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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 06:00

 

Pour égayer mes longues journées, varier mes plaisirs de lecture, j’ai acquis chez Gallimard un 5 en 1 Tout doit disparaître de Jean-Bernard Pouy publié dans la série noire.

 

C’est du lourd anar, « comme tout libertaire qui  se respecte JB a le pouvoir pour ennemi du genre humain », c’est l’accoucheur du Poulpe, phénomène éditorial, des centaines de milliers d’exemplaires vendus.

 

 

Sitôt acquis sitôt ouvert sur Nous avons brûlé une sainte publié en juin 1984.

 

 

Sous Tonton 1ier donc.

 

On y respire l’air de ce temps que les jeunes ne peuvent pas connaître.

 

 

Ainsi, dans la 504 de location des vengeurs de la Pucelle d’Orléans, fonçant vers Compiègne au milieu  des champs de betteraves afin d’échapper aux bourres :

 

« La 504 sortit en silence de Pontoise comme si elle devait louvoyer entre zones de tranquillité et de calme.

 

  • C’est quoi ça ? demanda Anna en indiquant le combiné téléphonique et le boîtier noir installés près du changement de vitesses.

 

  • Un téléphone de voiture, répondit Poton.

 

  • Ça marche ?

 

Xaintrailles essaya. Il mit le combiné sous tension, décrocha et obtint la tonalité.

 

  • Ça m’en a l’air. On a dû sacrément payer plus pour cette merde.

 

[…]

 

  • Fais le 13 et demande le numéro de l’AFP.

 

[…]

 

Les tueurs en direct. Il avait quand même pu prévenir son assistant en lui écrivant trois mots, au milieu des autres : téléphone, voiture, vite ! L’autre avait compris, contacté immédiatement les services de recherche de la Police qui avait dû mettre en rapport direct avec un service spécialisé des PTT. Matord le connaissait, d’ailleurs, ce service, des petits branleurs qui passaient leur temps à écouter, écroulés de rire, les conversations entre les PDG, leurs secrétaires, leurs maîtresses et les bobonnes restées à la maison *. La fille qui lui avait parlé était bien resté cinq minutes au téléphone. Les autres avaient eu le temps de repérer l’appel. Non, c’était sûrement trop court. Encore une bande de fonctionnaires payés pour un résultat vraiment tangible.

 

[…]

 

  • … à propos, le radiotéléphone ça donné quoi ?

 

  • Les PTT les ont repérés de justesse. Ça correspond. Voiture louée à Reims. Ils y étaient. C’est bon pour les journaux, c’est de la pucelle tout crachée. Ils ont appelé d’en dehors de Paris, dans la région nord. Les émetteurs concordent. Ils se déplacent. On s’en occupe. Des barrages sont mis en place.

 

*Pour la petite histoire :

 

- Mon beauf, catho tradi, grand vendeur d’engins agricoles, avait doté son gros char d’un radiotéléphone. Il enregistrait des conversations entre des pontes et leur maîtresses.

 

- Ayant sollicité des renseignements intérieurs sur la surface économique d’un investisseur, je reçus une note blanche truffée de détails croustillants : maîtresses, lieux de rendez-vous, etc. sur celui-ci glanés par les grandes oreilles.

 

- Rappelons les écoutes de l’Elysée  ICI commanditées par Tonton pour protéger Mazarine.

 

- Ma R25 de fonction était doté d’un radiotéléphone.

 

- Entre ces années-là et aujourd’hui on peut mesurer avec précision l’accélération des télécommunications. Adieu, le 22 à Asnières, les PTT vive FranceTélécom&Orange et les Bouygues et SFR, les cabines téléphoniques, les téléphones fixes, les Smartphones ne servent plus à téléphoner mais à twitter ou photographier, on vous suit à la trace, vous êtes cernés, vive les fadettes, les messageries cryptées : WhatsApp, le monde d’après dont tout le monde se gargarise est déjà derrière nous.  

 

LES COMMUNICATIONS AVEC LES MOBILES.

 

 La fin des années 90 a vu l’explosion de la téléphonie mobile et une croissance formidable du nombre d’utilisateurs, des réseaux et des fonctionnalités offertes.

 

La situation présente pourrait cependant faire oublier que les démarrages furent lents et difficiles et que certaines personnes considéraient même que les français n’utiliseraient ces technologies qu’avec réticence et pour des applications spécifiques nécessitant la mobilité.

 

 L’histoire des mobiles a pourtant débuté il y a longtemps et la SAT  a senti très rapidement l’intérêt d’une participation à la réalisation des réseaux précurseurs.

 

Quarante années se sont écoulées entre le premier téléphone de voiture et l’ouverture du réseau opérationnel de téléphonie mobile à la norme GSM en France avec pour principales étapes :

 

- 1955 créations d’un service de radiotéléphone voiture

 

- 1973 automatisation du radiotéléphone

 

- 1973 ouverture de la radio messagerie eurosignal

 

- 1981 lancement au CNET du projet de numérisation du radio téléphone Marathon

 

- 1987 lancement à Paris du téléphone de voiture RADIOCOM 2000

 

- 1992 ouverture du service POINTEL de communications urbaines

 

- 1992 ouverture commerciale du service GSM sur le réseau public.

 

 

L’implication de la SAT dans l’histoire de la communication avec les mobiles débute avec le réseau POINTEL.

 

 

Au début des années 90 France Télécom décide la mise en place dans les grandes villes de France d’un service de téléphonie mobile dont les caractéristiques principales se retrouveront dans le GSM à savoir : des terminaux miniatures permettant de téléphoner de la rue, la possibilité de messagerie et une couverture large du territoire. Toutefois les appels « entrants » ne sont pas autorisés ou seulement dans des configurations particulières.

 

La suite ICI 

 

 

 

 

1985 : le Radiocom 2000, par France Télécom. ICI

Téléphone de voiture Thomson CSF des années 1973 à 1986. ICI

Publié par Lilian

1993

« Allo New-York, je voudrai le 22 à Asnières... »

 

J'avais un manque dans ma collection, le téléphone de voiture des années 1973 à 1986, la voila comblait avec ce Thomson CSF de 1973 ...

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 06:00

 

Le sujet est grave, la chanson d’Alain Souchon m’est seulement revenue dans la tête en lisant ce qui suis.

Je lis, je lis, La constance du jardinier de John Le Carré, soyez patient j’arrive à la fin, mais pages 442 à 446, un focus sur ce qui se passait au Soudan-sud.

 

 

Le texte de Le Carré date de 2001, depuis 2011 le Soudan du Sud est indépendant du Soudan. Le Soudan du Sud a plongé fin 2013 dans une guerre civile politique et ethnique qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés. Un affrontement particulièrement sanglant entre les partisans du président Salva Kiir et ceux du vice-président Riek Machar. Les combattants saccagent les villages, les cultures, pillent le bétail. Or l'élevage est le principal moyen de subsistance des familles. Un conflit politique, mais aussi ethnique : Salva Kiir est soutenu par les Dinka, Riek Machar, par les Nuer, les deux principales ethnies du pays. Avec des humanitaires harcelés, voire attaqués par des groupes armés, et qui ont été empêchés d'accéder à certaines zones par les autorités, principalement celles tenues par l'opposition.

 

La suite ICI

 

Soudan du Sud : enfin un accord entre Salva Kiir et Riek Machar ICI

 

2019

 

En septembre 2019, Salva Kiir et Riek Machar se sont rencontrés pour mettre en application l'accord de septembre 2018, dans le but de former un gouvernement pour novembre 2019.

 

En décembre 2019, après plusieurs mois de tension entre le gouvernement et l'ex rébellion (opposition), les chefs des deux entités s'engagent à former le gouvernement d'union nationale à la fin du mois de février 2020.

 

2020

 

À la suite de cet accord, Riek Machar est nommé vice-président le 22 février 2020.

 

En juin 2020, un homme d'affaires sud-soudanais et ancien officier de renseignement annonce le lancement d'un nouveau groupe rebelle. Kerbino Wol déclare avoir l'intention de renverser ce qu'il appelle "la direction corrompue du pays". Kerbino Wol a appelé son groupe "Le Mouvement du 7 octobre", une référence au jour d'une émeute dans la prison où il a été détenu sans procès pendant deux ans. Kerbino a été gracié par le président Salva Kiir en janvier 2020.

 

Soudan du Sud: l’armée annonce la mort du rebelle Kerbino Wol ICI

 

Lokichokio est une ville créée de toutes pièces, issue d’un No Man’s land situé au nord du Kenya, près de la frontière soudanaise.


Il y a 15 ans, dans cet Est sauvage, un camp des Nations Unis a été installé. Dans ce village de 300 habitants, plus de 80 ONG du monde entier, tentèrent d’apporter leur aide aux blessés du conflit soudanais sous la supervision des Nations Unis.
Aujourd’hui, le petit village est devenu une ville de 25000 habitants hébergeant 300 expatriés. En dépit de cette accumulation de savoir-faire et de moyens, Lokichokio ne compte que quatre puits, et ne dispose d’aucune collecte des déchets, ni d’électricité.

Le ballet incessant des avions humanitaires ponctue l’urgence quotidienne qui dure depuis des années.
Chaque jour, près de 125 tonnes de nourriture étaient acheminées à Lokichokio depuis Nairobi et Mombassa. Ce véritable pont aérien attirait des milliers de kenyans à la recherche d’un travail : cuisiniers, chauffeurs, emballeurs…et avait créé un vrai business en marge de l’action humanitaire, charriant son lot de prostitution, et de recel de marchandises.
Les accords de paix signés en janvier 2005 ont mis fin à cet eldorado humanitaire. L’hôpital le plus important d’Afrique, soutenu par le Comité International de la Croix-Rouge, et qui s’occupait exclusivement des blessés de guerre soudanais, a été fermé en juin 2006.
Les nombreuses ONG qui s’étaient installées dans le sud du Soudan ont depuis quitté cette ville qui n’avait aucune raison d’être.

 

 

« Au Sud-Soudan, on a les riches en calories, les OK en calories, les pauvres en calories et les sans calories, monsieur Atkinson. Le boulot de Loki, c’est de prévoir les épisodes de famine. Chaque tonne qu’on largue coûte 1300 $ à l’ONU. Dans une guerre civile, c’est les riches qui meurent les premiers, parce que si on leur vole leur bétail ils n’arrivent pas à s’adapter, alors que pour les pauvres ça ne change pas grand-chose. La survie d’un groupe dépend du fait que les terres alentour soient cultivables en toute sécurité. Malheureusement, ce n’est pas souvent le cas dans le coin. Je vais peut-être trop vite pour vous ?

 

  • Non, c’est parfait.

 

  • Donc Loki doit recenser les moissons et prévoir où surviendront les prochaines famines. On est sur le point d’en avoir une, là. Mais il faut être précis dans le timing. Si on largue les denrées quand ils sont prêts à moissonner, on chamboule leur économie. Si on les largue trop tard, ils sont déjà en train de mourir. À propos, la voie aérienne est la seule valable. Sur route, les denrées sont détournées, souvent par le chauffeur.

 

[…]

 

« Nous avons quatre niveaux de sécurité dans les centres de nutrition. Indice 4 : annulez le largage. Indice 3 : alerte rouge. Indice 2 : possible. Nous n’avons pas de zones à risque zéro au Sud-Soudan. Compris ?

 

[…]

 

  • Quand on arrive au centre, le coordinateur indique l’indice du jour, reprend McKenzie. S’il y a état d’alerte, faites ce qu’’il vous dit. Le centre où vous vous rendez est dans une zone en principe contrôlée par le général Garang, qui vous a délivré le visa que vous avez perdu. Mais elle soumise à de fréquentes attaques venues du nord ou des tribus du sud. N’allez pas croire que c’est juste un conflit nord/sud. Les alliances tribales changent du jour au lendemain, et ils sont tout aussi prêts à se battre entre eux que contre les musulmans. Vous me suivez toujours ?

 

  • Parfaitement.

 

  • Au départ, le Soudan est un fantasme de cartographe colonial. Au sud, on a l’Afrique, des champs verdoyants, du pétrole et des chrétiens animistes. Au nord, l’Arabie, le sable et une poignée d’intégristes musulmans décidés à faire régner la charia. Vous savez ce que c’est ?

 

  • Plus ou moins, oui, dit Justin qui a écrit des rapports sur ce sujet dans une autre vie.

 

  • Le résultat, c’est qu’on a tous les ingrédients d’une famine chronique : ce que la sécheresse ne détruit pas, les guerres civiles s’en chargent et vice et versa. Mais Khartoum reste le gouvernement. Donc, au final malgré tous les accords qu’elle négocie au sud, l’Onu doit ménager Khartoum. Alors ce qu’on a là, monsieur Atkinson, c’est un pacte triangulaire unique entre l’ONU, les gars de Khartoum et les rebelles qu’ils écrabouillent. Vous me suivez ?

 

[…]

 

  • À part les surplus que nous refilent les céréaliers américains, l’essentiel de ces céréales est cultivé dans le nord du Soudan. Allez donc comprendre : les organisations humanitaires achètent les céréales à Khartoum, et Khartoum utilise cet argent pour acheter des armes qui servent à la guerre contre le sud. Les avions qui apportent les céréales à Loki utilisent le même aéroport que les bombardiers de Khartoum pour pilonner les villages du sud-Soudan.

 

  • - Et alors, c’est quoi la colle ?

 

  • Pourquoi l’ONU finance les bombardements du sud-Soudan d’un côté et ravitaille les victimes de l’autre ?

 

  • Je passe.

 

 

Soudan du Sud : un panel d’experts de l’ONU dénonce la stratégie de la faim utilisée comme arme de guerre  ICI

 

 

SOUDAN DU SUD : UNE GUERRE CIVILE DÉVASTATRICE ICI

 

Le conflit qui oppose depuis 2013 l’armée sud soudanaise à des groupes d’opposition a provoqué le déplacement de plusieurs millions de Sud-Soudanais. Ils vivent dans la peur des affrontements et des exactions, avec très peu d’accès aux soins de santé.

