Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:48
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:00
Les codes vestimentaires de la « volaille politique » : en 81 le président de l’assemblée nationale jeta la jaquette aux orties

Mardi fut jour d’élection pour l’attribution du Perchoir de notre Assemblée Nationale, ce qui justifie mon appellation de « volaille politique » à propos des élus de la Nation qui se pressaient dans l’hémicycle.

 

Le sujet du jour pour les médias et les réseaux sociaux fut le refus de porter la cravate par la bande d’insoumis du conducator Mélenchon, les mâles  bien sûr.

 

« Il y avait les sans-culottes, il y aura les sans-cravates » clama  Mélenchon, jamais avare d’enflure, ainsi  lui, Alexis Corbière, François Ruffin se pointèrent en simple chemise ouverte.

 

Scandale ?

 

Non !

 

Le port de la cravate n’est pas vraiment obligatoire, le règlement de l’AN indique que les députés sont seulement obligés « d'avoir en toute circonstance une tenue respectueuse des lieux »

 

D’ailleurs, dès 1985, Jack Lang alors ministre de la culture, s'était présenté dans l'hémicycle avec un costume Thierry Mugler  avec un col Mao et sans cravate.

 

 

En 1981, le premier acte du nouveau président Louis Mermaz fut l’abandon de la jaquette pour la présidence des séances. Il déclara qu’il « fallait vivre avec son temps et porter des vêtements de son époque »

 

Il n’était en rien novateur puisqu’en 1974, le nouveau Président de la République VGE décidait d’abandonner la jaquette et l’habit que ses prédécesseurs portaient dans les cérémonies publiques.

 

À l’époque le président de l’Assemblée nationale, Edgar Faure, fit de la résistance et refusa de se plier à cette simplification.

 

Le troupeau rose de juin 81, majoritairement composé d’enseignants, se pointa au palais Bourbon dans une vêture modeste et souvent dépourvu de cravate. Les huissiers en avaient toujours une stock pour la nouer au cou des trublions. Du côté de la gente féminine le port du pantalon  était proscrit dans l’hémicycle. Rappelez-vous aussi l’épisode de la robe de Cécile Duflot. Ça ne volait pas très haut à l’assemblée autant dire que ce fut au ras de pâquerettes.

 

 

J’écrivais alors le 20 juillet 2012

 

« Les bancs de l’hémicycle du Palais Bourbon je connais. Entre juin 1981 et juin 1983 j’ai passé des heures à veiller au grain pour le compte du Président. Bien sûr, ces messieurs majoritaires, dès que les caméras tournent ils viennent en foule, s’agitent, interpellent, tentent le bon mot au bon endroit, font les paons, le tout à l’attention de la ménagère de plus de 60 ans et de papy Mougeot qui ne manqueraient pour rien au monde les questions au gouvernement du mercredi après-midi sur France3.

 

L’un des meilleurs de mon temps était Robert-André Vivien député-maire de Saint-Mandé célèbre pour ses traits d'esprit, mots d'humour, et calembours (parfois scabreux) et lapsus à l'Assemblée nationale dont le célèbre « Enfin Monsieur le Ministre, durcissez votre sexe, heu pardon, votre texte » à l'occasion d'un débat parlementaire sur la classification des films X en 1975.

 

Cécile Duflot a monopolisé l'actualité de ces dernières 24 heures non parce qu'elle planche sur l'encadrement des loyers qui vampirisent nos salaires ? Pas du tout, tout bêtement parce qu'elle s’est présentée à l'Assemblée nationale vêtue d’une robe-chemise qui lui arrivait juste en dessous des coudes et des genoux. Bronca des mâles et même de quelques gonzesses ! L’artillerie lourde : Balkany, Myard, les meilleurs quoi !

 

« Décidément, Cécile Duflot n'a pas de bol avec ses tenues vestimentaires, ou bien elle est en jeans et suscite alors les réactions indignées pour son "laisser-aller", ou bien elle tente les fleurs d'une robe d'été (soldée, 66 euros, 97% coton, 3% élasthanne et lavable en machine) et là, ce sont les réactions sexistes qui pleuvent. »

 

Pour ma part, dans les fonctions officielles, je m’astreignais au port de la cravate par respect pour ceux que je recevais car beaucoup d’entre eux aurait considéré qu’une tenue vestimentaire polo ou chemise ouverte c’eut été une marque de désinvolture.

 

Ce qui importe c’est le savoir-vivre et non de quelconques postures : que  ce soit faire peuple ou singer les bourgeois. Le vêtement est une seconde peau, celle que l’on a choisie, ce qui est important c’est la sincérité et non un affichage qui laisserait accroire que l’habit fait le moine.

 

« C’est le peuple qui rentre aussi à l'Assemblée nationale » clame Alexis Corbières, ne lui en déplaise, en parodiant VGE face à Mitterrand, les insoumis n’ont pas le monopole du peuple, ils ne sont que des élus du peuple comme les autres.

 

Les « insoumis » ont aussi été victimes de la «grève civique». Dans sa circonscription marseillaise, avec une abstention de 64,22 %, Mélenchon n’a été élu que par 19,96 % des inscrits. En Seine-Saint-Denis, où LFI a conquis sept circonscriptions sur douze, l’abstention s’est envolée : 67,78 % dans la 1re, 70,48 % dans la 2e, 70,38 % dans la 4e, 60,32 % dans la 7e, 68,57 % dans la 11e. Conséquences : Eric Coquerel a été élu par 15,52 % des inscrits, Stéphane Peu par 15,7 %, Marie-George Buffet par 16,28 %, Alexis Corbière par 21,36 %, Clémentine Autain par 17,49 %.

 

Casser les codes, je n’ai rien contre bien au contraire, mais attention à ne pas en imposer d’autres sous le prétexte qu’ils sont soi-disant l’expression d’une révolte, d’une insoumission. Ce qui me semble important c’est le respect du libre-arbitre, du choix personnel, le refus de l’uniforme très en vogue dans les régimes totalitaires.

 

Et si un jour un député insoumis transgressait en nouant un nœud papillon à son col de chemise en hommage aux gens du peuple, aux ouvriers, du temps du Front Populaire qui le portaient lors des manifestations, ce serait un geste qui aurait de la gueule.

 

Détail : je ne porte plus de cravate depuis longtemps mais j’en ai noué une pour aller rendre hommage à Michel Rocard aux Invalides.

 

Les codes vestimentaires de la « volaille politique » : en 81 le président de l’assemblée nationale jeta la jaquette aux orties
Les codes vestimentaires de la « volaille politique » : en 81 le président de l’assemblée nationale jeta la jaquette aux orties

Mélenchon, Ruffin et les Sans-cravates: une menace à prendre au sérieux

Le 28.06.2017

 

Bruno Roger-Petit

 

Pour l'ouverture de la nouvelle législature, les députés de la France insoumise ont choisi la provocation, jouant les Sans-cravates comme les nouveaux Sans-culottes. Sauf que c'est plus qu'une provocation, c'est un message politique lourd de sens et de menace...

 

Un homme seul, en chemise blanche, se tient obstinément assis tandis que les autres, autour de lui, célèbrent l'ascension de leur pair au Perchoir. Nous sommes mardi après-midi, au Palais Bourbon, François de Rugy vient d'être élu président de l'Assemblée et les députés le saluent, ainsi que le dit la tradition républicaine, pour saluer le nouveau Primus. Tous, sauf François Ruffin, qui consulte son iPhone. L'image marque les esprits et c'est logique, puisqu'elle a été pensée dans ce dessein: pour dire une rupture républicaine. Elle fait jaser, mais sans que les commentateurs de l'instant paraissent en avoir perçu la signification profonde.

 

Il est possible de gloser politique durant des heures et des heures sur les chaînes d'information continue et passer à côté de l'essentiel, le politique lui-même. Et c'est bien dommage, tant il y a à dire sur un geste lourd de sens et de conséquences. Car l'image Ruffin, donc le message, n'était pas seulement la manifestation d'une provocation comme les affectionne le personnage (qui a été imité par les autres députés de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête), en vérité, il s'agit bien davantage qu'une renonciation de mal-élevé aux us et coutumes du temple républicain. Oui, elle est bel et bien une rupture. 

