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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 06:00
Chez Pierre Jancou au café des Alpes à Chatillon-en-Diois savez-vous qui est le client chouchou ?
Chez Pierre Jancou au café des Alpes à Chatillon-en-Diois savez-vous qui est le client chouchou ?

Ça m’en a bouché un coin, un instant j’en suis resté baba même comme deux ronds de flan, quelle mouche l’a donc piqué me dis-je ?

 

Du réchauffé, du pour micro-ondes et pourquoi pas de la barbaque achetée chez Métro ?

 

Oui, je l’avoue, je me prélasse en ce moment en Corse et, comme je n’ai aucune envie d’en foutre une rame, j’ai mis en réserve toutes les chroniques qui seront mises en ligne pendant cette période, alors de temps à autre je recycle.

 

Recycler est un acte citoyen pour qui veut sauver la planète !

 

Mais, en cuisine, une ratatouille se bonifie lorsqu’on la réchauffe, alors comme chez moi la vengeance se mange réchauffée je me suis mis au clavier pour tartiner une chronique fraîche afin d’échapper aux lazzis du susdit, la mouche bien sûr.

 

Comme Paris est le centre de la France, lorsqu’on la quitte la ville capitale, on monte ou l’on descend.

 

Là, je descendais prendre mon rafiot pour Ajaccio dans ma petite auto. Et puis ça m’a pris comme ça, comme une envie de… - les vieux vous savez ça ose tout - et si j’allais dîner chez Pierre Jancou au café des Alpes à Chatillon-en-Diois.

 

Je déviais donc de ma trajectoire rectiligne pour me taper des départementales, Dieu que ça virounait (patois vendéen) j’en connais un qui doit maronner lorsqu’il se rend avec madame chez le tatoué qu’a abandonné Paname pour la campagne.

 

Mais où vas-tu coucher s’était inquiété Pierre, ma maison est pleine ?

 

À la belle étoile si je ne trouve pas un toit.

 

Ce ne fut le cas car je trouvai du premier coup une chambre dans un hôtel borgne à Die, charmante sous-préfecture de la Drôme : et je m’imaginais, si un jour je m’étais fait recaser par la République, comme sous-préfet aux champs, recevant madame et monsieur l’homme de l’Est, en mes appartements de fonction. Belle vaisselle, service en gants blancs, une flute de Clairette, conversation animée par le susdit. Moi, pour l’émoustiller je raconterais mes beuveries à la buvette de l’assemblée…

 

Mais trêve de digressions, passons à la réponse du berger à la bergère.

 

Douché, je me rendis donc chez Pierre pour 20 heures, m’installai en terrasse en compagnie de néo-ruraux pour tailler une bavette en sirotant des vins nus tout aussi trouble que mon hôtel à quatre sous. Le monde est petit, l’une des convives fréquentait au temps où elle était parisienne, la cantine d’altitude le fameux Lapin Blanc où se rendit un soir pour becter le susdit.

 

 

On me servit de tout, privilège de mon statut de critique au bras long. Je bus sans trop d’excès afin de m’éviter un petit passage à la cellule de déguisement de la gendarmerie.

 

 

À la fin de mes agapes succulentes, Pierre qui n’est pas au four et au moulin mais fait tout au café des Alpes vint me rejoindre pour tailler une petite bavette. Un blogueur anglais et son épouse nous rejoignîmes. Pierre nous confia qu’il était sur les rotules mais que cet hiver il irait sans doute officier dans sa Suisse natale.

 

Bref, la conversation en vint enfin sur le susdit qui, lorsqu’il remonte de Collioure dévie pour dîner au café des Alpes, Pierre fut dithyrambique, de quoi me rendre jaloux, Pax par ci, Pax par-là, sans oublier madame, des gens délicieux, charmants, de la crème de clients.

 

Et voilà le travail mes chers lecteurs, l’histoire d’un converti aux vins nus par la grâce du Pierre. Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église des licheurs des vins qui puent…

 

Fatigué je suis...

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 07:00

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Pour de rire, un clin d’œil, à l’Italie et à un critique de vin qui aime l’opéra mais exècre les vins qui puent.

 

Pour épargner la planète, je recycle, je recycle, ici  deux chroniques…

 

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Valentino Monticello a le manger et le boire dans le sang

29 janvier 2009

Pour l’amour du vin, du bel canto et de l’art… ICI

 

Dans le milieu des années 1980, Valentino Monticello, passionné d’opéra – ses racines italiennes : il connaît les acteurs, leurs performances ; il connaît la partition et la libretti en détail ; il connaît les mythes et les légendes qui entourent l'opéra – il a l’ambition de produire un livre « Opera & Wine ».

 

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Les textes seront écrits par son ami Luciano Citeroni, rencontré au Vinaly de Verone. Une fois qu’il a trouvé une scène spécifique, il l’illustre à l'aide d'étiquettes de vin du pays où l'opéra a été écrit. Par exemple, « La Bohème » de Giacomo Puccini utilise uniquement des étiquettes de vin français…

 

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D’autres opéras sont spécifiques à des régions viticoles, par exemple « Il viaggio a Reims » de Gioacchino Rossini propose uniquement les étiquettes de vins de Bourgogne. La confection de ce livre prendra de nombreuses années. Son lancement se fera à la National Gallery de Londres en 2002.

 

Mozart est là

 

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Il en est de la mozzarella, comme du Canon de Pachelbel ou l’adagio d’Albinoni, elle est victime de son succès planétaire. Bien évidemment je ne parle même pas de la mozzarella au lait de vache produite partout, y compris en France, dans des usines. Non, je parle de celle que l’on trouve dans la GD sous l’étiquette Mozzarella di Buffala Campana par des marques comme Galbani qui elle aussi est un produit industriel.

 

La seule, la vraie, celle produite par une poignée de petits producteurs artisanaux, une centaine, et une vingtaine de PME, est celle estampillée AOP ou DOP et qui est produite exclusivement avec du lait frais de bufflonne et bien sûr dans sa zone géographique. L’autre peut être produite avec du lait congelé. Pour les petites louves et loups qui n’ont jamais vus de bufflonnes, ou même de vaches, il faut qu’ils sachent que ces braves ruminants produisent plus de lait en hiver qu’en été alors que les petites louves et les petits loups des villes mangent beaucoup de mozzarella en été. Donc le lait d’été est rare et cher ce qui n’est pas du goût de nos bienfaiteurs les industriels. Je signale aussi  que la maison Galbani appartient au groupe Lactalis sis du côté de Laval.

 

Lire la suite ICI 

 

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 06:00

Les journalistes ne sont pas admis à la buvette de l'Assemblée nationale.

 

Dans la grosse bâtisse du Palais Bourbon qui abrite nos députés, hormis l’hémicycle, la salle des  4 colonnes, la salle des pas perdus, on trouve tout ou presque, un kiosque à journaux, un coiffeur, un médecin, une salle de sport, un parking souterrain, une imprimerie, une magnifique bibliothèque, des bureaux pour les députés privilégiés mais pas de logements pour eux, ni de restaurant qui sont situés hors les murs. L’AN couvre aujourd’hui une surface au sol de 124 000 m2 pour près de 9 500 locaux, elle comprend, outre le palais Bourbon, trois immeubles réservés aux bureaux des députés et de leurs collaborateurs (l'immeuble Jacques Chaban-Delmas, bâtiment de 8 étages et 5 niveaux en sous-sol relié au palais par un passage souterrain et construit en 1974, au 101 rue de l’Université, un autre boulevard Saint-Germain, acquis en 1986, et un dernier, acheté en 2002, rue Aristide-Briand). Ces immeubles abritent les bureaux-chambres de la majeure partie des députés, une grande salle de conférence, des salles de réunions, un restaurant, etc.

 

La bâtisse est reliée à l’Hôtel de Lassay, résidence du Président par une longue galerie, à l’origine en bois, qui sert de salle de réception.

 

Voir ICI 

 

Mais le lieu le plus mystérieux, le plus inaccessible au commun des mortels c’est la BUVETTE.

 

La buvette, bistrot secret des députés

Par Jean-Baptiste Daoulas,

Publié le 14/08/2018

 

« Prix doux, serveurs aux petits soins, les parlementaires sont accros à leur buvette. Pour boire des coups, ou en donner.

