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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 06:00

https://www.hebdo-ardeche.fr/photos/maxi/11920.jpg

À l'annonce de son décès, ce personnage à l'image modeste et frugale fait pleurer dans les chaumières, la "grande presse" alimentant le cortège des lamentations ...

 

Une amie chère : C.... m'informe de sa peine et, modestement voici ma réponse à son chagrin sincère n'en doutons point !

 

<< Ah! ma chère C.... désolé de ne pas totalement m'associer à ta peine !...

 

Par-delà son aura et ses très bonnes relations avec la presse (cf. PJ) qui le pleure aujourd’hui (et nous incite à faire de même),ce monsieur avait une part d'ombre qu'il valait mieux ne pas évoquer : ICI

 

 

D'un point de vue sociologique on peut noter que son discours (respect de la nature, économie frugale et fable du colibri) a parfaitement fonctionné pour globalement devenir un mythe ; d'où la réceptivité et l'engouement pour ses thèses simples à la portée de chacun.

 

Pour ma part je demeure axé sur celles de feu René Dumont (qui s'était confronté à Pierre R.) et pour lequel j'avais voté en 1974 ... (1,32%)

 

Ce débat de "coupeur de cheveux" n'aura pas lieu sur les grands médias certes...

 

Peu me chaut mais, à notre modeste niveau, je suis tout disposé à poursuivre l'échange malgré son caractère iconoclaste (de l'échange...) et pour te rassurer si ton projet de le faire rencontrer eût abouti, j'y serais allé pour lui poser ces mêmes questions et entendre ses réponses.

 

Aussi aurais-je aimé l'entendre analyser et remettre en question :

 

  • l'organisation de l'Europe agricole et de la PAC favorisant systématiquement les céréaliers

 

  • le syndicalisme de la FNSEA bras armé de l'ultralibéralisme

 

  • soutenir la confédération paysanne

 

  • remettre en question les multinationales de l'agroalimentaire (Nestlé Coca-cola, Mars, Unilever etc...) et de l'agrochimie.

 

  • les conditions de production du sucre, du thé, du cacao et du café dans le tiers monde

 

  • dénoncer l'agro business et les conditions d'élevage et d'abattage des animaux en Europe en Chine et Usa

 

Et le voir soutenir financièrement (cf. feuille d'impôts) les actions en faveur des déshérités d'ici et d'ailleurs ....

 

                     C'est donc avec la plus grande réserve que je compatis à sa disparition et me tiens à bonne distance  du cortège des lamentations ... (et désolé  si je t’ai fait de la peine 😥 )

 

 Débat ouvert sur Le Diplo  suite  >> ICI

 

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Au fond, la question est que son message ne dérangeait pas l'ordre établi et qu'en fait il s'en accommodait comme d'un état de fait à l'inverse d'un René Dumont ou encore, jadis d'un Jack London...

 

Libé a sorti sa nécro  ICIoù l'on  retrouve des phrases issues de Wikipédia et en trois lignes l'allusion à l'enquête du Diplo sans référence au contenu (son parcours de formation idéologique .

 

Voilà, j'arrête ici mon revanchard  monologue…    

 

Pierre Rabhi, enquête sur un prophète, par Sophie des Déserts | Vanity Fair

Pierre Rabhi, enquête sur

 

un

 

prophète ICI

 

 

Pierre Rabhi élevait des chèvres en Ardèche avant de devenir un penseur écolo ultra-médiatique. Aujourd’hui, il publie des best-sellers, donne des conférences dans la France entière, inspire les politiques et les célébrités. Dans le numéro de décembre 2015 de Vanity Fair, Sophie des Déserts dévoile les secrets d’une ascension qui intrigue.

 

PAR SOPHIE DES DÉSERTS

Pierre Rabhi, chez lui en Ardèche, le 5 janvier 2017.

ierre Rabhi, chez lui en Ardèche, le 5 janvier 2017. 

La mort de Pierre Rabhi, pionnier de l’agroécologie ICI

L’écrivain, figure populaire et fondateur de l’association Colibris, appelait à une « insurrection des consciences » et prônait une agriculture permettant la régénération des sols. Il est mort samedi 4 décembre à Lyon, à l’âge de 83 ans.

Par Catherine Vincent

 

Il estimait l’humanité folle, la modernité une imposture, la planète entre des mains inconscientes. Il appelait à l’« insurrection des consciences » pour un monde meilleur dans lequel tout le vivant aurait sa place. Il était, avant tout, l’un des pionniers de l’agroécologie, cette « agriculture du pauvre » qui affranchit le paysan des engrais et des pesticides et permet la régénération des sols. Fondateur, en 2006, de l’association Colibris, auteur de l’ouvrage Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010) vendu à plus de 460 000 exemplaires, Pierre Rabhi est mort, samedi 4 décembre, des suites d’une hémorragie cérébrale. Il avait 83 ans.

 

Dès samedi soir, plusieurs personnalités politiques ont réagi à cette disparition. Ségolène Royal, ancienne ministre de l’environnement, a rendu hommage à un « laboureur de la terre et laboureur de conscience ». « Il semblait immortel comme ses idées », a tweeté Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public et ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’écologie. Le candidat EELV à la présidentielle, Yannick Jadot, évoquait « l’un des grands précurseurs de l’agroécologie », tandis que la maire de Paris, Anne Hidalgo, saluait « un penseur et écrivain qui avait à cœur de protéger notre planète ».

 

Dans ce concert de louanges, une musique discordante s’est pourtant fait entendre, dans les termes plus ou moins choisis qui font le sel des sites Internet. « Précurseur incroyable de l’écologie (…), conservateur sur les questions sociétales, l’homosexualité et les femmes », a sobrement résumé la finaliste de la primaire d’EELV, Sandrine Rousseau. Principalement en cause : les propos tenus par l’agroécologiste sur le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée (PMA). « Je considère comme dangereuse pour l’avenir de l’humanité la validation de la famille “homosexuelle”, alors que par définition cette relation est inféconde », avait-il notamment expliqué dans son livre d’entretiens Pierre Rabhi. Semeur d’espoirs (Actes Sud, 2016). Depuis quelques années, cette phrase, sortie de son contexte, tourne en boucle sur les réseaux sociaux – auxquels il n’attachait guère d’importance.

 

 

Immuablement vêtu d’un pantalon à bretelles en velours côtelé et d’une chemise à carreaux, l’homme qui enchaînait les conférences à guichets fermés, celui en qui le moine bouddhiste Matthieu Ricard voyait un « frère de conscience », s’est également vu reprocher une attitude par trop messianique – d’où le titre d’un article publié en décembre 2015 par Vanity Fair : « Pierre Rabhi, enquête sur un prophète ». Un gourou, vraiment ? Tous ceux qui l’ont approché de près s’insurgent contre cette assertion. Mais la plupart admettent qu’il n’a pas fait grand-chose pour rectifier l’image. Ainsi de Cyril Dion, en deuil d’un « grand frère » qu’il côtoie depuis plus de quinze ans (il fut directeur de Colibris de 2006 à 2013) : « Pierre était suffisamment intelligent pour ne pas complètement démentir ce côté messianique. Et, surtout, il avait tellement besoin qu’on l’aime ! » Un besoin de consolation qui remonte à la petite enfance. A ses 4 ans précisément, âge où le petit garçon, né en 1938 aux portes du Sahara algérien, devient orphelin de sa mère.

 

 « Le chagrin que je porte toujours à 80 ans, c’est de n’avoir aucune image d’elle – il n’y avait pas de photos au village. Quand j’évoque ma mère, c’est presque un ectoplasme », confiait-il au Monde il y a quelques années. Convaincu que « le futur est entre les mains des Européens », son père, forgeron, le confie à un couple de Français du village. A l’adolescence, ses parents adoptifs l’emmènent à Oran, à 650 kilomètres de là. Le jeune garçon aime modérément l’école (il s’arrêtera peu après le certificat d’études), mais découvre les philosophes grecs, la Bible et les Evangiles.

 

Du Christ à Thomas Sankara

 

Le message du Christ agit sur lui comme un catalyseur. Il s’appelait Rabah – « le victorieux » en arabe –, il devient Pierre, du prénom de son apôtre favori. A 18 ans, il se convertit au catholicisme. A 20 ans – on est en 1958, en pleine guerre d’Algérie –, une dispute avec son père adoptif le pousse à prendre un bateau pour Marseille. Le voici à Paris, mais pour bien peu de temps. Celui d’y trouver un travail et d’y rencontrer Michèle, qui deviendra sa femme et la mère de ses cinq enfants. En 1961, tous deux mettent le cap vers le sud de la France. Sur le sol caillouteux du plateau ardéchois, ils montent un élevage de chèvres et parviennent à cultiver cette terre aride. L’aventure de l’agroécologie commence.

 

Deux rencontres sont déterminantes. La première avec Fécondité de la terre, un ouvrage de l’Allemand Ehrenfried Pfeiffer prônant les principes de l’agriculture biodynamique (qui pense la nature comme un ensemble), à la promotion desquels Pierre Rabhi va rapidement consacrer conférences et formations. La seconde, en 1983, avec un tour-opérateur qui monte un campement touristique à Gorom-Gorom, dans le nord du Burkina Faso, et propose à Rabhi d’y développer un centre de formation à l’agroécologie. C’est ainsi que le paysan ardéchois rencontrera le leader révolutionnaire Thomas Sankara, qu’il parviendra à intéresser au bien-fondé de ses méthodes. Mais, en 1987, l’assassinat de Sankara signe la fin de l’aventure, et Pierre Rabhi doit rentrer en France.

 

« Pierre adorait les conditions difficiles. Si les cultures poussaient là où il y avait des pierres, un climat compliqué et pas d’eau, il savait qu’elles pousseraient partout. Dans le Burkina Faso, ce pays emblématique touché par tant de problèmes climatiques et de famines, il voyait la possibilité de montrer que l’agroécologie fonctionnait à l’échelle d’un pays. Avoir dû y renoncer fut un des grands regrets de sa vie », raconte Françoise Vernet-Aubertin, présidente de Terre et Humanisme. Une association créée en Ardèche en 1997, précisément pour poursuivre l’œuvre entamée par Rabhi dans les pays d’Afrique.

 

Candidat à l’élection présidentielle

 

Au tournant des années 2000, l’homme à la frêle silhouette n’est pas encore une icône écolo-médiatique. En 2002, sa tentative d’être candidat à l’élection présidentielle lui assure, certes, une certaine visibilité. Mais l’épisode tourne court. Rabhi n’obtint que 184 parrainages d’élus sur les 500 requis et retourne à sa ferme ardéchoise de Montchamp. Celui pour qui « les hommes politiques se comportent comme dans une cour de maternelle, l’innocence en moins », ne se laissera plus jamais attirer dans cette arène.

 

En 2006, il décide en revanche de concrétiser la mobilisation populaire qui l’avait soutenu en lançant le mouvement Colibris. L’objectif : inspirer et relier les citoyens engagés dans des alternatives concrètes – jardins partagés, fermes pédagogiques, circuits d’approvisionnement courts – au système dominant. En 2010, Actes Sud publie Vers la sobriété heureuse, immense succès de librairie. En 2012, en amont de la présidentielle, Colibris lance une campagne qui fait du bruit. L’année suivante sort le film documentaire Pierre Rabhi, au nom de la terre… La notoriété est en marche. Elle ne cessera plus de croître. Surfant sur la prise de conscience désormais générale de la catastrophe écologique en cours, et charriant avec elle son lot de critiques à l’encontre de la nouvelle star. Et tout d’abord de son apolitisme.

 

A se tenir loin des partis et du militantisme, à prôner le mérite des petits gestes, Pierre Rabhi fut en effet volontiers catalogué comme le promoteur des initiatives individuelles, l’adepte naïf d’une écologie mièvre et bêtifiante. « Alors que c’était tout l’inverse ! C’était quelqu’un qui refusait tellement le monde moderne et la société de consommation qu’il est allé vivre dans une ferme sans électricité et sans eau ! Qui citait déjà Rachel Carson dans les années 1990, que personne ne connaissait à l’époque ! », s’insurge Cyril Dion. Intarissable sur les apports de sa rencontre avec Pierre Rabhi, le réalisateur du film documentaire Demain (2015) ne s’en est pas moins retrouvé lui-même en désaccord avec son mentor, surtout dans les dernières années de sa vie.

 

« L’écologie, je l’applique »

 

« Pierre était extrêmement catégorique sur le fait que le changement de la société passait d’abord par le changement de la conscience humaine, et je ne parvenais pas à le convaincre que cela fonctionne dans les deux sens. Cela ne me paraissait pas très opérant. Et cela avait un côté presque croyant qui me laissait perplexe », raconte-t-il. Dans La Convergence des consciences (Le Passeur, 2016), l’un de ses derniers ouvrages, l’agroécologiste réaffirme cette conviction. Et, plus globalement, la quête spirituelle et la référence à une transcendance sont une constante dans ses interventions et ses écrits.

 

« C’était un homme qui détestait le conflit et le rapport de force. Il remettait donc son espoir dans le fait que la conscience évolue et que tout cela se transforme de façon plus profonde. Malheureusement, cela relève un peu de l’ordre de la pensée magique », poursuit Cyril Dion. « Le credo de Pierre, c’est de dire que chacun de nos actes est politique, tempère Grégory David, membre de Colibris depuis 2008. Y compris pratiquer l’agroécologie, qui, bien plus qu’une somme de principes agricoles, est le moyen pour une communauté de retrouver le lien à la terre, de regagner de la souveraineté et de l’autonomie. Là était sa radicalité. »

 

Le secret de sa célébrité ? A cette question, l’intéressé nous avait lui-même répondu : « Je pense que quelque chose me différencie des autres : l’écologie, je ne fais pas qu’en parler, je l’applique. Je crois beaucoup à la force de la simplicité. » Ceux qui l’ont côtoyé évoquent sa capacité d’écoute, sa disponibilité aux autres, ses discours d’une grande évidence – autant d’ingrédients propices à la personnalisation. Mais gourou, décidément, non. « Pierre était un inspirateur, pas un leader. Oui, il était charismatique, oui il inspirait. Mais, ensuite, il laissait faire », précise Grégory David. « Ce qui me marquait chez Pierre, ajoute Cyril Dion, c’était le décalage entre l’image et celui qu’il était vraiment. Quand on entrait chez lui, on le trouvait avec son vieux bonnet, à gratter son chien dans sa cuisine, où il faisait froid… Et, après, je voyais des gens, dans les stands où on vendait ses ouvrages, qui touchaient les couvertures des livres… Comme pour le toucher, lui, dans une espèce de fétichisme… C’était fou ! » La force de la simplicité.

 

Pierre Rabhi en quelques dates

 

29 mai 1938 Naissance à Kenadsa (Algérie)

 

1958 Arrivée en France

 

1961 Installation à la ferme de Montchamp (Ardèche)

 

1983 Dispense une formation à l’agro­écologie à Gorom-Gorom (Burkina Faso)

 

2006 Création du mouvement Colibris

 

4 décembre 2021 Mort à Lyon

 

 

 

Pierre Rabhi est mort, et cela coupe la France en deux

 

Réécouter Pierre Rabhi est mort, et cela coupe la France en deux ICI

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 06:00

Voici le meilleur champagne pour les fêtes, selon 60 millions de  consommateurs

Un dimanche gris sous la pluie ça me met de mauvaise humeur alors je sors ma sulfateuse pour dézinguer 60 millions de consommateurs qui se la joue meilleur qualité/prix pour le marronnier d’avant les fêtes de fin d’année : le champagne.

 

Et toute la presse reprend en cœur :

 

Même Ouest-France :

 

Lidl: le champagne de la marque parmi les meilleurs pour Noël 2021 ! ICI

 

Le préfixe con est de saison aussi : confiné, consommateur…

Vive la GD !

« Le champagne est un incontournable sur les tables des Français à Noël et au jour de l'An. Dans son numéro de décembre, le magazine 60 millions de consommateurs a dévoilé son grand classement des meilleures bouteilles.

 

C’est du sérieux « Pour mener à bien cette enquête, un jury, composé de 14 professionnels du champagne, maître-sommelier, consultants en vin, courtier etc., a dégusté à l'aveugle puis noté une sélection de champagnes disponibles dans le commerce. »

 

Contre toute attente, ce ne sont pas forcément les bouteilles les plus onéreuses qui obtiennent les meilleures notes. Pour son test, 60 millions de consommateurs s'est tourné vers la catégorie des champagnes dits « bruts » (dont le taux de sucre est inférieur à 12 g par litre), qui représentent près de 90 % des ventes de champagne dans la grande distribution.

 

Ces derniers ont été classés en trois grandes familles : les classiques, sans année (BSA), qui comme leur nom l’indique mêlent divers années, cépages et terroirs ; les millésimés qui réunissent les raisins d'une seule année de récolte ; et enfin les blancs de noirs et blancs de blancs, des mélanges de cépages.

 

QUI OBTIENT LE MEILLEUR RAPPORT QUALITÉ/PRIX ?

 

Le magazine recommande de privilégier en priorité les millésimés, qui sont dans l’ensemble mieux notés. Dans cette famille, on retrouve en première position, avec une note de 15,5/20, le De Castellane 2012, à 19 €. Le Nicolas Feuillatte 2015, à 23 € est quant à lui noté 14,5/20, et le Charles Lafitte de 2010, vendu 35 €, et noté 13,5/20.

 

Paul Menand Coeur de Cuvée Brut Champagne | Vivino

 

Les bruts classiques sont également intéressants, en particulier le Charles de Courance, 20 €, qui est bio, disponible chez Carrefour, et qui décroche la première place de sa catégorie avec une note de 15/20. Le Paul Menand, Cœur de cuvée, vendu chez Lidl, le suit de près avec une note de 14,5/20 et un tarif abordable de 17 €. Cette bouteille représente le meilleur rapport qualité/prix du classement. Enfin, sur la dernière marche de ce podium des bruts classiques, on retrouve à la troisième place la Grande Réserve de Nicolas Feuillatte, au prix de 25 € et noté 14/20.

 

Dans la famille des champagnes blancs de noirs c'est le Devaux, à 26 €, noté 13,5/20 qui est le meilleur. Enfin, dans la famille des champagnes blancs de blancs c'est Le Mesnil, à 25 €, qui est noté 13/20.

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:00

Carte Vidal Lablache 8 - FRANCE AGRICULTURE / VINS (reproduction ancienne carte scolaire)

Monsieur le Président,

 

 

Le 16 novembre dernier je me suis permis de poster sur mon blog : une Adresse à votre attention: «Il faut sauver le Conservatoire végétal régional d’Aquitaine du « soldat Leterme » ! ICI 

 

Le procédé peut paraître cavalier mais, vous sachant féru des nouvelles technologies de la communication, j’étais convaincu qu’elle irait jusqu’à vous. Et que vous pourriez en prendre connaissance.

 

 

Par le passé, au temps du courrier parlementaire ou celui des simples citoyens, au 78 rue de Varenne, Paris VIIe, siège du Ministère de l’Agriculture, j’ai eu l’honneur d’occuper les postes de Directeur-adjoint puis de Directeur de cabinet, des Ministres Henri Nallet et Louis Mermaz, Michel Rocard, dont je fus le conseiller technique lorsqu’il occupa la fonction de Ministre de l’Agriculture, étant Premier Ministre, nous accusions réception avant de traiter au fond, la question ou la requête posée.

 

Mes trois Ministres, soucieux, respectueux, des parlementaires comme des simples citoyens,  étaient très exigeants sur la qualité, la célérité de nos réponses, j’ai donc passé des heures à relire, à corriger les parapheurs contenant ces réponses.

 

Vous êtes de ce temps Monsieur le Président de la Nouvelle Aquitaine et je ne désespère pas que vous me répondiez.

 

C’est donc avec confiance que je poste cette lettre qui, en titre, reprend les premiers mots de la chanson interdite de Boris Vian Le Déserteur, n’y voyez rien d’autre qu’une accroche permettant de bien la positionner sur Internet.

 

Bien à vous.

 

Jacques Berthomeau

 

Aucune description de photo disponible.

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:00

Atlas des phares du bout du monde | Nature &amp; Découvertes

Je n’ai pas écrit le Père Noël est un con fini, nous en avons beaucoup trop en ce moment sur le marché, beaucoup sont même des ordures mais en ce temps de l’Avent je ne salirai pas ma blanche plume en les citant.

 

Avec la COVID nous sommes soumis aux vagues, nous en sommes à la 4e, nous  naviguons à vue, cherchons en vain un phare qui éclaire notre chemin entre les variants, nouveaux récifs, aux noms étranges.

 

Le Père Noël venu de contrées réfrigérées sera-t-il consigné, privant ainsi nos petits souliers de joujoux par milliers ?

 

Je ne sais mais, ce que je sais c’est que les librairies enfin reconnues commerces essentiels seront ravies de vous accueillir pour acheter :

 

Atlas des phares du bout du monde

Jose Luis González Macías 

 

Atlas des phares du bout du monde - broché - Jose Luis González Macías, Jose  Luis González Macías, Nelly Guicherd - Achat Livre ou ebook | fnac

Atlas des phares du bout du monde - Gonzalez Macias - Autrement - Grand  format - Un livre sur l&#39;étagère CHATEAUBOURG

Il y en a 34

 

PHARE :

 

Tour édifiée sur une côte, sur un îlot ou à l'entrée d'un port, surmontée d'une source lumineuse puissante, servant à guider la navigation maritime pendant la nuit.

 

Qu&#39;est-il arrivé aux 7 merveilles? – Le Phare d&#39;Alexandrie – On n&#39;Est Pas  des Lumières

Alexandrie! La mer, les hommes, le colossal phare de marbre dont le miroir sauvait les hommes de la mer 

Pierre LouÿsAphrodite

 

« Il y a quelque chose de beau et sauvage dans ces architectures inouïes. Peut-être nous pressentons que ce sont des êtres à l’agonie. Leurs feux s’éteignent, leurs corps s’effondrent. Et même si plusieurs sentinelles s’obstinent encore à accomplir leur mission en éclairant les eaux, aujourd’hui, les nouvelles technologies de communication maritime rendent leur fonction de plus en plus superflue. Les bateaux n’ont plus besoin d’être sous leur tutelle romantique ; de nouveaux guides sont arrivés – satellites en orbite, navigation par GPS, sonars, radars – pour nous faire oublier que les phares ont été le foyer et le lieu de travail d’hommes et de femmes bien souvent anonymes. » 

« La plupart des gardiens de phare, symboles de surveillance et de protection, ont cessé leur activité. Si ce mode de vie est sur le point de disparaître, leurs histoires, elles resteront. Les ruines sous forme de mots d’une époque où technicité et héroïsme ne faisaient qu’un. Parce que dans les phares isolés, les êtres humains ont toujours été à la merci des caprices de la nature. 

