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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 00:09

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Clap de fin !


« Trousse-Chemise »… l’appellation fait rêver. C'est la plus petite forêt domaniale de l'île de Ré, ce n'est ni la plus belle, ni la plus grande, ni le plus ancienne de cette île.  « Trousse-Chemise » invitation à l’amour depuis que Jacques Mareuil a écrit en 1962 les paroles chantées par Charles Aznavour.


Cette dénomination renvoie pour certains à l'époque où il fallait relever sa chemise pour traverser le gué de Loix à marée basse sans se mouiller et pour d’autres ce serait un hommage rendu à celles et ceux qui avaient montré leurs fesses aux Anglais enfin chassés de l'île.


Qu’importe, ce petit bois a même été cultivé. On voit, ici et là, des vignes, vestiges des temps anciens, qui poussent au milieu des arbres.


Et dans la chanson on y boit 2 bouteilles de vrai muscadet.


« En quatre ans, en certains endroits, les dunes de Trousse-Chemise ont reculé de 120 mètres, et la forêt a suivi le mouvement. Pour essayer de limiter les dégâts, on a entassé des branchages juste derrière la place. Ils sont censés faire office de piège à sable pour permettre la reconstitution du cordon dunaire.


Les arbres poussent derrière, et les plus avancés se trouvent maintenant au bord de la plage, dessinant une frontière fragile et poreuse entre le monde de la mer et celui de la forêt. » notait en janvier 2013 PIERRE TILLINAC dans Sud-Ouest.


« Ces derniers jours, alors qu’on était loin de la force du vent de Martin ou de Xynthia. Il y avait certes de gros coefficients de marée (108, vendredi 3 janvier) mais pas la marée du siècle non plus. Pourtant, une nouvelle fois, le littoral charentais a souffert en ce début janvier. Et, en particulier, sur ses côtes les plus exposées, celles des îles de Ré et d'Oléron.


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Christian Bourgne, le maire des Portes-en-Ré, parle de Trousse-Chemise, régulièrement mise à mal par les offensives de l'océan. Les racines des pins maritimes qui marquaient la frontière entre la plage et la forêt, y sont régulièrement mises à nu.


« Cette fois, ce n'était pourtant pas une grosse tempête. On en a connu de bien pires. Mais elle a encore mis au jour la fragilité grandissante du littoral. Il faut protéger notre île. » L'exposition au vent ? Trousse-Chemise est plein nord et subit donc les effets des vents d'ouest, nord-ouest.


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Et si le bois de « Trousse-Chemise » disparaissait comme le vrai Muscadet…

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 10:00

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Le 2 janvier 2014  à 9:00 Bob Parker à Twitté 15 fois sur mon compte pour me faire bénéficier de ses hautes pensées de gourou du vin mondialisé positionné définitivement sur une voie de garage (normal pour l'inspirateur des vins de garage).


J’ai retenu la prédiction n°11, qui n'est pas une prédiction d'ailleurs mais un foutage de gueule, car elle me concerne et que je la trouve très pertinente.

 

11. Wine bloggers will continue to complain about their failure to monetize their sites and earn respect:) 


En effet, pour savoir comment récolter un max  de pognon en une petite poignée d’années il est une vérité première : mieux vaut s’adresser à un expert du changement  du vin en blé du calibre de Robert Parker Junior qu’au fils du charpentier de Nazareth qui lui se contentait de faire des miracles en changeant l’eau en vin et en multipliant les pains.


Comme disait ses apôtres en Espagne, les honorables Jay Miller et Pancho Campo qui n’étaient pas des enfants de chœur « mieux passer à la caisse que de passer à la trappe »link Ces moissonneurs-rabatteurs ont pendant tout un temps fait le bonheur de son fonds de commerce avant que ce cher Bob, très Ponce-Pilate, ne les abandonne en rase campagne. Normal, avant de vendre la boutique fallait bien mettre les détritus sous le tapis.


Que t’ai gagné beaucoup de pognon, et en ai fait gagner un max aux GCC de Bordeaux peu me chaut ! Si tu estimes avoir réussi ta vie grand bien te fasse mais de grâce fiche nous la paix avec tes aigreurs  d’estomac provoquées par ces petits blogueurs de merde qui ne savent même pas faire du blé.


C’est leur problème Coco !


Tes prévisions à la noix Bob, tout le monde ou presque s’en tamponne. Il faut dire qu’elles volent très haut, si haut que j’ai comme l’impression qu’elles atteignent la hauteur des lieux communs les plus éculés.


Il y a un temps pour tout Robert, il faut savoir remiser ses gants à temps, ne pas faire le combat de trop, la posture de gourou ne s’accommode guère avec le genre comique  et t’es même pas capable de faire correctement un smiley. C’est dire.


Tu devrais venir faire un petit séjour à Paris chez ta compatriote journaliste à Neswweek Janine di Giovanni qui vit depuis dix ans dans le très huppé 6e arrondissement de Paris et qui scolarise son fils dans la prestigieuse Ecole alsacienne qui enfile de jolies perles sur la France link comme toi tu dévides tes saucisses, pardon tes prédictions.


J’aime bien la réponse d’Anne Sinclair, tu devrais l’inviter à déjeuner elle adore les GCC… link

  

Allez Bob, bonne retraite, et si tu achetais un bout de vigne à Pomerol pour nous montrer ton savoir-faire ça aurait plus de gueule que tes 15 malheureux Twitte assemblant des choux et des navets.


 

"1. More resistance to very expensive wines from mediocre vintages-think Europe 2011, 2012, and 2013


2. California profits from two glorious years of quality and quantity-2012 and 2013


3. The undefined scam called "natural" or "authentic" wines will be exposed as a fraud-(most serious wines have no additives)


4. Argentina will continue to excel for malbecs and their crispy whites from Torrontes


5. Spain, southern Italy and France will dominate for high quality wines under $20


6. Pinot noir lovers will go bonkers over Oregon 2012s and California 2012s and 2013s


7. Wine will continue to become less elitist and populists will rule the day over insufferable snobs


8. Wine Fraud will reach into the sanctus santorum of several auctionhouses which will be found to have turned a blind eye to red flags


9. The Coravin wine preservation system will profoundly change the way we drink rare and limited production gems


10. The government will finally require all wine labels to reveal caloric and ingredients


11. Wine bloggers will continue to complain about their failure to monetize their sites and earn respect:)


12. Eastern & mid-Atlantic wineries will pick up consumers support based on the strength of 2012 & 2012, &c onsumers seeking new "experiences"


13. More BYO high quality bistros & trattorias will burst on the scene in response to over-priced,excessive mark-ups at other restaurants


14. Expect more mobile food trucks-featuring Korean,Mexican, South American, and Asian fusion offerings


15. Look for Prosecco and Cava sparkling wine sales to erode some of the profit and glamour from Champagne"

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 00:09

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En préparant mon plat de macaroni (sans S pour le sieur Feuilly qui me lit la nuit) hier à midi mon esprit d’escalier a sévi. En effet, de ma cuisine je contemple 2 cours de récréation : la plus proche est celle d’une école maternelle et les bambins sont rentrés ; la plus éloignée est celle de prisonniers de la prison de la Santé qui eux ne sont pas sortis.


Cour de récréation,  prisonnier, ballon prisonnier, jeu du drapeau… le souvenir d’une chronique de décembre 2008 remontait dans ma mémoire et elle collait pile poils à celle que je venais de mettre en ligne : « Patrick Baudouin monte au créneau de l’INAO pour défendre Olivier Cousin et surtout l’esprit de l’AOC »


Je vous la livre, sans  aucune modification…


« Dans la cour de récréation de l’école Sainte-Marie à la Mothe-Achard, lorsque nous jouions au jeu du drapeau, les grands, certains jours, décrétaient le « chacun pour sa peau » ce qui signifiait que nul ne pourrait se planquer dans le cocon du collectif, c’était le un contre un ou pire le tous contre un lorsque soudain l’esprit de meute prévalait.


 

Les plus faibles, les moins astucieux, les j’en foutre, étaient éliminés les premiers. Ensuite venait un temps de flottement, d’observation, où ceux qui s’estimaient les plus aptes à gagner s’observaient, se jaugeaient, certains lançaient des fausses pistes, des contrats se passaient d’un simple regard : tu sacrifies ta peau en échange d’une poignée de marbres (billes d’argile vernissée), petit à petit la meute fondait comme neige au soleil. Lorsqu’elle atteignait le chiffre 5, en basket on dit un 3 contre 2, avec mon copain Dominique le fils du boulanger, qui jouait arrière au foot, un teigneux, lorsque nous avions décidé de les laisser se bouffer entre eux et que nous étions encore dans le lot, nous activions notre plan d’une grande simplicité.


 

Nous filions au petit trot chacun dans l’un des 2 coins. Les 3 restants hésitaient sur la conduite à tenir : le 1 contre 1 mais alors le troisième économisait ses forces ou le 2 contre 1 pour l’un et le 1 contre 1 pour l’autre. À tout coup ils choisissaient la seconde solution car comme c’était chacun pour sa peau à leurs yeux aucune coalition ne s’avérait possible. Je ne dis pas que Dominique et moi nous gagnions à tout coup, ce serait mentir, mais comme j’étais un assez bon basketteur, dans le dernier un contre un, alors que Dominique se sacrifiait, je mettais souvent, avec mon jeu de jambes, mon adversaire plus lourd et moins mobile dans le vent. Ce qui m’a toujours stupéfait c’est que, notre stratégie étant connue, jamais ces abrutis n’ont pensé à élaborer entre eux un pacte pour nous contrer. À deux unis on peut gagner contre trois qui pensent qu’ils vont gagner tout seul.


 

Le collectif a mauvaise presse. L’action collective est moquée. Le chacun pour sa peau prévaut. Et pourtant, depuis ses origines notre système d’appellation d’origine est une forme d’organisation collective, un bien commun géré en commun. Certains vont me trouver fort paradoxal puisque très souvent je mets en avant des vignerons qui s’écartent du sentier commun. J’en conviens. Aujourd’hui, ayant suffisamment donné pour le collectif, c’est à certains d’entre eux que je m’adresse.


 

L’original, certes, est souvent solitaire mais, hormis le besoin que certains éprouvent de se retrouver à quelques-uns, très vite l’action collective se résume à un esprit de tribu. La tribu a ses codes. La tribu est assez fermée ou du moins pas très ouverte. La tribu se positionne souvent en opposition à d’autres tribus jugées soit trop molles, soit pas assez fermes sur les principes, ce qui vous me direz revient au même mais qui dans ces mouvances peut avoir force d’excommunication. Je force volontairement le trait bien sûr mais lorsqu’on souhaite faire progresser ses idées j’ai la faiblesse de croire qu’il faut savoir s’entendre sur l’essentiel pour tenter de convaincre le plus grand nombre. Se draper dans sa vérité est bien plus commode, plus confortable que de se colleter à l’action collective. C’est aussi plus payant, à titre individuel, dans nos sociétés où la communication prime : les médias adorent les postures individuelles.


 

Le collectif c’est ringard, sauf quand ça fait pleurer les foules ou quand ça permet aux individus de se dédouaner par le don à une œuvre caritative qui s’occupe de tout.  Lisez-moi bien, ce n’est de ma part que le constat d’un simple observateur. Ni producteur, ni vendeur, je ne suis qu’un consommateur de vin parmi d’autres dans la grande ville. Je ne jette donc d’anathème sur qui que ce soit. Toute cette diversité, cette inventivité, ce retour aux sources me plaît mais force est de constater que tant d’énergie, d’intelligence sont gaspillées sur les autels de petites chapelles qui font le miel de l’élite, où de la prétendue telle, mais laisse la base dans sa mouise. Ce chacun pour sa peau, cet entre-soi douillet, m’attriste seulement, ça me navre et je l’écris.


 

Que voulez-vous je suis de ceux qui préfèrent le contrat négocié à la loi imposée. La règle générale lorsqu’elle se pique de s’intéresser au détail est carcan alors que le contrat met en forme les avancées des parties, qui bien sûr ne sont jamais en stricte position d’égalité, ajoute ou retranche une pierre à l’édifice commun, tâtonne, s’adapte, c’est la méthode que souhaitait René Renou avec la réécriture des décrets. Certains m’objecteront que c’est se soumettre au diktat d’une majorité pas toujours éclairée.


 

La réponse est souvent oui si la minorité, dite agissante, se situe au-dehors ou si elle refuse toute forme de compromis. Le vilain mot est lâché compromis traduit en langage tribal par compromission.


 

J’adore !


 

Comme si la vie que l’on vit n’était pas une longue suite de compromis. L’intransigeance c’est la guerre, froide ou ouverte. Le divorce érigé en mode de résolution des conflits. Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Alors tout en restant ferme sur ses principes, ceux qu’on s’applique librement à soi-même, je ne vois pas pourquoi il serait « inadmissible » d’admettre que la règle commune soit fondée sur un compromis entre les parties en présence. Dans la sphère publique, tant décriée, ça s’appelle se mettre en position de pouvoir gouverner la collectivité et, comme le disait mon maître, lui aussi vilipendé par les purs et durs, Pierre Mendès-France : gouverner c’est choisir.


 

Allez les amis de mes amis, un petit effort pour faire entendre ensemble votre petite musique en dehors de cénacles choisis… »


 

* Au XVIIIe siècle, teinture de tournesol qu’on ajoutait aux vins peu colorés. Le goût de drapeau était fréquent dans les vins de cabaret.

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 10:02

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Juste avant la Noël, rendant une petite visite impromptue du côté d’Avize à Anselme Selosse en compagnie de mes copines Magalie et Cassandre, celui-ci évoquait avec moi la naissance et la vie mouvementée de Sève link.


Les filles nous ont sans doute pris pour des anciens combattants un peu nostalgiques d’un temps qu’elles n’ont pas connu. Je ne vais pas l’évoquer, ni regretter que le goût immodéré que nous avons pour nous diviser ait laissé le champ libre aux médiocres, mais simplement affirmer qu’ayant toujours été aux côtés, depuis les premières heures de ce qui était alors « vignerons dans nos appellations », le combat continue.


Hasard du calendrier, dimanche j’écrivais à propos d’un énième projet de Crémant « Nous n’avons pas totalement épuisé le modèle AOC.  Usons-le jusqu’à la corde et ensuite nous nous étonnerons qu’il ne permet pas au vignoble français de tirer tous les avantages de son statut de vignoble généraliste. Nous pouvons tout faire à condition de bien le faire. C’est simple, mais la simplicité ne fait pas parti de notre génie national. Reste les espaces de liberté qui permettent de faire des pieds de nez aux chargés d’écriture qui règnent dans les zinzins à financement obligés. »


N’étant ni vigneron, ni partie prenante du monde du vin au sens où mon devenir ne dépend en rien du sien, j’ai toujours soutenu le combat collectif et dénoncé le bal des egos de certains défenseurs autoproclamés des vignerons.

Bref, dans l’affaire d’Olivier Cousin qui a fait l’objet d’une émission hier sur France Inter link  je laisse donc la plume au camarade Patrick Baudouin l’un des animateurs de Sève.


« L'Inao, la Fédération Viticole de l'Anjou, ont tort de poursuivre Olivier, je leur ai dit, c'est refuser de voir les vrais problèmes. La profession n'a pas voulu mettre en application ce qu'elle avait elle-même voté (Comité National de l'Inao 1 et 2 juin 2006) :

 

Le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'Institut National des Appellations d'Origine s'est réuni les 1 et 2 juin sous la présidence de René RENOU.


Dans le cadre de la réécriture des décrets des Appellations d'Origine Contrôlées, le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'INAO s'est prononcé sur une segmentation de l'offre des AOC. Ceci afin de répondre au mieux aux attentes du marché et des consommateurs et ouvrir de nouvelles perspectives à l'ensemble des producteurs....en segmentant leur offre en deux catégories:


- la première répondant à des critères stricts de production relatifs à un lien fort au terroir, une notoriété établie alliés à des facteurs humains et naturels. Il s'agit des vins jouissant actuellement d'une forte valeur ajoutée.


Comme rien de sérieux n'a été fait, les AOC explosent un peu dans tous les sens. Sur les solutions, j'ai un point de vue un peu différent de celui d'Olivier : je ne suis pas pour une « sous-catégorie » de « vins artisanaux ». Pourquoi nous mettre hors AOC, en sous-catégorie ? L'enjeu, ce n'est pas l'artisanat, c'est le lien au terroir. Il y a de petits domaines qui font du tout chimique, du tout chaptalisation. Et en Anjou, plusieurs domaines entre 30 et 50 ha font de forts beaux vins, en bio, avec un bon lien au terroir, un respect de l'environnement et du consommateur. L'enjeu, ce n'est pas un « sous-catégorie », c'est une catégorie « d'excellence » telle que nous étions nombreux à vouloir avec René Renou. Et que nous voulons encore....Nous n'avons pas à sortir de l’AOC, c'est à l’AOC de nous faire une place justifiée... »

 

Ce matin Stéphane Le Foll était sur France-Inter, il a évoqué le débat de sa future loi d’avenir : et pourquoi diable l’esprit de l’AOC n’y est même pas évoqué ? Vous ne trouvez pas cela étrange ? Moi si, mais je ne jetterai pas la pierre au Ministre : ses interlocuteurs du monde de la vigne et du vin sont majoritairement dans le camp de l’AOC pour tous…

 

2014 l'année du rebond des vraies appellations ?


 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:09

En voilà t’y pas une belle enseigne.


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Ce matin, me levant du bon pied, je me suis dit Taulier tu vas plutôt faire de l’Audiard que du Godard avec un D pour causer du petit commerce de Fleur Godart avec un T.


Pour Noël 2012 j’avais déjà sorti mon Audiard « Heureux sont les fêlés car ils laisseront passer la lumière » link 

 

Comme je ne souhaitais pas récidiver j’ai sorti ça de mon panier de Taulier.


« Le détail qui tue ! L'œil de Léon, aussi acéré que celui de Christine Clerc – la reine du potin vachard sur le microcosme politique parisien – l'avait repéré dès l'entrée du plus jeune des longs qui, en dépit d'un costar correct, se payait des écrase-merdes plus André que chez André, bien plates, bien avachies, avec chaussettes négligées incorporées. Sans contestation, les pieds trahissent les poulets. Donc, l'ignorer ! Tout en repliant ses jambes pour reprendre une position plus conforme aux conventions en usage dans le monde, Léon, d'un geste ne souffrant pas la contestation, intimait à Carlotta de bouger ses sublimes fesses afin de porter à ces messieurs de quoi déposer leur postérieur. Elle s'exécutait avec grâce et suggestivité, le drapé, outre ses épaules dénudées, laissait voir sur le flanc gauche son compas immense jusqu'à l'attache de la cuisse. Du haut et du beau, un développé enchanteur, Bourdalou flirtait avec l'implosion, entre pivoine et incarnat, en état d'apnée il ruisselait. »


Comme vous vous en doutez ce n’est pas de l’Audiard mais une des nombreuses chroniques pochtronnes publiées par le Taulier. Mais que voulez-vous, je suis assez fier de ce « Sans contestation, les pieds trahissent les poulets »

 

Foin de digression revenons aux Godart :


-        Le père Étienne « Chez les Godart on est aviculteur, à la ferme des Grands Champs, en Dordogne, de père en fils depuis 1928. C'est sans doute pour cela que Fleur Godart, la fille d'Étienne, n'est pas avicultrice – je plaisante bien sûr – mais éleveuse de vins – je plaisante toujours car elle fait plutôt vendeuse-livreuse-diseuse de belles quilles sur son scooter parisien. Qui c'est cette Fleur ? Tout le monde connaît Fleur dans le Terroir Parisien. Elle n'oublie pas son papa en prospectant les bons bistros, pour parigots tête de veau, afin d'y placer les volailles de Qualité Fermière de la Ferme des Grands Champs. » link 


-        La fille Fleur a même eu, pendant un temps, un panier chez le Taulier link 


Tout ça pour vous dire que maintenant Fleur est installée à son compte : Vins & Chapons.


Du côté vins la Fleur est naturiste, alors tout naturellement elle vend des vins nature tels ceux du Chateau des Bachelards de Lilian et Sophie Bauchet.link 


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Si vous souhaitez vous approvisionner en solides et liquides du côté de chez Fleur Vins & Chapons, faites-moi signe je transmettrai, non pas vos commandes bien sûr, mais vos demandes à Fleur qui fait du scooter.


Sur Face de Bouc Fleur est ICI link

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 07:00

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Pendant qu’à Paris « longueurs et pointes », blouson de cuir, crinière au vent, se la jouait gore en grillant une clope sur les quais avec un SDF, déchainant les lazzis  des réseaux sociaux, je me remettais doucettement de mes ennuis respiratoires. Sur mon écran de smartphone les messages d’Adeline devenaient de plus en plus pressants. Je résistais au nom de la préservation de la santé publique mais sans convaincre. Jasmine et les enfants avaient regagné Paris sitôt le réveillon du  Nouvel An. Mon isolement, loin de me peser, m’apportait une sérénité nouvelle, j’avais de nouveau envie de me bouger le cul. Les proportions prises par l’affaire de la quenelle et surtout le faux-pas des conseillers de Valls sur l’interdiction des spectacles de la grosse enflure me faisaient pressentir que les bons et loyaux services des vieux briscards allaient être sollicités. Face à  ce type de racaille les instruments de droit sont des épouvantails à moineaux inefficaces alors que l’entrisme et la manipulation permettent de retourner la situation et surtout de placer des bombes à retardement dans la mécanique financière du soi-disant humoriste. Comme me le disait un vieux du service, à mon arrivée : « t’as beau te dire de gauche, de brûler des cierges pour les droits de l’Homme, rappelles-toi que ce sont Mollet et Lacoste qui ont ordonné le déclenchement de la bataille d’Alger. Quand tu veux éradiquer la vermine mec, faut taper là où ça fait mal, se plonger les mains dans la merde, ne se priver d’aucun moyen, tout le reste c’est de la littérature pour fiottes… » Bien évidemment dans la note que je venais de pondre et d’expédier au cabinet du Ministre, ce type de références étaient absentes. Le temps des anciens séides de Vichy recyclés à Alger puis à Paris au temps de Marcellin et de sa phobie du complot gauchiste, était loin derrière nous. Seules les techniques restaient d’actualité. C’était d’autant plus vrai que le pognon régnait en maître et que ça restait le moyen le plus efficace pour retourner comme des crêpes les zélateurs de l’enflure. J’attendais la réponse le nez plongé dans un bouquin d’Alain Dugrand, au titre évocateur, « Libération : un moment d’ivresse » L’histoire de la feuille de chou, titre de l’organe de propagande de la Résistance, racheté à Louba la veuve d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie, me replongeait dans le fumet des années 70 et de ses groupuscules gauchistes avant-garde de la reconstruction d’un « communisme véritable ».


J’en étais à la page 89. La porte-fenêtre ouverte donnant sur le balcon laissait entrer de fraîches bouffées et les rideaux se gonflaient comme les voiles d’un galion vénitien se hâtant de regagner le port. Une légère faim me tenaillait. Tout le monde dormait. Il me fallait entreprendre une expédition vers la cuisine. Nu-pieds, en caleçon, dans l’obscurité, je quittai mon refuge. Tout se passa sans encombre. Je revins avec une panière chargée de victuailles et de quelques bouteilles que je déposai sur la table de mon balcon. Je passais un gros pull et un pantalon large puis j’allumai un photophore. Ce pique-nique nocturne m’excitait. Le pain était frais car Matteo venait juste de le cuire. Je rêvassais en mordant dans mes épaisses tartines. Rentrer à Paris, reprendre du service, en découdre, m’enchantait. Le petit matin  jetait sur mes épaules un voile de fraîcheur. Je frissonnais. Un dernier verre et j’allais me réfugier sous la couette. Dormir, un peu. Le lit était encore chaud. Je m’étirais. Je baillais. La vie était belle. Sans prendre ma position en chien de fusil je basculai dans un profond sommeil. Ce qui m’éveilla c’est un léger parfum, son parfum. Ma main tâtonnait. Elle rencontrait une douce chaleur. S’attardait. Glissait. Le temps des retrouvailles était venu. Je décidai de laisser à Adeline la direction des opérations. Ce que je ne regrettai pas. Mattéo nous apporta le petit-déjeuner sans qu’on ne lui ai rien demandé. Le complot avait été bien monté. Fort de mon statut de reclus je demandai à Adeline de me faire la lecture. Ce qu’elle fit de bonne grâce. Elle chaussa de ravissantes lunettes ce qui me fit bander. Je restai pourtant de marbre afin de ne pas dilapider mon avantage.


Avant d’entreprendre la lecture Adeline avait lu la quatrième de couverture et m’avait posé quelques questions. « En quelque sorte tu me fais joindre l’utile à l’agréable mon grand. Nous allons sans doute reprendre du service actif… » Je souriais niaisement en opinant du chef. Mon érection perdurait. Je me calais dans mon oreiller. Adeline se lançait « Se réclamant des thèses de la révolution ininterrompue chère à Léon Trotsky, le gros des étudiants communistes selon les chapelles se répartissaient en multiples sacristains de la Ive Internationale. Ils se divisaient, à grands traits entre posadistes, pablistes, frankistes, bourdiguistes ou lambertistes. Sous pseudonyme – les « faux blazes » –, la piétaille avait l’embarras du choix : Organisation communiste internationale (OCI), ses segments, Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), Comité de liaison des étudiants révolutionnaires (CLER). C’était encore l’énigmatique Lutte Ouvrière (LO), jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), Voie communiste (VO), enfin une foldingue alliance marxiste-révolutionnaire (AMR). Un Who’s Who discret permettait d’identifier sympathisants trot’s et notables recrues. Chez les lambertistes OI, dits « lambertos », on comptait un futur Premier Secrétaire du PS, Lionel Jospin, beaucoup de gens du spectacle, Alain Corneau, Nadine Trintignant, Pierre Arditi  et Bertrand Tavernier. À chaque congrès syndical, un fort détachement OCI renouvelait l’état-major de l’antistalinienne Force Ouvrière, ainsi les bureaucrates et futurs parlementaires socialos Cambadélis, Assouline ou Mélanchon. « Lamberto » alors est une expression dépréciative en usage chez les militants JCR qui deviendra Ligue Communiste révolutionnaire (LCR) après sa dissolution d’État en 1968. »

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:09

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Je lis.


« Décrocher l’AOC « crémant de Lorraine » ne lui changerait pas la vie, mais la lui simplifierait. « Même si le cahier des charges sera plus contraignant, la qualité restera identique. Mais cela nous permettra surtout de convaincre les sceptiques.


Coincées entre le numéro 1 mondial – le champagne – et le numéro 1 français des crémants – l’alsacien –, les bulles lorraines rêvent de se faire une place au soleil. Les viticulteurs de Moselle, du Toulois et de Meuse y travaillent. Car le terroir et le climat lorrains sont idéals. Particulièrement la fraîcheur, qui permet la maturité lente nécessaire à ce type de vins. La preuve : jusqu’à la création des Appellations d’origine contrôlée (AOC), la Lorraine a longtemps fourni en raisins les plus grandes maisons de champagne. »

 

C’est horrible ce que je lis.

 

J’en suis tout bouleversifié.

 

L’extension du domaine du crémant est en route : Alsace, Bourgogne, Loire, Limoux, Jura, Bordeaux, Die et Savoie… et sur la feuille de route 2014, du grand Jacques Gravegeal, le mousseux IGP d’Oc, « un marché en croissance, qu'il ne faut pas laisser aux Espagnols et aux Italiens ». Reste plus que les Provençaux s’y mettent avec un crémant rosé de derrière les fagots.


En France, on ne coince plus la bulle on se shoote à la bulle…


Moi ce que j’en dis c’est pour causer mais ça me rappelle l’histoire du Crémant de Limoux qui, pour naître dans les entrailles de l’INAO, devait juré, craché, se substituer à la vieille Blanquette jugée alors peu porteuse d’image. Les deux cohabitent.(j’ai gardé les papiers de l’INAO dans mes archives).


Pas de problème en notre beau pays nous aimons tant les belles étagères où il est facile de classer et d’empiler :


-        Le champagne tout au-dessus


-        Juste en-dessous les AOC effervescents dont les plus connues sont le saumur, le vouvray, le cerdon, le gaillac perlé et mousseux, le montlouis, le saint-perray, le touraine. Je ne sais pas  ce que va devenir le vin mousseux d’Ayze en Savoie. Y’a aussi le vin de Seyssel mousseux...


-        Juste à côté nos chers crémants qui prolifèrent comme une couvée de petits lapinaux…


-        Les nouveaux arrivants avec les futurs mousseux IGP du grand Jacques qui vont faire des petits : je vois bien un mousseux IGP de Gascogne par exemple ça ferait plaisir à l’ami André Dubosc grand admirateur du modèle champenois.


-        Tout en bas les VMQ avec les marques connues : Café de Paris, Charles Volner et Kriter qui a coûté 4 plaquettes au père Castel.


-        Reste enfin les nouveaux venus, inclassables, les pet’nat chers aux Tronches de vin. Ces fameux Vin de France honnis par le Grand Jacques, qui se vendent plus chers que ses chers protégés d’Oc.


Ne me dites pas que la maison des bulles française c’est l’auberge espagnole car dans celle-ci il est encore possible de retrouver ses petits…


Même si je dis une connerie, hormis les cuves closes des VMQ, la méthode traditionnelle est la règle de tous à quelques différences mineures près.


Je lis en effet.


« Que l'utilisation de la mention « méthode champenoise » soit abandonnée au profit de « méthode traditionnelle » afin d'éviter toute ambiguïté entre le Champagne et le Crémant.


Tous les raisins recueillis pour la production de Crémant sont ainsi issus de parcelles situées dans l'aire d'appellation. Pour respecter les méthodes d'élaboration dictées par l'INAO, le raisin se cueille et se transporte avec un soin extrême. Récoltées manuellement et acheminées dans des bacs perforés jusqu'aux chais, les baies sont alors pressées délicatement en plusieurs fois pour offrir un choix de qualité, dans la limite de 150 kg de vendanges pour 100 L de jus. Les jus minutieusement sélectionnés donnent alors naissance à un assemblage savant, pour une première fermentation. Cette fermentation alcoolique a lieu durant trois semaines à basse température. Aussitôt finie, un premier soutirage est effectué. La phase de stabilisation du vin commence alors pour atteindre une limpidité parfaite. On parle alors de « vin de base ». Pour obtenir un Blanc de noirs, le Pinot noir est pressé aussitôt et la couleur foncée de la pellicule de la baie n'est pas récupérée. Pour un Crémant rosé, le principe est le même mis à part qu'on extrait un tout petit peu de couleur ; le vin de base est alors légèrement saumoné. Il est obtenu par l'assemblage de plusieurs cépages, ce qui permet à chaque éleveur de typer son Crémant. Cette première étape est soumise à une dégustation d'agrément spécifique, effectuée par l'INAO afin de juger de l'aptitude du vin tranquille à devenir un vin effervescent.


 

Afin que la seconde fermentation (en bouteilles) se produise, une liqueur de sucre et des levures en activité (ferments) sont ajoutées au vin afin de provoquer la prise de mousse et obtenir la pression désirée. Les bouteilles séjournent ainsi sur lattes pendant neuf mois minimum. Le vieillissement sur lattes est le facteur qui influence le plus la qualité du produit. A la fin de cette période de vieillissement qui peut être encore plus longue pour certains millésimes, les bouteilles sont mises sur pointe sur des pupitres qui sont des planches perforées inclinées dont les axes de perforation se elèvent à chaque niveau. Cette opération qui dure de cinq à six semaines est longue et délicate. Elle consiste à remuer les bouteilles tous les jours de façon à les incliner progressivement sur leur pointe et les amener ainsi en position verticale afin que le dépôt de levures s'accumule dans le col de la bouteille. Cette opération se fait la plupart du temps manuellement chez les petits et moyens producteurs ; mais est réalisé mécaniquement grâce à des giropalettes dans les plus grosses structures.


 

 Le dépôt de levures sera éjecté avec le bouchon primaire de tirage, par dégorgement manuel ou par congélation partielle du goulot. Avant de reboucher les bouteilles, une liqueur d'expédition (liqueur de sucre de canne) peut être incorporée au vin effervescent. Certains producteurs ajoutent des liqueurs très sophistiquées ce qui leur confère leur formule particulière. La bouteille est ensuite fermée avec un bouchon en liège, et muselée. Un second contrôle par l'INAO permet l'accréditation au label de qualité et l'obtention de l'appellation « Crémant de ». L'étiquette peut alors être apposée et le Crémant dégusté.


On reconnaît donc bien tous les aspects de la méthode d'élaboration du champagne.

 

 Ces deux conditions étant réunies, la mention « Crémant » fût ainsi réservée aux VMQPRD (Vins Mousseux de Qualité Produits dans des Régions Déterminées) d'Appellation d'Origine, auxquels on associait le nom de la région en question. »


Ce qui est fait est fait, espérer changer quoi que ce soit  serait une illusion : droits acquis. En revanche, pour les nouveaux arrivants, qu’ils veuillent chaluter en AOP ou en IGP, peut-être serait-il bon de voir si, à partir de l’existant il ne serait pas plus opportun de valoriser les outils de production en place.


Pour parler plus clairement : la cave Sieur d’Arques est doté d’un tel outil et lui fournir un approvisionnement plus large permettrait sans aucun doute d’aller chasser sur le terrain du cava et du procecco avec des marques. L’IGP Oc n’est pas un modèle d’épicerie fine : le chiffre d'affaires généré par le marché du vrac (94 % de la production) a plus que doublé depuis 2000, passant de 195 millions d'euros à 415 millions d'euros. Au lieu de se la jouer modèle AOC, la maison du grand Jacques aurait là un beau modèle à jouer. Mais ça modifierait l’équilibre au sein du CA. Tout est là et tout est dit. La Chine oui, mais à mobylette.


Nous n’avons pas totalement épuisé le modèle AOC.  Usons-le jusqu’à la corde et ensuite nous nous étonnerons qu’il ne permet pas au vignoble français de tirer tous les avantages de son statut de vignoble généraliste. Nous pouvons tout faire à condition de bien le faire. C’est simple, mais la simplicité ne fait pas parti de notre génie national. Reste les espaces de liberté qui permettent de faire des pieds de nez aux chargés d’écriture qui règnent dans les zinzins à financement obligés. Je croyais les Français allergiques aux prélèvements obligatoires. Faut dire que dans le cas des vignerons ce sont des collègues à eux qui fabriquent le suppositoire.


« Mais on sent bien que le chemin qui mène à l’AOC s’annonce long et tortueux. » constate le vigneron mosellan partisan de l’AOC « crémant de Lorraine ».


Non comme le disait le génie du Poitou « la route est droite mais la pente est forte… » alors gardons la « positive attitude » face à la résistible extension du domaine des Crémants… À quand le crémant de Vendée ?


Dernier détail les 3 capitaines dont il est question dans mon titre existent bien, 1 femme et 2 hommes, lorrains ou apparentés :


-        L’une est blogueuse émérite dans un journal de référence ;


-        L’autre est blogueur et 100% naturiste ;


-        Le dernier fait de la télé sur le Woueb…

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 10:00

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2014 année d’élections, les plus proches des citoyens : les municipales et les plus éloignées : les européennes. Le corps électoral se découpe en 3 morceaux :


-         ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes soient 3 millions de Français. Ce chiffre représente 7 % du corps électoral potentiel, soit l’équivalent du corps électoral effectif cumulé de Paris, Lyon et Marseille.


-         Ceux qui s’abstiendront ou voteront blanc (reconnue récemment la mesure n'entrera en vigueur qu'aux européennes et non aux municipales et s'ils ne seront plus mélangés avec les nuls, les bulletins blancs ne seront toujours pas comptabilisés dans les suffrages exprimés.) Pour moi c’est à mettre dans le même panier car ne pas choisir c’est laisser le champ libre au choix des autres ; c’est le genre bonne conscience à la Française.


-         Enfin ceux qui exprimeront leur choix par un vote.


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Le slogan « Élections piège à cons » n’a jamais été ma tasse de thé car il émanait des adorateurs des eldorados de l’Est ou des Mao spontex qui, comme chacun ne le sait plus, préféraient au bulletin de vote la direction des opérations par la minorité agissante, l'avant-garde de la classe ouvrière composée de petits bourgeois.


Mais, plus ça va, plus  je me dis que ces dernières années les élections ont été de vrais pièges à cons. Ça n’engage que moi et je ne fais ici aucun prosélytisme partisan. Simplement je constate que notre beau pays est frappé en matière de votation du syndrome MacDo : tout le monde brocarde MacDo mais la France est le pays où cette chaîne prospère le plus.


Du côté de l’offre politique même syndrome : le personnel politique est brocardé – souvent à juste raison – mais les votes se portent de plus en plus sur les démagogues. Il y a belle lurette que ceux qui se targuaient de parler vrai ont été rangés au rang des accessoires inutiles. Nous récoltons ce que nous avons semé. Gouverner un pays ce n’est pas faire plaisir mais choisir.


Le concept d’anti-système est bien commode car il nous fait oublier que le système c’est aussi nous.


Toute proportion gardée le phénomène s’apparente aux résultats produits par la politique du moins cher du moins cher de la GD : la baisse dramatique de la qualité de l'offre.


Alors parodiant la municipalité de Dijon j’affirme que les « Troubles de l’élection, ça se soigne ! »


Ma thérapie la voici : 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:09

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Il est des jours où je me dis, prends ton temps, attends qu’un bon sujet te tombe dessus pour faire avaler la pilule que tu proposes à tes chers lecteurs. Bien sûr je pourrais me contenter du marronnier de la galette des rois. Faire comme mes chers confrères évoquer la énième bouteille de roteux déculottée pour fêter la nouvelle année.


Et puis, à la nuit tombée, alors que j’allais sans doute succomber à la tentation de vous tartiner un truc à la frangipane avec fève incorporée, j’ai consulté mes petites alertes pour voir si je ne serais pas mieux inspiré. Bonne pioche je tombe sur Grazia un magazine pour nanas où une certaine Pauline Pélissier est allée fourrer son beau nez poudré dans le Washington Post. Le titre est alléchant « DIS-MOI CE QUE TU PICOLES, JE TE DIRAI COMMENT TU VOTES »


Vous me connaissez, je me rue. Je me rue d’autant plus que ma seconde chronique pré-dominicale a justement rapport avec la votation et comme elle risque de monter le bourrichon de certains je me suis dit celle-ci va servir d’amuse-gueule.

 

D’après une étude, publiée dans le Washington Post link les démocrates américains préféreraient les alcools légers comme le champagne, tandis que les républicains seraient plutôt des amateurs d’alcool fort et de liqueurs.


Selon le magazine Grazia « Les résultats seraient encore plus déterminants pour la consommation de vin, explique l’étude réalisée par Jennifer Dude, de la société National Media Research Planning and Placement. Ainsi, si vous voyez un Américain arriver lors d’un dîner avec dans les mains une bouteille de Kendall-Jackson ou de Robert Mondavi (deux grandes marques de vins californiens), il y a de grandes chances qu’il soit républicain. A l’inverse, les démocrates apporteront plutôt une bouteille de Château Ste Michelle Merlot (un vin produit près de Seattle), de Francis Coppola (le réalisateur a un domaine viticole) ou de Procecco, un vin italien. »


Pendant que je suis dans la presse américaine je vous recommande la lecture de l’éditorial du New York Times d’Andrew Rosenthal, « Pesticides in French Wine » link


La conclusion devrait amener certains à réfléchir : « Considering organic producers who refuse pre-emptive use of pesticides as criminals will not help France’s transition to sustainable agricultural practices. The law requiring such use in Burgundy is not only bad policy, it is terrible publicity for French wine. The law should be changed, and the French Assembly should pass the new bill on sustainable agriculture this month.  »


À tout de suite sur mes lignes.

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:00

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Pour beaucoup de nos amis étrangers qui viennent nous visiter : la baguette est l’emblème, avec le black béret, des Français. Alors que je vois passer sous mon nez qu’inspirée par la tradition italienne du café suspendu, l’opération « baguette en attente » gagne l’Ile-de-France. Plusieurs boulangeries, 5 pour l’instant, proposent d’acheter une deuxième baguette qui sera offerte à une personne dans le besoin.

 

Le café suspendu est une tradition, venue de Naples, qui permet aux plus démunis de boire un café payé par un autre client. Un geste de solidarité qui commence à s’étendre en Europe comme en témoigne le site www.coffeesharing.com.

 

Allez voir la page Face de Bouc  de l’opération de solidarité « Baguette en attente » link 

 

Mais aussi  la carte de France de l’opération de solidarité « Baguette en attente link » 

 

En passant une piqure de rappel pour ceux qui disent vivre dans le trou du cul du monde et tout ignorer « Quasi chaque semaine, on m'écrit que je fais honte à la France d'avoir épousé un handicapé arabe qui ne sait pas aligner deux mots de français et qui, de toute façon, va crever bientôt. (...) Je n'en ai pas dormi au début de notre mariage. Aujourd'hui, je fais moins attention », explique l'ancienne présentatrice de "Zone Interdite".  « Jamel m'a appris à m'en détacher", confie-t-elle. « Lui dit que la France n'est pas raciste. Je ne suis pas de son avis. Je subis le racisme de celle qui a choisi cet homme. Et ce choix dérange », déclaration de Mélissa Theuriau.

 

Ça me rappelle Adriana et Christian Karembeu...


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