Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 06:00

Histoire | Castel AfriqueVIEUX PAPES Vin de l'Union Européenne Vieux Papes rouge Grand Format 5L pas  cher à prix Auchan

Je ne vais pas jouer les « vierges effarouchées » j’ai dans ma vie professionnelle, même s’il exécrait les socialo-communistes, eu Pierre Castel comme interlocuteur :

 

23 janvier 2013

Un modeste fils d’émigré espagnol : Pierre Castel bâtit un empire à la porte et à la barbe des seigneurs des Chartrons ICI 

 

«Tout ce que Pierre touche, il le transforme en victoire ; il connaît le prix de tout, salue, admiratif, Bernard Magrez »

 

Pour que le très prudent journal Sud-Ouest se fende d’une double page sur les ennuis fiscaux et autres des sociétés de Pierre Castel, il faut vraiment que ça sente le roussi.

 

Les affaires chinoises de Castel, empire girondin du vin, dans le viseur de la justice

 

Les affaires chinoises de Castel, empire girondin du vin, dans le viseur de la justice ICI 

 

Déjà Le Monde avait ouvert le bal :

 

Castel : une enquête ouverte à Paris pour complicité de crimes contre l’humanité à la suite d’accusations visant une filiale du groupe en Centrafrique

Une filiale du géant français des boissons Castel est accusée d’avoir soutenu financièrement des rebelles en Centrafrique.

 

Le Monde avec AFP

Publié le 01 juillet 2022

 

Une enquête a été ouverte à Paris pour complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre après un rapport accusant une filiale du géant français des boissons Castel d’avoir soutenu financièrement des rebelles en Centrafrique, ont annoncé, vendredi 1er juillet, à l’Agence France-Presse (AFP) les avocates de l’ONG The Sentry. Une source proche du dossier a confirmé que cette enquête préliminaire avait été ouverte mercredi.

 

La suite ICI 

 

Les socialos, pas question

 

Il n’a pas tergiversé. Dès que François Mitterrand a été élu président de la République, en 1981, Pierre Castel a filé en Suisse avec sa femme, Françoise. Il n’en est jamais revenu. Deuxième fortune française installée de l’autre côté des Alpes – le magazine «Bilan» estime sa richesse à 12 milliards d’euros –il réside depuis dans une magnifique villa sur les bords du lac Léman. Et lorsqu’il est en France, il séjourne au Château Barreyres, un cru bourgeois situé à Arcins, près de Margaux.

 

A 93 ans – Il en a aujourd’hui 97 – Pierre Castel a depuis bien longtemps organisé sa succession à la tête de son tentaculaire empire. Un groupe aux 250 filiales, qui pèse 6 milliards d’euros, emploie 37.000 personnes à travers le monde, et semble avoir exploité toutes les ficelles de l’optimisation fiscale et de l’opacité juridique. Ses deux grandes entités, BGI pour ses activités africaines et Castel Frères pour le vin, sont coiffées par des holdings et trusts logés à Gibraltar, à Singapour, à Malte, au Luxembourg ou encore à Hongkong. Des petits paradis pour qui veut garder ses affaires secrètes. Pour contrôler l’ensemble, il a placé aux commandes une trentaine de membres de sa famille. Son neveu Alain Castel dirige la branche vin, aux côtés de ses frères Philippe et Jean-Bernard. Les fils de Pilar, sa sœur ainée, Michel et Jean-Claude Palu, ont la haute main sur les brasseries africaines. Aucun n’a souhaité répondre à Capital, pas plus que le patriarche, qui continue de régner sur toutes les décisions stratégiques.

 

Les petits secrets de Pierre Castel, le baron du vin en France ICI 

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 06:00

Guerre d'Algérie, les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet | L'Humanité

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, et Mélenchon, pour ce qui est de se lustrer le poil est un maître, il se désigne comme «Le tribun du peuple» et main de fer il tance et lance : «Désormais, il en coûtera très cher de descendre du train. Cela vaut pour tout le monde. Y compris pour nous insoumis.» Le petit filou de Ruffin, fait entendre sa petite musique, le coquin, en mettant le doigt où ça fâche : les classes populaires s’abstiennent ou vote RN.

 

La NUPES, c’est son œuvre, il adore les forceps, et son «horizon», désormais, «c'est la pérennité de l'œuvre réalisée : la Nupes». Tel un Mitterrand à Épinay, mais un Mitterrand venu des soupentes sombres de l’extrême-gauche,  et  non de celles de la droite comme le Tonton, il a «dénoué une crise qui durait à gauche depuis une génération».

 

Quel homme !

 

Il borne, grand arpenteur la « vraie gauche », son œuvre : « La dernière fois qu'il y a eu une union populaire à gauche, c'était au siècle précédent, avec la gauche plurielle.» Normal, sous la main d’un Jospin, venu des mêmes bords que lui, il y faut un vague sous-secrétaire d’État à la formation professionnelle – Ministre délégué pour ne pas froisser sa fierté.

 

« Le choix d'Olivier Faure et Julien Bayou a été tracé par les événements », estime-t-il,  mais a rendue caduque la ligne qui était défendue par le Parti socialiste ces dernières années. Il assure que ses alliés « ont compris alors l'impasse de la ligne sociale-libérale ».

 

Bon Prince « Le refus des autres membres de la Nupes de faire un groupe unique ne voulait pas dire refus de travailler plus étroitement ensemble. J’ai donc cédé. De bon gré »

 

« La bonne surprise, c’est de voir à quel point socialistes et Verts sont engagés »

 

Mais où sont passés les cocos ?

 

Omission !

 

Depuis la création de l'alliance, certains membres du PC, et notamment Fabien Roussel, n'hésitent pas à charger ceux avec qui ils sont censés siéger. Celui qui n'avait dans un premier temps pas fermé la porte à un gouvernement de coalition, avait, au lendemain du second tour des législatives, tenus à rappeler que l'alliance « n’a pas empêché non plus l’extrême droite de progresser fortement, et ça, ça m’interpelle, ça me questionne ».

 

Mais n’ayant jamais frayé ni avec le PCF, ni avec les Verts, je vais me contenter d’ironiser sur le PS versus Faure, Olivier, pas Edgar ou Maurice.

 

Ce Faure-là, ce fut d’abord pour moi cela :

 

11 septembre 2021

C’était au temps où Olivier Faure, premier secrétaire du PS, choyait Ségolène Royal dans Ségo, François, papa et moi… ICI 

 

Purge au PS: exclure François Hollande « n'a jamais été envisagé » assure Olivier Faure

 

Interrogé sur la procédure d'exclusion lancée par le PS à l'encontre de 79 dissidents (57 candidats, 22 suppléants), Olivier Faure a assuré qu'il ne s'agissait « pas d'une purge », comme certains opposants l'ont dit.  « Il n'y a jamais eu de purge, mais la volonté de faire respecter des règles et de faire en sorte que nous honorions notre parole », a-t-il ajouté. « Il y a des gens qui ont été candidats contre des candidats soutenus ou présentés par le PS (dans le cadre de l'alliance de gauche Nupes, N.D.L.R.). Nos statuts disent clairement qu'on ne peut pas être candidat contre nos candidats » a expliqué le premier secrétaire.

 

LES DISSIDENTS CUISINÉS DEVANT UNE COMMISSION

 

Les personnes concernées par la procédure d'exclusion passeront devant « une commission des conflits, qui est une commission pluraliste, il y aura du contradictoire », a-t-il assuré, et les sanctions « pourront aller de l'avertissement jusqu'à l'exclusion, en passant par la suspension temporaire ».

 

Mais ça c’est de la petite bière, Olivier Faure a fait sa mue. On a taclé sa mollesse. On l’a suspecté d’avoir été tenté par le macronisme, classé un parmi les vallsistes du PS.

 

À gauche toute donc ! La vraie ! Celle qui dans l’opposition est pure et dure, inflexible…

 

Selon un de ses admirateurs « il a fait l’inventaire des années Hollande. Tardivement, mais il l’a fait. Réglé ses comptes avec Valls. Il s’est fâché avec beaucoup des historiques de sa famille politique. Il a pris des risques. Et il a eu ce courage de ramener le PS sur sa gauche en s’engageant sincèrement dans cette alliance inédite de la gauche et des écologistes – acceptant que le PS ne soit plus la matrice, la colonne vertébrale, la centre de gravité de la gauche. Faure trace l’avenir du parti socialiste avec humilité et lucidité. Aujourd’hui, loin de se cacher derrière son petit doigt, il est devenu l’un des principaux acteurs de la NUPES quand le communiste Fabien Roussel se montre plus réservé, voire n’hésite pas à taper le camarade Mélenchon. »

 

En clair, le petit Faure, qui fut le toutou de Ségo et du capitaine du pédalo, se refait, à bon compte, la cerise, il a sauvé son siège, et celui de quelques camarades, Saint Paul tombé de son cheval, il  suit son nouveau maître, le messie Jean-Luc.

 

Celui-ci qualifia en son temps la gauche de Rocard, de gauche molle, la sienne étant dure en paroles, alors renvoi d’ascenseur celle du PS-NUPES c’est la gauche Mollet.

 

L’œuf mollet  a l’apparence d’un œuf dur avant que l’on fende la coque, mais dès qu’on le décapite c’est liquide, mou.

 

Je plaisante mais c’est pourtant ce qu’était l’ancêtre du PS, la SFIO de Guy Mollet, dur en paroles, molle en actes.

 

Lettre ouverte à Guy MOLLET, via Pierre LAURENT - Je ne garderai pas la vielle maison (par Fabrice AUBERT)

Un chef calamiteux

 

L’après-Seconde Guerre rebat les cartes. Des socialistes ont collaboré. D’autres ont été résistants. La SFIO renaît et se donne à un chef qui, à ce jour, reste comme le plus calamiteux qu’elle ait connu. Guy Mollet (1905- 1975), un professeur d’anglais d’Arras, est l’incarnation de la schizophrénie politicienne.

 

En campagne, il est un doctrinaire d’un marxisme irréprochable.

 

Arrivé au pouvoir en 1956, il est incapable de faire évoluer la situation algérienne et de s’opposer à l’extrémisme pied-noir ; il s’engage, à côté des conservateurs anglais, dans la désastreuse opération de Suez ; puis, en 1958, se rallie sans condition à de Gaulle.

 

effel.mai58

 

Envers et contre tout, il garde son fauteuil de patron de la SFIO, mais son parti est un astre mort. Le grand homme de la gauche est Mendès France, membre du Parti radical. Les intellectuels sont dans des clubs, hors du parti. Les rénovateurs ont rallié le PSU, créé en 1960.

 

À la présidentielle de 1969, Defferre représente la SFIO. Il obtient 5% des voix. La catastrophe conduit à la création d’une nouvelle formation, le Parti socialiste. En 1971, à Epinay, il fusionne avec d’autres courants de gauche, et se donne à Mitterrand, pour entamer ce nouveau cycle dont on dit qu’il s’achève.

 

Socialiste, Michel Rocard le restera toute sa vie, mais selon une acception qui doit beaucoup à la grande expérience de la jeunesse : l'Algérie. L'insurrection qui s'est déclenchée en 1954 laisse la IVe République empêtrée et bientôt déchirée. Elle fait naître en réaction une génération politique, dans le drame et la scission morale. Comme il s'agit de deux départements français et qu'un million d'Européens vivent là-bas, les forces politiques, communistes compris, n'imaginent pas que la colonie puisse devenir indépendante. On réprime, mais on cherche aussi à négocier.

 

Très vite, la gauche se divise.

 

Les uns - Guy Mollet, François Mitterrand - font la guerre.

 

Les autres - Pierre Mendès France, Alain Savary ou Daniel Mayer - veulent un compromis.

 

En 1956, on croit que Mendès France va redevenir président du Conseil et négocier, comme il l’a fait avec les nationalistes vietnamiens en 1954.

 

C’est Guy Mollet qui est désigné. Le jeune Rocard voit ainsi le chef de son parti, la SFIO, mobiliser le contingent, encourager l’action des paras, couvrir la torture. Pour ce militant de culture chrétienne, qui a pris pour ses activités politiques le pseudonyme d’un hérétique de Genève brûlé par Calvin, Michel Servet (il est tenu au devoir de réserve comme fonctionnaire), cette dérive coloniale et cette chute morale sont inconcevables. Au même moment, François Mitterrand est ministre de la Justice et vise Matignon. Pour rester dans le jeu, il applique sans hésiter la politique répressive du gouvernement en Algérie. Contraste entre deux hommes qui ne se connaissent pas mais qu’une conception antagonique de la politique oppose déjà…

 

Les années Mollet

 

Et puis arrivent les années Mollet en 1956. Le retour de la gauche au pouvoir. En Egypte, l’ancien professeur d’anglais pacifiste voit en Nasser “un nouvel Hitler” et envoie les parachutistes récupérer le canal de Suez.  Sa grille de lecture issue des années 30 et son fort attachement à Israël font le reste. Suez est un échec. Nasser devient un “héros dans le monde arabe”, la France et son allié anglais la risée de l’Ancien monde.

 

Au Maroc et en Tunisie, on arrête comme rarement auparavant les opposants et on soutient les colons à l’heure où le globe se libère de la domination européenne. Mais ce n’est rien à côté de l’Algérie ! Guy Mollet et son entourage (Max Lejeune, Christian Pinault, Marcel Naegelen…) vont y opérer la politique la plus dure et la plus répressive desdits «événements».

 

Refusant d’écouter des hommes comme Ferhat Abbas ou Jacques Chevallier appelant au dialogue, les socialistes au pouvoir font arrêter Ben Bella, couvrent la torture, truquent les élections, notamment à Oran, multiplient les arrestations arbitraires et, cerise sur le gâteau, envoient près d’un million de jeunes conscrits français dans le Djebel…

 

La fracture est définitive. Le PCF de son côté a effectué un virage à 180° – mais il en a l’habitude ! – en passant d’un Algéristan à la soviétique à l’Algérie algérienne. La SFIO de Jaurès ne s’en relèvera pas et le lien avec les intellectuels et la Méditerranée non plus.

 

Michel Rocard poste avec le bureau politique du PS en 1993 dont Jean-Luc Mélenchon.

 

Régis Debray : « Fidel Castro, flamme et cendres »

TRIBUNE

Régis Debray

Écrivain et philosophe

Familier, compagnon de route et interlocuteur du dirigeant cubain, l’écrivain Régis Debray revient, à l’heure des obsèques du chef révolutionnaire à La Havane, sur cette aventure qui l’a « marqué pour toujours ».

Publié le 03 décembre 2016 

 

« Il est déjà trop tard pour faire sentir à une génération sans histoire, ni peut-être même sans la mémoire d’une histoire, ce que fut le vibrato d’un moment de fraternité évanoui. Il a, dans nos années 1960, arraché plus d’un enfant du siècle à son confort, en l’élevant, parfois, au-dessus de lui-même. De cette colère et de cet espoir, Fidel Castro fut le parrain, l’entraîneur, le blason. La République torturait en Algérie, des humiliés se soulevaient par milliers sur trois continents, et une tierce voie, entre capitalisme et communisme, luisait à l’horizon.

 

De cet élan venu des profondeurs, plus qu’un engouement, reste un sobriquet injuste et dédaigneux, le tiers-mondisme. Une certaine ingénuité d’âme, un zest de messianisme chrétien, la guerre d’Espagne encore dans les têtes et la volonté d’expier nos hontes nationales, Pétain et Guy Mollet… On en connaît la critique, bien courte. Qui se souvient aujourd’hui des dictatures militaires, des escadrons de la mort et de l’opération Condor activée par la CIA, des exactions d’un Empire sans scrupule aucun, dans son arrière-cour ?

 

Aujourd’hui que l’économique et le médiatique, chiffrage et bruitage, deux illusions qui se prennent pour des réalités suprêmes, obnubilent le marché, non plus des convictions, mais des opinions… Et sans doute, comme Obama l’a dit à bon escient, est-il trop tôt encore pour savoir dans quelle niche l’histoire rangera demain cette figure insolite, Bolivar prolongé ou Mussolini tropical. Pile ou face. Et le choix final du stéréotype en dira encore plus sur l’historien et son moment que sur son condamné ou son héros. Etrange, incommode entre-deux.

 

Fidel étonnait et détonait

 

À chaque génération, sa sensibilité et sa géographie, et c’est peu dire qu’elles ne s’entendent plus. On soliloque de part et d’autre. Chacune a son sabir et ses simplismes. L’opposition « démocrate-dictateur », alpha et oméga de la culture politique d’une Europe désormais infantilisée par le manichéisme nord-américain, c’est une case par trop sommaire pour y loger les « hommes à cheval » issus d’une autre histoire que celle des hommes à chiffres. Si caudillo, c’était tyran, et commandante, icône, ni plus ni moins, les chefs d’Etat démocratiquement élus d’Amérique latine, gauche et droite confondues, du Colombien Santos au Brésilien Lula, ne seraient pas si nombreux à escorter l’urne funéraire.

 

Les souvenirs personnels ne valent pas pour des jugements d’historien, mais, pour avoir été une année durant, en 1966, l’un de ses familiers et son interlocuteur jusqu’en 1989 (lors du procès Ochoa, brouille et divorce), je ne peux me défendre d’un curieux sentiment : je ne reconnais pas la personne qui m’a permis de vivre des moments de grande intensité, dans le personnage caricaturé çà et là. Sans doute n’ai-je pas eu à connaître le chef d’Etat, mais seulement, insoucieux comme je l’étais de la situation intérieure, l’inlassable animateur des résistances nationales au-dehors. Ce Fidel-là était beaucoup plus attachant que Castro, et que l’idéologie qui s’attache à son nom. Et on pouvait, par moments, se demander s’il aimait vraiment le régime dont il était la tête.

 

Nul ne règne innocemment

 

Ouvert et curieux de tout, étonnamment cultivé, sans grandiloquence, pas Lider Maximo pour un sou, affectueux et parfois enfantin. Lançant le concours, en petit comité, au cours d’une randonnée dans la jungle, de qui tiendra le plus longtemps sans boire, et à l’arrivée, de qui remplirait le plus vite sa gourde à un suintement de source – ce n’était pas lui qui gagnait à chaque coup, je précise. Un souvenir des années 1970. Ce qu’il pouvait dire dans l’intimité de l’Union soviétique et de ses dirigeants, comme des régimes communistes de l’époque, lui aurait valu l’excommunication sans phrases du magistère marxiste-léniniste et les foudres de Granma, le journal unique de son île. Fidel étonnait et détonait. Les dissentiments politiques n’effaceront pas, en ce qui me concerne, ce sentiment tenace.

 

Bien sûr, le romantisme côtoyait le cynisme, Robin des bois, le prince de Machiavel, et la générosité, la cruauté. C’est la loi du genre. Nul ne règne innocemment et le pouvoir absolu corrompt absolument : ces aphorismes sont sans âge ni patrie. Ils n’empêchent pas certains clins d’œil chez les grands seigneurs de la profession, aussi contrastés soient-ils, par les mœurs ou l’idéal. C’est un club exclusif. Fidel en était, et les membres ont pris congé.

 

À la Boisserie, dans le salon, trône aujourd’hui encore une boîte à cigares ouvragée bien en vue, un cadeau personnel de Fidel Castro au général de Gaulle. Et les Lettres à Anne nous apprennent à quel point François Mitterrand, en 1974, à La Havane, face à son hôte, sentit passer le grand souffle de l’Histoire. J’ai décrit ailleurs, dans Loués soient nos seigneurs, les hauts et les bas de l’aventure. Celle-là m’a marqué pour toujours. « Le monde d’hier », aurait murmuré, avec un sourire ému et, qui sait, un peu triste, Stefan Zweig, avant de tirer sa révérence.

 

Régis Debray (Écrivain et philosophe)

 

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:00

 

C’est mon anniversaire, je vous  délivre mon testament politique.

 

Le leader de la Nupes est toujours lambertiste, ce courant trotskiste dont son ralliement à François Mitterrand l'avait sorti. Le lambertisme propose une vision apocalyptique et paranoïaque de la situation politique et sociale. Après s'être projeté en hologrammes, Jean-Luc Mélenchon vit maintenant dans un monde virtuel, où il entraîne toute la gauche déboussolée.

 

Ce pauvre Merluche a le don de rater toujours la dernière marche de la Présidentielle, battu il pratique une arithmétique dont je ne me risque pas à évaluer le niveau par respect pour tous les profs de l’Educnat, soit un gros paquet de ses électeurs.

 

Affligeant ?

 

Non, il fait, après chaque échec, table rase du passé, nous sert un nouveau plat pour les législatives : Mélenchon Premier Ministre, ce qui met en transe ses adorateurs, qui ne recrutent guère chez les pauvres, ils s’abstiennent ou vote RN.

 

Il se ramasse une nouvelle gamelle, même s’il prive en compagnie du RN les adorateurs de Macron d’une majorité absolue à l’AN, son score n’est pas à la hauteur de ses ambitions.

 

Alors, le vieil ex-sénateur de l’Essonne blanchi sous le harnois d’une élection facile, liste et grands électeurs, nourrit des regrets, en affirmant qu’il a « manqué au total seize mille voix dans le pays entre les diverses circonscriptions pour avoir la majorité relative devant les macronistes».

 

Médaille Fields : quatre mathématiciens distingués à Helsinki - Le Point

N’est pas prix Field qui veut, POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ voir les calculs du Monde ICI 

 

N’étant pas lui-même député, il envoie ses troupes au front, foutre le bordel, lors du discours de politique générale de la Première Ministre, et la Nupes dépose une motion de défiance dit-elle, coup d’épée dans l’eau puisque elle est vouée à l’échec, ce qui n’empêche pas notre Mélenchon  de faire des appels du pied au groupe RN.

 

Pour l’heure les différents groupes de la NUPES suivent sans moufter le Conducator, les ex-toutous du conducteur de pédalo : Faure et Vallaud  en tête font du mollétisme en faisant de la surenchère néo-marxiste, la branche khmère verte Bayou-Rousseau est dans son élément, quant à  Fabien Roussel il attend le bon moment pour faire sonner sa différence.

 

Lors d’une conférence de presse, au siège du Parti ouvrier indépendant (POI), à Paris, mardi 5 juillet, Jean-Luc Mélenchon a proposé à ses partenaires de la Nupes de lancer « une grande marche contre la vie chère » en septembre prochain.

 

Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi que la crise née des élections législatives, et qui pourrait perdurer à travers un « blocage » au Parlement, « se dénouera par des élections » législatives, que la gauche unie peut à ses yeux remporter.

 

La rue donc, une forme de chienlit à haut bruit pour amener Macron à dissoudre et à prendre le risque de perdre cette fois-ci les législatives.

 

C’est une hypothèse qu’il faut prendre au  sérieux, deux bémols :

 

  • La mainmise de LFI sur les diverticules de la NUPES risque de faire fuir les électeurs dit de gauche mais versus social-démocrate.

 

  • La chienlit les français adorent lorsque ça ne dérange pas leurs petites affaires, le parti de la peur qui, en juin 68, a envoyé une imposante majorité à de Gaulle, peut ressusciter et redonner des couleurs au pâlichon Macron.

 

Je ne me risquerai pas à lire l’avenir dans le marc de café, mais ce que j’affirme, sans risque de me tromper, c’est que cette situation inédite n’est pas un drame pour notre vieux pays, elle permettra je l’espère de « purger le bébé » aussi bien dans le clan présidentiel qui fait comme si la donne n’avait pas changée, que dans celui de l’opposition de gauche qui fait comme si la France était une île.

 

Le coupe Macron&Mélenchon s’épaule :

 

Lambertiste un jour lambertiste toujours !

 

Inspecteur des Finances un jour inspecteur des Finances toujours !

 

Le 2 juillet dernier c’était l’anniversaire de la mort de Michel Rocard, sur les réseaux sociaux ce fut un long lamento de regrets éternels. Très français ce genre de panthéonisation d’un homme politique qui,  certes, comme l’écrit  Jean-Pierre Mignard @jpmignard

 

2 juillet

 

Un des personnages les plus intègres  de la vie politique française, réformiste venant du PSU et de l'extrême gauche il est resté conscient jusqu'au bout du risque que faisait courir au monde l'économie financiarisée, mais qui ne s’est jamais vécu comme un sauveur.

 

Mélenchon l’exécrait, le successeur du leader insoumis à la députation à Marseille, Manuel Bompart, a insisté auprès de France info sur le fait que « Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été un fervent défenseur de Michel Rocard ». Son entourage soulignait par ailleurs qu'il « n'a jamais soutenu Rocard quand il était Premier ministre, au contraire il faisait partie de la gauche du PS qui le contrait », comme le rapporte l'AFP. Jean-Luc Mélenchon critiquait en effet la gauche de Michel Rocard qu'il qualifiait de "gauche molle".

 

Macron n’est en rien son héritier, laissons Michel reposer en paix à Monticello, foutons-lui la paix !

 

Peut être une image de 1 personne et texte

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 06:00

Nallet.jpg

J’ai bien connu et travaillé avec Lalou Bize-Leroy, lorsque Henri Nallet, alors Ministre de l’Agriculture, lui d’ordinaire si taiseux, lorsqu’il était conseiller de Tonton nous l’appelions le Sphinx, se laissa aller à se la jouer « nationaliste »  

 

« La Romanée-Conti, c'est comme une cathédrale selon le Ministre. Il n'est pas question de laisser partir un élément du patrimoine culturel français »

 

Le 29 février 2008 j’écrivais :

Henri Nallet arrête les Japonais en Bourgogne ICI

 

Ce fut l'équivalent de Charles Martel en 732 mais, au lieu d'être dans les livres d'histoire, seule les archives du journal Libération s'en souviennent. C'était le 2 septembre 1988, page 11 (une pleine page avec appel en une).

 

Un événement ?

 

Non, un coup médiatique concocté par les communicants du Ministre. En ce temps, directeur-adjoint du cabinet, je ne suivais pas le dossier de la viticulture, la période était plon-plon dans le South of France. Je découvris donc le scoop dans Libé comme tout le monde. Fis grosse colère. J'ironisai sur le risque de voir la Romanée commercialisée en cubi dans les grandes surfaces japonaises. Je fis aussi remarquer que ce coup de menton, très politique de la canonnière, basé sur rien était du pire effet auprès du gouvernement japonais. On me prit de haut. Puis, face à l'évidence, ce cher Henri me dit, tout sourire « arrange-moi ça... » Ainsi, après une entrevue avec le conseil de Lalou Leroy-Bize, je fis sa connaissance et tout rentra dans l'ordre...

 

Bien d’accord avec Thierry Desseauve, le cycliste qui porte le chapeau de paille :

 

Le domaine Leroy naît en 1988 grâce à l’appui financier du groupe de distribution japonais Takashimaya  qui entre dans le capital de la maison Leroy à hauteur de 33%. L’affaire fit grand bruit à l’époque, le ministre de l’Agriculture Nallet enfourchant le grand air de la défense de l’intérêt national avec ce ton aussi impérieux que ridicule que seuls sont capables de prendre les politiques et les journalistes. Takashimaya est une institution japonaise, un « Galeries Lafayette » en plus luxueux, mais certains n’ont voulu y voir qu’un prédateur inculte. Le représentant en France de Takashimaya, aujourd’hui à la retraite, s’étonne encore des réactions à leur arrivée. Vingt-sept ans plus tard, Takashimaya est toujours là, à la même hauteur, et peu d’actionnaires auront été aussi respectueux du trésor qu’ils auront contribué à bâtir.

 

Oui, discrètement, je fus l’artisan du dégonflage de la baudruche, avec Lalou et sa fille Perrine Fenal (nouvelle co-gérante de la Romanée-Conti  ICI . et, lorsque Lalou acquis, en 1988, le domaine Charles Noellat, je fus convoqué par elle, à venir au petit matin, déguster à la barrique, avec son maître de chais à la moustache en guidon de vélo dont j’ai oublié le nom (Nallet le promut chevalier du Mérite Agricole), ce fut pour moi un grand moment.

 

Par la suite, avec Jean Pinchon, alors président de l’INAO, j’allai déjeuner chez elle, au domaine d’Auvenay, une belle et ancienne ferme sur les hauteurs de Saint-Romain. Je repartis, en remerciement de mes bons et loyaux services de médiateur, avec une caisse de 12 bouteilles Leroy.

 

Bref, je n’irai pas plus avant, il y a dans tout excès de dithyrambe, une part d’ombre, à la fois familiale et nationale, que l’on se garde d’éclairer, notre vieux pays est ainsi fait, et les journalistes, Thierry Desseauve n’en est pas un, comme les hommes politiques, ont l’art et la manière de rendre compte de l’Histoire avec des blancs.

 

 

 

Le réveillon du millénaire chez Pierre Perret avec Alain Decaux, José Artur et Michel Rocard la Romanée-Conti 1900 offerte par Lalou Bize-Leroy…

Le « réveillon du 31 décembre 1999, prolongé jusqu’à pas d’heure de l’année 2000, fut sans aucun doute, le plus original et le plus rare réveillon de ma vie »

 

 

Ce fut lors du réveillon du millénium dans la maison de Pierre Perret à la sortie de Nangis, en Seine-et-Marne, devant laquelle je suis passé si souvent en allant rendre visite à la grand-mère d’Elisa à Villeneuve-les-Bordes.

 

Ce soir-là, raconte Pierre Perret, une épouvantable tempête déracinait un pin qui en tombant libérait une centaine de poulets de leur poulailler. Les trois chiens de la maison, croyant que c’était un nouveau jeu en ont occis une soixantaine en 20 mn.

 

 

Panne d’électricité généralisée, radiateurs glacés, invités grelottants qui réclamaient des pulls, chapons aux truffes en rade faute de four… le changement de millénaire se présentait fort mal. Mais le karma inversa la vapeur, le ying l’emportait sur le yang et le « réveillon du 31 décembre 1999, prolongé jusqu’à pas d’heure de l’année 2000, fut sans aucun doute, le plus original et le plus rare réveillon de ma vie » écrit Pierre Perret.

 

 

Les invités José Artur, Alain et Micheline Decaux, ainsi que « Michel Rocard si heureux et si en verve ce soir-là. »

 

 « De ce réveillon mythique, TOUT, ce soir-là, s’avéra extraordinaire.

 

Alain Decaux avait eu auparavant une alerte de santé, et la perspective de se retrouver en compagnie de tant d’amis avait illuminé ses yeux si rieurs.

 

 

Il avait précisé « Tu demanderas à Pierre si je puis me permettre, pour une fois, d’amener mon vin ? »

 

 

Rébecca, interloquée, lui avait rétorqué en souriant :  

 

- Tu sais bien que tu peux amener ce qu’il te plaît, Alain, mais tu n’as pas oublié tout de même que Pierre a une cave bien pourvue, de ce côté-là. Et que…

 

Alain Decaux lui rétorqua que ce vin-là il ne l’a pas. Avant d’ajouter « si je tiens à partager avec vous c’est qu’elles (ces bouteilles) sont uniques, tout comme l’amitié. Et que la vie est courte. »

 

 

Le Pierrot fait alors une petite erreur sur le maroquin d’Alain Decaux, en lui attribuant la Culture alors qu’il fut Ministre de la Francophonie de Michel Rocard. Donc, à cette période-là, « madame Bize-Leroy elle-même eut la gentillesse de m’offrir trois de ses plus prestigieuses bouteilles de Romanée-Conti 1900. Nous en dégusterons deux ensembles, j’ai réservé la troisième pour notre fils, Jean-Laurent, qui adore le vin. »

 

Grande flambée dans la cheminée, buissons entiers de bougies allumées aux quatre coins de la grande table de la salle à manger « donnaient un petit parfum de XVIIIe siècle ». 

 

Prémices du dîner : « des petits pains grillés sur la braise, abondamment tapissées de foie gras » qui « disparaissaient littéralement sous une épaisse rondelle de truffe fraîche et odorante.

 

Pierre Perret s’interrogeait : « les 2 flacons de Romanée-Conti 1900 – si prestigieux soient-ils (mais cependant centenaires) – auraient bien du mal à s’aligner aux côtés de ces deux prix d’excellence que venaient de remporter nos étonnantes demoiselles Pétrus 1982 qui avaient fait sans peine l’unanimité. »

 

 

L’atmosphère avait baissée d’un ton.

 

 

Le bouchon était en très bon état et le Pierrot, en grand amateur, note que les bouchons des années mythiques de la DRC sont changés tous les 10 ans par le maître de chai.

 

 

Le silence total s’était fait autour de la table, tout le monde admira sa robe pourpre vif pendant que le Pierre carafait la première bouteille dans un beau flacon de cristal puis, « versant trois bons centimètres au fond de mon grand verre ballon, je le fis tournoyer sous mon nez, attentif à la moindre fragrance suspecte. Lui aussi (comme la poularde) exhalait un parfum vanillé et comme truffé à la fois. Tout le monde attendait la sentence. » 

 

 

- Il n’est pas bouchonné, dis-je soulagé. « La finesse de ses arômes égale même son grand panache. » Puis, en dégustant une gorgée que je fis délicatement aller-venir entre mes joues avant de l’avaler, j’ajoutai : 

 

 

« Il a encore du jarret, sans brutalité, et n’a besoin de personne pour vous câliner les muqueuses. Savourez-le bien, les amis, ce vin est tout bonnement unique, ajoutai-je en les servant à tour de rôle. Je n’ai jamais eu de telles saveurs entre les cloisons. » 

 

 

- Oui, renchérit Alain après l’avoir dégusté, j’aimerais bien posséder sa jeunesse jusqu’à mes cent ans. 

 

 

La seconde bouteille, s’avéra encore meilleure que la première, à l’appréciation de tous « Je l’avais carafé tout de suite après la première, elle avait eu le temps de s’oxygéner. Elle dégageait à présent un bouquet plus musqué de champignon et de sous-bois… »

 

 

Pierre Perret en conclusion que s’achève ici le cortège des amis disparus depuis cette mythique soirée de réveillon chez lui à Nangis.

 

 

J’ai gardé pour la bonne bouche ce qu’il écrit sur l’homme qui reposa aujourd’hui sur les hauts de Monticello.

 

 

« Tu étais, Michel, un intarissable bavard sur mille sujets qui ne laissaient jamais personne indifférent. Tu adorais que je t’emmène cueillir les cèpes au bois. Sans être un très grand connaisseur, tu aimais bien le vin… mais tu préférais le whisky ! Je ne répèterai pas ici les généreuses digressions que tu fis ou que tu écrivis, même à propos de certaines de mes chansons, mais elles me touchèrent infiniment. La finesse de tes analyses me fit découvrir l’extrême sensibilité qui t’habitait. »

Lalou Bize-Leroy, le 31 juillet.

Lalou Bize-Leroy, un trésor national vivant ICI

 

par  Thierry Desseauve

 

28 avril 2021

 

Elle a suivi au plus près soixante vendanges en Bourgogne. Elle a acheté, récolté, vinifié, élevé bon nombre des plus sublimes chefs d’œuvre qu’a produit la Bourgogne depuis 1955. Vigneronne éprise de son terroir, Lalou Bize-Leroy a fait de son nom l’une des signatures les plus recherchées – et les plus chères – du monde du vin. Avec des convictions chevillées au corps et un enthousiasme inentamé, elle s’est confiée longuement à Thierry Desseauve pour EN MAGNUM.

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 06:00

Achat primeur CHÂTEAU MAUCAILLOU 2015 - wineandco

Il suffit de parcourir les rayons de la Grande Épicerie du Bon Marché, haut lieu de la consommation de luxe versus Bernard Arnault, lors des foires aux vins, pour s’apercevoir que le recours à un nom de château connu pour un vin dont les raisons  viennent d’ailleurs fait florès.

 

On n’attrape des mouches avec du vinaigre !

 

En d’autres termes, certains châteaux veulent « le beurre, l’argent du beurre et la crémière… »

 

L’usage de cette expression de la fin du XIXe siècle.

 

Le bon sens paysan veut qu’on ne puisse pas, honnêtement, vendre le beurre qu’on vient de fabriquer, en garder l’argent, mais garder aussi le beurre, histoire de pouvoir le revendre encore et encore.

 

Vouloir toujours tout garder à soi, vouloir tout gagner sans rien laisser aux autres, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre.

 

Les arguments en défense des châteaux utilisant cette pratique c’est vraiment du style : il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

 

Pour l’avocat de Pascal Dourthe, Me Alexandre Novion, « la cour s’est focalisée sur les éléments visuels, du premier regard, comme si cela était impossible pour un consommateur ou que cela constituait un effort incommensurable de retourner la bouteille ». De surcroît, poursuit Me Novion, « le vin de propriété est à plus de 30 euros quand le vin de Maucaillou est à 7 euros. L’écart est suffisamment manifeste entre le vin de propriété et le vin de Maucaillou mettant le consommateur à l’abri de la confusion et du chaos »

 

Quand je pense  que notre Hubert, membre du Comité National de l’INAO, avec ses cloches, joue lui aussi sur le prestige de celle de l’Angélus pour fourguer ce genre de breuvage à deux balles.

 

Claire-2181.jpg

19 décembre 2013

Comment se faire des couilles en or avec une cloche d’argent : les tribulations d’un GCC de Saint-Emilion en Chine. ICI 

 

Pour certains propriétaires de GCC de Bordeaux, l’appellation c’est pour faire joli, il s’en tamponne le coquillard, ce qui compte pour eux c’est leur marque : le nom de leur château, dont ils estiment qu’ils peuvent l’utiliser comme bon leur semble.

 

Pourquoi pas !

 

Cependant, ils doivent se retirer du système des appellations qui leur permet de nous jouer, jusqu’à plus soif, la chanson de l’origine, du terroir et autres fioritures, et de  se contenter d’un bon vieux marketing du style du fameux classement  de Saint-Emilion où l’on privilégie des éléments qui n’ont rien à voir avec le vin du château.

 

Oui, on ne peut pas avoir « le beurre, l’argent du beurre et la crémière… »

 

 

La cour d’appel de Bordeaux confirme la condamnation du négociant en vins Pascal Dourthe pour « pratiques commerciales trompeuses »

 

Pour la première fois, la justice confirmait en appel une condamnation pour une fraude sur des étiquettes de bouteille de vins dans le Bordelais.

 

Par Claire Mayer (Bordeaux, correspondante)

 

En quelques minutes, ce 30 juin, la cour d’appel de Bordeaux a confirmé la condamnation du négociant en vins Pascal Dourthe pour « pratiques commerciales trompeuses » après le jugement prononcé en décembre 2019. Le délibéré a confirmé une amende de 10 000 euros pour M. Dourthe, accompagnée d’une seconde de 150 000 euros – contre 200 000 euros en 2019 – à l’encontre de son entreprise, la société Les Notables de Maucaillou, fondée en 1983. En cause, la commercialisation par ladite société d’un vin, le Bordeaux de Maucaillou, devenu le B par Maucaillou, dont les raisins n’étaient pas issus de cette propriété viticole, mais à 55 % de parcelles rattachées au château de Beau-Rivage, acquis en 2003, et à 45 % de vins achetés par l’entreprise puis élevés dans son chai de Baurech.

 

Si la contre-étiquette située au dos de ces bouteilles indiquait « mis en bouteille pour Les Notables de Maucaillou », l’information délivrée au consommateur n’était pas suffisante selon la cour, et pouvait ainsi lui faire croire qu’il achetait un vin de la propriété de Maucaillou, grand vin de Bordeaux, située dans le Médoc.

 

Selon le jugement établit en 2019, « rien dans l’étiquetage de ces vins ne laisse penser que ceux-ci ne proviennent pas de château Maucaillou et qu’il serait des vins de négoce, de telle sorte que le consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé s’attend légitimement à ce que les “Bordeaux de Maucaillou rouge et blanc”, dont les étiquetages reprennent les mêmes codes visuels que ceux des vins “Château Maucaillou”, “numéro 2 de Maucaillou” et le “Haut-Médoc de Maucaillou” soient également issus des vins de l’exploitation Château de Maucaillou, comme le sont ces derniers ».

 

« C’est un problème collectif »

L’enquête, menée par la Dreets Nouvelle-Aquitaine (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, ex-Direccte) à la suite d’un signalement en 2016, a donné lieu à un contrôle des services de l’Etat, suivi d’une injonction à cesser la commercialisation de ces vins. Contestant ces accusations, Pascal Dourthe avait pris le parti de refuser cette décision, et l’affaire a ensuite été menée devant les tribunaux. Plusieurs parties civiles ont pris part à l’instruction : la Confédération paysanne de Gironde, la Fédération des grands vins de Bordeaux et l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO).

 

Dominique Techer, porte-parole de la Confédération paysanne de Gironde, fustige des propriétés viticoles qui « défendent leurs intérêts personnels et sont en train de faire couler une marque collective ». Car, dans le Bordelais, le Château Citran, le Château Larrivet Haut-Brion, le Château Gloria et Château Rollan de By ont également été condamnés en première instance pour les mêmes pratiques considérées comme trompeuses.

 

« Les fraudes, il y en a marre »

 

Le Château Maucaillou est le premier à avoir fait appel. « Ce que je défends » poursuit Dominique Techer « et c’est pour ça qu’on est partie civile, c’est un problème collectif. Le bordeaux bashing n’est pas tombé de nulle part. La profession n’a plus aucune notion de déontologie… Les fraudes, il y en a marre. » « La difficulté, explique maître Julie L’Hospital, avocate de l’INAO, c’est qu’on vient quelque part instrumentaliser une appellation d’origine avec un vin qui n’est pas produit au château, qui n’a pas la même qualité, et dont le prix est semblable à un 3e vin. »

 

Pour l’avocat de Pascal Dourthe, Me Alexandre Novion, « la cour s’est focalisée sur les éléments visuels, du premier regard, comme si cela était impossible pour un consommateur ou que cela constituait un effort incommensurable de retourner la bouteille ». De surcroît, poursuit Me Novion, « le vin de propriété est à plus de 30 euros quand le vin de Maucaillou est à 7 euros. L’écart est suffisamment manifeste entre le vin de propriété et le vin de Maucaillou mettant le consommateur à l’abri de la confusion et du chaos ». L’avocat de M. Dourthe se réservait encore la possibilité d’un pourvoi en cassation.

 

Claire Mayer(Bordeaux, correspondante)

 

 

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 06:00

batteuses-005.JPG

Je prends chaque matin des nouvelles du pays, et là ce mercredi, je tombe sur cette info : Les Achards : un incendie détruit 4 hectares d'un champ de blé

 

Plus de 50 sapeurs-pompiers et 13 véhicules ont été mobilisés par le Service départemental d’incendie et de secours.

 

Le feu s'est déclaré dans un champ de blé, situé au lieu-dit Le Petit Douard. 4 hectares ont été détruits, mais 4 hectares ont aussi pu être sauvés grâce à l'action des pompiers. La suite ICI 

 

Pourquoi diable, me direz-vous, cette information me rend-elle nostalgique ?

 

Pour deux raisons, le nom de la ferme Le Petit Douard où le feu s’est déclaré, elle faisait partie du portefeuille de battages de mon père Arsène, à l’époque sur la commune de La Chapelle-Achard, lieu de naissance de ma mère Berthe Gravouil,  aujourd’hui assemblée avec La Mothe-Achard  en Les Achards. ( jouxtant le Petit il y a aussi le Grand Douard)

 

Ferme Le Grand Douard - Home | Facebook

 

Le feu était la hantise de mon père, aussi du temps où les battages se faisaient dans les fermes avec des batteuses entraînées par les poulies  du Société Française Vierzon, qu’ensuite avec les moissonneuses-batteuses Claas. Ça n’est jamais arrivé, les départs de feu dans les champs de blé étant souvent le fait des escarbilles des locomotives à vapeur de la SNCF. Aujourd’hui, la ligne est électrifiée par la grâce de ce fou de de Villiers.

 

Nostalgie, oui, car mon père nous a quitté brutalement par un bel après-midi d’août, un vendredi, alors qu’assis sur une botte de paille, à l’ombre, il veillait sur le bon déroulement de la moisson chez un client. Il est mort en souriant, son petit sourire qui lui faisait plisser les yeux, une belle mort, paisible.

 

13 août 2013

Août chez les Berthomeau c’était « Le temps des battages » pas celui des mariages

 

Pas très original me direz-vous, sauf que mon père Arsène était entrepreneur de battages et, avant l’irruption des moissonneuses-batteuses, après la moisson avec sa batteuse Société Française de Vierzon et le matériel qui allait avec, le monte-paille puis la presse-botteleuse, la locomobile Merlin puis le tracteur SFV, il allait de ferme en ferme, selon une tournée qui alternait : les premiers de la saison précédente étaient les derniers de la saison suivante. Le prix du battage n’était à l’heure passée mais au sac de grains récolté ce qui associait l’entrepreneur à la bonne ou à la mauvaise récolte.

 

Le mois d’août chaque année était donc le mois de mon père. Dieu qu’il aimait ses battages. Il était dans son élément au contact des gens. Moi j’allais trainer mes culottes courtes sur les sacs de blé qui étaient tarés à la bascule et surveillés par le maître (le propriétaire) ou son régisseur (nous étions sous le statut du métayage avec partage des fruits et rappelez-vous celui de la Terre qui meurt de René Bazin, guêtré, vêtu de vieux velours à côtes, craint et détesté) et j’étais « le petit gars d’Arsène ». Ce qui nous amusait beaucoup avec les autres galopins  c’était d’aller nous faire « flageller » face au tuyau qui projetait la balle du blé en un grand tas. Les batteries c’était une vraie fête si bien décrite par mon pays Henri-Pierre Troussicot ICI Les batteries à Pied-sec

 

La suite ICI 

Aucune description de photo disponible.

5 septembre 2010

Souvent dans mes chroniques j’évoque ma Vendée natale, non par nostalgie de ce pays mais tout simplement parce qu’au fond je suis toujours resté un petit gars de la Mothe, élevé dans l’eau bénite par de saintes femmes : mémé Marie, la tante Valentine et ma chère maman, enfant de chœur indiscipliné, sauvageon dans les prés avec les vaches normandes du pépé Louis ; qui a bien aimé jouer au basket à la Vaillante Mothaise avec le si adroit Jacques Bernard ; qui est parti à 17 ans tout juste à la Fac de Droit de Nantes sans regret car il savait que ça n’était pas dans son petit pays qu'il ferait sa vie. Dire qu’on a ses racines dans son terroir natal ne reflète aucune réalité car, sauf à y vivre toute sa vie, très souvent on le quitte sans pour autant être un déraciné.  

 

La suite ICI

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 06:00

Le vin biologique n'existait pas. L'Europe le fait naitre

La vie n’est pas un long fleuve tranquille dans le Médoc, alors que les petits vins de Bordeaux ne trouvent pas de clients, que le président Farge se démène comme un beau diable pour trouver des sous dans les poches des contribuables afin d’arracher des vignes, voilà t’y qu’un gus, propriétaire-négociant dans le Médoc, en fabrique pour le refiler aux gogos via la GD  dans plusieurs départements grâce à « un réseau de distributeurs officiels et officieux constitué de sociétés, de retraités, d’autoentrepreneurs »

 

Pour mener à bien son escroquerie, le mis en cause a noué des relations avec des contacts espagnols pour se procurer du vin. Les opérations d’embouteillage se sont déroulées la nuit, et les livraisons pendant le week-end.

 

Selon le parquet, l’argent généré par ces ventes illégales a alimenté le train de vie des principaux mis en cause. Ils blanchissaient l’argent en finançant des travaux de rénovation avec de la main-d'œuvre irrégulière.

 

Encore un coup des néo-libéraux, comme diraient les cavistes de la Nupes !

 

Bref, rien de nouveau sous le soleil, de tout temps, le vin a fait l’objet de pratiques douteuses, de trafics, de coupages, certains « négociants » furent pris la main dans le sac, dans le Midi rouge, à Bordeaux et dans d’autres places moins connues. Le pognon de dingue à gagner fut, et est, toujours le moteur de ces escroqueries. Lorsque je fus recruté à l’Office des Vins de Table c’était un dossier chaud.

 

Ne voyez aucune ironie dans mon titre, pour une certaine catégorie de consommateurs traditionnels le Bordeaux reste une référence et, je ne suis pas certain que leur palais fut agressé par les faux Médoc. Ça devrait amener certains à réfléchir sur l’avenir du socle des vins qualifiés eux aussi de traditionnels, et par là même à tirer des conséquences sur leur capacité à rester sur le marché.

 

 

Trafic de vins de Bordeaux : démantèlement d’un réseau de contrefaçon de « grande ampleur »

 

Un vaste trafic de vins de Bordeaux a été démantelé fin juin. Des centaines de milliers de bouteilles seraient concernées par ces fausses étiquettes et la contrefaçon d’alcool. De faux vins repérés en Sarthe ont mis la puce à l’oreille des enquêteurs.

 

Des « centaines de milliers de bouteilles » de vin de contrefaçon auraient transité par le réseau démantelé fin juin.

 

Des « centaines de milliers de bouteilles » auraient transité par un réseau de contrefaçon qui vendait pour du bordeaux du vin bas de gamme. La gendarmerie a mené lundi 27 juin un vaste coup de filet, selon le parquet de Bordeaux ce vendredi 1er juillet.

 

Une vingtaine d’arrestations

 

Une centaine de gendarmes ont interpellé lundi dans le Médoc (Gironde) et dans sept départements une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir pris part à ce trafic de bordeaux contrefaits dont l’ampleur peut être « évaluée à plusieurs centaines de milliers de bouteilles », a souligné la procureure de la République Frédérique Porterie.

 

Trois de ces suspects, dont le « principal instigateur », ont été présentés mercredi devant un juge d’instruction et mis en examen pour « escroquerie en bande organisée et blanchiment », « tromperie sur la marchandise » et « falsification de denrées ».

 

Ils ont été libérés sous contrôle judiciaire avec obligation de verser des cautions de 20 000 à 50 000 euros.

 

Une piste remontée depuis la Sarthe

 

En enquêtant sur un trafic de stupéfiants, les gendarmes sont tombés fortuitement en septembre dernier sur du matériel de contrefaçon, comme de « fausses étiquettes », a détaillé le parquet dans un communiqué.

 

Puis en octobre, des faux bordeaux étaient repérés dans la Sarthe, conduisant les gendarmes à faire le lien avec une contrefaçon signalée des mois plus tôt dans le Médoc.

 

Le parquet a ouvert une enquête en novembre confiée à la section de recherches avec l’appui des gendarmes de la Gironde et du groupe « vins », une cellule spécialisée de la gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine.

 

Les investigations ont révélé « une fraude de grande ampleur organisée par le propriétaire d’un vignoble dans le Médoc », également négociant. Ce dernier se procurait du vin grâce à des « contacts espagnols » et imprimait « un nombre important d’étiquettes » en toute discrétion tandis que des opérations d’embouteillages pouvaient se dérouler de nuit.

 

La France et l’étranger abreuvés

 

Les faux bordeaux étaient ensuite écoulés « par palettes entières » dans plusieurs départements grâce à « un réseau de distributeurs officiels et officieux constitué de sociétés, de retraités, d’autoentrepreneurs », selon le parquet.

 

Des « commandes importantes », soit plusieurs milliers de bouteilles, étaient en outre « destinées à la grande distribution ou à des pays étrangers ».

 

Des Médoc de moyenne gamme

 

Les clients pensaient acheter des châteaux bordelais « dont le nom et l’étiquette inspiraient confiance, à des tarifs défiant parfois toute concurrence » alors que les flacons contenaient des « vins bas de gamme ou provenant de terroirs assez éloignés », a souligné la procureure.

 

Au cours des perquisitions, « une dizaine de véhicules » et « un volume important de vins » ont été saisis.

 

Selon une source proche du dossier, la contrefaçon ciblait des vins du Médoc de moyenne gamme, plus faciles à falsifier que les grands crus.

 

« Si les faits sont avérés, nous espérons que les auteurs seront lourdement condamnés car ces pratiques portent atteinte à l’image des vins de Bordeaux et à l’image de tous ceux qui travaillent bien et respectent les règles », a réagi le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux joint par l’AFP.

 

 

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 11:36

Bretagne : l'incroyable voyage d'une bouteille à la mer - Le Point

Beaucoup d’entre eux me font parvenir des messages « désespérés », ils sont privés de mes belles, incomparables chroniques, pourquoi me crient-ils ?

 

La réponse est malheureusement ubuesque ?

 

J’ai été moi-même victime de cette procédure d’Overblog à propos de mon adresse Gmail.

 

Votre email berthomeau@gmail.com n’est plus joignable par notre plateforme.

 

Nous reprendrons l’envoi d’email dans 2 semaines. En attendant, et pour être sûr de continuer à recevoir les informations de votre blog dès aujourd’hui, merci de vous rendre dans vos paramètres email et de changer votre adresse

 

J’ai reçu cette réponse d’Overblog Support

17 juin 2022 15:07

 

À moi

 

Bonjour,

Sabrina du service support Overblog.

 

Il arrive que certains email soient bounced, c'est à dire rejetés par notre plateforme.

 

De ce fait, nous ne pouvons plus vous envoyer des messages automatiques qui comprennent les mails d'avertissement, les abonnements Premium ainsi que les messages informant d'un nouveau commentaire ou contact.

 

Vous pouvez:

 

Ajouter notre email dans votre liste blanche:

 

Avez-vous ajouté notre adresse notify@over-blog.com sur liste blanche, ou liste des expéditeurs fiables dans votre messagerie afin de recevoir tous les mails à l’avenir ?

 

Mettre en liste blanche, ça consiste en quoi ?

 

Il s’agit de signaler à votre service de messagerie (Gmail, Yahoo, Hotmail...) que les messages en provenance de notify@over-blog.com ne sont pas des spams, et ne doivent donc pas être bloqués en amont de votre boite de réception. Pour ce faire, vous devez ajouter l’adresse de l’expéditeur à une « liste blanche ».

 

La procédure diffère légèrement selon le programme ou service de messagerie que vous utilisez.

 

- Liste blanche Gmail :

 

Tout d’abord, si vous trouvez un message de notify@over-blog.com dans le dossier Spam de votre compte Gmail, sélectionnez-le et cliquez sur le bouton « Non-spam ».

 

Ouvrez ensuite un de nos messages.

 

Cliquez sur la petite flèche située à côté du bouton « Répondre ».

Dans la liste déroulante, cliquez sur « Ajouter notify@over-blog.com à ma liste de contacts ».

Cliquez enfin sur « Enregistrer ».

 

Modifier votre adresse mail:

 

Il est également possible de modifier votre adresse email.

 

Dans cette situation, nous vous invitons à changer votre adresse email de connexion afin de recevoir nos mails automatiques.

 

Cette action est possible via le Tableau de bord dans la section Compte > Paramètres, en cliquant sur l'avatar de l'utilisateur en haut à droite.

 

Si cette action ne fonctionne pas, je peux procéder au changement de votre adresse email sous votre accord et en me confirmant le mail de changement.

 

Attention, un email de confirmation vous sera envoyé.

 

Le changement d'email n’est effectif que si vous cliquez sur le lien de confirmation dans l’email. Le changement de mot de passe est quant à lui immédiat.

 

 

J'espère avoir répondu à toutes vos interrogations et reste à votre disposition.

 

Bonne journée,

Cordialement,

A très vite sur Overblog !

 

Sabrina

Helpdesk & Customer Support Manager

Overblog

 

Comme toute cette littérature était pour moi l’équivalent du mandarin, j’ai changé d’adresse  en utilisant celle de mon Cloud.

 

Voilà c’est dit mais comme ce message ne pourra être lu par les désabonnés, donc les concernés, je jette une bouteille à la grande mer qu’est la Toile.

 

Si vous souhaitez lire mes chroniques il vous suffit de placer cette adresse dans vos favoris : www.berthomeau.com

 

Bonne journée.

 

 

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 06:00

Les noces de Cana - Texte de la Bible, Nouveau Testament - Chrétiens  aujourd'hui

Attendu que l’eau est, et va être de plus en plus, une ressource rare.

 

Attendu que le vin, n’en déplaise aux bardes du terroir, n’est pas un produit essentiel pour notre survie.

 

Attendu que, je n’ai aucune espèce de compétence sur le sujet mais que, pour moi, irriguer les vignes afin de pallier les conséquences du changement climatique, n’est pas une solution d’avenir, je confie cette chronique à :

 

  • Sonia Lopez Calleja et Emmanuel Costa Sedille du LeRouge&leBlanc

 

  • Hervé Covès

 

Attendu que LeRouge&leBlanc ne roule pas sur l’or, pour découvrir ce dossier bien documenté je vous invite à vous abonner à cette publication sans publicité.

 

 

Attendu qu’Olivier de Moor est un vigneron qui se pose des questions, et se réfère à Hervé Coves, je suis tranquille comme Baptiste.

DR / Hervé Coves : "Un jour, ça s'est imposé à moi : regarde comme la vie est belle"

Hervé Covès, un franciscain expert de l'agroécologie et de la permaculture ICI

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 06:00

CUISSE GRENOUILLE 500G

Cuisses grenouille crues, 50-60 au kg, Indonésie
Poissons Natures Surgelés - Poissons - Picard

Plusieurs espèces de grenouilles menacées à cause de notre appétit pour leurs cuisses

Grenouille Hoplobatrachus rugulosus. - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Thomas H Brown

La réponse est OUI !

 

Savez-vous d’où viennent les cuisses, que vous les dégustez persillées ou aillées, parfois les deux ?

 

D’Asie du Sud-Est et plus précisément d’Indonésie. Le pays est en effet le premier exportateur au monde de grenouilles. Il fournit 80% de ce qui est importé en Europe.

 

Certains fournisseurs ne cachent d’ailleurs pas au grand public l’origine de leurs cuisses, comme Picard, le magasin de surgelés préféré de qui vous savez…

 

Comment l’Indonésie s’est-elle retrouvée au rang de 1er exportateur mondial de grenouilles ?

 

En 1980, alors que l’Hexagone interdit la chasse commerciale, pour parer au risque d’extinction, l’Inde et le Bangladesh prennent le relais… avant d’interdire, eux aussi, la chasse à la grenouille. L’Indonésie, s’engouffre dans la brèche ; la chasse avait déjà lieu dans l’archipel où l’animal est apprécié par une importante minorité indonésienne d’origine chinoise.

 

Les Français sont réputés pour être des consommateurs de grenouilles.

Les Français sont volontiers qualifiés de "Froggies" ("mangeurs de grenouilles") par les anglais. Outre la caricature (assez peu de personnes mangent des cuisses de grenouilles en France), ce sont, au contraire, les anglais qui étaient précurseurs en la matière comme le révèlent des fouilles réalisées en avril 2013 aux environs du célèbre site mégalithique de Stonehenge. Plus de 650 ossements d'animaux y ont été découverts dont des arêtes de poissons, des restes d'auroch - l'ancêtre du bovin - mais aussi des os de cuisses de grenouilles datant de 7 596 à 6 250 avant notre ère !

 

« Ils avaient vraiment des ressources alimentaires riches, ils mangeaient tout ce qui bougeait. Mais nous ne nous attendions pas à des cuisses de grenouilles », a commenté David Jacques, l'un des chercheurs issu de l'université de Buckingham. Celui-ci formule une hypothèse : « Les cuisses de grenouilles sont pleines de protéines et très rapides à cuisiner, c'était un peu l'équivalent du fast-food au Mésolithique. »

 

En France, les cuisses de grenouilles ont commencé à être consommées qu'à partir du XIIe siècle. La demande a fortement augmenté après la seconde guerre mondiale et on continue aujourd'hui de "déguster" des cuisses de grenouilles dans les restaurants dit "gastronomiques".

 

Or, depuis les années 1970, les espèces françaises de grenouilles sont protégées car elles sont menacées d'extinction, comme nombre d'amphibiens qui ont vu leur habitat se réduire dramatiquement et leur chance de survie diminuer significativement avec la fragmentation de leur espace vital par les axes de circulation.

 

C'est pourquoi, les cuisses de grenouilles consommées sont majoritairement issues des espèces tropicales, importées. Et il s'agit d'un commerce important et lucratif puisque chaque année, le premier exportateur mondial, l'Indonésie, vend près de 5 000 tonnes de cuisses de grenouilles principalement à destination de la France (3 000 à 4 000 tonnes) et des Etats-Unis.

 

Notre pays détient en effet la palme, en Europe, de l'importation de grenouilles, avec plus de 30 000 tonnes importées en neuf ans. Les importations viennent principalement de Turquie et d'Indonésie. Environ 98% des grenouilles consommées dans l'Hexagone viennent de l'étranger

 

L'Hexagone est en effet pointé du doigt pour sa consommation élevée de cuisses de grenouilles. Un rapport de l'ONG Robin des Bois indique que le goût pour ce plat serait un peu trop immodéré, avec des conséquences pour la biodiversité.

 

C'est un produit de luxe dont le prix à la revente est assez colossal. Celui-ci s'élève en moyenne à 15 euros le kilo. Or la surexploitation a déjà des conséquences. Il y a plus de 30 ans, la commercialisation de toutes les espèces de grenouilles a été interdite en Inde. En Turquie, les spécialistes alertent sur une probable disparition des grenouilles si le rythme d'exploitation ne change pas.

 

En France, la capture des grenouilles rousses est encadrée. Elles sont prisées de mai à juillet. Plus de deux millions de grenouilles sont capturées légalement tous les ans dans la région de la Franche-Comté.

 

 

Biodiversité. Allemands ou Français : qui est responsable de l’extinction des grenouilles ?

 

« L’Union européenne est responsable de l’extinction en cascade des populations de grenouilles” en Europe de l’Est et dans certains pays d’Asie, ont alerté les ONG Pro Wildlife et Robin des Bois dans un rapport publié mercredi 22 juin. D’ici à 2032, la grenouille des marais d’Anatolie pourrait avoir disparu de Turquie, à cause d’une surexploitation.

 

La presse britannique revient sur le sujet, mais ne désigne pas les mêmes responsables.

 

« Les coupables sont les Allemands », rapporte le Telegraph, tandis que le Guardian accuse au contraire « l’appétit pour les cuisses de grenouille en France et en Belgique ».

 

« Le penchant de la France pour les “cuisses de grenouille” est célèbre mais l’Hexagone est loin d’être le seul pays européen à apprécier ce mets, souvent servi avec du beurre, du persil et de l’ail”, explique le Telegraph. De fait, les Vingt-Sept n’ont imposé aucune restriction au commerce de grenouilles : quelque 4 070 tonnes de cuisses de grenouille sont importées chaque année dans l’Union, soit l’équivalent de 81 à 200 millions d’amphibiens.

 

« La faim de viande de grenouille semble plus grande en Belgique, destinataire de 70 % des importations, mais selon l’organisation Pro Wildlife, la plus grande partie est ensuite envoyée en France, qui en importe directement 16,7 % », précise le Guardian.

 

Effets dramatiques sur la biodiversité

 

De son côté, le Telegraph assure que « les chiffres montrent qu’en 2020 l’Allemagne a importé plus de cuisses de grenouille que la France et déboursé 73 millions de livres [près de 85 millions d’euros] pour ce plat, contre une addition de 33 millions de livres [38 millions d’euros] côté français »

 

Cependant, Le Temps précise que « les chiffres peuvent varier énormément d’une année à l’autre ». La Suisse a ainsi importé 51 tonnes de cuisses de grenouille en 2019, contre 116 tonnes en 2016.

 

La surconsommation a en tout cas des conséquences dramatiques pour la protection des espèces en Turquie, en Albanie et en Inde, pays qui sont, avec le Bangladesh et l’Indonésie, d’importants exportateurs. Un problème qui va bien au-delà des grenouilles, car ces mangeuses d’insectes jouent un rôle important dans l’écosystème et permettent de limiter l’utilisation de pesticides.

Des grenouilles sur le capot d’un taxi à Bangkok, en septembre 2021 (image d’illustration).

 

Biodiversité. Allemands ou Français : qui est responsable de l’extinction des grenouilles ? ICI

 

« L’Union européenne est responsable de l’extinction en cascade des populations de grenouilles” en Europe de l’Est et dans certains pays d’Asie, ont alerté les ONG Pro Wildlife et Robin des Bois dans un rapport publié mercredi 22 juin. D’ici à 2032, la grenouille des marais d’Anatolie pourrait avoir disparu de Turquie, à cause d’une surexploitation.

 

La presse britannique revient sur le sujet, mais ne désigne pas les mêmes responsables.

 

« Les coupables sont les Allemands », rapporte le Telegraph, tandis que le Guardian accuse au contraire « l’appétit pour les cuisses de grenouille en France et en Belgique ».

 

« Le penchant de la France pour les “cuisses de grenouille” est célèbre mais l’Hexagone est loin d’être le seul pays européen à apprécier ce mets, souvent servi avec du beurre, du persil et de l’ail”, explique le Telegraph. De fait, les Vingt-Sept n’ont imposé aucune restriction au commerce de grenouilles : quelque 4 070 tonnes de cuisses de grenouille sont importées chaque année dans l’Union, soit l’équivalent de 81 à 200 millions d’amphibiens.

 

« La faim de viande de grenouille semble plus grande en Belgique, destinataire de 70 % des importations, mais selon l’organisation Pro Wildlife, la plus grande partie est ensuite envoyée en France, qui en importe directement 16,7 % », précise le Guardian.

 

Les États de l'UE importent environ 4 070 tonnes de cuisses de grenouilles chaque année

 

Effets dramatiques sur la biodiversité

 

De son côté, le Telegraph assure que « les chiffres montrent qu’en 2020 l’Allemagne a importé plus de cuisses de grenouille que la France et déboursé 73 millions de livres [près de 85 millions d’euros] pour ce plat, contre une addition de 33 millions de livres [38 millions d’euros] côté français »

 

Cependant, Le Temps précise que « les chiffres peuvent varier énormément d’une année à l’autre ». La Suisse a ainsi importé 51 tonnes de cuisses de grenouille en 2019, contre 116 tonnes en 2016.

 

La surconsommation a en tout cas des conséquences dramatiques pour la protection des espèces en Turquie, en Albanie et en Inde, pays qui sont, avec le Bangladesh et l’Indonésie, d’importants exportateurs. Un problème qui va bien au-delà des grenouilles, car ces mangeuses d’insectes jouent un rôle important dans l’écosystème et permettent de limiter l’utilisation de pesticides.

 

 

La consommation de cuisses de grenouilles en France menace la biodiversité ICI 

 

Une étude du Muséum d’histoire naturelle s’inquiète des conséquences de la consommation de cuisses de grenouilles d’importation, qui menace les espèces sauvages en Indonésie.

 

Julien Duriez, le 04/04/2017

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents