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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 06:00

 

Dans les années 60, les fameuses sixties, 2 chansons de Bob Azzam, aux sonorités orientales, il est d’origine égyptienne, vont devenir cultes : Mustapha et Fais-moi du couscous, chéri. ICI 

 

 

Pas sûr que, de nos jours, ce type d’« humour orientaliste » un peu lourdingue, soit du goût des féministes et de la gauche bien-pensante, mais renier le passé, mettre son mouchoir dessus, c’est amputer notre histoire de faits bien réels, l’éternel « cachez-moi ce sein que je saurais voir… »

 

 

C’est à Constantine que j’ai découvert le couscous, le vrai, celui que roulait Mouni la vieille dame qui gardait notre fille Anne-Cécile. Elle y passait la plus grande partie de la matinée, son couscous c’était sa fierté. Nous ne l’employions pas pour faire la cuisine mais, rien n’y faisait, Mouni roulait entre ses doigts la semoule. Je n’en ai depuis jamais mangé d’aussi bon, léger, fondant, une vraie merveille. Mouni venait de Kabylie, pendant qu’elle roulait la semoule, parfois, nous parlions de la guerre. Notre cité dominait les gorges, là où au petit matin nous, les Français, fusillions les rebelles Algériens. Nulle rancœur dans ses propos, le même fatalisme serein que ma mémé Marie.

 

l'enseignement en Algérie,le premier lycée de Constantine devenu lycée  d'Aumale, alger-roi.net

 

16 octobre 2014

Le couscous enfant des hautes plaines appartient à un monde le Maghreb, à un mode vie millénaire celui des Berbères… ICI

 

couscous3.jpg

 

Le couscous, un petit grain d'humanité salué par l'Unesco

 

Le couscous du Maghreb connaît son heure de gloire en faisant son entrée au patrimoine immatériel de l’Unesco. La semoule tellement plus ancienne que les Etats peut-elle montrer de nouveaux chemins diplomatiques?

 

Catherine Frammery

Publié jeudi 17 décembre

 

 

De la viande et des légumes cuits dans un bouillon accompagnés de céréales cuites à la vapeur : le couscous, plat incontournable des grandes fêtes au nord de l'Afrique, plat de partage et de convivialité, plat sublime d'exil, de famille et de tradition, a été consacré hier à Paris, en visioconférence: «Les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous viennent d'être inscrits sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, résume Le Figaro, après le repas gastronomique des Français (2010), la culture de la bière en Belgique (2016) ou l'art du pizzaïolo napolitain (2017)».

 

 

Une coopération régionale réussie

 

«L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie s’étaient unis pour défendre ce plat emblématique de l’Afrique du Nord qui se décline à l’infini, écrit Le Parisien, reprenant une dépêche de l'AFP. «Le couscous plus fort que la politique! C’est la première fois que quatre pays du Maghreb unissent leurs efforts sur un sujet commun, s'emballe le site d'information MiddleEastEye».

 

«L'Unesco a salué un «exemple rare de coopération internationale».

 

Fait rare, l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie ont porté ensemble le dossier sans se disputer la paternité du plat, reprend aussi France 24. En septembre 2016, l'annonce par Alger sur le dépôt d'un dossier «couscous» à l'Unesco avait suscité l'ire de son voisin marocain, grand rival politique, diplomatique et culturel. Un accord avait ensuite été trouvé. Mais des orgueils nationaux mijotent encore: la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a ainsi tenu à souligner que son pays «était parmi les précurseurs de la genèse de ce plat», mercredi lors de la cérémonie officielle». Et pas de doute derrière les intentions du site marocain TelQuel lorsqu'il titre son interview du grand chef Moha, il y a une petite semaine: «Le monde entier sait que le couscous est marocain!»

 

La suite ICI 

 

Le couscous : mets chéri des Français depuis longtemps - ATABULA - Edition  générale

 

Surprise !

 

L'un des plats préférés des Français est loin de sortir de notre cuisine traditionnelle, mais vient au contraire tout droit d'Afrique du Nord.

 

Mais qu'est-ce qui fait le succès du couscous ? ICI  et ICI

 

Que boire avec le couscous ?

 

 

- Au temps où je travaillais à la SVF, la star des restos à couscous, était le gris de Boulaouane, nous en vendions des milliers de cols. La marque est maintenant dans le giron du papy Castel qui y a ajouté le Sidi Brahim du papy Magrez. Parmi les marques de vin, toutes origines confondues, Sidi Brahim arrive en troisième position chez les Français, en notoriété assistée, tandis que Boulaouane arrive au 10e rang. Chez le premier, c'est le vin rouge qui tient la vedette, tandis que chez le second, c'est le gris. Castel a bien l'intention de leur donner une dimension supplémentaire. Il entend montrer que l'origine de ces vins, très accessibles en prix, ne doit pas les cantonner à accompagner couscous et tagines. « Nous voulons inscrire ces vins à la fois dans l'actualité et le quotidien. Ils doivent correspondre à une consommation moderne. Nous souhaitons les faire redécouvrir en adoptant une approche plus internationale » Bref, ce ne sont pas de grands nectars mais y’a pire sur le marché.

 

 

- Couscous, « c'est bon comme là-bas ! » Popularisé au début des années 60 par les rapatriés d'Algérie, le couscous occupe une place de choix parmi les plats préférés des Français. Par Olivier Bompas ICI

 

- Et moi c'est ça! 

 

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 08:00

 

Vous me faites travailler le dimanche ce n’est pas bien car c’est le jour du seigneur, mémé Marie me gronderait mais je sais qu’elle me pardonnera vu que c’est pour une juste cause.

 

James A. Michener

La source

James A. Michener

France-Marie Watkins-Roucayrol (Traducteur)

Éditeur : ROBERT LAFFONT (08/10/2020)

 

Si le Roi David et Abisag la Sulamite, Hérode le Grand, le général Pétrone, Vespasien et Titus, Flavius, Josèphe et Maïmonidès sont bien des personnages réels ; et si Acre, Zéfat et Tibériade sont toujours des villes de Galilée ; et si toutes les descriptions de lieux sont exactes... Makor cependant (en Hébreu : La Source), le site même de Makor, avec son histoire et ses fouilles, est imaginaire, nous précise l'auteur.

 

L'auteur nous entraîne à travers son récit, de la préhistoire (en 9834 avant l'ère chrétienne) jusqu'à la création de l'état d'Israël en 1948.

 

Nous découvrons au fil du récit (sur quinze niveaux ou époques) entre 9834 av JC et 1948, la vie des premiers Hébreux, l'émergence d'un sens d'un Dieu unique (El, puis El Shaddaï, puis ensuite Yaweh), la conquête de Canaan, la lutte contre les envahisseurs au temps du roi David, l'occupation Romaine, les croisades, l'arrivée des Arabes et la naissance de l'Islam, puis le temps de Bysance et de l'empire Ottoman, et pour finir, au 20 ème siècle après la chute de l'empire Ottoman en 1918, le protectorat Anglais en Palestine jusqu'en 1948.

La suite ICI

Frederick Exley

À la merci du désir

Frederick Exley

440 pages

Éditeur : MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE (16/01/2020)

 

19 octobre 2020

« Faut-il faut vivre mal pour écrire bien ? » Frederick Exley dans À la merci du désir/Last Notes from Home, démontre que oui ! ICI

Lluis Llach

Les Yeux fardés

Lluis Llach

384 pages

Éditeur : ACTES SUD (17/05/2017)

 

 10 janvier 2016

Je vis donc je lis… « On tua au nom de tout, de n’importe quoi et de rien du tout. » Lluís Llach… la guerre d’Espagne mère des pires atrocités du XXe siècle… ICI

 

 

Une ode à la liberté

Lluis Llach, né en 1948 à Gérone, est connu pour sa carrière de chanteur et son engagement pour la culture catalane. Les yeux fardés est son premier roman, un grand roman populaire, une ode à la liberté, à la jeunesse et à l’amour, qui nous touche en plein cœur.

 

Lluis, réalisateur de cinéma aux abois, est sur le point d’accepter un documentaire régional sur la dépression des oiseaux en cage quand sa productrice lui obtient un rendez-vous avec un vieillard susceptible d’inspirer un scénario. Sans trop d’illusions, il se présente donc chez Germinal Massagué et tombe sur un homme de 87 ans portant beau, les yeux maquillés de fard bleu. D’abord déconcerté, Lluis se laisse vite séduire par cet homme extravagant qui décide de lui raconter son histoire.

La suite ICI 

 

German Maggiori

Apocalypse gaucho

German Maggiori

Éditeur : LA DERNIÈRE GOUTTE (04/10/2018)

 

En 2051, alors que la Chine est devenue la première puissance mondiale, l'Argentine s'enfonce dans la guerre et le terrorisme. Milices et forces de sécurité, exclus, trafiquants et réfugiés se partagent la périphérie de Buenos Aires tandis que la pampa autour de la capitale n'est plus qu'un vaste marécage infesté de créatures hybrides où rôdent des gauchos accros aux drogues quantiques. C'est dans ce monde en ruine qu'Alejandro Stellke, analyste au sein des Archives nationales d'information de l'État, organise une étrange opération pour laquelle il charge Chico Eisen, un agent qu'il a formé, accompagné par Kurt Sealow, un ornithologue américain, mais aussi par Zampa, un membre des services secrets du Vatican, et deux sœurs siamoises, de livrer de mystérieux œufs au laboratoire de la biologiste chinoise Mei Hong, une spécialiste du clonage binaire. À leurs trousses, les hommes du commandant Campson, un militaire obsédé par le retour de l'ordre, comptent bien les empêcher d'accomplir leur mission.

 

L'ombre de J. G. Ballard plane sur ce roman où les sectes mystico-scientifiques rêvent de prendre le pouvoir, où les enfants sont enlevés et conditionnés pour devenir des machines de guerre, et où les mémoires, comme les identités, sont reprogrammées.

 

Né en 1971, Germán Maggiori vit à Buenos Aires. Après son impressionnant polar Entre hommes, il mêle avec brio dans ce nouveau livre la science-fiction et le western apocalyptique.

L’écrivain et réalisateur allemand Chris Kraus, à Paris, en juin 2019.L’écrivain et réalisateur allemand Chris Kraus, à Paris, en juin 2019. Patrice Normand/Leextra via Leemage

« La Fabrique des salauds » (Das kalte Blut), de Chris Kraus, traduit de l’allemand par Rose Labourie, Belfond, 890 p., 24,90 €.

 

« La Fabrique des salauds » : Chris Kraus au cœur du mensonge allemand

 

L’écrivain allemand Chris Kraus traverse le XXe siècle en compagnie d’un criminel nazi passant après-guerre au service de la RFA. Une épopée révoltante et un grand roman.

 

On a tort de croire que l’Apocalypse est à venir. Les hommes l’ont déjà réalisée sur Terre et elle a pour nom le XXe siècle. Voilà une des leçons à tirer de La Fabrique des salauds, roman-fleuve que l’on doit au réalisateur et écrivain allemand Chris Kraus. Celui-ci, né en 1963, s’efforce depuis longtemps, par le cinéma et la littérature, de comprendre la transformation de ses compa­triotes en bourreaux jamais vraiment repentis. Dans ce livre haletant, il s’attache aux pas de deux frères, Koja (Constantin) et Hub (Hubert), et de leur sœur adoptée, Ev, qui ignore qu’elle est juive et que les deux épouseront tour à tour. L’action s’engage avec un premier massacre lors de la révolution russe de 1905 : le lynchage du grand-père pasteur par des révolutionnaires. Elle s’achève au milieu des années 1970, à Munich, dans le décor aseptisé d’un hôpital, typique de la République fédérale allemande (RFA), en apparence pacifiée.

 

La saga des Solm, riche en rebondissements, a donc pour sujet le « court XXe siècle ». Au début, le tableau de Riga et de ce qu’on appelle le Baltikum, l’univers formé alors par les minorités allemandes peuplant les pays baltes, a encore le charme de la Belle Epoque. Tel que Kraus le dépeint, ce cadre n’est pas loin du Lübeck hanséatique des Buddenbrook, de Thomas Mann (1901), où cohabitent le snobisme, l’obsession de l’endogamie sociale et ethnique, les préjugés bourgeois et la vie de bohème clandestine. Mais sous ce parfum désuet couvent des tragédies inouïes.

 

La suite ICI 

 

7 mai 2020

La Fabrique des salauds de Chris Kraus « comment devient-on criminel ? » 1 examen de conscience, dont on ressort tous secoués ICI  

https://www.letelegramme.fr/images/2020/04/05/tout-l-art-d-almudena-grandes-consiste-a-plonger-ses_5119573_1000x526.jpg?v=1

Les patients du docteur Garcia

Almudena Grandes

800 pages

 

Éditeur : J.-C. LATTÈS (22/01/2020)

Les guerres d’Almudena Grandes

Critique Dans le quatrième volet de son cycle romanesque sur la guerre d’Espagne, Almudena Grandes tisse une intrigue palpitante autour d’un réseau clandestin d’évasion de criminels nazis. ICI

Céline Rouden, le 15/04/2020

 

13 juillet 2020

Grâce à Almuneda Grandes, les « perdants » de la guerre d’Espagne le Dr Garcia et le diplomate républicain, Manolo Benitez se retrouvent le 30/12/1976 à l’aéroport de Barajas, Franco, le caudillo, est mort voilà 1 an ICI 

«Españoles… Franco ha muerto», après 36 ans de dictature Francisco Franco Bahamonde, le caudillo meurt « dans un lit aux draps suants, avec l'extrême-onction, comme 1 petit-bourgeois »

 

Frank Mayer

Tueur de bisons

Frank Mayer

112 pages

Éditeur : LIBRETTO (07/05/2013)

26 avril 2012

Cheyenne, un vin de la principauté d’Orange qui m’amène jusqu’aux bisons des Grandes Plaines de l’Ouest Américain… ICI 

 

Frank Mayer, raconte sans fard, sans détour, avec une effarante irresponsabilité « ce désastre écologique sans précédent ; pour nombre de personnes (les Indiens des Plaines au premier chef), un cataclysme social, culturel, politique, psychologique même, dont on peine à prendre la mesure. » Mayer est un simple businessman qui fait tourner sa petite entreprise de 4 ou 5 employés. Il fait de l’argent en tuant. « Les chemins de fers se chargeaient su transport vers l’Est des peaux, de la viande et des os. Pour les lobbies financiers comme pour les chasseurs itinérants, tout était affaire de profit immédiat. »

Dennis Lehane

La Trilogie Joe Coughlin - Un pays à l'aube - Ils vivent la nuit - Ce monde disparu

Dennis Lehane

Éditeur : PAYOT ET RIVAGES (01/10/2017)

 

21 janvier 2018

Les Irlandais : « les nègres de l’Europe »dans La saga des Coughlin les hors-la-loi tourmentés ont la cote et il n’y a pas de héros; les bons tentent de faire simplement les moins mauvais choix ICI 

 

Dans La saga des Coughlin on suit les hommes d’une famille américaine, de ses débuts dans les forces de l’ordre à Boston jusqu’à Miami pendant la prohibition et à l’après seconde guerre mondiale, quand les hors-la-loi, les bandits sont fatigués. Je vous en dis le minimum, sachez simplement que c’est une belle, une flamboyante, une mélancolique histoire de mafieux. On ne lâche pas le pavé jusqu’à la dernière page.

 

 

 

Les Coughlin, des Irlandais, Thomas le Père, haute personnalité de la police bostonienne, corrompu mais propre sur lui, Danny flic aussi, forte tête, Connor, l’intello, au bel avenir brisé et le petit dernier Joe, qui deviendra un hors-la-loi qui voisinera Meyer Lansky et Lucky Luciano…

Sebastian Barry

Des jours sans fin

Sebastian Barry

Éditeur : JOËLLE LOSFELD (01/01/2018)

 

CRITIQUE

«DES JOURS SANS FIN», SEBASTIAN BARRY AFFRANCHIT LE GAY ICI 

 

L’Irlandais raconte une histoire d’amour inspirée de l’homosexualité de son fils.

 

Né à Dublin en 1955, Sebastian Barry est le seul auteur à avoir remporté deux fois le prix Costa, l’un des plus importants en Angleterre, en 2008 pour le Testament caché (Joëlle Losfeld, 2009) et en 2016 pour Des jours sans fin, dédié à son fils Toby. Après la seconde victoire, il s’est tout de suite connecté à Skype pour la partager avec lui : «Je n’entendais rien à ce qu’il disait, lui non plus, mais son visage rayonnait de joie», se souvient-il. De cette récompense-là, Barry - qui ne craint pas le lyrisme, ni dans ses pages ni dans la vie - n’est semble-t-il toujours pas remis : «Plus que "pour", j’aurais dû écrire "de la part de mon fils", car c’est un cadeau qu’il m’a fait, le plus beau qu’on puisse faire à son père. Je lui dois ce livre, il en est la muse.» A 16 ans, Toby, le cadet de la famille, a fait son coming out auprès de ses parents. «Après des mois de tristesse, au cours desquels sa mère et moi étions extrêmement inquiets pour lui, il a fini par dire : "Ce qu’il y a, c’est que je suis homosexuel." Ça a été un tel soulagement pour nous, et une libération pour lui.» S’en est suivie une urgence : pour le père, «à comprendre ce que ça voulait dire» ; pour le fils, «à l’enseigner». Littéralement : «Toby a été mon professeur d’homosexualité.»

La suite ICI

James Agee

Une saison de coton : Trois familles de métayers

James Agee

187 pages

Éditeur : CHRISTIAN BOURGOIS EDITEUR (30/11/-1

 

Une saison de coton : prémices d'un «Grand Roman américain» ICI 

 

Ce texte de James Agee sur les fermiers misérables d'Alabama annonce Louons maintenant les grands hommes, le chef-d'œuvre du romancier américain paru en 1941.

Par Christophe Mercier

 

Louons maintenant les grands hommes (1941), ample méditation écrite par James Agee à la suite d'une visite, en compagnie du photographe Walker Evans, à des cueilleurs de coton blancs d'Alabama, fait aujourd'hui figure de classique absolu. Et on peut sans hésiter le ranger parmi les trois ou quatre plus grands livres américains du XXe siècle, texte inclassable qui invente sa propre forme, lyrique, mystique, cosmique, pour dire ce qu'est l'Amérique. C'est peut-être, plus que bien des romans qui s'annoncent comme tels, ce qui approche le plus de cette inaccessible baleine blanche qu'est le «Grand Roman américain».

 

On sait que le reportage original de James Agee, commandé par le magazine Fortune, avait été refusé par ledit magazine. Le texte en a été retrouvé dans les archives de l'écrivain (disparu en 1955, à quarante-cinq ans) et paraît aujourd'hui en français.

La suite ICI 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 06:00

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Elle : Je suis sûre qu'il pense à une autre femme. Lui : Je me demande ce que la gendarmerie des Vosges va nous proposer dans son prochain tweet.

 

Dans les Vosges, les farces de l’ordre

Le Gendarme de Saint-Tropez : coulisses d'une saga culte | CineComedies

 

Respect du confinement, sécurité routière, feux de forêt… La gendarmerie des Vosges envoie des messages de prévention pleins d’humour sur son compte Twitter. Un comique particulièrement bienvenu en ces temps de crispation avec la population, par Stéphanie Marteau

 

On peut s’habiller en total look bleu marine et avoir le sens de l’humour. C’est ce que démontrent quotidiennement les gendarmes des Vosges, à la tête d’un compte Twitter très remarqué pour ses posts sarcastiques, très éloignés de la communication institutionnelle à laquelle la maréchaussée était jusqu’alors habituée… Un ton très libre qu’ils conservent même en ces temps de très fortes crispations entre forces de l’ordre et population, et alors que le sujet, soulevé par l’article 24 de la loi « sécurité globale », a provoqué une inédite crise politique entre le gouvernement et sa majorité.

 

Chaque jour, le lieutenant-colonel Brice Mangou (42 ans) et deux de ses adjoints, accros aux réseaux sociaux, consacrent leur temps libre à produire deux messages qui allient prévention et humour grinçant, en veillant à se tenir loin des polémiques. Né en 2018, @Gendarmerie088, qui a 22 000 followers, est désormais le premier compte départemental de la gendarmerie. « On est même “likés” par l’ex-présidente du Medef Laurence Parisot, Anne Hidalgo et des parlementaires », s’amuse un gradé.

 

La suite ICI

 

88 - Gendarmerie des Vosges @Gendarmerie088

9 déc.

 

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Par temps froid, les animaux sont attirés par la chaleur des moteurs venant de tourner.

 

Si vous entendez miauler, pensez à soulever le capot de votre véhicule.  Si vous entendez meugler, pensez à... Non, rien.

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:00

 

C'est la suit et c'est du boulot...

 

Il était une fois dans l'Est

Arpad Soltesz

Arpad Soltesz

Barbora Faure (Traducteur)

432 pages

Éditeur : POINTS (03/09/2020)

 

Fin des années 1990, dans l'est sauvage de la Slovaquie. Veronika, 17 ans, est enlevée par deux hommes alors qu'elle fait du stop. Après l'avoir violée, les deux malfrats prévoient de la vendre à un bordel au Kosovo. Mais lors du transfert, la jeune fille s'échappe, puis porte plainte auprès de la police locale. C'est alors que les choses se compliquent : les kidnappeurs semblent bénéficier de protections haut placées, et l'enquête piétine...

 

Aidée de Pavol Schlesinger, le journaliste qui raconte son histoire, Veronika tente d'échapper aux trois plus grands groupes criminels de l'époque : la police, la justice et les services secrets. Réfugiée dans un hôtel désert à la frontière ukrainienne, elle fait la connaissance du mystérieux Igor, qui l'initie à la fabrication des bombes. Car si elle ne peut obtenir justice, Veronika refuse de laisser impunis ses tortionnaires. Et la vengeance est un plat qui se mange froid...

 

Puisant dans les nombreuses affaires qu'il a pu suivre comme journaliste lorsqu'il couvrait les mafias de l'Est, Arpad Soltesz dresse un tableau noir et âpre des brutales années 1990 et du capitalisme sauvage qui a suivi la chute du communisme.

Valerio Varesi

Un dernier polar avant la rentrée : “Les mains vides” de Valerio Varesi ICI 

Michel Abescat, Christine Ferniot

Publié le 26/08/19

Quoi de mieux pour finir l’été en beauté qu’une promenade en noir italienne ? Michel Abescat et Christine Ferniot vous proposent une dernière escapade pleine de charme et de mélancolie, au cœur de Parme, dans les milieux de la délinquance en col blanc.

Eva Dolan

 

« Les oubliés de Londres », d'Eva Dolan

Éditeur : LIANA LÉVI (06/02/2020)

 

Eva Dolan propose à ses lecteurs un jeu narratif complexe, qui rend la lecture de ce roman d’autant plus passionnante. L’intrigue est en fait construite sur un double mouvement.

 

Premier mouvement, des chapitres intitulés « Maintenant » s’ouvrent sur un meurtre et racontent l’onde de choc de celui-ci sur les personnages, en parallèle de l’enquête de police. Et second mouvement, des chapitres intitulés « Avant » fonctionnent à rebours du temps. En alternance avec les premiers, ces chapitres remontent dans le passé et éclairent peu à peu l’histoire qui est racontée. L’intrigue n’est donc pas linéaire, mais complexe et singulièrement subtile sur le plan psychologique.

 

La suite ICI 

Hervé Le Corre

L'homme aux lèvres de saphir

Hervé Le Corre

503 pages

Éditeur : PAYOT ET RIVAGES (01/10/2004)

 

Publié il y a de cela près de quinze ans, à une époque heureuse où les blogs littéraires n’existaient pas, L’Homme Aux Lèvres De Saphir bénéficie d’une nouvelle attention avec la parution de Dans L’Ombre Du Brasier, dernier roman très attendu d’Hervé Le Corre, devenu désormais l’une des grandes figures de la littérature noire française, qui reprend quelques personnages du premier opus évoluant à Paris en 1870 durant l’époque trouble de l’effondrement du Second Empire marquant la fin du règne de Napoléon III. Si les deux ouvrages peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, L’Homme Aux Lèvres De Saphir se situe aux prémices de la période insurrectionnelle de la Commune alors que Dans L’Ombre Du Brasier dépeint les événements de la Semaine sanglante qui marque l’achèvement de cette épopée révolutionnaire. C’est au cœur de cette atmosphère crépusculaire que l’on assiste aux exactions d’un étrange tueur qui trouve son inspiration dans Les Chants de Maldoror, un texte en prose terrifiant d’Isidore Ducasse plus connu sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont.

 

La suite ICI  

Franck Bouysse

Grossir le Ciel

Franck Bouysse

240 pages

Éditeur : LA MANUFACTURE DE LIVRES (09/10/2014)

 

Quelle écriture !

 

Il n’est pas toujours facile d’associer les mots beauté et polar, le registre du noir se prêtant plus volontiers à une danse d’adjectifs plus spectaculaires (sanglant, oppressant, étouffant, macabre) ou de vocables identifiant le genre (suspense, meurtre, enquête, thriller,…). Autant dire que Franck Bouysse réussit un sacré tour de force avec ce roman.

 

Promenons-nous dans les Cévennes

 

Grossir le ciel, c’est une ambiance qui vous renverra aux bancs d’école et à la découverte des livres de Giono pour certains, ou vous filera une furieuse envie de promenade dans les Cévennes, le cœur palpitant de cette fiction. Cœur qui pulse, ralentit, connaît quelques arythmies, s’emballe jusqu’à l’oppression. Point de cadavres à foison ou de descriptions à faire frissonner d’angoisse pourtant… Il y a Gus, qui vit avec son chien, Mars et puis un voisin taiseux, Abel. Rien, dans leur quotidien de paysans isolés se croisant parfois pour avaler un verre de rouge ou marmonner à demi-mots la vie qui passe, pour briser la monotonie. Pourtant, la nouvelle du décès de l’abbé Pierre va bousculer cet équilibre. Ça… et un coup de feu un jour d’hiver : un gibier repéré par Gus mais pour lequel Abel, depuis la ferme voisine, a sans doute été plus rapide.

 

La suite ICI 

Un été d'écrivains : Mercredi 20 juillet 2016 - Ép. 3/0 - Didier Daeninckx

Didier Daeninckx

Retour à Béziers

Collection jaune Verdier

96 p. 10,00 €

Parution : octobre 2014

26 novembre 2014

Retour à Béziers : un abstinent s’indigne « c’est le jus de treille qui a fait l’immense richesse de Béziers. » ICI 

 

Robert Colonna d`Istria

 

Une famille corse. 1200 ans de solitude

Robert Colonna d'Istria

416 pages

Éditeur : PLON (26/04/2018)

5 septembre 2018

« Jamais les Romains n’achetaient d’esclaves corses ; ils savaient qu’on n’en pouvait rien tirer ; il était impossible de les plier à la servitude. » Napoléon  ICI 

 

Le titre du livre de Robert Colonna d’Istria attire notre attention sur deux éléments paradoxaux : la datation, 1200 ans de solitude, allusion évidente au roman de García Márquez, Cent ans de solitude (1967) qui raconte sur plusieurs générations, au long d’un siècle, l’histoire de la famille Buendía depuis la fondation du village de Macondo et le lien avec l’histoire d’une famille corse, et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de la famille Colonna d’Istria.

 

La suite ICI 

Fernando Aramburu

Patria

Fernando Aramburu

Claude Bleton (Traducteur)

728 pages

Éditeur : ACTES SUD (02/09/2020)

 

12 août 2018

Lisez Patria le magnifique roman de Fernando Aramburu, les années de plomb en d’Euskal Herria la folie meurtrière de l’ETA ICI  

 

Patria sur Canal+ : un drame familial et historique bouleversant sur fond de terrorisme basque ICI  

Lluis Llach

Le théâtre des merveilles

Lluis Llach

411 pages

Éditeur : ACTES SUD (15/05/2019)

9 juin 2019

L’appoggio, le fiato, Rossini qui s’amusait en composant, Verdi dont les mélodies sont orgasmiques, Puccini dont les mélodies s’envolent, te maintiennent en suspension tout en haut… Le Théâtre des merveilles de Lluis Llach ICI 

 

Puis j’ai découvert et lu avec un grand plaisir ses deux premiers romans Les yeux fardés et Les femmes de la Principal chez Actes Sud

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Frank Harris

La bombe

Frank Harris

336 pages

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (11/03/2020

 

"La Bombe", le roman des origines du 1er Mai ICI

Karl Jacoby

Des ombres à l’aube

UN MASSACRE D’APACHES ET LA VIOLENCE DE L’HISTOIRE

Karl Jacoby

 

Le 30 avril 1871, sur le Territoire de l’Arizona, dans le canyon d’Aravaipa, une troupe d’Indiens Tohono O’odahms, de Mexicains et d’Américains massacrait dans leur sommeil plus de 140 Apaches. il est demeuré une masse d’informations sur ce drame, qui a permis à Karl Jacoby de proposer une approche inédite de l’événement, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant.

 

Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton

 

Bob Shacochis

La femme qui avait perdu son âme

Bob Shacochis

788 pages

Éditeur : GALLMEISTER (01/01/2016)

Un vrai thriller politique

 

Quelle fresque… Les Nord-Américains ne s’y sont pas trompés : « digne successeur…de Graham Greene et John le Carré » ont-ils souligné à la parution de ce pavé en 2013. Finaliste du prix Pulitzer l’année suivante (avec Philipp Meyer pour « Le Fils » et Donna Tartt qui l’a emporté avec « Le Chardonneret », sacré trio !), ce livre vous tiendra en haleine plusieurs soirs d’affilée. Thriller politique, roman d’espionnage (les analyses géopolitiques sur les conflits contemporains sont passionnantes), histoire d’amour aux personnages inoubliables (même les « méchants »), tous les ingrédients mélangés par Bob Shacochis concourent à la réussite de ce livre. L’auteur s’est inspiré de son expérience personnelle de correspondant de guerre (notamment en Haïti). Pas étonnant dès lors que la trame de cette fiction soit très réaliste.

 

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Jonathan Franzen

Purity

Jonathan Franzen

 

Olivier Deparis (Traducteur)

840 pages

Éditeur : POINTS (08/06/2017)

 

Un Jonathan Franzen au top

Jonathan Franzen publie là sans conteste son meilleur livre depuis « Les Corrections ». Son talent pour camper des personnages incarnés, son don pour dérouler une histoire avec une logique implacable, tout en interrogeant le sens du secret dans nos vies à l’ère d’Internet, font de « Purity » un roman passionnant de bout en bout.

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A travers l’histoire d’une jeune fille en quête d’un père inconnu, l’écrivain américain s’interroge sur le rôle du secret, s’élevant contre la dictature de la transparence

ICI

Colin Winnette

Là où naissent les ombres

Colin Winnette

224 pages

Éditeur : DENOËL (22/04/2016)

[Haints Stay]

Trad. de l'anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel

 

Plongez dans l’essence même de l’Amérique profonde et violente, celle des âmes perdues.

 

Brooke et Sugar se disent frères et sont chasseurs de primes. Partout où ils passent, ils sèment effroi et désolation. Contraints de quitter la ville après une tuerie particulièrement violente, ils se réfugient dans les bois. Un matin, à leur réveil, ils trouvent à leurs côtés un mystérieux garçon amnésique. Ils l’appellent Bird et en font leur mascotte. Lors d’une expédition punitive dans un village, les deux frères sont capturés par la police locale et mis en prison. Brooke parvient à s’enfuir, mais Sugar, sorte de bête humaine, sale et effrayante, reste derrière les barreaux.

 

Là où naissent les ombres est un western acide et désespéré auquel seuls une veuve, un orphelin et un nourrisson apportent une touche d’humanité.

 

224 pages

Gilles Leroy

Dans les westerns

Gilles Leroy

320 pages

Éditeur : MERCURE DE FRANCE (12/01/2017)

On en voit, dans le métier, des physiques exceptionnels et des visages saisissants. Lui, Lockhart, c’était autre chose. On voulait entrer dans sa lumière, dans sa sphère, on voulait le prendre dans ses bras et sentir comment c’était d’être dans ses bras. Ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre un grand acteur et un génie, il l’avait. À l’époque, on appelait ça le it – tu l’avais ou pas. It, c’était le pouvoir de séduire les deux sexes en toute innocence, sans rien faire, juste en étant là. Un sortilège.

 

1948, Arizona. Quand Paul Young rencontre Bob Lockhart sur un plateau de cinéma, l’évidence saute aux yeux de tous : les deux hommes seront bien plus que de simples partenaires de jeu. Espionnés par les studios, la police des mœurs et la presse à scandale, les amants vivront sept années de passion, jusqu’à ce que Paul regagne le rang.

 

Le voici cinquante ans plus tard, devenu sénateur et patriarche, qui joint sa voix à celles de deux autres inconditionnels : l’actrice Joanne Ellis, longtemps éprise de Bob, et Lenny Lieberman, l’agent presque frère. Émus, émerveillés encore, ils tissent à eux trois la légende de Lockhart.

 

Toute histoire d’amour est aussi l’histoire d’un monde, nous dit Gilles Leroy : ici, une Amérique brillante, convulsive, déchirée entre avant-garde et cynisme, soif de liberté et répression.

 

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Robert Penn Warren

Un endroit où aller

Robert Penn Warren

600 pages

Éditeur : ACTES SUD (28/12/1993)

Le fils d’un bon-à-rien et d’un modèle d’obstination résignée

 

Si l’on substitue la pesanteur de l’appartenance au Sud profond à celle de la judaïté et que l’on ajoute un bon trait de lyrisme et d’intérêt pour la nature, plusieurs œuvres éminemment rothiennes ressemblent fort à Un endroit où aller, dernier roman de Robert Penn Warren, écrit à l’âge de soixante-douze ans. Il s’agit des mémoires narrées à la première personne de Jed Tewksbury, dont le titre indique opportunément qu’il fut toute sa vie un déraciné.

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 08:00

 

Comme promis à certains lecteurs fidèles je commence aujourd’hui la publication de la liste des livres que j’ai aimés.

 

Les Noirs et les Rouges, par Alberto Garlini, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, 928 p, Folio policier, 9,80€. 

Alberto Garlini

Enfant illégitime, il a grandi à Udine, avant de partir étudier le droit à Rome à la fin des années 1960. D'y devenir un fasciste. Un guerrier. Un soldat politique, bouillonnant à l'idée de faire vaciller l'ordre bourgeois, de préparer la révolution. Le lecteur apprend comment il en est venu à tuer accidentellement pour la première fois. Comment avec ses camarades du camp des noirs, il n'hésitait pas à sortir le couteau face aux barres à mine des rouges.

 

Son troisième roman, a pour sujet une époque, celle des « années de plomb ». Une période où tout le monde était prêt à mourir. Le héros des Noirs et les Rouges se nomme Stefano Guerra.

 

De chapitre en chapitre se dessine ici le portrait d'un personnage complexe et d'un temps qui l'est tout autant. Alberto Garlini a un sens du romanesque particulièrement développé. Il y a là du souffle et du talent. On se laisse ainsi happer par Les Noirs et les Rouges, saga littéraire sur la violence de l'homme et sa folie.

 

Donato Carrisi

Donato Carrisi

Anaïs Bokobza (Traducteur)

440 pages

 Éditeur : CALMANN-LÉVY (05/05/2010)

 

 Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

 

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Maurizio de Giovanni

Maurizio de GiovanniEt l'obscurité fut

Et l'obscurité fut

Éditeur : 10-18 (16/02/2017)

 

Tandis que Naples suffoque sous la chaleur du mois de mai, l’équipe du commissaire Palma reçoit un coup de fil alarmant : Dodo Borelli, 9 ans, petit-fils d’un puissant entrepreneur napolitain, vient d’être enlevé. Rien de très surprenant dans cette famille qui a tout pour attiser les haines, du grand-père richissime et intraitable à la mère en révolte contre l'autorité paternelle. Mais pendant que Romano et Aragona tentent de démêler l’affaire, Lojacono et Di Nardo se retrouvent à enquêter sur un cambriolage plus que douteux…

 

Et si l’enlèvement du bambino masquait un crime plus grave encore ? Plus que jamais, les « Salauds de Pizzofalcone » vont devoir se serrer les coudes pour se sortir d’un abîme de mensonges...

 

Maurizio De Giovanni nous invite une nouvelle fois à plonger dans le quotidien d’un commissariat napolitain, et de ses flics confrontés en permanence à la détresse ordinaire. À travers une galerie de personnages intrigants et terriblement humains, le récit nous entraîne dans une sombre histoire d’enlèvement, sur fond de désespoir et de crise économique. Un roman très actuel, qui parvient à combiner peinture sociale, rythme et psychologie tout en finesse.

Valerio Varesi

Valerio Varesi, Le Fleuve des brumes (Il Fiumme delle nebbie, 2003), Agullo, 2016. Traduit par Sarah Amrani. 316 p.

 

Un soir d’hiver, alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours et que le Pô entre en crue, la péniche du vieux Tonna largue les amarres et quitte le port, semblant dériver avant de s’échouer quelques heures plus tard. Quand les carabiniers y entrent, le bateau est vide et Tonna semble même n’y être pas monté. Le même jour, le commissaire Soneri est envoyé sur la scène d’un apparent suicide. Mais le commissaire doute ; l’homme a peut-être été défenestré de force. Il s’agit du frère de Tonna. En commençant à interroger les vieux pêcheurs et bateliers du port, Soneri s’aperçoit rapidement que de vieilles divisions existent encore entre ceux qui cinquante ans plus tôt ont combattu pour le Parti Communiste dans la résistance et ceux qui étaient du côté des fascistes. C’est justement à ces derniers qu’appartenaient les Tonna. Et s’il fallait remuer le passé pour trouver le coupable de ce crime ? C’est à cela que va s’employer Soneri dans ce décor aussi brumeux et boueux que les histoires qu’il va faire remonter à la surface.

 

La suite ICI 

Antonio Manzini

Antonio Manzini

Piste noire Denoël sueurs froides

mai 2015

256 p.  20,50 €

 

Antonio Manzini qui a d’autres talents dans le monde du cinéma, acteur et scénariste, nous propose son premier roman. On découvre ici un personnage qui pourrait être celui d’une série, Rocco Schiavone, un sous-préfet (l’équivalent d’un commissaire). Il est romain d’origine et a été muté disciplinairement dans le Val d’Aoste. Une caractéristique : son taux de résolution d’affaires très exceptionnel.

 

Rocco Schiavone n’est certes pas un ange, il est détesté et détestable, méprisant, cynique… Et j’en passe. C’est un macho de première, il aime les femmes et sa femme Marina même s’il n’est pas á un coup de canif près dans le contrat.

 

Ce romain arrive donc dans le Val d’Aoste, plus précisément dans la station de ski de Champolux pour résoudre une sombre affaire : un corps a été retrouvé en morceaux sous une dameuse entre deux pistes de ski. Un foulard dans la gorge, il n’y a pas de doute, c’est un meurtre. Rocco va appliquer ses méthodes peu orthodoxes en travaillant les pieds dans la neige en Clarks méprisant les « ploucs » de la station de ski.

 

La suite ICI 

Mimmo Gangemi

Mimmo Gangemi

408 pages

Éditeur : POINTS (03/03/2016)

 

Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril.

 

"Une silhouette sous un drap, une flaque rouge. Il pâlit. Entendit le silence."

 

Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman.

 

« Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s’accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l’État. »

 

Le Monde des livres

 

Traduit de l’italien par Christophe Mileschi

 

 5 août 2017

L’agromafia en Italie : le trésor de la came rouge ICI 

 

17 octobre 2020

Louis XIV « le roi sans dents », le père Hollande fut un incompris, il condamnait les excès de sucre des Grands !  ICI 

 

DES LIVRES, DES TRÉSORS, L'ESPRIT D'AVENTURE...

 

LES ÉDITIONS DU TRÉSOR FAÇONNENT AVEC AUDACE UN CATALOGUE D'OUVRAGES SINGULIERS TOURNÉS VERS L'UNIVERS DES CHASSES AUX TRÉSORS ET DES AVENTURES VÉCUES.

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:00

 

Ma nouvelle enseigne à un petit son de Mélenchon, rassurez-vous je n’ai pas retourné mon veston pour me rallier au marcel du guide des gens ; il n’en reste pas moins vrai qu’à partir d’aujourd’hui, je suis, comme nous tous, au couvre-feu dont la jauge a été abaissée  de 1 heure, tous au poulailler  à 20 heures !

 

Les lieux de culture sont toujours inaccessibles, mes billets pour le 23 décembre tombent sous le coup de l’annulation des spectacles du 15 au 30 décembre 2020,  adieu donc Littoral de Wajdi Mouawad. Je ne vais pas râler mais je ne suis pas convaincu par les arguments du chef de gouvernement : les spectateurs, trop contents de pouvoir y aller sont enclin à respecter les fameux gestes barrières, bien plus que ceux qui se pressent dans les supermarchés.

 

Plus d’attestation de jour mais faudra montrer patte blanche aux poulets pour circuler après 20 heures ; je fais confiance aux parigots pour se fabriquer des motifs pour circuler.

 

Pas de couvre-feu à Noël, les pieux se rendront à la messe de minuit qui n’est pas à minuit mais entonneront Minuit Chrétien c’est l’heure solennelle, les mécréants gueuletonnerons, les enfants croiront au Père Noël ou au Petit Jésus, les cadeaux seront posés dans les petits souliers au pied du beau sapin roi des forêts, sauf chez les Verts, le champagne coulera à flots (toujours ça de moins à distiller), les huîtres, le foie gras, le dindon et la bûche au chocolat seront au rendez-vous mais seulement pour 6 adultes.

 

Horreur, malheur, le réveillon de la Saint-Sylvestre sera placé sous black-out, je soupçonne les autorités de vouloir ainsi s’éviter la teuf débridée sur les Champs Élysée, les autos cramées, tout le folklore habituel. Pour ma part, rien de changé sous le soleil de la nouvelle année, j’ai en horreur les cotillons et la fête programmée.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement,  s’embrasser sous le gui pour se souhaiter une bonne année lors que celles-ci vont de mal en pis, très peu pour moi.

 

Si mon argument ne vous convainc pas reportez-vous à la Saint-Sylvestre 2020 et rappelez-vous vos vœux « Bonne année, bonne santé » et la Covid tout au long de l’année.

 

Mais que ça ne vous empêche pas de lever le coude pour vous envoyer dans le gosier des rasades de vin qui puent. Comme disait le pépé Louis qui avait passé sa jeunesse dans les tranchées : « Encore un que les boches n’auront pas ! »

 

Désolé, ça m’a échappé, c’est du second degré en hommage à Peter Altmaier ministre de l'Économie de l’indéboulonnable Angela.

 

Cette fois, la France a tout fait correctement

 

Ce jeudi, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a donc salué la décision française de reconfiner sa population de manière stricte, dans une interview croisée accordée aux Échos avec son homologue français Bruno Le Maire. « Cette fois, la France a tout fait correctement et a obtenu des succès impressionnants, alors qu'en Allemagne, l'élan de la deuxième vague n'a malheureusement pas encore été brisé », estime le ministre, appelant la chancelière à « prendre des mesures supplémentaires » pour juguler la progression de la pandémie.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 06:00

Vicky Krieps (Alma) et Daniel Day-Lewis (Reynolds Woodcock) dans « Phantom Thread », réalisé par Paul Thomas Anderson. LAURIE SPARHAM/FOCUS FEATURE

À toute chose malheur est bon, le confinement me fait découvrir des films d’exception que je n’ai pas vu en salle.

 

 

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, 2 h 11 est de cette veine.

 

 

 

Daniel Day-Lewis fait partie des derniers grands acteurs, il « a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran. En attendant de savoir s’il se met à la retraite comme Greta Garbo ou comme Sarah Bernhardt, Phantom Thread donne la mesure du vide que Daniel Day-Lewis laissera. »

 

 

Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation

 

L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.

 

Pour Phantom Thread, il a passé un an auprès d’un maître costumier du New York City Ballet, Marc Happel, à perfectionner la broderie de la boutonnière. « On répète souvent, assure l’acteur, qu’en accomplir une centaine, gansée ou passepoilée, constitue un rite de passage, je m’y suis plié. » Il a également travaillé la technique, plus difficile à ses yeux, du drapé, dessinant des croquis à n’en plus finir. Il a eu des moments d’euphorie.

 

Dans sa manière de tenir les ciseaux, par exemple. Beaucoup s’en emparent avec lourdeur, avec la crainte d’endommager le tissu. Lui, à l’inverse, avait un usage aérien de l’outil pour, à chaque fois, couper avec la précision d’un laser, sur une surface réduite, avec plusieurs épingles dans la bouche.

 

Lire ICI

 

Phantom Thread : Jordan Peele a adoré le film de Paul Thomas Anderson -  CinéSéries

 

« Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures

par Thomas Sotinel publié le 13 février 2018

 

 

Parmi toutes les gemmes que l’on accumule deux heures durant, en suivant ce « fil fantôme » qui donne son titre au film, il y a cette réplique : « Voyez-vous, l’aimer, lui, fait que la vie n’est plus un grand mystère. » On aimera Phantom Thread comme Alma (Vicky Krieps), l’immigrée d’Europe centrale, aime Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), le couturier londonien. En s’abîmant dans le labyrinthe d’énigmes et d’illusions qui courent sous l’élégante surface du huitième long-métrage de Paul Thomas Anderson comme sous le maintien de gentleman du premier rôle masculin, au risque de réduire les autres films du moment à de simples évidences. Il est impossible d’évaluer le nombre de visions qu’il faudrait pour en épuiser les ressources.

 

Pourtant, rien de plus simple en apparence. Quelques années après la fin du Blitz, Reynolds Woodcock vit et travaille dans une belle maison de l’Ouest londonien. Chaque matin, il prend son breakfast en compagnie de sa ­conquête du moment et de Cyril (Lesley Manville), sa sœur, qu’il appelle affectueusement « my old so and so » (« ma vieille machine »), pendant que les employées de la maison Woodcock gravissent l’escalier de service jusqu’à l’atelier.

 

La suite ICI 

 

Phantom Thread - Critique

 

Télérama

 

Critique par Pierre Murat

 

Dans les années 1950, Reynolds Woodcock est un couturier londonien fêté dont on se demande, tout de même, s’il a du talent, tant ses robes, toutes destinées à des altesses hors du temps, sont aussi glacées et figées qu’elles. Il ne pense qu’à son art et à sa mère, vit avec sa sœur, qui prend un visible plaisir à se débarrasser de ses conquêtes lorsqu’il s’en lasse. Mais la servante d’auberge qu’il choisit pour nouvelle égérie, Alma, diffère de toutes les autres. Woodcock tente bien de la réduire en utilisant ses armes habituelles — la séduction et la muflerie —, mais elle ne se laisse pas faire. Elle résiste, ce qui lui vaut des attitudes et des répliques de plus en plus blessantes…

 

 

Ce film aux sentiments engoncés et aux décors asphyxiants (avec ses escaliers étroits et ses murs resserrés, la maison de couture ressemble à un goulet d’étranglement) est probablement le plus cinglé jamais tourné par Paul Thomas Anderson. Certes, on n’y voit pas pleuvoir des grenouilles, comme dans Magnolia (1999). Mais avec ce couple que l’art réunit et que le quotidien sépare, le cinéaste a l’insolence de célébrer la passion, la démesure, l’amour fou qui se nourrit de tout, même du sadomasochisme, pour exister encore et toujours. Accepter de s’oublier, au risque de se perdre : François Truffaut avait évoqué ces tourments, jadis, dans La Sirène du Mississippi. Paul Thomas Anderson les porte jusqu’à l’incandescence.

 

Unanimité au "Masque" sur "Phantom Thread" de Paul Thomas Anderson : c'est un chef d'oeuvre magnifique ! ICI 
par France Inter publié le 
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 08:00

 

Oui, chaque jour que Dieu fait, je les vois tomber, virevolter, se déposer sur le bitume de ma contre-allée du boulevard Saint-Jacques, ces feuilles mortes mises en mots par Jacques Prévert et chantée par Yves Montand :

 

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Tu vois je n'ai pas oublié.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Les souvenirs et les regrets aussi,

 

Et le vent du nord les emporte,

Dans la nuit froide de l'oubli.

Tu vois, je n'ai pas oublié,

La chanson que tu me chantais.

 

Elles ne peuvent retourner à la terre comme leurs sœurs des forêts alors les petits hommes verts de la mairie de Paris les empochent, les aspirent, les transportent… Les agents de la DPE ramassent chaque année 4.500 tonnes de feuilles sur l’espace public.

 

Mais où vont-elles ?

 

« Les feuilles mortes ont pris le large.

 

L’opération « feuilles sur Seine » s’est achevée ce jeudi avec le transport de plusieurs tonnes de feuilles mortes en péniche.

L'opération s'est déroulée ce jeudi matin  port de Bercy (12e arrondissement)

100 tonnes de feuilles ramassées de début novembre à début décembre à Paris ont ainsi été regroupées au port de Bercy ce jeudi matin sur une barge Cemex, spécialement affrétée pour l’occasion et habillée d’une banderole « les feuilles mortes montent sur Seine ». Direction : un site de transfert du Syctom à Gennevilliers pour rejoindre un site de compostage industriel. Une opération inédite.

 

Elles pourront, par exemple, servir de matières secondaires pour d’autres activités comme la création d’espaces verts ou le maraîchage », note-t-on au sein de l’entreprise. Il aura suffi d’un aller simple pour transporter toutes ces feuilles en dehors de la capitale.

 

ICI 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 06:00

Les Shadoks», prises de becs - Libération

L’interview de Jérôme Despey recueilli par Vitisphère, à propos de l’arrachage, dit temporaire, « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »

 

Oui c’est une péninsule, je dirais même une presqu’île, tellement ces gens, ceux du comité spécialisé vin de FranceAgrimer ne sont reliés à la réalité du marché que par un fil, normal du côté représentants  des producteurs : le CV de ces messieurs en matière commerciale est pratiquement vierge, quant aux représentants des négociants ils pratiquent l’évitement, faut pas fâcher sans pour autant se priver de ramasser à la pelle une ressource à 2 balles.

 

L’arrachage, dit temporaire

 

« La mesure permet de conserver le potentiel de production en passant cette période compliquée » résume Jérôme Despey.

 

Ha ! Conserver le potentiel de production, c’est beau comme un grand tonneau où barbotent des hectares indifférenciés, c’est un peu comme si, les constructeurs automobiles, confrontés eux-aussi aux difficultés de l’heure, raisonnaient fermeture temporaire de leurs chaînes de production sans tenir compte de leur gamme.

 

Comme chacun le sait, ou ne le sait pas, en France ce sont les hectares qui comptent, les hectolitres, les vins produits c’est secondaire. L’exemple de la région de Bordeaux, qui a planté dans les temps anciens n’importe où, et beaucoup, est là pour confirmer la pertinence des analyses des mamamouchis du vignoble.

 

C’est le bordeaux-bashing, la faute de ces ignares de consommateurs !

 

Alors distillons, arrachons pour replanter, bien sûr avec le pognon des autres (qu’il soit national ou communautaire il vient de la poche des contribuables), surtout ne jamais se remettre en question et accepter de tenir compte des réalités.

 

La réalité c’est le tableau ci-dessus : ce sont le vieux qui boivent, et le potentiel des vieux boomers s’érode, c’est la loi de la vie

La réalité c’est aussi la réalité de la structure de nos exportations où l’on se berce d’illusions en se cachant derrière le Cognac et les GCC…

 

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont atteint un niveau exceptionnel en 2019, à 14 milliards d'euros, en hausse de 5,9 % sur un an. Mais ce sont « des chiffres en trompe l'oeil », selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux. Les ventes de vins dévissent aux Etats-Unis depuis la mi-octobre et le marché chinois vit à l'heure du coronavirus. Quant à l'avenir du commerce avec le Royaume-Uni, il est flou. ICI 

 

Bref, ils nous ont déjà fait le coup de la régulation du potentiel par le maintien des autorisations de plantation, encore une manière de laisser la main aux grands mamamouchis qui déversent en pluie fine la manne  des hectares sur leurs « copains ».

 

À quoi ça sert d’octroyer des hectares qui pisseront des vins invendables ou bradés ?

 

Les «Shadoks» ont 50 ans et pompent toujours énormément - Le Parisien

 

Vive les Shadocks !

 

C’est consternant, et je suis consterné par l’indigence de ces gens, on s’est beaucoup moqué, à juste raison, des planificateurs agricoles soviétiques, qui alignaient des prévisions, comme on aligne des saucisses, et finissaient par aller négocier avec la Commission l’importation de ses excédents pour faire la soudure. Dire que l’Ukraine avant, et redevenu aujourd’hui, un grenier à blé.

 

Gaspillage et saupoudrage sont les 2 mamelles des apparatchiks de la FNSEA, dont Jérôme Despey est un digne représentant, son CV en témoigne.

 

Si avez du courage : Bonne Lecture !

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général

 
FNSEA

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général ICI 

Grâce à Jérôme Despey

Tout, vous saurez tout sur l’arrachage temporaire demandé par la filière vin

Jeudi 10 décembre 2020 par Alexandre Abellan

 

Le président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer fait le point sur le dispositif de restructuration différé exposé ce 9 décembre par les professionnels au ministère. Expliquant le principe de cette réduction momentanée du potentiel de production viticole, le viticulteur héraultais lance au passage un coup de gueule, contre la course à l’échalote de certains pour proposer de nouvelles aides en 2021, et expose sa colère, contre la réduction de 4 % du budget de l’OCM vin.

 

 

Le dernier conseil spécialisé vin de FranceAgriMer s’est penché sur un dispositif d’arrachage temporaire, ou plutôt de restructuration différée…

 

 

Jérôme Despey : Le projet de restructuration différée, c’est un acte de restructuration avant tout. Le principe souhaité unanimement par les professionnels est de conserver le potentiel au vignoble en suscitant l’arrachage dès 2021 et un report de plantation 3 à 5 ans après. Ce qui nécessite un nouveau cadre, se traduisant dans les plans collectifs dès la campagne 2022. Si la plantation n’est pas réalisée au bout de cinq ans, les aides doivent être remboursées. Il faut replanter, il ne s’agit pas d’arrachage définitif.

 

 

Nous proposons une aide passant de 400 à 1 000 euros par hectare pour l’arrachage, une Indemnité de Perte de Récolte (IPR) de 2 000 €/ha par année de plantation différée (avec peut-être une majoration pour les Jeunes Agriculteurs) et un maintien de l’aide à la restructuration selon le barème actuel. Ce qui est positif, c’est que le ministère de l’Agriculture annonce son intérêt pour les propositions des professionnels. Il n’y a pas eu de décision, mais un débat pour permettre la mise en place dès 2021 de l’arrachage et le dépôt de plan collectif pour 2022 au deuxième semestre 2021.

 

 

Concrètement, comment le dispositif fonctionnerait-il pour un vigneron souhaitant y faire appel ?

 

La suite ICI 

 

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 06:00

Document – Napoléon et le Concordat

Des demandes d'abrogation émergent régulièrement de cercles proches des Francs-Maçons du Grand Orient, de la Ligue de l'enseignement ou de la Libre Pensée, de chez Jean-Luc Mélenchon aussi, au moins lors de ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017.

 

Pour Gilles Clavreul, ancien préfet et cofondateur du Printemps républicain, « C’est une vieille revendication des milieux laïques. Aujourd'hui, certains, notamment à l'extrême-gauche, s'en servent surtout pour parler d'autre chose quand on évoque la lutte contre l'islamisme, manière de dénoncer un deux poids deux mesures ».

 

 

Olivier Faure suscite la colère des socialistes du Grand Est en proposant d'abroger le concordat ICI 

 

La trésorière du parti, Pernelle Richardot, a écrit jeudi un courrier de colère au premier secrétaire du PS, l'accusant de méconnaître la réalité du terrain.

 

  Le régime concordataire toujours en vigueur en Alsace et en Moselle autorise des dérogations aux principes de laïcité, notamment en ce qui concerne le financement des lieux de culte. Cette survivance du début du XIXsiècle s'explique par le fait que, lors du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle étaient sous administration allemande.

 

Le Concordat signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Vatican, auquel s'ajoutent les articles organiques ou les décrets pris en 1802 et 1808, reconnaissent quatre cultes : catholique, protestant luthérien, protestant réformé et israélite. Les religions qui ont émergé en France au cours du XXe siècle, telles que l'islam, le bouddhisme ou le protestantisme évangélique, n'y sont donc pas reconnues au même titre.

 

Les ministres des cultes « officiels » (prêtres, pasteurs, rabbins) y jouissent d'un statut de fonctionnaire. Leurs salaires sont indexés sur ceux des professeurs des écoles et sont donc régulièrement revalorisés. L'enseignement religieux est dispensé dans les écoles publiques ; une faculté de théologie catholique et de théologie protestante accueille des étudiants dans le cadre de l'université Marc-Bloch de Strasbourg.

 

Le régime concordataire

Qu’est-ce que le concordat ? ICI 

 

Il y a cent ans, l’Alsace et la Moselle revenaient dans le giron français au terme de la Première guerre mondiale. Depuis, la République Française n’y a jamais remis en question le concordat en vigueur.

  • Recueilli par Pierre Sautreuil, 
  • le 11/12/2018

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Le retour de l’Alsace-Moselle à la France, une intégration juridique réussie ICI
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