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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 06:00
En Corse du vin partout ou presque au XVIIIe-XIXe siècle mais que valait-il ?

Philippe Pesteil, anthropologue à l’Université de Corse Pasquale Paoli à Corte, dresse un tableau des productions alimentaires de l’île entre 1769 et 1852 d’où il ressort que la majorité de la population est tempérante en ce qui concerne l’alimentation et majoritairement sobre.

 

« Les Corses mènent une vie frugale et se contentent des plus simples productions de leur pays, sans user de raffinement pour en assaisonner le goût. Les bergers mangent souvent, dans leur repas, de la viande que leur troupeau leur fournit et la mangent à moitié cuite comme les anglais. Il y a des paysans qui pendant trois mois d’hiver n’usent que de pain de châtaigne en certains endroits, ou de pain d’orge en d’autres pays. Leur pauvreté et leur paresse les ont préservés de l‘intempérance et les ont accoutumés à vivre de peu… »

 

L’abbé de Guermanes Histoire des révolutions de Corse depuis ses premiers habitants jusqu’à nos jours, 1771

 

« … l’embonpoint est rare dans les deux sexes ce qui est moins l’effet  du climat que de leur sobriété naturelle »

Arrighi

 

« Nul ne travaille, en Corse, au-delà du temps nécessaire pour gagner sa nourriture du mois ou de l’année, et comme cette nourriture est très simple, la sobriété des habitants vient en aide à leur oisiveté. Aucune tentation ne les excite à consommer des produits qu’ils ne connaissent point, et par conséquent à travailler pour les acquérir. »

Blanqui

 

« Leur frugalité leur permet de vivre à peu de frais. Je connais tel paysan qui vit du lait de son troupeau et des fruits de deux ou trois châtaigniers qui sont une richesse de l’île. Des châtaignes ils font du pain, le pollento, et s’ils joignent à cela un fusil, un manteau grossier et un petit cheval, ils passent à l’état de grands seigneurs. C’est un peuple d’aristocrates en vestes rondes et en guêtres. On ne trouve plus, sous ce climat béni, le caractère énergique de nos paysans, qui passent leurs journées courbées sur la bêche et sur la charrue. Les Corses abandonnent à des manœuvres étrangers les soins de la culture et de la récolte. Ceux d’entre eux qui travaillent en prennent à leur aise. Ils ne rêvent point, comme nos cultivateurs, de moissons chargées de grains, ni de ceps couronnés de raisins. Leur rêve à eux, c’est d’être fonctionnaires, d’être employés par le gouvernement… »

Charles Raynaud, 1848

 

« Le vin est souvent coupé d’eau et l’ivresse est rare par temps ordinaire. »

 

« Ils boivent du vin avec une modération qui n’est peut-être pas connue d’aucun autre peuple. C’est une chose extraordinaire en Corse que d’y voir un homme dans l’ivresse. »

Guermanes

 

Et pourtant, il y avait du vin partout ou presque…

 

« Si la vigne existe naturellement à l’état sauvage en Corse à l’instar de nombre autres régions du  globe, il faut sans doute attendre la présence Grecque et la fondation de leur comptoir d’Alalia en 565, pour la voir devenir plante cultivée. Elle va connaître avec Rome une large propagation sur le littoral  et le long des vallées fluviales ainsi que des techniques de mise en culture et de vinification. On ne sait quelle réputation avait ce vin mais à en croire Martial il ne passait pas pour le meilleur cru. »

 

« À la fin du XVIIIe siècle après la conquête française, l’île est couverte, selon les données du Terrier, de 9.743 hectares de vigne soit 3,82% du territoire. La Haute Corse représente l’essentiel des terres, soit 7.596 hectares. »

 

Cette surface restera constante jusqu’à l’assainissement de la Plaine orientale qui permettra de monter les surfaces à 20 000 ha.

 

« Le niellucciu et le vermentinu (autrefois surtout raisin de table bon à sécher) qui apparaissent aujourd’hui comme les piliers de la revalorisation des vieux cépages étaient des cultivars parmi  d’autres  au XVIIIe siècle. »

 

« Selon l’abbé de Lemps « la vigne est presque le seul objet auquel les Corses donnent quelques soins : aussi leur fournit-elle en échange un vin délicieux. Celui d’Ajaccio et du Cap Corse, surtout jouissent, dans le pays, d’une juste renommée »

 

« le sévère La Vallée n’est pas de cet avis quelques années plus tôt il dresse pour la vigne aussi un tableau désolant : « … ici elles rampent sans honneur sur la terre ; et cependant leurs raisin, qui sont déjà mûrs au commencement de thermidor, fourniroient un nectar délicieux, si les Corses prenoient la peine et connaissoient l’art de les élaborer. Ce sont sur-tout les vignes de Mariano, du Cap et de Campo-Loro qui produiroient des vins supérieurs en délicatesse à tous ceux de l’Europe. »

 

« … le vin serait excellent « s’ils travaillaient la vigne d’une manière intelligente et soigneuse, s’ils ne noyaient pas leur vin avec de l’eau en le faisant, s’ils le faisaient dans de bonnes cuves au lieu de le presser, à la vigne même, dans des carrés de maçonnerie qui restent découverts toute l’année, et d’où, sans le laisser cuver, ils le transportent, avec des outres très sales et très puantes,  dans le tonneaux à leurs maisons. »

 

 

« Contrairement à la situation actuelle où il existe des régions spécialisées dans cette culture, au début du XIXe, chaque village essaie d’avoir sa propre production ; on trouve des vignes dans les villages de l’intérieur comme Sant’Andria di Bozio, Alzi, Cambia ou Castirla qui compte 12 vignes et Bocognano, même si la qualité n’est pas au rendez-vous, si elles reconnaissent que leur territoire est mal adapté à cette culture et que le rapport n’est pas abondant. »

 

(carte postale ancienne): Jadis les vignes venaient embrasser la mer...
 

En Corse du vin partout ou presque au XVIIIe-XIXe siècle mais que valait-il ?
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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 08:00
Denis Saverot est atterré par l’application Vivino « Avec lui, l’amour du vin, sa connaissance se transforment en banale, en vulgaire « relation client »

Le titre de l’édito du dernier numéro de la RVF signé, bien sûr, par Denis Saverot m’a intrigué : Uberiser le vin ?

