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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:09

Myriam 3708

 

Le 12 juin 2006 j’écrivais à l’ODG de Pomerol un courrier à propos des « sans chais » link 


Le 14 mars 2012 premier carton rouge pour le syndicat de Pomerol « le dernier considérant du Conseil d’Etat sur les sans-chais de Pomerol en dit plus long qu’un long discours link


Mais le syndicat de Pomerol et l’INAO ne s’en tinrent pas là. Ils repassèrent le plat en ajoutant une astuce de garçon de bain : l’inclusion d’une partie de la commune de Libourne, non comprise dans l'aire géographique de production, dans la zone de de proximité immédiate, dans laquelle est autorisée l'exécution des opérations de vinification, d'élaboration et d'élevage des vins.


Le Conseil d’Etat, statuant au contentieux, dans sa séance du 26 novembre 2013, lecture du 17 décembre 2013, applique les mêmes motifs que lors de son précédent arrêt au syndicat, au Ministère  de l’Agriculture et à l ’INAO.


Je vous livre les 5 principaux considérants.


C’est le contribuable qui paiera pour cet acharnement : 3000€.


N’aurait-on pas pu dès le début trouver une bonne conciliation plutôt que d’appliquer une stratégie du gros bâton pour mater ceux qui défendent, avec de bonnes raisons, leurs intérêts.


Étrange pays que le nôtre où sous le couvert de l’intérêt général la propension à faire droits aux intérêts particuliers d’une majorité conduit à une déperdition d’énergie et à des conflits d’un autre âge. J’espère que du côté du 78 rue de Varenne et de l’INAO le bon sens reprendra ses droits.


 

 Myriam 3707

 

4. Considérant que le décret attaqué du 22 novembre 2011 homologuant le nouveau cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée «Pomerol» prévoit que la vinification, l'élaboration et l'élevage des vins doivent intervenir dans l'aire géographique de production des raisins, qu'il ne modifie pas, comprenant le territoire de la commune de Pomerol, une partie de celui de la commune de Libourne et une parcelle de celle de Lalande-de-Pomerol ; que ce nouveau cahier des charges délimite en outre une zone de proximité immédiate, dans laquelle est autorisée l'exécution des opérations de vinification, d'élaboration et d'élevage des vins, incluant la partie du territoire de la commune de Libourne non comprise dans l'aire géographique de production; que la SCEA Baronne Guichard et les autres requérants demandent  au Conseil d’État l'annulation pour excès de pouvoir de ce décret que, dans les termes dans lesquels leur requête est exprimée, celle-ci doit être entendue comme tendant à l'annulation de cet acte en tant qu'il homologue les dispositions du cahier des charges délimitant la zone de proximité immédiate de l'A OC « Pomerol » ;


5. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que les producteurs bénéficiaires de l'appellation d'origine contrôlée «Pomerol» pouvaient vinifier, élaborer et élever leurs vins en dehors de l'aire géographique de production de cette appellation en vertu d'usages anciens et, depuis 1998, d'autorisations délivrées à titre dérogatoire par l'Institut national de l'origine et de la qualité ; que le nouveau cahier des charges homologué par le décret attaqué, en restreignant cette possibilité à la seule zone de proximité immédiate, limitée à la partie du territoire de la commune limitrophe de Libourne située hors de l'aire de production, crée entre les producteurs dont les chais .sont situés dans cette zone qui conservent le bénéfice de l'appellation «Pomerol » et ceux auxquels ce bénéfice sera retiré après la récolte de 2021 en raison de la situation de leurs chais hors de cette zone, alors même qu'ils sont également installés à proximité de l'aire géographique de production, une différence de traitement;


6. Considérant que, pour justifier cette différence de traitement, le ministre de l'agriculture, de l’agroalimentaire et  de la forêt, I’ Institut National de l'origine et de la qualité (INAO) ainsi que le Syndicat Agricole et Viticole de Pomerol soutiennent,  d'une part, que l'objectif de la délimitation de la zone de proximité immédiate est de limiter les distances de transport des vendanges afin de réduire les risques d'oxydation du raisin et ainsi d 'altérer la qualité du vin et, d'autre part, que le choix de n'inclure  dans cette délimitation que le territoire de la commune de Libourne s'explique à la fois par le fait qu'une partie du territoire de cette commune est comprise dans l'aire géographique de production et par la vocation viticole affirmée de cette commune;


7. Considérant, toutefois, en premier lieu, que, d'une part, le cahier des charges homologué par le décret attaqué ne comporte, dans son chapitre VII intitulé « Récolte, transport et maturité du vin », aucune prescription relative au transport de la vendange et, d'autre part, qu'il ressort des pièces du dossier que les distances de transport du raisin entre les parcelles des requérants et leurs chais, situés sur les communes voisines de Pomerol autres que Libourne, variant de quelques centaines de mètres à moins d'une dizaine de kilomètres, sont comparables à celles qu'ont à parcourir les vendanges de viticulteurs dont les chais sont situés soit dans la zone de proximité immédiate soit même dans l'aire géographique production, et qu'elles sont quelquefois moins longues ; que, en second lieu, en tout état de cause, la vocation viticole des communes, voisines de l'aire. géographique de production de l'appellation, sur le territoire desquelles les chais sont installés- Lalande-de- Pomerol, Néac, Saint-Emilion, Lussac et Montagne - n'est pas moindre que celle de Libourne; que, par suite, il n'apparaît pas que la  délimitation de la zone de proximité immédiate serait justifiée par des critères objectifs et rationnels et que la différence de traitement entre producteurs qu'elle introduit correspondrait à une différence de situation ou à un motif d'intérêt général en rapport avec les objectifs poursuivis par le cahier des charges homologué par le décret attaqué ; que, dès lors, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de leur requête, les requérants sont fondés à demander l'annulation de ce décret en tant qu'il homologue les dispositions du cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée «Pomerol» délimitant la zone de proximité immédiate de cette appellation;


8. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement aux requérants une somme globale de 3.000 euros au titre des dispositions de l'article 1. 761-1 du code de justice administrative.

                                                                            

                                                 DECIDE :

 

Article 1er : L'intervention du Syndicat agricole et viticole de Pomerol est admise.


Article 2: Le décret n° 2011-1613 du 22 novembre 2011 est annulé en tant qu'Il homologue les dispositions du cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Pomerol» délimitant la zone de proximité immédiate cette appellation.


Article 3 : L'Etat versera une somme globale de 3 000 euros à la SCEA Baronne Guichard, à la SCEA Vignobles Silvestrini, à l'EARL Vins Bel, à la SCEA Vignobles Daniel Ybert, à la SARL C.Estager et FiIs, à la SCEA Vignoble Michel Coudroy  et au  GFA du Château Haut-Surget au titre de l'article 1. 761-1 du code de justice administrative.


Article 4: La présente décision sera notifiée à la SCEA Baronne Guichard, premier requérant dénommé, au Premier ministre, au ministre de l’économie et des finances, au ministre de l'agriculture, de I ‘agroalimentaire  et de la forêt, à l’Institut National des Appellations d’origine et de la qualité et au Syndicat viticole et agricole de Pomerol…

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 00:09

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Alors que nous entrons dans la dernière ligne  droite de ce qu’il est convenu d’appeler les fêtes de fin d’année, les réveillons de Noël et du Nouvel An, avec leurs cortèges de foie gras, caviar, huîtres, langoustes, volailles grasses, fromages qui puent, bûches pleines de crème… accompagnés de champagne, vins tranquilles et de spiritueux… que les magazines regorgent de recettes opulentes… les adeptes de régimes alimentaires ou de diètes particulières occupent de plus en plus la Une des médias.


Les « sans » gluten, no lactose, les vegan, les crudivores (raw food), les adeptes de l’alcaline eating (manger des aliments selon leur PH), les partisans de la diète paléolithique (retour à l’alimentation d’il y a 4000 ans même si les historiens ignorent ce que mangeaient les hommes à cette époque), les tenants du régime macrobiotique qui s’appuie sur l’équilibre ying ou yang des aliments, les zélotes du régime consistant à choisir ses aliments en fonction de son régime sanguin et, bien sûr, cerise sur le gâteau sans gluten : les partisans du jeûne.


Fantaisies de trop bien nourris me direz-vous !

 

Pas que cela, les intolérances alimentaires existent et sont des maladies.


Reste les autres, les adeptes, qui sont une minorité agissante et très présente dans les sphères médiatiques où la mode du Coming Out alimentaire est très tendance : Novak Djokovic vient de le faire dans son livre Serve to win suivi immédiatement par Jo-Wilfrid Tsonga.  « Trouver la bonne alimentation pour mon corps m’a permis d’être plus léger, en meilleur santé » a précisé le Serbe avant d’ajouter « ça a tout changé dans ma vie et dans ma carrière. »


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Grand bien leur fasse, ça ne me dérange pas sauf à développer une militance agressive, mais le vrai bémol à ces pratiques non fondées sur de réelles intolérances alimentaires provient de ceux pour qui c’est une vraie maladie : pour le gluten la maladie cœliaque. Cette maladie ne se soigne pas, alors pour aller mieux il faut arrêter de consommer du gluten. Et c’est dur à vivre que de se priver de pain, de pâtes, de biscuits… Les vrais intolérants ne peuvent souffrir « aucune approximation : une trace de ce mélange de protéines suffit, en effet, à gêner l’absorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique, et à provoquer des complications. A terme,  cela peut conduire à des carences, des diabètes, des pertes de fertilité et  des cancers. » www.sortirsangluten.org   


Moins de 1% de la population, soit 500 000 personnes environ sont touchées en France selon l’Association française des intolérants au gluten. Chiffre stable depuis des années. « malgré cette réalité le marché du « sans gluten » ne s’est jamais aussi bien porté. S’il n’atteint pas encore  2,91 millions d’€ comme aux USA, il progresse en France de 30%par an. A ce rythme, il pourrait dépasser les  40 millions d’€ en 2015. »


Pour l’intolérance au lactose, 10% des Français s’en réclament (très souvent à tort selon les médecins).


Reste les régimes et les diètes qui fleurissent sur le Net.


« Plus le régime est farfelu, plus il semble séduire. Rien de tout cela n’est fondé scientifiquement, évidemment. Il peut y avoir un effet placebo qui fait que les gens vont mieux parce qu’ils sont persuadés d’aller mieux. Mais cela s’arrête là. L’être humain est omnivore, il est fait pour manger de tout. Se priver de certains aliments n’a pas de sens. C’est se compliquer la vie pour rien. » JM Lecerf nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille « A chacun son vrai poids » chez Odile Jacob


Ces diètes ne sont pas anodines. Outre les carences elles peuvent entraîner des problèmes psychiques. Selon Gérard Apfeldorfer ces pratiques sont à rapprocher de l’orthorexie, l’obsession du manger sain. « Certains individus finissent par réfléchir à ce qu’ils vont manger plus de trois heures à l’avance. Ils diabolisent quelques aliments au point de les rendre responsables de tous leurs problèmes. Cela peut devenir un handicap social lourd, surtout que beaucoup cumulent les régimes en excluant les matières animales, les produits laitiers et le gluten. Ce qui ne laisse plus grand-chose à manger. »


Reprendre le contrôle de sa nourriture, après les errements de l’Industrie Agro-alimentaire et d’une forme d’agriculture et d’élevage peu soucieuse des consommateurs est une bonne chose. Cependant, la méfiance érigée en une série d’exclusions est très caractéristique d’une génération très « moi, moi, moi, qui cherche à tout prix à exister » comme le souligne  Gérard Apfeldorfer. Dans un monde globalisé « manger autrement est une manière de s’affirmer en tant qu’individu, de dire : je suis différent et je m’assume… »


Que devient la convivialité des repas à la Française dans tout ça ?


Mangera-t-on encore ensemble, ou finira-t-on par annoncer ses dietary requirements (régimes alimentaires) à ses hôtes lorsqu’on est invité ?


La réponse dans une chronique de votre Taulier ICI link


Cette chronique est née dans le TGV d’un article de Claire Lefevre « Drôles d’assiette ! » in TGV Magazine

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:00

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Le voyage est un retour vers l’essentiel (proverbe tibétain)


Celui qui voyage sans rencontrer l'autre ne voyage pas, il se déplace (Alexandra David-Neel)


Elisa Berthomeau est en voyage photo aux îles Falkland (Malouines) depuis le 12 décembre 2013. Le voyage Paris-Santiago du Chili-Punta Arenas-Mount Pleasant-Stanley et enfin les îles. De retour le 07 janvier.


Un premier compte-rendu de la photographe pour vous faire rêver de terres d’aventures.

 

Attention Elisa, éviter de sauter par-dessus les barrières  laRAF c'est bien mais Air France c'est mieux pour le retour... 


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SAUNDERS 


Ile située au nord-ouest des Falkland.


Particularité : l'extrémité de l'île est un isthme.


Collines, falaises, longues plages de sable fin blanc et noir.

 

Faune : manchot royal, manchot de Magellan, papou, gorfou sauteur, manchot macaroni.


Oiseaux : caracaras (voleurs de matériel photo, entre autres), skua (dangereuse espèce), albatros à sourcils noirs, cormoran impérial, pétrels géants … et pour les plus petits : merle.


Beaucoup d'autres oiseaux virevoltent dans le ciel sans que nous ayons pu les identifier.


Flore : herbe rase pour moutons affamés, flore de bord de mer.

 

 

Notre habitation : Algéco de couleur verte assez sommaire, situé en haut d'une colline surplombant la plage. Une pièce centrale pour les repas, la lecture, la revue des photos sur ordinateur, les discussions, 2 chambres avec 4 lits superposés dans chacune, salle de bains et toilettes communes.


Comment nous nous déplaçons d'île en île : en avion bimoteur à hélices, 6 places (BN - 2B Islander).


Nous bénéficions de magnifiques vues de la terre tantôt prairie, tantôt lunaire, d' îlots, de rivières, d'algues brunes, jaunes, vertes que charrient la mer. Une sensation d'espace infini, de douceur.


Etre là est un bonheur !


Qui occupe l'Algéco : 6 personnes en ce moment.


Stanley et bibi (les mangeurs de pâtes), Adam, jeune médecin londonien venu aux FLK terminer ses études dans l'unique hôpital de la région, Bryan, photographe londonien vivant à Alicante, faiseur de bouquins sur le thème de « Comment photographier le mode animal pour pas cher », Manuel vivant à Barcelone, discret et sympathique, Diego un autre personnage espagnol, venu admirer et contempler dame nature et les manchots, sans matos photos. Il a forcément raison !


Qui d'autre ? Les caracaras (espèce de gros corbeaux habillés de marron), nombreux paradent autour de l'Algéco, font les idiots sur le toit, surtout la nuit, c'est plus drôle.


Notre habitation se trouve être à 1h30 de la ferme principale. Pas de contact avec le monde extérieur, pas de moyen de locomotion, pas d'internet, ni de radio, de tél, rien que nous et les animaux du coin. Idéal pour se ressourcer.


Une vie en communauté où chacun prépare sa tambouille, s'entraide mutuellement en cas de besoin, se respecte, s'échange des recettes de capture photos, discutaille. Bonne ambiance !


Mon premier contact avec la gente animale du coin se révéla être une brebis et son petit venus m'accueillir à la ferme de nos loueurs, me quémandant quelques caresses.


Mais le choc véritable a été la rencontre avec les manchots royaux, les papous et les gorfous sauteurs. Inoubliable ! Des milliers de petits animaux vivant en colonies, affairés à trouver leur place, à se quereller, à se parler assurément. Décembre est la période de nidification. Vie et mort se côtoient. La naissance des oisillons est une aubaine pour la sauvegarde de l'espèce, mais aussi un festin pour les oiseaux guettant inlassablement le moment où l'œuf, ou le nouveau-né, seront « prenables » Les femelles sont secondées par les mâles. Chacun veille attentivement à son petit.


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Il y a aussi la mort qui rôde à tout instant d'une autre façon. Vu deux papous en train de mourir, luttant jusqu'au dernier moment. Triste je fus !


Lors de mes ballades nature, j'ai toujours respecté les lieux  ainsi que les occupants. Ici, je redouble d'attention. Chaque espèce possède son propre territoire, certains comme les gorfous sauteurs nous « autorisent » à s'approcher d'eux, d'autres comme les manchots de Magellan s'enfuient dès qu'ils nous voient. Cet après-midi (mardi 17/12), je pensais parcourir tranquillement le territoire des gorfous près des falaises, mal m'en a pris, mes pas foulaient également le territoire des goélands de Scoresby. Par un coup de patte sur la tête, je fus invité à m'éloigner. Impressionnant ! Depuis, je fais attention à tout.


La température extérieure étant rafraîchie par de grands vents froids, il est indispensable d'avoir une tenue chaude pour les sorties : pantalon assez souple, sur-pantalon type nylon pour éviter les salissures des fientes, chaussettes chaudes, maillot près du corps, surmaillot en textile polyester, veste polaire, doudoune, écharpe, gants, bonnet, chaussures de randonnée montantes.


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Une vraie tenue de cosmonaute !


 Nous sommes mardi soir, que font mes autres colocataires pendant que moi j'écris : Bryan regarde ses photos sur ordi, Stanley nettoie son matos photo, Manuel dîne à côté de moi, Diego se ballade et n'est pas encore rentré, Adam ne fait plus parti du groupe ayant rejoint l'hôpital de Stanley. Un calme rassurant règne dans la pièce principale.


J'apprécie ces moments de bonne entente et de respect.


 Demain matin 8h, Stan et bibi quittons Saunders pour l'île de Weddel où nous resterons 4 jours. L'émotion pointe son nez. 1ère belle histoire de 3 jours. J'ai aimé. Ah, un caracaras vient de se poser sur la corde face à la fenêtre. Manque pas de toupet celui-là ! Nous espionnerait-il ?


 Bisous à tous.

 

Elisa Berthomeau


 PS : Les photos en PJ proviennent de mon tél. Pas eu le temps de trier les « vraies »

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 00:09

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Avant toutes choses je présente mes excuses à mes abonnés pour le déferlement de 3 chroniques subi hier en sus des  2 habituelles. En effet, mon hébergeur Overblog en RTT dimanche dernier les a envoyées dans la nature sans qu’elles vous arrivent à la date prévue.  Désolé mais je suis comme tous les blogueurs entre les mains du bon vouloir de mon hébergeur et Overblog est coutumier de ce genre d’incidents qui  se produisent le WE avec ce qu’ils appellent une simple astreinte : en clair la maison est fermée avec un mec censé assurer que tout fonctionne bien.

 

Je le concède Charlie-Hebdo n’est plus ce qu’il était. Elles sont loin les grandes unes comme « bal tragique à Colombey 1 mort » la provocation est plus besogneuse et les grands crayons ont déserté la Taule. Cependant je ne peux m’empêcher de reproduire un édito de Charb pondu en juillet de cette année.  


Ça ne fait pas dans le raffinement, mais ça n’a jamais été le style de la maison, c’est parfois un peu besogneux mais ça traduit assez bien une forme de ras-le-bol très répandu dans les pots d’entreprise ou d’institutions, où si tu veux licher tu as le choix entre champagne marteau-piqueur, un whisky qui pue la punaise et un porto que même le 3e âge bouderait à la fête de fin d’année de la maison de retraite.


Comme je vais passer mon vendredi  en Champagne avec mes amies Magalie et Cassandre je me devais de promouvoir, face au flux des bulles champenoises de fond de rayon de GD, le champagne fait aux petits oignons par mes amis vignerons.

 

Bertrand Gautherot Vouette&Sorbée « A travers le monde, il y a 600 millions de personnes qui boivent du #champagne. Et 590 millions qui s'ennuient. » link 


Compte-rendu de la visite un de c’est 4 sur mes lignes.


Encore un pied-de-nez au copyright mais je vois mal Charlie-Hebdo me traîner devant les tribunaux.


 

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C'est la fêêêêêête! Ah. À quoi tu vois ça? Mais y a du champagne! C’est ainsi, toutes «les grandes occasions» sont arrosées de champagne. Cette pisse aigre et gazeuse qui ramone l’œsophage est inévitable. On peut échapper à tous les bizutages en luttant un peu, mais pas à celui qui consiste à lamper du champagne. Au fin fond de n’importe quel trou à rats, tu tomberas toujours sur un blaireau avec une bouteille à la main. Je suis sûr que dans le couloir des condamnés à mort, aux États-Unis, on picole du champ’ de temps en temps! Des pèlerins partis à La Mecque ont eu la curiosité́ de soulever le voile noir qui recouvre la Kaaba, c’est une réserve de champagne ! Ils sont rentrés très déçus...


Même celui qui ne boit jamais d’alcool a dû consentir un jour à tremper ses lèvres dans une coupe. Si tu refuses de céder au rituel, le maitre de cérémonie te dira que si tu n’aimes pas ça, c’est que tu n’en as jamais goûté́ de bon. Alors, convaincu que tu as la chance de déguster un nectar exceptionnel, tu fourres tes lèvres dans cette flûte en plastoc qui te râpe le nez. Pouah! C’est une immonde piquette! Mais tu ne dis rien, tu avales le machin et même tu rotes pour bien montrer que les bulles ont fait leur métier de bulles. Ha, ha! T’as fait plaisir à l’abruti qui guettait ta réaction. Il est bon, hein! Il vient d’un petit producteur que personne ne connaît et qui me fait des prix... Tu m’étonnes que personne ne le connaisse, il doit être recherché pour empoisonnement dans plusieurs pays, l’escroc! Il trait des boucs morts pour la faire, sa bibine! Le pompon, c’est quand le foireux œnologue te braille dans les oreilles: «Si tu veux, je peux t’en commander, j’ai des prix...»


Ouiiiiii, il y a des bons champagnes, ce n’est pas la question! Mais même s’il n’y en avait que des bons, pourquoi c’est obligatoire d’en avaler à tout bout de champ? La fête à laquelle tout le monde est en train de s’emmerder ne peut pas être ratée, il y a du champagne! Le champagne, qu’on se le dise une bonne fois, n’est pas une potion magique pour réussir les baptêmes, les mariages, les pots de départ et les enterrements. Les tristos et les tocards pensent pouvoir compenser leur absence totale du sens de la fête par du pinard à bubulles. Ça ne marche pas! Mais si, c’est la fête, le bou- chon a fait «spoup!». Il a laissé́ une trace au plafond, c’est bien la preuve! C’était le 31 décembre de l’année dernière, tu te souviens! Oui, comme tous les ans depuis des millions d’années, le bouchon a fait «spoup!» et il a laissé́ une trace au plafond... même que la précieuse bouteille a éjaculé́ de la mousse sur la moquette! Mais ça tache paaaaaaaaaas, c’est du champaaaaaagne!


La seule occasion qui mérite qu’on fasse les frais d’une bouteille de champagne, c’est lorsqu’il s’agit de baptiser un navire. D’accord, c’est con. Mais au moins, la bouteille qu’on éclate sur la proue, personne ne sera contraint de la boire. Bon, c’est vrai, c’est triste pour les poissons.


Je crois que vous en serez d’accord, il faut foutre à genoux tous les porteurs de nœuds papillons qui servent du champagne avant de les exécuter d’un tir de bouchon derrière la nuque. Amen.


Charb

 

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 00:09

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Qu’apprends-je par le Pousson des Corbières réfugié à Barcelone qui ne fait que manger de la tête de veau pour ce faire celle des parigots ?


Je le cite dans son intégralité nue « j'ai appris, pour avoir reçu une invitation que je ne pourrai honorer, que La Revue du Vin de France allait, le 9 janvier, décerner ses récompenses pour 2014. Et mon petit doigt (collant de tête de veau) m'a dit qu'en plus du vigneron, du négociant, du caviste de l'année serait honoré pour la première fois le blogueur (ou la blogueuse) de l'année. Camarades de la RVF, vous qui êtes à l'affut du move, je suis persuadé que vous allez montrer l'exemple en décentralisant. En ouvrant les fenêtres, en créant des courants d'air, en osant franchir le Périphérique, et pourquoi pas les frontières (la francophonie est vaste), en filant au Québec, en Suisse (vous lisez Jacques Perrin?), ou pourquoi pas en Belgique? Ça aura de la gueule, ça, au Bristol: « la blogueuse de l'Année nous vient d'Outre-Quiévrain, et elle s'appelle… » Oui, ce sera moins parigot. »


Draguer Pousson et pourquoi pas N de R pendant qu’ils y sont !


Blogueur ou blogueuse de l’année, ben y z’ont mis le temps pour monter dans le char-à-bancs de la Toile tentaculaire les gars de la RVF. Alors à quand le Twitter de l’année ? Moi je verrais bien l’Antonin le Vindicateur qui va chercher des poux sur les têtes des amateurs éclairés.  Bien sûr l’Antoine Gerbelle est hors concours sinon il serait promu illico avec les oreilles et la queue.


Pour les lauriers du blogueur ou de la blogueuse de l’année j’ai ma petite idée mais je me garderai bien de vous la donner vu que  personne ne me l’a demandé.


Moi ce que j’en dis c’est pour chroniquer un peu sur cet important sujet vu que depuis que j’ai froissé le Taulier de la RVF, son président un certain vendéen nommé Lubot d’Antigny – et pourtant il s’était fendu d’un communiqué officiel de plates excuses car il m’a été dit que ses petites fredaines avaient fort déplu chez Marie-Claire – je suis blacklisté à tous les pinces-fesses de la  RVF.


C’est beau comme la hauteur d’un petit marquis.


Je préfère les Grands Seigneurs et bien sûr plus encore « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. »


La RTT prolongée de mon hébergeur Overblog  m’a donné le goût du farniente. J’en ai profité pour faire mon « dîner de filles » dimanche soir et, ce soir, à l’heure où je mets cette chronique un peu fluette en boîte, je reçois 12 Tronches de Vin à dîner. Ça va décoiffer !

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 15:47

Recettes Magiques en 30 mn chrono pour le Réveillon. C’est ce que je lis dans Régal de décembre « Magique ! Un bouillon versé sur les pétoncles parfumés de gingembre, et c’est prêt. » C’est une soupière de pétoncles une recette de Jacques Thorel. À la page d’avant, c’était brochettes de Saint-Jacques au bacon, purée de châtaignes.


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Les pétoncles seraient-elles des petites sœurs des coquilles Saint-Jacques ?


La réponse est non même si elles ont un petit air de famille. Sur ce sujet je ne vais pas vous embrouiller dans les méandres des classifications des naturalistes. L'histoire de la dénomination du pétoncle est complexe. « Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, il a servi pour nommer une grande diversité de coquillages avant que Jean-Baptiste de Lamarck n'en fasse un genre précis (Pectunculus). Les pétoncles de Lamarck et des naturalistes du XIXe siècle ne correspondent toutefois pas du tout aux coquillages que nous connaissons aujourd'hui sous ce nom. »


Les documents officiels récents, qu'ils émanent de l'Administration, de l'Ifremer ou des organismes professionnels en rapport avec la pêche ou avec le commerce des produits de la pêche et de l'aquaculture, l'appellation «pétoncle» est sans exception associée à des pectinidés.


Mais pour le malheureux consommateur l’affaire s’est compliqué parce qu’en 1996, l’OMC a autorisé l'appellation « Saint Jacques » pour tous les pectens ce qui provoque une confusion entre les véritables coquilles « Saint Jacques » et les pétoncles. La DGCCRF, par ailleurs très complète en matière de produits de la mer, ne mentionne aucun pectinidé en dépit de leur importance commerciale.


Tout ça c’est la faute des anglo-saxons qui n'ont qu'un mot pour parler de coquille : scallop car les malheureux ne connaissent pas les vraies coquilles Saint Jacques. Ça été fait pour favoriser les exportations du Canada, du Pérou et du Chili.


Si vous achetez vos coquilles Saint-Jacques ou vos pétoncles fraîches chez votre poissonnier aucun problème sauf pour l’orthographe car « le Dictionnaire de l'Académie et le Littré font du pétoncle un substantif féminin ; il est masculin pour la plupart des autres dictionnaires, dont le Larousse et le GDT, ainsi — conformément à la désinence masculine du pectunculus latin — que dans les usages naturaliste, halieutique et commercial. » L’angoisse me ronge que vont décréter mes censeurs orthographiques.


Les noix fraîches de Saint-Jacques décortiquées,  vendues par votre poissonnier sont des vraies, françaises ou d'importation écossaises ou irlandaises. On en trouve maintenant toute l'année.


En revanche, la confusion ne sert que les intérêts commerciaux des industriels du surgelé, des transformateurs et de ceux qui préparent des plats cuisinés. Ce véritable scandale, qui n’est pas encore dénoncé par le Sieur Pousson, l’est par un internaute qui met en avant « Les plats cuisinés portant la marque « Produit en Bretagne » (le phare) nommés « Coquille de Noix de St Jacques, Recette Bretonne » sont le parfait exemple, on vous sert des noix de pétoncle du Chili dans des valves de vraies coquilles avec une recette pseudo bretonne ! »


Il enfonce le clou « En surgelé, là pour savoir ce qu'on bouffe, qu'une solution, regarder sous les gros titres mensongers, car tous les coquillages de cette famille peuvent s'appeler « noix de Saint -Jacques » (noix car ils sont décoquillés), le nom scientifique de l'espèce et le pays d'origine du coquillage doivent être indiqués dans l'étiquetage. Pecten Maximus c'est de la véritable coquille Saint-Jacques. Mais bien souvent, on trouvera que des pétoncles aux noms exotiques, des noix du Chili (Argopecten purpuratus) ou des de Chine (Clamys farreri), mais des européennes : Chlamys varia et Chlamys opercularis. Ne pas se leurrer avec la présence de corail, certains pétoncles en ont aussi. Dans les rayons plus de 90% des produits proposés sont des pétoncles ! L'aquaculture des pétoncles est très développée dans les pays asiatiques, mais il y a encore peu d'importation de ces produits pour des raisons sanitaires.


Avec les surgelés, ne rêvons pas les produits sont souvent trempés ! Le poids net est donc augmenté. Ils subissent aussi un glazurage, opération à ne pas confondre avec le trempage. Le glazurage se fait après surgélation, il consiste à retremper après congélation le produit qui se couvre ainsi d'une pellicule protectrice de glace. C'est opération tout à fait réglementée et autorisée. Le poids brut du produit est donc augmenté. »


Alors pour ne pas avoir de souci achetez frais chez votre poissonnier et le tour sera joué vous pourrez ainsi en 30mn chrono concocter votre « soupe de pétoncles » pour vos invités !


Reste pour terminer à m’expliquer sur l’origine de mon titre « Confondre la pétoncle et la coquille Saint-Jacques dans une même appellation revient à autoriser la dénomination caviar pour les œufs de lump » C’est une citation attribuée à un sénateur en pétard après que l'OMC ait dénoncé en 1996 la réglementation de 1993 sur les dénominations commerciales pour favoriser les exportations du Canada, du Pérou et du Chili.


Moi qui ne suis qu’un petit vendéen de la côte j’avoue humblement avoir découvert les petits pétoncles avant les coquilles Saint-Jacques mets de riches. L'utilisation vernaculaire du terme « pétoncle » est attestée depuis le XVIe siècle au moins sur le littoral atlantique français, en particulier en Vendée et Saintonge. Alors vous comprendrez qu’ils sont chers à mon cœur (je fais dans le masculin pour plaire à tout le monde). Ceci écrit, le pétoncle est rare, bien plus que la Saint-Jacques qu’on peut acheter toute l’année.


Comme les gens ne nous disent pas ce que l’on boit avec leur soupe de pétoncles ne pourriez-vous pas pallier cette absence en conseillant mes chers lecteurs sur le service du vin ? Merci d’avance de me rendre ce service.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 10:05

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Le pourcentage des cépages dans les jus de nos jours tu n’y coupes plus, dès que tu approches ton museau d’une sainte table où l’officiant t’attend de pied-ferme pour emplir, avec une juste parcimonie ton petit calice, c’est un tir nourri. Sauf bien sûr pour les vins monocépage, encore que souvent il m’arrive de recevoir une piqure de rappel du côté du pinot noir ou du chardonnay qui sont aussi bien bourguignon que champenois et d’ailleurs bien sûr.


Je hais les pourcentages, ça m’obstrue l’esprit !


Pour autant je ne nourris aucune prévention pour ces braves cépages mais lorsque je fais connaissance avec un vin je ne demande pas qu’on me débite illico presto son CV. C’est comme si lors d’une rencontre amicale, ou plus si affinités, tu t’empresserais de demander à l’élu de ton cœur son numéro de Sécurité Sociale imprimée sur sa Carte Vitale.


Comme à l’accoutumée, après les avoir bien vertement critiqués, raillés, nous nous calons sur les codes de nos partenaires des vins dit du Nouveau Monde. Maintenant nous buvons du Chardonnay, du Sauvignon, du Pinot Noir, et sous les ailes de nos AOC nous déclinons les pourcentages de cépages pour bien sûr informer ces pauvres ignorants de consommateurs.


Moi je veux bien, mais ils ont le dos large nos braves consommateurs. Je suis sûr qu’on aurait de belles surprises si l’on effectuait un petit sondage auprès d’eux sur l’adéquation qu’ils font entre les cépages et ceux d’une appellation. En clair ils s’en tamponnent comme de leur premier costume bleu marine de premier communiant pour les garçons, et comme leur premier soutien-gorge bonnet A pour les jeunes filles.


Le cépage, comme le montre avec un humour décapant la BD de Michel Tolmer c’est le sésame pour entrer dans le cercle des initiés.  C’est le bon moyen de briller, faute de mieux, en société, entre amateurs. Les vignerons l’ont compris, avec le pack géologie, ils en mettent plein la tartine des gars et des filles qui hantent les dégustations. « Et ma syrah par ci, et mon gamay par-là, et je te mettrais t’y aussi une petite goutte de mauzac, un soupçon de grolleau, une grosse louche de vieux carignan – le carignan est presque toujours vieux même si quiconque m’a précisé à quel âge il l’était – et puis ce cabernet-franc et ce cabernet-sauvignon, et bien sûr le sauvignon, du merlot, du pinot et comme de bien entendu ce chardonnay qu’aiment tant les filles d’Outre-Manche.


Le must, ce sont les petits cépages de derrière les fagots comme ceux des savoyards : Jacquère, Altesse, Roussane, Chasselas, Gringet, Velteliner pour les blancs ; Mondeuse, Persan pour les blancs ou ceux du Jura le Savagnin, le Poulsard, le Trousseau. En Alsace c’est plus simple puisqu’avec leurs 7 cépages sur l’étiquette ils ont optés de tout temps pour cette mise en avant.


Vous allez me dire que je fais une fixation sur la mention des cépages et que je ne suis pas dans le bon wagon. Objection vos honneurs, mes petites remarques ne sont là que pour mettre le doigt sur un fait que nul ne pourra contester :


-          Les vins de France peuvent apposer le cépage ou les cépages et le millésime ;


-          Les IGP ex-vins de pays itou et comme le gros de ces vins viennent du mammouth pays d’Oc drivé d’une main de fer par le boss Jacques Gravegeal ça fait beaucoup de monde dans la cour des cépages ;


-          Les AOC  sont en train de copier par-dessus l’épaule de leurs voisins et ce faisant se diluent dans le grand océan.


Certes j’extrapole un chouïa, je pousse le bouchon très loin, mais je constate depuis ces dernières années une dérive de plus en plus accentuée dans le gros du peloton. Comme les vins d’AOC et d’IGP deviennent dans ce segment de marché de plus en plus cousins germains du fait du nivellement œnologique, que leur soi-disant typicité est plutôt un rideau de papier qu’une réalité, alors pour tenter de se différencier on se paye de mots.


La magie du vin, celle d’un vin, ne peut pour moi s’accommoder de ces dosages de cépages en pourcentages, ça fait très potard au fond de son officine en train de peser ses potions sur sa balance de précision. Et qu’on ne vienne pas me dire que ça permet de nourrir les discussions entre amateurs de vins. Désolé les questions à la con du type « c’est de la syrah ou du mourvèdre », j’dis n’importe quoi,  me gonflent. Ça fait bête à concours. Un de ces 4 on va me demander de faire un Quizz ou un QCM à la sortie d’une dégustation pour vérifier si j’ai bien engrangé toutes les données délivrées.


Les fiches techniques sur un vin moi je trouve ça très bien, pour les autres. Ça meuble les critiques et les chroniques, elles ne sont souvent que des cache-misères. Pas sûr que cette technicité mal digérée soit un bon vecteur pour l’extension du domaine du vin.


Je ronchonne. Je bougonne. C’est l’âge sans doute. Comme je ne suis obligé à rien maintenant je m’abstiens de plus en plus de défiler devant les tables de dégustation, avec un petit carnet à la main qui ne me sert à rien, et un verre dans l’autre main qui lui reçoit sa petite ration que j’ai de plus en plus de mal à apprécier. Au mieux je fais de la figuration, au pire je gêne.


Même qu’au Grand Tasting de B&D je me suis demandé ce que j’y faisais en dehors de serrer la paluche aux copains.


Dorénavant j’ai décidé d’aller voir les vins chez eux, chez leurs géniteurs.  Au moins dans les vignes je prendrai du bon air… et je m’entrainerai à reconnaître les cépages sur pied. Désolé, pas mieux !

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 00:09

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30 ans au jus !


Oui, en dépit des lazzis et des quolibets quand j’ai commencé à me déplacer à 2 roues dans Paris, ça fait plus de 30 ans que je pédale sur le macadam de la capitale. La liberté c’est le risque assumé dans un monde où le plus grand nombre se plaint de son voisin tout en prenant ses aises au nom de ses fameux droits.


Avec mon vélo j’aime Paris « I love Paris »


« Les Parisiens sont neuf sur dix à aimer vivre à Paris, ils plébiscitent tramway et Vélib', mais sont mécontents de la circulation, du logement et de la qualité de l'air, selon un sondage Ipsos Public Affairs pour Le Nouvel Observateur publié jeudi. 32 % d'entre eux sont "très satisfaits" de vivre à Paris, 52 % "plutôt satisfaits", soit 90 % au total. D'ailleurs, pour 56 % des personnes interrogées, habiter Paris est "une évidence", car elles ne pourraient "pas vivre ailleurs". 7 % ne sont "plutôt pas satisfaits" et 3 % "pas satisfaits du tout", selon cette enquête. Les Parisiens portent un jugement positif dans toute une série de domaines (culture, sport, commerce, animation de la ville, ramassage des ordures ménagères, bus et métro...).link


Bien sûr les éternels râleurs en autos qui brûlent les feux rouges, les vélos aussi, pas moi pour rester en vie, klaxonnent comme des malades, ouvrent leur portière sans se soucier des cyclistes, se garent sur les trottoirs, foncent comme des malades dès que le feu est vert son fort mécontents de la circulation des vélos à contresens dans les rues à sens unique (61 % critiquent ce choix) » Je pratique et je constate que ça les oblige à respecter la limitation  de vitesse et à respecter la vie d’autrui quant à la gêne elle est nulle, j’ai aussi une auto, c’est un début du vivre ensemble sur la chaussée pratiqué dans les pays du nord de l’Europe. Apprendre à se respecter.


Pour autant je ne suis pas un « khmer vert » et les plus grosses inepties d’aménagement de la chaussée à Paris sont l’œuvre d’écolos qui ne font pas de vélo mais qui ne cherchent qu’à pourrir la vie des conducteurs d’autos. Mauvaise pioche ! Si les transports en commun, surtout les bus, étaient plus réguliers et vraiment privilégiés les déplacements dans Paris seraient facilités. De même l’heure de fermeture du métro en fin de semaine est débile pour les jeunes qui rentrent chauds bouillants. En plus ça empêche les lamas de se déplacer.


Donc revenons à mon mouton du jour : livrer le vin à vélo.


Pour moi ce serait vraiment un bon plan pour une start-up du Net car la logistique  du dernier kilomètre est ce qui plombe la vente du vin sur la Toile. Les livraisons des courses par les épiceries de proximité se développent.


Tout ça a germé dans mon ciboulot de gars qui fait du vélo en lisant cette info dans Ouest-France. Ça se passe du côté de Carhaix où y’a pas que des vieilles charrues ou des gars qu’ont la tête près du bonnet rouge. Pour preuve y z’aiment le muscadet bio.  


« Utiliser un mode de transport non polluant, c'est l'expérience tentée par l'association Inglan bro Brest. Parti de Nantes, le colis de 30 l de Muscadet bio  (Bregeonnette, Fay d’Homme et domaine de l’Ecu) a embarqué sur le «Biche », un thonier à voile pour arriver à Plougastel-Daoulas link. Ce samedi matin, Dédé l'Abeillaud emmène les cubis à vélo à la bio coop de Carhaix en passant par le chemin de halage. Il devrait arriver dans l'après-midi. »


Allez, c’est écrit y’a du grain à moudre de ce côté-là pour les gens du jaja. Même si ça déplaît à certains je rappelle qu’au temps du gros jaja rouge des gars du Midi, qu’avaient eux aussi la tête près du bonnet et qu’étaient des adeptes de la mèche lente, le liquide remontait souvent jusqu’à Rouen dans des pinardiers puis était acheminé jusqu’à Bercy en péniches. Vendu dans des bouteilles 6 étoiles consignées il lui arrivait d’être livré chez les épiciers par des coursiers à vélo triporteur. Putain que c’était bon pour l’empreinte carbone ! Bien sûr on m’objectera que le « velours de l’estomac » n’avait rien d’un vin  pour naturiste parisien.


Quand j’écris que je livre mon vin à vélo c’est pour vous dire que je vais l’acheter à vélo. J’ai une sacoche où je place mes boutanches ensuite je rentre. Faire ses courses à vélo ce n’est pas écolo, c’est pratique.


Que l’aventure vin carbone neutral in Paris commence ! Je suis partant pour l’entreprise.


 


Dédé l'Abeillaud part à vélo par OuestFranceFR

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:00

Dans les bars branchés on voit ça tous les soirs : l’abomination de la désolation, le sommet de l’horreur pour grand amateur certifié par Ecocert, le déferlement d’une horde bruyante de glaçons dans le verre de sa boisson vénérée, le vin.


Bon quand c’est du rosé le péché est véniel.

 

Je plaisante bien sûr, mais boire un vin à bonne température, ni chaud bouillant comme un supporter de l'OM, ni glacé comme une volleyeuse de Cannes (voir plus bas), fait partie de la nomenclature agréée par le syndicat des sommeliers.


Y’a pas de quoi en faire un plat, un seau à glaces et le tour est joué. Sauf qu’il ne faut pas être pressé et comme les petites louves et les petits loups ont souvent le feu au cul la solution c’est ICEBAR rafraîchisseur pour bouteille ou pour verre.


Je ne sais pas ce que ça vaut, je n’ai pas essayé, et je ne sais encore moins si les grands maîtres du nectar ne vont pas pousser des cris d’orfraies, parler de nouveau sacrilège.


De quoi s’agit-il ?


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D’un moule à glaçons qui permet de réaliser des bâtonnets qu’il faut insérer ensuite dans un tube en acier inoxydable.


Ce tube on le plonge dans la bouteille de vin ou le verre. Voir les crobars.


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Bloqué au niveau du goulot par son bouchon en silicone, le rafraichisseur ne perd pas pied dans la bouteille.


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J’attends votre verdict.


Ça coûte 28 €


Peut-être une idée de cadeau ?


Moi ce que j’en dis c’est pour chroniquer. Je ne touche aucune royalties sur les ventes.


Bonne dégustation !


Quand j’entends ça  : je bois !


Pour les lecteurs qui aiment le volley-ball et les calendriers (pas ceux de la Poste, des éboueurs et des pompiers) un petit cadeau avant la Noël.

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 00:09

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Pour plaire aux marchés : Externaliser qu’ils disent dans les entreprises !


Externaliser c’est  le transfert de tout ou partie d'une fonction d'une organisation (entreprise ou administration) vers un partenaire extérieur. Elle consiste très souvent en la sous-traitance d’activités jugées non essentielles et non stratégiques : pour une entreprise, il s'agit de celles qui sont les moins productrices de revenus.

 

Pas de personnel sur le dos toute l'année, rien qu'une prestation à payer à un sous-traitant. C'est tout bénef pour les 2 co-contractants...


En traduction libre : chroniquer ou critiquer les vins n’est pas pour la presse parisienne une activité jugée essentielle et stratégique, sauf en période de fêtes ou de foires au vin où ça fait rentrer le blé de la publicité dans les caisses qui sonnent le creux.


Je ne vais pas dresser la liste des organes de presse qui sous-traitent leur supplément vins mais simplement noter que les sous-traitants sont au nombre de 2 : B&D et la RVF ce qui restreint la concurrence et nuit quelque peu à la diversité.


Seul le POINT et son Jacques Dupont échappe à ce mouvement.


Comme je suis un abonné  électronique du Monde.fr j’ai décidé de vous faire profiter de l’infographie présentée sur 2 des 34 pages dont 13 de publicité : 12 pour des marques de champagne et 1 pour la collective Bourgogne. Comme de bien entendu le supplément est titré : Champagne !


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«La dynamique des bulles » par Baudouin (source CIVC, Union des Maisons de Champagne, Marques, infographie le Monde)


Je note que Laure Gasparotto « transférée » du Point au Monde signe un article « Belles de Champagne » dans le supplément et Marc Roche correspondant du Monde à Londres un article « dans les secrets des caves de Buckingham ».


Cerise sur le gâteau, même si je risque de me faire enguirlander par la patrouille du copyright, je vous offre aussi l’édito signé par Antoine Gerbelle, l’homme qui parle dans l’oreille des chevaux et twitte plus vite que Jean-Michel Apathie et Bruno Roger-Petit réunis.


« Le champagne, vin de fête par excellence. Léger et évanescent comme les arômes d'une fleur de printemps. Où les bulles, rondes et éclatantes, défient les lois de la pesanteur, comme pour mieux s'extraire de leur condition de vin. L'attirance pour le champagne se situe-t-elle ici ? Entre ces éphémères états, liquide et gazeux ? Une chose est sûre : le champagne semble être le meilleur moyen d'échapper au quotidien et d'entrer dans la fête.


Son succès ne se dément pas. Toujours haut dans les ventes, toujours fort dans son rayonnement commercial international et toujours cher, le champagne vit sur un nuage de prospérité. Si les bouteilles voyagent plus loin, transportant avec elles quelques parcelles de l'image de la France, près d'une sur deux est encore achetée dans l'Hexagone. La consommation des 83 millions de touristes annuels de passage dans notre pays y contribue largement, tout comme les excursions dans la Marne des frontaliers allemands, belges et italiens, grands amateurs d'effervescents.


Face à ce destin cosmopolite, les vignerons champenois, ou leurs responsables des ventes, voyagent toujours plus afin de présenter leurs meilleures cuvées. Vous pourrez le découvrir à travers un reportage qui ouvre ce numéro spécial : certaines marques sont pilotées par des femmes, qui n'hésitent pas à mettre en avant leur image en guise de publicité, devenant le reflet de l'élégance à la française que véhicule le champagne.


Ce vignoble est également une filière à multiples facettes, comme le montre notre supplément. Avec de colossaux investissements dans la distribution, la publicité et le marketing, sans oublier le financement de performants outils de production, une dizaine de groupes champenois tiennent des positions mondiales dominantes. Ainsi, le groupe LVMH règne-t-il sur le marché avec ses marques Moët et Chandon (32 millions de bouteilles en estimation annuelle) et Veuve Clicquot (16 millions de bouteilles par an), les deux premiers champagnes les plus vendus et les mieux valorisés du monde. A l'exportation, la tendance est de pousser les cuvées spéciales, dont la marge bénéficiaire est bien supérieure. A l'aune de l'extraordinaire succès du Dom Pérignon.


Le consommateur, lui, retiendra une bonne nouvelle : le champagne n'a jamais été aussi facile à boire. Jamais les bruts de grande diffusion n'ont été aussi fruités et francs. C'est-à-dire destinés à la dégustation en apéritif très frais. A côté de ces marques prestigieuses, une autre génération de champagnes fleurit, que nous mettons également en avant dans notre sélection. Ce sont des bouteilles de vignerons ou de maisons qui misent sur la singularité.


Au final, tous les champagnes se rejoignent sur un point : dans leur saveur brille le sel d'un terroir continental et crayeux mis en scène par des bulles qui n'en finissent pas de nous faire rêver. »


Même si le focus champagne fait très appât à annonceurs bien dotés je concède que l’ensemble du cahier est de bonne qualité. L’interview d’Anselme Selosse par le duo Gerbelle-Beaudouin par exemple.


De la page 18 à la page 34 les experts de la RVF nous délivrent les notes et les commentaires sur leur sélection de vins qu’ils ont en magasin. Comme aimait à me le dire ce cher JP Lubot de Marie-Claire au temps où il ne cultivait pas ses ressentiments à l’égard de ma petite personne « c’est la richesse de la RVF… »


Je m’en tiens aux bulles pour rester dans la note du couple Le Monde&RVF, des chouchous à moi 


Eloge de la diversité


« Anselme Selosse le dit sans ambages : « Etre amoureux du terroir, c'est se laisser la possibilité d'avoir accès à de nouveaux paysages aromatiques. » Pour le vigneron, c'est une évidence. Pour l'amateur, cela se traduit par une recherche perpétuelle de diversité. Le vin est un objet de curiosité infinie. Aucun cru ne ressemble à celui du voisin. Aucune parcelle ne délivre la même cuvée que celle d'à côté.


A la complexité géographique s'ajoutent les affres du temps. D'un millésime à l'autre tout change. Une mauvaise pluie à la veille des vendanges ou à la floraison de la vigne, un été caniculaire ou trop gris, et les raisins libèrent de leur mémoire végétale les stigmates de ce temps changeant sous forme de larmes à la vendange d'automne. De ces larmes, les vignerons peuvent tirer mille variations de vins, comme un éloge de la diversité. Des millions de cuvées, dont nous présentons ici quelques-unes parmi les plus belles, issues des plus beaux crus de France. »


Sélection réalisée par Guillaume Baroin, Pierre Citerne, Antoine Gerbelle, Alexis Goujard, Philippe Maurange, Roberto Pétronio, Olivier Poels, Jean-Emmanuel Simond

 © Le Monde

 

En supplément dy supplément je vous offre un lien avec les producteurs.


Agrapart et fils   18/20 link


Brut nature grand cru Vénus 2007


Dans cette famille de vignerons implantée depuis le XIXe siècle à Avize, c'est aujourd'hui Pascal Agrapart qui prend le relais. Cette très belle cuvée libère de très longues saveurs mi-crémeuses, mi-minérales. Comme il est encore jeune, il ne faut pas hésiter à délaisser ce vin en cave quelques années. 86 €


Françoise Bedel et fils   17/20 link


Extra-brut L'Âme de la Terre 2002


Dans un millésime d'anthologie, un assemblage (42 % de pinot noir, 36 % de chardonnay) qui révèle le potentiel de l'est de la vallée de la Marne. Cela produit un champagne expressif, plein, généreux, crayeux, totalement dédié à l'expression loyale de son terroir. A boire sans urgence. 50 €


Francis Boulard et fille   16,5/20 link

Brut nature Les Rachais 2006


Le plus célèbre lieu-dit de ce vigneron de référence est un chardonnay de quarante-cinq ans, issu de sélection massale, vinifié en barrique. A la fois dense et frais, offrant une grande présence en bouche, ce 2006 en offre une version sapide et charnue. Une bouteille idéalement destinée à la table et aux nobles crustacés.


Mailly grand cru   16,5/20 link

Brut grand cru Les Echansons 2002


La prestigieuse cave coopérative de Mailly s'est fait une spécialité des sélections parcellaires, du niveau des grandes cuvées de maison. Les Echansons 2002 se composent de 75 % pinot noir et 25 % chardonnay. Dans son style habituel, cette cuvée sort une version veloutée, patinée, beurrée du grand millésime 2002 qui nous a habitués à plus d'énergie. 82€

 

Mailly grand cru 16/20


Brut grand cru Intemporelle 2007


Le chardonnay entrant à 40 % dans ce champagne apporte du tranchant et de la garde à cet assemblage original et pur Mailly. La version rosée est plus en rondeur, crayeuse, de bonne garde également. 59€

 

Domaine Hautes Terres  17/20 Limoux link

2011


Gilles Azam est un vigneron " bio " convaincu. Le blanc sec 2011 nous a bluffés. Un jus éclatant, tendu et tranchant, d'une limpidité cristalline, qui sort du lot par son énergie et sa précision. 12 €

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