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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 00:09

Comme disent les jeunes d’aujourd’hui « y’a pas photo ! » le Vignoble Villa della Regina de Turin, l’unique vignoble situé à l’intérieur d’une grande ville en Italie, tout comme les 2 autres vignobles urbains en Europe avec celui de Montmartre à Paris et celui de Grinzing à Vienne, se situe plusieurs crans au-dessus notre modeste clos de Montmartre, bien mal orienté et dont le jus est d’une grande banalité (on l’achète pour sa bouteille illustrée par un peintre de la Butte).


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À l’occasion de la production du premier millésime DOC, Villa della Regina il été a décidé de  faire la fête  avec une série d’actions de bienfaisance extraordinaires au profit de la fondation Marco Berry, ainsi que son jumelage avec la « Confrérie de Montmartre », qui s’occupe du vignoble historique du même nom.


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Vignes Villa della Regina


Sur la propriété domaniale de plus de 12 hectares de la Villa della Regina est produit le vin Freisa Chieri DOC Vignoble Villa della Regina. Conçue en 1615 par Maurice de Savoie sur le modèle des villas romaines, et qui devint plus tard la résidence d'Anne-Marie d'Orléans, épouse de Vittorio Amedeo, la Villa della Regina et son vignoble sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. Au cours des dernières années, il a été soumis à des opérations de restauration permettant la remise en état progressive des jardins et des zones agricoles, avec une attention particulière à la vigne antique, exposée avec bonheur au sud depuis le XVIIème siècle.


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Le vignoble de la résidence, lieu favori des reines de Savoie, dispose désormais d'une superficie de 0,73 hectares, avec des travaux  d’extension qui ont débuté.


La replantation et la gestion des vignes ont été confiées depuis 2003 à l’Entreprise Agricole Balbiano Andezeno qui, depuis 2009, produit le vin Vigna Villa della Regina. DOC depuis 2011 avec la mention Vignoble Villa della Regina c’est le premier et seul DOC à Turin.


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Pour les parigots et parigotes têtes de veaux qui voudraient faire un petit saut à Turin le samedi 10 mai 2014, pour célébrer la dénomination DOC et un jumelage transalpin inédit entre la Vigna della Regina et l’un notre modeste Clos de Montmartre :


-         à 11 heures, se déroulera unevente aux enchères des premières bouteilles grand format de Freisa di Chieri DOC Superiore « Vigna Villa della Regina » 2011, rendues encore plus exclusives grâce à « l’étiquette d’artiste », créée par le maestro Giuliano Vangi. Présidées par Giancarlo Montaldo (déjà commissaire-priseur des ventes aux enchères du Barolo et de la Truffe d’Alba), la vente mettra aux enchères 23 lots composés de Magnum, Jeroboam et Balthazar du Freisa di Chieri DOC  Vigna Villa della Regina.


-         Le soir, un diner de Gala sera organisé à 21h30 dans le salon des fêtes de la Villa della Regina. Le chef Marcello Trentini (Restaurant Magorabin, une étoile Michelin) régalera ceux qui parviendront à réserver l’une des 60 places mises à disposition.

 

Le prix du diner de Gala est de 100 euros par personne : les bénéfices seront reversés à la Villa della Regina et à la Fondation Marco Berry Onlus. Les réservations pourront être effectuées par téléphone au (+39)0119434044, ou via mail à l’adresse suivante: info@balbiano.com

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 07:00

Ceux qui croyaient que la chute du Mur allait enfanter d’une Europe pavée de pétales de roses, où tout le monde serait beau et gentil, se mettaient le doigt dans l’œil jusqu’à l’os. C’était sans compter à la fois sur les séquelles de l’Histoire des pays libérés de la tutelle de l’ex-URSS, ceux qui faisaient partis de l’empire des Soviets et sur le soudain réveil de l’ogre russe personnifié par l’ex-colonel du KGB, le nouveau Tsar, le Poutine sévèrement burné. Après avoir claqué le bec des américains en Syrie, la Grande Russie se faisait gros matou en Ukraine, jouant avec les Grands de l’Occident, la pauvre Union Européenne tout particulièrement, comme avec de vulgaires souris : je prends cette drôle d’Ukraine qui part en couilles, je la lâche, je la rattrape, coup de pattes, je sors mes griffes sans m’en servir, je défie, je fais le brave, le conciliant mais je ne lâche rien, je garde la bonne distance, je peux tout ou presque, alors qu’eux, ces couilles molles d’européens, ils ne peuvent rien.

