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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Ceci n’est pas 1 pin’s mais un poireau sur canapé !

Alors que ceci est 1 pin’s très rare d’un Ministre de l’Agriculture qui présida, comme tous ses prédécesseurs le Conseil de l’ordre ministériel du Mérite agricole créé le 7 juillet 1883 par Jules Méline pour récompenser les services rendus à l'agriculture.

 

 

 

Ce pin’s donc s’inspire de la caricature de Michel Rocard dans le Bébête-show diffusé d'octobre 1982 à septembre 1995 sur TF1. Il fut tiré, en très peu d’exemplaires, pour les membres de CABAROC, association des anciens du cabinet Michel Rocard.

 

À l’époque les pin’s faisaient fureur, mais d’où venaient cette version moderne des « épinglettes » ?

 

Le mot «pin’s» vient de l’anglais : «pin», qui signifie «épingle»

 

L’épinglette existait chez les militaires avant de servir de support publicitaire.

 

C’est Europe N°1 qui, la première, tenta le pin’s  en 1956 mais sans avoir beaucoup de succès car leur faible nombre ne permit pas une large diffusion.

 

C’est en 1987 que, lors du tournoi de Roland Garros, des pin’s créés par la maison Arthus-Bertrand spécialiste de médailles, lancèrent la vague.

 

 

Tout le monde s’y mis, les marques, les vedettes, les émissions de télé, les associations, les partis politiques, etc. les pin’s apparurent alors soudainement, en masse, dans la vie quotidienne. Facile à épingler, un simple pic traversant le tissu se bloquant par un « papillon ».

 

L’apogée du phénomène « pin’s » se situe au début des années  1990. 

 

L’un des pin’s le plus populaire fut le nœud rouge de la lutte contre le SIDA .

 

 

 

Les incroyables trésors de l'histoire : les pin's érotiques du Moyen Âge

 

Une broche constituée de trois phallus portant en triomphe une vulve est exposée au musée de Cluny, dans le 5e arrondissement de Paris.

 

« Une minuscule broche représentant trois pénis dressés portant en triomphe une vulve bien ouverte. Horreur et damnation ! Christine Boutin, au secours ! Juste à côté, voilà encore un phallus ailé. Datant du XIVe siècle, ces enseignes - comme on disait à l'époque - sont réalisées en plomb et en étain. Étaient-elles vendues comme souvenir ou distribuées dans les bordels médiévaux ? Nul ne le sait vraiment. »

 

 

 

Lire la suite ICI 

 

L’ordre ministériel du Mérite agricole a été créé le 7 juillet 1883 par le ministre Jules Méline pour récompenser les services rendus à l'agriculture.

 

Il relève du ministre chargé de l'agriculture, celui-ci décidant souverainement des nominations après avoir pris connaissance des avis émis par le Conseil de l’ordre du mérite agricole.

 

Après les deux ordres nationaux (l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite), il est un des quatre ordres ministériels - avec l’ordre des Palmes académiques (fondé en 1808), l’ordre du Mérite maritime (fondé en 1930) et l'ordre des Arts et des Lettres (fondé en 1957) - a avoir été maintenu après la création, en 1963, par le Général de Gaulle, de l’Ordre National du Mérite réunissant la plupart des ordres ministériel.

 

Les conditions d’attribution, définies par décret (N°59-729 du 15 juin 1959), énoncent que « cet ordre est destiné à récompenser les femmes et les hommes ayant rendu des services marquants à l'agriculture. »

 

L’ordre comprend trois grades (chevalier, officier et commandeur). Pour être admis dans l'ordre, il faut être âgé de trente ans au moins, jouir de ses droits civils, et justifier de quinze ans de services réels rendus à l'agriculture :

 

 

  • soit dans les activités mentionnées à l'article L.311-1 du code rural et de la pêche maritime ou dans les services, industries et autres activités qui s'y rattachent, notamment de la filière agroalimentaire, la gastronomie, ou la filière forêt-bois ;

 

  • soit dans des fonctions publiques ;

 

  • soit par des travaux scientifiques, des publications agricoles, ou toute activité mettant en valeur le monde agricole.

 

Les nominations et promotions ont lieu chaque année en janvier et en juillet.

 

Le contingent annuel attribué aux différents grades est fixé à 60 commandeurs, 600 officiers et 2400 chevaliers.

 

Pour être promu officier, il faut justifier de 5 ans au moins dans le grade de chevalier et de cinq ans au moins dans le grade d'officier pour être promu commandeur. Il peut toutefois, être dérogé aux conditions d'âge et d'ancienneté de services en faveur des candidats qui justifient de titres exceptionnels.

 

Le conseil de l’ordre du Mérite agricole

 

Ce conseil se réunit en juin et en juillet ; il compte 17 membres : le ministre chargé de l'agriculture et son directeur de cabinet, le vice-président du CGAAER, quatre directeurs d'administration centrale et le secrétaire général, huit personnalités ayant le grade de commandeur choisies par le ministre (nommées pour trois ans) et un représentant du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur.

 

Le conseil de l’ordre étudie les candidatures proposées pour la grade de commandeur, collectées et instruites au préalable par le bureau du cabinet du ministre (vérification de l’état civil, du casier judiciaire et des mérites du candidat). Le conseil de l’ordre établit ensuite la liste des candidats qu’il estime être digne d’être distingués. Chaque promotion fait l’objet d’un arrêté ministériel qui est ensuite publié au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses.

 

Histoire : de la légion d'honneur agricole au «poireau»

 

Le ministère de l'agriculture ne s'est émancipé que depuis 2 ans (il était auparavant sous la tutelle du Commerce), lorsque Jules Méline, troisième ministre de l'agriculture de plein exercice, décide de créer l'ordre du Mérite Agricole le 7 juillet 1883.

 

« La population agricole est considérable : plus de dix-huit millions de français vivent de cette industrie (...) et contribuent puissamment par leur travail au développement de la richesse publique » et il note que « dans cet immense personnel d'agriculteurs, d'agronomes, de professeurs, de savants, le labeur est incessant, les dévouements nombreux et les récompenses rares ».

 

Impossible dès lors de récompenser ces mérites par le contingent très modeste de Légion d'honneur mis à sa disposition. Le grade de chevalier est d'abord créé puis celui d'officier (1887) par François Barbe et enfin celui de commandeur par Jean Dupuy en 1900.

 

Dans l'esprit de son fondateur le Mérite agricole devait avoir la même valeur que la Légion d'honneur et devait être une Légion d'honneur agricole. Cette même inspiration l'avait conduit à retenir primitivement pour l'insigne des caractéristiques analogues à celles de la croix de la Légion d'honneur. Le modèle de l'insigne n'a pas été retenu mais les deux liserés rouges qui bordent le ruban moiré vert symbolisent la prestigieuse institution de l'ordre national de la Légion d'honneur.

 

Le modèle original de la croix du Mérite agricole est dû à M. Lemoine fils, joaillier-bijoutier de la Légion d'honneur. Aujourd'hui le modèle officiel est frappé par l'Administration des monnaies et médailles.

 

Les parlementaires de l'opposition, le grand public mais surtout les journalistes cherchèrent à tourner en dérision la nouvelle décoration des champs et lui infligèrent le sobriquet de « poireau » qui, lui restera. Ce nom lui a été donnée par analogie à l'insigne qui représente une étoile émaillée de blanc appendue à un ruban donc la plus grande partie est verte et à la plante potagère qui a un bulbe blanc surmonté d'un panache vert. Aujourd'hui, l'expression « avoir le poireau » symbolise le caractère populaire de la décoration du Mérite agricole.

 

On compte parmi les récipiendaires, de célèbres chercheurs comme Louis Pasteur et quelques artistes comme Jean Rochefort, Isabelle Mergault et récemment Karine Lemarchand.

 

Sources Robert Stroppiana, extraits de la conférence faite au ministère de l'agriculture "Histoire de l'Ordre du Mérite agricole" à l'occasion de la célébration du centenaire de la création du grade de commandeur de l'ordre du Mérite agricole"

 

Paris le 2 juin 2000.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 06:00
De grâce Macron épargnez-nous une grande loi agricole d’orientation, de modernisation, d’avenir ou de je ne sais quoi !

C’est le syndrome Pisani qui, avec sa loi d’orientation de 1960 suivi de lois complémentaires : 

ICI 

 

tout ministre de l’Agriculture rêve d’accoler son nom à une grande LOI. C’est plus gratifiant pour la postérité que d’avoir son portrait affiché dans la galerie Sully.

 

Signalons tout de même aux gens de gôche, qui révèrent le grand Edgar Pisani parce que celui-ci, à la fin de sa vie, est devenu le chantre d’une autre agriculture, que ces grandes lois ont ouvert grands les portes de l’agriculture productiviste, cette Révolution silencieuse chère à Michel Debatisse, qui a bouté hors des campagnes des bras en surplus.

 

Emmanuel Macron a recadré ses ministres lors du conseil des ministres du 12 juillet sur les notes que ces derniers lui font parvenir :

 

C’est du pipi de chat, ce qui me remonte actuellement de certaines de vos notes.

 

Et le Président de poursuivre, prévenant qu’en suivant un tel chemin, certains des membres du gouvernement allaient "disparaître" dans les six mois :

 

Ne vous laissez pas enfermer dans le confort des documents rédigés par vos administrations. Certes, cela peut vous paraître sympathique et confortable de vous placer entre leurs mains. Mais vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu.

 

Un bon coup de pression présidentiel pour remotiver les troupes ou tout du moins les garder sous tension alors qu’une partie du gouvernement est issu de la société civile et n’a pas l’expérience politique pour s’imposer face aux administrations centrales.

 

En vieux routier du marigot des administrations centrales je me marre grave, mais le phénomène n'est pas nouveau, pour preuve :

 

Dernier souvenir en date au 78 rue de Varenne, dans l’ex-grande salle jaune, l’arrivée flamboyante du grand Stéphane Le Foll tout juste nommé Ministre de plein exercice. S’adressant à la fine fleur de sa maison, le Conseil Général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, dit en langage codé le gagatorium, dont j’étais une branche rapportée. 

 

Comme tous les cancres je m’étais blotti tout au fond de la salle. « Tout feu tout flamme » notre Stéphane de la Sarthe, déclara qu’il voulait sa grande loi pour graver dans la glaise les nouvelles orientations agricoles et agro-alimentaire du nouveau Président normal. Sauf que, tout à la fin, sans sourciller, le big boss nous réclama de plancher sur les grandes orientations de sa grande LOI.

 

Mon sang ne fit qu’un tour mais prenant sur moi je décidai de fermer ma gueule pour ne pas décoiffer Stéphane. Hélas, s’ensuivit la litanie des « oui monsieur le Ministre nous sommes prêt à éclairer votre chemin… » débouchant sur tous les nanars poussiéreux que mes collègues gardaient au chaud dans leurs dossiers.

 

C’est la spécialité de tous les Ministères de la République, le fameux musée des horreurs, cher à Christian Eckert. « Liste de mesures généralement refusées par les prédécesseurs et qu'elle essaye de replacer ».

 

Y’avait les très à gauche contrôleurs forcenés des structures, les très à droite libérateurs des entraves de la PAC, les très centristes très majoritaires vendeurs de mesures molles, ni chèvre, ni chou.

 

Je laissai se disperser les volutes d’encens avant de me lever en levant la main droite et en saisissant le micro de la gauche. Même si j’étais assez loin je vis passer dans le regard de Stéphane comme un voile d’appréhension. Il me connaît si bien qu’il sentait que j’allais casser l’ambiance.

 

Ce que je fis en peu de mots « Monsieur le Ministre, à mon grand regret, je n’en serai pas, je ne participerai pas à la réflexion sur les grandes orientations de votre loi. Ce n’est pas notre job mais le vôtre. Désolé, cher Stéphane, mais tu vas recueillir tous les regatons de cette maison »

 

Stéphane enregistra sans commenter, mes chers collègues se dirent que moi seul je pouvais me permettre vu mon grade d’ex-Directeur de cabinet du Ministre, alors qu’eux devaient courber l’échine, le directeur de cabinet de Stéphane se contenta de sourire, je ne risquais pas de contaminer le troupeau.

 

Je m’en retournai donc à mes quotas laitiers et la Loi d’avenir fut accouchée sans moi. J’avoue ne pas savoir ce qu’elle contient mais ce que je sais c’est que la nouvelle orientation de notre agriculture, elle, n’a pas été actée et préparée. On s’est contenté de cosmétique.

 

Vous allez me dire que c’est facile de critiquer sauf que, j’ai passé beaucoup trop de temps à m’échiner, à prêcher dans le désert, et qu’étant sur une voie de garage ce que j’écris nos nouveaux gouvernants n’en ont rien à péter.

 

Je l’écris tout de même au vue de l’ouverture des Etats généraux de l’alimentation qu’a séchée Macron.

 

Je ne crois pas aux vertus de ces grandes messes, et là j’y crois encore moins car il n’y a pas de pilote dans l’avion.  Le nouveau Ministre de l’Agriculture est un second couteau, le Premier Ministre n’est pas très vaches, cochons, couvées et le bel Emmanuel est à 100 lieux des préoccupations des gens de la terre.

 

Bref, lorsque je lis que Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, pointant du doigt la baisse constante du nombre d’agriculteurs, réclame une grande LOI, «Il faut une grande loi sur le droit au revenu des paysans. Il faut aussi donner des éléments de réflexion pour négocier la prochaine politique agricole commune, afin que les paysans puissent produire en fonction de la demande des consommateurs », je me dis que tout cela débouchera sur de l’eau de boudin, de l’eau tiède.

 

Soit une bonne cogestion avec la FNSEA  de Christiane Lambert, formatée dans le moule d’un complexe tenu en laisse par les grandes entreprises agro-alimentaire, essoré par les pratiques des prix bas de la GD, pour mettre des rustines au gré des crises. Virer de bord n’est pas simple, ça ne se fera pas d’un claquement de doigts, ni du fait d’une grande loi, mais par la reconstruction d’une économie de création valeur ajoutée loin du minerai cher à ceux précédemment cité.

 

La vraie modernité, la vraie innovation, sont dans ce choix prioritaire de la valeur, qui n’a rien de passéiste, bien au contraire il permettrait de renforcer nos points forts loin des illusions du quintal de plus, de l’hectolitre de plus… exportables… Que cette agriculture continua d’exister, pourquoi pas, mais elle se devra de faire le bilan des fondements de sa compétitivité.

 

Mais, et j’en resterai là, ce choix de la valeur a un corollaire indispensable : que les consommateurs prennent eux aussi le grand virage d’un budget alimentaire privilégiant les circuits courts, le brut cuisinable au détriment du tout préparé, la rémunération des bonnes pratiques environnementales, une forme de commerce équitable… Ni petisme, ni gigantisme, des structures adaptées à une nouvelle forme de consommation. Et ce modèle est exportable et profitable dans le grand barnum de la mondialisation.

 

Et qu’on ne vienne pas me dire que je suis un doux rêveur, un écolo en manque, un vieux bobo à gros revenus, l’observation des évolutions récentes, de la GD, de la consommation, sont des indicateurs fiables des tendances à moyen terme…

 

Ne rien faire, attendre le mur, est un sport national que nous pratiquons depuis des décennies et ce n’est pas la potion de Macron pour l’agriculture et l’agro-alimentaire qui tirera le secteur de l’immobilisme.

 

Comme je suis bon camarade, et que je pense, n’en déplaise à ses supporters, que ce n’est pas non plus la contribution de Périco Légasse : «La malbouffe ? L'humanité en crève !» publiée dans le Figaro du 23/07/2017 qui fera avancer la réflexion.

 

Tonitruer n’est pas ma tasse de thé mais moi je n’ai rien à vendre alors que le couple infernal Légasse-Polony fait des ménages dans les fêtes locales pour le Pouilly-Fumé ICI  

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00
J’adore les commentaires « fou dingue » du Fooding mais qui parle du Bordeaux bashing ?

J’adore, je me délecte, je savoure, je jouis, j’atteins le 7e ciel, après avoir découvert ce papier du fooding sur la page d’un ami vigneron de Bordeaux Didier Godelu qui l’avait lui-même découvert sur le Bon Coin.

 

 

 

C’est beau comme un flirt avec les annonceurs bordelais : voir pub sur le site colonisé par le CIVB..

 

Y’a d’la gnaque dans ces commentaires, le style gicle comme du ketchup en tube, le vocabulaire attesté fooding, genre hipster avec tatouage sur biscotos, s’épand, se répand, lèche dans le sens des poils, pas ceux des vins nus bien sûr, les petites louves et les petits loups qui adorent licher des vins qui puent.

 

Ça sent le nouveau style RVF en chasse de lecteurs infidèles.

 

  • Un biodynamique Blanc Bonhomme 2015 en AOC Blaye-Côtes de Bordeaux du Château Peybonhomme-Les-Tours :

 

« Un blanc atypique en deux temps, d’abord acidulé comme une granny pleine de jus, puis rond comme une bille de miel, élaboré dans un esprit nature en pure résonance avec la cuisine viscérale du chef… »

 

  • Une AOC Bordeaux Blanc sec 2014 du Château Vilatte :

 

« C’est un blanc solaire, élégant, à dominante muscadelle, élevé dans l’acacia plus que dans le chêne, assez dense pour ne pas rougir face au rouget, assez floral pour sortir ses pétales et flirter avec la cuisine de haute saison de Christophe… »

 

  • Une AOC Bordeaux Rosé M de Mangot 2015 du Château Mangot

 

« Il s’agit d’un rosé pétulant, d’une grande pureté, qui danse presque en bouche, résume la jeune sommelière des lieux, Jessica Bourdin. Une belle option pour un pairing au plus près de la nature ! »

 

  • L’AOC Graves Blanc 2015 du Château du Mayne

 

« Un blanc citronné, pêchu, dont les agrumes prolongent et subliment la finesse du poisson, une élégance naturelle qui épouse les formes surnaturelles de la cuisine du chef… »

 

  • Une AOC Entre-Deux-Mers Haut-Bénauge Tucaou 2015 du Château Ferran :

 

« C’est un vin vivant et séducteur aux jolies notes de pêche et de fleurs, qui se maque les yeux fermés sur le bar sauvage et s’apprécie frais comme un gardon à l’apéro. »

 

Lire LES MEILLEURS CHEFS ET VIGNERONS NATURISTES

 

La recherche du meilleur... ICI 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 06:00
Photo : D.R.

Photo : D.R.

C’était au tout premier temps de mon blog, dans mon cagibi je ne reculais devant rien, je questionnais qui voulait bien me répondre : ça s’intitulait 3 Questions à

 

Le 27 juin 2008 ce fut 3 Questions à Alain Juppé, maire de Bordeaux fête le vin

 

J’écrivais pour présenter cette chronique :

 

Alain Juppé ne le sait pas mais si j'ai ouvert un blog, voici bientôt trois ans, c'est un peu grâce à lui * qui venait de se lancer dans cette aventure. Mes amis bordelais, connaissant mon goût pour les défis, Jean-Louis tout particulièrement, m'avaient gentiment charrié en me disant « et pourquoi pas toi... »

 

En effet, Alain Juppé avait créé un blog qui existe toujours.

 

Alain Juppé a connu une période difficile entre la fin des années 90 et le milieu des années 2000. Impliqué dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, l'ancien premier ministre a été condamné en 2004. Un épisode judiciaire démarré en 1998, année du décès de son père, et achevé la semaine de la perte de sa mère. C'est à la suite de ces événements que celui qui était déjà maire de Bordeaux quitte ses fonctions et s'exile un an au Canada.

 

« J'ai d'abord pensé aux États-Unis, a-t-il expliqué lors de son passage à Une ambition intime, ce dimanche 6 novembre. On m'a fait une proposition et j'ai donné des cours à l'École nationale d'administration publique ». Une période de « liberté » qu'Alain Juppé a finalement apprécié. »"Un jour, je me suis arrêté dans un fast-food. Il n'y avait personne. Et c'est là, en mangeant mon hamburger tout seul, que je me suis dit : « Mais qu'est-ce que tu fous là !? », s'est-il souvenu. Une interrogation qui l'a mené à se rendre compte qu'il appréciait d'être « libre comme l'air, dans l'anonymat ».

 

Cette interview se fit par l’intermédiaire de Stéphan Delaux.

 

Deux déceptions : l’une de forme, la photo du maire avec un verre à la main, promesse initiale, tomba aux oubliettes sans doute effet collatéral de la loi Evin ; l’autre sur le fond : notre Alain ne se mouillait pas trop, si je puis l’écrire, ses réponses prudentes frisaient la modération.

 

 

1ière Question :

 

Philippe Jullian, né à Bordeaux, écrit que c’est « la seule ville de province qui ait l’allure d’une capitale ». Vous en êtes le maire et, dit sans flagornerie, vous avez restauré sa splendeur. Mais pour nous, gens du vin, Bordeaux c’est aussi le vignoble, ses châteaux prestigieux et ses appellations mythiques. En ayant eu l’initiative d’accueillir le vin dans votre ville avec « Bordeaux fête le vin » que recherchez-vous monsieur le Maire ?

 

Réponse d’Alain Juppé :

 

En tant que maire de Bordeaux, même s’il n’y a que quelques rangs de vigne sur la commune, comment pourrais-je ne pas être porteur d’une responsabilité particulière vis-à-vis du monde du vin ? J’ai souhaité créer Bordeaux fête le vin  il y a dix ans et cela a été un succès immédiat car la fête répond à deux besoins : l’envie des Bordelais de faire la fête ensemble et la création d’une vitrine populaire de notre produit-phare. Tous les deux ans, début juillet, ce sont donc des centaines de milliers de personnes – 350 000 lors de l’édition 2006 – qui, pendant 4 jours, viennent partager ce plaisir de déguster et d’échanger autour d’un verre de vin. Un rendez-vous qui sait rester au niveau du vin de Bordeaux. C’est une manifestation qui nous permet de valoriser la diversité et la qualité de nos productions. Elle est aussi un vecteur d’attraction touristique, tant pour la ville elle-même que pour les vignobles qui l’entourent car on apprécie encore davantage le vin lorsqu’on connaît bien son terroir. 

 

La suite ICI

 

Et puis 10 ans après le 19/07/17 répondant à Catherine Deydier pour le Figaro Vin, Alain se lâche et s’affiche :

 

Alain Juppé : « Des stratégies de conquête pour s'internationaliser »

 

LE FIGARO. - Le vin est-il un des axes majeurs du "soft power" à la française ?

 

Alain JUPPÉ. - Incontestablement, si l'on considère la place de la France sur le marché mondial, tant en production qu'en exportation. Le vin français est depuis toujours considéré comme un produit de grande qualité, oserais-je dire "haut de gamme". Mais le vin n'est pas seulement un élément de notre balance commerciale. C'est aussi une culture, un savoir-faire qui concourent au rayonnement de notre pays.

 

 

  • À Bordeaux, près de deux cents domaines sont des marques mondialement connues et autant d'entreprises qui gagnent très bien leur vie. Mais il y a aussi de nombreux domaines qui ont du mal à trouver l'équilibre financier. Comment trouver une dynamique qui profiterait à tous ?

 

C'est le rôle des organisations professionnelles, principalement du CIVB (Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux) qui veille à défendre toutes les composantes de la filière. Cela vient d'être malheureusement illustré lors de l'aléa climatique que le vignoble a subi il y a quelques semaines. Touchées par le gel, certaines propriétés ont subi des dégâts importants et leur production 2017 s'en trouve menacée. De telles situations peuvent être catastrophiques pour la survie des petites propriétés, sachant que plus de 15 % d'entre elles, pour des raisons de coût, ne sont pas assurées.

 

 

  • Bordeaux rayonne depuis longtemps dans le monde du vin. Toutefois, nul ne peut ignorer la montée en puissance d'autres vignobles, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Australie, sans parler de la Chine. Dans ce contexte, quelle est la meilleure stratégie à aborder pour la ville ?

 

Le marché du vin s'internationalise, les productions se diversifient et les modes de consommation ont évolué en raison, précisément, des différences de culture de nouvelles clientèles. Nous avons la chance, à Bordeaux, d'avoir une antériorité sur les marchés et une notoriété "historique". Les professionnels ont bien conscience de cela et ont anticipé en mettant en place des stratégies de conquête de marchés. Pour notre part, nous faisons en sorte de soutenir ces actions dans le cadre d'événements tels que Vinexpo, et Bordeaux fête le vin qui, depuis sa création sur les quais il y a vingt ans, s'exporte au-delà de nos frontières, assurant la promotion de nos vignerons à Québec, Bruxelles et Hongkong dans le cadre du Wine & Dine Festival.

 

La suite ICI 

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 06:00
Non, Marc Sibard, n’était pas le chef de file du vin nature en France !

Ce n’est pas mon ami François des Ligneris qui me contredira, dans la blogosphère pataugent encore quelques spécimens de l’insinuation, des qui n’ont pas forcément les fesses très propres, des qui se refont une virginité à bon compte, des plumitifs de la 25e heure…

 

Ils viennent à nouveau de sévir, tels la vérole tombant sur le bas-clergé, suite au jugement condamnant en première instance Marc Sibard  des Caves Augé pour harcèlement sexuel, moral et agression sexuelle. « Poursuivi par trois anciennes employées des Caves Augé, Marc Sibard a été reconnu coupable et condamné à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de 24 mois qui comprend l’obligation de suivis de soins contre l’alcoolisme, le versement de dommages et intérêts aux parties civiles (24.000 euros hors frais de justice) et l’acquittement d’une amende de 5.000 euros. Une peine nettement supérieure au réquisitoire du procureur, limité à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amendes. »

 

Leur argumentaire aussi tordu qu’eux s’appuie sur un syllogisme : Sibard étant le chef de file du vin nature, l’ensemble de cette communauté est coupable !

 

Je force le trait bien sûr, mais sous leurs lignes glauques ils fourrent dans le même sac des vignerons, des bobos parigots, celles et ceux qui fréquentaient les caves Augé, haut-lieu de la bourgeoisie naturiste parisienne.

 

C’est quoi ce délire ?

 

Dans mon cas je n’ai jamais salué, ni connu le sieur Augé, me contentant, pour faire plaisir à mes copains champenois ou bourguignons,  d’aller déguster sur le trottoir leurs nouveaux millésimes.

 

À aucun moment une quelconque rumeur n’est parvenue à mes oreilles, de plus je connais bien l’une des plaignantes : Emma Bentley qui ne m’en a jamais parlé.

 

Je fréquente assidument le « milieu naturiste », certes dans les quartiers populaires, et jamais au grand jamais je n’ai jamais entendu causer d’une rumeur à propos de Sibard.

 

Sans doute que certains savaient et se taisaient mais il n’est pas simple et pas forcément simple de relayer des rumeurs. Les seuls qui auraient dû intervenir étaient les employeurs de Sibard : Lavinia qui, selon Maître Laure Tric, avait été prévenu  « L'une de mes clientes a prévenu par mail la direction de Lavinia en août 2012 du harcèlement qu'elle subissait de la part de Marc Sibard. Il aurait pu y avoir une responsabilité pénale de l'employeur».

 

5 années déjà !

 

Bien sûr, si ce qu’on m’a rapporté est la vérité, le « témoignage » de certains vignerons en faveur de Sibard est un acte vil et condamnable : ça s’appelle un faux-témoignage !

 

Que la presse du vin se soit tue est une honte, je l’ai écrit ICI dans une chronique du 5 juillet Lettre ouverte aux gastro-couillards de toute origine et condition… halte aux blagues graveleuses, aux mains aux fesses et au « droit » de cuissage !

 

Quand à jeter l’opprobre sur le milieu naturiste comme l’ont fait ces demi-soldes vivant à 100 lieues de Paris, des aigres, des qui ne cherchent que le buzz pour combler le vide de leur vie minable, c’est un raccourci imbécile.

 

Non Sibard n’était pas le chef de file du vin nature en France !

 

Ce n’était qu’un caviste qui avait su prendre le sens du vent au bon moment pour satisfaire une demande de beaucoup de restaurateurs opportunistes,désirant mettre à leur carte des vins nus.

 

La RVF, qui n’en rate pas une, le 02/05/2017, sous la plume de Denis Saverot et Philippe Maurange  a publié cette interview Marc Sibard : « Je n'ai pas envie d'attendre vingt ans pour boire du vin »

 

ICI 

 

Sens de l’à-propos stupéfiant qui révèle la pauvreté éditoriale de certains d’une presse du vin qui cherche désespérément à se refaire un peu de notoriété.

 

Bref, le vin nature n’a nul besoin de gourous, de grand-prêtres proclamant du fond de leur cave « JE PRÉFÈRE BOIRE UN VIN NATUREL RATÉ QU'UN VIN INDUSTRIEL MAÎTRISÉ ». Nous consommateurs n’en avons rien à péter !

 

Tout comme nous n’en avons rien à péter des fonds de tinettes de certains plumitifs de la Toile qui pratiquent le même sport pour vendre leur daube à des gogos en manque de controverse. Ces laveurs de linge sale plus blanc que blanc ont, pour certains la mémoire courte, je me garderai bien de rappeler certains faits peu glorieux de leur CV.

 

En résumé, ce qui compte dans cette sinistre affaire c’est que 3 filles courageuses aient eu gain de cause au bout du bout d’une procédure interminable qui les a fait souffrir, qui a mis leur vie en charpie.

 

Le délai de dix jours dont disposait Marc Sibard pour faire appel a  expiré depuis lundi dernier. Le jugement prononcé le 6 juillet dernier par la 31èmechambre du tribunal de Grande Instance de Paris est donc désormais définitif. 

 

Pour l'avocate des trois plaignantes, Maître Laure Tric, l'absence d'appel est une surprise : « C'est une reconnaissance de culpabilité inattendue alors qu'il a tout nié en bloc durant le procès. Habituellement les gens qui prétendent être innocents et qui espèrent convaincre font appel ».

 

Fin d’un épisode peu glorieux pour l’engeance masculine : dans ma lettre ouverte aux gastro-couillards de toute origine et condition n’avait qu’un seul objectif : claquer la gueule à tous ceux qui sous le prétexte de la gaudriole, de la paillardise, de la chaude ambiance d’une soirée bien arrosée, s’arrogent le droit d’être lourd, d’avoir la main baladeuse, de faire chier les filles avec leurs plaisanteries graveleuses et leurs attouchements qui frisent le viol.

 

Je ne plaisante pas, tous ces bas de plafond, qui estiment que le cul des femmes est un morceau de bidoche offert à leurs sales paluches, se trompent d’époque.

 

Il faut les éradiquer de notre monde, leur dire leur fait sans concession, ne pas tergiverser, oui je suis dans le camp des femmes, je n’en tire aucune fierté mais ne venez pas me faire chier si je prends résolument leur partie.

 

C’est un combat, menons-le avec détermination et constance…

 

Oui femmes je vous aime !

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 06:00
Après l’avoinée de Macron à de Villiers « La pièce maîtresse de la stratégie de dissuasion en France, c’est le Chef de l’Etat, c’est moi »

Ce matin je vais vous parler de culottes : des culottes de peaux des généraux et de celle de Nelly Commergnat nouvelle députée de la fournée rose de 1981, bien évidemment pour elle il s’agit de son pantalon car pour les dames la culotte est un sous-vêtement.

 

La Grande Muette doit rester muette, du haut en bas, c’est la règle « on ne discute pas les décisions du chef » la troupe en sait quelque chose, elle qui a subi par exemple lors de la Grande Boucherie de 14-18 les ordres ineptes du Haut Commandement. Voir ou revoir les Sentiers de la Gloire de StanleyKUBRICK 

 

En France, c’est un fait peu mis en avant, comme aux USA, en Russie, en Chine, il existe un complexe militaro-industriel très puissant qui sait mettre les politiques sous pression lors des grandes orientations et les choix budgétaires.

 

Ce n’est pas être antimilitariste que de l’écrire ou nier le besoin de défense dans nos sociétés, bien au contraire c’est exprimer une opinion saine pour que les deniers publics soient utilisés avec efficacité.

 

La Direction du Budget tout comme la Cour des Comptes ne sont pas composées de dangereux insoumis, de pacifistes bêlants, mais de fonctionnaires et de magistrats qui savent mieux que d’autres que l’Etat-Major, en terme de gestion et d’utilisation de fonds publics n’est pas un modèle : programmes sous-évalués, gaspillage, entêtement, manque d’anticipation.

 

Notre nouveau Président a un avantage sur ces prédécesseurs : il connaît Bercy de l’Intérieur, c’est-à-dire maîtriser la vision grippe-sou des budgétaires pour contrebalancer les diktats du complexe militaro-industriel.

 

C’est sain et ce n’est pas baiser le Général de Villiers que de faire participer les Armées à l’effort d’assainissement budgétaire. La nouvelle Ministre des Armées (appellation nouvelle qui en dit long sur la conception de Macron : la Défense c’est lui pas le chef d’Etat-major des Armées) Florence Parly, qui a été Ministre du Budget, connaît bien le sujet.

 

Bref, j’approuve Macron lorsqu’il remonte les bretelles, passe une avoinée à de Villiers :

 

« Je considère pour ma part qu'il n'est pas digne d'étaler des débats sur la place publique. J'ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n'ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire. »

 

Bien évidemment, il faut qu’il y ait débat sur le budget des Armées mais pas seulement entre experts, ceux-ci étant très majoritairement juge et partie.

 

« La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. »

 

Georges Clemenceau

 

« Plus tard, une vieille culotte de peau entend dire que son genre […] aurait cinq galons »

 

Galtier-Boissière Jean Mon journal dans la drôle de paix 1947

 

François Mitterrand le 16 novembre 1983

 

« Je suis, par la constitution et par le vote des Français, le garant de l’indépendance nationale, et de l’intégrité du territoire, et je remplis la fonction de Chef des armées. J’ajoute que puisque notre stratégie repose sur la dissuasion, sur la détention d’une force atomique capable d’interdire à quiconque de songer à nous attaquer, toute une série de questions se pose sur ce que c’est que cette force et on risque de se perdre dans des explications techniques ou mécaniques.

 

Je vais vous dire tout de suite quelque chose de très clair. La pièce maîtresse de la stratégie de dissuasion en France, c’est le Chef de l’Etat, c’est moi, car tout dépend de sa détermination. Le reste, ce sont des matériaux inertes, enfin, jusqu’à la décision... Jusqu’à la décision qui doit consister précisément à faire que l’on ne s’en serve pas. »

 

 

J’ai bien connu Nelly Commergnat lorsqu’elle est arrivée à l’Assemblée Nationale dans la fournée rose de 1981. Pour elle c’est une surprise car elle est là du fait de la nomination d’André Chandernagor, député de la Creuse, comme Ministre délégué auprès du ministre des relations extérieures, chargé des affaires européennes dans le gouvernement de Pierre Mauroy.

 

Elle siègera pendant les 5 années de la législature, en 1983 André Chandernagor est nommé premier président de la Cour des Comptes.

 

Blonde aux cheveux longs Nelly Commergnat n’est pas passée inaperçue, son arrivée a été spectaculaire « Mes tenues ne convenaient pas. Je mettais des chaussures rouges, il fallait des chaussures noires ! Comme je mettais beaucoup de bijoux, mes collèges me faisaient des réflexions. Je leur ai cloué le bec en leur disant que ce n’étaient pas eux qui les payaient ! » déclare-t-elle à la revue Schnock.

 

Elle n’avait pas sa langue dans sa poche Nelly, elle fait partie des 36 femmes élues (7,3%), de fortes personnalités : Gisèle Halimi, Yvette Roudy (nommée Ministre des Droits des femmes), Denise Cacheux

 

Nelly détonne dans un univers de costumes-cravates plutôt sombres. Elle ose braver l’interdit du pantalon et quand l’huissier lui barre le chemin de l’hémicycle, elle lui répond : « C’est le pantalon qui vous gêne ? Vous voulez que je l’enlève ? »

 

Une réunion du bureau de l’Assemblée s’ensuit, les députées sont enfin autorisées à porter le pantalon dans l’hémicycle.

 

Élues depuis 1945, les femmes auront donc mis 36 ans pour obtenir l’abandon de l’obligation du port de la robe ou jupe dans l’hémicycle.

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 06:00
Pourquoi ce 12 juillet 2017 vous parler de mes années 50 ? Devinez !

Déjà je vous ai bassiné avec L’inexorable déclin des baby-boomers : la barboteuse, le bébé Cadum, le timbre antituberculeux, le DDT… ICI 

 

« Avec notre petite crête ondulée sur la tête, nous remuons dans les mêmes barboteuses que nos parents. Leur popeline garantit une certaine douceur à nos derrières, tandis que la laine de la version hivernale les protège du froid. La culotte bouffante, les manches ballon et le col Claudine ne sont pas démodés, même si « pour bien habiller les enfants », la fillette Marinette recommande la culotte Petit Bateau. Blanches, parfois à smocks ou brodées, les barboteuses réussissent miraculeusement à nous donner une certaine élégance. »

 

Ma sainte mère étant couturière j’ai toujours été habillé comme une figure de mode mais je n’ai pas décroché le titre de « Bébé Cadum » pour la bonne et simple raison qu’il ne lui serait jamais venu à l’idée de me présenter au concours du plus beau bébé de France. »

 

Avec les années 50, plutôt celles du milieu, vient le temps de l’école qui est dans ma vieille Vendée confite de bondieuseries est dites : libre !

 

À la maternelle chez les petites sœurs de Mormaison, puis chez les frères au rabat bleu du bienheureux Louis Grignon de Montfort pour les cours élémentaires.

 

 

Même si Jules Ferry n’était pas notre référence, je le cite tout de même à propos de l’école : « Il ne s’agit pas d’embrasser tout ce qui est possible de savoir, mais de bien apprendre ce qu’il n’est pas permis d’ignorer. »

 

Comme nous étions à la campagne et pas à la laïque nous n’avions pas droit au verre de lait institué par Pierre Mendès-France pour lutter contre l’alcoolisme. Et pourtant, chez moi beaucoup ne suçaient pas de la glace et nous étions avec le Calvados en tête du palmarès des alcoolos.

 

Poujade, copain du borgne, avait lancé à Mendès :

 

« Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n’auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C’est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là. »

 

Mais un autre soufflet bien plus grave pour les culottes de peau « Diên Biên Phu » permis à Mendès, le « Mendès lolo » des antisémites populistes, de nous tirer du bourbier vietnamien.

 

Quelques dates :

 

1er novembre 1954 : la Toussaint rouge, le début de la guerre d’Algérie qui ne disait pas son nom qui amènera mon frère aîné à passer presque 2 ans de sa vie sur un piton face à la ligne électrifiée dites Morice (encore un copain de Poujade) censée empêcher l’infiltration des « fellaghas » hébergés par la Tunisie de Bourguiba.

 

30 septembre 1955 : James Dean meurt à 24 ans au volant de sa Porsche.

 

26 janvier 1956 : Nasser nationalise le canal de Suez, Anglais et Français, actionnaires de la Compagnie de Suez, avec l’appui d’Israël, lui inflige une rapide défaite. Israël occupe le Sinaï mais sous la pression des 2 grands nous nous retirons la queue basse.

 

7 janvier 1957 : La bataille d’Alger commence avec l’arrivée du général Massu et ses 8000 paras. Les « corvées de bois » vont commencer. Fernand Iveton, militant communiste indépendantiste, sera condamné à mort, Mitterrand étant Garde des Sceaux.

 

 

8 octobre 1958 : La DS 19 de Citroën est la grande vedette du 45e Salon de l’automobile. Ce sera la voiture officielle de De Gaulle, celle dans laquelle il échappa aux balles de Bastien-Thierry au Petit-Clamart.

 

 

À la radio, sur Radio Luxembourg, Zappy Max s’exclame « Ça va bouillir ! »

 

Sur le Cinémonde de mon frère Alain, une certaine Brigitte Bardot, en bikini Vichy, était la vedette de Et Dieu… créa la femme de Vadim.

 

 

Le Monde publie le rapport Khroutchtev en feuilleton, les staliniens du PCF ont du mal à avaler la pilule amère.

 

Le 1er janvier 1959 : Fidel Castro renverse le dictateur Batista et prend le pouvoir à Cuba. Jean-Luc Mélenchon a 7 ans.

 

 

« Pendant la période de la Prohibition aux USA (1920-1933), l’île de Cuba est plus paradisiaque que jamais : alcool à volonté, cocktails tropicaux, et tout un éventail de voluptés, du jeu à la prostitution. Al Capone puis Lucky Luciano y étendent leur empire. Une fois la prohibition abolie, le succès de l’île ne se dément pas. Destination aussi délassante qu’étourdissante, elle attire Errol Flynn, Ava Gardner, Hemingway, Sinatra…

 

C’est dans un palace de La Havane, le Nacional, que Luciano réunit les grands chefs de la mafia pour une conférence au sommet. À l’ordre du jour : l’organisation du trafic international d’héroïne. S’étant assuré avec force dollars de la bienveillance de Battista, le syndicat du crime est en paix.  En 1959, le coup d’État de Castro change la donne. »

 

Les 13 buts de Just Fontaine

 

 

Avant-centre de l'équipe de France qui finit troisième du Mondial 1958 en Suède, Just Fontaine reste célèbre pour ses 13 buts marqués en 6 rencontres. Le joueur de Reims n'a dû sa titularisation lors du Mondial qu'à la blessure du titulaire habituel, René Bliard.

 

Alain Mimoun le marathonien

 

 

Il entre dans la légende quand il remporte le marathon des JO de Melbourne en 1956 loin devant son rival de toujours, Emil Zatopek. Habituel second de la locomotive tchèque, c'était un homme courageux : bien que gravement blessé à une jambe lors de la Bataille du Mont Cassin en 1944, il ne mit que trois ans pour devenir un marathonien de niveau international.

 

Jean Prat Mister Rugby

 

 

Ailier de génie du XV de France dans les années 50, capable de déborder les défenses les plus agressives comme de marquer sur des drops, Jean Prat était un meneur d'hommes, à la fois brave et ombrageux. Pour motiver ses troupes, sur le point de faiblir face au Pays de Galles lors d'un Tournoi des 5 nations, il eut ce mot, saisissant : « Ces Britanniques vous ont emmerdés pendant cent ans, vous pouvez bien tenir cinq minutes. »

 

Tout à la fin ce sera le début de Salut les Copains lancé durant l'été 1959.

 

Frankie Jordan, Eddy Mitchell et ses Chaussettes Noires, Dany Boy et ses Pénitents, Danyel Gérard, Les Chats Sauvages de Dick Rivers, Les Pirates, les Champions, Richard Anthony, les Shadows et bien sûr Johnny.

 

Eddie Cochrane, Buddy Holly, Gégène Vincent, Little Richard, Chuck Berry, Bill Haley… j’en oublie !

 

Le twist et le “Yeah” des rockers devenus “yé yé”

 

C’est le Super 45 tours sur les électrophones Teppaz.

 

Dans son bateau de fête foraine Françoise Hardy espère « le jour où moi aussi j’aurai quelqu’un qui m’aime »

 

En ce temps-là je voulais être radioreporter sportif comme Georges Briquet.

 

Ma mère qui voulait faire de moi un curé me disait « Ce n’est pas un métier ! » et mon père souriait.

 

Chronique écrite le 10 octobre 2005

 

« J'avais 7 ou 8 ans, et le dimanche après-midi j'écoutais sur Paris-Inter les retransmissions commentées par Georges Briquet. Bien des années plus tard je suis allé à la Maison de la Radio réécouter une galette du match : Nîmes-Reims. C'était le 17 novembre 1957.

 

« Ici le parc des Sports de Nîmes, la première image sonore que nous enregistrons se situe très exactement à la 10ième minute de la première mi-temps qui oppose le Nîmes Olympique au Stade de Reims.

 

Vous savez que cette dernière équipe est en tête du championnat avec 20 points alors que les Nîmois sont cinquième, à 7 points du leader, à égalité avec l'Olympique Lyonnais. Pour les Nîmois ce match est d'une importance capitale s'ils ne veulent pas être définitivement décrochés de la tête du classement.

 

Il fait très beau dans la préfecture du Gard et les 13 793 spectateurs payants, sans être transportés de joie, semblent ravis de la combativité des crocodiles. Il est vrai que le terrain du Parc des Sports, un peu dur et bosselé, ne favorise pas la manière plus classique, plus décomposée des Rémois et s'accommode mieux au jeu moins romantique, moins fouillé, mais aussi plus incisif des footballeurs locaux.

 

Mais voici que Rahis s'échappe sur son aile gauche. Il passe à son intérieur-gauche Mazzouz, le demi-centre rémois Jonquet tente de s'interposer, sans succès, la balle est dans les pieds d'Akesbi qui se débarrasse de l'emprise de Penverne, et voici que le demi-gauche Barlaguet accouru en renfort de l'arrière tire aux seize mètres et marque le but. »

 

Un autre jour, pour un match Stade Français-Le Havre, en donnant la composition des équipes, Georges Briquet, commence par le gardien du Stade, Dominique Colonna, en indiquant que celui-ci va se marier le lendemain à Viry-Châtillon avec Sylvie Delfour  la fille du sympathique entraîneur du Stade Français qui d'ailleurs offrira un très joli lunch au stade de la Suze où les joueurs s'entraînent d'habitude...

 

Un vrai régal, précision, phrasé impeccable, des mots choisis, de la belle ouvrage de journaliste, avec juste ce qu'il faut de distance et d'implication, une vraie carte postale sonore. »

 

Je m’arrête là, alors savez-vous pourquoi ce 12 juillet j’évoque les années de ma prime jeunesse ?

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 06:00
Se conduire en gentlemen ça fait vieux jeu mais «La politesse est une vertu nécessaire dans notre monde nombriliste»

Certains commentaires de mecs sur Face de Bouc sous ma chronique « Lettre ouverte aux gastro-couillards de toute origine et condition… halte aux blagues graveleuses, aux mains aux fesses et au « droit » de cuissage ! » ICI sous couvert d’un humour, qui se voulait soft, sont la démonstration qu’il reste bien du chemin à faire pour que, ces porteurs de calbars, prennent vraiment conscience, comme le faisait remarquer Vincent Mareschal, que les fesses des femmes ne sont pas des aimants.

 

La 31e chambre du tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement le 6 juillet dans l’affaire Marc Sibard. Le caviste parisien était poursuivi pour harcèlement sexuel, moral et agression sexuelle.

 

Ce dernier a été condamné à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de 24 mois qui comprend l’obligation de suivis de soins en matière d’alcoolisme, le versement de dommages et intérêts aux parties civiles (montant global 24 000 euros hors frais de justice) et l'acquittement d’une amende de 5 000 euros. Par ailleurs, la peine de prison s’appliquera en cas de récidive sur les cinq prochaines années. Le jugement est beaucoup plus sévère que le réquisitoire du procureur. Celui-ci avait plaidé pour trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amendes.

 

Les trois victimes voient donc leurs requêtes pour harcèlement moral et sexuel reconnues. « Je suis immensément soulagée. Le dossier a duré cinq années difficiles à vivre » commente Emma Bentley, qui vit désormais en Italie. Pour leur avocate, Maître Laure Tric : « c’est une bonne décision. Il est assez rare de voir au pénal la reconnaissance de harcèlement moral et sexuel reconnu. Cela montre que même dans le milieu du vin, les règles s’appliquent comme ailleurs ». Une partie de la défense de Marc Sibard consistait en effet, selon Maître Laure Tric, à expliquer que le milieu du vin se prêtait à des agissements et des paroles grivois et grossiers.

 

Piètre plaidoirie, le milieu du vin ne détient pas le monopole de la goujaterie et autres saloperies, c’est une affaire largement partagée dans nos sociétés qui se disent civilisées. L’excès, le débordement, le défaut de maîtrise de soi ne sont en rien des circonstances atténuantes. L'alcoolisme n'est pas l'apanage du monde du vin même si certains dans ce petit milieu semblent ignorer qu'ils les ont.

 

Alors, même si les gens polis ne sont pas tous honnêtes, je plaide, comme Frédéric Rouvillois, pour un retour à la politesse afin de faire barrage aux comportements grivois et aux débordements qui y font souvent suite.

 

On m’objectera que la politesse est une forme d'hypocrisie, mais il s'agit – comme le note Rouvillois – d'une forme d'hypocrisie vertueuse. « Ce n'est pas nouveau et nous en avons toujours eu conscience. Molière nous a tout appris sur la nature humaine dans le Misanthrope. Il nous décrit bien les limites de la politesse, de la bienséance et du savoir-vivre quand ceux-ci tombent trop évidemment dans l'hypocrisie, mais il montre également que si nous voulons être comme Alceste dans la transparence totale, nous finirons seul, loin des autres, y compris dans notre vie amoureuse. Cette hypocrisie vertueuse permet tout simplement de mettre un peu d'huile dans les rouages sociaux. Il faut savoir ne pas tout dire, sinon c'est la guerre. »

 

Dans l’affaire Sibard, comme dans bien d’autres, c’est l’illustration du rapport du faible au fort, la domination, l’intrusion même, toutes les digues sont donc bonnes pour dresser des barrages, cantonner certains instincts. Bien évidemment je n’affirme pas que certains harceleurs ne le fassent pas avec les formes, en étant polis mais, même si parfois la frontière entre faire la cour et le harcèlement peut-être difficile à tracer, lorsque le caractère unilatéral est avéré il n'y a pas photo et ça doit mettre un terme à toute forme de pression.

 

Oui je reste très vieux jeu, je continue d’ouvrir les portes et d’y laisser passer les femmes, de les précéder dans les escaliers, de penser qu’en amour ce sont toujours elles qui décident.

 

Mais comme l’écrit Rouvillois la politesse n’est pas vraiment un don gratuit. Elle génère une forme de contre-don, même implicite, « qui est le remerciement de celui envers qui l'on est poli. Il existe un autre contre-don, plus subtil, qui est simplement le plaisir que l'on éprouve soi-même à tenir la porte à quelqu'un. Mais dans un système où le seul but est d'aller au plus simple, au plus utile et au plus rentable, cette idée de gratuité compensée seulement par le remerciement ou le plaisir d'être poli devient illusoire. La première caractéristique de la politesse est en effet que l'on accepte de donner du temps à autrui.

    

« Est poli celui qui ne se met pas systématiquement en avant, celui qui ne veut pas faire son malin, celui qui est fréquemment dans l'understatement. Se prendre pour l'illustre Gaudissart de Balzac, c'est un peu le contraire de la politesse. Je remarque que, de nos jours, la vie n'est plus qu'un immense entretien d'embauche! Voilà pourquoi, dans notre monde prosaïque et nombriliste, obsédé par l'utilité et par la vitesse, la politesse est plus que jamais nécessaire. Elle demeure l'une de ces petites vertus qui permettent de tenir debout. »

 

Pour le philosophe Emmanuel Lévinas, la formule de politesse «après vous», devrait être la plus belle définition de notre civilisation…

 

Je ne sais si je vous ai convaincu mais, sans prendre une posture de gentlemen, je plaide pour que le bien-vivre ensemble, dans le monde du travail, dans les heures de fête, y compris dans les moments d’excès, se donne des règles où la politesse, le respect de l’autre et de soi-même, ne soient jamais transgressées.

 

Et, de grâce que certains bas du plafond ne lancent pas la pudibonderie à la gueule !

 

J'attends encore un article sur l'affaire Sibard dans la RVF de Denis Saverot... 

Se conduire en gentlemen ça fait vieux jeu mais «La politesse est une vertu nécessaire dans notre monde nombriliste»

Et la politesse bordel !

 

Au travail, un simple « merci » ou un « s’il te plaît » suffiront à déterminer si vous avez affaire à un ­interlocuteur recommandable ou à un morveux égocentrique.

 

LE MONDE |  | Par 

 

Nécessaire reconnaissance témoignée à son interlocuteur, la civilité, en sa qualité de respiration humaniste, se révèle également le meilleur moyen de ne pas se réduire soi-même à l’état de rouage hystérique. Elle doit donc être envisagée comme un élément central de qualité de vie et de la motivation au travail.

 

 

Interaction chaleureuse

 

De nos jours, qui voudrait s’investir pour un rustre ? ­Selon deux études menées en 2014 et 2015 par le cabinet de conseils en risques psychosociaux Eléas, le manquement aux règles élémentaires du savoir-vivre affecterait la productivité dans 77 % des cas. Confrontés à une incivilité, les salariés ralentiraient volontairement leur rythme d’exécution des tâches et feraient preuve de capacités logiques amoindries par ce climat hostile. Il est à noter que les 20-34 ans sont beaucoup plus sensibles à cette situation, car ils ­seraient 34 % à avoir pleuré après avoir été victimes d’un manque de considération, contre seulement 21 % pour les salariés de plus de 55 ans.

 

 

Les tourments d’Uber, qui vient d’annoncer 2,6 milliards d’euros de perte pour 2016 et dont le patron a récemment été filmé par la caméra d’un véhicule alors qu’il insultait copieusement un de ses chauffeurs, illustrent parfaitement les dégâts de la muflerie. En vertu d’un théorème émergent nommé « la symétrie des ressentis », il est en effet peu probable qu’un employé produise avec le client une interaction chaleureuse si son supérieur lui parle comme à un chien. En ­conséquence, on peut avancer qu’une boîte structurellement malpolie a autant de chances de réussir que le patron d’Uber de passer pour un sympathique hippie collaboratif.


 

Je ne serais pas arrivée là si… Virginie Despentes

 

Si je n’avais pas arrêté de boire à 30 ans. Je me sens formidablement chanceuse de l’avoir décidé assez tôt. Et d’avoir vite compris que ça n’allait pas avec tout ce que j’avais alors envie de faire. L’alcool a probablement été une des défonces les plus intéressantes et les plus importantes de ma vie. Mais il m’aurait été impossible d’écrire King Kong théorie et tous mes derniers livres si je n’avais pas arrêté. Et si je me sens aussi bien aujourd’hui, à 48 ans, disons, beaucoup plus en harmonie, et dans quelque chose de plus doux, de plus calme, de très agréable à vivre – ce que j’appelle l’embourgeoisement – je sais que c’est lié à cette décision.

 

La vie, c’est comme traverser plusieurs pays. Et ce pays dans lequel je vis depuis plusieurs années, il n’a été accessible que par une réflexion, une discipline et un effort par rapport à la dépendance envers les drogues douces, et particulièrement l’alcool. Je suis favorable à la légalisation de toutes les drogues. Mais ce n’est pas parce que c’est légal que c’est anodin. Les gens ne s’en rendent pas compte et n’ont aucune idée de la difficulté à arrêter. J’ai donc l’intention de m’attaquer à ce sujet pour mon prochain livre.

 

Quand avez-vous commencé à boire ?

 

La première fois, j’avais 12 ans, je m’en souviens parfaitement. C’était à un mariage à Nancy, en 1982. J’ai bu un verre et je suis tombée en arrière en pensant : « Waouh ! Quel truc ! Ça s’ouvre à moi ! » Et je suis tombée amoureuse de l’alcool. Vraiment amoureuse.

 

Pour la griserie qu’il procure ?

 

Oui. J’avais trouvé ma substance. Et très vite, adolescente, j’ai eu une pratique de l’alcool très sociale, dans les bars, les fêtes, les bandes de copains. En fait, tout ce que je faisais à l’extérieur de chez moi, j’ai appris à le faire avec l’alcool et, entre 13 et 28 ans, avec un vrai plaisir, un vrai enthousiasme, une vraie férocité. Dans mes lectures, j’ai trouvé beaucoup d’amis buveurs. Des tas d’écrivains ont une histoire d’amour avec l’alcool et truffent leurs livres de beuveries épiques. J’ai donc été une jeune personne qui a bu de façon totalement assumée et heureuse très longtemps.

 

Et puis à 28 ans, j’ai eu un déclic. Ça ne collait pas avec le fait de devenir auteur. Ces déjeuners dont je ressortais incapable de faire quelque chose du reste de la journée. Ou ces inconnus avec lesquels je créais soudainement des rapports intimes, et déplacés, parce que j’étais complètement bourrée…

 

Vous n’aviez plus le contrôle.

 

Non. Et je me rendais compte que j’étais incapable de confronter une situation sociale sans boire. Et comme il y a de l’alcool partout en France… Alors, aidée par mes agendas où je note tout, j’ai commencé à me demander si les beuveries de la dernière année avaient valu le coup. Deux ans avant, j’aurais répondu : oui, c’était génial. Mais là, j’étais bien obligée de répondre que non. Que la plupart du temps, j’avais fait ou dit des choses qui m’avaient mise mal à l’aise le lendemain. Et que le nombre de fois où je m’étais réveillée en me disant « pfffttt… » était considérable.

 

Je devais faire quelque chose. Mais c’est très compliqué ! C’est pas « boire ou ne pas boire ». C’est un mode de vie qui est en jeu. Et un personnage, jusqu’alors défini par l’alcool, qu’il faut complètement réinventer. J’ai découvert à 30 ans que j’étais timide par exemple. Je ne le savais pas.

 

Lire le tout ICI

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 06:00
Est-ce que certains bacheliers de la cuvée 2017 auraient eu le certif ?

Sur Face de Bouc, pères et mères s’extasient à qui mieux mieux du succès de leurs mouflons au baccalauréat.

 

Mais que vaut en 2017 le baccalauréat qui, depuis l’origine, est tout à la fois un certificat de fin d’études secondaires et un premier grade universitaire ?

 

«Nous formons très bien les très bons, mais nous creusons les inégalités» a regretté le nouveau premier ministre dans son discours. Chaque année, «nous conduisons 60% de bacheliers à l’échec en première année de licence» a-t-il poursuivi, dénonçant un «système rigide» construit autour du baccalauréat.

 

Sans jouer au vieux grincheux, dire que c’était mieux avant, je puis affirmer que le baccalauréat est un diplôme dévalué, une passoire aux trous de plus en plus grands qui, pour l’immense majorité des bénéficiaires, ouvre les portes d’Université sans avenir.

 

Augustin d'Humières, professeur de latin-grec dans une banlieue d'Ile-de-France, dénonce le mensonge de l'égalité scolaire dans son livre Un petit fonctionnaire, éditions Grasset, Lire ICI 

 

 

« Les élèves apprennent ce que nous leur disons d'apprendre, et beaucoup suivent assez docilement les consignes que nous leur donnons. Aujourd'hui une majorité d'élèves, un bac en poche, est-elle capable de rédiger deux pages dans un français correct ? A-t-elle une maîtrise convenable, ne serait-ce que d'une seule langue vivante ? A-t-elle une culture historique et scientifique minimale ? Beaucoup d'enquêtes sérieuses démontrent que ce n'est pas le cas. Et ce n'est pas être "décliniste" que de le dire, cela ne signifie pas nécessairement que l'on pense que "c'était mieux avant". C'est juste un constat.

 

Il est souvent question des "150.000 décrocheurs", de ceux qui quittent l'école sans formation ni diplôme, mais qu'en est-il de ceux qui s'accrochent, de ceux qui y croient, de ceux qui obtiennent le bac ? Je suis examinateur au bac français depuis une vingtaine d'années et donc assez bien placé pour voir ce que les élèves retiennent de dix années d'étude de la langue française, de ses auteurs, de ses textes. Pour une bonne partie d'entre eux, la réponse est : rien. »

 

Alors je réponds oui beaucoup de nos nouveaux bacheliers échoueraient au certif !

 

En 1866, Victor Duruy créa un diplôme sanctionnant la fin de l’instruction obligatoire et l’entrée dans la vie active : le certificat d’études primaires. Par l’arrêté du 18 janvier 1887, ce diplôme donnait droit à l’entrée dans le cours supérieur des écoles primaires élémentaires ; il était exigé des élèves des écoles primaires supérieures ou des cours complémentaires et des candidats aux bourses d’enseignement primaire supérieur.

 

Avant 1789

 

Avant 1789, l’Église catholique occupe une situation de quasi-monopole de l’instruction. Les « petites écoles », réservées à une minorité de garçons, car elles sont uniquement financées par les familles, se développent dans les grandes villes. Elles donnent une instruction de base aux enfants : lire, écrire compter. Après la Révolution, une loi de 1793 rend l’enseignement primaire laïc, gratuit et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 9 ans. Elle fut diversement appliquée selon les régions.

 

La loi Guizot du 28 juin 1833 constitue la première charte complète et détaillée de l’École en France. Elle établit la liberté de l’enseignement primaire privé ou public. Elle oblige chaque commune de plus de 500 habitants à ouvrir et à entretenir une école de garçons ; l’école n’est pas encore obligatoire, mais elle doit être gratuite pour les plus pauvres. La loi Guizot est lentement mise en œuvre et ses résultats sont fort inégaux selon les départements.

 

La loi Falloux du 15 mars 1850 distingue les écoles publiques fondées et entretenues par l’État et les écoles libres créées et gérées par des particuliers, laïcs ou congrégations religieuses.

 

L’ouverture de classes enfantines pour les élèves de moins de 7 ans est rendue possible par une loi du 8 octobre 1880.

 

Les lois Ferry de 1881 et 1882 rendent l’école publique gratuite et laïque. L’instruction religieuse est remplacée par l’instruction morale et civique. Les écoles vaquent un jour par semaine afin de permettre aux enfants de suivre un enseignement religieux hors de l’enceinte scolaire. Au fur et à mesure des années, la laïcité de l’enseignement est approfondie (laïcisation des personnels de l’enseignement en 1886) et élargie (laïcisation de l’enseignement secondaire). Avec les lois Ferry, l’instruction est obligatoire pour les garçons et désormais les filles âgés de 6 à 13 ans, sauf si l’élève a obtenu son certificat d’études primaires entre 11 et 13 ans révolus. Elle s’allonge d’un an en 1936 et sera prolongée jusqu’à 16 ans par la loi Berthoin du 6 janvier 1959.

 

L’enseignement primaire supérieur : 1833 – 1941

 

La loi Guizot de 1833 institue l’enseignement primaire supérieur. Cet enseignement, qui relevait des écoles primaires, était suivi par les élèves à la suite de l’école primaire élémentaire proprement dite. Il était donné, soit sur deux ans dans les écoles primaires sous forme de cours complémentaires, soit dans des établissements scolaires spécifiques appelés écoles primaires supérieures (EPS) dont la scolarité durait trois ans. Une école primaire supérieure devait être instaurée dans toutes les préfectures et dans les autres villes de plus de 6 000 habitants.

 

La loi Gobelet du 30 octobre 1886 distingue, au sein de l’enseignement primaire, les écoles maternelles, les classes enfantines, les écoles primaires élémentaires, les cours complémentaires et les écoles manuelles d’apprentissage.

 

Par ailleurs, dans le cadre de l’enseignement primaire supérieur, cette loi organise les examens du brevet élémentaire (BE) et du brevet supérieur (BS). Le brevet supérieur devient l’examen terminal non seulement des EPS et des écoles normales d’instituteurs, mais aussi des lycées de jeunes filles, lesquelles n’auront pas officiellement le droit de préparer le baccalauréat jusqu’en 1924.

 

L’enseignement primaire supérieur est supprimé par la loi du 15 août 1941. Les cours complémentaires sont en revanche maintenus jusqu’au décret du 6 janvier 1959 qui les transforme en collèges d’enseignement général (CEG), devenus par la loi du 11 juillet 1975 les collèges d’enseignement secondaire (CES).

 

Le 8 mai 2007

 

Qui se souvient des cours complémentaires ?

 

On a oublié les cours complémentaires. Le légendaire républicain s'est focalisé sur l'école primaire de Jules Ferry. L'école du peuple se complétait pourtant, après le certificat d'études, par un enseignement primaire supérieur dont les écoles primaires supérieures déjà prévues par la loi Guizot (1833), constituaient la forme achevée. Ces écoles primaires supérieures, très sélectives, refusaient dans les années 1930 plus d'élèves qu'elles n'en acceptaient. Elles assuraient quatre années de formation après le certificat d'études et conduisaient au brevet. Leurs élèves trouvaient facilement des places de commis aux écritures, de comptable, et même, pour les filles, d'institutrice.

 

La suite ICI 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 06:00
«L’imposture mathématique» appliquée aux notes des critiques de vin : le Global Wine Score, j’en appelle à Villani et Bernard Maris pour sauver Jacques Dupont.

Lundi sur Twitter Jacques Perrin, le Suisse pas l’acteur-réalisateur, posta un article : “Who are the wine critics with the closest ratings to the Global Wine Score?” by @GlobalWineScore

 

Jacques Perrin @1000plateaux 

 

Le classement des critiques de vins pour les Primeurs de Bordeaux selon Global Wine Score

 

Qu’est-ce-donc que le Global Wine Score (GWS) ?

 

« C’est une note mondiale qui évalue les vins avec un score unique, fournissant des informations complètes et comparables pour tous les acteurs de l'industrie. C'est un score moyen ajusté qui regroupe les principaux critiques de vin. Il tient compte de leurs méthodes de notation et de leurs échelles respectives pour fournir un indicateur réduisant au minimum la subjectivité des experts ».

 

Ses concepteurs s’expliquant sur leurs méthodes écrivent... « Nous sommes des mathématiciens. Notre message est clair.  Nous agrégeons de la donnée. Nous ne proférons pas de vérité. Juste une agrégation des subjectivités de chacun des wine critics. »

 

Wine experts

 

Robert Parker

Neal Martin

Wine Spectator

Jancis Robinson

James Suckling

Vinous Media

Decanter

La RVF

Bettane & Desseauve

Jacques Dupont

Wine Enthusiast

Tim Atkin

Jeff Leve

JM Quarin

R. Gabriel

Yves Beck

Jeannie Cho Lee

Jacques Perrin

Chris Kissack

Matthew Jukes

 

Je fus très surpris de ne pas y voir l’immense et incontournable critique Yohan Castaing.

 

Les résultats

 

L’étude concerne les vins rouges Primeurs de Bordeaux sur les 5 derniers millésimes (de 2012 à 2016) classés par au moins 3 journalistes.

 

Le tableau ICI présente les journalistes qui ont les notes les plus proches au GWS à gauche et les plus lointaines à droite. Il montre que le critique de vin ayant les notes les plus proches du Global Wine Score est Jeff Leve, suivi de Jacques Perrin et de Decanter ; que les journalistes les plus éloignés des évaluations de GWS sont Tim Atkin, Jancis Robinson et Jacques Dupont.

 

Dans l'ensemble, tous les critiques du vin sont très proches du Global Wine Score, l'écart varie de 1,21 pour Jeff Leve à 1,80 pour Jacques Dupont.

 

Conclusion

 

Les scores sont globalement très proches avec de légères différences par rapport à chaque journaliste.

 

Jeff Leve semble être le critique le plus consensuel suivi par Jacques Perrin et Decanter. Tim Atkin, Jancis Robinson et Jacques Dupont ont des notes les plus différentes et semblent être plus singuliers. Yves Beck et James Suckling sont proches du GWS.

 

Tout ça pour ça me direz-vous !

 

Oui, nous dire qu’en gros, les critiques sont consensuels, à quelques exceptions près dont celle de Jacques Dupont, mais avec la caution des mathématiques, science dure par excellence.

 

Comme le dit, avec sa classe habituelle, à propos de Cédric Villani, nouvel élu du peuple, les matheux ne comprennent rien aux problèmes du peuple, ils vivent dans une bulle alors que le Jean-Luc lui crèche à Marseille.

 

Mais dans le  cas présent les maths n’y sont pour rien, elles ne sont là que pour impressionner le populo car, comme l’écrivait Bernard Maris, « les maths sont devenues un instrument de terreur. »

 

 

Selon Maris, le fait « que l’économie soit un peu, ou beaucoup mathématisée, n’a  évidemment rien à voir avec son caractère scientifique » puisque la mathématique « formalise un discours logique qui  peut recouvrir un délire total ». Les mathématiques « éliminent les littéraires, les sociologues, psychologues, les penseurs un peu sceptiques, les géographes, les doux, les philosophes… Elle créent une langue noble (formalisée), supérieure, dominante, et des patois que l’on laisse aux gens de la rue, aux incultes paysans ». Les maths sont « un instrument de terreur », un  « procédé d’exclusion de la populace ». Ce qui laisse le choix suivant de l’enseignement de l’économie : soit passionner ses élèves en leur donnant à lire les textes des grands auteurs, soit « les étouffer » sous des tonnes d’équations »

 

Gilles Raveaud Bernard Maris expliqué à ceux qui ne comprennent rien à l’économie.

 

Nos classeurs-agrégateurs du GWS mélangent des choux et des navets dans leur pseudo-analyse scientifique. Nos éminents critiques, qui ne sont pas des rats de laboratoire, dans leur tâche de Stakhanov de la dégustation, n’ont pas tous la même approche.

 

Tout d’abord, déguster à l’aveugle ou non, le Dupont, à qui on ne la fait pas, vit pendant des mois entourés de bouteilles encapuchonnées comme des loubards du neuf3, « ne pas déguster à l’aveugle impose qu’on le veuille ou non un certain respect des hiérarchies. »

 

Puis il y a les pressions financières. Quand tel propriétaire de plusieurs crus classés, dont un célèbre de pessac léognan place 600 000 € de pub dans un grand quotidien national et offre une belle récompense à tous ceux qui racontent son ascension sociale en forme de conte de fées, on peut doute de la qualité des notes.

 

Enfin, dans le beau panel des wine critics combien de ces «journalistes» paient leur déplacement, leur hôtel, leur hébergement lors des primeurs ou autres ?

 

Comme dirait l’autre, y’a que Jacques Dupont et sont compère Bompas qui roule à mobylette biplace, avalent des sandwiches le cul posé sur des sièges de moissonneuses-lieuses et qui couchent dans les Formule 1 du coin et ceux qui roulent carrosse. Même qu’ils n’ont aucune honte à poster sur Face de Bouc ou sur Twitter des vidéos de leur condition de stipendiés.

 

Enfin, je signale à mes chers lecteurs, que le 13 mai 2016, à mon réveil une nouvelle était tombée dans ma boîte électronique.

 

Dans le monde impitoyable de la notation du vin, orphelin du grand Bob, on m’annonçait qu’un nouveau-né allait ramasser son héritage.

 

C’était le couple Bettane+Desseauve qui se disait est fier de m’annoncer le lancement officiel de Wine Lister, le tout nouveau standard de notation, avec lequel nos équipes collaborent.

 

 Vous vous doutez bien que j’en fus bouleversé.

 

Comme vous le savez je suis très friand de notation, je m’en délecte sans retenue et là loin de l’antique artisanat on ne me proposait rien moins qu’un standard.

 

Ça me rappelait l’aura et le prestige des désormais célèbres agences de notation qui se sont illustrés sur notre belle planète mondialisée. : Standard & Poor's, Moody's et Fitch.

 

Les géniteurs de Wine Lister, comme de bien entendu, soulignait que ce standard était attendu, tel l’enfant Jésus, pour mettre de la rationalité dans le grand foutoir de la notation du vin.

 

La suite de La notation du roi Parker est « morte » vive les algorithmes impartiaux et complexes de Wine Lister concocté par Bettane+Desseauve and Co ! ICI 

 

Mais où est donc passée la Wine Lister ?

 

Tombée dans les oubliettes de l’Histoire des algorithmes !

 

Même le bedeau de B&D, qui se prend pour le rédacteur en chef d’une plaquette publicitaire : En Magnum, n’en fait pas la promotion dans le cadre de son cirage de pompes. Il préfère sur son compte Twitter déverser sa bile d’adulateur de Zemmour et de Ciotti, prononcez chiotti…

 

 

 

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