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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 06:00

7 MORTS SUR ORDONNANCEfilm 7 morts sur ordonnance de Jacques Rouffio avec Jane Birkin, Gérard  depardieu, Michel Piccoli, Marina Vlady, Charles Vanel

Le 2 janvier, soit un dimanche lendemain du Nouvel An, à 17:52 j’ai reçu 2 fiches de Ciné Papy, je me suis dit, y’a du Stakhanov en lui (Pour avoir extrait, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, 102 tonnes de charbon en 5 heures et 45 minutes – 14 fois la norme fixée par l'Etat – Stakhanov est devenu une icône de la propagande communiste et un homme comblé, avec accès à tous les privilèges de la nomenklatura stalinienne ICI

 

La mouche du coche ne doit pas prendre la mouche de ce parallèle, bien au contraire puisqu’il m’a permis de tirer du fond de ma pauvre mémoire, en chroniquant sur 7 morts sur ordonnance, le souvenir de la chute d’un chirurgien notable de chef-lieu, officiant tout à la fois dans une clinique tenue par des bonnes sœurs et à l’hôpital départemental.

Sept morts sur ordonnance en Blu Ray : Sept morts sur ordonnance - AlloCiné

 

En quelques mots, l’homme était une étoile montante du RPR, ambitieux, arrogant, vivant sur un grand pied : majordome, Jaguar pour lui, coupé italien pour madame, elle-même anesthésiste. Comme certains le savent peut-être, les actes médicaux comme chirurgicaux sont codés par la Sécurité Sociale dans une nomenclature complexe : la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) qui regroupe les actes médicaux pratiqués en France par les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Ce code sert notamment à calculer le remboursement de la Sécurité Sociale et des mutuelles.

 

En gros, c’est sur cette base, s’il est en secteur 1, que les honoraires du chirurgien sont fixés ; en secteur 2 les honoraires sont à sa discrétion mais bien évidemment la SS  ne crache pas au bassinet et les Mutuelles compensent en fonction de vos cotisations.

 

DVDFr - Sept morts sur ordonnance : le test complet du Blu-ray

 

Bref, monsieur et madame opéraient en secteur 1 donc, s’ils voulaient s’assurer d’honoraires juteux, il fallait, si je puis dire, surcoder l’acte chirurgical, les honoraires de l’anesthésiste bénéficiaient eux aussi du surcodage.   

 

Ils ne s’en privèrent pas, le Dr AD y allait de bon cœur, il n’avait ou presque que des cas compliqués. Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où une assistante opératoire s’en aperçu. Elle s’en ouvrit aux collègues du Dr AD avec au départ aucun succès. Puis, ayant constitué un dossier elle remua ciel et terre, elle fut menacée, une simple petite main ne pouvait avoir l’impudence de s’attaquer à un notable bien en cour avec le pouvoir en place. L’arrogance du Dr AD causa sa perte, la SS mit son nez dans le dossier, l’un des chirurgiens, un grand orthopédiste, prit fait et cause pour ce qu’on appellerait aujourd’hui une lanceuse d’alerte (bravo  Kikou !), enfin après bien des atermoiements le Conseil de l’ordre sévit. Les époux AD s’exilèrent du côté de la patrie de JP Soisson, où, si mes souvenirs sont bons, ils repiquèrent au truc.

 

J’ai cherché sur la Toile des traces de l’affaire je n’en ai pas trouvé mais grâce à Ciné Papy j’ai pu rendre un tardif hommage à celle qui ruina la carrière politique d’un notable.

 

Le film est sorti en salle le 3 décembre 1975, je venais tout juste de m’installer à Paris après mon service national en Algérie et je ne sais plus quand-est-ce que je l’ai vu, cependant je fis immédiatement un lien avec les époux AD, l’étude du milieu médical affairiste, même si  le fait-divers, survenu à Reims, à partir duquel le romancier et scénariste Georges Conchon a bâti le drame, n’a rien à voir avec eux.

 

J’aimais bien Georges Conchon voir ICI   

 

En 1960 il réussit le concours de secrétaire des débats au Sénat. Il exercera cette activité, selon lui « formatrice et alimentaire », jusqu’à sa retraite en 1980. Si j’évoque ce job alimentaire c’est qu’un fonctionnaire du Ministère, à mes tous début, alors que je touchais des clopinettes, m’avait dit « Berthomeau présentez-vous concours de secrétaire des débats au Sénat ! » Je postulai donc. Le chef des services des débats me convoqua pour sonder mes motivations. Ma réponse le laissa coi, en gros j’avouai, avec les formes, que c’était pour le blé. Un samedi le Sénat fit un galop d’essai où je me rendis. Passer ma vie dans la naphtaline du Sénat, très peu pour moi, je m’abstins lors du concours, peut-être ai-je eu tort je serais peut-être devenu un écrivain reconnu (L.O.L)

 

Résultat de recherche d'images pour "le sucre georges conchon photos"

 

Enfin, pour clore ce long avant-propos deux anecdotes :

 

Quand Rouffio fait lire le scénario de 7 morts sur ordonnance à Michel Piccoli celui-ci n’hésite pas une seconde à s’engager dans ce qu’il appellera un film moral. Les deux hommes tourneront ensuite, entre autres, Le sucre et La passante du sans-souci.

 

« Pour trouver l’argent nécessaire au tournage du film, il a fallu faire une coproduction avec l’Espagne. Toutes les scènes de salles d’opération ont été tournées à Madrid. Un défi pour les deux chirurgiens (Piccoli et Depardieu) qui devaient exécuter des gestes techniques entourés de figurants espagnols qui ne comprenaient pas ce qu’ils disaient. »

7 MORTS SUR ORDONNANCE

Pourquoi ce film ?

 

Toute vérité n'est pas bonne à dire. C'est pour cela que Jacques Brel les chantait : « les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient bête. Les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient c… »

 

Mais ça, ça reste bon enfant, un rien potache.

 

Car les bourgeois, du moins certains d’entre eux, et plus souvent qu’à leur tour, malgré leur aspect bon chic bon genre, savent être de fieffés salauds. Comme l’illustre le film de la présente fiche.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Dans la ville de Clermont-Ferrand, à dix ans de distance, deux chirurgiens vont connaître le même destin : ils seront tous deux victimes de manœuvres, rumeurs, pressions et réprobations.  Ils finiront par se suicider.

 

Les deux médecins, des chirurgiens, sont pourtant aussi différents qu'il est possible de l'être. En revanche, se sont de remarquables professionnels. Ils sont rigoureux et fidèles à leur serment d’Hippocrate, ils se refusent à tout compromis.

C'est ce qui gêne le professeur Brézé et son clan (trois fils et un gendre, tous médecins) pour les pertes de clients que subit la clinique qu'il dirige.

 

Mathy est un psychiatre en bonnes relations avec tout le monde. Il est le seul à connaître tous les éléments de l'affaire, mais ceux-ci ne se dévoilent que peu à peu après plusieurs fausses pistes.

 

Réalisation

 

C’est un cinéaste assez rare avec une filmographie courte abordant des sujets de société gênants « avec un certain sens de la cruauté et de la bouffonnerie » diront ses enfants, sur les dérives du monde médical et de la spéculation financière. Aucun de ses films ne laissent indifférents quand la fréquentation des salles de cinéma ne se limite pas à la série des « Charlots », des « Bidasses » ou aujourd’hui des « Tuche ». Souvenons-nous de « Le Sucre » 1972

 

Scénariste

 

C’est Georges Conchon qui si colle. Wikipédia précise :

 

Sept Morts sur ordonnance s'inspire d'un tragique fait divers : le suicide à Reims le 18 septembre 1969 d'un chirurgien présentant des similitudes avec le suicide d'un autre de ses confrères survenu dans la même ville, le 23 mars 1952. Dans le cadre d'une histoire de cercle de jeux, ces deux chirurgiens rémois réputés qui ont en commun leur probité, sont victimes d’une campagne de calomnies et de chantage du puissant mandarin local dont ils écornaient la clientèle et le prestige. Ces pressions les poussent à abattre leur famille (le premier sa femme, le second sa femme et ses trois enfants) à coups de carabine puis à se suicider avec la même arme.

 

Le personnage du Dr. Brézé joué par Charles Vanel ferait référence à Joseph Bouvier, éminent médecin et maire de Reims durant l'occupation allemande.

 

Partant de cette histoire vraie, le scénariste Georges Conchon s'est lancé dans un véritable travail d'enquête. Il s'est rendu à Reims, dans la ville même où avait eu lieu ce double suicide, et a fréquenté un bar où avaient coutume de se rencontrer les notables locaux, ceci afin de glaner un maximum d'informations qui pouvaient lui être utiles pour l'écriture du scénario.

 

L’article « Joseph Bouvier » de Wikipédia indique qu’aucun lien de cause à effet n’a pu être établi mettant en cause ce médecin et notable.

 

Qui fait quoi ?

 

Michel Piccoli :                 le docteur Losseray

 

Une nouvelle fois Ciné Papy est très réservé à propos d’un acteur, ici Michel Piccoli. Encensé par la critique, plébiscité par le public, il fait autorité dans le monde du cinéma et affiche ouvertement son engagement politique.

 

Cependant Ciné papy ne peut s’empêcher de fonctionner selon le principe de «  Rien à Jeter » de Brassens. C’est le titre de la merveilleuse chanson ou il nous émerveille en énumérant  les  atouts de sa Belle. Puis il nous charme avec le refrain : « Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.» Mais comme pour Brassens cela ne fonctionne, pour moi qu’avec les élus de ce cœur d’artichaut de Ciné papy. Cela ne fonctionne pas dans le monde « profane », même dans ce qu’il a de plus délicieux comme celui du cinéma.

 

Plusieurs lecteurs seront peut-être fâchés et trouverons idiot ce borné rédacteur de fiches qui n’y connaît finalement pas grand-chose. Peut-être mais c’est comme ça. Ciné papy doit manquer de sensibilité pour ne pas accéder aux qualités d’acteur de Michel Piccoli. Comme disait l’autre avec une certaine impudence : « Je n’ai pas de glande pour Piccoli. »

 

Il ne s’agit ici que du seul jeu de l’acteur car, très engagé, les films auxquels il a participé ont souvent été des films de combat vivifiant et incontestables au niveau des valeurs qu’ils défendaient.

 

Laissons l’église au milieu du village et avouons que je revois, chaque fois avec le même plaisir « Dom Juan ou le Festin de Pierre » 1965 téléfilm de Marcel Bluwal. Il en est de même pour « Habemus Papam » 2011 de Nanni Moretti. Un écart de 46 ans qui lui permit d’avoir une carrière des plus remplies avec de superbes débuts au théâtre jouant de grands textes de très grands auteurs. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Gérard Depardieu :                  le docteur Jean-Pierre Berg

 

Ciné papy a déjà eu l’occasion de dire tout le bien qu’il pensait de ce fabuleux acteur capable du pire comme du meilleur. On se reportera à la fiche de « Quand j’étais chanteur » 2006. Peut-être à très bientôt à son sujet. En effet, on annonce un « Maigret » interprété par lui. Dure succession après des Harry Baur, Charles Laughton, Gino Cervi, Jean Gabin, Michael Gambon, Richard Harris, Pierre Renoir entre autres mais aussi Bruno Cremer qui, sauf erreur est le seul à avoir interprété plusieurs roman de Simenon mettant en scène le fameux commissaire.

 

Jane Birkin :                      Mme Jane Berg

 

Peu d’atome crochu avec cette artiste qui doit tout à cet expert en provocation qu’était le génial Serge Gainsbourg. Pour moi elle reste quand même une excellente comédienne qui, dans toute ses apparitions publiques parle français avec un léger accent anglais qui se voudrait amusant ou touchant, au choix de l’auditeur, alors qu’elle, parle français comme nous tous sans son accent. Passons.

 

Marina Vlady :                            Mme Losseray

 

De même que Picasso n’était pas un peintre mais un démiurge polymorphe, Brigitte Bardot n’est pas une actrice mais un phénomène. Elle doit la vie à son amie Marina Vlady. Celle-ci avait réussie à la convaincre de traiter un cancer alors que BB se montrait plus que réticente. Tout cela pour dire que pendant que BB faisait tourner la tête au monde entier, Ciné papy alors adolescent, n’avait d’yeux que pour cette jeune blonde ingénue qu’était alors Marina Vlady.

 

Laissons parler Wikipédia ce gâteux de Ciné papy se trouvant soudain « tout chose » à évoquer cette partie de sa vie.

 

« Marina Vlady débute au cinéma en 1949 dans le rôle de « Marie-Tempête » et perce dès 1954 dans « Avant le déluge » * d'André Cayatte .Remarquée notamment pour sa beauté, elle devient aussitôt une des principales jeunes premières du cinéma français, aussi à l'aise dans la comédie que dans le drame et le film noir, même si « La Sorcière » 1956 d'André Michel avec Maurice Ronet .L'un des films dont elle demeure très fière, ne rencontre pas un grand succès public.

 

Elle tourne ensuite plusieurs films diversement accueillis sous la direction de Robert Hossein, avec qui elle forme un des couples très en vue, notamment « Toi, le venin »  1959 . Selon le Dictionnaire du cinéma français , le premier de ces films, « Les salauds vont en enfer » 1955, écrit par Frédéric Dard, « a au moins le mérite de la nouveauté » et un « climat étrange, violent, érotique » qui le caractérise. Le couple se retrouve aussi dans « Crime et Châtiment » 1956 de Georges Lampin, « La Sentence » 1959 * de Jean Valère et « Les Canailles » 1960 de Maurice Labro d'après James Hadley Chase. Les quatre films de Hossein lui permettent de relancer une image de marque qui avait beaucoup de mal à convaincre le public. »

 

En 1961, « La Princesse de Clèves » de Jean Delannoy, adaptation luxueuse de l'œuvre de Madame de La Fayette, mais qu'une certaine critique française juge « trop académique », réaffirme son statut de star capable de porter un film sur ses seules épaules.

 

Le film met en évidence la « distinction » de Marina Vlady jusque-là plutôt considérée comme une sorte de « bombe érotique » dotée d'un tempérament dramatique.

 

Suivent « Adorable Menteuse » 1962 et « On a volé la Joconde » 1966 de Michel Deville » et le très cynique « Les Bonnes Causes » 1963 *du vétéran Christian-Jaque. Illustrant l’étendue de ses talents d’actrice et qu’une beauté peut aussi être intelligente ce qui n’était pas reconnu comme évident à l’époque.

 

Fantasque mais résolue, elle quitta tous et tout, pour épouser en troisièmes noces Vladimir Vyssotski (1938-1980), poète, acteur et chanteur russe, espèce de « Brassens tragique » avec lequel elle vit douze années en URSS jusqu'à la mort prématurée de celui-ci, à 42 ans, en 1980. En 2006, elle chantera son amour pour Vladimir Vyssotski au théâtre des Bouffes-du-Nord dans un récital intitulé Vladimir ou le vol arrêté, titre issu de son livre éponyme paru en 1987

 

Elle a également tourné pour son ami Orson Welles. Une tête on vous dit.

 

Mais je ne peux clore cette rubrique sans évoquer son rôle de la maîtresse du Régent  dans « Que la fête commence... » 1976, * de Bertrand Tavernier tant ce réalisateur, cette façon de raconter une page de l’histoire de France et le casting réuni qui comporte tant des acteurs préféré de Ciné papy.

 

* Vraisemblablement l’objet de prochaines fiches

 

Charles Vanel :                 le professeur Brézé

 

C’est notre Spencer Tracy auquel Ciné papy trouve une certaine ressemblance dans l’allure physique et le jeu.

 

Charles Vanel a eu l'une des carrières les plus longues et polyvalentes du cinéma français, s'étalant sur huit décennies. Nous vous épargnerons la litanie de ses films dont certains sont devenus culte.

 

Ciné papy se rappelle son rôle de bravache et faux caïd dans  ce vertigineux « Le Salaire de la Peur » 1953 d’Henri Georges Clouzot avec lequel il tourna également, comme l’indique son titre « Les Diaboliques » 1955. La façon ou pitoyablement il se dégonfle dans la deuxième moitié du « Salaire de la peur » est un grand moment de cinéma et un fabuleux numéro d’acteur. Pour ce  rôle, il obtint le prix du meilleurs acteurs à Cannes ( Devant Yves Montand – Na !)

 

Avec sa longévité on ne s’étonnera pas de voir tous les metteurs en scène qui ont voulu l’avoir dans leurs films jusqu’à Hitchcock dans « La Main au collet » 1955 avec Grace Kelly et Gary Grant

 

Michel Auclair :                le docteur Mathy

 

Acteur sympathique avec une belle présence dans ses seconds rôles « essentiels » au cinéma.  C’est aussi un important acteur de théâtre avec, à son répertoire : Paul Claudel, William Shakespeare, Arthur Miller, Jean Racine, Molière, Henrik Ibsen et Victor Hugo.. Au cinéma il joua selon la formule consacrée, «  pour les plus grands » René Clément, Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Jean Delannoy, Leenhardt et Jacques Deray. Pendant les années 1950, 1960 et 1970, il apparaît occasionnellement dans des productions internationales, «  Drôle de frimousse » 1956 de Stanley Donen, avec Fred Astaire et Audrey Hepburn, ou « Chacal »1973 de Fred Zinnemann.

 

Ciné papy ne se lasse pas de le revoir dans son rôle de troublions façon Jean Edern Hallier dans « Le Bon Plaisir » 1984  de Francis Girod

 

Coline Serreau :               Sonia, associée de Mme Losseray

 

Elle est plus connue comme réalisatrice que comme actrice ? En 1975, elle se lance dans la réalisation cinématographique ou, très vite elle connaît un vrai succès auprès de la critique. En 1985, « Trois hommes et un couffin » apparaît sur les écrans de cinéma. Avec plus de 12 millions d'entrées, il compte parmi les records du nombre d'entrées pour un film français.

 

Monique Mélinand :                 Mme Giret

 

J’aurai beaucoup de mal à citer un film – toute petite programmation – ou une pièce de théâtre, où sa présence m’aurait frappé. Cela fait des années que Ciné papy ne va plus au théâtre. A la télévision, chez soi,  on peut monter le son. Au théâtre, difficile de crier « Plus fort ! » Je la connais surtout pour avoir été la compagne de Louis Jouvet. Avec Madeleine Ozeray elle faisait partie de la troupe de Jouvet, notamment lors de sa tournée en Amérique Latine durant la guerre. A la défection de Madeleine Ozeray, elle devint la compagne de Jouvet qui savait parler aux femmes et emporta le morceau avec un billet doux « Tu dines avec moi oui ou merde ! » resté dans les annales.

 

Une particularité de cette actrice qui meurt en 2012. A cette date elle était la seule actrice française à avoir connu une carrière cinématographique longue de 84 ans, ce entre 1927 et 2011. Elle devance ainsi Paulette Dubost (81 ans de carrière), Gisèle Casadesus et Paulette Frantz (80 ans de carrière chacune), Danielle Darrieux (78 ans), Denise Grey (77 ans), Micheline Presle (76 ans), Judith Magre (74 ans) et Brigitte Auber (73 ans).

 

C’est qu’on vit vieux dans le monde du spectacle car beaucoup «  ne meurent pas en scène » comme Molière mais jouent très tard.

 

Cela justifie les observations de Ciné papy notées  dans la fiche « Le Diable par la queue » 1969 qui soulignait, la mort jeune de Clotilde Jouano et Xavier Gelin tous deux morts avant 55 ans

 

Valérie Mairesse :                     Mlle Lambert, infirmière

 

Actrice de poids dirait cette langue de pute de Ciné papy qui précise, ici, que c’est affectueux car Valérie assume ses formes qui ne l’empêchent pas de tourner tant pour le cinéma que la télévision ou le théâtre. Elle a débuté avec la troupe du « Splendide » dont elle a été écarté ce qui ne lui a permis d’entamer une riche carrière même s’il s’agit parfois de second rôles pas toujours essentiel. Continue Valérie. On t’aime.

 

 

Quelques bons moments :

 

Au moins celui où l’on voit Gérard Depardieu, autant par provocation que par plaisanterie, virevolter  comme Gérard Philippe dans « Fanfan la Tulipe » 1952 de Christian-Jaque en escaladant  la façade de la clinique dont on voudrait lui interdire l’entrée.

 

NDLR ICI 

 

En 1975, Jacques Rouffio réunit un plateau de stars pour son film Sept morts sur ordonnance

Une image du bonheur pour les époux Berg (Gérard Depardieu et Jane Birkin), venus chercher leurs enfants à l’école (en 37 ans, la rue Godefroy-de-Bouillon, où se trouve le lycée du même nom, n’a guère changé).? © photos d’archives la montagne rené charpin

 

« L'équipe reste près de deux semaines dans la capitale auvergnate, entre juin et juillet. L'Hôtel-Dieu est le lieu de tous les coups bas entre ces mandarins qui ne s'aiment pas. La scène où Berg (Gérard Depardieu) escalade la façade de l'Hôtel-Dieu restera dans les mémoires. La rue Godefroy-de-Bouillon (devant le lycée, près de la place Delille) n'a pas changé et on peut aujourd'hui encore imaginer Gérard Depardieu au volant de son coupé Mercédes, attendant ses enfants à la sortie de l'école et voir accourir son épouse (Jane Birkin). Sur la route de Riom, le château de Maupertuis accueille, un soir, toute la jet-set du coin pour jouer les figurants. Ceux qui seront coupés au montage seront un peu aigres… »

 

Une réplique

 

«  Moi mes prostates ne saignent pas » signe d’une belle opération selon les règles de l’art, que Depardieu rétorque, à chaque fois qu’il est mis en cause par le professeur Brézé devant ses fils.

 

Dans la série « paysage à retrouver »

 

Comme pour « Le Roi de cœur » 1966 ou « Les Dimanches de Ville-d’Avray » 1962 (voir fiches de Ciné papy) le film de la présente fiche, a été tourné en 1975 partiellement en décor naturel à Clermont-Ferrand. Les amateurs pourront y retrouver des aspects détruits de la ville victime de l’urbanisation et de l’appétit des promoteurs.

 

Dans la série «  De qui se moque-t-on ? »

 

Regardez bien les pendules qui apparaissent ça et là dans les décors, du moins celles qui n’ont rien à voir avec le déroulement de l’histoire comme par exemple et particulièrement dans « Le Train sifflera trois fois » 1952 (voir fiche de Ciné papy). Elle ne marque pas l’heure réelle de l’histoire. Il se peut même que dans une scène qui pour diverses raisons n’a pu faire l’objet d’un plan séquence et donc a été tourné par plans successifs, la même pendule, mais si, celle au-dessus de la porte menant à un vestiaire, en haut à gauche de l’écran, affiche une heure différente si elle est en état de marche ou la même heure si elle et arrêtée . Qui n’a pas fait son boulot, l’accessoiriste, le responsable des décors, l’ensemblier, la script ?

 

Mais de qui se moque  ton ? (LOL)

 

 

Pax

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 06:00

Barre (bateau) — Wikipédia

C’est quoi une filière ?

 

L’INSEE la définit ainsi : « La filière désigne couramment l'ensemble des activités complémentaires qui concourent, d'amont en aval, à la réalisation d'un produit fini. On parle ainsi de filière électronique (du silicium à l'ordinateur en passant par les composants) ou de filière automobile (de l'acier au véhicule en passant par les équipements). La filière intègre en général plusieurs branches. »

 

Dans le cadre des États généraux de l’Alimentation, les 35 principales filières agricoles et agroalimentaires * ont planché pour se fixer une stratégie.

 

  • Filière betterave à sucre
  • Filière céréalière
  • Filière Pomme de terre
  • Filière fruits et légumes frais et transformés
  • Filière horticole
  • Filière oléagineux
  • Filière pomme de terre
  • Filière lait
  • Filière semence
  • Filières viandes (bovine, ovine, porcine, lapin...)
  • Filière volailles
  • Filière foie gras
  • Filière œufs
  • Filière vitivinicole
  • Filière cidre…

 

Les interprofessions des différents secteurs sont, en principe, des lieux privilégiés permettant aux différents acteurs de se rencontrer pour élaborer des plans de filières propres à leurs activités.

 

Je n’ironiserai pas sur la pertinence des fameux plans de filières mais force est de constater que la gouvernance des filières est une illusion qu’entretiennent de concert les pouvoirs publics et les organisations professionnelles dites représentatives.

 

25 Interprofessions vinicoles ICI « à la différence d’autres filières agricoles organisées nationalement, les Interprofessions vinicoles françaises se sont construites autour de vins d’Appellation d’Origine et d’Indication Géographique, et d’une Interprofession nationale pour les vins n’en bénéficiant pas »

 

Tout ce beau monde se retrouve au CNIV, à la CNAOC, à FranceAgrimer, à l’INAO, à Vin&Société, dans le bureau  du Ministre de l’Agriculture, à la DGCCRF… etc.

 

Qui font-ils ?

 

Je le sais mais je n’ai ni le courage d’écrire une ligne en réponse, ni l’envie d’ironiser sur les séjours parisiens des présidents.

 

Ce dont je puis vous assurer c’est que tout ce beau monde, dont la représentativité est formelle, n’a jamais gouverné la filière qui, je l’ai en son temps démontré, n’a nul besoin d’être gouvernée.

 

Tant que l’on se bercera d’illusions sur la réalité de notre offre de vins, sa segmentation par prix, sur l’irruption d’une nouvelle génération de consommateurs, chez nous comme dans les grands pays consommateurs, en laissant accroire que tout le monde vit et travaille sur le même bateau, nous raterons à nouveau le coche de la nouvelle donne de la demande de vin.

 

Le grand-prêtre rock-and-roll« non –œnologue » Stéphane Derenoncourt proclame dans Vitisphère pour répondre au soi-disant Bordeaux-Bashing « Jusqu'à présent, nous avons vendu du vin. Maintenant, il faut vendre des idées. Bordeaux en a » Je ne jouerai pas au MacArthur en répondant « Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard. »

 

Ceci écrit je vous laisse découvrir l’éditorial de la patronne de Vitisphère Marion Sepeau Ivaldi : pour gouverner le navire encore faudrait-il qu’il y ait un gouvernail et que les hommes de quart sachent quel est le cap ?

Trois domaines par jour ont disparu sur la décennie

Par Marion Sepeau Ivaldi Le 17 décembre 2021

 

Le recensement agricole est toujours un moment où l’on prend la mesure des changements. 11 000 domaines viticoles ont disparu en 10 ans. Ainsi, 3 domaines par jour pendant une décennie ont été rayés de la carte. Ce rythme plus que soutenu donne à voir la mutation qui se déroule sous nos yeux. Sans bruit.

 

Dans le même temps, la surface moyenne d’une exploitation viticole est désormais de 19 hectares. La quête de rentabilité, de consolidation de la marge, la faiblesse du nombre de repreneurs concourent à cet agrandissement.

 

Quelle gouvernance de la filière dans ce contexte d’érosion ?

 

C’est un sujet qui sera sans nul doute dans l’actualité des dix prochaines années. Car de nombreux autres départs à la retraite se profilent. Les adhérents, en plus petits nombres, seront-ils toujours enclins à financer la mosaïque syndicale vitivinicole ?

 

D’autant que la perte de confiance dans les institutions perdure, que l’investissement des nouvelles générations dans le syndicalisme est plus faible, que le pouvoir d’influence de ces organisations s’est atténué. Si les exploitations disparaissent sans bruit, les organisations professionnelles devraient tendre l’oreille. La gouvernance a elle aussi besoin de mutation.

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 06:00

Les dimanches de ville d'Avray, une perle déterrée - Conseils d'experts Fnac

Pourquoi ?

 

Parce qu’à La Mothe-Achard, quand j’étais petit, le ciné au REX c’était le dimanche après-midi, et puis, rien n’est pire, pour moi, que de s’installer dans la routine de rendez-vous préétablis. J’aime folâtrer, me laisser porter par mes envies...

 

Bref, j’ai donc sauté sur l’occasion de la programmation du film de Serge Bourguignon « Cybèle ou les Dimanches de Ville-d'Avray », souvent abrégé en « Les Dimanches de Ville d’Avray», sorti le 21 novembre 1962

 

J’avais 14 ans, j’étais en pension à l’école d’agriculture Notre-Dame de la forêt, et je ne l’ai point vue, par ailleurs je n’ai nul souvenir de l’avoir visionné plus tard lorsque je me faisais des toiles à 3 francs au Katorza de Nantes.

 

Le Figaro titra, lors de sa sortie en DVD, Le fabuleux destin de Cybèle et les dimanches de Ville-d'Avray ICI 

 

Oscarisé il y a un demi-siècle, le film du réalisateur Serge Bourguignon, 86 ans, connaît une deuxième vie inattendue. Il ressort en DVD en France et aux États-Unis. Les Américains ont même prévu d'en faire un remake.

 

Je cède la plume à Ciné Papy, qui rongeait son frein en se demandant si, comme du temps de l’ORTF, il n’était pas blacklisté.

 

Les Dimanches de Ville d'Avray - Film (1962) - SensCritique

Pourquoi ce film ? 

 

Par ce que, comme on remonte de sa cave une vieille bouteille oubliée d’un vin qu’on avait aimé, il peut être amusant de revenir sur un film oublié depuis sa première vision et qui nous avait enchanté.

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

Pierre, est un  ancien pilote de guerre. IL est devenu amnésique à la suite d'un accident d'avion en Indochine. Il ne parvient pas à se réintégrer au monde.

 

Madeleine, l'infirmière qui l'a recueilli, lui consacre toute sa vie et son amour de femme seule. Un jour accompagnant Madeleine à la gare de Ville-d’Avray, Pierre rencontre Françoise, dix ans, qui a perdu sa mère et que son père ramène dans une pension de religieuses. Alors que Pierre veut rapporter au pensionnat une sacoche oubliée par son père, les religieuses le prennent alors pour ce dernier et pensent qu'il vient chercher la fillette pour la journée. Il part donc avec elle et les deux se prennent d'amitié.

 

Madeleine étant de service à l'hôpital toutes les fins de semaine, Pierre va ainsi, sans n’en parler à personne, emmener Françoise en promenade aux étangs de Corot, situés sur la commune, tous les dimanches après-midi. Une tendre et pure complicité s'établit entre eux.

 

Mais cette relation dont Madeleine ignore tout, fait bientôt scandale dans la ville...

 

Réalisation

 

Serge Bourguignon

 

Cinéaste, scénariste et acteur français, il est surtout connu pour ce film. Ovationné à la Mostra de Venise pendant plusieurs minute il a fait l’objet d’une grande polémique en France boudé par la critique alors qu’il eu un succès énorme au Japon et aux États-Unis ou il obtint l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bourguignon se caractérise par une liberté de pensée, une indépendance de ton et une réflexion originale sur le cinéma et les films en particulier. Il entre en guerre ouverte avec les intellos des Cahiers du Cinéma.

 

Il essuya, tout d’abord un refus de distribution : « Ça va être difficile. C'est un film trop sentimental pour les intellectuels et trop intello pour le grand public », lui explique-t-on Finalement, à la suite du succès américain – le film a été parrainé par des têtes d’affiche comme William Wyler, John Huston et Billy Wilder – c’est devant un aéropage comprenant des « pointures françaises » cette fois telles Agnès Varda, Alain Robbe-Grillet, Maurice Druon, Joseph Kessel et Henry Torrès. Il fit 1 800 000 entrées.

 

Mentionnons également la polémique entre l’auteur du roman dont c’est inspiré Bourguignon.

 

L’auteur reprochait au cinéaste d’avoir trahi son œuvre. Bernard Eschasseriaux, qui a pourtant participé à l’adaptation est une personnalité qui serait resté dans l’ombre aujourd’hui sans ce film.

 

Qui fait quoi ?

 

Hardy Krüger :                 Pierre

 

Une enfance et une jeunesse prises dans la tourmente nazi1941, à l’âge de 13 ans, il intègre une Adolf-Hitler-Schule. À 16 ans, il est choisi pour son physique de parfait aryen pour tourner dans un film de propagande nazie Junge Adler. Incorporé en mars 1945, à presque 17 ans, dans la 38e division SS de grenadiers « Nibelungen » il finit par déserter puis est fait prisonnier par l’armée américaine dans le Tyrol.

 

En 40 ans de carrière internationale (il est trilingue) il tourna quelque 52 films avec les plus grands metteurs en scène tel Otto Preminger, Joseph Losey, Juan Antonio Bardem, Robert Aldrich ou encore Stanley Kubrick, Stanley Kramer et André Cayatte.

 

On se souviendra de lui dans ce film « Pour tous » comme disait la cote catholique affichée dans les églises et que consultaient les parents à la sortie de la messe pour voir s’i avait quelque chose ou l’on pourrait emmener les enfants : « Hatari » 1962 de Howard Hawks tourné chez lui au pied du Kilimandjaro.

 

En France il est surtout connu pour ces films, outre celui de la présente fiche, pour « Un taxi pour Tobrouk » 1961 de Denys de La Patellière et « La Grande Sauterelle »1967. De Georges Lautner .Mais son rôle le plus marquant demeure sans conteste celui qu’il tient dans « Le Franciscain de Bourges », 1967 par Claude Autant-Lara.

 

Rien que pour cet acteur ce film méritait une fiche

 

Patricia Gozzi :                  Françoise/Cybèle

 

On ne peut passer sous silence cette, à l’époque très jeune actrice qui par la suite eu une courte et discrète carrière.

 

Nicole Courcel :                Madeleine

 

Une actrice qui, pendant toute sa carrière remporta le succès sans être une star tant au cinéma que sur les planches ou dans des téléfilms. Pour mieux la situer rappeler vous, vous l’avez peut-être vue dans « L'aventure c'est l'aventure » 1972 de Claude Lelouch 1974  ou dans « La Gifle » 1974 de Claude Pinoteau :

 

Daniel Ivernel :                Carlos

 

Acteur discret mais qui ne laisse jamais indifférent tant au théâtre – il fut un des grands interprète de Jean Anouilh – qu’au cinéma. Dans « Le Corps de mon ennemi » 1976 d'Henri Verneuil : il tient le rôle de Victor Verbruck, le maire pervers, grivois, polisson et fier de l’être. On l’a déjà évoqué dans une fiche précédente relative à « Marie Octobre »

 

André Oumansky :           Bernard

 

En voilà un qui ne fût qu’acteur mais alors, prolifique, cinéma, théâtre, télévision. Les plus grand metteurs en scène ont fait appel à lui tel Michel Deville, Sofia Coppola, Arnaud Despléchin, Georges Lautner ou encore d'Anatole Litvak, René Clément, André Cayatte. L’éclectisme de ces réalisateurs montre l’étendue de son talent. Bien sûr, cette notule diffère peu de beaucoup que l’on trouve dans les fiches de Ciné papy. Mais André Oumansky

 

Présente pour votre serviteur l’intérêt de figurer au casting du lumineux « Soleil trompeur » 1994 de Nikita Mikhalkov dont une fiche vous a déjà été promise. Ce sera fait dès que Ciné papy trouvera force et courage pour se mesurer à un tel monument

 

Anne-Marie Coffinet :    Françoise II

 

Trois films avec Verneuil – dont « Un singe en hiver » 1952 dans une honnête filmographie de la deuxième moitié du 20 éme siècle. Dans de sympathique second rôle sans fantaisie mais bien choisis pour en faire « the rigth woman on the right place »

 

Maurice Garrel :               Le policier

 

Acteur français prolifique qui joua jusqu’à son décès à 88 ans en 2011. Figure connue tant on a pu le voir dans des seconds rôles essentiels au cinéma dans les films de François Truffaut, Jacques Rivette, Costa-Gavras, Claude Lelouch, Claude Chabrol ou Claude Sautet. Maurice Garrel apparaît aussi à la télévision dans les films de Claude Barma, Marcel Bluwal, Stellio Lorenzi. Il sera nommé 2 fois pour le César du meilleur second rôle. Au cinéma pour En, son interprétation dans « La Discrète » 1991 et à la télévision pour « Roi et Reine » 2005

 

René Clermont :               Le facteur

 

Acteur et metteur en scène français, du millieu du XX éme siècle Paris (14e arr.). Il fut un acteur remarquable, entre autres dans Rocambole, où il campe un M. de Beaupréau plus vrai que nature. Comédien aussi aux côtés de Louis de Funés dans Carambolages. On ne compte plus ses mises en scène dans le théâtre privé, mais aussi plus particulièrement dans l'émission culte "Au Théâtre ce soir". Il mit en scène avec talent et générosité, Pierrette Bruno et le Charimari, qui vit éclore un jeune comédien du nom de Patrick Bruel, mais aussi Barillet et Grédy, Louis Verneuil, Marc Gilbert Sauvageon. Dans les séries de la télévision, il participa aux grandes séries de l'époque comme Arsène Lupin, ou les Cinq dernières Minutes entre autres. Mais c'est son rôle dans Rocambole aux côtés de Jean Topart et Pierre Vernier qui restera dans toutes les mémoires. Merci Wikipédia. Il eut été regrettable de le passer sous silence

 

Malka Ribowska :             La voyante (en tant que Malka Ribovska)

 

Un physique à la Alice Sapritch d’abord essentiellement connue pour de grands rôles dans de téléfilm dramatique, elle finit par être remarquée par le monde du grand écran.

(Se souvenir pour une éventuelle notule sur Sapritch à faire une comparaison avec Malka Riboska)

 

Serge Bourguignon :                Le cavalier

 

Oui, c’est le réalisateur, également comédien il tint un petit rôle dans le film

 

Remarque :

 

         - On trouve dans ce film une innocence, une fraicheur, une candeur qui ne veut pas dire naïveté et qui rappelle « Le Roi de Cœur » 1966 (Une des premières fiches de Ciné papy)

 

On peut penser à Brassens : « Mais les braves gens n’aime pas que…

 

         - Tourné en décors naturel le film permet de revoir des aspects de la ville au jour d‘hui disparus

 

Sèvres - La Gare de Sèvres-Ville d'Avray (Rive droite) - Carte postale  ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - Geneanet

Sundays and Cybele ( Les dimanches de Ville d'Avray ) ( Cyb le ou les  dimanches de ville d'Avray ): Amazon.fr: Andr Oumansky, Hardy Krüger,  Nicole Courcel, Patricia Gozzi, Daniel Ivernel, Anne-MarieLes Dimanches de Ville d'Avray de Serge Bourguignon (1961) - UniFranceLes Dimanches de Ville d'avray [film 1962]

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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 06:00

Youth : le dernier film de Paolo Sorrentino cartonne en Italie | Premiere.fr

Omicron rode dans les rues de Paris, il ne fait bon mettre un vieux dehors, alors vautré sur mon canapé, je me fais des toiles à la télé en lichant du vin nu.

 

Mes choix sont erratiques, je puise dans la fonction replay, me laisse tenter par un nom, acteur ou réalisateur, je clique, j’active la fonction VO sous-titrée, et c’est parti mon quiqui.

 

Un détail bien représentatif de notre époque, le générique, dans les films anciens, se déroulait avant le film, maintenant il passe suite au The End alors que les spectateurs se tirent, ceux qui restent se comptent sur les doigts d’une main, j’en suis, respect !

 

Paolo Sorrentino

 

Souvenir de La Grande Belliza dont je vous ai parlé dans une chronique du 1er Mars de cette fichue année 2021.

 

La grande bellezza de Paolo Sorrentino - (2013) - Comédie dramatique

 

22 mai 2013 La Grande Belliza de Paolo Sorrentino avec Toni Servillo, Carlo Verdone, Sabrina Ferilli ICI 

 

Je choisi : Youth

 

Youth - la critique du filmYouth [Edizione: Regno Unito] [Import]: Amazon.fr: DVD et Blu-ray

 

Youth, est conçu sur mesure pour Michael Caine, Fred, et Harvey Keitel, Mick.

 

Le titre Youth est une antiphrase, jeunesse  en anglais.

 

« Fred est apathique, c’est ce que ses proches et ses médecins lui disent, et il adore le répéter à ses interlocuteurs. »

 

« Mick, lui, s’est entouré d’une bande de jeunes scénaristes pour mettre la dernière main au script de Life’s Last Day (« Le dernier jour de la vie »), le film-testament de ce vétéran hollywoodien. Entre la hargne de continuer et le renoncement, le débat est à la fois féroce et amical… »

 

Sorrentino agace, sa virtuosité exaspère, moi il me plaît, il a un côté vin nu, des fulgurances, des « défauts » qui tranchent sur le lisse, le convenu, le propre sur lui de la masse de la production.

 

« Le centre de gravité (aux deux sens du terme) que constitue le duo Caine-Keitel. Ce n’est pas tant le sort que leur réserve le scénario qui fournira la leçon de vie qu’espère donner le metteur en scène, mais la constance de leur excellence sans cesse renouvelée. »

 

Suis-je tendance Caine ou Keitel ?

 

À vous  de choisir ?

 

Pour les grincheuses et grincheux qui me marquent à la culotte, j’écris tendance, loin de moi la prétention d’arriver à la cheville des deux vieux monstres sacrés.

 

Pour les  amateurs de fiches je vous un résumé et 2 critiques.

 

Résumé: Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble. Mais contrairement à eux, personne ne semble se soucier du temps qui passe…

 

Youth (2015) - IMDb

 

« Youth » : la leçon de vie d’un duo d’exception ICI 

OCS consacre un cycle au réalisateur italien Paolo Sorrentino, où figure ce film avec Michael Caine et Harvey Keitel.

Par Thomas Sotinel

Publié le 17 juillet 2019

 

Photo de Rachel Weisz - Youth : Photo Rachel Weisz - AlloCiné

Boulevard du crépuscule ICI  

Le 2 septembre 2020

 

Virtuose et exaspérant à la fois, Youth manque de cette modestie qui ferait à n’en pas douter passer le cinéma de Sorrentino pour étincelant. Reste cependant quelques fulgurances incontestables.

 

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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 07:15

 

Que la cuvée 2022 de ma petite vigne vous réjouisse en vous apportant réussite et grande santé. Soyons joyeux et tolérant, amitiés. Henry Pierre Troussicot

 

Embarquement immédiat, pour 2022 sur l’aéroplane XY0897 de la « Compagnie des vins nu », destination inconnue, veuillez présenter votre pass vaccinal à la police sanitaire,  vos papiers à la police des frontières, votre bagage à mains aux douaniers, vos fauteuils sont dépourvus de ceinture afin de ne pas porter atteinte à votre liberté d’aller et de venir, un casse-croûte vous sera servi arrosé d’un petit vin de Rosnay.  Bon voyage !

 

L'aviation (FranceArchives)

Rosnay 85 - Vendée 85 - Région Pays de la Loire - France - EuropeRosnay 85 - Vendée 85 - Région Pays de la Loire - France - Europe

Mairie de Rosnay - 85320 - Accueil | Facebook

 

Rosnay est une commune de Vendée ayant l'autorisation de produire les vins suivants :

   -  le Fiefs Vendéens Brem blanc

   -  le Fiefs Vendéens Brem rosé

   -  le Fiefs Vendéens Brem rouge

   -  le Fiefs Vendéens Chantonnay blanc

   -  le Fiefs Vendéens Chantonnay rosé

   -  le Fiefs Vendéens Chantonnay rouge

   -  le Fiefs Vendéens Mareuil blanc

   -  le Fiefs Vendéens Mareuil rosé

   -  le Fiefs Vendéens Mareuil rouge

   -  le Fiefs Vendéens Pissotte blanc

   -  le Fiefs Vendéens Pissotte rosé

   -  le Fiefs Vendéens Pissotte rouge

   -  le Fiefs Vendéens Vix blanc

   -  le Fiefs Vendéens Vix rosé

   -  le Fiefs Vendéens Vix rouge

 

 

 

 

Vers des repas de Noël compliqués - Le Temps

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 06:00

2021-03 Intégrité scientifique FR

« Les problèmes majeurs de notre société résultent de plus en plus du fait qu'imposteurs, bavardeurs et tricheurs attirent de plus en plus attention et confiance alors que honnêteté, droiture et vie intègre subissent la méfiance ! »

 

Edgar Morin

 

Inavouable

 

L’intégrité est un mot intéressant, car il peut signifier à la fois l’intégralité, la cohésion d’un système, et la probité et l’honnêteté de l’homme. Au sens moral l’intégrité est donc un concept très puissant, signifiant l’accès à la plénitude à travers la droiture et le refus du mensonge. Ce magnifique terme est un mot-clé dans le credo du corpus du renseignement militaire de l’armée américaine des États-Unis : « Et surtout, je serai intègre, parce que la vérité mène à la victoire. »

 

Le capitaine Clifton Patridge songeait au credo de sa formation et se demandait s’il ne serait pas plus honnête – plus intègre – de dire à tous les soldats qu’ils seraient désormais au service du mensonge, des manipulations, au lieu de leur ordonner de réciter les larmes aux yeux, ces formules grandiloquentes qui ne contenaient pas une once de vérité. Et ordonner de les réciter à des officiers du renseignement, dont le travail consistait à corrompre, était tellement curieux que, s’ils avaient un minimum de jugeote, ils éclateraient de rire durant leur serment.

 

Au début de sa carrière, il se l’expliquait en se disant que c’était nécessaire, que l’idéologie était importante, que la fin justifiait les moyens. La bonne blague. Quelle fin, d’ailleurs, bordel ? L’objectif de chaque armée, l’objectif de chaque combattant en général, devrait être la protection de ses frères plus faibles contre un agresseur. Cependant, jamais, au cours de son histoire, la puissante armée des États-Unis n’avait dû protéger ses concitoyens, parce que les concitoyens américains n’avaient jamais été attaqués. Ils n’avaient jamais eu besoin de protection de vaillants guerriers contre de méchants envahisseurs venus prendre leurs terres, leurs biens et leurs vies.

 

Mais puisque l’armée existait, il fallait lui donner quelque chose à faire. C’est pourquoi, au lieu de servir les citoyens, les militaires américains servaient les intérêts particuliers du gouvernement et des enjeux politiques plus ou moins raisonnables. Ils étaient envoyés aux quatre de la planète pour y mourir, non pas au nom du peuple, mais au nom du fic, du pouvoir et des manigances diplomatiques.

 

Oui, même officiellement, l’armée américaine ne servait pas la vérité mais l’arnaque. Officieusement, il le savait mieux que quiconque, car il avait commis des actes pour lesquels les civils finissaient derrière les barreaux, et même dans certains États, directement sur la chaise électrique. Malgré cela, il était tombé sur des missions si sales que son organisation criminelle, dont le budget annuel s’élevait à six cents quatre-vingts milliards de dollars, n’était pas habilitée à s’en occuper. Il fallait pour les accomplir faire appel à diverses entreprises militarisées, c’est-à-dire à de vulgaires mercenaires.

 

 

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 06:00

 

 

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 06:00

Poster « Crème Poudre Tho-Radia », par dschweisguth | Redbubble

J’ai longuement hésité à titrer, comme ce facétieux Zygmunt Miloszewski, dans son chapitre 8 : Faire l’amour sur le bureau de Marie Curie (pages 183- 184-185 et 188-189). Si j’y ai renoncé c’est quand ce jour de Noël ça choquerait, dans son coin du ciel, ma sainte et pieuse mère.

 

 

L’épisode de la liaison Marie Curie-Paul Langevin, voir plus bas, j’en ai eu connaissance par Françoise Langevin-Mijangoz qui fut ma collaboratrice. ICI

 

JOYEUX NOËL

 

« La demi-vie du radium est de mille six cents ans, c’est pourquoi les notes, les habits, les effets personnels et même la dépouille de Marie Sklodowska-Curie ont été scellés dans des récipients de plomb. En visitant son cabinet, Zofia Lorentz se demandait s’il n’aurait pas non plus fallu sceller les idées nationales dans des tableaux tels les éléments de Mendeleïev. Il s’agirait d’un  récapitulatif fort intéressant, comparer entre elles les puissances des idées, disons, russes, polonaises, islandaises et vietnamiennes. Quel patriotisme s’apparenterait à un gaz fortement évanouissant ? Lequel serait un matériau assez solide pour bâtir des cathédrales, mais aussi l’équivalent d’une substance radioactive qui  peut autant soigner un cancer que réduire une ville en cendres ou empoisonner un cadavre pour des milliers d’années.

 

Zofia ne savait  pas si elle était plus horrifiée ou étonnée de voir que la grande Marie avait nommé le premier élément qu’elle avait découvert « polonium », en hommage à sa patrie, et seulement le second « radium », dont la racine provient tant du radius, « rayonnement », que du  ravissement quotidien que lui inspirait sa fille. Une patrie, rappelons-le, qu’elle avait dû quitter à la hâte parce qu’on n’y tolérait guère les bizarreries du genre d’une étudiante en jupons. Une patrie à cause de laquelle Marie avait failli se voir déportée en Sibérie pour avoir enseigné la polonité à des enfants de paysans. Une patrie qui honore la plus grande femme de son histoire par une université baptisée avec une faute d’orthographe à son nom de famille et par un musée minable qu’on ferait mieux de fermer pour  éviter de se compromettre davantage. »

 

[…]

 

« Même lorsqu’on a deux Nobel – ou peut-être surtout dans ce cas –, on a besoin d’un endroit pour travailler et non pour méditer devant une table vide. Marie buvait-elle son café  assise là ? Laissait-elle des miettes de croissants et des taches de beurre sur le bois ? S’appuyait-elle dessus, autoritaire, pour passer un savon à des assistants dans son français guttural à fort accent slave ? Comme tout le monde, probablement, Zofia s’imaginait Marie en tata grincheuse dans un chapeau miche, et pourtant, c’est pour son honneur que des hommes se battaient en duel, sans oublier la phrase d’Einstein restée célèbre, lui qui affirmait n’avoir jamais vu autant d’érotisme dans le regard d’une femme que chez elle. Elle avait peut-être baisé debout contre ce bureau jusqu’à en briser des ballons à distiller dans le laboratoire d’à côté ? »

 

[…]

 

- En résumé, nous regardons aujourd’hui la découverte du radium en particulier et  de la radioactivité en général comme un grand classique de la science, mais les chercheurs de l’époque ne vivaient pas dans le vide. Ils étaient entourés par un public tout aussi  crétin que de nos jours et, parmi ces badauds, il y avait divers charlatans et escrocs capables d transformer  les titres des journaux en mines d’or. Nous vivons maintenant à l’époque génético-électronique, alors vous pouvez vous offrir des suppléments alimentaires qui rallongent les télomères dans les chromosomes ou des appareils de massage dont le microprocesseur pilote le lissage des rides. À l’époque la grande nouveauté, c’était justement le radium. Une mystérieuse substance phosphorescente capable de contaminer d’autres substances. Une source inépuisable d’énergie, et puisqu’on n’y connaissait rien en ADN, quand on a découvert que les radiations provoquaient des changements chez les générations successives de moucherons, on  est devenu rapidement persuadé que le radium permettrait de créer de nouvelles espèces. C’était l’élément de la vie ! Et puis, ajoutons à cela que le radium a tout de suite été utilisé en médecine, surtout en oncologie, et voilà, tadam ! On pouvait alors l’atteler à n’importe quoi. Vous devriez voir toutes ces publicités pour les crèmes radioactives dans lesquelles une sorcière ôtait son masque de vieillesse. Des lotions, des savons, des gels de bain, des poudres, on ne pouvait plus se laver les fesses avec un truc qui ne brillerait plus dans la nuit. Ça rendait furieuse notre Marie, mais elle estimait qu’elle ne vaincrait pas la sottise. À une exception près.

 

[…]

 

8 idées de Tho radia | beauté, méthode scientifique, rouge à lèvres

 

- À un certain moment, un nouveau remède au doux nom de Tho-Radia est apparu sur le marché. Grosse campagne de pub, identité visuelle géniale, vous pouvez chercher sur Google. Après Hiroshima et Tchernobyl, un mannequin baigné d’une lueur radioactive éveille l’épouvante mais à l’époque, les rouge à lèvres radioactifs se vendaient sur le pouce, les clientes voulaient que leur apparence soit optimisée par la science omnisciente et non par de vulgaires plantes hachées ; Le problème c’est que des petits malins ont mis la main sur un naïf médecin de province qui s’appelait Curie, afin qu’il prête son nom à leur magouille, et soudain, sur toutes les affiches publicitaires apparut le slogan selon lequel ce remède miracle avait été créé « d’après la formule du  docteur Alfred Curie ». Ça a fait un esclandre…

Tho-Radia 1936 Crème Mauresque — Cosmetics — AdvertisementsTHO RADIA "Crème Poudre à base de Radium et Thorium" - "Formule du Docteur  Alfred Curie" : PLV trityque, Vente aux enchères : Estampes - Affiches -  Gravure - Lithographie - Eaufortethoradia - Twitter Search / TwitterRadioactive Cosmetics and Radiant Beauty | Actas Dermo-Sifiliográficas

Les scientifiques Albert Einstein et Marie Curie marchent au bord du lac Léman, à Genève (Suisse), en 1925. (ARCHIVES PIERRE ET MARIE CURIE / AFP)

Les scientifiques Albert Einstein et Marie Curie marchent au bord du lac Léman, à Genève (Suisse), en 1925. (ARCHIVES PIERRE ET MARIE CURIE / AFP)

Quand Albert Einstein remontait le moral de Marie Curie ICI

Les deux scientifiques ont échangé des lettres en 1911, alors que Marie Curie était au cœur d'un scandale médiatique en raison d'une liaison avec le physicien Paul Langevin.

"Ignorez les critiques de bas étage." C'est, à peu de chose près, le conseil donné par Albert Einstein à Marie Curie en novembre 1911, rapporte le site I Fucking Love Science (en anglais), mardi 9 décembre. Quelques semaines avant que le prix Nobel de chimie ne lui soit décerné, la veuve de Pierre Curie (décédé en 1906) s'est trouvée au cœur d'un scandale médiatique à cause de sa liaison avec le physicien Paul Langevin.

 

La femme de ce dernier, dont il était séparé depuis peu, a transmis des lettres des deux amants à la presse. De retour en France après une conférence à Bruxelles, Marie Curie a été accueillie par une foule en colère à son domicile parisien. Une expérience tellement effrayante qu'elle a décidé de s'intaller chez un ami avec ses deux filles, le temps que l'affaire se calme.

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 06:00

Bousbir 12

Bousbir 1Bousbir 2

Boursbir 6 

© Copyright: DR

L’outrage, la violence faite aux femmes... ICI

Il ne reste du tristement célèbre quartier Bousbir, à Casablanca, que des souvenirs sulfureux ternis par le temps. Voici l’histoire du «quartier réservé» et de ses femmes…

 

Dans les années 1920, alors que le Maroc est sous Protectorat français, les colons se plaisent à dresser la carte postale d'un pays pittoresque, exotique et poétique. Des photos et des écrits qui nous restent de cette sombre page de l’histoire marocaine, ceux de ces femmes, que l’on classe encore sous la bannière d’un style orientaliste.

 

Mais au-delà des scènes de vie et des clichés de femmes dénudées capturés par les objectifs de l’époque, se cache une réalité bien sombre, celle de la prostitution.

 

À Casablanca, au début du XXe siècle, un quartier sordide était ainsi dédié au commerce du sexe.

 

 En 1914, les hommes en quête de plaisirs charnels se rendaient à Bab Marrakech, à quelques pas de la Medina. C’est là que des "filles de joie" faisaient commerce de leur corps sur les terres d’un Français du nom de Prosper Ferrieur. Avec le temps, on baptisa l’endroit du nom de son propriétaire et « Prosper » devint « Bousbir ».

 

L’endroit étant un peu trop central au goût des autorités du protectorat français, sans compter l’insalubrité qui y régnait et le manque d’hygiène qui favorisait la propagation des maladies, on décida en 1923 de transférer ces "activités" loin des regards, à Derb Soltane, dans un quartier spécialement construit à cet effet et qui serait dédié à la prostitution sous haute surveillance.

 

La concession est achetée par un certain M. Bouquet, représentant des Mines de Lens, et le chantier confié à l’entreprise La Cressonnière.

 

 

L’ancien bordel à ciel ouvert de Bab Marrakech se transforme alors en cliché touristique. Une petite ville enceinte de murs, des blocs d’habitations, des commerces, des ruelles bordées d’arbres, un hammam, un cinéma, des cafés… On entre par l’unique porte, gardée par un poste de police, pour passer du bon temps dans Bousbir comme on le ferait dans une médina typiquement marocaine. Une jolie carte postale, tristement poétique, dressant le portrait de femmes soit disant libérées, lascives, tout droit sorti des Mille et une nuits.

 

La suite ICI 

Tourisme et prostitution coloniales : la visite de Bousbir à Casablanca  (1924-1955)

Bousbir, sorte de parc à thème érotico-exotique, fréquenté aussi bien par la population locale que par les voyageurs, embarrassait déjà l’administration coloniale à l’époque. «Les Français ont mis Bousbir en périphérie de Casablanca, derrière un mur de 6 mètres de haut, accessible par une seule porte, parce que même si c’était un mal nécessaire, c’était la honte», explique Jean-François Staszak. Bousbir a été conçu selon la logique froide et rationnelle de l’époque que les hommes avaient des «besoins» et «qu’armée signifiait donc prostitution». Pour éviter la propagation de maladies vénériennes, il valait mieux contrôler cette activité que la bannir.

 

Attentes des Occidentaux

 

Mais Bousbir, quartier destiné aux soldats français, aux tirailleurs sénégalais ou encore à l’armée marocaine, s’est rapidement transformé en «resort sexuel», comme l’exprime Jean-François Staszak: «C’était le plus grand bordel à ciel ouvert du monde. Il y avait énormément d’animation, des restaurants, un cinéma, des spectacles érotiques et pornographiques. Les touristes y allaient parce que c’était une attraction incontournable.» L’architecture y joue pour beaucoup, car tout avait été conçu afin de répondre «aux attentes des Occidentaux et donc pour correspondre à l’image qu’ils se faisaient de la femme marocaine, du Maroc, des Mille et Une Nuits», ajoute Raphaël Pieroni.

 

Au total, plus de 12000 femmes y auraient vécu et officié jusqu’en 1955, dans des conditions proches du travail forcé. La moyenne d’âge des femmes qui rentraient à Bousbir était de 18 ans. Aucune n’avait plus de 28 ans.

 

«Quartier réservé. Bousbir Casablanca», sous la direction de Jean-François Staszak et Raphaël Pieroni, Editions Georg, 2020, 208 pages.

 

L’article ICI 

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 06:00

« Le vin est femelle et le bien boire érotique » Pierre Desproges« J’ai appris à boire du vin au service militaire. J’y ai découvert l’ivresse… au 13° »

L’origine du repos dominical est liée au Décalogue : Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Si les Juifs sanctifient le samedi, dernier jour de la création, jour du repos de Dieu, les chrétiens choisissent avec logique le dimanche, jour de la résurrection, premier jour de la semaine. L’assistance à la messe empêche de facto le travail, au moins une partie de la journée. Pour les chrétiens, l’assistance à la messe ne suffit pas pour honorer Dieu, et le dimanche est un jour tout entier consacré à la vie spirituelle, à la relation personnelle avec Dieu ; un jour où l’on se préoccupe davantage de son prochain, un jour sans activité rémunératrice. C’est aussi le jour où on ne fait pas travailler les autres, on évite ainsi d’aller faire ses courses le dimanche.

 

Dès le IIe siècle, le dimanche devient progressivement chômé parmi les chrétiens, et, en 321, l’empereur Constantin fait du dimanche le jour de repos légal au sein de l’Empire romain, ordonnant que « les fonctionnaires et tous les habitants se reposent, et que tous les ateliers soient fermés ».

 

Sous l’Ancien Régime, le travail est interdit le dimanche, sous peine de sanctions. Même si ces dernières s’allègent au cours des siècles, le principe de l’interdiction est maintenu et réaffirmé par diverses ordonnances et édits royaux. Bien sûr, les contrevenants existent, ils sont même de plus en plus nombreux, cependant, il est impossible d’obliger quelqu’un à travailler un dimanche. La contestation commence au XVIIIe siècle avec Voltaire et Montesquieu qui réprouvent l’institution d’un jour chômé et dénoncent ses « effets pervers » dans le domaine économique.

 

La suite ICI 

 

Comme il est très tendance d’exhiber ses racines chrétiennes pour être un bon Français, et même si je n’en fout pas une rame depuis que la République m’a mis sur une voie de garage  (fine allusion parisienne), le dimanche je me mets donc, les pieds en éventail, confirmant ainsi ce que pensent mes détracteurs que j’écris comme un pied. Au passage je m’étonne que le dénicheur Ciné Papy ne nous ait pas gratifié d’une fiche ciselée sur My left foot 1989 de Jim Sheridan, avec l’immense Daniel Day-Lewis (Oscar du meilleur acteur) : évocation de la vie de Christy Brown, peintre et écrivain, frappé d'une paralysie spasmodique à la naissance, d'après ses Mémoires rédigées en 1954.

 

My Left Foot - Film (1989)

 

Cependant je me dois s’assurer la continuité du service de mon cher public assoiffé de connaissances, en sous-traitant ma chronique du dimanche à un beau nez du vin : Jacques Dupont du Point, à ne pas confondre avec DuPont de Nemours ICI (fine allusion naturiste à la chimie)

 

Encore des nouilles" : les truculentes chroniques culinaires de Pierre  Desproges rassemblées dans un recueil

 

Le vin de Desproges ICI 

 

« Ménagez votre santé. Buvez du vin, nom de Dieu ! »

 

Saint-émilion, c’était son vin. Il le cite souvent dans ses chroniques et plus particulièrement un château et un millésime : Figeac 1971. Un millésime discret, qui passait derrière 1970 à la réputation un peu surfaite, mais un Château Figeac dirigé et vinifié alors par Thierry Manoncourt, qui savait que les grands vins ne se mesurent pas en épaisseur mais en finesse, c’est rarement décevant. Si Desproges aimait Bordeaux et se disait capable de réciter la liste des grands crus médocains, il ne crachait pas sur le sancerre, expliquant devant tous les officiels réunis pour l’ouverture du Printemps de Bourges que, grosso modo, le seul intérêt de ce festival résidait dans la possibilité de s’abreuver de ce sauvignon blanc, minéral à souhait. Pour le reste, s’il cite châteauneuf-du-pape, c’est surtout pour faire un bon mot. Résumons. Comment reconnaître un châteauneuf-du-pape. C’est simple : « le châteauneuf a une belle robe rouge, alors que le pape a une belle robe blanche. » Étonnant, non ?

 

Il aimait le vin, c’est incontestable : « Certes, l’eau est plus digeste que l’amanite phalloïde et plus diurétique que la purée de marrons, mais ce sont là futiles excuses de drogués. D’autres vous diront que la cocaïne est moins cancérigène que l’huile de vidange… N’en tenez pas compte. Ménagez votre santé. Buvez du vin, nom de Dieu ! »

 

On ne peut pas dire en revanche qu’il raffolait du whisky. « Le whisky est le cognac du con. Son bouquet évoque la salle d’emboîtage des vaccins antigrippaux de l’Institut Mérieux. Additionné d’eau gazeuse, il insulte le palais de l’homme de goût qu’il éclabousse d’inopportune salaison et de bulles impies que le Champenois crache au noroît dans son mépris d’Albion. En vieillissant, le whisky gagne en platitude ce qu’il perd en infamie. » (Dictionnaire superflu).

 

Dans le même ouvrage, il tisse des louanges (à sa façon) au département d’Indre-et-Loire…

 

L’ensemble de la prose duponienne ICI 

 

À table avec Pierre Desproges

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