 

Avec Adeline nous suivons les évènements de très près et regrettions de ne pas être allés à Kiev lorsque l’occasion nous en fut donnée. Très vite, ma belle amie, qui se sentait un peu responsable de cette occasion manquée, formait le projet de proposer à nos chefs d’aller fourrer nos nez dans les affaires de Kiev. Pour lui plaire je consultai mon carnet d’adresses pour lui dégotter un vieux de la vieille du commerce international au temps où les excédents de l’Europe servaient à nourrir la population de l’URSS qui n’avait jamais brillée sur le plan agricole en dépit de ses plans quinquennaux, de ses kolkhozes et autres sovkhozes. Seule l’Ukraine qui possédait de fortes potentialités agricoles, à la fois par sa surface de terres arables et par la richesse de ses terres noires – tchernoziom, continuait à être un grand grenier à blé mais n’exportait plus. Je retrouvai la trace d’un ancien de chez Jean Doumeng, qui continuait de conseiller les céréaliers français qui maraudaient en Ukraine : Soufflet, Louis Dreyfus, Malteurop, Champagne Céréales et bien sûr le sémillant Charles Beigbeder dont le Figaro  qui en 2010 avait jeté son dévolu sur l’Ukraine. Le Figaro titrait alors : «Agriculteur, la nouvelle vie de Charles Beigbeder». Avec sa société agricole Agro Génération il avait investi 30 millions de dollars pour louer à long terme des terres. Ce nouveau gentleman-farmer exploitait alors 22000 ha de céréales sur 3 anciens kolkhozes de 6000 et 8000 ha en compagnie Champagne Céréales un groupe coopératif fondé par Jacques de Bohan que j’avais bien connu.


Nous conclûmes avec l’ex d’Interagra, l’ex-crèmerie de Jean-Baptiste Doumeng, que le plus simple c’était que nous dînions ensemble pour échanger sur l’Ukraine. Il se chargea de tout et nous nous retrouvâmes à La Tour de Montlhéry- Chez Denise. C’était sa cantine. Très prolixe il expliqua à Adeline que la patronne, Denise Bénariac, une cantalou, Denise Bénariac  était fille de buronnier. Son père faisait de la tome de Salers dans les burons. Comme elle ne se voyait pas passer sa vie à la ferme, à 20 ans, elle fuguait et montait à Paris. Lorsqu’elle avait repris la Tour de Montlhéry, en octobre 1966, le ventre de Paris tournait encore à plein avec ses  viandards et ses putes.

 

Marcel, c’était son prénom, parlait gras et fort. Il concluait son historique par un retentissant «  Vous savez chère mademoiselle, la Denise les gros trous ça l’a jamais gênée, alors quand les pavillons de Baltard se sont écroulés sa Tour de Montlhéry n’a pas baissé le pavillon… » Nous rîmes juste ce qu’il fallait pendant que Marcel enfournait sa large serviette dans l’échancrure de sa chemise blanche. Il embrayait en nous informant que le Charles n’était pas resté très longtemps agriculteur en Ukraine « ce gars-là, il est comme son frère Frédéric, c’est un sauteur qui va à la messe… » En effet, sa société Agro Génération avait fusionnée en 2013 avec un concurrent américain, Harmelia, détenu par le fonds américain SigmaBleyzer, pour devenir un des plus gros producteurs de céréales d’Ukraine. « Ça pèsera lourd, plus de 120 000 hectares de terres louées, soit l’un des cinq plus gros producteurs de céréales du pays. Agro Génération est minoritaire, avec 38% du capital… » Nous commandions. Marcel piochait dans la terrine de pâté avec son propre couteau et reprenait « Ce va de la gueule à beau dire que c’est ça le capitalisme, que son entreprise avait besoin de grandir, il passe la main. C’est un financier pas un gars qui bâtit un empire. Puis  c’est un snob de Paris… » Le décolleté d’Adeline passionnait Marcel qui y plongeait des regards appuyés à chaque fois qu’il le pouvait. Il commandait un pot de Brouilly provenant de la cave coopérative. L’épisode vin, pendant qu’il éclusait verre après verre, lui permettait d’embrayer sur son Dieu : le Jean-Baptiste Doumeng.


« Vous savez, le Jean-Baptiste, il n’a pas fait que de bonnes affaires, surtout dans le vin avec sa Sica-Vin. J’me souviens qu’on racontait dans la boutique, qu’à la veille du dépôt de bilan de la Sica-Vin, juste avant 81, quand Mitterrand a renvoyé le déplumé de Chamalières à son accordéon, y’a eu l’affaire du pinardier italien Ampélos qui venait d’accoster dans le port de Sète. Les dockers communistes du port alertaient leur camarade Emilien Soulié qui immédiatement descendait à la tête d’un commando de choc pour faire main basse sur le tanker. Il s’apercevait très vite en consultant les documents d’affrètement que les 8500 hectolitres de vin italien que transportait l’Ampélos étaient destinés au Comptoir agricole français, contrôlé à 20% par Jean-Baptiste. Compagnons de lutte depuis la clandestinité Jean-Baptiste venait chaque mois chez Soulié à Montblanc en hélicoptère pour se mettre une ventrée d’encornets farcis. Mais camarades ou pas l’Emile ne pouvait reculer. Les médias faisaient des gorges chaudes sur le milliardaire rouge « pourrisseur du marché national du vin. Tout le monde administratif était  mobilisé : les fraudes, les douanes et bien sûr les CRS du Préfet. Pas question de céder car le pinardier irait décharger sa cargaison ailleurs. Certains voulaient vidanger l’Ampélos au large mais d’autres s’y opposaient de crainte de polluer et de se foutre à dos l’opinion publique. C’est Soulié qui trouva la solution en mazoutant la cargaison. On le vit devant les caméras de la télé touillant dans les containers pour bien assurer le mélange. On frôla l’incident diplomatique avec l’Italie qui protesta contre cette violation du territoire Italie. Bref, le commando sous l’injonction des forces de l’ordre quittait le pinardier en criant victoire.

 

Emilien Soulié rentré chez lui téléphona à Doumeng pour l’engueuler. C’est lui qui prit une avoinée. Jean-Baptiste les traita de cons. Dans un grand éclat de rire il lui annonça qu’il allait continuer d’importer des vins italiens car on était en Europe et que le commerce était libre… » Ce qu’il fit d’ailleurs. « Il avait des couilles le Jean-Baptiste. Quand je vois maintenant ce gros connard de Mélanchon avec son pote le petit Laurent qui chient sur l’Europe ça me fait doucement marrer… »

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:09

Ça m’a pris hier sur ma flèche d’argent sur le coup de midi comme une envie de radis. Je me suis dit « mon petit vieux, toi qui pisse de la copie, il faut que tu remettes les plats pour les radis… »


Sitôt dit, sitôt fait, j’ai ouvert le livre de Gilles Fumey « Les radis d’Ouzbékistan »


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J’y lis un beau texte d’Avant-Propos.


« Non loin des mosaïques bleutées de leurs mosquées, sur la Route de la soie, les villes d’Ouzbékistan, Samarkand, Boukhara et Khiva se livrent aux étrangers par leurs marchés. Contact quasi charnel devant les fruits, légumes et épices présents en abondance, avec une population heureuse de vaquer au commerce dans la bonne humeur et la faconde, ébahie de croiser, tôt le matin, des visiteurs étrangers. Car sur les marchés, la langue est universelle : celle d’une fascination réciproque pour ces nourritures qui donnent la vie et que les vendeurs ont soigneusement empilées en pyramide, comme un objet d’art. Les touristes que nous sommes, émoustillés par les invitations enjôleuses à acheter ce qui est désigné du doigt ou tendu avec gourmandise, ne se lassent pas de ce jeu, de ces visages directs.


Dans ces pays cadenassés par une langue dont la calligraphie est illisible pour les Occidentaux, il est difficile d’entamer un dialogue avec les habitants. Heureusement, il y a les radis. Nous sommes en avril, la belle saison pointe son nez. Ne tenant pas compte de mes recommandations, Anne-Marie saisit une botte, frotte deux gros radis rouges avec son mouchoir et croque dedans. Le goût poivré, la fraîcheur bienvenue de ce bulbe à chair blanche vont lui communiquer une émotion autrement plus forte qu’un simple paysage de ce pays d’Asie centrale. Mêlée aux émotions visuelles, aux souvenirs, la saveur piquante et soufrée des radis fera des marchés de Samarkand et de Khiva des jalons heureux sur cette longue chaîne qui relie Anne-Marie au monde. »


Et puis je me suis souvenu d’avoir pondu « Pour vous désoiffer manger des radis et écoutez Brassens les chanter vous ne serez pas déçus du voyage… » ICI Vous aurez tout sur le radis. link


J’y écrivais, entre autres, « Enfin, pour l’édification des petites louves et des petits loups sachez que sous la IIIe République, les Radicaux membres du parti dominant, ancêtre des deux groupuscules actuels les radicaux de gauche de JM Baylet, et de Bernard Tapie, et les radicaux valoisiens de JL Borloo, étaient comparés aux radis: « Roses à l'extérieur, blancs à l'intérieur, et toujours près du beurre » C’est-à-dire politiquement à gauche : roses, économiquement à droite : blancs, et presque toujours au gouvernement : le beurre. »


J’y conseillais du boire.


Je le refais aussi cette fois-ci avec un must : le rosé des Riceys « En Valingrain » d’Olivier Horiot.


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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:00

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Désolé je ne suis pris les pieds dans le tapis en vous servant un titre d'une précédente chronique. Toutes mes excuses, voici la bonne annonce...

 

Le temps des cerises, c'est court : les variétés précoces arrivent en mai, puis les variétés plus tardives prennent le relais jusqu'en juillet.


C’est la cerise de Céret  qui de mai à la mi-juin, est pour nous la cerise primeur. Elle est essentiellement de la Burlat, mais il y a aussi de la Starking Hardy, de la Bigalise, de la Primulat.


Le 17 mai 2013, l’Indépendant titrait « Enfin, les premières cerises de Céret envoyées à l'Elysée ! » la récolte des cerises cérétanes était tardive.


3 grands groupes de cerises :


-          les cerises «acides» : griottes et Montmorency, surtout destinées à la préparation de cerises à l’eau-de-vie.


-          les cerises «anglaises» : destinées aux conserves, confitures et liqueurs, et assez peu cultivées.


-          les cerises «douces» : les bigarreaux et les guignes (qui sont les fruits du Kirsch)


Les cerises commercialisées sont donc les bigarreaux :


-          «Burlat» (fin mai) : variété précoce, gros fruit rouge à pourpre, brillant, chair moyennement ferme. 50 % de la production.


-          «Stark Hardy Giant» (début juin) : gros fruit pourpre à noir, finement strié, chair rouge clair, juteuse.


-          «Van» (mi-juin) : gros fruit rouge brillant à pourpre, chair rose, juteuse.


-          «Summit» (mi-juin) : très gros fruit vermillon à rouge, brillant, chair rose pâle.


-          «Reverchon» (mi-juin) : gros fruit carmin vif, chair très ferme, rose.


-          «Napoléon» (mi-juin) : gros fruit carmin vif sur fond jaune pâle.


-          «Sunburst» (mi-juin) : très gros fruit rouge orangé à rouge, tigré, chair rouge clair.


-          «Géant d’Hedelfingen» (fin juin) : gros fruit pourpre violacé, chair rouge, juteuse.


-          «Duroni 3» (début juillet) : gros fruit rouge à pourpre, brillant, chair rose.


Donc en avant-première, puisque ce matin je vous ai parlé de l’Ukraine voici un dessert ukrainien tiré du livre « La cuisine totalitaire » : Varénikis au Kirch « Ukraine Indépendante »


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Pour la pâte :


600g de farine

1 œuf

130 ml de lait

1 cuillérée de sel

2 cuillérées à café de sucre

Crème fraîche.


Pour la farce :


800 g de cerises griottes (fraîches ou en conserve)

1 cuillerée à soupe de fécule

Sucre


Préparation :


Préparer une pâte en mélangeant la farine, l’œuf, le lait, le sel et le sucre. Couvrir la pâte d’un torchon et réserver 40 minutes.


Laver les cerises fraîches et les dénoyauter. Les saupoudrer de sucre et de fécule, et laisser reposer 4 heures.


Roulez la pâte jusqu’à obtenir une épaisseur de 2 millimètres et presser un verre dessus pour découper des ronds à l’emporte-pièce. Placer la farce au milieu, rabattre les côté et les plonger dans de l’eau bouillante salée. Attendre que les varénikis remontent à la surface, c’est le signe qu’ils sont à point. Retirer les varénikis de l’eau. Servir le plat chaud ou froid accompagné de crème fraîche. Un vrai régal...!


Pour accompagner ce délice le Lieu du Vin via son taulier aveyronnais Philippe Cuq vous recommande « Tsoin-Tsoin » link une belle quille du vigneron Laurent Herlin link 


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Itinéraire d'une reconversion


En 2008, après 12 ans comme ingénieur en informatique, j’ai décidé d’allier ma passion pour le vin et mes convictions écologiques en devenant vigneron bio. J’ai alors suivi une formation à Beaune et réalisé plusieurs stages.


Nous nous sommes décidés pour la région des Pays de la Loire et ses vins de Saumur, Bourgueil, Chinon. C'est la visite de notre corps de ferme qui nous a décidés pour l'appellation Bourgueil.


Je travaille aujourd’hui 5 ha de vignes (dont un clos de 4 ha) en biodynamie sur des terroirs de sables, graviers et argilo-calcaire et réalise mes vins dans un chai créé dans mon corps de ferme.


En 2009&2010, n'ayant encore qu'un hectare, j’ai acheté de la vendange sur pied par l’intermédiaire de mon entreprise VINOTROPIE sur des vignes de 30 à 60 ans et un terroir sable (anciennes alluvions de la Loire), qui ont donné les cuvées Fruits du hasard et Intégrale.

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 00:09

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Les relations orageuses entre l’ogre russe et l’Ukraine occupent la Une des médias. Hier après-midi je me suis souvenu d’voir chroniqué par 2 fois en septembre 2012 link et link sur un livre « La cuisine totalitaire » chez Gaïa 19€ écrit par deux vrais russes : Wladimir Kaminer né à Moscou en 1967 et sa femme Olga né sur l’île Sakhaline, derniers Russes à avoir obtenu la nationalité est-allemande avant la réunification. Wladimir est « à la fois écrivain en vogue et icône de la scène alternative berlinoise »


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Comme j’ai pris le temps de ranger mes livres je l’ai retrouvé immédiatement et je l’ai ouvert au chapitre Ukraine.


À lire absolument.


« L‘Ukraine est un pays d’Europe orientale, coincé entre la Pologne et la Russie, un peu plus grand que la France mais beaucoup moins peuplé. À l’ouest dominent les montagnes, au nord la forêt, et au sud deux mers et des champs de tomates, de pommes de terre et de betteraves. Les grandes forêts d’Ukraine grouillent encore de gibier : des cervidés, des lièvres et des sangliers qui, avec le blé, les tomates et les pommes de terre, sont la marque de fabrique de la cuisine ukrainienne.


L‘histoire de l’Ukraine est étroitement liée à celle de la Russie. Au XIe  siècle, la capitale actuelle de l’Ukraine était le centre de l’État russe avant l’invasion mongole. Après l’invasion, une partie de l’Ukraine est allée à la Pologne et une autre à la Lituanie. Plus tard, une autre partie est devenue autrichienne et une autre russe, et plus tard encore d’autres régions ont à leur tour changé de nationalité. On aurait dit que la partition du territoire ukrainien était devenue le sport favori des monarques européens.


En 1917, après la Révolution d’Octobre, l’Ukraine a été le principal champ de bataille de la guerre civile. Dans le même temps, un grand mouvement d’indépendance est né. Quasiment tous les villages se sont mis à revendiquer leur autonomie. Des armées blanches, rouges et vertes ont traversé et pillé le pays de part en part, sans compter l’armée de l’empereur allemand, l’armée polonaise, les anarchistes, les bandes de paysans autonomes, l’armée de libération d’Ukraine occidentale et même une brigade cosaque enragée qui a fait couler beaucoup de sang dans les campagnes ukrainiennes. Les partis les plus différents ont signé les pactes les plus fous, les alliés d’antan se sont montés les uns contre les autres, les ennemis d’hier se sont coalisés. Les rapports de force s’inversaient pratiquement tous les jours.


À partir de ce moment-là, l’Ukraine est partie à la dérive. Elle ne cessait de s’agrandir. Avant la Deuxième guerre mondiale, elle a annexé la Galicie, et après la guerre, le nord  de la Bucovine, la Bessarabie et la Ruthénie. En 1954, le gouvernement  soviétique sous la direction du secrétaire-général Khrouchtchev, lui-même ukrainien, a confié la presqu’île de Crimée à la Fédération ukrainienne.


La cuisine ukrainienne nourrissait quasiment tout l’empire, on l’appelait « chitnitza », le garde-manger du pays. Le plus étonnant dans leur cuisine était, et l’est toujours, l’art de pouvoir concocter des plats délicieux avec trois fois rien. Un morceau de lard, un oignon, du pain et un peu de schnaps, et l’affaire était dans le sac.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:18

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Rassurez-vous je n’ai ni fumé la moquette ni ne suis tombé la tête la première dans un bénitier.


J’ai bien, comme tous les ans à la même époque, jeûné toute la semaine pour mettre en application le vieil adage : « vivre d’amour et d’eau fraîche ». Plaisanterie mise à part (lire Vivre d’amour et d’eau fraîche ? Deux biologistes réfutent le fameux adage link). Nulle trace de pratique religieuse, d’ascèse, dans ma semaine à l’eau fraîche, mais seulement le besoin de retrouver le goût des choses en me contentant du minimum vital tout en continuant à vivre normalement.

 

J’ai bien salué un futur saint, en l’occurrence Jean Paul II lors de sa visite officielle en 1989 sur l’île de la Réunion. J’accompagnais le 1er Ministre de l’époque Michel Rocard qui l’accueillait au nom de la République (le Pape est aussi un chef d’État). Voir absolument la vidéo pour voir Joxe et Rocard en chapeau à la messe. J’y étais aussi ce qui me permis de dire à ma sainte mère que j’avais peut-être gagné mon paradis.


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Rapprochement étrange j’ai vu aussi un autre futur saint, le futur Jean XXIII (1958-1963), alors simple cardinal, l’affable et bonhomme, Angelo Giuseppe Roncalli, lors de sa visite au séminaire des vocations tardives à la Flocellière en Vendée. Encore enfant de chœur j’accompagnais ma tante Valentine à cette cérémonie. Pour la petite histoire, lors du Conclave qui vit son élection je stupéfiais mon entourage en déclarant avec aplomb que ce serait lui le nouveau Pape.


Comme ma mère me donnait en ce temps-là « le bon Dieu sans confession » sans doute crut-elle que j’avais eu une vision.


Je porte donc chance aux futurs saints.


Blasphème bien anodin.


Il n’empêche que j’ai bien eu hier une vision, un songe étrange qui lui a peu de chance de se traduire dans la réalité.


En effet, alors que je chroniquais sur les marronniers cher à Michel Smith, un éclair foudroyant a soudain illuminé mes pauvres neurones déclinants. Et si, au lieu de nous bassiner avec leurs notes, leurs commentaires abscons, ceux qui se disent journalistes à la RVF s’attelaient au journalisme d’investigation pour éclairer les lecteurs de l’antique revue sur les mœurs du marigot vineux.


En effet, il est trop facile, trop commode de reprocher à l’Isabelle Saporta de s’être mêlée de ce qui ne la regardait pas, d’insinuer sournoisement qu’elle n’y comprenait goutte, de lui faire un procès en sorcellerie, de la couvrir d’opprobre, de la salir comme le fit l’odieux 2 Ruines, alors que les grands spécialistes de la chose du vin se contentent de jouer les Salomon d’opérette.


Imaginez une petite seconde la RVF publiant un reportage très critique sur le Grand Tasting  de B&D, levant ainsi le voile sur une mécanique bien huilée mais sur laquelle nul n’est en capacité de dire, et surtout pas les exposants présents, quel son impact réel sur les ventes, le développement du marché.


La crédibilité bien écornée de la presse du vin y gagnerait.


Je sais, vous allez m’objecter que la RVF, elle aussi, tient salon pour ramasser des picaillons.


C’est là où les athéniens s’atteignirent, où le chat se mordit la queue et que les annonceurs revinrent en force en me priant de prendre la porte du Temple du vin...


Vendre du vin, faire salon, aller au-devant des clients est indispensable mais, comme on le reproche à juste raison aux politiques et à leur petites mains qui se font cirer leurs pompes, attention aux conflits d’intérêt.


L’omerta est la règle.


Ça ne dérange personne. Le grand public s’en bat les couilles.  Nulle morale à ce songe mais comme une envie de dire « évitez de me la faire, la morale… »


C’est fait


Et pendant ce temps là « Bon Courtisan » en est réduit à se licher du  spritz link. Grandeur et décadence d’un pédant, cruel destin des cireurs de pompes, celui de l'Elysée s'est vu lui donner congé.


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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:09

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Dans sa Préface à l’Encyclopédie des Boissons publiée en 1970 Raymond Dumay, loin du verbiage pompeux de ce genre d’exercice, nous donne une magnifique leçon d’écriture avec la simplicité des belles plumes.


« Il est possible que ce trait ait échappé aux philosophes et aux moralistes, mais il était déjà connu des brasseurs de bière égyptiens qui l’ont transmis comme un secret aux planteurs de thé chinois, qui l’ont redit aux vignerons méditerranéens, sans chercher à le cacher aux cultivateurs de moka : « Depuis qu’il y a des hommes et qu’ils boivent… ils n’ont jamais cessé d’avoir soif. »


Rendons-leur justice. Sans jamais avoir entendu parler de diététique, les buveurs ont toujours su ce qu’ils faisaient. Boire est le premier besoin de l’homme… Jamais personne ne fait la grève de la soif. Elle, elle tue.


De nos jours, cette nécessité pourtant si impérieuse passe inaperçue. S’il y eut un temps où l’homme fit sa boisson, tout pour l’humanité a commencé le jour où il s’est laissé faire par sa créature. Tous les drapeaux des grandes civilisations tiennent dans une chope, une tasse, une coupe : bière pour l’Egypte et la haute Antiquité, thé pour la Chine et l’Extrême-Orient, café pour l’islam et l’Amérique, vin pour la Méditerranée, et demain peut-être le whisky…


Aussi le peu profond fossé qui sépare boisson et civilisation est-il depuis longtemps franchi. Un fameux slogan, créé par Platon, mais diffusé en latin, le « basic english » de l’époque, se maintient depuis deux mille ans : In vino veritas. Il n’y a pas plus de vérité dans le vin que dans le beurre de cacahuète, mais le vin et a vérité ont le même père : le contact entre les hommes, la même mère, l’information. Tous, aux temps anciens, se trouvaient rassemblés dans les ports de mer ou d’eau douce, où apparurent les civilisations.


Fait plus étrange encore : toutes les boissons rassemblées dans ce livre sont inutiles. Pour vivre, l’eau suffit. Mais on meurt d’eau pure. Ce que nous avons tous besoin d’être plus que nous-mêmes et nul ne l’a exprimé avec plus de force que Gaston Bachelard, philosophe comme Platon, et bourguignon comme vous et moi : « C’est dans la joie et non dans la peine que l’homme a trouvé son esprit. La conquête du superflu donne une excitation plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir et non pas une création du besoin. »


Raymond Dumay.


Voir

1-      Mercredi 30 juin 2010 « Terrot, terroir, un Replongeard sur la route des vignes : Dumay Raymond » link 


2-      Vendredi 2 juillet 2010 « La vigne de Bourgogne ressemble à ces femmes de 40 ans que l’on dit mûres... » link

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 07:52

Mon collègue et ami des 5 du Vin, Michel Smith, se désole ce matin dans sa chronique Le vin n’est qu’un perpétuel grand marronnier : « Si, si, je vous le jure ! En trente ans, qu’est-ce qui a vraiment changé dans le discours sur le vin ? C’est bien simple, pas grand-chose et je me le disais l’autre jour en lisant l’article d’un confrère, je ne sais plus lequel et de toute façon cela n’a que peu d’importance, qui se lamentait sur l’excès de bois que la dégustation d’un Bordeaux, je crois, faisait ressortir. Et c’est alors qu’après une de ces siestes au cours desquelles il m’arrive de réfléchir, je me suis dit que mille milliards de mille sabords, mais je tenais peu ou prou les mêmes propos il y a 30 ans sur tous ces «super pinards» boisés que l’on voyait fleurir et qu’on nous infligeait sous le nez. Conséquence : hormis la croisade des vins « nature », les discours n’ont guère évolués et les sujets non plus, soit-dit en passant. Il n’y a qu’à lire les blogs du vin pour s’en rendre compte… » link 


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Qu’est-ce donc que ce marronnier qui n’est pas de l’Altenburg – minute culturelle faisant référence à un opus méconnu d’André Malraux Les noyers de l’Altenburg – ?


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Un expert répond : « À l’origine, le marronnier, expression du jargon journalistique fait référence à un marronnier qui fleurissait chaque année sur la tombe des Gardes-Suisses morts à Paris en 1792.


Vraisemblablement, c’est au premier jour de printemps qu’un article paraissait dans la presse pour commémorer cet évènement. Depuis lors, cette pratique est devenue un véritable outil au service de l’organisation éditoriale »


Il ne faut être sorti de Polytechnique pour constater que les marronniers journalistiques poussent aujourd'hui en massif quasiment forestier « Recopier la liste des 160 derniers titres de couvertures de L'Express, Le Nouvel Observateur, et Le Point -- soit 480 manchettes --, a confirmé la perception qu'on en avait a priori: le vocabulaire, la structure des phrases et des questions sont toujours les mêmes. Tout est «caché», tout est «livre noir», tout est «secret». Il y a toujours «Ceux qui», au choix, «ruinent la France», «profitent», «fraudent» ou «massacrent l'école». Les newsmags, dans leurs manchettes, nous promettent toujours de révéler «la vérité», ou de nous montrer «les coulisses».


Le même traitement existe pour la presse quotidienne, la radio et la télé : tout le monde aborde les mêmes sujets en même temps, avec un ordre des facteurs différents en fonction de la ligne éditoriale, c’est panurgisme à tous les étages.


Et sur la Toile alors, ses blogs, ses réseaux sociaux de Face de Bouc à Twitter, qu’en est-il ?


Comme pour les radios dites libre, nées en 1981 par l’ouverture de la bande FM, au foisonnement, au débridé, au n’importe quoi, à la spontanéité, succède une mise aux normes. Les illusions des origines s’envolent, telles des feuilles mortes de l’automne, pour laisser la place à des réalités plus triviales : écrire c’est bien mais encore faut-il être lu alors chacun s’en remet aux bonnes vieilles recettes des anciens : flatter son lectorat, le brosser dans le sens du poil, étriller ceux qu’il ne peut pas piffer, lui écrire ce qu’il a envie de lire. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre mais plutôt avec du miel.


Bien évidemment le monde des médias du vin, déjà fort étroit et très nombriliste, n’échappe pas à cette dérive, il tourne en rond avec une suffisance et une constance remarquables. Les blogs qui se voulaient une bouffée d’oxygène eux aussi font, pour la plupart, lorsqu’ils ont survécus à la crise de l’adolescence, laborieusement dans le marronnier.


Contrairement à ce que conclut Michel, ce n’est ni le vin, ni ceux qui le font, qui sont en cause – même si les vignerons de tout acabit, les négociants, les coopés, ne brillent pas forcément dans leur approche de la communication et de l’information – mais la capacité des écrivains du vin d’ouvrir leur focale, de s’adresser à des lecteurs qui ne sont pas que du monde du vin, de les intéresser, de les hameçonner, de traduire en des histoires, des reportages, des rencontres le bien-vivre des gens du vin, la convivialité, le partage. Se mettre dans leur peau, cesser d’imaginer qu’ils sont tous fous de vin, qu’en dehors du vin il n’y a rien.


Depuis l’origine de ce blog je psalmodie la même antienne : ouvrez vos portes et vos fenêtres, osez, tentez, renouvelez vos manières d’aborder vos sujets, déconnez, soyez léger ou sérieux ou les deux à la fois, pour cela travaillez, soyez attentifs à l’air du temps, prenez des risques en abordant les sujets qui fâchent, persévérez au lieu de papillonner ou de butiner chez le voisin. Tout est possible sur l’espace de liberté qu’est le Net alors ne vous restreignez pas, ôtez vos barrières intérieures. Que risquez-vous ? Rien ! En effet, pour la plupart d’entre vous ce n’est pas votre gagne-pain.


Moi, qui suis en fin de cycle, ma seule ambition est de monter sur mon nouveau Tandem et d’avancer, en pédalant de concert, sur des terres nouvelles en prenant en priorité les chemins de traverse, les voies vicinales ou les routes départementales car sur les autoroutes les vélos n’ont pas droit de cité.


Si nous passons près de chez vous faites-nous signe nous partagerons avec vous le pain et le sel, boirons de bons coups et plus si affinités…

À bientôt sur mes lignes et sur les vôtres j’espère…

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 00:09

Je n’ai jamais adhéré à l’écologie politique parce que j’en suis resté à l’écologie pratique, celle du quotidien, mais j’ai toujours eu un faible pour Daniel Cohn-Bendit le seul Vert qui a de la vraie moelle politique. Voir la vidéo  ICI link


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photo fondation Gilles Caron

 

Mercredi 16 avril c’était la der des ders pour Daniel Cohn-Bendit. Ce mercredi, après quatre mandats de cinq ans au Parlement Européen, le turbulent co-président du groupe des Verts, 69 ans, a fait ses adieux. Dans un discours empreint d'émotion, il a lancé un appel à «se battre contre les idéologies eurosceptiques de droite et de gauche». Dans ce dernier plaidoyer à Strasbourg défendant une «Europe fédérale», Cohn-Bendit a mis en garde ses confrères contre «le nationalisme». «Le nationalisme, ce n'est pas seulement la guerre, c'est l'égoïsme. L'hégémonisme, c'est l'égoïsme. Et si nous avons une crise politique aujourd'hui en Europe, c'est peut-être parce qu'il y a des tendances hégémoniques en Europe. Si nous continuons comme cela, nous détruisons ce que nous avons construit», a-t-il déclaré.


Dany, a mis en garde contre la montée du populisme : «N'ayez pas peur d'affronter les bêtises de l'extrême droite et l'extrême gauche quand ils parlent de l'Europe».


«Relisons Camus, soyons Sisyphe! Soyons heureux en remontant en permanence la boule européenne pour faire avancer l'Europe».


Dany aime lever le coude boire de bons coups, de champagne surtout, avec de la bonne bouffe, alors pour son départ je lui offre le vert du Pesto de Genovese ( l’un des pères de l’Europe des 6 fut Alcide de Gasperi) et je lui dis  pour nos souvenirs commun de mai 68 « Sous les pavés la vigne ! »

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Commission Barroso : la colère de Daniel Cohn... par LeNouvelObservateur

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 11:02

En chroniquant, sur la grand Philippe de Decazeville exilé à Paris pour tenir un Lieu du Vin tout à côté du Père Lachaise et d’un restaurant finement dénommé la mère Lachaise, j’avais très envie d’emboîter le pas à Louis-Bernard Robitaille lorsqu’il « allume » les prétentieux de Parisiens. Mon envie était d’autant plus forte que l’anecdote qu’il compte dans l’Introduction de son livre « Les Parisiens sont pires que ce vous croyez » pourrait se dérouler partout dans notre vieux pays,  Bourgogne y compris. Les gens du vin ont aussi la même suffisance que les Parisiens.


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Donc « un patron de presse canadien qui a réservé un salon particulier chez La Pérouse (restaurant qui a depuis longtemps perdu ses trois étoiles, mais reste fort cher) commande une bouteille de montrachet link en prononçant le « t » ce qui lui vaut une mise au point du larbin en tenue : « On ne dit pas si on dit mon-Trachet, monsieur, mais mon-Rachet. » Mauvaise humeur du patron : « Je ne sais pas si on dit mon-Trachet ou mon-Rachet, tout ce que je sais c’est que a seule fois que j’en ai commandé j’ai été servi. – Bien, monsieur », réplique le maître d’hôtel avec une courtoisie appuyée qui signifie : c’est quand même vous le blaireau… »


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MONTRACHET GRAND CRU 2002 HENRI BOILLOT 300 CL 1.200,00 EUR

 

Et pendant ce temps-là  Laurent Gotti s’interroge gravement à propos d’ « Arnault, Pinault... Clos ! »


Le rachat du Clos de Lambrays par LVMH signe l’entrée des grands crus de Bourgogne dans l’univers des marques de luxe. Faut-il s’en plaindre ?


#polémique, #Grand cru link 

 

Et moi je souris, le choc des réalités… le monde mondialisé… lamento… parts de marché… prix du foncier… et tout et tout... 

 

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