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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:00

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En feuilletant le Point que j'ai acheté pour grapiller le spécial Vins du sieur Dupont je suis d'abord tombé sur l'édito de FOG : le chemin de Damas de M.Hollande et j'avoue que je m'y suis totalement reconnu. 


Comme Alain Juppé j'estime qu'il est nécessaire «de marquer un coup d’arrêt aux atrocités du régime de Damas». Comment peut-on se réjouir de la «faillite absolument catastrophique» de l’Union européenne et de nos leaders exigeant que l’intervention n'intervienne qu’à la condition qu’elle se fasse dans le cadre d’un mandat des Nations unies ?  «Dire cela, ce n’est rien faire», plaide Juppé, car la Russie bloquera toute décision en ce sens. «Se retrancher derrière le feu vert du Conseil de sécurité, c’est en réalité se rendre complice de l’inaction». Et en cela ce sont des Munichois, les cons, comme le disait Daladier à sa descente d'avion (témoignage de Léger Saint John Perse). Je ne puis m'empêcher d'attribuer la palme de la stupidité radicale au dénommé Hervé Morin qui un jour a cru qu'il était Ministre de la Défense alors qu'il n'était là que pour le prix d'un ralliement peu glorieux...
 
FOG commence ainsi :

« Faut-il jeter la pierre aux gouvernants occidentaux qui, sur l'affaire syrienne, ont l'air de touristes qui cherchent leur chemin ? Au lieu de les tacler, on a, pour une fois, envie de les plaindre.

Gouverner, c'est choisir. Michel Rocard a souvent dit qu'"au pouvoir il faut décider. Que la décision soit bonne ou mauvaise, tant pis, l'essentiel est d'avancer". Il n'a, hélas, pas tort. Les peuples ont besoin de sentir qu'il y a quelqu'un à la barre et qu'il suit un cap. Sinon, le doute est mis.

Telle est la tragédie de la politique, science inexacte par excellence. Souvent, il faut trancher entre deux mauvaises solutions. C'est notamment le cas avec la Syrie, où il y a autant d'arguments pour l'intervention que contre. D'où l'extrême pusillanimité de la plupart des gouvernants occidentaux, M. Hollande excepté. Sur ce dossier, ils ont presque tous suivi la ligne : "Courage, fuyons !»

FOG conclut ainsi :

« Ne moquons pas la solitude de M. Hollande : ses convictions sont tout à son honneur. Mais le châtiment (mérité) infligé à Bachar el-Assad n'aurait de sens que si, au lieu de donner des ailes aux salafistes, il favorisait les sunnites modérés, très nombreux mais sans vrai soutien extérieur et dont on sait qu'ils ne massacreraient pas, après la victoire, les minorités chiites, alaouites ou chrétiennes.»
Ensuite, quelques pages plus loin je me suis arrêté sur le billet de Patrick Besson : Mao sait tout.link 

Remarquable !

Je suis 100% d'accord avec sa chute :

« Et au fond, me dis-je, le communisme tel qu'il s'est développé en Chine au XXe siècle et le capitalisme tel qu'il se présente dans le monde du XXIe sont-ils si différents ? La Révolution culturelle aura été un énorme bizutage des futurs PDG chinois ainsi qu'on le pratique chez nous à HEC, Sup de Co, l'Essec, etc. Le passage à l'usine : stage en entreprise. Le retour aux champs ne pouvait pas être pire que les randonnées en montagne presque obligatoires pour les jeunes voulant chez nous se faire une place dans la hiérarchie capitaliste. Mao réduit les études universitaires de sept ans à trois. En France, c'est pareil : après l'entrée dans une grande école, de l'avis général, c'est la bulle. Mao insiste sur l'éducation politique des jeunes : ils doivent tous penser la même chose sur tous les sujets.Idem avec nos étudiants : une pensée unique délivrée par les professeurs, diffusée dans les médias et relayée par les réseaux sociaux. Avec presque les mêmes thèmes : sens du collectif, rester positif, être offensif, dévouement à la production, religion du rendement, méfiance envers l'individu, culte des rites sociaux, solidarité entre actifs, pratique du sport pour être en forme au travail, respect de la culture qui élève l'homme, refus de l'élitisme qui sépare les hommes. Le président Mao, qui ne se lavait jamais les dents ("Les tigres ne se lavent pas les dents", disait-il), aura en fait préparé des centaines de millions de Chinois à avoir un comportement parfait dans le Far West du CAC 40, du Nikkei et du Nasdaq, parmi les autres chasseurs de primes de fin d'année..»

Ma chute à moi je la tire d'un article de Capital.fr Les meilleures universités au monde pour devenir PDG link

Les 20 universités où il faut étudier pour devenir PDG

1. Harvard University (Etats-Unis)
2. University of Tokyo (Japon)
3. Stanford University (Etats-Unis)
4. Ecole Polytechnique (France)
5. HEC Paris (France)
6. ENA (France)
7. University of Pennsylvania (Etats-Unis)
8. Massachusetts Institute of Technology (Etats-Unis)
9. Keio University (Japan)
10. Seoul National University (Corée du Sud)
11. Cornell University (Etats-Unis)
12. Insead (France)
13. Tsinghua University (Chine)
14. University of Chicago (Etats-Unis)
15. Northwestern University (Etats-Unis)
16. Columbia University (Etats-Unis)
17. Mines Paris Tech (France)
18. Kyoto University (Japon)
19. Yale University (Etats-Unis)
20. Waseda University (Japon)
Les 8 universités françaises parmi le top 100 mondial pour devenir PDG

Ecole Polytechnique (4ème)
HEC Paris (5ème)
ENA (6ème)
Insead (12ème)
Mines ParisTech (17ème)
Sciences Po (81ème)
Ecole des Ponts ParisTech (86ème)
Essec Business School (88ème)

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 00:09

 

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J’aime l’eau fraîche.


