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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 06:00

Le tableau des Raboteurs de parquet est aujourd'hui accroché dans les salles impressionnistes du musée d'Orsay. ©Agathe Hakoun

Le tableau des Raboteurs de parquet est aujourd’hui accroché dans les salles impressionnistes du musée d’Orsay.
©Agathe Hakoun

Le confinement est-il en train de le faire dérailler ?

 

Désolé, mais, même si, avant d’être un musée, la bâtisse était une gare, je sais d’où je pars et où je veux arriver.

 

Mon beau destrier électrifié piaffe d’impatience, je me rouille, j’erre comme une âme en peine sur les réseaux sociaux, y poste des photos de mes agapes sur le balcon à l’à pic du boulevard Saint-Jacques aussi désert que celui de Gobi.

 

 

Le 4 avril au soir, au déclin du soleil je poste un cliché : je mange les restes et, un Mothais de service (habitant de la Mothe-Achard, là où j’ai vu le jour), un certain Jean Richard (pas celui qui jouait l’inspecteur Maigret à la télé) me pose tout de go une question : « Sais-tu faire les caillebottes ? »

 

Et, en un quart de tour, je passe du 110 volts aux 100 000 volts chers à Gilbert Bécaud.

 

Oui, mais c’est bien sûr, se faufilant entre mes trous de mémoire surgissait :  

 

12 mars 2007

Les caillebottes de la tante Valentine ICI  

 

Une antiquité, pour sûr que celle-ci a échappé à ce bon Pax.

 

Et là, tout s’enchaîne, le tapis se déroule, je fais comme si je me rendais à déjeuner au restaurant Les Climats, rue de Lille et que je passais du côté du Musée d’Orsay, l’un des rares legs à la culture du déplumé de Chamalières mis en œuvre par l’idole de Jack Lang.

 

 

« Édifié en 28 ans sous Napoléon Ier, le Palais d’Orsay avait pour fonction principale d’abriter le Conseil d’État et la Cour des comptes. L’édifice assurera cette mission pendant une trentaine d’années, mais connaîtra un triste sort en 1871 : en pleine Commune de Paris, le bâtiment est mis à feu par des insurgés. Cet incendie sera d’ailleurs décrit par Zola dans la Débâcle comme « le plus immense, le plus énorme et le plus effroyable ». Ce tout premier palais, dévasté, ne sera pas reconstruit et restera à l’état de ruines pendant près de trente ans.

 

 

La gare a été construite sur les ruines du Palais entre 1898 et 1900 sous la houlette de la compagnie de chemins de fer Paris-Orléans. C’est l’architecte Victor Laloux qui aura la difficile tâche d’intégrer cet immense édifice dans un cadre prestigieux : le long des quais de Seine et face au Louvre et aux Tuileries.

 

Trop courts, les quais vont rapidement poser problème… au point de ne plus être en mesure d’accueillir les trains de grandes lignes ! Le trafic, progressivement limité aux trains de banlieue, finira par s’arrêter totalement et laissera place à tout un tas de drôles d’activités : de l’Occupation à 1983, le lieu sera successivement un centre d’expédition, un centre d’accueil pour les prisonniers de guerre, une salle des ventes et même le lieu de résidence d’une troupe de théâtre !

 

En 1977 et à l’initiative du président Giscard d’Estaing, germe alors l’idée de la transformation des lieux en musée, pour accueillir les collections nationales. Mais ce n’est qu’en 1981 que l’idée prend vie, sous l’impulsion du président Mitterrand. Ainsi, en 1983 et pendant trois ans durant, la transformation est opérée sous la grande structure métallique. C’est vers la fin de l’année 1986 que le musée ouvre finalement ses portes au grand public et attire les foules depuis. Fort de son inégalée collection d’œuvres impressionnistes et post-impressionnistes.

 

Source ICI 

 

Donc Gustave Caillebotte ICI 

 

Gustave Caillebotte, \"Portrait de Jean Daurelle en pied\", 1887, huile sur toie, legs Marie-Jeanne Daurelle, 2019

Gustave Caillebotte, "Portrait de Jean Daurelle en pied", 1887, huile sur toie, legs Marie-Jeanne Daurelle, 2019 (Photo © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Patrice Schmidt)

 

Zola, qui prendra le parti des Impressionnistes vilipendés par la critique et refusés par le jury du Salon, sera critique à l'égard de Caillebotte dont il dénoncera le réalisme photographique lors de la deuxième exposition impressionniste. Le peintre présentera les huit toiles suivantes : Raboteurs de parquet, Jeune Homme jouant au piano, Jeune Homme à sa fenêtre, Déjeuner, Après Déjeuner et deux Jardins.

 

Zola commentera ainsi le talent de Caillebotte dans ses Lettres de Paris de juin 1876 :

 

« Caillebotte a exposé Les Raboteurs de parquet et Un jeune homme à sa fenêtre, d'un relief étonnant. Seulement c'est une peinture tout à fait antiartistique, une peinture claire comme le verre, bourgeoise, à force d'exactitude. La photographie de la réalité, lorsqu'elle n'est pas rehaussée par l'empreinte originale du talent artistique, est une chose pitoyable ».

 

Gustave Caillebotte, \"Portrait de Camille Daurelle dans le parc d\'Yerres\", 1887, pastel sur papier, legs Marie-Jeanne Daurelle, 2019

Gustave Caillebotte, "Portrait de Camille Daurelle dans le parc d'Yerres", 1887, pastel sur papier, legs Marie-Jeanne Daurelle, 2019 (Photo © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Patrice Schmidt)

 

Et puis, en septembre 2019 Le fabuleux destin de 5 œuvres de Gustave Caillebotte léguées au Musée d'Orsay

 

Les collections du musée d'Orsay s'enrichissent de cinq œuvres de Gustave Caillebotte (1848-1894), à la suite du legs de Marie-Jeanne Daurelle, l'arrière-petite fille de Jean Daurelle, le maître d'hôtel du peintre. Le public pourra voir l'ensemble de ce legs à partir du mardi 3 septembre dans la galerie impressionniste, à côté des autres œuvres de l'artiste conservées par le musée, a annoncé celui-ci.

 

Marie-Jeanne Daurelle (1935-2019), décédée sans héritier, avait décidé de faire don de ses biens à la fondation des Apprentis d'Auteuil, à l'exception de cinq œuvres de Gustave Caillebotte, trois peintures et deux pastels.

 

Sylvie Patry, bras droit de Laurence des Cars, la patronne du Musée d'Orsay raconte au Parisien son émotion lors de sa visite dans l'appartement de la mystérieuse donatrice pour l'inventaire d'après-décès. Un petit logement au sixième étage d'un immeuble bourgeois de Levallois (Hauts-de-Seine), précise le site du quotidien.

La suite ICI

 

 

Et puis, comme je suis confiné, lisez-donc Les caillebottes de Vendée de Marie-France Bertaud

 

Les caillebottes, ce délicieux dessert de Vendée, ne doivent pas leur nom à l’illustre peintre impressionniste Gustave Caillebotte. Quoi que, peut-être de son vivant aurait-il pu s’inspirer d’une scène de vie quotidienne dans une cuisine du Poitou et peindre une jolie assiette rustique pleine de plantureuses caillebottes baignant dans leur petit lait. La suite ICI 

 

Si vous avez un pharmacien près de chez vous allez acheter en même temps que du Doliprane de la présure pour faire des caillebottes.

 

Bon appétit.

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 12:00

 

Jours d’avant, jours d’après ça phosphore sec dans tout ce que notre vieux recèle d’intellos, leur jus de tête s’épand, se répand, ils nous perfusent sans toutefois nous immuniser du fameux virus, eux savent, eux jugent, eux condamnent, oubliés les gilets jaunes, le nouvel os doit être rongé, mais les pauvres prêchent dans le désert le bon peuple des stocks de nouilles et de PQ s’en fout car un sauveur lui est né, il a une tronche christique, du bagout, un goût prononcé pour la provocation, il vient de recevoir l’oint de notre guide suprême qui s’est présenté à lui masqué, de plus ce professeur, pas un gars de l’Éducnat, un en blouse blanche, en 68 nous les appelions les mandarins, est Marseillais, ce qui nous vaut un édito qui fleure bon la Canebière de l’inusable FOG avec sa tignasse façon herbes folles.

 

Coronavirus : Macron a rendu une visite surprise au controversé professeur Raoult

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En évoquant les intellos, je ne puis résister à l’évocation de l’un plus beau fleuron de cette corporation : Michel Onfray.

 

https://static.actu.fr/uploads/2020/01/sipa-00910107-000023-854x569.jpg

 

Pour le professeur Raoult, c’est facile d’avoir un avis sur son travail: il suffit de juger son physique… La télévision raffole de ce genre de raccourci qu’on dira pour rire intellectuel. Cet homme a un curriculum vitae planétaire long comme deux bras, mais il donne surtout l’impression de sortir d’un album genre Astérix et les vikings, ce qui suffit à avoir un avis: pour les uns, c’est bien le signe qu’il est tout dans le paraître et qu’il n’y a donc rien à en tirer (et de lister sa mégalomanie, sa paranoïa, son caractère de cochon, son orgueil, son délire, ses coups de gueule, sa gestion de dictateur ), pour les autres, c’est bien la preuve qu’il n’a rien à voir avec les pisse-froids à la Légion d’honneur qui, costumés et cravatés, affirment à longueur d’écran avec une même componction que le virus ignore les frontières avant de porter à notre connaissance qu’il reconnaît tout de même celles de Schengen, que ce ne sera qu’une grippette avant de bramer partout qu’il s’agit d’une grave épidémie, que le masque ne sert à rien mais qu’il faut en fabriquer par millions.

 

Lui, il continue. En adepte du Nietzsche qui écrit dans Le Crépuscule des idoles: « Un oui, un non, une ligne droite" », Didier Raoult tient un cap, le même qui lui vaut, sur la planète entière, le respect y compris de ses pairs -c’est dire. Quand même les envieux et les jaloux sont obligés de faire taire l’envie et la jalousie afin de tirer leur chapeau au grand homme, c’est qu’il faut bien se rendre à l’évidence: cet homme porte plus que lui, il est très exactement ce que Hegel appelle un grand homme: un homme qui fait l’Histoire en même temps que l’Histoire le fait.

 

Du fond de mon lit où je ruisselais de la fièvre d’une dengue, j’ai souvenir d’avoir entendu la voix pincée de l’un de ces Saint Jean bouche-d’or médiatiques (médecin sur les plateaux de télé et journaliste dans le bloc opératoire…) qui disait du professeur Raoult qu’il « travaillait loin de Paris ». Tout était dit! D’ailleurs peut-on même parler de travail quand on est si loin de la capitale? A Marseille, ne sont-ce pas des menteurs? Des va de la gueule? De hâbleurs? De ces spécialistes de sardines qui bloquent le port? Marseille! Et puis quoi encore? Cet homme qu’on pouvait, en allant vite, prendre pour Johnny Hallyday dans les années soixante-dix, cet homme avait donc le front non pas d’être payé pour chercher sans trouver, comme à Paris, mais payé pour trouver après avoir cherché, et qui trouvait, comme dans ce désormais fameux navire amiral mondial français: l’Institut hospitalo-universitaire Méditerrané-Infection. Cet homme, donc, avait le front de prétendre soigner et guérir le coronavirus avec une combinaison de médicaments simples ayant l’avantage de coûter peu et d’être efficace. Mais, en même temps comme dirait l’autre, ce protocole présente l’inconvénient majeur, pour l’industrie pharmaceutique, de ne pas dégager des fortunes en jouant avec la santé des malades.   

 

La suite est ICI c’est long, très long comme un jour de confiné, mais ça vaut le coup d’y passer du temps, je vous livre la chute : « On comprend que pareilles visions déroutent les benêts qui ne les comprennent pas -Alain Duhamel et Daniel Cohn-Bendit, Marc Lambron et Michel Cymes, le journaliste du Monde et quelques autres faisans qui sentent la haine comme de vieillies charognes puent la mort quoi qu’elles fassent... Le professeur Raoult dispose de la ligne directe avec la Vie. Un effet de sa longue fréquentation du Gai Savoir de Nietzsche. Que pourraient bien en savoir les petits hommes qui grouillent dans Zarathoustra? »

 

Michel Onfray

Tout en préparant mon pesto sans basilic avec roquette je ne contentais, à la manière de Lénine, de me poser la question : Que faire ? (rédigé en 1901 et publié pour la première fois en février 1902)

 

 

Rappelons pour les petites louves et les petits loups acculturés que Lénine quitta Zurich pour Petrograd fin mars 1917 dans le fameux «wagon plombé» aux portes verrouillées pour traverser l'Allemagne, gagner la Suède et arriver le 3 avril 1917.

 

 

La Révolution ?

 

Histoire : sur les traces de Lénine à Paris - Le Parisien

 

Ça m’étonnerait, certains craignent un « effet Coupe du monde » avec des gens qui se retrouveront dans des bars, entre amis, dans des parcs, pour faire la fête…  ICI 

 

https://img.aws.la-croix.com/2019/09/26/1301050204/Jacques-Chirac-souleve-Coupe-Monde-football-14-juillet-1998-Elyseele-Premier-ministre-Lionel-Jospin_1_730_543.jpg

 

Et puis, vu l’énorme trou d’air économique, la pire récession, va falloir relancer la machine sans s’encombrer de remises en cause, la Banque de France prévient déjà l’État surendetté va falloir serrer les cordons de la bourse, faire des choix budgétaires, Le Maire prévient il faudra faire des efforts, alors je ne vois pas sonner l’heure du  grand virage.

 

« Si nous [les aristocrates] ne sommes pas là nous non plus, ils [les garibaldiens] vont nous arranger la république. Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. » – Tancredi Falconeri

 

Don Fabrizio, prince de Salina : « Comme c’est, au fond : rien qu’une lente substitution de classes. »

 

« Nous vivons dans une réalité mobile à laquelle nous cherchons à nous adapter. »

 

Giuseppe Tomasi di Lampedusa – Le Guépard (1958)

 

Le Guépard toujours! ICI

 

Mais, comme je ne suis pas sérieux, l’évocation de Lénine fait remonter dans mémoire le White Russian le cocktail préféré de Big Lebowski, le Dude.

Nos recettes faciles : le White Russian comme dans The Big Lebowski.

 

White Russian comme dans “The Big Lebowski” ICI 

 

Pour 1 cocktail

 

Préparation : 5 mn

 

4 cl de vodka

4 cl de liqueur de café (Kahlúa ou maison, voir plus bas)

4 cl de lait entier, ou de crème liquide, ou d’un mélange à parts égales de lait et de crème liquide

Glaçons

Un verre old-fashioned si possible (à fond épais)

 

Deux écoles pour ce cocktail : celle directement dans le verre, tout à fait digne du Dude. Et celle au shaker, plus puriste – à condition d’en avoir un sous la main.

  • Au verre : remplir à moitié un verre de glace pilée. Verser la vodka puis la liqueur de café. Verser pour finir le lait, bien refroidi au préalable.

 

  • Au shaker : verser la liqueur de café dans un verre rempli de glaçons. Verser dans un shaker la vodka et le lait (ou le lait et la crème) puis secouer pour émulsionner le mélange. Verser dans le verre en utilisant la passoire du shaker.
15 janvier 2011

Que boit le « Dude » dans The Big Lebowski ? ICI

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 06:00

 

Aux repas de mariage, tout le monde savait que maman chantait juste, ave sensibilité et émotion, au dessert l’assemblée scandait : « Berthe, chantera, Berthe chantera… »… Mon père lui souriait, il savait mieux que quiconque que son épouse détestait son prénom*, elle se levait, le marié faisait tinter son verre pour obtenir le grand silence, et maman chantait en me regardant.

 

C'était un gamin, un gosse de Paris

Pour famille il n'avait qu'sa mère

Une pauvre fille aux grands yeux rougis

Par les chagrins et la misère

Elle aimait les fleurs, les roses surtout

Et le bambin tous les dimanches

Lui apportait de belles roses blanches

Au lieu d'acheter des joujoux

La câlinant bien tendrement

Il disait en les lui donnant:

C'est aujourd'hui dimanche

Tiens ma jolie maman

Voici des roses blanches

Toi qui les aimes tant

Va, quand je serai grand

J'achèterai au marchand

Toutes ses roses blanches

Pour toi jolie maman.

 

*de plus ce prénom, accolé à son nouveau patronyme Berthomeau, sonnait d’une manière ridicule à son goût. Ironie de cette chanson, elle était le tube d’une autre Berthe, Berthe Sylva.  

 

Les roses blanches est une chanson de 1926, dont les paroles sont de Charles-Louis Pothier et la musique de Léon Raiter

 

Une nouvelle rose blanche: "Après-ski" | Bouquet mariée rose ...

 

Les roses blanches de Collioure

 

                «  Je tondis de ce pré la largeur de ma langue »

                               Jean de La Fontaine – Les animaux malade de la peste

 

Au château La Rocasse, Nane, Marie Louise et moi occupons un cul de basse fosse de 40 m2 au ras des flots. Entre notre logement et les commerces du centre, il n’y a pas loin. Collioure, plus qu’une petite ville est un gros village. Pour s’y rendre, nous avons un chemin préféré. Je l’emprunte tous les matins, avec Nane , pour faire les courses et chercher les journaux.

 

Nous longeons la plage du Boramar,  qui est interdite comme toutes les plages du littoral.

 

Mais pas moyen de faire autrement !

 

Passant sous une arche des anciens remparts nous gagnons l’ancienne place du Marché aujourd’hui place du 18 juin. Nous traversons la passerelle qui franchit le Douy. Une fois sur l’autre berge, nous prenons le quai à droite. Nous y sommes presque.

 

Cette berge, contrairement à son vis à vis qui est plein de commerces et de terrasses  est bordée par un talus complanté d’arbustes, fleures diverses et rosiers. Les roses sont blanches. Tout aussi indifférentes à la pandémie que le printemps lui-même, elles éclosent. Chaque matin, il y en a de nouvelles alors que celles de la veille, ou l’avant-veille se fanent.

 

En cette période de confinement il n’y a jamais personne sur cette promenade. Les rares rencontres possibles se font plus loin, en respectant le mètre recommandé, près des 4 commerces restés ouverts.

 

L’idée me vint alors d’en cueillir, et une seule, une sur le point de faner pour ne pas priver d’autres passants éventuels. Tous les jours je me dis la même chose. Une fois j’ai tenté d’en cueillir une à la main démontrant ainsi que le Petit Prince n’était pas loin de la vérité quand il affirmait à propos des roses :   « Elles se croient terribles avec leurs épines… » Suffisamment terrible en tous cas pour contraindre un gros benêt à battre en retraite. Le temps d’enlever l’épine plantée dans mon pouce et suçant un doigt également victime je me dis qu’il fallait revenir avec un sécateur.

 

Le lendemain, j’avais préparé le sécateur sur la table de la cuisine mais je l’ai oublié. J’ai fini par partir tout équipé. Passant devant les rosiers j’ai marqué un temps d’arrêt. J’ai repris ma marche me disant qu’il serait préférable de remettre la cueillette au chemin du retour.

 

Cependant, après mes courses à l’épicerie et la bavette taillée avec sa propriétaire j’ai pris le chemin du château .C’est à mi-parcours. Il n’est jamais le même que le chemin routinier de l’aller que je me suis rendu compte, saperlipopette, j’avais oublié de cueillir ma rose.

 

Ce matin, c’est fait.

 

Au retour, j’ai pris le bon chemin. Arrêté devant les rosiers, un coup d’œil à gauche un coup d’œil à droite, un coup de sécateur, mission accomplie. A peine le temps de mettre la fleur dans mon sac, une voix, juste derrière mon dos me fait sursauter. Je tourne la tête. En me doublant, elle me dit c’est celle-là qu’il faut cueillir, pendant qu’un doigt me désigne une rose en bouton.

 

C’est bien ma veine ! Il n’y a jamais personne sur chemin. Pour un « ni vu ni connu hop je t’embrouille » c’est raté.

 

Rentrons, il n’y a rien d’autre à faire et par la plage du Boramar, là aussi il n’y a rien d’autre à faire. Je passe devant un autre porche des remparts pourvu de barrières avec le panneau citant l’arrêt d’interdiction d’accès aux plages. De l’autre côté de la barrière, un véhicule de gendarmerie avec, sa paire de pandores à bord. Ils me voient. Je les vois s’entretenir brièvement, et certainement pas des résultats du loto. Avant même que l’un ouvre sa portière, je suis déjà devant la barrière.

 

« Que faites-vous là » me demande l’un des pandores. Il repousse la barrière et m’intime l’ordre de le rejoindre. Je lui réponds que je rentre chez moi car j’habite là. Je lui présente, avant qu’il me le demande mon « ausweiss » comme on appelle par cheu nous, l’attestation de déplacement prestement sortie de mon sac. Je lui précise qu’il n’y a pas d’autre chemin.

 

«  Vous habitez où ? »

 

« Là, au Château, juste en face de Notre Dame des Anges ! » est ma réponse le doigt sur l’attestation. Je lui présente, dans les mêmes conditions l’indispensable carte d’identité seule en mesure de valider l’attestation.

 

Un bref « C’est bon, allez-y » me libère.

 

Je poursuis mon chemin  en trouvant que cela fait quand même beaucoup à la fois pour un début de matinée de confinement. Une fois rendu je range mon attestation et gomme l’heure avec le stylo magique pour préparer la prochaine sortie pour balader Nane.

 

Je me rends compte alors qu’elle n’est pas signée. Brigadier où aviez-vous l’œil ce matin ?

 

Qu’importe tout cela, comme dans la chanson des Petits Pavés : « Demain je recommencerai, demain je recommencerai….. » et ma chanson s’arrête là. »

 

Collioure le 2 avril 2020  (aujourd’hui mon père aurait eu 100 ans )

 

 

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 12:00

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Scène de lecture en confinement, le 23 mars à Dresde (Allemagne).

Scène de lecture en confinement, le 23 mars à Dresde (Allemagne). MATTHIAS RIETSCHEL / REUTERS

Afin de ne pas provoquer l’ire de Pax, ne pas confondre avec l’œuf de Pâques, je me contenterai des photos et des poids :

 

  • Les de circonstance :

 

Vargas Llosa 69 g - Moravia 30 g - Schwarz-Bart 20 g

 

 

  • Les pour les en colère et pour Pax

 

Pouillon 27 g Pilhes 30 g

 

​​​​​​​

  • Les pour les revenus de tout

 

Laurent 69 g Capote 44 g

 

​​​​​​​

  • Les poids lourds

 

Cioran 110 g Cohen 108 g Pasternak 60 g Kessel 51 g

​​​​​​​

 

 

Vendredi en me relevant de ma sieste je tombe sur l’incollable Me Morain qui, sur Twitter, informe ses abonnés forts nombreux (25,7 k abonnés)

 

Lisez dans L'hebdo @LaCroix

La longue et belle interview de Jean-Paul Kauffmann: il y parle de captivité, de gargouilles, d'églises vides et de vin aussi.

 

C’est bien joli mais je ne suis pas abonné à La Croix.

 

Que faire ?

 

Aller sur le site, acheter le numéro 1,99 euros.

 

 

Naviguer et bien sûr trouver.

 

Moins fonctionnel que le Monde le site, on ne peut imprimer les articles, je suis encore très lecture papier pour la presse.

 

Bref, je vous livre ce qui est accessible à tout un chacun, si vous souhaitez lire l’intégralité de l’article faites comme moi

Image Image

dans une sorte de quitte ou double. La porte de la cellule qui s’ouvre, c’est la libération ou la mort. La finalité d’un otage c’est d’être exécuté. C’est pour cela qu’on l’a enlevé.

 

Les semaines passent et, malgré la patience à laquelle nous sommes appelés, l’obsession de l’échéance nous envahit…

 

Nous sommes dans un monde flottant alors qu’auparavant il était bien encadré, réglé par les délais. Manifestations, événements, plannings, tout cela tombait comme un métronome. Nous subissons l’expérience suprême, l’épreuve du temps. Cela va nous obliger à nous recentrer. Ce temps que le système ou la société nous prenaient, voilà qu’on peut le récupérer. Mais du temps, il y en a trop. Il est devenu extensible. Il se déverse sur nous. Il nous submerge. Donc il faut le canaliser. C’est sans doute une question d’organisation, d’adaptation. Et de temps… Pour moi, au Liban, le plus dur a été le premier jour, la première semaine, le premier mois. Après, je suis devenu un confiné professionnel. Je n’avais pas le choix.

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:00

Felicitations

Félicitations - L'écrivain Régis Debray et Danielle Mitterrand, la femme du président français, se sont rendus à Stockholm afin de féliciter Gabriel García Márquez pour son prix Nobel. © STF/AFP

« Cent ans de solitude est comme la base du puzzle dont j’ai peu à peu donné les pièces dans mes livres précédents. Toutes les clés y sont fournies. On connaît l’origine et la fin de tous les personnages, et l’histoire complète, sans vides, de Macondo… Bien que dans ce roman les tapis volent, les morts ressuscitent et qu’il y ait des pluies de fleurs, c’est peut-être le moins mystérieux de mes livres parce que l’auteur tente de conduire le lecteur par la main pour qu’il ne se perde à aucun moment, et qu’il ne reste aucun point obscur. Ici se termine le cycle de Macondo : je changerai complètement de thème à l’avenir » ICI 

18 avril 2014

Le choc de « CENT ANS DE SOLITUDE » Gabriel Garcia Marquez le « menuisier » est mort ICI S’il est un roman qui a marqué ma vie c’est bien Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, lu, dès sa parution en traduction française en 1968.

 

Un choc !

 

La démesure, l’irrationnel du quotidien, une langue puissante, exubérante mais parfaitement maîtrisée, un réalisme magique, font de l’épopée familiale Cent ans de solitude « le plus grand roman écrit en langue espagnole depuis Don Quichotte » selon Pablo Neruda.

 

Garcia-M.jpg

EXTRAITS

 

« Un soir, Ursula pénétra dans la chambre de son fils ainé José Arcadio, alors qu’il se déshabillait pour se mettre au lit ; elle éprouva un sentiment mêlé de honte et de pitié : c’était, après son mari, le premier homme qu’elle voyait nu, et il était si bien équipé pour la vie qu’il lui parut anormal. Vers cette époque venait à la maison une jeune femme enjouée, effrontée, provocante, qui aidait aux travaux ménagers et savait lire l’avenir dans les cartes. Ursula lui parla de son fils.  Elle pensait que la disproportion dont il se trouvait affecté était quelque chose d’aussi contre-nature que la queue de cochon du cousin, né d’un inceste. La femme éclata d’un rire franc et sonore qui se répercuta dans toute la maisonnée comme une volée de cristal. « - Au contraire, dit-elle. Il sera heureux. »

 

« Aureliano le Second ne prit conscience de cette litanie de reproches que le jour suivant, après le petit-déjeuner, lorsqu'il se sentit tout étourdi par un bourdonnement qui se faisait encore entendre plus limpide et sur des notes encore plus hautes que la rumeur de la pluie, et ce n'était rien d'autre que Fernanda qui déambulait dans toute la maison, se plaignant qu'on l'eût éduquée comme une reine pour finir comme une bonniche dans une maison de fous, avec un mari fainéant, idolâtre, libertin, qui se couchait de tout son long en attendant que du ciel le pain lui tombât tout cuit, tandis qu'elle s'esquintait à essayer de maintenir à flot un foyer retenu par des épingles à nourrice, où il y avait tant à faire, tellement de choses à supporter et à redresser, depuis que le bon Dieu faisait naître le jour jusqu'à l'heure de se coucher, qu'elle se mettait au lit les yeux remplis de poudre de verre, et, malgré tout cela, personne ne lui avait dit Bonjour, Fernanda, tu as passé une bonne nuit, Fernanda, et on ne lui avait pas davantage demandé, ne fût-ce que par déférence, pourquoi elle était si pâle et pourquoi elle se réveillait avec des cernes violets, bien qu'elle n'attendît certainement pas cela du reste de la famille qui, en fin de compte, l'avait toujours considérée comme une gêne, comme la guenille servant à prendre la marmite sans se brûler, comme un vulgaire pantin dessiné sur le mur, et qui était toujours en train de déblatérer contre elle dans les coins, la traitant de bigote, la traitant de pharisienne, la traitant de fieffée coquine, et jusqu'à Amaranta, qu'elle repose en paix, qui avait osé dire à haute voix qu'elle était de celles qui confondent leur rectum avec la Semaine sainte, béni soit Dieu, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, et elle avait tout enduré sans rien dire, se pliant à la volonté du Père éternel, mais n'avait pu en supporter davantage quand ce scélérat de José Arcadio le Second avait prétendu que la perdition de la famille venait de ce qu'on eût laissé entrer à la maison une précieuse ridicule, imaginez un peu, une précieuse qui aurait voulu porter la culotte, mon Dieu on aura tout vu, une précieuse, fille de la mauvaise salive et de la même pâte que ces freluquets envoyés par le gouvernement pour massacrer les travailleurs, non mais dites-moi, et ne se référait ainsi à personne d'autre qu'à elle-même, filleule du duc d'Albe, dame dont le haut lignage donnait des crises de foie aux femmes des présidents, quelqu'un qui appartenait comme elle à la noblesse de sang et qui avait le droit de signer de onze patronymes de la métropole ibérique, et qui était la seule mortelle de ce village de bâtards à ne pas s'emmêler quand elle avait seize couverts différents devant elle, pour s'entendre dire après par son adultère de mari, mort de rire, qu'un si grand nombre de cuillères et de fourchettes et de couteaux et de petites cuillères ne convenait pas aux bons chrétiens mais aux mille-pattes, et la seule aussi à pouvoir dire les yeux fermés quand on devait servir le vin blanc, de quel côté et dans quelle coupe, et quand on devait servir le vin rouge, dans quelle coupe et de quel côté, et non pas comme cette paysage d'Amaranta, qu'elle repose en paix, qui croyait que le vin blanc se servait de jour et le vin rouge le soir, et aussi la seule sur tout le littoral à pouvoir se vanter de n'avoir jamais fait ses besoins ailleurs que dans des pots de chambre en or, pour que le colonel Aureliano Buendia, qu'il repose en paix, ait eut ensuite l'audace de lui demander, avec sa mauvaise bile de franc-maçon, d'où elle avait mérité semblable privilège, si c'était qu'elle ne chiait pas de la merde, mais des fleurs d'astromelia, rendez-vous compte, s'entendre dire des choses pareilles, et pour que Renata, sa propre fille, qui de manière indiscrète l'avait vue faire son gros besoin dans sa chambre à coucher, ait pu répondre qu'en vérité le pot était tout en or et en choses héraldiques, mais que ce qu'il y avait dedans était bel et bien de la merde, de la merde organique, et pire encore que les autres parce que c'était de la merde de précieuse ridicule, non mais imaginez, sa propre fille, tant et si bien qu'elle ne s'était jamais fait d'illusions sur le restant de la famille, mais avait droit, de toute façon, d'attendre un peu plus de considération de la part de son époux, puisque pour le meilleur et pour le pire le sacrement du mariage en avait fait son conjoint, son ayant cause, son dépuceleur légal, et qu'il avait pris sur lui, en toute liberté et en toute souveraineté, la grave responsabilité de la faire sortir du vieux manoir paternel où jamais elle ne fut privée ni ne souffrit de rien, où elle tressait des palmes mortuaires pour le plaisir de s'occuper, et puisque son parrain lui-même avait envoyé une lettre, avec sa signature et le sceau de sa bague imprimé dans la cire à cacheter, simplement pour dire que les mains de sa filleule n'étaient pas faites pour les besognes de ce bas monde, sauf de jouer du clavecin, et, malgré tout cela, son fou de mari l'avait fait sortir de chez elle avec un tas de reproches et de menaces, et l'avait ramenée jusqu'en ce chaudron d'enfer où régnait une telle chaleur qu'on ne pouvait respirer, et avant même qu'elle n'eût fini d'observer l'abstinence de Pentecôte il avait déjà filé avec ses malles transhumantes et son accordéon de fêtard, prendre du bon temps dans l'adultère avec une misérable dont il lui suffisait de voir les fesses, tant pis, ce qui est dit est dit, qu'il lui suffisait de voir remuer ses fesses de pouliche pour deviner que c'était une, que c'était une, une tout le contraire d'elle-même, elle qui savait rester une dame dans son château comme à la porcherie, à table comme au lit, une dame de haute naissance, craignant Dieu, obéissant à ses lois, soumise à ses desseins, et avec laquelle il ne pouvait évidemment pas faire ces parties de jambes-en-l'air ni mener cette vie de va-nu-pieds qu'il connaissait avec l'autre, qui sans doute se prêtait à tout, comme les matrones françaises, et pis encore, en y réfléchissant bien, parce que ces dernières avaient du moins l’honnêteté de placer une petite lampe rouge à leur porte, des cochonneries pareilles, imaginez un peu, il ne manquait plus que ça, avec la bien-aimée fille unique de doña Renata Argote et don Fernando del Carpio, et plus particulièrement de celui-ci, ça va de soi, le saint homme, chrétien de la plus haute espèce, chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre, faisant partie de ceux qui reçoivent directement de Dieu le privilège de se conserver intacts dans leur tombeau, la peau nette et brillante comme le satin d'une robe de fiançailles, les yeux vifs et diaphanes comme des émeraudes. »

 

Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d’une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d’une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques. Le monde était si récent que beaucoup de choses n’avaient pas encore de nom pour les mentionner, il fallait les montrer du doigt. Tous les ans, au moins de mars, une famille de gitans déguenillés plantait sa tente près du village et, dans un grand tintamarre de fifres et de tambourins, faisait part des nouvelles inventions. Ils commencèrent par apporter l’aimant. Un gros gitan à la barbe broussailleuse et aux mains de moineau, qui répondait au nom de Melquiades, fit en public une truculente démonstration de ce que lui-même appelait la huitième merveille des savants alchimistes de Macédoine.

 

Il passa de maison en maison, traînant après lui deux lingots de métal, et tout le monde fut saisi de terreur à voir les chaudrons, les poêles, les tenailles et les chaufferettes tomber tout seuls de la place où ils étaient, le bois craquer à cause des clous et des vis qui essayaient désespérément de s’en arracher, et même les objets perdus depuis longtemps apparaissaient là où on les avait le plus cherchés, et se traînaient en débandade turbulente derrière les fers magiques de Melquiades. « Les choses ont une vie bien à elles, clamait le gitan avec un accent guttural ; il faut réveiller leur âme, toute la question est là. » José Arcadio Buendia, dont l’imagination audacieuse allait toujours plus loin que le génie même de la Nature, quand ce n’était pas plus loin que les miracles et la magie, pensa qu’il était possible de se servir de cette invention inutile pour extraire l’or des entrailles de la terre. Melquiades, qui était un homme honnête, le mit en garde : « Ca ne sert pas à ça. » Mais José Arcadio Buendia, en ce temps-là, ne croyait pas à l’honnêteté des gitans, et il troqua son mulet et un troupeau de chèvres contre les deux lingots aimantés. Ursula Iguaran, sa femme, qui comptait sur ces animaux pour agrandir le patrimoine domestique en régression, ne parvint pas à l’en dissuader. « Très vite on aura plus d’or qu’il n’en faut pour paver toute la maison », retorqua son mari. Pendant plusieurs mois, il s’obstina à vouloir démontrer le bien-fondé de ses prévisions. Il fouilla la région pied à pied, sans oublier le fond de la rivière, traînant les deux lingots de fer et récitant à haute voix les formules qu’avait employées Melquiades. La seule chose qu’il réussit à déterrer, ce fut une armure du XVè siècle dont tous les éléments étaient soudés par une carapace de rouille et qui sonnait le creux comme une énorme calebasse pleine de cailloux. Quand José Arcadio Buendia et les quatres hommes de son expédition parvinrent à désarticuler l’armure, ils trouvèrent à l’intérieur un squelette calcifié qui portait à son cou un médaillon en cuivre contenant une mèche de cheveux de femme. »

"Comment je suis devenu García Márquez"ICI

« A 38 ans, et après quatre livres publiés depuis que j'en avais 20, je me suis assis devant ma machine et j'ai écrit: "Des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendía devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace.'' Je n'avais pas la moindre idée de ce que voulait dire cette phrase ni d'où elle venait ni où elle allait me conduire. Ce que je sais aujourd'hui, c'est que durant dix-huit mois je n'ai jamais passé un seul jour sans écrire, jusqu'à terminer le livre. [...]

GARCIA MARQUEZ

Né à : Aracataca , le 06/03/1927

Mort à : Mexico , le 17/04/2014

Biographie :

Gabriel José de la Concordia García Márquez est un écrivain colombien.

 

Romancier, nouvelliste mais également journaliste et activiste politique, affectueusement connu sous le surnom de "Gabo" en Amérique latine, il est l'un des auteurs les plus significatifs du XXe siècle. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982, en l'honneur de « ses romans et ses nouvelles où s'allient le fantastique et le réel dans la riche complexité d'un univers poétique reflétant la vie et les conflits d'un continent ».

 

Étudiant, García Márquez poursuit en autodidacte ses études après avoir quitté son école de droit pour se lancer dans le journalisme. Très tôt, il critique la politique intérieure comme extérieure de la Colombie. Grâce à la reconnaissance internationale que García Márquez a gagnée avec la publication du roman "Cent ans de solitude", l'écrivain colombien a pu jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement colombien et la guérilla, dont le M-19, les FARC et l'Armée de libération nationale (ELN). Il a ainsi pu faire progresser les pourparlers de paix qui se sont déroulés à Cuba entre l'ELN et le gouvernement colombien.

 

En 1958, il épouse Mercedes Barcha avec qui il a deux fils : Gonzalo et Rodrigo García (1959), devenu réalisateur. García Márquez écrit d'abord des œuvres non fictionnelles généralement bien reçues, mais ce sont ses romans, dont les plus connus sont sans nul doute "Cent ans de solitude" (1967), "L'Automne du patriarche" (1975), "Chronique d'une mort annoncée" (1981), "L'Amour au temps du choléra" (1985) et "Le Général dans son labyrinthe" (1989), qui lui ont apporté la reconnaissance de la critique littéraire ainsi qu'un large succès commercial.

 

Son nom est souvent associé au "réalisme magique", courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré.

 

Après de longues années passées au Mexique, Gabriel Garcia Marquez vivait reclus dans sa somptueuse maison coloniale, sur la côte caraïbe colombienne, au pied de la muraille de Carthagène des Indes. Il est mort des suites d'un cancer lymphatique. À l'annonce de sa disparition, le président Juan Manuel Santos a déclaré trois jours de deuil national en Colombie.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 12:00

Les Beatles, peu avant leur séparation, en 1970. — © Courtesy Everett Collection/keystone

Le 10 avril c'était hier, aujourd'hui c'est

 

 

« Non, mais t’as bu l’eau des nouilles toi, toi ! »

 

Alors que le calme est revenu au rayon des nouilles ravagé par les hordes des pré-confinés, avant l’exode, grande nouvelle : il ne faut plus jeter l’eau des pâtes

 

Petit lexique argotique : « Avoir bu l’eau des nouilles »

 

Être sans intérêt (en particulier de quelqu’un), complètement abruti. « Non, mais t’as bu l’eau des nouilles toi, toi ! » (« Tu racontes n’importe quoi »

 

Dictionnaire du français qui se cause Pierre Merle.

 

 

Voici pourquoi il ne faut plus jeter l’eau des pâtes

 

L'eau des pâtes termine souvent au fond de l'évier une fois égouttées. Pourtant ce liquide est précieux en cuisine, mais aussi pour l'entretien de la maison. Explications.

 

Avec les pâtes, rien ne se perd, tout est bon et utile… Même leur eau. Si en France il est d’usage d’égoutter l’eau des pâtes à la passoire, le geste est un véritable sacrilège en Italie. En effet, l’eau de cuisson ne termine pas au fond de l’évier. Baptisée or liquide par certains chefs, elle tient une place essentielle pour manger la pasta à la tradition italienne.

 

Au même titre que ceux qui composent la recette, l’eau de cuisson est un ingrédient phare, pour des pâtes façon « made in Italy ». La botte secrète des Italiens ? Réserver l’eau pour l’ajouter à la sauce. Elle tient alors un rôle de liant à la préparation, elle évite l'ajout de matière grasse et elle relève le goût.

 

L’eau des pâtes, le liquide aux multiples usages  ICI 

 

 

Le confinement, un test grandeur nature pour les circuits courts ICI

 

7 avril 2020

 

Du fait des restrictions de circulation, une grande majorité de personnes se tourne désormais vers les commerces locaux. En matière d’alimentation, cette situation, surtout si elle est appelée à durer, pourrait initier un changement majeur dans les habitudes de consommation et d’approvisionnement en denrées alimentaires.

 

Décryptons cette tendance émergente, les enjeux qui y sont associés mais également les défis à relever.

 

  • La résistance relative de la grande distribution

 

  • Pour les circuits courts, un test grandeur nature

 

  • Encore des obstacles à dépasser

Arnaud Fontanet, le décryptage de l'épidémiologiste

Les Beatles, le jour où ils se sont quittés, il y a un demi-siècle…ICI
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REVUE DE PRESSE HISTORIQUE

Le 10 avril 1970, la rupture des Fab Four est consommée, après des mois de dissensions au cœur du groupe musical qui reste un des plus marquants du XXe siècle. Plongée dans les archives du «Temps»

De la pire à la meilleure, nous avons classé les 238 chansons des Beatles

 

Il y a 50 ans, le plus grand groupe de tous les temps se séparait. Pour cet anniversaire, nous sommes revenus sur leur œuvre colossal et intemporel. Par Florent Barraco, Thomas Bourgeois-Muller et Thomas Mahler ICI 

 

1. A Day in the Life (1967)

 

Quel morceau, oh boy ! Le point d'orgue épique de Sgt. Pepper's. La chanson qui réussit l'exploit de rassembler lennoniens et mccartneyiens, de réconcilier art mineur et musique classique (34 heures d'enregistrement pour notamment mettre en boîte la fameuse montée orchestrale), et même de nous mettre d'accord tous les trois (une moyenne de 29,9 sur 30). Leonard Bernstein déclara que « trois mesures de A Day in the Life me soutiennent, me rajeunissent, enflamment mes sens et ma sensibilité ». Vu notre profession, on retiendra surtout que la lecture des journaux stimule la créativité…

238. Revolution 9 (1968)

 

Nous ouvrons ce classement sur un grand n'importe quoi. John Lennon et la maléfique Yoko Ono signent un collage de pastilles sonores mêlant bruits de rue, brouhaha de la foule et cris primaires. Le tout avec un gimmick « Number nine ». Pour nous, c'est « nein ». On se croirait dans une secte : Revolution 9. Faire du 9 avec du vieux, soit, mais autant que ce soit écoutable. Paul McCartney avec son flegme habituel se contentera d'un « pas mal » quand le couple lui présenta ce « machin ». Le double Album blanc, un des chefs-d'œuvre de la musique pop, méritait meilleure fin – « Good Night » relève le niveau. « You say you want a revolution. » Pas celle-là en tout cas.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 12:00

 

Parlons peu mais parlons masques, hier au soir Envoyé spécial de la controversée Élise Lucet, en a parlé. C’est ICI

 

Je n’ai pas regardé mais ce matin sur Twitter je lis « Avec l'arrivée de Marisol Touraine au ministère de la Santé en 2012 : changement de cap. L'Etat demande aux employeurs, hôpitaux et médecins compris, de constituer leur propre stock de masques. L'essentiel du stock des masques FFP2 est supprimé. » C’est accompagné d’une interview de la dite Marisol Touraine que je ne peux malheureusement pas vous copier ICI 

 

Xavier Bertrand et Marisol Touraine nient être responsables de la pénurie de masques  ICI 

 

Dans une interview accordée dimanche au Parisien, Marisol Touraine, ministre de la Santé pendant le quinquennat Hollande, s’est défendue. « Entre 2012 et 2017, les stocks de masques chirurgicaux ont régulièrement augmenté, et nous les avons reconstitués après les attentats : il y avait 730 millions de masques chirurgicaux en 2012, et 754 millions en 2016 et 2017, affirme-t-elle. Et ce, conformément à la doctrine édictée en 2011 par le Haut conseil de santé publique, qui avait mis la priorité sur les masques chirurgicaux. »

 

« Que certains prétendent qu'il y a pénurie parce que nous n'aurions pas fait ce qu'il fallait, c'est faux », lance l’ex-locataire de Ségur, qui salue par ailleurs « la manière dont Olivier Véran gère cette crise depuis sa nomination ».

 

Marisol Touraine assure qu’il y avait en 2015 environ « 75 millions » de masques FFP2 en stock. « Au-delà des chiffres, ce qui compte c'est d'être capable d'avoir les stocks minimaux indispensables et d'être en capacité de réaction immédiate pour en commander et en produire rapidement au moindre signal annonciateur d'une crise », précise l'ancienne ministre.

 

Question :

 

Si depuis 2012, les hôpitaux et les médecins avaient la responsabilité juridique de constituer leurs propres stocks de masques, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?

 

Bizarrement personne ne pose jamais la question aux patrons d’hôpitaux qui défilent dans les studios tv...

 

Suggestion :

 

Lorsque nous sortiront du confinement je propose, au nom du principe de précaution, que l’on édicte une obligation d’un stock de masques (ad hoc) dans chaque foyer, écoles, lycées, facultés, Ehpad, clubs sportif, associations, entreprises, administrations, pharmacies et bien sûr hôpitaux, cliniques, médecins de ville… J’en oublie mais notre administration tatillonne saura en dresser la liste. Ainsi réparti le portage du coût de cet investissement sera très supportable et mobilisable très facilement.

 

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Voilà, c’est annoncé, nous sommes confinés pour tout le mois d’avril et le dicton « avril ne te découvre pas d’un fil » est vraiment d’actualité parce que nous allons devoir sortir masqués.

 

Alors, dans ma petite « Ford d’intérieur » je me suis dit : « mon gars, va falloir que tu trouves le moyen de te confectionner un masque vite fait bien fait sur le gaz avec les moyens du bord… »

 

Je me suis donc mis à rousiner dans l’appartement à la recherche d’un contenant car j’avais déjà une petite idée qui me trottait dans la tête. Dans le foutoir de mon bureau je tombe nez à nez avec un petit pochon Brooks en toile avec des liens coulissants, genre petite bourse, bonne base de départ.

 

En effet, mon idée consistait à confiner à l'intérieur de la ouate emmaillotée dans un filtre à café papier  afin de servir de barrière au fichu virus.

 

Exécution.

 

Premier essayage, le prototype avec les liens du pochon noués passés derrière mes lobes d’oreille, pendouille. Il me faut donc trouver un moyen de plaquer mon masque sur le bas de mon visage.

 

 

Cogitation.

 

Plusieurs tentatives avortées avec des liens trop courts.

 

Je farfouille et trouve un beau lacet blanc dans un tiroir.

 

Comment l’arrimer au bas du masque ?

 

Je farfouille à nouveau : épingles à nourrice et épingles d’étiquettes de vêtements récupérées sans trop savoir que serait leur usage.

 

Action.

 

Prototype 2 et 3, j’ajuste, je modèle pour donner à mon masque une allure ne l’assimilant pas à celle de l’abominable Hannibal Lecter, même si je suis un fan de Jack Nicholson.

 

 

Mission accomplie.

 

 

Le masque n’est pas à usage unique, je peux laver le pochon et changer à volonté le contenu : filtre à café bourré de ouate.

 

 

Le coronavirus a emporté l'une des figures du Parti communiste. Liliane Marchais, veuve de l'ancien secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais, est morte jeudi du coronavirus dans un Ehpad, à l'âge de 84 ans, a annoncé le député PCF du Nord Fabien Roussel. Née en 1935 à Malakoff (Hauts-de-Seine), elle avait adhéré au Parti communiste en 1952 et à la CGT en 1953.

 

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La place des Petits-Pères est une place du 2e arrondissement de Paris. Le nom de la place garde la mémoire du couvent d'Augustins qui s'étendait tout autour et dont l'emprise correspond à l'ancienne cour. Les Augustins étaient appelés les « Petits-Pères ».

 

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Coronavirus : les masques des Tricots Saint-James homologués par la direction générale de l'armement

 

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Le prototype de masque lavable de l'entreprise textile manchoise les Tricots Saint-James a été homologué par la direction générale de l'armement, rapporte ce mercredi France Bleu Cotentin. L’annonce provient du groupe hospitalier Mont Saint-Michel dans un communiqué. Dès cette semaine, près de 3 000 de ces masques Tricots Saint-James seront livrés dans les hôpitaux et les Ehpad du Sud-Manche. Ces modèles permettront d'équiper "les professionnels les moins exposés", notamment les services administratifs ou techniques de support, et de "libérer ainsi les masques offrant la plus grande protection pour les soignants en première ligne", précise le groupe hospitalier Mont Saint-Michel.

 

J’ai une relation privilégiée avec Saint-James

23 octobre 2012

Le Taulier bien avant Montebourg s’exhibait en marinière Made in France même que c’était une Saint-James  ICI 

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En réponse à cette chronique je reçus ce courrier du Président de Saint-James

 

Cher Monsieur,

 

Veuillez, tout d’abord, m’excuser de réagir quelque peu tardivement, après l’envoi de l’article posté sur votre blog le 23 octobre, dont j’ai eu connaissance par vous directement et même par l’Argus de la Presse. C’est dire si le contenu de votre blog connaît une certaine audience...

 

Cette frénésie médiatique, ayant suivi la parution du Parisien Magazine avec, en couverture, notre Ministre du Redressement Productif en marinière, s’est déclenchée alors même que je m’envolais vers l’Asie, pour rencontrer nos Partenaires dans cette zone, assurant la promotion des vêtements SAINT-JAMES, notamment les marinières « Made in France ».

 

A mon retour, j’ai pris la mesure de l’ampleur du phénomène et de cette promotion quelque peu déloyale, de la part d'un Ministre, pour la marinière de notre Collègue finistérien, et du Journaliste du Parisien lui-même alors que, dans son article, il précisait pourtant bien « Même absence d’étiquetage (d’origine) chez LACOSTE, ARMOR LUX ou le spécialiste du sous-vêtement EMINENCE ».

 

Par votre article sur votre blog, vous avez pris avec humour le contre-pied en parlant beaucoup de notre Société et je voulais vous en exprimer toute ma gratitude. Je vous suis reconnaissant d’avoir dit tout le bien que vous pensez d’elle.

 

Tous mes compliments, également, pour votre photo. Je n’ai pas manqué de remarquer la couleur de votre bracelet en parfaite harmonie avec la rayure de votre tee-shirt SAINT-JAMES.

 

A l’approche de l’hiver, merci de me donner votre taille (S, M, L, XL ou XXL) ; je me ferai un plaisir, au nom de notre Entreprise, de vous offrir un modèle SAINT-JAMES pure laine, au savoir-faire également reconnu de notre Maison.

 

Vous remerciant de votre aimable attention, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Le Président,

Yannick DUVAL

 

La classe quoi !

 

Dépôt de masques commandés par le service des armées français à une usine chinoise. Marolles, 30 mars 2020. — © THOMAS PAUDELEUX/AFP

 

La guerre des masques, l’autre «débâcle» française

 

OPINION. Que la France paie cher aujourd’hui, comme la Suisse, l’absence de stocks stratégiques de masques est une question qui devra être élucidée après la crise. Que les autorités françaises bataillent entre elles pour passer de nouvelles commandes est par contre déplorable, tant ces divisions ressuscitent le fantôme d’une autre débâcle…

 

Richard Werly Publié mercredi 8 avril 2020

 

Un état-major aveuglé par ses convictions d’un autre âge. Des divisions qui opèrent sans communiquer les unes avec les autres. Un ennemi bien plus rapide et redoutable qu’on ne le pensait. Un exode d’une partie de la population urbaine vers la campagne. Et, dans le feu de l’action, une incapacité fatidique des élites à s’unir… jusqu’à l’inéluctable défaite et à la partition de l’Hexagone.

 

Pardon de ces parallèles historiques, bien trop faciles en ces temps d’épidémie. La progression du Covid 19, qui a déjà causé plus de 10 000 morts en France, n’est en rien comparable avec celle des troupes nazies de mai-juin 1940, soit il y a tout juste 80 ans. Mais regardez le vocabulaire employé dans les médias, par les politiques et par les scientifiques français depuis le début de cette crise, d’emblée qualifiée de «guerre» par Emmanuel Macron. Essayez, comme moi, de comprendre pourquoi l’Etat, les régions, voire les municipalités commandent – apparemment sans se coordonner – des masques à l’autre bout du monde, quitte à se faire dépouiller de leurs cargaisons sur les tarmacs des aéroports chinois. Lisez, dans l’excellente rubrique «Check News» de Libération, le récit ahurissant des masques commandés par la région Bourgogne-Franche-Comté (frontalière de la Suisse) que le gouvernement a décidé de réquisitionner. «Avant même que l’avion arrive, l’armée était sur place. L’Etat a pris ses masques, on ne savait pas lesquels, ni combien. […] De nouveau, on a vu passer nos masques sous le nez. Cela sans aucune concertation, ni information», s’indigne la présidente de la région.

 

La résistance du système

 

Tentez aussi, comme je le fais depuis des jours, de comprendre qui centralise, au niveau national en France, les achats de ces équipements décisifs. Et qui, sur le terrain, opère ces commandes… Vous me direz alors si, comme c’est le cas pour moi, cette impression de «débâcle» ne finit pas tout de même par s’imposer… La vérité est que la France offre, ces jours-ci, une réalité contradictoire. Sur le front sanitaire et médical, comme ailleurs en Europe, le dévouement de son personnel soignant et de ceux qui l’accompagnent (administration, mais aussi élus, hauts fonctionnaires, pharmaciens…) est admirable. La résistance du système de santé, mise à l’épreuve par le virus, témoigne du dévouement de toutes ces catégories, tout en révélant l’ampleur des erreurs commises dans le passé dans la gestion et la restructuration des hôpitaux.

 

L’inefficacité présumée de l’administration centrale nourrit l’ire des collectivités locales

 

Mais que dire des autres fronts? Les polémiques s’ensuivent et se ressemblent. L’hydroxyde de chloroquine est devenue un anathème qui justifie l'excommunication. La surveillance policière, de plus en plus étroite compte tenu de la prolifération des comportements problématiques en période de confinement, vire à la pluie d’amendes. Avec, pour chacun, son bouc émissaire: les confinés indociles sont accusés publiquement par le préfet de police de Paris de submerger les services de réanimation, l’inefficacité présumée de l’administration centrale nourrit l’ire des collectivités locales. Chacun y va de son procès et de ses listes noires.

 

Le poison des règlements de comptes

 

Le pire est que, pendant ce temps, quantité d’énergies se perdent. Des intermédiaires français fiables basés en Chine ou à Taïwan ne comprennent pas pourquoi leurs propositions d’aide et d’assistance sont refoulées sans réponse au seuil des ambassades et de l’agence Santé Publique France, tandis que d’autres pays – comme l’Allemagne ou la Suède – font dans l’urgence appel à eux. Des initiatives privées fleurissent, comme celle de Masks4France qui propose de soutenir les soignants et le secteur – aussi exposé que démuni – de la protection à l’enfance. Combien sommes-nous à être ainsi déboussolés, inquiets et ahuris devant cette incapacité à présenter face au Covid-19 un front commun, transparent, pragmatique, où l’esprit critique et la confiance demeureraient sans alimenter le poison des divisions et des règlements de comptes? L’historien Marc Bloch disséqua, dans un manuscrit écrit sous l’occupation et publié en 1946, le venin de l'«étrange défaite» de son pays. Cette guerre française contre l’épidémie, 80 ans plus tard, est, elle aussi, sacrément «étrange».

 

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Décès de Christian Bonnet qui était Ministre de l’Agriculture lorsque je rejoignis, suite à mon service national, le Ministère de l’Agriculture, ce qui me valut de faire une mission itinérante sur l’aviculture bretonne où j’ai beaucoup appris sur le hors-sol, l’élevage en batteries, à partir de ces jours je n’ai plus consommé de dinde.

17 mars 2006

CV sans photo ICI 

Si le cœur vous en dit vous pouvez lire : 21 octobre 2006

 

Maman ICI  

 

C'était une fille Gravouil, l'aînée de six enfants, qui aurait bien aimée, elle qui avait "l'orthographe naturelle", être institutrice. Elle fera son apprentissage de couturière. Et puis, elle rencontrera un beau gars de St Georges de Pointindoux, Arsène Berthomeau. A dix-huit ans un mariage d'amour : ils étaient beaux et avaient fière allure sur leur photo de mariés (un jour lorsque je serai doué je vous la scannerai).

Les ventes de champagne s’effondrent, celles de cubis de vin explosent en GD ICI

 

Mercredi 08 avril 2020 par Alexandre Abellan

Montauban, 1940: capitale de l'Exode - ladepeche.fr

"L’exode vers le littoral appuie les ventes de cubis de vins"

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 12:00

 

En cet étrange moment d’isolement, dit de confinement, où, pour suivre à la lettre les instructions des gouvernants, je pratique la distanciation sociale, alors que sur les écrans et les réseaux sociaux tout ce notre vieux pays compte « d’experts », de charlatans, d’augures de salon, de politiques en mal de revanche, de vieilles raclures astiquant leur fonds de commerce, de cons tout court, glaviottent jusqu’à plus soif, nous saoulent, nous noient dans leurs diarrhée verbale, moi, déjà classé dans la catégorie des inutiles, je me pose la question de mon utilité sociale.

 

La seule réponse que j’ai trouvé, à la lumière de cette expérience de confiné, est d’une simplicité biblique : je peux vivre de peux et, dès que la pandémie sera derrière nous, je lubrifierai, avec les sous de ma retraite, plus encore qu’avant, les rouages de la vie de ceux qui font, les actifs comme disent les gars de l’INSEE.

 

Voilà c’est dit.

 

Deux mots encore, pour avoir vécu, pour cause de gamelle, des jours douloureux sur un lit d’hôpital, en soins intensifs, je n’ai nul besoin de taper sur une gamelle pour reconnaître l’utilité sociale de la cohorte des soignants et souhaiter voir celle-ci reconnue sur leur fiche de paie ( attention, même si comparaison n’est pas raison, la hiérarchie hospitalière a un goût de hiérarchie militaire avec son état-major, plutôt bien soigné, ses fantassins envoyés au front sans forcément l’équipement nécessaire et le salaire ad hoc, et bien sûr, la cohorte des bureaucrates, bien au chaud, gardiens pointilleux des normes et des ratios. Revoir la copie de notre Santé Publique ne passera pas seulement par une injection massive de moyens mais aussi par deux vecteurs : autonomie et responsabilité (celle-ci s’applique aussi aux patients ignorants du coût des soins pratiqués, tout n’est pas un dû)

 

Enfin, en restant pudique, le malheur n’arrive pas qu’aux autres, j’en ai ma part au plus près d’un être cher à mon cœur de père.

 

Désolé pour ce prêche, passons à un peu de douceur :

 

  • Les premières clochettes sur le balcon, y’a plus de saisons.

 

​​​​​​​

  • Mes mains dans la farine : érection d’une tarte aux pommes.

 

 
Coronavirus: pénurie de farine ou paradoxe économique? ICI

 

Pour mieux alimenter mon fonds de nouvelles je viens de m’abonner à Ouest-France.

 

 

Voilà pourquoi le beurre breton est salé ! Par Y.Boelle

 

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Gilles Babinet @babgi

Si certains veulent régler leurs comptes avec les politiques en sortie de crise, la question de l'Etat profond, du silo administratif comme entrave lors de cette crise devrait se poser crûment.

 

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Nos cartoonistes ont du talent

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Comté, Mont d'or, Morbier, Bleu : les volumes de fromages sont désormais limités ICI 

 

Branle-bas de combat dans la filière comté. A l'issue de trois conseils d'administration en cinq jours, organisés en visioconférence avec les 16 membres de ses quatre collèges, l'interprofession du fromage du massif jurassien a décidé de mesures exceptionnelles pour passer le cap difficile de la crise du coronavirus. Avec l'arrêt brutal de la restauration hors domicile et les chutes des ventes à l'export (environ 10 % des 610 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2019), les ventes se sont effondrées de 20 %, indique le Comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC).

 

On n'arrête pas la production de la première AOC fromagère française d'un claquement de doigts. En ce début de printemps, les montbéliardes qui produisent le lait à comté s'apprêtent à passer du foin à l'herbe verte des pâturages, ce qui augmente la qualité mais aussi le volume de lactation. Mais à l'autre bout de la chaîne, les problèmes de stockage puis de qualité du produit vont vite se poser pour les meules qui ne peuvent être gardées indéfiniment. D'où la décision exceptionnelle de diminuer la production de 8 % pour les mois d'avril, mai et juin, sur la base des volumes de 2019 (68.000 tonnes de fromage au total).

 

fromage comté fruitière

 

Baisse de la production laitière ICI 

 

Les syndicats d'accord sur le fond mais divergent sur la forme

 06/04/2020 | par  Delphine Jeanne |  Terre-net Média

 

Avec la crise liée au Covid-19, la production laitière fait face à la disparition d'un certain nombre de ses débouchés. Beaucoup de laiteries ont, en conséquence, appelé les éleveurs à réduire la production, une demande également formulée par les principaux syndicats agricoles, qui divergent cependant sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 12:00

L’image contient peut-être : dessin

Christian Gourcuff (Nantes) : « Si le monde du foot diminue son train de vie de 50 %... » ICI

 

« Depuis des années, le foot vit à crédit »

 

Interrogé sur les conséquences de la crise sanitaire sur le foot, il livre ceci : « La crise du coronavirus ne touche pas que le football, mais plus globalement la mondialisation, la recherche généralisée du profit, l'économie capitaliste qui nous conduit dans le mur. Le foot est partie prenante de cette fuite en avant, avec, entre autres, une surenchère permanente des droits télé. Depuis des années, il vit à crédit. Les clubs qui vivent au-dessus de leurs moyens, sur l'endettement et l'argent virtuel, ceux qui spéculent, avec parfois des investisseurs étrangers sans de vraies garanties bancaires, sont fragilisés. Ceux qui s'en sortiront seront ceux qui ont une gestion réaliste et non spéculative »

 

Selon lui, « si le monde du foot diminue son train de vie de 50 %, voire plus, ce ne sera pas un problème. Ce n'est pas parce qu'un joueur gagne moins d'argent qu'il jouera moins bien au football. Mais je ne suis pas vraiment sûr que cela se produise. » Pour lui, le salary cap n'est pas une solution : « Il n'est ni souhaitable ni réaliste parce qu'il encouragera des formes détournées de rémunération des joueurs. »

 

« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements ! C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi » Picasso

 

Alice Olivier de Moor

 

L’image contient peut-être : plein air Aucune description de photo disponible.

Felice Casaroti.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air Andrew Wyeth.

RAPHAËLLE KANCEL

Fromage : comment la filière comté va diminuer sa production de 8 % ici

Les ventes de l'AOP fromagère se sont effondrées de 20 % avec la crise sanitaire. Pour éviter un surstock et une baisse de qualité, l'interprofession a décidé collégialement de produire moins. Les veaux vont pouvoir téter plus longtemps…

 

Branle-bas de combat dans la filière comté. A l'issue de trois conseils d'administration en cinq jours, organisés en visioconférence avec les 16 membres de ses quatre collèges, l'interprofession du fromage du massif jurassien a décidé de mesures exceptionnelles pour passer le cap difficile de la crise du coronavirus. Avec l'arrêt brutal de la restauration hors domicile et les chutes des ventes à l'export (environ 10 % des 610 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2019), les ventes se sont effondrées de 20 %, indique le Comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC).

 

On n'arrête pas la production de la première AOC fromagère française d'un claquement de doigts. En ce début de printemps, les montbéliardes qui produisent le lait à comté s'apprêtent à passer du foin à l'herbe verte des pâturages, ce qui augmente la qualité mais aussi le volume de lactation. Mais à l'autre bout de la chaîne, les problèmes de stockage puis de qualité du produit vont vite se poser pour les meules qui ne peuvent être gardées indéfiniment. D'où la décision exceptionnelle de diminuer la production de 8 % pour les mois d'avril, mai et juin, sur la base des volumes de 2019 (68.000 tonnes de fromage au total).

 

LA SUITE  ICI

 

 

Les Sables-d’Olonne. À Port-Olona, l’eau vire au bordeaux

De l’eau rougeâtre tirant sur le bordeaux, à Port-Olona ce n’est pas si insolite que cela, à pareille époque. Cette teinte inhabituelle observable sur un des bassins du port de plaisance serait issue d’une prolifération soudaine de micro6algues. Ce phénomène est connu sous l’appellation de bloom. Pour se développer, le plancton a besoin de chaleur, de lumière, de sels nutritifs. « Tous les ans, nous observons ce type de bloom phytoplanctonique » note-t-on à la capitainerie de Port-Olona. Plusieurs déclinaisons du phénomène sont repérables d’ordinaire avec la présence de phytoplancton et de zooplancton. Cette prolifération algale est également bien connue par les professionnels de la conchyliculture.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 06:00

Pierre-Jakez Hélias écrivait : « Les Bigoudènes, il n’y a pas si longtemps, rougissaient d’être vues en cheveux, n’auraient jamais permis qu’on touchât à leur coiffe quand elles l’avaient en tête ni surtout qu’on les vit se séparer d’elle pour la nuit. On faisait d’abord se coucher les enfants et le mari. »

 

Le cheval d'orgueil par Hélias

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Robert_Delaunay_March%C3%A9_Breton_1905.jpg

Robert Delaunay, Marché breton (1905),

 

Le Pays Bigouden, Finistère Sud

Dans ma chambrette d’étudiant de l’étage dans la maison de ville sise place Victor Richard à Nantes, je vivais de peu en cuisinant sur mon petit réchaud à gaz. J’avais pour colocataires (expression non usitée à l’époque) au rez-de-chaussée le couple Le Rouzic, lui carabin elle une belle irlandaise dotée d’un mouflon. C’est par eux que je découvris la langue de bœuf sauce madère de Joseph Larzul.

 

C’était mon plat de luxe que je réchauffais au bain-marie et que j’accompagnais de coquillettes.

 

Juste avant le confinement j’avais acquis une boîte de langue de bœuf sauce madère de Joseph Larzul, ce qui me permet ce matin de chroniquer.

Langue de Boeuf Sauce Madère - Produit - fr

Langue de Boeuf Sauce Madère - Ingrédients - fr

 

Au tout début de l'histoire, il y a la famille de conserveurs bigoudens Larzul. En 1906, Noël Larzul fonde à Plonéour-Lanvern la première conserverie familiale. Son fils Joseph lui succède en 1920. En 1950, Jean et Jacques, fils de Joseph, prennent la suite et depuis 1980, ce sont Michel et Jean-Pierre, fils de Jean, qui sont aux commandes d'une entreprise florissante de 109 salariés, spécialisée dans la préparation des plats cuisinés dont une fameuse langue de boeuf sauce madère.

 

La conserverie Larzul ICI, existe donc depuis 1906 (malgré une faillite survenue en 1930), était restée pendant trois générations un groupe familial a été reprise en 2010 par la "Française de Gastronomie", filiale alsacienne du groupe belge "Floridienne".

 

Note historique :

 

Une grève survenue en juin 1931 concerna les 120 ouvriers et ouvrières de la conserve à Plonéour-Lanvern, qui revendiquaient une augmentation de 0,50 franc par heure (les ouvriers étaient payés 2,75 francs l'heure et les ouvrières 1,75 franc). Il n'y avait pas d'heure fixe de travail. Un jour douze, le lendemain vingt-quatre heures, sans compensation aucune.

 

Un arrêt de la Cour d'Appel de Paris vient de valider la prise de contrôle de la conserverie Larzul par la Française de Gastronomie (FDG), la filiale alsacienne du groupe belge Floridienne. La famille bretonne s'oppose à l'opération. «Les conditions de transmission de l'entreprise fixées par l'accord initial ne sont pas remplies, il y a eu tromperie entretemps», lance Michel Larzul, le patron de l'usine bigoudène (90salariés). «Il n'est pas question de laisser l'entreprise entre les mains de la Française de Gastronomie, la famille Larzul reste aux commandes!» L'affaire est portée en cassation. De son côté, Philippe Boonen, le président de la FDG, se déclare prêt à prendre possession de l'usine bretonne dans les mois qui viennent. Pas si simple apparemment!

 

Le mariage tourne mal

 

En 2004, Michel Larzul prépare la transmission de la société, leader français de la langue de boeuf appertisée. Il veut aussi développer la production de l'usine. L'industriel finistérien trouve un partenaire qui semble avoir la même culture d'entreprise, la Française de Gastronomie, dont l'usine de conserves d'escargots de Brumath (Bas-Rhin) est obsolète. Les escargots sont d'abord produits en sous-traitance à Plonéour-Lanvern. Le courant passe entre les dirigeants des deux sociétés.

 

En janvier 2005, la collaboration aboutit à la signature d'une convention de vente et d'achat des actions. La FDG acquiert 50% des parts, la famille Larzul, à travers sa holding Vectora, en conserve l'autre moitié, et s'engage à céder à terme les 50% restant. «En y mettant des conditions!», précise Michel Larzul.

 

Le 7 janvier 2008, la FDG exerce son option d'achat sur le solde des actions. Vectora refuse d'exécuter la vente. «Il y a eu tromperie, notamment sur la qualité des matières premières, ce qui n'est pas acceptable pour nous et ce qui ne respecte pas les termes de l'accord», souligne Michel Larzul. La FDG est même contrainte d'aller fabriquer ses escargots ailleurs. «Nous avons dû trouver rapidement une solution en sous-traitance», raconte Philippe Boonen, qui assigne Vectora devant le tribunal de commerce de Paris.

 

En octobre 2009, ce dernier donne raison à l'acheteur. Vectora est condamnée à livrer les 50% restant de la société Larzul.

 

Le 30 mars 2010, la Cour d'appel de Paris confirme le jugement du tribunal de Commerce.

 

La famille bretonne s'oppose à l'opération.

 

«Les conditions de transmission de l'entreprise fixées par l'accord initial ne sont pas remplies, il y a eu tromperie entretemps», lance Michel Larzul, le patron de l'usine bigoudène (90salariés). «Il n'est pas question de laisser l'entreprise entre les mains de la Française de Gastronomie, la famille Larzul reste aux commandes!» L'affaire est portée en cassation. De son côté, Philippe Boonen, le président de la FDG, se déclare prêt à prendre possession de l'usine bretonne dans les mois qui viennent. Pas si simple apparemment!

 

«Annuler l'opération»

 

«La décision de justice prévoit deux mois pour la transmission des titres», explique Philippe Boonen. «Nous allons développer l'entreprise bretonne». La famille Larzul ne l'entend pas de cette oreille et porte l'affaire devant la Cour de cassation. «Nous menons parallèlement d'autres actions en justice pour annuler cette opération. Nous attendons les décisions», annonce Michel Larzul. La résistance

 

Après sept ans de conflit juridique avec son principal actionnaire, le groupe Française de gastronomie (filiale belge de la Floridienne), l'entreprise Larzul, à Ploénour-Lanvern a accueilli le préfet, Jean-Jacques Brot, pour réaffirmer son attachement aux valeurs familiales et à sa dynamique du « vivre en harmonie ».

 

« Il y a quelques semaines, la justice a rendu son délibéré et ma famille a été reconnue principale actionnaire, dévoile Michel Larzul. Nous étions partenaires avec le groupe belge depuis 2005. »

 

Après une visite dans les locaux de l'entreprise, le préfet a souligné toute l'importance d'une entreprise locale et familiale dans un contexte économique difficile : « Je trouve très important de voir cette incarnation du capital familial, une entreprise éloignée par rapport au marché, mais qui sait innover et s'adapter à sa complexité et à ses exigences. »

Usine Larzul : la boîte à souvenirs ICI
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