 

J’ai ouvert l’article et j’ai découvert un étrange plaidoyer :

 

« S’agit-il d’un progrès pour les vins de qualité ? Comme pour tout bien subtil, civilisé, noble, la connaissance du vin réclame du temps et du travail. Tout ce que la consommation immédiate, sans effort et massifiée réfute puisqu’elle postule d’abord la satisfaction du désir par l’achat instantané. D’autres y ont perdu leur âme, en témoignent ces saumons fumés qu’on trouve désormais sur toutes les tables, produits sans saveur, sans âme et sans respect de la nature. Mais totalement démocratisés. »

 

« Permettez-moi donc de défendre ici le connaisseur, cet enfant de la culture et de l’humanité. J’en connais qui ont rêvé des années durant de goûter telle belle bouteille, de visiter tel fameux domaine, et le fait d’y penser était à lui seul un plaisir. Mais vu de Cupertino ou de San José, ce genre de rêverie n’est que frustration inadmissible du roi consommateur. Demain, les algorithmes de Vivino proposeront sans doute aux clients des listes de vins allant “dans le sens de votre goût”, privant les hommes de la fatigue harassante de l’étude et de la quête de connaissances. En attendant, je fais un rêve : qu’ils ne raflent pas complètement la mise. »

 

« Permettez-moi donc de défendre ici le connaisseur, cet enfant de la culture et de l’humanité. »

 

L’intégralité de l’éditorial ICI  

 

En étant lapidaire je répondrai à l’angoisse de Denis Saverot face aux algorithmes de l’application Vivino par la célèbre boutade de Douglas Mac Arthur :

 

« Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard. »

 

Maintenir les fameux connaisseurs dans leur petit pré-carré, user jusqu’à la corde un fonds de commerce s’appuyant sur un petit nombre, ignorer le consommateur, qualifier de vulgaire le client, bref nous fatiguer, se foutre de nous, bien avant l’application Vivino a fait péter le minuscule monopole des « critiques » du vin.

 

« Lorsque les concepteur de produits sont aussi ceux qui façonnent le goût des agents qui auront à le juger dans la sphère médiatique, la boucle est bouclée, il ne reste plus qu’à amuser le public avec ces très démocratiques exercices de dégustation comparée dont les magazines auxquels ils assurent de gros tirages sont friands. »

 

Les gros tirages c’était hier, les magazines sont subclaquant, seuls les gens du vin les achètent, les lisent-ils d’ailleurs, trop tard Denis Saverot !

 

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 06:00
Mengele Agrartechnik épandait du fumier, Josef Mengele fils de bonne famille envoyait 400 000 hommes à la chambre à gaz en sifflotant et Tinguely composait Mengele – danse macabre…

J’ai dévoré le roman d’Olivier Guez La disparition de Josef Mengele chez Grasset en un après-midi.

 

« Mengele est infatigable dans l’exercice de ses fonctions. Il passe des heures entières tantôt plongé dans le travail, tantôt debout une demi-journée devant la rampe juive où arrivent déjà quatre ou cinq trains par jour chargés de déportés de Hongrie… Son bras s’élance invariablement dans la même direction : à gauche. Des trains entiers sont envoyés aux chambres à gaz et aux bûchers… Il considère l’expédition de centaines de milliers de juifs à la chambre à gaz comme un devoir patriotique. »

 

Signé : Miklós Nyiszli, médecin légiste hongrois membre des Sonderkommandos (ceux étaient condamnés à recueillir les cheveux et à arracher l’or des cadavres gazés avant de les jeter dans les fours) fut « le scalpel de Mengele ». Il a consigné l’inimaginable et l’effroyable dans Médecin à Auschwitz parut en France en 1961.  

 

« Un jour descendent d’un convoi un père bossu et son fils boiteux, deux juifs du ghetto de Lódz. Quand il les aperçoit sur la rampe, Mengele les fait immédiatement sortir du rang et les envoie au crématorium numéro un se faire examiner par Nyiszli. Le médecin hongrois prend leurs mensurations et leur offre du sauté de bœuf aux macaronis, « la dernière scène », écrit-il. Des SS les emmènent et les tuent à bout portant sur ordre de Mengele. Les cadavres sont ramenés à Nyiszli qui, « totalement écœuré », confie leur dissection à des confrères. »

 

S’ensuit un débat sur « quels sont les meilleurs systèmes pour nettoyer parfaitement des squelettes ? » car Mengele désire que les squelettes soient expédiés à Berlin au Musée anthropologique.

 

Mengele décide d’utiliser le procédé le plus rapide : la cuisson.

 

« On prépare les foyers. Des barriques de fer sont mises sur le feu et dans des chaudrons mijotent les cadavres du bossu et du  boiteux, le père et le fils, ces juifs modestes de Lódz.

 

« Au bout de cinq heures, écrit Nyiszli, je me suis rendu compte que les parties molles se séparent facilement des os. Je fais donc arrêter le feu mais les barriques doivent rester sur place jusqu’à ce qu’elles refroidissent. »

 

« Ce jour-là, le crématorium ne fonctionne pas. Des prisonniers maçons réparent ses cheminées. Un des assistants de Nyiszli vient le trouver, paniqué : « Docteur, les Polonais sont en train de manger la viande des barriques. » J’y cours vite. Quatre prisonniers étrangers, revêtus de la bure rayée, sont debout, autour des barriques, frappés de stupeur… Affamés comme ils l’étaient, ils cherchaient quelque nourriture dans la cour et c’est ainsi qu’ils se sont  approchés par hasard des barriques, pour quelques instants sans surveillance. Ils croyaient que c’était de la viande pour le Sonderkommando qui était en train de cuire… Les Polonais étaient presque paralysés de frayeur en apprenant de quelle chair ils avaient mangés. »

 

 

1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.

 

« Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz  croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.

 

Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?

 

La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre. »

 

 

Ainsi, la famille […] qui a su garder un silence total depuis la mort de Josef Mengele en 1979, devient brusquement très bavarde. Son fils lui a rendu visite plusieurs fois. M. Hans Sedlmeier, fondé de pouvoir de la firme Mengele (prospère société de matériel agricole installée à Günzburg, en Bavière : la Mengele Agrartechnik)) faisait la liaison et lui apportait régulièrement des fonds qu’il prétend aujourd’hui avoir toujours été très modestes puisque ces sommes allaient de 300 à 500 DM [deutsche mark, la monnaie allemande jusqu’à la fin de 2001].

 

 

« L’entreprise Mengele Agrartechnik a périclité après les révélations de juin 1985. Elle ne comptait plus que 650 salariés en 1991 contre le double 6 ans plus tôt. Elle a été vendue cette année-là. La marque a définitivement disparue en 2011. » 

 

Lely acquiert le constructeur allemand Mengele. Il fabrique des remorques autochargeuses, des ensileuses traînées et des épandeurs à fumier.

 

A compter du 1er juin 2010, Lely acquiert 100 % des parts de Mengele.

 

L'entreprise hollandaise possédait déjà des parts du constructeur allemand depuis mai 2009. Cela s'était concrétisé par la commercialisation des remorques autochargeuses Lely Tigo.

 

Mengele continuera à fabriquer ces machines ainsi que des ensileuses traînées et des épandeurs à fumier dans son usine de Waldstetten. Elle emploie 68 personnes.

 

Après avoir acheté Welger, Lely s'offre un second constructeur allemand. La renommée de Mengele est forte outre-Rhin. Grâce à cette opération, l'entreprise batave conforte sa position sur ce marché important. Lely ne prévoit pas de commercialiser en France les ensileuses et les épandeurs Mengele pour le moment.

 

 

Mengele Danse Macabre, Hoch-Altar, 1986. « In Basel... est une œuvre extraordinaire qui a largement occupé les dernières années de l’artiste. Cette œuvre est née à partir d’un événement, l’incendie de la ferme voisine de sa maison, qui a laissé sur Tinguely une impression si forte et marquante, qu’on peut se demander dans quelle mesure il ne s’agit pas d’une reviviscence de traumatismes précoces. Ecoutons le récit qu’il en fait, qui est un magnifique témoignage sur le fonctionnement du processus créateur.

 

ICI 

 

« Ce phénomène de carbonisation m’inspirait l’horreur, la chair des veaux aurait tout aussi bien pu être de la chair humaine (…) Toute la monstruosité des fours crématoires resurgissait de ces décombres. La couleur cendre de ces matériaux m’inspirait (…) Je travaillai avec acharnement pendant une semaine, chargeant les pièces les unes après les autres sur un camion de l’armée qui les transportait chez moi sous un toit à l’abri de la pluie. J’étais comme possédé, travaillant avec l’assurance d’un somnambule. J’allai même rechercher d’autres matériaux dans la fosse qui fut creusée après. Le dernier vestige fut une grosse machine à ramasser le maïs sur laquelle était encore inscrit deux fois le nom « Mengele », le même que celui de la famille de ce fameux médecin nazi. L’idée était là, dans cette machine si monstrueuse d’aspect ».

Rentrée littéraire : nazi society

Avec "La Disparition de Josef Mengele", Olivier Guez reconstitue l'exil latino du SS, paria qui fut pacha.

Publié le  | Le Point
 
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 06:00
Un petit coup derrière la casquette du « bouffon de la bouffe » le Périco Légasse de Marianne le « torchon de la République »

Pour sûr que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis en relayant cette charge, bien argumentée, pas forcément conforme à mon analyse, contre le Périco qui dispose d’une large cour, une vaste basse-cour l'encensant, dans le milieu très épais des qui gueulent par principe, des va-de-la gueule blablateurs, des nonistes, des insoumis de salon, tous ceux qui sur la base des dégâts causés par la mondialisation, s’en tiennent à des y’a ka et des faut qu’on.

 

Il est le gros trait d’union qui unit les deux bords du marigot politique, il fait du bruit, il tonitrue, fait beaucoup de bruit, profite de la vacuité de ses collègues « critiques » pour occuper les médias. Il est le représentant le plus caricatural de notre temps superficiel, sans profondeur, celui qui ouvre en grand la porte aux démagogues de tout poil, de toute obédience.

 

Marianne subclaquant, en fait des tonnes jusque parfois à se prendre les pieds dans le tapis lorsque la feuille de choux tape sur Macron à bras raccourcis en soutenant la première ministre polonaise, une progressiste bien connue.

 

Alors, je fais mon Périco, je lui pose l’étiquette de « torchon de la République »

 

Revenons à la bouffe, la malbouffe, l’ancien territoire du tonitruant Jean-Pierre Coffe, ça m’attriste de voir dévoyés des analyses et des constats pertinents sur notre agriculture et notre alimentation, que je partage, pour en faire de la bouillie pour les chats. Rien n’est pire qu’un avocat flambard, ramenard, dont la plaidoirie aboutit à plomber son client. La FNSEA de madame Lambert adore ce genre de bavard, ça la renforce dans son lobbying auprès de ce pauvre Travert, qui se prend pour le Ministre de l’Agriculture.

 

Les forts en gueules, comme Périco, qui en sera bien sûr, où n’est-il pas, braieront aux Assises de l’Alimentation pilotées par la fine fleur de l’agro-alimentaire, de la distribution et, bien sûr, de l’Administration. Ils nous diront haut et fort qu’ils n’ont pas été entendu, sauf que ce n’est pas avec leur boîte à outils que l’on fera virer de bord les pratiques des agriculteurs et que l’on dénouera les liens tissés avec les IAA et la GD par des décennies de perte de valeur de la production agricole.

 

On ne repasse pas du minerai au produit fini contrôlé par les paysans en poussant des coups de gueule !

 

Le cambouis du faire n’attire guère les démagogues de toute obédience qui vivent de leur petit fonds de commerce. Se retrousser les manches, mettre les mains à la pâte, ce n’est pas de leur compétence, c’est celle des autres.

 

C’est écrit, j’ai pratiqué le Périco, il m’a même invité à un grand raout du Marianne d’avant, à Poitiers, aux frais de Ségolène, pour débattre sur «L’Europe favorise-t-elle le goût» ICI

 

Il m’a donné du maître, toujours l’excès, mais ma seule certitude c’est que ce n’est pas en ne pointant du doigt des boucs émissaires que l’on fait bouger un pays, un secteur, les femmes et les hommes qui font, qui sont souvent dans des situations inextricables. Pester contre le système, le combattre, en s’exonérant de sa part de responsabilités, est si facile : nous sommes le système.

 

Je suis le premier à reconnaître que notre approche de l’agriculture, de l’agro-alimentaire doit radicalement changer mais ce n’est pas, en tant citoyen-consommateur, en faisant porter la responsabilité de l’état actuel sur les autres que nous ferons changer les choses.

 

Le nouveau président de la République ne l’a, lui aussi, pas compris en nous ressortant les vieilles recettes des Assises de l’Alimentation.

 

Je le regrette mais je n’y peux rien, comme à la SNCF je termine mon trajet immobile sur une voie de garage d’une gare de triage.

 

Pour que tout soit bien clair, je ne souscris pas forcément aux analyses de Pierre-Antoine Delhommais mais il me semble salubre de faire entendre certains arguments, de permettre d’engager un vrai débat sur la qualité de notre alimentation.

 

C’est disant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui…

 

 

Pierre-Antoine Delhommais - Le gastronome qui ne savait pas compter

 

Pour le critique gastronomique Périco Légasse, prompt à dénoncer la malbouffe, les Français ne dépensent pas assez pour se nourrir. C'est faux.

 

Depuis la disparition du truculent Jean-Pierre Coffe, le critique gastronomique Périco Légasse, icône de la dénonciation outrée et tonitruante de la malbouffe, se trouve en situation de quasi-monopole médiatique. Sur France Inter, il n'a pas mâché ses mots pour commenter la fraude autour des œufs contaminés au fipronil, conséquence directe et évidente, à ses yeux, du « libre-échange à tout-va» et de la « financiarisation de l'alimentation de masse». Qu'il soit tout de même permis de rappeler que les scandales alimentaires ne datent pas de cette mondialisation libérale qui semble donner à M. Légasse autant de haut-le-cœur que les pizzas surgelées. Citons le pain aux os moulus et aux cailloux en poudre fabriqué par les boulangers du Moyen Âge, ou encore les bonbons colorés aux pigments de plomb et d'arsenic vendus au début du XIXe siècle par des confiseurs parisiens, qui tuèrent des centaines d'enfants. « La malbouffe, a ajouté le nouveau porte-parole des Indignés culinaires, c'est le premier des fléaux internationaux. On a un problème économique d'emploi, on a un problème de sécurité et de terrorisme, et un troisième, qui concerne tous les citoyens du monde, surtout ceux du monde développé, en particulier les Français, c'est la malbouffe. La malbouffe, elle ne tue pas d'une rafale dans la rue ou d'une bombe qui explose, elle tue sournoisement par des maladies épouvantables.» Les familles des victimes du Bataclan apprécieront la comparaison.

 

M. Légasse, décidément très en verve ce matin-là, s'est par ailleurs dit révolté par les économies que les Français réalisent sur leur budget alimentaire : « Il était de 22-23 % dans les années 1970 et il tombe aujourd'hui, dans certains milieux sociaux, jusqu'à 5 %. [...] Il n'y a rien de plus urgent que de consacrer le plus d'argent possible à notre alimentation.»

 

 

Selon l'Insee, les dépenses alimentaires des Français ont fortement augmenté, en volume et de façon continue, depuis cinquante ans.

 

M. Légasse est à l'évidence plus doué pour la dégustation de confit de canard que pour les raisonnements économiques. Le fait que la part du budget alimentation dans le budget total des ménages ait considérablement diminué au cours des dernières décennies (34,6 % en 1960, 23,4 % en 1980, 20,4 % en 2014) ne signifie pas que les dépenses alimentaires ont baissé, mais que le poste alimentation a progressé moins vite que les autres postes de consommation. De fait, selon l'Insee, les dépenses alimentaires des Français ont fortement augmenté, en volume et de façon continue, depuis cinquante ans, à un rythme annuel moyen de 1,1 %. Pour atteindre, en 2014, 232 milliards d'euros, soit 3 600 euros par habitant (contre moins de 2 000 euros en 1960, en euros constants).

 

La poursuite de cette hausse paraît d'autant plus remarquable que les Français, d'une part, dépensent déjà nettement plus pour leur alimentation (+ 16 %) que la moyenne des autres pays européens. Et que, d'autre part, comme le soulignent les économistes de l'Insee, les « besoins en nourriture et en boissons sont naturellement limités. Le fait que les dépenses alimentaires continuent de croître s'explique aujourd'hui pour l'essentiel par des phénomènes de transfert en faveur de produits de meilleure qualité, de plus en plus élaborés et diversifiés (essor des dépenses de produits surgelés et autres plats préparés), au détriment de produits bruts, nécessitant plus de temps de préparation.» Des explications de nature à faire avaler son cassoulet de travers à Périco Légasse. Pour l'Insee, la « diminution de la part alimentaire en France depuis cinquante ans dans la dépense de consommation de l'ensemble des ménages est le reflet de la hausse de leur pouvoir d'achat». Et non d'un complot ourdi par une grande distribution et une agro-industrie affamées de profits pour empoisonner les Français avec des produits toujours moins chers et de moins bonne qualité.

 

Progrès social

 

M. Légasse devrait consacrer le peu de temps que lui laissent ses colères radiotélévisées pour lire les travaux d'Ernst Engel, cet économiste allemand du XIXe siècle qui a mis en évidence la loi, jamais démentie depuis, selon laquelle la part du budget allouée aux dépenses d'alimentation diminue quand les revenus augmentent. La fréquentation des chefs étoilés fait visiblement perdre de vue les préoccupations alimentaires des classes populaires, pour lesquelles le fait de consacrer une part toujours plus faible de leurs salaires à la nourriture a constitué, au XXe siècle, et constitue, de nos jours encore, un extraordinaire progrès social. Cela leur permet notamment de dégager des marges financières pour les loisirs, les vacances, l'aménagement de la maison, l'éducation des enfants ou la santé. À la fin du XIXe siècle, le poste alimentation représentait près de 90 % du budget d'une famille d'ouvriers. En 1960, il frôlait encore 50 %, pour tomber à moins de 20 % aujourd'hui.

 

Sur France Inter, M. Légasse s'est lamenté du fait que « le budget alimentaire, dans certains milieux sociaux, tombe jusqu'à 5 %». On ne sait pas dans quelle arrière-cuisine le critique gastronomique est allé chercher cet extravagant pourcentage, mais, ce qui est sûr, c'est que seuls les ultrariches qu'il a la chance de croiser dans les très grands restaurants, et dont l'estomac n'a pas la taille de leurs salaires et de leurs patrimoines, peuvent se permettre de consacrer une part aussi faible de leurs revenus à l'alimentation. Certainement pas les 8 millions de Français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, ni les 20 millions de Français qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et à qui il est tout de même quelque peu déplacé, pour ne pas dire indécent, d'expliquer, comme le fait M. Légasse, qu'« il n'y a rien de plus urgent que de consacrer le plus d'argent possible à notre alimentation». Des propos qui rappellent désagréablement ceux de Marie-Antoinette exhortant les Français à manger de la brioche.

 

Publié le 19/09/17 à 06h21 | Source Le Point

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:00
« Au jeu des ceps familles » le cadet des Arena : Antoine-Marie multi-étoilé par les nez du continent.

Le journaliste de Corse-Matin, Jean-Marc Raffaelli, pour dresser le portrait du cadet des Arena, n’est pas avare de jeux de mots, tel celui du titre.

 

À propos de l’aîné, Jean-Baptiste, il se surpasse « à l’image de sa production, a le niveau idéal de la maturité, a pris parallèlement de la bouteille en politique comme nationaliste de premier plan (t). »

 

 

Mais revenons au chouchou du guide vert de la RVF : 2 * sur 3 et du duo d’enfer Butane&Degaz : 4 * sur 5, pour qui la passion pour le vin n’était pas génétique, « elle a fermenté » (sic).

 

Olivier Poussier « se fait lyrique, tel un poète qui sirote ses vers » (re-sic).

 

« Fraîcheur florale et fruitée des blancs, texture ciselée, empreinte minérale. Il n’a que trois millésimes derrière lui, mais ses cuvées impressionnantes de cohérence et de justesse, dévoilent une telle sensation de pureté et d’osmose qu’Antoine-Marie Arena pourrait avoir dix ans de métier et plus. »

 

Bon sang ne saurait mentir, « le père, Antoine, est la figure de proue du riacquistu viticole de Patrimonio, pour ne pas dire l’âme, de l’appellation. »

 

 

Antoine-Marie est aussi un sportif « Quand il court au milieu de ses vignes, on peut dire qu’il prend son pied. « J’ai beaucoup joué au football, j’ai commencé à l’Étoile filante bastiaise puisque ma mère (ndlr Marie) est du quartier Saint-Joseph, je fais aussi régulièrement du vélo, des randonnées en montagne et de la chasse sous-marine. »

 

« La plongée est bien la seule discipline où il met de l’eau dans son vin » (re, re, sic)

 

Pour ne rien vous cacher je n’ai pas attendu les nez experts pour aimer les vins d’Antoine-Marie, on les trouve à ICI MÊME, en face de chez Giovanni Passerini, dans le 12e une très belle cave, j’aime beaucoup l'étendue du choix et la qualité de l'accueil !

