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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 00:09
Un carnet taché de vin « J’avais tout de l’étron qui attire les mouches plutôt que de la fleur qui fait venir les papillons et les abeilles » Charles Bukowski

« Né le 16 août 1920 à Andernach (Allemagne) hors les liens sacrés du mariage, je suis un bâtard, mais pas un enfant illégitime. Mon père était l’un des soldats américains qui occupaient le pays ; ma mère était une jeune Allemande écervelée. Je venais d’avoir 2 ans quand mes parents partirent vivre aux États-Unis – d’abord à Baltimore, puis à Los Angeles où j’ai gâché la majeure partie de ma jeunesse et où je vis encore aujourd’hui.

 

Mon père était une brute et un lâche qui n’avait d’autre satisfaction que de me punir pour mes fautes, vraies ou imaginaires, à coups de lanière de cuir, celle-là même dont il se servait pour affûter son rasoir. Ma mère se contentait de l’approuver. Leur devise préférée était : « Un enfant doit être toujours visible et tenir sa langue. »

 

Confessions d’un vieux dégueulasse (1971)

 

« Un carnet taché de vin » n'est pas un fond de tiroir écrit Anthony Palou dans le Figaro culture. 

 

« Bukowski, c'est l'évidence d'une littérature pas coupée à l'eau tiède. Et c'est pour ça qu'il nous émeut, nous traverse comme une flèche. Il fait dans la vie telle qu'elle va ou ne va pas trop. Ce gars-là, ce pas grand-chose ne fut jamais le premier de la classe, mit tout son talent à n'être que lui. Ses influences? Hemingway, Saroyan, Fante, etc. et comme ses pairs, il s'est acharné à dépuceler la littérature à coup de burin, à aplatir la langue américaine tel le boucher du coin qui attendrit une escalope. À fleur de peau fouettée, il mit aussi toute son énergie au service de ce que nous sommes, de sombres insectes cherchant à s'en sortir. »

 

Bukowski n'utilise jamais le frein à main, il est un vrai raffiné, un tribal civilisé. Il ne carbure pas aux hormones, il est né rageur, ne fut never pas une grande tête molle, s'est décarcassé chaque jour que dieu fait pour affronter un monde pas terrible. Toujours à la limite de l'optimisme, il sait que le boulot, que le jeu aux courses, la biture et la castagne en vaudront toujours la chandelle. »

 

Ce n’est pas l’avis de Philippe Garnier des Inrocks : Racler les souvenirs dans les fonds de tiroirs 

 

« Plus de vingt ans après sa mort, et bientôt un demi-siècle après la publication du Journal d’un vieux dégueulasse, il est peut-être temps de vérifier les prédictions d’Allen Ginsberg sur Bukowski (“poète mineur, il ne durera pas”), ou les estimations sceptiques du monde universitaire américain – Robert Peters, qui aimait l’œuvre, la qualifiait de « gab poetry » (poésie de la parlotte), en référence à son « naturel”, proche de la conversation. »

 

« L’édition reflète bien la tendance actuelle : les livres de témoignages, biographies, études et archives photographiques se sont multipliés outre-Atlantique. Et les parutions posthumes de l’auteur vont bientôt égaler en nombre (déjà considérable) les textes publiés de son vivant. L’année dernière nous avait amené Le Retour du vieux dégueulasse, et Grasset sort à présent ce Carnet taché de vin, similairement estampillé du logo Buko façon bague de cigare, similairement réuni et préfacé par David Stephen Calonne, en passe de devenir le Matthew J. Bruccoli de la Dégueulasserie. Comme Bruccoli avec Hemingway et Fitzgerald, qui ne s’est arrêté de publier leurs fonds de tiroirs et listes de provisions qu’à sa mort en 2008, ce professeur émérite (spécialiste de William Saroyan et Henry Miller, deux influences de jeunesse pour Bukowski) a entrepris l’excavation des archives du Vieux, dispersées entre la Huntington Library à Pasadena, l’université de Californie à Santa Barbara, et les Special Collections de l’université d’Arizona. »

 

 

Un carnet taché de vin « J’avais tout de l’étron qui attire les mouches plutôt que de la fleur qui fait venir les papillons et les abeilles » Charles Bukowski

Confessions d’un vieux dégueulasse (1973)

 

« Je me suis forgé, livre après livre, la réputation d’un éternel soiffard, et elle est plutôt méritée. Je ne pense pas pour autant que mon travail puisse se résumer à cela. Il n’empêche qu’ils sont nombreux ceux que cette réputation émoustille. En général, ils me téléphonent sur le coup de 3 h 30 du matin :

 

« Bukowski ?

 

  • C’est du domaine du possible.

  • Charles Bukowski ?

  • Exactement.

  • Salut, mec. Je t’appelle juste pour qu’on cause un peu tous les deux.

  • T’es bourré mon, mon gars, je l’entends.

  • Ma valise aussi est bourrée. Et alors ?

  • Écoute, je ne sais pas qui tu es mais tu ne peux pas réveiller des gens à pareille heure, et encore moins des inconnus. Ça ne se fait pas.

  • Vraiment ?

  • Vraiment.

  • Pas même Bukowski ?

  • Surtout pas lui. »

Et, point final, je raccroche.

 

Ces gamins sont persuadés avoir trouvé en moi l’âme sœur, tout simplement parce que je ne déteste pas, comme eux, boire plus que de raison et que je n’ai pas caché dans mes textes mon faible pour les coups de fil après minuit. Mais quel besoin ont-ils de vouloir me copier ? À propos de téléphonages, je me souviens encore de la nuit où, déchiré grave et tricard chez toutes celles que j’avais aimées, j’ai appelé l’horloge parlante pour entendre, pendant de longues minutes, la voix d’une femme m’égrener le temps qui passe : « Au quatrième top, il sera exactement 3 heures 30… au quatrième top, il sera exactement 3 heures 30 et 15 secondes… » Hein, que vous la connaissez, sa voix ! Aussi la prochaine fois que l’envie vous vient de me bigophoner, appelez l’horloge parlente et, si vous en êtes encore capable, branlez-vous en l’entendant. »

 

Fragments d’un Carnet taché de Vin 

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:09
L’appel du 21 mars pour vivre mieux mangez du printanier local c’est bon pour le moral et votre porte-monnaie…

Ça ne va pas tarder les bubons cramoisis d’Espagne vont débouler sur nos étals. J’ai toujours milité contre la fraise « bubonique » rouge cramoisie cultivées par des émigrés payés par des coups de pieds au cul, en provenance, via des gros camions qui puent, des tunnels d’Andalousie : « elles déboulent sur les étals dès avril, grosses, moches, grenues, rouge brique, empilées, entassées, venues par camions entiers de la province de Huelva en Espagne. « L’Espagne exporte chaque année vers l’Hexagone, selon les douanes, 68000 tonnes de fraises (60% des importations françaises), soit un ballet de quelque 22000 camions par an, sur 2500 km. Un bilan carbone désastreux… 

 

Les autorités ne cessent de nous bassiner avec leur slogan sanitaire « Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour ».

 

Oui, mais quels fruits et légumes choisir ?

 

Quels critères privilégier pour faire ce choix ?

 

Le goût, le prix, la variété…

 

Avec l’arrivée du printemps j’affirme que l’on a tout à gagner en achetant des fruits et légumes de saison en privilégiant la proximité.

 

Kurt Vonnegut, qui est étasunien, parle du moment où « Dame Nature boucle tout. Novembre et décembre, ce n’est pas l’hiver. C’est le verrouillage. Puis vient l’hiver, janvier et février. Diable ! Pour faire froid, il fait froid ! Qu’y-a-t-il ensuite ? Pas le printemps. C’est le déverrouillage. Qu’est-ce qu’avril pourrait être d’autre ? »

 

La terre, la vraie, pas celle de Pétain qui ne ment pas, l’humus, la glèbe, le terroir, revit sous la douce chaleur du soleil printanier. Tout pousse, c’est la renaissance de tout ce qui se cachait en son sein. C’est le moment de se gaver de légumes de saison !

 

Les légumes de saison… c’est quoi ?

 

Ce sont des légumes qui poussent dans une région ou un pays, en pleine terre ou sous abri non chauffé, les serres froides, les belles cloches en verre.

 

Oui mais les légumes de saison sont-ils bons pour notre porte-monnaie ?

 

Bien sûr le prix des légumes varie au cours de l’année en fonction de multiples variables, mais souvent hors-saison ils sont plus chers, leur qualité est moyenne car ils sont souvent importés ou cultivés sous serre chaude. Acheter vos légumes à des producteurs locaux, sur les marchés, reste la solution idéale pour avoir des légumes frais et pas trop chers.

 

Dans tous les cas de figure soyez attentif à l'origine géographique, et au mode de culture, des légumes proposés sur les étals des marchés urbains, de votre marchand de fruits et légumes, et si vous y allez, les rayons de la GD, mais aussi des magasins bio : les légumes locaux et de saison valent souvent mieux, dans beaucoup de cas, que des produits bio importés par avion !

