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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 08:00

 

Au pays du vin, gloire nationale dont les escadrilles naguères volaient en Rafale à l’exportation le vieux Monde de Beuve-Méry, qui se la joue jeune, le torpille en le qualifiant d’alcool comme une vulgaire boisson spiritueuse.

 

 

Ces gens-là, la nouvelle gouvernance du journal pudibonde, brosse les bien-pensants dans le sens du poil pour les draguer dans ses filets. Faut pas fâcher !

 

Bien sûr je ne suis pas de ceux qui vivent dans le déni, le vin contient de l’alcool, le degré est inscrit sur l’étiquette depuis toujours : au temps du gros rouge cher à Roland Barthes le populo se lichait du 12 ou du 13° en bouteille étoilée, savant mélange de « bibine » du Midi avec de la couleur venue de l’Oranie puis de l’Italie.

 

De plus je ne suis pas totalement con je sais lire les chiffres de nos exportations où le Cognac occupe une place de choix.

 

Bref, la rigueur journalistique, qui n’est plus à l’ordre du jour au Monde, dont je suis un vieil abonné, exigerait que l’on titre : Vins&spiritueux deux milliards d’euros d’exportation se sont évaporés en 2020.

 

Faudra tout de même que les jeunes louloutes et loulous du Monde  assument tout à la fois l’héritage de leur journal, celui qui entretint dans son sein l’ignoble chroniqueur gastromique Robert J Courtine dit La Reynière ICI l’appel des 77 salauds et salopes  ICI et avec leurs consœurs et confrères de Télérama qu’ils cessent de nous faire la morale, ce n’est pas leur job.

 

Cerise sur le gâteau l’article de Laurence Girard en complément de l’analyse sur la dégringolade de l’alcool français à l’exportation nous avons droit au bulletin de santé du groupe Pernod-Ricard qui certes vend et exporte du cognac Martell et du champagne Mumm et Perrier-Jouet, mais se fait des couilles en or avec le whisky et le gin qui sont, comme chacun le sait des produits typiquement gaulois, alors que les pastis de son patronyme ne sont pas au mieux de leur forme.

 

 

Retour à la croissance attendu en 2021 par Pernod Ricard

 

« Nous nous attendons à une croissance interne sur l’année pleine », affirme Alexandre Ricard, PDG de Pernod Ricard, à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, jeudi 11 février. Déjà sur le second semestre de 2020, ses activités ont renoué avec la croissance en Chine (+ 13 %), sont restées solides aux Etats-Unis (+ 5 %) et ont retrouvé des couleurs en Inde. A contrario, le Covid-19, contraignant bars et restaurants à la fermeture, a fait reculer les ventes de 5 % en Europe. Surtout, avec un transport aérien en berne, le chiffre d’affaires des boutiques d’aéroports s’effondre de 57 %. Globalement, le deuxième groupe de spiritueux mondial affiche un chiffre d’affaires de 4,985 milliards d’euros, en décroissance interne de 3,9 % et de 8,9 % en tenant compte des effets de change négatifs. Le résultat opérationnel recule, lui, de 2,4 %

 

J’attends avec impatience le communiqué cinglant de Vin&Société, l’article saignant de Jacques Dupont dans le Point hebdo de référence de Mélenchon, il le qualifie d’égout, la réaction outrée de Julien Denormandie l’ectoplasmique ministre de l’Agriculture, le communiqué alambiqué du guide de la profession Jérôme Despey, les pleurs du bordeaux-bashing, le démenti de l’Union des œnologues : le vin n’est pas un alcool…

 

Voilà, la messe est dites, lisez ! ICI 

 

 

« La part des anges. » C’est le terme employé dans les caves charentaises pour évoquer l’inéluctable évaporation des précieuses eaux-de-vie en cours de vieillissement. Il pourrait, cette fois, illustrer le bilan des exportations françaises d’alcool en 2020. Elles ont, en effet, subi un brusque phénomène d’évaporation. Selon les chiffres publiés, jeudi 11 février, par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), près de 2 milliards d’euros sont partis en fumée. Le montant global des ventes de bouteilles hors des frontières a reflué de 13,9 %, à 12,1 milliards d’euros. Mais même moins fringant, ce secteur reste le deuxième contributeur à la balance commerciale française, avec un excédent de 11 milliards d’euros.

 

Début 2020, alors que la FEVS présentait des chiffres 2019 mirobolants – les flux de cognac, champagne et vin dépassant une nouvelle fois des niveaux historiquement hauts –, elle avait déjà alerté. Les nuages commençaient à s’amonceler. Les taxes Trump frappaient les vins français à leur entrée sur le territoire américain depuis octobre 2019. Et le coronavirus avait fait son apparition en Chine. Des événements qui ont profondément bousculé la filière tout au long de l’année.

 

 

« En 2020, nos entreprises ont affronté un environnement particulièrement complexe. D’abord, du fait du conflit commercial avec les Etats-Unis, sans solution à ce jour. Puis est apparue la pandémie de Covid-19, dont les effets se sont propagés progressivement sur tous les continents », explique César Giron, président de la FEVS.

 

« Une baisse en trois tiers entre l’Asie, l’Europe et les Etats-Unis »

 

La crise sanitaire a surgi en Chine avant le Nouvel An lunaire, temps fort de la consommation. L’annulation des festivités a fait plonger les ventes des précieux flacons de cognac dans l’empire du Milieu. La mise sur pause des transports aériens a fortement réduit les achats en duty free. Les marchés de Hongkong et de Singapour en ont été affectés. Résultat, les exportations de vin et spiritueux vers la Chine ont baissé de 15,2 %, à 809 millions d’euros. En englobant Hongkong et Singapour, le retrait atteint 19,4 %, à 1,9 milliard d’euros.

 

La pandémie de Covid-19 a ensuite gagné l’Europe et l’Amérique, avec son lot de confinements, de fermetures de bars, de restaurants et de discothèques, et d’annulations d’événements. De quoi limiter le flot des commandes. « Globalement, la baisse des exportations se répartit assez équitablement en trois tiers, entre l’Asie, l’Europe et les Etats-Unis », estime M. Giron.

 

 

Dans ces moments où l’esprit n’était pas à la fête – même si, dès que le déconfinement le permettait, les bouchons sautaient à nouveau –, le champagne a souffert. Les exportations mondiales du vin à bulles sont en retrait de 20 %, à 2,46 milliards d’euros. Le reflux est quasi identique pour le cognac, à − 21 %, pour un montant de 2,73 milliards d’euros. Quant aux vins dits « tranquilles », c’est-à-dire sans bulles, qu’ils soient de Bordeaux, de Bourgogne, du Beaujolais ou de la vallée du Rhône, ils forment toujours le plus gros bataillon des exportations. Ils ont totalisé des ventes hors des frontières à 5,4 milliards d’euros, en repli de 7,1 %.

 

Une facture qui s’est alourdie en janvier

 

C’est cette filière viticole qui a été mise en joue par Donald Trump, lorsqu’il a souhaité lancer des représailles dans le conflit Airbus-Boeing qui oppose l’Europe et les Etats-Unis. Depuis octobre 2019, une surtaxe de 25 % sur les bouteilles titrant moins de 14,5° freine les efforts des exportateurs français. « Sur 1,2 milliard d’euros de vins “tranquilles” exportés vers les Etats-Unis en 2018, la filière a perdu 580 millions d’euros sur les ventes de vin en bouteille, mais a compensé à hauteur de 254 millions d’euros avec la vente en vrac non taxée, donc la perte se chiffre à 386 millions d’euros en 2020 », estime M. Giron. Sachant que 57 millions d’euros s’étaient déjà envolés au dernier trimestre 2019.

 

La facture s’est encore alourdie depuis janvier. Juste avant de quitter la Maison Blanche, M. Trump a lancé une nouvelle salve, étendant la sanction tarifaire au vin en vrac, aux rouges titrant plus de 14,5°, mais aussi aux eaux-de-vie, donc au cognac.

 

Diverses aides

 

Depuis fin 2019, la filière viticole demande un fonds de compensation, se disant victime d’un conflit qui la dépasse. Pour l’instant sans succès. Elle a aussi bataillé pour obtenir un plan de soutien afin de faire face à la crise sanitaire qui touche aussi ses activités en France, avec la fermeture des bars et restaurants.

 

Finalement, elle a décroché une enveloppe de 211 millions d’euros pour distiller et transformer en alcool blanc ou pharmaceutique 2,6 millions d’hectolitres de vin invendu. Le Languedoc-Roussillon s’est délesté de 1 million d’hectolitres.

 

Une autre enveloppe de 50 millions d’euros finance une aide au stockage des vins maintenus en cave. « Ces mesures ont permis de gérer les volumes. Les prix n’ont pas dévissé », estime Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants. Ce dernier se félicite aussi de la décision prise pour 2021 d’exonérer les acteurs de la filière viticole des charges patronales au prorata de leur activité, et de les faire bénéficier du fonds de solidarité dès 50 % de perte de chiffre d’affaires mensuelle. « Sur l’ensemble de l’année 2020, [celle] des Vignerons indépendants est estimée entre 15 % et 30 % », affirme M. Fabre.

 

Tous les espoirs des viticulteurs reposent désormais sur la reprise des discussions entre l’Europe et la nouvelle administration Biden, en vue de négocier un cessez-le-feu et la levée des taxes.

 

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commentaires

pax 15/02/2021 08:23

Attention, il y a alcool et alcool . Vodka et Whisky 0 glucide ! Presqu'un médicament on vous dit.
On dit merci qui les diabétiques ?

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