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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:35
Quand les philosophes « s’emmêlent », Onfray le Grand et Olivier Assouly le Petit, le vin nature devient Simplet

Comme j’ai fait Philo pour le bachot je me suis tapé l’enseignement de la philo, à l’Institution Amiral Merveilleux du Vignaux, de l’abbé Raguet, dit «la braguette», un petit homme tout boulot, ensoutané. Pas très sexy la philosophie avec lui, alors je me suis fait mon petit baluchon tout seul. Ce cher abbé, frère du notaire de la Mothe-Achard, a très vite considéré que mon cas était désespéré et m’a foutu une paix royale.

 

La Philo m’a donné mon bachot, 18 sur 20, coefficient 9, ça douillait beaucoup de points pour avoir disserté sur « Pourquoi les animaux ne parlent-ils pas ? »

 

Sans trop ironiser aujourd’hui je me dis « pourquoi les philosophes d’aujourd’hui parlent-ils autant ? »

 

Nos philosophes, et nous en avons un beau paquet, sont des graphomanes invétérés, spécialistes des tribunes, des signatures de pétition, ils forment une corporation haut placée, au-dessus de la vile mêlée, qui a des points de vue sur tout et le contraire de tout. Ce sont les nouveaux curés du XXIe siècle qui nous dispensent depuis le haut de leur chaire le fruit de leurs pensées élevées, tracent la ligne rouge entre le bien et le mal, pointent du doigt nos péchés et, suprême bonté, nous accordent des indulgences face à notre indigence.

 

Ces gens-là ils ont du vocabulaire et ils ne se privent pas de nous l’asséner.

 

Tout ça est parti de l’irruption dans le PAF au cours des années 70 des « Nouveaux Philosophes » BHL en tête suivi d’André Glucksmann, Christian Jambet, Guy Lardreau, Jean-Paul Dollé, des qui ont plus ou moins bien tourné.

 

Des engagés qui étaient ces gars-là, dignes continuateurs du père Sartre juché sur son tonneau aux usines Renault de l’Ile Seguin.

 

Y z’ont fait des petits ! Le plus connu, le plus prolifique est sans contestation le bonze du Bocage normand, Michel Onfray, l’épicurien à la triste figure, le GO de l’Université populaire pour retraités en déshérence et, surtout, grand amateur de vins bien nés, tendance réac bien affirmée.

 

Dans Cosmos il taille un costar aux biodynamistes : «L'exemple anthroposophique du vin biodynamique montre qu'il faut se contenter de ce que la nature nous montre…»

 

« Mais, en cela, le fil s’est rompu entre le païen et l’athée moderne, qui vilipende par ailleurs la pensée magique présente dans toute sacralisation de la nature (diatribe appuyée, et très drôle, contre les théories biodynamiques dans la viticulture). »

 

Là, nous sommes dans la cour des Grands, laissons notre bas-normand à ses dégustations convenues en compagnie de la fine fleur des GCC et intéressons-nous à l’étage du dessous Olivier ASSOULY Philosophe, spécialiste de l'alimentation et du goût.

 

La philosophie mène à tout même à table, et notre Assouly « analyse cuisines et dépendances, à l’aune de Rousseau, Kant, Cicéron, Benjamin ou Artaud… » tout ça dans le Libé du brave Patrick Drahi qui a un sacré appétit.

 

Permettez-moi de rire un chouïa…

 

Ha! la typicité gustative...

 

Ha ! la posture ampoulée et bourgeoise, identifiée à la tradition viticole du notable bordelaise… ça fait très lieu commun réducteur tout ça et je ne sais pas où se niche la philo.

 

Bref, le sieur Assouly, qui n’écrit pas que des conneries, loin s’en faut, devrait confronter ses puissantes pensées à l’épreuve d’u réel un peu plus nuancé.

 

« JE PANSE DONC JE SUIS » telle est sa devise !

 

En plus Assouly boit.

 

Ça va faire plaisir au Président Farge.

 

«Vins naturels» : un cépage se tourne titre très Libé !

 

Mais là ça se gâte et ça mets Antonin, le Pape des vins nus reconnu même par la RVF de ce cher Denis Saverot, dans tous ses états…

 

La bande annonce racoleuse comme toujours à Libé :

 

« En voulant créer un nouveau produit, plus simple à aborder pour les non-connaisseurs, le monde viticole se dirige vers un modèle de goût uniformisé, quitte à perdre des saveurs en route. »

 

Et pourtant ça commençait bien avec citation de Deleuze à l’appui, on n’est pas philosophe pour rien, hein !

 

« Si l’on considère le monde du vin, un phénomène aux antipodes d’une viticulture industrialisée grandit en France - et maintenant dans d’autres pays - avec l’essor d’une viticulture alternative. Tendance qui s’exprime bien au-delà de la dénomination retenue de «vins naturels». Portant en creux un engagement éthique et politique, ces vignerons dissidents refusent l’usage de produits chimiques, utilisent des levures naturelles issues du raisin et soufrent peu leurs vins. Certes, ils ne forment qu’un groupe minoritaire. Mais la force d’une minorité, selon Gilles Deleuze, n’est-elle pas de «forger exemplairement les moyens d’une autre conscience et d’une autre sensibilité» (1) ? En cela, être innovant, voire révolutionnaire, n’implique pas de renverser le rapport de forces à son avantage. Pour preuve, actuellement, l’aura des vins naturels repose, d’un côté, sur le discrédit d’un système agrochimique et, de l’autre, sur la confiance que lui accordent des cavistes, des sommeliers, des restaurants et des amateurs, qui y trouvent l’incarnation d’un modèle enfin désirable de culture et de transformation de la vigne. »

 

Entre les 2 y’a ça 

 

La conclusion est du tonneau de ces philosophes du 3e type qui se piquent de technique et bien sûr d’économie. Un vrai bijou à encadrer.

 

« À terme, en tarissant une source de diversité gustative, ce sont nos propres aptitudes à juger qui s’émoussent. Toute simplification des saveurs et du jugement, poussée à l’extrême au nom de la démocratisation d’une culture élitiste, fait le jeu de la massification d’un marché. A l’avenir, sans doute qu’il importe de refuser toute posture, que ce soit une tendance à la complaisance sectaire ou une signature gustative supposément rebelle, mais stéréotypée et normalisatrice. Dépasser le premier stade, nécessaire et vertueux, de l’enfance impose de se préserver des idées reçues et des dogmes, pour convertir autrement la force extraordinaire des premiers jaillissements. On ne saurait négliger que le vin est un jeu culturel, sérieux à l’aune de ses enjeux écologiques et sanitaires, également un loisir contraint de s’assumer comme objet du goût, superflu, pourvoyeur de plaisir, avec les obligations qui lui incombent : enrichir, densifier, exercer la sensibilité gustative, éveiller et renforcer le sens critique, étendre et parfaire une palette gustative, rendre la dégustation réjouissante. Sans quoi, au lieu de goûter tel ou tel vin, l’on consommera «du vin nature» comme une marque, réduite au rang d’une qualité relativement constante et d’un segment de marché, sous-ensemble intégré d’un système toujours dominant. »

 

Pauvre Sartre, père fondateur de Libé, il doit se retourner dans son caveau… en lisant cette philosophie de caveau…

 

Désolé, pas mieux…

 

 

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 06:00
À qui appartient « Le Sud de France » ? Pour moi sans contestation à Nino Ferrer !

L’appropriation par les Languedociens de la dénomination « Sud de France », pour en faire une marque, dite ombrelle, m’a toujours étonné car dans l’imaginaire de beaucoup le vrai Sud est ailleurs sur les plages de la mythique « Côte d’Azur » on l’on descendait par la célèbre Nationale 7. Et puis, n’étant pas à un paradoxe près, les Français attribuaient au Sud-Ouest un goût de Sud, sans doute pour son « bien manger » et sa douceur de vivre. Ironie de l’histoire le Languedoc-Roussillon va se fondre dans le Midi-Pyrénées, la capitale régionale migrer à Toulouse, et il n’est pas sûr que la marque « Sud de France » couvre ce vaste territoire. Ainsi va la France des clochers !

 

« Le Sud » dernier grand succès de Nino Ferrer dandy hanté par le soleil noir de la mélancolie qui nous quittait un 13 août de 1998, à deux jours de ses 64 ans.

 

Il a choisi sa fin et le lieu de sa fin : un champ de blé fraîchement moissonné, un bouquet d'arbres qu'il avait peint. Il a visé le cœur, à quelques kilomètres de là où il vivait le domaine de la Taillade à Saint-Cyprien. Il a laissé une lettre pour les siens. Secret absolu, irréductible à tout, détermination implacable.

 

L’argent, les femmes, l'amitié de ses pairs, l'admiration d'une génération, Nino connaissait mais, en lui, par-delà « son allure solaire, son rayonnement de grand blond aux yeux clairs, athlétique et fin, délié, par-delà son goût de la séduction et du partage, du rire, de la démesure, un désespoir profond, quelque chose de ténébreux et d'inconsolé. Jamais il ne s’est reconnu : « ce ne sont jamais les chansons qu'il aimait le plus qui marchaient, et le plus souvent les albums les plus élaborés étaient écrasés par un titre qui triomphait en 45 tours. »

 

« C'est exactement ce qui advint avec Le Sud, si belle composition, si délicate épiphanie d'une vie heureuse et simple. »

 

« Le Sud va triompher en 1975 et se vendre à plus d'un million d'exemplaires. «Elle fut immédiatement considérée comme un classique», dit Christophe Conte, coauteur avec Joseph Ghosn d'une biographie précise (Éditions No 1, 2005). 

 

« En 1973, lorsque Nino Ferrer la compose, il ne vit pas en­core dans le Lot. Mais dans une superbe maison de Rueil-Malmaison, une demeure d'apparence coloniale, La Martinière ! Une maison du Vieux Sud à l'américaine. Ce qui convient parfaitement à ses rêves et à sa formation première. Sa musique, c'est le jazz, qu'il a appris tout seul, alors qu'il étudiait à la Sorbonne l'ethnographie, l'archéologie, la préhistoire… parce qu'il veut devenir… explorateur! »

 

« Pour enregistrer cette pépite, le chanteur s’est entouré du guitariste irlandais Micky Finn, un vieux complice dans lequel il a trouvé un alter ego, et de Leggs, groupe d’Anglais qui lui a amené dès le début des seventies la culture du rock. « On avait de très bons rapports avec Gilbert Montagné et Nino avait décidé de travailler avec ses musiciens, se rappelle Kinou Ferrari, l’épouse de Nino Ferrer. Mais ce qui a bien fonctionné pour Gilbert n’a pas du tout marché pour Nino. Au bout de quinze jours, les choses ne venaient pas. On a donc rappelé les Leggs et dès lors, tout est allé très vite : en un mois et demi, l’affaire était pliée. »

 

« Dans une interview d’août 1979, le chanteur indique avoir choisi Blanat, ce "vieux château isolé au bout du monde" parce que "c’est la planète Mars d’où l’on voit très bien ce qui se passe sur terre". "On peut donc l’oublier complètement et se plonger dans la musique", précise-t-il. C’est bien cette aventure qui a mené Nino Ferrer dans le sud de la France. C’est à deux heures de route de Blanat, dans une grande bâtisse du XVIIe siècle situé au lieu-dit La Taillade, qu’il vivra sa retraite à la campagne de la fin des années 70 jusqu’à son suicide, le 13 août 1998. »

 

« Nous avons amené avec nous notre bulle. Nino continuait d’enregistrer ses albums et de créer ici »

 

Savoir tirer sa révérence à temps, en voilà un vrai défi pour une vie !

 

Sources :

 

- Le Sud de Nino Ferrer 

 

 

Le Sud de Nino Ferrer 15 ans après sa disparition

 

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 06:00
Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…
Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…

Alphonse Allais voulait que l’on construise les villes à la campagne, Veni Verdi fait venir la campagne sur le toit des villes pour y faire pousser des salades, des petits légumes, des herbes aromatiques, accueillir des ruches pour faire du miel ; mais aussi occuper des espaces en friche dans le périmètre de collèges, de résidences ou même dans la rue...

 

Le concept d’agriculture urbaine est réinventé par Veni Verdi 

 

« L’agriculture urbaine est un melting-pot, voici le nôtre, tout comme le concept il n’est pas figé, nous nous adaptons au contexte »

 

Faire pousser un légume en ville, en voilà une drôle d’idée… me direz-vous !

Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…
Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…
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Pour Veni Verdi il s’agit d’amener le plus grand monde possible à cultiver, pour agir sur notre environnement, notre biodiversité, nos relations sociales, notre autonomie alimentaire, installer une une nouvelle économie.

 

Agir donc !

 

Les premières actions en faveur de l’agriculture urbaine se sont tournées vers les habitants.

 

Depuis 2012, Veni Verdi a accompagné dans leur création et installation 4 jardins partagés, 2 jardins scolaires et il continuera de le faire auprès de tout habitant ou bailleur qui souhaiterait créer un jardin au sein de sa résidence.

 

La création de jardin partagé est l’une des réponses à plusieurs de nos maux sociaux d’humanus urbanus que nous sommes devenus. Une aire de culture alimentaire, de rencontres, de jeux, d’échanges, de repos, de bricolage…

Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…
Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…
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En 2014 Veni Verdi se fait agriculteur en ville, maraîcher, apiculteur…

 

Les 165 m2 du toit du collège Matisse (Paris 20e) les accueillent depuis le mois d’avril 2014

 

Le projet d’aménagement des espaces cultivables du collège Pierre Mendes France (Paris 20e) est engagé et productif.

 

Les objectifs fixés en 2013 sont se sont concrétisés.

 

D’autres projets sont en chantier…

 

3 idées principales guident les projets de Veni Verdi :

 

  • Expérimenter une installation agricole en milieu urbain.

  • Mettre en place un système économique global, local et viable.

  • Créer un pôle artisanal.

L’objectif étant de produire en créant 3 types de culture :

 

  • Céréalière,

  • Maraichère,

  • Osiéricole (travail de l’osier)
Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…
Le mariage heureux de Veni Verdi avec le meilleur de l’Italie d’Alessandra Pierini : Pesto de Genovese made in Taulier…

Comme je suis fou du Pesto de Genovese j’ai donc décidé de m’approvisionner :

 

  • En pignons, huile d’olive, Parmigiano Reggiano et Pecorino sarde chez Alessandra Pierini

Pesto genovese par Alessandra Pierini

 

  • 4 bouquets de basilic D.O.P frais de Ligurie
  • 30g de pignons
  • entre 45g 60g de Parmigiano Reggiano D.O.P.affiné 24 mois râpé,
  • entre 20 et 40g de Pecorino sarde (Fiore Sardo D.O.P. ) râpé
  • 1 à deux gousses d'ail de Vessalico
  • 10g de gros sel marin
  • 60 à 80cl d'huile d'olive extra vierge de la Riviera ligure D.O.P, délicate et parfumée.

Au mortier (pour les puristes, en marbre avec le pilon en bois): écraser sur le fond la gousse d'ail avec les pignons. Ajouter les feuilles de basilic entières et quelques graines de sel et continuer à piler par mouvements circulaires de manière à obtenir une sorte de pâte. Quand le basilic commence à libérer un jus vert brillant, il faut rajouter les fromages. Verser en filet l'huile d'olive tout en mélangeant pour que la pâte devienne plus crémeuse.

 

L'opération doit se terminer assez rapidement pour éviter l'oxydation des ingrédients.

 

La cuisine de la Riviera italienne Alessandra Pierini 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 06:00

De mon vélo je vois tout ce qui s’affiche à Paris.

 

Sur les colonnes Morris on annonce le film de Philippe Le Guay Floride avec Jean Rochefort et Sandrine Kiberlain, et que vois-je au flanc de l’auto bleue décapotée : Floride S.

La Floride S de Gil Delamare à Jean  Rochefort… souvenir du Taulier…

« La Renault Floride était une voiture à deux portes coupé ou cabriolet fabriquée par le constructeur Renault à partir de 1958 et dessinée par Pietro Frua. Dérivée de la Dauphine, la Floride en possédait le moteur arrière et le soubassement. »

 

Pas un modèle de tenue de route !

 

Flash, zoom arrière, souvenir que lors du tournage du film Le Saint prend l'affût (1966) de Christian-Jaque, qui se déroulait sur une portion de l'Autoroute du Nord en construction, l'une des scènes dans laquelle il doublait Jean Marais comportait un « tête à queue ». Malheureusement, le revêtement neuf était trop accrocheur. Il aurait été possible de recouvrir la chaussée de gravillons pour faciliter le dérapage de la Renault Floride S décapotable que Gil devait conduire, mais ceux-ci étaient trop clairs et se seraient vus. Le temps pressant, Gil Delamare décida néanmoins de poursuivre, avec les cascadeurs Gaston Woignez et Odile Astier à ses côtés. Aux alentours de 17h50, la voiture, au lieu de glisser, ripa, un bras de l'essieu arrière se brisa, projeta la voiture qui partit en tonneaux, éjectant les passagers et coinçant Gil, le tuant net. »

 

Voilà c’est ainsi les souvenirs.

La Floride S de Gil Delamare à Jean  Rochefort… souvenir du Taulier…
La Floride S de Gil Delamare à Jean  Rochefort… souvenir du Taulier…
La Floride S de Gil Delamare à Jean  Rochefort… souvenir du Taulier…

« À quatre-vingts ans passés, Claude Lherminier n'a rien perdu de sa prestance. Costume de lin blanc, foulard de couleur, nous le retrouvons dans un avion qui décolle pour la Floride : sur un coup de tête, Claude s'est décidé à rendre visite à sa fille cadette, Alice, mariée à un Américain et installée à Miami. Très vite, nous revenons en arrière et décrivons les semaines qui ont précédé le voyage de Claude. L'aînée de ses filles, Carole, est la mère d'un fils de vingt ans. Matériellement, affectivement, les choses ne sont pas faciles pour elle. Et c'est elle qui est dans l'obligation de s'occuper de son père, en proie à des troubles de mémoire. Il est difficile de statuer sur l'état de confusion de Claude. Parfois, il surjoue ses absences, en profitant pour tyranniser son monde. À d'autres moments, au contraire, il est réellement perdu, confondant les visages, les lieux, et même les âges de sa vie. Le décalage parfois drôle ou cocasse des débuts laisse peu à peu place à la détresse de ses proches. »

 

Delphine Legouté

 

Jean Rochefort est un homme du genre "en roue libre". Et Rachida Dati en fait les frais dans Le Point du 6 août. Alors que le magazine l'interroge sur ses films à venir et lui fait remarquer que le prochain - qui évoque les rapports entre un amateur d'art contemporain et un cordonnier - parle de "grand écart social", l'acteur décide de se lâcher contre la maire du 7e arrondissement parisien dans lequel il réside.

Motif de son courroux : une invitation à une fête organisée par la mairie pour tous les habitants de l'arrondissement, et que sa concierge n'aurait pas reçue. Il raconte :

C'est surtout comme Rachida Dati qui envoie une invitation pour une grande fête à tous les habitants du 7e arrondissement. Moi, je la reçois. Mais pas la dame qui est gardienne chez nous. Elle travaille, paie ses impôts et a élevé cinq enfants qui ont merveilleusement réussi - trois ont fait Sciences po. C'est une mère Courage, mais elle n'est pas invitée. Pourquoi ? C'est ignoble, non ? moi ça me révolte.
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 06:00
chantalflury3unblogfr.unblog.fr

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Nostalgie quand tu nous tiens, certains l’égrène à longueur de chroniques sur la Toile, le c’était mieux avant peuple les rêves d’un peuple vieillissant. Je m’y adonne aussi mais je ne conchie pas pour autant notre temps.

 

Même dans un monde qui change il est toujours possible de s’adonner, de se laisser aller à la contemplation, et les cafés, surtout leurs terrasses, sont encore des lieux où il est possible de se livrer à ce beau et merveilleux passe-temps.

 

Aragon, dans le Mauvais Plaisant, s’emportait :

 

« Je vais donc au café parce que cela me chante. Il passe plus de femmes dans les cafés que n’importe où, et j’ai besoin de ces allées et venues de femmes. J’ai besoin de l’éventail des robes dans le long chemin de mes yeux… »

 

Je n’ai jamais été un adepte des bistrots ou du café du coin, sauf de quelques petits rades fréquentés par de jolies plantes, mais un grand amateur des brasseries, avec leurs banquettes en skaï rouge, leurs chaises Thonet, leurs grands miroirs, avec leur terrasse protégée, leurs fauteuils en osier, leurs tables guéridons au plateau de marbre cerclé, leurs garçons au long tablier, leur caissière, leur décorum années 2O. C’était le lieu des bourgeois éclairés, des intellectuels engagés, des désœuvrés qui venaient « tuer le temps », voir défiler les jolies femmes, ces passantes qui déambulent sur les trottoirs, ses jambes de femmes, chères à François Truffaut, qui « sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie »

 

Là encore sans tomber dans la nostalgie, la plupart des grandes brasseries iconiques de Paris sont devenues des boites à touristes singeant un passé englouti.

 

Reste qu’il est toujours possible de fréquenter les derniers îlots de résistance ou d’exercer ses envies de contemplation, comme je le fais, sur des terrasses :

 

Dans son « Guide des jolies femmes de Paris » Pierre-Louis Colin l’affirme : 

 

« Les plus grandes merveilles de Paris ne sont pas au Louvre.

 

Les plus grandes merveilles de Paris sont rue Montorgueuil. Là, dans une ambiance étourdissante de feu d’artifice et de jardin d’Éden, les jeunes femmes les plus belles arborent les tenues les plus indécentes et font admirer au rythme de leurs pas pressés des jambes nues et des poitrines hautes. Là, les fesses rebondissent en souriant, les teints hâlés distillent des promesses de luxure et des voilages légers laissent deviner jusqu’à l’extase des petits tétons sautillants.

 

La règle du jeu est simple, rue Montorgueuil : le mouvement compense l’impudeur. Le rythme urbain donne en effet à cet étonnant spectacle une furtivité permanente et lui impose une tension inouïe. À peine entr’aperçues, les filles disparaissent à jamais, laissant au spectateur haletant le sentiment d’un holocauste perpétuel. Dans chaque silhouette qui s’éloigne résonne ainsi tout le tragique de l’humaine condition : la finitude de l’expérience et l’irrémédiable cruauté du temps. »

 

« La profonde originalité du contemplateur en ces temps consuméristes : sa quête n’est pas de possession. Elle se nourrit de l’instant, elle sait la vanité des choses et c’est dans la certitude du destin contraire qu’elle trouve sa plus sûre motivation. Le contemplateur verse de l’eau sur le sable sans espoir d’y créer une flaque, juste pour la voir scintiller avant de disparaître. Il est semblable à ces rares amateurs qui parcourent les musées sans se sentir obligés d’en ressortir les bras chargés de guides ou de cartes postales. Il sait que l’on ne thésaurise pas ses émotions, pas plus que l’on ne possède la beauté qui passait.

 

« Y-a-t-il plus belle preuve d’amour qu’un amateur conscient de toutes les beautés de la rue et décidé, à la lumière de cette enivrante multitude, à en adorer une seule ? »

 

La réponse est dans la question : je n’ai pas l’esprit d’un collectionneur, j’en aime qu’une seule…

 

Légende de l'illustration 

 

« Claire sortit pour se promener et voulu boire une boisson fraîche. Lorsqu’elle s’arrêta dans un café, elle laissa sur son passage un sillon de parfum et des hommes se retournèrent pour la contempler.

 

Indifférente, Claire s’assit en terrasse et absorbée dans ses pensées prit un livre et commanda un grand verre de lait fraise. Le soleil dardait ses rayons et lui caressait la peau. Claire leva la tête un moment et rêva… »

Claire.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 06:00
GRAS

Le gras je connais !

 

Je suis né au pays du beurre salé, puis j’ai découvert bien plus tard l’huile d’olive.

 

Gamin j’adorais, et j’adore toujours, le gras du jambon blanc comme celui du jambon cru, salé au gros sel et frotté à l’eau de vie par mon père puis, enveloppé dans un linge, séché au coin de la cheminée.

 

Même si nous ne mangions pas beaucoup de viande rouge au Bourg-Pailler, j’adorais les viandes persillées et les volailles grasses, ça m’est resté.

 

Et puis, bien plus tard, j’ai découvert le lard de Colonatta

 

En un mot comme en 100 j’aime beaucoup le goût du bon gras de braves bêtes, bien traitées et bien nourries, à qui on a laissé le temps d’engraisser, comme celui d’un bon beurre cru de baratte ou d’une huile d’olive d’artisan, mais ce n’est pour autant que, contrairement à certains gras du bide, qui exhibent leur bedaine proéminente comme un trophée (eux ne sont pas comestibles et je plains leur compagne), je n’en fais pas l’alpha et l’oméga de la résistance des braves français aux invasions barbares d’une alimentation plus en phase avec la vie moderne. La vie de bureau n’est pas tout à fait la même que la vie au grand air de nos pères.

 

Si j’aime le bon gras je ne conchie pas ceux qui ne l’aiment pas. Je n’adhère à aucune religion monothéiste, toutes pratiquent l’exclusion et une forme plus ou moins forte de terrorisme intellectuel.

 

Si ce matin je vous parle du GRAS c’est parce qu’il s’est retrouvé à la UNE des médias car pour des scientifiques de l’Université de Purdue (États-Unis), le goût du gras devrait être considéré comme la sixième saveur de base comme le sucré, le salé, l’acide, l'amer, l’umami (le savoureux)…

 

Ces scientifiques de l'université Purdue, dans l'Indiana, souhaitent ainsi que le goût du gras soit placé au même rang que le sucré, l'acide, l'amer, le salé et l'umami. Ils proposent même de le nommer « oleogustus », du latin oleum, huile, et gustus, goût.

 

Oleogustus: The Unique Taste of Fat

 

Le gras donne des « textures agréables aux aliments »

 

« La plupart des graisses que nous consommons se trouvent sous la forme de triglycérides, des molécules formées d'acides gras », explique Richard Mattes, professeur de sciences de la nutrition à l'université Purdue et principal auteur de ces travaux. « Les triglycérides donnent des textures agréables aux aliments comme, surtout, l'onctuosité, mais ne sont pas vraiment des stimulants gustatifs », précise-t-il.

 

À faibles doses, le gras peut améliorer la saveur

 

« Le goût de ces acides gras lui-même n'est pas plaisant et quand leur concentration est élevée dans des aliments, il y a un phénomène de rejet par la personne qui les consomme, comme si la nourriture était rance », relève le professeur Mattes, qui étudie les mécanismes et les fonctions du goût.

 

Mais, selon lui, à faibles doses, le goût de ces acides gras peut améliorer la saveur, tout comme des substances amères peuvent donner une touche exquise au vin, au café ou au chocolat. »

 

Michel Sarran, chef d’un restaurant deux étoiles à Toulouse, s’interroge.

 

« Je ne suis pas convaincu l’utilisation du mot « saveur » pour du gras. Rond, long, le goût du gras a bien des effets sur notre palais, mais ils sont si multiples qu’il est difficile de les identifier précisément. L’huile d’olive ne procure pas la même sensation que le beurre.

Le gras n’est pas réellement une saveur, mais plutôt un support de saveurs. Il est certes molléculairement identifiable, mais son rôle est surtout d’accrocher les autres saveurs.

Un aliment dégraissé à outrance perd en goût, mais le gras ne fait pas tout. Ce qui compte, c’est ce qu’il apporte au plat. »

 

L'intégralité de l'interview ICI 

 

Outre cette étude, le chercheur et son équipe ont analysé des données provenant d'un millier de participants, portant sur la génétique de la saveur du gras.

 

La biologie moléculaire a montré que le salé et l'acide étaient très proches l'un de l'autre et se distinguaient fondamentalement du sucré et de l'amer. Les récepteurs du sucré et de l'amer sont en effet très différents de ceux de l'acide et du salé, expliquent les scientifiques. Les premiers font partie des récepteurs couplés aux protéines dites G (RCPG) dont la découverte a valu le prix Nobel de chimie aux américains Robert Lefkowitz et Brian Kobilka en 2012.

 

La découverte sur le goût unique des acides gras pourrait aider l'industrie agroalimentaire à produire des substituts. Jusqu'à présent, les produits de substitution ne faisaient que reproduire que la structure des gras, mais pas leur saveur, expliquent les chercheurs.

 

Ce n'est pas la première fois que des chercheurs s'intéressent à cette « sixième saveur ». Déjà en 2011, le Pr Nada A. Abumrad et son équipe de la Washington University School of Medicine estimaient que la langue était capable de discerner la présence de gras (1). Des chercheurs australiens soutenaient quant à eux, avoir des preuves suffisantes pour considérer le gras comme un goût, dans une étude publiée en février dernier. Par ailleurs, ils avaient établi un lien entre sensibilité gustative aux acides gras et obésité.

 

source : doctissimo

 

(1)La langue détecterait une 6ème saveur : le gras 

 

(2)Le gras, bientôt sixième saveur primaire ? 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 08:30
Alexandre Ricard devant le bar de son appartement à Paris, le 7 février 2015 (AFP / Joël Saget)

Alexandre Ricard devant le bar de son appartement à Paris, le 7 février 2015 (AFP / Joël Saget)

Pernod-Ricard, s’identifie à la dynastie Ricard symbolisée par Paul puis Patrick et pendant longtemps son haut management fut familial : Thierry Jacquillat, le DG, y représentait la branche Pernod. Puis vint, comme DG, Pierre Pringuet, avec qui j’ai usé mes fonds de culotte au cabinet de Michel Rocard. À la manœuvre il a fait passer le groupe, sous l’œil bienveillant de Patrick, à une autre dimension, celle d’un des très grands des vins et spiritueux.

 

Ils sont tous venus chez moi :

 

30 septembre 2005 SVF 

 

11 février 2008 Trois questions à Patrick Ricard 

 

16 décembre 2009 Entretien avec Pierre Pringuet DG du groupe Pernod-Ricard «nous restons dans la Rioja...» 

 

27 juin 2013 Le vin relais de croissance en Asie, la Chine territoire de conquête pour Pierre Pringuet le DG de Pernod-Ricard 

 

Pierre, comme moi, est parti à la retraite et c’est un Ricard qui a repris les rennes, Alexandre.

 

Hier il s’est exprimé auprès de la vieille dame permanentée qui court toujours derrière : Alexandre Ricard : « Pernod-Ricard n'est plus le groupe que connaissaient les Français » 

 

Je relaie ses propos sur l’innovation qui devrait décoiffer Denis Saverot le boss de la rédaction de la RVF, nouveau zélote des vins nus sur un palais très bordelais. 

 

Un mot tout d’abord sur le nouveau DG du groupe Pernod-Ricard.

 

Sandra LAFFONT de l’AFP dans Making-of/ les coulisses de l’Info

 

PARIS, 10 février 2015 - Prendre l'apéro avec Alexandre Ricard, c'est comme faire du shopping avec Karl Lagerfeld ou jouer au foot avec Zlatan. On n'aurait jamais pensé que cela soit possible.

 

Alexandre Ricard est le petit-fils de Paul, le créateur du pastis Ricard. Le 11 février, à 42 ans seulement, il va prendre la tête du groupe Pernod Ricard et devenir au passage le patron le plus jeune de l’indice CAC 40. Depuis plusieurs semaines je travaille à l'écriture du portrait de ce quasi-inconnu qui va piloter le numéro deux mondial des spiritueux.

Quelques uns des alcools du groupe Pernod-Ricard (AFP / Mychèle Daniau)

 

La RVF : La division de Pernod-Ricard dédiée aux vins, PR Winemakers, veut être la figure de proue de l’innovation vinicole dans les prochaines années. Comment cela va-t-il se concrétiser ?

 

Alexandre Ricard : L’industrie du vin est paradoxale. Avec des rituels très ancrés, des législations contraignantes, elle apparaît très complexe et réglementée. On pourrait penser que l’innovation n’y a pas sa place. Or, c’est aujourd’hui l’une des industries les plus innovantes, avec celle des spiritueux. Ces innovations doivent avoir une substance : les vins font partie de l’univers de la convivialité. Nous réalisons des innovations en nous adaptant aux cultures locales, mais sans renier les origines du produit. Prenons l’exemple de Jacob’s Creek : ses vignerons ont collaboré au Japon avec un chef étoilé de Tokyo pour développer un vin qui épouse le style du domaine mais qui s’adapte également au palais des Japonais et à leur gastronomie. Ce vin baptisé Wa est pour l’instant réservé au Japon. Le même processus a été mené en Thaïlande avec le vin Lamoon, conçu par Jacob’s Creek afin d’épouser la cuisine épicée de ce pays. Sous la marque Brancott Estate, en Nouvelle-Zélande, nos équipes locales ont développé le vin Flight destiné aux femmes, et qui titre 9° d’alcool pour répondre à la demande de vins plus légers sur les marchés anglo-saxons, par exemple. Aux États-Unis, des concepts nouveaux se développent comme des vins irrévérencieux conçus pour plaire aux nouvelles générations en sortant des codes du classicisme local. Dans cette optique, nous avons sorti avec succès un vin californien, Dead Bolt, dont l’étiquette évoque les univers rock, underground, les mondes des tatouages et de la musique métal en vogue (sur cette mode underground, lire La RVF n° 585, octobre 2014).

 

La RVF : Les Français peuvent-ils encore innover ?

 

Alexandre Ricard : Nos deux marques françaises, GH Mumm et Perrier-Jouët sont stratégiques. Elles s’exportent partout dans le monde, avec des positionnements différents. Nous collaborons avec des artistes pour des séries limitées, un projet est en cours avec un DJ célèbre. Moins spectaculaire sans doute comme innovation, Mumm de Cramant contient 4,5 bars de pression au lieu des 6 à 8 bars habituels. La mousse est donc plus fine. Proche du vin, l’apéritif Lillet est une pépite que nous avons rachetée en 2008. Il a gardé son caractère artisanal avec une production de haute qualité basée en Gironde. Son potentiel est considérable. Le Lillet rosé, lancé l’année dernière, est par exemple une innovation qui s’avère un énorme succès, que ce soit en France ou aux États-Unis.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 06:00
http://marlasmovies.blogspot.fr/2014/10/paris-perdre-allen.html
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Avez-vous lu l’Ennui d’Alberto Moravia ? 

 

Peut-être avez-vous vu l’Ennui, film de Cédric Khan tiré du livre de Moravia ?

 

J'espère que non, on s'y ennuie...

 

L’ennui n’a pas bonne presse.

 

« Ennui. Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide.

Blaise Pascal, Pensées

 

S’ennuyer, se faire suer, ne savoir que faire…

 

« Éviter de s'ennuyer est aujourd'hui considéré comme un impératif par la plupart de nos contemporains, à tel point que l'industrie des loisirs et du divertissement a pris une extension considérable.

 

Et pourtant l’ennui est une émotion utile car il nous permet de prendre de la distance, de nous détacher de notre corps et de notre environnement pour réfléchir sur nous-mêmes.

 

Serge Guérin, dans sa défense des cafés, fait l’éloge de l’ennui.

 

« Les bons cafés sont des lieux de résistance à l’utilitarisme de la société de consommation, car ils sont des lieux d’ennui où l’on peut se laisser aller à perdre son temps, à regarder la vie passer, et à détailler, sans juger, la tenue et le style des passants.

 

Ce n’est pas la paresse qui devrait être un droit mais bien l’ennui.

 

Il faudrait en parler à certains parents ou enseignants à propos des enfants à qui l’on interdit le temps mort, le rien faire, la lenteur.

 

La paresse produit déjà de la marchandise, de l’action et de la volonté.

 

À l’inverse, l’ennui n’est pas une revendication ni une posture, mais bien une situation, un état d’esprit et finalement une façon de profiter de la vie. »

 

Mon passé de basketteur me fait apprécier le temps mort, cette pause dans l’action, ce moment favorable à une reprise de sa lucidité justement perdue dans le feu de l’action, récupérer aussi… mais c’est aussi un moment d’échanges avec ses partenaires, d’écoute des remarques de son entraîneur.

 

Et les cafés sont encore « des lieux de rencontres et d’échanges permettant la confrontation d’idées entre gens de bonne compagnie. »

 

Le café « c’est la rencontre à géométrie variable : je peux rester seul, ou bien y être avec d’autres, ou rencontrer les autres, ou les regarder. »

 

Le café « reste une formidable caisse de résonnance pour saisir les bruits de la ville… »

 

« Les cafés les plus intéressants sont ceux situés dans des lieux de passage stratégique, c’est-à-dire où les jolies filles se promènent avec une nonchalance étudiée, une discrétion ostentatoire ou au contraire la volonté affichée d’être bien vue. »

 

Si je cite Guérin c’est que, cycliste urbain, vagabond du macadam, déambulateur, baguenaudeur impénitent, je souscris des 2 mains à ses écrits.

 

« Les terrasses des cafés sont bien la preuve que le bonheur existe. »

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 06:00
Le bistrot à la française, modèle d’authenticité locale souple et adaptable, est-il en train de disparaître ?

Dans son livre Éloge du bistrot Marc Augé écrit :

 

« Avec le mot bistrot la France a exporté 1 modèle d’authenticité locale souple et adaptable »

 

Mais comme pour notre fameux terroir, nos AOC, ne sommes-nous pas en train de vider de son contenu d’authenticité ce fameux modèle à la française ?

 

Répondre à cette interrogation n’est pas simple car les évolutions ne sont pas les mêmes sur l’ensemble du territoire.

 

Dans une chronique du 27 juillet 2010 « Non, le bistrot du coin n’est pas condamné ! » la réponse d’un professionnel, Pascal Gayrard, Aveyronnais, né dans le milieu puisque ses parents tenaient un café, et aujourd’hui directeur général en France de Metro Cash &Carry France, grossiste au service des professionnels (dont les cafés, bars) la tête de Turc du gros Poussah de Barcelone, réagissait à l’éloge funèbre du bistrot.

 

Il écrivait dans une tribune publiée dans le Monde du 27 juillet 2010 :

 

« … de grâce, ne nous trompons pas de diagnostic, au risque de préconiser les mauvais remèdes! »

 

« En fait, pour cette profession, si ancrée dans le paysage culturel français et pourtant aujourd’hui menacée de disparition, il s’agit bien d’une crise d’identité doublée d’une crise de son savoir-faire. Certes, les Français restent majoritairement très attachés aux cafés traditionnels. En effet, selon une étude que nous venons de mener avec BVA, 82% d’entre eux les plébiscitent par rapport aux établissements franchisés. Mais le fameux bistrot du coin se meurt de s’être laisse dessaisir de son indéniable compétence au profit d’autres professionnels mieux organisés – enseignes, chaines…

 

Facteur aggravant: peu de fournisseurs des cafetiers ont anticipé l’aide qu’ils pouvaient leur apporter dans cette conjoncture difficile, et certains ont préféré se tourner vers les chaines, privant ainsi les cafés-bars de l’organisation et de la logistique nécessaire pour rebondir. Dans cette période d’adversité, certains cafés ≪à la française≫ ont aussi perdu leur âme. Décor ≪BCBG≫, ambiance pub, lumière tamisée ou psychédélique et profonds canapés club ne remplaceront jamais pour les consommateurs de tous âges, la qualité d’un ≪plat du jour≫ bon marché, le goût d’un bon café noir, la saveur d’un sandwich de pain frais ou d’une vraie pression servie ≪sans faux col≫.

 

Ce métier s’est fait voler la qualité d’un expresso par des fabricants de machines ou celle d’un ≪ jambon beurre ≫ par les rayons produits frais des grandes surfaces. Quant au traditionnel≪plat du jour≫, blanquette de veau ou petit salé aux lentilles, le voilà qui disparait au profit des formules proposées par les fast-foods! »

 

 

Où en est-on en 2015 ?

 

Sur France Inter l'émission Service Public de Guillaume Erner du vendredi 22 mai 2015 s’interrogeait :

 

« Le bistrot est-il en rade? Trop chers, pas toujours plaisants, de plus en plus de cafés ferment. Le bistrot français a-t-il encore un avenir? Comment peut-il lutter contre les fast-foods et autres lieux où l’on peut se restaurer à moins cher ? »

 

Les cafés-bar trinquent… ils disparaissent. Vous pouvez vous informer ICI.

 

Tout fout le camp ma bonne dame !

 

Alors avec Marc Augé, intellectuel adepte du bistrot, qui avec pertinence, cherche à démêler les fils de cette appellation, faisons un petit peu de sociologie du bistrot.

 

« Bistrot ou non bistrot ? Le « troquet » est un petit « caboulot » dans lequel on boit. On ne va pas dans un troquet ou un « bistroquet » pour prendre une coupe de champagne, plutôt un coup de rouge ou de blanc, ou une bière. On ne s’y attarde pas pour le plaisir. On s’y assied rarement.

 

Le « café » est une institution qui a ses lettres de noblesse et parfois ses lettres de noblesse et parfois ses spécialités. Un parfum de distinction européenne s’attache au mot lui-même ; les cafés littéraires se sont fait une réputation historique ; d’autres parfois les mêmes, ont été des lieux de vie politique. Les bistrots se situeraient ainsi quelque part entre les troquets les plus élémentaires et les cafés les plus élaborés. »

 

« Ce qui fait le bistrot, le vrai bistrot, c’est sa disponibilité dans le temps : il est ouvert du matin au soir, plus ou moins tôt, plus ou moins tard, mais sans interruption. »

 

« Le fait que le mot « bistrot » traduit chez ceux qui l’emploient une forme de sympathie immédiate… »

 

Pour lui c’est comme si l’emploi de ce mot, à lui seul, garantissait le caractère fraternel, aimable et vivifiant d’une sortie en ville à proximité du lieu de vie ou de travail.

 

Vision très urbaine, civilisée, plutôt soft, celle d’un intellectuel qui n’y fait que passer, par choix, sans pour autant s’y impliquer, y traîner, y laisser son salaire et sa santé.

 

Le bistrot, comme le café du coin, en tout lieu, grande ou petite ville, patelin, c’était le peuple qui y allait, le populo, les classes dangereuses, les poivrots, les traîne-lattes, les vas-de-la-gueule, les petits vieux et les mémés solitaires, les poinçonneurs de tickets de tiercé, le facteur, le boulanger, le boucher, les étudiants fauchés, les filles émancipées, les bidasses en goguette…

 

Sans tomber dans la nostalgie, s’il en reste encore des traces çà et là, le Paris populaire, comme celui des grandes métropoles, ayant rétréci comme une peau de chagrin, les bistrots, comme les cafés du coin, ont par contrecoup subi le même sort. Le phénomène est bien pire dans la campagne profonde où les cafés comme les bistrots ont souvent disparus. Et que dire des grands ensembles, de ces banlieues « dangereuses ». Et pour les villes moyennes, les bistrots et les cafés sont devenus des couches-tôt.

 

De nouveaux formats, comme on dit, émergent, surtout autour des jeunes qui éprouvent le besoin de se retrouver au dehors : bar à vins, bar à café par exemple… Mais tel n’était pas mon propos d’aujourd’hui.

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 06:00
Les pépères du Canard sont les ringards du pinard ils auraient dû sous-traiter leur « spécial vin » !

Le palmipède déchaîné sort un « spécial bouffe » où le pinard est à la diète : 4 misérables pages sur 90, c’est le Président Farge qui va ne pas être content. C’est peu pour les 150 Rafales mais les pépères du Canard sont antimilitaristes.

 

N’ont jamais été de fins palais au Canard.

 

Lire « Au "Canard Enchaîné" : on ne boit pas, on se désaltère…» chronique du 5 mai 2008 

 

Mais là, ils se surpassent. Pis encore, eux qui charrient leurs confrères méritent un pan sur le bec pour la nullité crasse de leurs 3 malheureux articles, dont 2 frisent la copie rédactionnelle sponsorisée.

 

Entendons-nous bien, les pépères du Canard ont le droit de ne pas aimer les vins nus, les vins à poils, les bobos, le bio, mais pas en torchant à la truelle des articles pleins de ragots de fond de chiottes.

 

Comme leurs potes de la grande presse ils auraient dû sous-traiter leur «spécial vins»

 

- Pour le French Paradox à Jacques Dupont du Point grand spécialiste du Pr Serge Renaud.

- Pour le dézingage des vins nus à Michel Bettane qui aurait pu leur fourguer un de ses anciens papiers.

 

- Pour le Champagne directement au CIVC

 

Et puis c’est qui « une blogueuse spécialisée », pourraient donner le nom de son blog pour que nous puissions vérifier sa crédibilité.

 

Qui c’est ce bistrotier de Bercy-village, lieu peu renommé pour proposer des vins natures, qui nous torche une évidence propre à sa profession qui « met une bouteille d’honnête vin ordinaire à 30 euros minimum. »

 

Bravo pour le coup de chapeau à Thierry Dessauve « organisateur du Winelab, un rendez-vous pour les passionnés du vin. » Je ne vous savais pas aussi mercantis les pépères du Canard.

 

Toujours l’anonymat pour :

 

- Le chercheur de l’INRA qui déclare qu’en Champagne « Si on appliquait strictement aucun traitement d’attaque, 95% de la récolte serait perdue avant même la vendange.»

- L’expert de l’INAO qui n’y va pas avec le dos de la cuillère avec ses opportunistes qui « ont profités de l’aubaine, s’engouffrant dans le nouveau créneau vertueux, magnifié par les cavistes et les médias parisiens. » et qui « se font mousser avec une bonne com’ qui plaît à une clientèle bobo avide d’originalité chic. »

 

Z’ont peur de qui ces courageux fonctionnaires ?

 

Bref, j’ai envie de gueuler « Remboursez ! »

 

C’est nul à chier !

 

J’espère que du côté bouffe ce ne sera pas du même tonneau sentant le boisé…

Les pépères du Canard sont les ringards du pinard ils auraient dû sous-traiter leur « spécial vin » !
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