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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 00:09

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Le rangement ça a du bon, on retrouve des chroniques oubliées comme celle-ci « Éditeur » de vin : un inventeur de notoriété du 17 décembre 2008.

 

2 mn chrono 


Alors au choix :


1-    vous pouvez lire l’original ICI link


2-  Où vous en tenir à mon copié-collé ci-dessous


Sans m’en référer à l’histoire des 3 petits cochons, je pense que pour bâtir il faut des fondations, du solide, et du temps, donc une forme de patience. C’est de l’investissement d’image, et comme je l’ai écrit dans une récente chronique, l’irruption d’une nouvelle génération de vignerons « atypiques », se référant à des pratiques « durables », met en orbite sur le marché une nébuleuse de points, à la fois indépendants les uns des autres tout en gravitant autour d’un corps de doctrine commun, sans pour autant produire un langage commun ni dessiner une nouvelle géographie des vins de terroir.


Trop de fragmentation, de personnalités fortes, de singularité identitaire, implique des démarches solitaires. Le potentiel actuel des consommateurs se reconnaissant dans ces «pratiques» étant restreint – le bruit médiatique n’étant pas un indice probant de la capacité de ces vins  à trouver leur public – ce segment de marché reste marginal et la frilosité des distributeurs peut se comprendre. En effet, comme me le faisait remarquer le patron du principal site de vente de vins en ligne : mettre en avant des « valeurs sûres » c’est la garantie d’un taux de visite 10 fois plus important que lorsqu’on se risque à mettre en avant des « découvertes ».

 

Pour sortir du cercle, se faire reconnaître de façon durable, plus particulièrement en dehors du marché domestique, tout en restant attaché à ses valeurs, à son indépendance, sans sacrifier au maelstrom médiatique, il me semble que nos «indépendants», au sens des peintres du Salon des Indépendants, devraient tenter de susciter l’émergence d’un nouveau métier : éditeur de vin.


Je n’aurais pas ici l’outrecuidance de rappeler le rôle de l’éditeur auprès des écrivains mais de souligner que l’une de ses fonctions essentielles est de découvrir de nouveaux talents, de prendre le risque de les éditer, de les promouvoir. Dans le passé des négociants, de grandes ou de petites maisons de commerce, ont joué, et quelques-uns jouent encore, à leur manière, ce rôle d’éditeur auprès de domaines ou de châteaux.


Pourquoi ne pas imaginer – ça ne mange pas de pain d’imaginer – que nos «atypiques» puissent confier, pour certains pays, tout ou partie de leurs enfants à des «éditeurs de vin» afin de construire avec eux cette fameuse notoriété.


Celle-ci, une fois acquise, même si en ce domaine rien n’est jamais acquis, quelques-uns pourront ou voudront voler de leurs propres ailes, d’autres viendront les remplacer.


Je rêve direz-vous – c’est beau aussi de rêver – mais comme je ne recule devant aucune provocation j’avoue que je me verrais assez bien dans ce rôle d’éditeur de vin, appuyé bien sûr, vu mon incompétence, sur un comité de lecture – pardon de dégustation – dans le giron d’une maison de confiance.


Ainsi, Vin&Cie pourrait lancer des collections par thème, jaquette commune avec en reprise sur cette étiquette de l’identité de la cuvée de l’indépendant sous la forme toute bête d’un timbre ou d’une miniature de l’étiquette de la cuvée originale.


Innovation d’image identifiant une démarche commune, un état d’esprit, un fil rouge pour tous ceux qui ne sont pas des experts ou des esthètes du vin. Mariage intelligent, du moins je le crois, d’un découvreur de talents qui, en s’appuyant sur des outils commerciaux existants, pourrait ouvrir des portes, apporter sa caution aux nouveaux arrivants, investir dans le temps sous la référence d’une signature reconnue et respectée.


Plutôt que de s’éditer à compte d’auteur, de n’espérer que de ses propres forces pour bâtir sa notoriété, je suis intiment persuadé que pour beaucoup de vignerons atypiques le passage par un éditeur de vins, assembleur de diversité, inventeur de notoriété, est une voie à expérimenter : faire un Actes Sud du vin quel beau challenge !  


