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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 00:09

N’en déplaise aux anarchistes j’ai  toujours détesté l’injure « mort aux vaches » car il n’y  a rien de plus paisible qu’une belle et bonne vache qui rumine dans un pré.


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Alors pourquoi pas « mort aux taons ! »


En effet, comme l’écrit Jules Verne dans Michel Strogoff à propos des marais de Baraba « qui est une funeste région, que l’homme dispute chèrement aux tipules, aux cousins, aux maringouins, aux taons […] Le cheval de Michel Strogoff, talonné par ces venimeux diptères, bondissait comme si les molettes de mille éperons lui fussent entrées dans le flanc. Pris d’une rage folle, il s’emportait, il s’emballait, il franchissait verste sur verste, avec la vitesse d’un express, se battant les flancs de sa queue, cherchant dans la rapidité de sa course un adoucissement à son supplice […]


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L’horreur absolu donc qui va me permettre de digresser sur ces affreuses bestioles pour épingler les gros taons de la Toile.


Pour les petites louves et loups des villes qui n’ont jamais mis les pieds dans un pré, une zone humide comme disent les écolos, les taons sont comme les mouches des Diptères (insectes n’ayant que 2 ailes) appartenant à la famille des Tabanidés. Ce sont les femelles qui sont redoutables, outre qu’elles pondent plusieurs centaines d’œufs elles sont généralement carnivores et s’attaquent aux autres insectes aquatiques, aux vers de vases, aux mollusques ou aux crustacés. D’autres sont plutôt détritiphages (mangeuses de détritus) et consomment des débris organiques. Les femelles de taons doivent sucer du sang afin d’avoir l’énergie nécessaire au développement de leurs œufs. Elles recherchent des vertébrés comme les chevaux, les bovins et, parfois, l’homme. Elles complètent souvent leur repas en butinant ou en buvant. Les mâles butinent également, mais ne piquent pas.


Quand je guidais Nénette, notre brave jument, le redoutais que ces salopes de taons la harcellent. « Mouches et cheval cohabitent, douloureusement, depuis fort longtemps. Parasites internes ou ectoparasites piqueurs-suceurs de sang, de nombreux Diptères profitent d’Equus caballus qui se défend, à coups de crinière et de queue – voire de fuite éperdue –, ses armes naturelles, et de quelques artéfacts mécaniques et chimiques. »  

 

L’Hippobosque du cheval, Hippobosca equina est, à l’état adulte, parasite hématophage obligatoire du cheval, de l’âne… mais aussi des bovins et des camélidés. Les Hippobosques sont bien connus et redoutés des éleveurs (les animaux-hôtes subissent des piqûres et réagissent comme ils peuvent, souvent violemment) sous divers noms expressifs comme « Mouche-araignée », Mouche plate ou Mouche-crabe. Localement, c’est la mouche à vers ou la bouine (ou mouche bouzine).


En France, l’espèce la plus impressionnante (jusqu’à 3 cm de long), sinon la plus courante, est le Taon des bœuf Tabanus bovinus Loew. Ces pestes transmettent de nombreuses maladies : anémie pernicieuse, charbon…


Ce petit rappel d’entomologie paysanne n’avait d’autre but que de me permettre d’ouvrir la chasse aux gros taons de la Toile. Je dois concéder que le gibier se raréfie mais les survivants sont résistants et virulents. Ce sont essentiellement des mâles, des vieux taons, qui se repaissent des écrits des autres pour baver dessus. Ils sont aussi tenaces que « les taons  femelles qui évitent de se poser sur un vêtement clair afin de ne pas se faire repérer et lorsqu’elles sont chassées d’un revers de main, elles ne s’envolent que pour se reposer à quelques centimètres. »

 

Le libre accès aux chroniques sur la Toile leur permet de sévir en toute impunité, de se vautrer, de se repaître essentiellement sur Face de Bouc où n’importe quel crétin peut se prendre pour un génie des Carpates. Comme il n’existe pas de tapettes à gros taons et que je suis allergique au Flytox (un pulvérisateur à main d’insecticide (à base de DDT) utilisé jusqu’aux années 1950) il me reste plus, puisqu’ils veulent que je ferme ma crèmerie, qu’à les harceler, à les éradiquer.


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Je m’y emploie. Dès qu’un de ces gros taons, en règle générale pendant une période donnée le gros taon officie en solitaire avec un goût prononcé pour l’acharnement et les œillères, attendant le bon moment pour fondre sur une de mes chroniques, non pour faire des commentaires, mais pour tenter de s’extraire de sa médiocrité et se mettre en valeur je lui fous un coup de tampon sur la gueule : « Mort aux taons ! »


Nul n’est tenu de lire ce que je mets en ligne chaque jour. Un espace de liberté n’est pas une piste d’atterrissage pour vieux taons en mal de notoriété ou de reconnaissance.

 

Qu’ils aillent sucer leur fiel ailleurs !


Ce pluriel bien singulier m’a permis ce matin de pointer le doigt sur un gros taon qui me conchie et qui devrait être déposé au Pavillon de Sèvres comme le taon étalon, pour être en quelque sorte reconnu  comme « le roi des taons ». D'ailleurs sur Face de bouc l'autre jour il le confessait doctement : Soyons un peu moins taons ! Tout ça pour calmer ses affreuses aigreurs d'estomac « entre Bios pas beaux, acidos-pseudo-minéraux, star de bazar spécial copinage et découvertes dont tout le monde parle... Paris souffre sans soufre et semble boire la daube dont on ne veux pas en Province.»

 

Il nous prend pour des cons ce gros taon mais c'est celui qui dit qu'y est comme on disait dans les cours de récréation...

 

Hors la planète vin, il y a plein de gros taon, l'un d'eux est vraiment le plus gros taon de la Toile sans contestation Pierre Ménès consultant-foot qui porte la débilité à sa plus haut niveau de quintessence.


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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 13:06

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EXCLUSIF Pendant 40 ans, le chef Bernard Vaussion a cuisiné pour six présidents successifs et pour leurs prestigieux invités. Dans ce documentaire rare, suivez les derniers moments en cuisine de ce grand représentant de l'excellence française, dans l'intimité de son travail quotidien. ICI link

 

Bernard Vaussion né le 24 octobre 1953 à Orléans est un grand chef cuisinier français. Il est en charge des cuisines de la Présidence de la République de 2005 à 2013.


Il a débuté sa carrière à 14 ans chez un pâtissier. À 16 ans, il devient commis de cuisine à l'ambassade des Pays-Bas. Puis il rejoint l’ambassade de Grande-Bretagne comme second.


Après avoir fait son service militaire à l'Élysée, il est engagé officiellement le 1er janvier 1975. En 2005, il est promu chef des cuisines par Jacques Chirac.


Il prend sa retraite le 30 octobre 2013

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:00

Dans ma jeunesse vendéenne j’ai le souvenir de conversations à la maison où il était question de ceux de nos voisins dont la seule ambition dans la vie était de guetter la mort du père ou de la mère untel pour, profitant des bisbilles entre héritiers, acheter un bout terre qui viendrait arrondir leur patrimoine. La plupart se saignaient aux quatre veines, vivaient chichement, pour accumuler dans leur bas de laine les picaillons nécessaires à leurs acquisitions alors que les grands propriétaires – des nobles – qui tenaient toutes les grosses métairies du canton, les clients de battages de mon père Arsène, données en métayage puis en fermage, pestaient contre la baisse de la rente foncière et ne rêvaient que de vendre leurs terres pour investir dans des activités plus rentables.


Ça m’a beaucoup marqué. Pour moi, la terre agricole, la terre arable, est un outil de travail pour les agriculteurs et non un objet de thésaurisation ou pire de spéculation lorsqu’elle devient terre à bâtir.


Sans être un panier percé j’ai toujours privilégié la vie à l’accumulation financière, ce qui ne m’a pas empêché d’acquérir un appartement à Paris à une époque où les prix d’achat restaient plus que raisonnables. Je ne l’ai pas fait pour transmettre mais pour habiter encore à Paris dans des conditions acceptables. Valeur d’usage plus que valeur de rente. Pour moi la transmission se situe ailleurs, dans les valeurs de vie que dans le capital.


Ceci écrit, arrivé à l’instant de ma vie où, retraité actif : je m’occupe jusque fin 2014 des quotas laitiers de mes vaches pour le compte du locataire du 78 rue de Varenne, se préoccuper de l’avenir de celles et ceux qui vivent sur et de notre terroir profond m’apparaît comme une ardente obligation. Les petits ruisseaux font les grandes rivières et joindre le geste à la parole vaut mieux que de se contenter de maugréer, de pester contre le système car nous sommes aussi le système.


Bref, sur ces fortes considérations voici quelques nouvelles de mes propriétés dans le vignoble profond.  


Du côté de Catherine


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Chers associés,


Quelques nouvelles en bref :


1)   La récolte a été belle et abondante, 99hl, soit presque 13 000 bouteilles. J’espère retrouver dans les vins la saveur des grains de raisin que je goûtais dans les rangs.


2)   Le millésime s’avérant pointu, pointu, je viens de faire l’acquisition d’un foudre de 20hl, une belle pièce vraiment, pour apprivoiser ce pointu-pointu.


3)   Les vins n’étant pas tout à fait finis, les vignes appelant à être labourées et chaussées avant l’hiver, j’y retourne.


Du côté de Solenne


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C’est fait. C’est bouclé. Solenne, grâce au crowdfunding link et link , va pouvoir être équipé d’un collier lui permettant de décavaillonner dans les vignes d’Alexis et Pascal Peyvergès qui ont repris le vignoble de leur père en 1999 et qui en 2008 ont décidé de convertir la conduite de la vigne et la vinification aux méthodes de l'agriculture biologique. Lire ICI link

 

Je suis, bien sûr, prêt pour d'autres aventures dans le vignoble profond... et à tous ceux qui s'étonnent que sur le répondeur de mon téléphone je déclare que je suis dans mes vignes lorsque je ne réponds pas, je déclare qu'ils ne savent pas rêver...

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 00:09

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Toujours se méfier des faux-amis « dans la langue italienne, le mot porcino (« cèpe ») vient du latin porcus, le cochon, une référence évidente à la voracité du porc et du sanglier, tous les deux grands amateurs de champignons et de truffes. »


« En Savoie, du côté piémontais, il n’est pas rare de voir un sanglier danser, les quatre pattes en l’air, après un repas de boletus suillus elegants »


Ce qui précède et ce qui suit est un mélange de textes puisés dans « Balançoire entre bois et cuisine »  de Carmelo Chiaramonte in « Petite philosophie du champignon » chez Balland link


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Premier principe : Faire la distinction entre « le pied et le chapeau. Le premier est un cycliste grégaire. Une colonne qui soutient la couronne, saveur éphémère et texture croquante. Le chapeau est pure résine fossile d’ambre er parfum d’émeraude qui surgit de tubes spongieux jaunes, verts ou marron : la première partie d’un sabbat aromatique où vivent, quelques semaines par an, les damnés du cercle des champignons. »


Palette des saveurs « le cèpe de Bordeaux « à trois saveurs : une lorsqu’il est à l’état de bourgeon, une autre lorsqu’il est à mi-croissance et une troisième lorsqu’il est très mûr », le cèpe bronzé a une « saveur qui rappelle la noix crue et le thym, le cèpe des pins boletus pinicola a une saveur « proche de l’amande et de celle, moins intéressante, de l’olive crue légèrement oxydée », le roi edulis « mûrit à partir de la fin août et sa saveur est parfaitement élégante, équilibrée entre les notes du parfum de feuilles séchées, propre à tous les boletus, auxquelles s’ajoutent une bonne senteur de ciboulette légère et un zeste de thym cru. »


Le « bouillon de terre » de Noris Cunaccia originaire du Trentin Haut-Adige dans lequel elle cuit quelques tasses de riz.


4 kg de terre ramassée à plus de 2000 mètres d’altitude.

La poussière brute doit être passée au tamis et bouillie à 100°C 7 fois de suite.

Clarifier le bouillon avec un filtre à café et un tissu de lin.

Étymologie de boletus : « motte de terre dans la langue de la Grèce antique. »


Référence littéraire dans Le Guépard de Tomasi di Lampedusa, le pâté en croute du prince est « une charlotte de pâte brisée, un cœur de macaroni, du jambon, un demi-glacé de veau, des cèpes et des truffes. » Je sens que l’ami Emmanuel Giraud va apprécier.


Recette familiale « dans de nombreux foyers français c’est l’omelette baveuse aux champignons, si on a de la chance, aux cèpes. En Italie, le cèpe est le plus souvent cuisiné en risotto avec du bouillon de veau et des légumes. »


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Boire : « La cave du vigneron-vétérinaire Beppe Rinaldi, à Barololink En hiver, chez lui, le plat par excellence est du thon à l’huile surfin accompagné de petits cèpes conservés dans une légère saumure : la mer et la montagne qui s’unissent tandis que le palais est irrigué par des vins romantiques comme le Barbera ou le Dolcetto. Même le mythique et ténébreux barolo delle Langhe, que Beppe laisse vieillir dans de grands tonneaux en bois de châtaignier, se marie à l’arôme éthéré et magique des champignons.


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Ferdinando Principiano (a sinistra) e Beppe “Citrico” Rinaldi se la ridono leggendo poesie … (foto ® NonSoloDiVino)

 

« En revanche si je suis en Alsace, voilà les vins blancs de maîtres-vignerons à l’instar de Bruno Schullerlink qui sert des cèpes sautés dans un peu de beurre, des herbes aromatiques et un verre  de muscat sec et fruité. »


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Les cèpes du Taulier :


J’ai suivi les « 2 lois du cèpe » énoncées par Carmelo Chiaramonte.


Plus particulièrement : je n’ai pas lavé les cèpes, je les ai essuyé et j’ai gratté la terre avec un couteau pointu.


J’ai saisi les pieds à l’huile dans un poêle.


J’ai fait ressuyer à feu doux dans une poêle à fon épais les chapeaux.


Enfin, j’ai fait revenir au beurre salé l’ensemble et j’ai parsemé de persil le plat.


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Quelques réflexions bien senties de Carmelo Chiaramonte que je partage


« Les cuisines professionnelles, elles, doivent, selon la loi, être des pièces blanches et immaculées (tout comme les toques), remplies d’acier, avec au milieu des cuisiniers qui mènent la danse syncopée et ordonnée »


La plupart de ces chefs ne vont jamais à la campagne (sans parler des bois !) et ils préfèrent le plus souvent, s’affairer à préparer des mets issus de filières alimentaires de grandes dimensions.


Il est rare qu’un chef pense à la campagne, aux potagers et aux clairières lorsqu’il cuisine. Et il est très loin de prendre quotidiennement en considération le fait que sans campagne, il n’y aurait ni nourriture ni cuisine; besoin vital et bonheur fugace. »


Ancien dicton de la péninsule italienne « Celui qui meurt par le champignon ne doit pas être regretté »

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 10:45

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« Le vin, du terroir libanais, produit au grand jour et consommé librement, devient un indicateur de libertés pour la société libanaise. À consommer avec modération. Le vin, pas la liberté »  telle est la conclusion de l’article de Fadi Assaf dans Libanews le Média citoyen du Liban


En effet que constate-t-il ?


« Après une série d’attentats perpétrés contre les débits d’alcools à travers le Liban, dans l’ensemble des régions sous domination islamique radicale, sunnite soit-elle (Saïda, Majdel Anjar) ou chiite (Tyr, Nabatiyeh), un autre fait divers survenu à Tripoli, avec le plasticage de trois épiceries proposant encore de l’alcool dans la ville, vient rappeler la triste réalité de la société libanaise qui glisse vers une inquiétante radicalisation et vers une intolérance dangereuse.


Les principales villes libanaises, autrefois mixtes et symboles d’une cohabitation nécessaire entre les cultures et les religions, se renferment sur elles-mêmes, et leurs populations tendent à se radicaliser. Rien d’étonnant, si l’on observe l’évolution des sociétés islamiques proches ou éloignées. Sauf qu’il s’agit, dans ce cas, du Liban. »


Lire la Suite link

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 10:30

Le site Ryot news+action verse dans l’humour pour annoncer l’info « Apparemment le monde est un tas de poivrots, il serait à l'origine d'un problème assez important nous allons être confrontés à une pénurie mondiale de vin.link 


Dans les Échos, Henri Gibier, se fait écho de cette analyse L'écart entre l'offre et la demande atteint actuellement le pire niveau depuis un demi-siècle affirme le bandeau de son article.link


« D’une part, la consommation progresse pratiquement sans interruption depuis la fin des années 1990, du fait notamment des Etats-Unis et maintenant de la Chine. La consommation par tête des Américains a doublé depuis le début du siècle. Quant à la Chine, sa consommation a doublé à deux reprises dans les cinq dernières années (deux cartes donnent une idée de qui boit quoi sur notre planète). Mais d’autre part, la production mondiale piétine : elle est même sur une tendance à la baisse depuis le début des années 2000. Les trois responsables sont justement les trois plus gros producteurs « historiques » : l’Espagne, la France et l’Italie. »


Une telle approche mélange les choux et les navets, le marché du vin n’est pas celui du pétrole, il y a vin et vin, vrac et bouteilles, GCC, vins génériques, vins de marques… bien sûr ces évolutions ne seront pas sans effet sur les prix mais, comme le note Gibier, il y a beaucoup d’autres choses que le vin dans le prix du vin.


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La pénurie de vin  n’est pas pour demain.


Le plus grand risque pour un vignoble comme le nôtre c’est que le déséquilibre offre/demande en faisant flamber les prix sur le marché nous fasse oublier nos faiblesses structurelles et ne nous incite pas à mieux structurer notre offre pour faire face à la demande de vin incluant le plus de valeur ajoutée. La vidange des fonds de cuve ne peut en rien tenir lieu de politique. Créer de la valeur dans les vignes pour investir les parts de marché les plus porteurs est la voie de l’avenir. Allons-nous nous contenter de suivre ?

Les grands esprits de FranceAgriMer vont sans nul doute répondre à cette question lire ICI « Les experts de FranceAgriMer vont-ils mettre le Cap sur 2020 pour le vin ? »link 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 10:15

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C’est une modélisation publiée dans le Medical Journal of Australia, un plaidoyer pour taxer le vin selon sa teneur en alcool.


Le sénateur Verts Richard Di Natale a déclaré que dans le système actuel le vin était moins cher que l'eau en bouteille. « Nous avons un système qui est de la bouillie pour les chats - c'est mauvais pour l'industrie et c'est mauvais pour la santé des populations » at-il dit. Pour lui, le système actuel qui taxe le vin sur la valeur a encouragé une production élevée en volume et des produits de mauvaise qualité, ce qui avait nui à la réputation internationale de l'Australie.


Bien sûr la Fédération des vignerons Australien est contre mais certains vignobles, dont Treasury Wine Estates (qui détient Penfolds et Wolf Blass) et Pernod Ricard (qui détient Jacob Creeek's) sont partisans d’une taxation du vin en fonction de sa teneur en alcool. Cette position est aussi celle de Pernod-Ricard en France.


Taxing Wine by Alcohol Content par Dan Harrison The Sidney Morning Herald link

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 10:00

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Je suis, contrairement au vin, confronté à un afflux massif d’offre. Afin de ne pas vous saouler en abreuvant votre messagerie de mas écrits j’ai décidé de pratiquer ce matin le groupage. Vous trouverez ci-dessous 3 liens qui vous permettrons, à votre guise, de saines et fructueuses lectures.


Je vous conseille de lire ce qui suit sans aucune modération car c’est bon pour la  santé de nos petits neurones submergés par une actualité bien déprimante. Sacré Borloo il me fera toujours rire avec ses volte-face, son bagout et les portiques italiens de NKM.


1-      En Australie aussi, taxer le vin pour sa teneur en alcool augmenterait les recettes de 1,3 Mds de $, réduirait la consommation d'alcool de 1,3 %, économiserait 820 millions de $ des coûts de santé.link 


2-      Selon un rapport publié lundi par Morgan Stanley Research, le monde souffrira d'une pénurie d'offre de vin.link


3- Liban: Le vin, un indicateur objectif des libertés link

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 00:09

Faire du cinéma, je n’y ai jamais pensé, même si dans la vie j’ai sans doute fait un peu de cinéma. Me mettre dans la peau de John Malkovich se situe très au-dessus de mes moyens de comédien. En revanche scénariste et dialoguiste m’aurait bien plu. Trop tard ! Reste, tout au fond de moi une image un peu caricaturée : celle du producteur, gros cigare, grosse cylindrée, liasse de gros billets et petites pépés…


Pour satisfaire ce phantasme ce matin j’ai décidé de me glisser dans le costume trois pièces à chevrons, que m’a taillé dans son roman Pierre Lamalattie, et je vais me faire producteur de cinéma à la manière d’un des frères Coen, des références incontestées en ce domaine.


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Cette chronique va donc prendre la forme de notes éparses du Taulier dans ses habits de producteur d’un film « Le domaine de Baal sur la terre de Canaan » qu’il souhaite voir tourner.


Tout a commencé par une invitation d’Aurélie et de Sébastien au « Vin en Bouche » 27 rue de l’Abbé Grégoire dans le 6e arrondissement de Paris, joli lieu de convivialité. www.levinenbouche.fr


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Belle soirée, douce, été indien dit-on, la lumière sera belle pour le 1er plan-séquence :


Au Vin en bouche, une table haute sur laquelle sont disposés des bouteilles et des verres, autour assis côte à côte Sébastien Khoury le vigneron du domaine de Baal et Fabrice qui a toujours Vin sur Vin, en face Aurélie Flammang l’ambassadrice des vins de Baal et le taulier. En retrait, le maître de maison, Vincent qui s’affaire pour nos plaisirs de bouche.


Notes du réalisateur : atmosphère détendue, la conversation va et vient du vin au monde et du monde au vin.


Zoom arrière dans le temps « Après les cérémonies religieuses venaient les fêtes joyeuses des vendanges vestiges des anciens rites païens de la terre de Canaan. La plus attendue était la nuit où les jeunes vierges, vêtues de robes blanches neuves, allaient dans les vignobles, où les plus belles grappes attendaient dans le pressoir d’être foulées par les pieds délicats. Chacun à son tour, les jeunes filles sautaient sur les raisins juteux, la robe remontée au-dessus des genoux, et dansaient tandis que leurs compagnes chantaient. Tous les jeunes gens à marier venaient naturellement les admirer, et peut-être choisir leur épouse future. »


Notes du réalisateur : le Taulier chroniqueur invétéré aime glisser ses lignes dans celles de la grande Histoire, entremêler les fils, tisser la trame des histoires qu’il conte au quotidien.


Voix off : « Le Pays de Canaan (En Hébreu : כנען Kэná‘an "Canaanite", en Phénicien : Kná'an, en Akkadien : Kinahhu, en Grec : Χαναάν Canaan, en arabe Bilad Kana'an) est un terme utilisé dans les récits bibliques pour décrire le pays de l’Asie occidentale qui englobe aujourd'hui : Israël, les territoires Palestiniens, le Liban (la Phénicie), ainsi que les terres côtières adjacentes, l'Ouest de la Jordanie, l'Est de l'Égypte et de le Sud de la Syrie.


Gros plan sur le Taulier qui évoque l’alchimie entre le terreau de ses souvenirs et l’irruption d’émotions violentes. Le hasard fait bien les choses avec lui, ainsi un soir de janvier de cette année alors qu’il se rendait à reculons à une dégustation des vins du Liban dans les beaux quartiers de Paris, il ne se doutait pas qu’il allait y faire une très belle rencontre. 


Gros plan sur Aurélie : qui se remémore le vin blanc du domaine de Baal 2009 versé par un sourire, le sien, au Taulier en janvier de cette année.


Souvenir du coup de foudre « Loin de tout, hors tout l’alchimie du plaisir s’opérait. L’épure, j’aime ce mot, la mise à pur, une projection en 3 dimensions qui n’a nul besoin de mots pour décrire l’objet représenté. Voir ainsi le vin peut sembler défier la rationalité mais qu’importe, j’éprouvais la même émotion, au contact de ce vin inconnu, que face à la découverte, il y a bien des années, de l’œuvre du peintre Estève. Un choc, une vraie rencontre, doublée d’une intrusion dans mon univers, ça me dérangeait, ça me gagnait et ça trouvait naturellement place dans mon petit jardin d’intérieur. » link  


Notes du  scénariste : « Tous les amoureux le savent le coup de foudre enflamme, embrase, le cœur bat la chamade, laisse peu de place à raison, mais risque fort à l’épreuve du temps de n’être qu’un feu de paille. Alors, la meilleure façon de soumettre sa flamme, son emballement qui peut-être passager, c’est de se retrouver de nouveau face à l’être aimé. »


Croquis du dialogue Sébastien-Fabrice : c’est dense !


-         Le domaine de Baal


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-          Les vins du domaine de Baal


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Notes du scénariste : « Avec le vin, la redécouverte de l’être aimé c’est le nouveau millésime et, contrairement à nous humains avec son irruption l’être aimé rajeunit. Élixir de l’éternelle jeunesse»


Nouveau plan-séquence :


-          Ô : « goûtons le nouveau millésime en blanc, un 2010, dans sa nouvelle robe… »


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Echanges de dégustateurs entre Sébastien, Fabrice et Aurélie pendant que la Taulier se tait. Il goûte, écoute et pense dans sa petite Ford intérieure « non je n’ai pas un cœur d’artichaut. Mes émotions sont intactes, même  que je crois qu’elles ont gagné de la profondeur, se sont apaisées mais leur intensité y a gagné. Pour qui connait l’œuvre d’Estève, le trait s’est affiné, plus de rondeur printanière mais toujours cette belle vivacité de fille du bord de mer avec cette touche saline que l’on retrouve sur sa peau imprégnée d’embruns marins après une promenade sur la jetée de Trouville. »


-          Ô : « ce millésime 2010 est représentatif de son terroir, il est gracieux, d’une très belle fraîcheur qui est la caractéristique de ce millésime. Le milieu de bouche affirme sa rondeur aux notes lactées et beurrées auxquelles succède une expression minérale qui dévoile l’arôme de pierre à fusil sur une belle acidité aux notes salines en finale » 


Séquence musicale : Arno les « filles du bord de mer » (vidéo)


Intervention du producteur : « il nous faut un temps fort, vous venez de goûter le millésime 2009 du rouge du domaine de Baal qui affiche une très belle allure, des capacités de garde incontestables, vin de gastronomie par excellence, et si vous dégustiez à nouveau le 2008 ! »


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Accessoiriste : 1 carafe pour le carafage du 2008

 

Voix off : le rouge 2008, lors de la dégustation du début de l’année, n’avait pas vraiment séduit le Taulier même s’il lui trouvait  de belles qualités. Va-t-il, 10 mois après, changer d’avis ?

 

Gros Plan sur le Taulier : la réponse est assurément OUI. Le vin s’est épanoui, a pris de l’ampleur il s’est extériorisé et comme le dit mieux que moi Ô « il est chaleureux et riche. Sa matière riche est soutenue par un nuancier harmonieux de fruits noirs, de notes poivrées et d’épices. Sa trame est raffinée offre une persistance d’une rare élégance. » Oui c’est un vin rare !


Notes du réalisateur : « il faut que Sébastien nous parle de Baal »


Seb : « En ces temps incertains (2202-2201 av. E.C.) on savait que le monde était gouverné par trois dieux bienveillants, le vent, l’eau et le soleil […] À côté de ces dieux majeurs, il y avait une multitude de dieux mineurs… à qui l’on adressait des prières quotidiennes ; les dieux des arbres, des ruisseaux, de l’ouadi, des oiseaux, des moissons, et tous les monts et vallons. On les appelait des baals ; il y avait de petits baals et de grands baals, chacun adoré à sa façon, mais il y en avait un peu plus cher que les autres… ou plutôt une car c’était Astarté, la tentatrice, la déesse de la fécondité aux seins pesants. » 


« C’était une esclave, capturée au cours d’une razzia dans le nord, et depuis son arrivée Urbaal l’admirait. Elle hantait ses rêves. Quand il visitait ses champs d’oliviers, il la voyait et quand les filles foulaient aux pieds le raisin de ses vignes, elle était là parmi elles, ses longues jambes rougies par le jus de la treille. » (extraits du livre de James A. Michener la source chez Robert Laffont)


Déclaration du taulier dans ses habits de producteur d’occasion


« Nous tenons un vrai beau sujet, les vins du domaine de Baal sont contemporains sans pour autant verser dans les excès d’une modernité qui privilégie l’instantanéité. Ils sont les petits nouveaux dans la cour des vins du Liban mais, sans provocation ni suffisance, ils affirment une singularité qui nous les rendent proches. Pourquoi créer une légende puisque la terre de Canaan fait partie de l’imaginaire de beaucoup d’entre nous.


J’abhorre l’appellation vins étrangers car elle place une frontière qui n’a aucun sens dans notre monde mondialisé. La seule qui puisse encore subsister est celle qui sépare les vins authentiques des autres biens standardisés, marquetés. Pour autant il n’y a pas de gardes à cette frontière, chacun est libre de ses choix.


Le mien est simple et clair comme de l’eau de roche : je me porte vers des vins qui sont à l’image de ceux qui les font sans ostentation, avec passion mais aussi avec raison. Sébastien Khoury avec ses vins  de son jeune domaine de Baal est de ceux-là. Il écoute. Il entend. Il cherche. Fait bouger les lignes. Je ne lui envoie pas de fleurs mais affirme, sans aucun copinage, que la voie qu’il suit est la bonne, j’ose écrire la seule et qu’elle mérite, plus que du respect, un réel engagement.


L’engagement c’est tout bêtement cesser de se cantonner dans un petit territoire de vins, élargir sa focale, accueillir des vins venus d’un ailleurs si proche de nos cœurs. Mon petit speech s’adresse en priorité aux cavistes et aux restaurateurs : soyez accueillants !


Ô nous parle du millésime du rouge 2009 du domaine de Baal


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« 2009, la distinction d’un grand vin. Nez délicat, la bouche arbore un soyeux aux notes d’expression raffinée. Bouquet équilibré d’épices douces et de notes empyreumatiques. Les tanins caressent le palais pour s’épandre en une grande fraîcheur. »


Pour ne rien vous cacher le millésime 2009 en rouge et le 2010 en blanc du domaine de Baal approchent de nos côtes et vous pourrez les apprécier en novembre. Allez sur le site Sensoriel www.sensoriel.eu

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 11:00

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Pour sûr que Cap 2020 ça sonne mieux que Cap 2010 mais pas sûr que le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les filières viticole et cidricole, sous la houlette du capitaine-président Jérôme Despey soit le meilleur incubateur pour accoucher du travail de réflexion, visant à définir une stratégie de filière pour les dix prochaines années, demandé par Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.


Qui vivra verra mais, au vu de l’enterrement de première classe que les professionnels ont réservé à Cap 2010 lorsqu’Hervé Gaymard leur a demandé de mettre en œuvre la stratégie qui y était recommandé le doute m’assaille.


Les dés ont été jeté dans la première décennie du XXIe siècle, ils ont roulés, et comme le disait Mac Arthur « Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard.  »


Nous n’avons pas perdu « la guerre », loin de là, mais sûrement une belle bataille qui nous aurait permis d’anticiper sur le développement des marchés émergeants. Nous suivons mais non régressons en volume et en part de marchés.


Je ne dis pas comme le « regretté » Mao-Tse-Dung « feu sur l’état-major » car il n’y a pas d’état-major mais plutôt une armée mexicaine où chaque région tire à hue et à dia et ça, ça ne fait une stratégie mais un empilement d’actions désordonnées. Vous me direz, c’est la fameuse loi du marché et que le ou les meilleurs gagnent.


Comme me le disait l’autre jour un grand exportateur à propos de cette réflexion stratégique : « qu’irions-nous faire dans cette galère ? » Je n’ai pas osé lui répondre « mettre le Cap sur 2020 »


Moi ce que j’en dis c’est juste pour ramener ma fraise on ne m’a rien demandé !


La stratégie est et reste un art militaire l'art de diriger et de coordonner des actions pour atteindre un objectif. Appliqué à un secteur économique elle doit être définie en fonction de ses forces et de ses faiblesses, compte tenu des menaces et des opportunités.


Définir des priorités, peu sinon ce n’en sont pas, proposer des choix simples et opérationnels, se donner les moyens d’agir et bien sûr agir.


Nul besoin de se noyer dans de longues analyses, tout est sur la table, reste à faire preuve d’un peu d’audace, savoir aussi déplaire, et de beaucoup d’anticipation, pour sûr que c’est plus difficile que de s’entendre sur la prorogation des droits de plantations.


Si certains experts de FranceAgriMer veulent venir s’exprimer sur mon « espace de liberté » ils seront les bienvenus.


Bon vent !


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Alors que les vendanges s'achèvent, les vignerons européens sont plutôt satisfaits du niveau de leur cuve. Selon les chiffres publiés lundi 28 octobre par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la production des 28 pays qui composent l'Union européenne (UE) devrait progresser de près de 11 % en 2013, à 163,9 millions d'hectolitres. Après une mauvaise saison 2012, le niveau de 2009 serait retrouvé.


L'Italie garde son titre de premier producteur mondial de vin, devant la France. Avec une progression de la récolte de 2 %, elle s'approche de la barre des 45 millions d'hectolitres.


La France, qui avait souffert d'une vendange historiquement faible en 2012, renoue avec la croissance (+ 7 %), à 44 millions d'hectolitres. Mais elle est encore loin de son record de 2011, année où elle avait détrôné l'Italie.


C'est l'Espagne, sur la troisième marche du podium mondial, qui bénéficie de la plus forte envolée de ses volumes. Sa production vinifiée progresse de 23 % en 2013, pour atteindre 40 millions d'hectolitres.link

 

 

Voir le dossierFranceAgriMer  link 

 

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