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 08:00

 

Le 11 novembre, revenant de faire quelques courses, face au portail sécurisé de la cour de l’immeuble mon porte-cartes tombe de ma poche arrière lorsque j’en retire le bip pour ouvrir. J’en m’en aperçois dès que je suis arrivé au 9e, je redescends. Rien sur le trottoir. Je refais mon parcours en vain.

 

Procédure d’urgence : je bloque par téléphone mes deux cartes bleues, reste ma carte vitale. Je me rends sur le site de la CPAM mais pour déclarer la perte il faut passer par un compte que je n’ai jamais ouvert. Je décide donc d’utiliser le courrier que je dépose à la Poste le lendemain.

 

3 jours après j’ai 2 nouvelles cartes bleues.

 

6 jours après je reçois un coup de téléphone : mon porte-cartes a été déposé dans la boîte aux lettres d’une caisse d’épargne du 17e (en effet la main anonyme qui a trouvé mon porte-cartes a constaté que l’une des cartes bleues était émise par la Caisse d’Epargne il l’a déposé dans la boîte aux lettres de la Caisse d’Epargne proche de son domicile. Le gérant a cherché mon numéro de téléphone sur sa base de données et m’a appelé)

 

Bref, il ne me restait plus qu’à attendre ma nouvelle carte vitale. L’ancienne restait active.

 

Le 16 décembre je reçois un courrier de la CPAM Paris me demandant de remplir un formulaire sur lequel je dois apposer une photo. Ce que je fais illico en renvoyant le tout au centre d’impression des cartes. À partir de ce moment-là je sais que mon ancienne carte vitale est désactivée.

 

En conséquence j’en suis démuni ce qui m’empêche d’accéder à un éventuel test Covid 19.

 

J’attends donc.

 

Le 12 janvier je reçois ma nouvelle carte vitale par courrier, elle a été émise le 5 janvier.

 

2 mois tout ronds !

 

Je suis tout prêt à admettre que la conjonction Covid et fêtes de fin d’années puisse justifier un délai raisonnable. Dans mon cas précis, je souligne que les pertes de carte n’ont pas dû submerger la CPAM Paris, que le retard est surtout dû à l’incapacité que ce type d’organisme à gérer efficacement, à l’image des cartes bleues, une demande sommes toute banale.

 

Et qu’on ne vienne pas me chanter la ritournelle : manque de moyens, c’est un état d’esprit s’appuyant sur des procédures obsolètes.

 

Bonne nouvelle : sur la nouvelle carte je n'ai plus une tronche de bagnard comme sur l'ancienne.

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 06:00

 

Buste de Louis-Michel Lepeletier, Musée de la Révolution française

 

Hommage soit rendu à mes lecteurs des origines dotés d’une fidélité inoxydable, il leur faut vraiment de la constance et du courage pour suivre chaque jour ma graphomanie.

 

Parfois, face à mon écran, je me dis « un jour tu vas être à court d’un nouveau sujet… ». Alors, certains d’entre eux sont mes bouées de sauvetage en expédiant dans ma boîte de messages du carburant non fossile à brûler.

 

Ainsi Olivier de Moor :

 

« Demain je pense sera évoqué les 25 ans de la mort de François Mitterrand. Je pense que de Mitterrand on n'oublie pas l'abolition de la peine de mort, et le discours habité de Robert Badinter. Il y a peu j'ai vu une émission sur les grands discours à l'assemblée nationale. Et Robert Badinter interrogé sur le sien expliqua que le premier à l'avoir demandé fut Lepeletier de Saint-Fargeau. Ignare que je suis, je n'en avais jamais entendu parler. Le Saint-Fargeau de la Puisaye voisine a éveillé ma curiosité. Et je viens de découvrir un personnage incroyable qui a eu une drôle de vie. Ton érudition étant sans limite, tu le connais sans doute. »

 

Je rassure Olivier moi aussi j’ignorais tout de Lepeletier de Saint-Fargeau, quant à mon érudition elle a des limites, c’est ma curiosité qui elle n’en  a pas.

 

En revanche, le plaidoyer de Robert Badinter le 17 septembre 1981 à la tribune de l’Assemblée Nationale est à jamais gravé dans ma mémoire. En effet, j’eus le privilège d’y assister car j’étais présent physiquement dans l’hémicycle, en bas, à gauche, à la place réservée aux conseillers du Président de l’Assemblée.  

Débats de l'Assemblée nationale sur le projet de loi
d'abolition de la peine de mort
(17 et 18 septembre 1981)

ANNEXES AU PROCÈS VERBAL
de la 2ème séance du vendredi 18 septembre 1981

 


SCRUTIN (N° 59) Sur l’article premier du projet de loi portant abolition de la peine de mort

Ont voté pour : ICI 

Le vote de la loi portant abolition de la peine de mort ICI 

 

Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau : l’oublié des journées des 20 et 21 janvier 1793 ICI 

 

 – La lutte pour l’abolition de la peine de mort

 

Si sa présence est peu remarquée au départ, il sut progressivement se faire entendre au sein de l’Assemblée nationale constituante. Alors qu’on s’apprête à abolir les titres de noblesse, il parvient à faire adopter le 21 juin 1790 la loi selon laquelle « tout citoyen devra porter le nom de sa famille réduit à sa plus simple portion ». Beaucoup s’efforcèrent ainsi de faire disparaître la particule de leur patronyme. D’Anton deviendra Danton, Maximilien de Robespierre ne signera guère plus que Robespierre. Pour Louis-Michel Lepeletier, Marquis de Saint-Fargeau, se fut tout simplement Michel Lepeletier bien que certains de ses comparses l’appellent encore Saint-Fargeau.

 

 

 

S’il présida un temps l’Assemblée nationale, ce n’est qu’en 1791 que Michel Lepeletier revint sur le devant de la scène pour plaider notamment la cause de l’abolition de la peine de mort. Rapporteur de la jurisprudence criminelle – il se souvint de l’arrêt du Parlement de Paris rendu à l’occasion de l’exécution de Robert-François Damien pour crime de lèse-majesté (Arrêt principal, prononcé contre Damien Parlement de Paris, Grand’Chambre assemblée, le 26 mars 1757 : « tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras de jambes, sa main droite, tenant en icelle le couteau dont il a commis ledit parricide, brûlée de feu de souffre ; et, sur les endroits où il sera tenaillé, jeté du plomb fondu, de l’huile bouillante, de la poix-résine fondue, de la cire et du soufre fondus ensemble ») – il présenta donc un projet de Code pénal le 30 mai 1791.

 

« Il faut que les peines soient humaines, justement graduées, dans un rapport exact avec la nature du délit, égales cour tous les citoyens, exemptes de tout arbitraire judiciaire ; qu’elles ne puissent être dénaturées après le jugement dans le mode de leur exécution ; qu’elles soient répressives, principalement par des gênes et des privations prolongées, par leur publicité, par leur proximité du lieu où le crime a été commis ; qu’elles corrigent les affections morales du condamné, par l’habitude du travail ; quelles décroissent en approchant du terme fixé à leur durée, et enfin qu’elles soient temporaires. »
 

Discours du lundi 23 mai 1791 prononcé par Michel Lepeletier devant l’Assemblée nationale

 

Lui, et bien d’autres, ne parvinrent toutefois pas à faire changer l’opinion générale sur le sujet. Le 6 octobre 1791, les députés adoptèrent la grande loi pénale qui dispose, entre autres, en son article 3 : « Tout condamné à mort aura la tête tranchée ».

 

 

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 06:00

 

Désolé je n’ai pas pu m’en empêcher…

 

Tintin au pays des Soviets

 

 

Nous sommes le 10 janvier 1929, à Bruxelles. Accompagné de son chien Milou, un tout jeune reporter monte dans le train à destination de Moscou. Pour Tintin, c'est le début d'une grande aventure. Pour Hergé, c'est le vrai début de sa carrière. Les Aventures de Tintin, reporter du Petit Vingtième au pays des Soviets paraîtront sous forme d'album en 1930

 

 

Plus sérieusement :

 

MANIFESTATION EN FAVEUR DU CHILI AUX INVALIDES À LA SUITE 
DU COUP D'ÉTAT.  DE GAUCHE À DROITE AU PREMIER PLAN 
JEAN-MICHEL CATALA, PAUL LAURENT, GEORGES SÉGUY, 
EDMOND MAIRE, GEORGES MARCHAIS
 ET MICHEL ROCARD. PARIS 1973. 
PHOTO JEAN TEXIER

 

Pour comprendre la relation que Michel Rocard a entretenue avec le parti communiste tout au long de sa carrière politique il convient de distinguer trois périodes principales.

 

La première couvre les années cinquante et soixante jusqu’à 1974, celles de la formation politique et de son action au sein du PSU ;

 

La seconde couvre les années qui ont suivi son adhésion au PS (1974-1981) ;

 

La troisième est celle du gouvernement Rocard (1988-1991).

 

Une relation décomplexée avec le PCF.

 

Michel Rocard s’est situé politiquement à gauche d’emblée. Il se rappellera plus tard qu’il ne pouvait satisfaire l’humanisme transmis par sa mère protestante que de cette manière. «Le message égalitaire des écritures ne pouvait pas me laisser indifférent ».

 

Sa découverte du monde ouvrier et ses valeurs humanistes l’orientent vers le socialisme. «Dès lors, j’irais du côté de ceux par lesquels elles [les classes populaires] s’estimaient représentées, vers les partis qui bien ou mal aspiraient à les défendre. » Or, le Parti communiste, à cette époque, est à l’évidence l’organisation qui représente le plus largement la classe ouvrière. Quels que soient les désaccords, nombreux, qu’il entretient d’emblée avec ce parti, ils sont tous deux dans le même camp, celui de la gauche. « Nous savons très bien que la principale force de résistance à un durcissement autoritaire du régime est le PCF » déclare-t-il en 1971. Sa critique violente de Sartre lui permet de relativiser celle du PCF : « Je n’incriminerai pas le PCF : l’ennemi c’est J.P. Sartre et ce qu’il symbolise. C’est à dire l’intellectuel vaincu pendant vingt ans qui ne franchit pas le pas, qui est toujours un grand allié du parti de la classe ouvrière, qui ne porte pas de critique et se tait sur les camps de concentration pendant la période stalinienne et qui avale tout sans que jamais sa critique soit positive ; nous faisons l’inverse. Nous sommes du côté des communistes lors de tous les coups durs mais nous ne lui passons rien sur les affaires sérieuses. »

 

Le PCF n’est pas seulement le grand parti ouvrier, il est le grand parti marxiste. Rocard, membre des étudiants socialistes, a découvert Marx que lui a fait connaître Victor Faÿ. « Il s’est laissé séduire par le marxisme, notamment par les théories économiques de Marx, se souviendra ce dernier ». Il utilisera alors la thèse marxiste de la prééminence de l’infrastructure économique et sociale. Dans la tradition de la SFIO, il se veut un révolutionnaire. La lutte des classes est une évidence. La société socialiste doit succéder à la société capitaliste ; l’appropriation collective des moyens de production doit être réalisée. « Si le parti socialiste rejetait définitivement et le marxisme et le dogme de l’économie dirigée, il mettrait un point final à son évolution et perdrait tout espoir de jamais se rallier la classe ouvrière dont il aura fait don au parti communiste, écrit-il ».

 

Pour autant, Rocard ne ressentira jamais de proximité à l’égard du parti communiste. Il lui sera toujours étranger. Sa culture est différente. Sa génération n’est pas celle de la résistance mais celle de la guerre froide qui a découvert le totalitarisme stalinien. Contrairement à Léon Blum, il ne plaidera jamais pour la réunification des deux courants de gauche. Il ne souhaitera pas, comme lui, « effacer Tours ».

Il a une claire conscience des désaccords profonds qui existent entre eux. Au PSU, il énoncera clairement les deux plus importants : « le premier, c’est le caractère autoritaire ou non du modèle de société socialiste. A ses yeux, le modèle doit rester autoritaire, pour nous non. » ; « le deuxième point de controverse fondamentale, le voici. Des solutions de type socialiste sont-elles actuelles, correspondent-elles à la situation de la société française dans un avenir raisonnable ? Sur ce point nous constatons dans la pratique un comportement que nous qualifierons de conservateur ».

 

A la différence de nombreux socialistes, Rocard, sûr de ses valeurs et de ses idées, n’a pas de complexe à l’égard du « grand parti de la classe ouvrière ». Comme François Mitterrand, mais dans une vision différente, il conçoit la relation avec le PCF comme un rapport de forces. Quant à son marxisme, s’il lui arrive d’en donner des leçons aux communistes, il ne constitue qu’une part d’un bagage idéologique et intellectuel fort éclectique. N’étant pas sectaire, il et est ouvert à de multiples approches, d’autant que chez lui, la théorie, aussi importante soit-elle, ne l’emporte jamais sur les paramètres de l’action.

 

Faire !

 

Cet objectif en fait un héritier de Pierre Mendès-France. Il croit à l’économie. «J’avais, se rappellera-t-il plus tard, une crainte révérencielle devant l’économie. J’avais compris que c’était le cœur de la vie publique. » En 1954, Faÿ le perçoit davantage comme un modéré keynésien que comme un marxiste. Lui-même, interrogé plus tard sur le caractère révolutionnaire du PSU, donne une réponse qui le situe dans la ligne de Jaurès et de Blum : oui, le PSU est révolutionnaire s’il s’agit d’opérer un profond changement des rapports de production, une transformation radicale. Mais non s’il s’agit de déclencher un mouvement insurrectionnel. Il le montrera en mai 1968, étant à la fois en tête du mouvement mais soutenant le préfet Grimaud dans son action et faisant appel à Mendès France. Bref, comme l’écrit Jean-Louis Andreani, Rocard est alors un « révolutionnaire réfléchi ».

 

Mai 68 marque pour Rocard la rupture avec le PCF dont le PSU devient la bête noire. Lorsqu’en 1971, les négociations entre les deux partis à propos des élections municipales sont rompues, le PCF déclare que le PSU s’enfonce «dans des positions gauchistes irresponsables».

 

Rocard ne recherche pas à tout prix un rapprochement avec les communistes qui, comme le souhaite Guy Mollet pour la SFIO, pourrait être obtenu au moyen d’un « dialogue idéologique ». S’il est favorable à des actions communes avec les communistes, il réclame le droit à la différence. Il ne s’agit pas non plus pour lui, comme le voudra François Mitterrand en 1972, de faire un programme commun de gouvernement sans discuter du fond, estimant que ce faisant, le Premier secrétaire du PS consolide le PCF.

 

C’est, selon lui, en affirmant les valeurs socialistes qu’il sera possible de reprendre au PCF la classe ouvrière. Parmi celles-ci figure au premier chef la critique du totalitarisme qui, dans la période 1956-1968, trouve de nombreux points d’application. Il oppose au modèle soviétique le socialisme dans la liberté mais sans le faire au nom de la défense de la social-démocratie qu’il critique, percevant le congrès de Bad-Godesberg comme étant «l’expression parfaite d’un conformisme libéral sans ambition ». Le Rocard du PSU, comme Jaurès et Blum, n’est pas révisionniste.

 

Au modèle révolutionnaire communiste, Rocard oppose un autre modèle révolutionnaire : l’autogestion. Celle-ci ne pourra être instaurée qu’après la prise du pouvoir par les travailleurs et le renversement de l’état capitaliste ; l’objectif prioritaire demeure l’appropriation collective des moyens de production.  « C’est un fait, estime-t-il en 1972, qu’à travers la volonté d’autogestion s’expriment à la fois un refus et un projet :

 

- un refus, celui de la toute-puissance d’un État que la bourgeoisie a modelé en fonction de ses intérêts, et il est significatif qu’il s’accompagne d’un refus analogue à celui que l’URSS impose à ses travailleurs comme à ceux des démocraties populaires : un État qui en vient, comme naguère en Pologne et surtout en Tchécoslovaquie, à contredire la lutte ouvrière elle-même,

 

- mais aussi un projet, celui d’une société où les hommes soient capables de prendre en main leurs propres affaires, de prendre eux-mêmes les décisions qui concernent leur travail leur cadre de vie, leurs formation, leurs relations et toute leur vie quotidienne ». C’est sur cette ligne qu’il entend combattre le modèle communiste.

 

Si le PSU critique fortement, sans toutefois la condamner, la signature du programme commun en 1972, y voyant une perspective de changement politique mais considérant que le texte ne peut « ouvrir  la voie au socialisme» et qu’il est « l’expression d’une centralisation étatique largement aggravée », Rocard lui-même se montre un peu plus ouvert que son parti, estimant que son adoption « malgré les importantes réserves qu’appellent le contenu de ce texte et la stratégie qu’il implique, est un fait important. Son existence a une valeur de mobilisation, de mise en mouvement des forces populaires qu’il ne faut pas sous-estimer ».

 

La signature du programme commun va s’avérer une grande victoire stratégique pour François Mitterrand. Une perspective d’arrivée au pouvoir de la gauche se dessine. Rocard, lui n’a jamais conçu les relations avec le PCF en termes stratégiques. Il n’imagine pas ce que serait un gouvernement d’union. Aux élections législatives de 1973, alors que les progrès du PS sont remarquables, obtenant 19%, à deux points du PCF, le PSU obtient 2%. Rocard perd son siège dans les Yvelines.

 

Le PSU a raté le coche et n’a plus de perspectives sérieuses de jouer un rôle de premier plan dans la recomposition de la gauche. A l’élection présidentielle de 1974, Mitterrand, candidat d’union de la gauche dès le premier tour, manque de peu d’être élu au second. La partie est jouée et Rocard a perdu. Mitterrand ayant accepté sa demande d’adhésion au PS, il doit avaler le programme commun et l’union de la gauche.

 

Rocard, Mitterrand et le Parti communiste.

 

Les Assises du socialisme permettent au courant rocardien de préserver l’idée d’autogestion en entrant au parti socialiste. Les communistes ne voient pas d’un bon œil cette entrée qui risque de renforcer un parti qui menace de le dépasser électoralement. Mais ils ne savent pas trop par quel côté attaquer ces autogestionnaires entrés au PS qui entendent les tourner sur leur gauche. Ils sont tentés de renouveler leur accusation de gauchisme.

 

Mais en même temps, alors que Rocard vient de publier plusieurs articles sur la crise économique, en octobre 1974 ils choisissent un autre angle d’attaque : « il semble bien que les idées de M. Rocard pour faire face à la crise ne sont pas incompatibles avec les intérêts du grand capital », peut-on lire dans l’Humanité. C’est désormais cet angle qu’ils privilégieront. En 1975, Rocard est nommé secrétaire national du PS au secteur public. Ses interventions dans le domaine économique en font l’ennemi déclaré du PC. Il déclare qu’on ne biaise pas avec l’économie de marché et affirme que « la gauche sera crédible quand le PS sera dominant, ce qui suppose de la part du PC une inflexion doctrinale terrible ».

 

Dans une période où « l’Union est un combat», ses accrochages avec le PC sont constants sur les questions économiques, notamment sur les nationalisations et le SMIG. Mitterrand l’écarte alors de la renégociation du programme commun.

 

En septembre 1977, celle-ci échoue cependant. Rocard va attaquer alors de plus en plus durement le PC. En novembre, il déclare : « la pensée économique des dirigeants du PC est restée stalinienne. Les mesures sociales que le PC préconise sont insupportables pour l’économie française. » Georges Frischmann, membre du Comité central du PCF dénonce alors « cet ancien gauchiste devenu social-démocrate d’extrême droite au terme d’une trajectoire étonnamment rapide. »

 

La même année, au congrès de Nantes, son discours sur les deux cultures ne permet pas seulement à Rocard de se distinguer de la « première gauche » socialiste, elle est également, indirectement, une critique acerbe de la culture communiste. Il convient de rappeler les grandes lignes de cet important discours. « Il y a deux cultures dans la gauche française. […] La plus typée, qui fut longtemps dominante, est jacobine, centralisatrice, étatique, nationaliste et protectionniste. »

 

«L’autre culture, qui réapparait dans la gauche française d’aujourd’hui elle est décentralisatrice, elle est régionaliste, elle est libératrice, qu’il s’agisse de majorités dépendantes comme les femmes, ou de minorités mal accueillies dans le corps social : jeunes, immigrés, handicapés. Elle se méfie du règlement, et de l’administration, elle préfère l’autonomie des collectivités de base et l’expérimentation ». « Le risque qui, ici, nous menace est celui de l’étatisation ». Il faut « concevoir les nationalisations comme l’outil privilégié de de notre politique industrielle et non pas comme un principe fondamental du socialisme. »

 

« La deuxième question que la gauche au pouvoir doit résoudre est celle du risque et de la sanction économique. Il faut appeler un chat un chat. Toutes les expériences à vocation socialiste qui ont fait disparaître le risque et la sanction économique ont été conduites à construire des modèles de développement bureaucratiques ». Suit une défense de l’économie de marché. En quelques phrases, c’est feu le programme commun que Rocard enterre ici une seconde fois.

 

Le 19 mars 1978, au soir du second tour des élections législatives, qui voient la défaite de la gauche mais qui s’accompagnent cependant pour la première fois depuis 1936 d’un dépassement du PCF par le PS, le sabotage de la campagne de la gauche par les communistes libère définitivement Rocard de toute retenue dans ses attaques.

 

«  Alors pourquoi cette défaite aujourd’hui ? Une seule raison, la gauche n’a pas marché du même pas face au bloc des intérêts unis. Nos camarades communistes voulaient une victoire qui fût d’abord la leur. Ils ont pris là une terrible responsabilité devant l’Histoire et devant les travailleurs. »

 

Le 27 mars, il déclare au Nouvel Observateur que « la nouvelle union de la gauche devra assurer la convergence entre deux projets de société bien typés. Il ne faut plus que les facultés d’imagination et d’invention du PS soient indéfiniment stérilisées par un document programmatique détaillé ». Le 29 avril, devant la Convention nationale du parti, il déclare : « Nous ne ramènerons pas le PC à la stratégie de l’union par une confiance aujourd’hui bien difficile à reconstruire et encore moins par des concessions ». « La défensive qui consisterait à revenir à la pratique de simples accords électoraux consoliderait durablement l’hégémonie politique et sociale du PC sur la gauche. Il nous faut au contraire développer un parti capable d’engendrer un type d’unité dynamique et conflictuelle entraînant l’union des forces populaires ».

 

Le même mois, il déclare : « la réalité du parti communiste français c’est finalement qu’il ne sert à rien. » En octobre 1979, au Congrès de Metz, Mitterrand l’emporte. L’union reste à l’ordre du jour. Il faut alors être unitaire pour deux. Le 28 novembre Rocard plaide à nouveau pour la clarté dans les alliances et affirme que les deux projets ne sont pas de même nature : « l’union de la gauche, c’est le rassemblement au second tour sur un des deux projets ». Une union réduite aux acquêts… électoraux en quelque sorte.

 

En 1981, Mitterrand, à nouveau le candidat du parti, est élu. Le PCF subit une véritable défaite. Le gouvernement de Pierre Mauroy comprend quatre ministres communistes. Rocard est marginalisé au sein du nouveau gouvernement.

 

En 1984, lorsque Laurent Fabius succède à Pierre Mauroy à Matignon, le PCF décide de cesser sa participation. Le 6 avril 1985, Rocard décide de démissionner du gouvernement. A la veille de sa démission il a déclaré que le PS devrait définir un pacte démocratique sans s’arrêter aux « clivages d’hier. »

 

« Un pacte qui isole ses extrémistes  et refuse avec eux tout compromis ». De son côté, le PCF a rejeté la stratégie d’union. Aux élections de mars 1986, le déclin communiste se poursuit. Rocard écrit : «  le PC a manqué. Sa politique sectaire irréaliste l’a conduit à quitter la cour des grands pour se cantonner aux côtés de M. Le Pen dans celle des moyens. Par la défection de son électorat, le PC ramène la gauche à l’un de ses plus bas scores d’ensemble. On ne peut plus compter sur lui, et c’est donc au parti socialiste d’occuper le terrain de la gauche. »

 

En 1988, François Mitterrand est réélu. Rocard est nommé premier ministre. Une nouvelle période s’ouvre.

 

Le gouvernement Rocard et les communistes.

 

Les élections législatives n’ont pas donné une majorité absolue aux socialistes. L’ouverture au centre évoquée par le président et son premier ministre, et dont, en réalité, ils ne veulent ni l’un ni l’autre, ne peut constituer un véritable retournement stratégique. Le PCF, malgré son effondrement (7%), demeure donc un appoint indispensable.

 

Les communistes déclarent qu’ils ne peuvent faire partie de la majorité gouvernementale. Le premier ministre devra donc rechercher, tantôt à droite, tantôt à gauche, les votes indispensables à l’Assemblée pour s’assurer une majorité. Il ne peut donc pas rompre complètement avec le PCF.

 

Ses relations avec Georges Marchais n’en sont pas moins exécrables. Le PCF hésite un certain temps à voter les motions de censure déposées par la droite et le centre, mais, le 19 novembre 1990, alors que l’une et l’autre ont déposé une nouvelle motion de censure, cette fois sur le projet de CSG, le député communiste Georges Hage déclare : «  Aujourd’hui, le choix entre la droite et la gauche ne s’identifie pas au choix pour ou contre le gouvernement ». Rocard lui répond : « Qu’avez-vous fait de ces soixante-dix ans ? Beaucoup pour freiner les mieux, au nom de l’exigence du bien, mais bien peu au regard des espoirs que vous avez voulu incarner ». A quelques voix près, la motion de censure n’est pas votée, mais, pour la première fois, les communistes ont censuré un gouvernement socialiste.

 

Rocard quitte Matignon le 15 mai 1991. En février 1993, quelques semaines avant de devenir premier secrétaire du PS, Il lance son appel à « un big-bang politique en proposant de « bâtir, dès les législatives passées, un mouvement » socialiste ouvert aux écologistes, aux centristes et aux communistes rénovateurs. » Dans ce nouveau projet il n’y a pas place pour le Parti communiste. Rocard a définitivement largué les amarres de l’union de la gauche.

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 08:00

 

Puisque les lieux culturels sont clos, je lis, je lis beaucoup. Le dernier livre en date, dont je vous entretiendrai la semaine prochaine, La constance du jardinier, de John Le Carré, à la page 201, au début du chapitre 10, j’ai souligné :

 

« Et deux cerisiers caractériels dont il devrait se soucier car ils avaient la cloque du pêcher. »

 

Ça a éveillé le souvenir du grand cerisier du jardin du Bourg-Pailler qui se couvrait parfois de petites cloques :

 

La fusion des spores va donner naissance à des filaments de mycélium capables de pénétrer dans les tissus des feuilles où ils provoquent une profonde désorganisation. D'où l'apparition des fameuses cloques et d'enroulements en spirale suivis d'un dessèchement progressif. Le mycélium produit alors un grand nombre d'asques, des sortes de petits sacs à spores qui libèrent ces dernières à la surface des feuilles sous forme d’une poudre blanchâtre parfois teintée de rose. Entraînées par le vent et la pluie, ces spores peuvent contaminer d'autres arbres.

 

ICI 

 

La cloque (Taphrina deformans) est un champignon qui hiverne dans les écailles des bourgeons et les anfractuosités des rameaux. Un hiver humide, avec 8°C en journée et 10 mm d’eau en 24 h, déclenche une attaque. En été, les feuilles se boursouflent, virent au rouge et tombent.

LE CERISIER

Facile à travailler, le bois de cerisier offre une belle finition et une durabilité à long terme. Son superbe grain rougeâtre offre une finition magnifique et, avec le temps, se transforme en une couleur rouille foncée. Le bois de cerisier étuvé a une couleur uniforme brun-rouge.

 

 

LE MERISIER

Son bois est recherché en ébénisterie du fait de sa texture compacte et de sa couleur brun rougeâtre qu'il acquiert avec le temps. Homogène et fin. Le spectre de couleurs du bois de merisier va du brun rougeâtre à un rouge-brun intense.  Ce précieux bois de feuillus se caractérise par des pores fins, une structure homogène et des fibres denses. Le bois de merisier est très ferme et résistant.

 

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 06:00

 

Jean Glavany, alors Ministre de l’Agriculture, me dépêcha au chevet du Cognac en pleine perdition, médiateur entre les deux familles, comme on le dit en Charente, celles des viticulteurs faisant pisser la vigne et les « saigneurs », pardon les seigneurs des grandes maisons : Hennessy, Martell, Rémy-Martin, Courvoisier ICI (Martell n’était pas encore tombé dans le giron  de Pernod-Ricard)

 

Les rapports entre les 2 familles étaient musclés, les communistes du Modef, fort alcoolisés, s’étaient fait la main sur le directeur du BNIC, un sous-préfet pantouflard ; la Confédération Paysanne, les va-nu-pieds, posait les bonnes questions mais n’arrivait pas à accoucher de propositions de compromis ; le restant des viticulteurs suivait à la lettre les volontés des Grands. « Si tu n’es pas d’accord tu peux te la garder ton eau-de-vie, la blanche ! » On comprend que ça donnait à réfléchir.

 

Je ne vais pas entrer dans le détail de cette mission qui me voyait prendre chaque semaine le TGV Paris-Angoulême avant de gagner Cognac à bord de la R5 d’un agent de la DDA, gros fumeur. Je logeais dans un hôtel pour VRP au centre-ville. Je refusais toutes les invitations à dîner.

 

Bref, ayant pacifié le territoire, je sollicitai Glavany pour qu’il vienne sur le terrain sceller les fragiles accords. Très mitterrandien, il fut le chef de cabinet de Tonton, ce qui le chagrinait c’était que ceux-ci reposaient sur, disons, les gens de droite. Je le convainquis.

 

Tout ça pour vous dire que sa visite commença par le pèlerinage de Jarnac pour se recueillir sur les mannes de  François le petit gars de Jarnac. Je ne l’accompagnai pas. Tout se passa bien ensuite même si les excités du Modef firent leur cinéma habituel. Glavany fut content et, quelque temps après il me mit devant le fait accompli : m’accrocher la Légion d’Honneur au revers de mon veston. Je résistai. Très Tonton dans le texte le petit Jean me somma « C’est la République Jacques ! » Je cédai mais, fort de l’expérience, lorsque Le Foll, suite à ma mission laitière, voulut me promouvoir ce fut un non ferme et définitif.

 

Pour illustrer mon propos charentais une vieille chronique :

 

21 septembre 2007

Du rififi à Cognac  ICI 

 

Pour en terminer sur ce coup de rétroviseur je ne peux résister au plaisir d'évoquer les chefs de famille dont fait état l'article de Sud-Ouest : " Jean-Pierre Lacarrière entouré de Philippe Boujut vice-président, de Yann Fillioux chef de la famille du négoce, et Bernard Guionnet, chef de la famille viticole..." Ce titre désuet je l'ai découvert dans les années 83-84, lors de la énième crise du Cognac, lorsqu'à la demande du Président de la République de l'époque, qui n'oubliait pas ses origines charentaises, mon Ministre me missionnait pour rencontrer les chefs de famille du Cognac. Je fus reçu avec les honneurs dans une belle demeure. Les chefs de famille prirent la parole. Le ton était feutré. Je pris bonne note, assurais mes interlocuteurs que tout serait mis en oeuvre pour évacuer " les fameux cognacs mauvais goûts...", repartais pour Paris en ayant dans la tête l'image de l'arrivée dans la cour du château des représentants du Modef tout de noir vêtus tels des apparatchiks du Kremlin. Le dénouement de l'histoire c'est le marché qui s'en chargea : les ventes repartirent plein pot et on oublia les bonnes résolutions.

 

A la recherche de l'héritage de Mitterrand ICI 

Paris Match | Publié le 08/01/2021 à 05h48

Caroline Fontaine et Mariana Grépinet

 

A l’occasion du 25e anniversaire de la mort de l’ancien président, Emmanuel Macron se rend à Jarnac, ce vendredi, où il se recueillera sur la tombe de François Mitterrand mais ne prononcera pas de discours. Il déambulera ensuite dans la ville et visitera sa maison natale.

 

Ce vendredi 8 janvier, lorsqu’il signera le livre d’or de la maison natale de François Mitterrand, à Jarnac, après s’être recueilli sur sa tombe pour la première fois, Emmanuel Macron lira peut-être ce qu’a écrit son prédécesseur François Hollande. Ce dernier y rendait hommage à l’homme qu’il avait «suivi» et «servi» et ajoutait : «Tout est continuité et tout est changement.» Macron avait 4 ans en 1981. Le 10 mai 2021, pour le quarantième anniversaire de l’élection de Mitterrand, il lui rendra hommage avec un discours. «Le président retient de lui d’abord la construction de l’Europe, qui préserve la paix sur le continent, explique son conseiller mémoire, Bruno Roger-Petit. Puis l’abolition de la peine de mort, qui a permis un bond civilisationnel important.» Le 9 octobre, le chef de l’Etat célébrera les 40 ans de la promulgation de cette loi. Mitterrand est aussi, selon l’Elysée, «l’homme qui a banalisé les alternances et contribué à apaiser la vie démocratique».

 

François Mitterrand : le mystère de la dernière photo ICI

 

Le 16 janvier 1996, « Paris Match » publiait le cliché de l’ancien président de la République sur son lit de mort. Qui a osé le sacrilège ? En 2007, « Le Monde », révèlait que ce portrait avait été commandé à Patrick Amory, un proche de Danielle Mitterrand.

Par  et 

Publié le 17 janvier 2007 

 

Promotion de la Légion d’honneur du 1er janvier 2020 : Jean Glavany promu chevalier ICI 
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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 08:00

 

-Personne ne sortira de cette pièce avant que nous n'ayons pu répondre à ces deux questions:
 a) Qui a organisé cette réunion? b) Dans quel but ?

Le 29 décembre 2020 j’ai commis cette chronique :

 

Journal d’1 soumis au couvre-feu (15) pour accéder à la fameuse botte de l’ENA je propose des épreuves pratiques : préparer une carbonara par exemple. ICI 

 

« Patrick Gérard avance, bille en tête. Un arrêté, signé le 22 décembre, entérine les changements qu’il mûrit depuis trois ans. L’un d’eux est potentiellement détonnant. Le redouté classement de sortie va changer en profondeur. L’enjeu est immense : la hiérarchie qu’il établit détermine la distribution des postes qu’occuperont les énarques frais émoulus. Ceux qui se hissent dans les quinze premières places, la « botte », décrochent le Graal : l’accès aux grands corps (Conseil d’Etat, Cour des comptes, Inspection générale des finances [IGF]).

 

Or, jusqu’à présent, les épreuves du classement de sortie sont encore très académiques. M. Gérard décide qu’à partir de la promotion qui arrivera à Strasbourg en janvier 2021, les épreuves ne porteront plus tant sur ce que les élèves savent, que sur ce qu’ils auront appris à faire. « Au lieu de faire des épreuves académiques comme on faisait jusqu’à présent, droit, économie et finances, territoires…, on va faire des épreuves extrêmement pratiques, qui ont pour objet de vérifier que les élèves ont acquis chacune des compétences », a déclaré le directeur à l’Agence France-Presse (AFP), jeudi 24 décembre. Ce qu’il s’agit d’évaluer, ce ne sont plus tant les connaissances, maintes fois démontrées par ces jeunes au parcours académique ultrabrillant, que les compétences acquises à l’ENA. »

 

D’où ma proposition provocante : leur faire préparer une carbonara par exemple.

 

Et qui mieux que l’un des duos les plus célèbres de France : Alessandra Pierini&François-Régis Gaudry pour débourrer les futures élites de la République…

 

Le tablier de FRG est tendance, celui d’Alessandra beaucoup plus sage. Tous deux parlent beaucoup avec les mains. Beau geste de gaucher de FRG pour faire sauter la pasta dans la poêle.

 

Sans me vanter ma carbonara vaut aussi le détour mais je ne suis pas candidat pour déniaiser les futures élites de la République.

 

Petit reproche au duo italo-français : l’absence du verre de vin qui lubrifie le palais entre deux fourchées de carbonara...

 

François-Régis Gaudry, le gourmand intranquille, sur France Inter et Paris Première ICI 

 

Hyperactif et exigeant, le journaliste mitonne ses émissions au gramme près, mais avec, toujours, des enthousiasmes d’enfant.

Par Emilie Grangeray

Publié le 04 décembre

 

Écouter François-Régis Gaudry, c’est s’ouvrir l’appétit, et, avouons-le, finir par avoir faim et se retrouver, si d’aventure on l’écoute en replay, avec quelque chose sur le feu en plein après-midi. Aller le voir, c’est donc prendre quelques risques. Celui qu’il nous parle de la cuisine « généreuse, évidente » de sa mère et de sa grand-mère corses (courgettes farcies au brocciu et fiadone en rab). Celui qu’il nous raconte mille anecdotes : « Saviez-vous que la betterave est de la même famille que les épinards, celle des chénopodiacées ? » Celui qu’il évoque un ou deux plats – le tiramisu, roi de l’oxymore : « froid et douillet à la fois » – et nous donne envie de rentrer dîner.

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 08:00

 

Tout y est, scénario indigent, mise en scène des années 50, choix du lieu, des costumes, des vins, des grands bien sûr, Bettane tel qu’en lui-même, Desseauve post-moderne assurant le service, nul besoin de commentaires, vous les ferez vous-même, c’est une pépite, un diamant brut, un sommet de ringardise, j’en suis resté bouche bée ce qui ne m’a pas empêché de déguster, de savourer ce pauvre numéro de duettistes surgit de l’ancien monde.  

 

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 08:00

 

La stratégie vaccinale du gouvernement bute, nous expliquent sur les plateaux de télévision des experts en tout et en rien, des yaka, faukon, sur son incapacité à maîtriser la logistique du dernier kilomètre.

 

Notre guide élyséen, très féru d’Histoire, collectionnant les hommages de De Gaulle à Mitterrand, a fait sienne la célèbre réplique du premier à l’un de ses officiers qui s'inquiétait des contraintes pratiques de sa stratégie «L'intendance suivra» En clair, les moyens devront s'adapter, coûte que coûte, à la décision du commandement.

 

Pas simple d’imaginer les moyens à mettre en œuvre pour programmer la livraison d’un vaccin, hautement sensible à la chaleur, en de multiples points du territoire, en ville comme à la campagne. Notre administration n’est guère apte à le faire. À sa décharge, même les grands de la GD, rois de la logistique, ce sont cassés les dents lorsqu’ils ont voulu livrer des produits achetés sur le Net. Ils ont fait machine arrière en proposant le drive : c’est le client qui va récupérer le produit. Bref, le succès d’Amazon tient surtout au fait qu’il livre à la vitesse de l’éclair des produits non périssables et généralement de faible poids et volume.

 

Alors pourquoi diable ce matin exhumer l’hectomètre ?

 

Tout simplement en me souvenant d’une chronique d’Aurélien Bellanger : les hectomètres.

 

 

Hectomètre. C’est la raison secrète pour laquelle je regarde du cyclisme à la télévision.

 

C’est le seul domaine où ce terme est encore en usage. Quand j’avais appris en primaire le système métrique, j’avais eu un peu pitié de l’hectomètre, le moins aimé des termes de longueur. Carl Lewis était champion du monde du cent mètres, pas de l’hectomètre. Quand j’avais été initié au concept de l’hectare — et de la façon la plus concrète qui soit, en déroulant avec mon grand-père une bobine de fil bleu pour mettre une parcelle de prairie en culture — on ne m’avait pas dit que c’était un carré d’un hectomètre de côté.

 

Le plus subtil marqueur du passage d’une culture rurale à une culture urbaine est sans doute à chercher dans le triomphe du millimètre, au détriment de l’hectomètre. C’est simple : il n’y a que Jalabert, le héros cycliste moyen de mon adolescence, devenu consultant pour France Télévision, qui parle encore d’hectomètre. C’est juste avant que le sprint s’élance, et on voit presque sa bouche éternellement maussade dans le H aspiré « des derniers hectomètres ».

 

Mais où sont donc passées les petites bornes blanches marquant les hectomètres au bord de nos routes nationales, départementales ?

 

 

Je propose donc d’inclure dans les questions du grand oral de l’ENA de l’hectomètre ainsi que l’hectare, l’are et le centiare. Je n’irai pas jusqu’à exiger que l’on y inclue la boisselée… Trop subtil pour eux…

 

La boisselée : « superficie de terre qu’on peut ensemencer avec un boisseau de grains, superficie très variable qui correspond aux variations du boisseau. » Marcel Lachiver

 

                                                                                   Boisseaux creusés dans la pierre

 

« Avec (...) ses cent cinquante boisselées (...) de vigne » Roger Martin du Gard, Le Testament du Père Leleu, 1920.

 

1 boisselée = environ 430 mètres carrés

 

8 boisselées = environ 1 arpent (soit 3418 4/5 mètres carrés)

LES BORNES ROUTIÈRES HECTOMÉTRIQUES ICI

Publié le  par Les RENDEZ-VOUS de La REINE  

Borne en ciment peinte en blanc avec un chiffre noir peint. La borne hectométrique 5 de la photo a été prise sur une petite départementale aux alentours des portes des Cévennes dans le département du Gard. Elle indique qu’elle se situe à 500m de la borne précédente et donc à 500m de la prochaine à venir. 500m + 500m = 1km

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