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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 06:00
Je voudrais déjeuner en paix et pourtant je suis troublé « Rien n’est poison, tout est poison: seule la dose fait le poison. » Paracelse

J'abandonne sur une chaise le journal du matin

Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent

J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin

Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent

Cette fois je ne lui annoncerai pas

La dernière hécatombe

Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde

Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais

Déjeuner en paix, déjeuner en paix…

 

… OÙ LA MORT RODE.

06/06/2018

Au milieu de cette beauté printanière, le mildiou, nous guette, comme un coupe-jarret au détour d’une ruelle.

 

C’est la mauvaise nouvelle de l’année. On lutte. On est équipé. On est prévenu. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Ici, bien des vignerons pensent que le Mildiou, c’est une sorte de légende. Un truc du Nord. D’au «delà du mur»… Et cette année, pour certains qui ne l’ont pas vu venir, cela pourrait bien être la dernière saison. J’espère me tromper…

 

Le Mildiou, c’est une vraie saloperie. Un truc vicieux qui, comme le phylloxera, a des cycles, bizarres et différents, sexués et asexués. La seule chose qu’a ce truc, cet omycète (une insulte ciblée, entre deux hommes cultivés qui aiment le vin…), ce pseudo-champignon, c’est qu’il ne supporte pas le cuivre. Même à dose infime, ça le tue. Sinon, il n’y aurait plus de vignes telles qu’on les connaît depuis longtemps. Et plus de ce vin-là. Un autre truc, sans doute, mais moins bon.

 

Bon, depuis une trentaine d’années, il y a autre chose, au niveau produits phyto, que du cuivre – uniquement préventif -, en curatif. Des produits qui ont sauvé bien des vignes. Mais je ne vous en parlerai pas, l’époque ne… le permet plus.

 

La suite ICI 

 

Et un commentaire

 

« Je confirme, au Pic Saint Loup la météo nous a laissé la même fenêtre aussi avons-nous traité l’ensemble du vignoble en deux jours au lieu de quatre en travaillant 14h par jour ( et pas avec du cuivre désolé!) . Pas avec du cuivre, mais sans vent et avec des appareils performants qui autorisent des faibles doses. Le principe énoncé par Paracelse suivant lequel  » c’est la dose qui fait le poison « reste fondamentalement vrai pour les produits « chimiques »‘que l’on nomme aussi au choix : « pesticides » « produits phytosanitaires » « médicaments » famille à laquelle appartient bien sur le sulfate de cuivre (capable lui aussi de stériliser les sols notamment les sols acides quand il est utilisé à trop forte dose. Ceci étant dit, il est bien sûr nécessaire que nous les agriculteurs nous puissions travailler avec les chercheurs pour être encore plus des « acteurs » dans le grands théâtre de la nature et non pas des destructeurs. »

 

Le texte est d’Hervé Bizeul et le commentaire de Jean Orliac

 

Pourquoi suis-je troublé ?

 

Pour 2 raisons :

 

  • La première c’est que lorsque j’étais en responsabilité au 78 rue de Varenne, dans les années 90, j’ai fait une confiance totale en l’avis des experts scientifiques du Ministère (Protection des Végétaux et Services vétérinaires).

 

  • La seconde c’est que je sors d’un séjour en soins intensifs dans le service de pneumologie de l’hôpital Cochin où je n’ai d’autre choix que de m’en remettre aux décisions thérapeutiques de l’équipe médicale donc d’absorber une grande palette de médicaments.

 

 

Je ne déjeune pas en paix et j'ose écrire : « Je ne sais pas… en ajoutant… sur quelles bases puis-je me forger une opinion ? »

 

Sur ce thème le combat fait rage, l’objectivité des scientifiques est remise en question, les conflits d’intérêts fragilisent leurs avis, le puissant lobbying de l’agrochimie sème le doute, le modèle d’intensification des cultures et de l’élevage piloté par l’aval : les IAA et la GD est remis en question sans être ébranlé, les politiques n’ont plus de boussole, naviguent à vue…

 

J’avoue découvrir Paracelse et «LA DOSE FAIT LE POISON»

 

Je cherche sur la Toile et le premier article sur ce thème émane du blog de Marie-Monique Robin qui expliquait en 2011 notamment « le rôle joué par Paracelse dans le système d’évaluation des poisons chimiques qui contaminent notre alimentation. »

 

Très impliquée dans le combat contre Monsanto elle écrit :

 

« En effet, le médecin suisse du  XVIe siècle qui est cité à toutes les sauces, est l’auteur d’une phrase, qui constitue le dogme central de l’ « idéologie de la dose journalière acceptable », pour reprendre les termes de René Truhaut, considéré comme  l' « initiateur de la DJA » : « Rien n’est poison, tout est poison: seule la dose fait le poison. »

 

Né Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim, celui qui est entré dans l’histoire sous le nom de « Paracelse » était un alchimiste, astrologue et médecin suisse, à la fois rebelle et mystique, qui a dû maintes fois se remuer dans sa tombe,  en voyant comment les toxicologues du XXe siècle ont abusé de son nom pour justifier la vente massive de poisons. Parmi les coups de gueule légendaires du « médecin maudit » [1], l’un mérite d’être médité par tous ceux qui sont chargés de la protection de notre santé : « Qui donc ignore que la plupart des médecins de notre temps ont failli à leur mission de la manière la plus honteuse, en faisant courir les plus grands risques à leurs malades ? » [2], s’emporte le professeur de médecine,  alors qu’il vient de brûler les manuels classiques de sa discipline devant l’Université de Bâle , ce qui, on  s’en doute, lui  valut quelques solides inimitiés.

 

« Allergique à tout argument d’autorité » [3] – chose que semblent aussi avoir oublié ceux qui appliquent les yeux fermés le principe qui porte son nom – Paracelse est à la fois considéré comme le père de l’homéopathie et de la toxicologie, deux disciplines  qui, aujourd’hui, ne s’apprécient guère. La première revendique l’une de ses phrases les plus célèbres, dont s’est d’ailleurs aussi inspiré Pasteur, lorsqu’il inventa le premier vaccin : « Ce qui guérit l’homme peut également le blesser et ce qui l’a blessé peut le guérir. » La seconde en préfère une autre, somme toute complémentaire : « Rien n’est poison, tout est poison: seule la dose fait le poison. »[4]

 

La suite ICI 

 

Les insectes et les bactéries comme alternative aux pesticides

 

A Antibes, des chercheurs de l’INRA préparent la sortie des pesticides chimiques. La lutte biologique s’organise à l’aide d’insectes, bactéries, champignons et phéromones.

LE MONDE | 05.06.2018 à 06h27 • Mis à jour le 05.06.2018 à 15h26 |

Par Alexis Riopel

 

« Pas la moindre mouche ne sort d’ici sans invitation. Entre les deux portes d’Entomopolis, des pièges collants et une lampe à rayons ultraviolets interceptent tout insecte en liberté. La précaution est de mise dans ce pavillon de l’Institut Sophia Agrobiotech à Antibes (Provence-Alpes-Côte d’Azur), car on y trouve des insectes invasifs qui font des ravages en France et d’autres espèces exotiques qu’on songe à introduire dans les campagnes afin de combattre les premières. On y organise la lutte biologique.

 

« Actuellement, la protection des cultures repose largement sur des substances chimiques de synthèse. Les méthodes du biocontrôle permettent une défense beaucoup plus respectueuse de l’environnement et de la santé humaine », avance Thibaut Malausa, coordinateur scientifique du biocontrôle à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), auquel l’Institut Sophia Agrobiotech est rattaché. Le biocontrôle consiste à opposer des insectes, des bactéries, des virus ou des champignons aux organismes nuisibles, à disperser des molécules odorantes pour les éloigner, à épandre des substances naturelles pour les tuer ou à réaménager le paysage pour favoriser la présence de leurs ennemis naturels

 

« La lutte biologique existe depuis la fin du XIXe siècle, mais elle s’est peu développée parce que les pesticides chimiques étaient très abordables. Aujourd’hui, on y revient », souligne Christian Lannou, le chef du département Santé des plantes et environnement à l’INRA. Les efforts du centre de recherche méditerranéen se concentrent surtout sur la protection face aux insectes nuisibles. Cela tombe à point, puisque les insecticides de la famille des néonicotinoïdes seront interdits en France le 1er septembre, et que les agriculteurs ont un besoin urgent d’alternatives à ces neurotoxiques décimant les abeilles. Or, dans un avis publié le 30 mai, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) relevait que les méthodes du biocontrôle apparaissent « les plus aptes à remplacer immédiatement, efficacement et durablement les néonicotinoïdes ».

 

Pour l’instant, le recours au biocontrôle se fait rare dans les cultures françaises. Malgré une croissance rapide (10 % à 15 % par an), cette approche ne représente que 5 % du marché des insecticides, et son emploi se concentre surtout en serre.

 

La suite ICI 

 

MERCREDI 06 JUIN 2018 À 17:31

 

Sortie du tout pesticide : « Il y a des alternatives mobilisables et qu’il faut combiner »

 

Représentants d’agences nationales, de ministères ou du monde agricole étaient réunis avec les sénateurs pour une table ronde sur les produits phytosanitaires. La question de réduction dans l’utilisation de ces substances chimiques a été au cœur des échanges.

Guillaume Jacquot

 

« C’est en plein passage de relais sur le texte Agriculture et Alimentation entre les deux chambres que le Sénat a organisé ce mercredi une table ronde sur le thème des produits phytosanitaires. L’actualité est brûlante sur les herbicides et les pesticides, quelques jours après la controverse sur la sortie du glyphosate.

 

La question des mutations des pratiques agricoles et surtout de la réduction de la consommation des produits phytosanitaires ont été de très loin l’un des thèmes centraux. Avec une interrogation centrale : les solutions existent-elles ? L’enjeu est sanitaire et environnemental, mais aussi économique et technologique.

 

Concernant le glyphosate, l’un des herbicides les plus employés au monde, et dont l’utilisation s’est élevée à 9200 tonnes en France en 2016, le gouvernement s’est donné pour objectif une sortie en trois ans. Des alternatives existent. Des impasses aussi. Le PDG de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), explique que les « situations techniques d’impasse totale » représentent « 15% des volumes de glyphosate consommé ».

 

Philippe Mauguin insiste : « Il n’y aura pas une seule solution, il ne faut pas se bercer d’illusions ». « Le message de la recherche, c’est qu’il y a des alternatives qui sont mobilisables et qu’il faut combiner. Avec à chaque des approches différentes selon les territoires. »

 

« Le réveil est difficile aujourd’hui. L’histoire était écrite, cela fait cinq ans que l’on dit que ces produits sont condamnés, compte tenu de leur réminiscence et de leurs effets sur l’environnement », déclare Patrick Dehaumont, le directeur général de l'alimentation, au ministère de l'Agriculture.

 

Des « perspectives un tout petit peu optimistes »

 

La suite ICI 

 

Pourrions-nous échanger en paix sur ces sujets ?

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:00
Ce n’est pas du Bordeaux Bashing « Printemps noir à Bordeaux » « Les gros barons du vin des Chartrons se faisaient faire sur mesure leurs costumes à Saville Row »

« Bordeaux est une ville, extrêmement compartimentée. »

 

« Que répondre ? Que les Bordelais, tout au moins ceux qui appartiennent aux classes aisées, après des siècles de haute bourgeoisie et de bonne éducation, ne sont plus gascons ? Que Bordeaux est un anti-Paris, satisfait, content de soi, conscient de sa supériorité morale, et pourtant jaloux de la capitale ? Qu’il s’agissait du premier avant-poste, de la première colonie, de l’Empire anglais, qu’on s’y sent loin de la France, que… Toutes ces réflexions qu’il s’était faites si souvent lui paraissaient soudain ridicules, et en tout cas impossibles à verbaliser. »

 

« La lumière baissait, et le grès jaune dont Bordeaux est principalement construit prenait une teinte lépreuse… »

 

« Il prit la direction du fleuve qui, son père le lui avait souvent répété, avait fait de Bordeaux la ville qu’elle était, pas une banale ville française de province, autosuffisante et contente d’elle-même, mais une ville qui regardait vers l’ouest, vers le vaste monde. »Cela dit, avait ajouté son père d’un ton de regret, je dois admettre qu’il existe peu de gens aussi contents d’eux que les Bordelais que nous sommes et, s’il en existe, je n’ai pas envie de les connaître. »

 

« À vrai dire, c’était le genre de manteau* qu’aurait pu porter un des barons du vin du quartier des Chartrons – mais un baron de deuxième catégorie. Les gros barons, il le supposait, allaient à Londres se faire faire leurs manteaux et leurs costumes sur mesure. À Saville Row, c’était bien ça. »

 

Il était « thorn proof » = résistant aux épines littéralement

 

« La rue d’Aviau était l’une des rues les plus respectables de la ville – une des « meilleures adresses », comme on dit – une forteresse de la haute bourgeoisie et des gens qui, selon l’expression avaient « des noms avec des poignées ». En cet instant, elle était déserte. L’alignement de façades blanches excluait les passants. Chaque maison était une citadelle close, ne fournissant aucun renseignement aux curieux, tout en invitant à des spéculations sur la vie – ou plutôt sur l’absence de vie, pensait-il – menée à l’intérieur. »

 

« Lannes… tourna dans le cours Clémenceau puis prit les allées de Tourny. Stendhal avait écrit il ne savait pas où que nulle part en France, il ne connaissait une aussi belle rue. »

 

« … il avait pris un seul verre de vin blanc, un graves. Il plaisantait toujours là-dessus – une plaisanterie anglaise. Je lis l’anglais, évidemment, à cause de ma mère, et il y a un vers du poète Byron – « only sextons drink Graves », c’est un jeu de mots, parce que les sextons,  ce sont les fossoyeurs, vous voyez. 

 

Littéralement : « seuls les fossoyeurs boivent du Graves ». Mais en anglais « only sextons drink Graves » signifie « seuls les fossoyeurs creusent les tombes. »

 

« Fernand suggéra le carré d’agneau, et un pâté de foie gras en entrée…

« Il est aussi bon qu’à Strasbourg, dit-il à Schnyder. C’est  une grande occasion, votre premier déjeuner à Bordeaux. Alors vous allez prendre une bouteille de Cheval Blanc 28. Offerte par la maison, pour fêter votre arrivée. De plus, les choses étant ce qu’elles sont, il me tarde que mon meilleur vin soit bu. Ce qui ne sera pas bu devra être enterré. »

 

« Aujourd’hui, dit Fernand, je recommande le lièvre, du lièvre de montagne, mariné dans du vin rouge et des baies de genièvre, c’est délicieux. Le plat préféré de mon grand-père, cuisiné selon sa recette. Pour aller avec, un solide cru bourgeois de saint-émilion. »

 

« Du perdreau aux choux rouges, annonça Fernand. Ne me demandez pas comment je les ai eus. Et un bon saint-émilion ça vous va ?

 

« Ils étaient en train de manger le perdreau aux choux rouges, aussi succulent que Fernand l’avait promis, et de boire leur deuxième bouteille de clairet. »

 

« Ils déjeunaient chez Fernand, un foie de veau accompagné d’oignons et de pommes de terre frites, et d’une bouteille de médoc. »

 

C’est un anglais Allan Massie qui signe une enquête policière diabolique Printemps noir sur fond de drôle de guerre et d'Occupation du Bordeaux d’Adrien Marquet maire socialo qui tombera collabo, ministre de l’Intérieur du Maréchal nous voilà.

 

 

Né en 1938 à Singapour mais élevé en Écosse, Allan Massie fait de brillantes études à l'Université de Cambridge avant de devenir l'un des écrivains britanniques les plus remarqués de sa génération.

 

Auteur de plusieurs romans sur l'Antiquité romaine, il a évoqué le XXe siècle dans trois grands romans publiés aux Editions de Fallois : Les Ombres de l'Empire, L'Honneur d'un homme et Les Sacrifiés.

« C'est un insoutenable compte à rebours. Printemps noir commence en mars 1940 et l'on peut bien savoir, avec certitude, que cette histoire va mal finir. Les surhommes casqués du Reich nazi sont massés à la frontière de la France et à Bordeaux, un avocat a été retrouvé assassiné, affreusement mutilé. «Des brutes dégoûtantes», souffle un policier.

 

Chargé de l'enquête, le commissaire Lannes est doublement tourmenté. Son fils aîné Dominique attend l'offensive allemande, terré ... »

 

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 06:00
Claire Naudin Mon duo préféré, à Villars-Fontaine ce matin : Orchis - fraise... Et bien sûr, j'ai savouré tout ce qui était mûr !!!

Claire Naudin Mon duo préféré, à Villars-Fontaine ce matin : Orchis - fraise... Et bien sûr, j'ai savouré tout ce qui était mûr !!!

Les journalistes aiment les gros titres, ceux qui peuvent drainer le bon peuple, le faire s’effarer face aux envahisseurs qui mettent la main sur nos beaux terroirs de vigne, leur faire regretter de ne plus pouvoir licher  à bon prix les GCC et les pépites bourguignonnes.

