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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:09

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« On ne doit jamais remettre au lendemain… Eh bien si ! Avec les restes, c’est même un objectif ! Mais pas n’importe comment. L’art d’accommoder les restes requiert une certaine discipline et une organisation drastique. »


J’ai connu par le passé des remaniements…


Nous sommes dans la même logique que celle des présidents des clubs de foot qui virent leur entraîneur quand les résultats sentent le sapin.


Changer !


« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. » Bouddha Siddhârta Gautama


Tout ça est bel et beau mais :


1-     Le Président qui a soutenu jusqu’au dernier moment son entraîneur, parfois comme la corde un pendu, ne peut s’exonérer de sa part de responsabilité, surtout lorsqu’il a composé lui-même l’équipe, imposé ses choix tactiques et le système de jeu : vive la Ve République et son exécutif à 2 têtes ;


2-   L’équipe, les joueurs, les titulaires et les coiffeurs (ceux qui cirent le banc de touche), n’est renouvelable que dans la limite de l’effectif sauf à faire son mercato : on dit en politique faire appel à des membres de la société civile.


Bref, même si le changement c’est maintenant ce ne sera qu’une façon d’accommoder les restes.


« Je voudrais rendre hommage à ma grand-mère Marie-Victorine, Auvergnate, reine de la cuisine ménagère économe. Une image revient souvent à mon esprit : une grande table de cuisine, rustique et austère, un tiroir tout au bout qui contenait un gros pain et un couteau. À la fin de chaque repas, les petits morceaux, la mie et les miettes de pain étaient poussés vers ce tiroir pour attendre leur sort. Les plus gros éclats de pain bien noirs étaient réservés pour la soupe de pommes de terre, les miettes servaient à épaissir les jus de viande et la mie se glissait dans de nombreuses préparations de gâteaux. »


Parabole ?


Pourquoi pas même s’il s’agit de citations de la préface de Sonia Ezgulian dans son petit opus « Les restes » dix façons de les accommoder aux éditions de l’Épure.


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Changer d’équipe certes, mais pour quoi faire ?

 

De réponses, il n’y en a pas ou plutôt il y en a que trop, contradictoires, et souvent inconciliables.


Pourquoi ou plus précisément pourquoi en sommes-nous arrivés là ?


Tout simplement parce que tout le monde ment à tout le monde, à commencer par nous qui nous mentons à nous-mêmes.


Résultat : le champ public devient un immense conglomérat de déçus terreau  de l’abstention et de votes extrêmes.


Le député Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des Lois résume bien la situation : «au plan national, nous avons dilapidé le crédit bâti il y a deux ans». Pour lui, «les électeurs tiennent visiblement notre bilan pour inexistant, nos actes pour insignifiants et nos réformes pour de simples effets d’annonce. C’est donc avant tout une méthode de gouvernement qui vient d’être sévèrement rejetée».


Exit Jean-Marc Ayrault et son gouvernement à 18 H.


Tout le monde dit que ce sera Manuel Valls son successeur, pour moi c’est un choix étrange que de contenter une opinion publique dont la versatilité est une constante. Ça risque de vite faire pschitt !


Donc à 20 h c’est Valls alors j’ai choisi dans les dix recettes* de Sonia Ezgulian allez savoir pourquoi : Tortilla Bruxelles-Barcelone, c’est fait avec les restes de moules/frites (presqu’une histoire belge).


Bonne journée à vous, je suis aujourd’hui dans mes vignes loin du brouhaha du pouvoir… Je garde mon téléphone ouvert au cas où Manuel m'appellerait à la rescousse  Lire absolument ICI link


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* les dix recettes


-        Velouté de lentilles, ravioles de foies de volaille

-        Oeuf à cheval végétarien

-        Pressé terre-mer aux anchois

-        Galette de spaghettis comme une pizza

-        Tartelette-raclette

-        Patates vol-au-vent

-        Tortilla Bruxelles-Barcelone

-        Barres aux céréales et chocolat

-        Tarte à la mie de pain

-        Croquettes de semoule, velouté de couscous

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 09:42

Y’en a un tas qui ont ce matin la gueule de bois. Bérézina, déroute, dégelée, fessée… j’en passe et des meilleures… Bref, je me suis dit que la référence aux lendemains qui déchantent valait bien quelques citations aux petits oignons tirées d’un dictionnaire des pensées humoristiques de l’inoxydable José Artur.


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Celle du titre c’est du Jacques Dutronc pur jus.


J’en verse une autre de la même veine « Il participe aux réunions des alcooliques anonymes mais il continue à boire sous un pseudonyme. » Jean-Loup Chiflet écrivain et éditeur.


En vrac dans l’air du temps:


« Quand on ne sait rien faire, il faut avoir de l’ambition » Wolinski Georges.


« Il y a deux choses d’infini au monde : l’univers et la bêtise humaine mais pour l’univers je n’en suis pas très sûr. » Einstein Albert


« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. » Bouddah Siddhartha Gautama


« La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con  réside dans le temps qui leur reste à êtres cons » Dion Jean chroniqueur Québécois


« De plus en plus nos importations viennent de l’étranger » Bush W George


« Quand vous êtes à l’étranger, vous êtes un homme d’État ; quand vous êtes dans votre pays, vous n’êtes qu’un homme politique. » Harold Macmillan


« La politique ne consiste pas à résoudre les problèmes mais à  faire taire ceux qui les posent. » Henri Queuille


« Les hommes ressemblent au vin, l’âge aigri les mauvais et améliore les bons. » Cicéron

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 00:09

Chablis, paisible bourgade de Basse-Bourgogne, avec ses 2300 habitants, ses labels ville fleurie et « Vignobles & Découvertes » octroyé par le Conseil Supérieur de l'œnotourisme et destiné à promouvoir le tourisme sur le thème du vin et de la vigne, c’est un petit DallasIsabelle Saporta devrait aller enquêter.link 

 

LeRouge&leBlanc a l’art et la manière de me permettre de pondre des chroniques, les pieds en éventail, sans me fatiguer. Le pied comme on le disait pour faire jeune au temps où je n’étais pas encore vieux.

 

Je m’explique.


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L’an passé je suis allé traîner mes godasses « dans ce véritable océan de vignes qu’est le Chablisien. » accueilli par mes amis Alice&Olivier de Moor et après une leçon de vigne avec Olivier et une plongée en cave, Thomas Pico nous a consacré son après-midi pour nous mener lui aussi dans ses vignes et dans son chai. 


 

J’étais accompagné par une jeune et pertinente dégustatrice ce qui m’a permis d’écouter. Selon ma bonne habitude je n’ai pris aucune note et une fois rentré en mon pigeonnier parisien, telle la cigale de la fable, je me trouvai fort dépourvu. Vu mon bas niveau de connaissances de la vigne et du vin je ne me sentais pas en état de retranscrire les riches heures passées en Basse-Bourgogne chez ces 2 vignerons qui défrisent la grosse cavalerie chablisienne.


 

Je m’étais promis de trouver une occasion de dire tout le bien que  je pensais de Thomas Pico. Une nouvelle occasion me fut donnée la semaine passée lors de mon passage à la sauterie des Affranchis à Savigny-les-Beaune. Mais toujours aussi cossard, sans jeu de patronyme, comme il faisait si beau, je me suis contenté de faire des photos en me disant Thomas il sera présent au 30 ans du LeRouge&leBlanc le dimanche 27 avril à la Cartonnerie link et à la 2ème édition du salon Rue89 des vins, les dimanche 27 et lundi 28 avril 2014, de 10h à 19h, à La Bellevilloise.


 

Bref le taulier, injustement accusé de stakhanovisme, n’en fichait pas une rame.


 

Et c’est là que Jean-Marie Gatteron vint pour dire, en lieu et place, beaucoup mieux que moi, tout le bien qu’il pensait de Thomas et de ses vins.


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Ça ne m’empêche pas d’écrire que Thomas est un garçon sensible, inquiet, qui doute – c’est une  grande qualité – s’interroge tout en traçant le chemin qu’il a choisi, sans forfanterie mais avec une approche pragmatique fondée sur de profondes convictions. 


 

Il faut les avoir solidement chevillées au corps ses convictions à Chablis et Thomas a confié à JM Gatteron « avoir connu de grands moments de solitude » qu’il a pu surmonter grâce aux conseils de ses voisins et les rencontres avec d’autres vignerons. Il aurait pu « se contenter de jouer les moutons de Panurge en imitant nombre de ses collègues adeptes d’une viticulture conventionnelle avec son arsenal technico-chimique. »


 

Chablis, sa renommée mondiale, « trop souvent usurpée », c’est un territoire de vignes où les remises en question devraient être à l’ordre du jour. Tel n’est pas le cas et il faudrait que nos chers collègues gouteurs patentés condescendent à mettre un peu plus les pieds dans le vignoble que leur cul dans de confortables fauteuils de soi-disant dégustations parisiennes ou chablisiennes.


 

LeRouge&leBlanc ne mange pas de ce pain-là.


 

« Lorsque tu es en bio, tu es toujours critiqué. On regarde plus attentivement les 5% de vignes en bio, alors que personne ne fait attention aux vignes désherbées. Alors la meilleure façon de se faire respecter, c’est d’essayer de bien travailler ! »


 

Ça s’appelle l’exigence.


 

« Ce n’est pas parce qu’on n’est pas interventionniste qu’il ne faut rien faire, bien au contraire… »


 

Il peut sembler que l’on profère une banalité en constatant que les  vins sont très souvent au niveau de celui qui les élabore. Plus je vais dans mes pérégrinations de petit blogueur plus je le vérifie. La bonne volonté, la passion, un naturisme mal assuré, ne suffisent pas à faire d’un bon garçon ou fille un vrai vigneron.


 

Thomas est jeune, quelle chance, alors il progresse, il constate dans son travail en cave de vraies évolutions, il n’est pas assis sur des certitudes,  de nouveaux dogmes intangibles, il avance. « C’est un métier de fou, un métier ultra-complet et dur » confie-t-il.


 

Mais nos amis du LeRouge&leBlanc, tels des bonnes fées, veillent sur ce « jeune loup » qui selon eux est une espèce à protéger et de former le vœu que dans les prochaines années Thomas fasse des émules et chasse en meute.


