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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:09

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Le « mythique » * JP Soisson dont le seul nom est consubstantiel à la consommation du chablis, je l’ai croisé dans ma vie lorsque, insubmersible, il fit son dernier retour aux manettes comme Ministre de l’Agriculture dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. Je lui ai remis les clés du 78 rue de Varenne et j’ai pu apprécier à leurs justes valeurs ses « talents » de prestidigitateur qui plaisaient tant à François Mitterrand.


J’ai pu apprécier aussi son admirable descente du chablis… et son admirable façon de mettre en scène sa carrière de gardien de but qui tirait au mythique Guy Roux des saillies ironiques sur son niveau.


Bref, JP Soisson est tombé dans le chaudron de la politique à la manière d’Obélix avec la potion magique : il ne pensait qu’à ça avec lorsqu’il fut Ministre du Travail de Michel Rocard un certain talent.


Dans son livre « Ministre ou rien » chez Flammarion Jean-Michel Djian utilise Jean-Pierre Soisson qui a le sens de la formule pour rendre goûteuse des anecdotes illustratives du marigot politique.


« Les signes extérieurs du pouvoir se reconnaissent aussi dans la capacité des ministres à manœuvrer. Autrement dit à  créer les conditions d’une décision ou d’une négociation. Lorsque les rapports de forces sont tendus avec les partenaires sociaux ou des agents de l’Etat, les enseignants en particulier, tout se joue en premier lieu sur la forme… » Indique JM Djian.


Illustration par JP Soisson : 

                                                                    

« Je prends un exemple simple remontant à l’époque où j’étais Ministre du Travail de Michel Rocard. Sachez d’abord que les conflits du travail commencent tôt le matin et montent lentement dans la journée, d’abord jusqu’à la direction départementale puis au ministère – à 18 heures le conflit est généralement mûr, et des négociations s’annoncent jusqu’à 4 heures du matin. Donc j’anticipais. Le secrétaire général de FO, Marc Blondel, je le traitais au whisky ; celui de la CFDT au chablis (ndlr Edmond Maire puis Jean Kaspar)… Certains ne voulaient pas de sandwich, d’autres des cigares. Je m’évertuais à bien les différencier afin que chacun sache que je me préoccupais de son sort. Il s’agissait de ne brusquer personne, de ne pas prêter le flanc à l’énervement. C’est très fatigant mais j’arrivais à obtenir ce que je voulais. »



J-P. Soisson, un député bourguignon qui préfère... par zap-tele

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 10:00

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J’imagine qu’à la lecture de ce titre beaucoup d’entre vous se gondolent face à leur écran. Venant de la part d’un Taulier à l’ego surdimensionné je partage votre hilarité.


Pourtant ce matin je suis très sérieux en vous offrant la possibilité de vérifier si vous seriez en capacité de décrocher le certif’ versus 1936.


Vous pouvez pour vous instruire lire cette chronique du  19/04/2012 link


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Votre copie sera notée sur 10 Points (un point par bonne réponse)

 

Vous pouvez vous risquer à la poster en commentaire (je les publierai qu’une fois l’ensemble des copies ramassées).

 

Le corrigé sera publié ultérieurement.


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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:09

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Vendredi en fin de journée le Taulier s’offrait une tournée des grands ducs. Enfourchant sa flèche d’argent à la nuit tombée il filait vers la rue de Prague qui n’a certes jamais connue le bruit sourd des chenilles des chars des pays frères – les potes de Jojo Marchais – mais dont le nom m’évoque à jamais un printemps de 68 assassiné.


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Mes amis Nathalie et Olivier d’Agrology m’avaient invité à découvrir les « vins de sable » du domaine 6 MURA  à l’extrême sud de la Sardaigne qui, pour les petites louves et les petits loups qui n’ont pas fait géo se situe au sud de la Corse.


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Le sable, le soleil et la mer… la Sardaigne c’est pour moi, Milena Agus, que j'ai découvert grâce aux conseils de mon libraire d'Ajaccio. Totalement inconnue à la sortie de son premier livre en 2007 : Mal de pierres, grâce aux libraires et au public français elle va connaître un succès foudroyant qui va se propager en Italie.


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Elle est aujourd'hui traduite dans treize pays, j’ai tout lu d’elle : son second roman Battements d'ailes, puis Quand le requin dort en 2010 et La Comtesse de Ricotta en 2012. Succès mérité, ses romans sont de petits bijoux. L'écriture est sans affèterie, concise, ciselée, intense, je me suis toujours régalé. Romans étranges, envoutants, pleins de senteurs et de saveurs, de sentiments vrais, que l'on dévore d'une seule traite et qui vous font du bien à l'âme. C'est publié aux éditions LIANA LEVI.link


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Être commerçant dans ma vieille Vendée paysanne avait une connotation péjorative et les BOF parisiens n’ont guère enjolivé l’image. Nathalie et Olivier cassent le stéréotype, avenants, sympathiques, accueillants, ils vivent les produits qu’ils ont sélectionnés, choisis avec soin. Chez eux je me sens à l’aise, comme chez « Louise Prou » qui me vendait des caramels à 2 sous à la Mothe-Achard.


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J’ai donc goûté les 3 vins proposés. Rassurez-vous je ne vais pas vous faire un speech sur chacun si ce n’est que j’ai beaucoup aimé le GIBA BIANCO 2011 VERMENTINO DI SARDEGNA DOC 2011. Je l’ai d’ailleurs acheté pour accompagner mes antipasti du dimanche.


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Mais comme je suis une canaille, jamais à une contradiction près, je vous fais le coup de l’accord mets&vins en vous le conseillant avec de la poutargue. Ça m’est d’autant plus facile que j’ai déjà pondu une chronique prémonitoire sur le sujet « La Boutargue, le caviar de la Méditerranée, va bien aux spaghettis arrosés d’un petit vin du pays » link


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Pour en savoir plus sur le domaine 6 Mura ( les 6 remparts) vous vous rendez ICI link


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La suite de mon périple nocturne relève du secret d’Etat mais ce que je puis vous dire c’est que lorsque je suis sorti de la dernière cave où je picolais des bulles italiennes j’ai pris une saucée carabinée. Ce n’était pas chantons sous la pluie mais pédalons sous la pluie en se caillant les glaouis… J’ai pris un bain de minuit pour me réchauffer…

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:05

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Je sais que ça va déplaire mais les chiffres sont là : le roi de la malbouffe, le hamburger est l'un des rares produits de restauration à ignorer la crise avec une vertigineuse hausse des ventes de hamburgers, de 40 % depuis deux ans.


Rebaptisé « burger », c’est plus chic, il a envahi la restauration à table qui affiche sur l'année 2013 une augmentation de 9 % du nombre des burgers consommés.


Le Figaroscope minaude « On ne sait plus où donner du bec. Chaque semaine, une nouvelle adresse de burgers, immédiatement adoubée par les foodistas, vient en détrôner une autre. Des blogs entiers sont consacrés à ce classique yankee qui bénéficie d'une cote de popularité rarement égalée. Bref, il était temps de faire un état des lieux de ce eat spot parisien sous sa forme la plus consommée: le cheeseburger. D'autant que, depuis quelques années, il s'est complètement réinventé grâce à de jeunes trublions qui l'ont «gourmetisé».link 


Et le jaja dans tout ça ?


Je ne sais pas, mais au lieu de geindre, d’organiser des salons à la con, de se taper sur le ventre, peut-être faudrait-il s’occuper de ce nouveau segment de marché plutôt porté sur les sodas.


Pour info pour les Parigots têtes de veaux les gars du Figaro se sont mis au boulot pour classer les nouvelles taules à hamburger.


« Certes, les prix ont flambé au passage, il n'y a guère de mystère dans ce soudain engouement des professionnels pour ce pactole carné. Logistique sommaire, service rapide, matières premières à fort coefficient multiplicateur: le burger est une aubaine par les temps qui courent. Mais comme il est de plus en plus branché et gourmand, c'est du gagnant-gagnant! 


Résultats. Les nouveaux concepts de burgers raflent clairement la mise, en investissant sur les ingrédients. Une montée en gamme qui réactualise la recette de base du burger et ringardise la junk food d'hier. Preuve qu'il y a désormais une place pour une gastronomie rapide, sans prétentions mais bien faite, qu'illustre ce palmarès. »


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En 2013 les ventes de burgers en France ont explosé avec 970 millions d’unités représentant près de la moitié des sandwichs vendus sur un marché en croissance, en volume et en valeur, avec 2,144 milliards d’unités consommées et un chiffre d’affaires de 7,27 milliards d’euros.


« Les chiffres sont impressionnants : en 2000, on comptait un burger vendu pour neuf sandwichs ; en 2007, un pour sept et en 2013, un pour deux», explique à l’AFP Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil.


-        MacDo (1200 établissements) et Quick (370 établissements) en ont vendu 655 millions de burgers.

-        le service à table en a vendu 247 millions,

-        la restauration d’entreprise 47 millions,

-        la restauration d’hôtels 21 millions.


 «75% des restaurants traditionnels français (110 000 au total) proposent au moins un hamburger à leur carte» et «on enregistre une hausse de 40% de ses ventes en deux ans» selon Bernard Boutboul.


« Les Français vont de moins en moins au restaurant, mais ils avalent 14 burgers par an et par habitant. Ce qui en fait les deuxièmes adeptes de ces sandwichs en Europe, après les Britanniques. Le «segment burger est le seul qui a bien performé en cinq ans, gagnant 65 millions de visites, quand la restauration rapide a perdu 81 millions de visites», note Christine Tartanson, directrice produit Europe chez NPD Group. »


Pour la petite histoire le hamburger n’est pas une création américaine il est en fait né en Allemagne et comme son nom l’indique à Hambourg, au XVIIIème siècle. Appelé «hamburger stück» il était composée d’une base de bœuf haché fumé très salé mélangé à des oignons et de la chapelure.


