Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:00
HAJDU, Georges Pompidou

HAJDU, Georges Pompidou

Avec notre sémillant et habile Président de la République, longtemps raillé pour avoir servi à la Banque Rothschild, aujourd’hui qualifié de Jupitérien après une arrivée en force sur la scène internationale, nous vivons un retour en force d’une forme d’adulation des années fondatrices de la Ve République : la référence au coup de balai de 1958 qui avait vu la chute de Parlement, de Gaulle parlant de la grandeur de la France et puis, un beau jour l’arrivée sur la scène politique d’un parfait inconnu du grand public, Georges Pompidou, nommé Premier Ministre en remplacement de Michel Debré.

 

« Hissé par la volonté du prince à l’un des postes les plus importants de l’État, l’homme qui s’installe à Matignon en ce mois d’avril 1962 est en tout cas un inconnu pour l’immense majorité des Français. À plusieurs reprises, on l’a vu, la presse a évoqué son rôle d’éminence grise, mais pour l’employé, le cadre, l’ouvrier, la ménagère ou l’agriculteur, le nouveau chef de gouvernement est un être sans visage, presque un fantôme, l’ombre portée du personnage historique qui préside, depuis maintenant quatre ans, aux destinées de la France. »

 

« Bien que certains journaux insistent lourdement sur le passé à la banque Rothschild du nouvel hôtel de Matignon, beaucoup de Français, au vu de ses photos et à la lecture de ses premières déclarations, ont tout à coup le sentiment qu’en dessous du géant qui les gouverne il y a désormais, en seconde ligne, un mortel à qui ils peuvent s’identifier et qui partage leurs préoccupations. »

 

« Mélange assez exceptionnel de fils du peuple et d’intellectuel très brillant, Georges Pompidou était, tout comme Édouard Herriot, l’archétype de ces hommes politiques que les Français aiment spontanément parce qu’ils peuvent se connaître en eux. » dira François Mitterrand, grand expert de la France profonde.

 

Mondoudif, une famille d’instituteurs, des attaches paysannes, le professorat, le goût des belles lettres… À Orvilliers, petite commune des Yvelines, le week-end, le banquier donne libre cours à son vice impuni, la lecture, et plus particulièrement celle des poètes. Il publiera, en 1961, chez Hachette une anthologie de la poésie française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Voilà bien une anthologie de banquier : un portefeuille de valeurs sûres. » raillera l’éditorialiste Joseph Barsalou.

 

Raminagrobis pour François Mauriac, premier non-parlementaire à accéder depuis des lustres à la charge de chef de gouvernement, Georges Pompidou, va surprendre dans un domaine où l’on n’attend pas les politiques : l’art.

 

Georges Pompidou, amateur d'art contemporain, il a acheté à 18 ans, lorsqu'il faisait ses études à Paris, « La Femme 100 têtes », un « roman-collages » de Max Ernst. Une vingtaine d'années plus tard, employé à la banque Rothschild, il devient un collectionneur de plus en plus avisé.

 

Nommé Premier ministre en 1962, Georges Pompidou fait décrocher un portrait de Colbert pour y mettre à la place, dans son bureau, une huile sur toile de Pierre Soulages qui montre les contrastes avec les aplats de noir et les effets de blanc, roux et bleu lumineux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L'art abstrait n'est pas du tout admis à l'époque par le grand public. On rapporte que sa femme Claude a dit bien plus tard que ce choix à l'époque était une véritable tempête politique car le tableau pétrifiait ses visiteurs »

 

Georges Pompidou s’est nourri de l’émotion que lui procurait l’art.

 

Il a en effet passionnément regardé, collectionné et accroché chez lui, puis à Matignon et à l’Elysée, les grands artistes modernes, mais également ceux des avant-gardes des années 50 à 70. Son regard va se former progressivement grâce notamment à Raymond Cordier, fondateur de la galerie L’œil qui jouera un rôle plus qu’essentiel dans le désir artistique de Georges Pompidou puis aux diverses visites auprès de galeristes renommés comme la Galerie de France, Iris Clert, Denise René ou encore Karl Finher et Mathias Fels.

 

Les achats consacrés à l’art se font de plus en plus nombreux et sa collection devient alors plus conséquente… L’ensemble prend alors forme, se précise, devenant plus audacieux il se concentre ensuite sur les abstraits avec les œuvres des artistes De Staël ou Soulages et les cinétiques avec Agam et Soto. Pour l’anecdote, il fera accroché à Matignon, derrière son bureau, une toile de Soulages de 1957, geste esthétique mais aussi politique puisque tous ceux qui y entrent reste bouche bée par l’impressionnante présence de ce tableau et devant la place fracassante que constitue l’art contemporain dans la vie de Georges Pompidou !

 

Premier Ministre, il assume ses responsabilités tout en conjuguant son amour irréductible pour l’art en visitant expositions et galeries très tôt le matin. De Staël, Braque et Ernst rejoignent Matignon et la collection s’enrichit de nouveaux artistes comme Arman, Raysse, Klein ou encore Niki, représentants de la vague des Nouveaux Réalistes. Puis c’est en 1969, lors de son élection à la tête du pays, que la France suit et découvre l’attrait du couple présidentiel pour une modernité plus audacieuse, au salon Paulin ou encore au salon Agam.

 

C’est de cette forte passion pour l’art que naît l’envie de créer un espace totalement dédié à la culture et pour tous ! Le Centre Pompidou ouvre ses portes pour la première fois en 1977 sous l’impulsion de ce Président visionnaire et qui sait s’ouvrir à l’art de son temps ! Une première, puisque le centre est aujourd’hui l’un des plus importants musées au monde, dont la collection compte plus de 120.000 œuvres avec quelques vingt-cinq expositions temporaires chaque année !

 

Du jamais vu à Chambord !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Domaine national de Chambord vous propose de découvrir dans ses murs une exposition inédite intitulée « Georges Pompidou et l’art : une aventure du regard » composée d’œuvres qui pour la plupart n’ont jamais été vues par le public !

 

La suite ICI

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:00
«Les vins nature n’ont aucune obligation, à part l’interdiction du soufre. Et certains ne se privent pas de mettre du Roundup»  Nicolas Joly

Nicolas Joly cultive le mépris de ce qui n’est pas lui, bien assis sur la réputation de sa Coulée de Serrant le président de l’association Renaissance des Appellations pontifie, délivre ses «sourates» à ses adulateurs, trie de son auguste main le bon grain de l’ivraie…

 

En fait, sans rien lui retirer de ses mérites de vigneron, qui sont grands, précurseur certes, monsieur Joly est aussi et surtout un idéologue.

 

Libre à lui, mais qu’il ne vienne pas nous casser les burettes à propos des vins nature qui, d’après lui, se réduiraient (j’adore la réduction) à l’interdiction du soufre.

 

Pire encore, le pérorant Nicolas Joly, balance que certains vins nature ne se privent pas de mettre du Roundup, en bon français que certains vignerons se rattachant au naturisme ne se privent pas d’asperger de Roundup leurs vignes.

 

L’accusation est grave, l’opprobre est jetée, sous ce certain se cache qui ? Nul ne le sait, pas même j’en suis certain le sieur Joly.

 

En réduisant le nature à l’absence de soufre et en insinuant que dans les vignes de certains naturistes le chimique règne, le Savonarole Joly poursuit un but d’une simplicité biblique : déconsidérer un mouvement qui fait de l’ombre au sien.

 

Tout le reste n’est que litres et ratures, que monsieur Joly aille jouer les conférenciers, dans le Temple des vins de grand commerce : Vinexpo, si peu respectueux de la nature, même si certains bios y sont venus jouer le rôle d’alibi, faut bien se faire une raison : c’est tendance, sur un thème digne de sa haute stature «biodynamie et vérité du goût d’un vin » pourquoi pas ?

 

Moi ça ne me dérange pas, surtout vu l’audience de ce genre de petite messe entre soi, que cet homme qui ne se veut « ni sectaire, ni agressif », double négation bien révélatrice, affirme, que « la question des sulfites dans les vins n’est pas celle de l’ajout, mais de leur qualité. »

 

Il s’en explique : La vraie question est quel sulfite ajoute-t-on ?

 

« L’anhydride sulfureux est dénaturé, il a impact sur le goût. Un peu comme si vous regardiez avec des lunettes de soleil un tableau de Vincent van Gogh » estime-t-il. Il ne prône pas pour autant le zéro sulfite : « on peut faire l’apologie du soufre… S’il est d’origine volcanique ! C’est un soufre »

 

Lire la suite ICI 

 

Un bémol tout de même « Ce soufre d’origine volcanique n’étant pas pur à 100 %, son utilisation alimentaire est cependant illégale. Tandis que son recours est éthiquement contestable, ses conditions de production en Indonésie semblant d’un autre âge. « Ce côté ne passe pas, c’est vrai. Mais je l’utilise en petites doses, et s’il y avait une demande européenne forte, on pourrait envisager de relancer les mines du Vésuve » balaie Nicolas Joly.

 

C’est du Joly « pur soufre »

 

Mon ironie à son égard, jugée sans doute par certains facile, ne remet pas en cause sa militance pour la transparence : je suis pour à 100%.

 

Informer le consommateur curieux des ingrédients entrant dans la composition et l’élaboration d’un vin en fait partie. Nul besoin pour ce faire d’encombrer la contre-étiquette d’une liste en petits caractères illisibles, il suffit d’orienter le consommateur averti vers le site du vigneron. La digitalisation balaie les arguments spécieux de la filière officielle.

 

La vertu, comme l’écrivait Mark Twain « Il y a beaucoup à dire sur la vertu, mais le reste est tellement plus intéressant. »

 

Ou, monsieur Joly vous avez raison de souligner que « tous les vins en bio et en biodynamie ne sont pas excellents » mais de grâce abstenez-vous de cracher, sans apporter de preuves, sur la tribu des « cheveux sales ». Elle n’est certes pas indemne de toute critique mais la réduire à ce que vous dites se rapproche des vieilles pratiques des procès de Moscou.

 

Enfin, vous êtes, en partie, à côté de la plaque lorsque vous affirmez que « Le consommateur a soif d’un retour à la nature. Mais sûrement plus par envie de santé que par recherche de la vérité du goût »

 

Faut sortir du petit cercle de vos adeptes Nicolas Joly pour venir au contact de ces jeunes louves et jeunes loups qui lichent des vins nature. Vous constaterez que c’est la vérité du goût, le leur certes, mais il en est toujours ainsi, qui prime pour eux, et que leur démarche est plus éthique que purement hygiéniste.

LIRE

Je suis un « italien » de Paris qui dit à ses amis naturistes l’excès de sulfures fait bander ! 

 

Giuseppe Cirino, doyen de la faculté de pharmacie de Naples, cinquantenaire, est un chercheur qui s’intéresse au rôle des solfatares dans la thérapie de l’impuissance masculine.

 

Le Pr Cirino est le spécialiste du mécanisme occlusif des veines qui irriguent les «petites cavernes» du pénis.

 

 

Notre chercheur avait lu « qu’en 1870, le médecin propriétaire de la Solfatare de Pouzzoles avait cherché à vendre à ses patients des bouteilles remplies d’air soufré, et que ces derniers s’en étaient trouvés satisfaits. »

 

 

Donc il décide avec son équipe d’étudier le phénomène des solfatares et comprend vite que les « enzymes logés dans les corps caverneux, sollicités par de fortes émanations de soufre, se transforment en cystéine vasodilatatrice, laquelle a un rôle déterminant dans l’érection. »

 

 

L’expérimentation en labo le confirme. Âmes sensibles attachez vos ceintures « en exposant à des solutions d’hydrogène sulfureux un pénis coupé au cours d’une intervention chirurgicale de changement de sexe, on obtient et une vasodilatation et une érection. »

 

 

Comme le professeur est de gauche, son médicament est surnommé le « Viagra Rouge » (il faut tout de même signaler que l’hydrogène sulfureux change de couleur à l’air libre).