 

Sans être un écolo forcené vous pouvez éviter les produits empruntant de longs transports par avion, bateau ou camion qui génèrent un grand nombre de nuisances environnementales : consommation de ressources non-renouvelables et pollution (il faut ainsi 5 litres de gasoil pour un kilo de fraises d'hiver), mais aussi embouteillages et accidents de la circulation (en Europe, un camion sur trois transporte de la nourriture).

 

De plus, au lieu de chialer hypocritement sur le sort des petits producteurs, ça permet à ceux de vivre et à des jeunes de s’installer. C’est bon pour la planète et l’emploi. Et ne me dites pas que c’est trop cher : faites une croix sur les saloperies payés au prix du caviar que vous achetez à vos chiarres type M&M's, dangereux, nocifs car bourrés de dioxyde de titane. 

 

Pour les fruits, n’oubliez pas qu’un fruit local et de saison, cueilli à maturité peu de temps avant que vous ne le consommiez, a des qualités gustatives et nutritionnelles bien plus importantes qu’un fruit qui a mûri au frigo sur un bateau - lequel doit en plus souvent être traités avec des produits facilitant sa conservation voire emballé dans une coque plastique qui le protège durant le transport.

 

Attention le slogan achetez Français n’est pas toujours pertinent pour ceux qui veulent acheter des légumes de saison car beaucoup provenant du Sud sont cultivés sous serre chaude en France et sont hors saison. L'affichage du mode de culture n'est pas obligatoire et est donc souvent absent. Le problème est que la culture sous serre nécessite jusqu’à neuf fois plus d’énergie qu’une production à l’air libre - cette technique requiert en effet un chauffage constant pour une température ambiante stable, et parfois même l’utilisation de lumières artificielles… sans compter évidemment l’ajout de produits chimiques si la culture n'est pas bio et que les produits doivent voyager.

 

Les tomates sont le plus « bel exemple » de cette totale dessaisonalisation.

 

 

L’appel du 21 mars pour vivre mieux mangez du printanier local c’est bon pour le moral et votre porte-monnaie…
L’appel du 21 mars pour vivre mieux mangez du printanier local c’est bon pour le moral et votre porte-monnaie…

C’est la saison des asperges alors ne vous privez pas Tout savoir sur l’asperge … et les respounchous 

 

Conseils pratiques

 

Quelques conseils pratiques pour ne pas dénaturer les vitamines contenues dans les légumes :

 

N’éplucher les légumes que si cela est vraiment nécessaire,

 

Laver rapidement sans excès,

 

Ne laisser pas tremper les pommes de terre et les légumes verts trop longtemps surtout si ils sont épluchés ou coupés,

 

Pour les crudités, ne les râper qu’au dernier moment et ajouter aussitôt du vinaigre ou du citron.

 

Superbe interprétation des 4 Saisons par Richard Galliano à l'accordéon 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 10:15
Les 2 Dupont, le Jacques et le Bompas explorent le territoire de « pruneau-land » où un baron a changé son eau en vin grâce à une pointe Bic…

En ce temps d’élections cantonales, les 2 missionnaires du Point et du vin battent vaillamment la campagne encépagée de la rive droite. Est-ce un signe que le fléau de la balance va pencher à dextre dimanche prochain ? Je ne sais, mais ce que je sais c’est que ces deux beaux nez (les amateurs de contrepèterie sont priés de s’abstenir) ont le fessier fragile, oui rappelez-vous « le fameux siège de roto-faneuse en fer troué qui fit la gloire de la mécanisation au temps de la traction animale équipe également la Maison des vins... Les élus du syndicat de l'époque où fut adopté cet instrument de torture ne devaient guère passer de temps en dégustation... ».

 

Le meilleur de leurs amis de Saint et Millions, Hubert le bourguignon, devrait leur offrir un coussin à ses armes pour qu’ils puissent continuer à décocher en toute sérénité leurs perfides flèches sur les nouvelles reines de beauté du classement qui fait jaser jusqu’à la concierge de cette charmante bourgade : « Nous n'avons pas encore goûté les montagne-saint-émilion ni les saint-georges. Mais les lussac et les puisseguin-saint-émilion se sont montrés remarquables, surtout si on les compare à certains saint-émilion grands crus qui semblent parfois manquer un peu de « racines » en s'affirmant davantage grâce aux pratiques œnologiques et au bois ».

 

Et toc, ce n’est pas de la langue de bois mais faudra tout de même qu’un jour on explique au bon peuple de la France qui boit ce que sont ces fameuses pratiques œnologiques ! Faire toute la lumière ce qui, un jour d’éclipse, va s’en dire.

 

Pour le reste si vous souhaitez suivre les tribulations des deux larrons chez le baron allez voir ICI. 

 

Confidence pour confidence j’ai toujours détesté les pointes BIC, ça écrit trop gros et ça bave, et, comme je ne me rase pas, et que j'allume mes roulées avec des allumettes, je n’ai guère contribué à arrondir la pelote du baron Bich

 

Aux dernières nouvelles Vin : les bordelais annoncent « un beau millésime 2014 »
 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 00:09
« L’ambassadrice d’Uruguay montre sa culotte à Buckingham Palace » tribulation d’un cordon bleu chez Franco, Brejnev et la Queen Élizabeth II « Aujourd’hui caviar, demain sardines »

S’il est un livre dont j’ai savouré chaque page, dont je me suis délecté en souriant, c’est bien «Aujourd’hui caviar, demain sardines» de Carmen et Gervasio Posadas, aux éditions de l’Épure. Sœur & frère, enfants de l'ambassadeur d'Uruguay, dotés d’une mère capable « avec quatre sous, beaucoup d’imagination et en mettant tout le monde à l’ouvrage, du premier au dernier membre de la famille (d’où le Posadas Inc.), pour nettoyer, peindre et cirer… capable de transformer une ruine en ambassade de rêve. »

« L’ambassadrice d’Uruguay montre sa culotte à Buckingham Palace » tribulation d’un cordon bleu chez Franco, Brejnev et la Queen Élizabeth II « Aujourd’hui caviar, demain sardines »

Madame l’ambassadrice d’Uruguay était aussi un cordon bleu capable de faire prendre des vessies pour des lanternes à ses invités pour pallier les petits moyens que leur octroyait leur Ministère des Affaires Étrangères. Ainsi, son gâteau de fausse langouste confectionné avec de la lotte était du plus bel effet présenté avec des carapaces de langoustes vides qui pouvaient resservir plusieurs fois. Plat dont raffolait le redoutable Manuel Fraga Iribarne, Ministre du Tourisme et de l’Information sous un Franco qui commençait à sucrer les fraises, membre du conseil des ministres qui refusa la grâce à Julián Grimau, dirigeant du Parti communiste Espagnol, arrêté, torturé, défenestré, condamné à mort et exécuté en 1963 que Fraga qualifiera alors de criminel et justifiera son exécution. En 1964, il se baignera à Palomares sur la côte d'Almería à l'endroit où un avion militaire américain a perdu accidentellement quatre bombes H, pour y démontrer que les eaux n'y sont pas polluées par la radioactivité.

 

« … quelles que soient mes résolutions, chaque fois que je viens ici, je mange comme un ogre… c’est impossible de respecter un régime. »

« Nous supposâmes qu’il s’agissait du régime alimentaire, car il commença immédiatement à manger et se resservit de l’entrée le fameux gâteau de fausse langouste… »

 

L’humour est au coin de chaque page, pour preuve l’épisode d’un déjeuner chez une vieille marquise, l’une des plus célèbres de Madrid, dans un palais décrépi, aux murs recouverts de Greco, Velasquez et Goya, où elle fut accueillie par un majordome dont la bouche « s’ornait d’une moue de lassitude et d’un mégot » lui contant l’histoire de la rencontre de Fabiola « fille des marquis de Cas Riera, l’une des meilleures familles de Madrid… Je n’ai jamais vu fille aussi laide et avec aussi peu de grâce… Comme elle était très croyante, tout le monde pensait qu’elle entrerait au couvent… » et de Baudoin au ski en Suisse. Celui-ci « très croyant voulait à tout prix se trouver une fiancée en Espagne parce que c’est le pays le plus catholique du monde et il eut la chance de tomber sur la femme la plus catholique d’Espagne. »

 

« Je suis allé au mariage à Bruxelles. C’était spectaculaire. La robe de la mariée était une merveille de Balenciaga, mais Dieu que la mariée était laide. Je ne sais ce que l’on va penser dans le monde d’une reine aussi peu gracieuse… »

 

  • Vous savez comment on appelle maintenant les 2cv Citroën ? demanda l’une des invitées qui n’avait pas ouvert la bouche jusque-là.

  • Comment ?

  • Les Fabiola, parce qu’elles sont très laides, mais très fiables.

L’épisode moscovite est aussi un petit bijou que nos petits enfants pour qu’ils puissent mesurer ce qu’était l’enfer bureaucratique de l’ex-URSS.

 

« Ce pays devrait s’appeler l’Union bureaucratique. Il faut tout faire par l’intermédiaire de l’UPDK qui est l’organisme du Ministère des Affaires étrangères chargé de s’occuper des ambassades, évidemment avec ces initiales, on dirait plutôt une annexe du KGB. Vous voulez un menuisier ? UPDK. Vous voulez une voiture ? UPDK. Vous voulez faire réparer votre voiture ? UPDK, madame et quand on s’adresse à eux, ils disent toujours que ce qu’on demande est très difficile et qu’ils ne savent pas combien de temps ça va prendre. »

 

L’épisode du « domovoï » (revenant) de la résidence est aussi très drôle. L’ancien propriétaire, un commerçant riche à millions, « un porc réactionnaire » tomba amoureux de la plus belle des « zingari » (bohémienne) avec « d’immenses yeux verts de chat ». De retour plus tôt que prévu d’un voyage il la trouva dans les bras de l’un des zingari. Il les tua tous les deux sur place et « il donna le cadavre de l’amant à manger aux chiens et celui de la femme… il le découpa en morceaux et le fit brûler dans la cheminée de la bibliothèque. »

 

La recette du poulet à la Kiev, farci de beurre fondu, plat phare de la cuisine russe, délicieux, servi au restaurant Berlin, datant d’avant la révolution et qui gardait « son ancien charme, avec ses grands miroirs, ses candélabres et ses fresques du XIXe. »

 

À la recherche de l’Archipel du Goulag de Soljenitsyne :

 

« À l’entrée de ce qui était autrefois le quartier chinois (à côté des murs du Kremlin à quelques cinquante mètres de la fameuse Lubianka, le siège du KGB) se trouve un marché clandestin de copies artisanales de livres interdits, que l’on appelle « samizdat »

 

« Cela semble incroyable, mais il (son mari l’ambassadeur) raconte qu’un jour, il a rencontré là-bas Molotov, celui du cocktail, le célèbre ministre des Affaires étrangères de Staline, qui est aujourd’hui dans la disgrâce la plus totale. Ce que Luis n’a pas réussi à savoir, c’est s’il vendait de la littérature interdite, s’il en achetait, s’il promenait tout simplement sa nostalgie au pied du Kremlin ou s’il cherchait à se procurer un kilo d’oranges en contrebande »

 

« Ici, en Union Soviétique, il y a beaucoup de restrictions, de manques et d’incommodités, mais si tu ne cherches pas les problèmes et si tu regardes ailleurs, tu peux avoir une vie assez tranquille : les gens ont un logement assuré, même s’il est insalubre ; l’électricité et le chauffage ne coûtent pas cher et les gens travaillent très peur. Comme ils disent par ici : « Nous faisons semblant de travailler et l’État fait semblant de nous payer. » Mais si on affronte le système, la vie devient un enfer : harcèlement, perte d’emploi, prison et dans le pire des cas, traitement de « rééducation » en clinique psychiatrique. »

 

Mais le bijou d’humour est les pages consacrées à la présentation à la Queen Élizabeth II qui n’aime que les couleurs « vivacious » ou gaies. Donc pas de noir, « dans ce cas, elle pensera immédiatement que vous êtes en deuil, et elle vous présentera ses condoléances, ce qui serait une gaffe (en français dans le texte) très désagréable qu’il nous faut éviter. »

 

Je brûle de vous raconter l’épisode, mais je ne le ferai pas, vous laissant le soin d’acheter le livre pour 18€ seulement pour le découvrir tout à la fin de l’opus.

 

Accueillie à Buckingham par Lady Pirrit qui « aimait aussi les couleurs vivacious. Elle portait une très élégante robe en taffetas jaune poussin et un châle jaune canari… » l’ambassadrice avait choisi « pour l’occasion une robe en voile de mousseline fuchsia, très léger et printanier » qui lui allait très bien. Elle portait « bien entendu les gants règlementaires ainsi qu’un chapeau blanc et pour tout ornement, une longue et fine chaîne en or qui m’arrivait jusqu’à la taille et d’où pendait une médaille qui avait appartenue à ma mère. »

 

Alors pourquoi diable « Embassador’s Wife shows Knikers to the Queen? »

 

  • Petits incidents de travail qui arivent, me dit-elle (la Queen) avec un doux sourire, moi aussi j’en ai eu quelquefois “So, don’t worry, mistress Pilladas”.
« L’ambassadrice d’Uruguay montre sa culotte à Buckingham Palace » tribulation d’un cordon bleu chez Franco, Brejnev et la Queen Élizabeth II « Aujourd’hui caviar, demain sardines »
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:09
Pourquoi cette soudaine danse du ventre autour des vins nus ?

D’abord il y eut le temps du mépris, de l’ignorance, puis vint celui des tirs qui se voulaient ravageurs type grosse Bertha, des railleries, voire des insultes, des pugilats, il y eut même des excommunications, certains parlaient de schisme, mais en dépit de la disproportion des camps, le bruit médiatique tournait doucement et sûrement en la faveur des ultras-minoritaires et voilà qu’aujourd’hui, en un soudain revirement de jurisprudence, sentant le vent de la tendance se retourner, des ouvriers et des ouvrières de la 25e heure, en se tortillant le popotin, se livrent à une étrange danse du ventre autour des vins nus. Beaucoup de ces Paul sur le chemin de Damas ont bien du mal à cacher que leur soudaine conversion a des motivations très mercantile : la nouvelle chalandise, souvent taxée de boboïste, est tout compte fait bonne à prendre. Mieux vaut donc la caresser dans le sens de ses beaux poils friqués à l’instar d’un Gainsbourg face à la vague yéyé.

 

Denise Glaser

Quand vous parlez des jeunes gens qui chantaient, alors cette fois il n'y a pas trois ans mais il y a deux ans, vous me disiez : « Je suis en train de m'apercevoir que leurs blousons - qui est un vêtement pour aller tous les jours, enfin pour vivre tous les jours - que leur vêtement est doublé de vison et que il serait peut-être intéressant de le retourner ».

 

Serge Gainsbourg

Le mien.

 

Denise Glaser

Oui, un jour vous m'avez dit ça ; « je vais retourner le mien ».

 

Serge Gainsbourg

Ma veste est doublée de vison.

 

Denise Glaser

Vous l'avez retournée ?

 

Serge Gainsbourg

Oui, ça y est, c'est fait.

 

Ce tout petit monde des réseaux sociaux du vin, qui se regarde surtout le nombril pour se persuader d’exister, paraît bien vain. En effet, force est de constater que la part de voix de tous ces prescripteurs autoproclamés ne dépasse guère la limite étroite de leur pré et que leur influence est donc fort limitée. Y’a un côté cour de récré, avec ses clans, ses inimitiés, ses copinages, ses fâcheries, ses rabibochages et, comme on le dit chez moi, ça ne pisse pas loin. Rassurez-vous, j’en suis, je ne place pas hors du champ de jeu, j’ai mes têtes et je les cible, parfois je participe à quelques pugilats sur Face de Bouc mais de moins en moins souvent. Cependant, contrairement à beaucoup, je n’ai rien à vendre, je ne suis ni dégustateur, ni prescripteur, ni caviste et vu mes heures de vol je n’ai plus rien à prouver. 10 ans sur la Toile ça donne du recul et je dois avouer que je ressens un certain plaisir à voir beaucoup de mes chers collègues s’essouffler ou brasser toujours les mêmes sujets jusqu’à plus soif. Ça ne relève même pas du marronnier mais plutôt d’une recherche éperdue du fameux buzz. En remettre une couche sur les affreux vins nus, ceux qui ont du poil aux pattes, sentent le foutre de lièvre et la petite culotte de la fermière, permet de redonner des couleurs à une audience bien pâlichonne.

 

Ces asticotages n’ont guère d’intérêt.

 

À partir du moment où un vin est sur le marché, car loyal et marchand, le buveur/payeur n’en a rien à foutre – c’est le cas de la dire – rien à péter des avis de ces juges aux excellences. Qu’il ait une tronche un peu trouble, qu’il frétille du popotin, qu’il pète, qu’il soit adulé par les hipsters ou les jeunes bobottes, que son père le vigneron porte des tongs ou des Richelieu, qu’il plaise ou non à Pousson, qu’il pousse la vieille RVF à draguer les résistants en peau de lapin, qu’il permette à B&D de faire ou non leur beurre, qu’il incite des blogueurs des deux sexes à se masturber gaiement ou tristement, ça ne fait ni chaud, ni froid aux abrutis comme moi car moi je bois ! Oui je bois, vieux con que je suis, toujours en bonne compagnie, et croyez-moi nous ne nous privons pas de nous foutre de la poire de ceux qui veulent nous imposer leur critère du bien boire.

 

Lâchez-nous les baskets !

 

Ce qui m’étonne dans ces petites joutes picrocholines c’est que pas grand monde prend en compte l’essentiel : les réelles perturbations provoquées par les vignerons de vins nus et autres vins différents dans l’équilibre d’un système à la française qui se veut bien huilé comme une démonstration de Vin&Société. Quand est-ce que ce beau monde va arrêter de nous gonfler avec cette histoire de Rafales ? Que le secteur du vin pèse lourd dans la balance ce n’est pas moi qui vais le contester mais il me semble que pour un produit de haute culture il serait plus pertinent d’utiliser d’autres images.

 

Revenons aux turbulences des trublions.

 

 

Pourquoi cette soudaine danse du ventre autour des vins nus ?

Pour illustrer mon propos je vais vous conter la fable du petit caillou dans la chaussure.