 

Le très sérieux journal Les Échos propriété de Bernard Arnault s’interroge :

 

« L'année a été marquée par quelques transactions record de domaines viticoles : 280 millions d'euros pour le Clos de Tart en Bourgogne, 178 millions d'euros pour le  Château Troplong-Mondot dans le Bordelais, entre 45 et 55 millions d'euros pour le Château de Nalys à Châteauneuf-du-Pape, entre 12 et 14 millions pour le Clos Rougeard dans la Vallée de la Loire...

 

Les prix du foncier viticole français sont-ils en train de s'enflammer ?

 

« En tout, le vignoble français représente 700.000 hectares et chaque année environ 2 % à 3 % des surfaces changent de main, soit environ 500 ventes de propriétés.

 

« 85 % du vignoble n'est pas cher et se négocie entre 18.000 et 22.000 euros par hectare avec une valeur moyenne légèrement au-dessus de 20.000 euros » relativise Michel Veyrier, fondateur du réseau Vinea Transaction.

 

« Et le prix des appellations génériques est relativement stable dans le temps » ajoute-t-il. Les ventes de crus et de vignes aux belles étiquettes ne représentent que 15 % du marché en volume, selon lui.

 

« Quant aux quelques transactions à plusieurs dizaines de millions d'euros, elles représentent à peine 1 % des ventes annuelles en volume » poursuit-il. « La valeur du foncier de ces crus augmente chaque année. Les prix ont été multipliés par 10 à 20 depuis 1990 pour certains des meilleurs crus ».

 

Volumes et prix à la hausse

 

« Si on prend la valeur totale des ventes de domaines viticoles sur un an, la hausse est spectaculaire : +60 % pour atteindre 1,3 milliard d'euros. Un bond qui s'explique en grande partie par quelques ventes exceptionnelles. « Les 10 ventes les plus onéreuses représentent 31 % de la valeur totale du marché. Mais même sans elles, la valeur du marché reste orientée à la hausse » soulignent les sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer). Les surfaces échangées également sont au plus haut depuis 25 ans (16.900 hectares) »

 

La suite ICI 

 

La Chine s’éprend des vins de Bourgogne titre Le Monde

 

« Avant on ne connaissait que le bordeaux »

 

La Bourgogne, c’est la nouvelle histoire d’amour de l’amateur chinois, qui fut initié au vin avec les tannins bordelais et qui est désormais en quête de nouveauté. « C’est très clair depuis le début du salon : ce qui attire cette année, ce sont les étiquettes et les appellations bourguignonnes », observe Fanny de Kepper, directrice commerciale des Vignes Olivier Decelle.

 

« Avant on ne connaissait que le bordeaux. A présent, mes clients aiment la pureté du vin de Bourgogne », note Zhao Jun, pour qui la simplicité des cépages (pinot noir et chardonnay) compense un peu la complexité des 1 247 « climats » (parcelles). « Quand j’ai fait mon tout premier voyage en Chine, en 1998, le marché était quasi inexistant. D’ici trois ans, la Chine devrait devenir le second marché mondial, derrière les Etats-Unis. Et même si Bordeaux domine largement, les vins de Bourgogne connaissent un véritable engouement », confirme Guillaume Deglise, le directeur de Vinexpo.

 

Une autre tendance de fond profite à la Bourgogne. « Les femmes chinoises se mettent au vin et, à la différence des hommes, elles aiment le blanc. Or la Bourgogne produit 60 % de vins blancs », souligne Thibault Gagey, fils du propriétaire de la Maison Louis Jadot, Pierre-Henry Gagey. Il s’inquiète toutefois de l’effet aggravant que cet enthousiasme chinois risque d’avoir sur les prix, qui ont déjà atteint des records historiques du fait de petites récoltes et d’excellents millésimes.

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 06:00
Bien avant Macron et ses cordons bleus les étasuniens se lichaient du Cordon Bleu, clin d’œil à l’ami Lionel Breton « qui rêvait d’« un Barça des Charentes »

« Emmanuel Macron et son équipe rentrent du Touquet pour rejoindre le QG d’En Marche à Paris quand ils s’arrêtent pour déjeuner sur une aire d’autoroute. Celui qui ne sait pas encore qu’il sera qualifié le soir même pour le second tour passe commande en lâchant : « Moi, j’aime bien les cordons bleus. » «C’est avec le menu enfant» lui répond la cuisinière. Face à cette déception culinaire, le candidat se ressaisit : « Bon, je vais prendre le saumon alors… ».

 

ICI

 

En ce moment, vu mon état post vol plané, je passe mon temps à lire et, lorsque ma pile de nouveautés s’épuise je pioche dans mon stock de déjà lus.

 

Ainsi je me plongeai dans un polar, best-seller aux USA (Barry Awards du meilleur roman policier). « Les Jardins de la mort » de George P. Pelecanos. 2006

Ma mémoire ne gardait aucun souvenir de l’intrigue sauf que parfois une petite musique me jouait à l’oreille un air de « tu vas tomber sur… »

 

Et je suis en effet tombé sur, page 149, une trace de crayon de papier : Ça sentait la chronique et ce fut une chronique 6 juillet 2009

 

« Du Martell, répondit Chantel Richards. Mettez-moi le Cordon Bleu. » ICI

 

 

Petit résumé pour comprendre l’action dans l’extrait que je proposais :

 

Conrad Gaskins qui a débuté très tôt dans le trafic de drogue, a été collecteur de fonds, avant de tomber pour coups et blessures et port d’armes à feu sans autorisation. Il est en conditionnelle et veille sur son cousin Roméo Brock, une petite frappe qui rêve de se faire un nom dans le milieu. Un indic lui a filé un tuyau de première : « un mec, qui essaie de passer pour un gros, Tommy Broadus, va toucher de la blanche. En conséquence il va se trouver détenteur d’un gros paquet de fric pour la payer. » Gaskins et Brock planquent devant sa villa puis s’introduisent chez Broadus en prenant en otage Chantel Richards, sa maîtresse, alors qu’elle était sortie chercher des cigarettes.

 

-         Attache-les, dit Brock.

 

Gaskins lui passa son arme. Brock se la coinça à la taille, tout en continuant à tenir Broadus en joue.

 

Pendant que Gaskins immobilisait les mains et les pieds de Broadus et de Reese avec du ruban adhésif, il se dirigea vers un minibar installé à côté de la télé. Broadus avait mis en évidence divers alcools sur l’étagère du haut, notamment du Rémy Martin XO et du Martell Cordon Bleu. Au-dessous, dans un compartiment séparé, on reconnaissait du Courvoisier et du Hennessy.

 

Brock prit un verre et se versa une rasade de Rémy Martin.

 

-         C’est le XO, dit Broadus, qui eut l’air troublé pour la première fois.

 

-         C’est pour ça que j’ai l’intention d’y goûter.

 

-         Ce que j’en dis, c’est que vous ne voyez pas la différence et que vous n’avez donc aucune raison de boire du cognac à cent cinquante dollars la bouteille.

 

-         Tu crois que je ne vois pas la différence ?

 

-         Nullard, laissa échapper Edward Rees, sourire aux lèvres.

 

Brock croisa son regard, mais Reese continua à sourire.

 

-         Bâillonne-le aussi avec du ruban, dit Brock.

 

Gaskins s’exécuta. Puis il prit du recul. Brock but une lampée de cognac et fit tourner l’alcool dans son verre pendant qu’il lui parfumait la langue.

 

-         Pas mal du tout, ce machin-là, déclara-t-il. T’en veux un peu, mon pote ?

 

-         Non ça va répondit Gaskins.

 

[…] Brock but encore un peu de cognac, posa le petit verre t s’approcha de Chantel Richards. Il lui posa un doigt sur le visage, le glissa lentement sur sa joue. Elle piqua un fard et tourna la tête.

 

Broadus resta impassible.

 

-         Je te laisse le choix, reprit Brock. Ou bien tu me files ton fric ou bien je nique Chantel ici-même, sous tes yeux, d’accord ? Qu’est-ce que tu en penses ?

 

-         Allez-y. Si ça vous dit, invitez tout le quartier. Vous pouvez aussi vous l’envoyer.

 

Chantel le fusilla su regard.

 

-         Fils de pute !

 

-         Tu l’aimes pas ta copine ? s’enquit Brock.

 

-         Eh merde. La plupart du temps, elle ne me plaît même pas, la pétasse.

 

Brock se tourna vers Gaskins.

 

-         Sers un verre à la dame.

 

-         Qu’est-ce que tu veux, ma fille ? lui demanda Gaskins.