 

 

« Il a isolé une vieille vigne, presque centenaire, planté par son arrière-grand-père Barthélémy. Il tient à ce demi-hectare comme à la prunelle de ses yeux, privilégiant la qualité à la rentabilité : là où il pourrait sortir quatre mille litres, il en sort six cents. C’est la cuvée Memoria dont il dit, en souriant, que c’est une danseuse. »

22 mois d'élevage 15 jours de macération en grappes entières millésime 2015
22 mois d'élevage 15 jours de macération en grappes entières millésime 2015

22 mois d'élevage 15 jours de macération en grappes entières millésime 2015

Ici-même

68 rue de Charenton

75012 Paris

01 43 40 00 99

Horaires :

lundi 17h – 20h (pas de service sur place)

mardi au samedi 10h30 – 22h30 (service sur table jusqu’à 21h45)

dimanche 10h30 – 19h (service sur table jusqu’à 17h)

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 06:00
Je suis un ex-baissier de l’estran de la Normandelière qui va exaspérer les vegan en dévorant crue des berniques juste décrochées de leur rocher.

La bernique est tenace « la puissance d’adhérence à la roche est étonnante, celui qui ne parvient pas à la décrocher du premier coup pourra ensuite user de sa force, il cassera plus de coquilles qu’il n’en ramènera. Cette ténacité fait parfois prétendre qu’en se cramponnant ainsi aux rochers, la bernique les empêche d’être emportées par les flots. »

 

En image crue : la bernique a un petit côté vérole sur le bas-clergé.

 

Dans ma Vendée buissonnante à quelques kilomètres de l’Océan, mon paysan de grand-père, le pépé Louis, doté comme tout un chacun d’un couteau, lorsqu’il se risquait, rarement, à pratiquer la pêche à pied, se contentait de décoller des berniques de leur rocher.

 

Mon premier beau-père pêchait lors des grandes marées sur l’estran de la Normandelière. Je l’ai accompagné et j’ai gagné son estime en étant un remarquable pêcheur de dormeurs, les tourteaux pour les parigots, et d’étrilles dites balleresses en patois vendéens.

 

C’est pour cette raison que j’ai fait l’acquisition de Récits et Recettes du Ressac La pêche à pied de Patrick Cadour aux éditions de l’épure.

 

 

Il s’adresse « aux fanatiques de la marée basse, ceux qui se rendent sur l’estran pour ramener des denrées comestibles, transformant parfois la pêche à pied, qui était une activité locale récréative ou de subsistance, en une manière de fête foraine, attirant des populations venues de loin. »

 

Je fus donc un baissier pur jus, celui qui mangeait ce qu’il pêchait, les tableaux de pêche n’étaient pas ma tasse de thé.

 

J’ai peu pêché la bernique me contentant lors de mes pêches à pied d’en décoller quelques-unes de leur rocher pour les manger toute crue.

 

C’est pour cette raison que j’ai choisi de citer quelques passages de Patrick Cadour, qui est calé sur tout ce qui se balade sur les estrans, à propos de la bernique ou patelle.

 

« Le mot bernique provient du mot breton brenning, lui-même issu du gaulois bronn, qui signifie « sein », voire « ventouse ». On lit également que brenn est le mot celtique pour « montagne », ou qu’il s’agit d’une allusion au casque du légendaire Brennus. Les Celtes la considéraient donc comme une bosse, tandis que qu’en français on s’intéresse plutôt au creux, puisque son nom officiel de patelle vient du latin patella, « la petite coupe ».

 

« On met tout le monde d’accord en parlant de « chapeau chinois », même les Provençaux pour lesquels elle est une arpède, qui dérive du mot occitan (Arapeda qui signifie « accroché par le pied »), ou les Charentais pour lesquels c’est une jambe ».  

                                                         

La bernique est casanière. Lorsqu’elle se déplace sur son rocher pour se nourrir elle revient à la même place.

 

La bernique est abondante et facile à pêcher « On peut en ramasser toute l’année, sachant qu’en été elle peut être laiteuse. On prétend que « la bernique de mai est aussi tendre que la raie ».

 

J’aime beaucoup le conte du renard et de la bernique : celui-ci ayant une petite faim apercevant une bernique mal accrochée à son rocher glisse sa langue pour l’attraper. Ce devait arriver arriva « l’offensée se rebiffe, et elle adhère fortement au rocher, emprisonnant le présomptueux. » C’est la morale de la fable Le Rat et l’huître de La Fontaine « Que tel est pris qui croyait prendre ».

 

Voilà c’est dit pour plus vous allez acheter l’opus ICI

 

Moi je la mange crue sur le rocher. C’est simple « on détache l’animal, on gratte les fragments de rocher qui pourraient y rester collés, on décoquille et on enlève la tête et la boule d’entrailles et surtout le fil digestif qui est un barbelé indigeste. »

 

Pour les raffinés vous pouvez les faire griller, ce qui vaudra plus encore les insultes des vegan, arrosées de beurre salé.

La pêche à pied des coques dans le Gois de Noirmoutier ou des hénons en baie de Somme…    ICI

 

Je suis un ex-baissier de l’estran de la Normandelière qui va exaspérer les vegan en dévorant crue des berniques juste décrochées de leur rocher.
Je suis un ex-baissier de l’estran de la Normandelière qui va exaspérer les vegan en dévorant crue des berniques juste décrochées de leur rocher.
Je suis un ex-baissier de l’estran de la Normandelière qui va exaspérer les vegan en dévorant crue des berniques juste décrochées de leur rocher.
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 06:00
À propos du Mariage en douce de Romain et de Jean « J’ai été plus discret qu’une urne puisque j’ai tenu 5 jours ! » Natale Sarrola maire de Sarrola-Carcopino.

Mon amour des petits livres est connu de vous, petit par la taille bien sûr.

 

Celui d’Ariane Chemin Mariage en douce est un amour de petit livre que je ne pouvais que lire du côté de la Gravona, de Tiuccia sur la commune de Casaglione je prends la D25 puis la D1 jusqu’à Sari-d’Orcino pour arriver à Sarrola-Carcopino qui domine la plaine de Péri.

 

La D1 rejoint ensuite l’axe central de la Corse la N193 Ajaccio-Bastia. Tout ça pour les pinzuti qui ignore qu’en Corse on ne compte pas en kilomètres mais en virages.

 

Conter, Ariane Chemin y excelle, lire ma chronique sur  «Fleurs et couronnes» chez Stock. ICI Six enterrements, de Georges Marchais, le 20 novembre 1997, à Rafaël Kuderski, un SDF débarqué de Pologne à Paris, inhumé le 15 janvier 2008, en passant par Gérard Brach, Maurice Kriegel-Valrimont, Alain Robbe-Grillet et Robert Feliciaggi enterré le 13 mars 2006.

 

Pour Mariage en douce, ne comptez pas sur moi pour vous révéler le fin mot de l’histoire j’applique la consigne « In bocca chjusa un c’entri mosca » soit « dans une bouche fermée une mouche ne rentre pas. »

 

Des citations en vrac, comme ça pour mettre l’eau à la bouche…

 

« Depuis À bout de souffle, deux ans plus tôt, l’actrice a laissé pousser ses cheveux. Dommage, cette coupe garçonne, c’était tellement elle. »

 

« Le « Vieux » demeure le dieu du panthéon intime du diplomate-écrivain, la seule autorité qu’il a respectée toute sa vie avec sa mère, général à sa manière. »

 

« Le ballet à Campo dell’Oro le prouve : la République tout entière s’est mise à la disposition du compagnon de la Libération. Les noces se déroulent sous le haut patronage des services secrets français, qui ont déployé un de leurs meilleurs agents, avion, voitures et protection. Sur la piste de l’aéroport, le comité d’accueil des futurs mariés a des mines d’agents secrets préparant un putsch ou un coup d’État. »

 

« Pas de bouquet ? » interroge Jean l’air mutin…

« Pas d’orchidée pour miss Seberg, pas de champagne, ni de flonflons. »

 

« Jean prolonge l’érotisme des Américaines aux cheveux courts qui avaient le diable au corps quand elles dansaient le charleston et déquille les canons de beauté des stars made in Hollywood. Mais aussi du french style. Jean provoque jusqu’au pied de Sénéquier la choucroute et les carreaux Vichy de BB, icône nationale adoubée par la France gaulliste, reçue à l’Élysée en spencer à brandebourgs. »

 

« Ce genre de sex-appeal n’est jamais apparu à l’écran » a expliqué François Truffaut (un homme qui aimait les femmes).

 

« Tout est grâce » chez Seberg, écrit Rivette.

 

« Encore sage – et encore sage – mais plus pour longtemps. Jean Seberg, avec ses petits cheveux blond cendré sur son crâne de pharaon, ses yeux bleus grands ouverts et ses éclairs de malice garçonnière, porte sur ses petites épaules tout ce film qui n’est d’ailleurs qu’un poème d’amour que lui dédie Otto Preminger. »

 

Truffaut dans Arts en mars 1958.

 

« Ce qui était délicieux chez Jean, c’est qu’elle avait appris à être une star avant de devenir actrice », disait Gary Cooper.

 

« La petite Américaine parle peu mais a de l’esprit et ses yeux mouillés – une merveille – brillent comme chez les femmes qui pleurent souvent. Comment disait Truffaut ? Elle est juste « divine »

.

À Bout de souffle « Mon premier film », dira-t-elle, fait d’elle l’Américaine préférée des Françaises. « Les étudiantes chantonnent « New York Herald Tribune ! » comme Patricia sur les Champs-Élysées… les filles s’habillent chez Prisunic, oublient leur soutien-gorge et volent l’accent et les faute de français de Jean. »

 

« Paris brûle pour Jean. »

 

« La Ve République est vierge, le gaullisme pudibond […] « Tante Yvonne » refuse d’en ouvrir les grilles (de l’Élysée) à ceux qui sortent leurs maîtresses comme Olivier Guichard. »

 

Le 23 juin 1963, le couple Gary-Seberg est convié à dîner à la Maison Blanche, où John Kennedy a été élu deux ans plus tôt. Pendant que les hommes fument le cigare au salon, Jackie avait entraînée Jean dans son boudoir et l’avait interrogée sur ses projets d’union avec Romain.

 

« Oh, ne le faites pas. Si vous vous mariez, il deviendra juste dur et indifférent », avait lâché la femme du Président. « Je ne crois pas qu’une femme mariée vraiment heureuse s’exprimerait ainsi », avait finement noté Jean dans la lettre envoyée à ses parents.

 

« Quel effet cela fait-il de se sentir passionnément aimée ? demande l’ambassadeur à Erika von Leyden dans Europa, le roman que Gary publie dix ans avant son mariage.

 

  • Vous d’abord, murmure-t-elle.

 

  • L’impression de poser pour le portrait d’un autre. Et vous ?

 

  • Une certaine tristesse à l’idée que je suis seulement en train de rêver. »

 

« J’ai été plus discret qu’une urne puisque j’ai tenu cinq jours ! »

Natale Sarrola maire de Sarrola-Carcopino.

 

« Aucun rapport avec Jean Seberg. Les fervents du cœur brisé sont priés de s’adresser ailleurs. »

 

Mot laissé par Gary au pied de son lit sur lequel il vient de se tirer une balle dans la bouche.

 

Lisez ce livre !

 

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 06:00
Cheffe d’entreprise à 18 ans, Apollonia Poilâne s’endormait dans un panier pour le pain transformé, par sa mère, en lit pour enfant : et si vous vous offriez une glace au pain torréfié…

Il m’arrive, lorsque je flâne, dans le quartier des Boucicaut, Aristide et Marguerite, ce Bon Marché devenu le temple d’un luxe ostentatoire, ADN du LVMH de Bernard Arnault, de virer devant l’œuvre équestre de César pour enfiler la rue du Cherche-Midi, dont une sinistre prison porta le nom avant d’être rasée.

 

 

Où vais-je ?

 

Chez Poilâne acheter une miche tranchée…

 

J’accroche mon vélo à l’une de ces rambardes fixées au trottoir, tels d’étranges bastingages, est-ce pour éviter que les piétons ne versent sur la chaussée ou pour empêcher les chevaux-vapeurs d’y monter ?

 

La boutique est un mouchoir de poche, gentiment désuète comme les blouses du personnel, une caissière, deux ou trois serveuses jeunes ou pas jeunes, les tranches sont enveloppées dans du papier soie puis glissées dans un sac en papier kraft. C’est bon pour le stockage.

 

Vous allez me dire, Poilâne ce n’est pas tendance, l’heure est aux petits boulangers géniaux, les naturistes du pain qui font lever des pâtes pétries avec des farines anciennes, pourquoi s’intéresser à un boulanger qui vend dans les supermarchés ?

