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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 06:00

 

Un peu de géographie de la Vendée pour les Nuls :

 

  • Soullans c’est tout près de Challans dans le Marais Breton cher à René Bazin.

 

  • Olonne-sur-Mer c’est la « banlieue » des Sables-d’Olonne, sur la côte, souvent sauvage, qui borde le bas-bocage dont la Mothe-Achard est l’un des derniers patelins. Pour nous y rendre, en car Citroën, nous passions par Saint-Mathurin.
  •  

 

 

Souvenirs

 

Le beurre de la Tante Valentine baratté à la main dans un tarrasson de crème fraîche, salée au gros sel, posée dans sa dorne, égoutté puis tassé dans un moule en bois dentelé lui imprimant des petites fleurs, empaqueté dans du papier sulfurisé, stocké dans la garde-manger de la souillarde et mangé par votre serviteur sur des tartines de pain de quatre de chez Remaud au petit-déjeuner et au goûter avec des carreaux  de chocolat Poulain.  

 

26 octobre 2006

 

Le bon beurre de la tante Valentine...ICI 

 

 

 

Lorsque la sonnette de l'écrémeuse commençait à tinter, ma chambre était au-dessus de la laiterie, je savais que la crème allait commencer de s'épandre dans le tarrasson. La tante Valentine, préposée au beurre, après en avoir fini avec l'écrémeuse, déposait le tarrasson de crème au frais et lorsque celle-ci était raffermie, elle y jetait une poignée de gros sel, puis assise sur une chaise paillée, à la main, elle barattait avec un pilon de bois.

 

 

Tant que j’ai vécu au Bourg-Pailler je n’ai accepté de manger que du beurre de la tante Valentine ; à la Mothe-Achard il y avait le vendredi un marché au beurre sur la place des Tilleuls près de l’église Saint-Jacques où les fermières venaient vendre leur beurre aux négociants approvisionnant les BOF. Mémé Marie, qui vendait ses poulets au marché de volailles sur la place du vieux château, n’y a jamais mis les pieds, la charité chrétienne ne l’empêchait pas de dire que beaucoup étaient rances et que certaines y glissaient un peu de purée de patates, et c’était pure vérité.

 

Marie-France Bertaud c’est un blog :

 

UNE CUILLERÉE POUR PAPA ICI 

Texte de Marie-France Bertaud sur Face de Bouc ICI

 

 

Il faut que je vous parle d'un magasin à la ferme vraiment formidable. C'est à Olonne-sur-Mer et il s'appelle la Ferme de la Goulpière. C'était ma première visite, j'ai été conquise !

 

Voilà qui me conforte plus que jamais dans mon choix de faire travailler directement les producteurs.

 

La ferme de la Goulpière, c'est une affaire familiale. Parents, enfants, gendres... tout le monde s'implique avec passion et chaque génération apporte ses connaissances pour faire évoluer l'affaire, de manière positive, en gardant toujours les mêmes valeurs du départ, transmises par les parents.

 

Valeurs de la qualité du produit et du respect du client. Des produits certifiés "bio" depuis déjà belle lurette.

 

Donc, à la Ferme de la Goulpière, on y trouve de tout ou presque. De la viande de boeuf, du porc, de la volaille en direct de la ferme et transformés sur place.

 

Mais aussi des oeufs, du lait cru- on se sert directement à une "bonbonne" dans des bouteilles en verre consignées, ainsi que des laitages maison, des fromages excellents affinés dans une salle de halage à l'arrière du magasin et du beurre, du vrai moulé à la baratte ! Trop trop bon !

 

Et on y trouve aussi des fruits et légumes et produits d'épiceries provenant de producteurs locaux.

 

La qualité tient toutes ses promesses. J'ai préparé un énorme poulet fermier dont je vous donnerai prochainement la recette. je me suis régalée avec la crème chocolat.

 

Bref ! Je vous recommande chaudement cette adresse formidable à laquelle je consacrerai un article plus complet sur le blog, parce qu'elle le vaut bien.

 

Ferme de la Goulpière - route de Sainte-Clementine en direction de Sainte-Foy à Olonne-sur-Mer ICI

Les photos sont de Marie-France Bertaud

 

 

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 07:00

Le domaine de Casabianca (469 hectares, dont 228 de vignes) sur la Plaine orientale de la Corse.

Je ne m’explique pas comment ce livre, les INVISIBLES d’Antoine ALBERTINI, publié en mars 2018, a pu échapper à ma veille corse. Sans vous tartiner de nouveau mes souvenirs de « monsieur agriculture Corse » sous l’égide de Michel Rocard, vous reporter ICI, je me souviens de la journée passée, comme témoin dans l’affaire du détournement des crédits agriculteurs en difficulté, dans le cabinet du juge Duchaine. « Comment expliquez-vous que l'Etat ait pu consacrer plus de 440 millions de francs à la mesure [Nallet], alors que l'enveloppe prévue était de 185 millions ? » m’avait demandé le magistrat.

 

© Photographies Yann Rabanier

 

J’avais expliqué au juge Duchaine, une pointure ICI , la mécanique infernale qui présidait à l’attribution de ces aides, tout comme des prêts (faux) du Crédit Agricole ICI : les représentants officiels de la profession agricole, dont tout le monde savait qu’ils étaient « pourris » jusqu’à l’os, le président du plus puissant Office Corse par exemple, tenaient le haut du pavé, faisaient financer des boîtes de nuit ou l’achat de terre en Amérique du Sud, et les pouvoirs publics fermaient les yeux. L’heure était au combat contre les nationalistes, nettoyer les écuries d’Augias n’était pas à l’ordre du jour. Simple remarque, toutes ces procédures n’ont débouchées sur aucune condamnation.

 

« Se revoit-il quinze ans plus tôt, alors magistrat à Bastia, perquisitionner ce même ministère de l’Économie et des Finances dans l’affaire des faux prêts du Crédit agricole en Corse ? »

 

Les invisibles, du Maroc à la Corse

 

Les invisibles, du Maroc à la Corse | Le Club de Mediapart

15 MARS 2018 par D. CODANI BLOG : DIDIER CODANI blog de Médiapart

 

Pour les lecteurs du continent, le tableau clair et net que peint Antoine ALBERTINI à coups de clavier et de stylo est surprenant. Ils découvrent que le gros des immigrés dans la plaine orientale de Corse (Marocains pour la plupart) ne sont pas des « parasites de la société » vivant d’allocations, mais de vrais ouvriers agricoles discrets, efficaces, exploités autant sinon plus par leurs « compatriotes » qui les font payer à l’avance depuis le Maroc pour les « présenter » à un éventuel « employeur » Français et ensuite pour les « loger » dans des taudis immondes, que par quelques patrons « négriers ».

 

Ce livre est spécial, d’abord parce qu’il nous trompe, et ensuite parce qu’il a raison de tenter de nous tromper.

 

Précisons tout de suite que je l’ai lu entièrement.

 

Vivant en province, j’ai cru cette formalité indispensable.

 

Disons aussi un mot de l’auteur, que je connais en personne un peu plus que juste de réputation. Correspondant du journal « Le Monde » c’est pour certains la bénédiction des bien – pensants. Donc forcément il va nous décrire, sur du papier de soie, dans une novlangue de qualité, des clichés bien cadrés à gauche.

 

Essayer de classer Antoine ALBERTINI à gauche ou à droite en commentant  son bouquin… c’est un peu comme prendre un peigne et se demander si on va lui faire la raie à gauche, à droite ou au milieu. Ceux qui connaissent l’artiste de visu comprendront tout de suite que c’est impossible !!!

 

La suite ICI 

 

« Ce n’est pas un Cluedo. On ne cherche pas à savoir si c’est le colonel Moutarde avec un chandelier dans la bibliothèque. C’est moins cette enquête criminelle-là qui prend le dessus que le besoin de comprendre comment fonctionne ce système clos sur lui-même des invisibles sur la Plaine orientale. Et c’est là que je me dis que le sujet d’enquête est là », indique Antoine Albertini.

 

« La violence quand elle s’exprime sur des heures de travail, sur des travails mal payés, sous-payés, des conditions de vie déplorables, c’est déjà une grosse violence. Mais là en plus quand on s’aperçoit que ça peut aller jusqu’au crime, on se dit que l’on franchit un pas », explique Grégoire Bézie qui a travaillé sur l'enquête avec Antoine Albertini.

 

Avec Les Invisibles, l'auteur n'espère pas résoudre la situation en Plaine orientale mais peut-être plus simplement une prise de conscience de tout un chacun. « J’ai voulu exposer un problème, une situation et dire aux gens : ‘À côté de vous, à 6, 10, 30 kilomètres de là où vous habitez, parfois à deux pas il y a des gens qui vivent dans des taudis. Ils sont exploités, parfois battus et qui sont humiliés », continue Antoine Albertini.

 

Selon le journaliste, les autorités seraient réticentes à agir puisque ce système soutiendrait des pans entiers de l'économie corse. Les invisibles ne sont pas prêts de disparaître

 

La côte orientale

 

LA PLAINE ORIENTALE

 

« Il existe deux manières de considérer la Plaine orientale de la Corse, une bande de terre de dix kilomètres de large sur près d’une centaine de long, qui s’étire depuis le sud de Bastia jusqu’aux plages de sable blanc de Porto-Vecchio et Bonifacio, le long de la route territoriale numéro 1O, que tout le monde continue d’appeler la « nationale » ou la « quatre-voies ».

 

La première consiste à quitter cet axe routier très fréquenté pour emprunter les routes secondaires. À l’ouest, vers l’intérieur des terres, on découvre de magnifiques villages aux placettes veillées par d’antiques chapelles et de vieilles maisons de pierre qui refusent obstinément de n’être plus rien. De la Casinca au Fium’Orbu, ce côté-ci du paysage offre d’immenses châtaigneraies, des fleuves et des rivières – le Fium’Altu, l’Alesani, la Bravona – où fraient parfois les saumons de fontaine dans l’ombre des forêts et de bouquets de chênes verts, de frênes, d’ifs et d’arbousiers. On y cueille l’asphodèle et la digitale pourpre, l’hellébore, l’immortelle, c’est une région de parfums et de saisons encore respectées, de légendes et de clochers centenaires, une terre riche et accueillante où l’on a longtemps pratiqué le partage des cultures, où vibre encore un peu de l’âme corse.

 

Dans la direction inverse, c’est-à-dire en se rapprochant de la côte, on quitte la RT 10 pour approcher les endroits du littoral encore préservés. Au bord des étangs de Diana, de Palu ou d’Urbinu, d’où les patriciens de la Rome antique faisaient venir leurs huîtres, il est encore possible d’apercevoir des colverts et des sarcelles, des foulques, des compagnies de grands cormorans et les silhouettes précieuses des flamants roses, quelques tortues d’Hermann, des busards des roseaux et des hérons pourprés qui s’attardent au crépuscule sous le ciel embrasé.

 

Mais la plupart des visiteurs qui traversent la région ignorent tout de ces merveilles. Ils se contentent de filer à 110km/h le long de la nationale pour faire halte dans n’importe quel Canaan pour touristes décavés semés au bord de la mer. À l’intérieur de la berline familiale aux vitres remontées, la climatisation poussée à fond, le soleil des congés payés laisse entrevoir les percées urbaines et des dizaines de campings, une enfilade de centres commerciaux et de stations-services ponctués de panneaux criards annonçant des opérations immobilières en cours et leurs infinies déclinaisons de « dispositifs fiscaux avantageux », les lotissements aux murs jaunâtres et rose tendre, un fort contingent de résidences hôtelières défraîchies et de centres de vacances à la mode des années 70, tout ce que l’industrie des loisirs peut offrir de médiocrité urbanistique et esthétique.

 

C’est ici que l’île a entamé son agonie et, paradoxalement, c’est ici que se dessine son futur, un avenir proche et désincarné où les métastases périurbaines coloniseront définitivement le territoire en lançant leurs « ensembles résidentiels » à l’assaut des piémonts encore vierges, où le littoral se prostituer à la spéculation effrénée des marchands de loisirs – un cauchemar pavillonnaire jalonné de snacks pour vacanciers fauchés, de grandes surfaces et de désillusions. »

 

MAIS

 

« La plaine orientale est aussi la première région agricole de l’île, particulièrement à proximité immédiate de Ghisonaccia et d’Aleria, ses deux « capitales historiques ».

 

[…]

 

« … en 2010 (…) la production brute standard, indicateur qui imite le PIB en matière d’agriculture, s’y établit à 67,28 millions d’euros : c’est la moitié des sommes générées par l’agriculture dans toute la Corse Au nombre de 162, les grandes exploitations y sont majoritaires, quand presque partout ailleurs prédomine le modèle d’une agriculture familiale et montagnarde.

 

On y compte plus de cinq cents exploitations viticoles et arboricoles, plus de six mille hectares cultivés (et deux mille de plus si l’on inclut les terres du nord de la Plaine, en Casinca) : c’est davantage que toutes les surfaces cultivées de tous les terroirs de l’île et, note l’Atlas agricole de la Corse, « un tiers des surfaces agricoles dédiées à l’arboriculture et près des deux tiers de celles dédiées à la viticulture ». À quoi il convient d’ajouter plus de mille hectares de cultures céréalières, quatre cent cinquante de maraîchage, un cheptel de 45 000 vaches, chèvres, brebis. 

 

Ce petit miracle économique a été rendu possible par le développement de l’irrigation et de l’assèchement des marais insalubres, entamé puis abandonné par l’État en 1935 avant que l’armée américaine ne règle définitivement la question à coups de DDT lord de la Seconde Guerre mondiale… »

 

C’est une autre histoire, importante pour l’émergence du nationalisme en Corse : « En 1975, le point de rupture est atteint lorsqu’une maigre troupe de l’Action régionaliste corse emmenée par Edmond Simeoni, un jeune et charismatique médecin bastiais, investit la cave d’un rapatrié impliqué dans un énième scandale financier, à Aleria. Les guérilléros de circonstance sont treize, pas un de plus, armés de pétoires de chasse et d’un drapeau à la tête de Maure. Leurs intentions sont claires : lassés de prêcher dans le désert, ils souhaitent attirer des médias jusque-là peu sensibles à leur cause et plier bagage après une conférence de presse.

 

Mais en guise de réponse, le prince et ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski dépêche sur place un corps expéditionnaire de deux mille gardes mobiles et CRS appuyés par des hélicoptères et des blindés légers. L’assaut est donné dans l’après-midi d’une journée d’août 1975. Deux membres de l’ordre y perdent la vie. Le docteur Simeoni est emprisonné après avoir exigé la liberté pour ses camarades.



22 août 1975 - La Corse ensanglantée - Herodote.net

22 août 1975

La Corse ensanglantée

ICI

Le nationalisme corse vient de naître.

 

Dans la Plaine orientale. »

 

Amazon.fr - Aleria 1975, tome 1 : Escrocs fora ! - Frédéric Bertocchini,  Michel Espinosa - Livres

La France organise un pont aérien pour faire venir plus de 900 saisonniers marocains en Corse ICI

Pour sauver les récoltes de clémentines, les agriculteurs corses ont financé cinq vols devant acheminer ces travailleurs agricoles. Un protocole exceptionnel a été mis en place.

Chiffres clés édition 2019

XI ème édition de l’annuaire agricole corse réalisé en collaboration avec l’ODARC et la Chambre régionale d’agriculture de Corse. Bilan de campagne 2018 des principales productions végétales et animales, l’ouvrage propose une présentation synthétique des données et de leur évolution sur cinq années aiLe « Panorama de l'agriculture en Corse » un document essentielnsi qu’un résumé des faits marquants de la campagne n-1.

Corse - Le domaine viticole de Casabianca vendu à la Safer ICI

Le domaine de Casabianca, présenté comme l'un des plus grands domaines viticoles de Corse, placé en liquidation judiciaire depuis janvier 2017, a été vendu sur décision de justice à la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer).

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 07:00

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

En effectuant des recherches pour une chronique je suis tombé nez à nez avec un titre d’Ouest-France (je suis abonné) publié le 18/04/2015 : L'héritage familial de Jean Neveu-Dérotrie par Philippe GILBERT.

 

Jean Neveu-Dérotrie, ancien antiquaire challandais, défend aujourd'hui le livre de sa grand-tante, Michelle, sur l'île d'Yeu.

 

Quel livre !

 

Regards de femme est en effet constitué de clichés pris au début du XXe siècle, par Michelle Neveu-Dérotrie, installée alors sur l'île d'Yeu.

 

« Dès le milieu du XIXe siècle, mon arrière-grand-père, issu d'une petite noblesse bretonne, est arrivé comme médecin sur l'île, où il a épousé Reine Cantin, fille d'un capitaine au long cours, rappelle Jean. Mon grand-père est, lui, devenu médecin à Challans. »

 

Jean « mon marchand de vermoulu » avec qui j’ai travaillé sur l’île à la Ferme des 3 moulins en juillet-août 1968

 

C’est donc une bouteille que je jette à la mer depuis Port-Joinville en espérant qu’elle flottera jusqu’à l’embarcadère de Fromentine pour être repêchée et portée à Jean Neveu-Derotrie avec qui, en juillet-août 1968 j’ai fait « marchand de vermoulu », appellation des marins qui transportaient nos meubles, désignant la profession de Jean : entre antiquaire et brocanteur à la Ferme des 3 moulins. J’étais son homme à tout faire : comptable-cuisinier-arpète, nous circulions en C4, j’avais un mini-solex, notre chien s’appelait Achille (un jour il me suivit alors que je repartais sur le continent embarquant sur la Vendée, je le découvris sur le pont, les marins le prirent en charge pour le retour. Jean, pipe au bec, pantalon de tergal, chemise blanche en nylon, sandales plastic aux pieds, est, comme le confie à Ouest-France (ci-dessous » le raté de la famille, ne passait pas inaperçu sur l’île. Son père, venait nous voir pédestrement depuis Port-Joinville pour s’inquiéter auprès de moi de la bonne tenue des affaires de Jean.

 

 

Jean m’a dégrossi, m’a tout appris sur l’art et la manière de chiner, de restaurer les meubles, lui qui, avant de s’installer, se baladait dans la France profonde en camionnette pour placer des matelas anti-escarres dans les hôpitaux et chiner de quoi alimenter son futur fonds de commerce.

 

 

Une anecdote qui résume bien Jean.

 

27 janvier 2007

 

Enchères à l'américaine ICI 

 

Artisan

 

L'héritage familial de Jean Neveu-Dérotrie ICI 

 

Le Dr Neveu-Dérotrie est mort en 1946, tandis que son fils, « mon père », fut stomatologue, toujours à Challans, et disparu en 1980. Une tradition médicale « qu'ont poursuivie mes frères et ma soeur ». Et Jean ? « Je suis le raté de la famille », s'amuse-t-il. Car notre fringant septuagénaire, qui fut brocanteur puis antiquaire, connaît la formule de Roger Martin du Gard : « On t'a dit qu'il fallait réussir, moi je te dis qu'il faut vivre ! »

 

En attendant, ce livre, édité en 2010, « grâce à mon neveu Hervé Neveu-Dérotrie », vient d'être réédité, tant son succès a été fort. « Ma grand-tante a fait partie des pionnières de la photo en Vendée. » Michelle est née en 1873, à Challans, et a obtenu son appareil photo en 1902, avec tout le matériel pour développer ses clichés. Tous en noir et blanc.

 

Photos de famille mais pas que... Avec un tirage étonnant, celui du Maréchal Pétain, en 1921, alors en pleine gloire après la Première Guerre mondiale, que l'on voit devant la maison où il mourra trente ans plus tard. Étonnant !

 

 

 la photo du Maréchal Pétain, alors en pleine gloire, puisque nous sommes en 1921. Il est alors le vainqueur de Verdun et sa visite à l'île d'Yeu ne préfigure en rien sa fin de vie. Car sur ce cliché, il passe devant la maison, la maison « Luco »,  où il mourra à l'âge de 95 ans, après avoir été écroué de la forteresse de Pierre-Levée en 1945. Michelle Neveu-Derotrie, la photographe, avait pris ce cliché, tout simplement, parce qu'à cette époque, elle habitait la maison quasiment en face !

 

Il est en compagnie du Ministre de la Marine Gabriel Guisth’au (qui faut aussi maire de Nantes, et dont un lycée porte son nom, là où j’ai passé mon oral de Bac) 

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

 

Regards de femme : Île-d'Yeu au début du XXe siècle :

Photographies de Michelle Neveu-Dérotrie

 

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

 

Présentation du contenu : Hervé Neveu-Dérotrie, lui-même photographe, est l'arrière-petit-neveu de Michèle Neveu-Dérotrie et dépositaire de son oeuvre. Née en 1873 à Challans, d'un père, Victor, médecin de marine, et d'une mère, Reine Cantin, fille d'un capitaine au long cours de l'Ile-d'Yeu, Michèle Neveu-Dérotrie arrive sur l'île avec sa famille en 1893 et se lance dans la photographie à partir de 1902. Elle pratique son art une quinzaine d'années, puis occasionnellement jusqu'aux années trente. Très vite, elle édite des cartes postales à l'imprimerie Saint-Amand d'Anne-Thérèse Nolleau, sa cousine. Ses photographies, qui témoignent de la vie quotidienne à l'Ile-d'Yeu au début du XXe siècle, sont ici accompagnées d'extraits du bulletin paroissial de l'île et de la correspondance de Michèle avec sa famille. 

 

« Le fait marquant des années 60 est sans aucun doute l'arrivée de l'eau courante et le début du tourisme de masse. Encore que de vieux islais se plaignaient dès les années 20 d'une certaine invasion :

 

« L'île d'Yeu est bondée d'étrangers, c'est une invasion ! Tous les beaux coins même l'anse des vieilles où, samedi nous avons passé une joyeuse journée en pique-nique, sont visités. Ce n'est plus l'île d'Yeu sauvage ! et ça nous navre. »

 

Propos relevés dans le livre "Regard de femme", photo de Michelle et réalisation de Hervé Neveu-Dérotrie ICI 

Regard d'une photographe sur Yeu au début du XXe siècle ICI

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 06:00

 

Mon pays Henri-Pierre Troussicot ICIme fait parvenir une carte postale du champ de foire de La Mothe-Achard et nos écoles (lui à la laïque de Mr Colliau ou Coyeau qui habitait pas loin du Bourg Pailler (orthographe non vérifiée), moi à la libre des frères de St Louis Grignon de Montfort, rabat bleu).

 

« Nostalgie, l'époque où La Mothe se limitait à un petit bourg, le Bourg-Pailler et Monte à peine étaient peu excentrés, aux Essais on était à St Georges... »

 

Carte détaillée La Mothe-Achard - plan La Mothe-Achard - ViaMichelin

 

De notre temps, La Mothe c’était un peu plus de 1000 habitants, un gros bourg avec des commerçants, une grande halle, des grandes maisons bourgeoises avec des vieilles filles, 2 pharmacies : Denis et Mignen, 2 vétérinaires Comps et …, 2 toubibs Martin et…, 2 marchands de grains : Martin et Plissonneau, 1 photographe : Neveu, 2 poissonniers Mousseau et Églantine Tesson, 1 sabotier… faisant office de sacristain, 1 boucher Ratier, 2 charcutiers  Morineau et..., Louise Proux qui vendait des caramels à 1 sou,1 maréchal-ferrant Prosper Deniau, 1 flopée de Bistrots, 1 équipe de foot le FCM et une équipe de basket La Vaillante Mothaise, 2 boulangeries : Remaud et Maudet, 1 coopérative de boulangerie à Monte à Peine, 1 caserne de pompiers, une clique de musique, 1 gare de voyageurs et de bestiaux, des bonnes à tout faire, une minoterie, 1 curé-doyen : Bailly, 1 école d’agriculture renommée, un vieux château avec plus de château le dernier de Barbe-Bleu, 1 salle des fêtes, 2 hôtels-restaurants Cabanétos et… est la plus petite commune du canton 832 hectares mais chef-lieu du canton.

 

 

29 janvier 2013

003.JPG

Histoire : Site de la commune des Achards

*HPT qui est la mémoire de la Mothe complétera les pointillés…

 

La Mothe c’est maintenant 3000 habitants, des lotissements, des usines, des grandes surfaces, on ne dit plus mairie mais hôtel de ville comme à Paris…

 

Blason la mothe-achard

 

La commune tire probablement son nom de la motte (butte) qu’ Acardus de Mota, premier seigneur du lieu, édifia au XIe siècle au confluent de l’Auzaire et de l’Auzance.

 

La commune tient son nom du seigneur féodal Mathieu Achard, originaire de Normandie qui, au IXe siècle, a bâti un plessis sur une butte. Ce plessis est devenu par la suite château-fort au XIe et XIIIe siècles.

 

 

Des outils de pierre polie, de bronze, des poteries, un fourneau à minerai découverts à l’est de la commune attestent une activité humaine à l’époque gauloise et même avant.

 

Au XIe siècle il y avait 3 églises : 2 pour La Mothe-Achard, Saint-Jacques et la chapelle du château, et Ste Marie à Bourg-paillé qui devint prieuré au XIIIè siècle. Elles furent incendiées par les Protestants en 1569. A la même époque, il y avait une maladrerie (hôpital pour lépreux) de fondation royale. L’église Saint-Jacques fût épargnée de l’incendie de 1794, pendant les guerres de Vendée où elle servait de dépôt de munitions et d’écurie. Menaçant de s’écrouler en 1898, elle fût démolie, puis reconstruite quelques années plus tard.

 

A La Mothe-Achard, le premier plessis (château entouré d’une palissade en bois) au IXe a été remplacé aux siècles suivants par un château fort en pierre, avec murailles et tours fortifiées. Au XIVe siècle, la famille Achard s’étant éteinte, l’héritage est revenu au petit fils du châtelain, le célèbre Gilles de Rais, maréchal de France et compagnon d Jeanne d’Arc, il sera pendu et brûlé à Nantes en 1440. En 1420, le château a été démoli par les troupes royales de Charles VI.

 

Le bourg de La Mothe-Achard fut incendié par les Colonnes Infernales de Turreau. Après leur passage, il ne restat pas plus de 150 habitants dans le bourg.  Seules l’église Saint Jacques et château, qui servaient pour les garnisons, ont été épargnés.

 

Le seul combat notoire sur le territoire a lieu au point de la Grassière, le 7 avril 1793, le Général Républicain Boulard y força les retranchements des insurgés et s’ouvrit la route de La Mothe-Achard.

 

 

En 1773, la famille de Brandois a fait construire l’actuel Vieux Château sur l’emplacement du château fort démantelé en 1420.

 

Après la Révolution, le château qui avait été confisqué et vendu comme bien national est revenu à la famille Foucher de Brandois.

 

En 1868, Paul Foucher, baron de Brandois (1832-1887), a fait construire un autre château à La Forêt. En 1908, Olivier de Brandois, maire de La Mothe-Achard, a dû vendre le château du bourg devenu « Vieux Château ». M. Erieau d’Aizenay, le nouveau propriétaire, en a supprimé le 2ème étage en 1912.

 

Les écuries du château sont d’abord devenues la salle de patronage (théâtre), avant de devenir une imprimerie. Elles ont conservé les formes des portes permettant aux chevaux de passer, gardant ainsi leur âme.

 

Au XIXe siècle, La Mothe-Achard vécut un réel essor commercial après l’achèvement de la route Saumur-Les Sables en 1825, (après la route Nantes-Les Sables en 1750), la construction de la gare et l’arrivée du train en 1866.

 

 

A la même époque, fut aménagé un vaste marché à bestiaux sur l’actuelle place de l’Hôtel de Ville. D’autres espaces étaient réservés aux porcs et aux volailles. Les foires mensuelles, le premier jeudi du mois, étaient réputées bien au-delà des limites du canton et perdurent encore aujourd’hui.

 

Vendée. Les Halles, l'ancien coeur de La Mothe-Achard. Sport - La Roche sur  Yon.maville.com

 

En 1924, les halles à structure métallique de l’architecte Libaudière remplacèrent les anciennes halles en bois datant du 1er Empire. Les halles et les nombreux magasins, des hôtels dont le « Lion d’Or » sans oublier de nombreux cafés étaient le reflet d’une activité commerciale prépondérante. L’artisanat était varié et florissant : forgerons, menuisiers, maçons, teinturiers, modistes…

 

Eglise-La-Mothe-Achard

 

L’église Saint Jacques actuelle est la troisième église de La Mothe-Achard. Sa construction a commencé en 1898. Elle a été bâtie dans un style néo-gothique avec des pierres de Luçon et de Charente. Les pierres de l’ancienne église ont été réutilisées dans le chœur et la façade. La flèche culmine à plus de 50 mètres.

 

L’église porte le nom de Saint Jacques car elle était située sur le chemin de St Jacques de Compostelle.

 

Photo à La Mothe-Achard (85150) : église Saint-Jacques - La Mothe-Achard,  295854 Communes.comPhoto à La Mothe-Achard (85150) : église Saint-Jacques - La Mothe-Achard,  295866 Communes.com

Photo à La Mothe-Achard (85150) : église Saint-Jacques - La Mothe-Achard,  295860 Communes.com

A l’intérieur, au-dessus du chœur, on peut voir trois vitraux représentant trois faits de la vie de Saint Jacques.

 

On trouve aussi trois statues en bois polychrome du XVIII siècle : la statue de Saint Jacques le Majeur, représentant St Jacques de Compostelle, celle de Saint Pierre et celle de Saint Paul. Les trois statues sont inscrites à l’inventaire.

 

On y trouve également deux tableaux peints par Bougenier en 1837, l’un représente le Martyre de Saint Sébastien et l’autre représente la Vierge du Rosaire. Ils proviennent de l’ancienne église où ils étaient enchâssés dans des retables de l’autel. Les deux tableaux sont inscrits et ont été restaurés en 1997.

 

LE PLESSY D’ARLANGES (LA MOTHE-ACHARD)

Ce site était déjà habité sous la Gaule romaine : c’était un fort gaulois rebelle au pouvoir romain, installé au camp de La Chapelle-Achard.

 

 

Le premier châtelain, mentionné dans les sources en 1180, serait Acardus LANDRY. Plusieurs familles se sont succédées au château : POITEVIN, DE LEZARDIERE... Une des propriétaires, Suzanne, DE LEZARDIERE, mariée avec Jacques Louis de la ROCHEFOUCAULD-BAYERS, fût guillotinée à l’âge de 68 ans. Ses descendants ont aussi également soutenu les insurgés vendéens. C’est pour cette raison que le premier château du Plessis a été pillé et brûlé au cours des Guerres de Vendée et réparé en partie début du XIXe siècle.

 

Le Plessis-Landry a été vendu en 1827 au marquis Eugène d’ARLANGES qui a reconstruit le château en 1845. Son épouse, Julie Nathalie Morisson de la Bassetière, a fondé l’école des garçons Ste Marie en 1883 à la Mothe-Achard. Leur fille, Adèle Noémie Julie d’ARLANGES, a contribué à la construction de l'école des filles en 1896 et de la nouvelle église en 1898.  A sa mort, en 1911, le château a été vendu à la famille MORISSON DE LA BASSETIERE. Antoine de la BASSETIERE (1897-1965) fut maire de La Mothe-Achard de 1932 à 1959.

 

En 1999, le château a été acheté par la famille LE CLERC, qui a aménagé un gîte rural de haut de gamme dans les dépendances en 2005.

 

LES BELLES DEMEURES DE LA COMMUNE

 

  • La « Touche de Villeneuve », près de Ricordeau, est l’une des plus anciennes habitations de la commune. Richard Surineau y est mentionné en 1526. Maitre Jean Dorion, procureur de la Baronnie de Brandois, y meurt en 1775. La Touche fut ensuite la demeure de la famille Lansier, François-Alexandre Lansier né en 1761, était médecin, maire de La Mothe-Achard pendant la Révolution, puis maire de La Roche sur Yon où il y reçut l’Empereur Napoléon 1er en 1808. La même année, il épousa Marie-Anne Dorion petite fille de Jean Dorion. Il est mort dans sa propriété de la Touche en 1821.

 

  • « Bellevue » maison de maître construite en 1870 par Auguste Lansier se situe entre la route de la Gare et la rue qui mène au foyer-logement Béthanie.

 

  • « Villeneuve » est une autre maison de maître construite au XIXè siècle, route de la Gare.

 

  • Une maison noble de 1812 située rue Victor Hugo, appartint à la famille de Gazeau du - Plessis-Gâtineau de La Chapelle-Achard, puis à Maître Raguet, notaire.

 

  • LE LAVOIR (LA MOTHE-ACHARD)

 

Le-Lavoir-La-Mothe

 

Ce lavoir est considéré comme enclave puisqu’il appartient à la commune de La Mothe-Achard, mais se trouve géographiquement sur celle de St Georges de Pointindoux.

 

Construit en 1866, le lavoir était réservé aux habitants de la Mothe-Achard. Les femmes du bourg pouvaient s’y rendre pour laver leur linge, mais aussi pour discuter des événements de la commune. Ce lavoir possède 5 travées qui pouvaient chacune accueillir 5 laveuses. Chaque bassin avait son utilité, certains pour les couleurs, d'autres pour les seconds lavages... Certaines femmes étaient rémunérées pour cette activité. On appelait les laveuses les lavandières mais aussi les bavasses.

 

Histoire : Site de la commune des AchardsLa Mothe-Achard - Carte postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui -  Geneanet

La Mothe Achard - LA MOTTE ACHARD FAUBOURG DES ESSAYS ROUTE DE ST. GEORGES  - Carte postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - Geneanet

La Mothe-Achard - Carte postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui -  Geneanet

LA MOTHE ACHARD : la gare - bon état (un léger pli d'angle) - Cartes  postales anciennes - Clément Maréchal  (Achat-Vente-Expertise-Estimation-Partage Successions) boutique-magasin en  ligne

 

La Mothe-Achard - Jour de Marché à La Mothe Achard - 85- - Carte postale  ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - GeneanetLes Halles de La Mothe-Achard - Meconnu.fr - Vendée

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 06:00

Y aura-t-il des cèpes cet automne en Corrèze ? "Rien n'est perdu" selon le spécialiste Benoît Peyre

Avec des sols très secs en raison de la sécheresse, les Corréziens se demandent s'ils pourront ramasser des cèpes cet automne 2020. Réponse avec Benoît Peyre, un Briviste spécialiste des champignons.

 

Dordogne : quelques cèpes qui relancent les spéculations

 

Y aura-t-il des cèpes cet automne en Corrèze ? ICI 

 

« Rien n'est perdu » selon le spécialiste Benoît Peyre

Le mycélium en latence #Corrèze

Il y a eu quelques cèpes fin août 2020, après la pluie, mais en ce mois de septembre 2020, on en trouve peu sur les marchés, seul un cageot de cèpes venant d'Uzerche était en vente à la Halle Gaillarde.

 

Un trafic de cèpes au départ du col du Bonhomme dans les Vosges.

 

Jeudi 10 septembre, quatre hommes ont été interpellés après avoir cueilli 120 litres de cèpes dans le secteur. La quantité tolérée est en général de deux à cinq litres par personne. Ces hommes, dont certains venaient d'Italie voulaient commercialiser les champignons.

Le code forestier encadre la cueillette de champignons. Elle doit se dérouler dans un cadre familial. La récolte ne peut pas être revendue.

Marchandise saisie

Les gendarmes ont saisi la marchandise, ainsi que 1.000 euros en liquide et le véhicule. Après quelques heures de garde à vue, les quatre hommes ont été libérés. Ils seront jugés prochainement par le tribunal correctionnel de Colmar.

 

J’ai acheté mes cèpes à Terroirs d’Avenir.

 

 

J’ai débarrassé leurs pieds de la terre, brossé délicatement leur corolle et je les ai fait suer à la poêle, essuyés puis stockés au réfrigérateur.

 

Et puis, un soir j’ai décidé de faire une omelette aux cèpes.

 

J’ai fait d’abord revenir dans une grande poêle mes cèpes dans du beurre salé grésillant, puis j’ai battu dans un bol 4 gros œufs frais, salé, poivré, puis j’ai versé mes œufs battus sur mes cèpes.

 

La cuisson de l’omelette exige du doigté si on la souhaite baveuse à l’intérieur et dorée à l’extérieur. Dans le cas présent, le rapport cèpes/œufs battus était trop en faveur des premiers pour retourner dans de bonnes conditions mon omelette.

 

Je me suis donc contenté de publier sur Face de Bouc la photo de sa cuisson dans la poêle et, à mon grand étonnement, mes amis ont aimé et, comme on dit, likés.  

L’image contient peut-être : plante, texte et plein airAucune description de photo disponible.L’image contient peut-être : texte, nature et plein airL’image contient peut-être : nourriture

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 06:00

 

 

Dans mes vieux papiers, un papier de Valeurs Actuelles, à droite en ce temps-là mais avec panache, datant du 26 mars 2009 titré : Les années Pompidou.

 

 

En cadeau Bonux :

 

  • Un texte inédit d’Alain Peyrefitte

 

 

  • Un entretien avec la Marie-France Garaud

À lire !

Caillou-8379.JPG

La résistible ascension de Benoît H Marie-France Garaud, jeune et ambitieuse avocate, qui avait gagné la confiance de Pompidou en démêlant l’imbroglio de l’affaire Markovic (112)

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 06:00

 

Comme prévu, ça continue.

 

Les vieilles coupures !

 

Rien ne vous sera épargné, certains vont juger mon melon démesuré, d’autres estimer que mes chevilles enflent de plus en plus, les plus sympas vont ricaner : la vieillesse est un naufrage, mes détracteurs vont persifler : ça ne nous étonne pas, un type qui ne boit que des vins nu qui puent ne peut qu’en arriver là, du vinaigre !

 

Très chiraquien, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre !

 

Si vous êtes capable de repérer Luc Guyau et ma pomme sur la photo de classe à l’école d’agriculture de La Mothe-Achard je vous offre une belle bouteille de vin nu qui pue !

«Vice-Ministre» rien que ça !

 

Le moins connu de la pépinière ICI

 

Amazon.fr - La terre, les paysages et notre alimentation - Guyau, Luc -  Livres

Les lois d’orientation de 60 et 62 matrices du « productivisme » ont pour père Edgard Pisani, j’ai fréquenté l’Ecole d’Agriculture de la Mothe-Achard dans ces années-là assis sur les bancs de la même classe qu’un certain Luc Guyau futur président de la FNSEA et maintenant des Chambres d’Agriculture, j’ai commis sur cet espace de liberté une chronique du 21 février 2007 : « l’exploitation familiale » ICI  qui explicite à la fois nos oppositions mais aussi ma compréhension de ce qui partait à l’origine d’une bonne intention « la défense de l’exploitation familiale à 2 UTH ». Sans vouloir faire de parallèle audacieux : on ne fait la paix qu’avec ses ennemis, et pour ce faire il faut entretenir des passerelles, discuter avec tout le monde, proposer des avancées, j’ose : des compromis, faire progresser des solutions auxquelles adhèrent le plus grand nombre.

7 novembre 2005

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 06:00

 

Profitant, façon de parler, du temps pluvieux, venteux, l’automne quoi, je tri les papiers que j’ai accumulé dans des cartons tout au long de ma vie professionnelle. Alors que je suis plutôt cigale du côté pognon, je suis très fourmi pour les coupures de journaux, les photos… j’accumule.

 

Bref, vous allez avoir droit à une séquence « vieux papiers ».

 

Thierry Roland l'appelait « mon petit Jean-Mimi » c’est Jean-Michel Larqué ICI

 

J’étais un milieu de terrain relayeur. À l’AS Saint-Étienne, j’étais celui qui, a priori, récupérait le moins de ballons et puis j’étais chargé des coups de pied arrêtés. J’ai toujours pris modèle sur Rachid Mekhloufi. Il était aussi milieu de terrain, un peu plus offensif, il avait dix ans de plus que moi. En fin de carrière, il courait un peu moins, il a eu un parcours un peu en dents de scie avec la guerre d’Algérie, mais je me reconnaissais beaucoup en lui. J’ai essayé de l’imiter

 

Source de cette chronique : Débordements : sombres histoires de football, 1938-2016 d’Olivier VILLEPREUX, Samy MOUHOUBI, Frédéric BERNARD, William GASPARINI.

 

Le mien, si je puis m’exprimer ainsi, je l’ai connu lorsqu’il était rédac-chef  de la RVI, la Revue Vinicole Internationale, un magazine qui traitait de tous les vins, à l’opposé de la vieille RVF, toujours en retard d’une guerre, qui elle campait du côté des grands vins. Fallait pas mélanger les torchons et les serviettes, les amateurs ne lichant que du nectar estampillé AOC et grand cru classé.

 

Mon Jean-Mimi, c’est Jean-Michel Peyronnet qui était en avance sur son temps, si la RVI avait survécu, il pourrait aujourd’hui surfer sur les Vins de France, sans trop s’aventurer du côté des vins nu qui puent bien sûr.

 

Je ne ferai aucune déclaration sur le parcours politique de l’ami Jean-Mimi mais, comme Rocard qui, au temps de Sciences-Po, trouvait Chirac plus à gauche que lui, il avait signé l’appel de Stockholm, une pétition contre l'armement nucléaire lancée par le Mouvement mondial des partisans de la paix — d'inspiration communiste — et par Frédéric Joliot-Curie, Jean-Michel fut un temps plus à gauche que le rocardien que j’étais et que je suis toujours.

 

Si je vous parle ce matin de l’ami Jean-Michel c’est que j’ai retrouvé un édito de lui :

 

 

Hervé Gaymard, sympathique, qui nous a porté aux nues à ses débuts, il citait notre travail de réflexion stratégique en exemple aux autres secteurs agricoles, jusqu’au moment où du côté du château le grand Jacques Gravegeal fit siffler la récréation. Terminé, placardisé, les membres du groupe stratégique, tous bien à droite, sauf Jean-Louis Piton étiqueté à gauche, écœuré.  

 

 

Il est présent sur Face de Bouc où il poste de belles photos de Saint-Etienne, cité minière et ouvrière.

 

Compagnie des aciéries et forges de la Loire, chez "Barrouin"

 

Pour finir sur les Verts et les verres j’exhume aussi des clichés du football au temps où il était un sport populaire.

 

 

En novembre 1957, L’AS Saint-Etienne était 4e de la D1, alors que le FC Nantes était 19e en D2.

 

Jean-Michel vit à Amboise, ça fait un sacré bail qu’on ne s’est vu.

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 06:00

Un sommelier qui déguste | Glougueule

Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire,

On peut toujours aller gueuler dans un bistrot,

Parler de son voisin qui n’a pas fait la guerre,

Parler de Boumediene et de Fidel Castro,

Parler parler, parler… pour que l’air se déplace,

Pour montrer qu’on sait vivre et qu’on a des façons,

Parler de son ulcère ou bien des saints de glace,

Pour fair’ croire aux copains qu’on n’est pas le plus con.

 

[…]

 

Du Pape et du tiercé, des antialcooliques,

Du cancer des fumeurs et des machines à sous,

Des soldats, des curés, d’la musique militaire,

De la soupe à l’oignon, de l’île de la Cité.

Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire

On arrive au sommet de l’imbécillité.

 

Bernard Dimey

 

Je suis moins radical que Bernard Dimey mais j’en ai ras la coupe du questionnement récurent : que boire avec les tomates farcies ou avec la panse de brebis farcie ?

 

Lorsque je fabrique mon frichti at home ou lorsque je pose mes fesses sur une chaise de restaurant la seule question que je me pose c’est : aujourd’hui qu’est-ce-que je bois ?

 

Y’a de jours chez moi où je bois de l’eau, plutôt avec des bulles ? Rarement de la bière.

 

D’autres où, en bonne compagnie au restaurant, j’indique à la sommelière ou au sommelier ou à celle que j’aime qui a tout goûté ou presque dans la palette des vins qui puent : la couleur, le profil, la jeunesse ou la vieillesse du nectar, la vigneronne ou le vigneron, ce que j’aimerais boire et je me repose sur leur avis.

 

Bon ce que j’écris sur les accords mets-vins qui meublent les colonnes des magazines papier glacé ne vaudra de la part des auteurs une réponse drue à la Chirac – à qui on a érigé une statue en Corrèze aux côtés de Flamby et posé une plaque de cuivre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la 65e de l'hémicycle, apposée au-dessus du siège 99, a été dévoilée sous les applaudissements par sa fille Claude et Richard Ferrand, « en hommage de la représentation nationale à celui qui, devant l'Histoire, sut incarner l'essentiel de la France ». J’ai passé plus de 3 ans dans l’hémicycle 81-83 je n’y ai guère vu le grand Jacques, sauf le mercredi pour les questions d’actualité diffusée sur la 3 jusqu’en Corrèze –

 

 

« Cela m’en touche une sans faire bouger l’autre »

 

Suis raccord mais ça me fait du bien aux bronches de vanner les beaux nez du vin en soulignant que celui-ci n’a besoin de rien qui va avec pour être choisi  et, pour enfoncer plus encore mon petit clou, j’affirme qu’en suivant cette tendance on file tout droit vers les conseils de l’IA, intelligence artificielle et ses algorithmes.

 

Je propose aux accordeurs d’ouvrir aussi une rubrique pour les vegan : que boire avec un faux-steak ? Un vin vegan du grand Gégé qui est le géotrouvetout du vin, bien sûr !

 

Question subsidiaire aux accordeurs : si on boit du vin avec rien serait-on un pochtron qui se murge seul dans sa cuisine ou au pied d’un bar devant un ballon de rouge ?

 

Les prohibitionnistes doivent se gondoler grave.

 

Bon appétit et bonne buvaison !

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 06:00

Regards d'Antan sur les glaneuses

Dans le grand chaudron de Bruxelles, je fais référence ici au siège des institutions européennes, grenouille toute une faune au statut flou, conseils faux-nez de groupes de pression, professeurs autoproclamés, lobbyistes affichés, experts de tout et de rien, scientifiques de deuxième main, bons clients des restaurants, adeptes des petits cadeaux… Leur CV est vague, flou, prenons David Zaruk dit Le Risk-Monger, son blog, dans sa fiche Likedin il se présente ainsi en anglais (mauvaise traduction). ICI 

 

 

« J'ai toujours été un peu une anomalie - un Canadien travaillant sur la politique de l'UE, un universitaire travaillant dans l'industrie (ou un universitaire basé sur l'industrie), un philosophe moral faisant du lobbying sur les questions de l'industrie chimique, un non-scientifique représentant la position scientifique sur l'environnement problèmes de risque pour la santé ... J'ai attrapé le bug du risque lorsque j'ai participé à la mise en place de greenfacts.org - attirée par l'illogique justifiée de plusieurs de nos perceptions du risque. Après 12 ans de travail dans les débats politiques, j'ai décidé à la fin de 2006 de `` prendre ma retraite '' - me concentrer sur la recherche sur ces questions, donner des cours (lobbying européen, communication d'entreprise, relations publiques), proposer des sessions de formation et des prises de parole en public

 

Spécialités: Communication des risques sur la gestion des problèmes de produits chimiques, affaires publiques européennes, questions politiques transatlantiques, communication scientifique, éthique et recherche. J'écris un blog sous le pseudonyme: The Risk-Monger - une sorte d'approche de la mouche socratique envers les gens qui pensent tout savoir et sont prêts à tout dire pour gagner une campagne (certains me disent que c'est offensant).

 

Pourquoi n’indique-t-il pas qu’il a été actif dans les affaires publiques sur les questions chimiques depuis 1995 chez Solvay, Cefic & Burson-Marsteller ?

 

Pourquoi cette omission, est-ce un péché originel que d’avoir bossé dans les « affaires publiques », c’est-à-dire être un lobbyiste de l’industrie chimique auprès des décideurs publics ?

 

Y aurait-il une filiation directe avec son nouveau job clair comme du jus de chique ?

 

Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que n’étant pas un « scientifique » je vais me faire claquer le bec par cette engeance qui se drape dans la science pour disqualifier ceux qui n’emprunte pas des voies dites conventionnelles. Je ne disconviens pas qu’en face il y eût des charlatans, des diseurs de bonne aventure, mais il y a aussi des gens qui font : c’est-à-dire des femmes et des hommes qui travaillent la terre, récoltent, vendent ou élèvent des animaux, en pratiquant des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Leur avis vaut bien celui d’un bien assis, d’un bien nourri, qui n’a jamais fait autre chose qu’aligner des mots pour son employeur ou pour pondre des sentences sur un blog.

 

Ayant pratiqué cette population de propre sur eux lorsque j’étais assis dans mon fauteuil de directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture la seule expertise que je revendique est celle que leur brillante argumentation de l’époque s’est avérée fausse avec l’implacable réalité : ce sont eux aussi des vendeurs de vent et, après tout je préfère les vendeurs de rêves car contrairement à eux ils n’ont fait de mal à qui que ce soit. Je pense ici à la chlordécone.

 

L’outrance n’est jamais un bon signe lorsque le sieur Zaruk fait référence à Lyssenko il se disqualifie.

 

Mais, comme je suis bon prince, je livre à votre lecture sa libelle, pas très bien écrite, sans doute mal traduite (je plaisante), quand on tire à boulets rouges mieux vaut s’assurer que les minutions ne soient pas des pets de lapin.

 

.GLANEUSES

 

Comment l’agroécologie va affamer des millions de personnes

 

L’agroécologie est la solution lorsque les paysans n’ont pas d’autres moyens. Malheureusement pour elle, nous disposons de technologies qui peuvent facilement être appliquées pour résoudre les problèmes auxquels les petits exploitants sont confrontés.

 

Le monde est fait de soleil et de papillons, de roses et d’arcs-en-ciel. Si nous pouvons empêcher le Père Profit de violer Mère Nature, nous aurons ce monde dont nous avons rêvé… merveilleux, sans produits toxiques, plein d’amour, de paix, d’espoir et de bonheur.

 

C’est la maladie du rêveur qui sous-tend l’idéologie de l’agroécologie. Tout ce que nous avons à faire est de nous débarrasser du mal, de l’humain, et la nature nous fournira en abondance toute la nourriture et la subsistance nécessaires. Cette rêverie se fonde uniquement sur la conviction que la nature est incontestablement bonne et que l’Homme… eh bien… l’Homme n’a rien fait d’autre que de détruire la nature de manière insensée.

 

Mais dans sa promesse de justice sociale (déguisée en science écologique), l’agroécologie cache une sinistre faiblesse politique que le monde n’a pas vue depuis Lyssenko.

 

  • L’agroécologie prétend être une science ; ce n’est pas le cas.

 

  • L’agroécologie prétend qu’elle va nourrir le monde ; elle ne le peut pas.

 

  • L’agroécologie prétend qu’elle a les solutions que l’agriculture conventionnelle n’a pas réussi à trouver ; ce n’est pas le cas.

 

Les atouts de l’agroécologie sont l’activisme politique, des financements et un public qui veut croire à ses affirmations : trois éléments essentiels pour permettre aux zélotes imprégnés du dogme fondamentaliste de s’épanouir en dehors de la raison et des preuves.

 

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

 

La suite ICI 

 

Le coin des risques : de Wakefield à Portier, protéger la méthode scientifique

 David Zaruk*

 

 La méthode scientifique est attaquée aujourd'hui sur au moins cinq fronts, ce qui porte atteinte à la réputation et à la confiance accordées aux preuves scientifiques et aux scientifiques eux-mêmes. La force de la « méthode » réside dans son approche auto-correctrice (avancement continu grâce à des outils tels que l'examen par les pairs, les analyses critiques de méthodologies, les tentatives de falsification (réfutation) et la validation de paradigmes par la résolution de problèmes). Nous constatons aujourd’hui des menaces qui sapent non seulement les progrès de la science et de la technologie, mais également la valeur même de la science pour la société.

 

La suite ICI 

 

 

 

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