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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 09:00
Pour leur exercice de voyance des primeurs de Bordeaux Dupont&Bompas sortent leur Périscope et leurs Impitoyables Taster!

Putain ! 40 mn 49 s le cul sur ce foutu siège de moissonneuse-lieuse genre McCormick je plains vraiment ce pauvre forçat de Jacques Dupont.

 

Souriez-vous êtes filmés !

 

C’est sur un truc de djeunes : Périscope que le Jacques et l’Olivier font leur show.

 

J’avoue que c’est un peu longuet mais j’ai visionné l’intégralité.

 

Déjà, merci de monter un peu le son !

 

Première découverte, le tastevin moderne un drôle de verre* tout tordu, j’espère qu’un jour le sieur Dupont m’en offrira un gravé à mes initiales.

 

J’adore les vins qui sentent le poulailler car je ne sais qui peut encore trouver un vrai poulailler comme celui de ma mémé Marie.

 

Je propose que Jacques et Olivier ouvrent 1 compte de pénibilité : 3000 vins en 5 semaines, avec des dégustations à répétition : 2 ou 3 fois pour décortiquer les crus, plus une dégustation très rapide pour le PLAISIR. C’est très physique et technique, en plus ils ne déjeunent pas.

 

« Aller vers la vérité du vin» Jacques Dupont.

 

C'est à l'aveugle, bien sûr !

 

Aux royaumes des aveugles les dégustateurs sont rois !

 

Comme Saint Pierre, avant que le coq ne chante, ils crachent plusieurs fois pour ne pas être ronds comme des ballons.

 

L’air de rien, de rin de rin, j’aime beaucoup aimé l’air du vin…

 

« La dégustation n’est pas un don du ciel » Olivier Bompas.

 

Faut bosser ! Comme je suis un ramier vous comprendrez mieux que je ne sais pas déguster.

 

L’audition des 2 larrons est ICI

 

Nous sommes en direct de Saint-Émilion pour notre #Périscope #SpécialPrimeurs avec @Dupont_LePoint et @OBompas !

 

 

* Les Impitoyables Taster Universel

MODÈLE: 9042

MARQUE PEUGEOT

 

Le « Taster », de la série LES IMPITOYABLES est fait main et soufflé bouche. La forme du dégustateur « Taster » a été soigneusement étudiée pour amener le maximum de perceptions aromatiques du vin, en un minimum de temps. Aux lignes pures, de taille réduite, ce verre est facile à transporter et à remiser. Il met en évidence toues les vertus d’un vin : robe, arômes, équilibre en bouche, etc. Le dégustateur « Taster » est fait main et soufflé bouche. Les cavités de son fond permettent de le tenir entre deux doigts, sans réchauffer son contenu et aux molécules de venir se briser conter sa parais. Le caractère fonctionnel de ce verre spécialisé pour la dégustation le désigne comme étant le tastevin du 21e siècle. On le retrouve dans les caves à vin, en salles de dégustation et entre amis. De plus, le dégustateur « Taster » convient à tous les types de vins et alcools.

 

Avec Les Impitoyables, la dégustation devient perfection. Chaque verre est spécialement étudié pour révéler toutes les qualités des vins. Les formes dédiées à chaque style de vin favorisent l’éclosion des arômes, et le volume idéal conduit chaque vin à livrer sa quintessence. Chaque verre Les Impitoyables est une pièce unique, réalisée à la main et soufflée bouche dans la grande tradition verrière.

 

 

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:05
Jacques Dupont, d’un bon pas, entame son chemin de croix annuel en escaladant le Golgotha, pardon les côtes de bordeaux…

En ce temps de carême, alors que nous progressons jour après jour vers la semaine sainte, le sieur Dupont et son acolyte Olivier, entament d’un bon pas (sic Pierre Dac) leur dur labeur de goûteur de primeurs.

 

J’ai une pensée émue pour leur cul posé sur des sièges inconfortables, pour leur nez enivré de fragrances boisées, toastées, rollandisées, pour leur vue contemplant les murs blancs des laboratoires aseptisés, pour leur ouïe soumise à la monotonie du son de leurs jets, pour leurs pensées tendues telles des cordes de violon, pour leurs soirées passées dans le Formule 1 du coin.

 

Je compatis.

 

Les voilà donc partis sur les chemins sinueux de la Gironde qui les mèneront en des lieux, qui n’ont rien à voir avec les critères chers à Hubert du côté de Saint-Émilion, pour faire court je les qualifierais de monacaux.

 

Toutefois je les mets en garde contre les tentations depuis que j’ai appris que le sieur Moscovici s’était fait offrir, lui aussi, avant 2012, des costards Arnys par un négociant en vins de ses amis, fournisseur de l’Élysée et de Matignon. Ça sent le GCC !

 

Comme je suis en ce moment dans un état de « je n’en fous pas une rame » je vais vous faire profiter du Journal de bord des 2 compères, qui sont à leur manière les « frères Goncourt » du milieu des beaux vins.

 

Mon titre, n’en déplaise aux mauvais coucheurs, se justifie, même si les côtes sur les routes de Gironde ne sont guère pentues, mais c’est une tradition bordelaise, ici on ne fait rien comme tout le monde.

 

Nos deux larrons en foire commencent donc leur chemin de croix par les Côtes de Bordeaux.

 

« On explique. Les Côtes ce sont des vignobles qui se situent dans la hiérarchie entre les bordeaux et bordeaux supérieurs et les appellations plus classieuses – une sorte d'entre deux où l'on trouve des bons vins de copains et des petites perles qui valent bien les gros diamants (les perles par définition sont moins chères que les diamants).

 

Autre avantage, on les trouve au nord de la région (côtes-de-bourg et blaye) au sud et à l'est (côtes-de-bordeaux-cadillac ou castillon…). Cette année, même la tout à l'est bordeaux-sainte-foy, située à la limite avec le Périgord a rejoint le groupement des Côtes. Il n'y a guère que la péninsule médocaine qui échappe à ce maillage. Idéal donc de les goûter en premier pour avoir une première vue d'ensemble. »

 

La suite ICI 

 

Pour meubler un peu, je chambre un peu, notre Jacques cite un Extrait de l'âme du vin, de Maurice Constantin-Weyer.

 

Si vous voulez tout savoir sur cet opus allez lire ICI une excellente chronique du 4 mai 2009 Le vin a-t-il encore une âme ? la réponse de Jean-Paul Kauffmann

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:00
La clé de l’accord Palombe&anguille marinée au soja du Clarence et le Calon-Ségur 1970 pour Olivier Poels c’est le chou de Bruxelles

Je confesse ma fascination, mon étonnement toujours renouvelé pour l’ingéniosité de ceux qui font profession d’accordeurs mets&vins.

 

Dans La Revue du vin de France N°600 j’ai découvert une pépite dont je vous livre 3 extraits.

 

C’est signé Olivier Poels

 

Ce plat terre-mer de caractère illustre bien l’esprit de la cuisine de Christophe Pelé. À la délicatesse de cette palombe fondante et juteuse, il oppose le caractère de l’anguille marinée. Les deux saveurs se complètent à merveille. Le chou de Bruxelles, qui peut paraître incongru dans un accord mets/vin, ne l’est pas ici car il vient en appui, donne de la texture et surtout joue un lien avec le Calon-Ségur. Ce plat est une création et n’est pas servi à la carte.

 

Saint-Estèphe Château Calon-Ségur 1970

 

À 45 ans passés, il affiche encore une forme remarquable. À commencer par sa couleur, délicatement tuilée mais encore profonde. Le nez est superbe de distinction, avec des senteurs de cuir, de tabac, de fumé et de délicat sous-bois. En bouche, il a conservé beaucoup de vigueur et offre surtout un fondu et une intensité d’arômes qui pourraient laisser penser qu’il est plus jeune de 20 ans. L’équilibre est magnifique, il s’agit là d’un superbe exemple de ce que peut être un grand médoc patiné par le temps. À ouvrir une heure à l’avance.

 

LA CLÉ DE L'ACCORD

 

Le chou de Bruxelles joue un rôle intéressant : ses notes végétales se combinent au côté tertiaire du vin et donnent le sentiment de rafraîchir ses tanins. Mais le cœur de l’accord se joue sur le côté juteux et sauvage de la palombe, les notes juteuses du soja de l’anguille marinée qui permettent au Calon-Ségur de jouer les premiers rôles, d’exprimer toute la gamme de sa palette aromatique mais qui, surtout, respectent admirablement le soyeux de ses tanins.

 

La chronique ICI 

 

Chou de Bruxelles: 10 bienfaits et vertus santé

ICI  

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 06:00
La vigne est 1 jardin, il faut équilibrer les cultures et les espaces de friche, « les délaissés » : le « tiers-paysage » cher à Gilles Clément

Dans le petit monde des GCC bordelais les plus bienveillants, lorsqu’on aborde la conversion de château Palmer à la biodynamie, vous répondent avec un petit sourire qui se veut courtois « Thomas Duroux est un bon communicant… ». Les autres, les « Le bio c’est stupide, dès qui pleut il faut retraiter... » dixit Antoine Gerbelle, nouvel apôtre des vins nus, suite à un déjeuner avec le charmant propriétaire de Cos Labory, GCC de St-Estèphe, c’est le déni, un immense désert de la pensée qui va leur revenir un jour dans la tronche au plan commercial, le seul qui les touche.

 

Revenons à Palmer, pas notre cher Jack, mais le château qui a viré de bord, lire ICI

 

« On faisait du Rudolf Steiner avant l’heure, dans ces petites fermes, qui étaient de vrais organismes autonomes » Jacques Dupin chef de culture au château Palmer…

 

Que Thomas Duroux soit un bon communicant c’est un fait avéré mais lui ne se contente pas de nous tartiner, comme certains de ses confrères, un storytelling usé jusqu’à la corde, il fonde celle-ci sur des actions qui sortent des sentiers battus. Il investit, non dans des chais pharaoniques, ça devient d’un commun, mais dans ses vignes et leur environnement. Et que l’on ne me rétorque pas qu’il en a les moyens, il n’est pas le seul dans l’univers des GCC.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le dernier L’Œil de Palmer il écrit : « Le visiteur qui a connu le domaine de Château Palmer au début du XXIe siècle le redécouvre magnifié. Le lieu, majestueux a gagné en poésie. Car la nature a opéré, mais une nature composée, ordonnée : un jardin ! Fait de profondeurs, de reliefs, jouant des couleurs et des volumes, mêlant les essences dans un entrelac savant.

 

[…]

 

« Au-delà du jardin, s’étendent les vignes. Lorsqu’elles sont menées avec sagesse, les vignes sont elles-mêmes un jardin, dit le grand paysagiste Gilles Clément, qui s’est arrêté au domaine un jour de l’été 2016. Le « jardin planétaire » qui lui est cher, ces espaces sauvages qui constituent le grand réservoir de biodiversité, Gilles Clément les a trouvés en bordure de vigne, dans les prairies et les lisières de forêt. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que nous dit Gilles Clément ?

 

« La Terre est un jardin, qu’il est nécessaire de préserver. Et pour cela, il faut équilibrer les cultures et les espaces de friche, « les délaissés » : le « tiers-paysage ».

 

« Il y a, tout autour, des vignes, le boisement, la partie sauvage. Et puis une marge qui n’est pas exploitée, un espace tampon, où l’on peut envisager un tiers-paysage herbacé, c’est-à-dire l’accueil d’une diversité qui a besoin de soleil et de lumière. On peut aussi imaginer des cultures potagères, pour une production locale qui pourrait être associée au chef cuisinier japonais de Château Palmer, dont la cuisine est extraordinaire. Et puis, aux alentours du château, vers la Gironde, j’ai vu les vaches du domaine. On leur a parlé…

 

On n’a plus l’habitude de voir ce type de vaches, elles ne sont pas dans les critères de la rentabilité et de la compétitivité. Grâce à elles, château Palmer peut avoir du bon compost non bourré d’antibiotiques… »

 

À propos d’un grand vignoble chilien passé en biodynamie : « Ils se sont compliqué délibérément la vie pour revenir à une agriculture héroïque ! »

 

« Car le combat aujourd’hui n’est plus dans la reconnaissance de l’efficacité et de l’importance de la biodynamie ou de la culture biologique en général. Cette vérité est passée dans les consciences. Il est dans l’acceptation d’un autre modèle culturel qui prenne en compte l’aléa, qui s’intéresse au moyen et au long terme. »

 

« On travaille avec le vivant, chaque pied de vigne a son comportement. Ce sont des êtres vivants. Il faut que chacun comprenne cela.

 

« Il faut répéter qu’on est en train de connaître un changement de modèle culturel et économique. Et que notre survie est en jeu§ Quel est notre modèle de convoitise ? Une autre voiture, ou un autre yacht pour les plus riches, mais pourquoi faire ? Ne vaut-il pas mieux désirer davantage de silence, moins de pollution, une qualité de paysages, un développement plus immatériel. Il est évident, par exemple, en matière agricole, que la polyactivité va dans le bon sens. C’est une attitude du futur. »

Visite privée de la maison verte de Gilles Clément

Visite privée de la maison verte de Gilles Clément

« Dès lors, je sais où j'habite ». Il a fallu que Gilles Clément découvre un vallon dans sa Creuse natale et s'y installe, la trentaine passée, en 1977, pour découvrir le sentiment de propriété. Anticonformiste, écolo avant l'heure, comment "habiter", comment penser cadastre, clôture, mur, pour ce jardinier-poète

Voir ICI 

 

Chaire de Création artistique (2011-2012) au Collège de France

Leçon inaugurale prononcée le jeudi 1er décembre 2011

Gilles Clément

 

TEXTE INTÉGRAL ICI 

 

La Vidéo ICI 

 

Gilles Clément est ingénieur horticole, paysagiste, jardinier et enseignant à l’École nationale supérieure du paysage. Ses travaux s’articulent autour des concepts de jardin en mouvement, de jardin planétaire et de tiers-paysage. Parmi ses réalisations figurent les jardins de l’abbaye de Valloires, le domaine du Rayol, le jardin de l’ENS de Lyon et, en région parisienne, les jardins du musée du Quai Branly et de l’Arche de la Défense. Il est titulaire de la chaire de Création artistique au Collège de France pour l’année 2011-2012.

 

Le site de Gilles Clément ICI 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 09:00
Du rififi dans les vignes et autour de la boutanche : des conflits d’intérêts sur le glyphosate et d’1 molécule contre l’alcoolo-dépendance !

Ce week-end j’étions point à Paris, si j’avions été j’aurions point été me les geler samedi à la République ou me les chauffer dimanche à Bercy ; tous ces pinces-fesses organisés en autocars c’est pour les convaincus, je n’en dirai pas plus pour ne pas froisser le militant.

 

Là où j’étions il faisait gris. Alors j’avions écrit.

 

Le chœur des commentateurs politiques le proclame sur tous les tons : « la présente campagne électorale est nulle ! »

 

Et pourtant, à y regarder de plus près, elle oblige le citoyen lambda à potasser le code pénal et celui de procédure pénale pour suivre le feuilleton : mise en examen, détournements de fonds publics, complicité et recel d'abus sociaux, manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique, et dernier en date à propos de costards : conflits d’intérêts.

 

Nous qui avons le chic pour donner des leçons à la terre entière grâce à notre personnel politique nous sommes à la pointe de l’innovation en matière de corruption et de morale publique, beaucoup de pays nous envient.

 

Trêve de plaisanterie, revenons au sujet du jour les Conflit d'intérêts

 

« Le conflit d'intérêts n'est pas défini par la loi française. On peut toutefois le définir communément comme un conflit entre la mission d'un agent public et ses intérêts privés, conflit susceptible d'influencer la manière dont il exerce ses fonctions. En d'autres termes, le conflit d'intérêt peut potentiellement remettre en cause la neutralité et l'impartialité avec lesquelles la personne doit accomplir sa mission du fait de ses intérêts personnels. »

 

Le conflit d'intérêts n'est pas un délit. En revanche, c'est la prise illégale d'intérêts, qui bien souvent en découle, qui est sanctionnée pénalement. L'article 432-12 du Code pénal le définit comme le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement. »

 

Plus ICI 

 

La frontière délimitant les relations entre scientifiques experts et l’industrie chimique ou pharmaceutiques pour l’étude de la toxicité d’une molécule avant sa mise sur le marché ou pour son retrait du marché n’est pas toujours très étanche et les conflits d’intérêts sont fréquents.

 

L’une des vedettes de cette lutte entre intérêts économiques et santé publique est sans nul doute le Glyphosate la molécule du Roundup de Monsanto qui est la pierre angulaire de son modèle économique, fondé sur la vente liée de ce pesticide et des cultures transgéniques capables de le tolérer.

 

L’arroseur arrosé

 

« La firme de Saint Louis jette son dévolu ( à la fin des années 90) sur James Parry, alors professeur à l’université de Swansea (Pays de Galles), l’un des papes de la génotoxicité – auteur de près de 300 publications. Mark Martens, alors directeur de la toxicologie de Monsanto pour l’Europe et l’Afrique, est chargé de cornaquer le savant britannique et le faire accoucher d’un rapport sur le sujet.

 

Hélas ! James Parry semble n’avoir pas saisi les règles tacites de l’exercice. Au lieu de défendre le glyphosate en mobilisant ses connaissances, il fait valoir de sérieuses inquiétudes. Le rapport qu’il remet à Monsanto ne sera jamais rendu public, ni transmis aux autorités de régulation.

 

Et pour cause : sur la base d’études alors récentes, écrit M. Parry, « je conclus que le glyphosate est un clastogène potentiel in vitro ». Une substance « clastogène » est un mutagène capable de casser l’ADN et d’induire des aberrations chromosomiques. Sur la foi d’observations menées sur des cellules sanguines (lymphocytes) bovines et humaines, James Parry ajoute que « cette activité clastogénique [du glyphosate] pourrait se produire in vivo dans les cellules », à l’exception des cellules germinales (spermatozoïdes et ovocytes).

 

James Parry précise que le mécanisme en jeu serait la capacité du glyphosate à induire un « stress oxydatif » sur les cellules – c’est précisément ce processus qui sera identifié par le Centre international de recherche sur le cancer, dans sa monographie de mars 2015. Une monographie que Monsanto qualifiera immédiatement, dans un communiqué, de « science pourrie »…

 

Depuis la nature cancérogène du glyphosate, le principe actif de l'herbicide Monsanto, divise la communauté scientifique.

 

Le Roundup, célèbre désherbant vendu par la firme américaine Monsanto, est-il dangereux pour la santé ? Alors que l’Agence européenne des produits chimiques a décidé mercredi de ne pas classer son principe actif, le glyphosate, comme cancérogène, des documents déclassifiés jeudi par la justice américaine montrent que la firme Monsanto s’inquiète des effets sanitaires de cette molécule depuis au moins 1999. «En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens», affirme «Le Monde», en s'appuyant sur les courriels révélés par la justice.

