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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 08:00

 

En 1988, dans mon portefeuille de directeur-adjoint du cabinet du Ministre de l’Agriculture, il me fut adjoint quelques dossiers chauds, la Corse, la représentativité syndicale et les DOM-TOM.

 

Dans le portefeuille DOM-TOM, outre le dossier de la banane aux Antilles, celui de la liquidation du plan Vert en Guyane, le plus chaud était celui de la canne à sucre et des outils de transformation aux Antilles et à la Réunion. Sans entrer dans le détail, les grands groupes nationaux de l’époque : Béghin-Say et Saint-Louis Sucre, souhaitaient la déconfiture des raffineries domiennes avec leur sucre de canne, la betterave à sucre régnait en maître.

 

 

Du côté de la Guadeloupe, les usines sucrières, celle de Grosse montagne surtout ICI, subsistaient sous perfusion d’argent public des collectivités territoriales, elles étaient obsolètes techniquement et tenaient grâce à des rustines.

 

À la Réunion, il y avait un empêcheur de tourner en rond la sucrerie de Bourbon de Jacques de Chateauvieux ICI  qui avait la prétention de commercialiser son sucre de canne sous sa marque, horreur, malheur ! Je tentai, en vain, une médiation à Paris, les barons du sucre ne cédèrent pas.

 

J’arrête ici l’évocation de mes souvenirs, suis allé 3 fois à la Réunion, dont l’une avec Rocard et Joxe pour accueillir le pape Jean-Paul 2 (voir la vidéo avec les chapeaux de Rocard et de Joxe, la cagnard tapait dur je sais j'y étais), l’usine de Bois-Rouge, évoqué dans un récent article a réveillé ce bout de ma vie :

 

 

 

Vers la fin du charbon : Bois-Rouge passe au 100 % biomasse

 

Depuis son implantation sur le territoire réunionnais en 1992, Albioma contribue à garantir l’autonomie énergétique de l’île. Aujourd’hui le Groupe entame une nouvelle page de son histoire avec l’annonce de la conversion de sa centrale de Bois-Rouge au 100 % biomasse. Cette centrale abandonnera l’usage du charbon fin 2023, et fera passer la part d'énergies renouvelables de 35 à 51 % dans le mix électrique de La Réunion.

 

Comment se passe concrètement une conversion ?

 

Quels impacts environnementaux et économiques pour le territoire ?

 

Plongez dans les coulisses de la conversion de Bois-Rouge !

 

La Réunion n’est pas connectée au réseau continental d’électricité. Son autonomie énergétique y est donc une priorité stratégique. Albioma contribue à garantir cette autonomie depuis la construction en 1992 (je suivais ce dossier) de sa centrale de Bois-Rouge, première centrale thermique du monde capable de transformer de la bagasse en électricité renouvelable garantie. Reposant sur un partenariat innovant avec le monde sucrier, Bois-Rouge consacre le modèle de cogénération, également répliqué au Gol, la seconde centrale thermique du Groupe à La Réunion mise en service en 1995. Le Groupe est ainsi devenu un fournisseur essentiel d’électricité de l’île. Disposant par ailleurs, depuis 2019, d’une turbine à combustion au bioéthanol et d’un parc solaire important, Albioma produit aujourd’hui 46 % de l’énergie disponible sur le réseau.

 

La suite ICI 

 

Dans le même temps dans mon courrier et tombé l’article

 

 

 

« Secouée depuis deux ou trois ans, l’industrie sucrière espère retrouver son allant » ICI 

CHRONIQUE

Laurence Girard

 

La hausse soudaine des prix du sucre s’explique par un regain d’intérêt pour les matières premières et par la situation d’un marché désormais proche de l’équilibre, raconte Laurence Girard, journaliste au « Monde ».

 

Matières premières. Dimanche 14 février, Saint-Valentin, jour des mots doux et des mets sucrés. Les vendeurs de sucre en salivent d’avance. Après le tas de bûches de Noël crémées, l’avalanche de galettes frangipanées, l’interlude des crêpes fourrées, voilà le temps des gâteaux rosés. Pas de baisse de régime dans le tempo du calendrier gourmand. De quoi donner du baume au cœur à l’industrie sucrière.

 

Secouée par la crise depuis deux ou trois ans, celle-ci espère retrouver son allant. Elle scrute avec intérêt la courbe du prix du sucre, prise d’un soudain accès d’hyperglycémie. « Quand la pandémie de Covid-19 s’est déclarée, le cours du sucre est passé sous la barre des 10 cents la livre sur les marchés mondiaux. Aujourd’hui, il se négocie à plus de 16 cents la livre », affirme François Thaury, du cabinet d’études Agritel. Pour expliquer cette hausse, qualifiée de « spectaculaire », l’analyste souligne le regain d’intérêt pour les matières premières agricoles.

 

De la part des pays importateurs, en particulier de la Chine, pris d’une fringale d’emplettes assez similaire à la réaction du confiné remplissant ses placards de provisions. Mais aussi des fonds spéculatifs retrouvant de l’appétit pour ces produits nourriciers, et amplifiant le phénomène. Résultat, maïs, blé, soja, huile de palme ou sucre flambent en Bourse. Au point que, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui publie chaque mois un indice des prix alimentaires mondiaux, les cours ont renoué en janvier 2021 avec un niveau qui n’avait plus été atteint depuis juillet 2014.

