Congo n’était pas tout blanc, que beaucoup de nos grands hommes de la IIIe République, sous le vernis de hautes visées civilisatrices, cachaient des appétits insatiables, voilà que la gousse de vanille tombe, elle aussi dans l’opprobre.

 

 

 

Origine de la vanille

 

La vanille qu’on appelle la gousse de vanille est une épice qui est la reine de la pâtisserie. Le saviez-vous qu’elle provient d’un orchidée qui s’appelle le vanillier.

 

Il existe 3 types d’orchidées qui vont produire de la vanille, mais il y a aussi des espèces natives au Brésil.

 

La vanille pousse naturellement au Mexique et qu’il n’a pas besoin de la main humaine pour la polliniser.

 

En effet c’est une abeille qui existe uniquement au Mexique la Mélipone qui peut polliniser les fleurs de vanille. elle est si petite, qu’elle peut rentrer dans la fleur et effectuer le mariage.

 

Après le mariage, il faudra attendre 9 mois pour avoir une belle gousse de vanille verte qui sera ensuite préparée.

 

Le vanillier fût découvert par les Espagnols dans les années 1500. C’est à l’occasion de la conquête du Mexique.

 

Le conquistador Hernan Cortès va rapporter la liane après l’avoir découvert notamment dans des boissons à base de cacao.

 

En effet dans le chocolat la vanille va adoucir le goût amer du cacao.

 

C’est en 1630, que cette épice va être emmené sur l’île de la Réunion sur l’ordonnance royale du Roi Soleil.

 

Mais faute de la petite abeille butineuse, celle-ci ne produit pas de fruits.

 

Mais ce n’est pas Edmond Albius qui va polliniser pour la première fois dans le monde la fleur du vanillier, mais un Belge, Charles Morren qui va faire la première pollinisation artificielle du vanillier en Belgique. Mais cette pollinisation va donner aucune gousse.  Le climat belge, n’était pas propice à cette épice tropicale.

 

Le français Neumann, tentera aussi en métropole mais avec le même succès.

 

En 1841, Edmond Albius à l’âge de 12 ans, va réussir à trouver le moyen de féconder la fleur de vanille à la Réunion et sans la Mélipone.

 

C’est en 1880 que les colons français vont implanter la vanille sur la grande île. Grâce à son climat et sa grande côte de la vanille, Madagascar va devenir le premier producteur mondiale de vanille.

 

En 1964, est reconnue l’AOC Bourbon, l’appellation va être faite pour différencier la gousse de vanille de l’océan indien avec les autres vanilles du monde.

 

Origines et espèces de vanilles

 

Il existe plus d'une centaine d'espèces répertoriées et plus ou moins localisées.

 

3 seulement ont été historiquement retenues afin de produire la vanille en gousse que l'on connait :

 

  • La Vanilla Planifolia ou Vanilla Fragrans

 

Elle est la plus produite et la plus commercialisée dans le monde. Introduite en 1841 dans l'Océan indien. Si elle provient de Madagascar, de la Réunion ou des Comores, elle bénéficie alors de l'appellation Bourbon. Mais on peut aussi la trouver en Indes, en Ouganda, en Indonésie, au Mexique et aux Iles Tonga.

 

C'est l'espèce de vanille qui détient les plus importants taux de vanilline naturelle. C'est à Madagascar que les gastronomes trouvent leurs meilleures vanilles, avec des concentrations aromatiques plus prononcées.

 

  • La Vanilla Tahitentis Moore

 

Elle fût introduite en Polynésie par l'amiral F. Hamelin en 1848. Dans les années 50, la Polynésie Française dont fait partie Tahiti était le 2e producteur mondial de vanille derrière Madagascar.

 

Aujourd'hui, son coût important en raison de sa main d’œuvre onéreuse, sa faible teneur en vanilline et son arôme fortement anisé l’ont pénalisé en faveur de la vanille Bourbon.

 

  • La Vanilla Pompona Shiede

 

On la retrouve principalement en Martinique, Guadeloupe, Amérique tropicale, brésil, et Guyane. Elle est plus connue sous le nom de « vanillon » ou « vanille banane » car les gousses sont courtes et grosses. C’est une vanille d'un très faible rendement, sa culture est assez peu répandue et son taux en vanilline est plus faible.

 

 

Le vanillier et sa fleur

 

Le vanillier

 

Vanilla planifolia est le nom scientifique officiel de la plante de vanille la plus répandue en gastronomie. Aussi appelé vanillier, il s’agit d’une orchidée tropicale originaire du Mexique et très délicate se présentant sous forme de liane. C’est la seule orchidée dont le fruit est comestible. Elle nécessite une plante support jouant le rôle d'ombrière et pousse dans des régions tropicales humides en sous-bois. Ses fruits, appelés gousses, produisent une épice portant aussi le nom de vanille.

 

On compte une centaine d’espèces de vanillier mais seule deux autres sont également utilisés pour produire l’épice : la vanille de Tahiti (Vanilla tahitensis) et celle du vanillon (Vanilla pompona). Les autres variétés étant uniquement cultivés pour raisons ornementales.

