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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 10:54

Août tire à sa fin, va falloir retourner à Paris, monter à Paris, respirer de l’hydrogène sulfuré, faire gaffe aux autos, aux motos, aux scooters, aux trottinettes, voir les feuilles mortes voleter, se dire qu’il va falloir faire ceinture sur le gaz et l’électricité, aimer aussi sans restriction.

 

Bref, continuer d’être bref, trouver des idées, fuir les folies des réseaux sociaux, aimer…

 

Je vous emb

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28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 10:35

Le repos dominical sera respecté, ame

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27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 06:00
Oublier Padern saison 3

Revenons à Padern, plus précisément sur la terrasse du café des Sports qui, depuis l’arrivée de Pierre Jancou est devenue le point de ralliement du village.Ces dames, dès le matin, à l’ouverture 10 h, viennent siroter un café et papoter. Sans tomber de l’hagiographie j’ose écrire que la gare de Perpignan, centre du monde, chère à Dali, est remisée au rang des reliques poussiéreuses, le café des Sports est le centre du monde des vins nu.

 

Pour déjeuner ou dîner les places sont rares, il faut réserver. Même qu’un grand ami de Pax, HB, accompagné d’une influenceuse petit bras, a dû remonter dans son gros SUV. Les tenanciers font la sieste de 15 h à 17h.

 

Dès mon arrivée, Marie-Louise et Nane se sont installées, Pax, dit super-habitué, nous a rejoint en majesté. La bière locale du Pierre désoiffe  mais le plus du café des Sports ce sont les tapas préparés avec soins et amour par la très belle Jojo. 
 

Padern c’est aussi une belle brochette de vignerons bichonnant des vins nus. Nous les avons visités. Nous avons dégusté. Nous avons échangé.

 

Nous avons aussi niaisé, les vacances quoi !

 

ps. Pour Pierre la mob pourrie c’était chez Jancou versus café des Alpes.

 

à sui

 

 

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26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 06:00
Oublier Padern saison 2

« Depuis le début de leur liaison, trois ans plus tôt, c’est la première fois que Gaston Deferre, désobéit aussi effrontément au nouvel amour de sa vie. Edmonde et lui partagent beaucoup de passions, la poésie, la peinture, la littérature, l’opéra, le football, la politique, le pouvoir, l’ambition, mais pas la voile, en tout cas pas encore. »

 

Tel un vieil épagneul breton décati depuis que j’ai posé mon sac dans les Hautes Corbières grâce à Jean Héritier, d’abord à Cucugnan puis à Padern, je hume la trace des souvenirs d’un temps, si loin si près, cette étrange mission instiguée par Louis le Pensec : sauver le soldat VDN ! Clin d’œil au naturiste que je suis devenu : les seuls qualifiés de naturels ne le sont pas.

 

Sur la route qui mène de Paziols à Estagel lorsque nous franchissons la frontière entre l’Aude et les PO je sais que nous allons passer près du château de Jau, Bernard Dauré, Cases de Pêne, Perpignan, la Préfecture, le préfet Dartout, la salle Pams, la mairie nouveau fief d’Alliot où les Alduy Paul et Jean-Paul ont régné 50 ans. Nous poussons la porte d’une librairie et tels des Huns nous effectuons une razzia de livres. Parmi eux MAI 69 de Jean-Philippe Leclaire chez Fayard, celui que la Saporta n’a pas daignée me faire parvenir en service de presse.

 

C’est une uchronie qui place Gaston Deferre au centre d’une histoire rocambolesque dont je vous parlerai lorsque je pourrai écrire mes chroniques sur grand écran et non sur mon IPhone 

 

à sui

 

 

 

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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 06:00
Oublier Padern

Elles arrivaient en provenance de Marseille St Charles entassées dans un TER version décentralisée d’un métro de la RATP aux heures de la transhumance des banlieusards opprimés.

 

Dans ma superbe Twingo noire ministérielle je longeais l’imposante façade post-soviétique du Palais du peuple lorsqu’une bouffée de souvenirs me submergea : le congrès de la FNSEA de 1984 où Rocard affronta crânement la provocation de François Guillaume : prononcer son discours face à un auditoire exhibant le Midi Libre déployé. Ironie de l’Histoire finalement ce fut Rocard qui gagna la partie.

 

Bref, face à la gare de la capitale du grand Gégé trouve tout du vin languedocien je les attendais pour déposer l’une à Embres et nous à Padern.

 

Les Hautes Corbières, la coopérative de Patrick HM, le café des Sports de Pierre Jancou et de la belle Jojo, et pourtant je pensais à Edmonde Charles Roux : Oublier Palerme…

 

à suivre

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 10:03
Le taulier est toujours vivant
Le taulier est toujours vivant

Chers fidèles lecteurs,

Privés depuis plusieurs matins de mes incomparables, inoubliables, chroniques, vous vous inquiétez de ma santé.

Je me porte comme un charme mais je ne puis vous abreuver, étancher votre inextinguible soif, car mon ordinateur refuse de se connecter sur Overblog.

J’en suis désolé.

Alors ce matin je reviens vers vous via mon IPhone pour vous consoler.

L’espace de liberté, tel un insoumis dopé par la résistance à l’oppression, affirme sa volonté de survie.

Commentez tels des morts de faim, des bois sans soif, épandez-vous tel un Pax privé de son shoot quotidien.

à bientôt les amis, tenez bon la Révolution est en marche, la route sera longue telle celle de Mao.

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22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 17:36

 

 

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21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 06:00

 

Bien sûr, on peut toujours attendre de voir un film sur son écran plat vautré dans son canapé tout en sifflant des verres de vin nu, mais pour ceux qui font les films la sortie en salle est l’acte fondateur.

 

 

Pourquoi Clara a-t-elle été brûlée vive ?

 

Ce féminicide atroce dévore de l’intérieur son enquêteur, Yohan… Un récit d’une noirceur salutaire.

 

Qui a tué Clara ?

 

Où, quand, comment, on le sait déjà : elle a été brûlée vive, une nuit, dans une rue de la région grenobloise. Alors, qui ?

 

À cette question, Yohan, l’inspecteur de la police judiciaire chargé de l’enquête, n’aura jamais de réponse. On ne divulgâche rien en écrivant que La Nuit du 12 est un thriller sans coupable. Le film lui-même l’annonce dès l’ouverture, avec un carton précisant qu’environ 20 % des enquêtes criminelles menées par la PJ en France restent irrésolues. L’histoire du film, tirée d’un fait divers, est de celles-ci.

 

C’est l’une des plus belles audaces de Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien, Seules les bêtes) et de son coscénariste, Gilles Marchand, que d’assumer d’emblée leur film pour ce qu’il est. Non pas un polar tendu vers la résolution d’une énigme et la révélation de l’identité de l’assassin — au fil des interrogatoires de police, tous les amants de passage de Clara s’avéreront capables de l’avoir tuée — mais la recherche, sombre et tourmentée, du mobile du crime.

 

Pourquoi ?

 

Pourquoi tuer, qui plus est d’une façon aussi atroce, une jeune fille heureuse de vivre, de séduire, d’aimer ?

 

La question tourne en boucle dans le cerveau de Yohan comme lui, chaque soir, tourne en rond sur la piste du vélodrome.

 

L’horreur du féminicide ruine progressivement la santé mentale de ce chef d’équipe taciturne et rigoureux tout en le forçant à changer de prisme. Comme lors de cette scène décisive et poignante, au mitan du film : l’enquêteur interroge la meilleure amie de Clara sur les relations sexuelles de cette dernière. La réaction de la jeune fille l’ébranle profondément, l’obligeant soudain à prendre conscience des ambiguïtés de son point de vue masculin. Plus tard, c’est encore une femme, une jeune collègue cette fois, qui, en une phrase, fera vaciller d’autres certitudes. À commencer par la neutralité de sa position, celle d’un homme chargé d’arrêter d’autres hommes, coupables de violences sur des femmes.

 

Fusion du réalisme et de l’imaginaire

 

Allant bien au-delà de sa dimension de thriller psychologique, attaché à dépeindre avec une grande justesse la mécanique de l’obsession, le film dresse par petites touches le constat désespérant d’une police et d’une justice au fonctionnement constamment entravé. Faire marcher l’imprimante de la PJ ou obtenir le budget d’une mise sur écoute sont autant de micro calvaires quotidiens. Épuisants. Yohan et ses coéquipiers se retrouvent au chevet d’un service public que les coupes budgétaires successives ont rendu inapte à prendre en charge ce genre d’affaires. Dans ce système perverti, les bonnes volontés ne suffisent pas. Le manque de moyens et la surreprésentation masculine semblent se liguer pour que s’impose naturellement la conclusion suivante : si les femmes sont tuées, c’est peut-être, finalement, un peu de leur faute.

 

En s’inspirant du livre 18.3. Une année à la PJ, une enquête très documentée de la romancière Pauline Guéna, le cinéaste et son scénariste ont tablé sur la fusion du réalisme et de l’imaginaire. Et évité le piège du film à sujet. C’est précisément parce que les personnages ne sont jamais instrumentalisés ni dévitalisés que La Nuit du 12 touche aussi fort. Servi par Bastien Bouillon, enfin au premier plan, mais aussi par de magnifiques figures féminines (dont la juge, interprétée par Anouk Grinberg dans l’un de ses plus beaux rôles), le récit coule, noir et pénétrant. Suffocant mais salutaire.

 

La Nuit du 12 - film 2022 - AlloCiné

Notre critique de La Nuit du 12: l’incarnation du mâle ICI 

Par Etienne Sorin

Publié le 12/07/2022 à

 

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20 août 2022 6 20 /08 /août /2022 06:00

Ribéreau-Gayon J. Et Peynaud. Traité D'Oenologie 2 vol. Ch. Béranger 1960  1961 | eBay

Les plus beaux titres sont les plus courts, alors les cosignataires avec Magalie Dubois, Claude Chapuis et Olivier Jacquet, de L’œnologie, une discipline en constante évolution, pardonneront le mien.

 

Il a du peps, il claque, il plaira à Hubert* maître en matière de Hot Chili Pepper, il embrasera les réseaux sociaux, séduira les bobos…

 

Les Universitaires ne se laissent pas aller à ce genre de frivolités, de légèreté textuelle, ce sont des gens sérieux, peu leur chaut de voir les hordes de bobos qui, si nos 3 têtes du vin, avaient baptisé leur article : « Comment Louis Pasteur a inventé l’œnologie », auraient cru à une fake new. Pour eux Pasteur c’est une histoire de chien qui a la rage, pas un gars qui a inventé les bars à vin à Paris.*

 

*il s’agit, bien sûr d’Hubert de Boüard de Laforest qui n’est pas œnologue mais qui est un concurrent sérieux de Michel Rolland, qui l’est, et de Stéphane Derenoncourt, qui ne l’est pas, en tant que Winemaker volant !

 

*il est de pratique courante dans les peuplades buveuses de se vivre œnologue dans les bars à vin parisien, découvrir le cépage ou les cépages du vin nu qui pue est le test majeur, alors qu’ils sont au mieux œnophiles, au pire buveur d’étiquettes zinzins.  

 

Là, je sens que les coéquipiers de Magalie vont vraiment penser que c’est moi qui suis zinzin, se demander d’où elle me sort.

 

Pour ne rien vous cacher, ils n’ont pas tout à fait tort.

 

Est-ce l’effet du vin nu sur mes neurones usés ?

 

Je ne sais, mais ce que je sais c’est que je leur laisse la plume et, ça, c’est très agréable.

 

Bonne lecture !

Cet article aurait aussi bien pu s’intituler : « Comment Louis Pasteur a inventé l’œnologie ». Mais si dès 1856 Louis Pasteur a révélé que des micro-organismes sont à l’origine de la fermentation alcoolique, il n’a en réalité pas inventé l’œnologie. Avant le début du XIXe siècle, la production du vin était encore empirique et basée sur l’observation et ce n’est qu’avec l’essor des sciences que naîtra l’ambition de « gouverner le vin ».

 

Le terme « œnologie » est utilisé pour la première fois en 1636, mais il ne prend un caractère scientifique qu’en 1807. Dans L’art de faire le vin, Chaptal décrit l’œnologie comme la « science qui s’occupe de la fabrication et la conservation du vin ». L’œnologie quitte le champ de l’agronomie pour celui de la chimie.

 

Le vin médecin

Le vin est l’objet d’étude de nombreux hommes de sciences, comme le montre très bien l’historienne Sénia Fedoul. L’œnologie se construit comme science en devenir grâce à des pharmaciens (qui procèdent à l’analyse des vins et au dosage des produits œnologiques), des chimistes et des médecins. Jusqu’au début du XXe siècle, le corps médical dans sa grande majorité attribue au vin des vertus sanitaires. Chez certains spécialistes, selon sa quantité, son origine ou sa typologie, un vin guérira tel ou tel symptôme. Le Projet de codex oenothérapique du Dr Eylaud publié en 1935 illustre très clairement le mouvement. Au XIXe siècle quoi qu’il en soit, à cause du développement incontrôlé des bactéries, la consommation d’eau reste souvent plus dangereuse que celle du vin. Ce qui explique que Pasteur déclarait encore en 1866 : « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».

 

Les travaux de Pasteur, commandés par Napoléon III, étaient liés à des enjeux économiques nationaux. En trouvant une solution à la conservation des vins, l’Empire serait à même de satisfaire les exigences du négoce en termes de qualité. Assurer la stabilité des vins durant leur voyage constituerait un avantage décisif sur les concurrents à l’export dans le cadre des accords de libre-échange signés dans les années 1860.

 

Le vin peut fermenter deux fois sans se transformer en vinaigre

 

Revenons à la fermentation et à l’importante découverte de Pasteur : en plaçant les vignes sous des serres, il observe que la fermentation alcoolique ne démarre pas. Il en déduit l’importance des levures naturellement présentes sur la peau des baies dans le processus de fermentation alcoolique. La fermentation alcoolique est la transformation des sucres en alcool, elle démarre dès que la pulpe du raisin est en contact avec la partie externe de la peau des grains.

Pasteur découvre également dès le milieu du XIXe siècle l’existence de ferments lactiques auxquels il attribue la responsabilité de maladies dans le vin. Pour lui, les levures font le vin et les bactéries l’endommagent.

Cette idée que les micro-organismes qui transforment l’acide malique naturellement présent dans le vin en acide lactique sont préjudiciables au vin va donc perdurer. Elle perpétuera une perception négative du phénomène jusqu’au milieu de XXe siècle en dépit de nombreux travaux constatant la fermentation malolactique.

 

Selon l’œnologue Michèle Guilloux-Benatier, un changement de perspective s’opère pour la première fois avec Louis Ferré en 1928. Le directeur de la Station œnologique de Beaune estime que la fermentation malolactique « conduit le plus souvent à une amélioration de la qualité des vins rouges ». Mais les idées de Pasteur ont la vie dure et il faudra attendre les travaux des Bordelais Ribereau-Gayon et Peynaud en 1937 et 1944 pour que s’opère un changement de paradigme. L’existence générale et normale d’une diminution de l’acidité des vins par les bactéries est ainsi mise en évidence et prend un caractère définitivement positif. Pour eux « Sans fermentation malolactique, il n’y aurait pas de grand vin rouge de Bordeaux ». Cette désacidification biologique du vin sous l’action de bactéries est aujourd’hui utilisée très largement pour conférer aux vins souplesse, rondeur et stabilité microbiologique.

 

Du décryptage de l’activité fermentaire des levures à l’œnologie contemporaine

 

La suite ICI 

 

L'histoire de l'oenologie à Bordeaux par Pascal Ribéreau-Gayon - de Louis  Pasteur à nos jours - Livre et ebook Agriculture et agro-alimentaire de  Pascal Ribéreau-Gayon - Dunod

Le 7 novembre 2012 sur ce fichu blog j’ai écrit ça :

 

À la différence du plat, cuisiné dans l’instant, par un chef ou toute autre personne, le vin est un produit fini : on se contente d’ouvrir la bouteille et de verser le liquide dans le verre. Faire le vin pour le commun des mortels est un acte mystérieux, méconnu, l’acte fermentaire, le rôle des levures décrit par Pasteur dès 1886, relèvent d’une mystérieuse alchimie. Même si ça choque certains la vinification c’est de la chimie et l’apparition de l’œnologie marque le début du pilotage de la chimie de la vinification. « L’œnologie moderne est née et les premiers œnologues sont formés après 1875 dans la génération  des disciples de Pasteur. Ulysse Gayon, qui fut son assistant à l’École Nationale Supérieure, fonde en 1880 à Bordeaux la Station agronomique et œnologique. Un siècle plus tard, Jean Ribereau-Gayon, la double en 1963, d’un institut d’œnologie. » (Garrier)

 

Le goût du vin livre de la dégustation Émile Peynaud - Livres et chine

 

« Il apparaît cependant que le recours de plus en plus canonisé et professionnalisé à la dégustation ait été une impulsion française. C’est Émile Peynaud – œnologue et ancien étudiant de Jean Ribereau-Gayon – qui commença à réellement approfondir et mettre à profit la dégustation. C’est précisément la transformation de la dégustation en « art rationnel », rigoureux et reproductible qui l’a fait avancer au statut d’ »outil de diagnostic » indispensable à l’œnologie actuelle et perpétrant l’union indissoluble entre œnologie et dégustation si caractéristique des pratiques discursives à partir de la seconde moitié du  XXe siècle. » Rachel Reckinger

 

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19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 06:00

Michard Escale : 1ère vache pointée Ex-97 ! | Prim'Holstein France

Aux Pays-Bas, les fermiers manifestent depuis le 10 juin contre une nouvelle loi visant à réduire de 30 à 70% les émissions d’azote dans tout le pays. Une décision qui menace l’agriculture intensive faisant du pays le second exportateur agricole mondial derrière les Etats-Unis.

 

Alors je pense à Sicco Mansholt et son fameux plan :

 

Le plan Mansholt - Label Emmaüs

Sicco Mansholt

 

Le Néerlandais Sicco Lendeert Mansholt fait partie de cette génération d’hommes politiques qui ont participé avec enthousiasme à l’aventure européenne. Il est surtout connu pour avoir été l’un des architectes de la Politique agricole européenne, lorsqu’il inaugura le portefeuille de commissaire chargé des questions agricoles.

 

Voir sa vie ICI

 

Nous devrions porter nos regards de franchouillards, adeptes de la contemplation de notre nombril, vers ce qui se passe dans ce pays, celui qui a porté le productivisme au sommet : la Prim’Holstein pisseuse de lait en étant l’emblème.

 

Nos réformateurs à marche forcée de notre agriculture de la NUPES, s’il leur arrivait de quitter le y’ ka, y verraient ce qui les attend dans notre doulce France des Terroirs s’ils pensent passer en force. Les gros tracteurs sont des bloqueurs de routes et des instruments de blocus très efficaces.

 

La Hollande donc :

 

La colère des agriculteurs néerlandais récolte le soutien des populistes

 

Au détour de la jonction de l’Azelo sur l’autoroute A35 aux Pays-Bas se répand un nuage de fumée. La voie est fermée, forçant les automobilistes à emprunter des annexes pour rentrer du travail ce jeudi 28 juillet.

 

La cause des volutes noires ?

 

Un barbecue. Propriétaires des tracteurs qui bloquent les voitures, les agriculteurs ont sorti grillades et ketchups pour leur pause de midi.

 

La veille, les agriculteurs montraient leur opposition sur les autoroutes néerlandaises, vidant leurs camions remplis de fumier sur les voies et incendiant des ballots de paille pour bloquer la circulation néerlandaise. Jeudi, des restes de pneus carbonisés gisent encore sur certains couloirs. Les centres de distribution de plusieurs chaînes de supermarchés ont été bloqués des jours durant, les fermiers ont tambouriné aux portes de la maison de la ministre de la Nature et de la Politique de l’azote, Christianne van der Wal, et des policiers ont tiré à balles réelles sur un adolescent de 16 ans. Un chaos «inacceptable», selon le premier ministre, Mark Rutte, pour qui «une infime minorité de fermiers» met la population en danger.

 

Ecologie et agriculture

 

Avec son logo bleu aux allures militaires composé de deux fourches jaunes, la Fondation des forces de défense des agriculteurs a été la première à appeler aux émeutes. Sur la page de garde de son site internet, un appel aux dons pour «aider à payer les amendes» reçues et «soutenir la bataille».

 

La cause de la colère depuis le 10 juin ?

 

La volonté du gouvernement néerlandais de réduire les émissions de protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2, pour s’aligner sur les normes européennes. Une nouvelle loi a été discutée au parlement, imposant une réduction de 30 à 70% dans 131 zones agricoles afin de baisser les émissions de moitié d’ici à 2030.

 

Il s’agit très concrètement de réduire de 30% le cheptel alors que l’agriculture est un domaine phare aux Pays-Bas – 17,5 millions d’habitants pour environ 4 millions de bovins, 12 millions de porcs et 100 millions de poulets, destinés à l’industrie alimentaire. La surexploitation des terres (environ 53 000 exploitations) a valu à ce pays d’occuper la deuxième place en tant qu’exportateur agricole mondial derrière les Etats-Unis. Ce secteur d’activité constitue 1,6% du PIB (2019) avec 180 000 travailleurs soit 2% de l’emploi du pays. Il est responsable de 46% des émissions de protoxyde d’azote, d’ammoniac et de nitrate, à cause de l’utilisation d’engrais azotés par l’agriculture et des rejets d’eaux usées par l’élevage.

 

 

«Le problème n’est pas la loi en elle-même, mais son application. Imaginez devoir réduire brutalement vos émissions de 70%! Cette loi ne donnera pas d’autre choix à certains fermiers que de vendre leurs terres et se reconvertir», soupire Alex Datema, président du collectif de fermiers BoerenNatuur. Si une aide de 24,3 milliards d’euros a été allouée pour aider les fermiers, aucune proposition n’a été élaborée sur le plus long terme.

 

Incompréhension

 

«On fait face ici à une contradiction: pendant des décennies, les gouvernements européens, et particulièrement celui des Pays-Bas, ont poussé les agriculteurs à aller vers une industrialisation forcenée, avec des systèmes d’élevage très concentrés. Après des années de politiques publiques allant dans ce sens-là, il est maintenant demandé aux agriculteurs de réduire leur cheptel: cela provoque donc chez eux une grande incompréhension», résumait dans Reporterre Morgan Ody, une agricultrice française.

 

Les Pays-Bas ont beau posséder 162 zones naturelles uniques et vulnérables enregistrées auprès de la Commission européenne, le gouvernement néerlandais a choisi de ne pas appliquer les normes pendant plus de vingt ans pour soutenir son agriculture. En 2019, une décision de la Cour de justice de l’Union européenne et du Conseil d’Etat néerlandais ébranlait la confiance nationale: au grand dam des fermiers, le pays doit désormais s’y plier.

 

«La vie des fermiers est dure»

 

«La vie des fermiers est dure et je ne sais pas ce qui nous attend à l’avenir», avoue Alex Datema, qui précise être prêt à «chevaucher» son tracteur «pour militer». Andy Palmen, directeur de Greenpeace aux Pays-Bas, précise: «La plupart des agriculteurs ne sont pas violents. Mais tout le secteur est concerné. Moi aussi je serais en colère si le travail de ma vie se voyait totalement bouleversé

 

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