 

Douceurs du gouvernement

 

Le retour de flamme pour le sucre s’explique aussi par la situation d’un marché longtemps pénalisé par ses excédents et désormais plus proche de l’équilibre. Pourtant, au Brésil, face à la décrue du prix de l’éthanol à la pompe, entrainé par le cours du pétrole, les industriels ont appuyé sur la touche sucre lors du broyage de la canne dans les usines. Mais la météo peu clémente en Thaïlande et en Europe, avec des épisodes de sécheresse, a réduit les volumes de poudre blanche disponibles.

 

En France, les coopératives Tereos et Cristal Union et leurs associés coopérateurs ont sonné le tocsin face à une récolte 2020 écornée par la sécheresse et la jaunisse. Ils ont été entendus par le gouvernement, prompt à leur lâcher quelques douceurs. Il leur a accordé la levée de l’interdiction des néonicotinoïdes pour trois ans. Les agriculteurs s’apprêtent à planter dès mars les semences enrobées de cet insecticide guère prisé des abeilles.

 

En outre, une enveloppe de 100 millions d’euros a été mise à disposition pour indemniser une partie des pertes de récolte. Tout l’enjeu est d’inciter les planteurs français à continuer à semer de la betterave pour alimenter les usines sucrières. Pas simple, quand les grains de maïs ou de blé se dorent au soleil de la spéculation. Les prix de la betterave dévoilés récemment par les industriels pour la prochaine campagne seront un peu plus juteux. Sucre, la crise s’édulcore…

 

Laurence Girard

 

Carte-filiere-canne-sucre-réunion

La filière Canne-Sucre à La Réunion
La filière Canne-Sucre et dérivés reste la clé de voute du tissu agricole réunionnais, mais aussi une composante essentielle de l’identité de La Réunion dans son histoire, sa culture et son patrimoine. Les sucreries fêtent leur 200 ans en 2017.

 

La canne à sucre au cœur de l’histoire réunionnaise

 

La culture de la canne à sucre est de fait au cœur de l’histoire réunionnaise, celle peu glorieuse du marronnage pour faire face au fort besoin de main d’oeuvre, mais se faisant, celle aussi du peuplement, de l’identité et de la culture réunionnaise dans toutes ses dimensions. Depuis l’origine, la vie économique et sociale s’est organisée autour de sa culture, et elle a traversé les siècles rassemblant chaque génération. Elle contribue aujourd’hui à son rayonnement, notamment à travers le sucre et le rhum.

 

 

 

Implantée sur l’île dès le 17ème siècle, la canne à sucre est d’abord cultivée pour son alcool de canne, l’arack, puis pour le sucre et ses dérivés, mais sa production ne devient une véritable industrie qu’au début du 19ème siècle. La première usine sucrière est créée dès 1785, celle du Gol en 1816 et celle de Bois Rouge en 1817, mais l’île en comptera plus de 200 à la grande époque. La crise de 1860 mais aussi les innovations et les restructurations ont au fil du temps contribué à concentrer cette industrie, qui ne compte aujourd’hui plus que 2 usines sucrières de part et d’autre de l’île, celle du Gol à Saint-Louis pour le traitement des cannes du Sud, et celle de Bois Rouge à Sainte-Suzanne pour celles de l’Est. En 2017, le groupe Téréos (actuel propriétaire des sucreries) a ainsi fêté les 200 ans des deux dernières sucreries de La Réunion.

 

 

La suite ICI

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commentaires

P
cela dit je vous écrit de la région de Crémone, le printemps arrive. évitez de vous embrocher avec votre vélo, ça fait barbecue! et bonne graphomanie
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P
une baise de régime comme dit PAX vous serait sans doute utile! ;)
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J
Bof
P
vous ne vous en remettrrez jamais; :)
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J
d'avoir vu le Pape sans aucun doute et, entre nous soit dit, ces bouts de ma vie c'est tout même plus excitant que de se faire chier au fin fond de la Bretagne
P
Laurence Girard évoque une baise de régime. C'est d'actualité par ces temps de couvre-feu, de télétravail et autres prothèses imposées par les Diafoirus qui ne savent à quel saint se vouer pour protéger le corps social. C'est vraiment du régime sec puisque même les locaux de la grande distribution sont fermés. Par ailleurs on a du mal à voir comment une relation pourrait naître et prospérer dans les supérettes restées accessibles. Se consoler de cet état de fait par une surconsommation de friandises s'est narguer obèses et diabétiques condamnés à suivre un tel régime. Où l'on voit que le mot régime est à manipuler avec soin dans ses interprétations peuvent prêter à confusion.
Quoi, comment ? Madame Girard parle de baisse. Vous êtes sur ? Une fois encore, c’est ballot ! Cette confudion doit provenir du système optique particulier de la mouche qui n'est pas ,à proprement parler, adapter à la lecture mais ne l'empêche pas semble t’il d’écrire n'importe quoi.

So long’
Répondre
J
Bof
P
il semblerait que Jean Paul II ait renoncé à la religion catholique après que ROCARD ait tenté de lui expliquer sa foi. Tenez moi même j'ai voté TONTON (c'est dire) après l'avoir entendu dans une réunion publique nous expliquer le socialisme (du temps où il avait sa maison de Séné!) Socialisme et confusion c'était sa devise

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