L’idée n’a pas fait son chemin mais sait-on jamais : à quand une collection « J’ai bu » ?

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:00

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Comme je suis bon zig, vite fait bien fait sur le gaz, en 3 coups de cuillère à pot, ce matin je vous relaie l’info : « Avoir des rapports sexuels améliore la mémoire, boire trop d'alcool en fait perdre »


Suivez mon  regard goguenard je ne touche pas à l’alcool, je me contente de boire du vin et je ne fume pas de cigarette après l’amour.


Voilà les résultats bruts de décoffrage.


Premier enseignement, tiré d'une étude épidémiologique conduite par des chercheurs de l'Inserm et l'University College London, chez 5 054 hommes et 2 099 femmes : les hommes qui boivent régulièrement trop d'alcool à l'âge adulte s'exposent à un déclin accéléré de la mémoire, entraînant une diminution de leurs capacités d'attention et de concentration. Ce risque concerne en particulier les hommes buvant plus de 3,5 verres d'alcool par jour. Ainsi, selon un exemple cité dans l'étude, un gros buveur de 55 ans aurait un déclin de mémoire comparable à celui d'un sujet de 61 ans.link


A l'inverse, une autre étude, menée par des chercheurs de l'université du Maryland (Etats-Unis), et relayée par le Daily Mail mercredi, affirme qu'avoir des relations sexuelles fréquentes peut stimuler la mémoire. Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont étudié le comportement des rats lors de l'accouplement : ils ont constaté que ceux-ci créaient de nouvelles cellules du cerveau, et stimulaient ainsi la mémoire à long terme. A l'inverse, ils ont remarqué que les bénéfices disparaissaient peu à peu lorsque les accouplements se faisaient de plus en plus rares. link


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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 10:45

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Le creux de la nuit, son silence, comme un cocon qui se dissout avec l’aurore. Écrire donc ! Frisquet le petit matin de Paris, à la radio j’entends qu’il neigeote en Champagne. Café.


Dans ma boîte je reçois l’info émanant du Midi-Libre via Jean Clavel  Un enlèvement en marge des lettres anonymes


Béziers : Ligoté, jeté dans le coffre d'une voiture et menacé de mort : le « comité d'actions agricoles » est passé des écrits aux actes.


Je Twitte et poste sur Face de Bouc link

 

Revue de Presse les rosbifs se délectent link

 

«Dieu merci que l'affaire Hollande a éclaté, elle est aussi juteuse qu'un bon coq au vin (…). François Hollande a repris le rôle de fêtard en chef du G8 laissé vacant depuis le départ de Silvio Berlusconi», écrit Cristina Odone. «Les détails de cette liaison sont savoureux: il n'y a qu'en France où le garde du corps est chargé de ramener les croissants. Seuls les Français peuvent s'indigner sur le mode de transport choisi plutôt que sur cette infidélité», s'étonne-t-elle. Et de poursuivre en citant les cas de Félix Faure (que la journaliste confond par erreur avec Edgar Faure), VGE et François Mitterrand: «François Hollande n'est que l'héritier d'une ignoble tradition de politiciens libidineux».


 «Comme tout cela est étrange», écrit le «Daily Telegraph». «Depuis des siècles nous avons raillé le stéréotype du Français obsédé sexuel. Alors qu'en réalité, ces âmes parfaitement abstinentes sont si peu portées sur le sexe que, lorsque le sommet de l'État se trouve mêlé à un scandale comparable à l'affaire Clinton-Lewinsky, elles n'ont envie de parler que de sécurité sociale», plaisante-t-il. Et de se demander si ce sont les Français «qui sont fous, ou nous ?»


Bande de faux-culs hypocrites et le Prince Charles avec Diana c’était quoi au juste ?


Je préfère nos amis belges et les Dupont&Dupond d’Hergé qui commandent toujours leur bock de bière en précisant « et sans faux col »


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Explication d’un expert


« La bière pression ne doit pas se tirer en une fois mais en plusieurs fois, car ainsi la partie de la mousse blanche qui se trouve au contact de l'air durcit et devient suffisamment solide pour emprisonner la mousse plus tendre que génère les tirages successifs. La bière peut alors monter plus haut dans le bock et atteindre la contenance de 25 ou 33 cl ou plus sans difficulté. Le bistro qui pratique « le vrai col » ne vous a pas trompé sur la contenance.


