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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 06:00

 

« Rien n’est sale quand on s’aime », fera dire Clouzot à l’un des personnages de son film Manon. Dans Quai des Orfèvres, déjà, tout poisse, s’encrasse, sauf l’amour, qu’il soit filial, conjugal ou lesbien.

 

Ce film est né dans l’année qui précède ma naissance, 1947, je pense l’avoir vu dans le cadre de Ciné-Culture.

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/c409aedd-80cd-4b9d-9fe9-ea4a843cb9c0_2.jpg

 

Aujourd’hui c’est « Quai des Orfèvres »

 

Attention, chef d’œuvre !

 

C’est le moment de rappeler que « Ciné papy » ce n’est que des coups de cœur d’un amateur de cinéma, cinéphage par ailleurs plus que sage cinéphile.

 

C’est donc avec beaucoup de modestie que cette œuvre va être abordée et tenter de vous expliquer ce qu’elle a de magique. Exercice d’autant périlleux qu’il ne faudrait pas moins de trois fiches pour vous en parler.

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce que, comme dirait Fabrice Luchini, c’est du lourd. Du très lourd au regard de tous ceux qui de près ou de loin ont participé à ce film. Les divers renvois que permet cette richesse montrent ce que fut l’histoire du cinéma français pendant la deuxième guerre mondiale.

 

Mais voir aussi en fin de fiche

 

Quelle est l’histoire ?

 

Il s’agit d’un roman policier dont l’intrigue est particulièrement alambiquée. Clouzot traite cela avec brio et en profite pour dresser le tableau d’un monde artistique de cabaret et une vie de policier d’une tristesse affligeante. C’est Louis Jouvet qui mène l’enquête qui s’avère ardue en raisons des mensonges des uns et des autres, soit pour protéger quelqu’un, soit pour dissimuler quelque chose comme, par exemple, la chanteuse Suzy Delair qui n’a rien à se reprocher sauf d’avoir été sur le lieux du crime et qui craint la jalousie de son pianiste accompagnateur de mari, Bernard Blier. Il faut souligner l’humanité dont fait preuve Louis Jouvet, tout au long de l’enquête, jusqu’à sa conclusion

 

Source

 

 

C’est le roman « Légitime Défense » de Stanislas-André Steeman. C’est, entre autre, un auteur belge de roman policier à succès. Il a créé le personnage de Monsieur Wens, surnom de Wenceslas Vorobeïtchik, détective privé dont les aventures seront portées sept fois à l’écran dont « L’assassin habite au 21 » (1942) adapté et mis en scène par Clouzot avec dans le rôle de Monsieur Wens le grand Pierre Fresnay dont on ne peut oublier la très élégante interprétation dans « La grande illusion » (1937) de Jean Renoir , du capitaine de Boëldieu,  un aristocrate fier et nostalgique . Nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

Réalisation

 

Henri-Georges Clouzot est à la mise en scène. C’est quelqu’un d’important dans l’histoire du cinéma français. Son pessimisme le porte vers le film noir Ses films n’ont jamais laissé indifférents.  « Le Salaire de la peur »(1952) et « Les Diaboliques »(1952), sont placés par la critique au nombre des plus grands films des années 1950.

 

Le Salaire de la peur a remporté les trois récompenses suprêmes des principaux festivals européens à savoir le Lion d'or, la Palme d'or et l'Ours d'or. Honneur qu’il partage avec deux autres cinéastes seulement, Michelangelo Antonioni et Robert Altman. C’est dire  l’importance du bonhomme. Le suspens distillé dans ses films le qualifiera d’ « Hitchcock français »

Chroniques du Cinéphile Stakhanoviste: Quai des Orfèvres - Henri-Georges  Clouzot (1947)

 

Qui fait quoi

 

Louis Jouvet : l'inspecteur Principal-Adjoint Antoine

 

Simone Renant : Dora Monnier, la photographe

 

Bernard Blier : Maurice Martineau, le mari de Jenny

 

Suzy Delair : Marguerite Chauffonnier dite Jenny Lamour, la femme de Maurice

 

Pierre Larquey : Émile Lefort, le taxi

 

Jeanne Fusier-Gir : Paquerette, la dame du vestiaire de l'Eden

 

Claudine Dupuis : Manon, la prostituée sous les verrous

 

Charles Dullin : Georges Brignon, l'homme d'affaires

 

Henri Arius : Léopardi, auteur compositeur

 

Charles Blavette : Poitevin, l'employé de la SNCF

 

René Blancard : le commissaire divisionnaire chef de la Brigade Criminelle

 

Robert Dalban : Paulo, ferrailleur et mauvais garçon

 

Jean Daurand : l'inspecteur Picard

 

Jean Dunot : Nitram, le chanteur comique qui répète

 

Jacques Grétillat : Auguste, de l'agence artistique

 

Gilberte Géniat : Mme Beauvoir, la concierge

 

Gabriel Gobin ou Gabriel Gobain : le patron du café

 

François Joux : l'officier de police Faillard

 

Léo Lapara : l'inspecteur Marchetti

 

Henri Niel : l'inspecteur à la dinde de Noël

 

André Numès Fils : l'inspecteur comptable

 

G. Peran ou Claude Peran : le magicien de Médrano

 

Annette Poivre : Madeleine, la standardiste

 

Georges Pally : Poiret, le régisseur de l'Eden

 

Fernand René : Mareuil, le directeur de l'Eden

 

Jean Sinoël : le vieux journaliste

 

Raymond Bussières : Albert, le truand arrêté

​​​​​​​

Bob Ingarao : un inspecteur (non crédité)

 

Il n’est pas question de vous les présenter les uns après les autres. Les petits curieux peuvent aller sur interlope pour plus de renseignement si nécessaire.

 

Par exemple Dora Doll, nom à la connotation américaine. On découvre une carrière importante et méconnue aujourd’hui, même de vieux Ciné papy.

 

Les plus anciens reconnaîtront des acteurs encore connus comme Pierre Larquey qui tient un rôle important dans « Le Corbeau » grand film également réalisé par Clouzot. Mais aussi Raymond Bussières ou encore Robert Dalban que tous les amateurs de cinéma, y compris les jeunes connaissent pour sa participation dans ce monument qu’est le film « Les Tontons flingueurs » de Georges Lautner, (pour la petite histoire, fils de Jeanne Fusier-Gir)

 

Je laisse à une autre fois l’occasion de parler de Louis Jouvet qu’on ne présente plus ou de Charles Dullin grand acteur de théâtre ou enfin de Bernard Blier qui commençait une très longue carrière.

 

Si contrairement à une annonce du début des fiches j’impose au lecteur cet impressionnant casting c’est pour attirer l’attention sur ce que l’on pourrait, non sans un certain mépris, parler de second rôle. Quand on aime le cinéma et les acteurs ont ne peut que souscrire à ce que rapporte Dominique Zardi, un des plus constants seconds rôles du cinéma français et plus particulièrement de Claude Chabrol. Le petit aux cheveux ras pour ne pas dire rasés, c’est lui.

 

Il nous dit : « Vous savez, dans le gigot, ce qui est bon, c'est pas la viande, c'est les pointes d'ail. C'est pas moi qui dit ça, c'est Raimu » Lequel Raimu précisait souvent : « Il n'y aurait pas de grands acteurs sans de grands seconds rôles"

 

C’est toujours un plaisir de les retrouver dans l’un ou l’autre film.

 

Mention aussi pour les costumes de Jacques Fath grand couturier de l’immédiat après-guerre.

 

 

Temps forts

 

Photo de Simone Renant - Quai des Orfèvres : Photo Simone Renant, Suzy  Delair - AlloCiné

 

La remarque de Louis Jouvet à Simone Renant, la photographe Dora Monnier amoureuse de Suzy Delair.

 

            «Dans le fond, vous êtes un type dans mon genre, vous n’avez pas de chance avec les   femmes.»

 

Rien que pour cela j’idolâtre « Quai des Orfèvres ». Clouzot dialoguiste de ce film, montre qu’il n’était pas qu’un simple metteur en scène

 

Pax

 

Prochainement « Un dimanche comme les autres »

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 06:00

 

25 avril 2011

Éric Zemmour le Jean Nocher ou la Geneviève Tabouis du PAF : il a une fonction salutaire, j’ose même écrire sanitaire, un côté Destop bien utile. ICI 

 

Le dit Zemmour, exploitant le fait qu’il n’est pas plus con que la moyenne de ses confrères, cultive son petit fonds de commerce avec la pugnacité et la constance de mes 2 épiciers tunisiens du boulevard Saint Jacques ouvert jusqu’à 2 heures du matin. Il besogne, normal pour une pute !( Au dire de Philippe Caubère, Zemmour fait la pute dans une émission de France 2 On n’est pas couché), ou avec son compère Éric Naulleau, Il se situe dans la tradition de la Droite Nationale de l’entre deux-guerres, le talent en moins. Il défend ces français qui sifflaient Karembeu, trop kanak à leur goût et qui avait le culot d’être l’homme de la blonde Adriana. Il sait tout, il a des opinions sur tout, et pour lui tout est de la faute de l’intégration européenne. Tel Candeloro il dévide ses figures imposées et, parfois, lorsque sa dialectique se heurte à la réalité il se risque à un double axel ou une triple boucle piquée.

 

 

Je ne fais pas partie de ceux qu’il irrite car je trouve qu’il a une fonction salutaire, j’ose même écrire sanitaire : il a un côté Destop bien utile. Bref, en dépit de ses frêles épaules, il porte le poids des non-dits d’une frange de la classe politique, et de sa bouche aux lèvres fines il délivre un message qui plaît à une partie de la France. Je l’écoute de temps en temps en me régalant de ses mimiques et de sa gestuelle car j’adore ce genre de type qui de sa chaire, sans avoir jamais rien fait d’autre de ses dix doigts – c’est démago j’en conviens, mais j’attaque là le polémiste pas le journaliste qu’il fut – se fait le héraut du petit peuple en endossant un discours un peu trop ample pour lui.

 

 

En 10 ans le petit Éric a fait son petit bonhomme de chemin, grâce à la nouvelle télé poubelle C.News du tout-puissant patron de Canal +  Vincent Bolloré, il surfe sur la vague populiste, profite de la vacuité du discours des partis politiques, dit de gouvernement, qui ne gouvernent plus depuis que le Macron les a assassinés, pour lui, il l’a dit et écrit, « Marine Le Pen a toujours été de gauche ». Éric Zemmour, qui aura 63 ans cet été, se réclame d’une tradition gaulliste et bonapartiste, mais s’affiche plus nettement à l’extrême droite, sur une ligne bien plus radicale que Marine Le Pen. Il popularise volontiers la thèse du « grand remplacement » de l’écrivain Renaud Camus, a participé en septembre 2019 à la « convention de la droite » organisée par les amis de Marion Maréchal et a été condamné à trois reprises – en 2011, pour provocation à la discrimination raciale, en 2018 et 2020, pour provocation à la haine envers les musulmans.

 

 

Le 21 avril, il a signé une chronique dans Le Figaro sur Jacques Bainville. L’académicien monarchiste regrettait, au soir de sa vie, « de ne pas avoir participé à la vie politique de manière plus active », de ne pas avoir abandonné le journalisme et de ne pas avoir osé se lancer franchement dans l’action politique.

 

« Pourquoi si bien prévoir et pouvoir si médiocrement ?, écrivait Bainville. J’ai toujours eu le tort de ne pas viser assez haut. Excès de fausse modestie, fausse fierté ! Méfiance exagérée de soi-même, sentiment d’impuissance. »

 

Marine Le Pen, a estimé, le dimanche 6 juin, qu’une candidature à l’élection présidentielle de 2022 du journaliste du Figaro et éditorialiste star de C.News risquerait d’affaiblir « le camp national » à ce scrutin.

 

« Je suis profondément attachée à la démocratie (…), cela ne me pose qu’une interrogation : quel est l’intérêt de cette candidature ? » Selon la présidente du RN, « objectivement, c’est une candidature qui peut aider Emmanuel Macron à arriver en tête à l’élection présidentielle, ce que les sondages ne lui accordent pas pour l’instant ».

 

Elle n’a pas tort la Marine, après la veste des Régionales l’irruption du trublion Zemmour, même s’il est crédité d’un petit 5,5 % d’intentions de vote dans une enquête IFOP publiée par Le Point début juin, n’est pas une bonne nouvelle pour elle.

 

Et puis en sortant de chez moi vendredi dernier sur les panneaux qui bordent la ligne du métro aérien j’ai vu des affiches avec sa tronche de cake. J’étais pressé, je n’ai pas pris une petite photo, les affiches ont été détournées, pas par moi.

 

 

Bref, je me fous comme de ma première chemise de Zemmour, sa candidature à la Présidentielle n’est que le dernier avatar du cirque médiatique, mais elle est aussi le symptôme le plus parlant de la dégradation du fonctionnement de notre démocratie représentative.

 

Macron, Bigard, Zemmour, Raoult, Philippe de Villiers. Cherchez l'intrus...  - AgoraVox le média citoyen

 

Zemmour Président !

 

Dans ma Vendée crottée, au temps de ma jeunesse, le député Boux de Casson, Indépendants&paysans, déclarait sans rire « Si je présentais mon âne, ils voteraient pour lui… » Il fut balayé en 1958 par la vague gaulliste. J’aime beaucoup les ânes je ne ferai donc pas l’honneur à Éric Zemmour de le comparer à ce charmant animal. Zemmour n’est pour moi qu’un petit coq gaulois, dressé sur ses petits ergots foulant le tas fumier, agressif, couard, il chante faux, se rêve roi de la basse-cour, alors que, comme tant d’autres démagogues, il finira au fin fond des poubelles de l’Histoire…

 

Mais le petit Éric ne semble pourtant pas pressé de se lancer. Il faut dire qu’une candidature le priverait de l’audience conséquente de son émission sur C.News.

 

Et puis, les choses sérieuses vont se pointer :

 

  • Les signatures à collecter…

 

  • Le pognon à collecter…

 

Affaire à suivre…

Valeurs actuelles 4113 zemmour president livre choc une elction ordinaire  geoffroy lejeune | Rakuten

1- La campagne d’affichage en faveur d’Eric Zemmour, nouvelle pierre sur le chemin d’une candidature à la présidentielle ICI

 

Des affiches « Zemmour président » ont fleuri sur les panneaux électoraux après la fin des régionales, à l’initiative de la galaxie de soutiens du polémiste, qui est en pleine structuration.

 

Par Samuel Laurent

Publié le 30 juin

 

L’opération de communication est réussie : lundi matin 28 juin, un peu partout en France, des passants ont pu découvrir des affiches « Zemmour président » collées sur les panneaux précédemment réservés à l’affichage électoral. De quoi interpeller médias et opinion, à moins d’un an d’une présidentielle pour laquelle le polémiste de la chaîne CNews affiche un appétit grandissant et au lendemain d’une élection marquée par le recul du Rassemblement national (RN).

 

Derrière cette initiative, des centaines de jeunes militants d’un collectif informel baptisé « Génération Z », du nom du serveur qui les réunit sur l’application de discussion Discord. « Ce sont 500 militants qui ont collé 10 000 affiches dans 86 départements », explique fièrement Stanislas Rigault, responsable de Génération Z. S’il se définit comme « de droite, mais pas d’extrême droite », ce jeune militant catholique, également fondateur d’un mensuel baptisé L’Etudiant libre, est passé par les bancs de l’Institut de formation politique (IFP), un organisme « libéral-conservateur » inspiré de groupes de réflexion privés républicains américains, qui se donne pour mission de former de jeunes cadres de droite.

 

 

Vieux de seulement trois mois, Génération Z réunit en ligne des fans d’Eric Zemmour, excités à l’idée d’une candidature du polémiste, plusieurs fois condamné pour provocation à la haine, à la présidentielle de 2022. « Il y a des profils très variés, des néomilitants qui ne s’étaient jamais intéressés à la politique mais aussi des jeunes issus des Républicains [LR] ou de l’UNI [syndicat étudiant de droite] qui ne se retrouvent pas dans l’offre actuelle », explique M. Rigault.

 

« Zapéros » devant « Face à l’info »

 

Génération Z déploie son énergie sur les réseaux sociaux, à coups de « mèmes » (images humoristiques virales) à la gloire de son champion, mais organise également des « Zapéros », où les militants se retrouvent pour regarder ensemble « Face à l’info », le rendez-vous quotidien d’Eric Zemmour sur la chaîne CNews.

 

 « C’est assez fabuleux de voir des jeunes qui se structurent eux-mêmes », s’enthousiasme Antoine Diers. Ce directeur de cabinet à la mairie du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) est le porte-parole de l’association Les Amis d’Eric Zemmour, qui a financé l’impression des affiches ensuite confiées aux militants de Génération Z. Une opération financée par le mouvement grâce aux dons. Ils affluent, assure le jeune homme, pour qui « l’opération visait à montrer qu’il y a une galaxie Zemmour qui existe ».

 

De fait, la « galaxie Zemmour » commence à monter en puissance, essentiellement sur les réseaux sociaux, où elle est poussée par quelques militants bien connus des sphères de droite. Parmi eux, un autre ancien de l’IFP, Samuel Lafont, vétéran des campagnes numériques de François Fillon ou du Printemps français, une branche radicale du mouvement antimariage entre personnes de même sexe La Manif pour tous. Ces dernières semaines, les comptes consacrés à l’auteur du Suicide français (Albin Michel, 2014) ont fleuri, d’un mystérieux « Les femmes avec Zemmour » aux comités Zemmour de diverses régions.

 

« La galaxie Zemmour, une auberge espagnole »

 

Une partie de ces comités, qui avaient déjà organisé des campagnes d’affichage en faveur d’Eric Zemmour, ont une autre origine : ils sont nés dans le sillage du maire d’Orange (Vaucluse), l’ex-Front national Jacques Bompard, lui aussi favorable à une candidature du polémiste qu’il appelle de ses vœux depuis des mois. Il est également derrière une liste régionale « Zou », menée par la conseillère de Provence-Alpes-Côte d’Azur Valérie Laupies, dont l’une des trois propositions était explicitement d’appeler Eric Zemmour à se porter candidat. Elle a réuni à peine plus de 19 000 voix, soit 1,6 % des suffrages.

 

 « Pour l’instant, la galaxie Zemmour est une auberge espagnole », reconnaît M. Diers, qui se prend à rêver d’une union des droites entre « militants orphelins » des courants souverainistes, catholiques, républicains… et déçus du RN. Parmi les derniers visuels lancés par Génération Z, on trouve de nombreuses variations autour de ce thème : mieux vaut soutenir Eric Zemmour que Marine Le Pen. Le polémiste a d’ailleurs multiplié les piques envers cette dernière, qui, en retour, le presse de se déclarer candidat.

 

M. Zemmour, crédité d’un petit 5,5 % d’intentions de vote dans une enquête IFOP publiée par Le Point début juin, ne semble pourtant pas pressé de se lancer. Il faut dire qu’une candidature le priverait de l’audience conséquente de son émission sur CNews.

 

« Peut-être qu’il faut passer à l’action »

 

« Il est très occupé par son livre », justifie aussi Antoine Diers. Cet ouvrage, à paraître, ne sera pas publié par Albin Michel, son éditeur historique. Selon Gilles Haéri, directeur général de la maison d’édition, la décision est justifiée par le fait que M. Zemmour lui a annoncé « son intention de s’engager dans la présidentielle et de faire de son prochain livre un élément-clé de sa candidature ».

 

« Le Z », comme le surnomment ses fans, se contente pour l’instant de faire des allusions indirectes à une candidature. « Peut-être qu’il faut passer à l’action », a-t-il ainsi lancé début juin lors d’un entretien à la chaîne YouTube Livre noir, fondée par l’ex-LR et proche de Marion Maréchal, Erik Tegnér.

 

Mais, selon M. Diers, une petite équipe constituée autour de Sarah Knafo, jeune énarque qui joue les conseillères politiques du polémiste, suit de très près les initiatives en cours. Outre Mme Knafo, un noyau dur d’une petite dizaine de personnes est ainsi à la manœuvre, parmi lesquelles François Miramont, un chef d’entreprise venu du centrisme, ou encore Pierre Meurin, ancien directeur des études de l’Institut de sciences sociales économiques et politiques, l’école fondée par Marion Maréchal.

 

Samuel Laurent

Les Femmes Avec Zemmour (@FemmesZemmour) | Twitter

2- JEUNES LOUPS, COLLECTIFS... QUI SONT LES PERSONNALITÉS QUI PRÉPARENT LA CANDIDATURE ZEMMOUR?

Robin Verner

Le 08/07/2021

 

Il ne s'est pas encore officiellement déclaré mais de plus en plus d'incides laissent à penser que le polémiste Éric Zemmour se rêve en président de la République, ou à tout le moins en candidat à l'élection de 2022. Et il ne s'avance pas comme un homme seul.

 

On le sait, Éric Zemmour est une impressionnante machine médiatique. Entre les émissions de Zemmour & Naulleau sur Paris Première, ses heures quotidiennes sur CNews, ses livres - tous des succès de librairie qui ouvrent bien sûr à d'autres invitations audiovisuelles -, l'ancien chroniqueur de Laurent Ruquier enchaîne les passages télévisés comme autant de tribunes. Cette caisse de résonance n'a pu prendre qu'une profondeur supplémentaire ces dernières semaines alors que l'aspiration d'Éric Zemmour à se présenter à la présidentielle 2022 n'en finit plus de gagner en crédit.

 

Les dossiers et unes consacrés à sa possible candidature se succèdent dans la presse. C'était L'Express il y a un mois. Ce sont Valeurs actuelles et Paris Match ce jeudi. De ce binôme, le premier prétend en couverture éventer "les secrets d'un candidat", tandis que la manchette du second assure "Oui, il est candidat", ses pages intérieures proclamant même "il saute le pas".

 

 

Mais considérer Éric Zemmour comme une créature médiatique ou un homme seul, projeté sur l'avant-scène d'une certaine droite en désespoir d'une figure providentielle, au moins depuis que l'étoile du général Pierre de Villiers semble avoir pâli, serait une erreur. Sa proto-campagne présidentielle s'appuie au contraire sur des réseaux originaux, des personnages bien introduits - dont certains très connus des Français - le tout articulé par des petites mains et des chevilles ouvrières. On peut décomposer cette "galaxie Zemmour" en cercles concentriques.

 

Les "jeunes loups"

 

À tout seigneur, tout honneur. Au premier rang de l'équipe rapprochée d'Éric Zemmour, on remarque d'abord la présence de Sarah Knafo. Elle a d'abord passé une tête dans l'enquête dédiée par L'Express à l'essayiste début juin. Il faut dire qu'elle est la première pièce de son dispositif. Cette énarque de 26 ans est conseillère politique, désormais magistrate à la Cour des Comptes, après être sortie dans la "botte" (traduire, dans les meilleurs) de la célèbre école d'administration.

 

Ses tâches auprès d'Éric Zemmour sont aussi multiples et essentielles qu'officieuses. Elle l'accompagne dans ses déplacements, les organise le cas échéant. Comme en septembre 2019 où elle avait co-organisé la Convention de la droite, événement publique lors duquel le journaliste avait pris une nouvelle dimension, plus verticale, assumant cette fois de se placer derrière un pupitre pour développer ses positions, ses analyses, sa vision de l'avenir du pays.

 

Le compagnonnage entre celle qui était, en 2016, la responsable des "Jeunes avec Henri Guaino" et l'ex-chroniqueur de 20h10 Pétantes et On n'est pas couché est donc déjà ancien. Elle lui apporte un ultime coup de main, cardinal: au domicile de la jeune femme se tiennent des réunions lors desquelles elle le met en contact avec de jeunes enthousiastes, désireux de rejoindre le mouvement.

 

Est-ce au cours de l'une d'entre elles que Samuel Lafont a pris place à bord du train? Paris Match et Valeurs Actuelles mentionnent tous deux cet homme âgé de 34 ans. Ce spécialiste des réseaux sociaux, ex-membre de l'UNI - syndicat étudiant de droite -, a d'abord émargé à "La Manif pour Tous".

 

Longtemps militant au sein de la principale famille politique de la droite, il a ensuite participé à la campagne de François Fillon, avant de créer Damoclès, un site mixant articles d'opinion - au contenu parfois nébuleux - et pétitions. Désormais, il "anime la mobilisation en ligne", selon les termes qu'il a employés auprès de Paris Match. C'est-à-dire qu'il gère les comptes Tiktok, Instagram ou encore Twitter de son champion.

 

Pierre Mourin s'affirme comme un autre artisan de cette équipée qui s'annonce. Le jeune homme de 31 ans est en tout cas cité dans le numéro de Valeurs actuelles de cette semaine comme l'un des maillons les plus éminents du "staff" d'Éric Zemmour. Il est l'ancien directeur des études de l'Issep, l'école de sciences politiques lancée par Marion Maréchal. L'un des nombreux éléments démontrant d'ailleurs l'existence de passerelles entre le clan Zemmour et l'entourage de l'ex-députée FN élu dans le Vaucluse.

 

Il est décrit comme le responsable des campagnes d'affichage associées à Éric Zemmour.

 

Les "associatifs"

 

Ces campagnes ne sont pas seulement théoriques. Elles ont même connu une première application spectaculaire le 29 juin quand des petites mains ont collé des affiches "Zemmour président" à Paris, comme dans de nombreuses autres villes de France. Ce happening était l'œuvre du collectif "Génération Z", initialement élaboré il y a trois mois environ sur les réseaux sociaux. Celui-ci est chaperonné par Stanislas Rigault, 22 ans, ancien étudiant en droit, et chargé de mission à l'Institut de formation politique, comme le note Valeurs actuelles.

 

Ce dernier a estimé à "500" le nombre des fidèles de sa "Génération Z" auprès du Monde, en dressant une rapide typologie, évoquant des "néo-militants" mais aussi des "jeunes issus de LR et de l'UNI". Là encore, la photo de famille appelle à l'élargir. Car les affiches remises à "Génération Z" et collées par ses soins ont été imprimées aux frais d'un autre collectif: "Les Amis d'Éric Zemmour", reconnue depuis le 1er juillet en tant qu'association de financement de parti politique par la Commission des comptes de campagne.

 

Antoine Diers, 32 ans, en est le porte-parole. Cet expert en communication et ancien candidat de la droite aux municipales à Dunkerque en 2014 est aujourd'hui directeur de cabinet du maire du Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. C'est ce nordiste qui a poussé Éric Zemmour à faire le déplacement jusqu'à la maison de la famille De Gaulle à Lille, le 18 juin dernier, d'après Valeurs actuelles. Onze jours plus tard, sur notre plateau, il expliquait le sens de son engagement:

 

"Éric Zemmour, aujourd’hui, est soutenu par des électeurs de la droite normale, la droite qui dit : ‘Nous, on est de droite, on a toujours voulu la sécurité, juguler l’immigration, une justice qui soit ferme et forte’. Éric Zemmour répond à ça."

 

Si ces personnalités, sans y être centrales, s'inscrivent donc dans le paysage d'une droite plus ou moins traditionnelle, on trouve auprès d'Éric Zemmour des visages sortis d'un autre sérail. Ainsi, le 19 mai dernier, Benjamin Cauchy, 41 ans, ex-gilet jaune ayant ensuite rejoint le Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, posait entre lui et l'ex-RN Jean Messiha lors de la manifestation parisienne des policiers. Sa compagne a, de surcroît, pris la tête d'un groupe appelé "Les femmes avec Éric Zemmour", signale encore Valeurs actuelles.

 

· Les "cadors"

 

Parmi les proches d'Éric Zemmour, on remarque des trajectoires plus expérimentées, à l'exemple de Charles Gave, entrepreneur et économiste. Il est le président du think-tank "Institut des libertés". Ce libéral, proche par ailleurs de la droite dure, dîne régulièrement avec Éric Zemmour selon l'hebdomadaire conservateur.

 

Le profil de Pierre-Édouard Stérin est également cité par Paris Match pour ses affinités avec l'auteur pressenti pour la course suprême de 2022. Cet homme de 47 ans est le président du site La Fourchette et est à l'origine de la Smartbox. Il n'a pas de mission précise auprès du polémiste mais lui accorde une attention soutenue, selon l'hebdomadaire.

 

Le polémiste côtoie des personnalités davantage habituées au combat politique. C'est le cas au premier chef de Paul-Marie Coûteaux, 64 ans, ce personnage toujours marginal mais jamais hors du jeu qui aura fait du souverainisme sa seule ligne conductrice. Ancien conseiller au cabinet de Jean-Pierre Chevènement dans les années 1980, il a été élu député européen sur la liste de Charles Pasqua en 1999, le demeurant dix ans. Il s'est ensuite rapproché de Philippe de Villiers, avant de faire de même avec le FN (il a d'ailleurs présenté Florian Philippot à Marine Le Pen).

 

Paul-Marie Coûteaux et Éric Zemmour discutent en continu, selon Paris Match qui souligne que le premier a martelé au second qu'il se devait de porter une cravate dorénavant à la télévision, et surtout, qu'il relit le manuscrit du prochain livre du probable futur candidat. Ce même livre qu'Albin Michel a renoncé à publier.

 

Il a établi, pour le magazine, la cible électorale visée par Éric Zemmour, pointant: "Les deux Français sur trois qui croient en la France qui tiennent à l’autorité de l’Etat, qui pensent que la famille c’est un père, une mère, des enfants, et qui, pour cela, jugent nécessaire l’union des droites".

 

Cette union des droites, par-delà un schisme, selon lui, artificiel imposé de l'extérieur par François Mitterrand au RPR dans les années 1980 pour inhiber la droite vis-à-vis du lepénisme et le handicaper dans les urnes, est en tout cas l'une des idées les plus fréquemment répétées par Éric Zemmour durant ses interventions. Et celui-ci d'affirmer que la droite serait mieux inspirée d'abandonner ce complexe pour imiter justement François Mitterrand dans sa capacité à conclure une alliance avec un puissant et encombrant allié (alors le Parti communiste) pour mieux l'étouffer.

 

L'héritage puisé par le journaliste historique du Figaro à la source mitterrandienne ne s'arrête pas là: il attire même certains des anciens favoris du seul détenteur d'un double septennat présidentiel. En effet, Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG de la société Elf et de la SNCF, condamné pour abus de biens sociaux pour ses agissements à la présidence de la première, l'assiste également à sa manière. Le dirigeant issu de la sociale-démocratie rédige des notes à son intention, déjeune avec lui, les deux hommes profitant de la collation pour parfaire les connaissances économiques d'un Éric Zemmour qui revendique depuis longtemps le colbertisme comme doctrine économique.

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 06:00

 

9 juillet 2021

 

Evelyn Nesbit l’objet des fantasmes de Stanley Ketchel boxeur légendaire ICI 

 

Evelyn Nesbit: The world's first supermodel - BBC Culture

 

Suite pages 251 à 253

 

« Il sortit une bouteille d’absinthe et le visage d’Evelyn s’éclaira.

 

- Oh, Wilson ! Quel amour !

 

Mizner remplit trois verres fins au quart, sur un petit bar le long du mur. Le parfum évoqua la réglisse à Ketchel. Evelyn prit un des verres et le leva devant la flamme d’une bougie. L’alcool étincela comme une émeraude fondue.

 

- La fée verte, dit-elle en français.

 

Le visage impassible de Ketchel trahissait son ignorance de cette expression.

 

Elle la traduisit pour lui.

 

- N’est-ce pas un nom charmant pour désigner l’absinthe ? Oscar Wilde disait qu’un verre d’absinthe est aussi poétique qu’un coucher de soleil.

 

Ketchel songea qu’Oscar Wilde devait être bourré comme un coing pour s’imaginer un coucher de soleil vert, mais il garda cette réflexion pour lui.

 

Mizner remarqua que personnellement il préférait l’expression « ruine bleue », pour le gin, qui avait parfois été employée dans les éditoriaux des journaux et pas toujours en guise de plaisanterie.

 

- Mais par respect pour notre charmante hôtesse, je suis prêt à risquer ma santé mentale en cette occasion.

 

- J’ai toujours admiré l’audace, répondit Evelyn.

 

À quoi ressemble une cuillère à absinthe ? - absinthemuseum.auvers-sur-oise

 

Elle reposa son verre. Ketchel observa avec un vif intérêt Mizner qui mettait un morceau de sucre sur une cuillère perforée qu’il tenait au-dessus du verre, puis il décantait doucement de l’eau glacée, quelques gouttes à peine chaque fois, sur le sucre.

 

Evelyn effleura l’oreille de Ketchel de ses lèvres comme si elle allait lui révéler un grand secret et elle murmura :

 

- C’est pour atténuer l’amertume.

 

[…]

 

Mizner leur servit à chacun un verre plein aux trois quarts. Evelyn leva son verre et admira le liquide opaque.

 

- Les Français utilisent le mot « louche », dit-elle. Quel mot ravissant pour parler d’indécence. Ça veut dire quelqu’un qui voit double…

 

Mais d’où viens-tu Pernod ?

 

 

 

« Son histoire remonte à la fin du XVIIIème siècle quand deux sœurs, les demoiselles Henriod, vendent à Couvet (Suisse) un élixir d’absinthe de leur composition.

 

 

La formule comporte quatre plantes, absinthe, anis vert, fenouil et hysope, infusées dans de l’eau-de-vie de vin. Sa consommation est alors recommandée par le docteur Ordinaire, un médecin français réfugié après la Révolution française, en Suisse, à Couvet.

 

 

Afin de donner à la liqueur l’essor industriel qu’elle mérite, les deux sœurs cèdent leur formule au major Daniel-Henri Dubied, négociant en dentelles, qui fonde, en 1798, une distillerie à Couvet sous la raison sociale Dubied père et fils.

 

 

Ignorant tout du métier de la distillation, il s’adjoint les compétences d’Henri-Louis Perrenod (1776-1851, fils d’Abram-Louis Perrenoud dont le nom se transformera en Perrenod).

 

 

 

Fort du succès de cet élixir, ce dernier crée sa propre fabrique, Henri-Louis Perrenod, et s'associe avec un des fils Dubied.

 

 

Souhaitant étendre son activité en France et pour éviter les droits de douane, il installe, en 1804, une distillerie à Pontarlier (Doubs) sous le nom de Perrenod fils qui devient Pernod Fils en 1805.

 

 

 

Marié une première fois en 1797, Henri-Louis Perrenod, devenu veuf, se remarie en 1807 avec Emilie Dubied, la fille du major. De sa première union naîtra Edouard Pernod, à l'origine des branches Gempp-Pernod et Legler-Pernod en plus de la distillerie de Couvet confiée par son père en 1829.

 

 

 

Son fils Louis, né de son deuxième mariage, le seconde à celle de Pontarlier. Les territoires sont bien délimités : Edouard 1 exporte aux Amériques quand Henri-Louis vend en France et dans les colonies particulièrement depuis que l'armée française, partie conquérir l'Algérie, emporta dans ses bagages les bouteilles Pernod Fils.

 

 

 

A la mort de Henri-Louis Pernod, le 8 décembre 1851, quatre ans après son fils Louis, Emilie reprend l'affaire, aidée de ses deux petits-fils, Fritz et Louis Alfred qui font faire de la distillerie l'une des premières de France avec une production de 25 000 litres d'absinthe (à 72°) par jour en 1896 contre 16 litres en 1805.

 

 

 

La société se singularise par la création, en 1873, d'un fond de retraite alimenté par une participation aux bénéfices de l'entreprise et par la création d'un système d'assurance contre les accidents et la maladie.

 

 

 

Fritz, décédé en 1880, Louis Alfred reste seul aux commandes, soutenu par la banque Veil-Picard de Besançon à qui il cède la société en 1888.

 

 

 

Avec ce nouvel actionnaire, la société affiche une grande prospérité au point de devenir, au début du XXème siècle l'une des premières marques d'apéritifs du monde. La création de dépôts régionaux dans plusieurs villes de France permet une diffusion plus large sur tout le territoire.

 

 

 

Un grave incendie, déclenché par un orage le 11 août 1901, jour de la fête des pompiers pontissaliens, n'aura pas raison de l'entreprise qui fête son centenaire en 1905.

 

 

 

Au cours du XIXème siècle, l'absinthe devient très vite la reine de l'apéritif.

 

 

 

Le Parlement accuse l'absinthe de tous les maux et, sous prétexte qu'elle est antinationale, en interdit la fabrication et la consommation par le décret-loi, le 16 mars 1915 (prohibée en Suisse dès 1910).

 

 

 

L'usine Pernod Fils, dont l'activité est mono produit,est transformée en hôpital militaire, puis ferme définitivement ses portes en 1917 avant d'être vendue à la chocolaterie Peter, Cailler, Kohler.

 

 

 

Par chance, une autre société, la maison A. Hémard, fondée en 1871 par Ariste Hémard à Montreuil et réputée pour l'Amourette, reprend, à la demande de la société Veil-Picard, la marque Pernod Fils en 1926 (2).

 

 

 

Une société est créée qui a pour nom Les Etablissements A.Hémard et Pernod Fils réunies.

 

 

 

Les apéritifs à base d'anis dont la teneur en alcool peut atteindre 40° étant autorisés depuis 1922, la maison, dirigée depuis 1905 par André Hémard, le fils du fondateur, lance un Anis Pernod à la marque Pernod Fils. Reste que cette marque est déposée depuis 1918 par la société Pernod Père et Fils !

 

 

 

Pernod ? Il s'agit d'un homonyme, celui de Jules-François Pernod. Sa société, Les Etablissements Jules Pernod, fabrique depuis 1860, à Montfavet près d'Avignon, une teinture rouge par distillation des racines de garance, destinée aux pantalons militaires.

 

 

 

Jules-François Pernod change son fusil d'épaule en 1876 en transformant son usine en distillerie d'alcool, puis en fabrique d'absinthe à la marque Jules Pernod en 1882.

 

 

 

L'entreprise devenue Société Pernod Père et Fils en 1916 dépose en 1918 la marque Anis Pernod, puis Pernod et Un Pernod en 1921, monopolisant ainsi le nom Pernod pour tous les anisés qui pourraient être créés ultérieurement.

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 06:00

J’suis snob j'ne fréquente que des baronnes aux noms comme des trombones j’bois de l’Ausone en mangeant du camembert à la petite cuillère…

Alain, c’est Alain Vauthier, fidèle lecteur de ce blog.

 

Selon, le sieur Dupont du Point : « le premier grand cru historique (classé A) ne participera pas au nouveau classement décennal. La clôture des dépôts de candidature était fixée au 30 juin et Ausone n’a pas remis de dossier. Déjà en 2012, la famille Vauthier, propriétaire de ce bijou, avait eu quelque hésitation face au règlement du concours qui faisait la part belle à la communication au détriment de la qualité du terroir. Le nouveau règlement ne diffère guère du précédent (toujours contesté en justice). »

 

Si la dégustation des millésimes depuis 2005 compte pour 50 % de la note finale, la notoriété selon l’arrêté du ministère de l’Agriculture (qui reprend les propositions de l’INAO) compte pour 35 % et la « caractérisation de l’exploitation appréciée à partir de l’assiette foncière, de l’homogénéité de ou des entités culturales et de l’analyse topographique et géopédologique » seulement pour 10 %. Tandis que la « conduite de l’exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l’œnologie appréciée en tenant compte de l’encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d’élevage » n’entre que pour 5 % dans cette appréciation… » ICI 

 

L’ancien directeur de l’INAO, Jean-Luc Dairien, avant son départ à la retraite m’avait confié que plus jamais l’INAO ne monterait sur cette galère du classement à la sauce Hubert.

 

Madame Marie Guittard, la nouvelle directrice a cédé, à qui je ne sais, son ADN politique de gauche à Matignon, sous Ayrault puis Valls, l’a sans doute rendue sensible aux souhaits du petit peuple de Saint-Emilion de gravir les barreaux de l’échelle sociale. Je plaisante, bien sûr.

 

Quant aux professionnels du Comité National Vins, ils ne connaissent qu’une position : couchée.

 

L1010574.JPG

Le Figaro

Château Ausone et Château Cheval Blanc renoncent au classement de Saint-Emilion ICI 

En sortant du classement des Crus de Saint-Emilion, Ausone et Cheval Blanc donnent un électrochoc au petit milieu des grands crus de la rive droite bordelaise.

Par Stéphane Reynaud 

 

Je rappelle ma position :

21 janvier 2013

 

Je persiste et je signe : il faut privatiser le classement de Saint-Emilion ICI 

 

Je vous en livre la conclusion : « L’INAO n’a rien à faire dans cette galère. L’Institut doit être le garant des règles fondamentales de nos appellations non la caution d’une compétition dont le résultat pèse sur la valeur du vin. C’est donc au Conseil des Vins de Saint-Emilion de remettre l’ouvrage sur le métier, de proposer une nouvelle procédure se fondant sur un contrat privé auxquels les compétiteurs souscriront s’ils souhaitent participer à la compétition et surtout de prévoir en cas de conflits ou de contestations une procédure d’arbitrage, plus réactive et plus rapide, dont les décisions ne seront pas susceptibles de recours au contentieux. La puissance publique n’a pas à s’impliquer dans des procédures qui ont pour résultat d’influer sur le cours économique des choses. Sans doute va-t-on m’accuser d’être totalement iconoclaste et de m’occuper de ce qui ne me regarde pas mais ce n’est que mon point de vue, il n’engage que moi mais une véritable rénovation juridique de ce type de procédure s’impose. Nous qui donnons des leçons à la terre entière, avec un soupçon d’humilité et de pragmatisme, en nous engageant sur cette voie, nous nous épargnerions de nous faire taxer d’inventer des usines à gaz qui accouchent de situations aussi incompréhensibles qu’inextricables et de pénaliser les entreprises qui se retroussent les manches pour porter plus haut leur vin et ainsi l’appellation toute entière. »

 

Je reviendrai sur le sujet, avec plus d’éléments étayant les raisons de ce refus de concourir…

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 06:00

Rebelles

J’entre en concurrence frontale avec Ciné Papy mais il me donnera sans problème l’absolution puisque dans le trio des 3 nanas y’a sa chouchoute Cécile de France.

 

Achat Rebelles en DVD - AlloCiné

 

Le film  passe le 12 juillet sur Ciné+émotion. ICI 

 

Sandra (Cécile de France) est de retour à Boulogne-sur-Mer. Il s’agit d’un échec qui la voit retourner chez sa mère qui vit dans un mobile-home. Son titre de Miss Nord-Pas-de-Calais (qui date de 2005) lui avait peut-être un peu monté à la tête. Sandra pensait vivre la belle vie sur la Côte d’Azur où elle avait suivi un homme. Le retour à la réalité est difficile à vivre : pas d’autre boulot qu’à la conserverie locale où elle va mettre des maquereaux en boîte à la chaîne.

 

Yolande Moreau et Audrey Lamy complètent avec fraîcheur ce trio de bras cassés, les trois comédiennes jouent une partition parfaite. Les trois filles se lient d'amitié, Marylin et Sandra se connaissant du lycée, et se retrouvent vite fait et malgré elles embarquées dans une histoire de meurtre, drogue et gros sous.

 

Rebelles», le «Boulogne-sur-Mer version Kill Bill», dernier film à voir  gratuitement sur Canal+

 

Moi j’ai aimé, c’est trash, caustique, bien sûr ça ne chalute pas dans la finesse et le bon goût, mais contrairement à ce que pensent les deux critiques féminines du Monde (1) et (2) de Télérama, « les dialogues où fleurissent grossièretés et vulgarités, révélatrices d’un certain laisser-aller dû aux conditions d’existence peu reluisantes. Sous couvert d’une comédie policière, Allan Mauduit livre donc également une fable sociale qui permet de donner quelques pistes de réflexion sur les causes et conséquences de l’état de notre société. »

 

Un des points positifs de ce film est la description du milieu des ouvriers qui survivent tant bien que mal à Boulogne-sur-Mer. Les femmes qui travaillent à la conserverie (dont l’origine remonte à 1959), sont presque des privilégiées, puisqu’elles ont un emploi. Bien-sûr, elles gagnent trois fois rien et elles éprouvent les pires difficultés pour maintenir le ménage à flot, entre maris absents ou sans emploi et enfants en manque de repères à qui elles ne savent pas toujours dire non malgré les difficultés financières (refrain un peu vain « Ça va aller »). Dans ces conditions, une vie familiale équilibrée relève de l’improbable. Le scénario en joue habilement.

 

Mais tout cela va plus loin et explose littéralement avec la découverte par ce trio infernal, d’un beau paquet de billets de banque qui leur tombe du ciel. Un magot qui va jouer les révélateurs et les placer dans des situations dangereuses auxquelles elles feront face avec leurs personnalités (grande gueule, culot, opportunisme, organisation personnelle, etc.). Quand on vit de trois fois rien, comment résister aux perspectives qu’offre une telle somme ? On notera au passage qu’à des degrés divers, la même tentation titille bien d’autres personnages de cette comédie... »

 

(1) ICI 

 

(2) ICI 

 

Source Critique publiée par Electron le 6 mai 2019 ICI

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 06:00

Pin on Collier'sKETCHEL, STANLEY & MANAGER PHOTOGRAPH – JO Sports Inc.

Je lis, je lis… dans la pile Vies et Morts de Stanley Ketchel de James Carlos Blake… ICI

 

Vies et morts de Stanley Ketchel - James Carlos Blake - Éditions Gallmeister

 

Page 130

 

Ketchel trouvait qu’Evelyn Nesbit était aussi belle sur la photo du journal que  dans les illustrations de Gibson*. Il décelait sur son visage une innocence bafouée qui enflammait son imagination. Comme pour d’innombrables Américains, depuis les timides adolescents jusqu’aux vieillards, elle était l’objet de ses fantasmes les plus brûlants et il comprenait sans peine pourquoi un homme aurait été prêt à tuer pour elle. Assis à table en attendant de dîner dans le Montana devant une photo d’elle prise à New-York et reproduite dans un journal de Denver, il devint ivre  de désir »

 

* Evelyn Nesbit était célèbre pour être apparu sur l’illustration de Charles Dana Gibson, L’Éternelle Question.

La Lady bimensuelle: Les Gibson Girls ⎯ Avant Kardashian, il y avait Gibson  - Zone Campus


 

 

La première Gibson Girls que je présente est Evelyn Nesbit. Elle arrive à New York en 1901 où elle débuta une carrière de modèle. Seulement âgée de 16 ans, elle impressionne par sa grande beauté naturelle et ses longs cheveux roux. Sa chevelure inspirera d’ailleurs un des croquis les plus connus de Charles Dana Gibson, L’éternelle question. Avec sa carrière de modèle, elle deviendra très vite populaire et c’est à travers les journaux et les photographies d’elle que Gibson la découvrira. Fougueuse et frivole, sa carrière est cependant teintée par le meurtre de son amant par son mari, qui la mènera dans l’alcoolisme. ICI 

 

22 MARS 2019 PAR DANIEL

 

Stanley Ketchel - L'assassin du Michigan

par F. Daniel Somrack

 

 

 

 

Stanley Ketchel - L'assassin du Michigan

 

Il y a cent ans ce mois-ci, un garçon de ferme du Michigan a été assassiné alors qu'il prenait un petit-déjeuner tranquille par une fraîche matinée dans le Missouri. Une petite balle de calibre .22 a tué un personnage plus grand que nature et a changé le monde à jamais. Lorsque Stanley Ketchel est décédé le 15 octobre 1910, il était le champion du monde de boxe des poids moyens pendant l'âge d'or du pugilisme, lorsque les détenteurs du titre étaient salués comme des superstars. Des stars venues plus tard, comme l'acteur James Dean, un autre garçon de ferme décédé à 24 ans, Stanley Ketchel est devenu le premier symbole américain d'un potentiel non réalisé.

 

À vingt et un ans, ce boxeur légendaire avait grimpé au sommet du monde pour devenir l'une des machines de combat les plus redoutées et les plus compétentes de l'histoire du ring. Il est devenu un héros folklorique national lorsqu'il a sauté deux catégories de poids pour défier le dangereux et imbattable Jack Johnson pour sa couronne des poids lourds. Surpassé par plus de trente-cinq livres, Ketchel a résisté à la pression de l'Amérique blanche pour vaincre le premier champion noir des poids lourds dans ce décalage entre David et Goliath.

 

Le voyage de Stanley Ketchel vers cet événement historique a été long et ardu. Tout a commencé à Grand Rapids où il naquit Stanislaus Kiecal, le 14 septembre 1886 de parents d'origine polonaise. Son père Thomas Kiecal, originaire de Russie, était un ouvrier et sa mère Julia Oblinski, une femme au foyer polono-américaine. Elle a donné naissance à Stanislas à quinze ans et un deuxième fils John l'année suivante.

 

Ayant grandi dans une ferme laitière, Ketchel a travaillé avec son père et a occupé son temps libre avec des romans de magasin de sous sur les hors-la-loi comme Jessie James, Wild Bill Hickok et Billy the Kid. Il a découvert très tôt qu'il avait un talent pour se battre et a été expulsé de l'école en huitième année en battant un tyran local. Après avoir travaillé à la maison pendant quelques années, il s'est enfui à quinze ans dans un train en direction de l'ouest.

 

À la recherche de petits boulots ou d'aumônes, il a erré à travers le pays, dormant dans des camps miniers et travaillant pour se nourrir. Stanislaus a traversé le Nebraska, le Kansas, le Colorado et l'Utah avant d'atterrir à Butte, dans le Montana, sous le nom de Stanley Ketchel à seize ans. Butte était une ville minière de cuivre en plein essor et abritait le géant Anaconda Mining Company. Butte était prospère et un centre de divertissement nocturne avec ses saloons, ses théâtres, ses hôtels, ses honky-tonks et ses clubs de combat et la ville qui offrait les opportunités qu'il recherchait.

 

Lors d'une foire à Butte, Ketchel a vu un stand de boxe et a décidé de tenter sa chance. Un « aboyeur » lui a lancé une paire de gants et l'a mis au défi de tenir trois rounds avec le champion pour un dollar. L'adolescent a assommé la star d'un coup, a pris l'argent et a décidé que se battre était le moyen le plus simple de gagner sa vie. On lui a immédiatement offert un emploi de videur et de boxeur de boxe au Casino Theatre en affrontant tous les arrivants pour 20 $ par semaine. "Je les ai frappés si fort qu'ils tombaient par-dessus les feux de la rampe et atterrissaient sur les genoux des gens", a rappelé plus tard Ketchel.

 

Sans entraînement formel et avec à peine plus que de la force naturelle, des réflexes rapides et un menton fort, Ketchel est devenu professionnel en mai 1903. Lors de son premier combat enregistré, il a mis KO Kid Tracy en un round, puis a perdu un concours de six rounds contre un instructeur de boxe nommé Maurice Thompson. . Sans se laisser décourager, Ketchel a continué dans le Montana, perfectionnant son art et y a disputé ses 41 premiers matchs, établissant un record impressionnant de 36 victoires, 2 défaites et 3 nuls.

 

Wild Bill Nolan, le propriétaire et exploitant du Casino Theatre a voulu présenter sa jeune étoile montante un soir sous le nom de Kid Ketchel ou Cyclone Kid Ketchel mais Stanley a refusé. Ketchel a admis plus tard qu'il avait été surpris lorsque Nolan l'a présenté avant un événement principal sous le nom de Stanley Ketchel, "The Michigan Assassin". Le surnom d'"Assassin" est resté et les journaux l'ont adoré.

 

Le style de ring explosif et non-stop de Ketchel et son pourcentage élevé de knock-out commençaient à attirer une foule nombreuse à ses combats et les promoteurs de combats étaient maintenant en train de s'offrir ses services. Considéré comme beau avec son profil bien coupé, ses cheveux blonds et son physique musclé, les femmes ont commencé à lire à son sujet dans les quotidiens et à assister à ses combats en grand nombre. Ketchel a apprécié sa nouvelle popularité et a acquis une réputation de coureur de jupons.

 

La suite ICI 

James Carlos Blake

James Carlos Blake

 

James Carlos Blake naît au Mexique en 1947 dans une famille mélangeant des ascendances britanniques, irlandaises et mexicaines. Il émigre aux États- Unis où il est successivement mécanicien, chasseur de serpent, préposé à l'entretien d'une piscine dans une prison puis professeur dans un collège. En 1995, son premier roman, L’Homme aux pistolets, sur le célèbre hors-la-loi John Wesley Hardin, remporte un grand succès.

 

Auteur d’une dizaine de romans, d’essais et de biographies, il aime brosser les portraits flamboyants de bandits, célèbres ou non, de marginaux et de personnalités historiques hautes en couleur. Il est notamment lauréat du Los Angeles Times Book Prize et du Southern Book Award.

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 06:00

Hôtel de préfecture de la Guyane — Wikipédia

Suis allé à Cayenne une fois dans ma vie avec Henri Nallet, au temps où les DOM-TOM étaient dans mon portefeuille.

 

Je vis en Guyane, ce territoire oublié. Ce que j'ai appris en 7 jours de  crise - le Plus

 

Cayenne évoque pour les vieux comme moi le bagne ICI 

 

Créé officiellement en 1854 par Napoléon III, le bagne de Guyane était la plus effroyable des prisons françaises. Des détenus furent envoyés sur une trentaine de sites jusqu’en 1938. Et ce n’est qu’en 1953 que les derniers forçats furent rapatriés.

 

Albert Londres (1884-1932), dans le journal Le Petit Parisien, ne pouvait pas être plus clairvoyant : «Le bagne n’est pas une machine à châtiment bien définie, réglée, invariable. C’est une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice. On y chercherait vainement le gabarit qui sert à façonner le forçat. Elle les broie, c’est tout, et les morceaux vont où ils peuvent.»

 

Entre août et septembre 1923, vingt-huit des articles du célèbre journaliste parurent dans ce qui était alors le quotidien le plus diffusé au monde. L’homme, qui se targuait de «porter la plume dans la plaie», donna de sérieux coups de boutoir au bagne de Guyane.

 

île du diable

©JODY AMIET / AFP ILES-DU-SALUT, FRANCE - Case de Deyfus rénovée

 

Le 15 octobre 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est arrêté. Accusé de trahison envers l'armée française, il est condamné à la dégradation militaire et à la déportation perpétuelle au bagne de l'île du Diable en Guyane où il est transféré au début de 1895. ICI 

 

Henri Charrière dit "Papillon"
 (DALMAS/SIPA)

Henri Charrière dit "Papillon" (DALMAS/SIPA)

 

Papillon, alias Henri Charrière, a inspiré deux films : mais qui était-il vraiment ?

 

Vincent Didier est le biographe d'Henri Charrière, le malfrat surnommé "Papillon" et dont l'évasion du bagne de Cayenne a inspiré deux films. En 1973, les premiers rôles étaient interprétés par Steve McQueen et Dustin Hoffman, et cette année avec Charlie Hunnam et Rami Malek. Passionné par son personnage, l'écrivain estime que la vraie adaptation de la vie d'Henri Charrière est encore à tourner. ICI 

Graines de Piment de Cayenne - Le Comptoir des Graines

Ensuite, on pense au Piment de Cayenne

 

Nom commun : Piment de Cayenne, poivre de Cayenne, piment enragé.

 

Nom scientifique : Capsicum frutescens

 

Le piment de Cayenne, fruit d’une plante originaire des Andes (Amérique du sud et centrale), tient son nom de la capitale de la Guyane française, où il a été découvert par les premiers explorateurs espagnols. Aujourd’hui, beaucoup de pays cultivent ce piment, notamment dans le sud de l’Asie, en Inde.

 

Il est parfois appelé « poivre de Cayenne » par erreur. En effet, il ne s’agit en aucun cas d’un poivre, malgré leur similitude de saveur piquante.

 

 

Reste à vous parler de l’essentiel : la Porsche Cayenne

 

Porsche et la success story du Cayenne

 

Porsche et la success story du Cayenne

Audric Doche

Le 10 Décembre 2020

 

Incroyable, mais vrai : Porsche vient de passer la barre du million de Cayenne produits. C'est évidemment une belle réussite commerciale pour un véhicule disponible depuis 18 ans. L'heureux élu est un Cayenne GTS rouge.

 

C'est l'histoire d'un modèle qui fait encore polémique pour certains en 2020, et qui a fait grincer des dents chez la clientèle Porsche au début des années 2000. Mais c'est aussi une comptine à raconter aux futurs acheteurs de Porsche, dans le futur, qui pourront ainsi apprendre que le Cayenne a sauvé Porsche de la faillite et a remis la marque sur les rails.

 

Hans-Jürgen Wöhler, l'ex patron de la gamme SUV de Porsche, reprend cette phrase : « un tabouret est plus stable sur trois pieds que juste sur deux ». Les deux premiers pieds, ce sont les 911 et Boxster qui étaient au catalogue de Porsche au début des années 2000 et qui n'étaient clairement pas suffisants pour assurer la pérennité de la marque. Le troisième, celui qui apportera la stabilité, est le Cayenne. Aujourd'hui, ce n'est plus un tabouret, mais une table à pieds multiples : Cayenne, Panamera, Macan, Taycan...

 

La suite de l’histoire ICI  

 

Je n’ai aucun goût pour les SUV, ni pour les Porsche, ma référence au Cayenne tient au fait que ce modèle est un marqueur de l’accession au statut de « nouveau riche ».  

 

Au cours de mon périple, j’en ai croisé beaucoup : en Bourgogne, à Aix-les-Bains, à Aix-en-Provence, et bien sûr dans le Luberon, à Lourmarin… La France profonde n’est pas que le terreau des gilets jaunes, elle recèle aussi des « winners », sans doute le socle électoral de l’exécré de Pax… Nous sommes bien loin des 403 des notaires, des DS 19 des patrons

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 06:00

 

Pendant que je n’en fous plus une rame Pax rame !

 

Et cerise sur le gâteau il me fait découvrir un film qui était passé sous mon sonar.

 

Enfin, le souscrit à tout ce qu’il écrit sur le Gégé Depardiou…

 

Aujourd’hui c’est « Quand j’étais chanteur »

 

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Pourquoi ce film ?

 

Parce que tel est mon bon plaisir. Car ce qui, pour beaucoup, peut apparaître comme une bluette – Encore une ! Il ne peut pas changer un peu de registre ce Ciné papy ? – est pour moi, un film que je ne me lasse pas de revoir.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Alain est chanteur de bal dans le Massif Central. Il est mondialement connu à Clermont-Ferrand.

 

C’est un pro qui fait aussi les comités d’entreprises, les fêtes de fin d’année, les inaugurations et tout ce type d’événement ou encore les thés dansant. Il a 50 ans et les cheveux teints. Il est l’ami de tout le monde. Tout son univers tourne autour de la chanson lorsqu'il rencontre Marion.

 

Lors d'un concert, Bruno, un ami agent immobilier vient en loge le saluer. Il est accompagné de sa nouvelle stagiaire Marion. C’est une jeune mère célibataire d'un enfant de six ans. Alain tombe sous le charme de Marion. Celle-ci, qui bien qu’apparemment  assez distante de prime abord, passe la nuit avec lui ce soir de leur rencontre. Tout le film nous raconte comment ils vont s’apprivoiser, façon Petit Prince.

 

Réalisation

 

Je ne connais pas Xavier Giannoli. J’observe simplement que cet encore jeune réalisateur a été oscarisé pour un  court métrage. Il tourne beaucoup avec Depardieu et Cécile de France. Il est souvent dans la liste des oscarisables et c’est tout ce que je peux dire de lui. De toutes façons, je m’en fous tant m’enchante « Quand j’étais chanteur » et rien que pour cela je suis prêt à tout lui pardonner.

 

La critique lui reproche, dans ce film, une absence de profondeur. Un manque de continuité dans le récit qui effectivement apparaît comme une succession de scènes qui n’auraient comme point commun que la seule présence des mêmes personnages. On s’en fout, ça marche ! Et ce merveilleux roman photo, pour qui a une âme sensible, un cœur à l’unisson et ne s’en cache pas, est un pur régal. Enfoncez-vous, calez-vous dans votre fauteuil, ça commence

 

Qui fait quoi

 

Quand j'étais chanteur' : un film avec Cécile De France et Gérard Depardieu  / Bande annonce

 

Gérard Depardieu est Alain Moreau. On ne présente plus la bête. Cela fait longtemps qu’elle est hors concours. Dans ce rôle il sait être tout à la fois grandiose et pitoyable. Tout est joué en finesse ; il n’y a aucune caricature, aucune ironie, aucun second degré. Pas le moindre clin d’œil, regardez l’artiste au travail ! Non, grandiose et pitoyable, comme est Alain Moreau et comme l’est Depardieu dans la vie. Grandiose, l’un des plus grands parmi les monstres sacrés du cinéma. Pitoyable lorsqu’il pisse en public dans un avion, lorsqu’il s’expatrie fiscalement dans un bled frontalier mais perdu de Belgique ou encore quand il s’affiche avec des Poutine ou autres potentats ridicules et malfaisant d’Asie Centrale. Grandiose devant la caméra dès que le metteur en scène crie : « Action »

 

Depardieu, c’est l’Albatros de Baudelaire : « Le Poète est semblable au prince des nuées / Qui hante la tempête et se rit de l’archer / Exilé sur le sol au milieu des huées / Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

 

Tout est dit et laissons les pisses-froid s’effaroucher. Oh ma chère, vous vous rendez compte !

 

Quittons un moment le Septième Art pour une incursion dans le Huitième, celui de la BD. On vous recommande en ce qui concerne l’ami Depardieu « Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu »  de Mathieu Sapin chez Dargaud

 

Gérard : Cinq années dans les pattes de Depardieu

 

Cécile de France est Marion.

 

Ciné papy ne fréquentant pas les salles de cinéma il n’a pu suivre l’irruption de cette étoile ni l’évolution de sa carrière avec des succès comme « L’auberge espagnole » Je ne sais plus comment ni à l’occasion de quel film je l’ai vu apparaître pour la première fois. Ce que je sais c’est que je ne manque aucun des films que je peux repérer sur mes programmes ou elle apparaît dans la distribution. Pour en rester aux apparences il faut dire que réunir un physique et un nom comme le sien on pourrait faire carrière rien qu’avec cela. Elle a heureusement pour nous, bien d’autres talents. À suivre car, c’est sûr, on en reparlera.

 

 

Il y a Mathieu Amalric, ambigu à souhait, comme, pour moi du moins, à chaque fois. Il affiche une décontraction, une espèce de j’m’en foutisme qui donne un ton particulier à chacun de ces rôles. On a l’impression qu’il passait là, dans le couloir et qu’on lui à demander si cela ne dérangerait pas de tenir tel rôle, là, comme ça, au débotté.

 

Temps forts

 

La grande scène du bal ou, presque façon documentaire, on assiste à une soirée de ce qui est le quotidien du chanteur. Depardieu y est tout simplement prodigieux. Il arrive à nous faire oublier Depardieu et qu’il est Depardieu.

 

La scène finale ou André et Marion à l’extérieur du café ou elle l’a retrouvé mais, pour nous, vu de l’intérieur du café, ils s’embrassent, s’enlacent … et se quittent. Marion sort du champ, avant de revenir sur ses pas pour une nouvelle étreinte.

 

La dernière avant l’adieu définitif ? Une retrouvaille pour une nouvelle aventure commune ?

 

Chacun y verra ce qui lui semble. C’est tout l’art d’un cinéaste de terminer sur une fin ouverte Il permet ainsi, au spectateur de poursuivre à sa guise le rêve ou il a su l’entraîner

 

 

Sans oublier Christophe, dans son propre rôle. Cette apparition illustre parfaitement les deux mondes différents où évoluent, chacun à sa façon ces grands professionnels

 

Concluons pour une fois

 

« À chaque fois tout recommence

Toute musique me saisit,

Et la plus banale romance

M’est éternelle poésie »

 

Nous avoue Aragon

 

Pax

 

Prochainement « Quai des Orfèvres »

 

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 06:00

In 1936, Joseph Stalin Created the Proletariat's Very Own 'Champagne' |  VinePair

Les Russes adorent le champagne, ils le sabrent !

 

Les maîtres du champagne, avec leur bras armé qu’est le CIVC, font la chasse aux usurpateurs de l’appellation champagne.

 

Yves Saint Laurent l’a subi à ses dépens :

 

 

Le Tribunal de grande instance de Paris, dans un jugement du 28 octobre 1993, annulait la marque "Champagne" et interdisait son utilisation. A la suite d'un appel effectué par la société Yves Saint-Laurent, la Cour d'appel de Paris, dans un arrêt du 15 décembre 1993 confirmait ce jugement de première instance. Selon la Cour, « en adoptant le nom Champagne pour le lancement d'un nouveau parfum de luxe, en choisissant une présentation rappelant le bouchon caractéristique des bouteilles de ce vin et en utilisant dans les arguments promotionnels l'image et les sensations gustatives de joie et de fête qu'il évoque, la société Yves Saint-Laurent a voulu créer un effet attractif emprunté au prestige de l'appellation Champagne ; ... de ce seul fait, elle a, par un procédé d'agissements parasitaires, détourné la notoriété dont seuls les acteurs et négociants en Champagne peuvent se prévaloir pour commercialiser le vin ayant droit à cette appellation ». YSL se pourvoira en Cassation en pure perte.

 

 

Le village suisse de Champagne n'a pas le droit de qualifier son vin de... champagne

 

Vaud - La Suisse n'a pas droit à son Champagne - Le Matin

 

Après des années de combat pour défendre l'utilisation de son nom, cette petite commune du canton de Vaud a dû s'incliner face au comité interprofessionnel des vins de Champagne. ICI

 

Champagne : Poutine lance la guerre des bulles

 

Vladimir Poutine a donné son feu vert, vendredi 2 juillet, à un amendement de la loi sur la réglementation des boissons alcoolisées qui fait réagir en Russie… et en France. Selon ce texte, seuls les producteurs russes auront désormais le droit d’afficher l’appellation « champagne » sur leurs bouteilles. Les vins importés devront, eux, signifier une appellation «vin à bulles». Cet amendement indique clairement que la législation russe ne tiendra pas compte de la protection de l’appellation française « champagne AOC ». (Suite 1)

 

 

Il semblerait que le Tsar Paul Ier soit le premier a avoir tenté d'introduire un vin pétillant en Russie, dans son palais de Soudak en Crimée. On sait que la première école de viticulture ouvre en 1804 et qu'en 1812, plusieurs producteurs ont établis domicile sur la péninsule ukrainienne. En 1840, le Prince Vorontsov, grand amateur de vins, créé le label Ay-Danil, mais l'intégralité des vignes, de l'équipement et du laboratoire d’œnologie sont détruits par les Anglais et les Français pendant la guerre de Crimée (1853-1856).

 

A la fin du 19ème siècle, les vins de Champagne ont si bien conquis les aristocrates que la Russie est devenue un débouché fort intéressant pour les producteurs français. Ceux-ci distribuent même une version plus sucrée, adaptée au "goût russe". En 1876, à la demande d’Alexandre II, Henri Roederer crée la cuvée Cristal pour la consommation exclusive des Tsars de Russie. En 1896, il fonde la Société vinicole de la Russie méridionale. L'usine de vins mousseux d'Odessa produit aujourd'hui 34 types de produits sous les marques Odessika et Henri Roederer.

C'est néanmoins le prince Léon Golitsyne, surnommé le roi du vin russe, qui est le considéré comme le père de la vinification mousseuse à la russe. Il parcourt tout l'empire avant de jeter son dévolu sur la Crimée. En 1878, il crée une cave à champagne où il teste plus de 600 variétés de raisins de différents crus et leur potentiel de production sur la mer Noire. Il sélectionne finalement plusieurs cépages: le Pinot Franc, le Pinot Gris, l'aligoté et le Chardonnay. En 1892, le prince Golitsyne débute sa production sur son domaine de Novy Svet (Nouveau Monde), selon la méthode champenoise classique, mise au point par le moine bénédictin Dom Pérignon au 17e siècle. Ce champagne, qui est nommé Paradisio, est servi au banquet du sacre de Nicolas II en 1896. Quatre ans plus tard, à l’Exposition Universelle de Paris, il est récompensé par le Grand Prix de la Coupe. Il s'agit de la première étape dans l'histoire des vins mousseux russes. ICI 

 

(Suite 1)

 

Gastronomie - Une loi russe met sous pression les livraisons de champagne -  Le Matin

 

En réaction à cette décision, le Français Moët-Hennessy a suspendu, le temps d’un week-end, ses exportations vers la Russie. Dans un courrier destiné à ses clients russes et auquel le quotidien économique Vedomosti a eu accès, la société française a annoncé devoir réaliser une nouvelle certification de ses produits, qui devrait coûter plusieurs millions de roubles.

 

Staline fit créer à la fin des années 1930 un « champagne soviétique » produit en masse, avec l’objectif de le rendre accessible à tous

 

Ayant accepté, dimanche 4 juillet, de se plier aux requêtes russes, elle doit changer ses étiquetages et renommer ses produits dans le respect de la nouvelle législation. Le quotidien russe rappelle que 13 % des 50 millions de litres de mousseux et champagne importés chaque année en Russie viennent de France. Moët-Hennessy représente 2 % de ce marché.

 

Une AOC menacée dans le monde entier

En Russie, cela fait longtemps que le terme « champagne » est utilisé sans complexe et pour toutes sortes de vins à bulles. Staline fit créer à la fin des années 1930 un « champagne soviétique » produit en masse, avec l’objectif de le rendre accessible à tous.

 

 

Au lendemain de la chute de l’URSS, ce « champagne soviétique » est devenu une marque synonyme de mousseux bas de gamme, mais toujours aussi populaire lors des grandes occasions. Un état de fait qui n’a jamais ravi les producteurs champenois, défendus par le comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC), et qui mènent depuis de nombreuses années une bataille destinée à protéger cette appellation contrôlée menacée dans le monde entier.

 

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Comment la Russie de Poutine a fait chuter l’alcoolisme

Avec cet amendement, les autorités russes souhaitent certainement mettre en valeur les producteurs de vins pétillants locaux. Et notamment ceux de Crimée, producteurs ancestraux qui ont connu une deuxième jeunesse à la suite de l’annexion de la péninsule en 2014 et leur pleine ouverture au marché russe. La marque phare du pays, le vin criméen Novy Svet, appartient à un ami du président russe, Iouri Kovaltchouk.

 

Friand de viniculture, Vladimir Poutine avait fait monter l’action d’un autre géant du marché, Abrau-Durso, en janvier, après avoir signifié qu’il se verrait bien travailler dans cette entreprise à l’issue de sa carrière politique.

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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 06:00

nationale-7-247581.jpg

Je me suis glissé, pendant une petite semaine, dans les plis de la France profonde, « mais où, mais où ?», me direz-vous, et là je réponds : « walou, walou… », ne comptez pas sur moi pour vous aider à me géolocaliser, comme on dit du côté de Google Maps.

 

Les parisiens descendent toujours quelque part alors que les provinciaux, eux, montent à Paris, tous les chemins mènent à Rome mais lorsqu’ils sont de fer c’est à Paris qu’ils sont réunis. Bref, j’ai fait mon balluchon, suis monté dans ma petite auto, cap au sud.

 

En face de chez moi, l’autoroute dites du Soleil m’ouvre les bras, elle porte le n°6 alors qu’autrefois, les congepés s’engouffraient direct dans la Nationale 7.

 

Nostalgie d’une Nationale 7 aujourd’hui  tronçonnée, mais où sont donc passés les fameux Routiersles routiers sympas de Max Meynier s’attablaient pour casser une graine et, concédons-le s’envoyer quelques canons dans le gorgeon. ICI

 

« Route des vacances/Qui traverse la Bourgogne et la Provence/Qui fait d’Paris un p’tit faubourg d’Valence /Et la banlieue d’Saint-Paul de Vence

Juillet pointait son nez et, sur les aires d’autoroutes, qui sont devenues des supermarchés, se mêlant aux gaulois, des belges, des bataves, des teutons, masqués, prenaient leur café tiré de monstrueuses machines à café. Si j’étais candidat à la Présidentielle, ce que je ne suis pas, et pourtant, sans avoir le melon, quand je vois ceux qui s’y ruent, je ferais campagne sur les aires d’autoroutes, elles sont le réceptacle de la France profonde.

 

Autre suggestion à l’attention des critiques gastronomiques qui nous gonflent avec leurs étoilés où la France profonde ne met jamais les pieds, « à quand une notation des horreurs proposées par les vendeurs de pétrole ? », les sandwiches y sont immondes, la malbouffe y est proposée à tous les étages. C’est pire que du temps de Jacques Borel. ICI

 

 

J’ai survécu grâce à mes œufs durs.

 

De mon périple, dont vous ne saurez rien, entre nous, rassurez-vous, c’est que je n’ai rien à dire, je retire tout de même une percée conceptuelle majeure : l’érection du concept de l’invasion des PC, dont je vous entretiendrai dans une prochaine chronique. Du côté de la côte atlantique, où je suis né, les PC étaient des Promènes Couillons, soit des gros bateaux à moteur. Mon nouveau concept s’en approche, on reste dans le domaine des shootés au carbone.

 

Arrivé à ce stade de la ponte de ma chronique, je fatigue…

 

https://images.midilibre.fr/api/v1/images/view/60d437dad286c24d8f2dd735/large/image.jpg?v=1

 

Pour m’en tirer je vous offre cette publicité des Poulets de Loué, pauvre Didier prendre la porte si tôt, se faire sortir par des petits suisses, le coq s’en est retourné sur son tas de fumier pour chanter au grand déplaisir des nouveaux voisins parisiens.  

 

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