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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:00

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1-     Hier au soir une réunion sous l’égide du ministère du Redressement productif et du ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire, s’est tenue « avec les différents acteurs du dossier » a été organisée afin « d’analyser les difficultés industrielles et financières de l’entreprise et les moyens éventuels de pérenniser son activité. »


Les deux ministres souhaitaient « que toutes les options soient examinées afin de permettre la poursuite de l’activité industrielle. » en rappelant cependant que « s’ils peuvent avoir un rôle de levier, les pouvoirs publics n’ont cependant pas vocation à prendre en charge la totalité des besoins de financement des activités industrielles »


Selon la matinale de France-Inter un accord aurait été trouvé avec les banques pour financer la poursuite de l’exploitation de l’entreprise. Il a été aussi annoncé que Les Atelières allaient lancer à 12 h aujourd’hui un appel à souscription  auprès du public. link


Je vous tiendrai au courant tout particulièrement sur Face de Bouc…


2-   Le feuilleton de l’autorisation de mise sur le marché du Baclofène semble toucher à sa fin


« Il y a dix mois, une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) avait été pressentie pour le Baclofène, mais le dossier sur le bureau de l'Agence nationale de sécurité du médicament a pris un retard inattendu. Cette fois, le recours légal du médicament pour le sevrage alcoolique semble imminent et moins hypothétique. Il ne manque plus que l'accord de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), puisque le suivi des patients traités nécessitera l'ouverture d'un fichier. La CNIL se réunira avec cet ordre du jour le jeudi 13 mars et l'agence du médicament pourrait annoncer dans la foulée, une autorisation temporaire et encadrée. »


Mais, il se dit que ce ne sera qu’une autorisation limitée c’est-à-dire une recommandation temporaire d'utilisation, donc limitée dans le temps et avec aussi un seuil de dosage. Un maximum de 200 mg par jour est évoqué, mais les associations estiment la barre trop basse pour 30 % des personnes alcooliques.


Actuellement deux essais cliniques sont menés en France : l'un sur des doses allant jusqu'à 300 mg jour et le second à 170 mg. Les tests portent sur l'efficacité et la tolérance du Baclofène qui peut, à haute dose, provoquer des effets secondaires. Selon Samuel, à la tête d'une association de personnes alcoolo-dépendantes, la gêne n'est pas négligeable mais il se dit « guéri » après trente ans d'addiction, « guéri comme 50 000 autres personnes sous Baclofène ».


Ayant soutenu depuis l’origine le combat d’Olivier Ameisen mais n’étant ni scientifique, ni médecin, je vous livre ci-dessous 2 liens.


Le premier « Retard à l'autorisation du Baclofène : la colère monte »link 


Le second « Baclofène : qu'on attende la fin de l'évaluation ! »


Le Pr Bergmann rappelle que la preuve de l'efficacité du Baclofène contre l'alcoolisme n'a pas été apportée et qu'il existe des alternatives thérapeutiques. link

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 10:00

Quand je pense que les élus d’Houilles souhaiteraient changer le nom de leur cité, et que dire des gens de Montcuq – la visite culte de Daniel Prévost à Montcuq ci-dessous – alors pour les citoyens de Groslay la vie ne doit pas être simple tous les jours.

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Par bonheur en ce mois de mars plein de giboulées vont débouler à Groslay derrière les Grololo de Jo Pithon une bande de vignerons venus de la France entière.


Groslay c’est dans le 95, un de ces départements venus de nulle part, le Val d’Oise créé en 1968 à la suite d'un démembrement du département de Seine-et-Oise qui a sombré corps et bien puisque le 78 est devenu les Yvelines.


« L'origine du nom Groslay provient de Graua (en langue gauloise) devenu groele, qui signifie terrain contenant de petits cailloux. Cette nature du sol est particulièrement favorable à la culture de la vigne, qui fut exploitée ici depuis la nuit des temps, jusqu'à l'épidémie de phylloxéra, à la fin du XIXe siècle.


Le nom de Groslay est attesté pour la première fois dans un acte de donation de vignes à l'abbaye de Saint-Denis en 862. Le premier seigneur de Groslay est Odon ou Éudes de Groslay à la fin du xie siècle. Au xiiie siècle, le village devient un fief des Montmorency, puis des Condé au XVIIe siècle.

La commune vit essentiellement de la vigne et du maraîchage jusqu'au début du XXe siècle (la culture du poirier s'y développe à partir de 1860). Groslay connaît une évolution comparable au village voisin de Montmorency : construction de châteaux de plaisance au XVIIIe siècle, de propriétés bourgeoises au XIXe siècle puis l'urbanisation pavillonnaire du XXe siècle. »

 

SALON DE GROSLAY  15 ET 16 MARS 2014
Domaine Appellation
PICHET ST EUGENE  
BARGE Côtes Roties  
CASTEL LA ROSE Côtes de Bourg 
CAVE DU CLOS  
WOD BEST SLICERS Trancheuses à jambon
CEP D'ARGENT Vins Etrangers 
CHAMPALOU Vouvray 
CLOS DU PELERIN Pomerol 
COLOMBIERE Fronton
COMMANDERIE DES VINS ET SPIRITUEUX C D V F 
CROIX SAINT PRIVAT Coteaux du Languedoc 
DESORMIERE Côtes Roannaises
FAILLENC SAINTE MARIE Corbières 
GATINAUDS Charentes
HATON Champagne 
JONC BLANC Bergerac
LA GABARE Cognac
LANDRON Muscadet 
LAMBERT Chinon
MACHARD DE GRAMONT Nuits Saint Georges
MEUZARD-MUSSY Pommard
MOUSSIERE Sancerre 
MURINAIS Crozes Hermitage
MUZARD Santenay 
OPERA DES VINS Côteaux de Jasnières (Loire) 
PITHON PAILLE Anjou
POUILLON Champagne 
RICARD Touraine 
QUATRE PIERRES CABARDES/IGP
LA RAMAYE Gaillac
ROUSSET PEYRAGUEY Sauternes
SAINT NICOLAS Fiefs Vendéens
JEAN BAPTISTE SENAT Minervois
SCHUELLER Alsace 
SEAILLES Armagnac et Côtes de Gascogne
SIGAUT Chambolle Musigny
SULAUZE Côtes de Provence
SURONDE Quarts de chaume
TOUR GRISE Saumur 
TOUR VIEILLE Collioure
VAQUER Risevaltes
VERGE Viré Clessé
   
  CDVF
  38 rue d'Amsterdam
  75008 PARIS
  01 39 83 32 93



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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:09

En ces temps ukrainiens et Copéistes, le vigneron-rebelle se porte bien sur les médias nationaux : Giboulot se fait le Grand Journal de Canal+ et Cousin s’invite à la matinale de France-Inter « messe vespérale, s’il en est, de la population bobo » dixit Thomas Legrand chroniqueur politique du 7-9 de Patrick Cohen, pour répondre à Clara Dupont Monod.


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Lorsqu’on est blogueur s’amuser au jeu des mots-clés qui font le buzz sur la Toile est une nécessité.


Titrer « Le Cousin d’Emmanuel Giboulot est-il le copain d’Isabelle Saporta la star d’Hubert de Boüard » c’est la quasi-certitude de faire péter les compteurs.


Pour autant pour défendre la cause de ces vignerons faut-il écrire n’importe quoi ?


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-        C’est le cas de JP Géné dans le Monde daté du 28.02.2014


 Il a rechaussé ses pompes de soixante-huitard « Nous serons nombreux le mercredi 5 mars à pique-niquer avec Olivier Cousin devant le palais de justice d'Angers comme nous avons été des centaines de milliers à signer la pétition en faveur d'Emmanuel Giboulot, qui a comparu le 24 février devant le tribunal correctionnel de Dijon. Parce qu'il arrive un moment où il faut dire "basta !". Assez de ces petits chefs de la bureaucratie vineuse, plus familiers du maroquin que du sécateur, qui font leur fiel de procédures misérables à l'égard de vignerons sincères et authentiques victimes de harcèlement textuel.


Que reproche-t-on à Olivier Cousin ? Ses cheveux (en catogan) ? Ses chevaux (qui labourent) ? Ses vins (sans intrants) ? Vous n'y pensez pas ! Les gens du vin sont civilisés : verticales et martingales pour quelques-uns, fringale pour beaucoup. Le vigneron de Martigné-Briand (Maine-et-Loire) a commis le grave délit de faire du vin en Anjou et d'en avertir le consommateur en l'écrivant sur l'étiquette de ses flacons. L'outrage absolu pour la nomenklatura des appellations. Il dit la vérité. L'accusation brandira les textes de loi qui interdisent à celui qui a osé sortir du système de l'AOC (appellation d'origine contrôlée) pour faire du vin de table de spécifier l'origine de son raisin, le cépage ou le millésime. Elle ne manquera pas de rappeler que l'individu a déjà été verbalisé pour son "Anjou cabernet" et ses cartons imprimés "Anjou Olivier Cousin" (AOC). Ce ne sont qu'arguments de prétoire. Au fond du fond, il faudra trancher un problème simple et néanmoins stupide : un vigneron en Anjou a-t-il le droit d'écrire qu'il fait du vin en Anjou ?


En son temps, Karl Marx a dénoncé l'appropriation privée des moyens de production ; nous en sommes au stade de celle des moyens d'expression avec la privatisation des mots et des appellations au profit des plus forts et des plus habiles. "Anjou" appartient aujourd'hui à l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité), d'abord observatrice dans l'affaire Olivier Cousin et désormais partie plaignante. Un dossier important, il est vrai : le litige porte sur 2 800 bouteilles de 75 cl dans un pays qui a produit plus de 45 millions d'hectolitres en 2013. A la veille de l'audience, Olivier Cousin remercie l'Inao de l'attention portée à ses crus désormais connus et défendus dans le monde entier. Il ne manquerait plus qu'une condamnation pour clore ce procès aussi ridicule qu'inutile. »


-        Désolé Géné lorsque tu écris que l’appellation «  "Anjou" appartient aujourd'hui à l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) » c’est une connerie absolue puisque depuis l’origine des pères fondateurs de l’AOC une appellation est un bien collectif appartenant au syndicat d’appellation, nommé aujourd’hui ODG, et que l’INAO n’est là que pour le reconnaître et le protéger tout particulièrement au plan international en vertu de la propriété intellectuelle contre les « affreux » étasuniens impérialistes. De même, il est faux d'écrire qu'Olivier ne peut mentionner ni le cépage, ni le millésime, c'est autorisé en vin de France.


-        La bonne réponse est celle donnée par un vigneron voisin d'Olivier Cousin d’Anjou Patrick Baudouin qui est monté au créneau de l’INAO pour défendre Olivier Cousin et surtout l’esprit de l’AOC link


Reste le plaidoyer d’Olivier Cousin lui-même sur France-Inter pour expliquer sa position.


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Ecoutez le podcast de l'interwiew ICI link


Deux arguments : le premier fondé sur ce qu’il appelle « le vol de l’appellation Anjou par les AOC industrielles » et le second sur la nécessité de redonner aux AOC leur authenticité originelle en faisant référence à ce qu’avait proposé un temps René Renou : les AOC d’exception…


Ça se tient bien mieux que ce qu’écrit Gené qui jette le bébé avec l’eau du bain alors que Patrick Baudouin et Olivier Cousin mettent le doigt là où il faut, là où ça fait mal, sans pour autant partager le même chemin.


Tout comme les élucubrations dans son livre de miss Saporta sur l’INAO – et Dieu sait que j’ai éreinté ici cette maison – ne sont qu’un galimatias informe qui travestit l’histoire des AOC, Jean-Pierre Géné quand à lui, avec une emphase bien parisienne déclare ce qui suit (1), il se fait plaisir mais, que ça lui plaise ou non, la propriété d’une appellation reste un sujet entre les mains des vignerons et non de celle de l'INAO.


Bien sûr, et je suis le premier à l'un des premiers à l'avoir fait, on peut regretter la dérive des AOC sous la pression de la majorité des dit vignerons et militer pour un retour aux fondamentaux originels. Ça fait un bail que j’ai choisi ce parti et que je suis monté aux créneaux pour défendre ceux qui suivaient des chemins différents. Cependant je persiste à écrire que c’est un sujet trop important pour le laisser entre les mains des journalistes parisiens.


2 stratégies depuis les années 2000 s’affrontent : réformer le système de l’intérieur ou en sortir pour reconstruire ?

 

Rien n'a été fait, sinon une réforme qui bétonne l'existant, et je ne crois pas que c'est en faisant feu sur le quartier général, comme le président Mao, qui est un truc qu’adorent les bobos bien au chaud, et c’est vachement confortable, mais ça solidifie les gens d'en face.

 

Mieux vaudrait qu'ils accompagnent Patrick Baudouin lors d’une réunion de la Fédération d’Anjou pour voir et entendre. Des travaux pratiques, quoi, comme me disait le père Rocard « allez leur donc expliquer ce que vous me dites Berthomeau… »


(1)             « Messieurs de la Cour, des Douanes et de l'Inao, il faudra comprendre un jour qu'il existe en ce pays des vignerons et des amateurs de vin qui entendent faire et boire le vin qu'ils aiment. Ce n'est pas le vôtre, pas celui que vous avez encouragé durant des décennies à coup de pesticides, de progrès technologiques et de campagnes marketing. Pas ces cuves dont vous ne savez que faire face à la baisse de la consommation nationale et à la concurrence des vins étrangers à l'export. Avec vos AOC qui tombent comme à Gravelotte et les règlements sadomaso qui les encadrent, vous nous avez saoulés. Nous avons décidé depuis quelques années de cultiver, de vendanger, de vinifier et de boire autrement. Pourriez-vous, n'en déplaise à vos honorables personnes, nous lâcher un peu la grappe sur le vin que nous aimons ?

Assez de ces petits chefs de la bureaucratie vineuse, plus familiers du maroquin que du sécateur, qui font leur fiel de procédures misérables à l'égard de vignerons sincères et authentiques. »

 

 

Le combat d'Olivier Cousin est identitaire, il revendique le droit de mentionner le lieu d'origine de ses vins mais dans l'espace de liberté ouvert par les vins de France il cultive, récolte, vinifie ce qu'il veut comme il veut et rien ne m'a jamais empêché de boire ses vins... Pousser le bouchon trop loin nuit à la crédibilité et comme dirait l'autre c'est en écrivant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui...

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 08:59

Le samedi 11 août 2012 j’écrivais une chronique « Les dessous chic des Lejaby sur Facebook : Soutenez-les avec 10 euros : «les Atelières» sont en passe de boucler leur souscription »


 

« Les Atelières, atelier de façonnage haute couture en lingerie et bain, sera créé́ à l’automne prochain après la rencontre, en janvier 2012, entre d’une part, un groupe d’ouvrières et d’ouvriers de l’entreprise Lejaby conduit par Nicole Mendez et d’autre part, Muriel Pernin, chef d’entreprise.


 

Sur ce champ de ruines qu’est l’industrie de la corsetterie en France, notre objectif est de maintenir vivant ce savoir-faire. L’atelier, qui comptera 25 personnes à son ouverture, aura pour premier client la nouvelle Maison Lejaby puisque Alain Prost s’est engagé́ à nous confier la réalisation de ses collections haute couture. link 


 

Si notre aventure réussit, elle sera la preuve qu’un nouveau modèle est possible conjuguant, sur le marché́ du luxe, l’audace industrielle et l’excellence du savoir-faire français. Notre initiative est soutenue par la préfecture du Rhône pour son caractère expérimental. La dimension innovante de l’entreprise porte également sur l’organisation sociale de l’atelier qui fonctionnera avec un management participatif. »


Le Monde annonçait hier au soir avec AFP | 03.03.2014


« Les Atelières » vont devoir mettre la clé sous la porte… Cette société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), fondée il y a plus d'un an et dirigée par une communicante, Muriel Pernin, va demander sa liquidation vendredi devant le tribunal de commerce de Lyon, selon un communiqué publié lundi. « C'est avec une grande tristesse que j'ai décidé de mettre fin à l'aventure des Atelières un peu plus d'un an après l'ouverture de l'atelier. C'est un crève-cœur pour celles et ceux qui ont eu l'espoir de relancer un atelier de lingerie corsetterie haut de gamme »


Pourquoi ?


1-    « Dans notre pays, les banques sont plus fortes que la République. Avec notre argent, elles exécutent chaque jour des dizaines de PME. Ce sont Les Atelières qui montent aujourd'hui à la guillotine. »


2-  « Nous avons souffert de la désorganisation de la filière corsetière et textile et des marques », a ajouté la dirigeante des Atelières, regrettant l'« absence de matières premières en circuit court », les commandes de tissus et de fournitures se faisant « souvent à l'étranger avec des délais toujours aléatoires ».


3-  « Les habitudes de payer des services à bas coût au Maghreb et en Asie faussent les relations entre clients et fournisseurs », souligne-t-elle encore, saluant toutefois le soutien du préfet du Rhône, Jean-François Carenco, et du président de la région, Jean-Jack Queyranne. link

 

Hier au soir j’ai publié ces infos sur ma page Facebook et la question m’a été posé : que peut-on faire ?


Très franchement je crois, à ce stade, pas grand-chose car, sans connaître le fond du dossier, au-delà du problème de financement : la coopérative avait besoin d’un million d’euros et n’a réussi à réunir que 500.000 euros, c’est la question du carnet de commandes qui a plombé l’entreprise. Même si l’entreprise estimait être sur la bonne voie, avec un carnet de commandes rempli à hauteur de 15.000 pièces, pour survivre, Les Atelières devait dépasser le seuil fatidique des 35.000 pièces commandées.


Les banquiers n’étant que des banquiers il ne faut pas attendre d’eux d’aller au-delà de leurs engagements lorsque la demande n’est pas au rendez-vous. Quant à l’Etat, la BPI, au risque de choquer certains, je ne vois pas ce qu’il irait faire dans cette aventure.


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Reste, nous, et de 2 manières :


-        Vu les prix de la lingerie de luxe (280 euros le bout de tissu ci-dessus), le créneau choisi par les Atelières, le seul moyen, mesdames, c’est que lorsque vous achetez vos sous-vêtements (les messieurs peuvent aussi le faire aussi lorsqu’ils se fendent d’un cadeau) c’est de privilégier le made-in-France. Et ne me dites pas que c’est ringard sinon gardez dans vos beaux yeux vos larmes de crocodile ;


-        Avec notre bel argent, pour ceux qui en ont dans leur bas de laine, en finançant des opérations de type crowdfunding par exemple. Les projets de la dimension de celui des ex-Lejaby ne pourront être financés, et non soutenus comme la corde un pendu, que si localement, régionalement des leviers sont mis en place. Joindre le geste à la parole même petitement : les petits ruisseaux font les grandes rivières et la démocratie y gagnera.


L’économie de l’offre, décriée par les bêlants de la gauche extrême alliés objectifs de la Grande Distribution grands acheteurs de produits délocalisés et des fabricants de produits de luxe qui se gavent en faisant fabriquer leurs produits à bas prix, c’est cultiver son petit jardin et acheter aussi les produits du petit jardin. Ce n’est pas du repli sur soi mais comme le dit avec justesse Muriel Pernin « Pour être dans l’innovation, il faut inventer un smartphone ou une application alors que nous, on s’investit avec des femmes qui s’investissent à 100%, qui trouvent des idées tous les jours et ce n’est pas reconnu ? C’est à pleurer… »


Alors les petites et les petits poucettes accrochés à vos  smartphones made in China sachez que le combat commence aussi par la remise en cause de vos pratiques personnelles et que vous contenter de signer des pétitions relève de la facilité. 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 09:33

Les vignes impeccables désherbées « au laser » qui faisaient autrefois la fierté de leurs propriétaires sont maintenant montrées du doigt et vilipendées. L’heure est à l’enherbement et au labour, les adventices ne sont pas toutes des herbes folles.


Comparaison n’est pas raison mais, en nos temps post-modernes, alors que « les barbus » attirent en certains lieux des regards soupçonneux « les barbiers repoussent à Paris. Comme le poil, qui fait son retour sur les joues et les mentons de la gent masculine.


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«Depuis deux ou trois ans, le poil est réhabilité», note Laurent. Barbier depuis dix ans, il a ouvert son salon Le Barbier des Faubourgs, dans le 18e, il y a un an et demi. » La barbe est redevenue à la mode. L’avènement des hipsters et la mode du vintage ont scellé ce come-back.


Bien sûr nous sommes loin des chevelus-barbus type hippie, peace and love, et tout l’attirail sur musique de Rhavi Shankar… Les stars de cinéma qui étaient toutes impeccablement rasées ont lancé la mode de Brad Pitt à George Clooney, en passant par Ryan Gosling, Jack Gyllenhaal et Ben Affleck pour n'en citer que quelques-uns.


Les mentalités ont évolué. «Moi qui bosse dans la finance à la Défense, c’est de mieux en mieux accepté», explique Ben, trentenaire à la barbe fleurie. «J’étais le premier, mais maintenant, même le PDG de la boîte en a une».


Côté tendance, Sarah, la seule barbière de la capitale, confirme d’ailleurs que, «même si la barbe de trois, quatre jours reste très demandée -car plus simple à entretenir- en ce moment la mode est à la barbe « à la hipster»».


Première conséquence logique : en janvier, le géant américain de la grande distribution Procter&Gamble nous apprenait que les ventes de rasoirs avaient été freinées par la tendance à la pilosité faciale fournie chez les hommes.


Plus étonnant « le 25 février, le site scientifique américain dnainfo.com affirme que les New-Yorkais sont de plus en plus nombreux à demander des implants de barbe, en raison notamment du succès du style hipster.

 

Une opération longue et onéreuse

 

« La greffe de barbe implique le plus souvent de retirer des cheveux pour les implanter sur le visage par micro-incisions, sous anesthésie locale. 


L'opération peut durer huit heures, et n'est pas donnée: le patient doit débourser 3 000 dollars (environ 2 200 euros) pour combler un trou dans sa pilosité faciale et jusqu'à 7 000 dollars (environ 5 100 euros) pour la création d'une barbe totale. »

 

Voilà une bonne reconversion pour Jérôme Cahuzac...


«30 à 35% de ces jeunes gens entre 26 et 40 ans entrent dans la catégorie hipster. Ce n’est pas un terme très précis, mais ils représentent probablement le groupe le plus important», ajoute-t-il. Ils vivent dans les quartiers ultra-branchés de Brooklyn à New York mais, selon les chirurgiens, viennent aussi de tous les États-Unis, de Grande-Bretagne ou même d’Australie.


Le tourisme pileux en Turquie


« Les Etats-Unis ne constituent pas le seul eldorado de la greffe de barbe. Au Moyen-Orient, où la pilosité faciale est signe de virilité, la Turquie est devenue une destination phare de l'implant de poils au visage grâce à des tarifs très compétitifs (de 1 500 à 2 000 euros). Un chirurgien esthétique d'Istanbul affirme ainsi réaliser pas moins de cinquante opérations de ce type... par mois ! »


Plus étonnant encore porter la barbe serait bon pour la santé :

 

« Selon Mother Nature Network, la pilosité faciale possède des bienfaits concernant de nombreux symptômes. »


-        les risques liés à l’exposition au soleil. Dans une étude publiée par le Radiation Protection Dosimetry journal, on apprend que la barbe freinerait les rayons UV à 90% voire 95%.


-        la barbe préserverait l'état de la peau qui, lorsqu’elle est trop exposée aux rayons de soleil, est amenée à vieillir.


-        La barbe et, par extension, la moustache seront aussi très utiles pour prévenir les formes d’asthme et d’allergies. Les poils filtrent l’air et ne laissent alors aucune chance aux allergènes d’entrer dans les narines.


-        Le rasage à blanc accentue l’apparition de boutons et les infections bactériennes de la peau comme la folliculite.


-        Face aux rhumes et aux maladies chroniques, la barbe a aussi son petit effet. En réchauffant le cou, la nuque et les bronches, les poils constituent une véritable muraille aux températures hivernales les plus rudes. Le docteur Felix Chua, cité par MNN, parle là d’un «isolant», d’une «barrière physique au froid».


Des arguments économiques aussi : plus de besoin d’écharpe.


Des arguments sanitaires ensuite: si on ne se rase plus, on ne risque plus de se couper et on évite aussi le risque de piqûre par les insectes. Tout simplement parce que les insectes sont davantage attirés par la chaleur de la peau que par une montagne de poils.


Des arguments de séduction enfin « les hétéros peuvent draguer plus facilement les filles qui voudront toucher leur barbe par curiosité; une longue barbe leur donne un côté dur-à-cuire ou alors vous confère un air intellectuel... »


Les blogueurs s’y sont mis aussi, pour l'heure à la barbe de 3 jours, Pousson, Smith, Antonin, Guillaume… mais pas le rin-rin… seuls les politiques sont, comme toujours, à la traîne… sauf ce diable de Sarkozy… à quand un Président de la République doté d’une barbe à la Gambetta ? Bon vous me direz : à quand une femme à ce poste, ce serait sans aucun doute une plus grande novation que le système pileux de ces messieurs…

 



Retour de la barbe en France, 20 Minutes teste... par 20Minutes

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 00:09

Je ne sais je ne les ai pas comptés car pour tout vous dire je ne sais pas vraiment ce qu’est un bobo. Pour faire court, comme pour les cons, c’est l’autre.


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Bobo qui es-tu s’interroge deux bobos assumés Laure Watrin et Thomas Legrand, deux journalistes, dans leur livre BO BO La République bobo chez Stock 19€.


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J’aime beaucoup la jolie phrase d’Engels revue et corrigée par Dominique Voynet maire de Montreuil un des hauts lieux du boboland « La preuve du pudding, c’est qu’on en mange… La preuve du bobo c’est qu’on en parle »


Suis-je moi-même un bobo ?


Sans doute un peu sur les bords mais dans sa version old versus post-soixante-huitard rocardien ce qui ne colle pas bien à l’image traditionnelle.


Bref, le bobo bashing est un sport national dont l’une des stars est sans contestation Fabrice Lucchini. « Dans les quartiers où il vit, il est très « pote », très « brunch », mais il peut te dézinguer grave ! [..] Le bobo est dur, le bobo aime sa famille, vote écolo mais ne pense qu’à sa pomme. » in Paris-Match du 13 octobre 2012.


Il est aussi l’un des exégètes et interprètes de Murray, le père spirituel de l’exécration du bobo. Nos deux auteurs le passe à la toile émeri « Il vomit sur les bobos à longueur d’interviews alors que lui-même vit dans le 18e arrondissement (où il a grandi certes, mais qu’il aime pour les mêmes raisons que les bobos), arborant une barbe de trois jours et des lunettes d’écaille, n’est jamais plus heureux que quand il fait la une de Télérama, et arrive tout gentil et ravi quand il est invité à la matinale de France Inter, messe vespérale, s’il en est, de la population bobo. »


Vous allez me dire pourquoi cet intérêt pour les bobos ?


Tout bêtement parce qu’on y recrute une grande population de picolos, des licheurs qui ne lésinent pas sur la dépense et qu’on aurait tort de ranger en vrac dans le grand sac des naturistes. Donc ces bobos sont de bons clients alors faut pas gâcher.


Texte de Philippe Muray « Tombeau pour une touriste innocente » Minimum de respect, Les Belles Lettres, 2003.


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« Tout y est ! Muray décrit une face du bobo avec un acharnement et une cruauté drôles, un talent littéraire et sociologique  indéniable. On y retrouve toute la moquerie du réactionnaire, misanthrope, sexiste, méfiant de tout, ne considérant l’altruisme et la curiosité de l’autre comme des niaiseries de mal-baisée. Le monde est glauque, sans espoir, et en bon célinien pour qui la « confiance » est une faiblesse coupable, il cache sa trouille de la différence et de l’avenir dans un dénigrement du bon sentiment et de l’ouverture. » Laure Watrin et Thomas Legrand.

 

Rien n'est jamais plus beau qu'une touriste blonde

Qu'interviouwent des télés nipponnes ou bavaroises

Juste avant que sa tête dans la jungle ne tombe

Sous la hache d'un pirate aux façons très courtoises

 

Elle était bête et triste et crédule et confiante

Elle n'avait du monde qu'une vision rassurante

Elle se figurait que dans toutes les régions

Règne le sacro-saint principe de précaution

 

Point de lieu à la ronde qui ne fût excursion

Rien ici ou là-bas qui ne fût évasion

Pour elle les pays étaient terres de passion

Et de révélation et de consolation

 

Pour elle les pays étaient terres de loisirs

Pour elles les pays n'étaient que communion

On en avait banni les dernières séditions

Pour elle toutes les terres étaient terres de plaisir

 

Pour elle les nations étaient lieux d'élection

Pour elle les nations n'étaient que distraction

Pour elle les nations étaient bénédiction

D'un bout du monde à l'autre et sans distinction

 

Toute petite elle disait avoir été violée

Par son oncle et son père et par un autre encore

Mais elle dut attendre ses trente et un balais

Pour revoir brusquement ce souvenir éclore

 

Elle avait terminé son second CDD

Mais elle envisageait d'autres solutions

Elle voulait travailler dans l'animation

Pour égayer ainsi nos fêtes de fin d'année

 

Elle cherchait à présent et pour un prix modique

À faire partout régner la convivialité

Comme disent les conseils en publicité

Elle se qualifiait d'intervenante civique

 

Elle avait pris contact avec plusieurs agences

Et des professionnels de la chaude ambiance

Elle était depuis peu amie d'un vrai artiste

Musicien citoyen jongleur équilibriste

 

Grand organisateur de joyeuses sarabandes

Le mercredi midi et aussi le samedi

Pour la satisfaction des boutiques Godassland

Créateur d'escarpins cubistes et nabis

 

Elle aussi s'entraînait à des tours rigolos

En lançant dans les airs ses propres godillots

Baskets bi-matières à semelles crantées

Les messages passent mieux quand on s'est bien marré

 

Au ministère social des Instances drolatiques

Elle avait exercé à titre de stagiaire

L'emploi de boîte vocale précaire et temporaire

Elle en avait gardé un souvenir érotique

 

Elle avait également durant quelques semaines

Remplacé une hôtese de chez Valeurs humaines

Filiale fondamentale de Commerce équitable

Où l'on vend seulement des objets responsables

 

Elle avait découvert le marketing éthique

La joie de proposer des cadeaux atypiques

Fabriqués dans les règles de l'art humanitaire

Et selon les valeurs les plus égalitaires

 

Tee-shirts Andrée Putman et gabardines de Storck

Et pendentifs Garouste et pochettes d'Aristorque

Soquettes respectueuses amulettes charitables

Objets de toutes sortes et toujours admirables

 

Étoles alternatives et broches-tolérance

Et bracelets-vertu et tissus-complaisance

Et blousons-gentillesse et culottes-bienveillance

Consommation-plaisir et supplément de sens

 

Café labellisé bio-humanisé

Petits poulets de grain ayant accès au pré

Robes du Bangladesh jus d'orange allégé

Connotation manouche complètement décalée

 

Sans vouloir devenir une vraie théoricienne

Elle savait maintenant qu'on peut acheter plus juste

Et que l'on doit avoir une approche citoyenne

De tout ce qui se vend et surtout se déguste

 

Et qu'il faut exiger sans cesse et sans ambage

La transparence totale dedans l'étiquetage

Comme dans le tourisme une pointilleuse éthique

Transformant celui-ci en poème idyllique

 

À ce prix seulement loin des sentiers battus

Du vieux consumérisme passif et vermoulu

Sort-on de l'archaïque rôle de consommateur

Pour s'affirmer enfin vraiment consom’acteur

 

Elle faisait un peu de gnose le soir venu

Lorsqu'après le travail elle se mettait toute nue

Et qu'ayant commandé des sushis sur le Net

Elle les grignotait assise sur la moquette

 

Ou bien elle regardait un film sur Canal-Plus

Ou bien elle repensait à ses anciens amants

Ou bien elle s'asseyait droit devant son écran

Et envoyait des mails à des tas d'inconnus

 

Elle disait je t'embr@sse elle disait je t'enl@ce

Elle faisait grand usage de la touche arobase

Elle s'exprimait alors avec beaucoup d'audace

Elle se trouvait alors aux frontières de l'extase

 

Dans le métro souvent elle lisait Coelho

Ou bien encore Pennac et puis Christine Angot

Elle les trouvait violents étranges et dérangeants

Brutalement provocants simplement émouvants

 

Elle aimait que les livres soient de la dynamite

Qu'ils ruinent en se jouant jusqu'au dernier des mythes

Ou bien les reconstruisent avec un certain faste

Elle aimait les auteurs vraiment iconoclastes

 

Elle voulait trois bébés ou même peut-être quatre

Mais elle cherchait encore l'idéal géniteur

Elle n'avait jusqu'ici connu que des farceurs

Des misogynes extrêmes ou bien d'odieux bellâtres

 

Des machistes ordinaires ou extraordinaires

Des sexistes-populistes très salement vulgaires

Des cyniques égoïstes des libertins folâtres

Ou bien des arnaqueurs elle la trouvait saumâtre

 

Elle se voyait déjà mère d'élèves impliquée

Dans tous les collectifs éducatifs possibles

Et harcelant les maîtres les plus irréductibles

Conservateurs pourris salement encroûtés

 

Qui se cachent derrière leur prétendu savoir

Faute d'appréhender un monde en mutation

Qui sans doute a pour eux l'allure d'un repoussoir

Quand il offre à nos yeux tant de délectations

 

Comme toutes les radasses et toutes les pétasses

Comme toutes les grognasses et toutes les bécasses

Elle adorait bien sûr Marguerite Durasse

De cette vieille carcasse elle n'était jamais lasse

 

Elle s'appelait Praline mais détestait son nom

Elle voulait qu'on l'appelle Églantine ou Sabine

Ou bien encore Ondine ou même Victorine

Ou plutôt Proserpine elle trouvait ça mignon

 

Elle faisait un peu de voile et d'escalade

Elle y mettait l'ardeur qu'on mettait aux croisades

Elle se précipitait sous n'importe quelle cascade

Elle recherchait partout des buts de promenade

 

Chaque fois qu'elle sortait avec une copine

Elle se maquillait avec beaucoup de soin

Soutien-gorge pigeonnant et perruque platine

Encore un coup de blush pour rehausser son teint

 

Orange fruité Fard Pastèque de chez Guerlain

Bottines en élasthane blouson cintré zippé

Sac pochette matelassé et bracelet clouté

Ou alors pour l'hiver une une veste en poulain

 

Ou un top manches fendues en jersey de viscose

Jupe taille élastiquée en voile de Lurex

Tunique vietnamienne décorée de passeroses

Sans rien dessous bien sûr pas même un cache-sexe

 

Elle disait qu'il fallait réinventer la vie

Que c'était le devoir d'un siècle commençant

Après toutes les horreurs du siècle finissant

Là-dedans elle s'était déjà bien investie

 

De temps en temps chez elle rue des Patibulaires

Elle mobilisait certains colocataires

Afin d'organiser des séances de colère

Contre l'immobilisme et les réactionnaires

 

Elle exigeait aussi une piste pour rollers

Deux ou trois restaurants à thème fédérateur

L'installation du câble et d'un Mur de l'Amour

Où l'on pourrait écrire je t'aime sans détour

 

Elle réclamait enfin des gestes exemplaires

D'abord l'expulsion d'un vieux retardataire

Puis la dénonciation du voisin buraliste

Dont les deux filles étaient contractuelles lepénistes

 

Le Jour de la Fierté du patrimoine français

Quand on ouvre les portes des antiques palais

Elle se chargeait d'abord de bien vérifier

Qu'il ne manquait nulle part d'accès handicapés

 

Qu'il ne manquait nulle part d'entrées Spécial Grossesse

Qu'il ne manquait nulle part d'entrées Spécial Tendresse

Qu'on avait bien prévu des zones anti-détresse

Qu'il y avait partout des hôtesses-gentillesse

 

Faute de se faire percer plus souvent la forêt

Elle avait fait piercer les bouts de ses deux seins

Par un très beau pierceur sans nul doute canadien

Qui des règles d'hygiène avait un grand respect

 

Avec lui aucun risque d'avoir l'hépatite B

Elle ne voulait pas laisser son corps en friche

Comme font trop souvent tant de gens qui s'en fichent

Elle pensait que nos corps doivent être désherbés

 

Elle croyait à l'avenir des implants en titane

Phéromones synthétiques pour de nouveaux organes

Elle approuvait tous ceux qui aujourd'hui claironnent

Des lendemains qui greffent et qui liposuccionnent

 

Elle avait découvert le théâtre de rues

Depuis ce moment-là elle ne fumait plus

Elle pouvait à nouveau courir sans s'essouffler

Elle n'avait plus honte maintenant de s'exhiber

 

Elle attendait tout de même son cancer du poumon

Dans dix ou quinze années sans se faire trop de mouron

Elle préparait déjà le procès tâtillon

Qu'elle intenterait alors aux fabricants de poison

 

Faute de posséder quelque part un lopin

Elle s'était sur le Web fait son cybergarden

Rempli de fleurs sauvages embaumé de pollen

Elle était cyberconne et elle votait Jospin

 

Elle avait parcouru l'Inde le Japon la Chine

La Grèce l'Argentine et puis la Palestine

Mais elle refusait de se rendre en Iran

Du moins tant que les femmes y seraient mises au ban

 

L'agence Operator de l'avenue du Maine

Proposait des circuits vraiment époustouflants

Elle en avait relevé près d'une quarantaine

Qui lui apparaissaient plus que galvanisants

 

On lui avait parlé d'un week-end découverte

Sur l'emplacement même de l'antique Atlantide

On avait évoqué une semaine à Bizerte

Un pique-nique à Beyrouth ou encore en Floride

 

On l'avait alléchée avec d'autres projets

Une saison en enfer un été meurtrier

Un voyage en Hollande ou au bout de la nuit

Un séjour de trois heures en pleine Amazonie

 

Cinq semaines en ballon ou sur un bateau ivre

À jouir de voir partout tant de lumières exquises

Ou encore quinze jours seule sur la banquise

Avec les ours blancs pour apprendre à survivre

 

Une randonnée pédestre dans l'ancienne Arcadie

Un réveillon surprise en pleine France moisie

Une soirée rap dans le Bélouchistan profond

Le Mexique en traîneau un week-end à Mâcon

 

Elle est morte un matin sur l'île de Tralâlâ

Des mains d'un islamiste anciennement franciscain

Prétendu insurgé et supposé mutin

Qui la viola deux fois puis la décapita

 

C'était une touriste qui se voulait rebelle

Lui était terroriste et se rêvait touriste

Et tous les deux étaient des altermondialistes

Leurs différences mêmes n'étaient que virtuelles


Luchini lit Tombeau pour une touriste innocente... par Axiogene2007

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:00

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Sérieux il est LeRouge&leBlanc, un petit peu trop à mon goût de chroniqueur frivole et léger, mais en dépit de cette légère restriction c’est un compliment sous ma plume. Dans notre univers de cireurs de pompes, de dégustateurs autoproclamés et même d’une floppée de stipendiés, les contributeurs de cette revue représentent l’un des rares souffles d’air pur. Pour ne rien vous cacher je les lis ce qui n’est pas le cas des autres petits torchons plus ou moins prétentieux.



Avant de nous conter son histoire, qui s’identifie à un combat pugnace et sans faille, nos amis citent Francis Ponge :



« Comme de toutes choses, il y a un secret du vin ; mais c’est un secret qu’il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l’aimer, de le boire, de le placer à l’intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle. »

 

Francis Ponge (Le grand recueil, Pièces, 1961)



« Né en novembre 1983, LeRouge&leBlanc a 30 ans ! 30 ans et toutes ses dents, parfois pour mordre, quand il le faut, et plus souvent pour croquer les fruits de la vigne : « Être au plus près du vin, avec un mélange – le plus juste possible – de passion dans l’approche et d’esprit critique dans l’analyse, en toute indépendance, sans complaisance injustifiable ni agressivité injustifiée », écrivions-nous pour nous présenter. Nous poursuivions : « Ce qui justifiait en 1983 la création de LeRouge&leBlanc – œuvrer pour la défense des vins de terroir menacés par des pratiques mortifères – justifie aujourd’hui plus que jamais, oh combien !, la poursuite de la tâche. Plus que jamais, parce que les menaces n’ont fait que grossir et se multiplier. Mais aussi parce que, face à cela, les vignerons – une certaine part d’entre eux, notamment toute une frange passionnante de la jeune génération – ont refusé de plier et de céder, et que nous sommes de ceux qui les soutiennent en suivant avec attention leur travail et leur production.

Motifs de pessimisme – il n’y en a que trop – et motifs d’optimisme – il n’en manque pas –, entre les deux, nous pensons avoir un rôle à tenir encore longtemps… » Pas un mot à changer aujourd’hui. »

 


Fort bien les gars et une fille, comme il se doit vous allez à l’occasion des 30 ans de votre revue, organiser à la Cartonnerie à Paris le dimanche 27 avril 2014 de 11 h à 18 h une dégustation-rencontre LeRouge&leBlanc avec « une sélection – représentative, mais très loin d’être exhaustive – de vignerons de la génération qui porte l’ébauche ou les prémices d’une nouvelle approche de la viticulture dans leurs appellations respectives. Des vignerons qui n’ont pas connu les moments les plus sombres du “tout chimique” de la viticulture mais en connaissent, en critiquent et en refusent les dégâts. »


 

C’est bien mais, sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, nous pourrions aussi fêter ça autour du verre de l’amitié, trinquer, pas seulement déguster. Je suis partant pour contribuer à cet arrosage qui ne s’apparentera pas à une irrigation sauvage mais à une fenêtre sur les 30 années à venir qui seront sans nul doute, comme vous le dites « un combat pour les vins de terroir dignes de ce nom, plus que jamais, et LeRouge&leBlanc – avec sa bande de guetteurs et goûteurs de vins – en sera. Qu’on se le dise ! »



Bon anniversaire à vous, large soif et à bientôt… 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:11

 

Les amis de Face de Bouc, les followers de Twitter, essaimés sur la Toile, qui trop souvent ressemble à une scène sur laquelle se joue le ballet des ego, sont aussi des êtres de chair avec lesquels, par le hasard de rencontres, il est possible de créer des liens qui vont au-delà d’échanges échevelés de commentaires.


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Ainsi, dans le terrier du Lapin Blanc, où notre Claire revenue des Amériques tisse sa toile avec son sourire resplendissant tout en nous nourrissant, aux heures profondes de la nuit, autour de verres, j’ai pu rencontrer les jeunes gens de Socialter link  


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Socialter se définit comme étant le premier magazine papier et digital consacré à l'économie nouvelle génération et aux créateurs de solutions innovantes. L’origine du lien avec le Lapin c’est Antonin le Vindicateur au nom imprononçable Iommi-Amunategui car il en a fait un repaire de naturistes, les vins nus bien sûr. Le second maillon fut Claire « je vais te présenter le garçon le plus drôle du monde ». Ils sont là jeunes, souriants et avenants. J’écoute. Même qu’il y a le frère de l’Antonin : Nicolas. Le grand Philippe Cuq, le meilleur caviste de Paris fait du prosélytisme vinique. Nous échangeons sous la haute de protection de Claire tout juste tombée du ciel de Los-Angeles. Un ange passe…


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Lundi avant de m’embarquer pour Rennes, où mes vaches Prim’Holstein les F1 du lait m’attendent, je suis allé acheter le n°3 de Socialter qui est un Spécial Éducation : Allumer le Feu.


« En 30 ans, les technologies ont bouleversé nos sociétés et notre accès au savoir. Pourtant nos systèmes éducatifs sont restés figés sur des pédagogies qui briment les enfants plus qu’elles ne les émancipent. Développer la créativité, l’interaction, la coopération, valoriser l’erreur et la recherche… Autant de pistes que l’école doit s’approprier pour remplir ses missions dans un monde qui change en profondeur. Dans ce dossier spécial, Socialter vous invite à explorer de nouvelles voies et à découvrir de nombreuses innovations éducatives. Pour nos enfants socialterriens, réallumons le feu ! »


Vaste et excitant programme qui m’enflamme !


Encadrant ce dossier une foultitude d’articles passionnants : made in Japon l’archipel au 20 millions de consommateurs coopérateurs, un Face à face entre 2 philosophes sur le thème Philo et entreprise, l’avenir est dans le pré des fleurs bio pour l’insertion, les maisons closes quand un maquereau de la Belle Epoque nous met en boîte… entre autres.


« Quand on me dit qu’il faut améliorer l’image de marque, (ndlr de l’entreprise) il faut déjà se demander ce qu’est une marque et se mettre d’accord sur une définition ainsi que sur les critères qui vont définir son évolution. Le monde des marques est finalement un monde de mots. En cela il est éminemment philosophique. » Jean-Michel Besnier


« Cela me fait penser à la question : peut-on rire de tout ? Pour moi il y a une différence entre l’humour et l’ironie. L’ironie est une arme et une position de combat qui éloigne les interlocuteurs les uns des autres, alors que l’humour nous rapproche et nous rend  complice. Dans l’entreprise on peut faire de l’humour pas de l’ironie. C’est une sorte de discernement que le philosophe doit conserver. » Luc de Brabandere.


socialter

 

 

Et les MOOCs dans tout cela ?

 

À qui profitent-ils s’interroge Socialter ?

 

C’est quoi un MOOCs ?

 

Massive Online Open Courses soit Ouverts, en ligne  et massifs…

 

Est-ce une révolution éducative ces cours en ligne gratuits qui réunissent en moyenne 10 000 à 50 000 participants par session ?


Les enthousiastes : « Pour certains, les MOOCs sont une vraie chance. Regardez cet étudiant mongol de 15 ans qui a pu suivre brillamment un cours du MIT (Massachussetts Institute of Technologie) sur edX ! » Catherine Mongenet chargée de mission de la plate-forme française FUN (France Univesité Numérique) link 


Les plus nuancés : « Il ne s’agit pas d’une révolution mais d’une nouvelle étape dans l’histoire de l’apprentissage en ligne » Tony Bates consultant canadien.


« On parle beaucoup des MOOCs parce qu’ils sont ouverts à tous et gratuits, et également parce qu’ils comptent dans leurs rangs des universités  prestigieuses. Mais le concept n’est pas si neuf » ajoute-t-il.


« Pour Sir John Daniel,  ancien président de l’Open University « les MOOCs ont surtout remué le monde de l’enseignement supérieur comme peu d’outils l’ont fait depuis 40 ans. Grâce aux MOOCs, l’enseignement en ligne a acquis une sorte de respectabilité, et le monde universitaire est plus enclin à développer de nouvelles approches pédagogiques. »


Pour autant les MOOCs sont-ils réellement accessibles à tous ?


Selon une étude de l’Université de Pennsylvanie menée sur 1 millier de « Moocers », 80 % de ceux qui  achèvent un MOOC possèdent déjà un diplôme d’enseignement supérieur. Et selon cette même étude, le taux de complétion d’un MOOCs  (c’est-à-dire de le suivre jusqu’au bout) ne dépasse pas 3% »


La suite à lire sur Socialter, passionnant !


Achetez-le en kiosque ou dans votre magasin de presse, pas seulement pour soutenir une jeune entreprise mais parce que vous vous secouerez les méninges et vous retrouverez foi en l’avenir….

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:09

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C’est sûr que la soudaine notoriété Emmanuel  Giboulot dans les médias nationaux, « le viticulteur bio le plus célèbre de France » dixit la Grand Journal de Canal+ link suscite des sentiments contradictoires voire violents dans le petit monde du vin y  compris chez les bios.


En Bourgogne les noms d’oiseaux volent « J'enrage de le signifier mais finalement c'est vrai, Bettane avait raison le lobby Bio - et non pas les Bio! - est con. Très con ! » déclare un éternel mauvais coucheur de la Toile et je passe sur le pédant rin rin qui se la joue salonnard parisien qui ne comprend rien comme toujours. Plus personne n’écoute personne et surtout pas grand monde n’écoute Emmanuel Giboulot lui-même. Ses soutiens les plus radicaux le prennent en otage, l’annexe pour faire de lui le héraut de leur propre cause.


Et pourtant ce que dit sur le fond Emmanuel Giboulot est digne d’intérêt et mérite mieux qu’un simple soufflé médiatique qui s’effondrera  aussi vite qu’il a levé.


Dans le cas d’espèce de la Bourgogne il n’est pas inutile de rappeler que l’arrêté du Préfet a été pris sous la pression et à la demande des organisations professionnelles pour contraindre leurs propres troupes de prendre au sérieux cette redoutable maladie.


En clair, pour mettre au pas les négligents le recours au bras réglementaire de l’Etat a été mobilisé d’une manière que je qualifierais de systématique et de sans discernement. Comme le fait remarquer Emmanuel Giboulot lui-même c’est l’application du principe de précaution à rebours et sa prise de position se justifie dans la mesure où rien ne justifiait cet « arrosage » généralisé.


Pour autant Emmanuel Giboulot n’a jamais affirmé que si le risque sanitaire était avéré il ne participerait pas à la lutte collective, bien au contraire.


Mais qui l’écoute ?


Lorsque sur ce blog, le 4 décembre 2013, au moment où Emmanuel Giboulot a été verbalisé, j’ai mis à l’ordre du jour le sujet de la flavescence « Et si nous allions un peu plus loin sur la flavescence dorée « Les accidents, essayer de les éviter... c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme. »link  j’écrivais :


Mon but ici n’est ni de prendre la défense du service de la protection des végétaux, ni de m’instaurer en médiateur ou en arbitre dans la mêlée médiatique mais tout simplement de vous informer sur ce qu’est la flavescence dorée et sur les moyens alternatifs qui peuvent être utilisés dans la lutte contre la maladie en vous donnant la possibilité de lire :


1-      une thèse sur la flavescence en bio « mémoire Pyrèthre naturel et stratégie de lutte contre la cicadelle de la flavescence dorée en viticulture biologique ». Mémoire de fin d’étude de Tiphaine Ripoche.


 

2-     les dernières découvertes génétiques de l'INRA sur la flavescence dorée de la vigne


Retenez 2 points importants :


-          Il n’existe pas de traitement curatif contre cette maladie, le seul moyen de limiter sa propagation est donc de lutter contre son vecteur.


-          Les plans de lutte obligatoire contre le vecteur, basés sur l'utilisation d'insecticides de synthèse, sont polluants, coûteux, et peuvent générer à terme le développement de résistances et des effets indésirables sur l’environnement. (INRA).


Je me suis permis de demander une forme de trêve pour que la sérénité prenne le dessus et que les postures des uns et des autres soient remisées au vestiaire. Sur l’affaire Giboulot Monsieur le Ministre de l’Agriculture halte au feu ! link


Pour sûr qu’une telle prise de position ne fait pas le buzz. Les réseaux sociaux ne sont friands que des feux de paille qui alimentent le flux. La forme plus que le fond, mais il n’empêche que ce court-termisme n’apporte rien de concret et qu’il faut aller à contre-courant de la pure émotion ou des livres soi-disant brulot.


La question de l’utilisation intensive des pesticides, des herbicides en agriculture et tout particulièrement en viticulture est un sujet majeur qu’il faut porter avec constance, détermination et sérieux afin de ne pas conforter l’immobilisme et le conservatisme des OPA.


Je vous propose de lire l’excellente chronique d’Ophélie Neiman, sur son blog du Monde : les tribulations vinicoles de Miss Glou Glou.  « Pourquoi le cas du « vigneron condamné pour refus de polluer » fait débat »


Ophélie y fait un vrai travail de journaliste – que je n’ai pas retrouvé dans la presse vinicole ou agricole trop encline à brosser ses lecteurs dans le sens du poil – qui met ce qu’il faut de sérénité dans l’approche de la lutte contre la flavescence dorée.


« Le parquet aura finalement requis 1000 € d'amende, dont 500€ avec sursis, pour Emmanuel Giboulot, le vigneron qui avait refusé de traiter préventivement ses vignes contre la cicadelle, comme l'ordonnait un arrêté préfectoral. On est bien loin des 30 000€ et 6 mois de prison que l'homme encourait au départ pour cette infraction. Le jugement est mis en délibéré au 7 avril, mais le procès qui s'est tenu le 24 février à Dijon est déjà perçu comme une victoire pour la biodynamie. L'affaire fut très médiatisée et le vigneron avait à ses côté plus d'un demi-million de pétitions pour le soutenir. Le pot de terre (bio) qui l'emporte sur le pot de fer (du lobby phytosanitaire) ? Du point de vue des blogs et des réseaux sociaux, la situation est moins manichéenne qu'il n'y paraît. Et surtout, le débat n'est pas seulement là. » link

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 00:09

 

Votre Taulier colle toujours de très près à l’actualité, son cheptel de vaches laitières est à l’honneur en cette semaine du Salon International de l’Agriculture puisqu’une belle Tarentaise qui répond au doux de Bella s’affiche sur les murs de Paris et qu’hier au soir en rentrant de Rennes où il faisait beau – oui je ne galèje pas – délaissant les Prim’Holstein de Bretagne je me suis joins aux vignerons savoyards pour une raclette au Chalet Savoyard. Fromage vous avez dit fromage, ma voisine Gabrielle qui a une déjà très bonne descente lui a fait honneur en déclarant sur Twitter pour me flanquer la honte « Je pourrais ne me nourrir que de ça! #racletteparty #VinsDeSavoie #CheeseContest @letaulierN1 terrassé! »


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Nous avons donc bien bu et bien mangé, je puis vous l’assurer. Mais mes vaches m’attendaient ce mardi, cette fois-ci du côté de ma bonne ville de Nantes où les potes Verts de notre Premier Ministre ont joué ce WE avec le feu. En sortant de la gare par la face Sud je me retrouvais nez à nez, à ma gauche avec Marcel Saupin, le stade mythique des Canaris des origines, et à ma droite avec l’usine LU devenue un lieu culturel dit Lieu Unique. Bien sûr, la ville ne sent plus le petit LU comme au temps de mes vertes années universitaires mais je me sentais chez moi en allant d’un bon pas, en sautant la Loire, jusqu’à l’île Beaulieu. Mes vaches, mes vaches : le géant Lactalis en Mayenne, ma Vendée laitière, la grosse usine de mozzarella industrielle d’Herbignac…


À l’heure du déjeuner, avec l’ami Patrick Baudouin cap sur les Poilus, la rue  bien sûr, pour un déjeuner à l’Abélia chez un autre Berthomeau. J’y reviendrai dans une prochaine chronique. Nous avons fort bien manger et fort bien bu mais je ne vais en faire pour l’heure tout un fromage, laissant ce soin à Philippe Escande qui, à la Une du Monde, sous la rubrique Perspective titre son papier Tout un fromage… C’est une bonne approche grand public qui bien évidemment mériterait d’être affinée mais nous ne sommes pas dans une vision d’expert.


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Près de 40% du lait collecté en France est utilisé pour fabriquer du fromage.


« Le pays dispose ainsi d’une filière aussi complète que diversifiée. Côté industrie, de champions mondiaux comme Lactalis, Danone, Sodiaal ou Bongrain. Côté gastronomie, des fromages de terroir de réputation mondiale. Les deux se complètent. Le haut-de-gamme pour l’image, l’industriel pour le marché de masse. »


Hymne à l’AOP fromagère, constat d’un meilleur prix du lait,  du maintien d’une agriculture de montagne, que ce n’est pas du folklore pour touristes, « Les ventes de 45 fromages AOP français représentent 1,5 Mds d’euros de CA, soit plus du ¼ du marché total, dont une bonne part est exportée. »


« Cet équilibre est fragile, sans cesse menacé par la concurrence des industriels, qui possèdent de nombreuses AOP et poussent à assouplir les règles, et par les grands concurrents internationaux comme l’Italie, numéro 1 européen du secteur. »


Suit une double page d’un Dossier Fromages : la batailles des AOC avec un article signé Laurence Girard link


LE RISQUE DE LA MODERNISATION


« Malgré son succès, la filière comté est fragile. Ses promoteurs en sont conscients. Parmi les risques potentiels qu’ils évoquent, celui de la modernisation. L’« affouragement en vert », qui est en fait une inversion des pratiques – avec un apport d’herbe coupée dans l’étable plutôt que de laisser pâturer les vaches –, fait débat. De même que l’usage des robots de traite. »


« L’autre risque est lié à la fin des quotas laitiers, en 2015. Les éleveurs pourront alors ouvrir le robinet à lait. La tentation de produire plus pourrait conduire à fabriquer d’autres fromages concurrents de l’AOP, voire des imitations. »


C’est là-dessus  que votre Taulier planche : l’ouverture au grand large d’un secteur où les producteurs ont connu des systèmes de régulation très sophistiqués. La surchauffe du marché mondial boosté par la demande chinoise, la guerre des prix dans notre GD prédatrice, allons-nous préservez nos grands équilibres territoriaux, conjuguer compétitivité et produits de forte valeur ajoutée. Ce sont des enjeux stratégiques mais il est très difficile de mobiliser les esprits sur un tout petit moyen terme : 18 mois, c’est loin me dit-on…


« Ceux qui ont croqué les plus grosses parts des fromages d’appellation sont sans conteste le leader mondial des produits laitiers, Lactalis, et la coopérative Sodiaal. Cette dernière, par le biais de sa « business unit » Monts et Terroirs, revendique, par exemple, près du tiers du marché du comté. Elle commercialise aussi du beaufort et du reblochon. La coopérative est également le premier producteur de brie de Meaux.


L’entreprise mayennaise Lactalis, elle, a sous sa coupe vingt-deux des quarante-six fromages d’appellation français, aux premiers rangs desquels le roquefort, avec la marque Société, le bruccio corse ou le reblochon sous label Pochat. »


« De même, Sodiaal s’est associée au deuxième fabricant de spécialités fromagères français, le groupe Bongrain, connu pour sa marque Caprice des Dieux, au sein de la société Compagnie des fromages et RichesMonts.


Là encore, elle commercialise des camemberts au lait pasteurisé ou des bries, qui n’ont rien d’AOP, sous des marques très connues comme Le Rustique ou Cœur de Lion. Mais aussi des tranches de fromage à raclette.


Bongrain, dont les produits fromagers ont engrangé 2,7 milliards d’euros en 2013, n’est, lui, présent que très marginalement dans les AOP, avec un époisses et un maroilles. Quant à l’autre grand industriel français du produit fromager, Bel, connu pour ses marques Babybel, Kiri, La vache qui rit ou Boursin, et dont le chiffre d’affaires atteint 2,6 milliards d’euros, il ne l’est pas du tout. »


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