 

Un fermier avait une très jolie fille et les hommes venaient de très loin pour lui demander sa main, mais, respectueux des traditions, il voulait être sûr que sa fille aurait un mari qui subviendrait à ses besoins – fort, raisonnable et diligent.

 

Le père arrêta son choix sur trois jeunes garçons et leur posa une simple question : « Si vous travaillez dans les champs et que vous trouvez un caillou dans votre chaussure, pendant combien de temps travaillerez-vous dans cette condition ? »

 

Le premier jeune homme, sans réfléchir, répondit « Je peux travailler toute la journée en ignorant le caillou dans ma chaussure jusqu’au coucher de soleil. Je suis robuste et je pourrai supporter la douleur.»

 

Le fermier acquiesça et se retourna vers le second jeune homme, qui en rajouta : « Je peux faire la même chose, mais je sifflerai pour montrer que le caillou ne me dérange pas le moins du monde ! J’ignorerai la douleur. »

 

Le fermier se retourna vers le troisième jeune homme, qui déclara : « Je ne peux pas travailler une seule seconde avec un caillou dans ma chaussure».

 

Mais avant que les 2 autres pensent avoir partie gagnée, ce dernier ajouta « Je m’arrêterai, retirerai le caillou de ma chaussure et continuerai à travailler comme je l’ai toujours fait. Ainsi à la fin de la journée, mon épouse n’aura pas à laver une chaussette pleine de sang. »

 

Lui et la belle fille du fermier se marièrent au printemps suivant.

 

La morale de cette histoire est que souvent il ne s’agit pas d’être le plus fort ou d’être le plus entêté – quelque fois il s’agit d’être plus intelligent, plus subtil, et un chouia malin.

 

Le petit caillou des vins nus et de leurs cousins germains, le deuxième opus de Tronches de Vins ratisse bien au-delà la stricte frontière du « nature », dérange le confort du discours dominant qui, sous le couvert du poids économique du secteur, mélange les torchons et les serviettes. Sous les grandes ombrelles des AOC ne se cachent plus forcément des vins indignes, comme je l’avais écrit dans l’introduction de mon rapport de 2001, mais des vins qui ne sont que d’honnêtes IGP sans grand caractère, bien fait au sens de l’œnologie moderne, des ni-ni : ni vin d’artisan, ni vin industriel, écoulés dans les rayons de la GD à des prix minables qui ne sont pas en rapport avec les exigences d’une véritable AOC.

 

Le choix de Vin de France par la grande majorité des vignerons qui n’entrent pas dans le grand moule ou qui ne veulent pas se soumettre à son formatage, ne relève pas seulement du pied-de-nez, du goût de la provocation d’une bande de va-nu-pieds adeptes du laisser-aller. Ces vignerons ne sont pas que de gentils rêveurs qui ne savent pas compter ou une bande de militants qui veulent en découdre avec le système. Ce sont des vignerons à part entière confrontés à l’obligation de vendre leur vin. Si ceux-ci trouvent preneur je ne vois pas en quoi il faille les considérer comme hors-jeu, les exclure des cénacles dit représentatifs. C’est encore plus vrai pour ceux d’entre-eux qui, contre vents et marées, tracasseries en tout genre, rebuffades, se maintiennent dans le giron de leur appellation, loin de la dévaloriser, comme ils se situent le plus souvent dans le haut du panier, ils apportent un plus à la notoriété de celle-ci. Qu’ils soient des emmerdeurs, des empêcheurs de tourner en rond, des originaux, c’est l’évidence mais pour moi c’est une chance. Dans ce fichu monde mondialisé, uniformisé, sortir de l’uniformité, être original, c’est de la création de valeur. Une valeur territorialisée, le fondement même de ce qui fut l’origine.

 

Tout cela va bien donc bien au-delà des piapiapas des experts en tout genre, des intermédiaires, des conseilleurs, des vendeurs de produits en tout genre, des œnologues, des winemaker, des restaurateurs, des journalistes, des blogueurs, sur l’avenir des vins nus pour bobos, bobottes et autre engeance urbanisée face au rouleau compresseur des autres vins, auxquels on a du mal à accoler un qualificatif, destinés soit au petit peuple pousse-caddie ou soit à ceux qui peuvent s’acheter des étiquettes pour éblouir le populo.

 

Rassurez-vous, comme toujours, même si ça déplaît à ceux qui l’abhorrent, c’est le marché qui arbitrera le match, pas la danse du ventre des nouveaux convertis ou l’exécration des amortis : en effet si les déviants versent dans le fossé nul n’ira les ramasser et si les vins tous faits pareils se font tailler des croupières par la concurrence ce sera bien évidemment de la faute à loi Evin ou autre bouc-émissaire.

 

En effet, ce qui me semble important c’est de souligner que ces vignerons différents sont, à leur manière, et à leur place, des innovateurs car ils reprennent ou tentent de reprendre en main leur destin en se dégageant de l’emprise des grands systèmes massificateurs verrouillés par les multinationales et la distribution de masse. C’est en cela qu’ils sont pour moi un petit caillou dans la chaussure de ceux qui n’ont de cesse de les exclure du jeu car ils se placent là où ça fait mal : montrer que les vins de masse français sont des vins de masse comme les autres et que les parer des artifices d’un terroir qui ressemble de plus en plus à une fermière sur une boîte de camembert ne trompe plus grand monde dans notre vaste monde mondialisé.

 

Savoir boxer dans sa catégorie est le seul moyen de lutter à armes égales, c’est ce que nous avions écrit dans Cap 2010, et ces lignes n’ont guère vieillies à la différence de ceux qui les ont combattues et enterrées. Satisfaits ils dorment. Surtout ne les réveillez-pas ils ont l’éternité devant eux… D’ailleurs, ils n’ont pas trop de soucis à se faire vu que les minoritaires, comme tous les minoritaire, adorent se tailler entre eux des croupières à l’instar de ce que fut feu le PSU. Un exemple d’actualité parut dans Vitisphère : Bordelais un jour bordelais toujours Yvon Minvielle : « les vins natures portent atteinte à la représentation des vins en biodynamie »

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 10:45
Quand sonnera l’Angélus Hubert nous proclamerons que nous t’aimons ding ding dong ! Petit message de bienvenue d’un Saint‐Émilionnais à un Saint‐Émillionnaire

Il y a du Pierre dans notre Hubert, ce Pierre qui avant que le coq ne chanta 3 fois renia. À peine Robert a-t-il enfilé ses pantoufles pour passer la main à Neal Martin pour la dégustation des primeurs 2014 que notre Hubert toujours habillé de l'habit du donneur de leçons magistrales, sachant que le dégustateur anglais n'apprécie pas les vins puissants qu'affectionnait le célèbre dégustateur américain, ne cesse de faire savoir partout que cette année son vin encloché a un style bourguignon qui lui va à merveille. Cela tombe bien: d'une part, Neal Martin aime les vins délicats et élégants et d'autre part, les chinois quittent les vins de Bordeaux pour les vins de Bourgogne… Notre Hubert devrait inviter Jacques Dutronc, celui qui retourna sa veste avant de la jeter pour chanter nu devant le président Pompidou

 

Mais notre entreprenant Hubert le Magnifique va aussi célébrer cette semaine l'ouverture de la nouvelle version de son restaurant la Cadène. Baudouin Havaux qualifie La Cadène de « restaurant le plus ancien et le plus emblématique de Saint-Emilion » (La Libre Belgique le 02/02/2015). C'est le Gérard Perse qui va être content qu'Hubert s'approprie les caractéristiques de son Hostellerie de Plaisance… Amour quand tu nous tiens… amour contrarié… pacte de circonstance pour rejoindre Ausone et Cheval-Blanc brisé… Reste plus qu'à inviter le cireur de pompes patenté de B&D.

 

Dallas ton univers impitoyable… Dallas glorifie la loi du plus fort…

 

« Quand les bornes sont dépassées, il n y a plus de limites » comme le disait le sapeur Camembert

 

Reste pourtant dans cet océan d’arrogance et de suffisance une plume qui n’est pas serve, celle du Taulier de L'Envers du Décor qui a écrit un acrostiche pour souhaiter la bienvenue à Hubert le bourguignon dans l’enclave de Saint-Émilion à quelques mètres de sa délicieuse crèmerie où l’on rit. Passant au-dessus des perfidies du susdit François écrit, la nuit, des alexandrins (13 pieds… Eh oui, tout augmente ma bonne dame!) pour lui dire que tout va bien pour lui…

 

Un petit cadeau (digne-d'un-don…)

 

Petit message de bienvenue d’un Saint‐Emilionnais à un Saint‐Emillionnaire

 

Bien qu’au village sa présence soit vraiment des plus rares,

 

Il défile en tête pour les caméras et les stars

 

En des cortèges aussi éphémères que sa mémoire…

 

Nobliau de province empêtré dans ses déboires,

 

Vous lirez, çà et là, ses mérites illusoires

 

Ecrits, si l’on peut dire, par ses valets provisoires,

 

Nyctalopes de surcroît car ils arrivent à voir

 

Un si pâle esprit au beau milieu de la nuit noire...