Ce n’est donc pas seulement un livre sur les phares. C’est aussi une façon de nous voir reflétés dans le miroir de la condition humaine, de nous interroger sur l’expérience de la vie solitaire, d’admettre notre dépendance aux autres dans ce défi que constitue la survie, d’explorer les mesquineries et les grandeurs dont nous pouvons faire preuve dans des situations extrêmes. »

 

 

Jules Verne a écrit le roman d’aventures Le phare du bout du monde en s’inspirant d’un petit phare qui brilla de façon éphémère à la fin du XIXe siècle en Patagonie. Il a décrit l’île des États sans avoir jamais mis les pieds en territoire argentin – pas plus qu’il ne l’a fait sur la lune, au centre de la Terre ou sous les mers –, ce qui ne l’a pas empêché de construire un magnifique récit.

 

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 06:00

Lire classique : La Terre d&#39;Emile Zola - Plume parisienne

Ainsi, la Beauce, devant lui, déroula sa verdure, de novembre à juillet, depuis le moment où les pointes vertes se montrent, jusqu’à celui où les hautes tiges jaunissent. Sans sortir de sa maison, il la désirait sous ses yeux, il avait débarricadé la fenêtre de la cuisine, celle de derrière, qui donnait sur la plaine ; et il se plantait là, il voyait dix lieues de pays, la nappe immense, élargie, toute nue, sous la rondeur du ciel. Pas un arbre, rien que les poteaux télégraphiques de la route de Châteaudun à Orléans, filant droit, à perte de vue. D’abord, dans les grands carrés de terre brune, au ras du sol, il n’y eut qu’une ombre verdâtre, à peine sensible. Puis, ce vert tendre s’accentua, des pans de velours vert, d’un ton presque uniforme. Puis, les brins montèrent et s’épaissirent, chaque plante prit sa nuance, il distingua de loin le vert jaune du blé, le vert bleu de l’avoine, le vert gris du seigle, des pièces à l’infini, étalées dans tous les sens, parmi les plaques rouges des trèfles incarnat.

 

C’était l’époque où la Beauce est belle de sa jeunesse, ainsi vêtue de printemps, unie et fraîche à l’œil, en sa monotonie. Les tiges grandirent encore, et ce fut la mer, la mer des céréales, roulante, profonde, sans bornes. Le matin, par les beaux temps, un brouillard rose s’envolait. À mesure que montait le soleil, dans l’air limpide, une brise soufflait par grandes haleines régulières, creusant les champs d’une houle, qui partait de l’horizon, se prolongeait, allait mourir à l’autre bout. Un vacillement pâlissait les teintes, des moires de vieil or couraient le long des blés, les avoines bleuissaient, tandis que les seigles frémissants avaient des reflets violâtres. Continuellement, une ondulation succédait à une autre, l’éternel flux battait sous le vent du large. Quand le soir tombait, des façades lointaines, vivement éclairées, étaient comme des voiles blanches, des clochers émergeant plantaient des mâts, derrière des plis de terrain. Il faisait froid, les ténèbres élargissaient cette sensation humide et murmurante de pleine mer, un bois lointain s’évanouissait, pareil à la tache perdue d’un continent.

 

Émile Zola, La Terre

La Terre (film, 1921) — Wikipédia

 

La Beauce est une région agricole française située au sud-ouest de l’Île de France (Essonne, Yvelines) et au nord-est du Centre-Val de Loire (Eure-et-Loir, Loiret, Loir-et-Cher). Elle s’étend sur environ 575 000 hectares de surface agricole dans 5 départements français dont 203 000 dédiés au blé (90% en blé tendre). Région particulièrement fertile rattachée géologiquement au bassin de l’Île-de-France, elle concentre une part importante de la culture de blé française.

 

Elle est ainsi devenue la première région productrice de céréales en Europe. La part de la population travaillant dans le secteur primaire est d’un peu plus de 7% (France : 2,8%) ; toutefois ce chiffre important cache une diminution du nombre d’exploitations poussée par la mécanisation toujours croissante, le non-renouvellement des générations et l’accroissement de la productivité.

 

Diapositive1

Les rendements céréaliers y sont très bonsde l’ordre de 75 quintaux de blé à l’hectare, grâce à un sol limoneux et la nappe souterraine d’Europe la plus étendue d’Europe (9500 km2). Si le blé est toujours la culture la plus pratiquée dans la Beauce, les oléagineux comme le colza sont en forte progression du fait de la demande constante notamment dans les bio-carburants. Le colza représente actuellement 70 000 hectares.

 

France Soir Johnny Hallyday à prix bas - Neuf et occasion | Rakuten

Souvenirs du blocus de Paris par les gros tracteurs beaucerons ICI

 

Le 23 juin 1992, au moment où la réforme de la politique agricole commune (PAC) est amorcée, c’est en bloquant avec un cortège de tracteurs le réseau autoroutier autour de Paris que la Coordination rurale fait irruption dans le paysage syndical. « Front du refus » réunissant à l’origine des militants de tous bords, ce mouvement ne tardera pas par la suite à s’appuyer sur sa composante la plus à droite, la Fédération française de l’agriculture (FFA), avec laquelle elle fusionnera en juin 1994, pour donner naissance à la Coordination rurale-Union nationale. Quelques années plus tard, le 31 janvier 2007, avec près de 19 % des voix aux élections professionnelles agricoles et en remportant deux présidences de chambres d’agriculture, elle s’affirmera comme l’un des partenaires professionnels majeurs de la scène agricole française…

 

J’étais aux manettes au 78 rue de Varenne, c’était chaud bouillant…

 

Les temps ont changé, le paysage syndical s’est enrichi de deux OPA, l’une plus à droite que la FNSEA : la Coordination Rurale et l’autre à gauche : la Confédération Paysanne.

 

De tout temps, à la FNSEA, de par leur puissance financière, les céréaliers : l’AGPB étaient les faiseurs de roi. Intelligemment ils ne poussaient pas en avant l’un des leurs mais adoubaient un éleveur ambitieux, ce fut le cas de mon camarade Luc Guyau, éleveur laitier en Vendée. Même procédure pour la présidente actuelle, Christiane Lambert, éleveuse de porc en Maine-et-Loire.

 

La fameuse PAC, via l’Organisation Commune des céréales, a été formaté, sous plume française, les hauts fonctionnaires et le président Deleau, en fonction des intérêts des céréaliers qui, excusez-moi de l’expression, se sont fait pendant des décennies des « couilles en or ». La réforme, avec ses aides compensatoires surface, pérennise cet avantage par rapport aux autres productions.

 

240 pèlerinages locaux sont organisés partout en France par l’association Notre-Dame de chrétienté pour son grand pèlerinage de Chartres.

Pentecôte. Le 39e grand pèlerinage de Chartres fait des petits en régions ICI 

 

Les milliers de fidèles du « pélé de Chartres » ne chemineront cette année entre Paris et les plaines de Beauce. Pour sa 39e édition, le pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Chrétienté se déconcentre en 240 pèlerinages locaux, organisés partout en France et à l’étranger, afin de respecter les protocoles sanitaires. En Bretagne, ce sera dans le Morbihan, avec une messe célébrée dimanche 23 mai, à 16 h, au sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray.

Bref, tout ça pour vous dire :

 

Un céréalier de la Beauce opte pour la viticulture

 

Un céréalier de la Beauce opte pour la viticulture ICI

 

Les faits

 

Désireux de diversifier sa production, Rodolphe Couturier, céréalier de la Beauce de 45 ans, a planté des vignes dans une partie de son domaine de 215 hectares. Les aléas climatiques l’ont poussé vers cette décision qui éveille l’intérêt d’autres agriculteurs d’Eure-et-Loir.

  • Xavier Renard, le 14/11/2021

 

Rodolphe Couturier est le premier vigneron de la Beauce du XXIe siècle. Cet agriculteur spécialisé dans les grandes cultures céréalières et betteravières, issue d’une famille d’exploitants établie à Mérouville (Eure-et-Loir) depuis sept générations, s’est lancé dans la production de vin.

