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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:00
À Marseille Mélenchon ne changera pas l’eau en vin mais donnera des banquets couchés où l’on écopera des coupes du nectar divin…

Le Jean-Luc il est partout chez lui, « Je suis légitime partout, spécialement ici : il ne faut pas oublier que la première fois que j'ai mis le pied sur la terre de France, c'était ici. », après une déculottée contre la chèvre de Montretout, au Nord, le voilà qu’il mit cap au Sud pour se faire adouber par les insoumis de Marseille. À bientôt 66 ans, pour enfin réussir sa vie, notre chef des insoumis se devait de triompher, d’être enfin élu député.

 

Non, je n’ironiserai pas sur Marseille, non je n’évoquerai ni les sardines qui bouchent le port, ni la bouillabaisse pour touristes, ni le cochonnet de la pétanque, ni le Ricard, ni le cœur fendu de monsieur Panisse, ni le Gastounet d’Edmonde Charles-Roux, ni le Jean-Claude Go dingue (phonétique bien sûr)…

 

Pour plaire au Jean-Luc, ouvrier de la 25e heure des vins propres, lui qui autrefois, lorsqu’il était cryptocommuniste dans le giron de Tonton, chantait les louanges du productivisme, j’évoque ici, sur cet espace de liberté, la belle exposition Le banquet de Marseille à Rome, plaisirs et jeux de pouvoir, au Musée d’Archéologie méditerranéenne de la cité Phocéenne.

 

 

Sans sombrer dans la galéjade notre guide des insoumis qui ne se marre pas tous les jours, c’est la marque de fabrique des rejetons de Trotsky : ils tirent la gueule ! Ne me dites pas que je suis mauvaise langue, pour les avoir pratiqués tout au long de mon long parcours ils ne transpirent pas la franche gaieté, celle du peuple dont ils se réclament. Ce sont des austères.

 

Allez Jean-Luc sourit tu vas être filmé au cours d’un banquet couché !

 

« Buvons donc, amis, c’est aussi mon sentiment. Le vin, en arrosant les esprits, endort les chagrins, comme la mandragore assoupit les hommes : quant à la joie, il éveille comme l’huile la flamme. »

 

Xénophon, Le Banquet

 

« Croyez-moi en effet, il n’est pas de meilleure vie que lorsque la gaieté règne dans tout le peuple, que les convives dans la salle écoutent le chanteur, assis en rang, les tables devant eux chargées de viandes et de pain, et l’échanson dans le cratère puisant le vin et en versant dans chaque coupe : voilà ce qui me semble être la chose la plus belle. »

 

Homère, L’Odyssée, IX

 

« Bois avec moi, sois jeune,

aime et couronne-toi avec moi.

Avec moi, délire si je délire,

sois sobre si je suis sobre. »

 

Athénée de Naucratis, le Banquet des sages livre XV

 

« Socrate s’assit, et quand lui et les autres convives eurent achevé de souper, on fit des libations, on chanta un hymne en l’honneur du dieu ; et, après toutes les cérémonies ordinaires, on parla de boire. »

 

Platon, Le Banquet

 

Le Banquet Couché

 

 

« Les origines de la position couchée au banquet, et notamment les premières représentations connues du motif, sont à rechercher du côté de l’Orient ancien, vraisemblablement dans le monde syro-araméen et/ou iranien.

 

Cela correspond manifestement à un changement important des habitudes dans le courant du VIIe siècle avant J.-C. ; la Syrie semble avoir joué un rôle majeur dans la diffusion de cette nouvelle coutume, tant vers l’est que vers l’ouest, et en particulier vers Chypre. Cette pratique arrive en Grèce et en Étrurie au tournant des VIIe et VIe siècles avant J.-C., comme l’atteste l’abondante iconographie des vases grecs, et va progressivement se généraliser comme un instrument de pouvoir politico-social. Les banqueteurs sont allongés sur des couches, les klinaï, et appuyés sur le coude gauche ; devant eux sont dressées des tables basses où sont disposés la vaisselle et les mets.

 

Cette posture se justifie par la nécessité de garder la main droite libre pour se servir.

 

Le banquet couché a donc une origine orientale ; il apparaît surtout, à l’origine, comme un privilège réservé aux rois et aux princes. Sa diffusion dans le monde grec semble s’imposer, certes graduellement, mais assez rapidement, et sa signification est multiple : la place des convives – tous des hommes adultes – est régie par des règles précises qui tiennent compte de l’âge, de la charge et d’autres privilèges significatifs. Femmes et enfants sont normalement exclus du banquet, à l’exception des esclaves,  des hétaïres ou des musiciennes.

 

La fonction sociale du banquet est déterminante puisqu’elle sépare les convives, privilégiés, de ceux qui n’y participent pas, établit la notion de communauté autour du vin consommé, et représente le point culminant de l’existence masculine. »

 

Stéphane Abellon

 

Dionysos, le maître du vin

 

« La figure emblématique de Dionysos, complexe et incontournable, ne saurait être négligée ou occultée dans cette exposition : il occupe une place privilégiée dans le banquet, puisque c’est lui qui donna le vin aux hommes, il est aujourd’hui encore un dieu familier, symbolisant les délices et les égarements liés à la consommation du vin, mais également un dieu civilisateur.

 

En effet, s’il a donné la vigne aux hommes, il est aussi celui qui leur a appris le savoir-boire, notamment en mélangeant l’eau au vin afin d’en tempérer les effets. C’est dans ce cadre du symposion que l’on respecte cet usage : Dionysos est ainsi le dispensateur de la convivialité et de l’exaltation produite par le jus du raisin fermenté, « riche en joies » et délices des mortels.

 

« Lorsqu’on fait un repas à Rome dans le temple d’Hercule (celui qui triomphe, sous les auspices requis, faisant les frais du souper), les mets que l’on sert sont vraiment analogues à la voracité d’Hercule. On y verse largement du vin miellé ; le manger consiste en grands pains, en viandes fumées cuites au bouillon, et beaucoup de viandes rôties des victimes qu’on vient d’immoler. »

 

Posidonius, cité par Athénée de Naucratis, Le Banquet des sages, livre IV

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