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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 06:00

Résultat de recherche d'images pour "on trouve tout à la samaritaine"

Cette chronique de WE devrait satisfaire PAX pour 3 raisons, il est architecte, il adore Bernard Arnault, et elle ne lui prendra pas la tête.

À mon arrivée à Paris nous logions rue Mazarine, il me suffisait de traverser le Pont-Neuf pour aller marauder à la Samaritaine, et pour sûr qu’on trouvait de tout à la Samaritaine, même des liquettes de pépé.

 

« Une casquette à rabats et le caleçon et la liquette en flanelle… J’étais resapé magnifique! » L.F.Céline, Mort à crédit, 1936.

 

C’était bon enfant, un peu foutraque, mais le lieu était superbe : grand escalier Art Nouveau, magnifiques décors, céramiques, lucarnes, décors composites des poteaux, élégantes marquises, l’atrium, le dôme, les stores éternels, la spectaculaire verrière de 1000 m2 qui affichait en majesté son paon emblématique, les dalles de verre, les laves émaillées, les  bronzes, les stucs, les peintures, les frises, les dorures… il m’arrivait de me perdre car il y avait 4 magasins.

 

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L'art nouveau au début du siècle et l'art Déco dans les années 1930.

 

Résultat de recherche d'images pour "Ernest Cognacq (1839-1928) et son épouse Marie-Louise Jaÿ"

 

La Samaritaine est fondée en 1869 par Ernest Cognacq (1839-1928) et son épouse Marie-Louise Jaÿ (1838-1925), à la place de l’ancienne Pompe à eau de la Samaritaine située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV qui alimentait Paris. Parti d’un petit commerce, le magasin prospère. S’inspirant du modèle du Bon Marché, le couple Cognacq-Jay ouvre en 1900 les Grands Magasins de la Samaritaine. Chaque rayon est géré par un véritable petit patron autonome. Cette immense boutique invente et adapte des techniques commerciales nouvelles. Marchandage banni, organisation des lieux en rayons, possibilité de manipuler les articles puis crédit à la consommation et même vente à distance…

 

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La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m2, devançant de peu les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé d’une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective des Parisiens : « On trouve tout à la Samaritaine ».

 

Et la formule “prend”. Les recettes passent de 840.000 francs en 1874 à 1,9 million en 1877 puis 6 millions en 1882, 17 millions en 1888, 25 millions en 1890 et 40 millions en 1895. En 1925, elles dépassent le milliard de francs.

 

Avec le succès de l’entreprise, des pâtés de maison entiers sont rachetés. Au fil de ses agrandissements, la Samaritaine compte en tout quatre bâtiments numérotés de 1 à 4. C’est le plus vaste des grands magasins parisiens.

 

Le magasin n° 2 est le plus vaste et le plus intéressant. La partie la plus ancienne occupe le périmètre situé entre la rue de la Monnaie, la rue Baillet, la rue de l’Arbre-Sec et la rue des Prêtres Saint-Germain-L’auxerrois. Cette partie est construite entre 1903 et 1907 par l’architecte Frantz Jourdain. Sa décoration extérieure, dans l'esprit de l'Art nouveau, fut confiée au décorateur Francis Jourdain (fils de l'architecte), au peintre Eugène Grasset, au ferronnier Édouard Schenck et au céramiste Alexandre Bigot.

 

Un vaste hall est entouré de six étages de galeries et coiffé par une verrière. Les splendides escaliers Art nouveau relient les niveaux. Frantz Jourdain emploie du fer pour la structure métallique. Séduit par le style Art nouveau, il fait habiller les façades d’ornements polychromes : enseignes en mosaïques, frise de motifs floraux aux tonalités jaunes et vertes, laves émaillées fleuries sur fonds orangés.

 

En 1925, Frantz Jourdain s’associe à l’architecte Henri Sauvage pour concevoir une extension du magasin n° 2 : la façade est tournée vers la Seine sur le quai du Louvre et présente balcons et étages à gradins. L’enseigne "SAMARITAINE" se lit sur le toit. Cette partie Art déco est constituée d’une charpente métallique habillée de pierre. À la demande de la commission esthétique de la Ville de Paris qui ne voulait pas d'éléments métalliques à proximité du Louvre, la charpente en acier fut alors habillée d'une pierre de couleur crème.

 

Le magasin n° 1, en triangle très étiré, est situé sur la parcelle située entre la rue de la Monnaie, la rue du Pont-Neuf et la rue de Rivoli. Sa façade sur la rue de Rivoli est la plus pittoresque. Datant de 1912, elle présente un décor Art nouveau semblable à celui du magasin n° 2.

 

Le magasin n° 3 est situé sur la parcelle entre la rue de Rivoli, la rue du Pont-Neuf et la rue Boucher. Réalisé en 1932 par Frantz Jourdain et Henri Sauvage, il reprend de manière plus épurée l’ornementation et les formes géométriques de l’extension du magasin n° 2, dans un style Art déco. Il est réalisé en six mois grâce à une technique de préfabrication. A l’extérieur, des plaques de marbre rosé masquent la charpente métallique.

 

Le magasin n° 4 est le moins intéressant d’un point de vue architectural. Occupant le périmètre entre la rue de Rivoli, la rue de la Monnaie, la rue de l’Arbre Sec et la rue Baillet, il est constitué d’une succession de façades d’immeubles anciens, dont les volumes sont réunis. Il a été en grande partie rasé dans l’attente de la reconversion de la Samaritaine.

 

Après la disparition des époux Cognacq-Jay, qui créent une fondation caritative à leur nom, leur petit-neveu Gabriel prend les commandes de la Samaritaine, suivi de la famille Renand après la seconde Guerre mondiale. La formule “on trouve tout à la Samaritaine” sacre de nouvelles années fastes.

 

Le déplacement des Halles à Rungis lui aurait porté un coup en réduisant fortement l’activité au centre de Paris pendant un temps.

 

Le chiffre d’affaires de la Samaritaine décline de 6% entre 1990 et 1999 pour atteindre 300 millions de francs en 2000, alors que les autres grands magasins parisien au contraire voient leur chiffre d’affaires progresser de 9% au cours de cette période, note l’Atelier parisien d’urbanisme dans une enquête datant de 2007. Un tiers des effectifs sont réduits. Le magasin 3 est loué à Etam en 1998.

 

En 2001, LVMH déjà propriétaire du Bon Marché, investit 230 millions d’euros et en acquiert la majorité. Deux autres magasins sont loués à Kenzo et Séphora ainsi qu’à Zara. En juin 2005, la direction décide de fermer les lieux suite à un avis préfectoral pointant du doigt la vétusté des lieux et des risques en cas d’incendie.

 

Au moment de la fermeture, plus de 1400 personnes travaillent à la Samaritaine. Entre 10.000 à 20.000 clients viennent tous les jours, un peu plus de la moitié sont des Parisiens. La part des touristes (12%) est moins élevée que dans les autres grands magasins, toujours d’après l’Apur qui note: « il s’agissait d’une clientèle moins aisée que celle des autres grands magasins. »

 

Et puis, BERNARD ARNAULT, sur son beau Cheval Blanc, déclara :

 

« Je suis heureux et fier que La Samaritaine, à laquelle les Parisiens ont toujours été très attachés, retrouve sa beauté et son rayonnement... Je crois pouvoir dire aujourd’hui que La Samaritaine de demain sera plus belle que jamais, retrouvant toute sa place au centre de Paris ».

 

La Com. carbure pour l’ouverture en avril :

 

Un hôtel Cheval Blanc Paris un hôtel, qualifié de « plus bel hôtel urbain du monde », de 26 chambres et 46 suites, un hôtel pensé comme une maison une très grande maison, chef d’oeuvre de l’Art Déco, qui cachera en ses murs un… appartement de 1000 m2 avec piscine privé, un spa, un restaurant gastronomique confié au chef Arnaud Donckele et au chef pâtissier Maxime Frédéric et d’autres offres gastronomiques entre le rez de-chaussée et les terrasses du 7è étage.15 000 m2 de bureaux. 96 logements sociaux confiés à Paris Habitat. Une crèche de 80 berceaux «Les petites canailles».

 

LA SAMARITAINE PARIS PONT-NEUF 2020 –  » ON TROUVE(RA) TOUT À LA SAMARITAINE  » – OUVERTURE ATTENDUE AU PRINTEMPS ICI 

 

Vous comprendrez que je n’y mettrai pas les pieds.

 

SOURCE : ICI  

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 06:00

 Thierry Delabre  néo-boulanger, fondateur de Panadero Clandestino

Parlons pain :

 

Au Bourg-Pailler, le pain c’était du pain de 4, 4 livres, échangé chez le petit Louis Remaud le boulanger, on lui fournissait l’équivalent blé pour la farine (il y avait un minotier Brianceau à la Mothe-Achard) et nous avions en échange notre pain : la comptabilité se faisait sur une coche (lire Quand on payait le pain à la taille ICI 

 

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Le pain, avant la première entame, était consacré par une croix tracée à la pointe du couteau, alors vous pensez bien qu’il était hors de question de le jeter ; seule exception la mémé Marie le trempait dans du lait pour nourrir les poules à la mue afin de les requinquer, une forme d’économie circulaire avant l’heure.

 

Bref, le pain rassis était l’ingrédient quotidien de la soupe.

 

1 novembre 2010

Peut-on boire du vin en mangeant sa soupe et, si oui, lequel ? ICI

 

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La soupe est par essence populaire même si la soupe populaire n’est pas vraiment l’honneur de nos sociétés de bien ou de trop nourris.

 

Deux écoles s’affrontent :

 

- la première coupe le pain sec en tranches ou en petits cubes dans l’assiette avant d’y verser le bouillon ;

 

- la seconde fait « meloter » le pain dans le bouillon avant de le servir dans l’assiette. Reste aussi la question du bouillon qui pour un puriste comme moi doit se réduire à son plus simple appareil de l’eau et un gros oignon ou de la cébette. Pour ma part je suis soupe melotte, c’està-dire que je fais bouilloter à feu très doux mon bouillon dans une casserole recouverte ce qui fait gonfler les morceaux de pain les rendant ainsi très onctueux : d’où le nom de soupe melotte.

 

Parlons vin :

 

Le vin des vignes du pépé Louis, pressuré par le pressoir familial à vis, entonné dans des tonneaux rincés à la chaîne et méchés, virait très vite à la piquette en se couvrant de fleurettes et vu mon âge je n’en buvais pas. En dépit de sa culture totalement indemne de chimie, le soufrage des tonneaux lui  aurait interdit l’accès au grand label du Syndicat de défense des vins naturels.

 

21 février 2020

La deuxième réunion avec la DGCCRF avait lieu ce matin : le « vin méthode nature » est né. Un grand pas !

 

Sans doute le grand pas des bourgeois de Calais… je plaisante bien sûr mais je doute de la compréhension des gabelous de tous poils, fraudes comprises, sans doute l’ADN de mon père Arsène, bouilleur ambulant qui jouait à cache-cache avec les indirects pour faire la goutte de ceux qui avaient perdu le droit des bouilleurs de cru. Souvenir de la bonne odeur de l’eau-de-vie illégale stockée dans le grand grenier.

 

 

Parlons du livre d'Aurélie Thérond Le pain & le vin, le livre de cuisine anti-gaspillage (Ed. de La Martinière)

 

Belle initiative : « faut pas gâcher » comme disait le madré bourguignon Guy Roux entraîneur de l’AJA, 60 recettes pour utiliser le pain et le vin qu’il vous reste c’est bien, j’aurais préféré un format plus modeste mais chez La Martinière on aime le cartonné genre à poser sur un pupitre.

 

  • Que faire avec le pain qui vous reste, 30  recettes salées et sucrées

 

C’est la partie la plus originale.

 

Avec le pain rassis on peut faire bien sûr de la chapelure, des croûtons nature, frits, à l’ail…

 

Les classiques : escalopes panées, Welsh, Pain perdu salé ou sucré

 

Les découvertes : pangratto, knödel, Ajo blanco, salmojero…

 

 

J’ai choisi le pangrattato, en italien le «pain gratté». C'est ce que râpaient sur leurs pâtes les paysans du Sud pour remplacer le parmesan, trop cher. L'idée c'est d'apporter du croustillant. «Faites-les revenir avec un peu d'huile et d'ail», nous suggère même Aurélie Thérond.

 

  • Que faire avec le vin rouge ou blanc qui vous reste 30  recettes salées et sucrées

 

 

 

C’est la partie la moins originale, y’a faire chabrot bien sûr ou le miget poitevin, mais avec le vin chez moi y’a rarement de restes, les vins nus, contrairement aux horreurs proférées par le sieur Dupont, supportent le rebouchage (les mauvaises langues diront normal ils sont aussi imbuvables).

 

On peut aussi avoir un vinaigrier (la remarque précédente s’applique aussi à cet usage)

 

Mais le grand oubli ce sont le vin chaud ICI et les granités au vin rouge, blanc, effervescents…

 

 

Bref, belle initiative, mais dans tous les cas de figure, la règle est d’acheter du bon pain en miche chez un boulanger qui fait lui-même son pain en suivant la méthode traditionnelle (le temps) et du vin nature chez un bon caviste de quartier et là nul besoin de logo certifiant « la méthode naturelle » chère aux poseurs de barbelés sur le Far West.

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 06:00

 

Je passe souvent devant la terrasse du café de Flore lorsque je vais accrocher mon vélo au poteau face à l’une de mes cavernes à livres : l’écume des pages mais je n’y mets plus les pieds vu que ce n’est plus qu’une pâle vitrine, pour touristes étrangers, vieux révolutionnaires amortis, jeunes petits bourgeois en mal d’émotions type Juan Branco, de ce que fut Saint-Germain des Prés.

 

SAINT-GERMAIN-DES-PRES: CARACALLA JEAN-PAUL

 

Le Saint-Germain des Prés de Jean-Paul Caracalla 

 

Cafés littéraires, ferment intellectuel et éditorial, vivier de jurys littéraires, foyer des étrangers dans un Paris existentialiste, site de nombre de théâtres célèbres, Saint-Germain-des-Prés aura eu de nombreuses fonctions, depuis toujours pourrait-on dire, tant le quartier a essaimé ses atouts tout autour, sur les boulevards, dans les rues environnantes (Saint-Benoît, Rennes, Visconti, Buci, de Seine…).

 

Il est tellement  de figures aussi qui incarnent Saint-Germain-des-Prés : de Léo Larguier, le poète arpenteur, à Gréco, sa muse dès 1947, Vian, Luter, Sartre, de Beauvoir, en passant par les comédiens Dufilho, Raimbourg, les peintres Picasso, Dali, Masson…

 

On vient à Saint-Germain. On fréquente les cafés : Le Procope, Le Voltaire, Les Deux Magots, Le Flore. On y boit, on y discute, on y refait le monde, on parle politique, on décerne des prix. Une effervescence de toujours aussi remue le quartier, un véritable appel d’air et d’art dans tout le quartier.

 

Caracalla dresse dans ce petit volume, fécond, documenté, vraie ethnographie des lieux et des époques, une histoire culturelle d’une zone circonscrite qui a fait d’elle un esprit, un lieu à vivre, inoubliable.

 

La suite ICI 

 

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Il écrivait dans l’édition originale de 1993 :

 

« Le Flore plus que centenaire demeure aujourd’hui, dans son décor inchangé depuis 1930, avec ses banquettes de moleskine et ses appliques de Lalique. On y sert comme avant-guerre le welsh rarebit, les œufs frais de Marans et les vins de Bordeaux, de Pouilly et de Fleurie. » écrit Jean-Paul Caracalla dans son livre Saint-Germain-des-Prés. »

 

Alors, blogueur à l’affût de tout, le 4 novembre 2010 je pondais :

 

4 novembre 2010

Pèlerinage : Œufs coque de Marans, welsh rarebit, millefeuilles et un verre de Pouilly Ladoucette au Flore ICI 

 

« Quand la France s’ennuie... » écrivait Pierre Viansson-Ponté dans le Monde du 15 février 1968…

 

« Attention, je ne suis pas en train d’écrire que nous sommes à la veille d’un de ces spasmes violents dont nous sommes si friands, je n’en sais fichtre rien, mais de constater que le malaise actuel trouve en grande partie ses origines dans une somme de peurs, d’angoisses, d’absences de perspectives et que je pourrais titrer une chronique, en paraphrasant Viansson-Ponté, « Quand la France à peur... »

 

Mais, comme je ne suis qu’un petit chroniqueur, sans responsabilité publique, simple citoyen-électeur, je ne m’aventurerai pas sur ce terrain. Bien au contraire, ce matin, à la manière d’un antidote à la morosité, je vais m’efforcer d’être léger, inconséquent, parisien au meilleur sens du terme, en vous contant mon dernier pèlerinage en un haut lieu du parisianisme germanopratin : le café de Flore sis comme il se doit au bord du Boulevard Saint-Germain. »

 

Ce matin je remets une couche de frivolité  en me contentant de faire des phrases sur les fameux œufs de Marans.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement parce que j’ai acheté une boîte de 6 œufs bio de Marans provenant la Ferme du Mont-Saint-Père.

 

 

 

Ludovic Rigoreau compose, avec sa sœur cadette, la quatrième génération à travailler dans l’entreprise familiale de la Ferme du Mont-Saint-Père, installée près de la ville du Mans. Après des études de mathématiques, il décide de retourner vivre au grand air et s’investit dans l’exploitation, aux côtés de ses parents. Débordant d’idées, il lance plusieurs projets de développement de la ferme…

 

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La poule de Marans a beaucoup de succès, notamment pour la particularité de son œuf extra roux. Ce sont en effet ses œufs couleur chocolat qui lui ont permis d'avoir le succès que cette poule a aujourd'hui. Mais ce succès a ouvert la porte à beaucoup d'arnaque et de contrefaçon. On trouve aujourd'hui beaucoup d'annonces de vente de poules de Marans sur différents sites, j'entends aussi beaucoup de personnes qui se plaignent d'avoir acheté des poules de Marans pondant hélas des œufs crème comme dans le commerce...

 

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Alors escroquerie du vendeur ignorance de l'acheteur, essayons de faire le point. ICI 

 

L'œuf de la Marans est sans aucun doute l'œuf de poule le plus foncé qui soit, particularité partagée avec la race espagnole Penedesenca mais qui s'accompagne, chez la Marans, de façon exclusive, d'une forme globuleuse, d'une grosseur et d'une brillance hors norme.

 

ORIGINE GÉNÉTIQUE

 

            La ponte d'œufs à coquilles brunes (on emploie toujours le terme d'œuf extra roux chez la Marans) est due à la présence inéluctable de gènes héréditaires qui sont complexes et, à ce jour, non découverts (on parle ainsi du "linkage" de ce caractère qui est donc inconnu).

 

            Par ailleurs, l'hérédité de l'œuf extra-roux serait consécutive à la présence de plusieurs gènes et non pas d'un seul, dont certains seraient dominants alors que d'autres seraient récessifs.

 

            Dans ces conditions, cette hérédité n'est donc automatiquement reproduite que si les différents gènes responsables des coquilles brunes sont réunis ensemble dans le génotype d'un sujet considéré.

 

Nous sommes donc bien en présence d'une caractéristique raciale, parmi d'autres d'ailleurs, pour lesquelles les lois de la génétique nous réservent encore bien des secrets.

 

          Nous pouvons encore noter par ailleurs que les caractères génétiques occasionnant les œufs "blanc-crème" (eux même non décodés à ce jour et peut-être tout aussi complexes?) seraient plutôt dominants par rapport à ceux occasionnant les "œufs bruns".

 

          De plus, si l'affirmation parfois entendue d'une : plus grande efficacité de la transmission de l'œuf extra-roux par les coqs que par les poules, s'avérait être une réalité au cas d'espèce chez la Marans, alors il serait possible d'imaginer que l'un au moins des gènes inconnus provoquant l'œuf extra-roux serait du type "lié au sexe", c'est à dire présent à l'état double chez le coq pour être exprimé, et à l'état simple chez la poule pour être autant exprimé.

 

En conséquence de quoi, dans les croisements améliorateurs pour l'œuf extra-roux, le coq transmettrait visiblement, avec des poules impures, ses gènes à toute sa descendance pendant que la poule, quant à elle avec un coq impur, ne pourrait le faire visuellement qu'à la moitié de ses descendants.

 

Ceci pourrait expliquer l'impression d'une plus grande efficacité des coqs à transmettre la caractéristique de l'œuf foncé en première génération. Ceci n'est théoriquement vrai qu'en première génération.

 

            Attention, cette situation est en effet trompeuse; elle ne fait que décrire un accouplement de sujets que l'on peut supposer impurs, au moins pour partie quant aux gènes liés au caractère "œufs extra roux". A terme, les gènes récessifs réapparaîtront.

 

 Une règle existe, strictement mathématique et incontestable :

 

Si l'on accouple un coq 100% pur pour les gènes considérés ici, avec une poule tout aussi pure pour ces mêmes gènes, on obtiendra toujours 100% de sujets purs, et avec une transmission tout aussi influente par le coq que par la poule, et cela pour n'importe quel type de caractère, qu'ils soient dit "lié au sexe" ou "autosomal". Et c'est à condition qu'un gène lié au sexe soit absolument associé au même gène lié au sexe avec le souci du strict maintien à l'état pur du caractère dont il est question.

La suite ICI 

 

 

Faut-il conserver les oeufs au réfrigérateur ?

 

Réfrigérateur ou température ambiante ?

 

La question se pose bien souvent pour conserver ses oeufs dans les meilleures conditions : doit-on mettre les oeufs au frais ou les garder à température ambiante ?

 

Selon la législation européenne, les oeufs doivent être conservés au frais au risque de developper des bactéries sur la coquille si une condensation se forme à température ambiante.

Les œufs réfrigérés laissés à température ambiante peuvent se couvrir de condensation, ce qui favorise la prolifération des bactéries sur la coquille et probablement leur pénétration dans l'œuf. C’est pourquoi il convient de préférence que les œufs soient stockés et transportés à température constante et, en règle générale, qu’ils ne soient pas réfrigérés avant leur vente au consommateur final.

Il faut donc les garder au frais, idéalement en dessous de 11°. Le frigo ou la cave reste donc les meilleures solutions, surtout si vous vivez dans une région où les températures sont chaudes.

La coquille de l'oeuf est précieuse

En moyenne, l'oeuf peut se consommer dans le mois qui suit le jour de sa ponte. Toutefois, il est important de respecter d'autres règles de conservation que la température. En effet, si vous avez l'habitude de laver la coquille des oeufs que vous utilisez pour des raisons d'hygiène, sachez que ce n'est pas une bonne idée.

La loi européenne préconise de les laisser dans leur coquille naturelle :

Il importe, en principe, que les œufs ne soient pas lavés ou nettoyés, étant donné que ces pratiques peuvent endommager la coquille, qui, dotée d'un ensemble de propriétés antimicrobiennes, constitue une barrière efficace contre les contaminations bactériennes.

La coquille de l'oeuf est également fine et perméable. Elle est très sensible aux odeurs. Il faut donc garder les oeufs de préférence dans une coquille " sale " et dans leur boite de conservation qui agira comme un filtre anti-odeurs.

 
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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 06:00

 

Essence : Nature propre d’une chose, ce qui la constitue comme ce qu’elle est et lui donne sa réalité fondamentale.

 

Depuis 1973, pour l’OIV « le vin est exclusivement la boisson résultant de la fermentation alcoolique complète ou partielle du raisin frais foulé ou non ou du moût de raisin ». Il est précisé que son titre alcoométrique ne pourra être inférieur à 8,5 % en volume ».

 

Le vin nature c’est ça, rien de plus rien de moins, sans poudre de perlin-pinpin, du temps, du soin, de l'intelligence, la main du vigneron, alors pourquoi donc le définir, l’enserrer dans un cahier des charges réducteur, le confier à un syndicat de défense ?

 

Les barbelés des grandes plaines du Far-West sont les pères fondateurs des feedlots.

 

Les cahiers des charges de tous poils sont les portiques d’entrée pour les prédateurs de la GD.

 

Le vin dit traditionnel c'est un cocktail de ça : outre les levures exogènes  49 additifs autorisés chez les vins conventionnels, contre 38 pour les productions bios, 5 pour la biodynamie et un seul, à faible dose pour le vin naturel, le dioxyde de soufre (E220 sur les étiquettes). Ceux-ci ne seraient pas nocifs, selon les critères de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) tant que la dose journalière admissible (DJA) par personne est respectée – bien que celle-ci varie grandement selon le consommateur…   chaque pays ayant également sa propre liste complémentaire. VOIR Vin et Codex Alimentarius - Oenoppia

 

Le vin bio :

 

Initialement, la législation relative à l’agriculture biologique ne concernait pas les conditions d’élaboration des vins. Sur le marché européen, seule la mention « obtenu à partir de raisins issus de l’agriculture biologique » était autorisée sur l’étiquette.

 

L’adoption d’un texte européen sur le vin biologique, le 8 février 2012, est venue combler cette lacune. Ce texte restreint certaines pratiques et procédés œnologiques habituellement utilisés dans l’élaboration du vin traditionnel. Il instaure en outre une teneur limite en sulfites inférieure de 30 à 50 mg par litre, selon le type de vin et sa teneur en sucre résiduel.

 

Les vins produits conformément aux nouvelles dispositions, ainsi qu’au règlement sur l’agriculture biologique peuvent prétendre depuis le 1er août 2012 à la certification « vin biologique » et porter cette mention sur l’étiquetage. L’étiquetage du logo européen est obligatoire, et peut être complété du logo français. ICI

 

La biodynamie ne concerne que la culture de la vigne ICI

 

Le vin échappe à la réglementation sur l’étiquetage des produits alimentaire. ICI

 

Seul le vin nature est raccord avec la définition officielle du vin.

 

Il est donc urgent d’indéfinir* le vin nature sauf à écrire que c’est tout bêtement du vin...

 

C’est justement par un tremblé des mots que des hommes lents nous est apparue.

 

« Et qu’importe si c’est d’une manière floutée. Il faut simplement accepter la fragilité de leur présence. Aussi sera-t-il vain de prétendre les définir une fois pour toutes. Mieux vaut accepter de les indéfinir (pour reprendre l’expression d’Édouard Glissant.) Seule leur indéfinition peut éviter de les figer dans une catégorie trop étroite, afin de préserver l’intensité des possibles qui caractérise leur existence sociale.»

 

Je profite de cette citation de Laurent Vidal pour faire l’éloge de la lenteur, le fameux temps c’est de l’argent…

 

L'agriculture et l'élevage intensifs sont fondés sur le principe vite fait mal fait, le produit devient du minerai, à coût de plus en plus faible, pour les industries de transformation, les paysans devenus agriculteurs ne sont plus que des exécutants des donneurs d'ordre.

 

Ce qui me permet de rebondir sur un sujet qui m'est cher : le temps... 

 

Un livre qui s’attaque au mal contemporain, j’ai nommé : l’accélération.

 

Les Hommes lents

 

Dans Les Hommes Lents : résister à la Modernité, XVe-XXe siècle, publié chez Flammarion, Laurent Vidal propose une histoire peu connue : celle de la lenteur.

 

L’historien montre comment la Modernité s’est construite sur une discrimination, fondée sur la vitesse érigée en vertu sociale. Mais si la lenteur est un vice, attribué plus volontiers aux pauvres, aux indigènes colonisés ou aux migrants… elle peut aussi devenir une arme de subversion dans les mains des dominés.

 

Laurent Vidal est historien, professeur à l’Université de La Rochelle et directeur de recherche à l’Institut des Hautes Études d’Amérique latine. En effet, sa spécialité c’est l’histoire du Brésil, des sociétés atlantiques américaines et des relations transatlantiques. Il fait donc ici un pas de côté, mais pas tout à fait : car l’histoire de la construction de la lenteur dans les imaginaires occidentaux est intimement liée à l’histoire de la Modernité, du Progrès et sera déterminante dans le rapport des européens aux peuples colonisés d’Amérique ou d’Afrique, mais n’anticipons pas.

 

Cet essai se pense comme une enquête sur les traces de la vitesse, toujours en bonne place nous dit l’auteur au panthéon de la modernité occidentale. Mais cet enchantement de la vitesse ne valorise, la plupart du temps, que ceux qui ont la capacité de s’adapter à son rythme soutenu, quand ce n’est pas de le dominer.

 

Vitesse et pouvoir sont ainsi intimement liés. Il s’agit donc de revenir sur le « lent », du Moyen Âge à aujourd’hui, sur l’invention du mot, de sa représentation et surtout sur le glissement progressif vers une forme de vice associé à la paresse, la fainéantise, la luxure. Partir sur les traces des hommes lents, c’est dessiner en creux une histoire de la Modernité qui stigmatise progressivement l’indigène à civiliser, l’immigré post-colonial ou encore l’ouvrier gréviste.

 

La lenteur est le « sous-texte de nos sociétés modernes », mais comme souvent dans l’histoire, les dominés parviennent à retourner le stigmate pour en faire un objet de subversion. L’émancipation passe aussi bien par le sabotage qui ralentit la production que par l’invention de rythmes qui se retrouvent dans la musique jazz ou la samba. Au lexique de discrimination répondent des formes de résistances et de ruses… les récents mouvements Slow (slow food, slow science…) sont là pour le prouver.

 

Ce qui est intéressant dans le livre de Laurent Vidal, c'est en effet la forme. Il propose une vision historique de ce sujet, mais en mobilisant, des références qui sont  très disparates :   l'histoire de la peinture, du roman... et à travers cette somme, il fait un montage de références.  La modernité dont nous sommes aujourd'hui les héritiers nous a poussés tous à accepter le modèle de la performance de rentabilité à deux vitesses. On est tous tenu à ça et malgré tout, pendant tous ces siècles du Moyen Age à aujourd'hui, les ruses ont existé dans l'histoire sociale, littéraire, romanesque, de la pensée pour précisément déjouer cette injonction à la performance et à l'accélération du rythme. (Jean-Marie Durand)

 

Si on parle de la question du rythme, je crois que Laurent Vidal a cherché  à mettre cette question au cœur de son écriture. Non pas pour en faire une écriture hyper poétique, mais simple [...], C'est précisément au moment où il a fini sa traversée des temps modernes où l'on commence à se dire bon, d'accord, on connaît Charlie Chaplin.  Lui prend la scène dans le film jusqu'à la fin, il ne prend pas seulement  Chaplin serrant les mollettes sur la chaîne de montage, mais comment il subvertit, c'est-à-dire comment la scène se poursuit.  Il continue le geste de visser des boulons et ça finit par visser les nez, les boutons sur la robe d'une femme...  par une danse. Et c'est ça, en fait, son sujet, c'est comment le geste se poursuit et se subvertit. (Catherine Portevin)

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 06:00

Louis-Ferdinand Céline - Semmelweis - Thèse de médecine 1924

 

Loïc Monjour Ancien professeur de médecine tropicale à la Pitié-Salpêtrière Paris dans une tribune du 13 février 2020 ICI 

 

L’hygiène des mains est une mesure très efficace et peu coûteuse pour éliminer les germes, microbes et virus, les empêcher de disséminer les infections, et, par voie de conséquence, diminuer le recours aux antibiotiques devenant, peu à peu, inactifs. Les mains sont un monde peu connu, peuplé de millions de germes : les uns résident en permanence sur la peau et forment une barrière de protection contre les infections ; les autres, étrangers, dits « transitoires », sont récupérés dans l’environnement et peuvent se révéler pathogènes à tout moment.

 

Environ 80 % de ces micro-organismes se transmettent par les mains.

 

Chiffre plus inquiétant : 92 % des mobiles sont tapissés de bactéries et sur 16 % sont identifiés des bactéries fécales

 

Certains germes peuvent survivre pendant soixante minutes : ils ont donc bien le temps de se préparer à commettre des infections, selon leur envie et leur spécificité. D’autant que chaque humain porte les mains à la bouche au moins deux fois par heure. Naissent ainsi grippes, rhumes, bronchites, surtout gastro-entérites, car le lavage insuffisant des mains est à l’origine de plus de 50 % des infections d’origine alimentaire.

 

Sur 63 nations, la France se trouve en 50e position en ce qui concerne l’hygiène des mains

 

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) concluait en 2012 que seulement

 

  • 67 % des Français se lavent les mains avant de cuisiner,

 

  • 60 % avant de manger et à peine 31 % après un voyage en transport en commun.

 

  • Dans les toilettes publiques 14,6 % des hommes et 7,1 % des femmes négligent ce geste de propreté élémentaire.

 

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Nous sommes en 1924 ; Louis Ferdinand Destouches, qui deviendra l’écrivain Louis Ferdinand Céline, vient de soutenir sa thèse de médecine. Le sujet en est : « La vie et l’œuvre de Philippe Ignace Semmelweis (1818–1865) ».

 

Semmelweis avait été rejeté par ses pairs alors qu’il avait mis en évidence une cause essentielle des infections puerpérales de l’époque, souvent mortelles, et le moyen de les éviter.

 

Destouches propose à La Presse Médicale, cette même année, une version synthétique de cette thèse intitulée : « Les derniers jours de Semmelweis » [1]

 

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Soutenu comme thèse de médecine de la Faculté de Paris, La Vie et l’œuvre de Philippe Ignace Semmelweis (1818-1865) du Dr. Louis Destouches est publié à compte d’auteur en décembre 1924 à Rennes, mais nullement diffusé hors du cercle académique.(3) Le sujet de cette thèse aurait été inspiré par le professeur Athanase Follet, beau-père de Destouches et lui-même membre du jury : il s’agissait de récapituler le parcours scientifique du médecin hongrois, promoteur malheureux de l’asepsie. Semmelweis eut en effet l’intuition des causes microbiennes de la fièvre puerpérale, mortelle jusqu’à la révolution pasteurienne, mais il ne put faire reconnaître la pertinence de son travail de son vivant et mourut prématurément, dans une grande détresse. L’ouvrage de Destouches fait l’objet d’une contraction à l’usage des pairs, « Les derniers jours de Semmelweis », dans La Presse médicale. L’auteur le propose en juillet 1928 aux éditions de la NRF qui le refusent. Le 28 décembre 1936, Denoël l’édite à peine retouché, sous le titre abrégé de La Vie et l’œuvre de Semmelweis, à la suite de Mea culpa. Publié cette fois sous le nom de Louis-Ferdinand Céline, annexé et désormais intégré à l’œuvre littéraire déjà reconnue, cet essai biographique renforce la posture que Céline a imposée dès 1932 au public, celle du médecin-qui-écrit. Réédité en 1952 par Gallimard dans la collection blanche sous le titre encore abrégé de Semmelweis (1818-1865), il fait désormais pleinement partie de l’œuvre littéraire et se voit donc inclus dans les Œuvres préparées par Jean A. Ducourneau en 1966.(4) En 1977, le troisième volume des « Cahiers Céline » en redonne le texte et le titre original à l’usage des spécialistes, avec une annotation d’Henri Godard et Jean-Pierre Dauphin. Enfin, le texte annoté de cette édition accède en 1999 à la collection de poche « L’Imaginaire », sous le titre désormais dépouillé de Semmelweis, avec une préface de l’écrivain Philippe Sollers. Rachetant soixante-dix ans plus tard le refus initial des éditions de la NRF, celui-ci relit sur un mode littéraire « cette drôle de “ Thèse ” dans le style épique » comme l’acte de naissance d’un écrivain (Jean A. Ducourneau ne disait pas autre chose en 1966). (5)

 

Toute sa vie, Céline a pratiqué la médecine, sous différentes formes : successivement médecin hygiéniste à la fondation Rockefeller puis à la SDN de Genève, médecin de dispensaire, puis installé en médecine libérale. Il a repris une activité médicale après son incarcération pour collaboration après la deuxième guerre mondiale. Il s’est toujours revendiqué médecin autant qu’écrivain. Les observations qu’il a pu faire au cours de son exercice médical lui ont servi pour les descriptions littéraires des maladies, en particulier dans « voyage au bout de la nuit »

 

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Le nom d’Ignace Philippe Semmelweis, né à Budapest en 1816, est peu connu. Pourtant, depuis deux siècles, la plupart des femmes à travers le monde, de toutes conditions sociales, bénéficient de sa perspicacité et de ses travaux… Ce génie médical a aboli la tragédie des fièvres puerpérales (après l’accouchement) dans son service de la maternité de Vienne et découvert l’importance de l’asepsie avant le grand Pasteur.

Ses étudiants en médecine pratiquaient des autopsies avant de se rendre à la maternité pour effectuer des examens de femmes en travail ou procéder à des accouchements. La mortalité des parturientes était considérable, et Semmelweis, après une véritable enquête épidémiologique, imposa aux étudiants de se laver les mains avant toute intervention obstétricale, non pas avec du savon, mais avec une solution de chlorure de chaux, une initiative inconnue à l’époque.

 
 
Semmelweis, ce "génie" incompris qui avait découvert avant Pasteur les bienfaits de l'asepsie ICI

 

 

Louis-Ferdinand Céline : Semmelweis, thèse médiocre ou roman prometteur ? (2008)

 

Thèse médiocre ou roman prometteur ?
L.-F. Céline en historien de la médecine (1)
par Jérôme MEIZOZ

ICI

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 06:00

 

Certains de mes lecteurs m’écrivent, ainsi j’ai reçu, alors que je tapais sur mon clavier, tel un bûcheron sur un fût (Partie du tronc d'un arbre située entre le sol et la première grosse branche), une énième chronique, un court texte accompagné d’un lien par Messenger :

 

Bonsoir  M. Berthomeau, comment la France n’a pas su mettre cet homme président de la république ... cordialement

Lamé Delisle Boucard sur Face de Bouc

 

Je clique sur le lien c’est dans le POINT

 

Algérie : Michel Rocard a sauvé des milliers de vies

 

Sur France 5, Une histoire algérienne, le documentaire de Ben Salama, diffusé dimanche, revient sur les destins de la guerre d'Algérie.

Par Emmanuel Berretta

 

Publié le 18/03/2012 à 09:16 | Le Point.fr

 

En février 1959, Michel Rocard n'est alors qu'un jeune inspecteur des finances. Le rapport qu'il remet à sa hiérarchie sur les conséquences dramatiques du déplacement des populations paysannes va sauver des centaines de milliers de vies. Ce rapport alerte les autorités françaises sur la famine qui sévit dans les camps de regroupement. Auront lieu alors les premiers soins et l'afflux de vivres. Parmi ces enfants musulmans sauvés par le rapport Rocard se trouve Ben Salama, l'auteur du documentaire, Une histoire algérienne, diffusé, dimanche, à 22 heures sur France 5.

 

« J'ai mangé grâce à lui, se souvient le documentariste que Le Point.fr a rencontré. Le matin, quand on se levait le ventre vide, nous n'étions pas sûrs de pouvoir manger. Grâce à Michel Rocard, la nourriture est arrivée au printemps. »

 

C'est un aspect assez méconnu de la guerre d'Algérie : à partir de 1957, l'armée française a déplacé jusqu'à deux millions de paysans pour les soustraire à l'influence du FLN, soit la moitié de la population musulmane rurale. Ce faisant, on privait ces chefs de famille de leurs terres, de leur bétail, et donc de leurs moyens de subsistance.

 

L'horreur des camps de regroupement

 

« J'ai été déplacé de 1957 à l'indépendance », raconte Ben Salama. Nous avons vécu à six dans une petite pièce avec ma mère, car mon père travaillait en France. Les gens agglutinaient du matériel de récupération pour se fabriquer des baraquements de fortune. « À l'époque, il vivait en Kabylie, près de Bougie (aujourd'hui Bejaïa). « Mon avis, c'est que sont mortes de faim 200 000 personnes et en majorité des enfants », conclut Michel Rocard devant la caméra de Ben Salama.

 

Le parcours du documentariste est singulier et lui permet de réaliser un film où toutes les douleurs sont respectées : celle des musulmans, celle des harkis, celle des rapatriés, celle des appelés, comme l'ancien ministre Jean-Pierre Soisson jeté dans l'horreur d'une guerre qu'il ne comprend pas... Né français sous la colonisation, Ben Salama devient algérien à l'indépendance. Passionné de cinéma, il fréquente la cinémathèque d'Alger, y croise Truffaut, Godard, etc. Si bien qu'en 1972 il réussit le concours de l’IDHEC, à Paris, et vient étudier le cinéma grâce à une bourse. Au début des années 1980, il décide alors de réintégrer la nationalité française de sa naissance. « Parce que ma vie était à Paris, que j'aime la France, ses valeurs », lâche-t-il.

 

Juger les gens à leur enfer

 

Dans sa famille, les liens avec l'Hexagone sont anciens. En 1917, durant la Grande Guerre, son grand-père déjà avait quitté l'Algérie et travaillait dans le sud de la France pour le compte d'une usine qui fabriquait du gaz de combat. En 1938, ce grand-père est rejoint par son fils de 16 ans. Le père de Ben Salama, disparu en 2003, n'est jamais retourné en Algérie. Tout le documentaire de Ben Salama traduit la complexité, les choix de ces destinées prises au piège des événements et de l'enchaînement infernal à partir du moment où la guerre s'enclenche. « Dans tous les conflits armés, ce sont les ultras des deux bords qui mènent la danse », observe Ben Salama.

 

Une histoire algérienne recueille les témoignages dépassionnés de ceux qui ont, de tous côtés, connu l'horreur de cette danse macabre. Zohra Drif, la poseuse de bombes du FLN, devenue depuis la présidente de l'association Algérie-France au sénat algérien, fait part de sa compassion pour les victimes du camp adverse : « On imagine ce que l'autre a souffert, parce que nous, dans notre chair, on l'a vécu depuis très longtemps » Témoignage également bouleversant de Raphaël Draï, politologue français, rapatrié, absolument dépourvu de ressentiment, qui livre sa réflexion à travers une citation de l'écrivain Marcel Arland : « Il faut juger les gens à leur enfer. » « Ce film m'a servi de thérapie », confie l'auteur qui, dernier mouvement de balancier à l'âge mûr, vient de récupérer un passeport algérien en plus de sa nationalité française. « J'ai senti qu'il y avait une envie chez mes enfants de ce retour aux origines, » glisse-t-il.

 

Je ne vous révèle pas ma réponse à mon fidèle lecteur mais comme bien évidemment, dans ma bibliothèque le Rapport sur les camps de regroupement et autres textes sur la guerre d’Algérie publié par Mille et une nuits, 2003. Edition critique établie sous la direction de Vincent Duclert et Pierre Encrevé, avec la collaboration de Claire Andrieu, Gilles Morin et Sylvie Thénault, figure à la bonne place j’ai décidé d’en offrir un exemplaire à ce vigneron de Bourgueil.

 

 

Mon lecteur c’est Boucard Philippe du domaine Lamé Delisle Boucard

 

Clin d’œil de l’Histoire « Mon père Arsène Berthomeau, entrepreneur de travaux agricoles et de battages au Bourg Pailler de la Mothe-Achard, à ses débuts était associé pour le battage avec Marius Boucard de St Georges de Pointindoux. Parfois j'accompagnais mon père chez les Boucard.

 

1 mai 2008

Le flacon à liqueurs et le buffet Henri II des Boucard ICI 

 

HISTOIRE  DE  NOTRE  DOMAINE Lamé Delisle Boucard ICI

 

Révélations sur les « camps » de la guerre d’Algérie par Yacine Tassadit

 

Avec la publication de ce rapport (1) s’ouvre le dossier brûlant des « camps » de regroupement de la guerre d’Algérie. Au moment où ce texte paraît dans les journaux, en 1959, en raison d’une fuite, il produit un grand choc. Car c’est la première fois qu’une enquête sur les regroupés voit le jour, et c’est de surcroît le fait d’un membre du Parti socialiste SFIO, de la minorité certes, qui s’appelle Michel Rocard. Ce jeune énarque, ancien militant aux Jeunesses socialistes, ne prend pas de gants lorsqu’il s’agit de rendre compte d’une politique inhumaine à l’encontre de civils, complètement ignorée par l’opinion publique, par les autorités politiques.

 

Fait d’une politique arbitraire de la seule armée, le regroupement affecte les paysans les plus démunis, et parmi eux des femmes et des enfants sous-alimentés, dont le nombre s’élève à plus d’un million de personnes, puisque les « parqués » sont, par définition, privés de tout moyen de production : « La situation alimentaire est donc préoccupante dans la quasi-totalité des centres de regroupement. Des moyens d’existence doivent être à tout prix fournis à ces populations pour éviter que l’expérience ne se termine en catastrophe. »

 

Destiné à alerter les responsables politiques sur ce « génocide » qui ne dit pas son nom, ce rapport situe le problème à un niveau autre que celui du conflit armée française/FLN, et pointe la responsabilité de la France face à la question des droits de l’homme jusque-là bafoués, car la répression et la torture sont dénoncées de façon claire. La radicalité politique de ce texte est manifeste, ce qui est alors franchement inattendu à la SFIO, « même dans la minorité », dans la mesure où Michel Rocard est de ceux qui ont réellement revendiqué l’indépendance de l’Algérie dès 1954.

 

C’est en sens que l’on peut dire que ce rapport est révolutionnaire, car non seulement il décrit la situation désastreuse d’une population civile déracinée, humiliée (le nombre de ces déshérités s’est élevé jusqu’à deux millions vers la fin de la guerre), mais il attire l’attention des pouvoirs publics et de la communauté internationale sur la menace quotidienne qui pèse surtout sur les enfants, victimes de malnutrition, de manque d’hygiène et de soins : il en mourait plus de 500 par jour.

 

Modèle de courage politique et d’intégrité, le livre de Michel Rocard est d’un apport essentiel à la connaissance de la guerre d’Algérie telle qu’elle a été vécue par les populations les plus démunies, mais aussi à l’histoire d’une formation politique comme le PS. Rocard nous montre comment ce petit nombre appelé « la minorité » au sein même de la SFIO s’oppose à la politique de son premier secrétaire, devenu, en février 1956, président du conseil des ministres, et qui va, paradoxalement, faire la pire des politiques en embrassant la cause des ultras. On peut, dès lors, comprendre comment une probité intellectuelle et un courage politique sans nuance, qui ont de tout temps caractérisé la pensée et l’action de Rocard, peuvent effacer les meurtrissures des victimes de cette guerre et aider à renouer avec les politiques intègres d’une certaine gauche, vraiment de gauche, pour pasticher Bourdieu. La lecture de ce rapport y a largement contribué.

 

Yacine Tassadit

Directrice de la revue Awal, cahiers d’études berbères.

 

Michel Rocard, par Pierre Joxe

7 JUIL. 2016

 

Autre figure des combats fondateurs de la gauche socialiste, Pierre Joxe a confié à Mediapart son hommage à Michel Rocard. Evocation de l’« audacieux militant anticolonialiste » et du « talentueux serviteur de l'Etat » que fut Rocard, ce texte est aussi une critique de ceux qui, aujourd'hui, « encensent sa statue mais tournent le dos à son exemple en détruisant des conquêtes sociales pour s’assurer d’incertaines "victoires" politiciennes ».

 

Michel Rocard, in memoriam      

 

A l’annonce de la mort de Michel Rocard, la plupart des réactions exprimées par les hommes politiques au pouvoir - et par ceux qui espèrent les remplacer bientôt - ont été assez souvent purement politiques ou politiciennes.

 

A gauche, l’éloge est de règle. A droite, l’estime est générale.

 

Mais deux aspects de la personnalité de Michel Rocard semblent s’être volatilisés : avant de réussir une grande carrière politique, il a été un audacieux militant anticolonialiste et un talentueux serviteur de l’Etat.

 

Il lui fallut de l’audace, en 1959 pour rédiger son Rapport sur les camps de regroupement en Algérie.

 

Il fallait du talent en 1965, pour être nommé  secrétaire général de la Commission des comptes et des budgets économiques de la Nation .

 

Je peux en témoigner.

 

Pour la Paix en Algérie

 

Quand je suis arrivé en Algérie en 1959,  jeune militant anticolonialiste d’une UNEF mobilisée contre la sale guerre coloniale, le prestige de Rocard était immense parmi nous. C’était comme un grand frère, dont on était fier.

 

Car il avait rédigé – à la demande de Delouvrier, le délégué du gouvernement à Alger – un rapport impitoyable sur les « camps » dits « de regroupement » que les « pouvoirs spéciaux » de l’époque avaient permis à l’Armée française, hélas, de multiplier à travers l’Algérie, conduisant à la famine plus d’un million de paysans et à la mort des centaines d’enfants chaque jour…

 

Le rapport Rocard « fuita » dans la presse. L’Assemblée nationale s’émut. Le Premier ministre Debré hurla au « complot communiste ». Rocard fut menacé de révocation, mais protégé par plusieurs ministres dont le Garde des sceaux Michelet et mon propre père, Louis Joxe.

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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 06:00

Le sieur Piton, ci-devant vigneron dans le Luberon, membre du comité stratégique Cap 2010, président du Conseil permanent de l’INAO, médiateur du compromis camembert normand vilipendé par les adorateurs du lait cru, se devait de contre-attaquer en organisant le jeudi 30 janvier, conjointement avec Michel LACOSTE, Président du CNAOL* d’organiser un colloque scientifique intitulé «Fromages au lait cru, entre risques et bénéfices : la diversité au cœur du débat ».

 

*Le CNAOL : Conseil national des appellations d’origine laitières

 

Bien sûr, il ne m’a pas invité moi qui pourtant aime dans le même mouvement les fromages et les vins qui puent, je sens le gaz, la fidélité se perd dans les Ministères…

 

Pire il a laissé de côté le Périco chantre du camembert au lait cru… et la madone Richez-Lerouge…

 

Je plaisante bien sûr, j’ignore si ces immenses personnalités furent invitées, et pour ma part je n’y serais pas allé vu que tous ces scientifiques ça m’aurait fait mesurer l’étendue de mon ignorance.

 

« Pendant une journée, des interventions d’experts et de scientifiques ont permis d'apporter un éclairage sur les bénéfices et les risques des fromages au lait cru, mais également sur leurs dimensions économique, territoriale et patrimoniale.

 

Ce colloque est organisé avec le partenariat scientifique de l’INRA, de VetAgro-Sup, du RMT Fromages de Terroirs et avec la participation du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et de la Direction générale de la Santé. »

 

9h45 : Conférences inaugurales

 

Marc-André SELOSSE, Muséum national d’Histoire naturel : « Vivre avec les microbes, enjeux dans notre alimentation » Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris et professeur invité aux universités de Gdansk (Pologne) et Kunming (Chine)

 

Notre évolution biologique et notre évolution culturelle ont au moins un point commun : elles se sont faites en présence de microbes (bactéries et champignons, qui incluent  les levures) qu’elles ont mobilisés. Dans notre corps comme dans nos aliments, les microbes accomplissent des fonctions nutritives (digestion, synthèse de vitamines) et de protection (contre les toxines ou contre l’installation de pathogènes indésirables).

 

La diversité de ces fonctions repose sur celle des espèces présentes – 500 à 1000 espèces forment le microbiote du corps de chacun d’entre nous, par exemple. Si l’hygiène a, ces dernières décennies, protégé des maladies contagieuses, l’érosion de diversité de notre microbiote a favorisé  l’émergence de maladies de la modernité qui touchent : le système immunitaire (allergies, asthme, maladies auto-immune), le métabolisme (diabètes, obésité) ou le système nerveux (syndromes autistiques). On estime qu’en 2025 plus de 25% des européens seront concernés ! Bien plus, l’exemple du staphylocoque doré montre que la santé dépend moins de l’absence de l’agent pathogène que du microbiote complexe qui l’encadre et en limite le développement.

 

Dans ce contexte, l’alimentation et son rôle de pourvoyeur de microbes est en déclin critique. A l’inverse, des indices (par exemple, la cohorte Pasture en Europe) suggèrent qu’une alimentation non pasteurisée de l’enfant, mais aussi de la mère, renverse le risque de maladie de la modernité. Ces résultats récents montrent qu’on ne peut envisager la stérilisation ou l’inoculation d’une diversité microbienne réduite comme solution technique sans mettre en péril la diversité microbienne qui nous construit. La mise en péril des fonctions écologiques par la baisse de biodiversité commence dans notre organisme et notre assiette ! Il est temps de retrouver ce que j’appelle une « saleté propre », cette contamination de notre environnement et de notre corps indispensable à nous maintenir en bonne santé. La route n’en sera pas simple, mais les pratiques traditionnelles, notamment en termes de spécialités fromagères, offrent un héritage et des sources d’inspiration à considérer avec attention.

 

L’ensemble des interventions ICI 

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 07:00

Le chanteur  et acteur belge Arno. | Photo : Youtube/ micasa65

Le 12 juin 2011 j’écrivais :

 

Je suis 100% addict d’Arno et je n’en éprouve ni culpabilité, ni remord et bien sûr je ne me soigne pas. Bien au contraire j’estime qu’Arno est le seul antidote à mon allergie pour les pisses-menus qui viennent, de temps à autre, se soulager sur mes chroniques. Pour sûr qu’ils se déboutonnent avec élégance mais je sens chez eux le rance du convenu. Je leur préfère les chiens qui lèvent la patte face aux belles louloutes qu’ils veulent séduire car eux au moins ils ne cachent pas sous le gourmé leur drague éhontée... Oui, oui, moi aussi je me soulage, ça me fait du bien. Et encore je suis discret car si je vous racontais ce que me disent mes copines sur le compte de cette engeance vous seriez édifiés. Mais, comme il me reste encore un soupçon de charité chrétienne je suis le muet du sérail.

 

Depuis j’ai pondu une chiée de chronique sur ce rocker déglingo.

 

22 mai 2016

 

 

Et moi, pendant ce temps-là, je me retrouve dans une salle de concert, Le Trianon, pleine à craquer, c’est la première fois depuis la nuit du Bataclan que je retrouve au pied d’une scène, au coude à coude, comment ne pas y penser puisque lorsque j’avais réservé ma place j’avais noté « Les dates d'Arno, initialement prévues au Bataclan, sont reportées au 19 et 20 mai 2016 à 20h00 Le Trianon 80 boulevard de Rochechouart. Tous les âges, toutes les conditions, Arno a mis le feu pendant deux heures avec ses musiciens qui envoyaient du bois, même que la salle a chanté juste avec lui Putain, putain, nous sommes tous des Européens et, bien sûr, tout à la fin, les filles du bord de mer, nous ont permis de reprendre en chœur : et encore, et encore… de faire tchouin, tchouin… que du bonheur. Y’a pas d’âge pour ça et ça c’est aussi Paris…

 

29 septembre 2019

Une tournée l'attend à partir de janvier 2020, Le Trianon- palace à Paris le mardi, 11 février 2020 20:00, j’y serai.

 

ARNO

 

Et puis :

 

Le chanteur belge Arno annonce être atteint d’un cancer du pancréas dans une interview au quotidien flamand De Standaard publiée samedi. Il doit reporter des concerts de sa tournée pour se faire opérer.

 

Diagnostiquée à « un stade précoce », la maladie ne fait pas peur à Arno, qui raconte comment il a appris la nouvelle : « Début novembre, ma copine m’a dit que j’avais le teint jaune. Je suis allé chez mon médecin traitant et il m’a fait une prise de sang. Peu de temps après, j’ai reçu un coup de téléphone. Je devais me rendre à l’hôpital de toute urgence. Sur place, ils m’ont diagnostiqué un cancer du pancréas à un stade précoce»». Depuis, le chanteur a effectué plusieurs séances de chimiothérapie et sera opéré la semaine prochaine à Bruxelles. Arno ne devrait pas rester éloigné de la scène plus de six semaines.

 

« Les gens qui savent que j’ai un cancer se demandent pourquoi je suis sur scène. Mais il faut savoir que c’est la scène qui me donne de le plus d’énergie. Quand je sais que je vais jouer, je me sens galvanisé. La musique m’a toujours sauvé la vie. Les concerts sont importants pour moi, autant que pour le public ».

 

.En tournée en France, aux Pays-Bas et en Suisse pour son album «Santeboutique» sorti en septembre dernier, Arno a dû subir un traitement, dont une chimiothérapie. Cela ne l’a pas empêché de se produire sur scène.

 

L’artiste à la voix rocailleuse et à la crinière blanche sera mardi au Trianon à Paris, avant d’être opéré à Bruxelles, puis d’être en convalescence durant six semaines. Il devra ensuite reporter 13 concerts, selon un communiqué cité dans la presse belge. »Hier est mort, demain n’existe pas, je suis vivant aujourd’hui. Je veux être positif et profiter de la vie, en tenant compte de la situation», conclut-il.

 

«Les gens qui savent que j’ai un cancer se demandent pourquoi je suis sur scène. Mais il faut savoir que c’est la scène qui me donne le plus d’énergie. Quand je sais que je vais jouer, je me sens galvanisé», explique-t-il.

 

«Hier est mort, demain n’existe pas, je suis vivant aujourd’hui. Je veux être positif et profiter de la vie, en tenant compte de la situation», conclut-il.

 

Le grand soir est arrivé. Je prends le métro, la ligne 4 jusqu'à Barbès-Rochechouart, mon cheval risquerait d’attirer des convoitises, d’ailleurs à une station un couple monte puis soudain le type se tâte les poches et s’écrie « on vient de me voler mes 2 téléphones, c’est le type qui était près du portillon ». La ligne est en voie d’automatisation les porte sont bouclées, le type veut tirer la sonnette d’alarme, je l’en dissuade.  Je me rends pédestrement jusqu’à la salle Le Trianon, passe les contrôles de sécurité, la salle s’emplit doucement. Il y a deux balcons où l’on peut poser ses fesses mais en dépit de mon grand âge je ne conçois pas d’assister à un concert assis. Je me poste à quelques mètres de la scène pour pouvoir « communier » avec le rocker déglingo (je resterai ainsi plus de 2 heures, ma rotule a tenu le choc). Un super guitariste nous fait patienter l’ambiance est bon enfant. Vers 20 h 30 c’est parti.

 

 

 

Yohann Desplat dans le Parisien traduit bien l’ambiance électrique du concert, tout vibre, Derrière lui, son quatuor joue à en faire trembler les murs...

 

Le 12 février 2020 à 00h11

 

« Je suis très content que tout le monde ait payé. Et je suis belge, pas anglais ». C'est ainsi qu'Arno salue son public ce mardi soir. Rien ne laisse penser que cette icône du rock belge a été touchée, tant l'énergie qu'elle dépense sur scène est folle. Et fait plaisir à voir.

 

Il n'en aura pas dit un mot (ndlr de son cancer) sur la scène du Trianon, lors d'un concert à la saveur particulière qui, sans surprise, affichait complet.

 

Comme à son habitude, le chanteur à la crinière blanche entre dans l'arène vêtu de noir. Le sourire aux lèvres. Derrière lui, son quatuor joue à en faire trembler les murs. Dans la salle, les effluves de bière se mêlent aux sons du rock'n'roll. Avec sa voix rocailleuse à la Tom Waits, Arno est invulnérable.

 

Enchaînant les chansons pendant près d'1h45, l'ancien membre du groupe TC Matic synthétise sans faiblir les titres de son dernier album et son répertoire de plusieurs décennies. De « Court-circuit dans mon esprit », « Lady alcohol » ou « Ostende bonsoir », il revient à ses classiques qui font toujours mouche. « Putain, putain », « Je veux nager », « Les yeux de ma mère »…

 

Arno n'a rien perdu non plus de son humour. « J'ai arrêté de boire depuis trois mois. Un bistrot a fait faillite. Même deux bistrots. Mon foie est en grève », lâche-t-il devant un public hilare. Le Belge rigole du bio et de « tous ces trucs en o ». Les hommes politiques aussi en prennent pour leur grade. Donald Trump, Boris Johnson, Jan Jambon, le ministre flamand à la culture. »

 

J’ajoute, il nous fait le coup de « Vive Macron ! » qui recueille une bordée de sifflets.

 

Il nous beaucoup parlé de sa mémé en pointant le doigt vers le ciel…

 

J’aurais aimé que nous entonnions alors qu'il tire sa révérence « ce n’est qu’un au-revoir Arno… »

 

Nous n’avions pas envie de quitter le Trianon, les spectateurs, mélange de tous les âges, sont restés longtemps au bar à échanger. J’ai même acheté un tee-shirt.

 

Ce n’est pas dans mes habitudes mais j’ai fait des vidéos : « putain de putain nous sommes tous des européens », « les yeux de ma mère » et bien sûr « les filles du bord de mer » en finale 7 minutes de bonheur. J’en ai posté 2 sur face de bouc pour mes fans. Par bonheur la RTBF était là et vous pourrez  écouter un peu Arno.

 

Suis rentré en métro et je me suis fait une carbonara en écoutant mes vidéos.

Arno : “Tu savais que c’est un Belge qui a écrit ‘La Marseillaise’ et ‘L’Internationale’ ?”

 

Cinquante ans que le bluesman d’Ostende écume la scène. Le plus européen des chanteurs, qui a le goût des autres, parle crevette, LSD et french cancan.

Votre première fois sur scène ?


En 1969, dans un vélodrome à Ostende, au festival Folk & blues, avec mon premier groupe de blues. J’étais au chant et à l’harmonica et mon copain Roland Robaye, à la guitare. Il est devenu saxophoniste de jazz. On avait repris Trouble in Mind, du pianiste de La Nouvelle-Orléans Richard M. Jones, et on avait nos propres chansons en anglais. Ouille, ouille, ouille, c’est loin tout ça !

 

Pourquoi avoir d’abord chanté en anglais ?
Dans ma famille, on parlait flamand, français, anglais et ostendais, qui est un mélange de ces trois langues. J’ai du sang anglais du côté de ma grand-mère et mon père était membre de la Royal Air Force pendant la guerre. Ses bouquins étaient en anglais. Mais j’ai aussi vite chanté en ostendais, comme sur Een Boeket met Pisseblommen (« Un bouquet de pissenlit »), et je suis fier d’avoir adapté en flamand les chansons de Randy Newman pour la BO de Toy Story. Je fais de la musique européenne.

 

En 1981, vous devenez cuisinier de Marvin Gaye…


Il avait besoin de se reposer et mon copain Freddy Cousaert, un DJ et producteur de concerts, l’avait invité pour plusieurs mois à Ostende. Marvin, à qui je faisais la cuisine chez moi le midi et le soir, voulait surtout manger du poulet au curry. Il a composé Sexual Healing aidé de musiciens ostendais et enregistré une partie de son album Midnight Love dans un studio à Bruxelles. Autrement, tu savais que c’est un Belge qui a écrit La Marseillaise ? Et on ne t’a pas dit non plus que c’était un Belge qui avait composé L’Internationale ? [Rires.]

“Je suis allergique aux fruits de mer. Mais une fois j’ai vu une crevette danser le french cancan sur une tomate. J’avais pris un buvard de LSD.”
 

Sur « Santeboutique », votre nouvel album, il est beaucoup question d’alcool et de dépression…

 

C’est un album de septembre, comme un tableau de Spilliaert. Pas trop triste, j’espère. Lady Alcohol est une chanson d’adieu à l’alcool. Mais ce n’est pas que mon histoire. Les gens m’inspirent : tu ne trouves pas que Donald Trump a une coiffure comme le cul d’un lapin ?

 

Sur cet album, il y a pas mal de soudures électros…


Avec le bassiste Mirko Banovic, qui m’accompagne depuis vingt ans, on est ouvert comme des vieilles putes. Dans les années 1980, à l’époque de mon groupe TC Matic, on utilisait déjà la musique électronique. Il y en a toujours eu en Belgique avec des groupes comme Telex, Front 242, et la new beat… Peut-être que je suis un rocker électronique. Mais je suis aussi un bluesman.

 

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 07:00

calmos-bertrand-blier-1

Calmos Interjection. (Familier) Demande de rester calme.

 

CALMOS (1976) Un film réalisé par Bertrand Blier ICI 

 

Ce matin je me lève et découvre sur Twitter une vieille photo de Benjamin Griveaux avec d’autres jeunes macronistes en compagnie de DSK avec la mention « J'imagine les folles soirées de benji avec DSK... »

 

Je ne comprends rien  au film.

 

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Et puis, l’heure avançant je découvre avec stupeur l’affaire Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, qui a très vite annoncé qu’il se retirait de l’élection. Cette décision intervient après la diffusion ces derniers jours sur Internet de vidéos à caractère sexuel qui lui sont attribuées. L’ancien porte-parole du gouvernement a expliqué sa décision par une volonté de protéger sa famille.

 

Mais jusqu’où iront-ils dans l’ignominie ?

 

La lettre politique de Laurent Joffrin

 

Infamie en ligne

 

Voilà un dénonciateur russe qui réveille une peu reluisante tradition française : celle de la délation couperet. Pendant la Révolution, Jacques-René Hébert publiait une feuille de dénonciation émaillée de jurons, le Père Duchesne, mélange de vrai et de faux, d’arguments et d’insultes, qui envoyait souvent à la guillotine les victimes de ses diatribes. Ainsi a fait ce Père Duchesne au petit pied, qui a mis en ligne une vidéo sexuelle attribuée à Benjamin Griveaux, ce qui a fait tomber symboliquement dans le panier la tête du candidat. Procédé d’une rare bassesse que rien ne saurait justifier.

 

Le délateur invoque «l’hypocrisie» du leader macronien. S’il fallait se débarrasser de tous les élus coupables d’écarts dans leur vie privée – quoi qu’on pense de ces écarts –, la vie publique se changerait vite en désert. La haine de «l’oligarchie» semble désormais autoriser les coups de Jarnac les plus infâmes.

 

On dit que la vie politique française s’américanise. Plusieurs leaders furent victimes de ce genre de révélation crapoteuse aux Etats-Unis. Gary Hart, candidat démocrate à la présidence dans les années 1970, fut le plus célèbre. L’exposition médiatique de sa liaison avec une certaine Donna Rice lui coûta sa carrière. John Kennedy, Dwight Eisenhower pendant la guerre ou encore Bill Clinton échappèrent à ce sort funeste, soit qu’ils bénéficiaient de la discrétion des journalistes, soit, comme dans le cas Clinton, qu’ils firent front avec succès.

 

Mais, en France aussi, tous les présidents depuis Pompidou ont été attaqués sur leur vie privée, de manière plus ou moins oblique, même si le scrupule des médias «mainstream» – quoique désormais entamé – leur a évité de succomber à l’opprobre.

 

La différence tient aujourd’hui à la vitesse destructrice des réseaux sociaux, dont les démocraties n’ont toujours pas maîtrisé les effets pervers et ravageurs. La dénonciation de Griveaux repose sur une illégalité. Mais la justice, si elle est saisie, statuera au mieux dans plusieurs mois. En attendant, l’exécution du candidat à l’aide d’une guillotine numérique donne une idée désastreuse du processus électoral, qui fait écho aux décapitations symboliques prisées par certains gilets jaunes, aux agressions contre les élus ou leurs permanences, aux insultes «hébertistes» proférées envers Brigitte Macron.

 

La violence verbale inonde l’univers sans loi des réseaux, et dans les algorithmes la mauvaise monnaie de la communication tend sans cesse à chasser la bonne. A quelque chose malheur sera-t-il bon ? L’affaire Griveaux devrait être le point de départ d’une prise de conscience générale et d’une réflexion collective. L’abolition de la distinction entre vie publique et vie privée n’est pas un progrès de la transparence dans le débat. C’est un recul de la civilisation.

 

Eric Morain à Paris en février 2018.

Eric Morain à Paris en février 2018. Photo Jacques Graf. Divergence

 

Me Eric Morain Que pensez-vous de la réaction de ceux qui taclent le comportement du candidat LREM, relevant pourtant de la stricte vie privée ?

 

Mais qui est irréprochable ? Ce discours des purs, ça me rappelle la phrase de Charles Péguy : «Ils ont les mains propres, mais ils n’ont pas de mains.» On peut avoir une appréciation, pour le coup, strictement morale des choses. Mais la morale de la République, moi, je ne sais pas ce qu’elle est. En revanche, je connais la loi de la République. C’est du même acabit que de dire à une victime de viol qu’elle n’avait pas à se promener à 2 heures du matin toute seule.

 

Enfin, cette affaire est peut-être aussi un signal de ce qu’est devenue notre vie politique. Aujourd’hui, on va chercher ce type d’arguments, le ricanement, le clash, la petite phrase, etc. Jusqu’à preuve du contraire, Benjamin Griveaux n’a commis aucune infraction. C'est lui la victime, mais il se retrouve à devoir partir. Triste constat

 

L’interview intégrale ICI INTERVIEW

«En matière de "revenge porn", il y a tout ce qu'il faut dans la loi» 

Qui est Piotr Pavlenski, l’artiste qui a diffusé la vidéo privée de Benjamin Griveaux ?ICI

Il assume d’avoir mis sur internet la vidéo privée à caractère sexuel du candidat à la mairie de Paris. En 2016, « l’Obs » avait brossé le portrait de cet artiste russe qui s’était déjà cousu les lèvres et cloué le scrotum sur la place Rouge.

En novembre 2013, il entreprend de se clouer le scrotum sur les pavés de la place Rouge de Moscou. (LOUISON EDITIONS)

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 06:00

Roland sonnant du cor à Roncevaux

Sonne, sonne, sonne  la trompe de Roland à Roncevaux : le vin français est agressé de toute part par les barbares chevelus blonds Donald&Boris, par les boomers qui ménagent leur foie et passent à trépas, par les chinois masqués, par le climat déréglé, par les bobos qui exècrent le Bordeaux, par les blouses blanches qui veulent mettre Dupont en prison, par le janvier sec, par les khmers verts qui ne veulent plus pisser orange, c’est la Bérézina annoncée…

 

« Au retour d’une expédition contre les Maures d’Espagne, Charlemagne, ayant imprudemment divisé son armée dans le passage des Pyrénées, fut attaqué par les Basques, qui défirent complètement son arrière-garde engagée dans la vallée de Roncevaux.

 

« Les Basques avaient pour eux dans cet engagement la légèreté de leurs armes et l’avantage de leur position. La pesanteur des armes et la difficulté du terrain rendaient au contraire les Francs inférieurs en tout à leurs ennemis. Egghiard, maître d’hôtel du roi ; Anselme, comte du palais ; Rolland, commandant des marches de Bretagne, et plusieurs autres, périrent dans cette occasion. »

 

Voici comment Eginhard, l’historien de Charlemagne, raconte cet échec du grand empereur : « Charles, dit-il, ramena d’Espagne ses troupes saines et sauves. A son retour cependant, et dans les Pyrénées, il eut à souffrir un peu de la perfidie des Basques. L’armée défilait sur une ligne étroite et longue, comme l’y obligeait la conformation du terrain. Les Basques se mirent en embuscade sur la crête de la montagne, qui, par l’étendue et l’épaisseur de ses bois, favorisait leur stratagème. ICI

 

Comparaison n’est pas raison mais sans être désespéré l’avenir du vin français mériterait mieux que le pauvre discours en réponse de ce pauvre Guillaume soi-disant Ministre de l’Agriculture lors du coupé de ruban de Wine Paris-Vinexpo à la porte de Versailles.

 

Entouré des grands feudataires, beaucoup de demi-soldes, des qui se pressent pour être sur la photo, des pré-retraités, des habitués des zinzins à pognon dites interprofessions, bref le gratin du vin genre cache-misère.

 

Je ne suis pas allé à Wine Paris-Vinexpo à la porte de Versailles, je ne fais plus les grands bousins en carton-pâte mais le fil Twitter m’a abreuvé de messages et de photos pour me vanter, le plus souvent en anglais*, l’extrême succès de cette vitrine parisienne du PREMIER GRAND RENDEZ-VOUS DE LA FILIÈRE MONDIALE DU VIN ET DES SPIRITUEUX.

 

*comme l’écrit le critique de vin québécois Marc André Gagnon @vinquebec

Le 11 février

Des Français colonisés et si peu fiers de leur langue. ⁦

@wineparisevent

En anglais et à genoux.

 

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Bref, sur la Toile ça communique sec : on n’est jamais si bien servi que par soi-même, mais face aux turbulences du Monde le journal Le Monde titre : Pourquoi la filière viticole française est pleine de doutes ICI 

 

J’ai beaucoup aimé l’inauguration, les dirigeants des organisations du vin sont, comme les politiques, indestructibles. Le discours du Ministre était à pleurer.

 

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J’ai adoré le débat avec les influenceurs du vin mais la charité chrétienne m’interdit de me poser la question de leur influence en dehors du petit cercle de leurs amis. Il suffit de cliquer pour mesurer leur influence aux nombre de leurs abonnés : c’est sous la barre des patelins fixé par Castaner pour les municipales une misère.

 

L’avenir nous dira si ce salon parisien n’arrive pas trop tard, j’ai en mémoire les discours rassurants des dirigeants de Vinexpo en réponse à nos interrogations. Tant que le thermomètre restera qu’entre les mains des organisateurs nous ne mesurerons pas la réussite ou l’échec de cette nouvelle vitrine.

 

Officiellement tout le monde est content, alors je ne vais pas faire le difficile, ce sont les exposants payant avec leur porte-monnaie, pas ceux qui raquent avec l’argent des autres, qui seront les juges de paix. La petite mousse autour, celle qui bouillonne sur les réseaux sociaux, c’est la méthode Coué, le triomphe de l’entre-soi gaulois, du petit-bras.

 

Toute chose égale par ailleurs, au off d’Angers et à la Dive, avec une économie de moyens, la proportion d’importateurs était bien supérieure à celle du grand barnum parisien. La prescription est essentielle. L’illusion est mortifère. Eux peuvent exporter leurs vins qui puent sur une mobylette bleue, tel n’est pas le cas des vins communs en concurrence avec ceux du Nouveau Monde et aussi de nos voisins italiens bien plus pragmatiques que nous.

 

Le salut ne viendra pas de l’Etat, de subventions à l’exportation, du renforcement des moyens de la Sopexa, mais de l’adéquation de la pyramide de notre offre à la demande du marché Monde, un Monde sur lequel nous n’avons plus la main.

 

Voilà, c’est écrit, à force de cécité, de ne croire qu’il faille que tout change pour que rien ne change, que la ligne Maginot doit être de nouveau érigée, que notre leadership soit éternel, que le vin soit une exception culturelle, nous gâchons l’un de nos atouts créateur de valeur, d’emploi, d’occupation du territoire…

 

Je pourrais dire après moi le déluge vu mon âge mais je ne me résigne pas…  

 

Les organisateurs des salons Wine Paris et Vinexpo Paris affichent un bilan positif de cette première édition commune. Et ont les yeux déjà rivé sur l’édition 2021.

 

S’il n’était pas encore possible de révéler les chiffres de la fréquentation de Wine Paris et Vinexpo à la mi-journée de ce troisième et dernier jour d’événement, le ressenti général était plutôt bon. La plupart des exposants affichaient un bilan positif, relayé par les organisateurs lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce 12 février en milieu de journée. Malgré un environnement international compliqué, « nous sommes assez satisfaits du flux que nous avons pu observer dans les allées » a déclaré Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexpo Paris. « Nous sommes également satisfaits de la complémentarité des opérateurs entre les deux salons » a complété Pascale Ferranti, directrice générale de Wine Paris.

 

Internationaliser davantage

 

Les deux directeurs ont affiché leur ambition commune à développer ce rendez-vous parisien pour l’ancrer dans l’agenda des salons internationaux. Ce qui place l’internationalisation du visitora comme des exposants comme un enjeu stratégique pour le salon. Premier évènement où il est possible de découvrir le millésime de l’année, le rendez-vous parisien semble avoir posé les jalons de son internationalisation lors de cette édition. Près d’un visiteur sur trois était de nationalité étrangère et, ce, malgré la quasi-absence chinoise (seuls 100 visiteurs de cette nationalité étaient présents). Selon Pascale Ferranti, « Américains et Anglais ont répondu présents. Ces acheteurs avaient besoin de la proximité offerte par le salon pour trouver les solutions à poursuivre les importations de vins français ». Côté exposants, « 20 pays étaient représentés de 60 régions viticoles. Mais, nous devons faire mieux pour développer la profondeur de l’offre » a martelé Rodolphe Lameyse. Ce qui passera par convaincre les pays overseas à venir exposer sur le rendez-vous de 2021 qui se tiendra du 15 au 17 février 2021.

 

Un nouveau nom en 2021

 

Ce dernier conservera les fondamentaux qui ont donné une ossature à l’organisation et la présentation de l’offre du salon : une entrée par région, un espace dédié aux spiritueux, un espace international, l’avenue pour la mise en valeur des grandes maisons et des marques. L’événement n’aura plus qu’un seul et même nom, puisqu’il sera un salon organisé par la société en train d’être créée à 50/50 par Comexposium et Vinexpo. Reste à savoir son nom. Un brin espiègle, Rodolphe Lameyse indique : « ce dont on est sûr : c’est qu’il y aura le mot Paris dans ce nouveau nom ! »

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