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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 06:00
Le vendangeur masqué est un poète « Les collines du Brionnais, au milieu des vallons, les haies, des arbres, et des vaches de l'Auxois, sont perchées quelques vignes éparses. »

J’aime les belles histoires, celle des raisins du Brionnais conté par mon ami le Vendangeur masqué est de ce tonneau.

 

 

Le Brionnais évoque pour moi les cartes de Vidal de la Blache et mon bref passage à Paray-le-Monial lors du voyage en car qui me conduisait à la colonie de vacances des enfants de l’île d’Yeu à Saint Jean de Maurienne.

 

Résultat de recherche d'images pour "le Brionnais carte ancienne"

 

Le Brionnais-Charolais est une région de bovins, alors pourquoi résister au clin d’œil d’y aller couper du raisin pour faire un beau vin.

C’est une petite région nichée dans l'extrême sud de la Bourgogne, aux confins du Charolais, du Bourbonnais et du Beaujolais. Ses collines verdoyantes composent un paysage paisible et harmonieux.

 

Chevet de l'église de Saint-Germain-en-Brionnais photo de Cees van Halderen

La nef en berceau

 

C’est la Bourgogne romane : une trentaine d'églises romanes compose un circuit très intéressant entre Paray et Charlieu, les deux étapes majeures, trésors de l'art de Cluny. Les magnifiques églises aux clochers octogonaux d'Anzy-le-Duc et de Semur, capitale historique du Brionnais, sont parmis les plus belles du département. Les pierres ocrées des petites églises semblent dorées par le soleil d'été. La sculpture abondante des tympans sculptés et des chapiteaux, ainsi que les architectures originales aux hauts clochers.

 

Résultat de recherche d'images pour "le Brionnais carte ancienne"

 

Tout à la fin de l’histoire je reviendrai sur Vidal de la Blache évoqué par Mona Ozouf dans la toute neuve revue intitulée Zadig, qui se donne la mission de raconter, je cite, « La France à partir de toutes les France »

 

Conception et naissance d’une nouvelle cuvée du Vendangeur Masqué

 

 « Après la grêle de 2016, le gel 2017 a fait des dégâts qui nous obligé à faire des achats de raisins… C’est Julien Altaber ICI  qui travaille avec le Dom Derain qui nous a aiguillés vers les raisins de Jean-Claude Berthillot. Celui-ci recherchait alors à vendre son domaine. L'affaire était en bonne voie, et puis lui aussi a subit le gel. Donc l'affaire de vente succession de son domaine ne s'est pas faite aux jeunes qui devaient racheter. Jean-Claude est un ancien chaudronnier il me semble (à confirmer) qui a créé son domaine, le "Domaine des fossiles". Il vendait surtout autour de chez lui sa production issue des magnifiques collines du Brionnais. Considérant en 2017 que la vente de son domaine ne pouvait se faire, et estimant son stock, il a choisi de vendre sa récolte amoindrie par le gel à Julien et à nous. Jean-Claude nous a vendu des Chardonnays, Sauvignon Gris, et un peu de Pinot. Jean-Claude travaille en bio depuis un moment. »

 

« Nous sommes descendus avec notre petite équipe chercher ces raisins. Sur la route la pluie et la fraîcheur. Et à chaque fois qu'il pleut je repense à cette musique, comme un balai d'essuie-glace :

Et puis l'essuie-glace a lâché justement. Et pas moyen de l'actionner comme sur une vieille 2CV. On bricole, on continue avant d'arriver ce matin de brume et de grisaille sur les collines du Brionnais. Paysage où au milieu des vallons, les haies, des arbres, et des vaches de l'Auxois, sont perchées quelques vignes de façon éparses. Les maisons ont aussi une jolie couleur dorée comme la pierre du lieu. Ces vignes éparses seraient le reliquat d'un vignoble beaucoup plus important dont Jean-Claude nous a montré de vieilles photos. 

 

« Ensuite sur ce rouge de Pinot, nous voulions faire un vin boisson. Donc vendange entière, les raisins mis en cuve sans que l'on touche au raisin jusqu'en fin de cuvaison. Nous avons obéit aux directives de notre fils Romain. L'absence de pigeage explique la couleur peu intense. De mon côté j'en aurais bien fait un. Après la couleur a fait le nom. »

 

« Ce fut une belle expérience humaine. Pour différentes raisons. Delphine notre nouvelle employée venait de rejoindre David, et Antoine notre ancien employé qui voulait faire du maraîchage était venu retravailler avec nous pour ces vendanges. Ces vendanges correspondent à mes souvenirs de mes premières vendanges, petites équipes, vignes éparses avant que le Chablisien ne ressemble à ce qu'il devenu. La brume, les effaroucheurs à étourneaux qui flottent au-dessus des parcelles. »

 

Merci à Alice et Olivier de Moor...

 

Merci à ICI MÊME  68 Rue de Charenton, 75012 Paris, une des plus belles caves de vin nu de Paris, de m'avoir fait découvrir ce vin choisi par la caviste masquée...

 

Ici-même

 

Et voilà, et sur mon balcon d’un dimanche ensoleillé ça donne ça.

 

Vérigoud  !

 

 

Retour sur Mona Ozouf qui vient d'offrir à  Éric Fottorino un très bel entretien. Elle y évoque « l'enchantement » avec lequel elle a rêvé, dans son école bretonne des années 1930, devant les grandes cartes géographiques accrochées au mur de sa classe. Un magnifique « remède », nous dit-elle, aux « longues plages d'ennui. »

 

 

Ces cartes colorées, qui ont contribué à forger dans les jeunes esprits une représentation spécifique de leur pays, étaient alors signées, pour la plupart, du nom de Vidal de la Blache.

 

Résultat de recherche d'images pour "carte des vignobles de France vidal de la Blache"

 

Le livre de Vidal de la Blache, c'est Le Tableau de la géographie de la France. Il est sous-tendu par une question qui n'a pas cessé de nous préoccuper jusqu'aujourd'hui, de nous tarauder parfois, et qui est celle de notre originalité collective, de notre identité nationale. Vidal de la Blache s'interroge – déjà !-, tout au long de son ouvrage, sur ce qui a pu constituer cette spécificité sur le long terme, cette unité à partir d'éléments très disparates. A la fois du côté des données spatiales, matérielles et du côté des représentations, des sentiments partagés ou dissonants.

 

Paul Vidal de La Blache

 

Tableau de la géographie de la France

 

Publié en 1903, au terme de plusieurs années de gestation, ce monument de la géographie française fête cette année son centenaire. Ouvrage de commande, le Tableau s'insère dans l'Histoire de France (1903-1911) dirigée par l'historien Ernest Lavisse, dont il constitue la préface géographique. A l'origine, il devait paraître avant la fin du xixe siècle. Mais celui qu'on n'aura de cesse de présenter depuis comme le père de la géographie française prend à coeur le projet : il met à profit ses nombreux voyages à travers la France pour noircir ses carnets de notes et de croquis, accumulant ainsi les années de retard. C'est que l'entreprise est d'importance pour l'école française de géographie dont Vidal de La Blache est en train de jeter les fondements : après l'amputation de l'Alsace et de la Lorraine, le Tableau entend contribuer à restaurer « une certaine idée de la France ». Après avoir caractérisé la « personnalité géographique de la France », Vidal de La Blache propose une description région par région, Alsace et Lorraine comprises... Sur le plan scientifique, il promeut une géographie humaine, centrée sur l'étude des rapports entre l'homme et son milieu. Cinq ans après sa parution, le géographe édite une nouvelle édition richement illustrée, sous le titre La France. Tableau géographique. Des générations d'élèves découvriront leur pays à travers les Tableaux, mais aussi les tout aussi célèbres cartes Lablache (le patronyme de l'auteur avant l'option de la particule) accrochées au mur de leur classe.

 

 

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 06:00
Sieur Pépy de la SNCF « Je plaide comme à la Nishi-Nippon Railway au Japon pour un tortillard gastronomique entre Paris et Beaune »

Le sieur Pax, fin gourmet, et de plus en plus licheur de vins un peu gouailleurs, écrit à propos de nos beaux TGV :

 

« Actuellement parisien quelques jours par mois je dois reconnaître que le "moins de 2 heures " de trajet est bien pratique. Je me souviens des trajets de mon enfance : plus de 7 heures ! Avec une locomotive à vapeur et les escarbilles qu'on prenait dans l'oeuil quand on se penchait à la fenêtre ( E pericoloso sporgersi ) Mais c'était aussi le wagon restaurant avec nappe en tissus , vrai couverts, fleurs sur la table. Les " progrès" ont permis de réduire le trajet à un peut moins de 4 heures. Les 3 premières heures passaient vite mais la quatrième n'en finissait pas. Aujourd'hui, avec les 2 heures, les trois premières demi heures passent vite et c'est la dernière demi heure qui n'en finit pas. Ce que c'est d'nous z'autres. »

 

Le wagon-bar des TGV je n’ose le qualifier, même pas un bouiboui, la quintessence de ce que la bouffe en barquette peut produire d’insignifiant, de non goût et j’évite d’aborder les micro-boutanches de vin proposées afin de ne pas proférer des gros mots.

 

Comment notre vieux pays qui se revendique comme le phare de la gastronomie peut-il charroyer ceux qui viennent visiter nos beaux terroirs dans de telles mangeoires ?