Son exportation aux Etats-Unis, au milieu du XIXe, est le fait de l’émigration allemande. Celle-ci s’embarquait à bord des bateaux de la Hapag, la ligne maritime qui reliait Hambourg aux Etats-Unis. Le steak de bœuf haché est le principal plat servi. Le « stück » devient alors le « steak » et est placé entre deux tranches de pain. Il est parfois fumé pour mieux se conserver durant la traversée.


Aux Etats-Unis, le succès est rapide et les américains ne tardent pas à devenir accro au sandwich hambourgeois. Les immigrants continuent en effet de le préparer de cette façon et le hamburger se répand peu à peu dans tout le pays. En 1948, deux frères, Maurice et Richard MacDonald, décident de créer un stand de vente à emporter de hamburgers non loin d’une salle de cinéma, à Pasadena. Proposé en self-service, le hamburger des frères MacDonald remporte très vite un immense succès et devient célèbre dans toute la Californie.


6 ans plus tard, Ray Kroc, placier en hachoirs électriques, s’interroge sur l’importance de la commande des frères MacDonald. Surpris, il se rend sur place et découvre l’impressionnante file d’attente de clients désireux de déguster un hamburger. Séduit par le concept et les faibles prix de ces sandwichs composés de deux petits pains ronds, de steak haché, de salade et de ketchup, il propose aux frères MacDonald de développer le concept à travers le pays. Un contrat de franchise est signé entre les trois hommes : la nouvelle chaine, baptisée McDonald’s est en route vers le succès que l’on connaît…


La photo d’en-tête provient du site du bar parisien Ô château d’Olivier Magny. J’invite les lecteurs de tendance Pousson à s’y rendre pour mater une autre photo plus goûteuse link 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:09

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La PP – la Préfecture de Police pour les non-initiés, celle dont les manifestants disent qu’elle ne sait pas compter – plastronne en jargonnant grave « les tendances de l’accidentologie parisienne constatées à ce jour laissent entrevoir que 2013 devrait être la meilleure année jamais enregistrée, avec notamment un nombre historiquement bas du nombre des personnes décédées. » Je vous conseille d’aller admirer le kitch du site de la PP, même Maigret aurait trouvé ça un peu ringard link


En clair en 2013 : 1 seul accident mortel (5 en 2012) pour les usagers des vélos et 671 blessés (en progression 624 en 2012).

 

2014 a mal commencé : une cycliste circulant à Vélib’ a été mortellement percutée par un poids lourd le mercredi 8 janvier, place de la République.

 

J’entends déjà au fond des soupentes des protecteurs  patentés de nos vies poindre le nez d’une nouvelle obligation : le port du casque pour les usagers de vélo.

 

Pour moi c’est non, je suis usagé en effet (sans faute d’orthographe) mais j’exècre tout autant les casques que les scooters 3 roues et je n’ai pas attendu le water-closer pour exprimer mon exécration – ce mot traduit bien dans sa phonétique exécrable le rejet absolu – de ce couple diabolique.


Et pourquoi pas, pendant qu’ils y sont, limiter notre vitesse et nous équiper d’un éthylotest ?


Que la maréchaussée commence par faire respecter le code de la route à l’ensemble des usagers, tous, piétons et cyclistes compris bien sûr, avec un focus tout particulier pour les nouveaux fous de la chaussée : les gros scooters vrombissants qui vous doublent à droite à fond les manettes en vous frôlant, utilisent les couloirs de bus, passent au rouge, vous engueulent aux feux. La quintessence des gros cons !


Mon refus du port du casque est ancien et absolu. Il date du temps où, comme Alain Duhamel, pendant un temps je chevauchais un vélo-solex, un vrai que je faisais réparer rue Lauriston et qui lichait de la Solexine. C’était un vélo avec un petit moteur, l’obligation du port du casque l’a tué même si on l’a plus ou moins ressuscité.


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Le casque certes vous protège la tête mais le risque le plus important, si l’on se fait projeter par les fous motorisés, c’est de se péter la colonne vertébrale et de se retrouver sur une chaise roulante pour la fin de sa vie. Peut-être que ces messieurs devraient nous obligé à porter une armure


Et de plus, le casque, une fois votre vélo garé, on en fait quoi ?


On se le trimballe sous le bras…


Non, trois fois non, après plus de 30 ans de vélo en liberté jamais je ne porterai de chapeau à vélo 


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Le plus drôle c’est que je croise des cyclistes casqués, équipés de gilet fluo, qui ne se préoccupent pas des feux rouges qui ralentiraient leur bel élan. Pour sûr qu’un casque c’est la garantie de survie absolue pour couper un carrefour tête baissée.


Reste la délicate question de l’éthylotest : peut-on pédaler avec plus de 3 verres dans le nez ?


À chacun de prendre ses responsabilités, surtout dans une ville comme Paris où la palette des transports collectifs est large.


Certes, le risque est grand que, si tu te fais écraser, avec un verre dans le nez, sur ton vélo par un semi-remorque, la maréchaussée est tout à fait capable d’en déduire que cet accident est dû essentiellement à une alcoolémie excessive du cycliste, ça conforte les statistiques.


Et voilà t’y pas que ce gros con de Tapie s’y met lui aussi pour foutre le bordel dans nos brillantes statistiques. En effet, le 31/01 il a été renversé par une voiture, alors qu'il circulait à vélo électrique vers 15 heures, à l’angle de l’avenue Lénine et de l’avenue Paul-Vaillant Couturier, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) alors qu’il  circulait à contre-sens de circulation sur une voie réservée aux autobus.  Heurté par une voiture venant de sa droite alors qu’il venait, d’après des témoins, de griller un feu rouge, il a été blessé aux jambes et à la hanche, sans gravité il a été évacué par les sapeurs-pompiers à l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière à Paris 5e.


2 remarques  et une conséquence aux conneries de Tapie :


-        Puisque son accident s’est passé à Ivry il ne polluera pas nos statistiques parisiennes ;


-        Il a été blessé aux jambes, alors le casque pas très efficace.


-        La conséquence c’est que je m’apprêtais à enfourcher ma flèche d’argent après avoir clippé sur son flanc une sacoche Brooks très pratique car elle est munie d’une poignée, qui me permet de transporter mes razzias de quilles et de livres pour rendre chez  Agrology qui, bien que sise au 15 rue de Prague, est une épicerie qui vend des produits et des vins méditerranéens.link et que je trouve cette chronique d’une belle longueur en bouche pour en rajouter une couche. Alors le vin de Sardaigne ce sera pour demain…

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:10

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Se lever du bon pied augure d’une belle journée.


Ce matin la « Chronique 165 » du 3 février 2014 du sieur JM Quarin avivait plus encore ma joie de vivre.


Pensez-donc, sa « Verticale comparative dans les millésimes 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2003, 1998 entre Angélus, Ausone, Cheval Blanc et Pavie » plaçait Ausone, sans contestation, sur la plus haute marche du podium.


Vous imaginez sans peine mon extrême jouissance.


J’évite de vous conter par le menu le contenu de cette jouissance car je risquerais de me faire sonner les cloches par l’archevêque de Bordeaux - Évêque de Bazas Mgr Jean-Pierre Ricard pour atteinte à la charité chrétienne : ne jamais se réjouir et pire, jouir, des déboires de son prochain.


Un détail d’importance : « Cette verticale de haute volée a coûté en valeur actuelle 18 682 euros pour quatorze personnes. »


« Ce savoir coûte cher ! » conclu JM Quarin.


Bonne journée à vous tous, voilà une chronique comme je les aime : emballé c’est pesé. Toujours partisan du moindre effort votre Taulier.


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Ausone l’emporte plaçant tous ces millésimes en première ou seconde position. Il est trois fois numéro 1, en 2003, 2004, 2005 (quatre fois second).

 

Cheval Blanc est trois fois numéro 1 en 2006, 2008 et 2009 (une fois deuxième, deux fois troisième, une fois quatrième).

 

Angélus est numéro 1 en 1998 (trois fois deuxième, une fois troisième, deux fois quatrième)

 

Pavie jamais premier, deux fois deuxième, une fois troisième, quatre fois quatrième.

 

Lire ou relire : « Une journée entière passée à Ausone, de l’allure d’un grand vin… » link 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:09

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Ce matin en exergue de cette chronique la fameuse réplique de P'tit Gibus dans « la Guerre des boutons » pour de rire mais aussi pour faire un constat d’évidence sur lequel les gens du vin devraient se pencher pour comprendre que l’extension du domaine du vin passe par d’autres chemins que ceux qu’ils empruntent.


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Rassurez-vous, il ne s’agit pas pour moi de regretter d’avoir ouvert, il y a 9 ans, mon espace de liberté, j’aurais pu tout aussi bien titrer « non rien de rien, non je ne regrette rien » titre de la célèbre chanson de la môme Piaf, mais de nous mettre sous le nez une réalité.


En clair, je me dis que j’aurais dû, en ces temps reculés et arriérés, ouvrir un blog de cuisine parlant de vin. Attention, je n’écris pas un blog dit gastronomique se contentant de se la jouer « critique de restos. »  où le vin est la dernière roue du carrosse. Et je parle encore moins de la lassante psalmodie des accords mets&vins.


Pourquoi un  blog de cuisine du genre« Cuisines&Dépendances » ?


1er raison : tout le monde mange, certes mal parfois, pour certains en quantité et pour d’autres en qualité…


2e raison : tout le monde ne boit pas de vin et parmi ceux qui en boivent les « amateurs » se comptent presque sur les doigts de la main. Je force le trait à dessein pour souligner la maigreur volumique de la chalandise s’intéressant au vin.


3e raison plus personnelle : je sais cuisiner, sans pour autant prétendre me hisser au niveau des chefs, alors que je ne sais pas faire du vin.


4e raison : la dégustation de vin exige que l’on recrache le liquide, faute de quoi on se murge vite fait bien fait alors que manger et déguster sont indissociables pour la nourriture. Bien sûr, manger n’est pas forcément se bâfrer et l’obésité n’est pas une malédiction. Allier l'utile à l'agréable en étant assis me va mieux que la position debout face à des tables peuplées de boutanches posées sur une nappe sale, et bien sûr boire en mangeant fait parti de notre ADN national.


5e raison : les blogs de cuisine, très majoritairement féminins, n’abordent  que très rarement le sujet du vin sauf à entonner la ritournelle de l’accord mets&vins.


De façon très provocante j’affirme que tout reste donc à inventer en sortant les blogs culinaires de la cuisine et les blogs de vin de leur verre.


Quelques constats pour alimenter mon propos :


1-     Les blogs de cuisine, suivant en cela les chefs, s’intéressent plus à la forme : le dressage des plats qu’au fond. link 


2-   Le Wine Blog Trophy 2014 du Salon des vins de Loire : 11 candidats et 5 finalistes sélectionnés par un jury 100% vin de très haute extraction. Franchement, désolé d’être vulgaire, mais ça ne pisse pas très loin. link


3-   Pince m’y et pince moi sont sur un plateau pour parler du vin aux copains : les alter-dégustateurs sur You Tube depuis novembre 2013 dont voici les scores :

le 1 = 741 vues,

le 2 = 539 vues,

le 3 = 416 vues,

le 4 = 397 vues,

le 5 = 460 vues,

le 6 = 708 vues,

le 7 = 296 vues,

le 8 = 267 vues,

le 9 = 147 vues,

le 10 = 191 vues…

 

Pas de quoi bouleverser le PAV (le paysage audio-visuel du vin)

 

L’audience n’est pas tout mais en rester-là c’est se confiner bien au chaud dans notre petit marigot, c'est se conforter, c'est pester contre ceux qui nous empêchent de communiquer.


Pour ma part avec mon petit millier de lecteurs journaliers, ce qui est bien peu, j’ai très envie d’oser aller explorer de nouveaux territoires pour ne pas tomber dans la routine et vraiment participer à une réelle extension du domaine du vin.


Pour ne rien vous cacher j’y travaille mais je ne vais pas aujourd’hui sortir du bois.


L’idée de base est de redonner aux choses simples leur noblesse, de s’adresser au plus grand nombre sans les saouler ni leur prendre la tête avec des recettes à la con… ou de  commentaires de dégustation abscons.


Vaste programme !


Affaire à suivre…

 

Pour conforter mon approche je note qu'à Paris :


« Des cours de cuisine gratuits au marché


L'art culinaire investit les marchés parisiens. Jusqu'au 7 mars, la Fédération française de la cuisine (FFC) propose des cours de cuisine gratuits sur les marchés parisiens.


Accessibles à tous, ces ateliers sont dispensés par un chef de cuisine ou un cuisinier amateur qui vous apprendra à travailler sur place les produits de saison des commerçants. Plusieurs thèmes vous sont proposés : le Nouvel An chinois, la chandeleur, ou encore le chocolat… De belles recettes à découvrir ! Pour participer, il suffit de s'inscrire sur le site officiel de la FFC.link

 

* Bien sûr les amoureux de la syntaxe guindée n’apprécieront guère cette langue populaire. En effet, du haut de leur chaire ils énonceront la règle : « Si, lorsqu'il exprime une condition, n'est jamais immédiatement suivi du conditionnel passé 1ère forme j'aurais su mais d'un plus-que-parfait de l'indicatif  j'avais su.


Petit Gibus aurait dû dire : «  Si j'avais su, je ne serais pas venu... »

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 00:09

Reçu par SMS à 8h52 dimanche.


Mais pourquoi diable serais-je en Loire en ce beau dimanche après-midi enfin ensoleillé, alors que de la Place Denfert-Rochereau ma proche voisine montaient les longs et bruyants braiements sonorisés de la Manif pour tous ? Merci papa, merci maman…


Être en Loire pour les non-initiés signifiait, bien évidemment, que j’en étais.


Eh bien non, n'en déplaise à ma questionneuse, je n’en étais pas !

 

Et pourquoi n’en n’étais-je pas ?

 

Parce que je n’avais pas à en être.

 

Là je sens que je commence à pousser le cochonnet au-delà des limites de votre patience.


En être c’était être présent aux z’off qui gravitent en ce moment autour du quasi-moribond salon des vins de Loire sis à Angers.


C’est du dernier chic pour la gente blogueuse que de se presser aux z’off qui portent de beaux noms : « Renaissance des Appellations », la « Dive »…


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Tout le monde, ou presque, s’y presse.


Tout le monde sauf moi qui n’a strictement rien à y faire.


En effet, même z’off un salon de vignerons pour moi c’est organisé pour les professionnels : acheteurs de tout acabit et nationalités,  journalistes patentés, blogueurs-dégustateurs…


Les vignerons ne se déplacent pas loin de chez eux pour nos beaux yeux mais pour trouver des acheteurs. Même les très connus ont besoin de vendre leurs quilles...


Bien sûr j’aurais pu m’y rendre pour serrer la pince à de nombreux amis présents sur ces z’off, licher quelques verres avec eux, twitter sur eux, poster des photos d’eux sur Face de Bouc, délivrer dans un « brillant » écrit mes vapeurs de chroniqueur. En bref, encombrer les allées et faire semblant d’être un mec important.


Comme vous le savez si vous me lisez : non, je ne fais plus salon qu’il soit z’off ou non et bien évidemment cette abstention ne changera en rien la face du monde du vin.


Mais z’alors me direz-vous pourquoi pondre une chronique pour quasiment ne rien dire ?


Pour deux raisons : une mauvaise et une bonne !


1-     Tout bêtement parce que je n’avais pas envie de publier celle que j’ai pondue d’un trait après le déjeuner. Du genre toxique : tourne toujours 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler me disait souvent la sage mémé Marie ;


2-   Tout simplement parce le Taulier, comme les grands médias, sous-traite maintenant ses chroniques « beau nez du vin » à du personnel qualifié.


Oui, très chers lecteurs, vous aurez droit, incessamment sous peu, aux commentaires de dégustation du sieur DENIS BOIREAU qui préside aux destinées d’un club de joyeux buveurs-dégustateurs dans une banlieue reculée mais proche de Longjumeau dont l’ancien maire, la sémillante NKM, a eu l’étrange idée de déserter pour venir se présenter dans mon  XIVe arrondissement.


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Denis Boireau à gauche sur la photo mais à droite de Luc Charlier

 

Avouez que l’information valait bien une petite  chronique de début de semaine.


Afin que vous ne me reprochiez pas de vous avoir fait perdre votre temps en ce début de semaine je propose à votre lecture une chronique très sérieuse « Eloge de la retenue sur les réseaux sociaux » d’Erwan Desplanques - Télérama n° 3341


« C'est la frange la moins visible de la France invisible. La majorité silencieuse qui ne réclame rien, sinon son droit à continuer de vivre sans bruit. Ces citoyens ne s'exhibent pas sur Facebook, ne diffusent pas leurs photos de vacances, se fichent d'être populaires sur Twitter. Ils sont juste discrets. Par nature ou par réaction, rétifs à l'actuelle « tyrannie du paraître » pour reprendre la formule du psychanalyste Gérard Bonnet (La Tyrannie du paraître, Faut-il se montrer pour exister ?, éd. Eyrolles, 2013). » link

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 07:00

Adeline fut intraitable, je devais sortir de ma tanière pour faire le marché de la semaine. Pour me convaincre elle m’a acheté un superbe vélo, un « urban cycle » m’avait-elle dit en se marrant, une petite merveille poids plume, le genre pas de mon âge pour deux sous. Grand con que je suis j’ai bien sûr mordu à l’hameçon et vendredi matin nous sommes allés sur le minuscule marché de la place Monge en plein fief des Tiberi, moi sur ma nouvelle monture et Adeline sur un vieux vélo de course Mercier à guidon Bas. Quelle allure la gourgandine ! Je suçais sa roue tout en matant ses fesses moulées dans un collant noir. À l’arrivée sur le marché j’étais carbonisé et je suis allé me prendre un café au bistrot « Le Muscadet ». Quand j’ai débarqué sur le marché le tractage battait son plein, ça chauffait entre les bandes rivales, droite contre droite : partisans de « longueurs et pointes » et les fans de Dominique le rejeton de Jean et de la pieuse Xavière dont Bernard Bled, l’ancien secrétaire général de la mairie de Paris, dit «qu’elle lui a tricoté sa carrière, maille après maille, comme on tricote un pull pour son mari»  Les première secousses du séisme jetaient un froid bien plus radical que la météo : selon un sondage BVA la liste soutenue par la socialiste Anne Hidalgo dans le Ve arrondissement de Paris, l’emporterait au second tour dans tous les cas de figure. Un quinqua bravache, une botte de poireaux sous le bras, Luc, confirmait aux frères ennemis qu’il votera à gauche en mars. Un choix de raison. « Les Tiberi ont fait leur temps et NKM, qui m’a séduit au début, mène une campagne poudre aux yeux, très maigre sur le fond, taclait-t-il. Je ne suis pas d’accord sur toutes leurs propositions, mais je choisis l’équipe en place : eux sont solides. »


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Ce petit jeu à la con et le froid bien vif m’avaient donné envie de pot-au-feu. Nous sommes revenus à Sainte-Anne chargés comme des bourricots. Adeline s’est mis de suite aux pluches en m’intimant d’aller « travailler ». Ce que j’ai fait. Très vite le fumet du pot-au-feu a envahi la turne. Ça m’a mis d’humeur légère. En sirotant mon énième café j’ai remis en forme un vieux texte extirpé du disque dur : la technique du  sculpteur taillant à coups de burin la matière. Une vraie jubilation, calé dans ma bulle j’ai travaillé jusqu’à 3 heures de l’après-midi sans même m’en apercevoir. Mon estomac criait pourtant famine. Adeline avait dressé la table. Elle me servait un verre de Beaujolais blanc de mon ami Jean-Paul Brun, un chardonnay plein de fruit qui allait bien avec les langoustines. Guilleret et bavard, j’entretenais la conversation pour le plus grand bonheur de ma nouvelle « bonne » qui adore la politique. Sur le pot-au-feu nous nous tapâmes toute une bouteille de l’excellent côte-de-brouilly de Jean-Paul. Nous étions gais comme des pinsons et nous allâmes manger nos tartes aux pommes au lit. Avant de déjeuner j’avais balancé mon petit texte sur l’e-mail d’Adeline. Callée dans les oreillers elle se plongeait dans la lecture sur sa tablette alors que moi je plongeais dans un sommeil réparateur et, peut-être, bruyant.


Plus petite conne que moi, tu meurs !


« Mon mec, il m'a vu naître. C'était un ami de mon père. Enfant je l'ai surpris dans le lit de ma mère. Longtemps j'ai cru qu'il était mon père. Ma mère changeait souvent d'amant. Elle trainait au lit. Mon père travaillait sans donner le sentiment d'être malheureux. Il lui achetait de la lingerie fine. Elle la mettait pour ses amants qui la saccageaient.


Moi je rodais autour. J'adorais leurs odeurs. Les hommes de maman m'offraient des cadeaux. Aucun d'eux n'a cherché sous mes jupes. Le dimanche papa m'emmenait au square et nous sucions des glaces à la vanille. Un jour il m'a acheté un petit chien tout noir. Un scottish comme sur les bouteilles de Black and White. Maman détestait mon chien car il bouffait ses escarpins. Je l'avais appelé Moumousse. Il sentait mauvais.


À l'école je rêvassais. La vie de mes parents me semblait étrange. Ils s'aimaient vraiment. Jamais de disputes, tout se passait dans une promiscuité silencieuse. La duplicité de mon père, son amour masochiste pour une femme qui passait l'essentiel de son temps dans les bras d'autres hommes relevait pour moi du plus profond des mystères. Tout me paraissait de guingois chez nous, car mes parents, aux yeux des autres, affichaient l'image d'un couple uni, allant à la messe, ma mère recrutait ses hommes dans les bars d'hôtel loin de notre maison nichée sous les ramures d'une belle futaie... 


Moi j'étais pomponnée comme une poupée. On me passait tous mes caprices. À quatorze ans j'étais une grande asperge, à la poitrine déjà généreuse, qui passait son temps à se faire les ongles en écoutant Salut les Copains. Les hommes de maman lorgnaient sur moi ce qui l’agaçait profondément. Moi je trouvais ça très excitant. Je ne manquais aucune occasion de me balader en petite culotte lorsqu'ils allaient se réajuster dans la salle de bains. Papa plongeait dans un silence triste. Maman passait de plus en plus de temps devant son miroir et, elle aussi, elle s'assombrissait. Papa s'est noyé dans l'étang des Mares, tout près de chez nous. Maman a beaucoup pleuré. Le noir lui allait bien. Le curé a refusé d'enterrer papa à l'église, ça a beaucoup affecté maman. Maman n'avait plus de goût à rien, les hommes se faisaient rares chez nous, comme si la mort de papa privait maman du ressort qui animait sa drôle de vie. 

 

à suivre...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 00:09

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Avec 15 % de résidents étrangers selon l'Insee, Paris est la ville d'Europe qui en compte le plus.


À ma manière j’en suis un car, comme eux, ces « expats » venus d'une centaine de pays différents, j’aime cette ville où je ne suis pas né mais qui m’a séduit pour la vie. Ni mariés, ni pacsés nous filons le parfait amour depuis presque 40 ans.


Ces gens venus d’ailleurs « qui savent faire vibrer la Ville Lumière, parfois plus que les Parisiens, souvent accusés d'être blasés. Qu'ils la décrivent dans leurs romans et dans leurs chansons, qu'ils la dépeignent dans leurs tableaux et dans leurs films, qu'ils soient américains, chinois, italiens ou japonais, tous lui portent un regard singulier, découlant d'une sensibilité qui varie selon leur pays d'origine. »  L'âme de leur Paname dans le Monde Style par Marie Godfrain, Camille Labro et Vicky Chahine.


Régine Robin dans « Le Mal de Paris » chez Stock précise, bien mieux que je ne le ferais, mes interrogations de Parisien d'adoption:


« … comment décrire cette ville sans faire référence à la « carte postale » qui a fait l’émerveillement des spectateurs de Midning in Paris récemment Comment la traverser, la parcourir, l’évoquer, la représenter sans succomber à l’angoisse de la réification, de la fossilisation, à la peur de la pétrification ? Comment sauver l’éphémère, le fugitif sans le figer ? Comment éviter, en un mot, la destruction de la ville par son image. Se rappeler que Raymond Depardon s’est souvent refusé à filmer et à photographier Paris tant il craignait le regard trop usé, trop saturé, trop formaté de la capitale. Quels remèdes à ces clichés ? Comment faire circuler les paroles, les dialogues, les discours, les images, les chansons en dehors du déjà-dit, du déjà-là, du déjà-vu ? La nostalgie est peut-être inévitable, mais la nostalgie de quoi et de quelle époque ? »


Avec mes bordées à vélo dans les plis de Paris je vais tenter de porter un regard singulier sur la vie qu’on y vit, sans verser dans une quelconque nostalgie d’un c’était mieux avant qui ne serait qu’un symptôme de sénilité.


Paris et moi nous vieillirons ensemble…


3 façons de voir Paris :


1-               Paolo Roversi, photographe italien

 

« Quand j'ai débarqué gare de Lyon pour la première fois en 1972, c'est en traversant la Seine sous la pluie, pour me rendre à mon hôtel, que j'ai vraiment réalisé que j'étais à Paris. Pour moi, ce fleuve, c'est l'âme de la ville, d'autant qu'il passe par le pont des Arts, Notre-Dame de Paris, l'île Saint-Louis et celle de la Cité, les bouquinistes, la librairie anglophone Shakespeare & Co... Le long de la Seine, je respire la ville comme nulle part ailleurs - en particulier près du pont Alexandre III, que je traverse souvent, car il se trouve près de chez moi. » www.paoloroversi.com


2-             Bess Nielsen, fondatrice danoise de la marque épice :


« Je connais le Progrès depuis que je me suis installée en France dans les années 1970, et je trouve que ce lieu n'a pas changé. Aujourd'hui, les brasseries parisiennes ont été rachetées et sont devenues des chaînes. Ici, c'est encore authentique avec de « vrais » garçons de café qui ont leurs humeurs. C'est à deux pas de mon bureau et je m'y attable souvent devant un steak et un verre de vin. »

1, rue de Bretagne, Paris 3e. Tél. : 01-42-72-01-44 www.epice.com


3-             Didier Super un type déjanté qui ne roule pas à l’ordinaire (merci Denis de m’inspirer). – j’espère que vous appréciez la subtilité – né à Douai le 27 février 1973

 

-        L’odeur de Paris c’est…

Ça pue l’ambition.


-        Quelle coutume pourrait-on importer à Paris ?


Une vieille coutume vosgienne très simple : dès que quelqu’un s’énerve sur son klaxon, les autres automobilistes lui courent après, l’attrapent et l’enculent.


-        Quelles économies d’énergie suggérez-vous ?

 

La franchise, c’est beaucoup plus reposant.


-        Pensez-vous que Paris la nuit c’est fini ?


Bien sûr et c’est tant mieux parce qu’il y a quand même des vieux qui dorment.


-        Qu’est-ce qui vous fait peur à Paris ?


Les gens qui sourient normalement dans le métro.


-        De l’autre côté du périph’, il y a quoi ?


Les esclaves de l’intérieur du périphérique.


-        Qui a le mieux écrit sur Paris ?


Les mecs de la Direction Départementale de l’Equipement.


-        Votre motif d’énervement le plus récurrent à Paris ?


Difficile de trouver une rue sans marcher sur un SDF et ça me fait perdre trop de temps.


-        Le meilleur endroit pour glander dans la capitale ?


Apparemment, l’Assemblée nationale.

 

Questions/Réponses puisées dans le journal officiel des intellos bien comme il faut Télérama. Le Super  passe à Paris les 13-14-15 février avec « Ta vie sera plus moche que la mienne » dans le cadre du Festival de La Nouvelle Seine (75005) link. Un avant-goût du gars dans une vidéo programme « j’en ai rien à foutre »

 

*  NB. Rue Pavée,

ne l’est plus.

Jacques Roubaud chez Gallimard 1999

 

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