 

Les 250 pages de documents ont été déclassifiées après l’action en justice collective lancée devant une cour fédérale de San Francisco par plusieurs centaines de salariés agricoles atteints par un cancer du sang (lymphome non hodgkinien). Les plaignants attribuent leur maladie à leur exposition au glyphosate, s’appuyant sur les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la Santé.

 

Les méthodes de Monsanto pour peser sur la recherche

 

La suite ICI

 

Connivences

 

Les précédentes archives déclassifiées dans le cadre de cette affaire ont notamment montré que Monsanto avait bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).

 

Cette fois, les courriels mis au jour racontent une autre histoire. En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens. Tout l’enjeu est de les convaincre que le produit n’est pas génotoxique.

 

« Prenons un peu de recul et regardons ce que nous voulons vraiment faire, écrit un cadre de l’entreprise à ses collègues. Nous voulons trouver quelqu’un qui est familier du profil génotoxique du glyphosate/Roundup et qui peut avoir une influence sur les régulateurs, ou conduire des opérations de communication scientifique auprès du public, lorsque la question de la génotoxicité [du glyphosate] sera soulevée. »

 

Les messages échangés suggèrent qu’en interne, la crainte est forte que le glyphosate ne soit considéré comme génotoxique, c’est-à-dire nocif pour le matériel génétique et donc capable d’y induire des mutations susceptibles d’initier des cancers.

 

LIRE ICI 

 

Question : une molécule (Selincro/nalméfène) est-elle plus efficace qu’un générique sans droits (baclofène) lorsqu’elle rapporte des royalties à un laboratoire pharmaceutique Lundbeck ?

 

LA SOCIETE FRANCAISE D'ALCOOLOGIE SOUPCONNEE DE CONFLITS D'INTERETS

 

La Direction générale de la santé et la Haute autorité de la santé a été alertée sur un possible conflit d’intérêt de la Société française d'alcoologie. Influente auprès des médecins dans la lutte contre l'alcoolodépendance, cette dernière prônerait en priorité l'utilisation d'une molécule de Lundbeck, alors que plusieurs membres de l'association ont bénéficié d'avantages d'une valeur de plusieurs milliers d'euros de la part de ce laboratoire.

 

Une bataille pour trouver le meilleur traitement contre la dépendance à l'alcool se déroule entre plusieurs laboratoires pharmaceutique, à l'image de Lundbeck, Etypharm, ou encore D&A Pharma. Mais une guerre a également lieu en coulisse, entre professionnels de santé. Selon nos informations, un universitaire et professionnel de santé très impliqué dans le domaine de la lutte contre l'alcoolisme, et défenseur du baclofène, a alerté la Haute autorité de santé et la Direction générale de santé.

 

Selon lui, la Société française d'alcoologie (SFA), association reconnue d'utilité publique dans laquelle des professionnels des problèmes d'alcool et autres addictions font part de leur expertise, serait concernée par un conflit d'intérêts avec le laboratoire pharmaceutique danois Lundbeck.

 

Contacté par La Tribune, le professionnel de santé nous a confirmé "avoir alerté les pouvoirs public".

 

"J'ai considéré que la SFA n'avait pas une attitude objective et ce serait en raison de conflits d'intérêts. Cette dernière et Lundbeck ont des liens considérables. Or la SFA dit du bien de la molécule du laboratoire danois (le Selincro/nalméfène, NDLR) contre l'addiction à l'alcool", fait-il valoir. Néanmoins, le plaignant n'attend pas d'action drastique de la Direction générale de la santé ou de la Haute autorité de santé, car cela "n'est pas inscrit dans leurs missions".

 

LA MOLÉCULE DE LUNDBECK EN PREMIÈRE PRESCRIPTION

 

Le plaignant critique le fait que la Société française d'alcoologie prône la prescription du Selincro (nalméfène) "en première intention" pour un "objectif de réduction" de la consommation d'alcool dans ses recommandations de bonnes pratiques publiées en décembre 2014, et destinée aux professionnels de santé. Il ne comprend pas pourquoi une molécule comme le baclofène est préconisée en "deuxième intention" par la SFA Pour le professionnel de santé, plusieurs études contredisent cette position de SFA. Il nous a notamment transmis un article de la revue scientifique américaine Plos Medecine daté de 2015, jugeant que "la valeur du nalméfène pour le traitement de l'addiction à l'alcool n'est pas établi. Au mieux, le nalméfène est efficace pour réduire la consommation d'alcool." L'étude juge que l'approbation de la molécule était "controversée".

 

CONFLIT D'INTÉRÊTS ?

 

En parallèle, le professionnel de santé reproche à la Société française d'alcoologie de percevoir des avantages conséquents du laboratoire Lundbeck. Il se réfère au site transparence.gov pour étayer ses attaques. Pour rappel, cette plateforme "rend accessible l'ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d'intérêts qu'elles entretiennent avec les acteurs du secteur de la santé"

 

Dans cette base de données, on constate que plusieurs membres de l'équipe rédactionnelle de l'organisation ont bénéficié d'avantages de Lundbeck en repas, frais d'hospitalité, de transport, ou d'hébergement pour une valeur de plusieurs milliers d'euros. Et parfois, plus de 15.000 euros, comme c'est le cas pour le président Mickael Naasila, ou encore le rédacteur associé Philippe Batel, tandis que les avantages octroyés par des laboratoires concurrents sont minimes. Toutefois, quelques membres de l'équipe rédactionnelle ont parfois touché plus d'argent de laboratoires concurrents (d'Etypharma, notamment), des sommes qui s'élèvent à quelques centaines d'euros au maximum.

 

DES "DÉCLARATIONS D'INTÉRÊTS COMPATIBLES"

 

Interrogée à ce sujet par La Tribune, la Direction générale de santé et la Haute autorité de santé n'ont pour le moment pas donné suite. Le président de la SFA n'a pas répondu à nos sollicitations non plus pour l'instant.

 

Sur son site, la Société française d'alcoologie se défend de tout conflits d'intérêts en expliquant que "les participants des groupes de travail ont communiqué leurs déclarations d'intérêts". Et d'assurer qu'"elles ont été analysées par les membres du comité de pilotage et considérées comme compatibles avec leur participation au groupe de travail de cette recommandation de bonne pratique."

 

Consommation et "craving"

Alcoolo-dépendance : l'efficacité du Baclofène confirmée par Marion Guérin

 

L’étude Bacloville a montré des résultats satisfaisants dans le traitement de la dépendance à l’alcool. La RTU est renouvelée pour un an.

 

ICI

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:00
Le NU

Vais-je vous refaire le coup du vin nu ?

 

Dans ce domaine j’ai déjà donné Le vin nu «un vin qui se contente de refuser le soufre et n’exprime rien n’est pas naturel.» Alice Feiring buvait les paroles de Marcel Lapierre.

 

Lire ICI 

 

Le nu est proscrit sur Face de Bouc, les ricains sont pudibonds ça fâche beaucoup Pousson très friand de femmes nues.

 

Désolé pour lui ici il s’agit de l’HOMME NU

 

Behrouz Mehri

 

Jeudi 9 mars 2017

 

Okayama, Japon -- Comment photographier un évènement au sujet duquel on ne sait rien, ou pas grand-chose? L’avantage du Hadaka matsuri, le festival de l’homme nu, c’est qu’il suffit de se laisser emporter par la ferveur du moment. Un rituel mystérieux, à la violence plus ou moins maîtrisée.

 

En l’occurrence, Tout ce que je savais est que des milliers d’hommes se rassemblent à Okayama, un soir, vêtus d’un simple pagne, dans le froid. Qu’après s’être purifiés dans un bassin d’eau glacée, ils attendent un long moment, en se bousculant pour être bien placés au pied d’un temple. Avant de se presser dans une mêlée brutale pour s’emparer des “shingis”, des amulettes en bois jetées par des moines depuis une fenêtre, et censées apporter la prospérité à leur possesseur.

 

Après quatre heures de train depuis Tokyo, jusqu’à Okayama dans l’ouest, nous sommes arrivés au temple de Saidaiji, avec Alastair et le JRI bureau, Quentin Tyberghien.

 

L’endroit accueille cette cérémonie depuis environ 500 ans.

 

Il est très beau, comme tous les lieux de culte shintoïste ou bouddhiste.

 

C’est une architecture traditionnelle en bois, ceinturée de jardins japonais, qui me rappelle les décors des films classiques d’Akira Kurosawa et Masaki Kobayashi.

 

J’adore me trouver dans un cadre ancien, dans lequel il suffit de fermer les yeux pour, en les rouvrant, se retrouver à une autre époque. Comme une machine à remonter le temps.

 

La suite ICI : superbes photos

 

Mais comme je suis bon garçon j’offre à Pousson une belle collection de corps nus d’athlètes féminins et masculins, des ricains.

 

ICI 

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:00
Tous les 15 mars c’est Bashung.

Le 15 mars 2009 «Un jour je parlerai moins, jusqu'au jour où je ne parlerai plus» Bashung Alain parti sans laisser d’adresseICI 

 

En 1982 réalisait un rêve de fan : collaborer avec Gainsbourg, de retour de Jamaïque.

 

« La rencontre se conclura sur l’un des plus invraisemblables moutons à cinq pattes du rock français, mêlant absurde libertaire des textes, clair-obscur de détresses parallèles et scansion industrielle de la musique. »

 

Gainsbourg rendra hommage au talent créatif de Bashung en lui proposant la co-signature des textes (Gainsbourg n'avait jamais cosigné avec aucun artiste).

 

Play blessures 4e album de Bashung son unique collaboration avec Gainsbourg en 1982.

 

Album difficile d'accès pour un grand public, froideur de l'orchestration et des arrangements, noirceur et l'imperméabilité des textes, l’ensemble reste austère et les ventes seront mitigées. Certains commentateurs parleront de suicide commercial.

 

Avec cette nouvelle plume, Bashung s'amuse à casser son image. Alors que le chanteur ne sait que faire des immenses triomphes de « Gaby Oh Gaby » et « Vertige de l'amour », Play Blessures est « album sombre, torturé, imaginé par un Bashung dépressif. Impossible à reprendre a priori, tant il colle à son époque, à son auteur. Gaëtan Roussel a relevé le défi. « J'ai commencé par décortiquer tout l'album en studio, comme si j'en démontais chaque élément puis les remontais à ma façon en jouant autour de ce mélange électrique et électronique qui était très novateur à l'époque. » Après, il fallait en faire un spectacle. Et quel spectacle ! »

 

Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque a été le dernier à collaborer avec Bashung sur son ultime disque, « Bleu pétrole », qu'il a réalisé et écrit en grande partie. «J'adore Play blessures»

 

L'album s'est vendu à 1 700 exemplaires.

 

Aujourd'hui Play Blessures bénéficie du statut d'album « culte »

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 06:00
Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.

Le 3 mars j’ai écrit à l’INAO :

 

Bonjour à vous,

 

Présenté le 2 mars sur le stand du ministère de l'Agriculture au salon de l'agriculture à Paris, ce document a été rédigé avec l'INAO. Il doit aider les ODG à introduire des mesures agroenvironnementales dans les cahiers des charges des appellations et des IGP. L'INAO en adressera un exemplaire à chaque président d'ODG.

 

Je ne suis pas président d'ODG mais je souhaiterais recevoir ce document en tant que chroniqueur sur le vin.

 

Mon adresse … boulevard Saint-Jacques 75014 PARIS.

 

Je profite de courrier pour féliciter le sieur Jean-Louis Piton.

 

Bien à vous.

 

Le jour-même j’ai reçu cette réponse :

 

Bonjour,

 

Vous trouverez ci-joint, le guide de l’agroécologie en viticulture.

Une version papier du guide vous parviendra par courrier.

Cordialement.

Jean-Luc Dairien

 

Je remercie le directeur de l’INAO pour sa célérité.

 

«Comment peut-on imaginer aujourd’hui qu’une organisation de producteurs soucieuse de valoriser son terroir et de prendre pour cela des mesures spécifiques pour le protéger, par exemple par des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement, ne soit pas reconnue et accompagnée dans sa démarche?»

 

Formulée début 2016, par Jean-Charles ARNAUD, Président du Conseil Permanent de l’INAO, cette interrogation a conduit le Ministre de l’Agriculture à lever les obstacles rencontrés par les filières sous signe de qualité et d’origine, pour intégrer les mesures agroenvironnementales dans leurs modalités de production.

 

Parce que la protection des terroirs implique le respect de l’environnement, ce choix stratégique s’impose tel une évidence ; une évidence d’autant plus forte que la définition d’un produit sous indication géographique est fondée sur le triptyque «description technique ou organoleptique du produit, terroir de production, et savoir-faire de l’opérateur». Mais depuis 2016 et l’incitation de Stéphane LE FOLL, la démarche collective des producteurs sous signe de qualité et d’origine a pris en charge une approche agroécologique qui ne demandait qu’à s’exprimer.

 

C'est ce qu'écrit le Directeur de l'INAO.

 

Voilà donc la copie 52 pages que je peux vous faire parvenir en PDF si vous me le demandez.

 

Ce projet qui porte l’acronyme «AGRO-ECO-VITI» est conduit par l’Institut Français de la Vigne et du Vin, en collaboration avec l’INAO et la participation au comité de pilotage de:

 

– l’Onema – qui rejoint l’Agence française pour la biodiversité à partir du 1er janvier 2017 –

 

– la Direction Générale de la Performance Économique et Environnementale des entreprises du Ministère de l’Agriculture,

 

– la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées (CNAOC),

 

– la Confédération des vins IGP de France.

 

Le projet est lauréat de l’appel à projet Ecophyto 2 de 2016 ; Avec le soutien financier de l’ONEMA.

 

Je vous livre la préface de Stéphane Le Foll Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

 

Sans faire de mauvais esprit, la plume de notre Ministre sent la besogne des services, ça jargonne dur !

 

L’évolution de l’agriculture vers l’agroécologie doit désormais être un élément structurant des réflexions de tous ceux qui participent à construire l’avenir de l’agriculture. Une réalité s’impose : il est possible de faire coexister les enjeux environnementaux et économiques. Il nous appartient collectivement de dépasser ce qui pouvait ressembler hier encore à des contradictions, des oppositions et surtout d’en tirer profit.

 

En effet, la prise en compte des enjeux environnementaux peut même être un vecteur de compétitivité et plus généralement de création de valeur.

 

A chaque crise sectorielle, le même constat s’impose: les productions qui ont une valorisation supplémentaire, correspondant à des segments de marchés qualitatifs, obtiennent des prix plus rémunérateurs.

 

La filière viticole, qui a vécu dans le passé, de graves crises, sait parfaitement que les vins à indication géographique ont montré leur pertinence dans le monde.

 

Il faut maintenant aller plus loin, et plus vite.

 

Le «Guide de l’Agroécologie en Viticulture» est, à ce titre, un outil destiné à accompagner les viticulteurs qui veulent progresser vers l’agroécologie, avec méthode et détermination.

 

Bravo pour cette initiative conjointe de l’INAO et de l’IFV. Je vois, dans la complémentarité et la mobilisation dont elle témoigne, entre l’Institut et le Centre technique, un signe de l’ambition agroécologique de toute une filière. Je m’en réjouis car cela lui permet de s’affirmer, une nouvelle fois, comme une filière dynamique, moderne en phase avec les enjeux sociétaux et en même temps capable de réussir économiques.

Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.
Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.
Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 06:00
La truffe, gemme des terres pauvres, la plus révérée des princesses noires ou la blanche d’Alba diamant du Piémont.
La truffe, gemme des terres pauvres, la plus révérée des princesses noires ou la blanche d’Alba diamant du Piémont.

Pour lutter contre la disparition de la truffe, des chercheurs de l’Inra l’étudie depuis plus de quarante ans sous toutes les coutures : mycorhization contrôlée, génomique, physiologie, reproduction et écologie.

 

Truffes : les chercheurs ont du nez !

 

« Magiques ou aphrodisiaques, on a souvent prêté à la truffe de nombreux pouvoirs. Aujourd’hui, elle est surtout appréciée par les gourmets prêts à dépenser des fortunes pour se procurer ces diamants de la cuisine. Qu’elle soit du Périgord, du Tricastin, de Teruel (Espagne) ou encore du Piémont (Italie), la championne des champignons est rare et donc chère : la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporum) coûte en moyenne 500 €/kg. La truffe blanche du Piémont (T. magnatum) peut avoisiner 6 000 €/kg. Son parfum varie en fonction du lieu où elle est cultivée, du terroir et de sa maturité.

 

Grâce entre autres aux efforts de l’Inra depuis plus de quarante ans, la baisse de production observée au cours du 20ème siècle est enrayée. Les apports de l’Inra sont significatifs autant d’un point de vue scientifique, avec plus de 70 papiers publiés dans des revues internationales dont deux dans la prestigieuse revue Nature, que d’un point de vue pratique avec la mise au point de l’inoculation des plants mycorhizés, qui associe en laboratoire l’arbre et la truffe, et l’amélioration des techniques culturales.

 

Depuis 25 ans, la production est stable avec même une tendance à l’augmentation ces dernières années. Toutefois, malgré la mise en place à grande échelle de plantations de plants truffiers (environ 1000 hectares par an), ainsi que l’amélioration des techniques de gestion des truffières, nous n’avons pas encore retrouvé le niveau de production de la fin du XIXe siècle.

 

La production française ne suffit plus à répondre à la demande, ce qui nécessite son importation accrue. Afin de pallier ce problème, six laboratoires et deux organisations professionnelles se sont regroupées autour du projet Systruf «Bases d’une intensification écologique durable des écosystèmes truffiers», financé par l’Agence Nationale de la Recherche.

 

Pendant quatre ans (2010-2013), ce programme de recherche participative entre la recherche agronomique et la filière trufficole a étudié la biologie et l’écologie de la truffe sous toutes les coutures : génomique, nutrition, développement, reproduction et interactions avec les plantes, les autres champignons et les bactéries du sol. Les chercheurs nous dévoilent ainsi une partie des mystères de la truffe. »

 

Lire la suite ICI 

 

  • Unir l’arbre et la truffe pour lutter contre sa disparition
  • La symbiose arbre-champignon : une équation génétique ?
  • La génétique plonge le nez dans les arômes
  • Lutter contre la contrebande
  • Le sexe des truffes en kit
  •  

Le 30 décembre 2010 j’écrivais :

 

« Enfant je détestais la galantine truffée du charcutier que maman achetait pour le repas de Noël et ce pour deux raisons : la première était gustative, je suis allergique à la gelée qui l’entourait, la seconde était liée à mon instruction religieuse, en effet ce carré noir central, tel l’œil de Caïn dans la tombe, ne me disait rien qui vaille. J’en mangeais bien sûr pour faire plaisir à ma sainte mère mais mon rapport à la truffe s’en est toujours ressenti : je ne cours pas après. Même que, dans mes vertes années, la Tuber mélanosporum, évoquait pour moi la ringardise de la poularde demi-deuil chère aux banquets républicains et aux demi-sel chers à Audiard et consorts. »

 

[…]

 

« Reste que la truffe garde encore aujourd’hui sa part de mystère, certes on n’élucubre plus en affirmant qu’elle naît « des pluies d’automne et des coups de tonnerre secs », on ne la diabolise plus, elle l’« enfant des dieux », depuis que notre sainte mère l’Eglise catholique et romaine ne la rejette plus comme porteuse de mille sorts, on laisse à l’Ecole Nationale de chimie de Toulouse et à la société Trufarôme leur aromatisant jus de truffe commercialisé sous la marque « Arôme de Truffe », on préfère penser à George Sand qui vouait à la « gemme des terres pauvres », la plus « révérée des princesses noires, une passion sans borne ou à Giono la dégustant « au plus près de la Provence, crue avec du sel et de l’huile d’olive ».

 

Moi ce que j’aime dans la truffe, la « rabasse » provençale, c’est qu’elle est capricieuse, exigeante : elle naît dans un sol attentif et adapté, c’est mademoiselle « juste ce qu’il faut » de chaleur, de froid, de pluie, c’est la locataire d’un arbre ami, c’est une amoureuse d’une nature humanisée mais respectée. De plus, sa récolte, le cavage s’avère délicate et aléatoire. Elle nécessite un détecteur : cochon (S-O), chien (S-E), mouche (Grasse) selon la tradition locale, de la patience, du nez, de la délicatesse lorsque le caveur gratte le sol avec son « truffidou ». Connaissance empirique des signes annonciateurs, sens de l’observation : le brûlé du sol autour de l’arbre truffier, ressenti, chaque rabassier a ses secrets. »

 

Ma chronique ICI 

 

Si je vous demande :

 

  • Est-ce que vous connaissez le tuber magnatum pico ?

 

Bien peu vont me répondre, mais si au contraire, je vous dis :

 

  • Est-ce que vous aimez la truffe blanche ?

 

J’ai plus de chance d‘obtenir des réponses positives. Et pourtant, il s'agit du même produit, l'un des plus précieux au monde du point de vue gastronomique et économique. À cause de son prix très élevé, la valeur de la truffe blanche peut dépasser celle d'un diamant.

 

La truffe blanche d'Alba est la plus célèbre. Alba est une commune du Piémont, en province de Cuneo, qui détient le record de la plus ancienne Foire de la Truffe blanche (entre les mois d'octobre et novembre).

 

La Vente aux enchères Mondiale de la Truffe Blanche d'Alba qui a lieu dans la Salle des Masques au Château de Grinzane est très people de Joe di Maggio à Alfred Hitchcock, mais aussi Ugo Tognazzi, Alain Delon, Gérard Depardieu et beaucoup d'autres.

 

À l'occasion de l'édition 2010, 13 truffes ont été vendues aux enchères pour un total de 307,2 mille euros. L'une des truffes plus précieuses a été vendue à Hong Kong à 105 mille euros, l'autre à Grinzane à 100 mille euros.

 

En 2009, Hong Kong s'est adjugée la truffe la plus précieuse ayant un poids de 750 grammes, vendue à 100.000 euros.

 

AFP | Publié le 22/10/2016

 

« Au total, l’Italie compte 200 000 truffiers, tout type de champignon confondu, dont 4000 dans le Piémont, où se trouve Alba. Depuis 86 ans, cette ville de 30 000 habitants accueille chaque année pendant presque deux mois une «grande foire à la truffe blanche», qui attire des milliers de visiteurs, y compris étrangers.

 

Cette année (2016), le prix de la truffe blanche d’Alba oscille entre 3 et 4000 euros le kilo à la Fiera, qui dure jusqu’au 27 novembre.

 

«Cela fait 50 ans que je cherche des truffes, je connais tous les plants, tous les sentiers», dit le truffier qui préserve jalousement ses «lieux secrets». «A une époque il y avait beaucoup plus» de truffes, mais certains plants ont été coupés et d’autres, avec la pollution, ne produisent plus.

 

Face à ce constat, une campagne de financement participatif à hauteur de 50 000 euros a été lancée pour sauvegarder l’écosystème singulier des terrains truffiers de la région.

 

Autrefois bien entretenus, les bois sont désormais «plus dans une situation d’abandon», explique le président du Centre national d’étude des truffes, Antonio Degiacomi. «Il y a beaucoup de plantes grimpantes, qui entrent en compétition» avec les plants truffiers.

 

«Il n’y a pas de menace imminente mais (...) il faut être pro-actif», insiste-t-il en soulignant l’importance de «nettoyer les terrains, de planter de nouveaux plants», même si le fait que les chasseurs de truffes ne sont souvent pas les propriétaires des terrains complique les choses.

 

«Sa particularité est la légèreté incomparable de ses arômes et son élégance», souligne Matteo Baronetto, chef du restaurant «Del cambio» à Turin.

 

«La truffe est comme le vin, chaque zone a son parfum» et celle d’Alba est «la plus parfumée», assure Giovanni Sacchetto.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:00
La petite mort du repas à table et l’autre qui est bien meilleure le matin… La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde..

La table de la salle à manger, celle de la cuisine, le canapé face à la télé, le lit, le pieu, le plumard, la moquette du salon… assis, debout, allongé, vautré…

 

Aurais-je ce matin fumé la moquette avant de chroniquer ?

 

Détrompez-vous, je n’aime pas l’herbe même si j’adore Fine la mascotte du Salon de l’Agriculture, une petite bretonne pie noire.

 

Rappelez-vous « en novembre 2010, lors d’une réunion qui se tient à Nairobi, au Kenya, les experts de l'Unesco examinent une demande française: l’inscription de la gastronomie du pays sur la liste du patrimoine mondial immatériel. Autour de la table, l’ambassadrice de France à l’Unesco, Catherine Colonna, explique alors:

 

«Les Français aiment se retrouver, bien boire et bien manger et célébrer un bon moment de cette façon. C'est une partie de nos traditions et une tradition bien vivante.»

 

Les experts de l’Unesco considérèrent que le «repas gastronomique à la française» remplissait les conditions.

 

« Il n'est alors pas tant question de la qualité de la nourriture que du repas en tant que tel, avec ses rituels, ses codes, sa présentation, son histoire: la «pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes. Le repas gastronomique met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature. […] Le repas gastronomique resserre le cercle familial et amical et, plus généralement, renforce les liens sociaux

 

Le 26 novembre 2010 dans une chronique véhémente et très lue je m’élevais contre la qualification « gastronomique » accolée au repas à la française :

 

Chère maman d’accord avec Yves Camdeborde : «enlevons le mot gastronomique» au repas à la française inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco

 

ICI 

 

Et puis, patatras, voilà t’y pas qu’un beau matin je découvre que 7 ans plus tard, une enquête, menée par l'institut de sondage YouGov pour l'application de restauration à domicile Allo Resto, vient semer le doute: le repas pris en commun, à table, serait-il en voie de disparition ? Un Français sur trois prend désormais son repas ailleurs que sur une table de salle à manger ou de cuisine.

 

Tout fout le camp ma bonne dame, où va notre vieille France si la salle à manger est désertée !

 

Pour renforcer ce constat alarmant Robin Panfili, journaliste à Slate, a convoqué le ban et l’arrière-ban de la sociologie de le table :

 

  • Le sociologue Jean-Claude Kaufmann
  • Jean-Pierre Corbeau, professeur émérite en sociologie de l'alimentation à l'université François-Rabelais de Tours
  • Le sociologue de l'alimentation Jean-Pierre Poulain
  • Le socio-anthropologue Claude Fischler
  • Olivier Arifon et Philippe Ricaud chercheurs.

 

«Le protocole de la table traditionnelle, le rituel avec la fourchette à gauche, le couteau à droite. On ne veut plus être prisonnier de cet espace. Ce besoin de liberté revient beaucoup dans les verbatims de l'étude.»

 

«L'un des reproches qui pouvait être fait au repas traditionnel "à la française", c'était qu'il était trop contraignant. On n'avait pas le droit de se lever; la sédentarité était très longue; il y avait des protocoles dans les prises de parole. Tout ça, ça reste dans l'imaginaire de la table traditionnelle». Corbeau

 

L'«intermittence à table».

 

Fischler sur la progressive «déstructuration de l'alimentation quotidienne»

 

«La télévision associée au repas familial n'a rien d'anecdotique. Elle joue un rôle important et est très révélatrice de ce qui se joue à en ce moment particulier. Le repas est l'architecte de la vie familiale, imposant notamment une conversation par ailleurs plus aléatoire. Mais cette conversation est difficile dans nombre de ménages, qui doivent donc s'aider de la prothèse télévisuelle, pour masquer le silence et relancer la parole. Ceci explique sa fréquente utilisation.»

 

Jean-Claude Kaufmann

 

«Le repas, la table et leurs organisations spatiales et gustatives sont donc un objet à la fois communicationnel, anthropologique et sémiotique. [Il] est mise en scène d’un pouvoir et présentation des statuts et rôles de ceux qui y siègent», écrivaient les chercheurs Olivier Arifon et Philippe Ricaud dans la revue Communication en 2006.

 

Lire la chronique de Robin Panfili La petite mort du repas à table ICI 

 

La référence à la petite mort m’a fait immédiatement passer de la table au lit toujours sur Slate Le sexe est meilleur le matin

 

Christina Cauterucci, traduit par Peggy Sastre — 23.02.2017 - Et le sexe du soir est une arnaque !

 

« Nous forniquons dans des lits parce que c'est agréable, qu'il est facile de fermer la porte de sa chambre et qu'il n'y a pas à se creuser trop la tête pour laver des draps, contrairement à un canapé post-coït. Et parce que le sexe se fait généralement dans un lit, il survient en général au moment de dormir. En 2005, une petite étude menée par Roberto Refinetti, biologiste à l'université de Caroline du Sud, consignait les habitudes sexuelles de quelques dizaines d'adultes: la majorité des parties de jambes en l'air avait lieu les week-ends et juste avant l'heure de coucher des participants, soit entre 23h et 1h du matin. En 1982, une étude plus conséquente portant sur des couples mariés trouvait que, pour les deux tiers des volontaires, les activités sexuelles se déroulaient entre 22h et 1h. Interrogés sur les raisons d'un tel emploi du temps, 72% des cobayes de Refinetti avaient répondu qu'il s'agissait d'un moment de liberté pour les deux partenaires, ou tout simplement parce que le couple était d'ores et déjà au lit. Seulement 28% avaient lié le phénomène à une réelle spontanéité sexuelle. »

 

Quelle bien triste, absurde et ennuyeuse manière de structurer une vie sexuelle. Si le sexe était un projet de dîner et le capitalisme un convive, c'est un peu comme si les humains lui disaient «Je ne sais pas, tu choisis». Nous faisons du sexe le soir et les week-ends parce que ce sont des moments où ne nous travaillons pas. Nous baisons avant de dormir parce que nous nous sommes déjà déshabillés, que nos dents sont déjà lavées et que nous nous sommes déjà installés en position horizontale. Par paresse intellectuelle et physique, le sexe par défaut se joue le soir, parce que c'est pratique et que telle est notre petite habitude. Reste que si les humains entendent jouir du plein potentiel de leurs rencontres sexuelles, il nous faut briser les chaînes du sexe pré-sommeil, et ouvrir les bras à un moment bien plus sexuellement propice: le matin. »

 

Lire l’article ICI 

 

"La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde", disait l'écrivain français Théophile Gautier. Malheureusement, du côté physique, tout le monde n'est pas égal face à l'orgasme. C'est en tout cas le résultat d'une étude publiée le 17 février dans le journal Archives of sexual behavior, rapporte le Guardian.

 

Selon les chercheurs, les femmes ont le plus de chance d'avoir un orgasme si ces trois pratiques sont présentes dans leurs rapports sexuels: "baisers langoureux, stimulation génitale manuelle et sexe oral". Si cela vous semble logique, ce ne semble pas l'être pour tout le monde.

 

L'article ICI 

 

 

 

La petite mort du repas à table et l’autre qui est bien meilleure le matin… La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde..
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