 

Est-ce au-dessus des moyens des têtes d’œufs de la SNCF de s’inspirer de l’exxemple de nos grands acheteurs de beaux vins que sont les japonais ?

 

En effet, « Une ligne de train va relier les villes japonaises de Fukuoka et Omuta pour célébrer les produits locaux le temps d’un trajet.

 

La compagnie ferroviaire japonaise Nishi-Nippon Railway Co vient de mettre en service le Rail Kitchen Chikugo, un train restaurant qui accueille des gastronomes pour un voyage de 2h30. À bord, on parcourt 75 kilomètres mais la destination importe peu : on y vient uniquement pour apprécier un repas gastronomique préparé par des grands chefs.

 

La suite de Au Japon, ce train-restaurant gastronomique ridiculise tous les TGV

Par Vincent Pons  ICI 

 

Comme nos amis bourguignons nous bassinent avec leurs fameux Climats inscrits à l’Unesco, que l’œnotourisme est une tarte à la crème,  je suggère à Guillaume Pépy de se remuer le popotin pour lancer un tortillard gastronomique entre Paris et Beaune.

 

PS. La gare de Beaune est d’une beauté insoutenable, le tunnel sous les voies fait très neuf3.

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 06:00
J’ai 2 amours : la pasta&le vin, pourtant je ne suis pas italo-américain… Vive les pâtes ivres !

Comme vous le savez sans doute, pour certains français de gôche d’avant la chute du mur de Berlin et la déconfiture de l’URSS, sous la férule brutale des staliniens à peine repentis du PCF, ceux qui finirent sous Marchais dans les fourgons de Mitterrand en 1981, il était de bon ton de se situer dans le bon camp, celui de la lutte anti-impérialiste.

 

Si tu osais affirmer que tu en étais en condamnant la guerre du Vietnam mais en n’adhérant pas à la défense du socialisme réel, au bilan globalement positif, tu n’étais qu’un traître à la solde des américains. Ne croyez pas que je caricature, l’un des derniers hérauts de ce combat vient de quitter la scène : Roland Leroy.  Il était brillant, sarcastique, Roland Leroy était une personnalité paradoxale. L’historien communiste François Hincker voyait en lui à la fois un « bolchevique » et un « dandy ». Homme de grande culture, il vouait un véritable culte à l’écrivain Roger Vailland. Grand amateur de cinéma, de théâtre et de peinture, ce dilettante ne méprisait pas les mondanités du Tout-Paris. Beau parleur mais adepte de la langue de bois, il devient, en 1967, et jusqu’en 1974, responsable de la section « des intellectuels et de la culture ». C’est un charmeur qui peut être très autoritaire mais aime séduire.

 

Bref, comme le grand Charles, lui aussi, au nom de l’indépendance nationale, contestait la mainmise étasunienne sur les démocraties européennes, il le traduira par son retrait de l’organisation militaire de l’OTAN : « en fin d'après-midi, le lundi 7 mars, M. Maurice Couve de Murville convoque dans son bureau du quai d'Orsay M. Charles Bohien, ambassadeur des Etats-Unis. C'est pour lui remettre un message personnel du Président de la République française au président Lyndon B. Johnson. »

 

De Gaulle avait réaffirmé ses intentions, avec éclat, lors de sa dernière conférence de presse, le 21 février 1966 : « Modifier les dispositions actuellement pratiquées, afin de rétablir une situation normale de souveraineté dans laquelle tout ce qui est français en fait de sol, de ciel, de mer et de forces, et tout élément étranger qui se trouverait en France ne relèveraient plus que des seules autorités françaises. »

 

En rappelant ces faits je ne fais pas une déclaration d’amour aux USA mais je me situe, pour une fois, sur la ligne de Mitterrand face aux plutôt rouge que mort (« Lieber tot als rot » par Joseph Goebbels) lors de l’affaire des euromissiles (SS20 américains tournés vers l'Est).

 

Le dernier coup d’éclat face à la toute-puissance américaine fut bien sûr le célèbre discours de Dominique de Villepin à la tribune de l’ONU pour condamner l’intervention américaine en Irak, la seconde. Allez donc voir Vice, biopic sur Dick Cheney, vice-président américain de George W. Bush de 2001 à 2009, fait l’effet d’une bombe. Affairiste et homme politique sulfureux, mal connu et discret, Cheney fut en fait l’homme le plus puissant de la planète durant sa fonction.

Sans ironie aucune, je soulignerai qu’en dépit de nos rodomontades, le joug américain ne s’est jamais démenti : MacDo, Apple, les fameux GAFA… et d’ailleurs le dernier avatar du parti gaulliste, Nicolas Sarkozy, a annoncé la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN à la tribune du Congrès à Washington le 7 novembre 2007.

 

Tout ça pour dire, c’est dans ma nature, dans mes relations personnelles, je choisis toujours le meilleur de mes interlocuteurs même si bien sûr je n’irais pas faire quelques trous avec Trump, je n’aime ni le golf, ni cet échevelé représentant l’Amérique profonde.

 

Du côté de l’Italie ce fut dès le premier jour le coup de foudre, ce qui s’y passe en ce moment avec l’alliance Ligue du Nord&Mouvement 5 étoiles, m’attriste et me désole, sans pour autant me faire désespérer.

 

Alors, comme je suis un vieux bobo indigne, je lis le New York Times et dans le numéro du 8 mars 2019 David Tanis nous parle des pâtes «ivres», elles sont appelées spaghetti ubriachi (ou all'ubriaco) ou sont parfois appelées pâtes alla chiantigiana, si elles sont faites avec de la strisce, des pappardelles ou d’autres nouilles très longues et avec du chianti.

 

ICI 

 

Mais voilà, n’en déplaise à l’inventeur de la Petite Sibérie, en dépit de mon âge canonique et de mon état de conservation, j’ai toujours le nez sur tout ce qui bouge 6 avril 2016 je chroniquais Depuis que les ricains sont fous des pâtes au vin rouge je bois l’eau des nouilles vu que c’est…

 

ICI 

 

Presque 3 ans après je refais.

 

 

 

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 07:00
« Mais j’entends siffler le train » les tribulations ferroviaires de Jacques Dupont que je soupçonne d’avoir rêvé dans sa jeunesse de conduire « La Lison » l’imposante Pacific de la Bête Humaine de Jean Renoir

De nos jours les trains ne sifflent plus et les vaches ne les regardent plus passer car, avec les LGV, le temps de relever la tête, d’arrêter de brouter, ils sont déjà loin. Dans pas longtemps y’aura même plus de vaches dans les prés vu qu’on les accuse de trop dégazer.

 

Et pourtant, qui dans la foutue génération des baby-boomers n’a pas vu au cinéclub un monument du cinéma : le train sifflera 3 fois  1952 réalisé  en 1952 Etats-Unis par Fred Zinnemann avec Gary Cooper, Grace Kelly, Thomas Mitchell : « Un homme abandonné de tous, un compte à rebours mortel, une belle Quaker et une musique que vous sifflerez bien plus de 3 fois. LE western ! »

Moins culte, mais un tube au temps des yéyés aujourd’hui oublié, en 1962, à Salut les copains, le poussif Richard Anthony faisait pleurer les minettes l’oreille collée au transistor.

 

J'ai pensé qu'il valait mieux

Nous quitter sans un adieu

Je n'aurais pas eu le cœur de te revoir

Mais j'entends siffler le train

Mais j'entends siffler le train

Que c'est triste un train qui siffle dans le soir

Je pouvais t'imaginer, toute seule, abandonnée

Sur le quai, dans la cohue des "au revoir"

 

Pour revenir au ciné la gueule incroyable de Lantier, Jean Gabin  dans la Bête humaine de Jean Renoir

 

« Le mécanicien Jacques Lantier, aide du chauffeur Pecqueux, conduit sa locomotive " la Lison " entre le Havre et Paris. Il s'éprend de Séverine la jeune et jolie épouse de Roubaud, le sous-chef de gare du Havre. Celui-ci pourtant très jaloux, laisse cette liaison se nouer sous ses yeux car il pense que Lantier le soupçonne - malgré l'arrestation du braconnier Cabuche- d'être le meurtrier du châtelain Grand-Morin. Lantier ne voyageait-il pas dans le même wagon le jour où il tua l'ancien amant de sa femme, en obligeant celle-ci à être sa complice? »

 

Et la Bataille du rail de René Clément en 1946

 

« De 1944 à 1946, c'est le Comité de Libération du cinéma français, fondé par des résistants, qui gère la production du cinéma. Il met en place un programme de films, mais aussi d'épuration du cinéma. Clouzot est par exemple interdit de tournage pendant deux ans - on reproche au Corbeau d'avoir été financé par des fonds allemands et de donner une mauvaise image de la France. La comédienne Arletty reçoit un blâme.

 

Au cours de ces deux années, plus d'une vingtaine de films est consacrée à la guerre, la plupart évoquant la Résistance, souvent avec un souci de réalisme historique teinté d'idéalisme. La Bataille du rail, réalisé par René Clément, est le premier film dédié à la gloire de la résistance ferroviaire. La mémoire de la guerre est un des thèmes récurrents du cinéma français jusqu'à aujourd'hui. Sous la IVe République, les films concernent plutôt la vie quotidienne des Français sous l'Occupation : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara évoque par exemple la vie d'un petit trafiquant du marché noir, plutôt lâche. On est loin de la représentation idéaliste de la France résistante. »

 

Longue digression pour en arriver à laisser notre grand dégustateur de beaux vins, Jacques Dupont du Point, qui un lundi matin, fredonnant en se rendant matinalement à la gare Montparnasse en sifflotant : « Lundi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince, sont venus chez moi pour me serrer la pince… 

 

Heureux qu’il était de poser son postérieur, par ailleurs mis à mal par ses conditions de travail, dans le LGV qu’Alain Juppé a donné, avant de s’en retourner à Paris, à la ville de Bordeaux.

 

Je lui passe la plume :

 

Lundi matin dès l'aube, sac refait, nous voilà en avance pour prendre place dans le TGV numéro 8571 de 6 h 52, arrivée prévue à 8 h 56. Impeccable pour aller déguster les pessac-léognan sur les choses de 9 h 30.

 

- 6 h 50. « Mesdames et Messieurs, votre attention s'il vous plaît… » Quand ça commence comme cela, ce n'est jamais bon, la suite nous en apporta la preuve. « Votre TGV aura quelques minutes de retard suite à un retard de personnel… » Traduisez, le conducteur a connu une panne de réveil…

 

Et dans une petite gare de campagne comme celle de Montparnasse, pas de conducteur de remplacement, évidemment !

 

- 7 h 05. Le ton du chef de train a changé, on comprend dès les premiers mots qu'il a perdu quelqu'un de sa famille ou que plus certainement, le retard va s'alourdir. En effet 20 minutes cette fois, « le conducteur n'est pas arrivé ».

 

- 7 h 06. Autre voix dans les haut-parleurs, plus décidée, virile même, un chef de chef sans doute : 30 minutes.

 

- 7 h 22. Pile-poil 30 minutes après le départ « prévu » toujours pas de secousses annonciatrices du bonheur de voir rouler ces merveilles de la technique française.

 

- 7 h 30. Notre chef de train la voix presque guillerette annonce que le conducteur est arrivé et qu'il va procéder aux vérifications des freins afin que nous voyagions « en toute sécurité »…

 

- 7 h 49. On part. Un bel élan, on devine que le conducteur bien reposé a envie d'en découdre. À la porte de Vanves, on frôle à vue de nez les 80 km/heure.

 

- 8 h 02. Train bloqué dans un tunnel : « le train devant nous a un problème d'essieu ».

 

- 8 h 15. « Le conducteur du train devant nous qui a un problème d'essieu a demandé à sécuriser les abords pour vérifier ses essieux… » Panique et doute : est-ce pour une caméra cachée ?

 

- 8 h 20. Message qui se veut rassurant : « On va rouler à contresens pendant quelques kilomètres avant de reprendre notre voie normale. »

 

- 8 h 31. C'est parti ? On l'espère. Pourvu qu'un malheureux chevreuil n'ait pas la très mauvaise idée de venir brouter trop près des voies. « Nous circulons avec 1 h 20 de retard. » À nous, Pessac. Sur le rang d'à côté, les deux Américaines sourient et même se fendent la poire. Est-ce à cause des conclusions du rapport du procureur Mueller sur les relations Trump et Poutine ? Ça aussi, on l'espère. Comment sauraient-elles qu'avec la SNCF « tout est possible ».

 

Voici, c’est dit, tout ça pour vous dire que vous pouvez suivre le pèlerinage annuel à Bordeaux journal des primeurs sur le site du POINT ICI

 

Comme je suis un coquin je vous livre l’introduction du numéro 5 :

 

« Vendredi, ce n'est pas raviolis, mais LGV (ligne à grande vitesse), retour Paris. Deux heures seulement sans avoir besoin de faire un strip-tease dans un hall d'aéroport. Et, malgré la vitesse, le temps de lire. Nous nous sommes plongés dans un fascicule déniché en brocante, Ligue nationale contre l'alcoolisme Almanach 1912. »

 

Bonne lecture !

 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 06:00
 à Groix, pas de coq sur le clocher; c'est un thon pour rappeler le passé thonier de l'île.

à Groix, pas de coq sur le clocher; c'est un thon pour rappeler le passé thonier de l'île.

C’est l’histoire de M, demoiselle qui fait tout sur deux roues, elle n’a pas de frontières, globe-trotter, elle trace sa route, se pose chez les gens accueillants, partage le pain et le sel, donne un coup de main et repart le nez au vent.

 

Pour tout dire elle ne tient pas en place, un jour ici, le lendemain là, et ce dimanche elle avait mis le cap sur l’île de Groix.

 

Ha, l’île de Groix !

 

Là je vois dans le regard de beaucoup d’entre vous un léger voile, certes vous vous dites, ce doit être en Bretagne mais où ?

 

Bien sûr avec Voulzy vous avez fredonné Belle-Ile-en-Mer Marie Galante mais pour l’île de Groix vous ne savez pas…

 

Gardons encore le suspens en contant le départ de M sans son vélo sur un bateau : qu’en dit le dépliant de la compagnie ?

 

Située à 3 miles nautiques seulement (5 km) au large de Lorient, longue de 8 km et large de 3 km, l’île de Groix « La croisière débute par une traversée de la rade de Lorient qui vous permettra d’admirer, sur votre gauche, la citadelle de Port-Louis, vaillante sentinelle protégeant la ville, et sur votre droite, la station balnéaire de Larmor-Plage et ses somptueuses villas de la fin du XIXème siècle. Puis, en quittant le chenal, un grand bol d’air frais signale la sortie de la rade et l’arrivée dans l’océan Atlantique. Au loin, l’île de Groix se dessine déjà. »

 

Après 45 minutes de traversée elle débarqua à Port-Tudy, longtemps « premier port thonier de France et aujourd’hui port de plaisance très prisé. Dans ce petit port typiquement breton entouré de maisons colorées et de petits commerces, les habitants de l’île s’affairent tandis que bateaux de pêche et voiliers de plaisance se croisent devant les pontons. »

 

« Mi-riante, mi-sauvage, l'île de Groix a bien du caractère. On vient des quatre coins du globe y prendre des leçons de géologie et de minéralogie. Une soixantaine d'espèces minérales y sont répertoriées. Un sentier côtier de randonnée pédestre permet de faire le tour de l'île en deux jours. En sillonnant l'intérieur à bicyclette, on découvre des vallons verdoyants où se nichent fontaines et lavoirs, des hameaux aux ruelles étroites où l'habitat traditionnel est bien préservé. »

 

Levez donc la tête tout en haut du clocher ! Clin d’œil à l’histoire de l’île, la girouette en forme de thon rend hommage à l’activité portuaire de Groix, premier port thonier de France pendant la première moitié du 20ème siècle !

 

Mais qu’allait donc faire mademoiselle M sur l'île de Groix ?

 

Pas de la géologie, même si le terroir comme vous allez voir plus loin comptait pour ses hôtes…

 

Suspens, suspens…

 

Si vous m’avez bien suivie, mademoiselle M a embarqué à Lorient.

 

Résultat de recherche d'images pour "carte géologique ile de groix"

 

Qui se souvient aujourd’hui que le port de Lorient fut l’un des plus importants ports pinardier de France

 

 7 octobre 2014

Le port de Lorient fut un grand port pinardier « Les larmes de Bugeaud » la dernière cuvée de vin d’Algérie.

 

« Pour la petite histoire les vins d'Algérie ont aussi  fait la fortune des négociants de Quimper qui  les commercialisaient sous la marque Sénéclauze... Comme Margnat à  Lorient, ces vins, les moins chers et les plus forts  du marché  (13 °), se diffusaient dans tous les bistrots et les épiceries de la Bretagne en bouteilles étoilées (qui étaient consignées) ...

 

Ils ont largement contribués à l'alcoolisme local ! » ICI 

 

Les bretons, marins comme terriens, avaient une belle descente, mais leur belle province rétive ne produisait pas du jus de vigne mais du cidre.

 

Et là vous commencez à comprendre que notre mademoiselle M grande voyageuse devant l'éternel allait de bon matin, en compagnie de joyeux drilles, mettre en terre des pieds de vigne, même que c’était des francs de pieds.

 

Louis Bordenave, ingénieur ampélographe écrit :

 

La limite nord pour la culture de la vigne en Europe commence au sud de la Bretagne et s’étire vers l’est jusqu’en Ukraine. Pour donner des fruits, il lui faut un climat favorable, or certaines zones trop froides ou trop humides avec un faible ensoleillement (exemple du nord de l’Europe) sont très défavorables. Les climats intertropicaux sont plus favorables, mais avec une intervention importante de l’homme (taille en vert pour provoquer l’initiation florale). Les climats tempérés sont les plus adaptés mais parfois avec des contraintes, comme l’enfouissement des ceps en hiver dans les climats continentaux (ex : Turquie orientale) car celle-ci gèle en dessous de -15°C. Les pays de l’Europe centrale, occidentale et méditerranéenne sont les plus « viticoles » avec plus récemment les pays outremer où l’on retrouve ponctuellement les mêmes situations agro-climatiques. ICI 

 

Suite à l’épisode tragi-comique de la suppression des droits de plantation en 2 actes :

 

  • Acte 1 : En 2008, une réforme ratifiée par tous les ministres de l’agriculture, y compris le français, prévoyait, en effet, la suppression pure et simple au 1er janvier 2016 des « droits de plantation » qui régulaient jusqu’alors la viticulture en Europe.

 

  • Acte 2 : Face à la mobilisation des grands chefs, appuyée par les élus locaux (j’en sais quelque chose puisqu’en toute hâte on me jeta dans les bras de madame Vautrin, députée de Reims, pour trouver une solution magique : pour faire simple réguler les plantations sans régulateur. Encore une mission qui m’a valu des coups de bâtons d’un certain Bruno Le Maire)  Bruxelles a rouvert le débat. Finalement en 2013, la Commission a décidé de surseoir à la libéralisation totale et a accepté d’instituer les « autorisations de plantation ». Elle a également fixé à 1 % maximum l’augmentation annuelle du vignoble dans chaque Etat membre. Chacun pouvant régler son curseur.
  •  

Ensuite les français, toujours en pointe pour se créer des complications, ont élaborés avec l’administration une grosse usine de paperasses.

 

Mais les bretons, qui n’ont plus de chapeaux ronds – pardon – se sont dit, puisque ça chauffe là-haut, comme les rosbifs du Kent, ce serait peut-être l’heure de dompter la liane.

 

L’auguste Revue des Vins de France titra :

 

La Bretagne, terre de vignes ?

 

C’est le pari osé de Mathieu Le Saux et Noémie Vallélian, qui veulent planter 4 hectares de vigne sur l’île de Groix.

 

C'est à Port-Coustic, que Mathieu le Saux et Noémie Vallelian ont décidé de poser sac à terre en 2017. Leur projet, faire de la viticulture sur l'île grâce au micro climat du sud Bretagne. Titulaire d'un BTS de viticulteur obtenu à Montpellier, Mathieu a fait ses premières expériences professionnelles en Suisse où il a rencontré Noémie plus spécialisée dans le maraîchage biodynamique, l’arboriculture, les vaches, les cochons, brebis...

ICI

 

Et le crachin breton dans tout ça ?

 

  • La pluviométrie sur l’île (900mm/an), notamment, serait semblable à celle de Beaune, en Bourgogne (800mm/an), avec même… un peu plus de soleil ! « le climat breton devrait devenir de plus en plus favorable à la vigne », considère Franck Baraer, climatologue à Météo France. « Le climat va continuer à se réchauffer et, à l'échéance de 50 ou 100 ans, le climat futur de Rennes pourrait être celui de Bordeaux, avec quelques degrés de plus qu'aujourd'hui ». Reste que « comparée aux régions continentales, la Bretagne n'est pas la région qui se réchauffe le plus en raison de la proximité de la mer » et de son pouvoir régulateur.

 

Et le fameux terroir ?

 

  • Le sol, tout en schistes, serait la promesse de vins "exprimant une belle minéralité". Mathieu le Saux. "Le sous-sol de Groix contient des glaucophanes bleus [roche, NDLR]. Dans le monde, très peu de vignes poussent sur ce type de sols", s'enthousiasme-t-il.

 

  • Et les avantages procurés par cette roche sont multiples. "D'abord, la minéralité : on aura un vin avec un goût et une odeur particuliers. Et puis la fraîcheur : on aura de belles acidités", affirme-t-il.

 

Et les cépages ?

 

  • Le choix s’est arrêté sur du hondarribi zuri (cépage basque), du chasselas et du chenin pour les blancs, et du côt/malbec et de la madeleine noire pour les rouges. Des raisins "à la peau épaisse" pour mieux résister à la pluie.

 

Et les sous ?

 

Voir le projet ICI 

 

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Le couple prévoit de défricher et planter cinq hectares de vignes au printemps 2019, et espère un rendement de 20 000 bouteilles.

 

Il faudra attendre 5 ans avant la première vendange.

 

En attendant les premières vendanges, attendues pour 2022 minimum, ils exercent l’activité de cidriculteurs. L’an dernier, ils ont produit 7000 bouteilles, distribuées sur l’île de Groix.

 

Ils ont également sur leur ferme, à Port Coustic, avec vue sur mer, des animaux (4 brebis, 1 agneau, 1 bouc, 3 cochons, 2 chiens, 1 chat, 2 pintades, 5 canards, une quarantaine de poules).

 

Mademoiselle M m’a offert ce reportage photos de la plantation.

 

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 11:00
Il manque encore 550 000 €, soit le montant de la création d’un rond-point, pour empêcher l’église de l’abbaye de Sénanque de s’effondrer…

Souvenirs, souvenirs, des temps heureux, l’abbaye de Sénanque, havre de paix au fond d’un vallon, lieu sublime, un joyau du XIIe siècle.

 

L’appel à l’aide de l’abbaye de Sénanque

 

L’église abbatiale du XIIe siècle, située à Gordes dans le Vaucluse, menace de s’effondrer. Pour couvrir le coût des travaux indispensables, un appel aux mécènes vient d’être lancé. ICI 

 

Ce n’est peut-être pas un hasard si les gilets jaunes les squattent partout en France depuis plusieurs semaines : en France, on trouve des ronds-points partout. Et selon le dernier recensement, on n’en compterait pas moins de 50 000. Un record mondial. Le pays en compte six fois plus que l’Allemagne, dix fois plus que les États-Unis.

 

Des coûts délirants. Même s’il est moins sexy que la tour Eiffel ou la baguette de pain, le rond-point est donc un symbole français, qu’on le veuille ou non. Avec presque 50 000 modèles installés partout en France, le pays en compte six fois plus que l’Allemagne, dix fois plus que les États-Unis. Une innovation exotique pour certains, une hérésie pour tous les autres. Car le rond-point coûte cher. Très cher : entre 200 000 et un million d’euros pour chaque nouveau modèle, sans compter les délires artistiques ou architecturaux que chaque commune ou région désire implanter sur les terre-pleins centraux.

 

ICI 

 

Comment nous aider à sauver l'église ?

 

ICI 

 

 

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 06:00
Il y a 10 ans 1 petit viticulteur métayer du Beaujolais m’écrivait : son père lui disait « le Beaujolais est perdu »  Qui sauvera le beaujolais ?

La question émane du journal Le Monde du 25 mars 2019

 

« Faute d’investissements, le vignoble a perdu 40 % de sa surface et 50 % de son chiffre d’affaires en quinze ans. Pour séduire à nouveau, la région, qui s’est longtemps reposée sur le « beaujolais nouveau », parie aussi sur la richesse de ses crus et sur le vin nature. »

 

ICI

 

Comme je suis un vieux de la vieille qui a roulé sa bosse je ne peux m’empêcher de penser : le Beaujolais n’a pas besoin d’être sauvé !

 

Pourquoi me direz-vous ?

 

Parce que j’en ai ma claque de ce genre de propos et que je n’userai pas ma plume à donner un point de vue.

 

Retour en arrière : la lettre du petit vigneron métayer du Beaujolais

 

Au tout début de février 2010 j’ai reçu dans ma boîte aux lettres ce message d’un de mes lecteurs :

 

« Je suis fils de viticulteurs, petit viticulteur du Beaujolais, métayer, donc loin des grandes dynasties Bourguignonnes. Malgré tout, je suis un amoureux de ce terroir, mais pour être franc je ne vois pas comment le sortir de cette crise qu'il connait. Mon père n'a de cesse de me dire chaque jour que le Beaujolais est perdu et qu'il vaut mieux vendre du Bourgogne ou du Champagne, et je trouve cela très triste. » Et de conclure :

 

« Je viens vers vous aujourd'hui pour avoir votre avis d'amoureux du vin et surtout de professionnel du vin sur l'avenir de ce Beaujolais, quel est votre point de vue sur sa situation ? »

 

J’avoue que j’étais à la fois assez ému de cette confiance et embêté car, contrairement à ce que pensent certains, je n’ai pas d’avis sur tout et, dans le cas spécifique du Beaujolais, j’estimais et j’estime encore, que mon éloignement du terrain, ce besoin que j’ai avant de me forger une opinion d’arpenter la région, d’écouter les uns et les autres, de voir, de sentir, de me plonger dans la complexité, de définir le champ des possibles, de tester des solutions, ne me permettait pas d’être en mesure de répondre de manière pertinente à mon correspondant.

 

La suite ICI

 

« Le Beaujolais est-il perdu ? » comme l’affirme le père de mon correspondant ou comme le journaliste de Lyon Capitale interrogeant Bernard Pivot : « est-il mort ? »

 

Celui-ci répond : « Non, je ne crois pas. Mais le Beaujolais a mal, il est souffrant, il demande une assistance. Si on ne lui porte pas remède, il ira de plus en plus mal... »

 

C’est donc avec mon petit balluchon que je me porte volontaire pour « aider » avec ma méthode semelles de crêpe, pas pour « assister », le Beaujolais n’a pas besoin de béquilles, d’infirmiers  ou de docteurs miracles – ce qui ne signifie pas pour autant que les conséquences sociales des difficultés ne doivent pas être traitées avec les moyens adéquats – mais d’un accoucheur de décisions.