 

Prenant les commandes de l’exploitation en 2010, il comprend rapidement qu’il lui faudra diversifier sa production pour s’adapter aux aléas climatiques fragilisant les récoltes et sa trésorerie. Son souhait de bouleverser ses habitudes prend réellement forme en 2016 « une année très difficile » pour ce domaine qui s’étend sur 215 hectares, très affecté par la baisse des rendements causés par un été trop sec succédant à de fortes précipitations printanières.

Je découvre

Deux ans plus tard, l’organisme public France Agrimer l’autorisait à planter son premier hectare de vignes, un mélange de chardonnay pour le vin blanc et de pinot noir pour le vin rouge, connus pour leur résistance au phylloxéra. L’aventure de la Nouvelle Plaine, le nom de son vignoble, pouvait commencer.

 

La suite ICI

 

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 09:00

Une veillée de Noël de l’armée de l’air allemande en 1943, à Sablé-sur-Sarthe, en France. 

1941-Louis Eschenauer ICI

Une veillée de Noël de l’armée de l’air allemande en 1943, à Sablé-sur-Sarthe, en France.

 

© Manuel Cohen

Mon parcours dans le monde du vin, tout comme mon intérêt pour la période noire de la collaboration, font que ce livre ne m’a rien appris, rien de nouveau sous le soleil de la collaboration, à côté du négoce du vin, les BOF, les propriétaires de lessiveuses du marché noir ICI , furent de petits amateurs.

Ribbentrop était un importateur de vins, champagnes et spiritueux, Goering un grand amateur de GCC, nos « amis allemands », toujours bien organisés, n’ont pas pillé  les belles bouteilles mais les ont achetés, avec les francs ponctionnés sur le Trésor Public, avec leurs Weinführer, un par grandes régions : Champagne, Bordeaux, Cognac et Bourgogne. Et bien sûr, quoi de plus commode pour acheter, bon prix, que de s’adresser au négoce.

 

Pendant onze mois, le journaliste Antoine Dreyfus a enquêté sur l'histoire de la collaboration d'une partie des vignobles français avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Il en a tiré un livre, paru chez Flammarion le 8 septembre dernier, intitulé "Les Raisins du Reich".

 

La couverture de l'enquête d'Antoine Dreyfus, "Les raisins du Reich".

 

Dans cet ouvrage, il guide le lecteur au fil de son enquête et de ses rencontres, à la découverte du système d'approvisionnement en vin de l'Allemagne nazie et de ses acteurs de l'époque. « Je n'ai pas voulu faire un travail d'historien, mais de journaliste », souligne-t-il, « pour rendre cette histoire accessible, et écrire un livre à destination du grand public ».

 

Dont act pour les pioupious !

 

Lors de mon passage comme médiateur des VDN j’ai  liquidé le CIVDN et en tant que président du BNIC, j’ai transformé celui-ci en une interprofession classique : l’IDAC. Pour le Calvados il s’agissait de lui épargner de finir comme alcool de combustion, nos « amis allemands » y prirent goût puisque pendant très longtemps le marché allemand fut un débouché important.

 

Création LOI 1 des 4 premiers organismes interprofessionnels sous le régime de Vichy (CIVC, BNIC, BNIA, CIVDN)

 

Bref, attribuer  à Bousquet, alors préfet de la Marne, un rôle déterminant dans la création du CIVC, c’est lui donner plus d’importance qu’il n’en avait.

 

Top 16 des inventions du Régime de Vichy toujours en vigueur ICI  

 

 

16 décembre 2018

Au temps des cépages nazis le Zweigelt en Autriche, le « Dr. Wagnerrebe» dans le IIIe Reich l’ancienne «Cuvée des Dames hospitalières» 51 ares 10 centiares au lieudit les Teurons à Beaune devient «Clos du maréchal Pétain». ICI 

 

« Les Villaine et le Leroy pour le meilleur… »

 

Je n’entre pas dans les détails :


 

-        En 1942, Jacques Chambon, codétenteur de la DRC (la moitié) avec les de Villaine est vendeur et Henri Leroy fait une offre. Edmond Gaudin de Villaine ne peut suivre et le 31 juillet 1942, Leroy devient propriétaire de 50% de DRC.


 

-        Henri Leroy est l’un des plus puissants négociant de Bourgogne et JF Bazin souligne qu’il «  a eu l’intelligence de comprendre avant les autres le capital que pourrait représenter un jour le Domaine de la Romanée-Conti »


 

-        Aubert de Villaine, que l’on ne présente pas, fait remarquer qu’aussi étonnant que cela puisse paraître son grand-père faisait vivre le DRC « grâce aux revenus des fermes qu’il possédait dans l’Allier. Dans ma jeunesse, on considérait qu’on ne pouvait pas vivre en étant viticulteur. La Bourgogne était misérable. »


 

-        Les 2 familles « les Villaine, vieille noblesse normande, et les Leroy, une famille de négociants bourguignons, dont le fondateur François fut élevé par l’Assistance Publique » sont issus de « 2 mondes qui ne fréquentaient pas vraiment » mais  Edmond Gaudin de Villaine, père d’Aubert, et Henri Leroy, père de Lalou « vont former un duo efficace. » en partageant le pouvoir à travers « la cogérance d’une maison dont la forme juridique (société civile) et le mode de gouvernance (2 co-gérants et un conseil de surveillance) n’ont quasiment pas bougé depuis. »


 

-        C’est Edmond Gaudin de Villaine qui tient la barre mais c’est Henri Leroy qui « finance une bonne partie de la modernisation du domaine et, surtout, l’arrachage et la replantation des vignes de la Romanée-Conti et de Richebourg, abîmées par le phylloxéra entre 1945 et 1947. »


 

-        En 1954, « Henri Leroy décide de léguer ses parts en deux moitiés égales à ses deux files : Pauline, mère d’Henri-Frédéric Roch, et Marcelle dite « Lalou » Bize (nom de son ex-mari Marcel Bize) Leroy, mère de Perrine Fenal. »


 

-        18 ans après se partage Lalou reprend les rênes de la maison Leroy et en 1974, « elle est nommée cogérante de la Romanée-Conti aux côtés d’Aubert de Villaine, son cadet de sept ans. »


 

« Aubert de Villaine et Lalou Bize-Leroy pour le pire… » ICI http://www.berthomeau.com/article-mais-qui-est-donc-ce-henry-frederic-roch-dont-le-pousson-de-barcelone-nous-rabat-les-oreilles-114513247.html ICI 

 

Les troupes allemandes défilent sur la Place de la Comédie à Bordeaux.

Bordeaux : "Les raisins du Reich", un livre qui dévoile la collaboration entre les nazis et le monde du vin

Dans un livre-enquête publié par Flammarion, intitulé "Les Raisins du Reich", le journaliste Antoine Dreyfus retrace l'histoire de la collaboration d'une partie des vignobles français avec l'Allemagne nazie. Dans le Bordelais, c'est un passé que l'on aimerait bien oublier...

ICI 

 

Les raisins du Reich, par Éric Morain – ATABULA ICI 

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30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 06:00

Publicité BERGOUGNAN / Fable LE LABOUREUR &amp; ses ENFANTS par Jean de LA  FONTAINE | eBayLe laboureur et ses enfants - YouTube

Devenir vigneronne ou vigneron est le rêve de tous les petites et les petits licheurs de vin, nu surtout, pro ou non. Dégoter un bout de vieilles vignes, s’y coller, vendanger, vinifier, et la gloire est au bout du rang, je plaisante bien sûr.

 

La vigne à la cote même dans la plate Beauce des céréaliers : voir chronique à venir .

 

Alors, louer, affermer, acheter…

 

Pour vous fixer les idées les fournisseurs de chiffres ne manquent pas, 2 grandes sources : Agreste le service statistique du Ministère de l’Agriculture et le groupe SAFER.

