Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 12:00

On pointe parfois du doigt le manque de déontologie des blogueurs. Pas de ça sur Vin & Cie où l’on respecte, entre autres une, des règles de base de la liberté d’expression: le droit de réponse. Place aujourd’hui à celui de Juan Antonio Ruiz Jiménez, le Secrétaire de l’ASEVIN, l’association des entreprises de Jumilla mis en cause dans la chronique de lundi (link). Il est l’auteur de ce mail qui agite la blogosphère depuis quelques jours, mail dans lequel sont spécifiées les modalités financières d’une venue de Jay Miller du Wine Advocate et de son ami Pancho Campo dans la DO Jumilla.

 

Nous publions donc intégralement la réponse de Juan Antonio Ruiz Jiménez qui considère que ce mail envoyé aux bodegas de la région (et qui nous est parvenu par plusieurs canaux, espagnols ou pas) était d’ordre privé et ne pouvait être divulgué.

 

Notre collègue espagnol lit le français puisque les écrits de Vincent Pousson ont attiré rapidement son attention. Cependant il lui répond en espagnol ce qui ne rendra pas forcément ses arguments intelligibles à ceux d'entre vous qui ne maîtrisez pas cette langue. 

 

De plus le taulier, qui n'est qu'un petit blogueur sans moyens, estime qu'il n'a pas de temps à perdre sur ce type d'affaire et a décidé qu'à partir de cette publication le texte de Vincent Pousson deviendra un texte furtif : invisible sur le Net il prendra, jusqu'à nouvel ordre, un statut privé, donc protégé par le secret de la correspondance. Pour toutes précisions prière de s'adresser au taulier par les voies si impénétrables du courrier. 2480aab.jpg

 Estimado Sr. Pousson:

 

           “Teniendo conocimiento de la información publicada en la web: www.berthomeau.com, bajo el título: “Le Jumillagate d'Uncle Bob Parker par Vincent Pousson”, hemos de informarle que la información que contiene se apoya en datos y conclusiones completamente falsos, con la exclusiva intención de desprestigiar a Robert Parker, Jay Miller, así como Pancho Campo.

 

He decirle igualmente que la información que muestra en su web como “evidence nº1” es absolutamente confidencial y no podía ser publicada ni difundida bajo ninguna circunstancia como usted ha hecho. La imagen mostrada que se corresponde con el email ha sido manipulada porque no incluye la advertencia legal de su confidencialidad que se incluye después de los teléfonos que se citan:

 

“Este documento y los documentos adjuntos, en su caso, son confidenciales y únicamente podrán ser usados exclusivamente por su destinatario; puede contener información confidencial o legalmente protegida. No hay renuncia a la confidencialidad o secreto profesional por cualquier transmisión defectuosa o errónea. La recepción del mensaje no autoriza el acceso al contenido del mismo si usted no es el destinatario, por lo que en tal circunstancia deberá destruirlo de inmediato y notificar este extremo al remitente. Le informamos que está totalmente prohibida cualquier divulgación, distribución, o reproducción de este mensaje.

 

En cumplimiento de la L.O.15/1999 de Protección de Datos de Carácter Personal, le informamos que su dirección de correo electrónico y los datos personales facilitados por usted se han incorporado al fichero del que es Responsable, Juan Antonio Ruiz Jiménez. La finalidad del fichero es poder mantener futuras comunicaciones por la relación iniciada. Podrá ejercitar sus derechos de acceso, rectificación, cancelación y oposición en la sede del Responsable del Fichero: Av. Reyes Católicos, 31-1º B 30520-Jumilla (Murcia).”

 

Esperamos de usted que nos informe de la persona que le remitió copia de dicho mensaje y, conforme a las instrucciones recibidas, le concedemos un plazo máximo de 2 días para que proceda a rectificar la información difundida, así como nos exprese las disculpas oportunas. En caso contrario, nos reservamos el ejercicio de las acciones legales pertinentes en su contra y de su organización por estos hechos.

 

Igualmente he de informarle que la Asociación de Empresarios de Vinos de la Región de Murcia (ASEVIN), pidió a The Wine Academy el llevar a cabo un seminario sobre las exportaciones a EEUU y a China, así como una cata de los vinos de la zona en forma de masterclass para todo el sector.

 

 Asevin insistió en que fuese Jay Miller el invitado de honor para hablar del mercado EEUU y Pancho Campo de China. Después del seminario se sugirió que Miller acompañado de Campo llevasen a cabo una cata de vinos de la zona, los cuales lo elegiría Jay Miller a su discreción en base a puntuaciones Parker.

  

The Wine Academy nos dejó claro en todo momento que Jay Miller aprovecharía para visitar algunas bodegas y catar algunos vinos pero elegidos a su entera discreción. En todo caso, a las bodegas que se visitasen y de las cuales se catasen sus vinos no tendrían que pagar NADA por estas actividades.

 

 La cantidad acordada con The Wine Academy es para cubrir los gastos del mencionado seminario y cata: honorarios de Miller, Pancho y el
personal que trabajaría montando el seminario, así como traslados del equipo, coche de alquiler, aviones, hoteles y dietas.

Pancho Campo y The Wine Academy nos han insistido en todo momento que a las bodegas no se les puede cobrar por poner sus vinos y porque se les visite.

Hasta el momento no hay nada firmado.



 

Un saludo.

 Juan Antonio Ruiz Jiménez

     Secretario ASEVIN

 

  • Secretario chez ASEVIN-Asociacion Empresarios de Vinos de la Región de Murcia
  • Abogado especialista en Derecho Tributario chez Bufete Bastida
  • Titular chez Bufete de Abogados BASTIDA
Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:09

Apprendre, à parler, à marcher, à lire, à écrire, à compter, à faire du vélo, du solfège, à tailler la vigne, à faire cuire un œuf au plat, à jouer au rugby ou au basket ou au badminton… tout au long de notre vie, à chaque fois que nous entreprenons d’investir un nouveau champ : l’Internet par exemple, nous passons tous par une phase d’apprentissage… Pour ce que fait la main, ce constat est une évidence alors que pour la pensée, une fois passé le temps scolaire, le temps des maîtres, pour certains, et c’est de plus en plus vrai dans nos sociétés dominées par les médias, le recours est aux maîtres penseurs « des gens qui s'intronisent philosophes, moralistes, politologues, sociologues, singent ceux qu'on a appelé les intellectuels » des gourous… Les maîtres à penser, modestes et discrets, qui écrivent loin des projecteurs des livres qui s’imposent comme des références ne sont plus légion…

 

Revenons au ras des chais pour s’interroger sur le métier de « critique de vin » qui consiste à coucher sur le papier un point de vue étayé, parfois accompagné d’une note sur 20 ou sur 100, sur ce qu’a fait la main d’un vigneron ou de salariés de château ou de domaine ( du cep à la bouteille…) : donc le critique doit savoir d’abord déguster puis avoir quelque talent d’écriture. Cette double compétence, la première comme l’écrit très justement Luc Charlier « Il est certain que pour apprendre à déguster, il faut deux choses : (i) beaucoup déguster – au moins pendant quelques années, après, on a ses « repères » - (ii) le faire avec des gens pour vous guider, vous montrer. Apprendre, donc. Je ne pense pas qu’il faille un talent spécial, sinon une faculté de concentration, d’attention. »

 

Mais apprend-on à écrire ? Oui bien sûr, mais le talent d’écriture ne s’acquiert pas par un quelconque apprentissage. Ceci écrit, les lecteurs de critique de vin ne sont pas forcément sensibles à la beauté de l’écriture. En revanche, comme l’écrivait Nicolas Boileau :

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

 

Toute la difficulté de l’exercice de transcription d’une dégustation sous la forme d’un écrit est bien dans cette conceptualisation. Comment trouver les mots qu’il faut alors que la dégustation ne s’est jamais forgée un vocabulaire propre : les qualificatifs suivent l’air du temps et les références olfactives ou sensorielles se rattachent aux fleurs, aux fruits… avec une variabilité liée à chaque individu. Champ restreint donc qui donne souvent aux notices un caractère répétitif assez peu informatif. Reste le socle de culture  du dégustatueur qui fait souvent la différence. En effet, le caractère du vin (je n’ai pas écrit sa typicité) dans sa conception française – les AOC – est très fortement lié à son origine, le lieu, le sol, les cépages, le climat, l’exposition, les hommes du lieu, à son mode d’organisation, le commerce aussi… Le vin produit à forte charge culturelle a suscité une large et riche littérature, a accouché des modes de vie très différents, a une charge émotionnelle sans commune mesure avec le reste des produits de l’agriculture.

 

Les maîtres, ceux dont on a beaucoup à apprendre, dans le vin, sont essentiellement dans les vignes ou dans les chais ou dans son commerce. Bien sûr, il existe de grands et bons critiques mais de véritables maîtres qui s’imposeraient à nous pour nous mener sur le chemin difficile de la connaissance en matière de dégustation, très honnêtement je n’en vois pas. En écrivant cela je ne fais pas allusion aux écoles de dégustation qui, très logiquement, apportent aux novices, avec une pédagogie propre, les rudiments de la technique de dégustation. Mon propos s’adresse  essentiellement à ceux qui écrivent dans la presse spécialisée, dans des guides et maintenant sur  des supports comme les blogs. Que certains aient un pouvoir prescriptif important, qui les transforme  peu ou prou en faiseurs de notoriété et de niveau de prix, ne leur confère pas pour autant  un rang de maître. Qu'on ne se méprenne pas sur ma remarque elle ne touche que le domaine dégustatif, et lorsque les plus plus érudits des critiques signent des ouvrages plus généraux bien évidemment ils peuvent devenir des références.

 

À l’autre extrémité de la pratique de critique du vin, la nouvelle génération de blogueurs n’est en rien dispensée de la dure phase d’apprentissage et elle se doit elle aussi d’apprendre, la modestie d’abord puis le respect d’une forme d’expérience. Jeter sa gourme disait-on ! Que la jeunesse soit insolente, contestataire, borderline, intransigeante, quoi de plus normal. Cependant, l’inculture, le goût immodéré pour une provocation infantile, l’agitation qui tient lieu de pensée, les bons sentiments en bandoulière, doublée d’une faim inextinguible d’être reconnu, de se faire une place pour bouter les déjà en place, n’est guère plus estimable que le conservatisme de ceux qu’ils appellent les bien-pensants. Pour réussir dans leur entreprise ils devraient s’inspirer du Truffaut de la Nouvelle Vague, critique virulent qui a su par son travail, sa faim de connaissances, devenir un grand réalisateur de cinéma.

 

En guise de conclusion permettez-moi de citer à nouveau Thierry Marx puis Richard Sennett…

 

« En 1975, quand je suis entré aux Compagnons du devoir, j’étais en échec scolaire total. J’ai demandé à faire l’école hôtelière, on m’a collé en CAP de mécanique générale. Et je suis parti dans tout et n’importe quoi. J’étais bagarreur, violent.

J’ai maintenant face à moi des hommes exemplaires. Par leur sagesse et la vérité de leurs mots. Ils ne parlent pas pour ne rien dire mais pour montrer les bornes sur la route. Je comprends que je dois arrêter de mentir. Un prévôt me dit : « On se ment surtout à soi-même. » Un autre nous avait longuement parlé de « la parabole des talents », dans le Nouveau Testament. Toute ma vie, ce texte a cheminé en moi.

(…) Les enseignants des Compagnons du devoir ne portent aucun jugement de valeur sur nos origines sociales. Ils m’appellent « Thierry Marx, Île de France, aspirant au désir de bien faire ». Les apprentis se doivent de dépasser les maîtres, de réaliser des plus beaux chefs-d’œuvre que les anciens (…) Nous portons tous les mêmes tenues que les coteries de charpentiers, en pantalon et veste de velours, de la marque Adolphe Laffont. (…) Il se dégage de cette initiation rigoureuse une vraie fraternité d’hommes. Tout est basé sur la critique constructive et un authentique code d’honneur : on ne ment pas et on respecte l’autre… »

 

A l’attention des impatients de la toile ce court texte de  Richard Sennett écrit en conclusion de son livre « Ce que fait la main. La culture de l’artisanat » 

« Les artisans sont surtout fiers du savoir-faire qui mûrit. C’est bien pourquoi la simple imitation ne procure pas une satisfaction durable ; la compétence doit évoluer. La lenteur même du temps professionnel est une source de satisfaction ; la pratique s’enracine et permet de s’approprier un savoir-faire. La même lenteur permet aussi le travail de réflexion et d’imagination – au contraire de la course aux résultats rapides. La maturation demande du temps ; on prend durablement possession d’une compétence. »

 

Pour la chute : une de mes petites fiertés manuelles : lorsqu’il me prit à 50 ans de m’initier à la technique ancestrale de la peinture à la chaux et aux pigments naturels je suis allé me former au Conservatoire des Ocres à Roussillon puis ensuite je suis passé aux travaux pratiques sur mes murs. Quelle satisfaction ! Quel plaisir de faire sa peinture et de vivre avec !

 

Ma tarte aux pommes de la Toussaint faite de mes blanches mains...

coeur-de-bulles-001.JPG 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 00:09

 

agfighter1833.jpg

 

Cette chronique est maintenant une chronique furtive

 

pour plus de précisions s'adresser au taulier par courrier

 

 

berthomeau@gmail.com

 

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 11:28

Comme d’hab. j’chuis à la bourre et je me fais avoiner par le taulier qui m’avait chargé de chroniquer sérieux-grave sur la dissertation beaujoloise du gars du Jura. Vous me direz le bougre, jamais en reste d’une contradiction, l’en a pondu deux chroniques, un vrai productiviste ! link et link Bon alors je me suis dit ma Marie tu ne vas pas faire couleur locale mais mettre en avant la marque de fabrique de ta sainte patronne : l’immaculée conception et disserter sur le «  déloyault » gamay à jus blanc bouté hors de Bourgogne en 1395 par Philippe le Hardi parce qu’il faisait alors concurrence sur les terres bourguignonnes au pinot noir.

  

Donc moi c’est le beaujolais blanc qui est cher à mon cœur et que je n’achète que chez la Pape incontesté du « Désapprendre à déguster » et chantre du «  recevoir plutôt que de prendre. » Bruno Quenioux www.philovino.com  et link

 bjbl1_btl_003.jpg

 Trêve de philosophie mes amis je fonce derechef au bas de la rue Claude Bernard pour faire l’emplette d’un carton de 6 de Beaujolais Blanc 2009 du  Domaine Dominique Cornin soit 66,40 € www.cornin.net

 dominiquecornin.jpg

Là, patatras, gourdasse, bécasse que je suis, je tombe des nues car le Beaujolais blanc c’est du 100% Chardonnay. Be oui, «  l'appellation régionale Beaujolais blanc est née en 1937, sur les terroirs à l'extrême nord du vignoble, aux limites du Mâconnais et au sud-ouest de Villefranche, dans le triangle que composent Liergues, le Bois d'Oingt et Bully. Issus du cépage chardonnay et non plus du gamay noir à jus blanc, le Beaujolais blanc ainsi que le Beaujolais-villages blanc sont des vins rares que façonnent près de 200 vignerons. » domainedominiquecornin.jpg

Bien que je fusse déconfite je me suis dit ma Marie pas de panique : faute avouée est à demie pardonnée. Je suis rentrée quatre à quatre chez le taulier qui m’a mis une bouteille en glace. Ce Beaujolais blanc faut juste le frapper pas le glacer. En attendant on s’est mis à papoter, à dire du mal des unes et des autres… Puis ploc ! Un beau verre… de la fraîcheur : quel tarin ! Quelle exubérance !  Par petites lichettes je tombe sous le charme. J'extasie. J’ai l’impression de me rouler dans un pré constellé de petites fleurs toute blanche et c'est alors que je me suis ruée sur mon clavier.

 

PS : le taulier me signale qu’à la fin de sa seconde chronique des VdeV à propos des photos que vous  ne trouverez nulle part ailleurs (oui, oui) :

 

1-l’une qu’il a censurée  sera offerte à la demande : elle est terrible…  

2 -et qu’une autre, qui est une pure œuvre berthomesque, si elle est identifiée par l’un de vous, vaudra une belle quille de Beaujolais Blanc 2009 du  Domaine Dominique Cornin à l’identificateur.

 

Marie de Saint-Drézéry vigneronne improbable

photoboblanc-copie-1.jpg

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 10:00

1 –

douro terrasses 570-1

« Elle qui connaissait par leur nom et leur saveur toutes les variétés du raisin portugais, depuis l'alvarelhào jusqu'à la malvoisie, depuis le moscatel jusqu'au « cul de brebis » et au « doigt de la dame », s'enfonça peu à peu dans la pauvreté sans jamais abandonner l'image de la grande quinta de bardeaux, avec, au fond, l'église, tel un calvaire perdu parmi les chênes d'Amérique (...)

 

 Elle-même faisait partie de ce Douro ténébreux, noble, regorgeant de quintas édifiées avec ténacité, arrachées aux entrailles de schiste et de terre sèche, de ce Douro soustrait au phylloxéra, planté de vergers et de cyprès; Mossul, Torre, Santa Ana, Frades, Rede et Esteveiro, tous ces lieux chargés d'histoire, de péchés, de souvenirs brefs et de vin, encore et toujours le vin, qui stagne en flaques sur le sol des chais, qui s'égoutte, s'infiltre, pénètre les murs et, certains jours, semble sourdre de l'au-delà comme pour annoncer une autre Cène du Christ, plus glorieuse et plus prometteuse (...) »

 

Extrait du roman d'Augustina Bessa-Luis Le Principe de l'incertitude éditions Métailié

 

2 –

chaissac

«  Ce n'est certes pas les gens de bonne foi qui manquent ici-bas. Dans Don Quichotte, Sancho est persuadé être le gouverneur d'une île quoique n'ayant pas passé sur de l'eau pour s'y rendre. A Vix, lorsqu'ils passent dans la rue, le curé et le directeur de l'école laïque ont cette même attitude de chevalier de la certitude. Mais c'est un fait que dans ses fonctions Sancho donna de réelles preuves de sagesse. On rigolait bien sûr dans les coulisses. Il y a toujours des rigoleurs par son chemin mais la belle affaire : il y en a certes des tas parmi les observateurs du présent concile. Il en a toujours été ainsi. Quand on n'est pas sûr de soi, on est perdu, la terre craque sous ses pas. On ne va pas loin. A la première averse on est ratiboisé... »

 

Lettre de Gaston Chaissac expédiée à l’abbé Renou curé de Vix en 1962.

 

3 –

2-905344-52-0

« Cher Monsieur,

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de l'indiscrétion qui consiste à vous écrire sans vous connaître et qui est d'autant plus coupable qu'il s'agit de renseignements à vous demander. J'ai été intéressé récemment par la lecture de l'œuvre d'Emmanuel Bove, qui a aujourd'hui complètement disparu, non seulement de la devanture mais de l'arrière-fond des librairies. J'imagine que vous avez eu l'occasion de le rencontrer, puisque l'essentiel de son œuvre se situe à une époque où vous animiez les mouvements littéraires contemporains. Ce serait pour moi un grand privilège si vous pouviez me donner quelques renseignements à son endroit. Qui était-il ? Quelle était sa manière d'être ? Quelles traces a-t-il laissées ? J'ai appris que madame Bove vivait encore à l'heure actuelle. Avez-vous eu l'occasion de savoir où on peut la joindre ?  Vous serez surpris de cette curiosité qui n'entre pas dans l'exercice normal de mes fonctions, mais s'il est interdit au ministre des Finances d'avoir un cœur, du moins selon la réputation, il ne lui est pas interdit de s'intéresser à la littérature. »

Lettre adressée au surréaliste Philippe Soupault Valéry Giscard d'Estaing en 1972

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 00:09
Qui se souvient de Dario Moreno ?
 
Les cinéphiles qui connaissent par coeur le générique du« salaire de la peur » de Clouzot où il joue Hernandez aux côtés d'Yves Montand et de Charles Vanel...
 
Les fans de Jacques Brel dont il a été le partenaire dans le spectacle musical L'Homme de la Mancha.
 
Les amateurs de vinyles des années 50-60  pour ses tubes « Si tu vas à Rio » en 1958 ou « Brigitte Bardot » en 1961. 

Turc par son père, mexicain par sa mère, il gardera la nationalité turque toute sa vie. Dario Moreno « a une véritable voix de ténor. Embauché pour une tournée mondiale dans l’orchestre de l’américain Mac Allen, il découvre Paris en 1948 et décide d’y enregistrer son premier disque 78 tours, un boléro, chez Odéon. Chanteur d’opérette au côté de Luis Mariano, il rejoint Polydor et chante les compositions des jeunes Charles Aznavour et Gilbert Bécaud. Il tourne des films, fait son premier concert en 1954, devient très populaire avec des chansons comme « Quand elle danse » (hymne des nuits parisiennes), « Por favor » (repris par la jeune Dalida), « Si tu vas à Rio » en 1958 ou « Brigitte Bardot » en 1961. Il est décédé à 47 ans d'une hémorragie cérébrale le 1er décembre 1968 à l'aéroport d'Istanbul, avant le décollage de son avion, ou, selon d'autres sources, d'un infarctus du myocarde, dans un taxi en route pour l`aéroport. Toute sa vie, Dario Moreno aura gardé la Turquie dans son cœur (il a enregistré plusieurs disques en turc) et le sort voudra qu'il meure sur la terre de ses origines. Mais il repose en Israël.»
Lire la suite:link 

 

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 14:25

Mes petits camarades des VdeV ayant beaucoup mieux travaillés que moi j’ai décidé de vous offrir une deuxième tournée de Beaujolais, toujours en photos bien sûr. Et là je n’ai pas lésiné sur la quantité sauf qu’il y en a une que j’ai censurée (offerte à la demande) et une autre qui est une pure œuvre berthomesque : laquelle ? En bonus une inoubliable chanson nanarde : tes lèvres ont le goût du Beaujolais Nouveau... et pas la meilleure des Garçons Bouchers...

 

Le Bistro Berthomeau est ouvert le samedi et le dimanche donc vous pouvez vous pointer pour la photo censurée ou pour livrer votre réponse à la question mystère...

B54H9wBGkKGrHqZjEydkLPVTpBMsDsD8JQ 12

B9rC2KgCGkKGrHqEOKjcEzBedETHBM6cffww2g 12

CBqvFgwB2kKGrHqNlsEz6TIzCBNIliBqfCQ 12

KGrHqYOKiIE31QRwu4mBOIr9nHUQ 12

CCm3gOwBGkKGrHqYOKosE0fjFftocBNLsm8cF1Q_12.JPGKGrHqIOKpsE25J9ihZMBN7K90t9w_12.JPGBkttFHwWkKGrHqEH-DsEs71GDL71BLYsNHPYTg_12.JPGKGrHqFi0E2Kl-QcBNp0Ezo0Q_12.JPGKGrHqUOKjME2cbDcBoBNyl4zDrg_12.JPGBVcb43BmkKGrHgoOKkMEjlLmVuSBKSjB0pow_12.JPGBhhhm6BGkKGrHqUOKiEEryjidLy5BLJiijTE8g_12.JPG --KGrHqIOKj4E177D7bHHBNpB10YgZ---0_12.JPG

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:09

Je ne suis pas sûr que le Georges ait apprécié la bordée d’hommages qui vont fleurir pour un exercice dont nous sommes, sans conteste, les champions du monde : la célébration  des anniversaires de la mort de… Brassens qui est né à Sète, un 22 octobre, et est mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc, pour être enterré, non sur la plage de Sète, mais au cimetière Le Py dans le caveau familial.

 

Ce matin je ne vais rien célébrer du tout, car je n’aime pas les célébrations, mais profiter que l'on exhume Brassens, pour une courte période, de son relatif oubli, on l'entend si peu sur les ondes, pour vous livrer les digressions du Georges sur les cons.

 

-         En hors d’œuvre : sa fine définition du con 

 

Mais le pire de tous est un petit vocable/ De trois lettres pas plus, familier, coutumier […] / Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure, / Dota du même terme en son fiel venimeux/ Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure / Celui-là, c’est probable, en était un fameux. […] / La male peste soit de cette homonymie ! / C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant / Que ce morceau de roi de votre anatomie / Porte le même nom qu'une foule de gens.

 

-         En plat de résistance : le Roi des cons

  

Georges BRASSENS, à la guitare, Maxime LE FORESTIER, Georges MOUSTAKI, François BERANGER, Marcel AMONT et CAVANNA interprètent "Le roi des cons". Ils sont accompagnés à la contrebasse par Pierre NICOLAS. La prestation est ponctuée de l'intervention de Marcel AMONT et Pierre TORNADE, parodiant le « Muppet show ».

 

-         En dessert : Quand on est con on est con, le temps ne fait rien à l’affaire

 

Quand ils sont tout neufs / Qu'ils sortent de l'œuf / Du cocon / Tous les jeunes blancs-becs / Prennent les vieux mecs / Pour des cons / Quand ils sont d'venus / Des têtes chenues / Des grisons / Tous les vieux fourneaux / Prennent les jeunots / Pour des cons / Moi, qui balance entre deux âges / J'leur adresse à tous un message

 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 00:09

De grâce, je vous en implore, accordez-moi encore votre confiance, ne jetez pas cette chronique sous prétexte que je m’aventure dans le débat idéologique. Rien à voir, mon Marx à moi se prénomme Thierry et il vient d’écrire un livre dont je n’ai pas goûté au premier regard le titre « Comment je suis devenu chef étoilé ». En effet, je me suis dit « encore un de ces bouquin chiant ! » Mais, comme je suis curieux je l’ai ouvert et la première phrase a ébranlé ma certitude « Quand on n’est rien, on ne vous accorde aucune crédit dans l’existence. » J’ai donc feuilleté plus encore et, ce que j’ai butiné, m’a incité à acheter ce petit livre publié par Bayard 16€.

 9782227482241 1 m

Dimanche, je l’ai lu d’une seule traite sitôt le déjeuner d’après-match de rugby. Comme vous le savez la haute cuisine ne fait pas vraiment parti de mon univers et l’ego des chefs me laisse froid. Là, rien de tout ça, Thierry Marx se livre sans fioriture, sans enluminure, « peu de mots. On se méfiait de l’affection, des sentiments qu’on peut laisser transparaître. On faisait très attention à ne pas manifester d’émotion. Quand on était malade, on ne s’écoutait pas. On se soignait sans bruit. La maladie était réservée aux faibles. L’homme malade est un individu qui se laisse dominer. Si la maladie gagne, il ne faut pas que ça se voit. Les costauds ne souffrent de rien. On ne se plaint pas, on ne montre rien de sa souffrance et on se cache pour mourir. » écrit-il à propos de ses grands-parents du 140 rue de Ménilmontant, chez qui  il a vécu une grande part de son enfance. Ce grand-père dont Thierry Marx écrit « il aurait rêvé d’une Libération où Maurice Thorez aurait pris le pouvoir »

 

Thierry Marx, le type du 140, comme aujourd’hui on dit « le sauvageon des cités », a souffert d’être enfermé dans l’image du « mauvais élève », qui n’arrivait à rien. Dur à cuire et bagarreur a tout de même croisé des profs qui « savaient l’entraîner sur les chemins de l’exigence et de l’esprit de compétition. Ils possédaient la clef pour s’ouvrir à des individus comme moi, rétifs et rebelles. » Ce que l’un d’eux lui a appris en lui parlant de la note, « une grande chose » écrit Thierry Marx, vaut la peine d’être médité par ceux qui les distribuent et plus encore par ceux qui s’en réclament « Elle n’est que l’appréciation temporaire de la compréhension des leçons qu’on vous donne. Elle ne vous identifie pas, ne vous fige pas... »

 

Au vol quelques citations qui me vont :

 

« J’ai toujours eu une cervelle de riche avec un portefeuille de pauvre. J’aime le beau… »

 

« J’ai toujours aimé le vrai luxe, celui qui ajoute de la lumière sur le beau… »

 

« Je vais développer un vrai rejet de cette société  de babas cools en écharpes tricotées, traîne-patins en tongs,  des bourgeois  qui récupéraient l’univers de la classe ouvrière et venait nous le raconter… »

 

« Pour moi, toute la valeur de l’enseignement est résumée par son attitude (il s’agit d’un compagnon du devoir) ce soir-là : l’autorité par la valeur du geste, et non celle du verbe. Apprendre à s’imprégner des aînés en regardant l’exécution de leurs gestes. »

 

« Ce que j’ai aimé, ressenti, humé, dans ce Médoc, c’est le mélange si particulier de l’ordre et du désordre. On le voit géographiquement : le fleuve est un désordre sans nom et la vigne ordonnée par la main de l’homme, depuis que les Hollandais ont asséché ces marais aquitains. De temps en temps, je m’arrêtais dans le port, tout proche et retiré, de Beychevelle, pour gamberger. Je me retrouvais dans un lieur qui ressemblait à ma vie. Le désordre n’amène que le chaos ; l’ordre bloque tout. La difficulté pour tout homme est d’avoir les pieds, bien posés, au bon moment. »

 

« J’éprouve le plaisir de transmettre. Je ne suis qu’un messager. On m’a donné. Je donne. La vie est une succession de rendez-vous décisifs et de rencontres capitales pour celui qui sait les reconnaître et les saisir au bon moment. »

 

« Je me reconnais une mission. Je peux dire : c’est possible, vous pouvez y arriver. Ne laissez personne briser vos rêves… »

 

« Un jour, en avril, au Portugal, dans la vallée du Douro, j’étais dans une quinta et du haut du piton rocheux, j’observais le vignoble. Tous les amandiers étaient en fleurs. Je me sentais humble face à ce spectacle inouï de la nature. Mon émotion était si intense que si j’avais dû mourir là, à cet instant, tout aurait été accompli. »

 

LISEZ MARX, sans modération, c’est bon pour tout !

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:09

Je suis né en même temps qu’elle. Je suis né lecteur compulsif. Mon rêve de gamin être un des leurs. Lire, écrire, ne rien faire d’autre et bien sûr j’ai fait tout autre chose. Ne me demandez pas pourquoi, je ne vous répondrai pas sauf à vous avouer que je sauf à être un Chandler ou un Dos Passos, ce que je ne suis pas, je ne vois pas ce que j’aurais apporté à la littérature. Bref, je me contente d’une chronique. --KGrHqZ--iYE3dEG-c5nBOLQhf4OS---0_12.jpg

« Marcel Duhamel, un ami des frères Prévert* et de Picasso, lance la Série Noire, après la guerre, avec deux Anglais qui n’ont jamais mis les pieds aux Etats-Unis, mais écrivent en américain, Peter Cheney et Chase. Sous la couverture noire et jaune, Pas d’orchidées arrive troisième, derrière la Môme vert-de-gris et Cet homme est dangereux, de Cheney»

* « C’est Jacques Prévert qui a trouvé ce titre génial, Série Noire. »

« Autour de Marcel Duhamel (...) une fine équipe de traducteurs, malins, agiles exigeants, étaient décidée à faire parler Chase, Goodis, Himes en argot français. Henri Robillot en fut, il traduisit en quatrième vitesse des classiques : Chandler, Hammett, Goodis. En tout, plus de cinquante titres. »

 

« Le style de la Série Noire n’a rien à voir avec l’argot de Simonin et Lebreton, deux cas à part, des Français qui introduisirent le grisbi et le rififi. Robillot admirait la langue de Céline et de Queneau, savante, swingante, le comble du raffinement, sous ses airs débraillés. Il allait au Lorientais écouter l’orchestre de Claude Luter, fréquentais Henri Crolla, copinait avec Mouloudji, aimait Bogart et Charlie Parker. Ses modèles : Hemingway, Mark Twain, Dos Passos. »

 

C’est lui qui parle « Oui, le style des romanciers américains est un mélange de plusieurs langage. Leur argot est très riche. Il correspond à des groupes ethniques, des professions des États, des métropoles, des quartiers. Les flics de Floride ne parlent pas comme les voyous de Chicago. Un jazzman de San Franscisco ne comprend pas un péquenot de l’Alabama. Nous devions éviter l’argot académique, hérité de Carco ou de Mac Orlan, la langue verte, le parler paysan. Malraux, Gide, Aragon, Giono, des écrivains si différents étaient des fans de la Série Noire. Notre public était cultivé, exigeant. »

 

L’auteur de Pas d’orchidées pour Miss Blandish, est né à Londres le 24 décembre 1906, cachait sous son pseudonyme (il en eut d’autres) James Hadley Chase un patronyme plus banal René Brabazon Raymond. Il ne se rendra en Amérique pour la première fois en 1965 et pourtant « il continuait à rêver son Amérique, grâce à des plans de villes et des guides, définissant une sorte de paysage mental où, implacablement, il menait d’une main de fer des intrigues surprenantes. »

Dans ses rares interviewes « Il dit aimer l’argent, la bonne chair et les vins de Bordeaux. C’est un gentleman d’un mètre quatre-vingts, le teint rouge brique, cheveux poivre et sel, moustache soignée. »  

Chandler, lui, est bien américain « Et si vous allez jusqu’à Los Angelès, la ville des anges, travelos, amateurs de poudre, n’oubliez surtout pas le guide, Raymond Chandler, l’homme aux gants de coton blanc. Il y a vécu, déménageant sans cesse, et son héros aux noms multiples (Mallory, Carmady, John Dalmas) qui finit par trouver son identité, sous les traits de Philippe Marlowe, « l’homme complet, inhabituel, un homme d’honneur », y connut une existence fictive faite de mouvements et de filatures, de fuites de cavalcades et de dérives, résumés par le rictus d’Humphrey Bogart. »

 

« Nous devons 80% de nos idées et de notre style à Chandler. C’est le plus grand. Dans chacune de ses histoires, j’entends sa voix d’homme blessé à mort par la vie. Moi aussi, j’Moi aussi, j’essaie d’être toujours présent dans mes livres. » ED Mc Bain.

 

En 1948, Marcel Duhamel écrit ce qui restera longtemps « le manifeste de la « Série noire». Après plus de cinquante ans, ce texte reste d'une rare actualité.

 

« Que le lecteur non prévenu se méfie : les volumes de la « Série noire » ne peuvent pas sans danger être mis entre toutes les mains. L'amateur d'énigmes à la Sherlock Holmes n'y trouvera pas souvent son compte. L'optimiste systématique non plus. L'immoralité admise en général dans ce genre d'ouvrages uniquement pour servir de repoussoir à la moralité conventionnelle, y est chez elle tout autant que les beaux sentiments, voire de l'amoralité tout court. L'esprit en est rarement conformiste. On y voit des policiers plus corrompus que les malfaiteurs qu'ils poursuivent. Le détective sympathique ne résout pas toujours le mystère. Parfois il n'y a pas de mystère. Et quelquefois même, pas de détective du tout. Mais alors ?... Alors il reste de l'action, de l'angoisse, de la violence — sous toutes ses formes et particulièrement les plus honnies — du tabassage et du massacre. Comme dans les bons films, les états d'âmes se traduisent par des gestes, et les lecteurs friands de littérature introspective devront se livrer à la gymnastique inverse. Il y a aussi de l'amour — préférablement bestial — de la passion désordonnée, de la haine sans merci, tous les sentiments qui, dans une société policée, ne sont censés avoir cours que tout à fait exceptionnellement, mais qui sont parfois exprimés dans une langue fort peu académique mais où domine toujours, rose ou noir, l'humour. À l'amateur de sensations fortes, je conseille donc vivement la réconfortante lecture de ces ouvrages, dût-il me traîner dans la boue après coup. En choisissant au hasard, il tombera vraisemblablement sur une nuit blanche. »

 

Source : Les Terribles de Raphaël Sorin finitude

- Marcel Duhamel et son gang Le Monde, 21 avril 1985

- Les songes de Monsieur Chase Le Monde, 8 février 1985

- Raymond Chandler dans la Cité des Anges Le Matin, 30 novembre 1985

- Les yeux de Mc Bain Le Monde, novembre 1980

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents