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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:00

« N’ayez pas peur d’être heureux,

c’est juste un bon moment à passer » Romain Gary


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Retweeté par Jim Budd 


« J’suis heureux »


par Jacques DEBRONCKART (1969)

 

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur

 J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur

 Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur

 Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

 J’ suis HEUREUX.

 Une femme et deux fils qui n’obéissent guère

 A Chatou une résidence secondaire

 Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver

  Et pendant le mois d’août je me dore à la mer

 J’ suis HEUREUX.


 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 00:09

Fait beau, Paris ne sent pas bon le sable chaud, pas envie de faire du vélo, je ne suis pas écolo, rien qu’un parigot qui garde le souvenir de sa terre, ses pâtis cernés de hautes haies et qui, contrairement aux gentils bobos, qui aiment tant les fleurs et les petits oiseaux de carte postale, sait bien qu’il n’y a ni retour en arrière, ni retour à la terre, celle de la fine couche d’humus, mais de nouvelles manières de s’en occuper, de s’en préoccuper.


Fait chaud, envie de ne rien faire, de zapper la chronique de demain lorsque survient sur l’écran vert de mon farniente Les « médecins de la terre » Lydia et Claude Bourguignon que Sylvie Caillat de Rue 89 a rencontré.


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Pour les lecteurs qui ne sont pas du sérail « Claude Bourguignon a appris la microbiologie des sols dans les années 70, à une époque où une chaire y était dédiée à l’Institut national d’agronomie.


«  A Agro Paris Tech aujourd’hui, on apprend la mort de la terre – les pesticides – mais pas la vie de la terre. C’est une des grandes caractéristiques des périodes de décadence : l’incompétence généralisée. »


Les Bourguignon se sont rencontrés à Dijon, où la fille d’immigrés italiens avait appris l’agronomie en cours du soir. Claude y était devenu ingénieur d’Etat après avoir grandi à Paris.


Ensemble, ils ont participé à la fondation de l’école d’agrobiologie de Beaujeu, précurseur notamment de la biodynamie, cette technique qui utilise les énergies pour stimuler la vie du sol et la santé des plantes. »


« Quand j’ose les traiter de pessimistes (ndlr la journaliste), ils me répondent que les paysans d’aujourd’hui préfèrent acheter de la nourriture au supermarché plutôt que de manger leurs produits, qu’ils disent à leurs enfants de ne pas devenir agriculteurs à leur tour, et que c’est l’un des métiers « les plus compliqués et les moins valorisés de la planète ».


Intéressant, donc susceptible de vous intéresser chers lecteurs : c’est ICI link 



Claude Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort... par pourunmondemeilleur

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 08:50

Que dire, qu’écrire, sur nos élites politico-économiques, qui ne ressemble pas à un constat d’écœurement face à leur suffisance, leur connivence, leur indécence, leur entre soi. Tout chez eux confine à la médiocrité, se résume en une absence de vision, à une conception affairiste du monde. Xavier Bertrand, l’assureur de Saint-Quentin, pendant que son ancien mentor s’offrait une petite conférence à Monaco à 100 000 euros, résumait pourtant avec méchanceté, l’arme des faibles, le sentiment général des bons Français : « La politique de Sarkozy n'a pas été à la hauteur ». Et pourtant, le nabot Duracell, flanqué de sa demeurée, s’en donnait à cœur joie face à un parterre des pires suceurs de fric du XXIe siècle les mecs du groupe d'audit Deloitte venus se payer, façon de parler, une bonne tranche de plaisir à  Monte-Carlo. Franchement s’ils ne sont pas capables, chaque jour que Dieu fait, de se tenir informer de l’état du monde, d’avoir une vision de son devenir, pour en être réduit à écouter des conneries dignes du café du commerce, proférée par un gus qui n’est même pas capable d’assumer la gestion de sa dernière campagne électorale, c’est affligeant, désolant, à la hauteur de là où est tombé notre vieux pays. Deux perles à 1000 euros pièce, en français de cuisine : « Le G20, c'est pas pour critiquer, mais il ne prennent aucune décision » « En général, on ne prend pas un leader qui voit moins loin, moins vite... Enfin, ça dépend... Il y a des pays... » Et ils ont tous ricanés les débiles en col blanc. Pour en finir avec la pige de ce haut personnage, une dernière, à 2000 euros, « Dans mon couple avec Carla c'est beaucoup plus simple, il n'y a pas de consensus, si Carla est d'accord, je suis d'accord. C'est un système beaucoup plus rapide ». De Gaulle n’en aurait même pas voulu pour assurer le comique des armées. Pour autant, hormis Juppé le coincé, à l’UMP si c’est avec des calibres aussi minables que celui de Xavier Bertrand qu’ils veulent endiguer l’irrésistible retour du nouveau Badinguet, ils ne sont pas sorti de l’auberge.


Mais bon, du côté de Bygmalion, bienheureuse coupe du Monde de football qui rejette dans l’ombre une histoire qui normalement devrait renvoyer le nabot à se contenter de suivre les concerts de bobonne. Confier à nouveau les clés du pays à un leader qui n’assume pas la responsabilité de sa propre maison équivaut à se préparer des lendemains qui chantent. Les Français sont tout à fait capables d’en arriver là c’est ce qui fait leur charme de Gaulois. La versatilité du peuple est inépuisable : vilipendé hier tu peux être acclamé le lendemain ou l’inverse : rappelons-nous ce « brave Pétain ». Pour les bleus en short c’est du pareil au même : il leur a suffi de gagner, qui plus est avec panache, pour  reconquérir  le cœur du petit peuple. Comparaison n’étant pas raison, la seule certitude qui me reste chevillée au corps c’est que nous n’avons pas en magasin de nouveaux talents politiques pour accomplir ce retournement. Quand on voit chez les parlementaires socialistes la cécité des élus dit rebelles par rapport à ce qu’ils croient représenter dans l’opinion en dit plus long qu’un long discours. Ils ne sont que le fruit du quinquennat qui a amplifié l’inutile dualité de l’exécutif et l’illusion du poids des parlementaires dans les décisions. Tout le monde est dans le même fourgon que le Président et sera débarqué sans ménagement avec lui si tel est son destin. Pendant que j’y pense, ça ne vous questionne pas qu’un aussi grand homme que notre ex-Président est pour porte-flingue un Brice Hortefeux et une Nadine Morano ? Par charité chrétienne je n’évoquerai pas les amis de toujours les Balkany, les biens-élus de Levallois, bons Français. Mais n’est-ce pas là l’essentiel : être élu quitte à prendre toutes les libertés avec les règles, s’assoir  dessus, les violer, péter tous les plafonds de dépenses : la fin ne justifie-t-elle pas les moyens. Au fait, on n’entend plus parler du gourou d'extrême-droite qui enregistrait à l’insu de son plein gré ?


Je monologue beaucoup, c’est l’âge. Je lis beaucoup aussi, c’est pour apaiser mon sentiment de finitude. Je me suis acheté un tourne-disque anglais préamplifié sur lequel j’écoute à nouveau mes vieux vinyles, c’est un soupçon de nostalgie. Le soleil est revenu, me baigne, me donne à nouveau des envies d’amour. Serais-je enfin heureux ? dans une lettre à Louise Colet, Gustave Flaubert écrivait « Être bête, égoïste, et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions pour être heureux. Mais si la première vous manque, tout est perdu. Il y a aussi un autre bonheur, oui il y en a un autre, je l’ai vu, tu me l’as fait sentir. Tu m’as montré dans l’air ses reflets illuminés, j’ai vu chatoyer à mes regards le bas de son vêtement flottant. Voilà que je tends les mains pour le saisir… » Pour moi il ne fait aucun doute que Carla est bien doté de la première condition alors que son vibrion lui possède à la dose maximale la seconde. Et pendant ce temps-là la CGT cheminots court après les excités de Sud, j’adore leurs argumentaires idéalisant la vieille SNCF avec ses wagons de 3e qui sentaient mauvais, ses contrôleurs hargneux, ses guichetiers indolents, qu’il était beau ce temps idéalisé par Jean Gabin et par la belle Résistance d’une poignée de cheminots. Service public, service du public, pas tout à fait la même chose, là encore les jeux de pouvoir, la défense du bastion priment sur tout le reste. Quand je pense que le régime spécial des retraites des cheminots a été plus encore  chargé par ce bon Président Sarkozy pour acheter la CGT lors de sa réforme des retraites je suis bien aise de faire du vélo.  « Ce que Sarkozy a pris d'une main (l'allongement), il l'a rendu discrètement de l'autre (diverses compensations, création de nouveaux échelons...). Voilà de la bonne gestion de nos déficits.

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:09

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Je lis sur Face de Bouc en commentaire à propos de ma chronique Bordeaux sauvé des eaux : Bob Parker ouvre la Mer Rouge pour les gogos… link


« Allez.... une tranche de plus de Bordeaux bashing... Tout le monde s'en régale ?!


Je n'ai même pas envie de douter de la sincérité de vos écrits, mais cela ne suffit pas à m'y faire adhérer... Il y a du vrai dans ce que vous dites (un peu seulement, c'est tellement subjectif), mais il faut croire que les nuances rendent le discours moins lisible, donc on la fait courte : Bordeaux c'est, soit trop cher, soit médiocre?! Allez... nous sommes France, il y a forcément, non pas une, mais pléthore d'exceptions à la règle… »


Sauf que dans cette chronique je me contentais de relayer le commentaire d’une bordelaise posté sous un article de Terre de Vins qui me semblait bien synthétiser la réalité bordelaise…


Relayer c’est informer mais si je trouvais ce commentaire assez pertinent.

 

Mais qu’est-ce donc que basher ?

 

De l’anglais bash  frapper

 

Anglicisme : « critiquer vertement »

 

Basher : « Ce terme d'outre atlantique désigne un individu dont la vocation première est de discréditer une valeur et de dénigrer ses dirigeants dans le but de voir chuter le titre. Les bashers peuvent alors se positionner à l'achat après leur opération de bashing ou en amont, via des ventes à découvert. Les baschers manipulent volontairement les marchés via les forums en utilisant notamment le mensonge comme arme. »


Je ne suis pas un basher, j’ai même une sainte horreur des petits bashers compulsifs quasi-anonymes qui prolifèrent sur Face de Bouc.


Le pushing-ball favori de ce petit monde étant sans contestation François Hollande


Le seul basheur que je respecte c’est Guy Birbaum d’E1 car il s’attaque aux puissants en signant ses chroniques link


Voilà c’est écrit et même je n’en bois pas au petit-déjeuner, où je suis plutôt café, j’adore le Clairet link


Jacques Dupont le bon aussi mais lui n’est pas comme moi un naturiste, il sort toujours couvert lui… link


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Carte postale éditée par Combier à Mâcon serait une des causes de l’érection de la loi dites Evin

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 09:00

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Chevauchant sur ma flèche d’argent je suis tombé nez à nez avec l’Anjou.

 

« Expressif mais tout en finesse, il est équilibré » m’indiquait-on avec pour chaque mot une explication


1-     Expressif : vin offrant des arômes bien marqués.

2-     Finesse : désigne un vin élégant et présentant des arômes subtils.

3-     Équilibré : vin présentant une harmonie entre toutes les composantes et les saveurs.


Comme je venais ces jours passés de tartiner des « horreurs » sur la Fédération Viticole d’Anjou à propos de l’affaire Olivier Cousin je me suis dit mon coco faut que tu fasses quelque chose pour qu’on ne t’accuse pas d’anjou bashing.


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C’est simple : j’aime l’Anjou et j’en bois.


Pour être plus précis j’aime l’Anjou de mes copains Patrick Beaudouin et Jo Pithon entre autres « Chacun sa route, chacun son chenin… passeur de terroir… l’Anjou white is back… Sacré Tonton David! » link  mais je n’ai pas beaucoup d’affinité avec le Cabernet d’Anjou « Le Taulier serait-il un gars berné d’Anjou ? » link


Très bien cette réclame mais, chemin faisant, je me suis dit des Anjou y’en a beaucoup.


J’ai cherché et j’ai trouvé chez CONFRERIE DES FINS GOUSIERS D'ANJOU toutes les appellations de l’Anjou. link


Y’en a une tapée et je n’ai pas eu le courage de les compter.


J’ai tout de même appris au passage qu’il existait un Anjou gamay.


Pour en terminer j’ai bien noté que la campagne pour l’Anjou était signé LES GROS MOTS


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J’en ai pris bonne note et j’en  ferai bon usage pour le grand profit des plaideurs menaçants… 


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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 00:09

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Puisque nous sommes en pleine coupe du monde de football permettez-moi d’évoquer un système de jeu qui eut son heure de gloire au temps de l’INTER de Milan et de son emblématique entraîneur  franco-argentin Helenio Herrera : le catenaccio qui vise à asseoir l'équipe sur une solide base défensive. Le terme catenaccio provient de l'italien : « cadenas ». On l’appela aussi le béton ou le « verrou suisse »


Hier matin le journal suisse Le Matin titrait : « Plumez ce coq ! »


À l’heure où cette chronique se mettra en ligne la messe sera dite et nous verrons bien si notre gentille équipe de France où tout le monde s’aime aura rempli son contrat.


Mais revenons à la question de ce bon François Patriat jamais en reste d’une bonne question pour défendre son duché de Bourgogne où prospère la vigne sous de merveilleux Climats.


La défense des droits de plantation en voilà un beau combat à la Française : tous ensemble, tous ensemble, pour verrouiller un système qui par le passé n’a jamais fait la preuve de son efficacité, je dirais même qu’il fut une prime à la médiocrité.


Nous sommes contents d’avoir vaincu l’hydre européenne mais nous voilà renvoyé à nos contradictions nationales, incapables que nous sommes de sortir d’une logique d’un autre âge héritée  de l’opposition entre le secteur dominant des vins  de table languedocien et celui des AOC minoritaires.


Alors il faut se protéger. Se protéger de qui ? Pas des affreux, sales et méchants du Nouveau Monde ou même de certains de nos voisins. Non, tout bêtement de nous-mêmes.


Lisez bien et la question, et la réponse.


Lorsqu’on se veut un grand pays généraliste du pays, en prise avec l’évolution des segments de marchés porteurs, de nouvelles notoriétés, il faut être en capacité de gérer la mixité de son vignoble. Le béton, le verrou suisse c’est la prime aux situations acquises, à une gestion administrée où les grands chefs font leur cinéma à Paris pour le partage d’un gâteau.


Et ne venez pas me dire que je suis un ultra-libéral !


Tout système à besoin de respiration mais la médiocrité érigée en principe de gestion est le meilleur gage de nos futures pertes de parts de marché.


C’est dit.


LISEZ !


Question de François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or :

 

« Monsieur le Ministre, Grâce à la mobilisation de tous pendant presque trois années, vignerons, gouvernements, parlementaires nationaux et européens, nous avons réussi à revenir sur la décision prise en 2008 sur proposition de la Commission européenne de déréguler la production de vins et de libéraliser la plantation de vigne sur tout le territoire de l’Union européenne. Cette victoire a été obtenue en grande partie grâce à la France et à votre action énergique auprès de vos collègues ministres des autres états-membres.


Pour autant le combat n’est pas terminé puisqu’il reste à arrêter les modalités d’application du nouveau dispositif d’autorisation de plantation de vignes à travers les projets d’acte délégué et acte d’exécution. Le projet d’acte délégué présenté par la Commission il y a plusieurs mois et la nouvelle version communiquée en début de semaine inquiètent beaucoup les professionnels et laisse à penser que la Commission cherche à contourner le système de régulation voté dans la réforme de la PAC. En effet, la Commission souhaite autoriser la plantation de vignes destinées à la production de vins sans indication géographique (ex. vins de table) partout y compris sur les aires de production de nos AOC et IGP (ex. vins de pays). Or dès le moment où ces vignes respecteront le cahier des charges de ladite AOC, elles pourront la revendiquer. Les syndicats d’AOC et l’INAO qui gèrent les plantations n’auront rien à dire et seront placés devant le fait accompli. La politique de régulation mise en place par les syndicats d’appellation et l’INAO pourrait ainsi facilement être contournée. Et l’on sait qu’une augmentation de quelques dizaines d’hectares peut provoquer un déséquilibre économique durable pour une AOC. Le même type de difficultés est posé avec la replantation de vigne après arrachage, il serait en effet possible d’arracher dans le Languedoc un vin sans IG et de replanter sans autorisation un vin en AOC en Bourgogne et en Champagne. Les professionnels ne sont pas opposés à la plantation de vignes destinées à la production de vins sans IG. Ils demandent simplement à ce que ces plantations soient strictement encadrées dans les zones où sont produits des vins AOC et IGP (ex vins de Pays).


Monsieur le Ministre, vous avez certes constitué une plate-forme avec 13 autres États-membres au mois de février mais cela n’a pas été suffisant pour faire entendre raison à la Commission. Que compte faire la France pour éviter que la victoire engrangée dans la réforme de la PAC soit mise à mal par le texte d’application en cours de discussion ? Comment entendez-vous rassembler à nouveau une majorité au Conseil sur cet important sujet ? »


…/…

Réponse de  Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement

 

« L’accord politique dégagé en juin 2013, avec le soutien des parlementaires français, sur le maintien d’un dispositif rénové d’encadrement du potentiel viticole, a constitué un revirement de la politique de dérégulation mise en œuvre depuis 2008 par l’Union Européenne dans le secteur viticole.


L’élaboration par la Commission des textes d’application (acte délégué et acte d’exécution) de ce futur régime doit viser l’application d’un dispositif harmonisé entre les états-membres tout en préservant la compétitivité du secteur ainsi que la protection des indications géographiques qui font la valeur de la filière vitivinicole française.


Dans ce contexte, la France a pour objectif prioritaire de limiter le risque de dévalorisation des appellations d’origine protégée et d’éviter le contournement des surfaces fixées pour les vins IGP et AOP par le biais des demandes déposées au titre des vins sans indication géographique.


Je porte les demandes suivantes concernant la future procédure de répartition des plantations entre les demandeurs individuels :


- introduire une possibilité de déclinaison régionale des critères de priorité, afin de prendre en compte les situations différentes des régions ;


- préciser la portée des critères de priorités, notamment la possibilité de prendre en compte, dans la définition des critères d’éligibilité et de priorité, le cépage qui sera planté (ainsi que des autres conditions du cahier des charges, notamment la densité de plantation).


- encadrer les replantations pour éviter tout détournement du dispositif ce qui pourrait être le cas si des vignes productrices de vins d’un segment de l’offre pouvaient être sans aucune limite replantées au titre d’un autre segment.


J’ai adressé un courrier au Commissaire Ciolos pour lui faire part des préoccupations de la France : les actes délégués ne doivent pas remettre en cause l’accord politique sur une véritable régulation du potentiel viticole.


Les discussions se poursuivent avec la Commission qui jusqu’à maintenant reste sur un texte encore très insuffisant sur les deux points majeurs pour la France : les garanties pour les AOP et IGP et l’encadrement des replantations;


Nous restons vigilants et maintenons la pression sur la Commission avec les autres états-membres qui partagent nos préoccupations et les parlementaires européens. »


 

François PATRIAT

Ancien Ministre

Sénateur de la Côte-d’Or

Membre de la
 commission des finances

Président du Conseil Régional de Bourgogne

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:00

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Avec un bel ensemble Jacques Dupont et moi-même avons pondu, le même jour, une chronique sur l’affaire Olivier Cousin sans nous concerter bien sûr. À la manière des limiers de la PJ nous nous sommes inconsciemment répartis les rôles : lui Jacques Dupont le bon et moi Jacques Berthomeau qui dit des gros mots.


Je ne résiste pas au plaisir de vous faire en faire bénéficier.


En effet, Jacques lui est un sage sous son chêne alors que moi je ne suis qu’un juriste dévoyé qui préfère la médiation plutôt que le procès n’en déplaise à ceux qui me donnent des leçons de droit, sans doute un quelconque avocaillon en mal  de plaidoirie.


Quant aux menaces à peine voilées, ma seule réponse est chiche !


Mais revenons à notre Dupont.


Anjou, AOC... Le double crime d'Olivier Cousin


« Le principe de fonctionnement de la provocation est simple : tu réponds et tu donnes de la visibilité au provocateur, au pire tu sombres dans le ridicule. Tu ne réponds pas et ton orgueil en prend un coup, mais le temps qui efface tout joue en ta faveur. C'est ce que chaque parent - du moins espérons-le - explique à ses enfants. C'est peut-être ce que l'INAO et les représentants des vignerons en appellation contrôlée d'Anjou n'ont pas assimilé. Rappel des faits. Olivier Cousin, vigneron barbu, chevelu, bio jusqu'au bout des sabots ("Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image !" Jean-Luc Godard) a renoncé à réclamer pour ses vins l'AOC (ou l'AOP à la mode européenne), trouvant la réglementation trop souple ou même trop laxiste. Il rêve d'appellation contrôlée où seraient interdits, par exemple, pesticides et traitements chimiques (pour faire court). Il fait partie de cette mouvance viticole, éternelle râleuse, exigeante, certes, mais dont on peut aussi penser que d'être à la marge fait partie de l'image de marque et que le collectif, même conforme à son exigence, n'est pas vraiment le home sweet home. Ces gens-là agacent, mais ils font aussi réfléchir et parfois progresser les voisins. Du moins, quand les uns ont la volonté de faire mieux et les autres, celle de se montrer pédagos et pas uniquement méprisants. »

 

La suite ICI link

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 00:09

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Dans l’ancien temps, au café du village, en tapant le carton et en descendant une fillette de Gros Plant, les deux sujets les plus chauds : la politique et le sport donnaient lieu à de belles joutes, des morceaux de bravoure, où se mêlaient d’énormes lieux communs, des avis péremptoires fondés sur une forme de culture historique indéniable.


Sempé, qui sait mieux que quiconque capter l’air du temps, le traduit bien dans son dessin. Les mots valises de ce temps-là : l’union en politique avec l’UNR qui devient l’UDR, l’UDF, l’Union de la Gauche, la sempiternelle référence à 36 ; du côté cuir : l’évocation de la Coupe du Monde de 1958, les 13 pions de Just Fontaine, Kopa le Zidane de l’époque…


Bref, le bistrot d’avant la télévision cultivait les « vertus françaises » de la conversation. Maintenant on va au bistrot pour regarder en meute les matches de la Coupe du Monde sur grand écran, même les filles ! Y’a plus beaucoup de place pour la conversation mais pour ne pas me faire taxer de VC je vous propose un zoom arrière qui montre que le lien entre le foot et la politique dans le grand pays qu’est le Brésil hôte de cette Coupe du Monde fut une réalité.


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À la fin des années 60, le Brésil vivait sous la botte d’une dictature militaire et « avait remporté sa première Coupe du monde en 1958 et conservé sa couronne en 1962, deux ans avant le coup d'Etat militaire. Pour Afonso Celso Garcia Reis, connu sous le nom d'Afonsinho, ancien milieu vedette du club carioca de Botafogo, le foot et la politique étaient difficiles à concilier pour un joueur comme lui aux idées gauchistes. Ses longs cheveux et sa longue barbe, déjà, le désignaient comme un dangereux anticonformiste aux yeux du régime militaire. S'il a remporté des titres nationaux, il n'a jamais été convoqué en sélection, en raison du lien entre la Confédération (CBF) et les autorités, selon lui. « J'avais des principes et j'en ai payé le prix. Ils m'ont étiqueté comme le meneur potentiel d'un mouvement subversif », raconte à l'AFP l'ancien joueur de 66 ans aux cheveux blancs. 


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Au plus fort de ces années de plomb, Afonsinho est entré dans la culture populaire en étant le sujet d'une ballade du célèbre chanteur Gilberto Gil, "Meio do campo" (milieu de terrain), et d'un documentaire d'Oswaldo Caldeira, « Passe Livre » (1974). Le documentaire montre comment, des décennies avant l'arrêt Bosman révolutionnant le marché européen des transferts, il est devenu le premier joueur sous le régime militaire à négocier lui-même son transfert avant la fin de son contrat, en 1971. En raison de ses opinions, Botafogo l'avait placardisé et il avait gagné en justice le droit de changer de club. Ce film sur « l'exploitation capitaliste du football, qui est si précieux pour notre population », dresse le portrait d'un joueur « qui ne se battait pas que dans son propre intérêt, mais qui voulait aussi changer la société et combattre l'injustice », explique à l'AFP Oswaldo Caldeira. « Le football était très important pour moi, souligne Afonsinho. Mais j'étais socialement engagé pendant toute cette période. Heureusement, j'avais une autre carrière dans laquelle me reconvertir », ajoute ce docteur en psychiatrie. Resté simple joueur de club, il n'a jamais atteint le statut d'un autre footballeur-médecin anticonformiste, le mythique Socrates, vedette de la Seleçao du Mondial-1982. »

Chris WRIGHT Rio de Janeiro, 8 mai 2014 (AFP)


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Gilberto Gil fut entre 2003 et 2008 le Ministre de la Culture du gouvernement Lula.


« Impertinence, engagement, bohème, les traits de caractère communs au chanteur tropicaliste et au prolétaire du ballon rond ne manquent pas. Rien de surprenant, donc, si une des chansons de Gilberto, « Meio-de-Campo », rend hommage à celui qui a été le premier à prendre des positions politiques contre le régime autoritaire des militaires. »


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In Petit Manuel Musical du Football page 99 Pierre-Etienne Minonzio.


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Prezado amigo Afonsinho

Eu continuo aqui mesmo

Aperfeiçoando o imperfeito

Dando um tempo, dando um jeito

Desprezando a perfeição

Que a perfeição é uma meta

Defendida pelo goleiro

Que joga na seleção

E eu não sou Pelé nem nada

Se muito for, eu sou um Tostão

 

* « Meio-de-Campo » milieu de terrain

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 10:00

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-          Connard ! lui hurle un quidam lors d’un de ses bains de foule.

-          Enchanté, moi c’est Jacques Chirac.


« Il y a deux choses d’infini au monde : l’univers et la bêtise humaine mais pour l’univers je n’en suis pas très sûr » Albert Einstein


Dans un petit opus « La... sottise ? (vingt-huit siècles qu’on en parle) » chez Albin Michel 9€ le professeur Lucien Jerphagnon, historien de la philosophie, disciple de Vladimir Jankélévitch, proche de Paul Veyne, professeur de Michel Onfray durant ses études de philosophie dont Jean d'Ormesson dit que c’est « un savant qui sait unir un style rapide et séduisant à l'érudition la plus rigoureuse », lui trouvant « une simplicité familière, souvent mêlée de drôlerie, avec une précision sans faille» mène l’enquête. Il se pose des questions tout en reconnaissant ses limites « Ne souffle pas plus haut que tu n’as l’esprit »


La connerie permet des variations plus amples, plus variées que la bêtise, la sottise, l’idiotie, l’imbécilité ou la stupidité elle offre une plus large palette : c’est un foutu con, un sale con, un mauvais con, un petit con, un grand con, un pauvre con, un misérable ou un lamentable con ... Que sais-je encore même si dans le langage usuel dire ou faire des conneries, des bêtises, des âneries, des idioties ou des sottises semble équivalent.


La connerie me semble bien trop large, bien trop extensible, si vulgaire quelle tombe souvent dans la facilité.


La bêtise, elle, relève de l’abus de langage : les bêtes ne sont pas bêtes, elles ne sont que des bêtes qui ignorent la méchanceté. Les âneries n’existent pas, elles ne sont que l’expression du mépris des humains pour nos amis les ânes.


L’idiotie a une forte connotation psychiatrique qui rend son maniement délicat dans nos sociétés où les précautions de langage sont de mise : les aveugles sont devenus des non-voyants et les sourds des mal-entendant.


La sottise, comme l’imbécilité, ou la stupidité me paraissent mieux approcher une certaine précision, une plus grande pertinence, depuis la nuit des temps : « Innombrable est le peuple des sots... » Ecclésiaste, I, 15 et « C’est en effet, une famille  innombrable, celle des imbéciles... » Simonide cité par Platon, Protagoras, 346c. « Immense est la foule des imbéciles. » Saint Augustin Contre les Académiciens, I, 1-2.


La suite ICI link 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 00:09

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Créer des liens, transformer la virtualité en la réalité bien concrète d’une rencontre, c’est l’une des plus belles satisfactions pour un chroniqueur de plus en plus las de constater que la Toile via le jeu égotique des réseaux sociaux devient une foire d’empoigne stérile, un ruisseau de lieux communs et de bêtises.


Prendre le temps de réfléchir, de dire, de répondre à ses contradicteurs, de comprendre, fut le lot des premiers commentateurs sur les blogs, le mien tout particulièrement. C’était fécond et enrichissant même si parfois le ton était vif et les arguments tranchants.


Cette belle époque est derrière nous, place au fil de discussion sur face de bouc, en direct live, où chacun fait son petit numéro en peu de mots sans même prendre le temps de lire le texte qui a lancé la discussion.


Les amateurs de ce genre de sport, qui entre nous disposent de beaucoup de temps, son alimentés par quelques spécialistes, qui eux aussi semblent n’avoir que ça à faire, amateurs de flux et de buzz afin de vérifier l’état de leur popularité dans leur petit cercle dérisoire.


Bac à sable peu ragoûtant.


Vous allez me rétorquer pourquoi s’y intéresser ?


Tout bêtement parce que face de bouc n’est pas qu’un cloaque et que je suis curieux de tout.


Pour en revenir aux commentaires, l’un de mes commentateur assidu, le dénommé Luc Charlier dit Léon, fit il y a un certain temps, une entrée tonitruante qui irrita quelques lecteurs de mon blog. Pour sûr que ça décoiffait, je m’employai à recoudre les morceaux et le camarade médecin reconverti à la vigne s’installa dans le paysage avec sa grande culture, sa belgitude et ses convictions.


Provocateur certes, un peu compliqué parfois, mais un grand cœur qui, s’il aime choquer link et link , aime aussi d’une certaine manière être aimé. Je ne l’ai jamais ménagé mais j’ai pour lui une grande estime.


Le Luc il a de la suite dans les idées et ce WE il m’a envoyé un petit message :


 J'ai bu le vin dont tu avais parlé (sous la petite sirènelink


J’ouvre le lien joint et je lis :


« Il faut s'y reprendre à deux fois pour bien juger, les idées comme les gens.


Un « illuminé » parlait de vinification au bord de la mer, sous l'effet des marées, dans de grandes cuves en béton disparaissant sous le niveau de l'eau, mais rigides et parfaitement pleines. Il nous affirmait que ces conditions physiques influençaient le vin. Ce fut le début de ma relation amicale avec Denis Boireau link  un ingénieur ayant pourtant le goût de l'ésotérisme. Il m'a soutenu dans mon affirmation qu'aucune justification physique n'était possible à cette ineptie.


La suite de l’histoire est ICI link


La conclusion me plaît bien « La seule question est : a-t-on besoin de tout cela? La réponse est multiple mais: si cela permet de ré-établir un vignoble viable là-bas, si cela permet à ce garçon de vendre son vin (qui est bon); si cela fait parler de lui, si cela ajoute une dimension artistique et créative à son activité, alors OUI, à 100%. »


Tout ça pour vous dire que loin des joutes bourbeuses sans suite de Face de Bouc rien ne vaut une belle amitié, une vraie, fondée sur des échanges, de l’intelligence, du respect et de la compréhension mutuelle. De celle qu’on ne jette pas au caniveau pour une petite blessure d’ego. 

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