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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 06:00
Sébastien Lapaque tire 1 feu d’artifice de bulles carrées (1) d’Anselme Selosse, je me sens ravalé au rang de commis de 2e classe au bureau de la viticulture du Ministère de l’Agriculture.

Quel style, quel panache, quelle érudition, quelle culture, « il » dans sa quête de la théorie de la bulle carrée met  ko debout celles et ceux qui , se croyant auteurs, s’échinent péniblement, et ça foisonne en ce moment, à tartiner des lignes sur le nectar des dieux afin d'avoir nom et prénom en première de couverture.

 

Des besogneux, des qui ont besoin de plein de belles images pour soutenir leurs petits écrits vineux, les qui ont besoin d’être invité au château pour pisser de la copie, des acculturés, des incultes, même des stipendiés, des enfileurs et des enfileuses de lieux communs, des sous-produits des réseaux sociaux, du menu fretin, quoi !

 

« Il », lui, brode finement au point de croix, cisèle, chantourne, enlumine, trace des arabesques, lâche des volutes, pioche dans sa profonde bibliothèque, cite les grands auteurs (2), déguste en alignant des mots chatoyants (3), cite avec bonheur Anselme, il se grise, il ne manque aucun bouton de guêtres à sa panoplie d’amateur éclairé par Jules Chauvet et Marcel Lapierre.

 

J’en suis tout tourneboulé !

 

« Il » m’ébouriffe…

 

Dieu que je me sens bassement terre à terre, oui face à « il » je ne suis qu’un tout petit ver de terre qui, au temps de l’association SEVE, tentait de comprendre la tectonique des egos, de dénouer les fils d’une trame complexe, de comprendre ce qui se passait dans ce monde du vin que je venais de radiographier.

 

 

Ce n’est pas un opus à mettre entre les mains des gilets jaunes, bien que, mais c’est du miel, je dirais même plus, de la gelée royale pour Me Morain.

 

Un jour, du côté de Bordeaux, en compagnie de l’ami François Des Ligneris, lors d’une dégustation de grands vignerons, Anselme Selosse tenait son petit stand à l’entrée du salon. Face à lui une grappe dense de groupies mâles, je salue Anselme, je lui dis « ils boivent tes paroles… »

 

« Il » traduit excellemment le talent d’Anselme, son aura, ses convictions, son charme, sa capacité à séduire, à emporter l’adhésion, à se faire des ennemis aussi.

 

Oui, face au talent de « il » je me sens ravalé au rang de commis de 2e classe au bureau de la viticulture du Ministère de l’Agriculture, un scribouillard tout juste bon à mettre les pieds dans les plats de la Profession.

 

J’irai donc d’abord sur ce terrain que je connais bien, même un peu mieux que « il ».

 

« Il » avec un certain talent plonge sa plume dans l’histoire de l’Agriculture, de son volet champenois, en démontant le vieux Maréchal maurassien, ses technocrates inspecteurs des Finances : Jean Bichelonne, Jean Berthelot, François Lehideux, Pierre Pucheu, Robert Gibrat, Georges Lamirand, Robert Loustau, Henri Lafond, Louis Formery, Pierre de Calan et faire un sort à « sa terre qui ne ment pas. » Je lui conseille tout de même de lire La Révolution Rurale en France de Gordon Wright pour éviter certains raccourcis à propos des dirigeants paysans sous la Révolution Nationale.

 

Après Pierre Caziot, ministre de l’Agriculture, il y eut Le Roy Ladurie.

 

Quant à René Bousquet, préfet de la Marne en septembre 1941, il était dans le camp Laval (je viens de lire la très passionnante biographie de Laval par Renaud Meltz et j’y ai mieux cerné le profil  de ce haut-fonctionnaire opportuniste) il mettra en place le CIVC qui fut sans aucun doute l’outil le plus puissant du développement et du succès du modèle industriel champenois avec son entente entre les grandes maisons et le syndicat des producteurs sur le prix du kilo de raisin ( et ça douille en kg le raisins en Champagne)

 

Le plus important pour moi humble commis de 2e classe du bureau de la viticulture du Ministère de l’Agriculture c’est la parole d’Anselme.

 

La voici :

 

« Les vignes deviennent pour moi un lieu de vagabondage de l’esprit »

 

« Le vigneron doit être un bon jardinier dans le sens où il doit avoir la sensibilité du végétal. La nature doit être pour lui une réalité directement vécue. Dans cet esprit-là, le jardinier ne mécanise pas. C’est quelqu’un qui se penche, sème, dédrussit, repique, apprécie la maturité et le développement des fruits et des légumes. Dès lors, se met en place tout un monde de sensibilité qui lui permet de prélever de façon différenciée, suivant des stades de maturité, tandis que dans la grande culture en plein champ, on fait une moyenne et on coupe tout d’un coup. Oui, le viticulteur est un jardinier. Attention cependant à ce qu’il ne cherche pas à domestiquer la nature. Il doit rester capable de capter une part d’improbable et de surprise et savoir la restituer dans son produit. »

 

« Qu’est-ce que j’attends lorsque je retrouve ma vigne ? J’attends de partir en voyage dans un pays inconnu. Mais c’est difficile de partir en voyage en pays inconnu dans un pays qu’on connaît ! Ce n’est donc pas le lieu, qui va apporter la part d’inconnu, mais tout le vécu, toute la restitution de la particularité du climat de l’année. Elle va me faire découvrir et toucher un bien que je n’avais encore aperçu »

 

« Je ne refuse pas le SO2 par principe, mais en tant qu’il dégrade les éléments d’élégance. Je ne prétends pas faire un vin biologique ou biodynamique, mais expressif et naturel. »

 

« Le défaut qui créé le remarquable »

 

« J’aime que mon vin ait le goût de l’eau minérale »

 

« Je n’ai rien contre l’idée de vin naturel, mais ce qui m’intéresse, c’est l’idée d’eau de roche, la notion de transparence. »

 

« À l’origine de ce que je ne nommerai pas mon rejet, mais mon éloignement du mouvement bio, il y a eu la sensation que les gens ne réfléchissaient pas assez, appliquaient des recettes, sûrs d’eux, sans se poser de questions. Et j’ai fait partie de ces doctrinaires à l’époque où je défendais José Bové. Mais j’ai fini par refuser cet enfermement, qui conduisait à ne plus réfléchir. J’ai abandonné le côté systématique et sectaire. Aucun paysan ne détient la vérité. Nous avons juste deux ou trois choses qui nous conviennent mieux qu’aux autres. Ne condamnons pas sans appel ceux qui pensent différemment de nous, même lorsqu’ils sont fausse route. Aidons-les à comprendre les améliorations qu’ils pourraient obtenir s’ils changeaient leurs pratiques. »

 

« Pour moi, c’est une évidence que la qualité sanitaire est obligatoire. On n’est pas paysan pour saccager la terre. Mais ce qui est important au bout du compte, c’est la qualité gustative. Mieux encore, le potentiel, le vivant, l’essence et l’essentiel. Le voyage intérieur et le vagabondage dans l’imaginaire rendus possibles par les sensations. Je ne veux pas me retrouver sous le même label que des gens dont les vins n’apportent aucune satisfaction. Je me souviens des premiers champagnes bios. Par peur du botrytis sur des vignes non traitées, les vignerons vendangeaient beaucoup trop tôt. Ils produisaient des vins amers, verts, acides, affreux. Ils avaient l’éthique du produit, mais pas le goût du produit. »

 

La conclusion de  « il »

 

« Il » espérait avoir été fidèle à son projet. Avoir proposé une divagation, une exploration en tous en tous sens, pour retracer l’aventure d’Anselme Selosse… »

 

J’aime assez la notion de divagation, « errer çà et là », laisser libre cours à son imagination, au hasard du cheminement de l'esprit,  mais je trouve que la hotte de « il » est parfois, j’ose, lourde, trop bien pourvue de sa culture…

 

Les Notes :

 

(1) La dégustation des champagne Jacques-Selosse lui avait laissé le souvenir  de bulles sans nombre. Mutines, allègres, rieuses, incisives, élancées, gracieuses, angéliques, bucoliques, rieuses, incidentes, émollientes, languissantes, lancinantes, effrontées.

 

« Il » avait connu des bulles carrées, au commencement et à la fin, et mille autres bulles, tous les jours et d’autres encore. Des bulles fines, des bulles fermes, des bulles fortes, des bulles aiguisées, des bulles délicates, des bulles tristes et des bulles tendres. « Il » avait connu des bulles en vers et des bulles en prose. Des bulles comme des poèmes : radieuses, élégiaques, ténébreuses. Des bulles comme des idées : heureuses, flâneuses, paresseuses, obstinées. Des bulles terriennes et des bulles  aériennes, des bulles rares et des bulles abondantes. Des bulles caressantes, symbole de gaîté, et des bulles dures, des bulles en deuil. Des bulles en gerbes, à l’abordage, et des bulles en colonne, comme à la parade. « Il » n’avait pas oublié le jour où il avait trempé sa main dans son verre pour essayer d’attraper les bulles avec ses doigts. Et combien d’autres fois ? Combien d’autres bulles, tour à tour souples, douces, légères, exquises, juteuses, fameuses, furieuses, gracieuses, onctueuses, savoureuses, esculentes.

 

Esculentes ? Un dernier mot rare et précieux comme un brin de bruyère cueilli pour Anselme.

 

PS. Comme je suis effronté, des bulles rossinantes, des bulles nues

 

(2) Par ordre d’entrée en scène : Socrate, Confucius, Carlos Drummond de Andrade, Marcel Proust, Balzac, Flaubert, Sainte-Beuve, José-Maria de Heredia, Anselme de Cantorbéry, Platon, Arthur Rimbaud, Dante Alighieri, Guillaume Apollinaire, Guy Debord, Antoine Furetière, Georges Bernanos, Jean de La Fontaine, Charles Péguy, Paul Claudel, Pascal, Alexandre Dumas, Jacques Chardonne, Cicéron, Albert Camus, Louis Ferdinand Céline, Blaise Cendrars

 

 

(3) La cuvée Substance était un champagne extra-terrestre, le pur produit du terroir mental d’un vigneron d’exception. Quelle révélation. C’était un vin au nez de noix et d’amande, à la bouche iodée, ample et généreuse pour commencer, avec des arômes primaires, puis plus resserrée, évoluant vers des notes d’agrumes. La bulle fine et crémeuse, très présente en bouche, était merveilleusement fondue dans la trame du vin. Après une heure de carafe, ce champagne inouï introduisait le buveur en pays inconnu, rivalisant avec les grands bourgognes blancs, un montrachet du domaine de la Romanée Conti. Convoquant des références de goût peu communes, il exigeait beaucoup de patience et même une longue initiation.

 

Typiquement champenois, le Jacques Selosse blanc de blancs grand cru millésime 1998 avait une belle robe dorée, des bulles fines, des arômes de brioche, de malt,  de froment et de blé sucré. Le 1999 était très différent, déroutant au premier abord, avec son nez mêlant la menthe et l’iode, la fraîcheur d’une glycine en guirlande et la salinité des petits poissons de la mer Cantabrique.

 

 

Champagne. Progression des grandes maisons de type industriel au détriment des vignerons.

 

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 06:00
Bio par ci, bio par là, les médias en font tout un plat, raisins bio, vins bio, mais le consommateur sait-il de quoi les sachants lui parlent ?

La réponse est NON !

 

Mon grand âge m’offre un double privilège : pouvoir témoigner du fil de l’Histoire que j’ai vécue et être chiant en rappelant à ceux des jeunes pousses qui écrivent sur la vigne et le vin que l’Histoire n’a pas commencé avec eux.

 

Sur le BIO c’est un étrange méli-mélo.

 

Dévidons l’écheveau du BIO :

 

Premier temps du bio : « les illuminés » la méthode Lemaire-Boucher, elle m’a de suite intéressée car je  suis friand du bon pain, au début des années 70 alors que j’enseignais à l’école d’Agriculture des Etablières, établissement privé géré par les professionnels, je m’étais permis d’inviter des paysans pratiquant la méthode LB, je fus traduit devant le Conseil d’administration qui me menaça de me vider. Parler Bio c’était pécher !

 

Deuxième temps du bio : le bio politique, la Confédération Paysanne née à l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, fait du bio une arme contre l’agriculture intensive. Le choc est violent entre la FNSEA et ces trouble-fête dont José Bové est la figure emblématique. Je l’ai vécu au sein des cabinets ministériels car je fus le père du texte permettant la reconnaissance de la représentativité de la CP.

 

11 avril 2006

Habillé pour l'hiver

 

En quelques mots, depuis la naissance de la FNSEA, au lendemain de la Libération, sur les restes de la Corporation paysanne de Vichy, au nom de l'unité du monde paysan, le gouvernement n'avait qu'un seul interlocuteur la FNSEA flanqué de sa branche jeune le CNJA. Sur le flanc gauche pendant longtemps le Modef, peu représentatif nationalement, jouait les utilités. Et puis, 1981 aidant, la Confédération Paysanne voyait le jour. Elle exigeait plus qu'un strapontin.

 

En 1988, je vous passe les détails, il fallait trancher entre les ultras des 2 camps : les touches pas à l'unité paysanne sinon je barre les routes et les puisqu'on est de gauche et que vous êtes de gauche imposez nous partout. Avec l'accord tacite du Ministre je choisis de passer par la voie du droit et de soumettre notre démarche à l'avis de l'Assemblée Générale du Conseil d'Etat. La représentativité syndicale dans la loi française est fondée sur des critères qui s'appliquent aux organisations de salariés. Pour l'agriculture : rien ! Alors nous avons proposé de constater la représentativité sur la base des résultats aux élections aux Chambres d'Agriculture.

 

Une belle fin de journée je suis donc allé défendre le texte devant l'AG du CE présidée par Marceau Long, la fine fleur du droit public français, tous les présidents de Chambre, un débat de haut niveau de plus de 2 heures où j'ai ferraillé avec pugnacité. Résultat : approbation du CE et publication du décret n°90-187 du 28 février 1990. Je l'ai baptisé le "décret félon " car dans les deux camps j'étais le traître, celui par qui la solution était arrivée.

 

Troisième temps du bio : la reconnaissance, d’abord des pratiques culturales en France puis dans l’Union,  puis de la vinification au plan communautaire. (Voir ci-dessous)

 

Quatrième temps du Bio : « les ouvriers de la 25e heure », c’est le déferlement, comme un petit goût de mauvaise conscience de ceux qui ont entonné en leur temps « bio-cons », souvenir d’Hubert le Forestier ironisant, bref si je puis me permettre cette image, le cuivre s’est transmuté en or.

 

Vin bio, un marché en pleine expansion

 

La production et la consommation de vins bio augmentent, et stimulent l’ensemble des exportations de la filière. ICI 

 

« Face à la vague du discount, le vin bio doit innover » ICI 

 

La réalité du Bio : des textes normatifs

 

La culture biologique de la vigne est régie comme l’ensemble des productions végétales biologiques par le règlement européen CE 2092/911, commun à l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Le respect de ce cahier des charges est assuré par des contrôles effectués par des organismes certificateurs agréés (Ecocert, Qualité France, Ulase...) par l’état et donne le droit aux producteurs d’utiliser pour leurs produits la mention “agriculture biologique” ainsi que le logo AB. Les substances actives autorisées pour les traitements, les types d’amendement et de fertilisation sont définis dans des listes positives, toute alternative n’y figurant pas est de fait interdit. Depuis 2012, le règlement UE N° 203/2012 encadre la production de vin biologique.

 

La réglementation sur la vinification biologique a été adoptée à Bruxelles le 8 février 2012 au cours d'un vote au comité permanent d'agriculture biologique de la Commission Européenne réunissant les 27 Etats Membres. Le texte qui s'applique à compter du 1er août 2012 fait l'objet d'une fiche spécifique. ICI 

 

Les détails ICI

 

Même si je ne vais pas me faire des amis en l’écrivant : la vinification en bio est cousine germaine de la vinification dite traditionnelle. Je défie les grands dégustateurs de déceler à l’aveugle un vin vinifié en bio dans un univers de vins vinifiés avec les armes des vendeurs de poudre de perlin-pinpin.

 

C’est du pipeau, de la pure communication, beaucoup sont autant formatés que les vins traditionnels.

 

Attention, lisez-moi bien, je parle de la vinification (j’ai suivi l’intense lobbying des marchands de produits œnologiques à Bruxelles lors de la définition du vin biologique, croyez-moi ils ont gagné avec la complicité de certains de nos partenaires, tout particulièrement les allemands).

 

Le type de discours ci-dessous est emblématique du gloubiboulga à propos du bio, on en fait un bloc alors que, désolé, la césure entre la vigne et le chai est une réalité.

 

« Le bio coûte 30 % plus cher que le conventionnel à produire. Et la biodynamie coûte 50 % plus cher. Pour qu’une propriété soit rentable, elle doit résoudre l’équation entre le coût de revient, le rendement et la valorisation. Or, cette dernière se fait sur la qualité du vin, qui transmet le terroir et fidélise les clients. »

 

Hé oui, on ne sort de ambiguïté qu’à son détriment…

 

 

Le vin et le bio : il n'y a pas d'amour heureux

 

ÉDITO.

Le Point Vin inaugure une série d'articles et d'interviews sur l'avenir des pratiques et labels biologiques dans la viticulture.

 

Publié le 
 
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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 06:00
Je suis fier comme 1 petit banc Corinne ILIĆ Directrice de la Communication d’AXA Millésimes me donne du cher Jacques, j’en connais qui ne vont pas aimer…

Qui ça me direz-vous ?

 

Ben la confrérie de ceux qui se font rincer aux châteaux… il suffit de consulter leurs chroniques pour les identifier.

 

Du temps de ma gloire éphémère suite à mon rapport au succès planétaire Jean-Michel Cazes s’était pris d’amitié pour moi.

 

Pour preuve le 25 juin 2008 il acceptait de répondre à mes Trois Questions à Jean-Michel Cazes

ICI 

 

Il m’invita à sa table à la fête de la Fleur, nous étions à la drote de la table d’Honneur où je voyais ce pauvre Juppé s’emmerder royalement. J’en profitai pour aller tailler une petite bavette avec lui. Le meilleur d’entre nous m’écouta avec sérieux. Juppé est toujours sérieux.

 

Tout ça est bien loin Jean-Michel et moi sommes des retraités, lui sans doute encore très occupé. Alors vous comprendrez ma surprise lorsque je reçu les deux courriers ci-dessous.

 

Que me vaut se regain d’intérêt ?

 

Sans doute l’immense pouvoir de prescription de mon vieux blog. Pensez-donc ce mois de janvier a vu l’audience péter le feu

 

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Même que la RVF songe à ressortir son prix du meilleur blogueur rien que pour moi.

 

Madame Corinne ILIĆ me remercie de ma confiance et de ma fidélité, sans doute est-ce en hommage à ma chronique du 3 décembre 2018

 

Qui a osé dire que je faisais du Bordeaux bashing : il a 30 ans un vin d'une grande jeunesse « au baron de Pichon-Longueville 1988 Pauillac-Médoc » ICI 

 

Je suis désolé, en dépit de toute cette sollicitude, n’étant point dégustateur je ne puis répondre à cette double invitation. J’attends avec impatience le papier du bedeau de B&D.

 

Merci.

 

Cher Jacques,

 

Diana Berrouet-Garcia et son équipe sont très heureux de vous inviter à déguster le millésime 2018 au Château Petit-Village à Pomerol pendant la semaine des Primeurs du lundi 1er avril au vendredi 05 avril 2019, de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00.

 Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions possibles, nous vous conseillons de prendre rendez-vous par mail à c.ilic@axamillesimes.com.

 Nous organisons également un déjeuner au château si vous désirez vous restaurer, le mardi et mercredi (sur réservation uniquement).

 N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations, je serai ravie de vous aider.

 Au plaisir de vous accueillir au Château Petit-Village.

 Merci de votre confiance et de votre fidélité.

 

Cher Jacques,

 

Christian Seely et ses équipes sont très heureux de vous inviter à déguster le millésime 2018 de Château Pichon Baron, Château Pibran et Château Suduiraut, au Château Pichon Baron pendant la semaine des Primeurs du lundi 1er avril au vendredi 05 avril 2019, de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00.

Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions possibles, nous vous conseillons de prendre rendez-vous par mail à c.ilic@axamillesimes.com.

 Nous organisons également un déjeuner au château si vous désirez vous restaurer, le lundi, mardi et mercredi (sur réservation uniquement).

 Veuillez noter que le millésime 2018 du Château Petit-Village se dégustera sur rendez-vous au Château à Pomerol et non plus à Château Pichon Baron.

 N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations, je serai ravie de vous aider. Au plaisir de vous accueillir au Château Pichon Baron.

 Merci de votre confiance et de votre fidélité.

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 07:00
Violence sociale : le 27 décembre 1974 24 mineurs sont morts à la fosse Saint-Amé de Liévin-Lens « venge nous de la mine… »

En ce temps de gilets jaunes dont les leaders autoproclamés brament sur les réseaux sociaux et les médias que la France est un pays de violence sociale, je me permets, sans contester que certains de nos concitoyens subissent une violence sociale, voir le couloir de la misère, de faire un rapide retour vers un passé récent : c’était au temps de Chirac Premier Ministre de Giscard.

 

 

« Une fin de semaine, après la mort de Joseph, une autre femme victime est entrée « Chez Madeleine ».

 

Elle avait entendu de vilaines choses dans son dos. Elle est allée au juke-box, l’a débranché brutalement, a jeté la prise par terre. Et puis elle s’est figée au milieu de la salle.

 

J’étais là, ma mère et Sylwia aussi, ce jour de février.

 

  • Vous voulez savoir ? elle a dit.

 

Elle brandissait une feuille comme le garde champêtre son avis à la population...

 

  • C’est sa dernière fiche de paye. Elle est datée du 10 janvier !

 

Elle a lu le document à voix haute, en tremblant. Après chaque ligne, elle regardait le silence d’en face. Des femmes, des hommes de la fosse 3, des enfants.

 

Elle criait presque.

 

Des garçons jouaient au billard. Elle a pris la boule blanche, l’a claquée sur le tapis vert.

 

  • Écoutez-moi quand je vous parle !

 

Sur son salaire de décembre 1974, les Houillères avaient enlevée trois jours à son homme.

 

  • Trois jours ! Et vous savez pourquoi ? Parce qu’il est mort au fond le 27. Voilà pourquoi. « Absence non garantie »,  c’est écrit là ! Pas justifiée, ça veut dire.   Il lui a manqué trois jours pour finir le mois. Il était mort, merde ! C’est pas justifié ça ?

 

Sa sœur est entrée dans le café, un foulard sur la tête et un châle dans les mains. Elle la cherchait dans la rue. Elle l’a enveloppée d’un geste ample. Lui a parlé doucement. Lui a parlé doucement.

 

  • Viens Louise on s’en va.

 

L’autre l’a repoussée du coude.

 

  • Et vous savez aussi ce

 

Elle a regardé les enfants, les femmes, les hommes. Tous étaient silencieux. Mais elle n’a pas pu. Elle n’avait plus de mots. Son papier dans les mains, comme un mouchoir froissé, elle s’est mise à pleurer. Et s’est laissé emmener par sa sœur sous la pluie du dimanche.

 

Au bas de la fiche de salaire, en plus des trois jours dérobés, la direction avait retenu le prix du bleu de travail et des bottes que l’ouvrier mort avait endommagé.

 

Sorj Chalandon Le jour  d’avant c’est un roman. ICI 

 

 

La réalité :

 

« Françoise Obert avait 28 ans et trois enfants de 3 à 10 ans. Elle s’apprêtait à sortir, vers 8 heures. «Ma voisine m’a dit de ne pas partir, qu’il y avait eu une catastrophe. Je me suis d’abord dit que c’était n’importe quoi. Puis je suis allée voir, on habitait à 500 mètres de la fosse. Il y avait déjà un attroupement. J’ai fait des allers retours toute la journée sans nouvelles. Et puis le soir, on m’a dit : "Repartez, il va remonter." Je suis rentrée faire du café. Je me disais qu’il remonterait vivant. Dans ces cas-là, on est égoïste, on pense qu’à nous. Et un garde des mines est arrivé pour me dire la nouvelle.» Les gardes des mines étaient ce service d’ordre, sorte de police interne, qui surveillait les mineurs et mettait des contraventions aux épouses qui ne nettoyaient pas le «ruisseau» devant chez elles.

 

Françoise Obert reçoit ensuite la paie amputée de trois jours, pour «absence sans garantie» de son mari, Henri. C’est-à-dire absence non justifiée, dans les jours qui ont terminé le mois. «C’est traumatisant. Vous vous dites : "Il est dans son cercueil, comment pouvait-il aller travailler ?"» Certaines veuves ont «même eu les bleus de travail et les outils de leur mari facturés».

 

«Devenir fou».

 

Jean Latosi est électromécanicien. Il vient de fabriquer une maquette de la fosse 9, qui a laissé place au Louvre-Lens. Ce jour-là, il prenait son poste un peu plus tard dans la matinée. Il a passé la journée à transporter des corps. «Leurs cheveux avaient frisé, leurs bleus de travail s’étaient consumés, les corps étaient recouverts d’une sorte de croûte noire, ce qui fait qu’on pouvait passer plusieurs fois devant sans les voir. Je l’ai fait parce qu’il fallait le faire. J’ai mis deux ans à m’en remettre. A l’époque, il n’y avait pas de cellule de soutien psychologique.»

 

Je signale aux petites louves et loups que les Charbonnages de France étaient une société nationale.

 

« Venge-nous de la mine », Liévin 1974

 

Je viens de terminer la lecture du dernier livre de Sorj Chalandon, Le jour d’avant

 

Il y rend hommage aux 42 mineurs morts à la fosse 3 bis, dite Saint-Amé,  de la Compagnie des mines de Lens, le 27 décembre 1974.

 

A l’époque jeune journaliste de Libération, il avait couvert l’affaire, comme il couvrira la grève des mineurs anglais au début des années 80. « J’ai vécu avec ces gueules noires, on allait bouffer des potages le soir. Dans ce livre, je veux rendre hommage à l’armée des gens simples. »

 

Il explique :

 

La catastrophe de Liévin est ma première confrontation avec l’injustice. On a su tout de suite que la sécurité n’avait pas été respectée, que le mot «fatalité» qu’on entendait à la radio et à la télévision était un mensonge. J’aurais rêvé d’être envoyé sur place, mais j’étais un petit monteur en page. J’ai vécu cette catastrophe par procuration et j’étais en colère. Cette colère-là, elle est intacte. Elle a été mon socle.

 

Ce roman, il est dédié à ces 42 hommes qui m’ont hanté, leurs noms y sont tous écrits. Pour moi, ce qui s’est noué là était un drame national mais il est resté à l’échelle locale car dans l’imaginaire collectif en France, la mine était déjà finie. Et quand bien même, les Français estimaient que la mort était un risque normal pour un mineur, faisant partie du contrat. Le mineur travaille et il meurt, au fond dans un accident ou au jour dans son lit, de la silicose… Encore cette fatalité qui me révolte.

 

À lire absolument ICI


LE 27 DÉCEMBRE 1974, LA CATASTROPHE (ÉVITABLE) DE LIÉVIN

ICI 

 

Il y 42 ans, la catastrophe minière de Liévin : les images de l'époque  ICI 

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 06:00

Résultat de recherche d'images pour "Margot Woelk"

J’achète mes livres, chez des libraires bien sûr, comme ma nourriture, à l’instinct, parfois je baguenaude entre les rayons sans idées précises, cherche sans chercher, avant de tomber en arrêt devant un titre qui me parle, m’inspire, je feuillette, souvent j’achète ; d’autre fois j’ai des envies irrépressibles, nées de mes chroniques, que je dois assouvir en calmant ma fièvre acheteuse, je fonce, j’achète.

 

J’ai 3 cartes de fidélité. Je ne sors jamais de chez mes libraires les mains vides. Je ne lis pas les critiques mais parfois je suis les conseils des libraires.

 

 La goûteuse d’Hitler de Rosella  Postorino, entre dans la première catégorie.

 

 

C’est un excellent achat.

 

Pourquoi lire ce roman ?

 

Tout simplement parce qu’à partir de faits historiques réels, cette jeune romancière italienne de 40 ans écrit un vrai roman au travers la vie de Rosa Sauer, jeune Berlinoise de 26 ans, contrainte d’aller vivre chez ses beaux-parents pendant que son mari est au front, femme ordinaire placée dans une situation extraordinaire : goûteuse d'Hitler

 

C’est un livre fort, captivant, sensible.

 

Une vraie découverte.

 

Les faits historiques

 

« En février 2013, à 95 ans, Margot Woelk, parfaite inconnue, a décidé de se confier. Dans les colonnes du Daily Mail et du Time, cette Allemande raconte pour la première fois les deux années de sa vie pendant lesquelles elle était au service d'Adolf Hitler. Chaque jour, entre 11 heures et midi, la jeune femme devait en effet goûter les plats du Führer, pour détecter d'éventuelles traces de poison.

 

Elle fut l'une des quinze "goûteuses" au service d'Adolf Hitler. Tout commence en 1942, quand son appartement berlinois est bombardé. Margot Woelk quitte alors la capitale du Reich et pose ses valises chez sa belle-mère à Gross Partsch, dans l'est de la Prusse (l'actuelle Pologne). Son mari, lui, est engagé sur les lignes de front. Très vite, la jeune femme est embarquée de force par les SS, qui la conduisent non loin de la "tanière du loup", le QG d'Adolf Hitler sur le front de l'Est. Là, elle rejoint d'autres femmes qui, comme elle, sont contraintes de goûter la nourriture destinée au Führer, quitte à en mourir. « Évidemment que j'étais effrayée. Si la nourriture avait été empoisonnée, je ne serais plus là aujourd'hui. Nous étions forcées de manger, nous n'avions pas le choix », a-t-elle déclaré.

 

 

Cette étrange et dangereuse fonction lui a permis de connaître de nombreuses habitudes du leader de l'Allemagne nazie, notamment son régime alimentaire. Le Führer était en effet végétarien, ne consommant ni viande ni poisson, mais des produits frais en majorité. Il s'interdisait également la cigarette et l'alcool. »

 

« Tout était végétarien, uniquement des produits frais, des asperges aux petits pois en passant par des poivrons, du riz, mais aussi des salades. Tout était disposé sur le plat juste comme cela lui était servi. » Adolf Hitler ne proscrivait d'ailleurs pas seulement la viande. La cigarette et l'alcool - il n'aurait été ivre qu'une seule fois dans sa vie à 13 ans - subissaient le même sort. Et strictement personne n'était autorisé à fumer en sa présence. »

 

« Dans la tanière du loup, Margot Woelk vit un vrai cauchemar. Les SS ne la lâchent pas d'une semelle, ils gardent toujours un oeil sur elle et sur ses camarades. Après chaque plat goûté, les SS attendent une heure afin de voir si un éventuel poison agit dans les organismes.

 

German Fuehrer Adolf Hitler and his mistress Eva Braun have a meal together. A German woman named Margot Woelk was one of 15 young women who sampled Hitler's food to make sure it wasn't poisoned before it was served to the Nazi leader.

FROM EVA BRAUN'S ALBUM/U.S. ARMY SIGNAL CORPS/AP

 

Chaque jour, le manège recommençait. «Certaines filles se mettaient à pleurer lorsqu'elles commençaient à manger, tellement elles avaient peur», raconte la nonagénaire. «Nous devions tout manger», précise-t-elle. S'ensuivait un délai d'une heure, pendant lequel les jeunes femmes attendaient de savoir si ce qu'elles avaient ingéré était mortel. «À chaque fois, nous étions terrorisées à l'idée d'être malades.» Une fois le supplice terminé, les larmes de joie «pour avoir survécu» remplaçaient la peur.

 

 C'est uniquement une fois ce délai écoulé que le repas peut être servi au Führer.

 

Une surveillance qui se renforce encore au lendemain du 20 juillet 1944, après qu'un attentat, monté par des officiers allemands, a échoué à tuer Hitler.

 

Cette proximité avec le pouvoir nazi ne lui donna jamais l'occasion de rencontrer celui pour qui elle risquait sa vie, en raison des mesures drastiques de sécurité et la perpétuelle crainte d'Hitler d'être agressé. Tout juste l'a-t-elle vu «dans un champ près de la maison, où il jouait avec Blondi», son chien devenu célèbre. Ses contacts se limitaient aux soldats SS et lui valurent le pire et le meilleur.

 

Margot Woelk raconte qu'une nuit, l'un d'entre eux a pu la violer malgré la surveillance permanente. Fin 1944, ce fut pourtant un autre SS avec qui elle avait sympathisé qui lui sauva la vie. L'Armée rouge progressait vers le QG. Grâce au soldat, qui lui trouva une place dans le train de Goebbels à destination de Berlin, elle put s'échapper de la Prusse et retrouver sa ville d'origine. Toutes les autres jeunes femmes utilisées pour goûter les plats furent par la suite abattues par les soldats de l'Armée rouge »

 

Source : ICI 

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 06:00
Photographie René Hoff - Nature libre et sauvage

Photographie René Hoff - Nature libre et sauvage

Mépris de classe va-t-on me balancer !

 

Halte au feu, les obtuses et des obtus se recrutent dans tous les milieux sociaux, rien n’est pire qu’un polytechnicien obtus ou une vétérinaire obtuse, j’en ai croisé un paquet dans ma longue carrière.

 

Dans les 15 dernières années je me suis colleté aux dossiers dont personne ne voulait dans la haute-administration de l’Agriculture, on m’a baptisé médiateur d’abord dans les Pyrénées-Orientales sur le dossier catastrophe des vins doux naturels puis sur celui du Cognac en plein désastre, puis du côté de Châteauneuf-du-Pape Clochemerle, du Gers pour tenter de réconcilier deux blocs coopératifs,  enfin tout à la fin puisque je sentais le soufre dans le vin le Ministre Le Maire m’a fourgué les dossiers laitiers bien vérolés.

 

Ma méthode fut simple : les semelles de crêpes au plus près des gens, les réunions dans les villages avec les intéressés, toujours disponible pour écouter, entendre, dialoguer, tenter de convaincre les plus virulents, c’était chaud, sportif, même parfois violent : à St Jean Lasseille la CR badigeonna des slogans hostiles sur le portail du lieu où je dormais, à Cognac le Modef aviné me coursait derrière ma petite auto, des menaces, des je me plaindrai à votre Ministre de la part d’un président de Chambre d’Agriculture…

 

Maintenant que j’y songe j’en ai rencontré  beaucoup des futurs gilets jaunes.

 

Débattre avec dans la salle un paquet d’obtus braillards occupant le fond de la salle ce fut mon lot : « Y’a qu’à  interdire les importations ! » m’admonestaient les gars du Modef à Matha. Réponse : « Le Cognac c’est 90 % à l’exportation… » ou avec des gens de gauche encore dans mes histoires laitières avec les Lactalis et autres « Puisque vous êtes le représentant du Ministre vous n’avez qu’à leur imposer de nous acheter notre lait. »

 

Oui les y’a ka et les vous avez ka c’est un peu la marque de fabrique des gilets jaunes.

 

J’ai plaidé tant auprès de mes collègues hauts-fonctionnaires que des Ministres qu’il leur fallait traiter certains problèmes aigus en allant au plus près des gens, en se débarrassant de ses oripeaux d’autorité, sorte de missi dominici du Ministre, maîtrisant le dossier tout en se mettant à l’écoute des difficultés des gens placés dans des situations inextricables.

 

Peine perdue, mes collègues, dont beaucoup avaient été Directeur Régionaux ou Départementaux auprès des Préfets, ne voulaient pas ou ne pouvaient pas se mettre à ce niveau. Quant aux Ministres ils ne font que passer, comme m’a dit Le Foll la dernière fois que je l’ai vu « t’es un emmerdeur… »

 

Certes, mais j’ai vu, lors de la première  réunion avec les éleveurs livrant leur lait pour faire de la Fourme de Montbrison, abandonnés par leur collecteur, un grand jeune homme de 35 ans pleurer.

 

Comme vous le voyez les obtus et les obtuses se nichent du haut en bas de l’échelle, certains ont des œillères, d’autres sont calcifiés dans des schémas idéologiques, des idées reçues, des illusions.

 

Qu’il y ait de la misère sociale dans notre vieux pays, tout de même bien bordé par des mécanismes redistributifs, je suis le premier à le reconnaître, mais je ne vois pas dans le mouvement désordonné, minoritaire, individualiste, avec tous les relents  nauséabonds que nous traînons, des gilets jaunes une porte ouverte au débat.

 

Les politiques d’opposition sont lamentables.

 

Les grands médias pataugent dans la fange de l’audience à tout prix.

 

Les intellectuels patentés nous assènent leurs vérités pré-préparés et tels des derviches tourneurs occupent les plateaux télés.

 

Le pouvoir, au travers de son Président descendu enfin dans l’arène, ne cherche qu’à éteindre le feu, soupçonné d’enfumer ces « braves gilets jaunes »

 

Le grand débat national, pourquoi pas ?

 

Mais entre le point de vue des gilets jaunes qui affirment « ça fait deux mois que l’on débat sur nos ronds-points » et une majorité « silencieuse » qui oscille entre la compréhension et l’exaspération, il sera bien difficile d’accoucher d’une synthèse emportant l’approbation.

 

Pour sourire un peu, le roi de la synthèse molle, François Hollande, a fait la preuve de son efficacité pour liquider un grand parti sûr de lui et dominateur.

 

J’avoue que je ne suis guère optimiste nous traversons une zone de turbulences dans un Monde lui aussi bien aventureux dont nous ne pourrons nous extraire en implorant la volonté de nos gouvernants quels qu’ils soient.

 

Notre goût de l’entre-soi n’est plus de saison, le repli sur soi, l’incapacité dans laquelle nous sommes de débattre c’est-à-dire de discuter avec vivacité et chaleur, sans recours à la violence, aux injures, tout en examinant les aspects contradictoires d'une question… est le symptôme d’une société en pleine perte de sens, le sens du vivre ensemble, incapable de reconnaître qu’elle est parmi les plus privilégiée du monde, assistée, envieuse, sans projets fédérateurs.

 

Et lorsque je lis les déclarations des leaders autoproclamés des gilets jaunes je me dis que les dirigeants de notre pays ne sont pas sortis de l’auberge.

 

L’association MichelRocard.org vous souhaite une très bonne année 2019 !

 

« Plus que jamais la parole de Michel Rocard semble manquer dans une situation actuelle particulièrement tourmentée. Il a lui aussi été confronté à d’importants mouvements sociaux, même s’ils n’avaient rien de comparable à ce que nous vivons ces derniers mois. Déjà à l’époque, l’affaiblissement des partis politiques et des syndicats était patent, poussant ainsi les protestataires à s’organiser dans des coordinations en dehors des organisations, processus que les réseaux sociaux ont largement contribué à amplifier. Durant ces périodes, Michel Rocard et son gouvernement se sont toujours efforcés de privilégier la concertation et l’écoute. Il résistait à la pression de médias amplifiant l’hystérie collective. Toute sa carrière s’est fondée sur le rejet de la violence en politique, y compris pendant les années post-68 où la tentation était forte. Surtout, il savait que, pour être durablement acceptée, une réforme doit reposer sur un diagnostic aussi largement partagé que possible, et que le temps long du diagnostic, de la concertation et de la délibération ne sont pas au final du temps perdu, mais du temps gagné.

 

Puisque le mois de janvier est aussi celui des souhaits et des bonnes résolutions, espérons que cette méthode, « la méthode Rocard », sera adoptée par nos gouvernants comme par leurs opposants durant les mois à venir. »

 

OBTUS-OBTUSE

 

[En parlant de l'homme considéré intellectuellement ou, p. métonymie ., de l'intelligence, de l'esprit]

 

Qui manque de subtilité, de finesse, qui comprend très lentement.

 

Synonyme : épais, lourd, borné, bouché (fam.).

 

« La finesse chez nous est ce qu'il y a de plus rare: tout à l'air d'être fait avec de gros outils et, qui pis est, par des esprits obtus et vulgaires (Delacroix, Journal, 1855, p.338).

 

« Un subalterne obtus qui ne voit pas plus loin que la lettre de la consigne » (Arnoux,Roi,1956, p.273)

 

« Comparez la guerre à la paix. Les travaux de la paix sont longs, monotones, souvent pénibles, et sans gloire pour la plupart de ceux qui s'y livrent; les œuvres de guerre, promptes, faciles, à la portée des intelligences les plus obtuses. A. France, Vie fleur, 1922, p.476.

 

♦ Obtus à + subst. indiquant l'objet de l'incompréhension.

 

« La foule qui se passionne, mouvante et vague, autour d'un livre ou d'une pièce, et les met à la mode, n'est pas artiste, au sens où les initiés entendent ce terme. Elle est obtuse aux beautés de forme, les plus importantes au regard des cénacles » (Bourget  Nouv. Essais psychol., 1885, p.5).

 

− En emploi subst. « Le moyen du scepticisme est l'ironie, l'essence et la quintessence de l'esprit français, la formule la moins accessible aux masses, aux obtus, aux épais, aux sots et aux niais » (Goncourt,Journal,1858, p.459).

 

Depuis le XVIe siècle et l’expression "d’une buse on se saurait faire un épervier", les imbéciles sont traités de buses. La réputation de ce rapace vient du fait qu’autrefois, les fauconniers ne parvenaient pas à les dresser, et ils ont donc considéré que la buse était un animal stupide. En ajoutant "triple", on insiste ainsi lourdement sur la stupidité.

Grand débat à Lons-le-Saunier : « Nous, ça fait déjà trois mois qu’on débat sur les ronds-points »

Plus de 200 personnes se sont réunies vendredi soir à Lons-le-Saunier, dans le cadre du grand débat national voulu par Emmanuel Macron. Mais les doutes persistent sur cette initiative qui vise à répondre aux « gilets jaunes ».

Par Jérémie Lamothe  ICI 

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 06:00
Jacques Dupont le bas-bourguignon fait la promotion du  Waterzooi de rouget perlon et légumes, parfumé à l’estragon de Ghislaine Arabian Les Petites Sorcières à 2 pas de chez moi

Les gens du Nord

Ont dans leurs yeux le bleu

Qui manque à leur décor

Les gens du Nord

Ont dans le cœur le soleil

Qu'ils n'ont pas dehors

Les gens du Nord

Ouvrent toujours leurs portes

A ceux qui ont souffert…

 

C’est de l’Enrico de Constantine des  beaux jours.

 

Je n’ai jamais vu  le Jacques pompette ni entendu pousser la chansonnette mais c’est grâce à lui, même si l’article n’est pas de lui, que ma voisine, Ghislaine Arabian, chef des Petites Sorcières, où je ne suis pas allé depuis longtemps, est de celle qui n’oublie pas d’où elle vient.

 

Au Point, même pour la tortore, on dégaine sa culture :

 

« J'appartiens au Nord comme l'aube appartient à la terre. Cette région pudique est bigarrée comme un marché et mystérieuse comme un rêve », écrivait Jacques Duquesne « Balade dans le Nord »

 

L’auteur me met l’eau à la bouche : Ghislaine Arabian « met à l'honneur les produits de sa région : carotte de Tilques, endives de Wierre-Effroy, cabillaud pêché par le « Saint-Jules » à Boulogne-sur-Mer, mimolette extra vieille, élixir d'Anvers… »

 

« …avec Thierry Cambier, celui qui lui mit le pied à l'étrier il y a plus de trente ans au Restaurant, à Lille, où elle obtint deux étoiles. Ces deux-là savent s'emparer des couleurs et, au gré des saisons, mitonnent pintade au chou rouge, welsh rarebit à la bière de garde, croquettes de crevettes grises au persil frit ou encore waterzooi de rouget perlon, dont elle nous dévoile la recette. Des classiques qui, entre leurs mains, enchantent nos assiettes.

ICI

 

Les Petites Sorcières, 12, rue Liancourt, Paris 14e, 01.43.21.95.68. www.petites-sorcieres.com. Formule déjeuner (entrée, plat, dessert) : 26 €. Menu dîner : 39, 49, 59 €. Fermeture le dimanche et le lundi. 

 

Waterzooi Ce mot d'origine flamande vient de water, "eau" et zooi dérivé de l'ancien verbe "zooien" qui signifie "cuire".

 

« Dans la Flandre orientale au Moyen-âge, on construit des ports, des canaux, Gand et Bruges. Les poissons sont des ingrédients de base, associés à des légumes régionaux, le céleri, la carotte, le poireau et la pomme de terre, cuits ensemble dans de l'eau. Au bouillon issu de cette cuisson est ajouté de la crème. Le waterzooi est né. »

 

 

Grondin (dit grondin perlon ou rouget grondin)

 

Nom(s) courant(s) grondin perlon, perlan, perlon, rouget, rouget grondin, galinette

 

Nom scientifique : Chelidonichthys lucerna (Linné, 1758) Synonyme utilisé (non valide) : Trigla lucerna (Linné 1758)

 

Noms étrangers : Tub gurnard (Anglais)

 

Description / aspect

 

Le grondin, couramment nommé grondin perlon, possède une tête assez volumineuse puis un corps s’affinant jusqu’à la queue. Une des caractéristiques du grondin perlon est la présence de deux longues nageoires pectorales ourlées d’un bleu vif atteignant le début de la nageoire anale. Le grondin a aussi deux nageoires dorsales : la première épineuse triangulaire et courte, la deuxième molle et longue s’étendant jusqu’à la queue. Le rouget grondin a une couleur brun à orange, parfois rougeâtre avec les fameuses nageoires pectorales bleues fluo.

 

Mode de vie

 

Le rouget grondin vit près des côtes rocheuses sculptées où la profondeur peut atteindre rapidement plus de 30 mètres. C’est le plus grand individu de la famille des grondins. Ses nageoires pectorales tactiles sont des organes sensoriels qui leur servent à trouver la nourriture sur le fond. Sur certaines zones, notamment au-dessus des épaves, ils montent parfois en pleine eau pour chasser des poissonnets. Les grondins vivent en général en petits groupes et sont parfois solitaires. Le grondin doit son nom au grognement qu’il émet à l’approche d’un danger. Ce son est produit par la vibration de la vessie natatoire sous l’action de muscles spéciaux. Il est victime des grandes sérioles en Méditerranée

 

Habitats fonds de sable, de vase ou de graviers; estuaires l’été

 

Répartition géographique : mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée

 

Répartition bathymétrique (profondeur) 20 à 350 m

 

Grondin rouge, perlon, … : la famille des triglidés ICI 

 

 

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 06:00
Rave party « Si femme connaissait la vertu du céleri sur l'homme, elle en planterait de Paris jusqu'à Rome »

Quand j’étais petit, enfant à qui on donnait le bon Dieu sans confession, le clan des femmes veillait sur la qualité de mon alimentation bien mieux que ne le font, aujourd’hui,  les nutritionnistes patentés avec leurs normes à la con (PNNS 

 

 

Manger de tout, sans se goinfrer, bien mâcher, se laver les mains avant de manger, ne pas roter, le jardin du pépé amenait les variétés de saison dans mon assiette, la marée des Sables-d’Olonne et de St Gilles-Croix-de-Vie des poissons, des coquillages et des crustacés de première fraîcheur, la volaille de mémé Marie, ses lapins, le cochon engraissé par les lavures et les patates, sacrifié et cuisiné maison, peu de viande rouge, viande chère,  mais tout de même du foie de veau. Le beurre de la tante Valentine, le pain de quatre du p’tit Louis, les gâteaux de maman, le riz au lait, assez peu de fromages et je n’ai jamais aimé la peau du lait bouilli. Et bien sûr les nouilles Rivoire et Carret.

 

Bref,  je devais manger de tout, sauf que certains plats, au premier rang le céleri-rave dit céleri rémoulade.

 

Un classique!

 

Râpez le céleri-rave en grosses lanières et vous l'accompagnez d'une mayonnaise bien «moutardée»

 

J’en avais horreur, ça me soulevait le cœur mais je m’accrochais (mémé Marie, complice, me servait de toutes petites portions).

 

Devenu grand, plat de cantine ou de bistrot, jamais je n’ai repris du céleri-rémoulade. Beurk !

 

Et puis un jour, c’était un soir d’ailleurs, avec de la barbue au four on me servit du céleri-rave cuit en accompagnement.

 

Délicieux !

 

J’en repris.

 

Et puis le lendemain, à déjeuner j’allais dans l’une de mes cantines préférée découvrir les talents du nouveau chef.

 

Au menu en entrée : Céleri Monarch & Truffe Noire,

Rôti au beurre demi-sel et en purée; copeaux de Beaufort, truffe noire du Périgord.

 

Un délice !

 

Le céleri rave (Apium graveolens var. rapaceum) appartient à la famille des Apiaceae.

 

Il existe différentes variétés de céleri rave, dont les cultivars Albin et Kompakt (Schulzova, 2012).

 

Le céleri rave contient des composés phénoliques, des furanocoumarines (qui sont toxiques (Schulzova, 2012)).

 

L’étape de lavage du céleri rave permet d’éliminer une partie de ces furanocoumarines. En effet, l’étude a mis en évidence une diminution de la concentration en 8-mtéhoxypsolarene de 50 à 70 % après lavage. Il a également été observé une diminution de 30 % de la concentration en composés phénoliques (Radziejewska-Kubzdela, 2014).

 

Mon titre se justifie par la mauvaise réputation des rave-party (voir ci-dessous)

 

 

« Le céleri a d’abord été appelé « ache », mot qui est apparu dans la langue au XIIe siècle et qui est dérivé du latin apia, pluriel de apium. Il signifie « qui croît dans l’eau », en référence à l’habitat naturel de la plante. À l’origine, il désignait un groupe assez étendu de plantes (dont le persil et la livêche) avant d’adopter le sens restreint de « céleri ».

 

Apparu beaucoup plus tardivement dans la langue française (soit en 1651), « céleri » dérive du lombard seleri, issu du latin selenon. Ce nom rappelle que la plante était censée être sous l’influence de la lune (sélé), possiblement en référence aux propriétés aphrodisiaques qu’on lui attribuait. Le terme « céleri » a définitivement remplacé « ache » dans la langue courante, bien que ce dernier soit encore employé à l’occasion en herboristerie et en botanique.

 

Le terme « rave » est un terme générique qui signifie « racine » et qui désigne les plantes potagères dont on consomme la racine.

 

Le céleri est originaire du bassin méditerranéen, plus précisément des marécages salins qui bordent la Méditerranée. Il était connu des Grecs de l’Antiquité, si on en croit l’Odyssée d’Homère, écrite 850 ans avant notre ère. Toutefois, comme on le désignait alors sous le nom de selenon, qui était également attribué à d’autres plantes, on ne peut affirmer avec certitude que c’est bien du céleri dont faisait mention Homère dans ses écrits.

 

Cinq cents ans avant notre ère, les Chinois l’employaient en cuisine. Quant aux Égyptiens, ils récoltaient tant les feuilles et les tiges que les graines qui servaient d’assaisonnement.

 

Pendant des siècles, voire des millénaires, le céleri se présentera sous la forme d’un bouquet aux tiges et à la racine peu développées. La plante rappelle le persil et sert, comme lui, d’aromate, étant donné sa saveur prononcée. Le type à grosse racine que l’on connaît aujourd’hui ne sera sélectionné qu’au XVIIe siècle. Un siècle plus tard, il est commun en Europe. En Amérique du Nord, il n’a été adopté que tout récemment et reste encore relativement ignoré du grand public.

Les graines sont prisées depuis très longtemps en Asie, où on leur attribue des propriétés médicinales. En Occident, on s’en est servi pour préparer le sel de céleri. Cependant, ce condiment populaire est désormais fabriqué avec un extrait de la racine. »

 

Source ICI 

 

Rave party ou rave  définition du Larousse

« Rassemblement festif dansant et plus ou moins secret des amateurs de house ou de techno, généralement dans un bâtiment désaffecté ou en plein air. »

 

Rave, free party, fête libre ou encore teuf :

 

Le mouvement techno se regroupe autour d’une passion commune, la musique. Elle est constituée elle-même de différents genres: Trance, Goa, Psychédélique, Hardcore, Psychore … Autant de variétés que de participants, appelés dans le jargon, les teufeurs. Plusieurs amateurs et producteurs de musique techno se sont regroupés et forment les sounds-system, ce sont eux-mêmes qui sont la plupart du temps à l’initiative des raves. Les sounds-system se mettent donc en quête d’un lieu pour organiser la rave, ils invitent les teufeurs a participer et se donnent rendez-vous. Les sounds-system arrivent sur le lieu, sortent les enceintes de leurs camions, les déposent et branchent tout leur matériel. La fête peut alors commencer. Les soirées sont souvent ornées d’éclairage et décorations pour mettre les participants dans l’ambiance. En résumé cela paraît simple.

 

« Le fait est que la drogue n’est pas tabou en rave, chacun fait ce qui lui plaît en tout état de cause, devant les autres ou non et il ne sera pas jugé pour ça. C’est donc une des raisons pour laquelle les teufeurs se retrouvent jugés de drogués, ils ne cachent pas qu’il y ait ces substances dans leurs soirées. »

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 06:00
Ouf, fini les gilets jaunes, 2019 sera l'année des petits sacs, le vinity case de Buzet est dans la tendance…

Enfin une bonne nouvelle :

 

« Les podiums, de Prada à Jil Sander, ont vu se multiplier les charmantes bourses inspirées à la fois du design bourgeois des années 1950 et de la forme « baguette »des nineties. »

 

En son temps, les Vignerons de Buzet lancèrent leur Vinity Case

 

3 juillet 2008

Vinity Case: « Girls I love you » by Buzet ICI 

 

17 juillet 2009

 

Même le Cytelet fut 1 must : en réponse aux Vignerons de Buzet… et du succès de leur Vinity Case… ICI 

 

Je pensais que le Vinity Case est tombé au royaume des oubliettes là où gisent les innombrables innovations des marketeurs du vin ; l’heure étant au sans soufre et au vegan !

 

Ben non, bis repetita je lis le 17 décembre 2018

 

« Le Lys est l’une des marques phares et historiques des Vignerons de Buzet, qui n’existait jusqu’à présent qu’en conditionnement bouteille. Le vinity case est une forme unique de bag in box, entièrement conçue et développée par les Vignerons de Buzet, déposée et enregistrée à l’INPI. »

 

https://www.email-gourmand.com/images/stories/newsletters/newsletter332/buzet_vinity_case.jpg

 

 

NOUVEAU. Symbole fort de l’élégance des vins de Buzet, "le Lys" -qui sera lancé durant Vinexpo- méritait un packaging original et séduisant. Le vinity case que les vignerons ont choisi pour leur fine fleur est à la fois unique, sympathique, facile à repérer et à identifier et exclusif. Ces « bib » d’une grande originalité ont en outre les couleurs aimables des vins qu’ils hébergent.

 

En vente exclusivement chez les cavistes 15€ le bag in box de 3 litres.

 

Mais revenons aux fashionistas, de Bella Hadid à Jeanne Damas qui ont succombé à la tendance avec ce sac sobrement baptisé "Mini", en cuir de veau lisse gaufré effet croco, qui allie minimalisme cool et élégance féminine.

 

Ça ne va plaire aux vegan ce veau lisse gaufré effet croco, même si c’est produit de manière écoresponsable et durable, à partir de peaux italiennes de première qualité, par le jeune label bulgare By Far.

 

Mini de By Far : disponible en noir, marron, caramel, crème, vert, rouge et gris, 450 euros

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Voilà mesdames, mais aussi messieurs (voir ci-dessous), vous avez un choix cornélien à faire entre : le vinity case à 15€ et le Mini à 450 €.

 

Sans prendre parti le vinity case me semble plutôt tendance gilets jaunes même s’il n’est pas vendu dans les allées sans âme de la GD, alors que le Mini est la quintessence de l’élitisme hautain des germanopratins qui se vautrent à la terrasse du Flore sous des chauffages insoucieux du devenir de la planète.

 

Maquillage pour hommes: des produits beauté naturels et discrets en 2019

Crèmes, gommages, masques et sérums: la beauté au masculin a beaux jours devant elle, et se focalise sur une composition 100% naturelle, en introduisant peu à peu le maquillage. 

 

ICI

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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 06:00
 Dame Jeanne est vraiment très moche meetoo # m’interdit d’en dire plus

Et pourtant je lis :

 

« Moody est lente et très âgée, un vrai squelette, elle porte sur le nez des culs-de-bouteille noirs, qui lui donnent l’air d’une aveugle. » — (Joseph O'Connor, Muse, traduction de Carine Chichereau, Phébus, coll. « littérature étrangère», 2011, p. 249)

 

« En cinq ans, on est passé de 2 000 à 3 000 marques de lunettes : de grands noms de la mode profitent du salon pour présenter leur première collection, Le cul de bouteille, c'est terminé. »

 

Robert Brasillach lors de son procès

 

Oui mes amis les bouteilles ont un cul !

 

10 janvier 2006

 

Et la dame-jeanne à un gros cul.

 

Et ce n’est pas tout, elle est ventrue et a des épaules de déménageur.

 

Elle est lourde surtout quand elle est pleine, 3,5 kg, c’est le poids du flacon.

 

Dans ma campagne la dame-jeanne c’était une bonbonne nichée dans un panier d’osier ou bien cerclée, on y entreposait la goutte sortie de l’alambic de mon père.

 

bertrand.brocard@gmail.com

 

Dame-Jeanne : bonbonne de verre protégée par un clissage d’osier avec 2 poignées dont la contenance peut aller jusqu’à 60 litres. A Bordeaux, la dame-Jeanne (2,5 litres) était exportée en Angleterre où elle fut appelée demi-John. Dans la marine royale, c’est une dame-Jeanne de 18 litres qui servait de mesure aux rations de vin servis à l’équipage.

 

Pierre Castel

 

« En 1914, son père quitte l’Espagne sans le sou. Embauché d’abord comme ouvrier agricole en Gironde, il ouvre quelques années après un petit commerce de vin au détail à Bordeaux. En 1946, leur sixième enfant, Pierre, par pour le Cameroun avec 600 fûts et 25000 dames-jeannes que lui confient des viticulteurs. Il a vingt-ans. Quelques semaines plus tard, tout est vendu. En 1949, Pierre créé sa propre société de négoce, Castel frères. Son cheval de bataille, une bibine ! »

ICI

 

La légende dit que, chassée de son royaume de Naples, la Reine Jeanne vint se réfugier en 1347 dans son comté de Provence en passant par la route de Grasse à Draguignan. Surprise par un violent orage, on lui indiqua pour asile le petit château du gentilhomme verrier au hameau de « Saint Paul la Galline Grasse ».

 

Après y avoir passé la nuit, la reine désira voir fabriquer les flacons. Un peu troublé, le verrier souffla dans le mors de sa canne, et réalisa une bouteille énorme qui fit l'admiration de tous par sa contenance d'une dizaine de litres. Il décida d'en lancer la fabrication et l'appela reine-Jeanne, mais la souveraine suggéra modestement de lui donner le nom de « dame-jeanne ». Pour protéger cette grosse bouteille, le verrier l'habilla d'osier.

 

Mais la dame-jeanne est aussi une bouteille de 2,25 litres.

 

Par la grâce du bedeau amorti de B&D j’ai appris que :

 

« Propriété de la famille Pichet, Les Carmes Haut-Brion est le seul château viticole à être situé dans la ville de Bordeaux, rue des Carmes. Au sein de ces dix hectares en appellation pessac-léognan, un chai d’architecte d’un genre unique a été imaginé par Philippe Starck et Luc-Arsène Henry (nous vous en avions notamment parlé ici) et les cuves de vinification font l’objet d’interventions artistiques (nous vous en avions parlé là). Mais les créations ne s’arrêtent pas là. Comme le montrent les images ci-dessus et ci-dessous, les équipes du château ont récemment décidé de rendre hommage à un « contenant emblématique de Bordeaux, oublié depuis les années 1950 » et appelé marie-jeanne.

 

Lire la suite ICI 

 

Même dans un écrin transparent en plexiglass je la trouve moche, lourdingue, cette dame-jeanne ressuscitée, même pas kitsch, un petit côté bouteille de Cognac Courvoisier des années 50.

 

Vous me direz « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »

 

J’en conviens aisément mais comme disent les têtes d’œufs des agences, le packaging c’est une manière de se sortir du lot, de se distinguer, Coca Cola est maître en cette matière pour vendre aux écervelés des boutanches plastoche estampillées à leur prénom.

 

« Ce mariage entre le classique et le contemporain qui est « l’essence même du château Les Carmes Haut-Brion » met à l’honneur le millésime 2016 de la propriété, assemblage de 41 % cabernet franc, 39 % merlot et 20 % cabernet-sauvignon, choisi parce qu’il est « le plus bel aboutissement, à ce jour, dans l’expression du terroir. »

 

Ha, le terroir mon bon monsieur, le terroir urbain de Bordeaux, ça vaut bien un article de commande…

 

Pour faire bon poids je vous livre la dernière production de Bernard Magrez

 

“Our sparkling Bleu de Mer is excellent to enjoy in summer but even better in winter with a good meal... Have you tasted this wine during the holidays?”

 

 

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