Aujourd'hui, dans les bars, on tire la bière en une fois. On veille à ce que la mousse arrive au ras du bord du verre. On vous la sert directement en coupant même la mousse qui déborde. Le barman gagne ainsi 2 cl de bière par verre de 25 cl. Ainsi, sur un tonneau de 50 litres, il peut gagner 8 cl par litre de bière soit 8x50=400 cl soit 16 verres sur un tonneau. C'est le principe du « faux col ».


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Bonne journée, mon horloge biologique s’adapte bien à mon nouveau rythme. Il est 10 heures je pars m’occuper de mes vaches.

 

Tintin chez les Belges

Une BD de Daniel Couvreur et Hergé  chez Éditions Moulinsart - 2011

  01/2011  63 pages  978-2-87424-238-0  Autre format 120127

Une initiative de Moulinsart et des groupes de presse belges, Le Soir et Sudpresse. 
Cet album, au même format que Tintin au Congo de papa, rappelle que tout est belge dans Tintin ! Mais Hergé s'est ingénié à brouiller les pistes, à déguiser les noms des personnages et des rues, à gommer les marques de bières, de voitures, de motos, à réinterpréter les paysages ou les patois de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie... 
Le livre présente des documents inédits, des faits rarement mis en avant et constitue un excellent « dictionnaire de la belgitude » à l'usage de tous les lecteurs de Tintin, proches ou éloignés de Belgique, qui ne comprennent pas toujours ce qu'est ce mystérieux pays... 
Préfacé par Philippe Geluck, Tintin chez les Belges est un livre inédit, hors commerce.


 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 00:09

Davodeau Etienne c’est un gars de près de chez moi qui fait des bulles et les remplies pour un ignorant comme moi. Je l’ai découvert dans les bras d’Eva, un soir, au Siffleur de Ballons Avant ça j’ignorais qui était Étienne Davodeau, et pire encore pour un soi-disant chroniqueur qui affirme que le vin lui tient compagnie j’ignorais qui était Richard Leroy.


Maintenant tout le monde sait cela sa BD avec Richard Leroy «Les Ignorants» a fait un tabac.link

 

Après l’énorme succès de ses « Ignorants », Etienne Davodeau a publié en novembre « Le chien qui louche », une comédie ficelée autour du Louvre. link 


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Mais mon petit doigt me dit qu’en ce début d’année c’est une l’adaptation au ciné d’une autre BD de Davodeau, publiée en 2 tomes en 2008 et 2010, « Lulu femme nue » qui va cartonner.


L’éditeur a eu la bonne idée de republier la BD en un seul opus.


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Pure intuition de votre Taulier, pourquoi donc ?


1-    Pour le sujet traité « A la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même. »


2-   Rien que pour cette phrase « j’ai parfois l’impression d’être juste l’extension de la gazinière et du lave-linge. » dit Lulu tout au début de son échappée belle.


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3-  Car tout part de Saint-Gilles-Croix-de-Vie tout près de chez moi


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4-  J’aime la fraîcheur de Karine Viard que j’ai eu l’occasion de l’entendre parler de ce film pendant ma réclusion « mou du genou », très nature ça plaira à Eva 


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5-   J’adore Bouli Lanners un belge tel que je les aime : Quand la mer monte... de Yolande Moreau et Gilles Porte, Louise-Michel et Mammuth de Gustave de Kervern et Benoît Delépine, Neuf mois ferme d'Albert Dupontel...


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6- On n'y suce pas de la glace 


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Si vous voulez en savoir plus allez ICI link


Lulu femme nue au cinéma, c’est le 22 janvier 2014 !

 

La bande-annonce :

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:33

Le talent, et celui de faire rire, de nous faire rire, est une denrée fort rare et ceux qui en sont doté une espèce en voie de disparition. Quitte à passer pour un vieux con j’ose écrire mais que sont devenus les Coluche, Desproges et Le Luron ?


Desproges tenait des chroniques de la haine ordinaire.


J’aime beaucoup l’humanité.

Je ne parle pas du bulletin de l’Amicale de la lutte finale et des casquettes Ricard réunies.

Je veux dire le genre humain.

Avec ses faiblesses, sa force, son inépuisable volonté de dépasser les dieux, ses craintes obscures des Ténèbres, sa peur païenne de la mort, sa tranquille résignation devant le péage de l’autoroute A6 dimanche dernier à 18 heures.


L’Humanité 10 mars 1986 / Tôt ou Tard / 2001


Tout ce que je lis ou entends en ce moment, pour se justifier, de la part de ceux qui vont poser leurs fesses en un lieu où se déverse la haine ordinaire me donne envie de vomir.


Reste la défense de la liberté d’expression qui, selon des belles âmes, serait menacée dans notre vieux pays. La meilleure réponse qu’on puisse donner à ces défenseurs c’est François Morel qui la délivre ICI link J'aurais dû faire antisémite


Je suis à 100% en accord avec lui. Il a du talent, lui.


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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 10:59

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Ce soir, au Bristol, à Paris, c’est le grand jour, la consécration d’une saga sans précédent. Mieux qu’un Oscar ou un Award l’onction de la RVF, institution de l’establishment des vins fins vaut bien une grand-messe pour ces mécréants des Corbières.


Ils sont sur leur 31. Un puma s’est posé ce matin sur la Grand-Place d’Embres, direction Villacoublay. Les enfants des écoles agitent des petits drapeaux. Le grand président Patrick Hoÿm de Marien a sorti son smoking de la naphtaline et Bernard Pueyo est allé chez le barbier faire tailler sa barbe fleurie. Seul le camarade VPO sera absent. Comme moi-même et Hervé Bizeul qui ne sommes pas en odeur de sainteté chez la vieille dame permanentée.


Félicitations anticipées aux heureux récipiendaires à qui je demande simplement de présenter mes civilités au Président Lubot et rédac chef Saverot. Nous fêterons ça à Embres.


Excellente soirée à toutes et à tous… J'embrasse mes amis de la RVF sans les citer bien sûr 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 10:00

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François le facteur de « Jour de Fête » le film de Jacques Tati sorti sur les écrans en 1949 est depuis fort longtemps rangé au rang des accessoires inutiles. Même que pendant un temps pour faire chic je ne sais qui avait cru bon de les rebaptiser préposés et même qu’un vague secrétaire d’Etat aux PTT sous Jacques Chirac 1er Ministre de Giscard, un certain Pierre Lelong, breton de son état, a même dit que le travail des centres de tri était idiot.


À la Mothe-Achard le facteur était une factrice qui trimballait le courrier dans une énorme besace de cuir, buvait beaucoup de café et passait beaucoup de temps à raconter ses peines de cœur au Bourg-Pailler.


Depuis que le souriant Paul Quilès, injustement surnommé Robespaul, a fait pété les PTT en deux, que le téléphone n’a plus de fil, que le courrier se promène sur la Toile, nos facteurs sont en danger.


Bien sûr, Olivier Besancenot, qu’aime bien poser pour la photo sur son vélo dans la bonne ville qu’avait pour maire Sarko va nous dire que tout ça c’est la faute aussi bien des socialos que des gars de Sarko.


«  Pour la première fois, l’activité courrier ne couvre plus les coûts du service universel postal. » Ce service universel postal fait partie des 4 missions de service public assignées à La Poste, au même titre que la distribution de la presse, l’accessibilité bancaire et la contribution à l’aménagement du territoire. Pour les usagers, cela se traduit notamment par une collecte et une distribution du courrier 6 jours sur 7, sur l’ensemble du territoire, et en J +  1 dans 90 % des cas.


Cette mission a un coût pour La Poste, notamment pour garantir l’accessibilité du service postal même dans les zones rurales les plus reculées. Sans cette mission de service public, La Poste, en se concentrant sur les zones les plus rentables, pourrait en théorie employer moins de facteurs et fermer des milliers de bureaux de poste. Des modèles ont été bâtis pour calculer ce coût : selon un administrateur, il aurait été évalué à 448 millions d’euros net cette année, et 471 millions l’année prochaine.