 

Et pour être certain que l’on célèbre sa gloire,

 

A force de légendes, il se fabrique une histoire :

 

«Hic est bibendum» s’écria chez lui un beau soir

 

Ubu, le roi tourmenté par la soif du pouvoir,

 

Bien assis sur son cheval à phynances dérisoire…

 

En mil neuf cent douze, pour inaugurer son pressoir,

 

Raspoutine en personne fut envoyé par le Tsar…

 

Tourné dans son vignoble, « Tarzan dans la Préhistoire »

 

Date l’origine du domaine de façon péremptoire…

 

Emile Zola rédigea en ces lieux L’Assommoir,

 

Brossant ainsi le projet des cloches sur le manoir,

 

Occultant qu’un prélat en nacelle, dans le brouillard,

 

Un jour, viendrait les bénir avec ses accessoires…

 

Au banquet qui suivit, les verres furent, pour la plupart,

 

Remplacés pour déguster les vins par des ciboires

 

Démontrant sans aucune précaution oratoire,

 

D’une part, qu’en mise en scène, il mériterait l’Oscar

 

Et que, d’autre part, il avait bien raison Audiard…

 

Le célèbre Pétomane, de vents jamais avare,

 

A préservé une récolte avec son fessard

 

Faisant fuir tous les nuages pour qu’il cesse de pleuvoir…

 

On l’entend parfois dire, à sa table, que Jules César,

 

Revenant fatigué d’une battue au renard,

 

Est allé se reposer en fumant le cigare

 

Sous les grands arbres du parc, légèrement à l’écart…

 

Tôt, le jour suivant, il salua avant son départ,

 

Loua la fraîcheur de l’ombre ainsi qu’un très beau char

 

Et alla sur les hauteurs déguster un nectar…

 

Nombreux témoins virent chez lui de sacrés lascars

 

Oublier les usages pour étaler leurs milliards,

 

Un verre dans chaque main et, sans le moindre savoir,

 

Vidant toutes les bouteilles dans un triste foutoir…

 

Et quand un touriste, arrivé là en autocar,

 

Lui demande «Le terroir, qu’est‐ce?», il arme son regard,

 

Attrape de quoi écrire et lui dessine un tiroir…

 

Une vocation nouvelle advenue sur le tard

 

Berce ses espoirs de hisser plus haut son étendard:

 

En quittant la plaine, il s’élève enfin, c’est notoire,

 

Rejoignant la cité pour y faire manger et boire…

 

Geste théâtral, décorations sur le costard,

 

Il est là, certains l’ont vu, avec ses beaux falzars,

 

Soies précieuses autour du cou, souliers un peu criards,

 

Toujours des bijoux, comme s’il allait à un rancard,

 

Et cet air qui donne envie de changer de trottoir…

 

Pour financer les frais de son passage au prétoire,

 

S’il vous plait, Messieurs‐dames, n’oubliez pas le pourboire…

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:09
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

C’est l’histoire d’un mec, bibi sans majuscule, accoudé sur le bord d’un zinc après avoir fait l’ouverture du nouveau restaurant de Pierre Jancou Heimat, qui cause vin, vin nu bien sûr, avec le taulier.

 

Avant d’aller plus loin dans mon histoire, pour fermer le clapoir des plumes langues de putes, je précise que j’étais chez Pierre Jancou de mon plein gré, j’avions point demandé à être invité comme le Lubot, boss de la RVF, l’avait fait dans le passé avec ses gros sabots bien cirés de DG de Marie Claire.

 

Bref, pas d’embrouilles, j’avions – j’étions point seul – bien mangé et bien bu et nous nous étions attardés à table. Avant de lever l’ancre nous levions une dernière fois le coude : Pierre nous offrait un dernier verre pour la route. Pas de souci Claire et moi z’étions à vélo. Dans la conversation, je ne sais pas pourquoi, nous en sommes venus à causer d’Alessandra Pierini mon amie qui tient l’une des plus belles épiceries italienne de Paris. Quoi qu’il en soit, je repartais avec dans ma gibecière une information de première Alessandra était en possession, dans sa superbe cave voutée, d’un trésor rare : un Barbacarlo 1996 !

 

Moi il ne faut pas me dire ça deux fois, vous me connaissez, en quelques tours de roues je débarquais chez Alessandra pour mettre la main sur un des derniers flacons de ce Barbacarlo millésime 1996.

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

Je ne vais vous faire le coup du grand sachant, le genre exilé au-delà des Pyrénées ou passeur de plats pour GCC classé A, avant ce moment j’ignorais l’existence du Barbacarlo.

 

Mais qu’a-t-il donc de spécial ce cru pour que j’en fasse tout un plat ?

 

C’est un vin rouge produit exclusivement dans l’Oltrepò Pavese près de Broni par le Commendatore Lino Maga et son fils sur son vignoble.

 

C'est environ 10 000 bouteilles par an.

 

C’est un vin est fait à partir de 50% de Croatina, 30% de raisins rares et 20% d’Ughetta

 

C’est une marque enregistrée Barbacarlo.

 

Horreur, malheur, me direz-vous : une marque !

 

Pas si vite mes cocos, rien à voir le Cadet de Mouton, ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas du triomphe d’un mercanti contre la tradition mais le contraire : Lino Maga est une sorte d’irréductible gaulois qui a résisté à la facilité des faiseurs de raisins industriels.

 

Ça c’est un truc qui va plaire aux Tronches de Vin, sans doute un peu moins à leur préfacier révolté du ciné.

 

Je m’explique : l’Oltrepò Pavese est le premier producteur de Pinot Noir au niveau italien, plus de 3000 hectares et ce depuis longtemps: plus de 150 ans. La présence de Pinot Noir en Oltrepò est due au comte Carlo Giorgi des Vistarino qui, à partir de 1860 a facilité son implantation. Dès le début, la production fut orientée vers l'utilisation des raisins Pinot noir pour les mousseux. Ils prenaient la route du Piémont. Mais bientôt avec ce Pinot noir on a commencé à faire du vin en rouge, aux côtés des nombreuses variétés autochtones 225 variétés de raisins.

 

Confusion donc, car l’Oltrepò Pavese signifiait Barbacarlo traditionnel.

 

C’est dans ce contexte que Lino Maga a entreprit de défendre son Barbacarlo traditionnel en revendiquant un droit d'aînesse, contre les puissances qui avaient appauvri la désignation historique locale.

 

Au-delà des Alpes comme ici le coup de la dilution chère à nos nouveaux défendeurs des AOC à la mode de tout le monde il est content d’en décrocher une nouvelle du grand sac de l’INAO.

 

La pugnacité et la ténacité du Commendatore Lino Maga, après 23 années de procédure, lui ont permis de s’approprier la dénomination Barbacarlo pour préserver son authenticité. Ce qui aurait pu être une DOC est devenu une marque. C’était malheureusement le prix à payer pour éviter la mainmise sur la dénomination Barbacarlo de grandes sociétés acheteuses de raisins.

 

Lino Maga est un personnage, une forte personnalité, passionnée, authentique, qui parle vrai, sans détours ni emphase. Il a un petit côté Hubert de Montille, une forme de noblesse à l’ancienne, accrochée à ses valeurs et à la tradition. Pour ceux qui le connaissent Lino Maga est « un grande vino contadino » (cf. extrait d’un article en italien ci-dessous)

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

Tout ça et bel et beau me direz-vous mais ce Barbacarlo 1996 quand l’as-tu bu espèce de bavassou ?

 

Pas tout seul bien sûr, bu le jour de du Jour des femmes lors de mon traditionnel dîner de filles : 6 !

 

Florence a dit : Le Barbacarlo me fait penser à certains hommes :

 

- le premier contact est viril et un peu flambeur (avec les arômes de fruits mûrs et des touches animales)

 

- puis quand on approche (on goûte) il est surprenant avec son coté frizzante qui donne une impression de fragilité et de naturel

 

- on découvre ensuite qu'il est plutôt fin et délicat

 

- et là il se boit tout seul !

 

Marie a dit : ce Barbacarlo c’est, soit une autruche, différent, grand, puissant mais pas capable de s’envoler ou comme une crème de cassis après une prise de mousse surprise.

 

Claire fut la plus prolixe et la plus enthousiaste mais je n’étais pas en mesure de prendre des notes.

 

Émilie fut concise : comme ouvrir une boîte en thuya d’Essaouira… réminiscence d’enfance..;

 

Gaëlle resta sur l’Aventin et Daniela l’italienne s’abstint…

 

Quant à votre serviteur selon une tradition bien établie : il but à la fois les paroles des filles et le nectar inclassable du Commendatore Lino Maga mais ne prit pas part au débat vu sa position ultra-minoritaire.

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

Pour clore cette chronique sachez que « Le nom Oltrepò se compose de oltre, en signifiant outre ou au-delà, et pò, qui désigne le fleuve Pô, d’où au-delà du Pô.

 

Le territoire a la forme d’un triangle dont la base, côté nord, est limitée par le lit du fleuve Pô qui en fait la partie de plaine. Les deux côtés descendent vers le sud où ils rencontrent les premières collines de l’Apennin ligure et former la pointe entourée des sommets, dont le plus élevé de la province de Pavie, le mont Lesima (1724m), puis le mont Chiappo (1700 m), la cime de la Colletta (1494 m) et le mont Penice (1460 m).

