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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 06:00
 TIEPOLO - CHEMIN DE CROIX (1737-1738), SANT'ALVISE, VENISE

TIEPOLO - CHEMIN DE CROIX (1737-1738), SANT'ALVISE, VENISE

Première station : le gros foutage de gueule à la sauce start-up !

 

Cette start-up veut faire du vin sans alcool un juteux business

 

Le Petit Béret a mis au point des technologies qui lui permettent de fabriquer un vin qui n'a jamais contenu d'alcool. Une première qui lui ouvre les portes des très attrayants marchés moyen-orientaux.

 

Pour commencer, qu'est-ce que c'est que le vin sans alcool? Non, ce n'est pas du jus de raisin, mais bien un vin, qui suit plus ou moins les étapes de fabrication traditionnelles de son équivalent éthylique, et dans lequel aucun sucre n'est ajouté. Il est donc censé avoir le goût du vin, tout en étant consommable par ceux qui ne boivent pas d'alcool. Un marché jusque-là tenu par des vignerons australiens et américains, mais sur lequel les fabricants de spiritueux français sont de plus en plus nombreux à se lancer.

 

La suite ICI

 

Deuxième station : LE CONCEPT ALCOFF par Michaël Paetzold le chouchou de Bettane&Desseauve

 

DÉSALCOOLISATION DES VINS

 

LES PREMIERS TRAVAUX QUI ONT NOURRI NOTRE CONCEPT ALCOFF ONT ÉTÉ EFFECTUÉS EN 2004. A CETTE PÉRIODE, NOUS AVONS TRAVAILLÉ SUR 3 SUJETS BIEN DISTINCTS OÙ LA CONCENTRATION EN ALCOOL ÉTAIT LE PARAMÈTRE-CLÉ :

 

- l'effet masqueur ou exhausteur de goût de l'alcool dans les vins. Lors de ses essais, nous avons pris conscience de l'effet "masqueur" de l'alcool dans les vins alors que ces mêmes vins n'étaient pas considérés comme alcooleux. Les gammes de désalcoolisation que nous avons réalisé à l'époque à 0.1 % nous ont prouvé l'importance de l'ajustement de ce paramètre. Le simple fait de diminuer de quelques dixièmes l'alcool dans ces vins avait un impact sur sa présentation et plus généralement sur sa capacité à exprimer le fruit. Et c'est aussi lorsque l'on passe en dessous d'une valeur seuil que l'on comprend l'effet exhausteur de l'alcool puisque le vin, cette fois-ci, se présente moins bien. Les seuils étant évidemment différents d'un vin à l'autre.

 

- la création d'une nouvelle boisson à 6 % d'alcool : le Lir. C'était une boisson produite par un procédé de désalcoolisation permettant de ramener un vin à 6 % d'alcool et en suite équilibré organoleptiquement par d'autres procédés. L'ensemble des procédés composent ainsi la lirisation.

 

- la production d'un vin totalement désalcoolisé inférieur à 0,5 % d'alcool.

 

La suite ICI 

 

Troisième station : le 29 septembre 2008

 

Les eunuques, les castrats et le « vin » désalcoolisé...

 

Désalcooliser totalement un vin pour moi c’est le castrer, le châtrer, l’émasculer. La castration est une privation. En effet, ainsi mâles ou femelles, par ablation, se voient privés de la faculté de se reproduire. Très tôt, en cette Vendée où le sexe était péché, grâce à mon pépé Louis, grand éleveur de beaux bœufs charollais, j’étais très expert en ce domaine : castration, copulation et vêlage, alors que bien évidemment la moindre allusion à notre sexualité m’aurait valu une quasi-excommunication. Mais, en ce temps-là, j’étais bien loin de me douter que ce qui transformait les bouillants taurillons en paisibles bœufs, se pratiquait en Chine pour les eunuques « gardien de harem » (70 000 sous la dynastie Ming, ils n’étaient plus que 412 lorsque la fonction sera supprimée en 1912 cf. Le dernier empereur le film de Bertolucci) et pour les castrats jusqu’au XIXe siècle dans l’Italie « reine de l’Opéra » toute proche. Je dois avouer que ça aurait pu transformer mes rêves en cauchemars dans la mesure où la nature m’avait doté d’une superbe voix de soprano que j’ai perdu, bien sûr, lors de ma puberté.

 

La suite ICI 

 

Quatrième station : Additifs, pesticides... Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin : découvrez le résultat de nos analyses

 

Jusqu'à quinze résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans certaines bouteilles de bordeaux, selon les conclusions d'un laboratoire que nous avons mandaté.

Publié le 08/10/2018 | 07:02

 

Les grilles d'un ancien château, des vignes à perte de vue, une barrique en chêne... Lorsque vous achetez une bouteille de bordeaux, l'étiquette vous plonge dans le monde merveilleux du terroir viticole. Mais que vous dit-elle de la composition du vin que vous allez boire ? Pas grand-chose. A part le taux d'alcool et une vague indication concernant la présence de sulfites, vous n'aurez pas la possibilité, en la lisant, de connaître la liste complète des ingrédients ni les valeurs nutritionnelles du vin. Pourtant, ce doux nectar, à consommer avec modération, ne contient pas seulement du raisin... loin de là.

 

Pour en savoir plus, nous avons fait analyser dix bouteilles de vin, en choisissant une même zone géographique – elles sont toutes produites dans un rayon de 50 km autour de Bordeaux – et une même année de production, 2016. Dans notre panier : du blanc, du rouge. Du conventionnel, du bio et du "vin naturel", une démarche informelle qui a pour but de se passer au maximum de pesticides de synthèse et d'additifs. L'addition, elle, est comprise entre 4 et 17 euros par bouteille. Quelques jours après nos emplettes, le laboratoire Dubernet, spécialisé dans l'œnologie et situé dans l'Aude, nous a envoyé les résultats des analyses. Voici ce que nous avons découvert.

 

La suite ICI  

 

Cinquième station : vos réactions

 

 

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 06:00
Lorsque Pierre Larousse donnait sa définition de la p… dans son Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle (1874)

LAROUSSE PIERRE dans  ICI 

(1817-1875)

 

« D'abord instituteur, puis directeur de l'école primaire supérieure de Toucy (Yonne) où il est né, Pierre Larousse vient en 1840 à Paris dans le but d'approfondir ses connaissances en pédagogie et en lexicologie. En 1852, il crée avec Augustin Boyer (1821-1896) une maison d'édition, la Librairie Larousse et Boyer, qui publie une collection de manuels pédagogiques conçus en grande partie par Larousse lui-même et qui visent à améliorer l'enseignement de la grammaire (Traité complet d'analyse et de synthèse logique, 1852 ; Grammaire complète syntaxique et littéraire, 1868, etc.). Il crée également deux périodiques, L'École normale (1858-1865) et L'Émulation (1862-1864). Sa passion de la lexicologie l'amène en 1856 à publier un Nouveau Dictionnaire de la langue française, qui deviendra plus tard le Petit Larousse. Dans cet ouvrage qui se veut facilement consultable, l'association de notices à caractère lexicologique et encyclopédique prépare ce qui sera son grand œuvre : le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, qui va s'efforcer de présenter de manière organique les connaissances de son temps. L'ouvrage paraît entre 1864 et 1876, sous forme de fascicules à 1 franc, et connaît un énorme succès. Malgré l'épuisement et la maladie, Pierre Larousse va mener à bien son grandiose projet, où l'ampleur des domaines abordés va de pair avec une grande liberté de ton ainsi qu'un constant souci de didactisme et d'humanisme, très en phase avec les conceptions de l'école laïque de Jules Ferry. Dans sa composition, ses choix et son écriture (Pierre Larousse est aussi l'auteur de nombreux articles, notamment dans le domaine littéraire), le Grand Dictionnaire universel constitue un document indispensable pour qui veut approcher l'histoire culturelle du milieu du XIXe siècle. »

 

« Démocrate et républicain engagé, admirateur d'Auguste Comte et de Pierre-Joseph Proudhon, Pierre Larousse fait de son Dictionnaire un outil de la vulgarisation républicaine et le fer de lance de la pensée éclairée de son siècle. »

 

« À vrai dire, les opinions de cet homme qui croyait au progrès et se voulait détaché des préjugés ne sont pas toujours exemptes d'un moralisme un peu étroit. Comme l'un de ses maîtres à penser, Proudhon, il lui arrive de se faire moraliste, et même moralisant, passablement puritain, partisan certes d'une morale laïque, mais plutôt traditionnelle. »

 

PÉDÉRASTIE

 

La pédérastie active laisse aussi des signes d’un autre genre, qui consistent dans la conformation de la verge. Les dimensions de cet organe, dit M. Tardieu *, chez les individus qui se livrent à la sodomie, sont ou très-grêles pou très volumineuses ; la gracilité est la règle très générale, la grosseur la très rare exception, mais, dans tous les cas, les dimensions en sont excessives. La forme quand la verge est petite, rappelle absolument celle du même organe chez le chien. Elle est large à la base et va en s’amincissant jusqu’à l’extrémité, où elle est très effilée. Lorsque le pénis est très volumineux, il ne diminue point graduellement de la base au sommet ; c’est l’extrémité du gland qui est effilée, allongée, démesurément, et, en outre, la verge est tordue sur elle-même dans le sens de la longueur, de sorte que le méat urinaire, au lieu de se trouver dans le sens vertical, se dirige obliquement à droite ou à gauche. Ces déformations proviennent évidemment, dans le premier cas,  de la forme infundibulliforme de l’anus, sur laquelle la verge se moule en quelque sorte, et, dans le second cas, la torsion est produite par la résistance du sphincter anal, que la verge, trop volumineuse, ne peut traverser que par un mouvement de vis ou de tire-bouchon. »

 

  • Cette dernière information justifie cette chronique sur un site dédié au vin.

 

  • Que c’est beau la science !

 

  • Le diable se niche dans les détails « Der Teufel steckt im Detail » Friedrich Nietzsche

 

 

*Ambroise Tardieu, professeur de médecine légale à la faculté de Paris. L’éminent professeur divise son travail en trois parties distinctes : la première porte sur les outrages publics à la pudeur, et ne contient que quelques indications très-sommaires ; la seconde a pour objet le viol et les attentats à la pudeur ; dans la troisième, il s’occupe de la pédérastie et de la sodomie.

Pierre Larousse

 

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - As-At

Administration du grand dictionnaire universel, 1866 (1, part. 3, p. 890-891)

ICI 

 

Étude médico-légale sur les attentats aux mœurs est un monument de l’homophobie médicale : Tardieu y fait de l’homosexuel un véritable monstre, créant ainsi une tératologie qui sera ensuite enseignée dans les facultés de médecine pendant un siècle.

 

« Les contradictions abondent sous sa plume : le souci de scientificité clinique s’accompagne à chaque page de la rhétorique de la dépravation ; la thèse de l’innéité de la pédérastie va de pair avec celle du vice, c’est-à-dire du choix immoral. Tardieu illustre combien la médecine comportementale du XIXe siècle, supposément positiviste, pouvait être tributaire du préjugé, notamment religieux. »

 

ICI 

 

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 07:00
Pendant les enregistrements de Death of a Ladie’s Man de Léonard Cohen son producteur Phil Spector buvait à la paille du vin casher Manischewitz dans des verres Titi et Grominet

« Le 24 janvier 1977, Leonard se présenta au Gold Star pour la première séance d’enregistrement, vêtu d’u pantalon clair et d’un blazer bleu marine… »

 

« Il était habillé comme s’il avait un rendez-vous galant sur la Riviera… » David Kessel

 

« La pièce était bondée de musiciens, d’instruments et de micros sur pied. On pouvait à peine bouger… »

 

Leonard Cohen est abasourdi « Incroyable ! C’est comme ça qu’il procède  d’habitude ? Qu’est-ce qui se passe ici ? Quelqu’un peut m’expliquer ? »

 

Ce « il », c’est Phil Spector son producteur « encore plus élégant que Leonard, costume noir hors de prix, chemise verte et bottines à talons cubains.

 

« Une bouteille de vin casher Manischewitz était posée à côté de l’écran de contrôle. Spector s’en versait dans des verres Titi et Grominet et le buvait à la paille… »

 

Malka Marom  trouva l’atmosphère du studio « très effrayante, avec Phil assis près de ses bouteilles de Manischewitz, un revolver toujours à portée de main. » Elle demanda à Leonard : « Pourquoi enregistres-tu avec ce dingue ? – Parce que c’est le meilleur dans son genre. »

 

« La deuxième nuit. Bob Dylan fit une apparition tardive. »Il arriva par la porte de derrière, raconte David Kessel, une fille à chaque bras, et à la main, une bouteille de whisky qu’il buvait au goulot » Allen Ginsberg le suivait de près avec son amant, le poète Peter Orlovsky. En le voyant, Spector bondit et les salua au micro. Il plaisanta en disant qu’il y avait tant de Juifs  dans la pièce qu’on se serait cru à une Bar Mitzvah. »

 

« la session tourna à la beuverie. À l’aube, lorsque la plupart des fêtards furent partis, Spector et Leonard écoutèrent la bande sur les grandes enceintes du studio avec le volume à fond. « Ça, c’est du punk rock, bordel de merde » déclara Spector, en sirotant son Manischewitz. Leonard se versa un verre de tequila et dit « À présent, tout le monde saura que derrière ce masque de Bouddha se cache un cœur d’adolescent. »

 

« Leonard ne peut dire à quel moment précis l’album lui échappa, mais il le sentit. »

 

« J’avais perdu la maîtrise de ma vie de famille, de mon travail, ça a été une période extrêmement difficile. J’ai perdu les pédales et Spector encore bien plus. »

 

« Un nuit, à quatre heures du matin, alors que Leonard se préparait à chanter, Spector descendit de la régie. Il tenait une bouteille de Manischewitz dans une main et un revolver dans l’autre. Il l’entoura de son bras dans un geste de camaraderie. Puis, il enfonça le canon dans son cou, relâcha la gâchette et dit « Leonard, je t’aime. – J’espère bien, Phil. »

 

 

« Le label Manischewitz produisant un vin casher d’excellence qui a longtemps été considéré comme un aliment de base dans les foyers juifs trouve maintenant une place sur la table de nombreux Américains d'origine asiatique.

 

Ce célèbre vin doux Concord est devenu plus qu'une boisson populaire. Utilisé pendant les fêtes juives, en particulier pendant Pessah, il a aujourd’hui gagné une popularité certaine parmi les populations non-juives, selon les déclarations du WSJ (Wall Street Journal) hier mardi.

 

Une bouteille de vin Manischewitz est vendue $ 4.99 à Shun Fat Supermarket dans la région de Los Angeles, qui, selon le WSJ vend des centaines de bouteilles de ce produit à ses clients chinois et vietnamiens chaque année.

 

Constellation Brands, propriétaire de la cave Manischewitz depuis 1987, explique que cette marque est le vin casher le plus vendu aux États-Unis. Selon la société, les principaux marchés d'exportation du vin sont l'Amérique latine, les Caraïbes et la Corée du Sud.

 

Alors que cette boisson pourpre cashère est source de plaisanterie parmi les Juifs qui la comparent souvent à du sirop pour la toux, cette nouvelle clientèle ouvre un nouveau panel de possibilités commerciales non négligeable pour Manischewitz. »

 

 

L’album Death of a Ladie’s Man sortit en novembre 1977. L’inscription “SPECTOR&COHEN », composée en lettres capitales de chaque côté de la pochett, est tout de même incongrue. C’était bien le genre de Spector de se mettre en vedette sur l’album que Leonard considère comme « le plus autobiographique de sa carrière. »

 

Phil Spector, né Harvey Phillip Spector le 26 décembre 19392 dans le Bronx à New York est un producteur et un auteur-compositeur américain, actuellement en prison car reconnu coupable du meurtre de l’actrice Lana Clarkson en 2003. Il y purge depuis 2009 une peine de 19 ans incompressibles.

17 février 2018

"Death Of A Ladies' Man" - Leonard Cohen

En résumé, concernant cet album, la seule chose que l'on puisse dire, c'est que Leonard Cohen est un grand artiste, mais l'autre, Phil Spector, il est vraiment trop con. Cet album est un désastre. Un DESASTRE. Mais je ne vous apprend probablement rien, car ça fait depuis l'époque de sa sortie (et c'était en 1977) que Death Of A Ladies' Man, cinquième album de Leonard Cohen, est considéré comme un des pires ratages jamais faits. C'est incontestablement le seul (je dis bien : le seul) album du Canadien qu'il vaut mieux éviter... la suite ICI

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 07:00
« Salauds de pauvres ! » florilège…«Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça» Coluche

Macron est, dit-on, le président des riches, Flamby revanchard, oubliant les sans dents, sans rancœur aucune, proclame « qu’il y a actuellement, une méthode qui peut paraître lointaine, distante, voire méprisante pour certains. Moi, j’ai voulu être un président à la hauteur, mais pas hautain ». Macron est l’enfant d’un Hollande incapable d’assumer, comme tout le PS, la social-démocratie, qu’il pencha fortement à droite ça ne me semble pas une découverte. La France, les Français sont des conservateurs, avec quelques poussées de fièvre, de moins en moins souvent d’ailleurs...

 

Au long cours de ma vie sous la Ve République, j’avoue ne n’avoir croisé un président des pauvres, y compris François Mitterrand.  Les restos du cœur c’est sous qui ?

 

J’y étais.

 

Je n’ai croisé Coluche physiquement qu’une seule fois : lorsqu’il est venu voir Henri Nallet, alors Ministre de l’Agriculture, pour que celui-ci l’aide à mobiliser les ressources alimentaires stockées afin d’alimenter les Restos du Cœur dont il lança l'idée le 26 septembre 1985 sur Europe 1, en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ». Je l’ai écrit sur mon blog, en ajoutant que nous nous étions mobilisés pour l’aider à la fois pour qu’il puisse accéder aux stocks communautaires et pour qu’il puisse structurer son association naissante. Cette conjonction d’un saltimbanque et de bonnes volontés se mobilisant pour qu’il y ai de la nourriture à distribuer a permis aux Restos d’atteindre le but que s’était fixé Coluche.

 

11 juin 2011

Coluche c’est notre histoire : dimanche 12 juin à 20h35 sur France 5 avec Marie Drucker et moi

ICI 

http://www.berthomeau.com/article-coluche-c-est-notre-histoire-dimanche-12-juin-a-20h35-sur-france-5-avec-marie-drucker-et-moi-76379276.html

 

«Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça» Coluche

 

L’expression « Salauds de pauvres » n’est pas une saillie de Coluche. Jean Gabin Grandgil la prononce en 1956, dans le film La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara, d’après un roman de Marcel Aymé. Dans cette scène, il ne s’adressait pas à des « prolos », ou des « clodos », mais à un couple de bistrotier adeptes du marché noir.

 

 

Ceux qui, dans le cheptel politique, proclament être les représentants naturels des pauvres, plus précisément du peuple, on ne parle plus de la classe ouvrière, ne sont que des petits bourgeois imposteurs qui réchauffent leur fonds de commerce, l’Histoire du XXe siècle en a fait la démonstration.

 

Maintenant florilège de grands noms et de moins grands:

 

Ernest Renan

« La pauvreté est, à quelques égards, une condition de l’existence de l’humanité. Ne dites pas au pauvre qu’il est pauvre par sa faute ; ne l’engagez pas à se délivrer de la pauvreté comme d’une honte ; faites-lui aimer la pauvreté, montrez-lui-en la noblesse, le charme, la beauté, la douceur. »

La Vie de Jésus, 1870

 

François-René De Chateaubriand

« À Dieu ne plaise que je veuille fermer les oreilles à la voix du nécessiteux. Je sais m’attendrir sur les malheurs des autres ; mais, dans ce siècle de philanthropie, nous avons trop déclamé contre la fortune. Les pauvres, dans les États, sont infiniment plus dangereux que les riches, et souvent ils valent moins qu’eux. »

Essai historique sur les révolutions, 1797

 

Anonyme collectif

« Qu’il nous soit permis de crier ici  de toutes nos forces : À bas les révolutions ! […] Jamais les émeutes n’ont amélioré le sort du pauvre ; au contraire, elles ont toujours eu pour résultat d’augmenter la misère et le nombre des pauvres. »

Histoire de 60 ans de folies révolutionnaires et sociales, 1849

 

Henri J. Levin vice-président de la chaîne Hilton

« Je hais les pauvres. Ils représentent ce que je hais le plus au monde, parce que, au départ, ils n’ont pas eu l’idée et la volonté de faire fortune. Je hais les pauvres parce que ce sont des « loosers ». Aux États-Unis, tout le monde peut gagner. Il suffit de ne désirer que cela, et tout mettre en œuvre pour y arriver. Je déteste les pauvres. »

Lui, 1987

 

 

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 07:00
Ouragan sur le classement de Saint-Emilion : Hubert de Boüard et Philippe Castéja mis en examen pour « prise illégale d’intérêts »  du TGI de Bordeaux

Je ne vais pas vous faire un dessin, vous connaissez les tenants et les aboutissants du dossier :

 

23 septembre 2016

Pour le rédacteur-en-chef d’En Magnum la justice de classe est passée : Hubert de Boüard débouté de ses demandes à l’encontre d’Isabelle Saporta.

ICI 

 

En conclusion de ma chronique j’écrivais :  « Je signale à l’imprécateur qu’une autre enquête est menée par la Gendarmerie, dont les conclusions ont été données à l’audience par la Présidente, je suppose que nos gendarmes sont tous d’affreux suppôt de la gauche aussi.

 

Bref, Hubert peut faire appel.

 

Attendre et voir.

 

Hubert de Boüard a fait appel et a été débouté.

 

Et pendant ce temps-là les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux ont continué leur enquête commencée depuis 2013.

 

Médiapart indique : Il a fallu cinq ans et trois juges d’instruction successifs pour que la justice ose mettre en examen ces deux personnalités influentes.

 

« Placé en garde à vue le 28 février dernier, Hubert de Boüard a expliqué ne pas avoir pris part aux délibérations de l’INAO relatives à Saint-Émilion et a contesté toute influence sur le classement 2012. Entendu le même jour par les gendarmes de Bordeaux, Philippe Castéjà a lui aussi nié le moindre mélange des genres. »

 

« Trois vignerons de Saint-Émilion avaient en effet porté plainte auprès du procureur de Bordeaux dès le 15 avril 2013. Sans réponse du parquet, ils avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile le 29 juillet suivant. Pierre Carle (château Croque Michotte), André Giraud (château La Tour du Pin Figeac) et Jean-Noël Boidron (château Corbin Michotte), ayant été rétrogradés ou évincés du classement 2012 des grands crus de Saint-Émilion, ont à la fois attaqué le classement devant le tribunal administratif (le dossier est encore en appel) et porté plainte au pénal pour « prise illégale d'intérêts ». Certains de ces vignerons avaient déjà contesté le classement précédent, datant de 2007, et obtenu son annulation. »

 

« Cette fois-ci, les plaignants assurent que certains paramètres du classement 2012 ont été modifiés pour favoriser les grandes exploitations : domaine d'un seul tenant, salle de séminaire, chambres pour recevoir des clients, sol peu hydromorphe, notamment. Ils soutiennent d'autre part que plusieurs critères du classement ont été arrêtés après le dépôt des candidatures, et à leur insu. En outre, l'absence de pesticides dans les vignes, comme le respect du terroir et la qualité du vin, n'auraient pas été suffisamment pris en compte dans le classement, selon les plaignants.»

 

Affaire à suivre donc…

Saint-Émilion, la polémique inutile vue par Michel Bettane

ICI 

 

Enfin, la seconde cause qui porte sur le soupçon de prise illégale d’intérêt de quelques voisins plus connus (je devrais dire plus « reconnus ») me semble indigne d’une communauté de vignerons civilisée. Deux des personnalités soupçonnables et, en tout cas, assez vite identifiées par les avocats et les journalistes, ne sont coupables que d’avoir donné de leur temps et de leur énergie au service de la réputation des crus de l’appellation. Cette procédure vraiment excessive va certainement décourager tous les bons viticulteurs de s’intéresser à leurs appellations et de prendre part à la gestion et à la défense de celles-ci.


Si j’étais le large sous-ensemble des crus ayant conservé leur classement ou conscients de l’avoir obtenu par leur travail, je porterai plainte nominalement contre les crus cherchant à faire croire au public que ce classement est l’œuvre d’un grand complot destiné à enrichir quelques notables du secteur.

Après le fiasco du classement de 2006, l’appellation Saint-Émilion Grand cru est contrainte d’en éditer un nouveau à l’automne 2012. Sa préparation a fait l’objet d’une véritable lutte de pouvoir entre vignerons. ICI

 

Artisan de ce futur classement, Hubert de Boüard est considéré comme un stratège politique : il est à la fois le copropriétaire de château Angélus, premier grand cru classé B, qu’il espère bien faire monter en A aux côtés de château Ausone et de château Cheval Blanc, et le président de la section Saint-Émilion et Saint-Émilion Grand cru au sein du Conseil des vins de Saint-Émilion. Enfin, il préside également le bureau régional de l’Inao, l’instance qui gère ce classement. 


Beaucoup reprochent également la précipitation qui entoure ce nouveau projet. « Le gouvernement a voté une loi qui nous donne trois ans pour refaire ce classement. La date limite, ce sont les vendanges 2012. On doit aller vite, sinon on perd le classement », reconnaît Jean-François Quenin, président du Conseil des vins de Saint-Émilion et propriétaire du château de Pressac, candidat au classement. « C’est vrai que le temps dont nous disposons est très court, mais il faut établir un nouveau classement solide et verrouillé dans le délai imparti », renchérit Hubert de Boüard
 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 07:00
Cet été en Corse impossible d’échapper à Jérôme Ferrari et À son image…

Sitôt débarqué sur le tarmac de Campo dell Oro je loue ma petite auto – les loueurs achètent en gros aux constructeurs ce qui se vend mal, cette année j’eus droit à une Citroën Berlingo, genre camionnette et en dépit de l’immatriculation insulaire tout le monde nous repère – et je file vers le centre-ville d’Ajaccio. S’y garer est sportif mais j’y arrive. Ma première  station est pour ma librairie fétiche La Marge où je fais ma moisson de livres pour mes 15 jours corses.

 

J’avais noté dans ma vieille tête d’acheter le dernier Jérôme Ferrari ce que je fis.

 

Dans ma petite Ford d’intérieur je m’en félicitai car, les médias corses, In Corsica, Corse-Matin affichaient le Jérôme sur des pages et des pages, aussi bien à Tiuccia qu’à Sagone son livre À son image était mis-en-avant.

 

 

Normal, la Corse est un village, avoir un Goncourt sous la main ce n’est pas tous les jours.

 

Dans In Corsica j’ai tout d’abord lu, sur 1 double page, une « ode » de Marc Biancarelli à son ami Jérôme Ferrari.

 

J’avoue que ce genre d’exercice, aussi sincère fut-il, ne fut pas de nature à me convaincre de me plonger dans le livre.

 

Alors j’ai mis du temps à l'aborder, et lorsque je l’ai fait, contrairement à ma pratique, c’est un petit livre, je l’ai lu par tronçons, sans grand enthousiasme, par moment je me suis laissé emporter par la flamboyance du style, dans d’autres j’ai peiné.

 

Comment rendre compte de cette lecture ?

 

J’ai attendu jusqu’au moment où j’ai reçu le verdict du Masque & la Plume

 

Michel Crépu, sensible à la recherche d’intensité

 

C’est un livre d’une énorme maladresse, notamment dans l’humour. Il y a plein de choses qui ne vont pas… mais en même temps il y a une intensité, ce qui fait que ce livre a une sorte de violence.

La Corse de Ferrari c’est un peu un endroit où on peut questionner la confrontation entre la vie de la mort. Et je suis sensible à la recherche d’intensité.

 

Pour Frédéric Beigbeder, c’est un sermon

 

Jérôme Ferrari est un auteur concerné par tout ce qui se passe dans le monde : il y a la guerre en Yougoslavie, les attentats en Corse et le nationalisme en Corse, la guerre en Irak… Son précédent livre, le Prix Goncourt était déjà un sermon.

 

Nelly Kapriélian, n’a pas supporté la figure du prêtre

 

Je n’ai jamais vraiment accroché, Jérôme Ferrari en fait toujours des caisses, et ce n’est pas simplement sur les sujets. Il a toujours une façon de nous prendre en otage avec des sujets très graves et un ton très grandiloquent. Mais c’est quand même un écrivain, il y a une écriture, un projet… c’est ambitieux.

 

Par contre il y a une forme d’académisme dans le personnage du prêtre et, en 2018, je trouve cela très poussiéreux.

 

Arnaud Viviant a été bluffé

 

C’est un grand livre et c’est assez rare, justement à travers cette figure exceptionnelle de prêtre et de parrain qui représente un peu le diable pour cette jeune fille. Il lui donne tout ce dont elle a envie, un appareil photo, de l'argent pour partir en reportage etc. Il est donc l'instrument de sa malédiction. Le personnage est magnifique et doit prononcer son homélie. Il y a une tension...

 

Soudainement dans ce livre, il y a une espèce de perfection, notamment dans la construction, dans l’art du romancier.

 

Je suis Crépu et Kapriélian… J’ai détesté l’image du prêtre, sa soudaine vocation frise le grand n’importe quoi.

 

Comme je suis bon prince je vous donne à lire les critiques de La Croix, son interview au Monde qui lui a donné son prix, de Télérama qui bien sûr est enthousiaste et d'une critique que je ne connais pas.

 

« À son image » de Jérôme Ferrari La Croix

Sabine Audrerie  le 30/08/2018

 

Ce nouveau livre, histoire fictive d’Antonia, jeune femme corse morte dans un accident de voiture, à trente-huit ans, prolonge cette réflexion. Ses obsèques, leur scansion par les différents moments liturgiques, offrent au livre son cadre et son rythme, comme autant de tableaux dans lesquels viennent s’insérer les épisodes de la vie d’Antonia et son lien très beau avec son parrain, devenu prêtre de leur paroisse.

 

Iconographie sans images

 

Sa passion pour la photographie, qu’elle est frustrée de cantonner à sa couverture des fêtes villageoises pour un journal local, permet à l’écrivain de développer sa méditation sur l’image. Il ira l’appuyer sur de nombreuses représentations de conflits du XXe siècle, des massacres aux simulacres, des débâcles à la souffrance des civils. Il s’attachera particulièrement aux trajectoires de deux reporters de guerre, le Français Gaston Chéreau et le Serbe Rista Marjanović, dont les clichés et les récits ont témoigné de la sidération devant les méfaits des hommes, mais aussi de leur impuissance face au dilemme : montrer ou ne pas montrer ?

 

Jérôme Ferrari documente son roman d’une iconographie sans images, confiant leur description au pouvoir des mots. Il évoque notamment une photo de Rista Marjanović, en 1915 à Corfou, d’un soldat famélique lors de la retraite de l’armée serbe vers les montagnes albanaises : Le Visage du siècle. Et les professionnels ne sont pas les seuls à immortaliser l’infamie, quand les bourreaux eux-mêmes, posant à leurs côtés, se plaisent à prendre « des photos de leurs victimes, abattues, pendues ou crucifiées le long d’une route d’Anatolie comme dans un jeu de miroirs multipliant à l’infini l’image du Christ ».

 

Un appel à la miséricorde

La suite ICI

 

« Le Monde » remet son prix littéraire à Jérôme Ferrari pour « A son image »

 

Le sixième prix littéraire « Le Monde » a été attribué mercredi à l’écrivain pour son roman qui retrace l’histoire d’une photo-reporter corse.

LE MONDE | 05.09.2018

Propos recueillis par Raphaëlle Leyris et Jean Birnbaum

 

Nous avons hésité à faire figurer A son image parmi les romans en lice pour le prix littéraire Le Monde. Non que nous ayons eu des doutes sur la beauté sombre et la force de cette histoire retraçant l’histoire d’une photoreporter corse. Mais parce que, six ans après le Goncourt du Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud), nous nous interrogions sur le sens qu’il y aurait à attribuer une récompense à celui qui avait déjà reçu le plus convoité des prix.

 

Des questions balayées par l’enthousiasme du jury, présidé par Jérôme Fenoglio, directeur du Monde, et composé de journalistes travaillant au « Monde des livres » (Jean Birnbaum, Florent Georgesco, Raphaëlle Leyris, Florence Noiville et Macha Séry) et aux quatre « coins » du Monde : François Bougon (Economie), Denis Cosnard (Economie), Emmanuel Davidenkoff (Développement éditorial), Clara Georges (« L’Epoque ») et Raphaëlle Rérolle (« Grands reporters »). En dépit des grandes qualités des autres textes sélectionnés, c’est donc A son image qui succède à L’Art de perdre, d’Alice Zeniter (Flammarion).

 

Quel rapport entreteniez-vous avec les prix littéraires avant le Goncourt, et ce dernier a-t-il modifié votre regard sur eux ?

 

Comme lecteur, je n’ai jamais choisi un livre en fonction des prix, et il ne m’a jamais semblé que ceux-ci étaient un critère de qualité littéraire infaillible. Et pourtant je me rappelle très bien à quel point, en 2012, la semaine avant l’attribution du Goncourt, j’avais du mal à penser à autre chose.

 

Aujourd’hui, j’entretiens un rapport moins détaché que je ne le pensais, moi qui étais convaincu d’en avoir fini avec les prix. Celui du Monde me fait très plaisir. Sans doute parce que j’ai une relation particulière avec votre journal depuis 2012. [Plus de deux mois avant de recevoir le prix Goncourt, Jérôme Ferrari avait fait la « une » du « Monde des livres » et du Monde pour Le Sermon sur la chute de Rome.]

 

Avez-vous un lien plus lointain, familial par exemple, avec « Le Monde » ?

 

Cela fait des années que je suis abonné au Monde. Dans ma famille, il n’y avait pas de quotidien à la maison, mais j’ai tout de même un lien familial avec le journal, grâce à un cousin qui travaillait à l’imprimerie du Monde, et qui a donné à mon père la plaque d’impression de cette fameuse « une » du Monde d’août 2012 !

 

Votre œuvre semble revenir constamment à la première phrase d’« Un dieu un animal » (Actes Sud, 2009) : « Bien sûr, les choses tournent mal. » L’expression est récurrente dans « A son image »…

 

Je m’en suis aperçu à la relecture ! J’ai fait un travail d’enquête en Serbie avant d’écrire, et ce qui revenait constamment dans les discussions avec les gens était leur consternation face à la rapidité avec laquelle, oui, les choses tournaient mal. Le fait qu’ils pensaient moins vite que l’événement. L’expression s’est imposée. Mais peut-être que cela m’a frappé parce que cela rencontrait, chez moi, un certain tropisme.

 

Plus le roman avance, plus on a l’impression que la photo est ce qui montre ce qui n’aurait pas dû être montré. Et l’on se demande si, au fond, la conclusion à en tirer ne serait pas celle d’une « supériorité » morale de la littérature…

 

C’est un problème qui est abordé, en effet, mais ça n’est pas du tout ce que je pense. Le piège de l’obscénité est là, dans n’importe quel type de représentation. Cette question m’intéresse, y compris d’un point de vue philosophique, depuis longtemps.

 

Personnellement, je pense que les photos qui montrent ce qu’on devrait cacher doivent le montrer – même si j’ai conscience que l’impact du photo-reportage de guerre est inférieur à ce qu’il a pu être, parce que l’on est noyé sous les images.

 

Attester d’un événement reste une chose très importante. Je ne pense pas que la littérature, face à l’obscénité, puisse se placer en position de supériorité par rapport à la photographie. Il faut voir au cas par cas. Quand j’écrivais Où j’ai laissé mon âme [Actes Sud, 2010], cette question me travaillait particulièrement – et avec elle cette idée qu’on peut être obscène avec les meilleures intentions du monde.

 

Est-ce que ces interrogations sur l’obscénité et la complaisance ont un lien avec la relative sobriété de votre écriture dans « A son image » ?

 

Non, ça, c’est vraiment une chose entre moi et moi, à cause de laquelle j’ai recommencé le roman vingt fois. J’ai toujours eu peur du moment où l’on maîtrise une forme si bien que l’on finit, sans s’en rendre compte, par reproduire un « algorithme » inconscient d’écriture… Au risque de s’auto-parodier. C’est une chose que je craignais, et c’est de cela que procède ce changement. Je voulais un peu échapper à moi-même.

 

La thématique religieuse est très forte ici, comme elle l’était dans « Le Sermon sur la chute de Rome », entre autres. Vous dites n’être pas croyant, mais est-ce que, de livre en livre, vous n’approfondissez pas ce que le philosophe, théologien et prêtre Michel de Certeau (1925-1986) appelait une « écriture croyante » ?

 

Cette expression est très belle ! Je veux bien me l’approprier. Il est sûr que je ne suis pas croyant, et tout aussi sûr qu’il y a là-dedans beaucoup de choses qui me touchent, sans quoi je ne me lancerais pas dans un exercice simplement intellectuel ou esthétique.

 

Pour écrire un personnage de prêtre, comme il y en a un dans A son image, il faut que je me sente au moins la capacité de me faire une représentation intime de ce que peut être cette expérience. Je ne sais pas si j’aurais ressenti cette proximité si je n’avais pas connu les messes d’enterrement corses – c’est une série de gestes, de prières et de devoirs qui sont accomplis dans une solennité encore augmentée quand la messe est chantée en polyphonie. Peut-être que j’y suis d’abord venu par émotion esthétique.

 

  • À son image Jérôme Ferrari  On aime passionnément c’est Télérama ICI 

 

  • À son image, Jérôme Ferrari

Ecrit par Emmanuelle Caminade 29.08.18 dans La Une Livres ICI 

 

Extrait page 199-200) :

 

« … les 30 et 31 août 1995, trois hommes furent abattus. Parmi eux se trouvait Pierre A ;, gisant sur un trottoir du centre-ville de Bastia, qu’Antonia revoyait, jeune et vivant, dressé dans le box, au procès de Lyon, et ces deux images étaient indissolublement liées quoiqu’i fût impossible de se représenter le chemin qui menait de l’une à l’autre. Antonia en ressentit un choc qui l’ébranla jusqu’au fond. Elle alla au village où elle trouva Pascal B. dévasté par la tristesse, parce que c’était sa faute, la sienne et celle de tous ses semblables, c’était à cause de leurs stupides cagoules, de leurs conférences de presse et de leurs armes et de toute leur mythologie de merde que ce pays tout entier vouait désormais au culte aux assassins, à cause d’eux, la capacité à donner la mort était devenue le seul étalon de la valeur humaine et quand Pascal B., les larmes aux yeux, lui dit que  c’était comme ça depuis toujours, elle cria, ce n’est pas une excuse, c’est devenu encore pire à cause de vous, et voici l’apothéose, vous avez enfin réussi à vous entretuer, comme vous en rêviez  depuis des années, au fond, vous devez tous être bien contents, maintenant, d’avoir enfin l’occasion de tuer et de mourir, comme des hommes, parce que pour vous, c’est ça, être un homme, vous n’imaginez même pas que ça puisse être autre chose, grand bien vous fasse, et si vous étiez les seuls concernés, je n’en aurais rien à foutre, mais vous n’êtes pas les seuls, vous nous contaminez, vous nous pourrissez tous, criait-elle, tout le monde entendait les bruits des coups de feu mais ce n’était pas seulement des ondes sonores qui  se propageaient, c’étaient des radiations toxiques, à chaque coup de  feu, brisant les corps et les esprits, empoisonnant l’air que tout le monde devait respirer, préparant Dieu savait quelle monstrueuse mutation pour l’avenir, et à chaque fois qu’Antonia se rendait sur une  scène de crime, elle s’approchait dangereusement de la source radioactive qui les contaminait tous, elle le sentait physiquement, et tout est votre faute et Pascal B. avait fini par crier à son tour, tu crois que je ne le sais pas ? Tu crois que je n’aimerais pas tout recommencer autrement ? Tu crois que ne le sais pas ? Tu ne me connais pas du tout, alors ? La colère d’Antonia retomba d’un seul coup. Ce n’est pas vrai que je n’en aurais rien à foutre, dit-elle. Je ne veux pas qu’on te tue. »

 

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 07:00
Besoin de la lumière de Lourmarin «Chaque matin, de très bonne heure, je préparais son café à M. Camus et il partait faire son « tour de plaine » dans cette campagne austère, lumineuse, paisible, qui a bien peu changé en un demi-siècle »

Quand l’automne recouvre Paris de gris j’ai un irrépressible besoin de lumière, d’une lumière pure dépourvue de la marque brûlante du soleil, celle du petit matin sur fond d’un air vif, revigorant, celle de la fin de journée, plus douce, plus tendre, marcher, se désintoxiquer du fracas de la ville, respirer, ne pas se soumettre à l’impérieuse  immédiateté de la Toile, aiguiser son appétit, retrouver l’envie, la simplicité, la frugalité, prendre le temps, prendre son temps, s’asseoir, entamer une conversation, écouter, entendre, échanger, consolider le vivre ensemble. Aimer.

 

Écrire !

 

Se contenter d’en rêver ou se bouger le cul !

 

Alors Lourmarin !

 

 

Avec son chèque suédois, Albert Camus s'offre, en 1958, une ancienne magnanerie - où l'on élevait les vers à soie - à Lourmarin, avec ses volets verts, sa terrasse arrondie, son cyprès.

 

Très vite, par sa simplicité, le Prix Nobel séduit le village. «Chaque matin, de très bonne heure, je préparais son café à M. Camus et il partait faire son "tour de plaine" se souvient Suzanne Ginoux, sa voisine. Une promenade qui l'emmène sur la route de Cavaillon en passant par le magnifique château de Lourmarin, « dans cette campagne austère, lumineuse, paisible, qui a bien peu changé en un demi-siècle ». Au retour, il écrit Le Premier Homme (roman autobiographique inachevé) debout à sa table, face au Luberon.

 

Il fumait des « Disque Bleu », beaucoup. C’était un fou de foot. «Il a même offert des maillots à la Jeunesse sportive lourmarinoise ». Ici, Camus fréquente aussi bien le forgeron du village et les brocanteurs, chez qui il adore chiner, que le poète René Char, son voisin de l'Isle-sur-la-Sorgue. En revanche, on ne le voit jamais avec l'autre célébrité littéraire du village, Henri Bosco. L'auteur de L'Enfant et la rivière, administrateur du château, a choisi de vivre un peu à l'écart, dans un bastidon de pierres sèches entouré d'oliviers et de lavande.

 

Le 4 janvier 1960, Albert Camus qui a quitté sa maison de Lourmarin pour Paris La nationale 5, la Facel Vega dans la voiture de Michel Gallimard, le platane à Villeblevin dans l'Yonne. Ce sont les footballeurs de Lourmarin qui portent son cercueil jusqu'au cimetière, à deux pas du château. Sa tombe est toute simple, couverte de laurier et de romarin

 

 

« Le 6 janvier 1960, une foule d’anonymes et quelques amis se retrouvent devant la grande maison de Lourmarin où le corps d’Albert Camus a été transporté dans le nuit. Quatre villageois portent le cercueil que suivent son épouse, son frère Lucien, René Char, Jules Roy, Emmanuel Roblès, Louis Guilloux, Gaston Gallimard et quelques amis moins connus, parmi lesquels les jeunes footballeurs du village. Le cortège avance lentement dans cette journée un peu froide et atone de ce « pays solennel et austère » - malgré sa beauté bouleversante. »

 

Camus à Lourmarin LEXPRESS.fr  ICI 

publié le 22/08/2005 

 

Petit opus de José Lenzini « Les derniers jours de la vie d’Albert Camus » publié chez Actes Sud.

 

 

La naissance au  domaine viticole Le Chapeau du Gendarme

 

 

« Tout avait passé si vite depuis le 7 novembre 1913. Albert était né à 2 heures du matin. Beaucoup de souffrances par une nuit froide et boueuse, dans cette charrette qui n’en finissait pas de s’enfoncer et de gémir sur des chemins détrempés. Et puis il était venu. Sagement. Sans pousser le moindre cri. Un deuxième garçon après Lucien qui avait déjà trois ans... C’était bien ! Le père était content. Elle aussi. Tout était prévu pour accueillir le bébé dans la petite maison de Mondovi. C’est là, au domaine viticole Le Chapeau du Gendarme que le père travaillait comme caviste. Ce village agricole situé dans l’Est de l’Algérie, près de Bône, était bien agréable. On y vivait bien. On avait le bon air de la campagne. Et il n’y avait presque plus de malaria »

 

Sa passion le foot

 

 

« Il quitte la grande maison sans éteindre le poste de radio qui crachote des informations sportives « ... ah ! vraiment une belle rencontre que celle qui a opposé le Racing à Angers, malgré... » Il sait, pour avoir entendu un précédent bulletin, que le terrain était gras, que les Parisiens ont largement dominé grâce à Ujlaki, Majhoub ou Bollini.

« Pas sûr qu’ils renouvellent l’exploit aujourd’hui contre Strasbourg ! »

(...)

« Ce sera sans doute un beau match, lance Camus dans une volute de fumée.

 

- Et vous voyez quel score ?

 

- Pas facile... Mais actuellement le Racing est en jambes : 72 buts en 22 matches, c’est un record ! Par contre, faudrait voir du côté d’Angers... Ils risquent de tenir la dragée haute au Stade de Reims !

 

- Vous croyez ? Avec Kopa, Fontaine, Piantoni ou Jonquet... ça devrait être une balade de santé !

 

- Pas sûr, au foot, il ne suffit pas d’avoir des vedettes, il faut se battre. Et en équipe ! »

 

La danse« L’Albert, c’est que... il dansait bien ! »

 

« C’était un après-midi où le mois de mars précédait un printemps de glycines. Moins casanière qu’à son habitude, sa mère avait accepté de l’accompagner pour une balade au grand air, du côté de Sidi-Ferruch. Mais à peine avait-il dépassé les Bains Padovani qu’il avait souhaité s’arrêter « juste un moment » dans une de ces salles où les grands animateurs du moment, Dany Romance ou bien Lucky Starway et son Grand Orchestre de Radio Alger, menait la cadence. La halte se prolongea jusqu’à la fin de la soirée, pour la plus grande joie de Mme Camus qui, pourtant, était restée sur sa chaise immobile, mais qui le lendemain confia à une de ses voisines : « L’Albert, c’est que... il dansait bien ! », joignant le geste d’une main virevoltante à sa parole saccadée pour se faire bien comprendre. Albert était fier et ému. Faute de pouvoir apprécier ses qualités littéraires, sa mère avait dit son admiration pour le danseur. Elle était même sortie de son mutisme pour le dire. »

 

Le Nobel et son pantalon froissé

 

Marcel Camus entreprend de raconter à sa mère « ces journées mémorables » de la remise du Nobel « Il extirpait de sa serviette des coupures de presse, lui montrait des photos... Là, c’était lui en habit, avec un col cassé et un nœud papillon... »

 

« (...) Soudain d’un geste de la main, elle lui fit signe de s’interrompre, se leva et lui dit de sa voix hésitante : « A’bert...ton pa’talon froissé. Faut repasser. Enlève ! »

 

Alors que la vieille installait sur la table de la salle à manger une couverture et un vieux drap jauni des stigmates du fer brûlant, il défit sa ceinture et enleva son pantalon qu’il tendit à sa mère. Bientôt le fer, au contact de la pattemouille, se mit à souffler comme un chat énervé, libérant des odeurs de roussi et de chemin d’hiver. Il était là, en chaussures, chaussettes et slip, finissant sa cigarette, un sourire aux lèvres : il imaginait l’un de ses détracteurs parisien découvrant la scène.

 

Son repassage terminé, la mère posa délicatement le pantalon sur un dossier de chaise. Albert savait qu’il lui fallait attendre un peu pour éviter qu’il ne se fripe à nouveau s’il l’enfilait trop vite. Il retrouva cette hâte d’adolescent avec les habits propres et repassés du lundi matin qu’on s’empressait de revêtir pour humer la bonne odeur  chaude du propre qui, une fois par semaine, sentait le neuf. » 

 

Centenaire Albert Camus: Catherine Camus parle de son père

7 JUIN 2013 PAR JOURNAL CESAR ICI 

 

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 07:00
Houellebecq fait la passe de 3 à la mairie du XIIIe «N'ayez pas peur du bonheur, il n'existe pas»,

Lorsque j’ai vu la photo sur Twitter j’ai cru à un fake, j’avais tort puisque le Figaro me dit :

 

«L'amour rend faible, et le plus faible des deux est opprimé, torturé et finalement tué par l'autre, qui de son côté opprime, torture et tue sans penser à mal.»

 

C'est ce qu'écrit Michel Houellebecq dans La Possibilité d'une île: que le match commence. Le rockeur dépressif et génial de la littérature française s'est transfiguré vendredi 21 septembre pour son mariage avec Lysis: ni cigarette, ni parka à l'horizon mais costume et chapeau melon.

 

« Certaines solitudes me semblent sans remède / Je parle de l'amour, je n'y crois plus vraiment »… voilà ce qu'écrivait encore Michel Houellebecq, il y a quelques années, dans son poème Fin de parcours possible.

 

«Je suis trop macho»

 

Dans une interview décalée avec Karine Le Marchand, le romancier précise ce qu'est pour lui une femme idéale: «Une fille gentille, un peu maison. Un peu sexe aussi.» Il écarte la possibilité d'épouser une agricultrice: «Je suis trop macho. Une femme qui a une vie si active, cela ne marchera pas avec moi.»

 

«C'est difficile après une dure journée de travail d'être sexe», rappelait-il.

 

L'écrivain croit en l'amour mais pense qu'il est impossible. Il s'est déjà marié deux fois. De sa première union, dans les années 1980, il eut un fils, Étienne. Après un divorce douloureux, il s'est remarié avec l'éditrice Marie-Pierre Gauthier. «N'ayez pas peur du bonheur, il n'existe pas», écrit-il légèrement désabusé.

 

Je suis un lecteur de Houellebecq depuis ses origines et je considère « Extension du Domaine de la Lutte » comme son meilleur livre dont le héros travaille dans une Direction Départementale de l'Agriculture.

 

9 novembre 2010

 

Michel Houellebecq participe à « L’extension du Domaine du Vin » et à la défense de la France des Terroirs avec JP Pernaut ICI 

 

Qui est la troisième madame Houellebecq?

 

Madame Qianyum Lysis Houellebecq reste malgré tout un mystère. Tout juste sait-on que la jeune femme est originaire de Shanghaï. Et l'on devine une vingtaine d'années d'écart entre les heureux époux.

 

Les deux mariés se connaissent depuis plusieurs années déjà. En septembre 2016, on les avait vus côte à côte à la remise du prix Frank Schirrmacher qu'a reçue l'auteur à Berlin. Une distinction décernée par le Frankfurter Allgemeine Zeitung, journal libéral conservateur allemand. Ils auraient aussi été vus ensemble à l'inauguration en juillet 2017 de l'exposition Peace au Shirn Kunsthalle de Francfort - pour laquelle il présentait une série de photos et d'objets autour de son défunt chien, Clément.

 

La cérémonie du mariage, le 21 septembre, s'est déroulée à la mairie du XIII arrondissement, cher à l'auteur. Habitué à un mode de vie simple et aux quartiers populaires, Michel Houellebecq a commis une entorse par amour. Les invités ont fait la noce au célèbre restaurant Lapérouse, sur les quais de la Seine. Veste queue-de-pie anthracite pour lui, tenue rose assez traditionnelle pour elle.

 

ryosatoparisJoyeux mariage 
Pièce montée crème vanille GM 
Pour Michel Houellebecq 

 

C'est Carla Bruni qui a annoncé l'heureuse nouvelle sur son compte Instagram samedi en dévoilant deux clichés de la cérémonie. Sur ces photos, on voit l'écrivain de 62 ans, visiblement très ému, aux côtés de celle qui est désormais sa femme.

 

«Mille vœux de bonheur à Lysis et à Michel Houellebecq pour leur merveilleux mariage et merci de nous avoir laissés partager votre bonheur», a écrit la chanteuse en légende de la publication avant de terminer son message par une citation du roman «La Possibilité d'une île» de Michel Houellebecq.

 

«Et l’amour où tout est facile, où tout est donné dans l’instant, il existe au milieu du temps, la possibilité d’une Île..

 

Un extrait que Carla Bruni a mis en musique et chanté sur l'un des morceaux de son album «Comme si de rien n'était», sorti en 2008.

 

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 07:00
Le salon de la grande bouffe industrielle le SIAL tente un lifting : est-ce vraiment le grand virage ?
Le salon de la grande bouffe industrielle le SIAL tente un lifting : est-ce vraiment le grand virage ?

Du vrai, du goût, du sens : la planète food s’engage ! Tel est le thème du #SIAL2018 #food @sial_paris @KantarTNS

 

 

RT : [CONFERENCE de PRESSE] : Du vrai, les fabricants sont-ils au rendez-vous des attentes consos ? D’après l’étude , les fabricants développent une alimentation vraie, naturelle, contrôlée…

 

Les clients des restaurants sont aussi des : ils veulent du « vrai », de la transparence et apprécient que les restaurateurs communiquent sur les agriculteurs et producteurs qui les fournissent au quotidien, selon B.Boutboul

 

la restauration française est-elle différente ? D’après les restaurateurs français mettent la gastronomie à toutes les sauces…

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

SIAL Paris tient pleinement son rôle de vigie de l’innovation alimentaire ! Quelque chose est en train de se passer, ici et maintenant, sur la Planète Food… qui n’a d’ailleurs jamais aussi bien porté son nom !

 

Producteurs, transformateurs, distributeurs, médias, organismes publics, associations de consommateurs, et, bien sûr, les consommateurs eux-mêmes : la Planète Food fonctionne de plus en plus comme un réseau interdépendant, à mesure que le goût, les recettes, et les traditions culinaires transcendent les frontières…

 

Oui, quelque chose de fort est en train de se passer. Toutes les études de nos experts Industrie, Consommation et Restauration – à découvrir ici en exclusivité –, toutes les remontées des professionnels – dont beaucoup viendront exposer à SIAL Paris 2018 – attestent de trois phénomènes majeurs qui sont en train de remodeler la Planète Food. L’expression peut paraître un brin exagérée, mais elle ne l’est vraiment pas, au regard de la créativité en cours sur la planète, autour du « goût », du « vrai », et du « sens ». Des notions repensées, réinventées, remises au goût du jour, et finalement tellement dans l’air du temps !

 

Trois phénomènes qui n’auraient pas pu voir le jour sans la volonté des acteurs – tous les acteurs – de la Planète Food. Trois phénomènes que chacun alimente et renforce à tour de rôle, comme si les uns et les autres nous prenions conscience des engagements qui nous incombent et qui nous lient fondamentalement. C’est aussi ça la nouveauté : la Planète Food a changé de paradigme ! Et ce n’est pas qu’une tendance. C’est une révolution qui touche à l’ADN de notre secteur et qui nous fait passer, en un laps de temps très court, du monde d’avant vers celui de demain.

 

Le rôle du SIAL Paris, vigie de l’innovation alimentaire, consiste justement à mettre en lumière ce présent vivifiant qui, ingrédient après ingrédient, et d’un continent à un autre, imagine notre assiette du futur.

 

Dans le secteur de l’alimentation, le futur peut arriver vite. Très vite… il vaut donc mieux l’anticiper. L’engagement autour du Goût, du Vrai, du Sens s’inscrira ainsi au cœur de l’édition 2018 du SIAL Paris, afin d’accompagner tous les professionnels dans le formidable processus en cours et de leur offrir la visibilité dont ils ont besoin… pour s’épanouir et se développer en France, mais aussi, bien sûr, à l’international, grâce à l’attractivité de Paris, capitale mondiale de la gastronomie.

 

Le présent regorge d’ores et déjà de concrétisations à la fois enrichissantes et enthousiasmantes ! Vous pourrez le constater à l’occasion du prochain SIAL Paris et du concours SIAL Innovation, toujours aussi inspirant en termes d’inventivité et toujours aussi appétissant en termes de textures et de saveurs. SIAL Paris vous propose aussi, cette année, avec Future Lab, de découvrir l’innovation alimentaire au stade du berceau, c’est-à-dire en phase d’invention, pour une immersion pleine de sensations et de surprises. Et parce que nous accordons une place prioritaire à ce nouveau monde qui est en train de naître, nous lançons en exclusivité l’Alter’Native Food Forum, un événement dans l’événement qui met à l’honneur l’alimentation saine et équilibrée. L’alimentation du goût, du vrai, du sens.

 

Ce que disent les résultats des études exclusives et inédites SIAL Paris 2018

Du Goût, du Vrai, du Sens…

Toute la Planète Food s’engage !

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 07:00
La mirabelle c’est le café Mirabelle de Marion Goettle, la Reine Claude c’est François 1er  et moi, qui ne bosse pas pour des prunes, j’en fais une tarte d’automne…

La mirabelle est plutôt lorraine mais elle est aussi un chouïa alsacienne comme Marion Goettle qui a eu la charmante idée de baptiser sa petite entreprise le café Mirabelle. Strasbourgeoise un jour, Strasbourgeoise toujours, et le sieur Axelroud lui doit une petite visite surtout depuis qu’il connaît Pierre Jancou chez qui j’ai croisé Marion alors pâtissière de Heimat.

 

Lire ICI 26 avril 2015

Le «Gâteau de Puits d’amour» d’aujourd’hui de Marion Goettle d’Heimat… de Vincent La Chapelle en passant par Grimod de la Reynière

 

 

Le café Mirabelle c’est ICI 

 

Découverte par le botaniste Pierre Belon au milieu du XVIe siècle, cette prune délicieuse fut baptisée « Reine Claude » en hommage à la femme du roi François 1er. Peu à peu, ce sont les vergers du Tarn-et-Garonne qui ont concentré la plus grande partie de la production de cette prune savoureuse.

 

Ses caractéristiques

 

De forme arrondie, un peu aplatie à ses deux pôles, la Reine-Claude arbore à maturité une belle robe de couleur verte à vert-jaune parfois soulignée d'une légère pigmentation rouge. Sa chair à la fois ferme et d'une grande finesse n'est pas adhérente au noyau. La Reine Claude, aussi juteuse que parfumée, offre en bouche une délicieuse saveur sucrée à laquelle s'associe une délicate pointe acidulée. Ces qualités gustatives inimitables en font une complice idéale des petites envies gourmandes de l'été.

 

Sa production

 

La Reine-Claude est une production qui exige beaucoup de main d'œuvre et un savoir-faire de haute technicité. Les pratiques culturales et les méthodes de protection mises en œuvre visent à concilier l'obtention de fruits de grande qualité et le respect de l'environnement. Après une récolte manuelle,  à maturité optimale, c'est avec le plus grand soin que sont effectuées les opérations de tri, calibrage et contrôle du taux de sucre permettant à la Reine Claude d'accéder à la labellisation obtenue en 1998, le Label Rouge.

 

Les variétés :

 

La reine-claude dorée, aussi appelée Vraie Reine-Claude ou La Verte, est la plus parfumée et la plus appréciée. Cette variété peu acide à la peau et à la chair jaunes est ferme, très sucrée et très juteuse. Elle est présente en août et en septembre sur les marchés. Parfaite en fruit de table et en pâtisserie. Tout comme la reine-claude de Bavay, prune verte-jaune ferme et juteuse présente sur les marchés en fin de saison (septembre/octobre). La reine-claude d'Oullins, légèrement oblongue s’achète en juillet et en août. Sa chair verte est plus acide que les autres. La reine-claude diaphane est une grosse prune jaune très sucrée que l’on consomme principalement comme fruit de table. La reine-claude d'Althan est une grosse prune violette sucrée et peu acide que l’on trouve en septembre.

 

La mirabelle de Lorraine

 

Leur saison est courte. Il faut donc en profiter : la mirabelle de Lorraine a obtenu son indication géographique protégée en 1995.

 

La lorraine (Moselle, Meurthe et Moselle, Meuse, Vosges) fournit 80% de la production mondiale de mirabelle, ce qui en fait, et de loin, le premier producteur au monde. Loin derrière, il y a le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne ou encore le Canada).

 

Un petit fruit rond comme un bonbon

 

Pour cette petite prune jaune, tout est affaire de maturité. C’est à maturité que sa cueillette se fait, et si la méthode s’est modernisée et est aujourd’hui mécanisée, le principe est toujours le même : il faut « hocher » les fruits, c’est-à-dire secouer les mirabelliers pour faire tomber les fruits arrivés mûrs dans une large toile tissée.

 

Celui qui veut la déguster peut facilement vérifier cette maturité : une fois le fruit coupé en deux, son noyau doit se détacher tout seul. Ses taches de rousseur et la fine couche de protection qui la recouvre, la pruine, sont aussi les marques d’un fruit cueilli au bon moment, qu’il faut donc consommer rapidement. La saison de mirabelle de Lorraine IGP est très courte : de mi-août à fin septembre. Seulement 6 semaines pour déguster ce fruit frais, très parfumé et très énergétique.

 

Ensuite, on pourra l’apprécier en confiture, séchée, en compote, eau de vie ou fruits au sirop. Elle supporte très bien la congélation, mais doit être cuisinée encore congelée pour ne pas noircir. Au total, environ 65% de la cueillette de mirabelles est utilisée en fruit transformé, de quoi consommer la mirabelle de Lorraine toute l’année.

 

La mirabelle serait d'origine asiatique, c'est le duc d'Anjou qui 'introduit en Lorraine au XVe siècle, la région de Metz devient alors son berceau. La mirabelle de Lorraine est reconnue en 1762 par l'Académie Française.

 

Il y a 41 variété de prunes en France, mais seulement 2 sont des mirabelles : les mirabelles de Metz et les mirabelles de Nancy.

 

En moyenne, un mirabellier produit 80 kilos de mirabelles. La lorraine produit plus de 4000 tonnes de mirabelles par an.

 

Au début du XXe siècle, une vaste épidémie de phylloxéra détruit le vignoble lorrain. La Première Guerre mondiale suit de peu, laissant la région exsangue. Les paysans décident alors de planter des mirabelliers en lieu et place des vignes. Les vergers s’étendent de façon spectaculaire entre 1920 et 1930, à tel point qu’ils couvrent plus de 10 000 ha en 1935.

 

La Seconde Guerre mondiale ralentit cet essor, qui reprendra de plus belle par la suite. En 1950, les cultures couvrent près de 26 000 ha.

 

En 1980, de jeunes producteurs plantent 200 000 mirabelliers pour relancer le fruit doré.

 

Mirabelle vient du latin Mirabilis, qui signifie : merveilleux, extraordinaire, magnifique.

 

Pour info, voici le top 5 des régions productrices de mirabelles : La Lorraine (82,5%), l'Alsace (6,5%), Rhône-Alpes (4%), Midi-Pyrénées (3.5%), Aquitaine (1.5%)

 

Source : LES 5 SECRETS DE LA MIRABELLE DE LORRAINE ICI

 

Ma tarte Reine-Claude-mirabelles…

 

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