Pourtant, si la distribution de la presse ou l’accessibilité bancaire font l’objet de compensations financières de la part de l’Etat, ce n’est pas le cas – jusqu’à aujourd’hui – pour le service universel. Car l’activité courrier a longtemps assuré à La Poste de solides résultats, qui ne justifiait pas que l’Etat mette la main à la poche.


Mais le recul régulier du nombre de lettres expédiées a peu à peu sapé ce modèle. Et un cap vient d’être franchi. Selon la direction, l’excédent brut d’exploitation du courrier (hors filiales) est désormais inférieur à ce que coûte le service universel postal. Cette mission de service public devient donc en théorie comme les autres éligibles à une compensation. » link


Comme l’Etat est raide comme un lacet pas sûr que dans quelques temps, si vous habitez dans notre France profonde des terroirs, votre facteur dans sa petite auto jaune vienne déposer dans votre boîte aux lettres le courrier.


Alors, même si je n’ai jamais été philatélistes je vous propose en soutien à nos chers facteurs d’acheter un carnet de 12 timbres présentant les races de vaches françaises à très faibles effectifs, peu connues du grand public. Ce carnet vachement timbré sera présenté le 22 février 2014, à l'occasion du Salon de l'Agriculture, au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. link 


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Les cépages oubliés, les races de vaches françaises à très faibles effectifs, les boucs locaux qui n’auront plus le droit d’engrosser les chèvres du coin, les semences anciennes interdites de séjour de votre potager link ça commence à bien faire va falloir quand même lever un chouïa le nez de nos verres camarades sinon nous allons vivre dans un écomusée pour chinois en goguette. 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 10:00

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Le 2 janvier 2014  à 9:00 Bob Parker à Twitté 15 fois sur mon compte pour me faire bénéficier de ses hautes pensées de gourou du vin mondialisé positionné définitivement sur une voie de garage (normal pour l'inspirateur des vins de garage).


J’ai retenu la prédiction n°11, qui n'est pas une prédiction d'ailleurs mais un foutage de gueule, car elle me concerne et que je la trouve très pertinente.

 

11. Wine bloggers will continue to complain about their failure to monetize their sites and earn respect:) 


En effet, pour savoir comment récolter un max  de pognon en une petite poignée d’années il est une vérité première : mieux vaut s’adresser à un expert du changement  du vin en blé du calibre de Robert Parker Junior qu’au fils du charpentier de Nazareth qui lui se contentait de faire des miracles en changeant l’eau en vin et en multipliant les pains.


Comme disait ses apôtres en Espagne, les honorables Jay Miller et Pancho Campo qui n’étaient pas des enfants de chœur « mieux passer à la caisse que de passer à la trappe »link Ces moissonneurs-rabatteurs ont pendant tout un temps fait le bonheur de son fonds de commerce avant que ce cher Bob, très Ponce-Pilate, ne les abandonne en rase campagne. Normal, avant de vendre la boutique fallait bien mettre les détritus sous le tapis.


Que t’ai gagné beaucoup de pognon, et en ai fait gagner un max aux GCC de Bordeaux peu me chaut ! Si tu estimes avoir réussi ta vie grand bien te fasse mais de grâce fiche nous la paix avec tes aigreurs  d’estomac provoquées par ces petits blogueurs de merde qui ne savent même pas faire du blé.


C’est leur problème Coco !


Tes prévisions à la noix Bob, tout le monde ou presque s’en tamponne. Il faut dire qu’elles volent très haut, si haut que j’ai comme l’impression qu’elles atteignent la hauteur des lieux communs les plus éculés.


Il y a un temps pour tout Robert, il faut savoir remiser ses gants à temps, ne pas faire le combat de trop, la posture de gourou ne s’accommode guère avec le genre comique  et t’es même pas capable de faire correctement un smiley. C’est dire.


Tu devrais venir faire un petit séjour à Paris chez ta compatriote journaliste à Neswweek Janine di Giovanni qui vit depuis dix ans dans le très huppé 6e arrondissement de Paris et qui scolarise son fils dans la prestigieuse Ecole alsacienne qui enfile de jolies perles sur la France link comme toi tu dévides tes saucisses, pardon tes prédictions.