 

Parce que Lionel Poilâne fut un précurseur, le fournil il en parlait comme d’un « monde clos où la régularité favorise le rêve. » Homme de son époque, conscient du legs des siècles passés, Lionel Poilâne avait édicté une doctrine : la rétro-innovation. Prendre le meilleur du passé et le meilleur du présent. Le 31 octobre 2002, Lionel Poilâne et sa femme Ibu, designer, meurent dans un accident d’hélicoptère. Apollonia, 18 ans, se retrouve (avec l’accord de sa sœur Athéna, 16 ans) à la tête d’une entreprise de 150 collaborateurs, au moment où elle doit partir étudier l’économie et la gestion à Harvard. »

 

Et que dit Apollonia ?

 

« Mon endroit favori, soupire-t-elle. Un lieu simple et calme où la chaleur du four vous enveloppe. C’est une expérience qui engage tous les sens : la vue de gestes aussi coordonnés qu’un ballet, l’odeur du levain, le toucher d’un pain pétri, le bruit des miches qui craquellent au four, et le goût du pain cuit. »

 

Presque tout le monde a entendu parler du fameux pain Poilâne, une miche au levain d’environ 1,9kg, avec une croûte épaisse et farinée signé P pour Poilâne.

 

Mais moi, contrairement à une américaine je n’ai jamais «… descendu un escalier en courbe, tout en pierres, polies et arrondies par le temps. La pièce en bas était en longueur, pas grande du tout avec le four à bois comme un autel central et qui dégageait une chaleur constante et assez puissante. J’avais l’impression de pénétrer dans un autre siècle. Il y avait un seul jeune boulanger au travail qui s’occupait de la cuisson des pains et les décors en pâte morte. Je lui ai demandé à un moment s’il savait qu’il pleuvait dehors et il m’a répondu que non, il ne le savait même pas. Les autres boulangers travaillaient dans une pièce derrière (certainement pour le pétrissage, façonnage, confections des viennoiseries, sablés, etc.). »

 

« … Il y avait le bac de levain et j’ai pioché ma main dedans pour le toucher et le goûter. Il avait un goût légèrement acidulé et complexe. C’est difficile à expliquer. Quand on a l’habitude de goûter le levain, avec le temps, on arrive à distinguer ses qualités comme le vin par exemple. Leur levain est une pâte fermentée, c’est-à-dire, une portion de la pâte de la production de la journée qui est gardée et puis utilisée comme chef. »

 

L’Épure, avec sa collection dix façons de préparer… ne pouvait échapper à la miche de pain d’Apollonia Poilâne. ICI 

 

 

 

« La surface du pain est merveilleuse d’abord à cause de cette impression quasi panoramique qu’elle donne : comme si l’on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d’éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s’est façonnée en vallée, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.

 

Ce lâche et froid sous-sol que l’on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit, ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. »

 

Francis Ponge (1899-1988), Le Parti pris des choses

 

Comme nous sommes en été même si le thermomètre est déréglé j’ai choisi la Glace au pain torréfié, une recette de Nathaly Nicolas-Iannielelo.

 

 

LIRE ICI  et ICI

 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 07:00
Souvenirs, souvenirs… André Dubosc, Jean-Louis Piton, Antoine Arena… Olivier Bompas arpente les côteaux de Gascogne, le Luberon et Patrimonio…

Je marche sur des œufs mes amis – depuis le fipronil, l’œuf est tendance rue de Varenne –, avec la furie qui règne sur les réseaux sociaux les épidermes sont de plus en plus sensibles et, comme les journalistes y sont très présents, la moindre petite égratignure prend une tournure d’atteinte à leur compétence, leur crédibilité, leur dignité, leur éthique…

 

Faut les comprendre, les temps sont durs pour eux, la presse en général, et celle du vin en particulier, vit des jours difficiles face à des huluberlus qui sévissent sur la Toile, des qui ne sont des experts estampillés, des dégustateurs patentés, des journalistes encartés. Foire d’empoigne ! Noms d’oiseaux, propos vachards, face de bouc et twitter mobilisent leur énergie pour draguer la maigre chalandise. Alors, pour survivre, la presse, plus encore que par le passé, fait la danse du ventre aux annonceurs, un impératif : leur plaire pour qu’ils délient les cordons de leur bourse.

 

Dans la presse du vin quelques pigistes survivent, les plus démerdards s’accrochent aux bouées de sauvetage, le cacheton d’expert, sur les fameuses chaînes en continue qui, toute la sainte journée, déversent leur bouillie pour les chats on se demande bien pour qui d’ailleurs.

 

Reste dans cet univers ravagé, pensez-donc B&D ont dû vendre des parts de leur petite crèmerie à Dassault, Le Point, qui, avec Dupont et Bompas, journalistes appointés à l’année, résiste à la sous-traitance des vendeurs-recycleurs, aux pigistes payés au lance-pierre, avec leur grand classique : le Spécial Vins.

 

Même si je le trouve un peu trop classique, moins poil à gratter que par le passé, c’est le temps qui passe qui émousse un peu la niac, c’est un expert qui vous le dit, ce monument historique a le grand mérite de perdurer.

 

Dans la dernière livraison, le Jacques Dupont ne s’invigne pas, il parle du bois, du bois de vigne et de ses tracas. C’est du sérieux que les grands chefs de la vigne France ont, pendant des années, négligé. À lire au coin du feu donc.

 

Comme je suis un fouineur, j’ai fouiné dans les 13 appellations au top pour chercher la petite bête. Et, bien sûr, je l’ai trouvée ! Je l’ai trouvée dans les petites appellations, 3 très exactement, et c’est Bompas qui s’y colle. Je dis ça, non pas pour mettre de l’huile sur le feu, car le Jacques est déjà passablement énervé par le tire-bouchon de la mère Buzyn, mais parce que j’ai envie d’égrener mes souvenirs sur les hommes qui ont marqué ces 3 appellations : André Dubosc pour la Gascogne, Jean-Louis Piton pour le Luberon et Antoine Arena pour Patrimonio.

 

Olivier Bompas conte le grand virage du vignoble du Gers du vin à brûler au petit vin blanc à boire au travers de la maison Grassa et son Tariquet. Pas sûr que l’André Dubosc, le fondateur de Plaimont, soit d’accord avec son analyse mais je ne vais pas « causer en ses lieu et place ».

 

L’homme au béret, je l’ai fréquenté lors d’une mission dans le Gers pour tenter de réconcilier deux conceptions de la production des 2 coopératives concurrentes, le vrac ou la bouteille… Têtu, passionné, travailleur, ferrailleur, gascon quoi, nous avons lui et moi longuement échangé, parfois au téléphone, sur les préconisations de mon rapport qu’il partageait.

 

J’aurais aimé qu’Olivier lui tira un grand coup de chapeau car les vins du Gers, lui doivent beaucoup. À l’image d’un André Valadier dans l’Aveyron pour le Laguiole, André Dubosc est de ces hommes qui ont contribué à ce que leur pays tienne le choc, vive. Les deux André leur vitalité, toujours intacte, mérite qu’on la salue avec respect. 

 

Toujours fidèle au poste l’André Dubosc.

 


 

« Mercredi soir, dans le cadre de Jazz in Marciac, le Monastère accueillait la soirée partenaires de Plaimont Producteurs. L'occasion pour le groupe coopératif vigneron de dévoiler en avant-première le programme des vendanges de la Saint-Sylvestre, en présence des présidentes de l'association des Amis du pacherenc, Martine Levaux et Nadine Cauzette, et du président de la cave de Crouseilles Roland Podenas. En l'absence du président Joël Boueilh (sur le point de rentrer d'un voyage professionnel en Chine), ce sont Marie-Christine Dupuy, directrice du pôle financier, et André Dubosc, le fondateur de Plaimont, qui ont accueilli les invités, dans une ambiance conviviale, avant de les convier au magnifique concert donné par Dhafer Youssef et Chucho Valdès. »

 

Du côté du Luberon – prononcez be et pas bé, s’il vous plaît – Olivier a aussi oublié l’homme-orchestre de l’appellation avec son Union de coopératives de Marrenon, le Jean-Louis Piton. Dans le groupe stratégique qui pondit, suite à mon rapport, la note stratégique Cap 2010, il était le seul socialo de service. Ce petit exercice lui permit d’assouplir sa vulgate coopérative rigide. Il eut pu devenir président du comité vins de l’INAO mais les magouilles politiques de l’époque Le Maire le privèrent de cette reconnaissance. Le Foll, avant son départ lui a attribué la présidence de l’INAO tout court.

 

Je trouve qu’on l’entend peu, pas assez à mon goût, face à l’indigence du discours des grands chefs du vin, l’absolue nullité d’un Jérôme Despey, pur apparatchik de la FNSEA, qui n’a jamais vendu une goutte de vin. Le Jean-Louis, lui, a su donner à son groupe coopératif une impulsion commerciale qui mérite d’être soulignée. À force de laisser la médiocrité tenir le haut du pavé il ne faut pas s’étonner de l’absence de vision dans le monde du vin. Ce beau monde affiche une satisfaction qui va très vite se heurter au mur des réalités de la mondialisation.

 

Allez Jean-Louis, sors du bois, prends ta moto et plus que le Dubrule et le Gattaz, décoiffe le discours convenu de tes collègues amortis.

 

Reste la Corse, là où je réside en ce moment, au Sud certes, ce qui n’est pas du goût de l’Antoine Arena, le boss de Patrimonio.

 

Ouf, là l’ami Bompas tient la plume :

 

« Avec mon épouse, Marie, nous avons travaillé très tôt sur le parcellaire ; dans les salons, je goûtais les bourgognes et je me disais qu’on devrait faire la même chose ; ici, les différences entre parcelles sont flagrantes ! » s’enthousiasme Antoine Arena, figure emblématique du cru et précurseur au début des années 1980, du renouveau du vignoble de l’île. Ses vins ont toujours porté le nom des parcelles de vignes dont ils étaient issus, comme le fameux lieu-dit Carco, planté en 1987, qui donne blancs et rouges d’un équilibre et d’une fraîcheur remarquables, et d’une grande capacité de garde. Depuis le millésime 2014, Antoine Arena a amorcé le passage de relais à ses fils, Jean-Baptiste et Antoine-Marie : « Chacun a fait son choix parmi les différents lieux-dits, ça s’est mené en bonne intelligence, tient-il à préciser. Ce qui compte, c’est de maintenir l’esprit, je n’ai jamais été tellement interventionniste dans l’élaboration des vins, l’essentiel se passe dans la vigne. »

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 08:00
Même que Gilles Pudlowski a un avis sur les vins corses.

Au cul de Corse-Matin, soit la dernière page, la 40, nous avons eu droit à une grande interview de Gilles Pudlowski qui vient de passer une semaine sur la rive sud du Golfe d’Ajaccio.

 

Selon l’interviewer, Jean-Philippe Scapula, le Pudlo est un amoureux du terroir corse et d’une cuisine qui, selon lui, a tout d’une grande.

 

Citations :

 

« Et quand je bois un Fiumicicoli, un Columbu, E Prove ou un Sarapale, je suis bluffé par cette volonté de maintenir l’identité et de l’améliorer. En Corse, il faut goûter ce qui est Corse. »

 

Question du journaliste : Dans vos commentaires comme dans vos dégustations, vous associez constamment la qualité des vins. Au fil de vos visites, comment jugez-vous l’évolution des vins corses ?

 

« Ils sont beaucoup plus souples, mieux vinifiés, flatteurs, fruités. Ce qui me frappe, c’est le goût poivré du Sciacarellu, la rondeur du Niellucciu. Nicolas Stromboni en est un excellent ambassadeur. Sa cave Le chemin des vignobles est formidable et on y mange très bien. Je conseillerais à mes amis gourmands de ne pas hésiter à choisir les premiers prix sur la carte, ils sont déjà exquis. C’est aussi et surtout grâce au travail des vignerons.

 

Je pense par exemple à une bouteille d’E Prove du domaine Maestracci, facturée 25 euros alors qu’à l’aveugle on dirait presque un grand Bordeaux. »

 

Prix abordables pour les vins au restaurant

 

« Pour les vins c’est pareil. Si vous comparez le Niellucciu au San Giovese toscan, il y a des similitudes mais le rapport qualité prix est largement à l’avantage de la Corse…

 

… Pareil pour le vin. Dans les palaces de la Côte d’Azur, vous payez 75 euros pour une bouteille de rosé alors que j’en ai bu de très bons en Corse pour 25 euros. En Corse les cuvées spéciales des domaines viticoles sont à des prix élevés mais les gammes classiques sont excellentes. La cuvée Casteddu est très bonne mais le domaine Saparale produit une entrée de gamme qui accompagne à merveille le cabri rôti ou des tripettes. Pas la peine de taper dans le Château Margaux pour apprécier cette gastronomie. C’est un leurre que veulent généraliser les restaurants encensés par le Fooding. La carte des plats est assez bon marché mais ils se rattrapent sur le prix des vins. Moi, quand je parle de rapport qualité prix, je prends en compte l’intégralité de l’addition. Et ce rapport, on ne le retrouve pas ailleurs. »

 

Le repas corse par excellence

 

« Il commencerait par une soupe corse, se poursuivrait par des cannelloni au brocciu, un cabri rôti et enfin un fiadone. Le tout arrosé d’un bon rouge de Saparale ou un bon rosé de Fiumicicoli »

 

Fort bien, vous vous doutez bien que je ne me risquerais pas à faire le plus petit commentaire face à un tel critique, je note simplement un petit côté de Rouyn et de m’exclamer « Jacques Dupont qu’as-tu fait lorsque Pudlowski était au Point ? »

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