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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 06:00

BRARD Magda (Pontivy, 1903 - Nizza, 1998 ) - Limantiqua

 

Je viens de terminer le tome 2 de M L’homme de la Providence d’Antonio Scurati et j’attends avec impatience le tome 3.

 

M, l'homme de la providence

 

« M. L’homme de la providence », d’Antonio Scurati : le fascisme inscrit dans la pierre et dans la durée ICI 

 

Deuxième tome du roman vrai sur le dictateur italien, qui le voit affermir violemment son pouvoir au cours de la décennie 1922-1932. Effrayant. (lire en fin de chronique)

Par Nicolas Weill

 

 

Mussolini était un homme à femmes, l’une d’elle  rarement citée, était une pianiste française de renommée internationale : Magda Brard qui meurt en 1998, à l'âge de 95 ans.

 

« Magda Marie Anna Brard naît à Pontivy, fille d'Alfred Brard, homme d'affaires et homme politique. Son frère Roger Brard (1907-1977) devient amiral de la marine et président de la Société Mathématique de France1. Elle étudie au Conservatoire de Paris, dont elle remporte le premier prix, sous la direction d'Alfred Cortot2. Élève également de Gabriel Fauré qui la recommande ardemment à son maître Saint-Saëns en 1917 pour la voir jouer chez Chevillard son 2e concerto pour piano. Elle interprète un concert à deux pianos à New York au Carnegie Hall avec Rachmaninov en 1920.

Elle joue pour Benito Mussolini à la villa Torlonia en 1926, alors qu'elle était enceinte de son premier enfant. L'année suivante, ils sont amants ; il exige qu'elle renonce à d'autres concerts et interdit à la presse italienne de couvrir tous les événements où elle se produit. Il y a des rumeurs selon lesquelles elle est une espionne française, ce qui la menace dans la confiance de Mussolini16.

 

En 1933, elle ouvre une école de musique à Turin, l’Accademia della musica dont elle est directrice de 1933 à 1943. Elle est arrêtée en 1945, mais libérée après l'intervention de diplomates français. Elle retourne à Paris après la guerre. Elle enseigne l'italien dans une école privée plus tard dans sa vie et donne des cours de piano à Nice. »

 

Source : Wikipédia

 

MAGDA BRARD La virtuose du double jeu
 

MAGDA BRARD La virtuose du double jeu ICI 

8 août 2007 - 03:08

 

Des dossiers inédits de la Corte di Assise de Côme émerge la véritable histoire du pianiste français qui a donné une fille à Mussolini. Grâce à la protection du Duce il réussit à tisser un réseau d'intrigues et de tromperies digne de Mata Hari

Avatar de Roberto Festorazzi Roberto Festorazzi

 

Mussolini le trousseur impénitent était jaloux comme un tigre :

 

 

 

Le tableau de chasse ICI

   

« La vie amoureuse de Mussolini éclaire singulièrement sa personnalité. Nous savons que, dès sa jeunesse, il a toujours été irrésistiblement attiré par les femmes ; qu'à chaque nouveau déplacement, il a laissé derrière lui une série de maîtresses plus ou moins inconsolables et que sa cohabitation avec Rachele n'a diminué en rien le nombre de ses conquêtes.

 

Il n'était pas plus fidèle à ses maîtresses qu'à son épouse.

 

Margherita Sarfatti, belle Juive collaboratrice de l'Avanti ! puis du Popolo d'Italia, avec qui il aura des relations aussi sensuelles qu'intellectuelles de 1913 à 1934, ne parviendra jamais à avoir «l'exclusivité».

 

Toutes les autres, Angela Curti Cucciati dont il aura une fille —, Magda Fontanges et Cécile Sorel, y compris, ne seront que des passades sans importance.

 

Avant d'aborder cet aspect de la vie de Benito Mussolini, il faut rapporter ici les propres paroles de sa femme :

« Il les préférait bien en chair, a-t-elle dit. Blondes, brunes ou rousses, peut lui importait. Seulement elles ne devaient pas être parfumées. » Il, c'était Benito Mussolini ; elles, c'étaient les femmes.

 

Il a, en réalité, une piètre opinion de l'autre sexe et traite les femmes avec une insensibilité toute orientale ; tel un pacha, il peut fort bien les convoquer soudain, quand elles lui sont nécessaires physiquement, et les renvoyer de la même façon. Dès qu'elles ont franchi sa porte, il les oublie.

 

Une artiste étrangère, à qui il accorda plusieurs séances de pose, fut rapidement victime de son charme indiscutable et de son ardeur. Elle dut avouer qu'elle ne revint pas seulement de Rome avec son tableau peint, mais avec un enfant. Mussolini l'apprit mais ne se soucia ni de la mère ni du rejeton.

 

Deux femmes seulement parviendront, en dehors de Rachele, à susciter chez Mussolini une relative, très relative, fidélité : Margherita Sarfatti et Claretta Petacci. ICI

 

Margherita Sarfatti : l'égérie juive du régime mussolinien | InfoJmoderneBenito Mussolini and Clara Petacci - Dating, Gossip, News, Photos

En montrant comment une démocratie parlementaire se voit graduellement étouffée par la volonté de puissance d’un homme, Benito Mussolini (1883-1945), l’écrivain italien Antonio Scurati réussit à rendre aussi passionnante qu’actuelle la seconde partie du récit romanesque qu’il consacre à la vie de cet antihéros, après M. L’enfant du siècle (Les Arènes, 2020). Pour le lecteur français, la séquence temporelle couverte par M. L’homme de la Providence apportera bien du nouveau. Entre la prise du pouvoir, en 1922, et la crise qui suit l’assassinat de l’opposant socialiste Giacomo Matteotti, en 1924, le fascisme s’y installe dans une durée qu’il entend marquer du sceau de l’éternité, ambition symbolisée par la grande exposition célébrant en 1932 le dixième anniversaire de la « marche sur Rome », qui clôt le volume.

 

Malgré les attentats qui visent le Duce, son pouvoir se mue en dictature personnelle, y compris à l’intérieur du Parti national fasciste (PNF), où les moindres critiques sont peu à peu éteintes. Maître en maniement de la violence, Mussolini, à l’époque encore adulé par Winston Churchill, entend la canaliser à son seul profit, voire à faire montre de souplesse tactique. Par exemple, en réconciliant l’Italie et la papauté, avec les accords du Latran (1929), à l’occasion desquels Pie XI baptise Mussolini « homme de la Providence ».

 

Aveuglements

 

Centré sur les personnages de son roman vrai, Antonio Scurati s’attache à des figures complexes gravitant autour de Mussolini. Par exemple, le très sportif Augusto Turati (1888-1955), qui tente entre 1926 et 1930 d’épurer un PNF gangrené par l’affairisme. On sent poindre une antipathie moindre de l’écrivain pour cette figure oubliée du fascisme, dont la disgrâce s’achève en scandale de pédophilie. Mais Turati est surtout exemplaire d’un aveuglement sur le monstre qu’il est en train d’engendrer. Il en va de même de la maîtresse juive de Mussolini, Margherita Sarfatti (1880-1961), dont la conversion au catholicisme n’empêche pas l’humiliante défaveur, à l’orée des années 1930.

 

Jamais, souligne l’auteur, qui cite leur correspondance, ces deux irresponsables à leur manière n’auront été effleurés par l’idée qu’ils sont victimes de la distorsion d’un réel qu’ils ont eux-mêmes « contribué à créer ». Du reste, leur sort reste enviable face à celui des opposants traqués ou torturés par la toute nouvelle police politique, établie en 1927. La violence de masse se défoule dans les rêves d’empire, anticipant sur les années 1930 et 1940, quand la reconquête de la Libye entraîne massacres, gazages à l’ypérite, ainsi que la déportation impitoyable de cent mille « indigènes ».

 

On saisit, à la lecture, que la répression a mieux su stabiliser le régime que le maniement de la propagande ou les tentatives de l’incarner par un « art fasciste », lequel, tournant progressivement le dos aux avant-gardes courtisées au début, s’oriente vers une monumentalité néoclassique prétendument intemporelle. Si l’on peut regretter un certain goût pour les scènes scabreuses ou scatologiques – piments inutiles d’une narration par ailleurs fort bien menée –, s’il est dommage que demeurent inexpliqués les facteurs expliquant la survie, tant bien que mal, des forces démocratiques et socialistes, et leur renaissance après 1945, on lit toujours avec un plaisir mêlé d’effroi le portrait de cette veille d’apocalypse.

 

Nicolas Weill

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 06:00

Affiche - Vignes de Saint Émilion - Compagnie PO | Boutique Clouet

Je me suis abonné à Twitter non pour jacter, déblatérer, casser du sucre sur le dos d’X ou Y, booster mon immense pouvoir d’influence, me faire plus intelligent et pertinent que je suis, mais comme à une agence mondiale d’information.

 

En 2013 je notais dans une chronique « Le fil de Twitter s’apparente souvent, je n’écris pas toujours, soit à un monologue, soit à une conversation décousue type café du commerce où chacun suit son fil sans trop se préoccuper de ce dit l’autre ou les autres. Ça atteint, au mieux le niveau « brèves de comptoir », au pire le pâteux d’un monologue d’ivrogne… Je laisse de côté les invectives qui, en ce moment, fleurissent si je puis m’exprimer ainsi car ça se hausse au niveau des immondices. Je ne fais pas référence ici au Mondovino qui le plus souvent fait joujou gentiment dans son bac à sable. »

 

salletelescripteursccrorly.jpg

18 janvier 2013

Du télescripteur à Twitter : sous mes yeux le fil du monde…ICI 

 

À l’Assemblée Nationale, lorsque j’étais de permanence de nuit pour la Présidence, j’aimais bien sûr aller passer le temps à la buvette pour papoter avec celles et ceux qui y avaient accès : Ministres et collaborateurs, députés et assistants, et bien sûr des invités des uns et des autres. Mais ce que j’aimais par-dessus tout sur le chemin de la buvette c’était la batterie de télescripteurs qui, en permanence, dévidaient leur ruban de nouvelles du monde via les grandes agences de presse : Reuters, AFP, Associated Press… Au fur et à mesure du dévidement de la bécane, afin d’éviter l’entassement, les dépêches étaient découpées et pendues par les agents de l’AN en fonction de leur provenance, des thèmes. Ce qui me fascinait c’est que les plus grandes infos venues du monde entier comme les faits divers les plus banaux voisinaient sans hiérarchie. J’avais sous les yeux le fil du monde car partout des sourceurs, petites fourmis de l’information, captaient ce qui allait faire la trame des médias de toute nature. Il y avait, au contact de cette grosse machine cliquetante, une forme de lien matériel, charnel, entre l’émetteur et le récepteur d’information.