J’aime bien la réponse d’Anne Sinclair, tu devrais l’inviter à déjeuner elle adore les GCC… link

  

Allez Bob, bonne retraite, et si tu achetais un bout de vigne à Pomerol pour nous montrer ton savoir-faire ça aurait plus de gueule que tes 15 malheureux Twitte assemblant des choux et des navets.


 

"1. More resistance to very expensive wines from mediocre vintages-think Europe 2011, 2012, and 2013


2. California profits from two glorious years of quality and quantity-2012 and 2013


3. The undefined scam called "natural" or "authentic" wines will be exposed as a fraud-(most serious wines have no additives)


4. Argentina will continue to excel for malbecs and their crispy whites from Torrontes


5. Spain, southern Italy and France will dominate for high quality wines under $20


6. Pinot noir lovers will go bonkers over Oregon 2012s and California 2012s and 2013s


7. Wine will continue to become less elitist and populists will rule the day over insufferable snobs


8. Wine Fraud will reach into the sanctus santorum of several auctionhouses which will be found to have turned a blind eye to red flags


9. The Coravin wine preservation system will profoundly change the way we drink rare and limited production gems


10. The government will finally require all wine labels to reveal caloric and ingredients


11. Wine bloggers will continue to complain about their failure to monetize their sites and earn respect:)


12. Eastern & mid-Atlantic wineries will pick up consumers support based on the strength of 2012 & 2012, &c onsumers seeking new "experiences"


13. More BYO high quality bistros & trattorias will burst on the scene in response to over-priced,excessive mark-ups at other restaurants


14. Expect more mobile food trucks-featuring Korean,Mexican, South American, and Asian fusion offerings


15. Look for Prosecco and Cava sparkling wine sales to erode some of the profit and glamour from Champagne"

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 10:02

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Juste avant la Noël, rendant une petite visite impromptue du côté d’Avize à Anselme Selosse en compagnie de mes copines Magalie et Cassandre, celui-ci évoquait avec moi la naissance et la vie mouvementée de Sève link.


Les filles nous ont sans doute pris pour des anciens combattants un peu nostalgiques d’un temps qu’elles n’ont pas connu. Je ne vais pas l’évoquer, ni regretter que le goût immodéré que nous avons pour nous diviser ait laissé le champ libre aux médiocres, mais simplement affirmer qu’ayant toujours été aux côtés, depuis les premières heures de ce qui était alors « vignerons dans nos appellations », le combat continue.


Hasard du calendrier, dimanche j’écrivais à propos d’un énième projet de Crémant « Nous n’avons pas totalement épuisé le modèle AOC.  Usons-le jusqu’à la corde et ensuite nous nous étonnerons qu’il ne permet pas au vignoble français de tirer tous les avantages de son statut de vignoble généraliste. Nous pouvons tout faire à condition de bien le faire. C’est simple, mais la simplicité ne fait pas parti de notre génie national. Reste les espaces de liberté qui permettent de faire des pieds de nez aux chargés d’écriture qui règnent dans les zinzins à financement obligés. »


N’étant ni vigneron, ni partie prenante du monde du vin au sens où mon devenir ne dépend en rien du sien, j’ai toujours soutenu le combat collectif et dénoncé le bal des egos de certains défenseurs autoproclamés des vignerons.

Bref, dans l’affaire d’Olivier Cousin qui a fait l’objet d’une émission hier sur France Inter link  je laisse donc la plume au camarade Patrick Baudouin l’un des animateurs de Sève.


« L'Inao, la Fédération Viticole de l'Anjou, ont tort de poursuivre Olivier, je leur ai dit, c'est refuser de voir les vrais problèmes. La profession n'a pas voulu mettre en application ce qu'elle avait elle-même voté (Comité National de l'Inao 1 et 2 juin 2006) :

 

Le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'Institut National des Appellations d'Origine s'est réuni les 1 et 2 juin sous la présidence de René RENOU.


Dans le cadre de la réécriture des décrets des Appellations d'Origine Contrôlées, le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'INAO s'est prononcé sur une segmentation de l'offre des AOC. Ceci afin de répondre au mieux aux attentes du marché et des consommateurs et ouvrir de nouvelles perspectives à l'ensemble des producteurs....en segmentant leur offre en deux catégories:


- la première répondant à des critères stricts de production relatifs à un lien fort au terroir, une notoriété établie alliés à des facteurs humains et naturels. Il s'agit des vins jouissant actuellement d'une forte valeur ajoutée.


Comme rien de sérieux n'a été fait, les AOC explosent un peu dans tous les sens. Sur les solutions, j'ai un point de vue un peu différent de celui d'Olivier : je ne suis pas pour une « sous-catégorie » de « vins artisanaux ». Pourquoi nous mettre hors AOC, en sous-catégorie ? L'enjeu, ce n'est pas l'artisanat, c'est le lien au terroir. Il y a de petits domaines qui font du tout chimique, du tout chaptalisation. Et en Anjou, plusieurs domaines entre 30 et 50 ha font de forts beaux vins, en bio, avec un bon lien au terroir, un respect de l'environnement et du consommateur. L'enjeu, ce n'est pas un « sous-catégorie », c'est une catégorie « d'excellence » telle que nous étions nombreux à vouloir avec René Renou. Et que nous voulons encore....Nous n'avons pas à sortir de l’AOC, c'est à l’AOC de nous faire une place justifiée... »

 

Ce matin Stéphane Le Foll était sur France-Inter, il a évoqué le débat de sa future loi d’avenir : et pourquoi diable l’esprit de l’AOC n’y est même pas évoqué ? Vous ne trouvez pas cela étrange ? Moi si, mais je ne jetterai pas la pierre au Ministre : ses interlocuteurs du monde de la vigne et du vin sont majoritairement dans le camp de l’AOC pour tous…

 

2014 l'année du rebond des vraies appellations ?


 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:09

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Il est des jours où je me dis, prends ton temps, attends qu’un bon sujet te tombe dessus pour faire avaler la pilule que tu proposes à tes chers lecteurs. Bien sûr je pourrais me contenter du marronnier de la galette des rois. Faire comme mes chers confrères évoquer la énième bouteille de roteux déculottée pour fêter la nouvelle année.


Et puis, à la nuit tombée, alors que j’allais sans doute succomber à la tentation de vous tartiner un truc à la frangipane avec fève incorporée, j’ai consulté mes petites alertes pour voir si je ne serais pas mieux inspiré. Bonne pioche je tombe sur Grazia un magazine pour nanas où une certaine Pauline Pélissier est allée fourrer son beau nez poudré dans le Washington Post. Le titre est alléchant « DIS-MOI CE QUE TU PICOLES, JE TE DIRAI COMMENT TU VOTES »


Vous me connaissez, je me rue. Je me rue d’autant plus que ma seconde chronique pré-dominicale a justement rapport avec la votation et comme elle risque de monter le bourrichon de certains je me suis dit celle-ci va servir d’amuse-gueule.

 

D’après une étude, publiée dans le Washington Post link les démocrates américains préféreraient les alcools légers comme le champagne, tandis que les républicains seraient plutôt des amateurs d’alcool fort et de liqueurs.


Selon le magazine Grazia « Les résultats seraient encore plus déterminants pour la consommation de vin, explique l’étude réalisée par Jennifer Dude, de la société National Media Research Planning and Placement. Ainsi, si vous voyez un Américain arriver lors d’un dîner avec dans les mains une bouteille de Kendall-Jackson ou de Robert Mondavi (deux grandes marques de vins californiens), il y a de grandes chances qu’il soit républicain. A l’inverse, les démocrates apporteront plutôt une bouteille de Château Ste Michelle Merlot (un vin produit près de Seattle), de Francis Coppola (le réalisateur a un domaine viticole) ou de Procecco, un vin italien. »


Pendant que je suis dans la presse américaine je vous recommande la lecture de l’éditorial du New York Times d’Andrew Rosenthal, « Pesticides in French Wine » link


La conclusion devrait amener certains à réfléchir : « Considering organic producers who refuse pre-emptive use of pesticides as criminals will not help France’s transition to sustainable agricultural practices. The law requiring such use in Burgundy is not only bad policy, it is terrible publicity for French wine. The law should be changed, and the French Assembly should pass the new bill on sustainable agriculture this month.  »


À tout de suite sur mes lignes.

 

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