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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:00
La de Buyer 1 vosgienne culottée comme une vieille pipe, votre Taulier tente de se forger une notoriété en fer forgé !

Sans flagornerie j’aurais pu titrer ma chronique : j’aime les belles vosgiennes culottées !

 

J’en connais une…

 

C’eut été « jouer » avec les mots, un peu à la manière des titres du Libé des origines, ce qui, convenez-en, n’aurait pas été péché mortel.

 

Mais comme j’ai un esprit d’escalier hypertrophié, que je suis aussi un brin culotté, j’ai préféré rebondir sur un récent article de Jacky Durand dans Libé pour proclamer mon amour, qui n’est pas de fraîche date, aux belles vosgiennes culottées.

 

En effet, dès 2010, je chantais les louanges de la poêle la Minéral de De Buyer 

 

Elle a tout pour elle : écologique, recyclable, durable et française : vosgienne.

 

C’est la poêle des chefs.

 

Plus elles sont culottées (noire du cul) meilleure est la cuisson. Elles se bonifient avec le temps.

 

100% fer naturel les molécules sont bonnes pour la santé, le processus de fabrication est respectueux de l’environnement et comme elle est fabriqué chez nous son bilan carbone est excellent.

 

En ce temps-là pour frire mes œufs au plat j’utilisais le modèle Ø 20cm/8 ‘’ lire ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop technique mon coco, si tu veux hameçonner les bobos faut que tu trempes, comme Jacky Durand, ta besogneuse plume dans tes souvenirs d’enfance :

 

« C’est une odeur aigrelette, voire un peu rance, qui continue de nous chatouiller les narines quand on en convoque le souvenir. Celle de la poêle réservée aux pommes sautées de l’enfance. Elle était noire comme l’encre quand elle surgissait des entrailles du placard. Il y avait le bruit mat et rassurant de la tôle épaisse quand on la posait sur la gazinière. Les feux de l’enfer pouvaient commencer. De l’huile, et pas qu’un peu, fumait dans le cratère de tôle et ça grésillait grave quand on y précipitait les carrés de patates. Etait-elle cuisinière ou forgeronne, la daronne qui menait son frichti à fond de train, la Gauloise au bec ? A côté, Gabin dans la Bête humaine était un petit joueur. La poêle antédiluvienne faisait des pommes de terre dorées comme une princesse au Levant mais jamais, au grand jamais, elle n’attacha. A peine rincée à l’eau chaude avec trois gouttes de Mir en berlingot, elle était vivement essuyée au torchon et huilée avant d’être remisée sous l’évier. »

 

De la belle ouvrage pour sûr, depuis 2010 ma plume s’est libérée de ses entraves, elle est plus joueuse, moins compassée même si je ne renie pas mes bons conseils de l’époque :

 

Pour le culottage de votre poêle : « Mettre des épluchures de pommes de terre dans votre ustensile, couvrir d’eau, faire bouillir pendant 15 mn. Ensuite, jeter les épluchures puis rincer la poêle à l’eau très chaude, essuyer et refaire bien chauffer ½ cm d’huile dans la poêle, la jeter ensuite. Enfin essuyer avec du papier absorbant et ranger votre poêle dans un endroit sec. Au bout de plusieurs cuissons votre poêle sera culottée, c’est-à-dire devenue noire.

 

Dernier détail : la réaction de Maillard – ne pas confondre avec celle des paillards – lorsque la poêle en tôle d’acier atteint des températures supérieures à 140°C la réaction dites de Maillard se développe : les aliments sont saisis en surface, permettant ainsi la caramélisation de leurs sucs naturels, ce qui donne le bon goût. Une croûte se forme, empêchant l’humidité de s’évaporer. Les aliments deviennent dorés et croustillants en surface, fondants et moelleux à l’intérieur.

 

C’est mon côté ménagère de plus de 65 ans, très je fais mes courses au marché, j’épluche mes légumes, je fais mon riz au lait, je prends soin de mes ustensiles de cuisine…

 

Après la Mauviel de Villedieu-les-Poêles voici donc la De Buyer du Val d’Ajol vue par le sieur Jacky Durand :

 

« L’ADN de De Buyer remonte à l’époque où Balzac s’attablait à la Comédie humaine. C’était hier. C’était il y a presque deux siècles. En 1830, une manufacture métallurgique voit le jour dans le Val-d’Ajol. Elle fabrique des poêles à frire, des brocs, des arrosoirs, des seaux à partir des feuilles de fer-blanc fournies par le maître de forge De Buyer qui rachète cette usine en 1867. Six générations plus tard, De Buyer, labellisé entreprise du patrimoine vivant en 2009, compte plus de 160 salariés (30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015), distribue dans plus de 100 pays ses productions qui sont vendues à 60 % aux professionnels des métiers de bouche et à 40 % au grand public.

 

La suite ICI

 

«Nous faisons tout nous-mêmes. Nous sommes la seule entreprise au monde à travailler sur le même site à la fois l’acier, le cuivre, l’inox, l’aluminium, la silicone et la fibre de carbone. On est capable de fabriquer manuellement à l’unité un moule pour un pâtissier célèbre comme de produire en série.»

 

Moi aussi je fais tout moi-même : demain je vous donnerai un cours d’e-cuisine où la poêle de De Buyer joue son rôle à la perfection…

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:00
J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre

Suis comme le sieur Dupont du Point j’ai du nez, du pif pour repérer le talent… Lui c’est un cumulard puisque son appendice nasal est son instrument de travail et que de surcroît il est membre d’un jury littéraire présidé par Jean-Louis Debré, l’ex-président du Conseil Constitutionnel, qui décerne le prix du polar européen. Moi je suis du type nullard pour ce qui est classement de pinard mais je suis assez démerdard en ce qui concerne le polar. Il me faut ma dose.

 

C’était un lundi 13 du mois de mars, je maraudais avant d’aller m’acheter une poêle lorsque je suis tombé en arrêt devant La Daronne d’Hannelore Cayre.

 

Vous ça ne vous dit rien Hannelore Cayre, le Jacques Dupont compris, mais moi je savais tout d’elle : à vérifier ICI

 

J’ai acheté, embarqué et lu d’une seule traite La Daronne d’Hannelore Cayre.

 

Sous le charme :

 

Comme le dirait Stéphane Pigneul le bassiste d’Oiseaux Tempêtes, groupe de rock alternatif, « Elle envoie du lourd la Hannelore ! »

 

Son bouquin étiqueté Noir n’est pas cette fois-ci un polar mais une plongée trash dans le petit monde des stups. Comme pour Olivier Norek ça vaut toutes les enquêtes de nos éminents sociologues. C’est du cru puisé aux bonnes sources. C’est troussé sans prendre de gants. La Hannelore n’envoie pas dire ce qu’elle a envie de dire. C’est très politiquement incorrect. Ça va faire chier une tapée de monde à la maison poulagas, au Palais de Justice, dans les maisons de vieux. Tout le monde en prend pour son grade. C’est bien construit. C’est bien écrit. C’est un bouquin à lire absolument.

 

Et voilà t’y pas qu’ « Hannelore Cayre déboule sur son vélo électrique, au métro Jourdain, son quartier parisien. Insolite, mais inratable. La Daronne, c'est elle. Une grande tige de 54 ans qui rappelle l'actrice Anémone, avec la coupe juvénile de Jane Birkin. Qui pose sur la couverture du roman avec deux sacs Tati et signe le personnage haut en couleur de ce fabuleux roman noir qui va chercher, plutôt que du côté de Simenon, chez Balzac, à l'ère de la PlayStation, et Joyce Carol Oates, son idéal littéraire – « parce qu'elle fait palpiter la chair avec les 26 lettres de l'alphabet », nous dit-elle. »

 

C’est le 29/03/2017 à 18:00 au POINT car elle a raflé le prix « Le Point » du polar européen 2017 !

 

Lire la suite ICI 

 

Je ne sais si mon choix, en primeur, a influencé le juré Dupont, celui-ci bien évidemment ne peut révéler sa votation ni nous éclairer sur les délibérations du jury. Mais, je l'avoue, je ne suis pas peu fier d'avoir reconnu avant tout ce beau monde le talent d'Hannelore Cayre!

 

Et comme je suis un bon garçon je vous propose l’INTERVIEW d’HANNELORE CAYRE : «LE DEAL, JE CONNAIS ÇA PAR CŒUR» 

 

Par Sabrina Champenois

— 24 mars 2017 à 17:56

 

Au regard du reste de la production polar qui abonde en pavés, «la Daronne» est maigre, 172 pages. «La Daronne» est en réalité plein, pléthorique, et autant poignant que bidonnant.

 

Extrait :

 

La religion en prend pour son grade.

« Ah oui, je le revendique, je suis antidieux, tous. Ça n’existe pas, la croyance, c’est un truc pour crétins, c’est parce que l’homme panique à mort qu’il reproduit le seul schéma qu’il connaît, à savoir le père. Et je n’ai aucune compassion pour les mecs endoctrinés. OK ce sont des pauvres débiles, mais à cause d’eux, la société que j’aime a changé, on fouille les sacs, il y a l’état d’urgence permanent, je leur en veux à mort. Nous, dans le cabinet, on refuse de défendre ces gens-là qui crachent sur les lois de la République. Ce livre, avec la vie de cette femme, c’est aussi un témoin d’une société qui change en l’espace de quarante ans, qui devient grave. Moi, je resterai toujours la gamine qui, à 17 ans, skiait les seins nus sur les glaciers. Voile, burkini, burka : moi, je m’en fous, si une femme a envie d’en porter, c’est son problème. Par contre, je dois garder le droit de skier seins nus. »

J’ai tiré plus vite que Jean-Louis Debré président du jury du polar européen du POINT en primant avant lui La Daronne d'Hannelore Cayre
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:00
Quand LeRouge&leBlanc passe du vin au pain « la fermentation est 1 animal sauvage qu’on doit apprivoiser » Christophe Vasseur « boulanger nature »

Jean-Marc Gatteron du LeRouge&leBlanc est allé à la rencontre de Christophe Vasseur « boulanger nature » au 34rue Yves Toudic dans le 10e arrondissement de Paris Du pain et des Idées  pour un entretien à bâtons rompus.

 

Avant de vous en proposer un avant-goût il me faut glisser mon grain de sel – ma valeur ajoutée – en citant Marie-Claire Frédéric dans Ni Cru Ni Cuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nous ne saurons probablement jamais exactement quand l’homme sut extraire la farine du grain puis commença à faire du pain à partir de céréales. Il existe un grand nombre d’étapes entre la consommation des grains bruts, le vannage puis l’écrasement ou la mouture de ces grains, et le criblage pour produire la farine, confectionner la pâte et la faire cuire. »

 

« Le pain, né peut-être dans le croissant fertile, s’est répandu dans toute l’Europe et une grande partie de l’Asie. Encore aujourd’hui, l’Asie centrale est une région de tradition boulangère. Même en Extrême-Orient, la pâte levée de farine de blé cohabite avec la tradition céréalière du riz. »

 

« Les vestiges de boulangeries et de pains trouvés en Égypte montrent (que les Égyptiens) perfectionnèrent l’art de la boulangerie et de la pâtisserie en préparant des dizaines de pains différents… Ces pains étaient sans doute fermentés avec un levain naturel…

 

« L’utilisation d’une levure ajoutée remonte au moins à 1500 avant J.-C. On suppose que les boulangers récupéraient la levure lors de la fabrication de la bière, car souvent les deux produits étaient faits dans les mêmes lieux. »

 

« Le plus ancien pain levé connu a été retrouvé, en plusieurs morceaux, en Suisse, près de Neuchâtel, sur le site de Montmirail. Il date de 3719 à 3699 avant J.-C. Un autre, retrouvé à Douanne près du lac de Bienne, est entier et parfaitement conservé. Il a été pétri entre 3560 et 3530 avant J.-C., à partir de froment finement moulu et tamisé, et de levain. Bien rond et gonflé, il a été cuit dans un four et ressemble trait pour trait aux pains actuels. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 extraits de l’entretien

 

- Pourquoi avoir opté pour les levures plutôt que le levain ?

 

C.V. : le problème du levain, c’est un peu comme la barrique, « façon Parker ». Cela donne une expression monolithique. Au départ, j’utilisais deux belles farines très différentes, j’ai fait du pain au levain avec chacune d’elle, et je me suis aperçu que les deux pains avaient le même goût. C’est certes puissant, mais sans complexité, et avec une acidité élevée. Il ne faut pas oublier qu’historiquement l’usage du levain était destiné à masquer les défauts de la farine […]

 

- Vous fermentations sont donc plus longues ?

 

C.V. : mes fermentations sont lentes et longues : elles durent deux jours. C’est du bon sens ; il faut laisser faire le temps. Or, c’est un peu me drame de notre monde moderne où l’on répète que le temps c’est de l’argent, en oubliant les principes fondamentaux, c’est-à-dire la santé, le goût… Si l’on se précipite, il faut avoir recours à des béquilles chimiques. Pour faire un bon pin, il faut maîtriser la fermentation, donc la température, sa durée et la cuisson. Même avec une bonne farine, si vous ne maîtrisez mal le procédé, vous n’obtiendrez jamais un bon pain. C’est comme le vigneron qui récolte de baux raisins, mais qui maîtrise mal sa vinification. En plus, je développe une palette aromatique qui est sans comparaison avec les pains au levain, ou les « pains modernes » qui sont fabriqués en deux heures. Enfin, il existe une étape, absente chez le vigneron, la cuisson. Une cuisson réussie, c’est un pain avec une croûte épaisse, torréfiée mais pas brûlée. Tout l’art consiste à obtenir ce toastage sans sécher, ni cramer le pain. »

 

- Dans votre ouvrage vous abordez les problèmes liés au gluten.

 

C.V. : Il existe une désinformation dramatique autour du gluten, ce qui rend service à nombre d’industriels qui lancent sur le marché des produits sans gluten. Le problème n’est pas le gluten, puisqu’on en consomme depuis des siècles et que l’on s’est bien porté jusqu’ici. En fait, le problème concerne le gluten issu des blés modernes, ces espèces de clones limite OGM qu’on nous fait ingurgiter aujourd’hui […] Plus les rendements ont augmenté, plus la taille des blés a été réduite, car par l’hybridation on cherchait aussi à réduire la paille. Mécaniquement, la molécule de gluten a grossi et, comme la durée de fermentation des pâtes s’est réduite, ne dégradant pas suffisamment cette molécule de gluten, le pain est devenu indigeste. Et ce n’est pas un effet de mode, c’est une réalité. Donc, si le nombre de personne hypersensibles au gluten s’accroît, c’est parce que le pain, dans 99% des cas, est fabriqué en deux heures avec des blés modernes, il est indigeste… »

 

Addendum, qui n’est pas un additif, à l’attention de la rédaction du LeRouge&leBlanc : « Allez encore un petit effort pour ne pas en rester à la monoculture du vin, faites aussi explorer à vos lecteurs d’autres bons produits fermentaires, les fromages qui puent par exemple »

Quand LeRouge&leBlanc passe du vin au pain « la fermentation est 1 animal sauvage qu’on doit apprivoiser » Christophe Vasseur « boulanger nature »

Le Pain de la Terre à la Table / Bread, from the Terrain to the Table

39,00€

Christophe Vasseur

256 pages / 220 x 310 mm

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(17), la Guyane est 1 île économique, la vraie gôche doit voter Mélenchon, Nabilla présidente !

Ce matin je suis totalement politiquement incorrect, j’ai de bonnes raisons que, bien sûr, je ne donnerai pas.

 

En 1988, lorsque je suis revenu au 78 rue de Varenne, via la SVF, comme directeur-adjoint du cabinet, le Ministre me confia, en plus du suivi de la gestion du Ministère, les dossiers patates chaudes : la Corse, les DOM-TOM, la représentativité syndicale…

 

La première chose qu’il absolument nécessaire d’intégrer lorsqu’on traite ce type de dossiers : le langage. Pour la Corse éviter, lorsqu’on parle de l’hexagone, de dire la France mais parler du continent, pour les DOM-TOM c’est la métropole.

 

Tout ça, non pas pour excuser la bourde géographique de Macron mais pour souligner, qu’au-delà du fond des dossiers, et ils sont chaud ces dossiers, il est nécessaire de bien maîtriser son langage afin de ne pas heurter les sensibilités des uns et des autres.

 

La Guyane n’est certes pas 1 île au sens géographique mais elle en est une au sens économique, comme tous les territoires ultra-marins, mais qui parle dans le débat actuel sur l’état de la Guyane des dégâts de l’économie de comptoir où des groupes, comme Le Groupe Bernard Hayot, qui est présent aux Antilles, en Guyane, en France métropolitaine, au Maroc, en Algérie, en Chine, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie, autour de trois principaux pôles d'activité : distribution automobile, grande distribution et activités industrielles. Le Groupe Bernard Hayot (GBH) c'est près 2 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel, profitent de cette situation monopolistique. C’est la 155e fortune de France… Personne !

 

Bien évidemment, je n’ai pas traité ces dossiers le cul dans mon fauteuil, je suis allé sur place : en Corse une fois par mois, 3 fois à la Réunion, 1 fois à la Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna.

 

En Guyane deux dossiers m’ont mobilisé : la liquidation définitive du Plan Vert de Jacques Chirac et la riziculture.

LE MONDE | 19.09.1981

 

Les agriculteurs guyanais dénoncent l'" échec catastrophique " du " plan vert "

 

Poursuivant sa première tournée d'information outre-mer, M. Henri Emmanuelli, secrétaire d'État aux DOM-TOM, est arrivé mercredi soir 16 septembre à Cayenne pour une visite d'une semaine en Guyane. À l'occasion de sa venue, les deux parlementaires locaux, MM. Raymond Tarcy, sénateur, et Elie Castor, député, tous deux apparentés socialistes, demanderont la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour " déterminer les responsabilités, tant locales que parisiennes, de l'échec du plan vert lancé en 1976 ".

 

Les agriculteurs qui, il y a cinq ans, avaient répondu favorablement à la campagne gouvernementale pour le développement de la zone forestière guyanaise viennent, en effet, de constituer un groupement de défense placé sous la présidence d'un riziculteur de Sinnamary, M. Guy Pou-part. Pour la plupart éleveurs et forestiers, ils soulignent que le bilan de ce " plan vert " - un plan spectaculairement annoncé par M. Olivier Stirn, alors secrétaire d'État aux DOM-TOM dans le gouvernement de M. Jacques Chirac, mais " mal conçu et mal réalisé " - est aujourd'hui trop " catastrophique " pour demeurer supportable.

 

" Les agriculteurs, tant guyanais que métropolitains, qui ont cru à ce projet et investi leurs capitaux sont en grande majorité ruinés et ne survivent aujourd'hui que très difficilement, dans des conditions souvent dramatiques, indiquent-ils. La canne à sucre est un souvenir ; les céréales, faute d'organisation coopérative cohérente et de circuit de distribution adapté, un échec ; le maraîchage, marginal ; l'arboriculture fruitière, un rêve onéreux. Seul l'élevage a atteint partiellement ses objectifs par le doublement de sa production. Encore faut-il remarquer que les chiffres sont modestes et que seule une minorité d'éleveurs se trouve dans des conditions d'exploitation normales. "

 

Sollicitant l'intervention du Parlement, le groupement souhaite que M. Emmanuelli " puisse dresser un constat personnel des effets désastreux de la politique menée jusqu'à présent en Guyane " et il s'en remet " à la clairvoyance du nouveau gouvernement".

 

13/05/2010 - page 1183

 

M. Georges Patient attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la situation critique de la filière rizicole de Guyane qui nécessite de sa part une intervention urgente. A maintes reprises, les pouvoirs publics ont été alertés sur cette crise grave que traverse ce secteur qui a longtemps été l'un des fers de lance de l'économie guyanaise.

 

Malheureusement, aujourd'hui, l'activité rizicole est sur le point de disparaitre du territoire. Et pour cause!

 

- deux entreprises sur les trois restantes sont en liquidation judiciaire;

- la troisième entreprise s'apprête à quitter le polder rizicole.

 

Ce départ marquera inéluctablement la fin de l'activité avec toutes les conséquences qui découleront de l'abandon d'un polder de 5731ha qui produisait jusqu'à 30 000 tonnes de riz par an et impactait toute l'économie locale.

 

A l'heure où l'on incite au développement endogène dans les outre-mer, ainsi que le Président de la République l'a formulé notamment lors du conseil interministériel de l'outre-mer (CIOM), cette production locale ne mérite pas d'être abandonnée. Cela, d'autant plus que le rapport d'octobre 2008 de la mission d'inspection commandée conjointement par le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, le ministre de l'agriculture et de la pêche et le secrétaire d'État à l'outre-mer, rappelait que « le riz est la seule spéculation soutenue par l'État au cours des différents plans qui ne s'est pas soldée sur un échec pur et simple et que malgré toutes les difficultés auxquelles elle doit faire face, non seulement cette filière subsiste mais elle produit un riz de qualité représentant la seule exportation significative de Guyane ». Le rapport indiquait également que « la riziculture guyanaise peut se développer de manière viable si un certain nombre de conditions sont réunies et d'autres engagées » et concluait à « son maintien ».

 

Il existe des propositions de restructuration de la filière qui vont dans le sens d'une meilleure intégration de cette activité. Les services de l'État en charge de ce dossier en Guyane sont informés de la situation. Il ne reste maintenant plus qu'à agir de façon concrète et urgente, la gravité de la situation l'impose. Il aimerait avoir des réponses précises sur les mesures à prendre pour pallier cette crise.

 

Les chiffres clés pour comprendre la situation en Guyane

 

Un appel à la grève générale a été lancé dans le département d’outre-mer où les habitants réclament des investissements pour répondre aux défis socio-économiques.

 

LE MONDE | 27.03.2017 à 19h11 | Par Eléa Pommiers

 

Lire ICI 

 

L’adage selon lequel la copie ne vaut pas l'original s’applique aux appels à l’union-désistement de Mélenchon pour Hamon et lycée de Versailles d’Hamon pour Mélenchon lancés par leurs supporters respectifs.

 

La « vraie gôche » c’est Mélenchon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris: Nabilla crée l'émeute au Salon du livre

 

« Un service de sécurité copieux et sévère »

 

Le salon a eu droit samedi 25 mars à l’arrivée du phénomène Nabilla. A peine entrée au Parc des Expositions, porte de Versailles, dans le XVe arrondissement de Paris, la jeune femme de 25 ans a créé une émeute : ses fans souhaitaient purement et simplement un autographe de Nabilla sur leur livre «Trop vite» (ed. Robert Laffont), un des ouvrages les plus vendus en 2016 en librairie.

 

Dès 18h30, Nabilla, venue avec son compagnon Thomas Vergara, s’est dirigée vers le stand des éditions J’ai Lu, entourée d’une meute de photographes, de cameramen, de la foule de ses admirateurs et de badauds.

 

Protégée par « un service de sécurité copieux et sévère », dixit Le Parisien, la jeune star de 25 ans a enchaîné les selfies et les dédicaces. « Je suis très fier qu’elle reçoive un tel accueil », a confié Thomas Vergara.

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:00
Bruno Verjus crois-moi c’est une bonne question : pourquoi les épices sont-elles épicées ?

Les épices dans la cuisine on en ajoute une pincée, une pointe, qu’on les broie ou qu’on les saupoudre mais on prend rarement le temps de les envisager sous un angle biologique.

 

Ce qui suit sont des extraits du merveilleux livre de Thor Hanson Le triomphe des graines chez Buchet-Chastel traduit de l’anglais (USA) par Cécile Leclère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les universitaires comparent souvent l’historique course aux épices à notre appétit moderne pour le pétrole. Dans un cas comme dans l’autre, les réserves sont limitées, la demande potentiellement infinie, et l’impact sur le marché mondial considérable.

 

Dans l’Égypte ancienne, des grains de poivre venus de la côte de Malabar parvinrent, on ne sait comment, jusqu’aux narines des pharaons décédés – ils comptaient parmi les agents de conservation les plus prisés des embaumeurs royaux.

 

En 408 apr. J.-C., Rome fut cernée par les Wisigoths, les Barbares ayant recours au chantage, exigèrent entre autres trois mille livres de poivre pour mettre un terme au siège.

 

En 795, Charlemagne promulgua un décret ayant pour but de généraliser la culture du cumin, du carvi, de la coriandre, de la moutarde et un ensemble de d’autres graines savoureuses, sur tout le territoire de l’Empire carolingien.

 

Au Moyen Âge il était fréquent de payer la dîme féodale en épices et la pratique persiste : lorsque l’actuel duc de Cornouailles (qui porte le titre de prince de Galles), Charles d’Angleterre, accepta officiellement son titre en 1973, on lui offrit une livre de poivre et une autre de cumin.

 

Durant les cinquante années qui suivirent sa création, la Compagnie hollandaise des Indes orientales domina le commerce mondial de la muscade du macis, du poivre et du clou de girofle, et connut l’une des plus grandes périodes de profit de l’histoire du négoce.

 

Les marges brutes ne descendaient jamais sous les 300% et la société réglait de juteux dividendes, en argent comptant ou en épices.

 

Les actionnaires d’origine qui gardèrent leurs parts obtinrent un rendement annuel en moyenne de 27%, et ce pendant quarante-six ans.

 

Il n’est pas étonnant qu’en 1674 les Néerlandais aient cédé sans hésiter Manhattan aux Britanniques en échange d’une minuscule île productrice de muscade en Malaisie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque Fernand de Magellan prit la mer un quart de siècle après Colomb, il promit à ses mécènes le même résultat (ndlr. que n’obtint pas Christophe) : une route commerciale vers l’ouest jusqu’aux îles aux épices.

 

Trois années plus tard, 4 de ses 5 navires étaient perdus et Magellan mort ainsi que tous ses seconds et 200 membres de son équipage… les 18 survivants qui atteignirent tant bien que mal Séville sur le dernier vaisseau à flots en 1952… arrivèrent chargés de muscade, de macis, de clous de girofle et de cannelle, trouvés sur l’île de Ternate, dans l’archipel indonésien des Moluques.

 

Une fois vendues, ces matières premières rapportèrent largement de quoi rembourser les navires disparus et indemniser les familles des personnes décédées ; ce voyage allia ainsi découverte et profit. Christophe Colomb avait eu le même objectif, mais, n’ayant pas rapporté d’épices, il avait échoué.

 

Mais, le piment qu’il rapporta de l’autre côté de l’Atlantique devint réellement l’une des épices le plus populaires au monde.

 

Séchés puis broyés ou bien ajoutés en entiers, les fruits et les graines du piment Capsicum se retrouvent dans un grand nombre de plats… À partir de 4 espèces sauvages poussant dans le Nouveau Monde, plus de 2000 variétés cultivées furent développées, classées selon la force de leur goût depuis le paprika, le plus doux, jusqu’aux piments habañeros, le plus relevés.

 

Colomb et ses piments transformèrent en profondeur toute l’industrie des épices. Le simple fait de transformer de transporter leurs graines par-delà l’océan permit de prouver que le piment de cultivait, qu’il suffisait que les conditions idéales soient réunies pour le voir se développer et pousser loin de son territoire d’origine.

 

Les prix chutèrent et les épices perdirent leur cachet exotique. Bien qu’encore rentable, le commerce des épices ne fut plus jamais à l’origine de guerres, de la création d’empire ou de voyages d’exploration.

 

Revenons à la question initiale de cette chronique : pourquoi les épices sont-elles épicées ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noëlle Machnicki, à propos des piments de Bolivie qui présentaient une particularité rare : ils semblaient avoir préservé un instant clé de l’évolution du piment. « Nous savons que les premiers n’étaient pas forts. »

 

Le dilemme écologique qui motiva l’apparition du piquant de certains piments semblait toujours exister en Bolivie, où certains changeaient et d’autres pas.

 

Restait à Noëlle Machnicki et à son équipe à percer le pourquoi le piment devient pimenté.

 

Ça vous le saurez en lisant le livre Thor Hanson Le triomphe des graines, chapitre IX Les richesses du goût.

 

Pour ne pas totalement décevoir votre soif de connaissance, en revanche, d’un  point de vue chimique, la réponse est déjà connue.

 

La force des piments est liée à la présence de capsaïcine.

 

C’est un alcaloïde. Les plus communs, on trouve certains des stimulants, narcotiques et remèdes médicinaux les plus connus comme la caféine, la morphine, la quinine, la cocaïne.

 

C’est le moyen que les végétaux développent contre les animaux, une défense chimique. Les alcaloïdes agissent aussi sur les humains.

 

Mais alors me dire-vous : pourquoi donc les piments ne sont-ils pas tous forts ?

 

La réponse en 2 formules :

 

« Lorsque la vie se fait humide et moisie, le piment s’enflamme. »

 

« Le goût épicé est finalement le résultat d’une chorégraphie compliquée entre les plantes et leurs adversaires. Sans cette interdépendance, la cuisine serait aujourd’hui très fade à peu près partout dans le monde. »

 

Pour les adorateurs survivants du Grand Timonier, Mao Zedong adorait les piments. Même durant la période où il vécut dans une grotte, il demandait à ce que l’on en ajoute à ses sandwiches, et l’on raconte qu’il en mangeait des poignées pour se donner de l’énergie lorsqu’il lui fallait travailler jusque tard dans la nuit.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 09:00
Hubert de Boüard pratique la novlangue djeune, Jacques Dupont la clef des sols et les « sans-papiers » de la gauche…

Être tout à la fois juge et partie, c’est-à-dire propriétaire et conseil de propriétaires, on les dénomme œnologues-conseils, permet à l’un des plus médiatique d’entre-eux, Hubert de Boüard de Laforest, de dérouler un discours œcuménique mêlant l’expérience du vieux cheval blanchi sous le harnois à la novlangue pratiquée par les djeunes.

 

C’est un cas d’école à étudier dans les fameuses écoles de commerce qui fleurissent un peu partout.

 

Le sieur Dupont et son compère Bompas, eux, mêlent pédagogie et compétence, loin de l’enivrement de l’encens de ce cher Hubert au sécateur doré et des langues de vipères qui prospèrent sur les 2 fameuses rives de la Gironde.

 

« Et nous ne voudrions pas joindre nos voix aux sempiternelles turlutaines distillées par des gosiers qui en fait de dégustation ne savourent que les rumeurs. »

 

La parole est au Père Hubert :

 

Du nord au sud, et de l’est à l’ouest, il y a de très beaux vins, que ce soit en rouge, ou en blanc sec comme liquoreux… des très grands vins sur les deux rives…

 

Rive droite, on a des merlots à tomber tellement c’est bon.

 

Et rive gauche, on trouve des cabernets sauvignons à se damner et des cabernets francs très bons.

 

Le nord-Médoc est absolument exceptionnel

 

Les vignobles de Saint-Emilion sur argiles se distinguent de façon incroyable.

 

Il y a aussi de superbes vins à Pomerol, à Margaux, ou en Pessac-Léognan.

 

Ce millésime va faire le bonheur des consommateurs : ne passez pas à côté, il va y avoir des vins fabuleux et souvent pas chers, avec dans l’entrée de gamme, des vins uniques.

 

2016 a un vrai classicisme moderne, qui se donne facilement, ce n’est pas un classicisme austère.

 

C’est peut-être dans son style l’un des deux ou trois plus grands millésimes d’Angélus que je considère avoir faits sur la propriété, avec 1989 et 2005. Il a cette trame à la fois sur l’élégance, la pureté, une précision diamantaire, il est cristallin et a une grande buvabilité. Des vins tellement construits du début à la fin, c’est juste un vrai bonheur!

 

On a un grand millésime à Bordeaux. Il faut être ambitieux, mais ne pas faire n’importe quoi, être réaliste… il ne faut pas prendre le consommateur pour un pigeon, c’est lui qui nous fait vivre… Il doit y avoir un respect mutuel : le consommateur doit respecter le producteur qui a travaillé, investi et demande une augmentation, tout comme le producteur respecte le consommateur. C’est comme l’amitié, quand un seul donne, ça ne fonctionne pas ! C’est sûr qu’on va avoir une demande dans le monde.

 

Ce millésime doit être un millésime de reconquête de certains marchés.

 

La parole est donnée maintenant aux frères convers Dupont et Bompas :

 

On le sait, une vaste région comme le Bordelais n'est pas composée d'une sorte de socle uniforme recouvert d'une terre idéale qui accueille avec bonheur les ceps offerts là par quelque dieu barbu et jouisseur. Un terroir de vin est d'abord et avant tout une construction humaine. Ce sont en effet les hommes qui ont décidé d'implanter à un endroit la vigne pour souvent des raisons marchandes (facilité de transport, proximité d'une ville, d'un fleuve, d'un port…) Après, ils n'ont pu le faire que si effectivement le relief, le climat et les sols permettaient cette culture. Souvent, il leur a fallu aménager profondément, modifier les lieux de production.

 

La suite ICI 

 

Cela se murmurait dans les « milieux bien informés » bordelais, c'est-à-dire œnologues, courtiers et négociants, qui auscultent verre en main le vin depuis sa naissance : sur la rive gauche, le millésime 2016, à l'inverse de 2015, aurait mieux réagi aux aléas climatiques que sur la rive droite.

 

La rive gauche de la Garonne, ce sont le Médoc et la région des graves. La rive droite, comprend Pomerol, Saint-Émilion and Co. Une limite naturelle qui longtemps a fait office de quasi-frontière. Pour les vieux Médocains, il était hors de question de s'aventurer en terre inconnue, rive droite, sauf pour un enterrement et encore si le défunt figurait sur la liste des très proches. Là-bas, c'était ailleurs. On savait qu'on y faisait une sorte de boisson, du vin peut-être, mais certainement pas du bordeaux.

 

Évidemment, avec le temps et les moyens de communication modernes qui relient, sans fil, tribus et communautés, les mentalités ont bien évolué. On se parle. Mais il n'est guère difficile pour un esprit un tant soit peu taquin de réveiller les vieilles rivalités. Il n'y a pas si longtemps qu'un maître de chai d'un cru classé du médoc nous affirmait : « Pour griller l'entrecôte, il n'y a que les sarments de cabernet-sauvignon qui conviennent ! Même les gars de Saint-Émilion viennent en chercher chez nous. » À Saint-émilion, le cépage merlot domine et le cabernet-sauvignon se fait rare. À la lumière de telles sentences et sur un sujet aussi grave que la cuisson de l'entrecôte, on saisit mieux les difficultés rencontrées pour bâtir une Europe des peuples…

 

Bref, 2016 s'annoncerait globalement meilleur sur la rive gauche. À la lumière d'un premier tour de piste sur 70 échantillons en provenance de toutes les appellations du médoc ce matin, on ne peut que confirmer. Aujourd'hui en effet, on dégustait les « sans-papiers » de cette région.

 

La suite ICI 

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 09:00
Pour leur exercice de voyance des primeurs de Bordeaux Dupont&Bompas sortent leur Périscope et leurs Impitoyables Taster!

Putain ! 40 mn 49 s le cul sur ce foutu siège de moissonneuse-lieuse genre McCormick je plains vraiment ce pauvre forçat de Jacques Dupont.

 

Souriez-vous êtes filmés !

 

C’est sur un truc de djeunes : Périscope que le Jacques et l’Olivier font leur show.

 

J’avoue que c’est un peu longuet mais j’ai visionné l’intégralité.

 

Déjà, merci de monter un peu le son !

 

Première découverte, le tastevin moderne un drôle de verre* tout tordu, j’espère qu’un jour le sieur Dupont m’en offrira un gravé à mes initiales.

 

J’adore les vins qui sentent le poulailler car je ne sais qui peut encore trouver un vrai poulailler comme celui de ma mémé Marie.

 

Je propose que Jacques et Olivier ouvrent 1 compte de pénibilité : 3000 vins en 5 semaines, avec des dégustations à répétition : 2 ou 3 fois pour décortiquer les crus, plus une dégustation très rapide pour le PLAISIR. C’est très physique et technique, en plus ils ne déjeunent pas.

 

« Aller vers la vérité du vin» Jacques Dupont.

 

C'est à l'aveugle, bien sûr !

 

Aux royaumes des aveugles les dégustateurs sont rois !

 

Comme Saint Pierre, avant que le coq ne chante, ils crachent plusieurs fois pour ne pas être ronds comme des ballons.

 

L’air de rien, de rin de rin, j’aime beaucoup aimé l’air du vin…

 

« La dégustation n’est pas un don du ciel » Olivier Bompas.

 

Faut bosser ! Comme je suis un ramier vous comprendrez mieux que je ne sais pas déguster.

 

L’audition des 2 larrons est ICI

 

Nous sommes en direct de Saint-Émilion pour notre #Périscope #SpécialPrimeurs avec @Dupont_LePoint et @OBompas !

 

 

* Les Impitoyables Taster Universel

MODÈLE: 9042

MARQUE PEUGEOT

 

Le « Taster », de la série LES IMPITOYABLES est fait main et soufflé bouche. La forme du dégustateur « Taster » a été soigneusement étudiée pour amener le maximum de perceptions aromatiques du vin, en un minimum de temps. Aux lignes pures, de taille réduite, ce verre est facile à transporter et à remiser. Il met en évidence toues les vertus d’un vin : robe, arômes, équilibre en bouche, etc. Le dégustateur « Taster » est fait main et soufflé bouche. Les cavités de son fond permettent de le tenir entre deux doigts, sans réchauffer son contenu et aux molécules de venir se briser conter sa parais. Le caractère fonctionnel de ce verre spécialisé pour la dégustation le désigne comme étant le tastevin du 21e siècle. On le retrouve dans les caves à vin, en salles de dégustation et entre amis. De plus, le dégustateur « Taster » convient à tous les types de vins et alcools.

 

Avec Les Impitoyables, la dégustation devient perfection. Chaque verre est spécialement étudié pour révéler toutes les qualités des vins. Les formes dédiées à chaque style de vin favorisent l’éclosion des arômes, et le volume idéal conduit chaque vin à livrer sa quintessence. Chaque verre Les Impitoyables est une pièce unique, réalisée à la main et soufflée bouche dans la grande tradition verrière.

 

 

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:05
Jacques Dupont, d’un bon pas, entame son chemin de croix annuel en escaladant le Golgotha, pardon les côtes de bordeaux…

En ce temps de carême, alors que nous progressons jour après jour vers la semaine sainte, le sieur Dupont et son acolyte Olivier, entament d’un bon pas (sic Pierre Dac) leur dur labeur de goûteur de primeurs.

 

J’ai une pensée émue pour leur cul posé sur des sièges inconfortables, pour leur nez enivré de fragrances boisées, toastées, rollandisées, pour leur vue contemplant les murs blancs des laboratoires aseptisés, pour leur ouïe soumise à la monotonie du son de leurs jets, pour leurs pensées tendues telles des cordes de violon, pour leurs soirées passées dans le Formule 1 du coin.

 

Je compatis.

 

Les voilà donc partis sur les chemins sinueux de la Gironde qui les mèneront en des lieux, qui n’ont rien à voir avec les critères chers à Hubert du côté de Saint-Émilion, pour faire court je les qualifierais de monacaux.

 

Toutefois je les mets en garde contre les tentations depuis que j’ai appris que le sieur Moscovici s’était fait offrir, lui aussi, avant 2012, des costards Arnys par un négociant en vins de ses amis, fournisseur de l’Élysée et de Matignon. Ça sent le GCC !

 

Comme je suis en ce moment dans un état de « je n’en fous pas une rame » je vais vous faire profiter du Journal de bord des 2 compères, qui sont à leur manière les « frères Goncourt » du milieu des beaux vins.

 

Mon titre, n’en déplaise aux mauvais coucheurs, se justifie, même si les côtes sur les routes de Gironde ne sont guère pentues, mais c’est une tradition bordelaise, ici on ne fait rien comme tout le monde.

 

Nos deux larrons en foire commencent donc leur chemin de croix par les Côtes de Bordeaux.

 

« On explique. Les Côtes ce sont des vignobles qui se situent dans la hiérarchie entre les bordeaux et bordeaux supérieurs et les appellations plus classieuses – une sorte d'entre deux où l'on trouve des bons vins de copains et des petites perles qui valent bien les gros diamants (les perles par définition sont moins chères que les diamants).

 

Autre avantage, on les trouve au nord de la région (côtes-de-bourg et blaye) au sud et à l'est (côtes-de-bordeaux-cadillac ou castillon…). Cette année, même la tout à l'est bordeaux-sainte-foy, située à la limite avec le Périgord a rejoint le groupement des Côtes. Il n'y a guère que la péninsule médocaine qui échappe à ce maillage. Idéal donc de les goûter en premier pour avoir une première vue d'ensemble. »

 

La suite ICI 

 

Pour meubler un peu, je chambre un peu, notre Jacques cite un Extrait de l'âme du vin, de Maurice Constantin-Weyer.

 

Si vous voulez tout savoir sur cet opus allez lire ICI une excellente chronique du 4 mai 2009 Le vin a-t-il encore une âme ? la réponse de Jean-Paul Kauffmann

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:00
La clé de l’accord Palombe&anguille marinée au soja du Clarence et le Calon-Ségur 1970 pour Olivier Poels c’est le chou de Bruxelles

Je confesse ma fascination, mon étonnement toujours renouvelé pour l’ingéniosité de ceux qui font profession d’accordeurs mets&vins.

 

Dans La Revue du vin de France N°600 j’ai découvert une pépite dont je vous livre 3 extraits.

 

C’est signé Olivier Poels

 

Ce plat terre-mer de caractère illustre bien l’esprit de la cuisine de Christophe Pelé. À la délicatesse de cette palombe fondante et juteuse, il oppose le caractère de l’anguille marinée. Les deux saveurs se complètent à merveille. Le chou de Bruxelles, qui peut paraître incongru dans un accord mets/vin, ne l’est pas ici car il vient en appui, donne de la texture et surtout joue un lien avec le Calon-Ségur. Ce plat est une création et n’est pas servi à la carte.

 

Saint-Estèphe Château Calon-Ségur 1970

 

À 45 ans passés, il affiche encore une forme remarquable. À commencer par sa couleur, délicatement tuilée mais encore profonde. Le nez est superbe de distinction, avec des senteurs de cuir, de tabac, de fumé et de délicat sous-bois. En bouche, il a conservé beaucoup de vigueur et offre surtout un fondu et une intensité d’arômes qui pourraient laisser penser qu’il est plus jeune de 20 ans. L’équilibre est magnifique, il s’agit là d’un superbe exemple de ce que peut être un grand médoc patiné par le temps. À ouvrir une heure à l’avance.

 

LA CLÉ DE L'ACCORD

 

Le chou de Bruxelles joue un rôle intéressant : ses notes végétales se combinent au côté tertiaire du vin et donnent le sentiment de rafraîchir ses tanins. Mais le cœur de l’accord se joue sur le côté juteux et sauvage de la palombe, les notes juteuses du soja de l’anguille marinée qui permettent au Calon-Ségur de jouer les premiers rôles, d’exprimer toute la gamme de sa palette aromatique mais qui, surtout, respectent admirablement le soyeux de ses tanins.

 

La chronique ICI 

 

Chou de Bruxelles: 10 bienfaits et vertus santé

ICI  

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 06:00
La vigne est 1 jardin, il faut équilibrer les cultures et les espaces de friche, « les délaissés » : le « tiers-paysage » cher à Gilles Clément

Dans le petit monde des GCC bordelais les plus bienveillants, lorsqu’on aborde la conversion de château Palmer à la biodynamie, vous répondent avec un petit sourire qui se veut courtois « Thomas Duroux est un bon communicant… ». Les autres, les « Le bio c’est stupide, dès qui pleut il faut retraiter... » dixit Antoine Gerbelle, nouvel apôtre des vins nus, suite à un déjeuner avec le charmant propriétaire de Cos Labory, GCC de St-Estèphe, c’est le déni, un immense désert de la pensée qui va leur revenir un jour dans la tronche au plan commercial, le seul qui les touche.

 

Revenons à Palmer, pas notre cher Jack, mais le château qui a viré de bord, lire ICI

 

« On faisait du Rudolf Steiner avant l’heure, dans ces petites fermes, qui étaient de vrais organismes autonomes » Jacques Dupin chef de culture au château Palmer…

 

Que Thomas Duroux soit un bon communicant c’est un fait avéré mais lui ne se contente pas de nous tartiner, comme certains de ses confrères, un storytelling usé jusqu’à la corde, il fonde celle-ci sur des actions qui sortent des sentiers battus. Il investit, non dans des chais pharaoniques, ça devient d’un commun, mais dans ses vignes et leur environnement. Et que l’on ne me rétorque pas qu’il en a les moyens, il n’est pas le seul dans l’univers des GCC.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le dernier L’Œil de Palmer il écrit : « Le visiteur qui a connu le domaine de Château Palmer au début du XXIe siècle le redécouvre magnifié. Le lieu, majestueux a gagné en poésie. Car la nature a opéré, mais une nature composée, ordonnée : un jardin ! Fait de profondeurs, de reliefs, jouant des couleurs et des volumes, mêlant les essences dans un entrelac savant.

 

[…]

 

« Au-delà du jardin, s’étendent les vignes. Lorsqu’elles sont menées avec sagesse, les vignes sont elles-mêmes un jardin, dit le grand paysagiste Gilles Clément, qui s’est arrêté au domaine un jour de l’été 2016. Le « jardin planétaire » qui lui est cher, ces espaces sauvages qui constituent le grand réservoir de biodiversité, Gilles Clément les a trouvés en bordure de vigne, dans les prairies et les lisières de forêt. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que nous dit Gilles Clément ?

 

« La Terre est un jardin, qu’il est nécessaire de préserver. Et pour cela, il faut équilibrer les cultures et les espaces de friche, « les délaissés » : le « tiers-paysage ».

 

« Il y a, tout autour, des vignes, le boisement, la partie sauvage. Et puis une marge qui n’est pas exploitée, un espace tampon, où l’on peut envisager un tiers-paysage herbacé, c’est-à-dire l’accueil d’une diversité qui a besoin de soleil et de lumière. On peut aussi imaginer des cultures potagères, pour une production locale qui pourrait être associée au chef cuisinier japonais de Château Palmer, dont la cuisine est extraordinaire. Et puis, aux alentours du château, vers la Gironde, j’ai vu les vaches du domaine. On leur a parlé…

 

On n’a plus l’habitude de voir ce type de vaches, elles ne sont pas dans les critères de la rentabilité et de la compétitivité. Grâce à elles, château Palmer peut avoir du bon compost non bourré d’antibiotiques… »

 

À propos d’un grand vignoble chilien passé en biodynamie : « Ils se sont compliqué délibérément la vie pour revenir à une agriculture héroïque ! »

 

« Car le combat aujourd’hui n’est plus dans la reconnaissance de l’efficacité et de l’importance de la biodynamie ou de la culture biologique en général. Cette vérité est passée dans les consciences. Il est dans l’acceptation d’un autre modèle culturel qui prenne en compte l’aléa, qui s’intéresse au moyen et au long terme. »

 

« On travaille avec le vivant, chaque pied de vigne a son comportement. Ce sont des êtres vivants. Il faut que chacun comprenne cela.

 

« Il faut répéter qu’on est en train de connaître un changement de modèle culturel et économique. Et que notre survie est en jeu§ Quel est notre modèle de convoitise ? Une autre voiture, ou un autre yacht pour les plus riches, mais pourquoi faire ? Ne vaut-il pas mieux désirer davantage de silence, moins de pollution, une qualité de paysages, un développement plus immatériel. Il est évident, par exemple, en matière agricole, que la polyactivité va dans le bon sens. C’est une attitude du futur. »

Visite privée de la maison verte de Gilles Clément

Visite privée de la maison verte de Gilles Clément

« Dès lors, je sais où j'habite ». Il a fallu que Gilles Clément découvre un vallon dans sa Creuse natale et s'y installe, la trentaine passée, en 1977, pour découvrir le sentiment de propriété. Anticonformiste, écolo avant l'heure, comment "habiter", comment penser cadastre, clôture, mur, pour ce jardinier-poète

Voir ICI 

 

Chaire de Création artistique (2011-2012) au Collège de France

Leçon inaugurale prononcée le jeudi 1er décembre 2011

Gilles Clément

 

TEXTE INTÉGRAL ICI 

 

La Vidéo ICI 

 

Gilles Clément est ingénieur horticole, paysagiste, jardinier et enseignant à l’École nationale supérieure du paysage. Ses travaux s’articulent autour des concepts de jardin en mouvement, de jardin planétaire et de tiers-paysage. Parmi ses réalisations figurent les jardins de l’abbaye de Valloires, le domaine du Rayol, le jardin de l’ENS de Lyon et, en région parisienne, les jardins du musée du Quai Branly et de l’Arche de la Défense. Il est titulaire de la chaire de Création artistique au Collège de France pour l’année 2011-2012.

 

Le site de Gilles Clément ICI 

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