 

Yannick Jadot : un candidat bien pâlot | L'Anticapitaliste

Un classement en crise ? Quel avenir pour Saint-Émilion ? ICI

02 FÉVRIER 2022Par Colin Hay

 

Il y a une nouvelle orthodoxie suggérant que la classification de Saint-Émilion est la preuve que les systèmes de classification renouvelables et compétitifs ne fonctionnent tout simplement pas. Cependant, notre correspondant bordelais Colin Hay, n'est pas d'accord, affirmant que loin de célébrer la disparition apparente de ce schéma de classification des plus contestés, nous devrions nous efforcer de le restaurer et de le perfectionner.

 

EXTRAITS

 

Les conclusions de ce corpus de littérature académique peuvent être résumées dans les affirmations fondamentales suivantes :

 

En général, la position d'un château dans le classement fournit au marché une mesure (ou plus précisément, une approximation) de la réputation à long terme tandis que les notes des critiques fournissent une nuance spécifique au millésime ;

 

Plus précisément, la position d'un château dans le classement fixe, en effet, une limite supérieure et une limite inférieure au prix de sortie potentiel d'un vin dans un millésime donné, le classement fonctionnant un peu comme un système de fourchettes de prix ;

 

Les critiques influencent la limite supérieure et la limite inférieure (la gamme ou la largeur de bande en vigueur) en fonction de leur appréciation de la qualité et de la réputation du millésime ;

 

Et, surtout, ils influencent également la position spécifique des châteaux les uns par rapport aux autres dans cette bande passante (toutes choses étant égales par ailleurs, les vins les mieux notés à un moment donné du classement sortent à des prix plus élevés) ;

 

Enfin, les notes des critiques sont les plus importantes et ont le plus d'influence sur les prix lorsqu'elles aident des châteaux auparavant peu performants (à un niveau particulier du classement - un troisième cru médocain, par exemple) à retrouver un prix plus proche de celui de son classement.

 

L'implication de tout cela est que la classification et l'approbation de critiques internationaux reconnus jouent des rôles différents mais complémentaires dans le processus de formation des prix.

 

J'ai déjà longuement commenté les décisions d'Ausone et Cheval Blanc de quitter le classement(voir plus bas) Bien qu'ils soient tristes dans un sens, ce sont des choix que je comprends et que je respecte. Il n'est pas nécessaire de les explorer à nouveau dans les moindres détails. Le point clé ici, je pense, est que les départs d'Ausone et de Cheval Blanc n'étaient motivés ni par l'hostilité envers le classement lui-même ni envers le caractère compétitif du classement en soi - un classement dont les deux propriétés avaient clairement bénéficié (et, comme je l'ai sont susceptibles de continuer à en bénéficier longtemps après leur départ). Leur problème (de longue date) concernait le contenu spécifique des règles régissant l'exercice de classement en 2012 et 2022. Ils ont quitté le classement pour l'instant. Mais si cette lecture de leurs motivations est correcte, il n'y a aucune raison principale pourquoi ils pourraient ne pas être persuadés de réintégrer la compétition pour le classement en 2032 (ou, en fait, à un moment ultérieur). Pour être clair, encore une fois, il s'agit d'un constat et en aucun cas d'une prédiction.

 

Le départ d'Angélus est une chose très différente. Beaucoup d'encre a déjà coulé à ce sujet – pas très bien déployée à mon avis. Pour l'argument que je cherche ici à faire valoir, il n'est pas nécessaire de transformer la flaque d'eau en rivière. La décision d'Angélus aussi est une décision que je comprends et que je respecte, même si elle a été une surprise. En y repensant avec le recul, j'ai l'impression que j'aurais dû l'anticiper ; mais je ne l'ai pas fait, et je ne suis pas le seul à ne pas l'avoir fait.

 

Cela semble évident maintenant, mais pas à l'époque, car cette décision n'est devenue possible qu'une fois qu'Ausone et Cheval Blanc avaient déjà annoncé leur propre intention de quitter le classement (comme Stéphanie de Boüard-Rivoal l'a en effet précisé à Jane Anson dans l'un des meilleurs articles et généralement bien informés sur le sujet). On pourrait même aller jusqu'à suggérer qu'une fois qu'Ausone et Cheval Blanc avaient pris leur décision, la propre décision d'Angélus était inévitable. Il a certainement une justification très claire.

Le Poilu Saint-Émilionnais | RetroNews - Le site de presse de la BnF

Gros plan : comment la sortie d'Ausone et de Cheval Blanc affectera Saint-Émilion ICI 

03 AOÛT 2021Par Colin Hay

Colin Hay

 

 

Colin Hay is db’s Bordeaux correspondent and a Professor of Political Science at Sciences Po in Paris, where he works on the political economy of Europe, la place de Bordeaux and wine markets more generally.

 

His undergraduate degree was in Social and Political Science from the University of Cambridge and he has a PhD from Lancaster University.

 

He started writing for the international press having written a series of academic articles on the influence of wine critics on château release prices and their subsequent performance in the secondary market.

 

But his love affair with fine wine long predates that. He is a particular admirer of the wines of Bordeaux, Burgundy, the Rhône Valley, Piedmont and Tuscany.

 

He can be contacted at colin.hay@sciencespo.fr   

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 06:00

Base de données de films français avec images

De Francis Blanche

 

Pierre Dac et Francis Blanche "Le parti d'en rire"

 

“Je me suis marié deux fois : deux catastrophes. Ma première femme est partie. Ma deuxième est restée.”

 

“Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes.”

 

“Etudiants, étudiantes, ne vous présentez plus au bac : prenez le Pont de Tancarville !”

 

“Oui, les cours d'art dramatique sont utiles... pour les professeurs.”

 

“Qui aime bien ses lunettes ménage sa monture.”

 

“Je me lève aussi facilement du pied gauche que du pied droit : je ne fais pas de politique.”

 

“Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d'enfant.”

 

“Concupiscent : ce n'est pas un mot. C'est un rébus.”

 

“Sexologie : au logis ? Au logis ? Pourquoi au logis.”

 

“Un chameau, c'est un cheval dessiné par une commission d'experts.”

 

“Si Christophe Colomb n’avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant.”

 

Le repas des fauves (1964) - IMDb

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour continuer à explorer et découvrir et pour certain comme Ciné papy redécouvrir cette  galaxie cinématographique appelée « Qualité française ». Ce film peut aussi être rapproché  de « Marie Octobre » 1959 de Duvivier (voir fiche) de celui-ci, réalisé par Christian-Jaque  cinq ans plus tard. Où l’on voit que les films de « huis clos » sont un genre spécifique du  cinéma comme le démontre également « 12 hommes en colère » 1957 par Sydney Lumet  considéré comme le « maître du polar juridique ».

 

Quelle est l’histoire ?

 

L'Occupation, une ville de province. Sept personnes, des amis, se retrouvent réunies pour un  repas d'anniversaire. Durant la fête, un attentat a lieu et deux officiers allemands sont abattus.  Le capitaine de la Gestapo, le SS Kaubach, fait irruption dans la pièce et exige l'exécution de  vingt otages si les coupables ne sont pas trouvés. Il demande aux invités de désigner eux-mêmes deux d'entre eux comme otages. Alors, ces gens qui appartiennent à des milieux  différents vont s'affronter et s'entre-dévorer, chacun trouvant une bonne raison de ne pas se  porter volontaire. La tension ne va cesser de monter, transformant la réunion amicale en repas  de fauves où les moments d'espoir alternent avec les moments de folie.

 

Réalisation

 

Christian-Jaque

 

Drôle de bonhomme que ce metteur en scène/scénariste éclectique s’il en fut et prolifique. De  1932 « Le Bidon d'or » à 1977 « La Vie parisienne », il réalise pour le cinéma six courts métrages, trois sketches et cinquante-neuf longs métrages .De 1968 à 1985, il travaille sur une  soixantaine de téléfilms.

 

Il fit tourner les plus grands acteurs. Pour une fois la liste ne vous sera pas épargnée car, elle  vaut le coup.

 

On y trouve : Fernandel, Albert Préjean, Mistinguett, Erich von Stroheim, Michel Simon,  Raymond Rouleau, François Périer, Harry Baur, Renée Faure, Bernard Blier, Jean-Louis  Barrault, Renée Saint-Cyr, Jules Berry, Micheline Presle, Louis Jouvet, Viviane Romance,  Edwige Feuillère, Jean Marais, Gérard Philipe, Daniel Gélin, Maria Casarès, Charles Boyer,  Pierre Brasseur, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Danielle Darrieux, Martine Carol, Claudia  Cardinale, Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli, Brigitte Bardot, Jacques Charrier, Francis  Blanche, Robert Hossein, Marina Vlady, Virna Lisi, Bourvil, Annie Girardot, Alain Delon,  Jean Yanne, entre autres.

 

Martine Carol, sex-symbol tragique du cinéma français -  philippelenoir-popculture.com

 

Il fit tourner la grande star française de l’immédiat après-guerre. Il épousa cette superbe  actrice dont, malheureusement l’aura disparu à l’arrivée de Brigitte Bardot. Beaucoup plus  tard Christian-Jaque fit tourner BB dans « Babette s’en va en guerre » 1959. Celle-là même qui éclipsa la très belle Martine Carol. Ce boulimique était loin d’être le dilettante qu’on  aurait pu croire. Il réalisa un certain nombre de film qui eurent un énorme succès public et  critique et qui resteront dans l’histoire du cinéma français.

 

Ainsi : « Les Disparus de Saint-Agil » 1938 « La Symphonie fantastique » 1942

 

« Fanfan la Tulipe » 1952 avec Gérard Philippe et Gina Lollobrigida« Nana » « La Tulipe  noire » 1964 avec Alain Delon et Virna Lisi. Selon Wikipédia un article du journal Le Figaro,  publié en 2013, affirmerait qu’il s'agit du film le plus rediffusé sur les chaînes de télévision  françaises, programmé 24 fois entre 1957 et 2013.

 

Qui fait quoi ?

 

Le repas des fauves | 1964

 

Claude Nicot : Victor, le libraire

 

Essentiellement acteur de théâtre il joua des seconds rôles au cinéma et fit beaucoup de  doublage de telle sorte que sa voie très reconnaissable permettait de croire qu’on le  connaissait bien quand il apparaissait à l’écran. Au théâtre il servit de très grands auteurs, tant  classique que comique.

 

Claude Rich : Claude, le professeur de philosophie

 

C’est de ce film que date la première rencontre de Ciné papy, alors jeune freluquet avec  Claude Rich. Coup de foudre pour cet acteur élégant et fin et pas seulement par ce qu’il est né  à Strasbourg. On le retrouve, sur le tard, au sommet de son art. En 1989, il joue Talleyrand  dans la pièce « Le Souper » de Jean-Claude Brisville, aux côtés de Claude Brasseur. Sa  prestation sera récompensée par le César du meilleur acteur en 1993.

 

Il fait partie de ces acteurs bénis des dieux issus du Conservatoire national supérieur d'art  dramatique, promotion de 1953. Il en sort avec le deuxième prix .Pour la petite histoire aucun  premier prix n'est décerné cette année-là. C'est là qu'il se lie d'amitié avec plusieurs élèves qui deviendront tous d'illustres acteurs : Jean Rochefort, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer Ensemble ils forment ce qui fut appelé la «bande du Conservatoire ». 

 

Dominique Paturel : Jean-Louis, le vétéran aveugle

 

Comédien dont le parcours s'étale sur six décennies, sa carrière est aussi bien marquée par sa  longévité que par sa diversité. Particulièrement présent au théâtre, il a diversifié les rôles et  les registres. À la télévision, il a notamment joué dans Chevalier de Maison-Rouge ainsi que  dans les feuilletons de « cape et d'épée » Lagardère et D'Artagnan, dont pour ce dernier, il  risques. Il a également participé à plusieurs feuilletons radiophoniques, livres-disques,  documentaires. C’est aussi une des grandes figures du doublage français. (Wikipédia)

 

Le repas des fauves | 1964

Francis Blanche : "Tonton" Francis, l'industriel

 

Humoriste hors pair ses gags comme « Le Sâr Rabindranath Duval » (1957) avec son  partenaire et complice Pierre Dac sont devenus culte. Parallèlement à sa carrière sur scène, il  tourne sans discontinuer dans de très nombreux films où il est souvent intervenu aussi comme  scénariste et dialoguiste. Sa composition la plus populaire est celle de l'Obersturmführer  Schulz face à Brigitte Bardot dans « Babette s'en va-t’en guerre » 1959. Il est un des acteurs  favoris de Georges Lautner, notamment fameux pour son rôle du notaire Maître Folace dans  « Les Tontons flingueurs » 1963 (On en sort pas !)

 

Sans oublier le dialoguiste

Henri Jeanson

 

Déjà rencontré dans des fiches précédentes c’est un dialoguiste plein de verve. Journaliste en  deux périodes au Canard Enchainé il est d’abord un homme libre, anti fascistes. Avec Jeanson, en tant que dialoguiste, au générique d’un film est l’assurance que le film ne  peut pas être tout à fait mauvais.

 

Pax

 

Dans la série « De qui se moque-t-on » Aujourd’hui le stationnement.

 

Stationner, se garer n’est un problème pour personne dans la vraie vie. C’est bien connu. C’est encore plus vrai au cinéma ou, comme par hasard, le héros ou le méchant, cela dépend  de la scène, trouve une place libre au pied de l’immeuble où il se rend. C’est sûr, c’est l’assistant metteur en scène qui vient de faire évacuer à la fourrière la voiture gênante pour le  besoin de l’action.

 

Ils m’énervent, mais ils m’énervent !

 

De qui se moque-t-on ?

 

Prochainement « Surprise * »

 

* Ciné papy ayant à présent plusieurs fiches en cours d’élaboration, celles-ci s’accumulent.  Leurs rédactions n’avancent qu‘au gré de la fantaisie, de l’inspiration et ou du bon vouloir de l’auteur. Il est plus simple donc, de ne plus indiquer « la prochaine » que d’essayer de  garder une cohérence entre les fiches sur le plan du « suivi ». En effet, les fiches, aussitôt  achevées, sont mises à disposition du metteur en page.

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 06:00

De l'antibolchevisme à l'anticommunisme | Histoire et analyse d'images et  oeuvres

« Un militant, c’est un militaire qui porte son uniforme à l’intérieur ». Ambrose Bierce

 

 

 
Doctrine politique qui s'appuie sur le communisme égalitaire de Babeuf :
Je fus tirée de ma contemplation par la voix de Planet qui disait auprès de moi : « Ainsi, mon bon ami, vous vous inspirez du vieux Buonarotti et vous iriez jusqu'au babouvisme? − Quoi? Qu'est-ce? leur dis-je tout étonnée. Vous voulez faire revivre cette vieillerie? Vous avez laissé chez moi l'ouvrage de Buonarotti, je l'ai lu, c'est beau; mais ces moyens empiriques pouvaient entrer dans le cœur désespéré des hommes de cette époque, au lendemain de la chute de Robespierre. G. Sand, Histoire de ma vie,t. 4, 1855, p. 32

 

Et avec sa permission, elles sont publiées dans Chroniques de l’architecture ICI 

 

Extrait

 

Les esprits ne se sont échauffés qu’à propos de la nourriture des Français – dont la réputation, cher Medhi, est parvenue jusqu’à tes oreilles. Les gazettes et les lucarnes officielles se sont embrasées lorsqu’un des candidats à la charge suprême, le babouviste Fabien Roussel, se réclamant du Manifeste des Égaux, ayant déclaré que « le bon vin, une bonne viande, un bon fromage : c’est la gastronomie française », s’est aussitôt vu opposer un libelle par Sandrine Rousseau, égérie des féministes « éveillées » se prenant, sans doute, pour une descendante de Jean-Jacques : « le couscous est le plat préféré des Français ». Répondant à la polémique, Roussel a ajouté : « la vie à base de quinoa et de tofu est fade », ce qui n’a rien arrangé.

 

Embarrassé, le sieur Zemmour, pourfendeur du Grand Remplacement, s’est borné à déclarer que « sa mère faisait le meilleur couscous du monde… au jambonneau ». Cet intellectuel enragé, féru de références historiques, ignorerait-il que le Talmud, comme notre saint Alcoran, interdit aux juifs et aux mahométans de manger la bête immonde « qui a la corne fendue, mais ne rumine pas » ?

 

Ce candidat qui revendique ses origines judéo-berbères, connu pour ses forgeries insolentes, tente de réhabiliter la mémoire d’un maréchal félon. Il ose même compter ses partisans au sein d’une faction appelée Reconquête, feignant d’ignorer que la Reconquista, en Espagne, après la chute de Grenade a été le signal de l’expulsion conjointe, en 1492, des juifs et des mahométans, année où le Génois Cristoforo Colombo découvrait le Nouveau monde, ouvrant ainsi la voie aux atrocités dénoncées par le philosophe humaniste Michel Eyquem de Montaigne.

Lettre persane Langue vulgaire

Jacques CHIRAC explique, en s'aidant des chiffres de l'INSEE, que le niveau de vie des Français a augmenté les années précédentes. Georges MARCHAIS lui rétorque que de nombreux Français sont, au contraire, mécontents, puis accuse CHIRAC d'avoir "quarante ans de retard", ce à quoi ce dernier répond avec un grand sourire "Entendre ça de la bouche d'un léniniste, je trouve que ça ne manque pas de saveur....". Georges MARCHAIS traite ensuite Jacques CHIRAC "d'homme avec le couteau entre les dents".

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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 06:00

Mai 68 en 500 affiches – Laurent Storch Collection | Sale n°3374 | Lot  n°424 | Artcurial

Ce n'est qu'un début continuons le combat, sous les pavés la vigne, «  laissons aux bêtes à cornes la peur du rouge » - Le blog de JACQUES  BERTHOMEAU

Et pourquoi pas mon gars !

 

Ça me rappelle une amie grande bourgeoise du Vexin qui votait « Travailleurs, travailleuses… » pour notre Arlette Laguiller (une trosko mon coco)

 

Je n’ai jamais pratiqué l’anticommunisme primaire, le coco de base c’était du vrai, certes borné, mais sincère, ce que j’ai combattu c’est l’alignement des apparatchiks du P.C.F avec les hiérarques de Moscou.

 

Élection présidentielle - Fabien Roussel (Parti communiste) présente son  programme agricole - Politique

 

Le Roussel, il renoue avec la langue populaire, il est vrai, sincère, certes un poil démago, en plus il n’hésite pas à hérisser les écolos nigauds style Sardine Rousseau. .@sandrousseau explique sa réponse aux propos de @Fabien_Roussel sur la gastronomie française: « Le couscous est le plat préféré des Français, mon plat préféré, je ne vois pas en quoi c'est moins bien que du vin, du camembert, de la saucisse (...) ça ne me parlait pas. »

 

Moi j’aime tout, le couscous, la choucroute, les tripoux, les pieds paquets, la langue de bœuf sauce madère, le steak frites, le tartare, les abats… et plein de cuisine beurk ICI  et ça commence à me courir sur le haricot lorsque  je lis ce titre d’une chronique du Monde :

 

« Le steak-frites est passé à droite » ICI 

 

Je respecte tous les choix alimentaires, même si je trouve les interdits religieux stupides et sans rapport avec une croyance, mais ériger ces choix en sujets politiques nous sommes vraiment tombés bien bas, dans le caniveau « c’est la faute à Rousseau… »

 

Je signale à Sardine Rousseau que dans le coucous y’a de la viande, poulet, veau, agneau (horreur, malheur, des enfants)

 

https://static.actu.fr/uploads/2022/01/20220115-110356.jpg

 

Coauteur de « La France sous nos yeux », le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely décrypte la politisation de l’alimentation et les « fractures » qui y apparaissent.

 

Propos recueillis par Nicolas Santolaria

 

Coauteur avec Jérôme Fourquet de La France sous nos yeux (Seuil, 2021), le journaliste et essayiste décrypte la politisation de l’alimentation.

 

  •  « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage, pour moi c’est la gastronomie française », affirmait récemment sur France 3 le candidat communiste à l’élection présidentielle, Fabien Roussel. Alors qu’elle se voulait rassembleuse, sa déclaration a suscité de très vives réactions, notamment à gauche. Comment comprendre cet emballement ?

 

Dans sa déclaration, Fabien Roussel a aussi ajouté que « le bon et le beau », tout le monde doit y avoir accès, avec cette idée sous-jacente qu’on est tous d’accord sur les référentiels du bon. En réalité, le régime alimentaire qu’il met en avant convoque une figure un peu vintage de l’électeur communiste des années 1970-1980, l’ouvrier avec sa gamelle, son béret et son litron. Jean Gabin, si je caricature un peu.

 

Il y a un aspect nostalgique dans cette défense du repas à la française. Ce dont on se rend compte au travers des réactions outrées que ça a déclenché, c’est qu’en fait, il n’y a plus d’assiette commune, de référentiel qui fait consensus. Ça révèle aussi que le stomacal, le gastrique sont désormais politiques.

 

D’où les critiques sont-elles venues ?

 

De son propre camp. D’un côté, il y a les militants écologistes et en faveur du bien-être animal qui ont été choqués par sa promotion de l’alimentation carnée. Et puis il y a une autre critique, celle de la gauche « morale », qui voit dans cette glorification du régime alimentaire franchouillard, très « saucisson-pinard », un appel du pied à une droite identitaire et nationaliste. Sandrine Rousseau, l’ancienne candidate aux primaires des écologistes, qui est le porte-drapeau d’une gauche qui défend une version plus métissée, inclusive de l’alimentation, a d’ailleurs réagi à la déclaration de Fabien Roussel par un simple tweet : « Le couscous, plat préféré des Français… »

 

Il existe donc une véritable fracture alimentaire à gauche ?

 

Le débat politique s’est déporté vers des sujets culturels au détriment de sujets socio-économiques. Tout cela m’évoque une traduction sur le terrain culinaire d’une controverse, engendrée en 2011 par une célèbre note de Terra Nova. Ce document, produit par un laboratoire d’idées proche du PS, préconisait d’abandonner le vote des ouvriers parce que, sur le plan culturel, sur l’immigration, le mariage pour tous, ils étaient conservateurs. Et de les remplacer par les urbains diplômés, les minorités, les femmes ; une nouvelle coalition électorale démocrate, un peu à l’américaine.

 

On retrouve cette fracture dans l’opposition des régimes alimentaires. Le problème pour la gauche, c’est que si son électorat est réduit à la portion des gens qui sont strictement végétariens en France, ça ne va pas le faire pour le second tour.

 

Et la droite dans tout ça ?

 

Les médias de droite, du Figaro à la chaîne CNews, se sont régalés de la polémique Roussel en agitant le spectre des « woke » qui nous empêcheraient de manger, qui surveilleraient notre assiette. Comme ils sont très intimes, ces sujets conduisent à une polarisation.

 

Quand ils ont le sentiment d’être remis en question dans leur manière de vivre, les gens ont tendance à se politiser en réaction, sur le mode : « Ah, on m’accuse d’être un identitaire du steak-frites ? Eh bien, remettez-moi une côte de bœuf ! » La droite l’a bien compris, c’est pour cela qu’elle s’est emparée de la gastronomie.

 

Le jambon-beurre est même devenu un marqueur d’extrême droite, revendiqué par certains zemmouristes…

 

C’est assez basique : y a le jambon, donc y a du porc. C’est la même histoire que cette association caritative d’extrême droite qui distribuait une soupe populaire confectionnée avec du cochon, ça excluait de fait les musulmans. D’une certaine manière, le steak et les frites décryptés par Roland Barthes dans ses Mythologies sont eux aussi passés à droite. Avec la musculation, la barbe ou certaines marques vestimentaires, la viande rouge fait partie des nouveaux marqueurs lifestyle des identitaires, associée à une idée de santé, de force, de virilité.

 

Avec la musculation, la barbe ou certaines marques vestimentaires, la viande rouge fait partie des nouveaux marqueurs lifestyle des identitaires

 

On a constaté le même mouvement aux Etats-Unis au travers de l’apologie du barbecue. A l’époque de Donald Trump, la viande grillée était présentée comme la nourriture de la working class américaine alors que l’avocado toast, c’était l’aliment des bobos efféminés qui votaient démocrate.

 

Le discours est un peu le même chez nous, non ?

 

En France, la droite a longtemps moqué la gauche caviar, ce qui était une manière de dire : « Vous vous revendiquez de l’égalité et de la justice sociale, mais vous mangez des mets de la bourgeoisie. » Aujourd’hui, on est en train d’évoluer vers ce qu’on pourrait appeler une « gauche quinoa ». C’est une autre forme de disqualification : si la gauche quinoa rejette les référentiels bourgeois, on lui reproche désormais de ne pas représenter le peuple mais seulement les classes urbaines éduquées.

 

Une partie de l’électorat populaire semble effectivement sur des référentiels alimentaires différents, comme l’ont montré les émeutes du Nutella, en 2018, où les gens se battaient pour accéder aux promotions de pâte à tartiner. On est loin des graines germées…

 

Les émeutes du Nutella, c’était juste avant les « gilets jaunes », et c’est très révélateur. Pour des foyers modestes, que leurs enfants puissent avoir du « vrai » Coca ou du « vrai » Nutella, ça reste un marqueur statutaire, un signe que l’on n’a pas totalement décroché. Ça rassure. En revanche, du point de vue du « food activist », le Nutella, c’est le repoussoir absolu, accusé d’engendrer la déforestation à cause de l’utilisation de l’huile de palme, associé à l’univers de la malbouffe industrielle.

 

Encore une fois, on retrouve un décalage culturel ; on n’est pas dans la convergence des luttes mais dans la divergence des styles de vie, entre des gens qui maîtrisent leur alimentation, qui ont une approche stratégique de leur approvisionnement, font du kéfir et du levain naturels, et d’autres, qui la maîtrisent moins, et subissent des leçons des premiers.

 

Même le vin ne fait plus consensus !

 

Oui, que ça soit pour des raisons religieuses ou parce qu’ils ont choisi de faire le « Dry January » [le mois de janvier sans alcool], beaucoup renoncent à boire en société, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose.

 

La droite agite le spectre du « grand remplacement alimentaire », en soulignant notamment l’invasion des kebabs. C’est un fantasme ou une réalité ?

 

Comme il est souvent tenu par des Turcs ou des Maghrébins, le kebab est, pour les générations âgées, un marqueur des vagues d’immigration récentes, comme l’est le voile. Mais dans les faits, il signale aussi la paupérisation des centres-ville, car c’est un commerce extrêmement résilient, adapté aux temps de crise.

 

Pour les plus jeunes, le kebab fait partie du paysage, il y en a devant chaque lycée de France, dans chaque rue commerçante de province. Le kebab est un signe de la mondialisation de l’alimentation, il fait partie des nouveaux référentiels français, comme le montre le fait que les chefs en proposent des déclinaisons « gourmet ».

 

Le kebab, c’est le nouveau couscous. C’est un peu comme le burger. Après avoir été un repoussoir pour la gauche altermondialiste tendance José Bové comme pour la droite, il a fini par s’intégrer dans notre paysage culinaire.

 

Comment expliquer cette politisation de l’alimentation ?

 

L’alimentation, mais aussi la voiture, la maison individuelle, l’avion, tous les marqueurs des modes de vie hérités de l’imaginaire des « trente glorieuses » n’étaient pas questionnés. Or, dans la France contemporaine, confrontée à une transition climatique et à une remise en cause de son modèle, ces choix ne vont plus de soi, et sont attaqués par les mouvements progressistes. Le fait d’aller dans les centres commerciaux, de rouler en SUV, de commander sur Amazon, tout ça devient politique.

 

Est-ce une bonne idée de politiser ces questions ?

 

Tout dépend de la manière. Ces questions sont importantes. Aujourd’hui, manger moins de viande est souhaitable sur le plan de la santé et sur le plan environnemental. Au travers du style de vie, ce sont des modèles de société, des visions du monde que l’on choisit. C’est pour ça que ça inspire les électeurs, plus que de savoir s’il faut rajouter une tranche d’impôt sur le revenu. La question, c’est comment inciter les gens à manger mieux sans leur faire la morale.

 

Au travers du style de vie, ce sont des modèles de société, des visions du monde que l’on choisit

 

Car si l’on part du principe que le repas, c’est le partage, il y a un risque à le transformer en sujet d’affrontement : à partir du moment où ce que tu manges ou ne manges pas s’impose comme le principal sujet politique, ça devient compliqué de faire table commune.

 

Y a-t-il des plats non clivants ?

 

Je ne sais pas, le riz peut-être. En tout cas, maintenant, j’y réfléchirai à deux fois avant de poster des photos de foie de veau sur Instagram.

 

Nicolas Santolaria

Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle, lors de son meeting de campagne à Marseille, le 6 février 2022.

Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle, lors de son meeting de campagne à Marseille, le 6 février 2022. 

Fabien Roussel, le candidat communiste qui veut créer la surprise à gauche en 2022

Le candidat du PCF à l’élection présidentielle a tenté, dimanche, d’élargir son assise, drapeau français en fond, tout en déclinant ses thèmes de prédilection : travail, fiscalité, République.

 

Par Julie Carriat(Marseille, envoyée spéciale)

 

C’était prévu. Pour son premier grand meeting de l’année, Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français (PCF), allait agiter en grand le drapeau français, en plus du drapeau rouge de la faucille et du marteau. Le candidat à l’élection présidentielle des 10 et 24 avril, très à l’aise sur les plateaux – quitte à se retrouver régulièrement au centre de polémiques –, essaie, en effet, de sortir du périmètre étroit de l’étiquette communiste. Sans renier le parfum désuet d’une certaine « France des jours heureux », une époque où le PCF était fort et où les choses allaient mieux.

 

Malgré la sympathie qu’il inspire à certains électeurs, la conversion en intention de vote dans les sondages n’est pas évidente. Au sein d’une gauche affaiblie, le député du Nord fait parler de lui et passe parfois devant la candidate socialiste Anne Hidalgo dans les sondages, sans dépasser toutefois les 4 %. Dimanche 6 février, au palais des congrès de Marseille, il s’agissait donc d’élargir, en mettant en valeur des soutiens hors les murs, et en tenant un discours très large, devant près de 4 000 personnes.

 

Piques à Jean-Luc Mélenchon

 

Comme à son habitude, le député du Nord, qui porte la candidature communiste après deux campagnes présidentielles au côté de La France insoumise (LFI), n’a pas manqué de lancer quelques piques à Jean-Luc Mélenchon. En venant dans sa circonscription d’abord, où le député des Bouches-du-Rhône, comme il l’a lui-même reconnu dans Mediapart, n’a pas totalement réussi son implantation (« les choses se sont réorganisées en dehors de moi »).

 

Fabien Roussel s’est employé, samedi 5 et dimanche 6 février, à rencontrer un à un les acteurs du Printemps marseillais qui se sont fédérés sans le chef de file « insoumis », et parfois contre lui. Benoît Payan, le maire de la ville, mais aussi la suppléante de Jean-Luc Mélenchon, Sophie Camard, ex-Europe Ecologie-Les Verts, passée par LFI et désormais en rupture de ban. « Venue saluer des partenaires que j’apprécie beaucoup », cette dernière est montée sur scène pour remercier Fabien Roussel pour « sa manière simple et républicaine de parler du monde du travail ».

 

Le philosophe Henri Pena-Ruiz, connu pour ses travaux sur la laïcité, a, lui aussi, été annoncé comme soutien du candidat. Après avoir appuyé la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, il avait déjà préféré la liste communiste d’Ian Brossat aux élections européennes de 2019 à celle de La France insoumise.

 

François Cocq, ancien « insoumis » et ex-porte-parole d’Arnaud Montebourg, était sur scène : « Autant le dire tout de suite, je ne suis pas communiste, nul n’est parfait », a-t-il lancé, avant de louer une campagne, selon lui, « réellement populaire » et de fustiger « tous ceux qui préfèrent le patchwork de la gauche démocrate américaine à la gauche républicaine ».

 

Théorie du « roussellement »

 

Dans son discours, Fabien Roussel, a pour sa part concentré ses attaques contre Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Éric Zemmour et Marine Le Pen. L’occasion de labourer ses thèmes favoris, le travail et le « mur de l’argent », et de placer un jeu de mots : « Ce qui coûte cher, c’est les riches, ce qui coûte cher, c’est le ruissellement. Moi, je vous propose une autre théorie, le “roussellement” ! Augmenter les salaires et les retraites. » Le candidat propose, en outre, de priver les fraudeurs fiscaux de leurs droits civiques.

 

Il a tout de même égratigné une partie de la gauche, les « donneurs de leçons », ceux qui pensent « qu’on n’aurait plus le droit de manger de la viande ». « De quel droit ceux qui ont tout continuent à faire la leçon à ceux qui n’ont rien, franchement ? Il faut s’interroger, tous ces bien-pensants, ils ne voient pas ces familles qui vivent à l’euro près ? » Dans la salle, il y a un « Pinard ! » qui fuse, Fabien Roussel prend soin de défendre aussi les eaux minérales, et le Pastis. Cette France de la « bonne paie » s’adresse à tous, assure-t-il, « que l’on soit français ou travailleur immigré ».

 

Hommage aux dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo, à Samuel Paty, aux Kurdes de Syrie : le candidat se projette aussi dans les habits de chef de la diplomatie, prône la désescalade, la sortie de la « politique guerrière des Etats-Unis ». Il promet, pour conclure, de « continuer de surprendre ».

 

Julie Carriat (Marseille, envoyée spéciale)

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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 06:00

Passard-058.JPG

Je pose là des préalables :

 

  • Dauga ce fut d’abord pour moi le grand Benoît Dauga (1)

 

Le 5ème élégant

 

  • L’Olivier je l’ai connu y’a un bail (2)

 

Passard-049.JPG

 

  • Un naturiste débridé comme moi ne devrait pas apprécier un faiseur de vin, mais, j’suis comme ça, on ne me changera pas, j’suis fidèle en amitié. Olivier s’affiche, s’expose, au risque de se surexposer mais ça n’est pas qu’un jeu il y a sous le faiseur de vin affiché un gars qui a du cœur et un réel amour de la terre. ICI

 

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  • L’Olivier c’est l’Antoine du vin, Antoine le chanteur, notre 3e ligne en fleurs qui un soir en avril 2013, au 33 rue du Château d’Eau, dans  le Marché Couvert Saint-Martin, me fit faire une belle découverte : Le Blanc Marzin un superbe Sauvignon Gris que « les grands dégustateurs de l’appellation Bordeaux n’ont pas jugé digne. Bravo, ça fait un superbe vin France supplémentaire. Continuez comme cela les mecs et vous n’aurez que vos yeux pour pleurer les cocos. Pour ceux qui n’accorderaient qu’une confiance limitée à mes capacités de dégustateur, ce que je comprends aisément… » Après cela le père Farge se lamente à propos du soi-disant Bordeaux-bashing.

 

  • Ça fait un bail que  je n’ai pas vu l’Olivier alors pourquoi je ressors ses chemises à  fleurs de la naphtaline (Joke !) ?

 

  • C’est la faute à Twitter et à  Strip Food !

 

CULTURE & SOCIÉTÉ AGRICULTURE

 

Olivier DAUGA, le Faiseur de Vin® : « Au diable les notations et les classements ! Il faut revenir à la terre et parler du produit et des hommes » par Stéphane Brunerie 28 janvier 2022

 

S’il y a un produit alimentaire qui assume sa diversité, c’est bien le vin. En effet, on présente souvent le vin comme un produit issu de son terroir – à chacun d’aller apprécier ou non les saveurs, les styles, les couleurs. Comme si c’était en fait plus au consommateur de s’adapter au produit que l’inverse.

 

Pour autant, ce paradigme évolue dans un contexte où le consommateur de vin devient plus averti, plus exigeant et international. Il est aujourd’hui de plus en plus difficile de ne pas tenir compte de ses goûts et des tendances pour concevoir les vins sans pour autant renier leurs identités.

 

Pour explorer ce sujet, j’ai convié Olivier Dauga, créateur de la société « Le Faiseur de Vin ®». Celui qui conseille depuis trente ans vignerons, coopératives, marques et enseignes en France et à l’étranger pour élaborer les meilleurs vins possibles, tout en restant en adéquation avec les goûts des consommateurs, défend une vision humaniste et respectueuse de la nature du vin. Il livre à StripFood les tendances majeures de consommation, le changement de vision des nouvelles générations, ainsi que les indispensables clefs pour permettre au secteur de se réinventer et rapprocher davantage ceux qui font et ceux qui boivent. Inspirant !

 

Cette interview fait écho à la contribution de Romain Leycuras (à découvrir à la fin de cet article), qui nous éclaire en parallèle sur la crise des vins de Bordeaux, syndrome d’un éloignement entre le produit et ses consommateurs.

 

Stéphane Brunerie

 

Qui êtes-vous, Olivier Dauga ?

 

 

Né à Libourne, issu d’une famille de vignerons depuis plusieurs générations, j’ai été façonné par le sport de haut niveau (le rugby) depuis tout petit. On découvre très tôt chez moi quelque chose de différent, mon nez ! Après des études agricoles, je décide de me réorienter vers le monde du vin et pars en apprentissage à Cognac chez Martel. En 2000, je décide de créer ma société à Bordeaux, qui s’appellera « Le Faiseur de Vin® », traduction littérale et bien française de winemaker.

 

La suite ICI 

 

 

Voilà, c’est dit, même si je ne suis pas sur la même ligne (la 3e Joke) que l’Olivier, qui ne liche pas comme moi des vins nu, son propos est intéressant à lire, ce n’est pas écrit Mélenchon sur mon front.

 

Paroles d'ex - Benoît Dauga : « Là où nous mettions les pieds, Walter Spanghero mettait la tête »

 

https://www.lequipe.fr/_medias/img-photo-jpg/benoit-dauga-n-luttiau-l-equipe/1500000001494701/466:38,1471:1294-828-1035-75/d1d77

  1. (1) Rugbyman français né le 8 mai 1942 à Montgaillard (Lot-et-Garonne), évoluant au poste de deuxième ligne ou de troisième ligne centre. Figure du Stade montois, Benoît Dauga honore soixante-trois sélections en équipe de France (dont 9 en tant que capitaine), de 1964 à 1972, inscrivant onze essai sous le maillot bleu. Dès 1964, il participe au succès obtenu en Afrique du Sud par l'équipe conduite par Michel Crauste (8-6). À son côté se trouve un débutant, Walter Spanghero, et les deux hommes seront souvent mis en concurrence. Benoît Dauga apporte sa contribution, en 1968, au premier Grand Chelem du XV de France dans le Tournoi des cinq nations. Il s'illustre en Afrique du Sud en 1971, notamment à l'occasion d'un match houleux à Durban le 19 juin, où grâce à son autorité, il parvient, en accord avec le capitaine des Springboks Hannes Marais, à calmer les esprits. Le 25 mars 1972, Benoît Dauga achève sa carrière internationale, rappelé en tant que capitaine pour pallier le forfait de Walter Spanghero, par une défaite à Cardiff contre le pays de Galles. Victime d’un grave accident au cours d’un match, Benoît Dauga dut mettre un terme à sa carrière en janvier 1975. En 2003, il deviendra président du Stade montois 
  2.  

(2) 29 juin 2009

  1.  

Michel Tardieu a craqué devant le côté rock and roll d’Olivier Dauga : un couple de « terroiristes » est né…

 

D’un côté : le faiseur de Vin, Olivier Dauga, né dans les vignes, sa carrure de rugbyman, ses lunettes, ses santiags, un style qui décoiffe l’establishment bordelais, une philosophie fondée sur l’harmonie entre terroir, raisin et la personnalité du propriétaire, une conception de l’environnement du produit résolument moderne pour toucher le consommateur, un vision très haute-couture par le sens du détail, une passion de l’excellence, des aphorismes percutants « la plus grande bouteille est celle qui se boit. » la suite ICI 

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 06:00

Une affiche de cinéma pour « Fantasia » de 1940

Ligne 5 : porte d’Italie-porte de Pantin, direction La Villette cité de la musique samedi dernier.