 

 

Découverte homologuée, les résultats publiés dans la revue américaine des Sciences PNAS en mars 2009, bénie par le Nobel américain Louis Ignarro qui en a vérifié l’applicabilité sur les rats.

 

 

Alors pourquoi ce Viagra Rouge, écologique et peu coûteux, reste-t-il dans les limbes ?

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 06:00
Le Mystère de la Chambre Rose les 333 députés sur 491 où sont-ils passés ?

Dimanche dernier même si ce ne fut pas le tsunami annoncé par les sondages, ça ressemblait tout de même à un raz-de-marée bleu. Mon regard s’est alors porté sur la vague rose de 1981, aboutissement de la stratégie de François Mitterrand pour constater, sans regrets, son faire-part de décès.

 

Mitterrand avait mis 26 ans, Macron tout juste une petite année pour faire imploser le PS d’Epinay.

 

Au tout début de juillet 1981, le second tour des législatives ayant eu lieu le 21 juin 1981, à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République François Mitterrand le 22 mai 1981, 333 députés de la Majorité Présidentielle (PS, PCF, MRG, Divers gauche) sur un total de 491 sièges, concédant 158 députés à la Droite (RPR, UDF et divers droite).

 

Un vrai raz de marée rose : 266 députés PS, la majorité absolue, le RPR de Chirac n’avait que 85 sièges. La première alternance de gauche sous la Ve République et le 2e gouvernement Mauroy accueillait 4 Ministres communistes. Un véritable séisme pour l pays même si les chars russes s’étaient abstenus d’envahir la Place de la Concorde.

 

Votre serviteur, juché sur son destrier hollandais Grand Batavus, se pointait dès le matin au guichet du porche qui dessert l’Hôtel de Lassay, le 128 rue de l’Université, pour prendre ses fonctions de conseiller technique du Président de l’Assemblée Nationale, fraîchement élu le 02/07/1981.

 

Les gardes du Palais étonnés de me voir perché sur un destrier m’indiquèrent courtoisement que je devais en descendre car le règlement de l’Assemblée ne prévoyait pas de circuler vélocypédiquement sur l’allée impeccablement gravillonnée qui menait à l’Hôtel de Lassay. Ce fut donc à pied que je me rendis jusqu’au pied de l’escalier. Là, un problème se posa : où allais-je garer mon fier destrier ? Était-ce prévu par le règlement de l’Assemblée ? Ignorant que j’étais je le montai sur sa béquille un peu à l’écart.

 

Je montai les marches quatre à quatre, à la Chaban (l’ex-locataire de l’Hôtel de Lassay), un huissier à chaîne jovial m’ouvrit la porte, un basque au nom imprononçable (par la suite je sus que tous les huissiers de la Présidence étaient basques), il s’enquit poliment de mon pedigree avant de me confier à l’un de ses collègues qui m’accompagna dans l’escalier jusqu’à l’antichambre du bureau du Président.

 

La suite n’a pas beaucoup d’importance sauf que dès le lendemain, muni d’un papier signé du chef de cabinet, Georges Morin, je pus chevaucher mon fier destrier sur l’allée menant à l’Hôtel de Lassay. Cette première entaille au sacro-saint règlement me valut la reconnaissance éternelle d’un jeune administrateur de l’AN qui pratiquait comme moi le vélo.

 

L’ambiance était lourde dans les couloirs comme dans l’hémicycle, les battus tiraient la gueule, nous étions illégitimes. À la buvette c’était un peu moins chaud, avec l’ami Guy Carcassonne, en mangeant des macarons, nous établissions de nouveaux ponts. Et puis le cabinet du Président avait de la gueule avec le sémillant Frédéric Saint-Geours, le très élégant Gérard de Senneville, le conspirateur Pierre Denizet et le très disert Jean-Jacques Mauriat qui deviendra le beau-père de ma chère fille. À propos de filles, y’en avait quand même 2 avec nous.

 

Comme je suis très conservateur j’ai décidé ce matin de vous offrir en legs

 

Le Tableau Figuratif de l’assemblée Nationale pour la septième Législature – Elections des 14 et 21 juin 1981 indiquant avec le plus d’exactitude possible la place qu’occupe habituellement chacun de ses Membres

D’après une gravure de la Bibliothèque Nationale.

 

Le tableau était à la cave, la vitre recouvrant la gravure s’est cassée les couleurs sont quelque peu passée : le rose a viré au pâle, les communistes sont jaune, les RPR sont vert foncé et les UDF vert pâle, ils sont mélangés dans les travées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce tableau me fut offert à mon départ lorsque je rejoignis le cabinet de Michel Rocard tout frais nommé Ministre de l’Agriculture.



Je ne sais si la tradition du Tableau Figuratif se perpétue, si quelqu’un le sait il serait aimable à lui de me le dire.

Le Mystère de la Chambre Rose les 333 députés sur 491 où sont-ils passés ?
Le Mystère de la Chambre Rose les 333 députés sur 491 où sont-ils passés ?
Le Mystère de la Chambre Rose les 333 députés sur 491 où sont-ils passés ?

1981-2017 : le bal des majorités 

à l'Assemblée nationale

 

ICI 

Le Mystère de la Chambre Rose les 333 députés sur 491 où sont-ils passés ?
Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:00
Vinexpo le bûcher des Vanités, surtout celle des petits ego des réseaux sociaux nationaux…

J’ai connu le Vinexpo flamboyant des premiers temps où il fallait en jeter un max pour affirmer la suprématie de Bordeaux sur le Monde du Vin.

 

Ce fut un réel succès mondial mais, petit à petit, comme c’est souvent le cas sur la place de Bordeaux, la courgette du directeur enfla, l’autosatisfaction prit le pas sur le réalisme, le grand barnum de Vinexpo s’étiola, Prowein lui fit la nique.

 

Je ne vais pas m’aventurer dans l’analyse de ce déclin – ce que j’ai fait en son temps auprès des dirigeants de l’époque – mais il partage une partie des mêmes ressorts que le fameux « Bordeaux bashing »

 

En notre vieux pays perclus de douleurs, le « ce n’est pas de notre faute mais celle des autres », semble inscrit dans notre ADN.

 

Et pourtant, la vieille règle commerciale : le client est roi semblait avoir été quelque peu négligée, le nombre de chalands plus que leur qualité. Les allées de Vinexpo prenaient de plus en plus la tronche de la foire exposition de Trifouillis-les-Oies avec des pékins errants, sacs floqués « Castel » au bras, quêtant prospectus et dégustations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le client d’un Salon international, l’acheteur, le vrai, celui qui vient pour faire des affaires, ce qu’il souhaite c’est boucler son shopping dans les meilleures conditions, il n’en a rien à cirer des petites mains nationales qui passent leur temps dans des colloques ou tables rondes sur des sujets qui n’intéressent qu’eux.

 

Ne noircissons pas trop le tableau, Vinexpo disposait, et dispose toujours, d’un atout de taille : ses folles soirées dans les GCC, sa fête de la Fleur et autres joyeusetés pour VIP. C’est plus bandant que le bar de l’Intercontinental de Düsseldorf.

 

La nouvelle direction de Vinexpo rame pour faire retrouver à son barnum son lustre d’antan. Bon courage à elle. J’ai même reçu un appel de sa part pour m’inviter. Normal eu égard à mon immense pouvoir d’influence. J’ai décliné car je n’ai rien à y faire de professionnel


Et c’est là que les Athéniens s’atteignirent avec l’irruption des réseaux sociaux les petites mains de la Toile ont envahies la communication de Vinexpo.

 

Sur Face de Bouc, Twitter, Instagram ça y va de sa petite photo, en général cadrée serrée, ça vaut mieux, dans le style grosse affluence au débat (ils devaient être une vingtaine), une file d’attente pour la dégustation des duchemolos (un petit côté soviétique) ou mieux encore « Mon carton au dîner au château, les couillons ils se sont trompés de prénom »

 

Dans ce dernier cas ça frise « le conflit d’intérêts » mais pour tout ce petit monde se faire rincer fait partie du package du « journaliste », c’est inscrit dans la constitution de la dégustation. L’indépendance de ce petit monde étant inoxydable, gravée dans leurs gènes, y’a pas à s’inquiéter le conflit d’intérêts c’est pour la volaille politique sauf que dans les pays nordiques un dîner au château leur vaudrait de se faire virer illico.

 

Qu’à ces belles tables se pressent les clients quoi de plus normal, les propriétaires veulent les séduire, les bichonner pour les fidéliser, les affaires sont les affaires. Mais que fichent donc en bout de table tous ces pseudos-journalistes du monde du vin ? En sortant de table ne seront-ils pas devenus les obligés de ceux qui les ont invités ?

 

Mais monsieur ça se fait depuis toujours !

 

Je n’en disconviens pas, c’est la règle de la « critique » aussi bien pour le vin que pour la table (en ce domaine oser demander à un « critique » de poster le montant de son addition est considéré comme de l’inquisition)

 

À ce stade je vais être rosse : inviter des adeptes des réseaux sociaux à dîner n’est rentable que si ceux-ci ont une surface médiatique digne de ce nom.

 

Combien de divisions, de followers ?

 

En ce domaine c’est plutôt l’armée mexicaine, beaucoup de généraux mais des troupes étiques.

 

J’ai bien écrit étique et non éthique !

 

Si j’ai un conseil à donner, à monsieur Guillaume Deléglise, nouveau directeur de Vinexpo, s’il souhaite redorer l’image de sa manifestation qu’il fasse les yeux doux à de gros calibres des réseaux sociaux, qu’il les privilégie au détriment des petits ego nationaux.

 

Trop de petits bras !

 

Trop d’entre soi franchouillard !

 

Quitte à jouer le Bûcher des Vanités mieux vaut le faire avec des stars et non des seconds couteaux nationaux qui viennent y soigner leur petit ego.

 

 

Vinexpo le bûcher des Vanités, surtout celle des petits ego des réseaux sociaux nationaux…
Vinexpo le bûcher des Vanités, surtout celle des petits ego des réseaux sociaux nationaux…

Le vin français doit relever le défi de la mondialisation Franck Niedercorn le 19/06

 

Face à une concurrence mondiale de plus en plus menaçante, la France dispose d'atouts incontestables pour rester dans le peloton de tête des exportateurs de vins. Mais elle doit aussi corriger ses faiblesses, que sont des coûts de production élevés et une trop grande atomisation de son offre.

 

Quel avenir pour le vin français ? A l'heure où s'ouvre à Bordeaux le Salon Vinexpo, l'un des plus grands du monde, la question peut surprendre. Nos grands crus sont enviés par la planète entière. Nos vins sont les plus exportés dans le monde. Et si nous avons perdu notre place de premier producteur mondial au profit de l'Italie, notre vignoble reste le plus diversifié. Et pourtant, notre filière, qui pèse 30 milliards d'euros, s'interroge sur sa stratégie. En 2014, FranceAgriMer avait remis au ministre de l'Agriculture un rapport intitulé « Plan stratégique sur les perspectives de la filière vitivinicole à l'horizon 2025 ». Depuis, la question reste en filigrane. A juste titre, car le paysage évolue vite, avec une croissance continue de la consommation. On estime le marché du vin à 300 milliards de dollars en 2015. Il pourrait atteindre les 370 milliards en 2021, selon Mordor Intelligence. Face à cet emballement, la concurrence surgit de partout. L'Europe du Sud a d'abord vu les viticulteurs du Nouveau Monde (Etats-Unis, Afrique du Sud, Australie et Amérique du Sud) venir lui contester son leadership. Apparaissent depuis quelques années ceux du « nouveau Nouveau Monde », comme on a pris l'habitude de les appeler. La Chine a pris la tête de ce groupe, avec un vignoble devenu le deuxième du monde derrière l'Espagne. Pour une production pesant autant que celle de l'Australie ou de l'Afrique du Sud. Une bonne vingtaine de viticulteurs chinois ont d'ailleurs leur stand à Vinexpo. « Vous verrez, il y a des choses très bien », assure Guillaume Deglise, le directeur général du Salon. Les Français y ont souvent exporté leur savoir-faire, comme dans d'autres vignobles aux quatre coins du monde.

 

La suite ICI 

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:25
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !

Qui se souvient de 1976 ?

 

Ma pomme, en provenance de Constantine, je posais les valises de ma petite famille dans un minuscule 2 pièces, au 2e étage sans ascenseur, à Paris, rue Mazarine, dans le 6e.

 

C’était encore un village avec des petits commerçants, boulanger, bougnat, épicier… un peu bruyant mais au cœur de la ville capitale.

 

C’était à quelques encablures de mon nouveau job au Ministère de l’Agriculture, rue Barbet de Jouy dans le 7e, je m’y rendais à pied.

 

Chargé de mission à la Direction de la production et des Echanges avec mon compère Claude Sauser, dès mon arrivée nous fûmes en première ligne pour imaginer un système d’indemnisation pour les agriculteurs frappés par l’une des plus rudes sécheresses de l’après-guerre.

 

Début juin, les syndicats agricoles interpellent donc Christian Bonnet, ministre de l'agriculture du gouvernement de Jacques Chirac, afin de lui demander de venir en aide avant l'automne aux exploitants. Il devient en effet urgent d'agir, les conséquences de la sécheresse commençant à se faire sentir.

 

Dans un tout petit bureau, avec l’un des premiers ordinateurs : un Wang, nous tripatouillions les données de la météo pour tenter de dresser une carte de la sécheresse.

 

Imaginez deux clampins payés 2 balles débarquant dans la salle à manger du Ministre à l’Hôtel de Villeroy, lieu des réunions, face à une brochette d’IGREF savants, plus ou moins polytechniciens.

 

Ils nous écoutaient pourtant, c’était moi qui assurait le service après-vente de nos travaux, je devrais dire de ceux de l’ami Claude Sauser. Ce qui les impressionnait c’était ce que pondait notre Wang. En ce temps-là, celui des gros ordinateurs Bull chers au Plan Calcul, le micro-ordinateur était une drôle de petite bête pour ses grosses têtes.

 

Je vous assure que ce fut jouissif !

 

« Malheureusement, la sécheresse dure, au point que certains habitants de zones agricoles se tournent vers la prière. Le Monde daté du 27-28 juin 1976 indique ainsi que l'évêque de Coutances (Manche) préconise l'oraison suivante aux fidèles : « Dieu à qui nous devons de naître, nous dépendons de toi en toute chose, accorde-nous les pluies dont nous avons besoin, afin qu'étant rassurés pour les fruits de la terre, nous puissions mieux rechercher les biens d'éternité ». Le 4 juillet, le pape Paul VI lui-même a invité les dizaines de milliers de catholiques venus recevoir sa bénédiction à prier pour la pluie. « Dieu, déclarait-il, attend peut-être la foi de notre invocation filiale pour rendre l'équilibre aux saisons, la fécondité à la terre, le courant aux rivières, le rafraîchissement à la soif des vivants. Prions donc pour que l'eau désirée recommence à courir sur le sol aride. »

 

DE LA « SOLIDARITÉ NATIONALE » À « L'IMPÔT SÉCHERESSE »

 

Le 28 juin, un cultivateur de Cuinchy (Pas-de-Calais) se donne la mort, ne pouvant plus nourrir ses quatorze vaches et ses porcs. « Arrivé au bout de ses ressources, et pris de panique à la pensée qu'il allait devoir envoyer son petit cheptel à l'abattoir, M. Lemaire s'est tiré une balle dans la tête », rapporte le journal. Deux jours plus tard, le président de la République Valéry Giscard d'Estaing qualifie la sécheresse lors du conseil des ministres de « calamité nationale », qui nécessite comme réponse la « solidarité nationale ».

 

Lors du dernier conseil des ministres du gouvernement Chirac, le 25 août 1976, la décision est officialisée : une aide de 2,2 milliards de francs sera versée aux agriculteurs, financée en partie par un exceptionnel « impôt sécheresse » basé sur l'impôt sur le revenu, et qui concernera plus de 2 millions de Français – les moins fortunés étant exemptés. Porté depuis la démission de Jacques Chirac par Raymond Barre, ce prélèvement provoquera « de vives réactions d'hostilité émanant de centrales syndicales de salariés et également de responsables départementaux paysans », rapporte Le Monde du 2 septembre 1976. Parmi les agriculteurs, beaucoup en effet trouvent la somme dérisoire par rapport aux dégâts subis, et auraient préféré un autre moyen que l'impôt en guise de dédommagement. De son côté, la CGT dénonce la « volonté du gouvernement de faire payer aux salariés les frais de la sécheresse ».

 

Bien évidemment, Claude et moi, fûmes pour rien dans l’invention de l’impôt sécheresse, les politiques avaient repris la main avec le succès que l’on sait. Cette indemnisation fut l’une des plus inéquitables qui fut, beaucoup de céréaliers beaucerons s’en servirent pour investir dans l’immobilier alors que les éleveurs furent les dindons de la farce. Je pus mesurer la force de l’AGPB (les céréaliers) et la duplicité de la FNSEA alors dirigée par Michel Debatisse, lui-même éleveur dans le Puy-de-Dôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pendant ce temps-là, en juin 1976. Bernadette Lafont, Alain Geismar, Bernard Kouchner, Philippe Sollers... et bien d'autres demandent la dépénalisation totale du cannabis.

 

Texte publié dans «Libération», le 18 juin 1976.

 

«Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple "joint de cannabis (sous ses différentes formes: marijuana, haschich, kif, huile) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre.

 

Des dizaines de documents officiels (notamment les rapports La Guardia aux Etats-Unis, Wootton en Grande-Bretagne, le Dain au Canada) ont démontré que le cannabis n'engendre aucune dépendance physique, contrairement aux drogues dites "dures, telles que l'héroïne, mais aussi au tabac ou à l'alcool, et n'a aucun effet nocif comparable ("Pas même une bronchite, sauf chez les grands fumeurs, a écrit aux Etats-Unis le directeur de l'Institut national contre l'abus des drogues). Le contenu de ces documents n'a jamais été porté à la connaissance du public français, on a préféré laisser la grande presse mener des campagnes d'intoxication fondées sur des mensonges ineptes.

 

Dans de nombreux pays déjà ­ Etats-Unis (Californie, Oregon, Alaska), Pays-Bas, Canada" ­, la législation sur le cannabis a été considérablement adoucie. En France, on continue d'entretenir la confusion entre drogues dures et drogues douces, gros trafiquants, petits intermédiaires et simples usagers. Cela permet de maintenir et de renforcer une répression de plus en plus lourde: depuis 1969, la police peut perquisitionner chez n'importe qui, sans mandat, à toute heure du jour ou de la nuit, sous prétexte de drogue. Cela permet des arrestations massives de jeunes et des quadrillages policiers. Cela sert à justifier la détention de centaines de personnes, petits revendeurs ou fumeurs de cannabis, quand tout le monde sait que des gros bonnets de l'héroïne sont en liberté. Ces emprisonnements, bien sûr, sont sélectifs et frappent en priorité la jeunesse, surtout la jeunesse ouvrière et les immigrés, particulièrement dans les régions.

 

Or, des milliers et des milliers de personnes fument du cannabis aujourd'hui en France, dans les journaux, les lycées, les facultés, les bureaux, les usines, les ministères, les casernes, les concerts, les congrès politiques, chez elles, dans la rue. Tout le monde le sait. C'est pour lever ce silence hypocrite que nous déclarons publiquement avoir déjà fumé du cannabis en diverses occasions et avoir, éventuellement, l'intention de récidiver. Nous considérons comme inadmissible toute forme de répression individuelle, soumise à l'arbitraire policier, et entendons soutenir activement tous ceux qui en seraient victimes. Nous demandons que soient prises les mesures suivantes: ­ Dépénalisation totale du cannabis, de son usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le territoire français en quantités de consommation courante.

 

Ouverture de centres d'information sur les substances psychotropes, en ordre alphabétique: alcool, cannabis, cocaïne, héroïne, LSD, médicaments, tabac, etc.

 

Nous n'avons que faire de la légalisation de la marijuana, ni de sa commercialisation. Si des trusts à joints s'en emparent, c'est une question de société. Ce texte n'est pas un appel à la consommation. Il vise seulement à mettre fin à une situation absurde.»

 

« Ce texte conserve, vingt-deux ans après, un triple intérêt. D'une part, il met en relief des clivages de générations: une grande partie des signataires appartient à celle du baby-boom, touchée par la contestation des années 60. D'autre part, le texte d'accompagnement de Libération souligne, comme à plaisir, les clivages culturels qui sous-tendent l'initiative: les «traditionnels hallucinés du Parisien libéré» sont montrés du doigt. Enfin, et surtout, ce texte reflète une époque où la sphère de l'intime ­ les pratiques d'ordre privé ­ et les faits de société non seulement rejaillissent sur les pétitions mais investissent le champ politique au sens large. Ces faits relèvent d'un domaine où les processus d'évolution sont lents, les questions soulevées peuvent rester longtemps à l'ordre du jour; ainsi, deux décennies plus tard, du débat sur la dépénalisation de la drogue. »

 

Jean-François SIRINELLI 12 janvier 1998

 

Ce 18 juin 2017, au petit matin la journée s’annonçait caniculaire.

 

La sécheresse se profile en France, un phénomène que va multiplier le changement climatique

 

Comme dans beaucoup d’autres lieux en France, la pluie a manqué cet hiver. Elle a été « globalement déficitaire sur le pays depuis juillet 2016 », indiquait Météo France dans un bulletin du 16 mai. Et de poursuivre : « En avril, à la suite des faibles précipitations conjuguées aux températures élevées durant la première quinzaine, la sécheresse des sols s’est accentuée sur l’ensemble du pays. » Les pluies ont manqué aux sols en surface, mais aussi aux nappes phréatiques souterraines. « Les niveaux sont plus bas que les autres années, note Laurence Gourcy, hydrogéologue au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Les deux tiers des nappes (67 %) affichent un niveau modérément bas à très bas. La situation montre qu’un tiers seulement du territoire a, à ce jour, bénéficié de la recharge hivernale habituellement observée à cette période de l’année », relève le bulletin de son Institut.

 

Donc, ce dimanche 18 juin, passage rapide dans l’isoloir puis départ via le boulevard St Michel, la montée vers la gare de l’Est, passage par Stalingrad puis montée vers le parc des Buttes-Chaumont.

 

Fait déjà chaud, lorsque je pose mon vélo 22 rue du Plateau devant chez Que du Bon je suis en nage.

 

Je m’hydrate à la Chateldon.

 

Ma bouteille à la main je salue les vignerons qui s’activent doucement sous les tentes pour mettre leurs vins au frais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le coup de 10 heures je me mets au taf et voici le résultat en images :

L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:00
«Les vins nature sont souvent des vins jugés antipathiques, faits par des gens sympathiques !»

Dans le Mondovino, comme aime à l’écrire le barde ventru de Barcelone, on n’aime rien tant que les colloques, débats ou autres brochettes d’experts posées sur des estrades, le mâle y domine, et surtout le contestataire y est minoritaire.

 

Faut surtout ne pas troubler la grand-messe !

 

Ça ronronne, les paroissiens boivent les paroles des pères prêcheurs, certains sombrent dans une douce somnolence et ne s’éveillent que lorsque les applaudissements crépitent. On est si bien dans l’entre soi.

 

La règle s’applique aussi bien dans le camp des contestataires naturistes que dans celui des pépères ardents défenseurs des pratiques musclées aussi bien au chai que dans les vignes.

 

Pour faire court : chez les premiers le dress code est plutôt jean/tee-shirt militant/baskets alors que chez les seconds le costar/chemise ou polo/pompes à lacets.

 

Bref, l’œnologue Jean Natoli (fondateur du laboratoire languedocien éponyme) organisait la douzième journée technique Vino Latino, mettait en débat les fondements techniques des vins dits naturels.

 

XIIème JOURNÉE TECHNIQUE VINO LATINO

Jeudi 15 JUIN 2017

LA NATURALITÉ DES VINS : OBJECTIVITÉ ET SUBJECTIVITÉ.

UN ÉTAT DES LIEUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’étais intervenant au Vino Latino du 4 avril 2011 Quelle hiérarchie pour les vins ? Donc, depuis je reçois une invitation.

 

J’ai donc consulté le programme afin d’y repérer la trace, non d’intrants, mais d’intervenants de la tribu des cheveux sales partisan d’ « une segmentation naturelle du marché du vin »

 

La Dive Bouteillesalon qui regroupe environ 200 vignerons bios, plus ou moins dans la mouvance des vins natures. On y trouve 90% d’excellents vins où même les plus intransigeants de nos œnologues ne pourraient pas trouver ce qu’ils nomment comiquement «des défauts».

 

Mais il reste un petit nombre d’irréductibles qui produisent des vins oxydés, goût moisi-terreux, et autres joyeusetés rédhibitoires à mon goût, mais qu’ils ont l’air d’aimer beaucoup. Et le plus drôle c’est qu’il y a une clientèle pour ça ! Dans ma petite tête je les surnomme « la tribu des cheveux sales ».

 

Lire ICI 

 

Que des gens sérieux, propre sur eux, normal nous sommes dans un débat technique pas dans un sit-in post gauchiste du type sous les pavés la vigne peuplé d’hurluberlus fumant la moquette.

 

L’ordre a donc régné sur le Vino Latino de Jean Natoli et je pense que les vins à défauts pour bobos n’y furent ni célébrés, ni dégustés. Juste retour des choses car chez l’Antonin de Sous les pavés les vins dit tradi n’ont pas le droit de cité.

 

Faut pas mélanger les torchons et les serviettes !

 

Mais Jean Natoli, qui est un homme fort civil, qui conseille aussi bien des caves prônant le zéro risque que celles chantres de la moindre intervention, tout en déclarant « donner un coup de pied dans la fourmilière » le fait avec humour :

 

« Vins naturels, vins nature, vins nus, et même vins à poil ! Il y a beaucoup d’imagination, de joie et de créativité pour donner un coup de pied dans la fourmilière ! »

 

« On peut trouver toutes les approches, qu’elles soient d’industrie ou d’orfèvrerie, selon le vin que l’on veut présenter à ses acheteurs. Les pratiques sont plus ou moins interventionnistes, excitantes et respectables »

 

« Il y a les vins du système et ceux hors système »

 

« Personne n’empêche un acheteur ou un consommateur de trouver un vin à son goût. S’il se vend, c’est qu’il correspond à un besoin. Même s’il ne correspond pas aux canons de beauté habituels, il est souvent porté par une personnalité et une philosophie » note-t-il. S’amusant que « les vins nature sont souvent des vins jugés antipathiques, faits par des gens sympathiques ! »

 

Qu’est-ce qu’un vin à défaut ?

 

Jean Natoli :

 

« Je possède trois casquettes relatives au monde du vin : œnologue, vigneron, consommateur. Sans devenir schizophrène, je note avec l’âge que la vision de chacun de ces mondes ne se recoupe pas facilement.

 

Du simple point de vue de la dégustation, j’observe des différences majeures de perception sur ce qu’un œnologue de ma génération appellerait un défaut. Aujourd’hui, certains défauts ne semblent plus un problème pour un nombre croissant de professionnels. Cette observation concerne évidemment en premier lieu certains vins « nature ». Ce nouveau vocable reste relativement peu précis, sociologiquement connoté et médiatiquement très couru. »

 

Reste le regret exprimé par le sage Jean Natoli : « que le débat sur la naturalité des opérations vinicoles obstrue le débat sur l’expression des terroirs. »

 

Je dois avouer que j’ai du mal à cerner ce qu’est l’expression d’un terroir et que, rapporté à l’expression d’un visage, on est en droit de se poser la question celui-ci s’exprime-t-il mieux à l’état nature qu’avec un maquillage ?

 

Jean Natoli y répond à sa façon : en dégustation, « l’émotion est souvent quelque chose qui n’est pas cadré. Le supplément d’âme ne peut pas être mis en boîte »

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:00
J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»

Je me lève tous les jours à 5 heures pour écrire, alors ce dimanche matin d’élections je me suis pointé au bureau n°26 du boulevard Arago un peu avant 8 heures. J’en ai profité pour ausculter les 15 panneaux afin de me renseigner sur les pékins et les pékines qui se présentent à nos suffrages dans la 11e circonscription de Paris.

 

Le sortant Cherki, PS, un obscur frondeur, va passer à la trappe et ça me réjouit. Bayrou a imposé de Sarnez, ministre des Affaires Européennes, va-t-elle enfin décrocher le pompon ? En vedette américaine, Me Francis Szpiner, l’avocat médiatique, toujours battu où qu’il se présenta, j’aurais bien aimé le voir chevaucher sa Harley. La tronche de Mélenchon occupe les ¾ de l’affiche reléguant son candidat à un pâle médaillon. Y’a bien sûr un Communiste étiqueté Front de Gauche, étrange appellation. 1 écolo, un LO, 1 debout la France, 1 FN, et puis de la piétaille dont celle de l’immense Asselineau.

 

La porte du bureau s’ouvre et un jeune homme me brûle la politesse. Il présente ses papiers puis entreprend de récupérer les 15 bulletins. Je souris dans ma barbe. On me temps mon enveloppe, je chope 4 bulletins à la volée, fonce dans l’isoloir, place mon bulletin dans l’enveloppe, sort, ouf je serai le premier à voter.

 

Je glisse mon enveloppe dans l’urne vide, elle volète et se pose sur le fond. Signature sur le registre d’émargement et je suis libéré de mon devoir électoral. Je rentre d’un pas tranquille et suis dépassé par mon concurrent à la votation qui habite encore plus prêt que moi du bureau de vote. Ça donne encore plus de poids à ma performance.

 

De retour à la maison je prends un petit café avant de ressortir pour aller faire mes courses rue du Nil à Terroirs d’avenir. Pas un chat sur la chaussée je pousse mon fier destrier, descend à fond le Boul’mich, et tout en bas la police bloque le pont. Je râle tout en obliquant sur le quai pour rejoindre le Pont Neuf qui lui est libre d’accès. Je rejoins la rue de Rivoli et là à nouveau barrage pour protéger des coureurs à pied. Je note sur les dossards : 10 Km de Paris l’Équipe. Je m’immisce dans le peloton pour attraper la rue du Louvre. Pas simple de traverser le troupeau qui sue et ahane. J’y arrive.

 

Rue du Nil, y’a foule. Je fais mes emplettes : pain, viandes, poissonnerie, fruits et légumes. Je croise Me Morain le défenseur des vignerons naturistes qui cabas à la main choisit ses fraises de plein champ. Je lui présente mon beau vélo, il est esbourriffé lui qui est venu avec sa belle petite auto.

 

Notre homme est un Twitter patenté alors il dégaine une photo :

J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»

Eric Morain (@EricMorain):

 

C'est la seule rue de Paris 💯% garantie sans glyphosate et autres pesticides. Courrez-y les yeux fermés, vous y croiserez aussi @letaulierN1

 

Je suis chargé comme un âne bâté. Le soleil commence à taper. À nouveau, rue de Rivoli la chenille des adeptes de la course à pied me fait barrage. Pour la fendre, je pose pied à terre et me faufile à grand peine de l’autre côté. La suite se déroule sans souci.

 

Je déballe mes victuailles et les mets en scène.

J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»

Je cuisine.

 

Je déjeune sur le balcon.

 

Je fais une belle sieste.

J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»
J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»
J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»
J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»

Samedi en fin de journée, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont fait au Touquet une sortie à vélo très remarquée.

 

La veille du premier tour de la présidentielle, le 22 avril, les Macron avaient opté pour une balade à pied, main dans la main. Cette fois, Emmanuel et Brigitte Macron ont choisi une sortie à vélo. Le couple a tenté de se frayer un chemin parmi les curieux, nombreux à se masser devant la maison familiale ou dans les rues dans l’espoir d’apercevoir le nouveau chef de l’Etat et son épouse.

 

La Corrèze bonne élève, la Seine-Saint-Denis ferme la marche

 

A Paris, ce dimanche, la participation était en recul, 36,59% des électeurs s'étant déplacés à 17H00, contre 40,22% il y a cinq ans. En banlieue parisienne, la tendance était aussi largement à la baisse. En Essonne, où concourt l'ancien Premier ministre Manuel Valls sans étiquette, on enregistrait 36,87% de participation à la même heure, contre 43,5% en 2012.

 

Le ministère de l'Intérieur citait parmi les départements où les électeurs ont le plus voté la Corrèze (52,36% à 17H00), le Gers (51,23%), les Côtes-d'Armor (48,93%), la Creuse (48,73%) et la Haute-Vienne (48,4%).

 

Les départements ayant le moins voté étaient la Seine-Saint-Denis (24,74%), le Val-d'Oise (32,92%), les Alpes-Maritimes (34,17%), la Moselle (34,90%) et l'Aisne (34,93%).

 

Le recul de la mobilisation par rapport à 2012 était spectaculaire par endroits comme en Savoie avec 14 points de moins (35,63% contre 49,61%) ou en Seine-Maritime, où a voté le Premier ministre Edouard Philippe, avec douze points de moins (39,15% contre 51,16%).

 

19 heures

 

Selon deux sondages réalisés à la sortie des urnes, que Le Soir a pu se procurer, La République en marche serait en tête avec un score entre 29 et 31 % pour ce premier tour des élections législatives.

 

Les Républicains obtiendraient entre 18 et 20 % des voix, tandis que le score du FN se situerait entre 17 et 18 % et La France insoumise entre 12 et 13 %. Le PS obtiendrait quant à lui entre 7 et 8 % des voix.

 

Le faible niveau de la participation aura des conséquences sur le second tour. Elle va réduire le nombre de triangulaires

 

Car contrairement à la présidentielle, où seuls les deux candidats arrivés en tête restent en lice, le mode de scrutin des législatives permet aux finalistes du second tour d'être rejoints par un troisième, voire un quatrième candidat, à condition qu'il ait obtenu les suffrages d'au moins 12,5% des électeurs inscrits sur les listes électorales. Plus il y a d'abstention, et plus c'est difficile.

 

Ce seuil de 12,5% représente, dans le cas d'une abstention à 40%, l'équivalent de 20,8% des suffrages exprimés. Et dans le cas d'une abstention à 50%, 25% des suffrages exprimés.

 

Dans les circonscriptions où les électeurs se déplacent peu (région parisienne, Nord, littoral méditerranéen...), le prix du ticket pour le second tour sera ainsi particulièrement élevé. Surtout pour des formations politiques en crise. La faiblesse de la droite, le recul du FN et l'effondrement du Parti socialiste devraient limiter le nombre de triangulaires.

 

C'est une bonne nouvelle pour La République en marche : ses candidats se retrouveront le plus souvent dans des duels qui profiteront aux centristes, davantage en capacité de rassembler les électeurs des partis éliminés.

 

En 2012, il y avait eu 46 triangulaires possibles, sur 577 circonscriptions, avant le retrait de certains candidats qui avait réduit ce nombre à 35.

 

Le Temps

 

Selon trois sondages réalisés ce dimanche, le mouvement crée par Emmanuel Macron arriverait nettement en tête du premier tour des législatives. Le Front National talonnerait le parti de droite «Les Républicains». Des tendances qui ne permettent pas d'estimer le nombre de sièges, en raison du mode de scrutin majoritaire.

 

Le mouvement lancé voici un an par Emmanuel Macron semble bien parti pour devenir le premier parti de France. Selon trois sondages réalisés ce dimanche lors du premier tour des législatives, la «République en marche» - émanation du mouvement «En Marche !» - obtiendrait entre 29 et 30% des suffrages, loin devant le parti de droite «Les Républicains» (20 à 22%) et le Front national (16 à 18%). Ces enquêtes ont été réalisés auprès d'électeurs inscrits, mais il ne s'agit pas de sondages «sortie des urnes». Il faut évidemment pondérer ces tendances par la très faible participation qui ne dépasserait pas les 50%. Si cela se confirme, ce premier tour des législatives serait donc marqué par une abstention record, preuve à la fois d'une lassitude politique et des frustrations d'une grande partie des votants, perturbés par la confusion des étiquettes «Majorité présidentielle».

 

 

Abstention: dans le détail les électeurs de Macron les + mobilisés (68%), de Fillon (65), Le Pen (45), Hamon (45) et Melenchon (42)

 

 

Des députés nationalistes à l'? Probable! En tête dans les 2 circonscriptions de Haute-Corse, 2nds en Corse-du-Sud

J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»

Estimation Ipsos

 

FI/PCF 11 à 21 sièges

 

PS/PRG/DVG/EELV 20 à 35

 

LREM/MoDem 390 à 430

 

LR/UDI/DVD 85 à 125

 

FN 3 à 10

 

Autres 7 à 12

J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»
J’ai glissé le premier mon bulletin dans l’urne du bureau n°26 du bd Arago à Paris, battu, Guaino estime que les électeurs de sa circonscription sont «à vomir»

Résultats définitifs aux Sables-d'Olonne :

 

Buchou (LREM) 40,25% Pineau (LR) 20,46% Faucher (divers droite) 11,93%

 

 

Dans la 1ère circo Somme, on aura un second tour entre Nicolas Dumont (LREM), maire d'Abbeville, et François Ruffin, réal de "Merci Patron".

 

 

 

Marine le Pen serait largement en tête dans sa circo de Hénin Beaumont. Entre 45 et 47%. 2nd tour face à LREM.

 

 

 

Résultats quasi définitifs pour Richard Ferrand : 34% (32% en 2012)

 

 

 

À vendre : très beau hôtel particulier, rue de Solférino .. Prix à débattre

 

 

 

Législatives : Bruno Le Maire se félicite de son "meilleur score de premier tour" avec 45% des voix.

Le ministre de l'Economie est en bonne passe de se faire réélire. Bruno Le Maire s'est félicité de son"meilleur score de premier tour" avec 45% des voix, dans la première circonscription de l'Eure, au soir du premier tour des élections législatives.

 

  

Les PS sortants éliminés dès le 1er tour: Fekl, Filippetti, Linkenheld, Eckert, Boistard...

 

 

 

LEGISLATIVES 2017 - En 2012, il avait réussi à se qualifier au second tour des élections législatives sans réussir de miracle au second. Cinq ans plus tard, le vice-président du Front national Florian Philippot se classe tout juste en tête avec 23,79% des voix dans la 6e circonscription de Moselle à Forbach. Face à lui, Christophe Arend, candidat investi par La République en marche, le suit de très près avec 22% des suffrages.

 

Le candidat LR, Pierre Lang, obtient 16,32% des voix.

 

Jean Glavany (battu dès le premier tour dans les Hautes-Pyrénées, avec 14,61% des suffrages.

 

Député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, l'ex-candidat à la présidentielle Jean Lassalle (1,21%) est devancé par La République en marche au premier tour.

 

Avec 25,4% des voix, Loïc Corrégé (REM) est en bonne position face à Jean Lassalle (17,71%) avant le second tour. Troisième, le PS Bernard Uthurry (12,6%) est éliminé.

 

 

 

: Mennucci (PS) annonce son élimination dès le premier tour

 

 

 

Il est le seul des deux députés sortants du Front national à tenter de se faire réélire. Le député du Gard Gilbert Collard a obtenu 29,78% des voix face à la candidate investie par La République En Marche, Marie Sara, qui obtient 33,65% des suffrages exprimés au premier tour des élections législatives, selon des résultats partiels obtenus par BFMTV.

 

 

 

Nicolas Bay, responsable de la campagne législative FN, éliminé en Seine-Maritime

 

 

 

Stéphane Le Foll (PS) 30,31% en ballottage favorable face à Emmanuel Franco (LR) 22,15%

 

 

Avec ce score, risque de tomber d'une subvention annuelle de 22 à moins de 10 millions par an. Faillite annoncée avec 65 m de dettes

 

 

 

 

Les jeunes se sont les + abstenus : 62 % chez les 18/24 ans et 64 % chez les 25/34 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Battu dans la 2e circonscription de Paris, l'ancien député LR des Yvelines a critiqué l'électorat de la circonscription parisienne où il s'est parachuté. Il se retire de la vie politique.

 

On ne l'y reprendra plus. Député des Yvelines depuis cinq ans, Henri Guaino - privé de son investiture LR - avait décidé de se lancer dans la 2e circonscription de Paris. Mal lui en a pris. Avec moins de 5% des voix, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a été séchement éliminé. Dans la foulée, il a décidé de de se retirer de la vie politique. «Enfin libre!», a-t-il soufflé dimanche soir sur BFMTV, alors que le reste du plateau était invité à disserter sur les résultats du premier tour des législatives.

 

«Je suis allé au bout du bout de mes engagements politiques», a poursuivi Guaino, qui avait tenté - en vain- de se présenter à la dernière l'élection présidentielle. «Ça fait plus de trente ans (...) Je crois que j'ai épuisé le sujet», a-t-il confié. Un aveu suivi d'une très lourde charge à l'égard des électeurs parisiens... «L'électorat qui a voté aujourd'hui dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements de Paris) est à mes yeux, à vomir». Stupéfaction sur le plateau. «Vous m'entendez bien, à vomir», a alors répété Henri Guaino avant de détailler: «Entre les bobos d'un côté, qui sont dans l'entre-soi de leur égoïsme... Et puis il y a cette espère de bourgeoisie traditionnelle de droite. Celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui après vote pour un type qui pendant trente ans s'est arrangé, a triché par tous les moyens», a-t-il déroulé dans une allusion à François Fillon, député sortant de cette circonscription... «Un peu pétainiste, vous savez tous ces gens qui ont voté à la primaire de la droite...», a-t-il poursuivi. Les journalistes lui demandent si ce n'est pas un manque de respect... «Oui, bien sûr, et alors?»

 

Semble-t-il amer, il se rappelle cette «époque» des années 80 où il commençait son engagement politique. «Il y avait des Messmer, des Chaban, des Debré, l'héritage du gaullisme, des Séguin, des Pasqua... Maintenant, on se retrouve avec les gens que vous voyez, qui, franchement, ne méritent pas le respect». Il ne sera jamais en marche. Entre ceux qu'il présente comme des «opportunistes, des affairistes, des menteurs...», il préfère tirer sa révérence.

 

Périco Légasse

 

SUR QUEL NUAGE MARCHONS NOUS ?

 

Plus de la moitié des Français ne vont pas voter car ils ne croient plus au suffrage universel. Sur la moitié des électeurs qui s'exprime encore, 68% disent clairement qu'ils ne veulent pas de la politique d'Emmanuel Macron. Ils étaient 76% au premier tour de la présidentielle. Après une telle campagne, une telle euphorie, un tel enthousiasme, le chiffre est net, sans appel. Or la mobilisation aurait du être massive compte tenu des enjeux politiques. Le président de la République ne recueille en ce 11 juin 2017 que le vote de 15% des inscrits. Il va pourtant disposer de près de 450 députés à l'Assemblée Nationale, soit 80% des sièges. C'est-à-dire que les deux tiers du pays vont être représentés par 127 élus sur 577. C'est en effet un nouveau visage pour la démocratie française.

 

Corbière, Mélenchon, Girard... les candidats de La France insoumise qualifiés pour le second tour

 

A Marseille, le chef de file de la gauche alternative est lui-même en ballottage favorable face à Corinne Versini (La République en marche). A 22 h 30, Jean-Luc Mélenchon était en tête avec 33,21 % des voix, dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, selon les résultats de 15 des 60 bureaux. Il devançait Mme Versini, qui recueillait alors 22,27 % des suffrages.

 

Qualifié pour le second tour, son directeur de campagne lors de la présidentielle, Manuel Bompard, est distancé dans la 9e circonscription de Haute-Garonne. Avec 18,91 % des voix, il accuse un retard de près de vingt points sur la candidate de La République en marche, la journaliste Sandrine Mörch, arrivée en tête avec 36,96 % des voix.

 

François Ruffin, réalisateur de Merci Patron investi par LFI, sera également présent au second tour dans la 1re circonscription de la Somme mais la situation sera plus compliquée. Il a rassemblé 24,3 % des suffrages, 10 points derrière le candidat LRM, Nicolas Dumont.

 

Le porte-parole du mouvement, Alexis Corbière s’est qualifié à Montreuil. Il est arrivé en deuxième position avec 21,60 % des voix. Il affrontera, lors du second tour, la candidate de La République en marche Halima Menhoudj, arrivée en tête de ce premier tour (24,70 %). Le député PS sortant Razzy Hammadi est, lui, éliminé dès le premier tour. Il n’a obtenu que 9,85 % des voix.

 

Par ailleurs Clémentine Autain, soutenue par La France insoumise, sera elle aussi présente au second tour, dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis. « Heureuse d’avoir obtenu la confiance de 38 % des électeurs à Sevran, Villepinte, Tremblay. En route vers la victoire au 2e tour ! », a tweeté la porte-parole du mouvement Ensemble !. Sur BFMTV, elle a ensuite précisé qu’elle affronterait une candidate de La République en marche qui a remporté 29 % des voix.

 

Coresponsable du programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, Charlotte Girard est allée défier le socialiste et député sortant Malek Boutih dans la 10e circonscription de l’Essonne. Et c’est Pierre-Alain Raphan, candidat La République en marche qui a ravi la pole position avec 26,68 % des voix, devant la candidate de La France insoumise (15,55 %). Arrivé quatrième du scrutin, Malek Boutih est éliminé dès le premier tour.

 

Dans la 1re circonscription de Seine-Saint-Denis, le coordinateur et porte-parole du Parti de Gauche Eric Coquerel est parvenu à se qualifier pour le second tour. Il a obtenu 19,02 % des voix, loin derrière le candidat de La République en marche Sébastien Menard (31,89 %). Cette circonscription était détenue depuis 1997 par Bruno Le Roux. Mais après les révélations sur les emplois de ses filles en tant qu’assistantes parlementaires, l’ancien ministre de l’intérieur avait dû démissionner de son poste au gouvernement et avait décidé dans la foulée qu’il ne serait pas candidat pour un nouveau mandat de député.

 

 

Elle avait travaillé avec beaucoup de soin son implantation à Villeurbanne (Rhône). Najat Vallaud-Belkacem est arrivée en deuxième position (16,54 %), dimanche 11 juin, derrière l’homme d’affaires Bruno Bonnell, pour La République en marche (36,69 %). Une défaite à l’échelle locale, dans cette circonscription-ville qui est un bastion du PS.

 

Pour ce second tour, Bruno Bonnell part avec une nette avance et pourrait bénéficier du bon report des voix d’Emmanuelle Haziza (LR, 10,67 %) et de Stéphane Poncet (FN, 9,03 %). Mais l’inconnue repose dans le choix que feront les électeurs de Laurent Legendre (La France insoumise), arrivé en troisième position (14,71 %). Najat Vallaud-Belkacem se positionnant pour reconstruire une gauche « entre Macron et Mélenchon » il n’est pas certains que les électeurs de ce dernier la soutiennent.

 

 

À Paris notamment, les résultats font écho à la présidentielle de mai dernier.

 

La République en marche fait une nouvelle percée à Paris. Les électeurs de la capitale ont évincé plusieurs ténors politiques, à commencer par Jean-Christophe Cambadélis et Cécile Duflot. Dans la 16ème circonscription parisienne (19ème arrondissement), le premier secrétaire du Parti socialiste a été éliminé dès le premier tour des élections législatives, ne récoltant que 8,60% des voix. Le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi est arrivé en tête avec 38,08% des suffrages exprimés, et se retrouve donc en ballotage favorable face à la candidate de La France insoumise, Sarah Legrain (20,84%).

 

Autre destin perdu, celui de Cécile Duflot. L’ancienne ministre du Logement de François Hollande, candidate écologiste dans la 6ème circonscription de Paris qui comprend une partie des 11ème et 12ème arrondissements de la capitale, a elle aussi été éliminée dès le premier tour avec 14,69% des voix. Le candidat REM Pierre Person, l’un des créateurs des Jeunes avec Macron, est arrivé en tête avec 39,42 % des suffrages. Il affrontera la conseillère de Paris, Danielle Simonnet, candidate de La France insoumise (18,84%).

 

 

Le cas El Khomri

 

Myriam El Khomri est de son côté en difficulté dans la 18ème circonscription. L’ancienne ministre du Travail de François Hollande est arrivée en seconde position derrière Pierre-Yves Bournazel, investi par la coalition LR-UDI, et soutenu par le Premier ministre Edouard Philippe. Dans la circonscription voisine qui couvre la seconde moitié du 18ème arrondissement, Babette de Rozières, candidate LR a été éliminée, largement devancée par REM et FI.

 

Benjamin Griveaux et Marielle de Sarnez ont une longueur d’avance

 

Les Parisiens proches d’Emmanuel Macron se portent de leur côté plutôt bien. Dans la 11ème circonscription parisienne, la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, est en ballotage favorable pour le second tour, avec 40,58% des voix. Elle devra l’emporter sur le candidat de La France insoumise, Francis Szpiner, qui a récolté 16,74% des suffrages, devançant de peu le député socialiste sortant Pascal Cherki (15,10%).

 

Idem pour Benjamin Griveaux. Le porte-parole de La République en marche est arrivé largement en tête au premier tour dans la 5ème circonscription de Paris. Il devance de plus de 30 points la députée sortante socialiste Seybah Dagomah. Benjamin Griveaux enregistre 43,63 % dans cet ancien bastion socialiste regroupant les 3ème et 10ème arrondissements de la capitale.

 

Les difficultés de Nathalie Kosciusko-Morizet

 

La droite de son côté est en grande difficulté. Nathalie Kosciusko-Morizet est ainsi en ballottage très défavorable face au candidat de La République en marche Gilles Le Gendre. L’ex-ministre de Nicolas Sarkozy est arrivée en seconde position avec 18,13% des voix versus 41,81% pour l’ancien patron du journal Challenges.

 

Sur son compte Twitter, l’ancienne maire de Longjumeau a appelé au rassemblement en vue du second tour. La situation est d’autant plus délicate pour la Républicaine qu’elle est candidate dans une circonscription acquise à la droite jusqu’à présent. Lors de ce premier tour, elle a toutefois écarté deux concurrents LR face à elle : Henri Guaino (4,51%) et Jean-Pierre Lecoq (9,17%).

 

 

Benoît Hamon, le député des Yvelines et candidat à sa réélection dans la 11e circonscription des Yvelines sous l'étiquette PS, est éliminé du second tour.

 

Manuel Valls, ancien premier ministre de François Hollande et candidat à sa propre succession dans la 1ère circonscription de l'Essonne (sous aucun parti) annonce qu'il arrive en tête du premier tour. « J'arrive nettement en tête du premier tour avec 25,5% des voix, devant La France insoumise avec 17,6% »

 

Caroline De Haas, militante féministe, ancienne porte-parole d'Osez le féminisme et candidate dans la 18e circonscription de Paris, est éliminée.

 

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 06:00
Y aurait-il une erreur de casting avec le nouveau Ministre de l’Agriculture ?

Comme le disait, avec son accent rouergat rocailleux, Mgr Marty alors archevêque de Paris, « je m’interroge » à propos du nouveau Ministre de l’Agriculture, Jacques Mézard ?

 

A-t-il le bon profil pour le 78 rue de Varenne ?

 

Ma vieille expérience de cette maison me fait répondre : assurément non !

 

Déjà, comme l’écrit Antoine Jeandey journaliste agricole :

 

« Le programme agricole d'Emmanuel Macron était relativement succinct, avec uniquement des têtes de chapitre, donc des intentions, mais quasiment rien dans la case « comment on fait ? ».

 

Dire « il faut que les agriculteurs vivent du fruit de leur travail », on est tous pour. De même que lorsque François Hollande disait « il faut que le chômage baisse ». À travers ce dernier exemple, on a compris toutefois que le plus important était le « comment ? » ; la volonté affichée, sincère ou non, ne suffit pas.

 

Or l'unique réponse apportée au « comment ? » dans le programme agricole du nouveau Président fut « sommet de l'alimentation ». Il appartient donc au ministre d'aller au-delà, d'entrer dans les détails laissés de côté pendant la campagne. De préparer ces rencontres de l'alimentation (qui participera précisément ? La question est loin d'être neutre, ces rencontres peuvent déboucher sur un échec retentissant si les participants ne sont pas les bons...), mais aussi de remplir toutes les cases n'ayant comporté qu'une mention sibylline et méritant, au-delà du sujet, un verbe et même un complément, à tout le moins. »

 

Les socialos de 81 adoraient les États Généraux, ils en tinrent une flopée pour accoucher de souriceaux.

 

Les sommets sont en général du même tonneau si l’on n’a pas fixé clairement le cap que l’on souhaite atteindre.

 

Pour le moins le nouveau gouvernement semble avoir d’autres priorités que d’impulser une nouvelle orientation au secteur agricole et agro-alimentaire. On sent poindre l’envie de perpétuer les bonnes vieilles pratiques de la cogestion avec les majoritaires.

 

Et pourtant l’analyse ci-dessous d’Ipsos pose bien le problème tout en restant elle aussi bien courte en ce qui concerne le comment sortir de cette situation complexe.

 

LES FRANÇAIS ET LES AGRICULTEURS, UNE IDYLLE CONTRARIÉE

 

6 Juin 2017

 

La population française est très attachée à ses agriculteurs. Depuis longtemps. Mais cette belle histoire est menacée par les appréhensions et les interrogations qui pèsent sur l’agriculture, en termes d’environnement, de santé et d’avenir économique. Pour répondre à ces enjeux, les agriculteurs innovent, à travers des pratiques durables et l’agriculture connectée.

 

LES FRANÇAIS AIMENT LEURS AGRICULTEURS !

 

Foin des scandales ! La crise du lait, les révélations sur la maltraitance animale dans les abattoirs, le retour de la grippe aviaire… En 2016, les crises très médiatisées du secteur agricole n’ont pas entamé le capital sympathie des éleveurs et des producteurs : 66 %* des Français gardent une bonne opinion des agriculteurs, et 54 %, une image positive de l’agriculture.

 

« L’attachement de la population au monde agricole reste fort. Cela s’explique par les racines historiquement rurales de la société française, et aujourd’hui par l’envie de renouer avec l’authenticité. »

 

D’ailleurs, 63 % des Français entretiennent le lien avec la campagne, en s’y rendant régulièrement, ou parce qu’y subsiste un ancrage familial.

 

Dans l’imaginaire collectif national, l’agriculteur incarne la figure du travailleur qui exerce un métier « difficile » pour 70 % des Français, et « essentiel » pour 43 % d’entre eux. Un héros en somme qui tient « un rôle environnemental particulier », selon 37 % des répondants.

 

Le charme des agriculteurs joue à plein sur les marchés, puisque pour 50 % de la population, c’est l’occasion propice à un contact direct avec les producteurs, devant les relations de voisinage (33 %) ou le cadre familial (24 %).

 

DES INQUIÉTUDES PARTAGÉES…

 

Grand public et agriculteurs continuent donc le jeu de la séduction. Pourtant, cette relation n’est pas si paisible qu’il y paraît. De nombreuses appréhensions viennent troubler ce tableau champêtre idyllique. Ainsi 67 % des Français jugent mauvaise la situation de l’agriculture et de l’alimentation aujourd’hui. Pour 74 %, elle s’est détériorée à grande vitesse depuis vingt ans, et pour 55 %, elle aura encore empiré d’ici vingt ans. Le pessimisme est donc bien installé.

 

Pour aller plus loin, les Français expriment de vives craintes sur les grands enjeux sociétaux liés à l’agriculture et à la santé. Ils se préoccupent d’abord de l’environnement : disparition des abeilles, utilisation et impact des produits phytosanitaires, pollution, qualité de l’eau… Ensuite, ils s’interrogent sur les problématiques de l’alimentation : la planète pourra-t-elle encore nourrir la population mondiale appelée à toujours croître ? Dans une réelle empathie, ils s’inquiètent aussi de l’avenir économique des agriculteurs français. Enfin, ils questionnent les modes de production, où deux modèles s’opposent, avec d’un côté le local et le bio, de l’autre l’agriculture intensive.

 

Les agriculteurs rejoignent les Français sur les mêmes inquiétudes. Bien entendu, la viabilité économique de leur exploitation est leur première préoccupation. Ils se battent pour le maintien de la production en France. Qui passe par la sauvegarde des surfaces de terres agricoles, et le maintien d’une agriculture « artisanale, à taille humaine », s’épanouissant à l’idéal, aux côtés d’une agriculture industrielle. Quant au respect de l’environnement et à l’attention portée à la santé, c’est à la fois un enjeu et une responsabilité douloureusement endossée par les agriculteurs, compte tenu des réglementations parfois contradictoires qu’ils doivent respecter.

 

Dans ce « je t’aime, mais je m’inquiète », cultivateurs et éleveurs disent aussi aspirer à une plus grande reconnaissance de la part des Français, notamment pour faire comprendre aux consommateurs que la qualité a un prix. Et que leur survie est à ce prix.

 

AGRICULTURE DURABLE ET AGRICULTURE CONNECTÉE : L’AVENIR DU MONDE AGRICOLE

 

Face aux grands enjeux du secteur, l’agriculture durable apparaît comme une réponse très adaptée, pour tous les acteurs agricoles (institutions, experts, professionnels). « Elle allie pérennité des exploitations, et respect de l’environnement et des hommes », affirment les Chambres d’agriculture. Pour 75 % des parties prenantes professionnelles, le bio-contrôle est un levier d’action prioritaire, avec ses solutions naturelles de protection des cultures. Pour 60 % de ces acteurs, l’agriculture durable doit passer par l’accompagnement des agriculteurs vers une meilleure préservation de la qualité de l’eau. Et 54 % estiment qu’il faut limiter encore davantage les risques liés aux intrants, pour les cultivateurs.

 

Les agriculteurs, eux, sont 82 % à déclarer intégrer, souvent ou toujours, les principes de l’agriculture durable à leurs pratiques. En affirmant ses bienfaits : la préservation des ressources naturelles et de l’outil de production (qualité des sols), associée à une meilleure valorisation de l’image de l’agriculture. « Pour près des deux tiers des cultivateurs et des éleveurs, l’agriculture de conservation des sols et l’agriculture raisonnée représentent les principaux modes de production durables », note Laurent Depouilly. Toutefois, les agriculteurs pointent les freins au développement de l’agriculture durable : la prise de risques notamment financiers, entre l’avant et l’après, et le manque de conseils techniques adéquats.

 

L’agriculture connectée représente une solution complémentaire, pour répondre aux enjeux du secteur. Sites d’achat en ligne de matériels et produits agricoles, systèmes de gestion d’exploitation, systèmes de guidage des machines par GPS… Autant d’outils numériques aux nombreux avantages. Deux tiers des agriculteurs y voient l’amélioration de leurs conditions de travail et la réduction de la pénibilité. Et la moitié souligne le fait que l’e-farming permet un meilleur respect de l’environnement, favorise la qualité des productions, et suscite un regain d’intérêt pour leur métier, auprès des futurs agriculteurs et du grand public. Cependant, un tiers des producteurs met en garde sur les difficultés à déployer cette agriculture digitale.

 

UNE CURIOSITÉ À SATISFAIRE, DES INNOVATIONS À VALORISER

 

Si les agriculteurs font évoluer fortement leur métier, le grand public en reste le plus souvent à son image d’Epinal de la « ferme », alors qu’il manifeste toujours et encore une réelle curiosité vis-à-vis de l’agriculture d’aujourd’hui (52 % des Français). C’est donc une opportunité à saisir pour le secteur. Mais une difficulté sera à dépasser : la perception négative du concept d’innovation agricole, à contre-courant des aspirations actuelles en matière d’alimentation de qualité et de santé.

 

* Tous les chiffres cités dans l’article proviennent des études Ipsos réalisées en 2015 et 2016.

 

LAURENT DEPOUILLY

Directeur Général Ipsos Lyon

RENAUD LOESEL

Directeur d'études, Ipsos Marketing

 

Côtes-d'Armor: blocage d'une laiterie Par Le Figaro.fr avec AFP

 

Une semaine après avoir lancé un ultimatum aux coopératives pour obtenir une hausse du prix du lait, les producteurs des Côtes-d'Armor ont passé ce mardi la vitesse supérieure et bloqué la laiterie Sodiaal (Entremont) à Guinguamp (Côtes-d'Armor), a-t-on appris de sources concordantes. "Une cinquantaine de producteurs se sont rassemblés dans le calme vers 13H00 au rond-point de Kernilien, à l'entrée de Guingamp, avant de rejoindre le site de la Sodiaal", a indiqué à l'AFP la gendarmerie de Saint-Brieuc. Selon Jean-Marc Lohier, président de la section Lait de la FDSEA des Côtes-d'Armor, ils étaient plus d'une centaine de producteurs avec une quinzaine de tracteurs devant la laiterie en milieu d'après-midi. "Nous bloquons les produits qui sortent, nous demandons une rémunération de 34 centimes du litre contre 30 centimes actuellement", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant que la mobilisation devrait durer "au moins 48 heures" et que "les autres départements bretons devraient la rejoindre mercredi".

 

Nombre de producteurs laitiers sont aujourd'hui dans une situation économique critique. La semaine dernière, une centaine d'entre eux avaient déjà interpellé à Plérin (Côtes-d'Armor) les représentants des coopératives pour réclamer un meilleur prix d'achat de leur production. Ils avaient alors ciblé les coopératives, censées défendre les intérêts des producteurs qui en sont membres. En 2016, les résultats financiers des transformateurs, "notamment coopératifs, ont été importants, pour ne pas dire scandaleux" quand les producteurs sont dans la "détresse", avaient-ils alors souligné. "L'ultimatum courait jusqu'à aujourd'hui. Sans réponse, on a décidé de bloquer la laiterie Sodiaal. Pourquoi la Sodiaal ? Parce que c'est celle qui paie le moins", a expliqué Jean-Marc Lohier. Cette mobilisation intervient alors que les transformateurs - industriels et coopératives - s'apprêtent à fixer le prix d'achat du lait aux producteurs pour les mois à venir. Selon la FDSEA 22 et les Jeunes Agriculteurs des Côtes-d'Armor, "le prix d'équilibre moyen des producteurs du département est de 0,34 euro par litre. Sodiaal doit valoriser ses marques (Candia, Yoplait, Entremont...) et ses produits pour amener un prix qui rémunère le travail des producteurs". Le malaise est si profond et la détermination si forte que même la Confédération paysanne, traditionnellement opposée à la FNSEA, s'est cette fois jointe au combat.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Coop de France veut garder la confiance des consommateurs

 

À travers cinq engagements, Coop de France précise sa vision de l’agriculture biologique de demain. Elle souhaite une réglementation européenne exigeante qui réponde aux attentes des consommateurs.

 

Alors que le nombre de conversions a décollé ces derniers mois, Coop de France a profité de la simultanéité du « printemps bio 2017 » et de la « semaine de la coopération agricole » pour présenter à la presse, le 6 juin 2017, ses « cinq engagements pour l’avenir du bio français ».

 

« Pour éviter d’avoir différentes voix pour porter la bio en France, on a défini cinq axes principaux », explique Jérôme Caillé, vice-président de la commission de la filière biologique de Coop de France.

 

Méfiance face au nouveau règlement européen

Comme le symbole d’une priorité, le premier de ses engagements s’intitule « soutenir un cahier des charges exigeant, ambitieux et lisible ». Ce premier point cristallise la méfiance des coopératives face aux négociations sur le nouveau règlement bio européen.

 

« On attend un degré de qualité assez fort, en adéquation avec les attentes des consommateurs », analyse Jérôme Caillé. L’enjeu est de garder la confiance du consommateur dans le logo bio européen. Pour cet adhérent de Terrena, c’est bien « l’unicité du modèle français » qui permet de conserver cette confiance.

 

Le bio moins cher n’est pas la bonne option

 

Coop de France est particulièrement vigilant sur les labels privés qui peuvent se développer dans d’autres pays européens. « Attention à ne pas entrer dans une opposition de modèle », prévient Jérôme Caillé.

 

La coopération se montre aussi hostile aux promesses d’un bio moins cher formulées par la distribution. « Ce n’est pas parce qu’il y a une demande forte qu’il faut sacrifier nos exigences », ajoute Pascal Viné, le délégué général de Coop de France.

 

Parmi ses autres engagements, Coop de France veut replacer les exploitants en agriculture biologique au sein de la gouvernance des coopératives. L’organisme prévoit aussi de renforcer la recherche et l’innovation dans le secteur ou encore de renforcer les partenariats entre les différents acteurs des filières bio.

Les coopératives entraînent un « effet de masse »

Pour Pascal Viné, les coopératives provoquent un « effet de masse » dans les conversions. « Quand une coopérative s’engage, elle encourage et sécurise les agriculteurs », explique-t-il.

 

550 coopératives et 7 500 agriculteurs coopérateurs sont engagés en agriculture biologique. Selon les derniers chiffres de Coop de France, la coopération agricole représente 90 % de la commercialisation du porc bio, 78 % de la collecte de céréales ou encore 71 % des aliments pour bétail.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 06:00
Dans la culture populaire, boire du vin, des boissons alcoolisées donne un genre, il masculinise… des femmes contre-attaquent !

Le monde du vin demeure encore très couillu, les mâles y sont dominants, du cep au verre en passant par le chai. Au temps du gros jaja madame Michu achetait le litron familial à l’épicerie, depuis les ménagères de plus de 50 ans, qui font les courses en GD, continuent d’ajouter au caddie la boutanche chérie de monsieur.

 

Dans le monde de ceux qui s’auto-désignent grands amateurs ou comme des amateurs éclairés, la femme n’a guère le droit de cité. Sur le site de la LPV les mâles règnent en maître.

 

La RVF et BD ne sont pas mieux lotis en dépit de strapontins concédés à quelques plumes féminines.

 

Dans les vignes et dans les chais, même tarif, même si, là encore, la féminisation progresse à tout petit pas, elle un peu surexposée dans la communication pour contrecarrer l’image virile qui prédomine encore dans le secteur.

 

Du côté des sommeliers, les sévèrement burnés tiennent encore largement le haut du pavé.

 

Pour les cavistes, même chez les naturistes, la caviste reste toujours une denrée rare. À Paris, l’extension du domaine de la femme caviste est en Marche, rien à voir avec notre jeune Président, et c’est heureux.

 

Chez les journalistes, si tant est qu’il existât des journalistes du vin, la part féminine reste congrue. Les vieux mâles dominants font de la résistance.

 

Au rayon consommation, au grand dam des hygiénistes les femmes s’adonnent de plus en plus avec délice aux plaisirs du vin. Elles vont sans complexe dans les bars à vin, chez les cavistes, savent ce qu’elles veulent, dament le pion à la flopée de gros cons qui se la pètent.

 

Que du bonheur pour mon vieux cœur d’homme qui aime les femmes !

 

D’ailleurs cette chronique est dédiée à mes 3 Claire : celle du Lapin Blanc sommelière, celle d’ICI Même caviste et Claire Naudin vigneronne, à Isabelle Perraud vigneronne et blogueuse, à Laurence Rousselin vigneronne, à Cécile Macé sommelière de Giovanni Passerini, à Fleur Godart vendeuse de vins et écrivaine, à Mareva Saravane sommelière à Amarante, à Camille Delaunay vendeuse de vins sur son vélo…

 

À ce stade de ma chronique, qui va ravir mes lecteurs mâles, je me dois de faire la promotion de la révolte d’une poignée de femmes face à l’impérialisme masculin du vin.

 

Women do wine est une nouvelle association, née officiellement en avril 2017 et créée par un petit groupe de professionnelles du monde viticole.

 

Une association destinée à mieux défendre la cause des femmes dans ce milieu, qu'elles estiment insuffisamment « mises en lumière ». Parmi elles, Sandrine Goeyvaerts, caviste, écrivain et blogueuse belge, en est à l'origine. «Tout est parti d'un prix que j'ai décroché en 2014 du « Blog de l'année », dans le cadre des Trophées du vin organisés par la Revue des vins de France (RVF), témoigne celle-ci. Sur le diplôme que j'ai reçu était mentionné « Homme de l'année »... Cela m'a fait rigoler mais aussi réfléchir », poursuit Sandrine Goeyvaerts. En examinant les palmarès attribués chaque année, celle-ci se rend compte que les femmes récompensées étaient aussi très peu nombreuses, voire « oubliées ».

 

Des constats qu'elle partage et dénonce au travers de billets sur son blog et d'un hashtag lancé sur les réseaux sociaux en janvier 2016, « #WomenDoWine », qu'elle demande de partager et qui remporte « un fort engouement » auprès de la "blogosphère viticole". Mais en 2017, rien ne change, en dehors du nouveau nom donné au concours de la RVF : des « Hommes du vin », on passe à « Grands prix du vin ». Au palmarès, toujours aucune femme... Qu'importe, le collectif est né, décidé à se battre, et ses réflexions déboucheront bientôt sur la création d'une véritable association.

 

Très bien ! Sauf que ça reste entre professionnelles du vin, l’entre soi classique du milieu vineux. Manque le dernier chaînon de la coalition : la simple consommatrice de vin…

 

Je ne doute pas que cet esprit d’ouverture va infiltrer la nouvelle association.

 

Enfin, pour faire chic, un peu de jus de tête à propos du jus de treille :

 

« Socialement, il est globalement mieux perçu d’être une femme abstinente qu’un homme abstinent en France… » écrit Matthieu Lecoutre dans Le goût de l’ivresse.

 

Témoignage de Vincent, 28 ans, abstinent depuis 3 mois en mai 2014 cité dans « Le genre de l’abstinence » H. Pentecouteau et O. Zanna.:

 

J’ai presque honte de refuser de prendre de l’alcool alors que mes amis boivent autour de la table. Ce qui est aberrant, je le conçois. Car il faudrait au contraire pouvoir être fier de s’arrêter de boire. Je trouve que l’alcool est très lié à la virilité et à la manière dont je me perçois en tant qu’homme. Refuser de boire, pour moi, c’est refuser d’être un homme.

 

«Dans la culture populaire, boire de l’alcool donne un genre, il masculinise. En revanche, ne pas boire féminise : à défaut de troubler la raison, il trouble le genre»

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 06:00
Les quinquados sont de joyeux picolos les hygiénos mangent leurs chapeaux…le couple Buzyn-Bourolleau...

Sur le front du rude combat, où tout change pour que rien ne change, que se livrent la corporation des veilleurs de notre Santé Publique, les addictologues en tête, et les défenseurs de la Dive bouteille, chaque camp y va de ses peurs.

 

  • D’un côté, la nouvelle ministre de la Santé n’est autre que l'ancienne présidente de l’Inca. Et ses positions sur la lutte contre l’alcoolisme sont intransigeantes.

 

Pas sûr que la filière viticole apprécie la nouvelle Ministre de la Santé. Agnès Buzyn, présidente de l’Inca (Institut national du Cancer), s’est ainsi élevée contre la clarification de la loi Evin concernant la promotion de l’œnotourisme et des territoires du vin.

 

Voir plus bas (1)

 

  • De l’autre, la nouvelle conseillère agricole du Président Macron, Audrey Bourolleau, qui inquiète la corporation des addictologues.

 

La nomination de l'ex-déléguée générale de Vin et Société - une instance de lobbying du vin - au poste de « conseillère agriculture » d'Emmanuel Macron à l'Élysée inquiète plusieurs associations d'addictologues et des experts en santé publique.

 

« La nomination d'une représentante de la filière alcool ne manque pas d'inquiéter sur les conflits d'intérêts qui pourraient survenir au détriment de la santé publique", écrivent ces onze associations et six experts dans un communiqué commun publié sur internet.

 

« Pour les acteurs de la santé publique, le risque est que la politique agricole et viticole se fasse au détriment d'une politique efficace de lutte contre les consommations nocives d'alcool »

 

Voir plus bas (2)

 

Positionnement politique en défense d’intérêts trop souvent corporatistes, la lutte contre l’alcoolisme dans notre pays est un échec cuisant dû à une approche qui méconnaît largement les évolutions de notre société.

 

L’alcoolisme est une maladie, un fléau, mais se contenter de mettre en cause le flacon, avec en arrière-pensée la prohibition, c’est faire beaucoup de bruit pour rien, se contenter de faire accroire que l’on éradiquera la consommation excessive par des mesures touchant la communication et la publicité.

 

Nos sociétés anxiogènes, déjà addict des antidépresseurs ont besoin de soupapes festives pour évacuer les angoisses et les peurs. Se contenter de leur faire la morale, de les culpabiliser, c’est pisser dans un violon. J’y reviendrai avec les quinquados.

 

Pour ce qui du rôle d’Audrey Bourolleau en tant conseillère agriculture du Président Macron, sans vouloir minorer celui-ci, ma vieille expérience du fonctionnement des cabinets ministériels, des arbitrages à Matignon, me permettent d’affirmer, sans risque de me tromper, que la politique agricole, et par là-même viticole, ne se déterminera pas dans son bureau. Elle aura d’autres chats à fouetter que les éternels refrains de la loi Evin. Quand à madame Buzyn, elle aussi devra mettre de l’eau dans son vin, si je puis m’exprimer ainsi.

 

Jouer à se faire peur fait partie du scénario mais le film n’est jamais que le résultat des conditions politico-économiques du moment.

 

Le premier conseiller agricole de Mitterrand en 1981 fut Henri Nallet, issu de la branche gaucho de l’INRA, surnommé le Sphinx car eu égard, à l’ondoiement du Président, ça lui évitait de prendre des positions tranchées. Avec Michel Rocard nous en jouions sur le dossier des vins de table du Midi rouge, déjà épine dans le pied de l’élargissement du Marché Commun à l’Espagne. Le père François était bien sûr très favorable à l’entrée de l’Espagne tout en ménageant l’électorat socialo-communiste du Languedoc. Tout ça pour dire, et ce n’est pas faire injure au savoir-faire d’Henri Nallet, la partie se jouait bien au-dessus de lui.

 

Ce même Henri Nallet alors Ministre de l’Agriculture de Michel Rocard premier Ministre me demanda de suivre le dossier de la loi Evin. Là encore la bataille se jouait à Matignon, et si Rocard céda au diktat des cancérologues drivés par le Pr Got c’est que le chantage fut intense et que le fameux lobby du vin fut très au-dessous du niveau de la mer.

 

L’approche pragmatique de Macron s’appliquera au vin dont il connaît le poids économique, bien sûr le lobby blanc montera au créneau pour obtenir des mentions nouvelles sur l’étiquette et alors les arbitrages se feront au plus haut niveau et non dans le bureau d’Audrey Bourolleau.

 

Les enjeux se situent ailleurs que sur le front loi Evin, pour l’heure la vision bien traditionnelle du Ministre de l’Agriculture laisse présager une gestion classique du secteur avec cependant l’aiguillon Hulot, mais jusqu’à quand ?

 

J’en reviens maintenant au sujet de cette chronique : l’érection des quinquados !

 

C’est dans Marianne sous la plume d’Hubert Prolongeau

 

Refus du train-train et des plans de carrière, envie de s'amuser, soin de l'apparence... La génération née dans les années 60-70 entend, comme celle de ses enfants, s'épanouir. Révélatrice de l'allongement de la durée de vie, elle n'obéit qu'à un seul précepte : profiter de l'avenir. Bienvenue chez les "quinquados" !

 

On les appelait «éternels adolescents» et on en ricanait : ces «vieux» qui n'assumaient pas leur âge, ces «mamies» en jeans, ces «papys» qui s'affichaient avec des filles plus jeunes... Aujourd'hui, allongement de la vie aidant, ils sont de plus en plus nombreux. Le très sérieux institut de sondage Ipsos appelle ces 45-55 ans vivant comme des trentenaires les «quinquados», contraction de «quinquagénaires» et «adolescents», et voit en eux une très sérieuse mutation...

 

Pierrine Allègre, 47 ans, habillée décontractée, souriante, gaie..., s'est installée il y a douze ans à Bruxelles, où elle est professeur dans une école secondaire de type ZEP. «Je vis comme si j'avais 25 ans : faire la fête, boire, sortir. Il n'y a qu'avec les mecs que je me suis un peu calmée.»

 

Auteur d'un blog sur la «quinquattitude», Antoine le pense : «La génération qui a 50 ans aujourd'hui est née sans le chômage et avant le sida. Cela crée des habitudes d'insouciance qui, aujourd'hui, me semblent plus fortes que celles de beaucoup de trentenaires, trop inquiets. Plus que l'expérience de l'âge, c'est cette aptitude à voir les choses sous un jour relativement serein qui différencie aujourd'hui les quinquagénaires des générations qui leur ont succédé.»

 

Tout l’article ICI 

 

Génération quinquados in Soir-mag

 

Ces quinquas du troisième millénaire seraient-elles dévorées par le démon de midi ? Seraient-elles obsédées par leur apparence ? Veulent-elles profiter pleinement de la vie avant qu’il ne soit trop tard ? S’aveuglent-elles en croyant que tout est encore possible ? Sans doute… Mais, surtout, elles ne se reconnaissent absolument pas dans les termes de “jeunes seniors ” qui désignaient autrefois les femmes de cet âge car elles se sentent physiquement en forme. Elles savent qu’elles ont encore quelque 30 ans de vie devant elles et veulent en profiter pleinement et d’autant plus que souvent elles sont plus libres: les enfants sont grands, les carrières professionnelles lancées, les prêts hypothécaires remboursés et les moyens financiers plus importants. Un sondage Ipsos de 2013, pour la marque de vêtements Balsamik qui voulait connaître le profil de ses acheteuses, a mis en évidence la révolution des quinquagénaires et a lancé le concept de “quinquado ”. Il établit que 100 % des femmes de 45-60 ans se sentent “très bien ” ou “plutôt bien ” dans leur vie, 91 % se perçoivent même plus jeunes dans leur tête, en moyenne 13 ans de moins que leur âge.

 

Tout l'article ICI 

 

  1. Lors des débats autour de la clarification, elle expliquait dans les colonnes de La Croix : « Je suis profondément atterrée par cette initiative de certaines parlementaires qui obéissent à des lobbys très puissants et très bien installés en France, ceux des producteurs de vin. Ces élus donnent l’impression d’être totalement déconnectés des enjeux de la santé publique en France. Chaque année, dans notre pays, l’alcool est à l’origine de 49 000 décès. Et c’est aujourd’hui, la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac. Tous les ans, l’alcool entraîne 15 000 décès par cancer : 70% d’entre eux sont des cancers des voies aéro-digestives supérieures, c’est à dire de la bouche, du pharynx, du larynx ou de l’œsophage. Mais beaucoup de Français ignorent que l’alcool provoque bien d’autres types de cancers : 24% des cancers du foie, 20% des cancers colo-rectaux et même 17% des cancers du sein. »

 

Dans cette interview, elle explique qu’elle ne croit pas qu’une politique de Santé forte puisse avoir des conséquences sur la vente de vin et qu’il faut arrêter d’évoquer les enjeux positifs de la consommation de vin sur la santé.

 

Des recommandations qui vont faire bondir la filière

 

Hasard du calendrier, il y a quelques jours à peine, des experts de l’Inca produisaient un rapport sur leurs préconisations en matière de lutte contre l’alcool. On peut se demander s’il n’est pas déjà en bonne place dans la feuille de route de la nouvelle Ministre de la Santé, qui ne répond pas entièrement à l'approche du vin présentée par Emmanuel Macron sur

 

  1. Rappelant la volonté affichée par Emmanuel Macron de moraliser la vie publique, ces associations et experts invitent le président "à appliquer cette politique dans le choix de ses conseillers". Depuis sa nomination, Audrey Bourolleau a démissionné de ses fonctions de déléguée générale de l'association Vin et société, fonction qu'elle occupait depuis 2012.

 

Les experts rappellent que les coûts pour la société de la consommation excessive d'alcool, "deuxième cause de mortalité évitable après le tabac" sont "considérables". "La taxation sur les alcools, qui rapporte environ 3,2 milliards d'euros par an, ne représente que 37% des soins (7,7 milliards)", indiquent-ils notamment. Ils soulignent également qu'en 2016 la Cour des comptes avait relevé que la filière vin entretenait "la confusion en finançant ses propres études pour attester de la non-dangerosité de l'alcool consommé avec modération".

 

Ils critiquent aussi la présence au Parlement de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev) et des groupes Viticulture, vigne et vin et Filière brassicole. Les signataires regroupent notamment la Fédération française d'addictologie, l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie et le Collège professionnel des acteurs de l'addictologie hospitalière, ainsi que les experts Gérard Dubois, Irène Frachon, Claude Got, Serge Hercberg, Catherine Hill et Albert Hirsch.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents