Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 00:09

7050456-10790221.jpg

 

Ce matin en consultant ma revue de presse je suis tombé sur une étrange chronique « Le Vin Sarkozy Nouveau est Arrivé!! » signé par Mahamat Ramadane journaliste à la rédaction d'Alwihda.link


Après lecture j’ai cru à un fake, à un faux-nez des partisans de la Marine. Je suis allé vérifier la réalité d’Alwihda Info. C’est un média Centrafricain qui a pignon sur rue link , un compte Face de Bouc et Twitter.


La comparaison de Mahamat Ramadane entre  « un grand clos de Bourgogne (en l’occurrence la Romanée-Conti MLP) face à un petit Tokaï (NS) bon marché et un peu aigre, tourne à l’avantage de la première « Bien plus ronde, beaucoup moins agressive les journalistes l’ont trouvé “charmeuse et séductrice”. Elle a eu le mérite de ne pas tout ramener à elle, mais a discerné les causes de la situation française et offert les solutions que l’on connait. Elle fut ferme sur le fond tout en séduisant et restant accessible. Ouverte au dialogue et prudente. »


Étonnant non !


Le costard taillé au petit Nicolas est rude :


« Sa robe extérieure n’a guère changé, toujours petit, toujours nerveux, les cheveux blancs dus à la bouteille ne le rendent pas plus calme ni convainquant mais appartenant à un passé révolu.


A mon humble avis il n’avait pas la stature d’un homme d’état, mais comme on dit en anglais Un “has Been” tentant un “Comeback”.


Le Sarko nouveau est un peu madérisé. »


« Très Peu Corps


Un tout Petit Cru... »


Enfin, pour couronner le bœuf en daube de notre chroniqueur africain une photo montage d’une bouteille de Beaujolais Nouveau de Georges Duboeuf.


Cet étrange parallèle tournant en la faveur de la fifille de son père qui s’y voit déjà est la démonstration de la banalisation du FN qui sait si bien, je dirais même mieux, vendre des vessies pour des lanternes.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 00:09

1600278-couverture-du-vogue-paris-d-octobre-950x0-1.jpg

 

Dans l’ordre nous avons eu droit à :


1-    Alain Ducasse qui vient de nous gratifier lors de la réouverture du Plaza, l’une de ses nombreuses gargotes étoilées, d’un bel échantillon de ses hautes pensées sans doute concocté dans le salon VIP d’un aéroport international.

 

Pensez-donc notre homme vient d’expliquer à l’AFP par communiqué que « la planète a des ressources rares, il faut la consommer plus éthiquement, plus équitablement »

 

Notre chef vénéré et surmédiatisé, qui prône depuis longtemps la diminution des protéines animales ne jure plus que par la « naturalité », d’ailleurs va-t-il dans la foulée se mettre aussi aux vins natures. J’aimerais voir la tronche de Gérard Margeon son « Monsieur Vin » : vert !

 

Virage radical pour le nouveau Plaza: finie la viande, bienvenue la pêche de ligne durable, les céréales « bio, autant que faire se peut », légumes « du jardin de la Reine » cultivés au Château de Versailles.


« Le chef jongle avec les tendances végétariennes, locavores et environnementales dans son menu « jardin-marin ».link


2-  Au duo Frédéric Rouzeaud/ Philippe Starck avec son Brut Nature


2838055-frederic-rouzaud-et-philippe-starck-jpg_2471859.jpg

 

Le chroniqueur des grandes occasions, le sieur Dupont, que je n’ose qualifier de Stéphane Bern du bouchon de peur de me faire remonter les bretelles, était, telle une bonne  fée, penché sur le berceau de la nouvelle cuvée.


« Nous avions dégusté avant la date de sortie officielle mi-septembre (mais juré craché qu'on tiendrait notre langue) cette fameuse cuvée - "la" nouveauté depuis 30 ans - signée Roederer et Starck. "Une de plus dont l'habillage est confié à un designer !" penseront tous ceux un peu blasés qui chaque automne voient arriver dans les épiceries fines et chez les cavistes branchés les coffrets de luxe, avec duo de flûtes enchantées enveloppées de papier doré et cartonnage épais autant que brillant rehaussé d'un décor chargé comme une poitrine de maréchal soviétique grande époque... Que nenni, cette petite dernière ferait davantage dans le genre communiante année cinquante, juste l'aube blanche à peine froissée de quelques infos obligatoires griffonnées. Ce n'est pas tout. Philippe Starck ne s'est pas contenté de dessiner, il a aussi exigé de participer. On le comprend. Pour un grand amateur et buveur de champagne comme lui, l'occasion se faisait belle et unique… » link


2838056-champagne-roederer-brut-nature-coffret-philippe-sta.jpg

75€ chez Lavinia : pas donné camarade Dupont !