Au Bourg Pailler celle du vieux puits était potable mais très étroit et très profond, et il fallait puiser l’eau au seau. Certes ça peut paraître bucolique aux écolos mais c’était fort pénible car il fallait outre les besoins domestiques abreuver les animaux. Comme le service d’eau, c’est-à-dire l’adduction au service de distribution d’eau, ne viendra que bien plus tard mon père décida donc de creuser un nouveau puits dans le jardin. Il fit venir un sourcier avec sa baguette qui détermina le lieu où la source affleurait. Ensuite mon frère Alain et un puisatier se mirent à l’ouvrage à la pioche et la pelle pour creuser le puits d’une circonférence  de 4 à 5 mètres (je n’ai pas le compas dans l’œil mais le puits existe toujours j’irai vérifier lors d’un prochain passage à la Mothe-Achard). Lorsque la roche se révélait coriace le puisatier, avec une barre à mines, posait des explosifs et j’adorais vivre les préparatifs car j’avais le sentiment que nous étions des bandits de grand chemin. L’eau apparut vers 4 ou 5 mètres et c’est dans de la boue jaunasse qu’il fallut continuer de creuser. À la vue de cette soupe argileuse je me disais : «  mais comment va-t-elle devenir claire ? ». Bref, lorsque la bonne profondeur fut atteinte nos deux larrons posèrent deux rails sur lequel ont façonna un plancher au-dessus du niveau de l’eau afin d’y installer la pompe électrique qui nous alimenterait en eau.


L’eau fut analysée : pas terrible mais potable, elle n’avait pas la pureté de celle du vieux puits et pendant tout un moment nous ne bûmes que celle que les femmes allaient encore puiser à la main. Aujourd’hui le vieux puits est enfoui mais je garde le souvenir du petit édicule en pierres sèches, du treuil en bois, du bruit de la chaîne sur la poulie métallique et du seau en zinc remplie d’une belle eau fraîche qui serait conservé dans des pots en grès dans l’ombre du cellier. Chez moi l’infâme piquette du pépé Louis se buvait coupée d’eau. Pour tout dire l’eau n’avait pas mauvaise presse. Normal ce fut la première boisson de l’homme. Alors pourquoi ce discrédit, et pas seulement chez les buveurs de vin ou de boissons alcoolisées ? Boire, comme le souligne Didier Nourrisson dans son livre Crus et cuites Histoire du buveur « c’est d’abord consommer une boisson alcoolisée. Cependant, les dictionnaires du XIXe siècle ajoutent le « buveur d’eau » et le qualifient de « personne qui ne boit que de l’eau ou du vin fort trempé. »


« Sirop de grenouille », « château-la-pompe », « jus de parapluie », l’eau suscite défiance et, pire, moquerie. « L’eau est un liquide si dangereux, aurait dit Alfred Jarry, qu’une goutte versée dans un verre d’absinthe suffit à la troubler. » On plaint le buveur d’eau, on se moque de lui, suscite la méfiance « j’ai toujours remarqué que les gens faux sont sobres, et leur grande réserve à table annonce assez souvent des mœurs feintes et des âmes troubles » déclare l’amant de la  Nouvelle Héloïse. « La promotion du vin encourage le discrédit de l’eau. Les deux boissons se font la guerre. Le réquisitoire le plus féroce est prononcé par Baudelaire dans son livre Du vin et du haschisch (1860) lire ICI link


Les défenseurs du vin, qui pèsent alors très lourd politiquement aussi bien à la production que le lobby des marchands de vins et des limonadiers (qui sont alors des vendeurs de piquette), jouent sur du velours car l’eau ne vaut rien « Nous buvons 90% de nos maladies » déclare Louis Pasteur et son « le vin est la plus saine des boissons » qui sera exploité, et l’est toujours, ne faisait que tirer les conséquences des conditions déplorables de l’alimentation en eau des populations.


Didier Nourrisson note « Deux évènements viennent pourtant au XIXe siècle tempérer ce rejet de l’eau de consommation. Ils sont tous deux provoqués par les nouveaux soucis hygiénistes de l’État : il s’agit d’abord de la mise en place d’un réseau d’eau potable ; ensuite du développement des eaux minérales. Ainsi la célèbre Compagnie Générale des Eaux à partir de laquelle JM Messier voulut bâtir son empire en exploitant son trésor de guerre, l’ancêtre de l’actuelle Véolia est fondée par décret impérial le 14 décembre 1853. L’eau minérale en bouteille va prendre son envol avec Adolphe Granier à Vergèze dans le Gard qui obtient la propriété de la source des Bouillons en 1863 et en 1898, un médecin  de Nîmes Louis Perrier, devient propriétaire de la source et commence à commercialiser son eau. Même processus avec Augustin Badoit qui « avait flairé le filon. En 1837, il rachète la source Fonfort à Saint-Galmier et se met à embouteiller de l’eau. »


Des empires industriels vont se bâtir sur l’eau du robinet et l’eau en bouteille, la Générale des eaux déjà citée, la Lyonnaise des Eaux… Danone avec son portefeuille de grandes marques françaises Évian, 1er exportateur mondial d'eaux minérales, Volvic, Badoit, La Salvetat et Nestlé avec 67 marques dont Vittel, Perrier, San-Pellegrino, Contrex et Quézac… Ironie de l’Histoire, Pierre Castel le leader du vin de table ajoutera pendant un temps à son empire, des eaux minérales Le groupe Castel, via son entité « eaux » baptisée Neptune, commercialisait Saint-Yorre, Vichy Célestins, Cristaline, Thonon, Courmayeur et la célèbre Chateldon. Avec un investissement initial limité (environ 122 millions d'euros), Castel a été propulsé n°3 du marché de l'eau en bouteille. Depuis, il a conforté sa position pour détenir aujourd'hui près de 22 % de part de marché. En clair, vendre de l’eau est bien plus profitable que de vendre du vin. C’est la revanche des hydropathes, les addicts de l’eau, et des hydrophiles que de voir toutes ces filles se balader avec leur bouteille d’eau dans leur sac !

 

 

LES FRANÇAIS SONT PARMI LES PLUS GRANDS CONSOMMATEURS D'EAU MINERALE NATURELLE  EN EUROPE ET DANS LE MONDE.
En consommant en moyenne plus de 142 litres d'eau minérale naturelle en 2006, les Français sont après les Italiens et juste derrière les Espagnols, parmi les premiers consommateurs d'eau minérale naturelle en Europe et dans le monde.
La consommation de bouteilles d'eau en 2011

 

5,5 milliards de litres en France vendus en 2011 , en hausse de 2,8%...

 

Pour la deuxième année de suite, les industriels des eaux minérales naturelles ont vu leur marché progresser de 2,8% en 2011 en France. Après plusieurs années de forte baisse, et un repli en volume de 6% en 2007 et 2008. Après +2% de 2010 le marché a cru de +6% en 2011 en France avec 5,5 milliards de litres dont 4,5 milliards de litres d’eau plate nature.

 

5,2 milliards de litres en bouteille ont été vendus en France en 2008, soit 1,6 milliard d'euros, selon des données du cabinet ACNielsen.

 

 

La France est aujourd’hui le troisième producteur européen derrière l’Allemagne et l’Italie : en 2004, en Europe, les Italiens devant les Américains avaient une consommation d'eau en bouteilles équivalente à 184 litres par an et par personne. Les Français, 145 litres.

 

Le Français sont donc des buveurs  d'eau...

 

Je plaisante à peine. Ce clivage violent qui a souvent au début du siècle transformé le buveur d’eau en militant anti-alcool  comme le note Didier Nourrisson « Son choix se porte sur le rejet des spiritueux ou celui de tous les alcools ; il devient abstinent ou tempérant, un peu comme dans le monde de l’alimentaire coexiste les végétariens et les végétaliens. » Ils serviront de bases aux « sociétés de tempérance » venues des USA, œuvre des médecins et des quakers. Mais « le modèle américain s’exporte bien, excepté en France. Au pays du vin, les pourfendeurs de l’alcool n’ont pas bonne presse  et agissent en ordre dispersé. »


C’est le traumatisme de la Commune en 1871 qui va tout déclencher « l’association antialcoolique est une entreprise de moralisation nés de la grande peur sociale. Les écrits qui dénoncent la férocité et la sauvagerie des Communards sont très nombreux. Ainsi le Dr Jolly, fondateur de la Société Française contre l’abus du tabac et membre de la Société Française de Tempérance écrivait dans le Bulletin de l’académie de Médecine le 25 juillet 1871 « sans la double ivresse alcoolique et nicotinique, sans l’exaltation toute fébrile, toute frénétique qui l’accompagne, aucun peuple du monde n’aurait pu commettre les cruels attentats, les horribles saturnales dont nous avons été témoins ; aussi pour les concevoir, il fallait tout le génie des enfers, il fallait pour les accomplir toutes les fureurs, toute la rage de l’ivresse. »


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Le monde médical, sensibilisé à la question sociale, va monter en première ligne. La Société Française de tempérance (SFT) ouvre sa première AG le 12 mai 1872. « Les premiers membres de la SFT ont pour noms Louis Pasteur, Claude Bernard, le baron Haussmann, Emile Littré ou Sir Richard Wallace (mécène anglais qui a fait ériger à Paris la cinquantaine de fontaine qui portent son nom afin de lutter contre l’alcoolisme en permettant aux pauvres d’accéder à l’eau potable NDLR). Aucun n’est sans doute buveur d’eau, mais tous entendent bien faire rendre gorge à l’alcool. »


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Cette chronique qui doit son origine et son contenu au livre de Didier Nourrisson a un double objectif : tout d’abord que ceux qui écrivent sur le vin en fasse leur livre de référence ce qui leur évitera d’écrire tout et n’importe quoi sur le sujet de la lutte contre l’alcoolisme ; ensuite pour que si nous, les gens du vin, souhaitons vraiment faire avancer notre juste cause face aux tenants d’un pur prohibitionnisme qui ne dit pas son nom, nous tenions compte de tous les aspects du dossier qui ne se résume pas au simple argument du vin partie intégrante de notre civilisation. Il l’est mais il n’est pas que cela puisqu’il est aussi une boisson alcoolisée de grande consommation et s’en tenir à jouer du violon avec les grands vins ou les vins d’auteur ne suffit pas à convaincre l’opinion publique très sensible aux arguments santé des blouses blanches…


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A bientôt sur mes lignes pour poursuivre ce regard historique…

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:00
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J'exagère un chouïa mais tout de même si vous allez ICI link vous aurez tout sur les Journées européennes du patrimoine dans le jardin du ministère de l’agriculture au 78 rue de Varenne dans le 7e arrondissement de Paris.

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Tout ça pour dire à tous ceux qui disent que notre Stephane Le Foll Ministre de l'Agriculture ne promeut pas assez nos beaux produits vins, fromages et compagnie qu'ils feraient mieux d'aller ce week-end du côté de l'Hôtel de Villeroy pour faire leurs emplettes et serrer la pince à notre Ministre.


« Pour la 30ème édition des journées européennes du patrimoine, le ministère de l’agriculture invite le public à découvrir l’esprit campagne en plein cœur du 7ème arrondissement. Démonstrations de chien de berger dans les jardins de l’Hôtel de Villeroy, découverte guidée par les élèves de l’enseignement agricole d’un espace potager agro-écologique, ruches et abeilles, expositions photos, diffusion de films de la cinémathèque du ministère, vente des (excellents) produits des lycées agricoles sous les arcades....De quoi largement occuper tout un week-end !» 

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Sous les arcades, le marché des produits des lycées agricoles

« Quinze lycées agricoles sont présents lors de ces journées, représentant nos beaux terroirs de vins et de fromages que vous pourrez acheter voir sur le site indiqué ci-dessous le planning du marché des lycées agricoles des Journées Européennes du Patrimoine »



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Et aussi... La Grande Tablée

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, 200 invités, notamment les vainqueurs du concours Grande Tablée organisé sur la page Facebook du ministère, partagent ensemble un repas composé de produits emblématiques de notre patrimoine gastronomique et culinaire. 

« Prendre le temps de se réunir, d’aller à la rencontre de l’autre, simplement, pour échanger et partager ensemble un bon repas. » La convivialité, le partage et le plaisir de se retrouver ensemble fondent l’esprit des fêtes populaires qui se déroulent partout en France dans les bourgs et les villages. C’est aussi la philosophie de l’initiative de Stéphane le Foll intitulée La Grande Tablée qui a pour objectif de valoriser la transmission de notre patrimoine culinaire et de rassembler autour d’une grande table toutes les générations

SAMEDI 14 SEPTEMBRE DE14H à 18H

AQUITAINE Lycée agricole de Périgueux (24) foie gras & spécialités du Périgord

AQUITAINE Lycée viticole de Bergerac (24) blanc sec, rosé, rouge, moelleux, Monbazillac

BOURGOGNE Lycée agricole de Davayé (71) vins et fromages

BOURGOGNE Lycée viticole de Cosne (58) AOC Coteaux du Giennois : rouge 2012 (médaille d’argent CGA 2013), blanc 2010, fût de chêne rouge/ blanc 2012

