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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 11:00

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Y’a sans contestation du Tintin reporter chez notre vigneron de Corneilla-la-Rivière, juste un peu plus enveloppé comme dirait Obélix – n’y voyez aucune allusion à un néo-belge qui se glisse en ce moment dans la peau de DSK – et sans le pantalon de golf réservé à l’un des 5 du Vin, autre interpelé par le Taulier sur l’épineux dossier de l’enclave de Llivia qui lui n’en a pas foutu une ramée alors qu’il est doté d’une belle automobile allemandelink.

 

L’ami Luc Charlier, outre son déplacement rapide sur le théâtre des opérations giratoires de Llivia, fait la démonstration qu’il existe encore des journalistes qui savent travailler à l’ancienne, c’est-à-dire tourner 5 fois leur plume dans l’encrier sans céder au goût du temps qui consiste à dégainer avant de savoir sur qui on va tirer pour devancer la concurrence. Moi j’aime la belle ouvrage pas le travail bâclé, la reprise pour la reprise ou les marronniers.  Je remercie Luc pour sa disponibilité, comme le souligne Michel Smith : il part au quart de tour, en effet il n’avait aucune obligation de céder à mes provocations gratuites. Merci aussi à Christine d’avoir participer à ce périple inopiné, je suppose que c’est elle qui a pris Luc en photo.


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Avant de donner à la parole à notre Léon je voudrais profiter de cette occasion, sommes toute ludique, pour faire passer un message personnel à l’ami Hervé Lalau, qui monte assez vite sur ses grands chevaux, à juste raison parfois, pour lui dire que dans le métier qu’il fait, celui de critique, qui est une forme  de journalisme, la ligne de partage passe tout simplement entre ceux qui exercent ce métier avec sérieux, honnêteté intellectuelle et respect du lecteur et les autres. Comme disent les jeunes y ‘a pas photo. Qu’il se rassure, il se situe du côté qui mérite respect et considération au-delà des conditions d’exercice de son métier parfois difficiles. Bien faire et laisser dire Hervé, nul besoin de se justifier les  principaux intéressés, les vignerons, savent parfaitement à qui ils ont à faire. Ils ne sont pas dupes mais les affaires sont les affaires. Enfin, le monde du vin n’est pas une grande famille où l’on devrait se serrer les coudes face à l’adversité, chacun y occupe une place, la sienne, rien de plus, rien de moins, et que c’est la confusion des genres qui sème le doute. Celles et ceux qui gravitent autour de la critique du vin n’ont rien à faire dans l’Association de la Presse du Vin. Restent les blogueurs qui n’en sont pas !  

  

FRANCO-LLÍVIA MON AMOUR


« Au péril de mon repos hebdomadaire, aiguillonné par les injonctions amicales de Jacques Berthomeau et par la curiosité insatiable de Denis Boireau, parmi mes plus belles «cyber-trouvailles», je me suis fendu des deux heures de route qui mènent au Plateau Cerdan. » La suite du reportage de LUC ICI link

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 00:09

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Nul autre que Jean Carmet pouvait dire à Ardisson à la télévision, avec son air bonhomme, qu’un petit chenin sur une tartine de rillettes c’était un vin du matin.


Samedi après-midi dans ma petite tournée cycliste de Paris, au retour en descendant la rue Claude Bernard je me suis arrêté chez l’ami Bruno Quenioux. La porte à peine poussée un jeune homme me proposait un verre. « Pas de refus… »  Chez Bruno on ne fait pas que philosopher on se lubrifie les papilles. C’était la cuvée de Bourgueil Jean Carmet 2011 par Bouvet-Ladubay.


Jean Carmet comme Jean Bouise, Charles Denner, Noël Roquevert, Jeanne Fusier-Gir, Jacques François, Julien Guyomar, Pauline Carton, Pierre Vernier, François Perrot et beaucoup d’autres, des grands seconds rôles qui étaient, naguère, encore le sel du cinéma, surtout français, avec leur gueule et leur gouaille, ou leur art de composer en un plan et une phrase un personnage.


« Les morts ont souvent un visage qui résume leur vie. Jean Carmet avait une figure pleine d'étonnement, comme mon père ; Barbara, des traits lisses, soulagés ; Claude Berri semblait pour la première fois apaisé et Pialat restait Pialat. Mes morts me nourrissent. » du grand Depardieu l’ami de Jean Carmet.


« Depuis plusieurs années, Jean Carmet se promène dans les vignes du Seigneur.

Le verre à la main, il y attend les amis aux enveloppes encore charnelles pour une beuverie spirituelle au creux d'un nuage paradisiaque qu'il aura dégoté en soudoyant quelque hôtesse lassée de n'avoir pas résolu la question du sexe des Anges.

Le « Petit Cycliste » est déjà là, qui leur fait prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards Sauvages, tandis que la « Grande Folle » vient tout juste de signer le registre. « Le Vigneron » a fait savoir qu'il aurait un peu de retard …

En attendant, sur Terre, Donatienne a déniché le livre du fiston Jean-François et nous offre une nouvelle version du dossier que L'Encinémathèque a consacré à cet imbécile heureux d'être né quelque part. » la suite ICIlink 


Dans sa filmographie deux rôles aux antipodes m’ont beaucoup marqué en 1972  Maurice Lefebvre, l'ami ballot et cocu de François dans Le Grand Blond avec une chaussure noire d'Yves Robert qui propulsa Jean Carmet dans la célébrité, à partir de ce moment-là, il tournera 6 films par an, dans des rôles de plus en plus importants et en 1974 Georges Lajoie, le bistrotier ramenard, un salaud ordinaire dans Dupont Lajoie d'Yves Boisset un contre-emploi qui lui a permis de révéler la maturité son immense talent. (Voir la vidéo absolument)


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Pour  la cuvée voir ICI link

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 07:00

Jasmine au téléphone m’a dit « toi, dès que tu fourres  ton grand pif quelque part c’est le boxon ; tu adhères à l’UMP et voilà que sitôt le roquet de Meaux et le cocker triste se bouffent le nez jusqu’au sang ; tu te tires pour reprendre le fil de ton histoire au temps des Brigades Rouges et vlan l’inoxydable Andreotti casse sa pipe… » Pour faire diversion je lui ai demandé des nouvelles des mouflons. Elle m’a répondu du tac au tac qu’elle souhaitait faire un troisième enfant. J’en suis resté comme deux ronds de flan à l’autre bout de ce qui n’est plus un fil puis, bêtement, je lui ai demandé pourquoi ?

-         Pour plein de raisons mon grand !

-         Tu aurais dû dire mon vieux…

-         Ça ne prend pas coco, ne me la joue pas troisième âge sinon je te flanque à l’hospice…

-         Pas mal comme lieu pour écrire mon amour.

-         Et pour le faire aussi l'amour…

-         Il te faudra attendre mon prochain passage à Paris.

-         Non !

-         Alors viens me rejoindre

-         Oui mon grand, je ne suis pas très encombrante.

-         Mais t’es un peu chiante…

-         C’est pour ça que tu m’aimes.

-         Que tu dis…

-         Prépare ta défense je suis déjà à la gare.

-         Bon voyage mon amour je me prépare à subir tes assauts.

-         Petit con…

-         Non vieux…

-         J’ai envie…

-         Que tu dis…

-         T’as pas envie ?

-         Je suis un moine…

-         T’adore !

 

La fine mouche, qui me connaît mieux que sa poche, savait très bien où j’avais trouvé refuge pour abriter mes envies d’écriture ; ma remontée vers le Nord restait modeste, mais elle me permettait de couper le cordon ombilical avec la capitale. À quelque pas d’une gare d’opérette l’hôtel était simple, familial, peuplé de VRP mal habillés et la forêt tout autour me permettait de faire de longues promenades à pied jusqu’aux étangs de Commelles. Manquait ma chienne. Ma chambre, comme toutes les chambres d’hôtel,  ne me prédisposait guère à l’écriture, je m’y sentais à l’étroit, enfermé. Jasmine le savait. Elle savait aussi qu’elle y trouverait les conditions idéales pour arriver à ses fins. Nous y sommes restés deux jours, mangeant des fraises, buvant du café dans lequel elle trempait ses spéculos. Le temps pourri dehors nous donnait le sentiment que nous étions calfeutrés dans un sous-marin, la nuit je lui parlais d’Andreotti au temps où les Brigades Rouges avaient enlevé Aldo Moro. Le choix du président de la Démocratie Chrétienne fut à l’image de la logique des dirigeants des « Brigate Rosse » un mélange étrange de pseudo-analyse politique et de méconnaissance totale des jeux d’influence qui traversaient cette énorme « baleine blanche » échouée au centre de l'échiquier politique italien qui sécrétait tout et son contraire, y compris sa propre opposition. Andreotti était le personnage le plus emblématique de la DC,  « c'est un jeune homme capable, tellement capable, que je le crois capable de tout », dira de lui son maître Alcide De Gasperi, fondateur de la Démocratie chrétienne, en 1943. Pour le petit rabougri qui allait à la messe tous les matins, le fils à sa maman Rosa fasciné par les splendeurs du Vatican, d’apparence insignifiant « j'ai conscience d'être de stature moyenne mais je ne vois pas de géants autour de moi. » disait-il, c’est cap toute sur le centre-centre  tout en gardant toujours un pied dedans, un pied dehors avec des liaisons dangereuses avec des personnages sulfureux, Michele Sindona, le « banquier de Dieu » mort d'un café au cyanure, Licio Gelli, grand maître de la Loge maçonnique secrète P2, ou encore Roberto Calvi, l'homme d'affaires retrouvé pendu sous un pont à Londres en 1982, et bien sûr les gérants de la Mafia pour s’assurer du contrôle du grand grenier à voix de la Sicile. « Personne n'est à l'abri de certaines fréquentations. Même Jésus-Christ parmi ses douze apôtres, avait Judas. » Giulio tirait les ficelles, retombait toujours sur ses courtes pattes, cultivait l’art du compromis en artiste consommé, cimentait la sainte alliance anticommuniste.

 

Mais pour ces buses stupides du carré des chefs des BR : Andreotti-Moro c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Pour eux, la DC c’était le pouvoir, celle qui représentait l’Etat qu’ils voulaient frapper au cœur. À chaque fois que j’avais pu mettre mon grain de sel dans leur étrange processus de décision soi-disant révolutionnaire je m’étais toujours heurté au même discours de Mario Moretti, le vrai chef, « Andreotti et Moro marchent la main dans la main depuis des lustres, ils de donnent la réplique depuis plus de 30 ans, l’un au gouvernement, l’autre depuis le parti et vice et versa… » Pour lui, entre les deux, il ne voyait qu’une différence de style « Moro c’était le grand-prêtre qui, pour permettre au pouvoir de fonctionner, était prêt à créer et à utiliser l’hérésie : le compromis historique avec le PC de Berlinguer. Andreotti, lui, c’était « le magicien qui, à la fin de son tour, faisait disparaître toute le pile de cartes. » Sans être grand clerc mes « compagnons » révolutionnaires, sans l’avouer, sentait qu’Aldo Moro était le seul qui pouvait donner un nouveau souffle au système qu’ils voulaient détruire. Andreotti était un allié objectif des BR, il était le meilleur agent de décomposition du pouvoir d’Etat. Mon statut d’étranger ne me permettait pas de peser sur les décisions, on me maintenait à bonne distance même si on me ménageait car j’étais l’un des rares à pouvoir approvisionner les BR en armement et munitions. Ma logique agaçait. Moretti me rétorquait, à défaut d’argumentaire solide, que les BR était une organisation révolutionnaire pas une coterie du palais du Quirinal. Dès que je sus que leur décision était irrévocable je décidai de prévenir Paris. Le Ministre de l’Intérieur du troisième gouvernement Barre était Christian Bonnet essentiellement préoccupé par les futures échéances électorales intérieures. Les délires des BR pour lui ce n’étaient que des calembredaines qu’ils laissaient volontiers entre les mains des agents du SDEC qui, en dehors d’être obnubilés par la menace communiste, n’avaient pas la queue d’une idée, et surtout n’étaient pas infiltrés dans les mouvances de l’internationale gauchiste. J’étais réduit à l’impuissance

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 00:09

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Comme je suis curieux, de temps en temps je fais mon marché sur Twitter. Hier je repère LEXPRESS_Styles ‏@LEXPRESS_Styles Fans de spiritueux et/ou de cocktails? Le blog Spiritueux Magazine devrait vous plaire J. J’y va.


Spiritueux Magazine: « Les tendances du bar parisien »


Le 8 mai 2013 14H00 | par agiroux


« Fils de viticulteurs, Frédéric est tombé dans la marmite des spiritueux quand il était petit. De sa passion est né Spiritueux Magazine, « un blog cultivant qui permet d’apprendre de façon ludique des détails techniques et historiques sur les spiritueux, le bar, et les cocktails ». A déguster, une fois n’est pas coutume, sans modération. »


La suite ICI link


Comme je suis un très grand curieux je me dis ce gars-là y va me donner des bons tuyaux sur des bars de mon Paris. Donc j’y va ICI sur son Blog link 


Je tombe sur la chronique du 9 mai « Aiguebrun, la trilogie mise à l'épreuve des papilles. »


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Chic je me dis ce sont mes potes de Marrenon, sacré Jean-Louis toujours dans les bonscoups et je clique sur LIRE l’articlelink

 

Je vous laisse le soin de le faire.

 

Putain je comprends pourquoi Jean-Louis a embauché une pondeuse de Communiqué de Presse !

 

Franchement pourquoi se cailler le lait à pisser de la copie ? Il vaut mieux se contenter de bons vieux copié-collé ça permet de se tirer les jours fériés chez maman.

 

Voilà c’est dit.

 

Bravo l’Express Styles faut bien ramasser des annonceurs. Sacré Christophe Barbier ça lui permettra peut-être de changer d’écharpe pour faire style !

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 11:00

Charles-Henri est un homme cultivé et lettré : 4 fautes en une seule phrase « Le plateau de fromages, Comté, Epoisse, Mont d'Or, Reblechon, Maroil et Valencay, sous cloche, nous fera grande et belle impression ! De l'odorant, du ragoutant et de l'alléchant ! » dans sa chronique du dimanche 5 mai 2013 au restaurant La Traversière - 75 012 Paris 40, rue Traversière Note : 13/20.


Dans son inimitable blog L'instant Resto « Gastronomique, et Hôtelier, Conçu, Proposé et Animé par Charles-Henri Orliac, Chroniqueur – « Appréciateur » Gastronomique et Hôtelier Indépendant » – sévit toujours sur la Toile avec ses critiques ampoulées qui débouchent sur le vide de l’absence de tout commentaire. Le blog se dit sélectionné par Libé-Food mais n’y apparaît jamais dans le top.


Je suppose que notre homme met toujours en pratiques les « bonnes pratiques » dont il est fier, qu’il joue toujours collectif comme au bon temps où il fit une irruption épistolaire remarquée sur la Toile par les bons soins de l’ami Bruno Verjus. Depuis, Oncle CHO est retombé dans les ténèbres extérieures.


Alors pourquoi lui  consacrer une chronique ?

 

Pour deux raisons :


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1-      Pour vous faire part de l’audience de son blog dans le classement TOP BLOGS - GÉNÉRAL – et GASTRONOMIE de MAI 2013 d’EBUZZING

 

2-      Pour poser la question aux restaurateurs qui « accueillent » ce cher CHO dans les conditions que l’on sait pourquoi le faites-vous ? Qu’en espérez-vous eu égard à ce que ce blog est un zombi sur la Toile ?

 

En effet,  L'instant Resto le  site le plus visité en France occupe la 13 566ième place au classement Général et la 932ième dans la catégorie Gastronomie

 

A titre de comparaison les blogs de deux chroniqueurs culinaires reconnus : Gilles Pudlowski et François Simon : « les pieds dans le plat » et « Simon Says » se situent ainsi dans le classement :

 

Pour le premier « les pieds dans le plat » : 727ième au Général et 132ième dans la catégorie Gastronomie

 

Pour le second « Simon Says » : 3174ième au Général et 450ième dans la catégorie Gastronomie.

 

Bien évidemment, ces deux critiques sont d’abord et surtout des critiques papier et leur blog n’est présent sur la Toile que pour « chasser » une nouvelle chalandise et leur permettre de mieux coller à l’actualité. Tel n’est pas le cas de notre Oncle Cho, qui doit sans doute exercer une autre activité pour vivre. Mais là nous pénétrons dans une zone grise où seuls ceux qui ont eu l’occasion de croiser l’Oncle CHO peuvent s’exprimer. Ils l’ont fait auprès de moi à titre privé… Que voulez-vous c’est la vie que l’on vit et Charles-Henri peut continuer à se vivre comme un grand de la Gastronomie, au moins il se nourrit ce qui n’est pas le cas des pauvres critiques de cinéma, de musique ou de livres. Du côté des vin CHO se contente de les citer : c’est moins risqué.

 

Celles et ceux d’entre vous qui souhaiteraient mieux connaître la vie et l’œuvre de Charles-Henri Orliac Chroniqueur – « Appréciateur » Gastronomique et Hôtelier Indépendant » peuvent faire appel au Taulier qui se fera un grand plaisir de vous communiquer tous les liens nécessaires. Sur la Toile rien ne se perd, rien ne se créé, tout reste virtuel.

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 00:09

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C’est le Nhon Keizai  Shimbun de Tokyo qui l’annonce : « Il se peut qu’un jour on ne puisse plus manger de sanuki udon [plat traditionnel japonais composé de nouilles plongées dans un bouillon] link  La quasi-totalité du blé utilisé pour leur fabrication est produite dans l’ouest de l’Australie, où les surfaces dédiées à cette variété diminuent massivement »

 

Ma référence en matière d’art culinaire au Japon est Naomichi Ishigelink. Que nous dit-il sur ces fameuses nouilles ?


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« Les nouilles, un mets on ne peut plus ordinaire, sont peut-être le plat le plus représentatif des différences gastronomiques qui existent entre les régions du Kantō et du Kansaï » Des barrières douanières ayant été installées depuis longtemps sur le route Tōkaidō qui longe le Pacifique, on a fait rapidement la distinction entre la grande région qui étaient à l'Ouest de celles-ci, Kansai, et celle qui était à l'est, Kantō. Aujourd'hui, le Kansai, désigne la grande région d'Ōsaka, Kyōto et Kōbe. Quant à la région du Kantō, c'est bien évidemment celle de la mégalopole formée essentiellement par Tōkyō, Kawasaki et Yokohama. « Il ne s'agit pas là de "régions" dans le sens administratif du terme, mais plutôt historique, économique, commercial et surtout culturel (…) une très grande majorité de Japonais considèrent que « l'âme » du Japon est plutôt à trouver dans le Kansai. »


« En effet, il existe une grande variété de nouilles au Japon mais celles que l’on consomme le plus fréquemment sont les udon et les soba. Les udon sont des nouilles longues et épaisses à base de farine de blé ; les soba sont des nouilles longues et fines à base de farine de sarrasin et de blé. Ces deux sortes de nouilles sont bouillies et servies dans le même type de soupe. Une fois cuites, les udon sont blanches et moelleuses, alors que les soba sont brunes et de texture granuleuse. »


Le modèle établi voudrait que les soba soient les nouilles favori à Tokyo et dans la région du Kantō alors que la région du Kansaï est considérée comme le territoire des udon. La réalité est plus complexe… »


Pour les habitants du Kansaï « la couleur noirâtre des soba est bien moins appétissante que la douce blancheur des udon et en plus, le bouillon des soba leur semble trop salé. »


Pour les habitants du Kantō au contraire « le bouillon à base de sauce de soja usu-kuchi qui accompagne les udon est trop léger et sans saveur. De plus, les nouilles udon sont si épaisses qu’il  est impossible de les avaler d’un coup et la façon dont les gens du Kansaï mordent dans leurs nouilles est considérés comme vulgaire. »


Sachez-le les Japonais sont à l’endroit des pâtes « d’une exigence maniaque, qu’il s’agisse de spaghettis italiens, de nouilles chinoises (râmen), de pâtes à base de farine de sarrasin (soba) ou de blé (udon). Du côté des cuisiniers, on en ferait presque un art, à l’instar du thé. »


Après cette mise en bouche revenons au péril qui menace les nouilles japonaises


« L’Australian noodle wheat [ANW, blé à nouilles australien], un blé à la texture moelleuse qui entre pour environ 60 % dans la composition du mélange de blés utilisé pour les udon, est un produit de niche pour les agriculteurs australiens. Mais son prix de vente à la tonne était en 2011 inférieur de 25 dollars australiens [20 euros] à celui des deux variétés qu’achètent la Chine et les pays d’Asie du Sud-Est.


En 2011 cette proportion est tombée à 12 %, et il semble qu’en 2012 elle ait encore diminué. Inquiets, des représentants du ministère de l’Agriculture japonais et les professionnels concernés rendent chaque année visite aux cultivateurs australiens à l’époque de la récolte pour leur demander de poursuivre la production, mais la tendance ne change pas »


L’Australie, dont la moitié des terres arables est cultivée en blé, était en 2011 le troisième exportateur de blé dans le monde après les Etats-Unis et l’Union européenne. Elle est le deuxième fournisseur du Japon après les Etats-Unis, avec 20 % des importations nippones de blé toutes variétés confondues. La menace vient de la Chine « entre janvier et octobre 2012, l’Australie a exporté 2,26 millions de tonnes de blé en Chine, soit trois fois plus qu’en 2011. »  Comme sur toutes les matières premières agricoles la demande chinoise fait exploser les marchés, tout particulièrement pour les céréales afin de satisfaire la consommation humaine, mais aussi celle du bétail, du fait de l’augmentation de la consommation de viande. L’arbitrage quantité/qualité joue au détriment du Japon.


« La Chine ne se montre pas seulement combative sur le plan des importations ; elle s’emploie aussi à acquérir des terres agricoles australiennes. A la fin de l’année dernière, a rapporté la presse locale, une entreprise affiliée au Beidahuang Trade Group, un grand organisme de production et de négoce agricoles de la province du Heilongjiang, le plus important de Chine, a acquis 23 000 hectares de terres d’excellente qualité dans la Weatbelt « ceinture céréalière », en Australie-Occidentale. »


Pour lire l’article « Menace sur les nouilles japonaises » c’est ICI link


À Paris si vous souhaitez déguster les meilleurs udon allez au restaurant Sanukiya 9 rue d'Argenteuil, 75001link 

 

Que boire avec vos udon ?

 

Bien sûr on peut opter pour du thé, chaud ou froid, ou pour une bière japonaise. Mais votre Taulier lui vous propose d’opter soit pour du saké, soit pour un vin nature d’Inoué Mito vigneronne à Chanonat 63450. Enthousiaste, un fan écrivait « Une vigneronne japonaise en Auvergne!... Ça vous en bouche un coin, n'est-ce-pas ? Et, en plus, elle réalise des prodiges travaille de la façon la plus naturelle possible et n'utilise aucun intrant. Le résultat est remarquable, mais hélas si rare… » En effet, notre vigneronne nippone produit peu de flacons. J’ai acquis en son temps 2 de ces précieux flacons : Chicci un gamay et la cuvée Genki des raisins de roussanne achetés en Ardèche pour être vinifiés en Auvergne, aussi floral que friand et tendu.


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Du côté du saké sur lequel je n’ai pas encore chroniqué car je ne suis pas encore au bon niveau pour le faire, je vous propose la belle préface de Toshiro Kuroda au livre de Laurent Feneau « Sakés » chez Argol 13€.


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En guise de préface

Le saké n’est pas

Le saké n’est pas un brûle-gorge.

Il ne tord pas les boyaux non plus.

Le saké n’est pas à être servi dans une coupelle à double fond,

au personnage poilu.

Il n’a donc pas besoin de serveur asiate aux grands sourires.

 

Le saké n’est pas un spiritueux

Il n’a pas, s’il est bien fait, de distillat d’alcool.

Le  saké n’est pas destiné à la fin du repas.

Il ne choisit donc pas le moment pour être bu : avant, pendant, après et entre-temps.

 

Le saké n’est pas difficile pour la température.

Il ne déteste pas être tiédi, ni ne refuse à être servi frais.

Parce que le saké n’est pas boisé, il ne contient pas de tanin.

Il n’a pas non plus l’acidité saillante de tartrique.

 

Le saké n’aime pas, comme une jeune fille, le temps qui passe.

Il ne vieillit que difficilement, sauf quelques exceptions, qui, elles,

ne détestent pas la marque des ans.

Le saké n’a pas de terroir, puisque le riz, sa matière, aime voyager.

Il ne dépend pas du lieu, sauf pour l’eau de roche à qui il essaie de ressembler.

 

Le saké est cependant tout un monde de saveurs, que Laurent a su si bien décrire.


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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 12:00

Qui c’est qu’a dit, comme m’sieur Gotti, que j’aimions point la Bourgogne. C’matin je cause de la maison Latour de Beaune et juste avant la méridienne je fais de la réclame pour « quatre boxeurs de poésie qui ne flanchent pas devant le mythe, plus qu'un hommage, ils se glissent avec amour et insolence dans les mots de Gainsbourg et plus précisément sur sa période jazz. Humour, dérision et surtout émotion sont une fois de plus au rendez-vous. C'est d'une classe et d'un talent fou. »  le Quartet Gevrey Chambertin.


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« Gainsbourg, moi non plus » c’est du jeudi 9 mai 2013 au dimanche 30 juin 2013 à L'Européen 5, rue Biot dans le 17e Paris link 

Zoon Besse : le chanteur

Pierre Marie Braye Weppe : violon et guitare

Dany Rizo : Contrebasse

Gaetan Pantanella : guitare


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« La gageure est osée : comment faire du Gainsbourg sans l'imiter, mais aussi sans l'affadir ?Ils le font, et de quelle manière ! Zoon Besse, le chanteur, a le timbre de voix (tout le monde le dit) de Gainsbourg. Cet attribut le sert, il n'en fait pas son fonds de commerce. Pareil pour la gestuelle et l'expression : il sait esquisser un geste, une mimique, qui suggèrent le personnage, sans en rajouter. Il est un interprète, dans toute sa noblesse, il donne son ton à une chanson. »

« Une mise en scène efficace, une énergie débordante, entre musique et théâtre, entre cabaret et grand concert, ça joue du tonnerre, c’est généreux... C’est beau !

Un vrai beau spectacle sur Gainsbourg et ses chansons… un vrai beau spectacle tout court... »

Joël

 

Un aperçu musical ICI link 


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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 00:09

Cher Louis-Fabrice Latourlink ,

 

Au tout début d’avril, sur les coups de 5 heures de l’après-midi, je reçu un courrier – presqu’un poulet - Billet doux [Ancien]. Synonyme de lettre – d’une de vos cousines, Bénédicte Poisot,  émigrée dans le Perche, à Moutiers-au-Perche précisément où, avec toute la famille, elle élève des vaches charolaises et des volailles. Que me disait donc cette Bourguignonne d’origine ? Tout d’abord pour éclairer ma lanterne : que Louis-Fabrice Latour venait de lui donner mes coordonnées. Très gentil de votre part me disais-je ! Et puis elle m’indiquait « Nous élevons une poularde, volaille à maturité, la Poularde de Culoiseau que nous distribuons chez de grands restaurants et bouchers. » Pensez bien Louis-Fabrice que le taulier, tel un bon vieux cheval de trait – j’oserais même écrire un percheron – par l’odeur de belle et bonne avoine alléché sentait ses papilles frétiller. Votre cousine poursuivait « Nous avons eu le désir d’associer les vins de la maison Latour à nos poulardes à l’occasion d’un déjeuner de Presse chez Senderens. C’est une mise en commun des compétences familiales magnifiées par le chef Jérôme Banctel  que nous vous proposons de découvrir. »


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Vous me connaissez Louis-Fabrice, si l’on me prend par le flanc des bons sentiments je suis toujours partant. C’est donc avec un réel plaisir, et beaucoup de curiosité que j’ai accepté l’invitation de Bénédicte Poisot. J’adore la volaille, c’est un marqueur de mon enfance, le visage de ma mémé Marie et de sa basse-cour un peu anarchique. « Mon petit gars as-tu pensé à barricader le poulailler ? » me disait-elle. Bien sûr que oui car de les voir ainsi toutes « accoumussées » (serrées les unes contre les autres) sur le perchoir dès que le jour baissait me procurait un sentiment de paix, c’était le rythme naturel du temps. L’odeur du poulet rôti et la douceur de la poule au riz font partie intégrante du socle de ma culture culinaire.


Bien évidemment, l’alliance de la Poularde de Culoiseau et des vins de vos propriétés Louis-Fabrice, chez Senderens de surcroît, me hissait sur les hauts-plateaux de la haute cuisine  française. Mais, comme je m’en doutais, la réception fut sans façon, sans tralala, simple et de bon goût, chaleureuse et familiale. Benoît, le mari de Bénédicte, leur fille étudiante, étaient là accueillants et heureux de nous présenter le fruit de leur travail. Vous Louis-Fabrice n’étiez point des nôtres, et je ne vous en fait pas le reproche car je crois que vous étiez chez nos « amis » anglais à faire votre commerce, ce qui pour un grand négociant bourguignon, président de la Fédération des Exportateurs est dans l’ordre des choses.


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Le déjeuner fut de grande classe par l’excellence de ses mets et de vos vins, mais je ne vais pas tomber dans le travers de certains de mes collègues, qui se prennent pour des chroniqueurs gastronomiques, et vous allécher par une description chantournée des mets. Pour moi un  repas, même de presse, reste un lieu de conversation et de convivialité. Tel fut le cas du déjeuner du 18 avril qui allia la haute cuisine, des vins de haut vol et une atmosphère conviviale, décontractée, permettant d’échanger sans se cantonner à des commentaires sur les vins et les mets. Pour tout vous dire, Louis-Fabrice, je me suis senti l’invité de vos cousins comme chez eux dans cette belle campagne du Perche verdoyante et si représentative de cette France à la Vidal de La Blache que j’aime tant.


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Les mots ont de l’importance. J’y attache une grande importance car ils sont tant et tant galvaudés par les petites plumes des communiqués de presse que de lire en en tête de la belle brochure de présentation des poulardes de Culoiseau : Éloge de la lenteur excite grandement mes neurones, me fait pressentir que chez les Poisot l’authenticité n’est pas un mot galvaudé. Le temps, prendre le temps de laisser au temps d’accomplir son œuvre : ici des « volailles bien faites ». Ce temps qui est de l’argent nous le compressons insoucieux des rythmes biologiques : les poulardes de Culoiseau au plumage roux et aux pattes blanches, sont issues d’une souche ancienne à la croissance lente. Elles sont élevées jusqu’à leur maturité sexuelle, 4 mois, ce qui leur confère une chair persillée, dense, fine et savoureuse. Le bien-manger des poulardes de Culoiseau est issu des céréales cultivées sur l’exploitation des Poisot. Ce sont des agriculteurs, des éleveurs et des commerçants, ce que l’on nomme dans le jargon une TPE.


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Que puis-je vous dire de plus ?


-          Tout d’abord allez visiter le site, c’est simple et de bon goûtlink 


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-          Pour ceux qui n’y irait  pas un peu de géographie « Installé sur les bords de la Corbionne, Moutiers au Perche est un des villages les plus anciens du Perche. Ce ravissant petit village est accroché à la colline du Mont Harou. Il a abrité au VIème siècle la plus ancienne communauté monastique du Perche, fondée par Saint Lhaumer. Cet ermite venu de Chartres a évangélisé les habitants de la forêt qui couvrait alors tout le Perche. Aujourd’hui, ce village d’éleveurs, d’artisans et de cultivateurs de 500 habitants a su conserver une image forte et est classé parmi les plus beaux villages de France. Les chemins de randonnées y sont très nombreux. Un des chemins remarquables est le chemin du « Gué de Culoiseau » qui depuis le centre du bourg, passe devant l’église, gravit le mont Harou et traverse la forêt. C’est dans cet environnement magnifique, dans un panorama admirable, que nous abritons depuis un demi-siècle le cœur de notre élevage. »


-          J’adhère en tant que Secrétaire-Perpétuel autoproclamé de l’ABV  à ce que « La Poularde de Culoiseau est l’héritage de la «volaille du dimanche», à la fois tendre et goûteuse, croustillante et juteuse. À partager tout simplement »


-          Pour « les parigots tête de veau » vous la trouverez : • Boucherie de l'avenir 51, rue du rendez-vous 75012 Paris - 01 43 43 72 80 - • Boucherie Yves Marie Le Bourdonnec 172, avenue Victor Hugo 75016 Paris - 01 47 04 03 28 • Boucherie le Coq Saint Honoré 3, rue Gomboust 75001 Paris - 0142 61 52 04

 

- Que le Corton Grand Cru 2003 « Château de Grancey » était grand et je lui ai fait grand honneur n'en déplaise aux modérés...


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Voilà, cher Louis-Fabrice, ce petit mot pour vous dire merci de m’avoir fait convier à ce déjeuner chez les Poisot, ce dont je suis ravi. Je profite aussi de cette lettre pour renouveler à la famille Poisot mes encouragements et mes félicitations pour leurs volailles bien faites. Avec eux le terroir reprend de sa consistance, de sa substance humaine, cette main qui fait, qui fait bien et qui permet, bien plus que le verdissement de la PAC chère aux gris bureaucrates de Bruxelles, de faire vivre nos belles campagnes, de les entretenir comme un vaste jardin, mosaïque de territoires boisés, enherbés, cultivés et de villages bien tenus et encore peuplés. L’emploi commence par l’infiniment petit, ces mailles fines qui sont la trame de nos pays.


Bien à vous.

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 12:00

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Chers deux amis, grands amoureux du vin et autres plaisirs masculins,


Je sais vous n’êtes en ce pays qui se dit catalan que des branches rapportées, des émigrés, mais comme vous vous êtes bien intégrés dans le paysage de ce département cher à mon cœur vous vous devez de m’informer des grands sujets qui l’agitent. Bien sûr, de temps en temps, notre ami Léon nous conte des histoires d’échanges sur le bord des routes mais là, alors qu’il s’agit d’une drôle de route, dite route neutre, pas un mot sur la violation du Traité des Pyrénées qui n’est pas un simple bout de papier mais le fruit de la victoire de la France sur l’Espagne (ce n’est pas du football, rassurez-vous) en 1653 où après la bataille des Dunes Louis XIV conclut la paix avec Philippe VI.

 

L’article 42 de ce vieux traité prévoyait « le partage des villages de Cerdagne, région jusque-là espagnole, entre les deux pays. Les villages d’accord… mais les villes ? C’est donc au prétexte que le traité ne parle pas des villes que les commissaires chargés d’appliquer les accords sur le terrain laissent Llivia à l’Espagne. Mazarin, qui a pourtant négocié le traité, s’en étonnera plus tard lui-même.» Convenez-en Mazarin ce n'est pas Raffarin, c'est du lourd tout de même.


Vous allez vous exclamer : putain le Berthomeau faut toujours qu’il  étale sa culture comme la confiture sur sa tartine. Pour tartiner, je tartine, mais de culture que nenni : je lis. Comme vous le savez je suis friand de petits livres que je peux glisser dans ma poche. C’est moins encombrant et moins lourd qu’un litron et ça fait moins pochtron pour la maréchaussée qui serait capable de me contrôler positif sur mon beau vélo.


Donc, rue des Écoles, j’ai fait l’acquisition d’un petit opus d’Olivier Marchon « Le Mont Blanc n’est pas en France ! et autres bizarreries géographiques » au Seuil 14,50€ avec la ferme résolution de vous titiller sur la guerre des stops qui a fait rage entre 1973 et 1983 du côté de Llivia, enclave espagnole en territoire français.  En effet, depuis 300 ans, une route française est déclarée « neutre » et réservée à la circulation des espagnols. Mais, « en 1973, la France décide de déclasser cette route : de « nationale », elle devient « départementale ». La bien française nationale 20 qui coupe la route déclassée devient alors prioritaire : on fait installer des stops ». Mais les Espagnols ne supportent pas de devoir s’arrêter sur leur route et font disparaître les panneaux. La guéguerre dure dix ans, pendant lesquels un nombre indéterminé de stops tombent au champ d’honneur. En 1983, enfin, on décide la création d’un viaduc et d’un échangeur : les routes ne se croisent plus, l’honneur des deux nations est sauf. »


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Sauf que le goût immodéré des Ponts&Chaussées Français pour les ronds-points ne déterre la hache de guerre entre les deux parties. En effet, que lis-je dans la Dépêche du 6 mars 2013 « Llivia, l'enclave catalane qui empêche les ronds-points de tourner en rond »link ?


« Les habitants de Llivia, conseil municipal en tête, estiment que ce projet porte atteinte à l'esprit même du traité des Pyrénées. «Dans le traité, il est dit que la ville de Llivia doit bénéficier d'une liaison directe et sans obstacle avec l'Espagne. Or, pour nous, installer un stop sur la route neutre, c'est bafouer le traité des Pyrénées. Voici quarante ans, les habitants de Llivia se sont battus contre une première tentative de l'administration française. Cela s'était soldé par la guerre des stops. Les panneaux étaient enlevés la nuit et les automobilistes ne les respectaient pas», raconte Silvia Orriols Palmero, la jeune maire de Llivia. Elle redoute un soulèvement populaire et des routes barrés, lorsque, dans quelques semaines, le chantier du double rond-point avec stop va démarrer sur la fameuse route neutre D68/N154 tantôt espagnole, tantôt française. Et elle en appelle à la commission internationale des Frontières. »


Comment n’avez-vous pas eu le réflexe de porter cette importante et douloureuse affaire à mon attention pour que je puisse aller interpeler Manuel Valls qui, de par ses racines catalanes se serait penché sur cet épineux dossier pour le régler ? J’en reste pantois. Si le Pousson l’avait su lui pour sûr qu’il aurait rameuté ses fans et ses « fanettes », la moitié de la blogosphère, son copain Nicolas,  pour apporter son soutien aux 1 388 habitants de Llivia et à sa jeune maire  Sílvia Orriols Palmero. Même qu’il serait venu sur son beau vélo à la rencontre des révoltés. Et vous, qu’avez-vous fait ? Rappelez-vous la révolte des soutifs à Banyuls link bien sûr beaucoup mobilisatrice, plus attractive que celle d’un petit peuple opprimé par le rouleau compresseur de l’Administration.


Pour vous faire pardonner, même si je peux comprendre que vous n’en ayez rien à péter du Traité des Pyrénées, je vous demande de me tenir informer de l’évolution de cet épineux dossier. En effet, mes services me signale qu’outre le tabac le vin n’y est pas cher link mais de quels vins s’agit-il ? Pourriez-vous éclairer ma faible lanterne ?

 

Bien évidemment cette affaire ce n'est pas Marignan 1515 cher à nos coeurs mais ça vaut tout de même un bon coup de carignan pour ma pomme.

 

Merci par avance, chers amis, pour votre contribution à la résolution des graves conflits qui troublent la bonne marche de notre joli monde mondialisé ?

Je vous embrasse.

Un taulier qui a négocié avec le petit père Rocard l’entrée de l’Espagne dans ce qui était alors la Communauté Européenne, à Llivia y sont restés sans doute sur le palier.

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 00:09

La question est posée dans le Monde : « un jour férié en moins pour améliorer la croissance ? »link Dans ce domaine nous ne sommes pas les champions d’Europe car nous nous situons dans la médiane à la 7e place en compagnie de la vertueuse Suède. Notre problème c’est le mois de mai où nous faisons du cumul avec 3 ou 4 jours fériés selon les années. En 2013 on fait le plein avec le 1, le 8 mai, l’ascension et le lundi de la Pentecôte avec en prime que l’ascension est le 9 et que comme c’est toujours un jeudi ça vous offre un grand Pont. Tout ça c’est la faute de la religion, du calendrier liturgique bien sûr.


Ma petite virée dans Paris le 8 mai me prouve au moins une chose c’est que les jours fériés font marcher le commerce : tout était ouvert, les terrasses pleines et je suis persuadé que les hôtels de la côte normande ou d’ailleurs sur la mer étaient complet. Consommez qui nous disent ! L’effet sur la production des jours fériés, selon les jours fériés, est à relativiser, puisqu'il est compensé dans le temps par les entreprises. De plus, cette année, les ponts de mai tombent pendant les vacances de printemps des zones A et C.


J’en reviens à la religion catholique et romaine qui ce 9 mai fête l’Ascension du Christ ressuscité. Je suppose que les églises sont aussi bondées que les hôtels de la côte. Rien n’est moins sûr, alors pourquoi nous accorde-t-on une journée de congé ? Pour autant suis-je ou non partisan de la supprimer ? Non, je pose simplement la question car je n’ai rien contre les traditions à la condition que ceux qui se disent majoritaires quand il s’agit de nous bassiner avec leur attachement indéfectible au sacrement du mariage m’expliquent pourquoi ils ne sont pas tous à la messe en ce jour en ce jour de l’Ascension ?


Comme le sieur Benoît Duteurtre, dont je vais vous causer dans un instant « je ne suis pas un laïcard pressé de provoquer ni de ferrailler. Les blasphèmes ne m’amusent guère. Tout excessive passion pour la question religieuse, y compris sur le mode de la provocation, me paraît vaine. »


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Faut que je vous explique ma référence : dans ma dernière razzia de livres j’ai acheté son dernier opus « Polémiques » chez Fayard 17€ non pour son titre, ni pour sa couverture illustrée par un dessin de Sempé mais parce qu’après l’avoir feuilleté et lu des passages en diagonale les questions posées m’intéressaient. Que Benoît Duteurtre me pardonne je n’avais jusqu’ici rien lu de lui et j’ignorais jusqu’à son existence mais, même s’il était en culotte courte en mai 1968, j’avoue une grande proximité avec lui. Certes il voit des poussettes partout, dans les cafés et les restaurants, nous ne devons pas  fréquenter les mêmes les miens sont exempts de moutards à 4 roues, mais je suis raccord avec lui quand il s’insurge contre l’invasion des poussettes dans les transports en commun. « Les autobus sont de plus en plus encombrés par les voitures d’enfant. Dans le métro, certaines mamans n’hésitent pas à bloquer l’entrée d’une rame avec leur engin qui occupe 4 places, et au milieu duquel l’enfant sacré. » Comme je ne suis pas un grand adepte des transports en commun j’en souffre moins que lui mais là encore ce cher Duteurtre voit des vélos partout sur les trottoirs. Faut pas pousser pépé dans les chiottes, certes des ducons et des duconnes font tout et n’importe quoi : l’autre soir un vélibiste s’est payé tous les feux rouges devant moi qui me suis arrêté. Nous sommes arrivés ensemble. À trop vouloir prouver il affaibli sa démonstration. Ma pratique de 30 ans de vélo sur le macadam parisien me fait constater que les piétons scotchés à leur téléphone cellulaire et les gros culs sur scooters à gros moteurs sont de vrais dangers publics pour moi qui, pour rester en vie, a toujours adopté une pratique de paisible cycliste. Et je ne suis pas Vert.

 

Bref, je ne vais pas polémiquer avec lui à propos de sujets mineurs car sur d’autres questions plus importantes il prend des positions courageuses et argumentées. Nul besoin d’être complètement en accord avec lui, ce qui est mon cas, pour dévorer son livre d’une seule traite, ce que j’ai fait au cours des 7h30 que j’ai passé dans le Téoz de la SNCF Paris-Clermont-Ferrand-Paris dans la même journée. Comme Duteurtre je considère qu’Houellebecq est le grand écrivain de sa génération et que les livres d’Angot me tombent des mains, mais contrairement à lui je ne fume pas de joints.


J’en reviens à la religion en mettant mes lignes dans les siennes avec « Dieu contre-attaque »


Que nous dit-il ?


Que la plupart  de ses amis et lui ont cessé de fréquenter les églises à 14 ans et n’y pensaient plus mais que depuis un temps difficile à dater précisément, dans son entourage amical, il constate un retour en force de la religion sous ses trois formes monothéistes : catholique, musulmane et judaïque. Il dit pouvoir comprendre « mais pas au point de réciter son chapelet ou d’ingurgiter la sainte communion » ou de s’accrocher à des croyances primitives, des images naïves et  sentimentales » érigées en vérité absolu alors qu’il n’y voit que « fariboles et calembredaines. »


Comme lui le « retour au religieux » me laisse sceptique et désemparé.


« Ce que je ne puis comprendre – au risque de passer pour un esprit buté – c’est le retour à la lettre de la religion, cette soudaine fascination pour les textes sacrés, cette foi du charbonnier dans les figures et dans les rites, quand l’esprit moderne nous enseigne précisément que ce sont des imageries locales, dont le sens, aux âges anciens de l’humanité, n’est plus compatible avec nos connaissances. Je ne dis pas que la science élimine le sentiment religieux ; mais elle rend moins sérieux les vieux catéchismes ; d’où ce côté absurdement fanatique des nouveaux dévots : dans les collèges évangélistes où l’on ne veut plus entendre parler de Darwin, dans les écoles islamistes où chaque détail du Coran passe pour une vérité indiscutables, ou chez les juifs bondieusards qui semblent traverser l’existence en vase clos. »


Que s’est-il passé, alors que dans les années 60, les intellectuels partageaient une « même pensée universelle, dédaigneuses pour les croyances archaïques ».


-           pour qu’aujourd’hui, trente ans après, le moindre philosophe, revenu de ses idées gauchistes, nous tartine des volumes sur son attachement au judaïsme comme fondement de son identité ? 

-          Pour que d’excellents romanciers, au regard aigu sur le temps présent, mettent en avant leur foi chrétienne ? 

-          Pour que tant de jeunes français des « quartiers », et jusqu’aux stars su  football, aillent trouver leur supplément d’âme dans les mornes litanies de l’islam ?


Comme Duteurtre j’ai toujours honni les superstitions et les bondieuseries


« Aujourd’hui, les superstitions sont partout de retour ; la religion exige le respect jusque dans ses balivernes, incluant les jours de jeûne, les piscines réservées aux femmes, les régimes alimentaires qui  obligent les compagnies aériennes à jongler avec les plateaux-repas. Un peu partout, une foi rudimentaire se présente comme l’unique forme de résistance aux excès de la modernité. L’identité religieuse rassemble des foules immenses soudées par des croyances dignes d’un enfant de cinq ans. L’autorité des prophètes et leur catalogue de châtiments contredit la « mondialisation heureuse ».

Comme lui « je ne parviens pas à prendre la religion au sérieux, sauf pour m’inquiéter des méfaits qu’elle inflige encore… »

« Contre les légendes et les racontars, nous avons gagné la liberté de l’esprit ; ce qui n’interdit pas de nous interroger sur nous-même, sur l’infini des choses, sur le sens de la beauté, et sur notre héritage des mystères. On peut même le faire dans la nef des églises qui rappelle l’immense perspective du temps. Pour le reste, je ne parviens pas à prendre la religion au sérieux, sauf pour m’inquiéter des méfaits qu’elle inflige encore, dans ses habits de lumière barbares, à toute une partie de l’humanité. »

 

Le Point de Vue de la Tribune de Genève sur « Polémiques »link

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