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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 06:00

Achat primeur CHÂTEAU MAUCAILLOU 2015 - wineandco

Il suffit de parcourir les rayons de la Grande Épicerie du Bon Marché, haut lieu de la consommation de luxe versus Bernard Arnault, lors des foires aux vins, pour s’apercevoir que le recours à un nom de château connu pour un vin dont les raisons  viennent d’ailleurs fait florès.

 

On n’attrape des mouches avec du vinaigre !

 

En d’autres termes, certains châteaux veulent « le beurre, l’argent du beurre et la crémière… »

 

L’usage de cette expression de la fin du XIXe siècle.

 

Le bon sens paysan veut qu’on ne puisse pas, honnêtement, vendre le beurre qu’on vient de fabriquer, en garder l’argent, mais garder aussi le beurre, histoire de pouvoir le revendre encore et encore.

 

Vouloir toujours tout garder à soi, vouloir tout gagner sans rien laisser aux autres, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre.

 

Les arguments en défense des châteaux utilisant cette pratique c’est vraiment du style : il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

 

Pour l’avocat de Pascal Dourthe, Me Alexandre Novion, « la cour s’est focalisée sur les éléments visuels, du premier regard, comme si cela était impossible pour un consommateur ou que cela constituait un effort incommensurable de retourner la bouteille ». De surcroît, poursuit Me Novion, « le vin de propriété est à plus de 30 euros quand le vin de Maucaillou est à 7 euros. L’écart est suffisamment manifeste entre le vin de propriété et le vin de Maucaillou mettant le consommateur à l’abri de la confusion et du chaos »

 

Quand je pense  que notre Hubert, membre du Comité National de l’INAO, avec ses cloches, joue lui aussi sur le prestige de celle de l’Angélus pour fourguer ce genre de breuvage à deux balles.

 

Claire-2181.jpg

19 décembre 2013

Comment se faire des couilles en or avec une cloche d’argent : les tribulations d’un GCC de Saint-Emilion en Chine. ICI 

 

Pour certains propriétaires de GCC de Bordeaux, l’appellation c’est pour faire joli, il s’en tamponne le coquillard, ce qui compte pour eux c’est leur marque : le nom de leur château, dont ils estiment qu’ils peuvent l’utiliser comme bon leur semble.

 

Pourquoi pas !

 

Cependant, ils doivent se retirer du système des appellations qui leur permet de nous jouer, jusqu’à plus soif, la chanson de l’origine, du terroir et autres fioritures, et de  se contenter d’un bon vieux marketing du style du fameux classement  de Saint-Emilion où l’on privilégie des éléments qui n’ont rien à voir avec le vin du château.

 

Oui, on ne peut pas avoir « le beurre, l’argent du beurre et la crémière… »

 

 

La cour d’appel de Bordeaux confirme la condamnation du négociant en vins Pascal Dourthe pour « pratiques commerciales trompeuses »

 

Pour la première fois, la justice confirmait en appel une condamnation pour une fraude sur des étiquettes de bouteille de vins dans le Bordelais.

 

Par Claire Mayer (Bordeaux, correspondante)

 

En quelques minutes, ce 30 juin, la cour d’appel de Bordeaux a confirmé la condamnation du négociant en vins Pascal Dourthe pour « pratiques commerciales trompeuses » après le jugement prononcé en décembre 2019. Le délibéré a confirmé une amende de 10 000 euros pour M. Dourthe, accompagnée d’une seconde de 150 000 euros – contre 200 000 euros en 2019 – à l’encontre de son entreprise, la société Les Notables de Maucaillou, fondée en 1983. En cause, la commercialisation par ladite société d’un vin, le Bordeaux de Maucaillou, devenu le B par Maucaillou, dont les raisins n’étaient pas issus de cette propriété viticole, mais à 55 % de parcelles rattachées au château de Beau-Rivage, acquis en 2003, et à 45 % de vins achetés par l’entreprise puis élevés dans son chai de Baurech.

 

Si la contre-étiquette située au dos de ces bouteilles indiquait « mis en bouteille pour Les Notables de Maucaillou », l’information délivrée au consommateur n’était pas suffisante selon la cour, et pouvait ainsi lui faire croire qu’il achetait un vin de la propriété de Maucaillou, grand vin de Bordeaux, située dans le Médoc.

 

Selon le jugement établit en 2019, « rien dans l’étiquetage de ces vins ne laisse penser que ceux-ci ne proviennent pas de château Maucaillou et qu’il serait des vins de négoce, de telle sorte que le consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé s’attend légitimement à ce que les “Bordeaux de Maucaillou rouge et blanc”, dont les étiquetages reprennent les mêmes codes visuels que ceux des vins “Château Maucaillou”, “numéro 2 de Maucaillou” et le “Haut-Médoc de Maucaillou” soient également issus des vins de l’exploitation Château de Maucaillou, comme le sont ces derniers ».

 

« C’est un problème collectif »

L’enquête, menée par la Dreets Nouvelle-Aquitaine (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, ex-Direccte) à la suite d’un signalement en 2016, a donné lieu à un contrôle des services de l’Etat, suivi d’une injonction à cesser la commercialisation de ces vins. Contestant ces accusations, Pascal Dourthe avait pris le parti de refuser cette décision, et l’affaire a ensuite été menée devant les tribunaux. Plusieurs parties civiles ont pris part à l’instruction : la Confédération paysanne de Gironde, la Fédération des grands vins de Bordeaux et l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO).

 

Dominique Techer, porte-parole de la Confédération paysanne de Gironde, fustige des propriétés viticoles qui « défendent leurs intérêts personnels et sont en train de faire couler une marque collective ». Car, dans le Bordelais, le Château Citran, le Château Larrivet Haut-Brion, le Château Gloria et Château Rollan de By ont également été condamnés en première instance pour les mêmes pratiques considérées comme trompeuses.

 

« Les fraudes, il y en a marre »

 

Le Château Maucaillou est le premier à avoir fait appel. « Ce que je défends » poursuit Dominique Techer « et c’est pour ça qu’on est partie civile, c’est un problème collectif. Le bordeaux bashing n’est pas tombé de nulle part. La profession n’a plus aucune notion de déontologie… Les fraudes, il y en a marre. » « La difficulté, explique maître Julie L’Hospital, avocate de l’INAO, c’est qu’on vient quelque part instrumentaliser une appellation d’origine avec un vin qui n’est pas produit au château, qui n’a pas la même qualité, et dont le prix est semblable à un 3e vin. »

 

Pour l’avocat de Pascal Dourthe, Me Alexandre Novion, « la cour s’est focalisée sur les éléments visuels, du premier regard, comme si cela était impossible pour un consommateur ou que cela constituait un effort incommensurable de retourner la bouteille ». De surcroît, poursuit Me Novion, « le vin de propriété est à plus de 30 euros quand le vin de Maucaillou est à 7 euros. L’écart est suffisamment manifeste entre le vin de propriété et le vin de Maucaillou mettant le consommateur à l’abri de la confusion et du chaos ». L’avocat de M. Dourthe se réservait encore la possibilité d’un pourvoi en cassation.

 

Claire Mayer(Bordeaux, correspondante)

 

 

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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 06:00

batteuses-005.JPG

Je prends chaque matin des nouvelles du pays, et là ce mercredi, je tombe sur cette info : Les Achards : un incendie détruit 4 hectares d'un champ de blé

 

Plus de 50 sapeurs-pompiers et 13 véhicules ont été mobilisés par le Service départemental d’incendie et de secours.

 

Le feu s'est déclaré dans un champ de blé, situé au lieu-dit Le Petit Douard. 4 hectares ont été détruits, mais 4 hectares ont aussi pu être sauvés grâce à l'action des pompiers. La suite ICI 

 

Pourquoi diable, me direz-vous, cette information me rend-elle nostalgique ?

 

Pour deux raisons, le nom de la ferme Le Petit Douard où le feu s’est déclaré, elle faisait partie du portefeuille de battages de mon père Arsène, à l’époque sur la commune de La Chapelle-Achard, lieu de naissance de ma mère Berthe Gravouil,  aujourd’hui assemblée avec La Mothe-Achard  en Les Achards. ( jouxtant le Petit il y a aussi le Grand Douard)

 

Ferme Le Grand Douard - Home | Facebook

 

Le feu était la hantise de mon père, aussi du temps où les battages se faisaient dans les fermes avec des batteuses entraînées par les poulies  du Société Française Vierzon, qu’ensuite avec les moissonneuses-batteuses Claas. Ça n’est jamais arrivé, les départs de feu dans les champs de blé étant souvent le fait des escarbilles des locomotives à vapeur de la SNCF. Aujourd’hui, la ligne est électrifiée par la grâce de ce fou de de Villiers.

 

Nostalgie, oui, car mon père nous a quitté brutalement par un bel après-midi d’août, un vendredi, alors qu’assis sur une botte de paille, à l’ombre, il veillait sur le bon déroulement de la moisson chez un client. Il est mort en souriant, son petit sourire qui lui faisait plisser les yeux, une belle mort, paisible.