 

3-  Enfin dans Vogue Un portrait de famille touchant, réunissant Natasha Poly et sa fille sous l'objectif d'un autre fidèle de Vogue Paris, Mario Testino »


« La vedette de ce numéro est cette chose craquante, un vrai bébé Johnson, que tout le monde a envie de prendre dans ses bras. Elle s'appelle Aleksandra, blonde aux yeux bleu marine, c'est la fille du top model Natasha Poly, avec qui cette enfant a posé avec une gentillesse, une sagesse confondante pour la série de mode "Un Air de famille", photographiée par Mario Testino.", écrit Emmanuelle Alt, rédactrice en chef de Vogue Paris dans l'édito du numéro d'octobre 2014. Une couverture intime, marquant les dix années de collaboration de la cover-girl en immortalisant cette nouvelle venue »


J’adore la petite chose craquante !


Moi ce que j’en dis c’est pour causer mais en dépit de toutes les railleries des pisse-froids le nature fait son trou, sa petite pelote, et qu’on ne vienne pas me dire que ce n’est qu’une mode pour bobos parisiens, même si ceux-ci y sont pour quelque chose, car pour ce qui concerne la Champagne ce ne sont pas les Grandes Maisons qui ont donné le la mais mes petits copains naturistes. Qui les aime, les suivent !

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 00:09

JPR2.jpg

 

Jean-Pierre Rietsch je l’ai rencontré à Besançon, en compagnie de son épouse, lors du lancement de la bible naturiste « Tronches de vin », des gens délicieux, discrets et avenants. Alsaciens, leur domaine de Mittelbergheim fut créé à la fin des années 1970 par Pierre et Doris Rietsch ; il est aujourd’hui dirigé par leurs enfants qui le conduisent désormais avec une approche nature.


Depuis je suis conquis, 100% Ritch pour vous épargner « le My tailor is Rietsch® » déjà déposé par une célèbre blogueuse estampillée RVF qui m’enverrait sinon du papier bleu par huissier.


Pour moi toutes les occasions sont bonnes pour faire couler le précieux liquide dans le divin gosier de mes belles copines : Claire avant de faire le dauphin crie en direction d’Émilie « Youpi ! »


emilie-1010.JPG

 

Chez nous, mon bon monsieur et ma bonne dame, on ne déguste pas : on boit tout simplement !


JPR.jpg

Le crémant extra-brut est un pur et brillant sésame pour ouvrir la fête ; nous sommes une petite bande, où la parité penche du côté des filles, entièrement dévouée à l’extension du domaine de la fête !


Page 202 de la bible des vins nus : « sermon sur la montagne *» par l’un des 5 apôtres.


734959_10200684699947983_1262222542_n.jpg

 

« S’il paraît que l’on ne prête qu’aux riches, Jean-Pierre Rietsch a su faire fructifier le patrimoine familial et s’orienter vers une approche du vin résolument nature en cave, avant de se lancer dans une conversion vers l’agriculture biologique. Inéluctable à  partir du moment où il est évident que le meilleur raisin doit rentrer en cave pour donner le meilleur vin, avec le moins d’artifice possible. Sur le Zotzenberg, le Stein, le Wiebelsberg ou le Brandluft, peu importe la hiérarchie, si le terroir est beau. Son pinot noir sans soufre démontre à quel point le minimalisme œnologique en cave est payant, à condition que la maîtrise soit bien là. En 2009 comme en 2010, un vin parfaitement droit, gourmand, fruité et épanoui, comme on aimerait en boire plus souvent.  Il est intéressant de noter que cette gamme « nature » et expérimentale coexiste avec une autre, plus classique, mais tout aussi passionnante. Une façon de travailler qui permet à Jean-Pierre de mieux se connaître, de mieux connaître son vin, et  d’entretenir, avec lui le consommateur adhérant à ses principes, une relation privilégiée… »


dsc-0909

 

La suite de la cérémonie, la dégustation, est ICI avec un belle partie du clergé naturiste Eva Robineau, Olif ou Patrick Böttcher… et sans doute d’autres que je ne vois pas sur la photo… link


* la montagne du sermon « Le Zotzenberg, une colline qui a redonné ses lettres de noblesse au sylvaner, un temps vilipendé et non autorisé à produire de l’Alsace Grand Cru. Propice à la culture de ce cépage, grâce à un micro-climat spécifique et à des sous-sols adéquats, le « Zotz » est recouvert de 40% de sylvaner, que les meilleurs vignerons savent transcender. Fait suffisamment rare pour être signalé, l’ensemble des vignerons possédants des parcelles de ce cru se sont engagés dans une démarche environnementale supprimant totalement les insecticides. »


N’étant pas un buveur d’étiquettes j’adore celle de JP Rietsch !


Rietch.jpgRietch2.jpgRietcht3.jpgRietcht4.jpgRietcht5.jpgRietcht6.jpgRietcht7.jpgRietcht9.jpgRietch10.jpgRietcht11.jpgRietcht12.jpgRietcht13.jpgR15.jpg

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 00:09

Cette chronique est dédiée à : Francesca Antonelli, Lucia Ceracchi  et Alessandra Pierini… mes amies d’Italie vivant à Paris…


10533852_10152261956634702_878026359346132516_n.jpg

      La sorella tra le botti non ha prezzo!!!  Matteo Ceracchi


10406828_699686083440504_5838233504467967673_n--1-.jpg

                   Alessandra link


10261660_249898528530803_1671439781_n.jpg

           Francesca au championnat du pesto de genovese

 

Les Mots, l’autobiographie de Sartre. « Le lecteur a compris que je déteste mon enfance et tout ce qui en survit. » (1)


Les Mots bleus c’est Christophe (2)


Le poseur de mots c’est ICI link


Les mots à manger de Maryline Desbiolles écrivain, Prix Fémina en 1999 avec Anchise extraits du numéro juin-juillet 2004 de la revue Critique consacrée à la Gastronomie.


-        Orecchietteal ragù 


Tes petites oreilles invisibles, connues de mois seule, tes petites oreilles secrètes où ficher ma langue pointue pour l’occasion, une langue qui fouine, précise, précise. Au bout de la langue la pâte suave, la petite oreille comme un doux prépuce que les dents vont exciter, précises, précises. Heureusement pour calmer la blessure, tout le ragoût de mots un peu trop cuits que je chuchote à tes oreilles secrètes.


-        Fritto misto


Gai gai gai marions-nous. Nos bouches enrobées de pâte si fine qu’elle fait oublier l’huile bouillante dans laquelle on va plonger tout entier et qui déjà nous saisit au col, à la gorge qu’elle fait jaser. Ô me mêler, m’emmêler, me mélanger à toi et glisser un baiser d’italien sur la langue que je veux affûter.


-        Fettucine al nero

  

Prendre les choses à l’envers. À rovescio la nuit, a rovescio le sang d’encre. Le noir très doux en effet qui nous enveloppe comme je suis à tes côtés dans la voiture que tu conduis trop sûrement : nous ne nous perdrons pas pour finir et les lumières sont aveuglantes au bout du tunnel. Mais c’est l’obscurité qui éblouit.


-        Trippa alla fiorentina 


D’où me vient que l’Italie me donne si faim ? De la langue maternelle, des risotti de ma grand-mère ou de moi-même dégustée en petite fille dansant sur la grande table d’un éternel banquet ?

Dans la forte chaleur du 15 août je ne renonce pas à manger des tripes. La vierge n’a-t-elle pas été élevée au ciel avec tout l’attirail de son corps ? Je suis un peu déçue hélas par cet accommodement à la florentine qui déjà me donnait des ailes, une modeste sauce tomate par laquelle aucune assomption n’est possible. La nuit cependant ne manque pas d’anges qui dans la touffeur n’y verront que du feu et nous prêteront main forte.


-        Linguine al tonno 

Au bout de la langue, ces pâtes qui ne sont ni des papillons, ni des anneaux, ni des roues, ni des coudes, ni des coquilles, ni des plumes, ni des oreilles, ni des cheveux d’ange. Rien de tout ça, pas de pappardelle de nourriture, juste le sifflement du désir au bout de la langue, linguine, cet agacement dans les aigus qui fait perdre la tête, qui fait perdre   la gravité de l’accompagnement, al tonno, qui, une seconde, fait oublier que la mariée est grevée d’une traîne.


 

(1)            Loin de l'autobiographie conventionnelle qui avec nostalgie ferait l'éloge des belles années perdues, il s'agit ici pour Sartre d'enterrer son enfance au son d'un requiem acerbe et grinçant. Au-delà de ce regard aigu et distant qu'il porte sur ses souvenirs et qui constitue la trame de l'ouvrage et non pas son propos, l'auteur s'en prend à l'écrivain qui germe en lui. Pêle-mêle, il rabroue et piétine les illusions d'une vocation littéraire, le mythe de l'écrivain, la sacralisation de la littérature dans un procès dont il est à la fois juge et partie. Ainsi, "l'écrivain engagé" dénonce ce risible sacerdoce, cette religion absurde héritée d'un autre siècle. Du crépuscule à l'aube, un travailleur en chambre avait lutté pour écrire une page immortelle qui nous valait ce sursis d'un jour. Je prendrais la relève : moi aussi, je retiendrais l'espèce au bord du gouffre par mon offrande mystique, par mon oeuvre. On ne peut s'empêcher de sourire devant tant d'ironie, et l'on sent l'auteur s'y amuse aussi lorsque, avec cette langue parfaite et cette brillante érudition, il joue les pasticheurs. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot

 

(2)


 

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 00:09

J’adore les surprises et les cadeaux  qui très souvent vont ensemble.


À mon retour de Corse un colis plat, indice d’un grand livre, occupait le fond de ma boîte aux lettres. Comme j’achète mes livres en librairie je me dis c’est soit un envoi d’auteur, soit une agence de communication qui m’envoie une ode chantant les beautés d’un de ses clients.


Je dépiaute le paquet et je tombe sur le titre : Le Château de Cayx.


Cayx2.jpg

 

Dans l’ascenseur mon petit GPS mémoriel s’agitait avant de se bloquer sur : tu as écrit une chronique sur le Château de Cayx et plus précisément sur Henri de Laborde de Monpezat, époux de la reine du Danemark et vigneron à Cahors.


Moteur de recherche du blog et la voilà la chronique du samedi 19 octobre 2013 « Rumeurs : une vigne à l’Élysée à l’image de la reine d'Angleterre qui a planté plus de 16 000 ceps en 2011 dans le parc de Windsor » link


« Votre Taulier lui préfère s’intéresser au sort d’un prince-consort, Français de surcroît, Henri de Laborde de Monpezat, époux de la reine du Danemark et vigneron à Cahors.  C’est en 1974 que le prince-consort a acheté  un vieux château du 15e siècle ainsi que 20 hectares de vignes dans sa région natale, située dans le sud de la France, le Château de Cayx.


Henri de Laborde de Monpezat connaît bien la viticulture, car son père possédait aussi un vignoble à Cahors : le Château Cayrou-Monpezat et avait fondé la coopérative locale. «J'ai suivi la viticulture avec mon père toute mon enfance. J'ai les mains paysannes ! »


La boucle était bouclée et c’est avec un grand plaisir que je remercie ceux qui ont eu la belle idée de me faire parvenir ce beau livre.


La Préface de SAR le prince consort Henryk de Danemark et 2 photos.


preface.jpgCayx1.jpgCayx3.jpg

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 00:09

Desproges2.jpg

 

Confidences sur l’assiette chez Guy Savoy avec un verre garni d’un séduisant Lynch Bages 1980 entre, si je puis m’exprimer ainsi, « une revue bourgeoise, repue et bien élevée sous tous les rapports… » dotée d’abonnés genres toubibs ou notaires, qui lisaient « des articles sur les restaurants étoilés, les grands crus et les belles voitures et un mec, « gastronome approximatif qui qualifie la Vendée, dont sa femme est originaire, de « contrée sous-développée sur le plan culinaire. Ce qui est la stricte vérité.


Traduit en chair et en os c’est Elisabeth de Meurville qui en 1984, alors qu’elle publiait, dans Cuisines et Vins de France, une série d’interviews de célébrités : Michel Polac, Jack Lang, Claude Brasseur, Bernard Pivot, grâce à l’entremise du dessinateur Claude Serre, organise un déjeuner en tête à tête avec Pierre Desproges.


« À l’heure du petit café, à peine notée la recette du « pâté de sardines à la desprogienne », la journaliste que j’étais, surnageant péniblement dans le machisme ambiant qui régnait alors sur la table et à la cave plus encore qu’ailleurs, ne pouvait laisser partir cet homme qui préférait les fourneaux à l’établi et parlait de sa gourmandise avec tant de plaisir et de simplicité. Je lui proposai donc d’écrire une chronique pour notre mensuel. »


-         Pas le temps, trop de boulot…


Déception ! Mais la nuit portant souvent conseil, la pugnace Elisabeth de Meurville revient le lendemain à la charge et mets un marché en mains au Desproges :


-         Si vous acceptez cette rubrique, je vous paye en liquide… rouge ou blanc !

 

« Éclat de rire : c’était gagné ! »


L’aventure à durée à peine 1 an ça donne « Encore des nouilles »


6a00d83451decd69e201b7c6e3317b970b.jpg

 

À consommer sans modération avec les illustrations des gus d’Hara-Kiri ... Cabu, Catherine, Charb, Luz, Riss, Tignous et Wolinski.


Desproges.jpg

 

Pierre Desproges ne mettait jamais d’eau dans son vin


« Comme il aimait le proclamer, «pour être gugusse, on n’en est pas moins bon vivant.» Et du goût, notre homme en avait, contrairement à d’autres : «le goût fait généralement défaut chez les masses populaires où l’on n’hésite pas à se priver de caviar pour se goinfrer de topinambours.» Ah les cuistres (de grenouilles). 

«C’est très important de bien manger. Personnellement, je me suis toujours méfié des gens qui n’aimaient pas les plaisirs de la table, expliquait-il avant d’ajouter que le manque de curiosité gastronomique et de jovialité culinaire va très souvent de pair, et pas seulement de fesses, avec un caractère grincheux, pète-sec et hargneux. » link

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 00:09

Non, non, non je n’ai pas fumé la moquette, ni copié une raffarinade pour vanner Jean-Vincent Placé qui n’apprécie qu’à moitié  celle de Nicolas Cantelouplink bien au contraire je suis ce matin d’un sérieux inhabituel en abordant l’histoire de très anciens locataires de nos terres, les vers de terre, communément dénommés en Vendée : les achées (selon Marcel Lachiver appâts pour pêcheur à la ligne).


4152537_place_640x280.jpg

 

Mon intérêt pour les achées est ancien : voir ma chronique du vendredi 20 février 2009 « Allez les vers ou la saga des « gueules noires » de nos beaux terroirs viticoles » * link


L’ami des lombriciens est l’autodidacte Marcel Bouché. « J’aime bien son histoire à cet homme qui déclare : « pour ce qui est de la culture générale je n’ai pas dépassé le certificat d’études primaires… » Tout d’abord diplômé comme jardinier de la Ville de Paris, il entrera à l’INRA comme aide de laboratoire « l’équivalent du travail d’une femme de ménage » précise-t-il. Découvrant le monde scientifique il intégrera la Fac des Sciences en prenant des cours par correspondance pour revenir à l’INRA où on lui confiera « l’étude des vers de terre dont personne ne voulait. » En 1963, il commencera à faire l’inventaire des vers de terre : « j’ai fait une sorte de tour de France des vers de terre en parcourant le pays avec la carte Michelin et tous les 30km je faisais des prélèvements. À l’époque, nous en avions recensé 170. Aujourd’hui, on doit être à 300 espèces répertoriées en France et plusieurs milliers dans le monde… »


Boucher.jpg

 

Actes Sud vient de publier un superbe livre de Marcel B. Bouché « Des vers de terre et des hommes » Découvrir nos écosystèmes fonctionnant à l’énergie solaire.


9782330028893.jpg

 

Dans sa préface, Patrick Lavelle, Pr à l’Université Pierre-et-Marie Curie (Paris-VI) pose la question essentielle : « Quelle est la vraie nature du ver de terre ? »


-         « Est-il ce héros, encensé par Aristote, Gilbert White et Darwin, qui a permis le développement de nos civilisations en construisant les sols fertiles sur lesquels elles s’appuient ?


-         Ou ce misérable animal auquel la Bible compare parfois l’homme lorsqu’il se vautre un peu trop dans ses turpitudes, et que les poètes décrivent amoureux benêt d’une étoile ?


-         Est-il cet acteur insignifiant de la vie de nos sols que les scientifiques modernes, qui ont pourtant entendu parler de Darwin, peuvent sans remords persister à ignorer dans leurs modèles de sol de « dernière génération » ? »


En quelques 300 pages « reprenant le fil admiratif des observations des glorieux anciens, Marcel Bouché s’est fait l’ami du ver de terre et nous raconte avec simplicité, précision et admiration les mille et une prouesses et inventions de cet animal, pas si misérable que cela. »


Sauve qui peut !


« Beaucoup d’autres anecdotes montrent une aptitude sophistiquée des lombriciens à échapper à des conditions climatiques critiques. Telle celle des vers de terre du Marais poitevin qui, pour se soustraire à l’ennoiement des sols lors des crues recouvrant ce marais, montent sur des arbres (des saules têtards) avec une multitude d’autres animaux, y compris leurs prédateurs (carabes, musaraignes et lézards). Telle celle des lombriciens de la vallée de l’Orénoque au Venezuela, qui se perchent également dans les arbres durant la crue du fleuve, puis se laissent tomber des arbres comme une pluie pour réincorporer le sol après l’inondation » (observation de Pierre  Aupetit et de Patrick Lavelle).


On comprend mieux l’expression en vogue à Matignon et chez Ségolène après le retrait de Cécile Duflot du gouvernement « Il pleut des Verts ! »

 

Je plaisante c’est dans ma nature mais je ne ponds pas des titres à la con* pour le seul plaisir de vous appâter. Marcel Bouché note en effet que « Les lombriciens, en creusant des galeries, évacuent une partie de leurs déjections sur le sol. À la manière des mineurs exploitants le charbon, leurs galeries nécessitent un exutoire : un terril »


Enfin, le ver de terre est aussi, à sa manière un gourmet « Les lombriciens ont, autant  que l’on sache, une perception du monde qui les entoure et une intelligence très sophistiquée de celui-ci. Darwin avait déjà noté que, avant d’enfouir leur nourriture, ces animaux choisissaient lors de la manducation (prise avec la bouche) les débris végétaux potentiellement ingérables (exclusions des débris trop gros pour être ingérés) et apparemment selon leur goût. Depuis, des essais de laboratoire ont confirmé ce choix gustatif. »

 

Un livre indispensable auquel je me réfèrerai au fur et à mesure de ma lecture...

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 00:09

pozzines.jpg

 

Mon titre se justifie par les efforts que j’ai dû déployer pour me procurer le roman de mon cher confrère vétérinaire le breton, nul n’est parfait, Loïc Gouello.

 

Après avoir écumé les librairies d’Ajaccio, où l’on m’expliquait gentiment ce que signifiaient les pozzines en langue corse  « Les pozzines sont des pelouses épaisses, qui ressemblent à s’y méprendre à de la mousse. Leur nom vient de « pozzi » qui signifie « puit » en Corse. Elles sont en fait traversées par des ruisseaux qui les gorgent d’eau, au point que des trous d’eau finissent par se former. Au final, on a l’illusion de voir des morceaux de pelouse flotter sur une étendue d’eau. Magnifique. Elles sont bien sûr protégées par le Parc Naturel de Corse. »link


Mon antériorité corse, Loïc est un jeunot, fait que les pozzines j’en ai vu du ciel en hélicoptère et du sol « Bastelica et ses pozzines, plateau d’Ese »link


Bref, bredouille j’ai tenté la FNAC par Internet : 20 jours pour la livraison. Alors, la mort dans l’âme j’ai réactivité mon compte Amazon et j’ai été livré le lendemain de ma commande.


Comme je suis mauvaise langue, j’adore chambrer mes collègues fonctionnaires en leur disant que s’ils sont bons pour la production mais que la vente n’est pas gravée dans leur ADN, ainsi le Georges Morin qui produit un excellent Cognac et qui dort dessus.


Loïc Gouello je l’aime bien car, tout vétérinaire qu’il est déborde du moule et avec lui il est agréable d’aborder des questions qui dépassent l’habituel ronron de l’institution.


La pincée de sel et la pommade étant passées venons-en au roman !


Ça part chaud bouillant à Campo del Oro (je suis rétro) le héros est attendu par « une superbe blonde, lunettes noires, talons hauts, un petit sac à  main rouge de chez Dior… » qui l’embarque  dans une Aston-Martin décapotable « crissement de pneus, vrombissement du huit cylindres… » suivie par une Audi A4 noire avec 2 affiliés à la MSA (note personnelle) bien rembourrés, ça plairait beaucoup à Norbert le Forestier grand adorateur de 0007.


Moi lorsque j’arrivais sur le tarmac de l’aéroport d’Ajaccio c’était les gars du GIGN qui m’attendaient et nous allions jusqu’à la Préfecture dans une bagnole pourrie des RG…


Ça comme brûlant et ça finit, disons juste avant le dénouement, très hot dans le refuge des pozzines de Bastelica « … et descendis doucement la main vers sa culotte échancrée. Mes doigts s’aventurèrent sous la soie, vers ce territoire magique. Elisa vibrait de tout son corps et gémissait de félicité. Quand mon majeur caressa son clitoris et ses grandes lèvres ruisselantes, elle hurla, se cabra, et m’embrassa avec encore plus de vigueur. »


Même si ça n’entre pas dans le plan-type des rapports du CGAER y’a pas photo, des missions en Corse comme celle-là je parie sans risque de perdre ma mise qu’il y aurait un paquet de candidats de tous les corps du Ministère pour se la faire. Ça se bousculerait à la porte du refuge des pozzines de Bastelica. Je trouve que ça manque à mon expérience corse mais on ne peut pas tout avoir.


Mais revenons à la trame  du roman de notre ami Gouëllo, fort de ses 8 années passées sur l’île de Beauté. C’est bien ficelé, y’a même chez Yann l’un des héros du Gouëllo que ne désavouerait pas Berthomeau. « Notre action peut-être au début française, mais pour être efficace doit ensuite contaminer l’Europe et le Monde. Premier exemple pour lancer le débat : est-il normal que les légumes en conserve, petit pois, haricots, cornichons traversent la planète sous forme congelée, soient l’objet de spéculations dans des bourses mondiales et vous soient servies sous des marques française à votre insu ? Exigeons la provenance des matières premières et ensuite chacun se déterminera. »


Comme vous le savez je  ne consomme que des cornichons bas-bourguignons 100% bio linkce discours me va droit au cœur.


Mais je m’égare. La Corse, celle pour laquelle les pinsuttu n’entravent que dalle ! Bien sûr y’a « Pasquale (qui) dû ralentir pour laisser trottiner une laie, toute de noire vêtue. J’aperçus ses marcassins dans les phares de notre Toyota… »


Note du taulier : en Corse 3 types de voitures les grosses allemandes dont la Porsche Cayenne en vedette, la guimbarde pourrie rafistolée qui roule à donf en vous collant au cul dans les virages et le pick-up Toyota pour chasseurs et autres activités nocturnes qui dotent la Corse des seuls panneaux de signalisation en braille existant  de par le vaste monde.


« Quelques « milliers » de virages plus loin, un bovin errant fantomatique surgit du maquis à droite de ma portière, obligeant Pasquale à faire une brusque embardée pour l’éviter en frôlant le vide. »


Portait-elle la boucle d’oreille règlementaire pour toucher la prime ? Je ne sais…


Ce que je sais c’est que notre Loïc a bien traduit la société de paradoxes qu’est la Corse « qui assume ses contrastes, ses contradictions, avec ses codes sociaux particuliers, fondés sur le respect de la tradition, des anciens, l’honneur du clan. Les individus s’effacent s’ils ne sont pas chefs. En effet, à l’instar des sociétés préhistoriques c’est le rapport de force qui régit les relations. Dans la vie de tous les jours, on utilise l’intimidation, la menace, voire l’usage de la force physique. »


« Cette « raison du plus fort » a des conséquences sur toute la société corse. (…) Elle entraîne une dynamique de « non-développement », de rejet du progrès économique ou social. Elle produit de l’immobilisme en interdisant toute méritocratie. Je m’explique : les clans se sont répartis les territoires économiques, tels les BTP, routes, commerces, paillottes… Dans une région géographique le clan maîtrise l’activité et interdit  toute concurrence. Pas d’innovation, pas d’apports extérieurs, pas de volonté de s’agrandir, de rivaliser avec le voisin. Pas d’emploi dans le secteur hors du clan. Le marché local captif insulaire essentiellement touristique ainsi  que les emplois publics sont suffisants pour faire tourner toute l’économie locale, à condition de ne pas accroître le nombre de bénéficiaires sur la gâteau. Pas question de voir évoluer la Corse comme la Sardaigne ! »


Quand j’y pense la Corse possède 4 clubs de foot pro pour 306 000 habitants, deux à Ajaccio l’ACA et le GFCA et deux à Bastia le SCB et le CAB.


Lorsqu’Elisa, qui est d’origine bretonne, se désole « je ne réussis pas à faire passer deux qualités indispensables pour moi, que mes parents m’ont laissées en héritage : la curiosité et le sens de la fête. » elle parle d’or.


pozzines2.jpg

 

Je n’en dirai pas plus et surtout je ne parlerai pas « ni du mille feuilles au brocciu et légumes confits au basilic, ni de la selle d’agneau aux parfums du maquis et sa blanquette de févettes à la pancetta, ni de la fiadone au cédrat, ni du sorbet clémentine » servis à  la Villa Corse du boulevard de Grenelle et encore moins du « Saparale blanc servi en entrée et du comte de Peraldi rouge, cuvée du cardinal pour finir. » car ce sont là des vins de la Corse du Sud alors que mon cœur est au Nord du côté de Patrimonio chez mon ami Antoine Arena et de Murielle Giudicelli entre autres.


9782342022858_r.jpg

 

Lu et apprécié, ça se lit d’un trait, la fin est un peu elliptique mais compréhensible, les femmes toujours les femmes… Notre ami Loïc aime manifestement « Les jambes des femmes qui sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie » et pour moi c’est un gage supplémentaire de l’estime et de la  sympathie que je lui porte.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 00:09

Qui ça ?


Ne me le demandez pas je ne cracherai pas ma Valda !


Vous le savez je suis un drôle de paroissien qui a dépassé la date de péremption et n’a pas travaillé dans une usine à buvard… Je concède de discrètes poignées d’amour ce qui ne m’autorise pas à m’extasier sur ses roberts.

 

Comme je n’ai pas le talent de Lucchini mais que je ne manque pas d’air je peux me targuer de ne pas être du bois dont on fait les flûtes mais de charrier dans les bégonias sans me pignoler à 4 mains préférant avoir le cœur à la cuisine.


Bref, avec ma bite et mon couteau j’adore m’exclamer peau de balle et balai de crin  et que le diable la patafiole !


Enfin comme je n’ai pas été baptisé à l’eau de morue je puis, toute honte bue, trouver belle la saillie des Marseillais avoir un cul comme la porte d’Aix et de me souvenir d’une expression de ma jeunesse avoir un polichinelle dans le tiroir.


Je pourrais continuer mais toutes ces expressions je les ai puisées dans un petit livre vert « Expressions qui tuent » Dominique Foufelle au Chêne offert par une belle bien gaulée qui ne s’habille pas comme un arbre de Noël…


Emilie.jpg

 

J’adore !


Pour le Polichinelle qui « est une marionnette bavarde. Venue de Naples, elle y portait le nom de Pulcinella, du latin pullicenus, qui a donné poussin. D’où l’analogie avec un petit être en formation. Cependant,  l’expression avoir un polichinelle dans le tiroir (ou sous le tablier) insinue que la grossesse a devancé le passage devant M. le maire, autrement dit, que les amoureux ont fait Pâques avant les Rameaux (les rameaux se célébrant le dimanche avant Pâques).


Pour le bois dont on fait les flûtes « On disait au XVIIe siècle il est du bois dont on fait les vielles pour désigner un homme complaisant, par allusion au bois tendre choisi pour la fabrication des instruments de musique. La modification en  du bois dont on fait les flûtes apparut dans les colonnes du journal satirique Charivari en 1833, sous la Monarchie de Juillet. La formule visait un député chantant avec application les louanges du roi Louis-Philippe, un certain André Dubois. Le jeu de mots saute aux yeux. Mais pourquoi les flûtes plutôt que les vielles ? Peut-être parce que jouer ou s tirer des flûtes signifiait « s’enfuir », réaction qui ne dénote pas un grand courage.


Quand à charrier dans les bégonias, j’ai toujours eu un faible pour les bégonias « introduits en France au XVIIe siècle grâce à l’intendant de la Marine de Rochefort Michel Bégon, ils connurent un succès immédiat comme fleurs de massifs. Avant de pousser mémé dans les orties, on la poussait dans les bégonias – autre métaphore pour exagérer. »


Enfin, pour la fine bouche avoir le cœur à la cuisine « autrement dit être gourmand des plaisirs de la chair. Car le cœur représente traditionnellement le siège des émotions. »


Pour les bois sans soif :


-         Avoir travaillé dans une usine à buvard « buvard nom qui appartient à la famille du verbe « boire ». Le papier buvard présente en effet la particularité d’absorber le liquide… »


-         baptisé à l’eau de morue « décrit un individu affligé d’une soif permanente, comme s’il avait été  plongé dans de l’eau salée lors de son baptême. »


Pour les autres expressions faites-vous offrir le petit livre par une belle belle bien gaulée qui ne s’habille pas comme un arbre de Noël… C’est très agréable croyez-moi ! Que du bonheur !


* Être bien gaulée : en dépit de sa référence grivoise « l’expression évoque une silhouette harmonieuse »

 

* S’habiller comme un arbre de Noël : s’habiller « de façon clinquante, voyante et surtout en désaccord avec les circonstances. » donc tout le contraire de la belle ici mentionnée.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 00:09

photo-290.jpg

 

Nos grands dégustateurs décernent pour certaines cuvées des coups de cœurs à tour larigot.


Ce matin je donne avec un grand et réel plaisir un grand coup de chapeau à Isabelle Perraud du domaine des Côtes de la Molière pour sa cuvée spéciale de beaujolais nouveau pour le jeune Téo.


Isabelle je la connais un peu et, sans jouer les petits arpenteurs, je puis vous assurer qu’elle a un très grand cœur. Ses emballements sont à la hauteur des causes qu’elle défend.


Celle d’aujourd’hui, Isabelle la conte bien mieux que moi ICI link


C’est simple comme un geste simple :


« Alors pour aider Téo et sa maman à mettre du beurre dans les épinards ou à réaliser un projet qui tient à cœur à Téo, on va faire une cuvée spéciale de beaujolais nouveau, limitée à 600 bouteilles.


C'est Téo qui est en train de confectionner l'étiquette.


Bruno a été mis à contribution pour nous faire une cuvée qui explose !


Cette cuvée sera issue d'une parcelle de Vauxrenard, aux Bourrons, à la Grand'Terre (nous la vendangerons autour du 23 septembre)


1 euro par bouteille sera reversé à Téo et Isabelle.


Cette cuvée sera en vente très bientôt sur le site.


Sur réservation.


Et j'espère sincèrement que mon projet sera un peu le vôtre.


A suivre de très près alors ! »


Merci à Bruno et à Isabelle de ce rayon de soleil glissé dans un monde de brutes.


Ça n’arrive pas qu’aux autres : ces enfants frappés dans leur chair restent des enfants, lisez donc ceci  ICI link


« C'est à l'étage, au neuvième. Par la porte bleue. Ils y entrent à leur rythme : le pas lent accroché au déambulatoire. Sur un fauteuil poussé par des mains familières et nerveuses. En sautillant. A reculons aussi. Ils ne viennent pas seuls. La perfusion est dans la chair, la nausée au bord des lèvres, la cicatrice gratte au thorax. Le regard de papa et maman fait peur à voir. La porte bleue est grande ouverte. C'est presque un détail. Ils n'ont pas perdu les clefs de la curiosité. »

 

Ce texte est beau, d'une beauté sans concession, loin de cette émotion frelatée qu'on nous sert trop souvent dans les étranges lucarnes devenues des miroirs où chacun se contemple à satiété ; parce que ces enfants, dans leur extrême malheur, n'ont pas perdu les clefs de la curiosité.

 

Et nous ?


Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents