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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 12:00

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Scène de lecture en confinement, le 23 mars à Dresde (Allemagne).

Scène de lecture en confinement, le 23 mars à Dresde (Allemagne). MATTHIAS RIETSCHEL / REUTERS

Afin de ne pas provoquer l’ire de Pax, ne pas confondre avec l’œuf de Pâques, je me contenterai des photos et des poids :

 

  • Les de circonstance :

 

Vargas Llosa 69 g - Moravia 30 g - Schwarz-Bart 20 g

 

 

  • Les pour les en colère et pour Pax

 

Pouillon 27 g Pilhes 30 g

 

​​​​​​​

  • Les pour les revenus de tout

 

Laurent 69 g Capote 44 g

 

​​​​​​​

  • Les poids lourds

 

Cioran 110 g Cohen 108 g Pasternak 60 g Kessel 51 g

​​​​​​​

 

 

Vendredi en me relevant de ma sieste je tombe sur l’incollable Me Morain qui, sur Twitter, informe ses abonnés forts nombreux (25,7 k abonnés)

 

Lisez dans L'hebdo @LaCroix

La longue et belle interview de Jean-Paul Kauffmann: il y parle de captivité, de gargouilles, d'églises vides et de vin aussi.

 

C’est bien joli mais je ne suis pas abonné à La Croix.

 

Que faire ?

 

Aller sur le site, acheter le numéro 1,99 euros.

 

 

Naviguer et bien sûr trouver.

 

Moins fonctionnel que le Monde le site, on ne peut imprimer les articles, je suis encore très lecture papier pour la presse.

 

Bref, je vous livre ce qui est accessible à tout un chacun, si vous souhaitez lire l’intégralité de l’article faites comme moi

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dans une sorte de quitte ou double. La porte de la cellule qui s’ouvre, c’est la libération ou la mort. La finalité d’un otage c’est d’être exécuté. C’est pour cela qu’on l’a enlevé.

 

Les semaines passent et, malgré la patience à laquelle nous sommes appelés, l’obsession de l’échéance nous envahit…

 

Nous sommes dans un monde flottant alors qu’auparavant il était bien encadré, réglé par les délais. Manifestations, événements, plannings, tout cela tombait comme un métronome. Nous subissons l’expérience suprême, l’épreuve du temps. Cela va nous obliger à nous recentrer. Ce temps que le système ou la société nous prenaient, voilà qu’on peut le récupérer. Mais du temps, il y en a trop. Il est devenu extensible. Il se déverse sur nous. Il nous submerge. Donc il faut le canaliser. C’est sans doute une question d’organisation, d’adaptation. Et de temps… Pour moi, au Liban, le plus dur a été le premier jour, la première semaine, le premier mois. Après, je suis devenu un confiné professionnel. Je n’avais pas le choix.

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:00

Felicitations

Félicitations - L'écrivain Régis Debray et Danielle Mitterrand, la femme du président français, se sont rendus à Stockholm afin de féliciter Gabriel García Márquez pour son prix Nobel. © STF/AFP

« Cent ans de solitude est comme la base du puzzle dont j’ai peu à peu donné les pièces dans mes livres précédents. Toutes les clés y sont fournies. On connaît l’origine et la fin de tous les personnages, et l’histoire complète, sans vides, de Macondo… Bien que dans ce roman les tapis volent, les morts ressuscitent et qu’il y ait des pluies de fleurs, c’est peut-être le moins mystérieux de mes livres parce que l’auteur tente de conduire le lecteur par la main pour qu’il ne se perde à aucun moment, et qu’il ne reste aucun point obscur. Ici se termine le cycle de Macondo : je changerai complètement de thème à l’avenir » ICI 

18 avril 2014

Le choc de « CENT ANS DE SOLITUDE » Gabriel Garcia Marquez le « menuisier » est mort ICI S’il est un roman qui a marqué ma vie c’est bien Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, lu, dès sa parution en traduction française en 1968.

 

Un choc !

 

La démesure, l’irrationnel du quotidien, une langue puissante, exubérante mais parfaitement maîtrisée, un réalisme magique, font de l’épopée familiale Cent ans de solitude « le plus grand roman écrit en langue espagnole depuis Don Quichotte » selon Pablo Neruda.

 

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EXTRAITS

 

« Un soir, Ursula pénétra dans la chambre de son fils ainé José Arcadio, alors qu’il se déshabillait pour se mettre au lit ; elle éprouva un sentiment mêlé de honte et de pitié : c’était, après son mari, le premier homme qu’elle voyait nu, et il était si bien équipé pour la vie qu’il lui parut anormal. Vers cette époque venait à la maison une jeune femme enjouée, effrontée, provocante, qui aidait aux travaux ménagers et savait lire l’avenir dans les cartes. Ursula lui parla de son fils.  Elle pensait que la disproportion dont il se trouvait affecté était quelque chose d’aussi contre-nature que la queue de cochon du cousin, né d’un inceste. La femme éclata d’un rire franc et sonore qui se répercuta dans toute la maisonnée comme une volée de cristal. « - Au contraire, dit-elle. Il sera heureux. »

 

« Aureliano le Second ne prit conscience de cette litanie de reproches que le jour suivant, après le petit-déjeuner, lorsqu'il se sentit tout étourdi par un bourdonnement qui se faisait encore entendre plus limpide et sur des notes encore plus hautes que la rumeur de la pluie, et ce n'était rien d'autre que Fernanda qui déambulait dans toute la maison, se plaignant qu'on l'eût éduquée comme une reine pour finir comme une bonniche dans une maison de fous, avec un mari fainéant, idolâtre, libertin, qui se couchait de tout son long en attendant que du ciel le pain lui tombât tout cuit, tandis qu'elle s'esquintait à essayer de maintenir à flot un foyer retenu par des épingles à nourrice, où il y avait tant à faire, tellement de choses à supporter et à redresser, depuis que le bon Dieu faisait naître le jour jusqu'à l'heure de se coucher, qu'elle se mettait au lit les yeux remplis de poudre de verre, et, malgré tout cela, personne ne lui avait dit Bonjour, Fernanda, tu as passé une bonne nuit, Fernanda, et on ne lui avait pas davantage demandé, ne fût-ce que par déférence, pourquoi elle était si pâle et pourquoi elle se réveillait avec des cernes violets, bien qu'elle n'attendît certainement pas cela du reste de la famille qui, en fin de compte, l'avait toujours considérée comme une gêne, comme la guenille servant à prendre la marmite sans se brûler, comme un vulgaire pantin dessiné sur le mur, et qui était toujours en train de déblatérer contre elle dans les coins, la traitant de bigote, la traitant de pharisienne, la traitant de fieffée coquine, et jusqu'à Amaranta, qu'elle repose en paix, qui avait osé dire à haute voix qu'elle était de celles qui confondent leur rectum avec la Semaine sainte, béni soit Dieu, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, et elle avait tout enduré sans rien dire, se pliant à la volonté du Père éternel, mais n'avait pu en supporter davantage quand ce scélérat de José Arcadio le Second avait prétendu que la perdition de la famille venait de ce qu'on eût laissé entrer à la maison une précieuse ridicule, imaginez un peu, une précieuse qui aurait voulu porter la culotte, mon Dieu on aura tout vu, une précieuse, fille de la mauvaise salive et de la même pâte que ces freluquets envoyés par le gouvernement pour massacrer les travailleurs, non mais dites-moi, et ne se référait ainsi à personne d'autre qu'à elle-même, filleule du duc d'Albe, dame dont le haut lignage donnait des crises de foie aux femmes des présidents, quelqu'un qui appartenait comme elle à la noblesse de sang et qui avait le droit de signer de onze patronymes de la métropole ibérique, et qui était la seule mortelle de ce village de bâtards à ne pas s'emmêler quand elle avait seize couverts différents devant elle, pour s'entendre dire après par son adultère de mari, mort de rire, qu'un si grand nombre de cuillères et de fourchettes et de couteaux et de petites cuillères ne convenait pas aux bons chrétiens mais aux mille-pattes, et la seule aussi à pouvoir dire les yeux fermés quand on devait servir le vin blanc, de quel côté et dans quelle coupe, et quand on devait servir le vin rouge, dans quelle coupe et de quel côté, et non pas comme cette paysage d'Amaranta, qu'elle repose en paix, qui croyait que le vin blanc se servait de jour et le vin rouge le soir, et aussi la seule sur tout le littoral à pouvoir se vanter de n'avoir jamais fait ses besoins ailleurs que dans des pots de chambre en or, pour que le colonel Aureliano Buendia, qu'il repose en paix, ait eut ensuite l'audace de lui demander, avec sa mauvaise bile de franc-maçon, d'où elle avait mérité semblable privilège, si c'était qu'elle ne chiait pas de la merde, mais des fleurs d'astromelia, rendez-vous compte, s'entendre dire des choses pareilles, et pour que Renata, sa propre fille, qui de manière indiscrète l'avait vue faire son gros besoin dans sa chambre à coucher, ait pu répondre qu'en vérité le pot était tout en or et en choses héraldiques, mais que ce qu'il y avait dedans était bel et bien de la merde, de la merde organique, et pire encore que les autres parce que c'était de la merde de précieuse ridicule, non mais imaginez, sa propre fille, tant et si bien qu'elle ne s'était jamais fait d'illusions sur le restant de la famille, mais avait droit, de toute façon, d'attendre un peu plus de considération de la part de son époux, puisque pour le meilleur et pour le pire le sacrement du mariage en avait fait son conjoint, son ayant cause, son dépuceleur légal, et qu'il avait pris sur lui, en toute liberté et en toute souveraineté, la grave responsabilité de la faire sortir du vieux manoir paternel où jamais elle ne fut privée ni ne souffrit de rien, où elle tressait des palmes mortuaires pour le plaisir de s'occuper, et puisque son parrain lui-même avait envoyé une lettre, avec sa signature et le sceau de sa bague imprimé dans la cire à cacheter, simplement pour dire que les mains de sa filleule n'étaient pas faites pour les besognes de ce bas monde, sauf de jouer du clavecin, et, malgré tout cela, son fou de mari l'avait fait sortir de chez elle avec un tas de reproches et de menaces, et l'avait ramenée jusqu'en ce chaudron d'enfer où régnait une telle chaleur qu'on ne pouvait respirer, et avant même qu'elle n'eût fini d'observer l'abstinence de Pentecôte il avait déjà filé avec ses malles transhumantes et son accordéon de fêtard, prendre du bon temps dans l'adultère avec une misérable dont il lui suffisait de voir les fesses, tant pis, ce qui est dit est dit, qu'il lui suffisait de voir remuer ses fesses de pouliche pour deviner que c'était une, que c'était une, une tout le contraire d'elle-même, elle qui savait rester une dame dans son château comme à la porcherie, à table comme au lit, une dame de haute naissance, craignant Dieu, obéissant à ses lois, soumise à ses desseins, et avec laquelle il ne pouvait évidemment pas faire ces parties de jambes-en-l'air ni mener cette vie de va-nu-pieds qu'il connaissait avec l'autre, qui sans doute se prêtait à tout, comme les matrones françaises, et pis encore, en y réfléchissant bien, parce que ces dernières avaient du moins l’honnêteté de placer une petite lampe rouge à leur porte, des cochonneries pareilles, imaginez un peu, il ne manquait plus que ça, avec la bien-aimée fille unique de doña Renata Argote et don Fernando del Carpio, et plus particulièrement de celui-ci, ça va de soi, le saint homme, chrétien de la plus haute espèce, chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre, faisant partie de ceux qui reçoivent directement de Dieu le privilège de se conserver intacts dans leur tombeau, la peau nette et brillante comme le satin d'une robe de fiançailles, les yeux vifs et diaphanes comme des émeraudes. »