 

-         Du Martell, répondit Chantel Richards. Mettez-moi le Cordon Bleu. »

 

« Créée en 1912 par Edouard Martell, la cuvée Cordon Bleu s’est imposée comme une légende reconnue des connaisseurs les plus chevronnés. Elaborée avec plus de 150 eaux de vie, son palais dominé par les parfums des Borderies et son flacon resté fidèle à l’original en font une référence unique dans l’univers des Cognacs.

 

Il a d’ailleurs été consommé lors d’évènements exceptionnels : Le traité de Versailles en 1920, le voyage d’inauguration du Queen Mary en 1936, le périple de l’Orient Express en 1986...

 

Le Cordon Bleu est aussi une star de cinéma puisqu’on a pu le voir dans le chef d’œuvre de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now ! »

 

Pourquoi Lionel Breton ?

 

Deux indices : le Cognac où j’ai trainé mes bottes au temps où Martell prenait le bouillon ; Pernod-Ricard qui fut ma holding au temps où je vendais du jaja…

 

La réponse dans Sud-Ouest du 12 juin 2012 :

 

Le départ de Lionel Breton ne laissera indifférent personne, surtout si l’on se retourne sur les dix années écoulées.

 

Un plan social en 2002

 

En 2002, Lionel Breton, pur produit Pernod-Ricard, est nommé président-directeur général de Martell & Co. La marque de cognac vient d’être rachetée à Seagram. La maison de négoce va mal. Elle n’expédie plus qu’un million de caisses par an, soit 600 000 caisses perdues en dix ans.

 

La mesure de redressement sera radicale. Lionel Breton lance un plan de sauvegarde de l’emploi, qui se solde par la suppression de 108 postes sur 414. Le conflit avec les syndicats sera dur et brutal. Il ira jusqu’à une grève de la faim de trois salariés. Le plan « Martell » a été un vrai traumatisme pour la ville.

 

Lionel Breton, c’est aussi l’homme qui a fait déménager la ligne d’embouteillage du site cognaçais de Gâtebourse jusqu’à Lignères, à Rouillac.

 

Lors de ses prises de parole, toujours très direct, le patron de Martell vulgarise également la notion de « premiumisation », stratégie de haut de gamme qu’il appliquera au cognac Martell, jusqu’à accepter de vendre moins mais très cher.

 

Martell & Co a retrouvé la croissance dès 2003 pour maintenant talonner la maison Rémy-Martin, numéro deux. Voici quelques semaines, la marque au martinet a franchi le million de caisses vendues en Chine, soit la moitié de ses volumes totaux.

 

En 2005, Lionel Breton avait été nommé président-directeur général de Martell Mumm Perrier-Jouët, la branche cognac et champagne de Pernod-Ricard. La direction opérationnelle de Martell & Co est actuellement entre les mains de Jean-Marc Morel.

 

Fan de football

 

Lionel Breton, c’est aussi celui qui a osé dire tout haut tout le mal qu’il pensait du Festival du film policier de Cognac, que finançait en son temps le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

 

Ce fan de football, qui possède dans son bureau le maillot dédicacé de Zinedine Zidane, encadré et sous-verre, a également marqué les esprits en prenant la présidence de l’UAC foot lors de la saison 2009–2010. Expérience éphémère sur laquelle il ne s’est jamais exprimé, lui qui rêvait d’« un Barça des Charentes ».

 

Le 22 mai dernier, Lionel Breton recevait les livreurs viticulteurs de la maison Martell, au château de Chanteloup, pour célébrer avec faste le siècle du Cordon bleu.

 

Dix ans après le plan social qui qui a fait couler tellement d’encre, le contraste est saisissant. Bravo l'artiste !

Bien avant Macron et ses cordons bleus les étasuniens se lichaient du Cordon Bleu, clin d’œil à l’ami Lionel Breton « qui rêvait d’« un Barça des Charentes »

Les Jardins de la mort par George P. Pelecanos

 

« Les choses sont simples. Avec Dennis Lehane (Shutter Island, Mystic River, Un pays à l'aube), George P. Pelecanos est le meilleur auteur de polars américain de la nouvelle génération. Et, puisqu'un bonheur n'arrive jamais seul, ces Jardins de la mort est son roman le plus réussi. Ce qui n'était pas gagné d'avance, car Pelecanos choisit de s'aventurer sur la voie accidentée des récits à points de vue différents et à remontées dans le temps. Ici, l'histoire s'accroche à une série de meurtres non élucidés qui va resurgir vingt ans plus tard et réveiller les fantômes de deux flics et d'un ancien enquêteur. C'est à Washington, comme toujours chez Pelecanos. C'est brillamment écrit, comme toujours chez Pelecanos. C'est passionnant. Oui, comme toujours. »

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 06:00
Le bon goût est celui que l'on se forge, le Louvre insolent, Assignan la 1ière cathédrale vinicole du Languedoc, le régime crétois remplacé par la junk food…

Quel rapport entre visiter le musée du Louvre autrement en se gondolant, découvrir Assignan, en ricanant, 130 âmes, village engourdi entre Béziers et Carcassonne, et sa «cathédrale couchée» du vin du domaine Château Castigno, regretter que le régime méditerranéen n'a plus la cote dans ses pays d'origine ?

 

Un mot passe partout : le goût, avoir bon goût ou mauvais goût ou pas de goût du tout…

 

« Il y a dans l'art un point de perfection comme de bonté et de perfection dans la nature ; celui qui le sent et qui l'aime a le goût parfait ; celui qui ne le sent pas et qui aime en deçà ou au-delà a le goût défectueux ; il y a donc un bon et un mauvais goût, et l'on dispute des goûts avec fondement » La Bruyère, I.

 

« Le goût, ce sens, ce don de discerner nos aliments, a produit, dans toutes les langues connues, la métaphore qui exprime, par le mot goût, le sentiment des beautés et des défauts dans tous les arts ; c'est un discernement prompt, comme celui de la langue et du palais, et qui prévient comme lui la réflexion… il est souvent, comme lui, incertain et égaré, ignorant même si ce qu'on lui présente doit lui plaire, et ayant quelquefois besoin, comme lui, d'habitude pour se former » Voltaire, Dictionnaire philosophique Goût, § 1.

 

« Pour tenter de cerner la notion de goût, on peut citer un écrivain obscur du XIXe siècle, Bercot, sauvé de l'oubli par Littré pour cette réflexion : « Il faut avoir bien du goût pour échapper au goût de son époque. » Le goût, en effet, désigne, d'une part, un « don » personnel, d'autre part un phénomène collectif, l'orientation d'une société ou d'un milieu vers certaines formes d'art nettement déterminées ; c'est la faculté d'éliminer, de choisir, de créer des associations heureuses, qui naît d'une certaine intuition de la qualité, de la « saveur » des choses, parallèle en somme à celle qui s'exerce sur le plan sensoriel et... gastronomique. Dans ce dernier cas, le facteur primordial est la subtilité du palais ; en matière d'art et d'esthétique, la finesse et la qualité du goût dépendent d'abord de la sensibilité de l'œil et de l'oreille ; et, comme la sensibilité n'est pas compartimentée, l'environnement, l'ambiance, le fond sonore peuvent modifier, en l'accentuant ou en l'annihilant, l'impression ressentie devant un spectacle, un tableau, un paysage. Mais bien d'autres éléments interviennent pour développer, nuancer, personnaliser le goût : le tempérament et le milieu, l'étendue de la culture et de l'expérience visuelle. Ainsi, le goût de chaque individu est à la fois inné et perfectible, il peut être formé ou déformé, mais il reste essentiellement subjectif. »

GOÛT, esthétique - Encyclopædia Universalis

 

Au fil de mes achats de livres et de mes lectures sur la toile je vous propose de découvrir :

  • Le Louvre insolent, Cécile Baron et François Ferrier, mars 2016, 128 pages, 16,50 €
  • Assignan, rareté rurale et viticole, devenue destination internationale
  • Obésité: le régime méditerranéen n'a plus la cote

 

  1.  « Grâce à ce parcours buissonnier dans les salles de peinture du Louvre, c'est une autre manière, légère et sans complexe, de découvrir le musée le plus visité au monde et l'histoire de l'art qui est proposée ici. Parce qu'on peut aussi rire au musée ! Un Henri IV au sourire passablement niais bien gainé dans sa tunique d'Hercule, un moine tonsuré du XVe siècle qui vole comme une fusée, une toile de Rubens saturée de putti...

 

Et pourtant, vous êtes au Louvre, véritable temple de la Culture, or, en lieu et place d'un quelconque sentiment esthétique ou philosophique de rigueur, c'est l'esprit qui divague, qui s'attache à des détails incongrus et le fou rire qui point. Parce que le bon goût est celui que l'on se forge, l'enjeu de ce parcours buissonnier, plaisamment iconoclaste mais surtout iconophile, est de s'autoriser à railler gentiment des peintures parfois loufoques.

 

Une entrée à la dérobée pour aller à la rencontre, sans complexe et avec légèreté, d'œuvres, voire de chefs d'oeuvre, parfois méconnus. »

 

ICI 

Assignan, rareté rurale et viticole, devenue destination internationale

Le chai bouteille, profondément enterré permet le stockage des vins dans des conditions idéales. Photo © Christian Goutorbe

  1. Les Verstraete sont des esthètes hyperactifs et mécènes fortunés, après avoir revendu leur réussite industrielle européenne en Belgique. Depuis, ils ont quasiment abandonné la Belgique pour devenir citoyens uruguayens et développer Assignan.

 

Ce n’est pas le « French paradoxe », c’est le « Belge paradoxe d’Assignan ». Les Verstraete s’ont réservés et n’aiment pas forcément être pris en photo. Mais ils ont quand même réussi, par trois artiste interposés, à convaincre les habitants du village, les viticulteurs du cru et les acteurs de la destination à poser pour une exposition de plus de cent trente clichés disséminés dans le village et dans la campagne comme autant d’étapes sur le chemin défoncé de Château Castigno et surtout de son chai magistral, recouvert d’écailles de liège. « Ces  écorces, comme on peut les découvrir quand on récolte le liège en Espagne et surtout au Portugal, c’était pour nous comme une évidence pour habiller notre chai. Il n’y avait pas meilleure couverture de l’édifice pour parler de vin dans ce paysage grandiose » explique Tine qui a eu l’idée de ce revêtement nature dans une ambiance de viticulture biologique et respectueuse de l’environnement. »

 

ICI 

 

  1. Longtemps considéré comme le régime exemplaire en matière d'alimentation saine et équilibrée, le régime méditerranéen semble être tombé en disgrâce dans ses pays d'origine. En témoignent les chiffres de l'obésité dans les pays où il est traditionnellement appliqué.

 

Longtemps adulé, le régime méditerranéen est-il dépassé? Les dernières conclusions de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) démontrent que ce qu'on appelle aussi le "régime crétois", ce régime alimentaire considéré comme sain et équilibré et qui fait la part belle aux légumes, à l'huile d'olive, aux fruits, dans une moindre mesure aux produits laitiers et aux poissons mais préconise une consommation réduite de viande, n'a plus la cote dans ses pays d'origine. »

 

ICI 

 

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 06:00
Moi qui suis né péquenot je me revendique comme 1 homme de luxe : plaidoyer en défense d’une manière d’être   « Les jours de mélancolie, le vin est un merveilleux compagnon »

Prétentieux en plus !

 

Pas si sûr, je ne suis pas tendance « Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a raté sa vie», je n’ai aucun goût pour les grosses, cylindrées et villas qui se foutent du POS, aucune appétence pour le jéroboam de champagne à 30 000 euros à Ibiza, aucune attirance pour les bijoux de la Place Vendôme pour madame, je trouve les fringues Gucci et Louis Vuitton vulgaires, pas envie de poser mes fesses dans les draps des suites au Ritz, nul besoin de m’acheter un club de foot pour faire mes courses en millions d’euros…

 

Vous allez me rétorquer que de toute façon je n’en ai pas les moyens, que je fais le ramenard à bon compte, que je m’envoie des fleurs sans grands risques, que je verse dans la démagogie mélanchoniste.

 

Je conviens que je ne dispose d’aucun argument concret en défense. Tout ce que puis écrire simplement c’est que, depuis le temps de mes culottes courtes, mon ambition a toujours été de me sentir bien dans mes baskets, de faire honneur à mon père, et que ma manière d’être soit respectueuse de là où je viens.

 

Je ne tire aucune gloire de mes modestes origines, ni n’en tire une quelconque absolution moi le péquenot du Bourg-Pailler, qui a gardé les vaches du pépé Louis, des normandes bien sûr !

 

Oui, j’assume ma part d’orgueil, mon front ne se couvre d’aucune honte lorsque je me revendique homme de luxe.

 

Robert Colonna d'Istria définit le luxe comme une manière d'être, un certain type de visée, plutôt que comme un état lié à certains objets de prix.

 

« Le luxe apparaît alors comme ce qui est tout à la fois inutile et essentiel. C'est-à-dire qu'il répond à une tendance inhérente à l'homme qui consiste à vouloir s'élever, à se dépasser, à refuser l'état présent. Le luxe ne réside pas dans les choses, mais dans l'homme lui-même en ce qu'il porte une exigence d'absolu, de perfection et d'harmonie avec lui-même, au-delà des choses bassement matérielles, utiles, au-delà de ce qui lui est donné. Aussi tout peut contribuer au luxe : l'eau, le temps, la soie, le beau » Matthieu Guével.

 

« Beaucoup d'objets considérés comme luxueux parce qu'ils coûtent très chers, ne sont que du domaine de l'ostentation, c'est-à-dire qu'ils sont à la fois socialement utiles, et du point de vue de la volupté, de l'exaltation des qualités les plus importantes de soi, parfaitement inessentiels » (p 18).

 

Suivez mon regard, chers lecteurs, la conjonction des nouveaux riches et des vendeurs de luxe ostentatoire, les noms vous les connaissez aussi bien que moi, me rend allergique aux donneurs de leçon grands bénéficiaires de ce monde du paraître.

 

Mon luxe, ma façon d’être, n’en déplaise aux ouvriers de la 25e heure, c’est de joindre le geste à la parole, c’est le moyen le plus simple et le plus efficace pour sauver ceux qui résistent à la banalisation, à l’uniformisation, à l’extension du domaine de la GD.

 

Faire ses courses, prendre le temps de faire ses courses, de choisir, c’est découvrir et acheter Champ Secret, l’un des derniers camemberts au lait cru AOP fermier, de n’acheter que du bon pain chez un boulanger qui boulange à l’ancienne, de siffler que des vins de vignerons soucieux de ne pas massacrer la nature et de laisser au jus sa liberté.

 

Ce luxe, m’objecterez-vous, coûte cher, c’est un luxe de vieux bobo parisien…

 

Faux, mon budget alimentaire est raisonnable, je fais des choix, je cuisine les restes, je n’ai aucun recours aux plats tout prêts, manger des pâtes et des patates c’est aussi pour moi un luxe à la portée de tous les porte-monnaie.

 

Le texte de Robert Colonna D'Istria extrait de son essai : «  L'art du luxe »  Court traité du luxe éditions transbordeurs, en 2007, a le parfum d’un monde en voie d’immersion, mais il garde sa part de vérité, reste que seule la conjonction de ceux qui font bon et de ceux qui achète bon sauvera le vrai luxe

 

« L'homme de luxe ne boit que deux types d'alcool : des vins, y compris de champagne, et des eaux-de-vie. Le reste n'existe pas.

 

      Aucun autre alcool n'offre la richesse et la variété du vin. A partir de procédés schématiquement comparables, cette production connaît, en fonction des terroirs, des climats, des cépages, des méthodes de vinification, une variété à peu près inépuisable. Le luxe du vin réside d'abord dans cette diversité.

 

       Il réside ensuite dans la qualité des produits eux-mêmes, dans les émotions que chaque cru peut apporter, dans les subtilités de chacun, qui se mesurent à mille éléments, la force, la couleur, l'arôme, le raffinement des parfums, la puissance, le charme. Peu de productions humaines, à un tel niveau de qualité et d'émotion, présentent pareille variété.

 

       Les jours de mélancolie, le vin est un merveilleux compagnon : un chambertin d'une belle année a sauvé plus d'un homme de luxe  de tracas passagers. Les jours de joie, rien, au contraire, ne met mieux en valeur la liesse qu'un excellent vin, rien ne fait mieux chanter les sentiments heureux. Les vins de Moselle, d'Alsace ou de Hongrie sont, par exemple, des vins de lumière et de gaieté. Et pour rompre simplement le quotidien, ce que le poète appelait les « jours machinaux », sans tristesse à combattre ou joie à célébrer, les hommes, depuis des siècles, connaissent les pouvoirs du vin. Chacun peut les apprécier à la sagesse, toujours gaie et généreuse, des habitants des régions qui en produisent.

 

       Par rapport aux autres produits de la vigne et du travail des hommes, né dans les profondeurs crayeuses, le champagne est d'invention récente. À son origine, il y a une espèce de fantaisie, et à son succès, croissant depuis deux siècles, un comportement qui relève de la mode. Car, par rapport aux volumes produits, il y a peu d'excellents champagnes. Il y a beaucoup de produits grossiers, capiteux, qui n'ont rien des qualités lumineuses que l'on doit attendre de cette prestigieuse invention. L'inconvénient de cette réalité - commune - est qu'elle touche un produit qui ne souffre pas la médiocrité. Si un bordeaux de deuxième zone peut être un vin à peu près acceptable, un champagne approximatif, comme s'il était éventé ou tiède, doit être directement vidé dans l'évier ; il ne vaut rien.

 

        Les eaux-de-vie constituent la dernière catégorie que l'homme de luxe peut envisager pour la célébration de son culte. Il suffit d'en prescrire une dégustation religieuse. »

 

Robert Colonna D'Istria   " L'art du luxe " Court traité du luxe Essai éditions transbordeurs

 

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 06:00
Mangez nature, quand on remplace les acides gras insaturés industriels par des acides gras trans d’origine naturelle, les aliments ont bon goût et seul votre cœur sentira la différence.

La bande des casseurs de prix qui sévit depuis des décennies aux confins de nos villes et de nos campagnes, en des temples monstrueux, « dealers » de malbouffe industrielle fabriquée souvent n’importe où, avec n’importe quoi, par des industriels trop souvent insoucieux de nous, trop souvent pressurés par des négociateurs implacables, « le prix, le prix, le prix… », fourguons leur des lasagnes à la viande de cheval  à ces cons !, se drapant dans le sucre des bons sentiments, dit vouloir le bonheur du pauvre porte-monnaie du bon peuple.

 

Le roi de cette retape mensongère, Michel-Édouard Leclerc, nouveau prince de la culture populaire depuis la venue chez lui, dans la Bretagne profonde, du pépère au scooter, nous bassine sur le thème « petites gens je vous aime ». Bien sûr, les Leclerc et leurs frères de la GD, ne vendent pas que de la merde à vil prix, ils surfent sur la vague du bio, font ami-ami avec les petites boites locales, mettent en avant des paysans du coin, aiment les producteurs de lait, pourfendent pire qu’eux : Emmanuel Besnier et les froides multinationales de l’agro-alimentaire comme celle de Vevey, mais leur retape pour garder leur fameuse part de marché reste : moins c’est cher plus c’est bon pour leur chiffres d’affaires.

 

Nous nous situons à un niveau de perversité maximale sur l’échelle de Richter de la démagogie populacière, de bonnes âmes vont apposer sur mon front le sceau de l’indignité du vieux bobo qui peut se permettre de boycotter la GD. Je ne disconviens pas que moi j’ai le choix mais, comme je l’ai écrit à propos de la grande chaîne américaine Wal-Mart, la spirale infernale de la fabrication de prix bas conduit à fabriquer des pauvres à la chaîne.

 

Wal-Mart créateur de pauvres

 

« Le marché du discount repose sur une attention continuelle et quasi-obsessionnelle aux salaires et au coût du travail. Les discounters doivent avoir un turnover deux ou trois fois supérieur à celui des enseignes traditionnelles […] pour atteindre un profit équivalent. Quant à la vitesse de rotation des stocks, elle s’explique par des marges étroites, lesquelles exigent en retour que la part du coût de la main-d’œuvre ne dépasse pas 15% du total des ventes ; c’est-à-dire environ la moitié de ce que ce coût représente dans les supermarchés traditionnels. Et c’est Wal-Mart qui est aux avant-postes de ce marché du discount, avec des dépenses  liées aux ventes et à l’administration générale – principalement des salaires – environ 25% moins élevées que (les autres géants de la distribution). En 1958, quand les emplois industriels étaient trois fois plus nombreux que ceux de la distribution, l’impact de cette pression à la baisse sur les salaires serait sans doute resté limité. Aujourd’hui, alors que le nombre d’employés de la grande distribution dépasse celui des travailleurs de l’industrie, ce sont des dizaines de millions de salariés qui sont touchés par la baisse des revenus. »

 

ICI

 

En plus de fabriquer des pauvres, ce consortium de la malbouffe, fabrique des malades, les deux catégories se chevauchant.

 

 Le monde entier se ligue contre les mauvaises graisses

 

L’Organisation mondiale de la santé veut faire disparaître de l’alimentation les acides gras trans qui favorisent les maladies cardio-vasculaires.

 

« Les études épidémiologiques ont montré qu’une consommation excessive d’acides gras trans (apports supérieurs à 2 % de l’apport énergétique total) est associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire. Ces effets passent par une augmentation du “mauvais” cholestérol (LDL) et une baisse du “bon” cholestérol (HDL) ». A l’inverse, précise l’Agence, « aucune augmentation du risque cardio-vasculaire n’a été mise en évidence avec la consommation d’acides gras trans d’origine naturelle, aux niveaux de consommation actuellement constatés en France ».

 

« La consommation d’AGT artificiels, présents dans les margarines, la pâtisserie industrielle et les aliments cuits ou frits dans de l’huile de cuisson, serait « responsable de plus de 500 000 décès prématurés par maladie cardio-vasculaire chaque année dans le monde », selon l’OMS

 

« Les acides gras insaturés se présentent sous deux formes selon que leurs atomes d’hydrogène sont situés du même côté (« cis ») ou de part et d’autre (« trans ») de la molécule. Certains AGT sont d’origine naturelle et sont présents dans la viande de ruminants, le lait et les produits laitiers. D’autres, produits industriellement, notamment par hydrogénation des huiles végétales, sont utilisés dans l’industrie agroalimentaire comme stabilisateurs et comme conservateurs. De nombreux produits, tels que les viennoiseries, les pizzas industrielles, les quiches, des barres chocolatées, des plats cuisinés, vont accroître l’apport alimentaire en AGT. »

 

De 2002 à 2009, le Dr Tom Frieden était commissaire à la santé de la métropole américaine. Il a été l’architecte de l’élimination des graisses d’origine industrielle dans la municipalité, en commençant par les restaurants.

 

Aujourd’hui, il explique : « Les AGT sont des substances toxiques ajoutées aux aliments et elles tuent des gens. On peut s’en passer sans que cela modifie le goût, le coût ou la disponibilité des aliments. Donc, il faut les éliminer. De grandes chaînes de restauration l’ont fait sans problème. »

 

Tom Frieden souligne qu’après l’avoir réussi avec des maladies infectieuses, comme la variole, ou y être quasi parvenu pour la poliomyélite, « ce serait la première fois qu’on pourrait atteindre à l’échelle mondiale l’élimination d’un facteur de risque d’une maladie non transmissible et sauver des vies ».

 

En savoir plus ICI  

 

Voilà une grande cause nationale m’sieur MEL, à tout péché miséricorde, vous réciterez 3 pater et 2 ave pour l’absolution de vos péchés passés, ensuite vous vous abstiendrez de nous « enduire » en erreur avec vos sornettes de bateleur de foire pour retrousser vos manches et vous atteler à la tâche…

 

 

Michel-Edouard Leclerc: «Face à Amazon, nous sommes en mode combat»

Le patron des centres commerciaux Leclerc le sait: demain, ses concurrents seront les plateformes numériques. Comment lutter pour conserver la première place, en France, dans le secteur de la distribution? Comment réinventer, surtout, l’offre et l’image du Mouvement Edouard Leclerc né en Bretagne après la guerre?

ICI

 

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 06:00
Je cuisine un jour bleu, ça sonne biodynamie mais c’est de la gastronomie pour gourmets autistes.

 

Ce sont mes amis Alice et Olivier de Moor, qui connaissant mon engagement auprès d’un autiste Asperger, m’ont donné la référence de l’ouvrage Je cuisine un jour bleu ; c’est un participatif, à la fois pratique et drôle, premier livre de recettes de cuisine pour les gourmets autistes.

 

Il bénéficie de 2 parrains prestigieux :

 

- Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France et Chef des cuisines de l'Elysée),

 

- Michel Roth, Meilleur Ouvrier de France et Bocuse d'or, chef étoilé Michelin Hôtel Président Wilson Genève.

 

L'autisme, qui concerne environ 600 000 personnes en France en plus de leurs proches.

 

Qu’est-ce que l’Autisme Asperger ou syndrome d'Asperger ?

 

« C'est un psychiatre autrichien, le Dr Hans Asperger, qui décrivit en 1944 des troubles du comportement chez plusieurs enfants qui avaient un développement normal de leur intelligence et du langage, mais qui présentaient une déficience marquée dans les interactions sociales et la communication. Il appela ce trouble « psychopathie autistique ». Malheureusement, comme l’Autriche faisait partie à ce moment de l’Allemagne nazie en guerre, ses travaux restèrent lettre morte.

 

Ce n'est qu'en 1981 que la communauté scientifique a pris connaissance du syndrome d'Asperger grâce à l'article de Lorna Wing intitulé "Asperger's syndrome, a clinical account". En 1991, Uta Frith a traduit l'article original d'Hans Asperger en anglais.

 

La distinction que l'on peut faire entre une personne typiquement autiste et une personne présentant un syndrome d'Asperger ou un Autisme de Haut Niveau est l'absence chez ces dernières d'une déficience intellectuelle. En effet, pour qu'une personne obtienne un diagnostic d'Autisme de Haut Niveau ou de syndrome d'Asperger, il faut, en plus des critères habituellement identifiés pour un diagnostic d'autisme, que son quotient intellectuel (Q. I.) soit supérieur à 70. »

 

Lire la suite ICI 

 

Un point d’Histoire : Le Dr Asperger a «activement coopéré» avec les nazis, selon une étude

 

Par journaliste Figaro Yohan Blavignat  AFP agence le 20/04/2018

 

« Après huit années de recherche, un historien de la médecine a publié, ce jeudi, une étude montrant que le célèbre pédiatre autrichien, qui a donné son nom à une forme d'autisme, a participé au programme d'euthanasie du Troisième Reich, ainsi qu'aux «politiques d'hygiène raciale».

 

Le pédiatre autrichien Hans Asperger, qui a donné son nom au syndrome d'Asperger - une forme d'autisme comprenant des troubles des interactions sociales ou de la communication -, a «coopéré activement» avec le programme nazi d'euthanasie, selon une nouvelle étude publiée ce jeudi. «Asperger a fait en sorte de s'adapter au régime nazi et a été récompensé avec des perspectives de carrière pour ses manifestations de loyauté», écrit dans cette étude Herwig Czech, historien de la médecine à l'Université de médecine de Vienne, après huit années de recherche. »

 

La suite ICI 

 

Autisme - Elle lève le voile sur le syndrome d'Asperger : « Je suis différente et fière de l’être »

 

Alexandra Reynaud a grandi avec sa différence sans vraiment la comprendre. Elle n’a été diagnostiquée du syndrome d’Asperger qu’à ses 32 ans. Dans un livre paru il y a un an, elle le clamait haut et fort : « Sans être exceptionnelle, je ne suis pas comme tout le monde ». Interview.

 

Cultiver sa différence, la valoriser et finalement la faire accepter aux autres. C’est le credo d’Alexandra Reynaud, 37 ans, qui a choisi de livrer l'an dernier une partie de son parcours dans l’ouvrage "Asperger et fière de l’être, voyage au cœur d’un autisme pas comme les autres", paru aux éditions Eyrolles. Le témoignage d’une femme touchée par le syndrome d’Asperger est rare, non co-écrit par un spécialiste, unique. LCI republie son interview alors que se tient ce lundi la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

 

LCI : Pourquoi avoir décidé de raconter votre histoire dans un livre ?

 

Alexandra Reynaud : Le syndrome d’Asperger est mal connu et a tendance à être caricaturé. On l’associe très souvent à des films comme Rain Man parce que c’est un trouble du spectre autistique. Mais le syndrome d’Asperger est différent : les personnes touchées ne souffrent jamais de retard intellectuel ni d’un retard de la parole dans l’enfance. Ce n’est pas une maladie car on ne devient pas aspie, on l’est. Ce n’est pas non plus un handicap mental, faute d’une déficience mentale, mais plutôt un handicap invisible. Pour la société du moins, parce que nous on le ressent au quotidien. Je tenais aussi à dire que même si le syndrome d’Asperger touche davantage la population masculine – on compte environ huit hommes pour seulement une femme-, la gent féminine peut être concernée. J’en suis la preuve.

 

La suite ICI 

 

Parler d'autisme et de différence autrement

 

L’histoire de ce livre atypique, c’est celle des familles, des personnes autistes, des éducateurs qui ont répondu à notre appel à contribution.

 

Véritable livre ressource, Je cuisine un jour bleu est loin d’être un simple livre culinaire de plus.

 

Si on y retrouve évidemment de nombreuses recettes simples, mais « goûtées et approuvées », ce livre est avant tout l’occasion de dresser un portrait sensible et de raconter au fil de ses pages les histoires de toutes ces personnes.

 

 

À noter : Les droits d’auteurs seront reversés à des associations œuvrant pour les droits des personnes autistes.

 

 

Plongez dans l’univers d’Anne « Le riz vert d'Arthur, la courge déguisée de César, la purée volcanique de Martine, la non-recette philosophique et mathématique du chou romanesco d'Amélie, les spaghettis bleus de Corentin, les pâtes au sucre de Josef, la poire Belle-Paul, les plats post-it de Tanguy, le gâteau normal de Luc... le monde des « gourmets autistes » ouvre sur des saveurs inattendues, des mariages détonants et des déclinaisons décalées de nos classiques recettes.

 

Les particularités sensorielles des personnes autistes sont nombreuses et l'alimentation n'échappe pas à la règle. Devant des enfants qui ne mangent que « du rouge », n'acceptent que le mixé ou refusent tout légume, les parents trouvent des solutions créatives pour colorer, dissimuler... Et les enfants autistes, devenus adultes, innovent à leur tour. Ce livre fournit aux personnes autistes, à leur familles et à leur entourage 60 recettes pour se sentir moins seul aux fourneaux. Parsemé de nombreux témoignages tantôt émouvants tantôt drôles, loin de tout pathos, je cuisine un jour bleu est avant tout un fabuleux voyage qui permettra à chacun de découvrir les landes surprenantes de « l' Autistan ».

 

 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 07:00
Denis Saverot le Stéphane Bert des coulisses des « grands » du vin nous conte comment François Pinault a mis la main sur le Clos de Tart.

Denis, le boss de la vieille dame permanentée qui se la joue un peu dévergondée en pelotant les loulous du vin nu, cette RVF un peu compassée, me surprendra toujours, de son passé,  il a travaillé pour Capital  de 1995 à 2000, il a gardé le goût des coulisses où se meuvent les grands caïmans du CAC 40, dès qu’il en a l’occasion il aime à se glisser dans les arcanes du pouvoir économique et financier. Jouissance extrême que d’aller ausculter les grandes et les petites manœuvres de François et de Bernard, le Pinault et l’Arnault, les deux duettistes du luxe, de l’art contemporain et, bien sûr, du vin. Pas n’importe quel vin, pas le vin du commun mais le nectar dont les ares et les centiares valent bien plus que le prix du caviar.

 

Longtemps, les meilleurs ennemis, se sont confrontés du côté des GCC bordelais, et puis, depuis quelques temps, les voilà qui se chatouillent du côté des fameuses ouvrées d’une Bourgogne qui se vivait vigneronne. Ces brassées de millions d’euros balancés sans vergogne, tels des billets de Monopoly, ça émeut, la Bourgogne profonde, les grands amateurs éclairés, les Lpviens et leur conducator, mais ça fait « bander » notre Denis.

 

Alors ça le démange, entre deux éditos où il fustige les ennemis du vin en faisant des piqures de rappel  « Hier boisson quotidienne des ouvriers et des paysans, de la France populaire pour simplifier, le vin est devenu plus rare et raffiné. Nous buvons moins, mais nous buvons mieux qu’en 1970, et en 2017 un homme ou une femme doit être capable de parler des bouteilles qu’il ou elle choisit de servir ou d’offrir à ses proches. » notre Denis se lâche.

 

Le 17 mai de ce mois de mai du cinquantenaire des pavés de 68, délaissant Dany le rouge, n’y tenant plus, notre Denis se rua sur son clavier pour nous révéler Comment François Pinault a supplanté le Chinois Jack Ma pour racheter le Clos de Tart en Bourgogne.

 

Lui, il sait !

 

Que sait-il que nous sachions pas ?

 

Que l’offre d’achat du père François était moins élevée que celle du fondateur d’Alibaba. Tout milliardaire breton qu’il fut, face à nouveau riche chinois, Jack Ma, il ne pesait pas très lourd. Alors, pour ne pas trop faire dégonfler son portefeuille, le père Pinault a appliqué la bonne vieille méthode française : il a activé ses réseaux et, cerise sur le gâteau, joué sur la dimension patriotique du dossier.

 

C’est beau comme le capitalisme français !

 

Comment résisterais-je au plaisir que vous faire découvrir les révélations de Denis ?

 

Récit.

 

« Lorsqu’il pénètre ce jour-là dans la somptueuse salle du restaurant Le Cinq, l’une de ses tables fétiches à Paris, à deux pas des Champs Élysées, François Pinault n’avait jamais entendu parler du Clos de Tart. Nous sommes à l’été 2017 et le milliardaire breton vient déjeuner avec l’une de ses relations d’affaires. Justement, son invité est déjà là, qui discute de façon animée avec le directeur du restaurant, le sommelier et fin connaisseur Éric Beaumard. Pinault salue les deux hommes : « De quoi parliez-vous donc ? » « Du Clos de Tart Monsieur Pinault, la propriété est à vendre », répond Beaumard.

 

Le Clos de Tart ? Devant le sourcil interrogateur de François Pinault, Éric Beaumard se lance dans les explications. Propriété de la famille mâconnaise Mommessin depuis 1932, ce domaine d’un seul tenant de 7,53 hectares produit 30 000 bouteilles par an d’un vin rouge qui est le plus fameux de Morey Saint-Denis, dans la Côte de Nuits. Mais surtout, le Clos de Tart est à la fois un grand cru et un monopole. En clair, le domaine constitue une appellation à lui tout seul, ce qui est rarissime. C’est surtout l’exact pendant de l’autre clos fameux de l’appellation, le Clos des Lambrays, racheté en 2014 par le vieux rival du milliardaire breton, Bernard Arnault. « Et entre nous, Monsieur Pinault, des connaisseurs assurent que c’est encore meilleur que le Clos des Lambrays », ajoute, un brin malicieux, le directeur du Cinq.

 

Un monopole en Côte de Nuits, face au clos des Lambrays ? Bien que davantage porté sur les grands blancs bourguignons, Pinault est intrigué. Il faut dire que depuis 1993, il s’est constitué un joli portefeuille de domaines viticoles : outre le fabuleux château Latour à Pauillac, il est propriétaire de Vray Croix de Gay à Pomerol, du château Le Prieuré à Saint-Émilion, du domaine d'Eugénie en Bourgogne, de trois ouvrées (0,129 hectare) des rarissimes Bâtard et surtout Puligny-Montrachet, du très coté château-Grillet, autre « monopole » fameux de la vallée du Rhône et enfin du domaine Araujo en Californie. François Pinault a l’habitude de décider vite. Il sait aussi que plus son portefeuille de grands domaines sera étoffé, plus ses investissements seront valorisés. Deux jours plus tard, Frédéric Engerer, le tout puissant patron des domaines viticoles de la famille Pinault, appelle Éric Beaumard : « Éric, je me suis fait gronder par Monsieur Pinault. Il m’a demandé pourquoi je ne lui avais pas parlé plus tôt du Clos de Tart ! ».

 

Note de votre Taulier : il est fort ce Denis, nous faire imaginer le sourcil interrogateur du père François – c’est comme s’il y était le Saverot – et, le plus beau, comment nous faire accroire que l’arrogant Frédéric Engerer puisse s’être fait gronder par Monsieur Pinault. Eulala comme dirait ma copine Camille.

 

Bref, cliquez ICI pour tout savoir sur l’art et la manière de mettre la main sur le Clos de Tart.

 

 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:00
Et Dieu créa le pesto… génois, un plat de pauvres, et Alessandra Pierini en fit un championnat du monde.
Et Dieu créa le pesto… génois, un plat de pauvres, et Alessandra Pierini en fit un championnat du monde.

Les réseaux sociaux regorgent d’opportunistes qui enfourchent tous les sujets tendance pour montrer qu’ils sont dans le coup ; en ce moment dans le marigot du vin c’est à qui fera des gammes sur le sans soufre en essayant de faire accroire que c’est le sésame de l’obtention du jaja pour bobo : le vin nu.

 

À mon arrivée à Paris la gastronomie italienne n’était guère mise en valeur, sauf dans quelques belles tables dans les beaux quartiers. Pizza et pasta à la chaîne, vins sans caractères, constituaient le gros de l’offre.

 

J’ai dû attendre mon premier voyage à Rome, où mon Ministre, le Rocard agricole, m’avait dépêché, pour amorcer la désescalade sur le dossier chaud des importations de vin, pour découvrir l’extrême richesse de la palette de la cuisine italienne.

 

Je suis tombé amoureux de l’Italie.

 

Et puis, à Paris, qui n’est pas le centre du monde, il y a une dizaine d’années, cette facette de l’Italie a eu enfin droit de cité. Pour moi elle prit le visage souriant et avenant d’Alessandra Pierini.

 

Alessandra Pierini, native de Gênes, venait d’ouvrir un restaurant RAP au 24 rue Rodier et une épicerie en face au 15 de la rue. Auparavant elle avait tenu, pendant 17 ans une épicerie « Pasta e Dolce » qui faisait restaurant à midi dans le quartier St Giniez à Marseille (8 arr.).

 

Le 9 février 2011, j’y déjeunais avec Alberto Toscano.

 

 « La carte est courte : deux antipasti, deux primi, trois secondi et trois dolce mais offre un réel choix. C’est fin, frais, plein de saveurs préservées. De la vraie cuisine toute en finesse qui ravit et nourrit. Entre autres j’ai beaucoup aimé les Tagiolini in sugo di anatra al cedro (tagliolini, sauce de canard au cédrat), les Filetto di branzino, sugo di vogole e carciofi (filet de bar de ligne, jus de palourdes et artichauts) et la Pastieria napoletana con salsa di arancia rossa (pastieria napolitaine à l’orange sanguine). »

 

Lire ICI

 

De découvertes en découvertes, la belle génoise me fit découvrir le vrai pesto alla genovese de Ligurie

 

Le 10 juillet 2012

 

« Le pesto est vraiment un plat original de la cuisine ligure, on pourrait même dire que c’est notre plat national. Il est composé d’ingrédients qui poussent ici, chez nous, et qui ne coûtait rien autrefois ; un plat de pauvres. Le nom de pesto provient de pestare, écraser, car autrefois on pilait les ingrédients dans un mortier en marbre… » ainsi s’exprime Larissa Bertonasco dans joli petit livre de recettes de sa grand-mère : La nonna La Cucina La vita. « Toute la Ligurie, écrit-elle embaume des senteurs de mon enfance. Mes souvenir sont mêlés à l’odeur de la mer et du bois, du romarin et de la sauge, de la naphtaline aussi, et de l’alcool rectifié. »

 

Lire ICI 

 

Alessandra fut mon guide, mon conseil, mon amie dans la découverte des merveilles de l’Italie. Grâce à elle j’ai exploré la superbe palette de ses fromages, j’ai découvert le lard de Colonatta et bien sûr j’ai pu enfin boire d’excellents vins nu italiens.

 

Ambassadrice de l’Italie, la génoise infatigable organisa à Paris, un concours du pesto au mortier placé sous la haute autorité de l’Associazione Culturale dei Palatifini, initiateur du championnat à Gênes, avec la présence de Roberto Panizza, Président du Pesto Championship. Tout ça se déroulait, dans une ambiance résolument italienne et ligure, au Purgatoire, au 54 rue de Paradis (Paris, 10ème).

 

Ce fut un succès et les 1-2 juin prochains c’est la troisième édition du concours du pesto au mortier. Si ça vous dit vous pouvez vous inscrire. ICI

 

 

Mais notre Alessandra ne pouvait en rester là, elle vient de nous offrir, aux éditions de l’Épure : le pesto, dix façons de la préparer.

 

ICI 

 

Dans sa préface, Alessandra nous parle de son pays :

 

« Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l’ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Rochers, falaises, vagues, maisons couleur pastel et, à quelques pas, des collines qui parfois prennent l’aspect revêche des montagnes. À partir du bord de mer, des dizaines de sentiers, véritables chemin de muletier, qui montent jusqu’aux crêtes, délimités par-ci, par-là par des terrasses cachées par des buissons de myrte, thym, lentisque. Le vent et les flots sont impitoyables et ils fouettent une côte souvent si pauvre en appontages que, par le passé, les hommes ne pratiquaient que très peu la pêche. Dans cette merveilleuse terre encore inexplorée, écrin de biodiversité, où les montagnes se jettent dans la mer, la cuisine mélange et profite des saveurs de tous ces paysages.

Et Dieu créa le pesto… génois, per favore. »

 

 

Sans rouler des mécaniques je ne suis pas totalement manchot pour pilonner du pesto alla genovese ou du pesto rosso.

 

Alessandra a été élue par sa ville « ambassadrice de Gênes dans le monde »

 

Son épicerie à émigrée 4 rue Fléchier dans le 9e au flanc de l’église ND de Lorette.

 

ICI 

 

Dans les 10 recettes j’ai choisi le Pesto Dolce que je vais expérimenter avec la venue des fruits d’été.

 

 

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