 

C’est toujours un plaisir de déboucher sur l’esplanade de la Villette puis de cheminer, en compagnie de grappes d’enfants, vers la monumentale Philharmonie  de Paris, le ciel est gris mais clément. Je suis, comme toujours en avance, pass vaccinal, contrôle des sacs, j’attends.

 

Les nanas sont, comme toujours, à la bourre, elles déboulent tout de même pile-poil à 11 h, contrôle des billets nous nous installons au parterre de la Grande salle Pierre Boulez.

 

 

Un véritable tour de force architectural: une salle enveloppante conjuguant l’immersion du public dans l’espace et la musique avec une intimité d’écoute inédite.

 

Ni salle en « boîte à chaussures » (comme le Musikverein de Vienne), ni salle en « vignoble » (comme la Philharmonie de Berlin), la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie invente un nouveau modèle, celui d’une salle enveloppante et modulable. Une innovation à la fois architecturale, scénographique et acoustique. L’architecte Jean Nouvel et l’acousticien principal de la salle, Sir Harold Marshall, ont conçu la salle lors de séances collaboratives mariant architecture, acoustique et scénographie.

 

En dépit de sa jauge de 2 400 places assises, la salle instaure une véritable intimité. Une sensation bien réelle, puisque la distance entre le chef d’orchestre et le dernier spectateur n’est que de 32 mètres (contre 48 mètres à la Salle Pleyel). Jean Nouvel en décrit ainsi la scénographie : « La salle évocatrice des nappes immatérielles de musique et de lumière suspend des auditeurs-spectateurs dans l’espace sur de long balcons… Cette suspension crée l’impression d’être entouré, immergé dans la musique et la lumière. » La suite ICI 

 

Nous sommes là pour Fantasia !

 

Des privilégiés, un grand écran, un grand orchestre celui de Paris ICI   dirigé par Timoty Brock ICI  

 

L’histoire fantastique de « Fantasia » de Walt Disney

 

Chef-d’œuvre de Walt Disney, « Fantasia » n’est pas qu’un dessin animé. C'est aussi une création audiovisuelle sans précédent, réunissant l’art de la musique et celui de l’animation. Plongez dans l’histoire d’un film qui a marqué le cinéma et a ouvert la musique classique à tous.

 

Le 13 novembre 1940, le public du Broadway Theatre de New York découvre un long-métrage cinématographique inédit : Fantasia de Walt Disney, une animation visuelle pleine de couleurs accompagnée d’extraits des plus grandes œuvres du répertoire classique.

 

Produit et diffusé aux Etats-Unis par le géant du dessin animé pendant l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’humanité, Fantasia est le fruit d’un rêve ambitieux et généreux de la part de Disney : concilier jeune public et musique classique.

 

Cependant, Fantasia n’est pas la première tentative de Walt Disney d’unir l'animation à sa passion pour la musique classique. Entre 1929 et 1939, il produit une dizaine de courts-métrages intitulés les « Silly Symphonies », de petites « nouvelles musicales » mettant en scène diverses scènes loufoques accompagnées de pièces de Grieg, Beethoven, Chopin, Verdi et Rossini. ICI 

 

Une rencontre fortuite

 

En 1937, Walt Disney fait une rencontre majeure. C’est par hasard qu’il croise le célèbre chef d’orchestre Léopold Stokowski dans un restaurant, auquel il propose son nouveau projet artistique. Stokowski partage une envie similaire, celle de créer un long-métrage animé accompagné de musique classique. C’est ainsi que nait une amitié et collaboration fructueuse entre les deux individus.

 

En Stokowski, Disney voyait un prestige capable d’accorder une certaine crédibilité à son projet d’animation auprès des publics de la musique classique, ainsi qu’une porte d’entrée pour les non-initiés. Quant à Stokowski, malgré sa réputation d’un chef prestigieux, il souhaitait se rapprocher de la culture populaire et moderne afin de toucher un nouveau public :

 

« La beauté et l'inspiration de la musique classique ne doivent pas être réservées à quelques privilégiés [...]. C'est pourquoi la grande musique associée aux œuvres cinématographiques est si importante, car ces œuvres atteignent des millions de personnes dans notre pays et dans le monde entier. Leur influence est extrêmement puissante et profonde », écrit le chef d’orchestre dans le programme du spectacle itinérant Walt Disney presents Fantasia.

 

Après plusieurs mois de recherches, les huit morceaux sont sélectionnés et orchestrés par Stokowski afin de convenir aux besoins du film :

 

  • la Toccata et Fugue en ré mineur de J.S. Bach,
  • le Casse-Noisette de Tchaïkovski,
  • l'Apprenti sorcier de Dukas,
  • Le Sacre du printemps de Stravinsky,
  • la Symphonie no.6 « Pastorale » de Beethoven,
  • « La Danse des Heures » de La Gioconda de Ponchielli,
  •  Une nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski,
  • et l’Ave Maria de Schubert.

 

  • Fantasia 2000 un film pour quel âge ?

 

Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie

 

Durée : environ 1h40

Distribution

Orchestre de Paris

Timothy Brock, direction

 

Pierre de touche de l’histoire du cinéma d’animation et tour de force technique, Fantasia demeure une passionnante expérience visuelle et sonore. Car c’est bien autour de la musique que fut élaborée cette suite narrative.

 

Les sept séquences de Fantasia, dont certaines sont légendaires, constituent un grand livre d’illustration de pages musicales célèbres. Comment oublier la lutte de Mickey contre une armée de balais sur L’Apprenti sorcier de Paul Dukas ou l’évocation des dieux et créatures de l’Antiquité sur les accents de la Symphonie pastorale ? Jamais les studios Disney ne devaient par la suite s’autoriser autant de « fantaisie », ni chanter une telle ode à l’orchestre.

Fantasia 2000 ICI
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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 06:00

La vache d'Hérens - notreHistoire.ch

C’est un secret de polichinelle, pour ceux qui me connaissent, la Savoie est entrée dans mon cœur, j’aime, ses vins nu, ses fromages qui puent et… bien évidemment… elle, mais en revanche j’ai du mal avec le fromage fondu, connu sous les appellations raclette et fondue.

 

En effet, chez soi ou au restaurant, lorsqu’on en a terminé avec ces mets fromagers on a la sensation d’être soi-même un fromage ambulant…

 

Mais tel n’est pas l’objet de cette chronique, ce qui m’intéresse c’est l’éternel conflit fromager entre notre voisine Suisse et ici la Savoie (l’amalgame entre Gruyère français, Gruyère suisse et Emmental est une confusion très française qui agace nos amis suisses depuis très longtemps et qui a même fait l’objet de confrontations diplomatiques au plus haut niveau des deux états. En effet, ce n’est qu’en 2010 que le Gruyère suisse a obtenu sa reconnaissance européenne officielle en obtenant l’exclusivité de l’Appellation d’Origine Protégée (AOP) face à son rival français.)

 

Du côté de la fondue j’ai déjà commis une chronique

ImageImage

 

10 février 2020

 

La nouvelle émoji "Fondue" est suisse « prouvant à nos fieffés voisins savoyards que ce sont bien nous, les Suisses, qui sommes propriétaires de la recette. Mais ils ont le culot d’insister. » ICI

 

 

 

En Suisse, la raclette est dans toutes les têtes ICI

 

Par Léo Pajon (Verbier - Suisse)

Publié le 20 janvier 2022 à 17h30 - Mis à jour le 24 janvier 2022 à 09h15

 

SÉRIE Aux pays des délices fondants (1/3) – Dans le Valais, le fromage au lait cru est partout, des plus petites supérettes aux meilleures tables. Il est même la vedette de festivals. Un véritable objet de culte culinaire.

 

En France, on considère souvent que ce délice coulant est né en Savoie. C’est pourtant ici, dans le Valais, un canton situé dans le sud-ouest de la Suisse, frontalier de l’Italie et de la France et bordé au nord par le lac Léman, qu’il serait d’abord apparu. Des documents datant du XIVe et du XVe siècle prouvent que l’on faisait déjà fondre à l’époque, dans cette région montagnarde, du fromage gras en l’approchant d’un feu de bois.

 

En novembre 2021, un sondage mené par Sociovision pour TF1 auprès de 3 500 personnes, propulsait la spécialité fromagère « plat préféré » des Français. Mais, dans le Valais, la raclette n’est pas un plat : c’est une religion, avec ses rituels, ses fidèles et ses évangélisateurs.

 

[…]

 

Quant aux chapelles du célèbre fromage au lait de vache, elles sont partout. On le retrouve bien sûr dans la quasi-totalité des restaurants (même incorporé dans les fondues), mais il est aussi proposé avec le café au petit déjeuner, vendu dans la plus minuscule supérette de village et jusque dans des distributeurs automatiques de la région. Les fondus suisses du fromage fondu ont même imaginé des mix surprenants entre raclette et musique : en août, dans différents lieux du Valais, les festivals Rocklette et Electroclette attirent mélomanes et gourmands en altitude.

 

Mais le vrai temps fort du culte fromager intervient un peu plus tard, fin septembre, pour l’événement « Bagnes, capitale de la raclette ». Les vaches, redescendues des alpages, défilent. Dans un concert de tintements de cloches, les bêtes sont célébrées comme des reines, coiffées de couronnes de fleurs. Et des petits chalets installés pour l’occasion permettent de déguster les raclettes proposées par les fromageries locales, les bruits de mastication enthousiaste étant couverts par les concerts d’accordéon.

 

Une AOP depuis 2003

Pour comprendre cet engouement, il faut saisir à quel point la raclette est chevillée à la culture du Valais. L’hérens, la race de vache produisant le lait traditionnellement utilisé ici pour fabriquer le raclette (les Suisses disent « le » raclette, quand il s’agit du fromage brut, non cuit), fait partie du paysage depuis plus de 5 000 ans. « Les hérens sont trapues, combatives, ce sont aussi de bonnes grimpeuses au sabot solide, ce qui est important en zone montagneuse, mais elles donnent seulement 3 500 kilos de lait par an, deux fois moins que d’autres races », précise l’éleveur Jean-Baptiste Pralong.

 

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 06:00

Correspondance Mussolini – Churchill avant et durant la guerre – Jeune  Nation

Quando Mussolini pagava Churchill - Bibazz, None

Ayant rencontré Mussolini le 15 janvier 1927, Winston Churchill alors Ministre des Finances, s’exprime, lors d'une conférence de presse tenue à l'ambassade britannique de Rome.

 

« Je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de la fascination, comme tant d’autres personnes pour l’attitude courtoise et simple de M. Mussolini… Il n’a qu’une seule pensée : le bien-être durable du peuple italien… Il est parfaitement absurde de déclarer que le gouvernement italien ne repose pas sur une base populaire ou n’est pas soutenu par l’approbation active et pratique des grandes masses… Si j’avais été italien, j’en suis certain, j’aurais été entièrement avec vous du début jusqu’à la fin de votre lutte contre les appétits bestiaux et les passions du léninisme… Du point de vue extérieur, votre mouvement a rendu service au monde entier. »

 

Page 250 « M. L’homme de la providence », d’Antonio Scurati 

 

 

 

« Le génie romain personnifié par Benito Mussolini, le plus grand législateur vivant, a montré à de nombreuses nations que l’on peut résister au communisme ; il a tracé la route qu’une nation peut suivre quand elle est menée avec courage. Avec le régime fasciste, Mussolini a établi une orientation centrale que les pays engagés dans la lutte contre le communisme ne devraient plus hésiter à prendre comme guide. Si j’étais italien, je suis sûr que j’aurais soutenu Mussolini depuis le début jusqu’à la fin... Mussolini ne pense, de toute évidence, qu’au bien-être durable de peuple italien... Il fait de son pays une puissance admise et respectée dans le monde. L’Italie redécouvre la grandeur impériale du passé. »

 

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Le Times londonien le 30 décembre 1922 :

 

« Il est incontestable que l’Italie n’a jamais été aussi forte et unie qu’aujourd’hui. Le monde a été frappé par le fait que le fascisme n’est pas seulement un système politique qui a réussi, mais aussi une révolution spirituelle. Le Duce a simplifié le régime fiscal et fortement réduit le déficit.... Il est parvenu à réduire une bureaucratie excessivement abondante... Mussolini a poursuivi, avec assez de succès, une grande politique coloniale... Sa politique sociale en faveur des plus défavorisés, est remarquable. Grâce à Benito Mussolini, l’Italie est devenue une puissance que le monde admire. »

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 06:00

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Avortements, violences conjugales, alcoolisme... Les tragédies d'Ava Gardner ICI

 

 

Elle a incarné le sex-appeal et la tentation pour des milliers d'hommes. Ava Gardner, la « Marilyn brune », était une femme avide de liberté et d'amour, refusant de faire des concessions. Mais derrière cette vie débridée et non-consensuelle se cachent de nombreux drames.

 

PAR CHARLINE BOUZON

Les 55 Jours de Pékin — Wikipédia

Pourquoi ce film ?

 

Soucieux de coller à la réalité, Ciné papy trouve indispensable de vous expliquer les raisons de  l’agressive renaissance de la Chine.

 

Alors, en avant ! Sonnez hautbois, résonnez musettes ! Même si c’est derrière nous. Attention au Barnum que va faire Ciné papy. Entrez dans la danse ! Vous allez assister à un  bal et ses violons et à des combats au son du clairon !

 

Quelle est l’histoire ?

 

Ciné papy qui vient de rédiger une de ses fiches les plus longues, va tirer au flanc. Il va citer,  sans vergogne, Wikipédia qui, soit dit en passant, est plus complet qu’Allo ciné.

 

« Pékin, 1900. La révolte des Boxers prend de l'ampleur et les autorités chinoises sont  divisées : le général Jung-Lu presse l'impératrice Tseu-Hi d'arrêter les fanatiques, tandis que  le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit,  les délégations étrangères regroupées au sein du Quartier des légations, organisent leur  défense. Le major Matt Lewis arrive à Pékin à la tête d'un détachement chargé de protéger  l'ambassade américaine. Il y rencontre la baronne Natacha Ivanoff et l'ambassadeur  britannique, Sir Arthur Robertson. Le 20 juin, le siège du quartier des ambassades commence.  Il durera 55 jours. »

 

Réalisation

 

Nicholas Ray, Andrew Marton, Guy Green

 

Une vie cabossée que celle de ce scénariste, cinéaste et acteur américains. Le malaise  cardiaque qui le terrasse sur le plateau des 55 jours brise sa carrière. Restaurateur un moment, il devient alcoolique et joueur compulsif, il perd sa fortune. Il fait  faillite.

 

De réussites magistrales en faillites, des mariages ratés et de sérieux problèmes de santé  marquèrent son existence. Il est mort relativement jeune à 67 ans Malgré plusieurs opérations,  il décède d'un cancer des poumons le 16 juin 1973. Ses derniers mois de vie ont été filmés dans Nick's Movie par son ami Wim Wenders, qui l'avait fait jouer deux ans auparavant dans « L'Ami américain ». Cette fin tragique et cette connivence avec Wim Wenders illustre son  amour du cinéma et ce qu’il va apporter à cet art. 

 

Curieusement contrairement à ses contemporains qui commencent à innover il reste attaché  aux films de genre tels le western, le film policier ou encore le péplum. Mais il dynamite ces genres car il n’y a plus de héros mais que des personnages dont la chute semble inévitable. Il  influença un nombre considérable de jeunes cinéastes qui se revendiquent ouvertement de lui.  Ainsi Jean-Luc Godard est un grand laudateur du cinéaste qui "personnifiait le cinéma" à ses  yeux.

 

Martin Scorsese admire particulièrement « Johnny Guitare » 1954 et le célébrissime « La  Fureur de vivre » 1955 avec le mythique James Dean et « Derrière le miroir » 1956

 

Curtis Hanson apparaît dans un documentaire pour le DVD de « Le Violent, » 1950 exprimant son analyse du film qui était l'une des nombreuses influences pour la réalisation de  son « L.A. Confidential » 1997

 

François Truffaut a écrit sur Ray (très présent dans son livre Les Films de ma vie). Il affirme  que « Les Amants de la nuit » 1949 est le meilleur film de Ray, mais accorde une grande place  également à « Derrière le miroir » 1956 et « Johnny Guitare » 1954.

 

Wim Wenders est un autre de ses admirateurs européens, lui rendant hommage dans de  nombreux films. Il donne un petit rôle au cinéaste dans son film « L'Ami américain » 1977. Alors enseignant à la New York University, Ray eut Jim Jarmusch50 comme élève, le jeune  cinéaste indépendant devint son assistant. En retour, Jarmusch lui demanda conseil pour ses  scénarios.

 

Quentin Tarantino est également un grand admirateur de Ray dont il cite souvent l'influence  dans de nombreuses interviews « Les Amants de la Nuit » 1949 est d'ailleurs un de ses films  préférés. On trouve en effet, aussi bien dans ses films « Reservoir Dogs » 1992 que dans ses  scénarios tournés par d'autres « True Romance » 1993 (Scénario de Ray – film Tony Scott), la même dimension tragique de ces personnages prédestinés.

 

Un très grand cinéaste donc même si la forme classique de ses films pourrait en faire douter à  l’occasion d’un visionnage superficiel.

 

Un dernier exemple pour s’en convaincre. Ray tourne son deuxième film « Les Ruelles du malheur » 1949 avec Humphrey Bogart, et surtout, avec le même « Le Violent » en 1950. Déjà, tout au long du film on ne sait si on se dirige vers un happy end ou un drame.

 

Qui fait quoi ?

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/e6cbfb72d86896bfaf28e71dc2b73f3d-les-55-jours-de-pekin-film-historique-programme-tv.jpg?width=1260&sign=4c6ff8a5cc78035cf5594a666014b1d50a96b49d5528616d7324b9a35925549d&client_id=bpservices

 

Charlton Heston: Le major Matt Lewis

 

Personnalité complexe et pleine de contradiction que ce « Monstre Sacré » du Cinéma  américain. Il s’engage auprès d Martin Luther King dans les années soixante. Démocrate  jusqu’en 1972 il devient Républicain par la suite militant actif, jusqu’à en devenir président  puis membre honoraire à vie de la NRA cette association de défense du deuxième  amendement et donc de la vente libre des armes qui fait tant de ravage aux USA sans que  personne ne fasse quoi que ce soit de réaliste pour améliorer la situation. La puissance  financière de la NRA est telle que tout homme politique qui aurait des velléités à lutter contre  elle, sait que ce sera non seulement en vain mais qu’il ne sera jamais plus élu. Remarqué par le réalisateur Cecil B. DeMille ce dernier lui confie un premier rôle en tant que  directeur de cirque dans le long métrage « Sous le plus grand chapiteau du monde » 1952 ce  qui le révèlera au public. (A ne pas confondre avec « Le Plus Grand Cirque du monde » 1964  d'Hathaway avec Rita Hayworth, Claudia Cardinale et John Wayne)

 

Dès lors Il va rapidement devenir l'acteur spécialiste des rôles historiques dans les grandes  superproductions d'Hollywood des années 1950 et 1960. Cette spécialisation lui vient de sa  carrure athlétique et de son visage aux traits fermes et réguliers. Ainsi, au cours de sa carrière  Charlton Heston a été successivement Moïse, Le Cid, saint Jean Baptiste, Marc-Antoine (à  deux reprises), le général Gordon, le président Jackson, le roi Henri VIII et Richelieu. En 1956, il obtient la consécration avec sa participation au film « Les Dix Commandements » 1956 de Cecil B. DeMille puis « Ben-Hur » 1959 de William Wyler pour lequel il obtient  l'Oscar du meilleur acteur. Les autres films que sont « Le Cid »1961et « Antoine et Cléopâtre » (1972) (qu'il met lui-même en scène) confirment son intérêt pour les films à  grand spectacle.

 

Une fois passée la mode des films « historiques » Il participera, toujours en tête d’affiche à  des films de science-fiction ou d’anticipation tel le remarquable « Soleil vert » 1973 de Richard Fleischer ou encore « La Planète des singes » 1968 de Franklin J. Schaffner immense  succès critique et public avec notamment cette géniale image finale de la Statue de la Liberté  abattue, à moitié immergée en bordure de mer. Pour Ciné papy il s’agit là d’une image forte et  puissante comme seul ,ce me semble, les américains savent trouver. Elle rejoint, dans mon  album personnel, l’image du casque abandonné sur la plage, seul vestige semble t’il, du  débarquement réussi en Normandie.

 

Malgré ce panégyrique Ciné papy a assez peu de sympathie pour cet acteur. Il trouve quand  même grâce à ses yeux pour sa participation à « La Soif du mal » 1958 mis en scène par  Orson Welles qui transformera Charlton Heston (comme il a transformé Rita Hayworth dans  « La Dame de Shanghai » 1947. Il apparaît dans le rôle inattendu d'un commissaire mexicain  honnête, Ramon Miguel « Mike » Vargas, face à son homologue américain, Hank Quinlan  (interprété par Orson Welles), personnage énorme, bouffi, véreux et manipulateur. Ce film est  une exception noire, baroque, unique — comme sont uniques la moustache et les cheveux  noirs qu'il arbore — dans sa carrière où l'acteur, loin des fastes bibliques, historiques et  épiques, peut montrer une dimension humaine plus moderne.

 

Ciné papy explique son peu de sympathie pour Charlton Heston par l’impression qu’il donne  de savoir qu’il est Charlton Heston. Il se sert de ses rôles, pour montrer qui il est au lieu de  lui permettre de montrer ses talents d’acteurs.

 

Charlton Heston aurait pu faire sienne cette phrase de John Wayne autre Monstre Sacré  d’Hollywood : « J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi » Mais il n’avait certainement pas assez d’humour, pour ne pas parler d’auto dérision pour  cela.

 

Ava Gardner: La baronne Natacha Ivanof

 

Cette superbe femme doublée d’une grande actrice évoquait régulièrement son horreur des chaussures. « Je les mets pour danser mais je ne suis bien que pieds nus » (de mémoire) Le grand Joseph L. Mankiewicz en fera un film « La Comtesse aux pieds nus » 1954 dont il  sera également le scénariste . Ava Gardner est arrivée au cinéma presque contre son gré . Elle  ne s’est jamais sentie à sa place . Elle a été élevée ( formatée ?) chaque apport lui faisant  comprendre ,d’une par, que ce n’était pas elle et, d’autre part, confortait ses complexes.  Les paparazzi ne manquent rien de savie amoureuse chaotique ear elle semble savoir ce  qu'elle veut. Sa liaison torride et tumultueuse avec un Sinatra au creux de la vague va  déchainer contre elle les ligues de vertus car Sinatra était encore marié.  Cela ne l’empêche nullement de tourner des films qui deviendront de grands succès qui la  mèneront au succès international. Elle viendra habiter en Espagne et en Angleterre sans  arrêter de tourner :

 

- 1951 « Pandora » d'Albert Lewin

- 1952 « Les Neiges du Kilimandjaro » d’après Hemingway

- 1953 « Mogambo » de John Ford avec Clark Gable

Sans oublier - 1964 « La Nuit de l'iguane » de John Huston ou elle est ensorcelante Ni bien sur - 1954 « La Comtesse aux pieds nus » ou elle est sublimée par Mankiewicz qui  retrace la vie de celle qui fut dans la réalité sténo dactylo

Assez pour Ava Gardner qu’on retrouvera certainement d’en d’autres fiches

 

Mais pour finir en beauté, ce sont les autres qui en parlent mieux que Ciné papy.

 

 « Elle est extrêmement intelligente. Elle exerce une grande fascination mais elle est hantée  par le désespoir. C’est une femme dominée par la fatalité. Elle n’est pas en très bons rapports  avec elle-même et entre autres choses – elle se considère une mauvaise comédienne. C’est  bien triste. Dans La Croisée des destins, elle a joué de merveilleuses scènes érotiques ainsi  que je vous l’ai dit. Elle se brossait les dents avec du whisky, très vulgaire et très excitant.  Mais tout ça était coupé par les censeurs. »

— Citation de George Cukor, dans Cinéma d’aujourd’hui de Jean Domarchi, éditions  Seghers, 1965.

 

 « Je l'ai toujours admirée en tant qu'actrice, et j'ai toujours eu le sentiment qu'elle n'était  pas appréciée à sa juste valeur, parce que les gens étaient trompés par sa beauté et  n'attendaient rien de plus. Elle-même n'était pas très ambitieuse quant à sa carrière d'actrice.  Pourtant elle s'est constamment améliorée, et dans ses meilleurs films, je crois qu'on peut  légitimement la classer parmi les grandes actrices du cinéma américain. »

— Citation de Gregory Peck, dans Ava, Mémoires, 1990, page 291.

 

https://www.avcesar.com/source/actualites/00/00/88/92/11.jpg

 

David Niven: L'ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson

Cinquante ans de carrière pour cet acteur qui incarna si bien l’Anglais tel qu’on l’imagine  alliant flegme et humour. Ces quelques références vous permettrons de le mieux situer.

 

- 1969 « Le Cerveau » de Gérard Oury

- 1963 : « La Panthère rose » de Blacke Edwards

- 1978 : « Mort sur le Nil » de John Guillermin

 

Sans oublier - 1965 : Lady L de Peter Ustinov dont il existe une fiche de Papy ciné John Ireland: Le sergent Harry

 

Collectionneur de seconds rôles il n’est mentionné ici que par ce qu’il a participé à plusieurs  série que les aficionados reconnaîtront certainement s’ils ont suivi des « Petite Maison dans la  prairie » ou « Bonanza »

 

Pour la petite histoire il réalisa, avant l’heure, «The Fastand & Furious » 1955 titre repris par  les réalisateurs de la série contemporaine mais qui n’a rien à voir avec les vols de camions  et/ou problème de drogue de l’original.

 

Harry Andrews: Le père de Béarn

Ce serait une erreur, pire, une faute que de ne pas faire de place à cet acteur anglais à la carrière florissante au théâtre (presque tout Shakespeare) et à la gueule si reconnaissable au  cinéma (comme son compatriote Trevor Howard, par exemple). Les rôles pour lesquels  Harry Andrews reste celle d’officier comme Lord Lucan dans « La Charge de la brigade  légère » 1968

 

Paul Lukas : Le docteur Steinfeldt

Que personne, j’en suis sûr, ne connaît mais, il ne sera fait aucun reproche pour cette lacune.  D’autant que sa présence est dû à un caprice de Ciné papy. Paul Lukas est plus connu pour  avoir joué le professeur Aronnax dans le film « Vingt Mille Lieues sous les mers » 1954,  produit par Walt Disney avec également Kirk Douglas et James Masson en Capitaine Nemo,  film qui avait enchanté mon enfance.

 

à y bien regarder Il travailla ardemment dans les années 1930. On le vit le policier Grumpy,  dans « Une femme disparaît » 1938 d’Alfred Hitchcock. Son rôle majeur fut dans « Quand le  jour viendra », . 1935 lorsqu'il reprit le rôle qu'il avait déjà joué au théâtre d'homme luttant  contre les Nazis Il se permit de coiffer – excusez du peu –Bogey sur le poteau obtenant l'oscar  du meilleur acteur pour ce rôle, malgré la redoutable concurrence, avec Humphrey Bogart  pour « Casablanca », 1942 mais aussi Gary Cooper pour « Pour qui sonne le glas » 1943  Walter Pidgeon pour « Madame Curie » 1943 et Mickey Rooney – Immense vedette en son  temps et mari éphémère d’Ava Gardner - pour « Et la vie continue »1943.

 

Les 55 jours de Pékin de Nicholas Ray (1963), synopsis, casting, diffusions  tv, photos, videos...- Télé-Loisirs

 

Cerise sur le gâteau

 

Acteur mais curieusement non crédité au casting présenté par les sites consacrés au cinéma Walter GotelL . 

 

- Qui ça ? Walter GotelL

- Je ne vois pas !

- Mais si voyons Anatol Gogol à l’écran !

- Anatol … arrête de te foutre de nous Ciné papy

- Et si je vous dis Chef du KGB ?

- ???

- Et si je vous dis James Bond ? Et oui, il est le vilain dans sept films de 1963 avec   « Bon baisers de Russie » à 1987 avec « Tuer n’est pas jouer »

 

Ici il est l’équivalent du Major Lewis mais pour la légation Allemande et on le voit bien  distinctement dans plusieurs scènes mondaines (hall de l’hôtel) ou militaires (réunion des  représentant des légations et de leurs officiers supérieurs commandant les effectifs, font le  point

 

Des bons et beaux moments

 

La première apparition de la splendide Ava Gardner, royale, descendant l’escalier alors que son beau-frère se voit opposé par le directeur de l’hôtel un refus d’obliger une cliente à  descendre de sa chambre.

 

La réplique de David Niven à ses homologues représentants les autres concessions. Ils  donnent tous dans un drôle de chahut pour des diplomates, des raisons de partir. Ils somment  David Niven de leur dire ce qu’il va faire, lui. Il les écarte avec une détermination toute  diplomatique et répond : « Boire une coupe de champagne »

 

A son arrivée à l’hôtel le directeur remet au Major Lewis son courrier que celui-ci, sans plus  attendre, jette à la poubelle. Mais c’est le courrier de six mois s’exclame le directeur !  Réplique du Major « Vous ouvrez votre courrier, il vous faut le lire. Vous le lisez il vous faut  répondre « Voilà une corvée d’évitée. Et de poursuivre la façon de régler son problème de  chambre l’hôtel étant complet.

 

La façon dont David Niven, d’un négligent et discret coup de pied écarte le coussin que l’on  place au pied du trône pour s’adresser à l’impératrice Tseu-Hi.

 

Les 55 jours de Pékin Film 1963 - Télépoche

 

Et si pour une fois on parlait musique - aujourd’hui Dimitri Tiomkin

 

Dimitri Tiomkin est un des plus grands compositeurs de musique de film américain pendant  l’âge d’or du cinéma. Il a travaillé avec les metteurs en scène majeurs de la profession tels  John Sturges, Howard Hawks, William Wyler, Richard Fleischer, John Huston, Alfred  Hitchcock et Frank Capra. Il récolta trois Oscars.

Pax

 

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