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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 00:09

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Ça vaut pour tout le monde, y compris les gens du vin. Ce disant je ne participe pour autant au dénigrement du vin avec ceux qui affirment qu’il est mauvais pour la santé, bien au contraire.


En effet, la santé qu’est-ce-que c’est ?


La réponse dans une de mes chroniques de décembre 2008 : « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre... (Lire plus loin)


Pourquoi je repasse les plats ?


Tout simplement pour prévenir de l’éventuel effet boomerang d’une forme de médicalisation d’un produit alimentaire en vous proposant de lire ce qu’écrit Erwann Menthéour ancien cycliste professionnel : Les produits laitiers : un réel danger ?


Les vrais faux amis de votre alimentation ?


Manger des produits laitiers, c’est bon pour la santé. Enfin, c’est ce que l’on nous a toujours dit. La réalité semble plus complexe que cela…


« Les services marketing des grandes marques de l’industrie laitière ont eu le génie, il faut le reconnaître, de nous faire croire que le lait et ses dérivés (yaourts, fromages, etc.) nous étaient indispensables.

Pour ce faire, elles nous ont attaqué (et nous attaquent encore !) sur nos points faibles, à grands coups de slogans facilement mémorisables qui plus est : nos enfants ! Comment ne pas culpabiliser en les privant de produits laitiers, alors même que ceux-ci sont censés être, nous rabâche-t-on,  les principaux pourvoyeurs d’un calcium grâce auquel leurs os se construisent ? Qui risquerait d’affaiblir ses propres enfants ? Personne évidemment ! »


La suite ICI link 


À méditer et lorsque le Dr Charlier aura fini de vendanger et de vinifier je ferai appel à ses lumières pour nous éclairer.

 

Mais le lendemain que lis-je ?

 

Les produits laitiers : des nutriments interactifs au service de la santé Source : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste.

« Les produits laitiers mobilisent les chercheurs en nutrition. Leurs nutriments, nombreux et divers, agissent en synergie, ont expliqué les experts internationaux réunis à Grenade (*). Ce qui potentialise leurs effets bénéfiques et rend possible la prévention de nombreuses situations pathologiques : obésité, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, fonte musculaire liée à l’âge… Dans la lutte contre les maladies chroniques et « de civilisation », les produits laitiers n’ont pas dit leur dernier mot. » link

Y’a vraiment de quoi perdre son latin !


Pour ma part ce que raconte l’ancien bodybuildé ne me trouble pas j’adore les fromages qui puent et les bons laitages. J’en mange non parce que c’est bon pour ma santé mais parce c’est bon tout court.


Maintenant si ça vous dit lisez ma chronique de 2008. « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre...


La scène se passe dans un cabinet médical, le praticien après avoir examiné une radio, hilare, s’adresse à son patient, assis sur la table d’examen, en caleçon et chaussettes : « Une excellente nouvelle, monsieur Ribot : vous n’êtes plus hypocondriaque, vous êtes VRAIMENT malade ! »


C’est le dessin de Bouchard dans le dernier numéro du POINT. Dans ce même numéro, le psychanalyste Jacques-Alain Miller décrypte le paradoxe de l’homme occidental qui, «n'a nourri autant d’angoisses, ni vécu aussi longtemps. »


Extraits sous forme de 3 Questions :


Le Point : Pourquoi, dans nos sociétés occidentales, la peur semble-t-elle progresser plus qu'ailleurs ?


Jacques-Alain Miller : Parce que ce sont les plus « technicisées ». Le sociologue Ulrich Beck l'a montré, la technique donne naissance à une « société du risque » : quand vous vous déplacez à cheval, tout dépend de votre habileté à vous, et de votre connaissance de la bête en question ; quand vous prenez l'avion, votre sécurité est hors de vous, car votre vie dépend d'un réseau de systèmes complexes, auxquels vous devez vous fier a priori. Mais la société du risque devient une société de la peur dès que la science cesse d'inspirer confiance. C'est le cas aujourd'hui : chacun est intimement persuadé que le grand « sujet supposé savoir » ne sait pas tout, qu'il est troué comme un gruyère, et qu'il avance et produit à l'aveugle.


Le Point : Nos sociétés n'acceptent le risque qu'à condition de le quantifier...


Jacques-Alain Miller : En effet. Le sujet supposé savoir est maintenant mis au défi de prévoir l'avenir. Demain, vos maladies, on n'en fera plus seulement le diagnostic, on vous les prédira à partir du décryptage de votre génome. D'où l'émergence de nouvelles peurs, inédites, purs produits du calcul statistique.


Le Point : Notre santé, et en particulier notre alimentation, nous préoccupe le plus. Comment expliquez-vous cette peur ?


Jacques-Alain Miller : C'est ce qui résulte de la « mise en sécurité » comme attitude fondamentale de l'homme contemporain. Chacun est à lui-même son bien le plus précieux. Chacun se rapporte à soi-même comme à un objet, à un avoir, non à un être. L'impasse, c'est que la santé est parfaitement aléatoire. Il n'y a pas de science de la santé, disait Canguilhem, l'épistémologue de la biologie. La santé, c'est un mythe."


À mettre en parallèle avec l’enquête du Credoc qui révèle que 51 % des Français considèrent le vin comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, juste derrière la charcuterie. Cote en chute libre : en 2003, seuls 26 % des habitants de l’Hexagone avait cette perception négative du vin. « Hier produit du terroir, symbole de l’identité gastronomique française, le vin est désormais considéré comme un produit alcoolisé comme les autres », souligne le Credoc. Et il suscite la méfiance au même titre que n’importe quelle boisson alcoolisée…

 

Pourquoi diable ce quasi-doublement en 5 ans ?

 

Bien sûr, je n’ai pas de réponse, mais il est paradoxal que cette peur intervienne alors que le vin quotidien laisse de plus en plus la place au vin occasionnel. Boire moins, boire mieux, disait-on, mais ces nouveaux consommateurs, plus soucieux de leur forme, de leur santé que leurs aînés, placent le vin dans la palette des produits alcoolisés. Cette perception nouvelle devrait faire réfléchir ceux qui pensent que, face aux antialcooliques, le bon discours est celui du vin est bon pour la santé. Dans la mesure où le vin aliment est en voie d’extinction il me semble que ces conseils ne convainquent pas grand monde. En adoptant cette stratégie de bon contre mauvais on entre sur le terrain des conseils de santé publique, aussi généraux qu’inefficaces car ils ne sont pas ciblés sur des populations précises.


Pour ma part, en me fondant sur la définition de la santé donnée par le Robert : « bon état physiologique d’un être vivant ; fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme pendant une période appréciable, indépendamment des anomalies ou des traumatismes qui n’affectent pas les fonctions vitales (un aveugle, un manchot peuvent avoir la santé). La santé correspond à une idée de la norme (opposée à la pathologie) ; elle n’est pas seulement l’absence de maladies, de symptômes pathologiques, mais suppose l’absence de menace prévisible et un certain bien-être physique. »


Et celle de la santé publique : « l’ensemble des techniques propres à prévenir les maladies, à préserver la santé, à améliorer la longévité des individus par une action collective. »


La seule voie possible est celle de s’en tenir au produit, le vin, à ce qu’il est, d’où il vient, comment il est fait et affirmer, avec la plus grande tranquillité, sans mauvaise conscience, qu’il n’est pas en soi dangereux ni pour la santé des consommateurs, ni pour la santé générale des populations. Jouer sur les peurs, en les amplifiant ne fait que développer le caractère anxiogène de nos sociétés craintives et, comme le dit Jacques-Alain Miller, « une peur en chasse une autre, il y a des peurs à la mode, on invente des peurs, le public demande de la peur. Mais ce n’est pas un jeu, c’est, en deçà, de ces peurs multiformes et toujours renaissantes, ce qu’elles expriment et camouflent à la fois : une angoisse sociale diffuse et dont l’objet est voilé. »


À propos mais où est donc passé le prion qui devait faucher, selon certains grands experts, « plus de 100 000 personnes » ?


Plus légèrement, j’entends en boucle « qu’il faut manger des féculents… » c’est-à-dire des patates, des pâtes, du riz… et dire que pendant des décennies les mêmes nous mettaient en garde contre…


Alors, comme tout bien portant est un malade qui s’ignore, de grâce laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends, jouir des plaisirs qu’elle m’offre, même si ça trouble vos statistiques, même si je suis un bon cotisant de la Sécu, car j’ai, comme nous tous pauvres humains, une seule certitude, même si en ce monde de peureux «on rêve de faire descendre l’éternité sur terre », c’est celle de mourir.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 11:00

C’était au temps de Nicolas qui ne buvait pas, ce qui pour les gens du vin signifiait que l’ancien président de la République ne buvait pas de vin. Même si, comme toujours avec moi, l’intéressé ne m’avait rien demandé, j’étais monté au créneau pour prendre sa défense.


Vous le savez je suis un obstiné et j’aime bien taper régulièrement sur la tête de mon petit clou pour qu’il se plante bien droit. Certains me reprocheront de radoter, peu me chaut, la répétition permet très souvent de remettre les pendules à la bonne heure.


Si vous voulez bien vous en donner la peine, lisez ou relisez attentivement cette chronique du 16 août 2011 intitulée « Rappelez-vous Mendès lolo ! Du droit d’un Président de la République à boire ce que bon lui semble ! »link


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Nicolas Sarkozy, qui ne boit pas de vin d’habitude, était hier à Vouvray, où il a payé de sa personne pour goûter les crus d’un viticulteur. Photo AFP/Eric Feferberg

 

Il est de bon ton dans notre milieu du vin de railler le fait que notre Président ait consommé, dit-on – je n’étais pas présent à Châteauneuf-du-Pape – du jus de cerise lors de sa rencontre avec des professionnels du vin. Mais c’est son droit le plus strict. Au risque de passer pour un provocateur je trouve qu’il a fait preuve de courage en ne se soumettant pas à un geste pour simplement faire plaisir à ses interlocuteurs.

 

Pour autant,  cette abstinence, le disqualifierait-il en l’empêchant de porter sur nos problèmes un jugement serein ?

 

Pour moi la réponse est bien sûr non.

 

Quand à se pencher sur le pourquoi, les raisons de son choix j’estime que c’est une pure inquisition qui n’a rien à voir avec la sacro-sainte transparence.

 

Que notre Président se retrouve dans la catégorie majoritaire des non consommateurs absolus de vin qui est passée de 19% en 1980 à 38% à 2010 et que l’on prévoit à 42% en 2015 devrait nous amener à sortir de nos analyses à courte vue (chronique de demain)

 

Dans ma jeunesse Pierre Mendès-France, baptisé Mendès-lolo pour sa distribution de lait dans les écoles, s’est aliéné le vote de ceux qui lui reprochait sa croisade contre les bouilleurs de cru et a été vilipendé dans les campagnes. Pour autant, était-ce un mauvais dirigeant politique ? Il était l’élu d’un département normand où l’on ne suçait pas que de la glace et son combat était respectable.

 

Notre Président ne peut être taxé d’être anti-vin car il n’en boit pas. L’important pour nous tous c’est que lui-même et ceux qui se présenteront à la magistrature suprême comprennent ce nous sommes vraiment et ne se laissent pas seulement influencer par le lobby des hygiénistes. Nous sommes le fruit d’une Histoire, le vin n’est plus la boisson nationale, à nous de convaincre nos décideurs de la place nouvelle qu’il occupe dans nos sociétés urbaines déshumanisées. Gardons-nous de nous faire plaisir avec des facilités de plume ou de langage.

 

La colère est souvent bien mauvaise conseillère. Moi le premier il m’arrive de m’y laisser prendre. Mon ami David Cobbold me le faisait remarquer il y a quelques jours lorsque j’ironisais sur le nom d’un de mes détracteurs favoris. Il avait raison et je vais plus encore être attentif à garder au débat une certaine forme de tenue. Que nous fussions irrités, fâchés, exaspérés par la mauvaise foi de certains de nos adversaires, par la réceptivité des médias à leur argumentaire, je le comprends aisément mais pour autant gardons-nous de céder à la facilité, à l’emphase, aux arguments qui nous font tant plaisir mais qui desservent notre belle cause.

 

Comme nul ne peut me taxer d’être un thuriféraire de notre Président j’ajoute à cette chronique en défense que l’intérêt général n’a jamais été, et ne sera jamais l’addition des intérêts particuliers, mais la capacité que nous aurons à demander à nos hommes politiques d’énoncer des choix clairs qui nous permettrons de choisir en toute connaissance de cause et non à entendre des promesses, dont beaucoup ne seront jamais tenues. Comme je n’ai pas la vocation, ni l’envie d’ailleurs, d’énoncer ces choix pour notre secteur du vin je forme des vœux pour que ceux qui en ont la charge représentative le fassent. C’est le moins qu’on puisse espérer d’eux…


 

La chronique du lendemain 17 août 2011 : « Oui le buveur français va boire en moyenne de moins en moins de vin et ce n’est pas seulement la faute à la loi Evin » link


 

La conclusion de cette chronique :

 

« Quant aux gloses sur l'iniquité de la loi Evin, elles font plaisir à leurs auteurs mais comme la grande majorité de nos concitoyens électeurs ignorent ce qu'est la loi Evin nos élus, majoritairement urbains, penchent du côté des défenseurs de la Santé Publique. Je le regrette mais ce que je regrette encore plus encore c'est que la bonne méthode suivie par Vin&Société ne soit pas amplifiée par tous ceux qui font des moulinets. Arrêtons d'agiter des chiffons rouges qui ne servent que nos adversaires ! Nous sommes minoritaires, et Dieu sait que je sais ce que c'est d'être minoritaire, nous devons inverser la tendance par un travail lent et patient.

 

Enfin, je signale à certains approximatifs qu'Edonys attaque une décision  du CSA et non la loi Evin à propos de laquelle, puisque nous allons entrer dans une période électorale je dis Chiche ! Proposez à chacun  des candidats un texte en forme qui modifie la loi Evin sans rompre le principe constitutionnel d'égalité.

 

Je suis preneur d'autre chose que des rodomontades. Si je fais le compte  de mes chroniques sur le sujet depuis que mon blog existe : une bonne dizaine je n'ai pas de leçon à recevoir de quiconque et surtout pas de qui vous savez.

 

Se taper sur le ventre entre nous c'est bien agréable mais allez donc, comme je l'ai fait aux AG de l'ANPAA, dans les associations de lutte contre le Cancer ou tout bêtement à la rencontre de parents confrontés à l'alcoolisme violent de leur progéniture : notre discours passe difficilement mais il n'empêche qu'il faut le tenir et le tenir encore. Merci à madame Tarby et je souhaite à l'ami JM Peyronnet bonne chance pour que sa chaîne thématique Edonys voit enfin le jour...

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 00:09

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En débarquant à Paris, en provenance de Constantine où je venais d’effectuer mes obligations militaires comme coopérant à l’Université j’ai accosté avec ma petite famille au 60 rue Mazarine dans un charmant petit 2 pièces situé au-dessus des éditions Grund. Le quartier était encore en 1976 un village avec son boulanger, sa pâtissière, son bougnat, un boucher pote de Wolinski, des petits commerces de bouche qui seront vite balayés par les galeristes et la fripe.


En semaine j’allais conduire le matin Anne-Cécile à son école dite du Jardinet. Nous empruntions la rue Saint-André-des-Arts puis la cour de Rohan, à cette époque ouverte. Au retour je prenais la rue de l’Eperon et je passais devant chez Allard. Comme j’étais à la tête d’une bourse plate le restaurant, hormis le Pied de Fouet le samedi midi, n’était pas inscrit au budget. Pour moi Allard c’était le bistro parisien personnifié. «Les clients ne viennent pas chez nous faire des découvertes gastronomiques mais faire de vieilles connaissances culinaires » disait André Allard le fils de Marthe et Marcel Allard qui avait pris le relais de ses parents fin 1946 avec sa femme Fernande qui prendra le relais de Marthe en cuisine perpétuant ainsi la tradition.


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À l’origine, se tenait un marchand  de vin, comme en témoignent encore les grilles aux fenêtres - une ordonnance du régent datant de 1720 obligeait la profession à fermer ainsi ses échoppes. Au début du XXème siècle Vincent Candré y ouvre un bistrot « La Halte de l’Eperon ». On y servait des petits vins de pays accompagnés de plats de terroir élaborés par Joséphine, l’une des premières « mères cuisinière » parisiennes. Dans les années 30, Vincent Candré cédait son restaurant à Marthe et Marcel Allard.


En 1985, la famille Allard vend le restaurant. L’aveyronnais Claude Layrac le reprend en 1995.  En mi-2013 il cède Allard à Alain Ducasse. La roue tourne.link


Allard c’était la table préférée de mon vieil ami Jacques Geliot, vieil au sens où il portait alors ses 82 ans avec une extraordinaire vivacité de corps et d’esprit. Nous nous retrouvions une fois par mois à déjeuner chez Allard dans la salle historique, à gauche en entrant, qui composait l’unique salle du restaurant de Vincent Candré. Lorsqu’on arrive chez Allard on tombe nez à nez avec le fourneau qui trône en face de la porte d’entrée, rue de l’Eperon. Cet agencement, inattendu pour l’époque, ne fut pas du goût de tout le monde, notamment de l’architecte qui pensait que la cuisine devait être cachée « Si elle est belle, quel mal ? » répondit alors en toute simplicité André Allard. À droite une autre salle qui fut ouverte suite au rachat de la librairie attenante pour agrandir le lieu. Depuis rien n’a changé…


Jacques avait ses habitudes : sa table, ses manies, ses plats, son vin et tout le personnel le traitait avec gentillesse et attention comme un prince. Nous conversions, Jacques, cultivé, sensible et sincère, adorait la politique, rocardien de toujours, et les courses il possédait des galopeurs en pension à Chantilly. Il me considérait comme son fils, veillait sur moi comme une mère poule. Sa peine inextinguible était d’avoir perdu l’un de ces deux fils, le préféré, décédé prématurément. Lorsque Jacques nous quitta aussi il me légua les 6 volumes de l’œuvre écrite de Pierre Mendès-France.


Souvenirs donc, et lorsque ma chère Annie m’a convié à un déjeuner pour déguster les vins de la Tour Boisée de Jean-Louis Poudou link ils ont afflués sans faire de vagues, doucement, pour imprégner le sable sec de ma mémoire. C’est pour cela que je me suis permis de vous les livrer.


C’est donc l’omniprésent Ducasse qui a repris Allard et tout naturellement il a confié les clefs de la cuisine à une femme : Laëtitia Rouabah. Elle souhaite apporter une touche personnelle sans changer pour autant l’identité profonde de la maison. Une cuisine simple, familiale, parfaitement exécutée. Laetitia est secondée par une autre femme, Émilie Villon qui vient de chez Benoit Paris, et travaillera avec Didier Remay qui a passé 37 ans dans les cuisines d’Allard, après avoir débuté auprès de Fernande Allard.


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Après ce long préambule revenons au vin en soulignant que nous avons très bien mangé chez Allard revisité. Du pâté en croûte d’Arnaud Nicolas, du saumon rouge grillé, du Navarin d’agneau en cocotte, un Saint-Nectaire fermier top et des figues rôties, noisettes. Avec des serviettes en tissu rien que pour faire plaisir à Roger et au Taulier. Je ne vais pas vous refaire le coup de « Connaissez-vous M’sieur Poudou vigneron qui a le cœur à la bonne place et une langue pas boisée pour deux sous ? » ni vous rejouer le couplet « Avec le CARIGNAN de JL POUDOU votre Taulier s’attaque au monopole dominical de Michel Smith. »link


Nous avions le plaisir d’avoir à table Marie-Claude, l’épouse de Jean-Louis. Pour ne rien vous cacher nous n’étions pas chez Allard mais chez les Poudou à Laure-Minervois www.domainelatourboisee.com. Jean-Louis, il vous met à l’aise, ne fuit jamais les questions, il dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit avec une sincérité qui tranche sur le galimatias des grands mamamouchis qui disent tenir le manche des ex-syndicats rebaptisés ODG. Vent salubre, revigorante, qui bien sûr décoiffe les susdit auteurs de plan sur la comète et de campagne de pub d’un autre âge. Ne leur en déplaise l’affirmation de la notoriété du Minervois passe par des personnalités telles que Jean-Louis Poudou. Bien sûr ce n’est pas un robinet d’eau tiède dispensant un discours à l’attention d’électeurs garants des maroquins présidentiels mais un vigneron de conviction qui mène sa barque avec ténacité et compétence.


Voilà pour le personnage du sieur Poudou qui ne navigue pas seul à la tour Boisée : la maison Poudou c’est une famille, une équipe. Ce que j’apprécie beaucoup chez les Poudou c’est qu’en permanence on se remue les méninges, on cherche, on ne reste pas calé dans le train-train quotidien et, croyez-moi, y’a rien de meilleur pour les vins. L’innovation c’est ça, cet état d’esprit, cette recherche permanente, cet esprit d’aventure où l’intuition et l’imagination tiennent une large place. Pour autant ce n’est pas le happening permanent, on respecte à la Tour Boisée les fondamentaux de la tradition : cépages traditionnels, travail des sols, obtention d’un beau raisin gage d’un beau vin. Le millésime 2013 de la Tour Boisée sera certifié bio.


Des vins présentés j’en ai apprécié plus particulièrement deux parce qu’ils représentent pour moi l’esprit de Jean-Louis Poudou, son art d’être dans la tendance sans y sacrifier un poil de ses convictions.


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Le premier « Plantation 1905 » millésime 2012 est un must, une rareté, puisqu’il s’agit d’un assemblage de 23 cépages complantés en 1905 sur une parcelle de 1 ha 60, située au cœur du village, au niveau de la mer. C’est le plus ancien vignoble de la commune. Vendanger en un seul passage ces 25 cépages, qui n’ont pas tous été reconnus par les ampélographes, relève du casse-tête poudouesque. Tâche d’équilibriste pour un Jean-Louis taillé comme un deuxième ligne que de récolter au même moment le précoce Muscat de Hambourg et le tardif Morrastel Bouschet. C’est donc bien un vin de vigneron que ce vin vinifié sans aucune intervention de l’homme : pas de remontage ni de refroidissement de la cuve pendant la fermentation comme le dit Jean-Louis Poudou « libre-court est laissé au terroir, aux cépages, au millésime. L’assemblage des jus de coule et de presse se fait en cuve pendant 6 mois.


Charnu, pulpeux, croquant, gaillard ce vin de France se situe parfaitement dans ce nous avions appelé de nos vœux dans Cap 2010 : un vin d’espace de liberté soumis aux seules règles de son concepteur. Quel magnifique pied-de-nez à ceux qui s’accrochent aux cépages, qualifiés d’améliorateurs car venus d’ailleurs. Faire un vin original avec des raisins issus d’une vigne de plus d’un siècle c’est n’est pas un pur défi mais l’aboutissement de choix assumés et porteurs d’excellence. Vin simple, vin abordable 8,60€ au domaine, vin de bien manger entre bons vivants, simple mais qui tient bien son rang.


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Le second est un pur Minervois blanc 2012 cuvée « à Marie-Claude » issu d’un assemblage Grenache blanc-Maccabeu en proportion de 60/40. Vendange manuelle, pressurage traditionnel, logement en fût de chêne dès le début de la fermentation alcoolique sans contrôle des températures. En effet, le chai situé sous une voute de pierre au pied de la Tour n’est pas coupé de l’extérieur, la nature y pénètre par une porte à claire-voie. Le libre-échange quoi, un vin ouvert qui ne se calfeutre pas. Il est élevé 12 mois puis mis en bouteille avant les vendanges suivantes.


Dans le verre ce Minervois blanc est beau, d’un bel or resplendissant, loin de la vulgarité de celui des grosses chevalières. Et quel nez mon Dieu, l’échange avec la nature a porté ses fruits. Il lui faut du temps pour s’ouvrir à nous mais qu’est-ce que le temps lorsque l’on veut bien le prendre ? Rien d’autre qu’un choix de vie qui ne prive personne sauf ceux qui confondent vitesse et précipitation. Être puissant sans être lourd, vif sans être agaçant, ce vin est du satin qui est une étoffe lisse, unie, fine et brillante sur l'endroit et mat à l'envers. À l'origine fait en soie, mais sans le côté trop de la soie. C’est un blanc de garde. C’est un grand blanc original et séduisant. C’est 15€ au domaine. Vous le marierez avec ce que vous voudrez mais moi je le croquerais bien avec un beau loup en croûte de sel (concession de vocabulaire faite par le vendéen que je suis aux sudistes que de baptiser le bar loup). Bon Annie tu sais ce qu’il te reste à faire.


J’ai remonté la rue de l’Éperon sur ma flèche d’argent le cœur léger et l’âme réconfortée en me disant que mon ami Jacques Geliot l’humaniste aurait bien aimé la compagnie de Jean-Louis Poudou «  sans être des rebelles, nous avons des particularités à mettre en valeur : nous sommes entre deux mondes, le cartésien mais aussi le monde des gens qui ont le cœur à la bonne place. Le vin c’est de l’amour et de la paix. Où il y a du vin, il y a la paix. » Jacques aurait versé une larme et serait reparti un peu pompette à pied réjoui par les vins de la Tour Boisée si bien marié avec la cuisine de son cher Allard revisité.


Jean-Louis Poudou, rien que pour le Taulier affirme qu’il produit «  des vins francs, profonds, bons vivants, les pieds dans la terre et la tête dans les étoiles ! » Sait y faire le gaillard.

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:00

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Mais que font les croisés de l’ANPAA face à une telle agression caractérisée de Bernard Arnault qui affiche sur les vitrines de sa grande cave chic et choc de la rue de Sèvres des incitations à la beuverie pour la belle jeunesse des beaux quartiers.


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Pourquoi restent-ils les bras croisés face à ce véritable scandale  sanitaire consistant à convoquer des plumes célèbres pour séduire les amateurs de prix Goncourt ?


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Même si Amélie Nothomb n’a pas la plastique avantageuse de Scarlett Johansson, tout de même placarder en plein 7e arrondissement, à la vue des moufflettes en bas-âge nichées dans leur poussette Mac Laren, des jeunes filles en fleur en attente du mariage, des dames permanentées, des mémés qui piquent leur tour en caisse, des curés de retour de la toute proche chapelle de la médaille miraculeuse, une telle affirmation « Un verre de romanée-conti m’a rendu vierge de tous les vins que j’avais bus jusqu’alors » relève de la Cour de Cassation.


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Vraiment il faut en finir une bonne fois pour toute avec de telles pratiques : interdire, sévir, réprimer, censurer : « cachez-moi ces quilles que je ne saurais voir car elles incitent à faire boire nos futurs polytechniciens… »


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Je vous offre le florilège de ces horreurs.


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De quoi mettre en transe des bataillons de prohibitionnistes, les exciter jusqu’à ce qu’ils se mettent en branle dans la rue pour protester, en appeler à Frigide Barjot et ses séides, en appeler aux mannes du Maréchal Pétain, à réclamer le retour de Jérôme Cahuzac pour revivifier l’œuvre un peu poussiéreuse de Claude Evin


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Il en va de la santé morale de la Nation de mettre le haut-là face à de telles affirmations « Septembre : les raisins mûrissent tels les romans à paraître. Les écrivains sont dans la ville comme les vignerons dans les vignes. À vendanger. À expliquer. Sortis de leurs caves, de l’antre de leurs secrets, ils racontent chacun à leur façon le travail accompli, traduit  en mots ou en saveurs « il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans un livre », a écrit Pasteur. Littérature et vin ont ainsi toujours fait bon ménage, les hommes du vin lisent, les hommes de lettres boivent, et les uns et les autres s’inspirent mutuellement. »


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Pour sauver la France demandons en cœur l’embastillement de Bernard Arnault et, pour qu’il ne se sente pas seul à la Santé, demandons qu’il soit accompagné de François Pinault autre grand pourvoyeur de GCC destructeurs de la  relève de notre vieux pays.


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Cette chronique est sponsorisée par l’amicale des industries pharmaceutiques…

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:09

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Les juges de la 5e Chambre du TGI de Paris :

Christine-Marie COSTE-FLORET, Vice-Président

Véronique POREAU, Vice-président

Sylvie GARCIA, Juge

Assistée de Laure POUPET, greffière

(Le tribunal de grande instance statue en formation composée de 3 magistrats assistés d'un greffier) n’aiment ni le champagne, ni  Scarlett Johansson comme le montre à l’évidence leur jugement du 21 mars 2013 concernant la diffusion dans Paris-Match d’un article sur la participation de la dite Scarlett Johansson à une publicité, non diffusée en France, pour la marque Moët&Chandon.


Permettez-moi en tant que parisien de m’insurger car Scarlett, elle, aime Paris et un parisien Romain Dauriac son fiancé. L’actrice y passe le plus clair de son temps « Je me réveille et je descends acheter la presse française du jour. Ensuite, je vais au marché, j'adore les produits frais locaux. Puis je vais déjeuner dans un endroit sympa comme le Café de Flore. Il y a des millions de choses à faire à Paris. (…) Le musée Rodin, voilà par exemple une belle façon de passer une journée.


Je me sens tellement en paix à Paris. Les Parisiens prennent plus leur temps, ils apprécient d'avoir de vraies conversations, de lire, ils sont engagés politiquement, ils sont cultivés. Il y a une chouette qualité de vie à Paris »


Et pourtant l’actionnaire de Moët&Chandon, Bernard Arnault est un homme qui aime beaucoup la France car, contrairement à Gégé, il a renoncé à s’exiler en Belgique. Alors pourquoi donc ces petits juges du TGI de Paris s’en prennent-ils à l’une des marques phare de son groupe qui je le rappelle se nomme : LVMH soit Louis Vuitton Moët Hennessy ? Tout d’abord parce qu’ils ont été saisi, par nos amis de l’ANPAA  qui mettait en cause un article publié dans la rubrique «Les gens de MATCH » en page 30 du numéro de PARIS-MATCH litigieux sous le titre «Scarlett Johansson et Rumer Willis : Le glamour tout en courbes » comportant notamment un cliché représentant l'actrice Scarlett Johansson tenant une bouteille de champagne Moët&Chandon et un cliché représentant l'actrice juchée sur une échelle posée devant des pyramides de verres de Baccarat tenant une bouteille de Champagne Moët& Chandon.


Scarlett-Johansson-est-la-nouvelle-egerie-de-Moet-et-Chando

 

Était également critiqué un article portant sur la soirée des Golden Globes intitulé «pas de cinoche quand les plus grands acteurs du monde font la fête ensemble» comportant un cliché représentant l'acteur Colin Firth et l'actrice Helena Bonham Carter, sur lequel le premier sert un verre de champagne Moët&Chandon et un cliché représentant Matt Damon remplissant un verre de champagne Moët&Chandon.


Par ailleurs plusieurs sites internet se sont fait l'écho de cette nouvelle campagne publicitaire en publiant des visuels assortis de légendes mentionnant le champagne Moët&Chandon.link et link  

 

Rappelons les faits :


« En 2009, Moët et Chandon, la plus grande maison de Champagne du monde (groupe LVMH), dévoile sa toute première égérie : la célèbre actrice américaine, aussi muse de Woody Allen : Scarlett Johansson.

Depuis, l’actrice incarne l’image luxueuse de la marque à la perfection.

Bien évidemment ces publicités ne sont pas publiées en France en raison de la législation française  et notamment de la loi Evin. Et on peut dire qu’à l’étranger, ils en ont de la chance ! Et pour cause, Scarlett Johansson sublime particulièrement ce Champagne exceptionnel ! »

 

Et ça ne plaît pas ni à l’ANPAA ça va de soit pour la bagatelle de 11 motifs (allez les lire ci-dessous en fin de chronique), ni aux 3 pisses-vinaigres de la 5e Chambre du TGI de Paris ce qui est plus étonnant juridiquement : pour le vérifier allez donc lire l’excellente analyse sur le jugement du TGI faites par Me Olivier Poulet spécialiste de ces questions PARLER D'ALCOOL C'EST FAIRE DE LA PUBLICITE ! LA PUBLICITE A L'INSU DE SON PLEIN GRE link

 

Tout au bas de cette analyse vous pourrez télécharger en PDF le jugement de la 5ème Chambre du TGI de Paris.


Ainsi va la vie de nos amis de l’ANPAA grands plaideurs devant l’éternel : lire ICI la liste de leur tableau de chasse où ne figure pas encore le jugement cité link 


Que de temps et d’argent (public) gaspillé pour traquer quoi au juste ? Il faudra un jour qu’on m’explique en quoi la photo de Scarlett Johansson diffusée sur la Toile, hors nos frontières, donc visible sur l’écran de n’importe quel internaute Français deviendrait soudain toxique et incitative pour notre belle jeunesse à aller se pochtroner le samedi soir sur le trottoir ou dans un bar de la Mothe-Achard en lichant au goulot un magnum de la cuvée impériale de Moët &Chandon sous prétexte que la belle Scarlett les y a incité.


Ça dépasse le bon sens et l’entendement mais c’est ainsi.


Me Poulet met l’accent sur un point extrêmement important en soulignant que le jugement « fait référence à des définitions de la publicité. »


Et de poser la question : « de quelle définition parle-t-on ?

 

De celle figurant dans la loi Evin ?

 

Il n'y en a pas, ce qui contribue au flou et qui est fort contestable pour un texte pénal censé être précis.

 

Ou de celles déjà citées notamment dans le jugement sur le supplément du Parisien Libéré ? En tout état de cause, il pourrait être utile de fixer ce qu'on entend par publicité soumise aux dispositions du Code de la santé publique. »

 

Et d’avertir :

 

« Cela signifie que dès lors que l'on parle d'une boisson alcoolisée, dans un journal mais aussi pourquoi pas dans une oeuvre littéraire ou un livre de cuisine, sur un blog personnel, ou dans revue professionnelle sur des campagnes publicitaires à l'étranger, on fait acte de publicité alors même que le titulaire de la marque n'est peut-être même pas au courant.


En cela cette décision est contestable et dangereuse. Tous les supports ont du souci à se faire au-delà du débat sur la liberté de la presse. »


Face à la menace d’une jurisprudence liberticide je cours au secours des censeurs en les incitant vivement à faire interdire le film de Woody Allen Vicky Cristina Barcelona où la belle Scarlett passe son temps à picoler et que Pousson ne vienne pas nous dire que c’était en plus du jaja bodybuildé par les petits génies de la péninsule ibérique.


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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:00

Les faits sont têtus. Réécrire l’Histoire ou l’ignorer semble être la ligne adoptée par les blogueurs sauteurs et les chefs du vin.


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Lorsque Roselyne Bachelot, alors Ministre de la Santé, présenta son projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » en octobre 2008, il prévoyait l’encadrement de la publicité pour l’alcool sur Internet. Il ne s'agissait pas d'une simple recommandation d’un Professeur via la MILDT mais tout bêtement d'un texte adopté en Conseil des Ministres, lequel est présidé chaque semaine par le Président de la République. Je suppose que celui-ci avait été informé par ses collaborateurs de la teneur de ce texte et qu’il en approuvait le contenu.


Bien entendu, le monde du vin monta au créneau, Vin&Société en tête pour demander aux parlementaires de l’amender. Ce qu’ils ont fait après une rude bataille où le maire de Bordeaux, Alain Juppé, pesa de tout son poids et Roselyne Bachelot ne se fit pas prier pour aller dans le bon sens. Le texte de loi a été adopté le 23 juin 2009 par l’Assemblée nationale et le 24 juin 2009 par le Sénat. Il est paru au Journal Officiel le 22 juillet 2009.

 

Venons-nous de vivre un remake ?

 

La réponse est assurément non !


Les préconisations de la MILDT n’ont pas été acté par le gouvernement, ce qui fâche beaucoup mes amis de l'ANPAA, même si le copié-collé égaré dans un § étrange, au bas de la page 45, nous a tous « enduit » en erreur. Je me suis permis  de faire un peu de pédagogie dimanche pour expliquer, via les écrits de Guy Carcassonne, le fonctionnement de Matignon qui n’a pas varié d’un pouce  avec l’alternance.link 


Ce qui me fait sourire c’est qu’en 2009, Vin&Société n’a pas placardé sur le Net la tronche de notre Président de l’époque et de son collaborateur à Matignon buvant un verre de vin.


Pourquoi diable ?


Tout bêtement parce qu’il n’y avait pas de photos des susdit avec un verre en magasin.


Comme c’est étrange cette soudaine combativité à l'endroit des nouveaux occupants. Ne cède-t-on pas à la facilité ?


Qui en 2009 était monté au créneau pour défendre une position raisonnable auprès des parlementaires ?

La Présidente de Vin&Société Marie-Christine Tarby.

 

Sur les questions d'importance ce sont les patrons ou patronnes qui doivent monter au créneau pas ceux chargé de leur fournir les munitions. Je parle en connaissance de cause ayant servi des Ministres et des Patrons de grand groupe.


Et puis, il y a un grand principe qu’il faut toujours respecter : « la proportionnalité de la riposte à l’importance de la menace… » À trop crier au loup lorsque le loup n’y ait pas on perd de sa crédibilité auprès de l’opinion publique.


Moi je n’ai pas varié d’un centimètre depuis ma prise de position du 18 mai 2009 « Urgence : défendons le seul chemin vicinal qui relie Embres&Castelmaure à New-York : l'Internet! »link À cette époque je signale que je prenais une position qui combattait celle de mon Ministre, mon employeur, qui en tant que membre du Conseil des Ministres avait approuvé le projet de loi et se devait d’être solidaire même s’il n’en pensait pas moins.

 

Je n’ai donc aucune leçon à recevoir de qui que soit sur le sujet.


Je peux donc me permettre d’écrire que le tam-tam de Vin&Société, qui se voulait très médiatique, ne me dérange pas mais il me semble surjoué, ne s’adressant qu’aux gens du vin, une forme de coup d’épée dans l’eau d’un lac qui n’était pas très agité sur le sujet quoi qu’on en dise. Les menaces existent. Je suis le premier à le constater mais, à trop s’agiter on renforce le camp des prohibitionnistes qui hurlent au lobby du vin ce qui a bien plus d’impact sur le grand public.


Pour preuve rappelez-vous le tam-tam du rapport Chabalier sous Douste-Blazy Ministre de la Santé. Ce cher Hervé patron et fondateur de l'agence CAPA est passé sur tous les grands plateaux de télé au 20 h lui alors que je n’y ai jamais vu un des représentants du monde du vin sur ce sujet. On peut trouver ça navrant, injuste mais c’est ainsi. On ne livre pas un combat de longue haleine en geignant. On le mène pour inverser la tendance. Je ne trouve pas que nous en prenions le chemin.


Ce n’est que mon avis. Personne ne m’a rien demandé mais je le donne car je n’ai pas changé de ligne de conduite je cultive avec passion et soin ma liberté de pensée.


Pour finir je pose deux questions à tous :


-         Combien de Français sont des non-consommateurs de vin ?

-         Combien la filière vin française consacre-t-elle à faire de la publicité pour le vin en France ?


Fuir la réalité ne change pas la réalité. Il nous faut lever le nez de notre verre et prendre en compte comment vit la société française. Croire ou accroire que l’on fait changer les mentalités par des discours entre-soi ou des campagnes de communication c’est entrer dans le jeu des gens d’en face. Moi je ne joue pas à ce jeu-là…

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 00:09

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C’est une injonction du Taulier : vous n’avez pas le choix vous devez acheter immédiatement une grosse de cette BD les yeux fermés car c’est le geste qui sauve de la morosité. C’est un livre, un beau livre qui vous fait du bien au cœur et à l’âme.


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C’est chez Glénat 19,50€ Chroniques de la vigne Conversations avec mon grand-père de Fred Bernard.


J’exagère un brin car une grosse, pour les petites louves et les petits loups des villes qui sont un peu ignorants des choses de la campagne, c’est soit douze douzaine donc 144, soit douze fois douze douzaines donc 1728. Vieux restes de l’école élémentaire, ne vous êtes-vous jamais demandés pourquoi on achetait les œufs à la douzaine ?


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Je digresse mais vraiment cette BD est belle, très belle, un trait aérien, humain, plein de finesse et de sensualité, des couleurs pastels lumineuses et tendres. Les dessins sont cernés à la Chaissac en plus coloré et rieur bien sûr. Le texte est sensible, plein d’humour, de poésie, d’empathie pour les gens, du vivant qui laisse le passéisme au vestiaire. Voilà un livre, car c’est un livre, qui participe à l’extension du domaine bien plus que les textes verbeux qu’on nous assène d’ordinaire.


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Vous l’aurez compris j’aime sans modération, sans message sanitaire ni autre billevesées de ceux qui nous assommes, nous prive de notre capacité à choisir ce que sera notre vie.


Le grand-père de Fred me fait penser à cette anecdote que me racontait un restaurateur de mes amis à propos d’un vigneron bourguignon à qui il tentait d’acheter quelques bouteilles. J’en ai plus lui disait-il. Mon ami Jacques, vieux client, lui suggéra alors de remonter son prix fort modeste. Il reçut pour réponse « Moi monsieur j’fais du vin pas de l’argent ! »


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En plus des dessins et des bulles de Fred s’intercalent 7 pages du texte d’Edmondo de Amicis Les effets psychologiques du vin.


En bonus : Posté le lundi 09 septembre sur France Inter


Chroniques de la vigne, un parfum de vendanges par Anne Douhaire


« A partir de conversations avec son aïeul de 90 ans, et de ses souvenirs d’enfance au cœur du vignoble à Savigny-les-Beaune (Côte d’Or), il nous livre des anecdotes savoureuses, et sensuelles sur ce monde haut en couleurs. Comme celle sur la jeunesse du grand-père pendant la guerre dont les soirées se déroulaient dans les caves pour éviter le couvre-feu, ou encore ces retours de soirées arrosées raccompagnés par des gendarmes… passablement éméchés. Il construit ainsi un récit impressionniste et érudit.

On aime la générosité du regard de l’auteur sur ses aïeux, la beauté des dessins mi-aquarelle mi-stylo, la critique du snobisme autour du vin, les 40 000 bouteilles bues par le grand-père, et la précieuse recette contre la gueule de bois ! »


Si vous souhaitez :

1-     Écouter Fred Bernard

2-   Feuilleter les premières pages des Chroniques de la vigne

 

Allez ici link

 

La page Face de Bouc de Fred Bernard c'est ICI link

 

Bonne lecture et j’espère que vous me remercierez de vous avoir aussi bien conseillés…


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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 15:27

La maison alsacienne Hugel communique sur son site link


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« L'accroche qui ravira certains producteurs alsaciens mais certainement pas nous: « Les grands noms d'Alsace ont choisi E. Leclerc » laissant entendre en d'autres termes que les vins présents ont choisi d'y figurer.

Pour ce qui nous concerne, c'est « OH QUE NON ! »


Belle pratique Michel-Edouard comme le clame Hugel « Bravo Monsieur Edouard et son équipe, vous pouvez être fiers de vos pratiques ! »


Et cerise sur le gâteau « Ce même Riesling Hugel (16,50 EUR la bouteille ! Chez E.Leclerc) ne figure pas sur leur site comparateur de prix http://www.quiestlemoinscher.com  mais est disponible à la FAV Monoprix à 14,50 la bouteille...


Ça vous donne ensuite des leçons  de civisme cette engeance… Pitoyable ! Si les vins français se portent bien c'est à l'évidence à porter à l'unique crédit de MEL qui fait le bonheur des gens à leur place...

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:43

Ce n’est pas moi qui ai répondu ça mais j’aurais très bien pu le faire car c’est ce que je pense. Est-ce que les choses ont radicalement changé ? Je ne sais car je ne m’aventure guère dans ce genre de « littérature » qui se veut pédagogique en se parant des attributs de la technique.


Ce qui m’intéresse vraiment, en jouant sur le mot littérature, c’est de constater que bien peu d’écrivains ont mis leur qualité de plume pour écrire des livres « sur le vin », contribuer  à l’extension du domaine du vin, toucher un public plus large que les seuls amateurs de vin.


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Dans le temps qu’évoque l’auteur de ma phrase titre il y eu Raymond Dumay qui arpentant tour à tour quatre régions françaises : la Bourgogne (1948), l’Aquitaine (1949), Le Languedoc (1951) et la Provence (1954) échappe à cette critique car l’auteur n’y parle pas que de vin il baguenaude « sur les petits sentiers de vignoble, le long des rivières, en levant les écrivains, morts ou vifs, dans une chasse amusante, subtile, érudite, toujours entraînante. »


Lors de la réédition des 4 opus de Dumay Raphael Sorin écrivait sur son blog de Libé : Lettres ouvertes Les divagations de Raphaël Sorin.link 


RETOUR A L’ETE 47


« Raymond Dumay, dont j’ai déjà vanté le Guide des alcools, l’essai Mort de la littérature ou ses préfaces à Joubert, Dumas, Cendrars et le Prince de Ligne, devait partir avec trois compagnons, tous écrivains (Jacques-Laurent Bost, Jacques Perret et Maurice Fombeure) pour un long périple dans les provinces françaises. Les autres se «portèrent raides» et il dut se résoudre à partir seul, en chevauchant un vélomoteur Perrot. Le 21 juillet 47, en pleine canicule, il s’élança pour une aventure qui allait prendre fin en 1954.


Les quatre récits de voyage de Dumay viennent d’être réédités à la Table Ronde. Il est urgent de les acheter pour ne pas voyager idiot.


Dans l’ordre, prenez Ma route de Bourgogne, Ma route d’Aquitaine, Ma route de Languedoc et Ma route de Provence. C’est aussi un quadruple enchantement: vous circulez en baguenaudant sur les petits sentiers de vignoble, le long des rivières, en levant les écrivains, morts ou vifs, dans une chasse amusante, subtile, érudite, toujours entraînante. »


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Bien évidemment j’ai lu les 4 « la route de… » de Raymond Dumay et voilà ce qu’écrivait François Desperriers le 2 juillet 2010 à ce propos.


« Jacques Berthomeau vient de me faire découvrir l’univers de Raymond Dumay grâce à deux articles dont il a le secret. En quelques lignes, il m’a donné envie de lire le livre de Raymond Dumay paru en 1948, ma route de Bourgogne.


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Extraits choisis par Jacques Berthomeau:


« Beaune, beau nom à la sonorité assourdie qu’on ne peut prononcer sans entendre les futailles rouler dans les caves. Bon vin au corps de femme de trente ans, souple et ardent. On ne le recommande pas aux malades, ni aux jeunes filles, mais aux vivants. »


« Assise dans sa robe aux grands plis, la tête ombragée par quelque bouquet de châtaigniers, la vigne de Bourgogne ressemble à ces femmes de quarante ans que l’on dit mûres et qui le sont en effet, gourmandes, sensuelles, savoureuses, infatigables au lit aussi bien qu’au travail et auxquelles, diton, les vrais amoureux ont toujours rendu les armes… »


Je vous invite à lire ses deux jolis billets sur son excellent blog « Vin&Cie, l’espace de liberté » :


1-     Terrot, terroir, un Replongeard sur la route des vignes : Dumay Raymond link 

2-   « La vigne de Bourgogne ressemble à ces femmes de 40 ans que l’on dit mûres… » link 


Ça fait très plaisir de lire ce qui précède mais ce qui me fait encore plus plaisir c’est que François m’avait lu ce qui assez rare sur la Toile où la lecture en diagonale, qui n’est pas la lecture rapide que je pratique pour repérer les bonnes feuilles d’un livre, permet à certains ou certaines de comprendre tout le contraire de ce que vous avez écrit. La semaine passée j’ai vécu une séquence très significative du vide sidéral d’un certain petit monde de la communication : je commets une chronique assez vacharde « J’adore le sonotone à bulles chic et choc de Krug à 220€ » link. Le lendemain j’ai reçu un e-mail me remerciant de ma remarquable chronique. L’important sans doute c’était d’avoir mentionner Krug dans le titre. Très pavlovien comme réaction mais après tout c’est ainsi que fonctionnait la bonne réclame des lessiviers : marteler le nom de la marque suffisait à bourrer le crâne des ménagères de plus de 50 ans.


Je m’égare à peine.


Je digresse un peu comme d’ordinaire.


Pour revenir au « Quand j'étais jeune, la littérature sur le vin était difficile d'abord, et ennuyeuse » dont Jay McInerney est l’auteur dans une interview accordée à Laure Gasparotto du Monde.fr édition abonnés (pas sûr que le lien fonctionne si vous n’êtes pas abonnés au Monde électronique) link  


Jay McInerney est étasunien, je ne sais ce qu’il en est aujourd’hui chez lui. En revanche, en France, nous sommes toujours à la peine comme je l’ai souligné dans ma chronique dominicale sur le livre de Jay McInerney « Bacchus et moi » chez la Martinière qui sort en librairie le 3 octobre donc jeudi prochain « Le wine-geek fondateur qui « gardait dans sa cave plus de bourgognes que de bordeaux » par Jay McInerney in «Bacchus et moi »link 


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Voilà, c’est dit. Je ne vais pas me faire que des amis.


Mais je suis tout à fait prêt à admettre que ce que je trouve ennuyeux d’autres doivent sans doute aimer. Sur les étagères consacrées au vin, hormis les beaux livres avec de belles images, les guides, ça ne se bouscule pas vraiment au portillon, et elles sont bien étroites ces étagères et souvent unique dans les grandes librairies que j’écume à Paris. C’est un signe que l’appétence des lecteurs-acheteurs n’est pas au rendez-vous. C’est pire dans les grands magasins.


Par bonheur ces derniers temps, les jeunes pousses dépoussièrent un peu le genre et c’est heureux mais des livres du calibre de celui de Jay McInerney je n’en ai pas vu passer beaucoup récemment sous plume française, sauf Choses bues de Jacques Dupont link  et les deux livres de Jean-Paul Kauffmann sur Bordeaux et la Champagne link qui sont l’exception qui confirme la règle.


Si je me trompe, détrompez-moi, donnez-moi un ou plusieurs titres et je me précipiterai pour acheter et lire ce ou ces livres qui donnent envie à monsieur et madame tout le monde d'aimer le vin.


Détail d’importance, lorsque je chronique sur un livre c’est que je l’ai lu en évitant de me contenter de broder sur le communiqué de presse ou la 4e de couverture.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 00:09

« Pas de quartier pour les vins de salopards ! » sur le blog des 5 du Vin Michel Smith défouraille et, c’est tout à son honneur, choisit de ne pas se commettre « avec des vins travaillés, vinifiés et commercialisés par les adeptes de la mouvance nationaliste bien de chez nous, celle de notre France la plus profondément abjecte. Je n’y peux rien, c’est dans mes gènes, c’est épidermique. Ne me demandez pas de l’expliquer (la honte d’avoir eu des membres de ma famille ouvertement pétainistes ? Le spectre du FN planant sur Perpignan ?), mais c’est comme ça. Qu’y puis-je ? »link


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« Michel, ta réaction à l’égard des propos de Reynaud et de Roux me conforte dans mon idée qu’il vaut mieux s’intéresser aux œuvres qu’à leurs auteurs. Constatation valable pour l’ensemble des activités humaines et pas seulement pour le vin. Rousseau abandonnait ses enfants, Voltaire possédait des parts dans une société de commerce d’esclaves, Heidegger et Karajan étaient membres du parti nazi, Elia Kazan a nourri le McCarthysme, etc. Turpitudes qui n’ôtent rien à l’œuvre en tant que telle mais dont la connaissance peut modifier le plaisir qu’on peut en tirer ». souligne Alain Leygnier.


Samedi matin Hervé Lalau exprime sa différence « Le billet de Michel, ce jeudi, nous a valu un gros afflux de lecteurs et de commentateurs. C’est donc qu’il a suscité une certaine adhésion, ou au moins de l’intérêt. A titre personnel, j’éprouve une certaine gêne, cependant. »link


Pour ceux qui ne le savent pas j’ai été avec Michel, Hervé, Jim et Marc l’un des fondateurs des 5 du Vin que j’ai dû quitter à la fois faute de temps mais aussi parce que n’étant pas journaliste-critique j’avais parfois du mal à m’insérer dans le milieu. C’est David Cobbold qui m’a succédé. Je les lis souvent mais me livre rarement à des commentaires.


Aujourd’hui c’est différent car je me sens très proche de ce qu’exprime Michel tout en comprenant parfaitement que l’œuvre doit être « jugée » en soi et non sous la focale des idées plus ou moins nauséabondes de l’auteur. C’est d’autant plus vrai pour un vin qui lui ne transmet que sa substance et non le jus de tête avarié de son vinificateur.


Cependant là où je rejoins absolument Michel c’est que beaucoup de critiques de vin entretiennent avec ceux que Michel qualifie de salopards des relations qui dépassent largement la dégustation. Il est des proximités, des agapes, des yeux fermés plus ou moins gênés et souvent de connivence qui me débectent. Faut pas fâcher! Oui, je suis d’accord il est des gens infréquentables et je suis de ceux qui ne les fréquenteront jamais. Leur serrer la main, leur souhaiter le bonjour, faire comme si de rien n’était avec eux constituerait pour moi un reniement.


Excessif me direz-vous ! Nous sommes en démocratie il faut discuter avec tout le monde. Que nenni ! Les idées font corps avec ceux qui les expriment il est important de les combattre. C'est mon cas avec les seules armes dont je dispose : mes mots. Il n’y a aucun compromis possible, et qu’on ne vienne pas me dire que ce faisant « je fais de la politique » en mêlant mes opinions à un débat purement esthétique. Non, je ne fais qu’être citoyen, homme de la cité, qui exprime ses choix et les assume.

 

Lequel d’entre vous peut affirmer qu’il ne s’est pas tu pendant un repas où des propos xénophobes ou orduriers étaient proférés par l’hôte vigneron ou non ? C’est cette compromission, plus ou moins assumée, que j’exècre car elle est, et a été porteuse, des pires comportements au cours de notre Histoire.


Et le vin ne change rien à l’affaire, bien au contraire. Ceci écrit, je ne viens ici donner de leçons à personne mais seulement exprimer ma proximité avec Michel. Sa chronique est salubre, salutaire, car elle rompt le doux ronron de certains. Moi je passe mon chemin. J’ignore, ce qui me vaut des inimitiés féroces de la part de certains de mes collègues blogueurs. Lorsque j’occupais des fonctions officielles, lors d’un dîner avec des gens biens comme il faut, l’hôte, issu d’une grande famille ayant donné son nom à un groupe dont le siège est à Cognac, parlant de Marcel Dassault ne le faisait que sous cette forme « Bloch dit Dassault » car pour ceux qui ne le saurait pas Marcel Dassault, est né Marcel Ferdinand Bloch.


Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous ?

 

Si, intolérable car c’était l’expression d’un antisémitisme ordinaire.

 

Quitter une table, refuser de serrer la main, sont des actes citoyens.

 

D’accord pour parler de tous les vins mais, jamais au grand jamais laisser dans l’ombre les opinions ou les idées sales de ceux qui les font. C’est simple comme attitude, c’est alors un travail de journaliste : informer les lecteurs sur toutes les facettes du sujet. Ensuite, libre à chacun de privilégier l’un pour l’autre, de choisir un vin d’un vigneron qu’on apprécie ou qu’on exècre. Ça n’enlève rien à la valeur intrinsèque du vin mais c'est dit.

 

Lire en fin de chronique un texte de Maurice Nadeau sur LF Céline tiré de Maurice Nadeau... à la table des lettres. éditions la Maison d'à côté.


Pour finir : une exécration et un regret qui n’ont rien à voir avec le sujet précédent.


1° j’exècre les vélos électriques car c’est faire-semblant de pédaler et en plus les mecs ou les nanas se la pètent en me dépassant. En plus leurs bécanes sont lourdes et moches…

Mon vélo pédale tout seul link


même si je ne fume plus depuis un bail je regrette la quasi-disparition du Zippo avec lequel j’allumais mes Boyards maïs...


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