 

Étymologiquement, le nom vanille dérive de l'espagnol vainilla lui-même issu du latin vagina qui a également donné vagin et signifie gaine, gousse ou étui.

 

Souple et peu ramifiée, la liane de vanille, se développe par croissance du bourgeon terminal et peut atteindre plus de dix mètres de hauteur. C’est une plante qui se bouture très facilement grâce aux racines aériennes situées aux nœuds d'insertion des feuilles et de la tige et qui lui permettent aussi de s'accrocher à son support.

 

Les feuilles sont disposées de manière alternée de chaque côté de la tige. Elles sont planes et ovales avec le bout pointu, environ trois fois plus longues que larges et peuvent mesurer jusqu'à une quinzaine de centimètres. La tige et les feuilles sont vertes, charnues, gorgées d'un suc transparent et irritant provoquant sur la peau des brûlures et des démangeaisons persistantes.

 

La fleur de vanille

Les fleurs sont groupées par huit ou dix et forment de petits bouquets à l'aisselle des feuilles. Elles ne s'épanouissent seulement un seul jour et rarement plus d'une fleur mature en même temps. De couleur blanche, verdâtre ou jaune pâle, elles possèdent la structure classique d'une fleur d'orchidée malgré une apparence assez régulière.

 

Particularité importante, sa fécondation ne pourrait avoir lieus sans intervention d'un intermédiaire extérieur : elle est réalisée naturellement dans sa région d'origine par des abeilles endémiques du genre Melipona. Eloignée de son environnement originel, sa fécondation doit donc se faire manuellement.

 

Production de la vanille

 

La préparation de la vanille se déroule sur une période d’environ six mois. Elle demande beaucoup de patience, de la rigueur et du savoir-faire, car elle consiste à favoriser le développement de l’arôme et à rendre la gousse apte à une longue conservation. Le vanillier a besoin d'un climat tropical, humide et chaud. Il se cultive habituellement dans les forêts avec des arbres comme support.

 

Il peut naturellement atteindre jusqu'à 10 mètres de hauteur. Pour ne pas devoir monter trop haut lors de la récolte, il est important de guider la liane pour qu'elle ne monte pas trop haut

 

En dehors de son pays d'origine, la fleur de vanille doit être fécondée manuellement. C'est un travail d'observation quotidien pour le cultivateur car elle ne fleurit qu'un seul jour durant une période s'étalant sur environ 2 mois.

 

Elle consiste à abattre délicatement le rostellum avec une épine, puis d’exercer une légère pression sur la fleur pour que le pollen saupoudre et féconde les organes femelles. L’opération doit être réalisée le jour même de la floraison sur les fleurs les plus vigoureuses de l’épi. La fleur s’épanouit dès le lever du soleil et ne dure que quelques heures. Le « mariage » doit donc s’effectuer rapidement le matin. Précision et rapidité sont de rigueur, car il y a des centaines de milliers de fleurs dans la plantation. Il faut marier le plus de fleurs possible afin d’obtenir une bonne récolte de gousses.

 

8 mois après la fécondation, les gousses vertes sont enfin prêtes à être récoltées.

 

 

 

Il faudra environ 5 kilos de vanilles vertes pour obtenir 1 kilo de vanilles traitées.

 

 

La suite ICI 

 

Vous voilà maintenant éclairés sur ces gousses de vanille au passé lourdement colonial, il est donc temps de vous proposer de lire pourquoi ces dernières années, le terme «vanille» est devenu un qualificatif employé de manière souvent dépréciative, pour désigner quelque chose ou quelqu'un d'ennuyeux.

 

Comment cet arôme venu originellement du Mexique en est-il arrivé là ?

 

Par l'entremise du colonialisme, répond Joseph Lamour, journaliste pour Mic.  ICI 

 

Un usage popularisé par l'argot

 

Dans les années 1950, la vanille était si développée et popularisée dans nos cuisines qu'elle en est devenue un parfum classique, voire banal. « Cela fait allusion principalement à la glace à la vanille qui est considérée comme le parfum le plus basique », explique John Kelly, chercheur au sein de Dictionnary.com. C'est de ce constat qu'est née l'habitude de désigner les gens ennuyeux par le terme « vanille ». Plus tard, le même mot fut utilisé de cette façon dans le monde de l'informatique pour décrire des programmes informatiques inintéressants, explique John Kelly.

 

Le parfum devient si cruellement classique que, dans la communauté gay des années 1970, il est synonyme d'une « sexualité conventionnelle ». Il désigne toute activité sexuelle ne relevant pas du sado-masochisme ou de l'éventail queer, alors en plein essor dans le milieu à l'époque. On note que le mot était déjà utilisé depuis les années 1940 aux États-Unis par les Afro-Américain·es pour désigner les personnes blanches.

 

La suite ICI http://www.slate.fr/story/194448/mot-vanille-presque-insulte-depreciatif-historique-sexualite-personnalite-ennuyeux

 

 

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