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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 00:09

Pépé Louis avait une vigne sur le haut de la Mothe-Achard, commune qui avait peu de hauts et beaucoup de bas, complanté entièrement en noah. J’ai donc décavaillonné, vendangé, mais pas vinifié vu qu’une fois pressuré le moût vivait sa vie en toute liberté – il serait privé de la dénomination nature vu que pépé souffrait à mort pour lutter contre les fleurettes, et pourtant c’était un vin nu de chez vin nu – et bien sûr bu ce breuvage titrant les meilleures années 8°. Aux battages, les bouteilles de noah désoiffaient les gars des gerbes et du pailler. Ce n’est pas pour rien que j’habitais au Bourg-Pailler.


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Élève à l’école d’agriculture de la Mothe-Achard du frère Henri Bécot, grand défenseur du noah link et link j’ai taillé et vendangé, mais pas vinifié, les rangs de « Noé » nouveau nom de baptême donné par mon maître-vigneron pour faire échapper à la faux de l’arrachage obligatoire des cépages interdits Clinton, Noah, Jacquez, Herbemont, Othello, Isabelle.link Coup de Jarnac des tous puissants viticulteurs du Midi pour étouffer l’autoconsommation de vins locaux.


Alors, lorsque je découvre au détour de la toile, exhumé par je ne sais plus qui, une chronique du sieur Cuq Philippe «Je suis fan de noah, et alors ?» publiée le 30 Juin 2013 mon sang de vendéen ne fait qu’un tour, j’ausculte ses écrits.

 

« Et alors ? Si vous croyez venir lire une chronique sur le dernier vainqueur français de Roland-Garros, vous vous êtes fourvoyés...


Le Roland-Garros que je préfère, de plus, c'est clairement l'aéroport de Saint-Denis (là-bas, aux antipodes et au pays du vin de Cilaos, que je vous présenterai un jour. Si, si).


Le noah que je vénère, c'est une madeleine. Une de Proust. Pour moi qui n'aie pas été élevé à Combray mais dans une vallée encaissée aux limites de l'Aveyron, du Lot et du Cantal, j'ai une madeleine agricole. Une madeleine viticole, même : le noah.


N'en déplaise aux blogueuses d'outre-Quiévrain (que je vous recommande d'ailleurs, c'est là link : et puis si vous pouvez la chatouiller un peu, ça fait toujours marrer...), le noah est mon cépage préféré. Bon, en cépage de bouche, d'accord et d'abord.


J'adore ce côté acide, la baie ferme et la peau, qui chez moi attire la pruine et lui donne un côté cireux, puis la verdeur, même pour les baies mûres, qui ont quelque chose d'un autre de mes cépages fétiches : le fetească Neagră. A tel point que je me demande si je n'aime pas ce dernier grâce au premier. » La suite ICI link


Cher Philippe Cuq, je suis sûr et certain, que dans le fin fond de la Vendée il subsiste encore quelques ceps de Noah. Où, je n’en sais fichtre rien faut enquêter. Faudrait demander aux gars qui font de la vigne dans la nouvelle Vendée du vin… et dès que nous en aurons trouvé nous pourrons chanter « non, non, non, le noah n’est pas mort car il b…. encore… »

 

PS. le noah fait le meilleur raisiné link du monde !

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 00:09

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« Entre dépendance et abstinence, y a-t-il une troisième voie ?" Cette question vient d'être posée lors de la dernière Matinée scientifique de l'Institut de recherches scientifiques sur les boissons (l'Ireb, fondé en 1971 à l'initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, pour contribuer à la recherche alcoologique). Certes, on pourra toujours arguer que les professionnels des boissons alcoolisées ont beau jeu d'inciter à la consommation, même modérée, de leurs produits. Mais ce serait ignorer la lame de fond qui traverse - depuis quelques années déjà - la prise en charge des patients dépendants. Ces changements sont liés à l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments, dont le désormais célèbre baclofène. » Par ANNE JEANBLANC Le Point.fr - Publié le 24/10/2013 Traitement de l'alcoolisme : une alternative à l'abstinence ICI link  

 

« Les industriels producteurs d’alcools s’intéressent à l’alcoolisme. Jusqu’à financer des travaux pour résoudre un mystère: trouver les raisons qui font que leurs produits peuvent être hautement toxiques pour certains de leurs clients. En France, ce financement se fait par l’intermédiaire d’une structure méconnue vieille de plus de quarante ans: l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (Ireb) (1). Parmi les sociétés qui financent cet organisme doté d’un comité scientifique prestigieux: Bacardi Martini France, Brasseries Kronenbourg, Cusenier, Heineken  France, Rémy Cointreau, Pernod et Ricard.


Il y a quelques jours, l’Ireb a pris une initiative peu commune dans une communauté scientifique traditionnellement ouatée: critiquer publiquement les résultats de deux groupes d’épidémiologistes; deux équipes réputées travaillant l’une et l’autre pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (2). Il est vrai que ces deux publications ne pouvaient manquer d’étonner. L’une concluait qu’en 2006 le nombre des décès prématurés directement imputables à l’alcool avait en France été de 20.255. La seconde concluait que ce nombre avait été, en 2009, d’environ 49.000. Soit une augmentation de plus de 100% en trois ans! » Jean-Yves Nau sur Slate le 6/04/2013 link


Paris, le 23 octobre 2013 - La 42ème Matinée scientifique* de l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (Ireb) www.ireb.com a été consacrée au traitement de l’alcoolo-dépendance sur le thème : « Entre dépendance et abstinence, y a-t-il une troisième voie ? ». La prise en charge du patient a fait l’objet, ces dernières années, d’une importante évolution. De nouveaux traitements laissent notamment penser qu’il est possible de soigner la dépendance alcoolique sans prescrire une abstinence complète.


Michel Hamon, vice-président du comité scientifique de l’Ireb et professeur de neuropharmacologie, a présenté en introduction une synthèse des voies de recherches actuelles les plus prometteuses sur le traitement de la maladie alcoolique. Les récentes molécules agissent principalement sur les neuromédiateurs qui entraînent la réduction de la consommation spontanée à l’alcool et diminue son appétence. Ces nouvelles molécules, dont le baclofène et le nalméfène, remettent en question le principe de l’abstinence comme seule voie de traitement. De nouveaux traitements, ciblant plusieurs récepteurs, permettent également d’obtenir des résultats avec des doses réduites et des risques diminués d’effets secondaires. Enfin, apparaissent des perspectives encourageantes de traitement agissant au niveau des processus épigénétiques, c’est-à-dire en amont des troubles neurobiologiques à l’origine des comportements addictifs et de la maladie alcoolique.


Pour Raymund Schwan, psychopharmacologue et spécialiste de la médecine des addictions, on assiste actuellement à un changement de paradigme, fondé sur la réduction des risques comme cela s’est produit dans le champ de la toxicomanie. L’abstinence n’est plus la seule voie de traitement des patients présentant un mésusage d’alcool, alors qu’elle a constitué pendant longtemps la référence de l’ensemble du dispositif de soins et d’évaluation des traitements. Non sans effets négatifs. On estime que seulement 8 à 40 % des patients sont traités, en partie parce que nombre d’entre eux ne peuvent pas entendre le message d’abstinence. On sait aussi que 10 à 12 % seulement des patients seront en mesure d’être abstinents pour le reste de leur vie. Enfin, des études épidémiologiques montrent que le bénéfice de santé publique est le plus grand quand on réduit la consommation des plus gros buveurs. Les patients eux-mêmes sont d’abord partisans de la consommation contrôlée et non de l’abstinence. Mais aujourd’hui, il n’y a encore que 10 à 30 % des patients qui bénéficient de programmes de consommation contrôlée et les études sur leurs résultats, plutôt encourageants à ce stade mais insuffisants, doivent être développées.


* Pour toute information : Ireb - (0)1 48 74 82 19, ireb@ireb.com

 

L’IREB


Fondé en 1971, à l’initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, l’Ireb a pour mission de contribuer à la recherche alcoologique, à la fois par les études que l’Institut conduit pour son nom propre (Observatoire « Les Français et l’Alcool », Enquêtes « Jeunes et Alcool ») et par les travaux qu’il subventionne. A la suite d’un appel d’offres annuel, son comité scientifique, composé d’experts indépendants et bénévoles, attribue de manière autonome des subventions aux travaux en alcoologie d’une trentaine d’équipes de chercheurs du secteur public, en sciences biomédicales et sciences humaines. Plus de 500 programmes de recherches ont été subventionnés à ce jour. Dans le cadre de sa mission, l’Ireb entend être à la fois un organisme de recherche, une source de documentation et un lieu d’information sur l’alcool.


Contact presse : Cécilia Larcange – cla@spread-agency.com – 01 47 64 60 67 – 06 84 74 28 00

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 00:09

« Nous sommes plus des architectes du vin que des médecins de la vigne » plaide Denis Dubourdieu. « Pourtant, on fait appel à ses services comme s'il était capable d'accomplir des miracles. Pour le grand public, Denis Dubourdieu est un parfait inconnu. Dans le milieu, c'est une star planétaire. Avec quelques autres, il fait partie d'un club très élitiste dont le savoir-faire se paie au prix fort, celui des winemakers, les faiseurs de vin. »


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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc


« Le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus était seul à terre. Il vit qu’ils avaient beaucoup de peine à ramer ; car le vent leur était contraire. À la quatrième veille de la nuit environ, il alla vers eux, marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Quand ils le virent marcher sur la mer, ils crurent que c’était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car ils le voyaient tous, et ils étaient troublés. Aussitôt Jésus leur parla, et leur dit : Rassurez-vous, c’est moi, n’ayez pas peur ! Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-mêmes tout stupéfaits et remplis d’étonnement. »

— Traduction d'après la Bible Louis Segond, chapitre 6, versets 47 à 51.


Pour la suite de la parabole des winemakers selon Robert Parker lire tout d'abord « Vigne experts : Les faiseurs de vins » par Jean-Pierre De La Rocque dans Challenges.fr link


Puis la « la complainte » d’Hubert de Boüard de Laforest


Le Figaro. A la suite de ce classement, avez-vous senti les relations changer avec vos confrères de Saint-Emilion, ou de Bordeaux en général ?


Hubert de Boüard  - Vous ne pouvez pas empêcher les gens de jalouser votre position. Si tous mes amis m’ont félicité pour le classement, j’ai senti chez quelques confrères un changement subtil dans nos relations. Certains ont pris un peu de distance avec moi, comme si j’étais devenu inaccessible, alors que je suis resté exactement le même. Je me trouve d’ailleurs dans une situation un peu paradoxale où je n’ai pas non plus été accepté par les 9 grands de Bordeaux (ndlr : les 1ers grands crus ou équivalents, à savoir, Ausone, Cheval Blanc, Haut-Brion, Lafite-Rothschild, Latour, Margaux, Mouton-Rothschild, Petrus, Yquem). Une anecdote à ce sujet. Après l’annonce du classement, Frédéric Engerer, le directeur général de Latour m’appelle pour me féliciter et me propose de rejoindre le groupe technique des 9 grands, un comité de réflexion et de recherche sur la vigne et la vinification. Mais, lors de leur réunion suivante, seul Engerer avait voté pour moi. Qu’importe, cela ne m’empêche pas d’avancer. J’ai du coup décidé de développer mes propres recherches avec mon équipe d’Angélus, notamment sur le rôle des levures dans la vinification, sur les sélections massales…


En savoir plus : link 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 00:09

J'avais acquis en janvier 2008 un petit morceau de bravoure à l'INA  mais le lien ne permet plus d’accéder à la vidéo (je pense qu’elle a été retirée des archives pour une raison que j’ignore François Desperriers l’avait programmée lui aussi en 2012 link mais même punition, encore une censure des hygiénistes). Cependant, comme j’avais eu la bonne idée de retranscrire l’interview je vous la restitue pour que vous en goutiez tout le sel. C’était sur l’ORTF donc du sérieux…


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- Le journaliste : Docteur Généti êtes-vous pour ou contre le vin ?


- Le Docteur Généti : Je suis pour le vin mais on ne doit jamais de toute façon dépasser 3/4 de litre par jour. On peut dire aussi qu'une notion qualitative du vin intervient et les vins frelatés et un peu tourmentés par les uns et par les autres seront des vins plus nocifs.


- Le Journaliste : D'autre part vous êtes médecin sportif donc vous devez avoir pour les sportifs des normes encore plus sévères ?


- Le Docteur Généti : Les sportifs peuvent boire du vin même en période de grande compétition et même s'ils ont la classe internationale mais du vin en quantité très restreinte pendant les repas seulement. D'ailleurs aux JO de Londres les français avaient manqué de vin et cet incident avait joué sur leur état d'esprit pendant un certain temps.


- Le Journaliste : Ça n'avait pas amené des contre-performances tout de même ?


- Le Docteur Généti : Non pas de contre-performances tout de même mais des incidents psychologiques. A Tokyo les français emmènent leur vin.


 

Faisait suite à cette interview une « Enquête sur la consommation de vin à Lyon. »

 

- Le journaliste s'adressant à un spécialiste du vin : Avez-vous l'impression qu'on boit moins de vin dans la région ?


- Le spécialiste : Ha, j'ai l'impression oui, très nette même, très nette, très nette ; d'abord les bonnes maisons de vin sont de plus en plus rares, que les anciens bistrots où on était vraiment recommandé pour le vin ont disparu, et puis d'un autre côté la jeunesse n'en boit pas.


- Le patron du bistrot : Il se boit quand même moins de vin que d'habitude. Chez nous nous vendons du vin c'est des vins d'AOC, du Beaujolais, des Mâconnais et des Côtes-du-rhône.


- Le journaliste : Quel est le vin qui a la prédilection de vos clients ?


- Le patron : C'est le Beaujolais. A Lyon les clients ce sont des connaisseurs, d'abord parce qu'ils habitent prêt du Beaujolais et ils ont l'occasion d'aller souvent le dimanche en voiture s'y promener. C'est une région très agréable.


- Le journaliste s'adressant à nouveau au spécialiste : Les amateurs alors penchent pour quel vin ?

- Le spécialiste : Ah be en principe les amateurs aiment le Beaujolais, le Mâconnais et tout ça...

- Le journaliste : Vous avez l'impression que vos clients sont des connaisseurs ?

- le spécialiste : Ah oui oui ! Les miens oui, la preuve vous n'avez qu'à les regarder voyez la bougie qu'ils ont (rires) ah ils ne viennent pas ici pour les 1/4 Vittel eux !

 

Avez-vous vu sur face de Bouc la bougie de Vincent Pousson ? Toutes ses groupies la cherchent. Aidez-les !

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 00:09

Beaucoup de jeunes, et de moins jeunes aussi, s’étonnent et s’offusquent même de la virulence et de l’agressivité de ceux que nous qualifions d’hygiénistes voire de prohibitionnistes. Même si l’Histoire pour beaucoup se limite à des bribes vaguement retenues de leur parcours scolaire, pour  comprendre les motivations et les racines de ceux qui veulent faire notre bonheur à notre place, un zoom arrière est nécessaire.


1943 : la France est entièrement occupée par les Allemands. Création de la Milice, issue du service d’ordre légionnaires, dirigée par le secrétaire général Joseph Darnand, qui s’engage dans la collaboration et la lutte contre la Résistance. En juillet exécution de Jean Moulin, septembre-octobre libération de la Corse, décembre création des FFI et Laval fait entrer au gouvernement les pires collaborateurs : Brinon, Henriot, Darnand…


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Pr Robert Debré (1882-1978) est considéré comme l'un des fondateurs de la pédiatrie moderne. Un hôpital bordant le périphérique dans le 19e arrondissement de Paris, porte son nom, ainsi que le CHU de Reims, le pôle enfant du CHU d'Angers, l'hôpital d'Amboise (Indre-et-Loire), et le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine et Pharmacie de Poitiers. Il est le père de Michel Debré (1912-1996) : premier ministre du général de Gaulle et rédacteur de la constitution de la Cinquième République, de Claude Debré médecin et d’Olivier Debré artiste peintre. Il est le grand-père de Bernard Debré : urologue, professeur de médecine, député du XVIe et de Jean-Louis Debré Président du Conseil constitutionnel.


« Avilis, abrutis, les alcooliques sont devenus incapables de soutenir l’effort civique tel que celui qu’impose la guerre. La mobilisation de 1939 fut la cause de l’augmentation importante des psychoses alcooliques. L’armée elle-même est, en 1939, fortement contaminée par l’alcoolisme. Les officiers à leur mess, les troupiers à la cantine, absorbent verre sur verre… » écrivait le Pr Debré en 1945  dans son programme constructif de lutte contre l’alcoolisme comme l’une des causes de la défaite.


Le régime de Vichy, sans mauvais jeu de mots, va mettre les Français au régime sec, selon Didier Nourrisson. « Une des principales causes de notre défaite a été le mauvais état de notre santé… On buvait trop d’alcool. La quantité d’alcool absorbé atteignait le chiffre de 23 litres d’alcool pur par tête d’habitant et par an… Il ne peut y avoir de rénovation en faveur de la santé. La France a besoin d’une cure d’hygiène » La santé de la Nation 1941.


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Dès juillet-août 1940 le gouvernement de Pétain prend une série de décrets visant à limiter la production et la consommation d’alcool. Pour les boissons anisées, les apéritifs elle prononce une prohibition partielle et toute publicité pour l’alcool est interdite.


« La consommation du vin chute d’elle-même du fait de la sous-production. La viticulture souffre en effet d’un double problème : l’absence des hommes (prisonniers de guerre ou réfractaires au STO après 1943) ; la pénurie de moyens (manque de carburants pour les moteurs, suppression des approvisionnements en soufre et sulfate de cuivre pour lutter contre les maladies de la vigne). En 1942, la production tombe à 35 millions d’hl, à 28,6 millions en 1945 » note Didier Nourrisson.


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Il souligne aussi que, du fait « de l’étatisme même de Vichy » les mesures ne sont guère efficaces : « les cafés ne désemplissent pas et le nombre de bouilleurs de cru aurait doublé entre 1941 et 1944. »


Enfin il note avec pertinence « presque toutes les dispositions vichystes, à l’exception de l’interdiction des apéritifs, se retrouvent dans la législation actuelle. »


Le plan de 10 ans pour lutter contre l’alcoolisme du Comité Médical de la Résistance créé par le Pr Robert Debré


« Le peuple français a été amené à abuser des boissons spiritueuses pour des raisons sociales… Seule une thérapie sociale peut être efficace. En effet, les médecins savent bien que parmi les buveurs, il en est deux catégories bien différentes : les toxicomanes, ceux qui ont un besoin morbide constitutionnel d’un tel poison, en l’espèce le vin à haute dose ou l’alcool. Ceux-ci sont des malades, des sujets tarés ; ils sont peu nombreux et ne nous intéressent guère actuellement. Au contraire, la grande masse des Français qui consomment en abondance des boissons spiritueuses sont parfaitement normaux et équilibrés. Ils boivent pour des raisons sociales. La bourgeoisie française – les très rares toxicomanes mis à part – n’est nullement alcoolique. Dans ce milieu social, on aime les bons vins, on le déguste et on apprécie les liqueurs fines et raffinées. Mais en réalité, point d’alcoolisme. Si l’ouvrier et le paysan de même souche, de même constitution physique et psychique boivent, on sait pourquoi. Il faut le rappeler.


L’ouvrier a un logis étroit, surpeuplé, où s’entassent ses enfants, parfois une demeure sordide ; l’ouvrier agricole n’a pas de chambre pour lui, parfois pas de lit. Quel lieu de réunion est offert à l’ouvrier, quel lieu où il pourrait se distraire, lire, parler avec ses compagnons, jouer aux cartes ou au billard avec ses amis ? Où irait-il sinon au café ? Après huit heures de travail à la chaîne, fatiguant, abrutissant aussi, quelle évasion peut trouver le travailleur, si ce n’est en excitant son esprit par la boisson ? Par une lutte vigoureuse contre le patronat, les prolétaires ont obtenu une augmentation de leurs salaires et de leurs loisirs, mais, par un dispositif satanique, tout les a poussés à dépenser leurs salaires et à occuper leurs loisirs au cabaret. »


La source de cette chronique est la Bible de Didier Nourrisson « Crus et cuites Histoire du buveur »


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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 00:09

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Après un passage au journal le Monde, de 1966 à 1977 où il a en charge les questions agricoles – en ce temps-là il y avait un spécialiste de l’agriculture dans chaque grand quotidien – Pierre-Marie Doutrelant rejoint le service « Notre Époque » du Nouvel Observateur avec un portefeuille plus élargi.  Il publiera en 1976 un livre de référence « les bons vins et les autres » au Seuil. Bruno Frappat dans son article « Pierre-Marie Doutrelant est mort », Le Monde du 24 mars 1987 écrivait « Tendrement caustique, libre par rapport aux mondanités, aux institutions, aux pouvoirs et aux idéologies », il a « des idées qu'il affectait de considérer comme rustiques » et un « cynisme bienveillant à l'égard de ceux qui prennent leurs querelles théologiques pour l'art de la conversation ».


Dans une petite chronique de 2010 j’écrivais à propos de son opus « Bien sûr, les écrits de Doutrelant ont pris quelques rides – cependant sur le Bordeaux par exemple ses pages sont une bonne contribution à la compréhension du phénomène AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur –  mais ce qui m’importe aujourd’hui, plus que le côté factuel, c’est son approche du monde du vin de ce temps. Décontractée, rigolarde, impertinente mais sans le côté vachard ou donneur de leçons. Bien sûr que le Doutrelant il en a des copains dans le vignoble mais dans son bouquin il ne leur passe pas les plats. Il n’est pas sectaire, il n’excommunie personne, dans sa liste de ses 500 bonnes adresses y’a des vignerons, des coopératives et même des négociants. Moi ça me plaît le côté carnet de route impertinent. De plus c’est bien écrit ce qui ne gâte rien je vous assure. Bien sûr, en bon Français qui regrette toujours le bon vieux temps il ne peut s’empêcher de s’exclamer « France ton vin fout le camp ! » mais il n’en geint pas pour autant et surtout ne tombe pas dans l’élitisme. Bien au contraire, il est avant tout – je le suis aussi – un franc buveur « La fréquentation des caves incline souvent au lyrisme ou à la piété. Elle nous inspire plutôt bonne humeur et irrévérence. La d’entendre chanter des cantiques au pied de l’idole enivrante, il nous est venu l’envie d’envoyer un coup de pied dans la termitière des poncifs et des pantalonnades. Sacrilège ? Non, quand le vin est bon, nous ne connaissons qu’une manière de lui faire nos dévotions, c’est lever le coude. »


Vous imaginez la tête de Rigaud et d’Élineau face à une telle déclaration, le bucher de l’Inquisition des hygiénistes-prohibitionnistes.


Ces dernières années le domaine du vin a largement régressé dans les colonnes du Nouvel Obs.


Je ne suis pas le seul à le regretter mais, ô surprise, par la conjonction de la plume de Jay McInerney – y sont plus culture qu’agriculture à l’Obs. –  Didier Jacob nous fait savoir que « Boire ou écrire, Jay McInerney refuse de choisir » et celle de Gérard Muteaud  « MUSCADET : LE RÉVEIL DU MELON » « IN MUTEAUD VERITAS ». A l‘instar du Beaujolais, l’appellation a failli se noyer sous les flots de vins médiocres. Une nouvelle génération de vignerons monte au front pour réhabiliter le melon de Bourgogne. Avec des vins remarquables.


ACTE 1


« Qui eût dit que le célèbre romancier new-yorkais, dont les personnages sont davantage portés sur la coke que sur le pessac-léognan, passait ses journées dans les caves de Latour ou de Beychevelle à siroter, à leur invitation, leurs plus divins millésimes?


Qu'il compare un savennières 2008 à la beauté «robuste et juvénile» de Milla Jovovich dans «Resident Evil», ou la cuvée 2007 à celle de la grande Ava Gardner dans «la Comtesse aux pieds nus», Jay McInerney trouve toujours le mot qui fait mouche pour traduire dans une prose voluptueuse l'impression ressentie en dégustant un rosé de Provence ou un georges-de-latour Private Reserve (un cabernet- sauvignon de la maison Mondavi). C'est en connaisseur qu'il déguste, mais c'est en écrivain qu'il raconte. » la suite ICI link 


ACTE 2


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« Les souvenirs sont tenaces. Et les émotions gustatives encore plus. Nombreux sont les consommateurs qui gardent un souvenir contrasté d’un "méchant" pot de muscadet à l’acidité ravageuse accompagnant une douzaine d’huîtres anémiques durant leurs vacances sur la côte atlantique. Ils auraient tort pour autant de se détourner d’une appellation qui recèle des trésors à prix doux. » la suite ICI link

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 00:09

Je n’éprouve aucune fausse honte à répondre, face à certaines interrogations, je ne sais pas ou bien je doute. Chroniquer chaque jour ne consiste pas à asséner des vérités premières n’en déplaise à certains dotés d’œillères ou calfeutrés dans leur étroite spécialité de dégustateur patenté. Je respecte le savoir mais j’exècre les sachants qui, sous leur soi-disant rigueur ne sont que des ânonneurs de ce qu’ils ont appris et pas toujours bien assimilé. Comprendre, se comprendre, s’entendre, chercher des pistes communes face aux défis de nos sociétés globalisées c'est plus positif que de camper sur ses certitudes.


J’aime le débat entre des personnes qui prennent de la hauteur, éclairent les controverses, nous permettent de nous forger une opinion.


La collection « Le choc des Idées » aux éditions le muscadier www.muscadier.fr répond parfaitement à cette recherche, non de vérité mais des convergences qui évitent de tomber dans une bipolarisation excessive qui met mal à l’aise le citoyen qui se « trouve sommé de prendre position non pas sur la base d’informations approfondies, mais sur la base d’alternatives aussi vagues, outrancières er inopérantes que l’opposition humanisme généreux/totalitarisme écologique, ou encore anticapitalisme/efficacité économique. »


« Longtemps considérée comme l’apanage d’une minorité d’originaux, l’agriculture biologique apparaît aujourd’hui comme une alternative de plus en plus crédible face à des modes de production intensifs, destructeurs et polluants. Ses défenseurs la décrivent comme une réponse efficace aux déséquilibres écologiques, économiques et sociaux induits par le système productiviste actuel. Ses opposants ne voient en elle qu’un refus systématique du progrès scientifique, et rappellent que des rendements élevés seront nécessaires pour nourrir une population mondiale en constante croissance. Quelle place pour l’agriculture biologique au XXIe siècle ? C’est à cette question cruciale que répond ce livre, en confrontant deux positions antagonistes, sous le regard impartial d’un spécialiste. »

 

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L'ouvrage : » Agriculture biologique : espoir ou chimère ? aux éditions le muscadier 9,90€


Un médiateur Thierry Doré (Enseignant chercheur Dpt SIAFFE et directeur de la direction scientifique - AgroParisTech), préside l’Association Française d’agronomie. Ses recherches concernent la transformation des systèmes de culture pour une agriculture plus durable, en conditions tempérées et tropicales.


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Les deux protagonistes :


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-           Marc Dufumier (Professeur émérite Agriculture comparée-AgroParisTech) membre du Comité de veille écologique de la Fondation pour la nature et l’homme. Spécialiste des agricultures du Sud, il a effectué de nombreux séjours dans ces pays en appui à des politiques de réforme agraire, participé à des programmes de sécurité et de souveraineté alimentaire et à des projets de développement agricole et rural.


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-          Gil Rivière-Wekstein est le fondateur de la revue mensuelle Agriculture&Environnement spécialiste des questions agricoles et environnementales. Il est l’auteur de Abeilles, l’imposture écologique (2006), de Bio : fausses promesses et vrai marketing (2011) et de Faucheurs de science – les fanatiques sont dans nos campagnes (2012).


Pour s’informer suivre le débat organisé à AgroParisTech le mercredi 27 février 2013, amphithéâtre Tisserand visionner la vidéo ci-dessous 2h 06.


Dans sa conclusion, le médiateur Thierry Doré constate que le débat qui a eu lieu dépasse largement l’opposition sur l’agriculture biologique. Les critiques de GRW sont de 2 ordres : « l’ancrage politique de l’agriculture biologique est historiquement trouble et elle est fondée sur une logique du refus étendue au système économique et social actuel symbolisé par la mondialisation ce qui la voue à l’échec car elle ferme les possibilités de développement de notre société. De plus, il imagine très bien un futur pour l’agriculture biologique mais un futur différent de celui des puristes. »


M.D lui fonde son argumentaire « aux voies d’évolution possible de l’agriculture sur la base d’une critique des agricultures actuelles. La part de l’agriculture biologique dans cet argumentaire est finalement assez faible : les voies d’espérance qu’il trace puisent dans un registre bien plus vaste.


« Dans les 2 cas, l’agriculture biologique est saisie non comme un modèle à suivre à tout prix, mais comme une voie d’évolution possible servant de base à la discussion. »


Thierry Doré note deux points de convergence tacite entre les 2 contradicteurs :


Le premier est que « le futur de l’agriculture ne sera pas un retour à un statut antérieur, une sorte de paradis perdu de l’agriculture, souvent associé à l’idée d’équilibre naturel auquel il faudrait revenir, mais bien un nouvel état qui nécessite innovations et investissements. »


Le second est que l’on ne peut « discuter de l’agriculture biologique sans discuter de son insertion dans la société » ce qui aurait peu de signification comme le montrent les historiens de l’agriculture « la mise en place de l’agriculture et de l’élevage furent des éléments transformateurs exceptionnels des sociétés – et réciproquement. »


Il ajoute un point complémentaire « À une échelle globale (du pays ou de la planète) comme à une échelle plus locale (de l’exploitation agricole au pays), on doit raisonner sur le  futur des agricultures, activités humaines développées au bénéfice de la société, sur la base d’objectifs suffisamment précis. Tous les types d’agriculture ne permettent pas d’atteindre les mêmes formes de performances (alimentaires, de servie, d’emploi, etc.) : les choix d’agricultures doivent raisonnés non seulement en fonction de leurs caractéristiques propres – dans lesquelles une part d’éthique doit intervenir –, mais aussi en fonction des espérances qu’elles offrent d’atteindre tels ou tels ensembles d’objectifs. Si ces objectifs ne sont pas clairement énoncés, la discussion tournera nécessairement à l’affrontement idéologique (ce dont s’accusent d’ailleurs mutuellement nos deux contradicteurs…), et elle ne nous permettra pas d’envisager de manière concrète le futur des agricultures, ni les chemins possibles pour les atteindre. »


 


Agriculture biologique : espoir ou chimère ? par AgroParisTech

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 00:09

Le  choc des sixties, même si c’est un raccourci, c’est d’abord l’irruption de la langue anglaise dans la bonne vieille chanson française à texte. Mais plus que ces paroles auxquelles les indigènes ne comprenaient goutte, je ne vous dit pas les qualificatifs utilisés à l’époque car ils feraient presque rougir la grosse Marine, les années soixante ont sonné l’heure de la séparation des corps des danseurs.


Le bal du samedi soir, les guinguettes, le tango et le passo, sombrent. Seul le slow sauve les dragueurs du naufrage. Le corps des filles encore lié dans la geste du meneur mâle avec le rock-and-roll s’éloigne, s’autonomise, devient inaccessible. C’est le début de la fin les filles reprennent la main.


La faute à qui ?


Chubby-Checker-chubby-60.jpg

À un gros mec poupin Ernest Evans né à Philadelphie (Pennsylvanie) le 3 octobre 1941. Philippe Manœuvre dit qu’il commença par bosser aux abattoirs de la ville avant d’entamer une carrière musicale en faisant des imitations de Fats Domino. Mais c'est la reprise de « The Twist » de Hank Ballard qui lui permet d'accéder à la célébrité, sous le nom de Chubby Checker, en 1960. Il devient le roi de cette danse improbable vaguement dérivée du rock.


En 1961, avec « Let's Twist Again », devient son plus grand tube international.


Chubby Checker disparaîtra des hit-parades dès 1965 pour ne jamais plus y revenir.


La rupture était consommée, nous ne danserions plus, ou presque, serrés mais nous allions faire des folies de nos corps en des lieux plus intimes. Les baby-boomers soixante-huitards allaient vivre les riches heures du sexe et de la fornication sans entrave et, si je puis l’écrire, Dieu sait si la nouvelle droite, dite décomplexée, chère au petit Nicolas marié 3 fois allait en faire ses choux gras.


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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 11:00

triplettes-de-bel-ii-2003-03-g.jpg

 

J’ai joué avec la phonétique sans oser aller jusqu’au bout en parodiant les « triplettes de Belleville » car au Rouge&leBlanc c’est une fille : Sonia Lopez Calleja et deux garçons : Emmanuel Zanni et François Morel qui nous affirment dans leur dernier numéro, qui n’est pas de claquettes, car on est sérieux au Rouge&leBlanc, « Roannais et Forez, des vins de côtes. »


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Ces sont des vignobles modestes cher à mon cœur et c’est pour cela que je reprends à mon compte la conclusion de l’article de notre triplette mixte.


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« Depuis, malgré la diminution des surfaces viticoles et la survivance des lopins* à usages familiaux, on assiste à une reprise de la production de qualité et à un retour – encore discret – sur le marché parisien. Ce qui n’empêche pas, à côté d’un certain dynamisme de la côte roannaise, un vrai péril pour les côtes-du-forez, dont la cave coopérative, en difficulté, est désormais intégrée à l’ « Union Signé Vignerons », sous la gouvernance technique de la cave beaujolaise de Bully : la notion même d’AOC côtes-du-forez pourrait bien être menacée. Toutefois, la toute jeune « association Vignobles Forez-Roannais – Aux racines  de la Loire » (janvier 2013), en charge de la gestion commune, offre un nouvel espoir pour l’ensemble des vignobles de la Loire »


  • Pour les petites louves et les petits loups urbains ne pas confondre lopin et lapin même si les lapins adorent grignoter dans les lopins.
  • Un seul bémol aux écrits de la triplette à mon sens ce n’est pas la notion d’AOC qui est menacée mais l’existence de celle-ci qui est menacée.

 

Je ne vais pas vous faire un condensé des écrits de la triplette, le mieux qui vous reste à faire c’est d’acheter le n°110 du Rouge&leBlanc www.lerougeetleblanc.com

 

L'encart et les cartes seulement :


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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:00

Dans la famille Boulard vous connaissez tous le père Francis, parfois sa fille Delphine puisque la maison se dénomme depuis 2009 Champagne Francis Boulard & Fille.link


Mais connaît le fils Nicolas ?


Moi !


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Finement boisé - Nicolas Boulard

 

Lire ICI  la diagonale du fou selon Nicolas Boulard link


Nicolas a le plaisir de vous inviter au vernissage de son exposition « The Rule of Cool » qui aura lieu le samedi 5 octobre 2013 à partir de 17h  au Centre d'art Albert Chanot à Clamart.


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Nicolas Boulard nous invite à travers l’exposition The Rule of Cool à un voyage au pays de ce qui échappe à la raison ; à un endroit où le rationnel n’agit que pour en laisser émerger sa part irrationnelle.


« L'artiste nous entraine dans la découverte d’un répertoire  d’empreintes possiblement laissées à travers le monde par des  soucoupes volantes, nous amène à le suivre lors de ses expériences de chute libre au-dessus des vignobles de Châteauneuf-du-Pape, reproduit à l’échelle 1 l’une des premières machines volantes qui heureusement   ne put jamais décoller, agrandit le pendule du radiesthésiste et en  révèle l’aspect sculptural. »

 

Toujours au-delà du périphérique Emmanuel Giraud grand ordonnateur de tous les Excès (Lire  Éloge de l’EXCÈS de table par Emmanuel Giraud «Huîtres en gelée Tête de Veau» Melchisédech Drappier à sabrer ! »link invite lui  Pascal Ory, professeur d'Histoire à la Sorbonne (Paris I), pour une projection exceptionnelle du « Festin de Babette » au Théâtre Au Fil de l'eau, à Pantin le mardi 8 octobre 2013 de 19:00 – 22:30


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La projection sera suivie d'un débat et d'une dégustation surprise, avec la complicité du restaurant Le Relais.


Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.


Rencontre organisée dans le cadre de la résidence « Écrivains en Seine-Saint-Denis ».

Théâtre Au Fil de l'eau

20 rue Delizy

93500 Pantin

(M) (5) Église de Pantin.


Vous pouvez vous inscrire sur Face de Bouc ICI link

 

Je rappelle le menu du Festin de Babette


Plats

 

Soupe de tortue géante

Blinis Demidoff (blinis au caviar et à la crème)

Cailles en sarcophage au foie gras et sauce aux truffes

Salade d’endives aux noix

Fromages

Savarin et salade de fruits glacés

Fruits frais (raisins, figues, ananas...)

 

Vins


Xérès amontillado avec la soupe

Champagne Veuve Clicquot 1860, accompagne les blinis

Clos de Vougeot 1845 avec cailles et fromages

Fine Champagne

 

Eau avec les fruits

Café accompagné de baba au rhum

 

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