 

Un euro l'expresso, à déguster en terrasse ou dans un magnifique décor Art nouveau. Pas de doute, le meilleur plan du VIIe arrondissement de Paris se situe au 126, rue de l'Université, au coeur du Palais-Bourbon. Les prix sont démocratiques. L'accès l'est moins. Seuls les 577 députés ont l'assurance d'entrer à la buvette. Les jours de faible affluence, leurs assistants tentent leur chance, au risque de se faire éconduire par les serveurs. A l'Assemblée nationale, chacun doit rester dans sa caste. La buvette fait partie du folklore local, à mi-chemin du lieu de pouvoir et du self d'entreprise. Indiquée par une jolie horloge en bois sculpté, l'heure du coup de feu est immuable. Tous les mardis et mercredis, en marge des questions au gouvernement, à 15 heures, les députés se pressent contre le bar recouvert de marbre vert. Les plus habiles attrapent un ministre par la manche pour lui glisser quelques mots à l'oreille. Tous ne parviendront pas à se faire servir leur petit noir avant de retourner dans l'Hémicycle. L'affluence décroît jusqu'à l'heure du dîner. Les élus mobilisés par la séance de 21h30 viennent alors s'installer sur les chaises cannées au dossier arrondi, éparpillées autour de petites tables en marbre assorties au bar. »

 

Lorsqu’en juin 1981 les hordes socialo-communistes, surtout socialo car les cocos continuaient leur descente aux enfers, envahirent le palais bourbon : la vague rose, débraillées, le président jeta sa queue de pie aux orties, et moi sur mon grand Batavus je rejoignais son cabinet dans les combles de l’hôtel de Lassay.

 

Le nouveau pouvoir légiférait à jet continue, de jour comme de nuit pour le plus grand bonheur du personnel de l’assemblée qui voyait tomber dans son porte-monnaie les fameuses primes de nuit. Chaque membre du cabinet devait assurer une permanence de nuit afin de pouvoir informer rapidement le président si un incident survenait : et Dieu sait qu’il en eut, la droite menée par le RPR était rageuse, la gauche bien souvent odieuse dans sa suffisance de vainqueur.

 

Les nuits étaient longues mais avec mon compère Guy Carcassonne, alors conseiller juridique du président du groupe PS Pierre Joxe, nous passions beaucoup de temps à la buvette, à manger et à picoler, surtout moi. Nous taillons des bavettes avec les députés qui venaient eux aussi se dégourdir le gosier. Lorsqu’un texte était voté le champagne était de rigueur pour tout le monde, la buvette est un lieu où les étiquettes politiques se dissolvent dans le jaja.

 

À l’époque, les RPR étaient portés sur le whisky, les cocos sur le champagne, les centristes sur l’eau bénite, pardon minérale, les socialos picolaient au rouge, faut dire que l’approvisionnement en jaja étaient sous la coupe de quelques piliers du vignoble, les chefs du groupe vin, dont le plus puissant, l’ami de Tonton, le député de la Drôme Henri Michel. Les questeurs étaient aux ordres.

 

Autre remarque vineuse, le célèbre maire d’Auxerre, Jean-Pierre Soisson qui passa avec Chablis et bagage dans le camp socialo au temps de Tonton II, gouvernement Rocard puis Bérégovoy, s’endormait parfois sur la banquette du fond pour cuver son Chablis.

 

Bref, ce lieu était un havre de paix, de bien vivre, c’est loin mais ce sont de bons souvenirs.

 

De nos jours, avec la nouveau monde à la Macron qu’en est-il ?

 

 

Damien Cuypers pour M Le magazine du Monde

 

A la buvette de l’Assemblée, les pratiques changent de moins en moins entre “ancien” et “nouveau” monde ICI 

Avec le temps et les épreuves politiques, les Marcheurs ont cessé de pratiquer un strict ascétisme.

par Manon Rescan  Publié le 02 août 2019

 

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, la rumeur se répandait depuis le début du quinquennat sur un refrain de tristitude. Le «nouveau monde» ne boirait plus. Le bruit s’est faufilé depuis un lieu secret, interdit au public : la buvette des parlementaires. Vous n’ouvrirez même pas ses portes dans la visite virtuelle proposée sur le site de l’Assemblée nationale. Les visiteurs n’y sont pas les bienvenus. Pas plus que les journalistes ou les collaborateurs parlementaires.

 

Cette salle d’inspiration Art nouveau, isolée par une double porte, est le lieu des trêves politiques et des fraternisations transpartisanes. C’est aussi le sanctuaire de légendes urbaines, comme la petite dernière. L’arrivée des députés de La République en marche aurait mis fin à la convivialité autour du petit blanc, à la bonhomie des repas à rallonge. Quelque chose que d’aucuns appelleraient « l’art d’être français ».

 

Soda contre petit blanc

 

Au comptoir, on a entendu les nouveaux députés dire qu’ils ne « ressembleraient jamais » à leurs prédécesseurs peinant à décrocher du zinc. « Au début, c’était Perrier et Coca zéro », se souvient ainsi une source limonadière. Nous confirmons. Lors de la première soirée à l’Assemblée nationale de la nouvelle législature, en juin 2017, on avait vu surgir en pleine nuit deux trentenaires LRM en quête de canettes de soda. Les stocks à la buvette étaient épuisés. A grand renfort de déclarations dans la presse, la majorité revendiquait son ascétisme. Le regard médusé de certains fonctionnaires de l’Assemblée et des vieux politiques trahissaient alors mal une certaine nostalgie.

 

Loin d’être saluée, la sobriété des novices est venue synthétiser en creux le reproche de l’ancien monde au nouveau. Celui de pratiquer une forme d’hygiénisme à tous les étages. En arrivant au Palais-Bourbon, la nouvelle majorité avait promis de bousculer les codes et de ringardiser au passage tous ceux qu’elle avait poussés dehors. Elle a commencé par adopter une loi de moralisation de la vie politique, ses députés ne jurant que par leur expérience de la « société civile » et leur promesse de ne pas s’encroûter en politique. Elle s’attaquait au mythe de l’élu pantagruélique et collectionneur de mandats, l’une des sources de la crise de confiance des électeurs.

 

Changement générationnel

 

La consommation de vin stagne-t-elle pour autant ? Alors que la pause estivale a débuté pour les parlementaires, les chiffres des ventes d’alcool à la buvette depuis 2016 tendent à affirmer le contraire. « En fait, le nouveau monde picole plus », résume un député de droite face à ces données. Mais cette augmentation est à corréler à la hausse du nombre de repas servis à la buvette. Sa petite cuisine de bistrot est de plus en plus courue par les députés qui sont plus présents à l’Assemblée. « C’est une question de gestion du temps, là, je suis sûre d’y manger en quinze minutes », explique une élue LRM. Les trois plats du jour, les tartines (introduites par les nouveaux députés qui les préféraient à des sandwichs), la traditionnelle assiette de saumon et le buffet sont chéris par une génération pressée.

 

« Ça nous arrive de prendre une bouteille, mais on boit rarement plus d’un verre. » Pierre-Henri Dumont, député LR

 

Pour être tout à fait exact, la proportion des ventes d’alcool dans les recettes de la buvette a diminué par rapport à la fin du quinquennat socialiste. Entre juin et septembre 2017, au début de la nouvelle mandature, elle représentait 21,8 % des recettes, contre 24 % l’année précédente sur la même période. Le signe d’une cohorte d’élus qui, à l’image de la société, a diminué sa consommation d’alcool. Un changement moins politique que générationnel, affirment les députés de tous les groupes. Car, entre-temps, l’Assemblée a perdu cinq ans de moyenne d’âge (48 ans contre 53). Et La République en marche n’a pas été le seul groupe à faire entrer des trentenaires au Palais-Bourbon : ils sont très nombreux dans les rangs des groupes Les Républicains et La France insoumise.

 

« Ça nous arrive de prendre une bouteille, mais on boit rarement plus d’un verre », affirme Pierre-Henri Dumont, député LR de 31 ans qui raconte cette génération soucieuse de son hygiène de vie (« Sur la plage, on a aussi envie d’avoir des abdos ! » confesse-t-il). L’un de ses collègues LR s’inquiète, lui, de ne « surtout pas ressembler à un gros sénateur ». Moins boire, c’est aussi une discipline en circonscription où « si vous êtes chopé pour alcoolisme, vous êtes sûr de ne pas être réélu ». Tous évoquent une génération d’élus de l’ancien monde plus festive. « Par rapport à eux, on a une vie d’une chiantitude absolue », jure un macroniste.

 

Traditionnelle coupe de champagne

 

Au premier semestre 2019, la consommation d’alcool à la buvette a pourtant connu un petit sursaut. Les ventes ont bondi à 27,8 % du total des recettes quand, depuis le début du quinquennat, elles oscillaient entre 21 et 22 %. Effet pervers de la crise des « gilets jaunes » qui a secoué la majorité ou adaptation aux rites d’hier ? Difficile de déterminer la cause et la couleur politique de cette hausse, mais notre source limonadière confirme : les saines résolutions ont vécu.

 

Comme certains LRM rêvent du retour du cumul des mandats ou se comportent en barons locaux, le soir, entre les séances, les Marcheurs ne refusent plus une bonne bière ou un digestif. Et nul ne crache sur la traditionnelle coupe de champagne qui célèbre, avec un ministre et son cabinet, la fin de l’examen d’un texte. « On est invités à beaucoup de cocktails. On est beaucoup plus exposés à la possibilité de boire », raconte une élue LRM. « Les députés venaient avec leurs habitudes de la société civile et sont devenus des députés comme les autres », lâche cette Marcheuse désabusée.

 

« C’est une vie tellement déséquilibrée, forcément les gens ont des béquilles. » Un député

 

« Les pratiques changent de moins en moins », renchérit un macroniste qui a connu l’ancien monde. « Les gens fatiguent, stressent, saturent », analyse ce médecin de profession. L’hygiène de vie d’un parlementaire, c’est un marathon de deux jours au minimum par semaine à Paris, entre des réunions de groupe, des commissions, des questions au gouvernement. Et les séances de nuit qui s’achèvent parfois bien au-delà de minuit. Le reste de la semaine, la pression d’une circonscription, entre électeurs mécontents et médiation de la vie politique locale, met certains élus en surchauffe. La vie privée en prend un coup.

 

« C’est une vie tellement déséquilibrée, forcément les gens ont des béquilles », souffle un autre député. Pas de quoi, loin de là, en faire une armée de députés abusant de la bouteille. « Les consommations n’ont pas non plus doublé ! » insiste-t-on à l’Assemblée. Si on les rapporte artificiellement au nombre d’élus, les ventes d’alcool représentaient en début d’année près de 19 euros par mois et par tête. Loin du prix du Cheval Blanc ou du Mouton-Rothschild servis à la table de François de Rugy. Et aucun homard en vue.

 

Manon Rescan

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 06:00
Au XVIIIe à Argenteuil la vigne avec figuiers et asperges a occupé jusqu’à 3000 ha, produisait un vin léger à base de gamay, le picolo qui faisait le bonheur des guinguettes parisiennes.

C’est le pêcher de vigne – ne pas confondre avec le péché de vigne – qui m’a mis la puce à l’oreille, en effet « … le pêcher, que les Romains tenaient des Perses, a été un fruitier très utilisé en complantation dans les vignes.

 

« La pêche de vigne » n’est d’ailleurs pas une variété, mais un type de petits fruits, colorés et très parfumés, issus d’une population variétale très vaste. Nos voisins italiens, suisses et espagnols ont aussi des « pêches de vigne », nommant ainsi des pêches tardives, de petit calibre, à pulpes diversement colorées.

 

Ces pêchers concurrençaient peu la vigne, supportaient la sécheresse et les soins destinés à la vigne (travail du sol superficiel et sulfatages). Ils l’ont suivie sur toute son aire européenne et, comme tous les compagnons fruitiers, ont fini par sortir au profit de vergers spécifiques, situés, pour les pêches, dans le Sud méditerranéen. »

 

Bravo l’artiste, quelle science allez-vous dire !

 

Que nenni, tout ce je viens d’écrire est puisé  dans La Vigne et ses Plantes Compagnes.

 

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Je crois avoir déjà causé des murs à pêches de Montreuil, alors je me suis dit je vais aller du côté d’Argenteuil.

 

2 juillet 2016

Alerte rouge sur le vert : 1 enfant/3 ne connaît ni poireau, ni courgette, ni artichaut… souvenons-nous de Montreuil-les-Pêches et le petit gris de Bagnolet…

ICI 

 

« … la viticulture des environs de Paris, menée sur des coteaux bien exposés qui produisaient des vins de modeste réputation, peu chers et surtout proches du marché populaire  parisien. Ils venaient de de vignes largement complantées de divers arbres fruitiers qui à l’occasion, pouvaient servir de supports des vignes.

 

« À Argenteuil, la vigne a occupé jusqu’à 3000 ha au plus fort de son expansion au XVIIIe siècle. C’était l’un des plus grands vignobles de l’époque, produisant un vin léger à base de gamay, le picolo, qui faisait le bonheur des guinguettes parisiennes et des clients picoleurs.

 

Ces vignes ont cohabité avec les Figuiers, qui ont peu à peu dominé et ramené la vigne à environ 1000 ha au milieu du XIXe siècle. La complantation a évolué pour des raisons économiques :

 

«Tantôt nous intercalons nos arbres parmi les vignes usées que l’on se propose de détruire prochainement et qui, après l’arrachage, se trouveront converties en figueries ; tantôt, nous établissons de petites figueries sans aucune culture intercalaire. »

Louis Lhérault Asperges, Figuiers, Fraisiers et Vigne cultivées à Argenteuil.

 

« Génial agriculteur et viticulteur, il introduisit aussi l’Asperge entre les rangs de vigne, pour doper les revenus des petits vignerons du coin, alors en baisse, et sélectionna pour ce faire une asperge précoce restée célèbre, l’Asperge Blanche d’Argenteuil.

 

14 avril 2017

La Belle d’Argenteuil de Laurent Bérurier avec bel Épineuil de Dominique Gruhier c’est le pied ! ICI 

 

« Il perfectionna la culture des Figuiers complantés dans les vignes en vulgarisant un savoir-faire très élaboré pour obtenir des fruits de qualité, tôt en été, avec des variétés adaptées dont une est passée à la postérité sous le nom de Violette d’Argenteuil.

L'adieu au cru du vigneron d'Argenteuil. Dernière vendange pour Jacques Defresne sur son petit domaine du Val-d'Oise.

Par Jean-François Dupaquier — 6 octobre 1995 à 09:32

 

Ce mercredi 4 octobre, le soleil achève de sécher les grappes de Seyne-Villard, un plant nantais, lorsque Jacques Defresne, ses voisins et ses amis se mettent gravement à l'ouvrage. Un cinquième d'hectare ne leur demandera qu'une petite journée de travail. La parcelle de la famille Defresne paraîtrait minuscule à un vigneron du Bordelais ou du Languedoc, et pourtant, c'est l'une des plus grandes vignes de la région parisienne, la seule digne de ce nom dans le Val-d'Oise, où les amateurs de tradition vinicole se contentent souvent de presser le jus de la treille qui pend au dessus de leur terrasse, et d'en tirer quelques bouteilles.

 

«Ça me fait quelque chose, la dernière vendange. Vous pensez, ma famille cultive la vigne depuis 1342 à Argenteuil. Quand j'étais petit, mon père ne vivait que de ça, avec les asperges et les fruits. Ce n'était pas l'Argenteuil d'aujourd'hui. Mais l'entretien demande trop de soins. A mon âge, je préfère me consacrer aux arbres.»

 

A 73 ans, Jacques Defresne a choisi de tirer un trait sur un glorieux passé. Depuis le XIVe siècle, de père en fils, la vigne a été leur passion et la richesse d'Argenteuil. «Dès l'époque carolingienne, on trouvait de la vigne sur les pentes des buttes de Montmorency, de Cormeilles-en-Parisis, du Mont Valérien, pour ne citer que les reliefs les plus abrupts», rappelle l'historien Marcel Lachiver, vieil ami des Defresne dont il a reconstitué l'histoire familiale. Jusqu'à l'avènement du chemin de fer, le vin n'était pratiquement pas transportable, sinon par voie fluviale. «C'étaient nos ancêtres qui livraient le vin de Paris», insiste Jacques Defresne.

 

Au XVIIIe siècle, les Parisiens buvaient essentiellement du vin de Su-resnes et d'Argenteuil. Dans cette dernière commune, la vigne occupait alors plus de 3.000 hectares: le plus important vignoble de France! Argenteuil produisait son propre cru, le picolo, un vin rouge de cépage Gamay, qui avait remplacé le pinot de Bourgogne cultivé au Moyen Age. La richesse des vignerons d'Argenteuil en faisait alors une classe à part, la seule de France qui, longtemps avant la Révolution, s'était débarrassée des pressoirs féodaux. Les familles les plus aisées se partageaient d'énormes machines de chêne coûtant plus de 1.000 livres, et en faisaient profiter les autres récoltants.

 

«A cette époque, la concurrence était dure entre les vignerons de la région, tient à rappeler Jacques Defresne. Pour ne pas payer l'octroi parisien (1), nos ancêtres emballaient parfois les attelages et bousculaient les gabelous. On avait aussi fait passer des tuyaux en gomme arabique à travers le mur de l'octroi, pour y faire couler la marchandise non taxée.»

 

Dans le célèbre estaminet de Ramponneau, au XVIIIe siècle, on servait à profusion le vin d'Argenteuil, un liquide pas très alcoolisé et d'une conservation aléatoire. Mais pour apaiser à meilleur compte la soif des Parisiens, les vignerons d'Argenteuil avaient imaginé un dispositif ingénieux: les soiffards venaient boire à l'extérieur des barrières de l'octroi dans des baraques qui, au XIXe siècle, allaient devenir les guinguettes. Et pour attirer davantage de clients, les vignerons vendaient le picolo non pas au pichet, mais à l'heure de consommation, se rattrapant du temps que les ivrognes, foudroyés par l'abus d'alcool, passaient sous la table!

 

La suite ICI

 

Argenteuil s’attache à entretenir la mémoire des cultures de la vigne, de la figue ou de l’asperge. Elles sont un témoignage unique du passé rural de la ville et participent de sa renommée à travers l’histoire.

ICI 

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 06:00

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« Cauda, cauda, cauda la socca ! »

 

Un indice : le journal local fait l’objet d’une bataille féroce pour son contrôle entre le milliardaire Xavier Niel et le milliardaire franco-libanais propriétaire de « Valeurs Actuelles » Iskandar Safa, soit le duel sans merci entre le motard Christian et le chauve Éric pour faire main basse sur l’ancien territoire de Jacques Médecin.

 

Trêve de cachotteries !

 

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Le Comté de Nice – qui n’est pas un fromage sauf pour Christian Estrosi et Éric Ciotti – a été officiellement rattaché à la France en 1860, en même temps que le duché de Savoie.

 

Le 24 mars 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l'annexion du Comté de Nice à la France, en échange d'une aide de Napoléon III pour contenir les Autrichiens et unifier l'Italie.

 

Un plébiscite est voté le 15 et le 16 avril 1860. Le rattachement est officiellement célébré le 14 juin 1860. Le département des Alpes-Maritimes est alors créé par l'addition du Comté de Nice et de l'arrondissement de Grasse.

 

« Dans À propos de Nice, Jean Vigo ponctue le film de de passages où un livreur de socca, zigzaguant sur son vélo, la tourtière sur la tête, apparaît comme une figure emblématique du Vieux Nice. La socca est en effet inséparable des quartiers anciens de la rue Pairolière au cours Saleya et au port. On y appelait socca l’immense béret plat des chasseurs alpins, « les diables bleus », à l’époque où ils déambulaient dans la cité. »

 

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Comme souvent il est assez difficile de retracer l'histoire de la socca avec certitude. Ni provençale ni italienne, la cuisine niçoise emprunte à l'une comme à l'autre pour se forger une identité propre. En l'occurrence, la socca est probablement une forme dérivée de la «farinata», une galette à base de farine de pois chiches que les Italiens font dorer au four depuis le Moyen Age. Le plat a des origines beaucoup plus anciennes dans le bassin méditerranéen et jusqu'au Moyen-Orient.

 

Mais c'est dans les années 1900 que le plat se serait popularisé à Nice, en particulier par l'intermédiaire d'une marchande ambulante de socca, une certaine Theresa, qui « à l'heure des oiseaux et des pêcheurs » se rendait vendre sa production avec un fourneau ambulant.

 

Ainsi, dans la vieille ville ou dans les quartiers laborieux du port ou de Riquier, les ouvriers faisaient leur merenda, casse-croûte en niçois, avec de la socca. Il n'était pas rare dans la vieille ville d'entendre l'appel des vendeurs de rue de jadis : «Cauda, cauda, cauda la socca !»

 

Pêcheurs, dockers, ouvriers de l'usine de tabac usaient alors de leur portion de socca comme garniture en la glissant dans une petite miche de pain. Mais cette façon de la déguster, « à l'ancienne », a quasiment disparu aujourd'hui.

 

« En Ligurie, c’est la farinata, qui s’appelle aussi tortelasso en savonais, devient cecina plus loin vers l’est, pour redevenir simplement torta à Livourne, en abordant la Toscane Enfin, on ne sera pas étonné de trouver en Corse, longtemps sous domination génoise, la bastiaise torta di cecci.

 

« À Livourne, le cinque e cinque, petit pain fourré de torta, est un casse-croûte populaire dont le nom remonte au XIXe (où il signifiait cinq centimes de pain farci avec cinq centimes de farinata).

 

La socca se déguste chaude, si possible juste à la sortie du four, souvent accompagnée de poivre et sans l'aide de couverts.

 

Source : Traité du pois chiche Robert Bistolfi Farouk Mardam-Bey

 

 

Le Petit Larousse n'est pas chiche avec la socca !

le 02/06/2016 Nice-Matin

 

Chez Théresa, marché aux fleurs, Socca

 

Le genre d'article qui ne fait pas un flop comme une crêpe molle. En le publiant, vendredi 13 mai, on se doutait bien à la rédaction, que ce papier, évoquant l'entrée de la spécialité niçoise dans le célèbre dico, porterait bonheur à la repasse. Bien vu.

 

Des mails ont mis de l'huile sur le feu. Enfin, sans trop brûler. Mais suffisamment gratinés, pour qu'on vous les serve tout chauds. On retiendra celui de Jean Digani, « Niçois né dans le Vieux-Nice ». Ce pertinent lecteur, écrit « soca ». Avec un seul « c », car c'est la règle.

 

Celle, en tout cas, d'un dictionnaire différent du Larousse. Le dico nico-français, que Georges Castellana, curé de la cathédrale Sainte-Réparate, rédigea entre 1935 et 1955. L'ouvrage fait toujours référence. « Si ce nom entre dans le dictionnaire français, autant en respecter l'orthographe… »

 

Donc, soca sans double consonne. En revanche, Jean Digani refile « una soca » (une gifle) à Pierre Botticelli : « Le restaurateur manque d'information. Cette tourte qui fait notre bonheur, n'est pas connue de Cannes à Menton (comme l'avait déclaré dans nos colonnes Pierre Botticelli N.D.L.R.), mais de Cannes à Gênes et plus. Elle change simplement de nom et s'appelle « farinata » en Ligurie… »

 

DIX MILLE ANS DE RÉGAL

 

Mesclun terminologique. C'est ce que révèle le savant courrier d'André Giordan, professeur d'épistémologie, Niçois de souche, auteur de conférences sur l'histoire de la cuisine patrimoniale.

 

« Farinata » en Ligurie, « Ceccina » en Toscane, « Fainè » en Sardaigne, « Torta di cheggi » en Corse, « Cade » à Toulon… À chaque contrée, sa socca, que nous continuons à écrire avec deux « c », car c'est plus fort en goût !

 

Le savoir de l'universitaire n'a pas la finesse de la galette locale, mais l'épaisseur d'un millefeuille bien nourrissant. Monsieur Giordan remonte presque au déluge : « Les fritures à base de pois chiches concassés ou de farine de pois chiches, ont une histoire longue de plus de dix mille ans ! » Proche-Orient, Mésopotamie, Phénicie, Égypte… stockent tous du pois en raison de ses « propriétés diététiques et énergétiques ».

 

Voilà de quelle manière cette tête dure miniature prend la grosse tête en devenant l'ancêtre des couscous, kormas, potages, estouffades, houmous, falafels…

 

FINESSE ET CHALEUR SUR FOND CUIVRÉ

 

Comment les pois chiches roulent-ils jusqu'aux rivages niçois ? Grâce aux marins phéniciens, qui, « au début du deuxième millénaire avant Jésus-Christ, les exportent sur tout le pourtour méditerranéen. La tradition de plats à base de farine de pois chiches frite dans l'huile, est attestée dans toute la région ».

 

Sous l'Ancien Régime, la farine se poudre de raffinement à l'instar des perruques blanches. Dès le XVIIe siècle, « les Niçois se mettent à verser la pâte en couche fine dans un plat cuivré qui tient bien la chaleur sur un fond d'huile chauffée et à l'enfourner dans un four très chaud. C'est ainsi qu'est né le plat que nous connaissons aujourd'hui. » Croustillant. Fumé au feu de bois de pin ou d'olivier. Saveur authentique « quand elle est consommée immédiatement à la sortie du four avec un peu de poivre ». Et toujours avec les doigts…

 

UNE DIÉTÉTIQUE QUI SE LA PÈTE…

 

Fine fleur de la farine emblématique, André Giordan, nous donne une leçon magistrale de diététique. On en apprend de belles sur les petites boules : « Traditionnellement, le pois chiche était utilisé torréfié pour prévenir l'impuissance sexuelle des hommes ! Cuit, on le mangeait pour arrêter les diarrhées. Sa farine soignait les plaies, évitant les infections. On en faisait encore des cataplasmes contre les furoncles. »

 

Aujourd'hui, les graines cabossées sont de nouveau à l'ordre du jour de la phytothérapie pour leurs nombreuses propriétés énergétiques, mais pas que. Elles auraient également une vertu « diurétique, antiseptique pour la vessie et surtout stomachique ». On les assimile même à des vermifuges. En outre, « le pois chiche est actuellement considéré comme la légumineuse des régimes. Riche en protéines végétales, minéraux et nutriments, tels que manganèse, cuivre, folate, il est, en revanche pauvre en matière grasse ».

 

Sauf que trop de pois chiches cavalant dans les boyaux, finissent par se la péter dans un délire digne d'un orphéon sonore, qui n'est pas bidon !

 

ICI

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 06:00

J’ai beaucoup écrit sur Noirmoutier, normal c’était l’une des deux îles de mon enfance, alors rien que pour titiller la mouche du coche j’exhume de la naphtaline de vieilles chroniques en y joignant  un  papier de Télérama  « Agnès Varda y tourna plusieurs films. Jacques Demy imaginait les siens dans le moulin familial, ouvert aux quatre vents, face à la mer… Les amants cinéastes ont chéri Noirmoutier. Et l’île vendéenne ne les a pas oubliés. »

 

18 juillet 2007

Noirmoutier

 

En souvenir de mes jeunes années, de la C4 de Louis Remaud, du passage du Gois avec ses balises et ses pêcheurs à pied de coques et de palourdes, des pique-nique au Bois de la Chaise avec maman, Madeleine et les frères Remaud, du mimosa, des marais salants, je vous offre un extrait d'un texte d'Octave Mirbeau qui, à la fin de juillet 1886, fuit l'agitation parisienne et débarque à Noirmoutier. A mes lecteurs noirmoutrins aussi je dédie ce texte...

ICI 

 

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25 août 2013

Noirmoutier n’est plus une île mais il lui reste son Gois, son mimosa et elle peut toujours faire son cinéma… depuis César et Rosalie

 

Mon affirmation tient à deux raisons, l’une d’enfance et l’autre plus administrative.

 

Enfant j’allais à Noirmoutier avec la famille Remaud, dans le C4 qui sentait bon le pain, le p’tit Louis était boulanger, nous empruntions le passage du Gois et je n’ai jamais le sentiment que je me rendais sur île car, pour moi, comme celle d’Yeu, seul un bateau pouvait m’y transporter. J’aime bien ce qu’écrivait Marie Maugeret en 1830 « Un pays qui ne tient à la terre ferme que certaines heures, et, pour ainsi dire, du bout du pied, vraiment c’est comme un rêve. »

ICI 

 

23 mai 2016

Les patates nouvelles des îles Noirmoutier et Ré ce n’est pas donné… 12,95€ et 13,90€ le kg

ICI 

 

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 30/07/2019.

Le plein d'embruns Richard Sénéjoux

 

À Noirmoutier, les plages d’Agnès Varda et de Jacques Demy

 

Les gens d’ici l’appellent l’immortelle des dunes. Quand elle éclôt, l’été, ses petites fleurs jaunes dégagent un parfum chaud et épicé qui, pour le promeneur averti, rappelle le curry. Immortelle, pourquoi au fait ? Ses racines sont solides et très profondes. Et « quand une racine prend, à Noirmoutier, elle a des chances de durer », paraît-il. Un peu à l’image du couple Jacques Demy-Agnès Varda, dont les racines familiales et artistiques poussent sur cette île de Vendée depuis plus de quatre-vingts ans. Précisément au bourg de La Guérinière, au centre. C’est là qu’enfant Jacques Demy, qui habitait Nantes, venait souvent passer week-ends et vacances avec ses parents, adeptes du camping sauvage dans les dunes — il continuera adolescent. Plus tard, à la fin des années 1950, il y emmènera Agnès Varda qui, comme lui, tombera amoureuse du lieu. « Il cherchait une maisonnette de pêcheur, on a trouvé un moulin abandonné », raconte Agnès Varda dans Les Plages d’Agnès (2008). Ils rachètent le moulin en 1962 et lancent d’importants travaux. Planté en haut des dunes, il offre une vue splendide sur la mer et un accès direct à la plage. Le couple y séjournera de nombreuses fois avec ses enfants, Rosalie (Varda) et Mathieu (Demy) — Rosalie a même passé une année à l’école du village. Mais le moulin Nicou, son nom officiel, sera bien plus qu’un simple lieu de détente pour cette famille d’artistes. « Jacques et moi […], on aimait cette île. Y vivre. Y écrire. […]Elle m’inspirait. » (Les Plages d’Agnès, toujours).

 

Lieu de villégiature et d’inspiration constante

 

C’est là que Jacques Demy va écrire dans les années 1960 Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’âne. « J’étais enfant à l’époque, mais je me souviens de Michel Legrand et de Jacques Demy en train d’inventer ce qui deviendra Les Demoiselles, confie Marc Tourneux, yeux bleu océan, rencontré dans la cuisine du moulin voisin (on en compte quatre à La Guérinière), que sa famille possède encore. Michel Legrand était bien sûr au piano, Jacques se tenait juste à côté. Tous les gamins jouaient ensemble, un petit groupe très sympa s’était créé. Tout était ouvert, on circulait beaucoup les uns chez les autres. Il n’y avait pas de chichis. » Michel Legrand reviendra plusieurs fois avec ses deux fils. Pour beaucoup, pas de doute : la chanson Les Moulins de mon cœur, qui ouvre L’Affaire Thomas Crown, de Norman Jewison (1968), lui a été inspirée par le moulin des Demy-Varda.

 

La suite ICI (article réservé aux abonnés) 

 

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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 07:00

 

Yolande Moreau dans une scène du film.

J’ai découvert Séraphine au cinéma avec le film de Martin Provost sortie en salle le 1 octobre 2008 avec la géniale Yolande Moreau.

 

En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire.

 

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LE FILM «SÉRAPHINE» CONDAMNÉ POUR PLAGIAT

26 novembre 2010

Le producteur et le scénariste du film Séraphine, qui a décroché sept César en février 2009, ont été condamnés vendredi pour plagiat par le tribunal de grande instance de Paris. Ils avaient été assignés par Alain Vircondelet, un spécialiste reconnu de Séraphine Louis, peintre née en 1864 dans l’Oise et morte en 1942 dans un hôpital psychiatrique.

 

Celui-ci avait publié aux éditions Albin Michel une biographie intitulée Séraphine de Senlis. Ce docteur en histoire de l’art et son éditeur estimaient que de nombreux passages du scénario du film étaient «la reproduction servile ou quasi servile» de cet ouvrage publié en 1986, identifiant «35 emprunts».

 

Dans son jugement, le tribunal a relevé «neuf cas précis pour lesquels, outre la reprise d’éléments biographiques inventés par Vircondelet, on note une similitude dans la formulation employée, parfois au mot près, ce qui permet d’exclure la simple réminiscence derrière laquelle se retranchent les défendeurs». «En reproduisant neuf passages de cette oeuvre dans la première version du scénario du film Séraphine sans autorisation préalable, la société TS Productions et M. Martin Provost ont commis des actes de contrefaçon», a-t-elle jugé.

 

La justice les a condamnés solidairement à payer 25.000 euros à Vircondelet «en réparation de l’atteinte portée à son droit moral d’auteur», et 25.000 euros à Albin Michel «en réparation de l’atteinte à ses droits patrimoniaux». Ils devront également verser 6.000 euros à l’auteur et autant à son éditeur, au titre des frais de justice. Le tribunal a en outre ordonné la publication du jugement dans trois journaux ou magazines du choix des demandeurs, dans la limite de 3.500 euros HT par insertion, aux frais des producteur et scénariste.

 

Il a en revanche rejeté la mesure d’interdiction du film qui avait été sollicitée, car «seule une version du scénario est contrefaisante, et non le film». A l’audience du 14 octobre, le producteur et le scénariste du film avaient évoqué comme sources des «ouvrages antérieurs», notamment ceux de Jean-Pierre Foucher (1968) et Wilhelm Uhde (1949), le critique d’art qui découvrit Séraphine Louis. Cette domestique illuminée devenue peintre autodidacte est incarnée par Yolande Moreau dans le film. Sorti en salles en 2008, il avait obtenu l’année suivante sept César, dont celui du meilleur scénario original.

 

J’avais acheté le livre d’Alain Virondelet : Séraphine de la peinture à la folie

 

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Je suis allé voir l’Exposition Séraphine, dite de Senlis au Musée Maillol-Fondation Dina Vierny, 1er octobre 2008-5 janvier 2009

 

Seraphine de senlis

 

Dans le film de Martin Provost, actuellement en salles, c’est Yolande Moreau qui prête sa voix à cette femme de ménage mystique à qui la Vierge demanda de lâcher le balai pour le pinceau. On peut voir les bouquets de marguerites peints par Séraphine, dite de Senlis, au Musée Maillol, dans le 7e. L’actrice s’y est rendue. Elle commente.

 

Le bouquet affiche une vilaine réputation. C'est le sujet des timides du pinceau, que l'on dit peintres du dimanche. Et pour les autres jours de la semaine, des vrais illuminés. Pourquoi donc des rinceaux de marguerites entremêlées ont-ils fait la réputation d'une femme de ménage ? D'une affolée de son art, comme aurait dit Artaud. Une photographie datant de 1924 nous la montre en robe noire, la main sur la palette, les yeux fermés et l'esprit dans les limbes. Si ses œuvres figurent aujourd'hui dans les musées, seuls quelques initiés connaissent l'étrange destin de Séraphine de Senlis – née à Arsy-sur-Oise en 1864, morte en asile en 1942 – et ses tableaux floraux, tous dédiés à la Vierge ou à Dieu.

 

C'est cette passion de la peinture et de l'extase que raconte l'exposition présentée au musée Maillol, et surtout le film de Martin Provost dans lequel une Yolande Moreau campe une Séraphine au destin extraordinaire. Pauvre, formée chez les sœurs, Séraphine Louis commence, à l'âge de 42 ans, à peindre en cachette ses premiers tableaux, cédant à la voix de la Vierge. Or, le hasard veut qu'elle se trouve placée comme femme de ménage chez le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, à Senlis, qui défendit très tôt Picasso, Braque et, surtout, révéla la peinture dite naïve du Douanier Rousseau.

 

L'homme de l'art devient le mécène de l'obscure artiste, lui achète toile et matériel, et la protège, malgré la guerre ou l'exil. Un soutien qui cessera lorsque Uhde, appauvri par la crise économique, ne peut lui consacrer l'exposition promise : Séraphine perd la raison et est internée en 1931, jusqu'à sa mort. « C'est par la rencontre avec le marchand Uhde, dit Yolande Moreau, que Séraphine de Senlis fut reconnue parmi les peintres que l'on dit naïfs, ou primitifs. Je n'aime pas trop le mot “folie” à son propos. Aujourd'hui, on dirait qu'elle est une originale. C'est quelqu'un de mystique qui vit pour sa passion. Elle regarde la nature avec une sensibilité constante et peint parce que Dieu conduit sa main. Pour me rapprocher d'elle, je suis allée voir ses tableaux. On dirait des broderies ou des vitraux d'églises. Ses arbres de paradis sont sans racines et, à la fin de sa vie, ils sont un peu effrayants, avec des fleurs comme des yeux ou des cils. Avant le tournage, je me suis entraînée à peindre, avec les doigts, des tableaux de Séraphine. J'ai recopié ses bouquets de marguerites, ses grappes de feuilles roses ou ses grenades, des fruits d'or, qui affichent une grande maladresse, mais qui me touchent beaucoup. »

 

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Le cas Séraphine

 

Séraphine était-elle folle ? Cette artiste autodidacte qui entendait des voix trouva un équilibre, une forme de thérapie dans la peinture. Internée en 1932, elle cessa de peindre et fut submergée par la folie.

 

Séraphine Louis a d'abord mené une vie misérable : une mère fille de ferme, un père ouvrier agricole, orpheline à 7 ans, bergère, puis bonne à tout faire. A 18 ans, en 1882, elle est engagée comme femme de ménage dans un couvent à Senlis. Elle y reste vingt ans. Très pieuse, mystique même - la messe quotidienne du petit matin ne parvient pas à étancher sa soif de Dieu -, elle est bientôt habitée par des « voix », notamment celles de son ange gardien et de la Vierge. Un jour de 1905 - elle a plus de 40 ans -, alors qu'elle prie dans une chapelle de Senlis, il lui aurait dit : « Mets-toi au dessin, Séraphine, peins pour la gloire de Dieu, c'est le désir formel de Marie. Je reviendrai pour te donner d'autres consignes. Marie elle-même t'apparaîtra pour te commander des toiles. » Avec ses modestes économies, elle se rend chez le marchand de couleurs et achète des tubes de peinture, des pinceaux et des pots de Ripolin. Elle s'enferme chez elle.

 

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Louis Séraphine

 

Séraphine Louis (dite Séraphine de Senlis) (Arsy, 1864 - Villers-sous-Erquery, 1942)

 

Née dans un milieu rural du département de l’Oise, orpheline à l’âge de sept ans, Séraphine Louis est placée comme petite domestique dès l’âge de treize ans vers Paris. Recueillie par les sœurs du couvent de Saint-Joseph-de-Cluny à Senlis en 1882, elle aide aux besognes ménagères. Très pieuse, elle s’immerge dans la vie religieuse. Vingt ans plus tard, se voulant plus indépendante, elle exerce en tant que femme de chambre au service de la bourgeoisie dans les environs de Senlis. A la suite d’apparitions et de « voix », elle commence à peindre, à la « demande de son ange gardien », des natures-mortes de petit format, composées de fruits accrochés à un branchage. Elle s’emploie également à dessiner des fleurs, notamment des boutons d’or, sur des terres-cuites. Dans le secret de sa chambre de bonne, elle confectionne elle-même ses couleurs, fabrique ses propres mélanges en diluant ses agents colorants dans du Ripolin blanc.

 

Alors qu’elle travaille pour le critique d’art et collectionneur allemand Wilhelm Uhde dès 1912, celui-ci aperçoit une nature-morte chez des petits-bourgeois qui lui « fit une impression si extraordinaire » et se trouve fort étonné d’apprendre qu’il s’agit d’une œuvre peinte par sa femme de ménage. Fasciné par ses compositions, il encourage très vivement Séraphine Louis à continuer sa peinture et achète plusieurs de ses toiles. En 1927, alors qu’il revient à Senlis après la guerre, Wilhelm Uhde visite une exposition de peintres locaux à l’hôtel de ville de Senlis et s’enthousiasme à nouveau pour les œuvres de Séraphine Louis. Devenant son mécène, il lui fait livrer de grandes toiles, des couleurs et la soutient financièrement.

 

Choisissant désormais de très grands formats, elle peint à même le sol. Elle complexifie ses compositions, use de couleurs flamboyantes et lumineuses pour représenter une végétation tropicale et paradisiaque. Elle imagine des représentations exubérantes aux motifs récurrents de fleurs, fruits, plumes, œil, parvenant à rendre une nature luxuriante. Alors que Wilhelm Uhde écrit à son propos que « Le cœur sanctifié d’une servante se sentait la vocation de ressusciter le Sublime du Moyen-Âge et de créer des œuvres puissantes imprégnées d’esprit gothique », il organise à Paris l’exposition « Les peintres du Cœur sacré » où les œuvres de Séraphine Louis sont exposées à côté de celles d’autres artistes autodidactes tels le Douanier Rousseau ou Louis Vivin.

 

Comme Séraphine Louis multiplie les dépenses excessives et dilapide tout son argent, le collectionneur, qui rencontre des problèmes financiers, à la suite de la crise économique, ne peut plus lui venir en aide dès 1930. Sujette à de forts délires paranoïaques, la peintre sombre peu à peu dans la folie. Le 31 janvier 1932, Séraphine est internée à l’hôpital psychiatrique de Clermont-de-l’Oise, à la suite d’une crise. Alors que son œuvre est célébrée à Paris lors de l’exposition « Les primitifs modernes », elle cesse de peindre et s’éteint doucement dix ans plus tard.

 

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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 06:00

« Ma femme ne saura jamais combien je l’ai aimé pour sa fortune »

 

Boni de Castellane ICI  « Cet homme excentrique, remarquablement élégant, s’est permis nombre d’inélégances sous le couvert moral de n’avoir manqué ni à la religion, ni à la naissance. Il a fait prévaloir avec insolence son bon plaisir à cause de tout ce que l’on devait à son nom, et il a rançonné le bourgeois comme un suzerain de manuel laïc rançonne le serf. »

Maurice Sachs

 

« Le son même du mot snob qui commence en sifflement pour finir bulle de savon, le destinait à une grande carrière dans le domaine du mépris et de la frivolité. Mis, semblable au Nil s’étalant au bout de sa course en mille ramifications après avoir parcouru  un très long chemin, sa source est incertaine. »

Philippe Jullian dictionnaire du snobisme

 

« Le snob est un enfant des sociétés aristocratiques. Perché sur son barreau il respecte l’homme du barreau supérieur, et méprise l’homme du barreau inférieur, uniquement sans s’informer de ce qu’ils valent. »

Taine dans son Histoire de la littérature anglaise (1864)

 

« Le snobisme est un hommage rendu à la bonne éducation par la mauvaise. »

Paul Bourget 1903

 

« Quand Bloch me parla de la crise de snobisme que je devais traverser et me demanda de lui avouer que j'étais snob, j'aurais pu lui répondre: « Si je l'étais, je ne te fréquenterais pas »

Marcel Proust

Jeunes filles en fleurs, 1918, p. 744

Être snob en 10 leçons ICI 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 06:00
Sur la contre-allée du boulevard Saint-Jacques pour lutter contre le réchauffement je dis à notre maire Anne Hidalgo « Lèse-béton ! »

À Paris la chasse aux voix est ouverte, en piste pour l’heure la maire sortante Anne Hidalgo, très chahutée, à la tête d’une alliance avec les Verts et le PC, son challenger LREM, Benjamin Grivaux, dit Gaston Lagaffe, pédalant joyeusement dans la semoule, en embuscade Cédric Villani, l’homme à la lavallière et gros QI, jeté comme un malpropre par les apparatchiks de la LREM qui fait des risettes aux Verts, et, bien sûr, venant de son 7e arrondissement la Rachida Dati qui ne lâche rien. Le parti de la fille du borgne n’existe pas à Paris. L'arrivée d'Isabelle Saporta aux côtés de Gaspard Gantzer, l'ex vigie du capitaine pédalo, met du piment dans la compétition en ouvrant largement les combinaisons de deuxième tour.

 

« Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » disait le petit père Queuille.

 

Jacques Chirac longtemps notre premier maire élu était un grand adepte de ce sport, Paris n’était pour lui qu’un tremplin.

 

Comme toujours, aux municipales, les résultats de Paris vont être sur-interprétés, mais cette fois-ci l’exercice 2020 dans la capitale aura vraiment valeur de test à la fois pour évaluer la capacité de survie du PS et de ses alliés traditionnels, et pour tester celle du parti du Président à pouvoir s’implanter dans les bastions des partis traditionnels.

 

Ce qui est sûr et certain c’est que tout ce beau monde va nous rabâcher sur tous les tons : VÉGÉTALISONS !

 

Des arbres, de l’herbe, à foison !

 

Ils vont tous sortir de leurs cartons des grands projets chiadés par des cabinets d’urbanistes : Anne Hidalgo dévoile la végétalisation de «quatre sites emblématiques» de Paris ICI 

 

Ils vont tous nous promettre d’être les acteurs de cette marée verte avec ce qu’ils ont baptisé : permis de végétaliser.

 

Bref, comme toujours de belles promesses alors que sur ces grands projets bien ficelés nous n’aurons qu’à dire amen.

 

Dans tout ça je n’ai qu’une voix alors pendant ce temps de latence électorale où chaque voix compte je vais faire entendre la mienne même si je n’ai guère d’illusions sur sa portée.

 

Mon slogan à moi c’est « LÈSE BÉTON ! »

 

Qu’est-ce à dire ?

 

Tout bêtement de rendre à la nature des espaces macadamisés : les contre-allées.

 

« Allée latérale, parallèle à une allée principale ou à une avenue »

 

« Il avait quitté la contre-allée, où cheminent dans le jour les piétons, à l'ombre des arbres, et il se rapprochait du milieu de la route. » Maupassant, Contes et nouvelles, t. 1, Le Colporteur, 1890, p. 1168.

 

 

Pourquoi faire cheminer les piétons sur du béton ?

 

En effet, ils ont déjà, au plus près des immeubles un trottoir macadamisé.

 

Pour bien illustrer mon propos je prends un exemple que je connais bien celui de la contre-allée du Boulevard Saint-Jacques lorsque celui-ci relie, à la suite du boulevard Arago, la Place d’Italie à la place Denfert-Rochereau.

 

Pour les non-Parigots je précise que les deux voies du boulevard Saint-Jacques sont séparées par le métro aérien de la ligne 6.

 

 

Topographiquement ça se présente ainsi :

 

  • Les immeubles

 

  • Un trottoir macadamisé

 

  • Une première bande arborée

 

  • Une contre-allée macadamisée

 

  • Une seconde bande arborée

 

  • Une piste cyclable protégée par un petit muret.

 

  • La voie du boulevard.

 

Ma proposition est simple : remplacer le macadam de la contre-allée par un agglomérat à base de sable, bien roulé, bien tassé, permettant à l’eau de pluie de s’infiltrer. Je n’invente rien les services de la ville l'ont fait boulevard Arago sous les arbres pour empêcher l'herbe de pousser.

 

Outre qu’il sera plus agréable pour les flâneurs d’entendre crisser sous leurs souliers ce nouveau revêtement, lors des fortes chaleurs, atténuera la réverbération et l’emmagasinement de la dite chaleur.

 

En complément, sur les bandes arborées favoriser la pousse d’herbes folles, de fleurs, en plaçant des bornes d’eau pour arroser (ces bornes seront verrouillées, les clés étant confiées à des référents résidents). Et qu’on ne vienne pas me dire que ce sera du gaspillage d’eau alors que chaque jour les services de la ville font couler cette dite eau dans les caniveaux pour les nettoyer.  

 

 

Enfin, remplacer les bancs inconfortables par de nouveaux où il sera agréable de se poser pour lire, rêver, converser et placer des poubelles en plus grand nombre afin d’inciter les passants à les utiliser (si Paris est jugé sale c’est principalement le fait des habitants et des touristes).

 

Voilà, c’est écrit, ça ne demande pas de lourds investissements, seulement de redonner aux parisiens habitants la main sur leur environnement.

 

 

Pour les lecteurs assidus quelques renseignements :

 

Paris est l’une des capitales les plus boisées d’Europe avec un patrimoine arboré de près de 500.000 arbres dont 300.000 dans les deux bois parisiens : Vincennes et de Boulogne.

 

La ville de Paris, pour assurer la pérennité de ce patrimoine face au réchauffement climatique va  faire mener une étude, baptisée «arbre et climat» pendant trois ans.

 

Elle consistera à identifier puis à suivre l'adaptation aux fortes chaleurs de diverses espèces d'arbres dans la capitale. 36 arbres de neuf espèces différentes ont ainsi été équipés d'appareils de «monitoring» pour récolter des données en continu.

 

Ainsi, le micocoulier de Provence, le févier d’Amérique, le chêne vert, le sophora du japon, le tilleul à petites feuilles, l’orme résistant, le zelkova du japon, le chêne chevelu et le platane commun seront surveillés de près pendant ces trois ans.

 

Cette étude devrait permettre de déterminer les essences d’arbre les plus adaptées aux épisodes de sécheresse et de chaleur, celles qui contribueront à réduire les effets d’îlots de chaleur en ville, si l’arbre apporte davantage de fraîcheur dans certaines conditions et comment adapter les pratiques de gestion. « Elle permettra de proposer des outils concrets et pratiques pour aider la Ville dans le choix des essences d’arbres à planter et dans les pratiques de gestion de l’arbre en milieu urbain pour s’adapter au changement climatique et augmenter sa résilience »

 

Chaque année, les arbres de la capitale sont au moins visités une fois pour surveiller leur état phytosanitaire et leur résistance mécanique pour réduire, par exemple, les risques de chute. « Toutes les études le montrent, les arbres en ville sont des alliés précieux pour la résilience urbaine. Encore faut-il que ceux-ci soient adaptés aux climats et en bonne santé pour rendre les services écosystémiques attendus »

 

Les arbres sont-ils vraiment un moyen de faire baisser les températures en ville ?

 

Limiter l’ensoleillement des surfaces qui pourraient absorber la chaleur ou refroidir l’air par le rejet de vapeur d’eau, tels sont les pouvoirs des arbres en milieu urbain. « Les thermographies aériennes de Paris montrent très bien l’effet rafraîchissant de la végétalisation de jour comme de nuit ». Les études réalisées démontrent que les arbres permettent de lutter contre les îlots de chaleur, notamment par l’ombrage qu’ils fournissent.

 

Les fortes chaleurs vont se multiplier ces prochaines années à Paris, quels sont les risques pour les arbres ?

 

Casse de branches desséchées, chute prématurée de feuilles, surmortalité des jeunes plantations, brûlures sur les écorces, stress hydrique ou encore installation de parasites. Tels sont les différents risques auxquels les arbres pourront être confrontés si les fortes chaleurs se multiplient à l’avenir. « Les conséquences d’un changement plus global du climat sur les arbres parisiens avec potentiellement un changement des essences d’arbres adaptés à notre climat sont encore mal connues, c’est l’enjeu de notre étude »

ICI

 

 

 

 

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 06:00
Faut-il mettre des petites pâtes dans la soupe au pistou ?

Débat de fond sur Twitter entre les gardiens de la tradition de notre terroir profond : faut-il mettre des petites pâtes dans la soupe au pistou ?

 

Après recherche, il apparaît que ce soit plutôt non (voir plus bas Soupe au pistou corse de François-Régis Gaudry où c’est oui et la soupe au pistou de Simone ! )

 

Certes le pistou est un cousin du pesto.

 

Entré dans la gastronomie niçoise lors du Moyen-Age, il n’existe pas de grande différence entre le pistou et le pesto génois. Le second contrairement au premier contient des pignons, du parmesan et du pecorino.

 

Le pistou est un dérivé de « pistare » « broyer ». C’est en 1931, qu’Auguste Brun écrit pour la première fois l’expression « Soupe de pistou ». Il parle d’une sauce à base de basilic pilé, de sel, d’ail et d’huile d’olive.

 

Minestrone de légumes au pesto et pâtes, de la Ligurie Minestrone signifie grande soupe (minestra) avec une connotation un peu familière-péjorative. C’est un plat arlequin, un potpourri de belles saveurs végétales, qui se prépare dans toutes l’Italie, selon ce qu’on a sous la main. Non seulement le minestrone change de région en région, de famille en famille, mais aussi selon la saison.

 

« Oui ce minestrone ressemble à la soupe au pistou (que j’aime également beaucoup). Les influences de la Ligurie remontent le long de la côte avec justement cette différence : le pesto, qui contient du fromage et peu d’ail contrairement au pistou, et les pâtes. D’un côté nous avons donc les saveurs de la Provence et de l’autre celles de Ligurie, bien italiennes. »

ICI 

 

Votre serviteur s’est frotté à la soupe au pistou du temps où il passait ses vacances dans le Luberon et, sans doute pour son amour de l’Italie, il y met des coquillettes ou des petites pâtes.

 

- 1 : Soupe au pistou corse : la recette de François-Régis Gaudry ICI 

 

Des pâtes, des légumineuses, du lard, du pistou, de l’huile d’olive… Cette soupe paysanne a rythmé l’enfance du chroniqueur culinaire, passée aux côtés de sa grand-mère originaire de l’île de Beauté.

 

Quand il était petit, il passait tous ses étés chez cette dernière, en Corse. « Elle a cuisiné jusqu’à ses derniers jours. Elle connaissait les goûts et préférences culinaires de chacun d’entre nous, se souvient l’animateur de l’émission “On va déguster” (France Inter). L’un de mes plats de prédilection était sa soupe corse. C’est un peu le plat paysan parfait, qui nourrit, réjouit et tient au corps. Il faut la démarrer à gros bouillons, pour user la pomme de terre qui lâche son amidon et donne cette texture crémeuse caractéristique. Ça agresse un peu le légume, mais ça reproduit le feu puissant de l’âtre. Et puis, il y a des pâtes, des légumineuses, du lard, du pistou, de l’huile d’olive. C’est très complet. »

 

- 2 : La soupe au pistou de Simone ! ICI 

 

On arrive dans la maison familiale, et on part dans son fameux potager cueillir tout ce qu’il nous faut pour préparer la soupe au pistou : tomates, basilic, haricots coco blancs, haricots coco rouges, courgettes, pommes de terre, oignons... elle a tout !

 

La soupe au pistou est une recette traditionnelle du sud qu’on mange exclusivement l’été et surtout en Août, son nom est un dérivé du verbe « pistarer » (broyer) et c’est un régal !

 

Pour vous tirer d’affaires je me suis mis aux fourneaux en plein mois d’août pour vous faire ma soupe au pistou.

 

Le problème en août c’est de trouver un magasin de légumes d’ouvert, je précise un magasin qui en vend des bons, bien sûr au Taulier rien n’est impossible.

 

 

Résultat (voir photo titre)

 

Des haricots de toutes les couleurs : verts, violets, beurre…

Des cocos de Paimpol

Des carottes

Des courgettes

1 oignon blanc

1 poireau

Des tomates mûres

Des gousses d’ail

Du  basilic

Des petites patates

Je ne donne aucune indication de quantités vous faites à votre idée.

 

Bien sûr, il vous faut de l’huile d’olive, des coquillettes et cerise sur le gâteau de votre cuisinier : des crozets de Savoie allez savoir pourquoi ?

 

La pluche est la seule difficulté de la soupe au pistou : faut écosser les cocos de Paimpol puis couper les deux bouts des haricots de toutes les couleurs, fendre en pleurant l’oignon blanc, trancher en fines rondelles les carottes et les courgettes puis réduire les haricots de toutes les couleurs à l’état de petits bouts.

 

 

Dans un gros fait-tout faire suer l’oignon blanc dans de l’huile d’olive 3 à 4 mn, puis rajouter les dés de carottes, faire revenir 10 min. Ensuite rajouter les courgettes, les haricots de toutes les couleurs, les cocos et couvrez le tout d’eau. À ce stade je n’assaisonne pas. Laissez mijoter 30 mn. 

 

 

Pendant ce temps on prépare la pommade, le pistou, dans un mortier, d’abord l’ail écrabouillé, le basilic ciselé, on pilonne, puis on rajoute la pulpe de tomates, pilonner, de l’huile d’olive, Putain, ça sent déjà bon !

 

 

Rajoutez les petites patates pommes de terre dans le fait-tout et on remet à mijoter 7 mn.

 

 

Faire cuire très al dente coquillettes et crozets de Savoie.

 

Rajoutez la pommade dans la soupe et assaisonnez à votre goût.

 

Un conseil, préparez votre soupe au pistou la veille, après repos elle sera encore meilleure. Vous pouvez en préparer beaucoup la soupe au pistou se congèle, ce sera bon lors des soupers d’hiver de s’enivrer de ses senteurs…

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