 

La suite ICI https://www.challenges.fr/politique/melenchon-ruffin-et-les-sans-cravates-une-menace-a-prendre-au-serieux_483514

Les codes vestimentaires de la « volaille politique » : en 81 le président de l’assemblée nationale jeta la jaquette aux orties
Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:56
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:30
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:27
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:54
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:50
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 06:00
Giovanni Passerini avive mes émotions d’enfance avec son granité aux abricots…

L’abri côtier, le vendeur de beignets à l’abricot de la plage des Sables d’Olonne affichait cette raison sociale sur le devant de sa panière en osier.

 

Aller se baigner – sans jeu de mots – sur l’immense plage de sable fin des Sables d’Olonne, surplombée par son élégant remblai bordé, à l’époque, de villas cossues, pour les petits bouseux de la Mothe-Achard que nous étions, c’était accéder au monde des urbains, aux parisiens que nous voyions traverser le bourg dans leurs belles autos, aux estivants en congepés.

 

 

Enfants nous y allions, en prenant le poussif car Citroën venant de Nantes, accompagnées de nos mères qui appliquaient avec rigueur la règle des 3 heures avant que nous puissions aller tremper nos gambettes dans l’océan. La baignade aiguisait notre appétit, nous guettions avec impatience le passage du vendeur de beignets.

 

 

 

 

Celui-ci, trimballait une grande panière pendue à son cou en haranguant les estivants allongés sur le sable ou lovés dans des transats. Le jeune homme devait zigzaguer entre les tentes et nous craignions qu’il nous zappe. Nous nous tenions debout en trépignant pour qu’il puisse nous repérer facilement. Et puis venait l’instant où il fondait sur nous, s’agenouillait sur le sable pour nous vanter la variété de ses beignets. Nous, sans la moindre hésitation, choisissions ceux aux abricots.

 

 

Ils nous les tendaient enveloppés dans une rondelle de papier sulfurisé car ils étaient saupoudrés de sucre. Celui-ci nous faisait des moustaches brillantes. Nos yeux riaient de plaisir lorsque nous croquions à pleine dents dans la pâte frite, la confiture d’abricot giclait dans notre bouche, c’était le délice des délices.

 

Sans nul doute mes souvenirs enjolivent une réalité gustative plus commune, plus modeste et, même si le tenancier de l’abri côtier, pour tenir les prix, ne se prenait pas pour une star de la pâtisserie, ses beignets n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui enfants de l’industrie.

 

Bref, façons de parler, je ne le suis guère, le jour où  Giovanni Passerini décida de remplacer son goûteux et délicieux riz au lait par un granité aux abricots il raviva en moi cette bouffée de souvenir.

 

Son granité aux abricots, glace au fromage blanc et gingembre, chantilly, est une merveille d’équilibre et de fraîcheur vive. J’en suis fou et, madeleine de Proust, il y a glissé une légère rondelle de brioche légèrement toastée.

 

 

Merci Giovanni de me replonger dans mes émotions d’enfance !  

 

      

Revenons à l’abricotier, l’arbre à abricots qui est un  arbre de la famille des Rosacées, genre Prunus (Abricotier, Amandier, Cerisier, Laurier-cerise, Merisier, Pêcher, Prunier), issu d'Arménie. Il était  pour les latins un fruit précoce, praecoquum (la pomme précoce).Les grecs adoptèrent le terme et l'adaptèrent en praikokion. Les arabes importèrent ce fruit qu'ils surent cultiver avec brio. De praikokion  ils en firent barquq, précédé de l'article al : al barquq.

 

Après leur conquête de la péninsule ibérique, les arabes y installèrent d'immenses vergers où ils cultivèrent ce fruit. Les populations formèrent le mot espagnol albaricoque, ce terme passant en français au XVIème siècle et devint abricot.

 

L'abricotier a été ramené d'abord d'Est en Ouest par les caravanes de la route de la soie (comme le pêcher). Les Romains le découvrent en Arménie et l'appellent d'abord Armeniacum malum, pomme d'Arménie.

 

L’abricotier (Prunus armeniaca) poussait déjà à l’état sauvage en Chine du Nord il y a 5 000 ans. Cultivé depuis 2 000 ans, il se diffuse à travers le Moyen puis le Proche-Orient. On relate ainsi la culture de l’abricotier en Iran et en Arménie (d’où son nom savant) à partir du premier siècle avant notre ère.

 

Il parvient ensuite jusqu’aux Grecs et aux Romains par les caravanes de la route de la soie (comme le pêcher). Les Romains le découvrent en Arménie et l'appellent d'abord Armeniacum malum, pomme d'Arménie..

 

L’arbre trouve alors autour de la Méditerranée une terre d’accueil particulièrement favorable, et s’y épanouit. Les Arabes contribuent à sa propagation (notamment en Espagne) lors des guerres de conquête. Rarement évoquée dans les ouvrages anciens, on pense que sa culture en France remonte au début du XVIe siècle : les soldats ramenaient les noyaux des fruits trouvés lors des campagnes militaires et les plantaient une fois de retour chez eux.

 

Mais c’est avec le Roi-Soleil que l’abricot prend réellement son essor en France. Au XVIIe siècle, Jean-Baptiste La Quintinie, jardinier du gourmand Louis XIV, effectue de nombreuses plantations dans le Potager du Roi. Dès le siècle suivant, le développement à grande échelle de la culture des abricots dans l’Hexagone est lancé. Celle-ci ne cessera plus de se développer.

 

Légendes&traditions :

 

L'abricot est associé à Vénus, déesse de l'Amour. C'est un symbole sexuel féminin.

 

Selon une croyance très répandue en Espagne, l'abricot a le pouvoir d'éveiller la passion et le désir charnel. En Andalousie, les femmes qui ont mis des feuilles et des fleurs d'abricotier sous leurs jupes deviennent irrésistibles.

 

 

 

L'abricot est une drupe de couleur orangée à maturité, de 3 à 5 cm de large. C'est un fruit estival consommé depuis longtemps, largement apprécié et répandu.

 

L'abricot doit être récolté bien mûr, car il ne mûrit plus une fois cueilli. Sa chair est alors ferme, juteuse, sucrée et parfumée. C'est un fruit très apprécié frais, mais que l'on consomme également souvent séché. Il rentre également dans la préparation de confitures, de boissons, de pâtisseries et de divers plats salés.

 

Que boire à la plage avec un beignet à l’abricot ? 2 août 2015

 

Après le déjeuner, sur la place des Halles, nous prenions le car Citroën, parti de Nantes, pour aller à la plage des Sables-d’Olonne, il ne s’arrêtait qu’à Saint-Mathurin. Je tenais à la main ma pelle et mon seau. Le long mufle du car, sous lequel le moteur cliquetait, m’impressionnait. En blouse grise et casquette, le chauffeur délivrait, avec une drôle de petite machine à manivelle, les tickets. Nous allions nous asseoir sur la banquette du fond, où, à genoux, le dos tourné au sens de la marche, pendant toute la durée du trajet, notre seule préoccupation consisterait à observer l’impatience des conducteurs qui essayaient de nous doubler. Le double virage de la Cossonnière, marquant le passage à niveau de la ligne de chemin de fer, faisait tanguer la lourde carcasse du car, à la sortie le moteur vrombissait. Le skaï de la banquette collait à nos genoux dénudés. Je portais des va-nu-pieds, un short et sweet-shirt blanc. Afin de ne pas subir l’ire de nos mères nous évitions de crier nous contentant de faire grimaces et gestes pour nous moquer des malheureux qui peinaient à nous doubler. Nous étions en vacances mais nous n’allions pas tous les jours à la plage comme les estivants.

 

Lire la suite ICI il y a de belles photos.

 

Le temps des confitures des fruits d’été : une confiture de vigneron les 2 abricots à la vanille et au Gewurztraminer… ou un autre cru pour du cuit ?

 

Lire ICI 

  

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 04:48
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 17:19
Repost 0
Published by Berthomeau
commenter cet article

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents