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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 06:00
Il souffle un vent mauvais sur les vignes de l'Aude. Du vin importé, ils en ont fait couler, des camions, des trains, des bateaux, dans les supermarchés…

Souvenir d’un atterrissage, en 1984, sur l’aéroport de Béziers en compagnie de Michel Rocard, alors Ministre de l’Agriculture, lors d’une de ses toutes premières visites dans les départements du gros rouge : « C’est une mer de vignes ! »

 

Était venu le temps des choix douloureux, pas toujours compris par les viticulteurs coopérateurs ou individuels, le bouc-émissaire italien, qui n’était pas exempt de reproches loin de là, n’expliquait pourtant pas tous les maux du Midi Viticole.

 

Je ne vais pas remonter le fil de l’Histoire, j’en étais un tout petit pion, les accords de Dublin qui permirent à l’Espagne et au Portugal d’entrer dans l’Union Européenne qu’on dénommait encore Marché Commun. Ceux qui posaient des mèches lentes, faisaient sauter des péages d’autoroutes, déversaient du vin sur la chaussée, mazoutaient des bateaux pinardiers à Sète, criaient à la mort du pays ressassaient une Histoire usée jusqu’à la corde, se mentaient à eux-mêmes pour mieux se protéger de la colère de leurs troupes.

 

Gouverner c’est choisir, nous avons choisi et nous avons eu raison !

 

Au basculement du siècle j’ai commis un Rapport qui m’a valu dans le Grand Sud les inimitiés des deux camps : celui de la Coopération arcqueboutée sur ses vieilles lunes et celui de la vague montante des vins de Pays d’Oc, emmenée par Jacques Gravegeal, attentive à préserver sa pelote de cotisants. Bien évidemment, les deux conservatismes se sont entendus pour bloquer toute décision sur les grands choix qui se présentaient au vignoble mixte languedocien.

 

Alors, avec les manifestations du jour contre les importations de vins espagnols, l’Histoire ne bégaie même pas, elle sanctionne les non-choix de ceux qui se disent les patrons du vignoble. Le tout AOP-IGP porte ses fruits, le refus d’une réelle politique de Vins sans Indication Géographique laisse la porte grande ouverte aux vins espagnols.

 

Démonstration :

 

« Ce matin, dans les Celliers de l'Aussou, la cave coopérative de Bizanet, à 10 km de Narbonne. «À fin mars 2017, il nous reste 3 200 hectolitres de 2015, des vins vendus mais non retirés, donc pas payés soit 300 000 € gelés», résume Patrice Godel, carrure de pilier et président de cette structure qui réunit 60 viticulteurs.

 

Carignan, grenache, syrah en principaux cépages… ici, «on produit 1/3 de vin de table Pays de l'Aude, un 1/3 d'appellation d'origine protégée (AOP) Corbières et 1/3 de Vins de Pays d'Oc pour un total de 20 000 hectolitres par an dont 2 000 partent en vente directe et 18 000 sont achetés par le négoce», précise Fabien Pradal, le trésorier, tandis qu'au pied d'une cuve, Sabine remplit une poche de 5 litres, façonne un carton puis empile ce «bib» (bag in box) sur la pile pour une nouvelle palette qui elle aussi restera là, en stock, symbole d'une filière prise dans l'étau ou plutôt dans un entonnoir dingue, à double entrée. »

 

« Les viticulteurs du Midi ont d'autant plus un sentiment de frustration qu'ils ont fait leur propre aggiornamento ces dernières décennies: longtemps terre du vin de table bon marché, la filière s'est largement recentrée vers la qualité. Une grande partie des vignes les moins qualitatives ont été arrachées: la moitié des surfaces dans l'Aude entre 1995 et 2012. Sur le marché international, les Corbières et autres La Clape sont aujourd'hui reconnus et la région exporte environ 35% de sa production. Mais de nombreux vignerons souffrent encore, en particulier ceux qui continuent à produire du vin de table, qui est directement concurrencé par l'Espagne, meilleur marché. »

 

Ce choix au cep préconisé en l’an 2000, loin du principe des vases communicants chers aux dirigeants coopératifs, n’est du goût de personne, à la fois des défenseurs d’une viticulture vigneronne qui redoutent le développement d’une viticulture productiviste, comme de ceux qui nous font accroire que leur modèle, où certains font pisser la vigne, y compris dans les vins de Pays d’Oc, permet à tout le monde de vivre.

 

Choisir donc ! Ne pas se cacher derrière son petit doigt, ce que l’on appelait le basic wine en l’an 2000 existe encore : soit on souhaite l’occuper avec des vins made in France, soit on estime que nous ne pouvons être compétitifs et nous l’abandonnons à nos concurrents.

 

C’est aussi simple que ça et les têtes d’œufs de l’ex-Val d’Orbieu, devenu Vinadéis, qui ne rêvent que de développement d’une grande marque de vin à l’International, avec leur partenaire grand vendeur de pesticides In Vivo, au travers In Vivo Wine, sont à la manœuvre de l’importation au travers de Trilles et de l’ex-Uccoar.

 

Mais Dieu qu’il est plus simple d’en appeler au bon vieux rapport de forces, la manif ! Aux vieux de la vieille survivants, ou au roi du double langage Joël Castany, un jour président de la petite cave de Leucate, le lendemain grand visionnaire à la tête du groupe In Vivo Wine.

 

 

 

 

 

 

 

Jean Huillet, leader viticole héraultais des années 70, et son homologue audois Jojo Fabre, dans le défilé de Narbonne, qui vient de s'achever sur la promenade des Barques

 

 

 

 

« Car là est l'arme, désormais… À 83 ans, Jacques Mestre, de Laure-Minervois, a été autrefois de toutes les actions, à 67 ans, le Monzois Jacques Serre, président des anciens exploitants audois qui se bat pour la revalorisation des retraites agricoles (782 € par mois…) aussi. Du vin importé, ils en ont fait couler, des camions, des trains, des bateaux, dans les supermarchés, non sans résultats. «Mais à l'époque, on partait à 5 et au moindre problème, même sans portable, on était 600, 1000, jusqu'à 100 000, à Montpellier», disent-ils.

 

Sauf que depuis, Monze est passé de 20 à 4 vignerons, Laure, d'une centaine à une quinzaine. «En 30 ans, la viticulture a connu pire que les mineurs gallois avec Thatcher», résume Joël Castany, président des Vignerons du cap Leucate, personnalité forte, voire clivante, qui se joint à la manifestation. «Mais aujourd'hui, le rapport de force n'y est plus», constatent les trois. «La solution, c'est donc aussi le consommateur qui l'a et c'est pour ça qu'il faut exiger la transparence pour qu'il sache ce qu'il achète vraiment». 110 ans après Marcelin Albert, des mots qui feront écho devant la statue de Ferroul, à Narbonne. »

 

Si ce n’était à pleurer j’en rirais.

 

Ressortir le CRAV de la naphtaline pour péter les bureaux d’un courtier ça fait bander toute cette bande de « gastro-couillard »

 

Le comité régional d'action viticole (CRAV) a revendiqué l'incendie des locaux d'un négociant en vin à Béziers vendredi soir, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Cet incendie, qui n'a pas fait de blessé, intervient à la veille d'une importante manifestation prévue samedi à Narbonne de viticulteurs, qui protestent régulièrement contre l'importation de vins espagnols à bas prix sous des étiquetages trompeurs qui laissent penser que ce sont des vins français.

 

La porte d'entrée des bureaux de Vergnes et Passerieux, l'un des plus grands courtiers en vins en France, a été enfoncée et les auteurs ont incendié les locaux.

 

Ils ont également tagué sur les murs extérieurs des insultes contre le chef d'entreprise et sa société, des écrits se revendiquant du CRAV, une organisation qui a souvent mené des actions violentes par le passé.

 

Vergnes et Passerieux gère un volume de 1,5 million d'hectolitres de vins dont une partie, moins de 10%, en provenance d'Espagne.

 

René Vergnes, le directeur général de la société, a dit vendredi soir ne pas comprendre pourquoi il a été ciblé. "Certes, je travaille avec l'Espagne, mais aussi énormément avec les caves et les viticulteurs de la région", a-t-il réagi.

 

Les pompiers sont intervenus et l'enquête a été confiée à la SRPJ de Montpellier, ont indiqué des policiers sur place. »

 

Pour terminer, un petit mot à ceux qui se proclament journalistes du vin et qui, bien évidemment, ne trempent leurs lèvres que dans les beaux nectars du Languedoc, que savez-vous des 80% restants ?

 

RIEN !

 

Alors de grâce épargnez-nous vos analyses de journalistes de comptoir, elles sont à côté de la plaque, une part du vignoble languedocien peut, s’il choisit le modèle économique ad hoc, produire des vins d’entrée de gamme de manière compétitive. Si le problème était structurel pourquoi l’irruption des importations espagnoles arrive dans le paysage du grand Sud 30 ans après l’arrivée de ce pays sur le marché ? Tout bêtement parce qu’on lui a fait un appel d’air en refusant une production spécifique de VSIG.

 

C’est un choix politique, tout à fait défendable mais qui a des conséquences qui doivent être assumées par les dirigeants professionnels et politiques.

 

Tout le reste est pur poujadisme, le meilleur lit pour les démagogues à la tête desquels se place la fille du borgne.

Vin : InVivo met le cap sur les Etats-Unis
 

Le groupe coopératif veut commercialiser des cépages dans dix Etats américains. Soit le marché le plus rentable au monde pour les vins et spiritueux.

Quinze mois après avoir précisé son intention de créer la première marque de vin française et de l'internationaliser, l'union de 223 coopératives InVivo annonce l'ouverture avant l'été d'une filiale aux Etats-Unis. Le marché le plus rentable au monde pour les vins et spiritueux. « Notre filiale aura son siège sur la côte est », explique Bertrand Girard, directeur général du pôle vins. L'opération n'est pas tout à fait finalisée. « Nous sommes en train de réaliser une petite acquisition dans la distribution ». D'autres suivront.

 

L'objectif est de commercialiser dans dix Etats américains des cépages nationaux et internationaux à 12 dollars la bouteille sous la marque Cordier, du nom du négociant bordelais acquis en 2015. Ces dix Etats consomment 80 % du vin aux Etats-Unis. « Nous avons déjà une certaine connaissance du marché pour y exporter du bordeaux, des grands crus sous la marque Mestrezat et des vins de cépage étiquetés Cordier », ajoute Bertrand Girard.

 

Le vin est une nouvelle activité pour InVivo. Thierry Blandinières, le directeur général, a souhaité créer ce pôle en 2015 pour combler un vide. « La France a l'un des plus grands vignobles de la planète mais n'a aucune marque internationale, ni aucun groupe de négoce de premier plan », expliquait-il alors.

 

Outre Cordier, Mestrezat Grands crus, InVivo a pris une participation de 21% au capital de Vinadeis, premier groupe coopératif viti-vinicole français, avec plus de 1.600 vignerons. Vinadeis, dont le chiffre d'affaires s'élève à 310 millions d'euros, commercialise plus de 2,5 millions d'hectolitres de vin, soit 6 % de la production française. L'Union de coopératives a également acheté la société de négoce de vin en vrac Vignoble du Soleil International basée à Saint-Gilles (Gard).

 

Au cours des douze derniers mois, InVivo a organisé ces sociétés et convaincu des coopératives viti vinicoles d'entrer dans l'union InVivo. « Nous avons ainsi une offre variée provenant de la plupart des vignobles français», indique Bertrand Girard.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 06:00
Qu’est-ce que le risque ?

Je ne sais si le sujet a été donné au baccalauréat mais au temps où j’étais en terminale philo il se racontait qu’il avait été donné et qu’un prétendant à la feuille de chou sésame de l’accès à l’enseignement supérieur avait répondu : « C’est ça ! » et rendu une feuille vierge.

 

Le 22 novembre 2005 j’abordais dans une chronique le sujet :

 

Le risque

 

C'était sur Planète, la chaîne thématique, deux émissions avec Pierre-Gilles de Gennes un de nos Nobel. L'homme est séduisant, plein d'humour et de vitalité mais l'on sent l'intervieweur gêné – il n'apparait pas à l'écran - la cause, on le sent si je puis m'exprimer ainsi, c'est que le cher grand homme de science tire consciencieusement sur un petit cigarillo qui n'a de cesse de s'éteindre.

 

Au bout d'une dizaine de minutes l'intervieweur n'y tient plus, il se lance sur le thème « Ce n'est pas politiquement correct de s'afficher cigarillo au bec » Notre Nobel s'y attendait et sa réponse, elle aussi politiquement incorrecte, est à méditer par ceux qui veillent avec le soin des comptables sur notre santé.

 

Lire ICI sa réponse 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 06:00
Qu’est-ce qu’un excellent Ministre de l’Agriculture ?

Au lendemain des élections présidentielles, Stéphane Le Foll, quittera l’Hôtel de Villeroy au 78 rue de Varenne, après avoir été, sans discontinuité Ministre de l’Agriculture tout au long du quinquennat sous 3 Premier Ministre : Jean-Marc Ayrault où on l’avait flanqué d’un Ministre délégué : Guillaume Garot, Manuel Valls où il ajoute la casquette de Porte-Parole du Gouvernement, puis Bernard Cazeneuve.

 

Une longévité sans égale sous la Ve République.

 

Mais ce matin je recycle une chronique sur son prédécesseur Bruno Le Maire basée sur les écrits de celui-ci dans son livre Jours de Pouvoir chez Gallimard.

 

« Bertrand Landrieu détourne la conversation, vante mon action comme ministre de l’Agriculture. Jacques Chirac hoche la tête « Alors ça c’est vrai ! Tu es un excellent ministre de l’Agriculture ! Tout le monde le dit ! » Il ajoute : « Et je m’y connais. »

 

Le 18 février 2011 page 153 Jours de Pouvoir

 

« L’année précédente, alors qu’il espérait une promotion, le jeudi 18 novembre 2010, Bruno Le Maire écrivait « Au conseil de la FNSEA, dans le VIIIe arrondissement (NDLR rue de la Baume), je mesure combien ma reconduction a été appréciée par le monde agricole. Une centaine de représentants de toute la France sont là. Chacun, avant de prendre la parole, se dit soulagé du choix du Président et du Premier ministre, parle de bonne nouvelle puis avance ses questions. Ils sont loin les premiers mois de mon mandat, quand les paysans regardaient avec un mélange de méfiance et de consternation la nomination de ce produit de la haute fonction publique, tombé dans la politique par le jeu des circonstances, sans racines agricoles sinon ses liens familiaux dans le Gers. Maintenant je leur appartiens et ma fierté est de leur appartenir. La politique a le don de vous arracher à votre milieu étroit comme une courette, pour vous implanter ailleurs, parmi des visages, des mots, des mémoires et des regards différents. » Pages 24-25

 

La chronique ICI 

 

En bonus bel exercice d'honnêteté journalistique… La FNSEA frappée au cœur par le décès brutal de Xavier Beulin

GÉRARD LE PUILL

MARDI, 21 FÉVRIER, 2017

L'HUMANITÉ

 

Il se préparait pour le Salon de l’agriculture en fin de semaine et pour le congrès de son syndicat à la fin du mois de mars. Mais Xavier Beulin, président du principal syndicat agricole, est décédé dimanche, d’une crise cardiaque. Il avait 58 ans.

 

Le Salon de l’agriculture qui s’ouvre samedi, à Paris, se tiendra sans lui. L’annonce, dimanche en début de soirée, du décès de Xavier Beulin, mort soudainement d’une crise cardiaque à l’âge de 58 ans, a surpris les rédactions. Il était le président depuis 2010 de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), organisation représentative majoritaire dans le monde agricole, qui s’apprête à tenir son congrès le mois prochain.

 

Xavier Beulin avait quitté l’école l’année de ses 18 ans, suite au décès brutal de son père. Ce père à qui il avait succédé par la force des choses était mort dans ses bras, faute d’avoir pu être transporté à temps vers un hôpital. Au sortir de l’adolescence, Xavier Beulin avait donc repris la ferme familiale par devoir en 1976. Elle s’était ensuite agrandie en devenant un groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) à plusieurs associés familiaux, puis une société agricole à responsabilité limitée (Sarl) sur 450 hectares dans le département du Loiret.

 

La suite ICI 

Stéphane Le Foll, le blues du dernier grognard de Hollande

 

Le fidèle hollandais regardera lundi le débat télévisé avec ses troupes orphelines, au ministère de l’agriculture. Entre Hamon et Macron, il se sent piégé.

 

LE MONDE | 20.03.2017 Par Solenn de Royer

 

« Je suis le con de service, se souvient M. Le Foll. Moi, on me dit de descendre, alors je descends ! Je vois tous ces crapauds, dont certains n’ont jamais été hollandais, se coller à François. Et moi, je ne suis pas sur la photo. Trop bon, trop con ! » Furieux, il quitte la Bastille en liesse pour aller boire des bières dans un café du quartier. « Ce soir-là, il s’est senti dépossédé », raconte un conseiller.

 

Certains hollandais aimeraient désormais le voir se détacher, voler de ses propres ailes. Il dit lui-même qu’il sera « beaucoup plus libre ». Puis, en faisant le geste d’épousseter son veston, il ajoute : « Je me dis : “Let it be”, je ferai comme je le sens. » Avant, il doit « sauver » sa circonscription dans la Sarthe, historiquement de droite. « Si je perds, tout s’arrête, confie-t-il encore. Dans ce cas, je retournerai peut-être à l’enseignement. Je n’ai pas envie d’aller cachetonner ici ou là… Je ne suis pas un salaud. »

 

Malmené pendant cinq ans, au gré des crises agricoles, il quittera son ministère détenteur du record de longévité, devant Edgard Pisani. « Je vais rester dans l’Histoire », se rengorge-t-il. Il se lève, va chercher un prix que l’Union internationale des sciences du sol lui a décerné pour son action « pour les sols », contre le réchauffement climatique. Après le roi du Cambodge, il est le deuxième « non scientifique » à l’avoir reçu, depuis 1924. « Au moins, ça, c’est à moi, ajoute-t-il en touchant la statuette. Je partirai avec. »

 

A son successeur, il laissera le potager bio, qu’il a fait cultiver dans le jardin, les abeilles et ses rosiers. Il dit qu’ils vont « bientôt fleurir » mais qu’il ne sera « plus là pour les voir ». Un silence. « La seule chose que je regrette, c’est de n’avoir pas su convaincre François d’y retourner. Lui comme nous aurions mérité une fin de quinquennat différente. »

 

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/20/stephane-le-foll-le-blues-du-dernier-grognard-de-francois-hollande_5097261_4854003.html#w3RjedjUszZT73kX.99

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 06:00
« Vous savez, si quelqu'un vit comme un saint, je suis sûr qu'après sa mort c'est ça qu'on fera boire à lui au paradis. » 1 château-margaux, 1937, le choix de Sophie.

« Le choix de Sophie je pense que c'est le plus grand choc de lecture que puisse éprouver un lecteur lorsqu'il lit un roman. »

 

Je l’ai lu et relu et je partage l’intense émotion de Yann Queffelec.

 

« Sophie, mère de 2 enfants, est sommée par un médecin sadique sur un quai de gare au petit matin à Birkenau, à côté d'Auschwitz, de choisir lequel de ses 2 enfants sera sauvé. Lequel périra dans les minutes qui suivent », explique l'écrivain.

 

Pour lui, « c'est un livre qui pose toutes les questions qu'un être humain se pose lorsqu'il vit, le bien, le mal, l'amour. »

 

J’ai vu l'adaptation cinématographique avec Meryl Streep est, elle aussi, inoubliable.

 

A lire ou relire, Le choix de Sophie de William Styron publié chez Folio.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un monde à part, une vie à part

 

« Stingo est un jeune américain originaire du Sud. Il veut devenir écrivain mais, s'il sent qu’il a un sujet depuis des années, il a vraiment l'impression qu'il n’arrivera pas à écrire un vraiment bon livre.

 

Il habite Brooklyn et trouve un job de critique littéraire. Mais sur une période d'un an il n’a jamais trouvé un bouquin qu’il devait critiquer et qui trouve grâce à ses yeux. Il est viré et aura bien vite des problèmes d’argent.

 

Installé dans une maison essentiellement occupée par des Juifs, il nous dit que « comme les gens du Sud et cultivé » il aime les juifs. Les locataires de l'étage au-dessus sont deux jeunes Juifs, Nathan et Sophie. Ou ils s’engueulent à ne plus en pouvoir, ou ils s’envoient en l’air avec des cris et des râles pour tout l'immeuble. Célibataire, il lui est difficile de dormir.

 

Un jour, les cris de colère de Nathan prennent des proportions hors mesure. Stingo entend que la bagarre se déplace dans le couloir et que Sophie pleure et supplie Nathan de ne pas partir. Cela tourne en bagarre. Voilà comment il fait la connaissance de Sophie, une jolie jeune femme d’un peu plus de vingt-cinq ans. Nous sommes en 1947.

 

Soudain, il voit une marque sur l'avant-bras de la jeune femme et il lui demande : « Tu viens d'où ?» Elle répond « d’Oswiecim » soit Auschwitz… Il finira par vivre avec elle et, lentement, il va descendre dans le monde intérieur de cette femme. Celui-ci est fait de cauchemars et d'horreurs dont elle n’arrive pas à se dépêtrer.

 

Styron donne ici un récit plein de force, difficile à aborder, mais il le fait avec un immense talent. Ce qui est aussi touchant c’est le langage de cette femme, mêlé d’allemand de polonais et même de français. Cette sorte de maladresse dans le discours nous la rend plus touchante encore. Une déracinée de son pays, mais de sa vie aussi. »

 

Critiques Libres. Critiqué par Jules, le 5 juin 2001 (Bruxelles)

 

« Mais si le dîner, bien qu'en soit excellent, était avant tout reconstituant, le vin lui, était un vrai nectar. Dans la maison de son enfance, à Cracovie, Sophie avait toujours vu boire du vin, car son père, doué d'un penchant pour l'hédonisme, insistait (dans un pays aussi dénué de vignobles que le Montana) pour que les repas viennois, fort copieux et souvent raffinés que préparait sa mère, soient en général arrosés de bons vins d'Autriche ou des plaines de Hongrie. Mais la guerre, qui avait balayé tant d'autres choses dans sa vie, l'avait privée d'un petit luxe aussi humble que le vin, et depuis lors, elle ne s'était jamais souciée de chercher à en boire, même si elle en avait parfois eu la tentation dans le périmètre de Flatbush, où les indigènes ont le culte de la bouteille. Mais, jamais elle n'aurait cru qu'il existât une chose pareille - cette liqueur des dieux! La bouteille qu'avait apportée Nathan était d'une telle qualité que Sophie fut tentée de remettre en question ses idées en matière de goût ; elle ignorait tout de la mystique des vins français, il était donc inutile que Nathan lui précise qu'il s'agissait d'un château-margaux, ni que c'était un 1937 - la dernière grande année d'avant-guerre - ni qu'il coûtait, la somme faramineuse de quatorze dollars (à peu près, la moitié de son salaire de la semaine, constata-t-elle avec incrédulité quand son oeil accrocha le prix porté sur l'étiquette) ; ni qu'il aurait encore pu gagner du bouquet s'ils avaient eu le temps de le laisser décanter. Nathan était d'une drôlerie intarissable sur ce chapitre. Quant à elle, il lui suffisait de constater que la saveur de ce vin lui procurait un ravissement incomparable, une sensation somptueuse de chaleur, d'intrépidité et d'exaltation qui peu à peu gagnait jusqu'à ses orteils, confirmant toutes les vénérables et bizarres maximes qui prêtent au vin des vertus curatives. Un peu pompette, les jambes molles, elle s'entendit vers la fin du repas dire à son pourvoyeur :

 

- Vous savez, si quelqu'un vit comme un saint, je suis sûr qu'après sa mort c'est ça qu'on fera boire à lui au paradis.

 

Le choix de Sophie William Styron pages 257-258 Gallimard 1981

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(16), Eiffel-Clémenceau le scandale de Panama, Mosco&Max, Fillon 1 calendrier de l'avent, Macron-Mélenchon coup de foudre !

Le jour où j’ai pris la décision d’ouvrir ce journal d’un chroniqueur de campagne j’étais loin de me douter qu’il allait être alimenté par des histoires de couple, de costards à des prix du caviar, des mises en examen… On se croirait dans Closer ou Voici, c’est de la folie.

 

Les caricaturistes s’en donnent à cœur joie, sur Twitter un ami belge Éric Boschman nous vanne en retwittant « J'ai l'impression que Fillon c'est un calendrier de l'avent: chaque jour t'ouvres une case, et tu découvres la petite surprise du jour. »

 

Bref, je ne vous fait pas un dessein c’est le souk et, en dépit de giclées de sondages nous sommes dans le potage.

 

Mais les affaires sont-elles une nouveauté dans notre doulce France ?

 

Les « chéquards » de l'affaire de Panama, l'affaire StaviskyLéon Daudet polémiste d’extrême-droite dénonça en Chautemps le chef d'une bande de voleurs et d'assassins, sous la Ve l’affaire de la Garantie Foncière…

 

Dans une chronique Pourquoi je ne crois pas à une sélection « éthique » en mai 2017 ! Michel Santo écrit le 22 mars 2017.

 

« À lire et écouter certains commentateurs, ce matin, je me demande si l’on vit dans le même monde. Ils semblent en effet découvrir que la violence et les affaires « pourrissent » la vie politique, délégitiment leurs acteurs et, conséquemment, mettent en danger la République et ses institutions. Comme si les cinq qui ont précédé celle ouverte par l’actuelle Constitution n’avaient jamais été souillés par des conflits d’intérêts, des emplois fictifs familiaux, des financements occultes, des cadeaux d’amis, des costumes, des « voyages culturels », etc. Il suffit de lire nos grands classiques : Maupassant et son « Bel Ami », par exemple, pour en comprendre, mieux que dans des essais politiques contemporains, – mal écrits souvent –, les ressorts psychologiques, sociaux et politiques. Ces liaisons dangereuses où se croisent financiers, politiques et journalistes, ont toujours existé, en effet. Ce petit rappel, non pour minorer la gravité des affaires en cours, en pleine campagne présidentielle, ni pour contester le rôle des médias dans leur exploitation quotidienne, ou pour négliger leur impact sur l’opinion que se font les Français de leur classe politique, mais pour signaler un phénomène malheureusement constant dans la longue histoire de notre pays. »

 

La suite ICI 

 

Et puis hier matin encore une histoire de costards offerts, à Pierre Moscovici commissaire européen, avant 2012, par un ami de longue date, présenté par Moscovici, comme 1 négociant en vins fournisseur de l'Elysée et de Matignon.

 

« Il m'est effectivement arrivé dans le passé de recevoir des costumes en cadeau de la part de Laurent Max », un "ami d'enfance », a réagi mercredi Pierre Moscovici, précisant qu'il s'agissait « de vrais cadeaux entre vrais amis ». « Il n'a jamais existé aucun lien entre ses activités professionnelles et mes fonctions politiques », a-t-il ajouté.

 

Vous me connaissez, la maison Louis Max je connais ICI mais de Laurent Max je n’en voyais pas dans mon périscope. Alors, contrairement au ragotier de Barcelone qui fait dans l’à peu près, je suis allé aux nouvelles sur la Toile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et bien sûr j’ai trouvé le sieur Laurent Max-Starkman, à l’extrême-droite sur la photo, le fameux acheteur de costumes de Pierre Moscovici, qui fut témoin à son dernier mariage à la mairie de Paris, Anne Hidalgo officiant, le 13 juin 2015, qui est propriétaire d'immeubles et dirigeant de 3 entreprises dont Louis Max Père et Fils à Beaune, ainsi que président du conseil d'administration de l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.

 

Pas sûr que notre Laurent bichonne ses ceps, manie avec autant de dextérité qu’Hubert le sécateur, ou vente beaucoup de belles boutanches « Louis Max ». En effet, je lis dans les gazettes que « Jean-François Joliette avait repris l’entreprise en difficulté en 2007. Ce fils de vigneron beaunois, ex-Laroche et Mumm, s’était acoquiné pour cela avec un mécène genevois, passionné de vins, pour racheter la société nuitonne. L’an dernier, Joliette a repris en main l’opérationnel après le départ du directeur Philippe Bardet. Il s’est offert les services de David Duband, propriétaire du domaine éponyme de Hautes Côtes de Nuits (17 ha) mais également vinificateur de talent qui en fait profiter d’autres raisins que les siens. »

 

Manifestement Laurent Max-Starkman fait plus dans les Beaux-Arts que dans les ares et les centiares, plus communément dénommées ouvrées en cette Bourgogne en danger où le grand capital les croque à coup de milliards.

 

Cette campagne est formidable, je peux même étaler ma science du négoce bourguignon grâce à elle.

 

L’humour n’en est pas non plus absent grâce à Mélenchon qui a de la répartie, il a même séduit Hervé Lalau des 5 du Vin, pourtant pas très porté sur l’extrême-gauche, « Qui parle le mieux du vin dans la présidentielle? Mélenchon, bien sûr ! » ICI

 

1er acte : Macron-Mélenchon: coup de foudre en direct

 

Nathalie Segaunes 22 mars 2017

 

ICI 

 

2e acte : Mélenchon publie avant l'heure une anti-déclaration de patrimoine pleine d'humour

 

Geoffroy Clavel

 

ICI 

 

Enfin pour terminer sur le chapitre bonne humeur une photo-culte : Dimanche, arpentant le marché Mouffetard, Xavière Tibéri, en militante pro-Macron, pas peu fière (sic)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour terminer je vous propose deux fulgurances à la Jean-François Khan

 

  • Du stalinisme de gauche au stalinisme de droite

 

Au nom d'une culture nationale identitaire, il faudrait bannir tout multiculturalisme, c'est-à-dire toute diversité culturelle, ce que les staliniens qualifiaient de "cosmopolitisme"? Comme en Union Soviétique.

 

Imaginons, comme Montesquieu, un Martien sinon un Persan qui débarque en France pour étudier les caractéristiques de notre campagne électorale présidentielle. Il s'informe. Il lit les journaux, il écoute les radios, consulte les réseaux sociaux. Et, que constate-t-il? Que la confrontation électorale en cours est submergée par un discours qui consiste à stigmatiser la banque et les banquiers, la haute finance, le grand capital, le capitalisme déchaîné et sauvage, le libéralisme, l'argent, les riches, les grandes écoles...

 

Concevez alors sa surprise quand il découvrira que les diffuseurs de cette musique ne sont ni le trotskiste Philippe Poutou, ni le marxiste Jean-Luc Mélenchon, ni le tenant d'une gauche radicale Benoît Hamon, mais les partisans chauffés à blanc de l'homme aux costumes caviar: François Fillon. François Fillon que notre Martien pourrait donc prendre pour un candidat communiste stalinien de la grande époque, si, en lisant par pure curiosité son programme, il ne constatait que rien, absolument rien, bien au contraire, n'y est prévu contre les banques et les banquiers, le grand capital et le capitalisme fut-il déchaîné ou sauvage, la haute finance, les riches, l'économie libérale... les grandes écoles. Soulagement !

 

Musique marxisto-stalinienne sur paroles écrites par Milton Friedman en somme.

 

La suite ICI 

 

  • Le centrisme faux-nez ou le pire de la politique

 

Dans les démocraties populaires, il y avait des partis dits "libéraux" ou même "démocrates chrétiens" qui n'étaient, en réalité, que des supplétifs ou des faux-nez des partis communistes au pouvoir. De simples alibis pour gogos en somme.

 

La fonction de cette chose qui s'appelle l'UDI et que les médias désignent mécaniquement comme "centriste" est-elle radicalement différente? Ne s'agit-il pas, en fait, d'une escroquerie politique ou idéologique du même tonneau?

 

La suite ICI 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 06:00
Comme je n’ai pas 1 poil dans la main j’achète mes poêles à Villedieu-les-Poêles chez Mauviel qui fabrique aussi des casseroles avis aux candidats !

Je le confesse Arnaud Montebourg, avec son côté ramenard et égocentré, n’a jamais été vraiment ma tasse de thé. Pourtant sa militance pour le made in France ne m’a pas laissé indifférent car je la pratique à chaque fois que c’est possible.

 

Bien sûr, je l’ai charrié pour sa marinière.

 

J’écrivais en octobre 2012 :

 

« Bien sûr le Taulier n’a pas une belle gueule d’amour comme Montebourg, il n’est qu’un vieux cheval de labour blanchi sous le harnois (vieux mot : ensemble des défenses qui protègent le corps d'un guerrier). Mais il n’a pas attendu le héraut du fabriqué en France pour se chausser (mes Heschung made in Alsace) et se vêtir français dès qu’il le pouvait. Sa marinière à lui, donc à moi, c’est une Saint-James qui, comme son nom ne l’indique pas, est une entreprise française. Elle n'a pas poussé jusqu'à s'appeler Saint-Jacques pour faire plaisir au taulier mais, même si les Français ne sont pas très doués en anglais, le rapport est évident ce qui n'est pas le cas pour le bel Arnaud qui n'est pas Breton »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Taulier bien avant Montebourg s’exhibait en marinière Made in France même que c’était une Saint-James

 

ICI 

 

Laissons-là, et les déçus du hollandisme, et les partisans de la relance par la consommation profitant aux importations, pour aller tout au fond de nos territoires afin de vous faire découvrir l’excellence française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque jour, plus de 1 200 pièces sortent des ateliers sourdins (sis à Villedieu-les-Poêles), qui comptent plus de 1 000 références au catalogue. Avant, Mauviel vendait 80 % de sa production aux professionnels, 20 % au grand public. Aujourd'hui, c'est l'inverse.

 

Ce changement de cap « entamé il y a dix-douze ans était nécessaire pour maintenir notre volume d'activité », résume Valérie Le Guern-Gilbert, qui a succédé à son père à la tête de l'entreprise. Elle parcourt le monde au rythme des grands salons culinaires. « Avant on vendait ce que l'on produisait, aujourd'hui on produit ce que les commerciaux rapportent. » Mauviel réalise 60 % de ses ventes à l'export.

 

« 1830 célèbre la fondation de l'entreprise par Ernest Mauviel dans une petite ville surnommée la "Cité du cuivre", où l’on pratique depuis le 12° siècle la poêlerie et la dinanderie (le mot vient de Dinant, en Belgique) qui est la fabrication d’ustensiles de cuisson à partir de métaux bi-laminés (cuivre-inox, multicouche inox). On savait alors comment attirer les artisans, en les dispensant de payer les impôts, en vertu d’un privilège accordé par le Duc de Normandie, qui permit aux Chevaliers de l’Ordre de Malte d'administrer directement la cité.

 

Après le tournant favorable des années 60 avec une ouverture à l'international, les budgets fondent vingt ans plus tard et les investisseurs privilégient d'autres achats que le matériel. Il aurait fallu se tourner vers une fabrication chinoise pour conserver totalement la clientèle professionnelle. Mauviel fait le choix de rester sur le haut de gamme mais à destination du grand public qui à l'époque ne pesait que pour 20%.

 

Cette voie sauve l'entreprise en assurant 80% des commandes. Aujourd'hui le rapport se rééquilibre en descendant à 60 pour le grand public et remontant à 40 pour les chefs que Mauviel n'a jamais cessé d'écouter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite de cette très intéressante chronique ICI sur le procédé de fabrication.

 

Les établissements Mauviel sont aujourd'hui le leader mondial du cuivre culinaire [3]. « Mille produits sont référencés dans nos catalogues, dont certaines gammes en inox et aluminium », explique Vincent Le Guern.

 

Les Ets Mauviel exportent leur production à 60 %, dans 40 pays, dont les États-Unis, principal client étranger. L'entreprise possède d'ailleurs, depuis 2004, sa propre filiale à New Castle (Delaware), qui emploie 130 représentants.

 

L'entreprise emploie 80 salariés en 2010. Son chiffre d'affaires est de 9 millions d'euros (2010).

Comme je n’ai pas 1 poil dans la main j’achète mes poêles à Villedieu-les-Poêles chez Mauviel qui fabrique aussi des casseroles avis aux candidats !
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…

Je suis un nostalgique des préaux sous lesquels mon père m’emmenait pour écouter les candidats se présentant aux suffrages pour se faire élire au Conseil Général. Je n’y comprenais goutte mais ce qui me plaisait c’était la césure visible sur les bancs entre les pour et les contre. Aucun débat, aucune question, chez nous on était taiseux, l’important pour le candidat c’était de jauger son potentiel de voix. Le parti des maîtres et de la calotte, les indépendants&paysans chers à Antoine Pinay, trustaient les sièges jusqu’au jour où la vague gaulliste d’après 58 les balayerait pour les envoyer définitivement dans les ténèbres d’un monde dépassé.

 

Paradoxalement cette absence de débat, cette sourde opposition des gueux, m’ont fait aimer la confrontation directe, le débat d’idées sans filtre. À contrario, les meetings à grand spectacle où les militants braillent comme des supporters de foot, les débats télévisés ne m’ont jamais passionné.

 

Hier au soir je suis donc allé sagement me coucher plutôt que de regarder sur TF1 la confrontation des 5 les plus capés. Je me serais endormi. Pour autant, dans mon sommeil, en souvenir de la « vraie gauche » défunte, le souvenir de Jean Poperen est remonté de ma mémoire. Pour les jeunes pousses qui datent le début de l’histoire au carbone 14 de leur entrée en 6e, le dit Poperen s’apparente au Mammouth de l’Holocène.

 

Et pourtant, Jean-Marc Ayrault, dont tout le monde a oublié qu’il fut le premier Premier Ministre du septennat d’un futur autre disparu, François Hollande, fut au sein de la maison socialiste : Popereniste.

 

Pour compléter le tableau des futurs disparus j’évoque aussi le sort d’un grand brûlé du hollandisme : Stéphane Le Foll.

 

Enfin, pour conforter mon peu de goût pour les matchs de boxe à 5 sur le ring, l’Obs., descendu bien bas, compte les pichenettes, gifles et uppercuts… du fameux débat.

 

« Homme de convictions dont le goût du débat d'idées allait souvent avec celui de la polémique: à l'égard de ses adversaires de droite, vis-à-vis de ses anciens camarades communistes, mais aussi à l'encontre de ses amis du Parti socialiste qu'il avait rejoint en 1971, au moment du congrès d'Epinay. Ne lança-t-il pas un jour le célèbre «Rocard d'Estaing» quand, en 1979, ses options le conduisirent à en découdre avec celui qu'il avait pourtant longtemps fréquenté dans des combats communs, depuis la création du PSU? »

 

« Né à Angers, le 9 janvier 1925, «né à gauche» comme il aimait à le dire - son père, instituteur, se revendiquait de la culture anarcho-syndicaliste - Jean Poperen participa aux combats de la Résistance et donna alors son adhésion au Parti communiste français. Agrégé d'histoire en 1947, passionné de Révolution française - il signa notamment un ouvrage sur Robespierre - il fut dirigeant des Etudiants communistes, avant de prendre, petit à petit des distances avec le PCF - notamment à partir de 1956, lors de l'intervention soviétique à Budapest: il le quitta en 1958, déclarant alors: «J'ai adhéré au PC parce que j'attendais le grand chambardement. La façon dont le PC a avalé le coup de force de De Gaulle m'a guéri à jamais»...

 

« Pour Jean Poperen, la gauche est un tissu unitaire qui s'étend du coeur du Parti communiste au vieux jacobinisme républicain de la SFIO en passant par la nouvelle gauche née de la guerre d'Algérie. Dans ce tissu unitaire, un fil rouge : la refondation du rôle central de la démocratie. Cette intuition l'aura conduit à une longue odyssée dans le mouvement socialiste. Mais elle se fondait d'abord sur l'Iliade d'un jeune résistant communiste fidèle à la tradition française du pluralisme et intransigeant dans sa défense du respect des autres.

 

C'est ce qui fait le legs si précieux de Jean Poperen aujourd'hui : on aimerait savoir ce qu'il aurait pensé d'une époque de si grande confluence ou, précisément, parce que les cartes se redistribuent, la première exigence du politique devrait résider dans l'absolue rigueur des choix et la recherche de ce langage pédagogique, celui-là même qu'avaient inventé nos instituteurs et qui est l'enveloppe nécessaire de l'idée démocratique dans notre République.

 

« Nous ne pouvons qu'être frappés par la rapide dissolution des identités politiques dans les démocraties de l'Occident »

 

Alexandre Adler le 22/10/2007 ICI

 

 

Le porte-parole du gouvernement revient sur la soirée du 6 mai 2012, le jour de la victoire de François Hollande. Stéphane Le Foll, qui est à ses côtés depuis le début de la campagne, raconte qu’il comprend alors que « plus rien ne sera jamais comme avant ».

 

Avant de monter sur scène pour prendre la parole, le président, tout juste élu, salue « distraitement » celui qui est aujourd’hui porte-parole de son gouvernement. Les soutiens sont priés de quitter la scène pour la laisser à François Hollande. Stéphane Le Foll s’exécute, tandis que certains restent, malgré les instructions, et se pressent autour du vainqueur.

 

« Je suis le con de service » raconte Stéphane Le Foll au journaliste du Monde. « Je vois tous ces crapauds, dont certains n’ont jamais été hollandais, se coller à François. Et moi, je ne suis pas sur la photo. Trop bon, trop con ! ». Un récit qui est décrit comme « l’un des pires souvenirs de sa vie politique ».

 

Même que, ce pauvre Stéphane, fut à deux doigts de ne pas toucher un maroquin, le pressenti était « le veau sous la mère » Jean-Michel Baylet mais devant la levée de boucliers de la FNSEA, il fut repêché à la dernière minute.

 

« Dans son bureau, une dizaine de photos aux murs ou disposées sur la cheminée. François Hollande et lui figurent sur la quasi-totalité des clichés, dont certains ont plus de vingt ans. Le ministre fait la visite guidée de ce petit autel privé avec un empressement et une tendresse qui tranchent avec sa coupe argentée et son imposante silhouette carrée.

 

Autant de souvenirs dans l’ombre d’un homme qui ne s’est pas toujours montré reconnaissant avec son plus fidèle lieutenant, qui a dirigé son cabinet au PS, rue de Solférino, de 1997 à 2008. En décembre, François Hollande lui a préféré Bernard Cazeneuve pour Matignon, dont il rêvait.

 

Mais il y a pis. Dans le livre des journalistes au Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme (« Un président ne devrait pas dire ça… », Stock, 2016), le président explique qu’il n’a pas de « relation intime » avec Stéphane Le Foll, dont il dit connaître « à peine » l’épouse. Le ministre fait mine d’avoir oublié ce propos désobligeant, préfère se rappeler que le chef de l’Etat, dans le même ouvrage, a dit de lui qu’il était le seul à savoir garder un secret. »

 

Le clashomètre du débat présidentiel : qui a été le plus attaqué, le plus offensif ?

 

Le format était inédit : pour la première fois sous la Ve République, les 5 candidats en tête dans les sondages ont débattu en direct lundi soir sur TF1 à cinq semaines du premier tour. Et la principale inconnue résidait dans la façon dont François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon interagiraient sur un plateau délibérément conçu pour faciliter les échanges et les affrontements.

 

Face à quatre adversaires déjà rompus aux débats télévisés, la prestation du candidat d'En Marche!, dont la participation a été longtemps incertaine, était attendue. Mais c'est Marine Le Pen qui a semblé le plus subir les feux croisés de ses quatre adversaires, qui affichent tous son élimination comme une priorité.

 

format était inédit : pour la première fois sous la Ve République, les 5 candidats en tête dans les sondages ont débattu en direct lundi soir sur TF1 à cinq semaines du premier tour. Et la principale inconnue résidait dans la façon dont François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon interagiraient sur un plateau délibérément conçu pour faciliter les échanges et les affrontements.

 

Face à quatre adversaires déjà rompus aux débats télévisés, la prestation du candidat d'En Marche!, dont la participation a été longtemps incertaine, était attendue. Mais c'est Marine Le Pen qui a semblé le plus subir les feux croisés de ses quatre adversaires, qui affichent tous son élimination comme une priorité.

 

Qui a été le plus attaqué ce soir ? La réponse avec notre compteur de pichenettes, gifles et uppercuts…

 

Lire ICI 

Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:00
I love Alsace ou comment me la jouer dégustateur patenté qui cherche désespérément des cotisants.

Les critiques ordinaires, ceux de cinéma ou littéraire, puisent dans le stock de films à l’affiche ou des livres parus pour chroniquer. Même si certains sont sensibles aux sirènes des chargés de communication, leur choix est libre, nul ne fait un tri préalable pour eux.

 

Dans le monde du vin, tel n’est pas le cas pour certains besogneux de la critique qui se voient offrir sur un plateau, parfois tous frais payés par les interprofessions, des vins proposés par ces pompeuses de CVO. De même beaucoup de vins dit sélectionnés et commentés par ces « critiques » l’ont été par des boîtes de com déjeuner de presse inclus.

 

Certains se vantent du nombre de flacons dégustés pour asseoir leur réputation alors qu’ils ne pratiquent que de la dégustation d’abattage où très souvent les nouveaux talents sont absents.

 

Bref, tout ce petit monde, ouvrier de la 25e heure m’emmerde par sa suffisance et son arrogance. Comme je n’ai nulle envie de me faire des trous dans l’estomac pour si peu je préfère me moquer d’eux, ce qui est péché en ce temps de carême, en déclarant ma flamme à l’Alsace.

 

Et pourtant, à l’origine, ce n’était pas gagné, le 13 mars 2010 j’écrivais :

 

« Lorsque mon ami d’enfance Dominique Remaud rejoignit Strasbourg pour y terminer ses études de pharmacie nous étions persuadés à la Mothe-Achard qu’il quittait la douceur océanique, certes un peu pluvieuse, pour les froidures d’un rigoureux et austère climat continental. Il nous décrivit Strasbourg comme une ville universitaire accueillante et chaleureuse ça nous rassura.

 

Bien avant cet épisode, en dehors de mes connaissances d’Histoire et de Géographie sur l’Alsace – des matières dont je raffolais – mes images de cette province frontalière écartelée se résumaient dans deux de ses symboles, qu’un char de notre quartier, lors de la fête des fleurs, avait reconstitués : la cigogne et la grande coiffe alsacienne avec ses deux ailes de papillon noir (le tout fait avec des fleurs de papier crépon).

 

Du côté des vins, hormis des noms de cépages dont certains se révélaient pour nous imprononçables, en ce temps-là je les rangeais dans une étrange trilogie : les Monbazillac, les Layon, et bien sûr les Alsace. Les puristes vont me fusiller mais que voulez-vous l’ignare, que j’étais et que je reste, ne retenait que la sucrosité. Ma relation au sucre est depuis toujours proche de l’ascétisme, de la dose infinitésimale, je n’aime guère les bonbons, les desserts sucrés et je bois mon café nature. Le sucre masque, alourdit, empâte. Donc, hormis le nez des Alsace qui me plaisait je préférais tremper mes lèvres et égailler mes papilles dans d’autres nectars.

 

Ensuite je suis monté à Paris et là, surprise, les vins d’Alsace n’étaient guère présents sur les cartes des restaurants. Je passe sur les détails de ma vie mais je dois confesser que si sur cet espace de liberté je n’ai jamais chroniqué sur les vins d’Alsace c’est sans doute de ma part une forme de retenue, de pudeur car j’ai du mal à pénétrer dans l’univers des vignerons alsaciens. En effet, dans mon parcours je n’ai jamais arpenté le terroir alsacien – tant mieux pour lui d’ailleurs car mes chefs m’envoyaient plutôt en terre de mission – et si j’ai tout au long de ma vie personnelle pu apprécier des Grands Vins d’Alsace mon côté semelles de crêpe dans les chais et les vignes, mon goût pour le contact des hommes, n’ont jamais été assouvi. Bien sûr il ne tient qu’à moi d’aller m’immerger un de ces quatre du côté de Ribeauvillé chez Etienne Sipp ou de Bergheim chez Jean-Michel Deiss ou chez quiconque voudra bien me recevoir. Les longs nez et les gorges profondes doivent en lisant ces lignes faire déjà des gorges chaudes « au lieu de nous enfariner de tes angoisses t’as qu’à déguster mon petit c’est le B.A.BA des écrivains du vin... » Ben non, chers éminents collègues, je ne suis qu’un chroniqueur pas un dégustateur, moi j’ai besoin de sentir, de ressentir avant de m’aventurer sur un terrain qui n’est pas le mien.

 

La chronique ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 mai 2012, au Pavillon Gabriel, je découvrais Jean-Louis Mann, vigneron avenant et passionné, qui me fit déguster son Sylvaner 2010 Vieilles Vignes AOC Alsace.

 

Superbe, droit, d’une fraîcheur sans pareille, un blanc comme je les aime, vif mais sans angle aigu, charnel au sens le plus tendre : l’envie de caresser plutôt que de prendre, apprécier, se laisser aller sans précipitation. Scotché le Taulier, d’autant plus accroché que ce vigneron respire la même rectitude que son vin. Nous avons beaucoup échangé, y compris dans un lieu où le Général de Gaulle délivra à Pompidou, à l’entracte d'une pièce de théâtre, un de ses traits dont les militaires ont le secret.

 

La suite ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 4 octobre 2014 je relatais la découverte de Jean-Pierre Rietsch à Besançon, en compagnie de son épouse, lors du lancement de la bible naturiste « Tronches de vin », des gens délicieux, discrets et avenants. Alsaciens, leur domaine de Mittelbergheim fut créé à la fin des années 1970 par Pierre et Doris Rietsch ; il est aujourd’hui dirigé par leurs enfants qui le conduisent désormais avec une approche nature.

 

Depuis je suis conquis, 100% Ritch pour vous épargner « le My tailor is Rietsch® » déjà déposé par une célèbre blogueuse estampillée RVF qui m’enverrait sinon du papier bleu par huissier.

 

La suite ICI

 

Et puis au gré de mes découvertes personnelles, sans le filtre qui limite le choix de mes chers confères j’ai découvert :

 

Christian Binner ICI 

 

Frederic Geschickt ICI 

 

Philippe Brand ICI 

 

Christophe Lindenlaub ICI 

 

Oui I love Alsace, et dernière remarque vacharde pour ceux qui vouent les vins dit nature à finir dans l’évier, les vins cités ici ne le sont pas tous loin de là, faites donc honnêtement votre métier, allez donc sur vos deniers à la rencontre de cette nouvelle génération de vignerons alsaciens au lieu de nous bassiner avec les seuls vins qu’on vous met sous le nez.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 06:00
Je ne vais pas me mettre la rate au court bouillon pour des cons ! La rate c’est dans mon Melsat aveyronnais ! Cuq et Ouvrard…

Commençons par le commencement : la diffusion de la culture populaire auprès des petites louves et petits loups ignares, se mettre la rate au court au court bouillon est une expression du début du XXème siècle qui remonterait à l'Antiquité en référence à Hippocrate qui supposait que la rate était à l'origine de l'excès de bile noire, la mélancolie.

 

Dans l'imaginaire populaire, cet organe est devenu le symbole de l'humeur bonne ou mauvaise. Au siècle dernier, la rate prenait le sens « d'effort » comme dans « il ne se foule pas la rate » pour dire « il ne fait aucun effort »

 

Dard a titré un de ses San-Antonio, « La rate au court-bouillon » en 1965, et l'expression elle-même se trouve en 1970 dans « la méthode à Mimile - l'argot sans peine » d'Alphonse Boudard et Etienne Luc.

 

En clair, je ne vais pas me faire du souci, du mauvais sang ou de la bile pour une poignée de gros cons qui sévissent sur les réseaux sociaux.

 

En effet, le pourcentage de cons qui passent leur temps sur Face de Bouc à fienter sur votre mur public est le même que celui qui sévit dans les chiottes publiques.

 

Certains de mes ami(e)s, à juste raison, s’en plaignent mais par je ne sais quel masochisme ne mettent en place aucune des mesures de protection à leur disposition.

 

C’est simple comme un clic vous les virez de la liste de vos amis pour les empêcher de nuire et vous êtes tranquilles, votre mur devient un havre de paix, d’amour et de sérénité.

 

Je ne vais pas vous dresser la liste de ces poseurs de chiures de mouche, ces médiocres, ces bilieux, ces mal dans leur peau, ces bas-de-plafond, ce serait leur faire trop d’honneur.

 

Plus intéressant

 

La Rate

 

« La rate est un organe abdominal situé sous le diaphragme et à la gauche de l'estomac. Elle pèse environ 200 grammes, pour 12 centimètres de long, 7 de large et 4 d'épaisseur en moyenne. Elle peut se palper parfois lorsqu'elle est augmentée de volume, auquel cas on parle de splénomégalie, au niveau de l'hypochondre gauche, partie supérieure gauche de l'abdomen. »

 

Dans le 5e quartier la rate est boudée en France sauf dans l’Aveyron où on en inclut dans le Melsat préparation roborative à base de pain, d’œufs, de rate et de chair de porc, présenté sous forme de grosse saucisse ou dans des bocaux.

 

En Europe centrale la rate est cuisinée avec les poumons et le cœur sous forme des ragoûts.

 

En Afrique du Nord, on en fait une petite poche que l’on farcit ; ou encore, on découpe des petits cubes que l’on embroche ; ils sont grillés à la braise sur de minuscules braseros en terre cuite, les Kanouns.

 

Du côté des vins je vous conseille ceux de l’Aveyron :

 

En Aveyron y’a aussi de bons vignerons paysans, encore faudrait-il aller goûter leurs vins...

 

ICI

 

« Paris est la plus belle conquête de l’Aveyron » le Lieu du vin by Philippe Cuq

 

ICI

 

Je ne vais pas me mettre la rate au court bouillon pour des cons ! La rate c’est dans mon Melsat aveyronnais ! Cuq et Ouvrard…
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(14), Macron aime les chasses présidentielles, Dosière rocardien de la 1e heure : argent, morale et politique, En Marche! n'est pas «une maison d'hôte»

Emmanuel Macron, s'est déclaré ce mardi 14 mars « favorable à la réouverture des chasses présidentielles » qui représentent « la culture française », lors de l'Assemblée générale de la Fédération nationale des chasseurs à Paris.

 

« J'ai eu l'impression de commettre une forfaiture terrible en disant que j'étais favorable à la réouverture des chasses présidentielles, de manière encadrée, transparente » a-t-il déclaré.


On sent la patte du sénateur François Patriat auteur en 1999 d’un rapport au Premier ministre « Propositions pour une chasse responsable et apaisée »

 

ICI 

 

Comme je suis amateur de gibier à plumes, je dois donc assumer le chasseur de la Bécasse « nourriture de Dieu » j’écrivais le 13 février 2012 :

 

« Dans beaucoup de catégories de la population, qu’elles soient rurales ou urbaines, la chasse, et plus encore les chasseurs, n’a pas bonne presse. Depuis qu’ils se sont invités à l’élection présidentielle ils sont perçus comme un lobby puissant et pas toujours transparent : 1,3 million de chasseurs. Pour ma part j’ai côtoyé des chasseurs : M. Pons et N. Douard dont la conception de la chasse m’allait, rien à voir avec les viandards adeptes des tableaux de chasse pour épater la galerie. Rue de Varenne, j’ai géré, au nom de mon Ministre, les listes des chasseurs des chasses du domaine de Chambord, Rambouillet et Auberive. Je n’ai jamais tenu un fusil de ma vie et, bien sûr, jamais chassé. J’avoue que je ne vois pas d’intérêt personnel à aller battre la campagne pour tirer du gibier et le discours qui affirme que la « chasse aide à dominer sa peur de la nature sauvage, à se la réapproprier, à l’amadouer, à la sentir vibrer, pleine de sève et de fougue… » s’apparente pour moi à de l’autojustification pure et simple. Pour autant je peux comprendre la chasse comme la perpétuation d’une forme de prédation, d’une ponction sur le faune sauvage, comme une confrontation loyale mais il ne faut pas trop en rajouter tout de même en assimilant le gibier à une « nourriture éthique » sous le prétexte d’une alimentation industrialisée dominante. »

 

La suite ICI 

 

Raphaëlle Bacqué écrivait dans LE MONDE du 18.12.2009 alors que Nicolas Sarkozy venait de nommer son conseiller Pierre Charon président de Chambord. Dans la plus pure tradition de la monarchie républicaine.

 

« Qui n'a pas admiré l'aube froide se levant sur Chambord, un jour de chasse, n'a rien vu. On y arrive le plus souvent la veille, muni de ses fusils, pour une battue aux sangliers ou un tir sélectif à l'affût ou à l'approche, d'un ou deux cerfs. Les invités, qui ont dormi dans une auberge face au château, se retrouvent, au petit matin du vendredi, pour une élégante collation, avant de partir en 4 × 4 pour les 160 hectares clos de murs où se cache le gibier. A midi, on déjeune dans une clairière, et le soir, on se retrouve pour un dîner aux flambeaux dans la grande salle du château. »

 

J’ai eu cette chance car le très bouseux Ministère de l’Agriculture, lui aussi, avaient ses chasses à Chambord, à Rambouillet et Auberive gérées par l’ONF. Comme en lieu et place de mon Ministre j’étais celui qui dressait la liste des heureux bénéficiaires je fus en ce temps-là très populaire dans le milieu du vin. Et puis un beau jour j’ai décidé de participer à une chasse à Chambord, non comme fusil car je ne chasse pas mais comme rabatteur en compagnie des élèves du lycée agricole de Vendôme section cynégétique. J’avoue que ce fut un moment que j’ai beaucoup apprécié car c’est une chasse postée qui donnait aux sangliers leur chance. Au coup de trompe le tir était possible, toujours en aval de la battue afin de ne pas nous mettre du plomb dans le corps, puis au nouveau coup de trompe arrêt des tirs. Le non-respect valait exclusion quel que soit le statut du tireur. J’ai vu un vieux sanglier ayant attendu le coup de trompe de fin pour passer en trottinant l’allée où les chasseurs postés l’ont vu passer avec un air provocateur. C’est une chasse de prélèvement pour maintenir l’espace forestier en état. Chasse ou pas chasse présidentielle ou agricole, subsiste tous les ans une chasse de prélèvement.

 

René Dosière est un rocardien de la première heure. «Penser clair, parler vrai, agir juste » est resté sa devise.

 

Au nom de ses convictions il dénonce depuis de nombreuses années gabegie, mauvaise gestion et pratiques douteuses dans l’organisation de nos finances publiques.

 

Alors qu’il a décidé de ne pas se présenter aux législatives en 2017, il dresse un état complet de la situation budgétaire de la France, des avancées et des blocages, et apporte des réponses précises et nouvelles sur le coût des campagnes électorales, la rémunération des élus, le financement des partis, le train de vie des pouvoirs publics…Fort de son expérience, il propose des solutions vers plus de rigueur, de transparence et de contrôle démocratique.

 

René Dosière est député de l’Aisne et ancien vice-président de l’Assemblée nationale. Il s’est fait connaître par son travail scrupuleux et tenace sur la gestion des finances publiques. Il est l’auteur notamment de L’argent caché de l’Élysée (2007), L’argent de l’État (2012), L’État au régime (2012).

 

Argent, morale, politique

René Dosière au Seuil un livre ardu mais indispensable pour savoir de quoi l’on parle à propos du train de vie de nos élus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention terrain miné : Emmanuel Macron et la gestion de ses encombrants parrains

 

Si les parrainages de tous bords politiques se multiplient chez le candidat d'En Marche !, certains peuvent s'avérer plus handicapant qu'autre chose. Emmanuel Macron risque d'avoir du mal à échapper à la critique le qualifiant "d'hollandisme prolongé".

 

Atlantico : Emmanuel Macron peut-il échapper à ses encombrants parrains ? Qu'il s'agisse des figures comme Jacques Attali, Alain Minc ou de figure politiques commes celles de François Hollande ou de François Bayrou, comment peut-il réussir à gagner une autonomie politique ?

 

Bruno Jeudy : Echapper à la critique sur son "hollandisme" c'est tout le pari d'Emmanuel Macron pendant cette campagne. Et ce sera difficile puisqu'il a été successivement secrétaire général adjoint de l'Elysée, donc inspirateur de la politique encosmique qu'il a ensuite pu mettre en œuvre en étant ministre de l'économie à la rentrée 2014 pendant deux ans jusqu’à l'été 2016. Forcément il aura du mal à faire oublier son passé. Et ce, même si on voit bien à travers son projet économique qu'il vise un peu à poursuivre et à perfectionner ce que François Hollande voulait faire mais n'a pas pu réaliser, empêché par l'inertie du parti socialiste, de ces frondeurs, de sa vieille idéologie et de ses anciennes habitudes.

 

Mais c'est une lecture un peu simpliste.

 

Car Emmanuel Macron a effectivement une jambe à gauche mais aussi une vraie jambe à droite. Et on le voit dans certains éléments de son programme économique où il emprunte plutôt à la doctrine de la droite qu'à celle du Parti Socialiste. Il va quand même plus loin que les réformistes du PS. Mais de toute façon il aura du mal à échapper à cette critique disant qu'Emmanuel Macron c'est du "hollandisme" prolongé.

 

Si on résume un peu grossièrement, le programme d'Emmanuel Macron c'est 40% de gauche, 40% de centre et 20% de droite. Ce qui correspond d'ailleurs à peu près son électorat. Aujourd'hui il est composé d'environ 40% d'électeurs de François Hollande, 30% de François Bayrou et 20% d'électeurs de Nicolas Sarkozy (de 2012).

 

La suite ICI 

Journal d’1 chroniqueur de campagne(14), Macron aime les chasses présidentielles, Dosière rocardien de la 1e heure : argent, morale et politique, En Marche! n'est pas «une maison d'hôte»
Journal d’1 chroniqueur de campagne(14), Macron aime les chasses présidentielles, Dosière rocardien de la 1e heure : argent, morale et politique, En Marche! n'est pas «une maison d'hôte»
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