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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 10:00

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En 1976, dans la petite collection Maspero paraissait la première édition du livre d’Yves Lacoste « La géographie, ça sert, d’abord à faire la guerre » qui fit grand bruit.


Yves Lacoste, géographe, qui a enseigné à la célèbre et controversée Université de Vincennes, qui accueillit une pléiade de philosophes : Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Hélène Cixous, François Châtelet, y proposait une analyse iconoclaste. Le livre vient d’être réédité dans une édition augmentée en poche à La Découverte 11€.


La géographie « une discipline embêtante mais somme toute bonasse, car comme chacun sait, « en géo, il n’y a rien à comprendre, mais il faut de la mémoire… » Quoi qu’il en soit, depuis quelques années, les élèves ne veulent plus entendre parler de ces leçons qui énumèrent, pour chaque pays ou pour chaque région, relief-climat-fleuves-végétation-population-agriculture-villes-industries. Dans les lycées, on en a tellement « ras-le-bol » de la géo que, successivement, deux ministres de l’Education (et parmi eux, un géographe !) en sont venus à proposer la liquidation de cette vieille discipline « livresque aujourd’hui dépassée » (tout comme s’il s’agissait d’une sorte de latin. »  C’est Yves Lacoste qui l’écrit.


Moi j’aimais bien la géo, je me tapais des grosses notes qui gonflaient ma moyenne.


Si je vous parle de géo c’est tout d’abord que nos jeunes géographes ont du talent : Raphaël Schirmer et Hélène Velasco-Graciet, deux géographes de l’Université Montaigne Bordeaux III, sont les auteurs, avec une belle cartographie d’Aurélie Boissière de l’Atlas mondial des vins la fin d’un ordre consacré chez Autrement.link


C’est aussi parce que j’ai connu et croisé Raphaël Schirmer à Paris. Il se présente sur son blog très sobrement comme un géographe qui mène des recherches sur la vigne et le vin, en s’intéressant particulièrement à la mondialisation et ses conséquences (Université Bordeaux 3 CNRS UMR 5185) est l’auteur d’une somme « Muscadet histoire et géographie du vignoble nantais »


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« A l'heure de la mondialisation, partout naissent ou renaissent des vignobles de qualité. Le Muscadet, vignoble situé au Sud de Nantes aux abords de la Loire, s'inscrit bien dans cette mouvance, tout en ayant de nombreuses particularités. La première, complètement ignorée jusqu'à présent, réside dans le fait d'avoir été un vignoble producteur d'eaux-de-vie renommées aux XVIIe et XVIIIe/siècles. La seconde concerne la pluralité des dynamiques qui l'animent aujourd'hui : le vignoble nantais produit tout aussi bien de bons vins pour la grande distribution, via le négoce, que d'excellents crus de terroir. Enfin, les liens avec la ville de Nantes, longtemps déficients, tendent désormais à se renouer pour donner au vignoble davantage d'identité. 


Pour comprendre ces mutations, l'auteur s'est intéressé à l'histoire du vignoble dans la longue durée, depuis l'Antiquité. Il a également fait oeuvre de géographe, en s'intéressant à l'espace et notamment aux représentations qui animent les viticulteurs. De nombreuses cartes et photographies illustrent son propos. Loin de mener une étude classique de géographie, en partant du milieu naturel pour comprendre le vignoble, il a tout au contraire inversé la démarche. L'auteur part de la société vigneronne pour cerner le regard qu'elle porte sur l'espace, et ainsi analyser les freins et les moteurs qui régissent la nouvelle orientation qualitative du vignoble nantais. »


Depuis le 26 avril 2013 il a ouvert un blog Caber.net link  et sa première chronique titrait « Viticulteurs de tous les pays, réjouissez-vous ! »


C’est une mine de renseignements, de cartes, de chiffres, du beau travail de géographe et comme nous adorons les comparaisons guerrières : dans la guerre mondiale du vin serait-il en train de confirmer que  « La géographie, ça sert, d’abord à faire la guerre »


Allez consulter Caber.net


Bien sûr son cœur aurait préféré titre son blog Musca.det mais malheureusement ça ne produisait que des bugs du pays nantais…  

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 09:30

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« Mariage homme distingué, aisé, généreux… ». La première petite annonce matrimoniale passée par une veuve de 50 ans en 1898 dans Le Chasseur français ne manquait déjà pas d'allant. À l’approche de son 130e anniversaire, le magazine qui, rappelons-le, est essentiellement tourné vers la chasse, la pêche et le bricolage, a publié le 7 février dernier un hors-série spécial sur ses petits billets doux. Soit près de 450 000 mots « d’amour en milieu rural et agricole ». link 


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Trouver l'algorithme secret de l'amour

 

« En ce jour de la Saint-Valentin, les célibataires en quête de l'âme sœur sur Internet risquent d'être déçus. Car, nonobstant ce qu'affirment de nombreux sites de rencontres, la formule mathématique du coup de foudre n'existe tout bonnement pas.

Une étude menée par des psychologues de la Northwestern University en 2012, intitulée « Les rencontres en ligne marchent-elles vraiment ? » (en anglais), a en effet conclu qu'aucun algorithme ne pouvait prédire les chances de succès d'un couple.link


« Aucune preuve évidente n'étaie les affirmations des sites de rencontres selon lesquelles un algorithme fonctionne », conclut l'étude. Les chercheurs notent en outre que les sites de rencontres ne sont pas très bien placés pour voir comment un couple fonctionnera sur le moyen ou le long terme.


La méthode McKinlay


Christopher McKinlay, un étudiant américain prodige diplômé d'un doctorat de mathématiques a utilisé les données de 20 000 jeunes femmes inscrites sur le site de rencontres américain OKCupid pour voir quels sujets pourraient les intéresser. Il a ainsi accru le nombre de réponses qu'il recevait et y a finalement trouvé sa partenaire idéale, qui est aujourd'hui sa fiancée. Cet homme comblé en a même fait un livre.

 

La Biologie du coup de foudre (voir vidéo)


Quand les gants se mettent au parfum

 

« Une idée de cadeau original pour la Saint-Valentin pour sortir du traditionnel bouquet de fleurs : offrir une paire de gants parfumée ! La ganterie Agnelle link s'est associée à Guerlain pour deux nouvelles créations : le Gant du parfumeur et le Gant la Petite Robe noire. link


Le premier est un « gant bijou » diffusant de subtiles notes de pêche, d'épices et de sous-bois.

 

Merci à la revue de presse de Bruno Duvic sur France-Inter et à la [check-list] du Monde



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Le second possède des notes de cerise noire, de rose et de patchouli.


Remise au goût du jour, cette création avait été introduite en France au XVIe siècle par Catherine de Médicis.

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 00:09

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Chers amis italiens de Paris,



« J’ai longtemps rêvé d’être italien. À défaut, j’ai cherché à en avoir l’air… »

 

Oui mes amis  je rêve…

 

Oui je rêve de l’arrivée du printemps dans un petit peu plus d’un mois et je me vêts de vert pour lui faire la cour, le séduire afin que le dieu soleil daigne enfin darder de ses ardeurs le ciel ombrageux de Paris.

 

Ce Paris où, comme moi, vous vivez mes amis d’Italie, mais souvenez-vous d’un de ces « plats romains les plus poétiques et éphémères que je connaisse. La vignarola (qui) est une soupe de légumes au lard qui naît de la rencontre printanière entre les derniers artichauts, les premières fèves et les premiers petits pois. C’est un peu comme si la comète de Halley passait chaque année… »


Bien sûr je pourrais aller, d’un coup d’aile, au restaurant La Campana, Vicolo della Campana à Rome, pour m’en faire servir une… mais ce ne sera pas très carbon neutral.


De même bien sûr « on peut en trouver hors-saison, mais la meilleure période, c’est mars-avril. Avant, les fèves seront à coup sûr surgelées ; après les artichauts sont trop durs et plein de foin. »


Vous le savez mieux que moi « À Rome, la première vignarola est comme le premier bain de mer : un rite purificateur et païen, la certitude que les choses, une fois encore, recommencent, renaissent. C’est la victoire de l’immuable. La preuve irréfutable que l’Italie survit à ses scandales, qu’elle vaut définitivement mieux que sa réputation. Qu’elle s’en sortira… »


Oui je rêve que nous, qui vivons sous le ciel de Paris, fêtions ensemble l’arrivée du printemps autour d’une Vignarola alla romana authentique…


Oui perpétuons sous le ciel de Paris ce rite purificateur et païen comme l’écrit Philippe Ridet correspondant du journal le Monde à Rome à qui j’ai emprunté les phrases entre-guillemets. Elles sont extraites de son livre « L’Italie, Rome et moi » chez Flammarion.


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Oui mes amis italiens, je sais, je suis un coquin, j’adore me glisser dans les lignes des autres mais, comme toujours, c’est pour la bonne cause : celle d’un bon plat pris en commun.


Permettez, pour mes lecteurs français, que je leur donne la recette de la vignarola qui était à l’origine une soupe mangée par les paysans travaillant dans les vignes de la région romaine.link


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Maintenant chers amis d’Italie vivant à Paris vous savez ce qu’il vous reste à faire.


C’est un défi !


Qui d’entre vous va satisfaire mon irrépressible envie de Vignarola alla romana ?


Bien sûr, chers amis, je pourrais donner des noms et des prénoms mais ce serait, comme nous le disons ici, poussez le bouchon un peu loin. Alors, cette supplique est comme une bouteille jetée à la mer, peut-être n’arrivera-t-elle jamais à bon port ?


Que sera, sera…


Je compte sur vous !


Mais je ne saurais terminer cette lettre sans évoquer le vin par l’entremise du le nouveau film de Jonathan Nossiter « Natural Resistance » qui célèbre les « résistants » du vin italien : Giovanna Tiezzi et Stefano Borsa, Elena Pantaleoni ou Stefano Bellotti  vignerons de Toscane, d’Emilie-Romagne ou du Piémont qui produisent du vin naturel.


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Ce film présenté en avant-première au festival de Berlin célèbre la rébellion de ces viticulteurs dépeints comme des artistes de la terre.

 

Stefano Bellotti, dans ses vignes de Cascina degli « C'est vraiment le Pasolini des vignes… quelqu'un qui n'a peur de personne, qui s'exprime avec une liberté sauvage et dont chacune des expressions de la pensée a un sens éthique et politique, tourné vers la communauté » déclare Nossiter.

 

Vin et cinéma, Nossiter a inséré des séquences de films, « catalogue amoureux de films anticonformistes » Pour lui les vignerons naturels sont un exemple de liberté qui doit servir d'inspiration dans d'autres univers, comme le cinéma.


Voilà, chers amis italiens, je rêve d’une terrasse ensoleillée où nous serions assemblés pour fêter le printemps autour d’une Vignarola alla romana avec une bouteille de BELLOTTI Bianco 2011


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Je vous embrasse…

 

Le Français d’Italie

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:00

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De mon temps mon bon monsieur  nous l’appelions par son nom : le Crédit Agricole Mutuel CAM car sans contestation c’était bien la banque des agriculteurs regroupés en caisses régionales chapeautées par la Caisse Nationale qui était un établissement public.


Tout ça a bien changé depuis que, sous le gouvernement Balladur, la boutique a été privatisée sous la houlette du couple Yves Barsalou-Lucien Douroux, big boss de la Fédération Nationale du CA FNCA regroupant les Caisses Nationales.


Maintenant c’est Crédit Agricole S.A. CASA, un « véhicule juridique » coté en Bourse tête de pont d’un groupe assez opaque (dont l’ex Crédit Lyonnais rebaptisé LCL, et des participations plus ou moins aventureuses hors de nos frontières) au management de type mammouth opaque dominé par les baronnies des Caisses Régionales.


Bref, je ne suis pas là pour ramener ma fraise sur l’ex-maison des agriculteurs mais souligner qu’au temps où Yves Barsalou rêvait de bâtir un grand groupe vin autour du Val d’Orbieu (Listel, Cordier-Mestrézat) le Crédit Agricole s’est doté d’une bonne équipe d’analystes des entreprises viticoles compétente.


C’est toujours le cas.


En revanche, les filiales de CASA en charge de l’agro-alimentaire et du vin n’ont jamais été, et ne le sont toujours pas, à la hauteur des enjeux de la mondialisation. Pour preuve l’état des entreprises coopératives dans le secteur laitier. Pour le vin, rien sauf des investissements somptuaires dans des châteaux bordelais (CA Grands Crus) qui sont plus des danseuses pour les dirigeants que des participations stratégiques.


Voilà pour ma petite notule sur l’ancienne banque mutualiste qui tente après ses déboires grecs de nous faire accroire, j’en suis, que nous détenons une parcelle de pouvoir dans la crèmerie.


L’Observatoire financier des entreprises viticoles de CASA a publié en novembre 2013 une note de 7 pages dont je publie quelques extraits. Si vous désirez le document complet vous me le demandez par e-mail et je vous l’enverrai en retour.

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:09

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Je suis sérieux comme un Pape, en effet il  est loin le temps où Roland Barthes dans Mythologies célébrait le vin comme la boisson-totem des Français en notant qu’il était senti par la Nation comme un bien qui lui est propre.


C’était en 1957 et, avec les années 60, les fameuses Sixties, ce fut le début d’un déclin inexorable qui bien sûr n’avait rien à voir avec la fameuse loi Evin qui n’intervint que dans les années 90.


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Au risque de choquer les âmes sensibles et prudes j’affirme que cette chute s’accompagna de l’abandon du slip kangourou et du marcel bleu qui peut se lire comme un renoncement à la lutte des classes.


Qui portait ces rudes sous-vêtements ?


Les travailleurs des usines, les paysans, les ouvriers, les valets et, comme au grand exode rural, qui a fourni les bras à l’industrie en vidant les campagnes, a succédé le dépeçage de pans entiers de notre secteur industriel par la délocalisation, ces cols bleus ont laissé la place aux cols blancs qui n’étaient guère adeptes du kil de rouge dans la musette.


Croyez-moi ce n’est pas aborder la chute de la consommation du vin par le petit bout de la lorgnette mais remettre certaines pendules  à l’heure, surtout celles des adeptes de ce que l’on appelait au temps des prolos et des péquenots les vins fins ou les vins bouchés. Le fameux slogan : boire moins mais boire mieux ne pouvait que produire un tel effet et je ne suis pas de ceux qui regrettent cette chute de la consommation par tête, qui en plus était une moyenne où un petit nombre de gros buveurs, qualifiés de réguliers, boostaient le nombre de litres avalés par les Français.


L’idée de cette chronique m’est venue en relisant ce texte  de Jacques Gaillard sur le slip kangourou tiré de « Qu’il était beau mon meccano ! 21 leçons de choses » chez Mille et Une Nuits.


« Il y a ceux pour qui le slip, kangourou ou pas, est moche, oppressant, ringard. On ne lui pardonne pas d’avoir garni les cordes à linge à l’époque des lessiveuses, où il fallait le faire bouillir pour assurer sa blancheur. Chez les pauvres et les ouvriers, il s’en faisait des bleus, assortis à la cotte de travail, dans cette couleur qui s’élimait de lavage en lavage, ternissait au fur et à mesure que le tissu, à côtes comme celui du « tricot de corps », se relâchait entre les jambes, et cette teinture de classe constituait l’aveu résigné d’un métier salissant : aux cols blancs les slips blancs…


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Le regretté Reiser a beaucoup fait, dans ses dessins de « vieux cons », pour stigmatiser les débordements immondes qu’autorise le slip fatigué d’un prolétaire alcoolique. Disons-le carrément : l’abandon du slip au profit du caleçon peut se lire comme un renoncement à la lutte des classes, et caractérise beaucoup de soixante-huitards recyclés dans la publicité, la politique ou le journalisme. Si, si, il y en a, je vous assure. »


À propos de vieux cons, il y en a un, appelons-le Beauf, qui s’évertue en pure perte à vomir des commentaires rejoignant les égouts illico presto, qui confond le tricot de corps, le marcel avec une encolure en U, avec le tee-shirt qui enserre le cou. Sous une chemise au col ouvert le Marcel ne se voit pas. De plus, pour lui river plus encore le clou, le faire enrager dans son trou pourri, le Marcel est redevenu très tendance chez les jeunes bobos tatoués.


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Pour les amateurs d’Histoire, la légende veut que le slip kangourou soit venud’Argentine où un représentant en bonneterie remarqua (comment, nul ne le dit) que les gauchos portaient des sous-vêtements renforcés sur le devant pour « épargner à leurs bijoux de famille les offenses du pommeau de leur selle… Avec une ouverture horizontale, plus accessible lorsqu’on ne descend pas de cheval… »


« Auparavant, les éléments extérieurs de la virilité, mal protégés par des caleçons flottants ou laissés libres dans le pantalon, vivaient une vie ballottée comme Ulysse dans ses tempêtes et l’Homme dans les espaces infinis qui effrayaient tant Pascal. Le slip permet de stabiliser ce que la nature laissait imprudemment pendouiller : c’est donc, sans équivoque, un instrument de culture, très supérieur à l’étui pénien des primitifs, qui ne traite pas la totalité du sujet et peut, par sa rigidité emphatique, se révéler extrêmement casse-couilles.


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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:25

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Oyez, oyez, amateurs éclairés ou éteints, belles enjuponnées au regard câlin, dégustatrices, dégustateurs patentés ou sans licence, tribu des cheveux sales ou des mises en plis, ménagères de plus de 50 ans, soiffards de toutes conditions, retraités addict de Face de Bouc, vignerons indépendants ou sous le joug de la coopération, gros, moyens, petits négociants, cavistes de toutes obédiences, blogueuses, blogueurs, présidents d’Interprofessions, d’ODG, divers et variés, fonctionnaires de la DGCCRF, des Douanes, de la DRAAF, de toutes les régions vineuses, Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, Commissaire européen chargé de l’Agriculture Dacian Ciolos, Présidents de Régions, de départements où pousse la vigne, maires et mères de familles… moi-même et les 4 des 5 du vin :


La nouvelle est tombée sur les télescripteurs : enfin un grand débat national et international va s’instaurer sur l'identité du vignoble Languedoc-Roussillon.


 

Le droit du sol de cette belle région où pendant fort longtemps le rouge coulait à flot, irrigant par trains entiers, même par bateaux pinardiers les grands centres urbains : Bercy port de pêche, Lorient premier port pinardier de France, Roland Barthes qualifiait alors le vin boisson-totem des Français.


Le grand reflux des classes laborieuses, classe dangereuse, le triomphe des cols blancs, allaient sceller le déclin inexorable du gros rouge qui tache en litre étoilé. L’heure était au vin bouché. Vignoble arraché, cépages bannis au profit des dominateurs qualifiés d’améliorateurs.


Dans cette débâcle s’apparentant à la tectonique des plaques, le carignan allait-il être rayé de la carte ?


Longtemps les « éradiqueurs » le crurent et le voulurent en le massacrant dans les décrets des nouvelles appellations : sus au carignan, vulgaire, grossier, psalmodiaient-ils !


Par bonheur, coiffé de son heaume-galure, surgissait le chevalier blanc du carignan, le bien nommé et prénommé Michel White-Smith (Saint Michel archange terrassant le démon) link


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Plume à la main, un verre dans l'autre, il entreprenait sur le célèbre blog des 5 du Vin de magnifier le carignan chaque dimanche que Dieu fait.


Véritable moulin à prière Michel redonnait de l’air au bon vieux carignan et ce faisant accédait quasiment au titre envié de Pape du carignan.


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Même les grands mamamouchis mollement installés durent déposer les armes et l’inviter au grand concile de Vinisud à Montpellier.


 

Oui, le père Michel assisté d’un certain Nickel Sébastian link (criblé lui de flèches) tiendra lundi 24 février 2014 à 10:00 un atelier conférence dégustation à l'espace Sud de France sur Vinisud. L’espace conférence se situe sur le stand Sud de France Hall A C14, directement à l’entrée du salon.


L’objet du prêche :


Le Carignan peut-il renforcer l'identité du vignoble Languedoc-Roussillon? link


Il y aura des mots, des vins, des vignerons et du Carignan bien évidemment!

 

Précipitez-vous le nombre de places est malheureusement limité !

 

Monseigneur Pousson honorera de sa présence la cérémonie.


Votre Taulier, lui, sera à Rennes, à s’occuper des quotas laitiers et il regrette

de ne pouvoir assister à ce conclave unique.

 

Il formule une supplique auprès des 2 hérauts du carignan : Michel et Vincent, pondez-moi une chronique pour que mes lecteurs ne soient pas frustrés de ce sommet.

 

Par avance Merci.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:09

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Paris-Toulouse en avion puis Toulouse-Auch en auto, celle du président du Conseil Général du Gers, l’actuel Ministre de l’Environnement, Philippe Martin, le chauffeur était 2e ligne dans l’équipe de rugby d’Auch. Tout au long des trajets nous bavardions de tout et de rien, mais aussi des vignerons en pleine reconversion.


Les gascons me voulaient. Pourquoi le Cognac, l’ennemi héréditaire, avait eu droit à mes services et pas eux. Alors, Jean Glavany, le voisin haut-pyrénéen, m’avait dit « tu t’y colles » et chaque semaine je me rendais au pays du « bonheur est dans le pré » mais un peu moins dans les vignes. L’armagnac végétait. La notoriété des coteaux de Gascogne restait à faire. Deux stratégies menées par la coopération s’affrontaient : celle de Plaimont avec l’emblématique André Dubosc link et celle d’une directrice perchée sur des talons aiguilles avec CVG commercialisant annuellement 600.000 Hl de vin  exclusivement en vrac (92% de blanc) dont 350.000 Hl en Vin de Pays : Côtes de Gascogne, Gers, Comté Tolosan.


Ça castagnait sec. L’alternance ne permit pas de concrétiser l’accord intervenu sous mes auspices. C’est la vie. Je n’ai gardé que des bons souvenirs de ces mois passés dans le Gers.


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Mais tout cela est bien trop sérieux laissons la parole à un chroniqueur plus joyeux : Jean-Pierre Soisson.


« Un jour, Pierre de Montesquiou est monté à la tribune à 3 heures du matin pour défendre l’Armagnac. Il en avait bu avant, il en boira après… Il a parlé dix minutes, mais nous n’avons rien retenu ! Alors il nous a regardés, Chirac qui était Ministre de l’Agriculture et moi, a posé ses deux mains sur la tribune et dit « Maintenant le plus dur reste à faire : descendre. » Deux huissiers sont venus le chercher. Comme c’était un bon copain, je me suis arrangé avec la sténo pour écrire un texte qui soit correct et tout à la gloire de l’Armagnac… »


In Ministre ou rien de Jean-Michel Djian.Flammarion 


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* Pierre Marie Joseph Victor de Montesquiou Fezensac, marquis de Montesquiou dit « duc de Fezensac » négociant en armagnac Le 30 novembre 1958, il fut élu député du Gers, et y siégea jusqu'à son décès, survenu le 15 octobre 1976. Il était inscrit à l'Assemblée nationale au groupe Progrès et démocratie moderne (PDM) les centristes de l’époque. Il était le père d’Aymeri Francis André Philippe de Montesquiou-Fezensac qui a obtenu le droit de s'appeler Aymeri de Montesquiou-Fezensac d'Artagnan. Elu député du Gers le 16 mars 1986, puis député européen le 15 juin 1989. Il retourne à l'Assemblée nationale le 21 avril 1997, toujours comme député du Gers. Il a été élu sénateur du Gers le 27 septembre 1998 sous l'étiquette UDF, puis réélu le 21 septembre 2008 au 1er tour.


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Les descendants de Charles Batz, qui a inspiré le héros d'Alexandre Dumas, avait déposé une requête contre le décret du 16 mars 2012 qui autorisait le sénateur à s'appeler comme le mousquetaire, mais le Conseil d'Etat a finalement rejeté leur requête, le 29 avril2013.


Pour le Conseil d'Etat, Aymeri de Montesquiou-Fezensac peut adjoindre d'Artagnan à son nom parce que, même s'il n'est pas un descendant direct de Charles de Batz, «d'Artagnan» a été porté par d'autres membres de sa famille.

 

La marque d'armagnac Marquis de Montesquiou appartient au groupe Pernod-Ricard et est distribué par Pernod link

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:09

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Hâtez-vous jeunes gens c’est dans moins de 8 jours !


Ça déferle de partout pour vous inciter à vous précipiter sur des cadeaux pré-emballés.


Désolé chers amis cavistes et fleuristes, je sais la Saint Valentin c’est bon pour le petit commerce de proximité mais les fleurs ça fane vite, la bouteille de vin une fois bue va tout droit dans la poubelle à verre, je ne suis donc pas très chaud pour qu’ils servent de présents pour marquer ce point d’orgue annuel de l’amour avec plein de petits cœurs roses autour.


Soyez originaux !


Sortez des sentiers battus !


Surprenez votre compagne ou votre compagnon !


Suivez mes bons conseils vu que n’ayant jamais pratiqué de ma vie la saint Valentin je suis donc parfaitement apte à prodiguer des conseils aux amoureux estampillés comme tels.


Offrez un ou une « Sleepwalker »


C’est quoi un ou une « Sleepwalker » ?


Un ou une somnambule…


Oui mais par n’importe quel somnambule, un ou une modelé à votre image.


Pour ce faire il vous suffit de vous adresser à l'artiste Tony Matelli link  qui expose, dans le cadre d'une mise en place organisée par le Davis Museum, sur la pelouse du parc de d’une université du Massachusetts le Wellesley College, un campus féminin une statue hyperréaliste d'un homme en slip kangourou, appelée « Sleepwalker » (Le somnambule).


Elle perturbe les étudiantes. Celles-ci ont même lancé une pétition pour la faire enlever. Mercredi, elle avait déjà recueilli 250 signatures.


Bref, c’est du lourd comme le montre le cliché ci-dessous.


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Imaginez la tête de votre chéri (e)…


Existe-t-il une plus belle preuve d’amour ?


Pour moi, non !


Bien sûr, mieux faut éviter les retouches avantageuses : pour les mecs ventre plat, tablettes de chocolat, biscotos avantageux… etc. Je ne m’adresse qu’aux mâles, du côté des filles je ne m’aventurai pas sur j’enlève le haut ou non.


Bref, votre Taulier, somnambule patenté, trouve que ce présent posé dans votre entrée, le salon,  la chambre à coucher, sorte de vigie muette, piqure de rappel permanente, ne peut que raviver les feux de l’amour. Et puis, pour ceux qui en ont un, si vous la retrouvez dans le jardin, c’est aussi clair qu’un bref communiqué à l’AFP.


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Bien évidemment rien ne vous empêche d’offrir des fleurs, surtout si vous le faites souvent, et d’emporter une belle bouteille, ça vous le faite régulièrement.


Je dis ça pour ne pas me faire taper sur les doigts par les syndicats de cavistes et de fleuristes. Mais de grâce évitez les trucs rose bonbonne proposés par les benêts du marketing ça fait vraiment : je ne savais pas quoi acheter alors je me suis rabattu sur ce que tout le monde choisi…


L’horreur quoi !


CONTRE LE SIDA UN SPOT FAIT ROUGIR LA SAINT VALENTIN

 

« Est-ce la pub la plus osée jamais diffusée à la télévision britannique ? » s’interroge The Independent. Ce spot, qui ne sera diffusé sur Channel 4 que le soir de la Saint-Valentin, vers minuit, est produit par l'Alliance internationale contre le VIH/sida, afin de rappeler la nécessité de porter un préservatif. Mais, au vu de la vidéo que s’est procurée en exclusivité le quotidien, les chats peuvent dormir tranquilles : il n’y a pas de quoi les fouetter. Allez voir ICI link

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 08:43

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L’argument du temps ne tient pas. Le jeu c’était de consacrer 3 ou 4 minutes pour vérifier des connaissances, qui étaient exigées en 1930 à des adolescents lorsqu’ils passaient leur certificat d’études, sans aller sur Google chercher les réponses. Pour les deux vaillants, normal l'un est vendéen et l'autre proche de ce terroir fécond  (coeurs vaillants) qui s’y sont collés, que je remercie, voici le corrigé officiel.

 

Le corrigé officiel (comptez 1 point par bonne réponse).


La vanitéhumilité (ou modestie) et la sottise… l’intelligence (ou finesse) marchent toujours de compagnie. L’orgueilleux… modeste marche la tête haute. Il est avec ses égaux maussade,gai (ou affable) important, humble (ou modeste) dédaigneuxrespectueux (courtois). Il est familier avec ses supérieurs… réservé (ou respectueux), impertinent… courtois et poli avec ses subordonnés. Fait-il une bonne action, il agit avec ostentation… discrétion ; s’il fait mal, il dissimule… reconnaître (ou avouer) sa faute. Gardez-vous de la vanité qui attire le mépris.


 

Le texte dans sa version 10/10


La vanitél’humilité… et la sottisel’intelligence… marchent toujours de compagnie. L’orgueilleuxle modeste… marche la tête haute. Il est avec ses égaux… maussade,… gai, important,… humbledédaigneux… respectueux. Il est familier avec ses supérieurs… réservé,… impertinentcourtois… avec ses subordonnés. Fait-il une bonne action, il agit avec ostentationdiscrétion… ; s’il fait mal, il dissimule… reconnaît… sa faute. Gardez-vous de la vanité qui attire le mépris.


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:09

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Le « mythique » * JP Soisson dont le seul nom est consubstantiel à la consommation du chablis, je l’ai croisé dans ma vie lorsque, insubmersible, il fit son dernier retour aux manettes comme Ministre de l’Agriculture dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. Je lui ai remis les clés du 78 rue de Varenne et j’ai pu apprécier à leurs justes valeurs ses « talents » de prestidigitateur qui plaisaient tant à François Mitterrand.


J’ai pu apprécier aussi son admirable descente du chablis… et son admirable façon de mettre en scène sa carrière de gardien de but qui tirait au mythique Guy Roux des saillies ironiques sur son niveau.


Bref, JP Soisson est tombé dans le chaudron de la politique à la manière d’Obélix avec la potion magique : il ne pensait qu’à ça avec lorsqu’il fut Ministre du Travail de Michel Rocard un certain talent.


Dans son livre « Ministre ou rien » chez Flammarion Jean-Michel Djian utilise Jean-Pierre Soisson qui a le sens de la formule pour rendre goûteuse des anecdotes illustratives du marigot politique.


« Les signes extérieurs du pouvoir se reconnaissent aussi dans la capacité des ministres à manœuvrer. Autrement dit à  créer les conditions d’une décision ou d’une négociation. Lorsque les rapports de forces sont tendus avec les partenaires sociaux ou des agents de l’Etat, les enseignants en particulier, tout se joue en premier lieu sur la forme… » Indique JM Djian.


Illustration par JP Soisson : 

                                                                    

« Je prends un exemple simple remontant à l’époque où j’étais Ministre du Travail de Michel Rocard. Sachez d’abord que les conflits du travail commencent tôt le matin et montent lentement dans la journée, d’abord jusqu’à la direction départementale puis au ministère – à 18 heures le conflit est généralement mûr, et des négociations s’annoncent jusqu’à 4 heures du matin. Donc j’anticipais. Le secrétaire général de FO, Marc Blondel, je le traitais au whisky ; celui de la CFDT au chablis (ndlr Edmond Maire puis Jean Kaspar)… Certains ne voulaient pas de sandwich, d’autres des cigares. Je m’évertuais à bien les différencier afin que chacun sache que je me préoccupais de son sort. Il s’agissait de ne brusquer personne, de ne pas prêter le flanc à l’énervement. C’est très fatigant mais j’arrivais à obtenir ce que je voulais. »



J-P. Soisson, un député bourguignon qui préfère... par zap-tele

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