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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 06:00

L'enquête corse - René Pétillon - Le Tourne Page - Le Tourne PageL'enquête corse - René Pétillon - Le Tourne Page - Le Tourne Page

Cette année, je ne suis pas allé en vacances en Corse.

 

Le rosé n’est pas ma tasse de thé.

 

Ce qui manque en Corse, alors que ce devrait être le paradis des vins nu, ce sont des vigneronnes-vignerons naturistes, y’en a peu.

 

L’article qui suis m’a beaucoup réjouis, il est bien documenté, mais so british.

 

Cerise sur le gâteau il ne nomme aucun domaine, ce qui a pour avantage de ne choquer personne, en Corse ça offre bien des avantages.

 

Corsican rosé often has a faintly herbal taste

 

THE DAILY TELEGRAPH - LONDRES  ICI

 

Publié le 11/09/2021 - Les Britanniques connaissent bien les vins rouges de l’île de Beauté. Mais le rosé corse a aussi de quoi les séduire, s’enthousiasme cette chroniqueuse spécialisée dans le Daily Telegraph.

 

C’est grâce à Yapp Brothers, grand importateur de vins français du Somerset, que j’ai découvert les vins corses. L’ADN des Yapp penche résolument du côté de l’épicurisme, et la famille a une solide expérience dans la recherche de bons vins lors de ses voyages de dégustation.

 

La Wine Society propose un rosé de sa propre marque. La Coop [une coopérative de consommateurs britannique] a commencé à en vendre pour la première fois cet été. Sainsbury’s a également lancé un rosé de Corse et présente l’île comme une région de vins à surveiller : « Le rosé corse est actuellement très à la mode en France comme alternative au rosé provençal, [une mode] qui, selon nous, pourrait gagner le Royaume-Uni. »

 

Jack Palmer (tome 12) - (René Pétillon) - Humour [AVENTURES BD, une  librairie du réseau Canal BD]

Plus de deux tiers du vin produit sur l’île

 

La Corse s’étend sur 183 kilomètres de long et 83,5 kilomètres de large. C’est la quatrième plus grande île de la Méditerranée. Située à seulement quelques kilomètres quelques kilomètres au nord de la Sardaigne, après le détroit de Bonifacio, elle est plus proche de l’Italie que de la France.

 

Ce n’est pas une grande région viticole : la Corse ne représente que 1 % de la production nationale et compte environ 5 800 hectares de vignes, contre 26 700 hectares en Provence (à titre de comparaison, le Royaume-Uni compte environ 3 800 hectares de vignes).

 

L’île produit 50 millions de bouteilles de vin chaque année, et la plupart d’entre elles ne quittent jamais la France. Un peu plus d’un tiers est consommé sur place, et 45 % partent sur le continent, ce qui laisse 20 % pour l’exportation. Et si le rouge et le blanc corses sont tous deux excellents, c’est le rosé, qui représente plus des deux tiers du vin produit en Corse, qui a attiré l’attention des acheteurs, la ruée vers le rosé en été les obligeant à chercher à s’approvisionner au-delà de la Provence.

 

À différencier du rosé provençal

 

Le rosé corse ressemble-t-il au rosé provençal ?

 

Pas vraiment. Et c’est plutôt une bonne chose. J’ai remarqué que certains amateurs de vins faisaient une fixette sur certains vins, rosés ou autres, et passaient leur vie à chercher le même vin partout, espérant retrouver son exacte reproduction. Mais ce n’est pas ma conception du vin.

 

Pour moi, le vin, au contraire, prône la différence et la diversité, même s’il existe des similarités entre certains vins. Les rosés corse et provençal sont deux rosés à la robe très claire, secs, délicats et rafraîchissants. Il y a cependant une différence notable. Alors que le rosé provençal a un velouté soyeux comme l’eau d’Évian, le rosé corse est plus proche de la Volvic. (Et si vous trouvez que ces deux eaux minérales ont le même goût, je vous invite à revoir votre jugement.)

 

Penchons-nous sur les vignes corses, dont la diversité est intéressante. Trente-trois variétés différentes sont plantées sur l’île : le grenache, forcément, puisque c’est le principal cépage entrant dans la fabrication du rosé, mais les plus répandus sont le nielluccio, le sciaccarello, le vermentino, l’aleaticu, le biancu gentile et le muscat à petits grains.

 

Le nielluccio est le nom corse du sangiovese, le principal cépage du chianti, un rappel de l’héritage italien de l’île. Le sciaccarello est également italien, une “très vieille variété toscane” connue également sous le nom de mammolo et probablement apportée de Toscane en Corse “pendant la domination de la république de Pise (1077-1284) ou de la république de Gênes (1284-1768)”, selon l’ouvrage de référence sur les cépages de Jancis Robinson, Julia Harding et José Vouillamoz publié en 2012 [Wine Grapes, non traduit en français].

 

Comme le rosé de Provence, le rosé corse est un vrai festival de saveurs : un assemblage qui, dans le cas de la Corse, tourne autour d’un cépage ou d’une combinaison de nielluccio, de sciaccarello et de grenache, et peut également en inclure d’autres, comme le vermentino, un raisin blanc que l’on trouve également en Provence, où il est appelé rolle.

 

Le rosé corse a des notes florales et ne manque pas de texture. Il est vraiment délicieux, mais ne vous en tenez pas uniquement au rosé, vous rateriez quelque chose. Les rouges puissants et mystérieux de l’île, aux saveurs de maquis et de soleil, sont également à découvrir.

 

Victoria Moore

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 06:00

Amazon.fr - Ségo, François, papa et moi - Faure, Olivier - Livres

Je suppose que le feuilleton de la désignation de Ségolène Royal, par le dernier quarteron des dirigeants du PS, pour l’élection sénatoriale, représentante les français de l’étranger, ne passionne pas les foules et, bien sûr, vous chers lecteurs.

 

Mais, en classant les livres de ma bibliothèque j’ai découvert une œuvre impérissable, signée d’OLIVIER FAURE : Ségo, François, papa et moi… 2007

 

 

CRITIQUES

Ségo, François, papa et moi - BD, informations, cotes

 

Ségo, François, Papa et moi | du9, l'autre bande dessinée

 

ségolène royal fâchée avec l'orthographe sur twitter - Closer

 

 

Ségolène Royal, qui avait fait des élections sénatoriales son principal objectif en 2021, et espérait pouvoir briguer l’investiture des Français de l’étranger avec le soutien du Parti socialiste (PS), a appris lundi 6 septembre que sa candidature avait été rejetée. Le PS lui a préféré Yan Chantrel. « C’est bien Yan Chantrel [conseiller des Français de l’étranger basé à Montréal, NDLR] qui a obtenu l’investiture socialiste » lundi, a indiqué à l’Agence France-Presse le PS, confirmant une information du Figaro. De même source, on fait valoir que Yan Chantrel est « le plus à même de convaincre les grands électeurs de gauche ».

 

« Nous sommes un parti démocratique dans lequel il y a eu un débat, long, au cours duquel quatre candidats se sont présentés. Et en fonction de ce que chacun a pu apporter, en fonction aussi du choix des militants des Français de l’étranger, le choix a été d’investir Yan Chantrel », a expliqué sur Public Sénat le premier secrétaire du parti, Olivier Faure. « Ce qui n’enlève rien aux qualités des autres. Mais à un moment, un parti politique c’est aussi là pour dire qui doit y aller finalement sous [nos] couleurs », a-t-il ajouté. Yan Chantrel a remercié mardi sur Twitter sa formation pour cette investiture, qui est la « prise en compte des acteurs de terrain qui se battent au quotidien pour nos compatriotes hors de France ».

 

Auteur de BD, ancien coloc de Hamon, conseiller d'Aubry puis de Hollande...  Qui est Olivier Faure, le prochain premier secrétaire du PS ?

 

Sénatoriales : Ségolène Royal reçoit le soutien de plusieurs personnalités de gauche  ICI  

 

Sur son compte Twitter, Ségolène Royal a partagé une vidéo énumérant quelques soutiens. Parmi eux, José Bové, pour qui l'ex-ministre est "une voix forte et qui a prouvé ses convictions par l'action, tant locale que globale", qui "est nécessaire pour porter les combats climatiques." "Vous pourrez compter sur son engagement total", a promis l'ex-député européen.

 

Ségolène Royal avait également obtenu, avant la décision du PS, le soutien de l'influente présidente de la région Occitanie, Carole Delga.

 

On peut ne pas aimer Ségolène Royal ou ne pas partager ses engagements... Mais ce fut un bon ministre et qui plus est une formidable candidate. Donc la moindre des choses et des corrections, ce n’est pas de jouer à 'je t'aime moi non plus' avec elle... Pas très classe, ce PS", avait aussi déploré mercredi l'ex-député Julien Dray.

 

"Plein soutien à Ségolène Royal, qui a tant donné à la gauche et dont la voix sera précieuse au Sénat, face aux défis du climat et de l'écologie", écrit aussi le député PS de Mayenne et ancien ministre Guillaume Garot.

 

 

Stéphane Le Foll

@SLeFoll

Je suis surpris de voir que @guillaumegarot qui soutient sans faille @faureolivier découvre les méthodes contestables de cette direction. Cela fait 3 ans que je le dis.

 

François Rebsamen

@frebsamen

Comment le @partisocialiste peut-il refuser de soutenir @RoyalSegolene aux élections sénatoriales ?!!? Inacceptable et injuste pour celle qui a porté haut les couleurs du #PS et atteint le deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007, recueillant 17 millions de voix.

Face à cette tambouille interne de cabine téléphonique deux réactions :

 

- Suis d’accord avec Rebsamen, et comme le dit Julien Dray, On peut ne pas aimer Ségolène Royal, mais ce camouflet ce n’est pas très classe !

 

- Sans oser évoquer l’âge de Ségolène, ce ne serait pas très classe, je me dis qu’elle aurait toute sa place au Sénat, qui ne sert à rien, une femme de plus, mais quand est-ce que les politiques, qui ont eu leur heure de gloire, accepteront de prendre dignement leur retraite ?

 

Après la bravitude… la finitude…

La "bravitude" de Ségolène Royal en Chine

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 06:00

photomum2.JPG

Qu’il est agréable d’avoir des lecteurs fidèles qui, de temps en temps, me postent « un modeste texte » pour parution sur « mon modeste blog »

Ainsi, jean pierre Glorieux

 

Bonjour Jacques

 

Voici ce modeste texte, illustrant des souvenirs fort agréables vus de ma présente retraite normande.

En ces années 60, la Champagne, ma terre natale, voyait les crues de la Marne souvent inonder les herbages* et les mois d'octobre s'animer de bruyantes cohortes de vendangeurs ...

* Le lac du Der n'avait pas encore noyé le vaillant coq de l'église de Chantecoq...

Le ban des vendanges c'est demain mais certains ont commencé en Côtes des Bar (suis connecté à Sophie Claeys qui tient quasi toute l'actualité du champagne)

Après le gel d'Avril et les intempéries estivales, le taux de sucre monte et l'on espère limiter les dégâts.

 

Cordialitudes                                                    jean pierre Glorieux

 

photobelleepok.JPG

 

Nos vendanges…

 

 

Nous nous étions invités chez les cousins du village voisin en cette période active et sacrée des vendanges.

 

Dans ce village de Champagne sur les bords de Marne où les traînées de brume tardent à s’effacer les matins d’automne, il fallait attendre la première semaine d’octobre pour « attaquer » les vendanges.

 

Depuis, elles ont “gagné un mois “ à cause du fameux changement climatique...

 

 

Armés de sécateurs et de paniers légers nous étions considérés comme des adultes du haut de nos douze ou treize ans, honneur certes mais aussi « engagement à bosser comme les grands ».

 

Venus du Nord, beaucoup de saisonniers profitaient de prendre leurs congés à cette occasion. On découvrait l’accent ch’ti, les chansons à boire, l’esprit solidaire et laborieux des mineurs. Une école de la vie rude mais joyeuse.

 

 

Les viticulteurs d’alors ne jouissaient pas de la « force de frappe communicante » des grandes Maisons et chez mes cousins, les raisins partaient vers la coopérative locale qui assurait pressurage et vinification. Leur nom de famille n’apparaissait donc pas sur les bouteilles qui étaient vendues et étiquetées au fil du négoce.

 

 Les Maisons prestigieuses achetaient le raisin livré à leurs chais ou bien le vin aux diverses coopératives.

 

Deux cépages entrant dans la vinification (Chardonnay blanc ou Pinot noir) la technique des assemblages héritée du célèbre moine Dom Pérignon et de la seconde fermentation en bouteille avait installé le champagne sur les tables des grands de ce monde, dans les cabarets parisiens et logiquement dans la classe aisée. Champagne de fête, marque de prestige et d'opulence...

C’est plus tard, sous la Vième République que l’on prit l’habitude de faire sauter le bouchon dans les grandes occasions (réunions de famille, départs en retraite et fêtes de fin d’année).

 

 

Chaque année – la demande augmentant au rythme du niveau de vie – le prix du raisin était âprement négocié par les partenaires. Héritage des anciennes corporations il y avait là une véritable négociation interprofessionnelle.

 

Cela se concluait par un compromis équilibré : les petits producteurs souhaitaient un revenu décent et le négoce ayant grand besoin de la matière première (raisin et vins) on parvenait à un point d’équilibre après quelques tours de table.

  

La date de début des vendanges était fixée en concertation et bientôt, afin de maintenir « la rareté du produit » on consentit à réguler la quantité de raisin autorisée pour chaque vigneron en fonction de sa surface cultivée : ce fut l’apparition des quotas qui, au début, provoquèrent maints grincements et aussi quelques fraudes.

 

Dans ces années, faire les vendanges était surtout la conclusion d’une année marquée par les aléas climatiques.

 

L’épée de Damoclès météorologique est connue de tous ceux qui vivent de la terre.

 

Le raisin avant de parvenir au pressoir a dû échapper aux gelées d’avril et mai qui détruisent la fleur (oui la vigne fleurit, très discrètement) puis aux orages de grêle de l’été et surtout aux maladies qui surviennent en période humide et chaude : mildiou et oïdium traités à coup de bouillie bordelaise.

 

« Quand nous partions de bon matin, avec Sophie, avec Firmin, le jour se levait à peine… ! »

Passage obligé à la salle de réfectoire : Ricorée au lait pour les plus jeunes et un croissant tout chaud fini d’avaler dans la camionnette bringuebalante. 

 

Le froid nous glace les doigts, un panier, un sécateur et les pieds dans l’herbe mouillée. 

 

 - Hein ! C'est dur les petits gars !  

 

Lorsqu’il pleut l’ambiance est plombée mais la pluie n’arrête pas le pèlerin …et la pause de dix heures remet les sourires en place : un feu de sarments est allumé dans un grand bidon, on grille tartines et saucisses, on découvre ce Maroilles odorant offert par les mineurs qui adorent vous le faire sentir et vous coller le nez dessus en éclatant de rire :

 

                          - Alors gamin … y sint’y bon men’  froumage ?!!!

 

Régulièrement, par le froid ou la distraction, il fallait courir à la boîte à pansements quand un doigt avait croisé les lames du sécateur et parfois descendre au village pour quelques points de suture.

 

                        - C’est le métier qui rentre.... tu feras attention la prochaine fois !

 

Travailler en décalage de 50 cm sur le rang évite ces déconvenues et l’on apprend vite à se tenir à distance.

 

Le repas du soir réunit toute l’équipe, près l’apéro du patron :

 

                          - Les gamins un petit verre juste pour goûter !

 

Tu parles on « sifflait » comme les autres, chacun rapportant une anecdote, une histoire à faire rire pas toujours très relevée et l’on passait à table.

 

Pot au feu, poule au blanc ou choucroute, ensuite un copieux plateau de fromage et la tarte aux quetsches de tante Jeanine dont la pâte au goût fumé du saindoux n’attirait que compliments.

 

J’ai souvenir d’un jeune étudiant new-yorkais, tombé là on ne sait comment, qui fut tout ébahi au dessert ; ici on ne change pas les assiettes, on l’essuie d’un morceau de pain ou bien on la retourne pour être servi côté verso propre.

 

Riant aux éclats, le garçon commenta en anglais ce « typical french way of life » et mit toute la table au diapason. Il fallut le porter au lit car les toasts furent nombreux et nous ne tardâmes pas à prendre la même direction, harassés pas cette rude journée.

 

Le repas terminé les hommes sortent fumer pendant que  les dames se mettent à la vaisselle et vers 22 h signal tiré par André :

 

  • Au lit tout le monde, demain on se lève tôt, il nous reste trois grandes parcelles : la Vigne aux Bruyères, la Belle Madeleine et le Champ Jeannot. Bonne nuit la jeunesse !...

 

                    - Bonne nuit André et Jeanine … A demain !

 

On s’endormait sans rechigner, sans entendre les ronflements des autres occupants, tout heureux d’être reconnu dans " le monde des grands" et de garnir la tirelire de quelques billets à l’effigie de Victor Hugo.

 

 

Jean Pierre Glorieux

 

 

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman dans un film devenu culte de Michael Curtis 1943 photoCasablanca.JPG

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 06:00

 

Et je lui répondis : « des amis j’en ai 5000 sur Face de Bouc, si certains ne sont pas contents ils me retirent de leur liste d’amis… »

 

Sur Twitter, où je ne joue pas dans le bac à sable des journalistes, des politiques, de ceux qui se considèrent comme des gens importants, lorsque ça tourne au vinaigre les jouteurs excités se bloquent.

 

Qu’ai-je donc écrit ces derniers jours qui donneraient de l’urticaire à certains de mes « amis » ?

 

- Que les vins  méthode nature sont un gros flop !

 

- Que je n’estime pas très élégant, c’est le moins que je puisse écrire, ceux qui profitent de la disparition d’une célébrité pour afficher leur tronche de cake auprès de lui lorsque celui-ci était encore en vie !

 

J’assume !

 

Ces omniprésents des réseaux sociaux, toujours prompts à faire la morale à leur petits camarades, à donner des leçons à la terre entière, se donnent des verges pour se faire fouetter, alors pourquoi me priverais-je de les utiliser ?

 

Comme je suis vieux et que je radote, le souvenir du cri d’horreur de l’actuelle directrice de l’INAO, qui occupait un poste à l’administration centrale, lorsqu’elle lut mon rapport : « On ne va pas publier ça ! »

 

« Pour ma part je crois que nous sommes en train de récolter ce que nous avons semé, nos échecs à l’exportation trouvent principalement leur source dans un manque de rigueur. En effet, depuis toujours nous sommes, et nous restons encore, la référence dans le domaine du vin. Une telle position, doublée de celle de leader mondial sur le marché des vins et spiritueux, nous oblige à maintenir notre niveau d’excellence sur tous les segments du marché du vin. Sous les grandes ombrelles que sont nos appellations d’origine contrôlée, surtout sous celles qui jouissent de la plus grande notoriété, s’abritent des vins moyens voire indignes de l’appellation. Succès aidant ou pression d’une demande momentanée une grande part de nos vins de pays, petits nouveaux dans la cour, se sont laissés aller, comme certains de leurs grands frères AOC, à confondre rendement administré, moyenne arithmétique, et qualité du produit. On optimisait la déclaration de récolte. Nous étions sur notre petit nuage, grisés, insoucieux telle la cigale de la fable, alors qu’il eût fallu capitaliser les dividendes de cette embellie en investissements commerciaux, en un pilotage fin de chacun de nos vignobles - quel que soit son statut juridique, sa notoriété, - par les metteurs en marché. »

 

Je répondis à la gente dame « c’est tout ou rien… »

 

Le CT du Ministre Glavany fut de cet avis et, cerise sur le gâteau il me dit qu’il allait publier mon œuvre impérissable sur le Net. Je lui répondis, « c’est pour faire joli. » Ben non, ça me valut une notoriété dont je ne suis pas certain qu’elle fut méritée, mais elle fut la mère de ce blog.

 

Ce fut donc tout et ça me valut bien des désagréments auprès des parrains de la viticulture nationale.

 

6 décembre 2019

 

Le 28 octobre 2009 le magazine US Harpers titrait « First Berthomeau, now it’s plan B » qu’en est-il 10 ans après ? ICI

 

 

Je suis ainsi fait, je n’ai pas l’échine souple et, même si ça me vaut des quolibets, je me suis toujours efforcé dans ma vie professionnelle de pratiquer le « parler vrai » cher à Michel ROCARD.

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 06:00

 

le film "Les saveurs du Palais" avec Catherine Frot et Jean D'Ormesson

J’ai même mangé à l’Elysée…

 

Aujourd’hui c’est « Les Saveurs du Palais » (2012)

 

Achat Les Saveurs du palais en DVD - AlloCiné

 

« Est-ce que je me contredis ? C'est bien, alors je me contredis. Je suis vaste. Je contiens des multitudes. »

Walt WHITMAN

 

 

Pourquoi ce film ?

 

 

Souvenez-vous : «  L’avantage d’une télé grand écran et des chaines TNT et cinéma c’est que l’on n’est pas en prise directe avec l’actualité du cinéma. Je peux accessoirement suivre la recommandation de mon Vénéré Maître André Tubeuf  qui vient de mourir et à qui je tiens à rendre hommage - Ne vous précipitez pas sur le dernier film sorti. S’il vaut la peine il sera encore à l’affiche plus tard ; la sédimentation fait son œuvre »

 

Voilà donc un « petit film relativement récent » que  Ciné papy se plait à vous présenter.

 

 

Un film «  gourmand » comme on a pu lire

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

Les Saveurs du palais - Les Inrocks

 

Hortense Laborie – Catherine Frot – une habile et renommée cuisinière périgourdine est appelée à être la cuisinière privée du Président de la République. Elle accepte. Ses mésaventures nous sont comptées en alternance avec sa mission de cuisinière collective pour les membres d’une base en antarctique.

 

 

Réalisation

 

 

Christian Vincent est derrière la caméra. Il s’est fait connaître par « La Discrète » 1990 avec Fabrice Luchini, film dans le style Rohmer. Style qui va être la marque de fabrique de ses autres films.

 

 

Qui fait quoi ?

 

 

Malgré le talent des acteurs, les curieux, c’est un peu la règle indiquée par Cyné papy, se reporteront au générique

 

 

Catherine Frot

 

Cinéma. « Les saveurs du palais » : les secrets d'un festin presque parfait

 

Je voudrais évoquer cette subtile et talentueuse actrice  qui en 2012 aligne déjà trente ans de carrière de succès et de récompenses. 

 

 

Je l’ai découvert dans la trilogie policière de Pascal Thomas – « Mon petit doigt m'a dit » 2005,  « Le crime est notre affaire » 2008. Et « Associés contre le crime » 2012. Dans le rôle  de Tuppence Beresford avec André Dussollier dans le rôle du colonel Bélisaire. Ils forment un couple drôle et plein de charme très british.

 

 

Elle a tourné avec «  les plus grands » Elle excelle dans tous les genres. Qui peut oublier son rôle de Yolande dans  « Un air de famille » 1996 de Cédric Klapisch. Notamment la scène du collier qui lui est offert puisqu’on fête, en famille, son 35e anniversaire et où elle ne cesse de croire que le collier est… pour le chien.

Quoi dire d’autre si ce n’est évoquer ses 10 nominations aux Césars et ses 2 Molières. Vox populi, vox dei.

 

 

Jean d’Ormesson

 

Cinéma & cuisine n°2 : Les saveurs du Palais, le film de Christian Vincent  sorti en 2012 - le miam-miam blog

 

Premier  et dernier rôle au cinéma de ce curieux personnage qui n’a cessé de cabotiner sa vie entière. A 87 ans, il campe un Président de la République, fort honorable. Il peut énerver lors d’une première vision du film mais devient tout à fait acceptable lors de vision ultérieure.

 

 

Claude Rich aurait été pressenti pour le rôle avant de refuser. Malgré toute la sympathie que m’inspire ce très grand acteur, moi non plus je le vois mal dans ce rôle. Sage décision donc.

 

 

Temps forts

 

La lutte à couteaux tirés entre « La cuisine officielle » de l’Élysée qui n’admet pas la présence d’une péronnelle en prise directe avec « Le président »

 

 

Le président, avec l’âge, a des problèmes de santé. Des régimes s’imposent. Hortense est entendue par les médecins officiels de la présidence. Ils apparaissent et se comportent comme des Diafoirus contemporains.

 

 

L’audit d’Hortense  au sujet de activité et du coup de cette dernière *

 

 

L’idée générale qui se dégage du film. Quand on est bon dans sa partie on l’est partout. A l’Élysée comme dans une base polaire.

 

 

* Aussi drôle qu’affligeant ! Ce n’est qu’un petit aperçu du comment est gouvernée La France.

 

 

Benoit Duteurtre, qu’à mon goût on ne lit pas assez – Marianne, Classica et des ouvrages drôles et pertinents sur des sujets de société – Benoit Duteurtre donc, dans ses dernières chroniques, observe et déplore les nominations actuelles aux postes de direction dans des établissements comme le « Conservatoire national supérieur de musique de Paris » On y place des gestionnaires **! Comme si Louis XIV, avait confié la direction de ses ballets au responsable des chandelles en lieu et place de Lully

 

** Dont on découvre à chaque changement de « gouvernement », les dégâts sur l’activité concernée, les dérapages budgétaires, l’inflation de personnel administratif et les frais de fonctionnement et cela, quand l’établissement dont on cache la faillite, par une fusion quelconque, histoire de sauver les meubles.

 

Pax

 

Prochainement « Lady L »



 

 

 

 

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 23:03

À l'occasion de ses 87 ans, Jean-Paul Belmondo adresse un message de  réconfort aux soignants | coronavirus | Epoch Times

Le dernier chic, sur les réseaux sociaux, c’est de publier, à l’occasion de la disparition d’une célébrité, d’une star, de quelqu’un de connu, une photo de soi en sa compagnie alors qu’il était encore en vie.

 

Indécent !

 

Le miroir des vanités !

 

Et dire que certains de mes « amis » de Face de Bouc en sont, la prochaine fois que je les croiserai je leur demanderai que nous fassions, comme on dit, un selfie, comme cela lorsque je défunterai, ils publieront notre « couple ».

 

Peut être une illustration de 1 personne et position debout

 

Je suis un amateur des salles obscures, la Toile, l’obscurité, alors Belmondo, dit Bébel, c’est là que je l’ai connu faire l’acteur et, sans faire concurrence à l’inimitable Ciné Papy, je vous propose un petit tour dans sa filmographie, là où je l’ai aimé.

 

 

Belmondo est parti rejoindre Laura Antonelli ICI

 

Bon voyage...

 

À bout de souffle

Critique : À bout de souffle, de Jean-Luc Godard - Critikathttps://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/7_223244.jpg

Léon Morin prêtre

La seconde vie de « Léon Morin, prêtre » - Le Pointhttps://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/12d92779-1e9f-4ac7-8cad-1ccd924d2dac_2.jpg

Le Doulos

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/380s/public/34a09ef0-1536-4136-9c67-5931c4469906_2.jpg?itok=yV1eUIos

Le Doulos (1962) | Critique du filmLe Doulos - Film (1962) - SensCritique

Un singe en hiver

Un singe en hiver" : le vieux qui enseignait à faire des grimacesAchat Un Singe en hiver en DVD - AlloCiné

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 06:00

 

Peut être une image de 1 personne, position debout et texte

L’ami Olivier de Moor a posté cette vidéo sur sa page Facebook, je vous la propose.

 

Peut être une image de texte qui dit ’Domaine MORGON/ Petite Empreinte CHABLIS Edouard Lepesme VAUX/ François Ecot PEU PARTOUT/ Laurent Mathieu Jérémie Jean DES BAR/ Jeanne Chanudet L'UN COTES Shabbagh Alambic CAHORS 4&5 RHÔNE SEPTEMBRE Calland 2021 Chez AOEURCADETT au Rozes Maxime Barmès Jaybang SACE Barbieux w 47, RUE DU PONT 89450 SAINT PÈRE L'AVTRE DIMANCHE Morgane Fleury COTES DES BAR Raphaël Piconnet COTES DES BAR Quentin Beaufort -COTES DES BAR/ Raphaelle Guyot- -PUISAYE Robert Denogent FUISSE Thomas Pico CHABLIS/ Valentin Montanet- Victor Chardigny LEYNES Vincent Carême Vincent Thomas-’

Comme je n’ai pu, une fois encore, me rendre à Chai l’un chai l’autre, c’est une façon de le remercier de sa précieuse vigie.

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 06:00

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Elle a fait son chemin depuis, un petit coup de nostalgie…

 

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21 février 2011

Le panier de Fleur Godart : rouge de plaisir les « pétales de tomates » ICI

 

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1 février 2013

Les chapons « mieux que fermier » de papa Godart et les vins de Fleur « tout à fait nature… » ICI

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 06:00

 

Le 14 novembre 1886, Louis Capazza, un Corse de 24 ans, et Alphonse Fondère, un Marseillais de 21 ans, font décoller, à 4h30 du matin, de la Plaine Saint-Michel (aujourd’hui place Jean-Jaurès) à Marseille, un ballon dirigeable, « Le Gabizos », conçu par Capazza. Cinq heures et demie plus tard, et après bien des péripéties, ils atterrissent à Appietto, en Corse. Les jeunes hommes viennent de réussir la première traversée en mer en ballon. Cet exploit leur vaut une notoriété nationale et les fait entrer dans l'histoire de l'aéronautique. Tous deux connaîtront des carrières exceptionnelles. ICI

« Quelle idée de vouloir quitter Paris pour aller vivre à Marseille ? »

 

Spaghettis à l'ail di mio cuore « D'humeur égale jusqu'à Marseille » - Le  blog de JACQUES BERTHOMEAU

 

Étonnement justifié de mes amis lorsque je leur confie que j’envisage de m’installer à Marseille.

 

Je ne leur donne pas d’explications, elles sont trop intimes, pour l’heure il ne s’agit que d’une envie, rien ne dit qu’elle se concrétisera.

 

Ma copine Claire Deville du Lapin Blanc, exilée à Bruxelles, dont la sœur habite Marseille depuis quelques années, a eu la riche idée pour mon anniversaire de m’offrir un livre : Marseille noir.

 

Marseille Noir par Fabre

 

« De la Joliette de Cédric Fabre, au Panier de Patrick Coulomb en passant par la Cayolle de Philippe Carrese, Marseille Noir est une anthologie sous forme d'errance. Une errance solaire, incandescente, poisseuse, illuminée et terrassante, d'une ville hors-norme et qui ne répond à aucune règle. Sans être un roman noir de plus, sans être non plus une histoire de gangs et de règlements de comptes bourrée de clichés, ce nouvel opus de l'excellente collection “asphalte noir” donne à voir un Marseille que l'on aime, que l'on hait, gangréné et illuminé.

 

L'“équipe” d'auteurs à l'œuvre dans ce recueil, dont les parcours et attaches à Marseille sont le fruit d'expériences propres, de vécu, de passé, de présent, donne à ce recueil de nouvelles sa consistance particulière et savoureuse.

 

Quatorze auteurs pour quatorze nouvelles et quatorze Marseille différents.

 

       

encoredunoir   15 mai 2014

 

Cela faisait un moment que l'on attendait le premier inédit français d'Asphalte. C'est chose faite avec, qui plus est, un recueil de nouvelles dans la collection emblématique de la maison d'édition. Et, pour ne rien gâcher, le livre est vraiment bon.

En effet, de tous les volumes des « Villes noires » parus jusqu'à présent, Marseille Noir est certainement celui dans lequel on sent le mieux battre le coeur de la ville. Ici, elle ne sert pas seulement de décor mais est dans la quasi-totalité des quatorze nouvelles du recueil un personnage à part entière, bienveillant et menaçant, aimé et détesté. Car ce que disent ces récits, c'est que si les habitants de Marseille, du cru depuis plusieurs générations ou nouveaux arrivants, font la ville, la ville a aussi une réelle emprise sur eux.

 

Cela commence par une partie consacrée aux « mythologies » marseillaises, en particulier la tradition du crime plus ou moins – et quand même souvent moins – organisé. Cela continue avec un bouquet de nouvelles regroupées dans un chapitre « Errances » qui voit des personnages comme perdus dans une ville qui tient au moins autant du refuge que du cul-de-sac, avant de passer à l'inévitable « Sale et rebelle » dans lequel les récits montrent bien comment la ville, entité supérieure douée de [dé]raison, façonne ceux qui y vivent, y compris, nous dit la quatrième et ultime partie, « Toujours en partance », lorsqu'ils ne font qu'y passer.

 

C'est le jeu, bien entendu, on ne peut mettre sur un pied d'égalité toutes les nouvelles réunies par Cédric Fabre. Certaines apparaissent plus accrocheuses et/ou plus profondes que d'autres, mais il n'en demeure pas moins que l'on se trouve là face à un ensemble extrêmement cohérent. Les éditrices ont eu le nez fin en optant pour Marseille à l'occasion de ce premier recueil totalement inédit, la ville la plus susceptible de leur fournir une matière d'une telle qualité en terme de noir. ICI 

 

LE DIRIGEABLE, Marseille - Restaurant Avis & Photos - Tripadvisor

 

Pages 187-188 Serge Scotto, Verts légèrement grisés.

 

« Par crainte de s’aventurer plus loin et par flemme de cuisiner, Maurice déjeune depuis l’autre nuit au Dirigeable, un kiosque à sandwiches sis au cœur de la place. Parmi les crevards qui font la queue en attendant leur baguette farcie de boulettes en sauce, combien savent que le modeste établissement de planches doit son étrange appellation au décollage, ici-même, d’un ballon ascensionnel qui, pour la première fois, a traversé la Méditerranée, en 1886 ? Le jeune homme l’a appris en se retournant sur une nana et en levant les yeux par hasard sur l’aérostèle qui orne le mur du vieux bâtiment de la poste et que personne ne remarque plus.

 

« Marseille est la plus vieille ville d’Europe, mais qui paraîtrait ne pas avoir d’histoire… Depuis deux mille six cents ans en travaux, sans qu’on y ait jamais rien vu de fini convenablement ou de construit durablement ! Qui ne possède même pas un centre-ville historique, comme on en trouve dans la moindre sous-préfecture de province ! Il y a chez les Ricains, nos cousins du Nouveau Monde, des maisons plus anciennes qu’à Marseille. Qui en permanence s’autodétruit plutôt qu’elle ne se construit, sans le moindre respect pour ses vieilles pierres. Car Marseille ne prend pas soin d’elle-même, gouvernée depuis toujours par une noblesse commerçante tout à ses affaires et qui la méprise, elle et son petit peuple venu des sept mers, échoué là en quête d’un ailleurs meilleur. Et lorsque par malheur on y découvre des vestiges grecs ou romains, ce qui arrive à chaque coup de pioche, on n’a qu’une hâte : les ensevelir histoire de ne pas retarder le chantier. Sinon, la cité phocéenne pourrait vivre longtemps du tourisme de l’antique, comme à Pompéi… Mais ici les bétonnières tournent comme des tambours de machines à laver, qui servent surtout à blanchir du pognon.

 

 

À Marseille, Macron présente son plan “Marseille en grand” | Le HuffPost

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 06:00

 

Titre étrange, je m’explique.

 

Je n’ai vu qu’un seul film de Laura Antonelli L’Innocent.

 

L'INNOCENTE - Festival du Film Italien de Villerupt

 

Elle m’avait ému.

 

Et puis j’ai acheté et lu Laura Antonelli n’existe plus… de Philippe Brunel.

 

ActuaLitté

 

Pages 161-62

 

« Ce soir-là, en regagnant  mon hôtel, je repensais à son personnage de Giuliana, ce modèle revisité d’Oriane de Guermantes que Visconti lui avait confié sur le tard, en 1976, dans L’Innocent, film crépusculaire pour son grand et seul vrai bonheur d’actrice…

 

Car il avait eu cette embellie.

 

Le maître du néoréalisme lui avait offert ce rôle majeur à rebours de ses prédilections notoires pour les langueurs aristocratiques d’Ingrid Thulin ou pour la grâce spleenétique de Silvana Mangano, cette diva lointaine au sourire ennuyé dont le fantôme hante toujours les travées putrides d’une Venise infectée par le choléra. Visconti avait avoué sa fascination pour Laura, pour » son visage d’ange sur un corps de pécheresse » et es rondeurs provinciales fidèles au canons dannunziens. « Elle est altière, sensuelle et pleine de lumière, et n’en parlons pas quand elle est nue de dos, une véritable œuvre d’art ! » Il retrouvait en elle cette froideur prussienne qui l’avait tant ému chez Alida Valli et l’avait choisie pour son talent de comédienne si souvent galvaudé par la morgue des moralistes. Sous sa direction, Laura traverse ce film dans un déploiement de perles, broches et diadèmes, corsetée dans des tailleurs à passementeries dorées, des chemisiers brodés à col montant, dans des robes en crêpes de Chine rouge titien, le visage dissimulé sous des rushes de tulle ou coiffée d’un chapeau à voile d’oignon moucheté, comme en portait au XIXe la comtesse Carla di Modrone, la propre mère de Visconti, pour se préserver de la vulgarités des hommes. Ces artifices venaient estomper les traits de son visage dans une mortification de sa féminité comme si le maître avait pressenti en elle les ombres d’un malheur en cours. Une fois encore, le script faisait écho à ses propres tourments. Elle qui regrettait de ne pas avoir eu d’enfants en portait un de son amant que son mari – incarné par Giancarlo Giannini – tuera par jalousie. »

 

Belle plume !

 

À lire absolument…

 

Blog de Emily-de-Wi - Page 9 - ~LaDolceVita~ - Skyrock.com

Laura Antonelli ou les ombres du passé ICI 

 

Dans un livre bouleversant, Philippe Brunel raconte la descente aux enfers d’une actrice magnifique et solaire, héroïne de Visconti et compagne de Belmondo.  

 

 

Par Jean-Noël Mirande

 

La renommée puis l'oubli de certaines actrices donnent raison à Madame de Staël, pour qui « la gloire est le deuil éclatant du bonheur ». À quoi Pasolini ajoutait que c'était « l'autre face de la persécution ». Combien sont-elles à avoir chuté ? Ce n'est pas tant l'abandon dont elles ont été la proie qui frappe les esprits que la déchéance à laquelle elles ont été acculées malgré elles.

 

Défigurée, traquée et la religion pour seul recours

 

L'enfer de la poussière d'ange les déposséda d'elles-mêmes et de leur image. Laura Antonelli, à qui Philippe Brunel consacre un livre, fut « le songe érotique des Italiens » pour la presse et « la plus belle femme du monde » pour Visconti. On fit payer à ce sex-symbol d'une Italie catholique et puritaine d'avoir aiguisé le désir des hommes et provoqué la jalousie des femmes. Jetée en prison au début des années 1990 pour détention de 36 grammes de cocaïne trouvés chez elle dans des conditions louches, elle ne s'en relèvera jamais. Défigurée par la chirurgie esthétique, traquée par des paparazzi sans vergogne – il y avait de la malveillance à révéler son visage méconnaissable à la face du monde, après un procès perdu contre ceux qui la poussèrent à réaliser ces opérations afin de relancer sa carrière. On la retrouvera morte le 22 juin 2015, sur le sol de son modeste deux-pièces de la grande banlieue de Rome, un évangile à la main, car la religion était son seul recours.

 

Laura Antonelli, morta l'icona sexy di Malizia. Da vent'anni viveva in  povertà (FOTO) - Il Fatto Quotidiano

 

 

Mes 101 Tours de France : Philippe Brunel, actualité vélo pros

Dans ce récit, l’auteur met en scène un journaliste chargé par un producteur de retrouver Laura Antonelli, la sulfureuse héroïne du cinéma italien des années 60 et 70. Après avoir connu gloire et fortune de façon fulgurante, Laura Antonelli vit seule, recluse dans un deux-pièces de la banlieue de Rome. Dans une quête fiévreuse et pudique, le narrateur remonte le cours d’un destin brisé par la drogue, le sexe et les fêlures cachées de cette icône tourmentée.

 

Par quelle malédiction l’actrice dont Luchino Visconti disait qu’elle avait « un visage d’ange sur un corps de pécheresse » est-elle tombée si bas… et si vite ? Lui-même journaliste sportif au quotidien L’Équipe, Philippe Brunel fait revivre, sans en esquisser les zones d’ombres, les combats de cette vaincue magnifique.

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