 

Le salut – c’est mon côté vendéen qui ressort – du Beaujolais viendra de l’intérieur, de ses propres forces. C’est donc à dessein que j’ai titré ma chronique « Grand Corps Malade » en référence à ce grand garçon sympa qui a su, avec ses propres forces, surmonter son handicap lié à son accident pour « réussir ».

 

Flop absolu !

 

En ce temps-là j’étais tricard dans la maison Agriculture, « occupes-toi des vaches et fous-nous la paix… » Y’a déjà eu en 2007 un plan avenir Beaujolais en 2007 : pas un plan de plus mais plus qu’un plan…

 

Un monument de ce que les technostructures savent pondre…

 

En décembre 2015 on dépêcha l’Inspecteur Général Malpel l’homme des causes perdues qui rêvait d’accoler à son patronyme le mot rapport.  ICI 

 

RÉSUMÉ

 

Le vignoble du beaujolais connaît une crise structurelle.

 

Dans un contexte économique difficile, les organisations de gestion des AOP des crus du beaujolais ont décidé de quitter l’Union des Vignerons du Beaujolais, structure fédératrice de la production à laquelle adhérait également les ODG beaujolais- beaujolais villages.

 

Cette scission reflète un malaise institutionnel profond qui concerne également l’interprofession InterBeaujolais.

 

L’avenir économique de la viticulture du beaujolais doit être regardé en fonction de l’évolution du marché. Cette évolution concerne la commercialisation et la production. De nouveaux marchés doivent être recherchés et les produits adaptés. Les coûts de production de la viticulture doivent en particulier être réduits.

 

Une meilleure coordination des actions économiques avec le grand bassin de la Bourgogne doit être envisagée, ce qui correspond à une réalité de terrain. Le négoce est déjà dans cette perspective. La redéfinition des cahiers des charges AOP implique également des redéfinitions des conditions de la production. Un rapprochement des interprofessions doit être étudié par les parties prenantes.

 

Voili, voilà, ainsi va la vie dans notre beau pays, où il faut que tout change pour que rien ne change.

 

Quelques citations :

 

« Il est plus difficile de réussir le beaujolais primeur que le vin du château Lafite-Rothschild, de Petrus ou de Cheval-Blanc », lance Georges Duboeuf

 

« Ici, dans le Mâconnais, et jusqu’aux Pierres Dorées, plus au sud, le paysan vivait au rythme des saisons. Jusqu’en 1960, l’hiver, il coupe le bois, l’été il coupe le blé, et en septembre les raisins. Le reste du temps, il s’occupe de son potager et de ses vaches qui s’engraissent dans les champs et sont payées cher par l’abattoir. Le vin ne saurait le passionner, il n’en vit pas, ou si peu. Ce sont les coopératives qui vont le sauver et les gens de l’INAO lui apprendre à respecter la vigne. »

 

« La médaille a son revers. Le beaujolais nouveau fonctionne comme une super-marque. Les vignerons élevés par Georges Duboeuf dans le goût du bon vin sont devenus exigeants, un rien prétentieux question porte-monnaie et compte en banque. Le prix du beaujolais a monté de 30% en deux millésimes ; pas mal, non ? Les paysans qui font les vendanges en Renault 25 ont des envies de nouveaux riches. Oublié le temps de la mouise, quand le père Ramonet, à Chassagne, n’avait pas de chaussures pour sarcler ses vignes ! »

 

13 août 2010

« Opération Grand Corps Malade » Du beau, du bon, Duboeuf

 

À l’intérieur du livre acheté sur les quais « Beaujolais vin du citoyen » Georges Duboeuf par Henri Elwing, plié en quatre, j’ai découvert les 2 feuillets double-face d’un « reportage », signé par un esthète du vin Nicolas de Rabaudy, sur Georges Duboeuf pour le compte du Figaro-Magazine du 10 novembre 1990. Si je vous le propose dans son intégralité, dans le cadre de mon opération « Grand Corps Malade » c’est qu’il me semble très représentatif de l’ambiance du début des années 90. Hormis le ton et le style très Fig-Mag, un peu condescendant, et une certaine forme d’hagiographie, l’auteur ne pratique pas la langue politiquement correcte qui a cours de nos jours dans nos gazettes. Son enthousiasme pour le travail de Georges Duboeuf n’est pas feint, mais bien réel et il repose sur une réalité qu’on aurait tort de minorer ou de cacher. 20 ans après, il est facile d’ironiser, de jeter aux orties le Beaujolais Nouveau, d’instruire des procès, d’oublier le chemin parcouru. Pour ma part j’ai l’intime conviction que ce ne sont pas les savantes analyses du passé produites par de beaux esprits, moi y compris, qui apporteront à cette belle région un souffle nouveau mais la capacité de tous, vignerons et négociants, à se prendre en mains pour que la réalité des vins du Beaujolais, quelle que soit leur positionnement sur le marché, correspondent à ce qu’on dit qu’ils sont. C’est l’essence même des AOC : écrit ce que tu fais, et fais ce que tu dis... Sinon, vive les IGP !

 

« Georges Duboeuf a inventé le beaujolais nouveau et transformé le troisième jeudi de novembre en date-culte. Grâce à ce génie des vignobles, le vin des mâchons est devenu un phénomène médiatique mondial»

 

La suite ICI 

 

3 août 2010

« Opération Grand Corps Malade » Papa Bréchard c’était pépé primeur

 

C’est maintenant Papa Bréchard qui parle :

 

« Mais revenons à nos feuillettes. Longtemps, nos vins ont pu se contenter de n’être que de bons petits vins faits pour la carafe et le café. Sensible au charme « écologique » eu barriquaillage qui lui donnait la promesse d’un vin authentique de vrai vigneron – en direct du producteur au consommateur – la clientèle, essentiellement locale, pardonnait la faiblesse ou la rusticité de ce beaujolais de bonne franquette. Par exemple je me souviens de vin livré dans la précipitation et qui démarrait sa « malo » au comptoir, cette malo dont on ne savait pas grand-chose alors, sinon qu’elle faisait un temps le vin revêche et amer, quasi imbuvable et que l’on appelait seconde fermentation. Eh bien, personne ne se fâchait, on supportait cet avatar provisoire avec constance, comme une maladie infantile, la rougeole ou la varicelle, dont le vin sortirait plus fort et meilleur qu’avant. Essayez donc maintenant d’écouler du beaujolais qui n’aurait pas fait sa malo !

 

Avec la mise en place progressive du négoce qui a considérablement élargi les zones de diffusion de nos vins, mais aussi gommé le folklore, la clientèle frustrée de barriquaillage pittoresque, a retrouvé le goût juste et sans indulgence, elle exigé du primeur mieux élaboré, plus étoffé. Bon gré mal gré le vignoble a suivi pour le plus grand bien de tous. Les vignerons décidés à faire du primeur, ou ceux qui n’avaient pas de meilleure alternative – je pense surtout aux miens, ceux du Sud – se sont appliqués. Ils ont démontrés, nonobstant les tentatives ultérieurs d’autres vignobles attirés par la poule aux œufs d’or, que l’association terroir beaujolais/gamay noir à jus blanc, donnait par vocation et quand on le voulait bien, le meilleur primeur rouge du monde, souvent imité, rarement égalé, jamais dépassé et croyez-moi, c’est pas de la réclame mensongère...

 

La suite ICI 

 

 

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 06:00
Le péril jaune : LA BELT AND ROAD INITIATIVE Les ports italiens dans le viseur : Trieste point de passage des nouvelles routes de la soie

Dans notre vieux pays on n’a plus de grands projets reste l’ironie à la sauce Médiapart pour agrémenter le lourd ragoût insoumis, l’aigre paulée aux cochons des nationaux bas du front, les pauvres restes, les maigres épluchures gaullo-mitterrandienne…

  

Mon Président et le Péril jaune

 

Ah, mon Président ! Nous voici, comme à la fin du XIXe siècle, face au risque de voir notre belle Nation livrée à des hordes déchaînées. A l’époque, le Péril jaune était liée au danger que représentait un possible expansionnisme chinois puis, à partir du début du XXe siècle, japonais. Evidemment, vous pourriez dire que les Chinois sont réellement en train de devenir la première puissance économique de la planète, mais nous vous faisons toute confiance pour les stopper à nos frontières par quelque leçon de morale ou conseil bien senti.

Gérard Xavier blog Médiapart.

 

Et pendant ce temps-là la Chine de Xi Jinping dessine La Belt and Road Initiative, développée dans le cadre du « Rêve Chinois »…

 

Un mot d’explication sur le péril jaune :

 

Vers la fin du XIXe siècle, il y eu une période durant laquelle les Blancs craignaient que les Chinois ou les peuples venant d'Asie ne les surpassent et ne prennent la direction du monde. C'est pour désigner ce danger que le terme « péril jaune » a été inventé.

 

Associée à la « fourmilière asiatique », un terme entomologique métaphorique, l'expression « péril jaune » tirerait ses origines de l'Allemagne. Ce serait en effet Guillaume II qui en serait l'instigateur, en septembre 1895. A l'époque, il voulut fédérer les pays occidentaux qui avaient des colonies sur le continent asiatique contre la montée en puissance du Japon et de la Chine.

 

Il a ensuite encore été utilisé plusieurs fois vers le début des années 1900, comme lors du conflit qui opposa le Japon à la Russie.

 

ICI 

 

Pendant que nous nous lamentons, que nous contemplons avec délice notre nombril national, tous aux barricades, enfermons-nous, replions-nous sur nous-mêmes, vivons heureux, vivons cachés mais de grâce ne nous privez pas de nos smartphones car nous ne pourrons plus communiquer entre nous, pauvres de nous…la Chine communiste, le plus beau fleuron du néo-libéralisme tisse sa toile.

 

Cap sur l’Italie :

 

Géopolitique. L’Italie sur le ring entre la Chine et les États-Unis

 

LA REPUBBLICA – ROME

 

En visite officielle à Rome, le président de la république chinoise Xi Jinping, signera samedi 23 mars un accord pour faire rentrer l’Italie dans la Nouvelle route de la soie. Un projet d’infrastructures et géopolitique auquel Washington est farouchement opposé.

 

Sans s’en rendre compte, l’Italie s’est retrouvée sur un ring de boxe. Celui où les États-Unis et la Chine s’affrontent pour le titre de champion du monde des poids lourds. Le pays est ainsi exposé aux coups des uns et des autres, qui frappent au-dessus et en dessous de la ceinture. L’Italie s’offre ainsi à la fois à l’ire du champion en titre, les États-Unis – que nous considérons comme notre allié et qui est de fait notre maître de maison –, ainsi qu’à celle de son unique rival, la Chine, qui aimerait se servir de notre pays pour se rapprocher du centre du ring, occupé par le tenant du titre. Alors que le match menace de se prolonger au-delà du temps réglementaire, reste à savoir comment nous avons fait pour nous fourrer dans un tel pétrin. Et comment faire pour en sortir. Il faut donc comprendre ce que veulent, et ce que peuvent, dans l’ordre, la Chine, les États-Unis et l’Italie.

 

La Chine se sert de la brillante opération baptisée les “nouvelles routes de la soie” pour construire une contre-mondialisation à 360 degrés. Cela fait dix ans que Pékin est convaincu que le système géopolitique et économique centré sur les États-Unis est en pleine désintégration. Il n’entend donc pas y entrer pour y jouer un rôle d’acteur de second ordre : il compte au contraire établir les règles d’un nouveau jeu sino-centrique, auquel les autres pays pourront se joindre. La Belt and Road Initiative [nom donné en anglais aux nouvelles routes de la soie], comporte au moins trois grands piliers.

 

Primo : développer les infrastructures des routes maritimes et terrestres entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe, en investissant dans les ports maritimes et les ports intérieurs. Mais aussi les réseaux ferroviaires, les télécommunications et les routes de la soie numériques. Dans ce but, ces quatre dernières années, Pékin a investi 448 milliards de dollars dans 64 pays. Et 117 milliards de dollars d’investissements sont prévus pour 2019. Quand cela est utile et possible, les Chinois ajoutent à leurs investissements financiers l’exportation de main-d’œuvre (c’est surtout le cas en Afrique, pas en Italie), ainsi que la mobilisation de la diaspora locale (cela vaut aussi pour “nos” Chinois) et des lobbys sinophiles (il en existe chez nous aussi) pour soutenir ses projets.

 

Les États-Unis ne céderont pas la couronne mondiale sans ciller

 

Secundo : pénétrer les systèmes politico-institutionnels des pays impliqués selon le principe de moindre résistance ; ce qui signifie identifier les “ventres mous”, les infiltrer et, à partir de là, se développer. À la différence de la Russie, qui veut tenir l’Otan le plus loin possible de ses frontières, la Chine cherche à y entrer. L’expansion de la sphère d’influence américaine vers l’est de l’Europe lui va très bien parce qu’elle ne la menace pas.

 

Tertio : construire des bases militaires le long des routes concernées. La première se trouve déjà à Djibouti, goulet d’étranglement fondamental situé sur l’axe Pacifique-Indien-Suez-Méditerranée, où sont installées presque toutes les grandes puissances, parmi lesquelles l’Italie. D’autres bases suivront. Certaines (secrètes) existent déjà. Il est probable que le projet chinois, qui s’accompagne d’un discours inutilement arrogant, excède les ressources dont dispose l’empire du Milieu. Il pourrait peut-être même en accentuer la crise, déjà perceptible. Ou bien la transformer en un affrontement direct avec les États-Unis, hypothèse étudiée dans les moindres détails par les forces armées des deux titanesques rivaux. Quoi qu’il en soit, les États-Unis n’accepteront jamais de céder sans ciller la couronne mondiale. C’est pourquoi ils sont dans un état de préguerre contre la Chine (et la Russie). La bataille des droits de douane n’en est qu’une manifestation secondaire.

 

Les ambitions de Pékin se font contenir de toutes parts. Washington, qui considère la Belt and Road Initiative comme une menace vitale – après l’avoir longtemps sous-estimée –, est prêt à faire subir des représailles disproportionnées à tous ceux qui ouvriraient trop grand la porte à Pékin. En particulier si ce sont des alliés. Aujourd’hui, les États-Unis voient, dans l’ordre, la Chine, la Russie et l’Allemagne comme leurs principaux adversaires. Ils estiment que les intérêts de ces pays sont inconciliables avec la suprématie planétaire américaine, qui aujourd’hui se trouve dans un état de délitement manifeste.

 

Figure1.png

 

Les ports italiens dans le viseur ?

 

Aux yeux de Washington, l’Italie est une petite Allemagne : nous partageons notamment avec Berlin une approche douce face à Moscou et Pékin. Les États-Unis menacent de réduire les habituelles rations d’informations secrètes transmises aux Allemands et, parallèlement, aux Italiens ; cette menace ne peut être que rhétorique, car autrement l’Oncle Sam perdrait de sa crédibilité, déjà entachée auprès de ses partenaires et de ses adversaires.

 

Dans la bataille pour les nouvelles routes de la soie engagée par les gouvernements Renzi et Gentiloni [exécutifs guidés par le Parti démocrate, centre gauche, de 2014 à 2018] et accélérée par l’actuel président du Conseil, Giuseppe Conte, l’Italie était, et reste, à la recherche de capitaux. Coincés dans notre vision économiste, qui conçoit les relations de pouvoir comme un marché (voire un souk), nous ne nous sommes par rendu compte des énormes enjeux géopolitiques. Par exemple, si les Chinois essayaient d’installer des centres de collecte de données dans les ports de Gênes ou de Trieste, les Américains l’empêcheraient. Et ils nous donneraient une leçon pour l’avenir. Notamment par le biais des agences de notation (qui leur appartiennent), qui cesseraient d’édulcorer leurs évaluations de l’état de nos finances publiques.

 

Tout cela implique deux choses.

 

Primo, l’Italie a besoin d’urgence d’un centre stratégique national. Nous ne pouvons plus permettre que des autorités locales, des autorités sectorielles, voire de simples individus, prennent des engagements qui concernent la sécurité de l’État, souvent même sans s’en rendre compte. Alors que le match entre les grandes puissances se fait dur, nous, nous glosons sur la délégation d’autres fonctions aux régions [une réforme sur l’autonomie des régions du nord de l’Italie est à l’étude]. Et nous bavassons sur l’Europe, comme si elle existait. Nous nous fourvoyons.

 

Secundo, nous avons pleinement le droit, et même le devoir, d’attirer les investissements étrangers pour apporter du sang frais à notre économie paralysée. Une des priorités évidentes est de raccrocher solidement Gênes et Trieste aux nouvelles routes de la soie et aux infrastructures paneuropéennes en projet. Or si nous nous lions au principal concurrent (la Chine) de notre maître de maison (les États-Unis), nous devrons d’abord convenir avec Washington des lignes jaunes à ne pas franchir. Comme l’ont fait par le passé d’autres États membres de l’Otan mieux avisés que nous. Bref, moins de mémorandums [que l’Italie va signer avec Pékin cette semaine], dont la valeur symbolique irrite les États-Unis, et plus d’investissements, chinois, mais pas seulement.

Le temps de l’improvisation est fini.

Lucio Caracciolo

 

Le port de Trieste, point de passage des « nouvelles routes de la soie »

par Sergio Cantone  22/03/2019 -

 

Niché dans le golfe de l'Adriatique, à la pointe nord-est de l'Italie, Trieste a été pendant des siècles un important port de commerce. En déclin depuis plus de 70 ans, il pourrait redorer son blason en servant de centre logistique stratégique dans le projet pharaonique des "nouvelles routes de la soie" initié par Pékin. L'Italie, troisième puissance économique de la zone euro est en passe de signer un protocole d'accord avec la Chine.

 

" Nous sommes en train de devenir une jonction importante pour les échanges commerciaux internationaux. Il est clair qu'un tel carrefour devient pertinent aux yeux des grands acteurs du marché mondial dont les Chinois sont aujourd’hui l'un des acteurs majeurs", explique Zeno D'Agostino, président de l'autorité portuaire de Trieste.

 

Pour certains des partenaires occidentaux de Rome, en particulier les Etats-Unis, l’Italie risque, avec cet accord, de devenir le cheval de Troie de la Chine en Europe. Le gouvernement italien, lui, y voit plutôt une perspective alléchante.

 

"L'axe de la politique étrangère de Rome reste l'Europe et l'OTAN. L'accord avec la Chine est censé stimuler une économie italienne stagnante. Reste que le prix politique à payer pourrait être élevé".

 

Les entrepreneurs locaux sont convaincus que traiter avec les Chinois fera le lit de nombreuses opportunités dans leurs affaires, notamment dans le secteur des services.

 

"L'accord avec la Chine va permettre une expansion progressive du secteur tertiaire, notamment en ce qui concerne le port de Trieste. Cela va lui apporter une réelle plus-value sur le marché européen", dit Federico Pacorini, entrepreneur.

 

Tout le monde n’est pas de cet avis. Forza Italia, par exemple, estime qu'un renforcement des liens avec la Chine peut être dangereux pour l'Italie.

 

"L'Italie doit choisir entre ses 70 ans de relations avec la plus grande démocratie du monde, à savoir les Etats-Unis, ou la Chine. Si les Italiens pensent qu'ils obtiendront des avantages des deux, ils ne sont pas seulement naïfs, mais aussi stupides", exprime Giulio Camber de Forza Italia.

 

Pour d'autres, le protocole d'accord entre l'Italie et la Chine peut profiter à Trieste.

 

Pour l’écrivain originaire de Trieste, Paolo Rumiz, le protocole d'accord entre l'Italie et la Chine ne concerne pas seulement l'économie et le commerce.

 

"Cet accord n’offre pas seulement à l’Italie un nouveau rôle central, il lui redonne toute la place qu’elle occupait auparavant, du temps des grands empires. C'est ce qu'était Trieste, pendant ses années de prospérité, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, juste avant le début de la Première Guerre mondiale", dit-il.

 

Si Trieste attire déjà de nombreux investisseurs, l’envie légitime de la ville portuaire de renouer avec un passé glorieux pourrait la conduire en eaux troubles dans l’avenir. La Chine pourrait en effet, selon les analystes, s'avérer être un partenaire trop fort et trop grand pour l'Adriatique et l'Italie.

 

Journaliste • Raphaele Tavernier

 

LA BELT AND ROAD INITIATIVE : ENJEUX ET DÉFIS POUR LA CHINE

 

Résumé: La Belt and Road Initiative, développée dans le cadre du « Rêve Chinois » de Xi Jinping, souligne une grande diversité d’intérêts chinois. Ce projet de développement d’infrastructures à grande échelle pourrait être bénéfique diplomatiquement et économiquement pour nombre de pays si la Chine assure sa viabilité à long terme. Cet article vise à présenter les motivations à l’origine de l’élaboration d’une telle politique et à souligner les défis de sa mise en place.

 

ICI 

 

à suivre...

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 06:00
Ha !  Le Cu, toujours le Cu, peut-on s’en débarrasser, s’en passer ? On tousse bleu, on mouche bleu, on pisse bleu ; tant pis ! Parce que le mildiou à présent peut venir s’il veut…

Le sujet est d’importance alors je verse 3 pièces au dossier plus en bonus une chronique de 2012 :

 

  • L’IFV alerte sur le risque de durcissement de la règlementation

 

  • L’INRA : Peut-on se passer du cuivre en agriculture biologique ?

 

  • Comment dépolluer les vignes saturées de cuivre ?

 

1) Lors du colloque « Comment relever le défi de la transition écologique au vignoble », que l’IFV a organisé à Colmar (Haut-Rhin) le 21 mars, Eric Chantelot a marqué les esprits. Le directeur de l’IFV pôle Rhône Méditerranée et expert Ecophyto national a expliqué qu’il était probable que tous les produits à base de cuivre soient ré-homologués par l’Anses  « avec systématiquement une ZNT de 50 m ». Et de poursuivre « Il est aussi fort probable que l’ensemble des ré-homologations incluent l’obligation du port d’un EPI pour les travailleurs qui interviennent dans les vignes traitées avec du cuivre même au-delà du délai de rentrée et sans limitation de durée, c’est-à-dire jusqu’aux vendanges ». Les réactions dans la salle ont été telles qu’il a eu du mal à poursuivre son intervention.

 

La viticulture bio survivra-t-elle à la baisse des doses de cuivre ?

 

EN ATTENTE D’AVIS DE L’ANSES

 

Suspens sur les modalités de lissage du cuivre au vignoble

 

Tous les cuivres ne pourront pas être utilisés en lissage

 

Et, ce n’est pas tout. Il a aussi précisé qu'il n'était pas certain que l'on puisse faire du lissage avec tous les cuivres. En effet, pour que leur produit puisse permettre un lissage, il faut que les firmes prouvent à l’Anses que celui-ci n’a pas d’effet sur les écosystèmes lorsqu’il est utilisé à plus de 4 kg. « Or il y a très peu d’études qui existent », a indiqué Eric Chantelot. Sachant que les firmes ont jusqu’au 30 mars pour déposer à l’Anses leur dossier de demande de ré-examen de leurs différentes préparations à base de cuivre, on comprend que cela va s’avérer très compliquée pour elles de répondre à cette exigence.

 

La suite :

 

  • Envisager l'avenir sans glyphosate

 

  • Plus de phytos durant la floraison

 

  • Des coûts supplémentaires

 

ICI 

 

2) Peut-on se passer du cuivre en agriculture biologique ?

 

Le cuivre est utilisé en Europe dans la plupart des types d’agricultures pour maîtriser certaines maladies fongiques ou bactériennes et tient une place importante dans la protection des cultures conduites en agriculture biologique. L’usage du cuivre est actuellement homologué dans plus de 50 cas en arboriculture, viticulture, maraîchage ou grandes cultures, avec des formulations autorisées par les cahiers des charges de l’agriculture biologique. Les usages actuels sont particulièrement importants dans les vignobles pour lutter contre le mildiou (Plasmopara viticola), en grandes cultures pour protéger la pomme de terre du mildiou (Phytophtora infestans) et, à un degré un peu moindre, en vergers de pommiers pour contenir la tavelure (Venturia inaequalis). Ces trois pathogènes sont à l’origine de pertes de récolte particulièrement dommageables.

 

Or, des concentrations excédentaires en cuivre ont des effets néfastes sur la croissance et le développement de la plupart des plantes, sur les communautés microbiennes et la faune des sols. Ces effets ont motivé des restrictions réglementaires d'usage (plafonnement des doses applicables par hectare et par an) et même les interdictions de son usage phytosanitaire prononcées par certains pays européens (Pays-Bas, Danemark) qui amènent à s’interroger sur les alternatives actuellement ou potentiellement disponibles pour limiter ou éviter le recours au cuivre.

 

Quelles alternatives au cuivre ?

 

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Résultat de recherche d'images pour "photos de la bouillie bordelaise"

 

3) Comment dépolluer les vignes saturées de cuivre ? in La vigne et ses plantes compagnes Léa&Yves Darricau Rouergue

 

Certaines vignes en effet ont reçu maintenant depuis plus d’un siècle des doses souvent trop lourdes de préparation cuivrées, comme la réputée bouillie bordelaise, mélange de chaux éteinte et de sulfate de cuivre, utilisée contre le mildiou depuis 1880. Le cuivre en excès freine le métabolisme de toutes les formes vivantes, champignons, végétaux et animaux… dont les vers de terre, qui, on l’a dit, disparaissent des sols trop pollués. Au même titre que les métaux lourds polluants, le cuivre reste dans les sols, sans en être délogé par le lessivage naturel assuré par les pluies ; il s’y accumule et les stérilise progressivement. On fait le même constat sur les sols d’épandage de rebuts de mines ou d’usines métallurgiques : les teneurs en métaux lourds les rendent stériles pour la flore locale, mais pas complètement car on y voit pousser quelques plantes qui étrangement survivent tout en accumulant des métaux dans leur organisme. La pollution joue un rôle sélectif qui explique la présence de rares plantes dont les habitats sont des îlots dispersés de sols lourdement pollués naturellement (mines affleurantes) ou artificiellement.

 

Autre originalité qui n’a pas échappé aux chercheurs lancés sur la piste de la dépollution par les plantes : certaines résistantes peuvent accumuler les métaux à doses élevée. C’est le cas par exemple de l’Arabette de Haller (Aradopsis halleri), particulièrement étudiée pour sa diversité observée selon les sites européens pollués (source : Ricado J. Stein et al, « Relations are element – specific, environnement – de – emerging model », in New Physilogist, 2016), mais aussi de L’armérie de Haller, (Armeria maritima halleri), de la Pensée calaminaire (Viola calaraminaria), et aussi du Silène humble (Silene vulagaris)…  des plantes métallophytes qui poussent sur les sites pollués par les métaux. Les recherches menées sur le sujet commencent à offrir des résultats pratiques pour ce qui se nomme la phytoremédiation des sols viticoles, et une première proposition brevetée est aujourd’hui expérimentée, basée sur une sélection de plantes qui vont récupérer le cuivre du sol, le concentrer er le restituer (pour réutilisation !) dans leurs cendres, une fois récoltées.

 

4 juillet 2012

  • On tousse bleu, on mouche bleu, on pisse bleu ; tant pis ! parce que le mildiou à présent peut venir s’il veut, on a de quoi le recevoir…

photosulfate.JPG

 

Bovard a appelé son fils ; à eux deux, ils ont installé devant la maison la grande cuve à sulfate.

 

Bovard donne à son fils un vieux pantalon, une vieille blouse, un vieux chapeau de paille à grandes ailes ; lui-même met un vieux pantalon, une vieille blouse, les plus vieux souliers qu’il ait trouvés. C’est le jour où les Savoyardes sont reparties ; et voilà que son fils va mieux, parce tout va mieux.

 

Son fils ne tousse plus, il a de nouveau bonne mine ; Bovard ne va plus être seul pour les sulfatages qui vont commencer.

 

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 07:00
Cesare Battisti, arrivant en Italie lundi 14 janvier. | ALBERTO PIZZOLI/AFP

Cesare Battisti, arrivant en Italie lundi 14 janvier. | ALBERTO PIZZOLI/AFP

J’avais lu les premiers romans de Fred Vargas, dont sans doute le meilleur : Pars vite et reviens tard (2001) alors, en 2004, un dimanche d’ennui j’étais allé l’écouter à l’auditorium du marché St Germain, c’était organisé par Télérama. Un public très Télérama, le personnage en chair et en os, plein de postures, d’une fausse gouaille, décontraction feinte, m’avait fait regretter d’être venu. Pourtant, je m’accrochai et, tout à la fin, cet auteur, par ailleurs bon écrivain, avait fait l’apologie de « pauvre » Cesare Battisti. C’était plein de mépris pour la justice italienne.

 

La Vérité sur Cesare Battisti par Vargas

 

« Déni de droit, non-respect de la parole de la France et désinformation, tout oblige à lever le voile sur l'affaire Cesare Battisti et sur l'homme, afin que chaque Français puisse atteindre, de manière objective et par l'usage de la Raison chère à Voltaire, à la vérité qui lui est scellée. Cet ouvrage, recueil de textes et de documents, met en évidence, par la seule présentation des faits et loin de toute polémique partisane, combien l'extradition de Cesare Battisti constituerait une injustice profonde pour l'homme, un affront à l'honneur de notre pays et de ses citoyens, et une faute gravissime au regard de l'Histoire. »

- Fred Vargas

 

Connaissant bien l’histoire des années de plomb, J’étais outré, furieux, tout à la fois de cette charge sans nuances et de la bonne conscience de la salle ; je me retins d’intervenir car j’aurais été très virulent, la colère n’est jamais bonne conseillère.

 

Cependant, je pris sur le champ une décision : plus jamais je n’achèterais ni ne lirais un livre de Fred Vargas.

 

Parole tenue, et comme le dit l’adage populaire : « La vengeance est un plat qui se mange froid»

 

Quarante ans après, Cesare Battisti avoue

 

Par Lucie Lespinasse — 25 mars 2019

 

L'ancien activiste italien d'extrême gauche, extradé dans son pays d'origine en janvier, a reconnu ce week-end sa responsabilité «dans quatre meurtres», commis dans les années 70.

 

Une «clarification» qui a surpris. Cesare Battisti, l’ancien activiste italien d’extrême gauche, a reconnu toutes les charges pesant contre lui et ses responsabilités «dans quatre meurtres» commis à la fin des années 70, lors d’interrogatoires samedi et dimanche, a annoncé ce lundi le procureur, Alberto Nobili. Condamné à la perpétuité pour quatre meurtres qu’il n’avait jamais reconnus, l’ex-militant de 64 ans a finalement avoué sa responsabilité dans ces évènements : «Quand j’ai tué, je pensais que je combattais pour une guerre juste. Maintenant, je comprends le mal que j’ai causé et je m’excuse auprès des familles des victimes.»

 

Pourquoi donc un tel revirement, alors qu’il a toujours nié toute implication dans ces meurtres, comme dans un portrait paru en 2012 dans Libération, alors qu’il était en exil au Brésil : «Tous ceux qui sont bien informés savent qu’il n’y a aucune preuve contre moi. Que je suis innocent. Le reste c’est de la machination.»

 

Contumace

 

Cesare Battisti est condamné en 1993 par la justice italienne pour le meurtre en 1978 d’Antonio Santoro, gardien de prison et celui d’Andrea Campagna, chauffeur de police, en 1979 ainsi que pour complicité de meurtre en 1979 d’un bijoutier, Pier Luigi Torregiani et d’un boucher, Lino Sabbadin. Le procès se déroule par contumace, puisque l’ex-activiste est en cavale depuis 1981 après son évasion de prison où il purgeait une peine de douze ans et dix mois pour «participation à une bande armée» et «recel d’armes».

 

Réfugié au Mexique puis en France pendant quinze ans, il profite de l’engagement de Mitterrand contre l’extradition des anciens activistes d’extrême gauche italiens. Mais en juin 2004, la justice française accepte la demande d’extradition de l’Italie et Battisti doit alors fuir un pays qu’il considère comme le sien. Il se réfugie au Brésil où il se voit accorder l’asile politique en 2009.

 

«Une image juste»

 

Pourtant, le 14 décembre 2018, la Cour suprême brésilienne ordonne l’arrestation de Battisti en vue de son extradition. L’ex-activiste italien se retrouve de nouveau dans la clandestinité et est arrêté le 12 janvier à Santa Cruz de la Sierra, dans le centre de la Bolivie, alors qu’il essaie de fuir la justice brésilienne. Il est finalement ramené en Italie où il est incarcéré en Sardaigne, mettant fin à une cavale de près de quarante ans.

 

En février, sa défense a demandé que sa peine soit ramenée à trente ans de réclusion, ce qui pourrait expliquer cette confession inattendue. Pourtant, l’avocat de Battisti assure que cette «clarification n’a pas été faite pour en tirer d’éventuels bénéfices. L’espoir était de rendre une image juste de (son) client, qui n’est pas le monstre qui peut encore frapper comme il a été décrit». Si les motivations de ces aveux ne se semblent donc pas très claires.

 

4 mars 2012

CHAP 9 : Brigate Rosse, mes années de plomb la « doctrine Mitterrand » offre en 1985 l’asile à ceux qui ont « rompu avec la machine infernale du terrorisme » de « poser leur sac »

 

Période complexe, particulièrement troublée, pleine de rumeurs, d’épisodes mystérieux jamais élucidés, des tentatives de complots manipulés par des services étrangers ou le crime organisé, qui a fait l’objet de relectures à posteriori, de reconstruction tendancieuse, erronées, ce que l’on dénommera en Italie la dietrologia : dietro, derrière.

 

Cette approche sera confortée en France par la « doctrine Mitterrand » qui offrit officiellement le refuge, au cours d’un discours lors du congrès de la Ligue des Droits de l’Homme en 1985, à tous ceux qui ayant « rompu avec la machine infernale du terrorisme » désireraient enfin « poser leur sac ». Le clivage gauche/droite à la française permettra de bien séparer en noir et blanc ce mouvement contestataire « unique en Europe par sa densité et sa longévité » en oubliant le fond historique de Guerre Froide et  de « stratégie de la tension ». Ce morceau d’histoire mal connu, enfoui sous la bonne conscience des pétitionnaires patentés de Saint-Germain des Prés, reviendra en boomerang dans le paysage médiatique après les évènements du 11 septembre 2001, lorsqu’en août 2002 le gouvernement français extradera Paolo Persichetti, ancien membre de la dernière branche des Brigades Rouges, les BR-UCC, reconverti grâce à la doctrine Mitterrand en professeur à l’Université Paris-VIII. Mais, bien sûr, l’affaire la plus médiatisée fut celle de Cesare Battisti, ancien animateur d’un groupuscule milanais : les Prolétaires armés pour le communisme (PAC), concierge à Paris et auteur de romans noirs, qui ne devra son salut qu’à la fuite au Brésil. Je garde le souvenir d’une conférence organisée par Télérama en 2004 où la délirante Fred Vargas délivrait sa version très germanopratine de l’affaire. Le BHL, non présent ce soir-là, délivrait avec plus de subtilité la même version.

 

Pas très glorieux tout cela, dans plusieurs textes publiés des années plus tard, Cesare Battisti indiquera avoir renoncé à la lutte armée en 1978, à la suite de l'assassinat d'Aldo Moro et se dira innocent des quatre assassinats revendiqués par les Prolétaires armés pour le communisme. Arrêté le 26 juin 1979 et condamné en 1981 pour appartenance à une bande armée il s’évade le 4 octobre 1981, avec l’aide de membres des PAC, de la prison de Frosinone et il s'enfuit d'Italie pour rejoindre la France puis le Mexique en 1982. C’est alors que Pietro Mutti, un des chefs des PAC recherché pour le meurtre de Santoro et condamné par contumace, est arrêté ; suite à ses déclarations, Cesare Battisti est impliqué par la justice italienne dans les quatre meurtres commis par les PAC, directement pour les meurtres du gardien de prison et du policier et pour complicité dans ceux des deux autres victimes. Le procès de Cesare Battisti est donc rouvert en 1987, et il sera condamné par contumace en 1988 pour un double meurtre (Santoro, Campagna) et deux complicités d'assassinat (Torregiani, Sabbadin). La sentence est confirmée le 16 février 1990 par la 1re cour d'assises d'appel de Milan, puis après cassation partielle, le 31 mars 1993 par la 2e cour d'assises d'appel de Milan. Il en résulte une condamnation à réclusion criminelle à perpétuité, avec isolement diurne de six mois, selon la procédure italienne de contumace.

 

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