 

Moi qui ne suis pas chasseur j’imagine le terroir de Chablis retrouvant le sens de l’origine…


 

Bien, mais vous allez me dire taulier tu n’as pas causé des vins du domaine Pattes-Loup de Thomas ?


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Ben oui camarades syndiqués, qui voulez tout  savoir sans jamais rien payer, ça vous le trouverez  page 5 du numéro de printemps le 12 LeRouge&leBlanc.

 

Bonne lecture, abonnez-vous qui disait le Taulier !

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:00

Il y a quelque temps je me suis fait tancer « Nous n’avons pas gardé les vaches ensemble… » par un journaliste parisien, de gôche, car je m’étais permis de le tutoyer sur Twitter.


Ça m’a fait sourire :


1-     Car je n’ai pas le tutoiement facile, ce n’était de ma part qu’une forme paternelle de m’exprimer vu son âge ;


2-   Car, à gôche, le tutoiement est consubstantiel à l’encartement ;


3-   Car de nous deux j’étais bien le seul à avoir gardé vraiment gardé les vaches…


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Tout ça pour revenir à mon sujet du jour : mes vaches, même si tous les fromages ne sont pas de vaches car brebis et chèvres sont aussi de la partie.


Dans l’avenir laitier proche, celui qui fera suite à la rupture des quotas laitiers en 2015, la production de fromages à haute valeur ajoutée dans les zones qui seront soumises à la déprise laitière, sera vitale pour ses territoires qui ne peuvent s’aligner sur les « usines à lait » de l’arc Ouest de notre pays en capacité de mettre en marché du lait pour l’exportation de poudre de lait ou des fromages industriels.


Les territoires de conquête, de reconquête de produits à haute valeur ajoutée comme les fromages artisanaux ou fermiers, sont tout aussi importants pour la vitalité de notre pays que la grosse cavalerie débitée par la GD ou la bouffe industrielle comme par exemple la mozza à pizza.


Pour cette piqure de rappel j’ai ressorti une chronique d’avril 2011 où j’écrivais :


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Comme nous vivons un Temps où chacun affirme ne plus avoir de temps, mettre ses pas dans les pas de ceux qui le prennent, c’est prendre le parti d’une forme de vie, celle qui respecte le rythme où les choses se font. Accélérer le temps, faire vite, à la va-vite, c’est ôter leur goût aux choses, les rendre bien souvent incolore, inodore et sans saveur.


Seule l’eau répondant à cette définition l’affadissement généralisé n’est porteur que de banalité. La différence alors ne se fait plus que sur des images : ainsi fleurissent sur les étiquettes des fermières, des Perrette et leur pot au lait mais adieu vaches, cochons, couvées, le camembert, le munster nous désespèrent et dans leur pochon plastifié nos fromages ne sont plus que des produits dérivés du lait, des subprimes fromagères !


Accusés : la GD et le HD avec la litanie des pousseurs de caddies qui consomment du prix. Dureté du temps certes mais il y aurait trop de facilité à s’en tenir qu’à une charge contre les Mammouths.


Le petit commerce spécialisé est-il toujours à la hauteur ?


Se différencie-t-il vraiment des rayons à la coupe des Grandes Surfaces ?


Ses fromages trop souvent ne sont que les cousins germains de ceux que l’on retrouve frigorifié dans les armoires de la GD.


Un produit de caractère a besoin d’être bien né et bien élevé pour tenir ses promesses dans notre assiette. Et ça là qu’interviennent mes 3 A : A comme Affineur, A comme Alleosse, A comme Artisan.


Toute la chronique est ICI link 


Et la galerie de photos ICI link


Le titre de ma chronique du jour est tiré de cette citation


« Le fromage est un aliment typiquement paysan, et quand il s’agit de donner à manger aux paysans, il leur est, pour ainsi dire administré d’office : au XIIIe siècle, les paysans qui dépendent du monastère de Saint Côme et Damien à Brescia, lorsqu’ils se rendent en ville pour déposer le paiement des locations, reçoivent tous un « goûter » composé de pain et de fromage. En revanche, l’agent qui supervise les travaux des vendanges, pour le compte des propriétaires, reçoit pain et viande. L’opposition ne saurait être plus claire : le fromage est la viande des paysans. » Massimo Montanari « Entre la poire et le fromage »

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 00:09

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« Qui se préoccupe de mes vaches, qui vont se retrouver dépave*  au beau milieu de 2015 quand les quotas se seront évaporés dans le ciel sans nuage de la non-régulation du marché européen du lait ? »


 

* être dépave en langue de mon pays crotté c'est être laissé à soi-même.

 

 

Pas grand monde, et surtout pas ceux qui l’ont voté la fin des quotas laitiers, y s’en foutent un peu vu qu’ils ont refilé le bébé aux gens d’en face qui semblent tétanisés. Ouverte au grand large, ce n'est pas forcément mauvais mais en cas de coup de vent il faudra tenir ferme la barre afin que beaucoup d'éleveurs ne boivent pas la tasse. La régulation ce n'est pas une chanson mais des moyens d'action pour agir... Ils existent mais ils ne sont plus de saison à la Commission où l'on va simplement mettre en place un observatoire, sans doute pour compter les naufragés.


 

Reste la solution miracle des barricadeurs de frontières, les bas du Front et ceux du Front d’en face, qui ignorent sans doute que lorsqu’on érige une barrière ça fonctionne dans les 2 sens. Exit les exportations de poudre de lait au Chinois, va falloir ressusciter notre cher Pierre Mendès-France pour faire boire un verre de lait a nos bambins et il ne suffira pas de manifester devant Carrouf ou chez MEL pour faire remonter le prix du lait. Même motif, même punition, pour les vignerons qui font voyager leurs petites quilles de l’autre côté de notre Maginot.

  

 

Aujourd’hui je suis dans l’Est, du côté de Metz pour mes vaches abandonnées de tous et je ne peux que vous recommander dans le Bric à Brac de Gotlib avec ce dialogue génialement foutraque dans les 4 dernières fenêtres :


 

-         La vache laitière : D’un seul coup, j’ai le cafard…


-         Le Pr G : ?


-         La vache laitière : Depuis le début, vous faites rien que vous moquer de moi. Toujours, les gens se moquent de moi. Je suis lasse… Si lasse…


-         Le Pr G : Allons, allons… Vous n’avez pas honte de dire des choses pareilles ? À votre âge ?


-         La coccinelle : À partir de là, ça devient psychologique.


-         La vache laitière : Je suis peut-être un animal… Mais c’est pas une raison pour qu’on me traite comme une bête… Jusqu’à mon nom qui est passé dans le langage courant avec un sens péjoratif…


-         Le Pr G : Moui

-         La vache laitière : d’ailleurs, si ça continue, on va prendre des mesures, au besoin, on ira causer avec les gens, face à face, dans la rue. On leur expliquera nos problèmes. Ça ne peut plus durer.


-         Le Pr G : …


-         La coccinelle : Faites ah


-         La vache laitière : À propos… Vous ne m’oubliez pas, Hein… Ça va être l’heure de la traite…


-         Le Pr G : Triste époque où même les vaches font des dépressions nerveuses…


-         La coccinelle : À partir de là, ça devient sociologique.

 

 

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:00

 

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Pendant que dans notre vieux pays fourbu, perclus d’écrouelles, râleur, défaitiste, nous en sommes réduit à voir et à entendre des gars et des filles bas du Front qui veulent se ceinturer de tricolore sous le buste de Marianne, marier les jeunes gens de tout sexe, se pavaner sous le fronton de leur mairie où il sera toujours proclamé : Liberté, Egalité, Fraternité, nous enfermer derrière de nouvelles lignes Maginot illusoires, exclure, nous faire accroire qu’ils ne sont pas les héritiers de ceux qui aux heures les plus noires ont collaborés, dénoncés, pillés, j’ose me proclamer ouvert au monde sans pour autant ne pas être conscient de tous les périls que recèle une mondialisation que nous avons-nous-même nourrie en nous contentant de consommer, de consommer encore, de ne soutenir notre économie que par la consommation.

 

L’alimentaire devient secondaire, les vêtements de tout prix ne sont plus fabriqués ici, le logement est hors de prix dans les métropoles, les dépenses des technologies de la nouvelle économie s’enflent et leurs produits viennent des BRICS, on délocalise, nous nous appauvrissons lentement et sûrement…

 

Nous ne sommes pas, ou pas encore un pays pauvre mais que, nous l’acceptions ou non, nous vivons au-dessus de nos moyens. Notre goût immodéré pour la victimisation, la faute des autres, a fait prospérer une classe dirigeante molle, ne vivant que pour elle-même, qui se contente de brosser les corporatismes dans le sens du poil, de promettre, d’attiser nos contradictions, de ne pas être exemplaire. L’impopularité n’est pas un bien grand mal si elle est la contrepartie de choix douloureux mais salutaires. Ce n’est qu’un mal nécessaire dans les temps difficiles et ce serait la preuve que la politique pourrait transcender les égoïsmes et les calculs à courte-vue.


Nous n’en sommes pas là mais c’est qui nous mine.


Pour illustrer mon propos sur notre appauvrissement, la seringue dans laquelle nous nous sommes mis, une impasse redoutable car elle est en train de produire  ses pleins effets :


1)      Une vieille chronique  du 2 juin 2009  « Le discount ou comment fabriquer des pauvres : merci JP Coffe de promouvoir le modèle WAL•MART »link 

 

Wal-Mart créateur de pauvres

 

« Le marché du discount repose sur une attention continuelle et quasi-obsessionnelle aux salaires et au coût du travail. Les discounters doivent avoir un turnover deux ou trois fois supérieur à celui des enseignes traditionnelles […] pour atteindre un profit équivalent. Quant à la vitesse de rotation des stocks, elle s’explique par des marges étroites, lesquelles exigent en retour que la part du coût de la main-d’œuvre ne dépasse pas 15% du total des ventes ; c’est-à-dire environ la moitié de ce que ce coût représente dans les supermarchés traditionnels. Et c’est Wal-Mart qui est aux avant-postes de ce marché du discount, avec des dépenses  liées aux ventes et à l’administration générale – principalement des salaires – environ 25% moins élevées que (les autres géants de la distribution). En 1958, quand les emplois industriels étaient trois fois plus nombreux que ceux de la distribution, l’impact de cette pression à la baisse sur les salaires serait sans doute resté limité. Aujourd’hui, alors que le nombre d’employés de la grande distribution dépasse celui des travailleurs de l’industrie, ce sont des dizaines de millions de salariés qui sont touchés par la baisse des revenus. »


2)     Un poème d’extase et d’alcool de Dan Fante, le fils de John Fante, tiré de son opus Bons Baisers de la Grosse Barmaid de 2008 qui montre, et les faits récents l’ont confirmé, que l’illusion de vivre bien au chaud, entre nous, calfeutrés derrière nos frontières, n’est plus de saison Tous les semeurs d’illusion sur un retour à je ne sais quel pays dit réel se trompent, nous trompent. Dans un monde ouvert notre nouvelle frontière se tracera grâce à notre capacité à vivre ensemble pour promouvoir notre mode de vie, ce bien-vivre qui semble, si nous continuons à nous regarder le nombril, n’être plus que la trace d’un monde englouti.


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Paix&Liberté


Mon pote


Charlie est un crack en informatique


Sous la couverture d’un fameux magazine high-tech de droite


Il mobilise son génie


au service de la Sécurité Nationale.

 

 

Ce mec me fout les boules


sans déconner


-         Il  

 

sait

 

vraiment

 

de

 

quoi

 

il

 

parle.

 

 

De temps en temps Charlie me briefe sur les toutes

 

dernières techniques

 

de surveillance en Amérique 

 

 

Le code-barre d’un caleçon

 

de chez Walmart

 

peut vous faire repérer le cul par satellite autour du

 

monde

 

avec une marge d’erreur d’un mètre

 

depuis Crompton en Californie

 

jusqu’à la lointaine Taipei.

 

 

Votre téléphone portable

 

est un vrai collier de chien policier

 

dans les bureaux du FBI ou de la CIA

 

n’importe quel informaticien

 

talibanophobe avec une sale gueule

 

de bois

 

et un casque à cinquante dollars

 

peut écouter vos communications

 

de nuit comme de jour.

 

 

Pure parano

 

dira-t-on

 

 

D’accord pas de problème

 

 

Vous en parlerez

 

à

 

Charlie

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:09

Je m’enorgueillis d’avoir été nourri au « parler vrai » qui faisait se marrer les éléphants roses. Les Français lui ont préféré Tapie, alors vous comprendrez que j’ai la tête ailleurs… « Si ça vous amuse… »


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C’était la manière de dire du François de Jarnac, faites donc, avec le secret espoir qu’il se plante, à Michel Rocard lorsqu’il était 1er Ministre et que celui-ci lui soumettait une idée à ses yeux incongrue.


En ce moment, sur la triste scène nationale, quand je vois ce que je vois, quand je lis ce que je lis, quand j’entends ce que j’entends de tous les bords extrêmes, je me dis dans mon for intérieur « Si ça les amuse…» sous-entendu si ça leur chante d’en arriver là, qu’ils s’y frottent, ils verront bien sûr à Hénin-Beaumont, et peut-être à Béziers, à Perpignan, à  Avignon, à Fréjus, à Beaucaire, à Saint-Gilles (à noter que ce sont là des communes gérées par des municipalités de même couleur…) qui ne sont pas plus représentatives d’une France d’en bas qui souffrirait plus que d’autres…


Pour moi la page est depuis longtemps tournée, je ne vais pas verser des larmes de crocodile sur les déboires de la majorité, mais jamais au grand jamais je ne pensais que nous en arriverions à ce degré-là, si bas. Ornières, fondrières, je voudrais que tous les yaka de ce pays, tous les contre, me disent comment nous allons nous en sortir. Moi, j’avoue que je ne le sais pas. Gouverner c’est choisir ! Donc parler vrai mais les maires et autres élus à casseroles sont réélus triomphalement : si c'est ça le pays réel cher à Pousson il va falloir qu'il sorte un peu de son bunker catalan... car Paris vaut bien une messe...


Voilà c’est dit.


Plus sérieusement parlons bulot !


C’est le roi de la criée de Granville, un grand voyageur marin qui adore venir niaiser dans les fonds sablonneux de l’ouest du Cotentin dont les marées à forte amplitude, donc en mouvement de brassage permanent sont propices à sa sédentarisation.


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Ma science du bulot je la tire du petit livre des éditions de l’Epure : le bulot, dix façons de le préparer de Marie Dargent.link


Que nous apprend-elle ?


-        Environ 3000 tonnes pêchées par les bulotiers de Grandville qu’est face au Mont-Saint-Michel.


-        Ce mollusque gastéropode vit  dans les eaux froides de l’Atlantique Nord, le long des côtes du Canada, de Terre-Neuve, de la Sibérie, et de celles du nord de l’Europe. Sa coquille « grandit en même temps que son corps » et sa « croissance ne s’arrête jamais pendant toute la durée de sa vie qui peut atteindre 10 ans s’il n’est pas pêché avant. Il a une tête avec une bouche, des dents, deux yeux, des tentacules, un cœur, un système digestif, un sexe et un pied par lequel il se déplace par contractions successives. Un opercule dur lui  sert de porte blindée fermant hermétiquement sa coquille quand il s’y  rétracte. »


-        « Sa pêche est règlementée pour éviter le dépeuplement des colonies due à leur surexploitation. Les bulotiers emploient des casiers garnis d’appâts dont les bulots sont friands – les boëttes – comme le crabe vert, le tourteau ou l’étrille. »


-        Pour les âmes sensibles il est carnivore et même nécrophage.


-        Il est pêché toute l’année, « sauf au mois de janvier, période de reproduction et  de renouvellement des populations. »


-        Et bien d’autres détails ainsi que les 10 façons de le préparer


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Les dix recettes


-        Consommé aux bulots et girolles

-        Bulots comme ils les mangent à Venise

-        Bulots en amuse-bouche

-        Tagliatelles aux bulots

-        Boulgour aux bulots et au chorizo

-        Pilaf aux bulots

-        Matelotte de joues de lotte aux bulots

-        Fricassée de bulots au pastis

-        Vol-au-vent aux bulots

-        Bulots à la bière et au curry


Notes en bas de pages du Taulier :


-        Les bas du Front sont du genre à utiliser des boëttes peu ragoutantes pour attirer les chalands dans leur casiers électoraux ;


-        Toujours en avance d’une guerre il écrivait en juin 2011 « je vais ouvrir cette bouteille de ce Rosé d’Enfer pour accompagner une platée de bulots aux piments de Cayenne que j’ai acheté chez le poissonnier de la rue du Bac qui cuit, selon les becs fins avec qui j’étais en Aubrac, les « meilleurs bulots de Paris » ( les nature que j’ai dégustés à l’Ecaille Saint-Honoré était top aussi). Ça tombe bien car l’Enfer et le piment de L1010404Cayenne vont bien ensemble : le rouge, le feu et le souvenir d’un vrai enfer sur terre : le bagne de Cayenne. Le décor est donc planté. » link


-        Et un beau papier d’Eva évoquant les Perfides Bulots de François Morel à propos Frigide Cajot. link 


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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:04

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Dans son bel album « Sancerre terre et vins d’enchantement » Laurent Sorcelle se fait lyrique « Sancerre, unique par son goût, ses arômes, ses origines, son mystère sa beauté. Sancerre, royaume du Sauvignon. Terre de Pinot noir.


Les vins de Sancerre sont le reflet de l’âme de cette terre née avec la Loire d’une faille géologique. Une terre riche en sédiments marins, en sol rocailleux, en coteaux. Une terre bordée par le fleuve majestueux, bercée par le souffle du vent, par les chants des oiseaux, les notes de musique et la poésie des mots de ceux qui y travaillent ; des gens ouverts sur le monde et passionnés. »


Changement de décor avec l’article de Valéry Michaux « L’union des compétences a transformé le vignoble Sancerre en succès »


« C’est l’économiste Alfred Marshall au début du 20ème siècle puis l’expert en stratégie Michael Porter dans les années 1980 qui ont popularisé des concepts tels que celui de « cluster » pour exprimer comment de petits territoires localisés (du type de la Silicon Valley) concentrant des entreprises d’un même secteur économique en concurrence réussissent à développer des avantages concurrentiels mondiaux. Ils mettent notamment en avant la notion d’écosystème humain innovateur. Appliquer la théorie des clusters pour mieux comprendre les facteurs clés de succès ou d’échec des vignobles est relativement nouveau. En effet, au-delà des qualités organoleptiques intrinsèques de nos vins ou encore du marketing qui accompagne leur commercialisation, quels sont les facteurs qui expliquent le succès d’un vignoble par rapport à un autre vignoble ? »


Qui est Valéry Michaux ?


Elle est directrice de la recherche à Neoma Business School depuis septembre 2012. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences de gestion (prix national de thèse de doctorat en système d’information de la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises) et enseigne, depuis 10 ans, le management stratégique et des organisations, après un parcours professionnel dans le secteur privé et parapublic.


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Alors que Laurent Sorcelle couche des titres chauds et vibrants :


-        Les Vins et l’âme


-        La mémoire de cette terre


-        Le vigneron, la vigne et les saisons


-        Le goût du bonheur


-        Sancerre terre d’inspiration…


Valéry Michaux, elle, aligne de froids enseignements :


-        Premier enseignement : une vision stratégique portée par une gouvernance locale


-        Second enseignement : la polycompétence des vignerons


-        Troisième enseignement : une marque ombrelle unique « Le Sancerre » fédérant sous une même bannière 350 entrepreneurs en concurrence


-        Quatrième enseignement : le développement de l’auto-surveillance entre vignerons


-        Cinquième enseignement : la spirale vertueuse R&D/innovation/investissement.


« Sancerre terre et vins d’enchantement » de Laurent Sorcelle est publié aux éditions de l’Arcande.



L’article de Valéry Michaud « L’union des compétences a transformé le vignoble Sancerre en succès » est à lire ICI link


Si vous avez eu le courage d’ouvrir le lien et de lire je vous vois venir avec vos petits sabots de terroiriste pour me soumettre à la question : « Taulier que penses-tu de tout ça ?


-        La réponse est dans la question vous répondrai-je ?


Si j’ai le courage et d’acheter et de lire l’étude réalisée par S. Chartes et V. Michaux, publiée aux éditions MPE : «Stratégie des territoires vitivinicoles, clusters, gouvernance et marque territoriale» (collection Recherche, « Management et Prospective », France, 2014) je vous répondrai.


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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:09

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Avis à tous ceux qui rêvent ou espèrent un monde où les consommateurs se tourneraient à nouveau directement vers les petits producteurs proposant des produits de terroir. La semaine dernière une étude Sofinco/ OpinionWay réalisée auprès d'un millier de personnes et publiée le 19 mars  sur les Français et leur budget dédié à l’alimentation va leur faire l’effet d’une douche froide « 49 % des Français ont pour objectif de réduire « au maximum » leur budget consacré à l'alimentation (hors restaurant) en privilégiant le prix au détriment de la qualité. »


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Un budget alimentation en baisse mais qui semble toujours trop élevé


En moyenne, les Français déclarent dépenser chaque mois 389 € pour leur alimentation. Néanmoins, ce budget cache de fortes disparités : les Français les plus aisés — plus de 3500 € mensuels — déboursent 538 €, quand les plus modestes — moins de 999 € — se restreignent davantage (204 €). De la même manière, les couples avec enfants font état d’un budget de 446 €, très sensiblement supérieur à celui des Français seuls et sans enfant (270 €). Enfin, les 60 ans et plus déclarent un budget moyen nettement plus important (460 €) que celui de leurs cadets (249 € pour les 18-24 ans). Cette hausse n’est pas sans conséquences. Pesant de plus en plus sur leur portefeuille, ce budget alimentation est jugé trop élevé par 51 % des Français. Ce constat est plus largement exprimé par les plus jeunes (51 % des 18-24 ans contre 46 % des 60 ans et plus) ou encore les foyers avec enfants (58 % contre 48 % pour ceux qui n’en ont pas).

 

Le prix : premier critère de choix pour ses courses alimentaires…


Aujourd’hui, 80 % des Français déclarent prendre en compte le prix de leurs achats alimentaires, avant la date de péremption (45 %), la qualité (43 %), les habitudes familiales (30 %) ou la provenance du produit (28 %). Cette tendance est bien plus forte parmi les foyers les plus modestes (86 %, gagnant moins de 999€ par mois contre 66 % parmi ceux gagnant plus de 3 500 €) et concerne aussi très largement ceux qui font leurs courses dans les magasins hard-discount (91% contre 61 % pour ceux qui achètent directement auprès des producteurs). Par ailleurs, les Français sont de plus en plus nombreux à considérer que le rapport qualité/prix des produits alimentaires qu’ils achètent s’est amélioré au cours des dernières années (19 % contre 13 % en 2013).

Néanmoins,  pour 41 % d’entre eux, ce rapport s’est détérioré (49 % en 2013).

 

La tendance est donc inversée : à budget constant, il est possible de garantir la qualité des produits alimentaires. C’est cette évolution qui peut expliquer le constat général d’une baisse du sentiment de dégradation du budget alimentaire.


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Moins gâcher, comparer les prix, privilégier les promotions… Les Français sont prêts à tout pour faire des économies.


Les Français continuent à observer des comportements économiques. Ils tentent quasiment tous (97 %) de rogner leurs dépenses. Ainsi, 87 % d’entre eux cuisinent souvent leurs restes. Au moment des courses, les comportements changent aussi : 83 % comparent systématiquement les prix des produits selon les marques, 84 % privilégient les produits en promotion, 81 % gardent et utilisent les coupons de réduction présents sur les emballages alimentaires et 67 % achètent autant que possible des marques distributeur.


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Parallèlement à leur quête de prix réduits, on observe que les Français sont une majorité à privilégier la grande distribution pour faire leurs courses (84 %). Ils sont 38 % à faire le plus souvent leurs achats en supermarché, 35 % en hypermarché et plus que 11 % en hard-discount (14 % en 2013). A l’inverse, ils ne sont que 4 % à s’approvisionner au marché (mais 7 % parmi les 60 ans et plus), 5 % sur Internet et seulement 3 % directement auprès des producteurs. Faisant le choix des grandes enseignes et des produits en promotion, les Français cherchent à dépenser moins et aussi à rationaliser leurs dépenses alimentaires en se fixant des montants à ne pas dépasser (40 % contre 36 % en 2013).

 

Mais c’est surtout le budget « restaurant » des Français qui subit les conséquences de la crise. Amenés à réduire toujours plus leurs dépenses, 47 % d’entre eux déclarent que leur budget dédié aux sorties au restaurant est en baisse par rapport à l’an dernier. Ainsi, trois Français sur quatre déclarent limiter leurs sorties au restaurant (74 %) du fait de la crise. De plus, parmi ceux qui estiment que le budget alimentation doit être réduit au maximum, ils sont 89 % à limiter leurs sorties au restaurant, contre 60 % pour ceux qui le considèrent comme un budget plaisir.

 

En conclusion, bien que la qualité des produits alimentaires semble peu à peu à s’améliorer, près de la moitié (49 %) des Français semblent considérer leur budget alimentation (hors restaurant) comme un budget qu’il faut réduire au maximum.


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Cette étude a été réalisée par Opinon Way les 5 et 6 mars 2014, auprès d’un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus (méthodes des quotas) et interrogées en ligne sur système Cawi. Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention suivante : « Le Sofinscope – Baromètre opinion Way pour SOFINCO ».


Le Sofinscope – Les Français et leur budget dédié à l’alimentation – Mars 2014 link

 

Voir à titre de comparaison le Sofinscope Baromètre 21 mars 2013 : où les Français jugeaient déjà que leur budget était un poste de dépenses trop élevé. link 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:00

J’ai toujours milité contre la fraise « bubonique » rouge cramoisie cultivées par des émigrés payés par des coups de pieds au cul, en provenance, via des gros camions qui puent, des tunnels d’Andalousie : « elles déboulent sur les étals dès avril, grosses, moches, grenues, rouge brique, empilées, entassées, venues par camions entiers de la province de Huelva en Espagne. « L’Espagne exporte chaque année vers l’Hexagone, selon les douanes, 68000 tonnes de fraises (60% des importations françaises), soit un ballet de quelque 22000 camions par an, sur 2500 km. Un bilan carbone désastreux…


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Si un jour vous vous aventurez, comme moi, en Andalousie dans la province de Huelva vous découvrirez l’horreur de 6000 ha de films plastiques jetés sur des terres arrachées à la forêt du parc naturel de la Doňana sous lesquels pousse « l’or rouge » à 2,45€ la barquette de 500g chez les bienfaiteurs du pouvoir d’achat. Ponction d’eau monstrueuse, rejet de pesticides dans la nappe phréatique, main-d’œuvre de précaires, sans papiers Roms ou Marocains payée 5 à 6€ la journée. Tout ça pour des fraises sans goût qui vont se taper des milliers de kilomètres pour satisfaire quel besoin au juste ? » link 


Cette année Pierre Chanau sucre sec les fraises, il en fait de la bouillie :


« Dans les supermarchés Auchan, la livre de fraises coûte seulement 79 centimes au consommateur. Dur à avaler pour les producteurs français. C'est ce que relève Le Figaro ce mercredi. Pour Jacques Rouchaussé, président des Producteurs de légumes de France (FNPL), « il s'agit de ventes à perte ».


Simple opération de communication? Que nenni. Olivier Pageau, directeur des achats artisan chez Auchan, invoque pour Le Figaro une réponse à « la demande des consommateurs » et la création d'une « dynamique sur la famille des fruits et légumes ». Il réfute « bien sûr » la vente à perte.link

 

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Quitte à se foutre de la gueule du monde avec aplomb j’ai décidé d’enfourcher un autre canasson : la levée de l’interdiction par l’Union Européenne de la vente de la fraise de veau !


Pour les jeunes bobos parigots tête de veau je précise que :


1)     La fraise de veau est un abat qui correspond à la membrane entourant l’intestin grêle du veau. Le mot « fraise » est également employé pour l’agneau et le chevreau.


2)   On appelle cette membrane intestinale « fraise » parce qu'après la préparation du morceau par le tripier (lavage, pochage dans l'eau bouillante), il devient blanc et ferme et ressemble aux collerettes que portaient nos aïeux jusqu’au XVIIe siècle. La fraise de veau était un morceau utilisé pour fabriquer la célèbre andouillette de Troyes.


Depuis 1996 et la crise de la vache folle, certains abats de bovins étaient interdits à la consommation car ils pouvaient contenir le fameux prion, cet agent pathogène susceptible de transmettre la maladie de Creutzfeldt-Jakob à l’homme. Depuis l’extinction de la maladie, les abats interdits comme le ris de veau ou la cervelle ont de nouveau été autorisés à la consommation. Sauf la fraise de veau.


En 2013, lors du SIA, Gilbert Delmond, président du veau IGP Blason Prestige en Corrèze partait en croisade pour la levée de l’interdiction de la fraise veau. C'est un cri du cœur qu’il a poussé toute la semaine « Il est grand temps désormais d’autoriser la consommation de la fraise. C’est le seul abat qui soit encore interdit depuis la crise de l’USB. Il n’existe aujourd’hui aucune raison valable de ne pas permettre sa libre consommation ».


La raison invoquée par les autorités communautaires pour justifier le maintien de son interdiction ne sont pas très convaincante. Il paraît que le prion pourrait être contenu dans les morceaux de l’intestin blanc des bovins. Mais la maladie n’existe plus depuis l’interdiction des farines animales. Alors, qu’attend-t-on pour l’autoriser à nouveau comme les autres abats ?


 

« Faudra-t-il qu’on en arrive à créer des associations clandestines pour se régaler à nouveau de fraise de veau ? ».


Va-t-on vers un Front de Libération de la Fraise de veau ?


L’ex-président du Conseil Général de la Corrèze devenu roi de France va-t-il inverser la courbe du déclin de la fraise de veau ?


Est-il nécessaire de rappeler que c’est un « plat de roi » succulent, malgré son aspect et l’odeur fétide qu’elle dégage lors de sa cuisson.


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Faut-il rappeler que dans les recettes d’andouillettes, à l’origine le veau était privilégié mais l’interdiction d’utiliser la fraise, du fait de la crise de la « vache folle », a entrainé une adaptation des recettes régionales. link et link


Mobilisons-nous : boycottons la fraise « bubonique » rouge cramoisie et libérons la fraise de veau !

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