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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 06:00

De Cecco chiude un ottimo bilancio | Distribuzione Moderna

Pour faire de la bonne pasta italienne ou autre, ce qui compte à la base, comme en toute chose, c’est la qualité du blé dur ou d’une semoule pure de blé dur. (Voir plus bas). Vient ensuite le procédé de fabrication qui pèse lourd dans la balance.

 

Avec en moyenne 2 million de tonnes de blé dur produites chaque année, la France est le 2ème producteur de l’Union Européenne derrière l’Italie, et le deuxième exportateur européen de semoule. Le blé dur est la quatrième céréale cultivée en France.

 

Le blé dur est principalement cultivé dans les régions chaudes et sèches, comme dans le sud de la France ou il profite d’un climat chaud et sec, mais également en Centre-Val-de-Loire et même dans le Grand-Est !

 

La richesse en protéines de nos blés durs est propice à la fabrication de pâtes françaises de qualité. Cette caractéristique est reconnue au-delà de nos frontières puisque 75 % de la production de blé dur est exportée et utilisée par les fabricants de semoule et pâtes du monde entier.

 

Il est donc traditionnellement cultivé dans les pays du sud de l’Europe et au Maghreb, mais sur tout le continent américain, en Russie et en Turquie.

 

De cecco 10 X bucatini piccoli No. 14 Italian Pâte 500 G Pack: Amazon.fr:  Epicerie

 

Selon un article du journal romain Il Fatto Quotidiano – qui relaie une enquête judiciaire – le producteur de pâtes italien De Cecco aurait importé 4575 tonnes de blé français en le faisant passer pour un produit de la région des Pouilles.

 

C’est un véritable géant de l’industrie agroalimentaire italienne : « la société De Cecco, originaire de la région des Abruzzes, est le troisième producteur mondial de pâtes derrière Barilla et le groupe Ebro Foods [qui comprend Panzani et Lustucru] »

 

C’est une marque connue en France et son packaging fait penser intuitivement à un produit 100 % italien.

 

Une enquête de la magistrature italienne émet l’hypothèse d’une fraude, qui aurait eu lieu en février 2020, concernant 4575 tonnes de blé en provenance de France enregistrées comme étant originaire de la région des Pouilles par De Cecco.

 

Une fraude qui aurait qui aurait concerné un arrivage de blé depuis le port des Sables-d’Olonne qui se serait “transformé” en blé des Pouilles, grâce à un ordre envoyé par e-mail par un responsable hiérarchique.

 

Ce n’est pas la première fois que le producteur des Abruzzes se voit reprocher un manque de clarté en ce qui concerne l’origine de sa matière première. En effet, rappelle le média romain, la Haute Autorité pour la garantie de la concurrence et du marché italienne avait déjà rappelé à l’ordre De Cecco (ainsi que d’autres marques) pour son marketing trop “chauvin”.

 

La société utilise officiellement du blé italien, mais également des variétés d’Arizona et de Californie, ce qui n’était pas indiqué avec suffisamment de clarté sur ses produits auparavant. Ainsi, depuis un an environ, pour ne pas encourir de sanctions, la société s’est engagée à indiquer noir sur blanc l’origine de tous ses ingrédients sur ses nouveaux paquets.

De Cecco Penne Rigate n°41 500 g | Carrefour Site

« Depuis 1886, nous avons un rôle important : créer selon les règles de l’art des pâtes uniques, comme le veut la tradition et sans aucun compromis. »

 

« Il y a plus de cent ans, dans les Abruzzes, commençait l’histoire d’une entreprise qui, comme toutes les grandes entreprises, comptait sur une armée d’hommes remplis de passion. C’est l’histoire du Moulin et de la Fabrique de Pâtes Alimentaires des Frères De Cecco qui, depuis plus 130 ans, produit des pâtes qui sont synonymes de qualité et de plaisir à l’italienne dans le monde entier. Cette histoire remonte aux vicissitudes de l’Italie avant l’unification, quand à Fara San Martino, un petit bourg au pied de la Majella, Don Nicola De Cecco produisait dans son moulin en pierre “la meilleure farine de toute la campagne”.

 

Au fil du temps, beaucoup de choses ont changé: aujourd’hui la marque de l’Entreprise De Cecco est synonyme d’extrême qualité dans le secteur des pâtes de semoule et De Cecco est un groupe, fort d’un chiffre d’affaires supérieur à 220 million d’Euros, dont un tiers provient des exportations. Par contre, la volonté de transmettre, de sauvegarder et de consolider les principes de production du Fondateur reste inchangée: du blé de grande qualité, de la semoule fraîche tout droit de son propre moulin, des tréfileuses en bronze, le séchage lent à basse température et un contrôle permanent de la qualité. Hier comme aujourd’hui, tout naît de la symbiose entre les fortes passions et la recherche obstinée de la perfection qui se révèle dans chaque geste “signé” De Cecco, à commencer par les pâtes. »

Acheter des pâtes.. – Histoire de pâtes

Obtenir une pâte alimentaire satisfaisante du point de vue organoleptique par le consommateur nécessite les points suivants :

  1. Utiliser du blé dur, ou une semoule de pur blé dur, ce blé étant de type électrophorétique "bande 45".

 

  1. Mettre en oeuvre un grain ou une semoule qui contient un pourcentage élevé de protéines, sachant cependant que plus il y en a, meilleure sera la qualité culinaire au détriment de la clarté de la pâte, un manque de clarté pouvant tout à fait masquer l'indice de jaune b* ou une quantité importante de pigments jaunes contenus dans l'échantillon à apprécier.

 

 

  1. Les méthodes d'évaluation de la qualité culinaire, ou de sa prédiction, à retenir, sont fonction du but recherché, du professionnel semencier, ou semoulier, ou chercheur concerné. Cependant quel que soit le cas il apparaît utile de relier les résultats obtenus avec : - Un pourcentage de protéines déterminé. - L'avis d'un panel d'évaluation sensorielle appliqué à apprécier la pâte issue du blé ou de la semoule ; ceci nécessite une certaine quantité de matière première et une certaine lourdeur analytique, mais on retiendra que c'est bien le consommateur final qui tranche sur une "bonne" pate, et par conséquent sur une "bonne" semoule ou sur un "bon" blé dur.

 

(¡v) La couleur jaune claire d'une semoule, indépendamment de son taux d'extraction à partir d'un blé, est pour une bonne part une composante influencée par le milieu de culture.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 06:00

 

Le 5 octobre 2016 j’écrivais :

 

« La cuisine est une petite friponne » Pellegrino ARTUSI se moque des « cuisiniers de baldaquin » et prône une table simple et familiale ! ICI

 

J’ai découvert Pellegrino Artusi et son livre La scienza in cucina L’arte di mangiar bene, chez Alessandra Pierini lorsque mon ami Daniele de Michele est venu présenter son livre : Artusi remix publié chez Mondadori dans la langue de Dante.

 

 

Vu mon niveau en italien, sauf à demander à Alessandra de faire l’interprète, ce qu’elle fait fort bien, je ne pus pénétrer dans les subtilités de cette bible de la cuisine familiale italienne.

 

C’est possible maintenant grâce aux éditions Actes Sud qui viennent de la publier en français grâce à une traduction de Marguerite Pozzoli et Lise Chapuis.

 

Et puis chemin faisant, un beau matin en me levant je découvre sur le Oueb, sacrés cookies, notre Alessandra en compagnie du beau François-Régis, ceint d’un tablier tendance, prêts à faire sauter dans notre bouche affamée, une scaloppe di vitella, en gaulois une escalope de veau, grand classique de la cucina italienne.

 

Pour les petites louves et les petits loups ignares, escaloper c’est détailler en tranches plus ou moins fines et en biais une pièce de viande, un gros filet de poisson ou même certains légumes comme les champignons ou les fonds d'artichauts.

 

Ce n’est donc pas le privilège du veau mais dans le langage courant, chez le boucher, on commande une escalope, et c’est du veau.

 

 

Nos deux cordons bleus, pour les besoins de leur cause, utilisent un attendrisseur, outil parfois utilisé par votre boucher afin de bien aplatir une escalope ou une pièce de bœuf afin qu’elles soient plus facile à cuire ou à griller.

 

Attention au cure-dent !

 

Et avec la saltimbocca alla romana qu’est-ce qu’on boit 

 

 

 
 
(N'est pas Sage qui veut)
 
Cette histoire commence lors d'une soirée d'automne, alors que je venais de tailler un bout de gras chez Manu Chavassieux, dans le bourg de Saint-Romain-Lachalm. Ce dernier, me raccompagnant à sa porte, sortit d'un carton une bouteille. "Tiens, tu goûteras ça chez toi. C'est très bon, c'est léger." Heureux, je pris ce présent sans trop regarder l'étiquette mais je me doutais bien qu'une bouteille offerte par Manu devait forcément être plus ou moins "rock'n roll". ICI 

 

Achetées à la cave des Papilles ICI 

  • 35, rue Daguerre 75014 Paris
  • Tel : 01 43 20 05 74

70% des éleveurs creusois exportent une partie de leurs bovins en Italie

Coronavirus : les agriculteurs creusois s'inquiètent pour les exports vers l'Italie ICI
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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 08:00

 

La nuit est tombée, je suis épuisé et pour ne pas tomber moi-même je vais dîner. Des sucres lents pour pouvoir continuer mon ouvrage.

 

Jean Echenoz

Vie de Gérard Fulmard

Jean Echenoz

Éditeur : EDITIONS DE MINUIT (03/01/2020)

 

« Vie de Gérard Fulmard »: la nouvelle aventure de Jean Echenoz ICI 

Critique Dans son dernier roman, Jean Echenoz propose une œuvre pleine de rebondissements, portée par l’art de la narration et des personnages dans lequel excelle l’écrivain.

Patrick Kéchichian, le 22/01/2020

 

6 juin 2020

Et puis Gérard Fulmar vint tirant Jean Echenoz des limbes de ma mémoire avachie… et je sus que Jean-Patrick Manchette correspondait avec lui… ICI 

 

Mais revenons à Gérard Fulmar, un critique m’apprend que le fulmar était un oiseau dans Je m’en vais ; c’est aussi le nom du moniteur d’auto-école dans l’Appareil photo, de Jean-Philippe Toussaint.

 

Né à Gisors le 13 mai 1974, 1 mètre 68 sous la toise, 89 kg sur la balance, en surpoids, il fut steward viré pour de sombres raisons jamais précisées, interdit de vol. Il habite rue Erlanger, dans le XVIe dans  l’appartement, où vivait sa défunte mère, dont le propriétaire, un dénommé Robert d’Ortho, vient d’être tué par un boulon géant, « propulsé à une vitesse de trente mètres par seconde ». En effet « …le 2e étage d’un vieux lanceur soviétique Cosmos 3M vient d’anéantir mon hypermarché. Il traînassait auparavant sur son orbite depuis plus d’un demi-siècle, en compagnie de six cents de ses congénères tirés en pleine guerre froide depuis les bases de Plessetsk, Kapoustine Iar ou Baïkonour pour installer au ciel de furtifs satellites militaires. »

Alice Zeniter

Alice Zeniter

L'Art de perdre

Coédition Flammarion/Albin Michel

Paru le 16/08/2017

512 pages

 

Contre silence et tabou

 

Voici le roman dont on parle le plus en cette rentrée. Avec courage et talent, Alice Zeniter y rouvre un chapitre de l’histoire franco-algérienne à travers une fresque familiale déployée sur trois générations. Ambitieux et prenant !

 

Pays perdu

 

A l’occasion d’un projet d’exposition pour la galerie d’art où elle travaille, Naïma se plonge dans l’histoire de l’Algérie, pays d’origine du peintre à l’honneur, mais aussi de son père et de son grand-père. Ces derniers ne lui ayant jamais parlé de ses racines, elle ne sait presque rien des raisons de leur immigration, ni des souffrances et humiliations enterrées sous des années de silence. Ali, le grand-père, était cultivateur d’oliviers en Kabylie. Pendant la guerre, la population est prise en étau entre la peur du FLN, partisan violent de l’indépendance, et celle de l’OAS, défenseur de la présence française tout aussi brutal. Pour protéger les siens, Ali devient traître aux yeux de sa patrie et se voit contraint à l’exil. A son arrivée en France, la famille Zekkar transite par des camps, avant d’atterrir dans une cité de Normandie où la seule perspective est l’usine. Amère reconnaissance pour ces expatriés bannis de leur pays natal, indésirables en France et victimes du racisme. Hamid, le fils d’Ali, se construit en opposition à un père honteux et résigné, avant de s’éloigner à son tour de cette histoire et de sa langue maternelle, troquant un passé inavouable contre la méritocratie à la française.

La suite ICI 

19 novembre 2017

L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs, Alice Zéniter dans L’art de perdre, conte celle des harkis, elle méritait le Goncourt, les lycéens le lui ont donné… ICI 

Alaa El Aswany

L'Immeuble Yacoubian

Alaa El Aswany

Gilles Gauthier (Traducteur)

324 pages

Éditeur : ACTES SUD (28/09/2007)

L'immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier Actes Sud, 2006 [compte-rendu] ICI 

Harzoune Mustapha

.

Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation  populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se  sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants  en amoureux au sein d'une foule immense. Il y a là Khaled et Dania,  étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la  manifestation. Lui est le fils d'un simple chauffeur, elle est la fille  du général Alouani, chef de la Sécurité d'État, qui a des yeux partout,  notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur  cantonné aux seconds rôles, dont l'amertume n'est dissipée que par ses  moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres  donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d'une rencontre  inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu  plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de  l'ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour  gravir les échelons et s'ériger en icône musulmane, qu'il s'agisse de  mode ou de moeurs sexuelles.

 

Chacun incarne une facette de cette  révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans  celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany  assemble ici les pièces de l'histoire égyptienne récente, frappée au  coin de la dictature, et convoque le souffle d'une révolution qui est  aussi la sienne. À ce jour, ce roman est interdit de publication en  Égypte.

 

20 mars 2019

« On me poursuit parce que je témoigne de ce que j'ai vu et de ce que j'ai vécu » soutenons l’écrivain égyptien Alaa El Aswany auteur de J’ai couru vers le Nil mon livre de chevet du moment ICI 

 

Johann Chapoutot

Libres d'obéir : Le management, du nazisme à aujourd'hui

Johann Chapoutot

Éditeur : GALLIMARD (09/01/2020)

 

Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la 'communauté' définie par la race et son 'espace vital'. Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

 

15 mai 2020

L’édifiant destin de Reinhard Höhn Oberführer SS « juriste de la couronne d’Himmler » père de la méthode de management Bad Harzburg qui a formé l’élite économique et patronale de la RFA ICI 

Frederick Forsyth

Chacal

Frederick Forsyth

512 pages

Éditeur : GALLIMARD (04/04/1974)

7 septembre 2020

Pourquoi faut-il relire le CHACAL de Frederick Forsyth ? ICI  

 

Chazenet, pur et dur de l'Algérie française affronte la sombre réalité. A court d'argent et la perte d'appui sur le plan national et international, la perte de ses membres et de son prestige, L'OAS s'écroule sous les assauts répétés des services secrets et de la police.

 

 Exilé en Italie avec ses deux principaux lieutenants ; André Casson et René Monteclair ; Chazenet va monter un nouveau complot pour assassiner De Gaulle. Mais, tous les tueurs de l'OAS sont grillés.

 

Il va falloir prospecter à l'étranger pour recruter un professionnel, un inconnu spécialiste des crimes dans le milieu politique mondial. Les trois hommes en réunion vont plancher sur les dossiers de candidats potentiels. Ils vont se mettre d'accord sur un tueur à gages anglais dont le palmarès est édifiant. Son nom de code sera Chacal.

Victoria Ocampo

Drieu : Suivi de lettres inédites de Pierre Drieu la Rochelle à Victoria Ocampo

Victoria Ocampo

151 pages

Éditeur : BARTILLAT (06/08/2007)

 

"Lettres d'un amour défunt. Correspondance 1929-1944", de Pierre Drieu La Rochelle et Victoria Ocampo : lettres de l'eau et du feu ICI 

 

La correspondance de Drieu La Rochelle (1893-1945) et Victoria Ocampo (1890-1979) révèle les conflits et la passion de deux fortes personnalités que tout aurait dû éloigner l'une de l'autre.

Par René de Ceccatty

Publié le 03 décembre 2009

 

Victoria Ocampo parle de Drieu La Rochelle ICI 

Samedi 3 Novembre 2007

Une histoire d'amour et d'amitié «incurablement fidèle ».

 

 

David Berlinski (@Berlinskiquotes) | Twitter

Une brève histoire des maths

David BERLINSKI

Date de parution : 3 janvier 2020

8 € 192 pages

Prouver que l’histoire des mathématiques est une aventure envoûtante et inattendue, tel est le pari, réussi, de David Berlinski.

Descartes, Euclide, Leibniz ou encore Newton… Au fil d’anecdotes historiques, l’auteur passe en revue la vie et l’œuvre des plus grands mathématiciens, à travers des grands thèmes comme le nombre, la démonstration, l’analyse, la géométrie analytique ou les nombres complexes. Sous sa plume amusée, le lecteur perce les secrets des théorèmes, axiomes et autres fonctions. Une équation savamment dosée entre les chiffres et les lettres.

 

David BERLINSKI

 

Philosophe et mathématicien, David Berlinski a enseigné la philosophie, les mathématiques et l'anglais dans les universités de Stanford, Columbia, San Francisco et New-York avant de s'expatrier à Paris pour se consacrer à l'écriture.

Jean-Claude Ameisen

Le Suicide cellulaire ou la mort créatrice

Jean-Claude Ameisen

La sculpture du vivant

 

L’opposition entre la vie et la mort est pour nous si « naturelle » qu’il aura fallu des siècles pour la remettre en question. L’idée que la mort de nos cellules puisse être programmée par l’organisme lui-même, et non résulter d’agressions externes, ne s’est imposée que très récemment, mais elle a tout changé dans nos conceptions de l’apparition de la vie, du développement, des maladies et du vieillissement. Comprendre qu’un embryon est autant dû à une destruction massive de cellules qu'à leur prolifération, ou qu’un cancer puisse être causé par l’arrêt des processus de suicide cellulaire, c’est voir le vivant sous un jour nouveau et ouvrir à la réflexion philosophique des espaces insoupçonnés.

 

 

Jean Claude Ameisen

 

Médecin et chercheur, il est directeur du Centre d’études du vivant de l’Institut des humanités de Paris (université Paris Diderot) et président du Comité consultatif national d’éthique.

 

 

Prix Biguet de philosophie de l’Académie française

 

Prix Jean Rostand 2000

Alain Vircondelet

Séraphine : De la peinture à la folie

Alain Vircondelet

224 pages

Éditeur : ALBIN MICHEL (01/10/2008)

25 août 2019

Mais qui est donc cette Séraphine à l’affiche du musée Maillol ? ICI 

Le cas Séraphine

Séraphine était-elle folle ? Cette artiste autodidacte qui entendait des voix trouva un équilibre, une forme de thérapie dans la peinture. Internée en 1932, elle cessa de peindre et fut submergée par la folie.

 

Séraphine Louis a d'abord mené une vie misérable : une mère fille de ferme, un père ouvrier agricole, orpheline à 7 ans, bergère, puis bonne à tout faire. A 18 ans, en 1882, elle est engagée comme femme de ménage dans un couvent à Senlis. Elle y reste vingt ans. Très pieuse, mystique même - la messe quotidienne du petit matin ne parvient pas à étancher sa soif de Dieu -, elle est bientôt habitée par des « voix », notamment celles de son ange gardien et de la Vierge. Un jour de 1905 - elle a plus de 40 ans -, alors qu'elle prie dans une chapelle de Senlis, il lui aurait dit : « Mets-toi au dessin, Séraphine, peins pour la gloire de Dieu, c'est le désir formel de Marie. Je reviendrai pour te donner d'autres consignes. Marie elle-même t'apparaîtra pour te commander des toiles. » Avec ses modestes économies, elle se rend chez le marchand de couleurs et achète des tubes de peinture, des pinceaux et des pots de Ripolin. Elle s'enferme chez elle.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 06:00

 

Dans les années 60, les fameuses sixties, 2 chansons de Bob Azzam, aux sonorités orientales, il est d’origine égyptienne, vont devenir cultes : Mustapha et Fais-moi du couscous, chéri. ICI 

 

 

Pas sûr que, de nos jours, ce type d’« humour orientaliste » un peu lourdingue, soit du goût des féministes et de la gauche bien-pensante, mais renier le passé, mettre son mouchoir dessus, c’est amputer notre histoire de faits bien réels, l’éternel « cachez-moi ce sein que je saurais voir… »

 

 

C’est à Constantine que j’ai découvert le couscous, le vrai, celui que roulait Mouni la vieille dame qui gardait notre fille Anne-Cécile. Elle y passait la plus grande partie de la matinée, son couscous c’était sa fierté. Nous ne l’employions pas pour faire la cuisine mais, rien n’y faisait, Mouni roulait entre ses doigts la semoule. Je n’en ai depuis jamais mangé d’aussi bon, léger, fondant, une vraie merveille. Mouni venait de Kabylie, pendant qu’elle roulait la semoule, parfois, nous parlions de la guerre. Notre cité dominait les gorges, là où au petit matin nous, les Français, fusillions les rebelles Algériens. Nulle rancœur dans ses propos, le même fatalisme serein que ma mémé Marie.

 

l'enseignement en Algérie,le premier lycée de Constantine devenu lycée  d'Aumale, alger-roi.net

 

16 octobre 2014

Le couscous enfant des hautes plaines appartient à un monde le Maghreb, à un mode vie millénaire celui des Berbères… ICI

 

couscous3.jpg

 

Le couscous, un petit grain d'humanité salué par l'Unesco

 

Le couscous du Maghreb connaît son heure de gloire en faisant son entrée au patrimoine immatériel de l’Unesco. La semoule tellement plus ancienne que les Etats peut-elle montrer de nouveaux chemins diplomatiques?

 

Catherine Frammery

Publié jeudi 17 décembre

 

 

De la viande et des légumes cuits dans un bouillon accompagnés de céréales cuites à la vapeur : le couscous, plat incontournable des grandes fêtes au nord de l'Afrique, plat de partage et de convivialité, plat sublime d'exil, de famille et de tradition, a été consacré hier à Paris, en visioconférence: «Les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous viennent d'être inscrits sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, résume Le Figaro, après le repas gastronomique des Français (2010), la culture de la bière en Belgique (2016) ou l'art du pizzaïolo napolitain (2017)».

 

 

Une coopération régionale réussie

 

«L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie s’étaient unis pour défendre ce plat emblématique de l’Afrique du Nord qui se décline à l’infini, écrit Le Parisien, reprenant une dépêche de l'AFP. «Le couscous plus fort que la politique! C’est la première fois que quatre pays du Maghreb unissent leurs efforts sur un sujet commun, s'emballe le site d'information MiddleEastEye».

 

«L'Unesco a salué un «exemple rare de coopération internationale».

 

Fait rare, l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie ont porté ensemble le dossier sans se disputer la paternité du plat, reprend aussi France 24. En septembre 2016, l'annonce par Alger sur le dépôt d'un dossier «couscous» à l'Unesco avait suscité l'ire de son voisin marocain, grand rival politique, diplomatique et culturel. Un accord avait ensuite été trouvé. Mais des orgueils nationaux mijotent encore: la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a ainsi tenu à souligner que son pays «était parmi les précurseurs de la genèse de ce plat», mercredi lors de la cérémonie officielle». Et pas de doute derrière les intentions du site marocain TelQuel lorsqu'il titre son interview du grand chef Moha, il y a une petite semaine: «Le monde entier sait que le couscous est marocain!»

 

La suite ICI 

 

Le couscous : mets chéri des Français depuis longtemps - ATABULA - Edition  générale

 

Surprise !

 

L'un des plats préférés des Français est loin de sortir de notre cuisine traditionnelle, mais vient au contraire tout droit d'Afrique du Nord.

 

Mais qu'est-ce qui fait le succès du couscous ? ICI  et ICI

 

Que boire avec le couscous ?

 

 

- Au temps où je travaillais à la SVF, la star des restos à couscous, était le gris de Boulaouane, nous en vendions des milliers de cols. La marque est maintenant dans le giron du papy Castel qui y a ajouté le Sidi Brahim du papy Magrez. Parmi les marques de vin, toutes origines confondues, Sidi Brahim arrive en troisième position chez les Français, en notoriété assistée, tandis que Boulaouane arrive au 10e rang. Chez le premier, c'est le vin rouge qui tient la vedette, tandis que chez le second, c'est le gris. Castel a bien l'intention de leur donner une dimension supplémentaire. Il entend montrer que l'origine de ces vins, très accessibles en prix, ne doit pas les cantonner à accompagner couscous et tagines. « Nous voulons inscrire ces vins à la fois dans l'actualité et le quotidien. Ils doivent correspondre à une consommation moderne. Nous souhaitons les faire redécouvrir en adoptant une approche plus internationale » Bref, ce ne sont pas de grands nectars mais y’a pire sur le marché.

 

 

- Couscous, « c'est bon comme là-bas ! » Popularisé au début des années 60 par les rapatriés d'Algérie, le couscous occupe une place de choix parmi les plats préférés des Français. Par Olivier Bompas ICI

 

- Et moi c'est ça! 

 

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 08:00

 

Vous me faites travailler le dimanche ce n’est pas bien car c’est le jour du seigneur, mémé Marie me gronderait mais je sais qu’elle me pardonnera vu que c’est pour une juste cause.

 

James A. Michener

La source

James A. Michener

France-Marie Watkins-Roucayrol (Traducteur)

Éditeur : ROBERT LAFFONT (08/10/2020)

 

Si le Roi David et Abisag la Sulamite, Hérode le Grand, le général Pétrone, Vespasien et Titus, Flavius, Josèphe et Maïmonidès sont bien des personnages réels ; et si Acre, Zéfat et Tibériade sont toujours des villes de Galilée ; et si toutes les descriptions de lieux sont exactes... Makor cependant (en Hébreu : La Source), le site même de Makor, avec son histoire et ses fouilles, est imaginaire, nous précise l'auteur.

 

L'auteur nous entraîne à travers son récit, de la préhistoire (en 9834 avant l'ère chrétienne) jusqu'à la création de l'état d'Israël en 1948.

 

Nous découvrons au fil du récit (sur quinze niveaux ou époques) entre 9834 av JC et 1948, la vie des premiers Hébreux, l'émergence d'un sens d'un Dieu unique (El, puis El Shaddaï, puis ensuite Yaweh), la conquête de Canaan, la lutte contre les envahisseurs au temps du roi David, l'occupation Romaine, les croisades, l'arrivée des Arabes et la naissance de l'Islam, puis le temps de Bysance et de l'empire Ottoman, et pour finir, au 20 ème siècle après la chute de l'empire Ottoman en 1918, le protectorat Anglais en Palestine jusqu'en 1948.

La suite ICI

Frederick Exley

À la merci du désir

Frederick Exley

440 pages

Éditeur : MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE (16/01/2020)

 

19 octobre 2020

« Faut-il faut vivre mal pour écrire bien ? » Frederick Exley dans À la merci du désir/Last Notes from Home, démontre que oui ! ICI

Lluis Llach

Les Yeux fardés

Lluis Llach

384 pages

Éditeur : ACTES SUD (17/05/2017)

 

 10 janvier 2016

Je vis donc je lis… « On tua au nom de tout, de n’importe quoi et de rien du tout. » Lluís Llach… la guerre d’Espagne mère des pires atrocités du XXe siècle… ICI

 

 

Une ode à la liberté

Lluis Llach, né en 1948 à Gérone, est connu pour sa carrière de chanteur et son engagement pour la culture catalane. Les yeux fardés est son premier roman, un grand roman populaire, une ode à la liberté, à la jeunesse et à l’amour, qui nous touche en plein cœur.

 

Lluis, réalisateur de cinéma aux abois, est sur le point d’accepter un documentaire régional sur la dépression des oiseaux en cage quand sa productrice lui obtient un rendez-vous avec un vieillard susceptible d’inspirer un scénario. Sans trop d’illusions, il se présente donc chez Germinal Massagué et tombe sur un homme de 87 ans portant beau, les yeux maquillés de fard bleu. D’abord déconcerté, Lluis se laisse vite séduire par cet homme extravagant qui décide de lui raconter son histoire.

La suite ICI 

 

German Maggiori

Apocalypse gaucho

German Maggiori

Éditeur : LA DERNIÈRE GOUTTE (04/10/2018)

 

En 2051, alors que la Chine est devenue la première puissance mondiale, l'Argentine s'enfonce dans la guerre et le terrorisme. Milices et forces de sécurité, exclus, trafiquants et réfugiés se partagent la périphérie de Buenos Aires tandis que la pampa autour de la capitale n'est plus qu'un vaste marécage infesté de créatures hybrides où rôdent des gauchos accros aux drogues quantiques. C'est dans ce monde en ruine qu'Alejandro Stellke, analyste au sein des Archives nationales d'information de l'État, organise une étrange opération pour laquelle il charge Chico Eisen, un agent qu'il a formé, accompagné par Kurt Sealow, un ornithologue américain, mais aussi par Zampa, un membre des services secrets du Vatican, et deux sœurs siamoises, de livrer de mystérieux œufs au laboratoire de la biologiste chinoise Mei Hong, une spécialiste du clonage binaire. À leurs trousses, les hommes du commandant Campson, un militaire obsédé par le retour de l'ordre, comptent bien les empêcher d'accomplir leur mission.

 

L'ombre de J. G. Ballard plane sur ce roman où les sectes mystico-scientifiques rêvent de prendre le pouvoir, où les enfants sont enlevés et conditionnés pour devenir des machines de guerre, et où les mémoires, comme les identités, sont reprogrammées.

 

Né en 1971, Germán Maggiori vit à Buenos Aires. Après son impressionnant polar Entre hommes, il mêle avec brio dans ce nouveau livre la science-fiction et le western apocalyptique.

L’écrivain et réalisateur allemand Chris Kraus, à Paris, en juin 2019.L’écrivain et réalisateur allemand Chris Kraus, à Paris, en juin 2019. Patrice Normand/Leextra via Leemage

« La Fabrique des salauds » (Das kalte Blut), de Chris Kraus, traduit de l’allemand par Rose Labourie, Belfond, 890 p., 24,90 €.

 

« La Fabrique des salauds » : Chris Kraus au cœur du mensonge allemand

 

L’écrivain allemand Chris Kraus traverse le XXe siècle en compagnie d’un criminel nazi passant après-guerre au service de la RFA. Une épopée révoltante et un grand roman.

 

On a tort de croire que l’Apocalypse est à venir. Les hommes l’ont déjà réalisée sur Terre et elle a pour nom le XXe siècle. Voilà une des leçons à tirer de La Fabrique des salauds, roman-fleuve que l’on doit au réalisateur et écrivain allemand Chris Kraus. Celui-ci, né en 1963, s’efforce depuis longtemps, par le cinéma et la littérature, de comprendre la transformation de ses compa­triotes en bourreaux jamais vraiment repentis. Dans ce livre haletant, il s’attache aux pas de deux frères, Koja (Constantin) et Hub (Hubert), et de leur sœur adoptée, Ev, qui ignore qu’elle est juive et que les deux épouseront tour à tour. L’action s’engage avec un premier massacre lors de la révolution russe de 1905 : le lynchage du grand-père pasteur par des révolutionnaires. Elle s’achève au milieu des années 1970, à Munich, dans le décor aseptisé d’un hôpital, typique de la République fédérale allemande (RFA), en apparence pacifiée.

 

La saga des Solm, riche en rebondissements, a donc pour sujet le « court XXe siècle ». Au début, le tableau de Riga et de ce qu’on appelle le Baltikum, l’univers formé alors par les minorités allemandes peuplant les pays baltes, a encore le charme de la Belle Epoque. Tel que Kraus le dépeint, ce cadre n’est pas loin du Lübeck hanséatique des Buddenbrook, de Thomas Mann (1901), où cohabitent le snobisme, l’obsession de l’endogamie sociale et ethnique, les préjugés bourgeois et la vie de bohème clandestine. Mais sous ce parfum désuet couvent des tragédies inouïes.

 

La suite ICI 

 

7 mai 2020

La Fabrique des salauds de Chris Kraus « comment devient-on criminel ? » 1 examen de conscience, dont on ressort tous secoués ICI  

https://www.letelegramme.fr/images/2020/04/05/tout-l-art-d-almudena-grandes-consiste-a-plonger-ses_5119573_1000x526.jpg?v=1

Les patients du docteur Garcia

Almudena Grandes

800 pages

 

Éditeur : J.-C. LATTÈS (22/01/2020)

Les guerres d’Almudena Grandes

Critique Dans le quatrième volet de son cycle romanesque sur la guerre d’Espagne, Almudena Grandes tisse une intrigue palpitante autour d’un réseau clandestin d’évasion de criminels nazis. ICI

Céline Rouden, le 15/04/2020

 

13 juillet 2020

Grâce à Almuneda Grandes, les « perdants » de la guerre d’Espagne le Dr Garcia et le diplomate républicain, Manolo Benitez se retrouvent le 30/12/1976 à l’aéroport de Barajas, Franco, le caudillo, est mort voilà 1 an ICI 

«Españoles… Franco ha muerto», après 36 ans de dictature Francisco Franco Bahamonde, le caudillo meurt « dans un lit aux draps suants, avec l'extrême-onction, comme 1 petit-bourgeois »

 

Frank Mayer

Tueur de bisons

Frank Mayer

112 pages

Éditeur : LIBRETTO (07/05/2013)

26 avril 2012

Cheyenne, un vin de la principauté d’Orange qui m’amène jusqu’aux bisons des Grandes Plaines de l’Ouest Américain… ICI 

 

Frank Mayer, raconte sans fard, sans détour, avec une effarante irresponsabilité « ce désastre écologique sans précédent ; pour nombre de personnes (les Indiens des Plaines au premier chef), un cataclysme social, culturel, politique, psychologique même, dont on peine à prendre la mesure. » Mayer est un simple businessman qui fait tourner sa petite entreprise de 4 ou 5 employés. Il fait de l’argent en tuant. « Les chemins de fers se chargeaient su transport vers l’Est des peaux, de la viande et des os. Pour les lobbies financiers comme pour les chasseurs itinérants, tout était affaire de profit immédiat. »

Dennis Lehane

La Trilogie Joe Coughlin - Un pays à l'aube - Ils vivent la nuit - Ce monde disparu

Dennis Lehane

Éditeur : PAYOT ET RIVAGES (01/10/2017)

 

21 janvier 2018

Les Irlandais : « les nègres de l’Europe »dans La saga des Coughlin les hors-la-loi tourmentés ont la cote et il n’y a pas de héros; les bons tentent de faire simplement les moins mauvais choix ICI 

 

Dans La saga des Coughlin on suit les hommes d’une famille américaine, de ses débuts dans les forces de l’ordre à Boston jusqu’à Miami pendant la prohibition et à l’après seconde guerre mondiale, quand les hors-la-loi, les bandits sont fatigués. Je vous en dis le minimum, sachez simplement que c’est une belle, une flamboyante, une mélancolique histoire de mafieux. On ne lâche pas le pavé jusqu’à la dernière page.

 

 

 

Les Coughlin, des Irlandais, Thomas le Père, haute personnalité de la police bostonienne, corrompu mais propre sur lui, Danny flic aussi, forte tête, Connor, l’intello, au bel avenir brisé et le petit dernier Joe, qui deviendra un hors-la-loi qui voisinera Meyer Lansky et Lucky Luciano…

Sebastian Barry

Des jours sans fin

Sebastian Barry

Éditeur : JOËLLE LOSFELD (01/01/2018)

 

CRITIQUE

«DES JOURS SANS FIN», SEBASTIAN BARRY AFFRANCHIT LE GAY ICI 

 

L’Irlandais raconte une histoire d’amour inspirée de l’homosexualité de son fils.

 

Né à Dublin en 1955, Sebastian Barry est le seul auteur à avoir remporté deux fois le prix Costa, l’un des plus importants en Angleterre, en 2008 pour le Testament caché (Joëlle Losfeld, 2009) et en 2016 pour Des jours sans fin, dédié à son fils Toby. Après la seconde victoire, il s’est tout de suite connecté à Skype pour la partager avec lui : «Je n’entendais rien à ce qu’il disait, lui non plus, mais son visage rayonnait de joie», se souvient-il. De cette récompense-là, Barry - qui ne craint pas le lyrisme, ni dans ses pages ni dans la vie - n’est semble-t-il toujours pas remis : «Plus que "pour", j’aurais dû écrire "de la part de mon fils", car c’est un cadeau qu’il m’a fait, le plus beau qu’on puisse faire à son père. Je lui dois ce livre, il en est la muse.» A 16 ans, Toby, le cadet de la famille, a fait son coming out auprès de ses parents. «Après des mois de tristesse, au cours desquels sa mère et moi étions extrêmement inquiets pour lui, il a fini par dire : "Ce qu’il y a, c’est que je suis homosexuel." Ça a été un tel soulagement pour nous, et une libération pour lui.» S’en est suivie une urgence : pour le père, «à comprendre ce que ça voulait dire» ; pour le fils, «à l’enseigner». Littéralement : «Toby a été mon professeur d’homosexualité.»

La suite ICI

James Agee

Une saison de coton : Trois familles de métayers

James Agee

187 pages

Éditeur : CHRISTIAN BOURGOIS EDITEUR (30/11/-1

 

Une saison de coton : prémices d'un «Grand Roman américain» ICI 

 

Ce texte de James Agee sur les fermiers misérables d'Alabama annonce Louons maintenant les grands hommes, le chef-d'œuvre du romancier américain paru en 1941.

Par Christophe Mercier

 

Louons maintenant les grands hommes (1941), ample méditation écrite par James Agee à la suite d'une visite, en compagnie du photographe Walker Evans, à des cueilleurs de coton blancs d'Alabama, fait aujourd'hui figure de classique absolu. Et on peut sans hésiter le ranger parmi les trois ou quatre plus grands livres américains du XXe siècle, texte inclassable qui invente sa propre forme, lyrique, mystique, cosmique, pour dire ce qu'est l'Amérique. C'est peut-être, plus que bien des romans qui s'annoncent comme tels, ce qui approche le plus de cette inaccessible baleine blanche qu'est le «Grand Roman américain».

 

On sait que le reportage original de James Agee, commandé par le magazine Fortune, avait été refusé par ledit magazine. Le texte en a été retrouvé dans les archives de l'écrivain (disparu en 1955, à quarante-cinq ans) et paraît aujourd'hui en français.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 06:00

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Elle : Je suis sûre qu'il pense à une autre femme. Lui : Je me demande ce que la gendarmerie des Vosges va nous proposer dans son prochain tweet.

 

Dans les Vosges, les farces de l’ordre

Le Gendarme de Saint-Tropez : coulisses d'une saga culte | CineComedies

 

Respect du confinement, sécurité routière, feux de forêt… La gendarmerie des Vosges envoie des messages de prévention pleins d’humour sur son compte Twitter. Un comique particulièrement bienvenu en ces temps de crispation avec la population, par Stéphanie Marteau

 

On peut s’habiller en total look bleu marine et avoir le sens de l’humour. C’est ce que démontrent quotidiennement les gendarmes des Vosges, à la tête d’un compte Twitter très remarqué pour ses posts sarcastiques, très éloignés de la communication institutionnelle à laquelle la maréchaussée était jusqu’alors habituée… Un ton très libre qu’ils conservent même en ces temps de très fortes crispations entre forces de l’ordre et population, et alors que le sujet, soulevé par l’article 24 de la loi « sécurité globale », a provoqué une inédite crise politique entre le gouvernement et sa majorité.

 

Chaque jour, le lieutenant-colonel Brice Mangou (42 ans) et deux de ses adjoints, accros aux réseaux sociaux, consacrent leur temps libre à produire deux messages qui allient prévention et humour grinçant, en veillant à se tenir loin des polémiques. Né en 2018, @Gendarmerie088, qui a 22 000 followers, est désormais le premier compte départemental de la gendarmerie. « On est même “likés” par l’ex-présidente du Medef Laurence Parisot, Anne Hidalgo et des parlementaires », s’amuse un gradé.

 

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88 - Gendarmerie des Vosges @Gendarmerie088

9 déc.

 

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Par temps froid, les animaux sont attirés par la chaleur des moteurs venant de tourner.

 

Si vous entendez miauler, pensez à soulever le capot de votre véhicule.  Si vous entendez meugler, pensez à... Non, rien.

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:00

 

C'est la suit et c'est du boulot...

 

Il était une fois dans l'Est

Arpad Soltesz

Arpad Soltesz

Barbora Faure (Traducteur)

432 pages

Éditeur : POINTS (03/09/2020)

 

Fin des années 1990, dans l'est sauvage de la Slovaquie. Veronika, 17 ans, est enlevée par deux hommes alors qu'elle fait du stop. Après l'avoir violée, les deux malfrats prévoient de la vendre à un bordel au Kosovo. Mais lors du transfert, la jeune fille s'échappe, puis porte plainte auprès de la police locale. C'est alors que les choses se compliquent : les kidnappeurs semblent bénéficier de protections haut placées, et l'enquête piétine...

 

Aidée de Pavol Schlesinger, le journaliste qui raconte son histoire, Veronika tente d'échapper aux trois plus grands groupes criminels de l'époque : la police, la justice et les services secrets. Réfugiée dans un hôtel désert à la frontière ukrainienne, elle fait la connaissance du mystérieux Igor, qui l'initie à la fabrication des bombes. Car si elle ne peut obtenir justice, Veronika refuse de laisser impunis ses tortionnaires. Et la vengeance est un plat qui se mange froid...

 

Puisant dans les nombreuses affaires qu'il a pu suivre comme journaliste lorsqu'il couvrait les mafias de l'Est, Arpad Soltesz dresse un tableau noir et âpre des brutales années 1990 et du capitalisme sauvage qui a suivi la chute du communisme.

Valerio Varesi

Un dernier polar avant la rentrée : “Les mains vides” de Valerio Varesi ICI 

Michel Abescat, Christine Ferniot

Publié le 26/08/19

Quoi de mieux pour finir l’été en beauté qu’une promenade en noir italienne ? Michel Abescat et Christine Ferniot vous proposent une dernière escapade pleine de charme et de mélancolie, au cœur de Parme, dans les milieux de la délinquance en col blanc.

Eva Dolan

 

« Les oubliés de Londres », d'Eva Dolan

Éditeur : LIANA LÉVI (06/02/2020)

 

Eva Dolan propose à ses lecteurs un jeu narratif complexe, qui rend la lecture de ce roman d’autant plus passionnante. L’intrigue est en fait construite sur un double mouvement.

 

Premier mouvement, des chapitres intitulés « Maintenant » s’ouvrent sur un meurtre et racontent l’onde de choc de celui-ci sur les personnages, en parallèle de l’enquête de police. Et second mouvement, des chapitres intitulés « Avant » fonctionnent à rebours du temps. En alternance avec les premiers, ces chapitres remontent dans le passé et éclairent peu à peu l’histoire qui est racontée. L’intrigue n’est donc pas linéaire, mais complexe et singulièrement subtile sur le plan psychologique.

 

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Hervé Le Corre

L'homme aux lèvres de saphir

Hervé Le Corre

503 pages

Éditeur : PAYOT ET RIVAGES (01/10/2004)

 

Publié il y a de cela près de quinze ans, à une époque heureuse où les blogs littéraires n’existaient pas, L’Homme Aux Lèvres De Saphir bénéficie d’une nouvelle attention avec la parution de Dans L’Ombre Du Brasier, dernier roman très attendu d’Hervé Le Corre, devenu désormais l’une des grandes figures de la littérature noire française, qui reprend quelques personnages du premier opus évoluant à Paris en 1870 durant l’époque trouble de l’effondrement du Second Empire marquant la fin du règne de Napoléon III. Si les deux ouvrages peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, L’Homme Aux Lèvres De Saphir se situe aux prémices de la période insurrectionnelle de la Commune alors que Dans L’Ombre Du Brasier dépeint les événements de la Semaine sanglante qui marque l’achèvement de cette épopée révolutionnaire. C’est au cœur de cette atmosphère crépusculaire que l’on assiste aux exactions d’un étrange tueur qui trouve son inspiration dans Les Chants de Maldoror, un texte en prose terrifiant d’Isidore Ducasse plus connu sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont.

 

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Franck Bouysse

Grossir le Ciel

Franck Bouysse

240 pages

Éditeur : LA MANUFACTURE DE LIVRES (09/10/2014)

 

Quelle écriture !

 

Il n’est pas toujours facile d’associer les mots beauté et polar, le registre du noir se prêtant plus volontiers à une danse d’adjectifs plus spectaculaires (sanglant, oppressant, étouffant, macabre) ou de vocables identifiant le genre (suspense, meurtre, enquête, thriller,…). Autant dire que Franck Bouysse réussit un sacré tour de force avec ce roman.

 

Promenons-nous dans les Cévennes

 

Grossir le ciel, c’est une ambiance qui vous renverra aux bancs d’école et à la découverte des livres de Giono pour certains, ou vous filera une furieuse envie de promenade dans les Cévennes, le cœur palpitant de cette fiction. Cœur qui pulse, ralentit, connaît quelques arythmies, s’emballe jusqu’à l’oppression. Point de cadavres à foison ou de descriptions à faire frissonner d’angoisse pourtant… Il y a Gus, qui vit avec son chien, Mars et puis un voisin taiseux, Abel. Rien, dans leur quotidien de paysans isolés se croisant parfois pour avaler un verre de rouge ou marmonner à demi-mots la vie qui passe, pour briser la monotonie. Pourtant, la nouvelle du décès de l’abbé Pierre va bousculer cet équilibre. Ça… et un coup de feu un jour d’hiver : un gibier repéré par Gus mais pour lequel Abel, depuis la ferme voisine, a sans doute été plus rapide.

 

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Un été d'écrivains : Mercredi 20 juillet 2016 - Ép. 3/0 - Didier Daeninckx

Didier Daeninckx

Retour à Béziers

Collection jaune Verdier

96 p. 10,00 €

Parution : octobre 2014

26 novembre 2014

Retour à Béziers : un abstinent s’indigne « c’est le jus de treille qui a fait l’immense richesse de Béziers. » ICI 

 

Robert Colonna d`Istria

 

Une famille corse. 1200 ans de solitude

Robert Colonna d'Istria

416 pages

Éditeur : PLON (26/04/2018)

5 septembre 2018

« Jamais les Romains n’achetaient d’esclaves corses ; ils savaient qu’on n’en pouvait rien tirer ; il était impossible de les plier à la servitude. » Napoléon  ICI 

 

Le titre du livre de Robert Colonna d’Istria attire notre attention sur deux éléments paradoxaux : la datation, 1200 ans de solitude, allusion évidente au roman de García Márquez, Cent ans de solitude (1967) qui raconte sur plusieurs générations, au long d’un siècle, l’histoire de la famille Buendía depuis la fondation du village de Macondo et le lien avec l’histoire d’une famille corse, et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de la famille Colonna d’Istria.

 

La suite ICI 

Fernando Aramburu

Patria

Fernando Aramburu

Claude Bleton (Traducteur)

728 pages

Éditeur : ACTES SUD (02/09/2020)

 

12 août 2018

Lisez Patria le magnifique roman de Fernando Aramburu, les années de plomb en d’Euskal Herria la folie meurtrière de l’ETA ICI  

 

Patria sur Canal+ : un drame familial et historique bouleversant sur fond de terrorisme basque ICI  

Lluis Llach

Le théâtre des merveilles

Lluis Llach

411 pages

Éditeur : ACTES SUD (15/05/2019)

9 juin 2019

L’appoggio, le fiato, Rossini qui s’amusait en composant, Verdi dont les mélodies sont orgasmiques, Puccini dont les mélodies s’envolent, te maintiennent en suspension tout en haut… Le Théâtre des merveilles de Lluis Llach ICI 

 

Puis j’ai découvert et lu avec un grand plaisir ses deux premiers romans Les yeux fardés et Les femmes de la Principal chez Actes Sud

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Frank Harris

La bombe

Frank Harris

336 pages

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (11/03/2020

 

"La Bombe", le roman des origines du 1er Mai ICI

Karl Jacoby

Des ombres à l’aube

UN MASSACRE D’APACHES ET LA VIOLENCE DE L’HISTOIRE

Karl Jacoby

 

Le 30 avril 1871, sur le Territoire de l’Arizona, dans le canyon d’Aravaipa, une troupe d’Indiens Tohono O’odahms, de Mexicains et d’Américains massacrait dans leur sommeil plus de 140 Apaches. il est demeuré une masse d’informations sur ce drame, qui a permis à Karl Jacoby de proposer une approche inédite de l’événement, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant.

 

Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton

 

Bob Shacochis

La femme qui avait perdu son âme

Bob Shacochis

788 pages

Éditeur : GALLMEISTER (01/01/2016)

Un vrai thriller politique

 

Quelle fresque… Les Nord-Américains ne s’y sont pas trompés : « digne successeur…de Graham Greene et John le Carré » ont-ils souligné à la parution de ce pavé en 2013. Finaliste du prix Pulitzer l’année suivante (avec Philipp Meyer pour « Le Fils » et Donna Tartt qui l’a emporté avec « Le Chardonneret », sacré trio !), ce livre vous tiendra en haleine plusieurs soirs d’affilée. Thriller politique, roman d’espionnage (les analyses géopolitiques sur les conflits contemporains sont passionnantes), histoire d’amour aux personnages inoubliables (même les « méchants »), tous les ingrédients mélangés par Bob Shacochis concourent à la réussite de ce livre. L’auteur s’est inspiré de son expérience personnelle de correspondant de guerre (notamment en Haïti). Pas étonnant dès lors que la trame de cette fiction soit très réaliste.

 

La suite ICI 

Jonathan Franzen

Purity

Jonathan Franzen

 

Olivier Deparis (Traducteur)

840 pages

Éditeur : POINTS (08/06/2017)

 

Un Jonathan Franzen au top

Jonathan Franzen publie là sans conteste son meilleur livre depuis « Les Corrections ». Son talent pour camper des personnages incarnés, son don pour dérouler une histoire avec une logique implacable, tout en interrogeant le sens du secret dans nos vies à l’ère d’Internet, font de « Purity » un roman passionnant de bout en bout.

La suite ICI 

A travers l’histoire d’une jeune fille en quête d’un père inconnu, l’écrivain américain s’interroge sur le rôle du secret, s’élevant contre la dictature de la transparence

ICI

Colin Winnette

Là où naissent les ombres

Colin Winnette

224 pages

Éditeur : DENOËL (22/04/2016)

[Haints Stay]

Trad. de l'anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel

 

Plongez dans l’essence même de l’Amérique profonde et violente, celle des âmes perdues.

 

Brooke et Sugar se disent frères et sont chasseurs de primes. Partout où ils passent, ils sèment effroi et désolation. Contraints de quitter la ville après une tuerie particulièrement violente, ils se réfugient dans les bois. Un matin, à leur réveil, ils trouvent à leurs côtés un mystérieux garçon amnésique. Ils l’appellent Bird et en font leur mascotte. Lors d’une expédition punitive dans un village, les deux frères sont capturés par la police locale et mis en prison. Brooke parvient à s’enfuir, mais Sugar, sorte de bête humaine, sale et effrayante, reste derrière les barreaux.

 

Là où naissent les ombres est un western acide et désespéré auquel seuls une veuve, un orphelin et un nourrisson apportent une touche d’humanité.

 

224 pages

Gilles Leroy

Dans les westerns

Gilles Leroy

320 pages

Éditeur : MERCURE DE FRANCE (12/01/2017)

On en voit, dans le métier, des physiques exceptionnels et des visages saisissants. Lui, Lockhart, c’était autre chose. On voulait entrer dans sa lumière, dans sa sphère, on voulait le prendre dans ses bras et sentir comment c’était d’être dans ses bras. Ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre un grand acteur et un génie, il l’avait. À l’époque, on appelait ça le it – tu l’avais ou pas. It, c’était le pouvoir de séduire les deux sexes en toute innocence, sans rien faire, juste en étant là. Un sortilège.

 

1948, Arizona. Quand Paul Young rencontre Bob Lockhart sur un plateau de cinéma, l’évidence saute aux yeux de tous : les deux hommes seront bien plus que de simples partenaires de jeu. Espionnés par les studios, la police des mœurs et la presse à scandale, les amants vivront sept années de passion, jusqu’à ce que Paul regagne le rang.

 

Le voici cinquante ans plus tard, devenu sénateur et patriarche, qui joint sa voix à celles de deux autres inconditionnels : l’actrice Joanne Ellis, longtemps éprise de Bob, et Lenny Lieberman, l’agent presque frère. Émus, émerveillés encore, ils tissent à eux trois la légende de Lockhart.

 

Toute histoire d’amour est aussi l’histoire d’un monde, nous dit Gilles Leroy : ici, une Amérique brillante, convulsive, déchirée entre avant-garde et cynisme, soif de liberté et répression.

 

La suite ICI 

 

Robert Penn Warren

Un endroit où aller

Robert Penn Warren

600 pages

Éditeur : ACTES SUD (28/12/1993)

Le fils d’un bon-à-rien et d’un modèle d’obstination résignée

 

Si l’on substitue la pesanteur de l’appartenance au Sud profond à celle de la judaïté et que l’on ajoute un bon trait de lyrisme et d’intérêt pour la nature, plusieurs œuvres éminemment rothiennes ressemblent fort à Un endroit où aller, dernier roman de Robert Penn Warren, écrit à l’âge de soixante-douze ans. Il s’agit des mémoires narrées à la première personne de Jed Tewksbury, dont le titre indique opportunément qu’il fut toute sa vie un déraciné.

 

La suite ICI 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 08:00

 

Comme promis à certains lecteurs fidèles je commence aujourd’hui la publication de la liste des livres que j’ai aimés.

 

Les Noirs et les Rouges, par Alberto Garlini, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, 928 p, Folio policier, 9,80€. 

Alberto Garlini

Enfant illégitime, il a grandi à Udine, avant de partir étudier le droit à Rome à la fin des années 1960. D'y devenir un fasciste. Un guerrier. Un soldat politique, bouillonnant à l'idée de faire vaciller l'ordre bourgeois, de préparer la révolution. Le lecteur apprend comment il en est venu à tuer accidentellement pour la première fois. Comment avec ses camarades du camp des noirs, il n'hésitait pas à sortir le couteau face aux barres à mine des rouges.

 

Son troisième roman, a pour sujet une époque, celle des « années de plomb ». Une période où tout le monde était prêt à mourir. Le héros des Noirs et les Rouges se nomme Stefano Guerra.

 

De chapitre en chapitre se dessine ici le portrait d'un personnage complexe et d'un temps qui l'est tout autant. Alberto Garlini a un sens du romanesque particulièrement développé. Il y a là du souffle et du talent. On se laisse ainsi happer par Les Noirs et les Rouges, saga littéraire sur la violence de l'homme et sa folie.

 

Donato Carrisi

Donato Carrisi

Anaïs Bokobza (Traducteur)

440 pages

 Éditeur : CALMANN-LÉVY (05/05/2010)

 

 Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

 

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Maurizio de Giovanni

Maurizio de GiovanniEt l'obscurité fut

Et l'obscurité fut

Éditeur : 10-18 (16/02/2017)

 

Tandis que Naples suffoque sous la chaleur du mois de mai, l’équipe du commissaire Palma reçoit un coup de fil alarmant : Dodo Borelli, 9 ans, petit-fils d’un puissant entrepreneur napolitain, vient d’être enlevé. Rien de très surprenant dans cette famille qui a tout pour attiser les haines, du grand-père richissime et intraitable à la mère en révolte contre l'autorité paternelle. Mais pendant que Romano et Aragona tentent de démêler l’affaire, Lojacono et Di Nardo se retrouvent à enquêter sur un cambriolage plus que douteux…

 

Et si l’enlèvement du bambino masquait un crime plus grave encore ? Plus que jamais, les « Salauds de Pizzofalcone » vont devoir se serrer les coudes pour se sortir d’un abîme de mensonges...

 

Maurizio De Giovanni nous invite une nouvelle fois à plonger dans le quotidien d’un commissariat napolitain, et de ses flics confrontés en permanence à la détresse ordinaire. À travers une galerie de personnages intrigants et terriblement humains, le récit nous entraîne dans une sombre histoire d’enlèvement, sur fond de désespoir et de crise économique. Un roman très actuel, qui parvient à combiner peinture sociale, rythme et psychologie tout en finesse.

Valerio Varesi

Valerio Varesi, Le Fleuve des brumes (Il Fiumme delle nebbie, 2003), Agullo, 2016. Traduit par Sarah Amrani. 316 p.

 

Un soir d’hiver, alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours et que le Pô entre en crue, la péniche du vieux Tonna largue les amarres et quitte le port, semblant dériver avant de s’échouer quelques heures plus tard. Quand les carabiniers y entrent, le bateau est vide et Tonna semble même n’y être pas monté. Le même jour, le commissaire Soneri est envoyé sur la scène d’un apparent suicide. Mais le commissaire doute ; l’homme a peut-être été défenestré de force. Il s’agit du frère de Tonna. En commençant à interroger les vieux pêcheurs et bateliers du port, Soneri s’aperçoit rapidement que de vieilles divisions existent encore entre ceux qui cinquante ans plus tôt ont combattu pour le Parti Communiste dans la résistance et ceux qui étaient du côté des fascistes. C’est justement à ces derniers qu’appartenaient les Tonna. Et s’il fallait remuer le passé pour trouver le coupable de ce crime ? C’est à cela que va s’employer Soneri dans ce décor aussi brumeux et boueux que les histoires qu’il va faire remonter à la surface.

 

La suite ICI 

Antonio Manzini

Antonio Manzini

Piste noire Denoël sueurs froides

mai 2015

256 p.  20,50 €

 

Antonio Manzini qui a d’autres talents dans le monde du cinéma, acteur et scénariste, nous propose son premier roman. On découvre ici un personnage qui pourrait être celui d’une série, Rocco Schiavone, un sous-préfet (l’équivalent d’un commissaire). Il est romain d’origine et a été muté disciplinairement dans le Val d’Aoste. Une caractéristique : son taux de résolution d’affaires très exceptionnel.

 

Rocco Schiavone n’est certes pas un ange, il est détesté et détestable, méprisant, cynique… Et j’en passe. C’est un macho de première, il aime les femmes et sa femme Marina même s’il n’est pas á un coup de canif près dans le contrat.

 

Ce romain arrive donc dans le Val d’Aoste, plus précisément dans la station de ski de Champolux pour résoudre une sombre affaire : un corps a été retrouvé en morceaux sous une dameuse entre deux pistes de ski. Un foulard dans la gorge, il n’y a pas de doute, c’est un meurtre. Rocco va appliquer ses méthodes peu orthodoxes en travaillant les pieds dans la neige en Clarks méprisant les « ploucs » de la station de ski.

 

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Mimmo Gangemi

Mimmo Gangemi

408 pages

Éditeur : POINTS (03/03/2016)

 

Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril.

 

"Une silhouette sous un drap, une flaque rouge. Il pâlit. Entendit le silence."

 

Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman.

 

« Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s’accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l’État. »

 

Le Monde des livres

 

Traduit de l’italien par Christophe Mileschi

 

 5 août 2017

L’agromafia en Italie : le trésor de la came rouge ICI 

 

17 octobre 2020

Louis XIV « le roi sans dents », le père Hollande fut un incompris, il condamnait les excès de sucre des Grands !  ICI 

 

DES LIVRES, DES TRÉSORS, L'ESPRIT D'AVENTURE...

 

LES ÉDITIONS DU TRÉSOR FAÇONNENT AVEC AUDACE UN CATALOGUE D'OUVRAGES SINGULIERS TOURNÉS VERS L'UNIVERS DES CHASSES AUX TRÉSORS ET DES AVENTURES VÉCUES.

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:00

 

Ma nouvelle enseigne à un petit son de Mélenchon, rassurez-vous je n’ai pas retourné mon veston pour me rallier au marcel du guide des gens ; il n’en reste pas moins vrai qu’à partir d’aujourd’hui, je suis, comme nous tous, au couvre-feu dont la jauge a été abaissée  de 1 heure, tous au poulailler  à 20 heures !

 

Les lieux de culture sont toujours inaccessibles, mes billets pour le 23 décembre tombent sous le coup de l’annulation des spectacles du 15 au 30 décembre 2020,  adieu donc Littoral de Wajdi Mouawad. Je ne vais pas râler mais je ne suis pas convaincu par les arguments du chef de gouvernement : les spectateurs, trop contents de pouvoir y aller sont enclin à respecter les fameux gestes barrières, bien plus que ceux qui se pressent dans les supermarchés.

 

Plus d’attestation de jour mais faudra montrer patte blanche aux poulets pour circuler après 20 heures ; je fais confiance aux parigots pour se fabriquer des motifs pour circuler.

 

Pas de couvre-feu à Noël, les pieux se rendront à la messe de minuit qui n’est pas à minuit mais entonneront Minuit Chrétien c’est l’heure solennelle, les mécréants gueuletonnerons, les enfants croiront au Père Noël ou au Petit Jésus, les cadeaux seront posés dans les petits souliers au pied du beau sapin roi des forêts, sauf chez les Verts, le champagne coulera à flots (toujours ça de moins à distiller), les huîtres, le foie gras, le dindon et la bûche au chocolat seront au rendez-vous mais seulement pour 6 adultes.

 

Horreur, malheur, le réveillon de la Saint-Sylvestre sera placé sous black-out, je soupçonne les autorités de vouloir ainsi s’éviter la teuf débridée sur les Champs Élysée, les autos cramées, tout le folklore habituel. Pour ma part, rien de changé sous le soleil de la nouvelle année, j’ai en horreur les cotillons et la fête programmée.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement,  s’embrasser sous le gui pour se souhaiter une bonne année lors que celles-ci vont de mal en pis, très peu pour moi.

 

Si mon argument ne vous convainc pas reportez-vous à la Saint-Sylvestre 2020 et rappelez-vous vos vœux « Bonne année, bonne santé » et la Covid tout au long de l’année.

 

Mais que ça ne vous empêche pas de lever le coude pour vous envoyer dans le gosier des rasades de vin qui puent. Comme disait le pépé Louis qui avait passé sa jeunesse dans les tranchées : « Encore un que les boches n’auront pas ! »

 

Désolé, ça m’a échappé, c’est du second degré en hommage à Peter Altmaier ministre de l'Économie de l’indéboulonnable Angela.

 

Cette fois, la France a tout fait correctement

 

Ce jeudi, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a donc salué la décision française de reconfiner sa population de manière stricte, dans une interview croisée accordée aux Échos avec son homologue français Bruno Le Maire. « Cette fois, la France a tout fait correctement et a obtenu des succès impressionnants, alors qu'en Allemagne, l'élan de la deuxième vague n'a malheureusement pas encore été brisé », estime le ministre, appelant la chancelière à « prendre des mesures supplémentaires » pour juguler la progression de la pandémie.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 06:00

Vicky Krieps (Alma) et Daniel Day-Lewis (Reynolds Woodcock) dans « Phantom Thread », réalisé par Paul Thomas Anderson. LAURIE SPARHAM/FOCUS FEATURE

À toute chose malheur est bon, le confinement me fait découvrir des films d’exception que je n’ai pas vu en salle.

 

 

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, 2 h 11 est de cette veine.

 

 

 

Daniel Day-Lewis fait partie des derniers grands acteurs, il « a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran. En attendant de savoir s’il se met à la retraite comme Greta Garbo ou comme Sarah Bernhardt, Phantom Thread donne la mesure du vide que Daniel Day-Lewis laissera. »

 

 

Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation

 

L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.

 

Pour Phantom Thread, il a passé un an auprès d’un maître costumier du New York City Ballet, Marc Happel, à perfectionner la broderie de la boutonnière. « On répète souvent, assure l’acteur, qu’en accomplir une centaine, gansée ou passepoilée, constitue un rite de passage, je m’y suis plié. » Il a également travaillé la technique, plus difficile à ses yeux, du drapé, dessinant des croquis à n’en plus finir. Il a eu des moments d’euphorie.

 

Dans sa manière de tenir les ciseaux, par exemple. Beaucoup s’en emparent avec lourdeur, avec la crainte d’endommager le tissu. Lui, à l’inverse, avait un usage aérien de l’outil pour, à chaque fois, couper avec la précision d’un laser, sur une surface réduite, avec plusieurs épingles dans la bouche.

 

Lire ICI

 

Phantom Thread : Jordan Peele a adoré le film de Paul Thomas Anderson -  CinéSéries

 

« Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures

par Thomas Sotinel publié le 13 février 2018

 

 

Parmi toutes les gemmes que l’on accumule deux heures durant, en suivant ce « fil fantôme » qui donne son titre au film, il y a cette réplique : « Voyez-vous, l’aimer, lui, fait que la vie n’est plus un grand mystère. » On aimera Phantom Thread comme Alma (Vicky Krieps), l’immigrée d’Europe centrale, aime Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), le couturier londonien. En s’abîmant dans le labyrinthe d’énigmes et d’illusions qui courent sous l’élégante surface du huitième long-métrage de Paul Thomas Anderson comme sous le maintien de gentleman du premier rôle masculin, au risque de réduire les autres films du moment à de simples évidences. Il est impossible d’évaluer le nombre de visions qu’il faudrait pour en épuiser les ressources.

 

Pourtant, rien de plus simple en apparence. Quelques années après la fin du Blitz, Reynolds Woodcock vit et travaille dans une belle maison de l’Ouest londonien. Chaque matin, il prend son breakfast en compagnie de sa ­conquête du moment et de Cyril (Lesley Manville), sa sœur, qu’il appelle affectueusement « my old so and so » (« ma vieille machine »), pendant que les employées de la maison Woodcock gravissent l’escalier de service jusqu’à l’atelier.

 

La suite ICI 

 

Phantom Thread - Critique

 

Télérama

 

Critique par Pierre Murat

 

Dans les années 1950, Reynolds Woodcock est un couturier londonien fêté dont on se demande, tout de même, s’il a du talent, tant ses robes, toutes destinées à des altesses hors du temps, sont aussi glacées et figées qu’elles. Il ne pense qu’à son art et à sa mère, vit avec sa sœur, qui prend un visible plaisir à se débarrasser de ses conquêtes lorsqu’il s’en lasse. Mais la servante d’auberge qu’il choisit pour nouvelle égérie, Alma, diffère de toutes les autres. Woodcock tente bien de la réduire en utilisant ses armes habituelles — la séduction et la muflerie —, mais elle ne se laisse pas faire. Elle résiste, ce qui lui vaut des attitudes et des répliques de plus en plus blessantes…

 

 

Ce film aux sentiments engoncés et aux décors asphyxiants (avec ses escaliers étroits et ses murs resserrés, la maison de couture ressemble à un goulet d’étranglement) est probablement le plus cinglé jamais tourné par Paul Thomas Anderson. Certes, on n’y voit pas pleuvoir des grenouilles, comme dans Magnolia (1999). Mais avec ce couple que l’art réunit et que le quotidien sépare, le cinéaste a l’insolence de célébrer la passion, la démesure, l’amour fou qui se nourrit de tout, même du sadomasochisme, pour exister encore et toujours. Accepter de s’oublier, au risque de se perdre : François Truffaut avait évoqué ces tourments, jadis, dans La Sirène du Mississippi. Paul Thomas Anderson les porte jusqu’à l’incandescence.

 

Unanimité au "Masque" sur "Phantom Thread" de Paul Thomas Anderson : c'est un chef d'oeuvre magnifique ! ICI 
par France Inter publié le 
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