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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 00:09

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Comme je suis un fieffé coquin je n'ai pu résister au plaisir de vous offrir en apéritif ce dimanche matin une flute de vin de pays de la Marne plus communément connu sous l'appellation champagne pour que vous puissiez vous adonner à vos deux plaisirs favoris : boire et lire où, là, il n'est pas nécessaire de choisir link

 

Mon appel à vos plumes a été entendu, j’en suis bien aise. Mon espoir c’est que ce ne sera pas qu’un feu de paille, comptez sur moi pour souffler sur les braises.


Aujourd’hui c’est Jean-Pierre link qui s’y colle avec une nouvelle : « Voilà ce petit texte sans prétention, toute ressemblance etc., etc...


Ce fait divers sera-t-il classé ? ajoute-t-il malicieusement.

 

Je précise que la référence champenoise est de mon cru, Jean-Pierre réfugié en Normandie ne m'a bien sûr rien demandé.



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« Téléphone maison... ! »                                                      

                                               

«  À l’instar de nombreux  parisiens, leur grand fils étudiant à Londres,  et après mûre réflexion, ils optèrent pour une vie provinciale, la bruyante capitale n’ayant plus les attraits d’antan.


 

Jamais Antoine, ingénieur à haute responsabilité dans le Golfe, ne laisse  filtrer le moindre détail sur ses activités, pas même à Lucy. Chaque mois un taxi le dépose devant l’église pour quatre ou cinq jours de repos, rarement plus.


 

Lucy rencontrée lors d’un colloque à Londres partage sa vie depuis bientôt 25 ans. Attachée de presse elle parle maintenant un joli français gardant juste une pointe d’accent pour le fun, du grand fleuve, admirant  les lumières du soir. On peut les croiser faisant du VTT sur les petites routes au milieu des vignes ou, main dans la main, sur la digue admirant  les belles lumières du soir.


 

Grande, le cheveu court, de jolis yeux pers derrière de fines lunettes cerclées, Lucy est un modèle de discrétion : la « cinquantaine épanouie » comme disent les magazines.


 

À l’automne dernier le notaire leur  fit découvrir ce presbytère en vente  depuis des  mois ; les travaux de restauration rebutaient les acquéreurs potentiels, mais eux, sans barguigner, signèrent  tant le charme de cette bâtisse en pierre  couverte d’une treille les conquit.


 

La Cambe St Martin : village de charme qui compte à peine 500 résidents en hiver mais le double à la belle saison. Classé «  site touristique d’exception », panneaux « gîtes et chambres d’hôtes » y fleurissent comme jonquilles en avril.


 

Ce jardin de curé, clos de hauts murs préserve l’intimité, seule sa grille rouillée surmontée d’une croix permet  un coup  d’œil furtif sur trois rosiers, un lilas  et quelques iris ; orties et ronces y prolifèrent et « la Josiane » en voisine empressée, a vite signalé les compétences de son grand fils, chômeur – mais pas fainéant – pour remettre en état la pelouse et l’animer de quelques fleurs.


 

« Pendant ce temps-là y fera pas de conneries avec sa bande !... »


 

À l’occasion elle-même ne rechignerait pas à faire les vitres, passer l’aspirateur voire au besoin nourrir Castor, le vieux siamois sans queue.


 

L’aménagement de ce cocon perdura, la toiture en ardoise ayant été plus onéreuse que prévu à cause d’une charpente  vétuste, bref  volets roulants et caméra de sécurité furent remis à plus tard tout comme le renouvellement de la vieille Austin.



L’église du XIIe domine le bourg, attirant les touristes, en bas au  coin de la rue le boucher et sur la place aux cinq tilleuls étêtés l’agence immobilière et le boulanger qui, aux beaux jours dispose trois tables en plastique sur le trottoir. Le bar-tabac a fermé l’an passé.


 

..................................Ce matin-là très tôt, retentissent  les sirènes, les rares passants s’interpellent : pompiers  puis gendarmes débarquent la minute suivante .Couteau en main, le boucher surgit  pendant que sa femme se jette sur  le téléphone pour alerter Fred le localier. *


 

Josiane, immédiatement interrogée dans le jardin par deux gendarmes déclare :


 

« ...qu’elle n’a rien entendu de particulier mais que, réveillée par les grognements de Kroko, son teckel, elle a bien, depuis la lucarne des toilettes  aperçu de la lumière dans le salon ...


...vers 4h du matin, oui, il faisait encore nuit...


 

...Oui, parfois toute la nuit quand elle travaille sur son ordinateur...


 

....Non les volets ne sont jamais fermés ...à cause de la vigne...


 

...Je passe l’aspirateur, range la cuisine, et le salon et parfois m’occupe du chat quand elle s’absente...


 

...Non, c’est en anglais et je ne comprends pas ... »

 

 

Dissimulé par une couverture de survie le corps est embarqué dans l’ambulance rouge, direction Saumur.


 

Survient Fred, sans casque, il gare sa moto Guzzi et rejoint les gendarmes, surpris de se voir tancer par la blonde gendarmette (sans doute une stagiaire...)


 

Trois jours plus tard, Lucy réapparait.


 

Regard caché par des  lunettes noires, un bandage  dépassant de sa manche de veste en lin, elle sonne  à la barrière de la voisine et attend, n’osant affronter les crocs de Kroko :


 

« Hello! Josiane ... je viens pour vous remercier et aussi je vous dire au revoir ou plutôt adieu ! Oui adieu et bientôt la maison sera mise en vente. Grâce à votre fils je suis encore vivante  et ...naturellement je ne porterai pas de plainte contre lui ! »



« Ô Madame Lucy, quelle triste histoire, je vous fais toutes mes excuses ! Mais entrez donc ! »


 

Lucy : « Bien sûr à cet âge on fait des bêtises ... Au fond, je ne lui en veux pas, même s’il s’est introduit chez moi de cette vilaine manière : et puis, entre nous, ce n’était pas du très bon whisky ...»


 

Elle poursuit : « Vous savez Josiane, apprendre que son mari vous quitte par SMS sans autre explication alors que nous avions tant de projets ... nous pensions vivre ici paisiblement ... c’est tellement....... stupide, voilà pourquoi j’ai voulu en finir ! »


 

Josiane tout en servant le café :« Mais, c’est vrai au fond : vous avez eu de la chance dans votre malheur, tiens, moi, mon homme y  m’a plaqué quand le gamin était tout petit mais bon, entre le boucher et le boulanger, j'ai pas à me plaindre , y sont gentils et ...discrets ! »


 

Le moment venu de prendre congé, Lucy traverse la  petite rue mal pavée, pousse la grille, et là, sur le seuil patiné  remarque  quelques éclats de verre qui scintillent, lui revient alors  ce geste fou, quand de colère elle projeta  l’objet nomade dans la porte vitrée  puis ... commit l’irréparable ...


                         De la boîte aux lettres dépasse un pli à entête « Gendarmerie Nationale- Urgent »

 

JPG  link 

 

*(correspondant de presse).

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:00

À Vino Bravo les 20 mn magistrales, à ne pas confondre avec un cours magistral, de Michel Maffesoli m’ont séduit.


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Que voulez-vous, un homme capable de nouer lui-même un nœud papillon, de passer des chaussettes rouges blotties dans des chaussures avec des lacets du même rouge, pour venir plancher, à Vino Bravo, à Bordeaux, ne saurait être totalement mauvais.


Qui plus est, pour moi, un professeur à la Sorbonne qui traite Minc, Attali, Plenel... « De  moralistes aux petits pieds » ça ne peut que me mettre en joie.


Dans son dernier livre «Les Nouveaux bien-pensants»* paru début janvier le sociologue Michel Maffesoli, fustige la pensée unique et ses représentants, qui sont bien loin des préoccupations de la vie quotidienne des citoyens.


* Michel Maffesoli et Hélène Strohl « Les Nouveaux bien-pensants » Edition du moment. 16,95€.


[...] J’ai voulu prendre quelques caricatures de ceux que j’appelle des donneurs de leçon, des moralistes aux petits pieds. De ce point de vue, j’ai repris ce que Durkheim appelle des figures emblématiques. Attali, qui répète, vole des idées et se les approprie. Minc qui est un économiste qui fait la même chose. Il a pignon sur rue, il a ses charentaises dans  ses émissions de télé pour dire ce qu’il a volé d’autres. J’ai pris d’un point de vue journalistique la figure de Plenel qui est un inquisiteur. Il continue dans le journalisme ce qu’il a commencé dans sa militance trotskiste, toujours vouloir, avec prétention, apporter la vérité aux autres, fusse d’une manière violente. On voit bien ce qu’il appelle le journalisme d’investigation est en fait une autre manière de jouer de l’inquisition [...]


Vino Bravo : Bacchus fédérateur ou l'apprentissage du boire par Michel Maffesoli

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:09

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Ceci est une nouvelle rubrique à suivre chez le Taulier rat des villes qui fut un rat des champs…


Avant 1860, Paris était à la campagne… la ville sentait le crottin…


Depuis, qui ne rêve pas qu’ « Il faudrait construire les villes à la campagne, l'air y est plus sain » ? *


-         Vous êtes le vrai Parisien, vous ?


-         Tout à fait. Mère turque et père polonais. Enfance dans la Drôme puis la Mayenne. À huit ans je débarque au coin de la rue de Sèvres, au-dessus de la station Croix-Rouge qui est toujours fermée. Le métro fait trembler l’immeuble.


C’est signé Raphaël Sorin dans Parisiennes aux éditions Le Temps Qu’il Fait en 1992.


C'est en avril 2009 dans un « libre-propos d’un cycliste parisien buveur de vin… » que je citais ce dialogue.


Notez SVP Sur la photo de Mohror, Raphaël Sorin, Robert Doisneau et Robert Giraud sont assis aux Ministères, rue du Bac en 1983.


Et que « La Commission Pléniaire de Protection de la Santé Publique de France (CPPSPF) a obtenu, en référé, du Tribunal d'Instance de Paris, que les verres et la bouteille de vin soient, à l'aide de Photoshop, supprimés du cliché. Seule la cigarette de Raphaël Sorin a échappé à la censure car le préposé à la surveillance de la Toile de la CPPSPF ne l'avait pas décelée lors du pré-visionnage des blogs traitant du vin (nouvelle loi de protection de la Santé Publique) »


J’écrivais donc en ce temps reculé :


« Dans le langage «provincialement correct» se voir qualifier «de vrai Parisien» est une forme moderne de l’infamie, marque au fer rouge indélébile comme les putains.


J’exagère, à peine. Certains me diront : vous l’avez bien cherché «les Parisiens » avec vos BHL, Sollers, Gluksmann, Beigbeder&Co, tous ces intellos piliers du Flore ou de la Closerie des Lilas, tous ces ex-soixante-huitards boboïsés, ces fils de pub et de la télé… J’en passe et des meilleurs… Les PPDA, Ségala, Ferrari, Arthur, Ardisson …


Nous voilà donc tous enfournés dans le même sac avec eux, comme les paysans dans le sac de patates de Marx&Engels.


Un peu court ne croyez-vous pas ? »


Si vous souhaitez tout savoir sur le CV du Taulier allez donc consulter la suite ICI link

 

Parigot de raccroc mais pourquoi cet amour immodéré pour le vélo ?


La réponse est ICI link 


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Vous saurez tout sur mon fier destrier noir que j’ai chevauché pendant  des années sur le macadam et les pavés de la ville capitale.


Avant de me mettre en selle, une Brooks évidemment, d’enfourcher ma nouvelle flèche d’argent, je vais vous livrer une bonne nouvelle :


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Rue Volta à Paris, dans le 3e arrondissement Marin Karmitz et son fils Nathanaël Karmitz (MK2) vont ouvrir un cinéma créé par l'architecte milanais Andrea Branzi qui « s'inscrit dans un nouveau quartier très branché financé par un discret millionnaire. La «jeune rue» est un concept unique au monde, où 35 designers vont concevoir tous les commerces de bouche (boulangerie, poissonnerie, fromagerie, restaurants...), le tout géré par les meilleurs agriculteurs de France, en lien direct avec les consommateurs.


Sur les 35 commerces prévus (fromagerie, bar à huîtres, glacier, meunerie, boucherie...), cinq ouvriront entre avril et mai dans cette même rue. »


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le n° 3 de la rue Volta

 

* Phrase attribuée à tort à Alphonse Allais mais qui serait le fruit d’un certain Jean Louis Auguste Commerson, dit Commerson, Pensées d'un emballeur.

 

à suivre...  

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 10:00

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Samedi après-midi soleil sur Paris, première sortie à vélo, mollo mollo, cap sur mes champs de livres, les librairies, pour une moisson de pages imprimées. Bonheur d’une liberté retrouvée : la rue des écoles c’est compagnie link puis, accoté au café de Flore, l’écume des pages link

 

Lundi matin vous avez eu droit à mon premier mets : le délicieux livre de Jean Rochefort « Ce genre de choses » savouré d’une seule traite, sans hâte, mais en sauçant l’assiette. Mais ce n’était qu’un hors-d’œuvre hors du commun qui attisait ma faim. Insatiable, dans le métro qui me hissait dans un quartier improbable pour un dîner de chair j’entamais avec la même gourmandise  La Petite Communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon, Actes Sud, 320 p., 21 euros.


51IFnZt4RWL.

 

Par bonheur le trajet était long, assis je me régalais. Marcadet-Poissonniers, juché sur un haut tabouret de la Rallonge link  je m’offrais, en sirotant un verre de coteaux-du-giennois, une nouvelle tranche de ce petit livre. L’avantage de dîner avec une copine c’est que les copines sont toujours en retard, ça vous donne le temps de lire.


Comme je ne me suis pas reconverti en critique littéraire, et que mon temps est compté, j’ai glané chez des « consœurs » de la presse écrite du matériau pour vous faire partager mon enthousiasme.


Dernier point, comme mon appétit reste très affuté je vous narrerai, dans les jours qui viendront, la suite de mon festin de livre avec un retour vers le terroir...


« Ceux qui n’étaient pas nés en 1976 liront la Petite Communiste qui ne souriait jamais, roman documenté, afin de découvrir le phénomène d’1 m 47 qui détraqua les tableaux de notation avec son premier 10 sur 10. A l’affichage, c’était 1,0 : les ingénieurs programmateurs de Longines n’avaient pas prévu qu’un concurrent ferait mieux que 9,99. » 

 

Claire Devarrieux Libération 15 janvier  2014 link


« Tout commence – forcément – à Montréal, quand surgit aux yeux du monde entier cette « machine poétique sublime » qui « jette la pesanteur par-dessus son épaule ». Voilà sept ans que, dans l’école de Béla Károlyi, son entraîneur, elle s’exerce, souffre et s’endurcit, répétant sans relâche chaque geste jusqu’à l’épure absolue, apprenant à ne pas avoir peur de se faire mal. Quand les caméras se braquent sur elle, sa tunique stricte, sa queue-de-cheval à ruban, c’est pour découvrir une athlète d’exception «douloureusement adorable, insupportablement trop mignonne ».


Ce texte en constant équilibre, on jurerait que Lola Lafon l’a écrit les mains enduites de magnésie. Pour ne pas tomber, tout en s’autorisant des figures périlleuses – ainsi des échanges entre la narratrice et Nadia, qui lui permettent de s’interroger sur le droit de parler à la place de son héroïne, et sur les versions de l’histoire. Sans jamais donner l’impression de l’effort ni trébucher, Lola Lafon sait tout à la fois quel élan prendre pour écrire chaque scène, et à quel moment arrêter son geste. Verdict ? La Petite Communiste… est un texte sur la grâce qui en est tout empli. »

 

Raphaëlle Leyris  Journaliste au Monde link

 

« A travers Nadia, c’est aussi le corps féminin qui est ausculté, dans ses transformations, dans sa représentation. La gamine surdouée deviendra une femme, ce que beaucoup de journalistes n’ont pas accepté  !


« Les Russes ont fasciné le monde entier avec Spoutnik, et, comme les Etats-Unis, ils garderont leur supériorité militaire. La Roumanie, elle, fait de celles que Béla appelle ses « fillettes missiles » le show mondial le plus adorablement fascinant avec l’arme suprême : la bombe Nadia C., qui exécute ce que des spécialistes américains évoquent en ces termes, « de la démence pure, une impossibilité biomécanique ». »

 

Marie-Florence Gaultier L'Expresslink

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:09

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Coaltar à tous les étages, coup de blues en rafales : les Français dépriment, se défient de tout et de rien, râlent, manifestent, s’engueulent, s’insultent, s’enfoncent dans une morosité bougonne, trop de ceci, pas assez de cela, overdose de solitude, c’est le burn-out généralisé.


N’étant ni sociologue, ni psychologue, ni politologue, ni conseil en ceci ou cela, je me pose une seule question : « Ne serions-nous pas en panne de lieu de convivialité ? »


Entre 2007 et 2011, Paris avait vu le nombre de bars baisser de près de 7%, selon l’atelier parisien d’urbanisme. Actuellement, la capitale compterait autour de 1.500 bars, pour un total de «32.000 à 34.000 sur tout le territoire français», alors qu’«en 1960, il y en avait 200.000 en France». link


L’image d’Epinal du bar où tu pouvais te taper tranquille un vrai jambon-beurre en éclusant  un ballon de rouge à toute heure du jour ou de la nuit, est définitivement rangée au fond de la boîte en fer du grand-père. Y’a même plus d’œufs durs au comptoir dans les bars faut bouffer du réchauffé sinon tu te fais lourder. Service grincheux, douloureuse de plus en plus lourde, déco pompeuse, sandwiches sous cellophane, bière qui te donne soif, pinard de petite vertu… Bref, t’as plus envie donc tu fuis…


Pas étonnant que le jambon-beurre soit grignoté par la concurrence vu qu’on l’achète de plus en plus dans la rue pour le bouffer debout en marchant, ou assis dans le métro, ou en solitaire sur un banc. Rares sont ceux qui font couler la miette.link Alors ils vont au Mac Do où le plateau est aussi gai qu'une ration de l'AP de Paris.


Pas étonnant que plus de 12% des salariés présentent un risque élevé de burn-out, selon une étude. Les cadres sont tout particulièrement touchés.link 


Dans ce paysage dévasté 2 bonnes nouvelles :


1-               Le retour en force du baby-foot dans les bars ;


2-             Facebook va-t-il perdre 80% de ses utilisateurs d’ici 2017 ? link 

Que du bonheur : une bonne partie de baby-foot dans un bar exige que l’on bouge son cul de son fauteuil, qu’on abandonne son écran chéri où l’on passe son temps à poster des commentaires pourris sur le mur d’un ami de Face de Bouc.


Face de Bouc est en effet malheureusement de plus en plus la fosse d’aisance de la cohorte des crétins haineux et refoulés. Les brèves de comptoir du populo ne volaient pas toujours très haut mais au moins elles étaient proférées en public loin de l’anonymat de la Toile.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:00

Utiliser une maxime d’un dénommé Boileau, et pire encore Nicolas de son prénom, pour promouvoir le vin, vous avouerez que votre Taulier ne recule devant aucune provocation pour secouer le cocotier d’un monde du vin bien convenu…


« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »


Oui je remets à nouveau l’ouvrage sur le métier :


Passard-069.JPG

 

Juin 2012 je titrais « Le taulier qui n’est pas mou du genou fait une proposition indécente aux vignerons : venez faire de la réclame gratis sur Vin&Cie ! » et d’embrayer sur un petit couplet :


 

« Les idées simples ne sont pas forcément des idées courtes. Elles peuvent faire leur chemin et prospérer. L’argent ne fait pas le bonheur, plaie d’argent n’est pas mortelle dit-on mais il n’empêche que pour mettre du beurre dans ses épinards disposer d’un peu de blé ne nuit pas.


 

Dans notre monde du vin certains disposent de ce blé qui leur permet de se faire connaître en investissant dans des moyens commerciaux, de la publicité et de la communication.


 

Je n’épiloguerai pas sur eux, sauf à signaler que l’essentiel de l’argent dépensé dans le secteur du vin l’est via l’argent collectif des Interprofessions qui, par construction, est aussi le vôtre, chères vigneronnes et vignerons.

 

Pas simple de concilier la masse et l’infiniment petit, de privilégier ceux qui tirent la charrette, les plus dynamiques, ceux qui se bougent, qui ne restent pas les deux pieds dans le même sabot et de remuer le gros de la troupe. »


Lire ma proposition ICI link

 

Conclusion de l’époque valable encore aujourd’hui :


« Ne soyez pas timides, libérez-vous du qu’en dira-t-on, faites du Pousson, laissez-vous aller, faites comme si vous alliez à une fête, sans chichis, soyez vous-même, ne cherchez pas forcément à plaire, souriez : vous êtes filmés. Sachez que le Taulier saura aussi vous guider, vous aider à surmonter votre légitime pudeur et faire en sorte que vous vous sentiez à l’aise.


 

Bienvenue donc à toutes et à tous chez un Taulier qui n’est pas mou du genou (il ne l’est plus) et qui n’aime rien tant que de joindre le geste à la parole.

 

Vous pouvez poser devant l’objectif avec vos vins là où vous le souhaitez : sur votre tracteur enjambeur, au café du coin, sous une tonnelle, dans votre chai à barriques, entre vos rangs de vigne, juchés dans les arbres ou sur votre âne, en couple aussi bien sûr, c’est comme vous le sentez !


 

À bientôt je l’espère sur mon espace de liberté pour vous présenter en compagnie de vos beaux vins (désolé ça m’a échappé…)

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:09

« Adieu coquelicots » ou le dossier de l'agriculture, une émission du 3 mars 1970 à la télé nationale, encore en noir et blanc, dans un décor spartiate, cristallisait le malaise identitaire des gaullistes et des dirigeants paysans. Elle était signée et présentée par François-Henri de Virieu chroniqueur au journal Le Monde.


Voici 2 petits extraits du texte puisé dans mon roman du dimanche.


« Oser mettre en avant que l’avenir était ce GAEC de l’Isère avec son étable de 1000 vaches laitières, ses deux éleveurs, dont l’un d’eux était prof de maths constituait un crime de lèse-agriculture familiale. La France éternelle des champs se voyait ravaler par des technos, tel René Groussard, au rang d’un secteur comme les autres à moderniser à marche forcée. Ironiquement je soulignais, face au bel Albin médusé, et à un Préfet au bord de la défaillance, que le mémorandum Mansholt publié à la fin de 1968 et le Rapport Vedel affirmaient sans détour qu’une partie de la paysannerie était condamnée à terme et qu’elle devait se reconvertir. Pour Sicco Mansholt 80% des exploitations sont trop petites. La pilule est amère même pour les modernistes, tel Michel Debatisse car le diagnostic des «technocrates» mettait à nu les ambigüités de leur propre pensée.

 

En effet, martelais-je, comment pourraient-ils concilier leur stratégie économique de modernisation qui jetait sur le bord du chemin beaucoup de paysans et le mythe de l’unité paysanne chère à la FNSEA. Faisant étalage de mes lectures je citais une tribune de Maurice Papon  publiée dans le Monde le 8 avril 1969 « Mansholt et Malthus », ou il usait de sa rhétorique pour stigmatiser ce plan qui  pour lui « est une erreur à l’échelle de l’histoire » car il risque « d’amplifier le risque de massification urbaine sur lequel la société urbaine sera sans doute obligée de revenir pour survivre ». Un grand visionnaire le Maurice ! »


« … Moi le fils de paysan vendéen je ne pouvais rester indifférent à cette fameuse « Révolution Silencieuse » de Debatisse qui allait broyer beaucoup des miens. Du petit cartable qui m’accompagnait toujours je tirai une coupure des débats à l’Assemblée Nationale où Michel Cointat se livrait à un grand moment de démagogie qui devrait figurer dans une anthologie de la pensée agrarienne. ... « … À la suite d’affirmations technocratiques hâtives, les agriculteurs n’ont plus osé croire en l’ordre éternel des champs»

 

Je vous invite fortement à visionner les 10 premières minutes de l’émission sur une vidéo de l’INA.

 

link


Tout à la fin vous y découvrirez, les visages de Sicco Mansholt commissaire à l’Agriculture et de Jacques Duhamel, alors Ministre de l’agriculture. Puis autour d’une table, lors du congrès de la FNSEA de Lyon : Michel Debatisse, Bernard Lambert avec son éternelle clope et un Raymond Lacombe tout jeune. Enfin dans le début du reportage vous pourrez voir un cheval dans les vignes.  

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:00

« Tirez pas sur le pianiste » avant d’avoir lu cette courte chronique !

 

J’adore emmêler les fils pour en faire des écheveaux, des échezeaux, ne montez  pas sur vos grands chevaux…

 

C’est du François Truffaut, un film qui a suivi, en 1960, les 400 coups avec Charles Aznavour en pianiste timide et la trépidante chanson Avanie &Framboise de Boby Lapointe.


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J’adore les bords de bar, les hauts tabourets et les samedi soir passés à papoter avec une « Audrey Hepburn » en scooter comme dans Vacances Romaines de William Wyler.


Bien sûr, je ne suis pas Gregory Peck mais je me soigne.


J’adore le risotto !


Alors photos…


Les Tapas de la Rallonge link avec en vedette les 2 risotto chipirons et coquillettes… et pour le liquide lisez donc le Saint-Simon du carignan Michel Smith  Carignan Story n°54 : Vinci, ou la grâce du « Rafalot »link


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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:09

Brel et son dernier repas : « En haut de ma colline/Voir le soir qui chemine/Lentement vers la plaine/Et là, debout encore/J´insulterai les bourgeois/Sans crainte et sans remords/Une dernière fois… »


La référence, incontestée et incontestable, au Grand Jacques denté, dont nul ne pouvait contester la sincérité, par Luc Charlier augure au mieux de la contribution de mes invités sur ou dans mon espace de liberté.


Merci à lui en espérant puisqu’il donne le bon exemple, une fois n’est pas coutume, vous le suivrez comme un  seul homme car, comme chacun sait, la femme est l’avenir de l’homme.


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« La juraphobie « Arbois-bashing » sévissante ne me plaît guère. C’est Brel qui chantait « ce vin si joli qu’on buvait en Arbois » et je lui donne raison.

 

J’ai eu l’occasion d’évoquer dans cet espace de liberté – on dirait « sur cet espace » dans le Roussillon – le goût de ma mère pour les voitures rapides (et ostentatoires) et sans doute celui de feu mon père pour les bouteilles un rien acides. Pagnol en avait parlé avant moi dans l’Auto de ma Mère et le Boire de mon Père. La famille conciliait les deux, à une époque où les autoroutes ne reliaient pas Bruxelles à la Savoie, en quittant le Brabant le vendredi en fin de matinée – présence hospitalière oblige, en un temps de faible densité médicale – et en roulant vite, fort vite (années ’60), sur l’axe Charleville-Mézières/Saint-Dizier/Lons-le-Saulnier pour arriver à Arbois, parfois Saint-Amour en Jura, en début de soirée, juste à temps pour le coq au Vin Jaune. Mon frère et moi râlions pendant 600 km, recroquevillés sur les deux petits tape-culs inconfortables à l’arrière du coupé. Mais, « Meninos não têm queixas » comme ne disaient pas mes parents pour qui le portugais était de l’hébreu, mais ils n’en pensaient pas moins.

 

Ces sévices eurent au moins un avantage : ils nous ont ouverts au «goût de jaune» et à celui, plus simple à assimiler, du vin de paille. Oh, je sais, les beaux esprits hiérarchiquement corrects de l’hexagone, Groin-groin et Oquatorze en tête, vous diront que ce ne sont que des succédanés – à Perpignan, M. Alliot dit « ersatz », lui – des liquoreux du Cérons et des « Xérès » (mauvaise orthographe en français dans le texte) mais j’ai un avis différent.

 

Mon Pochtron 1er, le pote à Evin, trône de manière hiératique entre un Château-Chalon 1991 (naissance de la Loute) au goût de jaune très affirmé – on aime ou on n’aime pas – et à l’acidité dominée, dans son joli clavelin de 62 cl, et un Vin de Paille 1998 (début de ma psychanalyse) extrêmement suave.

 

Voilà, Taulier, une réponse au pied levé à tes vœux de vie nonchalante et désœuvrée. Quant à moi, c’est le contenu de ces flacons qui m’a permis depuis deux jours de tenir tête – si je peux m’exprimer ainsi – à la gastro-entérite épidémique qui me condamne à une sédentarité passagère. »



Jacques Brel - Le dernier repas par kiki_75

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:00

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Mon rêve : ne rien faire ! Attendre «Pépère» vos écritures et me contenter de les copier-coller sur la zone prévue à cet effet. Je vous ai tant et tant écrit : 4000 et quelques chroniques en presque une décennie. Me rappelant, qu’insolents et irrespectueux, nous avons scandé le 13 mai 1968 « 10 ans ça suffit ! » à l’adresse du Général Président, je me suis dit en ce début  d’année qu’il me fallait le lever le pied avant de subir l’outrage de ce type de slogan.


Chemin faisant, en pédalant à nouveau, une idée a germé : et si je leur demandais à mes chers lecteurs de faire un petit effort et d’écrire à ma place sur mon espace de liberté ?


En voilà une bonne idée, une forme de sous-traitance sympathique qui suppléerait mes lacunes et mes insuffisances de gouteur de vin.


Simple comme une bouteille aimée !


1-    Vous faites comme mes copines blogueuses qui dégainent leur petite machine à faire des photos plus vite que leur eye-liner : une photo en pied du flacon et une de l’étiquette.


2-  Vous tartinez un petit commentaire de votre cru, sans chichis, comme ça vous vient. Nature quoi !


3-  Vous nous dites le pourquoi du comment qui vous a poussé à choisir cette quille avec tous les détails d’intendance, tout ce que bon vous semble, tout ce qu’aiment lire les dégustateurs éclairés.


Et ne venez pas maintenant me dire que c’est trop  difficile, que vous n’avez pas le temps, que ça fait un bail que vous n’avez pas fait de rédac, que ça ferait se marrer votre belle-mère, que vous avez mieux à faire.


C’est un défi !


J’espère que certains de vous relèveront le gant.


L’humour, la dérision, même les jeux de mots à deux balles, la précision, le pourcentage des cépages, la vie sentimentale du vigneron, tout est permis sauf les conneries.


Je ferai mon travail de rédac chef.


Pour ceux qui ont de l’ego une petite photo de leur tronche de vin sera bien sûr la bienvenue.


Maintenant je pars brûler un cierge à mon saint patron pour que ma supplique ne fasse pas un flop.


Par avance merci de venir coucher vos mots sur mes lignes…

 

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