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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 10:00

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Nous vivons une période froide, faites de cahiers de charges, de référentiels, de normes, de certifications, d’organismes certificateurs et de contrôles. Tout doit être au carré, sous contrôle, pour assurer et réassurer. Bref, nous sommes bordés, bardés, ce qui n’empêche pas les « astucieux » ou ceux qui veulent frauder de passer au travers des mailles du beau filet. Que les lasagnes de Findus étaient goûteuses et bon marché.


Dans le cas de la « responsabilité sociétale » nous allons au-delà des process techniques pour entrer dans un domaine qui touche la pâte humaine, les comportements, la loyauté, l’éthique, les règles de la vie en société.


J’avoue que je doute assez fort de la pertinence et surtout de l’efficacité de ce type d’approche qui veut réduire en normes des pratiques humaines. Mais l’impératif commercial balaie tout et surtout le travail normatif permet d’esquiver les problèmes de fond liés aux pratiques culturales intensives et à l’uniformisation des produits.


La norme c’est pour la production de masse, la distribution de masse, des portes-containers, loin de l’artisanat des vignerons. Ça occupe les technostructures, les intermédiaires facturant des services, un autre monde donc.


Le monde du vin, ou plutôt les gros bataillons du vin sont  donc appelés par l’AFNOR à se fabriquer une norme. Je soumets l’appel de l’AFNOR à votre sagacité.


RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DE LA FILIÈRE VIN : AFNOR APPELLE TOUS LES ACTEURS FRANÇAIS À REJOINDRE UN GROUPE DE TRAVAIL le 22/12/2013


Après l’agroalimentaire, la filière vin se mobilise pour élaborer collectivement, sous l’égide d’AFNOR, un guide de la norme ISO 26000 (responsabilité sociétale) adapté à ses spécificités.


Objectif : proposer à chaque acteur de la filière, du raisin à la bouteille, des recommandations pour contribuer à la préservation des territoires notamment, dans une économie favorable à tous.


Les démarches de développement durable se multiplient dans la filière française du vin, en réponse aux attentes exprimées par les acheteurs français (77 % des consommateurs déclarent qu'il est important pour les entreprises d'être socialement responsables. Sondage Landor Associates paru en novembre 2012) et surtout étrangers. Pour aller plus loin que les enjeux de qualité et d’origine géographique, Inter OC (Interprofession des Vins Pays d'Oc IGP) a sollicité AFNOR pour appuyer leur développement sur un référentiel internationalement reconnu : la norme ISO 26000.


Un projet national


Cette initiative est désormais d’ampleur nationale. Toutes les entreprises françaises de viticulture, vinification et de mise en marché de vins, vins spéciaux et eaux de vie à base de vin sont appelées à s’impliquer. L’objectif est d’élaborer, d’ici à février 2015, un document de référence décrivant les enjeux communs de la responsabilité sociétale pour la filière vin française. Il dressera une liste de recommandations pour les entreprises souhaitant débuter ou améliorer leur démarche et répondre aux critères de responsabilité sociétale de plus en plus demandés par les distributeurs étrangers.


Le groupe de travail est ouvert à tous les professionnels qui cherchent à combiner efficacité économique, respect de l’environnement et avancée sociale. Des représentants du négoce sont attendus pour rejoindre le groupe de travail déjà composé de comités interprofessionnels de régions, vignerons, coopératives, syndicats/fédérations, instituts de recherche.


Quel lien avec l’ISO 26000 ?


Le guide complètera la vision exhaustive proposée par la norme ISO 26000 en concrétisant les enjeux de la responsabilité sociétale pour la filière vin. Les 7 questions centrales de la responsabilité sociétale, établies par l’ISO 26000, seront ainsi étudiées et adaptées une à une : gouvernance, droits de l’Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communauté et développement local. Il s’appuiera également sur le travail déjà réalisé par la filière agro-alimentaire avec l’accord publié en 2012 AC X30-030 « Guide d'utilisation de la norme ISO 26000:2010 pour le secteur de l'agroalimentaire ». link 


La prochaine réunion de travail est prévue le 9 janvier à Saint-Denis (93), dans les locaux d’AFNOR Normalisation. Pour rejoindre le groupe de travail : solliciter Bernadette Ruetsch – Chef de projet en normalisation AFNOR bernadette.ruetsch@afnor.org


A propos d’AFNOR


L'association AFNOR et ses filiales constituent un groupe international au service de l'intérêt général et du développement économique. Il conçoit et déploie des solutions fondées sur les normes, sources de progrès et de confiance. Les missions d'intérêt général sont assurées par l'association dans le cadre d'un décret qui lui confère l'animation et la coordination du système français de normalisation, la représentation des intérêts français dans les instances européennes et internationales de normalisation, l'élaboration et la diffusion des normes. Ses filiales - formation, évaluation et certification, réseau international - quant à elles, exercent des activités de marché dans un environnement concurrentiel et en respectent strictement les règles. La direction générale du Groupe est assurée par Olivier Peyrat. Pour en savoir plus : www.afnor.org

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 00:09

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Alors que nous entrons dans la dernière ligne  droite de ce qu’il est convenu d’appeler les fêtes de fin d’année, les réveillons de Noël et du Nouvel An, avec leurs cortèges de foie gras, caviar, huîtres, langoustes, volailles grasses, fromages qui puent, bûches pleines de crème… accompagnés de champagne, vins tranquilles et de spiritueux… que les magazines regorgent de recettes opulentes… les adeptes de régimes alimentaires ou de diètes particulières occupent de plus en plus la Une des médias.


Les « sans » gluten, no lactose, les vegan, les crudivores (raw food), les adeptes de l’alcaline eating (manger des aliments selon leur PH), les partisans de la diète paléolithique (retour à l’alimentation d’il y a 4000 ans même si les historiens ignorent ce que mangeaient les hommes à cette époque), les tenants du régime macrobiotique qui s’appuie sur l’équilibre ying ou yang des aliments, les zélotes du régime consistant à choisir ses aliments en fonction de son régime sanguin et, bien sûr, cerise sur le gâteau sans gluten : les partisans du jeûne.


Fantaisies de trop bien nourris me direz-vous !

 

Pas que cela, les intolérances alimentaires existent et sont des maladies.


Reste les autres, les adeptes, qui sont une minorité agissante et très présente dans les sphères médiatiques où la mode du Coming Out alimentaire est très tendance : Novak Djokovic vient de le faire dans son livre Serve to win suivi immédiatement par Jo-Wilfrid Tsonga.  « Trouver la bonne alimentation pour mon corps m’a permis d’être plus léger, en meilleur santé » a précisé le Serbe avant d’ajouter « ça a tout changé dans ma vie et dans ma carrière. »


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Grand bien leur fasse, ça ne me dérange pas sauf à développer une militance agressive, mais le vrai bémol à ces pratiques non fondées sur de réelles intolérances alimentaires provient de ceux pour qui c’est une vraie maladie : pour le gluten la maladie cœliaque. Cette maladie ne se soigne pas, alors pour aller mieux il faut arrêter de consommer du gluten. Et c’est dur à vivre que de se priver de pain, de pâtes, de biscuits… Les vrais intolérants ne peuvent souffrir « aucune approximation : une trace de ce mélange de protéines suffit, en effet, à gêner l’absorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique, et à provoquer des complications. A terme,  cela peut conduire à des carences, des diabètes, des pertes de fertilité et  des cancers. » www.sortirsangluten.org   


Moins de 1% de la population, soit 500 000 personnes environ sont touchées en France selon l’Association française des intolérants au gluten. Chiffre stable depuis des années. « malgré cette réalité le marché du « sans gluten » ne s’est jamais aussi bien porté. S’il n’atteint pas encore  2,91 millions d’€ comme aux USA, il progresse en France de 30%par an. A ce rythme, il pourrait dépasser les  40 millions d’€ en 2015. »


Pour l’intolérance au lactose, 10% des Français s’en réclament (très souvent à tort selon les médecins).


Reste les régimes et les diètes qui fleurissent sur le Net.


« Plus le régime est farfelu, plus il semble séduire. Rien de tout cela n’est fondé scientifiquement, évidemment. Il peut y avoir un effet placebo qui fait que les gens vont mieux parce qu’ils sont persuadés d’aller mieux. Mais cela s’arrête là. L’être humain est omnivore, il est fait pour manger de tout. Se priver de certains aliments n’a pas de sens. C’est se compliquer la vie pour rien. » JM Lecerf nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille « A chacun son vrai poids » chez Odile Jacob


Ces diètes ne sont pas anodines. Outre les carences elles peuvent entraîner des problèmes psychiques. Selon Gérard Apfeldorfer ces pratiques sont à rapprocher de l’orthorexie, l’obsession du manger sain. « Certains individus finissent par réfléchir à ce qu’ils vont manger plus de trois heures à l’avance. Ils diabolisent quelques aliments au point de les rendre responsables de tous leurs problèmes. Cela peut devenir un handicap social lourd, surtout que beaucoup cumulent les régimes en excluant les matières animales, les produits laitiers et le gluten. Ce qui ne laisse plus grand-chose à manger. »


Reprendre le contrôle de sa nourriture, après les errements de l’Industrie Agro-alimentaire et d’une forme d’agriculture et d’élevage peu soucieuse des consommateurs est une bonne chose. Cependant, la méfiance érigée en une série d’exclusions est très caractéristique d’une génération très « moi, moi, moi, qui cherche à tout prix à exister » comme le souligne  Gérard Apfeldorfer. Dans un monde globalisé « manger autrement est une manière de s’affirmer en tant qu’individu, de dire : je suis différent et je m’assume… »


Que devient la convivialité des repas à la Française dans tout ça ?


Mangera-t-on encore ensemble, ou finira-t-on par annoncer ses dietary requirements (régimes alimentaires) à ses hôtes lorsqu’on est invité ?


La réponse dans une chronique de votre Taulier ICI link


Cette chronique est née dans le TGV d’un article de Claire Lefevre « Drôles d’assiette ! » in TGV Magazine

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 07:00

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Mener tout le monde en bateau fait partie intégrante de notre métier de fouteur de merde. Lorsqu’au mois de juin de cette année ma belle amie Gabrielle m’annonçait que nous partions pour Kiev dans le Falcon EX d’Antoine, celui-ci étant le conseil d’Andreï Gavrilov le tout puissant oligarque ukrainien, je me suis tout de suite dit qu’il y avait anguille sous roche. Les pièces du puzzle, doucement, se remettaient en place, et au fur et à mesure je comprenais que tout ce qui était arrivé était cousu de fil blanc. J’adore me faire surprendre par le hasard des rencontres mais, dans le cas présent, la soudaine irruption d’Antoine dans ma petite vie pépère était le fruit d’un scénario bien huilé. Trop ! Tout ça puait à plein nez le billard à bandes et j’avais décidé de me méfier. Notre séjour prolongé à Venise avec Adeline, qui avait fort irrité Antoine, procédait d’une saine gestion du risque de se retrouver prisonnier d’un sac de nœuds bien plus que de la petite partie de jambes en l’air avec mon assistante. Les deux raisons se révélant à l’usage tout à fait compatibles et même fort productives. Ma mauvaise réputation confortait Antoine, il ne me soupçonnait pas de lui faire un enfant dans le dos. Et pourtant je jouais avec lui une partie de poker menteur pour m’assurer qu’il ne nous menait pas tout droit dans un coup fourré. Lorsqu’Antoine en pris conscience les dés étaient jetés et il ne put pas se dérober. Adeline et moi volions vers Kiev pour nous assurer de la bonne fin de l’opération K.


21 décembre 2013 - RIA Novosti 15:08

« L'ex-patron du groupe pétrolier Ioukos Mikhaïl Khodorkovski, arrivé vendredi à Berlin après avoir été gracié par le président russe, est libre de revenir en Russie, a déclaré samedi à l'AFP le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

« Il est libre de retourner en Russie. Absolument », a indiqué Dmitri Peskov.

Selon ce dernier, Mikhaïl Khodorkovski a écrit deux lettres à Vladimir Poutine: une lettre brève et officielle et une autre, plus longue et personnelle.

L'ex-magnat du pétrole a fait savoir vendredi qu'il avait présenté sa demande de grâce le 12 novembre dernier « en raison de circonstances familiales ».

L'ex-dirigeant du géant pétrolier Ioukos Mikhaïl Khodorkovski et son associé Platon Lebedev ont été arrêtés en 2003 et condamnés en 2005 à huit ans de colonie pénitentiaire pour escroquerie et fraude fiscale. Cette peine a été portée à 14 ans en décembre 2010 à l'issue d'un second procès pour vol de pétrole et blanchiment de 23,5 milliards de dollars. La peine a finalement été commuée en 11 ans de camp.

Tous deux devaient sortir de prison en 2014. »



La nouvelle était tombée sur le fil d’info « Gracié par Vladimir Poutine, l'ex-magnat russe du pétrole et opposant au Kremlin Mikhaïl Khodorkovski venait de quitter, le vendredi 20 décembre 2013, la colonie pénitentiaire IaG 14/10 établie à Krasnokamensk, en Sibérie, située à, respectivement, 30 et 105 km environ des frontières chinoise et mongole et à plus de 6 500 km de Moscou. D'après le ministère des affaires étrangères allemand, il est arrivé dans l'après-midi à l'aéroport de Berlin-Schönefeld, une destination évoquée plus tôt par les services pénitentiaires russes, qui avaient annoncé le départ de l'ancien oligarque « pour l'Allemagne, où sa mère atteinte d'un cancer est soignée ». Selon la chancellerie allemande, Hans-Dietrich Genscher, ancien chef de la diplomatie allemande a suivi le dossier « en coulisses de façon intensive » et « il s'est grandement impliqué pour travailler avec succès à des solutions, avec le soutien de la chancelière et du ministère des affaires étrangères. » N’attende pas de moi de vous expliquer quel fut notre rôle dans le dénouement de cette  affaire car ça relève du secret d’Etat. Dans ce genre d’affaire, les petites mains ont tout intérêt à se faire discrète et à laisser les lauriers aux officiels. Mais comme le souligne le quotidien Kommersant, Mikhaïl Khodorkovski aurait agi sous la pression des services secrets. Libérable en août 2014, celui-ci n'était pas concerné par la loi d'amnistie adoptée par le Parlement russe mercredi dernier. Cette loi devrait permettre la libération des Pussy Riot et des militants de Greenpeace. L’entourage de Vladimir Poutine indique que l'ex-oligarque aurait invoqué à l'appui de sa requête «des circonstances d'ordre humanitaire», à savoir la maladie de sa mère. Clair comme du jus de boudin, qui a fait quoi et comment, relève de la recherche d’une aiguille dans une botte de foin.


Pour les bons connaisseurs du dossier, tels que nous, le refus permanent de Mikhaïl Khodorkovski de demander la grâce présidentielle afin de ne pas se voir taxé, par le pouvoir du Kremlin, de reconnaître sa culpabilité reste un point dur que nul ne peut contester. A ce stade, selon un rituel classique, les services secrets de Poutine, ont balancé un rideau de fumée en affirmant, sous le couvert de l'anonymat, qu’ils ont eu un entretien avec Mikhaïl Khodorkovski après la révélation, au début de décembre, par la justice de nouvelles enquêtes ayant de bonnes chances d'aboutir à un troisième procès. Kommersant, le trop bien informé, précise que les hommes des Services Secrets auraient indiqué à Mikhaïl Khodorkovski que l'état de santé de sa mère sa mère Marina Filippovna, 79 ans se dégradait. Cette conversation, qui serait déroulée hors la présence d'un avocat, et toujours selon les gros nazes de Poutine, cette révélation aurait contraint Mikhaïl Khodorkovski à s'adresser au président pour demander sa grâce». Tout ça ne tient pas debout dans la mesure où l’avocat Khodorkovski, non présent comme par hasard, était tout à fait en mesure d’informer son client de l’état de santé de sa mère. De plus, la grâce met un terme à tout espoir de réhabilitation de l'ancien oligarque ainsi qu'aux poursuites intentées par ses avocats auprès de tribunaux européens et américains pour récupérer les actifs de Ioukos, son entreprise pétrolière dépecée et dont il a été dépossédé.  Et, entre nous, que viendrait faire  Hans-Dietrich Genscher et la chancellerie allemande dans cette affaire si tout ça ne tenait qu’à une bouffée de sentiments filiaux. A force de nous prendre pour des cons Poutine et sa clique se donnent des verges pour se faire fouetter. Comme je crois qu’il aime ça l’ancien petit colonel du KGB et surtout, comme le souligne la correspondante du journal Le Monde à Moscou  « Le Kremlin, la forteresse médiévale symbole du pouvoir russe, est redevenu le haut lieu d'un nouveau mode de gouvernement érigé en doctrine. Vladimir Poutine rêve de restaurer « l'empire éternel » russe et se projette en défenseur de la chrétienté. Il reprend le mythe de « Moscou, troisième Rome », qui remonte à la chute de l'empire byzantin. L'exceptionnalité russe – celle de n'être ni d'Asie ni d'Europe, mais un pont entre les deux, une « Asiope » – est exaltée. « L'eurasisme » se pose ainsi en alternative au modèle occidental dominant, tout en renouant avec la continuité historique russe. Après Moscou, capitale de l'orthodoxie, après la Russie impériale, après l'Union soviétique, place à l'Union eurasienne, le nouvel empire que Vladimir Poutine ambitionne de créer dès 2015. Cette pensée messianique est devenue la marque de fabrique de l'élite « en épaulettes » (en russe siloviki, un mot désignant aussi les services, la police et l'armée) qui dirige la Russie, sans considérer le recul global du pays ces dernières années. La nomination récente de Dmitri Kisseliov, promu grand maître de l'information officielle à la tête du méga-holding médiatique La Russie d'Aujourd'hui, s'annonce désastreuse en termes d'image. »

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 00:09

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Entendons-nous bien, je n’ai aucune propension à culpabiliser, alors que celles et ceux qui militent dans des associations, tel Vie Libre à Saumur, pour accompagner les malades alcooliques et leur entourage, d’effectuer de la prévention ou encore de lutter contre les causes de l’addiction, pour lesquelles j’ai le plus grand respect, ne viennent pas me dire que je suis sur cet espace de liberté un vecteur de l’alcoolisme.


L’extension du domaine du vin conjuguée à la convivialité est le meilleur rempart  contre l’addiction alcoolique.


Pensez-vous, chers anciens alcooliques saumurois que l’une des causes des addictions, les vôtres qui sont maintenant anciennes, ce sont les illuminations qui font de la publicité aux maisons de bulles sur le  pont Cessart ?


Permettez-moi de fortement en douter, de contester le bien-fondé de votre récent tractage pour demander le retrait des fameuses illuminations.


Lorsque vous affirmez qu’elles enlèvent la notion de danger franchement vous y croyez ? Pensez-vous que c’est en passant régulièrement sur ce pont en période de fêtes que les gens vont tomber dans cette funeste addiction. C’est tellement puéril que c’en serait risible si je me laissais aller à vous poser la question de votre propre parcours. Ce n’est pas forcément la faute des autres, même si la culpabilisation n’a rien à faire dans la lutte contre cette cruelle maladie. Mais de grâce cessez de faire du prosélytisme qui rate sa cible en nous culpabilisant.


Que les édiles de Saumur soient fiers de leur produit-phare, celui qui fait vivre beaucoup de gens dans leur cité et aux alentours quoi de plus normal. Ce pays ne vivra pas d’amour et d’eau fraîche et à force de le corseter dans de multiples interdits on l’asphyxie. Je ne vois pas en quoi ces illuminations « mises en place en 2011 et financées à hauteur de 40 000 € par les producteurs et Interloire, elles se composent de sept inscriptions plaquées de chaque côté du pont, de coupettes fixées aux candélabres et d’un grand portique avec la mention « Le Saumur brut vous souhaite de bonnes fêtes » sont une incitation à verser dans un comportement addictif ?


L’ANPAA fait des émules, et l’association « Vie Libre » s’interroge sur la légalité de la démarche initiée par les maisons de bulles saumuroises et soutenue par la Ville. « On se pose la question si la loi Evin est respectée. La mention «L’abus d’alcool est dangereux pour la santé», n’est inscrite nulle part. Nous avons pris des photos et nous les avons adressées à des juristes d’autres associations d’addictologie. » Allez ne vous privez pas les gars, demain les lampions s’éteindront et faudra rogner sur les subventions municipales.


Quant au discours pré-électoral saumurois il est plus qu’attristant, il est stupide et pervers. « Dans ce débat, Vie libre pointe aussi du doigt la position de la municipalité qui soutient l’initiative en fournissant notamment le courant électrique. « D’un côté, la Ville développe des actions de sensibilisation et de prévention ; de l’autre, elle autorise les maisons de bulles à faire de la publicité sur l’alcool », s’interroge Michel Barré le président de « Vie Libre ». Et de douter de la sincérité de l’engagement de la Ville. « Cette année, la Ville nous aide à hauteur de 6 000 € avec le Contrat urbain de cohésion sociale pour des actions de prévention auprès des jeunes. On a l’impression que l’on nous passe de la pommade. On nous dit : «On vous donne de l’argent alors taisez-vous pour les illuminations.»


Mais la pommade il la passe eux-mêmes les ex, en précisant que «  Vie libre ne veut pas apparaître comme une association anti-vin. « J’ai des copains vignerons et j’ai plaisir à les écouter. Le vin peut être un plaisir. La prévention sert à le consommer sans danger. Sur l’emploi généré par la viticulture, on est d’accord. Nous ne demandons pas à supprimer le vin et la viticulture. Certains viticulteurs font autre chose que le vin comme les jus de raisin et ne sont jamais mis en valeur. » Enfin, l’association ne serait pas opposée à un partenariat lors des grands événements saumurois dédiés au vin. »


Ben voyons, c’est beau comme de l’hypocrisie pur sucre !


N’avons-nous pas mieux à faire que de fomenter ces petites guéguerres qui n’apportent rien ni à la juste cause du vin ni à celle de la lutte contre le fléau  de l’alcoolisme ?


Il n’empêche que nos repentis ont ici déclenché l’arme atomique et que nos amis saumurois vont devoir remballer leurs illuminations (voir ci-dessous *)


L’obscurantisme triomphe !


* L’Agence régionale de santé réservée

Le cas des enseignes de Saumur concerne le Code de santé publique (CSP). En l’occurrence, son article L3323-1 qui détermine les conditions dans lesquelles la publicité pour de l’alcool peut être réalisée. La liste comporte neuf points (presse écrite, radio, internet, fêtes et foires traditionnelles, circulaires commerciales, affiches et enseignes, etc.). Mais le texte est particulièrement restrictif puisque la publicité en question est, le plus souvent, autorisée à l’intérieur des entreprises concernées ou sur leurs lieux de vente. « À première vue, sous réserve d’éléments plus précis, le cas présent ne rentre pas dans ces catégories », estime l’Agence régionale de santé (ARS), contactée via la préfecture de Maine-et-Loire.


L’article 3323-4 du CSP précise encore que « toute publicité en faveur de boissons alcooliques (…) doit être assortie d’un message de caractère sanitaire précisant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». « Les infractions aux dispositions des articles L 3323-2, L 3323-4 à L 3323-6, relatifs à la publicité des boissons alcooliques, sont punies de 75 000 euros d’amende. Le maximum de l’amende peut être porté à 50 % du montant des dépenses consacrées à l’opération illégale. »


Par ailleurs, le Code de l’environnement définit les notions de publicité d’une part, et d’enseigne d’autre part. « Il en résulte que l’installation figurant sur le pont de Saumur ne peut être assimilée à une enseigne, puisqu’elle n’est pas apposée sur l’immeuble où l’activité s’exerce », estime l’Agence régionale de santé.

 

Source de mon information Benoît Rochard redac.saumur@courrier-ouest.com

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 10:00

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Mon propos matinal n’a rien d’électoral ni de politique au sens politicien.

 

L’information a frappé de stupeur la France profonde et les médias parisiens. Elle tourne en boucle sur les chaines d’informations permanentes. Dans une interview parue dans « La Montagne », Bernadette Chirac s'insurge contre le redécoupage électoral. En effet, dans le cadre de la réforme territoriale, le nombre de cantons du département de la Corrèze doit passer de 37 à 19. Le canton, dans lequel la femme de l'ancien Président de la République est élue sans discontinuer depuis 1979, devrait ainsi purement et simplement disparaître.


Les titres ronflent « Le ton monte entre François Hollande et le clan Chirac (hors Jacques). Bernadette est même très en colère contre le chef de l'Etat et Manuel Valls. »


Ça vole très haut « Lors de sa rencontre avec le conseiller de François Hollande, Bernadette Chirac aurait fait valoir d'autres arguments. La conseillère générale a ainsi fait savoir qu'elle a « « toujours été très gentille avec monsieur Hollande ». Elle a rappelé qu'en novembre 2010, lorsque le chef de l'Etat était président du Conseil général, elle avait « voté contre (ses) amis » pour soutenir la distribution d'iPad aux collégiens du département. « Ils m'en ont beaucoup voulu, je suis peut-être en train de le payer », déclare-t-elle, selon des propos rapportés par plusieurs médias. Ces derniers citent également des élus corréziens, pour qui Bernadette Chirac ne devait pas se représenter. »


Certes le découpage électoral est un sport typiquement français où ceux qui le subissent traitent le découpeur de charcutier. Dans ma longue carrière j’ai connu deux grands charcutiers très habiles : Gaston Deferre et Charles Pasqua.


Bernadette Chirac, qui fêtera en 2015 ses 82 ans et achèvera son sixième mandat à la tête du canton de Corrèze, n'a pas encore annoncé s'il elle se représentera ou non.


Pour la petite histoire signalons qu’en Corrèze, gauche et droite ont pourtant fait leur propre proposition. Mais dans les deux cas, le canton de Bernadette Chirac disparaissait et que, prenant les devants, celle-ci a défini sa propre carte électorale et l'a présenté à l'Elysée.


Pour les petites louves et petits loups urbains je rappelle que selon la définition de l’INSEE« Le canton est une subdivision territoriale de l'arrondissement. C'est la circonscription électorale dans le cadre de laquelle est élu un conseiller général. Les cantons ont été créés, comme les départements, par la loi du 22 décembre 1789. Dans la plupart des cas, les cantons englobent plusieurs communes. Mais les cantons ne respectent pas toujours les limites communales : les communes les plus peuplées appartiennent à plusieurs cantons. Un canton appartient à un et un seul arrondissement. Si le canton accueille encore, en principe, certains services de l'État (gendarmerie, perception), la loi du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République et le décret du 1er juillet 1992 portant charte de la déconcentration l'ignorent totalement. »


Donc comme je vous le précisais en incise mon propos matinal n’a rien d’électoral ni de politique au sens politicien.


Non il porte sur les propos tenus par le secrétaire fédéral de l’UMP de Corrèze concernant l'indispensable proximité des conseillers-généraux vis à vis de leurs électeurs qui allait être battue en brèche par le passage de 37 à 19 cantons.

 

Pensez-donc, au lieu d’une distance moyenne de 30 km ces pauvres conseillers-généraux vont devoir se taper 60 km.

 

C’est affreux, vraiment affreux.

 

Comment ces pauvres élus, qui se déplacent à vélo, vont-ils pouvoir dans le même après-midi : couper le ruban de l’inauguration de la salle polyvalente, goûter avec les vieux de la maison de retraite et participer au banquet des pompiers le soir venu ?


De la gueule de qui se fout-on ?


Tout le monde braille qu’il y a trop d’impôts, qu’il faut faire des économies, réduire la voilure de l’administration et voilà t’y pas que la gueule enfarinée, à la première petite coupe de rien du tout, nos chers élus nous sortent des arguments de ce niveau. Le pire c’est que les mêmes électeurs tempêtant contre la charge des impôts locaux vont renchérir et marcher dans la combine.


Réformer, vous avez dit réformer, à conditions bien sûr de ne rien changer à la situation des uns ou  des autres. Les économies il faut aller les chercher ailleurs. Où ?


Mystère…


Y’a qu’à en faire même si faut qu’on fasse la révolution hors du canton


Lire pour votre édification personnelle « La France, ce pays où les bus urbains coûtent 30% plus cher qu’ailleurs »


« Carrosseries étincelantes, baies panoramiques, sièges moelleux, moteurs impeccables, technologies futuristes… Bienvenue au salon des marchands d’autobus. Les Rencontres nationales des transports publics, qui se déroulent chaque année, sont au bus ce que le Mondial de l’automobile est à la voiture. Lors de la dernière édition, à Bordeaux, fin novembre, élus et constructeurs y ont établi des contacts, négocié des marchés, conclu des commandes. La France est le premier marché européen pour les bus urbains, devant l’Allemagne. Mais au fait, comment vend-on un bus à un maire, un président d’agglomération ou un adjoint aux transports d’une ville de France ? L’enquête révèle quelques surprises. » link

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:09

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Mais jusqu’où iront-ils dans l’élargissement de leur portefeuille nos grands winemaker globe-trotter ? Portefeuille étant utilisé ici dans l’acception « ensemble d’activités professionnelles » et non dans celle, plus usuelle, du gros machin en cuir où l’on entasse les biftons.


En effet, la sélection de parcelles est devenue le dernier must des winemaker. Ils se sont mués en arpenteur. Le cadastre est leur nouvelle tasse de thé. J’ai déjà évoqué le sujet avec « Les Parcelles » de la Maison Bouey sélectionnées par Stéphane Derenoncourt.link


Mais hier matin qu’apprends-je ignorant que je suis ?


Que « le co-propriétaire du prestigieux Saint-Emilion, Château Angélus, signe une gamme de vins de Bordeaux à prix doux. Cette gamme, baptisée Révélations, est commercialisée par le négociant Yvon Mau. »


C’était dans le LSA du 02 avril 2013 par SYLVIE LEBOULENGER link


La journaliste précise qu’« Hubert de Boüard ne fait pas que prêter son nom à ces vins commercialisés par le négociant Yvon Mau (Vins de marques Premius, Yvecourt, cava Freixenet, etc.). Il a en effet sélectionné des parcelles et donné des conseils aux propriétaires qui, en échange, doivent « laisser » le nom de leur château à la seule gamme Révélations. Un abandon pas si grave car, particularité bordelaise, les propriétaires ont le droit d’utiliser deux noms de châteaux différents pour un même domaine. »


Nous entrons ainsi dans le vaste royaume du positionnement prix dont raffolent les addict du vrai et beau marketing qui permet de générer des marges permettant une belle exposition dans les vastes rayons de la GD.


« L’objectif de la gamme, prévue pour être commercialisée lors d’opérations de type Foire aux vins, est clairement de redorer le blason de la région avec des cuvées plus haut de gamme que celles qui se vendent en fond de rayon à moins de 4 euros. « Il existe un créneau entre les vins premiers prix et les vins à plus de quinze euros », estime Philippe Laquèche, président d’Yvon Mau. »


Marques signature fondées sur la notoriété du consultant « sélectionneur-arpenteur » plus que sur la réassurance du négociant. Y aura-t-il de nouveaux entrants ? Est-ce que le consommateur lambda, peu connaisseur de l’écosystème bordelais, va mordre à l’hameçon ? Je ne sais mais ce que sais c’est que procéder par tri, par écrémage, ça génère du petit lait qu’il faut valoriser. Dans le vin, la valeur qualitative intrinsèque du jus sélectionné risque d’amener le consommateur à faire jouer le fameux rapport qualité/prix. Et, attention qui trop embrasse mal étreint, l’effet signature sur des produits de Grande Distribution, bien connu  dans les plats cuisinés, peut dévaloriser l’image du signataire.


Vous me direz peu nous importe nous n’achetons pas ce type de vins.


Du côté de nos chers critiques c’est le même désamour et pourtant ces jajas signés vont s’adresser à un sacré paquet  de consommateurs pousseurs de caddie. Mais d’eux tout le monde se fout car ils n’achètent pas de guide se contentant d’éplucher les catalogues de la GD.


Dans ma grande magnanimité je propose :


-          Aux deux  crèmeries monopolistiques B&D et RVF d’organiser en terrain neutre et à  l’aveugle une dégustation des 2 lignes de produits de la maison Bouey link  et  d’Yvon Mau link 


-          Aux 2 consultants d’organiser un voyage de presse pour journalistes et blogueurs afin de leur montrer ces fameuses parcelles. Le choix de celles-ci  étant le fait d’un banal tirage au sort par une petite main innocente. Si ce défi est relevé, ce dont je doute, pour une fois j’en serai. Ça me fera du bien d’arpenter  des parcelles.

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:00

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Le voyage est un retour vers l’essentiel (proverbe tibétain)


Celui qui voyage sans rencontrer l'autre ne voyage pas, il se déplace (Alexandra David-Neel)


Elisa Berthomeau est en voyage photo aux îles Falkland (Malouines) depuis le 12 décembre 2013. Le voyage Paris-Santiago du Chili-Punta Arenas-Mount Pleasant-Stanley et enfin les îles. De retour le 07 janvier.


Un premier compte-rendu de la photographe pour vous faire rêver de terres d’aventures.

 

Attention Elisa, éviter de sauter par-dessus les barrières  laRAF c'est bien mais Air France c'est mieux pour le retour... 


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SAUNDERS 


Ile située au nord-ouest des Falkland.


Particularité : l'extrémité de l'île est un isthme.


Collines, falaises, longues plages de sable fin blanc et noir.

 

Faune : manchot royal, manchot de Magellan, papou, gorfou sauteur, manchot macaroni.


Oiseaux : caracaras (voleurs de matériel photo, entre autres), skua (dangereuse espèce), albatros à sourcils noirs, cormoran impérial, pétrels géants … et pour les plus petits : merle.


Beaucoup d'autres oiseaux virevoltent dans le ciel sans que nous ayons pu les identifier.


Flore : herbe rase pour moutons affamés, flore de bord de mer.

 

 

Notre habitation : Algéco de couleur verte assez sommaire, situé en haut d'une colline surplombant la plage. Une pièce centrale pour les repas, la lecture, la revue des photos sur ordinateur, les discussions, 2 chambres avec 4 lits superposés dans chacune, salle de bains et toilettes communes.


Comment nous nous déplaçons d'île en île : en avion bimoteur à hélices, 6 places (BN - 2B Islander).


Nous bénéficions de magnifiques vues de la terre tantôt prairie, tantôt lunaire, d' îlots, de rivières, d'algues brunes, jaunes, vertes que charrient la mer. Une sensation d'espace infini, de douceur.


Etre là est un bonheur !


Qui occupe l'Algéco : 6 personnes en ce moment.


Stanley et bibi (les mangeurs de pâtes), Adam, jeune médecin londonien venu aux FLK terminer ses études dans l'unique hôpital de la région, Bryan, photographe londonien vivant à Alicante, faiseur de bouquins sur le thème de « Comment photographier le mode animal pour pas cher », Manuel vivant à Barcelone, discret et sympathique, Diego un autre personnage espagnol, venu admirer et contempler dame nature et les manchots, sans matos photos. Il a forcément raison !


Qui d'autre ? Les caracaras (espèce de gros corbeaux habillés de marron), nombreux paradent autour de l'Algéco, font les idiots sur le toit, surtout la nuit, c'est plus drôle.


Notre habitation se trouve être à 1h30 de la ferme principale. Pas de contact avec le monde extérieur, pas de moyen de locomotion, pas d'internet, ni de radio, de tél, rien que nous et les animaux du coin. Idéal pour se ressourcer.


Une vie en communauté où chacun prépare sa tambouille, s'entraide mutuellement en cas de besoin, se respecte, s'échange des recettes de capture photos, discutaille. Bonne ambiance !


Mon premier contact avec la gente animale du coin se révéla être une brebis et son petit venus m'accueillir à la ferme de nos loueurs, me quémandant quelques caresses.


Mais le choc véritable a été la rencontre avec les manchots royaux, les papous et les gorfous sauteurs. Inoubliable ! Des milliers de petits animaux vivant en colonies, affairés à trouver leur place, à se quereller, à se parler assurément. Décembre est la période de nidification. Vie et mort se côtoient. La naissance des oisillons est une aubaine pour la sauvegarde de l'espèce, mais aussi un festin pour les oiseaux guettant inlassablement le moment où l'œuf, ou le nouveau-né, seront « prenables » Les femelles sont secondées par les mâles. Chacun veille attentivement à son petit.


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Il y a aussi la mort qui rôde à tout instant d'une autre façon. Vu deux papous en train de mourir, luttant jusqu'au dernier moment. Triste je fus !


Lors de mes ballades nature, j'ai toujours respecté les lieux  ainsi que les occupants. Ici, je redouble d'attention. Chaque espèce possède son propre territoire, certains comme les gorfous sauteurs nous « autorisent » à s'approcher d'eux, d'autres comme les manchots de Magellan s'enfuient dès qu'ils nous voient. Cet après-midi (mardi 17/12), je pensais parcourir tranquillement le territoire des gorfous près des falaises, mal m'en a pris, mes pas foulaient également le territoire des goélands de Scoresby. Par un coup de patte sur la tête, je fus invité à m'éloigner. Impressionnant ! Depuis, je fais attention à tout.


La température extérieure étant rafraîchie par de grands vents froids, il est indispensable d'avoir une tenue chaude pour les sorties : pantalon assez souple, sur-pantalon type nylon pour éviter les salissures des fientes, chaussettes chaudes, maillot près du corps, surmaillot en textile polyester, veste polaire, doudoune, écharpe, gants, bonnet, chaussures de randonnée montantes.


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Une vraie tenue de cosmonaute !


 Nous sommes mardi soir, que font mes autres colocataires pendant que moi j'écris : Bryan regarde ses photos sur ordi, Stanley nettoie son matos photo, Manuel dîne à côté de moi, Diego se ballade et n'est pas encore rentré, Adam ne fait plus parti du groupe ayant rejoint l'hôpital de Stanley. Un calme rassurant règne dans la pièce principale.


J'apprécie ces moments de bonne entente et de respect.


 Demain matin 8h, Stan et bibi quittons Saunders pour l'île de Weddel où nous resterons 4 jours. L'émotion pointe son nez. 1ère belle histoire de 3 jours. J'ai aimé. Ah, un caracaras vient de se poser sur la corde face à la fenêtre. Manque pas de toupet celui-là ! Nous espionnerait-il ?


 Bisous à tous.

 

Elisa Berthomeau


 PS : Les photos en PJ proviennent de mon tél. Pas eu le temps de trier les « vraies »

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 00:09

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Avant toutes choses je présente mes excuses à mes abonnés pour le déferlement de 3 chroniques subi hier en sus des  2 habituelles. En effet, mon hébergeur Overblog en RTT dimanche dernier les a envoyées dans la nature sans qu’elles vous arrivent à la date prévue.  Désolé mais je suis comme tous les blogueurs entre les mains du bon vouloir de mon hébergeur et Overblog est coutumier de ce genre d’incidents qui  se produisent le WE avec ce qu’ils appellent une simple astreinte : en clair la maison est fermée avec un mec censé assurer que tout fonctionne bien.

 

Je le concède Charlie-Hebdo n’est plus ce qu’il était. Elles sont loin les grandes unes comme « bal tragique à Colombey 1 mort » la provocation est plus besogneuse et les grands crayons ont déserté la Taule. Cependant je ne peux m’empêcher de reproduire un édito de Charb pondu en juillet de cette année.  


Ça ne fait pas dans le raffinement, mais ça n’a jamais été le style de la maison, c’est parfois un peu besogneux mais ça traduit assez bien une forme de ras-le-bol très répandu dans les pots d’entreprise ou d’institutions, où si tu veux licher tu as le choix entre champagne marteau-piqueur, un whisky qui pue la punaise et un porto que même le 3e âge bouderait à la fête de fin d’année de la maison de retraite.


Comme je vais passer mon vendredi  en Champagne avec mes amies Magalie et Cassandre je me devais de promouvoir, face au flux des bulles champenoises de fond de rayon de GD, le champagne fait aux petits oignons par mes amis vignerons.

 

Bertrand Gautherot Vouette&Sorbée « A travers le monde, il y a 600 millions de personnes qui boivent du #champagne. Et 590 millions qui s'ennuient. » link 


Compte-rendu de la visite un de c’est 4 sur mes lignes.


Encore un pied-de-nez au copyright mais je vois mal Charlie-Hebdo me traîner devant les tribunaux.


 

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C'est la fêêêêêête! Ah. À quoi tu vois ça? Mais y a du champagne! C’est ainsi, toutes «les grandes occasions» sont arrosées de champagne. Cette pisse aigre et gazeuse qui ramone l’œsophage est inévitable. On peut échapper à tous les bizutages en luttant un peu, mais pas à celui qui consiste à lamper du champagne. Au fin fond de n’importe quel trou à rats, tu tomberas toujours sur un blaireau avec une bouteille à la main. Je suis sûr que dans le couloir des condamnés à mort, aux États-Unis, on picole du champ’ de temps en temps! Des pèlerins partis à La Mecque ont eu la curiosité́ de soulever le voile noir qui recouvre la Kaaba, c’est une réserve de champagne ! Ils sont rentrés très déçus...


Même celui qui ne boit jamais d’alcool a dû consentir un jour à tremper ses lèvres dans une coupe. Si tu refuses de céder au rituel, le maitre de cérémonie te dira que si tu n’aimes pas ça, c’est que tu n’en as jamais goûté́ de bon. Alors, convaincu que tu as la chance de déguster un nectar exceptionnel, tu fourres tes lèvres dans cette flûte en plastoc qui te râpe le nez. Pouah! C’est une immonde piquette! Mais tu ne dis rien, tu avales le machin et même tu rotes pour bien montrer que les bulles ont fait leur métier de bulles. Ha, ha! T’as fait plaisir à l’abruti qui guettait ta réaction. Il est bon, hein! Il vient d’un petit producteur que personne ne connaît et qui me fait des prix... Tu m’étonnes que personne ne le connaisse, il doit être recherché pour empoisonnement dans plusieurs pays, l’escroc! Il trait des boucs morts pour la faire, sa bibine! Le pompon, c’est quand le foireux œnologue te braille dans les oreilles: «Si tu veux, je peux t’en commander, j’ai des prix...»


Ouiiiiii, il y a des bons champagnes, ce n’est pas la question! Mais même s’il n’y en avait que des bons, pourquoi c’est obligatoire d’en avaler à tout bout de champ? La fête à laquelle tout le monde est en train de s’emmerder ne peut pas être ratée, il y a du champagne! Le champagne, qu’on se le dise une bonne fois, n’est pas une potion magique pour réussir les baptêmes, les mariages, les pots de départ et les enterrements. Les tristos et les tocards pensent pouvoir compenser leur absence totale du sens de la fête par du pinard à bubulles. Ça ne marche pas! Mais si, c’est la fête, le bou- chon a fait «spoup!». Il a laissé́ une trace au plafond, c’est bien la preuve! C’était le 31 décembre de l’année dernière, tu te souviens! Oui, comme tous les ans depuis des millions d’années, le bouchon a fait «spoup!» et il a laissé́ une trace au plafond... même que la précieuse bouteille a éjaculé́ de la mousse sur la moquette! Mais ça tache paaaaaaaaaas, c’est du champaaaaaagne!


La seule occasion qui mérite qu’on fasse les frais d’une bouteille de champagne, c’est lorsqu’il s’agit de baptiser un navire. D’accord, c’est con. Mais au moins, la bouteille qu’on éclate sur la proue, personne ne sera contraint de la boire. Bon, c’est vrai, c’est triste pour les poissons.


Je crois que vous en serez d’accord, il faut foutre à genoux tous les porteurs de nœuds papillons qui servent du champagne avant de les exécuter d’un tir de bouchon derrière la nuque. Amen.


Charb

 

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:56

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Se loger lorsque je baguenaude dans les plis et replis de la France profonde des terroirs est souvent un casse-tête chinois. Où crécher ? En rase campagne, dans un petit bourg, au chef-lieu du canton, à la sous-préfecture, c’est la hantise du sommier qui grince, du matelas qui a rendu l’âme depuis des lustres, du papier peint qui vous donne des cauchemars, de la douche qui émet des sifflements de locomotive à vapeur, de la chasse d’eau qui s’égoutte inexorablement…


Certes, mais souvent l’accueil est chaleureux, le service attentionné, le petit-déjeuner de qualité alors que dans les grands ou moyens zinzins aseptisés t’as l’impression d’être assimilé au numéro de la carte magnétique de votre chambre.


L’hôtel de charme se meurt et se contenter de pleurer ne fait rien à l’affaire. Reste à lire le constat dressé par  Mark Watkins  Président-Fondateur du Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie Française www.comitemodernisation.org et Président-Fondateur de Coach Omnium www.coachomnium.com

 

Que nous dit-il ?


« Dans le secteur de la petite hôtellerie, souvent peu rentable, 59 % des propriétaires souhaitent vendre rapidement leur affaire, selon une étude Coach Omnium. L'obligation qui est faite aux propriétaires de moderniser leur établissement (sécurité incendie et accessibilité) contribue à accentuer les difficultés du secteur. Mais plus largement, les pénibles conditions de travail, le manque chronique de moyens et la faible rentabilité des petits établissements poussent les hôteliers à vouloir vendre leur affaire, tout en sachant qu'ils auront peu de candidats à la reprise, explique l'étude. »



Si l'hôtellerie française, dans sa globalité, est plus ou moins suivie en termes d'activité et d’offre, on ne savait pas grand-chose sur la petite hôtellerie, celle de moins de 25 chambres, pourtant très majoritaire en France : près de 9.000 sur 17.000 hôtels en France. Le Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie Française et Coach Omnium ont voulu éclairer le sujet et trouver des informations destinées à abattre des idées reçues ou encore d’en confirmer d’autres.

 

 

Cette 2e  édition, après la première étude de 2008, de ce dossier totalement exclusif à cette échelle, n’est peut-être pas totalement représentative, car nous nous sommes basés uniquement sur la bonne volonté d’hôteliers ayant accepté de répondre à cette lourde enquête — par le nombre de questions —, dont certaines sont assez personnelles. Nous voulons les en remercier, d’autant que grâce à eux, un pas de plus dans la connaissance d’un secteur, aussi occulté jusqu’à ce jour, aura été franchi. Mais, si le contenu de cette étude paraîtra peut-être frustrant à certains, il correspond à une tendance très fiable, qui pourra servir à bon nombre d’opérateurs pour aider la petite hôtellerie, qui en a largement besoin. Actuellement, 2 hôtels indépendants ferment chaque jour en France, depuis 3 ans.


 

Cette enquête économique fait partie des missions que le Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie Française s’est attribuées. Sa diffusion est totalement gratuite et elle est également délivrée aux pouvoirs publics. Elle représente un grand nombre de journées de travail qui a mobilisé les équipes du Comité, ainsi que celles de Coach Omnium qui a gracieusement réalisé le traitement et l’analyse de ce dossier.


 

J’espère à présent que les fruits de cette enquête ne resteront pas dans un tiroir et qu’ils serviront à soutenir la petite hôtellerie, dont nous avons besoin et que réclame avec force la clientèle hôtelière.


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Ce qu’on peut retenir de cette étude…


La petite hôtellerie française, de 25 chambres et moins, selon le thème de notre étude, vit des moments difficiles. Si elle n’est pas obligatoirement déficitaire sur un plan économique, elle n’en demeure pas moins très fragilisée, voire dans une situation très précaire, où l’on constate tout de même que près de 6 hôtels sur 10 sont en bilans négatifs ou en petit équilibre économique. Notre étude confirme sans surprise que plus les hôtels sont grands, meilleure est leur rentabilité (car un hôtel à une majorité de frais fixes alors plus faciles à amortir) et que les hôtels en ville vivent généralement bien mieux que les hôtels isolés à la campagne, faute de marché dynamique pour ces derniers, dont les voyageurs d’affaires. Nous savions cela, mais l'enquête le rappelle parfaitement.


 

Parmi les bonnes nouvelles, on retiendra que les hôteliers qui exploitent de petites unités sont le plus souvent des passionnés de ce métier et des débrouillards, ne comptant pas leurs efforts et leur peine. Gagner de l’argent n’est le plus souvent pas leur première motivation professionnelle. S’ils reconnaissent qu’avec davantage de possibilités de financement leur sort serait plus facile à supporter, beaucoup assurent que l’expression de la satisfaction de leur clientèle est leur première récompense. Leur souci de maintenir leur hôtel à un bon niveau de prestation semble réel et ils comprennent parfaitement que c’est une des clefs de voûte de leur pérennité.

 

Parmi les mauvaises nouvelles, face à leur situation mitigée, mais toujours fragile, voire préoccupante, la petite hôtellerie au global souffre d’un grand nombre de problèmes et de complications. Certaines sont conformes à ce que vit plus ou moins toute l’hôtellerie française, comme par exemple la dépendance envers les OTAs (agences de voyages en ligne), la complexité d’Internet ou encore l’obtention de financements par les banques ; mais d’autres sont nettement plus spécifiques à la vie des petites structures. Ainsi, on trouvera en vrac :  


• Des taux d’occupation faibles pour 63 % des hôtels, lesquels ne dépassent pas 50 % de taux d’occupation annuel, ce qui les met en situation d’extrême vulnérabilité. D’une manière générale, à peine 13 % des hôtels interrogés dépassaient les 60 % de taux d’occupation en 2012, réputée être une relativement bonne année pour l’hôtellerie française en période de crise économique.  


• Une saisonnalité trop prononcée, surtout pour les hôtels situés à la campagne, dans des stations balnéaires ou à la montagne, avec de toute façon un manque de clientèle d’affaires capable de lisser l’activité annuelle.


 • Des prix de chambres orientés vers le bas, à cause d’une demande insuffisante, irrégulière ou très saisonnière.


 

• Une rentabilisation compliquée, où 59 % des hôteliers répondants déclarent ne dégager aucun bénéfice d’exploitation ou encore être en perte et où 60 % ont constaté un recul de leur chiffre d’affaires depuis 2 ans.


 

•Une gestion complexe du personnel. Les petites unités ont bien sûr peu de salariés, et avec le temps, leurs patrons ont fait le maximum pour en employer le moins possible, compte tenu des coûts salariaux. Ainsi, ces derniers augmentent fortement, par compensation, leur temps de présence dans l’entreprise et font souvent appel à des apprentis et à des stagiaires. La difficulté à trouver du personnel compétent et motivé est générale dans l’hôtellerie. Mais, elle est exacerbée dans la petite hôtellerie, d’autant que les salaires y sont particulièrement bas et que les conditions de travail n’y sont pas toujours parmi les meilleures. Dans 70 % des cas, les hôteliers répondants à cette enquête travaillent avec leur conjoint et dans 17 % avec leurs enfants.  


• Des hôteliers parfois trop isolés. A peine 38 % des hôteliers de petites unités adhèrent à une chaîne hôtelière volontaire et 34 % à un syndicat hôtelier.  


• Une méconnaissance des bonnes pratiques commerciales et de marketing hôtelier & peu de moyens promotionnels mobilisés. Faute de temps, par manque d’argent, par choix d’autres priorités, mais aussi sans doute par une prise de conscience insuffisante, il y a au final très peu d’hôteliers exploitant des petites unités qui réalisent des opérations commerciales pour leur hôtel (moins de 1 sur 5). En résumé, l’action commerciale n’est pas leur fort et du coup, ils subissent les conséquences délétères d’un attentisme prononcé. Par ailleurs, leur politique tarifaire se réduit à la plus simple expression et les hôteliers répondants sont majoritaires à définir leurs prix surtout par rapport à la concurrence (qui elle-même les définit par rapport à la concurrence, et ainsi de suite). Les prix sont rarement calculés par rapport au marché.  


• Les outils informatiques de gestion sont plutôt peu utilisés et soit la gestion est faite à la main, soit tout bonnement elle est peu suivie.  


• Des travaux de modernisation insuffisants en volume. Si les hôteliers cherchent tant bien que mal à rénover leur établissement et au moins à le maintenir en bon état, leurs manques de moyens les réduisent à la frustration. Les programmes de rénovations sont le plus souvent modestes ou parcellaires. D’autant que les professionnels disent souffrir du manque de soutien bancaire, alors qu’heureusement beaucoup bénéficient de subventions ou d’aides publiques pour accéder à des travaux de rénovations. Mais, avec 20 % ou 25 % d’aides sur les montants d’investissements nécessaires, il faut encore trouver le complément, ce qui se révèle souvent impossible. D’une manière générale, si 3/4 des hôteliers répondants sont propriétaires de leurs murs et du fonds de commerce, ils sont une majorité (84 %) à avoir des emprunts bancaires qui courent et l’autofinancement n’est pas toujours à leur portée quand il s’agit de réinvestir.  


• Un alarmant manque de temps. Le modèle économique de la petite hôtellerie, qui demande un profil bien particulier et un sacrifice de toute vie privée, conduit les exploitants à un manque de temps et de recul, qui les fragilise d’autant plus. Il leur est difficile de vivre autrement qu’au jour le jour ; ils ne peuvent anticiper dans leur affaire et doivent tout régler au fur et à mesure que les problèmes se présentent, avec à la clef, une pression énorme à surmonter.


 

• Le modèle économique des exploitants de petits hôtels est plutôt simple et se base essentiellement sur des choix économiques ardus : travailler avec peu ou pas de personnel, travailler beaucoup (en nombre d’heures et de jours) en tant qu’exploitant, avec le plus souvent son conjoint et parfois ses enfants, se rémunérer mal, en profitant si possible du logement et de la nourriture sur place pour amoindrir les besoins matériels privés (ce qui suppose aussi que les conditions de vie et de logement ne sont pas forcément des meilleures), réinvestir quand vraiment cela devient nécessaire, en cherchant à l’extérieur (emprunts, subventions,…) les moyens de financer ces besoins.


 • Vendre leur affaire. Au final, le plus alarmant des constats issus de cette étude est la proportion d’hôteliers qui souhaitent vendre à très court ou à court terme leur hôtel, soit 59 %. Les échéances de mises aux normes (sécurité incendie pour 2011, accessibilité pour 2015) sont devenues un accélérateur de cette situation. Mais plus largement, les pénibles conditions de travail déclarées, le manque chronique de moyens et la faible rentabilité des petits établissements poussent les hôteliers à vouloir vendre leur affaire, tout en sachant qu’ils auront peu de candidats à la reprise.

 

La suite ICI link

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:09

Plus j’avance en âge, et pas du tout en sagesse, plus je me dis  que je ne suis vraiment qu’une pauvre cloche qui n’a pas su prendre le bon wagon pour se faire du blé dans un minimum de temps, si tant est qu’une cloche puisse emprunter le TGV.


Foin de lamentions, l’heure est à la Chine qui s’est éveillé. L’Empire du Milieu 中国 est en ces temps difficiles le lieu idéal pour engranger beaucoup de blé vite fait, et plus ou moins bien fait.


Exemple pour éclairer mes propos matinaux : une bouteille d’un saint-Emilion Grand Cru rapporté de Chine par un ami fort intrigué qui m’a demandé de lui expliquer les subtilités de l’étiquetage des appellations françaises.


C’est simple :


1-      La contre-étiquette : Silver Bell by Château Roc de Boisseaux un Saint Emilion Grand cru 2010. Rien  d’extraordinaire jusqu’ici sauf que sur le site du château link la Silver Bell n’est pas mentionné : un produit d’exportation sans doute, du jus rien que pour nos amis chinois.


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Je note au passage sur le site que la propriété est « Conseillée par les œnologues Hubert de Boüard & Philippe Nunès depuis le millésime 2011 »

 

 

2-      L’étiquette ensuite : la Silver Bell a la gueule d’une Silver Bell donc pas grand-chose à  se mettre sous la dent sauf que tout en bas la mention est très explicite : signé Hubert de Boüard de Laforest, of Château Angelus avec en prime la cloche du château l'Angélus.


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Fort bien, tout est raccord, nickel chrome, l’Angélus a certes perdu son accent aigu mais, par bonheur, HDBF a gardé son trémas sur le u de Boüard. L’ordre règne donc sur le territoire de la Jurade de Saint-Emilion.


 

Je suis très admiratif, vraiment c'est de la belle ouvrage, du cousu main, je trouve ça beau comme la ligne de défense de l’INAO au plan international « Touche pas à mes AOC ! » qui disaient les gars de Montreuil. Les pauvres, va falloir les recycler vite fait sinon on va se demander à quoi servent leurs ODG. Ne parlons pas du Comité National qui, en dehors de s’empailler sur la chaptalisation, sucre de plus en plus les fraises pendant que d’autres mettent du  beurre dans leurs épinards.


 

Vive le droit des marques !


 

Bravo, bravissimo, j’applaudis des 2 mains l’artiste qui signe son œuvre pour le compte du château Roc de Boisseaux en ne manquant pas d’y adjoindre le nom de son petit lieu-dit qui à prix du galon ces derniers temps par la grâce de la hauteur des talons des hôtesses d’accueil.


 

Je bisse.

 

 

Je réclame l’artiste.

 

 

Je nomine.

 

 

J’Oscarise.

 

« Quand les bornes sont dépassés il n’y a plus de limites »


 

Tu seras consultant of wine mon petit-fils* !

 

 

 * Je n’ai pas eu de fils.

 

se faire des couilles en or est une expression populaire et argotique reconnue.

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