 

Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d’une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d’une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques. Le monde était si récent que beaucoup de choses n’avaient pas encore de nom pour les mentionner, il fallait les montrer du doigt. Tous les ans, au moins de mars, une famille de gitans déguenillés plantait sa tente près du village et, dans un grand tintamarre de fifres et de tambourins, faisait part des nouvelles inventions. Ils commencèrent par apporter l’aimant. Un gros gitan à la barbe broussailleuse et aux mains de moineau, qui répondait au nom de Melquiades, fit en public une truculente démonstration de ce que lui-même appelait la huitième merveille des savants alchimistes de Macédoine.

 

Il passa de maison en maison, traînant après lui deux lingots de métal, et tout le monde fut saisi de terreur à voir les chaudrons, les poêles, les tenailles et les chaufferettes tomber tout seuls de la place où ils étaient, le bois craquer à cause des clous et des vis qui essayaient désespérément de s’en arracher, et même les objets perdus depuis longtemps apparaissaient là où on les avait le plus cherchés, et se traînaient en débandade turbulente derrière les fers magiques de Melquiades. « Les choses ont une vie bien à elles, clamait le gitan avec un accent guttural ; il faut réveiller leur âme, toute la question est là. » José Arcadio Buendia, dont l’imagination audacieuse allait toujours plus loin que le génie même de la Nature, quand ce n’était pas plus loin que les miracles et la magie, pensa qu’il était possible de se servir de cette invention inutile pour extraire l’or des entrailles de la terre. Melquiades, qui était un homme honnête, le mit en garde : « Ca ne sert pas à ça. » Mais José Arcadio Buendia, en ce temps-là, ne croyait pas à l’honnêteté des gitans, et il troqua son mulet et un troupeau de chèvres contre les deux lingots aimantés. Ursula Iguaran, sa femme, qui comptait sur ces animaux pour agrandir le patrimoine domestique en régression, ne parvint pas à l’en dissuader. « Très vite on aura plus d’or qu’il n’en faut pour paver toute la maison », retorqua son mari. Pendant plusieurs mois, il s’obstina à vouloir démontrer le bien-fondé de ses prévisions. Il fouilla la région pied à pied, sans oublier le fond de la rivière, traînant les deux lingots de fer et récitant à haute voix les formules qu’avait employées Melquiades. La seule chose qu’il réussit à déterrer, ce fut une armure du XVè siècle dont tous les éléments étaient soudés par une carapace de rouille et qui sonnait le creux comme une énorme calebasse pleine de cailloux. Quand José Arcadio Buendia et les quatres hommes de son expédition parvinrent à désarticuler l’armure, ils trouvèrent à l’intérieur un squelette calcifié qui portait à son cou un médaillon en cuivre contenant une mèche de cheveux de femme. »

"Comment je suis devenu García Márquez"ICI

« A 38 ans, et après quatre livres publiés depuis que j'en avais 20, je me suis assis devant ma machine et j'ai écrit: "Des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendía devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace.'' Je n'avais pas la moindre idée de ce que voulait dire cette phrase ni d'où elle venait ni où elle allait me conduire. Ce que je sais aujourd'hui, c'est que durant dix-huit mois je n'ai jamais passé un seul jour sans écrire, jusqu'à terminer le livre. [...]

GARCIA MARQUEZ

Né à : Aracataca , le 06/03/1927

Mort à : Mexico , le 17/04/2014

Biographie :

Gabriel José de la Concordia García Márquez est un écrivain colombien.

 

Romancier, nouvelliste mais également journaliste et activiste politique, affectueusement connu sous le surnom de "Gabo" en Amérique latine, il est l'un des auteurs les plus significatifs du XXe siècle. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982, en l'honneur de « ses romans et ses nouvelles où s'allient le fantastique et le réel dans la riche complexité d'un univers poétique reflétant la vie et les conflits d'un continent ».

 

Étudiant, García Márquez poursuit en autodidacte ses études après avoir quitté son école de droit pour se lancer dans le journalisme. Très tôt, il critique la politique intérieure comme extérieure de la Colombie. Grâce à la reconnaissance internationale que García Márquez a gagnée avec la publication du roman "Cent ans de solitude", l'écrivain colombien a pu jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement colombien et la guérilla, dont le M-19, les FARC et l'Armée de libération nationale (ELN). Il a ainsi pu faire progresser les pourparlers de paix qui se sont déroulés à Cuba entre l'ELN et le gouvernement colombien.

 

En 1958, il épouse Mercedes Barcha avec qui il a deux fils : Gonzalo et Rodrigo García (1959), devenu réalisateur. García Márquez écrit d'abord des œuvres non fictionnelles généralement bien reçues, mais ce sont ses romans, dont les plus connus sont sans nul doute "Cent ans de solitude" (1967), "L'Automne du patriarche" (1975), "Chronique d'une mort annoncée" (1981), "L'Amour au temps du choléra" (1985) et "Le Général dans son labyrinthe" (1989), qui lui ont apporté la reconnaissance de la critique littéraire ainsi qu'un large succès commercial.

 

Son nom est souvent associé au "réalisme magique", courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré.

 

Après de longues années passées au Mexique, Gabriel Garcia Marquez vivait reclus dans sa somptueuse maison coloniale, sur la côte caraïbe colombienne, au pied de la muraille de Carthagène des Indes. Il est mort des suites d'un cancer lymphatique. À l'annonce de sa disparition, le président Juan Manuel Santos a déclaré trois jours de deuil national en Colombie.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 12:00

Les Beatles, peu avant leur séparation, en 1970. — © Courtesy Everett Collection/keystone

Le 10 avril c'était hier, aujourd'hui c'est

 

 

« Non, mais t’as bu l’eau des nouilles toi, toi ! »

 

Alors que le calme est revenu au rayon des nouilles ravagé par les hordes des pré-confinés, avant l’exode, grande nouvelle : il ne faut plus jeter l’eau des pâtes

 

Petit lexique argotique : « Avoir bu l’eau des nouilles »

 

Être sans intérêt (en particulier de quelqu’un), complètement abruti. « Non, mais t’as bu l’eau des nouilles toi, toi ! » (« Tu racontes n’importe quoi »

 

Dictionnaire du français qui se cause Pierre Merle.

 

 

Voici pourquoi il ne faut plus jeter l’eau des pâtes

 

L'eau des pâtes termine souvent au fond de l'évier une fois égouttées. Pourtant ce liquide est précieux en cuisine, mais aussi pour l'entretien de la maison. Explications.

 

Avec les pâtes, rien ne se perd, tout est bon et utile… Même leur eau. Si en France il est d’usage d’égoutter l’eau des pâtes à la passoire, le geste est un véritable sacrilège en Italie. En effet, l’eau de cuisson ne termine pas au fond de l’évier. Baptisée or liquide par certains chefs, elle tient une place essentielle pour manger la pasta à la tradition italienne.

 

Au même titre que ceux qui composent la recette, l’eau de cuisson est un ingrédient phare, pour des pâtes façon « made in Italy ». La botte secrète des Italiens ? Réserver l’eau pour l’ajouter à la sauce. Elle tient alors un rôle de liant à la préparation, elle évite l'ajout de matière grasse et elle relève le goût.

 

L’eau des pâtes, le liquide aux multiples usages  ICI 

 

 

Le confinement, un test grandeur nature pour les circuits courts ICI

 

7 avril 2020

 

Du fait des restrictions de circulation, une grande majorité de personnes se tourne désormais vers les commerces locaux. En matière d’alimentation, cette situation, surtout si elle est appelée à durer, pourrait initier un changement majeur dans les habitudes de consommation et d’approvisionnement en denrées alimentaires.

 

Décryptons cette tendance émergente, les enjeux qui y sont associés mais également les défis à relever.

 

  • La résistance relative de la grande distribution

 

  • Pour les circuits courts, un test grandeur nature

 

  • Encore des obstacles à dépasser

Arnaud Fontanet, le décryptage de l'épidémiologiste

Les Beatles, le jour où ils se sont quittés, il y a un demi-siècle…ICI
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REVUE DE PRESSE HISTORIQUE

Le 10 avril 1970, la rupture des Fab Four est consommée, après des mois de dissensions au cœur du groupe musical qui reste un des plus marquants du XXe siècle. Plongée dans les archives du «Temps»

De la pire à la meilleure, nous avons classé les 238 chansons des Beatles

 

Il y a 50 ans, le plus grand groupe de tous les temps se séparait. Pour cet anniversaire, nous sommes revenus sur leur œuvre colossal et intemporel. Par Florent Barraco, Thomas Bourgeois-Muller et Thomas Mahler ICI 

 

1. A Day in the Life (1967)

 

Quel morceau, oh boy ! Le point d'orgue épique de Sgt. Pepper's. La chanson qui réussit l'exploit de rassembler lennoniens et mccartneyiens, de réconcilier art mineur et musique classique (34 heures d'enregistrement pour notamment mettre en boîte la fameuse montée orchestrale), et même de nous mettre d'accord tous les trois (une moyenne de 29,9 sur 30). Leonard Bernstein déclara que « trois mesures de A Day in the Life me soutiennent, me rajeunissent, enflamment mes sens et ma sensibilité ». Vu notre profession, on retiendra surtout que la lecture des journaux stimule la créativité…

238. Revolution 9 (1968)

 

Nous ouvrons ce classement sur un grand n'importe quoi. John Lennon et la maléfique Yoko Ono signent un collage de pastilles sonores mêlant bruits de rue, brouhaha de la foule et cris primaires. Le tout avec un gimmick « Number nine ». Pour nous, c'est « nein ». On se croirait dans une secte : Revolution 9. Faire du 9 avec du vieux, soit, mais autant que ce soit écoutable. Paul McCartney avec son flegme habituel se contentera d'un « pas mal » quand le couple lui présenta ce « machin ». Le double Album blanc, un des chefs-d'œuvre de la musique pop, méritait meilleure fin – « Good Night » relève le niveau. « You say you want a revolution. » Pas celle-là en tout cas.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 12:00

 

Parlons peu mais parlons masques, hier au soir Envoyé spécial de la controversée Élise Lucet, en a parlé. C’est ICI

 

Je n’ai pas regardé mais ce matin sur Twitter je lis « Avec l'arrivée de Marisol Touraine au ministère de la Santé en 2012 : changement de cap. L'Etat demande aux employeurs, hôpitaux et médecins compris, de constituer leur propre stock de masques. L'essentiel du stock des masques FFP2 est supprimé. » C’est accompagné d’une interview de la dite Marisol Touraine que je ne peux malheureusement pas vous copier ICI 

 

Xavier Bertrand et Marisol Touraine nient être responsables de la pénurie de masques  ICI 

 

Dans une interview accordée dimanche au Parisien, Marisol Touraine, ministre de la Santé pendant le quinquennat Hollande, s’est défendue. « Entre 2012 et 2017, les stocks de masques chirurgicaux ont régulièrement augmenté, et nous les avons reconstitués après les attentats : il y avait 730 millions de masques chirurgicaux en 2012, et 754 millions en 2016 et 2017, affirme-t-elle. Et ce, conformément à la doctrine édictée en 2011 par le Haut conseil de santé publique, qui avait mis la priorité sur les masques chirurgicaux. »

 

« Que certains prétendent qu'il y a pénurie parce que nous n'aurions pas fait ce qu'il fallait, c'est faux », lance l’ex-locataire de Ségur, qui salue par ailleurs « la manière dont Olivier Véran gère cette crise depuis sa nomination ».

 

Marisol Touraine assure qu’il y avait en 2015 environ « 75 millions » de masques FFP2 en stock. « Au-delà des chiffres, ce qui compte c'est d'être capable d'avoir les stocks minimaux indispensables et d'être en capacité de réaction immédiate pour en commander et en produire rapidement au moindre signal annonciateur d'une crise », précise l'ancienne ministre.

 

Question :

 

Si depuis 2012, les hôpitaux et les médecins avaient la responsabilité juridique de constituer leurs propres stocks de masques, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?

 

Bizarrement personne ne pose jamais la question aux patrons d’hôpitaux qui défilent dans les studios tv...

 

Suggestion :

 

Lorsque nous sortiront du confinement je propose, au nom du principe de précaution, que l’on édicte une obligation d’un stock de masques (ad hoc) dans chaque foyer, écoles, lycées, facultés, Ehpad, clubs sportif, associations, entreprises, administrations, pharmacies et bien sûr hôpitaux, cliniques, médecins de ville… J’en oublie mais notre administration tatillonne saura en dresser la liste. Ainsi réparti le portage du coût de cet investissement sera très supportable et mobilisable très facilement.

 

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Voilà, c’est annoncé, nous sommes confinés pour tout le mois d’avril et le dicton « avril ne te découvre pas d’un fil » est vraiment d’actualité parce que nous allons devoir sortir masqués.

 

Alors, dans ma petite « Ford d’intérieur » je me suis dit : « mon gars, va falloir que tu trouves le moyen de te confectionner un masque vite fait bien fait sur le gaz avec les moyens du bord… »

 

Je me suis donc mis à rousiner dans l’appartement à la recherche d’un contenant car j’avais déjà une petite idée qui me trottait dans la tête. Dans le foutoir de mon bureau je tombe nez à nez avec un petit pochon Brooks en toile avec des liens coulissants, genre petite bourse, bonne base de départ.

 

En effet, mon idée consistait à confiner à l'intérieur de la ouate emmaillotée dans un filtre à café papier  afin de servir de barrière au fichu virus.

 

Exécution.

 

Premier essayage, le prototype avec les liens du pochon noués passés derrière mes lobes d’oreille, pendouille. Il me faut donc trouver un moyen de plaquer mon masque sur le bas de mon visage.

 

 

Cogitation.

 

Plusieurs tentatives avortées avec des liens trop courts.

 

Je farfouille et trouve un beau lacet blanc dans un tiroir.

 

Comment l’arrimer au bas du masque ?

 

Je farfouille à nouveau : épingles à nourrice et épingles d’étiquettes de vêtements récupérées sans trop savoir que serait leur usage.

 

Action.

 

Prototype 2 et 3, j’ajuste, je modèle pour donner à mon masque une allure ne l’assimilant pas à celle de l’abominable Hannibal Lecter, même si je suis un fan de Jack Nicholson.

 

 

Mission accomplie.

 

 

Le masque n’est pas à usage unique, je peux laver le pochon et changer à volonté le contenu : filtre à café bourré de ouate.

 

 

Le coronavirus a emporté l'une des figures du Parti communiste. Liliane Marchais, veuve de l'ancien secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais, est morte jeudi du coronavirus dans un Ehpad, à l'âge de 84 ans, a annoncé le député PCF du Nord Fabien Roussel. Née en 1935 à Malakoff (Hauts-de-Seine), elle avait adhéré au Parti communiste en 1952 et à la CGT en 1953.

 

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La place des Petits-Pères est une place du 2e arrondissement de Paris. Le nom de la place garde la mémoire du couvent d'Augustins qui s'étendait tout autour et dont l'emprise correspond à l'ancienne cour. Les Augustins étaient appelés les « Petits-Pères ».

 

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Coronavirus : les masques des Tricots Saint-James homologués par la direction générale de l'armement

 

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Le prototype de masque lavable de l'entreprise textile manchoise les Tricots Saint-James a été homologué par la direction générale de l'armement, rapporte ce mercredi France Bleu Cotentin. L’annonce provient du groupe hospitalier Mont Saint-Michel dans un communiqué. Dès cette semaine, près de 3 000 de ces masques Tricots Saint-James seront livrés dans les hôpitaux et les Ehpad du Sud-Manche. Ces modèles permettront d'équiper "les professionnels les moins exposés", notamment les services administratifs ou techniques de support, et de "libérer ainsi les masques offrant la plus grande protection pour les soignants en première ligne", précise le groupe hospitalier Mont Saint-Michel.

 

J’ai une relation privilégiée avec Saint-James

23 octobre 2012

Le Taulier bien avant Montebourg s’exhibait en marinière Made in France même que c’était une Saint-James  ICI 

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En réponse à cette chronique je reçus ce courrier du Président de Saint-James

 

Cher Monsieur,

 

Veuillez, tout d’abord, m’excuser de réagir quelque peu tardivement, après l’envoi de l’article posté sur votre blog le 23 octobre, dont j’ai eu connaissance par vous directement et même par l’Argus de la Presse. C’est dire si le contenu de votre blog connaît une certaine audience...

 

Cette frénésie médiatique, ayant suivi la parution du Parisien Magazine avec, en couverture, notre Ministre du Redressement Productif en marinière, s’est déclenchée alors même que je m’envolais vers l’Asie, pour rencontrer nos Partenaires dans cette zone, assurant la promotion des vêtements SAINT-JAMES, notamment les marinières « Made in France ».

 

A mon retour, j’ai pris la mesure de l’ampleur du phénomène et de cette promotion quelque peu déloyale, de la part d'un Ministre, pour la marinière de notre Collègue finistérien, et du Journaliste du Parisien lui-même alors que, dans son article, il précisait pourtant bien « Même absence d’étiquetage (d’origine) chez LACOSTE, ARMOR LUX ou le spécialiste du sous-vêtement EMINENCE ».

 

Par votre article sur votre blog, vous avez pris avec humour le contre-pied en parlant beaucoup de notre Société et je voulais vous en exprimer toute ma gratitude. Je vous suis reconnaissant d’avoir dit tout le bien que vous pensez d’elle.

 

Tous mes compliments, également, pour votre photo. Je n’ai pas manqué de remarquer la couleur de votre bracelet en parfaite harmonie avec la rayure de votre tee-shirt SAINT-JAMES.

 

A l’approche de l’hiver, merci de me donner votre taille (S, M, L, XL ou XXL) ; je me ferai un plaisir, au nom de notre Entreprise, de vous offrir un modèle SAINT-JAMES pure laine, au savoir-faire également reconnu de notre Maison.

 

Vous remerciant de votre aimable attention, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Le Président,

Yannick DUVAL

 

La classe quoi !

 

Dépôt de masques commandés par le service des armées français à une usine chinoise. Marolles, 30 mars 2020. — © THOMAS PAUDELEUX/AFP

 

La guerre des masques, l’autre «débâcle» française

 

OPINION. Que la France paie cher aujourd’hui, comme la Suisse, l’absence de stocks stratégiques de masques est une question qui devra être élucidée après la crise. Que les autorités françaises bataillent entre elles pour passer de nouvelles commandes est par contre déplorable, tant ces divisions ressuscitent le fantôme d’une autre débâcle…

 

Richard Werly Publié mercredi 8 avril 2020

 

Un état-major aveuglé par ses convictions d’un autre âge. Des divisions qui opèrent sans communiquer les unes avec les autres. Un ennemi bien plus rapide et redoutable qu’on ne le pensait. Un exode d’une partie de la population urbaine vers la campagne. Et, dans le feu de l’action, une incapacité fatidique des élites à s’unir… jusqu’à l’inéluctable défaite et à la partition de l’Hexagone.

 

Pardon de ces parallèles historiques, bien trop faciles en ces temps d’épidémie. La progression du Covid 19, qui a déjà causé plus de 10 000 morts en France, n’est en rien comparable avec celle des troupes nazies de mai-juin 1940, soit il y a tout juste 80 ans. Mais regardez le vocabulaire employé dans les médias, par les politiques et par les scientifiques français depuis le début de cette crise, d’emblée qualifiée de «guerre» par Emmanuel Macron. Essayez, comme moi, de comprendre pourquoi l’Etat, les régions, voire les municipalités commandent – apparemment sans se coordonner – des masques à l’autre bout du monde, quitte à se faire dépouiller de leurs cargaisons sur les tarmacs des aéroports chinois. Lisez, dans l’excellente rubrique «Check News» de Libération, le récit ahurissant des masques commandés par la région Bourgogne-Franche-Comté (frontalière de la Suisse) que le gouvernement a décidé de réquisitionner. «Avant même que l’avion arrive, l’armée était sur place. L’Etat a pris ses masques, on ne savait pas lesquels, ni combien. […] De nouveau, on a vu passer nos masques sous le nez. Cela sans aucune concertation, ni information», s’indigne la présidente de la région.

 

La résistance du système

 

Tentez aussi, comme je le fais depuis des jours, de comprendre qui centralise, au niveau national en France, les achats de ces équipements décisifs. Et qui, sur le terrain, opère ces commandes… Vous me direz alors si, comme c’est le cas pour moi, cette impression de «débâcle» ne finit pas tout de même par s’imposer… La vérité est que la France offre, ces jours-ci, une réalité contradictoire. Sur le front sanitaire et médical, comme ailleurs en Europe, le dévouement de son personnel soignant et de ceux qui l’accompagnent (administration, mais aussi élus, hauts fonctionnaires, pharmaciens…) est admirable. La résistance du système de santé, mise à l’épreuve par le virus, témoigne du dévouement de toutes ces catégories, tout en révélant l’ampleur des erreurs commises dans le passé dans la gestion et la restructuration des hôpitaux.

 

L’inefficacité présumée de l’administration centrale nourrit l’ire des collectivités locales

 

Mais que dire des autres fronts? Les polémiques s’ensuivent et se ressemblent. L’hydroxyde de chloroquine est devenue un anathème qui justifie l'excommunication. La surveillance policière, de plus en plus étroite compte tenu de la prolifération des comportements problématiques en période de confinement, vire à la pluie d’amendes. Avec, pour chacun, son bouc émissaire: les confinés indociles sont accusés publiquement par le préfet de police de Paris de submerger les services de réanimation, l’inefficacité présumée de l’administration centrale nourrit l’ire des collectivités locales. Chacun y va de son procès et de ses listes noires.

 

Le poison des règlements de comptes

 

Le pire est que, pendant ce temps, quantité d’énergies se perdent. Des intermédiaires français fiables basés en Chine ou à Taïwan ne comprennent pas pourquoi leurs propositions d’aide et d’assistance sont refoulées sans réponse au seuil des ambassades et de l’agence Santé Publique France, tandis que d’autres pays – comme l’Allemagne ou la Suède – font dans l’urgence appel à eux. Des initiatives privées fleurissent, comme celle de Masks4France qui propose de soutenir les soignants et le secteur – aussi exposé que démuni – de la protection à l’enfance. Combien sommes-nous à être ainsi déboussolés, inquiets et ahuris devant cette incapacité à présenter face au Covid-19 un front commun, transparent, pragmatique, où l’esprit critique et la confiance demeureraient sans alimenter le poison des divisions et des règlements de comptes? L’historien Marc Bloch disséqua, dans un manuscrit écrit sous l’occupation et publié en 1946, le venin de l'«étrange défaite» de son pays. Cette guerre française contre l’épidémie, 80 ans plus tard, est, elle aussi, sacrément «étrange».

 

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Décès de Christian Bonnet qui était Ministre de l’Agriculture lorsque je rejoignis, suite à mon service national, le Ministère de l’Agriculture, ce qui me valut de faire une mission itinérante sur l’aviculture bretonne où j’ai beaucoup appris sur le hors-sol, l’élevage en batteries, à partir de ces jours je n’ai plus consommé de dinde.

17 mars 2006

CV sans photo ICI 

Si le cœur vous en dit vous pouvez lire : 21 octobre 2006

 

Maman ICI  

 

C'était une fille Gravouil, l'aînée de six enfants, qui aurait bien aimée, elle qui avait "l'orthographe naturelle", être institutrice. Elle fera son apprentissage de couturière. Et puis, elle rencontrera un beau gars de St Georges de Pointindoux, Arsène Berthomeau. A dix-huit ans un mariage d'amour : ils étaient beaux et avaient fière allure sur leur photo de mariés (un jour lorsque je serai doué je vous la scannerai).

Les ventes de champagne s’effondrent, celles de cubis de vin explosent en GD ICI

 

Mercredi 08 avril 2020 par Alexandre Abellan

Montauban, 1940: capitale de l'Exode - ladepeche.fr

"L’exode vers le littoral appuie les ventes de cubis de vins"

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 12:00

 

En cet étrange moment d’isolement, dit de confinement, où, pour suivre à la lettre les instructions des gouvernants, je pratique la distanciation sociale, alors que sur les écrans et les réseaux sociaux tout ce notre vieux pays compte « d’experts », de charlatans, d’augures de salon, de politiques en mal de revanche, de vieilles raclures astiquant leur fonds de commerce, de cons tout court, glaviottent jusqu’à plus soif, nous saoulent, nous noient dans leurs diarrhée verbale, moi, déjà classé dans la catégorie des inutiles, je me pose la question de mon utilité sociale.

 

La seule réponse que j’ai trouvé, à la lumière de cette expérience de confiné, est d’une simplicité biblique : je peux vivre de peux et, dès que la pandémie sera derrière nous, je lubrifierai, avec les sous de ma retraite, plus encore qu’avant, les rouages de la vie de ceux qui font, les actifs comme disent les gars de l’INSEE.

 

Voilà c’est dit.

 

Deux mots encore, pour avoir vécu, pour cause de gamelle, des jours douloureux sur un lit d’hôpital, en soins intensifs, je n’ai nul besoin de taper sur une gamelle pour reconnaître l’utilité sociale de la cohorte des soignants et souhaiter voir celle-ci reconnue sur leur fiche de paie ( attention, même si comparaison n’est pas raison, la hiérarchie hospitalière a un goût de hiérarchie militaire avec son état-major, plutôt bien soigné, ses fantassins envoyés au front sans forcément l’équipement nécessaire et le salaire ad hoc, et bien sûr, la cohorte des bureaucrates, bien au chaud, gardiens pointilleux des normes et des ratios. Revoir la copie de notre Santé Publique ne passera pas seulement par une injection massive de moyens mais aussi par deux vecteurs : autonomie et responsabilité (celle-ci s’applique aussi aux patients ignorants du coût des soins pratiqués, tout n’est pas un dû)

 

Enfin, en restant pudique, le malheur n’arrive pas qu’aux autres, j’en ai ma part au plus près d’un être cher à mon cœur de père.

 

Désolé pour ce prêche, passons à un peu de douceur :

 

  • Les premières clochettes sur le balcon, y’a plus de saisons.

 

​​​​​​​

  • Mes mains dans la farine : érection d’une tarte aux pommes.

 

 
Coronavirus: pénurie de farine ou paradoxe économique? ICI

 

Pour mieux alimenter mon fonds de nouvelles je viens de m’abonner à Ouest-France.

 

 

Voilà pourquoi le beurre breton est salé ! Par Y.Boelle

 

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Gilles Babinet @babgi

Si certains veulent régler leurs comptes avec les politiques en sortie de crise, la question de l'Etat profond, du silo administratif comme entrave lors de cette crise devrait se poser crûment.

 

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Nos cartoonistes ont du talent

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Comté, Mont d'or, Morbier, Bleu : les volumes de fromages sont désormais limités ICI 

 

Branle-bas de combat dans la filière comté. A l'issue de trois conseils d'administration en cinq jours, organisés en visioconférence avec les 16 membres de ses quatre collèges, l'interprofession du fromage du massif jurassien a décidé de mesures exceptionnelles pour passer le cap difficile de la crise du coronavirus. Avec l'arrêt brutal de la restauration hors domicile et les chutes des ventes à l'export (environ 10 % des 610 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2019), les ventes se sont effondrées de 20 %, indique le Comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC).

 

On n'arrête pas la production de la première AOC fromagère française d'un claquement de doigts. En ce début de printemps, les montbéliardes qui produisent le lait à comté s'apprêtent à passer du foin à l'herbe verte des pâturages, ce qui augmente la qualité mais aussi le volume de lactation. Mais à l'autre bout de la chaîne, les problèmes de stockage puis de qualité du produit vont vite se poser pour les meules qui ne peuvent être gardées indéfiniment. D'où la décision exceptionnelle de diminuer la production de 8 % pour les mois d'avril, mai et juin, sur la base des volumes de 2019 (68.000 tonnes de fromage au total).

 

fromage comté fruitière

 

Baisse de la production laitière ICI 

 

Les syndicats d'accord sur le fond mais divergent sur la forme

 06/04/2020 | par  Delphine Jeanne |  Terre-net Média

 

Avec la crise liée au Covid-19, la production laitière fait face à la disparition d'un certain nombre de ses débouchés. Beaucoup de laiteries ont, en conséquence, appelé les éleveurs à réduire la production, une demande également formulée par les principaux syndicats agricoles, qui divergent cependant sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 12:00

L’image contient peut-être : dessin

Christian Gourcuff (Nantes) : « Si le monde du foot diminue son train de vie de 50 %... » ICI

 

« Depuis des années, le foot vit à crédit »

 

Interrogé sur les conséquences de la crise sanitaire sur le foot, il livre ceci : « La crise du coronavirus ne touche pas que le football, mais plus globalement la mondialisation, la recherche généralisée du profit, l'économie capitaliste qui nous conduit dans le mur. Le foot est partie prenante de cette fuite en avant, avec, entre autres, une surenchère permanente des droits télé. Depuis des années, il vit à crédit. Les clubs qui vivent au-dessus de leurs moyens, sur l'endettement et l'argent virtuel, ceux qui spéculent, avec parfois des investisseurs étrangers sans de vraies garanties bancaires, sont fragilisés. Ceux qui s'en sortiront seront ceux qui ont une gestion réaliste et non spéculative »

 

Selon lui, « si le monde du foot diminue son train de vie de 50 %, voire plus, ce ne sera pas un problème. Ce n'est pas parce qu'un joueur gagne moins d'argent qu'il jouera moins bien au football. Mais je ne suis pas vraiment sûr que cela se produise. » Pour lui, le salary cap n'est pas une solution : « Il n'est ni souhaitable ni réaliste parce qu'il encouragera des formes détournées de rémunération des joueurs. »

 

« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements ! C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi » Picasso

 

Alice Olivier de Moor

 

L’image contient peut-être : plein air Aucune description de photo disponible.

Felice Casaroti.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air Andrew Wyeth.

RAPHAËLLE KANCEL

Fromage : comment la filière comté va diminuer sa production de 8 % ici

Les ventes de l'AOP fromagère se sont effondrées de 20 % avec la crise sanitaire. Pour éviter un surstock et une baisse de qualité, l'interprofession a décidé collégialement de produire moins. Les veaux vont pouvoir téter plus longtemps…

 

Branle-bas de combat dans la filière comté. A l'issue de trois conseils d'administration en cinq jours, organisés en visioconférence avec les 16 membres de ses quatre collèges, l'interprofession du fromage du massif jurassien a décidé de mesures exceptionnelles pour passer le cap difficile de la crise du coronavirus. Avec l'arrêt brutal de la restauration hors domicile et les chutes des ventes à l'export (environ 10 % des 610 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2019), les ventes se sont effondrées de 20 %, indique le Comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC).

 

On n'arrête pas la production de la première AOC fromagère française d'un claquement de doigts. En ce début de printemps, les montbéliardes qui produisent le lait à comté s'apprêtent à passer du foin à l'herbe verte des pâturages, ce qui augmente la qualité mais aussi le volume de lactation. Mais à l'autre bout de la chaîne, les problèmes de stockage puis de qualité du produit vont vite se poser pour les meules qui ne peuvent être gardées indéfiniment. D'où la décision exceptionnelle de diminuer la production de 8 % pour les mois d'avril, mai et juin, sur la base des volumes de 2019 (68.000 tonnes de fromage au total).

 

LA SUITE  ICI

 

 

Les Sables-d’Olonne. À Port-Olona, l’eau vire au bordeaux

De l’eau rougeâtre tirant sur le bordeaux, à Port-Olona ce n’est pas si insolite que cela, à pareille époque. Cette teinte inhabituelle observable sur un des bassins du port de plaisance serait issue d’une prolifération soudaine de micro6algues. Ce phénomène est connu sous l’appellation de bloom. Pour se développer, le plancton a besoin de chaleur, de lumière, de sels nutritifs. « Tous les ans, nous observons ce type de bloom phytoplanctonique » note-t-on à la capitainerie de Port-Olona. Plusieurs déclinaisons du phénomène sont repérables d’ordinaire avec la présence de phytoplancton et de zooplancton. Cette prolifération algale est également bien connue par les professionnels de la conchyliculture.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 06:00

Pierre-Jakez Hélias écrivait : « Les Bigoudènes, il n’y a pas si longtemps, rougissaient d’être vues en cheveux, n’auraient jamais permis qu’on touchât à leur coiffe quand elles l’avaient en tête ni surtout qu’on les vit se séparer d’elle pour la nuit. On faisait d’abord se coucher les enfants et le mari. »

 

Le cheval d'orgueil par Hélias

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Robert_Delaunay_March%C3%A9_Breton_1905.jpg

Robert Delaunay, Marché breton (1905),

 

Le Pays Bigouden, Finistère Sud

Dans ma chambrette d’étudiant de l’étage dans la maison de ville sise place Victor Richard à Nantes, je vivais de peu en cuisinant sur mon petit réchaud à gaz. J’avais pour colocataires (expression non usitée à l’époque) au rez-de-chaussée le couple Le Rouzic, lui carabin elle une belle irlandaise dotée d’un mouflon. C’est par eux que je découvris la langue de bœuf sauce madère de Joseph Larzul.

 

C’était mon plat de luxe que je réchauffais au bain-marie et que j’accompagnais de coquillettes.

 

Juste avant le confinement j’avais acquis une boîte de langue de bœuf sauce madère de Joseph Larzul, ce qui me permet ce matin de chroniquer.

Langue de Boeuf Sauce Madère - Produit - fr

Langue de Boeuf Sauce Madère - Ingrédients - fr

 

Au tout début de l'histoire, il y a la famille de conserveurs bigoudens Larzul. En 1906, Noël Larzul fonde à Plonéour-Lanvern la première conserverie familiale. Son fils Joseph lui succède en 1920. En 1950, Jean et Jacques, fils de Joseph, prennent la suite et depuis 1980, ce sont Michel et Jean-Pierre, fils de Jean, qui sont aux commandes d'une entreprise florissante de 109 salariés, spécialisée dans la préparation des plats cuisinés dont une fameuse langue de boeuf sauce madère.

 

La conserverie Larzul ICI, existe donc depuis 1906 (malgré une faillite survenue en 1930), était restée pendant trois générations un groupe familial a été reprise en 2010 par la "Française de Gastronomie", filiale alsacienne du groupe belge "Floridienne".

 

Note historique :

 

Une grève survenue en juin 1931 concerna les 120 ouvriers et ouvrières de la conserve à Plonéour-Lanvern, qui revendiquaient une augmentation de 0,50 franc par heure (les ouvriers étaient payés 2,75 francs l'heure et les ouvrières 1,75 franc). Il n'y avait pas d'heure fixe de travail. Un jour douze, le lendemain vingt-quatre heures, sans compensation aucune.

 

Un arrêt de la Cour d'Appel de Paris vient de valider la prise de contrôle de la conserverie Larzul par la Française de Gastronomie (FDG), la filiale alsacienne du groupe belge Floridienne. La famille bretonne s'oppose à l'opération. «Les conditions de transmission de l'entreprise fixées par l'accord initial ne sont pas remplies, il y a eu tromperie entretemps», lance Michel Larzul, le patron de l'usine bigoudène (90salariés). «Il n'est pas question de laisser l'entreprise entre les mains de la Française de Gastronomie, la famille Larzul reste aux commandes!» L'affaire est portée en cassation. De son côté, Philippe Boonen, le président de la FDG, se déclare prêt à prendre possession de l'usine bretonne dans les mois qui viennent. Pas si simple apparemment!

 

Le mariage tourne mal

 

En 2004, Michel Larzul prépare la transmission de la société, leader français de la langue de boeuf appertisée. Il veut aussi développer la production de l'usine. L'industriel finistérien trouve un partenaire qui semble avoir la même culture d'entreprise, la Française de Gastronomie, dont l'usine de conserves d'escargots de Brumath (Bas-Rhin) est obsolète. Les escargots sont d'abord produits en sous-traitance à Plonéour-Lanvern. Le courant passe entre les dirigeants des deux sociétés.

 

En janvier 2005, la collaboration aboutit à la signature d'une convention de vente et d'achat des actions. La FDG acquiert 50% des parts, la famille Larzul, à travers sa holding Vectora, en conserve l'autre moitié, et s'engage à céder à terme les 50% restant. «En y mettant des conditions!», précise Michel Larzul.

 

Le 7 janvier 2008, la FDG exerce son option d'achat sur le solde des actions. Vectora refuse d'exécuter la vente. «Il y a eu tromperie, notamment sur la qualité des matières premières, ce qui n'est pas acceptable pour nous et ce qui ne respecte pas les termes de l'accord», souligne Michel Larzul. La FDG est même contrainte d'aller fabriquer ses escargots ailleurs. «Nous avons dû trouver rapidement une solution en sous-traitance», raconte Philippe Boonen, qui assigne Vectora devant le tribunal de commerce de Paris.

 

En octobre 2009, ce dernier donne raison à l'acheteur. Vectora est condamnée à livrer les 50% restant de la société Larzul.

 

Le 30 mars 2010, la Cour d'appel de Paris confirme le jugement du tribunal de Commerce.

 

La famille bretonne s'oppose à l'opération.

 

«Les conditions de transmission de l'entreprise fixées par l'accord initial ne sont pas remplies, il y a eu tromperie entretemps», lance Michel Larzul, le patron de l'usine bigoudène (90salariés). «Il n'est pas question de laisser l'entreprise entre les mains de la Française de Gastronomie, la famille Larzul reste aux commandes!» L'affaire est portée en cassation. De son côté, Philippe Boonen, le président de la FDG, se déclare prêt à prendre possession de l'usine bretonne dans les mois qui viennent. Pas si simple apparemment!

 

«Annuler l'opération»

 

«La décision de justice prévoit deux mois pour la transmission des titres», explique Philippe Boonen. «Nous allons développer l'entreprise bretonne». La famille Larzul ne l'entend pas de cette oreille et porte l'affaire devant la Cour de cassation. «Nous menons parallèlement d'autres actions en justice pour annuler cette opération. Nous attendons les décisions», annonce Michel Larzul. La résistance

 

Après sept ans de conflit juridique avec son principal actionnaire, le groupe Française de gastronomie (filiale belge de la Floridienne), l'entreprise Larzul, à Ploénour-Lanvern a accueilli le préfet, Jean-Jacques Brot, pour réaffirmer son attachement aux valeurs familiales et à sa dynamique du « vivre en harmonie ».

 

« Il y a quelques semaines, la justice a rendu son délibéré et ma famille a été reconnue principale actionnaire, dévoile Michel Larzul. Nous étions partenaires avec le groupe belge depuis 2005. »

 

Après une visite dans les locaux de l'entreprise, le préfet a souligné toute l'importance d'une entreprise locale et familiale dans un contexte économique difficile : « Je trouve très important de voir cette incarnation du capital familial, une entreprise éloignée par rapport au marché, mais qui sait innover et s'adapter à sa complexité et à ses exigences. »

Usine Larzul : la boîte à souvenirs ICI
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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 12:00

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VIDÉO. L’Ile d’Yeu. Une bénédiction des rameaux en haut du clocher Le curé a pris de la hauteur pour faire partager la bénédiction au plus grand nombre de paroissiens. La scène a été filmée par Paul Henry.

« Ils ont les mains propres, mais ils n’ont pas de mains » Charles Péguy

 

« Etre homme politique, c'est être capable de dire à l'avance ce qui va arriver demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l'année prochaine. Et d'être capable, après, d'expliquer pourquoi rien de tout cela ne s'est produit. »

Winston Churchill

 

Cette crise sanitaire a, comme premier mérite, de rallonger ma liste déjà longues de celles et ceux frappé (e) s à jamais de DISCRÉDIT.

 

Je la garde pour moi, mais je serai toujours du côté de ceux qui font, là où ils sont, plutôt que ceux qui disent, du haut de leur chaire, alors qu’ils ne font rien que nous asséner leur « vérité ». Pour autant, je ne suis pas partisan d’accorder un blanc-seing à celles et ceux qui décident, qui se mettent les mains dans le cambouis de l’action, dans une démocratie il est sain de mettre à l’enquête les décisions des pouvoirs publics.

 

Maintenant que je suis un inutile, hormis claquer les sous de ma retraite pour faire tourner l’économie, je me pose souvent la question « tu as servi à quoi dans ta vie ? »

 

Je ne suis pas le mieux placé pour répondre mais cette question appliquée aux donneurs de leçons est une bonne grille de tri de leur utilité sociale : notre société dites de communication donne une place bien trop éminente à ces y’a ka, faut k’on, qui font chauffer leur fonds de commerce sur la misère du Monde.

 

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Coronavirus: les statistiques du 5 avril sont encourageantes en France ICI 

Le nombre de morts enregistré en 24 heures est le plus faible depuis une semaine et les services de réanimation se remplissent moins vite.

 

 

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Louis-Fabrice Latour évoque les conséquences de la crise sanitaire sur le vignoble.

 

Le Figaro : Comment la Maison Louis Latour s’organise-t-elle pendant cette crise sanitaire?

 

Louis-Fabrice Latour : Aujourd’hui, dans le vignoble, il y a beaucoup à faire, surtout avec les risques de gel. Rien a changé, sauf que nous prenons les mesures barrières qui s’imposent. En revanche, toutes les activités administratives sont passées en télétravail. Nos filiales à l’étranger, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis, ont elles aussi adopté le télétravail. Et comme beaucoup de mes camarades de Beaune, nous avons arrêté la production il y a 10 jours. Nous ne mettons pas le vin en bouteille, il n’y a personne dans les chais. Nous avons juste deux ou trois personnes qui surveillent les vins. Surtout, nous n’expédions pas en ce moment.

 

Etes-vous en relation permanente avec les pouvoirs publics?

 

Vis-à-vis des pouvoirs publics, nous sommes contents de parler d’une seule voix. En tant que président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), je me suis rendu à la réunion sur la continuité économique, dirigée par le préfet, à Dijon, la semaine dernière. Il s’agissait de réaliser un tour d’horizon de tout le spectre de l’activité de la Bourgogne. Il y avait là les représentants du secteur du bâtiment et des travaux publics, le MEDEF, la chambre d’agriculture et l’Interprofession. Nous avons évoqué ensemble l’idée de « chaîne » selon laquelle il faut assurer la continuité de l’activité économique et en même temps protéger ses salariés. Dans la région, tout le monde est bien d’accord sur la nécessité de ne pas se laisser aller économiquement. Et cela depuis depuis 8 jours. C’est un progrès par rapport à il y a deux semaines. Nous appliquons les mesures barrières, mais il faut retourner au travail. Par ailleurs, Nous organisons des réunions téléphoniques deux fois par semaine avec nos amis de Champagne, de la vallée du Rhône, de Bordeaux.... Nous avons commencé la semaine dernière dans le cadre de l’UMVIN (Union des Maisons et Marques de Vin NDLR), dont Michel Chapoutier assure la présidence. Et j’ai mis en place des discussions au niveau du syndicat des négociants. Nous nous parlons une fois par semaine, nous échangeons. Il y a beaucoup de solidarité entre nous.

La suite ICI 

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Paul Ariès: «Les crises donnent plus souvent naissance à des Hitler et des Staline qu’à des Gandhi» ICI
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ALTERNATIVE

L’essayiste français, connu pour ses écrits sur la décroissance et l’acroissance, perçoit cette crise sanitaire comme un extraordinaire révélateur de faiblesses que l’on avait oubliées. Il n’est pas convaincu que le monde en sortira changé. Mais il l’espère

Paul Ariès doit être content, il va l’avoir, sa décroissance. C’est la réflexion que nous nous sommes faite, la semaine dernière, en prenant contact avec l’un des intellectuels français les plus réputés dans les questions de décroissance. Ou plutôt, insiste-t-il, «de l’acroissance». Comprenez: la croissance différente, raisonnable, centrée sur l’humain et la préservation des ressources.

 

Nous nous sommes aussi demandé si Paul Ariès allait oser se réjouir de ce coup de frein historique, alors que l’on en est encore à compter presque en direct les confinés, les malades et les morts partout autour du globe.

A vrai dire, l’essayiste vogue entre les deux sentiments. Cette crise sanitaire sert de révélateur économique, écologique, sociétal et politique. Et ce qu’elle montre, c’est que l’on avait «oublié notre fragilité», relève-t-il. En cela, elle a un effet positif. Il se montre par contre plutôt pessimiste sur les leçons que l’on tirera de cet immense bouleversement de nos habitudes et de nos équilibres. Même s’il entretient un espoir, mince, sur nos comportements à l’échelle individuelle.

Le Temps: Quel est le premier enseignement à tirer de cette crise sanitaire?

 

Paul Ariès: Elle est un rappel nécessaire de notre extrême fragilité. C’est un démenti brutal au fantasme d’immunité dans lequel nous vivions. On se croyait tout-puissants.

 

Qu’entendez-vous par «tout-puissants»?

Comme si notre société pouvait éviter, comme par miracle, une épidémie de grande ampleur! Comme si nous étions devenus les maîtres du monde, de la nature et des virus. Les épidémies ont marqué notre histoire et continueront à le faire. Un simple exemple prouve que l’on avait succombé à ce sentiment de toute-puissance: nous pensions que l’on pouvait totalement délocaliser la production de masques, que l’on n’avait pas besoin de stocks. On avait cette foi un peu béate en la volonté et en la capacité du reste du monde à nous fournir des masques. Désormais, on veut être autonome dans ce domaine.

Nous avons aussi perdu de nombreux lits d’hôpitaux ces dernières années pour des raisons budgétaires. C’est pour cela que je dis que cette crise nous rappelle notre extrême fragilité. Et la fragilité n’est pas une faiblesse! Une civilisation n’est grande que par rapport à la gestion de sa fragilité. Avec cette question: que fait-on des plus fragiles?

Et donc, que fait-on des plus fragiles?

La suite ICI 

 

 

Erri  de Luca

On se confine avec Erri de Luca : interview volcanique

 

« J’agis en haut-parleur de moi-même et de certaines causes publiques, de certaines parties lésées qui ne sont pas écoutées » Erri de Luca.

 

Cette semaine dans Le Temps des écrivains, nouveau confinement littéraire, et on ne peut plus poétique – et ça repose, et ça fait voir un peu l’horizon. Avec un nouveau compagnon d’exception : Erri de Luca, l’un des plus grands écrivains italiens contemporains, né près du Vésuve, et dont la maison, qu’il a construite de ses mains, est bâtie en pierre volcanique, comme il nous le dit ici, ce qui lui permet de « continuer à habiter des feux éteints ».

 

C’est d’ailleurs dans une maison que commence « Le Tour de l’oie », le petit livre d’une grande beauté et d’une grande profondeur pour lequel nous l’avions reçu en février 2019. Une maison habitée par un homme seul, et plongée dans l’obscurité un soir d’orage. Une maison où surgit alors, devant cet homme, un écrivain arrivé à l’âge où on fait le bilan de son existence, le fils qu’il n’a pas eu.

 

La suite ICI 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 12:00

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Commençons ce lundi en chanson, une chanson interprétée brillamment par de confinés, "Comfortably Numb" des Pink Floyd

 

Pink Floyd - The Dark Side of the Moon

Plus de basilic sous la main que faire pour faire mon pesto ?

 

Faire, comme au temps de l’Occupation, avec un ersatz, type glandée pour le café.

 

Beaucoup d’ersatz

 

Dès 1940, la vente du café est interdite, un produit de substitution est alors proposé en échange sous le nom de café National, composé de 1/3 de café et 2/3 de succédané. Le sucre aussi est rationné, même en version saccharine ou sucre de raisin et de miel. En 1940, la ration mensuelle varie de 150g à 1kg selon les régions pour les « E », et 500g pour les autres. Le tabac est également concerné par la distribution quantifiée, la carte de tabac apparue en novembre 1941 voit, elle aussi, évoluer les rations au fil du temps. En moyenne, il était remis deux paquet de tabac aux hommes de plus de 18 ans ; les femmes ; pour leur part, ne seront concernées qu’à compter de décembre 1945 !

 

Daniel Lejeune, responsable de la bibliothèque de la Société nationale d’horticulture de France nous raconte comment on peut faire du bon café avec des glands de chêne, mais pas n’importe lesquels ! ICI 

Pour mon lecteur nantais :

Raynald Denoueix, champion de France avec le FC Nantes, avait également été sacré meilleur entraîneur de la saison 2000-2001.

 

Raynald Denoueix : « Cette médaille, c’était la chose la plus importante que je pouvais offrir » ICI 

 

Raynald Denoueix participe à l’élan de solidarité du mouvement sportif, impulsé par le handballeur Cyril Dumoulin. L’ancien entraîneur du FC Nantes a mis aux enchères sa médaille de champion de France de 2001, dernier titre des Canaris. Un geste collectif pour le monde médical.

De nombreux supporters du FC Nantes se sont eux mobilisés autour d’une cagnotte pour permettre de faire monter au maximum les prix pour un lot: la médaille de champion de France offerte par Raynald Denoueix. L'objectif était de faire un joli don et permettre à leur ancien entraîneur de garder sa médaille reçue en 2001. La cagnotte qui se terminait ce dimanche soir à 21h a dépassé les 10.000 euros.

Il y a 60 ans, la télévision apparaissait en Vendée

Au début du mois d’avril 1960, les écrans télé s’allumaient pour la première fois dans le département. Un « phénomène », une « révolution » même ICI (c'est pour les abonnés)

Aussi attendu que Brigitte Bardot

 

Puis vient le jour J, tant attendu. Ce journaliste vendéen, lui aussi, trépigne : « La population attend la télévision avec la même impatience qui a animé 40 millions de Français quand Brigitte Bardot allait être maman. Ce jour-là, 20 millions de Françaises ont souffert avec notre célèbre actrice. Aujourd’hui, 20 000 Yonnais attendent le miracle de l’image télévisée ». C’est dire… Et tout ça pour « un écran à peine grand comme un mouchoir de maraîchin ».

 

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 12:00

 

En ce nouveau dimanche de confiné, le refrain d’une chanson d’Aznavour, l’un des monuments du sexisme mâle, me trotte dans la tête : « Tu T'laisses Aller Tu T'laisses Aller… ». Lorsqu’on ne quitte plus son 9e étage, même si le balcon est ensoleillé, on n’a guère envie de s’habiller, de faire comme si le cours de la vie n’avait pas changé.

 

À temps nouveau, nouveau rythme, je cale ma vie sur le lever et le coucher du soleil, je ne taille plus ma barbe jusqu’au jour du déconfinement, j’écris, je lis, je cuisine, je dresse une table agréable, je fais la sieste, je regarde des films, j’échange avec mes ami (e)s, je m’inquiète de ma petite famille, bref je fais comme si je m’étais réfugié dans une cellule de moine en ayant fait le vœu de silence.

 

Les coquillettes au jambon de Juan Arbelaez réalisé par le confiné

 

 

La formule de mémé Marie « Ils n’ont pas de honte » s’applique au chanteur Florent Pagny s'est associé à Pascal Obispo et Marc Lavoine pour enregistrer un titre en hommage aux soignants.

 

Sur la Toile il se fait justement dézinguer :

 

« Il est certain que les soignants seront ravis de découvrir ce merveilleux hommage, Florent Pagny. Néanmoins, je suis sûr qu'ils seraient encore plus extatiques à l'idée que tu payes tes impôts en France »,

 

« Bonjour Florent Pagny ! Vous n'avez pas honte ? »,

 

« Il nous prend pour des cons ou bien ? »,

 

« Dites à Florent Pagny de commencer par payer ses impôts en France pour aider les soignants au lieu de nous chanter une zumba »,

 

« Florent Pagny a choisi de ne pas payer ses impôts en France et donc de ne pas participer à la solidarité nationale (hôpitaux, écoles....). Totalement hypocrite de faire une chanson pour les soignants. »

 

Et de faire sa petite tournée de promo sur les télés, et bien sûr aucun de ses intervieweurs ne se permet de le renvoyer dans son exil fiscal au Portugal.

 

Georges Simenon interviewé par Pierre Desgraupes

 

« Un romancier n'est pas nécessairement un homme intelligent, au contraire : je crois que moins il est intelligent, plus il a de chances d'être romancier »

 

Vendée. Le curé de l’île d’Yeu enfermé par erreur dans son église

 

Eglise ND du Port, Ile d'Yeu

l’église Notre-Dame du Port

 

L’Ile d’Yeu est chère à mon cœur pour 2 raisons :

 

  • Le curé-doyen de la paroisse St Jacques à la Mothe-Achard, l’abbé Bailly était l’ancien curé de Port-Joinville, je fus son enfant de chœur ce qui me valut d’être expédié par ma sainte mère en colonie de vacances à St Jean-de-Maurienne avec les enfants de marins de l’Ile d’Yeu.

 

  • En juillet-août 1968, après les événements, j’ai passé deux mois à la Ferme des Trois Moulins, à mi-chemin entre Port-Joinville et St Sauveur, à faire le brocanteur chez Jean Neveu-Derotrie, sa C4, son chien Achille.

 

Il faut le lire pour le croire. Mercredi 1er avril, le prêtre de l’Île d’Yeu est resté malgré lui enfermé dans l’église. Prêt à y passer la nuit, il a finalement été libéré au bout d’une heure.

 

Le 1er avril vers 19 h, le sacristain a fermé les portes de l’église de Port Joinville sans s’apercevoir que le curé, Dominique Rezeau, était toujours à l’intérieur.

 

« Pas un poisson d’avril »

 

Après avoir passé une heure à attendre, le prêtre a pu sortir de son confinement involontaire grâce au téléphone portable. « Ce n’était pourtant pas un poisson d’avril, mais ça permet de redonner un peu le sourire. Je ne me suis pas du tout inquiété, et sinon j’aurais passé la nuit dans l’église ! », a dit le curé.

 

Près de Nantes. Sans attestation pour la sixième fois, il montre son sexe aux gendarmes

 

Le mercredi 1er avril, c’était la sixième fois qu’il était contrôlé sans attestation de déplacement dérogatoire depuis le 24 mars. Trois jours plus tôt, il s’était fait arrêter trois fois dans la même journée. Lorsque les gendarmes de Sainte-Luce-sur-Loire l’ont arrêté, cet homme de 35 ans a sorti son sexe. Il a été placé en garde à vue et pourrait être jugé ce vendredi.

 

Le coronavirus fait chuter les ventes d'alcool, la filière viticole boit la tasse

 

Il faut s'attendre à une chute des ventes de l'ordre de «40 à 50%», selon le Comité national des interprofessions des vins (CNIV). ICI

 

Le marasme est profond pour les producteurs français. Jean-Marie Barillere, président du Comité national des interprofessions des vins (CNIV), estime qu'il faut s'attendre à une chute des ventes de l'ordre de «40 à 50%» en ce qui concerne le vin, tous débouchés confondus. Le champagne doit s'attendre à une chute encore plus sévère: «c'est un alcool festif et social. Ce n'est pas ce dont les gens ont besoin en ce moment», regrette celui qui a la double casquette de président de l'Union des Maisons de Champagne.

 

Un hôpital italien surchargé pendant l’épidémie de grippe espagnole de 1918-1919.  Costa / Leemage via AFP

Un hôpital italien surchargé pendant l’épidémie de grippe espagnole de 1918-1919.  Costa / Leemage via AFP

 

Archives. Un siècle avant le Covid-19, “The Times” racontait l’épidémie de grippe espagnole ICI 

 

Le quotidien britannique a ressorti de ses placards des articles publiés au moment de l’épidémie de grippe espagnole, qui avait touché 500 millions de personnes à partir de 1918. À l’époque, déjà, à la minimisation de la maladie avaient succédé la submersion des hôpitaux et la réponse désorganisée des États.

 

Plus d’un siècle avant la pandémie de Covid-19, “un autre virus grippait la planète entière et provoquait des milliers de morts”, rappelle The Times. Au sortir de la Grande Guerre, en 1918, la grippe espagnole se montre particulièrement virulente. Quelque 500 millions de personnes sont infectées et l’on estime que 20 % d’entre elles périssent. “Déjà, à l’époque, le Times est là pour en parler”, s’enorgueillit le quotidien londonien dans un article publié le 25 mars. En fouillant dans ses archives, le journal conservateur a découvert des échos à la crise sanitaire que traversent actuellement le Royaume-Uni et le monde.

 

Une gravité minimisée

 

Avant l’été 1918, les autorités européennes peinent à prendre la menace au sérieux. La Première Guerre mondiale est toujours en cours et occupe tous les esprits. Un correspondant de The Times infecté lors de la première vague de contaminations soutient que le virus est bien moins virulent que la grippe russe de 1889-1890. Dans son article, le journaliste explique ainsi avoir guéri grâce au repos et à la prise de quinine, un médicament utilisé dans le traitement du paludisme. “En raison de son caractère bénin, la maladie – ainsi que ses victimes – a d’abord fait l’objet de bons mots et autres badinages plaisants dans les journaux”, écrit le correspondant du journal en Espagne, le 3 juin 1918.

 

Des hôpitaux submergés

 

Quelques semaines plus tard, changement de ton. Le 3 juillet, les services médicaux de la ville de Birmingham, dans l’ouest de l’Angleterre, sont aux abois. “Les médecins ne savent plus quoi faire pour gérer l’afflux de patients”, peut-on alors lire dans le quotidien fondé en 1785. Pendant l’automne, une deuxième vague, beaucoup plus meurtrière, frappe les villes et les campagnes. La grippe est à ce stade capable de venir à bout de jeunes adultes en bonne santé quelques heures seulement après l’apparition des premiers symptômes.

 

Distanciation sociale et propagation dans les transports

 

Les conseils donnés en matière de distanciation sociale sont, eux aussi très similaires, relève The Times dans son article du 25 mars 2020. Alertées sur la présence de 600 cas dans une usine de Letchworth, au nord de Londres, les autorités “recommandent d’éviter les cinémas et autres lieux très fréquentés et de bien se nettoyer la bouche et les sinus”, détaille un article de juin 1918. Par ailleurs, comme on le voit actuellement avec le Covid-19, “une bonne partie du public peine à comprendre la facilité avec laquelle se transmet le virus”. À l’époque, certains pointent du doigt la responsabilité des transports, bondés. À Londres, des images de rames de métro pleines à craquer inquiètent actuellement le gouvernement britannique de la même manière.

 

Des “travailleurs clés” en première ligne

 

Comme aujourd’hui, des milliers de travailleurs étaient en première ligne. Dimanche 22 mars, 3 963 personnels médicaux ont adressé une lettre à The Times pour réclamer davantage d’équipements et de protections auprès des autorités. Un siècle plus tôt, nous apprend le journal, “un rapport daté du 26 octobre 1918 indique que 1 300 policiers souffrent de la maladie et que 25 en sont morts. Dans un régiment, on dénombre jusqu’à 100 hommes malades.”

 

“Sur le plan international, on observe une grande variété de réactions, certains gouvernements se faisant éreinter pour leur incapacité à circonscrire la maladie – ce qui n’est pas sans rappeler la situation actuelle”, note The Times. Le 10 octobre 1918, un article relève ainsi que “le ministère de la Santé de l’Union sud-africaine a été vivement et légitimement critiqué pour avoir tardé à informer le public du danger et pour n’avoir pas su organiser les personnels soignants à temps”.

 

Les “fake news” déjà au rendez-vous

 

Retenir son souffle pour éviter de contracter le Covid-19 ? Ce type de théorie fumeuse, The Times en a réfuté plusieurs ces derniers jours. Mais en 1918, le quotidien n’était peut-être pas aussi pointilleux. Dans ses pages réservées au courrier des lecteurs, une missive suggère que le tabac pourrait être un remède efficace contre la grippe espagnole. “‘Le principe est simple. Prenez du tabac à priser, c’est une façon très efficace d’arrêter et de détruire l’insidieux bacille’, écrivait le lecteur Harry Furniss, répétant le conseil qu’on lui avait donné lors d’une précédente épidémie.”

 

La grippe, un sujet loin d’être prioritaire à l’époque

 

Seule différence notable repérée par le quotidien de Londres : la place accordée à l’épidémie dans le journal. Ce 25 mars, la totalité de la une du journal est consacrée au Covid-19. En 1918, en revanche, la grippe espagnole était reléguée dans les pages intérieures. Et pas seulement à cause de la guerre. “L’information sur le triplement du nombre de morts à Southampton – passant à 44 pour mille en octobre 1918 – était reléguée à la fin d’un article sur la grippe.” Juste au-dessus, considéré comme plus important, “un autre papier d’égale importance rapportait que la famille royale avait légèrement réduit sa consommation de charbon”.

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