 

13 août 2013

Août chez les Berthomeau c’était « Le temps des battages » pas celui des mariages

 

Pas très original me direz-vous, sauf que mon père Arsène était entrepreneur de battages et, avant l’irruption des moissonneuses-batteuses, après la moisson avec sa batteuse Société Française de Vierzon et le matériel qui allait avec, le monte-paille puis la presse-botteleuse, la locomobile Merlin puis le tracteur SFV, il allait de ferme en ferme, selon une tournée qui alternait : les premiers de la saison précédente étaient les derniers de la saison suivante. Le prix du battage n’était à l’heure passée mais au sac de grains récolté ce qui associait l’entrepreneur à la bonne ou à la mauvaise récolte.

 

Le mois d’août chaque année était donc le mois de mon père. Dieu qu’il aimait ses battages. Il était dans son élément au contact des gens. Moi j’allais trainer mes culottes courtes sur les sacs de blé qui étaient tarés à la bascule et surveillés par le maître (le propriétaire) ou son régisseur (nous étions sous le statut du métayage avec partage des fruits et rappelez-vous celui de la Terre qui meurt de René Bazin, guêtré, vêtu de vieux velours à côtes, craint et détesté) et j’étais « le petit gars d’Arsène ». Ce qui nous amusait beaucoup avec les autres galopins  c’était d’aller nous faire « flageller » face au tuyau qui projetait la balle du blé en un grand tas. Les batteries c’était une vraie fête si bien décrite par mon pays Henri-Pierre Troussicot ICI Les batteries à Pied-sec

 

La suite ICI 

Aucune description de photo disponible.

5 septembre 2010

Souvent dans mes chroniques j’évoque ma Vendée natale, non par nostalgie de ce pays mais tout simplement parce qu’au fond je suis toujours resté un petit gars de la Mothe, élevé dans l’eau bénite par de saintes femmes : mémé Marie, la tante Valentine et ma chère maman, enfant de chœur indiscipliné, sauvageon dans les prés avec les vaches normandes du pépé Louis ; qui a bien aimé jouer au basket à la Vaillante Mothaise avec le si adroit Jacques Bernard ; qui est parti à 17 ans tout juste à la Fac de Droit de Nantes sans regret car il savait que ça n’était pas dans son petit pays qu'il ferait sa vie. Dire qu’on a ses racines dans son terroir natal ne reflète aucune réalité car, sauf à y vivre toute sa vie, très souvent on le quitte sans pour autant être un déraciné.  

 

La suite ICI

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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 06:00

Le vin biologique n'existait pas. L'Europe le fait naitre

La vie n’est pas un long fleuve tranquille dans le Médoc, alors que les petits vins de Bordeaux ne trouvent pas de clients, que le président Farge se démène comme un beau diable pour trouver des sous dans les poches des contribuables afin d’arracher des vignes, voilà t’y qu’un gus, propriétaire-négociant dans le Médoc, en fabrique pour le refiler aux gogos via la GD  dans plusieurs départements grâce à « un réseau de distributeurs officiels et officieux constitué de sociétés, de retraités, d’autoentrepreneurs »

 

Pour mener à bien son escroquerie, le mis en cause a noué des relations avec des contacts espagnols pour se procurer du vin. Les opérations d’embouteillage se sont déroulées la nuit, et les livraisons pendant le week-end.

 

Selon le parquet, l’argent généré par ces ventes illégales a alimenté le train de vie des principaux mis en cause. Ils blanchissaient l’argent en finançant des travaux de rénovation avec de la main-d'œuvre irrégulière.

 

Encore un coup des néo-libéraux, comme diraient les cavistes de la Nupes !

 

Bref, rien de nouveau sous le soleil, de tout temps, le vin a fait l’objet de pratiques douteuses, de trafics, de coupages, certains « négociants » furent pris la main dans le sac, dans le Midi rouge, à Bordeaux et dans d’autres places moins connues. Le pognon de dingue à gagner fut, et est, toujours le moteur de ces escroqueries. Lorsque je fus recruté à l’Office des Vins de Table c’était un dossier chaud.

 

Ne voyez aucune ironie dans mon titre, pour une certaine catégorie de consommateurs traditionnels le Bordeaux reste une référence et, je ne suis pas certain que leur palais fut agressé par les faux Médoc. Ça devrait amener certains à réfléchir sur l’avenir du socle des vins qualifiés eux aussi de traditionnels, et par là même à tirer des conséquences sur leur capacité à rester sur le marché.

 

 

Trafic de vins de Bordeaux : démantèlement d’un réseau de contrefaçon de « grande ampleur »

 

Un vaste trafic de vins de Bordeaux a été démantelé fin juin. Des centaines de milliers de bouteilles seraient concernées par ces fausses étiquettes et la contrefaçon d’alcool. De faux vins repérés en Sarthe ont mis la puce à l’oreille des enquêteurs.

 

Des « centaines de milliers de bouteilles » de vin de contrefaçon auraient transité par le réseau démantelé fin juin.

 

Des « centaines de milliers de bouteilles » auraient transité par un réseau de contrefaçon qui vendait pour du bordeaux du vin bas de gamme. La gendarmerie a mené lundi 27 juin un vaste coup de filet, selon le parquet de Bordeaux ce vendredi 1er juillet.

 

Une vingtaine d’arrestations

 

Une centaine de gendarmes ont interpellé lundi dans le Médoc (Gironde) et dans sept départements une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir pris part à ce trafic de bordeaux contrefaits dont l’ampleur peut être « évaluée à plusieurs centaines de milliers de bouteilles », a souligné la procureure de la République Frédérique Porterie.

 

Trois de ces suspects, dont le « principal instigateur », ont été présentés mercredi devant un juge d’instruction et mis en examen pour « escroquerie en bande organisée et blanchiment », « tromperie sur la marchandise » et « falsification de denrées ».

 

Ils ont été libérés sous contrôle judiciaire avec obligation de verser des cautions de 20 000 à 50 000 euros.

 

Une piste remontée depuis la Sarthe

 

En enquêtant sur un trafic de stupéfiants, les gendarmes sont tombés fortuitement en septembre dernier sur du matériel de contrefaçon, comme de « fausses étiquettes », a détaillé le parquet dans un communiqué.

 

Puis en octobre, des faux bordeaux étaient repérés dans la Sarthe, conduisant les gendarmes à faire le lien avec une contrefaçon signalée des mois plus tôt dans le Médoc.

 

Le parquet a ouvert une enquête en novembre confiée à la section de recherches avec l’appui des gendarmes de la Gironde et du groupe « vins », une cellule spécialisée de la gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine.

 

Les investigations ont révélé « une fraude de grande ampleur organisée par le propriétaire d’un vignoble dans le Médoc », également négociant. Ce dernier se procurait du vin grâce à des « contacts espagnols » et imprimait « un nombre important d’étiquettes » en toute discrétion tandis que des opérations d’embouteillages pouvaient se dérouler de nuit.

 

La France et l’étranger abreuvés

 

Les faux bordeaux étaient ensuite écoulés « par palettes entières » dans plusieurs départements grâce à « un réseau de distributeurs officiels et officieux constitué de sociétés, de retraités, d’autoentrepreneurs », selon le parquet.

 

Des « commandes importantes », soit plusieurs milliers de bouteilles, étaient en outre « destinées à la grande distribution ou à des pays étrangers ».

 

Des Médoc de moyenne gamme

 

Les clients pensaient acheter des châteaux bordelais « dont le nom et l’étiquette inspiraient confiance, à des tarifs défiant parfois toute concurrence » alors que les flacons contenaient des « vins bas de gamme ou provenant de terroirs assez éloignés », a souligné la procureure.

 

Au cours des perquisitions, « une dizaine de véhicules » et « un volume important de vins » ont été saisis.

 

Selon une source proche du dossier, la contrefaçon ciblait des vins du Médoc de moyenne gamme, plus faciles à falsifier que les grands crus.

 

« Si les faits sont avérés, nous espérons que les auteurs seront lourdement condamnés car ces pratiques portent atteinte à l’image des vins de Bordeaux et à l’image de tous ceux qui travaillent bien et respectent les règles », a réagi le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux joint par l’AFP.

 

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 11:36

Bretagne : l'incroyable voyage d'une bouteille à la mer - Le Point

Beaucoup d’entre eux me font parvenir des messages « désespérés », ils sont privés de mes belles, incomparables chroniques, pourquoi me crient-ils ?

 

La réponse est malheureusement ubuesque ?

 

J’ai été moi-même victime de cette procédure d’Overblog à propos de mon adresse Gmail.

 

Votre email berthomeau@gmail.com n’est plus joignable par notre plateforme.

 

Nous reprendrons l’envoi d’email dans 2 semaines. En attendant, et pour être sûr de continuer à recevoir les informations de votre blog dès aujourd’hui, merci de vous rendre dans vos paramètres email et de changer votre adresse

 

J’ai reçu cette réponse d’Overblog Support

17 juin 2022 15:07

 

À moi

 

Bonjour,

Sabrina du service support Overblog.

 

Il arrive que certains email soient bounced, c'est à dire rejetés par notre plateforme.

 

De ce fait, nous ne pouvons plus vous envoyer des messages automatiques qui comprennent les mails d'avertissement, les abonnements Premium ainsi que les messages informant d'un nouveau commentaire ou contact.

 

Vous pouvez:

 

Ajouter notre email dans votre liste blanche:

 

Avez-vous ajouté notre adresse notify@over-blog.com sur liste blanche, ou liste des expéditeurs fiables dans votre messagerie afin de recevoir tous les mails à l’avenir ?

 

Mettre en liste blanche, ça consiste en quoi ?

 

Il s’agit de signaler à votre service de messagerie (Gmail, Yahoo, Hotmail...) que les messages en provenance de notify@over-blog.com ne sont pas des spams, et ne doivent donc pas être bloqués en amont de votre boite de réception. Pour ce faire, vous devez ajouter l’adresse de l’expéditeur à une « liste blanche ».

 

La procédure diffère légèrement selon le programme ou service de messagerie que vous utilisez.

 

- Liste blanche Gmail :

 

Tout d’abord, si vous trouvez un message de notify@over-blog.com dans le dossier Spam de votre compte Gmail, sélectionnez-le et cliquez sur le bouton « Non-spam ».

 

Ouvrez ensuite un de nos messages.

 

Cliquez sur la petite flèche située à côté du bouton « Répondre ».

Dans la liste déroulante, cliquez sur « Ajouter notify@over-blog.com à ma liste de contacts ».

Cliquez enfin sur « Enregistrer ».

 

Modifier votre adresse mail:

 

Il est également possible de modifier votre adresse email.

 

Dans cette situation, nous vous invitons à changer votre adresse email de connexion afin de recevoir nos mails automatiques.

 

Cette action est possible via le Tableau de bord dans la section Compte > Paramètres, en cliquant sur l'avatar de l'utilisateur en haut à droite.

 

Si cette action ne fonctionne pas, je peux procéder au changement de votre adresse email sous votre accord et en me confirmant le mail de changement.

 

Attention, un email de confirmation vous sera envoyé.

 

Le changement d'email n’est effectif que si vous cliquez sur le lien de confirmation dans l’email. Le changement de mot de passe est quant à lui immédiat.

 

 

J'espère avoir répondu à toutes vos interrogations et reste à votre disposition.

 

Bonne journée,

Cordialement,

A très vite sur Overblog !

 

Sabrina

Helpdesk & Customer Support Manager

Overblog

 

Comme toute cette littérature était pour moi l’équivalent du mandarin, j’ai changé d’adresse  en utilisant celle de mon Cloud.

 

Voilà c’est dit mais comme ce message ne pourra être lu par les désabonnés, donc les concernés, je jette une bouteille à la grande mer qu’est la Toile.

 

Si vous souhaitez lire mes chroniques il vous suffit de placer cette adresse dans vos favoris : www.berthomeau.com

 

Bonne journée.

 

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 06:00

Les noces de Cana - Texte de la Bible, Nouveau Testament - Chrétiens  aujourd'hui

Attendu que l’eau est, et va être de plus en plus, une ressource rare.

 

Attendu que le vin, n’en déplaise aux bardes du terroir, n’est pas un produit essentiel pour notre survie.

 

Attendu que, je n’ai aucune espèce de compétence sur le sujet mais que, pour moi, irriguer les vignes afin de pallier les conséquences du changement climatique, n’est pas une solution d’avenir, je confie cette chronique à :

 

  • Sonia Lopez Calleja et Emmanuel Costa Sedille du LeRouge&leBlanc

 

  • Hervé Covès

 

Attendu que LeRouge&leBlanc ne roule pas sur l’or, pour découvrir ce dossier bien documenté je vous invite à vous abonner à cette publication sans publicité.

 

 

Attendu qu’Olivier de Moor est un vigneron qui se pose des questions, et se réfère à Hervé Coves, je suis tranquille comme Baptiste.

DR / Hervé Coves : "Un jour, ça s'est imposé à moi : regarde comme la vie est belle"

Hervé Covès, un franciscain expert de l'agroécologie et de la permaculture ICI

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5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 06:00

CUISSE GRENOUILLE 500G

Cuisses grenouille crues, 50-60 au kg, Indonésie
Poissons Natures Surgelés - Poissons - Picard

Plusieurs espèces de grenouilles menacées à cause de notre appétit pour leurs cuisses

Grenouille Hoplobatrachus rugulosus. - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Thomas H Brown

La réponse est OUI !

 

Savez-vous d’où viennent les cuisses, que vous les dégustez persillées ou aillées, parfois les deux ?

 

D’Asie du Sud-Est et plus précisément d’Indonésie. Le pays est en effet le premier exportateur au monde de grenouilles. Il fournit 80% de ce qui est importé en Europe.

 

Certains fournisseurs ne cachent d’ailleurs pas au grand public l’origine de leurs cuisses, comme Picard, le magasin de surgelés préféré de qui vous savez…

 

Comment l’Indonésie s’est-elle retrouvée au rang de 1er exportateur mondial de grenouilles ?

 

En 1980, alors que l’Hexagone interdit la chasse commerciale, pour parer au risque d’extinction, l’Inde et le Bangladesh prennent le relais… avant d’interdire, eux aussi, la chasse à la grenouille. L’Indonésie, s’engouffre dans la brèche ; la chasse avait déjà lieu dans l’archipel où l’animal est apprécié par une importante minorité indonésienne d’origine chinoise.

 

Les Français sont réputés pour être des consommateurs de grenouilles.

Les Français sont volontiers qualifiés de "Froggies" ("mangeurs de grenouilles") par les anglais. Outre la caricature (assez peu de personnes mangent des cuisses de grenouilles en France), ce sont, au contraire, les anglais qui étaient précurseurs en la matière comme le révèlent des fouilles réalisées en avril 2013 aux environs du célèbre site mégalithique de Stonehenge. Plus de 650 ossements d'animaux y ont été découverts dont des arêtes de poissons, des restes d'auroch - l'ancêtre du bovin - mais aussi des os de cuisses de grenouilles datant de 7 596 à 6 250 avant notre ère !

 

« Ils avaient vraiment des ressources alimentaires riches, ils mangeaient tout ce qui bougeait. Mais nous ne nous attendions pas à des cuisses de grenouilles », a commenté David Jacques, l'un des chercheurs issu de l'université de Buckingham. Celui-ci formule une hypothèse : « Les cuisses de grenouilles sont pleines de protéines et très rapides à cuisiner, c'était un peu l'équivalent du fast-food au Mésolithique. »

 

En France, les cuisses de grenouilles ont commencé à être consommées qu'à partir du XIIe siècle. La demande a fortement augmenté après la seconde guerre mondiale et on continue aujourd'hui de "déguster" des cuisses de grenouilles dans les restaurants dit "gastronomiques".

 

Or, depuis les années 1970, les espèces françaises de grenouilles sont protégées car elles sont menacées d'extinction, comme nombre d'amphibiens qui ont vu leur habitat se réduire dramatiquement et leur chance de survie diminuer significativement avec la fragmentation de leur espace vital par les axes de circulation.

 

C'est pourquoi, les cuisses de grenouilles consommées sont majoritairement issues des espèces tropicales, importées. Et il s'agit d'un commerce important et lucratif puisque chaque année, le premier exportateur mondial, l'Indonésie, vend près de 5 000 tonnes de cuisses de grenouilles principalement à destination de la France (3 000 à 4 000 tonnes) et des Etats-Unis.

 

Notre pays détient en effet la palme, en Europe, de l'importation de grenouilles, avec plus de 30 000 tonnes importées en neuf ans. Les importations viennent principalement de Turquie et d'Indonésie. Environ 98% des grenouilles consommées dans l'Hexagone viennent de l'étranger

 

L'Hexagone est en effet pointé du doigt pour sa consommation élevée de cuisses de grenouilles. Un rapport de l'ONG Robin des Bois indique que le goût pour ce plat serait un peu trop immodéré, avec des conséquences pour la biodiversité.

 

C'est un produit de luxe dont le prix à la revente est assez colossal. Celui-ci s'élève en moyenne à 15 euros le kilo. Or la surexploitation a déjà des conséquences. Il y a plus de 30 ans, la commercialisation de toutes les espèces de grenouilles a été interdite en Inde. En Turquie, les spécialistes alertent sur une probable disparition des grenouilles si le rythme d'exploitation ne change pas.

 

En France, la capture des grenouilles rousses est encadrée. Elles sont prisées de mai à juillet. Plus de deux millions de grenouilles sont capturées légalement tous les ans dans la région de la Franche-Comté.

 

 

Biodiversité. Allemands ou Français : qui est responsable de l’extinction des grenouilles ?

 

« L’Union européenne est responsable de l’extinction en cascade des populations de grenouilles” en Europe de l’Est et dans certains pays d’Asie, ont alerté les ONG Pro Wildlife et Robin des Bois dans un rapport publié mercredi 22 juin. D’ici à 2032, la grenouille des marais d’Anatolie pourrait avoir disparu de Turquie, à cause d’une surexploitation.

 

La presse britannique revient sur le sujet, mais ne désigne pas les mêmes responsables.

 

« Les coupables sont les Allemands », rapporte le Telegraph, tandis que le Guardian accuse au contraire « l’appétit pour les cuisses de grenouille en France et en Belgique ».

 

« Le penchant de la France pour les “cuisses de grenouille” est célèbre mais l’Hexagone est loin d’être le seul pays européen à apprécier ce mets, souvent servi avec du beurre, du persil et de l’ail”, explique le Telegraph. De fait, les Vingt-Sept n’ont imposé aucune restriction au commerce de grenouilles : quelque 4 070 tonnes de cuisses de grenouille sont importées chaque année dans l’Union, soit l’équivalent de 81 à 200 millions d’amphibiens.

 

« La faim de viande de grenouille semble plus grande en Belgique, destinataire de 70 % des importations, mais selon l’organisation Pro Wildlife, la plus grande partie est ensuite envoyée en France, qui en importe directement 16,7 % », précise le Guardian.

 

Effets dramatiques sur la biodiversité

 

De son côté, le Telegraph assure que « les chiffres montrent qu’en 2020 l’Allemagne a importé plus de cuisses de grenouille que la France et déboursé 73 millions de livres [près de 85 millions d’euros] pour ce plat, contre une addition de 33 millions de livres [38 millions d’euros] côté français »

 

Cependant, Le Temps précise que « les chiffres peuvent varier énormément d’une année à l’autre ». La Suisse a ainsi importé 51 tonnes de cuisses de grenouille en 2019, contre 116 tonnes en 2016.

 

La surconsommation a en tout cas des conséquences dramatiques pour la protection des espèces en Turquie, en Albanie et en Inde, pays qui sont, avec le Bangladesh et l’Indonésie, d’importants exportateurs. Un problème qui va bien au-delà des grenouilles, car ces mangeuses d’insectes jouent un rôle important dans l’écosystème et permettent de limiter l’utilisation de pesticides.

Des grenouilles sur le capot d’un taxi à Bangkok, en septembre 2021 (image d’illustration).

 

Biodiversité. Allemands ou Français : qui est responsable de l’extinction des grenouilles ? ICI

 

« L’Union européenne est responsable de l’extinction en cascade des populations de grenouilles” en Europe de l’Est et dans certains pays d’Asie, ont alerté les ONG Pro Wildlife et Robin des Bois dans un rapport publié mercredi 22 juin. D’ici à 2032, la grenouille des marais d’Anatolie pourrait avoir disparu de Turquie, à cause d’une surexploitation.

 

La presse britannique revient sur le sujet, mais ne désigne pas les mêmes responsables.

 

« Les coupables sont les Allemands », rapporte le Telegraph, tandis que le Guardian accuse au contraire « l’appétit pour les cuisses de grenouille en France et en Belgique ».

 

« Le penchant de la France pour les “cuisses de grenouille” est célèbre mais l’Hexagone est loin d’être le seul pays européen à apprécier ce mets, souvent servi avec du beurre, du persil et de l’ail”, explique le Telegraph. De fait, les Vingt-Sept n’ont imposé aucune restriction au commerce de grenouilles : quelque 4 070 tonnes de cuisses de grenouille sont importées chaque année dans l’Union, soit l’équivalent de 81 à 200 millions d’amphibiens.

 

« La faim de viande de grenouille semble plus grande en Belgique, destinataire de 70 % des importations, mais selon l’organisation Pro Wildlife, la plus grande partie est ensuite envoyée en France, qui en importe directement 16,7 % », précise le Guardian.

 

Les États de l'UE importent environ 4 070 tonnes de cuisses de grenouilles chaque année

 

Effets dramatiques sur la biodiversité

 

De son côté, le Telegraph assure que « les chiffres montrent qu’en 2020 l’Allemagne a importé plus de cuisses de grenouille que la France et déboursé 73 millions de livres [près de 85 millions d’euros] pour ce plat, contre une addition de 33 millions de livres [38 millions d’euros] côté français »

 

Cependant, Le Temps précise que « les chiffres peuvent varier énormément d’une année à l’autre ». La Suisse a ainsi importé 51 tonnes de cuisses de grenouille en 2019, contre 116 tonnes en 2016.

 

La surconsommation a en tout cas des conséquences dramatiques pour la protection des espèces en Turquie, en Albanie et en Inde, pays qui sont, avec le Bangladesh et l’Indonésie, d’importants exportateurs. Un problème qui va bien au-delà des grenouilles, car ces mangeuses d’insectes jouent un rôle important dans l’écosystème et permettent de limiter l’utilisation de pesticides.

 

 

La consommation de cuisses de grenouilles en France menace la biodiversité ICI 

 

Une étude du Muséum d’histoire naturelle s’inquiète des conséquences de la consommation de cuisses de grenouilles d’importation, qui menace les espèces sauvages en Indonésie.

 

Julien Duriez, le 04/04/2017

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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 06:00

Palmer 1961, l'aristocrate médocain Anthocyanes - Yohan Castaing

Je ne sais si JPK lis encore mes pauvres chroniques, où le vin tient si peu de place, mais ce que je sais c’est que je le lis avec toujours le même plaisir, même si je suis devenu un buveur de vin nu.

 

Le sieur Thomas Duroux me poste toujours L’œil de Palmer et, dans le dernier numéro, JPK nous livre sa flamme pour le Palmer 1961.

 

 

Elle explique pourquoi, avec talent et érudition, je n’ai jamais été ni un amateur, ni un dégustateur de vin…

 

Jack Palmer, à la demande des hauts propriétaires des beaux châteaux de  Margaux, fut chargé d'enquêter sur le suc de la terre du château Palmer… -  Le blog de JACQUES BERTHOMEAU

 

Une remarque de lecteur, la mise en page sur les photos d’Olivier Metzger rend la lecture pénible, à trop vouloir s’imposer on indispose.

 

 

« Les millésimes de légende tels que le Palmer 1961 portent la marque d’un malentendu qui en constitue toute la singularité et le mystère. Face à ces vins exceptionnels, on se heurte comme aux murs d’une forteresse. À force d’avoir été commentés et sur-interprétés pour tenter d’en percer le secret, ils ont fini par acquérir une opacité qui en fait des citadelles imprenables. Sans doute peut-on s’en approcher, rôder autour, les investir même, mais il est illusoire de pénétrer au cœur de la place forte. Ces années fabuleuses contiennent un sens qu’il ne cessera de nous échapper. Pour se consoler, on peut toujours affirmer que c’est notre manière de les approcher qui importe. Que la quête compte plus que la conquête, etc. Il n’empêche, cette incapacité à parvenir au point le plus intime du sanctuaire a quelque chose de frustrant.

 

Venons-en au Palmer 1961.

 

Apparemment, il ne saurait y  avoir un  désaccord ou une méprise sur un tel millésime. Tous s’accordent à dire qu’il est extraordinaire. Personnellement, je n’ai jamais dégusté un pareil vin. C’est une  des deux ou trois plus grandes émotions de ma vie d’amateur. On vante sa concentration, son opulence en même temps que sa délicatesse. Cette aptitude à jouer sur des notions contradictoires est l’indice même d’un millésime d’exception. On ne peut n’est-ce pas, tout avoir, la puissance  avec en plus l’élégance. Palmer le peut et résout magistralement ce duel des contraires, conjuguant ce moelleux si caressant et soyeux avec une énergie enthousiasmante. Il y a quelque chose de confondant dans la fraîcheur en bouche qui subsiste encore soixante ans plus tard. On peut certes insister aussi sur le milieu de bouche qui signe les millésimes mythiques : ce moment crucial dans la dégustation, véritable saut dans l’inconnu, l’instant où tout bascule et relance les sensations comme un nouveau commencement.

 

On peut multiplier les superlatifs. Oui, ce Palmer contient tout cela et même plus. C’est précisément la pièce manquante, cet élément intraduisible et irréductible du vin, ce je-ne-sais-quoi dont parle Jankélévitch1, le point que la raison ne peut exprimer. Ce centre silencieux et inentamable est évidemment le plu délectable, le plus voluptueux, mais il est insaisissable.

 

Quand on parcourt le jugement que Robert Parker porte sur le Palmer 1961, on le sent vraiment impressionné, il est laudatif à l’extrême. En même temps, on perçoit une gêne, comme s’il était entravé par les mots. Je crois qu’il a pleinement conscience du malentendu qui est en jeu. Insistons sur la notion de malentendu, inhérente à la dégustation. Sans doute constitue-t-elle un tour de passe-passe, mais cet artifice est nécessaire. Il se révèle même productif car le malentendu dévoile souvent une vérité qu’on veut cacher. Parker lance des mots, il voudrait transmettre les raisons de son enthousiasme, il n’y arrive pas. Il l’avoue à demi quand il écrit : « Bouquet difficile à traduire avec des mots ». Il sait bien que cette difficulté ne concerne pas seulement ce bouquet mais tout le reste,  ce même plus indicible et incommunicable. Rendons grâce au moins à ce remarquable dégustateur d’avoir compris que les grands vins possèdent ce pouvoir de ne pas se laisser enfermer dans un compte-rendu prétendument objectif.

 

Pour se tirer d’embarras, on pourrait invoquer le principe ultime et illimité, l’infini, en fait l’aveu de notre impuissance et de notre ignorance. Ce qui est achevé, total et qui contient en lui-même sa raison d’être relève sans doute d’une forme d’absolu, mais appartient-il au domaine  de l’infini ? Toute entreprise humaine est finie, limitée dans l’espace et dans le temsp. Elle est considérée comme accomplie, conduite à son terme. Il lui a été mis un point final. Affirmer que le caractère extraordinaire d’un vin pourrait se concevoir à la lumière de l’infini me paraît déraisonnable. Einstein déclarait que deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine.

 

Personnellement, je trouve rassurant que, dans le souci d’une perfection à atteindre, le vin appartient à l’univers fini. À l’image de ce que nous sommes, un millésime fut-il le plus n’est-il pas soumis à une limitation ? Le fait que, parmi tant d’autres, une année parvienne à se hisser miraculeusement au sommet en assigne les bornes en même temps qu’elle nous permet d’en tracer le contour. Par nature le sommet est un point qui ne saurait être dépassé.

 

Certes les grands millésimes ne meurent jamais, ils sont assurés d’une permanence et d’une pérennité qui restent gravées dans notre mémoire, mais regardons les choses en face : la finalité concrète d’un vin est de disparaître. Une fois la dégustation terminée, il ne reste rien au-delà de cette « apparition disparaissante », pour reprendre l’expression qu’emploie Jankélévitch dans son livre sur Claude Debussy2. Mais ce rien est tout puisque la vie du souvenir commence. Le vin n’est plus, mais l’émotion que nous avons ressentie et engrammée au moment de la dégustation ne va cesser de nous poursuivre, d’où cette quête éperdue de l’amateur qui veut retrouver dans les autres vins qu’il goûte cette sensation unique. La vie d’un amateur n’est rien d’autre qu’une chasse au souvenir, une tentative de ressusciter quelques millésimes de légende tels que le Palmer 1961. En fit, une histoire de reconnaissance, retrouver dans le présent l’émotion éprouvée dans le passé, équivalente et aussi puissante. Cette poursuite souvent vaine assure à ces vins une forme d’imprescriptibilité que rien ne pourra détruire en même temps qu’une affirmation de leur limite humaine. »

 

  1. Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien  de Vladimir Jankélévitch 3 tomes Points Essais 1980-81
  2. Debussy et le mystère de l’instant Vladimir Jankélévitch Plon 2019

 

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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 06:00

Dal flop all'Oscar: la fotostoria della carriera di John Wayne - Corriere.it

Les petits pieds de John Wayne dit le « Duke »

 

Ce dimanche je fais dans le people.

 

John Wayne. The Duke - Le blog du lignard

 

 

 

Capucine a déclaré : « Il portait des talons hauts; tout le monde en parlait » et Rock Hudson a renchéri « J’ai fait un film avec Duke et j’ai été très étonné de découvrir qu’il avait de petits pieds et qu’il portait un corset et des talonnettes. Hollywood est rarement ce qu’il semble. »

 

L'Homme qui tua Liberty Valance — Wikipédia

 

Aujourd’hui c’est « L’homme qui tua Liberty Valence » 1962

 

Pourquoi ce film ?

 

Par ce qu’il est grand temps d’aborder un genre de films qui occupe un place toute aussi particulière qu’importante dans l’histoire du cinéma .Genre tellement important et divers que, pour lui seul une histoire pourrait être rédigée. Il s’agit du « Western »

 

Certes « Le train sifflera trois fois » 1952 a fait l’objet d’une fiche ou l’on trouvera un développement sur le western lequel conclut que malgré son sujet ce très grand film serait un anti western comme l’affirmait deux spécialistes qui le détestaient : l’acteur John Wayne  et le non négligeable Howard Hawks metteur en scène d’inoubliables chefs d’œuvre comme « Le Grand Sommeil », 1946 « Les hommes préfèrent les blondes », 1953 « Rio Bravo »1959

 

L'Homme qui tua Liberty Valance, un film de 1962 - Télérama Vodkaster

 

Quelle est l’histoire ?

 

C’est l’histoire d’une mystification et de la création d’une légende selon laquelle dans l’Ouest quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende.

 

Un journaliste de Shinbone s’étonne que le sénateur Stoddard fasse le déplacement de Washington à Shinbone pour assister à l’enterrement d’un cow-boy inconnu Tom Doniphon.

 

Le film est la narration du sénateur au journaliste. C'est ainsi qu'on apprend que le sénateur, alors jeune juriste en 1910 est arrivé à Shinbone pour exercer la profession d'avocat.

 

À l'époque, un bandit de notoriété publique, Liberty Valence, dont le seul mode d'expression est la violence règne en maître et se paye toutes ses fantaisies dont réduire la presse au silence en castagnant le journaliste qui fera campagne pour Stoddard

 

Après moult péripéties ce qui devait arriver arriva : un duel au revolver entre le sénateur et le bandit. Il se trouve qu'après un premier échange de tirs et avoir été blessé c'est le sénateur qui tue Liberty Valence. Il se trouve que Tom Doniphon qui sait que Stoddard, partisan du droit et adepte de la non-violence, ne connaît absolument rien au maniement des armes. Il a donc « couvert » l'adversaire de Valence et au moment du second tir c’est une de ses balles qui a fait mouche.

 

L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford (1962) - Olivier Père

 

L'histoire est passionnante car elle émaillée d'intrigues secondaires et de thèmes chers à John Ford. Ainsi le jeune et idéaliste avocat sans le sou qui travaille au restaurant de la ville pour payer sa chambre. Le même qui apprend à lire à Hallie, fille de la maison laquelle est aimée, secrètement, par Doniphone. Le rôle de Pompey ami de Doniphone qui est un noir accepté par cette petite communauté. Il y est intégré sans aucune condescendance.

 

La fin est rayonnante. Le « héros » Stoddard se fait élire contre le candidat subventionné par les riches propriétaires. Il épouse Hallie et poursuit sa carrière qui le mènera au Sénat.

 

L'homme qui tua Liberty Valance (1962) | MUBI

 

Réalisation

 

John Ford  est l'un des réalisateurs américains les plus importants de la période classique de Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grands cinéastes américains, il est celui dont l'influence est la plus considérable.

 

Quatre fois lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur (un record toujours d'actualité), pour « Le Mouchard » 1935, « Les Raisins de la colère » 1940, « Qu'elle était verte ma vallée » 1941 et « L'Homme tranquille » 1952, Ford est avant tout le cinéaste de l'Amérique des simples gens, des pionniers, des fermiers, des émigrants, des ouvriers, des militaires obscurs, des natifs, des personnages tendres, dignes et généreux animés d'un sens aigu de la justice. Par ailleurs, Ford est considéré comme le cinéaste des grands espaces américains aux paysages grandioses et sauvages. Les films de Ford sont également fortement imprégnés par sa foi catholique.

 

Il aborda tous les genres et s’illustra aux côtés des services cinématographiques des armées. C’est au cours de la bataille de Midway qu’il perdit l’usage de son œil gauche et que le bandeau noir de pirate ne le quitta plus.

 

De même que l’on dit souvent d’un acteur qu’il joua pour les plus grands on peut dire de Ford qu’il fit tourner les plus grandes stars auxquelles il resta fidèles.

 

Pendant la période sombre du maccarthisme, Ford dénonce des « méthodes dignes de la Gestapo ». Il s'oppose violemment à Cecil B. DeMille qui souhaite que les membres de la Screen Directors Guild signent un serment de loyauté envers les États-Unis. Un temps, le FBI le soupçonne de sympathies communistes ; il adhère à un mouvement d'opinion très à droite pour se protéger des rumeurs. La présente fiche étant consacrée à un film, les curieux, qui se passionnerons vite pour ce cinéaste d’exception, sont invités à consulter sa notice sur Wikipédia.

 

 

Qui fait quoi ?

 

John Wayne :                  Tom Doniphon

 

Intimidé par ce géant du cinéma mondial Ciné papy cède volontiers la place à l’introduction figurant dans l’article que lui consacre Wikipédia

 

Marion Robert Morrison, dit John Wayne, est un acteur, réalisateur et producteur américain. Au cours de ses cinquante ans de carrière, il a joué dans près de 180 films, notamment des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques ; mais c'est dans ses nombreux westerns que John Wayne s'est réellement imposé, particulièrement sous la direction de deux réalisateurs : John Ford « La Chevauchée fantastique » 1939, « Le Massacre de Fort Apache » 1948 et « Le Fils du désert » 1948, « La Charge héroïque » 1949, « Rio Grande » 1950, « La Prisonnière du désert » 1956 ou encore « L'Homme qui tua Liberty Valance » 1962 et Howard Hawks « La Rivière rouge » 1948, « Rio Bravo » 1959, « El Dorado » 1966 ou « Rio Lobo » en 1970. Il a tourné également plusieurs films sous la direction d'Henry Hathaway, dont « Cent dollars pour un shérif » 1969, qui lui valut en 1970 l'Oscar du meilleur acteur (l'unique Oscar de sa carrière).

 

En 1960, il passe derrière la caméra pour réaliser une fresque historique d'envergure, « Alamo », relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d'indépendance du Texas. Huit ans plus tard, il coréalise « Les Bérets verts » 1968, film engagé justifiant l'intervention américaine au Viêt Nam. Ses deux réalisations ont reflété l'engagement personnel de John Wayne, républicain et ardent patriote.

 

Classé 13e plus grande star de légende par l'American Film Institute en 1999, John Wayne a été certainement un des acteurs les plus représentatifs du western, une incarnation à lui seul de l'Amérique conquérante.

 

Surnommé « The Duke » (« le Duc »), il reste encore aujourd'hui, grâce à ses films, le symbole d'une certaine virilité. Il a interprété ce rôle d'homme viril, dur, solitaire et machiste tout au long de sa carrière, ce qui lui fit déclarer : « J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi. »

 

Petite remarque personnelle qu’on ne trouve pas dans Wikipédia.

 

Quand on aime les acteurs on savoure leurs jeux, on les scrute sous toutes les coutures, on cherche leurs tics habituels – le haussement d’épaule de Jacques François, Gert Fröbe et sa façon de se renverser en arrière comme s’il remontait son pantalon.

 

Ils ont souvent, c’est plus facile à observer chez un homme, une façon très particulière de marcher. La prochaine fois regarder Henry Fonda. Chez John Wayne on observe un léger balancement de droite à gauche et/ou l’inverse. Regarder bien, cet effet est du à ce que Wayne, pour marcher, met un pied l’un exactement devant l’autre.

 

James Stewart:              Ransom Stoddard

 

L’Acteur par excellence ! Légende de Hollywood, il reçut en 1985 un Oscar d'honneur des mains de son ami Cary Grant pour l'ensemble de sa longue carrière. Acteur ayant le plus grand nombre de films présents dans les 100 plus grands films américains de tous les temps, il est aussi classé troisième plus grand acteur du cinéma américain de tous les temps par l'American Film Institute en 1999.

 

Il est un des acteurs fétiches d'Alfred Hitchcock ; Il est à l'affiche dans quatre de ses films : « La Corde »1948, « Fenêtre sur cour » 1954 « L'homme qui en savait trop » 1956 et « Sueurs froides » 1958.Ce qui l'empêcha pas de tourner avec beaucoup des plus grands réalisateurs de son temps : Frank Capra, George Cukor, Ernst Lubitsch, Anthony Mann, Henry Hathaway ou John Ford.

 

Contrairement à la plupart des acteurs, James Stewart eut une vie privée très discrète et détestait toute médiatisation.

 

Vera Miles :               Hallie Stoddard

 

En 1956, John Ford lui offre un second rôle dans le western La Prisonnière du désert avec John Wayne et Natalie Wood. Le succès du film lance sa carrière. Elle tourne alors sous la direction de Robert Aldrich dans Feuilles d'automne, où elle côtoie Joan Crawford et Cliff Robertson, et d'Henry Hathaway pour 23 Paces to Baker Street avec Van Johnson.

 

Un an plus tard, elle signe un contrat de cinq ans avec Alfred Hitchcock, qui voulait en faire une « nouvelle Grace Kelly ». Elle participa d'abord à un épisode de sa série télévisée Alfred Hitchcock présente intitulé Revenge. Très impressionné, le réalisateur lui offre le rôle d'une femme déboussolée, épouse d'Henry Fonda, accusé de crimes à tort, dans « Le Faux Coupable » 1956. Le film est un succès et Miles devient la nouvelle égérie d'Hitchcock. Mais pour diverses raisons la collaboration tourna plus ou moins court.

 

À ne pas confondre avec Julet Mills que nous retrouverons prochainement dans un nouvelle fiche.

 

Lee Marvin :                     Liberty Valance

 

D'abord notoire pour ses seconds rôles et spécialisé dans le registre du méchant, où il incarne souvent des tueurs sadiques dans les films noirs par exemple « Règlement de comptes » 1953 que dans les westerns, il accède à la célébrité avec « Les Douze Salopards » 1967 et obtient l'oscar du meilleur acteur pour son double rôle dans le western « Cat Ballou ».1967

 

Il tourne (en vedette) dans les futurs classiques de l'histoire du cinéma : « Le Point de non-retour » 1967 et « Duel dans le Pacifique » 1968, deux films de John Boorman dont il deviendra un intime.

 

Lee Marvin avait été choisi par Sergio Leone pour incarner la Brute dans « Le Bon, la Brute et le Truand », 1966 mais c'est Lee Van Cleef qui a finalement décroché le rôle.

 

Il avait également un talent de chanteur. C’est lui qui interprète toutes les chansons dans ses films.

 

Edmond O'Brien :         Dutton Peabody    le journaliste violenté par Valence

 

Cet acteur, réalisateur et producteur américain a une solide formation théâtrale, ce qui lui permet d'interpréter de façon shakespearienne le rôle de Casca dans le « Jules César » 1953 de Joseph L. Mankiewicz. Il est souvent utilisé pour des rôles de politiciens, de flics ou de gangsters compte-tenu de son physique. Il a également réalisé plusieurs thrillers, notamment « Le Bouclier du crime » 1954 et « Man-Trap » 1961. Il tient le rôle d'un trafiquant de drogue en 1973 dans « Lucky Luciano » de Francesco Rosi. Il obtient un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « La Comtesse aux pieds  nus » 1955 du même Mankiewicz et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour « Sept jours en mai » 1965.

 

Andy Devine :           Marshall Link Appleyard

 

Au cinéma, Andy Devine impose son physique d'ancien footballeur semi-professionnel et, pour les adeptes des versions originales, sa voix très particulière, dans plus de 150 films américains, entre 1926 et 1977, notamment des westerns. Entre autres, on le retrouve à plusieurs reprises aux côtés des réalisateurs John Ford et William A. Wellman par exemple  « Une étoile est née 1937 ou de l'acteur John Wayne. En outre, il prête sa voix à des personnages de films d’animation.

 

John Carradine:            Cassius Starbuckle

 

Acteur de théâtre et de cinéma Il débute à la scène en 1925, puis à Broadway en 1927. Il devient directeur de sa propre troupe en 1942-1943 .Il a joué dans environ 250 films.

S’il est là c’est pour satisfaire les petits curieux qui pourraient se demander s’il a à voir avec les acteurs David, Robert et Keith Carradine que dans leurs jeunes années ils ont pu voir , à la télévision, dans de nombreuses séries.

 

La réponse est oui : C’est leur père.

 

Woody Strode:         Pompey

 

Il est d’abord une star du football américain universitaire juste avant la deuxième guerre mondiale. John Ford lui offre son premier rôle principal dans « Le Sergent noir » 1960. Il le choisit pour ce film contre l'avis de la Warner qui préférerait un acteur plus connu comme Sidney Poitier. Ford et son acteur vont développer une forte amitié et l'acteur jouera dans trois autres films du réalisateur. Strode déclare plus tard que John Ford « savait l'utiliser comme une harpe » et qu'il l'a « révélé à lui-même. » On le retrouve comme professionnels dans le film du même nom de Richard Brooks en 1966 aux coté de Burt Lancaster, Lee Marvin et Robert Ryan.

Il est notamment célèbre pour avoir incarné le gladiateur Draba dans « Spartacus » 1960 de Stanley Kubrick.

 

Lee Van Cleef :         Reese, complice de Valance

 

Le fait d’avoir tourné de grands ou de moins grands rôles dans des westerns spaghetti fait qu'il a ici sa place

 

Bons Moments

 

Dans le restaurant que tiennent les parents de Hallie, en plein service Valence fait un croche-pied au jeune Stoddard qui  fait le serveur et qui s’écroule faisant rouler assiette et steak dans la poussière. Donishon se lève comme pour affronter Valence mais Stoddard, adepte de la non-violence s’interpose, minimise l’incident, se propose de refaire un steak qu’il règlera de sa poche. C’est alors qu’on entend la voix de Donishon  prononçant, la main sur la crosse de son revolver : «  It was my steak Valence » * d’une voix aussi posée que déterminée

 

* C’était mon steak Valence

 

Et si, pour une fois on parlait du décorateur

 

Au cinéma, principalement pour la RKO Pictures, Darrell Silvera collabore aux décors de près de quatre-cents films américains (dont des westerns), entre 1934 et 1978, le dernier étant « Driver » 1978 de Walter Hill. Durant sa carrière, il obtient sept nominations à l'Oscar de la meilleure direction artistique (mais n'en gagne pas), la première en 1942 pour « Citizen Kane » 1941 d'Orson Welles, la dernière en 1971 pour « Traître sur commande » 1970 de Martin Ritt.

 

 

Pax

 

Prochainement « L’homme tranquille »

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2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 06:00

Liberté ou contrôle de l'information : un débat politique - 1ère - Cours  Histoire géographie, géopolitique et sciences politiques - Kartable

Alors que partout ailleurs, sur les réseaux sociaux, sur les chaînes d’info en continu, à l’Assemblée Nationale sans doute lorsque la session sera ouverte, on s’invective, s’insulte, ici le débat est ouvert dans le respect des opinions, des analyses des uns et des autres.

 

Malevolent - Foule haineuse on Twitter: "@CgtTuifrance Il y a 120 ans,  dessin sur l'affaire l'affaire Dreyfus : "ils en ont parlé"  https://t.co/H5l1jEvbkV" / Twitter

Poursuivons le débat sur l’idée d’inscrire un droit à l’IVG dans la Constitution

 

Le texte que j’ai publié le 28 juin sur cette question m’a valu un courrier relativement important et de nombreuses critiques auxquelles je souhaite essayer de répondre ici. Je vais pour cela examiner successivement les principaux arguments des défenseurs de cette réforme constitutionnelle.

 

Premier argument : ce qui compte, ce n’est pas le droit, ce sont les rapports de forces.

 

Ce reproche m'a été adressé par ceux qui ont trouvé mon texte précédent trop juridique, trop loin de la vie et du combat au quotidien pour faire respecter la possibilité pour les femmes qui le souhaitent de pratiquer une IVG.

 

Mais cet argument, ce n'est pas à moi qu'il faut l'adresser mais à ceux qui pensent que tout problème doit trouver sa solution dans une révision de la Constitution. C'est précisément ce que l'on nous explique à propos de l’IVG depuis une dizaine de jours : pour sauver l'IVG il faut une réforme constitutionnelle.

 

À l'inverse, je pense que s’il y a une menace sur la possibilité pour les femmes de recourir à l'IVG elle se trouve dans l'état de l'hôpital public, dans le manque de médecins, de sage-femme, etc. qui rendent difficile et parfois impossible le recours à quelque acte médical que ce soit. Ce qui menace la possibilité de recourir à l'IVG, c'est l'insuffisance des moyens du planning familial, le régime sec auquel le monde associatif a été soumis depuis une dizaine d'années et particulièrement au cours du dernier quinquennat. 

 

La NUPES ferait donc mieux de concentrer ses efforts sur l'augmentation des moyens dont dispose le système de santé français plutôt que de s’engouffrer dans le piège que lui tend le groupe Renaissance, en déposant immédiatement sa propre proposition de loi pour ne pas en laisser l'exclusivité à Aurore Bergé. Les partis de gauche feraient mieux de se battre pour défendre le pouvoir d'achat des ménages, pour un renforcement immédiat et considérable des moyens consacrés à la santé publique, plutôt que de s'engager dans une bagarre sur une réforme constitutionnelle qui prendra des mois et se terminera très certainement dans une impasse pour des raisons que je vais examiner ensuite.

 

Deuxième argument : Le droit à l’IVG est menacé par la présence de l’extrême droite au Parlement et la droitisation de l’opinion publique.

 

Il est contradictoire de dire en même temps que la loi garantissant de droit pour toutes les femmes majeures où mineures à pratiquer une IVG jusqu'à 14 semaines est menacée en raison du nombre de députés du Rassemblement national élus à l'Assemblée nationale et de la fatigue démocratique ressentie par les Français, et qu’il faut réviser la Constitution pour faire de l’IVG un droit constitutionnel.

 

Pourquoi ?

 

La révision de la Constitution obéit à une procédure beaucoup plus rigoureuse que l'adoption d'une loi ordinaire.

 

L’initiative de la révision constitutionnelle (art. 89 de la Constitution), appartient soit au président de la République sur proposition du Premier ministre, soit aux membres du Parlement. Dans les deux cas, le texte de la révision doit être voté en termes identiques par l’Assemblée nationale et par le Sénat. Pour devenir définitive, la révision doit ensuite être obligatoirement approuvée par référendum lorsqu'il s’agit d’une proposition de révision constitutionnelle (à l’initiative des parlementaires), ou par référendum ou la majorité des 3/5e des suffrages exprimés des deux chambres du Parlement réunies en Congrès, s’il s’agit d’une initiative du Président de la République. Je laisse de côté la procédure de l'article 11 de la Constitution qui ne semble pas pouvoir être utilisée dans le cas qui nous occupe.

 

Comment peut-on dire en même temps qu’il existe un risque de remise en cause par le Parlement de la loi permettant l’IVG et qu'une majorité des 3/5 des parlementaires serait prête à voter en faveur de sa protection par la Constitution (dans le cas d'une initiative du Président de la République) ?

 

Comment peut-on dire que le droit à l’IVG est menacé parce que les Français ressentent « une lassitude démocratique » et votent pour la droite et l’extrême droite et envisager de soumettre au peuple français par referendum l’intégration à la constitution du droit à l’IVG ? Que ferions-nous si la majorité des français se déclarait opposée à la reconnaissance de ce droit ?

 

Et puis les mêmes partis hostiles à l’IVG sont généralement favorables à la restauration de la peine de mort. Faut-il pour préserver la loi du 18 septembre 1981 qui abolit la peine de mort, intégrer cette abolition à la constitution ? Quel serait le résultat d’un referendum sur cette question ?

 

La justification d’une révision constitutionnelle par le risque d’une possible mise en cause parlementaire de la loi sur l’IVG est incohérente. Si une majorité du parlement à l’intention de revenir sur les lois en faveur de l’IVG, ce n’est pas cette majorité qui approuvera une réforme constitutionnelle pour le protéger. À l’inverse, si le Parlement actuel peut adopter une telle révision, cela montre que la menace n’existe pas et qu’il s’agit d’une simple opération politique permettant de faire exister l’union nationale.

 

Troisième argument : Le droit à l’IVG sera mieux garanti s’il est intégré à la constitution

 

Le texte actuel de la Constitution de la 5e République n’énumère pas les droits auxquels il confère une valeur constitutionnelle. Il rappelle dans son préambule « l'attachement (du peuple français) aux droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu aux droits et devoirs définis dans la charte de l'environnement de 2004 ».

 

Les textes auxquels renvoie le préambule de la constitution, qui sont de ce fait intégrés au bloc constitutionnel, ne sont jamais aussi précis que ne le serait un article indiquant que « la constitution garantit la liberté de pratiquer une IVG ».

 

Ils consacrent des principes généraux qui faisaient l'objet d'un large consensus dans la société française au moment de leur adoption, qui sont parfois contradictoires entre eux et dont la mise en œuvre reste très imparfaite, précisément parce qu’il s'agit de principes généraux.

 

Par exemple, l'article 3 du préambule de la Constitution de 1946 est ainsi rédigé : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme ».

 

Peu de personnes ou de groupements politiques, en France, oseraient défendre un point de vue différent (à part Zemmour renvoyé aux oubliettes par les Français malgré la campagne de promotion gratuite dont il a bénéficié). Et pourtant, en dépit de la valeur constitutionnelle de ce principe chacun peut constater que le principe « à travail égal, salaire égal » est loin d'être respecté ; que malgré plusieurs lois sur la parité la position des femmes dans les entreprises les administrations ou les assemblées délibérantes n'est pas égale à celles des hommes ; que la répartition des tâches à la maison est encore loin d'être équitable ; que nous n’en avons pas fini avec la violence masculine contre les femmes...

 

L'article 5 du même texte déclare : « chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances ».

 

76 ans après sa rédaction, la mise en œuvre de ce principe reste très imparfaite.

 

L'idée que chacun a le devoir de travailler n'est plus aussi largement partagée qu’elle ne l’était alors. Par exemple, les propositions consistant à subordonner le versement de minima sociaux à une contribution à l’effort collectif sous forme de travaux d’intérêt général est récusée, au nom de l'idée juste selon laquelle les bénéficiaires des minimas sociaux ne sont pas dans cette situation parce qu'ils l'ont voulu, mais parce que les conditions sociales de leur existence les y ont placés. De plus, l'idée d'un revenu de subsistance universel et inconditionnel a fait son chemin depuis 1946. Elle est aujourd'hui souvent considérée comme une idée de gauche, même si certains libéraux se revendiquant de la droite la défende aussi. Faut-il réviser le préambule de la Constitution de 1958 en indiquant que le peuple français reste attaché au préambule de la Constitution de 1946 sauf pour ce qui concerne l'obligation de travailler prévue à l'article 5 ?

 

Quant au droit au travail, il n'y a pas besoin de faire de longs discours pour dire qu'il est resté une pétition de principe. Le chômage de masse règne depuis le début des années 1980. Et pour ceux qui ont du travail, il y aurait beaucoup à dire sur la qualité de ce travail, sur les souffrances qu'il provoque dans l'existence d'un nombre considérable de personnes exposées à l'absurdité de ce qu'on leur demande de faire, à l'inutilité d'un nombre croissant de « bullshit jobs », cette réalité n'étant pas pour rien dans la crise morale que traverse le pays.

 

Il ne suffit donc pas d'inscrire de justes déclarations de principe dans un texte, quelle que soit sa place dans la hiérarchie des normes juridiques, pour que la réalité en soit modifiée. C'est hélas un mal français de consacrer beaucoup plus de temps à pondre des lois et des décrets qu'à s'intéresser à leur mise en œuvre et à ce qui s'y oppose concrètement.

 

Ma conclusion : Une révision constitutionnelle mettra le droit à l’IVG en péril

 

L'inscription d’un droit à l’IVG dans la Constitution divisera la société française, a toutes les chances de ne pas aboutir et ouvrira le champ à sa remise en cause. 

 

Il est à peu près certain qu'une proposition visant à faire du droit à l'IVG un principe constitutionnel suscitera des propositions adverses, visant à faire du droit à la vie dès la première étape de la conception un droit inviolable devant être garanti par la Constitution.

 

Ici, nous ne sommes plus dans le droit, mais dans le champ des convictions intimes de chacun, manipulées, il est vrai, par des intérêts politiques.

 

La loi Veil était une loi de compromis destinée à protéger les femmes. Elle tirait les leçons des conséquences désastreuses des dizaines de milliers d'avortements clandestins, pratiqués dans des conditions abominables, aussi bien sur le plan médical que psychologique, et fixait le cadre juridique permettant de mettre fin à ce scandale, sans invoquer un droit nouveau.

 

Les plus âgés d’entre nous se souviennent de la violence du débat au Parlement et dans la société, autour de cette loi qui n'imposait rien à personne mais permettait aux femmes se trouvant dans une situation de grossesse non désirée d'y mettre fin dans les meilleures conditions possibles.

 

Notons qu’à l’inverse, peu de gens ont entendu parler du débat qui a précédé la promulgation de la loi du 2 mars 2022, c’était hier, qui porte à 14 semaines (contre 12 semaines précédemment) le délai légal pendant lequel une IVG peut être pratiquée, en plus de toute une série d'autres mesures confortant ce droit. Cela n'a suscité ni grand débat dans la société française, ni affrontements violents au Parlement.

 

Cette absence de polémique confirme que l'agitation actuelle en France autour de cette question, née d’une décision de la Cour suprême américaine qui ne nous concerne en rien, est complètement artificielle. J’espère que les responsables politiques de gauche et de droite auront la sagesse de passer rapidement à autres chose.

 

30 juin 2022

 

JF Collin

 

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1 juillet 2022 5 01 /07 /juillet /2022 06:00

Cerisier bigarreau Napoléon Prunus avium | cerises rouges & jaunes

 

Sur le chemin de l’école, dans un jardin en contrebas, des cerisiers nous narguaient, nous tentaient, nous invitaient au péché de gourmandise. Ironie de l’affaire, ce jardin était situé face à  la maison bourgeoise de l’instituteur laïc, considéré par les grenouilles de bénitier comme la quintessence du diable.

 

Nous portions en ce temps-là des culottes courtes, de nos jours ce sont les filles, qui exposent en des shorts leurs longs compas au Dieu soleil, et des chaussettes. L’escalade du tronc nous éraflait les cuisses mais le plaisir de la chair juteuse des cerises nous faisait ignorer ces désagréments. L’un d’entre nous se postait en guetteur, nous le rétribuions en nature en remplissant les poches de nos blouses de cerises pour lui. Nous ne nous sommes jamais fait prendre la main dans le sac, si je puis le dire ainsi.

 

Des cerises il y en avait à profusion dans le jardin du pépé Louis, un immense cerisier couvert de petites cerises  rouges acidulées dont je me goinfrais à califourchon sur les immenses branches, et un cerisier de taille plus modeste, plus tardif, produisant de grosses cerises blanches et roses, celles qui aujourd’hui coûtent un bras, que nous nous amusions à offrir aux filles pour qu’elles les portent, par deux, en pendentifs.

 

Le fruit défendu a plus de goût, celui de l’enfer, comment ose-t-on gourmander la pauvre Ève d’avoir cédé à la tentation ?

 

De ce temps révolu, les cerisiers du chemin et du jardin du Bourg-Pailler ont été coupé, je dois me contenter d’en  acheter chez la marchande de 4 saisons – façon de parler parce qu’elle aussi a disparue – j’ai gardé une forte addiction aux cerises. Lorsque j’allais passer des vacances dans le Luberon, du côté d’Apt, je me régalais sur les chemins environnant de cerises sauvages.

 

Enfin pour compléter ce tableau, j’adore le bois de cerisier ou de merisier, et j’ai sauvé de la destruction des années formica, un bel homme debout aux pieds chantournés en cerisier. Pas facile à déménager mais quand on aime on ne compte pas.

 

Homme debout:

 

« À l'origine, l'homme debout était une petite armoire très haute à une seule porte. Selon la légende, ce meuble servait aux insurgés vendéens de cachette pendant la révolution pour échapper aux soldats républicains : un homme debout pouvait y loger ».

 

Depuis, je ne sais pourquoi on l’a baptisée bonnetière.

 

11 mai 2006

Lettre à Monsieur le Ministre

 

ICI 

 

C'était en 1983 je crois, une crise de la cerise de bouche, je suis en charge du dossier au cabinet de Michel Rocard. Un matin un coursier nous porte trois panières emplies de magnifiques cerises en provenance des producteurs de l'Ardèche.

 

Sur chaque panière une lettre épinglée : madame Danièle Mitterrand, madame Delors, madame Michèle Rocard.

 

Nous transmettons aux intéressées et très vite on me confie le pensum d'écrire la réponse de chacune de ces dames aux producteurs de l'Ardèche. La missive de ces derniers est fort bien tournée, émouvante et sympathique.

 

 

Je me prends au jeu et je commets trois réponses différentes en fonction de l'idée que je me fais de la personnalité de ces dames.  

 

Fin de l'épisode à part que le chef de cabinet de Rocard, Yves Colmou, reçoit un coup de fil de Danièle Mitterrand pour remercier et ajouter « pourtant François a fait beaucoup pour la cerise... » au détail près qu'en l'occurrence la cerise dont elle parlait était le bigarreau d'Apt cher au défunt et regretté Henri Michel et à notre ami JL Piton. 

 

 

Cette chronique a vu le jour suite à la lecture d’une chronique de Jacky Durand publiée dans Cuisiner un sentiment chroniques savoureuses  éditions de l’épure ICI 

 

Cuisiner, un sentiment

LE TEMPS DES CERISES

 

« C’est un confetti  de verdure coincé à la verticale du périph. Trois herbes folles, deux chardons en fleur, une vigne courant sur un grillage et un cerisier. Pas un arbrisseau ou un sauvageon. Non, un vrai cerisier avec de beaux fruits formés mais pas encore mûrs, insolent de végétation au milieu de cette gangue de béton. C’est sûr, on y reviendra dans les beaux jours à cette porte de Paris picorer les fruits de cet arbre franc-tireur entre les murs antibruit et les panneaux publicitaires. Car on l’aime  bien le cerisier qui fait un peu figure de rescapé des fortifs, de dernier des Mohicans  dans la friche urbaine. On continue de se demander s’il est arrivé là par la volonté ‘une main verte ou le hasard du noyau d’un mangeur distrait ou d’une fiente de corneille. Et puis, indice supplémentaire de sympathie, bien avant l’accrobranche, il y avait le cerisier. Si, si, souvenez-vous, les cerises étaient encore meilleures quand elles étaient mangées dans l’arbre. Car vous pouvez gauler les pommes ou les noix, mais pour une poignée de burlats ou de griottes, il faut s’exposer au  vertige ascensionnel du maraudeur. C’est une autre caractéristique de ce fruit : on aime grappiller, picorer la cerise plus que la pomme ou la prune. Avec gourmandise pouvant valoir contravention (article 331-2 du code forestier) quand  le cerisier et ses fruits sont propriété d’autrui. C’est dire l’ampleur de la faute en ces temps de loi anticagoule. »

Cerisier Montmorency

Choisir un cerisier ICI 

 

Cerises guignes

Cerises bigarreaux

Cerises griottes

Cerises vraies (ou cerises douces)

 

Le cerisier domestique provient de deux espèces sauvages d’origine incertaine : le merisier ou cerisier des oiseaux (Prunus avium), à feuilles tombantes et à fruits de saveur douce, et Prunus cerasus, à feuilles droites et à fruits acidulés.

 

Du croisement de ces deux espèces, sont nées quatre races principales :

 

Cerises guignes

Cerises bigarreaux

Cerises griottes

Cerises vraies (ou cerises douces)

 

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Les variétés acidulées sont auto-fertiles, alors que les variétés douces exigent la présence d’un autre arbre à proximité pour assurer la fécondation des fleurs nécessaire à la production de fruits.

   

RONDIN EN BOIS de cerisier échauffé tournage sculpture coutellerie Quartier  N°C2 EUR 5,00 - PicClick FR

Cerisier

 

 

Nom latin: Prunus serotina Ehrh.

Origine: Canada, É-U

Poids moyen (sec): 600 kg/m³

 

Couleur de l'aubier: blanc
 

Couleur du bois de coeur: rouge rosé

Prix: $$$

Cette essence est très utilisée dans l'ameublement haut de gamme et en ébénisterie en général. Son bois fonce avec le temps et sa couleur prend du caractère. Le fruit est utilisé pour parfumer le kirsch et le rhum. Nos voisins Américains le nomment "black cherry". Naturalisé en Europe.



Le cerisier est l’un des bois préférés des ébénistes pour le travail en atelier. L'aubier est mince et les planches larges sont fréquentes. Il est considéré comme un bois franc mi-dur et son grain varie de droit à ondulé. Son prix est relativement élevé quoique moins dispendieux que la plupart des bois exotiques.

 

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