CHAMPAGNE ARDENNE Lycée viticole d'Avize (51) champagne Sanger

LIMOUSIN Lycée agricole de Limoges (87) terrines de porc cul noir, foie gras, rillettes, plats cuisinés, gâteaux, confitures

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Villefranche charcuteries, plats cuisinés, foie gras de Rouergue (12)

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Mirande (32) foie gras, pâtés divers, confit de canard, rillettes, gésiers confits, cassoulet 

BASSE-NORMANDIE Lycée agricole de St Lô (50) fromages à pâtes pressées, fromages à pâtes molles, yaourts, compotes, soupes de légumes et de poissons,jus de pomme, cidres, apéritif des marais, calvados

HAUTE-NORMANDIE Lycée agricole du Pays-de-Bray (76) jus de pomme, cidre, pommeau, calvados, fromage de Neufchâtel

PAYS-DE-LA-LOIRE Lycée agricole de Laval (53) confiture, miel, jus de pomme, pâté de campagne aux pommes, sauté de porc, pain d’épices

PACA Lycée viticole d'Orange (84) vins de pays, Côtes-du-Rhône, Côtes-du-Rhône Villages, Châteauneuf-du-Pape

RHÔNE-ALPES Lycée viticole de Bel Air (69) vins du Beaujolais

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE DE 11H à 19H

AQUITAINE Lycée agricole de Périgueux (24) foie gras & spécialités du Périgord

AQUITAINE Lycée viticole de Bergerac (24) blanc sec, rosé, rouge, moelleux, Monbazillac

BOURGOGNE Lycée agricole de Davayé (71) vins et fromages

BOURGOGNE Lycée agricole de Davayé (71) vins et fromages

BOURGOGNE Lycée agricole du Morvan (58) rillettes de truites, mousses de truites et œufs de truites saumurées

LIMOUSIN Lycée agricole de Limoges (87) terrines de porc cul noir, foie gras, rillettes, plats cuisinés, gâteaux, confitures

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Villefranche charcuteries, plats cuisinés, foie gras de Rouergue (12)

MIDI-PYRENEES Lycée agricole de Mirande (32) foie gras, pâtés divers, confit de canard, rillettes, gésiers confits, cassoulet 

BASSE-NORMANDIE Lycée agricole de St Lô (50) fromages à pâtes pressées, fromages à pâtes molles, yaourts, compotes, soupes de légumes et de poissons, jus de pomme, cidre, apéritif des marais, calvados

HAUTE-NORMANDIE Lycée agricole du Pays-de-Bray (76) jus de pomme, cidre, pommeau, calvados, fromage de Neufchâtel

PAYS-DE-LA-LOIRE Lycée agricole de Laval (53) confiture, miel, jus de pomme, pâté de campagne aux pommes, sauté de porc, pain d’épices

PACA Lycée viticole d'Orange (84) vins de pays, Côtes-du-Rhône, Côtes-du-Rhône Villages, Châteauneuf-du-Pape

PICARDIE Lycée agricole de Crézancy (02) champagne

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 00:09

 

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Les vins en GD et HD ça existe, pester, vilipender, rejeter, est une posture commode, sympathique qui ne fait guère avancer la seule question qui vaille : comment aider madame et monsieur tout le monde à mieux acheter son vin ? Se contenter du yaka aller chez un bon caviste relève de la pure incantation car bien évidemment nos chers conseilleurs exhautent aussi les grosses chaînes de cavistes. Ne parlons pas de l'Internet, en dépit d'un taux de progression intéressant, ce mode d'achat reste encore très minoritaire.


En cette période de Foire aux vins y'en a que pour la GD et beaucoup de piou-pious ou de vieux chevaux de retour du Web en profitent pour se goinfrer. Faut bien vivre, mais pour moi la question n'est pas là. Si les circuits de distribution sont ce qu'ils sont ce n'est pas par le pur effet du hasard mais parce qu'ils se calent sur l'évolution des modes d'achat des consommateurs. On peut le regretter, faire comme moi ne pas y aller, mais si l'on souhaite faire évoluer les choses dans une nouvelle direction ou vraiment défendre l'intérêt bien compris des consommateurs tout en promouvant une juste rémunération des vignerons, il faut plaider pour que tous les distributeurs de vin fassent leur métier.


Sur ce plan-là la GD a tout faux avec ses murailles de vin illisibles, monstrueuses et l'absence de conseils au jour le jour. Très peu de progrès ont été fait en ce domaine, la GD privilégie les volumes, n'innove guère et se contente de se faire de la pub sur le dos des vignerons avec son tam-tam des Foires aux vins. Le conservatisme règne en maître chez les acheteurs de la GD, ils sont passés, à quelques exceptions notables comme celle de Monoprix, à côté de tous les grands mouvements qui ont marqué ces 10 dernières année se contentant de vampiriser les tendances. Bien sûr, nos chers Grands épiciers font des gouzi-gouzi aux blogueuses et aux blogueurs pour faire joli et sortir de leur ringardise.


La débauche de moyens de communication de la GD au moment des Foires aux vins n'est que de la poudre aux yeux pour masquer la pauvreté du quotidien de la vente de vins dans leurs rayons. Et pourtant, il y a tant à faire pour sortir la présentation des vins de son triste sort mais ça couterait des sous aux grands défenseurs de notre porte-monnaie et ça rognerait un peu leurs marges. Le rayon vins est encombrant mais prescripteur et les barons de la GD ne font que profiter de l'appétance passagère des grands médias audio-visuels pour les Foire aux vins pour se faire de la notoriété à bon compte. Le vin au quotidien ils s'en tamponnent le coquillard. Monsieur et madame tout le monde poussant son caddie face à la muraille de vins ce n'est pas leur problème vu qu'ils engrangent un max au moment des fameuses foires aux vins et leurs soi-disant bonnes affaires pour amateurs de vin.


Je milite depuis toujours sur cet espace de liberté pour l'extension du domaine du vin et, bien plus que les fatwas contre la GD et les chaînes de cavistes, il me semble que la qualité du service est le principal marqueur indispensable de ce combat. Le vin en France est maltraité, pas seulement par la loi Evin et les hygiénistes mais par certains de ceux qui le vendent en grande quantité. L'amour c'est tous les jours, pas seulement, pendant quelques jours, deux fois par an.


Pour clore mon antienne, une fois n'est pas coutume, je vais chanter les louanges de notre Gros Gégé made in Belgique. En effet, selon Nord-Eclair Belgique à Tournai: l'Espace Depardieu ouvrira en novembre link


« Le dossier est finalisé ! Gérard Depardieu a acheté l’ancien Espace Pic-Puce et ouvrira l’« Espace Depardieu » en novembre. Une aubaine pour la ville de Tournai et sa première échevine Marie-Christine Marghem qui se bat depuis des mois pour rendre vie à l’hyper-centre tournaisien.

Cette fois, ça y est, l’acteur Gérard Depardieu est officiellement propriétaire de l’ancien espace Pic-Puce au 20 de la rue Curé Notre-Dame dans le centre de Tournai. Les travaux pour y aménager un espace dégustation sur le thème du vin débuteront ce lundi et l’inauguration aura lieu en novembre en présence de l’interprète d’Obélix.

Gérard Depardieu devient un atout de plus pour le tourisme tournaisien. «  Son espace dégustation se trouvera à côté de l’office du tourisme, du beffroi, du piétonnier et il offrira une vue magnifique sur la cathédrale (...) Gérard Depardieu s’insère dans le tissu tournaisien. Il sera d’ailleurs très souvent présent dans son établissement. C’est un indépendant qui va s’investir pour la réussite de son commerce en plein centre historique alors qu’il aurait très bien pu faire ça ailleurs ». L’établissement se nommera l’« Espace Depardieu » et on y trouvera, bien évidemment, ses vins, mais aussi un rayon d’épicerie fine où dénicher des produits rares pour préparer des recettes à la maison.  «  Je peux vous dire que Gérard Depardieu a d’autres projets pour Tournai  », assure Marie-Christine Marghem «  mais nous en reparlerons en temps voulu ».


Bravo Gégé et vive la Belgique ! J'apprends la Brabançonne... en francais,nederlands and dutch... 

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La brabanconne, en francais,nederlands,and dutch par senlen

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:00
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Sacré Patrick, l'heure de la reconnaissance a sonnée, certes elle ne sera pas carillonnée comme à l'Angélus par un cardinal archevêque mais les plus beaux nez de la Planète Vin made in French se sont enfin penchés sur le berceau de ses vins. Attention, le pivot de Sapros et de Sève ne tire jamais les bernes à lui, il plaide et joue collectif (reste d'un passé sulfureux, très Spontex jaune vif). 

Afin de m'éviter de me faire fouetter, je ne suis pas SM, par les ayatollahs de la Toile qui dégainent pour un rien leurs misérables pétoires à un coup, je le dis sans détour le Baudouin je l'aime bien (Patrick Baudouin un vigneron amoureux de son coin de Loire et de l’œuvre de Roger Dion link ce qui ne m'empêche pas de l'asticoter lorsque le besoin s'en fait sentir.


Ce matin le duo B&D couvrait le Patrick de fleurs, non pour l'enterrer mais pour le fêter, et dans le Spécial Vins du Point le Jacques Dupont lui tresse des couronnes de lauriers. La gloire quoi, la prochaine étape c'est un fauteuil au comité national de l'INAO, costume-cravate, la totale. Je plaisante à peine car Patrick y aurait sa place pour défendre une conception de l'appellation qui permette à la vieille maison de sortir de l'ornière où elle s'est enfoncée et où s'enlise doucement.


Je cite le sieur Dupont réfugié en Basse-Bourgogne : « Patrick Baudouin, grand avocat du layon sans concession, sans chaptalisation, pur produit des sols, de la vigne alliée au soleil et ce qu'il faut de pluie pour déclencher la pourriture noble, a longtemps hésité à se lancer dans le sec. Avec la verve qui le caractérise, il expliquait à son ami Jean-Marie Raveneau, le magicien de Chablis, que, sur les schistes, il était impossible de faire des secs. A peine avait-on le temps de voir mûrir le raisin, racontait-il, que déjà le botrytis (le champignon responsable de la pourriture noble) frappait à la porte des baies, provoquant une brusque poussée du sucre... Depuis, Patrick Baudouin produit des secs d'une qualité superbe (voir la sélection). Il a même été élu par ses pairs président de l'appellation anjou blanc...sec ! Ce qui ne l'empêche pas de vinifier des coteaux-du-layon admirables, mais en quantités plus limitées.»

Fermez le ban !
 
Taquin le Jacques...

Voilà donc bien notre Patrick est entré sur le sentier de la notabilité mais comme c'est pour défriser les tenants du statu-quo je trouve ça très rigolo. Je sûr que René Renou, dans son entre-deux-ciel, se dit qu'il a couvé de la bonne graine.

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Allez les Anjou blanc c'est du tout bon avec toutes les explications de Roger Dion, là Patrick est intarissable... 
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 00:09

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« Souvenirs, souvenirs… » chantait Johnny dans les années 60… Les miens remontent à 2003 avec les bouffons bios de Montreuil link C’est à Montreuil, au temps héroïques, bien avant que les petits loups et petites louves se passionnent pour les vins nus, alors que les maîtres de la vigne costume-cravate méprisaient disaient-ils ces traîne-savates, que j’ai rencontré pour la première fois Virginie Maignien, qui n’était pas encore la compagne de Patrice Lescarret, mais tenait avec son sourire, ses beaux yeux et sa disponibilité, la table du sémillant et déjà bedonnant Francis Boulard. Le blond Baudouin, lui, était déjà venu me faire la cour sitôt mon rapport avec sa bande de vignerons dans nos appellations. C’était le bon temps de l’union loin des egos. link . Le Monde citant le regretté René Renou qualifiait le Baudouin de José Bové du vin. Nous nous caillons grave les glaouis dans des lieux improbables mais c’était le bon temps que les jeunes ne peuvent pas connaître.


En ces travées en ce temps-là votre cher Taulier ne croisait ni ceux qui font des guides, ni ceux qui ont pris le train en marche quand celui-ci passa de l’omnibus à la version TGV. À tout pécheurs miséricorde et les ouvriers de la 25e heure s’ils accomplissent de la belle et bonne ouvrage sont les bienvenus sur mon espace de liberté.


Donc les temps changent. La dernière livraison du Guide Bettane&Desseauve des Vins de France sélection 2014 accordent, selon le système de notation de rien à 5 (voir ci-dessous) mes amis Virginie, Patrice et Patrick se hissent au niveau 3  soit « une production de haute qualité, pouvant servir de référence dans son secteur. »


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En plus, dans l’équipe de B&D il y a un jeune homme : Yannick Burles que j’avais remarqué depuis fort longtemps au temps de monoprix. Il faisait partie de ma petite bande de dégustateurs qui suppléait mes insuffisances notoires. C’est un fou de vin, passionné mais méticuleux et exigeant. Il se forme en ce moment du côté de Beaune pour devenir vigneron dans sa Provence natale. Bonne chance Yannick et à bientôt du côté de tes vins...


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Chez Causse Marines le Préambules de mes premières amours est devenu Raides Bulles et je suis d’accord avec la fiche B&D « les arômes de fruits rouges sont gourmands mais l’équilibre demi-sec n’a pas le caractère apéritif de la cuvée Préambulles. Il visera un public plus large. Moins de sucre constituerait sans doute une piste de réflexion. » Je ne suis pas très sucre Patrice.

 

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Chez le père Baudouin de Chaudefonds-du-Layon,  le Cornillard 2010 Anjou « c’est le 2010 du secteur qui a le plus d’à-propos », t’as pas besoin de tes lunettes Lindberg Patrick pour lire les compliments, tout arrive à qui sait attendre.


Pour le Savennières 2010 je trouve le commentaire de B&D très Baudouin guide du Pouss « Baroque en attaque, ce savennières prend de la verticalité en milieu de bouche et affirme sa race en finale. » Putain 16,5/20 Patrick, ça s’arrose !

 


Johnny Hallyday Souvenirs Souvenirs 1960 par ejr2

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 11:00
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Combien de fois ai-je chambré - normal concernant un dès plus beau nez du vin - Jacques Dupont en lui faisant remarquer que ses références languedociennes commençaient à être forts anciennes. Bien sûr je le faisais gentiment contrairement à certains naturistes excités qui ont une dent contre lui depuis qu'il a affirmé sur une antenne, en vantant le sans-soufre de Marionnet, que beaucoup  de vins nus viraient souvent au vinaigre. Tu parles un peu sans savoir mon cher Jacques car tu n'en dégustes pas beaucoup des vins natures. Bon prince que je suis épaulant le révérend père Pousson des Corbières j'ai ferraillé sur Face de Bouc contre un demi-solde du vin qui bégayait des mauvais mots de notre Histoire. Bref, Jacques se défendait avec vigueur en avaçant les temps héroïques où il chalutait dans le Midi profond. je me frisais les moustaches en lui rappelant mes faits d'armes attestés par les défricheurs des AOC du Languedoc, Jean Clavel en premier.


Dans le Spécial Vins du Point Jacques relève enfin le gant brillament en pondant un beau papier sur l'appellation terrasses-du-larzac. Le titre est sans équivoque : un premier cru pour de vrai.

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Citer Voltaire à propos des grands mamouchis de South of France relève d'un à-propos incontestable « Tous les conciles sont infaillibles, sans doute ; car ils sont composés d'hommes.» 


Suit un condensé de l'histoire du Midi rouge qui confondait la couleur de ses vins avec celle de l'étendard de la révolte.

Pour les temps plus contemporain Jacques constate avec regret que « la mise en place d'une appellation générique régionale - languedoc - récemment créée semblait une bonne idée. Sauf que, justement, elle n'est arrivée que récemment. Il aurait sans doute fallu commencer par là, puis construire des étages supérieurs, mais c'est le contraire qui a été fait. On a pensé contenter tout le monde en créant minervois, corbières et surtout coteaux-du-languedoc, la plus importante et qui a beaucoup investi dans sa marque. La voilà aujourd'hui condamnée à disparaître car trop facilement confondable avec le générique languedoc..» 

Petite remarque, cher Jacques, en matière de confusion notons aussi les chers Pays d'Oc cher au coeur de mon grand ami, un autre Jacques.


L'espoir c'est « la reconnaissance par l'INAO de l'appellation terrasses-du-larzac. Enfin, on peut parler d'un véritable premier cru, même si ce ne serza pas la dénomination exacte.» 

La suite est dans l'article de Jacques.

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Je note et souligne ce que dit Sébastien Fillon vigneron installé en 2006 «... La viticulture permet de vivre avec nos produits et aussi de créer. cela prend du temps. il nous faut de la qualité et une taille d'exploitation suffisante. Le Languedoc le permet. le prix des vignes est correct et on peut trouver des secteurs qualitatifs à bas prix. Des endroits dont les gens ne veulent plus car c'est trop dur, trop isolé.» 

Enfin le seul hic l'imposition « d'au moins 50% des 3 cépages syrah, mourvèdre, grenache... on s'est aperçu que les autochtones carignan et cinsault, pour peu qu'on les travaille pour obtenir des rendements peu élévés, donnaient de très bons vins, originaux, plus adaptés au terroir et souvent moins riches en alcool. il faudraz bien un jour modifier ces textes dépassés...» 

En décembre 2010 je pondais une petite chronique : Les 7 des Terrasses du Larzac en vedette chez B&D un vendredi&samedi à Parislink
Toujours sur les bons coups le Taulier !
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:09

La première rencontre entre Natacha Polony, elle était responsable des pages éducation à Marianne, et Périco Légasse au siège du magazine, se solda selon ce dernier par une prise de bec à propos du peuple basque et un jugement interrogatif qui se voulait sans appel « Mais c’est qui cette connasse… ? » Résultat, un mariage et 3 enfants.


Entre Ophélie Neiman, dites Miss Glou-Glou, et votre Taulier, en mai 2010, ce fut du même tonneau à propos de la volonté de celle-ci de « généraliser les crachoirs au restaurant »


« Alors je vous soumets la proposition, pas très politiquement correcte en temps de crise, j’en conviens: et si, plutôt que de vouloir freiner sa consommation de vin et faire de la patrie du vin un peuple de buveurs d’eau, on prenait l’habitude de cracher?

 

Nous serions tous gagnants dans l’histoire, vignerons, restaurateurs, sommeliers, usagers de la route… seul le guide du savoir-vivre de N. de Rothschild y trouverait à redire. Encore que, avec ma leçon du mois dernier pour cracher avec élégance, on est paré. »

 

Comme vous vous en doutez la moutarde me monta violemment au nez et j’apostrophai la néophyte qu’était Ophélie avec une méchanceté bien inutile, dans le genre vieux con qui donne la leçon. La chronique existe toujours mais je ne vous donnerai pas le lien car ce ne serait que du réchauffé. Depuis, Ophélie et moi ne nous sommes pas épousés, elle avait mieux à faire avec un charmant jeune homme, et bien évidemment nous n’avons pas eu, comme Natacha et Périco, des enfants. Nous sommes simplement devenus bons amis de la Toile.


Ophélie fait partie des rares blogueurs et blogueuses qui travaillent vraiment leur sujet, c’est une vraie chroniqueuse devenue, contrairement à moi, une excellente dégustatrice. Je ne vais pas la couvrir de fleurs car elle n’en a nul besoin. C’est une référence pour les petits louves et les petits loups qui veulent se mettre au vin car elle sait s’adresser à eux, avec leurs mots, leur sensibilité, sans tomber dans un lourd pédagogisme techniciste. C’est léger mais documenté. C’est ludique mais gentiment sérieux. C’est complet sans être bourratif. Tout ce que je ne sais pas faire car je suis un vieux ramier non révisé.


Ophélie a fait un warm up fin 2012 avec « Le vin pour ceux qui n’y connaissent rien »link Elle affichait d’entrée son ambition : « Ce petit livre vous donnera les bases pour bavarder avec un vigneron ou un sommelier, les mots pour briller en société, l’assurance d’un roi pour choisir un vin sur une carte. En bref, il vous conférera la classe internationale devant un verre. » et moi je me disais « quand t’étais petit mon ami t’aurais bien aimé avoir le p’tit bouquin d’Ophélie en mains pour y connaître quelque chose sur le vin. » Ton premier vin fut la piquette du pépé Louis pleine de fleurettes que tu allais tirer à la barrique dans une cave sombre pleine de toiles d’araignée. Avec de l’eau fraîche ça avait son charme mais le premier vin commercial tu as acheté, une fois marié, c’était un VDQS Saint Georges d’Orques rue de Tolbiac. Bon, tu ne vas pas  continuer de nous raconter ta vie ce serait chiant. Mieux vaut pour vous goûter au plaisir des notes de lecture du « NEIMAN » qui déverrouille les neurones gustatifs de nos ignares têtes blondes.


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Aujourd’hui elle récidive rien que pour embêter Taubira et le beau Manuel en nous servant « Le Vin c’est pas sorcier » chez Marabout 19,90€. C’est un livre qui tient debout, jaquette cartonnée, d’un format agréable à manier. Un beau livre à offrir dans les sabots de vos loupiots. Mais, ce n’est pas qu’un beau livre que l’on pose sur une étagère pour faire joli c’est de l’Ophélie. Du sérieux, du solide, elle a dû suer sang et eau mais, cerise sur le gâteau, c’est aussi joyeusement illustré par son compère Yannis Varoutsikos. Excellent duo. Le mieux pour votre Taulier c’est de vous faire partager son enthousiasme par le choc de quelques photos.


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Le choix de la première photo n’a rien d’innocent, je ne suis pas un perdreau de l’année mais du genre vieux con amendé, nature quoi… pas sulfureux pour deux sous… l’équivalent d’un vin nu comme dirait ma copine Gabrielle… Le choix des autres photos ne l'est pas non plus, y'en a pour Michel, Eva, Vincent, Antonin, Guillaume et Luc...


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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:00

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L’hypocrisie est une attitude morale par laquelle on exprime des sentiments, des opinions que l'on n'a pas ou que l'on n'approuve pas. « L'hypocrisie est l'hommage que la vérité paie à l'erreur. » George Bernard Shaw


« Boire du vin et étreindre la beauté Vaut mieux que l'hypocrisie du dévot. » Omar Khayyâm


« L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.  » François de La Rochefoucauld


Bien plus qu'un manque de sincérité, l’hypocrisie exprime une absence de loyauté et de droiture. Comme le menteur l'hypocrite parle contre sa pensée mais il le fait avec hauteur, en se drapant dans la rigueur supposée de sa position, pour en tirer un profit immédiat.


Lu aujourd’hui sur le Net :


1-      [Check-list] du Monde du mardi 10 septembre 2013 

             

Erratum : en cas de duel FN-PS, Fillon n'a pas conseillé de voter « pour le moins sectaire », mais « pour le saint-nectaire ». D'accord, ça ne veut rien dire non plus, mais ça sent moins mauvais.


2-      Le Groupe 1855 rebaptisé « Héraclès »


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3 Septembre 2013 – Groupe 1855 rebaptisé Héraclès – COMMUNIQUE DE PRESSE


Groupe 1855, annonce aujourd’hui sa volonté de se rebaptiser en « Héraclès ». « Ce changement de nom est à la fois une nécessité et une opportunité » déclare Emeric Sauty de Chalon, Président.


« Une nécessité, car le groupe possède aujourd’hui quatre marques distinctes – 1855, ChateauOnline, Cave Privée et les Caves de la Transat -, chacune avec ses racines, ses perspectives et son autonomie de fonctionnement, et il n’y avait pas de justification à ce que l’une des marques soit plus mise en avant que les autres au niveau de la dénomination du groupe ».


« Ce changement est également une opportunité de dissocier la vie des marques – leurs produits, leurs clients, leurs tensions opérationnelles ponctuelles et leurs initiatives de développement – de la communication stratégique, financière et juridique d’un groupe coté en Bourse ».


« Nous avons choisi comme nom « Héraclès », car ce héros grec a vécu un grand nombre d’aventures, de difficultés et d’exploits, et que ses voyages aux allures d’épopée raisonnent parfaitement avec celle que nous vivons dans l’univers du vin depuis la création de notre groupe en septembre 1995 ».


Pour acter ce changement de nom, le conseil d’administration a convoqué une assemblée générale qui se tiendra le 19 septembre 2013, à Paris. » lire ICI link 


3-      Le taulier est désespéré par la défaite de la Belgique contre la France


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photo AFP

Étant placé sous la tutelle linguistique de la triplette belge : Luc Charlier, Maurice Grevisse, Jacques Verpoorten et l’unique et irremplaçable Roger Feuilly je sens la belgitude me gagner. Donc ce matin c’est avec une profonde tristesse que j’ai appris que la Belgique venait d’être battue 82 à 65 par une France aux deux visages.link Normal, la France et les Français ont toujours deux visages c’est pour cela qu’ils deviennent de plus en plus chiants… Sam van Rossom le meneur de la Belgique le dit «On a fait vraiment une belle première mi-temps, ensuite on en a chié. »

 

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 00:09

Elle est comme ça Catherine, généreusement obstinée, c’est une fille de par chez moi qui ne s’en laisse pas conter et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Ça je le sais depuis le jour où sur la place de l’ancienne comédie de Montpellier, à la terrasse d’un café, bloc sur table, face à mon fichu rapport abondamment surligné, elle m’avait pendant plus de 2 heures « asticoté ». Pas question de prendre la tangente, de lui faire prendre des vessies pour des lanternes : sport où excellent les grands mamamouchis de sa région d’adoption, il me fallut jouer cartes sur table, sans biaiser. Sur le chemin du retour je me disais « comment va-t-elle reproduire ce long entretien ? Je n’en menais pas large car, sans vouloir médire, la plupart des journalistes que j’avais rencontrés ne comprenaient rien au film. Nous voguions encore dans un univers de haute autosatisfaction. Au final, la marque de fabrique  de Catherine : l’honnêteté intellectuelle et le professionnalisme.


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Que de fleurs me direz-vous ? Ne vous plaignez pas j’en envoie si peu. Et pour mettre sur le bouquet du papier soie : Catherine écrit bien, donc elle écrit chaque semaine de belles revues de presse que je ne peux plus lire depuis que Vitisphère à dessein m’en prive et aussi des livres. De beaux livres, le premier en 2011 « dans les vignes » au Rouergue link qui était la chronique de sa reconversion et puis, comme je l’ai écrit lundi dernier, voici son nouveau petit dernier, qui ne sera pas j’en suis sûr son dernier : « Recettes de ma vigne » au Rouergue toujours.

 

Pour ne rien vous cacher, je ne prise guère les livres de recettes, ça bride ma créativité de cuisinier qui peut être attesté par mes copines du Net. Mais au Rouergue, ils ou elles sont fort(e)s, ils ou elles cultivent un bon filon : les vigneronnes. Ça a commencé par le livre d’Isabelle Guichard « Recettes de vendangeurs »link et voilà notre Catherine qui s’y colle aussi en duo.


C’est du beau dans la forme, c’est important la mise en livre – je n’ai pas écrit la mise en plis – car ça donne envie. J’aime le beau, pas le clinquant, le lisse et le glacé, mais ce je ne sais quoi qui est la vraie distinction. Comme disait ma couturière de mère « un rien l’habille » Donc ce livre est d’une belle sobriété qui donne l’envie de manger ; pas de déguster du bout des lèvres quelques petites « bechées » mais d’atteindre une douce satiété. Et puis, il y a les textes de la Catherine – je n’ai pas écrit la grande Catherine car en ces temps de Poutine ça n’est pas de saison – de la belle ouvrage comme le disait mon pépé Louis qui poussait des hurlements face à un sillon genre épris de boisson. Mais, il ne faut pas que je tire toutes les « bernes » sur la Catherine car c’est une œuvre à 4 mains et, comme dans une cuisine ce que fait la main est capital, je me dois de rendre hommage à la femme de l’art Anne-Sophie Thérond.


Donc achetez ce livre pour l’offrir à vos petits loups et petites louves ça vous évitera de manger des steaks hachés surgelés avec de la purée Mousseline. C’est 18 € au Rouergue www.lerouergue.com


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Mais nous n’allons pas nous quitter comme cela ça vous défriserait. Oui notre Catherine « elle coiffe ses vignes ». Quand j’ai lu cette déclaration mon esprit vagabond a de suite connecté avec le merveilleux film de Patrice Leconte « Le Mari de la coiffeuse »  où Antoine, petit garçon amoureux, rêve d'épouser une coiffeuse. Il se rend donc au salon de coiffure le plus souvent possible pour un jour, par hasard, il découvrir la coiffeuse de ses rêves dans un petit salon de coiffure de province. Alors, Antoine qui a épousé la coiffeuse, passe ses journées dans le salon. Il est devenu le mari de la coiffeuse. Amour passionnel avec un Jean Rochefort absolument délicieux. Plus dans la tendance du temps avec le foot, dans l'argot du ballon rond, les « coiffeurs » sont les remplaçants, les coiffeurs sont ceux qui attendent de coiffer les titulaires, c'est-à-dire de prendre leur place. Enfin, dans le plus pur style de Frédéric Dard, le coiffeur c’est le merlan « Quand le perruquier met de la poudre de riz à son client, il l'enfarine comme le merlan avant d'être mis dans la poêle à frire. Ce nom a été donné aux perruquiers quand il était d'usage de porter de la poudre dans les cheveux : les coiffeurs en étaient couverts et ressemblaient à des merlans roulés dans la farine. »


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Tu fais quoi dans les vignes ?

Tu coupes ?

Je coupe ?

« … Ce qui est coupé est coupé. Il n’y a guère que les ongles et les cheveux que l’on coupe et qui repoussent. Depuis que Dalila a rasé la chevelure de Samson, manière elliptique de dire qu’elle lui a coupé les couilles, on coupe aussi les cheveux, parfois en quatre. Mais il serait plus exact d’employer, comme pour les vignes, le verbe tailler. Souvent quand je taille les vignes me vient l’idée que je les coiffe. Je commence par leur tirer les cheveux. C’est ce à quoi me fait penser le geste de rassembler en poignée les sarments de la main gauche et les raccourcir afin d’y voir clair. Puis je regarde la physionomie de la souche, j’observe l’équilibre de son port, la vigueur des bois, les taches éventuelles, la régularité  de l’espacement entre les bourgeons, les pampres qui peuvent faire de nouveaux bras. La vigne aussi porte les marques du millésime, et nous celles de l’âge. C’est seulement cette inspection faite que je positionne la lame du sécateur à l’angle qui laissera la plus petite plaie de taille et que d’un coup net je ramène le bois à un ou deux bourgeons. Souvent je négocie, puis je m’écarte d’un pas pour voir l’œuvre accomplie, comme on jette un œil au miroir, je raccourcis encore un peu si nécessaire et, satisfaite, pense, parfois tout au haut, après tout il n’y a personne pour m’entendre dire ce genre de connerie : « Te voilà bien coiffée ».


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