 

La limite occidentale est formée par le val Staffora et la partie orientale par le val Tidone ; ce sont ses deux principales vallées qui encadrent plusieurs autres petites vallées et reliefs montagneux. L’hydrologie est assurée par le fleuve Staffora et sont affluent le torrent Ardivestra, la Versa, la partie avale du fleuve Tidone et une partie du lac de Trebecco.

 

Les centres principaux sont : Voghera, Casteggio, Broni, Stradella, Varzi.

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

“Maga Lino, il commendator Maga Lino. Ci troviamo a Broni, in provincia di Pavia, nel cuore dell’Oltrepò vitivinicolo. Lui è il discendente diretto di una famiglia di agricoltori, coltivatori di vigna sulla collina di Barbacarlo a partire dal 1860. Che poi, ‘sto nome, Barbacarlo, nulla ha a che vedere con toponimi o compagnie cantanti, macché: solo il tributo al vecchio zio Carlo (“barba”, in dialetto pavese, sta per “zio”), fra gli iniziatori della saga familiare. Da allora vigna e uve son sempre le stesse: la vigna è struggente, alcune sue parti accolgono ceppi molto vecchi; ti colpisce per l’eroica vertiginosa pendenza e per l’esposizione propizia, che guarda a sud ovest. Quanto alle uve, trattasi di croatina in maggior misura, a gettare le fondamenta strutturali, ughetta e uva rara a connotarne gli aromi. Più un goccio di barbera a conforto. La vinificazione avviene in botti di rovere vecchie e vecchissime (ognuna delle quali dedicata a una persona cara), senza controllo della temperatura, e dura assai poco, per arrivare a svinare e imbottigliare nella primavera successiva alla vendemmia, seguendo i suggerimenti della luna. “Il vino deve maturare in bottiglia, non in legno”- questo il diktat di casa Maga. E l’imbottigliamento può portare con se la naturale conseguenza di una rifermentazione in bottiglia, visto che in quel periodo evolutivo il vino potrebbe non averla ancora completamente svolta. Da qui la speciale “venatura” carbonica -a volte carezzevole, altre volte più indomita e affilata- e la mutevole dolcezza che da sempre caratterizzano questa etichetta. Assieme alla sontuosa avvolgenza del frutto di mora e mirtillo e alla fremente acidità, dote salvifica per alimentarne la proverbiale “vocazione da maratoneta”. E a una tannicità salata e profonda, che ne caratterizza l’eloquio in gioventù ma che lentamente si stempera negli anni, fondendosi mirabilmente al corpus del frutto. E alle ghiaie tufacee di quel vigneto pendente che si riflettono nel timbro minerale, nettissimo, che ti inchioda all’ascolto nella persistenza.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 00:09
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Si j’ai convoqué Bourvil pour le titre c’est pour la bonne et simple raison que je ne savais pas par quel bout commencer cette chronique dont l’origine puise sa source dans un sublime dessert, baptisé AGRUMES, de la Chef Pâtissière du restaurant Les Climats Ji Sun SUNG.

 

Depuis la salade de fruits de ma mère, dessert lui aussi chanté par Bourvil : Salade de fruits, jolie, jolie, jolie/Tu plais à mon père, tu plais à ma mère… et l’orange de Noël les agrumes semblaient bannis des tables.

 

Et puis voilà que, petit à petit, la jeune génération de chefs remet au goût du jour les agrumes, sous une forme simple au Yard, plus élaborée aux Climats.

 

Le dessert imaginé par Ji Sun SUNG redonne envie de prendre un dessert et, si je puis l’écrire ainsi, sa belle vivacité et son aérienne sucrosité permettent d’atterrir en douceur, de clore le repas en toute fraîcheur. Ce retour de la simplicité, qui n’exclut ni le raffinement, ni la recherche d’accords subtils, donne au dessert un nouvel élan en l’éloignant d’une forme d’excès, de préciosité.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

 

Du fruit, du fruit, du fruit… rien que du fruit… et comme aux Climats je ne fais pas que manger, je bois aussi, avec Franck-Emmanuel Mondésir (nom prédestiné) le sommelier, je suis comblé : il me déniaise en me guidant pas à pas dans la subtilité des nectars bourguignons.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Et comme le chef Julien Boscus se met en 4 rien que pour moi : ses morilles fraîches au Viré-Clessé vendange levroutée accompagnée de copeaux de jambon de porc noir de Gascogne étaient de vraies merveilles et son bar de petit bateau subtilement cuit avec sa poêlée d’encornets au piment d’Espelette ne pouvait qu’être cher à mon cœur de grand amateur de poisson.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Ce soir-là j’ai pu, entouré de l’attention du personnel de la salle des Climats, j’ai pu en toute sérénité explorer les tourments de l’âme humaine.

 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous livrer le produit de mon jus de tête mais simplement chroniquer sur les agrumes.

 

  • Étymologie : emprunté à l’italien agrume, venant lui-même du latin médiéval acrumen (« substance de saveur aigre »), attesté au XIe siècle.

  • Botanique : arbuste fruitier tel que l’oranger ou le citronnier, de la famille des rutacées. La famille des agrumes se décompose en trois genres : les Citrus, les Poncirus et les Fortunellas. La grande majorité d’entre eux appartiennent au genre Citrus.

Genre Citrus : Bigaradier, Bergamotier, Cédratier, Citronnier, Limettier, Clémentinier, Combava, Mandarinier, Oranger, pamplemoussier, Pomelo.

 

Genre Fortunella : Kumquat.

 

Genre Poncirus : Poncirus.

 

  • Conte, légende... La vie du plus vieil oranger de France aurait débutée en Espagne en 1421, sous le règne de la reine de Navarre.

 

Elle aurait semé dans un pot cinq pépins d’une Bigarade au goût savoureux.

 

En 1499, son arrière-petite-fille, envoya le pot contenant les cinq orangers à sa cousine Anne de Bretagne, lors de son mariage avec Louis XII. Les pieds s’étant soudés en se greffant par approche, l’oranger à cinq branches passa entre les mains du connétable de Bourbon, de Charles-Quint, de François 1er, puis de Louis XVI qui le fit transporter dans l’orangerie du château de Versailles en 1687 avant même la fin des travaux.

 

Le vieil arbre est depuis cette date à Versailles, il fait maintenant plus de 7 mètres de haut. Son tronc très court se divise en cinq grosses branches charpentières qui correspondent aux cinq pépins plantés par la reine à Pampelune en 1421.

 

  • Économie : les agrumes représentent la première production fruitière mondiale.

Les agrumes sont essentiellement cultivés pour leurs fruits destinés à la consommation en frais ou à la transformation : extraction du jus principalement (oranges, pomelos, mandarines, citrons). On peut également élaborer des confitures ou des fruits confits à partir des fruits. Les fleurs et feuilles des variétés les plus aromatiques (bigaradiers à fleurs, bergamotiers, citronniers…) sont distillées et les huiles essentielles utilisées par l’industrie de la parfumerie. Les tourteaux, sous-produits de la transformation, peuvent être utilisés en alimentation animale.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

L'orange est le fruit le plus cultivé au monde.

 

On récolte les oranges de novembre à juin.

 

Les 2 pays au monde qui produisent le plus d'oranges douces sont:

 

1. le Brésil (29% de la production mondiale)

 

2. les Etats-Unis (18% de la production mondiale) la Floride, le Texas et la Californie

 

En Europe, l'Espagne est le plus gros producteur d'oranges.

 

  • l'orange navel : peau est épaisse, rugueuse et facile à enlever. Sa pulpe juteuse et sucrée est très savoureuse et presque toujours sans pépins.

  • l'orange de Valence : pulpe très juteuse et acidulée contient peu ou pas de pépins. C'est une bonne orange pour faire du jus d'orange.

  • l'orange amère : « la bigarade » ou « orange de Séville ». Elle a une peau épaisse et rugueuse, teintée de vert ou de jaune. Elle sert surtout à faire de la confiture. De ses fleurs, on extrait l'eau de fleur d'oranger qui sert à aromatiser les pâtisseries.

  • l'orange sanguine : la pulpe de cette orange est rouge. L'orange sanguine est surtout cultivée en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord. Sa pulpe est sucrée, juteuse et très parfumée.

  • l'orange maltaise demi-sanguine est une variété d'orange douce et semi-sanguine cultivée en Tunisie, sur la péninsule du cap Bon
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Origine

 

La culture de l’oranger est très ancienne, elle se confond avec l’histoire de la Chine d’où il est originaire. Au cours du premier millénaire avant notre ère, l’oranger se propage très vite à l’ensemble des pays du Sud-Est asiatique, puis arrive en Méditerranée au VIIe siècle.

 

Les oranges amères, encore appelées bigarades, arrivent en Europe à partir du Xe siècle, époque des croisades. Mais l’orange douce telle que nous la connaissons ne fera son apparition qu’au cours du XVe siècle lorsque des navigateurs portugais la découvrent en Chine. Par sa douceur, elle évince très vite l’orange amère.

 

Une fois implanté dans le bassin méditerranéen, l’oranger est diffusé à travers le monde par les Européens, Amérique du Nord et du Sud au XVIe siècle, Afrique du Sud au XVIIe et Australie au XVIIIe.

 

« Gallesio s’arrête à l’idée que l’orange douce a été introduite en Europe vers le commencement du XVe siècle ; mais Targioni cite, d’après Valeriani, un statut de Fermo, du XIVe siècle, dans lequel il est question de cédrats, oranges douces, etc., et les renseignements recueillis récemment sur l’introduction en Espagne et dans le Portugal par M.Goeze, d’après d’anciens auteurs, concordent avec cette même date. Il me paraît donc probable que les oranges reçues plus tard de Chine, par les Portugais, étaient seulement meilleures que celles connues auparavant en Europe, et que les noms vulgaires d’oranges de Portugal et de Lisbonne sont dus à cette circonstance. »

de Candolle origine des plantes cultivées

 

Atouts nutritionnels

 

« L’orange, disponible pendant de nombreux mois (et en particulier durant l’hiver) peut être considérée comme le fruit de base pour assurer un apport optimal de vitamine C : une orange moyenne permet de couvrir pratiquement l’apport quotidien recommandé ! Elle constitue ainsi une aide précieuse dans la lutte contre les agressions et la fatigue. Elle fournit, par ailleurs, des quantités intéressantes de minéraux variés (notamment de calcium, facilement utilisable par l’organisme, de potassium et de magnésium), ainsi que des fibres bien tolérées. Et tout ceci pour un apport énergétique modéré : 45 kcal aux 100 g. »

 

Tous les matins je bois un jus d’agrumes frais : oranges sanguines et maltaises + pamplemousse + citron… jamais de jus de fruits en bouteille.

 

Je mange des oranges de table et des mandarines que j’achète à terroir d’origine et qui provienne de Sicile.

 

J’adore la confiture d’oranges amères que j’achète chez les bonnes sœurs.

 

La production mondiale de jus d'orange

 

Le jus d'orange est une industrie agro-alimentaire importante, avec une production mondiale de plus de 55 millions de tonnes par an.

 

Au plan mondial, l'industrie du jus d'orange est nettement dominée par le Brésil, et notamment par l'Etat de Sao Paulo: près de 600 000 tonnes de jus d'orange concentré et congelé sont exportées chaque année du Brésil vers l'Europe, et près de 500 000 tonnes vers les USA.

 

Les USA sont également un producteur important (essentiellement pour leur marché intérieur), en Floride et en Californie.

 

Les oranges sont produites an Brésil, le jus est extrait, puis l'eau présente est évaporée avec des bains-marie. On consomme donc beaucoup d'eau pour faire évaporer l'eau présente dans le jus, afin de le concentrer (à 8% de sa masse), pour diminuer le volume à transporter. Une fois concentré, le jus est congelé à - 18°C, puis transporté par cargo en Europe (ou aux USA). Une fois sur place, le jus d'orange est à nouveau dilué pour la consommation.

 

La consommation mondiale de jus d'orange

 

La consommation annuelle moyenne d'un consommateur allemand, soit 21 litres de jus d'orange par personne et par année.

 

Selon une étude menée par Suren Erkman, il faudrait utiliser toutes les surfaces de 3 planètes Terre pour produire le jus d'orange pour tous les humains s'ils en buvaient autant que les Allemands.

 

En 2009 en France, la consommation de jus de fruits et de nectars représentait 1,6 milliard de litres. Le jus d'orange reste le jus de fruits préféré des Français, avec 48,2 % de part de marché, en volume, en 2008.

 

La consommation annuelle de jus de fruits des Français a été multipliée par 8,6 en 30 ans (de 2,9 litres en 1980 à 25 litres en 2008) selon Unijus (Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits).

 

En 1996, on consommait plus de 13 milliards de litres de jus d'orange dans le monde, dont les trois quarts à partir de concentré, pour une valeur globale frôlant 15 milliards d'EUROS.

 

Mais même s'il demeure le jus de fruits le plus consommé en France, les ventes en volume de jus d'orange ont baissé au profit des multifruits et des fruits rouges. Selon Unijus, les deuxièmes types de jus de fruits préférés des Français après le jus d'orange sont les jus composés (18,2 %), suivis des jus vitaminés (10,6 %).

 

Ce sont les hypermarchés et supermarchés qui contribuent à l'augmentation importante de la consommation de jus de fruits des Français en trente ans. Dans ces circuits de distribution, le chiffre d'affaires des jus de fruits a cru de 16 % entre 2006 et 2008.

 

Apparition des smoothies en 2005 : les smoothies, mélanges de fruits mixés, connaissent un succès croissant, avec une part de marché qui est passée de 0,1 % en 2006 à 11 % en 2008

 

Ce que représente un litre de jus d'orange

 

Pour obtenir une tonne de jus il faudra donc au total 24 tonnes d’eau et 100 kilos de pétrole. Pour le jus de Floride, le bilan est encore moins bon car pour 1 litre il faut une tonne d’eau et l’équivalent de 2 kilos de pétrole.

 

Pour le traitement des oranges, il faut une quantité de 22 verres d’eau.

 

Pour le transport et la conservation de ce verre de jus d’orange, il faut ajouter l’équivalent de 2 verres de combustibles (électricité, fioul, …)

 

80% du jus d’orange englouti par les Européens provient du Brésil et parcourt donc un trajet 12000 kilomètres avant d’arriver sur les étagères de la GD.

 

Source : Planétoscope

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:09
Aquarelle dans les vignes « Les Loups » G.Adam 1892 un peintre au chapeau noir sous une ombrelle blanche…

Est-ce un autoportrait ?

 

Oui sans doute, on imagine mal que G.Adam ait peint l’un de ses confrères en train de peindre assis sur un pliant au bord de ce chemin bordé de vignes.

 

Qui est G.Adam ?

 

Je ne sais, sans doute un peintre amateur non répertorié. Si par le plus grand des hasards l’une ou l’un de vous le sait, dites-le nous !

 

Aquarelle :

 

Étymologie fin XVIIIe siècle : calque de l’italien acquarello, dérivé de acqua « eau ».

 

  • Peinture délayée à l'eau, légère, transparente, appliquée le plus souvent sur du papier blanc.
  • Œuvre obtenue à l'aide d'une telle peinture. (L'aquarelle apparaît, en Europe, au XVe s., et devient un genre autonome vers la seconde moitié du XVIIIe s.)

 

Nom de la parcelle : « Les Loups »

 

Sans doute est-ce là l’indice le plus sûr pour tenter de situer ces vignes.

J’attends vos réponses

 

1892

 

11 janvier : instauration du tarif protectionniste Méline. Les accords douanier antérieurs sont dénoncés et remplacés par des conventions bilatérales. Les droits d’entrée sont augmentés d’environ 40 %. Les droits de douanes passent de 8,2 à 11,4 % en moyenne et de 3,3 à 21,3 % sur les produits agricoles.

 

11 juillet : l'anarchiste Ravachol est guillotiné.

 

16 août : début de la grève des mineurs de Carmaux, défendus à l'assemblée nationale par Jean Jaurès, elle durera jusqu’au 3 novembre.

 

21 novembre : scandale de Panama dénoncé par l’antisémite Édouard Drumont. Il met en cause une centaine de parlementaires qui ont reçu en 1888 de l’argent pour faire passer à la Chambre le vote d’un emprunt destiné à renflouer la Compagnie de Panama. Progrès de l’antisémitisme en France.

 

Notre petite promenade dans le temps est terminée, sait-on jamais peut-être allons-nous retrouver grâce à ses descendants qui était G.Adam ? Grâce à votre perspicacité sans doute allons-nous géolocaliser la parcelle « Les Loups » et faire ainsi la démonstration que la Toile est un lieu où il est possible de recréer des liens.

 

Bonne journée et si vous m’appelez sur mon téléphone ne vous étonnez pas d’entendre mon répondeur indiquer que je suis dans les vignes : j’y passe ma vie !

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, « Ce garçon est incroyable, c’est un opportuniste ! » Juppé à propos de Le Maire

Moment rare que ces jours où tout va, la vie s’y écoule, non comme un long fleuve tranquille, mais tel un torrent apaisé qui allie force et vivacité ; tout y concourt, le ciel paré d’un vif et ardent soleil, l’attente qui se fait sereine, l’addition de petits riens tissant de la sérénité, l’arrivée d’un message tel un heureux présage, la voilà tout en bas, s’ensuit une belle plage de temps partagée, sa place privilégiée… Ce moment file, s’échappe, mais surtout ne pas vouloir le retenir, l’enfermer car « L’amour est pour moi le lien privilégié de l’infini et l’étroitesse m’a toujours étouffée : aimez le monde en moi, non pas moi dans le monde. »

 

De Marina Tsvetaieva une grande passionnée à qui le grand Rainer Maria Rilke écrivait :

 

« Tes amours incandescentes allaient aussi bien au mari, qu'aux amants, qu'aux amantes. Tu aimais la provocation et en pleine Russie révolutionnaire tu écrivais des poèmes à la gloire de l'armée Blanche (Camp des cygnes à la gloire de l'Armée blanche), en plein exil tu refusais de te mêler à la cohorte des Russes blancs de Paris ou de Prague. Libre, scandaleusement libre, tu riais à la face du monde. Mais le monde s'est vengé.

 

Misère et indifférence semaient en chemin ton quotidien. Tu écrivais en prose pour gagner les quelques pièces que la poésie ne rapporterait jamais. Les Drames se dressaient en talus de mort autour de toi : Mandelstam est mort, Alexandre Blok est mort, Pasternak qui t'avait suppliée de revenir est devenu l'un des poètes officiels de Staline, avant plus tard de devenir lui aussi un paria.

 

Tous se détournent de toi. Toi qui avais peur la nuit, peur de l'abandon et du désamour, te voici dans le lit glacé du néant si proche. »

 

ÉLÉGIE À MARINA TSVÉTAÏEVA poème de Rilke pour Marina.

 

Les amants ne devraient, Marina, ne doivent pas en savoir trop sur leur déclin. Ils doivent être neufs.

Leur tombe seule est vieille, leur tombe seule se souvient, s’obscurcissant sous l’arbre qui pleure, se souvient du « à jamais ».

Leur tombe seule se brise ;...

Nous sommes devenus pleins comme le disque de la lune.

 

Après ces moments forts le retour au quotidien est difficile surtout lorsque le ciel se met de la partie en virant au gris. La tête dans le sac, comme une envie de tout plaquer, de s’exiler avec elle. Un passage au 50 nous remet sur les rails de la réalité, chacun de notre côté. J’ai repris le collier avec un enthousiasme modéré mais une belle énergie.

 

Le climat politique plaçait l’aiguille du baromètre sur avis de grand vent, même que l’impatient de l’UMP, qui va défunter, tel un Albert Simon shooté aux sondages, clamait devant 2500 personnes « Je sens qu'une vague immense est en train de se former. Du Val-de-Marne va partir la grande victoire pour la reconstruction de la France »

 

« Ce sera une vague de Bretagne, pas une vague d'Hawaii ! »

 

« Officiellement, le patron de l'UMP se refuse à tout pronostic sur les résultats des départementales, mais il rêve d'une « vague immense ». Rue de Vaugirard, on s'attend à une victoire sans bavure, avec un PS historiquement bas et un FN en forte progression de voix, mais qui ne gagnerait qu'un à deux départements. « Le PS va se prendre la raclée de sa vie ! », pronostique un dirigeant du parti. Certains voient plus grand : « Le PS pourrait ne garder que onze départements », souffle un autre. A droite, certains mettent toutefois en garde contre une victoire « cosmétique », due d'abord à une forte abstention et à la division de la gauche, et non à un retour en grâce de l'UMP. « Ce sera une victoire par défaut. Quand on regardera le nombre de voix, on s'apercevra que la droite républicaine ne progresse pas, que la gauche va se maintenir et que le FN va triompher en gagnant plusieurs centaines d'élus », avertit un ancien ministre. « Ce sera une vague de Bretagne, pas une vague d'Hawaii ! », ironise un cadre. »

 

Si Valls est un crétin selon Michel Onfray, le penseur qui pense à la place de monsieur et de madame tout le monde, imbu qu’il est de son immense succès médiatique et commercial, lui-même oublie qu’il venait de se vautrer dans la fange en exhumant de son oubli profond Alain de Benoist, vieux kroumir de la nouvelle droite post-soixante-huitarde, qui s’était fait une belle réputation sulfureuse avec la fondation du GRECE (groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), véritable laboratoire de refondation idéologique de l’extrême droite. Tout au long des années 70, ce groupe de propres sur eux aux idées sales, a exhumé et rénové de vielles antiennes de l’extrême droite pour accoucher d’un nouveau logiciel : « l’obsession de la quête identitaire, un racialisme établissant une hiérarchie des cultures et des peuples, et une forte imprégnation de paganisme. A l’époque, sur fond d’angoisse du déclin de l’Occident et de disparition de l’homme blanc, ce discours permettait de justifier, par exemple, l’existence de l’apartheid, c’est-à-dire le «développement séparé» des races en Afrique du Sud.»

 

Comme l’écrit Renaud Dély dans l’Obs. :

 

« Ces thèmes ont irrigué de jeunes esprits qui se sont notamment implanté au sein du club de l’Horloge, cercle de pensée qui s’efforçait d’établir au tournant des années 80 des passerelles entre droite et extrême droite. Fidèle à un combat métapolitique d’inspiration gramscienne, Alain de Benoist s’est bien gardé d’approcher de trop près les joutes partisanes en général, et le Front national en particulier. » Mais Alain de Benoist est resté le pape de cette «Nouvelle Droite», appellation générique attribuée à ce courant de pensée.

 

« Depuis, l’intéressé s’est appliqué à brouiller les cartes. L’anticapitalisme, la contestation de la démocratie libérale et du parlementarisme, la dénonciation d’élites jugées dévoyées, et le rejet de la prééminence des droits de l’homme et du métissage, constituent des constantes de sa pensée. Mais pour éviter de se retrouver confiné à l’extrême droite de l’échiquier intellectuel, Alain de Benoist s’est ingénié à nouer des liens avec des penseurs de l’autre bord sur fond de dénonciation des dégâts culturels de la mondialisation et de rejet de la société de consommation. »

 

« Après avoir tout détruit, le capitalisme, tel un scorpion, ne peut plus que se détruire lui-même. Saturation des marchés, explosion de la dette, baisse tendancielle des taux de profit, déclin européen, généralisation de la fausse conscience, activation d’un processus sub-chaotique de décivilisation, le monde semble être entré dans une phase implosive, voire terminalePeut-on en sortir autrement que par la guerre. Oui, il n’est plus déraisonnable de penser que la guerre approche et que ce sera une nouvelle guerre mondiale, qui ne sera pas une guerre de civilisation entre l’Islam et l’Occident mais entre l’Est et l’Ouest. » écrit le de Benoît nouveau.

 

Et ce Benoist-là fait bander le vieux Onfray ! Ce de Benoist qui applaudit et loue Zemmour avec sa dénonciation d’une «idéologie dominante fondamentalement déconstructrice». Maître Alain de Benoist félicite également l’élève pour avoir «bien compris qu’aujourd’hui, ce n’est plus le vieux clivage droite-gauche qui structure les esprits. Le clivage fondamental, désormais, c’est celui qui oppose le peuple à des élites mondialisées qui n’ont jamais digéré la souveraineté populaire et ont fait allégeance à la mondialisation économique».

 

« Une chose me frappe lorsque je voyage en Europe […], je trouve que les Italiens sont formidablement italiens, les Allemands formidablement allemands, idem pour les Espagnols. Il y a en revanche une dépersonnalisation incroyable des Français ».

 

Et Alain de Benoist de fustiger les «spécialistes en cordons sanitaires et dénonciations édifiantes, les défenseurs du monothéisme du marché, les nouveaux curés des droits de l’homme qui dispensent leurs sermons moralisateurs, se veulent défenseurs du Bien […] et remplissent ainsi leur rôle de chiens de garde du système en place.»

 

Renaud Dély frappe juste dans ce magma des deux extrêmes qui se mêlent, se mélangent, deviennent miscibles :

 

« Michel Onfray a raison, Alain de Benoist a évolué : il n’a sans doute jamais été aussi proche du discours du Front national.

 

Dans le dernier numéro d'«Éléments», quatre pages à sa gloire invitaient «le philosophe normand» à faire son «coming out réac».

 

Intitulé «Cher Michel Onfray, encore un effort !», l’article énumérait une liste de «points communs et convergences» entre ses écrits et déclarations et «les positions et les options que l’on trouve dans les colonnes d’ « Éléments » et dans les livres d’Alain de Benoist.»

 

Il s’achevait par cette formule : « La balle est dans votre camp, Michel Onfray ».

 

Comme me le fit remarquer Ducourtioux « il y a du Déat dans ce gars-là ! »

 

Le même Ducourtioux, consciencieux, revenait à l’objet même de notre mission : Juppé, un Juppé furax contre cette face d’œuf de Bruno Le Maire :

 

Les faits

 

« Au mois d'octobre dernier, alors que la campagne pour la présidence de l'UMP vient de commencer, Bruno Le Maire, visiblement très satisfait, raconte à ses troupes qu'il a reçu un coup de fil d'Alain Juppé. Selon lui, le maire de Bordeaux lui aurait proposé de soutenir officiellement et publiquement sa candidature en échange de son engagement à ne pas se présenter à la primaire de 2016 pour départager les candidats à l'investiture pour l'élection présidentielle. »

 

Réaction ulcérée de Juppé :

 

« Ce garçon [sic] est incroyable ! C'est exactement le contraire qui s'est passé. C'est Le Maire qui m'a téléphoné pour me demander de me prononcer publiquement en sa faveur.

 

Je lui ai alors répondu : « Dans ce cas, Bruno, j'imagine que tu ne te présenteras pas en 2016 et que tu soutiendras ma candidature… ? » On en est restés là. »

 

Et Juppé d'ajouter, furieux : « Ce garçon est un opportuniste. »

 

Très juste Alain !

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