 

Agreste, adjectif

 

Qui a gardé un aspect primitif, rustique. Se dit d'une personne rustre, peu cultivée, qu'on dit venir de la campagne.

 

Exemple : Malgré les beaux vêtements, on pouvait facilement deviner à son attitude agreste qu'il n'était pas de la ville.

 

Synonyme : champêtre, bucolique, campagnard, pastoral, rural, rustique, terrien

 

Agreste : la nouvelle version du site est en ligne

03/03/2020

 

700 000 visiteurs par an, 8 millions de pages visitées… Le site Agreste propose gratuitement depuis 20 ans de consulter des données statistiques agricoles sur des sujets variés, allant de la conjoncture agricole, comme les rendements céréaliers, du prix du lait, de la production viticole, aux résultats économiques. Le 24 février 2020, le site de la statistique, de l'évaluation et de la prospective agricole a dévoilé sa refonte.

 

Ce site est géré par le Service de la Statistique et de la Prospective du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation.

 

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les fourmis statisticiennes du 78 rue de Varenne, dans l’ombre elles collectent des tombereaux de chiffres qui fondent les analyses des décideurs. De mon temps, le grand moment des statisticiens, là où ils prenaient la lumière : la publication de l’évolution du revenu agricole.

 

Sujet propice aux controverses

 

Voir L'agriculture française depuis cinquante ans - agreste

 

Comment la PAC soutient-elle le revenu des agriculteurs ?

 

Entretien avec Vincent Chatellier, économiste à INRAE et spécialiste de la Politique Agricole Commune (PAC), sur le soutien aux revenus des agriculteurs et leur dépendance aux aides. Cette dépendance résulte d’un choix politique de baisser les prix européens des produits agricoles pour les rendre compétitifs sur les marchés mondiaux. Les aides directes de la PAC compensent partiellement cet effet, mais peinent à couvrir les coûts de production pour de nombreux agriculteurs.

Publié le 08 mai 2021 ICI 

 

Mis en ligne par le groupe Safer, le 31 mars, le site le-prix-des-terres.fr ICI permet à tous de connaître le prix moyen des terres et prés, des vignes ou des forêts, de façon gratuite.

 

Destiné aux propriétaires de biens agricoles ou ruraux et aux personnes projetant d’en acquérir, cet outil permet de connaître la valeur moyenne des terres et prés, vignes ou forêts dans différents secteurs.

 

Les prix sont accessibles jusqu’au niveau de la commune, en cliquant sur la carte de France. L’utilisateur peut « naviguer dans les différents niveaux géographiques de chaque marché, ou saisir une recherche, pour consulter gratuitement les prix moyens, les analyses et les indicateurs du marché jusqu’au niveau des petites régions agricoles pour le marché des terres et prés et des appellations viticoles pour le marché des vignes. Au niveau communal, des informations complémentaires sont proposées aux internautes, selon les régions, en fonction de leur projet (évaluation, achat ou vente) », précise le groupe Safer.

 

Valeur vénale des terres en 2020 (Version modifiée) ICI 

Florent Royer , SSP - Bureau des synthèses statistiques conjoncturelles

Prix des terres agricoles (terres et prés, et vignes), évolutions, principaux résultats.

 

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 06:00

C’est l’un de mes sujets de prédilection, je fuis les antibiotiques inutiles et je me garde de consommer des viandes de porc et de volailles industrielles (voir plus bas).

 

Petite anecdote : un jour mon cher ministre absentéiste m’a demandé, un lundi matin, d’aller présider l’ouverture de la session de l’O.I.E, lui préférant bichonner ses électeurs de Vienne, et je dus recevoir la délégation iranienne. Celle-ci n’était pas composée de barbus enturbannés mais de jeunes gens sapés Armani, compétents sans être arrogants, charmeurs même, je pus ainsi réviser mes apriori franchouillard.

 

L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ICI 

 

La nécessité de combattre les maladies animales au niveau mondial a conduit à la création de l’Office international des épizooties grâce à l’Accord international signé le 25 janvier 1924. En mai 2003, l’Office est devenu l’Organisation Mondiale de la Santé Animale mais a gardé son acronyme historique OIE.

 

L’OIE est l’organisation intergouvernementale chargée d’améliorer la santé animale dans le monde.

 

Les normes établies par l’Organisation sont reconnues comme références mondiales par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En 2018, l’OIE compte 182 Pays membres, entretient des contacts permanents avec près de 75 autres organisations internationales et régionales et dispose de Représentations Régionales et sous-régionales sur tous les continents.

 

L’Organisation est placée sous l’autorité et le contrôle d’une Assemblée mondiale des délégués composée des Délégués désignés par les Gouvernements de tous les Pays Membres.

 

Le fonctionnement de l’OIE est assuré par son siège mondial situé à Paris (12, rue de Prony 75017) et placé sous la responsabilité d’un Directeur général (Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale) élu par l’Assemblée mondiale des Délégués. Ce siège applique les résolutions du Comité élaborées avec l’appui de Commissions élues par les Délégués:

 

Après l’Italie, la Grèce, la Roumanie, le Portugal et Chypre, la France s’affiche au sixième rang des pays européens les plus affectés par la résistance aux antibiotiques. Traduction en chiffres : 125 000 infections à bactéries multirésistantes et 5 500 décès liés à ces affections.

 

Soignez un rhume, il dure trente jours ; ne le soignez pas, il dure un mois.”

Proverbe québécois.

 

J’ai pris mon rhume en grippe.”

Sacha Guitry

 

J’en parle d’expérience je viens de m’en taper un bien rude, mais pour autant je ne me suis pas précipité chez mon généraliste pour lui réclamer qu’il me gave d’antibiotiques inutiles, il m’a suffi de nettoyer mes sinus avec du sérum, faire des inhalations d’huile essentielle, pulvérisation nasale de cyclamen, grogs au rhum ICI 

 

Cochon - BANKSY Impression d&#39;Art par AUX BEAUX-ARTSCochon - BANKSY

 

Une pilule encore amère

 

En France, en 2018, quelque 728 tonnes d’antibiotiques pour la santé humaine et 471 tonnes pour les animaux (95 % pour l’élevage, majoritairement les porcs et les volailles, et 5 % pour les animaux de compagnie) ont été vendues.

 

Du côté des animaux, avec – 37 % de consommation de ces molécules en cinq ans, le plan français ÉcoAntibio 1 (2012-2016) porte ses fruits. Cette première phase, qui a permis de réglementer l’usage des antibiotiques critiques 8, d’interdire les systèmes de rabais ou de ristourne et de régler la question des conflits d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques, a été prolongée d’une deuxième étape (2017-2021), davantage axée sur la sensibilisation des acteurs (vétérinaires, éleveurs…). Les résultats seront livrés par l’Anses, en novembre… À suivre. Du côté des humains, après dix ans d’augmentation, la consommation globale d’antibiotiques dans l’Hexagone (2019) baisse enfin mais elle demeure encore supérieure d’environ 30 % à la moyenne européenne.

 

Bref, encore trop d’antibios circulent sur le territoire et dans l’alimentation. Sanction : après l’Italie, la Grèce, la Roumanie, le Portugal et Chypre, la France s’affiche au sixième rang des pays européens les plus affectés par la résistance aux antibiotiques. Traduction en chiffres : 125 000 infections à bactéries multirésistantes et 5 500 décès liés à ces affections.

 

FIAC : le nouvel art bourgeois contemporain - Causeur

*Photo: Wim Delvoye, “cochon tatoué”, Ergonomik/Flickr

 

« Vous connaissez la musique. Citoyens, médecins, vétérinaires, éleveurs, agriculteurs, instances politiques, industriels de la pharma et des phytos, nous sommes tous responsables. À force d’avoir essaimé chez les humains, chez les animaux et dans l’environnement, les bactéries se sont « rebellées », devenant multi, voire toto-résistantes aux traitements antibiotiques. Et puis nous n’avons pas été capables de développer de vaccins pour prévenir les maladies ni d’alternatives pourtant prometteuses, par exemple les fameux virus tueurs de bactéries, les bactériophages, ou encore le microbiote, booster d’immunité.


Dommage car, dans les années 2020, certains pensaient que, à l’épreuve du coronavirus, les esprits se seraient (r)éveillés, que l’on aurait enfin compris que la santé est un bien partagé par tous les êtres vivants, qu’ils soient à peau, à poils, à plumes, à nageoires, plantes sauvages ou cultivées. D’ailleurs, le Congrès mondial de la nature, à Marseille, en septembre 2021, avait laissé présager le pire. Alors que le Covid-19 sévissait depuis près de deux ans, fauchant au passage près de cinq millions d’humains, les experts nous avaient mis en garde, les clignotants viraient au rouge : érosion massive de la biodiversité, demande en protéines animales à nouveau à la hausse, échanges de marchandises à tout va. Comme avant la pandémie, comme s’il ne s’était rien passé… Les conditions se trouvaient de nouveau réunies pour favoriser l’essaimage de pathogènes ou de gènes de résistance. Alors, en cet automne 2021, est-on vraiment en capacité, sur le plan mondial, de tordre le cou à l’ABR ? De la théorie à la pratique, ce ne sera pas simple, nous disent en substance deux vétérinaires très spéciaux : Jean-Luc Angot, auteur de « Antibiorésistance animale : santé globale en péril » (Le Déméter 2021), et Élisabeth Erlacher-Vindel, cheffe du service antibiorésistance et produits vétérinaires à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). »

 

Lire la suite ICI 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:00

Le Sauvignon blanc Slovène prochaine révélation | Echos de Bordeaux -  Agence Fleurie

C’est un roman de femme, Ilaria Tuti, un roman dit policier mais qui n’est d’aucun genre même si l’étrange enquête est menée par une femme commissaire Teresa Battaglia ; c’est un roman de frontière : celle de l’ex-Yougoslavie, frontière avec la Slovénie, sur la route des Balkans, le passage des migrants fuyant les guerres et se dirigeant vers un pays d'accueil, demandant l'asile politique à ce pays , à la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. C’est aussi un pays de forêts et de vignes. Enfin, Chiara, la petite fille par qui le roman prend racine, est atteinte du Xeroderman pigmentosum : la maladie des enfants de la lune (maladie héréditaire très rare, les enfants de la lune souffrent d'une hypersensibilité aux rayonnements ultraviolets, qui leur interdit toute exposition au soleil) ICI Je suis très sensible aux maladies dites orphelines.

 

À la lumière de la nuit par Tuti

 

L’extrait que je cite m’avais troublé, je l’avais coché, et il s’avère être le nœud du roman.

 

Enfin, je n’aime pas les cabernets francs en général, et ceux de Nicolas Reau en particulier.

 

En Slovénie aussi, la tentation de la fermeture | L&#39;Humanité

 

Pietro Arturo se faisait appeler Pieri, il exigeait qu’on le tutoie et semblait avoir au moins cent ans. Une écorce dure, sa peau, comme faite d’un cuir cordovan estampé de rides, présentait des motifs en linéation comme ceux des rochers affleurants après une collision catastrophiques des plaques tectoniques. Le sourire aux lèvres jointes ne s’éteignait jamais et rendait le menton du vieillard encore plus fuyant, comme celui de Popeye. Toutefois, on percevait une force  encore vivace qui parcourait ce corps hâlé par tellement d’étés, si recuit qu’il ne pâlissait plus jamais, même pas après une semaine  de pluie de vent et de neige.

 

Il s’installa bien volontiers à la table avec eux, posa son chapeau de paille sur le dossier de son siège et commanda un cabernet franc. Cette fois, le patron envoya un serveur s’occuper d’eux. Teresa observa les doigts noueux et épais de Pietro qui cueillirent la tige du verre à pied comme si c’était celle d’une fleur délicate. C’était les doigts de son grand-père, ceux des beaux vieillards occupés par une vie de travaux au grand air, des doigts aux caresses rugueuses, aux existences au creux de l’hiver, désormais recroquevillés sur eux-mêmes ou peut-être déjà tendus vers ailleurs.

 

Pietro avait une grande envie de raconter. Il était flatté de retenir leur attention. Il  ne devait pas avoir un caractère facile, même s’il se montrait aimable envers eux. à un certain point il s’en prit à un homme assis sur le banc, lui lançant des plaisanteries mordantes à l’ironie féroce, où il était question d’une vie de fainéant et de son vice du jeu, mais l’homme ne réagit pas. Il s’en alla presque aussitôt. Teresa croisa son regard, il était hagard. Dans son agitation, il la heurta en sortant, sans s’excuser. Elle en conclut que  ces prises de bec en public devaient se produire depuis longtemps et que cet homme en était éprouvé.

 

Elle étudia Pietro.

 

- Pourquoi tu t’en prends à lui ? Qu’est-ce qu’il t’a fait ?

 

Le vieux mâcha un morceau de fromage.

 

- Il fait semblant de ne pas me connaître, mais moi je lui rappelle chaque fois, et il finit par décamper. (Il se pointa un doigt contre la poitrine) Moi, je n’ai rien à perdre, mais pas lui.

 

- Il faisait montre d’une dureté impressionnante, sur un visage de vieillard. Tout à coup, il se radoucit.

 

- Je suis trop bon, trop. Toujours été généreux avec tout le monde.

 

- Il t’a offensé ?

 

- C’est la vieillesse qui m’offense. Ils se tiennent tous loin des vieux qui ont un pied dans a tombe (Il lui adressa un clin d’œil.) Moi, je ne meurs pas. Je ne prends pas congé.

La Slovénie érige de nouvelles barrières à sa frontière avec la Croatie -  InfoMigrants

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:00

 

Quelques-uns d’entre vous savent, depuis que je leur en ai parlé, ce que signifie le syndrome MSA ou atrophie multi systématisée (AMS) en français ICI

 

L’atrophie de Multiple-système (MSA) est un état neurologique graduel en lequel les régions du cerveau spécifiques subissent la dégénérescence neurale. Les trois endroits de cerveau principalement affectés par MSA comprennent le tronc cérébral, les noyaux gris centraux, et le cervelet, qui sont des parties du cerveau qui règlent des fonctionnements corporels et le contrôle de moteur.

 

Les estimations récentes proposent que la prévalence du MSA soit environ 5 personnes selon 100.000, la maladie de Parkinson est beaucoup plus courante, affectant environ 200 selon 100.000 personnes au R-U.

 

C’est donc une maladie rare.

 

Où  en  est  la  recherche ?

 

L’objectif  principal  de  la  recherche  est  de  comprendre  ce  qui  déclenche  la  maladie  et  quel est  le  processus  de  dégradation  neuronale.  Tant  que  le  mécanisme  de  la  maladie  ne  sera pas  élucidé,  l’élaboration  d’un  traitement  restera  difficile.  Cependant,  des  stratégies  thérapeutiques  visant  à  protéger  les  neurones  sont  à  l’étude  sur  des  modèles  animaux.  Un  essai  thérapeutique  testant  le  rôle  neuroprotecteur  du  riluzole  (déjà  utilisé  dans  la  sclérose latérale  amyotrophique)  est  en  cours  d’analyse.  Les  premiers  résultats  sur  le  syndrome parkinsonien  sont  décevants,  mais  les  recherches  se  poursuivent  pour  évaluer  les  effets  à long terme de cette molécule sur la maladie. En  outre,  une  nouvelle  méthode  (appelée  test  de  réponse  de  l’hormone  de  croissance  après administration  d’arginine)  vient  de  faire  ses  preuves  pour  aider  à  distinguer  maladie  de Parkinson et AMS. Elle pourrait être utilisée en clinique dans un avenir proche.

 

Lire  L'atrophie multisystématisée – Orphanet

 

Le malheur n’arrivant pas qu’aux autres, tout ce qui touche à la connaissance du cerveau m’intéresse et, chez Gallimard je suis tombé sur une pépite Face à face avec son cerveau, de Stanislas Dehaene (Odile Jacob, 216 p., 23,90 euros)

 

Face à face avec son cerveau

 

« Voir son cerveau est une expérience émouvante et intime.


En trente-cinq ans de recherches, j’ai vu la boîte crânienne rendue transparente, les pensées devenir décodables, les maladies céder à un début de compréhension. J’ai participé à la genèse des premières théories mathématiques qui expliquent comment relier la conscience et son substrat matériel.


C’est cette aventure intellectuelle en plein essor que j’ai voulu raconter ici, en partageant avec vous une centaine d’images spectaculaires de la conquête du cerveau. »


S. D.

Un livre unique.



Stanislas Dehaene est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale, membre de l’Académie des sciences. Il préside le Conseil scientifique de l’Éducation nationale. Il a publié Les Neurones de la lecture, La Bosse des maths, Le Code de la conscience et Apprendre !, qui ont rencontré un très grand succès. 

 

« Face à face avec son cerveau » : l’activité de nos 86 milliards de neurones en images

 

Face à face avec son cerveau - Stanislas Dehaene - Babelio

 

Le neuroscientifique Stanislas Dehaene propose une plongée dans l’univers cérébral pour comprendre, grâce aux techniques d’imagerie, ce qui se joue dans notre boîte crânienne.

Par Elisabeth Berthou

Publié le 11 novembre

 

Livre. Une image-choc s’impose dès l’ouverture du livre de Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive au Collège de France et directeur du centre d’imagerie cérébrale NeuroSpin (Saclay) : le cerveau de l’auteur, scanné puis reconstruit en 3 D. Suit une définition de l’écrivain corrosif Ambrose Bierce, en 1906 : « Cerveau, appareil avec lequel nous pensons que nous pensons. » Le ton est donné et le lecteur saisi à la vue des cent extraordinaires représentations du cerveau, chacune accompagnée d’un texte permettant une meilleure compréhension de l’activité des 86 milliards de neurones propres à l’être humain. Au fil des pages, sont déclinés les progrès des techniques d’exploration, notamment de l’imagerie cérébrale, et les avancées qu’elles ont permises dans la connaissance des liens avec l’esprit.

 

Collectées dans différents laboratoires à travers le monde, ces images sont autant de manières de voir le code neural afin que chacun entrevoie ce qui se déroule dans son cerveau. « En trente-cinq ans de recherches, j’ai vu la boîte crânienne rendue transparente, les pensées devenir décodables, les maladies céder à un début de compréhension », écrit Stanislas Dehaene.

 

Tous les grands circuits sont en place à la naissance, mais les neurones se spécialisent à l’apprentissage

 

Le livre est aussi une ode à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), comme en témoigne une image émouvante d’un bébé dans les bras de sa mère, chercheuse à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT, Cambridge), placés tous deux dans l’appareil : outre l’anatomie, le cliché montre l’activité cérébrale de l’enfant, âgé de 3 mois. Rebecca Saxe n’a pas hésité à scanner le cerveau de son bébé des dizaines de fois afin de visualiser les circuits de la reconnaissance des lieux et des visages. Dès la naissance, le cortex est actif, on peut le stimuler avec de la parole, explique Stanislas Dehaene, aussi président du conseil scientifique de l’éducation nationale, mais « rien ne sert d’exposer les enfants à la radio ou à la télévision, ce sont les dialogues en tête-à-tête qui comptent ».

 

Plissements uniques

 

Au cours de cette plongée dans l’univers cérébral, à toutes les échelles, le lecteur découvre d’abord le plissement, astuce de l’évolution pour faire rentrer le cerveau dans la boîte crânienne – les plissements sont uniques, à l’instar des empreintes digitales. Ensuite, il rentre dans le cortex, « écorce » de 2-3 mm d’épaisseur, admire les colonnes corticales, les neurones pyramidaux, les arbres dendritiques et leur relation avec les synapses. Il peut voir des coupes de cerveau obtenues grâce à des microscopes optiques à fluorescence, des zooms au niveau de la molécule, visualiser ce qu’une personne a appris, comment certains neurones répondent aux visages, aux lieux, ou encore distinguer une région cérébrale succombant à des fake news visuelles… Tous les grands circuits sont en place à la naissance, mais les neurones se spécialisent à l’apprentissage, utilisant la plasticité cérébrale dont notre espèce dispose, rappelle l’auteur.

 

A la fin de son livre, il aborde la question des origines de la conscience, « nouvelle frontière du cerveau ». Représentations à l’appui, il évoque la théorie d’« un espace neuronal global » responsable de toutes les opérations dont nous avons conscience, qu’il a codéveloppée avec le neurologue Lionel Naccache et le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux. Et rappelle les mots de ce dernier : « La conscience, une fonction comparable à la respiration ou à la digestion. »

 

Face à face avec son cerveau, de Stanislas Dehaene (Odile Jacob, 216 p., 23,90 euros)

 

 

Cerveau.

Appareil avec lequel nous pensons que nous pensons. Ce qui distingue l'homme qui se contente d'être quelque chose de celui qui souhaite faire quelque chose.

Ambrose Bierce

Ambrose Bierce

Ambrose Gwinnett Bierce est un écrivain et journaliste américain.

 

Il est essentiellement connu comme l'auteur du Dictionnaire du Diable et de nouvelles d'humour noir, dont la plus célèbre est Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek.

 

Enfant de pionniers et d'origine modeste, il est autodidacte et exerce très tôt divers petits métiers ; il entre dans une école militaire mais n'y reste qu'un an.

 

Il est âgé de 19 ans lorsque la Guerre de Sécession éclate. Il s'engage dans le neuvième régiment de volontaires d'Indiana et devient officier dans le camp des anti-esclavagistes. Il est promu lieutenant en 1863. Blessé à la tête à la bataille de Kennesaw Mountain le 23 juin 1864, il est démobilisé en 1865 à la fin de la guerre. Son expérience des combats et les images de carnages marqueront profondément tous ses futurs écrits.

 

Il émigre alors vers l'Ouest et travaille au News-Letter & California Advertiser de San Francisco où il tient une rubrique satirique. Il acquiert une solide réputation de plume acerbe et devient rédacteur en chef à 26 ans. Il se marie en 1871, et publie sa première nouvelle la même année, puis part chercher fortune en Angleterre. Son séjour frise l'échec, il rentre amer aux États-Unis en 1875 où il exerce divers métiers avant de revenir au journalisme. Il est rédacteur au journal Wasp à partir du 1881 et y publie ses premières définitions qui vont constituer son futur Dictionnaire du Diable qui sera publié en 1906. Il est embauché par William Randolph Hearst, magnat de la presse, en 1887 et débute une longue et fructueuse collaboration. Son activité de nouvelliste l'occupe également beaucoup. Il collige ses écrits dans différents recueils : Histoires de soldats et de civils en 1891, De telles choses sont-elles possibles ? et Histoires négligeables en 1893.

 

Âgé de 70 ans, Bierce quitte Washington pour entreprendre un pèlerinage sur les anciens champs de bataille de la guerre civile. Par la suite, il se rend au Mexique et s'enrôle dans les armées de Pancho Villa en qualité d'observateur. Peu de temps après son entrée dans la ville de CHihuahua, on perd définitivement sa trace. L'énigme de sa disparition reste toujours entière et constitue un des plus grands mystères de l'histoire littéraire américaine.

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